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[Lettre de Frédéric Mistral à Stéphane Mallarmé : 20 novembre 1873]
AuteurMistral, Frédéric (1830-1914)
Date d'édition1873-11-20
SujetMallarmé, Stéphane (1842-1898) -- Correspondance
Mistral, Frédéric (1830-1914) -- Correspondance
Mistral, Frédéric (1830-1914) -- Critique et interprétation
Source

Chancellerie des universités de Paris. Bibliothèque littéraire Jacques Doucet. Paris, MVL_2142


Période évoquée19..
Type de documentText
manuscrit
Languefre
Formatimage/jpeg
1 manuscrit (4 p.)
DroitsDomaine public/Domeni public
RéutilisationCertains droits réservés
Permalienhttp://www.occitanica.eu/omeka/items/show/3841
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Lettre de Frédéric Mistral à Stéphane Mallarmé du 20 novembre 1873 [Manuscrit]

Qui est Stéphane Mallarmé ?


Poète français, aux origines bourguignonnes et lorraines. Il est considéré comme le maître du symbolisme. Son métier de professeur d’anglais lui pèse et ses exigences littéraires très ambitieuses lui causent un fort sentiment d'impuissance. En octobre 1867, il obtient une mutation à Avignon, où il retrouve ses amis félibres Mistral, Roumanille et surtout Aubanel, avec lesquels il entretiendra une correspondance régulière. En 1871, il part à Paris et c'est là, au centre de la vie littéraire, qu'il commence à se dégager de son sentiment d'impuissance. Il se met à publier en abondance, et tous les mardis, il accueille chez lui les poètes et artistes de son temps.

Description de la lettre

Dans l’une des lettres, datée du 20 novembre 1873, Mistral répond à un “projet” de Mallarmé, dont il serait très difficile, à partir de cette seule lettre, de connaître les termes exacts. Mallarmé veut-il intégrer le Félibrige à un réseau plus large de poètes de toutes les nationalités qui se feraient les critiques et traducteurs les uns des autres? En tout cas l’idée ne séduit pas Mistral : la tâche serait trop importante, le poète deviendrait “l’employé d’une compagnie d’exploitation réciproque”, réduit “en servitude”, et cela nuirait à la poésie occitane, ce serait “la mort de toute spontanéité, de toute poésie sérieuse”.
Mistral insiste au passage sur le manque d’institutions dont souffrent les poètes occitans, les lieux officiels de circulation de la langue et de la culture, parfaitement fonctionnels pour le français, ignorent complètement l’occitan et les Félibres ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour se faire connaître et apprécier du public : “pas un de nous n’a une minute de son temps à employer au service d’autre chose que de la Cause provençale”. Si Mistral reste attaché à l’idée de s’ouvrir et d’établir des liens avec les représentants d’autres cultures, il ne veut pas le faire au détriment de la sienne : les poètes occitans doivent concentrer leur énergie sur la création poétique et la défense de la langue.