« Sens la lenga, queu film seria pas la meitat de çò que es. E Denis zo sap ben que vòu pas auvir parlar d'una version francèsa. En francès, Histoire d'Adrien seria estat "regionalista" o "provinciau". En occitan, es universau. » Michèu Chapduèlh (1)
« Le choix de la langue d'oc a été dicté par un souci de cohérence et d'authenticité, simplement parce qu'il ne pouvait en être autrement ; il va de soi qu'en 1905, dans les champs, les villages, les paysans s'exprimaient dans leur langue. » J.-P. Denis (2)
[« La causida de la lenga d’òc foguèt impausada per una volontat de coeréncia e d’autenticitat, simplament perque ne podiá pas anar autrament ; aquò’s evident qu’en 1905, pels camps, dins los vilatges, los païsans parlavan dins lor lenga. »]
(1) « Un grand film occitan : ‘Histoire d’Adrien’ » publié dans le n°9 de la revue Oc.↑
(2) Propos recueillis par Bernard Tremege et publiés dans Tecimeoc n°9.↑
(3) Jean-Pierre DENIS (réal.), Histoire d’Adrien, 95 min., couleur, VHS-SECAM, Gaillon : Film à film, collection “Caméra d’or” dirigée par Jean-François Davy, 1990↑
Le Dictionnaire languedocien-français de Pierre-Augustin Boissier de Sauvages est l'une des plus importantes œuvres lexicographiques occitanes imprimées et diffusées à l'époque moderne. Il a été un instrument de travail important pour les écrivains de la renaissance d'oc qui y font souvent référence au XIXe siècle.
Son auteur, l'abbé Pierre-Augustin Boissier de Sauvages (1710-1795), né et mort à Alès (Gard), est le frère du médecin et naturaliste François Boissier de Sauvages (1706-1767). Professeur de philosophie au Collège d'Alès, Pierre-Augustin Boissier de Sauvages se consacra aux sciences naturelles et publia plusieurs études relatives à la sériciculture, socle de l'économie cévenole au XVIIIe siècle. Il fait partie des petits contributeurs provinciaux de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Malgré des études de théologie dans sa jeunesse à Paris, Pierre-Augustin Boissier de Sauvages embrasse tardivement la prêtrise, en 1771, à l'âge de 61 ans.
Dictionnaire languedocien-français est le titre conventionnel de l'œuvre, qui s'applique à ses trois éditions différentes. Il est utilisé comme autorité titre dans les catalogues et inventaires [voir la notice d'autorité titre dans le catalogue de la BnF].
Les deux éditions parues du vivant de l'auteur (1756, 1785, voir ci-dessous) sont anonymes. L'identification de l'auteur a beaucoup varié dans les inventaires et les études sur l’œuvre : Abbé de S *** ; Abbé de Sauvages ; Abbé Boissier de Sauvages ; Pierre-Augustin Boissier de la Croix de Sauvages ; Pierre-Augustin Boissier de Sauvages de la Croix (parfois Lacroix).
La forme Pierre-Augustin Boissier de Sauvages est la forme d'autorité internationale dans les catalogues et inventaires [voir la notice d'autorité de nom de personne dans le catalogue de la BnF].
Le Catalogue collectif de France (ccfr.bnf.fr) signale une vingtaine d'exemplaires pour chacune des éditions anciennes (1756, 1785). L'édition moderne de 1820 paraît plus rare (environ 6 ex. référencés).
(A)
Dictionnaire languedocien-françois, ou choix des mots languedociens les plus difficiles à rendre en françois : contenant un recueil des principales fautes que commettent dans la diction et dans la prononciation françoise, les habitans des provinces méridionales du Royaume, connus à Paris sous le nom de Gascons. Avec un petit traité de prononciation et de prosodie languedocienne. / par M. l'abbé de S*** ; A Nimes : chez Michel Gaude, 1756 ; (A Avignon) : de l'imprimerie de Mérande, 1756 (XXXI-492 p.)
(B)
Dictionnaire languedocien-français : contenant un Recueil des principales fautes... Nouvelle édition, corrigée d'un grand nombre de fautes, augmentée d'environ dix mille articles, et en particulier d'une nombreuse collection de proverbes languedociens et provençaux. / par Mr. L.D.S. ; A Nismes : Gaude, Père, Fils & Compagnie, Libraires, 1785 .- 2 t. (XL - 388 p. ; 395 p.) [les deux tomes sont souvent réunis en un seul vol.]
[Le terme impropre de "Gascons" est abandonné et l'important recueil de proverbes et dictons apparaît pour la première fois dans la 2e édition.]
(C)
[Louis-Augustin d'Hombres-Firmas (éd. Scientifique)] Dictionnaire languedocien-français, : contenant un recueil des principales fautes... suivi d'une collection de proverbes languedociens et provençaux. Nouvelle édition, revue, corrigée, augmentée de beaucoup d'articles ; et précédée d'une notice biographique sur la vie de l'auteur, par son neveu L.A.D.F. / par M. l'abbé de Sauvages ; A Alais, chez J. Martin, imprimeur-libraire, 1820. - 2 t. (XXXVIII – 390 p. ; 399 p.) [reprint : Genève, Slatkine, 1971, 2t. en 1 vol.]
Le Dictionnaire languedocien-français de Boissier de Sauvages fait partie des premiers dictionnaires et lexiques imprimés de la langue occitane, antérieurs aux deux grandes entreprises du XIXe siècle, le Dictionnaire provençal-français de Simon-Jude Honnorat (Digne, 1846-1848) puis Lou Tresor dóu Felibrige de Frédéric Mistral (1878-1886).
Les dictionnaires occitan-français qui se multiplient au XVIIIe siècle sont souvent conçus pour éduquer les élites méridionales à la langue française classique plutôt que pour constituer des instruments linguistiques pour l'usage ou l'étude de la langue occitane. Le modèle du genre est bien sûr le dictionnaire de Desgrouais (1706-1766), professeur au Collège de Toulouse, Les gasconismes corrigés : ouvrage utile à toutes les personnes qui veulent parler & écrire correctement...(Toulouse, 1766), véritable classique maintes fois réédité, où « L'auteur veut seulement rendre les Gascons attentifs à des gasconismes qui ne leur sont que trop familiers, et dont il est important qu'ils se corrigent, s'ils veulent éviter ces petites humiliations, auxquelles les personnes qui parlent mal sont exposées , surtout à Paris, où ces expressions impropres ne manquent pas de donner lieu à des railleries dont il est toujours désagréable d'être l'objet. » (1) ou, comme l'écrit Jean-Claude Bouvier à propos des dictionnaires provençaux antérieur au Tresor dóu Felibrige : « Beaucoup de dictionnaires ou de glossaires de volume et d'intérêt inégal sont réalisés par des érudits locaux qui obéissent à deux sortes de raisons. Très souvent [...] ces ouvrages ont un but pratique : permettre aux 'Français du Nord', de plus en plus nombreux en Provence, de comprendre la langue du pays, mais surtout apprendre le 'bon français' aux Provençaux." (2)
Le Dictionnaire languedocien-français de Boissier de Sauvages occupe cependant une place singulière dans ce corpus. L'abbé Boissier de Sauvages, professeur au Collège d'Alès est avant tout un scientifique menant nombre d'expériences naturalistes et géologiques – on loua postérieurement les principes newtoniens audacieux de son enseignement (3). Boissier de Sauvages publia d'importantes études sur la culture du ver à soie, rassemblées dans son Mémoire sur l'éducation des vers à soie en 5 tomes, (Nîmes, Gaude, 1763). Arpentant les Cévennes pour ses recherches naturalistes, il côtoyait quotidiennement les habitants du territoire dont la langue principale - et souvent unique - fournit la matière de son dictionnaire. Selon un témoignage oral rapporté par François Raynouard dans Le Journal des sçavans en 1824, « il choisissait toujours ses servantes dans les villages des Cévennes, où la tradition du vieux langage s'était le mieux conservée ».
La première édition du Dictionnaire languedocien-français (1756) constitue déjà une véritable entreprise lexicographique même si elle reste conduite dans l'esprit d'un manuel de « gasconismes corrigés ». En revanche la seconde édition, corrigée et augmentée par Boissier de Sauvages et parue en 1785, représente désormais un véritable dictionnaire de langue occitane réalisé à partir d'un patient travail de collecte de la langue parlée par les occitanophones des Cévennes et appuyé sur un sérieux travail de compilation des ouvrages et matériaux disponibles (glossaire de Godolin, premières éditions des troubadours, etc.). Dans son article consacré aux différentes éditions du Dictionnaire languedocien-français (AIEO, 1987, voir bibliographie), Claire Torreilles a notamment remarqué les relations qui unissaient Boissier de Sauvages avec l'abbé René Séguier qui avait produit un important lexique manuscrit du languedocien parlé dans les Cévennes (4).
Le cas du Dictionnaire languedocien-français de Boissier de Sauvages fait débat, tantôt perçu dans la lignée des glossaires « patois », dévalorisant la langue occitane et destiné à corriger la prononciation et le vocabulaire français des « méridionaux », tantôt perçu comme une œuvre lexicographique pratique et non dépourvue de discours valorisant :
« Ce livre était destiné à enseigner aux Méridionaux le français littéraire. Malgré cela et quoique l'ouvrage ne vise pas à être complet, il contient de précieux renseignements sur le dialecte languedocien au milieu du XVIIIe s." (Walther von Wartburg, à propos de l'édition (A), 1756 ; voir bibliographie).
En réalité, il y a une évolution dans les buts poursuivis par Boissier de Sauvages entre son édition de 1756 et celle de 1785 au sujet desquels les interprétations divergent : « Il semble qu'il y ait une accélération de la dévalorisation [des langues dites régionales par rapport au Français] dans les années 1750-70. À titre d'exemple probant : le changement des finalités des dictionnaires occitans. Boissier de Sauvages qui, en 1756, avait encore attribué une importance pratique à son dictionnaire languedocien-français, modifie complètement la préface de la seconde édition de 1785 : la seule finalité qu'il admet à ce moment-là est celle d'utilité pour l'auto-correction linguistique des languedociens. » (Brigitte Schlieben-Lange, 1996, voir bibliographie).
À l'opposé, d'autres auteurs remarquent dans la deuxième édition du Dictionnaire languedocien-français de Boissier de Sauvages la formation d'un discours de défense de la langue d'oc : à propos du terme « patois », « L'abbé de Sauvages, dans son Dictionnaire, y consacre un article remarquable où il fait preuve d'une extrême lucidité quant aux connotations de ce terme. Il en perçoit d'abord l'aspect global puis celui de sous-langue, il écrit "c'est un langage dégénéré d'une langue plus parfaite" et il prend soin en suivant de distinguer le patois de sa langue : "il n'en est pas de même du gascon ou languedocien", et de s'étendre sur les causes sociolinguistiques de la situation de la langue. En citant d'autres auteurs, en l’occurrence M. de Vaissette et M. de Gibelin, il renforce encore son argumentation : "Le nom de patois ne peut convenir à une langue subsistante depuis plus de quinze cents ans" » (Marie-Anne Châteaureynaud, voir bibliographie).
Claire Torreilles a montré les différences fondamentales entre le projet (A) paru en 1756 et le projet (B) de 1785. La deuxième édition profite de dix ans de travail de compilation d'écrits occitans du Moyen Âge et de l'époque moderne. L'édition (B) répond à un véritable travail scientifique qui participe à une meilleure connaissance, de la part de Boissier de Sauvages, de l'ensemble occitanophone "d'Antibes à Bordeaux" et de la parenté directe entre la langue maternelle des Cévenols et la langue littéraire des troubadours et des grands auteurs occitans de l'époque moderne. Parallèlement, dans la période des trente ans qui sépare les deux éditions, la francisation des élites cévenoles s'est accélérée. Boissier de Sauvages inscrit son deuxième dictionnaire dans une perspective « patrimoniale ». Cette dimension patrimoniale sera d'ailleurs critiquée par une des grandes figures de la renaissance occitane en Cévennes, Gustave de La Fare-Alais, auteur de Las Castagnados (Alais, 1844) : « Les définitions y sont, en général, bien déduites, les classifications lumineuses ; les racines des mots, les étymologies, la marche de leur formation, tout cela est ingénieux et clairement exposé. (…) Mais plus on découvre de mérite dans cet auteur, plus on regrette qu'il se soit renfermé dans le rôle de grammairien français, alors qu'en imprimant une autre direction à ce même travail, il pouvait se faire le législateur suprême d'une langue à part, et lui donner une portée bien autrement utile à l'avenir littéraire du pays. »
À l'occasion des projets de monuments à Florian et à Louis Pasteur, Raphélis de Brovès lance une campagne locale pour l'érection à Alès d'un monument à Pierre-Augustin Boissier de Sauvages, quelque peu oublié par les Alésiens à la fin du XIXe siècle.
Le monument à « l'abbé Pierre-Augustin de Sauvages », qui comprenait un buste en bronze sur un socle en pierre, est inauguré le 27 septembre 1896. Le projet est modifié en 1898 (exhaussement afin de dégager le buste de la masse du chapiteau). Le monument à Boissier de Sauvages était situé square Sauvages, rue de la Meunière, puis déplacé au Bosquet.
Le buste a été enlevé et fondu lors de la Seconde guerre mondiale lors de la réquisition des matériaux non ferreux.
Sur la face latérale gauche du socle, une inscription en occitan (graphie de l'époque) : « l'obro laouzo lou mestre » (en graphie classique : l'òbra lausa lo mèstre = le travail récompense l'ouvrier), expression occitane que Boissier de Sauvages avait collectée et signalée dans son dictionnaire.
Notes
(1) Louis-Mayeul Chaudon, Bibliothèque d'un homme de goût, ou Avis sur le choix des meilleurs livres écrits en notre langue sur tous les genres de sciences et de littérature, Avec les jugements que les critiques les plus impartiaux ont porté sur les bons ouvrages qui ont paru depuis le renouvellement des lettres jusqu'en 1772 par L.M.D.V. bibliothécaire de Mgr le Duc de **. - A Avignon : chez Antoine Aubanel et se vend chez J.P. Costard, 1772.↑
(2) Jean-Claude Bouvier, "Dictionnaires ou glossaires antérieurs au Tresor dóu Felibrige" dans : Mistral et la langue d'Oc, Aix-en-Provence, 1979.↑
(3) René André, voir bibliographie.↑
(4) « Le Dictionnaire languedocien de l'abbé Séguier », dans : www.occitanica.eu : coll. Estudis ; ressource électronique, 2013 [en ligne] ↑
Théodore de Félice (1904-2005), originaire de la région parisienne est un juriste et écrivain venu s'installer au Chambon-sur-Lignon. Il s'intéresse particulièrement au dialecte occitan parlé au nord-est de la Haute-Loire, sur le canton de Tence, appelé aussi “plateau protestant”.
Après sa thèse de doctorat sur Le patois de la zone d'implantation protestante du Nord-Est de la Haute-Loire (Thèse de doctorat, Université de Saint-Étienne, 1980), Théodore de Félice a consacré plusieurs travaux de collecte linguistique sur la zone protestante du département de la Haute-Loire (canton de Tence).
Son fonds comprend également beaucoup d’ouvrages de théologie et d’études de la religion protestante.
Celui-ci est légué à sa mort à la Bibliothèque municipale du Chambon-sur-Lignon en 2005 (devenue depuis médiathèque intercommunale).
Legs
Fonds clos
- Voir la fiche des archives départementales de la Haute-Loire, Fonds Radio cimes du Lizieux
Théodore de Félice est un érudit issu d'une famille d'érudits, il a ainsi légué une bibliothèque particulièrement conséquente à la médiathèque intercommunale du Chambon-sur-Lignon.
Le fonds Théodore de Félice est composé d’un fonds ancien d'1 livre du XVIe siècle, 21 livres du XVIIe siècle, 152 du XVIIIe siècle et 858 du XIXe siècle ainsi que 104 ouvrages début du XXe siècle (entre 1901 et 1913). Le fonds contemporain comprend environ 2824 ouvrages du XXe siècle (après 1914) et 448 numéros de bulletins et revues.
Le fonds comprend également un petite dizaine de manuscrits de sermon en français du XVIIe siècle.
Le sous-fonds occitan est composé d’ouvrages imprimés du XXe siècle, environ 200, et est constitué en grande partie d’études linguistiques sur la langue d’oc.
XIXe-XXe siècle
Occitan (vivaro-alpin)
Occitan (auvergnat)
Occitan (gascon)
Occitan (limousin)
Occitan (provençal)
Occitan (languedocien)
3960 monographies et 448 bulletins de périodiques
Manuscrits/Tapuscrits
Monographies Imprimées
Périodiques (presse et revues)
TFC : pour les collections 20e siècle
TFP : pour les collections patrimoniales
http://payslecture.fr/opac/ Sélectionner la recherche avancée puis la section “Fonds Théodore de Félice”
>> Télécharger la liste du fonds occitan et Franco-Provençal de la Bibliothèque Théodore de Félice
>> Accessibles depuis le blog de la bibliothèque du Chambon, le tapuscrit de la thèse de T. de Félice ainsi que la présentation du fonds : Blog
La bibliothèque de Théodore de Félice
Thèse de doctorat de Théodore de Félice sur Le patois de la zone d'implantation protestante du Nord-Est de la Haute-Loire : Tome 1
Thèse de doctorat de Théodore de Félice sur Le patois de la zone d'implantation protestante du Nord-Est de la Haute-Loire : Tome 2
Sur rendez-vous.
Contact Médiathèque intercommunale : 04.71.65.88.73
lechambonsurlignon@mediatheques-hautlignon.fr
Photocopies payantes
Jusèp Sandaran Bacaria des de Ferret neishec eth dia 31 de gèr de 1875 en Canejan. Sandaran viuec fòrça temps en Barcelona a on moric en 1942. Aquiu trabalhèc coma representant en diuèrses empreses.
Jusèp se maride damb Felipa Sambeat Romeva tanben de Canejan.
Entre 1906 e 1913 inicie ua epòca de produccion lingüistica en defensa dera lengua aranesa. Escriu poèmes que presente a diuèrsi jòcs floraus e que ve publicats en diuèrses publicacions occitanes com era "Bouts dera Montanho".
Arremasse costums araneses, sustot de Canejan.
Inicie un projècte de gramatica aranesa e recuelh, en mès de 600 fiches, paraules, arrepervèris e dites araneses.
Tot aguest trabalh culmine ena conferéncia que pronuncie eth 23 d'octobre de 1913 en Ateneu Obrièr deth Distrecte II de Barcelona e titolada "La Val d'Aran i els Catalans".
Ei en aguest periode quan coincidís damb importants personatges contemporànis que tanben trabalhen en lengua aranesa o occitana com Mossen Josep Condò Sambeat, Bernat Sarrieu e Josep Aladern, entre auti.
Er 1 de mai de 1912 finalize un libre manuscrit de poèmes dedicat ara sua hemna. En eth escriu 19 poèmes en catalan e 6 poèmes en aranés. Entre 1918 e 1940 escriu poèmes en catalan que tanben ve publicats.
Es senhores Eulàlia Sandaran Fontfreda, Clara Sandaran Fontfreda e eth senhor Francesc Sandaran Fontfreda son propietaris deth hons personau deth sòn pairin Jusèp Sandaran Bacaria.
Era familia contactèc damb eth Conselh Generau d'Aran e er Archiu Generau d'Aran damb era intencion de formalizar eth contracte de depòsit deth madeish. Era documentacion ingrèsse per contracte de diposit signat entre era familia Sandaran Fontfreda e eth Conselh Generau d'Aran, representant dera Generalitat de Catalunya, eth 21 de deseme de 2005.
Dépôt
Fonds clos
Fonds Jusèp Sandaran Bacaria aux Archives générales du Val d'Aran
Abast i contingut Eth hons ei format per manuscrits deth pròpi Jusèp Sandaran Bacaria (estudis dera lengua aranesa, poèmes, conferéncies, òbres de teatre, costums...); correspondéncia damb auti autors contemporanis e fotografies dera familia.
Sistema d'organització : Eth quadre de classificacion adoptat ei eth següent :
01. Documentacion familiara
02. Correspondéncia personau
03. Òbra pròpia
04. Òbra d'auti autors contemporanis
05. Huelhetons, diaris, revistes...
06. Colleccion fotografies familiares
05. Huelhetons, diaris, revistes...
AGA190-101-T1-63 - Revista "Occitania" de Paris - num. 15. Paris, 7 de noveme de 1911
Òbra pròpia > Poesia > Poesia en aranés :
AGA190-101-T1-1 Libret manuscrit de poesies en catalan e aranés que Jusèp Sandaran Bacaria dedique ara sua hemna Felipa Sambeat Romeva. Et titol originau ei: "Poesies de Joseph Sandarán Bacaria á sa esposa Felipa Sambeat Romeva. 1èr maig 1912. Barcelona".
Òbra pròpia > Gramatica aranesa :
AGA190-101-T1-2 : Fiches brolhon damb anotacions manuscrites en aranés, 1910-1940
AGA190-101-T1-3 : Fiches brolhon damb anotacions manuscrites en aranés, 1910-1940
AGA190-101-T1-4 : Fiches brolhon damb anotacions manuscrites en aranés, 1910-1940
AGA190-101-T1-5 : Fiches brolhon damb anotacions manuscrites en aranés, 1910-1940
AGA190-101-T1-6 : Brolhon deth projècte de redaccion d'ua gramatica dera lengua aranesa,1910-1940
AGA190-101-T1-7 : Fiches brolhon damb anotacions manuscrites en aranés, 1910-1913
AGA190-101-T1-84 : Fiches manuscrites damb anotacions de paraules en aranés, 1914
AGA190-101-T1-196 : Brolhon manuscrit sus era accentuacion grafica en aranés, 1910-1940
AGA190-101-T1-198 : Carnet de fiches manuscrites sus paraules en aranés deth parçan de Salardú, 1914
Òbra pròpia > Costums d'Aran :
AGA190-101-T1-11 : Anotacion manuscrita sus era dança aranesa nomenada Aubada, 1926
Òbra d'auti autors contemporànis :
AGA190-101-T1-13" : L'Aubada (dança aranesa)", 1906-1912.
AGA190-101-T1-40 : Revirada ar aranés deth poèma de Josep Carner "La Poma Escullida", 1913.
AGA190-101-T1-91 : Còpia manuscrita dera òbra de Mn. Jusèp Condò Sambeat "Quatre regles de gramática aranesa", 1916.
AGA190-101-T1-98 : Còpia mecanografiada dera revirada ar aranés deth poèma de Josep Carner "La Poma Escullida",1913.
AGA190-101-T1-199 : Fiches manuscrites damb paraules en aranés de Salardú, 1914. Huelhetons, diaris, revistes....
AGA190-101-T1-59 : Huelha damb era prepausa de publicacion d'un periodic aranés "Era Val d'Aran", 1913.
1910-1940
Occitan (gascon)
Occitan (languedocien)
18 cotes
Manuscrits/tapuscrits
Monographies imprimées
Périodiques (presse et revues)
FONS AGA 190-101
Se dispause der inventari en supòrt electronic hèt damb eth programari de Gestion Integrau des Archius Comarcaus (GIAC). Actuaument era consulta se hè a trauès d'aguest programari en sòn Modul de Consulta. Tanben se pòt consultar on line a trauès dera opcion "Arxius en línea: Cercador de fons i documents" des archius dera Xarxa d'Arxius Comarcals de Catalunya en web dera Subdirecció General d'Arxius i Gestió Documental deth Departament de Cultura i Mitjans de Comunicació dera Generalitat de Catalunya. Siti internet : http://cultura.gencat.cat/arxius/aga
Documentacion de liure accés.
Proïbida era reproduccion totau o parciau sense autorizacion deth titolar.
Au tout début de la décennie 1970, Jacques Bouët, alors étudiant en maîtrise d’ethnologie à l’Université Paul-Valéry de Montpellier, et devenu ensuite un ethnomusicologue spécialiste des musiques roumaines, fait une série d’enquêtes orales dans le nord de l’Hérault sur les massifs du Caroux et de l’Espinouse. Les enregistrements ont été donnés par l’ethnologue à l’Office départemental d’action culturelle (ODAC) qui avait constitué une importante phonothèque d’intérêt ethnographique. Le fonds de la phonothèque de l’ODAC a depuis été versé aux Archives départementales de l’Hérault (1771 W 64-66).
Jacques Bouët (1945-2018) a été un ethnomusicoloque et enseignant-chercheur spécialiste de langue et civilisation roumaines. C’est dans le cadre de ses études d'ethnologie à l’Université de Montpellier au tout début des années 1970 que Jacques Bouët réalise une série d'entretiens enregistrés sur bandes magnétiques avec des habitants des massifs du Caroux et de l'Espinouse (Hérault).
Durant un été Jacques Bouët est allé à la rencontre des familles et habitants des villages et a recueilli récits de vie, contes et chansons aussi bien en occitan qu'en français. Ces entretiens ont servi de matériaux à la rédaction d’un mémoire de maîtrise, Faits relevant de l'ethnomusicologie dans la région du Caroux et de l'Espinouse (Faculté des Lettres et Sciences humaines de Montpellier, juin 1970) dans lequel il livre quelques informations sur le cadre de cette enquête :
« Les plateaux du Caroux et de l'Espinouse, bordés au sud par la vallée du Jaur et de l'Orb, forment une région géographique et culturelle assez homogène. Mais, du seul point de vue dialectal, cette région se rattache à un ensemble constitué par les départements de l'Hérault et de l'Aude et de l'est de la Haute-Garonne et de l'Ariège. D'autre part l'on y trouve des éléments culturels archaïques provenant tant du Massif Central que de la plaine languedocienne : c'est le cas par exemple, pour nous limiter au domaine de la musique, des bourrées montagnardes dont le centre de diffusion semble être le Massif Central, et de la danse des treilles venue du Bas-Languedoc. En fait l'homogénéité culturelle de cette région tient avant tout au fait que sa population est constituée de “montagnards” ; à ce point de vue, la mentalité des autochtones s'apparente plus à celle des populations du Massif Central et des Cévennes qu'à celle des “gens de la plaine”. Il serait difficile de trouver des caractéristiques plus profondes différenciant actuellement la région étudiée des régions de montagne voisine. Des différences plus profondes que de simple variantes ne sont plus guère perceptibles en France qu’entre de vastes ensembles régionaux, les cultures régionales étant prises depuis longtemps dans un processus d'homogénéisation. C'est encore une raison qui nous a fait apparaître la recherche à tout prix de faits idiosyncrasiques de la région étudiée comme vaine, et pour laquelle nous avons préféré nous limiter à faire ressortir le caractère archaïque pas toujours évident de certains faits observés.Les enregistrements et le mémoire de maîtrise avait été remis par Jacques Bouët à l’Office départemental d’action culturelle (ODAC) de l’Hérault qui avait créé en 1985 une phonothèque pour la sauvegarde du patrimoine oral du département, sous la responsabilité de l’ethnologue Pierre Laurence.
L’ensemble des fonds de l’ODAC ont été versés aux Archives départementales de l’Hérault en 2002.
Voir la notice du fonds ODAC - Phonothèque sur le site des Archives départementales de l’Hérault.
Fonds clos
Le Dossier « Enquête Jacques Bouët sur le Caroux et l’Espinouse » contient une série de 25 entretiens et collectages sonores réalisés dans les massifs du Caroux et de l'Espinouse vers 1969-1970.
Les enregistrements portent essentiellement sur la culture populaire, musiques, chants et danses traditionnels, vie populaire d'autrefois, récits de vie.
1970
Occitan (languedocien)
Français
05:36:18, soit 25 entretiens avec des habitants du Caroux et de l'Espinouse répartis sur 3 bandes magnétiques
Enregistrements sonores
Le mémoire de maîtrise qui est issu de cette enquête est consultable au CORDAE-La Talvera à Cordes-sur-Ciel (voir sur le catalogue du CORDAE)
1771 W 64-66
Inventaire complet disponible sur le site des Archives départementales de l'Hérault
Accéder à la notice du dossier Jacques Bouët (Fonds ODAC - Phonothèque)
Fonds numérisé et en partie disponible sur Occitanica dans le cadre du programme « Patrimoine culturel et identité territoriale - Musiques et danses traditionnelles en Massif Central »
Voir les enregistrements disponibles sur Occitanica
BOUET, Jacques. Faits relevant de l'ethnomusicologie dans la région du Caroux et de l'Espinouse. Mémoire de maîtrise. Ethnologie. Montpellier : Faculté des Lettres et Sciences humaines, juin 1970, 74 p.
CONTRI, Fabrice. Jacques Bouët (1945-2018). Cahiers d'ethnomusicologie. [en ligne]. 2018. [Consulté le 3 février 2020]. Vol. 31, pp. 297-300. Disponible à l'adresse : https://journals.openedition.org/ethnomusicologie/3098
Fonds consultable sur place, aux Archives départementales de l'Hérault