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                  <text>Nàutri, li bon Prouvençau,
Au sufrage universau,
Voutaren pèr l'bli
E faren l'aibli.
F. MISTRAL.

Vidoun, Vidau,
Segound la vido
Loujournau.

(Prouvèrb; di meissounié)

QUE VAI CREM11\T TI1EE TEE L ÈR MES (7, i y, 27)

PRES 0E L'ABOUNAMEN

BURÈU DE REDACIOUN

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E D'ABOUNAGE

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Vers

FOLCb DE BARONCELLI
au palais ddu Roure

Baile dôu journau

EN AVIGNOUN

FOLCb DE BARONCELLI

DISCOURS
DE

L. de BKRLUC-PEI EiUSSIS
Lou discours prounouncia en felibrejado
de ti bus pèr M. de Berlue-Perùssis, noste bèu
majoarau bilingue, es uno trop grando esclarsiado pèr que noun la larguen, entiero e lindo,
dins l'Aièli. E laus courau à l'ouratour!
MESDAMES ET MESSIEURS,

Si nombreuse et si belle que soit cette assemblée, j'ose

presque dire que nous voici en famille. Tous ici, nos
élus en tête, nous appartenons à cette vieille et bonne
maison qui a norn Provence. Pas le moindre champ nois

ou picard, pas le plus petit sous-secrétaire d'Etat des
télégraphes ou des colonies, nul de ces hauts barons
d'Ile de France, qui volontiers promènent, parmi les
provinces vassales, leur bienfaisante protection, toujours
prêts à dorer, à l'aide dos plus artistiques formules, les

lourd anneaux forgés par les Valois et cadenassés par
l'évêque de Luçon.

Donc, mesdames et messieurs, puisque nous voilà
dans une sorte d'entre-nous, causons, si vous le voulez
bien, de nos affaires. Je voudrais effleurer du bout de la
plume la question aiguë inscrite au frontispice de notre
programme. Son nom seul est déjà, vous le savez, matière à controverse. Les timides d'arrière-garde l'appellent
encore, comme il y a quarante ans, la Décentralisation ;
les jeunes éclaireurs du XXe siècle l'étiquettent bravement
le Fédéralisme ; mais, pour le quart d'heure, à l'étape on
nous la voyons arrivée, elle ne peut, à mon humble sens,
se nommer autrement que Provincialisme.

N'ayez peur que je fasse entendre en ce plein air
une seule parole, ni que j'aie au fond de l'âme une seule
pensée que ne puisse ouïr, voire approuver, quiconque,
fùt-il délégué du pouvoir parisien, porte en soi un coeur
de patriote et un libre esprit.
Il est des problèmes qu'il est impie de poser. Ne vous
est-il pas arrivé plus d'une fois, mesdames, tandis que
votre enfant gambadait joyeux entra son père et vous,

de rencontrer, au détour du chemin, un aimable malappris qui, de l'air le plus gracieux, demandait au bébé
interloqué : « Lequel donc, mon petit ami, préférez vous,
de papa ou de maman ? » Quel aigre froissement, n'est-ce
pas? au plu; intime de vois-mêmes ! Eh ! bien, cette
tUi;ante piquùre, certains politiciens ne nous l'infligent-

ils pas, tout aussi profonde, lorsqu'ils nous somment
d'analyser et d'affirmer nos prél'ércnces entre ces deux
Patries, l'une naturelle et sentie, l'autre adoptive et voulue, que nous sommes habitués à marier dans une même
tendresse? C'est chez nous une manie, hélas ! trop nationale, que celle de classer et de hiérarchiser ainsi, non
seulement les gens et les choses, mais jusqu'aux sentiments. Dans la perpétuelle distribution de prix qu'est la
Vie française, ce ne sont pas uniquement les fonction-

naires, les routes et les monuments qui sont mandarinesquement rangés par catégories. Le coeur lui-même
doit, paraît-il, offrir, comme un train omnibu^, des
compartiments de toute classe ; et de même qu'un sous-

nécessaires, les uns comme base matérielle, les autres
comme couronnement moral. Vouloir les isoler serait
séparer, dans un édifice, le faîte des fondations.

ordre n'a droit qu'à un ticket de deuxième, de même une
simple Province ne peut prétendre qu'à un sous-amour.

famille. A son tour, la famille est entourée de cercles
grandissants, la commune, la province, la nation, l'humanité. Tout cela nous enveloppe, tout cela est à nous
et nous sommes à tout cela. Supprimez ou restreignez
l'un quelconque de ces anneaux concentriques, et vous

Il serait temps, m'est avis, de s'entendre une bonne
fois sur cette notion du patriotisme, qui tend, le centralisme aidant, à dévier de son sens traditionnel.
Avez-vous jamais cherché, messieurs, l'origine de ces
syllabes sacrées, Patrie, qui sont sur toutes les lèvres
et que profanent tant de bouches ignares ou indignes ?
La patrie, tellus patrie, c'est le sol paternel.
Un félibre avant la lettre, Plutarque, trouvait ce mot
insuffisant pour désigner une aussi douce chose que la
région. qui fut notre berceau ; et comme, disait-il, l'idée
de maternité éveille un sentiment plus tendre que celle
de paternité, il voulait que la terre natale s'appelât,
non Patrie, mais lllatrie. Notre compatriote, l'auteur du
Jeune Anacharsis, assure que les Crétois, qui, de tout
temps et hier encore, montrèrent une si ardente attache
pour leur pays, avaient devancé ou peut-être lu Plutarque, et nommaient la Crète leur latrie. J'imagine que,
pour être logiques, ils gardaient le nom de Patrie à l'héroïque Grèce, orgueilleux qu'ils étaient de s'encadrer

Nous naissons dans ce petit cercle qui s'appelle la

brisez toute une admirable combinaison de rouages,
toute une harmonie lentement formée par l'évolution naturelle des cités et des peuples.
L'amour de la commune; celui de la, province, celui de

la nation, sont les formes échelonnées d'un sentiment
unique. Quiconque ne les confond pas dans un même
culte passionné, rie comprend qu'à moitié la grandeur
et la saveur de cette religion de la Patrie. Un musicien
aimerait à y voir ce trio de notes soeurs, dont chacune,

prise à part, ne représente qu'un son banal, et qui

les sucs féconds formèrent nos jeunes chairs, cette Provence qui nous apprit à balbutier son verbe musical et
suscita nos premiers instincts vers le Beau, ne l'adoronsnous pas comme la Mère par qui nous sommes ? Ce
grand pays de France, qui doucement nous arracha des
genoux maternels et nous prépara aux viriles exigences
de la vie, en nous disant ses gloires, ses malheurs, ses

constituent l'accord parfait par leur union et leur simultanéité.
Soyons donc provençaux autant que français, français
non moins que provençaux. Travaillons de tout notre
effort moral à la résurrection des provinces, dont la nôtre, Provincia provinciarum, est le prototype historique.
Déjà rétablie depuis longtemps, aux divers points de
vue religieux, judiciaire, militaire, académique et forestier, la Provence a récemment récupéré, en perspective
au moins, la quasi-autonomie de son université antique.
C'est un pas marqué vers notre idéal.
Mais le pas décisif reste à faire. Une assemblée provinciale, une administration provinciale doivent couronner cet heureux ensemble. Elles auront dans leurs attributions tout ce qui touche aux intérêts régionaux, dont
Paris est absolument tenu de se désintéresser. Par contre, le gouvernement local devra scrupuleusement aban-

espoirs, n'est-il pas, à son tour, le Père de qui nous
nous réclamons, pour qui nous prétendons combattre

donner au pouvoir central tout ce qui est de l'intérêt
commun de la nation. Sous cette seule réserve, l'admi-

et vider tout le sang de nos veines ? Nous sentons palpiter en nous leurs deux âmes jumelles Entre la Ma-

nistration provençale ne peut qu'être absolument affran-

dans 13 fière confédération de l'Hellade.

Voilà, n'est-il pas vrai, messieurs, un beau précédent
à suivre. Nous aussi, cette lumineuse contrée où nos
yeux s'ouvrirent à l'azur ensoleillé, cette nourrice dont

trie qui berça nos premiers ans et la Patrie qui nous
enivre de sa fierté généreuse, nul n'a le droit de nous
imposer une préférence, de réclamer une option de notre filiale piété. Pas plus que votre enfant, mesdames,
nous ne saurions choisir entre « papa et maman ».
C'est pourquoi, j'en demande pardon au Capoulier, mais

j'estime que son la Franço mai que tout fait vraiment
trop bon marché de cette Matrie sainte que la voix bien
française de nos parlementaires vient de magnifier avec
émotion. L'inverse, la Pr ouvènço mai que tout, serait un
autre contre-sens, une autre impiété.Tamizey deLarroque a trouvé, lui, une formule exquisement ingénieuse :
« Il faut, a dit le regretté savant qui fut l'incarnation du
méridionalisme, il faut aimer de tout son coeur la grande
patrie, et encore plus, s'il se peut, la petite. » Ce s'il s.'
peut est la dominante du précepte ; car, je l'ai dit, cela
ne se p'ut pas. Nul choix n'est possible entre les divers
éléments générateurs du patriotistisme, tous également

chie de toute tutelle, en ce qui regarde les choses de
Provence. Ses membres, personnellement majeurs en
tant que citoyens, ne sauraient, en bonne justice, devenir mineurs lorsqu'ils réunissent en faisceau leurs lumières individuelles. 11 faut, de plus, que ce personnel
soit indigène et exclusivement recruté, selon la formule
de 1348, parmi « les hommes du pays ou habitant le
pays ».

Il est indispensable enfin, suivant le vu du

congrès d'Avignon, qu ils connaissent le parler local.

Car, mesdames et messieurs, c'est toujours à cette
question de la langue qu'on aboutit fatalement, dès qu'on

aborde le problème de l'indépendance provinciale. La
langue est un phénomène naturel, que la politique n'a
ni la possibilité de méconnaître ni le droit de supprimer. Le provençal est le véhicule spontané, obligatoire,
de la pensée provençale.
Ici, plus d'un m'arrête avec i'objection ressassée : a Le
provençal s'en va, il est condamné à une mort prochaine

vous tentez une uvre inutile, »

1

BMVR - Alcazar - Marseille

�L'AI àLI
Il est étrange qu'une assertion pareille soit formulée à

- Fada e refa:la1 venguère ansin. - E leu tron de

l'heure même où notre langue rajeunie fournit à la

Diéu me petè !

France tout une littérature, pour le moins aussi riche en
rouvres supérieures que la littérature d'oil ; à l'heure
oü le parler de Mireille, avec ses grammaires, ses dictionnaires, ses journaux, ses innombrables volumes de
vers et de prose, est expliqué et enseigné dans les universités des deux mondes.

Narro duberto e Ion nas au vènt, menère Ion paire de
Mirèio à l'oustau de l'ami Guihot, qu'ad) 's un menusié
artisto. Mai aqueste d'aqui cabussè de si, un aut : avié
recouneigu Ion Mèstre, en quau respoundeguè : - «Noun
pode pèr aro m'acourpouira à-n-uno talo obro ; mai avèn
un ome eici que, de-segur, se n'en pôutirara miéus que

En vain les attardés de l'ancienne école universitaire ver-

- Presèmple ! vaqui-n'en un de la bono meno, qu'es
liuen d'èstre ourgueious coume un peson revengu, diguerian en s'agandissènt encb de Naio, carriero de la

rouillent les portes officielles, devant ce qu'ils nomment
le p1atois.Partout où l'on vit sous le régime de la liberté,

notre parladisso pénètre et resplendit. Voyez l'oeuvre
scolaire de frai Savinien, d'où sort toute une génération
de provençalisants. Voyez, tantôt à l'église, tantôt au
théâtre, les foules s'étouffer pour ouïr une voix éloquente ou une oeuvre populaire. Et qu'est-il besoin d'un
autre témoignage que celui de la belle journée d'aujourd'hui, pour attester la puissante vitalité du sentiment
provençal et de l'idiome merveilleux en quoi la Provence s'incarne.
Donc, messieurs, poursuivons avec une confiante sérénité notre oeuvre de « matriotes », et remercions le chevaleresque et sympathique maire de Volx de nous avoir
fourni cette occasion d'affirmer avec éclat notre foi libertaire et nos indéfectibles espérances.

MA! QUE D'ARGÈNT EN BOURSO
A l'Adous.

Aimi la fresqueta,
Adous, de teis oumbrage

iéu! -

E lei càudei clarta
Que lustron toun fuiage.
Mi plais de, sus toun pouent
Que mantèn la grand routo,
Gacha, tant-que de bouen,
L'aigo qu'esquiho soute.

Placeto. - Eh ! bono vesprado, bràvi gènt ! diguè Ion Maianen.

- Gràndi Santo ! Moussu Mistrau ! s'escridè, acoulourido coume un bèl agroufloun d'estiéu, la fiho dôu
valènt artisto, citant dre qu'uno quiho, mau-grat si
setanto-e-cinq an; em' acô l'oustalado, em' elo, saludè

Aimi à mi rapela
Dôu mut que fi trevavo
Dison qu'apereila,
La nué, quand s'embestiavo,

l'engèni -

A mis iue, l'ataié fugué alumina d'uno lusour d'en aut
vengudo. Vesès ! Que noun aguedre en man Ion pincèu
d'un grand pintre! E veirias vèire ! Mai, basto 1
Dequé s'espandiguè dins l'aire ?... fuguerian tôuti en
coumunioun d'idèio, e dins Ion Bèu freirejerian.
Pièi subran fou Pouèto, em' aquéu gàubi benesi qu'agrado d'uno lègo à la sesteirado, ço diguè :
- N'aurias-ti pas, pèr cop d'asard, uno litocho prouvençalo ? Reviscoula de joio, l'escrincelaire respoundeguè :

Pèr fa pbu ei peisan
Que, dins lei drain touerto,
Venien balin-balant
Destapa lei bestouerto,
Avié fach un fanau
D'une cougourdo duro
Emé tôutei lei trau
Qu'avèn à la figuro

- Tenès ! Em' acb pièi, courre s'uno man de fado nous coundusié,

LA LITOCHO DÛU IIUSEON

ARLATEN

l'a d'aquélis ouro dins la vido bèn talamen aluminado
qu'escavarton la sournuro di nivo espetaclousamen agouloupa entre-mitan di tron e dis uiau ; e de joie, enebria,
fou cor reviéu à l'or tant pur di souleiado.
Uno d'aquélis ouro a dinda pèr iéu. Siegue benesido !

M'ère entrina de soustira 'n barrichelet dôu jus de la
souco, em' acô : drin ! drin ! drin ! Tourna la sounaio de
l'abouticarié dindè, alègro mai qu'à l'acoustumanço.
- Sacrepabiéune ! foutimassejère, aquelo rounpudo

amo de me carcagneja ! - E vague de iounchina que
mai.

Pamens, fau ôubeï o bèn quita Ion quèli. l'a pas de
mitan ; e pièi, veguen, Ion pan, quau l'adurrié subre la
taulo ?

Blodo envinassado sus l'esquino, courreguère dins la

dins un cantoun dôu santuàri de la susour sacrado dôu
gagno-pan d'Art enfiouca, amirerian Ion moble enveja
pèr leu Mèstre. Coume sis iue fou calignavon!
- Santo Estel!o siegue benesido ! clamè, subran alumina. Es bèn aqueste que bouscave. Vèn d'espeli ! E
d'aquesto ouro en-la, es nostre !
- Ansin siegue ! apoundeguè tambèn l'ôubrié deïfica!
- Veguen un pan ; quant n'en voulès?
- N'en vole.... n'en vole... n'en vole.... ço que m'a

E sus un long bastoun,
Metié dins la sourniero,
Aquesto cougourdoun
Garni d'une lumiero.
Aurias bèn, d'un trevant
Di justamen leu mourre ;
Peréu leis arrousant
Si garçavon à courre.

cousta! E la man de Mistrau sarrè la man de Nouaio
lagremejavian.
La belle sceno, mi hèus ami de Diéu !

;

e tôuti

Dins l'aigo de tei bans
Que fuge pèr beliero,
Claro coumo un cristau,
Si nourrisse l'anguiero.

Quaucarèn de grandas aqui s'acoumplissié. Acô 's talamen bèu que noun pode leu dire.
Aviéu dons ome davans iéu ! L'Emperaire de la Pouësio
emé l'encarnacioun dôu Pople-Rèi, entre-mitan dis agani:
o, lou Pople-Rèi, pèr l'ounour de sa raço que coungreio
la valentiso.

Se li a de fen ei prat,
De liéume dins lei faisso,
Se d'erbo es tout fourra,
Leis auturo e lei baisse ;

A la bourgino li cresta ! - Acb me tremudè leu pitre.

boutigo.

Tablèu !!!

Mistrau, sourrisènt m'esperavo. Sabès-ti se badère
Coulau !... Lou mèstre e l'escoulan marridoun s'arregardèron; pièi, man sarrado :
- « Tourna-mai t'arrape, o capoun ! » - « Mai Ion vin

En-tant-lèu, fou vèsti de l'obro escampa dins un re-

fai Ion sang de l'orne ! »

cantoun, frimousso e man lavado, e cop d'espôusseto
baia de cap à pèd, s'agandiguerian au nisalié di vièi
moble.

Se pertout leu roudan
Fa rounfla lei ma-hino,
Eis engien de gip blanc,

L'auceliho cantè sus li ribo dôu flume. Lou soulèu
trescoulant trelusiguè pu bèu : dins l'aire clarinèu, l'armounio eternalo que s'esvano de la Naturo s'enauravo
en vounvounejant ; e li clouchié, tourre e castèu di dos
vile sorre, Bèu-Caire e Tarascoun, se tenchuravon d'or

D'bli vo de farine, ;

Se li a de tant jouions

en s'aubourant que mai : e nàutri mutavian costo à costo.

Dins tei flàmei peisage,
Es ta belle aigo, Adous,
Qe fa 'quel avantage.

- Tè, vejo ! bèu mignot, diguè Ion Mèstre, vène de
viéure uno bello ouro !

- E iéu tambèn ! apoundeguère. -

Ma listo, aqui pas rèn

- Ounte la destouscarai donne, la bello litocho prouvençalo de nbsti rèire, entre-visto dins mi pantai, que
me fau aguedre riboun-ribagno pèr fou Museon Arlaten? Ai proun vira e revira ; e pamens me la fau ! - digué ; dins soue regard miraiejè soun amo, aquelo amo
de tout un pople.
Tout me disié : l'atrouvaren !... L'atrouverian, e veici
coume.

E dins la calamo dôu vèspre, d'entremen que franquis-

Tambèn, emé resoun,
Sian fièr d'aquelo sourso
Que van pèr Bargemoun
Mai que d'argènt en bourse.

sian la liechado tant loungarudo de noste Rose bènama, entre mitan di tencho azurenco de l'Espàci, venuerian la Prouvènço reviéudado à la vido ; em' acb pièi, me-

ravihousamen belle, tressourrire à la Franço, sa sorre
bessonne, avuei, ai ! las, quàsi anequelido pèr l'ourguei de si rascassin.

Antôni Champ-nous.

Bargemoun.

SAFOURIAN

Lou Creserèu
Groumèdi en ires ate e en vers
llepresentado pèr lou prouinié cop au Tiatre poupulàri
de Gravesoun,
souto la direicioun dôu félibre Grabié Perrier.

MIOUN

mai, ma coumessioun

Countènt? disès ? Bèn tant
Que m'a baba de sôu, vès, uno pleno man.
Èro tout trefouli ; de gau risié, dansavo.
- «Tau moumen, me venié, moun amo leu belavo.
lé pos dire qu'amer que me fau pimpara,
Lou van èstre lisquet! vai, rèn me mancara. » MIOUN

Tant-miéus, Fourian, tant-miéus ; car, tout acb me provo
Que l'amour de Pierroun pèr Guerido, à l'esprovo
Noun es beoun de leu metre, qu'es franc, verai,
Subre-tout proun ardènt pèr s'amoussa janlai.
Siéu urouso d'acô, mai que ço que pos crèire.
SAFOURIAN

Es un bèl oumenas. Vous plais entre leu vèire.
MIOUN

L'as facho `?
SAFOURIAN

Bèn segiif'.
MI0UN

Dequé t'a di Pierroun ?
SAFOURIAN

M'a di : «Vai bèn : subran van chanja de camiso...
Pèr arriba plus vite, atalarai la Griso. »
MIeUN

T'a pareigu countènt ?

Vos pas ? Dins leu païs n'i'a plus, de drole ansin.
Caloussu, sanitous, e bon, e brave, e fin,

Dre coume un I, l'iue franc, la taro un pan brounzado,
E pièi, riche en argènt, en terre faturado ;
Atout pèr éu, Fourian, aquéu brave Pierroun.
SAFOURIAN

Oh ! pèr acb, 's verai, mestresso, avès resoun.
Mie UN

E dire que moun ome, aquelo tèsto d'ase,
Prefèro à-n-aquéu drole un fresqueto, un viedase 1

SAFOURIAN

Se voulias?
MIOUN

Es ansin. Lou brave Pierrounet,
Qu'es la perle di gènt, Ion refuse tout net.
E perqué? me diras. Pèr que prengue, Guerido,
Un certan francihot à figure anouïdo,
Que res saup d'ounte sort.
SAFOURIAN

Voulès rire, Mioun ?
MI O UN

Iéu, rire ? Ah ! Safourian, t'assegure que noun.
Dempièi adematin, ve, leu sang me gargoto.
0. S'un tau farlouquet espouso ma pichoto,
Crese Ion, Safourian, Ion dise clar e net,
Quite leu mas, m'envau, loti plante aqui, Janet.
SAFOURIAN

Belèu vous esfraias mal à prepaus, mestresso.
MIOUN

Diguèsses leu verai !
SAFOURIAN

Rèn se fai pèr souspresso.
Paciènci ! Pèr leu miéus belèu tout marchara.
Fau pièi pas pèr un rèn se faire un sang vira.
MIOUN

Saubren acb plus tard. Veici ço que vas faire,

BMVR - Alcazar - Marseille

�L`AIÔLI

3

ion trevan, lou pion, lis incube e li sucube èron autant
d'èsse destint opartenint à-n-aquelo nieno redoutablo ... »

Mas e maskim, coume vesès, an forço di caratère de
nbsti masc mouderne. Soulamen, emé Ion Crestianisme,
li mié-diéu aguènt despareissu, li masc soun devengu de
simpli mourtau sachènt de secrèt que ié baion un poudé
redoutable sus si semblable.

Un roumiéu d'amour es ana
-- Quant de cansoun van espeli ! --Un roumiéu d'amour es ana
Vers li planuro de l'Uba.

D'AIGO-VIVO
QUE MIM'A MANDA DE VIN DE CHAMPAGNO E DE

BOURDÈUS, N'EN VOS ? AQUI N'I'AS,

Ilaurici I!iaimbault.

Vai respira l'île d'amour
Qu'a trachi dins un ort de nèu,
Vai eisalta file d'amour
Subre t6uti lis àutri Jlour.

PÈR LA CARISOUN DE SOUN PICHOT JULI.

Couquin de sort ! m'avès grata mounte me pros.
Iéu que, pèr béure un cop d'aquelo limounado,
Fariéu sai pas dequé, belèu de couiounado,
Aro n'ai moun oustau tout clafi, d'aquéu jus 1

L'ESCULTOUR INJALBERT

L'ile a lou lànjui de l'azur,
D6u soulèu e di parpaioun ;
Se vai passi liuen de l'azur
E liuen de l'aire libre e pur.
Lou roumiéu dins lis ort de nèu

- Quant de poutoun van espeli ! Vai traire sus file e li nèu
Touto la vertu d6u soulèu.
liarius Andrt.

L'artisto es ôuficié de la Legioun d'Ounour
E, courre isto moudèste, emé resoun l'on pènso
Que dèu pas sa rouseto à la simplo favour,
Mai qu'es de soun talènt la nauto recoumpènso.
En mèstre déu cisèu, ardidesso e valènço
Soun li qualita siéuno, e jamai rèsto court ;
Li Bèuta qu'a pastado, ah! s'un jour, pèr chabènço,
Se poudien reuni, sarié coume uno Court
Felibre e Cigalié, se pèr la capitalo
Éu burinè de femo à supèrlis espalo
Que s'acoton, giganto, is arco d'un bèu pont,
Lou Titan de Beziés, otro mounumentalo,
Em' Areno e Mouliero, en couronnant soun front,
Prouclamon soun amour de la terro nadalo !

Aquéu blanc que partis coume uno petarrado,
Monstre ! qu'es bon acô ! Mai bon rouge noun plus
Fan pas Ion mespresa ; soulide, es pas d'eigado,
E de sa terro maire a garda Ion trelus.
Lou blanc es d'eilamount, Ion rouge es de Gascougno,
Mai vuei Ion dise eici sèns crento e sèns vergougno :
Se lou blanc me counvèn, lou rouge proun me vai.

E iéu, en bon Francés, urous e fièr de vèire
Lou Miejour e Ion Nord s'unissènt dins moun vèire,
En l'ounour dôu pichot Jùli m'empegarai !
Marsihargue.

Doutour Rlarignan.

L. Due.

LI MASO

AMARRO!

D'ouate vèn aquéu mot de masc que dounon, en Prouvènço, i sourcié e cabalaire, basto ! en tôuti li gènt en
quau lou pople presto un poudé subre-naturau pèr faire

De meme qu'à Marsiho se fai uno grando counsumacioun de frago de Bèu-Dina, à Cano, lins la sesoun, s'aprouvisiounan de frago di bos, que li femo de Taneroun
nous aduson cade matin.

de fachinarié i gènt e meure, à l'ôucasioun, adouba li
malastre, leva lou cop de soulèu, etc. ?
Dins lou TRESOR DÔU FELIRRIGE, Mistral douno coume

etimoulongio lou catalan inagich e l'espagnbu magico;
mai au cours de mi leituro n'ai capita uno autro forço
mai anciano, que provo un cop de mai coume li supersticioun se perpetuion quàsi dins touto soun integrita,
mau-despié li siècle, lis auvàri pouliti e li cambiamen de
religioun.
Dins soun ISTÔRI ANCIANO DI POPLE DE L'CURIÈNT, M.

Maspero, mèmbre de l'Istitut, proufessour de lengo e
d'arqueoulougio egiciano au Coulège de Franço, dis, au
chapitre de la Caldèio :
« Li dernoun e lis esperit marrit soun escapa de l'in fèr.
Resquihon de perlent e s'escoundon souto tôuti li ffrrno pèr

faire de countràri i bons esperit errai is orne. Lis un an
rèng de mié-diéu e soun couneissu souto ion nouai dé
Q mas» (luchaire), « lainas » (coulossee, lis àutri soun terreja ierarchicamen pèr tiero de sèt : lis « alal » (desti-ùssi),
li «tetal » !guerrejaire) li « maskiin » (11 lenganaire) que
s'estrèmon au trefouns dôu gara gai e dins ton cèntre
de la terro, ni inascle ni femèu, aguènt ges de mouié e

engendrant ges d'enfant u. Déni quei'a s'atacon à l'ordre
generau de la naturo e s'oupilon à metre l'univers en dèse-vue. D'àutri se mesclon is onie pèr Ion mou, « d'oustau en

oustau enintron ; dins li porto requihon; enipachon l'espouso d'èslre fegoundado pèr l'espous; raubon l'enfant
sus li geinoun de l'orne ; fan fugi li femo libro de l'oustau
sente parlouriguè, tan fugi l'enfant d'encô dbu paire ».Vi-

E à la primo ouro, sus Ion marcat, poudès vèire li

E li bèu louvidor s'esquihon. Cavalisco !
La mestresso a pas tort de se descounsoula.
Se Jan countùnio ansin, saran lèu aquiéula,
Subie-tout se s'entèsto à marida Dideto
Emé Ion Mouss'Enri. Dèu èstre aquéu fresqueto
Qu'enmasco ansin Janet ? De-segur bon saubrai.
Faudra que fugue fin, se barjo pas. Verai
Es pièi un crèbo=cor de vèire qu'un arlèri
Jito tout un oustau dins parié treboulèri,
Pèr un pichot moussu que just sabon soun noum.
Fan qu'esclargigue tout. Estime trop Pierroun,
Guerido e Miounet, pèr que.... Quau es qu'arrivo?
Sarié Pierroun deja ?... Mai... ma visto m'abrivo ?...
Sèmblo que bon counèisse, aquéu que vèn.... Crebiéu !..
Me troumpe ?... Retrais bèn à l'Enri de Matiéu,
Se l'èi pas l... Tirarai tout au clar, avans gaire.
Pos vent, moussurot: t'espère, bèu fringaire.

lieu

E pièi, tè, qu'ôublidave

vent, 'quest tantost, un jouvènt blound e blave,

le dison Mouss' Enri : es Ion bèu pretendu
Qu'au-jour-d'uei dins leu mas l'ourguei de Jan adu.
Sabe

rèn, ni sus éu, ni subre sa famiho ;

Siéu desarmado en plen. Acb me desvarlo.
Fai tôuti tis esfors pèr lou faire bava.
Saras Countènt de iéu, se ié pos arriva. (S'envai.)
SCENO III

-

La mestresso a resoun: d'ase de talo sorto,

ES la trico à la man que se dèvon mena.
Janet vèn niais en. plen, se laisso acouquina
Pèr quau ? sai. Desempièi sièis nies, dins li riboto,
Perd si Sou. e soun sera. Te cargo de lignoto

plus se teni dre. Quau l'a vist, que Ion vèl,
recouneirié plus, tant es chanja. Se crèi,
Se regardo marcha, se pimparo, s'alisco,
L ou

gau, Ion paire Miss?

lanriel Raimbault.

--ami------_-A L. A. LEVAT
Vous qu'adoubas tant bèn li rimo franchimando,
Se noun vous fuguessias leva dôu prouvençau,
Aurias rendu segur la Prouvènco groumando
De cueie à vosto vigno uiado emai cinsau.
F. M.

lianrici Maimbault.

SCENO IV

SAF'oURIAN, soulet.
Refusa Pierrounet pèr gèndre ! Aquelo es forto

Em' acb, liogo de faire la maniho, se boutèron à charra
di pople ounte li famiho soun li mai noumbrouso : dis
Italian, que n'en fan trege à la dougeno ; dis Alemand,
que fan crèis coume li lapin, etc...
- Tout acb 's pati-pata-pas rèn au cafre dis Anglés,
fai subran Nas-de-Patoui. Mai, vès, despièi quaranto an
que siéu cousinié, qu saup dins quant d'oustau de touto
naciounalita ai passa! Eh ! bèn, dins tôuti, entendès bèn,
dins tôuti, ai toujour vist, pèr beileja li pichot, uno angleso mai o mens jouino, mai toujour quant laido ! que
ié disien madamisello rlMiss. Cresès que devié èstre un

de Paris.

Vas espera Pierroun. Es toun soulet afaire.
Entre qu'arrivara, me vendras averti.

MIOUN

tain... -

qu'an cerca. Ansin n'arribèsse en tôuti aquéli que renouncion nesciamen à nôsti vièis us pèr prendre aquéu

tôuti pèr aquelo meno d'obro.

Mestresso, es entendu.

- La femo vèn-ti pas de me faire dons bessoun !
- Ah ! louche 1
- 0 ! E emé li cinq gandard qu'avié deja, acb me fai
sèt ! Siéu poulit
- T'eri plagnes pas, couioun, que pagaras plus ges de

Amarro ! coume disèn eici i gènt qu'encapon d'auvàri

(t) Jfaskim es Ion plurau de mask, coume zeraphim es Ion
plurau de zeraph, cherubim aquéu de cherub, etc.

SAFOURIAN

- E aloi, que t'es arriba !

- si mesuro e ié declaron de verbau quouro n'i'en sesisson quaucuno noun pounçounado?

«garri lis aine e ion bestiàri : s'inlroudusieu dins lou cors
e i'espelissien de nialandro. La pèsto, li fèbre, Ion glàri,

Que que vegues, Fourian, Ion laisses plus parti.

L'autre jour. Nas-de-Patoui, Cresto-roujo e patroun
Quitran esperavon au Café di Regato que Longo-Brido,
soun coulègo ourdinàri, venguèsse faire la maniho.
E Nas-de-Patoui, Cresto-roujo e patroun Quitran s'entrinavon à sacreja, quouro enfin Longo-brido arribè em'
un èr menèbre.
- T'an mai deciara un verbau ? clamèron en Cor li tres
jougadou.
- Que Ion sacre tron !... Siguèsse qu'acô ! n'ai l'abitudo.

Mauresco, - ansin nouman aquéli fiho di Mauro - emé
si gràndi capelino de paio jauno, si fichut crousa, e si
coutihoun d'estofo grasserico, assetado sus de cadiero
emé, sus si geinoun, un touaioun bèn blanc plega en 8,
sabre Ion touaioun uno mesuro pleno de frago e à coustat, au sbu, sa reservo de frucho rouginello oante pauson,
entre vendudo la mesuro que tenien lèsto.
Autre-tèms, aquelo mesuro èro Ion pichot paneiroun
coutre soun noum l'endico de rèsto, èro un mignot panié de vege que soun countengu se vendié au cours dôu
jour, dons, tres sbu.
Or, veici bon poulit. Emé Ion couiounige que sabès, li
Mau-esco an vougu tambèn se metre au goust dôu jour.
Trouvant l'antique paneiroun trop grouszié pèr noste siècle de lumiero, lis an douna pèr jougaio is enfant - que,
pensas, an agu lèu fa de li peri, - e lis an ramplaça pèr
d'eisino de ferre-blanc que creson forço mai chic (perqué
me metriéu pas peréu au goust dôu jour ? )
Mai quau vous a pas di que li pàuri mesquino, autant
lèu se soun vist toumba subre li regardadou que, aro, li
forçon de veni faire verifica pas à gràtis, naturalamen

En esp,rant, fauto de poudé encaro trouva un pichot
paneiroun pèr loti Museon Arlaten, bon brave carat de
Taneroun, l'abat Bonnifay, qu'es un arderous felibre, es
esta cougi de n'en faire fabrica un esprèssi (sara belèu
ion darrié) au Lapin qu'autre-tèms èro renoumena entre

vien subre-tout dins li lié sôuvertous e n'en salissoen que pèr

UNO BELT,O FAMIHO

SAFOURIAN

Sias pas d'aquest parage ?
ENRI
J

Noun. Siéu de Cavaioun. Perqué ?
SAFOURIAN

Dins lou vilage,
Li Lono, Jantelin, la Crau, Ion Grand-Quartié,
Li Counfigno, de Jan n'i'en a n'i'en a 'n femié :
l'a lou grand Jan, Jan-Marc, Jan-Janet, Jan Caussido,
Jan Bro, lou pichot Jan, Jan de la Cantarido,
Enfin, de Jan n'i'en a, vous l'ai di, un mouioun.
Designas-me -lou miéus.
ENRI

Jan... bon diable soun noum !..
Me n'en souvène plus. Sa chato es Margarido.
SAFOURIAN

Ha ! Jan bon Gounfle ?

SAFOURIAN, ENRI

EN RI

0.

ENRI, en espinchant de tout taire.

Quau saup s'es bèn eici ?

SAFOIURIAI4

Es eici. L'es poulido

SAFOURIAN à despart.

Es éu, m'engane pa.
Enri, à Safourian.
Brave orne, digas-me, - ai pbu de me troumpa,
Lou mas de Moussu Jan ?

Sa fiho, que ?
ÈNRI

Mai t'arregardo acb ?
(A segui.)

M. Chabrand.

BMVR - Alcazar - Marseille

�JAN-PÉIRE GRAS

counhe (empr. Vignancour), vèn de n'en donna loti raconte, emé li discours e brinde que ié faguè M. A. Planté,
Ion tant simpati presidènt, e aquéu de M. Savié de Cardaillac, emé li principau autre. La celèbro Filadelfo,
vuei Madamo Riquier, ié fuguè abord aplaudido.

RETRA FELIRREN

Quau es aquéu jouvènt de la roujo taiolo,
Qu'a li péu retoumbant e n'es pas rabasset?
Pèr èstre miés à l'aise, a bandi sou courset !
Es-ti fiéu de Latin o de raço espagrolo ?
Pèr la fèsto de Scèus, tambourin en bricolo,
Fasié la farandoulo, e, boutas, avié set !...
Eh 1 bèn, aquéu jouvènt es noste ami Grasset
Qu'avau, en Avignoun, mancavo tant l'escolo !
Après agué long-tèms viscu coume un limbert,
Es, aro, un escoulan dôu bon mèstre Injalbert
Que, segur, fara d'éu un délicat artisto

Boulegadisso Prouvençalo

Fabricant: Fèlis EYDOUx. - MARSHIO.

Dins sa plaqueto LES CLOCHES DE VOLONE, (Slsteroun, libr.
Peyron), que tout-escas s'espandis, sou majourau Vitour Liéutaud vèn de publica 'no dougeno d'iscripcioun prouvençalo,

culido un pau pertout sus li campano dôu Miejour. Après,
l'ardent proupagandisto porge uno listo d'iscripcioun campaniero tôuti novo (n'i'a bèn un trentanié) à l'usage di prèire
o peirin patrioto que voudrien bateja quauco campano en

Li pavoun reiau, pountificau, qu'au tèms di papo, se

Lis aneloun de vèire pèr Bigot,
un interessant article sus aquélis anèu de la fiero de Bèu-

NOUVEL, ON
Marsiho. - Au dira ôuficiau que sou Counsèu
Generau a ôufert au Prefèt, Messiés li couneié Jan Bayol
e Baret, en bon prouvençau que soun, an brinda poulidamen en parla de Prouvènço.
]Meziés. - Jan Laurés, un d'aquéli que parlon e
qu'escrivon sou miés noste dialèite, vèn de restoubla Lou
Campèstre o, s'amas miés, vèn de donna uno segoundo

edicioun dôu recuei d'aquéu noum, qu'acb 's li pouësio
siéuno. Pèr juja sou biais de Laurés, i'a que de legi
aquest brinde - que diguè'n Avignoun en 1877
Iéu tabé pourtarai moue brinde à la Proubenço,
Qu'a pensat al soulide e que fa coumo penso ;

Caire qu'avien un gàrri rouge dessus e que noumavon «bago
d'ai » pèr-co-qu'entre li metre, ai ! souvent se roumpien. Lou
darrié fabricant d'aquélis anèu celèbre, ié disien M. Grégoire.
Èrode Mount-Pelié. Lou Museon Arlaten a bèu cerca quaucuno d'aquéli bago d'ai : res que n'i'en posque pourgi uno. Se
n'es perdu l'escoussuro, courre de tant d'àutri gènti causo. E
Magali, couine dis Bigot, aro poudrié plus dire:
Vaqui moue aneloun de vèire
Pèr souvenènço, o bèu jouvènt.

pèr regarda, tout en fasènt la rodo, emé si co de velout
frapa coume li vièi riban dis Arlatenco, li farandoulo de
nanet se desplegant pèr li carriero.
S'adreissa au burèu de l'Aiôli.

- Dins Le Soleil du Midi : Tablèu d'autouno pèr L.

CastèuReinarden, Barbentanen, Rougnounen, Taras.
counen, Sourguen o Carpentrassen, quand anas au marcat sou dimècre e Ion dissate, manqués pas, manqués
pas au-mens, d'ana tasta sou bon pèis fres, li sarcello
grasseto, li couvet de Camargo e béure boa vin blanc à
sentour d'ile-de-mar e de cabridello o loti vin di Papo
dôu castèu de Roco-Fino à l'

- Dins Lou Felibrige : Li fèsto moundino ; Les catèts de

'%uheraarié-Restaurat BtER1\lo

-ÆgC3

Dins Le Journal de Forcalquler : Discours prouvençau
de M. Charle d'Ille, Maire de Vôus; discours francés e felibren
dôu deputa Fruchier,
Foucard ; A Sant Jan de Diéu pèr fou meure.

Gascougno pèr D. Cazelles ; A 'n Fourès pèr sou meure ; D s-

cours d'En Pau Mariéton sus Goudouli; En Pau Afariétcn,

Que desempèi bint ans a, clabèl pèr clabèl,
De la costo glouriouso escalaurat la suco

retra pèr L. Due; Li novo felibrenco.

contro la plaço dôu Reloge.
BRANDADO

pèr la coumando en Vilo

Couquiho de chambre e de

à la Carto, à Pres-Fisse e

bonis erbo de saut J» n.

Fouie. - Vèn de parèisse (empr. Cadrat) : LA PoÉSIE MÉRIDIONALE, conférence faite à l'Hôtel-de-ville de

Saint-Girons, le 29 janvier 1898, avec une préface d'Antonin Perbosc sur « le Félibrige et l'école » pèr Aguste Teulié, 31 pajo in-8°. M. Teulié, qu'à Sant-Girouns es istitu-

tour publi, es un cepoun e un di mèstre de l'escolo de
Mount-Segur, e la valènto counferènci qu'éu avié facho
aquest ivèr devrié èstre legido pèr tôuti li mèstre d'escolo. Es uno auto leiçoun d'ensignanço naciounalo.

Pau. - Nosto escolo felibrenco, dicho de GastouFèbus, tenguè à Biarritz, sou 24 de setèmbre, sa refiniouri e si Jo Flourau. E la fèsto, adoubado pèr li capo
dôu païs, reüssiguè amirabl»men. L'Escolo de GastounFèbus, dins sa publicacioun Reclams de Biarn e Gas-

!service

lingoumbaud

pèr A. Maffre.

autro. E fai bon se l'espaça, au Campèstre de Jan Laurés : se ié respiro un aire pur e ié flairon à tout pas li

ESPECIALITA

Boui-abaisso

tduti li dinsècre

- Dins La Chronique de Béziers: Jougai'e de bochos

'La nouvello edicioun (Mount-Pelié, empr. llamelin, 343
pajo in-12) countèn cinq pouèmo iiouvèu emai de piuèsio

SUCESSOUR

EN AVIGNOUN
à la carriero de l'Arc-de-l'Agnèu, 8

.liai pèr P. Chairou ; Abunet d'autouno pèr C. L'erennes.
- Dins La Campana de 9'Iagalouna : Loti courdounièperruquiè ; Lous tres porta-fais ; Distracioun ; Las Crouquignolas ; Lou saussissot ; Un chi qui la counouis : La cournussola
pèr J. E. Castelnau ; Lou fe ibre Daulaud pèr A. Daudé ; Outobre pèr E. Daulaud ; La pouësio pèr E. Miramoud, etc.

O Proubenço, es à tu que pourtarai moun brinde ;
A tu que te sios facho un noum tant Mous, tant linde,
Que s'escameilhara pertout coumo un perfum :
Qu'anara 'l'abeni pourta ta renouniado,
Pequé de la familho aro tu sios l'ainodo,
E se mounton tas sors, hou déurdu à toun lum.

VICALINC,

C.

- Dins La Terro d'Oc: A la Mcditerrano pèr J. F. Court ;
Ouct,bre pèr E. Destrein ; Fi d'estiu pèr J. Gayssot ; Sabo de

E qu'a fach un fougau que l'Europo reluco,
Car sai-que n'i'a pan autre al niounde de tant bèl.

à Cachet.

tôuti li jour.

- Dins Lemouzi : Fête félibréenne d'Obazine pèr un feli-

Saloun reserva.
1

bre ; As troubadours d'Ouccitanio pèr E. Thomières ; La joia
de l'A quitanha pèr J. Roux ; Lou feuquet e tous auselous pèr

L'Aiubergarié-Restaurat BERNO es renouma pèr soun
service à doumicile qu'es toujour esta uno dis especialeta
li mai apreciado de l'Oustau.

- E veici la seguido di journau d'Anglo-Terro e dis EstatUni qu'ateston Ion sucés crèissènt de The Terror (La Terrour), fou nouvèu rouman de Fèlis Gras, tradu dbu prouven-

Se pren de Pensiounàri, - Pres moudera.

E. Bombai.

GALANTO CHAMBRO PÈR NOVI

çau pèr Catarino A. Janvier (New-York D. Appleton).
1° Bookman, 10 d'ôutobre, Loundre.
2° Weekly Sun, 9 d'éutobre, Loundre.
3' Record, 6 de mai, Filadelfio.
4' The Chroniele, 13 de mai, Loundre.
5° The Daily Chronicle, 13 de mai, Loundre.
6' Echo, 31 de mai, Loundre.
7° The Daily Chronicle. 11 d'ôutobre, Milford.tanne Loundre.
8° Republican, 11 de setèmbre, Springfield.
9' World, 21 de setèmbre, Loundre.
10° Publishers Circular, 17 de setèmbre, Loundre.
11° Aut bock, 14 de setèmbre, Loundre.
12° Vanity-Fair, 29 de setèmbre, Loundre.
13° Narsing Record 21 de setèmbre, Loundre.
14' London Revieiu, 24 de setèmbre, Loundre.

lac Eàâ

ti LA COCA DÔU PÉROU

La meiouro di bevèndo pèr remounta l'estouma, famous pèr douna
de toun, pèr faire digeri, pèr adouba la voues, superiour en tout au vin
de Quinquina e agradiéu en bouco coume sou vin de Castèu-Nèu.
Pèr béure, o Mariàni,
Toun vin, bon restaura,
Que s'es assaboura
Dins li soulèu estràni,

eavoun blanc de Camargo
passejavon, ufanous, dins Ii jardin meravihous dôu Palais
d'Avignoun e se quihavon à la cimo di tourre e di merlet

Dins LE MÉMORIAL D'Arx :

Ar

A VÈNDRE

prouvençau.

Lucian Duc.

ai

Li savènt sabon tout, la distànci dis astre,
Quant d'iùu fan li galino e quant de poun li sastre ;
Mai ço qu'ignoron li savènt,
Déu saboun Mikado 's lou noumbre que se vènd.

Se vènd dins t6uti li bons oustau.

Pèr sa bello francour, l'aman à la foulié,
E, pèr soun biais d'escriéure, a fa dire, ma fisto :
« A bèn de qu teni, l'einat dôu Capoulié !

MM3

Estatistico

Pèr béure risoulet
Toun vin de capitàni,
Esperaren pas,. nàni,
D'avé l'estouma blet.

DEMANDAS

LA MAI AMOUROUSO DI PIPO

EN RACINO DE BRUSC
S'atrovo en Avignoun, au Magasin DESH.4YES.
Lou gerènt: FoLCÔ DE BARONCLLLI.

En Avignoun, empremarié FRA..GLs SEGVIN.

CouIeicioun cuumalèlo de L'AtOLl
252 numerô (189/, 1892, 1893, 1894, 1895, 1896, 1897)
Emé la TAULO DI MATÉ EtI coumtengudo dins sou journau pendènt aquéli
annado . . . .

Se vènd i fr. la boutlho, à Paris, balouard Haussmann, 41, farmacio

Mariani.

7

PreS : 70 f r,

S'adreissa i burèu dbu journau

VIN DE CASTEU-NÔU-DE-PAPO
CLAUS 06V

CASTÈU DE ROCOFINO

Roco-Fino, la, peço de
Grand Roco-I ino

,2,25

litre tut zriotra

:17 S fr.

.

. 6 ® fr.

id®

Casteuu de Roco6Fino
id.
id.
la caisso t e 2

bboutilio.

.

.

.

.

.

.

.

.

8 OC) Ir.
1 C)() fr.

BMVR - Alcazar - Marseille

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              <text>L'Aiòli. - Annado 08, n°282 (Óutobre 1898)</text>
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              <text>Deux-cent-quatre-vingt-deuxi&amp;egrave;me num&amp;eacute;ro de &lt;em&gt;l'Ai&amp;ograve;li.&lt;/em&gt;</text>
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              <text>Bibliothèque de l'Alcazar, ville de Marseille, MA 8 Magasin des périodiques morts, Fol 13136</text>
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              <text>Vignette : http://occitanica.eu/omeka/files/original/315cda6bceb027d7b8d11fa8f83182bd.jpg</text>
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              <text>&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/3755"&gt;Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; la fiche corpus de &lt;em&gt;l'Ai&amp;ograve;li&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;</text>
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