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                  <text>VUECHENCO ANNADO, Nô 276

DISSATE, 27 D'AVOUST 1898.

Nètutri, li bon Prouvençau,
A'u sufrage universau,
Voutaren pèr l'bli

E faren l'aibli.
F. MISTRAL.

AI LI

Vidoun, Vidau,
Segound la vide
Lou journau.
/Prouvèrbi di nzetssounié. )

QUE VAI GRENANT TREK FES PÈR DIES (7, 17, 27)

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Vers

FOLCb DE BARONCELLI
au palais dôu Roure

Baile dôu journau

EN AVIGNOUN

FOLCb DE BARONCELLI
V

DISCOURS
PRONONCÉ PAR M. PAUL MARIÉTON
Chancelier dit Félibrige
POUR L'INAUGURATION DU MONUMENT DE

Pierre GOIJDELIN
le 9 aoÛt 1898, à Toulouse.

C'est souvent la rançon du génie, que cette

Il releva sa dignité par un goût suprême d'ar-

défiguration ! La gloire d'un poète est faite

tiste. Il la consacra littéraire par des chefsd'oeuvre. Il fit un vulgaire illustre de ce qui
pouvait n'être plus considéré que comme un
patois, - lui rendant la considération parmi

autant de sa légende que de la connaissance
même de son Couvre. Un jour vient où tout
est remis à sa place. Le temps est le grand
maître. Cette Couvre, toujours lue, toujours
rééditée après 30 éditions, et dans toute l'Europe, aura fait Goudelin classique.

les lettrés comme dans le peuple. Voilà pourquoi le Félibrige salue son plus grand précurseur dans le poète du Ramelet moundi, témoin
de gloire et mainteneur sublime d'un idiome
persécuté dont l'usage aura été, pour tant de

De ses odes, sonnets, chants royaux, mascarades, qui comptent plus d'un chef-d'oeuvre,

générations oppressées par un centralisme

je ne dirai rien ici. Le jour de l'installation
MONSIEUR LE MINISTRE, (1)
MESSIEURS,

Quand, il y a peu d'instants, M. le Maire de

Toulouse et M. le président des Cadets de
Gascogne (2) m'ont prié de parler ici, je me suis
senti fort perplexe.

Goudelin est une des plus hautes et des plus
pures gloires du Midi. Il est populaire à Toulouse; il est vénéré depuis deux siècles comme
un immortel ; c'est un intangible soleil au
firmament de nos précurseurs. Comment improviser sur une si grande ombre ?
J'ai consulté mon ceeur, et l'émotion qu'y
éveille la pensée de toute la place que tient le
poète de Toulouse dans un idéal auquel j'ai
consacré ma vie, me rend soudain moins indigne peut être de le saluer au nom des Félibres,- c'est-à-dire des représentants de l'âme
populaire et traditionnelle de la Terre d'Oc.
Mais n'attendez pas, Messieurs, crue je vous
`

expose la vie ou même un simple éloge de
Goudelin. - Sa vie ? EI]e ne serait pas longue à

retracer. Comme les cigales, il a peu de biographie.... Ce poète ne fut qu'un poète, estimant que c'était assez. Aussi toutes les clas-

ses se réunirent-elles dans l'admiration du
Ramelet moundi.

Ce Goudelin, qui était l'ami de l'infortuné
Montmorency, le décapité de Richelieu, le
dernier comte de Toulouse, l'ami d'Adrien de
Montluc et de ce comte de Montauron à qui
Corneille a dédié Cinna ; ce Goudelin, à qui

les Capitouls firent, sur ses vieux jours, la
pension qu'il leur avait demandée, ingénu
comme Lafontaine, fier comme Lamartine,
assuré qu'il était du rayon de gloire ajouté
par son Couvre à l'auréole de Toulouse ; ce
Goudelin, qui eut la haute estime de tous les
lettrés de son siècle, fut également idolâtré du

Peuple jusqu'à se transformer dans l'imagination de la foule en un bohème sans vergogne, mais peuple et génial....
(1) M. Léon Bourgeois, ministre de l'instruction publique et des Beaux-Arts.
(2) M. Georges Leygues, vice-président de la Chambre
des Députés, ancien ministre.

définitive de votre Goudelin de marbre, cour
d'amour de poètes se tiendra au pied de l'admirable monument, Couvre exquise d'un maître illustre (1!, et de plus autorisés diront à
loisir ses mérites.
Contemporain de Malherbe et vraiment son
frère en génie, Goudelin est son rival pour la
correction et la sobriété du style, avec je ne

sais quelle franchise en plus. S'il fut poète
populaire, de sentiment comme de renommée,

il le dut à sa langue, dans un temps où il ne
pouvait naître de vrais poètes français de

race d'Oc. La langue poétique - pour les
poètes d'inspiration - est toujours la langue
de l'enfance, la première entendue. Avez-vous

remarqué qu'avant ce siècle les pays méridionaux, fertiles en prosateurs illustres, de
Montaigne à Montesquieu, n'ont pas donné de
grands poètes français, pas un seul !... L'anti-

que culture bilingue a repris ses droits sur
cette terre de Toulouse qui jamais n'a connu
plus merveilleuse floraison de rythmeurs dans
ses deux idiomes. N'est-ce pas, mon cher maître Silvestre ? Et vous, félibres de l'Escolo
Moundino ? Et vous,poètes de l'Effort l

Pour nous, félibres, l'Ceuvre de Goudelin
est un exemple.
Vers la fin du XIIIe siècle, quand, après la
désastreuse croisade «albigeoise» qui arrêta
dans sa croissance la civilisation du Midi pour
en déplacer l'épanouissement, la domination

capétienne fut bien établie sur la Provence
après Toulouse, la langue des troubadours,
abandonnée de la faveur officielle, commença
de déchoir. Peu à peu, ce provençal, consacré

jadis par les princes comme l'expression du
gai savoir, fut remplacé par le français dans
les cours méridionales. Entraîné dans le courant de la littérature triomphante, que même
la restauration toulousaine du XIVe siècle ne
parvint pas à détourner, il perdit, relégué dans
le peuple, jusqu'à son orthographe naturelle,
avant de tomber au rang des patois.
Cependant, il n'avait cessé d avoir des interprètes.Goudelin, le premier depuis les troubadours, fit Couvre d'art dans la langue vaincue.
(1) Le poète assis écoutant la Garonne, par Falguière.

1

excessif, une sorte d'affirmation de la liberté.
Et puisque j'ai l'honneur de parler aujourd'hui devant un ministre, devant deux ministres de la République, dont l'esprit libéral et

ami des lettres est bien connu, je veux dire
brièvement ce que c'est que ces fameuses libertés dont se réclament - et que réclament
- les félibres.
Le statut du Félibrige, rédigé lors de sa
constitution défloitive en 1876, en expliquait

ainsi le but : «Le Félibrige est établi pour
rapprocher dans une ardeur commune les
hommes dont les oeuvres sauvent la langue
des pays d'oc, et les savants et les artistes qui
étudient et travaillent dans l'intérêt ou au regard de ces contrées. » Longtemps, il n'avait
été qu'un allègre bataillon de volontaires pour
la restauration d'une littérature et d'un parler
déchus. Mais peu à peu, cette langue devenant «la naturelle incarnation de la patrie,
de l'indépendance et des droits sentiments »,
il enseigna que le premier devoir d'un Méridional patriote, en dehors des partis, était de
maintenir la dignité de race et l'honneur de
son peuple.
Le libre développement des forces vives de

la race et du sol, de leur personnalité séculaire, voilà ce que réclament les félibres. Ce
qu'ils veulent tous, c'est qu'un Provençal, un
Languedocien, un Gascon, ait le droit de connaître et d'aimer son pays natal, avec la liberté

de ne pas renier ses ancêtres en faveur d'un
patriotisme si abstrait qu'il le dénationalise.
Ils protestent contre un enseignement uniformitaire qui réduit l'histoire de la France à
celle de 1'Ile-de-France, à celle des agrandissements de la monarchie. Et au-dessous de sa
métropole nationale, ils lui souhaitent autant
de centres régionaux que d'anciens chefs-lieux
historiques.

Eh! bien, Messieurs, ce voeu se réalise.
Grâce à ce que les amis du Régionalisme dénomment aujourd'hui « l'Esprit félibréen »,

après les félibres on a vu surgir les Cadets
de Gascogne. Sur leur passage vos nobles pro-

vinces revivent. Et nous sommes heureux
aujourd'hui de saluer ensemble Toulouse,
BMVR - Alcazar - Marseille

1

�Toulouse la vénérable, métropole historique
du Midi, et Toulouse capitale des arts, ville de
tous les contrastes, Toulouse la sainte et la
palladienne, la cité païenne et mystique, Toulouse, la vraie ville gasconne, pourtant reine
du Languedoc.
Mais j'ai fini, Messieurs. Mon dernier mot
est de Mistral :
O Toulouse, s'écriait-il, le jour qu'il saluait
votre Clémence Isaure, l'âme du Midi réfugiée

en'toi, chevaleresque et digne, tu traversas
les âges. Mais écoute : Si tu veux que le sang
Tectosage maintienne sa vertu, oh! maintiens
ta langue historique... Dans la langue un mys-

tère, un vieux trésor se trouve... Chaque an-

née le rossignol revêt des plumes neuves,
màis garde sa chanson. Chasque an lou roussignbu cargo de plunio novo,
Mai gardo sa cansoun.

1870 en laquelle Mistral vint lire au pied de ce bronze
un de ses admirables sirventes, ardent comme une pro-

Je salue, en toi, o Jasmin, l'ancêtre vénéré dont
le
nom est inscrit au frontispice de notre livre d'or. Mais
puisque le Consistoire félibréen s'est senti assez sûr de
sa
force pour confier à l'un de ses plus jeunes le soin
-de le
représenter en cette mémorable journée, je renouvelle
au pied de ta statue, au nom de la jeunesse félibréenne,
le symbolique serment de délivrer la Comtesse enchaînée, et cette promesse n'est point vaine, car nous. avons,
nous les jeunes de la Santo Estello, le mépris des
réclames intéressées. le dédain des enthousiasmes passagers,
une foi profonde et désintéressée en cet idéal que nous
avons fait notre. mais, par dessus tout, le
droit aux
longs espoirs, lents, mais sûrs comme l'espérance
toujours réalisée des semailles fécondes !

clamation, entraînant comme un hymne de Tyrtée, superbe comme un chant de race. Je ne crois pas m'écarter
de la vérité en disant qu'à ce moment le grand poète
était surtout considéré avec une sympathique curiosité,
rien de plus. S'il était venu aujourd'hui parmi nous, on
n'aurait trouvé ni assez de fleurs ni assez d'arcs triomphaux pour célébrer son arrivée. Cela suffit à indiquer
le chemin parcouru depuis trente ans. Car enfin, à ce
moment, Mireille était née, Calendal aussi ; la plupart
des strophes lapidaires du recueil des Iles d'Ot- étaient
connues. Si donc l'accueil qu'on ferait actuellement à
l'aède virgilien de Maillan serait tout autre que le premier, c'est que l'instinct populaire a fini par comprendre
qu'à côté du grand poète il y a en Mistral l'apôtre d'une
race.

De quelle race, dira ton? Grandiose, troublant pro-

A L'ENT3-cy

blème qui gît au fond de la conscience sociale, que je ne
veux même pas effleurer en l'actuelle circonstance, mais

que de lumineux esprits comme Taine, Darmeteter, P.
Mever, ont entrevu à travers les évolutions éphémères
qui sont l'éternel devenir des peuples, à travers d'incontestables survivances ethniques comprimées, mais non
étouffées par une centralisation excessive autant qu'in-

MOUN VIÈI AVIGNOUN

féconde.

MORT
dôu félibre de i'AIET
J.-B. Martin, un di pouèto di proumié tèms dôu Felibrige, e noue certo di mendre, vèn de mouri en Avignoun
ounte, despièi lbnguis annado, éu èro courreitour à l'em-

premarié Seguin. Tant èro espert en lengo grèco que
famihieramen l'avier, nouma « Martin fou Grès. E se sarié

segur fa 'no reputacioun dintre li meiour de Prouvènço,
se la le dins la Causo noun i'aguèsse trop lèu fali. Es
eisa de n'en juja pèr fi pèço eicelènto qu'éu avié publicado, souto fou séudounime de Félibre de l'Aiet, dins
l'Armaiia Prou iençau dis annado 1855, 56, 57, 58, 59, 60,

e autre, que n'estamparen quàuquis-uno dins noste
numerô venènt.
Jan-Batisto Martin, mort Ion 23 d'àvoust, èro nascu
en Estezargue, dins fou despartamen dôu Gard, en 1827.

au eentenàri de ,aussemin
MESDAMES, ME3SIEURS,

Puisqu'en ce beau jour de Thermidor ensoleillé sont
venus de la grande ville des méridionaux assez glorieux
de leur origine pour égrener des rimes d'or et des fleurs
estivales au pied de la statue de celui qui fut la véritable incarnation de la muse Gasconne, il convient qu'à
ces hommages se joignent ceux des fils du Midi restés
inébranlablement fidèles aux horizons ancestraux. C'est
pourquoi j'ai accepté, moi très humble, la haute mission
rie venir de la Cité sombre au-dessus de laquelle flottera
dans quelques jours en votre honneur la bannière de nos
vieux princes d'Oc, pour venir apporter à Jasmin le salut
du Félibrige.

Et je me reporte à l'inoubliable journée du 12 mai

génial inconscient. Lorsque furent écoutés tes premiers
chants, t une t e d ou t ais pas qu lis étaient la pins victo
rieuse ré p onse au rappor t d e G r é goire sur l ' extermiti
naon
soi-disant patriotique des patois. Le premier en ce siècle
tu fis admettre cette hérésie qu'on pouvait faire des chefsd'ceuvre en langue d'Oc De Goudelin à la grande renaissance de Fontségugne tu fus incomparablement le
plus grand de tous ceux qui ont conservé le dépôt séculaire légué à leurs arrière-petits-fils par les Troubadours
du XIIIe siècle.
Mais bien des choses se sont passées depuis que Jasmin,
vers 1840, reçut la croix de la Légion d'Honneur des
mains de M. de Salvandy. De nouveaux horizons se sont
montrés à la pensée humaine ; l'histoire provinciale et
l'histoire communale sont venues compléter, agrandir
l'histoire nationale,et ce siècle finissant,qui a fait le tour
de toutes les conceptions humaines, en est à se demander si le verbe natal, si la bonne terre des aïeux ne sont
point, en définive , les seules assises intan g ibles ... A uss i
après la période homérique qui a montré la persistante
vitalité de la langue, est arrivée pour les félibres vraiurent dignes de ce nom la période de combat.

Tôuti ti moussurot, fi couines, soue parié
Es de troumpo-quau-pbu, n'en que de gusarié.
JANET

lvoun, Mouss' Enri l'es pas.
MroUN

Flepresentado pèr lou prouinié cop au Tiatre poupulàri

JANET

Mai que tôuti dèu l'èstre.
Oh ! pièi, ve! finissen ! M'enueies ! Siéu ]ou mèstre !
Farci ço que voudria !.. Vai faire toua dîna,
Vai, trege-lengo, e vèngues plus m'enquequina
MIOUN

Feras ço que voudras ? Ah ! noua! lé siés pancaro.
JANET

Miounet ! Miounet ! Pren-te gardo i Tout-aro
Vas avé lis atous!
MioUN

Guerido aura Pierroun

JANET

JANET

Taiso-te, taiso-te, que desbarjes, Mioun

Auras quàuqui bacèu !

MIOUN

MIOUN

Ah ! se desbarje ansin ! Demando à si famiho.

0, l'aura, bourbouioun

JANET

Que pau m'enchaure à iéu s'an troumpa 'quéli fiho

JANET
?

courre se
Nativeta di glèiso dôu Mie.-

tiero d'amarino e li vege an poussa 'qui e, la
Fume s'apoundènt à l'obro divino, un terraire man de
fegound
s'es crea, mounte l'amourié, Ion sause, li
piboulo,
lis
aubo vènon à bèl èime sènso coumta la frucho,
Ion blad, la luserno, l'esparset, basto, tout co li vigno,
coungreia noste soulèu calourènt sus a u e l que pôu
q o costo dôu
terraire lenaadoucian.
Lou païs, abita soulamen pèr un moulounet de boni
g è n t atravali n '
varai dins l'istbri '
Pa mens au siècle XVIe1
aquel escapoucho de ba
Adret, davalant dis Avp d ôufinenco e rr é
sa b
fenat boutèron fi) es Angle après agué amaluga
Crous goutico de Vilo-Novo, mounte varaiejèronla Belloprendre piado. Li jour de pas revengu, ]ou païsan sènso
rebast'igné soue oustalet, graci i peiriero
d'alentour d'àutri
granjo s apoundeguèron, uno eici uno eila en tir

pourra-onrouver i, lma aai
mena grand

Goumèdi en tres a te e en vers

Tounieto dôu Panard, noun te siés entreva
Perdequé, tant coussudo, e tant bello, e tant fino,
A couifa lou bonnet de santo Catarino ?
Janet, es de moussu, courre toun Mouss' Enri,
Que lis an... arroundido, e pièi... plantado aqui.
Trouvariés estounant que ta barjo sucrado,
Toun moussu tan- lisquet, courre li cambarado,
Aguèsse quauco part semena'n bastardoun ?

fi

Es acb lis Angle.
Se dis qu'aquel endré sarié esta basti pèr de
pescaire
i'a d'an e d'an ; Ion Rose alor fasènt angle
en
bas de la mountagno, carrejant li pèis tôutipassavo
fres ; à la
longo Ion cremen a pres la place, de l'aigo lindo,
fi brou-

sera au contraire, le meilleur instrument d'enseignement
dans l'école populaire. Aussi bien, puisqu'on parlait
récemment du substratuin latin indispensable aux classes c u lti vé es, que l meilleur analogueit
t
pour le peuple méridional que celui fourre par sa vieille
langue d'Oc?
Aussi je suis heureux et fier de te saluer au nom des

MIOUN

de Gravesoun,
souto la direicioun dôu félibre Grabié Perrier.

n'en vèi pèr Nouvê dins
jour.

ment libre et démocrate qui attribuera respectueu-e
ment à la nation ce qui est à la nation, à la région ce
qui appartient à la région, à la commune ce qui est
d'intérêt communal Et le moment n'est pas loin où la
langue d'Oc ne sera plus considérée en ennemie, mais

FUIETOUN DE L'AIÔLI

Lou Creserèu

Quand davalas long di ribo dôu Rose, après Ion ChaineVerdf vesès parèisse à-nuno lè;o d'Avignoun,
sus li rou.
cas fasènt calo à la piano, un vilajoun acimerla

conservées dans les mémoires populaires. Ces syllabes
ont été recueillies, diamants frustes, pour êtres serties en
de prestigieux écrins par une pléiade poétique qui ne le
cède à aucune en quantité comme en qualité. Autour de
ces poètes se sont groupés des penseurs qui ont compris
que derrière un verbe se cache toujours une force vivace.
Les grands noms historiques : Gascogne, Languedoc,
Provence,qu'on pouvait croire à jamais rayés de la carte
de France, ont surgi plus vibrants que jamais, en attendant de s'imposer dans la constitution d'un peuple vrai-

poètes patriotes du Midi, ô toi, superbe, formidable,

2

Lou Uilage dis Angle

Ce problème s'est posé par la seule puissance du
verbe, par la seule magie des syllabes ataviquement

Boudiéu ! Maman me prus

'

1

,

la baisso.

an t vers

,

A l'apèns de la mountagnolo, dins un bouscas
de casau risènt d'
fi ers de roussignbu, l'es la demoro deun o font erre
Moussu dis Angle, fou regreta e brave Comte l'eiretié de
Armand de
Pont-Martin, l'un di peirin de nosto reneissènço
prouvençalo. Amor d'acb, emé l'autour de Mirèio saludaren
eici l'escrivan
« Que dins si libre diamant in
« Sa plume d'or èro uno espaso !
Se Ion courage noun vous defauto, vous baierai
pèr
counsèu de countunia l'escourregudo
is Issarts,
un vièi caste!as merleta, aro di enjusquo
Fourbin, e que si
tourre requinquihado s'aubouron alin
sus
e

agn ié e platano espetaclous,

un

un ro
ta ire de bas
,rirdaiéi
sagato d'uno antico r. ..'en

:SL
dôu terradou ; èro acb u n v ièi castèu dô
tè de douce
ums
Jano, basti en un rode auturous mounte fi Rouman
dis - avien adeja pansa piado, estènt que d'aqui - se
se mestrejo lis alentour.

MIOUN

Te leissaraf pas faire.
JANET

Oh ! pico-pebre ! Tè ! (lé mando un bacèu.) Lou
vaqui toua
Ve! Se t'envas pas lèu, la veses mai ma man?
[afaire!
T'espôutisse leu nus l... Vole pas toua pacan. (Mioun
sort.)
SCENO II
JANET, Boulet.

Quinto femo, pamens l... L'es aquelo, arrierado
Pèr elo, i'a qu'aquéu qu'a de terre, à saumado
Que fugue brave e bon à faire quaucarèn...

1

Pierroun es un partit ; a de bràvi parènt ;
Es un atravali couine se n'en vèi gaire
;
Lou countrarie pas ! Mai pièi sèmblo un patiaire t
Sèmpre a la Modo bluio emé de soulieras
Dis « moun paire, de pan, loti got », es groussieras.
Tandis que Mouss' Enri !.. Aquéu ! Osco,Manosco
Que Tende ! L'es finet! Quand
parlo, brute l'osco
Bretounejo pa'n cop. Li mot ié corton lis
E requist de sa bouco. Oh ! loti bèu paraulis !
Es éu que m'a croumpa 'quest poulit abihage.
Me val bèn, pas verai ? Pinso sus moue carrage ?
A de goust, Ion capoun ! M'apren leu franchimarid.
Lou parle. Dise : pain, liogo de dire : pan.
Pain! Pain ! au-mens acb vous flatejo l'auriho
Le pain ! Que poulit mot 1 Courre canto, bresiho

BMVR - Alcazar - Marseille

�]'a gaire mai de cènt an eisistavo en aquéu liù l'amèu
dis Issart ; n'en charron encaro li vièi papié. Vuei leu
soulet brut que i'ausirés es lou cop de destrau di bouscatié, leu japa di chin
raire en aquelo reservo
touno,

d'axé o li cop de fusiéu di cas
benesido,vèngue la sesoun d'au-

pôu planestèu dis Issart lou cop d'iue s'esperlongo sus
Coumtat, la Prouvènço e li ribo dôu Rose, clins la
loa
liunchour d'un ôurizount meravihous ; pèr fini la joun-

cbo esgaiejaren lou retour en passant au planestèu de
}adamo, qu'a servi, i'a quàuquis an, pèr li course, de chivan, ipoudrom unique, mounte de miloe mile, persouno
S'istalavon eisa subre li colo tenèrt liô d'anfitiatre ; d'aqui
un caminet nous adraiara de-vers la granjo de Cachopesou, emé soun mourre couronna d'une, crous, fasènt
taro au camin de Nimes.
Aquelo acourcho sara 'n brisoun sôuvertouso. mai paciènci : vejaqui à dons pas la meravihouso coumbo de

landau mounte la naturo es tourna galoio e revertigueto; relucas aquel espetaclouspeirôu tapissa d'ôulivié
e de maset blanquinèu, mounte li- Avignounen vènon se
passeja fèsto e dimenche ! Lou panourama se desplegant aqui es subre-bèu : Avignoun, leu Ventour, lis Aupiho, leu

Rose en dos branco, la Prouvènço, tout ço

qu'ame e que me fai tresana, s'estalouiro e s'espandis clins
un cadre de roumanin, lavande, ferigoulo, nerto, embausemant l'auturo
Bello-Visto.

qu'em' esperit nôsti rèire avisa batejèron
Enri L'onvet.

LA DAMO DÔU CASTEU
A Madamisello L.

Oh ! leu bèu troues de liho !
Que prestanço ! que p°és!
L'eimariéu au gaadriho,
En meinage enta miés.

agrégé des lettres, en un langage très modéré dans la
forme, mais d'une grande énergie dans le fond, expose

les revendications méridionalistes.

La séance a été terminée, comme il est d'usage, par
des récitations et des chants. Prosper Estieu et la felibresse Philadelphe ont couronné le buste, d'une branche
d'acacia cueillie sous les ombrages du Grand-Rond.
B. B. - (Le Midi Fédéral.)
- Veici li béni novo que trouvan aquest cop clins la

Nouvelle Revue e qu'es bon que tôuti sachon.
111 earn (Pau). - La popularisation de nos idiomes

régionaux du sud-ouest continue à être partout menée
avec une louable activité.
Nombre des initiatives que nous avons ici recommandées et encouragées obtiennent déjà de magnifiques réalisations. Dans les villes, les sociétés chorales ont inscrit
dans leurs répertoires les chansons du pays, si pittoresques de poésie et d'harmonie, et le succès obtenu a pu
faire comprendre aux orphéons que leur manifestation
artistique et décentralisatrice était attendue et désirée
et serait accueillie avec une grandissante faveur. Les
campagnes enfin entrent dans le mouvement et organi,esreprésentations de théâtre régional dont nous avons
signalé les avantages esthétiques et de résurrection pro-

dialectes parmi le peuple et dans les campagnes. Ils
souhaitent d'abord que par les soins de l'Université
l'étude du patois soit à l'école l'objet de cours spéciaux et

sérieux. Les eeuvres de nos poètes et de ncs conteurs
constitueront, nul ne le saurait nier, une excellente
instruction pour nos enfants et leur inspireront un plus
haut et plus large amour de leur pays.

Le viceu est en outre émis que de temps à autre, à
l'église, le sermon en patois fasse sentir aux humbles
intelligences les beautés de la langue maternelle en même
temps qu'il mettra mieux à leur portée la religion.
Ce sont là d'excellents projets que nous tenons dès ce
moment à publier en félicitant les auteurs.

Fuirian à noueste iage

Pèr s'eima tôutei dons.
Aqui, dins l'erbo nauto,
En Ii charrant d'amour,
Li manjariéu lei gauto
De beisa de segnour.
Li'dounariéu moun amo,
Moun touer e puei l'anèu
Pèr n'en faire ma damo,
Aquelo dôu castèu.

Grâce à de tels efforts, les renaissances de Provence
et de Languedoc ont pu se produire avec les splendeurs
qu'on connaît.
Fèbus abant ! en avant Phébus ! pour la renaissance
d'Aquitaine.
Louis LATOURRETTE.

Felip Chauvier.

(Tira de Badin-1ladôu, voulume en preparacioun.)
(1) Resclau, noum de lié.

- Veici peréu ço qu'en Bretagno s'es passa. Li patrioto Bretoun, li « félibres de l'ouest », coume lis apello

un journau, au rampèu di dons barde Le Braz e Le
Goffic, se vènon d'agroupa dins une, federacioun que ié

Que chabènço, bèu Diéu, de l'agué cou neissu
Senso éu, l'ignourariéu, la lengo di Moussu.

!

pas refusa tau tresor pèr moun gèndre.

Bèn trop d'ounour nous fai de vougu' ansin descèndre
Enjusquo à nautre, du, qu'es un moussèu di requist.

leu vùu pas, farai soulet, tant-pis.

Kenvau ses la questioun tasta 'n pan Margariclo.

1pense
lutas,
Ah !

Estiéu a clamé d'admirables pages d'A. Perbosc, l'héritier
de la Cigale de la Liberté qu'a portée Fourès. M. Maurice Sarr'aut de la Dépêche, a rappelé avec une émotion
communica tive que Fourès n'avait p,,s été seulement un
grand félibre, mais encore un républicain ardent, mêlé
à toutes les luttes démocratiques de la région.
Au nom de la Ligue occitane, du groupe des poètes de
l'Effort et du Midi Fédéral, M. Charles Brun, professeur

laquelle ella a droit.
Aujourd'hui les nombreux défenseurs du parler
d'Aquitaine commencent une campagne afin que soit
poursuivie l'oeuvre de vulgarisation des beautés de nos

Es roubusto, superbo,
E fière, coumo un gau :
Li a pas de flour clins l'erbo
Mai vouianto au Resclau (1).
S'èri de la noublesso
Coumo un jouve marquis
Oufririéu mei tendresso
A la caligneiris.
E lèu soute, l'oumbrage
Deis aubre souloumbrous,

Se Mioun

- Le monument d'Auguste
Fourès est dû au ciseau du sculpteur Ducuing, brillant
élève de Mercié : il est d'une très belle allure. Une Albigeoise, synthétisant les revendications méridionalistes,
tend une palmeau grand poète du Lauraguais. Prosper

De toutes parts, la langue du sud-ouest, dans tous les
milieux, acquiert de jours en jours la prépondérance à

Lei frago e lei darbousso
An pas clins la verdour
De l'aubre e de la mousse,
De pu viéutei couleur.

P016

fanguraciotsn dôu l)fPte d' I gue te

Fouree à 'I'oulou+Iu,

vinciale.

Soun regard blu m'encanto,
Coumo quand ton soulèu
Recounfouerto lei planto
E ranimo lei gréa.

B«''genloun, Juliet 1897.

NOUVELUN

que n'en sara countènto, trefoulido.
que ! Mouss' Enri van mai que loti pacan !
bon ! sara moun gèndre avans la fin de l'an !
SCENO III

Qu'à Guerido faudrié un d'aquéli jouvènt
Lura, poulit, pimpant. Se n'en vèi pas souvènt.
Voudriéu pas te donna pèr ome un faturaire.
Siés tant belle, ! Te fan, parai ? bèu calignaire 1
Sian proun riche. Poudèn regarda 'n pau plus aut.
Me parles pas di mas emé si cabanau,
Si mouloun de femié, pouciéu e lapiniero.
Acù 's pas fa pèr tu. Puai ! Dido masiero!.
Te trouvarai quaucun.
MARGARIDO

Leissas-me chausi, iéu.
JANET

JANET, MARGARIDO

JANET
Arrives

à p re p a us : pensave à tu , Guerido .
MARGARIDO

1

perdequé

?

JANET

Perdequé? Per-ço-que siés poulido
E
qu'as Page, parai ? de pensa au serions.
Sien
toun paire, e, de tu, nia chato, siéu glourious.
Se te

maridavian ?
MARGARIDO

Se leu voulès, menu paire.
JANET

lnu vole? Segur. Ié pènse. M'es vejaire

Mancarié plus qu'acô ! Coume ié vas, boudiéu !
Que li païsanas leu fagon, leu coumprene:

An rèn aqui dedins, rèn de tout que li mene.
Mai, li gènt coume fau, poudèn pas faire ansin:
Sarié nous rebala. Siéu pas leu Gau-galin,
Pèr te permetre acô.

dison L'Union régionale bretonne. La toco d'este, soucieta
es, en reviscoulant lou sentimen bretoun, de reviéuda de
tout biais la libre voio de la raço Sa proumiero e superbo manifestacioun publico a agu lié à Morlaix, li 14 e
15 d'avoust. N'anan pesta tout taud lou seguènt comterendu dedins l'Écho de Paris:
Morlaix, 14 août.

Hier soir, au théâtre, au commencement de la soirée
de gala, M. Fournier d'Albe, barde d'Irlande, a lu sur la
scène une curieuse adresse écrite sur un grand rouleau
de parchemin vert aux couleurs d'Erin. Cette adresse
convie les Bretons de France à l'union avec les Celtes
d'outre-Manche et relate la lutte soutenue avec succès
pour la préservation de I ancienne langue et de la musique traditionnelle dans le p lys de Galles. Dans la haute
Ecosse, plus de 25).000 habitants parlent la langue gaélique. Des députés de toutes les nations celtiques s'assembleront en 1900 à Dublin dans un congrès celtique
universel pour poser les bases d'une entente entre tous
les Celtes pour toutes les questions d'art, de langue et de
littérature celtiques.
(:e matin, l'Union régionale bretodne a ainsi constitué
son bureau : directeur général, M. Anatole Le Braz ; secrétaire général, M. René Grivart ; secrétaire ajoint, M.
Sullivan Collin, et trésorier, M. Famel.
Cette grande et nouvelle association a décidé que son
prochain congrès aurait lieu en 1899 à Quimper.
Ploujean, le lieu des fêtes de la jcurnée, est à trois
kilomètres de Morlaix.
L n suit une jolie route escarpée et bordée tout le long
des frais ombrages des bois de Keranroux le temps est
magnifique, alors que la pluie tombait hier.On dirait vraiment que le miraculeux Gwenolé protège les pèlerins
littéraires de son pardon.
Je remarque parmi les pèlerins de Gwenolé : Gaston
Paris, Michel Bréal et Bourgault-Ducoudray, de l'Institut ; Havet, du Collège de France ; Morel-Fatio, Yan
d'Argent, Edmond Haraucourt, Delaroche-Vernet, Mgr

Dulong, de Rosny, Anatole Le Braz, René Kerviler.

d'Hauterive, compositeur ; Charles Le Gofc, Louis Tier-

celin, Pierné, Delestour, Beillon, de Kerjégu, de Pontbriand et Le Godinec de Traissan, députés ; comte Henri

de Chateaubriand, Félix Potin, René Grivart, une légion
de poètes, de littérateurs, d'artistes, de journalistes et
une foule curieuse de Bretons joliment costumés.

Le théâtre en planches est en plein air au haut de la
place ; il est adossé au mur du cimetière devant l'église
et ses portants se perdent dans les feuilles des ormes de
la petite place. Les décors sont peints par Maufra et
Dezaunay ; ils représentent l'entrée d'un château breton,
et, au fond, la grande irer.
Le fronton, en créneaux, porte les armes de Bretagne et
l'inscription gigantesque : Mystère de saint Giïvenolé. C'est
véritablement charmant et pittoresque,et cette «première»
unique aura un succès considérable, surtout au pays
breton.
Dès midi,le petit bourg de Ploujean est encombré d'une
foule élégante et de bretons venus même jusque de l'île
lointaine de Belz.

Le service d'ordre, autour de la place où a lieu le
spectacle, est assuré par une compagnie du 118e de ligne. Les invités, les notabilités parisiennes et bretonnes
ont des places réservées. La presse est comblée d'attentions. Aux côtés de MM. Gaston Paris et Michel Bréal,
j'aperçois Mme Anatole Le Braz qui porte les couleurs
irlandaises offertes par le délégué Dufeis Cecil.
Il est deux heures quand la représentation commence.
A cinq heures, la représentation était terminée : les
binious bretons en costume local,juchés sur les tonneaux

traditionnels enguirlandés de lierre, formaient l'orchestre, en plein air comme le reste d'ailleurs. Ils ont joué
l'ouverture et ont eu un grand succès.

JANET

Tu, pardi 1
MARGARIDO

Quau gausis, chausis. Es pèr la vido
Qu'aquéu gros nous se fai. S'avès l'amour au cor,
Dins un bonur seren vivès fin-qu'à la mort.
Mai, s'es pèr ôube qu'agiscès, leu mariage
Alor es un tourment ; es lou pire esclavage,
Ai pas resoun ?
JANET

Anen, te manco pas d'aploumb.
Fouche ! Dequé fariés, s'aviés barbo au mentoun?
MARGARIDO

Es pas la verita ço que vène de dire ?
JANET

Chato, resounes trop. Pèr iéu, i'a rèn de pire
Qu'un enfant resounaire...
MARGARIDO

MARGARIDO

Lou sabe bèn. Mai, paire,
Pensas : ]ou maridage es pas pichot alaire.
JANET

Seguramen, ma chato. E vaqui la resoun
Que fai que vole pas qu'anes à l'abandoun.
Fiso-t'à iéu. T'aurai....
MARGARIDO

Quau es que se marido ?

Alor vous ai facha?
JANET

Eh ! o. Malan de sort I Que vas t'entrepacha
Dins de questioun ansin !... Uno chato dèu faire
Lou voulé de si gènt ; en tout dèu ié coumplaire,
I.,iogo d'espeluca, de discuti pèr rèn.
Siegues braveto, anen ! Te parle pèr toun bèn
(A segui.)

U. Chab&gt;rand.

BMVR - Alcazar - Marseille

�L'Af0L1
Les acteurs pcpulaires bretons ont joué avec une majesté hiératique tout à fait saisissante, avec une conviction dramatique, une foi profonde qui leur faisaient considérer leurs rôles comme une fonction sacrée
Tous savaient très bien leur rôle ; leur voix gutturale
portait jusqu'au fond de la place couverte de spectateurs.
Ce spectacle dans toutes ses phases avait une véritable
grandeur barbare. Les scènes où paraissait le roi Gradlon
(Parkic), ont été admirablement réglées ; on les a couver-

tes de bravos, ainsi que celles où les jeunes acteurs

avaient des rôles de femmes.

Tous ont joué avec leur âme bretonne, et c'est là un
théâtre vraiment capable de faire vibrer les fibres du
peuple, parce qu'il parle profondément à sa religion et à
son patriotisme. Les délégués celtiques d'Irlande l'ont si
bien compris qu'ils ont demandé à Parkic d'aller promener sa troupe dans le pays de Cornouaille. Cela viendra,
mais M. Le Braz réserve la seconde représentation de son
mystère pour son pays natal de Lannion.

Je voudrais insister sur le rôle théâtral écrasant de
Parkic qu'il a enlevé en maître et en artiste. Il faut dire
que lui aussi est un barde ; il est l'auteur de poésies et
de chansonnettes fort agréables. On m'a conté qu'il avait
composé un prologue breton pour le Mystère de saint
Gwenolé, mais nous en réserve la primeur pour le banquet de ce soir qui a lieu à Ploujean même et où M. Gaston Paris nous fera part de ses impressions et de son
enthousiasme qu'il ne dissimule pas.
J'allais oublier qu'avant chaque acte un jeune poète
morlaisien, M. Quintin, remplissait le rôle de prologue,
mais en français, alors que toutes les scènes étaient en
langue bretonne.
Ce soir, après le banquet des Celtisants, les binious
feront encore danser les jolies Bretonnes accourues au
pardon et au Mystère de saint Gwenolé.

Au banquet de Ploujean, MM. Gaston Paris, Bréal et
Bourgault-ucoudray ont consacré officiellement la renaissance littéraire du théâtre breton.
Voici les principaux passages du discours de M. Gaston Paris, de l'Académie française :

« Ce mystère de Saint-Gwenolé a été pour nous tous
une révélation, comme la Bretagne a été pour moi une
surprise quand je l'ai étudiée, révélation ayant un côté
particulièrement intéressant et très fécond. La Bretagne,
c'est le pays même de la poésie moderne, l'amour et l'idéal. Ce que l'on a vu aujourd'hui à Ploujean, n'est-ce
pas un germe fécond qui va s'épanouir ? Il ne faut pas

se le dissimuler, l'art cor temporain est arrivé à une
sorte d'impasse et réduit à l'artifice. Il se meurt, coupé
dans sa racine, parce qu'il manque d'art populaire. Ces
gens du mystère t e sont révélés eux-mêmes.C'est la meilleure façon de décentraliser; c'est encore quelque chose
d'original et de sacré que cette belle manifestation
artistique ; c'est l'expression même de la religion d'un
peuple dans un tournant de son évolution.
s Eh 1 bien, il faudrait demander à ce peuple breton
de mettre en culture cette remarquable disposition pour
lui créer un théâtre à lui. La cloche argentine et enfantine de la Bretagne ne doit plus sonner le glas funèbre
du passé, mais bien donner son carillon dans celui de
justice et de fraternité humaine, qui est la note essentiellement bretonne. »

Vesès qu'aqui, emai se ié parlèsse bretoun, fi Parisen
llustre qu'assistavon à la fèsto soun esta mai-que-mai
respetuous de tout aco. Se n'en pou;.què pas dire autant
de nbsti Cadet de Gascougno qu'en Agenés e à Toulcuso,

agroumeli autour dôu mounde ôuficiau, em' indecènci
proutestèron contro fi declaracioun terradourenoo e felibrenco de Carrère, de Jourclanne, de Marietoun e autre ('i. Talamen qu'en un banquet, au moumen qu'Arnavielle entamenavo soun brinde, fou gros Chincholle dôu
Figaro s'escridè : Quelle langue parle-t-il, celui-là ?
quand on parle ainsi, on se lait traduire au moins ! Ço que
fai vèire. mis ami, que nosti fèsto, couine antan, li devèn
faire entre nous-autre e e noun pèr servi de pountin i
recampadis en vacanço.

Se vènd dins tduti li bons oustau.

Boulegadisso Prouvençalo

A VÈNDRE

A l'ôucasioun dôu centenàri dôu pouèto Jaussemin, En Pau
Marietoun a publica 'n travai definitiéu e felibren : JASMIN,
1198-1864, 88 pajo in-3&gt; (Paris libr. Flammarion). S'acabo pèr
un chapitre entitula Jacnain et les félibr es e pèr l'odo de Mistral
à l'ouvourde Jaussemin.
A signalatarrbèn LAS PAPILHOTCS, édition populaire en deux
volumes par Boyer d'Agen (Par-is,

libr. Garnier) em' aquesto
epitrafo à l'entour d'un grihet: Pèr capta nie rescoundi, qu'es
Ion blasoun (moudèste) di Cadet da Gascougno.

M. Frederi Girard, ]ou destingui virtuose de L'Ilo de Venisso, ven d'edita à Paris (encô de Margueritat) uno musico
nouvello de sa coumpousicioun pèr Lou ca.nt dciu soulèu de
Frederi Mistral, Cor à 4 voues d'orne que fai fou plus grand
efèt.

Dins Le Mistral: La Provence pèr E. Capeau.
- Dins La Libre Parole : Les précurseurs des félibres et
les Cadets de Gascogne pèr Gallus.
- Dins La Chronique ile B?ziers : L'iôu pèr A. Maffre;
Quan_' fa taud pèr A. Maffre ; Faneto ! pèr Ion meme.

- Dins !ou Journal de Castelnaudary : Inauguration

du monument d'Auguste Fourès à Toulouse pèr J. Voc ; e traducioun dôu discours prounouncia pèr A. Perbosc en aquelo
ôucasioun.
- Dins La Revue Méridionale : L'antic Carcassouno
pèr A, Mir; La ciutat de Carcassouno pèr J. F. Court ; Cantaao das felibres audencs pèr P. Gourdou.

- Dins Le Midi federal : Devant Fourès pèr C. Brun.

- Dins L'Express du Midi : Jasmin pèr P. Hubert.
- Dins Le Petit Poète : Un tresor de trapougnerello pèr

"avoua blanc de Camargo
Li pavoun reiau, pountificau, qu'au tèms di papc,
se
passejavon, ufanous, dins fi jardin meravihous dôu Pavais
d'Avignoun ese quihavon à la cimo di fourré e di meriet

pèr regarda, tout en fasènt la rodo, emé si co de velout
frapa coume li vièi riban dis Arlatenco, fi farandoulo
de
nanet se desplegant pèr li carriero.
S'adreissa au burèu de l'Aibli.

Castèu-Reinarden, Barbentanen, Rougnounen, Taras.
counen, Sourguen o Carpentrassen, quand anas au mar.
cat fou dimècre e Ion dissate, manqués pas, manqués

pas r u mens, d'ana tasta fou bon pèis fres, fi sarceIlo
grasseto, fi couvet de Camargo e béure Ion vin blanc à
seutour d ile-de-mar e de cabridello o fou vin di Papo
dôu castèu de Roco-Fino à 1'

Âuber/g!a(r'ié/-Elestaurat BEEINo

C.

F. Chauvier.

- Dins L'Uomme de Bronze: Un mariage sus li branco

pèr E. Jacquié.

- D'ns La Paix : Le naouuenaen` félibréen
bezieux, article furious contro nosto boulegado. pèr G. Bar-

- Dins la Revue des traditions populaires: l'ra'er.

bes, locutions, formulettes de la Basse-Auvergne pèr A. Dauzat
- Di ,s la Revue das langues romanes : Allocution en
provençal d'un curé de Beaucaire (1501) ; Quelques
inscriptions
canrpanaires en provençal moderne, à Angles, Arre, Bourboun,
Lurs, Sigounço e V6ulouno

- Pins Le Forum républicain : Mount-Majour pèr Na
fins La Vihado : Enfant de l'Estello pèr L. Noré ; Lou

Bremoundo.

massapan pèr P. Madiero ; Lou véuse incounsoulable pèr A.
Chailau ; Au grand marcat pèr J. Allié ; A la nèdo, etc..

- Dins Lou b:au : Lou couneours de tèmo e de versioun

;

Dis'-ours d'Anfos Tavan ; Rapport sur le concou's de vcrsron et
de thème pèr A. Brun ; i'èr lei noueço d'or de Louei e de Madeloun (cauoun_e Bourge) ; Discours ddu prefèt de l'Erau (M. Vincent) ; Councours de prédicanço, etc..

V 1 O AL I N C,

SUCESSOUR
EN A VIGNOUN
à la carriero de l'Arc-de-l'Agnèu, 8
contro la plaço dôu Reloge.

BRANDADO

- Dins La ' ampana de Magalouna : Lous félibres à las

festas de Gascougna e de Lengodoc ; Souveni dau lac de Gauba
pèr E. del 1Mas ; cops de Canmpana, etc..

- Dins Le Lauraguais : Poètes Languedociens, Lucien

llengaud pèr A. de Laurac.

(*) Le mot d'ordre des Cadets est : Pas un mot donnant à
supposer qu'on aderrière la tête des velléités d'indépendance
provinciale, si minime que doive être cette indépendance. Le
félibrige reste cantonné dans la Provence. Il n'a pas de

prise sur le Sud-Ouest. En tout cas, il n'élève plus la voix
dans les banquets ou devant les monuments qu'on inaugure.
- ED. COMTE.

remounta l'estouma, famous pèr douna
de toun, pèr faire digeri, pèr adouba la voues, superiour en tout au vin
de Quinquina e agradiéu en bouco coume iou vin de Castèu-Nàu.

ESPECIALITA

Boui-abaisso

Couquiho 'e chambre e de
lingoumbaud

pèr la coumando en Vilo
Service
à la Carte, à Pres-Fisse e

tôuti li jour.

Saloun reserva.

tduti li dimècre

à Cachet.

L'Aubergarie-Restaurat BERNO es renouma pèr soun
doumicile
esta uno dis especialeta
dequ'Q'esustautoujour
l
.

liservmaiiceapreciadoà

Se pren de Pensiounàri, - Pres moudera.
GALANTO CHAMBRO PÈR NOVI

- Dins La Terro d'Oc : Las fèstos de Gascougno e de Lengodoc pèr J. Pitchou ; A Goudouli pèr J. F. Court ; Le festin
des félibres pèr J. Prouvinço; Souscripcioun pèr fi funeraio
de P. Froument.

LA COCA [)OU PEROU
La meiouro di bevèndo pèr
Pèr béure, o Mariàni,
Toun vin, bon restaura,
Que s'es assaboura
Dins li soulèu estràni,

Dôu constat d'aut fi Cadet de Gascougno
Soun reparti. Cougno, felibre, cougno
Car lis einat valon proun li cadet
E, gràci au Mikado, n'an pas la rampo i det.
Fabricant: Fèlis EYDOUx. - MARSIHO.

DEMANDAS
lai
LA MAI AMOUROUSO DI PIPO

EN RACINO DE BRUSC
S'atrovo en Avignoun, au Magasin DESI-LAYES.

Lou gerènt: Forcé DE BARQN(r LLI.
En Avignoun, empremarié FRANC,»s SEGUIN.

Ctiiileieiouo coutup!èlo de LAIOLI

Pèr béure risoulet
Toua vin de capitàni,
Esperaren pas, nàni,
D'avé l'estouma blet.

252 numerô (189/, 1892, 1893, 1894, 1895, 1896, 1897)
Emé la TAUG(71 »Il MATÉ RI countengudo dins ion journau pendènt aquéli

annado . . . . . .

Se vènd Zi fr. la boutiho, à Paris, balouard Haussmann, 41, farmacio
Mariani.

7Pres: 70ff-

S'adreissa i burèu dôu journau

VIN DE CAST1U-NÔU-DE-PAPO
CLAUS 06V

CLSTÈU_DEROCOPINO
Ur%

ES. CCÛ

Poco-Fizo, la pèço de ,2,25 litre enviroun .
Grand Roco-.Fino,
id.
Castèu de Roco-Fino
id.
id.
la caisso de 25 boutiho.

N

.
BMVR - Alcazar - Marseille

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              <text>Deux-cent-soixante-seizi&amp;egrave;me num&amp;eacute;ro de &lt;em&gt;l'Ai&amp;ograve;li.&lt;/em&gt;</text>
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              <text>Mistral, Frédéric (1830-1914)</text>
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              <text>Bibliothèque de l'Alcazar, ville de Marseille, MA 8 Magasin des périodiques morts, Fol 13136</text>
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              <text>Vignette : http://occitanica.org/omeka/files/original/59945648fc05364321e1811b74d50c67.jpg</text>
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              <text>&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/3755"&gt;Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; la fiche corpus de &lt;em&gt;l'Ai&amp;ograve;li&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;</text>
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              <text>Chauvier, Philippe (1833-1903)</text>
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