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                  <text>ESCOLO

DERAS

PIRENÉOS

(COUMÉNGES, QUATE-BATS, NEBOUZAN, COUZERAN, HAUTO-GAROUNO)

ERA BOUTS
DERA

MOUNTANHO
QUE PARÉÜH GADO DUS MÈZES

SEN-GAUDÉNS
E MPRIM AHIO

E

LIBRARÌO
19 05

ABADiE

�SOUMARI
Pages

[. — A Messieurs les Instituteurs et Professeurs de la HauteGascogne et des Pyrénées centrales, Y. DUFOR et
B. SARRIEU

H. — Séde Mai. lî. GUILHÈM-PÉNA
III. — Noubèles (Nauèts Gounfrais, Arreniercionients, Escámbis, Arreunioui? dera 'Scòlo, etc.) B. S.
IV. — En tournan ta't païs, M. CAMELAT
V. — Utilité pédagogique du gascon : I. Qu'est-ce que le gascon ? B. SARRIEU
VI. — Goundes è Babiòlos dera Gesso, Nos II è III, B. DAUBIAN

—
—

Létros dera Mountánhou : I. Es Regéns, V. BARDOU.. .
VIII.
Eb beròi Capulét, B. SARRIEU
IX. — Beniarques orthographiques, B. SARRIEU
X. — Punhatch de Repurbèris de Bammalo, N° II, D. CAUVII.

DURBAN

XI. —Coundez-Arrenduts, B. S
Su'era
\ ^e ^° ^m parlarà aquésto 'rrebisto
Boucabulari gascoun
couberturo j

33
36

36

- 40
41
44
45
47
48
51
52

Abrégé des Statuts

3
3
4

RÈGLES PRINCIPALES DE L'ORTrlOGRA.PtiE GASCONNE
En règle générale, on écrit comme on prononce, et les lettres ont la
même valeur qu'en français.
On prononce j et ch comme en français ; on écrit dz pour dz, dj pour
dj, ts pour ts, et tch pour tel).
On représente 1 et n mouillées par Ih et nh (lialhd, rnountanho).
On peut noter 7? une n gutturale possédée par le gascon (cav, têr/gue).
Jamais t n'a le son de s ; on écrit atenciouy, etc.
Les diphtongues monosyllabiques formées par i, ou, et u peuvent
s'écrire ainsi :
1° ay, èy, ey, iy, òy, oy, ouy, uy (ou bien ai, èi, ci, etc., sauf pour
iy et uy) ; il ne faut pas écrire aï, èl, etc.
Et ia, iè, ie, yi, io, io, iou, iu (au début d'un mot,, ou d'une syllabe
bien détachée, on peut mettre ya, yè, etc.)
2° au, èù, eù, iù, òù, où, ouù, uù (mais il vaut mieux se passer de
mettre l'accent sur l'ù pour au, eu, tu, bu, et même pour iù, si on écrit
yu ou iù pour iu) ; il ne faut pas écrire aou, èou, etc. ;
Et ùa, ùè, ùe, ùi, ùò, ùo, ùou, ùu (mieux que oa, oè, etc., et que oua,
ouè, etc.) On pourra ici aussi, sauf pour ùu, se passer de l'accent grave
sur ù, si l'on suit la règle ci-après.
3° lia, lié, lie, ài, etc. (le signe lî, très lisible, évite de donner deux
valeurs au signe u ; on peut dès lors dire que u, précédant ou suivant uneautre voyelle, a toujours, sauf après q, et dans gue, gui, le son ou).
. Le tréma est réservé pour indiquer que l'i et l'ù qu'il surmonte se prononcent à part, avec le son qui leur est propre (bïoulént, arrüd).
Tous les autres caractères ont à peu près la même valeur qu'en français.
AVIS. — Dans un intérêt de précision linguistique, les auteurs sont
priés de vouloir bien indiquer exactement, à la suite de leurs articles en
gascon, à quelle localité appartient l'idiome employé.

�ici o.o.
IBÊZIERS

ERA BOUTS DERA MOUNTANHO
PRUMÈRO ANNADO

N° 3

(( Toustém Gascons I »

A MESSIEURS LES PROFESSEURS ET INSTITUTEURS
des -Pyrénées Centrales et de la Haute-Gascogne

Messieurs, quelle belle mission que la vôtre !
Un jour les Grecs envoyèrent consulter l'oracle de Delphes sur les
meilleurs moyens à prendre pour former de grands citoyens. L'oracle
répondit : « Ornez vos enfants de ce que vous aurez de plus précieux ! »
Aussitôt les parents d'embellir leurs fils des bijoux les plus riches de
l'art national. Ils avaient mal compris. L'oracle entendait religion, morale,
science, vertu, patriotisme. Or, cette méprise, cette erreur précipita la
décadence de ce peuple illustre.
A vous, Messieurs, la République et la famille ont dit : nous vous confions nos enfants ; faites-en des hommes consciencieux, des citoyens
utiles, des patriotes éclairés. Elevez leur àme, leur cœur, leur caractère,
vers un noble idéal ; ayez un égal souci de leur instruction, de leur formation et de leur éducation sociale. Faites leur connaître, apprécier, aimer
le magnifique patrimoine de la France, tout fait de grandes actions, vous
souvenant du mot célèbre, rappelé naguère du haut de la tribune parlementaire : (&lt; Les grands souvenirs font les grands peuples ! o
Mais, pour inculquer profondément dans l'être intime des nouvelles
générations l'amour désintéressé, le dévouement sans bornes, l'attachement indéracinable à la grande patrie, commencez par éveiller, développer
en elles, l'amour, l'attachement, le dévouement à la petite, c'est-à-dire
à la province, au chef-lieu, au village, à la famille. Inspirez-leur une fierté
raisonnée, consciente pour leurs personnages les plus marquants et leurs
hauts faits les plus illustres, pour les justes manifestations de l'âme
ancestrale et pour l'activité productive du sol natal.
Lorsque l'humble maître de nos jeunes années — vous le rappelezvous ? — descendait des hauteurs de l'histoire et de la géographie
générales jusqu'aux horizons plus rapprochés de l'histoire et de la géographie locales, notre attention, saisie par je ne sais quel attrait particulier,
devenait plus intense ; il passait comme un frisson pénétrant dans notre
àme, au contact mystérieux de l'àmede nos pères. Longtemps pédagogue
moi-même, lorsque je voulais faire vibrer le sens patriotique de mes
élèves, soulever leur enthousiasme, je n'avais qu'à ressusciter devant eux
quelque gloire provinciale.

�34
Les Grecs avaient pour leurs enfants l'anthologie de Méléagre ; pourquoi n'aurions-nous pas pour les nôtres une anthologie régionale ?
N'avons-nous pas, en Aquitaine et en Comminges, les Xaintrailles, les
Lahire, les Montaigne, les Montesquieu, les de Barbazan, les d'Ossat, les
Marrast, les Compans, les Niel ? N'avons-nous pas nos écrivains, nos
artistes, nos poètes ?
Et notre idiome rural, notre parler gascon, commingeois et couserannais,
n'est-ce pas pour nous un devoir sacré de le conserver comme la relique
la plus vénérable, la plus suggestive de notre cher pays ? N'est-il pas un
des principaux éléments de l'ethnographie et du folk lore pour lesquels on
se passionne aujourd'hui ? B y a plus d'un demi-siècle, un maître d'école
publia un embryon de lexique patois: un de mes excellents condisciples,
André Desprats, principal honoraire, au patriotisme "et à l'intelligence
toujours jeunes, se proposait d'employer les loisirs de sa retraite à compléter le vocabulaire de Dupleich et à composer une grammaire commingeoise comparée. Hélas ! une mort prématurée l'arrêta brusquement dans
ses projets de régionalisme pratique. Quelqu'un de nos jeunes félibres ne
reprendrait-il pas l'idée si généreuse de mon vieil ami ? Notre Ecole serait
heureuse et flère de pouvoir récompenser quelque jour d'aussi précieux
travaux.
Une autre idée, un autre projet que je vous soumets et qui me semble
de nature à favoriser le but régionaliste que nous poursuivons, c'est la
création de musées cantonaux, où seraient groupées toutes les productions naturelles et humaines de la contrée. Ils seraient ouverts, les dimanches et les jeudis. Vous y conduiriez vos élèves, du moins les meilleurs, à
titre de récompense. Quelle leçon de choses ! quel livre, surtout expliqué,
commenté par vous ! N'est-ce pas aisément réalisable, cela, et souverainement profitable ?
En attendant, nous avons « Era Scòlo deras Pirenéos » et « Era
bouts dera Mountanho ». A vous, Messieurs les maîtres de l'enseignement, de les propager, de votre mieux. Engagez votre commune ou votre
région à s'y associer pour ses bibliothèques, ses écoles primaires, ses
collèges et ses lycées. Déjà, un professeur, licencié ès-lettres, a envoyé
son adhésion au nom de l'établissement où il enseigne les humanités :
voilà un exemple à suivre.
Nos campagnes se dépeuplent et nos compatrfctes courent aveuglément
vers la grande ville. Il n'est que temps, sinon d'empêcher tout à fait, du
moins de restreindre ces exodes- déplorables. Disons aux émigrants : en
vérité, en vérité, nous vous le déclarons, notre pays en vaut un autre.
Ensemble, travaillons à sa grandeur, au cri de ralliement pro patriâ et
focis, pour la patrie et le foyér !
Yves D. DUFOR.
— Notre cher Vice-Président nous pardonnera de prendre ici la parole
après lui pour faire deux remarques importantes.
C'est aux Professeurs et Instituteurs de nos régions qu'est particuliè-

�rement dédié ee N° 3 d' « Era Bouts dera Mountanho » ; aux Instituteurs surtout, en contact journalier avec nos paysans et nos montagnards,
et qui peuvent nous aider d'une manière si efficace dans notre œuvre
patriotique. Ils ne feront en cela que suivre l'exemple que leur donnent
leurs collègues de la Provence, de l'Aude, du Tarn-et-Garonne, des Basses-Pyrénées et départements limitrophes1, etc. Du reste, notre Ecole
compte déjà dans son sein une vingtaine d'universitaires, et elle a d'autres promesses. Nous avons donc voulu consacrer aujourd'hui aux membres du corps enseignant de nos régions, d'une manière toute spéciale,
les pages de notre modeste Revue ; et nous prenons la liberté d'attirer dès
à présent leur attention sur les articles, relatifs à VUtilisation pédagogique du gascon, qu'ils trouveront dans ce N° et dans les suivants. Nous
ne doutons pas qu'ils ne nous approuvent pleinement.
Mais nous les prierons, d'autre part, de vouloir bien se souvenir qu'une
bonne partie de ce que demande M. l'abbé Dufor a déjà été fait. Et sans
parler des nombreuses études, dues à des plumes autorisées, parues déjà
dans la Revue de Comminges, le Bulletin de la Société Ariégeoise, la
Revue de Gascogne, la Revue des Pyrénées, — toutes publications que
nous ne saurions trop recommander, — qui ne connaît l'intéressant De
Viris illustribus, Mulieribus Rebusque Convenarum (des Hommes illustres, des Femmes et des Choses du Comminges et du Nébouzan, —
depuis l'époque gallo-romaine jusqu'à nos jours)2, dû précisément à
celui qui vient de se faire ici l'éloquent apologiste de ['histoire locale, de la
linguistique gasconne, et des musées cantonaux ? De plus compétents
apprécieront, au point de vue de la science historique, cet ouvrage attachant. Mais il nous sera permis de signaler l'attrait que présente cette
série de biographies locales, et surtout d'admirer sans réserve le but
généreux que s'est proposé l'auteur : « faire quelque bien » à ses compatriotes, augmenter en eux leur affection pour leur pays, et leur présenter,
en dehors et au dessus de tout esprit de parti, des exemples à imiter.
Nous ajouterons que de nombreuses pages (286-338) du second volume
sont consacrées à notre idiome gascon, et que là, dès 1903, se trouvait
(p. 311), au milieu d'un généreux plaidoyer en faveur du parler expressif
que nous avons hérité de nos pères, comme un appel prophétique à la
création de 1' « Escolo deras Pirenéos ».
B. SARRIEU.
1. Nous indiquerons dans les prochains numéros, d'une manière plus précise, les
vœux exprimés et les œuvres déjà accomplies par ces vaillants éducateurs.

2. Deux volumes ensemble 5 fr. (6 fr. par la poste), chez les libraires Sabalier, 13,
place Nationale, Saint-Gaudens, et Marquette, 14, rue Sain'.-Home, Toulouse. — Voy. aux
NOVBÈLES, ci-après.

�3fi

SE DE MAI
Era nét que caié ; un penetrant parfum
Des flous que s'adroumién pujaue coum' un. hum ;
Es audèts è 's grilhous que jetauen en ayre
Un dous è darrè cant, dous se saviét se gùayre.
Es estéles nechién ena capa det cèu,
Poe à pôc tout prumè, mes à pialès vién lèu ;
Et couchant qu'ère d'or è d'or qu'ère lia vrouma
Que s'i veié tavén tout ac cap de iia couma.
Deuant tant de splandou, jou, plén d'admiracioun,
Marchaua lantaméns ta ganhá moun bilatge,
Quan tout d'un còp sounèc un gaujous carrilhoun :
Alavéts adj autou d'aquét ta bètch ouvratge
Que didí 'n adourá-u : « En tu, Senhou, que créi ;
(( Tu soul, moun Diéu, qu'ès gran ; tous ôvres j'ag hèn béi. »
Betran

GUILHÈM-PÉNA.

Parla de Mayrénlia. cantoui? de Luchoui) (liai de Giiélh).

I.

NAUÈTS COUNFHAIS.

51. DAMBIELLE (abbé), membre de la Société Archéologique du Gers,
curé de Pelleflgue, par Simorre, canton de Lombez (Gers).
52. BEBNADET (abbé), curé de Molas, canton de l'Isle-en-Dodon (H.-G.)
53. D'ENCAUSSE DE LABATUT (baron), membre de la Société de
Comminges, à Eoux, canton d'Aurignac (H.-G.)
54. CASTERAN C., 21, rue Pavée, Paris.
55. LIZOP R., licencié ès lettres, 5, rue de la Chaîne, Toulouse.
IL

NAUÈRI ABOUNATS.

16. DASQUE, (d'Anères, par Saint-Laurent-de-Neste, H.-P.), surveillant général au Lycée de Nîmes (Gard).
17. BOURCIEZ, membre de YEscole Gastou-Fébus, professeur à
l'Université, 139, cours Victor-Hugo, Bordeaux (Gironde).
18. BRANET Alphonse, membre de YEscole Gastou-Fébus, de la
Société Archéologique du Gers, et de la Société du Couserans,
Place Du-Bartas, Auch (Gers).

�37

19. SARRIEU Stanislas, instituteur en retraite, Montauban-de-Luchon
(H.-G.)
20. SOURIRON J. M., libraire, à Montréjeau (H.-G.)
21. VERDALLE (abbé), économe de Jeanne d'Arc, à Tarbes (H.-P.)
22. COUïENS Joseph, à Villefranche d'Astarac, par Simorre, canton
de Lombez (Gers).
23. LAMANNE Jean, à Bertren, canton de Mauléon-Barousse (H.-P.)
24. DEJEANNE (docteur), vice-président de VEscolo Gaston Fébus, à
Bagnères-de-Bigorre (H.-P.)
25. PEPOUEY (abbé), bibliothécaire de la ville, à Bagnères-de-Bigorre
(H.-P.)
Qu'èm dounc aro
Dieu plats !

80,

bien coundats. Aban poc, et centenat, s'a

III. COTISATIONS.
Rappelons que les membres actifs paient 6 fr. par an et ont droit
au titre de Félibre et à toutes les publications de l'École (voir l'abrégé
des Statuts, sur la couverture) — Pour 3 fr. on est simplement abonné
à notre Revue ; mais nous prions nos chers abonnés de nous donner,
s'ils le peuvent, leur adhésion complète. — Il y a encore un certain
nombre de cotisations en retard : prière de les adresser le plus tôt possible à M. B. Sarrieu, secrétaire-trésorier, 8, place Du-Bartas, Aûch
(Gers).
IV. REMERCIEMENTS.
Nous devons encore bien vivement remercier les journaux et revues qui
ont parlé de nous.
Parmi les premiers, ['Indépendant de Muret, dans son numéro du
13 mai, qu'il nous a gracieusement adressé, a bien voulu insérer quelques
lignes en notre faveur. Nous en avions prié également la Dépêche de
Toulouse, la Petite Gironde de Rordeaux et du Sud-Ouest, la Montagne,
de Saint-Gaudens, et l'Hirondelle, de Muret ; nous ne doutons point, s'ils
ne l'ont encore fait, qu'ils ne le fassent prochainement.
Dans le Journal de Saint-Gaudens du 10 juin, comme dans YExpress
du Midi et dans la Haute-Garonne du 11, notre vice-président, poursuivant la série de ses articles, rappelle le but de notre Escolo, et en note
avec joie l'esprit libéral et le succès croissant. Déjà, dans ['Etendard du
13 avril, il avait adressé aux Commingeois et Couserannais une vibrante
exhortation, dans la Haute-Garonne du 18 mai, parlé des Musées cantonaux, dans celle du 4 juin, cité des vers d'un futur adhérent ; le voici
maintenant, dans celle du 2 juillet, nous apprenant la bonne impression
produite par notre 2e N°, et faisant savoir à nos compatriotes que les
dames sont admises, comme adhérentes et même collaboratrices, à
VEscblo deras Pirenéos. Il nous permettra de signaler à nos amis que la
Société d'Encouragement au Bien vient de récompenser d'une médaille
d'honneur l'ensemble de ses travaux (déjà remarqués par plusieurs Aca-

�38

démies savantes), et notamment ce De Viris dont il a été question cidessus.
Passons aux Revues. Occitania (avrilh 1905) a salué avec joie la naissance de notre Bouts dera Mountanho. Prouvènço a signalé l'apparition
de nos deux numéros, et critiqué notre orthographe (voir plus loin). Le
Maître Phonétique nous annonce (mai 1905, p. 71), et approuve la
liberté que nous laissons aux dialectes et nos efforts pour noter exactement les sons de nos idiomes. On parle de notre Ecole, dans la Revue de
Gascogne, de la manière la plus aimable, et l'on se dit heureux de voir
que la Gascogne entière s'est ralliée à l'idée félibréenne. La Revue des
Pyrénées (1905, II, p. 134-135) ne nous a point oubliés ; elle annonce
également les intéressants travaux de l'un des nôtres, M. Teulié, sur le
Folk-lore du Couserans.
V.

ÉCHANGES.

Les revues ou publications qui désirent faire l'échange avec notre Bouts
dera Mountanho sont priées de vouloir bien en adressser un ou deux
exemplaires, de préférence, au secrétaire-général : M. Sarrieu, 8, place
du Bartas, Auch (Gers), qui en rendra compte. Ces exemplaires, comme
aussi tous les ouvrages adressés gracieusement à notre Ecole, serviront,
nous y comptons, à constituer une Bibliothèque Félibréenne, dont le
siège sera ultérieurement déterminé.
Ont accepté l'échange jusqu'à présent, les Revues suivantes :
J. La Terro d'Oc, revisto felibrenco publicado pes Felibres de Y Escolo
Moundino (pareis le Ie de cado més, Abounomént 2 fr. 50 per an
— IS, carrièro Denfert-Rochereau, Toulouso).
2. Occitania, revista literària è sociala de las Terras de lenga d'Oc (mensuelle, abonn. 2 fr. 50 par an, 10, rue Saint-Pantaléon, Toulouse).
3. Escolo gascouno, rebisto de YEscolo gascouno de Marguerito, à Nérac,
(mensuelle).
4. Lou Boumat, bulletin bimestriel de YEscolo Félibréenne du Périgord, Périgueux.
5. Le Maître phonétique, organe de l'Association Phonétique Internationale (Abonnement 5 fr. par an. — 20, rue de la Madeleine,
Bourg-la-Reine, Seine),
(i. L'Ame Latine, Revue de Littérature, d'Art et de Sociologie ; Toulouse, rue des Lois, 39.
7. La Tradition, Revue illustrée internationale du Folklore (Mensuelle.
Abonnement 10 fr. par an. — 60, quai des Orfèvres, Paris, Ier).
8. L'Action Régionalistc, Revue du mouvement décentralisateur, Bulletin mensuel de la Fédération régionaliste Française (Cotisation
5 fr. par an. — 15, avenue des Gobelins, Paris, Ve).
9. Le Bulletin de la Société Archéologique du Gers, à Auch. (Cotisation, 5 fr. par an.)
— Voyez plus loin pour les comptes-rendus.

�39

VI.

PROPAGANDE.

Le N° 1 a été tiré à 400 exemplaires. Le N° 2, tiré à 700, a été
adressé, notamment, à tous les membres de la Société du Comminges,
dont le vice-président, M. A. Couget, nous a témoigné tant de sympathie ; à tons ceux de la Société du Couserans, dont le président, M. de
Bardies, est aussi le nôtre et a déjà tant fait pour nous ; enfin à beaucoup
de félibres de YEscole Gastou-Fébus, de YEscolo Moundino, etc. Si le
nombre de nos membres continue à progresser comme il l'a fait déjà en
peu de temps, nous pourrons augmenter notre tirage, paraître plus souvent, donner de la musique, des illustrations, etc. Il nous faudrait aussi
quelques collaborateurs de plus, et nous prenons la liberté de rappeler
ici à plusieurs de nos amis leurs bonnes promesses.
VII. FÊTE DE SAINTE ESTELLE ET RÉUNION
DU CONSISTOIRE FÉLIBRÉEN.

On sap qu'ef Felibridje a'r 'abitudo de celebrà, cado 'nnado, era
Resto de SéntO-'Stélo. Ergùan que bouc tengudo aquéro hèsto ena
cieutat d'Arles, ed 12 de Junh pasat ; edj 11, ec Counsistôri que s'arreünie
ena bilo dWbinhoun, è que prénéren aquiéu decizious que haram counégue
mès tart.
Que mous coutentaram de dide, per gùé, qu' « Era 'Scòlo deras
Pirenéos » houe aquiéu arreprezentado per Miquèu Camelat, un des sôs
foundatous. Etch qu'ei erous d'aprené-mouz aro, en biarnés, que
« Mistrau è lou Capouliè manden au Capdau de l'Escole de la Moun» tagnegasconne, au sou Secretari è a touts lous amies loulou adichat
» cour au ».
Miquèu Camelat, un dez mèz balénts Felibres dera 'Scòlo GastounFebus è dera nôsto, qu'ei d'Arréns, ena bat d'Azun (Htes-Pirenées).
Pouèto ac-côp simple è gracious, qu'a pubblicat ta coumençâ, berôies
poueziéz bigourdanes ; qu'en balham ió, ci-après, que hè pensa a ço que
í-á de mès trénde è de mès sentit en Enric Heine. Qu'a hèt parèche
despus un gran pouèmo biarnés en tres cants, Beline ; qu'en tournaram
à parla lèu.
VIII.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L'ESCÔLO DERAS PIRENÉOS.

Il est très probable que notre Ecole tiendra, à Saint-Gaudens, vers le
milieu de Septembre prochain, sa / remière Assemblée générale. Il y aura
sans doute une Séance publique, et aussi une liéunion officielle aes
Membres de l'Escôlo, où l'on adoptera définitivement les Statuts, et
où l'on pourra traiter d'autres questions d'intérêt général.
Dès que les Statuts auront été approuvés, nous ferons notre déclaration officielle d'existence, comme nous l'a recommandé notre Capoulier.
Notre prochain numéro fixera nos Membres et nos Adhérents sur tout
cela.
.
B. S.

�40

EN TOÜRNAN TA T PAÏS *
Ayre : Le Hon Renaud
fCansoù fmncéza.J

Dera Rusia quan tournèm
E'n Azáys estèm arribats,
Dúas hémnas que caminèn
Ad arrengoúntre des sourdats.
—
Ey
Et
Se

Sourdat, sourdat, yèt det païs ?
dap bous âutis, praubilhoû,
me Màrius se lou m' èt bis ?
lou m'èt bis et me hilhoù ?

— Sourdat, sourdat, se lou 'nzeèt bis ?
Marius Imbert et me frayroû ?
Qu'a dus ans, partit det païs ;
U mout !... E biu ?.. que s'énze é prou !
— Imbert?... segu que lou'p èm bis,
Dap nous en guèrra s'é batut...
Es pès yelats, et de matis,
Qu'où troubèm è qu'où créum perdut.
Aban nou truquèsa et tambour,
Ens noústes bras qu'où 'nze boutèm,
Blanc coúma û lire è cazi mour
Daban d'ù houéc que lou pourtèm.
E cridan qu'énze dè herou !
Quan o dit : « Be las berèy, besè !
« Oun soun May è ra me Serou ? »
Coúma ù pouric que trespasè...
E May è hilha en sangloutin
Lhebèn es bras decap at cèu !...
" Aquéslo pcço qu'ei ürado, tlabb era permisoun dedj autou, det són libe « Et piu-piu
dsra me laguta (Cansoûs gascounai. Parla mountagnol déra Bigòrra) », Tarbo, enço de
Lescamela,

1895. Que i-a

aquiéu iou cinquantio de poueziés bigourdanes, simples è

beroies. Qu'en touruaram parsa. —Qu'auém saubat era ortografo dedj autou. Bèrs 5, yèl
que bo dide « ètes-vous » ; bèrsi 7 é9, èt que bo dide • avez » ; èm b.

■ avons ; &gt; ènzc,

b. 9, 14, 18 é 51, « à nous &gt;; 'p, b. 13 « à vcus &gt; ; enfin, û, où. etc. que balen un, -oui?,
méz douci souloméns. B. S.

�41
E muts, es sourdats que partin
A ra seguida det drapèu !

0 tu 'd Arrúsa de Youanoû ',
Arrebourat que demourèy,
Et me co que se m'en henou
Quan m'ac coundès... è que plourèy !
t.

Aso que m'eslé coundat -pet me

IJCZÎ,

Yuzép de Youanou, aperat cd arrima, permou

qu'ayc héla ra campagna de Eusia.
MIQUÈU DE CAMELAT.

Parla d'Arréns, per Aucun, bat d'Azui),

H.-P.

Utilité Pédagogique du Gascon
Aux Instituteurs et Professeurs de nos régions
Nous nous proposons de montrer ici l'intérêt pédagogique que présente
la connaissance du gascon, qu'il s'agisse d'apprendre le français ou quelque autre langue romane moderne. A priori, toute connaissance qu'on
possède déjà peut servir à acquérir celles qu'on ne possède pas ; s'il s'agit
de langues, toute langue déjà connue permet de mieux s'en assimiler
d'autres, surtout lorsque celles-ci sont étroitement apparentées à celle
qu'on sait. Or, les enfants de nos régions connaissent tous, plus ou
moins, le dialecte gascon ; c'est leur langue maternelle. Ne serait-ce donc
pas agir à la légère que de se priver, de gaieté de cœur, des secours précieux que peut fournir ce dialecte pour la formation de leur esprit et l'extension de leurs connaissances ? Tout ce qui peut servir à cette fin doit
être utilisé.
Certes, ce n'est pas seulement à ce point de vue, il s'en faut bien, que
nous défendons ici le gascon. Nous le défendons pour lui-même, parce
que c'est la langue de nos pères, qui ne doit point périr, mais, grâce à
nous, s'il plait à Dieu, vivre toujours et manifester de plus en plus ses
qualités littéraires. Il ne saurait pourtant être mauvais de montrer qu'il
peut être en outre, dans nos régions, un auxiliaire précieux de l'instruction générale.
On nous permettra d'ailleurs, pour fixer les idées, de remonter aux
principes, et de rattacher le gascon à la source dont il est sorti, le latin.
Chemin faisant, nous montrerons l'utilité qu'il présente pour l'étude de la
langue latine elle-même. L'ordre que nous adopterons dans ces observations sera donc le suivant :

�42

i. Qu'est-ce que le gascon ?
t. Utilité du gascon pour la connaissance du latin ;
3. Utilité du gascon pour la connaissance du français ;
4. Utilité du gascon pour la connaissance des autres langues romanes ;
ï&gt;. Valeur éducative du gascon, considéré en lui-même.
Nous insisterons surtout sur le 3e point et sur le 5e.

I
(Qu'est-ce que le gascon ?
On sait qu'on appelle langues romanes les langues qui, comme la
langue d'Oïl, la langue d'Oc, l'espagnol, le portugais, l'italien, le roumain, sont issues du « latin populaire » porté chez presque tous les
peuples de l'Occident par la conquête romaine. Si le latin a ainsi donné
naissance à des langues distinctes, c'est qu'il a été imposé à des nations
fort diverses, habitant des climats bien différents. Voilà aussi la raison
pour laquelle chacune de ces langues s'est divisée à son tour en de
nombreux dialectes. Ainsi, la langue d'Oïl comprend aujourd'hui le normand, le wallon, le bourguignon, le lorrain, le poitevin, le francien, etc.,
le francien étant devenu, sous le nom de « français », la langue officielle
de la France moderne. L'espagnol comprend de même l'asturien, le
castillan, l'andalous, etc., et c'est le castillan qui est devenu I' « espagnol ))
.officiel. La langue d'Oc, à son tour, comprend le languedocien, le provençal, le limousin, le catalan, etc.,1 et le gascon lui-même : Le gascon est
l'un des grands dialectes de la langue d'Oc.
Quel est son domaine ? Il s'étend, en gros, entre l'Océan, la rive gauche
de la Garonne et de l'Ariège et les Pyrénées. Les Pyrénées orientales sont
catalanes et l'Ariège proprement dite est languedocienne ; les Pyrénées
occidentales sont basques en France comme en Espagne. Mais la Gironde,
une bonne partie, au sud ouest, du Lot-et-Garonne et du Tarn-etGaronne, les Landes, le Gers, les Basses-Pyrénées (sauf le pays basque),
les Hautes-Pyrénées, deux tiers de la Haute-Garonne et un tiers de l'Ariège
sont pays gascons ; et l'on y remarque, comme principaux sous-dialectes,
le béarnais, le bigourdan, le landais, le girondin, l'armagnac et le
commingeois (Comminges et Couserans). Tous ces dialectes présentent
des traits communs, — dégagés par M. A. Luchaire, professeur à la
Sorbonne, dans ses « Etudes sur les Idiomes pyrénéens de la région française », p. 202 à 214 notamment2, — et dont les deux plus généraux
1. La langue d'Oc est limitée en gros, eu France par une ligne qui île Bordeaux moule
vers Angoulènie, puis s'infléchit vers le uord-esl, passe au nord de la Haute-Vienne, de la
Creuse et de la Loire, ensuite au sud de Lyou, enfin aboutit vers le milieu du Jura. Font
encore partie de son domaine, en Espagne, la Catalogne, les Baléares, Valence, et même
l'Aragon ; en Italie, le Piémont, et même, à la rigueur, (Italie et Suisse! les pays romancbeSi
2. Paris, Maissouueuve, 1879, 8 fr.

�43
sont le passage de f latine à h [Ex. : hè « faire », de facere ; hòc ou huée
« feu )), de foctum) ; hus « fuseau », de fus(um) ; tulw « mèche de cheveux », de tufa ; etc.], et le passage du groupe latin 11 à r douce lorsqu'il
est resté médial, c'est-à-dire entouré de voyelles, mais à t ou tch lorsqu'il
est devenu final [Ex : bèro « belle », de bella, mais bèt ou bètch « beau »,
de bell(um) ; aperd « appeler », de appellare, mais betèt, bedèt ou bedètch
« veau », de vitell(um) ; etc.] Ajoutons que c'est dans la montagne que
notre dialecte est le plus original [article et ou etch, fém. éra, au lieu de
le, la, ou de lou, la; arr au lieu de /' initiale, etc.] et le plus énergique.
A qui nous démandera ce que c'est que le gascon et où il s'étend, nous
pourrons donc répondre :
Pertout aoun era a èfo » dentalo
S'ei coum' ourbid' en nét' aspiracioun,
Pertout parquiéu qu'ei 'ra léngo pairalo ;
Qu'ei adacrô qu'es counéch eg gascoun.
Pertout 'aoun
En « t » o «
E'n « èrro »
Qùan mèz en

direz « elles », per finalo,
tch » s'an cambiat el lou soun,
douç' après quauco boucalo
eá n'i-a iauto que ten boun,

Pertout parquiéu qu'ei 'ra léngo gascouno :
En abacha-s de cap ara Garôuno
Coum' adj Adou, mès coulante que bén ;
Mèz dabb ez Mounts, de cap as pics de louno
En tout pujà, qu'ess hè, dap quaucarrén
De mèz auriéu, — majestiiouz' em-plén ! —
Car du côté de la mer nous trouvons le joli girondin, et la douceur
« musicayre, agradibe a l'aurélhe » du béarnais, le langage, prétendent
ses fils, « lou mey couladis que y-aye sus terre, aco segu » ; du côté des
monts, au contraire, c'est le vigoureux armagnac, c'est l'énergie des
parlers de la Bigorre et surtout du Couserans et du Comminges, auxquels, mieux qu'à tous autres, s'appliquent les paroles si souvent citées
de Montaigne : « langage singulièrement beau, puissant et pertinent »,
plein d'une généreuse ardeur.
Voilà donc ce que c'est que le gascon. Non pas, comme quelques-uns
se l'imaginent, un français défiguré, ou encore un mélange informe de
français et d'espagnol, mais un dialecte, — tellement original qu'on
l'appelle parfois une langue, — de la glorieuse langue d'Oc. Il se subdivise en sous-dialectes, que l'on désigne souvent à tort du nom de
« patois » ; ce mot a d'abord le défaut de ne vouloir rien dire, car toute
langue comprend de nombreuses variétés, et dès lors, comme on l'a fait
remarquer, ces expressions de « langue patoise », de (( dialectes patois »

�44
sont des non-sens : l'italien, l'espagnol, l'anglais, l'allemand, le chinois,
etc., etc., ont leurs « patois » ; — ensuite, quand on emploie ce mot,
c'est en général dans un sens méprisant, pour affecter de considérer nos
parlers comme ne constituant pas une véritable langue : or, c'est là une
erreur et une injustice. Le terme « patois » désigne une langue altérée
et corrompue 1 : mais notre langue d'Oc ne l'est point, et surtout ne doit
point l'être. C'est pourquoi nous, qui voulons travailler ici à la conserver,
à la purifier, à la relever, nous rejetterons l'expression de « patois »,
nous userons seulement des termes « parler », « dialecte », « idiome » ;
la science et le patriotisme seront d'accord pour nous faire dire, quand il
s'agira de notre langage : « la langue d'Oc », et : « le gascon ».
(A suivre.)

B.

SARRIEU.

COUNDES È BABIOLOS DERA GESSO
il
Un parrouquet enteligent
Uio praubo henno se-n anauo croumpa un bricailh de biando a Boulounho enta't soun orne qu'èro malau.
— Que prenguerats .bouéu, se l'auèuo dit et surgènt. Que demanderais un biftèc.
— Oui, moussu !
Qu'arrepetèc bièn deuant et bouché er'ourdounenço.
Quan estèc serbido, après aué pagat : .
— M'auèts aumens bien serbido ? Ei pas baco, aco ?
— Bouleb-bous tira ? s'arrespounouc et bouché. . . que nani ! que
nani !
Per maliir, un parrouquet proche dera porto que-s boutée à crida :
« Si ! si ! qu'ei baco ! »
Era campanhardo que jetée au diable era biando, è que s'assaubèc.
Mes et bouché qu'èro hol countro et parrouquet.
— Paso dehoro, sal' animau, qu'auen pas besoun de tu enta mous hè
perde praticos !
Que plauèuo a déluge.
Et parrouquet, entout sourti dera boucherio, que bedéc era porto dera
cousino aubrido, è que-s benguec bouta decosto et houec enta s seca.
Entro'n mémo tens un gat que hedèuo cordo, de bagnat qu'èro.
Et parrouquet de digue alabets :
— As cridat tu taben qu'èro baco, aco ?
1. Une langue se corrompt lorsqu'elle adopte inutilement des mots étrangers. Par
exemple, il ne faut pas dire parrên ou pqrréii pour ■ parrain », mais pairiri, etc.

�43

III
« Le buf, la buffe, le buffet. »
Et Baroun dera Garrosso que troubauo qu'ets omes d'ahès qu'èron
trop carés. Alabets que carguèc et bourdè de Pic-Bogo de n hè eras founcious, è que l'arrecoumandèc de l'arrensegna toutes es cots que croumpesse ou que benesse.
Un dio, et bourdalè que benée un bedèt à un bouché de Courbin, è
l'ac boulec escriue de-suito à moussu.
Coumo n'èro pas bien fort enta parla francès, qu'anèc trouba un besin
noumat Cadichot, enta-u demanda coumo s'aperauo « et bedèt » en
francès.
Cadichot que l'arrespounéc qu'aco n'èro pas bien dificile : et boueu
s'apèro « le buf », era baco « la buffe », è et bedèt « le buffet ».
Et bourdè qu'escriu at mestre que benguèuo de bene « le buffet » per
oueit pistolos à moussu Maubestit de Courbin.
Quan et Baroun entenéc qu'èro benut « le buffet », qu'entrée an uio
coulèro holo, emproumou que benguèuo de croumpa un bufét enta'ra suio
maisoun de campagno, è qu'au coustauo trento pistolos.
Que partis dessuito enta Pic-Bogo ana trouba et bourdalè.
Entout arriba, qu'au cridèc, è qu'au demandée qui l'auèuo otorisat a
béne et bufét.
— lè, moussu, se respounéc Menico, que n diguérets de boùs escriue
tout ço que benessi ou croumpessi. E bé, qu'ei benut et bedèt à
Maubestit de Courbin, è que bous ac ei escriiit.
— Imbécile, qui t'a dit que le veau s'appelait « le buffet ? »
— Moussu, Cadichot, et bésin, que m'a dit qu'et boueu s'aperauo « le
buf » en francès, era baco « la buffe », è et bedèt « le buffet ». I-a pas de
ma fauto se nou sabi pas escriue en francès, que soi pas estat qu'un més
ara 'scolo...
MOURALO : Mès bau gascoun balént que franchimant estroupiat.
B.

DATJBIAN,

(Parla de Pégullian, canloui) de Boulounho, (Hlo-Gno).

LÉTROS DERA MOUNTÁNHOU
i
Es Regéns
Moussu 'd Directou,
Bous èy proumés, se m'en rapèri fòrt pla, de bous embouyá únou stiito
de noubèlos que bendran bous rensenhá sus pla de détals encounéchuts

�46
dé nòstro bido campanhardo è qu'apéraram, se bouléts pla, Lélros déra
Mountdnhou.
Certenomént n'é pas era matièro qu'em manco per coumençá mas
nòtos ; i-a bec-còp, bec-còp de remarcos qué s'empauson, pas mau dé
prougrès a acoumplí ; mès crési dé moun debé de m'oucupá en prumè lòc,
d'únou classo de founciounáris que mous dében entéressa d'únou manièro
particulièro, que mériton touto nòstro atenciou : acó soun es membres
detj ensenhoumént, és qu'en gascou aperam es regéns.
A pla embisadjá lour mestiè, nou cal pas èsté sénsé mouyèns, que cal
èsté munit d'únou dòso de paciénço poc ourdinario è d'un pau dé filousoufío sé boulets pla, per embraçá éra carrièro de regint ou d'enstitutou.
Que bénté, que nèbé, que plauo, qu'era 'scòlo sio pròchi ou lùénh, em
mèstre nou reculo pas endá rendé-s à soun débé. Aquí, debant éra pòrto,
sous élebos que fòrmoun per étch únou ségoundo familho ; démouron
dam empaciénço ; toutis sé descòfon a soun apròcho è un sinhal dé mà a
sufltch per que toutis béngon sé plaça atj endrét qué dében oucupá.
Despus soun burèu, touto'ra 'scòlo sé tròbo founciouna coumo per
miracle. Cado élebo a soun trabalh : etj un escriu, etj autre recité, un
mounitur fa liégé es petits mainatjous pendént qu'éra prumèro dibisiou
trabalho at tablèu.
Tout acó sé passo ta tranquilomént qué poudeyòts enténé ûnou mousco
à boula. Qu'é d'aquéro admirablo rucho umano qué sourtiran, dens caouquios annados, après abé fèt un tour ac couledje, es médacis, es aboucats, es proufessous, es ouflciès dera troupo, è, a coustat d'éris, es fièris
defensous ded drapèu déra Républico.
Nou bòli pas tròp abusà dé bòstro endulgénço, Moussu 'd Directou ;
bouleyó cepandant bous douná únou petito idèo des bounis sentiméns è
detj estacomént béritable d'aquéris éducatous déra junéço : nou bou-n
bòli cità, per aué, qu'un soul exémplé.

Pendént etj ibèr de 1894, dins éra moudèsto communo dé Larròco,
únou praubo fénnou abió quitat sa familho dé boun mayti. Et tourbilhoun
qué bufábo, y-abio dus pans dé nèu en raso campánhou, es auserous qué
piùlabon dé freit ô dé famé ac cap déras brancos gelados, fasió únou
tourrado a coupá 'ras pèyros.
Era praubo malurouso, béuso dé pòc de téns, qu'abió récébut era
bèlho un abis dé garniçari, debió encaro cinq frans ap perceptou pets
empots der 'annado, è, sé nou pagabo pas dins es très dios, anabo abé
sous mobles sazits.
— « Ount anats ta mayti, brabo Madelèno ? », li diguéc sus éra routo
Moussu Fajos, eb brabe regént deb bilatje, que sé rendió à soun escòlo.
— « M'en parléts pas, Moussu Fajos, débi encaro un doûrou ap
» perceptou, è sé n'è pas pagat dins très dios, mous ba fè tout sazi ;
» soun oublijado, per proutejà ma familho contco 'ra rigou detj ibèr,

�47
» d anà demandà péras pòrtos, sòu per sòu, per nou pas me bése mété
» defòro...»
M. Fajos trobo pas un soul mout per respouné ; éras lèrmos gèrmoun
a siébis uéls, nou pòt pas anà mes lùénh... Se mét éra ma éna pòtcho è
remét unou pèço de cinq frans ara béuso, en li disén :
— « Tiéts, aquí abets de qué pagà bòsté perceptou ; més a lòc dé dicha
» bòstris macipous à caso, bous réeoumandi d'embouyá-les ara 'scòlo ! ))
Aquet trait soul né dits pla més qu'un loung discours, bertat Moussu 'd
Directou ?
Bous sarri éra ma dé tout cor,
Ustou, juilhét 1905.

Valentin

BARDOÜ.

EB BEROI CAPULÉT
A Filadèlfo de Girdo

Aire: &lt; Oli oh !
Qu'ils sont beaux
Mes jolis petits sabols.1 &gt;.
TARALLÈRO

Bis

/ L'au bét,
S'ei couquét,
' Em mèiî beròi capulét ?

È doui?c, qu'era bizo 'z lhèue :
Dabb aquédj abric,
Tant que gèle, tòrr' o nhèue,
Nou patiré bric !

Bis

í L'au bét,
l S'ei couquét,
f Em mèn beròi capulét ?
-COUBBLÉTS.

1. Iou goujato balentounho
È que sap hè 'ná 's sòz dits
Nu'-aura paz era bergounho
De maiìcá jamèz d'abits ;
È qùan sié heréd' è pallo
'Ra sazoun, qu'aura calou,
Uè, dec cap dirjquio 'ra 'spallo
Bièn parado coumo jou....
2. Qu'ei en lai) pur' è mùelouzo
Decoupad' artistoméns ;
Que cour iou listro sedouzo
Pes sòz bòrts graciouzoméns.

�Î8
D'autes qu'en bòn era haudo
Touto 'rroujo coumo 't sarçc,
0 d'azur ,o d'ezmeraudo ;
Jou le m'è boulut tout blaiic...
3.

Que bou-n cau, o mous coumpanhes,
Quaucuii en bòste trousètch ;
Enta 's hilhez dez mountanhes
Qu'ei ac còp coumòd' è bèteh.
En estiéu, ja boui qu'òm aje
Un tchapèu coubèrt de flous ;
Mèz en iùèrn, s'òm ei saje,
Un. capulét bout? è dous...
B.

SARRIÉE.

Pari» de Sen-Mamét, cantour/ de Luchourt (Hto-Gno).
2°" Coubblct, b. 3, listro ■ lisière • ; b. 5, haudo &gt; volanl de robe ., per cslencioui),
■ parlie flouante du capulét &gt;.

REMARQUES ORTHOGRAPHIQUES
On nous a adressé de divers côtés des remarques à propos de notre
orthographe, quelques approbations et pas mal d'objections. Plusieurs de
celles-ci tiennent à ce qu'on n'a pas pris connaissance de nos observations
parues dans le 1er N° de la Bouts ; nous n'y insisterons pas, nous contentant d'appeler l'attention sur quelques points importants.
Disons d'abord que les sons du gascon, dans nos régions, se ramènent
aux suivants :
I.

VOYELLES

a

(8

^
,
o

ou

9)

:

I bis.

SEMI-VOYELLES (3).

i consonne, ou y j
u consonne, ou il \
,
ou consonne, ou u l

e
i
œ u
o ou

11 y a aussi des voyelles nasales ou nasales-gutturales : ai?, èt}, e&gt;?, h],

òv,

OUI}, U)/.

11.

CONSONNES

(21) :

Gutturales
Labiales
Dentales
Labio-dentales
Sifflantes et chuintantes
Vibrantes
Linguales

Nasilles

Fortes

Douces

k

9

V

P
t

b
d
v (rare)
Z, et j
r douce
l, et Ih

m
n, et i}h
»
»
»

f
s, et ch

r
»

�49
Ajoutez h aspirée. Remarquez que g, b, d sont très douces entre deux
voyelles ; c'est là que se trouve toujours r douce.
Il semblerait donc qu'il n'y a, pour bien noter le gascon, qu'à noter
chacun de ces 33 sons, toujours et partout, de la même manière. Mais on
rencontre plusieurs obstacles.
D'abord la tradition, ou l'étymologie : on a souvent gardé la notation
latine, malgré les changements de sons. C'est pourquoi l'on écrit, p. ex.,
cent, « cent », et non sent, parce que ce mot vient du latin centum, qui
pourtant se prononçait sans doute kêntoum.
Puis, les rencontres des mots. Ainsi, en luchonnais, l'article, isolé,
est etch ; or, on dit bien etch houdre ; mais on dit edj orne, et téns, ed
dit, ec cap, etc. Et ces accommodations ne se font pas partout de même :
p. ex., avec l'article pluriel masculin es, on dira, devant le mot droite, à
Luchon ez drblli, mais à Biros cy droites. Si on ne note point, dans chaque parler, ces adaptations, un étranger, même de langue d'Oc, même
gascon, sera souvent embarrassé pour bien prononcer.
Ainsi, la tradition empêche l'écriture d'être tout-à fait phonétique ; et
les rencontes des mots viennent apporter un certain trouble.
Ces considérations nous paraissent justifier le parti que nous avons
pris dans plusieurs cas embarrassants ; et d'abord l'adoption des signes
1} et il.
1. Il faut distinguer, en effet, les finales en n gutturale (que nous notons
v) de celles en n dentale. Ainsi, on a, en luchonnais, mai] « main » et
man « stérile », moun « mon » et moun « monde », soin? « son » et
soun « (ils) sont », béy « bien »et bén « (il) vend » ; hii? « fin », arréy
« rien », atcnciomi « attention », les noms propres Gurai?, Gariy, etc.,
sont en v, mais hèn « (ils) font », hè-n « en faire », bon « (ils) veulent »,
nin « nid », an « année », atén « attends », les noms propres Aran,
Herran, Barén, etc., sont en n. — Dès lors, si on n'emploie pas y
pour les premiers, restent seulement deux partis à prendre : ou bien
mettre, au lieu de y, ng (hing, arréng, etc.): mais c'est trop fort,
c'est inexact, et on trouvera ailleurs ng avec sa*valeur vraie ; ou bien
noter ceux terminés en n à l'aide de nn (ninn, Barénn, etc.) : mais cela
n'indiquera pas à un Toulousain, à un Provençal, qu'il faut prononcer
ii celles laissées en n simple. Au contraire, on voit très bien, à la fois,
que le signe y est une enne, des ennes ornées semblables se rencontrant
à chaque instant, mais une enne particulière ; et c'est ce qu'il faut.—
On pourrait s'en passer devant les gutturales g, c dur, q, où ejle est
moins forte ; mais il vaut encore mieux l'employer et écrire téngue
comme téy, maycd, Beyquè, etc.
2. C'est d'une manière analogue que se légitime l'emploi du signe à.
En effet, on sait qu'il est de tradition, en langue d'Oc, d'écrire au,
èu, ou, etc., les dipthongues terminées par un ou consonne. On écrira
donc mau et non maou, clau et non claou, cèu et non cèou, pòu et non
pbou, biéu et non biéou, etc. Sur ce point tous les Félibres (Provençaux,

�so
(ìasçons, Limousins, Catalans, Auvergnats, Languedociens) sont d'accord ; ceux qui écrivent autrement le font par ignorance.
On écrira donc aussi cantd-u « le chanter », et non canta ou, hè-u « le
faire » et non hè-ou, etc. De même, dans le corps des mots, saumo et
non saoumo, audou et non aoudou, sauta et non saoutd, aurè
« j'aurai » et non aourè.
Il est dès lors naturel d'écrire de même le son de ou consonne entre deux
voyelles. Ex. : laud « laver », et non laoua ; de même, aué « avoir »
(comparez aurè), qu'aimauo « j'aimais », calhauèro « amas de cailloux »,
etc. Cette notation est également adoptée par tout le monde.
Mais comment s'épèlent les mots que nous venons de citer ? On dit
la ud, a-ué,- ai-ma-uo, ca-lha-uè-ro. Supposons que la moitié de ce
dernier mot se trouve à la fin d'une ligne : on lira, au début de l'autre,
uè-ro, qu'il faudra prononcer ouè-ro. De même a-uèi-to « regarde »,
donnera, par aphérèse de l'a, 'uèi-lo. Il parait donc légitime d'écrire, par
extension, uè-ro « gare », uari (couser.) « guérir », buèro « terrier de
taupe », techuèro « gite de blaireau », pouduèro « empoisonneuse »,
Juan « Jean », etc., Vu se prononçant toujours ou.
Nous voilà logiquement arrivés au terme de nos généralisations ; et
nous pouvons énoncer (Voy. la couverture, p. 2) la règle suivante : u
avant ou après une voyelle (a [fortiori entre deux voyelles) se prononce
toujours ou (consonne) '. — Si toutefois on craint que dans les derniers
exemples cités la valeur ou de i'u ne soit pas assez apparente, qu'on
écrive ù : ùèro, ùari, bùèro, Jùan, etc. Il faudra le faire après q, suivi
généralement d'un u muet [Ex. : quan, que, qui ; mais qùan sera prononcé couan (1 syll.), et de même on écrira qùate, cqùatou, etc.], et aussi
après g, suivi d'un u muet devant e ou i [Ex. : guetd, « guetter » ; mais
gùé « aujourd'hui », gùeinejd, « tournoyer », etc.] : on fera même bien
de le faire toujours après g, comme après q [Ex. : gùard, mieux que
guard, « garder »].
Cela posé, que l'on veuille bien considérer maintenant les mots suivants, tels que nous les notons : alià, allés, allé, imparf. du verbe
« avoir », vallée d'Oueil ; lia « une », càéu « corral », larboustois ;
digài, etc. « je jette », leygàisto, arreqâêm, eqüitacioui/, etc. Comment
les noter autrement ?
1° En vertu des règles précédentes, on ne peut employer un u qui sonnerait ou (a-oué, oua, couéou), ou serait muet (aighi, eqitaciouy, etc.);
2° Fallait-il mettre un w ? Mais le tréma indique une distinction des
syllabes, c'est-à-dire un u voyelle [Ex. : liiat, arriid, arteiiniouy ; pron
lù-at, etc.] ; donc impossible ;
3° Pouvait-on mettre un Ú, ou un M ? Mais nous avons besoin de l'ú
dans bien des cas, pour marquer un u [foyelle) tonique [Ex. : dúrou
1. Si dans cette situation on a ou voyelle, on l'écrit ou : aousl « août » ; u voyelle, on
l'écrit ü : lûat « étoile &gt;. Voy. ci-après pour u consonne {II).

�SI
« écú ». túrrou « motte de terre », túrnò-u « frappe-le » ; et, avec où :
poúrroü, boúchò-c, etc.]. L'A n'aurait fait que forcer la chose, qu'aggraver la confusion. Quant à l'ù, il a été employé pour l'ou consonne,
ci-dessus.
Voilà donc pourquoi nous avons cru devoir adopter Yd. Comme !'//, il
nous paraît joli et lisible. On voit bien qu'il y a là un M et une n, mais
particuliers. On s'y fera, comme on s'est fait, en français, au j et au v
minuscule.
N. B. — Nous parlerons la prochaine fois des signes y, Ih, nh, Ich,
x, z et s, de l'accentuation, et de la grosse question des assimilations.
(A suivre.)
B. SARRIEU.

Un punhatch de Repurbèris dera balèo de Bammalo
(SEGUIDOl

Baco desatelado
Qu'es pòtch lecá.

Hénno è garió
Tenguéts pròchi de caso.

Per minja è gratà,
Que nou i-a qu'à coumençâ.

A sòto léngo
Sourdo aurélho.

Era dieto
Qu'en a ùaritch mes qu'era lancéto.

Uélho que badalho
Perd sa boucado.

Plouro,
Se bòs poup'á.

Paraulo pègo,
Pèyro jetado,
Oun s'é arrestado ?

Era esperiénço
Passo ciénço.
A gat que miaulo
Petito caço.
Parlà sénse pensà
S'apèro : tirà sénse guinhà.

Bouno bito
Passo sermoun.
Bòs aué un enemic ?
Prèsto argént à toun amic.

A granos pòrtos
Grani bénts.

Qui aimo Bertran
Aimo soun can.

Era mèu
N'é cap pets ases.

Ço que très saben,
Toutis at saben.

Mourts è partits
N'an cap-mès amits.

A qui Diu n'a datch mainatjes,
Et diable da nebouts.
D. CAU-DURBAN.

Parla dura coumuno de Bammalo, cantoun de Castilhoun en Couserans

�52

COU NDEZ-ARRENDUTS
Sous ce titre, nous rendrons compte, en gascon ou en français, des
Revues et Ouvrages qui nous auront été adressés. — Commençons paties Revues.
OcciTAMA (v. ci-dessus), fondée en 1895 (suite de Mont-Segur) n'est
pas l'organe d'une Ecole félibréenne, mais d'un groupe de Félibres, qui
se sont proposé en la créant deux objets principaux :
1° Publier des œuvres de tous les bons écrivains de langue d'Oc
(Limousins, Provençaux, Languedociens, Gascons, Catalans, etc.), de
manière à faire prendre à nos populations de plus en plus conscience de
l'unité de notre langue, sous la diversité de nos dialectes ;
2° Créer, s'il se peut, au-dessus des parlers locaux, une langue générale et commode pour toute 1' (( Occitanie ».
« Occitania » a deux directeurs, M. Eslieu, capiscol de VEscòlo
Audéyco (Carcassonne), assisté de M. Perbosc, capiscol d'honneur de
YEscòlo Carcinòlo (Montauban), et M. Aladem, de Barcelone : car les
Catalans sont eux aussi de langue d'Oc, et l'on peut dire vraiment :
« I-a plus de Pirenèas... Es pas Lois XIV qu'a fait acó: es lo Verbe
d'Oc ».
On trouve dans cette intéressante Revue beaucoup d'articles et de poé
sies en catalan et en languedocien orthographié à la manière des troubadours. Ont envoyé des articles MM. L. Funel, J. Loubet, P. Roman,
Bèssou, M. Camelat, B. Sarrieu, E. Aurejac, A. Vernhes, J. Delpont,
Costa y-Llobera, Vidal, Sempau, De Sucre, D'Olvan, Borrell, etc. Remarquer les pages consacrées à l'œuvre de l'abbé Joseph Roux, l'apôtre de la
renaissance limousine, qui est mort eette année.
LA TÈRRO D'OC (V. ci-dessus). — Cette Revue est déjà dans sa
12e année. Elle est l'organe de la grande Escolo Moundino, qui compte
bien prés de 300 membres, et qui a pour capiscol M. A. Sourreil et pour
secrétaire-général M. F. Court, syndic d'Aquitaine. Citons parmi leurs
principaux collaborateurs MUe Marguerite Navarre, MM. P. Fagot,
A. Benazet, J. Gayssot, X. Rivière, J. Bonis, Clovis Roques, P. Albarel,
A Chanuc, E. Joulia, E. Lamourère, A. Artozoul, R. de la Bolho (très
bel article sur Barcelone), B. Sarrieu (articles sur « une langue d'Oc
générale »), etc. — L'Escolo Moundino a célébré avec grand éclat et succès, le 11 juin dernier, sous la présidence d'honneur de M. de Séré, sa
fête annuelle.
Notre Escolo deras Pirenéos est gasconne ; VEscolo Moundino, largement ouverte d'ailleurs, est essentiellement languedocienne. Mais elle est
établie, comme la, nôtre, dans la Haute-Garonne et dans l'Ariège ; et elle
a son siège à Toulouse, capitale de nos régions. Nous trouverons donc
chez elle, nous en sommes sûrs, pour l'œuvre commune, l'aide la plus
fraternelle. De notre côté, c'est de tout cœur que nous disons : « Lourçgo
bito è prousperitat ara 'Scôlo Moundino è ara balénto Tèrro d'Oc. »

B. S.

(A suivre.)

C.I.B.H

BfZlEfiS

'

�DE ÇO QUE PARLARÀ AQUÉSTO 'RREBISTO
« Era Bouts dera Mountanho » que s'oucupará de literaturo, de ciénço,
è de tout ço que pouirá enteresa êf Felibridje.
Coumo 'rrebisto literário, que pubblicarâ poueziés, coundes, noubèles,
è auti bèri (è coumbenabbles) escriéuts en léngo gascouno.
Qu'estudiará es parlaz gaseous, enta hè les counégue è aprecià.
Que serà erouzo tabén de hè paréche touti'z biélhi doucuménts eii
gascoui] que l'au pouiran èste coumunicats.
Coumo 'rrebisto cientiflco, sense cap de preteneioun, que balharà —
ei) gascoui) — quauques crouniques que s'arrepourtaràn as ciéncés
teouriquez è pratiques (matemàtiques, flzico, chimiô, agriculturo, igièno,
endustrió, etc.)
\ou lichará pas tapôc de coustat era ìstòrio è 's soz enchinhoménts.
Que pouirà mémo trattà quauques questiouz de mouralo.
Enfin, que teiiguera 's sòz leçtouz ac courént dez ùbrez des Felibres
è dem moubemént felibrénc.
Ta 's coundez-arrenduts des Iouz oubradjes que soun pregats cz autous
&lt;i'embouiá-lez en doubbl'egdzemplári, en tout endicá-mous, se cau, ep
prêts dez boulumez è'1 liberaire aoun es troben.

Edj abounomént ara « Bouts déra Mountanho » qu'ei de 3 fr. per an ;
è nou sera paz majourat, mémo s'era nùsto 'rrebisto béi{ a groussi è a
paréche cado mès. Mès qu'engadjam ez nòsti brabez abounats a balhàmous, s'ap pòden, era Iou adezioun coumplèto.
Cado mémbre dera'nòsto 'Scòlo que hará soun pousibble ta proucurâmous, ta lèu que pousque, mémbrez agechén'ts noumbrouzi : mès seram,
è miélhou pouiram hè. E, mèz encaro, cadun que mouz boulera ajudà det

sòn sabé è déra sio plumo.
Es qui nu-an paz encaro pagat era lou coutizacioun que bar an bien

'd'embouid-lo sense destrigd-s : atau qu'ezbitaran frèsi.
Adreçá-s ta tout aeró, pem moumént, a Moussu B. Sarrieu, 8, plaço
Du'Bartas, Auch (Gèrs).

BOUGABULARI GASCOXJN
Que haram paréche en aquésto 'rrebisto, debadj et titre de « Boucabulari gascouy », listez de mots e d'espresious tiradez dez dibèrsi dialectez gaseous. Que i-â en gascoun fòrço tèrmez è tournures qu'es tròben
prèsque semblabbles en francès, è que soun coumprenuts faciloméns
mémo pes qui nou counéguen paz gùaire 'ra nòsto léngo : nou serà pas
necesari d'endicâ-les acitau. Que mous countentaram de noutâ, en tout
endicá-n era proubenénço è balhâ-n era traducteioun francézo, es tèrmez
è'z loucucious que prezentaran quauco particularitat o quauco dificultat ;
è d'aquéro manièro que trebalharam a manténgue è a estiéne 'ra counechénço dez arrichéces del lengùadje dez nòsti páis.
Tadaquér'òbro, qu'auram bejunh der'ajudo de touti'z nòsti amics ;
qu'esperam que nou mous harà paz défaut. — Que haran bièn tabén
ez autous, s'empléguen bec-còp en louz artiggles quauque mòt pòc uzitat
o trop loucau, de balhà-n en nòto 'ra sinhificacioun-

�ABREGE DES STATUTS
(parus dans la Remè de Comminges, Ie1' N° de 1904)
ART. 1. 11 est fondé, pour la région gasconne de la haute Garonne et
de ses affluents, une Ecole félibréenne qui prend le nom à'Eseblo deras
Pirenéos (Ecole des Pyrénées).
ART. 2. Le siège de l'Ecole est à Saint-Gaudens. Elle comprend trois
grandes Régions : 1° Haut-Comminges, Nébouzan, Quatre-Vallées (SaintGaudens) ; 2° Bas-Comminges (Muret) ; 3° Couserans (Saint-Girons) ;
— chacune subdivisée en Cantons.
ART. 3. Le but de l'Ecole est de maintenir et de relever la langue
gasconne du Comminget et du Couserans ; de conserver également les
traditions et les usages locaux.
ART. 4. LJEcole s'interdit toute polémique politique ou religieuse.
soit écrite ou orale. Ses membres, individuellement, gardent d'ailleurs
toute leur indépendance.
ART. 5. Le Membres actifs paient 6 francs par an. et ont droit au
titre de Eélïbres et à toutes les publications de l'Ecole.
ART. 0. Il est recommandé, en envoyant son adhésion au Bureau général, de se faire inscrire sur une liste cantonale; on le sera par le fait
même sur une des trois listes régionales et sur la liste générale.
ART. 7. H y aura des Sections cantonales là où les Membres actifs
d'un même canton (S au moins) décideront d'en établir une. — ART. 8. A
défaut de Section cantonale, il y aura au moins un Représentant de
l'Ecole dans le Canton.
ART. !). Il y aura trois Sections régionales : Liaut-Comminges, BasComminges et Couserans.
ART. 7 et 9. Les Sections cantonales et les Sections régionales jouiront
de la plus grande autonomie, à la seule condition d'agir conformément
aux Statuts, notamment de respecter les Articles 3, 4 et 3.
ART. 14. L'Ecole pourra avoir au dehors des Correspondants et des
Représentants généraux.
ART. 7, 9, 10, U, 12, 13, 16. Les divers Bureaux seront renouvelés
tous les cinq ans, par les Assemblées réunies à cet effet (on pourra voter
par correspondance). — D'une manière plus précise :
1) . Chaque Assemblée cantonale: 1° Nommera le Bureau (ou le Représentant) cantonal ; 2° Nommera des Délégués « régionaux » (un au moins
par Canton) qui constitueront, avec ceux des autres Assemblées cantonales
de la même Région, le Bureau de cette Bégion ;
2) . Chacune des trois Assemblées régionales : 1° Recevra donc son
Bureau des Assemblées cantonales correspondantes ; 2" Nommera des
Délégués « généraux » (deux au moins par Bégion) qui constitueront,
avec ceux des deux autres Assemblées régionales, le Bureau général ;
3) . L'Assemblée générale: 1° Recevra donc son Bureau, ou Bureau
général, des Assemblées régionales ; 2" Ne nommera personne, mais
établira ou modifiera les Statuts ;
4) . Le Bureau général nommera les Représentants cantonaux (s'il y a
lieu), les Correspondants et les Représentants généraux. 11 centralisera
les cotisations des Membres actifs et aura le droit d'agir au nom de
l'Ecole entière ;
5) . Chaque Bureau s'organisera lui-même intérieurement, et rendra
compte annuellement de sa gestion à l'Assemblée correspondante.
ART. 15 et 16. Divers détails relatifs aux Concours et aux Publications
seront réglés ultérieurement par le Bureau général. — L'Ecole sera provisoirement organisée et dirigée par ses fondateurs.

Le Gérant: N.

ABADIIÎ.

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              <text>Era Bouts dera mountanho. - 1905 - N° 3 (1ère Année)</text>
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              <text>Era Bouts dera mountanho &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/10927"&gt;(Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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