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                  <text>ESCOLO

D'ERAS

PIRENÉOS

(COUMÉNGES, QUATE-BATS, NEBOUZAN, COUSERANS, HAUTO GAROUNO)

ERA BOUTS
DERA

MOUNTANHO
ILLÜSTRADO

QUE

PARÉCH ET

15

DE

CADO

S*00 ANNADO
4. ABRIÉU

MÉS

CADO NUMERÓ

1909

5

Abounomént :

Sòs

3 fr. per ean

SEN-GAUDÉNS
EM PRIMA RIO

E

LIBRARIO
1809

ABA !)IE

C! 0.0,

�SOUMARI
Pages

I. — Le Roman Félîbréen, I « Miguettc de Cante-Cigale »,
jpar Emmanuel Dclbousquet, E. LEVRAT
II. — Era blanco Tunis, HORONISATCH .
III. — Au Cournè, H. SÉMEILHON
IV. — Las Pascos des malaus, H. DAMBIELLE
V. — Et Laurayre è 'ts siies Uils, J. DASQUE
VI. — Es Estéles, B. SARRIEU
~.
•
VII. — Noubèles (Nauèts eounfrais ; Coungrès pireneïsto.
Un des nòstes,
E. Levrat, B. DAUBIAN. — Nécrologie : M. l'abbé J. Yerdier, Fr. MARSAN; M.
l'abbé Yidailhct et M. F. Escard. — Era Sénto'Stélo de 1909. — Fleur offerte par Mmi d'Antras
pour nos Jeux-Floraux).........75....

61
66
69
69
71
71

75

RÈGLES PRINCIPALES DE L'ORTHOGRAPHE GASCONNE
En règle générale, on écrit comme on prononce, et les lettres .ont la
même valeur qu'en français.
On prononce j et eh comme en français ; on écrit dz pour dz, dj pour
dj, ts pour ts, et tch pour tch.
On représente 1 et n mouillées par Ih et nh (balhd, mountanho).
On peut noter v une n gutturale possédée parle gascon (car/, tér/gue).
Jamais t n'a le son de s ; on écrit atenciouw, etc.
Les diphtongues monosyllabiques formées par i, ou, et u peuvent
' s'-écrire ainsi
■
Û -1° ay, èy, ey^Jy, òifo oy, ouy, uy (ou bien ai, èi, ei, etc., sauf pour
-iy-ât ,uy^;JJ nelaut pas écrire aï, èï, etc.
Et ta, il, ie, yi, iò, io, iou, iu (au début d'un mot, ou d'une syllabe
bien détachée, on peut mettre ya, yè, etc.)
2° aù, èù, eù, ïù, où, où, ouù, uù (mais il vaut mieux se passer de
.mettre l'accent sur l'ù pour au, èu, eu, ou, et môme pour iù, si on écrit
yu ou iú pour iu) ; il ne faut pas écrire aou, èou, ni aii, èii, etc. ;
Et va, ùè, ùe, ùi, ùò, vo, ùou, ùu (mieux que oa, oè, etc., et que oùa,
ouè, etc.) On pourra ici aussi, sauf pour ùu, se passer de l'accent grave
sur v, si l'on suit la règle ci-après.
3° lia, lié, àe, là, etc. (le signe à, très lisible, évite de donner deux
valeurs au signe u ; on peut dès lors dire que u, précédant ou suivant une
autre voyelle, a toujours, sauf après q, et dans gue, gui, le son ou).
Le tréma est réservé pour indiquer que l'i et l'u qu'il surmonte se prononcent à part, avec le son qui lenr'-est propre (bïoulént, arrüd).
Tous les autres caractères ont à peu près la même valeur qu'en français.
•
AVIS. — Dans un intérêt de précision linguistique, les auteurs sont
priés de vouloir bien indiquer exactement, à là suite de leurs articles eo
gascon, à quelle localité appartient l'idiome employé.

�CI 0.0.
B ÊZ i E RS

ERA BQUTS DERA MOUNTANHO
■6m0

AXNADO,:,

19u9

N° 4. ABRIÉU

«

Toustém Gascous ! »

ROMAN FELIBREEN
7

I. Miguette de Ganie-Gigale

/Parlant du Félibrige aux « Jocs-Flouraus )) de Barbazan, le très distingué secrétaire général de « l'Escolo deras Pirenéos )) s'exprimait en ces
termes: « Hauts jaits, langage, dictons, proverbes, chansons, mœurs

et usages,*tout cela est à connaître, et à garder, si c'est bon. C'est
là l'esprit félibréen...» Et plus loin sa définition du félibre, accueillant
tous les amis, tous les défenseurs de notre passé, s'achevait sur ce cri :

« Félibres, enfin, tous ceux qui, autant que possible, restent fidèles à
notre langue maternelle ».
Après lui nous venons, et, reprenant son idée, nous appellerons félibréen tout ce qui se propose l'exaltútion de la terre où dorment nos
ancêtres. Félibréen sera tout homme et tout objet qui réveillera en nos
cœurs l'orgueil de la race, l'amour des mœurs anciennes, et le respect de
noire belle langue trop longtemps méprisée. Félibréen, tout ce qui vibre
aux accents de la « lerro mairalo », tout ce qui palpite au souffle du pays ;
félibréen, en un mot, tout ce qui aime, tout ce qui fait aimer la patrie
méridionale.
Il existera donc une littérature d'imagination, qui, s'imprégnanl de
cette essence du Félibrige, vivant de la vie régionale, la révélant et l'exaltant, méritera de se dénommer : littérature félibréenne. Il y aura un
roman félibréen, tout comme des romanciers régionaux. Et ce sera l'honneur de la « Nouvelle Librairie Nationale » d'avoir, par sa collection des
&lt;&lt; Pays de France », aidé à la manifestation de ce mouvement, intéressant
et passionnant, même lorsqu'il ne fait pas encore à notre langue d'oc une
place prépondérante ou exclusive.»

Parmi les écrivains qui s'avèrent champions de la vie provinciale,
l'auteur de « Miguelte de Cante-Cigale » nous apparaît au premier plan.
Après s'être abreuvé à la pure source latine des belles lettres et du
grand art, à l'ombre de la vieille basilique romane de Saint Sernin, après
avoir sacrifié quelque temps sur les autels de la littérature outrancière
des temps nouveaux, Emmanuel Dclbousquet, repris par la nostalgie de
la lande natale, avait rêvé des pinèdes majestueuses et.de la plaine rose
des bruyères du pays de Sos. U partit. Là, dans la solitude, il put mûrir
I. Noire dévoué collaborateur M. le [)' ?.. Levrat se proposa de nous donner sous ce
litre une, férié

d'arlictes pour notre

Revue

Nous l'en fcmcidons vivement. Des pages

connue celles que l'on \a lire feront la jo.c de nos amis. (N. I). L H )

�62
son œuvre, et, lentsment, ayant le respect et l'amour de son art, il
nous donna LE MAZAREILH, MARGOT, L'ECARTEUR, et, tout dernièrement, MIGUETTE DE CANTE-CIGALE, avec ces poèmes exquis : LE CHANT
DE LA RACE.

Ainsi que le disait excellemment dans « L'AME LATINE » (Juin 1908)
notre très brillant confrère J. R. de Brousse, « Avec sa sensibilité de

poète, et sa ferveur palriale il a senti la profonde poésie de la terre et
des choses, éparse dans ses landes maternelles. Parce qu'il a aimé sa
terre, il en a compris et extrait la beauté ».

*

# #

« Miguette de Cante-Cigale » doit s'envisager, selon nous, ainsi qu'un
hymme fervent, émané de l'àme filiale du poète à la gloire et à l'exaltation de la terre maternelle. Mais ce poème de la terre a l'intention d'être
un roman, ainsi l'indique le sous-titre. Or le roman est avant tout prétexte
à discussions morales ou sociales. Le « roman romanesque », le volume
à soixante cinq centimes, lui-même, a des prétentions à la thèse dans le
fatras des situations mélodramatiques. Quelle est donc l'idée directrice
développée au cours des pages de ce « ROMAN LANDAIS » ? J'avoue la
trouver légèrement inconsistante, peu propre, présentée ainsi qu'elle l'est
ici, à fournir la matière d'un volume de quelque envergure. Ah ! certes,
loin de moi le désir de trouver dans ces pages des situations inextricables
ou simplement compliquées. Je n'ai même pas la pensée d'y rencontrer de
fortes et substantielles tranches de vie, pas même les drames modernes
de la conscience individuelle ou sociale. L'auteur a su éviter le dangereux
écuiil de donner à ces fils de la glèbe l'àme compliqué et les propos décadents de Parisiens du xxe siècle. J'aurais, cependant, aimé voir d'un
peu plus près la psychologie des personnages. Leurs luttes intérieures ne
m'apparaissent que noyées dans l'ombre des paysages et des situations.
De là se dégage une vague philosophie panthéiste qui nuit à l'intérêt total
de l'œuvre et relègue au second plan le drame simple et familial qui se
déroule devant nous. Il en résulte que Miguette de Cante-Cigale, contrairement au désir de l'auteur, s'affirme trop comme un recueil de documents,
comme une page du Folklore régional, et pas assez comme un roman.
Néanmoins, de ce sujet très simple et presque banal se dégage un véritable intérêt. Parce qu'il est de tous les temps et de tous les pays, il est
très près de nous, très humain. Delbousquet n'a pas fait de ses personnages des héros grandiloquents, mais il leur a donné l'âme landaise de son
époque et de son voisinage. Soyons-lui reconnaissants de cette véridique et
sauvage simplicité dans l'expression de passions rustiques et familières. —

Donnons en quelques lignes le thème du roman :

Jan lou Jémè, le beau gars du Marensin, est à Peyrehorte pour
l'Amasse, la récolte de la résine. Il y a rencontré Miguette, la petite-fille

�63
de la Césotte de Cante-Cigale. Dès les premiers jours il s'est laissé capti
ver par le charme voluptueux de cette brune fillette aux grands yeux noirs
« bordés de cils épais et cernés d'ombre ». Ils ont partagé leur repas
champêtre ; à même la bouteille ils ont fraternellement goûté au vin doré
du terroir ; « et quand il but à son tour, il lui sembla, mêlée au vin
» (rais, sentir la chaleur humide des lèvres de la jeune fille sur
» ses lèvres ». Depuis, à tous les instants de la vie paysanne, ils se sont
rencontrés, il se sont aimés et attachés toujours plus fort l'un à l'autre.
Et Miguette a rêvé d'un bonheur calme à Cante-Cigale, entre son brun
résinier et la vieille « mayrie ».
Mais déjà l'idylle est terminée, et voici les jours sombres. L'Adelmie,
la blonde et pâle fille de la masculine Zaïde, s'est follement éprise du beau
Jan Lartigau. Elle, que toujours les « galans » dédaignèrent, elle prendra sa revanche en asservissant le Marensin. Hélas! pauvre Miguette,
les « Pourcatères » sont riches, et toi, tu n'as que ta taille souple et tes
grands yeux embrumés d'amour ! Si bien qu'avec sa morale facile d'homme
primitif vicié par le contaet des villes, le résinier se dit, que, sans cesser
de chérir son amie, il peut très naturellement épouser la fille de Peyrehorte.
C'est dès lors le douloureux martyre qui commence pour la petite de
Cante-Cigale, au milieu des formidables apprêts du mariage gascon. Parmi
les couples joyeux « seule Miguette demeurait sérieuse...., en proie à
» une douleur lente qui semblait l'effleurer, l'envelopper subtilement
» de toutes parts. » Elle travaille, elle aide la foule des invités dans les
préparatifs de réjouissance. Elle chante, en tressant des couronnes, et
cherche les coins d'ombre pour pleurer. Mais, le mariage accompli et le
soir venu, Jan « a eu soif de revoir cette femme, de la prendre dans
» ses bras....; c'est en lui comme une sorte de regret amer ». Cependant la Zaïde veillait, et, frappée, insultée par la mégère, Miguette
s'enfuit vers Cante-Cigale. « Alors elle s'assit sur la pierre, et, les mains
» aux tempes, les yeux assombris de larmes, elle regarda devant elle le
» maigre champ perdu, envahi de fougères, où s'élevait le châtaignier
» sans feuilles encore, et dont les ramures obstruaient le ciel. Elle
» avait rêvé d'une vie tranquille auprès de Jan, sous 'ce vieux toit,
» dans cette clairière enclose entre les pinèdes. Elle y revenait seule
» ce soir. »

*,
Malgré certains hors-d'œuvre, tels que le retour inopiné du mari de la
Zaïde, ou la mort accidentelle de la vieille Mayon, qui nous révèlent tout
au plus la sécheresse de l'àme paysanne, cette histoire d'amour simple
et triste nous captive et nous émeut. Elle est écrite dans une langue harmonieuse et forte, qui excelle à rendre la passion fougueuse, la palpitation profonde de la race. La primitive et rêveuse psychologie de ces
esprits rustiques se dessine sous la plume de Delbousquet, encore que
légèrement esquissée. Il a parfaitement campé ces hommes vibrants,

�nerreux et souples, ces femmes ardentes et délurées qui dans leur regard
brun ont emporté quelque chose de la sauvage et mélancolique beauté de
la lande natale. Les immenses paysages de pins ensanglantés par le couchant, les pinèdes où la brise du soir passe avec un bruissement de houle
marine, les étendues mornes et dénudées qu'égaie le sourire de la rose
bruyère, tout ce paysage familier a façonné l'àme landaise : ainsi la sauvage mer bretonne a sculpté à sa ressemblance les rudes fils d'Ar-mor.
A ces pages où passe le souffle de tout un peuple, nous ferons toutefois
un reproche. Vainement, en effet, nous y cherchâmes l'expression de
l'idée religieuse, de cette idée qui, cependant, hanta perpétuellement
l'esprit des hommes de ce terroir. Les individualités qui évoluent devant
nous ont une conception de la vie totalement areligieuse. Elles auraient
gagné, je crois, à se montrer plus fortement imprégnées de ces préoccupations d'ordre supra-terrestre, qui, à mon humble avis, entrent en fait
pour une grande part dans la composition de leur mentalité rêveuse et
quelque peu mystique.
Une seule ligure d'ecclésiastique, celle de l'abbé Destarae, passe, à
peina esquissée, dans le courant des lignes. Et de ce « petit homme rouge
et ventru » qui coule « un regard connuisseur et satisfait sur le quartier de porc » nous aurions désiré un dessin plus exact, une silhouette
moins estompée. Le curé de la campagne landaise ne nous apparaît guère
dans ce falot et presque grotesque personnage, qui n'est venu là que pour
amener la jolie légende de Sent Secàri et sa réponse, traditionnelle en
tout pays gascon.

**#
L'auteur de Miguette de Cante-Cigale est un peintre, délicat et épris,
du paysage patrial. Il a vu venir sa petite compatriote, soutenant d'un
geste noble et gracieux la « cuarte » posée sur sa tête. Ce jour-là « le ciel
» était pur comme une eau sans rides. Les cimes des pins immobiles
» laissaient glisser le soleil entre leurs aiguilles luisantes d'un vert
» bleui, dessinant sur le sable comme une résille de clarté. » u Sur
» l'étendue de bruyères vineuses où ne tranchait aucune plante,, dans
» l'.étincelante lumière du matin, le pignada déroulait ses longues allées
» régulières. Les arbres, semblables à des colonnades de bronze, bar» raient le rose ardent du sous-bois des lignes transversales de leur
» ombre. » Il excelle à peindre « le pays du sable avec sa végétation
» d'ajoncs énormes, de brandes de bruyères, de fougères et de genêts. »
Il en aime la sauvage beauté et la mélancolique grandeur. Supérieurement, il a rendu l'impression intense que l'on reçoit lorsque, « dans le
» grand silence des pinèdes, où le vent traîne sa plainte par instants,
» et fait craquer les pins isolés, comme des mâts, on sent le large de la
» plaine et de la mer. »
Concurremment, d'ailleurs, à cette superbe évocation de la lande
immense, il a su rendre le charme intime, le grouillement de vie d» la

�combe étroite et touffue, d'où jaillissent les sources. lien a décrit la végétation puissante, « le lac de fougères arborescentes, de houx luisants, de
» genévriers gris aux baies violettes, de vergues feuillus. » Et c'est un
magnifique poème en prose à la gloire de cette terre, que d'aucuns peuvent
croire lamentablement désolée et déserte ; en prose française, et pourtant
peu banale, toute pénétrée qu'elle est de l'écho vibrant du langage local.
#
# #

Cette étude du paysage et dé la race, qui fait de Miguette une œuvre
évocatrice entre toutes, suffirait à nous la rendre chère, à nous félibres,
même si Delbousquet n'était allé plus loin, se montrant Folkloriste averti
et linguiste disert. Parcourez son ouvrage, et vous prendrez contact avec
l'industrie résinière, si spéciale à la région, vous en apprendrez le vocabulaire technique, vous y verrez les outils et le vêtement du résinier. Plus
loin c'est la « bote », la fête votive de Lubbon, et la traditionnelle cérémonie de la « Biguerie », de l'antique fête des pasteurs où tous viennent,

« depuis un temps immémorial, échanger leurs clochettes, à la tombée
» de la nuit, » C'est le mariage gascon, avec ses préliminaires, ses
préparatifs interminables, sa pompe campagnarde, ses joies et ses chants.
C'est la promenade, à travers la lande, du lit et de l'armoire de l'épousée:

Lou léyt de la nòbi qué ba, qué ba ;
Lou bén dé mountanhe qu'où hè ana.
C'est la promenade joyeuse, entrecoupée de haltes et de refrains vénérables ou légers. 1 Les « donzelons » chantent :

Lou léyt dé la nòbi qu'és arribat :
De péu de gat qué l'an pléat,
De péu de gat é dé bouhoun :
Lou léyt dé la nòbi n'é pa boun.
Courroucées, les « donzelles » répliquant :

De péu de gat nou l'an pléat,
Mè de boune plume d'aucat ;
Ahl tire-t, nòbi, lou leyt fanit :
La nòbie t'en balhe un mey poulit.
C'est alors l'interminable suite des chants antiques que bientôt personne
ne redira plus. Strophes graves et solennelles, couplets vifs et gaillards,
tous y sont, jusqu'à la chanson finale des servantes qui, cependant que
les sous de cuivre, offrande des invités, tintent dans l'assiette promenée à
la ronde, passant en chantant :

Sourtits dé tàule, lous entaulats !
Qué benguéréts came-plégats !
Came plégats é rée-crouchits
1.

Comparez,

dans « Et Piu-Piu dera me Ltguta », de notre confrère M.

couplets pleins de saveur intitulés : Eras Canins dera Nùbta (p.

33

à 46).

CIMÉUT,

lei

�66

Quésembléréts ganhe-pétits....
Sourtits déhore, anats dansa :
Lous serbiciàus que bon dina !
Nous y trouvons encore les vieilles coutumes et les vieilles légendes. Ce
sont les « Ajuilhounés » de Gascogne qui viennent dans la nuit d'hiverLe chef du chœur entonne l'antique rythme venu du fond des âges

Bel arribé ! .
Sount arribé
À la porte d'un chibalié
Ou d'un baroun,
Lous cournpagnouns.
Et les compagnons d'ajouter :

S'arré nou diuets balha
Nou'n déchets pas mey canta !
Et les verres de vin sec ambré se vident, et la « coque » bénie à la messe
de minuit, la galette de pur froment, disparaît parmi les rires et les chants.
Ce sont encore les vieux dictons, les histoires de « pousouères », ou la
messe de « Sent-Secàri » que nous avons entendu conter en Astarac de
la même malicieuse façon. C'est, à travers tout l'ouvrage, une riche
floraison de termes régionaux, d'expressions gasconnes, de poésie locale.
Signalons au passage une délicieuse chanson, « la Cansoun d'Jsabèu »
due à la plume si délicate de notre savant confrère, M. l'anbé Sarran :
Miguette a su lui prêter le charme de sa voix chaude et mélancolique.
Assurément, l'œuvre du romancier landais n'apparaît pas comme un
travail d'érudition touffue, que viendra consulter quelque austère savant
d'outre-Rhin, avant d'en extraire un lourd et indigeste in-folio sur la
patrie des brandes et des pinèdes. Son auteur a voulu, avant tout, nous
donner un roman du terroir. Ce n'en est pas moins, en même temps
qu'une très intéressante histoire d'amour, une importante contribution à
l'histoire régionale de la France. C'est une évocation de l'àme terrienne,
une reconstitution pieuse d'un coin du patrimoine méridional. Nous pourrons regretter, 'sans doute, qu'elle n'ait pas été entièrement écrite en
gascon : elle l'aurait été supérieurement, et notre langue maternelle y
aurait cueilli une nouvelle gloire. Mais cependant on y sent vivre, à chaque page, notre terre et notre race gasconnes. Emmanuel Delbousquet,
écrivant « Miguette de Cante-Cigale », a denc fait œuvre félibréenne.
Bien sincèrement, nous l'en remercions.
Etienne LEVRAT.

Dejous et soulélh caut dera còsto d'Africo,
Pròchi dei blüi flòts qu'era mar esparrico,

�6?
Destant et mount Calpèi jusquo't temple â'Isis*,
Ar' oumbro des palmiès aras hrutos daurados,
Dam sas ounze mousquès aras tours eilebadoi,
Qu'es tròbo 'ra blanco Tunis.
Era naturo 'qui que hè témpl' ara glôrio,
Dam sas grandous menlan eras que da 'r'istorio ;
Del lïoun aqui 't brulb que hè cara 't chacal3 ;
Echus cada sarratch on bétch io rùinou 'ntico,
Oun sémblo qu'ara net tout at detras se hico
'R' ámou giganto â'Annibal !
Aquí cajéc Cartatje, aqul hue relebado ;
Era nabociùtach, 'chus er'auto 'spanlado,
Que bic sous abitants, brabes, sense 'spauri-s,
'Nets coumbats, dets ancièns eigala 'ra balénço ;
Aquí i-abéc màrtirs dera fé, foui' imménso ;
Aquh'spirèc et réy sen Lùis 1
D'aquéris4 qu'ara mourt courriôn couma 'n io hèsto,
Que debant es Césars n'an bachatch era tèsto,
Qu'adoura Mahoumét nou jamès on a bist,5
Echus et marbre blanc, ei noums que s'escultèron»
Que disen at passant enquin estacatchs èron
At sant ebangèli det Crist I
Det quartiè nau7 hujam et brutch è 'ras peléjos,
Oun, ramplitch de soucis, ourgulhs, besounhi, embéjos,
Pet negoci butatch, ba, bié, cour en perilh,
Dej òr è des plasés tousténs ara poursuito,
Meditan en sièu cap ahès è reiissito,
Et traficant d'Euròpo8 hilh.
'Na recùelhé-mous prou, retrouba 'ras pensados,
'Nas carrèros à-drét escuros, amantados9
Entrém tout douçomént... : qu'ei seram aj estrét ;
Més ací tout qu'é pats, tranquillitatch, silénço,
E, ta pla, se bouléts, pouiram hè counouchénço
Dam ei nebouts de Mahoumét.
0 céndres de Didounl o céndres des sufètos !10
Dejous ei miébi pès, ací, dourmits, inquiètos
De qùant-a nou sentí11 't pè pesant des sounlats
Hè retrouní 't toumbèu que bous amanto 'ijcaro :
Ej Arabo fenhant bous eigaujo pòc aro
Det brutch de guèrros è coumbats.
Coubritch d'un burnous blanc hèt de lánou 'stamado,
'Ra tèsto 'n capurét, pet turbant estacado,

�68
Tant estiu coum' ibèr, è tout et lounc dej an,
Quan cauho 't sirocó, quan era briso pico,
En tout loc è tout téns porto mémou tunico,
Seloun era léi det Couran !
Mespresan det roumi15 'ras embencious curiousos,
Que marcho fièroment 'nai rues misteriousos,
D'arré sensé souci; b'ánou mau, b'ánou pla,
Béngon toutis es flèus s'abate 'chus sa caso^
De sa bouco tousténs sourtira 'quésto fraso :
« Mekloub13, qu'agg a boulutch Alla! '* »
E, quan ei musulmans s'en ban, set cops at dlo,
De cap ara mousquè dise 'ra litanio,
De mounjes un ramatch, debòts.de cor è 'sprit,
On créts bése passa, ço que bous rememorio
Qu'ací 'ts ancièns rendiòn un tau cuit' ara glòrio
Det dlu Daal è de Tanit.
Bilo d'antiquitatch, è troubblairo, è 'ncantado,
Per famusos nacious d'auti côps abitado !
E 't tièu soulélh de houe, é 't tièu cèu, tousténs clar,
E 'ra mar, qu'à tous pès calmado se presénto,
0 'ra hlou det lotus que hè qu' ès ta plaisénto,
Bilo carido A'Amilcar?
0 tu, que hures tant pei de Roumou 'mbejado,
A mourí per Catoun, et crilèu, coundannado,
Alègro-t ! Ajos gautch ! Escouto 'quésto bouts
Qu'et dits, encar' un cop, de releba-t glouriouso :
Era.Franço 'chus tu qu'a plantatch, bittouriouso,
'T sièu drapèu decôsto 'ra Crouts !
Parla de Soulà, canton de Massatch (Ariéjo).

NOTOS.

—

HoRONISATCH.

1. Nom ancien du rocher de Gibraltar. —2. L'Egypte.— Proverbe arabe :

■ Quand le lion parle, le chacal se tait ». —

4,

Les martyrs. — 5. On sait que la foi chré-

tienne, après l'invasion des Arabes, s'est maintenue encore longtemps dans le nord de
l'Afrique, notamment dans les montagnes de la Kabylie et de la Khroumirie, pendant huit
siècles, et que, dans les quatorze persécutions qu'eurent à soutenir les chrétiens de la
part des Arabes musulmans, un grand nombre parmi eux subirent le martyre. Des symboles chrétiens se voient encore sur les armes des Touarêg. — 6. Nombreuses inscriptions
chrétiennes découvertes par le savant Père Delattre. — 7.
depuis l'occupation

française. — 8

Quartier européen construit

Vròpo (qui se dit plutôt) est moins correct. — 9.

Les rues sont couvertes d'une von'e, ou, plutôt, ce sont les maisons qui se rejoignent à
une certaine hauteur en formant vou e ; la lumière leur vient d'en haut, par das lucarnes
percées verticalement, et les laisse dans une demi obscurité, ce qui leur donne je re sais
quel aspect mystérieux. — 10. Magistrats de l'antique Csrlhage. — 11. « Inquietes de ne
pas sentir depuis longtemps. —

VÌ. Roumi « romain ., nom par lequel les Arabes dési-

gnent un chrétien. — 13. Mckloub « c'était écrit », mot que les musulmans ont sans cesse
» la bouche et qu'ils appliquent à tous les événements de la vie. — 14. Nom que les mahométans donnent s Dieu.

�Et Laurayre è 'ts sûes HÎIs
Trabalha hòrt, nou pousa-s ouayre,
Nou y-a pas nat melhou cabau a.
Quan hou près de mourl-s, u prou 'rriche laurayre
Qu' aperè 'ts hils è, soul dab éts : « Pusque me 'n bau,
» Ouerdàt-bous, ç'aus digou, de béne et ayretadje
» Qui mous an dichat ets parénts :
)) Que y-a lio bousséto laguéns.
» En quin endrét segú ? nou-c sàbi ; mes, couradje !
)) Cercat de pla ; cercat toustém, qu'au troubarat.
» Laurat et arrestout2 tapèt qu'ayat segat,
» Curat, palaherrat3, nou dechét nada plaço
» Se bòsto ma dets còps nou-y passo. »
Et pay mourt, ets maynats que houdjèren ' et camp
Ença, enla, pertout, tantya qu'at cap det an
Era 'rrecòlto qu' hou mes bèro.
Dinés escounouts, nat. Mes et pay saye qu' èro
D'enchinha-us, quan s'en degou 'na,
Que bau louisdòrs de trabalha.
l'aria
NOTCS..

i.

d'Anéros, c. de Sen-Lauréns (H.-P.).

1. Cahau « capital». —

2.

Arresloil « chaume ». —

J.

3.

DASQTJE.

Palahcrra ■ bêcher ». —

Houdja « défoncer avec le boyau ».

ES ESTÉLES
Aquésto carto det cèu, amies lectous, ja la bous balhèrem «n noste
Armanac d'engùan, enta hè-bous béi qu'ac poud-òm noumenta tout en
gascoun. Que la bous tournim da acitau, ta didé-bous dus mots des estéles ,
è 'nchinhá-bous, se bous pòt hè gòi, à 'rrecounegué-les de nét.
— Se passaue iou 'gulho pes pôles dera tèrro, en prouloungá-lo que
marcariéena capo azurado és det cèu, at tourn des qui sémblen bira 's estéles. Atau madéch, et plan dedj eqùatou dera tèrro, prouloungat coumo
iou napo, qu'anarié traça 'dj eqùatou det cèu. Nous-auti Gascous, en
troubá-mous à miéjo disténço éntr' et pôle artic è 'dj eqùatou, ne nou béi
toustém toutes es estéles que soun dessus edj eqùatou det cèu, è parcro béimou-n toustém bères liés 1 des qui soun debatch, coumo sé, ta nous-auti,
èr'encliado 'ra tèrro.
Entr'éres, es estéles, de ta lounh que soun (des mès proches era lumièro,
à 75 000 lègues per segoundo, ja boute 3 ans 1/2 t'arribá-mou-n, qùan det
souléi ja'i hèt en 8 minutes !) que sémblen immoubiles en cèu ; mès es

�72
planètes è't souléi que s'i passéjen. Et camin d'aquéste que s'apère
tdjecliptic (parquiéu qu'esshèn es clutsis2). Mès, en nou béi-se traçats pet
cèu es céucles que parlam, ço de miélhou qu'ei de parti de quauco coustelacioun que sié de boun counégue3, ta trouba 's autes.

1). Bid-dessus 1 et bo-ste cap, en aquésto sazoun, ta 9oures det sé, que
poudét béi et Car, dap 7 estéles. Ei bist de dessus ? alabéts qu'auét
4 arròdes, 3 chibaus, dabb un cabalheròt acauat5 en segount ; de coustat ? alabéts qu'ei un car pirenénc, dab 2 arròdes, 2 pih ourcs6 è un tiradé7
courbât. Mès, se boulét dide « era Ousso grano », ja ■n bét era cùó, è't
cap, trïangulari, mès ta dréto, è très pâtes ; deuant éro , et Lins escapá-s.
— Era linho des dîtés bères estéles de dréto que bous amié, 5 còps mès
lounh, dinquio 'ra Stélo pouldrio ; qu'ei ara cùéto dera Ousso pòco

�73
(o Carrèlo), birado en sens countrari. —■ Entr' es Ousses, qu'es simple 8
et Dragouii : dab sous 4 estéles det cap que sémble at-fèt et dragoun des
Chinési. — Era courbo det tiradé det gran Car, se la seguit ta'njous,
que bous hè trouba Arturus, era bèro joulhèro9 det Bùè. Aquéste
que tén ligats es Cas de Caçc, que lairen1) darrè 'ra Ousso, dessus
era Cabelkèro de Bereniço. Dedjaute coustat det Bùè, era Courouno, diadèmo aoun escatéje" era Pèrlo ; mès bach, era Sèrp, que bade, coudado,
è que fa tén et Serpentari.
2) . Aro, se passat ta'nla dera Poulário autant coumo'n bengué-i dera
Ousso grano, que troubat à Cassioupèo. o'ra Cadièro, o 'ra M. Arras,
iou courbo nebulouso qu'ei Persèu. Det miéi d'aquéste, que part iou linho
qu'ei Androumédo, è que bous amié dinquio un carrât qu'ei et Chibau alat
o Pégase (dabb un Pourir/ deuant è un Lu 1è&gt;'n12 debadj es pès). En
Pégase que houe acauat Persèu, qùan s'en anèc pes aires sauba à Androumédo, hilho de Cefèu (près det pôle) ède Cassioupèo, en petrifica 't moustre (un des Péchi) que la-s boulié minja, arrén que d'enehinhá-u et cap
de Meduso (estélo que bárie perioudicoméns).
3) . Pus, se prouloungat Persèu tadj aute coustat, ja troubat es mès
bères estéles det cèu. En prumè, era Crabo blanquiouso, pourtado 'n es
braci det Couche. Debadj aquésti dus, en eslùenhà-s det pôle, edjadmirabble Auriouv, en aquésto sazoun det coustat det souléi cougant, enta
8 oures det sé. Es Très Bourdons (o Hustéls) qu'au hèn iou cinto ; qu'ei
tén era 'Spado. Arrigèu qu'ei et son pè quèrn, Beledjauro era sio 'spallo
dréto. Dera mai) quèrro para-s dabb iou pètch de lïoun, è dera dréto
apagera1' un cop de mataric1'. — Aquét gigant qu'ei en efèt et mès antic
des « toreros » ; en proulounga 'ra linho des Bourdous ja bat trouba 't
Taure, tout cournacejant de cap adaétch ; qu'éi et son gùélh Audebaran,
estélo 'rroujéneo, dap qui 's Ploujouses (Hyades) hèn un triangle ; è 's
Sèt-Capères (es Pléiades : nou-n bi om que siés, mès que n'i a un pialè)
qu'escatéjen pera sio 'spallo coum' un hechotn de banderilhes. — Det pè
d'Aurioun que part edj Erida?/, aoun nade era Baléno (dabb era Merbelhouso, estélo hòrt cambiairo). — Tadj aute coustat des Bourdous, que
troubat et Canhas, que seguéch à Aurioun, è que porte en còtch, coum'
un grillòu18, Sirïus, que bau 16 cops'et nòste Souléi. —Et Canhòt que
hè un triangle dab Sirïus è Betedjauro; debach, qu'auét era Unicòrnio*9;
dessus, enfin, coumo diiés linhes de frount, que poudét béi es Bessous20,
cap-à-cap : Castor è Poulluts.
4) . Tat darrè quart det cèu, partit dera Crabo tat deia dera Poulário, è
que troubarat, à 'sgalo' disténço, era Liro (o 'dj Arriat}**). Quino bèro
'stélo qu'ei bliiéje21 ! qu'ei 'ra Clouco, at miéi des sos Pourics. — Arras
d'aquésti, et Cinhe, que bòle tout espandit, o, se boulét, era Crouts det
Nòrt (enta destingá-lo dera bèro Crouts det Middió, que nou bém

�74
pas jamès, ne tapòc et Centaure è 't Nauiri qu'au soun as dus coustats).
— Et cap det Cinhe que bise prèsque er' Agglo (iou blanco 'stélo entre
diiés autes), que s'emporte un goujat (Antinous). — Entr' er' Ag
glo è V alo det Cinhe, et Daufir/ (dilhèu Dauhirf, en boun gascoun).
— Mès, tout at coustat dera Clouco, ja poudét béi à Erculo, en trin de
tchafa 'ra Idro de Lèrno. Et nòste souléi que cour drét tara stélo que
hè 't Cap d'Erculo, à 20 km. per segoundo : è pensa qu'era tèrro l'au
passe per deuant, è l'au bén per darrè, è lèu l'au tourne deuanta22
'ncaro !
5). Ent' acaba, es XII coustelacious det Zoudiac, es qui trauèsse (en
séns dera flècho) et souléi ; à cado-io que courrespoun un mès dedj an (at
Taure, Abriéu ; as Bessous, Mai, etc.) ; ena carto, es lous noms que soun
en majuscules. Ja couneguém (3, ci-dessus) : I, Et Taure, è II, Es Bessous. — En countinüa : III, Era 'Scraùido, o't Carcan, (mès, laguéns,
que bét... era Gréço è 's Sauméls !). — Debatch, era loungo Sèrp
d'aigo. — IV. Et Liown, trapèzo : qu'ei ajaçat à mitât, pato aloungado,
côtch arrucat ; et son cor que s'apère en latin « Regulus » (edj Arreibt) ;
era cando planéto Jupiter (Jùéu) que s'en tròbe aro tout prôchi. — Dessus étch, et Lioutf poc. —■ V. Era Bièrges. Qu'a's sos diiés mas acupades : era 'squèrro que tén et Cabélh (Tout près que soun et Croubas è 'ra
Coupo, hôro dera carto); era dréto, aperado era Brenhairo*3, miélhou
qu'en sérié « 'ra Segairo ». — VI. Es Balances, dabb es lous platèus. —
VII. Edj Escourpioui? ; en cor que a 'dj arroujéne Antarès (« CôntroMars »), è 'ra sio cùéto qu'ei at-fèt arrecourbado. — VIII. Et Sagitari,
moustre mitât ôme, mitât chibau, que tire dabb iou BaréstoVi : aquésto
au-méns è 'ra Flècho que soun de boun arrecounégue. — IX. Et
Crabicòrni, poc brilhant. — X. Edj Adaigùaire; en' aigo que bùéde
que nade et Péch det Middiô (horo dera carto), que tén un diamant
ena bouco. — XI. Es Péchi, estacats per un arribant. — XII. Et
Mardai], enfin ; qu'au hè 'rradja 'ra Mousco.
— Que bi-ôm tabén en cèu « nebulouses » : qu'ei bapous imménses que
luden o 'rramats enormes d'estéles. Atau és dera Unicòrnio, d'Aurioun,
d'Androumédo, es « Broumes de Magalhans », près det pôle antàrtic,
è, surtout, era grano « Bió-Leitouso », qu'apèren mes lèu et Garnit] de
Sen-Jaques, premou que sémble courre en estiéu de cap à Sen-Jaques de
Coumpoustélo. Aquedj armètch gigant, hèt madéch d'estéles innoumbrabbles (hienut en lounc dera cùéto det Cinhe ara dedj Escourpioun, mès
sénse coupá-s enlôc) qu'entournié souléi, planètes, tèrro è iou troupo
d'estéles.
E tout acró que gùeinéje è que cour pera 'spaço 'nguénço, dèts côps
mès biste que cap de boulét de canoun, è qu'ei coum'un enfenit at coustat
de nous-auti pouquerous... Mès tout acró ne nou sént, ne nou pénse, ne
nou aime, ne nou coumprén ço qu'ei et deué ne ce qu'ei Diéu, è atau nou

�75
bau dounc à-masse- gùaire mès que 'rrén at près de un ôme, at près
mémo de un parpalhó.
B. SARRIEU
Parla de Sén-Mamét-de-Luchoun (H.-G.)

. — I. « Plusieurs .. —

NOTES

naître ». —
7.

t

4.

Timon ». —

Basques. —
che ». —
— 18.

10.

14.

2.

Clûls'n (masculin) . éclipse ». —

« Juste au-dessus de ». —
8?«

■ A cheval &gt;. —

« Aboient ». —

11.

. Étincelle &gt;. —

19.

15.

12. «

« Massue ». —

3.

« Facile à con-

« Pieu fourchu ».

léuri (vert) .. —
17.

—

22.

13.

« Gau-

« Faisceau, petit paquet ».

&lt; Licorne » (unicorne, étjmologiquement).

(Gémeaux) ». — 21. « Donne des reflets bleus ». -—
geuse ». — 24. « Arc ». — 25. « Vautour ».

I.

6.

Se ploie .. —9. « Genouillère &gt;, telles les genouillères ornées des

« Menacer de donner ». —

« Grelot ». —

5.

—20. « Jumeaux

« Devancer ». —

23.

■ Vendan-

NAUÈTS COUNFRAIS.

339. REFOUIL (A.), étudiant, 1, p. Lafayette, Toulouse [Membre actif].
340. MANDRET (E,), employé de commerce, 65, rue de la Concorde,
Toulouse.
341. M»« M. A. CAVALLINI, à Bombez (G.).
342. FAGES, dentiste, Muret (H.-G.).
343. Mue i. JOVERT, 11, Place de la Trinité, Toulouse.
344. SOUBIRON (de Saléchan), libraire, 9, r. de la Poste, Toulouse.
II. — Qu'es bén de téngue à Toulouso, et 21 det mès passat, un
gran Coungrès pireneïsto. Qu'en tournaram à parla, è tsut de lounc, en
noste N° de Junh.
III. — Uv des nòstes : Moussu E. LEVRAT. — A caso nòsto, que
i-a mounde de tout cap, de tout bolhou : ets us proufessous de hauto
futèio ou arregénts de marco ; d'autes simples lauraires dera tèrro ou det
cèu. Qu'i ei pas defendut tapòc d'i souenha en madéch téns era léngo
mairano è 'ts interèsses dera soucietat : qu'en bats jutja de suito I
Et 26 de Jè darrè, M. E. Levrat, aquét qu'auée uio medalho de bermélh en es nòstes Jòcs-Flouraus de 1907 è que mous dits en aquéste N°
de ta beròios causos, que presentauo, à Toulouso, era Tèso enta passa
médecin. S'i coumprengoui quaucarrén, qu'i s'agissèuo dera maladio det
hitje. — Abis ! — E doun, et Presidént det Jurat, M. Bezfn, que diguée
at nòst' aimable counfrai « qu'arregretauo 'rréde de l'en béde ana ;
qu'era Facultat de Medecino qu'auèuo pas bist souén estudiarts d'aquet
òrde ; que hèuo aunou as sus parèns, as sus amits ; è que s'èro bertat de
digue quauque cop qu'un escouliè èro fièr d'aué aprengut à legl ou
'serlue dambe tau mèstre, ét qu'es bantauo d'aué 'nsinhat un tau escouliè )). Après acó, moussu Levrat, ancièn entèrne dets Ouspitaus, que
passée Médecin damm' era mencioui) « très-bien &gt;h Que mous perméte de

�7&lt;;
l'assigura-u qu'« Era Scolo deras Pirenéos )) qu'aprén aquéro noubèlo
damm' arréde gòi, è que l'aufrich en madéch téns es suies mes bounes
coumpliméns.
B. DAUBIAN.
IV. — Eiicaro ùo pèrto tara'Scòlo nòstü : M. l'abat J. Verdict',
ancièn decan de Bièlo d'Auro e canounye de Tarbo, et 8 det mès passat.
Qu'ère u amie dero Bouts dero Mountanho. Se nou y-ayéue pas coulabourat, que la leyéue dab gran pladé. Qu'ère u ouratou distingat ; noumbroudes que soun eres cadières oun a parlat : Sent-Girouns, Touloudo,
etc., que l'ayéuen entenut e apreciat. U bèt elòtye funèbre de M. Rolland, gran d'Espanho, foundatou der' Asile Sen-Yan-Batisto de Guchén,
qu'au balou 'ro decouraciou de chibaliè der' Orde de Carles III d'Espanho. Que Diéu aye soun amo !
F. MARSAN.
— Que benguém de pèrde tabéi} à M. l'abat Vidailhet, de Sacourbièlo
(c. de Lucboun), d'auti còps decan de Boulounho, mòrt canounje de
ïoulouso, un des nòsti ajudaires dera prumèro ouro ; — è à M. F. Escard,
aboucat, orne de létres, decedat à Paris et 10 d'aquéste mès : ouncle de
M. B. Sarrieu, que s'enteressaue ara òbro nòsto, è qu' aimaue 'ra nòsto
lérgo, coumo 'gg hè béi ço qu'escrieuée encaro n'agùair'-a en (( Livre du
centenaire du Tarn-et-G-aronne » (p. 144-147 : Nostre Mountalba). —
Touti dus deuant Diéu sién.
V. — ERA SÉNTO 'STÉLO. — Et Burèu det Couiisistòri que mous hè
sabé que « L'Assemblado generalo dou Felibrige se tendra aquéste an lou
dilun de Pandecousto, 31 de Mai venènt, en cieuta de Sant-Gile, à l'aflat
de la nouvèllo Assouciacioun felibrénco La Feiïgoulo. La matinado estènt
counsacrado is acamp dóu Counsistòri e dóu Counsèu generau dóu
Felibrige, li fidèu tenènt de la Santo Coupo se troubaran, à miéjour è
miéjo, davans la tauló freirenalo dóu counvit tradiciounau. — Per tout
entre-signe utile, s'adreissa à M. Griffeuille, secretari de La Ferigoulo,
à Saint-Gilles (Gard) ».

Nouveau prix spécial pour nos Jeux Floraux
(Grand Concours)

Prix offert par Mme la comtesse d'Antras
Reine de noire Escolo deras Pirénées en 1906
Au meilleur liécit en prose gasconne (Conte, nouvelle ou légende) :

Un© ylolêtt© d'argent.
— Notre Escolo est très reconnaissante à Mme la comtesse d'Antras de
sa délicate générosité à son égard. Aux deux prix spéciaux dont nous
disposions déjà cette année, pour la poésie — une Pervenche d'argent,
offerte par M. de Bardies, et une Médaille d'or, offerte par M. F. Artigue
(Voy. notre dernier N°) — vient ainsi tiès heureusement s'ajouter un
prix spécial pour la prose. Nous espérons que les concurrenls seront
encouragés par ces gracieuses libéralités.

CI D.O.
8ÉZ1ERS

�DE ÇO QUE PARLARÀ AQUÉSTO 'RREBISTO
« Era Bouts dera Mountanho )) que s'acupará de literaturo, de ciénço,
è de tout ço que pouirá enteressá et Felibridje.
Coumo 'rrebista literário, que pubblicará pouesiés, coundes, noubèles,
■è auti bèri (è coumbenabbles) escriéuts en léngo gascouno.
Qu'estudiará es parlas gascous, enta hè les counégue è aprecià.
Que serà erouso tabén de hè paréche touti 's biélhi doucuménts en
gascoun que l'au pouiran este coumunicats.
Coumo 'rrebisto cientifîco, sense cap de pretencioun, que balhará —
en gascoun — quauques crouniques que s'arrepourtarán as ciénces
teouriques è pratiques (matemàtiques, flsico, chimió, agriculture, igièno,
endustrió, etc.)
Nou lichará pas tapòc de coustat era istôrio è 's sos enchinhoménts.
Que pouirá mémo tratta quauques questious de mouralo.
Enfii), que tenguera 's sòs lectous at courént des obres des Felibres
è det moubemént felibréijc.
Ta 's coundes-arrenduts des lous oubradjes que soun pregats es autous
d'embouiá-les ea doubbl'egdzemplári, en tout endicá-mous, se eau, et
prêts des boulumes è 't liberaire aoun es trôben.

Edj abounomént ara « Bouts dera Mountanho » qu'ei de 3 fr. per an ;
■è nou sera pas majourat, mémo s'era nòsto 'rrebisto bén a groussi è a
paréche cado mès. Mès qu'engadjam es nòsti brabes abounats a balhámous, s'ac pòden, era lou adesioun coumplèto.
Cado mémbre dera nòsto" 'Scòio que hará soun poussibble ta proucurámous, ta lèu que pousque, mémbres agechénts noumbrousi : mès seram,
è miélhou pauiram hè. E, mès encáro, cadui? que mous boulerá ajudà det

sòîj sabé è dera sio plumo.
Es qui nù-an pas encaro pagat era lou coutizacioui} que haran bièn

d'embouid-lo sénse destrigd-s : à Moussu B. Sarrieu, 8, plaço DuBartas, Auch (Gèrs), (atau qu'esbitaran frèssi).

BOUCABULARI GASGOUN
Que baram paréche en aquésto 'rrebisto, debadj et titre de « Boucabulari gascouii », listes de mots è d'espressious tirades des dibèrsi dialectes gascous. Que i-á en g'ascoun' fòrço tèrmes è tournures qu'es trôben
prèsque semblabbles en franeés, è que soun coumprenuts facilom^ps
mémo pes qui nou counéguen pas gùaire 'ra nòsto léngo : nou serà pas
necessari d'endicá-les acitau. Que mous countentaram de noutá, en tout
«ndicá-n era proubenénço è balhd-n era traducteioup francéso, es tèrmes
è's loucucious que presentaran quauco particularitat o quauco dificultat;
è d'aquéro manièro que trebalharam a manténgue è a estiéne 'ra counechénço des arrichéces det lengùadje des nòsti páis.
Tadaquér'òbro, qu'auram bejunh der'ajudo de touti's nòsti amics ;
qu'esperam que nou mous harà pas défaut. — Que haran bièn tabé?
es autous, s'empléguen bec-còp en lous artiggles quauque mòt pòc usitat
tròp loucau, de balhá-n en nòto 'ra sinhificacioun.

�STATUTS DE L'ESCOLO DERAS PIRENEOS
AnT. 1. Il est fondé, pour la région gasconne de la haute Garonne et
de ses affluents, une Ecole félibréenne qui prend le nom â'Escòlò deras
Pirenéos (Ecole des Pyrénées).
ART. 2. Le siège de l'Ecole est à Saint-Gaudens. — Elle comprend
trois grandes Sections : 1° Haut-Comminges, Nébouzan, Quatre-Vallées
(Saint-Gaudens) ; 2° Bas-Comminges (Muret) ; 3° Couserans (SaintGirons).
ART. 3. Le but de l'Ecok est de maintenir et de relever la langue
gasconne du Comminges et du Couserans, de conserver les traditions
et les usages locaux, et de développer la vie régionale.
ART. 4. L'Ecole s'interdit absolument toute polémique politique ou
religieuse, soit écrite soit oraleART. 5. Les Membres actifs paient G francs par an, et ont droit au
titre de Eélibres et à toutes les publications de l'Ecole. — Les Dames
sont admises. — Les Bienfaiteurs de l'Ecole pourront être déclarés par IeBureau général Membres honoraires.
ART. U. Il est recommandé, en envoyant son adhésion au Bureau
général, d'indiquer, en outre de l'adresse, le lieu d'adoption au point de
vue dialectal.
ART. 7. Il y aura des Groupes locaux là ou plusieurs Membres actifs
(5 au moins) décideront d'en établir un. Tout Groupe devra se rattacher
à l'une des trois Sections.
ART. 8. Les trois Sections et les Groupes jouiront de l'a plus grande
autonomie, à la'seule condition d'agir conformément aux Statuts, not miment de respecter*les articles 3, 4 et 5, et de se tenir en rapports avec le
Bureau général.
ART. 9. L'Assemblée générale de l'Ecole, composée de tous les Membres actifs, doit se réunir une fois l'an. Elle peut modifier les Statuts à
la majorité absolue. —

Art. 10. Le Bureau général est élu au scrutin secret pour 3 ans par
l'Assemblée générale. Il est composé d'un Président, d'un Secret
e,
d'un Trésorier, et de trois autres membres, ayant rang de Vice-Présidents
et représentant chacun l'une des trois sections de l'Ecole. — Le vole par
correspondance est admis pour-cette élection.
ART. 11. Les questions relatives à l'administration de l'Ecole, à ses
publications, à ses fêtes, à ses relations extérieures, sont réglées par le
Bureau général.
NOTA. — Composition du Bureau général pour l'année 1909 : Président, M.
de Hardies, à Souhn, par Aleu (Ariège) ; Vice-Présidents,
MM. Y.-D. Du for, curé de.Labarthe-de-Rivière (Haute-Garonne) [lîáûfComminges], B. JJaubian, curé de Villefranche-d'Astarac, par Siinorre
(Gers) [Bas-Comminges], A. Tculié, directeur d'école à Saint-Girons
(Ariège) [Couserans] ; Secrétaire-Trésoiier, M. B. Sarrieu, professeur
au Lycée,. 8, place Du-Bartas, Auch (fiers).

Ls Gérant :

N. ABADIE.

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              <text>Era Bouts dera mountanho. - Annado 05, n°04 (Abriéu 1909)</text>
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              <text>Era Bouts dera mountanho &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/10927"&gt;(Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Documents</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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