<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="10985" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="https://www.occitanica.eu/items/show/10985?output=omeka-xml" accessDate="2026-04-04T06:09:54+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="17864" order="1">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/f5c1a6b8f5fadd20742f48a5996c6d8c.jpg</src>
      <authentication>b019cac5f1815a0776349bca47984212</authentication>
    </file>
    <file fileId="18289" order="2">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/2642ed328108da6b879216ae1b41296e.xml</src>
      <authentication>33dbaace79e20a8faf50dce69f55335c</authentication>
    </file>
    <file fileId="18290" order="3">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/93ecbe117848a3c55ce154201ced73e0.pdf</src>
      <authentication>fae11343a5b107e154f0bcd4f869fc10</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="611584">
                  <text>ESCOLO

DERAS

PIRENÉOS

(GOUMÉNGES, QUATE-BATS, NEBOUZAN, COUSERANS, HAUTO GAROUNO)

ERA BOUTS
DERA

MOUNTANHO
ILLUSTRADO

QUE

PARECH

ET

15

DE

CADO

MÉS

5«no ANNADO
CADO NUMERÓ

N° 7. JüLHET 1909

o Sòs

Abounomént :

3 fr. per an
Cl D:0.

BÊZÍERS

SEN-GAUDÉNS
EMPRIMARIO

E

L·IBRARIO
1909

ABADIE

�SOUMARI
Page*

I.
II.
III.
IV.
V.
VI.
VII.
VIII.

—
—
—
—
—
—
—
—

Révision des Statuts du Félibrige général, B. SARRIEU.
Es Countrabandiès, L. SPONT
Era Sèrp, J. SOULÉ-VENTURE
Le Prat de la Supèrbo, H. DAMHIELLE
La Toponymie à l'Association Pyrénéenne, B. SARRIEU.
A la Ciùtat de Carcassouno, F. ESCAICH
Las Halhèros de Sen-Joan, en Euzan, A. LAMOTHE. ..
La Vallée de la Barguillère et le Lion de Caralp,
Is. FOURCADE
IX. — Et mèi) oumenoun (dap musico), Lux
X. — Noubèles (Nauèts Counfrais.—Fèlibrejades. — Varia.
— Notre Fête à Lombez. — (Avis.) B. S

109
113
115
115
116
119
120
122
126
126

RÈGLES PRINCIPALES DE L'ORTHOGRAPHE GASCONNE
En règle générale, on écrit comme on prononce, et les lettres ont la
même valeur qu'en français.
On prononce j et ch comme en français ; on écrit dz pour dz, dj pour
dj, ts pour ts, et tch pour tch.
On représente 1 et n mouillées par Ih et nh (balhd, mountanho).
On peut noter 7? une n gutturale possédée par le gascon (cay, térigue).
Jamais t n'a le son de s ; on écrit atencioui), etc.
Les diphtongues monosyllabiques formées par i, ou, et u peuvent
s'écrire ainsi :
1° ay, èy, ey, iy, òy, oy, ouy, uy (ou bien ai, U, ei, etc., sauf pour
y et uy) ; il ne faut pas écrire aï, èï, etc.
Et ta, il, te, yi, io, io, iou, iu (au début d'un mot, ou d'une syllabe
bien détachée, on peut mettre ya, yè, etc.)
2° aù, lù, eù, iù, òù, où, ouù, uù (mais il vaut mieux se passer de
mettre l'accent sur l'ù pour au, eu, eu, ou, et même pour iù, si on-écrit
yu ou iù pour iu) ; il ne faut pas écrire aou, èou, ni aü, èü, etc. ;
Et ùa, ùè, ùe, ùi, ùò, ùo, ùou, ùu (mieux que oa, oè, etc., et que oua,
ouè, etc.) On pourra ici aussi, sauf pour ùu, se passer de l'accent grave
sur M, si l'on suit la règle ci-après.
3° lia, lie, lie, lii, etc. (le signe II, très lisible, évite de donner deux
valeurs au signe u ; on peut dès lors dire que u, précédant ou suivant une
autre voyelle, a toujours, sauf après q, et dans guf, gui, le son ou).
Le tréma est réservé pour indiquer que l'i et l'u qu'il surmonte se prononcent à part, avec le son qui leur, est propre (bïoulént, arrüd).
Tous les autres caractères ont à peu près la même valeur qu'en français.
AVIS. — Dans un intérêt de précision linguistique, les auteurs sont
priés de vouloir bien* indiquer exactement, à la suite de leurs articles en
gascon, à quelle localité appartient l'idiome employé.
'

*

r

. * A* * 4L

1V

• ,

�CI B.O.

BcZiERS

ËRA BOUTS DERA MOUNTANtfO
gmo

ANNADO:

1909

N° 7.

JULHET

«

Toustém Gasrowt ! »

RÉVISION DÉSIRABLE
DES STATUTS DU

FÉLIBRIGE

GÉNÉRAL*

Les discussions soulevées par la dernière H Sainte-Estelle » auront eu
du moins l'avantage d'attirer l'attention sur le caractère assez gauche,
assez peu satisfaisent encore des Statuts du Félibrige général2. Certes,
« les hommes font plus que les Statuts » ; mais des Statuts mieux compris
éviteront des froissements et favoriseront davantage les progrès de notre
cause sacrée. On voudra donc bien nous permettre de présenter ici quelques observations, concernant: 1) le Conseil Général, 2) le Consistoire,
3) le Bureau central, et 4) la Représentation des Ecoles.
1) — Les Statuts d'une œuvre vivante, dirons-nous d'abord, doivent
en suivre l'évolution progressive. Or, nous n'en sommes plus au temps où
le Félibrige se réduisait presque uniquement au Consistoire et à ses
délégations. Il s'est produit depuis un fait capital : la fondation et le
développement d'un grand nombre d'« Ecoles » félibréennes (telle la
nôtre), qui se sont organisées d'une manière autonome et qui forment
aujourd'hui la partie la plus active du Félibrige. Elles comptent déjà leurs
Membres ou Adhérents par milliers. Il faut donc faire à leurs délégués,
dans le « Conseil Général », une part plus importante que celle que leur
accordent les Statuts de 1905 et les usages consacrés par les « pactes
d'affiliation » (une voix par cotisation de 10 fr.) ; il en résulte en effet
que le Consistoire, composé (quand il est au complet) de 5J « Majoraux »,
dispose au Conseil Général de 50 voix, mais les 12 Ecoles actuellement
affiliées de 17 seulement : disproportion qui persisterait même si les
Ecoles restées à l'écart du groupement général s'y adjoignaient dans les
conditions actuelles. — D'ailleurs c'est moins encore cette disproportion
qui choque que la composition hétérogène du Conseil Général lui-même,
si l'on y considère, non sans doute les personnes, mais la diversité des
êtres représentés par elles : ici, de 1 à 4 Félibres au plus ; là, des Sociétés
puissantes. — Enfin, si le Félibrige continue à progresser, comme il
est à croire, peut-on laisser peser sur une cinquantaine de Membres
seulement la plus grosse part des dépenses d'intérêt général? N'est-il pas
plus naturel que les Majoraux soient presque entièrement déchargés de
o
1. Nous écrivons cet article en français afin qu'il soil plus intelligible aux Félibres
qui ignorent noire gascon montagnard, un peu spécial. — Tour mieux comprendre de
quoi il s'agit, les profanes pourront consulter le ch. 1, § 3, de notre Guide abrégé du
Félibre (N° de mars de cette année).
2. Voy. Vivo Prouvènço, N" de juin.

�Ho
toute cotisation, et que les Écoles paient presque tout, et toujours davantage à mesure qu'elles prospéreront ? — En conséquence, première modification proposée :
Dans le Conseil Général n'entreront que les délégués 'des Ecoles (le
Consistoire étant traité lui-même comme une Ecole : voy. ci-après). Ce
Conseil gardera du reste essentiellement les attributions que lui donnaient les Statuts de 1905 ; notamment il votera le budget général (dont
les Ecoles feront à peu près exclusivement les frais). En outre, ce serait

lui désormais qui modifierait au besoin les Statuts, prononcerait sur
les affiliations et nommerait (voir plus loin) le Bureau du Félibrige.
2) — Mais alors, dira-t on, le Consistoire ne devient-il pas inutile ? —
Non certes ; et en effet : 1° Le Consistoire, association déclarée suivant la
loi de 1901, restera le noyau autour duquel se grouperont le plus commodément, par le lien souple de l'affiliation, les Ecoles félibréennes ; il
serait difficile de le remplacer, comme centre de ralliement ; — 2° En cas
de discussions insolubles dans le Conseil Général, le Consistoire remplira
à merveille les fonctions délicates de Tribunal suprême d'Arbitrage ; —
3° Il est bon de ne pas jeter à l'eau, sous prétexte de dissentiments passagers, nos traditions félibréennes, mais de conserver les titres de Mantenéire{
(pour les personnes ayant fait quelque chose d'important dans l'intérêt de
notre cause), de Mèstre en Gai-Sabé (pour nos meilleurs écrivains en
langue d'oc), et de Majourau (ce dernier ne pouvant être décerné qu'à ceux
qui auraient déjà obtenu l'un des deux précédents) ; et il est bon
qu'ils ne soient pas donnés par le Conseil Général, mais par une élite,
moins divisée régionalement et par là, sans doute, plus impartiale2 ; —
4° Il y aura avantage à ce que le Consistoire, composé, selon toute
apparence, des Félibres les plus anciens et les meilleurs, puisse faire
entendre son avis dans le Conseil Général, participer à la nomination
du Bureau général, et tendre la « Coupo-Santo » au Félibrige militant ;
— 5° Nous irons même plus loin, et nous dirons qu'il sera bon que
le Bureau général du Félibrige, bien que nommé par le Conseil Général,
continue d'être choisi parmi les Majoraux; — 6° Remarquons du reste
que les Majoraux sont tout désignés pour représenter les Ecoles au
Conseil Général ; en fait, c'est déjà ce qui se passait sous le régime actuel :
presque tous les représentants des Ecoles étaient des Majoraux. Ceci soit
dit pour montrer que le Conseil Général réorganisé conformément au §
précédent, tout en ne comprenant plus désormais le Consistoire comme
1. Nous proposerions d'élablir en oulre, à côté du titre de Sàci, décerné à des étrangers, celui de Sàci Mantenèire qui serait réservé à nos

frères catalans d'Espagne, el

équivaudrait, mais à un point de vue puremement honorifique, à celui de Majorai.
2. Un mol ici en faveur de la conciliation dans le Consistoire : Les Majoraux proclamés
à Saint-Gilles par les ans jouissant de l'estime des autres (voy. le Télégramme du 7 juin), il
y aurait sans doute moyen de s'entendre, grâce à des concessions mutuelles, faites sur la
forme par les uns, sur la chose par les autres. Ne pourrait-on procéder, d'un commun
aciord, à une élection nouvelle, pour la forme, de ceux-là mêmes qui ont déjà été, à tort
ou non, piocUmés? Telle est l'idée qui nous est personnellement venue.

�ni
teì, comprends individuellement la plupart des Majoraux, vu surtout que
de nombreuses Ecoles disposeront d'un vote plural. La transition au
nouveau régime se fera ainsi sans à-coups. — En résumé,
Consistoire,
(c'est-à-dire l'assemblée des Majoraux) doit persister comme centre de
IJ

ralliement, tribunal d'arbitrage, académie félibréenne, groupe d'élite,
enfin liste de recrutement du Bureau du Félibrige (et aussi, en fait,
des représentants des Ecoles).
3) — Reste à dire un mot du Bureau général et de la représentation
des Ecoles.
Peu de chose à modifier, nous semble-t-il, dans l'organisation du
Bureau. Tout le monde reconnaît la nécessité d'un Capoulicr et d'un
Baile (secrétaire-trésorier) 1, et il parait bon que ce dernier reste choisi
par le Capoulier, pourvu que ce choix soit soumis à la ratification du
Conseil Général. 11 nous semble cependant que le nombre des Assesseurs
devrait être porté de 5 à 7, d'après les 7 grandes divisions linguistiques
de l'Oecitanie2 [ 1) Provence, y compris Gard, Drôme, Ardèche, HautesAlpes ; 2) Dauphiné, Savoie, etc., ou Pays a franco provençaux » ;
3) Auvergne, y compris Lozère et Haute-Loire ; 4) Limousin-Périgord ;
5) Béarn et Gascogne, y compris la Gironde ; 6) Languedoc, de Cahors
et de Rodez à Foix et d'Agen par Toulouse à Montpellier et à Alais ;
7) Enfin Boussillon et Pays catalans]. Il y aurait donc 7 Assesseurs :
Assessour de Prouvènço, Assessour de Daufinat, etc. 3 ; et chacun d'eux
aurait à tenir le Capoulier au courant de ce qui se ferait dans la région qui
lui aurait été attribuée, et surtout à présenter annuellement au Conseil

Général, pour la Sainte-Estelle, un rapport substantiel sur les progrès
de l'œuvre félibréenne dans cette Bégion, afin que les autres Régions
pussent profiter des expériences faites, ou inversement, s'il le fallait,
prêter leur concours à des fondations nouvelles. — En outre, tous ces
Membres du Bureau ne devraient être élus que pour 3 ans, tout en étant
rééligibles.
4) — Enfin, pour la représentation des Ecoles, il faudrait sans doute,
pour qu'une Ecole eût droit à une voix, qu'elle comptât au moins 25
Membres ou Adhérents, et payât une cotisation de 5 francs. Cette cotisation serait censée représenter 1/50 (2 p. 0/0 ou 0 fr. 02 par franc) des
recettes de l'Ecole. Au-dessus d'une recette de 250 francs (calculée d'après
la liste officielle des adhérents de chaque Ecole et le montant chez elle des
cotisations de Membre et d'Abonné), la contribution augmenterait d'après
1. Voy. « Les propos d'un Arquin », p. 14-15.
1. On nous excusera sans doute de renvoyer ici à nos articles de la Terro d'Oc (juin
1903: Observations sur l'organisation du félibrige, l's partie) et des Reclams de Marne
GascoUgne (Mars 1905 :

La Réforme des Maintenances). Ils nous paraissent (surtout le

dernier) encore de saison.
3. Pourrait-on penser respcclicemenl à MM. Msuzin,

Ronjat,

Dujarric, V^nncnouze,

Planté, Aruaviclle, Estieu 1 En tout cas, mène Assesseurs, ils seraient soumis de suite à
réélection.

�H2
de même taux de 1/50, et le nombre de voix serait calculé d'après le nombre entier de fois 5 fr. que paierait ainsi l'Ecole. Par exemple (sauf
erreur), l'Escole G. Fébus, avec 420 membres à 6 fr. et 70 abonnés à 3 fr.,
paierait 2520 + 210 : 50 = 54 fr. 60, et aurait donc 10 voix ; l'Escòlo
deras Pirenëos, avec 100 membres à 6 fr. et 250 abonnés à 3 fr.,
paierait 27 fr., et aurait 5 voix ; le Bournat, avec 900 adhérents à 3 fr.,
54 fr., et aurait 10 voix, etc. S'il le fallait, on pourrait aller jusqu'à 3
pour 100. Le Consistoire pourrait ne payer que 25 francs, et disposer de
5 voix, qu'il confierait à des délégués spéciaux. [On pourrait d'ailleurs, dans
certains cas, voter par Ecoles, ou par Régions (voy. le § précédent), en
n'attribuant qu'une voix à chaque Ecole, ou à chaque Bégion. C'est
surtout pour le vote du budget que se justifierait le vote plural]. — Ces
cotisations, et les droits (facultatifs) d'aencartamén », et enfin les dons
que ne manqueraient pas de faire volontairement au Félibrige central un
grand nombre de Félibres, isolés ou non, permettraient bien d'arriver, en
attendant mieux, à la somme de 500 francs environ, nécessaire bon an
mal an au Félibrige central L Et cet argent serait employé et comme on a
fait jusqu'à présent (Cartabèu, Sainte-Estelle annuelle, Grands Jeux
Floraux septennaires)2, et aussi à aider à la fondation d'Ecoles ou
d'oeuvres félibréennes là où besoin serait, d'après les vœux des Ecoles
voisines et les rapports (voy. le § précédent) des Assesseurs respectifs.
Telles sont les modifications que nous avons cru devoir proposer ici.
La parole est maintenant au Consistoire, puisqu'en vertu des Statuts de
1905 (art. 8, § 4) c'est lui qui « establís l'Estatut )) ; elle est même,
d'abord, à notre Capoulier, puisque (art. 13, § 3, ibid.) il peut convoquer le Consistoire et le Conseil Général « toúti fés qu'éu lou jujo necite » :
et il en serait sans doute ainsi si plusieurs Ecoles, d'un commun accord,
demandaient cette convocation. Disons cependant qu'à notre avis il n'y a
point péril en la demeure ; il est même bon de laisser venir un peu. En
atten dant donc, nous adressons ce N° d' « Era Bouts » à tous les Majoraux, et aussi à toutes les Ecoles, affiliées ou non, faisant appel à la fois au
sens pratique et à la sagesse de chacun ; dès à -présent, nous ouvrons ici
une consultation sur cette question des Statuts, et nous serons heureux
de recevoir les avis des Ecoles sœurs, comme de tout Félibre sincère, et
de les insérer si on le désire (prière seulement d'éviter les personnalités,
absolument, et d'être court et précis). Nous osons compter que tout
le monde reconnaîtra qu'il y a mieux à faire (eût-on dix fois raison)
que de récriminer contre des Confrères, ou contre des faits passés ;
nous espérons même voir renaître prochainement, sur des bases
1. Voytz le Cartabèu n' 6, p. 25-27.
2. A ce propos on nous permettra de demander encore une fois que la Sainte Estelle
ait lieu, chaque année, dans un» Région différente de l'Orcilanie, et que les grands Jeux
Floraux aient lieu aussi à tour de rôle dans chacune de ces 7 Régions. — Voy. pour la
définition de ces Régions, le § 3 de cet article. Celte année, la Sainte Estelle a donc eu
heu, au fond, en Provsnce, tout comm» l'an dernier, car on n'a pas franchi le Vidourle.

�113
désormais solides et sans équivoque, une entente sincère entre les
tronçons, un peu épars depuis quatre ans, du Félibrige intégral.
Et Delegat dera 'Scòloderas Pirenéos à S. Glli :
B.

SARRIEU.

8, Place Du-Bartas, Auch (Gers)

El
En u bilatge près det port de Pèyra-Sourdo1, que i-ayéue u còp ùo
maydùéto 2 u chunhau escartádo, è 'ra yént d'aquéro maydou n'ayéue pas
u gran bé, mès qu'es cercaue era bíta ena cassa, ena pésca, etc., sénse
nat permís n'arré, er' iùèr couma 'r estiéu. Bedls3, u chunhau4
mâchants, que didiéuen que hèuen countrabándo tabé à-bes-cops5. Que
bous poudét pensa se es dùaniès aus surbelhauen, surtout quan hèue
escur. —
Et brigadiè, ùo nét qu'anaue Iuna6 det coustat dera maidùéto, mès
pas trop près, que beyou à sourtl qùate òmes : u que pourtaue ùo lantèrno, er' aute u tambour, er' aute u arrousùèr, è 't quatrièmo ùo tlsto
ou courbélho ; e que s'en anèren pes camps7 è pes prats, per debat ércs
sègues8. De téns en téns, que s'estangauen 9, que hèuen sinnes dap era
lantèrno, que trucauen et tambour, è après qu'es metiéuen à camina.
Mès et brigadiè nou goudè pas apressa coumo ère tout soul è que s'en
tourné dap era idèo de tourná-us à segui enta 'r' auto nét dap u des sliés
dùaniès. Qu'ayéue embéyo de descoubrí ço qui poudiéuen hè aquéro yént
è nou pensaue pas en arrè més ; à cado, que parlaue tout soul : « Era
» lantèrno qu'ei enta hè sinnes à d'auti, et tambour qu'aus serbéch ent'
» aperá-us, mès nou coumpréni pas perquè s'en pòrten er' arrousùèr è
» 'ratisto... Maití10 que beiram... »
Era nét après, de cap eres ounze, et brigadiè è u dùaniè que s'en ayéue
amiat qu'èren escounuts11 darrè u 'spi12, qu'au passèren deuant es qùate
òmes der' auto nét dap es madéchi estruménts. Enta nou dichá-s descoubrí, et brigadiè è 't dùaniè que s'ayéuen k téngue u chunhau louy 13 ; at
cap de ùo poudéto14 es qùate òmes que s'estanguèren de costo ùo sègo ;
et prumè que hèue ana era lantèrno de u coustat ar' aute, que la lheuaue
e que la bachaue ; et segount que toucaue et tambour, et der' arrousùèr
que dichaue caye aigùo que la bediéuen à lugreya dap era luts dera lantèrno, è après et quatrièmo qu'es metiéue à genous, qu'es tournaue à
lheua, è que partiéuen touts mès en-la enta 'na arrecoumença era madécho
auperaciou.
« Que t'en sémble ? » ce dits et brigadiè at dùaniè. — « Nou coundi
» pas qu'auém countrabando acl », ce dits er' aute ; « açó que paréch
» mès dauit15 caudes de brouches16. » — « Brouches? » ce dits et brigadiè; « cára-t, òme ! » (è en madéch téns que hèue et sinne dera crouts)

�114

« Cára-t, qu'em hariés pòu ! » — È qu'au coumençaue à béngue era car
de garió...
De cap ara maitiado, coumo ayéuen amourtit era lantèrno, n'aus poudiéuen pas segui més; es dùaniès que s'en tounèren enta cado, mès et
brigadiè nou poudou pas droumi bric. Quan bengouren eres ounze det
dió, que s'en anè tout soul de cap ara maidùéto, que bouliéue, à tout
prêts, sabé quaucarré; que s'apressaue poc à pòc è que gardaue de cada
coustat. Ena cr.iJino, que i-èren es qùate òmes dera brèspo, e u de éri
qu'anè cou Va pòrto quan arribaue et brigadiè: « Adichat, brigadiè,
» entrat! Qu'arribat de-plòn, que bam disna, è que bous bat demoura
» dap noud-auti ; et téns d'acaba de hè aquésto sausso, è que mous
» metém en tauló. Bous hèn gòi es carcòlhs18 ? Que m'en darat noubèles
» è dera sausso tabé.
Ares ounze è méyo, qu'es metiéuen en taulo, è cado-ii qu'ayéue deuant
ùo sietádo de carcòlhs ; er' arrepas que coumençaue de plô. Mès et mèstre
dera maidou que bediéue et brigadiè u chunhau distrèt : « Qu'auét ? Nou
» minjat pas ! Que parechét tout estounat, dab er' ü ùélh de-cap acét
» tambour, er' aute ùélh ena sièto. » En efèt, et brigadiè qu' ayéue bist
et tambour, era lantèrno è er' arrousùèr, è que pensaue en ço que ayéue
bist er' auta nét, sense arriba à esclarí arré.
« Que bous béi tout preoucupat », ce dits et mèstre. « Dechát-me ana
» barra ero pòrto, qu'arrés nou béngue escouta, à que bous bòi esplica
» ço que boulét sabé ». Et brigadiè ya-s pendiéue d'aué dichat et sabre
en u cournè19 dera crambo, qu'au scmblaue que l'aurié à-bedouy20 dilhèu...
Et mèstre de cado que tournée enta 'ra taulo è que coumencè :
— « Bous, que mous auét seguits yassé, que bous auém bist, mès nou
» hè pas arré, que bous bòi dide tout... Et«carcòlh qu'ei u animau que
)) nou sòrt soun qué quan plòi ; à noud-auti que mous hèn gòi es car)) còlhs, mes quin cau hè enta cassá-us er' estiéu quan passam tantes de
» semmanes sénse plouyo ? Qu'auém aiit à embenta u sistèmo, è qu'ei
» aquéste : dap era lantèrno que hèm es esclaires ; et tambour qu'ei et
)) tounêrro, è dap er' arrousùèr que hèm era plouyo. Et carcòlh, qu'ei u
» chunhau pèc, nou-s meffide pas d'arré ; que cré que plòi è que sòrt
)&gt; dera tutéto , à alabéts qu'arribe er' aute que l'arremasse è qu'au hique21
)) ena courbélho. E achéu 22 qu'auét touto era istùèro dero nousto passe» yado de cado nét. » —
Desempuch alabéts, quan lou demandauen at brigadiè s' es hèue pla
de countrabando pet pòrt de Pèira-Sourdo, qu'arrespouniéue : « Dichát» me tranquile, è anát-bou-n enta-u diable: aqueró nou bous arregardo
)) pasl »
Parla d'Aderbiéle, Bat de Louroun (II.-P.).

L. SPONT.

1. Paisape qui conduit de la vallée de Louron à la vallée de Larboust. —
2. « Maisonnette ». — 3. ■ Des voisins ». — k ■ Un peu .. — 5. « Parfois • ipron.
a bêtis cols). —6. &gt; Cueller ■ . — 7 « Champs (pron. cans). — 8 « Haies .. — 9. • Ils
s'arrêtaient ». — 10. . Demain malin .. — 11. « Cachés .. — 12. Espi ■ aubépine &gt;. —
13. . Loin ». — 14. . Inetant ». — 15. « Plutôt
— IG. ■ Sorcières ■. — 17. « Bien à
propos .. — 18. « Escargots » — 19. « Coin ». — 20. « Besoin ». — 21. . Le met »,
— 22. « Là ».
NOTES.

—

�115

ER4SÈRP
Dèts oúras det maytin
Que m'en ê 'ná ta 't pratch....
Que hè un arrescaut, un dia 'mperigglatch
Couma 'n sap hè vès cops et més de Juncerira.1
Sénse més pantechá2 párti de vèra tira,
Pássi 't trauès d'un gèrm, 3 anán tranquilaméns ;
Embarrasses nou n'è : un traqué 4 soulaméns.
Tout d'un cop, quaucarrén praquiu que hùelhaquéja5 ;
A mous pès, desegu, quauque houdre 's passéja.
Oh ! quin demoun de sèrp !.... M'arrecúli d'un pas,
Que do de moun traqué, lançá-u à tour de vras.
D'un patac sus et miéy ja l'è 'stalavournida ;6
De iaute que l'en dò jal'è prèsqu' espoutfda....
« Bálha 't cap acitau ! Lècha-Ié-t engglahà !7
Se l'-as sarpatch8 en côtch, lé t'en bouy deygahá9
Que nou ' t bouy pas lachá, qu'as trop lètch bigarradge,10
Animau maladit ! de Satan ej imadge !
De ta pèc qu'om te vé que hès gahá heroú : "
Embruzá-t12 que vouy hè !... Aquiu, tè !... Ja 'n'as prou ! »
Parla de Harréra, canloun de Maulioui) (H.-P.).

J, SOULÉ-VENTURE.

NOTAS. — 1. &gt; Juin ». — 2. ■ Hésiter • litt. « haleter ». — 3. « Terrain inculte recouvert de broussailles. — 4. « Gourdin ». — 5. « Remue les feuilles &gt;. — 6. « Etourdie ».
— 7. « Ecraser ». — 8. « Attaché ». — 9. « Détacher ■. — 10. &gt; Tu as trop laide
bigarrure (tu es de la plus mauvaise espèce) ». — 11. « Frayeur ». — 12. « Te briser ».

Le Prat de la Supèrbo
[TIRAT DERA SERIO QUE SANHÈC UN DIPLOMO D'AUNOU]

Les Rougacious me hèn brumba 1 uo poulido istùèro que me countauo
autes cops le défunt Polito, le boun Dlu le béjo. La bous bau tourna dise.
Uo hénno brabéto, i-auèo pas arrén à touca, s'aperauo Supèrbo. Ero
jalouso de las beslos, de la Cilo, de la Catalino, de la Mataléno, de la
Lûcio, empramo qu'à las Litanios cantauon sénto Cilo, sénto Catalino,
sénto Mataléno, sénto Lûcio, è jamès, au gran jamès, auèo pas entenut
à canta : « sénto Supèrbo ».
S'en ba trouba Moussu curé è le counto sa péno :
— « Se m'i poudèuots bouta à jou tabé.... »
— « Impoussible, praubo Supèrbo ! »
— « Quan calera paga ?... M'i refusariò pas. »
— « Impoussible ».

�116
La Supèrbo sabèuo que Moussu curé, crouchit pe l'atge e le mau, èro
bijarre. Enta s'enténe pas nat mâchant coumplimént digouc pas rén mès
e s'en angouc. Pensée que haré de mès bounes ahès dambe le prïou2, que
l'aperauon Peninét.
Le Peninét ba canta à la glèyso dempus qu'èro clére, i-a sùassant' ans,
e n'ei
—
—
—

réde bouhòlo3.
« Te boulèui demanda un serbichi », ça dits la Supèrbo.
« Dambe plasé, se pùdi », ça dits le Peninét.
« Te boulèui demanda de canta sento Supèrbo au trauès de las

autos séntos... »

— ? ?
— « Te pagarèi. As pas nat prat enta hè pèche la saumo : la pouiras
amena au mèn cado diméche. »
— « T'ac prouméti... Suloméns, sabes, ac digos pas à digun. »
La Supèrbo a uo amigo, n'a pas qu'uo ; l'ac ba racounta cop-séc, e le
petit clére, le soun rehilh, qu'èro as escouts, ac entenouc.
L'endouman maitin èro le prumè jour de las Rougacious. Pes camls,
auèon deja esplandit la ramado : las sègos e les acacias i hasèuon neua
per dessus las flous carrejados pe l'aire autanhut ' dou maitin. A pourpoucioun que s'alugauo l'aubo blanquiouso, le mounde arribauon à ilôts à la
glèyso pendént que le campanè acabauo de repica5.
La proucessioun i deja partido, le mounde se soun arruiats"; è toutes
dambe deboucioun demandon au Boun Dlu de benasl las recòltos.
La Supèrbo èro en tèsto, le Peninét en passa dauant le prat le balhèc
uo guinhado 7 enta u hè compréngue que s'auèo pas arrén debrumbat.
Quan estèc le còp, le Peninét se rebiro è en tout ùarda le prat se boutée à canta dambe sa bouts de cascarro8 ou de payrò cedat9 : Sénto
Supèrbo... », en tout hè truca les pots coum' un joc de bargadéros "&gt;..
Le petit clére, que las beslos auèon lengat, au lòc de respoune « Ora
pro twbis », se boutée à piùla d'uo bouts flno coum' un hlu, en tout arrise
de caps las hénnos : « Prumo de l'èrbo 1 » u
Parla dou canloun de Loumbès, Bach-Couménges (Gers)
H. DAMBIELLE.
NOTOS. —

— i.

1. « Rappeler ». —

2.

■ Prieur, sacristain ».

--

3.

« Fier, orgueilleux ».

« Le souffle du venl d'aulan ». — 5. ■ Sonner pour la 2* fois .. — 6. &lt;• Rangés ».

— 7. « Coup d'oeil .. — 8. ■ Crécelle -. — 9. . Chaudron fêlé .. — 10. « Une broie »•
— 11. ■ A cause de l'herbe ■.

LA

TOPONYMIE

à la îTédéraHon des Sociétés Pyrénéistes
(Congzèà de Toiilouóe, Séance du 3o Mazá igog)

Nous pouvons enfin (l'abondance des matières nous en avait empècho
jusqu'ici) dire un mot du brillant Congrès de la Fédération des Sociétés

�117
Pyrénéistes à Toulouse, fin Mars dernier4. A notre point de vue félibréen, rien de plus intéressant que l'organisation définitive, à ce Congrès, d'une Sous-Commission de Toponymie pyrénéenne.
La « toponymie » (des deux mots grecs tópos « lieu », et 'ónuma
« nom ») est l'étude des noms de lieu ; on devine son importance, à titre
de science auxiliaire, pour la géographie, et en particulier pour la topographie et la cartographie. Mais, comme elle exige la connaissance des
dialectes locaux, elle se rattache par là à la linguistique et ne peut-être
menée à bien que par des spécialistes. On comprend dès-lors (voir dans
le Bulletin Pyrénéen de Mai le remarquable rapport de M. Alphonse
Meillon) que des erreurs assez nombreuses aient dû se glisser dans le
Cadastre, la Carte de l'Etat-Major, la Carte du Ministère de l'Intérieur, et
les travaux qui s'en sont inspirés. Tout en rendant hommage au soin
avec lequel les noms de lieu y ont relevés en général, on ne peut nier
qu'il ne s'y trouve souvent des notations incertaines (hésitation par exemple entre soum ou som, pour a sommet »), des confusions, des pléonasmes (ex. : vallée de la Bat de Bun, quand bat signifie déjà « vallée »),
des désaccords (pic de Balaitous, Balétous, Bailetous, Balleïtouse....,
quand il faut écrire Bat-Laytouse, — et ce n'est pas un pic), etc. Il
est donc nécessaire de procéder à une revision sérieuse de ces noms pour
la forme et pour l'orlhographe.
Ce n'est pas à dire que l'on va tout révolutionner. La réforme sera à la
fois (( rationnelle et prudente ». Après une discussion à laquelle ont pris
part des personnalités telles que MM. Schrader, de Saint Saud, Meillon,
Torras, Camboué, Soullier, Parant, Belloc, il a été d'abord décidé que
l'on se conformerait jusqu'à nouvel ordre, en France et en Espagne, à
l'orthographe des caries officielles les plus récentes ; puis quelques principes très sages ont été posés, pour éviter des bouleversements arbitrai-,
res. Notamment on respectera : a) les noms à signification incertaine
[disons cependant qu'il faudra se bien assurer de leur forme locale], b)
les noms corrects écrits avec une orthographe ancienne, et c) les noms
officiellement fixés (cantons, communes, hameaux, quartiers connus ; on
corrigera toutefois, mais seulement après enquête sur les lieux mêmes,
les noms dont la signification aura pu être bien établie ; enfin on se concertera dans chaque vallée, on se contrôlera-d'une vallée à l'autre (notamment pour les noms des lieux limitrophes}, et on discutera le tout publiquement, aux deux réunions générales annuelles.—■ En attendant, le
1. Cette Fédération groupe un grand nombre Ce Sociétés pyrenéisles, telles que les
Sections du Club-Alpin du S.-O, de l'an, basque; de Tarbes, de Bagnères-de-liigorre, des
Pyrénées centrales, du Canigou ; les Sociétés des Excursionnistes du Itéar», de Tarbef, de la
Soûle, de iiagnères-de-liigone, du Vallespir, les Ski-Clubs de Tolosa (liiiipiizeoa), bordelais, béarnais, barégeois, de Cauterels, de liagnéres-de-lîigorrc ; les Centres Escuisionnistes de Catalogne, et du Vallés (Espagne) ; les Sports d'hiver de Toulouse, îles EauxBonnes, la S. Ramond, la S. du Laeedan, la S. pour l'aménagement des mvnlatjn s, — Elle
publie le Bulletin Pyrénéen, belle revue mensuelle illu.-trée. (I.e n" U fr. M
3 fr. par an. Secr. M. F. Bernard, 5, rue Huboué, Pau).

Abonnement

�118
Congrès propose d' « établir, dans chaque vallée ou région voisine, un
glossaire topographique pratique et scientifique » précédé d'un alphabet
avec définition delà prononciation des lettres employées (Avis aux travailleurs).
Voici en outre la composition actuelle de la Sous-Commission de
Toponymie :
PRÉSIDENT

: M. Alphonse Meillon, 7, rue Gontaut-Biron, à Pau (B.-P.).
SOUS-SECTIONS

SECTIONS

B
' rna'se
Béarnaise

( V. d'Aspe et de Bare- MM. Cadier frères et
t0US
\
tous.
\
'
Pellisson.
)J V. d'Ossau.
MiM. Lalanne, Maussier,
*

Bigourdane

Gasconne

S. Palay, A. Meillon.

/i V. d'Argelès et d'Ar- MM. M. Camélat,
il
rens.
Cailhabère.
V. de Cauterets.
M. A. Meilhon.
/ V. de Barèges.
M. Rondou.
[ V. d'Aure.
M. Yabbé Marsan.

jI
i

( V. de Luchon et de
\
Luchon et del
!
Larboust.
\ Roussillon,
Boussillon, etc.
etc.

„

) r,

i

Í

,

Catalane espagnole

abbé

j

Catalane
française
Catalane française
1

.

MEMBRES

Belloc, B. Sarrieu.

^dejtyaudy, Pastre, P. Vidal, Auriol.
MM. C.-A. Torras, Massó

,

\ Barcelone.

Torrents, L. M. Vidal,
j ga|en
j
Qasas

I

Carbó.

Les sections basque, languedocienne et aragonaise n'ont pas encore de
représentants. — Une remarque, en passant : la section « gasconne »
serait mieux nommée Commingeoise (car, linguistiquement, Béarnais et
Bigourdans ont eux aussi le droit de se dire Gascons), et devrait comprendre les « Quatre-Vallées » (Aure, Louron, Neste, Lannemezan, Barousse,
Magnoac), le Haut-Comminges (Luchon, Aran, Layrisse, Bégion du
Cagire, etc.), et le Couserans (Castillonnais, et Couserans pr. dit). Ajouter
aussi à la section Bigourdane une sous-section pour Campai), etc. Tout
cela s'organisera mieux, à mesure que les ouvriers nécessaires se présenteront.
En tout cas, la Fédération pyrénéiste peut compter, pour l'œuvre si
digne d'attention qu'elle a entreprise, sur le concours des Sociétés savantes et des Ecoles félibréennes de nos régions. (Nous avons souligné cidessus les noms des Félibres qui font déjà partie de sa sous-commission
de Toponymie). Notre Ecole des Pyrénées, notamment, par sa situation
même, se considérera comme tout particulièrement tenue de lui prêter
l'aide la plus active. Nos concours annuels, où les travaux toponymiques de

�119
M. l'abbé Marsan ont été si remarqués, la petite carte que nous avons
publiée dans notre Armanac dera Mountanho et que nous donnerons de
nouveau ici [tout entière en gascon : tel est le point de vue félibréen] sont
déjà des preuves de l'intérêt que nous portons à cette œuvre, à la fois
scientifique et patriotique. — Dans un prochain article, nous parlerons
des travaux de MM. Meillon, Belloc, Ronjat, Dévoluy à ce point de vue,
et ce sera pour nous l'occasion de préciser quelques questions de méthode
toponymique. En attendant, annonçons que le prochain Congrès de la
Fédération pyrénéiste aura lieu à Bagnères-de-Bigorre, le 10 août prochain. Nous en entretiendrons également nos lecteurs.
B.

SARRIEU.

A la Ciutat de Carcassouno
Garcassouno, le 10 de Junh 1909: Per la bisito de la Soucietat del Couserans.
I
Las guèrros, de tout téns, sén counta les espans,1
An fèit de nôste sanc arrousa tas muralhos,
Car les comtes de Fouich abòn dins las batalhos
Empatchat que tas tours cajésson pans à pans ;2
Couménges, Bellisséns 3, tout bardats arriban,
La ma 'squèrro à l'escut que recéu è pla balho,
Dins le gantelét dréit uno 'spaso, que dalho
Coum' èrbo l'enemic, pus nou s'eichuleban ! 'A
Que de crits ! que de dois! que de bidos cassados!
Que de generacíus, o Ciùtat, soun passados,
Quand, soulis, tous ramparts soun estats esparnhats !
De la guèrro tout téns ès estado nouirido...
Aro, que d'oulibiè ta courouno es flourido,
Tous filhs de sous parfums se trôbon emprenhats !
II
Dcspüéich, dins tous muréts, à las pèiros cendrousos,
Nou se passéjo pus òmes ambé 'sperous :
Las mitanos d'aciè, de guèrro mascarousos5,
Per auèi n'an pos mès le bam° de tous barous.
Le câscou fenercat,7 en sa figuro arnhouso,
Le guerriè sus l'escut empúio '1 bras flebrous ;
Dins sa bèsto de fer, l'espaso bergounhouso
■Soúmio de n'abé pus sas tarriblos furous.

�120
Ja-t saludi, Ciùtat ! car ço qu'è bist aciu :
Ramparts anda-t ùarda, clouquès per prega Diu
T'an fèit tròp gran renoun per que jamais nou moro.
Oh! coumo fajó bèt l'artisto, en soun geni,
Pusque de ço qu'a fèit ùardos le soubení !..
Tió8, nous-autis passan, mès toun passat demoro !
F. ESCAICH

Membre de la Société ariégeoise des Sciences?
Lettres et Arts.
Parla de La Bastido-dc-Serou (Ariéjo).
NOTOS. — 1. « Troubles
Carcassona • (Chronique des
la cité de Carca&lt;sonne. —
— 7. . Percé d'ouvertures

». — 2. « Lo segon comte foc mossenhor Rogier, que conquistés
Comtes de Foix). — 3. Peux liellissen furent connétables de
i. ■ Se relevant ». — 5. ■ Tachées .. — 6. « L'élan
■. — 8. ■ Oui certes &gt;.

LIS HALHÈRQS DE SEN-JÜ1.N, El EilIJ
Qu'ei la bèlho de Sen Juan ! Lou sourélh s'es estujat per darrè la
biélho tou de Lamòto e la nèit qu'arribo tout douçomén. Ditdya, lou campanè de Lagraulét bérjg de souna l'Andyèlus e las géns hárpion lou coustoun dab lous utís sou côt, estants coumo lèps 1 dou caumas de la journado. Arribats au bilatdye, que mindyon biste quauques culherats de
soupo dab un boun escalissat2 de bip au chabròt e que partissen coumo
lambréts decaps entau placèu oun se ba ha, dens un moumén, « la halho
de Sen-Jùan ». Lous prumès arribats carréjon hèchs de brôcs3, espazazous4, bastos5 de barats è dambe las hourcos qu'en hèn ui) gran piloutas
bièn apuntat. Touts que s'i aidon, petits e grans, e que s'i hèn à burlos
ende pòde coumença d'aluca dedôro 6 per balha lou signal au besiadye.
Labéts, que porton un brassât de palhos e d'aprè l'usatdye, lou mè biélh
de l'amassado que bouto lou hùéc à la halhèro. Que bésen sou côp de
granos bouherados de hum à s'ennaira, qu'enténon las lénhos bérdos à
peirilha, e talèu, las lamerados de hùéc mounton aus ensus en tout esperreca Iazios 7 de tout coustats. Labéts, las géns s'arreculon per pôu de
s'arrima8, et que hèn enténe sous clamats 9 de jôio. En mémo téms,
biélhs e jùens qu'es balhon la man ende dansa un roundèu autour de la
halho, en tout canta cansous ensenhados pous aujòls, coumo :

La-bas, sou briu de l'aïgo, (bis)
Jou reTjcountri Marioun, déridoun latdoundèno,
Jou reveountri Marioun, deridoun latdoundouv
ou bien :

Quan lou méri pai m'a maridado,
Dab lou boussut, (bis)

�121
Que m'en a dat per maridatdye
Cent escuts, (bis)
Lou bòli p'aima, loun lanla,
Lou bòli p'aima, lou boussut !
E atau tan que nhá! Que béson per téms ausèts de nèit : eauècos,10
hourouhousHI e courpalancos12 à birouleja ausensus dipco au ras dou
brasiu, eslugrats 13 que soun per tant d'esclaire. En espia dens la plano e
per sous coustous besis, beson caralhos u de touts coustats ; qu'a très ans
qu'en coundèi trento-cinq ! Cado airiau15 que hè la suo. Quan lou lam s'es
un pauc taisat, las cousinèros pòrton quauques caps d'alh darrigats
darrèromén e qu'escarbùon end'ou hè cose ; tout-aro, qu'en mindyeran
touts en familho, pramo que saben, d'aprè las mamèros, qu'acó pourtauo
d'autes cops bounur à la maisoun. Lous òmes carréjon thiarros16 de
picopout17 ende pòde béue à la santat dous halhaires en tout se soueta
qu'en pousquen bése réde d'autos. Lous droulats esberits prénguen la
cousso e sauton lou hùéc ende hè plasé à sas mastréssos ; éros que
chisclon e qu'arrison en tout lous banta d'esta dégourdits. Las goujatos
soun un pauc pressados pramo que l'aujòlo qu'ous a dit que d'aprè un
reprùè(8 de l'ancien téms, las qui pousquen dansa à l'entour de très
halhos la bèlho de Sen-Jùan qu'es marideran dens l'annado ! Jutdyats
s'ous trigo l'òro de parti decaps à las mè beslos !
Aro l'alh qu'ei cùèit, qu'où tiron de la braso e qu'en mindyon touts
quauquo dòsso 19 ; après acô, un boun beyrat de bin que passo de dous
cabbat de la cano. Lou brasiu s'es escantit e las hémnos sùenhousos
qu'amasson la céno20 déns salèros ende mè tard ; que saben qu'en boutauon d'autes còps déns lous tès21 oun béuen las pouralhos, e que las
preserbauo de las raquèros22, badèros23 e charmatòris2&lt; ; tabén que s'i
hèn tan que pòden ende que las beslos n'aujon pas tant coumo éros, e, se
durauo lountéms, qu'acaberén per s'aué de machantos resous, de tan
qu'ey soun aferados ! Après acô, que gahon tisòcs touts nègres de tinto e
qu'en escriuen uo crouts ser las portos de l'oustau e de las establos ; acô
per préserba géns e bèstios de l'endrét dous escoumbéndyes25 de las
pousoueralhos26.
Quan an hèit toutos aquéros causos doun l'usatdye s'ey manteiigut
diitco nous-auts, que tournon tringla27 touts ensémble en tout se dise :
« A l'aute còp ! En d'engùan-qui-bèng, s'at besòn ! ». E que s'en ban
dròme, counténts d'aué hèit soun deué.
Lou matin de Sen-Jùan, à punto d'aubo, las géns ban amassa aigo de
carducho28 ; acô sera mè tard ende ùarl las maladlos dous ùélhs ; que
coupon tabén hlous de perpit29, de lfri30 e de milohùélho31 ende hè còse
dens òli dou boun ; acô sera per hè seca lous pics32.
Auan lou leuat dou sourélh, que ban coupa brancòts de pimpinèlo 33 e
d'alabassos M per ne pòde bouta pendén l'estiu, dens las caralhos "qui hèn
quan lou perigle és embenimat ; acô serbis à bira lou machan téms de las
recòrtos.

�Après aué amassat toutos aquéros èrbos e tabéij auan lou Ieuat dou
sourélh, que hèn biste la crouts de Sen-Jùan dab líris, perpit e margadidétos e que la bouton ser la pòrto mastrésso et ser la portos de Pestablo ;
acò serbfs à cassa d'aquéro maisoun lous maus dats e las maladlos 'qui s'i
bouterén dens l'anado.
Aquíu las tradicious ensenhados pous aujòls e mantengudos dab slien
pous baléns arrehilhs.
Armand LAMOTHE
Parla dou Bernés, per Goundrin (Gers).
Petit Lexique. — 1. Lép . lièvre mâle ». — 2

« Bou verre de vin ». — •. 3. « Fagots

d'épine.» - 4. « Broussailles coupées avec la serpe ■. — 5.

« Herbes des fossés qui

servent à faire de la litière ». — 6. « De bonne heure ».

— 7. « Etincelles ». — 8.
« Commejncer à se brûler, sentir le roussi ». — 0. « Cris ». — 10. « Chouettes ». —
il. « Hibous, chats-huants ». — 12. « Engoulevents ». — 13. « Aveuglés ». — 14. « Cara.
Ihos » autre nom gascon des « halhéros. — 15. Ayriau « Maison et ses dépendancea ». —
16. «Jarres ». — 17. « Piquepout, petit vin ». — 18. ■ Proverbe, dicton ». — 19.
« Gousse ». — 20. « Cendres ». — 21. « Auges ». — 22. « Maladies contagieuses ». —
23. « Maladies du larynx ». — 24. « Enchantement ». — 25. « Mauvais sort », litt.
excommunications. —26. « Sorcier, sorcières et sorcelleries ». —27. « Trinquer ». —
28. « Cardére, chardon a foulons ». — 29. « Millepertuis ». — 30. « Lis ». — 31.
■ Mille-feuille ». — 32. . Coupures ». — 33. ■ Pimprenelle ». — 34. « Bardane ».

LA VALLÉE

DE

LA BARGUILLÈRE

lie Roc de Garalp et sa Légende
[MEDALHO

DE

BROUNZE

EN

1907J

Notre Ariège si longtemps inconnue est maintenant célébrée par maints
écrivains érudits que ses beautés passionnent. Chanter après eux la
Suisse Pyrénéenne, c'est faire œuvre inutile ou prétentieuse : aussi ne
l'essaierons nous que pour un coin de terre sans passé — comme les
peuples heureux — et par suite peu connu. Si le voyageur admire franchement la Barguillère en tant que site, il ne songe pas à apprendre
d'elle le secret des générations mortes qu'elle garde si jalousement et que
nul monument archéologique digne d'intérêt ne révèle.
La Légende a fleuri cependant jadis dans nos contrées vierges et s'est
léguée de chaume chaume, fidèlement, comme un blason de famille...
Où sont, hélas! les vieux pastous usés, ridés, tremblants, au chef vénérable allongé de la bonnette blanche, bleue ou couleur de bure, dont la
voix chevrotante contait si bien le merveilleux passé de la Barguillère !
Ils sont loin, très loin et très près de nous à la fois, dormant leur
ultime sommeil sous la bonne terre qu'ils fouillaient jadis de leur soc
triomphant ; mais leurs récits sont vivants dans notre mémoire, et nous
essaierons de les traduire avec toute leur étrange poésie, en chroniqueur
fidèle auquel répugnerait comme un mensonge toute adjonction personnelle,

à

�123

Aspet général de la Barguillère. Sa pauvreté archéologique
La Barguillère, vallée située juste au couchant de Foix, et y aboutissant,
est limitée au sud par les Petites Pyrénées, chaîne bleue moirée de neige
d'octobre à juin ; à l'est par le Saint-Sauveur et le pic de « Bentofarino » ; au nord par une colline aride et pierreuse que termine cet
étrange massif calcaire si justement appelé le Lion de Caralp, cerbère
inoffensif de notre Tempé ; à l'ouest enfin par le mont Constans, dernière
assise d'un massif qui semble recéler certaines richesses-minérales.
Nous disions plus haut que la Barguillère n'a point de passé ; il serait
plus juste de dire que nous n'en avons point trouvé de traces saillantes
dans les livres que nous avons lus à cette intention, tandis que les vallées
de la Haute-Ariège sont fécondes en souvenirs historiques et préhistoriques. Si dans ses champs tantôt sablonneux, tantôt argileux et rouges de
fer, la charrue s'arrête soudain, ce n'est point, comme dans le pays de
Comminges, sous le choc de quelque antique bas relief aux fleurs de
pierre ou de quelque urne funéraire. La terre brune qui fait sur le soc
luisant son humide remous ne révèle point l'effigie vert-de-grisée d'un
empereur romain...; mais elle fleure si bien, cette humble et féconde
terre, elle nourrit si victorieusement tant de cultures diverses qu'on lui
pardonne son ignorance.
Çà et là, au tranchant des talus fraîchement tracés ou éboulés, elle
montre le filon étroit et oblique de l'ocre rouge, la masse blanchâtre des
terres réfractaires qu'on exploite, mais irrégulièrement, en certains
endroits, notamment entre Saint-Pierre et Benac, ou bien les affleurements sanglants des bauxites rouges. — Comme on le voit, la Barguillère
n'offre au chercheur aucune ressource, et le Boc de Caralp seul pourra
l'intéresser, si, nouvel Œdipe gaulois, il peut deviner l'énigme de ce
sphinx de pierre.

La Légende du Lion de Caralp
Une aïeule contemporaine des générations mortes et illettrées nous a
conté que jadis (ce « jadis », quoique très vague, ne semble pas, d'après
la vieille paysanne, être de beaucoup antérieur à la Bévolution) le roc de
Caralp était habité par une peuplade étrangère au pays, ou, si le mot de
peuplade parait quelque peu exagéré, par des êtres, mystérieux quant à
leur origine et à leurs moyens d'existence, qui voisinaient volontiers avec
les habitants de Saint-Martin de Caralp.
Les femmes, qui se nommaient « las dragos », descendaient parfois à
la file l'abrupt sentier qui zigzague au flanc de la chaîne pierreuse, et
allaient laver leur linge dans les ruisseaux qui naissent à la base; les
paysannes de l'endroit, s'approchant un jour des lavandières, constatèrent avec une stupeur bien légitime qu'elles se servaient de lourds battoirs
d'or... (La légende veut-elle peut-être dire par là que le secret du sphinx
serait quelque gisement aurifère jalousement gardé, et exploité secrète-

�124
ment par quelques aventuriers ? Jusqu'ici la pioche du mineur a révélé
de la bauxite et du manganèse, premiers joyaux de cet écrin de Titan).
Un jour même, une drague écouta les galants propos d'un « goujat » du
village, et se niaria avec lui (comme une bonne chrétienne qu'elle n'était
pas d'ailleurs, étant sorcière) devant Monsieur le Curé. Mais une pareille
union ne va pas sans des concessions mutuelles : la drague promit donc
la prospérité à son époux, et celui-ci lui jura en retour de ne point la
retenir sous son toit quand, au coup de minuit, elle voudrait le quitter.
Le paysan fit tout d'abord de grands efforts pour tenir parole, mais une
nuit sa fureur jalouse longtemps contenue éclata : il ferma portes et
fenêtres, et, au douzième coup de l'heure fatale, saisissant la sorcière
qui allait sortir, il la retint, criant : « Tu ne m'échapperas plus ainsi,
drague ! »
Alors, nous disait l'aïeule, la fée poussa un affreux cri et disparut
comme de la fumée aux yeux du paysan pâle d'épouvante1...
Ni le lendemain, ni les jours suivants, les dragues ne descendirent
plus en longue théorie ^'abrupt sentier du roc de Caralp ; leurs battoirs
d'or n'éveillèrent plus les échos sonores ; et les petits pastous d'aujourd'hui vont sans épouvante, ignorants d'ailleurs des vieilles légendes qui
se meurent, dans les moindres replis du géant de pierre.

Mystère et Poésie
Après eux, nous avons exploré grottes et fissures, espérant trouver à
la légende que nous aimons une vraisemblance quelconque...
Les grottes, nous dirions mieux les couloirs, sont au nombre de trois
ou quatre ; vers le centre du roc, une ouverture, visible de la route (du
côté de Foix, dans la paroi tournée vers le sud-est) est l'orifice d'un court
boyau qui monte en s'enfonçant quelque peu dans le roc et tourne ensuite
brusquement vers l'extérieur ; ce boyau étroit, et à marches très mal
taillées, ressemble quelque peu à un escalier en colimaçon, mais très
court avec son unique spirale.
Quand on a franchi avec quelque difficulté les marches titanesques, on
débouche sur une étroite plateforme, non point plane, mais inclinée, et
par suite assez-peu hospitalière. Mais l'immobilité ne nuit pas à l'observation : demandez à une touffe de hautes herbes son solide appui pour
votre main, et contemplez...
A vos pieds, la masse chaotique des rocs qui dégringolent jusqu'à la
route ; devant vous, la Barguillère, morcelée en champs verts ou blonds
dont les laboureurs semblent les gros insectes; plus loin, la ligne de blanche gaze dont le Larget s'encapuchonne, et derrière ces teintes variées le
bleu profond, intense et comme forcé, des Petites Pyrénées aux crêtes
1. Il existe, dans la Vallée de Larboust, une légende semblable dont les héros sent le
sire de Fortine et i'Encanlada de Hànt d'Argent. (D'après
M. B. Sarrieu.

E. Sacaze ; communiqué par

�128
neigeuses éblouissantes... Enfin, sur votre front que le vertige fait vaciller, l'éternelle menace des roches verticales dont votre œil s'exagère
encore la hauteur.
D'autre part, dans l'escalier que nous venons de signaler aboutit, à
mi-paroi, un couloir sombre, rigidement horizontal, dans lequel nous
avons pénétré par une autre ouverture creusée sur la plateforme et que
dissimule un buis envahissant. Ce couloir est étrange, non par ses
dimensions qui sont exiguës, mais par sa régularité parfaite qui semblerait révéler la main de l'homme. Était-ce là la demeure des dragues?...
Tout au fond gitait, il y a peu de temps encore, un vieux bonhomme
d'oiseau de nuit qui aurait pu en dire long..., mais il a préféré nous
coiffer de ses larges ailes et éteindre notre bougie.
Nous avons questionné « les biéls » du pays, et ils nous ont appris une
particularité singulière sur le géant de Caralp : à son sommet, deux
paysans, il y a quelques années, ont voulu extraire des dalles ; à leur
profonde surprise, ils ont mis à jour, nous a assuré un habitant du
village, sincère et intelligent d'ailleurs, un escalier de marbre qui s'enfonce
dans le roc.
Nous avons été aussi incrédule que le lecteur peut l'être sur cette
décourerte ; mais les affirmation formelles de ce très brave homme ont
quelque peu ébranlé notre scepticisme, et nous en sommes venue à faire
cette supposition : peut-être un château féodal ou une tour télégraphique
étaient-ils jadis construits sur la cime inexpugnable du Roc de Caralp, et
cette construction, rasée pour une cause quelconque, sous Richelieu ou
même à une époque antérieure, vivrait encore dans ses souterrains.... La
supposition n'est pas invraisemblable, et peut-être quelques recherches
intelligentes la viendront étayer. L'homme qui nous a donné ce renseignement est digne de foi ; mais cet escalier n'est-il pas simplement un
phénomène géologique, une curiosité naturelle ? Les paysans qui ont fait
cette découverte en ont été assez impressionnés pour la raconter; mais ils
n'ont eu ni la curiosité, ni les loisirs de continuer leurs fouilles, — et ils
ont recouvert de terre l'affleurement au sol de leur prétendu escalier.
— Il y a là pour le rêveur matière à bien des folles songeries.... Mais,
que le vieux sphinx garde à jamais son énigme ou nous la livre un jour,
qu'il recèle dans ses flancs de granit le secret des générations mortes ou
seulement la solide ossature de sa masse, il sera pour nous, rêveurs, pour
vous, poètes et savants, si le vieux solitaire si imparfaitement chanté par
nous vous attire, l'éternel inspirateur de fécondes songeries.
La^pioche et le temps l'ont miné en divers endroits, et ont mis à nu,
comme des plaies saignantes, des plaques de bauxite rouge foncé. Mais le
printemps qui triomphe en nos montagnes étendra sur les plaies du Lion
le baume rafraîchissant de ses herbes frissonnantes. Et le soir, le rêveur,
mollement étendu sur les mousses qui fleurent bon, entendant monter
vers lui les angélus des clochers branlants, les sonnailles argentines et les
cris des troupeaux qu'attire l'étable, bercé tout entier par cette harmonie
divine que nul instrument ne peut rendre, car elle est faite autant de sen-

�126
teurs balsamiques, de clartés d'étoiles que de chants variés, murmurera,
en fermant à demi ses paupières :
La terre chante !.. La calme nuit s'insinue dans mes veines !.. 0 Soirs,
vécus dans la muette contemplation de l'immuable Beauté, versez longtemps, versez à toujours dans mon âme inquiète votre baume divin !...
Isabelle

Cos, pré» Foix (Ariège)

FOURCADE.

x m en uumenouj
(Cangùéta enta 'svaga mainada pòca)
y—

■f

K

p.
F—i

s

\

-S—i
-4
—6
-1—^

-

ô

fyr— -M—

SéuýJn.: Et mqou-rïu-naurjQiAEîiè-u jik è qui. n'è-te iow

L·i=Fi-

f
ft
i
1

4&gt;

-—f-

».„ f

r

"7

—H-

u4-

^4 ;{jcuj un jxaum è mia de drajiEtïìi?^ ou-me-nou^wené* au.12 C06-ijuéí|

i'úL-ìÁi-taïi Y

3Ta&amp; M 'rrfits ck Wuujul
iTel utj (jki? de. Cfl-sou-fèt

"T^n'èiutiuj tS^car-jia^....
ÍT ? -n'è fût UTÌ $t WtaL.
Lt ne fiH 6e- ici sa-fret.-

Parla dera Vat de Gùélh, cantoun de Luchoun (H.-G.)

I.

Lux.

NAUÈTS COUNFRAIS.

355. COMET, négociant en lainages, à Bagnères-de-Bigorre.
356. Docteur GANDY, à Bagnères-de-Bigorre.
Nous attirons l'attention de nos Confrères sur le devoir qu'il y a pour
eux tous de nous trouver à leur tour de nouveaux Membres actifs ou
Abonnés. Les décès (et quelques rares défections) font nécessairement chez
nous des vides. Il faut les combler, et même, de plus de 300 que nous
sommes déjà, il nous faut arriver à 600 environ. Dès lors, nous nous
dirons à peu près satisfaits : les frais de notre Revue nous laissant du
boni, nous pourrons publier les beaux ouvrages de longue haleine couronnés à nos Concours, (on sait qu'ils seront envoyés de droit aux
Membres actifs), et même consacrer des sommes importantes à la propagande. — Un petit effort, par conséquent ! Que chacun de nos Membres
ou Adhérents nous en procure seulement un autre, et Comminges et
Couserans sont moralement sauvés ! Oui certes : le plus gros aura été

�127
fait... Hardit dounc, amics ! Nou mous eau pas mouri abans d'aué bist
acro ta bètch è ta désirât !
II.

FELIBREJADES.

—

VARIA.

— Bèro felibrejado dera 'Scôlo Moundino, es 26 e 27 de Junh passats.
Et sé det 26, distribucioun des prêts, en amfiteatre deret biélho Facultat des
Létres : salo calamèro, councèrt è seénço literário at-fèt arreiissits. Edj
alendeman, amassado particulièro, pus taulejado. Discoursi de MM.
Sourrelh, capiscôl, qu'auée es mès aimabbles paraules tara 'Scôlo deras
Pirenéos è 't sòn arrepresentant, Feuga, Pasquier, B. Sarrieu (brinde
at nôm dera 'Scôlo nôsto), Vié, A. Praviel, etc. Pouesiés è cants gascous,
entr' auti (( La Massadèlo », cantado pet frai det nôste coulabouradou
M. J.-M. Servat. Aquéste (qu'ei bengut aro Mémbre agechent, que l'en
arremerciam hôrt), qu' a ganhat en es Jôcs Flouraus dera 'Scôlo Moundino iou prumèro medalho de brounze ; touti 's nòsti aplaudiménts 1 —
Lége La Terro d'Oc de Julhét (Ab. 2 fr. 50 per an ; et N° 4 sôs ; 15,
carrèro Denfert-Rochereau, Toulouso).
— Et nôste counfrai M. Pasquier (que passée à Arles dabb era Soucietatfrancéso d'Arqueoulougió, et 24 de Mai, ta bisita et Museon Arlaténc),
que héc à Mistral un berôi discours (pubblicat dabb et titre de : « Mistral
et Caumont »J que s'acabeatau : « Caduij per sa léijgo, cadur/ per soun
vilatge, E Mistral per toutis ». Que mou-n calerié un pialè, en Middió,
autant patriòtes coumo n' éi per nous-auti Mu Pasquier !
— Era Soucietat det Couserans que héc iou passejado ta Carcassouno,
et 10 de Junh. D'aquéro bisito que sourtiren era pèço de M. F. Escaich
dado en aquéste N°, è d'autes encaro, que pubblicaram, s' à Diéu plats,
tat mès gran gôi des nòsti legéires.
— Nauètch coulabouradou en aquéste N° : M. L. Spont, d'Aderbièlo.
« Ena sio familho », ce mous dits, « qu'auéren toustém u beritabble culte
tat gascoun. » — Atau les calerié toutes, es familhes det Couménges è
det Couserans.
— Era hèsto dera 'Scôlo Gastoun-Fébus qu'aura lôc engùan à Saliésde-Biarn, tat 22 d'Aoust. Boun succès tas nôsti aimabbles Counfrais 1
— Es Arreclams que pubbliquèren darrèroméns es pourtrèts d'aquéri
ômes generousi que soun MM. A. Planté è F. Bibal ; que les n'èm
arrecounechénts. — Legé-i tabéi), en darrè N°, un artiggle de M. Hallays sus Mistral. « Mistral », ce dits en sustáncio et boun crounicaire des
Debats, « qu'es ganhèc tadaétch era glòrio, o-plan ; mès, s'ei desbrelhado
V amo dera Proubénço ? Nou s'ei afrancesat toustém mès et sòn parla ? ».
Acrô, ç' arrespouneram, que nu' i bertat qu'en partido ; nou cau pas dide
que Mistral aje echehougat, mès souloméns qu'es dus darrèri punts nou
poudién èste ganhats per un soul ôme ; qu'èm dounc acitau, après étch,
ta ganha-les-mous : E just se couménee Va batalho !
— « Lou Rampèu » mous mande un tiradje en départ d'un artiggle
« Lou Prouvençau à TEscô-lo ». — En efèt, Lafourèst que ba trop lounh,

�128
Ë parcró que i-a quaucarrén de juste ena sio idèo : Era léngo nòsto nou
déu pas èste qu'enta « cira li boto » det francès (Mistral), mès que
deuerié èste tabêri enchinhado tadaéro madécho.
— Na Filadèlfo de Gèrdo que ba hè paréche iaute libe de pouesiés :
« Cantos de Dot », bèro seguido de « Cantos d'Azur » è « Cantos
d'Eisil ».
— Et catalogue dera liberarió Roumanilho (Abinhoun, 19, c. St Agricol) nou mous da pas méns de 240 titres d'oubradjes en proubençau o
en d'auti dialèctes d'o. Nu 'i cap mòrto 'ncaro 'ra léiìgo nòsto !
— « Lou Bournat dou Perigord » que felibrejèc, et 20 det mès passat
ena bilo d'Arriberac, dabb et mès gran succès.
III. Notre Fête à Lombcz et à Samatan.
Elle s'annonce bien. Sans que tout soit absolument arrêté, voici quel
sera probablement le programme :
4™ Journée. Dimanche 12 Septembre, à Lombez (jour de la fête
locale) :
Matin : Réunion privée des Membres de l'Escolo deras Pirenéos.
Midi : Banquet, à l'hôtel Idrac (cotisation 4 francs).
Après-Midi: « Cour d'amour »: Distribution des Bécompenses de
nos Jeux-Floraux. (Puis feu d'artifice).
[Arrivée des trains : deToulousa, à 8 h. 40 du matin ou 1 h. 21 du soir;
de Boulogne, à 6 h. 33 et H h. 19 du matin. Messe à 6, 7, 8, 11 h.
Bonnes chambres à l'hôtel Barthe.]
5° Journée, Lundi 13 Septembre, à Samatan :
Matin : Séance littéraire.
Midi: Banquet félibréen.
Après-Midi: Représentation dramatique (La Gran-Mai de M. l'abbé
Sarran), et soirée musicale avec le concours de l'Orphéon.
— Dès à présent nous devons exprimer notre reconnaissance à M. le
Maire de Lombez, et à M. le Maire de Samatan pour leur complaisance à
l'égard de ceux de nos Confrères qui se chargent particulièrement cette
année d'organiser notre fête. La Musique et l'Orphéon des deux cités
ont également promis leur concours. A tous nous adressons dès maintenant nos plus chauds remerciements.
— Les derniers détails seront donnés dans notre N° d'Août, qui paraîtra même assez avant le 13. Mais nos Confrères sont priés dj faire savoir,
le plus tôt possible, à M. B. Sarrieu (8, place Du-Bartas, Auch) :
1° s'il» désirent une réduction en chemin de fer ; 2° s'ils prendront part
aux deux banquets, ou à l'un d'eux.
AVIS. — Les Félibres qui posséderaient des exemplaires de
reste du N° 5-6 de 1905, seraient très aimables de les adresser Sans
retard à M. Abadie, 2, rue Thiers, Saint-Gaudens, pour complète* des
collections demandéés.
B. S.

Ci B.O.

BtZiERS

�DE ÇO QUE PARLARÀ AQUÉSTO 'RREBISTO
« Era Bouts dera Mountanho » que s'acuparà de Hteraturo, de ciénço,
de tout ço que pouirá enteressá et Felibridje.
Coumo 'rrebisto literário, que pubblicarâ pouesiés, coundes, noubèles,
-è auti bèri (è coumbenabbles) escriéuts en léngo gascouno.
Qu'estudiará es parlas gascous, enta hè les counégue è aprecià.
Que serà erouso tabéi) de hè paréche touti 's biélhi doucuménts en
gascoun que l'au pouiran èste coumunicats.

»è

Coumo 'rrebisto cientifico, sense cap de pretencioun, que balhará —
en gascoun — quauques crouniques que s'arrepourtardn as ciénces
teouriques è pratiques (matemàtiques, flsico, chimió, agriculturo, igièno,
endustrió, etc.)
Nou lichará pas tapòc de coustat era istòrio è 's sos enchinhoménts.
Que pouirá mémo tratta quauques questious de mouralo.
Enfili, que tenguera 's sôs lectous at courént des obres des Felibres

è det moubemént felibrénc.

Ta 's coundes-arrenduts des lous oubradjes que soun pregats es autous
d'embouiá-les en doubbl'egdzemplári, en tout endicá-mous, se eau, et
prêts des boulumes è 't liberaire aoun es troben.

Edj abounomént ara « Bouts dera Mountanho » qu'ei de 3 fr. per an ;
nou sera pas majourat, mémo s'era nòsto 'rrebisto béij a groussi è a
paréche cado mès. Mès qu'erçgadjam es nòsti brabes abounats a balhámous, s'ac pòden, era lou adesioun coumplèto.
Cado mémbre dera nòsto 'Scôlo que hará soun poussibble ta proucurámous, ta lèu que pousque, membres agechénts noumbrousi : mès seram,
è miélhou pouiram hè. E, mès encáro, cadun que mous boulerá ajudà det
sòl} sabé è dera sio plumo.

è

Es qui nù-an pas eiicaro pagat era lou coutizacioui) que haran bièn
d'embouiá-lo sénse destrigd-s : à Moussu B. Sarrieu, 8, plaço DuBartas, Auch (Gèrs), (atau qu'esbitaran frèssi).

BOUCABULARI GASCOUN
Que haram paréche en aquésto 'rrebisto, debadj et titre de « Bouca■ bulari gascotir/ », listes de mots è d'espressious tirades des dibèrsi dialectes gascous. Que i-â en gascoui} forço tèrmes è tournures qu'es tròben
prèsque semblabbles en francès, è que soun coumprenuts faciloméns
mémo pes qui nou counéguen pas gùaire 'ra nòsto léngo : nou serà pas
necessari d'endicá-les acitau. Que mous countentaram de noutà, en tout
endicá-n era proubenénço è balha-n era traducteioun francéso, es tèrmes
è's loucucious que presentaran quauco particularitat o quauco dificultat ;
è d'aquéro manièro que trebalharam a manténgue è a estiéne 'ra counecbénço des arrichéces det lengùàdje des nòsti páis.
Tadaquér'ôbro, qu'auram bejunh der'ajudo de touti's nòsti amics ;
qu'esperam que nou mous hará pas défaut. — Que haran bièn tabén.
«s autous, s'empléguen bec-còp en lous artiggles quauque mòt pòc usitat
trôp loucau, de balhá-n en nôto 'ra sinhificacioun.

�STATUTS DE L'ESCOLO DERAS PIRENEOS
ART. 1. Il est fondé, pour la région gasconne de la haute Garonne et
de ses affluents, une Ecole félibréenne qui prend le nom d'Escolo deras
Pirenéos (Ecole des Pyrénées).
ART. 2. Le siège de l'École est à Saint-Gaudens. — Elle compren*
trois grandes Sections : 1° Haut-Gomminges, Nébouzan, Quatre-Vallées
(Saint-Gaudens) ; 2° Bas-Comminges (Muret) ; 3° Couserans (SaintGirons).
ART. 3. Le but de l'Ecole est de maintenir et de relever la langue
gasconne du Comminges et du Couserans, de conserver les traditions
et les usages locaux, et de développer la vie régionale.
ART. 4. L'Ecole s'interdit absolument toute polémique politique ou
religieuse, soit écrite soit orale.
ART. 5. Les Membres actifs paient 6 francs par an, et ont droit au
titre de Félibres et à toutes les publications de l'Ecole. — Les Dames
sont admises. — Les Bienfaiteurs de l'Ecole pourront être déclarés par leBureau général Membres honoraires.
ART. G. Il est recommandé, en* envoyant son adhésion au Bureau
général, d'indiquer, en outre de l'adresse, le lieu d'adoption au point de
vue dialectal.
ART. 7. Il y aura des Groupes locaux là où plusieurs Membres actifs
(5 au moins) décideront d'en établir un. Tout Groupe devra se rattacher
à l'une des trois Sections.
ART. 8. Les trois Sections et les Groupes jouiront de la plus grande
autonomie, à la seule condition d'agir conformément aux Statuts, notamment de respecter les articles 3, 4 et 5, et de se tenir en rapports avec le
Bureau général.
ART. 9. L'Assemblée générale de l'École, composée de [tous les Membres actifs, doit se réunir une fois l'an. Elle peut modifier les Statuts^,
la majorité absolue.
Art. 10. Le Bureau général est élu au scrutin secret pour 3 ans par
'Assemblée générale. Il est composé d'un Président, d'un Secrétaire,
i'un Trésorier, et de trois autres membres, ayant rang de Vice-Présidents
et représentant chacun l'une des trois sections de l'Ecole. — Le vote par
correspondance est admis pour cette élection.
ART. 11. Les questions relatives à l'administration de l'Ecole, à ses
publications, à ses fêtes, à ses relations extérieures, sont réglées par leBureau général.
NOTA. — Composition du Bureau général pour l'année 1909 : Président, M.
de Hardies, à Souhn, par Aleu (Ariège) ; Vice-Présidents,
MM. Y.-D. Du for, curé de Labarthe-de-Rivière (Haute-Garonne) j[HautComminges], B. Daubian, curé de Villefranche-d'Astarac, par Simorre(Gers) [Bas-Comminges], A. Teulié, directeur d'école à Saint-Girons(Ariège) [Couserans] ; Secrétaire-Trésorier, M. B. Sarrieu, professeur
au Lycée, 8, place Du-Bartas, Auch (Gers).

Le Gérant: N.

ABADIE.

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
    <file fileId="18291" order="4">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/064c27c435d80aafa7a596717e523fb8.jpg</src>
      <authentication>d4ca41bfa0d750f7bd0f6b709eed58c6</authentication>
    </file>
    <file fileId="18292" order="5">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/a491b72d92bad05e3537502db4561bf1.jpg</src>
      <authentication>a29cc95dab97ca75a037cd23480ddbfe</authentication>
    </file>
    <file fileId="18293" order="6">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/e5089573f189509ba13b93bed19051d6.jpg</src>
      <authentication>e5f6cc1c7d375f9db12f3e0bf33aa612</authentication>
    </file>
    <file fileId="18294" order="7">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/e9e0bed9459c24a02bb774b9257211bf.jpg</src>
      <authentication>462ccd9f1137bec75854d5a7855bcbaf</authentication>
    </file>
    <file fileId="18295" order="8">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/1c6db954f12850b4caef0459c5f0d118.jpg</src>
      <authentication>00d04ce4009fd1acfffe7fdf750e3256</authentication>
    </file>
    <file fileId="18296" order="9">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/cf8119cf61c875f18184bf92c0b5a9a2.jpg</src>
      <authentication>3d01c07a93e482923fe7f5cace9efba3</authentication>
    </file>
    <file fileId="18297" order="10">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/c9943b813a51bbed014f823eac0ede7c.jpg</src>
      <authentication>e6c4e81c319d0bd45a8d849ee60951a5</authentication>
    </file>
    <file fileId="18298" order="11">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/a3ffae5abdd6367ef875b470fd23f999.jpg</src>
      <authentication>3d7faefad8807d6f362d99c4590e9054</authentication>
    </file>
    <file fileId="18299" order="12">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/cbf02aa9c4257c8c8cd4f8fe7656b738.jpg</src>
      <authentication>883fae06d8f366953d413b82f76d5df6</authentication>
    </file>
    <file fileId="18300" order="13">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/a4281c745e0dd992dcf7efbab56db15a.jpg</src>
      <authentication>41ac501e96cbbca7f7fa9aece99bba99</authentication>
    </file>
    <file fileId="18301" order="14">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/bd9becfd0a39fe3a4f0e24309dd4aadc.jpg</src>
      <authentication>5c0b2e2c3e90c8d844e9ed019c46f34a</authentication>
    </file>
    <file fileId="18302" order="15">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/014703f66dd7a4b98e2020bf8901fffd.jpg</src>
      <authentication>aaee9e4a2779b87fe7e2dae3a3c9581b</authentication>
    </file>
    <file fileId="18303" order="16">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/282c2af68ef7660cbacf4130283f5204.jpg</src>
      <authentication>4c376c2b105ce07da0bd12bc0d45ce62</authentication>
    </file>
    <file fileId="18304" order="17">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/655ecba93f3223a676a0ce37db994d7f.jpg</src>
      <authentication>8d4f0b03a4d610708ccfa36cb8b798c7</authentication>
    </file>
    <file fileId="18305" order="18">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/47dc286d644e2e4a857cf438277cb687.jpg</src>
      <authentication>32cba13de1de0bf4146969f6a8ba3d68</authentication>
    </file>
    <file fileId="18306" order="19">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/46fb625a8dea5eb4581aa85528027fdb.jpg</src>
      <authentication>375d3400062c1453875ebe5f1f1960dd</authentication>
    </file>
    <file fileId="18307" order="20">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/df990bb09e65306934d15c68a36be7e2.jpg</src>
      <authentication>18de471f99af142b080331f931f9870d</authentication>
    </file>
    <file fileId="18308" order="21">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/e294f95067d6181ae871acb4c429b544.jpg</src>
      <authentication>26fa23daf69f9dfd3b83dbb0ae42ad5a</authentication>
    </file>
    <file fileId="18309" order="22">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/a2a369e6ebe12acc0499750f3334afe0.jpg</src>
      <authentication>b279c05645c616077e6402432dec364f</authentication>
    </file>
    <file fileId="18310" order="23">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/9c620113056ebceb50acf5548fc8b597.jpg</src>
      <authentication>c8066c74e9f3ed32a0659fac0ff57a85</authentication>
    </file>
    <file fileId="18311" order="24">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/eb1eded55582eaa34bb728d18bc6e405.jpg</src>
      <authentication>40f7c783977232c3742872d6aa943418</authentication>
    </file>
    <file fileId="18312" order="25">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/a63509820923d8c65bf3db953b1a1eb0.jpg</src>
      <authentication>29e22847f490495468c9910fa163bd71</authentication>
    </file>
    <file fileId="18313" order="26">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/7cdbfc6b9fefc97a1bca1a0943c10ba2.jpg</src>
      <authentication>5ea727dc908fd2b9fb9ccc55f2fb0413</authentication>
    </file>
    <file fileId="18314" order="27">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/4a41f948a9a98d03f514fdd2cf5ca874.jpg</src>
      <authentication>a1df7dfab6cd01a9c0f391ab70a9dd6b</authentication>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="128">
        <name>Variante Idiomatique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="367102">
            <text>Gascon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="367103">
            <text>Languedoc-Roussillon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="129">
        <name>Aire Culturelle</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="367104">
            <text>Gascogne</text>
          </elementText>
          <elementText elementTextId="367106">
            <text>Comminges</text>
          </elementText>
          <elementText elementTextId="367107">
            <text>Couserans</text>
          </elementText>
          <elementText elementTextId="367108">
            <text>Val d'Aran</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367079">
              <text>Era Bouts dera mountanho. - Annado 05, n°07 (Julhet 1909)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367081">
              <text>Littérature occitane -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367082">
              <text>Occitan (langue) -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367083">
              <text>Gascon (dialecte) -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367084">
              <text>Littérature gasconne -- Périodiques</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367085">
              <text>Era Bouts dera mountanho. - 1909 - N° 7 (5e Année)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367086">
              <text>Sarrieu, Bernard (1875-1935)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367109">
              <text>Dambielle, Honoré (1873-1930)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367110">
              <text>Spont, L.</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367111">
              <text>Escaich, F.</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367112">
              <text>Lamothe, A.</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367088">
              <text>Escòlo deras Pirenéos</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367113">
              <text>Abadie (Sen-Gaudéns)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367089">
              <text>1909</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367090">
              <text>Domaine public/Domeni public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367091">
              <text>Vignette : http://occitanica.org/omeka/files/original/f5c1a6b8f5fadd20742f48a5996c6d8c.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367092">
              <text>http://www.sudoc.fr/038896095</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367093">
              <text>Era Bouts dera mountanho &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/10927"&gt;(Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367094">
              <text>image/jpeg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367096">
              <text>1 vol. (24 p.)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367095">
              <text>oci</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367097">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367098">
              <text>publication en série </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367100">
              <text>FRB340325101_AB1_1909_07_007</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="816951">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/10985</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367101">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367105">
              <text>Licence ouverte</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367883">
              <text>2015-03-13</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="815404">
              <text>Era Bouts dera mountanho. - Annado 05, n°07 (Julhet 1909) </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="822552">
              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AB 1</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="598405">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="598406">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="598407">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="642728">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="875724">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="1718">
      <name>Era Bouts dera mountanho</name>
    </tag>
    <tag tagId="1719">
      <name>Escòlo deras Pirenéos</name>
    </tag>
    <tag tagId="124">
      <name>périodique = periodic</name>
    </tag>
    <tag tagId="1337">
      <name>périodique occitan = periodic occitan</name>
    </tag>
    <tag tagId="125">
      <name>Revue</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
