<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="10992" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="https://www.occitanica.eu/items/show/10992?output=omeka-xml" accessDate="2026-04-04T06:09:54+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="18464" order="1">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/f072d1027ba41a195400854ed762a7db.jpg</src>
      <authentication>b019cac5f1815a0776349bca47984212</authentication>
    </file>
    <file fileId="18944" order="2">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/75c3649c07015410f5fd3029dfa42f91.pdf</src>
      <authentication>dd4c601b3082231663c295554d7c688f</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="611600">
                  <text>ESCOLO

DERAS

P1RENÉOS

(COUMÉNGES, QUATE-BATS, NEBOUZAN, COUSERANS, HAUTO GAROUNO)

ERA BOUTS
DERA

MOUNTANHO
ILLUSTRADO

Abounomént :

3 fr. per ari

SEN-GAUDÉNS
EMPRIMARLO

E

LIBRARIO
1910

ABADIE

�SOUMARI

Pages

I. — Era

Couseranéso

(dap

musico),

L.

DE BARDIES È

II. — Souvenirs et Usages commingeois (suite), Y.-Ü. DUFOR
III. — Quáuquis mòts sus es nòstis noums pròpís, C. MONDONVlDAILH ET

137

IV. — Uo Leyéndo Sacrado : Sent Missoulí d'Auro è 'ts siiés
coumpanhous màrtirs (lero Partido, dabb un irnadje
det camiy dero hautn Bat d'Auro), Fr. MARSAN. .
V. — A Élo'(rebirat de Louis liouilket), Paul SICRE
VI. •— La Grenoulino, J'.-B. SENGÈS
VII. — Et gran Camí de hèr deres Pirenées (dabb uij imadje
dere Mar de broumes, at Pòrtd'Aspi), J. LAFOR-

40
43
143
1

1

145

GUE

VIII. — Era Mòrt det Senilh, II. TAPIE
IX. — A moun pals (sounét), J.-M. SERVAT
X. — Le pastou malau (rebirat de Jean Moréas),

148

150
Ludovic

151

TROYES

XI. — Un jùnn-hénno coumbertit pera suo baco (rebirat de i;n
counde nourbegièn) Noélie BEFFEYTE
XII. — Era Uscláda de Ourtèt, J. SOULÉVENTURE
XIII. — Létros dera Mountánhoû, VI : Es VastHs dera Gardo
è de Mii'abatch, Valentin BARDOU
XIV. — Létres de tout estrém :
1. « A Paris ua glòri, à nouste u desaunou ». —
Perqué ?, Ch. DU POUEY
2. Det Vùat, Bat d'Auro, Ambroise ANGLADE
XV. — 0 Moun Pals, Jiouman coumengcs (seguido), VIII è
IX,

13a
135

H.

DAMHIELLE

151
I:Ì:Ì

154

156
15t&gt;
157

XVI. — Noubèles (Nauèts Counfrais. — Varia. -- Era nàsto
lièsto de Mounrejau : Programme et Avis
importants), B. S
163 et ci-dessous

AVIS

I M PORTANTS

Dès réception de ce Numéro et au plus tard avant le 40 Août, les
personnes désireuses de profiter pour venir à notre Félibrée des réductions en chemin de fer que les Compagnies pourront accorder, devront
le faire connaître au Secrétaire général, M. B. Sarrieu, 8, place Du-Bartas, Auch (Gers), en indiquant la gare de départ et le trajet adopté. —
Afin d'éviter à l'Escole des frais généraux assez élevés, adjoindre à la
demande un timbre pour la réponse.
On peut également adhérer dès à présent pour le banquet.

�Ci 0.0.

BÊZìERS

ERA BOUTS DERA MOUNTANHÒ
6M0 ANNADO :

■~&lt;gr—'—

1910

N° 7.

JULHÉT

«

" —-

1

■

1 1

Paraulos è musico de M. B.
A).
-I
r-fír-^

Toustém Gascons ! »

yi^'scand.a.t,1e&gt;.rdínt,r^ij/&gt;&lt;uii·bfiistí.

ri tu ,

h

9-

••

SARPIEU *

,f

m

^ri

n

t—k

«f.

tt-lauli a- la rl-bo da-w,l)edjA:tét&gt;detGar-btt^t4iA-tac,en-ca-to,
f=r&gt;

1—~t1

A

ì&gt;—

Hn-

^

i#——

—

Jiroudcu$omént)

JÏÀ

C. Sa-léts e-la ca-te-dra-to Dt Scii!-Li^ê?D&lt;tpa-ïs Qu'è^a-fjouitaca-pl-ta-to

Ptima

t
—^—1

. i ■

1

s

1—s

'rsT jr-$rT—r—H

Wg, È'n un Tiinfmai-îousOwííciti,pe4aicaïiçûusDe-ïasai-gossau-tal-ïçsVre-- ta ll. (Per eoumença è après cado dus couplets)

Hihs det Lés, det Salatch ara ribo claro,
Dedj Alét, det Garbét, dedj Arac encaro,
Haut, cantém noústis lòcs, cantém noústis mounts gigants!
Bibo 'ra Franco que proutèdjo nouste aimât Couserans I

�134

I. Sabéts era catedralo
De Sent-Lize ? Det pals
Qu'èro aquiu 'ra capitalo
Pla mès biélho que París,
Pla mès..., pla mès !...
Mès aué 1 Sent-Girouns
Espanditch tout at founs
Qu'ei 'ra mai dera nousto countrado,
E 'n un ni frescurous
Que dròm, peras cançous
Deras aigos sautairos breçado... R.
II. Quinis pics que Calamano2,
Malechart3 è Querbelhè *,
È 'ra sèrro blanco è grano
Que mestréjo et Mount-Balhè 5,
Ta haut..., ta haut !..
Mès at miéi, de Soula
Que cour et souléi pla
Bès Biròs è Bet-Lourjgo, è cént prados
A sous bíuis raious
Qu'es bestichen de hlous
Sus es bérdis gazous desplegados... R.
III. Oh, 'ras cóhos de Bet-Malo,
'Ras liadourosc de Massatch,
D'Aulus era hount termalo
È 's camps d'òr de Lòrp à Pratch
Enla..., enla... !
Oh, sèrros det Serou,
Coumos de Castilhou,
Oust è Sèich aras tréndos pelousos !
Oh ! 's hardits mountanharts
Mès laujès qu'ets izarts
Que courréts peras cimos nheuousos !...
L.

Pavia de Sent-Girouns (A.)-

NOTOS.

DE

BARDIES

R.

è B.

SARRIEU.

.

— " Dus mouls sus aquéslo cnnçou. Es regènls Je Souh abiôn demaa-

datch à M. de Hardies io cançon tus Ions escouliès ; M.

11.

Sarrieu que s' encargucc

i'«

hé

'ras paraulos ê 'ra musico ; mes eras pruinèros que soun espiiados det discours de M. de
Bardies en 1907, à Senl-Girouns, è i|ue soun estadis rehislos pet nousle presi lent ta que
housscn counformns at parla de Sent-Girouns.

— Esperém que sera lèn counegtido p«s

escouliès de tout et C mserans. — I. « Aujourd'hui ■. — 2. Au nord de Soulan. — 3. Au
nord de Castillan. — 4. Entre Coudons et Uslou. — 5. On prononce Muunl-Uatliè a
Saint-Gnons. Mount-Baliè à Soulan. —

6.

Coill'ure spéciale de Massai (v. pour les coilfts

couserannaises le N" 9-12 d'£ra Bouts de 1907, avec gravures).

�133

SOUVENIRS ET USAGES COMINGEOIS
(Suite) (*)

On avait coutume de célébrer entre parents et amis tous les événements
familiaux de quelque importance, tels que: la naissance d'un enfant, son
baptême, sa première communion, un départ à long terme, le retour au
foyer. La fin du dépiquage et d'une construction quelconque donnait lieu
aussi à des réjouissances, marquées au coin de la plus franche intimité ;
on les appelait cl tout-acabalck (« le tout achevé »).
Lorsqu'on avait récolté le maïs (blat-mòrou ou milhhc), on se réunissait en foule, le soir, soit pour l'effeuiller, (eshùelha), soit pour l'égrener
(eitgraüla). Quelle galté, quels assauts de finesgâsconnades et d'honnêtes
amusements ! La soirée terminée, on se groupait autour du foyer où
flambait un grand feu. Là, on mangeait en riant des pommes ou des
châtaignes grillées et l'on arrosait le tout de quelques verres de bon vin
clairet ou de piquette.
En rentrant au logis, les jeunes gens faisaient retentir nos vallées de
quelques strophes gasconnes. En ce temps-là, on savait rire, plaisanter,
se distraire avec esprit. Les Schopenhauer n'étaient point connus... Le
mot fraternité, s'il n'était pas dans toutes les bouches comme aujourd'hui,
était ancré, ce qui vaut mieux, dans tous les cœurs. On savait s'aimer et
s'entr'aider.
#*#
On s'invitait beaucoup aux mariages. Il n'était point rare d'y voir
groupés soixante, quatre-vingts et jusqu'à cent personnes. Les deux héros
de la fête étaient conduits à l'église par les parrains, escortés par toute
la parenté ; dans certains villages, c'était la jeune fille qu'on y amenait la
première ; dans d'autres, le jeune homme.
Si les repas ne brillaient pris toujours par la délicatesse des mets et la
science culinaire, ils étaient, du moins, abondants et confortables. Il y
avait toujours, comme l'on disait, « le plat du cœur. »
Chaque famille apportait son appoint ; qui, une paire de volailles,
poules, poulets, canards, dindons; qui, un agneau; qui, des gâteaux
exquis et quelques bouteilles de ce vin timide qui se cache et vieillit
derrière les fagots.
Vers la fin de ces agapes familiales, les plus délurés des jeunes filles,
des jeunes gens et même des hommes y allaient d'un compliment bien
soigné et d'une petite chanson, tantôt française, tantôt gasconne. J'en ai
entendu qui, ma foi, étaient fort bien tournées. Le sermon de Bacchus
était, à peu-près, de toutes les noces ; il fallait voir l'orateur promener son
regard, malin et prolongé, sur les hommes d'abord, et puis sur les femmes,
quand il arrivait à ce texte latin : Vinum bonum lœtiftcat cor hominis...
mulieris (le bon vin réjouit le cœur de l'homme... et de la femme)
!• Voir le w 3 Mars 1910.

�136
qu'il traduisait ainsi: et bovn bit} qu'arrejovïs. qu'arrebi"còlo et có,
edj esloumac dedj òme t dera hc'nno, et, regardant les nouveaux mariés,
(es nbbis), il ajoutait, gouailleur : « de marit èmoulhè ».
Les applaudissements répétés encourageaient, excitaient l'éloquence du
prédicateur bachique. Sa péroraison enflammée soulevait d'ordinaire des
bravos enthousiastes.
Des salves de coups de fusil et des sérénades entrecoupaient souvent
les discours et les chants des convives. 0 tempora ! o mores !...
a Comment en un plomb vil l'or pur s'esf-il changé? »
#

* *
A propos des malades et des défunts, il existait les coutumes les plus
touchantes et, on peut le dire, les plus poétiques et toutes pleines d'idée
religieuse.
Dès que le médecin déclarait le malade en danger de mort, une sonnerie
particulière annonçait à la paroisse qu'on allait administrer les derniers
sacrements à un chrétien. Aussitôt, une foule recueillie se rendait
à l'église et, de là, dans la maison du moribond. Le prêtre, précédé de
deux enfants de chœur, l'un agitant une clochette, l'autre portant un
flambeau, s'avançait gravement sous ses vêtements sacerdotaux. Les
passants s'arrêtaient et se signaient, en s'inclinant devant le Saint
Viatique. Les gardes-malades attendaient à genoux l'homme de Dieu.
La cérémonie, on ne peut plus impressionnante, était clôturée par une
allocution émue du pasteur, qui mettait en larmes toute l'assistance.
Les obsèques avaient leur cachet particulier. Les hommes, enveloppés
de larges manteaux, assez semblables à des burnous, voilaient leur visage
d'un crêpe noir qui tombait sur la poitrine. On les nommait « capéts».
Les femmes, se dissimulant sous d'amples et longs capuchons, ne se
trahissaient que par leurs sanglots et leurs pleurs, qu'on eût dit obligatoires. C'était un tableau très impressionnant.
Le deuil du père et de la mère durait de deux à trois ans ; celui des
autres parents, moins prolongé, se mesurait à l'affection ou à l'estime
qu'on avait pour le défunt. Pendant cette période, les hommes ne
quittaient guère, au dehors, leur manteau, ni les femmes leur capuchon
ou leur pelisse. Il était interdit par les convenances, durant six mois, de
fréquenter les cabarets ou autres établissements publics, sauf les églises,
et même de se marier et d'assister à des noces bruyantes. J'oubliais de
dire qu'entre le décès et l'enterrement on se relayait pour veiller et prier
auprès du défunt, en groupes assez nombreux.
**#
A ce sujet, qu'on me permette de conter, en terminant cet article, une
anecdote qui démontre bien que parfois, dans les choses humaines,
« le plaisant se mêle au sévère », le grotesque au lugubre. C'était dans
une auberge. Un homme venait d'y mourir. On l'avait laissé tout seul et
habillé dans son lit. Un voyageur fatigué demande une chambre pour la

�137
nuit. On la lui accorde. Mais il se trompe de numéro et se couche à côté
dunurt, qu'il prend pour un chemineau endormi.
Bientôt après, plusieurs personnes entrent dans la chambre, allument
des bougies, aspergent le lit d'eau bénite et se mettent à réciter des
prières funèbres à haute voix. Réveillé en sursaut, le voyageur s'effraie,
saute du lit, enjambe les degrés de l'escalier, ouvre bruyamment les
portes, et le voilà, courant à travers champs. Les assistants, pensant que
c'est le mort qui est ressuscité et qui se livre à cette course folle,
s'épouvantent à leur tour et fuient de toutes parts en criant : Uv miracle,
maliih, m} miracle! Jan-Pièrro qu'ei arressuscitatch, huge que eau !
Camos, ajuddt-me !.. Et ils couraient, ils couraient... Bientôt, le village
était sur pied, et ce ne fut qu'à grand' peine que les fuyards se ressaisirent. Cet événement défraya longtemps toutes les conversations.
Jean-Pierre était bien mort; c'était l'autre qui, plus mort que vif,
courait à toutes jambes sans demander son reste..., et sans payer sa
chambre.
(A suivre)
Yves D. DUFOR.

Quauquis mots
sus es nostis noums propis
Ce oun bilhèu era nôsto léngo gascouo a mès perdut era suo ouriginalitat enta segui era i[)nüénço, det francès 1 qu'ei, ça-m sémblo, ena
(ouimacioup nauèro des noums prôpis. Qu'on aurió poudut créde qu' era
Glèiso, ta pùeissanto encaro ena nòsto bido de caso binco2 'quéstos
dari'èros annados, les aurió saubádis dera destrucciourt ; mès era Glèiso,
coumo nous àutis, que s'ei plegado à uo moudernizacioun que mous hè
pèrde uo part de mès dedj eretadje de nostis arrepais3.
Era infliiénço det francès en es nostis noums prôpis que nou dato pas
d'aué. En quant as noums de familho, era francizacioun que pujo
de lounh. Que sémblo qu' èro ja acoumplido at téns det nôste arréi
Francés Imi'. Eras familhos Hourcado, Henèro, Hourmënt, etc.,
qu'auiòn deja sacrificat era H gascouo ara Ffrancéso 4. Era ourtougraflo'
generalo det gascoun qu'auió seguit era madécho mòdo. Qu'on escriéu
Samouillan, fí"rgougnan, etc., en lôc de Samoulhan, ISergounhan, etc.
Bertat qu'éi qu'eras duos ourtougraflos5 que soun seguidos en et madéch
téns è, quáuquis côps, en et madéch doucumént. Que eau digue qu' es
nostis arrepais nou mous semblauon gùaire en quant ara nôsto beneracioui) der' ourtougrafio ouficialo. Qu'escrieuiôn un chinhau ara bouno
franquéto, coumo diguen aué6, sénse qu'es senescauts, bailes e judjes de
touto sôrto les benguéssen nega d'èste es hilhs des lous pais, pramou d'un
nh boutât en lôc d'un g», ou arreciprôcoméns.
Era franeizacioun des nostis noums de familho que sémblo s'èste hèto
at moumént oun era léngo francéso ei estado emplegado en' arredaccioun

�138

Jü

des actes de baptisme, mourtüdris ou de maridadjes. En Biarn, se m'en
brémbi plan, binco 'ra Reboulucioun, era nôsto léngo qu'ei demourado
emplegado ena redaccioun des actes dedj estat cibil, tengúdis alabéts pera
Glèiso. Qu'ei ço qu'esplico que soun mès counfôrmes at gènit dera
nôsto léngo.
Qu'òni pouderió trouba çapendént uo pròbo der' infliiénço det francès
qu'arremounto au-méns at xn° sièggle, è aqueró ena nôsto madécho bilo
de Sent-Gaudéns. En efèt, cadoün que sap qu'en et nôste parla, « un
saint » qu'es dits ui? sant; que diguen tabén Toussants, etc. Ço que non
empatcho pas qu'ena « Charto » dera nôsto bilo, det xne sièggle, nou
legiam « Sent Gaudéns », coumo diguém aué. Alhurs qu'on pùt lége
Scnt-Biat, Sént-Martory, etc. Qu'em sémblo, quant à jou, qu'ad aquéro
fourmacioun déu pas èste estrangèro era infliiénço det franeés, at
xne sièggle deja. Et nôste biscounde de Nebouzan det xnte sièggle,
Gaslown Phœbus, nou èro douncos at madéch téns un escrieuan gascoun
e un escrieuan franeés ?
Et trebalh de defourmacioun des noums de baptisme, causo estranho7,
que sémblo aué estat mès arrecént, encaro que sió mès plegount. Qu'em
pénsi qu'aquéro arresisténço, d'un coustat, era mès hôrto bariacioun,
dedj aute, nou perméten pas de puja mès haut qu' ar' Arrebouluciouii
enta esplica-s. En efèt qu'auém eras diòs fòrmos encaro bieuéntos en el
madéch cantoun, en et madéch biladje. At coustat de Jàan, qu'entenerals
digue Jan; at coustat de Pau, qu'entenerats digue Bòl, ara francéso ; è
tántis d'áutis. Enas bilos, coumo tousténs, era transfourmacioun qu'ei
mès coumplelo qu'en es biladjes.
Aquéros trasfourmacious que nou soun jamès urousos. Que bous
demandi ço que i-a de gascoun en Pièrro, per etzémple. Es nostis pais
que diguiòn Pèy, è qu'ac abrebiauon encaro en Bè : Scmpè [Scnl·l'è].
Eras hénnos que s'aperauon Pèijo, Peyrouno. Aué que diguém Picrríto,
ou Betrounilho. Es biélhs ara campanho que s'apèron encaro Bourloumiéu,
Bourloumiu; es jùénis que s'apèron Barthélémy, coumo en franeés.
Quáuquis poulídis noums que soun en camin de desaparéche, coumo Caío,lino, Catinoui. Jusèp qu'ei debengut Joseph (Jozèf), e Francés qu'ei
ourribbloméns machacat en Françouès. Qu'ei era biélho prounounciaciouii
francéso, que mous a balhat et noum de nòstis biélhis arréis ; aqueró que
sémble marca qu'era franeizacioun que déu puja binco 't téns des arréis
d'aquét noum.
Era infliiénço det franeés que s'ei hèto senti enas finalos è en' accentuacioun- At lôc de Bèy è d'Antoni, qu'on diguera Pièrro, Antouèno, noms
que nou pôden eoumbéngue à un ôme, coum' on dits Bictouèro (!). Quel
mémo aquiéu uo deras mès fachousos infliiénços det franeés. Qua»
adouptam un mot franeés que s'acabo en e mut, qu'au balham en
gascoun era fôrmo feminino. Que digueram arregimo, en lôc à'arregVPM,
empiro o arroyomo (!), en lôc d'impèri ou à'arreyaume. Que hecém
d'un mâchant franeés un mès mâchant gascoun- — En arrebénjo, que

�139
digueram Marí, det franeés Marie, at lôc de Mario, en suprima à tort
edj o det féminin.
Madéchoméns, era infliiénço françéso que mous hè cambia de plaço edj
accént, quan diguém Luci (Lucie) à lôc de Lúcio, Ulali (Eulalie) à lôc
A'Ardlho, dabbe uo accentiiacioun coumplètoméns counlrário at gènit
dera nôsto léngo. — Iaute desplaçomént d'accént qu'es trôbo tabén en
nôste parla. Enas campanhos, au-méns det coustat de Boulounho,
Aurinhac, ètc, qu'on dig.uera et dio, dabbé 'r' accentiiacioun sus edj i ;
à Sent-Gaudéns que_diguém et dió, en fourça sus edj o, è, per estensioun,
Italià, Arrussió, etc. Mès aquerô bilhèunou bén pas det franeés, pramou
qu'es trôbo surtout en es parlas dera mountanho, (Luchoun, Larboust, Auro, Argelés, etc.), generaloméns miélhou counserbats.
A Estancarboun, tout près de Sent-Gaudéns, es biélhis que diguen encaro : Hélip (bielh cast. Helipe — Philippe). Causo curiouso ! Que an
guardat era accentiiacioun det grèc : Philippos, e nou aquéro det latin :
Philippus. Es jùénis que diguen Felipo, dabbe très fautos countro 't
génit dera nôsto léngo. Es Espanhòls d'aué qu'es counténton de digue :
Felipe.
Es ancièns es mès biélhis qu' es soun oucupádis dera lépgo des nòstis
arrepais, César è Estraboun, qu'auiôn aubserbat que, sio pera fisiounoumió, sio pet lerfgùadje. es nòstis arrepais que's semblauon mès as Espanhòls
que nou pas as áutis pòbbles dera Gaulo. Aqneró nou bo pas digue qu'es
Espanhòls d'aquet téns parlèssien báscou, coumo pénson quáuquis sabénts
que nou an jámes estudiat n' et báscou n' edj espanhòl, ou, enta parla
mès pròptiaméns, eras léngos espanhòlos (castelhaii, catalan, galhégou,
pourtugués, etc.). Mès, ço que diguiôn César è Estraboun des Aquitas
det lou téns qu'ei encaro bertat des Gascous d'aué. Era nôsto léngo, qùan
ei bièn parlado, que tén mès det castelhai! ou det pourtugués que det
franeés. Es mès biélhis doucuméns dera nôsto biélho lépgo gascouo
e aquéris det madéch téns dera Castilho, det Pourtugal e subretout dera
Nabarro que bous an un aire de familho ta pròche qu' era paraulo
d'Fstraboun qu'ei òn nou pòt mès justifleado. Encaro aué, éntre diòs
paraulos, que poudéts èste segu qu'era mès gascouo qu'ei aquéro qu'es
paréch mès adj espanhòl. Aquéro bertat que s'estén as noums prôpis, as
quaus aquéste artigle qu'ei counsacrat.
Tout ço que béngui de digue que mous balho uo nauèro pròbo que nou
sabém mès parla era nòsto léngo, principaloméns enas bilos, è qu'et
pretèste qu'ei mès coumbenable de parla francès que nou serbéch
d'arrén, sounco à mous hè estroupia diòs léngos en lòc de uo.
Parla d ; Senl-Gardéns, en Nebou/an (H.-.G.).

C.

MONDON-VlDAILHRT.

NOTOS I. One pron uiiçaro nç, ns coumo nlç, nts. — 2. Rem. bir/M, bilhèu, ailleurs
dii'co, dilhèu — 3. « Ancèlres ». — i. Mès amiénoméns, era í's'escrieuio encaro, quan

es prounounçauo dejo II. —

5.

En fr. tidién que calcrio encaro digue orthographie, al lòc

de orl/iourojihc. — 6. « Aujourd'hui ■. —

7.

■ Etrange ».

�140

UO LEYÉNDO SACRADO

è 'ts sués co amparthous màrtirs
S'ero Bat d'Auro ei flèro d'aué dat à Sént Supèri, et gran abésque de
Touloudo, qu'en pot èste tabé d'aué dat à Sent Missouli, raartir.
Ets istou-ièns dero Bigôrro, Ueville, Davezac-Macaya, liasclo de
Lagrèzo è d'autis encaro qu'an atribüat à tort à u « Sént Missouli » que
Gregori de Tours mencioune éna siio Glòrio dets Coukessous et meriti
d'aué coumbatut countro 's Môrous. Aquét meriti qu'arrebé à Sént Missouli d'Auro. Eras arreliques det prumè, counserbades à Tarbo, que
houn cremades pets Huganauts ; ères det nouste qu'existen encaro en ùo
parrôquio det dioucèso de Barbástro. S'éri nou pôden embouca qu'ero simplo
menciou der'istourièn det sizième siècle, que poudém arreluta 'ro bito è't
culte det nouste d'après (/. Huesca, Flores, Larcher, Deslrade, e d'autis
testimonis dinhes de fé.
#

#

*

Sént Missouli que nescou àCadelhò,bilatyét anexat, dabb ét de Trachèrro,
ara parrôquio de Bièc1, en archiprestat d'Adét, diocèso de Couménges,
sub ero fi det detzième siègle.
Sa pai è sa mai, persounes aunèstes, mès pôc aisàdes, que boutan de
boun'ouro lour hilh ara tèsto de u 'scabôt2 'de ùélhes, tout lour cabau 3.
Nou tardan pas ùaire à aprécia et tresor qu'et cèu aus aiéue embiat. Tout
pouquerét encaro, Missouli qu'es hèue arremàrca, entr'ets maynòts det
elié atye, per ùo enteliyénço biéuo è u carattári doucile. Tabé, quan
coumprenoun qu'ère à mèmod'apréne de létro4, sa pay è sa may qu'au
counfian à u caperô det bediatye ento coumença à hè-u apréne ets principis
dero léngo Iatino.
Missouli que hèue tant de prougrèssis de diô en diô, qu'ét siié mèstre
boutaue en ét ùo hido pla grano. Maluroudamént, at cap de quauques
anades, ùo grano troupo de Môrous, aquéri terribles enemics dets Crestias,
qu'entra eno Bat d'Auro pet pòrt d'Ourdicétou, après aué troumpat eres
sentinèles de qui au gardauen.
En u birat de ma aquéri bandoulès5 que boutan et païs à hùéc e sape.
Ar'apèl dets praubes Aurédis, Sans o Santchou, et gran arréy d'Aragou,
que boula at lour secours. Alabéts, Missouli que s'arroula dab touto 'ro flou
dero yùenéço d'Auro debat et siié drapèu. U gran coumbat que hou lieurat
en (( Camp-Buliilhe, » entre Ancidô 6 è Cadiac, oun ets Môrous houn
escrasats, dab ero proutecciou de Sent-Supèri imboucat pendént er'acciou
p'ets soullats aurédis.
# *
Tapée qu'ero pats hou arrestablido, Missouli qu' abandounô'res armes

�141
ento soustréye 'ro süo amo eandido ara licéncio dets camps. Après aué
dit adiéu à sa pai è à sa niai, que quite 'ra Bat d'Auro è que passe en
Aragou, ar' arrecérc de u orne de Diéu qu'au boulousse da endicies
ento oubra 't salut dero süo amo.

Cami dero hauto Bat d'Auro (cl. &lt;î. Sentein-S.)

At prou de cerca, ero Proubidénço qu'au bè descoubri u ermitanhou7,
de ùo gr.mo 'reputaciou de senteut, arretirat en ùo gròto, sus ero
mountanho de San- V.icénle (Sent-Bidéns), près de habuérdà.
Aquét ùme de Diéu, aperat Froylan, que l'admetou à brácis aubèrts
eno siio coumpaiiió, trùpairous8 de troub.i ùo amo toulo dispousado à
segui ets siiés exémples è 'ts süés counsélhs.
Froylan qu'au counflé en prumè lôc u arramat0 de ùélhes è de crabes
que serbiéue entó esbitouleya-s.
Et pïous disciple que boula biste ets sues exémples è counsélhs à
proufit. Yelous de da-s à Dié u còs è amo coumo soun mèstre, è après
èste-s plò preparat, qu'ana 'rrecébe ets Sents Ordes deres mas der'abésque de ïarbo, perço que 'r 'abescat de Barbástro -è 't de Couménges
qu'èren alabéts sense tituláris.
Tapèc qu'aou arrecebut er'ouncciou sénto, Missouli qu'arreprén biste
et cami dero siio caro souliludo oun biscou quauques téms encaro dab
Froylan, antièrament lieurat ara countemplaciou deres caudes celèstes.
Soun mèstre qu'ana mouri, en audou de sentétat, eno bilo de lièusso
(Biélsa). Eres sués arreliques qu' èren counserbades en' antico coulegialo
d'aquéro parrôquio, è 'ro süo hèsto que s'i célèbre et 21 de yè.
Missouli nou demoure pas lountéms soul en aquéro soulitudo. Que
prén à soun serbichi dus maynats : Clemant è Firmin. Aquéstis qu'au
serbiéuen ero misso en u auta hèt de quauques pèyres mau escayrades

�142
è que l'anauen cerca pes bilatyes bedis ço de qui ère necessari ento 't slie
entretién.
Missouli qu'ère tout antiè counsacrat ara countêmplaciou de Diéu. Cado
diô, ce dits ero tradiciou, qu'an uie canta ùo « Snllni » près de iio hount à
u chirçquan de pássis dero grôlo. De téms en léms que l'arribaue d'ana
predici en bèro parrôquio ento exouita 'ro yént fi luta coiiratyoudamén'i
countro ets Môrous de q li arroundoulauen lû pet pals cnla.
Ero siio 'reputaciou de sentetat &lt;[u'òru talaméns counegu lo éno countrado, que nou-s passaue quádi " nôt diô sème aué 'ro bisito de yént dfi
tout atye, de tout sètsa, dj touto coundiciou, ento demanda u lumières
ou consoulacious. Que daue audiénço an aquéres cliants à quauquis
passis dero grôto. En aquet endrét qu'es troubaue entoça nauayre ùo
crouts aperado « Croitls de Scnt-MUsouli o.

■ ***

:

U bou mayti, pendént que Missouli celebraue 'ro misso dab ùo ferbou
tout angelico, ùo bando de Môrous, armats de cap à pè l3, qu'amie
à cap ara grôto, en tout lie arretreni 'r 'aire de crits saubatyes.
ïapèc qu'aus bi, Missouli nou s hinôdo illusiou sus et triste sort de
qui l'atén. Sus et cùp que bè à Diéu er'aufréndo dero süo bito, pus qu'ar
recoumande as süés dus counipanlious de hè et madéch sacrifici qu'ét.
Encaro nou ère acabado aquéro exourticiou, Môrous qu'es precipiten sus Missouli coumo bèsties beroudes ; que l'arriguen eis abilhaméns sacrats, après que l'estaquen eres mas, qu'au criblen tout et côs de
flèches, è ara fi que l'abraquen et cap de u còp d'espado. Ets praubéts
maynôts que subin u sôrt pariou.
Diéu nou boulou pas qu' aquéts cossis ta benerables que houssen
degoulhats" peres herásties 15 de qui-arroudauen ats entours, mes
que permetou miraculoudamént que ùo crousto de tèrro embeloupèsse
coumo u linçô aquéres despoulhes sacrades.
(A segui)

Fr.

Parla dore Dat-il'A'anT
NOTES

MARSAN.

— I. « Vig iec ». — 1. « l'eût Iro ipcm ». —'A. « Capital, b eus (surloiítflí

troupeaux). — i, ■ *• paîile île foire ses élude* &gt;. —5. ■ lt.in.lits » — li. ■ Auciziu ».—
7. ■ Knnite ■. —8. • Heureux
— 11. ■ Troupeau ». — 10. ■ Couraient le pin y s ». —
U. « l'r.-sque, quasi ». — 12. ■ Jusqu'à ces ilerniers temps &gt;. —
— li

Dsgoullu (j&gt;f

« déchirer » et ici

I ' e s p i g • 11 &gt; I ilcjo lar '■
« dévorer ».

racine collim

111.

« Ile pied en cap »,

« cou » • égorger »,

— 15. « ÍJéles fcroc-'s ».

fRebirat de Louis

BOGII.HET, « A

une femme »)

Atal, me mentissiôs en disén que m'aimabos !
Te trufabos de jou, pauròto... Per que dounc ?
Es tu matéich, segur, è pas jou que troumpabos...
Poudiôs abé l'amour, n'as pas que moun perdoun.

par snile

�143
Gardo-lé large e franc, coumo fuc ma tendrésso ;
Que toun cor d'un regrèt siò pas jamès gafat 1 !
En tu, so qu'ai carit, es moun embrïaiguésso ;
So qu'en tu me plasiô, tu m'ac as pas raubat.
Fusquègues pas jamès, en tas ouros pla raros,
Qu'un islrumént bufèc* jous moun arquét bandât ;
È coumo un cant frémis al crus de las guitaros,
Atal sounèc moun raibe en toun côreichecat.
Fusquèc belèu pla dous aquel raibe... Qu'impòrto?
L'ai cantat él tabé..., mès sénsè te noummn,
E, per rebiscoula3 nòstro illusïou môrto
M'aura sufit de créiie, aura sufit d'aima !
Toun calélh * n'esclairèc qu'ambe ma soulo flamo ;
Coumo fèc à Cana Jésus le pietadous,
Ai cambial en bi pur le paucum 5 de toun amo ;
Bèi

coumo ant in, fusquèc un trabalh miraclous...

Aro douiìc, quitèm-noús... Dai-t'én !... Cèdi ma plasso...
Poudro è fardo toun frount, tas gautos, tous poutéts

7

;

Fenit es le festin quand ai bebut ma tasso...
S'i rèsto un pauc de bi..., sira per les bailéts !
l'url» de Kouich (Arièje)

NOTOS.

lampe ».
lèvres ».

— • Moiilu ■. —
—

5.

« .La

— &lt; Vide, vain &gt;. —

misérable pauvreté ■. —

(AIRE :

1.

2.

Paul

«

3.

6.

o

« Faire revivre ». —
Aujourd'hui

Je va.L· tevoiz ma Joáépliine »)

Escoutats mé, Medamos de gran toun,
Que bau dize dus mots sur la tùalèto ;.
Soui endiscrèt, bous demandi perdoun ;
A jou tabé la glòrio 1 que m'enquièto
Praube artisant, que soui sénse lou só,
E ma hénno que se hè mutino :
A touts mouménts qu'em soumo bé que bó '2
Argént, enta iio crenoulino 3,
Uo crenoulino.

SICRE

». — 7.

« Ta

4.

«

Tes

�144
2. «
»
»
»
»
»
»

N'ei pas, sandits ! au-méns sénse razoun.
Se te prègui d'en croumpa üo cremèro '
Caduí] tròbo qu'èi machanto faiçoui?,
Que soui minço coumo üo canauèro ».
Nou boui pas mès demoura coumo soni :
Qu'ei tròp aurrou de ma michanto niin&gt;
Enta-m 'rrehè, cèrtos, qu'auri besoui
» Argént, enta üo crenoulino,
» Uo crenoulino ! »

3. Qu'en bo, üo, n'empòrto * à quin prêts
E malgré jou que bó segui la mòdo ;
Praubes tout dus, n'auèn pas que perrècs ü
Judjats, au-méns, se* acó m'acoumódo.
N'ei pas à tòrt, se soui bien mau-coüntéiit
De l'ambicïoun d'aquéro matino ;
Nou cèsso pas d'er; demanda* argént
Enta croumpa üo crenoulino,
l'o crenoulino.

4. Diméche sé, m'en tournáui soupa
Quan per asart, sur üo proumenado,
En faço jou 7 ,es que rancountrèi pas
Ma praubo hénno : s'èro deguisado...
Acrouchado * au bras d'un farluquét
Qu'auo 1" l'aire d'üo muscadino;
Crezèui pas d'éro tant de toupét :
Que pourtauo üo crenoulino,
Uo crenoulino !

5. Que sùèti que l'embentur de l'oubjèt
Se counfounde, dambe lou soun oubratje ;
N'ei pas de tròp, pramo * aquét sudyèt
Que* aucaslouno tant de tapadye.
Qu'a-quauque-téns, sense discounlinüa,
Dambe ma hénno, mous hesèn la mino ;
Cado moumént qu'èn à mous peleja 8
Au sudyèt de la crenoulino,
La crenoulino.

6. Forço fi 1 h o s, que n'an pas lou mouièn,
E més, ta pLn, que bon hè las coquètos
(Acó, cèrtos, de segu n'i pas bièn),
Pourta chapèu, ribans e colerètos,

�14S

Raubos de sédo, souliès bernissats,
'Uants e manchétes de moussoulino...
En aquéts abilhoménts emprountats
Ajoustals-i üo crenoulino,
Uo crenoulino.
7. Aro qu'ei dit : tout lou sètse que bó
Bouta * à jour Pesclatanto paruro,
È de segur lou manco pas qu'acó
Ent'aumenta Pourgulh de la naturo....
Disèri tabén : Plutoui? è Lucifèr,
Enta disteqga Prouserpino
Coumo soulo mastrésso* à l'Infèr,
Bon que porte lio crenoulino,
[Jo crenoulino....

8.

Urt certèn jour qu'ï áuo * à Sent-Pè
A la glèiso*, üo fort bèro damo ;
Cresèuo plan dambe moussu curé
De se poudé purifica soun amo.

9

,

Moudèstonién s'anauo coufessa ;
N'áuo 10 besoui : qu'áuo l'aire chagrino ;
Mès au coufessiounal nou poudouc pas entra
Pramou qu'auo üo crenoulino.
Uo crenoulino
ptrta poupidari d'vueh ('îèrs) '
NÒTOS.

-

I.

«

la gloriole »

J.-B.

—2. IdiotisuiC. —3.

O»

SENGÈS.

dit plulôt crenoulino que

cwiouUno ». — i. I.ilt., par analogie comique, « cage tu osier, sous laquelle on mel les
poules qui oui des poussins. » — 5. ■ Itoseau ». — 6. • Haillons ■. -

7. On dit, plui

couramm»nl, en faço dt jou. —S. . Querelles -, —9. ■ Saint-Pierre •, paroi-.s* d'iueh.
— lu l.e forniu litio, ici el ailleurs, est pour auèuo, forme régulicie à Au&gt;h. — ' Pas
d'élisinn (Item, que lu v. 6 varie el que la v. 7 tst exceptionnellement plus l·iijt au 8*
couplet,c« qui peut passer dam une pièce sans prétanlinu comme celle-ci).

T GRAN CAMI DE H E R

Que eau dise qu'et cami de hèr qu'ei ue bère embenciou ! D'autes cops
que caléue pla de téms è de pêne enta hè quauques lègues de cami à pè
ou à cbibau. Are, én ùéit ou nau oures, que poudét ana de u cap ad aute

�146
deres Pirenées pet cami de hèr. Beròi seiut1 en bòste bagou, coume
l'apèren, que puyat è que debarat eres còstes, qu'en bat2 at trauès deres
planes à hùéc3, è pere herièste4 que beiét fòrce pals sénse nade
fatigue.

Mac de broumes, at Port d'Aspi &lt;cl. g. Scntein-S)

Et mès beròi tròs de cami det nouste païs qu'ei ét de Cazères à Tarbe
è à Pau. Aquét qu'ei et cami de hèr deres Pirenées, qu'ei et nouste ;
d'aquiéu que béien eres mountanhes,
« Qui ta hautes soun ».;
que las béien de près è à plasé.
A Cazères que bous apressat deres mountanhes de Sen Girouns : et
Mount-Baliè (o Sent Baliè) è sués bezis que soun de bères mountanhes.
Delà, qu'ei Cagire4, et bèt pic de Cagire. Deuant éts, u troupèt de
mountanhétes è de tucòs6 qu'arriben en debaran dérçquio Bousséns.
Passat Bousséns, qu'entrât en us balée estréte : de cade coustat que
i-a, pla près, tucòs è coulines; at soum, pr' aci pr' aquiéu, bèt castèt. Dela Sent-Martòri, à ma dréte, qu'en i-a u, arreblanquit, que sémble sus et
bòste cap ; mès enla, à ma 'squèrre, que soun eres paréts néres e arruïnades de Mountespan, è d'autes.
De cap à Sént-Gaudéns è Mourreyau, -que tournât à bëie louy è que
respirat et bént herésc 7 deres Pirenées. Pr' aquiéu eres mountanhes de
près qu'empèehen ère biste dets grans pics ; ère plane dere Bibère qu'ei
bère, è 're còste qu'ei plasénte. Qu'éi coume ats embirous de Toulouse,

�147
tout pié de castèts bastits de nau ; de bilatyes qui s'arrayen at soulélh
coume 'res biles de Sent-Gaudéns è de Mourreyau.
Ere renoumade balée de Luchou que couménce deia 're gare de Mourreyau ; més nou-n poudéts béie qu'ère bouque è quauques mountanhes : ères
qui hèn courre ets An.glés è 'ts estranyés que soun ad enla près dera
'Spanhe.
Arc, que bal puya cre côste d'Auentinha è dets

Cantaus déiiquio

Lanaméze. Que 'n 'i a que soun fachats de hè aquét countour parcèqué nou
ban p is prou biste ; que boulerien ana at mès court de cap à Tarbe. Nou
dísi pus qu'et cami nou sic arrapide è loung ; més, ta't dé qui aime eres
inount uihes, coume ets counfrays der' Escòle..., qu'ei et més beròi endrét
enta les béie.
U pielè dé balées qu'arriben de cap are Garoune è à bous det houns
deres Pirenées ; que beiét pli ère Iou pregountou 9: que soun separades
entre' ères

per arrérçgues

escalés denipus et soun.

de

mounts è de tucòs qui debaren coume

Pendén que puyat, u gran bùéit

,0

que bous

sépare d'ères ; qu'èt bèt-còp més en sus : è touts aquéts mounts, è coulines è
de hais

tucòs,

amurrats " ets ails sus

è d'auéts,

mountanhes

beròi

hèn et més

bèt

è,

pcr dessus,

feslotinade
espectacle

de

ets

ère

sus
qui

et

autes,

grane
cèu

pouscat

ardouns

è coubèrts

bourdure deres
cla

è

blu,

que

tro'uba même en

hautes
bous
nouste

pals. Quant de còps èi entenul es estranyés8 dise tout hòrt en bagou quin
ac ti'oubauen bèt è beròi.
A mouméms, toute 're

sèrre deres

Pirenées qu'es bé dempus ère

Ariége dénquio Lourde : et mount Sent-Baliè é 'ts besis, Cagire, ets pics
touts blancs de néu è touts talhals de Sent-Biat è d'Aran, éts de Barousse
è de Nistòs ardouns è soumbres, ed Arbizou, et pic de Banhères è 't
Mountagut, touts très pla hauts, hèn haute bère réijgue de mountanhes
qui s'alinhe darrè 're lane de Laneméze. Aquére aute rérçgue qu'ei tout
drét deuant bous, tnpèc qu'arribat eue lane.
Puch, éntre Laneméze è Cap-Bèr,

à

ma 'squèrre, det coustat dere

Barte, que s'auréch ère balée d'Aure, pla larye, è, ad houns. ets pics
d'Aure è de Louroun, touts grans quilhats coume 'res paréts de u castèt?
enta barra ets pòrts de 'Spanhe.
Ço de curious crjcare en toute 're louijgue serre deres Pirenées, cade
mountanhe ou au-méns cade murre 12 de mountanhes qu'a 're sue hautou,
're sue figure, 're sue coulou, coume 'res persounes è 'res familhes. Que
ni a de hautes, hustout at méi, è de bâches cap are plane; que n'i-a
d'aidounes '3, d'agusades dab ue punte, dues ou très, qùate ou cinq ; que
n'i a dab ii'aute figure coume et cap ou V esquie de u òme ou de ue bèstie;
en es ues nou i-a qu'arròcs, en d'autes de bères prades è de bous pacatyes8 ou de grans haurès ; souén que soun blaijques de néu, d'autes còps
néres et soumbres, blues, bérdes, arrouyénques ; que cambien de coulou,
que semblen mès près ou mès loui, s'et téms ei cla ou soumbre : aquerô
lue depénd det soulélh, det aire è dere sasou.
A Capbèr, adiéu mountanhes : que cau debara 're Côste de Perè, passa

�148
't pount de Lanespède, è, delà Tournay, très tunêls. En sourti det darrè,
ét de Sarroulhes, quin plasé de tourna béie tout d'u cop, at cap dere bère
plane de Tarbe, et pic è 'res mountanhes de Banhères, ut Mount-Agut
è, per darrè Y entrade dere balée d'Aryelès, ets famus Ardidén, Binhemale de Cauterès, è Gabizô d'Arréns. D'aci que paréchen mès hautes,
pusque auém pla debarat. Bé soun báchis è chòcs 15 ets campanaus è 'res
maisous de Tarbe, at pè d'aquéres granes è bères Pirenées !... Dere tour
Massé qu'om a ue biste mes bère eijcare que dere plane denquio Pau,
è dere côste de Pietat, tout près de Sarroulhes, qu'om bé toutes eres
Pirenées de u cap ad aute.
Aném, ùardát-les pla, are que soun de cap ; de Tarbe à Lourde que les
bam béie de trauès, tout birá-mous en u aute séns.
Ere plane aci qu'ei bère è pla trabalhade : qu'ei et pals dets bous
chibaus tarbésis, det bèt milhôc é deres bères mounyétes 8.
Dauit" que sôm à Lourde : s'em boulét créie, que mous bam estarjga '
aci; li aute cop qu'anarat enta Pau ò 'nta Baioune. 'Ué que eau ana béie
ère Grôte de Lourde: qu'ei et endrét

et més famus è 't més sant det

nouste pals. Toute 're tèrre qu'ei cour.
N.-D. de Lourde qu'ei 're Bèine det moun ; més qu'ei ère nouste
purmé que tout. Qu'a boulut parla bigourda ,8, è atau que mous a ertcouratyats8 à counserba et nouste beròi parla. Tabé, quant de cantiques e-l'an
hèt en touts ets parlas det Meidie !...
Aném ! A Lourde que troubaram dilhèu peleris dere Proubénce, det
Biar, dere Ariége, o de Perpinha ; que pregaram è que cantaram dab éts,
é dab éts que moun tournaram enta case, et cô plé de fé è d'amou cnla
're nouste Bèine è 'res Pirenées...
L. LAFORGUE

P«rla de rtazus-Nist", c. dcie Parle (H.-P.).

NOTES. — I. ■ Assis ». — 2. « Vous allez ». — :!. « Très vile •. — i. • pénètre ■. —
5. On dit à l.nclion Cagi i, dam I) réjjinn Catfirn ou Cadiro. — o. « Mamelon! indiens ■.

— 7 ■ Frais». — S. &lt; Prononcez prc&lt;i|&gt;ie. 'txlraittjuU, pacAt/uics, eiiïvnraVjuiatt, mounlguitlis. — 0. « Profondeur ». — H&gt;. « Vide .. II. . Kitl.is.-os ». - - 12. ■' Ta»,
massif .. — 13. • Arrondie* ». — I/,

. Forêts ». — 15. « IVlils ». — 10. ■ Do suite •

— 17. ■ Arrêter ». — 18. » On'a dit : Que sii '/Ì' Immacdado. » (Filailclfo).

ERA

MORT

Sus ho branco de perè 1

un

DET

SENILH

senilh cantauo de bout) maitin sôs berois

airouléts. Non chiùlauo cap aquét còp 'nta saluda 't souléi que puntojauo
at cap2 dera mountanho ; nou-gg hadió cap tapòc per oumatje ara naturo
que s' arrebelhauo 't tour d'étch ;

mès,

tout

prôehi, sus era madécho

branco, èro plan ptaçatcta un petit nin oun benguiôn de nèsque 'ra nét
passado qùate pelltis auderous.
Era mai 'res acaperauo 3 e 'res escauhauo ' ta que nou 'trapèsson cap

�149
herétch : qu'èron encaro toútis pelats ; éro tabén qu'èro plan counténto e
qu' ei tab bet-cop de plasé que s'acùassió 5 sus es fruts de sos amours.
Toútis dus que s'arrejouiòn ; qu'òro 't prumè còp qu' auiòn üo fami
Ihounho à neuri, à sùenha, à apréngue à boula e à biue. Tabé 't Senilh
nou s'en lichauo cap bourro d'arrecoumença 's sos arrefrèns. Toustén e
toustén que chiùlauo, coumo s' auió 't tour d'étch fòrço mounde
'scouta-u

'nta

e aploudi-u ; toustén sa cançouri arrecoumençauo de mès en

mès bèro, — quan, tout d'un còp, arrecebéc un patac en bèc, un aute 'n
Uo alo è coum' un còp d'arrasou 0 en cap que r'au coupée arrans 7 toutos
eras plumos que i-auió.
Çt praub' auderoun caéc de brarico 'n branco e s'anèc jeta 'ntre dlios
Mélhos de caulét8 que s'arrepleguèren

sus étch e r' acaperèren ; que

benguió d'arrecébe un còp de fusilh que r' auió tiratch un

biélh bour-

rutch, proupietári d'aquét casau.
Era fumèlo n'estèc cap toucado pes ploums, e, malgré qu'auésso bien
pòu, nou quitèc cap et nin.
#*.#
Mès qu'hadió 't senilh laguéns et caulét ? Èro mòrt ? Èro biu ? En
tout cach nou 'rremudauo cap brico 9 ; et saijc qu'auió coulatch pet bèc e
pera alo 'r' auió cambiatch de coulou : de jaune qu' èro bengutch tout
arrouje.
Atau que demourèc bet téms, è,

ta decap ara brespado souloméns,

qu'arremudèc ho pato, ur[ moumént après dauric es gùéls e 's tirée era
alo que nou auió cap estado toucado. Qu'ensajèc de bouta s tout drét, mès
nou i-auée cap moulhèn, qu'èro tròp féble ; aqufu qu'èro tout eslienutch,
sénse sabé 'oun e ço quin i-èro bengutch.
Tout-ui), ta ra 'ntrado dera nét, eras fòrços qu'au tournèren chinhau e
'n madétch téms era memòrio ; alabéts qu'es brembèc qu'auió 'rrecebutch
ho bouno patourrado pendént que chiùlauo decòsto 'ra süo prougenituro I
mes oun èro 'mbarratch? Nou s'ac poudió cap imagina-s'oc, qu'hadió
trop nére laguéns aquéro presoun.
Demoura 'qulu, n'èro cap poussible : es petltis auderous e 'ra slio
coumpanho qu'aimauo tant qu'auiòn bejoun d'étch. A páupùos |U qu'en
tournièc de tout coustatch dinco qu'auée troubatch ho hiéso "

per oun

pòc à pòc passée et cap e tout et còs. Que caéc en lèrro e qu'hadió
'scur" : qu'èro nétses ; ta oun r'au calió 'na, ta oun nou 'rau calió 'na,
nou-c sabió cap. Tout-un, qu'arribèc dinco 't caminét " ; mes, aqulu, qu'es
triguèc còp-séc : que bic à dus o très mèstres dhos granos lumièros béngue decap adaétch e ho bèstio poussée ui? critch terrible (qu'èro un gat
que benguió de miùla).

Tout just s'auéc et téms de maga-s laguéns es

arraguès ; que tremoulauo coum' un junc è 't son còr batió bien fòrt. Per
aquét còp ja 'ra 'scapèc bèro : et gat nou héc cap atencioun adaétch ; mès
qu'au calée passa-u touto 'ra nét at miéi dera 'smoulho
Quan et souléi s'estèc Iheuatch, qu'es boutée à sauteja per deçà e per
deia 'nta 'chehuga-s 'ras pluraos ; ja 'nsagèc de boula 'nta tourna tat nin,

�150
mès nou poudéc cap, e tout et dió qu'au calée maga-s enta sauba-s era
bito.
,#

Atau que passée quáuquis diòs, toustén sus et qui-bibo, toustén entre
'ra bito e 'ra mort ; mès, quan
trouba sa

s'estèc arrehèt,

det prumè bòl qu'anèc

familho. Que bic tab plasé 's auderous deja neuris ; ja s'en

poudiòn ana toútis soûls ; era mai n'èro cap aquiu, que deuió este 'nta 'na
cerca de que bíue. .Mès pòc de téms après, qu'arribèc..... acoumpanhadd
d'un aute senilh... Et praube blassatch

15

pensée cai ara rembèrso.

— « E d'aoun sortes ? » ç' nu didéc éro. « Qu'et pensauo mòrt...
» Moun Diu, quino lèjo gauto qu'as, qui 'ra ta birado ? E qu'as ern alo
» touto 'mbrieulhado... Ja t'en pòdes tourna ta oun boulhos ; qu'emm
» hès un bèt lèlch !.. »
Et senilh nou sabió cap ço que dide ; que bachèc et cap.
— « Qu'es bètch »,

urreprepguéc

en

tout

trufà s'en

era

fumèlo,

« espèço de cap-pelatch, bè n ! »
Ja n'auée prou dit ; et senilh s'en anèc, djsesperatch. Qu'aimauo tant
era sho coumpanho !

qu'es CQuneguiòn dëspuch tant de téms ! Ero'ra

prumèt'o qu'auió aimatcb, éro soulo que bouliô toustén aima, troumpa-u
e apera u « cap-pelatch » ! Nou s'ac poudió cap acabà s'oc ; tabé 's bou
tèc cop-séc ii cherca 's pièdges qu'auio tant de còps esbitatch.
Nou-i boutée cap gùaire téms.

Tout pròchi, laguéns

un

priiè, que

troubèc ho peroulado17; que passée et cap laguéns un lacét e 's lechèc
ana. Ja 'stèc lèu hèt : très o qùate 'strementidos l8, e ja 'stèc en aute
moun....

Edj endeman de maitis, en tout hé 't tour deras peroulados, et proupietári que troubèc et Senilh tout penjat ch.
— « Es gourmans », ce didéc, « soun toustén punits. » — Nou ei pas
toustén aisatch de trouba-s era souco deras causos
Parla de Sent-Pè-d'Àrdél (Hlo-Cno).

Rogé TAPIE.

Noms. — I. • l'oirier ». — 2. « l'as • (ttégnlion). — 3. n Couvrait •. — 4. « Kchmfrait

■. -

5. « Se couehail ». — li. &gt; llasnir ». —7. « lias ». — 8. « Choux .

tout ». — '0. « A tâtons ». — II. « t'ente ». — 12. ■ Qliscur .. -

— 9 « Du

13. ■ Alice du jar-

din »• — U. « Humidité. » - 15. ■ lile.sé ». — in. . Tèle chauve. » - 17. « IV'ge »,
fail avue un osier i|iie Ton plie en arc de cercle, an milieu dni|ui-l Ton al arhe l'appât;
ou suspend à la .unie qui le teinl des nœuds rnulanls. — '8

« Sut saut. »

A MOUN PAÏS
SOUNÉT

Massât, clôt1 pirenéne, brès de frésco berduro,
Salut ! pais aimât, en tout téns agradin !
Cado sazou del moun mudo ta bestiduro,
Mès ta raubo d'ibèr bal ta raubo d'est.iu.

�151
Tas sèrros jusqu'al cèl soun bérdos de pasturo ;
De cado pléc del sòl pùeijo 2 un mourmoul de riu ;
Tas prados e tous camps eimèron la naturo,
E tous bòsques se tién 1 aichu 'I despér5 oumbrlus
Al soulélh des sarrats (i cént bilatjes blanquéjon ;
Milo boutses per l'aire, à-masso, se barréjon
De junésso
d'auzèls, de cas e de pastous.

Parla de

NOTOS.

esmeri). —

—

i.

Dijous le bugas 8 blu que déich 9 des têts de lauso
Massât, al founs del bal, tout siauetou 10 s'apauso,
Ajaçat à l'entour de soun clouquè granous ".
Vassal (A.)
J.-M. SERVAT.
I.

■

Creux -. —

2.

« M «nIe

« Se tiennent, s'arcinrheni

•. — S.

«

Embellissent » (if.

ailleurs

— 5. ■ Flanc de ravin ■ — (i. &lt; Mamelons,

petits plateaux ». — 7. Ici, collectif: «jeunes gens». — S. « Fumée, huée». — »,
&gt; Sort, inonle » (Elyni. dc-exire). - 10. • Tout doucement &gt;. — II. ■ Hautain ».

Le Pasto u malau
(Rebiral de Jeun

MORÉAS,

« Fabliau de la Mer Égée »]

Les moutous pèchen l'èrbo embaumado pou penjadis de la coulino ;
trepéjon e sous mènlas ' jùeiouses retrounichen. Mès le jùén pastou s'arriico3, l'aire triste ; sa figuro i panjo e l'aléno le manco enta hè ana ambé
sous pòts sa laujèro flaiito de canauèro 3.
Las petitos flous d'abrlu se grounséjon ' toutos esmeridos5 sus sas
jitosf\ Las gautos dou jùén pastou sémblon coulou de hùelhado dou mès
d'octòbre. S'en ba trouba le btélh armito au houns de la coumo.
— (( Moun pai », ça digouc, « pusque ùarichèts toutos las maladios,
ùarichèts-me. »
— « M'en bau counsulta mous libes », ça respoun l'armito.
Dempuch l'aubo dlnquo à l'ouro oun le gahus" couménço d'udoula R,
l'armito consulto sous libes.
— « Moun hilh », ça hascouc, « coumo hè enta te ùari ! Counéchi pas
nat baume entau mau d'amou. »
Le jùén-òme junto sas mas sou sun có, e, triste, camino. Proche d'uo
hount tròbo la suo migo. Risèuo en tout ùarda las estélos à caije.
— « Poulido )), ça digouc, « moun cò i blassat à mòrt. Hèts-me* un
poutét, enta me ùari. »
Mès la poulido filho arrisèuo toutjour en tout ùarda las estélos à caije.
— « Machanto », ça digouc le praube pastou, « doumaii me trouberan
mòrt. Alabéts, béne diguéns la'mlo maisoun, préng las claus c drauhich
le còfre ; i trouberas lançòs blaijcs enta me pourta au clôt. A très
passes dou soulh, que i-a un rousè flourit ; coùpo-n toutos las ròsos, las

�152

broutounados9 coumo las esplandidos. Dá-los* à las jùénos filhos dou
bilatje, e dits les * de canta per jou l'aufíci des morts. E quand beiras
arriba le prèste, le côt entourclat 10 de soun estòlo, apèro toutes mous
amics. E quand beiras qùate soulides goujats à enlaira la cacho, hè un
cric enta hiéne las pèiros. E quand la cacho sera pausado au miéi de la
glèiso, hè un cric que hasco estourrl les jus 11 de la binho. E quand la
cacho sera debarado dins la hôsso, alabéts dits : « Tout i a.'abat ».
E quand en soubeni de jou te presenteran le « blad cùéit », minjo-lé e hè
aquéro pregário : Que le boun Diu aujo l'esperit dou jùén òme que
m'aimauo ! »
Parla de Samalan (G
NóTos. —

).

Ludovic

TROVES.

I, « llèlements ». — 2. « Se replie (fr. s'acco ide) ». — 3. « llosean ». —

i. ' Se balancent ». —5. Kr êmttUhlutéet (terme recherche, tandis «] il e le gascon einwr$
est courant). — 6. « Tiges ». — 7. ■ llibnu ■ (de ïrande taille) — 8. « Hurler ■ (Kr.
ululer).

—

« En boulon ■. -

10. Image absente du Français, moins expressif. — 11.

(Er./&lt;!»). Cf. note 6. — * Prononcez ùtrichèm-me, hèm-me. dal-los, dil-lei.

Un jùan«hérino eeumfoertit pera su© bac©1
(REBIRAT BE

UN

l'.OUNDK

NO U HIIEÛIUN)

Janoun è Janounho n'èron pas arriches ; mès, bien a caso siio en uo
maisouòto bastido de countro un tepè '2, qu'nuriôn poudut amia uo bito
deras més urousos ; per malur, er' òme qu'èro un mau-arrasounable.
Jamès ét nou èro countént det trabalh dera süo hénno. Quan tournauo:
« As hèt açó? As bèt acó ? Aquéro baco n'ei pas sadouro ! Aquéros
» mounjétos nou soun pas cùétos. Tè ! » (è en jetauo iio de cap at huée)
» d'aci aquiu, en pouirén tüa era lèbe ! »
l'er un dlo, le s'escapèc era paciénço à Janounho : « Eh bé », ça
digouc, « douman m'en bau dalha ; que mous haras et dinna, tu. » —
« Acó ei dit &gt;t, arrespounouc er' òme.
Er' endouman maitin, at leuat del souléi, era hénno qu'èro pat'tido et
dalh sus et muscle3 è Janoun lauèc era bachèro. Après, qu'es boutée à hè
era soupo, è anfln, et burre ; à fòrço de trasteja
qu'auèuo amassat sét5;
debarèc enta s tira bin. Mès un salòp de can éntro ena coudino pera
pòrto aubèrto. Janoun ac entén ; mounto at galòp. Et canhas j'auèuo hèt
caije 'ra lèit è que la se lecauo. Janoun au cour at darrè dambé ilo bourco,
mes n'au pòt pas atrapa. En tout tourna, qu'es tròbo et brouquét6éna
man: « Oh ! Moun Diu, et bin ! » En efèt et barricòt qu'estèc bùéit.
En un parélh moumént, bous pensats s'èro escusable d'es desbreniba
era Cardi; souloméns, era bacounho que bramèc. Janoun l'estaco üo
còrdo en còt, l'amïo en tepè, è jéto et cap dera còrdo pera saminèjo'.
Après, que cour en a coudino gaha era còrdo è que la s'estaco ena camo
enta guarda era baco è hè et hachis, pramou que pressauo.
Era Cardi qu'èro üo baco mouscairo 3; un tauan 9 que la pico : lèuo era

�153
couo è bo huge ; mes, arretengudo pet cot, qu'eslisso è qu'arrounlo at pè
det talus. Er' òme en mémo téns es troubèc estirat tout d'un còp pera
camo è penjat deguéns era saminèjo.
Quines crits atiríon entenut, maliilh ! Més erar maysouòto èro loui des
besis è 'ra humado dambé 'ra souji
qu'estoufauon et praube Janouij.
Era baco tnpòc n'èro pas à nòços : aquéro còrdo dambé un parèlb balanciè
at cap l'estraqlauo è nous poudèuo jamòs tourna s bouta sus es qùate pès.
Estèc et prumè tablèu que bedouc Janounho en tout s'en tourna enta
meidio. Alabéts, que balho un còp de dalh ena còrdo ; era baco qu'es lèuo,
mes er' òme que cai et cap ena oulo.
Er' endouman, Janoun tournée ana dalha è era süo hénno que hadouc
era soupo.
Parla de

Pegullian

NoClie

(llaulu-l'.ai'ÔBO)

BEFFEYTE.

—

I. Jfiiiu-liéinn), humilie qui s'adcliue ans Si n» du n» uar.e.—2. ■ Cou-mi »
« F|iMiie ». — 4. . Tiiuihaller ». —T&gt;. « Il é;aii de erM «litié •. — 6 « l&gt;ou*il un

NÒTOS.
— 3.

fausset »
« Suii' ».

—

7. &lt; Chemin-c ». — S

« S.lisibli! aiu lunueties ». — '.). • Taon ». — l'i.

(Istuèra vertadera)

Práuve coum' un arrat de glèysa, més bráve coum' un sòu, Ourtèt
qu'èra, dap tout aquerò, un òme qu'auia taplan tinta 'n cournét '.
Un dia l'arrivée un liásti3, lou prauvòt ! Ja s'en seria passatcli.
De prou voun mayliij que s'en èra 'nai ta 't Bòsc det Moussu ta 'na-s
4

hè un hèch de taròsses . Qu'èra'n iuèr. Et maytiau nou èra pas trop
cáut : úa viza que hienia que vuháua à tout de voun. Ourtèt que trouváua
'ras arrámas hrédas.
« — Se t'alugAuas hùéc aci-tau at miéy d'aquéste sendè ? » ça 's pensée
atau... E t'alúga hùéc.
De ta pèc 5 que l'auéc alugatch, etch hùéc que coumencè de gaha't
bròc6 è 'ra hùelháca7, è nou pas pòc !
8

9

Ourtèt, quan bic aquerò, que gahè un arramás , è à trucs è patacs de
cap atch hùéc la voulé-u amourta 10 ; més, nèpraquéras " ! Couma més
trucáua, més s'avrandáua
Ta tantòts, quan biren era humadèra è 'ra hláma que pujáua at
13
damount des háys, etch houdre dera gardèra
t'en ban dap quáuquis
ornes ta 'na véy d'amourta 'tch hùéc è, 'n madéch téns, amiaça " et
delenquant d'un berval per òrdes det Moussu... Aquéste, òme arregurous
è sévère, que mandée à cerca Ourtèt.
— « Qu'ètes-vous allé [aire à ma forêt, Orlel? » ça dits et Moussu.
— « 0 Moussu », ça 'rrespoun Ourtèt, « que nou 'ùia més de vùès de
5
wuhddge; alavéts que sò partitch det bil·iilge, dap moun aquipadge ' ,

�154

ana-m hè un biatge,e de garroutadgc

ta moun usadge, pramou de

|T

hè-m bouri 't poutadge en moun menadge ».
— « Bon, bon », ça héc et Moussu ; « mais vous accz allumé du feu
dans ma propriété, brûlant ainsi trois ou quatre hectares de ma forêt:
Ceci est grave. Voyons, comment le feu a-t il pris?
— « Prauve Bertran ! oun ès hicatch ! » ça 'rramouncejáua 18
Ourtèt, à tout dous... Mès, après un chinháu d'arreflexioun. se t'i voûta:
— « Etch hùéc que gahèc ej crvadge; dej ervadge atch hùelhadge;
detch hùelhadge (et bént dá-u couradge) que gahèc et broasladge ; det
broustadge at brai/cadge que hè gran arravadge; se vous è pourtat
doumadge ja 'n sô tentatch,9, à moun adge, d'aué hèt un parèlh
ouvradge; et mâchant sort qu'é moun partadge
»
— « C'est bien, c'est bien », entourroumpéc et Moussu quan entenéc
tout aquétch houdre de eourdilhùèra30 de... adges que jámes nou
s'acaváua.
Alavéts que dèc òrdes a 'ra servénta de hè vien dejuna à Ourtèt, è
après qu'éu L.téssa 't camp det tour...
Nou vous ag è dit en coumença que Ourtèt qu'auia tinta 'n cournét ?
Parla de Harrèra, canloui! de Mauliouif
NOTAS.

( II.-P.)

J. SOÛLÉ-VENTCRE

— t. « Incendie de forêt ». — 2. Allé tinta 'n cournét • c'est-à-dire cire habile,

inttlligtnt, avoir de l'expérience ceninfe les bêles à coi ne, lorsque avec l'âge leur corne est
devenue noire ». — 3. • Mésaventure ». -- k. • Branches sèches ». — 5. « Dès que ».
— 6. ■ Bruyère ». — 7. &gt; Feuilles mortes ». — 8. « Saisit &gt;. — 9. « (tranche touffue ».
10. « Eteindre ». — 11. • Mais en vain ■. — 12

■ Flambait ». — 13. ■ Les gardes (en

mauva:se pari) ■. — 14. ■ Menacer ». — 15. « La cognée et 'es liens ■. — 16. « Ckarge».
— (7 ■ Branches de la grosseur d'un bâton •. — 18

■ Murmurait ■. — 19. ■

Fâcha

— 20. • Kyrielle ».

Létros dera Monntanho
VI. Es Castèts dera Gardo e de Mirabatch
Et bouiatjur qu'es rénd, de Séich, à Coulléns ou à Ustou, potch admira
eichus era gaucho dera gránou routo, àquáucus cent mèstres més amount
dus anciènis castèts qu'es drésson flèromént at cap des rocs, malgré es
siècles è 'ras enjurios det téns.
Et castètch dera Gardo qu' é 't prumè que poudéts admira e que
douminou, à 822 mèstres d'altitudo embiroun, et petit bilatje det. Pount
dera Taulo. Des dus coustats det castètch et terrén que fòrmo io sèro
ou se bouléts io aubardo2; acó que fè qu' et touristo estranjè, quand
demando rensenhouméns eichus et castètch, nou déu cap trouba estounant
qu' es païsans l'apèren : El castètch der' aubardo!...
#

#

*

Era coustrucciou pròpromént dito det castètch dera Gardo qu'es couni
poso d'un gran rectangle que s'estén det lebant at couchant ; et dedéns

�que renfèrmou très tours toutos fourtificados en ets angles. At bèt miétch
se drésson encaro es rèstos d'un dounjoun massif que s'elèbo pla à 8 ou
9 mèstres de nautou.
D'après eras archibos dera bilo do Sèich, que fuc edj emperur
Çharlemagnou, à soun retour d'Espánhou pèt Pòrt de Salau, que fuc
frapatch dera empourténço det passadje dera Gardo, at dessus det Pount
dera Taulo. Noun soulomént era gòrjo qu' é sarrado en aquetch punt,
mes edj enemic, que benóuL'sso pera balèo de Coulléns ou pera balèo
d'i stou, qu' èro fourçatch de passa dijous et castètch dera Gardo.
Edj emperur que décidée dounc era coustrucciou d'aquetch fort, se
poudém dise, e qu'ei placée un piquét de soullats dam fòrço municious.
Més tart, era gardo det castètch fuc assegurado pera coumúnou de
Sèich, e qu' é pracó qu' edj emperur acourdèc en aquéro poupulaciou
certènis pribilèdjes, eichus era caço e tabé eichus es bòsques, qu'existon
encaro enas archibos municipalos.
§

**# .. ' .; •/

vJ

Es murs de defòro det castètch, de io souliditatch remareablo, nou
mesuron cap at dijous de 2 mèstres d'espessou.
At lebant det castètch dera Gardo, h 200 mèstres à pu près mès
amount, qu'es tròbon es rèstes det castètch de Mirabatch (Mira-Balch,
« que regardo era balèo ») à 1272 mèstres d'altitudo.
Es doucuméns qu'existon en pais que mous fèo counégue qu'es murs
dededénsè't dounjoun tabé qu' èron fètis en marbre blanc. Acó sïó facile
à sabé en pratican certènous foulhos. Qui sap mèmou sé nou s'i descoubriió pas escripeious ?..
At miedió qu'es tròbo io ouberturo cintrado que semblabó endica era
presénço d'un souterrén que coumunicabo dam et castètch de dijous.
Qui mous a dit qu'era madécho brècho nou sió praticado à parti
det castèch dera Gardo e countinüado denquio era ribèro d'Alèth, à
150 mèstres embiroun mes abatch. Acó èro fèt enda poudé abé aigo en un
cas fourçatch de sièdje.
Despus et castètch de Mirabatch 3, que jouïts d'un punt de bisto admirable. Qu'abéts debant bous era plánou fertilo e pouetico qu'arrôso et
Salat debès et couchant ; més encaro, debès Aulus, eras poulidos balèos
d'Oust, Ercé, Couminac e Ustou que s'esténen at Ihén dam sous prats
gazounats, sous bòsques à pèrto de bisto, e — coumo cadre en aquétch
peïsadje — et majestiious courdou deras Pirenéos, at miedió.
Que troubam estounant qu' eras Soucietats Sabéritos, en Ariéjo surtout,
nou s'emprèssen d'ourganisa escursious, adj estiu, enda 'nabisita aquéros
riiinous istouricos que sémblon desdenhados denquio ací, e que mous
paréchen pourtant reèlomént dinhous d'interès.
Parla d'Usiou (Ariéjo).
IV.TOS.

-

Valentin

BARDOU.

— l.o Sella ». — 2. « Hàl ». — 3. Sa position vraiment stratégique porte à

crohe qu'il a été édifié, pour la transmission des signaux, au moment des guerres contre
les Sarrasins un aux temps féodaux.

�L ÊTRE S DE TOUT ESTRÉM
En horo des artiggles que mous bévguen, aro, à pialès tai a Bouts,
qu'arrecebém, bèt-la è qùan, létres coum' aquéstes, que mous dan
couradjt, è que mous hèn coumpréne que tout nu 'i pas eì/caro
perdut.
Tarljo, lou 13 du May 1910.

« A -Paris ua glori,

à

A Moussu IÌ. Sarríeu.

nouste u desaunou. » Perquè ?

Enlòc, autan qu'à Paris, nou parlon patàès. Quan passat per las carrèros, lous parlatyes deu Mieydio, que sio bigourda, biarnés, gascou ou
proubençau, que trucon las aurélhos e hèn arrebira lous caps. Yamès n'èi
parlat la léngo deu « petit moundc » coumo à Paris quan i demouráui.
Aci n'èro pas la modo entre yéns de la hauto, soun. qué dab lous bailéts,
lous oubriès e lous paisas. N'èro pas distingat. Qu'èro mémo defendut
aus mainats, à la maisou per lous parénts, à l'escolo per lous reyénts e
las reyéntos, au coulètge per lous proufessous. Tabé qu'au parli hère
mau, pourmou que nou m'èro pas permetut deu téms oun èri yùén.
Au countiári, a Paris, éntre pal's, qu'òn s'en hè plasé, coum' uo agieablo oubligaciou. Qu'éi aqulu que m'i soi pòc à-pòc acoustumat e familiarizat dab lous miés coumpanhous deu Mieydiò, è qu'èi après lou pòc qu'en
sabi.
U arreprouès dits : « Bertat deçà las Pirenéos, errou deia. » Auta pla
pouderén dise : « Mau de parla patùès en tèrro d'Oc, beròi d'en parla en
tèrro á'Oil.. » Qu'ei, tout-u, pla estranho aquéro singularitat, pla
estraourdinário aquéro countradicciou ! Qu'ei lou mounde rembersat...
Que cau espera qu'aquéro famuso Couméto de qui òn parle tan adare, en
hasén tout birouleya, que restablirà lous ahas, lous arrengera de pla et
boutera las causes à la lou plaço, tout coumo cau. E bous, brabe Counfrai, qui b' i hèt coumo u bèt diastre, qu'at herat, si n'at hè pas la
Couméto...
Charles du

p.ila de Tarbo.

POUEY.

II

Det Yùat, Bat d'Auro
Esttnsò, et 5 det mès de Yulh i{H0
Amie Sarriéu,

Qu'em debouariéi de tout moun còr se bous poudiéui èste u chinhôu
utile ento proupaya er' òbro sénto de qui amiòt.
Isoulat qu'en sòi, en aquéste cap det « Yùat ». Et moudernisme qu'ei
arrabatye er'amo e 't sentimént entime.
Ero poupulaciou, arramoulido, qu'a bergounho de hè parla as mainots
ero léngo parlado pes més biéls des noústis pastous.

�187

Noustro-Daméto, pietat ! Er 'amo è 't còr que m'en sònnen !... Yèdus !
Si 's de qui soun ena toumbo bediéuen soulha ço qu'éris adourauen e
aimauen tònt !
Adiéu, beròi biélh téms ! Es troubadous qu'au cantauen ; es pastous que
l'aimauen ; aro qu'ei passat ! Mès :
Touslém et còr en bat
Eno cabono der' Abat...
Eiîcaro qu'era perigglado qu'aye arrabatyat tout, quauco souco qu'a
hilhouòt, è aquéres pousses que perpetiiaròn ùo hruto suabo ! Ero haus des
« Atlilasj) nou pouiròn pas tout sega. Fòrto qu'en éi, er'amo gaseouno...
Que i-a ùo belugo d'espùèr que ba tira nouste pals deres ténèbres. Qu'ei
'v&amp;'Stélo Felibrérico que luts, è qu'auém en bòste Coui?cours et mès dous
soulélh...
Ambroise ANGLÀDE (de Méné)
Parla d'Eslensô, en Yùat, Hat d'Auro (H.-P.)

(E Mu Angladc que mous a mandat dedempus artiggles que balharam en prouchèns numéros).

« 0 Moun Pals ! »
RO U M A N

COU MENGÉS

VIII. — Las Fiançalhos doû Louisét
dambe la hilho dou soun patroun
De Bourdèus estant, le Eouisél embouièc uo depècho as sous — rien
qu'uo depècho — enta les dise que tournaré pas mès à la maisoun prumo
qu'auèuo troubat un emplùè famus à la bilo.
Quan la receboun aquéro depècho à la maisoun, estèc la desoulaciouri.
La mai dou Louisét n'auéc, tout d'un còp, un gran remoulimént de cap,
le co le se hascouc petit coum'un céze e caijouc coumo mòrto. Jamès de
la bito auèuo recebut un ta bèt patac. Soun òme beiigouc nére de coulèro
e se soun hilh èro estat à pourtado de bras, le s'auré passat pe las mas
e l'auré espoutit.
Las besios qu'atendèuon pas qu'un sinne enta hè les preparatifes de
t'arribado dou Louisét, entenoun à ploura e à crida de diguéns la maisoun
dou l'assoman. Courroun béze. La mai, que se remetèuo, esgarraupiauo
de coulèro la depècho en tout gemeca : « Le malerous, m'a tüado ! »
E quan toutes saboun la noubèlo, aurén dit qu'un crum 230 de chagrin,
e de tristesso auèuo bengut arrupa toutes les bisatges e bouta plous sus
ùélhs au moumént oun sourrises anauon floureja sus pòts.
Le pai, tout esbariat, s'en angouc au bergè.

�158
Ero coumo pèc. Enta s'cstourdi, s'amusèc àùardadauantét un perètout
enneuarrat de flous que proumetèuo un gros desquét de péros rouséntos.
Se pensée tout soul : « Jésus, b' i poulit acó ! Mès se uo fôrto graniçado
» benguèuo estrounha las flous e las jita per tèrro toutos nhacados ;
» qu'estèsso prou fôrto, aquéro graniçado, enta echarrapouta231 las
» brancos coumo se las auèuon acoutados232 dambe un pigaçoun esbre» querat, Jésus Maria, be seré triste acó ! »
Se tournée pensa après :
« Ah ! oui, seré triste, mès pas tant que ço que m'arribo. Péros, nha
» d'autos, les frutès i pas le tout de la fourtuno ; mès un hilh, — le
» mèi) hilh, — que s'en ba per toustén ! Se m'en La, arroussegat diguéns
» la gourgo de la bilo pe la houllo de la jùenésso, pe la ferio 233 d'ana
» courre, pou mesprèts de la maisoun paternèlo ! Ah ! la maisoun '■ Labou» lèui decha au hilh coumo me l'auèuon dechado les défunts des ancièns!
»• E dise qu'i jou belèu que l'èi boutât su la carretèro ; belèu que la létro
» courrouçanto que l'embouièi i estado la darrèro bulado que l'a hèit
» caije a-fèt ! Be soui jou malerous ! »
Tournée diguéns, desmanlribulat.
La bito, au Ioc d'èste un camin oundrat de flous e de plasés, èro d'aro
en la uo gòbio233 néro e auejouso, sénse aire e sénse sourélh.
Sa hénno, auta desmoulido qu'ét, boulouc taplan le refourti le temperomént. « Pusque mous bo decha aci soulétes », ça dits, « mous aimaréii
» mès l'une faute: le Boun'Dlu, que balho cado jour as auserous la
» mesturo, mous dechara pas mouri de hame ni de flaquetat !... »
Tout plourauo atau a la maisoun ; à Bourdèus, tout marchauo à plat.
Sense tarda, le Zabiè se maridèc. Le cresèuon riche, i la causo que
hasouc un boun ahè. Quitèc le magasin e dambe sa hénno angouc
mounta nhaute coumèrço oun acabèc de s'escourre a-fèt.
Les ancièns, boui dise le pai e la mai dou Zabiè, tirauon coumo
poudèuon. Enta descroubi pas arrén, boussùauon ta bisti que sabèuon les
traus de rhino, e à pourpoucioun que luzissèuon, barrauon las hienèrclos
dou magasin.
Se troubauo que le Louisét, en acó, les ajudauo à plasé. Un pauc
gauchè, tout d'abord, s'èro hèt agit pe la fin. Èro prou intelligent, auèuo
bouno boulentat. Au cap d'un téns mémo court, auèuo un pauc adoubai
les ahès dou patroun- Cado sé, au lôc d'ana leua le nas pe las riios,
de s'en ana balandra234 pe las belhados, au loc de s'ana ùasta l'estoumac
as cafès, s'embarrauo de douro diguéns sa crambo, e auant de s'endroumi
trabalhauo, s'instruisèuo, calculauo, tirauo plans. Les autes camarades le
ùardauon de reuélh, le troubauon auriu 235, l'aurén mémo un pauc de mès
enloubit ; ét, hasèuo soun trèn tout dècho-me 'sta.
Mès, pracó, aro que poudèuo bése de prôchece qu'èro la bito de la bilo,
le hasèuo béngue hasti è mau de cap è s'i troubauo pe la fin en galèros.
Le diménche s'en anauo hè un tour pe la campanho ; èro un jour dou cèu.
E, tabéq, au miéi des camps semùats, pes camis embaumats, pensauoa

�1S9
soun chez ét, à soun pai e à sa mai. Le semblauo que s'elùenhauo des
sous coumo qui marcho à reculos. Poudèuo pas coumpréngue mémo que
ét, que les aimauo après tout, les auésso hèt aquéro trauessario. Les
auèuo toustér; à l'esprit ; les se poudèuo pas tira de l'idèio ; è, à pourpoucioun que le téns passauo, mès grano le parichèuo la fauto, mès escousént
troubauo le remôrt.
Anauo aué belèu d'autes auejès. Dempus que tenguèuo censat las
guidos, hasèuon au magasin de mès bounés ahès ; suloméns èron pas
jamès que de petites apecès enta recula la camuchéto23n. La fourtuno dou
soun patroun èro trop en l'aire enta la poudé assigura : le Zabiè i hasèuo
toustén d'autos oscos ; las machantos piéjos 236 que la tenguèuon encùèro
quilhado anauon acaba de se cussùa.
Auant que se eslurrèsso tout — ço que l'auré pourtat un tôrt imménse
— le patroun proupousèc au Louisét sa hilho, la so dou Zabiè, en maridatge;
la legitimo dou Louisét, la suo bouno reputacioun poudèuon retarda, e
belèu esbita la falhito. Les patrous i auèuon mémo pensat dus ou très
ans auant ; suloméns la dròllo auèuo à péno sédze ans ; auèuo pas acabat
las escòlos ; auèuo calut dounc aténde. Aro, le moumént èro arribat, e
que pressauo.
Espousa la hilho dou patroun : acó èro bien lusént e cirât de nau en
dehòro, mès en diguéns èro bien perit...
E mémo la demaisèlo le coumbenguèuo pas gùaire au Louisét...
Èro granasso, grandouso, tout'empesado, aquéro filhasso. A cado pas
fadejauo en tout se tôrce coum'un bimou e se téngue renado 237 coumo uo
bigo de palhèro. Legissèuo d'aquéres libes oun las causos las mès riscados soun esplandidos à plasé : i-a pas qu'a draubi les ùélhs enta-n bése per
tout. Auèuo pas nat goust au trabalh, hasèuo pas arrén ; se leuauo tard,
la brespado la passauo au jòc, à las bisitos e au bal. Tout le mounde
troubauo qu'auèuo un có mes frét que gelado ; sabèuo pas dise arrén de
gracious, e, quan badauo, parlauo minhoun de la punto des pôts. Les
autes emplegats dou magasin, que la poudèuon pas bése en pintruro,
l'aperauon « Mademoiselle L'Empesée ». Un biélh rouliè que hasèuo les
carréis 238 dou magasin, autes còps atoucaire de bestia, hasèuo pas tant
de faiçous : ét l'aperauo : « l)t&gt;maisèlo Escarcèlo à cerbèlo cruso e à
cabòsso testudo » ; bous demandi escuso de bous ac aué dit...
E pracó le praube Louisét, coum'un mainatjoun, sénse boulentat, se
dechèc hè. Un sé que l'auèuon embitat à soupa, après l'aué agrounçat233 de
prouméssos e l'aué en'hagalhat 2'° de poulidos mentidos, sabouc pas dise :
« nou », ^e d'aquét punt enla estèc fiançat dambe « Mademoiselle
L'Empesée » — enta dise pas, coumo le rouliè : « la demaisèlo Escarcèlo »
— à condicioun que les Passomans balharén la legitimo, touto la legitimo,
sénse brico l'escantùa.
Enta l'aué, la légitimo, la calèuo ana demanda.
Estèc arrestat que, le lendouman, le Louisét se boutaré le camin
debat les pès, e que tournaré au pals, entas sous (après quinze ans de

�160
départ!) les demanda aunèstomént, poulidomént, sa pourcioun d'eritatje.
Le Louisét s'angouc coutcha. Droumiscouc pas soulide.
Èro tout en pensados.
Coumo qué l'anauon recébe les sous ?...
La pousicioun que se hasèuo èro bien austant brilhanto que semblauo
Tout acó le bourichèuo diguéns le cap.
Au presént la sitüaciouri èro pas touto daurado ; mès, que poudèuo
espera de mès bèt, de mès auantatjous?
Èro prés entremiéi duos passados, se disèuo nou : demoura bailét, (en
ço sampa de nhaute patroun), ou tourna à la campanho.
Aci, per countro, anauo passa mèstre ; anauo debéngue le moussu d'uo
damo de la hauto, bien eleuado e bien tout.
E soun esprit trabalhauo toustén ; taplan, emblincauo 241 decaps la bilo.
De sigu la campanho i graciouso, mès d'uo grácio pigoutouso 242. Aumèns à la bilo on atrapo pas picadosde caussics243 pes bracesni esgarrados
d'arroumècs pe las camos...
Oui, i bertat, à la campanho i-a fòrço auantatjes, ac eau tout dise ; mès
per uo mountado que de debarados, per un sourise, que de plous, per un
plasé que de fatigós ! As innoucénts le paloun 241 e la tréncho 244, as
sabénts l'escriùtôri e le pôrto plumo !...
Praube Louisét ! Droumiscouc pas brico aquéro nèit ; rabassejèc tout
le téns. Ac besèuo tout cla, diuèuo marcha tout « atau qu'at boui »245
diguéns le téns à béngue.
Praube Louisét, be se troumpauo dounc bièn, pusque dus mèstres
s'enténen pas jamès diguéns la mémo maisoun : dus aparrats pòden pas
pessigü lounténs le mémo cabélh de blat ; dus cas pòden pas arrouganha
le mémo òs.
Me dirats belèu que le Louisét boulera pas jamès mestreja, ou que
soun beu-pai le dechara la goubèrno de la maisounAtau seré plri encùèro.
L'anhèt se dlu pas jamès bouta à pilharòt su la 'squlo dou loup, e le
tigre hè pas jamès gratoulhos dambe las urpos...
Le L.ouisét èro après tout brabe, prou serious, rengat, estaubiaire,
— soun bèu-pai tout le countro: trauessè, riboutaire, chapous24f\
acabaire.
Pertout las garlos grapon à l'endarrè ; en lòc las mouscos bluen pas de
targanhos ; i la causo que le Louisét, au lòc de releua le magasin, anauo
se creba de péno enta hè rise les autes e se minja la legitimo per dessus
le marcat. Ero austant cla que le sourélh de mietjour.
Mès, à causo de l'en'hagalhomént 247 que le balhauo la pousiciouri
esclairado que besèuo punteja coumo l'aubo dou maitin, le Louisét,
aquéro nèit, sénse pèiro ni mourtiè, se bastiscouc enta ét, enta sa futuro
e mémo enta 's sous, un poulit castèt.
IX. — Après quinze ans, le Louisét tourno au pais
Le trèn que diuèuo préngue le Louisét partien de réde d'ouro ; bien

�161
auant le jour. Arribèc prou lèu, le Louisét, en pramo que la nèit èro
estado tréblo ; la crénto de se presenta as sous è le countentomént de
s'establi l'auèuon trigoussat sans cèsso.
I-auèuo mounde, fòrço mounde à la garo, toutes aferats. Un diméche
maitin, bèt cop de géns de la bilo s'assaubon de caps le grand airs ent'ana
s'esbate au gran sourélh de la libertat e dou. .. més de mai.
Le trèn béijg d'atela. Bisti le Louisét, en dus sauts, mounto, tout soul,
déguéns un gabioun -18, e quan touts les bouiatjurs estén pujats, la grosso
machino s'arrousseguèc en tout pantacha coumo s'anauo caije su l'aléno.
Hasèuo en.cuèro un pauc gris, è las estélos dou cèu mourichèuoii coum'
amourtidos pe l'aubo que coumençauo de blaitqueja ; la lüo soulo, coumo
uo lantèrno penjado au planché dou cèu, embouiauo uo 'sclairou panlo e
aflaquido. Quaucoui? de misterious e de secret semblauo boulateja per
diguéns le dubét de l'aucado 248 dou maitii?.
Le Louisét, enta tüa mès bisti las duos ouros dou trèn, auré boulut
droumi ; les ùélhs se barrauon per fòrço e èron pas brico assoupiis. L'esprit
oourrèuo pertout ; tournauo à Bourdèus, anauo entas sous, s'arrestauo en
routo.
Le trèn aro marcho coumo la broumo, e esperréco l'aire endroumit ;
aquéste se rebèlho d'un saug-frét249 e autalèu moussègo les bitros que hè
carrinca : las ròdos s'eslisson sus rais coumo qui hè au mès courre, è la
machino chiro tout acó en tout arrouna de coulèro.
A la debarado dou trèn, le Louisét counegouc pas digui).
Auèuo encùèro uo lègo de camin à hè : le calèuo entrepòcomént ''i0 uo
ouréto ent' arriba a pè.
Partiscouc cop-séc.

Le sourélh benguèuo de tira un cap esmerit de darrè l'aubo floucado e
e9plandichèuo per dessus la campanho un mántou daurat.

Enta ganha camii), passée à las atrauèssos per uo carrelèro de mountodebaro. Marchauo à gran camados decaps le darrè ticoulét que l'amagauo
eiiouèro la suo maisoui) e la glèiso dou bilatje.
Le co le pataquéjo diguéns l'estoumic.
Tout canto, tout se rejouïs à la leuado dou sourélh, e pendént que
camino en tout trepeja su la rousado, tout musiquéjo autour d'ét.
Diguéns las sègos mié-boussùadosles petits auzerous píulon, l'aurió e
le mèrli chlulon, la melhéngo hè tchiu-tehiu e le pinsaii piu-piu.
Arribo au bèt cap : le co s'ataiso pas, au countrarii mès houliant 252,
mès tracassât.
S'arrèsto uo brico enta poudé bien alena.
Auré pas jamès cresut que tourna chez ét l'auèsso tant segoutit ;
nhaute petito hautido, e enfin draubich les ùélhs sou banoui) 253 aimât :
sur cado oubjèt apauso un soubeni.
Béts d'abord la glèiso dambe soun clooquè pounchut que trauco l'aire
blüént dou maitii}. Dirén un dit quilhat de la mai? que hè bése le cèu à la

�162
tèrro ; le sourélh, embòio d'aploum les arrais brulénts sur soun capèt de
tòlo, e le hè luzi coum'un miralh.
Pendént qu'éi as escouts enta ensaja d'enténe quaucouií de counegut,
tout d'un cop, dou mémo clouquè, partichen un bòl de pijous, blaijs
coumo bourrils 254 de nèu, espauentats pou campanè que sounauo le
sai-sai25i de la mésso : aro la bouts trindénto de la campano brounzinauo
à soun aurélho la bèro cansoui} de sa jùenésso.
Diguéns aquéro gleiséto poulido coumo uo flou, pròpo coum'un calíci,
luzénto coum'un lambre 256, i-auèuo hèt la prumèro coumunioun. Aquét
jour l'aparichèuo aro, tout d'un còp, coumo uo 'stélo d'òr au houns dou
cèu, touto arrisénto diguéns la nèit de sa bito, qu'èro néro per endréts
d'un escu de pégo. Le prèste, dambe sa courouno de nèu, que le hasouc
le catechime, belèu qu'i le mémo toustén ! S'en brumbo bièn : que de
còps l'a serbità l'auta dambe la pélho roujo e le suberplis broudat !
Au miéi d'uo prado pimparrado de flous, sou dauant dou bilatje, la süo
maisoun! Uo lèio aruiado
de granes arbres améno dauant la porto...
Le semblauo que la birouléto 258, au cap dou pijouniè, le ìurdauo. L'èrbo
de la prado parichèuo mès berdiouso que l'auto, e las flous mès
bigarrados.
Uo lèrmo gròsso e roundo coum'un grun de ploujo bengouc nega sus
ùélhs charmats, e, diguéns soun deliri, caijouc à genous, se senhèc
dambe deboucioun e dechèc escapa, dou proufound de soun có, uo
pregário pïouso.
Capbat le coustoun le flaquejauon las camos, la bapou de la tèrro le
rebiscoulauo le cò, et l'aléno de la biso, en uo joubino m caressanto, le
benguèuo escalouri le bisatge.
Entenèuo diguéns un brounzinadls de boussaloun. les aires de jùenésso
que cansounejauo pés mèmos prats e les debis de mainatje que hasèuo à
las mèmos flous.
Arréi) nou le reprouchauo d'esta partit; au countrari, tout le hasèuo
risétos e le dechauo espera que les sous tabé le receberén dambe la mai)
draubido, le có alandat e le bisatge esclarit.
I au ras de la maisoun... la pas mès qu'un tirat de fusilh
droumich
Le Louisét,'transit de herou2,!0, marcho à puntétos enta dechida

Tout
50

pas

arren : dirén qu'a pòu de desténe un ratè
Ba caije diguéns, de còp surpréso....
Mès, tout d'un còp, le can pousso un lairét, après nhaute, enfip
s'ahisco261 : alabéts, las aucos carnon 2'»2, les garíos s'assaubon, tout i en
branle.
— « Jésus praubo, un Moussu », ça dits la mai Passoman, en tout
ùarda pe la flnèstro enta apera le can.
— « Un Moussu? », ça dits tout distrait, soun òme.
E sa hénno boulouc alarga uo esclamacioun. ; s'estoufèc au houns
de la gòrjo.

�163

— « Iè qu'as ? », ça dits soun orne, que la besouc panlo, prèsto à caije.
Autalèu, la porto se draubiscouc. Le Louisét, mès bisti que le limbrét 203, caijouc à genous en tout ploura e demanda perdouij.
E quan les sous, pècs de countentomént, l'auén amassat, cresouc
entrebése le bounur, diguéns le regard de soun pai e de sa mai, que
passée lis sur soun có coums uo man de belours sus uo pèt tréndo
e flno.
Parla dou cantoui) de Loumbès (Gers).

(A segui)

H.

DAMBIELLE.

NOUBÈLES
I. —

NAUÈTS

COUNFRAIS.

393. SARR1EU (Clément), de Saint-Mamet-de-Luchon, commis des
Postes, 68, boulevard Rochechouart, Paris.
394. SAINT-MARTIN, à Thermes-Magnoac (H.-P.).
395. MUe Julie TRESCAZES, institutrice publique, à Ancizan, vallée
d'Aure (H.-P.).
396. Mlle Rerthe de PUYBUSQUE, Mattre-es-Jeux de l'Académie des
Jeux-Floraux, château des Gazailhas, par Saint-Sulpice-surLèze (H.-G.) [M.]
397. PRADÈRE (Albinien), de Sengouagnet, commis des postes, à
Saint-Germain-en-Laye (S.-et-O.).
Presentats per MM. Marsan, S. Verdier et B. Sarrieu. — Dap 3 aules
adesious que mous a troubat Mu Fabaron, en' Argentino, ja poudém
escriéue acitau et chifre de 400.
IL —

VARIA.

— Arremarca en aquéste N° cinc nauèri coulabouradous, MM.
C. Mondon-Vidailhet, L. Troyes, P. Sicre, A. Anglade è R. Tapie. —
MM. du Pouey è L. Laforgue que mous tournen tabén. — Et nôste
counfrai M. l'abat Dambielle que bén de hè paréche (edicioun de La
Bouts de la Tèrre) iou coumedio militário, « La Prumèro Escapado »,
de que hè-s iou pinto de boun saiic. — « L'Echo de la Save » que balhe
tabéii, cado més, gracio adaétch, coundes o arreproubès en gascouij.
— « L'Arièjo dins Paris (Nos de Junh è de Julhét) que balhe iou
Lélro del Sént-Girounés, de Mu V. Bardou, è dus sounéts (A moun
Pais è Le gran de blat) de M. Servat ; et lù qu'es tròbe en aquéste
Numeró. — Era lépgo d'o que tén toustém iou bouno plaço as amassades
(21 de Mai, 18 de Junh) des Ariejédi de Paris.
— M. B. Sarrieu que bén de hè paréche en « Luchon-Thermal »,
despus et 21 de Mai, un dramo coumengés en bèrsi, en 5 actes : « Sansl'arro de Oço o'r'Aparicioun de Sént-Betran. » — En « L'Estello », N° 3
« grano Pati'ió », que seguiran d'autes pouesiés — Arrecebut de
Mu l'abat Espagnat. curé de Cazères, v La Goutume de Montberand
(1416) » (Toulouse, Privat). — Doumatje souloméns que nou-n sié pas
balhat et tèste 'rrouman.
— At nôste sabént counfrai Mu E. Bourciez er' Academió Francéso
Que bén. de décerna et Prêts Volney tas sos trebals de leijgüistico.

�164
— Et nôste Counfrai
E. Levrat que bén deganha, as Joc-Flouraus
dera 'Scòlo Carcinòlo, et prumè prêts de pouesió : iou palmo d'argént.
— Era plaço que mous manque encaro ta parla det gran trabalh det
nôste nauètch counfrai, M. /'. Sicre, entitulat : « Elements de gram
maire du Dialecte de Foix (dap létres de MM. Jeanroy è Pasquier), ja
parechut en Buletin de la Société Ariégeoise, 1907--1908 ; ôbro des mès
coumplètes et des mes soulides ta hè counégue, tau coumo éi at dió de
gùé, et parla de Fouch, — lengodoucian, mès hôrt tanhént des nósii
parlas gascous.
— Bero hèsto dera Scolo Moundino et 25 de Junh passat ; que
i-èrem arrepresentats per M. Sercat. Es « Moundis » que mous prouméten de béngue fraireja dap nous-auti à Mounrejau.
— Et nôste aunourat Counfrai M. Ch. du Pouey que présentée as
« Troubadours Montagnards » de Tarbo, et 18 de Junh passat, iou bèro
banièro, aufèrto per M. è MMO Chéron.
— Et 5 de Junh passat, escursioun ta Cazères dera Seccioun des
P. Centrales det C. A. F. (Bet circuldrio N° 12 è Luclion-Thcrmal det
9 de Julhét). M. F. Artigue qu'ei bouléc plan lége iou pouesió luchounéso
de MU II. Sarrieu Era 'Scòlo d. P. que coumbide es pireneïstes ara sió
hèsto de Mounrejau.
— At Coulèdje de Gimoun, MU l'abat Médaij que bén d'ourganiza,
engùan, un enchinhomént dera Gascounho è dera sio léngo. (Bét era
H. de Gascogne de J.-Aoust) Aquéro inicialiéuo prallico en enchinhomént segoundári, que mérite es mès hautes felicitacious. Qu'en tournaram
parla.
— « La lievue Critique », det 25 de Mai, que senhale (p. 302 sqq.
M. Celterier) ço que hèn, tas nôsti parlas, era 'Scòlo g. F. è'ra Se. d. P.
Esperém qu'enfin touti's prejudjats cedaran, è que beiram et gaseouii
admetut en toutes es escòles de Gascounho.
— Mu Aude, baile det Felibridje, que bén de demissiouna ; et Capouliè
que bén de nouma à sa plaço Mu Fallén, à Aubanho (B. d. R.)
MU

III.

—

Hèsto de MOUNREJAU.

—

Prougramo :

Le Programme de notre Félibrée n'est pas encore entièrement arrêté.
Le voici cependant dans ses grandes lignes.
lre Journée : Mardi 6 septembre : A Montréjeau
MATIN. Réception des Félibres et Commémoration du poète Larade.
MIDI. Banquet.
APRÈs-MiDif Séance de nos Jeux-Floraux, sous la halle de Montréjeau.
SOIR. Soirée littéraire et musicale.
Journée. Mercredi 7 septembre : Aux Environs
Représentation dramatique à Aventignan. — Visite de la
grotte de Gargas.
MIDI. Déjeûner près de la grotte.
APRÈS-MIDI. Excursion à Saint-Bertrand et Séance félibréenne.
2RAO

MATIN.

— Les trains, fort nombreux à cette époque de l'année, fournissent
toutes les commodités d'arrivée et de départ. Les derniers détails (hôtels,
etc.) seront fixés dans le N° d'Août, qui paraîtra assez tôt avant la fête.
Mais voir dès à présent, p. 2 de la Coucerlure, VAvis important. —
Esperém que seram mès noumbruusi que jamès engùan, la hesleja, at
cor det Couménges, et nôste pais è 'ra sio léngo.
B. S.

�DE ÇO QUE PARLARÀ AQUÉSTO 'RREBISTO
« Era Bouts dera Mountanho » que s'acuparé de üteraturo, de ciénço,
è de tout ço que pouirá enteressé et Felibridje.
Coumo 'rrebisto literârio, que pubblicará pouesiés, coundes, noubèles,
è auti bèri (è coumbenabbles) escriéuts en léngo gascouno.
Qu'estudiarâ es parlas gaseous, enta hè les counégue è aprecià.
Que serà erouso tabén de hè paréche touti 's biélhi doucuménts en
gascoun que l'au pouiran este coumunicats.
Coumo 'rrebisto cientifico, sense cap de pretencioui?, que balhara —
en gascoun — quauques crouniques que s'arrepourtarán as ciénces
teouriques è pratiques (matemàtiques, fisico, chimie-, agriculturo, igièno,
«ndustriô, etc.)
Nou lichará pas tapòc de coustat era istôrio è 's sos enchinhoménts.
Que pouirá mémo traité quauques questious de mouralo.
Enfin, que tenguera 's sòs lectous at courént. des òbres des Felibres
èâel moubemént felibréne.
Ta 's coundes arrenduts des lous oubradjes que soun pregats es autous
4'embouia les en doubbl'egdzempléri, en tout endied-mous, se eau, et
prêts des boulumes è 't liberaire aoun es troben.

Edj abounoniént ara « Bouts dera Mountanho » qu'ei de 3 fr. per an ;

è nou sera pas majourat, mémo s'era nôsto 'rrebisto bén a groussi è a
paréche cado mès. Mès qu'engadjam es nôsti brabes abounats a balhémous, s'ac pòden, era Iou adesioun coumplèto.
Cado membre dera nòsto 'Scòlo que haré soun poussibble ta proucuré»
mous, ta lèu que pousque, membres agecbénts noumbrousi : mès seram,
* miélhou pouiram hè. E, mès encaro, cadun que mous bouleré ajudé det
só?? sabé è dera sio plumo.
Es qui nù-an pas encaro pagat era lou coutizacioup que haran bièn
iemboiiid-lo sème destrigd-s : :\ Moussu B. Sarrieu, 8, plaço DuBartas, Auch (Gèrs), (atau qu'esbitaran frèssi).

BOUCABULARI GASCOUN
Que haram paréche en aquésto 'rrebisto, debadj et titre de « BoucaBulari gascoun », listes de môts è d'espressious tirades des dibèrsi dialectes gaseous. Que i á en gascoun fòrço tèrmes è tournures qu'es tròben
prèsque semblabbles en francès, è que soun coumprenuts faciloméns
mémo pes qui nou counéguen pas gùaire 'ra nòsto léngo : nou seré pas
necessari d'endicá-les acitau. Que mous countentaram de nouté, en tout
Nidicé-n era pioubenénço è balhá-n era traducteioun francéso, es tèrmes
*s loucucious que presentaran quauco particularitat o quauco dificultat ;
' d'aquéro manièro que trebalharam a manténgue è a estiéne 'ra coune«énço des arrichéces det lengùadje des nôsti péis.
83 Tadaquér'òbro, qu'auram bejunh der'ajudo de touti's nôsti amies ;
luesperam que nou mous haré pas défaut. — Que haran bièn tabéii
•s autous, s'empléguen bec-côp en lous artiggles quauque mòt pòc usitat
trôp loucau, de balhé-n en nôto 'ra sinhificacioun.

�STATUTS DE L' ESCOLO DERA S PI REN LOS
ART. 1. Il est fondé, pour la région gasconne de la haute Garonne et
de ses affluents, une Ecole félibréenne qui prend le nom à'Escolo dcras

Pirenéos (Ecole des Pyrénées).
ART. 2. Le siège de l'Ecole est à Saint-Gaudens. — Elle comprend
trois grandes Sections : 1° Haut-Comminges, Nébouzan, Quatre-Vallées
(Saint-Gaudens) ; 2° Bas Comminges (Muret) ; 3° Couserans (SaintGirons).
ART. 3. Le but de l'Ecole est de maintenir et de relever la tangue
gasconne du Comminges et du Couserans, de conserver les traditions
et les usages locaux, et de déeelopper la vie régionale.
ART. 4. L'Ecole s'interdit absolument toute polémique politique ou

religieuse, soit écrite soit oraleART. 5. Les Membres actifs paient 6 francs par an, et ont droit au
titre de Félibres et à toutes les publications de l'Ecole. — Les Dames
sont admises. — Les Bienfaiteurs de l'Ecole pourront être déclarés par le
Bureau général Membres honoraires. — Les Membres perpétuels paient
120 francs et sont inscrits à perpétuité sur la liste des Membres.
ART. 6. Il est recommandé, en envoyant son adhésion au Bureau
général, d'indiquer, en outre de l'adresse, le lieu d'adoption a» point de
vue dialectal.
ART. 7. Il y aura des Groupes locaux là où plusieurs Membres actifs1
(5 au moins) décideront d'en établir un. Tout Groupe devra se rattacher
à l'une des trois Sections.
ART. 8. Les trois Sections et les Groupes jouiront de la plus grande
autonomie, à la seule condition d'agir conformément aux Statuts, notamment de respecter les articles 3, 4 et S, et de se tenir en rapports avec le
Bureau général.
ART. 9. L'Assemblée générale de l'Ecole, composée de tous les Membres actifs, doit se réunir une fois l'an. Elle peut modifier les Statuts1 à
la majorité absolue.
Art. 10. Le Bureau général est élu au scrutin secret pour 3 ans par
l'Assemblée générale. Il est composé d'un Président, de trois autres
membres, ayant rang de Vice-Présidents et représentant chacun l'une
des trois sections de l'Ecole, d'un Secrétaire-Trésorier et d'un Secrétaire-'
Adjoint. — Le vote par correspondance est admis pour cette élection.
ART. 11. Les questions relatives à l'administration de l'École, à ses
publications, à ses fêtes, à ses relations extérieures, sont réglées par le
Bureau général.
NOTA. — Composition du Bureau général pour 1909-1912 : Président, M. L. de Bardies, à Souhn, par Aleu (Ariège) ; Vice-Présidents,
MM. Y.-D. Dufor, curé de Labarthe-de-Rivière (Haute-Garonne) [HautComminges], B. Daubian, curé de Villefranche-d'Astarac, par Simorre
(Gers) [Bas-Comminges], A. Tculié, directeur d'école à Saint-Girons
(Ariège) [Couserans] ; Secrétaire-Trésorier, M. B. Sarrieu, professeur
au Lycée, 8, place Du-Bartas, Auch (Gers) ; Secrétaire-Adjoint, M. J.-M.

Servat, pharmacien, à Massât (Ariège).
Lt Gérant :

N. ABADIE.

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
    <file fileId="18945" order="3">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/6db564bf8333755755ab28bb14147e00.jpg</src>
      <authentication>8d0a8b2a35a723843a7b0dd73fbceb5e</authentication>
    </file>
    <file fileId="18946" order="4">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/e03b8de8a78fb7afbb9906df888a8d45.jpg</src>
      <authentication>e120330745d0291ff49227b345b56644</authentication>
    </file>
    <file fileId="18947" order="5">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/6d2dae3c9a7462ba7297600762100e0f.jpg</src>
      <authentication>07abd312db126395c7b545540e34dca6</authentication>
    </file>
    <file fileId="18948" order="6">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/6ef998246b09bc65d4e64464a0b02160.jpg</src>
      <authentication>c7b178546587bd6861e47a5076423cd1</authentication>
    </file>
    <file fileId="18949" order="7">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/2d52e7720f97f6ee08a36f3d57609242.jpg</src>
      <authentication>e3c7aa0c197db975637d1940aca61377</authentication>
    </file>
    <file fileId="18950" order="8">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/9acc348447beff08c3d49479d5cefaef.jpg</src>
      <authentication>8ec5682914b05879902cc6f34238c216</authentication>
    </file>
    <file fileId="18951" order="9">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/278b07789e2edc20aa110fe8dee193e1.jpg</src>
      <authentication>ae72ea4430b7894c7815b714a1b1b7d7</authentication>
    </file>
    <file fileId="18952" order="10">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/509a259876f596a887253d3a2cbe0bd8.jpg</src>
      <authentication>cea9a584d2ab91ea444e5ad649ea364a</authentication>
    </file>
    <file fileId="18953" order="11">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/ccb3549252400a3f660a9bc8e8a2f699.jpg</src>
      <authentication>124f1e744989f8d0a488520576934cd1</authentication>
    </file>
    <file fileId="18954" order="12">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/582cd5abb0564c3d6cba40a1b5e0e125.jpg</src>
      <authentication>b1ff8788e7ed8d2b573333397d99bbe8</authentication>
    </file>
    <file fileId="18955" order="13">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/fb89289bb05fda5019854a22669324c3.jpg</src>
      <authentication>d5e269b518cda7b1ff2696ba2a862797</authentication>
    </file>
    <file fileId="18956" order="14">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/04a9621bc5e37045d9f0b927a44481bc.jpg</src>
      <authentication>340e36a7251f7b790527bb60142e5fac</authentication>
    </file>
    <file fileId="18957" order="15">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/57cbd3cac3c8b28ef28d6391992a8824.jpg</src>
      <authentication>9b88c7a3b8924ca7c1e69a4ec1a614de</authentication>
    </file>
    <file fileId="18958" order="16">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/08ca442a538f823f870feb1740a79411.jpg</src>
      <authentication>39d06fe87706fff342ad6d2505a63dfe</authentication>
    </file>
    <file fileId="18959" order="17">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/62cd99f86d9026f3cd1611011c3a5e01.jpg</src>
      <authentication>0f203c648bb3281833a1e03651451c2f</authentication>
    </file>
    <file fileId="18960" order="18">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/e1a7d546ecd252bda383acaff7fb9497.jpg</src>
      <authentication>0844915d6e5337a916978d4244ac0849</authentication>
    </file>
    <file fileId="18961" order="19">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/4ac932fe6618e0dc4801a7f1f84340d0.jpg</src>
      <authentication>8f30b9d01b963fdf4241e9abe213c8b2</authentication>
    </file>
    <file fileId="18962" order="20">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/84b08211c1dfd8f9490042cb7d68a5be.jpg</src>
      <authentication>e8b80cc71225ce5fd5ddf96339dea444</authentication>
    </file>
    <file fileId="18963" order="21">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/e0ef7f61289619b9c4e824d6186f5aec.jpg</src>
      <authentication>51f9342d46ab8c14af98e280a217d397</authentication>
    </file>
    <file fileId="18964" order="22">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/30977c7d49fac19e2d8192c0b70f71c2.jpg</src>
      <authentication>6d2900fb07a02c23ff5eca449935d4fc</authentication>
    </file>
    <file fileId="18965" order="23">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/f0dced8551223dd3515f8298f9c8da79.jpg</src>
      <authentication>7dcc38f186c16bd2d96b4227ca97fe5f</authentication>
    </file>
    <file fileId="18966" order="24">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/365be09047e2899dd119a5cd58c079b8.jpg</src>
      <authentication>dbae10b7d017b5936d8bff6ca45ea4f7</authentication>
    </file>
    <file fileId="18967" order="25">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/22845acbb113554504ef5834aaf0090d.jpg</src>
      <authentication>06d141965f2fe1b27ef7c29ff7600ed5</authentication>
    </file>
    <file fileId="18968" order="26">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/1a27e2578bb4d5d559c2c740c125d31f.jpg</src>
      <authentication>5c00e4e82b21dccf6b630ae04bc4cf6a</authentication>
    </file>
    <file fileId="18969" order="27">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/082ff3ca6aa99ec68dfe6f0579622a27.jpg</src>
      <authentication>a0946733e6c59e69ba3d161a52454b8d</authentication>
    </file>
    <file fileId="18970" order="28">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/c89d6038bcecb7b36d2c3edac74fd9e9.jpg</src>
      <authentication>bbb0483742f3bf863d297fefef41d3ec</authentication>
    </file>
    <file fileId="18971" order="29">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/efe3ed5fc1c54182c9073086d134842c.jpg</src>
      <authentication>5d22cb8b2a4e3f639b2ff28c056b7999</authentication>
    </file>
    <file fileId="18972" order="30">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/e95fbb107b74bf8237af5000799db0f3.jpg</src>
      <authentication>1f4bd1646367acac2ae8cb7491366db3</authentication>
    </file>
    <file fileId="18973" order="31">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/3a260f249008a52664057ac35593d8d2.jpg</src>
      <authentication>457cae1fa50b195ba18bd9924404eea0</authentication>
    </file>
    <file fileId="18974" order="32">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/fc3cf5a6cfa1e822a20e8b2fbfca96a1.jpg</src>
      <authentication>b20c050efb220b97c0f8ea9ac80ef761</authentication>
    </file>
    <file fileId="18975" order="33">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/3ed1dd8b2f3e987e537357ce6843754d.jpg</src>
      <authentication>e13a2c639b232fa594c08b96b1bdd3e5</authentication>
    </file>
    <file fileId="18976" order="34">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/9f11e8d46c5b7377285d3232287862ef.jpg</src>
      <authentication>577d8f7ef1ebdb110086bad9f9674367</authentication>
    </file>
    <file fileId="18977" order="35">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/03aae366ccfd20005a9c0786593d21c2.jpg</src>
      <authentication>a2da5ee3c374beba287441059a55e1d2</authentication>
    </file>
    <file fileId="18978" order="36">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/58d2c383a2c9219eac6bd050982478b2.jpg</src>
      <authentication>bf56c83ddd9ed08802470c3d1a0b0fc3</authentication>
    </file>
    <file fileId="18979" order="37">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/78c648a6371d5ae2bd270f3166ce2b82.jpg</src>
      <authentication>55b89abe6d6db327bb2d350ad51caaa7</authentication>
    </file>
    <file fileId="18980" order="38">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/61b9e61fadbd09ba36b2b337425de257.jpg</src>
      <authentication>b935fd636e61aea818126dfa28ba988d</authentication>
    </file>
    <file fileId="18943" order="39">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/7e3d55fd07a3b09e931aa50226ea53c9.xml</src>
      <authentication>216a729949eafb31dd0fb3ab2293f18d</authentication>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="128">
        <name>Variante Idiomatique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="367570">
            <text>Gascon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="367571">
            <text>Languedoc-Roussillon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="129">
        <name>Aire Culturelle</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="367572">
            <text>Gascogne</text>
          </elementText>
          <elementText elementTextId="367574">
            <text>Comminges</text>
          </elementText>
          <elementText elementTextId="367575">
            <text>Couserans</text>
          </elementText>
          <elementText elementTextId="367576">
            <text>Val d'Aran</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367547">
              <text>Era Bouts dera mountanho. - Annado 06, n°07 (Julhèt 1910)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367549">
              <text>Littérature occitane -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367550">
              <text>Occitan (langue) -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367551">
              <text>Gascon (dialecte) -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367552">
              <text>Littérature gasconne -- Périodiques</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367553">
              <text>Era Bouts dera mountanho. - 1910 - N° 7 (6e Année)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367554">
              <text>Sarrieu, Bernard (1875-1935)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367577">
              <text>Dufor, Yves-Dominique (1834-1920)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367578">
              <text>Mondon-Vidailhet, C.</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367579">
              <text>Marsan, Fr.</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367580">
              <text>Sicre, Paul</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367897">
              <text>Sengès, J.-B.</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367898">
              <text>Laforgue, J.</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367899">
              <text>Troyes, Ludovic</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367900">
              <text>Beffeyte, Noëlie</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367901">
              <text>Bardou, Valentin</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367556">
              <text>Escòlo deras Pirenéos</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367581">
              <text>Abadie (Sen-Gaudéns)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367557">
              <text>1910</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367558">
              <text>Domaine public/Domeni public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367559">
              <text>Vignette : http://occitanica.org/omeka/files/original/f072d1027ba41a195400854ed762a7db.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367560">
              <text>http://www.sudoc.fr/038896095</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367561">
              <text>Era Bouts dera mountanho &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/10927"&gt;(Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367562">
              <text>image/jpeg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367564">
              <text>1 vol. (36 p.)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367563">
              <text>oci</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367565">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367566">
              <text>publication en série </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367567">
              <text>http://purl.org/occitanica/10992</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="367568">
              <text>FRB340325101_AB1_1910_07_007</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367569">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="367573">
              <text>Licence ouverte</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="369541">
              <text>2015-03-30</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="815411">
              <text>Era Bouts dera mountanho. - Annado 06, n°07 (Julhèt 1910) </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="822559">
              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AB 1</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="598426">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="598427">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="598428">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="642735">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="875731">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="1718">
      <name>Era Bouts dera mountanho</name>
    </tag>
    <tag tagId="1719">
      <name>Escòlo deras Pirenéos</name>
    </tag>
    <tag tagId="124">
      <name>périodique = periodic</name>
    </tag>
    <tag tagId="1337">
      <name>périodique occitan = periodic occitan</name>
    </tag>
    <tag tagId="125">
      <name>Revue</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
