<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="11074" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="https://www.occitanica.eu/items/show/11074?output=omeka-xml" accessDate="2026-04-04T06:18:44+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="19198" order="1">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/e5dce1a773f6d00d85873657ea0365f5.jpg</src>
      <authentication>b019cac5f1815a0776349bca47984212</authentication>
    </file>
    <file fileId="140663" order="2">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/fe7c101c8454f45116e0e0dec0313a27.pdf</src>
      <authentication>fd93a142c86b03293451f52f3fe4388f</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="663691">
                  <text>ESCOLO

DERAS

(COUMÉNGES, QUATE-BATS,

PIRENÉOS

NEBOUZAN, COUSERANS, HAUTO-GAROUNO)

ERA BOUTS
DERA

MOUNTANHO
ILLÜSTRADO

SEN-GAUDÉNS
EMPRIMARIO

E LIBRARIO AEADIE
1913

�SOUMARI
Pages
I.
II.
III.
IV.
V.
VI.
VII.

—
—
—
—
—
—
—

Le Poème Canigó, de Jacinte Verdaguer, J. DELPONT.
Et Pastourat eno Bat d'Auro (seguido), Fr. MARSAN. .
Cansou. L. LAZERGES
Cent cìusòtos d'arrén, (I-X). H. DAMBIELLE
Arreproubès det téns biélh, « LETSANDRO de CAMARANH »
Le Paris, Aimé GRAMONT,
Varia: Countribucioufl tara reformo det Calendriè,
ESCRIVANT

VIII. — Aquét demouif de Tchintcho : I. Tchintcho, « L.
—
—
—
—
—
—
—
—
—
—

182
188
189
194
195

196
DE

NOUGUÈS »

IX.
X.
XL
XII.
XIII.
XIV.
XV.
XVI.
XVII.
XVIII.

181

Edj Armanac dera Mountanho ta 1914. B. S
Ce d'oun èt (gascounáda), J. SOULÉ-VENTURE
Er'ausèt boulant, J. DASQUE
La Counsulto del mouliè, J.-M. SERVAT
Malaventura de tres soullats, « Lux »
Ara houn deras Hados, « J. de CABADUR »
Coundes cüérts : L Sense lum, J. CONDÓ-SAMBEAT ....
Et Senhou, et Mounye è 't Mouliè, Fr. SOULÉ
Biahòro de Pai-Bou, « SDDÒNO D'ASPÍ »
Coundes det Couserans : XII. Era Mounino è 't Grapaut,
P. CASTET
XIX. — Menflsàts-bous deras poudüèros, B.DAÜBIAN
XX. — Noubèles (Felibrejades ; à Murètch; etc.), B. S

198
199
200
200
201
201
202
202
203
205

206
207
207

RÈGLES PRINCIPALES DE L'ORTHOGRAPHE GASCONNE
En règle générale, on écrit comme on prononce, et les lettres ont la
même valeur qu'en français.
On prononce j et ch comme en français ; on écrit dz pour dz, dj pour
dj, ts pour ts, et tch pour tch.
On représente 1 et n mouillées par Ih et nh (balhâ, mountanho).
On peut noter ï) une n gutturale possédée par le gascon (cari, tér/gue).
Jamais t n'a le son de s ; on écrit atencioui}, etc.
Les diphtongues monosyllabiques formées par i, ou, et u devenus
semi-consonnes, c.-à.-d. valant y, ü et II, peuvent s'écrire ainsi ;
1° ai, èi, ei, iy, òi, oi, oui, uy (ou bien ay, èy, ey, etc., mais nécessairement iy eluy) ; il ne faut pas écrire aï, èï, etc.
Et ia, iè, ie, yi, io, io, iou, yu (au début d'un mot, ou d'une syllabe
bien détachée, on peut mettre ya, yé, etc., mais nécessairement yi, et yu.
2° au, lu, iu, ou, oü, ouu, uu (le signe ü, avec un accent courbe,
n'est indispensable qu'après o, ou et u) ; il ne faut pas écrire aou, èou, ni
ail, èii, etc.
Et üa, üè, üe, üi, üò, üo, üou, üu, (le signe ü n'est indispensable
qu'à l'initiale, après une consonne, et entre deux voyelles devant «J.
3° lia, lie, lie, lii, etc. (le signe II, très lisible, évite de donner deux
valeurs au signe u ; on peut dès lors dire que u, précédant ou suivant une
antre voyelle, a toujours, sauf après q, et dans gue, gui, le son ou).
Le tréma est réservé pour indiquer que l'i et l'u qu'il surmonte se prononcent à part, avec le son qui leur est propre (bïoulént, countinüa).
Tous les autres caractères ont à peu près même valeur qu'en français.
L'accent grave indique que la voyelle est ouverte ; l'aigu, qu'elle est
tonique.

�C.I.O.O.
lBtZiEBS

ERA BOUTS DERA MOUNTANHO
ç)mo

ANNADO

: 1913.

N° 10-11. Ottobre-Noubémbre

« Toustém Gascous!»

IiE POÈMK « CANIGÓ »
DE JACINTO

VERDAGUER

L'Escolo deras Pirenéos veut bien me demander de parler de Jacinto.
Verdaguer, dans les pages A'Era Bouts dera Mountanho, soeur félibréenne de notre Revue Catalane. Je lui en suis reconnaissant.
La mémoire du grand poète catalan (mort le 10 juin 1902) est d'ailleurs
d'actualité; la Diputació Provincial de Barcelone a décidé de lui élever un
monument (et une souscription publique a été ouverte à cet effet) ; et
M. Augustin Vassal, de Perpignan, vient dé faire paraître une deuxième
édition de son étude « Jacinto Verdaguer (sa vie, ses œuvres, samort) »
#*#

Jacinto Verdaguer est l'auteur de nombreux poèmes et volumes de
poésies, dont quelques-uns sont des chefs d'oeuvre qui resteront, L'Atldntida, Lo Canigó, Idilis y Cants Mistichs, Pàtria ; mais pour nous,
catalans et pyrénéens, c'est surtout le Canigó qui est intéressant, parcequ'il chante la « légende pyrénéenne de l'époque de la reconquête » (sur
les Maures).
Ce poème comprend 12 chants, écrits chacun dans un rythme différent et dont voici les titres et une brève analyse.
1° L'Âplech (Le Pèlerinage). — La scène de ce 1er chant se passe
autour de l'ancienne chapelle de Saint-Martin-du-Canigou.
2° Flordeneu (Fleurdeneige). — Flordeneu est la reine des fées du
Canigou, vers laquelle se rend le chevalier Gentil, une nuit qu'il était de
garde au château d'Arria.
3° L'Encis (L'Enchantement). — Mais Gentil ne redescendra pas de
sitôt prendre son poste de combat contre les Maures; il est, malgré lui,
prisonnier de Fleurdeneige, qui le promène dans tous ses palais du
sommet du Canigou.
4° Lo Pirineu (Les Pyrénées). — C'est la partie descriptive du poème.
Fleurdeneige emporte Gentil, dans un char aérien attelé à six daines, et
lui fait parcourir toute l'étendue de son royaume.
Elle lui montre, tout au long de la chaîne des Pyrénées, et dans une
succession de cadres captivants, le Confient, la Cerdagne, le Puigmal, la
vallée du Sègre, le chaînon de Cadi, la Seu d'Urgell, la vallée de Seturia,
les cascades de Gerri, les vallées de Pallars, Bohi et le géant de la
Malehida (la Maladetta) ; à ce dernier, Verdaguer consacre 32 strophes.
5° Talleferro. — La comte Taillefer parcourt les hautes vallées du
Roussillon pour appeler ses gens à la lutte contre les Maures envahisseurs.
6° Nuviatge (Les Fiançailles). — Pendant ce temps, la fée Fleurdeneige prépare ses fiançailles avec le chevalier Gentil, auquel les autres

�182
fées viennent raconter les merveilleuses légendes du Roussillon, de Mirmande, de Galamus, de Lanous, etc.
7° Desencantament (Le Désenchantement). — La fée de Mirmande
raconte le surprenant passage des Pyrénées par Annibal ; la fée de
Fontargent chante la Noguera et la Garonne. Mais à ce moment survient
le comte Guifre, qui depuis trois jours est à la recherche du chevalier
.Gentil ; le voyant entouré de fées charmeuses, il le saisit et le précipite
du haut de l'abîme.
8° La Fossa del Gegant. — Le comte Guifre repart aussitôt^ la poursuite des Maures, et barre le chemin à leur chef Gedhur, qu'il tue dans
un combat épique. On ensevelit Gedhur parmi des rochers, appelés depuis
lors la « Fosse du Géant » (sur la crête des Pyrénées).
9° L'Enterro (les Funérailles). — L'écuyer de Gentil a retrouvé son
cadavre, et le porte à Saint-Martin-du-Canigou, où on l'ensevelit. Mais
Guifre, pris de repentir pour son crime, veut l'expier et se retirer dans
la vie religieuse. Il va construire le célèbre monastère de Saint-Martindu-Canigou où, dans une roche, à l'extérieur, il creusera sa propre tombe.
10° Guisla. — Le comte Guifre se rend, pour la dernière fois, au
château de Corneilla, pour prendre congé de la comtesse Guisla, sa
femme. Malgré sa douleur, elle promet de broder des nappes d'autel pour
le nouveau monastère; parmi ces broderies, elle dessinera l'écusson
catalan de « Las Quatre Barres », un semis d'étoiles, et sa couronne de
comtesse.
11° Oliva. — Le grand évèque Oliva, frère des comtes Guifre et Taillefer, fonde le célèbre monastère de Santa-Maria de Ripoll.
12° La Creu de Canigó. — C'est le chœur final des moines de SaintMartin-du-Canigou, prenant possession de leur nouveau domaine, au nom
de Dieu et de la Patrie reconquise.
#*#

•

On devine par ce simple canevas, la variété de tons et d'épisodes que
peut présenter le poème du Canigó. De ce thème, comme nous le montre
rons une autrefois, Verdaguer a su tirer de la belle et « prenante » poésie,
fille du sol natal, dont elle exalte l'énergie dans la langue même de la
race catalane.
(.4 suivre).
Jules DELPONT.

|f PASTQURAT EN0 BIT D/AtlRQ
Estudi de Tiradîciounïsme

(Seguido è fi]

1

V. Entrades è Salhides

Eres entrades è salhides deres mountanhes qu'es troubauen fitsades
pets arreglaméns. Auant d'ana-i amia et bestia, qu' ère proucedat ara
1. Béi et coumençamént eno Bouts de Yulhét de 1913, p. 117-120.

�183
stto benedicciou. Aquéste qu' ère amassat sus ero plaço ; ero benedicciou
qu'ère dado per arrettou dero parrôquio.
Et de Sent-Lári qu'ère benedit eno planho der' Espitau d'Arriéu-

Uayou.
Ets pastous d'Ancido, de Grédio è de Guchén, entout passa en u endrét
apera ero Crouts de lier, qu'es arrebirauen à cap ara glèido de Sent.
Superi d'Arreu è qu'au boutauen debat -ero suo proutecciou. Qu'en èr
atau madéch des pastous de Bièc, Cadélho, Trachèrro, Badus, Gucho è
Tramesaigues, quan passauen deuant ero capèlo de Noustro Dama de
ieya-Bat. Noun soulaméns que pregauen, mes que dauen bèro taryo,
bèt tourclét de céro.
Ets bachans ou arribères qu'èren arreserbats at bèstia gròs, ô 'res
bautous at bèstia menut. Acró qu'ère censat ento esbita ero pèrto det
bèstia enes mountanhes escalabroudes.
A Guchén, ets arrèglaméns que defendiéuen de dicha brico de bestia en
lerradou après et prumè de yulh.
Et bestia de lô que poudiéue debara ento Sent-Bourlouloumèu en Adet,
à Ens è d'áutis endréts ento hiemò ets camps è 's prats.
En aquéste darrè bilatye, ets còssous que s'arreserbauen dues néts at
proufit dera coumuno.
Quan ets bâchants èren abandounats pet bestia gròs, alabéts eres
bèsties menudes qu'ei poudiéuen pacatya.
Ara pouyado è ara debarado det bestia de quauques mountanhes qu'es
tenguiéue u marcat. Aquét usatye qu'existaue auant ero creaciou deres
hèires de Sent-Barnabe, Noustro Damo de Setéme, d'Arreu; de SentMiquèu, de Gucho; de Sento-Catalino, d'Ancido, è de Sent-Blas, de
Guchén.
VI. Ets Bedaliès è Messeguiès

En cado bilatye dera Bat qu'on troubaue ornes cargats de belha sus es
paduéncs prouhibats ou bedats è sus eres arrecòltes.
Ets bedaliès qu'ayéuen ero garde des bedats è 's messeguiès ou messiès
deres arrecòltes.
Ets us è 'ts auti qu'èren noumòts cad' an pero yurado, è auant d'entra
en founciou que prestauen sermént deuant ets còssous.
En Ancido, aquét sermént qu'ère prestat en counsistòri et dió de
Sent-Blas.
Quant at noumbre des bedaliès è messeguiès, que dependiéue dera
granou ou dera disténço dets terradous à garda.
Enes Qüate-Bediéus qu'en noumauen fléit ento 'ro mountanho det
Transport ; Bièc, Cadélho è Trachèrro sèt, ento Cònques è Badèt.
En Adet tout abitant que poudiéue penhera sus ero mountanho d'Arrouyes à défaut des bedaliès è messeguiès.
Dues sòrtes d'esméndes qu'èren en bigou : ero simplo penhèro è 't
«ornat*.
Ets arrèglaméns loucals que fitsauen ero prumèro ; mès ero darrèro,
qu'ère ero madécho pertout.

�184
Coumo barou d'Auro, er' arréi qu'ayéue en quauqui padüéncs et drét
de lheua üo partido d'aquéro esraéndo è de bouta-u en arréndo.
Se u troupèt de bestia gros è estranyè ère surprés pes bedaliès è messeguiès à pacatya-i de très caps adderensus, ero 'sméndo qu'ère de 9 sos
gròssi. S' ère, at countrári, u troupèt de bestia menut, de dèts caps adderensus, ets bedaliès è messeguiès qu'en preniéuen u è que l'amiauen sus
ero pèiro dito det Carnau, plantado d'ourdenári sus ero plaço det bilatye
e marcado de u C è de très flous de líris. Pus ero bèstio qu' ère dibisado
en qüate partides : uo ento 'r arréi, dues ento's còssous è 'ra quatrièmo
ento's bedaliès è messeguiès dab eres minucialhes coumo cap, pès, brénte
è pèt.
Per pròbo dera sesido det bestia gròs en prouhibat, ets bedaliès è
messeguiès qu'ayéuen à pourta u punhòt de péu tirat dero cüó de üo
bèstio.
VII. Era Transumanço
Coumo 'r iüèr, eno Bat, ei prou lounc è süén cargat de nèu, ets
abitòns nou poudi^urn echeuernò tout et lou bestia de lò. Alabéts ets
us qu'amiauen à cap à ïoussans lours troupèts eno tèrro bacho d'Espanho
ou pèro mò der Astarac en Franço.
Ets det Cap d'Auro qu'anauen de preferénço ento 'Spanho. Pet mouièn
des tratlats aperats Ligues e Passeries (1543,1598,1718) qu'ayéuen toulo
liber tat de passa pets pòrts de Bèusso.è de Yustaï sénse paga nòt drét
d'entrado. Qu'ayéuen tabé et pribilètye de préne 'ro sau necessário ento's troupèts enes Salines d'Aragou.
De lour coustat, ets Aragounédi qu'arrendauen eres yèrbes de quauques mountanhes ento hè-i pacatya er' estiéu lours arramàdes. Quan se
hèuen es trattes dab eres coumunoutats d'Auro, qu'ère 'r usatye de hè
marcat-à-bi, et més süén üo coulaciou aperado « lifarro ».
Ets còssous dets bilatyes oun passauen eres arramàdes que lheuauen
üo endennitat de passatye.
Dero Bigòrro, det Biar è der Astarac qu'amiauen tabé troupèts ento
pacatya enes mountanhes d'Auro. Que i-a quartiès que porten encaro et
nòm dèts bilatyes d'oun benguiéuen, coumo 't Sarrat d'Astè èno
mountanho det Transport, et Cour tau de Madüau eno mountanho
d'Aranhüét. Ets pastous d'aquéri troupèts que soun tantòs aperats ets
primauércs, tantòs ets rnayouraus. Aci debat qu'ei 'r arreclam dera
« Cansou dets Mayouraus » :
Qu'en èi üo bouno estaco plantado en moun courtau ;
Açò qu'ei era 'spado de u brabe Mayourau :
At prumè còp d'estaco sèt qu'en èi tourneyat ;
At segound còp d'estaco diablo su n'i èi lichat.
VIII. Ei Toune
De cap à Sent Jüan qu'ère 'r usatye de toune et bestia de lò ; aquéro
ouperaciou qu'es hèue d'ourdenari à cada madéch. Et pastou que deba-

�185
raue 'ro brèspo dab et troupèt. S'aquéste ère en estat, qu'au boutaue
esquéres è trucs ento hè-u arremarca.
Et maiti det toune, d'auti pastous, armádi de talhans è de camises ou
sarrauèts, qu'arribauen de douro ento da u 'ro mò. Après aué minyat u
talhuc de budèt ou de cambalhou, ou quauqui pesquelhous, è begut u tragou, mous òmes qu'es preniéuen üo bèstio cada-'u, que la camaligauen è
queia boutauen sus u taulè dispousat an aquéro entenciou.
Alabéts que coumençaue 'r' òbro. Pendént qu'es talhans marchauen,
eres léngues tabé qu'anauen. Cada-'u que i-anaue dero suo farço.
Eres üélhes d'ourdenári qu'èren tounudes à-fèt ; mes as moutous
qu'aus hèuen üo « frèdo » ento da-us mes bèro aparénço. Aquéro frèdo
que coubriéue et carrèt dero 'squio.
Quan tout et troupèt ère passat, alabéts ero mastrésso der' oustau
qu'embitaue ets pastous à hè u bèt arrepas.
Auant de separa-s, ets pastous que pegauen eres bèsties. Cada-üó
qu'ère mareado de dues iniciales det « Cap d'Oustau )) ou de bèr' auto
marco coumo üo crouts, üo X, ètc... Aquéro marco nou ère pas toustém
ero soulo de qui pourtaue et bestia, qu'en i-ayéue tabé qu'ère marcat
dab üo òsco hèdo en üo aurélho ar'empòrto pèço.
At cours der' anado, et bestiá qu'ère tounut dus áuti còps. De cap à
Sénto Catalino qu'ère « esgoulat », e per iuèr enla « sougalhat ». Ero
prumèro ouperaciou que counsistaue à tira u ero lò de-debat ero gargamèro ; ero darrèro, ero lo de darrè 't piés e det brénte.
IX. Eres Cabanes
En cada mountanho qu'es troubaue cabanes ento loutya ets pastous. Et
noumbre qu'en ère, bet-còp, fltsat pets arrèglaméns.
Aquéstes qu'èren hèdes, et mes süén, dab paréts en pèiro séco è caperades de penaus è de poutyo. Ero pòrto, birado ee cap at soulò, que daue
entrado en üo crambo de quauques canes de lounc è de larye, oun
i-ayéue tout yust plaço ento 't yas è 't cant de hüéc ou larè. U tiro-hum,
uo 'schumadèro enta seca 'ro lénho, è u cremalh, hèt de dues pèces de
hust arreglades per üo cauilho que coumpousauen ero tumenéyo. Bètbanc, ou bèt trubès en guiso de sèti, e u ou dus hournéts en guiso de
limandes.
Enes cabanes oun se hèue « er' esplét », à sabé burre è hourmatye,
que s'i troubaue d'autes trástous, coumo caudères, herechères, cércles.
Laguéns ero cabano ou près dero cabano qu'ère et « coussouriéu » oun
se boutaue era lèit à pinta. Üo hount que r' alimentaue. Enes cabanes
det Transport aquét arrediíit qu'ère toustém dehòro.
Ero lèit deres baques que serbiéue à hè burre. Coumo s'escanaue pòc
de mayaus, et burre qu' ère amassat enes hourràdes è salat ento serbl
d'adoup ens oustaus.
Eres bâtisses, ou lèit batudo, qu'èron emplegàdes ento's mayaus quan
sen troubaue eno mountanho. En hroutye, hèt dab ero pèt de üo
ùeìho esbourroumàdo, que s'amassaue et burre.

�186
Et hourmatye qu'ère hèt dab ero lèit deres galòtyes ou uélhes dera
Marquisat (Bénac) ou dero mò de Lourdo.
Aquéro ouperaciou que demandaue u certèn téms. Tout prumè que
caliéue passa ero lèit pet couladé, e boutá-lo à cahüa en üo caudèro
dab u chinhau de có (présure). Auant de bouri, qu'ère tirado det huée
ento dichá-lo calha. Alabéts, et mayourau, dab eres mas, qu'amassaue pè-c
à pòc ero calhado. Quan ère teriado det leitou ou echèr, que la poudaue
laguéns u cércle de büès plaçât sus üo herechèro (èro üo pósto dab u
esgoutadé à dues punhades) ent' acaba d'esgouta et leitou è hè 't
hourmatye. Quan aquéste, après èste birat ço de debat dessus, qu'au
boutaue en leitou è qu'au hèue cahüa tant-cha-pu ; alabéts que preniéue
'ro pélo. Ero darrèro ouperaciou qu'ère « 'ro friso ».
Dab et leitou è quauques goûtes de lèit amerades quan ère caut, qu'es
hèue et gourròp, arrecercat peres bouques fines dera Bat.
Ero cadòlo qu'ère u hourmatye choc.
En Adet è 'n Aulou, ets pastous de qui hèuen hourmatye qu'èren tei)guts de da-u ar' arrettou, pero dèumo des paduénes.
Coumo dependénees deres cabanes, que cau noumenta 'res barguìres
(ou courraus) barrades dab paréts ou clédes, è 'ts alats ou embases ento
abriga et bestia quau hèue michant téms. En quauques mountanhes qu'es
troubaue tabé bederds, ou parrèts en pèires enta 'mbarra ets tiarrous pendént era nét.
X.

Noms de padùéncs empruntais at pastourat

Bedat, quartiè ou paduéne boutât en deféns.
Büela, quartiè arreserbat at bestia de còrno eno ribèro.
Bacarissau, quartiè arreserbat at bestia de còrno en üo mountanho.
Courtau, endrét oun se gite è acabane.
Estibe, estibèro, endrét oun ahourèste et bestia at coumençomént der
estiéu.
Pléto, endrét det courtau oun passe 'ro nét et bestia de lò.
Mouscadé, paduéne oun s'amasse et bestia de còrno pendént era
calou.
Salies, paduéne oun ets pastous dan ero sau ou 'r assemalh at bestia
de lò. Aquéts endréts que soun marcats per üo reüniou de pèires plates
ou labasses. Ets pastous ent' arrenaui ero yèrbo enes mountanhes, qu'ei
boutauen et hüéc per' autouno er' iüèr, Nou-s coutentauen pas de hè
cremò 'ro yèrbo, que boutauen tabé et hüéc as broucas enes ahourèsti.
Aquéri hüécs qu'èren aperats « usclades ». Que i-a padüéncs enes mountanhes qu'an prés et nòm de « Sarrat-Usclat », ètc.
XI. Noms det Bestia
Ie Bestia gròs
Baco « vache » (préi « pleine », mano, « stérile », tiarrèro, « suitée »,
anoulhère « séparée du veau »).
Büéu « bœuf » ; taure « taureau ».

�187
Bedèt « veau » ; tiarrou « veau non sevré ».
Massó « veau sevré ; Massòno a 'génisse sevrée ».
Bimo « génisse de plus d'un an ».

~ : ' i:

Yèggüo, cabalo, « jument ».
Chibau, « cheval ».
Pourió, « pouliche », pouri, « poulain ».
Mulo, « mule » ; mulét, mdtyou, « mulet ».
Poupévc, poupéîjco, « muleton, mulet non sevré ».
Souberano, « grande mule ».
Saumo, « ànesse », sauméto, « petite ânesse ».
Adou, saumél, saumiròt, boûrrou, « àne ».
Boudét, « àne entier ».
Buhou' « bardot ».
2° Bestia menut
Üélho, « brebis » (préi, « pleine », mano, « stérile ».
Mouto'u, « mouton », marrét, « bélier ».
Anhèro, « agnelle » ; anhèt, « agneau » ; tardan, « qui naît tard » ;
beli, « agneau séparé du troupeau pour être engraissé ».
Primai, « agneau d'un an » ; doublé, « agneau de deux ans » ; bourrègo, bourrée, « agnelle, agneau de deux ans » ; courdèro, « brebis qui
n'est pas encore mère ».
Crabo, « chèvre » (coumudo, « cornue » ; còho, « dépourvue de cornes » : bouc, « mâle de la chèvre ».)
Crabòt, « chevreau » ; pito, « chevrette ».
Pòrco, « truie non encore mèrë » ; trouyo, « truie mère ».
Porc, « mâle » ; berrat, « mâle entier ».
Neurigat, « pourceau » ; mayau, « porc à l'engrais ».
XII. Noms deres Baques è deres maladies det Bestia

Ets noms deres baques que soun estats empruntats ara coulou det
pelatye, ara coulou dera bèstio ou dera hruto, è ara manièro de marcha.
Ero sinhiflcaciou de quauqui noms que s'ei perdudo.
1° Coulou : arrouyo, « rouge » ; haubino ou aubino « blanche.» ;
bayétou baie » ; cap-nèro, a tète noire » ; mulèto, mascaiino, « noire ou
zébrée de noir ».
2° Coulou de bestia : cardino, « chardonneret femelle », esquiròlo,
« écureuil femelle )),paloumo « palombe ».
3° Coulou de hruto : castanho, « châtaigne », guilléto, « petite griotte »,
pouméto, « petite pomme ».
4° Desmarcho : trauèsso, « qui marche de travers ».
5° Noms de sinhiflcaciou un chinhau doutouso : houchéto « aux cornes recourbées » ; sauréto « rousse » ; soubanho « sauvage (?) ».

�188
Noms deres maladies 1° det bestia de còrno : estiés, « congestion des
intestins»: gargoulhères, « coup de'sang»; pantèch, « halètement de
phtisique » ; picho-sawc (pisse-sang) « hémorragie » ; carbou, « charbon »; ledous, « teigneux ».
2° Det bestia de lò : amourrio a tournis » ; cnlc'c, « maladie du foie
(douve) » ; arrariguïro, « piétin » ; pigôto, « clavelée » ; galo, « gale »,
XIII. Maladies è Flèus det Bestia

Coumo et bestia ère sutyèt à tantes de maladies è de flèus, era yént
dera Bat que tenguiéue à Sent Blas, proutettou det bestia, en grano
debouciou.
En quauques parròquies qu'on i troubaue fraries debat et sue patrounatye. Per òrde dets còssous ero misso de Sent Blas qu'ère celebrado en
présque toutes as frèssi dero coumunoutat.
En aquéro misso, eres daunes nou mancauen yames de pourta üo sièto
de sau ento hè-la benedí per arrettou è üo tòrclo de céro ento hè Io brulla
pendént ero misso. Auant d'èste pourtado enu glèido, aquéro tòrclo ou
« courèro »qu'ère estado passado pet còt de üo baco.
Quant ara sau, en tournò dero misso qu'ère dada at bestia ento garda-u
de mau.
Se u flèu es predentaue, ets abìtans nou s countentauen pas dets arremèdis naturèls. Coumboucats eno yurado, qu'es decidauen à hè celebra
üo misso. Quauque còp tabé, coumo à Bourisp, que s'i-ère hèt proucessious ento counyura ets flèus.
Sent-Alòi qu'ère emboucat ento 't cabalin.
Üo grano bertut qu'ère atribiiado ar' aigo passado pero cròsso ou
licòrno de Sent Bertran. En 1633 ets còssous de Guchén que mandèn u
messatye ento ana-u cerca, pramou de u flèu que hèue perl et bestia.
Fi
Fr.

Parla de Guchén (Bat d'Auio)

□Êfc

ÎICT £23 CL&gt; s^ET

La bèlo 1 anabo blaifquinèlho
Mès que flouréto flourinèlho ;
La bèlo anabo per soun prat
De flous emplenan soun faudat2;
La bèlo anabo per 1' erbéto,
D'arròs 3 bounhabo sa raubéto ;
L'auzèl cantabo sul pibòl ':
« Amour bé mémo à qui nou-l bòl ! »
— « Auzèl, auzèl ! », dits la belhéto,
« Amour le dous nou m fè linguéto5 !.. »

MARSAN

�189

— « Belhéto », pipiurlo6 l'auzèl,
&lt;( Amour flaino 7 causo del cèl ! »
— « Au cèl, auzèl, digus nou-i plouro 1
» Amourous plouro cent còps Pouro!.. »
— « L'abé plourat pouncho 8 l'arrize
E toun galant t'ac puió dize !.. »
— « Le galant nou rïó jamès
» Se demourabo que l'aimès ! »
— « Belhéto, ja gargalhejabo9
» Quan toun coubòt poutounejabo ! »
— « Auzèl, tu n'ès un menturas !
» Se t'agáfi10 m'ac pagaràs ! »
— « Es tu pla que n'ès la menturo :
» Bous è bist detras " la ramuro !.. »
— « S ac fajòn, que mous a placiút !
» Tant pis se mal t'en a sabiút ! » —
E s'en courrèc la blanco bèlho
Bergounhouséto e rousinèlho...
Ça dits l'auzèl, boulant poumpous12 :
« Regénto tout Amour le dous ! »
Parla de La Baslido-de-cerou (Ariéjo).

L. LAZERGES.

. — I. bèlo, leijgadoucia e francès, se dits à I.a lias t i Jo al cous'.al de bèlho, calala
(é espanhol) é de bèro (gascon) ; aquéste sïo belèu million del païs. — 2 Contenu de la
NOTOS

robe retroussée. — 3. Rosée. — 4. Peuplier. — 5. Envie. — 6. Gazouille. — 7. Sent. —
8. Voint, excite. — 9. Il riait aux éclats. — 10. Si je l'attrape. — II. A travers. — 12.
Pimpant, lier et jnyeux.

(•Petites choses de rien)

I. — ?
Les droites de pracl soun tremblants quand bon pas dise quaucoum.
Un jour d'aquéstes, hasèuo uo frét de can, le petit Ferdinand, tout
encamucherat diguéns le mántou, miéi cluchat pou berrét que l'estroupauo le cap, anauo à l'escòlo.
Uri moussu le rencountro sou camin.
Aquét moussu èro mainatgè ; se boutée à hè joubinos au petit Ferdinand, e le digouc :
— Coumo t'apèros ?
r— Coumo le pépin !

�190
—
—
—
—

E le pépin coumo s'apèro ?
Coumo jou.
Mès, quan cau minja la soupo, coumo t'apèron ?
M'apèron pas jamès, i soui toustén.
II. — Le Marchand de Cocos

Le Poulito boulouc un jour, le praubas d'ét, quita le soun chez-él e
s'en bengouc à la bilo.
Se la coulico aquét jour l'auèuo nouserat las tripos, seré pas partit)
auré bièn escaijut.
A la bilo la misèro le s'arrouganho tout biu ; auant la fin de la frét
pouira penja les cachaus au planché, le demoro pas arrérç.
Pensée de hè louga le soun petit dròlle entau coucassaire enta béne
cocos le diméche au sourtit de la mésso.
L'i amenée, mès le hasouc pas la leçoui} coumo eau auant de parti.
— 1 le bòste petit ?
— Oui Moussu.
— Bièt-d'ase, qu'i bèt !
t— E sabént dounc, Moussu ! A le cap farcit de libes ; le regént le pòt
pas ensenha arrérç mès, e legis le latin coumo Moussu Curè.
— Le bouléts louga ?
— Oui Moussu.
— Te minjaras pas nado còco, au-méns? ça dits le coucassaire au
dròlle.
— Oh ! nani Moussu, harèi pas que las leca.
III. — L'Abare
Un òme, abare coum'un carélh, enta se hè bése aboundous, embitèc
les besis.
Benguèuo de tua le porc, è d'aquéro carnegasso, nh-auèuo pertout.
Pensaue de s'en tira boun marcat. .
Suloméns les besis, de brabes galapians, très truco-taulós finits,
auèuon ahilat de frésc las déns e digoun qu'enta hè bisca l'abare s'anauon
bièn debérli les cachaus e n'i bouta diiîco au tòco-dit.
Enta 'staubia, l'abare balhèc le bin à còp d'utchaus. ■
Un utchau ! nh-auèuo pas enta unetn les pòts un còp.
Le prumè partiscouc coumo broumo, à la prumèro calissado.
— E bé ! qui ba tira bin, ça dits un embitat.
L'abare arrupèc les pòts e demourèc clauat sur la cadièro.
— I-a pas qu'à tira au sòrt, ça dits nhaute embitat.
Le sòrt pourtèc le que benguèuo de parla.
Particb decaps le tchai.
L'abare nhaçauo mastic.
— E bé ! aro, ça dits quand tournée, entout pausa l'utchau sur la
taulo, eau tourna tira au sòrt enta sabe qui ba ana barra le brouquét...

�191
L'abare, auta-lèu, panle coum'un lançó, se lèuo d'un sapg-frét coumo
sel'auèuon plantat uo splingo en quauque lòc e partich cop-séc, coum'un
limbrét, ana barra le brouquét.
IV. — Le Telegrafo
Le Marrasét apgouc hè parti uo depècho ent'anounça la mort de la
Cauletèro à sa hilho.
Auèuo pas jamès bist le telegrafo.
— Coumo eau hè, Madamo, ça dits?
— Rén qu'ep dise ço que boulèts hè sabe, at bau escriue aci è se
marcarà aciu de-là, loui, oun ei la hilho de la Cauletèro.
— Maria!!! quino embencioun ! bouta un escriut à un cap e aué la
respounso à l'aute !
— T'estounos d'acó, gran pegourlip, ça dits un ôme que benguèuo de
hè parti nhauto depècho.
— Iè, nh-a enta 'stouna.
— Pas tant qu'acô. Pesigo un can à la cuéto, uèrdo se te balho pas un
mòs dambe la gòrjo !
V. — Per qué canton les pouts
— Ba plaue.
— Ah !... perquè ?
— Perquè ? ac enténes pas ? Les pouts que canton.
— Harés raina les ases arrén que t'enténe ! I hè, enta sabe se ba
plaue, que les pouts canten, coum'un escoupit capbat l'aigo.
— Ac beiras.
— Sabes pas perquè canton les pouts ?
— Pramou que ba plaue.
— Nou.
— Perquè dounc ?
— Pramou que poden pas chiula.
VI. — A l'Aubèrjo
Un ôme aganit s'èro ataulat à l'aubèrjo.
— Me caleré dinna, ça dits.
— Que boulèts, le digouc le cousinè ?
— Bien dinna.
Le cousinè le pourtèc un bèt pourét roustit.
Ero rous, tout à fèt poulit aquét pourét, mès tilhous coumo uo gançôlo
d'esclôp e hiusut coum'un liam destoursut.
Le praube oumenas hasèuo bien môle las déns ; mès coumo las auèuo
prèsque auta claros e loungos que las puos d'un rasclét, per tant que s'i
gòrjo birèssso, poudèuo pas nhaca e hasèuo pas que pintüa les hiusss de
la car dou pourét.
— Aquét pourét, a au-méns quarante ans, ça dits.

�192
— Quarante ans ! E eun ac couneguèts, le digoue le cousinè.
— A las déns.
— Mès les pouréts an pas déns.
— Oh ! pas à las súos, mès à las mios.

VII.

—

Entau Flatèr

Un ôme èro bengut se hè rasa.
Benguèuo de se bouluda le cap diguéns las mas chaupados à Païgé ■
entout se boucha las gaulos e se fréta les pòts, te ba bése, darrè le
bitratge, uo petito flòlo de patchouli.
La préng e la flairo : le hasouc tòrse le nas de plasé.
— Quant ne boulèts ? ça dits.
— Bint sòs.
— Bièt-d'ase, qu'i caro, bou-n balhi la mintat.
— E bè alabéts, ça dits le flatèr, tout mau gracious, tournais aquéro
fìòlo d'oun èro.
L'òmearrupèc las pîts dou frount, segoutiscouc le cap è se pensée:
T'en jougarèc uo, aparrat, auant douman, ou i hara bien hòrt.
— Quant bous dlui de me rasa, ça dits ?
— Qüate sòs.
— Biet-d'ase qu'i care, bou n balhi la mintat.
— Auèts pas mau d'estoumac, bous disi qu'ei qüate sòs e ei pas care.
— E bé ! alabéts, hasèts coumo jou : se boulèts aué qüate sòs, tournats
bous tabé, la barbo d'oun èro.

VIII.

—

Un drolle mau après

Le drolle dou Regòt ei un pousoun de mâchant. Aquét bouhoun a pas
que léngo e quauque maitin quauqu'un que le balho pas pan le coupara
les pòts.
Un jour d'aquéstes, un Moussu bien coumo eau le tròbo sou camin :
eslarissat per. tèrro, se bouludauo diguéns la poubéro.
— S'èros mén, praubòt, te deebario pas esquissa las caussos à hè pas
arrén
—
—
—
—

: coumo t'apèros ?
Bous regardo pas.
D'oun ès ?
D'enta jou.
Que hès cado jour ?

— Arrén.
— Mès tard, que bòs hè, quand sfos bèt e qu'aujos barbo ?
— Mès tard, quand sloi bèt e qu'aujoi barbo, me harèi rasa.

IX.

—

Un oumenas mau gracious

Un òme e uo hénno, marit e moulhè, s'èron pas jamès enta dise desacourdats. Ta plan, prou süén quauquo petito nuo caminauo pou cèu de
'amistat.

�193
Acó perbepguèuo de ço que la hénno auèuo up mâchant agèr ; mau
afargado cado jour, trop empesado le diméche.
Èro pas blapco, la praubo hénno, mès acó rai, en poudèuo pas mès se
s'escaijouc dehòro quand pintrén les mèrlis. Les ans e la péno —
empramoo qu'èro balénto, —l'auèuon tabé tant-che-pu crouchido.
Up jour d'aquéstes, diuèuo ana à uo hèsto.
S'aprestèc, e enta sembla pas tant gauto-frouncido s'esplandiscouc uo
brico de poudro per dessus la figuro.
N'i boutèc tròp ; aurén dit que s'auèuo bourdissat le nas diguéns up
sac de piastre.
Soun òme, mau gracious, gaho le balejoup e le ba 'spounseta les pòts.
— Es pèc, ou qué ? ça dits la hénno en coulèro.
— Nou, suloraéns sabés bièn qu'àimi pas la poubéro per dessus les
mòbles.

X. —

I

bién prou boun atau

Un òme aimauo le boup bip ; Paimauo à dejuna sense aigo, à dinna
coumo le boup Diu le hè, à soupa tout blous.
A Penténe à dise, la bisto de Paigo le hasèuo passa per dessus coumo
qui diré uo herou de frèbe.
Aquét òme anauo hè journaus entas besis ; tabé, quand le s'apariauo,
embarrauo toustép à Pauanço quauque goubeletat de mès diguéns l'armari de Pestoumac.
Atau poudèuo bése à bépgue e résista à la sequèro.
Up jour d'aquéstes, le mandèn enta chascla garrics.
A dejuna, le Moussu boutèc sur la tauló uo pinto de bip e up pitchè
d'aigo enta poudé hè l'abarrejadls.
A cado mòs, up goubelét de bip dus còps miéi, e en un arrép de téns
la pinto se büeitauo e le pitchè. demourauo rasé :
Le Moussu, up pauc sarro-brouquét, n'auèuo mau de có.
— Jésus Maria, se pensée, aquét diable d'òme diu auè pe Pestoumac
up trauc de taupatèro.
— Coumo le troubats, ça dits, aquét bip ?
— Boun, réde, ça dits l'òme en tout bedousseja.
— E bé, dambe mintat aigo, i encüèro milhou.
— At crési.
— Se bous hè plase d'ac ensaja, bous derrenguéts pas.
— Mercio.
— Perqué?
— Enta up foutut paisant coumo jou, besèts, i bien prou boun atau.
(A segui)
Parla de Saubinh»c, c. de Loumbès (G.)

H. DAMBIELLE

�194

Árr©pr©Mbès etet íén&amp; hìêìh.
I. Ârrimats ou assounançats
1. Et que louiigo la demòro, bèro le bérì, —
E quauque còp, arréiì.
2. Et que escouto en es cantous1
Escouto sas doulous.
3. Et que léngo a
ïa Roumo ba.
4. Et que nou s' asardèc
Era mar nou passée.
5. Bètch è bèro que s'amassèren ;
Quan nou auéren arrén, que s'apatarrèren.
6. Dab era mainado è 's embriacs
Qu'es saben eràs bertats.

2

7. Que nou i-a netòrt ne boussuteh
Que nou sío courroumputeh.
8. Ta grata è mindja
Nou i-a cap qu'a coumença.

II. Sense 'rrimo
1. Bèt ben s'estáubio3, ét que nou l'a»
2. Et que ouro passo an empénh(.
3. Que i-a díos darrè Cadiro5.
4. Era bertatch nou a cap qu'un camin.
o. Era mentido nou duro cap dinquio qu' era bertatch bén.
6. Et diable que hè rt pecatch, è Diu qu'eu discoubrich.
7. En souce cajutch 7, tout le moun que hè esclétos 8.
8. Be eau que sio bach etch huée qu'etch hum nou sòrto.
9. Eras esclétos que séllon9 at souc.
10, Loung coumo era hame de match.

�195
11. Et car untatch

10

que bo courre.

12. Et bastouD ja demoro darrè 'ra porto.
13. Touto pèiro qu' eu hè cantoun.
14. Que durarà coumo et trot dej ase.
15. Era hame n'a cap güélhs '.
16. Qui dròm minjo.
17. De un tròp, è de cént nou prou.
18. Er' aigo taj aigüè

|S.

Nou-s perdésson, les cüelhéc « Letsandro de

CAMARANH ».

Parla dej Espitau é île SOéch, canloun d'Aspètch (H.-G.).
NOTOS.

—

I. Coins. — 2. Ivrognes.

—

— 5. Cagire (montagne). — 6 Tronc. —

blent. —

1Ü.

Oint, graissé.

les ». —

12.

Evier.

—11.

Ukk £S

3. Economise. — 4. An propre, « pousse ■.

7

Tombé

— 8. Des copeaux. — 9. liessem-

En fr., antre image : ■ Ventre affamé n'a point A'orcil-

£F&gt; 4^ OL3L £2 ^
[MENCIOUN

AUNOURABBLO]

Couneguèts pas le Paris, le nòste besin, le Bernat d'Enlèbe que s'apèro ? Pracó i pas un òme ourdinári.
A un estoumac dou diable, s'abaleré un ase de trauès. A tabé aquéro
manio de paria à tout prepaus ; aqulu perqué l'apèron enta nous-aus le
Paris.
Un cop qu'èro au marcat, pariée as camarados 40 sòs que se minjeré
uo bintlo de sardinos : acó dit, acó hèt.
S'amèuo enta la marchando.
— Me boulès decha minja sardinos per bint sòs ? le digouc.
— Oui, oui, brab' òme, ça dits la hénno.
Le nòste Bernat estèc lèu à l'òbro. Le téms de las bése, en dus mòsses
èron abalados.
Le barricòt de las sardos s'abachaue i l'òme nou semblauo rassasiât.
— Quan bas béue? le dits la marchando.
— Pas en aquéste barricòt, respoun lou Bernat sense rise.
La hénno espaurido le tournée les 20 sòs.
Un còp tabé, pariée que le tenguerén pas per las aurélhos ; las auèuo
bèros è larjos pracó, è le que pariauo damb ét, le Bernat, auèuo bouno
punho.
Le pári èro de 20 francs ; 20 francs entau Bernat, qu'èro la fourtuno ;
le còp en balèuo la péno.
Le Bernat dounc de segouti le cap ; l'òme tenguèuo boun.
Mès 20 francs èron à ganha.

�196
Le Bernat, d'un còp séc, s'escapèc, mès en decha uo aurélho en las
mas de l'òme.
Auèuo ganhat quan mémo le pari, mès auèuo perdut uo aurélho !
faria de I.oumbès (Gers).

AlMÉ GRAMONT.

COINTRIBICIOIN tara REFORMO del CALENDRÌE
(Actualitat)
ì

Ui) d'aquéstes darrères díos, qu'èi augut counechénço pet « Petit Journal )) d'un artigle de Moussu 'r abat Moreux, Dou der Oupserbatòri de
Bezourgos (Bourges), que parlauo d'un proujèt de Reformo det Calendriè.
Que l'èi lejut dambe interès premou qu'em plats, premou tabén qu'aimí
eras causos d'aquét òrde, simplos è praticos.
Alabéts m'èi pensat que dilhèu pouiríoi presta 'ra mio imaginacioui) ta
uo coumbinesoun nauèro det nouste sistèmo de counda 'nta dibisa 't téms
d'uo faiçoun que nou cambie rér de ço que edzisto, més proucurant taplai)
facilitat de memòrio pet mouièn counegut deras generalitats. P. ex., se
cado més a 30 díos e s'ei dibisat en 5 « siesénos » de 6 dlos souloméns,
et dilus sera tousténs et mémo dío 5 còps cado més ; et dimars, dimècres,
ditjaus, diüéndres, dissatte, 'ra mémo causo; 1 — 7 — 13 — 19 —25
('ntat dilus); 2 — 8 — 14 fntat dimars). Nou suprími pas et diménche
(souiíque de nòm) pusque au counfoundi dab cado dilus, premou que cau
qué V annado
366 dios) sio arrepartido en 61 siesénos pòc ou prou
edzactos.
Arremarca, de mès, qu'et noumbre 6 dibíso edzactoméns 30, 360 è 366
(annado bissestilo), tandis qu'et noumbre 7 nou dibiso just ni 31, ni 30,
ni 29, ni 360, ni 365, ètc. En adoupta 'ra sieséno at lòc dera semmano,
on esbito qu'es díos de uo mémo semmano síon à chibau sus dus mésisi
è toutos eras siesénos, toutes es mésis, toutes es ans qu'amíon díos de
mémo nòm, tout et lounc der' annado. Aquét gran auantatge d'escaíenços
fltsos nou s'arretroubarío, en boulé counserba 'ra semmano de 7 díos,
qu'ara coundicioui) de hè 13 mésis de 28 díos cadun, en tout 364 díos,
(malurousoméns Madamo 'ra Luo nou a pas jamès boulut hèt aquét 13m0
tour de balso), ou d'aué, après 2 mésis de 28 díos, ui; més de 35, ço que
serio irreguliè autroméns. Arréi? at countrári de mès arreguliè qu'era
sieséno. (Béi ci après et mèn tablèu.)
De més à arretéiîgue : o ou 6 dios de « rabiòt », per an, qu'arrepresénton es díos que, d'après « era Sento Escriüturo », empleguèc Diu 'ntar
1. Et nosle nauèlch Counfraí, M. 'l capilani Escrivant. deBlajan. que mous coumiinique
aquédj artiggle, qu'óm legera dabb inlrès. Era

Bouts dera Mountanho que nou pòt que

ganha à bei multiplicà-s et noumbre des sòs coulabonrailous. Ou'aquésii souloméns eusajen de proucura-u aicsious nauères.

�197
establissimént det moun, è atau après poudéc arrepouda-s et 7
et prumè dio (dilus enta nousaus)
deia sieséno que seguis, è atau tousténs pendént 61 siesénos : cado dilus
sera heurè.
Damb' aquét sistèmo, et més de
herüé (12mo) at lòc d'è ste toustém

~
■

S
uc
OC

gaherlo 30 dios coumo 'ts autes
méses, mès que serio seguit de 5 ou
è dios de « rabiot » (acó depént :
bissestilitat), qu'es Arroumas àperauon coumplementaris, è 's Grées
« epagomenai )), ou « epactai »,
d'aoun « epactes », enta representa
'ras Saturnalos coumbenciounalos
(carnabal) de cad'an.

I

I

I

4^

pp»

j-1 dissatte
^
H
o
c
a
Al-[+5 Diménch.
j» ^1
a _|_
*g
+ +
3- -&gt; dilus (ûim.i
oCD
•"3

H
C

.

CD

^

^
-a

2
^
3

CD

2

Er' arrebrembadís dera « creacioui) » bau bien sampa tout aquét
tapatge !
Esplicaciouiî de mès: en 1913,
mars a 5 diménehes (dissatte ei prumè
dio), alabéts es 0 diménehes transfourmats d'aquét més, amb' et dissatte, mous serbiran taras Saturnalos
de cad'an, det prumè at siés, (dinquo et ditjaus qu'apereram dilus),
se nou bous countrario pas.

3
S

5

o

**.\

de 28 ou 29 dios coumo d'autes côps,

,

c.-à d.

"

^
;
:
I

'•
o
o
o,
°
g

1/1
CD"
'

:

.

:

1

J

ce dimars

OC

U

^ d:
dimèeres
;
d
ditjaus
d
^ diüéndres
à
g
O

"ri- di
IjS dissatte
i~
+
+
dl
g dilus
(Dim.)
çô

"

:

:

OS
OE

:

:

—
g; Adimars

„,

w dimèeres .
g:
'

X
^
c
S
g

2

°

o"

w

Sf
CL

S
o
g
c
cr
?

a.
S
g"
CD
—

S ditjaus
~i di
diüéndres
ce
^ di
dissatte

5' "t
+ „

+
S dilus iDim.t

§"

-!- di +

"&gt;

£g dilus iDim.)

Per acaba (atau dilhèu em pénsi
aué arreiissit et « Calendrier perpétuel ») 5 dios de trebalh entre cado
dilus (diménche). Arréij de cambiat
det calendriè de &gt;( Juli César » ni
tapòc dera Reformo Gregouriano :
— tout demoro. —
Nou cau que cambia « tant-se-pu »
eras hèstos (autes côps bariablos)
en autant de hèstos fltsos pet mouièn
des 61 dios heurès (diluses) at lòc
des 52 diménehes que couneguém
tOUtS.

g
5r*

sS
s,
ça
S
ce

cr
|"
c'

^
c
c
en
**

e_
E.

^
C
s

ET

ET

0

^
53
ë
cr
CD.
g3
0

CT

a

CD

g.
•-3

Ce

Et trabalhadou que ganho dounc

&gt;

p

CD-

•-3

«-H

E3-

O
S
cr
Ç"
CD
™
-3

5-H

~
ce
2
CD3
3
CD

O
™*

PD

—

CH

euCD-

O
Çj?

CDg3
CD
"

«au 9 dios de coungèt de mès, è, surtout, que s'arrepòso après 5 dios de

�198
trabalh ; dounc que nou hè, at mès, que 40 ouros per sieséno (eras hénnos 36 ouros) è nou auém cap besounh dera « semmano angléso ».
Aro, se ueitats et calendriè de 1913, aquét noumbre toutau de hèstos
qu'arrespoun parfètomént à- toutos eras necessitats è à toutes es desis
dera nousto Glèiso Roumano, 'nta 'ras suos ceremounios acoustumados.
— Alabéts?...
N'ajéts pas pou d'aquéro teourio que sémblo tout d'un, còp rebouluciounario. Oun bedéts qu'et diménche pusque èste suprimat ? Acó nou ei
qu'un mòt que poudém counfounde dambe un aute dio, quin que sio,
sénse troubla digus de serious, bertat? Ta dise 'ra causo autroméns,
diménche, en aquét sistèmo, que debén u;f escai (un surnom) aplicabble
at dilus pes crestias, at dissatte pes judius, at diüéndres pes mahoumetas, se bòn, ço que les mét à toutes d'acòrt.
Numa, que bous ac digui en passant, estèc et prumè refourmatou det
Calendriè : at lòc de dèts méses de 30 dios, qu'en boutée 12. Mès qu'auée
et tòrt de plaça Jè è Herüè prumè e segount, ço que héc que Setéme,
Ottòbre, Noubémbre è Decéme benguéren 9mo, 10mo, Um0 è 12m0 mésis,
countrarioméus as noms que pòrton. Nous-aus que coumençaram era
nousto annado pet més de mars coumo héren abans Numa, premou
qu'et més de mars ei per nous-aus et més de Dfu entre touts : Passioui),
Ramèus è Pascos.
E toustém atau per tousténs (calendrier perpétuel).
Que bous saludi bien coumo eau !
Parla de Blajan, Ilaut-Couménges (l·l·'·-Gaicuno).

Aquét Demoun

de

ESCRIVANT.

Tchintcho !..

I. Tchintcho

Que le bous ai à presenta :
Up droullòt de doudze ans, ensus coumo iou puts, traput coumo iou
saco, lèste coumo UIÎ mounart e biéu coumo iou sèrp.
Iou figuro nou sabi ce quin — deslougado. Et nas d'un coustat, era
bouco det aute ; es üélhs à chibau, pratiéu alla.
Mès, quin nas ! Quines üélhs ! Quino bouco!
Nas agudat coumo un bée de trauco-sègo ; üélhs d'arratoun, asludénts
coumo Iou diabble, bouco hienudo duntio 'ras aurélhos — còp de pico at
bèt trauès dera machèro...
Enta agrémenta tout aqueró, un cap tout bousselat, auta pelut que iou
prado de Nistòs; iou pèt de chòlou, de taupat, — e atiéu qu'auét et
pourtrèt de Tchintcho.
Que nescouc en Auentinhan de Nésto d'un pai techenè e de iou mat
lauandèro. S' èro arrenoumat, sa pai, coumo techenè, n' èro encaro mès,

�199
at segu, coumo pescaire, cassaire è countrobandiè. S' èro arrenoumado,
sa mai, coumo lauandèro, n'èro encaro mès coumo pelejairo, tracassièro e
machanto léngo.
Tchintcho qu'eritèc det un e der' auto. A très ans — n'èro pas encaro
mes haut que iou capourro — que gahauo deja eras trüétos pera cüó ; à
côps de calhaus qu'astourdiô eras pesquidos en Pountét, à côps de calhaus
tabén qu'englahauo es parrats 'nés palhès det camin ! massacres qu'en
hadió, è, cado dië, s'en tournauo ta caso dab sénlos courdelingos de pesquidos e de parrats.
Quan nou pescauo ou nou cassauo, hadió 'ra péto dab ets autes droullòts det bilatge. Mâchant coumo 'ra galo, aquét bespiroun cercauo toustém chicano à quaucarrés ; s'arribauo ats aspatacs, tirauo toustém à gaha
's pèus, à draba 'ras camos ; s'es bedió foutut, se nou s poudió ascapa-s
at mès courre, qu'arreculauo de quaucus passes, s'amassauo ço que troubauo — taròs, pèiro, poubas — e tout hè 't arrèüélh que didió à soun
antagounisto :
« Üè, tampis, se t'aprèssos !.. »
L'au calió plan dicha, per fòrço... E Tchintcho que s'en tournauo ta
caso tout achieoula, et nas ensus, 'ras mas 'nas pòtchos.
Coumprenguét plan, amics legedous, que quant òn se tròbo, coumo
Tchintcho, ta fabourisat pera naturo mouraloméns e flsicoméns, n'ei pas
dificile d'astablí-s iou reputacioun — sustout en un bilatje coumo Auentinhan. At cap de très ou qüat' ans, Tchintcho que debengouc et ourgulh
det nouste cantoun, e, deras abenturos de que l'au arribèren, qu'astèc
célèbre de Madéros à Labarto. ■
Qu'ei aquéros abenturos dé qu'em sòi proupousat de coundá-bous. E
que bau]coumença cop-séc.
[A segui).
Parla d'Auentinhai) (H.-P.).

Lllis

DE NOUGTJÈS.

Edj Armanac dera Mounfcanho ta 1914
Et nòste Armanac dera Mountanho que bén de paréche ta 1914.
Engüan, que a 16 pages de mès (64 at iòc de 48) ; mès illustrât qu'ét de
1913, que balhe es imadjes de düés felibrejades. [Qu'arremerciam le
Journal de Saint-Gaudens, le Télégramme, Luc hon-Thermal, è 's
Reclams d'aué-u anounçat.]
En aquéste N° doubble dera Bouts, es artiggles que seguéchen (è,
tabén, quáuqui « Arreproubès det téns biélh » : béi ci-dessus, p. 193) que
soun tiradi d'aquédj Armanac. Atau, qu'en balhen iou idèo ; atau, tabén,
es düés seriés « Coundes cliérts » è a Coundes det Couserans » qu'es
troubaran coumplètes ena Bouts dera Mountanho.
As nôsti Counfrais, aro, de plaça-n tant que poûsquien (à 0,15 — très
sòs —cado A rmanac). Era Bouts qu'ei hèto tas Mémbres è 's Abounats.
Edj Armanac qu'ei hèt tat pòbble nòste, ta hè-u counégue è aima es idées

�200
felibrénques. — Que s'i trôbe tabén p. 2 un « Bulletin d'adhésion » :
Cadur? des noti Counfrais qu'en deuerié proufita ta ganhd-mous adesious nauères ta 1914.
B. S.

(Gasccunada)

Très Barousséses que hadian et tour de França en tout canta. Arrivats
en ua vila det Céntre, que houren aprehendats pera poulicia... Un coumessári que demandée à cadaiin ce d'oun èra :
« Jou », ce dits et prumè, « que sò d'ua vila famusa, d'ua vila de nau
portas. » (Samuraw).
En efèt, à Sarnurai] que nou i-a que nau maisous : Dounc, nau pòrtas.
— « A vous », ce dits et coumessári at segount.
— « Jou que sò d'un endrét que nou-i pouj om entra nè per mar nè per
tèrra. » (Barauvaca, en francès Bramevaque).
En bertatch, aquét biladje qu'ei vastitch sus eras pèiras.
Et coumessári entourròga et darrè : « E vous, d'oun ètch ? »
— « Jou que sò det més vèt païs de dessus era tèrra. Qu'ei pouj-om
minja, béue, loudja-s sénse cousta-n arrén. Se nou ac boulét créi, anat,
ta Sòst. » —
A Sòst qu'ei soun ei dej Oste, ta servi à minja ; ei dera flont ta servi
à véue ; ei dera Carrera ta loudja...
Parla de Barrera, canlttui) île Maulioui) (II.-P.).

J.

SOULÉ-VENTURE.

PETOFIOS è MARÉIS. — V.
Chai que tourno det Marroc. Que coundo ço que s'a passat. Mes
qu'es eau meflsa : despuch que las se sap hè, nou s'en croumpo pas nada.
— « U còp », ce dits, h qu'em héren puya sus u ausèt boulant, bé
sabét, uo mecanico d'aquéros nauèros qui hèn tant de mirágles è tant de...
mourts. Qu'em dichèri hè : quan eau que eau ! Que mous ayéuon arrecoumandat de boulá decap à haut ta 'rrecounégu-e et païs è 'ts ègues det
enemic. Be puyèrem, be puyèrem at-dessus deras broumos, be puyèrem
enta Diéu, be puyèrem enta Diable, talomén qu'era lèrro nou mous semblauo pas mes grano que uo auéro, è que mous calou guinha pla just
ta tourna-i à caye.
Paria d'Anéros (H.-P.).

J.

DASQUE.

�201

La CQunsulto del Mouliè
— Bé m'abéts pla coumprés, ça répétée le medecí à Jousèp del mouliè,
enda güari le bòste estoumac, ré que lèt..., e cap de bi.
— Cap de bi! Cap de bi ? ça fle Jousèp estabournit. E quan ajo séit,
que beberè ?
— Aigo blousso 1.
— Aigo

blousso,

moussu ? Nou la pouderè pas engouli. Tant de

téns a que nou n'è bebut. E píieich que m'e 'stado defensado.
— Defensado ! E per qui ?
— Per papai.
— Que boulets dise ?
— Escoutáts-me se bous plats. Le praube de papai, — debant Diu sio !
— qu'èro mouliè. Ja sabéts que les mouliès, de maneja fario, an toustém
la gargamèlo eichuto. El, le praubas, que la s'arrousabo suénh, süénh le
dio al galét'2 del pòrrou3. Jou, coum'üo mainado qu'èro alabéts, m'afartabo
d'aigo. Un dio, escanat de séit d'abé trop foulejat, que m'èro aloungat al
bord del besal4 and' abeura-m d'aigo frésco e claro. Les pots à flou d'aigo,
que m'arrairabo

5

à mira las aréos saulüéijcos(i que le soulélh fasio gremi-

7

lheja al dijous. Pouf ! Uo butado al cap m'estabournic e me fie trempa
nas e üélhs. Piieich üo ma rudo me plantée aichus pè, e la bouts irado de
papai me retrounic à las aurélhos :
« Escouto, tantôt ! que t'ac passi per üé. Mès, que jamès mès nou
t'arriba cap de tourna fè ço que bies de fè. Quan boulgos bébe aigo, nou
la prénos pas jamès al dessus de la môlo, que la pouiríos arresta... en
eichecan le besal ; béu toustém al dijous des roudéts. Mès, se bos èste ui}
boun mouliè, escouto e retié pla ço qu'et bau dise : « L'aigo qu'é enda la
môlo è le bi qu'é enda '1 mouliè ».
J.-M.

Pailj de Massât (Ariéjo)
NÙTOS.

— I. Pure (sans vin). — '2.

spéciale. —. 4. Canal
— 7. Scintiller.

de moulin. --

5.

Goulot (de côté). — 3
Je me retardais. — 6.

SERVAT

Vase de verre de forme
Les

grains sablonneux.

Malaventura de très Soullats
(Dabb iaulecounde, Dipl.òmo d'An nou en

1913)

Très soullats qu'es passejauen couma deguroudi 1 hora de vila d'aun
èren en garnisoui). En passa at près d'un bourdalat, que veiéren en
aubiatje2dus porcs grossi è grassiàhè gòrja3 d'aueitá-les. Decamii?'1, ja-s
cOumbenguéren de pana-les-sé et sé madéch. Ta poudé hè 't furt sénse

�202
pòu d'arrén, que s'aueitèren à-drét era pourciíigla5 ; que toucaue en camin.
« Anét, ta haut' oura », ce s didéren, « que tournaram toúti très ; que
haram up hournét en aquésta parét de darrè ; puch, edj up de noud-áuti
que se hicara ta hè sourtí tout dous es pòrcs, es auti dus que les güararam
à pas, è quan sortien que les couparam et còtch tab es sabres ».
Tau dit, tau hèt. Quan dauen es doudze, es très gourmandáci que s'arremetéren7. En un birat de güéls, edj espic8 ja houe traucat, è 'dj un des
soullats, et mès eslurriat, que passée couma iia sèrp ta 'na hè sourtí 's
touchinous9... Ba-i ! Quan es pensée èste at eap, nou trouvée diabla pòrc.
Cerca que cercaràs : et jas, büét !...
Qui mau nou hè (per nou poudé) mau nou pénse : et prauve bòhou10 se
bou-n tourne pet madéch hourat, sénse dide arrép as dus lairüicí1( que
güarauen up de cada coustat. Encara nou tirèc etmoúrrou 12 qu'aéc et cap
en dus tròci.

« Lux ».

Faria viélh dera Vat de Güélh, c. de Luchoun (II.-G.)
NÒTES.
— 4.

—

i. Heureux désœuvrées — 2. Dans le pare. — 3.

De suite.

-

5.

donner envie d'y mordre.

A

Soue. —6. Une brèche (en forme d'un trou de four, litt.) — 7. Se

rendirent. — 8. Pignon, paroi verticale. —
coquins. — 12. Trogne.

9.

Porcelets. — 10. Bredouille.

—

II. Fieffés

ARA HOUN DERAS HADOS
(Diplômo d'Aunou

"A--^HMïïáe-tasHa4os
ta Hmnde-tasHa-ilos ,G™-y^,b
,Gtu-jidts,Dè&lt;-iosmai
-&lt;osttic -TM&amp;
'A
Ara Houn deras Hados,
Gouyats, bèros mainados,
Bepgam
Beifgam de boü maiti
Ta rise è-s dibertl.
1

Eros brouchos machantos
Que bon hlii noustos cantos ;

Ta

ÙSÇK

oti-far-ti— E-—

Dansém dipqu'at iugrá 2:
Dous qu'éi et hougará 3.
Ayam bounog pengados
De

^

,

d amQU floucados

.

Dansém è cantém touts :
Qu'èm counténs, qu'èm urous !

Parla de Banhéros de Bigôrro (H.-P.)

J. DE CABADUR

— Era Houn deras Hados qu'es trobo en Mounlaliuét (d'autes côps
Mountocrabardo) ena Mountanho det Bedat.
NÒTOS.

1. Sorcières. — 2. Li planète Véuus. — 3. Fougeraie.

G O XJ N D E S

G U E R X S

I. Sense Lum
En up pôble dera Bal d'Aran, quin nòm nous eau eará, er' ámou ' de
lia casa prepguéc era lum, ena belhada, è s'en anèc enta 'na béi es
mátchous2 ena bòrda que auíen agarrada3 tam era casa.

�203
En arribà 'na bòrda, un mátchou que tirèc Ua pernada '1, è amourtèc era
lum qu'er ámou pourtaue ena man ; alabéts se metéc à cridà, tant que
poudíe, ara siia hénna :
— « Tònha ! 0 Tònha !... Hè lèu ! bacha 'ra lum !... »
— « Que i-a de nau ? » respounéc era sua hénna, de naut estant.
— « Et mátchou que a tirat ha pernada ; è nou sábi se m'a toucat à
jou, o ara parét !... »
Parla det miéi dera Bal d'Aran
ÍSÓTF.S. —

1. Maître. — 2

J. CONDÓ-SAMBEAT

Mulets. — 3- Jointe, d'un tenant. — 4. Ruade.

COUNDE

DERA

NÉSTO

Et Senhou, et Mounye è 't Mouliè
a

En castèt de Sén-Lauréns, et darrè senhou, Moussu de Bellegarde
(Gabrièl), mourt en 1719, sénse pousteritat, que passauo soun téns à
París, ena court det arréi, tout à sus plasés. U còp cad' an — encaro pas
toustém — que tournauo enta Sén-Lauréns, magre, aslaquit, enta beiigué-s arrehè.
U mounye, gros è gras, que disiéuo era misso ena capèro det castèt.
U bou dio et senhou qu'arrepcountro et mounye qu'es passauo ed ofici en
parc. Yclous de beié-u ta galhard è ta bèt, et senhou qu'es digou en ét
madéch : « Beam se poúsqui da quaucus soucis ad aquét mounye è hè-udebara aquéros meméros (.
— « Moussu l'abè », ç'au digou, « n'auét pas ed aire de hè-bous mail chant sai)g, nou bous fourçat pas tròp en tout prega Diéu. Enta dá» bous u chunhau de trabalh, que bous bau pousa tres questious. En u
» an de üé qu'em saberat da era 'rrespounso.
» Qu'em diserat, enta coumença : 1° ço que bàli ; 2° ce quant péso era
» luo ; 3° ço qu'em pénsi. Se d'ací en u an n'auét pas troubat era 'rres» pounso, que serat penyat ena oumo dera Prado , sense quartiè, ni
» grácio. »
Et senhou qu'arrepart enta Paris. Et praube mounye, tout espaurit,
qu'es bouto à cerca per touts es libes eras soulucious deras tres questious
Après aué passat fòrço néts blancos è minyat fòrço hum de halho, diablo
causo nou troubauo. Et chagrí qu'au se minyauo, et téns que passauo, è
de péno et praube mounye qu'es houniéuo coumo u heritou2, tout courre
camis è sendès.
U dio, qu'es passeyauo det coustat dera moulo 3 biélho det castèt è
qu'arrencountro et mouliè. Aquéste qu'au te dits :
— « Qu'auét, Moussu l'abè ? que passat bien aferat, et chapèu de trauès
» Qu'ei ço qui bous tracasso ? »
— « Praube mouliè, era péno que se m'arrouganho. Despus bèt-dáuit
» u an que calculi enta 'rrespoune à très questious que m'a balhat et

�204
» nouste senhou. E n'ei pas tout : se n'èi pas arreüssit quan tourne, que
» serèi penyat ena oumo dera Prado ! »
— « Més, Moussu l'abè, be eau que sion bien dificilos aquéros ques.
» tious? Dilhèu, se las me hèuot counégue, bous pouderiòi da u bou
» counsélh. A-bès côps, yén bèstio que hè quilhos4; ets mouliès que
» beyém tant de mounde, qu'en enteném de tant de coulous... »
— « Praube 'mic, n'ès pas capable de tracta aquéts aquéts sudyèts, n'ei
» pas biando det tué 'stoumac. »
— « Digat toustém, nou bou-n coustara pas arré. »
Alabéts et mounye qu'au te dis eras questious.
— « Moun Diéu, Moussu l'abè, pôc de causo bous embarrasso ; n'ei
» pas diflcile de sourti-bous d'aquét mâchant pas ; que bous prouméti de
» tirá-bous d'entrigos. Beijgat enta caso auta dáuit5 qu'et senhou sio
» tournât. »
Et dio dera 'rribado, et mounye qde s'arremét ena moulo.
— « Moussu l'abè, balhát-me bôsto soutano, bôste chapèu,'bôste libe,
» è demourát-bous ací ».
Et mouliè qu'èro dera madécho talho qu'et mounye, è bèt trôs màgre ;
qu'anadauo ena soutano ; qu'et part decap et castèt, et chapèu sus et cap,
et libe debat et bras.
Et senhou qu'au t'apèro, è qu'es bouto 'rrise de béye et mounye ta
magre :
— (( E douiic, moussu l'abè, bous brembat de ço que bous èi proumetut ? »
— « Oui, mounsénhe ».
— « Que béi dap plasé que n'auét pas eijgrechat despus eiigüan passat.
» Cau qu'ayét bièn estusiat. Beyam que bat arrespoune aras mias ques» tious... Quant bàli ?» —
— « Sénhe, qu'èt u gran mounarco ; mès, ta plô madéch, n'èt pas ta
» gran qu'et hilh de Diéu, Nouste Sénhe Jèsus-Crist ».
— « Aqueró qu'ei bien bertat ».
— « Ett hilh de Diéu qu'hou benut per trénto déniés ; boutém qu'en
» balhôt binta-nau... »
— « Pla respounut ! Mès aro disét-me quant péso era luo ? »
— « Era luo qu'es coumpôso de qüate quarts, ets qüate quarts que
» hèn era liéuro, douiic era luo que péso üo liéuro ».
— « B'èt quaucu diable, mès ye bous demouri enta 'ra darrèro ques» tiou. Digát-me ço qu'em pénsi ? »
— « Sénhe, que bous pensat parla à u mounye, è que parlat à u mouliè! »
En madéch téns nouste ôme qu'es tiro 'ra soutano è dab et coustumo
qu'auè debat — tout plé de hario — que hè dus o très entrechats deuant
et senhou que s'estufauo d'arrise.
Moussu de Bellegarde qu'es pensé que se u mouliè ero capable d'arrespoune à parelhos questious, u mounye nou serio pas més embarrassât.
l'aria de Sen-Laurcns de Nésto (H.-P.)
Fr. SOULÉ.
NòTos. — 1. Ici, « double menton .. — 2. Frilon. — 3. Moulin. — i. Au fig , • réus»
sit ». — 5. Aussitôt.

�205

BI AHORCV DE PA I- BOU
Trico tròco, trico tròco, Mariou dab eds escloupous, però passado
ensus, bouhan coumo u tachou 2, qu'éntre 'nacousino, oun s'arréme8 darrè
't cachou dera sau :
Sa Mai. — « E de que as pòu ? »
Mariou. — Pai-Bou que dits us mòus4 pero bòrdo enla ! »
Sa Mai. — « Yè be sabes qu'en dits tout diò. »
Mariou. — « Oh ! nou soun pas es de tout diò. »
Sa Mai. — « Que percó ei pòt aué ? » E que passe tara bòrdo.
Set oures è méyo beiiguèn de da 'na pandulo ; bèro-pous'á Pai-Bou
s'ère sayat à moulhe, è Mariou, tau uo gato,fs'ère arremetudo ta herrupa»
beth gloup de lèit herésco. Mes aquéste maiti, Pai-Bou qu'a troubat
eschéc, at fèt chucat, et braguè de Guilléto : anét passado, et bederou
qu'a hèt crouchi 'ds armilhous 0 qui-au tenguèn 'na 'staco, è fièr, sa courèro 7 'n còt, à mòdo de couliè, que s'a poupai touto 'ro lèit...
Tentât, més que nou bò dise, Pai-Bou que hè tringuilha8 us « Péts
de Perigles » !... E Mariou de huye, touto herido de pòu.
Sa Mai, passado tara bòrdo, damande à Pai-Bou ço que i-a de nòu :
« 0 », ça dits, « guèro 'ra terrino touto pio de büéit9... Pas u soul
esguit soulomén eno sòntho {° tara dròllo ».
E Pai-Bou tourne hè peta ues « Arrélhes de Perigle » capables d'espauenta à Lahiro madéch. E qu'es lamante : « Qui-auré creyut qu'aquét
grapaut de bedèt, nescut délaye, ausse poudut hè peta 'res astaques : quin
beròi empathuc " que bò aué gahat !... »
Sa Mai. — E oun ei? »
Pay-Bou. — « Que l'ai boutât en barralh.
»
Sa Mai. — « Yè, b'ei sadout coumo û houroutye 13 ; nad empathuc
aura. plo bé qu'au bo hè ; det lairou, quin dròm à plasé !... »
Pai-Bou. — « O, tu qu'ac bés tout à l'aiso ; se nou s desahoule dauit u,
nou sera qu'u sac de bèrmes, è que nou-n boui carnussis eno mio bòrdo;
nou sòi pas d'aquéts qui tantòs hèn sadoura 't bèstia dintho que soun
ardouns, tantòs lous hèn cadera de hòme dintho que soun plats coumo
uo lòzo l5. »
Sa Mai. — « Aném, aném, papai, nou pensét mes adacró, benguét
dejuno. »
Pai-Bou s'en ba minya 'ra soupo, mes qu'ei u chunhòu enquièt, que
guerde de cado coustat, coumo se cercaue quaucus. « Mariou », ça dits
ara fi, « oun ès ? »
Mes Mariou, bèro-pous'a, ei sourtido de darrè 't cachou dero sau;
tapèc qu'entén à Pai-Bou, que s'arremét16 à petits agaitous &lt;7, coumo u
ouzèt quan sòrt de dabat 'ra hüélho après uo periglado, è qu'es presénte
dab qüate boutous d'arròso eno mò :
Pai-Bou. — « Ès fathado ? »

�206
Mariou. — « Nou !... »
Pai-Bou. — « Béne ». E que la hape, la-s mét sus es youlhs. Mariou
qu'au boute dus boutous d'arròso eno boutüèro det gilét è dus autis eno
ay hèro 18 det tricot, pus tout dous en aurélho qu'au dits : « Nou-n diseras
pas nat més mòu ?... »
E Pai-Bou d'arrespoune :
« Nou foutre pas, sies traijquilo, diable mes nòt en diserèi ! »
Parla de

arrancouli

(H.-P.)

« SüDÒNO D'ASPI.

»

NOTES. — I. Tapage, scène. — 2. Blaireau. — 3. Elle se cache. — i. De gros mois, des
jurens. — 5. Humer. — 6. Liens. — 7. Collier de bois. — 8 Résonner. — 9, Lut,

« pleine de vide

.. — 10. Vase à

12. Partie close de J'écurie. — 13.

traire. — 11. Embarras

gastrique

ou

intestinal.—

Peau de moulon cousue en forme de sac et gouflèe

d'air. — !4. De suite. — 15. Une ardoise. — 16. Elle arrive. — 17. A petits pas, en
regardant de tous côtés — 18. Boutonnière en forme d'anse

COUNDES DET COUSERANS
XIII. — Era Mounino

è 't Grapaut

Un maiti era Mounino è 't Grapaut qu'es troubèren amasso at houns
de io mountanho pla nauto que les birauo de béde ets prumèri rajous det
souléi nechut bèro-'stouno-á.
— « Pariém quaucarré », ça héc era Mounino.
— « E qué? », ce respounéc et Grapaut.
— « Se qüau de tu o de jou sera et prumè enda béde et souléi... »
— a Ta pla madéch, è coumo boulhos », ce héc et galapat 1 plé de counflénço.
Sense pèrde un moumént era Mounino que s'arrapo à courre debés et
cap dera mountanho, pla seguro que d'aquét pè et galapat nou poudera
cap segui-lo. Que boutée io ouro. Arribado at cap dera mountanho, qu'es
planto debés et souléi que rajauo, que s'arrebiro debés'et houns enda
béde soun desroulat councurrént.
Aquéste aute còp2 nou s'èro cap boudjat, que s'estirauo pet sòu è que
parauo era panso at souléi despuch io ouro, tout just et téms qu'era
Mounino auio metutch enda sourti, o mes lèu enda demoura-s ena oumbro.
Quan era Mounino li cridèc enda anounçà-li que bedio et souléi nechént,
et Grapaut, sense bouluda-s3, que li respounéc:
(( E jou qu'eu bédi despuch io ouro que tu ès partido !.. » —
Que sápios qu'et souléi, quan nèch, que nèch enda toúti, enda ets
qu'es pòson coumo enda ets que courren.
P.

Parla dera Bal de Birós (Ar.)

NÔTOS. —

1

Comme grtpaut. — 2. De son

côté —

3; Sans bouger.

CASTET.

�207

COUNDE DERA GÈSSO

Menfísafc«bous deras Poudùèros
En quartiè dera Camèlo, à Pegulhan, qu'i auèuo uio malauto; aquéro
malauto que s'aperauo Catalino, è 't soun ôme, Pepét.
— « E dounc, Pepét, » ç'au demandauo un dfo et soun besin, er
Arrichou, « coumo ba 'ra praubo Catalino ? »
— Catalino ? M'en parles pas !
— Tè ! E perqué ?
— Que lou diable s'en porte toutos eras poudùèros de Garrasoun !
— Eras poudùèros de Garrasoun ?
— Au-bé ! Escouto dounc ! Moussu Gayo, — un famus surjènt, pracó !
— qu'ei bengut adeja qüate côps : arrén à hè ! Qu'èi anat troubá,
alabéts, era Suzanno de Lilhac : arrén encüèro !... A-mentát mòrt,
qu'èi counsultát era Lionòro de Garrasoun : autant bèstio !... Que t'ac
tourni digue : que lou diable las s'en pòrte !
— Tió ! tió !... Mes, la tuio moulhè ?
— Era Catalino ? Ero que pedaço, que repedaço, que plaidéjo, que
replaidéjo; mes que coundi qu'à fòrço de plaidejá, que perderá et proucès. —
Et brabe Pepét qu'es troumpèc. Qu'es figurauo, qu'esperauo, belèu,
entarra 'ra Catalino : è dounc era Catalino que biscouc quinz' ans de mes
qu'et soun òme.
Mouralo : menflsát-bous deras hénnos, es mes amics, è, tabén, deras
poudüèros!
Parla de Pegulhan (H.-G.).

I.

—

B.

DAUBIAN.

NAUÈTS COUNFRAIS.

480. DABOS Elie (de Cier-de-Luchon), 443e d'Infanterie, lre C'e,
Castelnaudary (Aude). — M. Dabos que sera tara Bouts dera
Mountanho un nauètch è debouat coulabouradou — Presentat
per M. B. Sarrieu.
II. — UNioun

ISTOUIUCO

È

ARQUEOULOUGICO

DET

SUT-OUÈ8T.

En Coungrès dera Unioun. à Perigus, fin de Julhét è coumençomènt
d'Aoust, era nôsto 'Scôlo que houe arrepresentado per M. Picot, dera
Soucietat des Estudis det Couménges, que s'en ère plan boulut encarga.
— Quauqui diés après, era Soucietat des Estudis det Couserans que
boutée era sio ahilhacioun ara Unioun. Era 'Scôlo deras Pirenéos qu'ei
erouso de trouba-s'i dounc aro at coustat des Soucietats sabéntes det sôn
territori, — Que diden qu'en 1914 et Coungrès dera Unioun es teijguera

�208
à Tarbo, debadj es auspicis dera Soucietat det Couménges è dera Soucietat Academico de Tarbo. Que tepgueram es nòsti Counfrais at courrént
det són prougramo ; ja poudém espera qu'ess haran iou aunou de countribüa at soi) succès de toutes es lous forces.
III.

— Es

TRAMBÜÈS DET SENT-GIROUNÉS.

Es Tranbuès det Sent-Girounés que soun acabadi. Biroussats è Biroussates qu'an arrecebut en trïoumfe et nòste Presidént, directou d'aquét
treballi. Era 'Scôlo que i-aplaudéch bautoméns, è qu'au pouiram utilisa
è admira tara nòsto prouchèno Felibrejado.
IV.

—

DARRERES FELIBREJADES.

Senhalém acitau es Felibrijades des Escòles bediés, despus era fií;
d'Aoust 1913.
1. Era 'Scôlo Gastoup Febus que héc era sid, per up arrepcountre
fatchous, es madéchi diés qu'ra nòsto.
Et prumè diò, bèro 'rrecepcioup pera Municipalitat, Discoursi de MM.
Samalens è Batcave, imne det nòste Counfrai M. Cassaët, A la biio
d'Auck; pus, arrepresentacioup de « L'Orne blar/c », det nòste Counfrai
M. l'abat Sarran, manhificoméns enterpretat per Mmo Guillot, arrèino
de fEscolo, Mmo Dulac, MM. Dulac, A. Praviel, S. Palay è X. Pcrès,
enflp, arrepresentacioup de « Lou Francbimant » pes dus frais Palay
è A. Lamothe, è cançous gascounes. — Edj alendemap, Court d'Amou,
discours! de MM. Lauzup (presidént dera Soucietat Arqueoulougico det
Gèrs) è Batcave, lecturo des arrepòrts, counferénço det nòste Counfrai
M. X. Cardaillac sus Pè d'Aragoup ; pus, taulejado de 150 coubèrts,
brindes noumbrousi è cançous. — En Palmarès, que troubam bèri-'usdes
nòsti Counfrais : Tara pouesió, MM. L. Arrix, (Medalho de bermélh),
abat Barros (M. d'argent), P. Sabathé (M. de brounze), M. Lacroix è
Mm0 de Barry (Mencious hòrt aunourabbles) ; tara pròso, epcaro MM. L.
Arrix (M. de brounze) è abat Barros (M. d'argént). — Béi et Counde
'rrendut coumplèt en N° de Setéme-Ottòbre des Reclams.
2. Era 'Scòlo Carcinòlo que héc era sio felibrejado à Beumont, bilo
gascouno de lépgo deja, epcaro que det Tarn-è-Garouno, es 27 è 28 de
Setéme. Aquéres « Hèstos felibrépcos », coumo pourtaue er' aficho, que
houren at fèt arreüssides. Gran councèrt et dissatte, dabb et coupcours de
M. Léger è des sòs Musétes Toulousépques. Et diménje, arrecepcioup pet
« còssou maje », M. Frayssinet, salut ara bilo de Beumount pet Capiscòl
M. Rigal, inauguracioup de iou placo en aunou det boup troubaire gascoui)
B. Cassaignau (1821-1904), Jocs Flouraus dera 'Scòlo Carcinòlo,
enflp grano taulejado, brindes è huée d'artifici. Arremerciém era 'Scôlo
Carcinòlo d'aué pourtat era paraulo felibrépeo parquéri païsi gascous
d'Arribèro-Berdup è de Loumanho, bien eslüenhadi dera mountanho,
mès aoun, pes tepès dera Gimuô, tinde epcaro up arressoup det parla
bach-coumengés.
3. Era felibrejado dera 'Scòlo Moundino qu'es coumpousèc de diiés

�209
journades. Et dissatte 13 de Setéme, arrecepcioun des Felibres en Capitòli
pera Municipalitat, biiì d'aunou, discours trinquejant d'A. Sourreil et
capiscòl, arrespounso charmanto de M. Billières, ena léngo mairalo tabén.
Pus, en teatre des Bariétats, iou bèro 'rrepresentacioun lengodouciano :
en prumè, coumedióde M. Sourreil « Per un Riban », admirabbloméns
jougado, surtout per M. Adher (Cassenat), pus, cant dedj Angélus lengodoucian, de MM. Vié è Cadaux, per M. Dhers ; enfin Muguéto
dramo liric de Mèl° Margarida Navarre, at-fèt toucant, dap cors, tas qui
M. Deodat de Severac héc iou delicato musico, bèri décors de M. Audoui,
councours de Mèl° Picard, de M. Capoul è dera 'scòlo galinisto, ètc,
impressioun generalo armouniouso è charmanto. — Edj alendeman,
diménje, coumemouracioun dera Batalho de Murètch. Mès acró que
dépasse ena 'Scòlo Moundino — encaro qu'era iniciatiéuo l'en arrebéngue — è que demande iaute artiggle.
V. — CoUMEMOURACIOUn DERA BATALHO DE MURÈTCH
Om sap qu'ét Burèu dera 'Scòlo nòsto nou houe pas unanime sus
aquéro coumemouracioun, è que descidèc dounc qu'era 'Scòlo nou-i pre-

nerié pas part auficialoméns, mès que caduii de sòs Mémbres counserbarié 'ra sio libertat d'accioun. È atau qu'enn houe. Que balham pareró es
arrenchinhoménts que seguéchen, à titre de doucuménts.
— En prumèro, es Felibres qu'èren estádi coumbidats pet nòste amic
En J. Aladern, det 4 at 8 de Setéme, à 'na celebra à Barcelouno aquedj
annibersdri. Nou sabém pas ce qu'en arribèc ; mès que mouss hèm un deué
de senhala, en N° det 14 de Setéme dera Il·lustració Catalana (( revista
setmanal il·lustrada » p. 822-827, un artiggle d'En J. Aladern, manhificoméns illustrât de bistes de Murètch, det Capitòli de Toulouso, de Carcassouno, de Fouch è des pourtrèls de Mèl° M. Navarre è d'A. Sourréil,
dabb iou pouesió d'En Pròsper Estiéu. S'à Diéu plats, que troubaram
iauto aucasioun de fraiernisa dabb es Gatalas. Es Aragounédi, det lou
coustat, que an proumetut de manda un medalhoun qu'es pouira encrusta
en darrè mounumént det qui parlam ci-après.
— Et beritabble dió annibersari qu'ère et 12. Aquét dió, que hourem
pòc noumbroúsi à Murètch, è Gascous souloméns. En efèt, En X. de
üardaillac (despus alabéts et nòste Counfrai) qu'ère bengut ta hè plaça
't mounumént sourtit dera souscripcioun aubèrto per Na Filadèlfo de
Gèrdo. En B. Sarriéu que l'i 'rretroubèc, è, acoumpanhats per En J.
Décap, pus arrejüenhuts pet pouèto J. Fons è 'ra sio familho, que s'en
anèren béi, en'après-middió, es düés pèires quilhades è tout et lòc dera
batalho, aimabbloméns arrecebuts per M. Lupiac ena sio proupiétat de
Terrèri, aoun s'arremarque encaro era linho d'estans è de moutehanquès,
arreligats pedj Arriéu des Pesqués, menciounado en arrecit det coumbat.
D'aquiéu, en passa per Jofrèri, qu'arribèren diqquio 'ra Garouno, aoun,
pes terrès, pes arribères presque à pic coupades, aparéchen encaro òsssi
de mòrti : et mès gran noumbre parero qu'enn houe empourtat pet gran
aigüat de 1875. Enfin, que poudéren béi ç' aoun ère bastit et biélh cas-

�210
tètch de Murètch, è ce quin i-auié at segu, as sos pès, un pont sus era
Loujo, qu'es diiés estremitats s'en lèchen encaro debina.
— Dus diés après souloméns, et 14, es Felibres dera 'Scòlo Moundino
qu'arriben, è qu'ei era grano hèsto. (Qu'aurié poudut èste mès brilhanto
encaro, se i-auié 'üut mès d'acòrt : mès j'agg auém dit, persounes des
mêmes idées sus d'auti punts qu'es troubèren dibisades sus aquéste).
Qu'assistam dounc, en prumères, après era 'Rrecepcioun, ara garo, per
M. Gasc, maire de Murètch, è 's autouritats dsra bilo (aquiéu qu'auém
et plasé d'arretrouba à MM. Bibal è X. de Cardaillac), à iou bèro counferénço de M. J. Anglade, proufessou ena Unibersitat de Toulouso (que
benguié d'auto part de pubblica en ço de Privat, à Toulouso, iou sabénto
plaquéto sus era famuso batalho), ara lecturo det Palmarès des Jòcs
Flouraus dera 'Scòlo Moundino, è à iou grano taulejado ena salo det
counsélh, dap brindes noumbrousi, de MM. Sourreil, Fagedet (sou-prefét), Feuga (at nòm dera delegacioun det Counsélh generau dera HautoGarouno), Gheusi députât de Murètch, (aro counfrai nòste), Marty (at
nòm dera Municipalitat de Toulouso), Anglade (qu'arrepresénte aquiéu
auncialoméns era Unibersitat de Toulouso), è Ferroul (maire de Narbouno).
Pus, que partim en courtèdje, darrè 'ra banièro dera 'Scòlo Moudino,
touto 'rroujo, dabb iou crouts de Toulouso at miéi, è at còrn era deuiso
« TOLOSA ». Quauquis-us que mous lèchen uij clucat ta 'na depousa
en cementèri, sus era toumbo de Victor Fons ((1801 1882) iou courouno
d'immourtèlos arroujes, dabb aquésto escripcioun : « Au premier Historien de Muret, Les Amis de l'Histoire Méridionale ». Lèu qu'arribam
touti at mounumént, doubble daralla.
En 1884, en efèt, es Felibres d'Aquitanho qu'auién quilhat aquiéu un
blanc oubelisc, dabb iou escripcioun en parla de Murètch, à-pu-près ; aro
ja s'i tén at coustat, à gaucho, et cipe aufèrt pera souscripcioun des
Gascous è Biarnédi, dabb iauto escripcioun arredijado per Na Filadèlfo.
Atau que soun councebudes :
1. Escripcioun de 1884

2- Escripcioun de Na Filadèlfo (1913)

BATAILLO DE MURET

EN "COUMEMOURACIOU
DED

le 12 de Septembre
de l'an 1213
dins le present terradou

VII

DERA

CENTENARI

BATALHO

DE MURET
OUNT

DAB

ED

LE REY PIERRE II

ARAGOUNES

D'ARAGOUN

E

GASCOUS

CAYOUN PERA DEFENSO
DERAS

SIMOUN
de MOUNTFORT

CATALAS

LENGADOUCIAS

y housquet tuat
en coumbatten countro

ARREI

EN PEIRO

DED

12

LIBERTATS
MEIDIO

1213-1913

�211
Ét pedestalh dedj oubelise que dits, de mès :

LA BILO DE MURET
È LES

FELIBRES

DAQUITANIO
AN ENNHARTAT LA PEYRO
D'AQUESTE MOUNUMÉNT
LE

12

D'OTTOBRE

1884

Es Felibres, en arriba 'quiéu, que deposen dounc en sòggle dedj oubelise iou garbo de flous, sustengudo per un arribant brieulét, dap létres
argentades que diden :
AS AUJOLS TOUMBATS PER

1213

PARA NOSRE DREIT

L'ESCOLO MOUNDINO

1913

E LES TOULOUSAINS DE TOULOUSO

Que pénjen abén ena grilho iou courouno d'immourtèles que porte, en
nére :
— 1213 — L'ESCOLO CARSINOLO — 1913 —
è. at miéi, en blanc :
AL MEJOUN MACAT
MES JAMAI DOUNDAT

Alabéts, en pléij aire, que couméneen es discoûrsi, qu'era foulo escoutèc arreligiousoméns : de MM. A. Sourreil; P. Feuga; F. Rigal at
nòm dera 'Scòlo Carcinòlo ; B. Sarrieu, qu'ena sio qualitat de soul
Majourau presént aquiéu, en aquét païs de Couménges, è tabén, senou
at nòm dera 'Scòlo deras Pirenéos. au-méns coumo Coumengés, prègue
es qui soun aquiéu presénts è particulièromens es mainadjes, prou noumbroúsi,qu'au coumprénen, de nou desbremba-s era léijgo lou, de demoura-i fidèls ; encaro que calhe espera que jamès plus nou beiram en Franço
de guòrro atau, qui i-a encaro iou batalho à ganha, tara tèrro è tara
•éiîgo nòstes ; X. de Cardaillac, que bo hè béi qu'edj arréi En Pè ère animat d'entencious generouses (Bëi es artiggles deja pubblicats per étch
ena gazéto Le Républùain des Pyrénées, es 7-8 è 9 de Setéme) è qu'arremét ara bilo de Murètch et mounumént des Gascous, — è M. Gasc que
l'en arremèreie de tout cor ; R. Lizop, que parle at nòm dera Federacioui}
Arregiounalisto, qu'arreclame et drét tas Ouccitas de nou pas èste aueitats coumo Francési de segount òrde, è que salude era unioui) mouralo
de touto 'ra Ouccitanió ; J. Anglade enfiij que létch quauco stròfo dera
Cançoun dera Croudzado, que acaben de iou manièro at còp dinno è
toucanto aquéro manifestacioun. Fr. Mistral, V. Bernard, d'auti Majouraus è Felibres en gran noumbre que s'èren hèti escusa. (Mès loungui
detals es tròben en N° de Setéme•Ottòbre-Noubémbre de La Tèrro d'Oc),

�212
VI.

COUNFERÉNCES

FELIBRÉPQUES.

— Lou Lare Gascous que nu'i cap mort, s'a Diéu plats; mès que a
deuut per quauque téns espaça 's sos Counferénces,
— Et nòste boun Counfrai M. J. Sandarán, de Canejan (Bat d'Aran),
que mous coumunique et lè N° de « L'Ateneu », « Revisto de l'Ateneu
obrer del Districte II de Barcelona », que pubblique era sió pouesió
« Espousa mía », è anounce iou Counferénço d'étch tat 23 de Ottòbre,
(( La Veu de Catalunya » det 26 que balhe un. prou loupe counde 'rrendut
d'aquéro counferénço : En J. Sandaran, presentat per MM. Rovira è
Aladern, qu'arreclamèc ara 'stimo des Catalas tat parla aranès, que héc
arremarcà 's sòs qualitats è beutats, que legéc traduccious, òbres de
pròso è de pouesió aranéses, è que demandée qu'es Jòes Flouraus catalás
l'au houssen aubèrts. Es presénts, ce dits « La Veu », demèst es qüaus
« figuraven molts literats i molts aranesos, varen aplaudir com se
mereixia la meritaria tasca del conferenciant, alqual enviem també els
nostres sincers aplaudiments ». Atau madéch que hè acitau era 'Scòlo
deras Pirenéos.
— Es Medechis de lérigo catalano que tenguéren darrèroméns et lou
prumè Couijgrès. Et prougramo que mou-n mandèren à lòc è téns, que
coumpourtaue es coumunicacious mès moudèrnes è mes sabéntes. Imitém
es Catalas, que sabén uni ara fidelitat ara lou léngo et mès gran amou
det prougrès.
VIL — Dòs

DERA

'SCÒLO.

— Dus des nòsti Counfrais, M. l'abat Dufor, Bice Presidént dera
'Scòlo, è M. R. Dufor, proufessou de léro supro en licè de Toulouso,'que
bépguen d'èste frapats crüèloméns, en Setéme, pera mòrt de M. Dufor,
et lou frai è pai, ancièn judje de pats à Choulét, Agén è Toulouso. Adaéri
dus, à Madamo Dufor è à touto 'ra lou familho era 'Scòlo que presénte
es sòs miélhous coundouleénces.
— Qu'auém tabén a deploura 'ra mòrt det nòste Counfrai M. Latour,
de Sarrancoulin. Qu'ei dap péno que perdém aquiéu un aderént debouat.

Cl 0.0.

�RÈGLES TRÈS SIMPLES POUR LA LECTURE DU GASCON
I.

—

PRINCIPES ESSENTIELS :

Toutes les lettres se prononcent
et a~ec leur valeur propre;
2° Celte valeur est presque toujours la même qu'en français.
1°

II. — REMARQUES SPÉCIALES.

1° Consonnes.
— Ch et j (ou g devant e et ï) se prononcent comme en français,
quoiqu'un peu plus mouillées 2. Cela dit, te h, tj, dj sont sans difficulté.
— H isolée est toujours aspirée, jamais muette. — .Mais h, après une
autre consonne, marque une mouillure.
Donc lli et nh représentent l et n mouillées [Ex. : bilho « bille »,
binho « vigne], et th est un t mouillé (entre ly et tcli) [Ex. : bèth
« beau », ailleurs bit ou bètch}.
Au contraire, dans II on doit faire entendre les deux l, et dans gn le g
dur et l'n3 [Ex. : abille « habile », ignicioui? « ignition »].
En outre, si l'on voit écrit l'h et n'h, c'est que là h doit être isolée de
/ et de n et par suite aspirée [Ex. : cal'ha, bien'hèt]. Le signe ' sépare
donc dans la prononciation les deux lettres entre lesquelles il est placé.
— T est toujours dur {tió ne se prononce jamais sió, etc.). Le t de
l'article et s'accommode ou s'assimile à la consonne initiale du mot suivant.
— V se prononce toujours v, comme en français et en provençal *.
— R et s sont très douces entre deux voyelles (aro, caso).
— Distinguer de l'n ordinaire l'î?, qui est gutturale ; prononcer donc
pari, mèri, sot) presque comme en français pan, main, son.
2° Voyelles et Semi-Voyelles.
— Ou est la seule voyelle s'écrivant avec deux lettres.
— Sont ouvertes è et Ò, comme marquées de l'accent grave,
— Faire ressortir les voyelles portant un accent aigu [à, i, ô, où, u)
ou circonflexe (ê, ô), et de même è et ò en général.
— L'e sans accent se prononce toujours é fermé 5. Ce n'est que si on
trouve, ici, ce et £ qu'il faudra lire « eu » et « e muet », à la française.
— Comme l'e, l'i et l'a pures voyelles gardent toujours leur valeur6,
même devant m, n ou v (Ex. : bént, biri, hum, etc). De même, l'i et l'a
portant un tréma (t, ii) restent purement i et u.
— Il n'y a vraiment d'un peu délicat que les diphtongues (difficulté nulle
d'ailleurs pour qui sait lire l'espagnol, l'italien ou l'allemand); il suffit
pourtant de remarquer:
Que y se prononce toujours comme l'y du français yeux (Ex. : you) ;
Que il se prononce toujours comme l'a du français suite (Ex. : dliés) ;
Que ü se prononce toujours comme l'a du français équation (Ex. :
qüate)1 ;
Que, après une voyelle ou entre deux voyelles, i vaut y et u vaut ü ;
que donc, dans au, eu, eu, in, ou et ai, èi, ei, oi, ouis, il faut prononcer
fort la lere voyelle en la faisant suivre d'un ou ou d'un i faible et bref ;
Enfin que, comme en français, a est muet dans que, qui et gue, gui.
III. — CONSEILS PRATIQUES.
Pour s'habituer, épeler 2 ou 3 pages d'Era Bouts, dans son parler ou
dans un parler voisin, et les reprendre ensuite de vive voix.
NOTES (CONCERNANT «'AUTRES DIALECTES). — 1. Beaucoup de consonnes (inales sont muettes en provençal. — 2. Certains parlers languedociens et provençaux les prononcent Is,
dz, ou tch, dj à peu près. — 3. Cependant beaucoup d'ailleurs (surtout provençaux)
emploient gn avec la valeur de nh. Les Catalans emploient (/ pour Ih et ny pour nh, x
pour ch et ch final pour c dur. — 4. Les Catalans et certains Languedociens écrivent
pour FeïymoloRifi v tout en prononçant b. — 5. Cependant, en béarnais et surtout en
landais, ë final vaut souvent . e ínuet » français; en catalan, on prononce même
ainsi la final atone. — 6. Les Catalans prononcent l'u oit. — 8. Les Béarnais écrivent
quoale, etc. — H. Les Béarnais et certains Catalans écrivent ay, èy, oy, etc.

�STATUTS DE L'ESCOLO DERAS PIRENEOS
ART. 1. 11 est fondé, pour la région gasconne de la haute Garonne et
de ses affluents, une Ecole félibréenne qui prend le nom à'Escblo deras
Pircnéos ( Ecole des Pyrénées).
ART. 2. Le siège de l'école est à Saint-Gaudens. — Elle comprend
cinq Sections : 1° Haut-Comminges proprement dit et Nébouzan (SaintGaudens) ; 2° Quatre-Vallées (Lannemezan) ; 3° Bas-Comminges savais
(Lombez) ; 4° Bas-Comminges garonnais (Muret); 5° Couserans (SaintGirons). [La 4E Section sera détachée de la 3E dès que le nombre de ses
adhérents sera devenu plus important.]
ART. 3. Le but de l'Ecole est de maintenir et de relever la langue
gasconne du Commmges et du Couserans, de conserver les traditions
et les usages locaux, et de développer la vie régionale.
ART. 4. L'Ecole s'interdit absolument toute polémique politique ou
religieuse, soit écrite soit orale.
ART. 5. Les Membres Actifs paient 6 francs par an, et ont droit au
titre de Felibres et à toutes îesNpublications de l'Ecole. — Les Dames
sont admises. —- Les Bienfàìte_urs^}e l'Ecole pourront être déclarés par le
Bureau général Membres honoraires. — Les Membres perpétuels paient
120 francs et sont inscrits à perpétuité sur la liste des Membres.
ART. 6. Il est recommandé, en envoyant son adhésion au Bureau
général, d'indiquer, en outre de l'adresse, le lieu d'adoption au point de
vue dialectal.
7. Il y aura des Groupes locaux là où plusieurs Membres Actifs
au moins) décideront d'en établir un. Tout Groupe devra se rattacher
à l'une des cinq Sections.
ART.

(5

ART. 8. Les cinq Sections et les Groupes jouiront de la plus grande
autonomie, à la seule condition d'agir conformément aux Statuts, notamment de respecter les articles 3, 4 et 5, et de se tenir en rapports avec leBureau général.
ART. 9. L'Assemblée générale de l'École, composée de tous les Membres Actifs, doit se réunir une fois l'an. Elle peut modifier les Statuts à
la majorité absolue.
ART. 10. Le Bureau général est élu au scrutin secret pour 3 ans par
l'Assemblée générale. Il est composé d'un Président, de cinq autres
membres, ayant rang de Vice-Présidents et représentant chacun l'une
des cinq sections de l'Ecole, d'un Secrétaire-Trésorier et d'un SecrétaireAdjoint. — Le vote par correspondance est admis pour cette élection.
ART. 11. Les questions relatives à l'administration de l'École, à ses
publications, à ses fêtes, à ses relations extérieures, sont réglées par le
Bureau général. Notamment, il nomme ses commissions, ses délégués et
ses représentants.
NOTA. — Composition du Bureau général pour 1913-1915: Président, M. L. de Bardies, à Soulan, par Aleu (Ariège) ; Vice-Présidents,
MM. Y.-l). Dufor, curé de Labarthe-de Bivière (Haute-Garonne) [HautComminges], B. Daubian, curé de Villefranche-d'Astarac (Gers) [BasComminges], A. Teulié, directeur d'école à Saint-Girons (Ariège) [Couserans] ; Fr. Soulé, directeur d'institution à Saint-Laurent-de-Neste
(Hautes-Pyrénées) [Quatre-Vallées] ; Secrétaire-Trésorier, M. IL Sar
rieu, professeur au Lycée, 121, Bue Lacapelle,,Montauban (Tarn-etGaronne) ; Secrétaire-Adjoint, M. J.-M. Serval, pharmacien, à Massât
(Ariège).

Le Gérant : N.

ABADIE.

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="128">
        <name>Variante Idiomatique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="370281">
            <text>Gascon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="370282">
            <text>Languedoc-Roussillon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="129">
        <name>Aire Culturelle</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="370283">
            <text>Gascogne</text>
          </elementText>
          <elementText elementTextId="370285">
            <text>Comminges</text>
          </elementText>
          <elementText elementTextId="370286">
            <text>Couserans</text>
          </elementText>
          <elementText elementTextId="370287">
            <text>Val d'Aran</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="370258">
              <text>Era Bouts dera mountanho. - Annado 09, n°10-11 (Ottòbre-Noubémbre 1913)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="370260">
              <text>Littérature occitane -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="370261">
              <text>Occitan (langue) -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="370262">
              <text>Gascon (dialecte) -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="370263">
              <text>Littérature gasconne -- Périodiques</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="370264">
              <text>Era Bouts dera mountanho. - 1913 - N° 10-11(9e Année)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="370265">
              <text>Sarrieu, Bernard (1875-1935)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="370288">
              <text>Marsan, François</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="370289">
              <text>Delpont, Jules</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="370290">
              <text>Lazerges, L.</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="370291">
              <text>Dambielle, Honoré (1873-1930)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="370813">
              <text>Gramont, Aimé</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="370814">
              <text>Condò Sambeat, Jusèp (1867-1919)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="370815">
              <text>Daubian, B.</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="370267">
              <text>Escòlo deras Pirenéos</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="370292">
              <text>Abadie (Sen-Gaudéns)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="370268">
              <text>1913</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="370269">
              <text>Domaine public/Domeni public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="370270">
              <text>Vignette : http://occitanica.org/omeka/files/original/e5dce1a773f6d00d85873657ea0365f5.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="370271">
              <text>http://www.sudoc.fr/038896095</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="370272">
              <text>Era Bouts dera mountanho &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/10927"&gt;(Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="370273">
              <text>image/jpeg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="370275">
              <text>1 vol. (36 p.)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="370274">
              <text>oci</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="370276">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="370277">
              <text>publication en série </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="370279">
              <text>FRB340325101_AB1_1913_10_010</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="816955">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/11074</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="370280">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="370284">
              <text>Licence ouverte</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="815432">
              <text>Era Bouts dera mountanho. - Annado 09, n°10-11 (Ottòbre-Noubémbre 1913) </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="822581">
              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AB 1</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="598486">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="598487">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="598488">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="642758">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="875766">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="1718">
      <name>Era Bouts dera mountanho</name>
    </tag>
    <tag tagId="1719">
      <name>Escòlo deras Pirenéos</name>
    </tag>
    <tag tagId="124">
      <name>périodique = periodic</name>
    </tag>
    <tag tagId="1337">
      <name>périodique occitan = periodic occitan</name>
    </tag>
    <tag tagId="125">
      <name>Revue</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
