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                  <text>CINQUIEME ANNEE. - N° 35.

Le numéro spécial : 1 fr. 50. Etranger : 2 fr. 50.

FEVRIER 1932.

DIRECTEUR-GÉRANT :
Henri GILBERT
42, Rue des Salins,
Clermonl-Ferrand
Administra lion

:

Imprimerie
LA HAUTE-LOIRE
23,

Boulevard

Carnol

Le Puy-en-Velay
Chèques-Postaux :
176 81
Téléphone :

(Fin)

DE LA CHAISE-DIEU A BRIOUDE, A AMBERT ET AU PUY

Les chansons étaient généralement le
lot des femmes. Les filles (oh ! les
filles 1 ) chantaient des chansons d'amourettes :
«
«
«
«

OflEÏES AIVER6NATES a FARI«

ORGANE de la MNNÏÏNANCÏ d 7UIVÊ MMl €1f

L·e Puy : 1-32

Conférence faite au
/■'in

C0V1ZE

DE

L'ESCOLA

Et aussi Le rossignolet du bois :
« Rossignolet charmant... »
La grand'mère chantait Le mariage
du pâtre :
« Là-haut sur la montagne,
i Y avait un joli berger
« N'ayant pas de compagne :
« Il voulut se marier.
« Fiale, fiale ma colonha,
« La lana de mi moutons ;
« Cbau pas que hieu m'amuze
« Per chabar mon eschauton.
« Ti la, la la la... »

filles à

marier :
« Filhas que ses sens maridar,
« Vos chau pas trop preissar... »

Les souvenirs de la vie paysanne d'autrefois donnaient heu à des conversations générales où tous les anciens plaçaient leur mot :
« Un matin, sur la colline du Dénie,
la corne sonnait : Tou, tou, touco ! !
« — Le Dème ! » criait une voix
triste et forte.
« La voiture du décimateur va passer. A sa suite, plus mal famés encore, venaient le gabelou inquisiteur, le
collecteur du roi, tous varmina delh
paure monde... »

Le résumé des misères du vieux temps
était contenu dans la description de la
Chasse royale. Voisin Pierre se mettait
en frais de paroles et de gestes pour ce
phénomène capital.
« Certain jour, disait-il d'un ton lugubre, les portes bien fermées, nous
entendions venir un grand bruit, de
là-bas, vers le soleil couchant. Plus fort
que l'aura qui soufflait dans la cheminée, ce bruit s'avançait. C'était, d'abord,
un ronflement de tonnerre ; puis, nous
entendions des cris de bêtes faramincs,
des hennissements de chevaux lancés au
galop, des cris féroces d'hommes, des
cris de femmes et d'enfants, des hurlements de diables, des chaînes traînées ;
tout semblait s'écraser sur le toit, puis,
le bruit s'éloignait dans le ciel et bientôt tout s'éteignait. La Chasse royale
avait passé. »
Imaginez, terribles coïncidences, un
coup de bise dans la cheminée, un beuglement de veau dans l'étable et vous
jugerez de la peur qui passait sur
l'auditoire de femmes et de gosses.
« Malheur de malheur, quel temps
c'était ! » achevait Pierre.
Enfin, le feu s'éteignait : le dernier
tison mourait sous la cendre ; les femmes avaient déjà couvert leur carreau du
petit tablier protecteur.
Penchées, les coudes appuyés, elles
écoutaient ces choses tristes, tout émotionnées.
Dix heures sonnent à l'horloge. Allons, houp 1 les enfants ; c'est l'heure
d'aller au lit, heure invariable. Tout le
monde se lève. Les voisins sortent dans
la neige. On les accompagne sur la
porte. Il faut prendre, avant de se
coucher, quelques précautions, surtout
les enfants. Pour cela, il faut sortir.
Oui, mais... les fantômes, le diable, les
bêtes faramines, la chasse royale...
Aussi, malgré les objurgations, les enfanta se tiennent près du seuil, à deux

SuUS-BOlS DE LA M AltGERI DU
{Ituiiies et son canton, par E. Condy)

L'épreuve des abbés commendataires
devait être moins rude, mais infiniment
phts^i-Hve. L'Abbaye perd son autonomie
en i64o, quand le Cardinal de Rohan la
réunit à l'Abbaye de Saint-Maur, dont
il était aussi oonimendataire. Richelieu
et Bossuet viennent la visiter. Mais, au
cours d'autres visites, la vie religieuse
fléchit. Et quand Rohan y est exilé, en
1686, à la suite de l'Affaire du Collier, la vie qu'y mène sa petite cour,
les redevances qu'il doit payer à la Cour
royale pèsent lourdement sur les fidèles
de l'Abbaye. Elle avait créé leur bienêtre. Voici qu'elle les pressure et les pille.
Le mécontentement se traduit par des
contes satiriques et par des chansons.
De Saint-Gennain-l'Herm et de Fournols
à Langeac et à Allègre, la malignité publique se donne de plus en plus libre
cours. Et quand la Révolution survient
et affranchit le pays des dîmes aggravées qui l'accablent, c'est un soulagement.

DE

LA

LIMA NHA\

à

Paris

Par M. C CHACORNAC, Proviseur honoraire du Lycée Condorcet"

Réveillez-vous, belle endormie,
Réveillez-vous, vous qui dormez !
Un tendre amant, sous la fenêtre,
Désire vous parler. »

Et ma mère chantait Les

M. BUSSET.
A. CASATI.
C. CHACORNAC.
J. CHARBONNIER.
D'A. DELANEF.
L. DELHOSTAL.
L FARGES.
J. FREYCF.NET.
H. GILBERT.
A. GILBERT.
V. GU1DY.
P. MAMET.
E. MARCENAC.
L. MAURANNES.
H. NODGF.IN.
J PAGENEL.
L'-C E. PESSEMESSE.
M°&gt;e RAOUL DUPA1N.
F. ROCHEZ.
Dr E. ROUX.
M»« B. ROZIÈS.
P. SABATIER.
L. TESTGD.

seigle pour faire de la farine et du
bon pain. Mais les autres ont été transformés

ici ♦&lt;«■ scierie», J

en génératri-

ces de courant électrique.
El la justice est sauve, puisque la
Vieille Martine aux cent quatre automnes
en était sûre, le Procureur des Asticrs
revient, chaque nuit, dans les ruines de
Montrecoux, mesurer du blé, et ne cessera pas avant que ses années de purga ioire n'égalent le nombre des grains
de blé que sa façon de mesurer vola
aux braves gens qui lui apportaient la
dîme, à laquelle ils s'étaient engagés en
recevant leurs champs défrichés et leur
première semence.

Je m'excuse de cette causerie trop
longue où m'ont entraîné des impressions trop personnelles. Et cependant
je vous dois un dernier souvenir qui
me conduira tout droit à la conclusion
de cet entretien auquel votre attention
aura fait trop d'honneur.
La vie m'a ramené au Puy, comme
**
professeur, de 1890 à 1896. Et, pendant
Les abus cessent. Mais le bien fait que je vous parle, que de noms restés
au pays demeure.
chers dressent entre vous et moi des
Les sapins géants ont remplacé les visages ouverts et confiants d'enfants,
bouleaux et les hêtres. Les moulins n'é- qui depuis sont devenus des hommes
crasent plus de faînes pour faire de de bien. Les plus fidèles disciples de
l'huile. Quelques-uns écrasent encore du ma pensée ne sont pas tous de ce monde,
et je porte leur deuil. Mais, quand ils
étaient devant moi, sur les vieux bancs
longueurs de sabot tout au plus.
sculptés du vieux Lycée, si je voulais
« ■— C'est bête, dit mon père, ces les reposer un instant de leur attention
histoires les rendent poltrons. »
ou les émouvoir, c'est du grand passe
C'est bien possible. Tant pis ! On de notre pays que je leur parlais. Un
recommencera demain...
jour ils m'ont demandé de les conduire
Ces vieilles habitudes et mes vieilles moi-même aux lieux dont l'histoire me
histoires paraîtront aux jeunes radota- semblait la plus riche. Je les ai menés
ges d'anciens. Libre à eux. J'aime, à La Chaise-Dieu. Au retour, ménagé
quant à moi, revivre ces bons moments de telle sorte que la nuit tombât avant
d'il y a cinquante ans en là, car j'ai d'arriver au Collet, je leur ai fait regarle souvenir toujours présent, toujours der la ville et ses lumières, en leur
charmant, de nies bons parents, de mes conseillant de monter au Ronzon, un
lions voisins et amis. Dans ma vieille soir prochain, et là, d'emplir leurs yeux
cuisine campagnarde, je vais m'asseoir d'un spectacle semblable mais encore
quelquefois. Sans efforts, je revois tout plus beau.
mon monde, là, dans l'àtre, près du
Or, en i8g3, deux peintres américains,
grand feu de bois dont les lueurs se qui voyageaient en Europe, vinrent au
reflètent dans la vaisselle du dressoir Puy, sur la foi d'un guide, qui en
de chêne toujours debout. Et, pour un parlait en citant une page célèbre du
moment, je me crois jeune, très jeune, Marquis de Villemer, de George Sand.
et j'écoute encore les mêmes histoires Ils furent si surpris de la beauté du
que ma vieille mère octogénaire raconte,
site et des aspects nouveaux sous lescomme autrefois, pour m'amuser.
quels il se révélaient à eux, chaque jour,
que, pendant près d'un an, par le crayon
Pierre MAMET.

ou par le pinceau, ils multiplièrent les
esquisses et les croquis. Je les ai vus
à l'œuvre au Ronzon, à Roche-Arnaud,
rue des Tables, rue Pannessac. Revenus
en Amérique, les frères Pennel illustrèrent de leurs dessins un numéro de la
"revue The illusira'ed Cenlury et ils offrirent six cents dollars à celui de leurs
compatriotes qjiS, le premier, donnerait
le nom de la ville où ces dessins avaient
été pris sur le vif. Personne ne trouva
le nom of the most luonderfuf place
in the world. Mais vous, vous l'avez
trouvé : « Le plus beau ooin du monde », c'est Le Puy.
Et quand j'avais quelque loisir, j'allais
à la Bibliothèque de la Ville ou aux Archives, où l'obligeance de M. Lascombes
et de M. Jacotin — deux noms que ma
sympathie fidèle ne saurait séparer —
m'accueillait et me laissait fureter à
l'aise.
Aux Archives, je tombai un jour sur
uue uule brève qui renvoyait aux Archives du Vatican ceux qui voudraient en
savoir plus long sur La Chaise-Dieu,
sur ses papes, sur la correspondance de
sainte Catherine de Sienne avec Grégoire XI et la visite qu'elle fit à Avignon.
Or, vers le même temps, mon maître
Emile Gebhart contait, dans un chapitre
émouvant de Moines et Papes, comment
« la petite nonne toscane » sut émouvoir la conscience 3e Grégoire XI et
le décider à entreprendre le triste voyage au bout duquel l'attendaient les pires épreuves, mais qui ramenait la papauté à Rome et sauvait l'Italie « gémissante et souffrante » de l'anarchie et
de la ruine.
A la Bibliothèque, je mettais un jour
la main sur un petit volume d'Aimé
Giron, qui portait ce titre :

me la danse macabre ; mais le buffet
de l'orgue, Sainte Cécile et le roi David
sont du xvne siècle ; c'est le cardinal
Serroni qui les fit mettre en place entre 167a et 1687. Mais vous verrez que
l'anachronisme, si_ anachronisme il y a,
n'enlève rien au charme prenant de la
nouvelle d'Aimé Giron.
Ainsi se mêlent la légende et l'histoire, les morts aux vivants.
Ainsi persiste l'empreinte qu'a reçue
notre enfance. La terre natale, les aspects de la nature, les traits de la vie
qui ont d'abord fixé nos regards et
réagi sur notre sensibilité, nous marquent et nous façonnent. Les premiers
élans du cœur et de la pensée laissent
un pli au fond de la conscience. Des
histoires que l'on contait dans la diligence, la réflexion et l'expérience ont
percé le mystère. Mais la pensée qui y
était enclose n'a pas fui tout entière \ le
souvenir en perpétue la fraîcheur naïve.
L'amour du pays natal demeure ; les
images aimées vivent toujours.
Et sully-Prudhomme l'a dit :
« Ouverts à quelque immense aurore,
« De l'autre côté du tombeau
« Les yeux qu'on ferme voient encore. »
C.

CHACORNAC.

Lo Trobaire
Julian Galery

Lo vezés, aquelh boier que mena si
bestias tot beUamen pels chamins peiros ?
Tot en li governar am son estombel,
gardegea lo celh d'un caire et de l'au« MYSTERIEUSES »
tre. Si lo solelli esclaira, lis pecs lume(Nouvelles)
Il est rare. Mais l'obligeance de M. C. nos* tiron sis uelhs, et l'encontrada,
Fabre, Conservateur de la Bibliothèque que'lh agrada, l'esjauzis ; si h niolas
et du Musée du Puy, vous .permettra coiTon pelh celh, et si l'ombra cata lo
de lire, sur place, au moins la premiè- sou, son frant se fronsis.
Et que lo solelh sia clar o catat, lo
re des quatre nouvelles que oontient ce
païzan chanta : de joia, si la natura'1 h
petit livre de 3i5 pages. (!\).
C'est contée par Aimé Giron, l'his- ris, de malenoolia si la tristor es a son
toire même du Moine sculpteur que entorn. Chanta quant sec la regea o
contait le père Brise. Vous ne vous dé- ben la teira, per son champ o sa vinha;
fendrez pas d'une vive émotion. Et si chanta quant la recorda es d'abondà et
vous vous demandez quel est le moine que n'en espera profeit, chanta d'auau cœur vraiment humain qui pleure zir chantar lis auoels que'lh fazon comaussi discrètement un fugitif amour de panha, et chanta per so quez es l'home
jeunesse, dites-vous que ce fut l'un des de la terra — l'home vertadier —, et
([lie sobre terra tot chanta.
plus grands parmi les grands Abbés de
Lo païzan auzis contuniamen lo son
la belle époque, celui-là même qui fit
de
la natura, qu'es fat de lis cridars
don à son Abbaye, le i5 avril i5i8,
des tapisseries flamandes qui en de- de li bestias, delh piular et delh chanmeurent un pur joyau, celui qui embel- tar de lis aucels, de la bofada de l'aura,
lit Chanteuges, l'abbé Jacques de Sénec- delh brugiment de l'aiga, delh brut petaire. Vous ne lirez nulle part une des- rilhos delh tran. Garda dins sis uelhs
cription plus belle des stalles, de la lis colors delh celh, dels champs, dels
danse macabre, des orgues de La Chaise- prats, de lis flors et de li bos ; la
Dieu. Les stalles sont du xv° siècle, com- vida arderoza delh monde l'esmou et
l'amor de sa terra plenis son cuer :
que chau de mais per esser trobaire ?
4) Pour ceux de nos compatriotes qui habitent
Oc, tot païzan es trobaire, et pintor
Paris et seraient curieux de demander communiet muzicaire. Mas lo vertadier trobaire
cation du petit volumo à la Bibliothèque Nationaes lot aco. Et de monde me fazon
le, M. lo Conservateur C. Fabre a bien voulu
rire, quant mostron coma una bastia
transcrire la référence complète :
que chau espiar, un -païzan trobaire o
Aimé Giron, Mystérieuses, (Nouvelles). La
ben un trobaire païzan... Batista BonChaise-Dieu. Les Pilules du Docteur Teufel. Le
net, Paul Froment, Arseni Vermenoza,
Cliâteh't des Mésanges. — Paris, Librairie CenJulian Galery et quant d'autres, eron
trale, 9J1, Bd des Italiens, 1866. -,
d'aquela mena. Et li letradors fran-

■

�L'ALAUZA D'AUVERNÏIA

FÉLIBRIG
LO COVIZE
DE L'ESCOLA DE LIMANHA
Au moment de procéder à la mise
en pages, nous n'avons pas encore reçu
le compte-rendu du covize du 25 janvier. Mais nous savons que cette réunion a été très brillante, grâce au dévouement de notre ami M. le colonel
Pessemesse, qui, après avoir donné tous
ses soins à la préparation de la réunion,
en a assuré la direction comme président.
Nous sommes heureux de pouvoir
reproduire les principaux passages de
sa très intéressante allocution :
« Mesdames, Messieurs,
« Depuis notre dernière réunion un
peu mouvementée, le Covize a été cruellement éprouvé en la personne de son
tout dévoué secrétaire général, notre
ami Pierre Sabatier, qui a eu la douleur de perdre presque simultanément
sa femme et une de ses filles. Je me
suis fait votre interprète en lui adressant nos condoléances attristées.
« Le mois de janvier nous a heureusement apporté une gerbe de bonnes
nouvelles, propres à atténuer nos deuils
en tournant nos esprits vers les espérances de l'avenir.
« Parmi celles-ci, une, qui nous a
été particulièrement agréable, a été la
nomination dans l'Ordre de la Légion
d'Honneur de notre grande poétesse auvergnate Amélie Murât, qui a eu l'amabilité de présider notre réunion inaugurale de la saison et qui nous donnera
une conférence à notre dernier covize
de mai. L'œuvre d'Amélie Murât est
déjà abondante, variée et de haute qualité. Qu'il me suffise de citer parmi
ses œuvres poétiques : « D'un cœur
fervent », « Le Livre de poésie »,
« Humblement sur l'autel », « Les bucoliques d'été », « Le Sanglot d'Eve »,
« Les Chants de Minuit », couronnés
par l'Académie Française ; « Passion »,
et, enfin, « Solitude », qui a valu à
l'auteur le prix Moréas, si envié des
poètes.
« La poésie ne l'absorbe pas exclusivement, et, en une prose savoureuse,
elle nous a encore offert trois romans :
« La Maison heureuse », « Le Rosier
blanc » et « La Bête divine ».
« Cette distinction lui parvient au
moment où son talent, constamment en
progrès, arrive à son plein essor. Voilà
de belles perspectives ouvertes à ses
nombreux admirateurs qui ne seront
pas déçus par les œuvres que nous
réserve la vaillance d'Amélie Murât.
Après avoir terminé son œuvre de printemps, elle va maintenant entreprendre
son œuvre d'été. Les fleurs en seront,
peut-être, moins délicates, l'arôme moins
subtil, mais les tonalités nées sous la
caresse d'un soleil ardent, en seront
plus vigoureuses, et les parfums plus
pénétrants, ce dont notre automne se
réjouira. Je lui adresse mes respectueuses féli cita tions.

Jment

documentée à la Veillée d'Auverla langue d'oc.
« Sa mère préside brillamment aux
i
destinées
de ce Lycée Victor-Duruy qui
nous est d'autant plus cher que c'est
sous son toit qu'ont poussé les premières plumes des ailes de la vidoire de
la Marne. Mais ce n'est pas tout, et je
crois bien que les premiers regards de
Mme Lavaud se sont portés sur le mont
A ni s. Beaucoup de raisons, en somme,
pour nous féliciter d'un succès qui, déjà,
se suffit à lui-même pour provoquer
notre admiration.
« La thèse de Mlle Lavaud a pour
sujet le théâtre de Marie Lenéru, cette
autre jeune fille de talent, fleur à peine
éclose et enlevée à la vie alors qu'elle
n'avait pas encore atteint sa 24E année.
Je suis heureux de vous annoncer que
cette thèse va paraître en édition populaire, dans les premiers jours de février. Je ne saurais trop vous engager à
vous la procurer, assuré de l'intérêt que
vous prendrez à sa lecture. »

ígne et aux Amis de

Le colonel Pessemesse rappelle que
« L'Union des Amicales de la BasseAuvergne », dirigée avec tant de compétence et de dévouement par notre ami
M. Joseph Pagenel, donnera le vendredi 19 février, à 21 h., salle des
Fêtes de Magic-City, 180, rue de l'Université, un grand concert oonsacré à
des compositeurs auvergnats. Il rappelle ensuite qu'aux Amis de la langue
d'oc, le 5 février, Meste Nicoulau, un
des familiers du Covize, donnera une
lecture de sa pièce « Batiste Bonnet »,
Et il termine ainsi :
« Après ce tour d'horizon, un peu
long, mais qui atteste la vitalité de nos
groupements régionaux, et que j'ai été
obligé de raccourcir pour ne pas abuser
de vos instants, j'en arrive à la réunion
de ce soir. Notre ami Jean d'Aquitaine
va vous parler de « Poètes inconnus
d'un pays trop peu connu. » C'est vous
dire que ce sera une véritable révélation. Mais ces poètes ne perdront rien
d'avoir tardé à se faire connaître, car
leurs vers seront interprétés par Mme
Simoneau-Viala, des Concerts Colonne.
ER
I
Prix du Conservatoire, qui a bien
voulu nous accorder le concours de son
beau talent. A elle se joindront M. Simoneau-Viala et notre distinguée sociétaire, Mme Marie Texier, Directrice de
« La Respelido ». A ces artistes, nous
sommes heureux de joindre « Les Chanteurs Limousins ». Nous savons qu'on
peut toujours faire appel à eux tous,
lorsqu'il s'agit du Félibrige, et je leur
exprime toute ma gratitude. »
Lt-Co!onel PESSEMESSE.

LE

COVIZE &gt; du 22 janvier
A CLERMONT

La soirée félibréenne organisée par
le Bureau de 1'« Escola de Limanha »
a eu lieu le vendredi soir, 22 janvier,
dans la grande salle du Café National,
Une thèse de Mlle Suzanne Lavaud.
à Clermont.
Une soixantaine de personnes, parmi
« Mlle Suzanne Lavaud est des nôlesquelles de gracieuses dames et de
tres. Son père est le distingué majorai
gentes demoiselles, étaient groupées auauquel nous devons rédition établie avec
tour du sympathique directeur-fondateur
tant de soins et de compétence des
du « Covize » et de « L'Alauza d'Auœuvres des troubadours cantaliens et de
vernha », M. Henri Gilbert, qui présicelles du regretté majorai, le duc de
dait cette première réunion.
la Salle, prématurément enlevé au féliA ses côtés avaient pris place la plubrige, et qu'il a bien voulu nous faire
part des membres du Bureau. Parmi
revivre en une conférence particulièrel'assistance, nous avons pu noter :
Mlles Hélène Dufresne. secrétaire générale de la Fédération Régionale de Touchimands que n'en parlon fazon coma
risme ; B. Gavaldà, présidente du Grousiz avian trobat un monde novel o ben •
pe
de l'Artisanat féminin ; Mines Dif,
una autra luna !...
Jarrix, Francon, Dion net : Mlles Dif,
Parlas me d'aquels « poetes » que
Dionnet ; MM. le Dr Balme, Directeur
n'an vist, de la vida, semenar, medre,
de
« L'Auvergne littéraire » ; le peintre
vendenhar, segear, laborar, escodre ; que
Maurice Busset, T. Saint-Roch, secrénon conisson pas mais lo blat que'ls
taire-adjoint de 1'« Escola de Limanha :
favas, mas que se crezon sabents et
Marcel Fromenteau, Emile Desforges,
tróbon en vers d'academia !
De'.aunay, Dionnet, architecte, Dauphin,
Si Peire de Nolhac et Gandillion
Pierre Morel, Maurice Armand, DastnGens-d'Armas n'avian mas vist Us pecs
gue, etc.
de testa, dins sa chambra, serian jamais
I ne mention toute spéciale doit être
estats so que son. Si Frederic Mistral
faite du groupe de sociétaires de la
n'avia pas vescut dins son mas, si non
belle amicale « L'Union de la Hauteera demorat Provensau de corps, d'einie
Loire », qui avait tenu à participer à
et de cuer, non seria estat lo grant
ce covize. Autour de son distingué préMistral.
sident, Me Edmond Pialoux, Avocat à
L'estat de païzan a donat Julian GaClermont, se trouvaient : MM. Gaillery a l'Auvernha.
lard, notaire, secrétaire de la société ;
Enric GILBERT.
Portai, secrétaire-adjoint; Allaud, vaguemestre ; M. et Mme Francon ; MM.
(A segre).

M**

SIMO:\EAU-VIAl. \.
Concerts Colonne,
icr Prix du Conservatoire,
des

Artiste appréciée des milieux musicaux de
la Capitale, et. en particulier, de nos milieux
méridionaux, auquels elle, apporte toujours un
concours désintéressé.

Biscuit, père et fils ; Fontès, Joubert,
Pierre Vincent, Marcel Vincent.
M. Gilbert, souffrant, était complètement aphone ; il pria donc M- le docleur Balme de présenter, à sa place, les
excuses de Mme et M. Benezet Vidal,
capiscol, ainsi que celles de Mme Busset, MM. Victor Guidy, Pierre Moulin,
le Dr Odilon Martin, Joseph Bérard,
empêchés, et de remercier
l'aimable
assistance d'avoir bien voulu répondre,
avec tant de bonne grâce, à l'appel des
organisateurs.
Cela fait, avec cette cordiale et franche bonhomie qui lui gagne de si nombreuses et fidèles sympathies, le Docteur Balme, dans une causerie très
documentée, présenta à l'auditoire Grégoire de Tours, un saint véritablement
arverne, et qui fit un assez long séjour
à Clermont.
Grégoire de Tours a, d'ailleurs, fourni la source de tout ce qui a été écrit
de sérieux, en France, avant 5gi, qui
semble avoir été la date de sa mort.
Le Dr Balme, qui, dans son récent
travail sur «.-Clermont-Ferrand, capilale du Massif Central », ouvrage oui
est un véritable monument d'amour élevé
à notre ville, a exhumé les souvenirs,
perdus à travers les siècles, de notre
histoire locale.
Au cours de sa causerie, il s'est attaché à montrer ce qu'étaient, à l'époque,
ces évêques clermontois, mariés, qui vivaient séparés de leurs femmes, après
Les avoir beaucoup aimées, et qui, parfois, les ont fait passablement souffrir,
et n'en sont pas moins devenus des
saints, par la suite. Quelques-uns de
ceux-ci dorment en paix dans la terre
do Chantoin.
Il soulève le voile qui recouvre, depuis des siècles, cette première cathédrale de Clermont, — Saint Damase —
qui n'est autre que Saint-Eutrope actuel. Après Damase, qui fit des merveilles, il montre Sidoine Apollinaire,
qui lui succède et marche sur ses traces.
Après la mort de Sidoine, la légende
dit que de grands malheurs s'abattirent
sur Clermont. Un de ses prédécesseurs
avait, d'ailleurs, raconté, avec une malice
ecclésiastique, les origines de notre
littérature auvergnate à l'époque.
I.e Dr Balme termine en reconnaissant, avec raison, que, si les écrits dont
il parle, ont été tracés avec une certaine
malice, ils ji en sont pas.i
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le sympathique conférencier a
fait une ample moisson d applaudissements mérités.
Pendant La félibrée, qui a suivi, Taurin Saint-Roch a, ensuite, débité « En
Auvergne », extrait de « L'Armanac
d'Auvernliu », édité par « L'Alauza
d'Auvernha » et « Lo Cobreto ». Cette
poésie, une des meilleures de F. Roche/, a été fort goûtée. M. Emile
Desforges, conteur adroit et abondant,
a narré plaisamment quelques aventures typiques du Père François, dit « Le
Jau », vieux braconnier, et comment
un brave curé de campagne savait manger les « gogues » de ses paroissiens,
tout en conservant les siennes...
Entre temps, et comme intermède
amusant, ont été présentées, par divers

auditeurs, chacun fournissant ses souvenirs personnels, les célébrités clermontoises qui ont égayé, pendant de longues années, les vieux quartiers de notre
ville : Jean-la-Flûte, Garenne, Jean Serpent, Marguerite-en-voiture, etc., et que
L'artiste Sylvain savait si bien caricaturer
dans son petit atelier de la rue Truiequi-fi'.e, devenue ensuite rue des PetitesTueries, à l'angle des rues de l'HôtelDieu et St-Vincent-de-Paul actuelles.
De nos jours, de toutes ces célébrités
marquantes, il nous reste tout juste la
« Beauté de Fontgièvre », qui brille
provisoirement dans notre ville devenue
plus bruyante et fiévreuse.
A la reprise de la félibrée* M. Fromenteau interprète quelques poésies de
notre éminente sociétaire, Mlle Amélie
Murât. Puis, employant des rimes données, de tous côtés, par les auditeurs,
il compose, en quelques minutes, une
poésie-express joliment troussée et dédiée avec
« Célérité, génie et calme
« Au très souriant Docteur Balme. »
Mlle Gavaldà chante, ensuite, une
chanson en langue d'oc, de Capoul,
« Lous Poutous », et se fait longuement applaudir. Taurin Saint-Roch dit
fi un morceau
morceau en
en dialecte
dialecte lezovien
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enfin
en
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ila gloire
gloire des
Auvergnats.
des
Auvergnats.
a
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gomme, bonne
bonne soirée,
soirée, dont
dont tout
tout
En
n
jle inonde
,nde garde le meilleur souvenir, et
e mo
q^i ne sera pas sans lendemain, puisque
je (&lt; oenize » se réunira, désormais, dans
la même salle, le 4° vendredi de chaque mois.
Taurin SAINT-ROCH,
Secrétaire-adjoint
de ï'« Escola de Limanha »

nillier aux trops lourds empâtements
— ce qui nous fait préférer, à tort ou
à raison, ses aquarelles et ses gouaches.
Selon le mot d'un spirituel confrère,
M. Justin Bourgeade, directeur du Réveil du Cantal : « Toutes les œuvres
exposées témoignent d'une minutieuse
application ». Malheureusement en art
la bonne volonté ne sulfit pas... Mais
il faut être indulgent : cultiver les arts
est un si noble passe-temps pour les
amateurs !
Les Artistes Cantaliens n'oublient pas
les disparus. Dans la rétrospective de
cette année ils ont groupé des œuvres
de ce bon peintre que fut Eugène Delmas qui connaissait admirablement son
art. Félicitons également l'abbé P. Peschaud et Boudai qui ont eu le bon goût
d'exposer un meuble rustique : Une
huche à pain, ce qui devrait se faire
davantage à Aurillac où l'on fabrique
encore de jolis meubles, et autrefois de
la riche chaudronnerie. Pourquoi ne pas
essayer de faire revivre le vieil art auvergnat dans l'ameublement et dans le
travail des métaux ?
Terminons en disant que la sculpture
fait défaut au XVe Salon Cantalien et
en regrettant quelques abstentions : MM.
Robert Brondel, A. Boudou, Louis Bellas, Joanès Chaleyer, Les Jaffreux, A.
Pebret, René Valette, Capmau de Siran,
Moncassin, Levet dont on admira de
fines sculptures au précédent salon, Gabriel Moiselet, du Puy, qui manquent
cette année.
Mais tenons compte du grand effort
des organisateurs, car la critique est
toujours facile.

Les Arts

CLERMONT-FERRAND
« L'Union de la Haute-Loire »

AU itlL·LAL.
Le XV&lt;= Salon des Artistes cantaliens

Samedi a3 janvier, à l'Hôtel Terminus,
la Société de Secours Mutuels des Enfants de la Haute-Loire a célébré son
25e anniversaire. L'un de ses membres,
le distingué félibre bien connu, Henri
Gilbert, retenu par la maladie, avait
écrit (1) : « Adonca, per so que l'amor
delh pals vos a acampats, prenés d'aize
et de bon temps, dansas la borreia, fazés
bona festa I » Sa recommandation a été
porictuclleméhl suivie.
C'est M. A. Sabatier, officier de la
Légion d'honneur, député de Paris, originaire d'Azerat, en Haute-Loire, qui présidait le banquet, ayant à ses côtés M. Calemard de Lafayette et M. le Procureur
général Vibert, l'un et l'autre remarquablement fidèles à leurs compatriotes.
Plus de cent convives, dont beaucoup
de dames en toilettes claires se pressaient
autour de tables joliment décorées. Dès
le potage, l'animation fut grande, car entre « pays », il n'y a pas de glace à
rompre. Au cours du repas, les « Sonneurs
indépendants » donnèrent un concert qui
fait bien augurer des destinées de cette
jeune société.
Et vinrent les discours. M. Pialoux, président de la Société, évoque, en termes
émus, la mémoire des fondateurs de 1907.
11 se félicite de constater qu'un grand
nombre sont encore dans les rangs de la
société ; cette fête est la leur, et il leur
adresse de chaleureux compliments. Puis,
s'adressant à M. Sabatier, il le remercie
de l'honneur qu'il fait à la société, et
rel race sa brillante carrière.
M. Sabatier, dans une heureuse improvisation, rappelle le pays natal, dit sa joie
de se retrouver au milieu de ses compatriotes et remercie le président de ses souhaits
de bienvenue. 11 le félicite d'être l'animateur d'une société aussi prospère.
Des applaudissements prolongés accueillent ses paroles.
Puis, c'est le tour des chansons. Mlles
Cavard et Boëtte, ainsi que M. Benoît
se font applaudir tour à tour, cependant,
que Mmes Fontès et Gaillard sollicitent
gracieusement et fructueusement la générosité des convives au profit des chômeurs.
Et, pour terminer la fête, de nombreux
danseurs conduisent jusqu'à l'aube un bal
brillant et animé.
L'honneur de l'organisation de cette
splendide réunion revient à M. Sabatier,
vice-président, admirablement secondé par
MM. Joubert, BLscuit, Francon et Allaud.
Ils ont, bien mérité les éloges qui leur
furent adressés.

(Fin)
Mlle M.-L. Ducaire, qui est de Pleaux
également (décidément Pleaux est une
pépinière d'artistes), est une portraitiste
' t pas à négliger. Ses portraits et
qul n es
ses études ont déjà du caractère. Us n'ont
peut-être pas la vigueur et l'originalité
de ceux de Mme Champ-Ricard, mais
elle fait preuve de beaucoup de savoir.
Le portrait de Louis Capitaine et celui
du poète Raymond Mil sont observés
et rendus avec toute la finesse et la
délicatesse que comportaient ses sujets.
Sa Norvégienne n'est pas non plus inférieure.
Un autre artiste qui ne doit pas être
passé sous silence, c'est M. Joseph de
Cathelineau, connu surtout comme enlumineur, qui a eu la bonne idée d'envoyer quelques aquarelles, œuvres qui
s'imposent sur pas mal d'autres, malgré la quantité d'aquarelles que l'on
trouve exposées. Les aquarelles de M. de
Cathelineau n'ont rien de fade ni de
vulgaire ; elles sont hautes en couleur,
elles ont du relief.
M. Grosdidier de Matons, éminent critique d'art et qui a laissé de si bons
souvenins à Aurillac, a quitté notre pays,
mais il ne l'a pas oublié. Il a d'ailleurs
écrit l'élogieuse préface du catalogue,
car nul mieux que lui n'était qualifié
pour présenter les artistes auvergnats.
Il a tenu également à exposer quelques
tableaux qui ont bien leur valeur et
qui dénotent chez lui l'exacte compréhensio.i de faire un ta'i eau.
A citer de ce grand Lorrain que
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Auvergne a conquis : Une humble
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citer

Aimé

Mn

qui

fait de l'aquarelle ; Paul Bouvelot, Burin
des Roziers, Léon-Louis Capman. Joseph Goure, Henry Périer, d'Hauterive,
dont nous avons admiré Les Fougères
d'Automne ; Denise Martin, Camil Meriand avec son chargement de foin très
pictural ; Alice-Marie Millochau, Mme
Suzanne RobagliS-Bages dont il faudrait
parler pour son portrait de Jean-Pierre
et sa Moisson près de St-Flour ; Odette
Boche, J.-C. Rosenberg, Adrien de Torsiac, Mme Auguste Boyer-Talandier, Louis
Caujole, Jacqueline Demoly, Mme Elie
Sarrauste de Menthière avec une Tète
d'enfant ; Ch. Guillon, qui fait habilement de la pyrogravure ; Marcel Androdias, Genève Gazard, Marcel Four-

Et.

MARCENAC.

(1) Mandadis de Henri Gilbert.

B;a\as Damas. Gentas Domizellas,
Mossurs,
Quez auria vougut esser am vos autres,
aqueste sera 1

�3

L'ALAUZA D'AUVERNHA

N'avia geaut de faire vostra conissensa
et de festejar nostre païs, que m'a vés covidat de tant bona gracia.
Mas, ai las ! sabés so qu'csdeven de
nostre voler : volem et non podem !
Et non pode faire so que voudria per
çauza d'una malaulia delh diable que me
ten clavat dins ma chambra.
Praco, si non pode anar de qu'ont ses,
anueit, i sei d'eime et de bon cuer.
Vos auzisse, que fazés tindar vostres
virres — non son voides, vos en fau mon
compliment ! — que trencas tres cops en
Hoc de un, et que dizés de goalhas que
fan rire franchamen.
Avés razon : obledassiam jamais nostre

vialage, ni mais nostre hostau de naissensa:
l'hoslau lo mais dezanat se bravezis dins
nostre eime, quant n'en sem de luan.
Adonca, per so que l'amor delh païs vos
a acampats, prenés d'aize et de bon temps,
parlas nostra lenga velha, dansas la borreia, fazés bona festa ! Et, si non sei
trop cobet, voi demande de bioure un
virre de mais per ieu, quez ai la pepida,
res mas de hi pensar !...
Per anueit, me pardonarès ; mas, un
autre viege, vos prometé d'esser de la
festa et de m'esjauzir elh mitan delh
bon monde que sés.
Enric

GILBERT.

Mandatis à l'Auvernha
Del Gabaldan vezin en terra pastorela,
Ai vist l'Alauza al ciel alsar son vol menut.
Sus ma flaguta pauverela
Qu'esquichere la magrustela
Jol signe de l'estella, Auvernha, gai salut !

drolle fin coma tu ? Chau que li
drôlles ajon dez ueit ans et li dróllas
quinze...
« Grammaci, Marian ! »
Jaconas, tot benaize, se campet d'un
galop, et cridet am sa máma delh pus
luan que la veguet :
« — Máma, aqueste cop podés anar
veire lo cementeri quant voudrés : ieu
me maride !
« — Te preisses pas tant ! Mas am
quau te marides ?
« — N'ai dengun chauzit enquera ;
mas, aora, sabe so que chau... »
Lo folastras, tant content quez era,
faguet pas trauc am l'espartin : tot juste
si manget une chatadona de ratatolha ;
mas non tastet la part. Et s'en anet per
lis charreiras per veire si trobaria pas
una fenna... 0 ! n'era pas cobet : tant
pauc qu'aco marquesse, aco lo contentaria...
Alfred RIONNET,
delh « Covize de la Ribeira ».

A poncha de Lozera, amai de Marjarida,
Fraires, avem d'amont mirador solelhos...
Ves la mar blua alangorida,
En espinchent dins l'espandida,
Auzem l'aura de mar dins son cant poderós.
E del cause tamben al Roergue, la vista
Acamina los cors fins qu'a l'art tolozan :
Jansmin brezilha canson trista,
Bessó troba longa requista,
Lèu l'alada bronzis al fogià occitan.
Sobretot, genta Auvernha a la maisa enflorida,
Rasa antica, ves tu nos virem mai d'un cop.
E ta sorre, aval, dins la prada,
De borreias reviscolada,
Sovent buta « La Granda », e fai petar l'esclop.
Gardem record dels tems de lucha malaizida,
Quand Roma sai venia pempir lo sol pairal.
S'ajonglent, l'ama aferachida,
Nostres mascles sus l'alobida,
S'amoravan de vanc e no fazian d'estral.
E quand, vencida, un jorn, per tu lo clas sonava,
Sortiguères del cros en estiren t la man...
Lo solelh latin s'amosava ;
Davans lo bàrbar tot plegava,
Ton bras paret, pamens, lo Destin Gal-roman !
E del plan ombribos a l'aresta elisada,
L'Alauza s'enairet sens crenta del poldras,
E los quinsons, dins la ramada,
Pioutejeron gorja badada,
Dempiei que ves lo nord s'era enfuch l'aucelas.
Dempiei ?... Maire, de tu la nizada embledoza
D'aize faguet salas a l'orre englenador,
Mas, uei, en lenga mozeloza,
Besclamtis ta rasa amoroza,
S'enalsa al Gai Saber et renais Trobador.
Mai d'un enderairat que porta lo cabestre.
T'a preza en odi coma sauma un cascavel.
(Vailet renos, aco pot estre)
Un jorn faras lo geste mestre,
O rasa que l'endraie al lu m de tan calel !
Per los que del Passat mangem lo pan de glòria,
Al rajol d'un pantais pastem lo pur levam,
Vojem als gobels vin de joia,
Que, s'avem talent de victorià,
De la taula « dels Grans » sauprem oochar la fana.
Mende, lo

29

de décembre

1981.

Antonin

JACONAS
Jaconas n'era pas d'aquels tant finauds ; mas de que volés, chau de tot
monde per faire un monde...
0 ! n'era pas coquin ; mas,
anem,
era un pauc d'esqui'n alai... un pauc...
un pauc gadolha...
Quand era joine, li velhas dizion ben
que n'era pas mancat, quez era pro
fin ; mas, en envelhezir, aco lh'avia
passat... Une paor, una mauvaza fioure,
n'en chau tant pauc, d'escun cop, per
voi faire virar cazaca...
Sa paura maire se fazia pro de mauyas sanc : l'avia fat veire am un tropel
de médecins, am tres o quatre marchands de drogas, en jusqu'am un médecin de h bestias ! Mas res hi avia
fat ! Paure Jaconas !
Pracos, avia enveja de viure ; avia
essaiat pro de mesters ; pas un entrava
dins sa paura testa : lo paire Tuena
trabalhet mais de dech ans per lhi
aprener d'empalbar lis chadeiras ; la
Zabotet lhi mostret ben, amais, de petassar lis parapluejas : vai veire si plou!
Totes perdegueron sa pena !
Nostres Jaconas aguet una testejada :
vouguet faire un juge de pais, res mas

TRAUCHESSEC.

qu'aco ! Mas, d'espeita, fazio lo pelharot, per lis charreiras...
Et, un jorn, sa paura máma, la maire
Catoneta,. lhi diguet :
« — Escouta, pelha de drolle : me
portes pena, sabes ! Ieu me fau velha ;
ai quazi ben quatre vints ans, sei mas
una fenna de doi jorns : digea me
de que farias, si venia a m'en anar...
« — 0 ! máma, ieu voi segria !
« — Elh cementéri ?
« — Oc ben, máma : i sei ben estat
d'autres cops, nias n'en sei ben tornat...
« — Ai ! paure drollas ! Quant sarai
morta, de que faras, tot sole ? Sis eres
coma lis autres...
« — Et coma son, lis autres ?
« — Vos vèzes pas, bestiaróla ? Son
mandats, an quaucun amz els.
« — Quaucun amz els?... Ieu mais
aurai quaucun 1 »
Aquelh simplardas ezaminet un moment, et, tot d'un cap, penset que sa
vezina, la Marion, trabalhava per son
noviage. Adonca, faguet un saut ches
ella, et lhi demandet :
« — Digea, Marian, tu déves saber
aco : de que chau aver, per se podré
maridar ?
« — Et non zo sabes, enquera, un

Lo Covize de l'Escola de Limanha
(Félibres de la Basse-Auvergne à Paris)

du Café National (ier étage), Place GailLe 4e covize de la saison se tiendra
lard, sous la présidence de M. Taurin
le lundi soir, 22 février, à 8 h. 3/4,
Saint-Roch, secrétaire-adjoint de 1'« Esdans la salle Chansonia, 10, Boulevard
cola de Limanha ».
Beaumarchais.
Au programme :
conférence
de
Le colonel Pessemesse a bien voulu
Emile Desforges sur « Les vieilles croix
présider à l'organisation de cette soirée
de carrefours » (avec projections) ; félidont le programme est ainsi composé :
brée (contes, poésies, chants en langue
causerie sur Chamfort, par notre très
d'oc et en français) avec le concours de
distingué conseiller, M. Charles Marret,
de l'Académie de Clermont ; Vente-ré'- Mlle Gavaldà et de MM. le Docteur Balme, Fromenteau, Fontès, T. Saint-Roch,
clame des produits d'Auvergne ; féliP. Moulin, Henri Gilbert. — Airs de
brée ; danses anciennes sous la direction
danses populaires (disques de la maison
du maître vielliste, Antonin Simonot,
Cottier).
des « Chanteurs Limousins ».
On sait le succès qu'obtient, chaque
Nous invitons spécialement les memannée, la vente-réclame qui constitue une bres de 1'« Escola de Limanha », les
séance de publicité en faveur de nos abonnés et les lecteurs de « L'Alauza
productions régionales et à laquelle col- d'Auvernha », ainsi que les regionalistes. Entrée gratuite.
laborent de nombreux commerçants,
On pourra se procurer, à nos réuécrivains et artistes.
Tous nos sociétaires, accompagnés de nions, les œuvres des félibres, spécialement : « La Covizada » (Henri Gilbert) ;
leurs amis, ainsi que nos compatriotes,
Dl MASSIF CENTRAL
« Un amor » (B. Vidal) ; « Belugueen général, sont instamment priés d'as(suite)
ias » (L. Delhostal) ; « Contes de la
sister à cette soirée unique de laquelle
Luneira » (Henri Gilbert), ouvrage en
ils pourront emporter de beaux échanSylvestre II avait une grande préditillons des produits des industries d'Au- souscription ; « Clermont » (Dr Ballection pour l'Espagne, et les sanctuaime) ; etc.
res à la Vierge, sur nos montagnes, vergne.
découvraient la mer bleue au-delà de
« ESCOLA DE LIMANHA »
laquelle se trouvait le tombeau de son
(à Clermont)
Voir en quatrième page nos maisons
enfant.
Le covize annoncé à la réunion de
recommandées. Nous prions nos lecL'idée de Gerbert voulant délivrer le janvier se tiendra le vendredi soir, 26
Saint Sépulcre, se rattachait mystiqueteurs de leur réserver leurs commandes.
février, à 8 h., dans la saUe de réunion
ment au rôle du Massif Central, « clef
de voûte du sol français, projection de
« L'assaut de Gergovia » devant laEXPOSITION ARTISTIQUE
la grande chaîne hercynienne dont les
quelle
tous les visiteurs s'arrêtaient.
géologues ont fait l'épine dorsale de
Maurice Busset et Jean Camus.
De la visite de cette exposition, nous
l'Europe », selon P. Jousset.
Comme chaque année, le tout Cler- retiendrons la variété et la souplesse du
La péninsule ibérique est à cheval sur
mont
intellectuel s'est retrouvé, de la talent de Maurice Busset à qui le pudeux mers influant sur l'ancien et le
Noël au 10 janvier, dans les galeries blic reste fidèle.
nouveau monde. Santiago est le cœur
de la maison Camus, 4, rue du Terrail.
Dans une seconde salle ouverte au
de l'Espagne, le Reims de ses vieux rois
Les
œuvres
de
Maurice
Busset
occurez-de-chaussée
étaient groupés les dochrétiens ; Saint-Jacques est enoore le
paient la grande galerie du premier cuments rapportés par Jean Camus de
patron vénéré de la nation, et les roétage et formaient un magnifique en- son voyage en Afrique occidentale où
chers galiciens luttent sans cesse contre
semble composé de paysages et de scè- l'avait conduit le prix colonial qui lui
les attaques de l'océan.
nes auvergnates.
fut décerné au Salon de ig3o : villages
Si la Galine est déjà appelée GalliParmi les toiles exposées, nous avons de « Ga-Goin » et de « Kandopleu »
cie, à l'époque romaine, les monts du
surtout remarqué : « Lac Pavin en
avec leurs cases priinitives ; cases à
Cantal sont aussi les monts des Celtes.
hiver », « Le Printemps à Fontanas », Timbi-Medini, qui révèlent plus de reIl y a affinité entre l'Espagne et la
« Soir d'automne à Clermont-Ferrand »,
cherche ; études d'animaux (antilopes et
France par les traditions de la Galice et
«
Tourcioël
»,
«
Le
Calvaire
de
Muchimpanzés) et de races (Fillette à la
de l'Auvergne.
Dans « Espagne et Portugal », Jous- rat », « Vallée de Chaudefour au prin- pintade ; Fathouma) ; études de mœurs
temps », « Coucher de soleil sur la
(danseuse du tam-tam, etc). Mentionset constate que « les Galiciens, par
chaîne des Dômes », « Lac de Gué- nons des bronzes d'une évocation puisleur allure un peu fruste, leur patience,
sante : « Manissou », jeune fille Baouleur âpreté au travail sont les Auvergnats ry », « Bergère de Chaudefour »,
« Saint-Ilpize », « Monistrol », « Vieil- lé ; « Chasseur de panthères. » ; « Aou
de l'Espagne
La cathédrale de Saintporte des bananes », etc.
Jacques (1082) rappelle, à s'y mépren- le-Brioude ». Saint-Flour », etc.
A ces œuvres ethnographiques étaient
L'Auvergne était représentée par difdre, Sainte-Foy de Conques (io65) et
férentes toiles qui font remarquer Jean
Saint-Sernin de Toulouse (1097). Cha- joints quelques tableaux du Maroc, ainsi
que des études exécutées pour la décoCamus, bien qu'il soit le sculpteur décun de ces trois édifices offre les traits
essentiels du roman d'Auvergne
L'in- ration de l'escalier d'honneur de la Pré- licat que l'on connaît.
fluence des moines français de Cluny et fecture de Clermont, et, particulièreHenri GILBERT.
de Cîteaux contribue puissamment à la ment, l'esquisse d'un vaste panneau :
réorganisation des pays espagnols reconquis sur l'Islam ».
Le fondateur de l'Abbaye de Cluny
fut l'Arverne Guillaume le Pieux, élève
des moines bénédictins de Brioude.
(Félibres de la région de La Voûte-Chilhac)
« En io85, lorsque la ville de Tolède
fut enlevée aux Musulmans, la reine
était Constance, d'origine française. Beauune tournure comique qui émerveilla l'asLe dimanche 17 janvier, à i5 h., eut
coup de ses compatriotes faisaient parsistance.
lieu, dans la salle de la Justice de Paix,
tie de l'armée qui prit cette capitale...
Après lui, M. Rionnet, secrétaire généla troisième réunion des félibres main tePlusieurs moines de Cluny avaient égaral, débita, dans ce même parler de « la
neurs de la région de La Voûte.
lement assisté au siège » (Lavallée).
Ribeira », trois contes qui furent, eux
Celle séance, présidée par M. le Baron
Quatre routes principales conduisaient d'Anthouard, président de la Société, asaussi, généreusement applaudis par le pules pèlerins de France à Compostelle :
sisté de Mme Allègre et M. Auguste Ar- blic.
i° la vallée du Bhône, par Arles,
Ensuite, la séance changea un peu d'alchaud, vice-présidents, groupait une trenMontpellier, Toulouse, puis au trevers
taine de personnes, parmi lesquelles douze lure. La lumière s'éteignit, et des prodes Pyrépées, par le col d'Aspe ;
jections lumineuses nous révélèrent, sur
félibres inscrits : MM. d'Anthouard cl
20 la route du Massif Central descenl'écran, les merveilles d'art que l'on renArchaud ; Mlles Jeanne Josency et Jeanne
dait du Puy à Sainte-Foy de Conques,
contre encore sur cette contrée d'AsieMialon : Mme Denise Roche ; Mlles MaSaint-Pierre de Moissac, Bardeaux ;
rinette Besson, Suzanne Belmont, Noëlle Mineure qu'on appelle la Palestine.
3° le Limousin, le Périgord et les
M. le Baron d'Anthouard, notre émiVedel ; MM. T^éon Vedel, Maurice Roche
gens de l'Est venaient par Vézelay,
nent président, qui connaît parfaitement
et A. Rionnet.
Saint-Léonard, Périgueux, Bordeaux ;
cette région, et même bien d'autres où
Parmi l'assistance, nous avons remarque
4° Paris, Saint-Martin de Tours, Saint- Mmes Ferlut, Allezaix, Roche, Sabatier ;
l'ont conduit ses hautes fonctions de MiHilaire de Poitiers, Saint-Jean d'Angély,
Mlles Germaine Delivert, Maria Borel, Del- nistre Plénipotentiaire, nous donna sur les
Saint-Eutrope de Saintes, Bordeaux.
diverses vues que projetait l'appareil, des
prat ; MM. Joseph Massebœuf, Jean MasA l'exception des pèlerins d'Arles et
explications détaillées qui témoignaient de
sebœuf, Louis Pegon, Marcel Motlet...
du Rhône, tous se réunissaient à Ostrason abondante documentation sur l'histoire,
Dès le début, un concert musical, acbat, dans les Basses-Pyrénées, arrondiscompagné de quelques bourrées, égaya tout la topographie et les mœurs de ce pays.
sement de Mauléon. De là, ils traverTout le monde écouta cette agréable et
le monde ; puis on passa au récit des consaient les montagnes au port de Cize
instructive causerie avec la plus grande
tes en patois qui eurent tous un très grand
(Roncevaux) pour gagner Pampelune,
attention, donc avec un intérêt certain et
succès.
et, plus loin, la Puente de la Reina où
profond.
Notre secrétaire, Mlle Jeanne Josency,
convergeaient les chemins de Saint-JacLa séance fut levée à 6 h. 1/2 ; le
toujours dévouée, sut charmer l'auditoire
ques. De là, une seule voie, le Camino
franc succès qu'elle obtint est un précieux
par une très belle chanson en langue d'oc
real francès conduisait au sanctuaire.
qu'elle exécuta admirablement. Elle nous
encouragement pour l'avenir.
On passait par Logrono, Najera, Burgos,
raconta, ensuite, toujours en notre diaPar leur caractère d'intimité qui leur
Sahagún, Léon, Astorga, Villafranca del
lecte, une vieille légende sur saint Julien
donne un aspect de véritable « covizada »,
Vierzo, le Mont San Marcos, d'où on
de A. Saugues, qui fut très applaudie.
une allure de veillée en famille, par leur
voyait la basilique de Saint-Jacques. La
Ce fut ensuite le tour de notre jeune
rigoureuse correction, par le bienveillant
porte par laquelle pénétraient tous les
et sympathique trésorier, M. Léon Vedel,
accueil qui est réservé à tous, sans dispèlerins, à Santiago, se nommait Porte
qui raconta la désopilante histoire du
tinction aucune, enfin par leurs manides Francs.
(A suivre).
« Penchinaire », de Pierre Mamet, et sut,
festations récréatives et instructives,' nos
Mme Raoul DUPAIN.
avec un réel talent, donner à son récit
séances sauront, peu à peu, convaincre et

DU H\IT DES SOUMIS ÉTOILÉS

LO

COVIEE

DE

ü/1 RIBEIRA

�4

L'ALAUZA D'AUVERNHA

séduiro le public, en méritant son estime,
car il sympathise déjà avec nous.
Le bureau a l'agréable devoir de remercier, en même temps que les nombreuses personnes qui firent, à cette réunion,
l'honneur de leur présence, les dévoués
félibres qui ont assuré l'exécution du programme, M. Garnier, Directeur de l'Ecole
libre, qui voulut bien mettre à notre
disposition son appareil à projection, et
aussi M. Léon Vedel, qui avait aimablement prêté son appareil à. disques.
Les membres du Bureau se réuniront
incessamment, aux fins d'organiser la prochaine séance et de discuter diverses questions administratives. Ils seront convoqués
en temps voulu.
Le secrétaire général,
Alfred RIONNET.

REGIONALISME
Au Pays de l'Antimoine.
Faute de place, nous sommes obligés
de remettre au prochain numéro
le
compte-rendu des travaux des gentils
rédacteurs de la revue scolaire « Au
Pays de l'Antimoine ».

RECETTES D'AUTREFOIS
Pâtisserie

et

confiserie.

Lue de nos sociétaires demande une
documentation aussi complète epue possible sur la confiserie et la pâtisserie
telles qu'elles se faisaient autrefois, avec
détail des recettes.
Prière de vouloir bien faire parvenir,
le plus tôt possible, les renseignements
à M. Henri Gilbert, ^2, rue des Salins,
Clermon t-Ferrand.

LE CANTAL
par Marcellin Boule et Louis Farges.
Signalons à nos lecteurs que ce beau
livre, si souvent cité, a été présenté
inexactemént an public par l'éditeur. En
effet, la couverture extérieure porte le
titre « Le Cantal, par M. Boule &gt;&gt;, suivi
de la mention « avec la collaboration de
L. Farges, Collection publiée sous h
direction de M. Boule. »
Ce titre, ainsi libellé, est erroné et
amène à des citations inexactes ; en outre, il constitue une injustioe à l'égard
do M. Louis Farges, auteur, au même
titre que M. Boule.
Le titre véritable est celui que nous
donnons en tête de cette note.
Nous nous faisons un devoir de signaler l'erreur commise au détriment de
notre éminent collaborateur et ami,
M. Louis Farges, et nous profitons de
cette occasion pour le remercier du précieux appui qu'il veut bien accorder à
« L'Alauza d'Auvernha ».

ENSEIGNEMENT
Brassaoles-Mines.
Dans sa séance du 28 janvier, le conseil municipal, sous la présidence de
6on distingué maire, M. J. Fabre, a
voté, à l'unanimité, la création
d'un
cours complémentaire de garçons et d'un
cours complémentaire de jeunes filles,
lesquels seront annexés aux écoles publiques de la commune.
Cette création est tout à l'honneur
du maire et de la municipalité de Brassac dont la sollicitude éclairée sait comprendre les véritables intérêts
de la
localité.

LES LIVRES
« Ruines et son Canton », par E.
Coudy. - - Aurillac, Imprimerie Poirièr-Bottreau (prix : 16 fr.). — Préface
de M. le Dr Hugon.
M. Coudy, un laborieux et un modeste, a déjà publié « Le Canton de
Ruines », qu'il ne faut pas confondre
avec le présent ouvrage. Ce dernier est,
ainsi que l'explique l'auteur, une monographie générale, tandis cpie le précédent avait pour objet une étude historique.
Le canton de Ruines (arrondissement
de St-Flour) confronte aux
départe-

ments de la Haute-Loire et de la Lolités de communication qu'il peut désizère. Ce pays de haute altitude, hanté de
rer... Ici, l'express ne s'arrête même pas
légendes et de souvenirs anciens, est bien
dans une des stations du canton : il
fait pour séduire aussi bien le savant
faut, pour le prendre, aller à St-Flour
que le modeste promeneur. En été, les
ou à St-Chély ».
frais sous-bois de la Margeride et les
Remarques parfaitement justes que
bords pittoresques de la Trueyre et de
suit un tableau très complet de la sises g4 petits affluents font la joie des
tuation économique.
touristes.
La troisième partie de l'ouvrage est
Bien des curiosités fixent aussi leur
consacrée à l'histoire du canton de Ruiattention : voies gallo-romaines, donjons
nes. Les titres des chapitres en indiqueen ruines, vieilles églises, sans oublier le
ront l'importance : les temps anciens ;
magnifique viaduc de Garaby, haut de
les châteaux ; les guerres privées et les
122 m. et long de 564 m.
serfs ; la peste ; guerres de religion ;
Dans son étude géographique, M.
les Poulacres ; la Révolution.
Coudy fait, avec juste raison, une place
La fin du livre traite de « Questions
au patois, et les observations qu'il prédiverses » : l'Eglise et l'Etat social ansente ne manquent pas d'intérêt.
Là,
cien ; les églises du canton ; l'instruccomme ailleurs, le patois n'est pas unition ; les impôts ; population.
forme, quoi qu'il soit le langage couToutes ces questions sont étudiées
rant, car « très peu de personnes l'écriavec beaucoup de bon sens. L'auteur
vent et à peine si on sait le lire ». On
né méconnaît pas ce que les anciennes
a oonservé, cependant le souvenir d'un .institutions avaient de bon ; son admiancien instituteur, M. Boche, qui comration pour notre temps n'est pas, non
posait des chansons satiriques malheuplus, sans bornes : « On a dit des
reusement perdues.
impôts de l'ancien régime énormément
Perdus aussi les vieux chants, les saide mal en partie mérité... Et aujournes distractions d'autrefois et les coud'hui ? C'est tout aussi compliqué et
tumes naïves ! Le canton de Ruines est
bien lourd ». Dans le tableau de la
victime, comme bien d'autres régions,
population de chaque commune, l'auhélas ! du fléau de la dépopulation, dont
teur a eu l'excellente idée d'énumérer
l'émigration est une des causes. Si l'émiles lieux disparus. 11 y en a i36 pour
gration était un bien, lorsque la natalité
le seul canton de Ruines ! O Progrès!..
atteignait de 2 5 à 3o pour i.ooo habiNous ne saurions trop recommander
tants, elle est devenue désastreuse, dela lecture de « Ruines et san canton ».
puis la fin du siècle dernier, et, surOn le trouvera chez tous les libraires de
tout, depuis la guerre. « Depuis
un
Saint-Flour, ainsi qu'à Paris, i, rue
siècle, qu'a-ton fait pour la campaFaidherbe, au siège de la société « La
gne ? » remarque M. Coudy. « Quels
Margeride », dont le président est M.
sont les agréments que le paysan y
Justin Rolland.
trouve?... Le citadin a toutes les faciHenri GILBERT.

COMPTES-RENDUS

amis sociétaires : Mme Chanclos, M. Fonquernie cl M. Dabert.
Et ce fut aux acclamations de toute
l'assemblée que M. A. Valleix, président
de la société, reçut la Médaille du Dévouement National, M. A. Lassalas et M. Hébrard, celle de la Renaissance Française.
Enfin, en remerciant la Marianne de
Paris, la Beine du 9e, la Pastourelle du
Puy-de-Dôme et celle de « La Chaîne des
Dômes », nous aurons rappelé la joie
que leur fraîcheur et leur jeunesse apportèrent à cette spìendide fête dont l'organisation fait le plus grand honneur à
MM. Lassalas, Hébrard et Martin.
André GCENOT.

PARIS

« La Chaîne des Dômes »
(Amicale des originaires
de la région de Clermont).
« La Chaîne des Dômes » a donné, le
2 janvier, son 3e banquet annuel. Organiser en période de fêtes — et en des
temps difficiles — un banquet dans la
salle d'honneur du Palais des Expositions
et y faire danser des centaines d'invités
au son de deux orchestres, n'est-ce pas la
preuve d'un essor nouveau de la société,
débordant le cadre que lui avait assigné
son fondateur et premier président, M.
Antoine Lassalas ?
Les tables du repas délectable servi par
M. Mazin avaient été fleuries par M.
Lagriff'oul, et ce fut un délice lorsque
chantèrent. Mme Chanclos et M. Fonquernie.
Pas de discours : quelques remerciements du président dévoué — oh ! combien ! — M. A. Valleix, un petit speech
de M. Alerie, avocat, et une allocution
spirituelle, délicate et sensible de M. Fortunat, président de la fête, après avoir pris
une part très active à son organisation.
Notons la présence, à la table d'honneur,
de M. le D1' Tixier, médecin de la Préfecture de la Seine ; MM. Puech, Brunet,
des amicales d'Espérac et de Villecomtal ;
M. et Mme Bellier ; Mmes Roux et Gardette. ■
Il convient aussi de souligner l'animation du cotillon, les surprises offertes, la
tombola aux i5o lots, le succès des artistes : Mme Guilleraull. Mlle Lenoble, le
comique Enson, et, une fois de plus, nos

NOTA. — Les parlementaires du département avaient fait parvenir leurs excuses.

CONTES

DE

LA

LUNEIRA

« Les Contes de la Luneira », par
Henri Gilbert, Illustrations de G. Moiselet, sont sur le point de paraître. On
ne les trouvera pas en librairie. Il faut
se hâter de souscrire en envoyant 25 fr.
(édition ordinaire) ou 4o fr. (tirage de
luxe) à l'imprimerie « La Haute-Loire »,
23, Boulevard Camot, Le Puy (HteLoire). Compte chèques-postaux : Clermont-Ferrand io5-g2.
Chant

et

Déclamation

Mlle Mary LAFFONT, Diplôme Supérieur de la « Schola Cantorum »,
17,
rue Servandoni, PARIS.
Le Gérant : H. GILBERT.
Le Puy.

—

Imp.

«

La Haute-Loire ».

BULLETIN DE LA S1ÉTÉ « L'flïliEHE »&gt; DE LYOM
Pour inaugurer son nouveau siège,"
la Société « L'Auvergne » avait organisé une matinée (conférence, ooncert
et sauterie) où la plupart de ses adhérente ont tenu à honneur d'être présents. Ils ont été largement récompensés de leur effort, car le pays natal,
par la voix de Mc Dem ai, avocat, président des Clerinontois de Clermont, a
bercé leur esprit suavement pendant sa
trop courte conférence.
Qu'il est doux de recevoir le sal'ut
de là-bas, par l'éloquente parole de
quelqu'un qui en vient ! Notre montagne sacrée, le Puy-de-Dôme, s'est
estompée dans le lointain de nos souvenirs, avec sa masse caractéristique, son
histoire dans l'humanité, ses légendes
infernales, sa valeur de baromètre, pour
les familiers de son voisinage. Quelle
vive reconnaissance de toute l'Auvergne
ont méritée les Clerinontois de Clermont pour avoir défendu cette portion
du patrimoine commun !
Mc Déniai fut vivement remercié de
sa conférence et aussi spécialement de
la liaison Cleriiiont-Lyon que constitue
sa visite, en échange de celle faite par
le président de la société, M. Nougein,
qui, lui-même, était reçu à Clermont,
quelques jours avant. Souhaitons
(pie
cette liaison s'affermisse, pour le plus
grand bien de notre société.

Le concert fut des mieux
réussis,
grâce au talent et à la variété des artistes qui avaient accepté cette tâche. Aussi,
bien vivement et bien sincèrement furent
applaudis : Mme Bernard, Mlle Berthollet, et MM. Crépin, Aurel, Tagard.
Le piano était tenu par Mlle Despomeys.
Enfin, une sauterie entraînante permit à la jeunesse die clôturer agréablement cette intéressante assemblée inaugurale.
Chacun a pu se rendre compte de
l'heureux transfert du siège dans un
local élégant, spacieux, commode où tous
les sociétaires peuvent trouver
place.
L'assistance qui a comblé la salle a
été un vrai triomphe. Une quête fructueuse fut faite pour venir en aide aux
chômeurs. Le montant en a été versé à
l'Office Municipal de chômage.

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Le dimanche 3i janvier eut lieu, à La
Voûte, la remise de la Croix de la Légion
d'honneur, au titre de la Justice, à M.
Vital Allègre, expert près les tribunaux,
par M. d'Anthouard, Commandeur de la
Légion d'honneur. M. Allègre,
ancien
maire de La Voûte, est le mari de notre
vice-présidente.
Au nom de la société, nous sommes
heureux de féliciter M. et Mme Allègre
pour cette flatteuse distinction.

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« Union des Amicales
de la Basse-Auvergne »
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des réunions.

Vendredi rg février. — Union des Amicales de la B.-A. (grand concert, à 21 h.,
180, rue de l'Université : 10 fr.).
Samedi 20 : « Le Bousset » (Banquet,
Salons Liltré, 9, rue Littré : prix, 5o fr.).

Dimanche 3 avril. — « Lis Esclops (.Matinée dansante, Palais des Expositions).
CLERMONT-FERRAND
Dimanche 21 février. — Amicale des
Employés de Commerce et dé Bureau
(Banquet à midi, Grand-Hôtel).

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L'ALAUZA D'AUVERNHA
LK

J

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BULLETIN D'ABONNEMENT
Je soussigné, déclare souscrire
D'AUVERNHA, à partir

un

abonnement

d'un

an

à L'ALAUZA

du

Au nom de M
Dimanche C mars. — Comité permanent
des t'êtes C. I. B. de Clermont-Ferrand
(tour de ville par le « Cercle choral des
Enfants d'Auvergne », en costumes régionaux ; bal, à /1 h., Salons de L'Hôtelde-Ville).

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Lundi •!•&gt;. : &lt;; Lo Covize de l'Escola de
Limanha »• (voir en 3° page).
Dimanche 28. — « La Sugérienne »
(Matinée dansante, Vianey).
Samedi li mars. — « La Chaîne des
Dômes » (Matinéu dansante, Ghansonia).
Dimanche 7. - Covize de Brioude (Matinée dansante, Coquet).
Dimanche i3. — « Les Amis de Chignon; » (Matinée dansante, Palais de la
Mutualité, 20, rue Saint-Victor).

rue

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Adhésions nouvelles.
M. le Docteur
André Bcsson. médecin à Saint-Cirgues,
près La Voûle-Chilliac ; Mlle Noëlle Vedel,
à La Brade, par La Voûte-Chilhac.

fris hors encours

Les Bonnes Maisons

SONT

On trouvera, dans le N° de mars, le
compte-rendu du bal du 6 février.
Le 6
mars, matinée - conférence.
M. Gler, Agrégé de l'Université, professeur au Lycée de Lons-le-Saunier, donnera une conférence sur la « Défense
du Plateau de Gergovie » par Vercingétorix ».

20

-

profession

-

domicile

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Bureau de poste d

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10 fr pour les sociétaires du » Covize de l'Escola dij Limanha » et de la « Bilhada ».
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Nous envover ce bulletin fil y jnigianl un chèque postal à V,'ALAV.ZA D'AUVEHNHA,
23, Boulevard Carnot, Le Puy (Íaute-Loirej. — Compte Chèques-Postaux 116-81.

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              <text>Gilbert, Henri(1874-1955), Directeur de la publication</text>
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              <text>L'Alauza d'Auvernha (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/12715"&gt;Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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