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                  <text>CINQUIEME ANNEE. - N° 43.

Le numéro spécial : 1

fr.

5*. Etranger : 2 fr. 50.

DECEMBRE 1932.

Direction :

COMITÉ DE RÉDACTION :

GILBERT

HENRI

42, Rue des Salins, 42
CLE RMONT-FER RAND

Administration :
ANTOINE

GILBERT

3, Place des Tapis, 3
LYON

Chèques-Postaux :
Lyon : 9-553

ORGANE «1« la MAINTENANCE «TAUVEjlCNt «I des SOCIETES AVVER6NATE^ * PARIS

Pour les demandes de numéros, on peut
s'adresser à l'imprimerie La Haute-Loire,
23, boulevard Carnot, Le Puy.
Chèques postaux : Clermont 106-93 ;
Téléphone : Le Puy i-32.

M. BUSSET.
A. CASATI.
C CHACORNAC.
J. CHARBONNIER.
D' A. DELANEF.
L DELllOS'JAL.
L FARGES.
J. F'REYCKNET.
H. GILBERT.
A. GILBERT.
V. GUIDY.
P. MAMET.
E. MARCENAC.
L. MAURANNES.
H. NOUGEIN.
J PAGENEL.
L'-C E. PESSEMESSE.
Mm« RAOUL DUPAIN.
F. ROCHEZ.
Dr E. ROUX.
M". B. ROZIÈS.
P. SABATIER.
L. TESTUD.

LA GABELLE ET LE FAUX-SAUNAGE EN AUVERGNE
A LA FIN DU XVIP SIÈCLE ET AU DÉBUT DU XVIIIe

Conférence faite au « Covize de l'Escola de Limanha » à Paris, par le Colonel PESSEMESSE

(Suite)

NOTRE LANGUE D'OC
Discours prononcé par M. Emile DOUSSET,
Président de la Chambre de Commerce de
Clerinond-Feriand, Félibre mainteneur. à la
séance des Jeux Floraux de 1' « Escola de
Limanha » (27 novembre iy32).

Mesdames, Messieurs,
Mon distingué ami, Benezet Vidal, Capiscol de l'Ecole de Limagne, a l&gt;i n
voulu, cette année, me faire l'honneur de
m'appeler à présider vos fêtes félibréennes.
Je l'en remercie d'autant plus volontiers
que je comprends toute la portée délicate d'une telle distinction.
Sans doute, mon ami Vidal s'est-il rappelé que j'avais été, à ses côtés, un mainteneur de l'Ecole, dès sa fondation, que
j'avais été un félibre dès la premier.' heurt'.
Ici, dans cette même salle, dont l'harmonie du décor est un enchantement poulies yeux, il y a quelques dix ans, Vidal,
entouré de fervents adeptes, portait sur
les fonts baptismaux cetle jeune Eco'e qui
recevait, dès sa naissance, l'ardente affection du Capoulié, venu tout exprès du
pnvs &lt;\n soleil. La cigale aux ailes bruissantes était piquée comme un emblème
sur sa poitrine. Il nous apportait un peu
de l'âme de cette Provence que sut nous
rendre si sensible son barde prestigieux :
Mistral. A cette cérémonie inaugurale se
pressaient d'excellents amis. Blanchet ré:ita
des sonnets bien venus, Delanef nous dit
ses contes en patois, notre ami Vidal nous
ravit par ses touchantes poésies. De charmantes voix nous séduisirent — elles vont
nous séduire encore aujourd'hui —, le
maître Desdevises du Dézert, en lin, nous
assura du fidèle appui de son cœur et de
son esprit. Cette journée se termina par
un bulletin de victoire.
L'Ecole devait exister, car, si le besoin
crée l'organe, la création d'une Ecole de
ce genre devait, à coup sûr, rencontrer
non seulement l'accueil aimable des gens
informés, mais aussi l'approbation populaire, par l'excellence des sentiments qu'elle
éveillait au cœur des foules.
Les élites reconnaissaient tout de suite
l'utilité de l'enseignement d'une langue
qui laissa dans notre pays d'Auvergne la
pourpre étinoelante du pa&gt;sé. Ce fut dans
la langue de nos pères que les troubadours
chantèrent le velours des lèvres de nos gentes châtelaines. Que ce soit à Mercœur
ou à Murols, dans le pays de? bruyères
odorantes ou dans celui des Couzes lyriques, partout, notre langue occitane, notre langue d'oc, pour dire vrai, exprima
la pensée de nos ancêtres, dans la vie
des champs et des bois, dans celle des
villes et des châteaux.
Elle accompagna nos Croisés en Palestine, traduisant le rêve des Chevaliers de
Terre Sainte. Elle vola de bouche en bouche, de la chaumière où l'aïeule, penchée
sur un berceau, endormait son arrièrepetit-enfant, à la montagne altière où le
chevrier répétait aux échos d'alentour son
refrain obsesseur. Elle fut légère et gaie
dans les fêtes des hameaux, où gars et
filles dansaient, sous l'orme, des bourrées au son des cornemuses ou des musettes. Elle fut grave et religieuse dans les
cérémonies rituelles où, au clair des fontaines et des sources, nos pèlerinages venaient invoquer les saints du heu.
Evocation frémissante où passait l'âme
du pays gaulois ; page éloquente où s'ins(La suite page 2, col.

1.)

LE CALVAIRE DE CONDAT (Cantal). — Tableau d'Emile Rollier.

Un moyen plus efficace consistait
dans la répression pénale, particulièrement sévère pour les faux-sauniers :
200 ou 3oo sols d'amende pour la première fois ; 3oo ou /ioo et 3 ans de
galère, en cas de récidive. Pour ceux
armes et attroupés, 3oo sols d'amende
et 3 ans de galère, et la peine de mort
en cas de récidive, s'ils sont moins de
cinq. Au-dessus de 5, la peine de mort
dans tous les cas.
Si les peines prononcées contre les
faux-sauniers sont sévères, les profits
sont intéressants. Pour un voyage de
pays rédimé en pays gabellé, chacpjc
faux-saunier d'Auvergne touche IOO livres, et, en général, il peut en faire un
par mois. D'autre part, les faux-sauniers
ne vont pas se ravitailler directement
chez les marchands. Ils ont des complices qui préparent et alimentent des
dépôts clandestins situés dans des lieux
écartés et à l'abri des regards indiscrets.
Ces intermédiaires paient le sac de sel
5 sols de plus que le prix ordinaire et
le revendent aux faux-sauniers avec une
majoration de 20 sols, réalisant ainsi
un bénéfice de i5 sols par sac, ce
qui les dédommage de leurs frais et leur
laisse un gain substantiel. Ainsi se
forme une véritable industrie comportant des ramifications nombreuses et
des intelligences sur tout le pays où
quantité de gens sont d'autant plus
enclins à favoriser le faux-saunage qu'ils
y trouvent quelques profits. Il n'est pas
surprenant, dit l'intendant Le Blanc,
dans une lettre à M. de Chamillard, du
26 septembre 170/1, que des paysans
aussi misérables que ceux d'Auvergne
quittent tout pour se jeter dans ce métier : « aussi, à présent, ils abandonnent la culture des terres et on ne voit
autre chose, dans les paroisses, que
des domaines délaissés. »
Les peines sont sévères, mais, par
contre, les chances d'être capturé sont
assez minimes. Pour s'opposer à ce
que l'intendant Le Blanc appelle « ce
mauvais commerce », il y a, tout d'abord, les commis des fermiers généraux ; mais ils sont du pays et peu
enclins à sévir contre des compatriotes
parmi lesquels se trouvent souvent des
parents ou alliés. Peu en faveur auprès
de la population au milieu de laquelle

ils sont appelés à vivre, ils s'efforcent
d'éviter les conflits et trouvent plus
simple d'observer scrupuleusement une
trêve perpétuelle que d'ouvrir des hostilités dont ils ne verraient plus la fin.
De plus, dit M. Le Blanc, « ils ont,
en général, quelques biens et ils sont
hantés par la crainte que les fauxsauniers ne les brûlent ou ne coupent
leurs arbres, et cette crainte les empêche absolument de faire leurs devoirs.
Il sera d'une absolue nécessité de remédier à la négligence et au peu d'application que tous ces gens ont à faire
leur métier ».
Il y a bien enoore les forces du
prévôt ; mais sa doinpagnie compte, au
total, 29 archers. C'est peu pour assurer la surveillance efficace des chemins
dans une région non seulement étendue,
mais encore couverte et accidentée. Sans
compter que, en permanence, un certain nombre d'entre eux sont, à la
demande des commis des traitants, mis
en garnison auprès des redevables en
retard à s'acquitter de leurs impôts.
A l'abri des jours de pluie, assis sous
le manteau de la cheminée, les pieds
sur les chenets, alors que souffle l'âpre
bise d'hiver, ils aiment beauooup mieux
ce métier où, à en croire toujours
M. Le Blanc, ils font, en outre, beaucoup de friponneries, que celui qui consiste à battre les: grands chemins et
entamer la lutte avec les contrebandiers
généralement disposés à se défendre
énergiquement.
Il est donc relativement facile de
passer en Ire les mailles d'un réseau aussi
lâche. Si le métier présente quelques
dangers, il n'est pas dépourvu de charmes et il est d'un certain rapport.
Aussi, le nombre des personnes s'occupant, à un titre quelconque, de fauxsaunage est important. On en trouve
dans toutes les classes de la société,
même parmi les employés de la gabelle.
Les régiments en quartier d'hiver
fournissent, eux aussi, un contingent
important à l'armée de la contrebande.
Aux xvne et xvine siècles, en temps
de guerre, dès que les froids survenaient, il y avait suspension d'armes
entre les deux armées ennemies. D'octobre à mars, les frontières se démunissaient. Les régiments, n'ayant pas

de casernes, étaient envoyés çà et là,
dans tout le royaume, pour y passer la
mauvaise saison. Les soldats, oisifs, peu
payés, porteurs d'armes, mettaient à
profit leurs loisirs hivernaux pour 13e
livrer au faux^saunage. Lorsqu'ils étaient
cavaliers, c'était parfait. Ils avaient,
fournie par le Roi, la bête de somme
nécessaire au transport de la contrebande.
Feuilletons maintenant la correspondance des intendants où nous trouverons des exemples propres à illustrer
ce que je viens de vous dire.
Les employés de la gabelle n'étaient
pas en faveur auprès de la population.
Ils ne l'étaient pas davantage auprès
des officiers pourvus de charges royales
qui, semble-t-il, auraient pu être plus
soucieux des finances du Boi. C'est
ainsi qu'un jour du mois de juin 169.4,
le sieur Lagarde, chef de la brigade
des gabelles de Biom, accompagné du
garde Blondel, veut sonder les paniers
de trois bêtes de somme conduites par
trois hommes venant .de Clermont H
se présentant devant la porte de la ville,
lorsque survint le sieur Duboys de la
Bibbe, trésorier de France, à cheval,
avec deux pistolets à l'arçon de sa selle.
Ce dernier fait observer aux gabeleurs
qu'on ne devait point arrêter les gens
aux portes de la ville. Le dit Lagarde
ayant voulu protester, le sieur Duboys
pousse son cheval sur lui, lui enlève
son chapeau en disant : « Apprends,
mon ami, que quand tu parles à un
homme comme moi, il faut avoir le
chapeau bas. » Et il accompagne ses
paroles d'un soufflet.
La„ foule s'assemble, et, inutile de
vous dire qu'elle ne prend point fait
et cause pour les employés de la gabelle
qui jugent prudent de se retirer dans
la chambre de Lagarde, suivis du sieur
Duboys, pistolet au poing. Ce dernier
manifeste son autorité en jetant quelques meubles par la fenêtre, aux applaudissements des spectateurs de l'extérieur. Et à Lagarde, protestant qu'il
ne faisait que remplir les devoirs de sa
charge, il répond qu'il se moquait de
sa commission et de celui qui la lui
avait donnée. Sortant, après cela, de la
maison, il dit au peuple qui s'était
assemblé pour jouir du spectacle, que,
si pareille chose arrivait, ils eussent à
donner aux employés cent coups d'étrivières ; qu'il se chargeait de tout ce qui
pourrait en résulter ; que la ville de
Biom était franche et qu'il ne fallait
pas y souffrir de telles canailles et de
tels perturbateurs de l'ordre public.
Les malheureux ne trouvent même
pas grâce auprès du clergé. Le 3o septembre 1708, un archer de la maréchaussée, accompagné de trois gardes
des Gabelles, se rend à Saint-Maurice,
près de Montaigut, pour y enquêter au
sujet d'un meurtre commis sur la personne du nommé Thomasson, garde des
Gabelles de Vergères. C'est un dimanche
et l'heure de la messe paroissiale. Nos
quatre personnages se rendent à l'église.
Le sieur Villevauld, curé, après avoir fait
son prône ordinaire, se met ensuite à
prêcher contre les employés des Gabelles, et, montrant l'un d'eux, le nommé
Dupuys, il s'écrie à haute voix : «Voilà,
là-bas, un fripon, un gueux, un voleur
de Gabelou ; si les habitants faisaient

bien, ils le mettraient présentement hors
de l'église. »
Sans doute, une lettre de cachet, à
la suite de cette algarade, relègue Villevauld à Tours, et ce n'est que le 4 juin
1709 qu'il est rendu à sa cure. Mais le
sentiment qu'il exprimait avec une franchise un peu brutale du haut de la
chaire, était certainement partagé par
des confrères plus discrets.
La situation des employés de Gabelle
est peu enviable. Médiocrement payés
par les fermiers généraux, en butte aux
avanies que la population ne leur ménage pas, ils ne déploient qu'un zèle
très limité à poursuivre les faux-sauniers, quand ils ne se font pas leurs
complices.
L'exemple leur vient de haut : bourgeois et gentilshommes se livrent, à qui
mieux mieux, au faux^saunage.
Le i5 mai 1704, les brigades de
gabelles arrêtent, en haute Auvergne,
quelques chevaux chargés de sel et un
des conducteurs. Ce dernier leur déclare
que le sel avait été fourni par Daniel,
médecin de la ville d'Allanche, et sa
femme. Après avoir dressé procès-verbal
des déclarations du prisonnier, devant
notaire, ils le conduisent, avec le sel, à
Murât, devant le juge des gabelles, et
rendent compte de leur capture au sieur
Baissière, procureur principal de la
ferme. Non seulement les uns et les
autres ne mettent aucun empressement
à poursuivre le délinquant, mais, bien
plus, un mémoire, signé du brigadier
Maisonneuve et de sept autres gardes,
déclare formellement que le lieutenant
et le procureur du Roi des Gabelles et
le procureur principal de la ferme leur
ont offert de l'argent et, ensuite, les
ont menacés pour parvenir à tirer Daniel d'affaire. Dans une lettre du Contrôleur général, du 19 juillet 1704, l'intendant Le Blanc demande « un arrêt
d'attribution pour faire le procès dudit
Daniel, celui des juges et du procureur
principal dont la friponnerie mérite une
sévère punition, si elle se trouve prouvée. Naturellement, ajoute-t-il, la Cour
des Aydes devrait connaître de cette,
affaire, mais ce Daniel, médecin, est
riche et allié à quantité d'officiers. Le
lieutenant et le procureur du Roi des
Gabelles ont aussi beauooup de parents,
et, par ces raisons, je craindrais fort
qu'on fut très porté dans cette compagnie à les sauver. »
« A Montel de Gelat, le juge du lieu,
que M. d'Ormesson avait honoré de sa
subdélégation, écrit, le 5 janvier 1705,
M. Le Blanc, à M. Desmarets, afferme
ses prés aux faux-sauniers pour faire
paître leurs chevaux en été, et leur
fournit des vivres. »
(A suivre).

Vau melh calar
Que mau parlar.
*—*
Un home qu'es mau maridàt,
Voudria melh que saguesse nègeat.
"-^™—

m inwnmnmM——1—w

Voir en quatrième page nos maisons
recommandées. Nous prions nos lecteurs de leur réserver leurs commandes.

�L'ALAUZA D'AUVERNHA
PARIS

LO COVIZE
DE L'ESCOLA DE LIMANHA

NOTRE LANGUE D'OC
(Suite)
crivaient les âges de foi, devant les Dômes
et les Dores, devant le Plomb du Cantal,
éternels reliquaires, bien faits pour y placer un idéal enrichi de l'apport de vingt
siècles d'histoire locale.
Voyez-vous les cathédrales avec leurs vitraux enluminés par le soleil, cet incomparable artiste, sans ces foules disant en patois leurs espérances, sans ces maîtres d'œuvre et ces artisans qui décoraient de feuilles, de fruits et d'animaux allégoriques
les tympans des portails? Voyez-vous ces
foires du moyen âge, où s'égaille une multitude bariolée venue, la veille, de tous les
coins de provinces, à Billom ou à Montferrand, Place de la Roda le, criant, g sticulant, s'animant, buvant et ripaillant,
sans cette langue aux accents du terroir,
cette langue qui dit bien en bref ce qu'elle
veut dire et rien (pie ce qu'elle veut dire ;
enfin, voyez-vous ces châteaux-forts aux
murs crénelés, barrés de mâchicoulis, avec
leur large cour pleine de gens, sans la
haute et claire salle du château où danse
un jongleur, où un poète récit; des lais
d'amour devant la Dame de céans ?
Pourrions-nous comprendre l'enfance de
cette province que nous aillions tant pour
ses horizons d'une finesse égale de contour, admirable dans leurs proportions,
aussi bien sous la buée violette des lointains que sous le prisme fulgurant du
couchant, si nous ne retrouvions la dernière phra e d'une vieille chanson de
légende, dite dans le dialecte du pays, le
soir, à la veillée, à la lueur des calels,
à la chaleur des étables, où les vaches
couchées se profilent dans l'ombre? Que
de tableaux, rendus vivants par Maurice
Busset, surgissent tout à coup de ce passé
ôù traînent, sous un voile vaporeux, nos
hérédités ancestrales et nous font communier directement avec l'âme d'êtres chers
qui, dans les petits cimetières de villages,
se rappellent à nos tendresses par la voix
qui monte dos tombes.
Charme du passé, que n'êtes-vous là,
toujours, pour nous séduire et nous fortifier, en ces heures de lutte de plus en
plus difficile, où l'homme qui a cru s'affranchir des forces brutales et naturelles,
se sépare de ses origines pour poursuivre
un rêve social, humain, sans doute, mais
souvent décevant.
Douceur des matins printanniers, aux jardins de pommiers en fleurs, quand les
eaux transparentes des rivières reflètent
la sérénité d'un ciel sans tache, que ne
gardez-vous votre jeunesse et vos parfums?
Quand vous vous devinez bien à vous,
plongé dans l'isolement des hauteurs, perdu dans la contemplation d'un paysage qui
s'étage en amphithéâtre, n'avec-vous pas
l'impression très nette que la vie des hommes compte peu, si vous la comparez, dans
sa durée et dans sa puissance, à celle des
choses qui vous prend, vous aborde, vous
anéantit et vous réduit à la somme d'une
molécule vivante qui cherche à s'agiter au
milieu de la nature éternelle ?
J'ai pensé que mon ami Vidal avait aussi
retenu de cette présidence d'un instant, le
passage d'un poète qui voudrait embellir
la vie en la rendant idéale : idéale dans
sa forme et dans son rayonnement, idéale
dans sa puissance morale, dans son esprit
ardent ; idéale dans son retour au passé où
nous puisons, pour l'avenir, nos espoirs
èt nos rêves.
Et cet idéalisme, saurait-on le mieux
ressusciter que dans le sol de sa race dont,
l'opiniâtreté au travail ne s'est jamais démentie, qui s'est accrochée au flanc des

montagnes, en bâtissant ses maisons de
chaume ; qui s'est forgée dans l'indépendance un caractère original et curieux ?
Pays de Vermenouze et de Michalias,
pays de Pierre de Nolhac et de Henri
Pourrat, il est aussi celui de Pierre d'Auvergne, « le premier troubadour du monde », Pays de Pascal et de Michel de
l'Hospital, pays de Montlosier et de Gau'tier de Biauzat, il est aussi celui de
Laparra à la musique divine, celui de
Chabrier, dont le; danses font l'admiration de l'auteur de 1' « Aprè&gt;midi d'un
faune » ; de Canteloube qui exalti le
Mae. Partout, nos artistes contemporains
s'émeuvent, partout se groupent nos compatriotes : dans le Nord, à Paris, à Lyon,
à Bordeaux, en Corse...
N'est-ce pas le moment aussi de rendre
enfin justi.e à cette langue qui dort dans
le linceul blanc des monts, et qui se
réveillerait, si elle se réchauffait au feu
de nos Ecoles? Ainsi que l'a si justement écrit notre très sympathique ami
Henri Gilbert, qui répand l'amour du
paesé par « L'A!au:a d'Au\ernha », n'estil pas venu le jour de la revendication
officielle de la langue d'oc ? Le provençal a été admis dans l'enseignement
secondaire. Il s'agit maintenant d'obtenir
l'introduction de la langue d'oc dans les
Ecoles Normales d'Instituteurs et d'Institutrices. Je détache d'une réponse faite à
un majorai du Félibrige, par M. l'Inspe teur d'Académie de Draguignan, les lignes
suivantes : « Pour ce qui est de l'enseignement de l'Histoire provençale, dans les Ecoles Normales, point n'est besoin de retoucher les programmes. Il suffit de bien se
pénétrer de; instructions officielles qui accompagnent les programmes d'août 1920.
Il est recommandé, en effet, aux professeurs, de rechercher instamment les
documents d'histoire locale ou régionale
qui, mieux que des ouvrages généraux^
feront comprendre aux élèves les caractères de certaines périodes. »
L'étude de; documents ne va pas sans
celle des faits. Les instructions ajoutent :
« Par une sorte d'illusion naturelle, nous
considérons comme encore présent le passé
du pays que nous avons sous les yeux.
L'histoire locale a le privilège d'être vivante. »
Vous avez entendu comme ces choseslà sont dites ave: une simplicité qui double la sincérité. Combien de temps durera
encore le silence autour de notre langue ?
Notre ami Henri Gilbert nou; avertit,
cependant, qm la graphie n'est pas encore
au point, et que l'enseignement d'une langue ne peut se faire que par des règles
établies. Mais n'est-il pas vrai que nous
ayons déjà des docteurs ès-sciences en
langue d'oc, le Vidal, les Delho tal, 1 s
Gilbert, les Desdevises du Dézert, pour ne
citer que ceux-là? J'imagine que ces maîtres pourraient constituer rapidement une
commission d'études de h langue. Au surplus la langue d'oc, qui veut survivre à
son passé, n'a que le souci modeste de
conserver pieusement les traditions pour
mieux faire aimer l'Auvergne.
Emile DOUSSET.
(A segre).

TIRAGE DE LUXE
Dorénavant, il sera tiré de chaque numéro de « L'Alauza d'Auvcmha » quelques exemplaires de luxe. Les personnes
qui désirent en recevoir doivent s'adresser, sans retard, à notre Imprimerie. On
peut, de préférence, souscrire un abonnement annuel à cette collection de luxe
pour la somme de 70 francs.

plus vécus, « La Chamineia que parla ».
Malgré les restes d'une forte grippe, Mlle
Gavaldà nous charma, comme toujours,
en chantant i Lou Poutou » ; des applaudissements nourris la récompensèrent de
son effort combien méritoire. M. le Capitaine Marcq lut « La Vendange » de Ch.
Calemard de la Fayette, et émut la salle
en é-.oquant la « Pr.ère da s Idat ». poème
profond dont il est l'au'eur. M. Blanchet,
Mestre d'Obra, quoique président (pour lui
les honneurs ne sont pas une cure de
farniente) interpréta un poème du félibre
Grenier et au autre de M. Emile Dousset,
qui appartient, depuis longtemps, à 1'« Escola de Limanha » . Et les « Ages héroïques », parus en 191/i, sont d'un vrai
poète. Mlle Alice Jocency, du « Covize
de la Ribeira », interpréta avec grâce et
justesse « L'.s tres mestressas », d'Antoine
Bertrand. M. Léon Chambre lut une poéic
de grande actualité, quoiqu'écrite par ' le
grand Vernienouze : « Le retour des
Auvergnats d'Espagne ». Et vous savez
qu'E. Ilerriot, en promenade là-bas, a fort
honoré un x îeux boulanger de chez nous.
Ensuite, le président donna la parole au '
conférencier, M. Emile Dèsforges.
En
orateur sobre et puissant, M. E. Desforges
sut nous faire revivre le Clermont et
l'Auvergne de l'époque gallo-romaine. Des
projections nous ramenèrent de longs siècles en arrière. Les clichés dus à l'extrême obligeance de M. Auguste Audollent, Doyen de la Faculté des Lettres,
Membre de l'Institut (qui, à la dernière
minute, fut empêché, à son grand regret,
d'être présent), nous faisaient revivre une
civilisation bien ignorée, hélas ! Et, lorsque défilèrent, sur l'écran, les antiques
objets retirés des sépultures (robe, souliers, bijoux, cheveux) beaucoup, dans la
salle, furent, sans doute, bien étonnés de
savoir notre Musée aussi riche en souvenirs de cette époque. Et nul doute que
les sous-sols ne soient, ces temps-ci, visités par de nombreux félibres. Les applaudissements prolongés prouvèrent à M. Desforges qu'en notre XX- siècle, on aime
encore, parfois, tourner la tête sur ce qui
fut grand autrefois.
En fin de séance, le président annonça
le programme du prochain covize. M. J.
Lhermct,, Professeur au Lycée et à la
Faculté des Lettres, parlera de Vermenouze : vrai régal en perspective. Retenez la date : 21 décembre.
Me permeltra-t-on d'ajouter, ce qui ne
gâte rien, que des adhésions furent recueillies à ce Covize et que la vente de notre
« Alauza » et la quête faites par M.
Robert Delongvert, un jeune des plus ardents pour le3 Arts et les Lettres, eurent
leur succès liabituel ?

« Lo Covize de l'Eccola de Limanha »
a inauguré ses réunions mensuelles de
la saison 1982-1933 le 25 novembre, au
Café Voltaire, Place de l'Odcon.
La séance était présidée par M. L. Maurannes, un de nos conseillers, ReceveurPercepteur à Paris.
Dès l'ouverture, le président fait l'éloge
du Dire.teur, M. le Colonel Pessemesse,
de son zèle et de son dévouement à la
société, et constate les heureux résultats
de son habile direction. 11 remercie, ensuite, les autres membres du Bureau, Mme
Bernhart, en particulier, de leur précieux
concours, et met en relief l'éclat et l'intérêt qu'ils donnent à nos soirées. Puis
il présente le conférencier.
Le Colonel Pessemesse, en possession
d'une documentation' abondante et sûre,
avec une argumentation' très serrée, entame le panégyrique de son héroïne qu'il
aime, dit-il, sans cependânt en être « devenu amoureux », ajoute-t-il, non sans
malice, et dont il tente la «^réhabilitation ».
■
: \
Si Marguerite a beaucoup aimé, ses
amours ont la pudeur de n'être pas simultanées ; si ses « veuvages » sont- courts,
elle, du moins, n'aime&lt; jamais deux hommes à la fois. D'ailleurs, il est bon de
tenir compte des variations de ce qu'on
est convenu d'appeler la vertu, des mœurs
du temps, du tempérament, de l'éducation
et des exemples donnés aussi bien en Béarn
qu'à la Cour de France. On connaît le
Béarnais Henri IV ; quant a Henri 111,
mieux vaut n'en point parler... L'avantage
reste donc à Marguerite, qui, contrainte
par son frère d'épou;&gt;er un homme qu'elle
n'aime point, a su, sans dissimuler ses
amours, les entourer, du moins, d'un certain degré de pu leur,-de retenue, de dignité et de respect dû à une princesse
de sang royal et reine elle-même.
Après quelques mots sur son mariage
de pure camaraderie, son divorce, ses pérégrinations dans je Midi de la France, son
arrivée à la Cour de son. frère et son
internement au château d'Usson, dont suit
la description et l'historique, le conférencier nous annonce, au grand regret de
l'auditoire, que la suite de la conférence
sera réservée pour un autre covize.
Après quelques airs de chabrette et de
vielle, la félibrée commence, et l'on entend, dans leurs œuvres, quelques-uns des
félibres du « Covize de l'Escola de Limanha » : MM. Perrier (« La malissa
delh Francilhon ») ; P. Sabatier (« Lo
Pais de los vielhs ») ; L. Maurannes
Le secrétaire de séa icc,
(« Lo Pengeat ») ; Moreau, des « ChanJoseph BÉRARD.
teurs Limousins » : .(« Lou Galetou »).
Et Mme Bernhart, qui est également des
« Chanteurs Limousins » , chante délicieusement, comme toujours : « Lo Roso
SEANCE
de lo Mioun » ; — « Lo Janeto ».
DES JEUX FLORAUX
Pour terminer, ce' sont les bourrées et
les danses anciennes du, pays au son de la
Une assemblée très nombreuse, dans lachabrette et de la vielle dont jouent avec quelle nous avons eu le plaisir de reconune véritable maestria MM. Honorat et
naître beaucoup d'auditeurs de nos Covizes
Simonot, des « Chanteurs Limousins ».
mensuels, se pressait, le 27 novembre,
Le secrétaire général,
dans la salle des Fêtes de la mairie.
Pierre SABATIER.
Notre ami, M. Emile Dousset, Président
de la Chambre de Commerce, présidait.
Il prononça le beau discours dont nous
avons commencé la publication. Autour
CLERMONT
de lui, sur l'estrade, se groupaient : MM.
Sorre, recteur ; Duplantier, Conseiller de
ESCOLA DE LIMANHA
Préfecture, représentant le Préfet ; Desdexises du Dézert ; Roturo, représentant
Covize du 16 novembre
l'Académie ; Costes, Directeur régional des
Très belle salle pour celte réunion. L'acP. T. T.; B. Vidal, Dr Delanef, Henri
tivité de M. Henri Gilbert, organisateur
Gilbert, Dr Balme, St-Roch ; M Le lVrrov,
.des Covize.s. le bon accueil :de M. Léon
Mmes André, Abraham. Vidal, Douvreleur,
Chambre en son « 'Oustaâ »; ont, peu à Planeix ; MM. Blanchet, J. Bérard, Mlle
peu, mois par mois, abouti à un excelLaure Vidal. Louis Deihostal, vi thned'un
lent résultat. On vient, mointénanl, nomaccident, n'avait pu venir.
breux aux Coviezs mensuels.
Les rapports lus par M. Vidal, pour
Cependant, comme ^Ýìí fait remarquer la section félibréenne, et par le Dr Balme,
M. Alphonse Blanchet, président de séan- pour la section française, firent apparaître,
ce, dans sa vivante allocution, ce soir
il faut l'avouer, des résultats assez piètres :
même on inaugurait les orgues de N.-D.
un prix en français à Mme Boissicr cour
du Port. Et, malgré cette rivalité artistique
un recueil de poésies ; un 3- prix à M.
de marque, il n'y avait pas une place de
Vaylet, d'Espalion, pour la langue d'oc.
libre dans la grande salle de l'«Oustau».
En outre, divers prix furent attribués à
On ne rit plus des félibres : on veut condes élève; de quelques écoles.
naître leur action.
Par contre, la félibrée qui suivit eut
Le programme du dernier Covize était un franc succès. Les élèves de l'école
de choix. Le président fit, d'abord, jouer communale de filles de Royat, que nous
quelques disques félibréens : une bourrée avions déjà applaudies à un de r.03 codu maître chabretaire Marti Cayla fut vizes, interprétèrent, sous la conduite de
fort goûtée. Ensuite commença la féliMme A. André, de délicieuses chansons
brée. Mme Abraham, excellente conteuse
(Mlle Issert accompagnait au piano) ; la
d'oc, nous dit son « Home que porti lo chorale des Enfants d'Auvergne, sous la
diable. » M. Henri Gilbert, qui a publié direction de M. S. André, était représentée
récemment ses « Contes da h Luneira », par de remarquables artistes : MM. Griattenthis depuis longtemps, avec impatience, pel, Boyer, Bursonnet, Wegs. Diverses œupar les félibres, en a interprété un des vres furent interprétées par les félibres

Vidal, Dr Delanef, Henri Gilbert, Léon
Chambre, T. St-Roch. Mme 'S. André
chanta avec le talent que l'on sait des
chansons du folklore, et Mlle Laure Vidal,
des Grands Concerts parisiens, laissa l'assistance sous le charme de sa belle voix.
B.

LA VOUTE-CHILHAC

« Lo Covize de la Riibeira »
(Extrait du rapport lu par M. A. Rionnet, secrétaire, à l'assemblée générale du
4 septembre IQ32).
« L'année dernière, à pareille époque,
il n'y avait encore, à La Voûte et à
St-Cirgues, que deux félibres mainteneurs :
M. d'Anthouard et moi-même. Et il est
probable qu'à cette mêrrie époque, nous
ne songions, ni l'un ni l'autre, à fonder
une société.
Vint la félibrée de septembre qui représentait l'acampada annuelle de la Maintenance d'Auvergne. Aussitôt, le public
s'intéresse au Félibrige, et, déjà, à la
veille des fêtes, trois autres personnes de
la localité étaient gagnées à notre cause :
MM. Roche et A. Archaud et Mme AllègreCela suffit pour inspirer à M. Henri
Gilbert, alors vice-président de la Maintenance, l'idée de constituer, à La Voûte,
un groupe félibréen. Mais, à son avis, nous
n'étions pas encore assez nombreux, et il
partit en campagne pour recruter de nouveaux adhérents. Il obtint l'inscription de
quatre nouveaux membres : Mme Brézun,
de Chilhac ; M. René Brézun, banquier à
Lyon ; M. Emile Roche et Mme Ferrand.
En s'ajoutant lui-même à cet effectif,nous étions déjà, en fin septembre 1931,
dix félibres mainteneurs inscrits à l'Ecole
de Limagne.
Aussitôt fut constitué un Bureau provisoire de ce petit groupement : M. Archaud, notaire, en était le président ; Mme
Allègre la trésorière, et moi-même le secrétaire. Peu à peu, le bruit de notre fondation se répandit autour de nous et
d'autres membres s'affilièrent à notre société. C'est ainsi qu'au mois d'octobre,
nous inscrivîmes successivement : Mlles
Suzanne Belmont, Jeanne Josenev, Marinette Vincent, Juliette Roche, Jeanne Mialon et Marinette Besson.
Au début de novembre, M. Léon Vedel
se joignit à nous.
(A suivre).
Alfred RIONNET.

CHOSES D'AUTREFOIS

LES COMPAGNONS
DU TOUR DE FRANCE
La grande affaire, le fin du fin, consistait dans les « couleurs » des rubans
aux tons vifs, portés autour du chapeau
ou du col, plus souvent accrochés, en
Ilots, à un bouton de l'habit, côté gauche.
Le 1er compagnon menuisier portait
l'écharpe de soie blanche sur laquelle
étaient brodés, en fU d'or, trois étoiles,
le triangle symbolique avec une inscription dont j'ai oublié le texte ; une palme
double encadrait le compas et l'équerre,
deux lettres, P. et G. (i&lt;=r compagnon),
au bas une large cocarde bleue, formant
nœud, et de lourdes franges d'or en cascades.
J'ai eu, un moment, sur les épaules et
en sautoir, celle du père Guille, IER compagnon des menuisiers de liberté. Elle faisait riche. D'ailleurs, couleur mise à part,
c'est la forme absolument exacte du grand
cordon de la Légion d'Honneur.
I.a prestance de M. Guille, l'habit officiel et le chapeau monté (gibus) qu'il
portait en cérémonie compagnonnique, avec
l'écharpe sur le gilet blanc, le tout donnait au compagnon belle et grande allure.
Certaines sociétés portaient aussi les boucles d'oreilles, agrémentées d'un compas
ou d'une équerre, le tout en or.
Ceux qui, en i883, assistèrent aux
fêtes données, au Puy, lors de l'érection de la statue de Lafayette, virent
se dérouler un cortège dont une bonne
partie était constituée par les corporations ponotes, avec drapeaux de toutes
couleurs, écharpes, rubans, panonceaux :
un morceau de moyen âge évoqué en
plein XIXe siècle. Les Américains, venus
nombreux avec leur ambassadeur de Paris,
faisaient la haie pour voir ce spectacle,
archaïque, mais extrêmement plaisant,
même pour les yeux français.
(A suivre.)
Pierre MAMET.

�L'ALAUZA D'AUVERNHA

LO NADAU DE GUIRAL
Guiral, lo filh de la Pollôto,
Aimabo la Juanelonel ;
Et, de son costat, la drollóto
Trobabo Guiral bravonel.
Quant trabalhabon pel campestre,
— Car serviaun chas lo mema mestre —
S'agachabon, l'uelh en dejos,
Mes se diziaun pas res, pecaire !
Guiral ero masso soscaire
Et quauque bocin vregonjos.
N'abia sieis mes qu'acó durabo ;
Et Juanetonel, per moment,
Al fond de son cur n'en plorabo
Et dizia dins son pessament :
Aquel Guiral n'es qu'un manelo ;
Ven roge com'uno aussanello,
Et, l'anoeent, me parlo pas :
Aumentas, mon Dieu, son corage,
Car sou filho, et, d'après l'uzage,
Pode pas far lo premier pas...
Quó's Nadau : lo fióc brando et peto ;
Dins la bório, son set o uech
Qu'aun preparat saile et capeto
Per las messós de miejo nuech.
Guiral hi's, et mais son amigo,
Rosselló com'un gran de sigo
Et qu'a'n palhoet niou sul cap.
Uno soco amb toto sa ramo,
En travers dels dos landiers cramo,
Et lo calelh es alucat.
Fa meissant temps, defôro, hiberno ;
L'aubieiro se mesclo amb la neu ;
Un vent ponchut com'uno guerno
Estiflo et bufo pel cortieu.
Dins aquelo neu miech gialado,
Quó's Guiral que deu far calado,
Et la Juanetonel lo plang :
La pauro acavo uno noveno
Perque Jezus, que vei sa peno,
La maride amb Guiral, dins l'an.
Guel, Guiral, como tot jorn, sosco :
Juanetonel m'aimo, quau sab ?
La fotrassono es fino mosco,
A de las ruzos dins son sac.
Et ieu que n'auze pas res dire !...
Ah 1 li me cau parlar, tant pire !
M'en costo-ben, mes quó's égal;
N'a trop longtemps que fau lo nesci,
Talóment tant que n'ai defèci :
Me eau astre ua autre Guiral.

Onze horas ! Guiral que se levo,
Aluco un parelh de brandons :
Anem ! et part com'uno trevo ;
Les autres s'en vaun dos a dos.
Qualo nuech ! so fa la boriairo,
Un bocinel de luno vairo,
Largeo lo mais d'un travers det,
Dins las nibols que lo vent pousso,
Mostro un moment sa córno rosso,
Rebicado com'un podet.
Per la piano gialado et blanco,
Caminon ; deja aun passat
Lo riu qu'apelon de « La Planco »
Sus un pion de fraisse ajassat.
De temps en temps, Guiral lor crido :
Me seguès ? Ses enquero en vido?...
Et l'hóme quilho con brandon.
Quant tróbo un terme, les avizo,
Et traulho la neu, supo et lizo
Per lor cercar un arcadon.
Juanetonel ven la darrieiro,
Et, tot d'un coup, — sabe pan dont
Ni cossi, — dins uno congieiron,
Aqui l'a que ródo et trescond :
Mon Dieu ! so dis, de que m'arribo ?
Guinót, lo pastre de vassivo,
Se bóto a bramar com'un brau.
Mes Guiral auzis son aimado,
Torno en riès, et, d'uno cambado,
Caposso taben dins lo trauc.
Al secors ! so fa lo boriaire
Que s'arranco les pieus del cap ;
Guinót, Bernat, fazés esclaire ;
Aquel home s'es assurât!...
Mes Guiral abia la pel duro ;
Se faguet be'no macaduro,
Mais, las bragos, las s'esquisset,
Mes trobet al fond de la crozo,
Sens mau, fresco com'uno rozo,
Son aimado que l'abrasset.
« — Ah ! so fa tot content, alero,
Pichono, m'abes facho pour ;
Zo vos abia pas dich enquero,
Mes ses polido com'un sóu.
Vos aime de toto mon amo,
Et, se volés, per Nóstro Damo,
Quant serés libro et hieu taben,
Nos maridarem. — La drollóto,
Zo pensas, faguet pas la póto,
Et, sens clussir, diguet : « Oc ben ! »

Un moment après, dins la gleizo,
Nostro bravo Juanetonel,
Pus rojo que cap de cereizo,
Uno larmo de jóio a l'uelh,
Lo front moste d'aigo benecho,
Pregabo lo Dieu de la Grecho
Que Tabia gardado de mau
Et, dins sa bontat immortalo,
Li vestia la raubo novialo
Como sovenir de Nadau.
A.

LE

3

BERGER.

Creze que n'en dizés trop...
Mas, si quite mis esclops,
Podrés prener la volada
Com'un canard de janvier,
Qu'ieu, d'una galopada,
Sarai elh ciau lo promer !
Recueilli, mis en ordre et complété
par Henri GILBERT.

VERMENOUZE (I85O-IQI5).

(Graphie de l'abbé Four. Toutefois, le
son ou a été figuré par l'o estreit).

LO CHASTELET
Quant passas sobre la rota que vai de
Ternant ves Dauzat, vezés, a vostra gaucha,
dins lo cros, de velhas muralhas negras
que son mais n'autas que los bos ont son
escondudas.
Aco es lo Chastelet, un vielh chastel
dou temps de los senhors. I a de temps
quez es estat desrochat, tant de temps
que n'arma s'en soven...
Mas, hi a una centena d'ans, tot d'un
cop vegueron, la nueit de Nadau, un
grant fioc que esclairava las muralhas ;
pueissa, de fennas que gardavon luras
bestias per la darreiria dins los prats,
de raze lo rieu, vegueron quican de blanc
que fugissia sos los pins. D'autras,
qu'amassavon de garrellas, auzigueron de
grandas cridadas et un brut de chadenas
que trainavon per los rocs.
Praoo, aco era la bocha de l'enfern que
s'era badada 1...
Et la paor sera tant botada dins lo
païs, que los prats de la ribeira se segeron
pas per la prima.
Aco podia pas durar : tot lo monde
n'eron simples.
Per la festa de ves Ternant, los homes
dous païs vezins s'eron campats et decideron
que hi chalia anar, et hi aneron.
De Ternant, de Rocherenc, de Dauzat,
de Tremolena, davaleron be de fuzils, de
forchas, d'estombels, de flagels, et, paure
monde, sabés pas so que troberon, quant
sagueron arribats ?
Una banda de faus-monedaires quez
avion trobada aquela moda d'esser assegurats de poure faire lor mester
en
paciensa !
Podés crêire que, quant los homes se
camperon, los autres agueron pas l'enveja
de tornar començar luras diablarias.
L'endeman, los gens d'armas achaberon
la bezonha, mas chau pas demandar si lo
monde se n'en rigueron, après !
Mme A.

ABRAHAM.

L'ANGE ET LE BERGER
Vieux noël
Dans les noëls populaires, les couplets
français alternaient souvent avec des couplets patois. Plus d'une fois même, ces
derniers étaient comiques, voire satiriques,
comme dans le morceau que nous donnons ci-dessous. Ce noël, qui avait subi
des altérations de toutes sortes, a été reconstitué.
LE

BERGER.

De qu'es aco que tustas
Et que tant nos desvelhas ?
Non ses de nostre vialage,
Que fazés trop lo coquin ;
Non parlas nostre lengage ;
Prenias garda a nostres chins !
L'ANGE.

Je suis descendu des cieux
Pour t'annoncer qu'en ces lieux
C'est ton Dieu qui vient de naître.
0 berger, c'est pour ton bien
Qu'il est né, ton divin maître,
Sur la paille et sur le foin.
LE

BERGER.

Si ses davalat delh ciau,
N'en ses tombat de n'aut !
Per tornar ves lis estialas,
Si volés poder montar,
Vos chaura ben doas eschalas...
Et gardas vos de plongear I
L'ANGE.

Berger, ô pauvre ignorant,
Apprends que, dans un instant,
Je m'en vais du ciel en terre.
Plus rapide que le vent
Ou que l'aronde légère,
Je remonte en un moment.

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« L'Alauza d'Auvernha » en e t à ea
cinquième année.
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des commerçants qui ont bien voulu lui
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du régionalisme.
Sa collection est déjà rriche en études
de toutes sortes : histoire locale, coutumes, arts, littérature. Nos abonnés de
la première heure ont à leur portée un
choix unique de textes de nos écrivains,
tant en langue d'oc qu'en français. Beaucoup d'entre eux nous ont dit, à maintes
reprises, leur plaisir de posséder, grâce
à « L'Alauza d'Auvernha », de nombreux
textes en langue d'oe, et, en particulier,
des poésies de nos troubadours.
Mais si notre revue s'efforce d'intéresser ses lecteurs et de soutenir les écrivains et les artistes, en présentent leurs
œuvres, elle s'applique aussi à être
utile aux commerçants en recommandant les produits d'Auvergne et en
organisant des séances de publicité
destinées à les faire connaître au
loin.
lies uns et les autres ont donc
intérêt à soutenir un organe qui travaille réellement pour eux et dont
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de notre projet d'augmenter de deux pages « L'Alauza d'Auvernha », dès que le
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« L'Alauza d'Auvernha », dont tous les
numéros sont soigneusement illustrés, ne
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Envoyer le montant des abonnements à
l'administrateur, M. Antoine Gilbert, fabricant de soierie, 3, place des Tfmis,
Lyon. Compte chèque-postd Lyon, 9.553.
On peut aussi s'adresser à M. Henri Gilbert, /12, rue des Salins, Clermont-Ferrand
et à M. Alfred Rionnet, secrétaire honoraire du « Covize de la Ribeira », La
Voûte-Chilhac (Saint-Cirgues).
Jusqu'au 3i décembre, un numéro de
luxe de « L'Alauza d'Auvernha »
sera
envoyé, comme prime, à toute personne
qui aura procuré au journal trois nouveaux abonnés.

NOTRE VENTE
CLERMONT-FERRAND : Librairie de
« L'Avenir », rue Blatin ; Chabrillat, 18,
rue du 11 novembre ; aux Covizes, à
1'« Oustau ».
LE PUY : Bay, Place du Breuil.
BRIOUDE : « L'Abeille Brivadoi e ».
BRASSAC-LES-M1NES : Rapp.
LA VOLTE-CHILHAC : Delomenède ;
Roche.
IN-LEMBUON : Delaire.
St-GERMAIN-LEMBRON
aux Covizes^ Café Voltaire
PARIS
(Odéon).

NOS SOCIETAIRES
Nous avons appris avec le plus grand
plaisir la nomination au grade de Chevalier de la Légion d'honneur, de notre
ami, M. Léon Auzarie, instituteur à
Paris, membre du « Covize de l'Escola
de Limanha ».
Voici la belle citation qu'il a rapportée des armées (septembre 1917) :
« A conduit sa section avec la plus
grande bravoure pendant l'attaque du
20 août 1917. En nettoyant un abri, a
été blessé sérieusement par une grenade
inoendiaire. A gardé quand même le
commandement de sa section jusqu'au
moment où il fut blessé grièvement
par une balle. Officier très méritant et
d'une haute valeur morale.^ »
Nos plus chaleureuses félicitations à
notre ami, Léon Auzarie.

CHILHAC. — Une des tours de l'enceinte fortifiée.

{Photo H. Gilbert).

Cette tour, qui appartient à Madame Brézun, a été restaurée par les soins de sa propriétaire.

MAINTENANCE
D'AUVERGNE
NOS GROUPEMENTS
PARIS
« Lo Covize de l'Escoia de Limanha »
En raison des fêtes de Noël et du
Jour de l'An, le prochain covize sera
avancé d'une semaine. Il se tiendra donc
le mercredi soir, 21 décembre, à 8 h. 45,
au Café Voltaire, Place de L'Odéon. —
Présidence de M. Joseph Pagenel, Procureur de la République, Conseiller du
« Covize de l'Escola de Limanha ». —
Conférence de M; Roux-Parassac :
« L'Auvergne vue par un Alpin ». —
Félibrée ; danses anciennes au son de
la chabrette et de la vielle.
CLERMONT
« Escola de Limanha »
Notre covize se tiendra le 21 décembre, à 8 h. 45, à 1'« Oustau », 10, rue
Maréchal - Joffre. — Présidence de
M. Léon Chambre, félibre mainteneur,
secrétaire de l'Amicale Cantalienne. —
Conférence de M. Jean Lhermet, Docteur ès-Lettres, Professeur au Lycée et
à la Faculté des Lettres : « Vermenouze,
poète cantalien ». — Félibrée.
Tous nos auditeurs habituels sont cordialement invités. Les personnes qu'ils
voudront bien amener avec eux seront
les bienvenues.
— Nouvelles adhésions : M. Léon
Chambre, 34, rue Ballainvilliers, Clermont (Présenté par M. H. Gilbert).
— Mlle Armelle Chambon, 29, rue
Dclarbre,
Clermont
(Présentée par
Mlle Alice Josency et M. H. Gilbert).
AMICALE CANTALIENNE
Le 25 décembre, à 2 h. de l'aprèsmidi, l'Amicale Cantalienne fêtera Noël,
à 1'« Oustau ». Chaque année, un certain nombre d'enfants des sociétaires
sont reçus par le Comité. Cette fois,
un théâtre guignol se chargera d'égayer
la jeunesse, et le cinéma de M. RLancillac terminera la séance. Le Père Noël
lui-même distribuera gâteaux, friandises
et oranges.
Le banquet de l'Amicale Cantalienne
est fixé au 11 février, à l'Hôtel Terminus : les sociétaires de 1'« Escola de
Limanha » y sont cordialement invités,
ainsi qu'à toutes les autres manifestations de l'Amicale Cantalienne.
Tous les samedis, de 20 heures 3o à
22 heures, 'permanence à 1' « Oustau »
ainsi que les dimanches de 17 à 19 heures. Les sociétaires pourront verser leur
cotisation ; ceux qui désireraient faire
partie du groupe de la Bourrée Cantalienne sont priés de se faire inscrire
et de venir aux répétitions du samedi
soir.
Léon CHAMBRE.
SA1NT-GERMAIN-LEMBR0N
Le groupe du Lembron est en bonne
voie de formation.
Grâce à l'activité de Mme Grange,
notre distinguée sociétaire, deux adhésions nouvelles ont été obtenues, celles
de Mlles Jeanne Cubizolles et Paulette
Girard, de St-Germain.
Nous remercions Mme Grange de son
dévouement et Mlles Cubizolles et Girard
de leur aimable adhésion.

LA VOUTE-CHILHAC
Les félibres du
Covize de la Ribeira » peuvent remettre le montant de
leur abonnement à Mlle Jeanne Mialon,
trésorière-adjointe, qui se chargera d'en
faire l'envoi à l'administrateur de « L'Alauza d'Auvernha ».

CONTES DE
par Henri

LA

LUNEIRA

GILBERT.

« ...Il y a là une douzaine de récits,
brefs ou longuets, qui relèvent tour à
tour ou en même temps, de l'historiette pour enfants, de la nouvelle rustique, de la fable ou du conte nourris
de folklore, de la galéjade paysanne, de
la légende.
« On sait que ces menues choses valent oe que vaut l'art avec lequel elles
sont contées. Or, j'ai l'impression très
nette qu'Henri Gilbert a fait des progrès
dans l'art de conter. Il sait être bref,
simple, naïf et direct. Même dans la
traduction française, on trouvera du
charme à ces récits variés. Mais il est
clair qu'ils n'ont toute leur saveur et
leur malice que lus en ce vieux dialecte
de la région de Brioude, assez apparenté
par le vocabulaire et la prononciation
à celui des montagnes cantaliennes, Massiac, Allanche, Saint-Flour, Murât.
« J'ai dit plusieurs fois que la langue
paysanne de ces cantons n'a été convenablement orthographiée que par deux
hommes, Emile Rhodes et Henri Gilbert.
Ils ont tous les deux le mérite d'avoir,
chacun de son côté, non pas inventé
une graphie, mais retrouvé et adapté au
temps présent la graphie traditionnelle
de leur région, consignée dans les chartes, terriers et autres documents. Et il
se trouve que cette graphie est toute
proche de celle de l'Ecole Occitane. Je
sais bien que les Provençaux continueront à nous conseiller d'adopter la graphie mistralienne ; mais nous, gens de
Brioude et des montagnes cantaliennes,
nous attendons toujours qu'ils nous
montrent de façon précise, sur un
texte donné, comment il faudrait faire.
Le conseil est facile, mais sa mise en
pratique, c'est autre chose. »
C. GANDILHON GENS-D'ARMES.
(«L'Auvergnat de Paris», 5 novembre ig32)
— Pour se procurer « Les Contes de
la Laneira » (Prix : 25 fr.), s'adresser
à l'auteur, 42, rue des Salins, Clermont-Ferrand.
— Du même auteur : « La Covizada »
(Grand Prix de Prose), Prix: i5 fr.
— Franco : 16 fr.

ECOLES D'AGRICULTURE
D'HIVER AMBULANTES
Les sessions des Ecoles d'Agriculture
d'hiver ambulantes auront lieu, pour cet
hiver, à Bromont-Lamothe et à St-Germain-Lembron.
Pour Bromont-Lamothe, les sessions
commenceront le samedi 12 novembre.
L'enseignement sera donné le samedi à
l'école de garçons.
Pour St-Germain-Lembron, les sessions
commenceront le jeudi a4 novembre. L'enseignement sera donné le samedi à l'école
de garçons.
Les demandes peuvent être adressées à
la mairie, à M. l'instituteur ou à M. Sélariès, professeur d'agriculture, à Clermont-Ferrand, 4, Bd Trudaine.

�4

L'ALAUZA D'AUVERNHA

REGIONALISME

BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ « L ADVEBGKE » DE LYON
SIEGE SOCIAL : 32, RUE THOMASSIN

LE REGIONALISME
A L'ECOLE
Nous lisons toujours aven intérêt « Au
Pays de l'Antimoine », le charmant journal mensuel rédigé et imprimé par les
écoliers de Mercosur (Hte-Loire).
Nous en extrayons le conte ci-dessous,
dans lequel on retrouve avec plaisir des
réminiscences de notre folklore auvergnat :

Dans la lune.
« Il y avait, une fois, un jeune homme
qui s'ennuyait sur la terre. Un jour, il
eut l'idée de partir pour la lune.
« Alors, il acheta un ballon et s'envola
pour le grand voyage.
« Après de longues années, il arriva
dans l'autre monde. Les habitants de la
lune avaient grand peur en le voyant.
« Quelques jours plus tard, il se fit
montrer le palais du roi : il y entra.
Dans une salle, il vit une femme assise
dans un feuteuil. Elle avait huit têtes :
c'était la reine. A côté, se trouvait un
homme dont la tête ressemblait à celle
d'un mouton et les pieds à ceux d'une
poule : c'était le roi.
« En sortant, il rencontra un grand
personnage avec des pattes de grenouille,
une tête de singe et une grande queue.
Le roi lui dit :
« — C'est ma fille.
« Quelques jours 'après, il l'épousa.
« Il ne revint jamais dans son pays. »
Edmond BARTHOMELF.

CLERMONT-FERRAND
Chambre de discipline des huissiers
Syndic-président : M° Dugnat, huissier à
Clermont-Ferrand.
Secrétaire : Me Lepaytre, huissier à
Clermont-Ferrand.
■ Trésorier : M» Leglaud, huissier à
Clermont-Ferrand.
Rapporteur : Me Pénissat, huissier à
St-Amand-Tallende.
Membre : Me Delarbre, huissier à Vicie-Comte.
AERO-CLUB D'AUVERGNE
La section parisienne de l'Aéro-Club
d'Auvergne a donné, le 26 novembre, à
Paris, un grand banquet à l'occasion du
Salon de l'Aéronáutique, et, aussi, de son
5.oooe membre.
M. Laurent Eynac présidait, ayant à ses
côtés, M. Gilbert Sardier, Bardel, l'Inspecteur général Fortant, le commandant
Romano, le vice-amiral Hergault, Pierre
Moulin, etc.
LANGEAC
Lé 27 novembre, 1'« Union Musicale du
P. L. M. » a fêté la Sainte-Cécile : défilé dans les rues, banquet à l'hôtel Béai,
bal au cinéma des Variétés, rien ne manqua aux invités de nos aimables musiciens,
et la jeunesse langeadoise s'en donna à
cœur joie.
ASSOCIATION DES CONTRIBUABLES
DE LA HAUTE-LOIRE
Une réunion a eu lieu le 20 novembre,
à Rrives-Charensac, salle Borie. De nombreuses adhésions ayant été enregistrées,
une section locale a été fondée. Au cours
d'une nouvelle réunion, il sera procédé à
l'élection du Bureau.
BRASSAC-LES-MINES
Un dispensaire a été créé, à Brassacles-Mines, par l'Office central d'Hygiène
et de préservation antituberculeuse du Puyde-Dôme et la Municipalité. Pour en assurer le fonctionnement et l'administration, un Comité a été nommé au cours de
la réunion qui a été tenue, le 27 novembre, à la mairie.
Le Conseil d'administration comprend :
M. Fabre, maire, le Dr Théodat, d'Auzon ;
le Dr Fontbonne, de Jumeaux ; MM.
Dischamps et Coudert, pharmaciens ;
Mmes Dischamps, Coudert, Roux, et Albert Fabre ; MM. Delhaye, Directeur des
Mines de Rrassac ; de Lagarde, Directeur
des Houillères de la Haute-Loire, à SteFlorine ; de La Chapelle, Directeur des
Charbonnages du Centre, à Charbonnier ;

La deuxième matinée de la saison
réunissait à la Brasserie Thomassin, le
27 novembre, une assistance compacte
désireuse d'entendre la conférence que
M. René Bonnefoy, rédacteur en chef
du « Moniteur du Centre », devait faire
sur « L'Auvergne ».
« Voici René Bonnefoy sur l'estrade
où l'ont conduit les dirigeants de la
société : MM. Nougein, président ; Simonnet et Petit, vioe-présidents ; Vissérias, trésorier ; A. Gilbert, secrétaire ;
Salarnier, Montmanex, Besseyrias, Marche, etc. Un solide garçon, bien campé
sur sa chaise, l'œil vif, malicieux, le
teint coloré, la parole chaude, légèrement
gouailleuse. Une impression d'équilibre
robuste, de finesse et de santé se dégage
de la personne du oonférencier.
« Le voyage parlé de René Bonnefoy
nous conduit, d'abord, à Lezoux, qui
fut une cité de 3o.ooo habitants, où les
Gallo-romains fabriquaient des poteries
d'art.
« Thiers n'est pas seulement célèbre
par ses fabriques de couteaux et par
son rocher légendaire qui se met à
danser, pendant la nuit de Noël, devant
les curieux accourus en chemise ; Thiers
s'enorgueillit également d'être la ville
où l'on boit le plus de vin par tête
d'habitant. Heureux Thiernois, les plus
têtus des Auvergnats, dit-on !
« Toute l'Auvergne défile devant l'auditoire charmé par la verve, à la fois
truculente et caustique, de Bené Bonnefoy : Ambert, la vallée de l'Allier, la
Roche Noire (qui a inspiré au conférencier un livre curieux). Chemin faisant, il nous confie qu'en sa jeunesse,
il aimait le vin de paille au point de
s'endormir au pied du tonneau... Eton-

nez-vous, après cet aveu, que René Bonnefoy nous ait donné dans Bacchus roi
son œuvre la plus savoureuse !
« Nous faisons maintenant l'ascension
du Puy de Sancy ; nous découvrons le
lac Pavin, où la légende voulait qu'une
autre ville d'Ys fût ensevelie ; et voici
Maroenat, pays des marchands de toile,
à propos duquel M. Jean Ajalbert conte
cette histoire bien auvergnate : une
commerçante astucieuse, pour impressionner les villageois, attacha son mari
sur le siège de sa carriole et se mit à
crier avec indignation : « Mon mari est
devenu fou ! De grâce, débarrassez-moi
de mes draps ! Je vous les cède pour
rien ! ».
« Grâce à ce stratagème, la foule
compatissante s'arracha, en un instant,
tout le stock de marchandises... » (Clodius Péju, Lyon Républicain).
D'autres anecdotes suivirent, à la
grande joie des auditeurs. M. Bonnefoy
termina sa conférence par la lecture de
beaux vers sur l'Auvergne de Pierre de
Nolhac.
M. Nougein, l'aimable président de
« L'Auvergne », remercia délicatement
le conférencier au nom de la société.
On applaudit ensuite un acte de comédie
et la réunion se termina par une brillante partie dansante.
Le Conseil d'Administration se réunit,
un peu plus tard, autour de M. Serlin,
sénateur, pour la soupe aux choux traditionnelle.

NAISSANCE
Nos aimables abonnés Mme et M.
Ronchaud, de Clermont, nous ont fait
part de la naissance de leur petit Michel.
Nos sincères félicitations.

Aux souscripteurs
de « Contes de la Luneira »
Prière aux souscripteurs de « Contes
de la Luneira » qui n'auraient pas encore reçu leur exemplaire de vouloir
bien en aviser M. Henri Gilbert, le
nécessaire sera fait pour qu'ils aient
satisfaction. L'auteur s'excuse auprès de
ses amis : il n'est pour rien dans ce
retard regrettable.

LIVRES REÇUS
« Ambert et le Livradois », nombreuses illustrations, préface de Pierre de
Nolhac (N° 64 de « L'Auvergne littéraire » : prix, i5 fr.).
« IMU Cabretairi de Nadalou et
de

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Arbre de Noël, le jeudi 22 décembre,
de i4 h. 3o à 17 h., Brasserie Thomassin.

PARIS

« Union des Amicales
de la Basse-Auvergne »
Calendrier des réunions.
« Lo Covize de l'Escola
— Réunions mensuelles :
chaque mois, à 8 h. 45
Voltaire, Place de TOdéon.
tion, covize le mercredi 21
en 3e page).

da Limanha ».
4e mercredi de
du soir, Café
— Par dérogadécembre (Voir

« Le Bousset ». — Réunion le 3° mercredi de chaque mois, Café de la Garde
Nationale, Place de l'Hôte!-dc-Ville.
18 décembre. — « La Sugérianne » :
matinée dansante (Vianey).
8 janvier ip,33. — Amicale «Lo Ccviz-:»:
matinée dansante (Coquet).
i4 janvier. — « Les Amis da Chignore » : banquet et bal (Vianey).
28 janvier. — « Union des Amicales
de la Basse-Auvergne » : réunion des Bureaux des Amicales.

« Les Amis de Chignore ». — La
matinée dansante qui a été donnée le 4
décembre, à l'Hôtel de Russie, a permis
de constater l'esprit de solidarité qui règne
dans la société. Les familles se rendent
volontiers à nos réunions : c est le plus
bel éloge que Ton puisse en faire.
« Lis Esclops ». — M. Victor Constant, conseiller municipal de Clignancourt,
présidait, le 26 novembre, le banquet de
« Lis Esclops ». Banquet joyeux où de
nombreux Sauguins étaient heureux de
se retrouver. M. Boulangier, président, les
félicita et rendit un hommage particulier à MM. Cubizolles et Tison. MM.
Pestre, Bonnefoy, Victor Constant et Jammes se firent applaudir. Au cours du bal,
M. Laurent Eynac fit à la société une
visite d'amitié.

PONCELET, 12,

~*ss

« Amicale de Brassac ». —■ La société
a donné une belle soirée artistique, suivie
d'un brillant bal de nuit, le 12 novembre,
à l'Hôtel de Russie.

Roquette.

Roq. 59-07

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Nous prions instamment nos abonnés de vouloir bien envoyer d'euxmêmes à notre administrateur le montant de leur abonnement. Le premier
numéro de leur collection leur indiquera
l'époque à laquelle cet abonnement doit
être renouvelé.
Beaucoup de nos amis ont répondu
à notre appel ou même l'ont devancé :
nous les en remercions.
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La Blesloise ». — Ce nouveau groupement a donné sa première matinée dansante le 27 noVémbre.
Son banquet ëst fixé au 21 janvier : il
sera présidé par M. Fayolle, sénateur.

Imp. « La Haute-Loire ».

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LE REPAS. Depuis 1859,

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LA VIE DES SOCIETES
Amicale d'Issoire. — Le banquet annuel qui avait lieu le 26 novembre fut
un brillant succès dont il faut complimenter M. Alexis Bourasset et ses dévoués
collaborateurs. MM. Bourasset, J. Pagenel,
J. Python prononcèrent des discours très
applaudis. Une tombola et un bal suivirent.
« La Chaîne des Dômes ». — Voici
la nouvelle composition du bureau : président honoraire, M. A. Lassalas ; président
(pour 2 ans), M. A. Valleix, Villa Suzanne, 6g, Bd Joffre, Cormeilles^enParisis (S.-et-O.) ; vice-présidents, MM.
Chandèze, Martin, Morel ; secrétaire, M.

Le Puy.

ke$ Bonne? JVUi^on?

*
**

llébrard, 10, rue Laplace ; Eecrétaire-adjoint, M. Plagnard, 82, Bd des Batignolles ; trésorier, R. Martin, 107, rue StDominique ; lré:orier-adjoint, M. Combet.
Administrateurs, MM. Bellier, Gardetle,
Brousse, Gauthier. Membres de la Commission de contrôle (un an), MM. Dabert,
Colin, Veyssière, Bonnet, Tixier. Mlle
Siguret a été élue Pastourelle.
— Une exposition de peintures d'artistes auvergats, avec le conncours de M.
Maurice Busset, et organisée par la société,
aura lieu du 6 au 18 décembre, '8, Bd
de Strasbourg.

Le Gérant : H. GILBERT.

"Vieille I—.icjvievir· d'Auvergne

25, Rue

M. Béai, curé-doyen de Brassac ; MM.
Herrier, notaire, Hostalier et Magaud, adjoints ; Chaussidière, ancien maire ; Duhreuil, Directeur du Royal-Cinéma ; Lignerat, président du Comité des Fêtés ;
Notet, Directeur de l'usine Gravereaux ; le
Secrétaire général de la Fédération des
Syndicats des Mineurs ; les présidents des
Caisses de secours des mineurs et des
délégués mineurs.
Le Dispensaire de Brassa?, qui a reçu de
celui d'Issoire, une subvention de 3.ooofr.,
pourra, ■ sans doute, fonctionner dès les
premiers jours de 10,33.

Nostra Dama », par V. Pourville, curé
de Chamboulive
(Corrèze). Editions
Publiroc, 53, rue Adolphe Thiers, Marseille. Prix : 2 5 fr. (broché) ; 3o fr.
(relié) ; port : 1 fr. 5o.
S'inspirant du rythme champêtre qui
lui a été familier depuis son enfance,
lou Cabretairi a donné à sa musique la
gracieuse simplicité de la cantilène pastorale. Son orthographe, dérivée du latin, facilitera la lecture de ses chants,
et, dans son ensemble, le recueil pourra
être utilisé dans les pays de langue
d'oc.
REVUES (échanges) : « Les Cahiers
rhénans » ; 33, rue Geiler, Strasbourg ;
« La Documentation Agricole », 60, Bd
de Clichy, Paris ; « La Gazette des Méridionaux », 28, rue Henri-Monnier,
Paris ; « L'Action Régionaliste », 22,
rue Delambre, Paris ; « Les Echos d'Auvergne », 3, Place St-Sulpioe, Paris.

PUY

(HAÏ

TE-LOIRK)

BULLETIN D'ABONNEMENT
Je soussigné, déclare souscrire un
D'AUVERNHA, à partir du
Au nom de M

abonnement d'un an

à L'ALAUZA

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profession
domicile
Bureau de poste d

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Un an : France, 15 fr. — Etranger, 25 fr.
fr pour les sociétaires du « Covize de l'Escola de

Envoyer ce bulletin en y joignant un chèque-postal
ides Tapis, a Lyon. - Compte Chèques-Postaux 9-553.

Limanha &gt;,.

à M. ANTOINE Gil HFHT
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              <text>L'Alauza d'Auvernha : organe de la Maintenance d'Auvergne et des sociétés auvergnates à Paris. - 1932, n°43 (Décembre)</text>
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              <text>L'Alauza d'Auvernha. - 1932 - N° 43</text>
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              <text>Gilbert, Henri (1874-1955), Directeur de la publication</text>
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              <text>L'Alauza d'Auvernha (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/12715"&gt;Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>Pessemesse (Colonel)</text>
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              <text>L'Alauza d'Auvernha. - 1932, n°43 (Décembre) </text>
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