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                  <text>NOUVELLE SÉRIE — N° 1.

NEUVIÈME ANNÉE.

Janvier 1939

ORGANE BI-MESTRIEL DE LA FÉDÉRATION RÉGIONALISTE AUVERGNATE ET VELLAVE
Littérature — Histoire — Arts — Langue d'Oc —. Folklore — Tourisme
DÉPENSE DES

INTÉRÊTS DE NOTRE

Directeur-Fondateur :
HENRI GILBERT, 68. rue Bansac

rfc

RÉGION

.Administrateur :
GILBERT, 10, rue Victor Fort,
Compte Chèques : Lyon, 9,553

ANTOINE

CI.ERMONT-FERRAND

LYON

Abonnement simple : 15 fr. — Abonnemenl de soutien : 20 fr. — Abonnement d'honneur : 30 fr.
COMITÉ DE RÉDACTION
DEBRONS, Mme RAOUL DUPAIN, LOUIS KARGES, JOSEPH FREYCENET
HENRI GILBERT, ANTOINE GILBERT, EMILE MALVEZ1N, ETIENNE MARCENAC, LÉOPOLD MATJRANNES,
ANTOINE MORISQl'E. JOSEPH
PAGENEL. I ieuienant-cokmel PESSEMESSE. D' EMILE ROUX
Mme BLANCHE ROZIES.
MM.

AUGUSTE CASATI. LOUIS

SOMMAIRE
RÉGIONALISME ET PARTICULARISME, par E. Pessemesse.
LES ARTS : Exposition E. Malvezin, par Henri Gilbert.
POÉSIE : Crudelo mort iP. Miremont . — Jous la Palholo (A. Benazet;. — Jour
de Koire (E. Marcenac). — Lou Tassou (3. Segonds).
LANGUE D'OC : I. Petit vocabulaire patois de la région de La Voùte-Chilhac. —
— IL Proverbes (L. Mamannes). — III. Mots occitans (Henri Gilbert). —
L'Ogruol de la penitento (J. Vaylet).
ANCIENS TEXTES : Chanté de sainte Douceline 'trad. de Henri Gilbert.
FOLKLORE : Cantem Nadal (Mme Savignac).
CROUNICO OUCCITANO (Andriu-J. Boussac).
QUAUQUOS DATOS (I. Ilild).
REGIONALISME : Notre action (Lo Covize, la Bourrée ri'Aurillac).

Auvergnate.
Ce numéro : 3 Fr.

�—.o^

-I 939

^j&lt;=&gt;*—

L'Alauza d'Auvernhâ
OFFRE SES MEILLEURS

VŒUX

A SES COLLABORATEURS, A SES ABONNÉS
A SES

LECTEURS, A SES CONFRÈRES
ET A TOUS

►

♦

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♦

♦

♦

♦

♦

SES

AMIS

♦—♦

X/

♦—♦

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♦ — ♦"- O — ♦

L'ALAUZA D'AUVERNHA » ET « REVISCQL
A

partir de janvier, notre revue paraîtra en deux éditions;

lesquelles porteront les titres suivants : « L'Alauza d'Auvernhâ »,
pour la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme et le Cantal, et « Reviscol »
pour le groupe avec qui une entente a été conclue.
Nos lecteurs auront ainsi l'explication de quelques modifications
qu ils remarqueront dans ce numéro, notamment en ce qui concern&lt;
la

langue

graphie

d'oc.

Nous

rationnelle,

en

continuerons,
attendant

que

toutefois,
nos

à

amis

employer
du

lf

Rouergu*

jugent bon d'en faire autant.

LO COVIZE
Groupe d'action régionaliste de Clermont.
Covize de janvier : le banquet de nos amis de la Haute-Loire
étant fixé au 21 janvier, le Covize sera avancé au mercredi
janvier.

18

�RÉGIONALISME &amp; PARTICULARISME

La réforme administrative de la Constituante aboutissant à la
création des départements n'a pas réussi à détruire le sentiment
provincial, un des principaux buts qu'elle espérait attendre. Maia,
il faut bien le reconnaître, c'est dans le cadre de la commune, le
seul qui n'ait pas été touché _par la réforme révolutionnaire, qu'il
s'est surtout maintenu. S'il n'a rien perdu en intensité, il a, par
contre, souvent revêtu l'allure d'un particularisme un peu étroit.
Dans une région que nous connaissons bien et qui présente une
grande unité ethnique, géographique, économique et linguistique,
n'entendait-on pas dire courammien|t, il y ai peu de temps encore,
en parlant d'un jeune homme ayant épousé une jeune fille dont
on apercevait, de chez lui, le clocher du village, qu'il s'était marié
avec une étrangère ?
Sans doute, on n'attachait à ce mot aucune signification péjorative ; il n'en était, pas moins la manifestation d'un sentiment. Ce
sentiment, ne le trouvons-nous pas même chez des personnes qu'une
réelle culture, en leur ouvrant de plus vastes horizons, devrait
prédisposer à plus d'altruisme ? Leur amour, peut-être un peu
exclusif, de la terre des aïeux, est une noble excuse. Il n'en offre
pas moins de sérieux inconvénients, lorsqu'il s'agit de procéder à
une organisation régionale de la France.
Les manifestations de cet état d'esprit sont fréquentes ; nous en
retiendrons seulement deux de date récente. Lorsque M. Poincaré,
par une série de décrets, en arriva à supprimer un certain nombre
de sous-préfectures parfaitement inutiles ou de tribunaux mal
organisés pour rendre une exacte et rapide justice, ce fut, au
moins dans les villes intéressées, un tollé général. Aucune d'elles
ne put a'dmettre que la moindre atteinte fût portée à ses prérogatives. Jamais sous-préfets et tribunaux ne furent l'objet d'un tel
amour. A la presque unanimité de leurs commettants, les parlementaires reçurent le mandat de s'opposer à la ratification des
décrets en question. Et, si l'on en juge par ce que nous avons
constaté dans maints arrondissements, cette opposition compta,
parmi ses membres les plus irréductibles, nombre de nos bons
amis regionalistes. Comme pour justifier leur attitude^ : « Cela »,
disaient-ils, « n'a rien de commun avec le régionalisme : c'en est,
tout au plus, une hideuse caricature. » Certes, il n'est probablement
jamais venu à l'esprit de M. Poincaré que, en promulguant ces
décrets, il posait la première pierre de l'édification d'une France
nouvelle et que, de ce fait, il décrétait la disparition prochaine
du département. Si, ce jour-là, il fit du régionalisme, ce fut
probablement sans le savoir ; ce n'est pas forcément la plus mauvaise manière d'en faire.
Quant à nous, sans perdre de vue le but à atteindre, objet de

�nos efforts, nous nous sommes simplement posé la question de
savoir si l'application de ces décrets pouvait porter une .gêne quelconque à une organisation régionale future de la France. Nous
pensons qu'il n'en est rien. Faire disparaître de la forêt les sujets!
morts ou mal venus ne crée aucune difficulté à un aménagement
ultérieur, quel qu'il puisse être. Au contraire, elle le rendra plui?
aisé. Or, nous nous rendons bien compte que, parmi les difficultés
rencontrées sur son chemin par la réorganisation envisagée et
qu'il lui faudra vaincre, il j aura ces résistances locales soulevées
pour la défense d'un pseudo-privilège auquel les collectivités se
montreront d'autant plus attachées qu'elles seront menacées d en
être dépossédées. N'avoir plus à les vaincre, ou, tout au moins, les
trouver réduites, serait de nature à faciliter notre tâche. Tâche
ardue, mais que nous pouvons poursuivre joyeusement, encourages
par les réalisations de chaque jour et qui ne pourront que croître
avec le temps. Des besoins qui s'imposent nous obligent à sortir du
cadre départemental, qui, depuis longtemps, s'est avéré comme trop
étroit. Nous le faisons encore avec quelque timidité : les réalités
de demain nous obligeront à aller encore plus avant dans cette
voie. Aussi, avons-nous applaudi sans réserve à cette organisation
intermédiaire entre celle qui existe et celle que nous voulons!.;.Nous n'étions cependant nullement embarrassés pour formuler,
comme tant d'autres, des critiques à son égard. Nous les avons tues
pour en approuver tout ce que nous pouvions logiquement considérer comme susceptible de faciliter,, dans la moindre mesure,
l'acheminement vers l'organisation de la France de demain.
Plus récemment, le Centre Régional de l'Exposition, mort à
peine éclos, mais en beauté, après avoir conquis, au cours de son
existence éphémère, la faveur incontestable du public, avait pour
base la division un peu arbitraire de la France en 27 régions.
Cette division, œuvre de comité, était ce qu'elle pouvait être, ce
que sont les œuvres de comités où les compétences n'ont jamais
que voix consultative, c'est-à-dire atteintes de médiocrité congénitale. Nous aurions pu, sans grand effort, formuler à son sujet de
nombreuses et sévères critiques. Nous y avons renoncé_, dès le premier jour, pour nous poser simplement la Question : Eu prenant
les choses telles qu'elles ont été arrêtées à la suite d'une' étude un
peu sommaire, a-t-on une division territoriale de la France meilleure que celle que nous a donné la collaboration de la Constituante et du Consulat? Sans aucune hésitation, nous y avons
répondu affirmativement, y trouvant, s'il en était besoin, le motif
d'une confiance accrue dans l'avenir. De nombreuses cartes ont
été dressées qui donnent une organisation administrative de la
France. Aucune d'elles n'a reçu l'approbation unanime des régionalistes. La chose ne serait pas très grave en elle-même, si, par
quelques ajustements de détail, il était possible de donner salisfaction aux critiques souvent, il faut le reconnaître, très légitimeisj
Mais ce qui l'est davantage, c'est que les modifications proposées,
aboutissent, la plupart du temps, à la création de régions nouvelles,
concession à cet esprit particulariste, pierre d'achoppement de

�toute réforme. Or, si cette organisation future devait avoir pour
résultat de substituer à nos quatre-vingt-dix départements cinquante
ou soixante régions nouvelles, la réforme vaudrait-elle la peinjsl
d'être tentée ? Le Comité de l'Exposition, sans songer un ' seul
instant à travailler pour l'éternité, s'est arrêté à vingt-sept régions.
Nous ne sommes pas très sûrs que sur le territoire de notre nays
il soit possible de déterminer vingt-sept grands centres, autour
desquels viendront s'agglomérer les éléments de chacune d'elles.
Il semble bien, cependant, qu'ils soient indispensables à la formation de nos régions futures qui recevront d'eux l'impulsion
nécessaire dans toutes les branches de l'activité. Nous nous contentons de soumettre la question à la méditation de nos régionalistes qui se plaignent qu'on n'ait pas fait une juste part à la.
petite région qui leur tient particulièrement à cœur.

ENT11ÂIGUES

Pour atténuer, dans une certaine mesure, l'inconvénient du
morcellement départemental, des décrets ont rendu possibles des
ententes inlerdépartemenlales. On a ainsi la possibilité de donner
une solution astisfaisante aux affaires de cette nature. Ce sont
les plus nombreuses, pour ne pas dire que les autres constituent
de plus en plus l'exception. Il faut bien reconnaître que cette
possibilité de pallier, dans une large mesure, les inconvénients
de l'organisation administrative étriquée de la Constituante, n'a
pas reçu des intéressés l'accueil qu'elle méritait. Où fajut-il en
rechercher la raison, sinon dans cet esprit particulariste, qui n'a
pas encore réussi à étendre son horizon jusqu'aux limites de la
région, trop loinlaines pour lui? S'agit-il de procéder à une de
ces grandes œuvres régionales qui intéressent plusieurs départements, l'initiative doit forcément jîartir de l'un d'eux. Il est
possible, vraisemblable et humain que celui-ci soit le plus partiJ
culièrement intéressé à la réalisation de l'affaire èn question.
De ce seul fait, l'étude en est abordée par les autres avec un
certain esprit de suspicion, alors qu'il s'agit simplement de régler

�— 4 —
la part contributive de chacun en fonction des bénéfices qu'il en
doit tirer.
Tant que ce particularisme ne franchit pas les limites de la
commune, il n'offre que peu d'inconvénients. Lorsqu'il lui est
arrivé, d'aventure, de s'étendre au département, il s'est avéré
catastrophique. Un exemple, entre cent, nous est donné par ces
nombreuses voies ferrées départementales dont l'exploitation vient
d'être abandonnée par la nouvelle Compagnie Nationale des
chemins de fer. Si ces lignes avaient été établies suivant un plan
régional, elles l'eussent été avec plus de logique et auraient été,
pour la plupart, commercialement viables. Elles seraient venues
enrichir notre réseau ferré, au lieu de l'encombrer de tous ces
parasites d'une utilité discutable et financièrement ruineux.
Le régionalisme trouve sa source profonde dans l'amour de la
terre des aïeux qui s'étend à l'ombre du clocher natal. C'est là
que proprement réside la patrie qu'on ne saurait distinguer en
grande et petite. Tout doit être fait pour le conserver intact ou le
développer encore si possible. Mais, au lieu de nous borner à
vivre à l'ombre de ce clocher, essayons, de temps à autre, d'en
atteindre le sommet pour y prendre des vue plus étendues sur ce
sol de France. Son organisation exigera de nous beaucoup
d'altruisme et d'esprit de sacrifice. De celai doit être pétri l'esprit
régionaliste.
E. PESSEMESSE.

♦—♦——♦—♦—♦—♦—♦—♦—♦—♦—♦—♦—♦—♦

LES ARTS
CLERMONT

Exposition E. Malvezin
Nous sommes bien en retard pour parler de l'exposition que
l'excellent artiste cantalien E. Malvezin avait organisée, pendant
la dernière saison touristique, dans la Galerie Dumas, 49, rue
Blatin.
Les oeuvres qui figuraient dans ce très intéressant ensemble
avaient été inspirées par des pays fort différents : Auvergne,*
Espagne, Corse, Bretagne, Algérie, Savoie. Aquarelles, sépias et
fusains sont traités, par M. Malvezin, avec un réalisme de bon aloi
dans lequel on retrouve une interprétation bien personnelle.
Il y aurait beaucoup à citer. Nous avons noté tout particulièrement : Vannes : vieille porte ; Chamalières : la voie romaine ;
Ajaccio ; Séville : la vieille porte du marché aux fleurs ; Alger ;
Dinan : le marché ; Printemps en Auvergne.
— Ajoutons que M. Malvezin prend part actuellement à une
autre exposition qui réunit aussi, à] la Galerie Dumas, des œuvres
de nos amis Franck Bal et André Jaffeux, ainsi que de Madame
Fournier, Mademoiselle Delalande, Mademoiselle Dupin, C. Dor-

mont.

�— 5 —

POÉSIE
CRUDELO

MORT

Ah ! nous l'as pres per tu
moun Dius, que t'abiam fach ?
Ah ! perquè sus l'oustal la mort a dounc bufat ?
Lou niu sero dezert, la branca abandoulida.
A forço de pountouns l'abem pas rescalfat ;
Al dol trop leu nostro amo es! estació espanida,
E lou dalh de lo mort nous a trop leu rufats.
Jous '1 fouit que nous froustis, nostro esquino se plega,
Lou bounur serio mas per lou que le renèga ?
Lou plour per lou que t'aimo e la gauch pel meissant ?
Moun Dius, nous a cauzits per portar ta coulera,
Davans ta voulountat nous clinem, embrassant
La man que nous jitet lou frount dins la poussièra.
P. MlREMONT
(Trach de « Jous l'Soulelh dèus Troubadours »)

JOUS LA PALHOLO...
La droulleto, dins l'arderous
E rude esclaire que rajolo.
Japelado de la palholo,
Ne va touto de coucoulous.
A travers regos e regous,
Un cop avanso, un cop requiolo,
E de l'estoulho caussinholo
Glano l'espigo de blad rous.
Mès, pel la terro boulegado,
Arredudo d'anâ pfegado,
Ligo sa garbo e atalèu,
Poulidament, lèvo sa caro...
— Jous la palholo que la paro,
Semblo'no senta de vitrèu !
AUG. BENAZET, Majorai del Felibrige,
Capiscol d'ounour del Grel Rouergat.

�JOUR DE FOIRE
Autour du grand foirail, c'est la ville archaïque
Qui dresse ses maisons en hasalte terni,
Ses balcons, ses portails qu'orne l'art héraldique
Avec des léopards gravés dans le granit.
Tous les mois, dévalés du plateau volcanique,
Des vaches et des bœufs que le joug réunit
Et que vient acheter le marchand qui trafique,
Dès l'aube, le foirail bruyamment se garnît.
Dans un bourdonnement de voix qui se rappellent
Ou qui, dans nos patois, plaisamment s'interpellent.
Aux cris des animaux prenant d'autres cfiemins,
Sur un remous de gens discutant face à face.,
De longs bâtons dressés, esquissant la menace,
Se rabattent soudain aux claquements des mains.
Etienne MARCENAC
{À l'ombre des bouleaux).

LOU TASSOU
Lou curat de nostre vilage,
Per far sa quista a'n bel tassou.
Es de boun métal e vielh d'âge,
Mes es lenh d'aber un bessou.
Quand lou passejoun dins la gleio,
Tout lou mounde ie met d'argent,
De la plus jouvo à la plus vielho,
Del simple souldat al sergent.
Es tout pichounet a la visto
E ten a l aize dins la man :
Sai pas ço qu'ai ventre l'i eizislo ;
Beurió d'argent dusqu'a denian.
Es pas prigound, es pas trôucat,
El es devengut Iegendari,
E, s'abio ça que n'a embucat,
Serioi plan mais que milhounari.
A la gleio, davans ma teslo,
Lou curat me ris en pensent
Qu'ai toujourn de l'argent de resto
Per ça qu'ai gaïejat 'n passent.
Jean

SEGONDS.

�— 7 —

LANGUE D'OC
I. — Petit vocabulaire patois.
(Recueilli dans la région de La Voùte-Chilhac).
Escai (nom d'), sobriquet.
Estelhar, teiller le chanvre.
Escaunhar (s'), se moquer. — Escaunhaire, moqueur.
Estavanir (s'), s'évanouir.
Esparnir, faire des éclairs. — Esparnida, éclair.
Escobas, balai servant à nettoeyr les dalles du four.
Entopinar (s'), se tenir au chaud ; vivre seul, isolé, retiré du
monde et des affaires.
Estrut, courtois. Par opposition, « mau estrut », mal élevé.
Espigealon, _barbes de l'épi.
Eschantir, éteindre le feu.
Enjonil, entonnoir.
Espinton, verrou. — Espintonar, verrouiller.
Enairar, disposer le blé sur l'aire pour le battre.
Enguenhar, guigner, viser.
Estrenir, comprimer.
Embarrar, ancrer. Emboirar lo charre, serrer le frein.
Eschaussir, trernper la soupe.
Escurar, éclairer, nettoyer un objet brillant après qu'il s'est sali.
Enlhagear ou eslhagear, inspirer l'appréhension, la peur.
Espelar (s'), déchirer ses vêtements.
Estras, linge, effet.
Escot, quille de tonneau.

II. — Proverbes.
—
—
—
■—

De la man a la bocha se perd la sopa.
Tau faras, tau trobaràs.
Sopes pauc, et viuràs longamen.
Sobre fondaments se bastit l'hostau.
(A suivre).

L.

MAURANNES.

III. — Mots occitans.
ESG0BA
Escoba (pron. escouba), balai fait, selon les pays, de brins de
bouleau, de bruyère, de genêt ou avec la panicule du millet ai
balais dont la tige ressemble à un roseau. Aussi, balai de jonc.
C'est avec le balai de bouleau que l'on balaye, depuis une haute
antiquité, l'aire sur laquelle on a battu le blé. (Latin scopa, petite
branche d'arbre, brindille de plante ; balai^.
Escobas, augmentatif de escoba : haillons attachés au bout d'une

�longue perche pour balayer la cendre 'de l'âtre du four, après
qu'on en a tiré la braise. Terme de mépris qui s'adresse à une
personne dont on fait peu de cas. Cf. la locution latine scopae
solutae, homme nul, propre à rien (littéralement, « balai défait s),
'Escobar, balayer ; par extension, battre quelqu'un à coups de
balai. Escobaire, balayeur (latin sconarius, esclave dont l'occupation
consistait à balayer avec un balai de bouleau les chambres d'une
maison ou un emplacement quelconque). Escobada, balayage ;
correction donnée à quelqu'un en le frappant à coups de balai.
Escobilhas (escobilh, au masculin singulier), balayures, ordures
qu'on balaye et qu'on amasse ; escobilhar, ramasser les boues et;
les balayures des rues ; chasser quelqu'un avec un balai, le mettre
dehors ; escobilhaire ou escobilhier, boueur, balayeur des rues.
L'ancien français escouve, qui a laissé les dérivés écouvette,
écouvillon, écouvillonner, correspond, pour la forme et pour le
sens, à escoba.
Henri GILBERT,
Mestre en Gai Saber.

L'OGRUOL DE LA PENITENTO
Lo Morioun de Peirasso, qu'es un pauo simplasso d'esprit, s'anet
coufessa, la belho dels Rampans. Touto mouqeto, diguet a, soun
coufessou :
« — Moun Pero, m'acuse d'abure mancat lou june per las
Tempouros.
« — E de qu'abetz fach per monca lou june ?
« — Moun Pero, ai manjat un ogruol.
« — Oh ! un ogruol, un ogruol, aco's pas grand causo !
« — Mes-que, s'ou faguet la penitento, s'ero orrestat dins la
gargamelo, e lou m'a calgut fa dobola...
« — E coussi abetz fach ?
« — E be, buguère un hrabe tassounat de bi.
« — Aco's pas grabe, lou liquide fo pas moncà lou june !
« — Mes-que, aco's pas aco, boulio pas dobola,, e m'a càïgut ne
bioure un altre coupe t...
« —

« — Quand seguet dobolat, sabès, me laissabo uno meissanto
bouco, coumo s'ero estat ronce, e me calguet bioure encaro... »
Anfin, lou capelo, las d'aqueles oremus, li diguet :
« — De que buguères en tout ?
« — Buguère uno pauqueto, c menère la segoundo al roc...
« — Onas bous en pats ! » s'ou faguet lou curat, « ne parlarai
a l'Ebesque... »
« Pauré ogruol ! » fasquet en el-memes lou capelo, « urousoment que sabios nadà... altrament te series negat ! »
J.

VAYLETJ

d'Espalion.

VOCABULAIRE. — Ogruol, châtaigne sèche. — Mouqueto, confuse.
— Las Tempouros, les Quatre-Temps. — Menère la segoundo al roc,
au fond de la bouteille, à la partie bosselée.

�— 9 —
ANCIENS TEXTES

CHARITÉ DE SAINTE DOUCELINE
(Texte provençal du XIVe siècle)
Una ves, li venc uns paures mot dezaisatz, e fon fort malanans ;
e fazia si portar az ella, tant era dezanatz. E illi servi lo am
gran misericòrdia, aissi cant costumava. E lo malautz reques li,
per gran necessitat que li era, li menes la man per las costas.
E illi adones, cant ho auzi, enferezi tota de gran vergoriha e de
gran homestat, e estet en si de lueinh, pensan si ho faria, car
era homs. E adones el conoc la vergonha de sa gran honestat,
e dis li : « Filla, non aias vergonha de mi, qu'ieu non aurai
vergonha de manifestar tu ai Paire. » E. tantost con ac aisso dig,
lo paures avali soptamens, quez anc pueis non lo vi.
Autra ves, li esdevenc que servia un malaute que era sus la
mort. E, per trop de lasseza, illi si va repauzar. E fon li mostratz
aquel paures qu illi gachava en tan gran glòria, ab tan gran resplandor, que non si poiria dire. E vi. i. bel jardin, an quel si
deportava en pratz meravillos ; e vi lo estar en sobregrans delietz.
E, cantost que fon tornada a si mezesma, illi l'anet esgardar e
trobet lo passat.
(VIDA

DE

LA

BENAURADA

SANCTA

DOUCELINA).

TRADUCTION FRANÇAISE (littérale).
Une fois, il lui vint un pauvre moult dépourvu Ìle tout, et
qui était fort malade ; et il se faisait porter par e\lel tant il
était exténué. Et elle le servit avec grande miséricorde, ainsi
qu'elle en avait la coutume. Et le malade la requit, par la grande
nécessité qui lui était (imposée), qu'elle lui passât la main sur les
côtes. Et elle donc, quand elle ouit cela, tout effarouchée de
grande vergogne et de grande pudeur, demeurait éloignée, se
demandant si elle le ferait, car c'était un homme. Et alors, il
connut la vergogne que lui inspirait sa pudeur, et lui dit : « Ma
fille, n'aie point vergogne de moi, car je n'aurai point vergogne
de te faire connaître au Pêne. » Et, aussitôt qu'il eut dit cela, le
pauvre disparut subitement, de telle manière que oneques, depuis,
on ne le vit.
Une autre fois, il lui advint de servir un malade qui était à
l'article de la mort. Et, par excès de lassitude, elle s'endormit. Et
(dans son sommeil) il lui fut montré ce pauvre qu'elle veillait, en
si grande gloire, avec tant de splendeur, qu'on ne pourrait le dire.
Et eUe vit un beau jardin dans lequel il se divertissait en un pré
merveilleux, et elle le vit vivre parmi les plus grandes délices.
Et, dès qu'elle fut revenue à elle-même, elle alla le regarder et le
trouva trépassé.
HENRI

GILBERT.

�— 10 —

FOLKLORE
CANTEM NADAL
Allegretto dos voutz

Qual di-rio &lt;jue Diu lou

mes-fre De la /uno e

j&gt; J J»
del

sou - lelh,

fs

- pes - ire Sans can - dè - lo

Cor Can-ten cou-mo

cal. Ca - ten

co#-

mo

Ce?/,

I
Qual dirio que Diu lou mestre
De la luno e del souleilh,
Es nascut dins un campestre,
Sans candèlo ni calelh.
BELAI
Cantem coúmo cal,
Cantem toutes en masso,
Cantem coumo cal,
Cantem Nadal !

un

carn

ca - lelh.

tou - tes

p p p p i r=p=?

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III
Bertoumiu porlo uno grivo
Dins un pleg de soun mantel ;
Mqiuel, un niu de cardino
Dins lou clot de soun capèl.
IV
Francès porto une couquelo,
Guilhaumes, un roussinhol ;
.Tonet porto de castanhos.
E Bernat, un parpalhol.

II
L'Enfant dorm dins uno granjo,
Anirem sur la mountanho,
El, qu'es lou mestre del Cèl,
Atrapa un auselet ;
N'a per liet qu'un pauc de palho,
Lou prendem per la cambeto
Qu'un estable per castèl.
Per amusa l'Enfantet.
Reculit per dono Savianac.

�CROUNICO OUCCITANO
PRELIMINARIS
La vido ouccitano se counfound mai que mai als uèlhs dels
proufanes amb un Felibritge especialoment e estrechoment literari. Cal dire qu» i a de- fclibres que fan pas res per desenganà
lou mounde sus aquel sicut e que sounou « obro felibrenco »
lou soul trabal de lour cap e de lour plumo. D'aqui ven, dins
nostre segle que lou muscle i es rei, uno mesfisanço counlro un
mouviment que se diguèt d'ouro reviscoulaire de l'èime particuliè
de nostres païses ; d'aqui ven que lous prougresses de la douctrino
mistralenco se trigossou al biais de las milbaucos per un campi
de caus.
Aqui ount se deurio vese tout un pople contribuí à l'espelido
d'uno fe coumuno sus toutes lous punts que fan la vido vidanto
d'Ouccitanio, se trobo souloment. de roudelets (quand sou pas
d'individualitats isoulados) que lour afougadoment remplaço pas,
pla se'n manco, ço que deurio èsse, perquè encouratjats per d'unes,
retenguts per d'autres, semblou mai lou baloun que lous drolles
se passou per joc que lou càrri jpesuc, butat per toutes, qu'escriu
sui cami de tèrro, las mercos prigoundos dels roudals.
Las soucietals felibrencos soun, dis l'Estatut del Felibrige,
autounomos. Mes, à la libertat qu'an de s'admenistrà coumo
volou, apoundèrou, la majo part del temps, la libertat de
coumprene la douctrino segoun lour boun plasè, ço que coundusis de cops qu'el i a à uno douço anarquio. Pels uns, la vertat
se trobo aqui ; pels autres, es aval ; per toutes es ount cadun la
vol vese, e semblo pas qulê i aje digus per tourna metre lous
felibres dina la bouno dralho perquè se, dins las nautos esferos
del Felibrige, on balanço pas sus la douctrino elo-mèmo, on sap
pas al just de qun biais la prene per Tespandí.
Es atal qule i a pas de règlo per la proupagando, e que se
lous uns se pensou que calgué d'en primiè s'oucupà de la lengo,
lous autres afourtissou que las idèios devou passà dabans. Coum
hou remarcabo lou majoural Pèire Azemà, sendic de Lengadó,
dins un article que dounèt l'an passat à Calendau, lous uns e
lous autres s'enganou d'abord que ni lous uns, ni lous autres,,
an pas encaro oubtengut de resulto pratico e franco. Es, bessai,
que cal menà tout al cop : lengo e douctrino, perquè semblo
pas que l'uno se posque passà de l'autro. Coumo dins la vido
iourdenario, tout se ten, e, se la douctrino felibrenco (essenço de
l'ouccitanisme) meno pas fourçadoment à l'estudi de la lengo,
se pot pas tant-pauc councebre un Felibrige sens la lengo, ço
que serio uno eretjio majouro.
A countunlià de cercà la vio, lou Felibritge se pouirió aisidoment anequelî e toumbà en quounoulho. Se deu i avé, coumo

�— 12 ni a per hou creire e per hou desirà, d'un coustat d'omes de
ktros e de l'autre d'om.es d'acciu, coumo d'èsse ome d'acciu
demando mai de sacrificis de tout biais, i aurà toutjoun mens
d'aquestes que d'aquels perque la facillitat es pas forobandido
d'en cap de loc. Al meu vejaire, sièn pas prou noumbrouses
per nous permetre aquelo separaciu de las forçós felibrencos, e
un boun felibre deu èsse d'abord un ome d'acciu quite de se
fa ome de letros se n'a l'esperit e s'a vertadièiroment quicon de
nòu à dire.
Quicon de nóu, o bé ! Escriví aquels mots per que d'espelucaires
de marrido fe me fàguen pas dire ço que disi pas. Foro lou pople
ouccitàn, acoustumat d'ausî mai que de legî /es d'aquî que tiri ma.
preferéncio cer la nrounagando parlado"), se trobo de f rancimands per s'interessà à la literaturo ouccitano. Mès s'aquels, que
podou coumparà, legissou d'obros lausenjados de subre per de
critiques coumo n'avèn encaro que counfoundou « pouesio » e
« verses », soun lèu descouratjats per d'unos prouduccius que
nous fan pas ounour e que portou un tuste counsequent à la
Causo qu'aparàn. Intéressés l'elèi, nous disou de tout caire, perque
la masso la seguis. O bé ! mès las mouscos se trapou pas aîné de
vinagre amai que sió de boun vi, e cal, per l'elèi, d'obros d'elèi,
ço qu'es pas dounat à tout ome de fa. Alaro, es que valdrió pas
melhou que lous que podou pas s enlairà suis cimèls auturouses
de l'art s'arrestèssen en camjî e s'oudupèssen de ço qu'es de lour
èime qu'aquó siogue dins las dralhos ecounoumico, scientifico,
espourtivo, istourico ? Forobandissèn pas lous troubaires, mès se
pot bé dire que mourissèn de nounent de n'avé trop e pas prou
d'escrivans d'acciu dins tout co qu'es e deuriô èsse la vido vidanto
d'Ouccitanio.
Qu'on se mesprengue pas praquó. I a de troubaires populàris
qu'an l'audienço poupulàrio amé lours verses menuts, lours
countes galóis, lours cansous simplotos. Aquós quicon mai que
cal counservà diligentoment, mès que cal pas mésclà d'ausido,
per uno admiraciu que passarió l'osco, amé lous servidous egrègis
de l'idèio ouccitano. Per parlà que dels morts, serio infinidòment
injuste de plaça sui mêmes reng ço que la pousteritat devió metre
à sa plaço vertadièiro e coumparà Vestrepain e Mengaiid amé
Mistral. Maurici Chevalier pot agradà e me pensi qu'a pla de
talent, mès, tout coiimpte fach, arrivo pas à la cabilho de Bruno
ou de Seynier coumo coumediàn e de Baugé coumo cantaire. Lous
critiques, aquels que sàbou ço qu'es la critico,, se devou de despartî
lous uns dels autres, coumo se devou de tirà d'entremièch touto
la racalho de pretenciouses que desoundrou la partido literàrio de
nostre mouviment.
Un amic meu, felibre prouvençal que ven de foundà un teatre
poupulàri qu'agrado pas à toutes, Jousep Bernard, m'escrivió, i a
gaire, la dificultat seuno de troubà de teatre galói que siogue pas
hèstio à vous tirà las lagremos dels uèlhs. Aqui la resulto malas-

�— 13 —

trouso d'un desdenli incoumprenable dels felibres d'un cop èro
pel « mestiè » d'un genre que va drech al cor de nostre pople.
Pas res s'envento pas dins lou mounde e lou mestiè d'autou dramàtic mens que tout ço d'autre ; e al temps que sièn ,que la
T. S. F. i porto, sus sas aios trfoumfadouros, de teatre escrich
pels mèstres francimands e estrangès. cadun dels auditous eventuals del teatre d'Oc ven un critique malaisit de countentà perou'es
pas, coumo d'autres, avuglat per la desiranço de « fa plasè » nimai
entrepachat per la crento de se fa d'adversàris ou d'enemics
irredusibles. Se, per oneetetat fonsièiro, fiulo pas ço que li
desagrado, tourno pas à un espectacle que lou countento pas e
l'esfors fach per lou metre dins l'ambienço ouccitano es perdut.
N'es ço-mèmes per la pouesio, que rime ou que rime pas, que la
longou d'unos pèços e lour vude lamentable desgoustou lous
mai couratjouses. Cal pas anà quèrre encfacon mai las dificultats
que rescouiitrân al prep d'unos gents que, s erou preses coumo ca/,
serion lous premiés per nous pourtà lour ajudo desjnteressado.
Enfin, e acabarai sus aquó. s'ai dich que la literaturo. mémo la
teatralo, è/o pas lou tout, es d'impourtanço majouro que lous
bouns felibres seguíguen la deviso del Calen de Marselho, « Felibrige per tout ! », es a dire que pénsen en Ouccitans dins cádo
ouro que passo e dins cado loc que se trobou. Pla poulit de se
dire felibre, mès s'on l'es souloment qualques jouns de l'annado
al cours d'uno represenlaciu, d'un acamp de soucietat felibrenco,
d'uno festo ou d'uno charradisso, aquó's pas que de farlabico
e tant valdrió de s'anà jaire.
Que cadun dins soun ródou, dins soun mitàn, dins las soucietats
de qun biais que sioguen, dins soun partit poulitic, revîren tout
à la douctrino felibrenco amai qu'aquó posque passà als aèlhs
dels cabourds per ouriginalitat ou fouliè douço, e alaro, mès
alaro souloment, pouirén pensà de vese s'espandi l'ouccitanisme
e se councretisà la douctrino salvadouro de Mistral. Alaro, mès
alaro souloment, aurén fach vertadièiroment « obro felibrenco ».
ANDRIU-J. BOUSSAC.

QUAUQUOS DATOS
de la vido e de, l'obro de l'abat Justin BESSOU
Felibre majoural des Rouergue.
La plaço me mancarió, mémo se boulioi pas que resumi la vido
e analisar rapidomen l'obro de l'abat Justin Bessou, nostre immourtal poueto rouergal, que soun prumier libre d'Ai Brès à L·l
Toumbo li valguet destre noummat, sus la proupousiciu de Mistral,
majoural del Rouergue, à l'acamp del Cousistori del Felibrige de
1902, a Beziers.
Me bornarai dounc a rapela quauquos datos de la vido e de las

�— u —
obros de nostre Bessou. Aquelo simplo enumeraciu dounaro de
sogur a mais d'unses l'envejo de ramousar aquclos obros-coumo se
fo d'un bertadier tresor-se, per cas, onn pas encaro pensat a las
recul ir tou tos.
A cado estaciu del Garni de glorio de Bessou que lous feiibres
occitans se feroun un deber de sègre pietadousoment, lous tt\ e i5
d'agost passat, a las tant bèlos festos qu'ourganiset lou Grelh rouergat per celebrar lou 20° anniversari de la mort de Bessou — aj
cado eslaciu lusissiou coumo d'estèlos irradiencos lous noums de
las obros nascudos del gèni de Bessou : A l'ouslal mairal de Mejalanou ount nasquet lou 3i d'ouctobre i845 ; — a Sant-Andriude-Najac deceund es estat curat pendent 21 ans, de juin 1886 a
ijanbier 1907 ; — a "Vilafranco ount s© retiret prep de sa sorre,
en 1912, après aber passat cinq annados a Rouctez, e ount mouriet
a 73 ans, lou 3o d'ouctoubre 1918 ; — pertout ount vesiam soun
imajo radiouso, brounziciou dins nostro memorio — coumo fou
de lusents parpalliols dins lou cel — lous titouls d'aquelos obros
en lengo nostro qu'asseguroun a jamais la glorio de Bessou, et
qu'a toulos coumpousados dins la caminado inspirado de SantAndriu, foro pracos la dariero, paregudo souloment cinq ans après
sa mort, Las Besprados de l'ouncle Polito.
Me semblo utile de donar quauquos esplicos, sounco per aicesto
obro, fourmado de récits en proso tirats de l'Evangèli, e qu'es pas
encaro prou counegudo. mémo dels Feiibres.
Aquelses récits paressiou cado sètmano dins Le Journal de l'Aveyron pendent lou temps que Bessou demourabo a Roudez, de 1,907 a
1912. mas siagueroun pas editats qu'en 1923.
Dins lou darrier libre que fasquet estampar de soun vivent, a
Vilofranco, al mes de mai 1913, dins Soubenis et Mescladis, l'abat
Bessou a pres plaser a escriure : « Las Besprados de l'ouncle
Polito soun moun obro la plus bravo, la mais capablo de far
couneisse Nos'tre-Senlie al pople : anaroù, tard ou leu, decoun
idibou ana, perbesits en rèclo del passo-pertout que Jour sera pas
refusat se plai al. Boun "Dieu et a la Santo-Vierjo. »
E, praco. lou passo-pertout que dibio delargar la plus brabo obro
de l'abat Bessou demouret encaro dech annados dins lou burèu
de Mounsenh l'abesque de Roudez, per que lou « Nihil obstat »
necessari per oubtene 1' « imprimatur » es pas estat sinnat que
lou 8 de jun de l'annado 1923.
Acoi que lou lengage pitouresc, tanl sabourous de l'ouncle Polito
Cfu'abio pas vergounho d'apelar lou rei Herodo « Aquel Pourcagnas
d'Herodo ,e même lou plan poulit lengage que Bessou fazio parlar
tant simplement e tant pietadousamenl a Jeaiivs e a la Santo-Vierjo,
trefoulissiou mais que las menetos ; agradaboun pas brico as
capelans c a las oùtouritats de Gleizo crue l'i cerquèroun forces
guirguils.
Bessou qu'abio espandit touta sa fe dins aquel librou et crue
s'ero estocat a l'i glourificar l'Evangèli e la religiù catoulico, faguet
toutos las coureccius, toutos las suprecius que l'i demanderoun ;

�— 15 mas pousquet pas saquela ober lou countentomenti de veire espolir
soun libre, ni mais d'oubtene d'avans de mouri, la permissiu de
l'outouritat eclesiastieo de lou far estampar.
Mas al Cel ount, de segur la Santo-Vierjo prend plaser a l'entendre cantar sa Bresstíirolo, l'abat Bessou es estat plan bengat
perquè l'i a pongui veire soun obro tant bravo aproubado per soun
abesquie, c l'i legir la poulido prefacio de Moussu Bernad Coumbos
de Patris.
En terminen, dibi sinhalar aisi que lous verses qu'escribet Bessou
pendent la grondo guerro, dins lou lournal La Revanche que
s'imprimabo a Vilofranco, soun pas encaro ramousats dins lou libre
que boulio fa pareisse joui titoul de Laissous de guerro.
Enfin — e per esse coumplet — me cal deplourar —- car l'abat
Mayran qu'o ramousat, aprep la mort de Bessou, toutes sous
escrichs n'a pas jamais parlat, — la dispariciu de toutos las pajos
que Bessou a pougut escriure per ne fourma lou libre dounl m'a
parlat plan souvent, — que se dibio titoular : Amos paisanos,
et ount voulio fa, coumo zou me disió, la « sinteso » de soun obro.
El soul ero capable, feliboment, de coumpousar aquelo largo
fresco, e que tout lou Bouergue e tout lou Païs Occitan où tant
justòment prouclamat, ambe nostré plan car majoural AuguSto
Benazet, F « immourtal Cantre des Païsans. »
j. HiLD, Capiscol del Grelh Rouerçjal.

RÉGIONALISME
NOTRE ACTION
«

Lo Covize

»,

Groupe d'action régionaliste de Clermont.

Covize du 27 mai. — Ce Covize clôturait la belle série des
soirées regionalistes de la saison. Sous la présidence de M. Marron,
ancien sénateur, maire de Ceyrat, M. Henri Gilbert, Président du
« Covize », fit une intéressante causerie dont le sujet était :
« Promenades à Ceyrat » et qui était accompagnée de superbes
projections. Dans la partie artistique qui suivit, on eut le nlaisin
d'entendre Mlle A. Berthier, Professeur de musique, Mlle Simone
Courtois, et M. Henri Gilbert (Chants, musique et contes en
dialecte). On termina la soirée par un bal auvergnat.
Fêle régionaliste de Ceyrat. — Le i!\ août, « Lo Covize s
donnait, à Ceyrat, une fête régionaliste présidée par M. Marrou.
La salle do la Maison du Peuple avait peine à contenir la ^foulei
des spectateurs enthousiastes. M. Brunet joua des airs de vielle et
accompagna les danses exécutées par Mlles Berthier, Marcelle, Simone et Yvonne Courtois ; les mêmes interprétèrent des chants du
folklore ; Mlle Marguerite Mainvialle chanta avec beaucoup d'art

�— 16 —
une chanson locale, « C'est Ceyrat » ; M. Henri Gilbert dit des
contes qui mirent l'assistance en gaité. Ce fut un beau succès. _
Exposition des produits d'Auvergne. — A la fête régionaliste
était incluse une exposition qui groupait les échantillons de divers
produits d'Auvergne, ainsi que des œuvres des écrivains, des artistes
et des artisans régionaux.
En voici la nomenclature :
Librairie Delaunay, Avenue des Etats-Unis, à Clermonítj : ouvrages de J. Ajalbert, H. Pourrat, P. de Nolhac, Gandilhon Gensd'Armes, Vermenouze, E. Marcenac, Henri Gilbert, Amélie Murât,
de Ribier, R. Cortat, E. Cottier, Vialatte, Champomier.
Les peintres Franck Bal et Emile Rollier exposaient des tableaux;
Henri Gilbert, des vues artistiques de la région ; Mme Calcina,
des poupées.
Bernardin aîné, Ferronnier d'Art, i, rue Eugène Gilbert, à
Clermont, Premier Prix à l'Exposition Nationale du Travail, à
Paris : Garniture de cheminée en fer forgé.
MAISON GAILLARD, Avenue des Etats-Unis, Clermont : Pâles de
Fruits, Bonbons, collection de bois travaillés.
MAISON TIÉGIS, Place Gaillard, Clermont :
Pâtes de Fruits.
Bonbons.
ETABLISSEMENTS REFOUVELET, à Riom-ès-Montagne (Cantal). //
bouteilles d' « Auvergne Gentiane ».
MAISON COUSSEDIERE-FLEURY, /16, rue des Gras, Clermont :
Pierres d'Auvergne, Broches, Bagues.
« LES ARTISANS RÉUNIS », 3, Place Ph.-Marcombes, Clermont
occupaient une salle entière avec de beaux échantillons de Dentelles,
Poteries, Ferronnerie, Bois façonnés, Meubles d'Art, etc.
Mentionnons également 1' « ETOILE D'AUVERGNE », Bd Pasteur,
ainsi que le « QUINQUINA LE GAULOIS », Place Lamartine, à
Clermont, qu'un fâcheux contretemps avait empêchés d'envoyer
leurs échantillons.

« LA BOURRÉE D'AURILLAC »
« La Bourrée d'Aurillac », qui a pour président le Dr Puech
et pour Directeur artistique le compositeur Louis Debrons, a porté
fièrement, cet été, les couleurs de l'Auvergne. Elle a pris part, en
effet, aux fêtes folkloriques de Hambourg et du Palatinat et à
diverses fêtes régionales à Apt, Nice et Villefranche-de-Rouergue.
Tous nos compliments à nos vaillants amis pour leurs beaux succès.
Le Gérant, M.
LE

PtJY-EN-VELAY.

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              <text>L'Alauza d'Auvernha (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/12715"&gt;Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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