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                  <text>Supplément au Journal LOU VIROU-SOULEU

l'Utilité des Idiomes du Midi
pour

l'Enseignement de la Langue Française

��HENRI

ODDO

DE L'UTILITÉ

des

Idiomes du Midi
POUR L'ENSEIGNEMENT

de la Langue Française

Etude présentée au Félibrige de Paris
Xoveinbre 1897

C.l.0.0.

BfZlEBS

PARIS
LIBRAIRIE LE SOUDIER
IJ4, BOULEVARD SAINT-GERMAIN,

I898

I74

��De l'utilité des idiomes du Midi
POUR

L'ENSEIGNEMENT DE LA LANGUE FRANÇAISE

I
C'est un simple malentendu qui a fait supposer que le
Fèlibrige de Paris avait eu l'arrière-pensée d'arriver à
demander l'enseignemént officiel du provençal dans
toutes les écoles du Midi. Jamais, et à aucun moment, il
n'en a été question. Ce qui est vrai, et ce qui a pu amener une confusion dans l'esprit de ceux qui se sont plu
à répandre ce bruit, c'est que nous avons bien souvent
exprimé le vœu que, dans les écoles fréquentées par
des enfants parlant surtout l'idiome local, les professeurs
fussent pris dans la région. Et cela pour cette seule raison
que, possédant comme leurs élèves la connaissance de cet
idiome, ils puissent se faire mieux comprendre, obtenir
des résultats meilleurs et utiliser les dialectes de la langue
d'Oc, comme une sorte de bas-latin, pour l'enseignement
de la langue nationale, suivant les doctes conseils de
Michel Bréal.
Il faudrait donc voir, dans l'application de cette méthode, non pas une sorte de dualité entre l'enseignement
qui serait donné dans le Nord et celui qui serait pratiqué
dans le Midi de la France, mais un progrès, dont le but
serait de former des hommes ayant de la langue française
une connaissance approfondie, et dont la supériorité au
point de vue philologique ne serait due qu'à cette science
de l'étymologie linguistique.
En effet, personne n'ignore que la langue française est
le produit longuement élaboré des idiomes vulgaires,
dont nos ancêtres faisaient usage au moyen âge. La mode,
peut-être aussi l'inconstance du caractère national, sui-

�vant rinftuenee des circonstances et des événements, cette
langue subit beaucoup de variations et de modifications
successives avant de se fixer. Il résulte de ce fait que
toute personne ayant fait une étude particulière de nos
anciens idiomes y constate de véritables richesses qui,
réunies et mises en valeur, fourniraient l'explication
inattendue et le sens exact ignoré d'un grand nombre de
locutions ou mots français. On y trouverait également des
mots et des termes propres à désigner des objets nouveaux, dont nous acceptons trop facilement le nom
étranger.
Pour arrivera ne plus être tributaires de nos voisins
au point de vue linguistique, il importe donc que les philologues étudient nos anciens idiomes, afin de les rendre
populaires, et l'on verra alors comment les étrangers, plus
avancés que nous à ce point de vue, n'ont pas dédaigné de
puiser, surtout dans notre provençal, une foule de mots
et locutions qu'ils ont pour ainsi dire nationalisés et que
nous avons acceptés d'eux, alors qu'il était si simple de
les prendre chez nous. Ne voulant pas m'attarder trop
longtemps sur ce sujet, je me bornerai à citer quelques
exemples à l'appui de cette opinion.
Il est peu de personnes qui ne soient persuadées que le
mot rail (base principale des chemins de fer) est un emprunt fait aux Anglais. Nous, Provençaux, nous n'ignorons pas qu'il a été tiré par nos voisins d'outre-Mancbe du
mot rais, qui signifie : rayons, ligne. La langue anglaise
s'en est emparée en l'altérant, et nous avons eu la
naïveté de l'adopter, de le franciser à notre tour. De môme
le mot Tunnel, qui vient de Tonnel (arcade, voûte) ; le
mot Wagon, qui vient de Vaguar, aller çà et là, se diriger
de côté, courir le pays ; Doock, qui n'est qu'une altération
de Dore, qui signifie bassin.
Enfin, si l'on veut se rendre compte de la légèreté avec
laquelle on a traité les dialectes locaux en Provence, on
n'a qu'à jeter un coup d'œil sur la carte d'Etat-Major. On
y voit un petit pays situé dans la banlieue de Marseille,
passage mal famé, peu sûr à certaine époque de notre histoire et que l'on désignait sous le nom de : loupas dé Vancté (en français le pas de l'anxiété, de la crainte) et que
l'officier chargé de dresser la carte de cette partie du dé-

�_ 7 —
partement, dans son ignorance du provençal, a traduit par:
Pas des lanciers. C'est une erreur grotesque, car on ne voit
pas bien ce que des lanciers auraient pu faire là ; des gendarmes, passe encore. Enfin, on tenait aux lanciers et on les
a gardés. 11 est des personnes qui vous répondent avec
naïveté que ce village s'appelle ainsi en souvenir du fameux quadrille des lanciers, qui fit époque sous le second
Empire. Ici l'erreur se double d'un anachronisme. Mais
passons. Pour ne pas abuser des exemples sur ce sujet,
je n'en citerai plus qu'un, quoique, dans leVar, des propriétés aient vu leurs noms absolument défigurés, toujours
pour le même motif, ignorance de la langue. Une ferme
près de Toulon, appelée la Mïoune, se trouve désignée sur
la carie par le mot Mignonne.
L'étude de la langue d'Oc paraît donc s'imposer à tous
les philologues français, s'ils ne veulent pas ignorer plus
longtemps l'étymologie immédiate de notre propre langue.
En effet, que de mots resteraient éternellement inconnus,
quant à leur source et à leur valeur, si la langue d'Oc
n'existait plus ! Et ce qui est vrai pour le provençal l'est
également pour tous les anciens idiomes français. S'il
fallait, pour consacrer l'utilité des patois, l'autorité d'un
homme expert dans la matière, on pourrait citer Charles
Nodier, qui a dit à ce propos : « Si les patois étaient perce dus, il faudrait créer une académie spéciale pour en
« retrouver les traces, pour rendre au jour ces inappré« ciables monuments de l'art d'exprimer la pensée. En
« archéologie grammaticale, il n'y a peut-être pas une noce tion positive dont on puisse approcher autrement que
« par les patois. »
La connaissance des anciens idiomes est de toute utilité
quant à l'étymologie immédiate, à l'ethnographie, à la
littérature, à la poésie, à la diplomatique, à la linguistique, à la biographie et à la bibliographie, à l'archéologie et à la numismatique, aux noms de peuples et de
villes, à la filiation des peuples, aux légendes, aux monuments sigi lia ires, à la paléographie, à la science héraldique, à l'histoire des mœurs, usages, etc.. etc..
Le champ est assez vaste pour que tous les savants,
comme les simples curieux et amateurs de recherches
linguistiques et bibliographiques, y trouvent à glaner une

�— 8 —
magnifique moisson pour le plus grand honneur des
lettres françaises.
Comme préparation à ces études, je me demande pourquoi le Fèlibrige de Paris ne prendrait pas l'initiative d'une
exposition archéologique des anciennes provinces méridionales, pour la grande manifestation universelle à laquelle la France a convié toutes les nations en 1900?
Grâce à ses relations étendues, aux éléments qu'il
possède déjà, à une volonté persévérante et à un esprit de
suite dont il a donné des preuves, le Fèlibrige de Paris
consacrerait, dans une manifestation sans rivale, sa raison d'être, les services qu'il a rendus, et appellerait
l'attention de tous sur ceux qu'il est encore appelé à
rendre.
Il grouperait d'une façon systématique et chronologique les meubles, vêtements, objets usuels de la vie,
rappelant les mœurs et les usages locaux ; aussi bien
queies œuvres d'art, sculptures, peintures, bijoux, orfèvrerie, monnaies et médailles ; engins divers ; armes,
outils, instruments de musique, etc. ; dans le rayon bibliographique, les ouvrages qui attestent l'antiquité des
idiomes méridionaux, depuis les premiers troubadours
jusqu'aux œuvres de nos jeunes confrères, en passant par
toute la phalange des célébrités occitaniennes, et, pour
couronnement à ce monument littéraire, l'œuvre immortelle et incontestée de notre maître à tous : Frédéric
Mistral.
Cette exposition ne pourrait être complète, elle n'atteindrait le but que nous nous proposons, que par une démonstration des anciens idiomes du Midi, c'est-à-dire par
un congrès international des langues romanes, qui en indiquerait l'esprit et la portée. Comme corollaire obligatoire de cette reconstitution de nos anciennes provinces
méridionales, au point de vue des mœurs, des usages et
de la langue, nous convierions à ce congrès les philologues de tous pays, pour qui la langue d'Oc a été l'objet
de sérieuses études. Nous trouverions en ces savants, non
seulement un contingent de renseignements précieux,
mais aussi de puissants auxiliaires pour la tâche que nous
nous sommes imposée, de faire revivre le vieil esprit
gallo-latin sous toutes ses formes, et d'en faire apprécier

�l'utilité, assez méconnue jusqu'ici, comme un des agents
principaux de la formation de la langue française.
Cette manifestation, pour la préparation de laquelle
nous avons encore deux ans, nous permettrait de faire
revivre devant l'univers entier le passé d'un peuple qui
n'a pas été sans grandeur, dont l'histoire a enregistré les
hauts faits, qui a toujours été à la tête de la civilisation et
qui a su, lorsque son sol était envahi par l'étranger, suspendre son luth aux branches de ses oliviers et s'armer
de l'épée pour sauvegarder ses droits et sa liberté.
Si c'est s'honorer que de glorifier ses ancêtres, le Fèlibrige de Paris pourra, en 1900, avoir bien mérité de la
petite patrie et par cela même, ajouté un nouveau rayon
à la gloire de la France.
II
Nous croyons avoir suffisamment démontré combien
serait précieux le concours que trouveraient les professeurs appelés à instruire nos populations méridionales
et particulièrement les enfants de la campagne, qui ne
parlent guère que l'idiome local, dans cet idiome même,
qui leur servirait auprès de leurs élèves pour l'enseignement rapide et raisonné du français.
A cet égard, l'opinion de Perquin de Gembloux et, plus
récemment, celle de M. Michel Bréal, inspecteur général
de l'instruction publique, paraissent des arguments irréfutables, en faveur de l'application de cette méthode.
Nous n'ignorons pas, nous, méridionaux, que pour
atteindre le but on aura à lutter contre la routine, les
préjugés, et cette idée absolument fausse d'ailleurs, que
le patois est une sorte de corruption du français.
Il appartient au Fèlibrige de Paris de réagir contre
cette tendance et de démontrer que la langue d'Oc est au
moins aussi ancienne que le français proprement dit.
Celui-ci, en effet, était le dialecte de l'Ile-de-France, et
n'est devenu que par la suite la langue littéraire de notre
pays. Il s'est imposé par la conquête progressive de nos
provinces méridionales, et, par la conquête également,
s'est enrichi de mots et de locutions puisés dans les
idiomes des vaincus.

�- 10 De cette introduction dans la langue d'Oïl d'une foule
d'expressions empruntées à la langue d'Oc, mais dénaturées et francisées par l'usage, il ressort que la méthode
de l'enseignement du français par l'étymologie du provençal s'impose à tous ceux qui ont quelque souci de la
propagation de notre belle langue française dans un milieu où elle a peu pénétré jusqu'ici et plutôt d'une façon
mécanique que raisonnée.
Le facteur principal de l'état de choses actuel est, il
faut avoir le courage de le dire, l'instituteur primaire luimême. Lorsqu'un enfant arrive devant lui, ne sachant
que sa langue maternelle, c'est-à-dire son patois, il est
traité comme s'il ne savait rien ; quelquefois même on lui
reproche de parler provençal. Et alors cet enfant, qui
savait du moins s'exprimer clairement dans son patois,
en vient peu à peu à parler un langage panaché de français et de languedocien qui n'est ni l'un ni l'autre, mais
un charabia, lequel, prononcé avec un accent typique, rend
le petit paysan ridicule et lui fait prendre l'école en aversion.
Des instituteurs primaires, interrogés sur ce malheureux
résultat, répondent que c'est une illusion de croire qu'un
enfant ne parlant que la langue du terroir pourra jamais
arriver à parler et écrire correctement le français ; qu'il
faut déjà une grande dépense de travail et une patience
inaltérable pour le mettre en état de passer son certificat
d'études. « Ne lui en demandez pas davantage, ajoutentx
ls, ce serait du temps perdu. »
Eh bien, n'en déplaise à ceux qui pensent ainsi, je ne
puis admettre pareille réponse. Je veux bien croire à leur
bonne foi, mais ils sont dans l'erreur. Et leur erreur provient de ce qu'ils appliquent une méthode d'instruction
uniforme, pour toute la France, alors que la langue, les
usages, les mœurs de telle ou telle région demandent un
enseignement approprié à toutes ces conditions, si différentes suivant nos départements. Voilà l'erreur du pédagogue, et si les résultats plutôt négatifs qu'il a obtenus
dans nos provinces méridionales le découragent et lui
font considérer nos petits paysans comme une sorte de
race inférieure, il ne doit s'en prendre qu'à lui et aux
moyens qu'il emploie.

�— là —
En effet, il arrive à l'école en homme prévenu, ayant le
mépris des idiomes du Midi. Rien n'est plus fâcheux et
plus erroné que ce dédain et cette manière de traiter les
anciens dialectes. Loin de nuire à l'étude du français, le
patois en est le plus utile auxiliaire ; il n'est pas difficile
de démontrer que, là où il existe un patois, l'enseignement grammatical, pour peu que l'instituteur veuille
s'y prêter et sache s'y prendre, devient aussitôt plus intéressant et plus solide. 11 est élémentaire, et la preuve
existe dans le fait même, que l'on ne connaît bien une
langue que quand on la rapproche d'une autre de même
origine. Le patois, là où il existe, fournirait ce terme de
comparaison, et lorsque le professeur aurait enseigné à
ses élèves quelques règles de permutation, ceux-ci seraient
en état de trouver les liens de parenté qui unissent les
deux langues. Alors les progrès, dans la langue française,
de ces petits paysans que l'on disait obtus, seront d'autant
plus évidents et rapides que l'instituteur, pour atteindre
ce résultat, se fera l'ami et le camarade de ses élèves. 11
devra se mêler à leurs jeux comme à leur travail, saisissant chaque occasion pour appliquer la méthode d'enseignement par la science étymologique. Ce faisant, on ne
tardera pas à constater qu'un enfant de nos campagnes du
Midi est au moins aussi apte à apprendre le français qu'un
étranger placé dans les mêmes conditions.
Pour les pessimistes ce sera une révélation, mais pour
ceux qui n'ont jamais douté des résultats d'un enseignement rationnel, ce sera un encouragement pour multiplier
et répandre une méthode à la portée de toutes les intelligences. Je dis de toutes, parce qu'il n'est rien moins que
prouvé qu'un enfant, parce qu'il ne parle que patois, soit
moins intelligent que celui qui parle français. Si, enfin,
on veut opposer à cette opinion les effets de l'atavisme et
l'influence des milieux sur le développement cérébral,
on doit admettre également que le cerveau d'un enfant
des champs, qui n'est ni fatigué ni rebelle à un enseignement méthodique et raisonné, saura, sous la prudente direction d'un professeur intelligent, prendre etconserver
l'empreinte qu'on lui donnera, ainsi qu'une cire vierge
entre les mains d'un habile modeleur.
Partout où des tentatives de ce genre ont été : faites,

�— 12 —
les résultats ont dépassé les prévisions. Faut-il citer des
exemples à l'appui de cette thèse?
C'est, dans Vaucluse, le Père Savinien, auteur d'une
excellente grammaire romane, dont le nom est devenu
populaire et les succès connus, même au Ministère de
l'Instruction publique. C'est M. Funel, instituteur à Vence
(Alpes-Maritimes) ; c'est M. Bénétrix, homme de lettres à
Auch ; c'est M. Perbosc, dans le Lot-et-Garonne ; c'est
M. Desmons, sénateur, dans le Gard, et bien d'autres dont
les noms m'échappent, qui n'en sont plus à compter les
succès qu'ils ont obtenus par l'emploi de la méthode étymologique.
Mais ce n'est pas seulement dans le Midi de la France
que cette méthode pour l'enseignement de la langue nationale est préconisée comme la plus pratique et la plus
rapide. Il y a, dans toutes les vieilles provinces, une émulation des plus louables pour l'utilisation des dialectes locaux plus clairs et plus compréhensibles aux jeunes écoliers. Il n'est pas jusqu'à l'ancienne Armorique qui ne
veuille donner l'exemple en cette circonstance. Le rapport
si intéressant du Comité de préservation de la langue bretonne présenté au Congrès de Rennes le 28 mai 1897, vient
donner une nouvelle force aux arguments que nous avons
fournis.
Il cite, comme nous l'avons fait pour le Midi, les instituteurs primaires qui, obéissant à un mot d'ordre, proscrivent le breton de l'école. En vain leur fait-on observer
que l'enseignement du français se fait mieux et plus rapidement en se servant de la langue maternelle ; en vain
leur prouve-t-on par des expériences connues de tous
qu'en se servant du breton le maître d'école apprendra
aux enfants, en deux mois, ce que, par la méthode imposée, on met huit mois à leur enseigner : rien n'y fait. Aussi
le rapporteur prétend-il, avec quelque raison, que les
Arabes, au point de vue scolaire, sont mieux traités que
nos compatriotes. En effet, en Algérie, la langue arabe est
enseignée aux enfants des écoles.
Après avoir cité une foule de cas où les élèves sont punis, si on les entend parler breton, le rapporteur conclut
ainsi:
« La réforme réclamée par nous est bien simple ; que l'on

�— 13 —
« cesse d'inspirer aux enfants le mépris de la langue bre« tonne, qu'on s'efforce au contraire de les attacher à leur
« pays natal en les attachant à leur langue, que l'on se serve
« du breton pourleur apprendre le français, que l'instruction
« agricole leur soit donnée en langue bretonne ; voilà les
« seules demandes par nous formulées. Qu'on ne nous ob« jecte pas le manque de livres bretons, nous nous faisons
« fort de fournir les ouvrages indispensables ».
Le mouvement en faveur de l'enseignement du français
par l'étymologie du dialecte local s'affirme une fois de plus
dans le rapport si remarquable de M. Raymond Laborde.
Je suis aussi heureux que flatté de me trouver en conformité d'idées avec le Vice-Président de la Ruche Corrézienne
qui a donné à la question qui nous préoccupe un développement égal à son importance, et qui l'appuie des
noms les plus autorisés de notre époque dans l'instruction
publique et les études philologiques. Ce sont MM. Antoine Thomas, Paul Passy, Gilliéron, Michel Bréal, l'abbé
Rousselot, Paul Meyer.pour Paris. Dans nos universités
provinciales, il cite MM. Ghabanaud, Bourciez, Glédat,
Jeanroy, Constant, etc..
Ainsi, du Midi au Nord, de l'Est à l'Ouest, le mouvement pour la conservation des anciens dialectes, dont
l'usage pour l'enseignement du français, par la méthode
étymologique, ne rencontre plus de contradicteurs sérieux, s'accentue tous les jours davantage, donnant les
mêmes espérances de succès en s'appuyant sur les mêmes
exemples comme sur les mêmes raisons.
Rien ne s'oppose donc plus à ce que les Universités de
province, qui doivent s'incliner devant les résultats acquis, fassent appliquer par les instituteurs primaires une
méthode d'enseignement qui a fait ses preuves, qui est
demandée par tous, et dont le développement aura une
conséquence considérable dans l'instruction à tous les degrés.
L'idée que le patois est un langage méprisable est si
bien établie dans certains esprits, que le professeur qui
fera la première application de la méthode étymologique
ne devra pas être étonné, et encore moins blessé, si ses
élèves rient un peu, lorsqu'ils l'entendront parler ce patois,
que la veille encore il leur interdisait. Cette petite bles-

�— il sure faite à son amour-propre ne sera que passagère, car
l'enfant aux premiers mots d'explication prêtera l'oreille.
Sa curiosité sera en éveil quand on lui expliquera que la
phrase patoise peut se ramener aisément à la forme française, quand il comprendra également les différences et les
analogies,quand il commenceraàconsidérerson propre langage sous un tout autre aspect etquelaforme française lui
apparaîtra comme une sorte de sœur de son idiome local.
Il se rappellera avoir vu son père faire sur un sauvageon
vigoureux une fente et y introduire le germe d'un arbre
fruitier plus délicat; il verra là un rapprochement et
comme une sorte de greffe de la langue française sur son
patois natal, et sa découverte le rendra heureux et fier.
Dans son application à écouter les leçons de son maître,
celui-ci devinera un sujet qui, par ses progrès, l'encouragera et le dédommagera des ennuis d'un commencement
difficile par la perspective de résultats honorables pour
lui.
Le jour où les Universités de nos départements méridionaux feront pratiquer l'enseignement du français par
l'étymologie de la langue d'Oc, les savants, les linguistes,
les philologues de tous pays et les romanisants s'appliqueront à la publication d'ouvrages scolaires spéciaux
pour ce genre d'enseignement. Mais en attendant, les professeurs qui seront pris dans la région et qui connaîtront
l'idiome du département dans lequel ils seront appelés à
exercer trouveront dans les œuvres de Raynouard, de Suchier, de Castor, du père Savinien, de Koschwitz et de
bien d'autres les éléments nécessaires à leurs cours.
Dans les leçons de choses, ils s'appliqueront à expliquer
le mot roman en français; ils en donneront la forme la
plus pure et les dérivés que la langue française en a tirés.
Rs feront à haute voix, dans l'idiome local, des lectures
puisées dans nos poésies, notre histoire, nos légendes. Les
enfants y prendront facilement goût et continueront ces
lectures à tour de rôle. Le sens, les mots, les locutions
seront expliqués par l'instituteur, qui posera ensuite des
questions à chacun d'eux, pour bien se rendre compte de
l'effet de sa démonstration ; de petites versions françaises,
en tous cas, pourraient en confirmer les résultats. Il leur
fera ainsi, d'une façon aussi intéressante qu'instructive, des

�— 15 —
com'S d'histoire, de géographie, d'ethnographie et de littérature locales, qui assurément auraient été inaccessibles
à ses élèves s'il n'avait pas employé cette méthode. Et ces
enfants de la campagne, dont l'intelligence jusqu'ici a été
tenue en mésestime, s'éveilleront à une vie nouvelle. Ils
apprendront à connaître l'histoire de leur pays.
Dans le Var et les Bouches-du-Rhône, par exemple, un
étonnement mêlé d'admiration saisira ces enfants, quand
on leur révélera tout un passé d'actions héroïques, quand
leur professeur leur montrera Charles-Quint, empereur
d'Allemagne, roi d'Espagne, dont les Etats dans les deux
mondes voyaient se lever et se coucher le soleil, qui, ayant
envahi la Provence et satisfait sa fantaisie de se faire nommer roi d'Arles, fut chassé, lui et son armée, jusqu'aux
frontières du Piémont, par ces paysans attachés à la glèbe
comme des serfs. Malgré leur misère, ils avaient puisé
dans l'amour du sol natal le courage qui fait les héros et
l'amour de la liberté qui fait les grandes nations.
Et tout ce passé glorieux des enfants de nos vieilles
provinces, qui ont lutté des siècles contre le despotisme
des grands, la cupidité du clergé, l'oppression du pouvoir, pour aboutir à la grande Révolution française qui a
réellement créé la patrie, et dont ils ont été les facteurs
les plus puissants, les soutiens les plus fidèles, les défenseurs les plus héroïques : tout ce passé se déroulera sous les
yeux des jeunes générations de nos campagnes comme
une flamboyante page d'histoire dans un prestigieux panorama. La révélation de tous ces faits historiques, de
ces luttes, de ces oppressions, d'un travail de bêtes de
somme à côté des actions d'éclat, ouvrira chez ces enfants
des horizons nouveaux. Ils seront fiers de leurs ancêtres
et chercheront à les imiter si les circonstances l'exigent.
Mieux instruits, ils raisonneront sur les faits, et ils gagneront en dignité ce qu'ils auront perdu en gaucherie et
en ignorance.
Voilà les résultats que nous attendons de l'œuvre dont
le Fèlibrige de Paris aura pris l'initiative. 11 lui appartient
dès à présent d'en tracer le programme, de le discuter et
de le présenter ensuite au congrès de philologie romane,
auquel il aura convié les savants et les philologues de
tous les pays. Il en est parmi eux qui, justement frappés

�de la richesse de notre littérature et des ressources précieuses que présente la langue d'Oc, pour l'enseignement
du français, n'ont pas dédaigné de s'instruire aux sources
mêmes des anciens dialectes qui ont servi à former la
langue la plus pure, la plus claire, la langue diplomatique
universelle, c'est-à-dire le français.
Ce congrès pourrait se tenir dans la salle même où notre
exposition archéologique fera revivre le passé de nos provinces aux yeux des nombreux visiteurs accourus de tous
les pays pour assister à l'imposante manifestation à laquelle la France a convié toutes les nations. Nous aurons
ainsi accompli une niche aussi honorable qu'utile, car
nous aurons fait delà décentralisation dans la meilleure acception du mot. Nous redonnerons un peu de vitalité à nos
départements méridionaux ; nous exciterons l'émulation
de tout un peuple dont l'histoire n'est pas sans grandeur,
dont le courage, l'intelligence et l'esprit d'initiative ont
été bien souvent entravés par une centralisation politique
et administrative aussi excessive qu'inopportune, qui a pu
par moments paralyser ses moyens d'action mais n'est
pas arrivée à atrophier son cerveau, resté ouvert aux nobles
sentiments, à la science et au progrès modernes.
HENRI ODDO.

SAINT AMAN 1)

.CHER). — IMPRIMERIE BUSSIÈRE FRÈRES

c.i.o.a

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              <text>Lou Viro-Soulèu. - supplément 1898, De l'utilité des idiomes du Midi pour l'enseignement de la langue française : étude présentée au Félibrige de Paris, novembre 1897</text>
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              <text>Lou Viro-Soul&amp;egrave;u (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13127"&gt;Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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