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Conférence faite au Nouveau Cercle
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A. BRIEU — 4, RUE AUBER

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Conférence faite au Nouveau Cercle
Industriel

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Narbonne

par M. le D* P. ALBAREL

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IMPRIMERIE DU LANGUEDOC

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A. BRIEU — 4, RUE AUBER

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Conférence faite au Nouveau Cercle Industriel et Commercial
de Narbonne par M. le Docteur P. ALBAREL

Tout le monde connaît le Curé de Cacugnan, beaucoup d'entre
vous ont lu le livre d'Achille Mir et tiennent le félibre majorai de
Carcassonne pour l'inventeur de ce conte délicieux. La question
de priorité est plus complexe et a fait l'objet de plusieurs travaux
parmi lesquels je dois citer celui de M. Pitollet, paru dans le
Mercure de France du 1»T Janvier 1914 et celui de mon ami le
Docteur Pélissier de La Palme, le félibre si connu et l'auteur célèbre
du roman languedocien La Cloto, qui lui valut le grand prix de
prose aux jeux septénaires du Félibrige en 1920. Son travail a paru
dans la Cigalo Narbouneso de Mars-Avril 1914. Il résulte de là que
le véritable inventeur du conte est resté complètement dans
l'ombre alors que la gloire est allée à ses imitateurs, au point que
si vous interrogez un provençal, il en attribuera la paternité au
grand félibre Roumanille, alors qu'un audois la revendiquera pour
Achille Mir. Eh bien 1 il faut rendre à César ce qui est à César ;
le véritable inventeur du Curé de Cucugnan est Hercule Birat, le
poète narbonnais que nous avons commémoré lors de la Sainte
Estelle de 1924, et, j'ajouterai, chose extraordinaire, qu'une grande
part de l'honneur de cette invention doit rejaillir sur le curé de
Cucugnan lui-même, M. l'abbé Ruffîé.
Hercule Birat, dans le 1er volume de ses Poésies Narbonnaises,
cinquième entretien, page 684, nous indique la source du fameux
sermon primitivement attribué à M. l'abbé Bourras, curé de
Ginestas. Un mot, en passant, sur l'abbé Bourras. Ce n'est pas
un personnage légendaire, il a bel et bien existé et a exercé son
ministère dans une paroisse du narbonnais. Birat dit que c'était
un moine espagnol retiré en France ; qui devint curé non de
Ginestas, mais de Luc-sur-Orbieu ou de Marcorignan. J'ai demandé
des renseignements à l'évêché et j'ai appris que l'abbé Bourras
Dominique Antoine, naquit le 15 mars 1787, il m'a été impossible

�— 4

—

de connaître le lieu de sa naissance. Il devint curé de Luc-surOrbieu en 1830, et il occupa ce poste jusqu'en 1840.
Pourquoi en a-t-on fait un curé de Ginestas ? Comment son
nom se trouve-t-il mêlé au fameux dicton languedocien dont nous
allons parler ? Autant de questions qui restent sans réponse.
Cependant je ne désespère pas de trouver la solution ; en faisant
quelques recherches dans les archives religieuses de Luc-surOrbieu, en interrogeant quelques vieillards qui ont pu entendre
parler de l'abbé Bourras par leur père ou grand-père, on arrivera
peut-être à élucider ce petit point d'histoire locale.
Je reviens à mon sujet.
Voici ce que dit Birat dans le 5e entretien : « On prétend que
le père Bourras, mécontent de ses paroissiens, qui n'étaient pas
exacts aux offices ou qui dormaient à ses sermons imagina un jour
de leur dire, pour les effrayer sur les suites de leur indifférence
religieuse, qu'ayant été dans un rêve enlevé au ciel, il avait
demandé à la porte du paradis s'il s'y trouvait des gens de
Ginestas ; que, sur la réponse négative de Saint-Pierre, il s'était
transporté au purgatoire, où on lui avait dit qu'il n'y en
avait pas un seul, et qu'enfin, étant descendu aux enfers,
et y ayant fait la même question, le portier du satanique empire
lui avait répondu que les Ginestannais s'y trouvaient en masse.
La tradition patoise, Monsieur, rapporte les deux premiers colloques en ces termes : Pam, pam, pam T — Qui tusto de bas ? — Lou
pèro Bourras — Quai demandas ? — De gens de Ginestas — Aici
n'i a pas, anats pus bas.
Une légère variante le distingue du dernier : Pam, pam, pami
— Qui tusto de bas ? — Lou pèro Bourras — Quai demandas ? — De
gens de Ginestas — Dintras, dintras, i ' n manqao pas. »
Sur ce thème, tiré du folklore du pays, Hercule Birat écrivit
le Sermon du Père Bourras, intercalé dans le sixième entretien»
Ile volume de ses Œuvres, page 483. Ce conte, écrit en français,
fit peu de bruit en son temps ; ajoutons tout de suite qu'il est sans
grande valeur littéraire, comme vous pourrez en juger par les
extraits que je vous lirai tout à l'heure. Ce ne fut qu'en 1867 qu'il
fut connu du grand public par son apparition dans l'Armana
Prouvençau sous la signature de l'émule de Mistral, le célèbre
félibre Joseph Roumanille, l'auteur d'œuvres provençales universellement connues ; mais il avait changé de titre : le Sermon du
Père Bourras était devenu le Sermon du Curé de Cucugnan. La
traduction çn français d'Alphonse Daudet ajouta à sa gloire et
enfin Achille Mir le rendit populaire dans nos régions en 1882.
On peut ajouter pour mémoire, la traduction languedocienne
du Sermon du Père Bourras par Auguste Fourés, le célèbre félibre
majorai de Castelnaudary en 1882 ; Lou Sermon dal Carat de
Cucugna de Aymet, non imprimé et couronné au concours de la

�_ 5 Société des Langues romanes ; Lou Sermou dal Curat de Cacugna
du Docteur Frédéric Estre publié à Strasbourg en 1878 et reproduit
par le journal " Tron de l'èr " de Marseille. Cela fait en tout huit
adaptateurs et Achille Mir arrive en dernier lieu.
Une question intéressante se pose. Comment le Sermon du
Père Bourras a-t-il pu se transformer en Sermon du Curé de
Cucugnan ? Cruelle énigme, dirait Bourget. C'est à résoudre cette
énigme que se consacra le Docteur Pélissier et à lui revient l'honneur d'avoir trouvé la solution. Cette question l'intéressait
d'autant plus, qu'étant élève au Petit Séminaire de Carcassonne en
1867, il avait eu comme condisciple un certain Baptiste Ruffié)
neveu de M. l'Abbé Ruffié curé de Cucugnan de 1855 à 1860. Ils
avaient un professeur qui, après une classe de travail, aimait à
reposer les esprits de ses élèves, en faisant conter par l'un d'eux
une galéjade. Or, un jour, Baptiste Ruffié pour amuser ses condisciples, conta en classe le sermon qu'avait prononcé son oncle
pour ramener dans la voie de la vertu ses ouailles qui s'en étaient
fortement écarté. Cette histoire avait fait impression sur le Docteur
Pélissier et il l'avait même contée à d'autres. « Je puis citer »
dit-il dans son travail, « le père d'un de mes condisciples, à qui
je la racontai pendant les vacances suivantes et qui en avait gardé
un souvenir si vivace et était tellement sûr de la tenir de moi, que
lorsque, 15 ans après, lou Sermou dal Curat de Cucugna d'Achille
Mir fut reproduit dans un numéro du " Courrier de l'Aude ", il
m'avoua l'avoir lu avec la conviction que ce serait ma signature
qu'il trouverait au bout. »
Et il ajoute plus bas : « C'est de la certitude que le sermon
avait été prononcé en chaire par le Curé de Cucugnan qu'est née
la conviction que un jour ou l'autre, j'arriverais à prouver que le
premier de ceux qui ont transporté le sujet dans le domaine de la
littérature avait eu connaissance, d'une façon ou d'une autre, du
sermon de l'abbé Ruffié. »
Nous verrons plus bas que les événements ont donné raison
au Docteur Pélissier.
Il savait, par le témoignage de Mistral, que Roumanille n'avait
jamais lu le Sermon du Père Bourras de Birat, mais il ne savait
pas d'où il avait pu tirer le nom du village de Cucugnan. Il s'engagea alors sur une nouvelle piste. Il se demanda si Achille Mir
qui était en 1867 professeur d'écriture au Petit Séminaire, n'avait
pas eu connaissance du récit de BaDtiste Ruffié et ne l'avait pas
communiqué à Roumanille. Cette piste était complètement fausse
et le Docteur Pélissier dut l'abandonner. L'honneur me revient
de l'avoir mis sur la bonne voie.
Au hasard d'une lecture je tombai sur une note parue dans le
Bulletin de la Maintenance du Languedoc de 1886, à propos du Curé
de Cucugnan de Mir. Elle était ainsi conçue : « Tel est le conte que

�M. Achille Mir, le populaire auteur de La Cansou de la Lauseto a mis
en vers Carcassonnais, après M. Blanchot de Brenas qui le fit
connaître aux lecteurs de la " France Illustrée ", Birat qui en écrivit
la version franco-narbonnaise. » Sur ces entrefaites parut l'article
de M. Pitollet dans le " Mercure de France " intitulé : Histoire
d'an plagiat, où le Docteur Pélissier apprit que la " France Illustrée " n'était autre que la " France littéraire ", revue paraissant à
Lyon' en 1867. Par un de ses amis de cette ville il se fit copier le
passage relatif au Curé de Cucugnan et la vérité se fit jour.
Blanchot de Brenas né en 1838, mort en 1877, fut juge au
tribunal d'Yssingeaux, puis à celui de Cusset dans l'Allier. Atteint
de la manie d'écrire, il publia plusieurs romans et quelques
poésies dont nous ne parlerons pas. Nous retiendrons seulement
la relation d'un voyage dans les Corbières, parue dans neuf numéros de la " France Littéraire " 1858-59. C'est là où se trouve le
fameux sermon qui fut raconté à l'auteur et qu'il met sur le compte
du Curé de Cucugnan, tout en déclarant, on ne sait pourquoi,
« que ce nom a été pris au hasard pour ne froisser aucune susceptibilité. »
Vous le voyez, l'hypothèse du Docteur Pélissier recevait une
éclatante confirmation. Il était persuadé que pour arriver à la
source primitive il fallait remonter jusqu'au Curé de Cucugnan
lui-même ; le récit de Blanchot de Brenas lui en apportait la preuve
et, du coup, tout s'éclaircissait. Le sermon avait été prononcé en
chaire ; son souvenir du Petit Séminaire coïncidait avec le récit
paru dans la " France Littéraire ".
Ici, Messieurs, vous me permettrez d'ouvrir une parenthèse
un peu longue, il est vrai, mais fort intéressante et faisant en
somme partie de mon sujet: je veux parler du soi-disant plagiat de
Roumanille qui fait l'objet de l'article de M. Pitollet dans le
" Mercure de France ".
La relation du voyage dans les Corbières de Blanchot de
Brenas avait paru en 1859 ; je ne sais si les lecteurs de " la France
Littéraire " goûtaient la prose du magistrat de Cusset, le tout est
que le Sermon du Curé de Cucugnan passa complètement inaperçu
à cette époque et subit le sort du Sermon du Père Bourras. Le
hasard voulut que Roumanille eut un jour sous les yeux le 4e
numéro de " la France Littéraire " où se trouve le Sermon du
Curé de Cucugnan. Il se rendit compte aussitôt du parti qu'il pouvait en tirer et il rédigea la version provençale du conte qui
parut dans YArmana Provençau de 1867. Alphonse Daudet avait eu
communication du manuscrit de Roumanille ; avec l'autorisation
de l'auteur, il l'avait traduit en français et fait paraître dans le
journal l'Événement du 20 octobre 1866, de sorte que la version
française fut connue avant la version provençale. A partir de ce
moment le Sermon du Curé de Cucugnan entra dans la littérature
et atteignit le grand public.

�Mais en 1867, Blanchot de Brenas n'était pas mort. Devant le
succès du conte de Roumanille et de la traduction d'Alphonse
Daudet, il en revendiqua aussitôt la paternité. Il écrivit une lettre
au rédacteur en chef de l'Événement dont voici le principal passage :
« Monsieur, le Sermon du Curé de Cucugnan, objet chez vous de
si vives et si flatteuses sympathies, est une œuvre déjà un peu
vieille. Cette historiette, toute humoristique, dont si ce n'est pas
moi, personne n'est responsable — pas même le curé du village
incriminé — se trouve, avec bien d'autres, dans un certain voyage
aux Corbières, écrit en 1859 et que reproduisirent alors plusieurs
journaux. J'ai négligé de terminer cet ouvrage et d'en réunir
les feuillets épars. Grâce au succès fort inattendu de mon
petit sermon, cette fantaisie m'obsède, et je suis sur le point d'y
succomber. Le livre deviendra ce qu'il pourra ; mais au moins
— il faut qu'on le sache. — je ne l'aurai emprunté à personne, et
il sera le fils bien légitime de mon caprice. La reproduction provençale dont a jugé à propos de me gratifier M. Roumanille
(sauf quelques mots alliacés, très heureux peut-être en certain
dialecte,) est d'une suffisante exactitude. M. Alphonse Daudet a
rendu sans doute le patois de M. Roumanille avec une grande
franchise. J'ose compter sur votre courtoisie pour faire connaître
à vos lecteurs que le travail de ces messieurs est une simple traduction et que je n'ai point brigué pour mon historiette la faveur
de cet assaisonnement de haut goût». Le rédacteur en chef qui
était alors Villemessant ne parla pas de cette lettre dans l'Évène.
ment.
Blanchot de Brenas ne se tint pas pour battu, il passa un
traité avec un libraire éditeur, Ballay aîné, à qui il vendit son
voyage dans les Corbières et envoya du papier timbré à Roumanille pour lui demander des dommages et intérêts. Je ne vous
raconterai pas tous les détails de ce procès, ce qui deviendrait fastidieux ; ceux qui s'intéressent à cette question trouveront tous les
documents dans l'article de M. Pitollet. Après de nombreuses
péripéties et de tribulations sans nombre, malgré son titre de juge
et ses accointances avec les gens de robe, Blanchot de Brenas ne
put arriver à se faire rendre justice. On lui accorda cependant une
légère compensation et il put lire dans l'Armana Prouvençau de
1868, un entre-filet perdu au milieu delà chronique félibréenne de
l'époque où il était dit ceci sous la signature de Gui de Mountpavoun, pseudonyme de Mistral : « Dins l'Armana Prouvençau de
1867, nostre brave Cascarelet qu'a jamai agu, sigur, la pretencioun
d'enventa tout ço que counto, countè, a la bouno franqueto, l'istori
doù Curat de Cucugnan. Aurio pas manca dédire, s'avio pouscutlou
saupre, quau avant l'aviè countado. Aquest an, soulamen, avènsachu
lou noum de iescrivan d'elei que, i ' a uni nou o dès an, faguè
couneisse Moussu Martin i leitour de la " France Littéraire " Aro

�- 8 que nous es poussible, nous fasèm un deve de lou nouma, iè disoun
Blanchot de Brenas. »
Blanchot de Brenas trouva cette note trop succinte, il reprit
le papier timbré, mais finalement il dut abondonner la partie.
Malgré l'article de M. Pitollet son nom reste toujours dans l'ombre
alors que celui de Roumanille reste toujours attaché au Curé de
Cucugnan.
J'en ai terminé avec ce curieux procès, oublié complètement
aujourd'hui et je reviens à mon sujet.
Ce que je viens de vous dire au sujet de Blanchot de Brenas,
nous explique comment le nom de Cucugnan est venu se mêler au
débat qui nous occupe, mais il reste une question intéressante à
étudier. Nous savons, par les témoignages du Docteur Pélissier et
de Blanchot de Brenas que le fameux sermon a été réellement prononcé en chaire par l'abbé Ruffié. Ce dernier, comme Birat, a-t-il
paraphrasé le dicton populaire cité plus haut ? A-t-il eu connaissance du Sermon du Père Bourras d'Hercule Birat ? La réponse
est très difficile, je dirai même impossible, nous allons essayer
cependant de nous faire une opinion.
Les Poésies Narbonnaises d'Hercule Birat parurent en 1860,
mais il y a lieu de remarquer que c'est un assemblage de pièces
composées à des dates différentes, allant de 1837 à 1857. Voici ce
que dit le Docteur Pélissier, au sujet du Sermon du Père Bourras :
« Le Sermon du Père Bourras est inséré dans le sixième entretien.
Ces entretiens en prose ont été écrits par le poète narbonnais,
pour justifier sa candidature au titre de membre de la Commission
Archéologique de Narbonne ; chacun d'eux est un plaidoyer destiné à étayer ses prétentions à un titre qu'il ambitionnait et dont il
se croyait digne, en dépit d'un premier échec cuisant ; et ils reflètent toutes les phases de la longue et bizarre polémique poursuivie par Birat contre la Commission où il briguait toujours l'honneur d'être admis en se donnant l'apparence de la mépriser, criblant d'épigrammes et de brocards ceux dont il aspirait à devenir
le collègue. La polémique de Birat cessa, on le comprend du
reste, le jour où la Commission, pratiquant le pardon des injuresj
l'appela à elle ; tous les Entretiens sont donc antérieur à la date
de cette admission, et la date de cette admission, d'après le
registre des procès-verbaux des séances de la Commission Archéologique, est le 3 mars 1857. Donc le Sermon du Père Bourras qui
figure dans le sixième entretien est lui-aussi antérieur à cette date,
peut-être (probablement même) de plusieurs années. »
Donc, indiscutablement, Birat est le premier qui ait développé le thème du sermon devenu fameux : son œuvre est antérieure
de plusieurs années au récit de Blanchot de Brenas.
Ceci nous amène à dire que M. l'abbé Ruffié aurait bien pu
avoir connaissance du manuscrit d'Hercule Birat, puisque le récit

�de Blanchot de Brenas est de 1859. Rien ne nous autorise cependant à affirmer la chose, il est regrettable de ne pas connaître les
relations amicales qui auraient pu exister entre Birat et M. l'abbé
Ruffié. Mais une chose est certaine : que M. l'abbé Ruiné ait tiré
son sermon du dicton de Ginestas ou qu'il l'ait emprunté à la
version de Birat, il en est l'auteur original pour certaines parties
et je puis dire que le sermon, tel qu'il est rapporté par M. Blanchot
de Brenas, laisse bien loin derrière lui le Sermon du Père Bourras.
Pour vous permettre d'en faire la comparaison je vais vous
lire la descente en enfer du père Bourras et celle de l'abbé Martin
curé de Cucugnan :

Donc, muni de mon bréviaire,
Ce talisman si nécessaire
Et mon bâton blanc à la main
De l'enfer je pris le chemin.
Arrivé devant la grand'porte
Je frappai trois coups... de main morte
Car il me prit un tremblement T...
Tenez, frères, en ce moment
Rien que d'y penser je tressaille
Et je dois être couleur paille.
Pam, pam, pam — Qui frappe là-bas ? —
Le révérend père Bourras —
Et que nous voulez-vous, bonhomme ?
Me demanda le majordome
De cette cité de douleur,
Vous êtes le seul voyageur
Qui, depuis que je suis en charge
En la voyant, ne passe au large.
Vous n'avez pas l'air d'un damné,
Mais plutôt d'un prédestiné.
Depuis tant d'ans que je les flaire
Mon bon nez ne me trompe guère.
Homme de paix, cher au bon Dieu
Que venez-vous faire en ce lieu ? —
Je viens voir si dans ce repaire,
Dans ce gouffre où l'on ne rit guère,
Où le combustible est peu cher,
Où gisent sur des lits de fer
Matelassés d'ardente braise
Tant de forçats si mal à l'aise,
Où tout est chaîne et cadenas
Il est des gens de Ginestas.
Ce que vous aurez peine à croire
Point ne s'en trouve en purgatoire ;

�-

10 -

Il n'en est pas plus dans les cieux,
Ce dont je suis fort soucieux.
Où donc sont-ils les misérables ? —
Ils sont, Bourras, aux cinq-cents diables T
Me répondit le vieux portier,
Au bas de ce grand escalier,
Vous pouvez voir d'ici leur geôle,
Ses parois sont de forte tôle,
De tôle aussi sont les baquets
Où, frits comme on frit les rougets,
Ils trempent dans la poix bouillante
Dont la vapeur les empuante,
Depuis les pieds jusqu'au menton,
Et souvent ils font le plongeon.
Je vous disais plus haut que le Sermon du Père Bourras
n'avait pas grande valeur littéraire, vous pouvez en juger par
l'échantillon que vous venez d'entendre. Les vers sont dignes
d'enrubanner un mirliton, le style est froid, incolore, aucun trait
d'esprit n'amène le sourire aux lèvres et la lecture en est fatiguante.
Voici maintenant le récit de Blanchot de Brenas ou plutôt le
sermon même de l'abbé Ruffié :
« La route était toute de charbons ardents. Mais grâce aux
sandales de Saint-Pierre, je ne sentais aucune brûlure. Après un
trajet énorme, aussi long que de la terre à la lune, je vis à ma gauche une porte ? Que dis-je ? un portail ouvert à deux battants.
C'était la gueule d'un four. Oh I mes enfants, là on ne vous demande pas votre nom, là point de riposte I On entre pêle-mêle, en
foule, comme dans un cabaret.
Tandis que je me tenais à l'écart de ce tohu-bohu, sale et
blasphémant, qui trébuchait dans l'abîme, un diable s'approcha
de moi et me dit : Eh ! bien I pourquoi n'entres-tu pas comme les
autres ? — Parce que je suis un des élus du Seigneur — Alors que
viens-tu faire chez nous ? — Je viens vous demander si par hasard
vous n'auriez pas dans votre enfer quelqu'un du village de Cucugnan. — Fais donc l'hypocrite 1 Comme si l'on ne savait pas que
tout Cucugnan est ici I Et l'affreux diable écarta la foule.
Et je vis sur des fagots, au milieu des flammes, le Père Gaulinier qui se grisait si souvent et qui battait sa femme ; la petite
Mioune qui couchait dans cette ferme isolée — vous savez bien
garçons I — la mère Françoise qui s'est mariée trois fois, (on ne
sait le nombre de ses maris ;) ce païen de Bascou, l'esprit fort du
village, l'instigateur de tous vos procès, et son frère l'usurier, et son
cousin le voleur, bref, tous ceux qui sont morts depuis cinq ans,
même les moins pêcheurs, tous étaient là, les pieds dans la braise. »
Vous sentez la différence des deux récits, celui de Blanchot
de Brenas est plus alerte, plus vivant ; l'énumération des Cucugna-

�-

11

—

nais dans l'enfer vient ajouter sa note comique, c'est cette verve
qu'exploitera plus tard avec une grande maîtrise le félibre Achille
Mir.
Nous observons la même différence dans les péroraisons du
sermon ; alors que celle de Birat est plate et terne, celle du curé
de Cucugnan est vive et spirituelle. Jugez-en :
Mes frères, changez de conduite,
Non pas demain, mais tout de suite
Car pour quelqu'un de vous, ce soir,
Peut s'ouvrir l'horrible manoir,
Plus de bamboche et plus de danse
Priez et faites pénitence.
Ecoutez maintenant l'abbé Ruffié :
« Cette damnation-là ne peut durer. J'ai charge d'âmes et je
prétends bien vous arracher de la chaudière où vous vous précipitez si gaiement. Dès demain je me mets à l'œuvre. La besogne
n'est pas mince ; il sera bon de suivre une règle. Et voilà de quelle
manière nous allons procéder. Demain, lundi, je confesserai les
vieux et les vieilles, — tout ce qui porte bâton ou béquilles ; mardi, les enfants ; mercredi, les garçons et les filles qui commencent
à lever le nez ; jeudi les hommes ; vendredi, les femmes ; samedi le meunier. Et si j'ai fini le dimanche, nous aurons de la chance.
N'importe ! quel que soit le temps que puisse nous coûter cette
lessive générale, faisons-la bonne. C'est la grâce que je vous
souhaite. Ainsi-soit-il. »
Cette péroraison est émaillée de traits d'esprit dont le plus
piquant est celui dirigé contre le meunier qui autrefois ne jouissait
pas d'une excellente réputation.
Vous voyez, Messieurs, comment s'est transformé le Sermon
du Père Bourras. M. l'abbé Ruffié devait être un pince-sans-rire
pétri d'esprit. S'il a connu la version de Birat, il faut reconnaître
qu'il l'a renouvelée, transformée de la manière la plus heureuse
et comme je le disais en commençant, il doit partager avec Birat
l'honneur d'avoir inventé le sermon du curé de Cucugnan.
Il me reste à vous parler des deux adaptateurs les plus célèbres du fameux sermon. Je veux parler de Roumanille et de Mir.
Roumanille, la chose est sûre, avait lu Blanchot de Brenas,
son texte provençal n'est souvent que la traduction fidèle du texte
français. Voici le début de la descente aux .enfers, vous y trouverez sûrement le début de Blanchot de Brenas :
« Ero un loung draïou tout calada de carboun ardent. Trantaïave coumo s'aviè begu ; a cado pas m'embrouncave ; èri tout en
aigo, cado peu fasio soun degout, e barbelave de la set... Mai basto

�-

12 -

graço i sabato que lou boun Sant Peire m'aviè presta, me brûlèri pas
li ped.
Quand agaèri prou traniaïa, balin-balant ! veguère a man
gaucho, uno porto... noun, un pourtau, un pourtalas tout badant
coumo la guio d'un four. Oh ! mis enfant ! quet espectacle 1 Aqui me
demandéroun pas moun noum ; aqui ges de registre. A boudre e a
plen de porto ou intro, me fraire, coumo lou dimenche, au cabaret.

Ne croyez pas cependant que Roumanille n'ait été qu'un vulgaire traducteur; loin de là.ilamis deson propregénie dansle conte,
il l'a fait bénéficier de son talent incontestable de conteur et il y
a ajouté certaines trouvailles qui le rehaussent et font circuler en
lui une vie qui manque à la version de Blanchot de Brenas.
Mais l'honneur d'avoir donné sa forme définitive au Sermon
du Curé de Cucuguan revient à Achille Mir. Sa version est sans
conteste la meilleure de toutes, je vous en dirai les raisons dans
ma conclusion. En attendant je vais vous lire, pour que vous
puissiez comparer avec les autres, la descente en enfer :
Partiguèri, mous caris fraires,
Coumo transpourtat per lous aires,
Baste qu'ajesse pas fregat
De ma solo lou caladat
Tout grapauds, tout petards e tout tisous en flambo
Que me venion a mièjo-cambo ;
S'ajèri pas lous pèds cremats,
Es gracio a mous souliès a dos aigos tachats.
Arribèri ' n guelsant, rajent coumo un galafre,
Descarat, pus negre qu'un Cafre.
Un pourtalas de fer sans tusta se dourbits :
De que bejèri : mous amies ?
Un reboulum de foc et de car rabinado,
Coumo fa ' n tros de pèl de merlusso grilhado
Ou la bato d'un biôu joui fer rousent cachado :
E de crids, de gingouloments
Ame de glatisses de dents.
M'arruqui, gibrat d'espoubanto.
— He T be I que fas aqui, bièl panto ?
Dintres ou dintres pas, — me dits
Un grand diable banut, fumous, que me brandits
En me palpant coum' uno figo.
— Ieu ! nani ! dintri pas dins bostro orro boutigo ;
Raço de loups et de jousius
Aprendrets que parlats a-n'un ome de Dius. —
Que benes dounc bada, couiasso ? —
Ajustèt en faguent uno afrouso grimaço —
Soui bengut per curiousitat
Afinta souloment s'auriots pas embarrat

�-

13 —

Quauque Cucugnanenc — I as touto la cougado
E te la tèni flambuscado.
Tè, douno-s'i n cop d'èlh, beiras
Se te mentissi, lèd courbas —
Un diable, comprenèts, nous coumplimento pas.
E bejèri dins lous brazasses
Bostris parents aimats alandant lous dous brasses
En me cridant — Moussu Marti,
0 crèmo das ritous, coussi
Abèn tant fait michant usatge
De nostro bidasso al bilatge ?
Oh î s'abion seguit bostre abis
Tout dret sarion anats dins lou sant paradis.
E lous plours i degoutejaboun
E la fiambo lous assecaboun.
Pertoucat, boulguèri dintra
Per i pourta soulas e per lous embrassa
Mes un demoun, de sa fouissino
Faguèt tres pics à ma poutrino
En me cridant : Eh I Halte-là !
Countento-te de regarda —
E bejèri Boutiol, sabèts, lou renegaire,
Qu'un jour, decrestianat, gausèt batre sa maire ;
E Felibert, lou pourgo-moust,
Qu'i n caliò tres cartous per atrouba lou goust ;
Et la Catarineto, aquelo nas-lebado,
Qu'a l'espital s'es atudado.
Bejèri Pascal dal pegot
Qu'abiò soubent la poulo al pot
Sans ana fa mercat, sans tène galinièiro.
Bejèri Madeloun la bèlo jardinièiro
Que se geinabo pas d'ana se proubesi
A l'orto de Pol, soun besi.
E Janot l'insoulent, cor pus dur qu'uno bano
Que, quand sounabi la campano,
Disiò per tout lou carrieirat :
— Anen, i a 'n poucèl de penjat. —
Bejèri lou Pudis, que, quand me rencountrabo,
Anant pourta 1' boun Dius, la pipo al bèc, crachabo
Sans se desquita lou capèl,
Me regardant a trabès d'èl.
Bejèri la Suzoun, uno autro gourrimando ;
E Gaspard et Frigoul... Fenissi pas la bando.
Me caldriô jusquos a dema
E languissi d'ana dinna.
Que nous sommes loin des faibles vers de Birat I Mir a renouvelé complètement le sujet. Certainement il s'est inspiré des récits

�-

14

-

de Blanchot de Brenas et de Roumanille, mais il y a ajouté sa verve,
son esprit, sa langue colorée, riche en expressions du crû et il a fait
du sermon du Curé de Cucugnan un vrai petit chef-d'œuvre. Il
était naturel qu'il en fut ainsi. Birat avait commis une grosse erreur
en écrivant son sermon du père Bourras en français. Le conte est
de notre pays, il fait partie de son folk-lore, il a été conçu en Languedocien par un de nos ancêtres ; notre langue harmonieuse et
forte, aux expressions si vivantes et si colorées, l'avait marqué
d'un sceau indélébile et une version française ne pouvait que le
dénaturer et lui enlever ses qualités natives.
Et maintenant, quelle conclusion se dégage de ce qui précède ?
Incontestablement, à Hercule Birat revient l'honneur d'avoir donné
la première version du sermon du Curé de Cucugnan sous le titre
de Sermon du Père Bourras. Tel le laboureur qui défriche un
champ inculte, il a débroussaillé le terrain, il l'a ameubli et semé
quelques grains, la récolte a été médiocre. Le bon Abbé Ruffié, à
son tour, retroussant sa soutane, s'est mis au travail, le blé a levé,
de nombreux épis dorés ont frissonné sous les caresses du vent du
Cers et les gerbes ont été abondantes. Le bon Roumanille, le
Cascarelet de l'Armana Provençau, le conteur à la verve souriante,
est venu ; il a bouleversé le terrain, creusé des sillons profonds et
planté la vigne. Sous la douce température de Provence, les ceps
ont donné des raisins merveilleux qui, après avoir chanté dans le
tonneau, en ont fait jaillir la divine purée septembrale, génératri"
ce des qualités de notre race, de sa gaieté, de son esprit, de sa
vivacité, de son intelligence. Enfin, est arrivé Achille Mir portant
triomphalement dans ses mains le vieux plant du Languedoc retrouvé, le vieux plan d'où était sorti le premier raisin ; il l'a cultivé
avec soin, avec amour, avec tendresse ; du sein de la terre languedocienne où dort la longue théorie de nos ancêtres une sève généreuse a circulé en lui, une frondaison verdoyante s'est épanouie,
toute frémissante de la chanson des cigales, les raisins ont mûri
sous les baisers de notre beau soleil. Le vin de notre pays, ce vin
couleur de flamme, ardent et parfumé, a coulé de la cuve et sa
cascade harmonieuse a chanté la gloire et la beauté de notre langue maternelle.

Imprimerie du Languedoc — A. BRIEU — Rue Auber, Narbonne

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              <text>Mir, Achille (1822-1901)</text>
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              <text>Birat, Hercule (1796-1872)</text>
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          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant de devenir c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre par sa parution dans &lt;em&gt;Les Lettres de mon moulin&lt;/em&gt; d'Alphonse Daudet et d'&amp;ecirc;tre adapt&amp;eacute;e au cin&amp;eacute;ma par Marcel Pagnol en 1954, l'histoire du Cur&amp;eacute; de Cucugnan trouve son origine dans l'Aude sous la plume du po&amp;egrave;te narbonnais Hercule Birat. Elle sera reprise par la suite par Blanchot de Brenas et par Achille Mir. C'est la g&amp;eacute;n&amp;eacute;alogie de cette oeuvre et ses multiples transformations que nous d&amp;eacute;voile Paul Albarel dans la conf&amp;eacute;rence donn&amp;eacute;e au Nouveau cercle industriel et commercial de Narbonne en 1927.&lt;/div&gt;</text>
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          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
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              <text>L'inventeur du sermon du "Curé de Cucugnan" : conférence .. / par M. le Dr P. Albarel </text>
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          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, CBB 16</text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Bibliotèca</text>
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          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Livre</text>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Documents</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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