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                  <text>Mémoire 2

Mathilde JULIA

Mathilde JULIA
M2 – master Métiers de la Culture et du Patrimoine en Pays d’Òc

Mémoire 2
Interroger l’animation « langue et culture occitanes » à
destination de l’Enfant

Une expérience linguistique et musicale du CORDAE /
La Talvera

UFR Lettres, philosophie et musique
Département de Lettres modernes, théâtre et occitan
Année 2015-2016
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�Mémoire 2

Mathilde JULIA

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Mathilde JULIA
REMERCIEMENTS

Je tiens à remercier les nombreuses personnes ayant pris part à ma formation durant ces deux
années de master Métiers de la Culture et du Patrimoine en Pays d’Òc au sein de l’Université
Jean-Jaurès. Je remercie mes camarades de classe, Charline Grandchamp, ainsi que ma
famille et mon entourage pour leur soutient et leur confiance. De la même manière, je tiens à
remercier ma directrice de mémoire Joëlle Ginestet pour l’aide et le temps qu’elle m’a
consacré lors de la rédaction de ce mémoire. Je remercie Céline Ricard et Daniel Loddo pour
leurs informations, leur confiance et leur accueil. Je tiens à remercie toute l’équipe du
CORDAE / La Talvera (Véronique Degoul, Armandine Allec-Foglieni, Elza Rougier et
Isabelle Loddo) pour leurs réponses et leur collaboration à mon projet ainsi que de leur point
de vue critique sur mon travail. Je tiens à remercier Nathalie Vignet, Professeur des Écoles
dans l’établissement Saint-Martin à Albi pour ses réponses, sa considération ainsi que pour
m’avoir permis de travailler avec sa classe autour de la question occitane.

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Mathilde JULIA

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�Mémoire 2

Mathilde JULIA

SOMMAIRE
REMERCIEMENTS ……………………………………………………………………....3
SOMMAIRE ………………………………………………………………………….……5
INTRODUCTION ………………………………………………………………………...9
A.

B.

Genèse de l’idée ……………………………………………………………………..9
1.

Maîtrise en Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation …...9

2.

De l’idée à la rédaction d’un mémoire ………………………………………..10

Définition des contours du sujet ……………………………………………………12
1.

De la Course d’Orientation à l’animation scolaire ……………………………12

2.

Problématisation ………………………………………………………………13

I- L’Enfant : Entre développement et curiosité ………………………………..………15
A - Le processus d’apprentissage d’une langue à l’école primaire ………….…15
1 – Mémoire et principe d’acquisition d’une langue …….…… 15
2 – Processus et principe d’acquisition de compétences ….….. 18
3 – Eveil à la diversité linguistique ………………………..…..20
B – De la diversité linguistique à la diversité culturelle ………………………..22
1 – Langue et culture : des termes indissociables …………......22
2 – Ouverture linguistique : la question occitane comme vecteur
d’une ouverture au monde …………………………………..… 23
3 – La langue comme outil de la valorisation d’un patrimoine..25

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Mathilde JULIA

II – Le milieu scolaire : des apprentissages en collectivité ……………………………26
A – L’animation et l’Enfant ………………………………………….……..26
1 – L’animation comme outil de fixation des apprentissages …….....26
2 – Le rôle de l’intervenant …………………………..……………...27
B – Animation occitane et vie scolaire …………………………..…………29
1 – Démocratie culturelle …………………….…...………………....29
2 – Occitan et enseignement ………………………………….…..….30
C – « Vivre ensemble » et diversité des publics .............................................33
1 - Prise en compte de la diversité des publics : École publique de la
république et Calandretas ……………………………………….…33
2 - Calandretas et pédagogie active …………………….…………...37
III - CORDAE / La Talvera : Vers une application concrète ………………….…….....39
.
A – Présentation brève de l’association : services et missions …………...….39
B – Les animations au CORDAE / La Talvera ……………………………....40
C - Entre pédagogie et valorisation culturelle : vers la création d’un film …..42
CONCLUSION …………………………………………………………………...………...45
Bibliographie ………………………………………………………………………………...47
Sitographie ………………………………………………………………………………......50
ANNEXES ……………………………………………………………………………….….51
Annexe 1 – Rapport de stage court ……………………………………………………...…..51

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Mathilde JULIA

Sous – Annexe 1 – L’Ostal del Paìs Occitan en images ……………………….…………59
Sous – Annexe 2 – Création d’une affiche pour le TRI-OC ……………………………...61
Annexe 2 – Qu’est-ce qu’une Course d’Orientation ? …....................................................63
Annexe 3 – Rapport de Stage long ……………………………………………..…….…...65
Sous – Annexe 3 – La classification décimale Dewey …………………………………....81
Sous – Annexe 4 – L’analyse de son inédit, Utilisation de la base de données ……….….83
Sous – Annexe 5 – Jòc de Pista e de Descobèrta – Còrdas …………………………..….87
Annexe 4 – Socle Commun de Connaissances, de Compétences et de Culture…………..99
Annexe 5 – Développement de l’Enfant ………………………………………………….101
Annexe 6 – Exemple d’activité – Les fiches bilingues ………………………………..….103
Annexe 7 – Réforme des rythmes scolaires à l’Ecole …………………………………… 107
Annexe 8 – Question Croisée – Le pacte pour la Réussite Éducative ……………...…….113
Annexe 9 – La notion de transversalité ………………………………………..………….117
Annexe 10 – Dossier DRAC – Les subventions ……………………………………….…119
Annexe 11 – Réalisation d’un film – Organisation et budget prévisionnel ………………125

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Mathilde JULIA

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Mathilde JULIA

INTRODUCTION

A. Genèse de l’idée
1. Maîtrise en Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la
Formation

Issue d’une licence Arts, Lettres et Langues mention Lettres Modernes obtenue à
l’Université CUFR1 Jean-François CHAMPOLLION dans la ville d’Albi, j’ai décidé de me
diriger ensuite vers une première année de MEEF2 1er degré à l’ESPE3 de Rodez (12) dans le
but de préparer le concours de Professeur des Écoles. C’est au sein de cette formation que j’ai
décidé de m’intéresser à la transmission du savoir et des connaissances chez l’enfant. Ainsi,
j’ai été amenée à me poser différentes questions quant au processus de fixation des
apprentissages directement lié au développement de l’enfant ; mais aussi et surtout, sur les
différents lieux et situations dans lesquels se déroulent ces acquisitions. J’ai eu l’occasion
d’observer l’évolution de l’enfant et ses réactions face au travail qui lui est donné. C’est la
prise en compte de l’hétérogénéité des élèves qui composent une classe, qui m’a amenée à me
poser diverses questions ; notamment, à propos de la façon d’intéresser l’enfant, de piquer sa
curiosité face à l’activité dans laquelle il évolue (et par extension, la compétence dans
laquelle il s’investit).
J’ai eu, d’autre part, les moyens de redécouvrir diverses activités liées au cadre scolaire se
déroulant lors d’ateliers, d’activités physiques ou bien lors de différentes sorties. Aussi, c’est
en observant leurs agissements et en m’interrogeant sur les moyens d’apprendre proposés à
ces enfants que j’en suis venue à me pencher sur les différents aspects de l’accès à la culture
et à l’éducation. Bien qu’investie dans ma formation dans l’enseignement, j’ai été amenée à
effectuer une remise en question, à m’interroger sur ce qui motivait mon souhait de devenir
professeur des écoles, sur les divers aspects du métier mais aussi sur mon projet

1

CUFR : Centre Universitaire de Formation et de Recherche
MEEF 1er degré : Métiers de l’Enseignement de l’Éducation et de la Formation 1er degré
3
ESPE : École Supérieure du Professorat et de l’Éducation
2

9

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Mathilde JULIA

professionnel. Quelle était l’origine de mon intérêt et de mes rapports avec l’enfant ? À quel
niveau est-ce que je souhaiterais intervenir dans l’évolution de leurs apprentissages - et de ce
fait, dans leur développement ? Je suis toujours fortement intéressée par la structure scolaire
et l’évolution des enfants en collectivité, mais il m’est apparu que la position de l’enseignante
n’était pas celle qui me convenait.

2. De l’idée à la rédaction d’un mémoire
Sensibilisée à la culture occitane ; j’ai finalement mené une réflexion basée sur l’accès à
cette culture chez les enfants et le rapport qu’ils peuvent entretenir avec elle. C’est pourquoi,
je me suis renseignée, puis tournée vers la formation en master Métiers de la Culture et du
Patrimoine en Pays d’Oc, offerte par l’université Toulouse Jean Jaurès (31). Loin de délaisser
totalement la possibilité pour moi d’évoluer dans un milieu « qui concerne les enfants », au
travers de l’Occitan, le master m’a permis de me pencher sur les questions de leur évolution,
sur l’acquisition par eux de certaines connaissances susceptibles de les aider à se développer
intellectuellement et socialement. J’ai, moi-même travaillé sur divers apprentissages autour
de la langue et de la culture occitanes sources d’une réelle redécouverte. J’ai pu à l’aide des
cours reçus en langue ainsi qu’en littérature occitanes durant mon cursus au sein de
l’Université Jean-Jaurès, développer de nombreuses nouvelles connaissances. Les cours que
j’ai reçu et les stages que j’ai pu effectuer durant mon master jouent sur de réels apports
culturels. Ils sont devenus de vrais piliers de mon questionnement sur l’Enfant.
J’ai constaté que le patrimoine occitan est trop peu développé quand il s’agit de l’accès
d’un jeune public à l’acquisition de connaissances, j’ai rapidement pris conscience qu’il
devait être mieux présenté, mieux connu et mieux mis en valeur en direction des enfants
scolarisés. Le domaine culturel de notre région est vaste et composé de multiples facettes, ce
qui rend sa valorisation complexe (langue, histoire, littérature, ethnographie, etc...).
Originaire de l’Aveyron, mon intérêt pour l’Occitanie et ses particularités, s’est développé.
Aussi, c’est par le biais de ma formation que j’ai souhaité acquérir les savoirs et les
compétences nécessaires de manière à mieux comprendre les enjeux de cet espace appelé
Occitanie, et afin de pouvoir prétendre transmettre ou retransmettre cette culture. Ayant

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Mathilde JULIA

décidé d’effectuer mon premier stage court au sein de la structure de l’ADOC Tarn (81) 4 , j’ai
pu m’informer sur les différentes actions menées dans le Tarn et la région et, ainsi, me rendre
comptes des réalités d’une évolution professionnelle dans le milieu occitan [cf5détails en
annexe 1 : Rapport de Stage court, p.51]. Entre éclatement, contestation, richesse et
singularité, le pays d’Oc se donne pour ses habitants mais aussi pour ceux qui le traversent,
ou le visitent, comme une énigme. Cette attitude de questionnement m’a intéressée et il m’a
semblé qu’il convenait de mesurer la richesse et la multiplicité des possibilités offertes par
toute activité élaborée en lien avec la langue et la culture occitanes.

4

Association pour le Développement de la Culture Occitane du Tarn
Du verbe latin « conferre » : « rapprocher, joindre, réunir ». Souvent utilisé sous sa forme abrégée « Cf » afin
d’inviter un lecteur à consulter un autre passage ou un autre ouvrage.
5

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�Mémoire 2

Mathilde JULIA

B. Définition des contours du sujet
1. De la Course d’Orientation à l’animation solaire

C’est à la découverte des activités et à l’occasion des différentes sorties scolaires que j’ai
effectué auprès d’enfants, que j’ai pu m’investir et m’intéresser à leur rapport à l’école et aux
enseignements. C’est à cette occasion que je me suis d’abord intéressée aux activités et aux
jeux proposés de façon « extra-scolaire ». Les activités physiques et sorties de découverte
dans la région se sont imposées comme une scène très favorable à l’acquisition
d’apprentissages par l’Enfant. Touché par l’originalité, il ne manque pas de redoubler
d’attention et de curiosité pour ce qu’il est en train de faire. C’est en « jouant » qu’il travaille
et se concentre. Souvent, on ne ressent aucun sentiment d’effort ou de réticence de la part de
l’Enfant, qui ne se rend parfois même pas compte de ses acquisitions tandis qu’il est absorbé
par l’activité qu’il réalise. Entre jeu et travail, l’animation scolaire devient le moyen
d’intéresser chacun des élèves. Elle favorise la cohésion et se situe définitivement comme un
point fort de la pédagogie différenciée.
« Il importe de saisir comment l’enseignant fait face à la diversité des élèves dans la simple
animation du groupe-classe, puis comment il différencie la relation qu’il entretient avec chaque
élève du seul fait d’une distance culturelle variable et d’affinités électives plus ou moins fortes.
Ce qui permettra de montrer que, dans une classe primaire, l’action pédagogique n’est nullement
indifférenciée, indifférente aux différences, mais que la façon dont elle les prend en compte peut
aggraver les inégalités aussi bien que les combattre. » Philippe Perrenoud 6

Ce sont les activités physiques en pleine nature qui ont d’abord attiré mon attention. Le
rapport entre le territoire, la langue et la culture occitanes se donnant, pour moi, comme une
évidence. L’activité de nature de la Course d’Orientation [cf détails en annexe 2 : Qu’est-ce
qu’une Course d’Orientation ? p.63] dans un contexte bilingue occitan-français, se donnait
comme un moyen de compréhension de l’espace et de son histoire. C’est grâce à
l’observation qui m’a été donnée de faire dans le secteur scolaire (en classe, ou bien dans les
CLAE7), que le secteur de l’animation s’est imposé, pour moi, comme une base des
fondements de l’apprentissage et de l’acquisition de compétences. C’est en sortant l’Enfant de
6
7

La pédagogie à l’école des différences, Fragments d’une sociologie de l’échec, 1995, 1996
Centre de Loisir Associé à l’École

12

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

son milieu scolaire et de ses modes d’apprentissages habituels que l’activité extra-scolaire
devient un moyen certain en ce qui concerne le fait de capter l’attention et d’intéresser le
public auquel on s’adresse. De la réaction enthousiaste, au foisonnement des questions en
passant par une volonté d’implication visible ; c’est le comportement des enfants eux-mêmes
qui m’ont poussé à me concentrer sur les activités proposées en complément et en lien avec
les disciplines et les heures de travail effectuées en classe. D’autre part, c’est en liant ma
formation MEEF avec celle obtenue durant ces deux années au sein de l’Université Toulouse
Jean Jaurès, que j’ai pu intervenir lors de différents rassemblements scolaires et en profiter
(avec l’accord des PE8 encadrants) pour faire entrer l’occitan dans les activités proposées.
Qu’il s’agisse, par exemple, d’une sortie à vélo effectuée avec l’école élémentaire de
Puygouzon (81) ou de la nuit de la lecture à laquelle j’ai participé à l’école Saint-Martin
d’Albi (81) - durant lesquelles j’ai été amenée à intervenir sur le paysage, les directions, la
toponymie ou la littérature de jeunesse en Occitan - j’ai pu me rendre compte de l’intérêt
certain que portent les enfants à la langue. De plus, c’est à l’occasion de mon stage long,
effectué au sein de l’association CORDAE / La Talvera [cf annexe 3 : Rapport de stage long,
p.65] que j’ai pu véritablement m’investir dans le secteur de l’animation scolaire
(interventions ponctuelles dans les écoles, interventions en Calandretas, réception de classe à
Cordes-sur-ciel). Qu’il s’agisse d’interventions auprès d’enfants sensibilisés ou non, la
question occitane s’est toujours avérée être à la source d’un questionnement et d’une curiosité
devenant ainsi un vecteur d’implication et de concentration de la classe. D’un questionnement
transversal entre le jeu, l’activité sportive ou de loisir et l’acquisition de compétences
linguistiques, culturelles et sociales diverses, la question occitane se donne comme une façon
ludique, sûre et nouvelle pour améliorer l’acquisition d’apprentissages par un public dont il
est assez fréquent de signaler la difficulté à se concentrer durablement.

2. Problématisation
Particulièrement intéressée par les divers rapports possibles entre la fixation des
apprentissages et les modalités de transmission du savoir, j’ai donc essayé de cibler et affiner
certaines questions de stratégies d’apprentissage. Comment intéresser l’enfant et piquer sa
curiosité afin de l’investir dans ce qu’il est en train de faire ? Dans quelle mesure le fait de

8

Professeurs des Écoles

13

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

rendre un enfant acteur de ses apprentissages peut-il devenir le moyen d’une fixation certaine
des compétences travaillées ? Qu’est-ce que l’œil aiguisé et curieux de l’Enfant - dans sa
structure scolaire ou familiale - peut apporter à la valorisation de ce patrimoine particulier
qu’est celui du pays d’Oc ? Dans quelle mesure le travail au travers de la culture occitane
peut-il devenir le théâtre de divers apprentissages chez l’enfant ? Comment la langue et la
culture occitanes pourraient-elles être des entrées privilégiées pour l’acquisition de
compétences ? Quel serait les rapports entre fixation, des apprentissages et langue occitane ?
Dans quel contexte pourrait-on travailler avec l’enfant pour optimiser l’apport de
connaissances ? Pourquoi l’animation scolaire, en parallèle avec une formation en classe
devient un outil fiable en permettant de rendre l’enfant, lui-même, acteur de ses
apprentissages ? L’évolution en collectivité dans le contexte particulier de l’occitanité ne
pourrait-elle pas devenir la scène d’un lien privilégié entre transversalité des apprentissages et
ouverture au monde et aux autres ? Comment la mise en scène d’activités liées à la création
d’un projet nouveau et original pourrait-elle devenir à la fois un moyen de fixer des
connaissances fondamentales chez l’Enfant ; ainsi qu’une arme de la valorisation culturelle
occitane ?

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Mathilde JULIA

I – L’Enfant : Entre développement et curiosité
A – Le processus d’apprentissage d’une langue à l’école primaire
1 – Mémoire et principe d’acquisition d’une langue
- Appréhender une langue autre

La langue, dans le cadre d’un projet attenant à la valorisation du patrimoine occitan
auprès de l’Enfant, s’impose comme une entrée majeure. Aussi, il convient de se pencher sur
les principes de l’acquisition de cette autre langue ; une langue non maternelle et méconnue
dans la plupart des cas. Elle transparaît dans le paysage ou les activités dans laquelle l’histoire
et la tradition entrent en jeu sans que, de nombreux adultes et à plus forte raison des enfants,
n’en prenne réellement conscience. Au-delà même du développement du langage, la
découverte d’une nouvelle langue met en jeu de nombreux axes du développement de
l’Enfant. De la remise en question des habitudes, à la formation de nouvelles connaissances,
l’utilisation et la pratique de la langue occitane avec l’Enfant, met en jeu des aspects
fondamentaux liés au développement et au fonctionnement du développement des
connaissances et de l’appréhension du monde qui l’entoure.
Face à l’entrée dans une discipline nouvelle ou peu connue, l’Enfant, inconsciemment
se poste en tant que sujet récepteur d’un message. Message qu’il souhaite visualiser,
décortiquer et comprendre. Alors, la mémoire devient alors la scène d’un véritable travail
qu’il convient de prendre en compte. La découverte, l’initiation ou l’apprentissage d’une
langue étrangère, à la différence de l’appréhension d’une langue maternelle devient le siège
du développement de compétences [cf détails en annexe 4 : Socle Commun de Connaissances
de Compétences et de Culture, p.99]. Effectivement, la pratique d’une langue étrangère (et si
l’occitan, n’est pas totalement étranger, il n’est pas suffisamment parlé en famille pour qu’on
puisse le considérer de nos jours comme une langue maternelle), contrairement à celle d’une
langue qui se voudrait maternelle, s’impose comme créatrice de réels automatismes, elle
s’impose en tant que construction d’une compétence complexe chez l’Enfant. Au-delà d’une
considération qui se voudrait celle d’un apprentissage pur, l’apprentissage d’une nouvelle

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�Mémoire 2

Mathilde JULIA

langue devient dans un système d’échange mutuel une nourriture, un exercice fondamental de
l’usage et du développement de la mémoire :
« Apprendre, c’est intégrer des informations nouvelles en mémoire » Craddock et Guerrien

Si apprendre se donne comme une réelle mise en jeu des systèmes de la mémoire, il
convient aussi de se rendre compte que plus celle-ci est stimulée et mise à l’épreuve, plus elle
se développe. Dans le système de la création de réels processus de travail, l’Enfant stimulé
dès son plus jeune âge devient acteur de la propre fixation de ses propres apprentissages.
Apprendre, c’est utiliser les systèmes relatifs à sa mémoire Mais utiliser sa mémoire de façon
précise revient à développer ce processus même et faciliter les apprentissages futurs. Aussi,
elle détient une place prépondérante quant à l’appréhension d’une langue étrangère. Selon
Heather Hilton 9, il faut totalement différencier l’apprentissage d’une langue maternelle (L1)10
de l’apprentissage d’une langue étrangère autre (AL2)11. L’AL2, est fondamentalement
différente de la L1, tout d’abord, d’un point de vue quantitatif. En effet, l’Enfant s’avère en
confrontation permanente à une langue maternelle. L1 l’accompagne à chaque moment, dans
le déroulé de chaque action, ainsi que dans chaque rapport au monde qui l’entoure. Elle ne
peut mettre en jeu les mêmes façons d’apprendre qu’une langue autre, qui, pour la plupart du
temps est travaillée dans le temps scolaire. L’apprentissage d’une langue étrangère en milieu
scolaire se déroule sur un temps qui ne représente qu’une infime partie de la confrontation de
l’Enfant à sa langue maternelle. Aussi, il développera ce que l’on appelle une compétence
complexe. Elle sera travaillée, consciemment. Les processus des apprentissages mis en œuvre
seront différents. Ainsi, la tâche sera à prendre en compte de façon qualitative.
L’apprentissage d’une AL2 se définit aussi dans la prise en compte de l’importance du
rôle certain que jouent les « variables individuelles ». Il convient de se rendre compte de
l’importance de l’environnement dans lequel évolue l’Enfant ainsi que ses dispositions. Audelà de la pratique d’une langue dans le cadre de la salle de classe, l’activation et la fixation
du processus d’apprentissage seront en lien direct avec la façon dont celle-ci est transmise :
les « facteurs cognitifs et affectifs (aptitude et motivation), ainsi que sociaux (contexte

Heather Hilton, Les Langues Modernes, « Théories d’apprentissage et didactique des Langues », 2005
L1 : Langue 1
11
AL2 : Autre Langue 2
9

10

16

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

d’apprentissage, rôle des adultes et formateurs), peuvent déterminer de façon décisive les
acquis en L2 ». 12

- La mémoire déclarative
La mémoire et les facultés d’apprentissages mis en jeu dans l’acquisition ou dans la
simple confrontation entre l’Enfant et une langue nouvelle doivent détenir une place
fondamentale dans la pédagogie du formateur. Il convient de prendre en compte, selon
Heather Hilton, deux types de mémoire : la mémoire déclarative et la mémoire nondéclarative. La première, est qualifiée comme mémoire épisodique. En effet, elle concerne les
expériences personnelles. Il s’agit là d’un rappel conscient des évènements, des mots, scènes,
visages et récits. La mémoire déclarative est souple et peu facilement être élargie si l’on
considère la rapidité d’un individu à mémoriser de nouvelles situations. Chez l’Enfant, elle
sera favorisée par la mise en scène des situations d’apprentissages. C’est en le mettant dans
un environnement particulier ou inhabituel qu’il sera stimulé. La mise en situation de la
transmission du savoir sera ainsi un atout quant à la fixation de celui dans la mémoire de
l’Enfant : des formateurs différents pour une approche différente et une nouvelle assimilation.
De cette manière, il s’agira pour l’Enfant de réactiver une connaissance grâce à la mise en
relation d’une personne et/ou d’un lieu avec une compétence.

- La mémoire non-déclarative
D’autre part, la mémoire non-déclarative met en jeu des processus liés à nos habitudes
sensori-motrices. Selon Ullman13, elle est régie selon le principe d’automatismes. Processus
plus lent et phénomène rigide, elle s’attache au travail effectué selon le principe de la
répétition. Il convient de noter l’importance de l’articulation entre processus implicite et
processus explicite de l’apprentissage. Au sein de l’apprentissage d’une L2, le temps passé à
étudier en classe étant, de loin, insuffisant à la création d’automatismes ; la question
méthodologique devient fondamentale. [cf détails en annexe 5 : Le développement de
l’Enfant, p.101].

12
13

Heather Hilton – Les Langues Modernes, « Théories d’apprentissage et didactiques des Langues », 2005
Ullman - Bilingualism: Language and cognition, 2001

17

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Mathilde JULIA

2 – Processus et principe d’acquisition de compétences
La question d’un travail en rapport avec la langue occitane auprès d’un public scolaire
se donne comme une nouvelle possibilité d’appréhension de l’apprentissage du français. En
effet, l’hypothèse travaillée par le INRP14 de Toulouse est qu’une situation scolaire bilingue,
voire plurilingue favorise aussi l’apprentissage et l’acquisition de savoirs métalinguistiques. Il
convient de se rendre compte que l’Enfant, mis, depuis son plus jeune âge, face à un système
linguistique différent acquiert des automatismes que l’on pourrait qualifier selon Evelyne
Charmeux d’une « attitude linguistique ». Ainsi, qu’il s’agisse de la considération affective
d’une nouvelle langue ou du développement de compétences liées à la prise en compte de la
diversité linguistique ; le travail autour d’une « autre » langue amène indéniablement l’Enfant
à développer des compétences langagières plus sûres et plus efficaces.
Au-delà de la prise en compte et de la reconnaissance simple d’un système de langue,
avec la langue occitane, l’Enfant se retrouve conscient d’une certaine reconnaissance
linguistique ayant attrait à la famille des langues. C’est dans un travail conjoint entre l’étude
de la langue mais aussi de la culture occitane qu’il va être amené à réfléchir à l’histoire et à la
formation d’une langue vernaculaire et de communication. Aussi, il convient de se pencher ici
sur les attitudes comparatives dans l’utilisation de la langue. Les langues régionales, bien que
langues que l’on se doit de considérer comme système linguistique et culturel à part entière
s’impose comme une acquisition en soi mais aussi comme un outil utilisable dans
l’apprentissage de la langue française. Dès 1907, Louis Pastre dans sa « longue lettre »15
signée par le président de la Société d’Etudes Catalanes et adressée à l’inspecteur d’Académie
place le catalan comme un outil non négligeable de l’enseignement du français. Il donne une
importance capitale à l’étude du catalan dans les écoles en le plaçant comme fixateur des
apprentissages, fil directeur des acquis de grammaire mais aussi et surtout comme un
véritable pont vers la littérature, la langue et la culture dans les pays étrangers ayant comme
racine une langue latine.
« On considère en effet que l’exposition multiple à des fonctionnements linguistiques
diversifiés entraîne la capacité à établir des mises en relation par plus ou moins grande
approximation, ce qui stimule la formation d’hypothèses, et constitue un appui efficace pour
14
15

Institut National de Recherche Pédagogique
« Le Catalan à l’Ecole », Revue Catalane, n°17, mai 1908

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�Mémoire 2

Mathilde JULIA

l’accès à certains fonctionnements des systèmes-cibles. Les enjeux consistent ainsi à
construire des mises en écho, susceptibles de soutenir et de renforcer les apprentissages. »
Evelyne Charmeux16

Travailler conjointement le français et l’occitan donne à l’Enfant les possibilités de
comprendre les systèmes de construction, d’utilisation et d’évolution de la langue. C’est en le
mettant face à une langue différente de la sienne qu’il peut ainsi se rendre compte des
différences ou similitudes qu’elles entretiennent. On retrouve dans la langue occitane de
nombreuses similitudes avec le français, ce qui donne les possibilités à cette AL2 d’intervenir
dans l’apprentissage de la L1. De nombreuses recherches quant aux apports des langues
régionales et notamment de la langue occitane sur l’étude du français en milieu scolaire ont
été établies comme, par exemple, les travaux de Michel Lafon concernant les Eveilleurs
d’Occitan en Rouergue (1921-1970) qui mettent en avant un certain postulat sur la
coexistence de deux systèmes linguistiques se substituant l’un à l’autre :

« Ils peuvent aussi user pour la langue française, de la comparaison avec le dialecte local
familier à certains de leurs élèves. Dans tous les pays du midi, la Langue d’Oc à une
littérature magnifique qui ne doit pas être inconnue des élèves17. »

D’autre part, Marie Jeanne Verny, dans sa conférence « Instituteurs, école et occitan »18, met
en évidence les liens entre « patois » et français, tous deux dérivés de la langue latine qu’il
s’agisse d’orthographe, de vocabulaire ou de conjugaison. Elle met en avant l’histoire de
langue et les usages que l’on en fait aujourd’hui et mettant en lumière l’importance de la prise
en compte de l’occitan comme un réel enrichissement linguistique et culturel. On retrouve
dans ses travaux divers exemples appliqués à l’utilisation de la langue occitane dans les
écoles :
« ...l’orthographe du français est, souvent, plus aisément compréhensible quand on connaît le
patois. On ne confond pas, alors, le verbe « avoir » et la préposition « à » ou le pronom
indéfini « on », car la prononciation permet de les distinguer. De même, les terminaisons des
participes passés n’ont plus de secrets […] : la langue d’oc permet de les « entendre »
réellement et d’adopter la graphie convenable. »

Cependant, il est important dans le cadre d’un usage comparatiste de se rendre compte
de l’importance de l’occitan en tant que langue et culture propres. Il ne s’agit pas, ici, de le
Evelyne Charmeux – Maîtrise du français et familiarisation avec d’autres langues, 1992
Michel Lafon - n°1 du Bulletin de l’Enseignement Primaire de l’Aveyron, janvier 1942
18
Hervé Lieutard et Marie-Jeanne Verny – L’école française et les langues régionales, XIXe et XXe siècle, 2007
16
17

19

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

transformer en une sorte de simple moyen pédagogique dépourvu de fin en soi. La langue et
la culture occitane riche de son histoire et de sa littérature ne peuvent être victime d’une
simple instrumentalisation. Aussi, de nombreuses activités réalisables en milieu scolaire
permettent, par le biais d’un fort lien avec le français de mieux comprendre sa propre culture
et d’appréhender différent le monde dans lequel on évolue.
Si on s’attache à la construction de certains mots, à l’orthographe ou à la grammaire,
une mise en écho de l’occitan et du français peut devenir la base pour un apprentissage sur et
fixe. Par exemple, Véronique Castellotti et Danièle Tours dans l’ouvrage Représentation
sociales de langues et enseignement, mettent en évidences de nombreuses activités mettant en
relation le français, l’occitan et la compréhension du milieu dans lequel la classe évolue. Elles
mettent en avant les possibilités offertes par un travail sur la toponymie dans les rues de
Toulouse ainsi que des comparaisons sur la construction et des moyens mnémotechniques :
l’Eglise de la Daurada : ne vient pas du poisson du même nom mais bien de l’adjectif occitan
dorée (elle était emplie de mosaïque dorée). D’autre part, rue Peyrolière à Toulouse (Lo
payròl), autrement dit la rue des chaudrons où étaient présents historiquement les
chaudronniers. Il en va de même pour la rue Pargaminière (lo pargamin) était le lieu où l’on
fabriquait les parchemins. Aussi, il s’agit d’un travail applicable et réalisable dans diverses
localités de la région : Pomarède (Pomarèda) : la pommeraie ; Le sol du Deyme (Lo sòl del
Dèime) était, historiquement, le lieu du paiement des impôts (dîme…). Travail que l’on peut
étendre aux noms de familles de la région : Deymier, Fabre, Molinier…

3 – Éveil à la diversité linguistique
Comprendre une réalité étrangère, c’est expliciter les classements propres à chaque groupe et
identifier les principes distinctifs d’un groupe par rapport à un autre.19 Zarate

Mettre l’Enfant en relation avec une langue autre que la sienne dès son plus jeune âge
revient à ouvrir de façon certaine le champ de ses possibles. En effet, l’éveil aux langues
permet de :

Evelyne Charmeux - Maitrise du français et familiarisation avec d’autres langues, « Les conduites
comparatives », 1992
19

20

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

rendre l’apprenant conscient de la diversité des langues et d’élargir ainsi son univers
cognitif 20.

Enfin, la découverte, l’écoute ou le travail sur la langue étrangère, amène des possibilités
induites par une certaine mise en posture réflexive sur sa propre langue, ainsi que sur les
autres afin de mieux les comprendre. Dans une démarche comparatiste presque inconsciente,
l’Enfant, se positionne en tant que sujet parlant et maniant la langue dans son interaction avec
autrui. On se positionnera alors dans une démarche métalinguistique, permettant à l’Enfant
dans une prise en de conscience réelle de la diversité des langues de développer des
compétences qui accompagneront leurs apprentissages tant linguistiques que nonlinguistiques.
À l’école, la prise en compte de l’âge de l’Enfant est indissociable d’un bon
déroulement des apprentissages. Aussi, l’éveil linguistique et les objectifs qui en découlent
doivent-être adaptés à l’âge des enfants. De ce point de vue, l’éducation à l’écoute et à
l’oreille s’impose comme un vecteur fondamental de la prise en compte de la diversité
linguistique. Ainsi, la découverte et la pratique de l’occitan avec l’Enfant offre diverses
possibilités comme l’éducation aux sons, caractéristiques principales de l’assimilation de la
différence entre les langues. C’est effectivement dans une démarche comparatiste que
l’Enfant pourra prendre en compte les différences entre sa propre langue et celle des autres.
Cette pratique d’écoute de la langue occitane amènera l’élève à se poser des questions sur la
prononciation, sur les sons et les phonèmes développant inconsciemment un intérêt certain
pour les caractéristiques linguistiques, pour la diversité et pour les autres. En jouant sur cette
différence phonétique, il devient possible de créer les bases d’apprentissages linguistiques
durables : conscience phonologique et principe alphabétique. Dès son plus jeune âge, l’Enfant
devient capable de prendre en compte la langue comme un système. De nombreuses activités
s’appliquent au travail et à l’apprentissage de la langue française en lien avec la langue
occitane : des remarques, notamment, sur la construction du féminin en occitan et en français
comme précieux indicateur de sens ; ou une aide à l’orthographe et à la conjugaison. En effet,
en occitan on prononce toutes les lettres : « serai » (Je serai), donc absence de « s » prononcé
en occitan donc absence de « s » en français. Les jeux de comparaisons créent un appétit

Louise Dabène - Préface de l’ouvrage : L’éveil aux langues à l’école primaire.
Evlang : Bilan d’une innovation européenne, Michel Candelier, 2003
20

21

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

d’apprendre et une réelle curiosité chez l’enfant. Aussi, il convient de remarquer la création
de conduites de raisonnements.

La langue occitane offre la possibilité d’un éveil linguistique certain et du
développement d’automatismes favorables à l’apprentissage de différentes langues. Cette
acquisition, devient la scène de la création d’une habitude et d’automatismes liés à la prise en
compte de la multiplicité des langues. Travailler sur l’occitan dès le plus jeune âge, en plus
d’aider à une certaine compréhension de la langue française amène l’enfant à prendre en
compte le phonème et l’unité prosodique de la langue française (accentuation syllabique,
ton…). Il convient que l’enfant prenne en compte la multiplicité des langues dans le cadre de
son apprentissage linguistique mais aussi dans la compréhension du monde qui l’entoure et
dans son ouverture aux autres.

B – De la diversité linguistique à la diversité culturelle
1 – Langue et Culture : des termes indissociables

L’apprentissage ou la mise en contact de l’enfant avec la langue occitane reviendra
alors à favoriser le développement de compétences sociolinguistiques. Aussi, la prise de
conscience de l’existence de la diversité linguistique devient un véritable marqueur d’une
certaine diversité culturelle. L’enseignement ou l’utilisation d’une langue autre dans le
contexte de l’école devient un véritable lien, pour l’enfant, entre sa propre langue (et par
extension sa propre culture) et celle de l’autre. Il convient alors de se rendre compte qu’un
travail conjoint avec des langues et cultures autres se donne pour mission, au-delà de l’objet
langue lui-même, de participer à une éducation générale de l’enfant qui promeut le respect
mutuel par la reconnaissance, l’intérêt et la compréhension mutuelle.

La langue est indissociable de la culture car toutes deux sont, selon Benveniste
« les deux facettes d’une même médaille »21. Il convient, en effet, de se rendre compte que
21

Philippe Blanchet - L’approche interculturelle comme principe didactique et pédagogique structurant dans
l’enseignement/l’apprentissage de la pluralité linguistique, 2007.

22

�Mémoire 2

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toute langue transmet, selon l’aspect arbitraire de son lexique et sa composition, les modes de
vies, habitudes, connaissances de ceux qui la parlent. La langue véhicule une vision du monde
telle qu’elle est capable de la signifier. Autrement dit, elle donnera une image du monde selon
ses propres significations. Il est impossible pour l’Homme de se détacher du langage, puisque
c’est à travers son utilisation qu’il dit le monde. En effet, toute vision du monde, tout accès au
réel et toute interaction avec autrui n’a lieu que dans l’usage de la langue. Aussi, nous
percevons et ne ressentons que ce que nous pouvons nommer.
À travers l’occitan, l’Enfant détient, au-delà de nouvelles possibilités significatives, de
nouvelles armes concernant sa propre compréhension du monde. Cette langue présente une
richesse certaine, qu’il s’agisse de vocabulaire, d’expressivité ou de capacité d’évolution ainsi
qu’une grande variabilité dialectale offrant une vision propre des choses. Le terme
« Talvera »22, par exemple, qui ne détient aucune traduction mot à mot en français en est une
preuve certaine. La connaissance d’une langue autre amène à la prise en compte d’une culture
propre, parfois différente de la sienne. L’Enfant en acceptant la langue et la culture occitanes
en parallèle d’une langue maternelle et d’apports culturels particuliers, accepte aussi
l’existence de l’Autre (de l’autre langue, de l’autre culture et de l’Autre dans son
individualité) : accepter l’existence et l’utilisation de la langue occitane, c’est accepter
l’existence d’une certaine pluralité linguistique. Il convient dès le plus jeune âge d’orienter
les apprentissages de l’Enfant dans un optique multiculturelle dans le but de l’ouvrir à l’autre
et au monde.

2 – Ouverture linguistique : la question occitane comme
vecteur d’une ouverture au monde
Selon Michel Candelier, les diverses activités liées à l’éveil aux langues se placent
dans la « contribution à la construction de sociétés solidaires, linguistiquement et
culturellement pluralistes ». Aussi, des activités en lien avec l’occitan, dans le cadre d’un
éveil ou d’un apprentissage d’une langue autre s’impose comme un vecteur certain, pour

22

Daniel Loddo - « La Talvera, c’est le bord du champ qu’on ne laboure pas, où les herbes folles et sauvages se
côtoient et se mélangent… ». Mais la talvera est aussi devenue le lieu symbolique d’un questionnement d’une
culture officielle et de créativité depuis que Jean Boudou l’a évoquée dans son poème de la Mar de las Galèras.

23

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

l’Enfant, d’une ouverture au monde qui l’entoure. Dans le cadre scolaire le développement de
cette compétence met en jeu de réelles valeurs méta et sociolinguistiques.
La prise en compte de l’autre s’impose comme une question relativement actuelle.
Effectivement, aujourd’hui de plus en plus de langues (et par extension de plus en plus de
cultures) se côtoient. La diversité devenant un atout majeur de la société, il convient que
celle-ci soit prise en compte et acceptée par tous. Le milieu scolaire est un exemple des plus
révélateurs, notamment avec la question des primo-arrivants. Mettre tous les élèves face aux
langue et culture occitanes donne les possibilités de démontrer, d’une certaine manière, les
possibilités liées au métissage culturel. La langue et la culture occitanes s’imposent comme
les bases de la compréhension du monde qui nous entoure qu’il s’agisse de sa propre histoire
ou de l’endroit dans lequel on évolue. C’est en cela que l’activité occitane devient le pilier
d’une des volontés premières de l’école qui est de former les citoyens de demain. En ce sens,
le travail autour d’une culture autre amène, chez l’Enfant, un certain respect de l’autre, doublé
d’un intérêt commun pour une culture méconnue.
Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe définit (en 1999) l’Europe, comme
étant « une société plus libre, plus tolérante et plus juste, fondée sur la solidarité, des valeurs
communes et un patrimoine culturel enrichi de ses diversités ». Le patrimoine culturel étant
formé de langues différentes mais aussi d’histoires et de peuples, la question occitane amène
l’Enfant à se poser diverses questions sur autrui et sur ce qu’il ne connait pas. Dans la volonté
de détruire les préjugés, l’activité autour de la langue occitane détient pour but de créer un
véritable lien de solidarité et de compréhension mutuelle. Former les citoyens de demain,
c’est donner les armes à l’Enfant de connaître le monde dans lequel il vit afin d’accepter la
différence, sans aucune discrimination de langue, de sexe, de couleur, de religion ou
d’opinion.
Enfin, il convient de se poser des questions quant à l’originalité de la mise en place
d’un programme d’activités autour de la langue et de la culture occitanes. En effet, face à une
volonté d’uniformisation de notre société qui équivaudrait à la perte de nombreuses richesses,
la question occitane s’impose comme une vraie remise en question des systèmes actuels. La
langue et la culture occitanes dans un système de complémentarité avec d’autres langues

24

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

vernaculaires comme l’anglais ou le chinois (approche plurielle), ne permettrait-elle pas à
l’Enfant de s’ouvrir encore plus au monde et à l’autre ?

3 – La langue comme outil de la valorisation d’un patrimoine
La langue s’impose comme un atout majeur quand il s’agit de pousser l’Enfant à
s’ouvrir au monde et à l’autre. En effet, l’occitan se donne comme une base à la
compréhension du monde qui nous entoure, qu’il s’agisse de son histoire personnelle ou
simplement du territoire dans lequel il évolue. Les activités détiennent une importance
fondamentale quant à la prise en compte de la diversité ainsi que dans la compréhension et
dans le respect de l’autre.
À travers la langue, on amène l’Enfant à s’intéresser à ce qu’il est en train de faire.
L’occitan, souvent méconnu amène une réelle originalité aux apprentissages qui lui donnent
de façon certaine l’envie à l’Enfant d’aller plus loin. La langue occitane se donne comme
l’image d’une culture et d’un patrimoine. Ainsi, c’est en jouant sur la curiosité et l’intérêt de
l’Enfant que l’apprentissage vient se fixer de façon durable.

25

�Mémoire 2

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II – Le milieu scolaire : des apprentissages en collectivité
A – L’animation et l’Enfant
1 - L’animation comme outil de fixation des apprentissages

C’est selon le principe d’une certaine complémentarité que l’animation prend une
place prépondérante dans le milieu scolaire. En échange constant avec les activités se
déroulant pendant les temps de classe, l’animation donne des possibilités nouvelles quant aux
entrées dans les apprentissages. Régie selon un cadre institutionnel précis, elles deviennent un
atout majeur de l’école, du développement de compétences et du travail chez l’Enfant.
L’animation est l’exploitation optimale des ressources psychologiques, pédagogiques,
intellectuelles, intuitives et créatives en vue de stimuler et de retenir l’attention d’un groupe
ou d’une personne pour lui communiquer un savoir, une connaissance, une information sur
un sujet donné (Koutodjo Mawussi)23

L’animation scolaire, en cherchant à intéresser et à stimuler l’Enfant, s’inscrit dans
une certaine globalité. Mêler pédagogie, connaissance de l’Enfant et nouveauté dans le cadre
et les modes de transmission du savoir vont être vecteur d’un intérêt certain et d’une pérennité
des apprentissages. L’animation s’impose comme un outil pédagogique, permettant d’entrer
dans le développement de certaines compétences avec aisance. C’est en créant le contact avec
l’Enfant qu’elle devient une arme solide dans le secteur de l’enseignement. Elle permet une
meilleure connaissance du sujet ou du groupe auquel elle s’adresse. C’est en favorisant le
travail de groupe et en mettant l’Enfant dans un mélange entre action et réflexion que,
paradoxalement peut-être, le formateur va avoir un meilleur accès à l’individualité de chacun.
Le cadre, au sein de l’animation scolaire, s’impose comme un aspect fondamental du
déroulement des apprentissages. Il convient de prendre en compte l’animation comme un
outil pédagogique vecteur d’un message précis devant un public définit et ciblé. Aussi, à
travers une méthodologie précise et des techniques de communication particulière,

23

Koutodjo Mawussi - Les Cahiers de la Maternelle, N°01, Agbetsi, 2005

26

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

l’animation devient un véritable moyen de la prise en compte de l’Enfant dans son
individualité dans le principe d’une pédagogie différenciée24 et adaptée à chacun. Bien que
détenant un certain aspect ludique, grâce auquel l’entrée dans les apprentissages et l’intérêt de
l’Enfant va être favorisée, elle n’en reste pas moins la scène du développement certain de
nouvelles compétences.
L’animation scolaire est une source ludique et d’intérêt pour l’Enfant. C’est en
complémentarité avec le temps familial et le temps passé en salle de classe entre-autre qu’elle
offre à tout un chacun un temps d’épanouissement et d’échange dans le travail. Dans le but
d’une certaine responsabilisation, l’animation scolaire devient un moyen de fédérer et de
ressembler un groupe d’individu tout en laissant une chance à chacun de de s’exprimer et
d’avoir accès à de nombreuses ressources culturelles. Il convient de se rendre compte que
l’animation scolaire, bien que différente d’un cadre scolaire de base, s’impose comme un
véritable enjeu de la fixation, par l’Enfant, de nombreux savoir fondamentaux. Entre
apprentissage et travail de groupe, l’animation scolaire travaille à rendre l’enfant acteur de ses
propres apprentissages. Au-delà de piquer sa curiosité à travers son aspect ludique, elle amène
la possibilité d’activités de groupe et la résolution de travaux qui permettront à l’Enfant
d’apprendre ainsi que de fixer et de mettre en pratique de nombreuses valeurs et compétences
travaillées dans le cadre de la classe. En le mettant en position d’acteur, l’Enfant se
responsabilise et s’investit dans la formation de ses propres connaissances.

2 – Le rôle de l’intervenant
Une animation scolaire va de pair avec un projet d’école. Elle se doit d’entrer en jeu
avec la politique générale de l’établissement dans laquelle elle se déroule. Aussi, il convient
de se rendre compte, qu’au-delà de l’aspect ludique, elle détient une véritable place dans
l’enseignement et d’autant plus auprès des jeunes enfants qui fréquentent l’école primaire.
L’école est un lieu de réussite et d’épanouissement pour tous ; un lieu d’éveil à l’envie et au
plaisir d’apprendre, à la curiosité intellectuelle, à l’ouverture d’esprit, un lieu où il soit
possible d’apprendre et d’enseigner dans de bonnes conditions ; un lieu permettant de former
24

« Proposer des réponses pédagogiques différenciées, en fonction des besoins des élèves, est une exigence à
laquelle le collège doit répondre. Chaque élève doit pouvoir trouver en son sein une solution adaptée à sa
situation personnelle, notamment s'il est en situation de difficulté scolaire », Circulaire d’Orientation et de
Préparation de la Rentrée, 2013.

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�Mémoire 2

Mathilde JULIA

des citoyens. Loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'École de la
République, publiée au Journal Officiel le mardi 9 juillet 2013

- Le projet d’école prend une place prépondérante au sein de
la récente loi pour la refondation de l’école
Une intervention (ou animation) doit obligatoirement s’inscrire dans le projet de
l’école. Aussi, il convient de remarquer les nombreuses possibilités offertes par la langue et la
culture occitanes.
Un projet d’école se met en place selon plusieurs axes indépendants. D’abord, son objectif
est basé sur l’amélioration des résultats des élèves au regard des compétences du socle
commun. Il fait de la vie scolaire et de la question éducative une préoccupation concertée de
tous. En cela le projet d’école s’impose comme une arme de la prise en considération de
l’équipe éducative dans son intégralité. Au-delà des personnels enseignants, le projet d’école
met en jeu la vie de l’élève au sein du groupe. Des heures de classe à tous les temps
périscolaires, il prend en compte la totalité des temps d’apprentissages. Ainsi, de nombreuses
activités et animations autour de la langue occitane, preuves de la collaboration entre
enseignants, conseillers pédagogiques, animateurs et de nombreux acteurs de la communauté
éducative, peuvent venir s’inscrire dans les valeurs de divers projets pédagogiques. La langue
et la culture occitanes amène la prise en compte de valeurs importantes sur l’histoire, la
civilisation et les traditions culturelles inhérentes à un territoire particulier. Elle donne à
l’Enfant, les moyens d’une certaine identification par la compréhension de l’aire au sein de
laquelle il évolue. Elle donne les possibilités, dans la prise en compte de la pédagogie
différenciée et des besoins particuliers d’une réponse certaine aux difficultés scolaires. C’est
dans les nombreuses activités dont elle permet la réalisation (éducation culturelle, artistique,
sportive et humaniste) qu’elle s’impose comme un pilier de la prise en compte de l’Enfant en
tant qu’individu et permet d’œuvrer pour la réduction des inégalités. [cf détails en annexe 6 :
Exemple d’activité – Les fiches bilingues, p.103]

28

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

- Le cadre d’action de l’intervenant
L’animation scolaire évolue dans un cadre institutionnel et géographique souvent
particuliers. Souvent, elle joue sur l’originalité et le changement de contexte dans lesquels se
développent les apprentissages. D’ailleurs, la langue occitane s’impose ici comme un pilier
quant à l’intérêt de l’Enfant qui se trouve décuplé face à l’utilisation, à la confrontation, à
l’initiation ou à l’approfondissement d’une langue autre. C’est dans cette dynamique que les
formateurs comme les intervenants trouvent une place fondamentale. Dans les enseignements
artistiques et culturels, les intervenants doivent justifier d’une compétence professionnelle
vérifiée et attestée par le directeur régional des affaires culturelles. Sinon, ils devront préparer
des diplômes propres à l’intervention en milieu scolaire. C’est au directeur d’école de choisir
les intervenants qui prendront la parole au sein de l’école qu’il dirige. Ce choix, sera mis en
regard avec celui des enseignants concernés et du conseil d’école. Un intervenant peut
prendre place au sein d’un cycle d’animation auprès d’un public scolaire suite à l’obtention
d’agrément, précis et à propos, délivrés par le DASEN25.

B – Animation occitane et vie scolaire
1 – Démocratie culturelle

Il va de soi que l’accès à la culture s’impose comme une nécessité, dès son plus jeune
âge l’Enfant doit avoir les possibilités de s’ouvrir à la découverte des notions propres aux
domaines des arts et des langues. C’est empreint de cette nécessité que les activités en langue
et culture occitanes peuvent venir se greffer aux enseignements scolaires. Outre le rôle
primordial de la famille et du cadre socio-culturel, le cadre scolaire devient une arme de
l’introduction des connaissances en proposant la diversification des moyens d’accès à la
culture. Ainsi, l’éducation artistique et culturelle s’impose comme un pilier de la démocratie
culturelle et par extension, de l’égalité des chances. L’accès à la culture doit se travailler tout
au long de la scolarité par prise en charge d’un parcours d’éducation artistique et culturelle.
Les enseignements et actions éducatives donnés en complémentarité dans les temps scolaires
25

Directeur Académique des Services de l’Education Nationale

29

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

et périscolaires vont aider l’élève à se construire, qu’il s’agisse du point de vue des savoirs
(connaissances ou compétences) qu’il va acquérir ; mais aussi, de sa vision du monde, des
autres et de lui-même.

Des objectifs fondamentaux sont mis en jeu par un parcours artistique et culturel et il
convient de se rendre compte de l’importance que peut jouer la question occitane en son sein.
En effet, à travers la langue occitane se dessine le moyen d’intéresser l’Enfant au monde qui
l’entoure, tout en lui donnant les armes pour comprendre l’évolution de la société et du
territoire dans lequel il grandit. Au-delà de permettre à chaque élève de se construire une
culture personnelle riche et cohérente, elle amène, grâce à l’animation notamment, les
possibilités d’une rencontre avec son territoire, son patrimoine historique et les œuvres d’Art
qui le compose.

La culture occitane dans son imbrication certaine avec le territoire, devient un atout
certain de la démocratie culturelle. Effectivement, c’est dans l’animation et dans la
transmission de connaissances sur la langue, sur l’histoire et sur la construction d’un territoire
donné (qui sera par extension) celui sur lequel évolue l’Enfant (au moins durant les temps
apprentissages) ; qu’elle devient le moyen d’immiscer et de rendre la culture et l’accès à la
culture naturel pour tous. Loin d’une incompatibilité avec les lieux culturels habituels (musée,
centre d’art…), elle donne de nouvelles possibilités de l’appréhension de la culture pour les
enfants en offrant de véritables possibilités de la réalisation de nombreuses activités en plein
air (physique et sportive, historique et patrimoniale, connaissance du milieu naturel…). L’aire
culturelle occitane se visite, se comprends et s’apprend en accord total avec le milieu de
l’élève. De nombreuses activités deviennent réalisables et se donnent comme des ponts de
compréhension en lien direct avec le territoire dans lequel l’Enfant évolue.

2 – Occitan et enseignement
« L’Éducation nationale collabore avec des fédérations sportives ou associations à de grands
événements […] en développant des opérations destinées à sensibiliser les jeunes et
mobiliser la communauté éducative. » « Les programmes de l’École Élémentaire », « Le
sport à l’École Élémentaire », Bulletin Officiel du 26 novembre 2016.

30

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Les langues régionales dans leurs usages scolaires et extrascolaires permettent de
fixer, chez l’enfant, divers savoirs et deviennent un moyen certain de son développement. Audelà de l’inscription du 21 juillet 2008, dans la constitution française, d’un article stipulant
que :
les « langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. »

Il convient de remarquer un intérêt certain et stable quant au rapprochement des
enseignements scolaires et de l’occitan ; puisque dès 1951, la loi « Deixonne » reconnaissait
déjà la légitimité et l’utilité de l’enseignement des langues culturelles régionales. Appuyée en
1995 par la Circulaire n° 95-086 :
l’« enseignement des langues et des cultures régionales », elle vient confirmer « les
orientations et le dispositif officiel visant à améliorer la transmission des langues et des
cultures régionales. »

Depuis, la « Loi d’orientation et de programmes pour l’avenir de l’école » de 2005, il est
intégré au Code de l’Éducation que :
« un enseignement de langues et de cultures régionales peut être dispensé tout au long de la
scolarité selon des modalités définies par voie de convention entre l’Etat et les collectivités
territoriales (…) »

Ainsi la volonté de l’État se diversifier, refonder et soutenir l’enseignement des langues
régionales comme l’occitan en faisant jouer le plus d’acteurs possibles du système éducatif,
devient visible. Enfin, « la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de
l’École de la République », publiée au Journal officiel du mardi 9 juillet 2013, conforte la
place des langues régionales dans le système éducatif français. Elle encourage, à travers ses
textes, les enseignements en langues régionales. Elle donne aussi des axes concernant
l’information qui sera mise à disposition des familles sur les offres d’apprentissages. De plus :
« à tous les niveaux, les professeurs pourront également illustrer leurs enseignements en
s’appuyant sur les langues et les cultures régionales lorsqu’ils le jugeront opportun pour
l’acquisition du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. »

L’enseignement des langues régionales et de l’occitan, notamment, se trouve aussi au
centre du débat concernant les politiques territoriales et régionales. Au-delà d’une échelle
nationale certaine, les textes officiels s’inscrivent dans une dynamique territoriale et
académique. Aussi, de nombreuses circulaires ont été mises en place de manière à encadrer
l’enseignement des langues régionales dans l’Académie de Toulouse. Les plus récentes
31

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

d’entre-elles se concentrent d’abord sur la mise en œuvre du programme ainsi que d’un cadre
pédagogique pour le développement de l’enseignement de la langue et de la culture
occitanes ; ainsi que sur la promotion, le développement et la mise en place de
l’enseignement bilingue.
L’enseignement des langues vivantes à l’école primaire se pose comme une question
actuelle et fondamentale en ce qui concerne les apprentissages chez l’Enfant. À l’école
maternelle, le langage s’impose comme un axe majeur, il constitue à lui seul une compétence
fondamentale : « Le Langage au cœur des apprentissages ». Aussi, c’est en encourageant la
transversalité et le jeu entre les différentes disciplines que de nouvelles possibilités peuvent
émerger. Se définissant selon divers critères, l’axe du langage expose déjà la nécessité
certaine d’une initiation, dans le sens d’un « premier contact », avec une langue régionale ou
étrangère. L’occitan, (vecteur d’entrée reconnu dans les apprentissages et le développement
linguistique chez l’Enfant), lié à l’aspect concret et ludique de l’animation ne pourrait-il pas
devenir alors un pont privilégié vers la compréhension du monde et le respect d’un
patrimoine historique et culturel plus large ?
De l’éducation à l’oreille et aux réalités phonologiques et accentuelles du français mis
en regard avec l’Occitan, les activités permettront alors de sensibiliser l’Enfant à la
multiplicité des langues et par extension à la multiplicité des cultures. Habitué aux sons et aux
rythmes de sa langue maternelle, l’Enfant conceptualise le monde en relation avec elle. Par le
biais de l’animation, en alliant l’aspect original de l’activité, il pourra être sensibilisé à divers
traits linguistiques (accentuation, rythmes…) aux futurs apprentissages de langues étrangères
autres (romanes ou non).

32

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

C – « Vivre ensemble » et diversité des publics
1 – Prise en compte de la diversité des publics : École publique
de la république et Calandretas

À travers l’animation se dessine un intérêt certain de travailler avec l’Enfant dans une
certaine globalité. D’un point de vue psychologique, pédagogique et social, elle permet
d’exploiter de nombreuses ressources éducatives. Aussi, il convient de remarquer son
adéquation avec les politiques éducatives actuelles. Qu’il s’agisse d’une école publique de la
république régie selon les codes du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement
supérieur et de la recherche ou d’une école Calandreta, régie selon les codes de la vie
associative, la même animation trouve une place fondamentale dans les enseignements et
dans les apprentissages. Au-delà du cadre légal, elle s’impose comme un outil certain du
développement de compétences et de l’évolution de l’Enfant.

- Nouveaux rythmes scolaires et temps périscolaires
Dans un cycle d’animation effectué dans le cadre scolaire, de nombreux temps sont en
prendre en compte dans les apprentissages. C’est en maintenant une certaine continuité que
l’Enfant pourra comprendre et fixer définitivement la compétence visée. Ainsi, le temps passé
tout autour des heures de classe est à concevoir avec une importance semblable aux heures
passées dans le cadre de la classe. L’école, conjointe à l’éducation parentale et familiale, se
doit de délivrer des valeurs à l’Enfant durant tout le temps qu’il passe entre ses murs. Des
conduites en collectivités aux savoirs théoriques et fondamentaux, les temps périscolaires
s’imposent comme des temps tout aussi fondamentaux des apprentissages. Les animations
culturelles en langue et culture occitanes peuvent aussi devenir un atout majeur des temps
périscolaires. À l’heure des nouveaux rythmes scolaires [cf détails en annexe 7 : Réforme des
rythmes scolaires à l’école primaire, p.107], les cycles d’animations permettent à l’Enfant de
trouver un moyen nouveau de l’enrichissement, de l’épanouissement et du mieux « vivre
ensemble ». Elles amènent les possibilités d’exploiter ensemble les richesses et les ressources
d’un patrimoine vecteur d’un intérêt chez les élèves. Des temps de récréations ou les jeux et
les activités ludiques peuvent être exploitées d’eux-mêmes, par les élèves (jeu de quille, jeu
33

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

du béret…), aux activités travaillées en classe ; aux animations mises en place par toute
l’équipe éducative, la question occitane devient le symbole d’une réelle pérennité dans les
apprentissages. De par sa richesse, elle donne les possibilités à toute l’équipe éducative, en
jouant sur les ressources locales, d’élaborer ensemble un réel projet se déroulant sur
l’ensemble d’une année scolaire.

- Pacte pour la réussite éducative
« Le pacte pour la réussite éducative », signé le mardi 15 octobre 2016, replace la
question de la réussite de tous au centre des politiques actuelles. Déjà drainée par les grandes
idées directrices comme « l’élève au centre des apprentissages » et « l’égalité des chances »,
le pacte pour la réussite éducative a pour vocation à être décliné localement par les acteurs
des équipes éducatives. Ratifié par le ministre délégué chargé de la réussite éducative George
Pau-Langevin en présence de Domique Bertinotti, ministre délégué à la famille, il insiste sur
les politiques pédagogiques et veille à ce que la réussite de tous fasse l’objet d’une étude de
toutes les équipes éducatives dans le cadre de recherches susceptibles de contribuer à
l’amélioration et à l’efficacité de la prise en charge dans cadre scolaire. Le pacte met en
lumière les acteurs liés à la réussite de tous ; de la famille, en passant par l’école, les
ministères partenaires et les collectivités territoriales, il donne aussi une place prépondérante
aux associations.
« Les acteurs associatifs concourent à la conception et à la mise en place d’actions de
réussite éducative. Leurs interventions auprès des enfants et des jeunes permettent d’autres
formes d’apprentissage, complémentaires à ceux des temps scolaires et familiaux, et rendent
possible l’ouverture culturelle et la construction d’espaces de socialisation, d’engagement et
d’exercice de la citoyenneté. »

Le pacte pour la réussite éducative se fonde sur une approche globale, il met en jeu
tous les acteurs de la vie de l’Enfant, en reposant sur des approches d’essence
pluridisciplinaires. En cela, l’animation devient un atout fondamental de son application. En
effet, c’est un mobilisant tous les acteurs de la communauté éducative, qu’il est possible de
prendre en compte toutes les dimensions propres à l’évolution et au développement de
l’Enfant. Il s’agit là de contribuer à son développement en lui donnant les armes cohérentes à
l’appréhension de nouvelles compétences. Au sein de l’animation, dépourvue d’un système
de notation au même titre de que celui des évaluations en classe, l’équipe éducative se voit

34

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

fonctionner sur un système de la valorisation des réussites plutôt que sur une stigmatisation
de l’échec. Aussi, l’élève acteur de ses propres apprentissages, se voit en évolution constante
avec les autres. C’est dans un travail collectif et des échanges que la valorisation des actes de
chacun prend une place importante. De plus, c’est dans la prise en compte des situations
(sociales, économiques…) de chacun, que le déroulement des activités en animation amène
des possibilités quant à la réussite de tous au même titre. En effet, l’intervention de la langue
et de la culture occitanes amène des possibilités pour tous d’un accès à la culture et aux
services culturels locaux.
L’animation joue un rôle prépondérant au sein de la réussite de tous en mobilisant
l’Enfant de façon autonome tout en donnant les possibilités à l’équipe éducative de s’adapter
à chacun d’entre eux (qu’il s’agisse de besoins scolaires dans le cadre d’une pédagogie
différenciée ou bien de la prise en compte d’élèves en situations de handicap). Les activités en
langue et cultures occitanes, donnent à l’Enfant, tout en le rendant volontaire, une réelle
ouverture au monde qui l’entoure. C’est à travers une certaine oralité, qu’elle donne les
possibilités à toute l’équipe éducative de se mobiliser pour donner aux élèves une nouvelle
vision du monde ; et par extension, les possibilités d’une nouvelle façon de voir les choses.
C’est en élargissant le champ des possibles, que la perception du territoire s’élargit
progressivement afin d’offrir à l’Enfant une capacité de mobilité et d’accès à toutes les
ressources nécessaires à son épanouissement. [cf détails en annexe 8 : Question croisée – Le
Pacte pour la Réussite Éducative, p.113]

Le pacte pour la réussite éducative met en avant les actions menées avec des
partenaires dans le cadre d’un pilotage local. Le caractère global de l’animation amène les
possibilité d’une approche pluridisciplinaire avec l’Enfant. Aussi, la question occitane,
s’impose comme le vecteur culturel principal concernant les questions à propos du territoire
dans lequel il évolue.

« Le périmètre de ce partenariat est variable. Il dépend non seulement de la nature des
actions menées mais aussi des spécificités du territoire dans lequel elles sont mises en place.
C’est pour répondre au mieux aux besoins, attentes et difficultés des enfants et des jeunes
que les actions de réussite éducative se mettent en place au niveau local. »
« Pacte pour la réussite éducative », Bulletin Officiel de l’Education Nationale, mardi 15
octobre 2016

35

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

- L’animation artistique et culturelle
L’éducation artistique et culturelle se construit de pair avec le parcours scolaire de
l’Enfant. Partie prenante de la vie scolaire, elle se transmet, d’abord, à travers de nombreux
enseignements dispensés en classe selon le principe de la transversalité [cf détails en annexe 9
: La Notion de Transversalité, p.117]. Le socle commun de connaissances, de compétences et
de Culture, par le biais de la compétence large met en jeu de nombreuses problématiques liées
au développement artistique et culturel dans le but d’ouvrir l’Enfant au monde qui l’entoure.
C’est dans une volonté de rendre accessible à tout un chacun les possibilités de se comprendre
et de comprendre l’autre que l’enseignement artistique et culturel devient le moyen d’un
épanouissement réel en société. De la maitrise de la langue française, aux compétences
civiques et sociales, l’autonomie et l’initiative, en passant par la pratique d’une langue
étrangère ou la culture humaniste ; l’animation trouve une place prépondérante dans
l’évolution de l’Enfant. La DAAC26, s’impose comme le partenaire principal de l’éducation
artistique et culturelle en milieu scolaire. En mettant à disposition de nombreuses références
sur les manifestations culturelles, des contacts dans de nombreuses institutions et même des
formations, elle devient un allié pour l’ouverture de l’école et par extension à la découverte de
nouveaux horizons chez l’Enfant. Aussi, les équipes éducatives doivent avoir recours à la
démarche de projet en partenariat et s’appuyer sur les ressources culturelles proposées par les
différents partenaires du territoire concerné. Ceux-ci apportent leurs compétences
professionnelles, qu’il s’agisse de compétences théoriques ou les savoirs pratiques dont ils
disposent. La DAAC, dont l’objectif principal est le développement des pratiques artistiques
et culturelles dans les établissements scolaires, œuvre pour la pluridisciplinarité et la
transversalité des enseignements. Entre information et aide financière, elle amène de l’aide à
la réalisation de nombreux projets. Elle favorise l’acquisition de compétences et des
connaissances liées au socle commun. D’autre part, des institutions comme la DRAC27,
s’engage à soutenir la création de projet, à la valorisation culturelle et artistique et ainsi
participe de la démocratie culturelle.
La DRAC, a pour mission de faciliter l’accès à a culture au plus grand nombre. Elle
détient pour but la valorisation et la mise en valeur du patrimoine, par la diffusion des
26
27

Délégation Académique des Arts et de la Culture
Direction Régionale des Affaires Culturelles

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�Mémoire 2

Mathilde JULIA

œuvres, notamment. Elle est placée sous l’autorité du préfet de région et doit, de ce fait,
s’adapter au contexte régional dans lequel elle opère. Ainsi, elle peut s’avérer être une aide
précieuse dans le montage de projet en rapport avec la langue et la culture occitanes. De par
sa valeur et sa fonction régionale, elle détient une fonction de conseil auprès des partenaires
culturels et des collectivités territoriales. À travers sa mission de connaissance, de
conservation et de valorisation du patrimoine local, ainsi que de promotion de la langue
française et des langues de France, elle peut devenir un atout pour la diffusion concernant la
question occitane, notamment d’un point de vue financier ? [cf détails en annexe 10 : Dossier
– Les subventions, p.119]

2 - Calandretas et pédagogie active
Les Calandretas, utilisent les méthodes d’immersion dans la langue occitane dès la
maternelle dans le but de développer chez l’Enfant, dès son plus jeune âge, les capacités et les
connaissances liées à la prise en compte de la pluralité des langues. Elle met en place la
valorisation des compétences liées à la maîtrise de deux langues de façons conjointes. Cette
pratique bilingue permet de donner naturellement à l’Enfant une ouverture aux langues et
cultures autres et, par extension, une certaine découverte de la diversité dans le respect des
différences. Selon le principe de la transversalité (usage de l’immersion linguistiques pour
l’apprentissage de domaines non linguistiques), les enseignements sont dirigés vers l’autre et
vers la formation d’adultes responsables et avertis.
« En plus de l’acquisition d’une deuxième langue, et les avantages pratiques que cela
confère, l’éducation bilingue débouche sur une véritable ouverture pluriculturelle, sur la
pratique de l’interculturalité et sur une double lecture du monde et de la réalité. C’est tout le
contraire du repli et de l’enfermement. Le bilinguisme ouvre aussi des perspectives de
plurilinguisme. L’enfant qui acquiert une deuxième langue améliore sa première langue et
peut facilement en acquérir d’autres. » Confederacion Calandreta - Ensenhament laïc
immersiu occitan, ISLRF28

Les Calandretas, axées sur un développement de l’Enfant autonome, se basent sur une
pédagogie active. Inspirée de la pédagogie Freinet, le but est de rendre l’Enfant acteur de ses
propres apprentissages. Ainsi, la parole lui est donnée tout au long des cycles
d’apprentissages. L’Enfant, au centre de ce qu’il est en train de faire, garde l’expression d’une

28

Institut Supérieur des Langues de la République Française

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�Mémoire 2

Mathilde JULIA

individualité propre au sein du groupe, permettant ainsi une régulation certaine de la vie en
communauté. Chacun trouve sa place dans un travail basé sur l’évolution en collectivité,
l’échange coopératif et l’auto-évaluation.
Bien que prenant part à un ensemble d’associations autogérées vivant de la
participation des parents, les Calandretas appliquent les programmes impulsés par
l’Education Nationale. Aussi c’est dans cette idée de « faire l’école ensemble » que les
animations et le travail des intervenants trouvent une place prépondérante. Les Calandretas,
fonctionnant sur un mode participatif et sur la réflexion collective, laissent une place
importante à toute la communauté éducative et prennent en compte les acteurs de
l’apprentissage dans leur globalité.

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�Mémoire 2

Mathilde JULIA

III – CORDAE / La Talvera : Vers une application concrète
A – Brève présentation de l’association : services et missions

L’association CORDAE / La Talvera où j’ai effectué mon stage long [cf annexe 3 : Rapport
de stage long] est un Centre Occitan de Recherche, de Documentation et d’Animation

Ethnographiques. Il s’agit d’une association à but non lucratif selon la loi de 1901 dont le
siège est établi à Cordes-sur-Ciel dans le Tarn. Créée en 1979, l’association a pour mission la
conservation et la valorisation du patrimoine culturel occitan. Ses activités s’étendent dans
plusieurs domaines : recherche, sauvegarde et documentation, édition et diffusion, formation
et création.
L’association se donne pour mission à travers la publication et la mise à dispositions de
leurs recherches auprès des publics, de sauvegarde et de valorisation la culture occitane. C’est
par le biais du collectage, que l’équipe de l’association donne à voir de nombreuses réalités
territoriales, historiques, culturelles et linguistiques. À travers la médiathèque occitane, le
Centre Occitan de Recherche et de Documentation donne à voir une certaine richesse du
patrimoine occitan tout en permettant la consultation de divers ouvrages. De la même
manière, les salles de consultation mise à disposition des adhérents ont aussi pour usage de
faire entendre les divers enregistrements analysés par l’équipe de La Talvera. Ainsi, les
publics ont accès à des nombreuses heures d’écoute sonore, photographiques, vidéo ou
manuscrites (plus de 6 000 heures d’enregistrement sonores, de 20 000 images ainsi que des
documents audiovisuels et manuscrits).
C’est dans une logique de préservation, de valorisation et de diffusion du patrimoine
immatériel occitan que l’association se consacre aussi à des recherches ethnomusicologiques.
Les recherches sont partagées avec les publics. Au-delà des possibilités de consultation à
travers la base de données en ligne Kentika ou la mise à disposition de salles de consultation
sur place, le groupe de musique La Talvera, amène un partage original et festif des danses et
des musiques traditionnelles. Cependant, il convient de noter les lignes directrices et les
valeurs de l’association basées sur les principes d’une culture traditionnelle riche mais loin

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�Mémoire 2

Mathilde JULIA

d’être figée dans le passé. Elle se nourrit et évolue constamment au contact des diverses
cultures présentes et coexistences sur le territoire et l’aire culturelle occitane.
Enfin, c’est dans cette logique de partage et de visibilité de la langue et de la culture
occitanes dans leur globalité, ainsi que dans une volonté de diversification des publics, qu’ils
mettent en place diverses animations.

B – Les animations au CORDAE / La Talvera
- L’accueil des adultes
Destinées aux comités d’entreprises, maisons de retraites, clubs divers et groupes de
touristes, l’association du CORDAE / La Talvera, met en place un réel cycle d’animations.
Au-delà du prêt ou de la location de leurs expositions, ils créent un véritable échange avec
leurs publics à travers la mise en place de conférences ou de colloques. Ils proposent aussi la
découverte des traditions orales et musicales occitanes à travers l’apprentissage de chansons
et de danses traditionnelles, la présentation d’instruments de musiques ; ainsi que des stages
de danse et des visites de Cordes-sur-Ciel en occitan.

- L’accueil des enfants
Adaptées à tous les publics et à tous les âges ; les animations, dans le but de la
monstration des possibilités d’un réel lien entre les différentes institutions, s’adressent aux
établissements publics, privés ou spécialisés. L’équipe du CORDAE / La Talvera propose
plusieurs types d’animations basées sur l’approche de la langue et de la culture occitanes. De
l’animation ponctuelles, aux cycles d’interventions dans les écoles, en passant par les sorties
organisées lors de classes découvertes ; l’association donnent de divers moyens et possibilités
à leurs publics pour entrer en contact et apprendre de la culture occitane.

40

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Qu’il s’agisse d’animations à l’Ostalon29 ou dans les établissements scolaires, ils
mettent en place une réelle découverte de l’univers occitan à travers les chansons, formules,
contes, légendes ou danses traditionnelles. De la même manière, ils mettent en place la
présentation de nombreux instruments de musique traditionnels avec les possibilités d’en
fabriquer certains avec les enfants, ainsi que des visites orientées de Cordes-sur-Ciel selon les
principes d’un jeu de piste géant.
C’est au court du temps passé au sein de l’association du CORDAE / La Talvera que
j’ai pu mener diverses activités en lien avec l’animation scolaire. Dès le départ, j’ai pu
assister aux interventions de Céline Ricard dans différentes écoles. Qu’il s’agisse d’Écoles
Publiques ou bien de Calandretas, j’ai eu l’occasion de mener une observation du
déroulement de l’animation. J’ai pu, me positionner et comprendre les enjeux liés à la
diffusion de la langue et de la culture occitanes auprès de publics différents et de tous
niveaux. Les animations observées se déroulaient autour du thème de la musique et des
danses occitanes qui se sont révélés comme un moyen privilégié d’entrer dans l’apprentissage
avec l’Enfant. De la présentation des instruments, aux danses en passant par divers contes et
légendes, le groupe classe devient véritablement acteur du moment d’animation. J’ai pu, selon
le même modèle et après divers échanges avec Céline Ricard, mener moi-même les
interventions face aux élèves (présentation de « La Vaca », un instrument de percussion à
friction ; échange avec les enfants autour de l’instrument, essais et anecdotes). De la même
manière j’ai pu participer aux stages de danses (Faguem la ronda, Dança dels potons, Lo
Filoset…) et mener l’apprentissage avec les enfants. Du foisonnement des questions, à la
concentration dans les activités, la langue et la culture occitanes se sont imposées comme de
réels moyens d’intéresser l’Enfant. De la même manière, elles se sont données comme
fédératrices en liant le groupe et en le faisant évoluer ensemble. De plus, j’ai pu mener
diverses animations en classe autour des contes et du chant (conte du Joueur de fifre et des
Loups, apprentissage des chansons Ploù plòu plòu, Carnaval es arribat, Un elefant…). J’ai
pu mener une observation concrète quant aux façons d’évoluer devant un groupe dans une
intervention et ainsi, tenter de m’adapter au mieux au public (âge, dispositions, handicaps…).
Dans le cadre des cycles d’animations proposés par l’association j’ai été amenée à
participer à une rencontre inter-école dans la ville de Carmaux. J’ai pu aider à l’organisation
29

L’Ostalon, 37 route de la Grésigne 81 170 Cordes-sur-Ciel

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�Mémoire 2

Mathilde JULIA

d’un balèti avec les enfants ainsi qu’une rencontre autour du chant. De cette manière, j’ai pu
me rendre compte des besoins liés à l’organisation d’évènement pour et par les enfants. De
nombreux enfants présents à titre personnel, n’ayant pas bénéficié du cycle d’animation
étaient présents. Aussi, j’ai eu l’occasion d’observer le vif intérêt produit par les danses, les
contes et le chant. La plupart se sont greffés d’eux-mêmes au déroulement des activités avec
une réelle volonté de découvrir et de partager ce moment avec les autres élèves, preuve de
l’engouement créé par l’animation autour de l’univers occitan. Enfin, j’ai pu mettre en place
le grand jeu de piste effectué à Cordes-sur-Ciel dans le cadre d’une sortie scolaire. Différentes
écoles se sont rendues à l’Ostalon pour effectuer des animations musicales et contées avant
de prendre la route dans les rues de la cité médiévale pour en découvrir les secrets. J’ai pu
prendre part à l’organisation et à l’adaptation du jeu pour les élèves présents ce jour-là. J’ai
été amenée à prendre en charge des groupes d’élèves en autonomie afin de leur faire pratiquer
l’activité.

C – Entre pédagogie et valorisation culturelle : vers la création d’un
film
Les cycles d’animations effectués par le CORDAE / La Talvera s’impose, au-delà de
l’aspect ludique et original, comme le réinvestissement d’un réel travail patrimonial. C’est à
travers la musique et le chant qu’ils donnent à voir les fondements de la culture occitane.
Grâce à l’animation, l’équipe de l’association met en avant de réelles possibilités et de
nombreux champs d’actions en lien avec la question occitane. C’est à travers le
réinvestissement de leur travail de collectage qu’ils mettent en place un véritable échange
avec l’Enfant. Les réinvestissements historiques et culturels du travail effectué par le Centre
Occitan de Recherche et de Documentation deviennent le moyen de travailler avec les
groupes autour de diverses valeurs et compétences nécessaires au développement général de
l’Enfant, à la fixation des apprentissages ; dans un véritable lien de compréhension avec le
territoire dans lequel il évolue.
C’est sous l’impulsion du conseiller pédagogique en occitan de Lavaur, qu’est née
l’idée de la création d’un film autour des animations donnée par Céline Ricard ainsi que toute
l’équipe de La Talvera. En effet, il s’agirait de filmer les temps de travail effectués avec les

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�Mémoire 2

Mathilde JULIA

élèves de manière à en garder trace. Aussi, au-delà d’une volonté de garder des archives et
une vision précise du travail effectué avec l’Enfant ; la réalisation d’un film s’imposerait
aussi comme une révélation de la façon dont le travail s’est déroulé ainsi que de ses apports.
En effet, face à l’Enfant et à ses réactions durant le travail autour des animations
occitanes, la réalisation d’un film s’imposerait, d’une part, comme le véritable marqueur de la
motivation et de l’intérêt des élèves dans ce qu’ils sont en train de faire. Déjà, même dans des
groupes difficiles, la mise en place de l’animation donne à voir une réelle volonté des enfants
de se mettre en condition de travail. L’animation occitane se donne comme le réel vecteur de
la création d’automatismes des apprentissages. Effectivement, il est possible d’observer que,
dès l’entrée de l’intervenant dans l’école, les groupes concernés se mettent en position
optimale et propice au bon déroulement des compétences travaillées. L’observation d’un
cycle d’animation autour de l’occitan se donne comme une preuve des atouts qu’il peut avoir
auprès de l’Enfant. Qu’il s’agisse de classe pourvue d’un grand nombre de primo-arrivants,
d’un noyau d’élèves perturbateurs, d’enfants ayants diverses difficultés scolaires ou
handicaps, les activités se donne toujours comme un travail fédérateur et vecteur d’une réelle
volonté du groupe. Entre motivation et réinvestissement des connaissances préalablement
travaillées, l’observation du comportement des élèves met en avant, déjà, un réel point positif
lié à la mise en place d’animations autour de langue et de la culture occitanes.
Il convient de considérer la réalisation d’un film autour des animations occitanes
délivrées par l’association CORDAE / La Talvera selon différents aspects. En effet, celui-ci
pourrait être la preuve et la promotion d’un cycle de travail autour de la langue et de la culture
occitanes dans le but d’en prouver visuellement les atouts. Ainsi, il deviendrait la scène d’une
valorisation du travail de l’association auprès de l’Enfant. Il pourrait se donner comme
l’exemple des possibilités offertes par l’univers occitan appliqué à l’école. D’autre part, il
pourrait devenir pour les écoles, un objectif en soi. Autrement dit, il pourrait devenir une fin
en soi pour la mise en place d’un cycle d’animation. Il permettrait de donner à l’Enfant, à sa
famille ou son entourage, une trace de son travail. Il deviendrait le moyen de travailler avec
l’Enfant sur les langues, l’histoire et les cultures autres dans une véritable mise en scène de
lui-même. Ainsi, il deviendrait possible de travailler sur de nombreuses compétences liées au
travail sur soi et par extension de le faire sortir de lui-même afin de livrer à l’autre. Il devient
possible, selon le principe de la transversalité de faire entrer en compte de grands axes tel que

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�Mémoire 2

Mathilde JULIA

le théâtre, l’interprétation, la mémorisation mais aussi toutes les connaissances liées au
secteur audiovisuel et aux caractéristiques techniques du montage d’un film. Travailler sur la
réalisation d’un film avec les élèves, c’est, d’abord se donner les moyens de mettre en place
une séquence sur les aspects techniques et caractéristiques du milieu audiovisuel : Qu’est-ce
qu’une caméra ? Comment est-ce qu’on l’utilise ?... Elle donne, de même, les possibilités de
toute un cycle de travail sur l’image. Elle se donne, d’un point de vue pédagogique comme la
réelle mise place d’un travail pluridisciplinaire de qualité synonyme d’une fixation certaine
des apprentissages pour l’Enfant.
En plus d’être la révélation de l’intérêt de travailler autour des langues et cultures
occitanes avec l’Enfant, réaliser un film autour des animations de La Talvera deviendrait le
moyen d’un réinvestissement nouveau du travail de médiation et de valorisation que mène au
quotidien l’équipe de l’association. Il donnerait aux enfants et aux parents une perception
réelle du déroulement des activités menées avec les groupes scolaires. Les possibilités
offertes par les domaines des contes, légendes, musiques et danses occitanes s’imposent
comme des piliers quant au montage et à la mise en scène. Ils offrent de nombreuses
possibilités de réinvestissement lors de spectacles et kermesses qui, par extension, pourrait
être fixées différemment à travers la réalisation d’un film. De plus, en ajoutant à la réalisation
des animations dans les écoles, celles effectuées dans la cité médiévale de Cordes-sur-Ciel, de
nouvelles possibilités s’offrent à cette réalisation autour des sciences humaines telles que
l’histoire. Il devient possible de travailler sur une réelle mise en scène en lien direct avec le
développement de diverses compétences fondamentales. [cf détails en annexe 11 : Réalisation
d’un film – Organisation et budget prévisionnel, p.125]

44

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

CONCLUSION
C’est en lien avec l’année passée à l’ESPE de Rodez que j’ai été amenée, durant la
réalisation de mes deux années de master au sein de l’Université Jean-Jaurès aussi bien au fil
des cours que pendant mes deux stages, à me poser de nombreuses questions sur la place de
langue et de la culture occitanes à l’école. Dans une volonté de lier mon intérêt pour l’Enfant,
son développement, l’acquisition et la transmission de compétences avec celui que j’ai
développé pour l’univers occitan que j’ai pu mener une réflexion croisée au sein de ces deux
domaines.
En effet, basée sur le constat d’une observation, j’ai pu me rendre compte de l’intérêt
que pourrait détenir le travail autour de langue et de la culture occitanes avec les élèves, et ce,
dès le plus jeune âge. C’est au fil de mon évolution dans le milieu de l’éducation ainsi que du
développement de mes connaissances de l’univers occitan, que j’ai pu me rendre compte de la
curiosité et du rôle que pouvait avoir la langue au sein des apprentissages. Vecteur de
motivation et d’intérêt, l’occitan devient le moyen de d’un contact privilégié avec l’Enfant.
C’est en le mêlant à l’animation que, vecteur d’originalité, il devient un pont certain de la
fixation des compétences de façon pérenne.

Offrant des possibilités de transversalité certaines, la langue et la culture occitanes
deviennent le moyen de travailler un nombre de compétences larges et complexes en lien avec
l’évolue et la construction de l’Enfant en tant qu’adulte responsable. Au-delà du
développement individuel de l’Enfant et de la création, chez lui, d’automatismes particuliers
et réutilisables. L’univers occitan, lié à l’animation, devient le vecteur d’une réelle prise en
compte de l’autre et du monde qui nous entoure. D’une éducation au respect et à la vie en
collectivité, à la fixation des apprentissages, il s’agit d’un moyen définitif de mener l’Enfant à
travers la société actuelle.
Face aux besoins de la compréhension du territoire dans lequel il évolue, l’Enfant,
curieux par définition se lance dans l’exploration du monde qui l’entoure en menant une
réelle réflexion sur lui-même. Enfin, c’est à travers la réalisation d’un projet culturel final
(mené à travers un cycle d’animations) que le travail se donne comme un réel pilier de la
médiation et de la valorisation de la richesse certaine d’un patrimoine souvent trop peu connu.
45

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Autrement dit, c’est à travers le travail avec l’Enfant et la valorisation des atouts de la langue
et culture occitanes dans le milieu scolaire, que va pouvoir naître un réel questionnement et
une réelle prise en compte de la question occitane par son entourage.

Mes stages et implications diverses auprès des Enfants au sein ajoutés aux connaissances
apportées par le master Métiers de la Culture et du Patrimoine en Pays d’Òc, m’ont permis de
me rapprocher et de mieux comprendre les réalités d’un travail dans le milieu culturel,
associatif et plus particulièrement dans le milieu de la langue et de la culture occitanes. J’ai eu
la chance d’apprendre et d’approfondir mes connaissances en rapport avec le territoire,
l’histoire, les traditions et l’aspect linguistique de l’aire culturelle occitane. De la même
manière, j’ai pu apprendre des politiques locales et de l’appréhension d’un projet culturel.
C’est dans un aspect pluridisciplinaire et complet que j’ai pu évoluer dans le milieu occitan
ainsi que dans toute l’équipe de l’association. De l’activité de la Course d’Orientation à une
ouverture au milieu de l’animation en général, j’ai pu réfléchir à l’impact provoqué par les
activités ponctuelles sur l’Enfant. J’ai pu de l’activité physique liée au territoire aux activités
culturelles basées sur un patrimoine immatériel me rendre compte des possibilités offertes par
l’univers occitan mais aussi, et surtout, sur les atouts qu’elles présentent pour l’Enfant.
Consciente des réalités de l’univers culturel et des particularités du domaine occitan, j’ai pu
dans le cadre de mes recherches et de mes observations définir un projet lié à l’animation
scolaire et périscolaire que je tiens à développer.
J’ai pu développer de nombreuses connaissances en rapport avec les éléments composites
et originaux qui compose le territoire occitan et rencontrer de nombreux acteurs, au travers
d’une réelle prise de conscience des réalités d’œuvrer dans le milieu culturel ; qui ne font que
confirmer mon réel intérêt à propos de langue et culture occitanes et de la nécessité de la
transmettre ou de la retransmettre.

46

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

BIBLIOGRAPHIE



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47

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Mathilde JULIA

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

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développement de l’enseignement de l’occitan, Ministère de l’Education Nationale, Ministère
de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, [En ligne], 2010

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http://pedagogie.ac-toulouse.fr/languesvivantes/IMG/pdf/Convention_occitan_IACG81_2010-2-2.pdf

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français occitan dans les écoles primaires de Toulouse, Ministère de l’Education Nationale,
[En ligne], 2010
URL http://pedagogie.ac-toulouse.fr/languesvivantes/IMG/pdf/convention_occitan_IA31Ville_Tlse.pdf



CORDAE / La Talvera, Centre Occitan de Recherche, de Documentation et d’Animation
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DABENE Louise, Préface de l’ouvrage : L’éveil aux langues à l’école primaire, Bilan d’une
innovation européenne, Evlang, Michel Candelier, [En Ligne], 2003
URL  http://www.cairn.info/l-eveil-aux-langues-a-l-ecole-primaire--9782804139582.htm



DARCOS Xavier, MEIRIEU Philippe, Deux voix pour une école, éd. Desclée de Brouwer,
2003



DERAY Louis, MULTON Marianne, Le Robert, Les noms de Lieux, éd. Les Usuels, 1992



DUVERGER Jean en collaboration avec MAILLARD Jean-Pierre, L’enseignement bilingue
aujourd’hui, éd. Bibliothèque Richaudeau/Albin Michel, 1996



HILTON

Heather,

Les Langues Modernes, « Théories d’apprentissage et didactique des Langues », [En Ligne],
2005
URL  http://archive.sfl.cnrs.fr/sites/sfl/IMG/pdf/hilton_langues_modernes.pdf
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La loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École de la République,
Journal Officiel, Education Nationale, [En ligne], 2013
URL



http://www.education.gouv.fr/pid29462/la-refondation-de-l-ecole-de-la-

republique.html

48

�Mémoire 2

Mathilde JULIA



La Talvera, cants e musicas d’Occitània, Brochure



LIETTI Anna, Pour une éducation bilingue éd. Petite Bibliothèque/Document 179, S.E.P.C,
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

LIEUTARD Hervé, VERNY Marie-Jeanne, L’école française et les langues régionales XIXe
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Méditerranée, 2007



MAWUSSI Koutodjo, Les Cahiers de la Maternelle, N°01, éd. Agbetsi, 2005



MEIRIEU Philippe,
La pédagogie entre le dire et le faire, éd. Pédagogie, ESF Éditeur, 1995



NOUVEL Alain, DUPUY André, Connaissance de l’Occitanie, T2, « l’occitan langue de
civilisation européenne », éd. I.D.L.C Montpellier, 1977



PERROUNOUD
Philippe, La pédagogie à l’école des différences, Fragments d’une sociologie de l’échec,
Paris, ESF, 1995, 2e éd. 1996.



Programme

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

Répertoire toponymique et ethnographique des communes du Tarn, IEO, Tarn, 1998



SOUYRI Jean-Claude, Mémoire en image Gaillac, éd. Allan Sutton, 1999

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ULLMANN Stephen, Bilingualism: Language and cognition, V4, Issue 02, [En ligne], 2001
URL  http://journals.cambridge.org/action/displayAbstract?fromPage=online&amp;aid=
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VINCENT

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Michel, SCEREN/CNDP, 2003

49

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

SITOGRAPHIE

- Animation et intervenants, éduscol
URL  http://eduscol.education.fr/cid48591/intervenants-exterieurs.html
- Association CORDAE / La Talvera – Base de données Kentika
URL  www.talvera.org
- Démocratie culturelle et égalité des chances, éduscol
URL  http://www.education.gouv.fr/cid20725/l-education-artistique-et-culturelle.html
- Direction Régionales des Affaires Culturelles
URL  http://www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/Drac-Centre-Val-de-Loire/LaDRAC/Que-fait-la-DRAC/Organisation-et-missions-des-directions-regionales-des-affairesculturelles
- La langue occitane, Ostal d’Occitània
URL  http://ostaldoccitania.com/la-langue-occitane/l=fr
- Le parcours d’éducation artistique et culturelle, éduscol
URL  http://eduscol.education.fr/cid46778/animation-reseau-des-daac.html
- Le projet d’école, guide méthodologique, éduscol
URL  http://www.ac-grenoble.fr/ien.g2/IMG/pdf/Guide_methodologique.pdf
- Pacte pour la réussite éducative
URL  http://www.education.gouv.fr/cid74464/pacte-pour-la-reussite-educative.html
- Rythmes scolaires
URL  http://www.education.gouv.fr/cid102224/rythmes-scolaires-rapport-sur-la-mise-enplace-des-projets-educatifs-territoriaux-pedt.html

50

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

ANNEXES

Annexe 1
Rapport de Stage
court
Mathilde JULIA
M1 master Métiers de la Culture et du Patrimoine en Pays d’Oc

Rapport de Stage Court
ADOC Tarn - Agence de développement de la culture
occitane du Tarn
«L’Ostal del País Occitan»

Université Jean-Jaurès, Toulouse
Année 2014-2015

51

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

• Services : Description du lieu et du rôle des
services
- Connaître l’ADOC Tarn : l’Ostal del País Occitan

Mon stage s’est déroulé dans la ville d’Albi (81), j’ai pu évoluer au sein de l’association
dans une structure appelée « Ostal del País Occitan ».
L’Ostal, situé Place du Grifol, à Albi (81), est un local loué par l’association. Il est
constitué d’un accueil de réception et d’information, d’un espace magasin et d’un espace
dédié aux expositions et aux vidéo-projections. L’Ostal del País Occitan est une jolie salle,
en face du Pont Vieux d’Albi, elle profite d’un cadre et d’une atmosphère agréable. Elle est
ouverte tout les jours (sous condition les week-end) de 13h30 à 17h30. L’espace magasin,
d’abord, met en vente divers produits ayant attrait à la culture occitane. La diversité des
éléments mis en vente comme des cartes postales, des éléments décoratifs, des vêtements
mais aussi de nombreux livres, albums de littérature jeunesse, CD de musique ou DVD,
permet de donner une visée universelle à la langue ainsi qu’à la culture occitane [cf détails
en sous-annexe 1 : L’Ostal del País Occitan en image, p.59]. Autrement dit, en jouant sur le
côté hétéroclite, la boutique se donne comme un moyen de toucher un public divers, de tout
âge, et sensibilisé ou non à la question occitane. D’autre part, il convient de noter
l’investissement des acteurs de l’association quant au développement des activités
culturelles et artistiques autour de l’Occitan. Passionnés de la langue et de la culture
occitanes, les employés et bénévoles de l’association mettent en place diverses interventions
(conférences, expositions…).

- Connaître l’ADOC Tarn : services et missions
L’ADOC Tarn, Agence de Développement pour l’Occitan dans le Tarn, est une structure
associative. Elle se donne pour mission de valoriser et de transmettre la culture occitane en
collaboration avec diverses structures dans le Tarn. Travaillant de pair avec les calandretas
du département, ainsi que l’Office de Tourisme de la ville d’Albi. L’association s’investit

52

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

dans la démarche d’une prise en compte de langue et de la culture occitane par le biais de la
création et/ou de la valorisation des produits économiques, touristiques et artistiques de la
région. De la conception de projets, d'animations, de services de communication, d'échanges
avec les autres langues et cultures du monde l’ADOC Tarn tente de donner, à tous, les
possibilités de s’informer et d’échanger sur la question occitane.
Dans le but d’un échange et d’une action en correspondance avec l’Office de Tourisme
de la ville d’Albi ainsi que le Centre Culturel Occitan de l’Albigeois (Hôtel Rochegude,
Albi), l’ADOC Tarn s’est investie dans la création de l’Ofici de Torisme d’Occitania. La
mission principale développée par l’Office de Tourisme d’Occitanie s’inscrit, par la
transmission d’information et la documentation, dans la médiation de la culture occitane.
C’est en passant par une valorisation selon le principe de différents thèmes qu’elle se poste
comme un moyen d’accès facile à la langue et à la culture occitane. Les thématiques
exposées concernent des éléments culturels patrimoniaux et historiques de la ville de l’Albi,
du Tarn et de la Région (le catharisme et le Moyen-Age occitan, les châteaux, les grottes et
les mégalithes…) mais aussi plus largement, la culture occitane dans sa particularité
(gastronomie, légendes et mystères…). L’Ostal del País Occitan propose en un seul et
même lieu différentes facettes de la culture occitane et en permets ainsi l’acquisition par le
plus grand nombre. La boutique des produits occitans par exemple, se consacre aussi, dans
une volonté de développer leurs correspondances avec les acteurs régionaux, l’association
travaille de pair des producteurs « occitans » en mettant en vente leurs produits (canard,
charcuterie, légumes marinés…). En jouant avec la multiplicité des acteurs (animateurs,
groupe de musique et de danse, conférenciers, œnologues…), l’ADOC Tarn, au travers de
l’Ofici et de l’Ostal Occitan propose de nombreux rassemblements culturels (d’ici et
d’ailleurs) concernant la question occitane. Elle met même à la disposition des intéressés des
circuits (un à six jours) de groupe (huit à quarante personnes) permettant de réaliser diverses
visites, excursions et randonnées dans la région.

• Tâches fixées par le tuteur : description
Mon stage s’est effectué en autonomie totale. Effectivement, c’est après une période
d’observation pré-stage, auprès de Marie-Line CARRIÈRE employée au sein de l’Ostal, que
j’ai pu lui permettre de partir en vacances en la remplaçant lors de ses permanences (pendant
53

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

une durée de deux semaines). En correspondance avec les volontés de Monsieur MASSOL,
mon tuteur, Madame CARRIÈRE m’a explicité et délimité les cadres des divers champs
d’actions sur lesquels j’ai eu à travailler.

- Travailler au sein de l’ADOC Tarn : assurer les permanences de l’Ostal

del País Occitan
J’ai dû, lors de mon stage assurer les permanences de l’Ostal del País Occitan durant les
heures d’ouvertures. Je me suis présentée à l’accueil de réception et d’information tous les
jours du lundi au vendredi de 13h30 à 17h30, ainsi que certains samedis et dimanches bien
que la permanence ne soit pas sous ma responsabilité. Les tâches qui m’ont été données de
réaliser lors de mes permanences tournaient d’une part, autour de la garde de l’exposition et
de la vente des produits occitans. Effectivement, mon rôle était de veiller au bon
déroulement de l’Ostal, accueillir les clients, leur expliquer les missions et le
fonctionnement de l’association. Postée aux bureaux d’accueil, de réception et
d’information, j’ai assuré la vente des produits occitans présents (bijoux, t-shirts, cartes
postales et artistiques, produits régionaux, livres) et la tenue de caisse et de la boutique
(prise en charge des clients et des produits, vente et comptes rendus, gérance des stocks).
Au-delà de la vente, la permanence est avant-tout destinée au bon déroulement de
l’exposition en cours. En effet, chaque mois, l’ADOC Tarn propose, dans la salle de l’Ostal
del País Occitan, une exposition de peinture et/ou de sculpture gratuite et ouverte à tous.
Aussi, il convient à l’acteur présent à la permanence d’assurer la sécurité des oeuvres
exposées, d’accueillir et d’informer les visiteurs et parfois, s’ils le souhaitent, d’assurer la
visite de l’exposition.
Enfin, lors de mes heures de travail à la boutique, j’ai été amenée à proposer aux
clients, visiteurs ou touristes de passage, des projections de petits documentaires occitans
concernant l’histoire de la ville d’Albi et de la Région.

54

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

- Travailler au sein de l’ADOC Tarn : médiation culturelle et organisation

d’un évènement
L’ADOC Tarn et l’Ofici de Torisme d’Occitania, sont avant tout des associations à visée
culturelle, aussi, la prise en charge des permanences à l’Ostal, met en jeu un réel
investissement dans la valorisation, la médiation d’un patrimoine et d’une culture. Au delà
de la prise en charge du bon déroulement de la boutique et de l’exposition, Monsieur
MASSOL a demandé à ce que je prenne en charge le bureau d’accueil du point de vue de la
transmission d’information et de la mise à disposition de documentation et d’actions
culturelles ayant attrait à l’occitan. Plusieurs tâches, du type répondre au téléphone, gérer le
courrier, classer les documents étaient portées sur la gestion de la boutique et par extension
de l’association. Ensuite, il m’a été demandé d’accueillir les visiteurs ou clients potentiels,
d’être disponible, de répondre à leurs questions ou bien d’être capable de les informer sur le
patrimoine historique de la ville ainsi que sur les différents rassemblements culturels
occitans de la région. Enfin, il m’a été demandé de gérer les différentes boites mail de
l’association. Le travail consiste à lire attentivement toute la documentation reçue afin de la
transférer aux personnes intéressées (adhérentes ou non) à travers l’usage de plusieurs listes
de diffusion. Les informations transmises par l’association sont multiples ; elles peuvent
concerner la documentation à proprement parler (éditions d’ouvrages, sites internet sur la
question occitane ou les langues régionales, articles, conseils de lecture…), elles peuvent
aussi se concentrer sur les divers rassemblements culturels ayant attrait à la langue et à la
culture occitanes ou bien à la vie culturelle du département et de la région.
L’ADOC Tarn, s’investie aussi dans l’organisation et le déroulement de diverses actions
culturelles. L’Ostal, d’une part, ouvert le plus souvent possible tente d’établir un pont entre
l’histoire et la culture du territoire et les individus qui s’y trouvent. Par exemple, un vendredi
par mois (18h30-21h30) , la salle accueille le public pour l’écoute de conférences sur
différents thèmes. Je n’ai pas eu la chance de participer à l’organisation qui précédait les
conférences. Effectivement, lors de la réalisation de mon stage j’ai pu prendre connaissance
d’un planning prévisionnel pour l’année complète déjà établit. Cependant, j’ai pu prendre
part à l’organisation de l’action principale se déroulant à l’Ostal del País Occitan : le
TRIOC. Il s’agit de la mise en place, chaque mois, d’une nouvelle exposition de peinture
et/ou de sculpture d’artistes de la région. Pourquoi TRI-OC ? Il s’agit d’une sorte acronyme
55

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

liant « OC » pour « OCcitan » et « TRI » pour « trois ». Le but est d’associer un artiste, à
deux producteurs régionaux ; généralement un vigneron et un agriculteur-producteur
(charcuterie, ail…). J’ai participé au 57ème TRI-OC organisé par l’ADOC Tarn, il s’agissait
du vernissage de l’exposition de monsieur Michel ALET (peintre, écrivain) et de la
dégustation des produits de la ferme de Madame Lucie CHAUDESAIGUES (ail, soupe à
l’ail, charcuterie) et du vin du Domaine Castels-De-Brames (81310 Peyrole).
L’organisation du TRI-OC s’est déroulée selon des axes différents. D’une part, monsieur
MASSOL m’a demandé de contacter les différents acteurs du vernissage pour avoir la
confirmation de leur présence. J’ai été amenée ensuite à mettre en place l’évènement en
autonomie selon les principes des règles données par mon tuteur de stage. J’ai mis en place
une fiche d’organisation rassemblant les informations utiles (contacts, planning…) ainsi que
les invitations (bilingues occitan-français) au 57ème TRI-OC du 6 mars 2015. J’ai pu
ensuite, après m’être documentée sur les différents participants, écrire l’article de presse
destiné à faire la promotion de la soirée auprès de la presse locale (journaux et radios).
D’autre part, j’ai eu la chance d’échanger plusieurs fois préalablement au TRI-OC avec
monsieur ALET, ce qui m’a permis de travailler sur la création de l’affiche de son
exposition ainsi que sur la traduction des titres de ses tableaux en Occitan [cf sous-annexe 2 :
Création d’une affiche pour le TRI-OC, p.61]. Enfin, j’ai pu m’occuper de la mise en place
et au bon déroulement de soirées ; par exemple, en faisant signer aux différents acteurs les
conventions nécessaires, ou bien en m’investissant dans le montage de l’exposition ainsi que
dans l’accueil du public.

•

Compétences développées
J’ai pu, durant la totalité du stage court d’observation et de pratique de mon M1 master

métiers de la Culture et du Patrimoine en Pays d’Oc, apprendre et découvrir une nouvelle
approche de la question occitane et ainsi toucher du doigt la réalisation de diverses
compétences. D’une part, j’ai pu exercer un échange constant avec le public mais aussi avec
les différents acteurs de l’association. J’ai pu travailler sur l’aspect relationnel mais aussi
m’intéresser aux divers thèmes abordés sur la question occitanne et approfondir mes
connaissances sur la culture et sur la langue. Grâce aux permanences à l’Ostal, j’ai pu
travailler sur l’aspect gestion et organisation d’une structure et toucher du doigt les réalités

56

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

de son fonctionnement. D’autre part, le stage à l’Ostal a été l’occasion de m’investir dans la
participation à la vie de la ville d’Albi et sa région. Enfin, c’est de par le travail effectué en
collaboration avec monsieur ALET ainsi que le travail sur l’organisation du 57ème TRI-OC,
que j’ai pu découvrir les nécessités techniques et d’administration ; les différentes facettes
concernant l’organisation d’un évènement culturel et occitan.

 Conclusions personnelles en rapport
avec notre projet
Pour conclure, le stage effectué au sein de l’ADOC Tarn m’a permis de me rendre
compte des diverses réalités quant à l’évolution dans un milieu culturel et associatif évoluant
en rapport avec la question occitane. Ce fut une expérience enrichissante car j’ai pu
découvrir, apprendre et échanger sur de nombreuses thématiques culturelles et occitanes.
J’ai eu l’occasion de remarquer la multiplicité des moyens mis en œuvre, par l’association,
pour informer et sensibiliser les individus évoluant (durablement ou non) sur un territoire
occitan. Durant ces deux semaines de permanences à l’Ostal, j’ai pu remarquer, aussi, les
problèmes et clichés dont sont souvent victimes les langues régionales ; ce qui m’a démontré
certaines des difficultés liées à l’évolution dans milieu culturel associatif.
J’ai eu l’occasion, durant mon stage, de me pencher plus facilement sur les différentes
excursions et sorties proposées dans la région ce qui m’a permis de me rendre compte de la
définitive compatibilité entre la culture, la langue occitanes, les milieux naturels présents et
le terroir - de la randonnée, à la visite, elles deviennent un moyen privilégié de la réalisation
et de l’exercice de la langue ainsi que de la compréhension du monde qui nous entoure. J’ai
discuté avec divers acteurs de l’association de mon projet de création d’une mallette sur une
Course d’Orientation occitane ; en mêlant la langue et le territoire ainsi qu’un certain aspect
éducatif, j’en suis venue à m’interroger. En effet, du point de vue des activités proposées
dans la région, la Course d’Orientation se donne dans l’optique d’une certaine nouveauté
ludique. Aussi, ne serait-elle pas un nouveau de moyen de toucher un public de plus en plus
large ? C’est devant la fréquentation complètement aléatoire de la boutique de l’Ostal, que
j’en suis venue à me poser diverses questions sur les moyens de dynamiser la transmission
de la culture occitane. Enfin, c’est en liant mon stage (lecture d’albums de littérature de

57

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

jeunesses) avec une intervention à l’école Saint-Martin à Albi durant laquelle j’ai échangé
avec des enfants (pour la plupart non-sensibilisés) autour de la question occitane, que j’ai pu
me rendre compte de l’engouement certain que crée la langue. De la découverte du milieu
associatif en autonomie à un questionnement sur la dynamique de la transmission, de la
médiation et de la valorisation de la culture occitane, mon stage au sein de l’ADOC Tarn
s’est donné comme une expérience enrichissante et probantes quant aux réalités d’évoluer
dans un milieu culturel et occitan.

58

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Sous-Annexe 1 :
« L’Ostal del País Occitan » en images

59

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

60

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Sous-Annexe 2 :
Création d’une affiche pour le TRI-OC

Extrait des œuvres de monsieur Michel ALET

présentées lors du 57ème TRI-OC

Affiche réalisée pour l’exposition de monsieur ALET

61

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

62

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Annexe 2
Qu’est-ce qu’une
Course
d’Orientation ?
La Course d’Orientation (CO) se présente sous forme de parcours jalonnés d’un
nombre défini de balises ; numérotées de couleurs rouge (ou orange) et blanches munies de
pinces perforeuses. La Course d’Orientation s’effectue dans un territoire donné, aussi, il faut
savoir que souvent, les balises sont placées selon les points stratégiques du parcours :
toujours visibles et révélatrices d’un élément caractéristique du milieu dans lequel les
participants évoluent. Pouvant être pratiquée à tout âge de manière sportive ou en loisir, la
Course d’Orientation s’adresse à un public très large.
Elle se pratique en milieu naturel, aussi, elle peut s’effectuer à toutes périodes de
l’année. Ceci dit, il convient de se renseigner au préalable auprès des personnes agrées : une
personne organisatrice ou accompagnante (celui qui distribue les cartes) pour un Parcours
Permanent d’Orientation (PPO); ou alors des autorités municipales agissant sur le territoire
choisi. La Course d’Orientation est une activité sportive aussi, pour des questions de sécurité
la personne en charge de l’organisation de la course se doit de s’informer sur la difficulté
technique des différents parcours, ainsi que des conditions de réalisation de la course
(météorologie…).
Les Parcours Permanents d’Orientation sont des parcours d’orientations dont les
balises restent en place en permanence. Il s’agit d’un parcours ou d’un ensemble de parcours
jalonnés toute l’année et à disposition des utilisateurs : cadre privé et familial, groupes
d’enfants… Ils se retrouvent un peu partout dans des structures du type base de loisir, à
proximité de villages ou dans des forêts domaniales. Les parcours d’orientations se
présentent sous forme de parcours balisés, ce circuit de balises forme un réseau. Réseau,
alors, retranscrit sur une carte d’orientation que l’on peut se procurer auprès des
organisations suscitées. Il est important de remarquer que certains parcours permanents
comportent une signalétique représentative des différents niveaux d’utilisation par ordre

63

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

croissant de difficulté (vert, bleu, rouge, noir). Attention, les difficultés représentées ne
concernent pas, finalement, une difficulté physique mais plutôt une difficulté technique
(dénivelé, traversées de ruisseaux, orientation…); une personne sportive mais débutante en
course d’orientation ne devra donc pas débuter avec un circuit rouge ou noir. La difficulté
physique (nombre de kilomètres) est jaugée selon un système de boucles et de parcours
différents selon l’âge et le niveau des participants.
Pour utiliser un Parcours Permanent d’Orientation, le mieux est de s’adresser à un
club d’orientation de proximité, ou au comité départemental qui distribuera la carte du
territoire et surtout donnera les conseils indispensables pour évoluer sur ces parcours de
manière sûre et agréable. Aussi, rien n’empêche à un particulier ou à une école de transposer
une Course d’Orientation permanente à sa propre carte (créer un nouveau parcours)
cependant, il convient toujours de se renseigner, au préalable, auprès des personnes
compétentes.
Bien que la Course d’Orientation soit une activité sportive et de pleine nature, elle
ne nécessite pas de matériel important. Il convient, tout de même, de respecter certaines
règles élémentaires : la course devra se passer dans un lieu autorisé (village, ville, parc, forêt
- elle peut être adaptée dans un lieu d’accueil comme l’enceinte d’une école ou d’un centre
de loisir); d’autre part, il est impératif de posséder une carte précise de la zone du terrain
exploité lors de la course. Cette carte permettra au joueur d’identifier le terrain et ses
caractéristiques particulières (lacs, chemins, bâtiments, prés, bois, reliefs…) et ainsi
d’évaluer la distance entre les différents points. Les balises sont représentées sur la carte par
un symbole particulier devant être obligatoirement explicité dans une légende précise de la
carte. L’orientateur témoigne de son passage à chaque balise en poinçonnant son carton de
contrôle.
Les circuits sont de longueurs et de techniques différentes selon le niveau des
participants (âge, expérience). La règles leur impose d’être parcouru dans l’ordre et de
n’oublier aucune des balises (contrainte). En compétition les participants tenteront alors de
réaliser le parcours de la façon la plus rapide possible

64

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Annexe 3
Rapport de Stage
long
Mathilde JULIA
M2 master Métiers de la Culture et du Patrimoine en Pays d’Oc

Rapport de Stage Long

Association CORDAE / La Talvera

Cordes-sur-Ciel (81)
Université Jean-Jaurès, Toulouse
Année 2015 – 2016

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Mathilde JULIA

« La Talvera, c’est le bord du champ qu’on ne laboure pas, où les herbes folles et sauvages se
côtoient et se mélangent… », Daniel Loddo.

 Services : Description du lieu et du rôle des services
- Connaître CORDAE / La Talvera : Siège de l’association
L’association CORDAE / La Talvera est un Centre Occitan de Recherche, de
Documentation et d’Animation Ethnographiques. Il s’agit d’une association à but non lucratif
selon la loi de 1901 dont le siège est établi à Cordes. Créée en 1979, l’association a pour
mission la conservation et la valorisation du patrimoine culturel occitan. Ses activités
s’étendent dans plusieurs domaines : recherche, sauvegarde et documentation, édition et
diffusion, formation et création.
Basé à Cordes-sur-Ciel, le siège se trouve 23 grand-rue de l’horloge. On y trouve les
bureaux destinés au travail des employés, ainsi qu’une boutique destinée à la vente et à la
promotion des œuvres éditées par l’association. De même, depuis 2011, des locaux sont
présents au 37 route de la Grésigne, il s’agit d’une maison appelée l’Ostalon, dans le but
d’accueillir les animations. Les membres de l’association l’utilisent aussi comme entrepôt et
comme studio d’enregistrement.
L’association travaille sur un système de collaboration avec plusieurs employés :
Véronique Degoul (documentaliste – analyste), Armandine Foglieni (archiviste – analyste),
Elza Rougier (évènementiel, diffusion, organisation) et Isabelle Loddo (comptable).
Cependant, c’est en évoluant dans le domaine associatif que l’on se rend compte de ses
réalités. Evoluer au sein d’une structure comme celle du CORDAE / La Talvera met en jeu un
certaine pluridisciplinarité. C’est selon les principes d’une entraide générale que toutes les
employées de l’association effectuent un grand nombre de tâches différentes. Il convient de
noter, de la même manière, que de nombreux bénévoles œuvrent afin de faciliter le bon
fonctionnement de l’association tel que Thierry Cintas (président de la structure).

Au-delà du centre de documentation, La Talvera est un groupe de musique occitane. Dans
le but de faire danser le plus grand nombre, le groupe se déplace et ne manque pas
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d’intervenir dans une multiplicité de lieux. Le groupe est composé de cinq personnes exerçant
en qualité d’intermittents du spectacle. Daniel Loddo (directeur du CORDAE / La Talvera)
est musicien et auteur-compositeur du groupe. Il chante, joue de l’accordéon et de la craba.
Céline Ricard chante. Au même titre que Daniel, elle participe à l’écriture des chansons. Elle
joue du fifre et du graile. Aëlis Loddo, chanteuse et violoniste se charge de la retranscription
et de l’écriture de partition. Enfin, Fabrice Rougier joue clarinettiste, Serge Cabau
percussionniste et Sergio Saraniche guitariste et bassiste jouent au sein du groupe.
L’association CORDAE / La Talvera, bien que basée à Cordes, ne manque pas de diffuser
et d’étendre son travail. Elle effectue de nombreux travaux en collaboration qu’il s’agisse
d’un grand nombre d’autres associations ainsi que diverses institutions en France mais aussi à
l’étranger.

- Connaître CORDAE / La Talvera : Services et missions
La Centre Occitan de Recherche, de Documentation et d’Animation Ethnographiques La
Talvera se donne pour mission la recherche, la sauvegarde, la documentation, l’édition et la
diffusion autour de la langue et de la culture occitanes. De même, la formation et la création
entrent dans les objectifs de l’association.
Daniel Loddo, ethnologue de formation et toute l’équipe du CORDAE / La Talvera
mènent un travail de recherche important. Qu’il s’agisse d’ethnologie ou d’ethnomusicologie,
les travaux de l’association se basent essentiellement en Occitanie. Cependant, c’est dans une
certaine prise de conscience de la multiplicité qui a fondé notre société actuelle, qu’ils
effectuent un travail fondé sur l’importance de la multi-culturalité et du métissage culturel et
notamment sur les communautés immigrées. Dans le but de réaliser un travail à la fois
objectif et tourné vers le monde, l’association effectue diverses investigations linguistiques et
musicales à l’étranger comme en Espagne, au Brésil ou au Portugal. Ainsi, de nombreuses
comparaisons et divers projets culturels deviennent réalisables. La naissance de divers
partenariats musicaux devient possible, permettant au monde de se rendre compte des réalités
linguistiques et culturelles d’autres pays, mais aussi des comparaisons possibles. Le projet
ForrOccitània, la création de l’album et de nombreux spectacles, par exemple, met en avant
la « rencontre de deux cultures en résistance ». Le groupe de musique occitane La Talvera et
le chanteur Silvério Pessoa se sont rassemblés autour d’un projet musical et culturel commun.
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Le projet musical met en relation chants et instruments traditionnels du Nordeste Brésilien
avec les mélodies occitanes. Le projet, basé sur le dialogue, met en avant une création inédite,
un métissage culturel étonnant et vivant, synonyme d’une réelle invitation au voyage. C’est à
travers le plaisir et la musicalité que Daniel Loddo et toute l’équipe du CORDAE / La
Talvera amène leur public vers une ouverture culturelle certaine ainsi que la prise en compte
de valeurs importantes sur l’histoire, la civilisation et les traditions culturelles inhérentes à un
territoire particulier.
D’autre part, l’association met à disposition du public les recherches effectuées dans le
cadre du Centre Occitan de Recherche et de Documentation. Il regroupe l’ensemble des fonds
documentaires recueillis lors de collectages ainsi que de nombreux ouvrages. L’équipe du
CORDAE / La Talvera se déplace afin de mener de nombreuses heures de collectages sur
l’aire culturelle occitane ainsi qu’à l’étranger. C’est dans le but de valoriser les langues
minorisée (bien que vectrices d’un intérêt culturel et historique certain) que Daniel Loddo se
rend chez des locuteurs occitans, pour la plupart natifs. Il convient de noter tout de même que
le travail de recherche de l’association ne s’arrête pas à l’occitan, ainsi de nombreux
collectages sont effectués en français, français régional ou autres langues étrangère ou
minoritaires tel que le portugais ou le créole. Les collectages se déroulent selon le principe
d’entretiens enregistrés au cours desquels différentes questions sont posées. Bien que
généralement impliqués dans le patrimoine dit immatériel, les sujets des collectages sont
divers : traditions, contes, légendes, contes, localités, médecine et croyances populaires,
histoire des métiers et de la cuisine… Le but étant, dans la réelle considération des aires
linguistiques et le respect de chaque variété dialectale, de préserver et de répertorier autant de
marqueurs que possibles de l’univers occitan, fondateur d’une société actuelle inhérente au
territoire dans lequel elle évolue. Les collectages enregistrés sont ensuite copiés sur disques
compacts avant d’être analysés par l’équipe de La Talvera. Les CD sont indexés selon les
questions posées et les différents sujets évoqués lors de l’entretien. Puis, ils sont écoutés à
fins d’analyse, avant d’être répertoriés dans la base de données en ligne : Kentika. La base de
données est en libre accès depuis le site internet de l’association. Il convient de noter, tout de
même, que diverses clauses de confidentialités mises en application lors de la publication des
différentes enquêtes ; notamment concernant la présentation des acteurs ainsi que divers
sujets sensibles. La base de données en ligne Kentike est libre d’accès depuis l’onglet
« Centre de documentation » du site internet de l’association www.talvera.org. Véronique

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Degoul, documentaliste générale est en charge directe du contenu de la base de donnés.
Formatrice, elle est l’auteur des documents de travail et des descripteurs destinés à la
description du document analysé.
Ensuite, l’édition d’ouvrage ainsi que leur diffusion sont prises en charge par
l’association. Auto-éditeur, le CORDAE / La Talvera réalise de nombreuses publications
(livres, disques, films…). Il convient de remarquer que les publications sont, pour la plupart,
mises à la disposition du public en version bilingue occitan-français. En effet, l’association
souhaitant travailler sur le principe d’une visibilité certaine, se donne les moyens de toucher
un public le plus large possible. Bien que la langue soit à la base de la recherche, l’association
ne souhaite pas fermer ses publications à une occitanité ferme et immobile. Elle se base sur
les principes d’une certaine mouvance, d’une certaine évolution de la culture. Au-delà de la
langue, la prise en compte de la culture passe aussi par sa reconnaissance. La collection
« mémoires sonores », par exemple, est centrée sur le patrimoine immatériel tel que les récits
de vie, témoignages sur la vie quotidienne, croyances populaires, contes, légendes, chants,
musiques et paysages sonores… Aussi, d’autres collections ont été créées telles que « Cosina
nòstra » (recettes de cuisines occitanes), « Actes de colloque », « Virolet » (contes musicaux
pour enfants), ainsi que les collections « La Talvera » (concernant surtout les disques du
groupe).
Toujours dans l’optique de diffusion et de valorisation de la langue et de la culture
occitanes, le CORDAE / La Talvera met en place un cycle lié à la formation. D’une part,
l’équipe propose des conférences et des colloques sur des sujets liés à ses recherches ainsi que
plusieurs expositions sur différents thèmes. Actuellement, le Centre Occitan de
Documentation œuvre à la publication de « Totes a l’espèra », un livre sur les traditions
cynégétiques dans le Tarn. Aussi, c’est au fil des diverses recherches (archives, sociétés et
fédération de la chasse) et des collectages effectués qu’une exposition a pu être montée avec
le concours de Dominique Delpoux, photographe de l’association. L’exposition à titre
informatif devient ainsi le moyen de la promotion de la future publication prévue pour le mois
d’octobre prochain (2016).
À ces activités, s’ajoute la formation des publics à travers la recherche. L’association met
en place des cycles d’animations pour les enfants en proposant de nombreux stages de

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formation autour de la langue occitane, des danses, du chant et des instruments de musiques.
L’équipe de l’association se déplace dans de nombreuses écoles autour de Albi, Carmaux et
Castres, entre-autre, afin de dispenser aux élèves une formation à la culture occitane, de les
intéresser et de les ouvrir au territoire dans lequel il évolue (et par extension au monde qui les
entoure). Les cycles d’animations au sein des différentes écoles sont basés sur une entrée en
matière à travers la musique et les danses permettant ainsi de faire jouer la langue dans une
situation particulière. Les enfants sont mis face à la culture occitane par le biais du
mouvement créant ainsi un véritable élan d’intérêt et de curiosité (volonté des enfants quant à
la réalisation des danses, certains enfants extérieurs à l’animation se sont intégrés d’euxmêmes, nombreuses questions sur la langue, nombreuses traductions, confection
d’instruments à la maison...). Il convient de remarquer que nombreuses des écoles
participantes ont ainsi basé leur spectacle de fin d’année sur les danses, instruments et
expressions travaillées avec Céline Ricard. D’autre part, l’association, grâce aux locaux mis à
disposition depuis l’acquisition de l’Ostalon, peut accueillir le public à Cordes-sur-Ciel. Les
locaux permettent l’accueil des groupes pour les animations scolaires, mais aussi lors de
certains colloques et conférences. De plus, la cité de Cordes-sur-Ciel, lieu riche de son
histoire, amène aussi des possibilités quant à l’organisation d’animations comme « Le Jeu de
Piste Occitan » créé par l’association. Ainsi, les cycles d’animations deviennent les armes
d’une sensibilisation du jeune public à travers l’immersion dans un univers linguistique,
mythologique et musical propres à la culture et au territoire occitan. L’association part du
principe qu’il convient de rendre l’enfant acteur de sa propre découverte pour lui permettre de
se l’approprier, de la partager mais aussi de laisser la place à des cultures autres afin de s’en
enrichir. De la même manière, à travers la notion de partage, l’association met en place des
animations destinées aux adultes dans le but d’entraîner les participants dans la découverte du
milieu occitan et ainsi de leur révéler la richesse d’un patrimoine caché ou méconnu.

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Enfin, le groupe de musique La Talvera, tout en explorant de fond en comble le répertoire
traditionnel, œuvre à la création d’un répertoire propre, ancré dans le monde des musiques
actuelles. Il met en place, par son large chemin d’action de nombreux bals et concerts dans le
cadre de divers évènements tels que des rencontres occitanes mais aussi de nombreux
festivals. Ils ne manquent pas, non plus, d’amener le monde à s’intéresser aux musiques et
aux danses occitanes dans le cadre de la création de leurs propres évènements comme, par
exemple, les fêtes du 15 août à Cordes-sur-Ciel. Outre le chant, un fameux mélange
instrumental, entre actualité et traditionnel (« craba 30», « graile31 », « fifre », accordéon
diatonique, clarinette…) vient animer la scène et faire danser le monde.

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Craba : Cornemuse de la montagne noire
Graile : Hautbois des monts de Lacaune

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 Taxes fixées par le tuteur : description
- Travailler au sein de l’association : Permanences à la boutique

Lors de mon évolution au sein de l’association du CORDAE / La Talvera, de nombreuses
tâches m’ont été données à réaliser. La première, concerne les permanences à la boutique
« Occitània qu’es aquò ». Située 23 grand-rue de l’horloge à Corde-sur-Ciel, elle met en
avant les publications de l’association. Ouverte de 9h à 18h, 7 jours sur 7, la boutique
s’adresse autant aux néophytes cherchant à en savoir plus sur la culture occitane qu’aux
personnes sensibilisées ou aux chercheurs en quête de savoirs et de nouveautés. La boutique
donnant une certaine visibilité à la culture occitane ; mon rôle en son sein, a été de diverses
acceptions. De l’accueil, à l’information en passant par la vente, j’ai pu œuvrer auprès de
publics divers. La boutique « Occitània qu’es aquò » s’impose comme vectrice d’intérêt pour
les passants. Elle amène les gens à entrer et à s’intéresser au travail de l’association. L’équipe
du CORDAE / La Talvera, donne une importance certaine à cet endroit. Au-delà de la vente
des publications de l’association ainsi que de la revente de produits de la marque Macarel, la
boutique est aussi le lieu de l’exposition de collections d’instruments de musiques anciens et
d’appeaux récoltés par l’équipe du centre de documentation lors de collectages ou de

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nouvelles publications. Elle est aussi, le lieu de l’exposition des sculptures et des assemblages
de Claude Ribouillaux, ami de l’association.
Mes permanences à la boutique ont, de même, été le lieu de l’utilisation de Kentika, la
base de données en ligne de l’association. Notamment à travers la numérisation, l’analyse et
la mise en ligne de la collection de cartes postales de Charles Alexandre. Le centre de
documentation a racheté la collection et en détient aujourd’hui les droits. Durant ce travail,
j’ai pu développer des compétences sur le scannage, la numérisation et la conservation de
documents. J’ai pu, de la même manière, apprendre à travailler avec des logiciels tels que
photoshop et watermark. Le but de l’analyse des cartes postales est de mettre à disposition
des intéressés toute une collection de cartes anciennes marqueur des traditions populaires et
musicales dans le temps. Le travail, au-delà de la numérisation, de la conservation et de la
mise en ligne des cartes, tourne autour de la description ainsi que de l’analyse à travers
différents critères et des mots descripteurs.

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Enfin, j’ai pu, lors de mes permanences en autonomies à la boutique, m’occuper de la
médiathèque occitane de l’association. Au rez-de-chaussée du siège de l’association, à
l’arrière de la boutique se trouvent les fonds mis à la disposition des adhérents du CORDAE /
La Talvera. J’ai pu accueillir des adhérents à des fins de consultation des ouvrages mais aussi,
à travers le logiciel Kentika, apprendre à gérer les systèmes de près, de prolongements et de
retours de livres. J’ai été amenée, selon les demandes, à trier les documents et proposer les
ouvrages adéquats aux recherches et aux requêtes des adhérents. De même, à travers
différentes question et sujets, j’ai été amené à créer de nombreuses sélections de livres afin de
les proposer dans le but de convenir au mieux aux recherches des particuliers. Le travail au
sein de la médiathèque occitane, a regroupé plusieurs domaines. Au-delà, du prêt ou de la
consultation d’ouvrages, j’ai été amené à entrer de nouvelles publications (livres, revues et
CD) au sein de fond de l’association. J’ai pu apprendre et m’exercer à la cotation selon les
critères de la classification décimale de Dewey. [cf détails en sous-annexe 3 : La
classification décimale de Dewey, p.81].

- Travailler au sein de l’association : Conservation, valorisation de la
culture occitane et évènementiel
Mon travail principal au sein de l’association a été, après une formation auprès de
Véronique Degoul (documentaliste), le traitement de son inédit. Une fois les collectages
indexés et enregistrés sur CD selon les différentes enquêtes, j’ai été amenée à écouter puis
analyser les diverses sources sonores. Le travail consiste, à partir d’une enquête, à mettre en
ligne sur la base de données, l’analyse du fond sonore afin que ceux qui le souhaitent puissent
aller puiser des informations. La base de données en ligne devient ainsi une sorte de catalogue
vivant et interactif visant à fixer et à garder traces de nombreuses des traditions et de
nombreux moments d’histoires. D’abord, les enquêtes sont triées et répertoriées par nom du
locuteur, localité et sujet au sein d’une fiche mère sur laquelle viendront se greffer les fiches
traitement de son de chaque index du CD. Le CD est ensuite écouté piste par piste pour être
répertorié et analysé, le but étant de mettre en évidence les sujets de l’entretient. [cf détails en
sous-annexe 4 : Traitement de son inédit, p.83].
Il convient de noter que Daniel Loddo et toute l’équipe du Centre Occitan de
Documentation mettent à profit ses nombreux collectages au sein de leur publications. Dans
le but de diffuser la culture occitane, ils mettent à jour de nombreux ouvrages destinés à faire
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part au monde de l’originalité et de la richesse de la culture occitane. Les publications issues
de l’analyse de collectages sont nombreuses et détiennent toutes un certain intérêt de
conservation. Les sujets peuvent être divers comme les contes et légendes comme Legendas
d’Occitània, Contes e racontes d’Albiges, Contes de la rivièra d’Òlt. Elles peuvent aussi
concerner un territoire et ses localités ; révélateurs des traditions, de l’histoire et des
fondements d’une société actuelle comme, par exemple, Al paìs de la Palhòla dirigé sur
l’industrie chapelière dans les cantons de Caussade, Septfonds… Certaines sont centrées sur
des personnages locaux ou des civilisations comme Landou ou Gents del Segalar. J’ai pu,
lors de mon stage, travailler sur l’analyse de divers collectages, certains en rapport avec la
future publication de Totes a l’espèra. J’ai pu prendre part à la réalisation de l’ouvrage de
Daniel Loddo, à travers l’analyse de son inédits sur la chasse et les traditions cynégétiques
dans le Tarn. Mais aussi, à travers la réalisation de nombreuses traductions destinées à être
publiées ainsi que la recherches et la prises de diverses photographies destinées à la mise en
page et à l’illustration de l’ouvrage (prise de photographies lors de collectages, recherche
d’enluminures au sein du Compoix de Brousse conservé aux archives départementales du
Tarn, par exemple). L’association du CORDAE / La Talvera, au sein de son travail et de
toutes ses publications tient à la sauvegarde et à la valorisation de la langue et de la culture
occitanes. Elle se donne pour mission de figer de nombreuses traditions à travers l’oralité et le
respect de la langue. Ils mettent en avant l’originalité et les particularités de la culture
occitane dans le respect de son oralité ainsi que de ses nombreuses variations dialectales.
Au-delà des missions de documentation, d’analyse et de recherche, j’ai pu participer à la
vie du groupe et à l’organisation de divers évènements. J’ai pu, d’une part, participer à la
location et au prêt de diverses expositions. De la même manière, j’ai pu les mettre en place
pour le public lors de divers évènements tels que des conférences. Au-delà de l’aspect
technique du transport d’œuvres et du montage d’exposition (mise en place des pieds, des
gilles, fixations des bâches…) ; j’ai pu œuvrer pour la location de certaines d’entre-elle, me
permettant ainsi de toucher aux réalités du secteur culturel. J’ai pu gérer différentes
conventions de prêt ainsi que mettre en place divers documents en liens avec les assurances et
le bon déroulement des choses tout au long de l’exposition. D’autre part, j’ai pu prendre part
à la diffusion des travaux de l’association du CORDAE / La Talvera à travers divers
évènements tel que des festivals (Estivadas de Rodez du mois de juillet 2016, par exemple).
De même, j’ai eu l’occasion de participer à la vie du groupe La Talvera en les suivant lors de

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divers bals et concerts ainsi qu’à la vie de l’association autour de la création et de
l’organisation de divers évènements tels que Anpò Lutà (rencontre culturelle et musicale
occitano-lakota) à Valence d’Albigeois ou les fêtes occitanes des 14 et 15 août à Cordes-surCiel. J’ai eu la chance de me rendre compte des acceptions de l’association et du groupe, dont
la volonté est de mettre en avant l’aspect d’une musique traditionnelle loin d’être immuable et
figée. Le groupe La Talvera, de par la diversité de ses propositions (concerts, bals, musique
de rue et animations) et à travers le mélange de la musique traditionnelle et des musiques
actuelles devient vecteur d’une création et d’une originalité certaine (lieu de tous les possibles
et de l’ouverture de soi aux autres et au monde).

Enfin, j’ai pu suivre et participer au déroulement de diverses animations scolaires
dispensées par l’association. J’ai eu l’occasion de suivre Céline Ricard lors de cycles
d’animations dans différentes écoles comme l’école de Saint Salvy de la Balme ou de
Carmaux, entre-autres. J’ai été amenée à prendre part au déroulement des activités
d’animations musicales et contées en classe, mais aussi dans le déroulement de diverses
activités physiques basées sur les jeux anciens ou les danses occitanes. De la même manière
j’ai pu participer à la rencontre de diverses écoles autour de la langue et de la culture
occitanes (création ex-nihilo d’un balèti, apprentissages des danses occitanes et activités de
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contes et d’apprentissage de la langue à travers les principes de l’oralité). Enfin, mon stage
m’a permis de prendre part à la réception de diverses écoles comme la Calandreta de
Rochegude d’Albi, pour la participation à des animations culturelles (exposition autour des
personnages légendaires et contes occitans) ainsi qu’à la réalisation d’un jeu de piste géant [cf
détails en sous-annexe 5 : Jòc de Pista e de Descobèrta, p.87] dans les rues de Cordes-surCiel dans le but de faire découvrir la cité par le biais de l’occitanité.

 Compétences développées
Mon stage au sein de l’association CORDAE / La Talvera m’a permis de travailler en
relation constante avec le public. Qu’il s’agisse de mes activités au sein de la boutique, de la
vente et de l’accueil des clients ou de mes activités lors d’évènements ou de salons, j’ai pu
œuvrer à l’information et travailler des compétences du point de vue relationnel. J’ai dû
œuvrer pour l’information ainsi que pour la formation de publics divers sur les questions
relatives au territoire occitan mais aussi concernant la langue et la culture. J’ai pu apprendre
des réalités de l’évolution dans le secteur occitan en me confrontant à divers points de vue

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ainsi que diverses considérations relatives à l’occitanité. J’ai pu prendre part à de nombreux
débats et apprendre à exprimer mon propre point de vue dans une posture de professionnelle.
D’autre part, mon travail dans l’animation, au-delà de l’information, m’as permis
d’évoluer en tant que formatrice. J’ai pu travailler en totale autonomie auprès des enfants ce
qui m’a amené à développer de nouvelles connaissances en pédagogie, notamment dans la
gestion de groupe. J’ai été amenée à évoluer avec l’Enfant, qu’il s’agisse de groupes
sensibilisés ou non à la langue ainsi qu’à la culture occitane. J’ai été amenée à travailler selon
différentes postures dans les différentes interventions où j’ai pu participer : au sein de la
classe, dans les activités physiques ou lors de sorties scolaires. De la même manière, j’ai pu
m’informer et développer des compétences concernant la cité médiévale de Cordes-sur-Ciel
dans le but de les transmettre lors de visites ludiques.
Ensuite, au sein de la médiathèque occitane de l’association du CORDAE / La Talvera,
j’ai pu mettre en œuvre des compétences organisationnelles ainsi que des compétences
relatives à la documentation. Au-delà de l’information délivrée à la demande du consultant,
j’ai pu mettre en place diverses compétences liées au fonctionnement des logiciels de prêt et
de retours d’œuvre. J’ai pu gérer les emprunts mais aussi ranger trier et coter les documents à
travers la méthode Dewey et des limites qu’elle impose. J’ai pu me rendre compte de la
réalité des travaux de documentalistes, qu’il s’agisse des connaissances nécessaires pour
répondre à la demande ou bien de l’utilisation informatique des logiciels nécessaire à la
gestion d’une médiathèque.
C’est au sein de l’association que j’ai appris à œuvrer pour la conservation et la
valorisation du patrimoine occitan. J’ai pu apprendre à utiliser la base de données en ligne
Kentika, destinée à l’information et aux recherches de publics foncièrement différents. J’ai été
amenée à traiter diverses informations (écrites, numériques, sonores, vidéo…) afin de les
analyser et de les rendre accessibles à tous. J’ai pu développer des compétences quant à la
compréhension et à l’utiliser de l’outil informatique mais aussi quant à l’appréhension de
sources diverses. J’ai pu traiter de nombreux documents des plus récents au plus anciens en
apprenant la mise en œuvre des méthodes différentes et appropriées.
Lors de mon évolution dans l’association du CORDAE / La Talvera, j’ai été amenée à
apprendre des méthodes de diffusion auprès des publics. J’ai pu apprendre des nécessités de
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rendre visible un travail selon le public visé. J’ai pu développer des compétences quant à la
médiation culturelle passant, avant tout, par un approfondissement concernant la langue et la
culture occitanes (histoire, danse traditionnelle, musique…). J’ai pu travailler de pair avec
l’équipe de La Talvera lors de nombreux évènements très différents les uns des autres
amenant les possibilités, pour moi, de la compréhension des publics et de l’évolution dans le
milieu occitan. De même, j’ai été amené à travailler sur l’organisation et sur les nécessités
liées à la mise en place de ces évènements. J’ai pu travailler à la promotion auprès des médias
mais aussi à la réalisation d’affiches amenant la manipulation de logiciels comme Photoshop.
J’ai pu me rendre compte de l’importance de la prise en compte des acteurs divers
(journalistes, locaux, politiques…).

 Bilan en rapport avec notre projet
Mon stage au sein de l’association du CORDAE / La Talvera m’a permis de me
rapprocher et de mieux comprendre les réalités d’un travail dans le milieu culturel, associatif
et plus particulièrement dans le milieu de la langue et de la culture occitanes. J’ai eu la chance
d’apprendre et d’approfondir mes connaissances en rapport avec le territoire, l’histoire, les
traditions et l’aspect linguistique de l’aire culturelle occitane. De la même manière, j’ai pu
apprendre des politiques locales et de l’appréhension d’un projet culturel. C’est dans un
aspect pluridisciplinaire et complet que j’ai pu évoluer dans le milieu occitan ainsi que dans
toute l’équipe de l’association.
L’équipe du CORDAE / La Talvera m’a permis de tester et d’évoluer dans le milieu de
l’intervention scolaire. J’ai pu prendre part à diverses animations mais aussi les mettre en
œuvre. J’ai été amenée à travailler et à mener un travail d’apprentissage autour de la langue
qui amène de nouvelles possibilités du point de vue de mon projet professionnel. Intéressée
par le milieu de l’animation qu’il s’agisse d’animations ponctuelles et touristiques ou de
cycles d’animations menées en milieu scolaire, j’ai pu travailler aux questions pédagogiques
ainsi que sur les réalités de la prise en charge de groupes d’enfants. C’est durant le
déroulement de mon stage que s’est nettement approfondie mon approche de l’activité
linguistique et culturelle occitanes auprès de l’Enfant ainsi que celle de la transmission de
données culturelles.

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J’ai pu développer de nombreuses connaissances en rapport avec les éléments composites
et originaux qui compose le territoire occitan et rencontrer de nombreux acteurs, au travers
d’une réelle prise de conscience des réalités d’œuvrer dans le milieu culturel ; qui ne font que
confirmer mon réel intérêt à propos de langue et culture occitanes et de la nécessité de la
transmettre ou de la retransmettre.

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Sous-Annexe 3 :
Classification décimale de Dewey

La classification décimale de Dewey est utilisée par l’association de façon critique et
adaptée. En effet, classification à usage international, la « Dewey » a été réadaptée au fond
régional contenu au sein de la médiathèque occitane du CORDAE / La Talvera.
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Mathilde JULIA

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Mathilde JULIA

Sous-Annexe 4 :
Traitement de son inédit
Utilisation de la base de données
Rubriques paramétrées pour le son inédit
Titre

Cote

Niveau
d’autorisation

Commentaire

Descripteurs

Auteurs

Titre normalisé des chants, contes, formules, danses. Ex : si
l’informateur annonce qu’il chante « Al fons de la prada », on écrira
toujours « Se canta » car c’est le titre normalisé. « Al fons de la prada »
est soit le titre interprète soit le titre incipit.
Pour les discussions : le titre synthétise l’ensemble de la fiche, ex :
« Le travail du charbonnier », « Recettes de pâtisseries », « Les moulins
à eau ».
La cote permet de définir le fonds concerné sur la copie de consultation
:
T = fonds Talvera (avant DAT)
G = fonds Talvera (après DAT)
CN = fonds Talvera (Enregistrement sur cartes numériques)
S = fonds Alain Roussel (Midi-Pyrénées)
SF = fonds Stéphane Fargeot (Espagne, Mexique)
CA = fonds Charles Alexandre (craba et musiques traditionnelles)
FD = fonds divers déposés par des chercheurs, particuliers ou
organismes
Ces lettres sont suivies d’un n° attribué à la bande originale, une bande
longue peut nécessiter plusieurs CD d’écoute, on fait donc suivre le n°
des lettres A et B, voire C. Ex : T 206 B = 2ème CD de la 206ème bande
du fonds Talvera.
Cette rubrique permet de rendre visible (niveau Public) ou de cacher
(niveau 1) l’existence même de la fiche pour les internautes lambda.
Le niveau 1 est appliqué dès que le sujet de la discussion est jugé trop
sensible, se référer à la liste des thèmes sensibles ci-dessous)
Synthèse du contenu de la fiche ou résumé. Cette zone doit
obligatoirement être complétée. Si rien d’intéressant n’est dit, écrire
simplement la formule : Discussion à bâtons rompus.
Les descripteurs correspondent aux mots-clés du thésaurus : le thème de
la fiche : de QUOI on parle. Mettre le moins de descripteurs possible,
les plus pertinents possible.
Pour une discussion sur le torril, on écrira « TORRIL » et non
« CROYANCE ET COUTUME DU MARIAGE » car on va au plus
précis quand on l’a.
Pour une discussion sur les crêpes, fouaces, échaudés, massepain, on
n’écrit pas chacun de ces mots mais « PATISSERIE » car ils sont
regroupés sous cet ensemble.
Nom de famille virgule espace et prénom, puis nature de
l’intervention :

83

�Mémoire 2

Cotation original
Description
technique
Localisation de
l’original
N° index
Fonds
Dépositaire
Date du dépôt
Lieu de
consultation
Droits
Autorisation

Genre

Nature
Commune
d’enquête
Lieu-dit
Date
Langue
Titre du document
gnr
Titre normalisé

Mathilde JULIA
Bacou, Marcel [informateur]
Loddo, Daniel [enquêteur]
Viaule, Sèrgi [enregistrement]
N° de cote de la bande originale.
T 206 A et T 206 B ont pour cote originale T 206
Opter pour une des propositions du menu déroulant
Pour la majorité des cas, opter pour « domicile du président »
Inscrire le n° de la plage du CD
En fonction de la cote du document, opter pour le fonds correspondant
Si le fonds n’est pas Talvera, mettre le nom de la personne dépositaire
Si le fonds n’est pas Talvera, inscrire la date du dépôt.
Opter obligatoirement pour « salle de documentation »
Organisme propriétaire des droits sur l’enregistrement
Dans le cas où on laisse une fiche visible « Public » (voir partie Niveau
d’autorisation), on peut décider qu’elle est quand même suffisamment
sensible pour ne pas autoriser la consultation : « non consultable », le
chercheur sur place n’aura pas le droit d’écouter cette fiche.
« Consultation libre et copie sur autorisation » sera appliqué dans la
majorité des cas.
« Consultable sur autorisation » permet d’afficher une certaine
réticence
« Libre à la consultation et à la copie » ne sera jamais appliqué.
C’est le mode d’énoncé de la fiche : COMMENT on en parle. parole =
« entretien » ; personne qui se présente = « récit de vie » ; légende =
« récit » ; conte facétieux = « conte » ; chanson d’amour =
« chanson » ; polka = « musique » ; cri d’animal = « paysage
sonore » ; prière du soir = « prière » ; mimologisme ou proverbe =
« formule ».
Pour le cas d’une discussion sur une prière du soir : descripteur = prière
du soir, genre = entretien, si la prière est récitée : genre = prière
Pour le cas d’une chanson d’amour chantée : descripteur = chanson
d’amour, genre = chanson, si on en parle sans la chanter alors genre =
entretien
« enquête »
Commune où a été effectué l’enregistrement, se référer au thésaurus.
Lieu-dit où a été effectué l’enregistrement, vérifier l’orthographe
Ecrire la date de l’enregistrement à l’américaine avec des tirets : 201505-29
Opter pour la ou les langues utilisées
Ne pas remplir ce champ
Pour les chants : Mettre ici le titre normalisé d’un chant s’il est différent
de celui donné par l’informateur. Ecrire « Se canta » ici et « Al fons de
la prada » dans le champ « titre interprète »
84

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Pour les chants : Mettre ici le titre donné par l’interprète s’il est
différent du titre normalisé
Titre incipit
Pour les chants : Mettre la première phrase de la chanson
N° catalogue
Pour les contes : écrire la lettre T suivie du n° de la classification
internationale, voir document de travail existant. Ex : Mitat de gal = T
715
Pour les chants : se référer au Répertoire de la chanson française de
Coirault. Ecrire pour le chant La Mandille : 2224 (Coirault)
Forme et
lu – chanté – joué – conté – sifflé – fredonné – récité
expression
ne rien inscrire pour de la parole.
Type de voix
Pour les chants : opter pour « voix d’homme », « voix de femme »,
« voix d’enfant » ou « voix mixtes ».
Instrument
Pour les musiques, se référer au thésaurus et inscrire le nom de
l’instrument joué par l’informateur
Texte
Si on connaît le texte, préciser s’il s’agit d’un extrait ou de l’intégralité
Timbre
Pour les chants, indiquer l’air de la chanson. Ex : La Monteliòta
(chanson sur le village de Lamontélarié), sur l’air de La Paimpolaise.
Durée
Indiquer la durée de l'enregistrement. Ex. : 1h 25min 05s
Qualité
Sauf souci rare = très bon ou bon, vu le matériel d’enregistrement
utilisé. Cette rubrique est importante car le chercheur privilégiera une
fiche de 10min sur les charbonniers plutôt qu’une de 43s.
Vocabulaire
Inscrire un mot de vocabulaire spécifique et sa traduction, on se sert peu
de cette rubrique
Analyste
Inscrire le nom de la personne qui fait l’analyse : rubrique paramétrée
Matériel
Cette expression désigne un document destiné à être utilisé en même
d’accompagnement temps que le document sonore analysé : partitions, fiches
d'enregistrements ou d'enquêtes, carnet de terrain.
Personnage (s)
Personnalité reconnue national ou internationalement. A remplir
uniquement si cette personne n’est pas le thème principal de la fiche,
sinon la mettre en descripteur : BONAPARTE, NAPOLEON
Lieu évoqué
A remplir uniquement si ce lieu n’est pas le thème principal de la fiche,
sinon le mettre en descripteur
Date évoquée
A remplir uniquement si cette date n’est pas le thème principal de la
fiche, sinon la mettre en descripteur : 1789-1815 (Révolution)
Remarques
Ne sert pas vraiment, sauf pour indiquer un problème sur la bande :
coupures de l’enregistrement, bruits sur la bande
Caractéristiques
Si on le sait : type du magnétophone utilisé, type de microphone utilisé
techniques
Contient
Lien vers une autre fiche contenue dans celle qu’on saisit
Contenu dans
Lien vers la fiche principale qui contient celle qu’on saisit
Autres infos web Ne sert pas
Voir aussi
Lien vers une fiche en rapport avec celle qu’on saisit. Ex : Marcel
Bacou joue de l’accordéon et on lie la fiche vers une image de Marcel
Bacou à l’accordéon, et/ou vers une vidéo.
Titre interprète

85

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Liste non exhaustive des thèmes sensibles
Garder à l’esprit qu’on doit absolument respecter l’informateur, sa famille et ses
descendants susceptibles de lire nos fiches d’analyse sur Internet, et de venir écouter les
enregistrements.
- RUBRIQUE « Autorisation de consultation » :
De façon générale mettre « Consultable sur autorisation » sauf cas très particulier ou
demande formulée de l’informateur ou on peut mettre « non consultable »
- RUBRIQUE « Niveau » : (qui est la rubrique qui rend la notice visble ou pas, selon les
types de consultants sur internet)
Pour tout ce qui est Récit de vie : Présentation, Récits de guerre, Service militaire,
Emigration, Famille, Contrebande, marché noir, Assistance publique, analphabétisme.
Marquer de façon générale sur la notice de quoi ça parle, mettre en niveau de
Consultation : « Public » mais ne pas détailler et pas mettre de noms ni de date.
Pour les thèmes suivants mettre de préférence en NIVEAU 1 (ce qui rendra ces notices
invisbles aux utilisateurs non identifiés) sauf si l’informateur en parle de manière très
générale sans citer de faits ou de personnes.
Accouchement/stérilité/avortement
Crimes
Violences sexuelles
Vol
Adultère/libertinage
Abandon d’enfants
Disputes, conflits familiaux, procés
Femmes ou maris battus
Suicides
Charivari et jonchée de moins de 50 ans en arrière (seulement si des noms ou des lieux sont
cités, sinon la notice peut être visible)
Sorcellerie
Petit et Grand albert, ou autre grimoire
Exorcisme, envoûtement, sorts, procédés de divination
Apparitions surnaturelles survenues depuis moins de 50 ans.
Maisons hantées
Malédiction
Cartomancie, radiesthésie.
Croyances et pratiques religieuses (si cela concerne des personnes vivantes ou récemment
décédées)
Opinions politiques de l’informateur
Propos racistes de l’informateur.

86

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Sous-Annexe 5 :
Jòc de Pista e de Descobèrta – Còrdas

87

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

88

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

89

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

90

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

91

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

92

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

93

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

94

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

95

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

96

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

1
A

2
B

3
C

4
D

5
E

6
F

7
G

8
H

9
I

10
J

11
K

12
L

13
M

14
N

15
O

16
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17
Q

18
R

19
S

20
T

21
U

22
V

23
W

24
X

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Y

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Z

1
A

2
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1
A

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C

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6
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9
I

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J

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K

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T

21
U

22
V

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W

24
X

25
Y

26
Z

97

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

98

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Annexe 4
Socle Commun de Connaissances, de Compétences et
de Culture

99

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

100

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Annexe 5
Le développement de
l’Enfant
C’est dans le but de donner à chaque enfant des possibilités égales quant à
l’appréhension et à l’apprentissage de langues étrangères que l’enseignement des langues est
introduit dès l’école primaire. Aussi, de nombreux travaux de la neuroscience viennent
appuyer l’hypothèse des apports générés par un apprentissage précoce des langues.
« […] le nombre de cellules cérébrales ; l’augmentation de la longueur des parties du
neurone qui reçoivent des informations d’autres neurones ; la myélinisation, un
processus qui rend plus efficace la transmission des informations ; la formation de
nouvelles connexions entre les neurones ; l’activité métabolique, qui atteint son niveau
maximum entre 3 et 4 ans. 32» L’enseignement précoce des langues étrangères,
Michele Daloiso
L’apprentissage d’une langue étrangère dès le plus jeune âge de l’Enfant, repose
essentiellement sur les principes de son développement. Il convient de prendre en compte les
différentes étapes de l’accès à la connaissance en rapport avec l’âge du public à qui l’on
s’adresse. À l’école primaire, l’Enfant passe de la « période critique 33» (0-8 ans) à la
« période sensible 34» (8-22 ans). Durant cette période dite critique l’Enfant détient une
capacité de perception totale. Ainsi, il sera capable d’admettre et de reproduire tous les
phonèmes, qu’ils appartiennent ou non à la langue L1. C’est à travers la sollicitation que les
neurones naturellement présents chez le jeune Enfant vont se pérenniser et garder une place
importante au sein de son développement. Ainsi, un Enfant, entre 0 et 8 ans sera capable de
prendre en compte, à travers son système auditif, toutes les facettes qui composent une langue
quelle qu’elle soit (musicalité, intonation, prononciation…). Ne conviendrait-il pas, alors,
d’activer ses connaissances dans une accompagnement linguistique régulier ?

32

Michele Daloiso.- L’enseignement précoce des langues étrangères, 2007

33

Jean Petit - Le don des langues, 2000
Jean Petit - Le don des langues, 2000

34

101

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Ainsi, la langue occitane peut devenir le moyen d’ancrer et de solliciter les
connaissances de l’Enfant. Elle viendrait ici aider au développement de cellules et des
automatismes propres à l’acquisition de langues étrangères variées. De par son aspect
territorial elle permettrait, tout en engageant des structures neurologiques importantes, un
développement de l’Enfant ancré dans les réalités du territoire dans lequel il évolue ; et par
extension, où il sera amené à se former en tant qu’adulte responsable.

102

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Annexe 6
Exemple d’activité –
Les Fiches bilingues
• Application 1 - Utilisation des fiches bilingues et des thématiques fournies
- La faune
- La flore
- Les contes et légendes - La cuisine occitane

• Application 2 - Réalisation d’une fiche bilingue sur une thématique choisie

Gaillac : Vendanges et Occitan

Vendanges - La cueillette des raisins / Vendémia - culhida dels rasims
1 - Les vendanges : une famille / 1 - La vendémia : una familia
Vin

:

………………………………………………………………………………………………
Vin - bevida alcolizada que resulta de la fermentacion del rasim
Vigne

:

……………………………………………………………………………………………
Vinha - plantador que se frucha es lo rasim
Vignoble

:

………………………………………………………………………………………..
Vinhal - airal plantat de vinha
Vigneron

:

………………………………………………………………………………………..
Vinhairon - persona que cultiva la vinha

103

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

2 - L’outillage / 2 - Los apleches

Lo truèlh (le pressoir)

Lo desc (Le panier)

La barrica (Le tonneau)

3 - Le cep de vigne / 3 - La soca

Liste de mots : racines, grappe, feuille, sarment, grapillon, vrille, sol, souche
Lista de mots : lo rasim, mamèla, sòl, soca, fuèlha, racina, sirment, vironeta

104

�Mémoire 2
•

Mathilde JULIA

La mise en place de fiches bilingues en lien avec le parcours effectué donne, à la

dimension sportive de la course, le moyen de s’intéresser de plus près au monde qui nous
entoure. La fiche bilingue permet d’activer certains préceptes de l’enseignement ou de
l’initiation à une langue étrangère pour certains, ou bien, de travailler la langue de façon
concrète pour d’autres. En lien avec un circuit précis, elle donne la possibilité d’appliquer le
développement de diverses compétences liées à la réalisation d’une animation selon les
principes d’un parcours en plein air. Qu’il s’agisse d’un pointage de la faune ou de la flore, ou
bien la découverte d’une activité liée à une territoire précis comme ici avec le vignoble
gaillacois, au fur et à mesure de la progression du parcours, il devient possible de lier la
découverte d’un milieu naturel et de son fonctionnement pour de mieux le comprendre.
L’occitanité devient ici le moyen d’intéresser l’enfant en ce qui concerne un patrimoine et à
une histoire commune ayant amené la région à être ce qu’elle est aujourd’hui. Dans le cadre
d’une étude sur les vignes de Gaillac, l’Occitan vient amener des précisions quant au
déroulement effectif des vendanges dans le temps et aujourd’hui.

105

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

106

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Annexe 7
Réforme des rythmes
scolaires à l’Ecole
Primaire
Les écoliers français subissent des journées plus longues et

plus chargées que la

plupart des autres élèves dans le monde. Or cette extrême concentration du temps
d’enseignement, unique à la France, est inadaptée et préjudiciable aux apprentissages. Elle est
source de fatigue et de difficultés scolaires. La réforme des rythmes scolaires vise à mieux
répartir les heures de classe sur la semaine, à alléger la journée de classe et à programmer les
enseignements à des moments où la faculté de concentration des élèves est la plus grande. Un
décret, publié le 26 janvier 2013, précise le cadre réglementaire national de la nouvelle
organisation du temps scolaire, à l’intérieur duquel des adaptations locales seront possibles.
Le décret relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et
élémentaires a été publié le samedi 26 janvier 2013 au Journal Officiel.
« Organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires
Décret n° 2013-77 du 24 janvier 2013 »

L’essentiel sur la réforme des rythmes à l’école primaire



L’objectif de la réforme : mieux apprendre et favoriser la réussite scolaire de tous
Depuis la mise en place de la semaine de quatre jours en 2008, les écoliers français ont

le nombre de jours d’école le plus faible des 34 pays de l’OCDE35 : 144 jours contre 187 jours
en moyenne. Ils subissent de ce fait des journées plus longues et plus chargées que la plupart
des autres élèves dans le monde.
35

Organisation et Coopération de Développements économiques

107

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Selon les scientifiques spécialistes des rythmes de l’enfant, cette extrême



concentration du temps est inadaptée et préjudiciable aux apprentissages. Elle est source de
fatigue et de difficultés scolaires.


La réforme des rythmes scolaires conduira à mieux répartir les heures de classe sur la
semaine, à alléger la journée de classe et à programmer les séquences d’enseignement à des
moments où la faculté de concentration des élèves est la plus grande.



Elle permettra une meilleure articulation des temps scolaire et périscolaire et
s’accompagnera d’une prise en charge des élèves jusqu’à 16h30 au moins.



Les élèves pourront accéder à des activités sportives, culturelles, artistiques qui
contribueront à développer leur curiosité intellectuelle et à renforcer le plaisir d’apprendre et
d’être à l’école.
-

Les grandes lignes de la réforme : un cadre national exigeant qui favorise les
ambitions éducatives des territoires



Le décret relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et
élémentaires du 24 janvier 2013 fixe de nouveaux principes, qui devront être mis en œuvre à
la rentrée 2013 : l’étalement des 24 heures d’enseignement hebdomadaire sur neuf demijournées, incluant le mercredi matin ; une journée de classe de maximum 5 heures 30 et une
demi-journée de maximum 3 heures 30 ; une pause méridienne de 1 heure 30 au minimum.



À titre d’exemple, l’ajout de 3 heures de classe le mercredi matin permettra d’alléger
les autres journées en moyenne de 45 minutes.



Des activités pédagogiques complémentaires aux heures d’enseignement seront
organisées en groupes restreints afin d’aider les écoliers rencontrant des difficultés dans leurs
apprentissages, d’accompagner le travail personnel des autres élèves ou de mettre en place
une activité prévue par le projet d’école, le cas échéant en lien avec le projet éducatif
territorial.



Des déclinaisons locales seront possibles à l’intérieur du cadre réglementaire national
afin de prendre en compte les contraintes et les atouts des différents territoires et de permettre
à ces derniers de mener à bien leurs ambitions éducatives.

108

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Un certain nombre de dérogations – notamment le choix du samedi matin au lieu du



mercredi matin – pourront être accordées. L’intérêt des élèves étant la priorité absolue, ces
dérogations devront être justifiées par les particularités du projet éducatif territorial et
présenter des garanties pédagogiques suffisantes.


Le maire pourra, au plus tard le 31 mars 2013, faire part au DASEN de son souhait de
reporter l’application de la réforme à la rentrée 2014 pour toutes les écoles de la commune.
-

Le financement de la réforme : la création d’un fonds spécifique pour accompagner
l’organisation d’activités périscolaires par les communes
Le gouvernement a décidé la mise en place d’un fonds exceptionnel visant à aider les



communes à redéployer les activités périscolaires existantes – notamment celles du mercredi
matin – et à en proposer de nouvelles.
Toutes les communes ayant décidé de mettre en œuvre les nouveaux rythmes scolaires



à la rentrée 2013 se verront allouer une dotation forfaitaire de 50 euros par élève.


Les communes éligibles à la dotation de solidarité urbaine (DSU) cible ou à la
dotation de solidarité rurale (DSR) cible se verront allouer 40 euros supplémentaires par
élève, soit 90 euros par élève au total pour l’année scolaire 2013-2014. Elles bénéficieront à
nouveau du fonds l’année suivante, à hauteur de 45 euros par élève.
Parmi les communes ayant choisi de reporter l’application de la réforme à la rentrée



2014, seules celles éligibles à la DSU cible ou à la DSR cible toucheront ces 45 euros par
élève.


Un outil pour la mise en œuvre de la réforme : le projet éducatif territorial
Le projet de loi pour la refondation de l’École prévoit que les activités périscolaires

prolongeant le service public de l’éducation peuvent être organisées dans le cadre d’un projet
éducatif territorial (PEDT).


Le PEDT est élaboré à l’initiative de la collectivité territoriale et associe à cette
dernière l’ensemble des acteurs intervenant dans le domaine de l’éducation : administrations
de l’État concernées (éducation nationale, sports, jeunesse, éducation populaire et vie
associative, culture, famille, ville...), associations, institutions culturelles et sportives, etc.
109

�Mémoire 2


Mathilde JULIA

Son but est de tirer parti de toutes les ressources du territoire et de créer des synergies
pour garantir une plus grande continuité éducative entre les projets des écoles et les activités
proposées aux élèves en dehors du temps scolaire et offrir à chaque enfant un parcours
éducatif cohérent et de qualité.



L’élaboration des PEDT dans les communes au cours des prochains mois pourra se
fonder sur l’expérience de nombreuses collectivités territoriales qui ont déjà développé des
initiatives partenariales pour organiser, autour du temps d’enseignement, des activités
périscolaires. Les PEDT permettront donc, dans bien des cas, de formaliser et de renforcer
l’engagement des différents acteurs.



Les services déconcentrés du ministère de l’éducation nationale seront mobilisés pour
constituer des équipes d’appui visant à favoriser la mutualisation des bonnes pratiques et à
aider, avec les services d’autres ministères (comme le ministère de la jeunesse et des sports),
les communes dans l’élaboration de leurs projets en matière périéducative.
Une réforme des rythmes scolaires pour mieux apprendre et favoriser la réussite de tous
La réforme des rythmes scolaires poursuit en premier lieu un objectif pédagogique : la
réussite des enfants à l’école primaire dépend pour une part essentielle des conditions dans
lesquelles se déroulent leurs apprentissages. Or, depuis la mise en place de la semaine de
quatre jours en 2008, les élèves français subissent des rythmes scolaires totalement inadaptés
à leurs rythmes biologiques.
La journée actuelle de nos écoliers est en effet plus longue et plus chargée que celle de
la plupart des autres élèves dans le monde.

Notre pays cumule ainsi :


un volume horaire annuel d’enseignement très important, qui s’élève à 864 heures par
an contre 774 heures à 821 heures en moyenne - selon l’âge des écoliers - au sein de l’OCDE ;



le nombre de jours d’école le plus faible d’Europe, à savoir 144 jours seulement contre
187 jours en moyenne au sein de l’OCDE ;



une semaine particulièrement courte avec 4 jours d’école par semaine, contre 5 voire 6
chez la plupart de nos voisins européens ;

110

�Mémoire 2


Mathilde JULIA

une année scolaire concentrée sur seulement 36 semaines.
Pour mettre fin à cette spécificité française défavorable à la réussite scolaire de nos
enfants, il est nécessaire et urgent d’instaurer un meilleur équilibre du temps scolaire et du
temps périscolaire à la fois sur la journée et sur la semaine.
Il s’agit, avec cette réforme, d’assurer un plus grand respect des rythmes naturels
d’apprentissage et de repos de l’enfant, grâce à une meilleure répartition des heures
d’enseignement en classe sur la semaine, à un allègement du nombre d’heures d’enseignement
par jour et à une programmation des séquences d’enseignement à des moments où la faculté
de concentration des élèves est la plus grande.
Elle permettra également de répondre plus efficacement à la difficulté scolaire dans le
cadre de périodes d’enseignement en groupes restreints.
Par ailleurs, les nouveaux rythmes donneront lieu à une meilleure articulation des
temps scolaire et périscolaire. L’ensemble des activités proposées aux élèves au cours de la
journée seront organisées de façon complémentaire grâce à un dialogue renouvelé avec les
collectivités territoriales et aucun enfant ne devra être laissé sans solution de prise en charge
avant 16h30.
Les élèves pourront accéder sur le temps périscolaire à des activités sportives,
culturelles, artistiques qui développeront leur curiosité intellectuelle, leur permettront de se
découvrir des compétences et des centres d’intérêt nouveaux et renforceront le plaisir
d’apprendre et d’être à l’école.
Enfin, la mise en œuvre de la réforme se fera de manière souple puisque différentes
déclinaisons seront possibles afin de garantir la prise en compte des particularités, des
contraintes et des solutions locales (transports scolaires, diversité des offres d’activités
périscolaires, etc.).

111

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

112

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Annexe 8
Question Croisée
Le Pacte pour la
Réussite Educative
En quoi le pacte pour la réussite éducative constitue un appui pour la mise en place
d’actions de réussite éducative ?

-

Cédric Laigle, délégué régional AFEV36 – Nord-Pas-de-Calais

Le document aborde l’enfant/le jeune avec une approche globale de son développement.
Tenir compte de son contexte et de son environnement me semble véritablement essentiel
pour sa réussite éducative. L’enfant est en interaction permanente avec le monde qui l’entoure
: les autres enfants, ses parents, sa communauté, l’école, les institutions, etc. Nous ne pouvons
pas le négliger. Ainsi, l’éducation globale, sous toutes ses formes, est effectivement à
valoriser, qu’elle soit formelle, non formelle ou informelle.
De plus, permettre à chaque enfant et à chaque famille d’être acteur de son parcours
éducatif est effectivement nécessaire pour favoriser la réussite de tous. Dans ce pacte, les
familles sont à la bonne place : celle de premiers référents. Souvent considérées en difficulté
ou avec des problèmes, notamment dans les quartiers prioritaires, elles sont plutôt sources et
porteuses de solutions. Il est réellement important de reconnaître leur capacité d’agir.
Il est aussi pertinent d’affirmer la singularité des différents acteurs de l’éducation, et ce
pour favoriser le travail en partenariat et en complémentarité. Pour cela, l’éducation non
formelle (sur le temps périscolaire ou extrascolaire) et l’éducation informelle (en famille ou
avec d’autres enfants) doivent être reconnues comme participant à la formation de l’enfant/du
jeune et de sa personnalité. Car la réussite éducative ne se résume pas à la réussite scolaire-

36

Association de la Fondation Etudiante pour la Ville

113

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Une remarque toutefois : ce pacte pouvait aller un peu plus loin en ce qui concerne
l’enfant lui-même. Je pense qu’il faut, pour sa réussite, partir du postulat selon lequel l’enfant
est capable de réussir. En effet, les acteurs de la réussite doivent tout d’abord « estimer que
tous les enfants sont capables de réussir ». De fait, plutôt que d’estimer que l’enfant est en
difficulté ou pas motivé, nous pourrions repenser la conduite des enseignements et des
apprentissages proposés.
Ce pacte peut certainement nous servir pour la mise en place d’actions de réussite
éducative car il peut être un levier pour un travail partenarial fondé sur un vrai projet éducatif.
Avec ce pacte, nous aurons la possibilité de fédérer autour de principes d’action que nous
partageons : approche globale de l’enfant, enfant acteur de son parcours éducatif, capacité
d’agir des familles, travail en partenariat et en complémentarité. S’il est bien décliné
localement, ce pacte permettra sûrement de mener des actions de réussite éducative
cohérentes au bénéfice des enfants/jeunes et de lutter également contre les inégalités sociales
et territoriales.

-

Daniel Granier, maire adjoint à l’enseignement primaire et secondaire,
Aubervilliers

Tout d’abord, l’idée de l’appeler pacte est intéressante, car ce concept va plus loin qu’une
charte à laquelle on se réfère mais cela marque une volonté de tous les signataires de mettre
en œuvre des actions et non simplement de se référer à un texte.
Le pacte remet l’environnement au cœur de la construction de l’enfant et de l’adolescent.
Ils ne sont plus considérés comme de simples apprenants mais comme des êtres en
construction façonnés par tout ce qui les entoure.
Ce document appuiera notre réflexion sur les dispositifs à construire et leur
développement. Tous les acteurs et partenaires sont cités et peuvent donc être invités à
élaborer des actions. Pour nous, élus, c’est un guide précieux. Pour les professionnels, un
document de travail et de référence. Il permet une approche globale mais aussi des
constructions différentes adaptées au territoire et au public concernés.
L’intérêt de ce document réside aussi dans sa concision. Par la suite, l’observation des
actions permettra de mettre en lumière les pratiques intéressantes.

114

�Mémoire 2

-

Mathilde JULIA

Sylvie Freyermuth, principale en ECLAIR collège Claude-le-Lorrain, Nancy

Ce pacte est précieux à mes yeux car elle me conforte dans l’orientation que j’entends
donner à mon quotidien, c’est-à-dire la recherche du développement harmonieux de l’enfant
et du jeune. Depuis toujours, je défends l’idée auprès des différents interlocuteurs que je
côtoie dans l’exercice de mes fonctions. L’élève doit être reconnu et accompagné dans sa
personne pour réussir sa scolarité. Cela n’est pas encore partagé par tous, même si les regards
changent aussi bien chez les partenaires que dans le corps enseignant. Néanmoins, il existe
parfois un décalage entre le discours affiché et les décisions prises. La réussite éducative avait
besoin d’un document définissant clairement les différents leviers conduisant les élèves à la
réussite. C’est chose faite.
Ce pacte rappelle, s’il en était besoin, le rôle crucial de la famille dans le suivi de la
scolarité de son enfant. L’école doit, à cet égard, tout mettre en œuvre pour que la famille
s’autorise à occuper la place qui est la sienne. La confiance réciproque est un vecteur de
réussite. Dans le même esprit, nous devons poursuivre nos efforts pour rendre l’élève acteur
de son parcours scolaire. Cela n’est pas toujours aisé, mais cette difficulté peut être surmontée
à la condition qu’une volonté partagée existe.
Il n’est pas inutile de rappeler que l’école ne saurait réussir seule, que des efforts doivent
être fournis par les différents partenaires institutionnels ou associatifs avec une recherche de
mise en cohérence des dispositifs proposés. Ces objectifs communs ont un effet fédérateur et
dynamisant, positionnant l’établissement scolaire de façon très positive au cœur d’un
territoire.
Enfin, l’idée de prendre appui sur les réussites et non sur les échecs de l’enfant pour le
stimuler dans ses apprentissages, fait partie intégrante de mon mode de fonctionnement. Dans
le dispositif ÉCLAIR que je pilote, la majorité des acteurs de l’établissement œuvrent dans ce
sens, les partenaires extérieurs n’étant pas en reste.
Nous savons désormais que notre mode de pensée et notre fonctionnement participent
à une même volonté nationale. C’est non seulement rassurant pour notre fonctionnement mais
c’est aussi un encouragement à poursuivre l’investissement qui est le nôtre, à croire en notre
mission.

115

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

116

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Annexe 9
La Notion de
Transversalité

Selon le TLF (Trésor de la Langue Française), la transversalité se définit comme «
organisation horizontale » ; terminologie adaptée au système de fonctionnement des
établissements scolaires. Ainsi, c’est grâce à la diffusion et de mutualisation des savoirs que
l’activité exercée par l’élève devient la scène de réalisation de diverses nouvelles
acquisitions. Autrement dit, la langue et la culture occitanes par le biais de l’Éducation
Artistique et Culturelle, peut-être une occasion de construire de nouvelles connaissances
(idée de jeu entre des compétences spécifiques et des compétences générales). Avec la mise
en place du Socle Commun de Connaissances, de Compétences et de Culture à l’école
primaire, l’accent est mis sur un enseignement interdisciplinaire.

En croisant connaissances disciplinaires et sorties sur le terrain, le projet, a pour
objectifs de favoriser, chez les élèves, l'engagement citoyen et de les motiver en créant du
sens dans leurs apprentissages. Effectuer des croisements constants entre les notions étudiées
en cours dans une discipline avec une autre, ou bien avec des éléments du quotidien, donne
une substance nouvelle au système d’acquisition des savoirs de l’enfant. D’une meilleure
appropriation des notions étudiées, à l’école à une mise en lien mouvante et en évolution
avec le terrain dans lequel il évolue, comment l’Occitan peut-il intervenir dans l’acquisition
de compétences larges et nouvelles en y donnant un aspect dynamique, utile et vecteur
d’intérêt chez l’enfant ?

117

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

118

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Annexe 10
Dossier DRAC - Les subventions
Fiche 1 : La Cohésion Sociale
Actions en faveur de la cohésion sociale
Action territoriale

Politique du Ministère
Dans le cadre du programme « transmission des savoirs et démocratisation de la culture », le Ministère œuvre pour un
meilleur accès de tous à la culture dans un objectif de cohésion sociale. Ainsi, il met en place différents programmes dont
les objectifs sont de :
-

Favoriser l’accès à la culture des populations les plus éloignées de l’offre et de la pratique culturelle pour des raisons sociales,
économiques ou physiques (handicap, raison de santé ou d’âge, situation particulière de personnes sous main de justice) ;
Développer, renforcer et pérenniser une offre artistique et culturelle diversifiée et d’excellence;
Valoriser la diversité des cultures et des modes d’expression dans un souci de dialogue interculturel ;
Structurer les partenariats entre les différents acteurs, former les médiateurs et les acteurs sociaux et culturels.

Pour ce faire, le Ministère signe des conventions interministérielles afin de bâtir une politique adaptée à la réalité des
situations spécifiques de ces publics. Il peut également signer des conventions avec des grands réseaux d’associations ou
de fédérations d’éducation populaire afin de répondre à ses objectifs de démocratisation culturelle.
Cette politique peut se traduire également par des conventionnements régionaux entre les Directions régionales des
affaires culturelles (DRAC) et les services déconcentrés des ministères partenaires. Elle se matérialise par un soutien à des
lieux d’accueil, des structures culturelles ou sociales, des équipes artistiques qui mettent en œuvre des projets favorisant,
par le biais d’une médiation adaptée, l’accès à l’offre culturelle mais également à la pratique artistique. Tous les
domaines artistiques sont concernés.

Description du dispositif
Le soutien alloué permet de financer :
-

des projets élaborés avec les acteurs pénitentiaires et de la protection judiciaire de la jeunesse à destination des personnes
incarcérées, des jeunes sous main de justice, de leur famille et des personnels des établissements ;
des projets qui favorisent la mise en place d’un projet culturel au sein des établissements hospitaliers afin que les personnes
hospitalisées, leur famille et les personnels bénéficient d’actions culturelles ;
des projets qui rendent accessibles l’offre culturelle et la pratique artistique aux personnes en situation de handicap, qu’il soit moteur,
mental, visuel ou auditif ;
des projets qui valorisent la diversité culturelle et le dialogue interculturel ;
des projets qui participent de la lutte contre les exclusions et la pauvreté ;
des projets qui favorisent l’accès à la parole, la maîtrise de la langue et luttent contre l’illettrisme ;
des actions de formation à destination des acteurs des champs social et/ou culturel afin de favoriser une médiation adaptée ;
des centres de ressources ayant trait à ces domaines.

En fonction du projet, la subvention peut être attribuée au lieu concerné, à une équipe artistique ou encore à une
association culturelle ou sociale. L’innovation, le projet artistique, le diagnostic et l’implication réelle des publics sont des
critères pris en considération lors de l’étude de la demande. Cette politique peut se traduire également par des
conventionnements régionaux entre les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) et les services déconcentrés
des ministères partenaires. Elle se matérialise par un soutien à des lieux d’accueil, des structures culturelles ou sociales,
des équipes artistiques qui mettent en œuvre des projets favorisant, par le biais d’une médiation adaptée, l’accès à l’offre
culturelle mais également à la pratique artistique. Tous les domaines artistiques sont concernés.

p.8

Ministère de la Culture et de la Communication - Secrétariat général

119

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Actions en faveur de la cohésion sociale... suite
Action territoriale

Modalités d’attribution et de versement
Le montant de la subvention est calculé selon la nature, le montant du projet et les dépenses nécessaires à sa réalisation.
Les actions à rayonnement national relèvent de la compétence de l’administration centrale du ministère de la Culture et
de la Communication.
Les actions à rayonnement territorial relèvent de la compétence des directions régionales des affaires culturelles.
Certains programmes font l’objet d’appels à projets régionaux.

Public(s) éligible(s)
Association .................. : OUI
Personne physique ......... : OUI
Collectivité territoriale ... : OUI
Établissement Public ...... : OUI
GIP/GIE ...................... : OUI
Société privée .............. : OUI

Contact
Direction régionale des affaires culturelles de votre région
http://www.culturecommunication.g
ouv.fr/regions

Pour les associations :
Téléchargez ici le formulaire Cerfa de demande de subvention
Pour les autres usagers demandeurs, prenez contact avec la Direction Régionale des
Affaires Culturelles

Ministère de la Culture et de la

Communication - Secrétariat général

p.

9

120

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Fiche 2 : Education Artistique et Culturelle
Éducation artistique et culturelle
Action territoriale

Politique du Ministère
La politique du ministère de la Culture et de la Communication en faveur de l’éducation artistique et culturelle vise à
soutenir la capacité d’intervention des structures artistiques et culturelles, des artistes et des associations dans le cadre :
-

des enseignements et des dispositifs partenariaux et programmes de sensibilisation tels que définis par l’annexe 2 de la circulaire du 29
avril 2008,
l’enseignement de l’histoire des arts, généralisé à l’ensemble des niveaux scolaires en 2009,
des projets éducatifs des structures culturelles et des associations élaborés en partenariat,
des actions éducatives et pédagogiques menées dans le cadre des résidences d’artistes (cf. circulaire 2010-032 du 5 mars 2010),
des politiques éducatives globales mises en œuvre en partenariat avec les collectivités territoriales,
des actions de formation, conjointes ou non, en direction des personnels des milieux éducatifs, artistiques et culturels,
de l’édition d’outils pédagogiques et de la constitution de ressources culturelles éducatives,
du partenariat avec les établissements en charge de l’enseignement agricole et de l’enseignement supérieur.

Description du dispositif
L’éducation artistique et culturelle vise à former chez les enfants et les jeunes (de la petite enfance à l’université) la
capacité à poser un regard personnel sur le monde. Elle nécessite la mise en place de dispositifs où enfants et jeunes
adoptent une posture active permettant leur familiarisation avec les œuvres du patrimoine et de la création, l’ouverture à
des problématiques artistiques, le développement de leur sensibilité et de leur créativité ainsi que leur questionnement
critique.
Sa mise en œuvre s’effectue dans le respect et l’équilibre de trois axes fondamentaux :
-

le rapport direct aux œuvres (représentations de spectacles, concerts, visites d’expositions, lectures …),
l’approche analytique et cognitive des œuvres, leur contextualisation (conférences, répétitions publiques, enseignement de l’histoire
des arts, discussions collectives autour de la réception de l’œuvre par chacun, mise en relation avec les autres champs du savoir, etc.)
qui en constitue la dimension culturelle, la pratique effective dans le cadre d’ateliers.

Si l’éducation artistique et culturelle s’inscrit historiquement sur le temps scolaire, elle s’étend désormais au delà du seul
champ scolaire stricto sensu pour favoriser, dans le cadre des politiques territoriales, la cohérence des différents temps de
l’enfant et du jeune, et rompre ainsi avec la segmentation entre temps scolaire et hors temps scolaire.
Le partenariat qui repose sur la collaboration des milieux éducatifs, socio-éducatifs et des milieux artistiques et culturels
est au cœur des enjeux de l’éducation artistique et culturelle.
La politique gouvernementale en faveur de l’éducation artistique et culturelle s’exerce en coopération avec les ministères
concernés (ministère de la Culture et de la Communication, ministère de l’Éducation nationale, Agriculture),
conformément aux objectifs publiés dans la circulaire interministérielle 2008-059 du 29 avril 2008. Elle s’appuie également
sur une collaboration accrue avec les collectivités territoriales.

p.10

Ministère de la Culture et de la Communication - Secrétariat général

121

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Éducation artistique et culturelle... suite
Action territoriale

Modalités d’attribution et de versement
Le montant de la subvention est calculé selon la nature, le montant du projet et les dépenses nécessaires à sa réalisation.
Les actions à rayonnement national relèvent de la compétence de l’administration centrale du Ministère de la Culture et
de la Communication.
Les actions à rayonnement territorial relèvent de la compétence des directions régionales des affaires culturelles (DRAC).

Public(s) éligible(s)
Association .................. : OUI
Personne physique ......... : NON
Collectivité territoriale ... : OUI
Établissement Public ...... : OUI
GIP/GIE ...................... : OUI
Société privée .............. : OUI

Contact
Direction régionale des affaires culturelles de votre région
http://www.culturecommunication.g
ouv.fr/regions

Pour les associations :
Téléchargez ici le formulaire Cerfa de demande de subvention
Pour les autres usagers demandeurs, prenez contact avec la Direction Régionale des
Affaires Culturelles

Ministère de la Culture et de la Communication - Secrétariat général

p.

11

122

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Fiche 3 : Valorisation des Langues de France
Valorisation des langues de France

Langue Française
Politique du Ministère

La pluralité des langues que le Ministère entend mettre en valeur a un versant interne : les
langues de France, c’est-à-dire :
-

les langues dites régionales, parlées sur une partie du territoire national depuis plus longtemps que le français, comme le breton, le basque ou les créoles,
certaines langues « non-territoriales », implantées et transmises dans notre pays et par là constitutives de son patrimoine culturel, pour autant qu’elles
n’aient pas de statut officiel à l’étranger : arabe dialectal, arménien occidental, berbère, judéo-espagnol, romani, yiddish. La langue des signes
française, LSF, moyen d’expression traditionnel de citoyens français, est naturellement une langue de France.

Description du dispositif

La valorisation des langues de France vise à amplifier la créativité culturelle. À ce titre, les
langues sont considérées sous l’angle des œuvres auxquelles elles donnent expression : plutôt
comme outils de création artistique que comme moyens de communication.
Toutes les formes d’expression sont justiciables d’une aide : théâtre, chanson et spectacle
vivant en général, cinéma et audiovisuel, littérature, en liaison notamment avec le Centre
national du livre dans le cadre de la Librairie des langues du monde (fonds spécial d’aide à
l’édition et à la traduction), festivals et « forums ». Il s’agit de montrer la vitalité des langues
de France et leur actualité, en manifestant leur capacité à produire des œuvres de valeur.
Les critères de recevabilité des dossiers sont du même niveau d’exigence que pour les projets
de langue française.
Par ailleurs, un fonds spécial pour l’Outre-mer a été mis en place, qui a pour vocation
d’encourager, spécifiquement mais selon les procédures de droit commun, les initiatives de
valorisation des langues d’outre-mer, qui forment l’essentiel des langues de France.
Les interventions de l’administration centrale privilégient les actions fédératives ou qui
mobilisent plusieurs langues concernées. Les actions de développement territorial relèvent de
la compétence des directions régionales des affaires culturelles.

123

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Modalités d’attribution et de versement

Le montant de la subvention est déterminé selon la nature et la qualité du projet, et selon le
budget de réalisation. La subvention est versée en une seule fois.
Public(s) éligible(s)

Contact

Délégation générale à la langue française et aux langues de France
Mission du développement et de l’enrichissement de la langue
française - dglflf.min@culture.gouv.fr
Personne physique ......... :
Direction Régionale des Affaires Culturelles de votre région
NON
http://www.culturecommunication.gouv.fr/regions
Association .................. :
OUI

Collectivité territoriale ... : Pour les associations :
OUI
Téléchargez ici le formulaire Cerfa de demande de
subvention
Établissement Public ...... :
Pour les autres usagers demandeurs, prenez contact avec la
OUI
GIP/GIE ...................... :
OUI

DGLFLF

Ministère de la Culture et de la Communication - Secrétariat général p.59

Société privée .............. :
OUI

124

�Mémoire 2

Mathilde JULIA

Annexe 11
Réalisation d’un film – Organisation et budget
prévisionnel

Autorisation à l’image et à l’enregistrement  Avant toute manipulation et mise en scène
avec les élèves, une autorisation doit être remise au professeur des écoles autorisant la prise et
la diffusion des images dans le cadre du projet pédagogique.
Camera  Les appareils photographies de l’association ou de l’établissement scolaire
peuvent être prêté pour la durée du projet.
Costumes  À définir selon les sujets du film, ils peuvent être convenus au préalable par
l’équipe éducative et en accord avec la participation des parents. Ils peuvent être mis en place
selon un code couleur particulier. Aussi, il a été considéré pour la réalisation d’un film sur le
déroulement des animations que les enfants seraient vêtus de blanc ou de noir. Pour la touche
de couleur, des bandanas multicolores seront prêtés lors de la réalisation (2,52 € euros par
bandana).
Lieux  Les lieux peuvent varier selon la réalisation. Les locaux de l’école peuvent être
utilisés. D’autre part, la séquence peut être tournée lors de la réalisation d’une sortie
pédagogique à Cordes-sur-Ciel ou d’un rassemblement scolaire.
Décor  Il est possible, dans le cadre du cycle d’animation autour de l’occitan, d’amener les
élèves à créer leurs propres décors (Rouleau de papier blanc 1,50 x 10m : 46,10€ / Gouache
maternelle liquide 500 ml : 3,25€ / Jeu de 7 pinceaux : 9,99€ / Jeu de 10 rouleaux : 9,34€ / Jeu
de 4 éponges pour peintures : 1,60€).
Montage  Il existe de nombreux logiciels de montages gratuits et compatibles sur tout
système d’exploitation donnant un résultat très satisfaisant du type « Lightworks ».

125

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              <text>Interroger l'animation « langue et culture occitanes » à destination de l'Enfant : une expérience linguistique et musicale du CORDEA-La Talvera / Mathilde Julia</text>
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              <text>Interroger l'animation « langue et culture occitanes » à destination de l'Enfant : une expérience linguistique et musicale du CORDEA-La Talvera / Mathilde Julia</text>
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              <text>Vignette : http://occitanica.eu/omeka/files/original/8165051b04091c58b2fbc20a8a2af001.jpg</text>
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          <name>Temporal Coverage</name>
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              <text>20..</text>
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              <text>Association Cordae-La Talvera</text>
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              <text>Écoles -- Activités culturelles</text>
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              <text>Activités parascolaires</text>
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              <text>Occitan (langue) -- Étude et enseignement</text>
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          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
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              <text>Ginestet, Joëlle. Directeur de thèse</text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mémoire universitaire</text>
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          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Ressources scientifiques</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Animacion escolara = Animation scolaire</name>
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