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de

Joseph ANGLAI
Agrégé

de

L'INSTITUT
b

l'Universiti

D'ESTUDIS
OCCITANS

les

TROUBADOURS
Leur Vie

—

Leur Œuvre

TROUBADOURS LIMOUSINS

brive
IMPRIMERIE

1898

ROCHE

����LES TROUBADOURS

�DU

MÊME

AUTEUR

Contribution à l'étude du Languedocien. —
Le Patois de Lézignan (Aude). — Pho

nétique. — xi-101 pp., gr. in-8. — Mont
pellier, Camille Coulet, Librairie de l'Uni
versi té, 1897.

�Joseph ANGLADE
Agrégé

Professeur

de

l'Université

Lycée

au

de

Tulle

les

TROUBADOURS
Leur Vie

—

Leur Œuvre

TROUBADOURS LIMOUSINS

BIBLIOTÈCA
DE

L'INSTITUT
D'ESTUDIS
occitan:

brive
IMPRIMERIE

ROCHE

1898
CIRDOC

�2^656V

Extrait de Lemouzi

(Janvier 1808)

ỳlí\ìòfL

CAB 2258

�Le présent travail a d'abord servi de
discours de distribution de prix. (Col¬

lège de Béziers. — Juillet 1897.) Je l'ai
depuis et j'y ai ajouté des notes
et un Appendice. Son origine indique
qu'il est fait sans prétention et qu'il
n'apprendra rien de nouveau à ceux qui
s'occupent d'études romanes. Il pourra
cependant être utile à ceux qui ne s'en
occupent pas. On parle volontiers des
troubadours aujourd'hui, et beaucoup de
ceux
qui se considèrent comme les héri¬
tiers de leur gloire ne les connaissent
que de nom : je n'aurais pas fait œuvre
récrit

vaine si les pages
les inviter à faire

qui suivent pouvaient
avec eux plus intime

connaissance.
Tulle, le 7 Janvier 1898.

��"s^ï^íS"

g^ÊV

LES

TROUBADOURS
gear fie

—

£-eur Œ'ûvre

Les Troubadours ont
des hommes de toute

compté parmi eux
condition. Un des

plus anciens est Guillaume VII (2), comte de
Poitiers et plus tard duc d'Aquitaine, qui
passa sa vie à guerroyer et à domnoyer,
entendez par là à faire une cour assidue
aux dames. Bertran de Born (3) était aussi
d'origine noble, car il était seigneur d'Hautefort, et il fut pour le roi d'Angleterre
tantôt un ami puissant, tantôt un gênant
ennemi. Ce n'était pas non plus un homme
de basse naissance que le vicomte Ebi.e II
de Ventadorn (4), ni Jaufre Rudel prince
de Blaye(5), ni Raimbaud,comte d'Orange(6).
Enfin les noms du roi Alfonse II d'Aragon (7)
et de Richard Cceur-de-Lion (8), qui s'exer¬
cèrent dans l'art des troubadours, nous
montrent que la poésie n'a pas réservé ses

�8

les troubadours

faveurs

aux plus humbles de ses enfants,
qu'elle a souri aussi aux privilégiés
du sang et de la fortune (9).
Pourtant, la majeure partie des trouba¬
dours fut de petite extrace. Un des plus
anciens et des plus célèbres, Marcabrus(io),
fut jeté à la porte d'un homme riche, nous dit
sa
biographie. On ne connaissait pas sa
naissance, mais cet enfant perdu devint par
la suite un grand poète.
Arnaud de Mareuil (ii), qui fut un des
plus nobles troubadours du temps, était lui
aussi de naissance pauvre : il erra dans la
plupart des cours du Midi et passa quelque
temps à Béziers ; mais, se voyant repoussé
par la vicomtesse Adélaïde .(12), il s'en alla
de désespoir à la cour des Guilhem de
Montpellier où il mourut.

mais

Enfin à la

cour

du vicomte

Eble

II

de

Ventadorn, qui fut lui-même poète, naquit
un homme
qui devait éclipser la gloire de
son maître. C'est Bernard de Ventadorn
(13),
un des
plus grands noms de la littérature
provençale. Son père était fournier à la
cour, et des rêves de gloire durent emplir
souvent sa jeune âme,
quand il contemplait
le brillant cortège du vicomte et
qu'il en¬
tendait vanter ses qualités de grand cheva¬
lier et ses mérites de bon
poète. Il ne se
doutait pas qu'un jour aussi on l'accueille-

�leur

rait

avec

vie, leur œuvre

9

respect dans les châteaux, lui,

l'humble fils du fournier, et que
dames

se

les nobles
disputeraient l'honneur d'être

nommées dans

ses vers.

La liste serait trop longue de ceux qui
durent à leur seul talent d'être admis dans
l'intimité des grands de l'époque et de de¬
venir

quelquefois leurs conseillers.- Car les
gâtés de cet
heureux temps : aussi parcoururent-ils le

troubadours furent les enfants

monde à la recherche des honneurs et aussi
des

plaisirs.

Ce furent de

grands voyageurs, comme
(14), qui dut son surnom à
son amour
immodéré des voyages. Non
qu'ils aimassent les voyages pour eux-mê¬
mes ni pour les sensations nouvelles qu'ils
nous donnent ; ils ne promenaient pas non
plus par le monde, comme le fit plus tard
Childe-Harold, la hautaine mélancolie d'un
ce

Cercamons

cœur

ulcéré. La

cause

et le but

de leurs

étaient plus simples. Comme ils
apportaient avec eux la poésie, c'est-à-dire
la joie et la grâce, comme ils venaient met¬
tre la gaîté dans les châteaux, où les rares
jours de fête étaient suivis de longs jours
voyages

d'ennui, on les accueillait avec transport,
on les écoutait avec recueillement, on les

quelquefois avec passion.
Aussi arriva-t-il à quelques-uns

aimait

d'entre

�LES

JO

TROUBADOURS

eux

de touchantes

res.

Nous entrons ici dans la

les

de

tragiques aventu¬
légende, mais
légendes sont si belles qu'on résiste dif¬
ou

ficilement

au désir de les citer.
Les aventures les plus invraisemblables

sont sans

nul doute celles que nous rapporte

la

biographie de Peire Vidal. Ce trouba¬
dour a passé une grande partie de sa vie
dans le Languedoc et plus particulièrement
dans le Carcasses. Il aimait la comtesse de
Pennautier à qui sa fierté avait mérité le
surnom de la Louve. Pour parvenir jusqu'à

elle, Peire Vidal s'habilla

en loup. Il
longtemps dans les montagnes du
Carcassès, jusqu'à ce qu'il se fît chasser
par les bergers et leurs chiens. Mais le poète
dans cet esclandre
Empêché par son hoqueton — Ne put ni fuir ni se défendre. On
le porta à demi-mort dans une auberge de
Pennautier, où la Louve cruelle vint enfin

rôda

—

le consoler.
A côté de cette aventure

étrange, voici
plus belles légendes que le moyenâge nous ait transmises sur les troubadours.
Le prince de Blaye, le troubadour Jaufre
Rudel (i6), ayant entendu dire grand bien
de la princesse de Tripoli (de Syrie) s'enune

des

amoura

d'elle

sans

l'avoir

vue.

Afin de la

connaître, il partit pour la croisade
une

grave

; mais
maladie s'empara de lui pendant

�LEUR

VIE,

LEUR ŒUVRE

IX

la traversée et

quand il arriva à Tripoli il
On le porta dans une au¬
berge et on avertit la princesse qui vint le
voir. Le pauvre poète fut si heureux qu'il
recouvra la vue, l'ouïe et le souffle qu'il
avait perdus, mais pour quelque temps
seulement, car la joie l'avait tué. La prin¬
cesse de Tripoli le fit ensevelir dans le cou¬
vent des Templiers et prit le voile le même
jour.
Plus tragique est l'aventure qui arriva a
Guillaume de Cabestang (17). 11 faisait des
était mourant.

chansons

en

l'honneur de la dame de Castei-

Rossillon ; le comte l'ayant su s'empara du
poète, le fit tuer et donna son cœur à man¬
ger à sa dame. Le pauvre poète fut bien

la dame, ayant appris la sinistre
désespoir ; le roi d'Ara¬
gon fit prendre le comte et le mit en prison.
11 fit ensuite transporter en grande pompe
les cendres des deux morts à Perpignan.
Tous d'ailleurs n'eurent pas d'aussi tra¬
giques aventures et ne moururent pas
d'aussi maie mort. La vie de beaucoup
d'entre eux se passa tranquillement dans la
suite de quelque grand seigneur ;ils avaient
mission d'égayer sa cour et s'estimaient
heureux quand ils avaient trouvé bon sou¬
per et bon gîte. Peu curieux de ce qui se
passait autour d'eux, ils furent trop souvent

vengé

:

aventure, se tua de

�les troubadours

12

indifférents

aux

les témoins. Ils

événements dont ils furent
se

départirent quelquefois

pourtant de leur sérénité ; quelques-uns
surent, à l'occasion, élever la voix et faire
entendre leurs colères dans de mâles sir-

ils devenaient alors pour les grands
dangereux ennemis ; ils les accusaient

ventes ;

de

de lâcheté en les excitant à suivre leurs aî¬
nés aux croisades ou blâmaient leur rigueur
contre les

Templiers (18).
plupart semblaient réfugiés dans
leur tour d'ivoire et quant à ceux qui se fa¬
tiguaient de la vie des cours, le cloître leur
Mais la

restait

comme

bien là

un

dernière

ressource.

Et c'est

trait du moyen-âge que ce refuge
dans l'ombre du couventde ceux qui avaient
brillé dans le monde. Le troubadour deve¬
nait

simple moine et Bertran de Born (19),
qui avait bravé la colère du roi d'Angleterre
dans

son

château d'Hautefort, finit obscuré¬

ment sa vie à

l'abbaye de Dalon. Folquet
plus brillante for¬
Toulouse et c'était
pour lui une vraie douleur d'entendre chan¬
ter quelqu'une des
chansons qu'il avait
composées. Homme de foi ardente, comme
d'autres troubadours, il brûlait impitoya¬
blement ce qu'il avaitadoré dans sa jeunesse.
Quel que soit le fond de vérité qu'il y ait
sous ces légendes, les unes et les autres nous
de Marseille (20) eut une
tune : il devint évêque de

�LEUR

montrent

VIE, LEUR ŒUYRE

13

quelle importance tenait le trou¬

badour dans la vie des

cours

et

des châ¬

teaux.

11
ses

frappait à de nombreuses portes dans
courses vagabondes à travers le Midi.

Tantôt il était seul, tantôt il était suivi d'un

jongleur fidèle qui partageait la gloire de
maître

son

en

chantant

passait ainsi de la

cour

ses

chansons.

11

de Rodez à celle de

Turenne, de la cour de Ventadour à celle
Limoges et de Poitiers ; il visitait les ri¬
ches seigneurs de Narbonne, de Béziers, de
Montpellier et de Toulouse, amoureux
de

lui des fines chansons et des vers
harmonieux. Il payait en poète la royale

comme

hospitalité qu'on lui offrait : il proclamait
ses vers les qualités de son hôte et

dans

faisait connaître la courtoisie, le bel accueil
et Yavenance de son protecteur. Malheur à

qui

lui donnaient qu'un méchant
quelques menues pièces d'or ! Le
doux troubadour punissait cruellement
l'avarice du seigneur qu'il avait vainement
sollicité, en répandant sur son compte mé¬

ceux

cheval

disances
du

ne

ou

et

pauvre

calomnies. C'était la vengeance
chanteur errant et plus d'un

seigneur orgueilleux et avare (cobeitos), se
souvenant que le poète est de race irrita¬
ble, devenait libéral (lare) par crainte du
ridicule.

�I.ES TROUBADOURS

14

Et

ce

dans

la

n'est

pas

France

en

France seulement,

du Midi, qu'ils menaient

joyeuse d'enfants gâtés. Les grands
princes deTItalie du Nord et du Centre, les
rois de Naples et plus prés de nous les rois
d'Aragon leur faisaient bon accueil ; plu¬

leur vie

sieurs parmi ces princes étrangers se flat¬
taient d'être poètes et nous avons de quel¬

ques-uns d'entre eux des poésies qui ne
sont pas sans charme. Mais ils furent sur¬
tout les bienfaiteurs des poètes, leurs grands

protecteurs (21), dans un temps où la con¬
dition des gens de lettres était un peu
moins sûre qu'elle l'a été plus tard. En

échange de cette protection, les troubadours
chantaient leurs louanges. Ils ne donnaient
pas toujours l'exemple de la discrétion
dans leurs demandes, ni de la dignité dans
leurs remerciements : mais la faveur dont

jouissaient auprès de ceux qui étaient
puissants du jour nous laisse voir com¬
bien intense fut le foyer de poésie qui
rayonna dans le Midi du xne et du xmc siècles.
Leur renommée fut si grande que, pour
mieux entendre leur poésie, les étrangers se
mirent à étudier leur langue. L'humble
patois des paysans limousins était devenu
une langue littéraire
que comprenaient les
podestats d'Italie et les princes de Castille
et d'Aragon (22). Les poètes italiens —

ils

les

�LEUR

VIE,

15

LEUR ŒUVRE

les troubadours de la Catalogne —
écrivaient leurs poésies dans la langue de
Bertran de Born (23) et le grand Dante lui-

comme

peut-être pas dédaigné de l'em¬
ployer. Ainsi d'un bout à l'autre de la mer
latine, comme quelques milliers d'années
auparavant sur les bords de la mer grecque,
c'était à la même langue que les poètes
confiaient leurs inspirations. Cette langue
harmonieuse se prêtait facilement aux ca¬
prices des rythmes et des rimes ; elle était
pleine de grâce et de délicatesse dans les
chansons, mâle et énergique dans les sirventes; elle pouvait exprimer toutes les
nuances de la passion, dire les désirs ar¬
dents des poètes ou la tristesse des espoirs
déçus ; elle dit trop souvent, hélas ! leurs
même n'a

mièvreries et leurs fadeurs.
Car si la vie des troubadours

explique

qui leur
être de grands poètes lyri¬
ques. La plupart, nous l'avons vu, étaient
de petite naissance ; la plus grande partie
de leur vie s'est passée dans ces sociétés
un peu fermées que furent les cours des
petits princes et des grands seigneurs du

leur œuvre, nous pouvons

voir

ce

manque pour

Midi. Aussi

ne

chantaient-ils

pas, comme

grand poète contemporain, pour les
pâtres et les gens des mas (24) ; ils n'avaient
souci de plaire qu'au groupe peu nomun

�i6

LES

TROUBADOURS

breux

de personnes auquel s'adressaient
leurs chants. Mais dans ces milieux oisifs
l'amour

était

vite

devenu

de

la

galan¬

terie ; il

s'y débitait sans nul doute plus de
fadeurs qu'il ne s'y montrait de vraie pas¬
sion : la phraséologie amoureuse du temps
nous

éclaire

suffisamment

troubadour, heureux de

se

là-dessus.
sentir dans

Le
une

atmosphère de bienveillance et de sympa¬
thie, chantait de son mieux les louanges de
la dame qui était pour lui la source de tout
bonheur et aussi de tout bienfait. Mais à
voir la

préciosité qu'ils

y mettaient le plus
il semble que peu d'entre eux,
malgré les légendes, aient souffert de ces
orages qui déchirent le cœur des grands
poètes et qui rendent plus vibrantes les
cordes de leur lyre : il semble, en un mot,
qu'il y ait eu dans leurs âmes peu de pas¬
sion, partant peu de poésie.
C'est que peut-être nous avons connu de¬
puis de trop grands poètes, à commencer
par « l'enfant du siècle », pour finir par les
plus récents de nos contemporains ; nous
avons entendu la passion parler
dans leurs
vers une autre langue, d'une
éloquence in¬
connue jusqu'alors ; nous les avons aimés,
parce qu'ils nous ont faits les confidents de
leurs plus intimes pensées; nous nous som¬
mes reconnus en eux, parce qu'ils ont
mêl
souvent,

�LEUR

leur vie à la

VIE, LEUR ŒUVRE

17

nôtre, qu'ils ont souffert des

mêmes douleurs et que

les mêmes joies

les ont consolés de leurs souffrances.
Les troubadours

—

et ce n'est pas

faute, mais la faute de leur temps
vécu dans

leur

—

ont

monde pour

ainsi dire trop
étroit. 11 y a eu dès l'abord trop de conven¬
tion dans leur poésie et cette littérature
porte dès ses origines les marques de je ne
sais quel alexandrinisme qui fait prévoir
sa caducité prématurée. Le cercle des idées,
pas plus que celui des sentiments, ne paraît
pas très varié. 11 semble qu'il y ait un fond
commun
comme il y avait une commune
langue — où chaque poète puisait à son
un

—

tour.

De là dans cette littérature essentiel¬

lement

lyrique une froideur, un manque
d'inspiration qui étonnent.
Faut-il croire, avec le grand poète con¬
temporain, que le meilleur de leurs vers ne
sera jamais lu et que la plupart auront em¬
porté avec eux le secret de leurs plus inti¬
mes joies comme
de leurs plus sincères
souffrances? Ce qui est certain, c'est que
l'atmosphère où ils ont vécu explique ce
qu'il y a d'artificiel et de convenu dans leur
œuvre. Aussi, prenez la collection de leurs
poésies, elle ressemble quelque peu à un
Musée peuplé de brillantes et de jolies sta¬
tuettes ; les contours sont admirablement

�&lt;

l8

LES TROUBADOURS

travaillés ; le port est noble ou gracieux :
mais le visage reste trop froid et le front

trop

serein ; il manque à la plupart la
qui échauffe et qui anime, en un

flamme
mot la

vie.

4
f

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APPENDICE

TROUBADOURS Ï.IAIOI SIXS

Le Limousin est une des contrées qui a
fourni le plus de troubadours — ou tout au
moins qui a vu naître les plus grands d'en¬
tre eux

(Bernart de Ventadorn, Bertran

Born, Gaucelm Faidit, etc.).

Voici,

de

en ap¬

pendice, la liste de ceux qui sont originaires
des pays qui forment actuellement les dé¬
partements de la Hte-Vienne de la Corrèze
et de la Creuse, la plus grande partie du
département de la Dordogne, et, dans la
Charente, l'arrondissement de Confolens.
Les renseignements qui suivent sont em¬
pruntés à cette mine inépuisable qui est
l'édition des Biographies des Troubadours
par mon savant professeur M. Chabaneau.
J'ai aussi consulté son savant article sur
La langue et la littérature du Limousin pu¬
blié dans

la Revue des Langues Romanes
(année 1891), ainsi que l'intéressante notice
de M. Clément-Simon dans le

Bulletin

ar-

�les

20

troubadours

chèologique de la Corrèze (1893). Les rensei¬
gnements puisés dans ces travaux ont

été

complétés à l'occasion grâce au livre de
Bartsch : Grundriss zur Geschichte der Provenzalischen Literatur. Enfin j'ai indiqué,

avait lieu, le nombre de pièces
musique nous était conservée,
d'après le livre intéressant de M. Restori :
Per la Storia musicale dei Trovatori.provenzali.
Torino, Fratelli Bocca Editori.
quand il
dont

y

la

—

Voici d'abord les troubadours les
anciens ou les plus connus :
Eble

plus

II, vicomte de Ventadorn (commen¬
siècle). Aucune de ses poé¬

cement du xne

mais nous savons
le comte de Poitiers, Guillaume VII,
goûtait beaucoup ses chansons.
sies

ne nous

est parvenue ;

que

Grégoire Bechada, de Lastours (HauteVienne, canton de Nexon). C'était, nous dit
le

chroniqueur Geoffroy de Vigeois, « un
intelligence très déliée ». Il
avait composé en limousin un poème sur la
première croisade : il y avait travaillé douze
ans. Il n'en reste rien (première moitié du
xne siècle).

chevalier d'une

Bernart

Ventadorn, né au château de
Ventadour, devenu moine à l'abbaye de
Dalon (1145-1195). Il nous reste de lui une
de

�LEUR

21

VIE, LEUR ŒUVRE

cinquantaine de pièces, dont dix-neuf avec
la musique (25).
Guiraut de Borneill (26), d'Excideuil,
arrondissement de Périgueux. (Fin du xii'

siècle).
des plus nobles poètes de son
vie était telle, nous dit son bio¬
graphe, que tout l'hiver il allait à l'école et
y étudiait et que l'été il allait dans les cours
menant avec lui deux chanteurs qui chan¬
taient ses chansons. Et tout ce qu'il gagnait
il le donnait à ses parents pauvres et à
l'église de la ville où il était né ».
Il nous reste de lui plus de 80 pièces,
parmi lesquelles l'aube célèbre Reis glorios
(avec musique). La musique de trois autres
pièces nous a été conservée.
Ce fut

un

temps. « Sa

de Born, né à Hautefort, canton
Pèrigueux (1140-1207).
45 pièces, dont une seulement avec mu¬
sique (Editions Stimming et Thomas).

Bertran

de

Bertran

de

Born le fils.

(Une

ou

deux

pièces).
Peire de Bussignac, né au château d'Hautefort, chez Bertran de Born. Il ne nous
reste de lui que

deux pièces.

Gaucelm Faidit

(27),d'Uzerche (1180-1216).

�les

22

troubadours

(Gaucelm Faid.it, nous dit son biographe,
si fo d'un bore que a nom Uzercha). Il vécut
à la

du

fin du xne siècle et au commencement
11 nous reste de lui plus de 65 piè¬

xnic.

musique.
Gui d'Ussel (plus de 20 pièces dont 4 avec
musique), avec ses deux frères Ebles et
Peire et son cousin Elias, les quatre d'Us¬

ces,

dont

14 avec

sel.
Maria

de

Ventadorn, femme d'Ebles

vicomte de Ventadour (une

V,

seule pièce).

joindre à ces noms, illustres pour
plupart, les noms suivants :
Adrian del Palais (?). Il reste de lui une
dizaine de vers seulement. M. Chabaneau
suppose qu'il est originaire du Palais, can¬
Il faut

la

ton de

Limoges.

Arnaut

de

Tintignac. (Tintignac près de
Trois ou quatre

Naves, canton de Tulle).

pièces.
Audoi

(?). Troubadour peu connu, dont il
doute rien ; car deux manus¬
attribuent une chanson, mais cinq

reste sans

ne

crits lui

manuscrits l'attribuent à

Raimon

de

Dur-

fort.

Cornil. (Corail, canton Sud
Tulle). Il ne reste rien de lui.

Bernart de

de

�VIE, LEUR ŒUVRE

LEUR

23

Bernart Rascas (?). « Les vers qui lui sont
attribués par Nostradamus, me dit M. Chabaneau, sont certainement l'oeuvre de ce
maître faussaire ou d'un fabricateur ejusdem

farince

Bertran

naire

,

canton

».
de

(?). (Peut-être origi¬
Guiraut de Borneill du

Preissac

comme

,

d'Excideuil, arrondissement de Pé-

rigueux). Deux pièces.
Estève et

Jutge (?) auteurs d'une tetison.

Puycibot, originaire de l'ar¬
rondissement de Nontron (canton de JumiGausbert

de

lhac) ; son biographe nous dit : fo gentils
hom e fon de l'avescat de Lemozi. 11 reste de
lui une quinzaine de pièces.
Giraut

Luc

de

la Corrèze. Il

ne

(?). Peut-être originaire de
deux sir-

reste de lui que

ventes.

Originaire d'Egletons
(arrondissement de Tulle). La commune de
Moustier-Ventadour, où se trouvent les
ruines du château de Ventadour, dépend
de ce canton. C'était, comme on voit, un
voisin des quatre d'Ussel et des Ebles et
Bernart de Ventadour. Il reste de lui quel¬
ques couplets.
Gui

de

Guilhem
sir ven tes.

Glotos.

de

Limoges. Il reste de lui un

�les troubadours

24

Guilhem de la Tour (arrondissement de
Ribérac). Une douzaine de pièces.

Jaufre de Pons et Rainaut de Pons (Cha¬
rente-Inférieure). Il reste une tenson seule-ment

de

deux troubadours.

ces

Joan d'Aubusson. Milieu du xme siècle.
pièces d'après Bartsch.

Trois

de Confolens. Il reste de
quatre chansons, dont une avec

Jordan Bonel
lui trois

ou

musique.
Peire Espagnol

(?). Trois pièces lyriques.

Sotpeirs.

(Petro ioculare de Septempiros) 1092-1110. (Cartulaire de l'abbaye
de Vigeois.)
Peire

de

Le Prévôt

Limoges. Il reste de lui

de

une

tenson.

Le Prévôt

rien de lui

Noalhac. Il

de

ne

reste

plus

aujourd'hui.

Raymond IV
tensons dont

Rainaut.

ou

III

une avec

Une

de

Turenne. Deux
de S'-Circ.

Hugues

tenson

avec

Gui d'Ussel.

M. Chabaneau suppose

qu'il s'agit peut-être
(Revue
Langues Romanes, 1891, p. 386).

de Renaud VI, vicomte d'Aubusson.
des

Ugo

de

la

Bachellerie

(originaire de la

�leur

vie, leur œuvre

25

Bachellerie, canton d'Uzerche). Cinq

ou

six

pièces.
A cette liste il faudrait

peut-être joindre
quelques autres noms comme Guilhem de Biartz, que M. Clément-Simon fait
originaire de Saint-Martial-de-Gimel (TulleSud) ; Lemozi, qui tensonna avec Bernart de
Ventadorn ; les jongleurs Richardet et Joan
(de Limoges?) ; Peire del Vern (Vergt, ar¬
rondissement de Pèrigueux ?) ; mais cette
liste, telle qu'elle est, nous dit assez éloquemment combien brillante fut la produc¬
encore

tion littéraire

du Limousin et

elle suffit

pour nous expliquer pourquoi la langue des
troubadours s'est appelée la langue limou¬
sine. La langue dans laquelle avaient écrit
Bernart de Ventadour, Guiraut de Borneill
Bertran de
honneur.

et

Born avait bien

4S.

mérité cet

��NOTES

( i) Je cite les Biographies des Troubadours d'après
publié par M. Chabaneau dans l'Histoire
générale du Languedoc de Don Vaissete. (H.G. L.
Hisl. Gén. du Languedoc, Tome X, éd. Privat).
le texte

(2) Guilllaume VII, comte de Poitiers, et Guil¬
IX, comme duc d'Aquitaine {1087-1127).
Biographie H. G. L., X, p. 2 13 : « Lo coms de
Peitieus si fo uns dels majors cortès del mon, e
dels majors trichadors de dompnas... E saup ben
trobar e cantar ; e anet lonc temps per lo mon per

laume

enganar

las dompnas

».

si fo us castellans de
l'evescat de Peiregors, senher d'un castel que avia
nom Autafort. Totz temps ab guerra ab
totz los
sieus vezins, ab lo comte de Peiregors et ab Richart.
(3) Bertrans de Born

«

(H. G. L., p. 224). Une autre biographie dit:
de
Born si fo de Lemozi, vescoms

Bertran

d'Autafort, qui avia prop de mil homes ».
ibidi).

(H. G. L.

Ventadorn.
(5) Pour Jaufre Rudel, cf. la biographie ci-des¬

(4) Eble II, vicomte de
sous, n°

16.

(6) Raimbaud III, comte d'Orange, régna de 1150
à 1173.

(7) Alfonse II, roi d'Aragon

(1162-1196).

�28

LES

TROUBADOURS

(8) Richart Coeur-de-Lion, roi d'Angleterre
(i 169-1 iQ9). Il reste de lui une poésie en langue
d'oïl et en langue d'oc.
(9) Parmi les

gens

de paratge, il faut

encore

citer

Arnaut Daniel et Peire Cardenal.
«

Arnautz Daniels

biographie.
noble:

«

noblesse),

e

fo gentils hom », dit sa
Cardenal fut aussi d'origine
fo d'honradas gens de paratge (de
fo fils de cavalier e de domna ».

Peire

(10) Marcabrus si fo gitatz à la porta d'un rie
home, ni anc no saup hom quis fo ni don
Au¬
tre biographie (K) : Marcabrus si fo de
Gascoigna,
fils d'una paubra femna
(H. G. L., Tome X,
p. 216).
(11) Arnautz

de

Maruelh

fo

de l'avescat

de

Peiragorc, d'un castel que a nom Maruelh, e fon
clergues de paubra generació. E car no podia viure
per las suas letras, el s'en anet per Io mon
(H. G. L., p. 2 19).
(12) La vicomtesse de Béziers dont il s'énamoura
était Adélaïde de Toulouse, fille de Raimon V.
Elle fut la mère du vicomte de Béziers Raymond-

Roger, «que les Français tuèrent quand ils l'eu¬
pris à Carcassonne » (Biogr.).
Parmi les autres grands troubadours qui furent
aussi d'humble naissance, il faut citer encore Giraud de Bornelh, un des
plus illustres. « Girautz
rent

de

bas

Borneill si

fo de Lemozi

ajar, mas savis hom de letras

E

fo

e

de

hom
sen

de
na¬

tural.

(13) Bernart de Ventadorn aima Eléonore
d'Aquitaine, et lorsque le roi d'Angleterre l'eût
prise pour femme, il revint d'auprès d'elle « triste
et dolent », dit sa biographie ;
après avoir passé

�LEUR

VIE,

LEUR ŒUVRE

29

quelque temps auprès du comte Raymond V de
Toulouse, « il se rendit à l'ordre de Dalon et y
mourut ». L'autre biographie (N° 2) dit : « De duol
e de tristessa
si se fetz monges en l'abadia
de Dalon e aqui persevera tro à la fin ».
Voici ce que disent ses biographies sur sa nais¬
,

sance

et son

enfance

«

:

Bernartz

de

Ventadorn

Lemozi, det castel de Ventadorn. Hom fo de
paubra generatio, filh d'un sirven del castel que
era forniers qu'escaudava lo forn à coser lo pa ».
Rédaction de ( Na ) : « Bernartz de Ventadorn si
fo de Lemosin, del chastel de Ventadorn, de pau¬
bra génération, fils d'un sirven e d'una forneyeira.
Mas de qui que fo fils Dieus li det bella per¬
sona e avinen e gentil cor
».
fo de

(14) Cercamons si fo uns joglars de Gascoigna e
vers e pastorelas à la usanza antiga. E cerquet tot lo mon lai on poc anar, e per so fez se
dire Cercamons. (Cercar : rôder, parcourir).
trobet

(15) Peire Vidal si amava la Loba de Puegnaude Carcassès ; en Peire
lops per ela, e portava ar¬
mas de lop.
E en la montanha de Cabaret el se
fetz cassar als pastors ab cos e ab mastis e ab lebriers, si com om fai lop ; e vesti una pel de lop
per donar à entendre als pastors e als cans qu'ils
fos lops. E li pastor ab lor cas lo cassero el baratero si malamen qu'el en fo portatz a l'alberc de la
Loba de Puegnautier. E cant ela saup que aquest
era Peire Vidais, ela comenset a far gran alegresa
de la folia que Peire Vidais avia faita, e a rire molt,
el maritz de leis atressi ; e receubron lo ab gran
alegreza. El maritz de ela lo fetz penre e fetz lo
metre en luec rescos, al miels qu'el poc ni saup ; e
fetz mandar pel metge e fetz lo metgar entro que
fo garitz. (H. G. L., p. 273).
tier.. i... La Loba si
Vidais si

se

era

fazia apelar

�LES

3°

(

i

dit

TROUBADOURS

6) Voici la biographie de ce Jaufre Rudel, qui,
Pétrarque, usa la rame et la voile -pour cher¬

cher

mort.

sa

(H. G. d. L.,

2 i 7-2 18) : (ABIKN2} Jaufres Rudel
de Blaia si fo molt gentils hom, prínceps de Blaia ;
e

enamoret

per lo gran
de lieis als

de la comtessa de Tripol, ses vezer,
ben e per la gran cortezia qu'el auzi dir
pelegrins que vengron d'Antiochia, e
se

fetz de lieis mains bons

vers

ab bons sons, ab pau-

bres motz. E per

voluntat de lieis vezer, el se crozet e mes se en mar, per anar lieis vezer. E adones
cn la nau lo pres mout
grans malautia, si que cill
que eron ab lui cuideron que el fos mortz en la
nau ; mas tan feron
qu'ill lo conduisseron à Tripol,
en un alberc com per mort. E fo fait à saber à la
comtessa, e venc ad el al sieu lieich e pres lo entre
sos bratz. E el
saup qu'ella era la comtessa, si recobret lo vezer, l'auzir el flairar ; e lauzet Dieu el
grazi queill avia la vida sostenguda tro qu'el l'ages
vista. E
tessa ;

en

e

aissi el moric

entrels

bras de la

ella lo fetz honradamen sepellir

com¬

en

la

maison del Temple de Tripol. E pois en aquel mateis

dia, ella

ella

ac

de lui

se
e

rendet monga,
de la

(1 7)«Guillems

soa

per

la dolor

que

mort.

Cabestaing si fo us cavalliers
confinava ab.CaE en la soa contrada
taloingna e ab Narbona
avia una dompna que avia nom ma dompna Soremonda, moiller d'En Raimon de Castel-Rossillon,
que erat mout gentils e mals e braus e rics e
orgoillos. E'n Guillem de Cabestaing si amava la
dompna per amor e chantava de lieis e'n fazia sas
chansons. E la dompna qu'era joves e gaia e gentils
e bela sill volia ben
major que a ren del mon, e
fon dich à'n Raimon de Castel Rossillon. E el, cum
hom iratz e jelos, enquérie lo faiçh e saup que vers
de

de l'encontrada de Rossillon que

�LEUR

VIE, LEUR ŒUVRE

fetz gardar la moiller. E quan venc un dia,
Raimon de Castel-Rossillon trobet passan Guillem

era, e

de

Cabestaing

fez li traire lo

ses gran
cor

del

compaignia,

cors e

e

aucis lo,

e

fez li taillar la testa, e

la testa el cor fez

raustir

e

portar à son alberc. Lo cor fez
pebrada e fez lo dar a manjar a la
quan la dompna l'ac manjat, Raimon de

far

moiller. E

a

Castel-Rossillon li dis

manjat?»

e

:

«

Sabez

vos

que vos

avetz

ella li dis

tada vianda

e

«no, si non que mout es es¬
saborida ». E el li dis qu'el era estatz

d'en Guillem de Cabestaing so
elle avia manjat ; e a so quellal crezes ben, si
fctz aportar la testa denans lieis. E quan la dompna
vie so e auzic, ella perdet lo vezer e l'auzir tan tost ;
e quan revenc e ella dis : « Seigner, ben ni avetz dat
si bon manjar que ja mais non manjarai d'autre ».
E quan el auzi so, el correc sobre lieis ab l'espaza

certanamen lo cors

que

e

vole li dar

sus

en

la testa.

E ella

correc

ad

un

jos, e enaissi moric ».
Toute la contrée plaignit les malheureux amants;
le roi d'Aragon vint à Perpignan et fit enterrer
leurs corps devant l'église ; quant à Raimon de
Castel-Rossillon il fut jeté en prison et y mourut.
(Bartsch, Chrestomathie Provençale, pp. 237, 238,
239). "Cf. sur cette légende: Fauriel, Histoire de
la Poésie Provençale, I, 543.
balcon

e

(18) Cf.

laisset

en

se

cazer

particulier les sirventes de Peire Car¬

denal, le sirventes de Guillem Figueira contre
Rome et celui d'un anonyme sur les Templiers.

(19) Voyez à la fin de l'édition de Bertran de
Born, par A. Thomas, un extrait du Cartulaire de

l'abbaye de Dalon.
(20) Folquet de Marseille hérita d'une grande
son père. Quand il eut perdu ses amis
le roi Richard, le comte Raymond de Toulouse et

fortune de

�LES

32

le roi Alfonse

TROUBADOURS

d'Aragon, il abandonna le monde et

retira à l'ordre de Citeaux avec sa femme et les
deux enfants qu'il avait. 11 fut fait abbé d'une riche
se

abbaye et plus tard évêque de Toulouse ; c'est là
qu'il mourut.
Voir dans H. G. L., Tome X, passim, les nombreu¬
ses anecdotes
que l'on raconte sur lui.
(21) Parmi les protecteurs italiens des trouba¬
marquis de Montferrat, qui reçut à sa cour Peire Vidal, et l'empe¬
dours il faut citer Boniface II,
reur

En

Frederic II.

Espagne, les protecteurs furent entr'autres :
II, roi d'Aragon; Pierre II d'Aragon, et

Alfonse

Alfonse X de

Castille.

(22) Le marquis Albert de Malaspina (Italie)
discutait
Raimbaut

dans

tenson

une

le

avec

Vaqueiras. Cf.
fonse
II, roi d'Aragon, dans
Prov., 4" éd., p. 85 .

troubadour

chanson d'alBartsch, Chrest.

de

une

(23) Parmi les troubadours italiens qui ont écrit
en

provençal, il faut citer surtout Sordel, né dans

le Mantouan.

(24) F. Mistral : Mireille.

«

Cantan

que per vous

autre, ô pastre e gènt di mas ».

(25) La musique des pièces suivantes,

en nota¬
moderne, se trouve dans le livre de M. Restori, cité plus haut :
tion

Bernart

39.

—

de

Ventadorn

Be m'au ỳerdut

laudeta

mover

(26) Guiraut
Restori,

p.
de

:

Ab

,

p.

joi
37.

mou
—

lo

vers, p.

Quan vei la

10.

Borneill

:

Reis glorios

,

p. 23.

(27) Gaucelm Faidit

:

Fortz

causa es

(Planh

sur

�|leur vie, leur œuvre
la mort de

33

Richard Cœur-de-Lion), Restori, p. 47.

&lt;28) Voici la liste des troubadours Corré&amp;ens :
Arnaut de Tintignac, Bernart de Cornil, Guilhem de Biartz, Gaucelm Faidit, Gui de Glotos,
Giraut de Luc ;?), les quatre d'UsSEL, les trois de
Ventadorn (Ebles, Bernart, Maria), Ugo de la
Bachellerie.

Il est difficile de
et de la mort
nous

avons

préciser la date de la naissance
troubadours que
il suffit de noter ici qu'ils ont

de la plupart des

cités ;

écrit dans la seconde moitié du xu* siècle et dans
la

première moitié du xniC
Ce

m'est

un

agréable devoir de remercier M.

Chabaneau, qui a bien voulu relire ce travail et en
corriger les erreurs avec son obligeance et sa com¬

pétence habituelles.

Brive, imp. Roche

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          <name>Creator</name>
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              <text>Anglade, Joseph (1868-1930)</text>
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          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
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            <elementText elementTextId="521645">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ouvrage de vulgarisation sur les troubadours publi&amp;eacute; par Joseph Anglade, extrait de la revue &lt;em&gt;Lemouzi&lt;/em&gt; de janvier 1898. Il donne en appendice la liste des troubadours limousins.&lt;/div&gt;</text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Sous-Menu</name>
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              <text>Bibliotèca</text>
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          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Livre</text>
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          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Documents</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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