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                  <text>R. MICHALIAS

ESSAI
DE

GRAMMAIRE
AUVERGNATE

AMBERT
IMPRIMERIE J. MIGEON
1907

����ÈLÉMENTS ABRÉGÉS
DE

GRAMMAIRE AUVERGNATE

�Du même auteur

Èrs dc lous Suts
(Chants des Montagnes)

avec lettre préface de F.

1904

MlSTRAL

Pour paraître prochainement :

Ers dc païsaij
(Chants de paysan)

(suite aux «

Chants des Montagnes »)

Et :

Couptis pcr rcirc
Contes amusants,

suivis de

Maréjoutou î o i?o batuito ep lc bialaáe
(Margoutou! Ou une bataille au village)

Scènes burlesques de la vie rustique par 1'.... J.,
revue, corrigée et adaptée

�R.

MICHALIAS

ÉLÉMENTS ABRÉGÉS
DE .

GRAMMAIRE
AUVERGNATE
—

DIALECTE
des Environs
d'Ambert (Puy-de-Dóme)

C.I.D.O.)

BÈZIERSj

AMBERT
IMPRIMERIE J. MIGEON

1906

FONS MIQUÈU CAMELAT
CIRDOC

�CAB

469

�PRÉFACE

En entreprenant la tâche ardue, parfois malaisée, de
rassembler et d'exposer les principes élémentaires de
notre dialecte, c'est comme un hommage et un dernier
salut que je rends à ce parler qui va mourir et que
peut-être nos descendants rìentendront plus.
Si j'aime notre langue, irrévérencieusement qualifiée
de « patois » et trop injustement dédaignée de ceux qui
l'ignorent, c'est qu'elle me rappelle les prcmiers souvenirs
de mon enfance et semble me rattacher par un lien plus
intime au sol de la petite patrie; mais je l'aime aussi,
dans sa rudesse na'ìve, pour sa concision, sa verdeur, sa
malice narquoise et sa pittoresque orìginalité.
Toutefois, mes efforts de grammairien improvisé seraient
restés stériles si je rìavais eu pour me guider la
" Grammaire Catalane " de M. FouiXHÈ DEI.BOSC ,
professeur à l'Ecole des hautes études commerciales,
ainsi que les encouragements et les conseils de mon
excellent ami et savant linguiste J. RONJAT.
Que ces collaborateurs reçoivent ici mes sincères
remerciements pour la part due à chacun d'eux.

�A mes Comŷatriotes romanisants,
A tout le " Félibrige "
dòdie ce livre.
R. M.

�CHAPITRE I
PRONONCIATION

I. — ALPHABET
1. — L'alphabet de notre dialecte peut se composer
des mêmes lettres que l'alphabet français, à l'exception
de x qui se prononce invariablement s.
Ex. : estroudinàri, extraordinaire.
esamen, examen.
II. ACCENTS
2. — II y a deux accents, l'accent aigu et l'accent
grave; ces accents ne peuvent être placés que sur une
voyelle tonique. (Voir § 22.)
3. — L'accent aigu peut être placé sur les voyelles
e, 0 : il en indique le son fermé et les transforme en
voyelles toniques.
4. — L'accent grave peut être placé sur les voyelles
a, e, 0, qui se prononcent alors avec un son plus
ouvert, fortement appuyé, et deviennent voyelles toniques.

�— 10 —

III. VOYELLES
LEUR

PRONONCIATION

5. — Les voyelles so'nt : a, e, i, 0, u, y.
6. — a se prononce de deux manières :
1° Avec un son légèrement voilé mais assez semblable à celui de Va ordinaire français.
Ex. : ama, aimer; clar, clair; sa, sel.
II0

Avec un son assourdi, intermédiaire entre a et
0; il constitue la terminaison du participe
passé des verbes en a de la première conjugaison, au masculin singulier, et correspond
à Ve' fermé du participe français des verbes
en er. II est tonique et ne s'élide pas devant
les voyelles.
Si l'on considère que sa prononciation le rapproche de l'a, principalement dans la région Nord
du Livradois, et que toujours il se change
distinctement en a, au féminin singulier des
participes, lorsqu'il devient voyelle tonique
de l'avant dernière syllabe, il serait bon
d'adopter, pour le représenter, le signe â qui.
avertirait le lecteur du changement et de la
différence de prononciation.
Ex: eifranlhá, déchiré, eifranlhado, déchirée.
C'est la notation que nous
cours de cet abrégé.

appliquerons au

�— II —

II est à remarquer, d'ailleurs, que dans notre
dialecte, le son net de Va français, ne se
répète deux fois de suite, comme dans ama,
aimer, que très exceptionnellement, et que
les deux sons a et â alternent presque toujours
dans le même mot et souvent même dans deux
mots consécutifs. C'est ainsi que l'on doit
écrire et prononcer :
nâda, nager; bràma, crier.
lá prado, la ŷrairie; las prádas, les prairies.
7. — e se prononce de quatre manières :
1°

Avec le son de Ve muet français et s'élidant
comme lui devant une voyelle.
Ex.: Vene embei se, Je viens avec. lui, se
prononce : Ven' embei se.

II0

A la fin de quelques mots, avec une émission
de voix muette encore, mais d'un son très
appuyé; il ne s'élide pas devant les voyelles.
Cette prononciation accentuée le rapproche
du son eu du que français, et on pourrait
ainsi l'écrirc eu. Cependant il s'écrit plus
ordinairement et (e insonore).
Ex.: Aquet, cc; aret, bélier; bouret, taureau;
chalet, lampe; cheudelet, échaudé; det, doigt;
foulet, vent en tourbillon; set, soif; soulet,
seul; vet, il vient, etc, ainsi que tous les

�— 12 —

mots correspondants des mots français en et:
chapelet, valet, etc. De même qu'en français,
cette terminaison donne ordinairement à l'adjectif un sens diminutif.
111°

Avec un son très ouvert, marqué par l'accent
grave, comme dans le mot français, clientèle.
Ex.: barantèlo, écervelée; redèlo, il rouie.

IV0

Avec un son très fermé, marqué par l'accent
aigu, comme dans les mots français obéré,
effarc.
Ex. : badarè, niais.

Remarque : e, suivi de m ou de n se prononce invariablement comme im, in, français.
8. — o se prononce de trois manières :
1° Avec un son très ouvert, comme dans les mots
français port, effort.
Ex.: ort, jardin; eipor, cloison.
II0

Avec un son plus fermé, comme dans les mots
français chose, sot.
Ex.: drole, garçon; pelharot, chiffonnier; i\o,feu.

111°

Avec un son plus ouvert, dans les mots qu'il
termine, et où il représente la désinence
féminine; il correspond à Ye muet féminin

�— 13 —
français. Dans ce cas, il est toujours atone
et s'élide devant les voyelles.
Ex.: Aquelo drolo ei gento e bravouno — Cette
jeune fille est jolie et aimable, qui se prononce :
Aquelo drol' ei gent' e bravouno.
g. — i, y, se prononcent comme en français, sauf
qu'à la fin de certains mots ils peuvent devenir atones,
lorsqu'ils sont précédés d'une syllabe tonique et former
ainsi un mot grave. (Voir § 23).
Ex.: armàri, armoire; bàrri, mur
Loy, Louis (prononcez : Lo-ye.)
10. — u se prononce comme en français, sauf pour la
diphtongue décroissante au, dans laquelle il
se prononce ou.
Ex.: fau, hêtre, se prononce faou, monosyllabique. Dans la diphtongue décroissante èu,
l'u a une prononciation en quelque sorte prolongée, euu, et qu'il est impossible de reproduire exactement.
Ex.: jèu, jeudi.
IV. CONSONNES
LEUR

PRON'ONCIATION

11. — Les consonnes se prononcent généralement comme

�— 14 —
leurs correspondantes
suivantes :

françaises ,

sauf les exceptions

i° ch se prononce tch ou ts.
Ex.: chabro, chévre, se dit tchabro ou tsabro.
12. — 2° g clonx et j, se prononcent dj.
Ex.: ge ou gi, ýas, fioint, se prononce dge, dgi;
geire, se coucher, se prononce dgeire.
jài, coq, se prononce djài.
Jo, Job, se prononce Djo.
13. — c, k, q, devant i ou u, se prononcent t, mouillé.
Ex.: quaucu, quelqu'un; eicu, écu, se prononcent quautiu, eitiu.
kiloumètre, kilomêtre, se prononce tiloumètre.
quienze, quinze, se prononce tienze.
de qus, les uns, se prononce de tius.
aqui, là, se prononce ati.
g devant u, se prononce d.
Ex.: dengu, nul, personne, se prononce dendu.
On doit du reste considérer ces prononciations
comme absolument défectueuses et les bannir
du dialecte écrit :
14. — c, d, 1, n, q, t, prennent le son mouillé devant u.
Ex.: dilu, lundi; anu, aujourd'hui; nut, nuit;
tu, tu, se prononcent diliu, aniu, niut, tiu.
15. — 1, placé devant h suivi de a, e ou de 0 prend le
son mouillé.
Ex.: eifranlha, déchirer; eifranlhe, je déchire;
fèlho, feuille; ilho, elle; filho, fille.

�- 15 —
16. — Les deux consonnes
f, v, lorsqu'elles sont suivies
toutes

les

deux

(avec

sifflantes

labio - dentales

de la voyelle i, prennent

une Jégère

différence entr'elles

cependant), un son analogue à celui de Vh aspiré français.
On obtient très

exactement

le

son de chacune de ces

deux lettres, en les prononçant sans appuyer l'éxtrémité
des dents supérieures sur le bord de la lèvre inférieure,
ainsi que l'exige la prononciation française deiy"etduz&gt;.
'

Ex.: Filho, tiâ de fio, se prononce assez
exactement : Hilho, tiá de hio — Petite,
allume du feu.
Beilo me un virre de vi, se prononce à peu près :
Beilo m'un hirre de hi — Donne-moi un verre
de vin.
Vido, vie — hido.
Avio, il avait — àhio, etc.

Remarqueí Cette prononciation est plus spéciale aux
habitants de la rive gauche de la Dore, dans le bassin
du Livradois.
CONSONNES CHUINTANTES
17. — On appelle chuintantes les consonnes c, ss ct
s dur qui prennent le plus souvent, devant la voyelle i,
lc son voisin, mais adouci, de ch français; de même pour
s doux qui se prononce à peu près j ou g doux.
Ex.: cimo, cime, se prononce : c/úmo
cinq, cinq,
—
chin
eici, ici,
—
eichi
si, si,
—
chi

�— i6 —
neisci, ne,
toursi, tordu,
simple,/òw,
sivado, avoine,

ïieichi
tourcM
cAimple
c/dvado, etc.

—
—
—
—

musi, moisi,
cousi, cousu,
vesi, voisin,
plasi, plaisir,
fasis, tu fais,
benesido, bénite,

mu;i
cou/i
ve/i
pla/i
fa/is
bene/ido, e tc.

II est à noter que ces deux sons chi et ji ou gi se
prononcent assez fréquemment che et ge ou je, avec e
muet, mais très fortement appuyé. Ainsi on prononce
indifféremment chemo ou chimo, eiche ou eichi, che
ou chi, c^evado ou í-^ivado.
18. — C'est en raison de cette prononciation que chi
et ji, lorsqu'ils sont suivis d'une autre voyelle, se prononcent simplement ch et g doux, avec élimination de l'i.
cia, ciel,
se prononce :
partissio, je partageais,
—
granmarcia , remercier,
—
culissio, il cueillait,
—
sieu, sien,
—
devoucieu, dévotion,
—
sièto, assiette,
—

cha
partiíAo
granmarc/;a
culic^o
cheu
devouc/zeu
chèio, etc.

fasio , il faisait,
vesio, je voyais,
cresio, il croyait,

fa/o
veyo
cre/o, etc.

—
—

�— i7 —
ig. — Le chuintement se produit facultativement devant
la voyelle u; c'est ainsi que l'on dit moussu ou mouchu,
■ monsieur, et quelquefois a-chu pour a-su, là-haut.
20. — Le chuintement se produit encore , mais abusivement à notre sens, dans . les deux verbes sembla ,
sembler, et sentre, sentir, qui se prononcent chembla et
chentre. Cette prononciation se retrouve à tous les temps
et à toutes les personnes de ces verbes. Même remarque
pour le verbe etre, au passé défini, au futur, au conditionnel présent, au subjonctif présent et imparfait, qui
doivent s'écrire logiquement: sigué , seré, seriâ, sage,
siguesse et qui se prononcent : chequé, cheré, cherià,
cha]e, í^eguesse.
LIAISONS
La liaison d'une consonne finale à la voyelle initiale
du mot suivant n'est pas usitée en patois; elle n'a lieu
exceptionnellement que pour le t du mot sent, saint,
relié par un trait d'union à un nom patronymique pour
la désignation d'une localité ou d'une ville, et pour les
nombres cardinaux set, sept; vut, huit; vient, vingt;
cent, cent, appliqués à la numération des heures.
Ex. : Sent-Anteni, Saint-Anthíme, se prononce
Sent-t-Anteni.
alors que l'on doit prononcer sent ome, saint homme,
sans faire de liaison
De même pour S3t ou vut oras, sept ou huit heures
où la liaison du t se fait comme en français, alors que

�- Ì8 —
l'on doit dire et prononcer sé omis dans set omis, sept
liommes... ctc.
La même remarque s'applique aux nombres cardinaux
cinq, cinq et dez, dix pour lesquels la liaison a lieu
devant oras et non devant omis.
Remarque : La préposition sens, sans, paraît se
lier à la voyelie initiale du mot suivant à l'aide
d'un t interposé; c'est ainsi que l'on prononce
sens-t-eime, sans sagesse; sens-t-aco, sans cela.
A notre avis, t n'est que Ia prononciation fautive
de l'article partitif d', et l'on doit écrire et
prononcer: sens d'eime, sens d'aco.
V. SYLLABES TONIQUES ET ATONES
22. — Dans un grand nombre de mots patois, et spécialement dans les verbes, la voix appuie et s'arrête
sur l'avant-dernicre syllabe qui est dite tonique, ainsi
quc la voyelle qu'clle renferme. La syllabe qui suit est
dite atone ou insonore, soit qu'elle se termine par l'une
des voyelles e, i, o, soit par l'une des voyelles a, e,
i, o, suivie de n ou de s.
Ex. : partisse, je partage
partissis, tu partages
partissen, nous partageons
partissès , vous partagez
partisson, ils partagent

amàvo, j'aimais, etc;
amàvas
amàvo
amàven
amàvas
amàvon
qui sont des mots graves, où toutes les avant-dernières
syllabes sont toniques et la dernière syllabe atone.

�— i9 —
II en est de même dans tous les mots pluriels féminins
en as : solas, les semelles; persijas, les pêches, etc, et
dans la plupart des mots terminés en àri.
Ex. : armàri, armoire; bàrri, mur\
nécessàri, nécessaire, etc.
MOTS AIGUS ET MOTS GRAVES

23. — Les mots dont la dernière syllabe est tonique
sont des mots dits aigus ou fermés. Ex. : ama, aimer;
ceux dont l'avant-dernière syllabe est tonique sont des
mots graves ou ouverts. Ex. : armàri, armoire; persijo,
pêche; amàvas , vous aimiez.
24. — La voyelle a n'est atone que dans les syllabes
finales des mots graves , lorsqu'elle est suivie des
consonnes n ou s.
Ex. : amàvan las pèras, nous aimions lespoires.
Les voyelles â et u sont tcujours toniques et ne
peuvent entrer dans une syllabe atone.
VI. DIPHTONGUES et POLYPHTONGUES
25. — Les diphtongues ct polyphtongues sont la réunion
de deux ou plusieurs voyelles différentes , que l'on prononce d'une seule émission de voix, tout en conservant
à chacune d'elles le son qui lui est propre.
26. — Les diphtongues sont donc monosyllabiques. On
peut les diviser en croissantes et de'croissantes, suivant

�— 20 —
que la voix appuie plus spécialement sur la syllabe
terminale ou sur la ou les voyelles qui précèdent.
27

—

DIPHTONGUES
LEUR

DÊCROISSANTES

PRONONCIATION

Les diphtongues décroissantes sont ainsi nommées
parce que la voix appuyant très fortement sur l'avantdernière voyelle, va en décroissant sur la voyelle terminale, de manière à rendre ie son de celle-ci à peine
perceptible.
C'est ainsi que la diphtongue ai dans mai, plus;
courmai, crémaillère, etc, se prononce très approximativement aaï, d'une seule émission vo.cale, avec le
son de l'a très appuyé et en quelque sorte prolongé,
(aa), alors que celui de l'ï va en diminuant pour devenir
à peine articulé.
11 en est de même pour la prononciation de la diphtongue au (V. § 10), qui est en réalité trèe voisine
du son aaou, monosyllabique.
Cette particularité de prononciation se retrouve avec
des caractères analogues dans les diphtongues décroissantes ei, eu, io dont lc son se rapproche assez de éeï
éeu, iio.
Les diphtongues décroissantes sont :
ai, iai, ouai Ex. : mai, plus; biai, manière; couai, il cuit.
au, iau
Ex. : fau, hêtre; beliau, peut-être.
ei, iei, ouei Ex. : sei, suif; culiei, cuillêre; bouei, buis.
éu, iéu
Ex. : dijéu, jeudi; l'eitiéu, l'été.
io,
Ex. : Mario, Marie.

�— 21 —
28.

—

DIPHTONGUES CROISSANTES
LEUR PRONONCIATION

Les diphtongues croìssantes sont ainsi nommées parce
que dans leur prononciation la voix glisse légèrement
sur la ou les voyelles avant dernières, pour s'arrêter ou
s'appuyer plus fortement sur la voyelle terminale.
Les diphtongues croissantes sont :
ia
ias (atone)
ie (atone)
iá
io (atone)
io (tonique)
ou
oua
oué
ouo

Ex. :
Ex. :
Ex. :
Ex. :
Ex.:
Ex.:
Ex. :
Ex. :
Ex.:
Ex.:

tia , allumer.
creitias, imbéciles.
nètie, je balaie.
tiâ, allume.
Sabàtio, Sébastien.
fio , feu.
bichou, pot.
coua, couver.
coué, cou.
qouo , queue.

Remarque : Devant les deux mots composés des
diphtongues iéu, je, et io, il, la voyelle terminale o
des mots qui les précédent, ne s'élide pas.
Ex. : Quouro fugué vengudo ieu me nenfugué
ou io se nenfugué — Lorsqu'elle fut venue je
m'enfuis ou il s'enfuit.

�CHAPITRE II
LES ARTICLES

I.

ARTICLES DÉFINIS

29. — Lcs articles définis patois sont le, le; la, la ;
lous, les; las, les.
30. — Devant les mots commençant par une consonne,
les articles masculins le, lous, précédés de de, se contractent en dau, du et en dous, des, lorsque de indique le
rapport, l'état, la manière d'être.
Ex. : la servo dau prát, la mare du pré.
la coulour dau cia, la couleur du ciel.
las servas dous prâts, les mares des prés.
Toutefois la contraction est facultative au pluriel;
on dit même plus fréquemment: las servas de lous práts.
Cette contraction n'a jamais lieu pour l'article féminin.
Ex. : L'aigo de las prádas — L'eau des prairies.

�— 23 —
31. — L'article contracté français du ou des, indiquant
origine, provenance, point de départ, se traduit par
dé ou del, de vé ou de vel.
Ex. : Je reviens du pré — Torne dè ou del, de vé
ou de vel le prât.
Chants des montagnes — Ers dè ou del, de vé
ou de vel lous suts.
32. — Devant les mots commençant par une consonne,
les articles définis masculins le, lous, précédcs de a, à,
peuvent se contractcr quelquefois au singulier en au, au,
et très rarement au pluriel en aus, aux. Le plus souvcnt
la contraction n'a pas lieu et la préposition a s'exprimc,
suivant les cas, de manières différentes. Ainsi :
1" Lorsquc les articles contractés français masculins
au, aux, sont précédés d'un verbe actif, et spécialement
lorsqu'ils indiquent un rapport, une action déterminéc,
la préposition à qu'ils contiennent sc traduit par bei,
embei, em — avec.
Ex. : J'ai dit au père — He dis embei le pare
(mot à mot: j'ai dit avec le père).
J'aiparléaugrandpère —He parlâ bei le grand.
Je l'ai donnéau chien — Hou hebeilà embei lechi.
Ne rien prendre aux autres — Re prene em lous
autris.
Novs parlâmes aux sosurs — Parlèren
las sors.

embei

�— 24 —
33- — 2" Lorsque les articles contractés français au,
aux, indiquent mouvement, direction vers un endroit
désigné, la préposition à qu'ils contiennent, se traduit
par és ou el, vés ou vel.
Ex. : Je vais au pré — Vau es ou el, vés ou vel
le prât.
34. — Lorsque dans les articles français au, aux, la
préposition à indique seulement un état, une manière
d'être indéterminée, on l'exprime par en.
Ex..- au hasard, en l'asar.
au haut du toit, en naut de la tieulagno.
aux dernières années, en las darreiras nadas.
35. — Lorsque les articles défmis français le, les, sont
précédés depar, pour, ces deux prépos-itions se traduisentpar per, pé ou pel suivant les cas.
(V. ch. XIV. prépositions par, pour.)
36. — Devant Ies mots commençant par une voyelle,
I'article masculin pluriel lous se prononce lou', c'est-àdire que la diphtongue ou forme avec la ou les voyelles
du mot suivant une polyphtongue monosyllabique par
l'élision de l's. Ainsi le vers suivant :
... E lou' autris soun vengus s'eimaya d'à-per-teiro
— ... Et les autres sont venus gémir tour-à-tour, est un
vers régulier, lou' autris ne formant que deux syllabes.
Remarque : II en est de même pour les pronoms
mous, tous, sous — mes, tes, ses, et pour nous,
ous — nous, vous.

�- 25 37- — L'article féminin pluriel las, se prononce I' devant
les mots commençant par une voyelle.
Ex. : L'autras fennas, les autres femmes,
lieu de las autras.

au

Cependant cette dernière forme peut-être employée
sans trop grave incorrection.
38. — L'article défini neutre français le s'exprime par
'co, aco, ce, cela.
Ex. : 'Co meliour e 'co danpei — Le meilhur et
le pire.
Prene aco meliour — Je prends le meilleur.
ARTICLES INDÉFINIS
39. — Les articles indéfinis français un, une, s'expriment par un ou 'n, uno ou no ; 'n s'emploie seulement
devant les^ mots commençant par une voyelle.
Ex. : Un drole, un garçon; no ou uno drolo,
une ftlle; 'n ome, un homme.
ARTICLES PARTITIFS
40. — Les articles partitifs français du, de la, des,
s'expriment par de, invariable.
Ex. : Beilo me de po — Donne-moi du pain;
Has de fiàuri — Tu as de la fièvre;
Beilo me de pouoms — Donne-moi despommes.

�CHAPITRE III
DES GENRES

41. — II y a en patois deux genres : le masculin et le
féminin.
42. — Tous les substantifs désignant l'homme sont du
genre masculin.
Ex. : L'ome, l'homme; lelumetaire, le fabricant
d'allumettes; le sejaire, lefaucheur; le grand,
l'àieul.
43. — De même, tous les substantifs désignant la
femme sont du genre féminin,
Ex. : la Mario, Marie; la drolo, la fille; la
bujadeiro, la blanchisseuse; la tata, la tante.
44. — Presque tous les mots, substantifs, adjectifs et
participes, terminés par 0, atone, sont féminins; de
même que les mots terminés par e , muet, sont masculins.
Exceptions : la lèbre, le lièvre, est du féminin ,
beitio, bète; creitio, idiot, sont à la fois
employés au masculin et au féminin.

�- 27 —

45. — Les genres des autres mots se reconnaissent
généralement à leur syllabe terminale, ainsi que l'indiquent les paragraphes suivants.
46. — Les noms aigus en a, ia, ar, as, sont généralement masculins.
Ex. : Le cordada, la corde à boyaux; le deda, le
dé; le fia, le fil; le canar, le canai; l'eutar,
l'auiel; le melar, pot de grês; le repart, le
repas; le fougas, le fieu de joie.
Exceptions : câca, expression enfantine pour de'signer un fruit; chána ou chánat, gouttiêre;
sa, sel; mar, mer, sont du genre féminin.
47. — Les substantifs terminés par em, en, er, sont
généralement masculins.
Ex.: l'ér, Tair; le coudert, lapelouse; le perfuem,
le parfum; l'eicouden , le coing; le gramen ,
le chiendent.
Exception : la ser, te serpent; la semen, la semence.
48. — Les noms aigus terminés par i sont masculins.
Ex. : le cari, petit porc; l'eicoupi, le crachat;
le rebi, le gourdin; le peuvi, le poussin.
49. — Les noms graves terminés par i, sont tantôt
masculins et tantôt féminins :
Ex. : le bàrri, le mur; le vicàri, le vicaire,
sont
masculins;
mais armàri , armoire,
îiaxLTÌ, flévre, jèuvi, gencive, etc, sont féminins.

»

�— 28 —
50. — Les
masculins.

noms

aigus terminés par

o, ot,

sont

Ex. : le po, le pain; le fio, lefeu; le lio, le lieu;
le pelharot, le chiffonnier.
Exception : la mo, la main.
51. — Les noms terminés par om, on, ont sont tantôt
masculins et tantôt féminins.
Ex.: le
le
la
le

pouom, la pomme.
fouom, la faim (masculin et féminin).
fouont, la fontaine.
son, le sommeil.

52. — Les mots en ou, ous, out, sont du masculin.
Ex. : berou, petit agneau; le miarou, l'ane;
le pous, le souffle, la respiration.
le pout, le puits.
Exception : la pou, la peur, qui s'emploie d'ailleurs
au masculin et au féminin.
53. — Les noms terminés par our, et ceux spécialement
qui correspondent à la terminaison française oir, sont
du genre masculin.
Ex. : l'eicoussour, le fléau; le gour, le ruisseau
profond, gouffre d'eau; le saladour, le saloir;
le tapadour, le couvercle.
Quelques-uns de ces noms sont du féminin, spécia-

�— 29 —
lement lorsque la terminaison our correspond à la terminaison féminine française eur.
Ex. : la
la
la
la

chalour, la chaleur.
flour, la fleur.
manjour, la démangeaìson.
tefour, la chaleur étouffante.

54. — Les mots terminés par or, ort, ors, sont généralement du masculin.
Ex. : l'eipor, la cloison.
l'ort, le jardìn.
le cors, le corps.
Exceptions : la sor, la sceur; la mouort, la mort;
la vors, l'osier.
55. — Les mots terminés par u, us, ut sont masculins.
Ex. : le
le
le
le
le

gargaru, (mets campagnard).
pertu, le trou.
pus, le pou.
gus, \e gueux.
bourrut, le bourru.

56. — Les noms terminés par les diphtongues décroissantes ai, au, ei, éu sont généralement du masculin.
Ex. : le
le
le
le

jai ou le jau, le coq.
culiei, la cuillère.
chavanieu, le chat-huant.
rieu, le ruisseau.

Exceptions : mài, la maie; clau, la clef; créu
ou creus, la croix; mestiéu, le mélange, qui

�—

3o

—

sont féminins, ainsi que tous les mots en cieu
correspondant aux mots français en tion, ssion.
Ex. : la dilagnaciéu, l'agacement.
la prouceciéu, la procession.
la devouciéu, la dévction, etc.

(*)

FORMATION DU FÉMININ
57. — Le féminin des mots, substantifs et adjectifs, se
forme d'après les règles suivan'.es :
i°

Dans les mots graves, terminés par un e muet, en
changeant cet e en 0 , atone.
Ex. : le paure, le pauvre; la pauro, la pauvresse
le drole, lejeune homme; la drolo, la jeunefille
le det marfie , le doigt engourdi par le froid
mo marfio, main engourdie par le froid.
Remarque : Dans ces mots marfie et marfio, les
diphtongues ie ct io sont atoncs (V. § 28).
2"

Dans les mots terminés par un é fermé, cn changeant
é en èlo ou ello.
Ex. : badaré, badaud; badarèlo ou badarello ,
niaisc.
baranté, écervelé; barantèlo ou barantello,
écervelce.
(1) Rappelons iei la prononciation chuintante de la fìnale cieu; on doit dire
chèu, mais avec le son du ch français et non celui du tch patois. (V. §§ 11 et 18).

�— 3i —
3"
Dans les noms aigus terminés par i, en ajoutent la
syllabe atone no.
Ex. : cusi, cousin; cusino, cousine.
chi, chien; chino, chienne.
gandari, chenapan; gandarino.
mouni, boudeur, disgracieux; mounino ,
boudeuse.
vesi, voisin; vesino, voisine.
4°
Dans les participes terminés par i tonique, en ajoutant la syllabe aton: do.
Ex.: eilourbi, assommé; eilourbido, assomme'e.
fluri, fleuri; flurido, fleurie.
mari, égaré, perdu; marido, égarée.
5"
Dans les substantifs et adjectifs terminés par it, en
ajoutant o, atone.
Ex.: dreit, droit; dreito, droite.
chetit, chétif; chetito. chétivc.
eiplit, outil; eiplito (forme féminine du mot).
6°
Dans les mots graves terminés par i, atone, en ajoutant

�— 32 —
0, ce dernier forme avec l'i une diphtongue atone io.
(v. § 28).
Ex.: n'ome avàri, un homme avare.
no fenno avàrio, une femme avare.
estroudinari extraordinaire (masculin).
estroudinàrio, exiraordinaire (féminin).
7°
Dans les mots aigus terminés par â,

en changeant

á en àno.
Ex. : germâ, germain; germano, germaine.
grâ, grain; grano, graine.

Dans les participss passés des verbes de la première
conjugaison qui sont terminés par á tonique, le féminin
se forme en changeant á en àdo; cette terminaison
correspond à la terminaison française ée.
Ex. : eifranlhâ, déchiré; eifranlhado, decìiirée.
petassá, racommodè7 petassado, racomrnodèe.
9°
Dans les mots aigus terminés par u, ut (adjectifs et
participes) en changeant u, ut en udo.
Ex. : dru, robuste — drudo, robuste.
gu, eu — gudo, eue.
morfouondu, enrhumé — morfoundudo ,
enrhumée.

�— 33 —
secoudu, secoué — secoududo, secouée..
bourrut, velu — bourrudo, velue.
Exceptions : blu, bleu, fait bluvo, bleue.
frut, fruit, fait fruto.
nu, nu, fait nuo, nue.
gu ou gus, gueux, fait guso, gueuse.
10°
Dans les mots aigus terminés par and, ant, ar, ard,
end, ent, ond, en ajoutant o, insonore.
Ex. : bourand, bourando — qui parle beaucoup.
gouland, goulando — riboteur, riboteuse.
jaïant, jaïanto — géant, géante.
clar, claro — clair, claire.
vard, vardo — vert, verte.
diend, diendo — dindon, dinde.
malent, malento — difficile ou méchant.
redond, redondo — rond, ronde.
ii°

Dans les mots terminés par au, ien, en ajoutant la
terminaison do.
Ex. : frut vermau, fruto vermaudo —fruit qui a des vers.
vaurien, vauriendo — vaurien, vaurienne.
12"
Les mots terminés par ei, substantifs et adjectifs, for-

�— 34 —
mcnt lcur icminin cn ajoutant la terminaison ro, atone.
Lx. : bouïei, bouvier; bouïeiro, bouvière.
culiei, cuiller; culieiro, cuillère.
facinei, farceur; facineiro.
nei, noir; neiro, noire.
parei, pareil; pareiro, pareille.
sabatei, tapageur; sabateiro.
Exceptions : rei, roi, fait reino, reine.

Les adjectifs terminés par et, avec e insonore (voir
§ 7, II") forment leur féminin en ajoutant o, atone.
Ex. : bravounet./o/// bravouneto, jolie, aimable.
soulet, seul; souleto, seule.
14°
Les pronoms possessifs ainsi que les adjectifs terminés
par ieu, forment leur féminin en ajoutant no.
Ex. : mieu, mien; mieuno, mienne.
tieu, tien; tieuno, tienne.
sieu, sien; sieuno, sienne.
restieu, qui laisse des restes, restieuno.
Les adjectifs suivants, terminés par ieu,
leur féminin d'une manière irrégulière.

forment

abourieu, matinal, hâtif — abouriuvo, matinale.
vieu, vif — vuvo, vive.
un libre eicrieu, un livre ècrit — no felho
eicrieusso. une feuille ècrite.

�- 35 15°
Dans les substantifs ou adjectifs terminés par ou, en
ajoutant no atone.
bessou, jumeau — bessouno, jumelle.
trechou, chétif; — trechouno, chétivc, maigre.
i6Dans les substantifs ou adjectifs terminés en ous, correspondant à la terminaison française eux, le féminin sc
forme de deux manières : ou en ajoutant un o atone, ou
cn changeant ous en ouâ, tonique.
Ex. : urous, heureux — urouso ou urouá, heureuse.
furious, furieux —furiouso ou iunouàfurieuse.
Remarque: Quelques adjectifs en ieu, forment
également leur féminin en ouâ, tonique.
Ex. : argentieu, qui a de l'argent, argentiouá.
crantieu, craintif — crantiouá, craintive.
restieu, qui laisse des restes ou quelque chose
d'inachevé — restiouá ou restiéuno.
170
Dans les substantifs et adjectifs terminés en ur, correspondant à la terminaison française eur, qui indique un
état, une profession, une manière d'être (qualité ou
défaut), le féminin se forme en ajoutant la terminaison
so atone (avec s doux).
Ex,: amatur, amateur; amaturso.

�-

36

-

talhur, taìlleur; talhurso, tailleuse.
voulur, voleur; voulurso, voleuse.
Exceptions : Les adjectifs madur, mûr et segur,
sûr, font au féminin : maduro et seguro.
— Lcs mots suivants se transforment au féminin
aret, bélier
ase, âne
boucau, bouc
bouret, jeune taureau
chavau, cheval
dag ou jàri, jars
filiatre, gendre
male, mâle
nebout, neveu
ome, époux
papo, père
peiri, parrain
pepi, grandpère
pouer, porc
tonton, oncle
singe, singe

—
—
—
—
—
—
—.
—
—
—
—
—
—
—
—
—

fedo, brebis
miarro ou saumo, ânesse
chabro, chèvre
bravo, génisse
ego, jument
aucho, oie
filhado, belle-fille
fumèlo, femelle
nèço, nièce
ganello, èpouse
mamo, mère
meireno, marraine
menet, grand'mère
cayo, troyo, truie
tata, tante
mouno, guenon

FORMATION DU PLURIEL
59. — Lc pluriel des mots patois (substantifs et adjectifs), se forme d'après les règles suivantes :
i°

Dans les noms graves, terminés par un e muet, le

�pluriel se fórme en changeant e en is.
Ex.: le jambre, l'écrevisse.
lous jambris, les écrevisses.
le libre, le livre — lous libris, les livres.
le paure ome, le pauvre homme — lous
pauris omis.
Dans ces mots, la syllabe tonique ne change pas et
ils restent graves au singulier et au pluriel.
2°
Dans les noms aigus terminés par et (V. § 7, II0), le
pluriel se forme en changeant et en its ou is.
Ex.: le cheudelet, l'échaudé
lous cheudelits ou cheudelis, les échaudés
le det, le doigt — lous dits, les doigts.
Exceptions: paret, mur; set, soif,
pas au pluriel.

ne changent

Remarque : Bien que les autres mots en et forment
très régulièrement leur pluriel en its ou en is, l'usage
est plus fréquent d'employer presque pour tous la forme
invariable au singulier comine au pluriel.
•

3°

Dans les mots aigus, adjectifs et adjectifs employés
substantivement, terminés par ei, le pluriel se forme en
changeant ei en èris.

�- 38 Ex. : le facinei, le farceur —lous facinèris
prononcez : fat/únèris (voir §
le sabatei, le tapageur — lous sabatèris.
le proumei, lepremier — lous proumèris.
Au pluriel, ces mots qui portent l'accent tonique sur la
voyelle de l'avant-dernière syllabe, deviennent des mots
graves.
Remarque : On forme quelquefois le pluriel de ces
mots en ajoutant un s; c'est ainsi que l'on peut dire
lous sabatèris ou sabateis, etc.
4°
Dans les mots féminins, substantifs et adjectifs, terminés par o, atone, le pluriel se forme en changeant o
en as; la syllabe tonique ne change pas.
Ex. : chabro, chèvre; persijo, pêche; vardo,
verte, etc, font au pluriel: chabras,
persijas, vardas, qui restent des mots
graves.
5°
Tous les autres mots forment leur pluriel en ajoutant
un s.
Ex.: le rieu dau prát, le ruisseau de laprairie,
fait au pluriel : lous rieus de lous prâts.
le mau necessàri, le mal nécessaire — lous
maus necessàris.
le peuvi, le poussin.— lous peuvis, etc.

�CHAPITRE V
LES ADJECTIFS QUALIFICATIFS

60. — Les adjectifs qualificatifs s'accordent en genre et
en nombre avec les substantifs auxquels ils s'appliquent.
Ex.: le boun ome, l'homme bon.
la bouno íenno, la femme bonne.
le jouine bravou, le jeune hommeaimable, joli.
las jouinas bravounas, ies jeunes filles
aimables, jolies.
Remarque : L'adjectif masculin français bon se
traduit par bou lorsqu'il est placé après le mot auquel
il s'applique; par bouon lorsqu'il est placé avant un
substantif commençant par une consonne; et par boun,
lorsque ce substantif commence par une voyelle.
Ex.: aco is bou, c'est bon.
aquel ome is bou, cet homme est bon.
de bouon po, de bon pain.
le boun ome, l'excellent homme

�— 40 —
I. COMPARATIFS
COMPARATIFS D'ÉGALITÊ

61. — Le comparatif d'égalité se rend en faisant précéder
ie positif de tá, tant, autant, ou de tá be, che be, aussi
bien ; le que français se rend par coumo.
Ex. : Jean est aussi bête qu'il est grand — le
Juan ei tâ creitio coumo ei naut.
Pierre est aussi joli que sa sceur — le Piarre
ei genti tà be coumo sa sor.
Je suis riche autant que lui — sés reche
che be coumo se.

COMPARATIFS DE SUPÊRIORITÉ ET D'lNFÉRIORITÉ

62. — Le comparatif de supériorité se rend en faisant
précéder le positif de mai, plus; le comparatif d'infériorité se rend en faisant précéder le positif de pas
tâ, pas autant, ou de pus pau, plus peu. Le que
françaís se rend tantôt par coumo, tantôt par que;
ce dernier est toujours suivi de la négative pas ou
noun pas.
Ex. : Jean est plvs ruse' qu'il n'est grand — le
Juan ei mai malent qu'ei pas naut.
Jean est moins me'chant que lui — le Juan
ei pas tâ malent coumo se.
Jean est moins fin que sa sceur — le Juan
ei pus pau fi que noun pas sa sor.

�— 4i —
Je viens moins tard qu'hier — Vene pas
tâ tard coumo ahèiri.
63. — Les deux adjectifs bou, bon et paure, mauvais,
ont comme en français, deux comparatifs de supériorité
et d'infériorité :
i° Un régulier formé à l'aide de mai, pas tá, pus pau,
comme ci-dessus.
Ex. : bou, bon; mai bou, meilleur (plus bon).
paure, mauvais; mai paure ou pas tâ paure,
plus mauvais ou moins mauvais.
2° Un irrégulier, composé de meliour, meilleur, et
de pei, pire, qui expriment une comparaison par euxmêmes.

II. SUPERLATIFS
SUPERLATIF

RELATIF

64. — Le superlatif relatif de supériorité se rend en
faisant précéder le positif de le mai ou le 'çus, leplus;
le de ou du français se rend par de ou dau.
Ex.: Ce pays est le plus joli des environs — Aquet
païs ei le mai genti de per ati.
Cette toiture est la plus haute du viliage —
Aquelo tieulagno eila pus nauto dau hialage.
65. — Le

superlatif relatif d'infériorité se rend en

�— 42 —
faisant précéder le positif de le pus pau, le plus peu.
Ex.: Jean est le moins bête de tous — le Juan
ei le pus pau beitio de tritous.
Remarque : II est assez fréquent de supprimer le
dans le mai et le pus pau.
Ex.: Celui-ci est le plus ruse' de tous — Aquet-ti
ei mai malent de tritous.
SUPERLATIF ABSOLU
66. — Le superlatif absolu ne se rend qu'en appliquant
au positif l'une des expressions mai que mai, plus que
plus; quau sap quant, qui sait combien et quelquefois
atenant, beaucoup, três.
Ex.: Le Juan ei creitio mai que mai — Jean
est excessivement bête.
La Juano ei bravouno quau sap quant —
Jeanne est très gmtille.
Aco ero gènti atenant — Cétait très joli.
AUGMENTATIFS, DLVIINUTIFS, PÉJORATIFS
67. — La plupart des noms, substantifs et adjectifs
patois, peuvent être modifiés par l'adjonction des suffixes
qui leur donnent une idée soit d'augmentation, de diminution ou de caresse, et quelquefois de mépris (péjoratifs).
Les suffixes les plus usités sont :
i° ard au masculin; ardo, àco ou asso au féminin, qui

�— 43 —
ajoutent aux mots un sens extensif ou amplifié.
-

Ex. : simple.fou; simplard, grandfou
simplo, folle; simplardo ou simplasso,
grande folle
nas, nez; naco ou naquo, grand nez
velho, vieille; velhaco, très vieille
pou ou pèure, peur; pèurasso, grandepeur

Remarque : Le sufíìxe ard, lorsqu'il s'applique aux
adjectifs désignant une couleur, donne à ceux-ci un sens
étendu et indéterminé analogue à celui du suffixe
français âtre.
Ex.: nieulou neirard, brouillardou nuage noirâtre
chino grisardo, chienne grisâtre
2° ou, ounet au masculin, ouno, ouneto au féminin
qui, à i'idée de diminution, ajoutent presque toujours
celle de caresse ou d'affection, plus marquée encore
dans la seconde, spécialement dans le langage adressé
aux tout petits enfants.
Ex.: brave, gentil; bravou, bien gentil
■ bravounet, gentillet
drôle, garçon; drelou, petit garçon
drelounet, garçonnet
Remarque : Devant ces suffìxes, les noms subissent
parfois des modifications d'orthographe ou des changements de genre.
Ex. : le nasou, le nasounet, le petit nes

�— 44 —
nasouneto, le très petìt nez
nas, le nez; la naquo, le grand nez
pauto, la jambe.
peutou, la petite jambe
peutounet, la très petite jambe ou le
petit pied
la mo, la main; le menou, le menounet,
la très petite main.

la
le
la
le
le

CHAPITRE VI
ADJECTIFS DÉTERMINATIFS

1°

DÊMONSTRATIFS

68. — Les adjectifs démonstratifs patois sont :
MASCULIN SINGULIER

quet ou aquet, ce
quel ou aquel, cet
MASCULIN PLURIEL

quous ou aquous, ces
quelous ou aquelous, ces

FÉMININ SINGULIER

quelo ou aquelo, cette

FÉMININ PLURIEL

quelas ou aquelas, ces

�— 45 6g. — Quet ou aquet se met devant les mots commençant par une consonne, et quel ou aquel devant les mots
commençant par une voyelle.
Ex.: aquet rieu, ce ruisseau.
aquel ort, ce jardin.
aquelous omis, ces hommes.
quelas fennas, ces femmes.

II0 POSSESSIFS

70. — Les adjectifs possessifs sont
MASCULIN

V'» PERSONNE
a1
H

3 &lt;
o
2

moun, mon
noutre, notre

2« PERSONNE

toun, ton
voutre, votre

3«

PERSONNE

soun, son
liour, leur

FÉMININ

ma, ma
noutro, notre

ta, ta
voutro, votre

mous, mes
noutris, nos

tous, tes
voutris, vos

sa, sa
liouro, leur

MASCULIN

3

sous, ses
liouris, leurs

FÈMININ

0,

mas, mes
noutras, nos

tas, tes
voutras, vos

sas, ses
liouras, leurs

�-

46

-

Exemples :
moun, toun, soun papo
noutre, voutre, liour fraire

— mon, ton, sonpère
— notre, votre, leurfrère

ma, ta, sa mamo
noutro, voutro, liouro sor

— ma, ta, sa mêre
— notre, votre, leur sosur

mous, tous, sous frairis
— mes, tes, ses frères
noutris, voutris, lioursfrairis — nos, vos, leursfrères
mas, tas, sas sors
— mes, tes, ses sceurs
noutras, voutras, liouras sors — nos, vos, leurs saeurs
Remarque I — Les adjectifs ma, ta, sa, de même que
l'article féminin la, la, bien qu'écrits avec un a ordinaire,
se prononcent exactement comme s'ils étaient écrits
avec un â
Remarque II — De même qu'en français, liour, leur
et liours, leurs peuvent rester invariables aux deux
genres; ainsi l'on dit :
liours frairis ou liouris frairis, leurs frères
liour sor ou liouro sor, leur smur
liours sors ou liouras sors, leurs soeurs
Ces mots, liouris, liouras deviennent mots graves.
74. — On met par euphonie moun, toun, soun, au lieu
de ma, ta, sa, devant les mots féminins commençant
par une voyelle ou une h muette.
Ex.: Per moun armo! — Par mon armel

�CHAPITRE VII
NOMS DE NOMBRE

i° CARDINAUX
■ i

2
3
4
5
6
7
8
g
IO

11
12
13
14
15
16
17
18

uon
ig dejunot
dous
20 vient ou hient
tris
21 viento-uon, etc.
catre
30 trento
cinc fchiacj
31 trento-uon
seis
40 cranto
set
41 cranto-uon
50 cinquanto
vut
not
51 cinquanto-uon
dèz ou dèze
60 seissanto
61 seissanto-uon
vouonze
80 quatre-vient
dodze
81 quatre-vient-uon
tredze
100 cent
catorze
101 cent-e-uon
quienze
1.000 milo
sedze
10.000 dez milo
diaset
déjut
des milliers, de milo ou de milas
quantités indéflnies, de miliassas

�-

48

-

76. — Uon se prononce vuon ou vion, spécialement
lorsqu'il est précédé d'un mot terminó par une voyellc.
Ex..- nen prengué vuon — 7''«?« prìs un
Remarque : Cette prononciation vuon, vion devient
huon, hion et même lion dans certaines régions du
Livradois.
77. — Les nombres uon, 'dous, prennent les deux
genres.
Ex. : uon, uno , un, une
dous omis, douas fennas; deux hommes,
deux femmes
Les autres nombres sont invariables, exceptémilo, mille,
qui peut prendre le pluriel féminin lorsqu'il est employé
pour millier et qu'il s'applique à un substantif féminin.
Ex. ■. Lé vegué de milas de beitias — J'y vis
des milliers de bêtes.
78. — La consonne finale des nombres set, vut, dèz,
ne sonne que lorsqu'ils ne sont pas immádiatement suivis
d'un substantif, ou lorsque ce substantif est oras, heures,
ou ans, ans.
79. — La consonne finale des nombres cinc, vient,
cent ne sonne, sous forme de liaison, que devant ces
mêmes substantifs oras, ans. (Voir LiAiSONS, page 17).
80. — Le chiffrc vient, vìngt, se prononce viento
lorsqu'il est suivi des unités de 1 à 9 inclusivement.

�— 49 —
L'addition de la voyelle o correspond à celle de la
eonjonction française et, aussi conviendrait-il d'écrire
vient-o-uon, vient-o-tris, vingt-et-un, vingt-trois, etc.
De même qu'en français, cette conjonction est supprimée devant les unités de i à 19 placées après le
chiffre 80.
81. — Lorsque des noms de nombre ou de quantité
sont employés pour l'évaluation des heures ou des années,
les noms de celles-ci restent ordinairement sous-entendus
et ne s'expriment pas; ils sont remplacés par l'article
lous, las — les.
Ex.: Quant is ? las dèze — Combien est-it ?
(d'heures) les dix
Coumplisse lous sissanto — J'accomplis les
soixante (ansj
On dit aussi :
Quant has? — Combien as-tu ì (d'années)
Quant sis vé ? — Combien es-tu vieux?
c'est-à-dire : de combien d'années estu âgél
82. — Pour indiquer le nombre des minutes (moindre
que la demie) nécessaires au complément de l'heure,
on cmploie le verbe se manco, il se manque, et le nom
des minutes s'exprime; ainsi :
// est dix heures moins vingt nc pcut se traduire

�—

5o

—

correctemcnt que par :
Se manco vient minuitas de las dèze — // se tnanque

vìngt mìnutes des dix (heures).
83. — Lorsque cette fraction complémentaire est
exactement le quart, l'adverbe français moins est remplacé par le verbe manco, il manque.
Ex.: II est dix heures moins un quart — Ei las
dèze manco un cart.
84. — Lorsqu'on veut indiquer la demie ou les trois
quarts en excédent sur l'heure, on les exprime cn les
empruntant à l'heure suivante; ainsi :

// est onze heures et demie, ou onze heures trois quarts,
se traduit par :
Is la dimé ou lous tris carts de meidio, ou soubre
meidio, c'cst-à-dirc : // est la demie ou les trois quarts
de midi ou sur midi.
85. — Midi se traduit par : meidio ou las dodze, et
minuit par : ménut. On dit aussi: las dodze de jour et
las dodze de nut, pour midi et minuit.
86. — De même qu'en
cardinaux et ordinaux,
quantième du mois, ou
cas toujours suivis de la

français, les noms de nombre,
suffisent seuls à exprimer ìc
I'année, mais ils sont en ce
préposition de.

Ex.: le y avril 1902 — le 7 d'abria de 1902
le /er juillet — le proumei de juli.

�- 5i II.

ORDINAUX

87. — /er, se dit proumei; 2e, segon; j\ troisièmo,
etc, avec féminin et pluriel réguliers. D'aillcurs les
noms de nombres ordinaux sont d'un usage moins fréquent qu'en français; au-dessus des vingt premiers ils
sont ordinairement remplacés par les noms de nombres
cardinaux, précédcs de l'article le.
Ex.: // est 47™° — Is le cranto-set.

III.

COLLECTIFS

88. — Les noms de nombres collectifs sont :
un paret, un couble — une paire, une couple;
no seteno, no vuteno, ctc. — une septaine, une
huitaine, etc, jusqu'à 20 inclusivement..
Toutefois, ceux-ci ne sont pas appliqucs aux
chiffres 3, 4, 5, 6, 9, 19.
no trenteno, une trentaine
no cranteno, une quarantaine
no sissanteno, etc, une soixantaine
un cent ou no centeno, une centaine
un milo, un mìllier
de milo (masculin), des milliers
de milas (féminin), des milliers
milioun, miliar, million, milliard
miliassas, traduit une quantitc extrêmement
considérable ou indéfinie.

�- 52 —

8g. — Les noms de nombres collectifs terminés par
eno, qui ne donnent ordinairement qu'une idée approximative de la quantité évaluée, sont le plus souvent
remplacés par lc nom de nombre cardinal correspondant,
précédé de coumo, comme.
Ex.: IIy en avait unedizaine — Lé n'avio coumo déze.
IV. PARTITIFS

90. — Les
la
le
le
le

partitifs usités sont :
mito, la moitié
dïmé, le demi
cart, le quart
dimè cart, le demi quart

CHAPITRE VIII
LES PRONOMS

. I. PRONOMS PERSONNELS

91. — Le pronom personnel sujet qui accompagne le
verbe ne s'exprime généralement pas, sauf dans certains
cas spéciaux et détenninés, ainsi qu'on le verra plus loin.

�- 53 —
92.

—

PRF.MIÈRE ET DEUXIÊME PERSONNES

Singulier

Pluriel
SUJET :

ieu, 7V/ tu ou te; teou toi |

nautris, nous; vautris, vous

COMPLÉMENT AVEC

ieu, moi; te, toi

nautris, nous; vautris, vous

|

COMPLÉMENT

me, moi; te, toi

PRÉPOSITION

SANS PRÉPOSITION

\

nous, nous; ous, vous

Ex.: ieu partisse, tu ou te partissis, etc,—je
partage, tu partages, etc.
Nautris ous sonen e vautris ausès pas —
Nous vous appelons et vous n'entendezpas.
Dijo re de ieu che volis pas que dison re
de te — Ne dis rien de moi si tu ne veux
pas qu'on dise rien de toi.
Dijas re de nautris per que siage re dis
soubre vautris — Ne dites rien de nous
pour qu'il ne soit rien dit sur vous.
Te vèson — On te voit.
Ous dison que venias — On vous dit de
venir (mot à mot : On vous dit qne
vous veniez).

�— 54 —
93-

TROISIÈME PERSONNF.

Singulier

Pluriel
SUJET

io, il; se, lui
ilho, elle

j i, ils; liours, ou illiours, cux
| ilhas, elles

Ex.: Io ou ilho vengué — // ou elle vint.
E preco ilho se nen fuguè — Et ensuite,
elle s'en alla.
I ou illiours soun vengus — Ils sont venus.
COMPLÉMENT INDIRECT AVEC

li, à lui ou à elle

|

PRÉPOSITION :

li, liour; à eux, à elles

Ex.: Ilhas soun vengudas emb' ilho — Elles
sont venues avec elle.
Io li digué — 77 lui dit (à lui, à elle).
Io liour diguè — II leur dit (à eux, à elles).
COMPLÉMENT DIRECT

le, le
la, la

\
|

SANS

PRÉPOSITIOX :

lous, les
las, las

Ex.: Le vèse ou la vèse — Je le vois ou je la vois.
Lous counisse aquelous omis — Je les
connais ces hommes.
Las counisse quelas fennas — Je les
connais ces femmes.

�- 55 —
94- — Lorsque les pronoms sujets nous autres, vous
autres sont, en français, immédiatement suivis d'un substantif mis en apposition, et d'un verbe, ils se rendent
par le pronom démonstratif ou par l'article défini.
Ex.: Nous autres d'Auvergne nous sommes entêtés
— Aquous d'Ouvargno sen darus (mot à
. mot : Ceux d'Auvergne, sommes entètés).
Vous autres, femmes, vous £tes jolies et
malicieuses — Las fennas, sés bravounas
e malentas (mot à mot : Les femmes,
êtes jolies et malicieuses).
95. — On emploie souvent le pronom singulier te
dans un sens neutre pour exprimer la force, l'énergie,
la précision, la décision ou Ia rapidité dans l'exécution
de l'idée que contient la phrase.
Ex. : Ieu te l'eibourré ! — Je te le corrigeai!
(sous entendu : ferme).
Te l'archèron just au métan — On l'atteignit au beau milieu.
E te nen valavo ! — Et il en avalait! (combien!)
96. — Li, à lui se change en hi lorsqu'il est employé
avec le prcnom en, en.
Ex.: N'hi nen vegué gi — Je nc luien vis aucune.
N'hi he beilà — Je lui en ai donné.
Remarque : On dit aussi : Li n'he beilâ — A lui j'en
ai donné.

�- 56 PRONOM NEUTRE

97. — Le pronom français le, employé dans le sens
neutre de ce, ceci, cela, se traduit par hou.
Ex. : Je ne le ferai pas — Hou faré pas.
Je le crois, mais je ne le vois pas — Hou
crèse, mas hou vèse pas.
gS. — Dans les phrases à forme interrogativc, hou,
invariable, cst employc facultativement pour remplacer
les pronoms à tous les genres, à tous les nombres et à
toutes les personnes.
Ex.: Venon-i, venon-liours ou venon-hou? —
Viennent-ils ?
Las counisson-hou, ilhas? — Les connalt-on,
elles ?
Hou faren-nautris ou hou faren-hou ? —
Le ferons-nous ?
L'hi sis-tu ou l'hi sis hou ? — Y es-tu ?
L'hi sès-ous, l'hi sès - vautris ou l'hi
sés-hou ? — Y êtes-vous ?
Que sabon-hou ? — Que sait-on ?
EMPLOI

DU

PRON'OM

PERSONNEI. SUJET

99. — Le pronom personnel sujet, soit qu'il précèdc
le verbe, soit qu'il le suive, comme dans les phrases
interrogatives, ne s'exprime généralement pas. Cependant
on peut l'employer dans les cas suivants :

�- 57 i° Lorsqu'on veut appeler i'attention sur le sujet, ou
bicn lorsqu'il faut exprimer une idée de décision,
d'énergie ou de rapidité dans l'action.
Ex. : Aco ei ieu que hou he fa! — C'est moi
qui l'ai fait!
Che te massas pas ieu te bauche ! — Si
tu ne files pas je te cogne.
Vole qu'i venion e i vendron — Je veux
qu'ils viennent et ils viendront.
2° Aux premières et troisièmes personnes du singulier
des temps des verbes dans lesquels la similitude des
personnes serait susceptible d'amener une confusion.
Ex. : ieu fourtiriâ, j'affirmerais
io ou ilho fourtiriá, il ou elle affirmerait.
3° Lorsqu'on veut marquer i'opposition.
Ex. : Quouro ieu rise, te, tu puras — Lorsque je
ris, toi, tu pleures.
Voulio pas que tu venguessas, te — Je ne
voulais pas que tu vinsses, toi.
Che ieu nen vole, se nen vout gi — Sij'en
veux, lui n'eu veut pas.
Ieu me nen vau che tu cé venis — Jc m'envais
si tu viens ici.
Remarque : II, pronom sujet d'un verbe unipersonnel
ne s'exprime pas.

�-

58

-

Ex. : // va lui arriver quelque chose — Li te vai
riba quicon.
// aurait fallu qu'ii pltìt — Auriâ chaugu
que pléuguèsse.
// le faut — Hou chaut.
// est à craindre — Ei de cranitre.
Cependant dans les verbes unipersonnels il pleut, il
tonne, il vente, etc., Ie pronom sujet il s'exprime presquc
toujours par co ou aco, ça.
Ex. : // pleut et il fait du tonnerre — Aco pléu
e co fa tounàri.
DEUX PRONOMS PERSONNELS COMPLÉMENTS

100. — Lorsque dans une phrase se trouvent placés
avant Ie verbe deux pronoms personnels compléments,
à l'inverse du français, c'est le pronom complément direct
qui se place le premier.
Ex. : Je te les donne — Lous ou las te baile
(mot à mot : (je) les te donne).
// vous les fit voir — Las ous fagué veire.
On meles partagea— Lous me partiguèron.
On va te la donner — Van la te beila.
Je te les vends mais je ne te les donne
pas — Las te vende mas las te baile pas.
101. — Lorsque ces deux pronoms personnels suivent
le verbe, c'est au contraire le pronom complément indi-

�- 59 rect qui se place le premier.
Ex. : Vendo-me la — Vends-moi la.
Beilo-m'hou — Donne-moi le.
Beile-me nen — Donne-moi (z) en.
RÊPÊTITION DES PRONOMS PERSONNELS COMPLÉMENTS

102. — Lorsqu'on veut exprimer une idée de fcrce ou
de précision, on répète deux fois le pronom personnel
complément : une fois sans préposition, et une autre
fois précédé de la préposition embei, à, avec.
Ex. : // m'en veut — Me nen vout embei ieu
(mot à mot : // m'en veut avec moij.
Je te dis de filer — Te dise embei te de
te massa (je te dis à toij.
Je lui dis... — Li digué embei se (je lui
dis à lui).
II me l'a donné— M'hou ha beilá embei ieu
(il me l'a donné à moi).
II.

PRONOMINAUX POSSESSIFS

103. — Les adjectifs pronominaux possessifs sont :
I'e PERSONNE

le mieu
mon, le mien
la mieuno
ma, la mienne

Singulier
2° PERSONNE
le tieu
ton, le tien
la tieuno
la, la tienne

3e

PERSONNE

le sieu
son, le sien
la sieuno
sa, la sienne

�— 6o —
le noutre
nôíre, le nôtre
la noutro
nótre, la nôtre

le voutre
vôtre, le vôtre
la voutro
vôtre, la vôtre

le
leur,
la
leur,

liour
le leur
liouro
la leur

Pluriel
lous mieus
mes, les miens
las mieunas
jnes, les miennes

lous tieus
tes, les tiens
las tieunas
tes, les tiejtnes

lous sieus
ses, les siens
las sieunas
ses, les siennes

lous noutris
, les notres
las noutras
JIOS,
les nôtres

lous voutris
vos, les vôtres
las voutras
vos, les vôtres

lous liours
leurs, les leurs
las liouras
leurs, les leurs

JIOS

104. — Au singulier, les adjectifs pronominaux masculins
possessifs précédés de co ou aco, ce, ceci, cela, prennent
le sens de ; Ce que l'on possêde. Ainsi:
Co ou aco mieu, aco tieu, aco sieu, co ou aco noutre,
aco voutre, aco liour, signifìent exactement : Ce qui est
à moi, à toi, à lui, à nous, etc... (mot à mot: Ça mien,
ça tien, ça sieji, ça nôtre, etc.)
105. —Les adjectifs pronominaux possessifs remplacent,
à tous les genres et à tous les nombres, les èxpressions
françaises à moi, à toi, à lui, à vous, etc.
Ex.: Ce livre est à moi— Aquet libre ei mieu.

�— 6i —
Cette maison est à toi? — Ei tieuno aquelo
meisou ?
Ces fillettes sont-elíes à vous? — Aquelas
drolas soun-'lhas voutras?
PRONOMS EN et Y
106. — En, se traduit par nen lorsqu'il est placé devaat
un verbe commençant par une consonne, ou à la fin d'une
phrase.
Ex.: Combien en veux-tu ? — Quant nen volis ?
Je veux des pommes, donne-m'en — Vole
de pouoms, beilo me nen.
107. — En, se traduit encore par nen lorsqu'il est
placé après le verbe dont il est Ie complément.
Ex. : Si vous en voulez, prenez-en quelques-uns
Che nen voulés, prenias-nen quauqu'uons.
108. — En, se 'traduit par n' devant les verbes commençant par une voyelle ou une h muette.
Ex. : Si on lui en donne il en aura — Che li nen
bailon n'eurâ.
La vuc en est agréable — La vegudo n'ei
plasento.
// n'en a pas — N'ha gi.
109. — Li nen, traduction régulière du français luien,

�— 62 —
est souvent remplacé par n'hi nen. C'est ainsi que la
phrasc ci-dessus : Si on lui en donne, il en aura, se
traduit aussi bien par : Che n'hi nen bailon, n'eurâ.
(§ 96).
110. — Y, pronom français signifiant : à celui, à celle
ou à ceux-là etc, à ceci, à cela, se iraduit par l'i ou
l'hi, invariablc.

Ex.: Penses-tu à celui-là? Oui, j'y pense—Pensashou bei quetd'ati ? Che, l'hi ou li pense.
A cela, j'y travaille depuis longtemps — Embei
co d'ati, prou tems que l'hi ou li trebalhe.
On y viendra — L'hi ou li ribaron.
II y a longtemps — L'i a prou tems.
III.

PRONOMS DÉMONSTRATIFS

Masculin Singulier
quet ou aquet, ce, celui
quel ou aquel, cet
quet-ti ou aquet-ti, celui-ci
quet d'ati ou aquet d'ati, celui-là
Féminin Singulier
quelo ou aquelo, celle, cette
aquelo-ti, celle-ci
aquelo d'ati, celle-là

�- 63 Masculin Pluriel
quous ou aquous
quelous ou aquelous

)
\

ces, ceux

quous-ti ou aquous-ti
quelous-ti ou aquelous-ti

)
\

ceux-ci

quous ou aquelous d'ati, ceux-là
Féminin Pluriel
quelas ou aquelas, ces, celles
quelas-ti ou aquelas-ti, celles-ci
quelas ou aquelas d'ati, celles-là
Ex. : Quous ou aquelous, quelas ou aquelas que
counisse — Ceux ou celles que je connais.
Vole aquelous-ti e quelas d'ati — Je veux
ceux-ci et celles-là
II I. —
Neutre : Ce, ceci, cela.
'co ou aco, ce; co ou aco-ti, ceci; 'co ou aco d'ati, cela.

Ex.: Qu'ei co ? — Qu'est-ce?
De qu'aco ei? — Qu'est-ce que c'est.
Vole co-ti — Je veux ccci.
Volon d'aco d'ati — On veut ou ils veulent
de cela.
LE

PRONOM

DÊMONSTRATIF

FRANÇAIS

ce devant !e verbe être
112. — Le pronom français ce, placé dcvant lc vcrbc

�- 64 être, ne se traduit généralement pas.
Ex. : C'est un homme — Ei 'n ome.
C'est lui qui a fait le coup — Ei se qu'ha
fa le cop.
Qui frappe? C'est moi — Quau tabuto ? Ieu.
Ce nc sont que desfemmes — Ei ma de fennas.
Ce sout eux à le prendre — Soun liours de
hou prene,
C'est lui qui est le premier — Ei se qu'ei
proumèi.
Remarque : Souvent dans le dialogue, la conversation
ou la narration, si l'on veut donner plus d'énergie ou de
concision à la réponse, non seulement ce ne s'exprime
pas, mais le verbe être est supprimé lui-même.
Ex.: Y arriveras-tul Ce sera difficile! — L'hi
ribaras ? Maleisâ!
Pour y arriver, ce fut difficilc — Pé lé
riba, malent!
113. — Le pronom indéterminé ce, dans ce que, de ce
que, ne s'exprime pas.
Ex. : Je me piains de ce que je suis tnalade —
Me planisse que sé malaute (mot à mot:
me plains que suis malade).
Qu'est-ce que tu as ì — De qu'has ?
On ne sutpas ce qui en était'ì — Seubuguèron
pas que n'ero.
Qu'est-ce qtic tu veux'ì — De que volis?

�IV. PRONOMS CONJONCTIFS OU RELATIFS

quau, que
114. — Le pronom conjonctif quau traduit les pronoms
conjonctifs français qui, quel, exclusivement appliqués
aux personnes, mais sous la forme indéterminée.
Ex.: Quau? — Qui?
Quau sap? — Qui sait?
Embei quau eras ? — Avec qui étais-tu ?
Ame quau m'amo — J'aime qui m'aime.
Quau siage — Quel qu'il soit ou qui que
ce soit.
Quau ei? — Quel est-il? ou qui est-ce?
Sabe pas quau — Je ne sais qui.

115. — Les prcnoms conjonctifs ou relatifs français
qui, à qui, que, quoi, duquel, auquel, par lequel, dont,
où, se traduisent à tous les genres et à tous les nombres
par que, invariable.
Ex.: L'ome que vet — L'homme qui vient.
Que pensas ? — Que penses-tu ?
Quet d'ati que li he parlâ — Celui-là à
qui j'ai parlé.
L'ome e la fenno que t'he parlâ — L'homme
et la femme desquels ou dontje t'aiparle'.
La draio qu'eron vengus — Le sentierpar
lequel ou par oh ils ctaient venus.

�— 66 —
n6. — Lorsque ie pronom relatif français quoi est
précédé d'une préposition , ou lorsqu'il est employé seul,
sous la forme interrogative, il se traduit par de que.
Ex.: Quoi? — De que?
Pourquoi — Per de que.
Avec quoi — Embei de que.
Quoi que ce soit — De que siage.
A quoi penser — Embei de que pensa.

117. — que traduit le pronom conjonctif français qui,
employé comme sujet, soit qu'il s'applique aux personnes,
soit qu'il s'applique aux choses.
Ex.: Ei d'omis embei de fennas que ribon —
Ce sont des hommes, avec des femmes
qui arrivent.
Que dert dino, que danso eipartino — Qui
dort díne, qui danse fait son goûter.
Las felhas que toumbon—Les feuilles qui
tombent.

118. — que
français que.

ou

deque

traduit

le

pronom

relatif

Ex.: Que ou deque volis ? — Que veux-tu ?
Fase tot ço que volon — Je fais tout ce
que l'on veut ou qu'ils veulent.
Qu'ei co ou dequ'eico ? — Ou'est-ce que c'est?

�Sabon pas deque volon — On ne sait pas
ce qu'ils veulent.
Sabon pas de que n'ei — On ne sait pas
ce qu'il en est.
Lous libris queligisse —Les livres que je lis.
V. PRONOMS ET ADJECTIFS INDÉTERMINÉS

quen
119. — Les adjectifs indéterminés quen ou quon, quno,
qus, qunas, s'emploient pour exprimer les pronoms
français quel, quelle; lequel, laquelle; quels, lesquels;
quelles, lesquelles.
Ex.: Quen ou quon ei co ? — Lequel est-ce ?
Quen mounde! — Quelle foule!
Quno fenno! — Quelle femme '.
Qus pauvalents! — Quels vauriens !
Sabe pas lous qus — Je ne sais lesquels.
Las qunas soun voutras?—Lesquelles sont
à vous ?
quaucu
120. — quaucu, quelqu'un, ne s'applique qu'à l'homme;
il est du masculin et invariable.
Ex.: Counisse quaucu — Je connais quelqu'un.
Quaucu ei io vengu? — Quelqu'un est-il
venu ?
He vegu quaucu — J'ai vu quelqu'un.

�— 68 —
quicon
121. — quicon, quelque chose (on prononce ticon), est
l'opposé de quaucu; il ne s'applique qu'aux objets et
il est invariable.
Ex.: Ei ribâ quicon — // est arrive' quelque chose.
Han hou vegu quicon? — A-t-on vu quelque
chose.
Quicon m'hou dis — Quelque chose me le dit.
Aco fa quicon — Cela fait quelque chose.
Quicon o be re — Quelquc chose ou rien.
dengu
122. — dengu, personne, nul, aucun, est le négatif
de quaucu; comme lui il est du masculin et invariable,
et ne s'applique qu'à l'homme.

v

Ex.: Quau cé ei vengu? Dengu — Qui est venu
ici? Personne.
Dengu lé vai — Personne n'y va.
Dengu de genti ma se — Nul n'est joli
si ce n'est lui.
Dengu d'illiours hou hâ dis — Aucun d'eux
ne l'a dit.

123. — dengu, ne peut traduire les pronoms français
féminins personne, nulle, aucune. Dans ce cas il est
remplacé par ge ou gi, point. Ce dernier peut d'ailleurs
être indifféremment du masculin ou du féminin à tous

�- 69 les nombres, et s'appliquer aux êtres et aux choses.
Ex.: He gi vegu de mous frairis — Je n'ai vu
personne ou aucun de mes frères.
Counisse gi de sas sors — Je ne connais
personne ou aucune de ses soeurs.
Vole gi d'ilhas — Je ne veux aucune d'elles.
N' he gi vegu — Je n'en ai vu aucun ou
aucune (personne ou chose).
Remarque : dengu, appliqué à une collectivité, peut
être

considéré comme des

deux .genres. Ainsi, dans

la phrase ci-dessus : Quau cé ei vengu ? Dengu, ce dernier
mot est à la fois du sens masculin et féminin, parce que
quau, qui, signifie : quellesgens, sans acception d'individu.

ge ou gi
124. — ge ou gi traduit les adverbes français négatifs
pas, point; il traduit aussi les adjectifs indéterminés
aucun, nul, à tous les genres et à tous les nombres.
Ex.: Nen vole gi — Je n'en veux pas oupoint.
Nen vèse gi — Je n'en vois pas, point
ou aucun.
Lé vegué gi d'ome, ni mé de fenno — Je
n'y vis nul homme ni nulle femme ou :
Je n'y vis aucun homme ni aucune femme.
Gi d'illiours — Nul d'entr'eux.

�re
125. — re, traduit l'adjectif indéterminé français rien.
Ex.: De que volis? Re — Que veux-tu? Rien.
Hou l'hi a re — II n'y a rien.
Li volon re beila — On ne veut rien lui
donner.
Re de meliour per la sandá — II n'y a
rìen de meilleur pour la santé.

126. — re, employé avec les verbes fare, etre, faire,
être, est ordinairement précédé de la préposition de.
Ex.: Fa de re — Ça ne fait rien.
Li ei de re — II ne lui est rien.
M'ei de re — // ne m'est rien.

quelque
127. — quelque, quelques se traduit par quauque,
quauquis au masculin, et par quauquo, quauquas au
féminin; ces derniers s'écrivent aussi quauco, quaucas.
Ex.: II y a quelque temps — Fa ti quauque tèms.
Quelques hommes — Quauquis omis.
Quelques-uns — Quauquis us.
J'ai vu quelque lièvre — He vegu quauquo
ou quauco lèbre.

�—

7i

—

Ce doit être quelques femmes — Dieut etre
quauquas ou quaucas fennas.

128. — et quelque, placé après un nom de nombre
dont il exprime une fraction approximative, se traduit
de différentes manières, suivant l'importance de cette
fraction.
Si cette fraction est notable, on l'exprime par e tant,
et tant; si elle est minime, on l'exprime par e quicon,
et quelque chose; et enfin par e quauque quicon, et quelque
quelque chose, si elle est extrêmement minime.
Ex.: Ei las dèze e tant, signifìe qu'il est dix
heures passées depuis plusieurs minutes.
Ei las dèze e ticon, signifie que ce nombre
de minutes est minime.
Ei las dèze e quauque ticon, signifie que
dix heures viennent de sonner.
Cette gradation pour l'appréciation
s'applique dans tous les cas.

des quantités

129. — quelques,
chas, invariable.

se traduit par

signifiant

certains,

Ex.: A quelques ou certains moments — A chas
moumèns.
En quelques endroits — En chas lios.
Quelques fois, certaines fois — Chas cop.

\

�—

72

—

130. — quelque, quelques signifiant certains, certaines,
se traduit très souvent aussi par que li hâ — qu'il y a.
Ex.: Quelques fois — De cop que li há.
Quelques personnes ne l'aiment pas — De
mounde que li hâ hou amon pas.
En quelques endroits — En de lios queli hâ.
Remarque : quelques fois, s'exprime aussi par de cop,
des fois.
quelque... que
131. — quelque, quelques, précédant un substantif
suivi de que se traduisent par quen, quno, qus, qunas
(V. § 119); le que français s'exprime ou ne s'exprime pas.
Ex. : Quelque chemin que jeprenne — Quen chami
pregne.
Quelques obstacles que l'on mette — Qus
empeitamens que bouton.
Quelquefemme que ce soit— Quno fenno siage.
132. — quelque, quelques précédant un substantif, un
adjectif ou un adverbe suivi de que et indiquant une
idée de nombre, de grandeur ou de qualité, se traduisent
par mé que, bien que; par tant, se ou che be, si bien;
le que français, de même que ci-dessus, s'exprime ou
ne s'exprime pas.
Ex..- Quelque haut que ce soit — Mé que siage
naut ou che be siage naut ou tant
naut siage. (Prononcez: chage, V. § 17).

�— 73 —
Quelque argent que je possédasse — Tant
mounudo tenguesse ou que tenguesse.
Quelque nombreux qu'ils fussent — Tant
que fuguesson.
Quelque loin que ce soit — Mé que siage
liuen ou che be liuen siage ou tant
siage liuen.
133. — quoi que, se traduit par que que, deque que,
ou par mé que.
Ex.: Quoi que je fasse — deque que faje ou
mé que faje.
Quoi que ce soit — que que siage, deque
siage, mé que siage.
Quoi qu'il arrive je le ferai — Deque que
ribe hou faré.
autant
134. — autant se traduit par tant coumo ou autre
autant.
Ex.: J'en ai autant que lui — N'he tant
coumo se.
J'en pris dix et il y en avait autant — Nen
prengué dèze e n'hi avio 'n autre autant.
autre
135. — autne, autres sa traduit par autre, autro au

�— 74 —
singulier, et par autris, autras au pluriel.
Ex.: Une autre fois — 'N autre cop.
Une autre femme— N' autro fenno.
Les autres livres — Lous autris libris.
J'ai vu d'autres femmes — He vegu d'autras
fennas.
136. — nul autre, aucun autre, seuls ou suivis d'un
substantif, se traduisent par pus, plus.
Ex.: On ne vit cela nulle autrepart — Veguèron
co en lio pus.
A aucun autre endroit — En lio pus.
Personne autre — Dengu pus.
137. — l'un l'autre, les uns les autres, se traduisent
en supprimant l'article devant l'un, les uns, l'une, les unes.
Ex.: Uun l'autre — uen l'autre.
Les uns les autres — us lous autris.
L'une l'autre — uno l'autro.
Les unes les autres — unas l'autras.
138. — les autres, dans le sens de reste, de surplus,
se traduit par qous de mai, ceux en plus.
Ex. : J'en pris dix et lui donnai les autres —
Nen prengué dèze e li beilé quous de
mai ou quelas de mai.
Remarque : le reste, le surplus, appliqué aux choses
se traduit de même par de mai, de plus.
Ex.: II y en a de reste — L'i n'hâ de mai.
II y a cela de trop — L'i hâ co de mai.

�— 75 —
autrui
139. — autrui se traduit par lous autris, les autres
ou le mounde, les gens.
Ex.: Ne fais pas de mal à autrui—Faje pas
de mau en lous autris ou faje pas de
mau au mounde.

même, mêmes
140. — Même, mêmes se raduit par memo, même aux
deux genres, et par memis, memas au pluriel.
Ex.: Ce même jour — Aquet memo jour.
Cette même nuit — Aquelo memo nut.
Ces mêmes hommes — Aquelous memis omis.
Ces mêmes femmes — Aquelas memas fennas.

141. — Même,
par parei.

dans le sens de semblable, se traduit

Ex.: II le fit de même — Io hou faguè parei.
Ce fut de même —• Aco fugué parei.

142. — Tout de mìme dans le sens de quand même,
enfin, malgré tout, néanmoins, se traduit par menimi.
Ex.: J'y vins quand même — L'i vengué menimi.
Je le fis malgré tout — Hou fagué menimi.
Enfinì — Menimi !

�-

76

-

tout
143. — Tout, toute; tous, toutes se traduisent par tot,
toto; tous, totas.
Ex.: Tout le mois d'avril — Tot le mis d'abria.
Toute la semaine — Toto la semano.
Tous les mois — Tous lous mis.
Toutes les semaines — Totas las semanas.
144. — Tous, dans le sens de tout le monde, se traduit
par tritous.
Ex.: Tout le monde y vint — Tot le mounde
vengué ou tritots lé venguèron.
Nous y étions tous — Lé eran tritous.
chaque
145. — Chaque, se traduit par chaque, chaco.
Ex.: Chaque homme — Chaque ome.
Chaque semaine — Ghaco semano.
chacun
146. — Chacun se traduit par chacu, chacuen, chacuon;
chacune, chacuno.
Ex.: Ils enprirent chacun trois — Neu prenguèron
tris chacuen.
Chacune en eut trois — Chacuno n'agué tris.
Remarque : Cette dernière phrase se traduit le plus
souvent sous la forme du pluriel: N'aguèron tris chacuno
ou chacunas — Eiles en eurent trois chacune ou chacunes.

�— 77 —
plusìeurs
147. — plusieurs se traduit par mai que d'uen,
que d'uno — plus d'un, plus d'une.
Ex.: Plusieurs sont venus — N'ei vengu
que d'uen.
Plusieurs sont venues — N'ei vengu
que d'uno.
J'en ai vu plusieurs — N'he vegu mai
d'uen ou mai que d'uno.

mai
mai
mai
que

tel
148. — un tel, une telle, tels, telles, s'appliquant aux
personnes, se traduisent par tau, invariable.
Ex..- Un tel est venu — Ei vengu un tau.
Une telle est venue — No tau ei vengudo.
Tels que tu les vois — Tau lous vèsis.
Je n'aime pas de telles gens — Ame pas
de tau mounde.
149. — tel, signifiant de même, semblable, se traduit
aussi par tau, mais plus souvent par parei, pareil.
Ex.: Je n'ai rien vu de tel — He re vegu parei.
150. — tel, dans le sens du pronom démonstratif celui,
se traduit par aquet ou aquet-ti.
Ex.: Tel qui rit aujourd'hui pleurera demain —
Aquet-ti qu'anu reit purarâ demo.
on
15:- — Le pronom indéfini français on n'a pas d'équi-

�-73 —
valent direct
le traduit le
du pluriel le
trouvait dans
Ex.:

dans le dialecte et ne s'exprime pas ; on
plus souvent en mettant à la 30 personne
verbe au singulier devant lequel il se
la phrase française.
On le dit — Hou dison (mot à mot : Ils

le disent.
On fait ce que l'on peut — Fason ço que
podon (mot à mot : Ils font ce qu'ils

peuvent).
152. — Lorsque le pronom français on se trouve dans
une phrase impliquant un sens absolument général, il
se traduit par tritous — tous.
Ainsi les phrases : On le fait partout ou On le fait
généralement... ne se traduisent bien et correctement
que par : tritous hou fason — tous le font.

153. — On exprime parfois le pronom on en modifiant
la phrase et en transformant en verbe pronominal le
verbe français devant lequel il était placé.
Ex.: On y voyait bien des gens — Lé sé vejo
prou mounde (mot à mot : // s'y voyait

bien des gensj.
C'est surtout de la SQÌe que l'on y file —
Ei mai que mai de sedo que lé se fialo
(mot à mot : ... qu'il s'y file).
On dit — Se dis (mot à mot : /7 se dit).

�CHAPITRE IX
VERBES
TEMPS ET MODES

I.

FORMATION

154. — Les temps simples des verbes réguliers se
forment en ajoutant au radical du verbe les désinences
indiquées plus loin. (Voir conjugaisons).
155. — L.es temps composés des verbes actifs, neutres
et pronominaux, réguliers ou irréguliers, se forment en
ajoutant aux temps simples du verbe hi, avoir, le participe passé du verbe que l'on conjugue. Ce participe est
généralement invariable, sauf certaines exceptions. (Pour
l'accord, voir ch. XVI).
156. — Les temps composés des verbes passifs, réguliers ou irréguliers, se forment en ajoutant aux temps
simples du verbe etre, être, le participe passé du verbe
que l'on conjugue.
Ce participe passé s'accorde en genre et en nombre
avec le sujet.

�— 8o —
II.

SIGNIFICATION ,

EMPLOI

157. — Les temps et les modes des verbes équivalent
généralement aux temps et modes des verbes français,
sauf les exceptions qui suivent :
158. — INDICATIF PRÊSENT. — L'indicatif présent se
traduit souvent par Findicatif futur dans la phrase à
forme interrogative, exprimant la surprise, l'étonnement
ou la curiosité.
Ex.: Quel est celui-ci?— Quau sero aquet d'ati?
(mot à mot : Quel sera celui-ci ?).
Tiens! que fait-il à pre'sent? — Té! de que
farà ouro? (mot à mot : Tiens ! que ferat-il maintenant ? c'est-à-dire : Que va-t-il
faire ?).
Oh! que dites-vous maintenant ? — Voh!
de que diris ouro? mot à mot : Oh! que
direz-vous maintenant ? )
159. — IMPÉRATIF — L'impératif n'est pas généralement employé sous la forme négative; dans ce cas on
le remplace presque toujours par le subjonctif présent
en supprimant le que français ainsi que le pronom.
Ex.: Ne fais pas cela — Faje pas co (mot à
mot : que tu ne fasses pas cela).
Ne crains rien ■— Cragne re (mot à mot :
Que tu ne craignes rien).

�— 81 —
160. — SUBJONCTIF PRÊSENT — Le subjonctif présent
correspond au même temps français; il sert en outre à
exprimer :
1° L'impératif négatif. (Voir § 159);
2° Le futur simple français précédé de :
dês que, quand.

lorsque,

Ex.: Lorsqu'il sera là — Mas que siage ati
(mot à mot : Mais quil soit làj c'està-dire : dês que... (V. § 162).

161. — SUBJONCTIF IMPARFAIT. — Le subjonctif imparfait qui correspond au subjonctif imparfait français ,
s'emploie en outre pour traduire l'imparfait de l'indicatif
français précédé de si et indiquant un désir, une supposition ou une idée conditionnelle.
Ex.: Ahì si tu voulais! — Voh! che vouguessas!
(si tu voulusses).
J'irais si je le pouvais — Lé anariâ che
pouguesse. (... sijepusse).
162. — SUBJONCTIF PASSÉ. — Le subjonctif passé ,
correspondant au même temps français, sert en outre à
exprimer le futur passé français précédé des conjonctions :
lorsque, dès que, quand; ces dernières s'expriment
comme précédemment par mas, mais.
Ex.: Dès que je l'aurai vu — Mas que l'age
vegu (mot à mot : mais que je l'aie vu.J

�- 82 —
IÓ3- — SUBJONCTIF PI.US-QUE-PARFAIT — Le subjonctif plus-que-parfait correspond au même temps du verbe
français; il sert aussi à exprimer l'indicatif plus-queparfait français précédé de si, lorsque celui-ci exprime
un désir, une supposition, une idée conditionnelle.
(Voir § 161).

Ex.: Si j'avais voulu — S' aguesse vougu (mot
à mot : si j'eusse voulu.)

164. — PARTICIPE PRÈSENT. — Le participe présent
n'existe- pas; on se sert, pour l'exprimer, de l'infinitif
présent précédé de en, à.
Ex.: En voyant cela je m'e'vanouis — En veire
aco m'eitavanigué (mot à mot : à voir
cela...)
En venant — En veni (mot à mot: En venir).
Cette règle est sans exception.

165. — INFINITIF PRÊSENT. — L'infinitif présent correspond exactement à l'infìnitif présent français; comme
lui, et plus fréquemment encore, il est pris dans le sens
substantif masculin. Ainsi, en outre des substantifs
communs : le boire, le manger, le coucher, le souper, etc.
on dit encorc :
Ex.: Le bouon vieure — Le bon « vivre ».
Aque plot farà moun seta — Cet escabeau
fera mon « asseoir ».

�~ 83 Aco is pas de moun fare — Cela n'est pas
de mon «faire ».
Aquel ort is pas de moun vendre — Ce
jardin n'est pas de mon « vendre », c'està-dire : Je ne peux, ou je n'ai pas le
droit de vendre ce jardin. (Voir aux
substantifs verbaux, ch. XVII).

166. — PARTICIPE PASSÉ. — Le participe passé
correspond exactement au participe passé français;
comme lui, il sert à obtenir des substantifs féminins du
même sens que celui du verbe; (couchée, tombée, gelée,
etc.,) mais cet emploi est si fréquent que l'on peut
employer, sinon tous, du moins presque tous les participes passés pour en faire des substantifs féminins; ainsi
on peut dire:
No crebado —
N'eissourbado—
No diacado
—
No liado
—
No massado —
No roufado
—
No begudo
—
No foutudo —
No reigudo —
No segudo
—

l'action de crever.
l'action d'assourdir.
l'action de donner un coup de fouet.
Taction de lier.
Taction de ramasser.
l'action de ronfler.
Vaction de boire.
Taction de corriger, donner des coups
l'action de rire.
Taction de suivre, etc.

(Voir chapitre XVII).

�CHAPITRE X
A VOIR ET ETRE

I. AVOIR
167. — Avoìr, verbe auxiliaire, se traduit par hi ét
quelques fois par avi (cette dernière forme peu usitée) ;
il sert d'auxiliaire à tous les verbes (acttfs, neutres,
pronominaux, etc), réguliers ou irréguliers. Seuls les
verbes passifs ont pour auxiliaire le verbe etre, être.
168. — Le participe passé est gu, eu.
Dans les temps composés des verbes actifs, le participe passé gu, employé comme auxiliaire, reste invariable.
Ex.: He gu de fiauri — J'ai eu de la fièvre.
II ne s'accorde en genre et en nombre que lorsqu'il
est employé avec un sens attributif et que le verbe
conjugué avec l'auxiliaire hi a pour complément direct
l'un des pronoms le, la, lous, las.
Ex.: La fiauri l'he gudo — La fièvre je l'ai eue.
Mas sors las he vegudas — Mes sceurs je
les ai vues.

�- 85 Remarque. Toutefois cet accord est facultatif, car il
est également correct de dire : Las letras qu'he gu ou
gudas ...eu ou eues.
169. — Lorsque le verbe avoir est employé dans le
sens de possèder, on le remplace ordinairement par
tene ou teni, tenir.
Ex.: Avoir de l'argent — Tene ou teni mounudo.
Nous avons la cleý — Tenen la clau.
J'ai soixante ans — Tene lous sissanto. .
170. — hi de, avoir à; hi ma, n'avoir que, suivis
d'un infinitif, forment comme uue sorte de verbes composés
indiquant obligation, nécessité absolue, besoin, projet et
correspondent aux verbes français : avoir à, n'avoir que,
être obligé de, ou encore à devoir, falloir.
Ex.: He de sortre — mot à mot : J'ai de sortir,
c'est-à-dire : // faut que je sorte.
Quouro vengué agué ma de me massa.
— Lorsqu'il vint je n'eus qu'à m'enfuir,
c'est-à-dire : Je fus oblige' de fuir.
171. —

Conjugaison du verbe hi, avoir
PARTICIPE PASSÊ

ÍNFINITIF PRÉSENT

hi ou avi

avoir

(T.

§ 167)

gu

PASSÉ

PARTICIPE PRÊSENT

en hi

ayant

eu

hi gu

avoir eu

�— 86 —
INDICATIF PRÉSENT

he ou ai {moins uUc)
has
hâ
hen
hes
han ou an

j'ai
tu as
il a
nous avons
vous avez
ils ont

IMPARFAIT

j'avais, etc.

avio (i)
avias
avio
avien
avias
avion

PASSÉ ANTÉRIEUR

agué gu
aguèras
agué gu
aguèren
aguèras
aguèron

j'eus eu, etc.
gu
gu
gu
gu

PLUS-QUE-PARFAIT

PASSÈ DÉFINI

agué
aguèras
agué
aguèren
aguèris
aguèron

j'eus, etc.

avio gu
avias gu
avio gu
avien gu
avias gu
avion gu

j'avais eu, etc.

FUTUR

PASSÊ INDÉFINI

he gu
has gu
hâ gu

hen gu
hes gu
han ou an gu

j'ai eu, etc.

èuré
èuras
èurâ
èuren
èuris
èuron

(1) Prononcer àhio, àhias, eto. (Voir § 16).

j'aurai, etc.

�- 87 FUTUR

2ME CONDITIONNEL PASSÉ

ANTÉRIEUR

j'aurai eu, etc.
èuré gu
èuras gu
èurâ gu
èuren gu
èuris gu
èuron gu
CONDITIONNEL

sij'eusseeuoa sij'avais eu, etc.
s'aguesse gu'"
s'aguessas gu
s'aguesse gu
s'aguessen gu
s'aguessas gu
s'aguessen gu

PRÊSENT

j'aurais, etc.
èuriá
èurias
èuriâ
èurien
èurias
èurion

IMPÈRATIF

aie, ayons, ayes
ajo
ajan
ajas

SUBJONCTIF
OU

CONDITIONNEL PASSÉ

j'aurais eu, etc.
èuriâ gu
èurias gu
èuriá gu
éurien gu
èurias gu
èurion gu
(1) Prononcer c/i'aguesse (Voir §

PRÉSENT

FUTUR

que j'aie, etc.
qu'aje
qu'ajas
qu'aje
qu'ajen
qu'ajas
qu'ajon
17).

�— 88 —
IiMPARFAIT

que j'eusse, etc.
qu'aguesse
qu'aguessas
qu'aguesse
qu'aguessen
qu'aguessas
qu'aguesson
PASSÉ

que j'aie eu, etc.
qu'aje gu
qu'ajas gu

qu'aje gu
qu'ajen gu
qu'ajas gu
qu'ajon gu
PLUS QUE-PARFAIT

que j'eusse eu,

etc.

qu'aguesse gu
qu'aguessas gu
qu'aguesse gu
qu'aguessen gu
qu'aguessas gu
qu'aguesson gu

IL Y A — (IL EST)
172. — Le verbe unipersonnel il y a (il est), il y
avait (il e'tait), etc, se traduit par la 30 personne du
singulier du verbe hi, prccédée de lé, l'i ou l'hi.
Ex.: II y a beaucoup de fleurs — Li há à mouort
de flours.
// y avait bien longtemps — ...L'i avio
prou tèms.
Lorsque y français exprime une idée déterminée de
présence en un lieu, il se traduit par lé, si l'cndroit est
éloigné, et par cé si l'endroit est proche.
Ex.: // y avait assez de gens là-bas — Lé avio
prou mounde.

�- 89 II y a ici bien des femmes — Cé há prou
fennas.
173. — il y a, se íraduit souvent au futur, surtout
en la forme interrogative ou dubitative.
Ex.: Y a-t-il du mal? — L'i eurà hou de mau ?
(mot à mot: Y aura-t-il du mal?)
Y a~t-il içi quelqu'un qui veuilleme suivre ?
— Cé eurâ hou quaucu que vouje me sègre?
174. — Lorsque il y a est suivi d'un mot indiquant
une idée de temps ou de quantité, il se traduit le p!us
souvent par le verbe fare, faire, employé à la 3° personne
du singulier.
Ex.: II y a ici bien des gens... — Fa aqui
prou mounde.
II y a maintenant deux ans de cela — Fa
ouro douas 'nadas d'aco.

II. ETRE, verbe auxiliaire
175. — être, verbe auxiliaire, se traduit par etre; il
est employé comme en français pour former des verbes
passifs avec les participes passés des verbes actifs. Ces
participes s'accordent en genre et en nombre avec le
sujet.
Ex.: Mon père est venu — Moun papo is vengu.
Ma mêre est arrivée — Ma mamo is ribado.

�— go —
Mes frères sont venus — Mous frairis soun
vengus.
Mes sceurs sont arrivées — Mas sors soun
ribadas.
176. — Le participe passé eità, été, des temps composés
du verbe etre, s'accorde en genre et cn nombre avec
le sujet.
Ex..- Mon père a été malade — Moun pare ha
eitá malaute.
Ma sceur a été malade — Ma sor ha eitado
malauto.
177. — La seconde forme du passé défìni sigué, jefus,
et de l'imparfait du subjonctif siguesse, que je fusse,
semble provenir d'un infinitif aujourd'hui disparu.
Remarque. Rappelons ici la prononciation chuintante
de sigué, seré, seriâ, sajo, siage, ou siâ, siguesse.
(Voir § § 17 et 20).
178. —

Conjugaison du verbe etre, êlre

INFINITIF

PRÉSENT

etre, être
PARTICIPE PRÉSENT

PASSÉ

hi eitá, avoir été
INDICATIF PRÈSENT

en etre, étant
PARTICIPE PASSÈ

eitâ, été

je suis, etc.
sé
sis
ei ou is

�— 9i —
PLUS-QUE-PAREAIT

sen
sès
soun

j'avais été, etc.
IMPARFAIT

avio eitâ
avias eita, etc.

j'ctais, etc.
ero
eras
ero
eren
eras
eron

FUTUR

je scrai, etc.

PASSÊ DÉFINI

je fus, etc.
fugué ou sigué
fuguèras
fugué
fuguèren
fuguèras
fuguèron
PASSÉ INDÊFINI

j'ai étc, etc.
he eitâ
has eità, etc.
PASSÊ ANTÉRIEUR

j'eus été, etc
agué eitâ
aguèras eitá, etc.

seré ou siré
seras
serâ
seren
seris
seroun
FUTUR PASSÊ

j'aurai été, etc.
euré eitâ
euras eitâ, etc.
CONDITIONNEL PRÉSENT

je serais, etc.
seriâ ou siriâ
serias
seriâ
serien
serias
serion

�2 —

9

IMPÈRATIF

's

SOl

fuguessas
fuguesse

sajo ou siá
sajen
sajas

fuguessen
fuguessas
fuguesson

SUBJON'CTIF PRÉSEN'T

(que) je sois
saje
sâjas ou sias
saje ou siâ
sajen
sajas
sajon

PASSÉ

(que) j'aie e'te, eic.
áje eitá
âjas eitá
âja eitâ

IMPARFAIT

ájen eitâ

(que) je fusse, etc.

ájas eità

fuguesse ou siguesse

ajcn eitâ

PLUS-QUE-PARFAIT

que J'eusse été,
aguesse eitá

etc.
aguessas eitá

Verbe ETRE, non auxiliaire
179.— Lorsque le verbe français être est employé dans
le sens substantif, indiquant l'état quelconque d'une
personne ou d'une chose; de même lorsqu'il est employé
dans le sens du verbe être allé, il prend ordinairement
la forme passive et se conjugue soit avec son propre

�- 93 —
participc eitâ, été, soit avec le participe passé gu du
verbe hi. Les deux participes eitâ, été, et gu, eu,
s'accordent en genre et en nombre avec le sujet. En
ces deux formes de conjugaison il garde le même sens.
Ex.: i° J'ai èté malade — Sé eitá malaute (mot à
mot : Je suis été malade).
Mes sceurs ont été malades — Mas sors soun
eitadas malautas (mot à mot: sont'' étées "
malades).
Tu as été malade — Sis gu malaute (mot à
mot : tu es eu malade).
Mes sceurs ont été malades — Mas sors
soun gudas malautas (mot à mot :
...sont eues...)
2°

dans le sens de être allé
J'y suis allé — Lé sé eitâ ou Lè sé gu
(mot à mot : j'y suis été ou j'y suis eu).
Elle y est allée — Ilho lé ei eitado ou
gudo (mot à mot : elle y a " étée " ou
elle y est eue).
Nous avons été dans cette région — Sen
eitàs ou gus en aquet païs (mot à mot:
nous sommes " étés " ou " eus" dans
cette règion.

�CHAPITRE XI
VERBES RÉGULIERS
180. — II y a trois conjugaisons de verbes réguliers
que l'on distingue par la dernière lettre de leur infinitif
présent : la irc conjugaison se termine par a, la 2° par i,
et la 3' par e (insonore). Les deux premières, seulcs,
sont absolument régulières.
181. — Les infinitifs présents de Ia ir- et de la 2°
conjugaison ont la dernière syllabe pour syllabe tonique ;
dans ceux de la 3° conjugaison, la syllabe tonique est
l'avant-dernière.
182. — Les temps simples des verbes se forment en
ajoutant au radical les désinences indiquées au tableau
ci-dessous.
183.
lettre
de la
la 3e,

— Le radical se forme en retranchant la dernière
de l'infinitif présent pour les verbes de la í™ et
20 conjugaison. II en est de même pour ceux de
sauf chez ceux qui se terminent en bre, dre, gre,

�v

- 95 —
tre, dans ces derniers le radical s'obtient en retranchant
les deux dernières lettres re. Ainsi :
dans crama, brûler, le radical est cram
dans fourti, affirmer, le radical est fourt
dans prene, prendre, le radical est pren
dans eicoudre, battre le blé, le radical
est eicoud
184. — Le radical est généralement invariable à tous
les temps et à toutes les personnes. Cependant il en est
qui subissent une légère modification de leur dernière
syliabe à l'indicatif présent, à l'impératif et au subjonctif
présent, pour les trois personnes du singulier; ainsi :
i° le son ou devient 0 dans la plupart des cas,
Ex.: eimoula , aiguiser, fait eimole , j'aiguise,
etc; demoura, rester, fait demore,/^ reste;
tourna, revenir, fait torne, je reviens;
goula, goinfrer, fait gole, etc; vouli, vouloir,
fait vole, je veux; poudi, pouvoir, fait
çode.jepeux; sourti, sorte; toursi, torse, etc.
2° Lorsque la dernière syllabe du radical contient
la diphtongue ei, cette diphtongue se change généralement en ai aux temps et aux personnes indiqués
ci-dessus.
Ex.: beila , donner, fait baile , je donne; bailo ,
donne, etc.

�-

96

-

Remarque. — Ces modifications ne se rencontrent que
dans les verbes de la irc et de la 2e conjugaison.

185.

—

MODÈLE DES TROIS CONJUGAISONS
DES VERBES RÈGULIERS

lro conj.

20 conj.

30 conj.

INFINITIF PRÉSENT

a

i

e

PARTICIPE PASSÉ

â

i

u ou gu

INDICATIF PRÈSENT

e
as
0
en
ès
on

isse
issis
is
issen
issès
isson

e
is
(radical)
en
és
on

IMPARFAIT

avo
âvas
avo
aven
avas
avon

issio
issias
issio
issien
issias
ission

io
ias
io
ien
ias
ion

�— 97 —

ire conj.

2° conj.

3°

conj.

PASSÊ DÈFINI

é
èras
é
èren
èris
èron

igué
iguèras
igué
iguèren
iguèris
iguèron

gué
guèras
gué
guèren
guèris
guèron

FUTUR

aré
aras
ará
aren
aris
aron

iré
iras
irâ
iren
iris
iron

ré
ras
rá
ren
ris
ron

CONDITIONNEL PRÉSENT

ariâ
arias
ariâ
arien
arias
arion

iriâ
irias
iriá
irien
irias
irion

riá
rias
riâ
rien
rias
rion

IMPÊRATIF

0
en
as

isso
issen
issas

0, io
en, ien
as, ias

�- 9§ ire conj.

2e

conj.

3e conj.

SUBJONCTIF PRÈSENT

e
as
e
en
as
on

isse
issas
isse
issen
issas
isson

e, ìe
as, ias
e, ie
en, ien
as, ias
on ion(i)

IMPARFAIT

esse
essas
esse
essen
essas
esson

186. —

iguesse
iguessas
iguesse
iguessen
iguessas
iguesson

guesse
guessas
guesse
guessen
guessas
guesson

REMARQUES SUR LES DÉSINENCES
DES VERBES RÉGULIERS

i° La irc et la 3e personne du singulier sont toujours

terminées par une voyelle, sauf à la 31 personne de
l'indicatif présent des verbes en i et en e.
La 2C personne du singulier et du pluriel est
toujours terminée par s, sauf à l'impératif.
2°

(4) La seconde désinence io, ie, etc, de i'impératif et du subjonctif présent
ne s'applique ordinairement qu'aux verbes en ne : prene. tene, comprene, etc.

�— 99 —

3° La ir0 et la 30 personne du pluriel sont toujours
terminées par n.
40 La première personne du pluriel de tous les temps
(indicatif et futur exceptés) qui est plus ordinairement
en en peut aussi prendre la désihence an; ainsi on
peut dire :
cramaven ou cramavan, nous brùlions.
partirien ou partirian , nous partagerions.
prenien ou prenian, prenons, etc.
187. — PERSONNES SEMBLABES — La ir0 et la 3°
personne du singulier sont semblables dans l'imparfait
de l'indicatif, le passé défini, le conditionnel, le subjonctif
présent et son imparfait. La 2° personne du singulier et
du pluriel sont semblables dans ces mêmes temps ^
excepté au passé défini, où le pluriel est plutôt en asCependant la terminaison is est assez fréquemment
employée.
L'infinitif présent et le participe passé des verbes
en i sont semblables.
188. — SYLLABES TONIQUES — A Pinfinitif présent,
au passé défini, au futur et au conditionnel, la dernière
syllabe est tonique, et le mot est un mot aigu ou fermé;
dans tous les autres temps et à toutes les personnes de
ces temps, l'accent tonique porte sur la voyelle de
l'avant-dernière syllabe et le mot devient un mot grav?
ou ouvert. (V. § 16).

�—

100 —

Remarques. — i" Rappelons la prononciation che des
groupes ssi dans les verbes de la 2E conjugaison. (V. § 18).
2° La syllabe terminale on de la 3° personne du pluriel
des verbes prend ordinairement un son assourdi, voisin
de oun.

189.

—

MODÈLE DE CONJUGAISON
DES VERBES

re

i

en a et en i

conjug. ■ ■ •

2C

conjug.

INFINITIF PRÈSENT

crama, brûler-

parti, partager
PARTICIPE PRÊSENT

en crama, brûlant

enparti,partageant
PARTICIPE PASSÉ

cramâ, brûlé

parti, partagé
PARTICIPE

PARFAIT

en hi cramâ
ayant brûlé

en hi parti
ayant partage ,
ÍNDICATIF

PRÉSENT

■je brûle, etc

je partage, etc.

crame
cramas
cramo
cramen
cramès
cramon

partisse
partissis
partis
partissen
partissès
partisson

�~— 101 —
2e çonjug.

ire conjug.
IMPARFAIT

je brûlais, etc.

je partageais, etc.

cramavo
cramavas
cramavo
cramaven
cramavas
cramavon

partissio
partissias
partissio
partissien
partissias
partission
PASSÉ DÊFINI

je brûlai, etc.

je partageais, etc.

cramé
cramèras
cramé
cramèren
cramèris
cramèron

partigué
partiguèras
partigué
partiguèren
partiguèris
partiguèron
PASSÉ INDÊFINI

j'ai brûlé, etc.

j'ai partage', etc.

he cramá
has cramâ, etc.

he parti
has parti, etc.
PASSÈ ANTÉRIEUR

j'eus brûlé, etc.

j'eus partagé, etc.

agué cramá
aguèras cramá, etc.

agué parti
aguèras parti, etc.

�— 102 —

ile coniug.

2"- conjug.
PLUS-QUE-PARFAIT

j'avais brûié, etc.

j'avaispartagé, etc.

avio cramâ
avias cramâ, etc.

avio parti
avias parti, etc.
FUTUR

je brûlerai, etc.

je partagerai, etc.

cramaré
cramaras
cramará
cramaren
cramaris
cramaron

partiré
partiras
partirà
partiren
partiris
partiron
FUTUR ANTÉRIEUR

j'aurai brûlé, etc.

j'auraipartagé, etc.

euré cramâ
euras cramà, etc.

euré parti
euras parti, etc.

CONDITIONNEL PRÉSENT

je brûlerais, etc.

jepartagerais, etc.

cramariá
cramarias
cramariâ
cramarien
cramarias
cramarion

partiriâ
partirias
partiria
partirien
partirias
partirion

�— io3 —

2e conjug.

ire conjug.
CONDITIONNEL PASSÉ

j'aurais pattagé, etc.

faurais brûlé, etc.

eurià parti, etc.

euriá cramá, etc.
IMPÉRATIF

partisso, partage

cramo, brîile
cramen, brûlons
cramas, brûlez

Tpartissen ,partageons

partissas. partagez
SUBJONCTIF

PRÊSENT

(que) je brûle, etc.

(que) je partage, etc.

(que) crame
cramas
crame
cramen
cramas
cramon

(que) partisse
partissas
partisse
partissen
partissas
partisson
IMPARFAIT

(que) je brûlasse, etc.

(que) je partageasse, etc.

(que) cramesse
cramessas
cramesse
cramessen
cramessas
cramesson

(que) partiguesse
partiguessas
partiguesse
partiguessen
partiguessas
partiguesson

�— io4 —
irc conjug.

2E

conjug.

PASSÉ

que j'aie brûlé, etc.

que j'aìe partagé, etc.

qu'aje cramâ, etc.

qu'aje parti, etc.

PLUS-QUE-PARFAIT

que j'eusse brûlé, etc.

que j'eusse partagé, etc.

qu'aguesse cramà, etc.

qu'aguesse parti, etc

190. —

30 Conjugai

INFINITIF PRÉSENT

prene, prendre
PARTICIPE PRÉSENT

en prene, prenant
PARTICIPE PASSÈ

prengu, pris
PARTICIPE PARFAIT

. VERBES en e
IMPARFAIT

je prenais,

etc.

prenio
prenias
prenio
prenien
prenias
prenion

en hi prengu, ayantpris
PASSÉ DÉFINI
INDICATIF PRÉSENT

je prends, etc.
prene
prenis
pren
prenen
prenès
prenon

je pris, etc.
prengué
prenguèras
prengué
prenguèren
prenguèris
prenguèron

�—

PASSÉ INDÉFINl

I 05

—
FUTUR ANTÉRIEUR

fai pris, etc.

faurai pris, etc.

he prengu
has prengu
ha prengu, etc.

euré prengu
euras prengu, etc

PASSÉ ANTÉRIEUR

j'eus pris, etc.
agué prengu
aguèras prengu
agué prengu, etc.

CONDITIONNEL PRÉSENT

je prendrais, etc.
prendriá
prendrias
prendriâ
prendrien
prendrias
prendrion

PI.US-QUE-PARFAIT

j'avais pris, etc.
avio prengu
avias prengu
avio prengu, etc.
FUTUR

je prendrai, etc.
prendré
prendras
prendrá
prendren
prendris
prendron

CONDITIONNEL PASSÉ

j'auraispris, etc.
euriâ prengu
eurias prengu, etc.
IMPÉRATIF

prenio, prends
prenien, prenons
prenias, prenez
autre forme (V. pag. 97 et 98)
eicoudo, bats
recèben, recevons
planissas, plaignez

�— io6 —
SUBJONCTIF PRÉSENT

IMPARFAIT

(que) je prenne, etc.

(que) je prisse, etc.
(que) prenguesse
prenguessas
prenguesse
prenguessen
prenguessas
prenguesson

(que) prene ou prenie
prenias
prene ou prenie'"
prenien
prenias
prenion

PASSÊ

autre forme

(V.

pag. 97 et 98)

(que) je batte, etc.
(qu') eicoude, etc.

PLUS-QUE-PARFAIT

(qu'il) reçoive, etc.
(que) recèbe, etc

191.

—

(que) j'eusse pris, etc.
qu'aguesse prengu, etc

REMARQUES
DE LA

(que) j'aie pris, etc.
qu'aje prengu, etc.

3

SUR
e

LES

VERBES

CONJUGAISON

Les verbes en e, qui forment les verbes de la 3e conjugaison, ont leur participe passé terminé en u.
Cependant le verbe creisse, croítre, fait creisci, crû.
II en est de même pour naisse, naître; fusse, fuir;
mouse, traire; torse, tordre. Cependant l'anomalie n'est
qu'apparente, car ces verbes ont deux formes àl'infinitif
présent : l'une en e, qui semble les classer dans la 3e
fl) Prononcez pregne — V. la double désinence, page 98.

�— 107 —
conjugaison et l'autre en i, qui les rattache à la 2° à
laquelle ils appartiennent en réalité. En erfet, naisse,
naitre, se dit aussi neisci; neicisse, je nais; neiscissio,
je naissais; neiscigué, je naquis; neisciguesse, que je
naquisse. De même pour les quatre autres qui se disent
aussi: creisci, croítre; lxxssi,fuir; mousi, traire; toursi,
tordre, et font à l'indicatif : creiscisse, je croîs; mouse,
je trais; toursisse, je tords.
192. — Le plus grand nombre des participes passés
en u des verbes de la 30 conjugaison se terminent en gu ;
et le g de cette terminaison se retrouve au passé défini et
à l'imparfait du subjonctif qui font : gué, guesse, etc.
Les verbes councèbre, concevoir; recèbre, recevoir;
seubre, savoir; dont les participes passés se terminent
par bu, font également : councebugué , je conçus;
councebuguesse, que je conçusse, etc.
193. — Quelques autres participes qui se terminent
par u précédé d'une autre lettre que g ou b, conservent
cette lettre au passé défini et à l'imparfait du subjonctif.
Ex. : ricoundre, cacher; ricoundu, caché; ricoundé,
je cachai; ricoundesse, que je cachasse;
defouondre, dissoudre; morfouondre, enrhumer; eicoudre, battre le blê; mèdre, moissonner; perdre, perdre; remetre, remettre,
secoudre, secouer; vendre, vendre; batre,
battre; boutre, mettre; sortre, sortir, etc.

�-- io8 —
194. — Quelques verbes en itre, qui font leur participe passé régulièrement en gu, n'appartiennent que par
l'infinitif présent et le participe passé aux verbes de la
3" conjugaison. A tous les autres temps ils se conjuguent
comme les verbes en i. Tels sont les verbes
counitre, connaìtre (se dit aussi counisse); counigu,
connu; counisse, 71? connaii; counissio, je connaissais, etc.
paritre, paraître, etc, et ses dérivcs
cranitre, craindre; cragnisse, je crains, etc.
planitre, plaindre; plagnisse, je plains, etc.
Remarque. — Ces deux derniers verbes ont deux
formes d'infinitif présent qui les rattachent à la 30 ou à
la 2° conjugaison, car on dit en même temps :
cragne ou cragni, craindre; cragne ou cragnisse,
je crains; cragno ou cranissio, je craignais,
etc; plagne ou plagni, plaindre; plagnissio , je
plaignais, etc

195. — Ii existe encore plusieurs verbes en e, dont
la conjugaison capricieuse, à certains temps ou certaines
personnes, rend la classification extrêmement diffìcile.
11 nous a paru plus logique de les comprendre tous dans
la série des verbes irréguliers dont nous donnons plus
loin l'énumération par ordre alphabétique en même
temps que les anomalies essentielles. (V. § 201).

�— iog —
VERBES PASSIFS
196. — Dc même qu'en français, les verbes passifs
expriment une action reçue ou soufferte par le sujet.

197. — Ils n'ont qu'une seule forme de conjugaison
qui consiste à ajouter le participe passé d'un verbe actif
à tous les temps du verbe etre. Ce participe passé,
qui s'accorde en genre et en nombre avec le sujet,
peut être considéré comme un véritable adjectif.
Ex. : Sé counigu ou counigudo — Je suis connu
ou connue.
Sen counigus ou counigudas — Nous sommes
connus ou connues.
VERBES NEUTRES
198. — Les verbes neutres se conjugent indifîéremment
avec les auxiiiaires avoir et être; ainsi l'on peut dire :
j'ai tombé ou je suis tombé; j'ai sorti ou je suis sorti;
il a mouru ou il est mort; il a né ou il est né, etc.

VERBES PRONOMINAUX
199. — Les verbes pronominaux se conjuguent, comme
en français, avec les deux pronoms de la mcme personne,
toutefois le pronom sujet reste le plus souvent sousentendu. (V. § 99).

�— I

10 —

200. — Ce que nous avons dit des verbes neutres est
également vrai pour certains verbes passifs et pronominaux, essentiels ou accidentels, pour lesquels l'auxiliaire
avoir est plus fréquemment employé que l'auxiliaire être.
Ainsi l'on dit plutôt :
Li ha ribá ticon — // lui a arrivé quelque chose
La semen ha neisci — La semence a né
Mous piaus han toumbá — Mes cheveux ont tombé
M'he restá — Je m'ai arrêté
Nous hen pensâ — Nous nous avons pensé
L'i ha vengu — II y a venu
M'he eipermenâ — Je m'ai promené
M'he sourtido d'aqui — Je mai sortie de là
La pouorto ha badado — La porte a ouverte
Ous hes parlâ — Vous vous avez parlé
Nous hen reigu de se — Nous nous avons ride lui, etc.

�CHAPITRE XII
VERBES IRRÉGULIERS
OU

DIFFICILES

A

CONJUGUER

201. — Toute classification des verbes irréguliers nous
paraissant impossible, nous allons énumérer les principaux d'entr'eux dans leur ordre alphabétique en les
faisant suivre de leurs modifìcations caractéristiques.
202. — La presque totalité des verbes irréguliers se
compose de verbes en e; quelques-uns seulement se
terminent en i: chauli, falloir; poudi, pouvoir; vali,
valoir; vouli, vouloir.
203. — Les irrégularités de l'indicatif présent se
retrouvent généralement à l'impératif et au subjonctif
présent. Celles du passé défini se retrouvent à l'imparfait
du subjonctif.
204. — Les verbes de la ire conjugaison, c'est-à-dire
les verbes en a, ne présentent aucune irrcgularité terminale. Dans le radical, les sons ai, ei, 0, ou, subissent
seuls quelquefois une modification. (V. § 184.)

�—

112 —

CONJUGAISONS DE VERBES ÌRRÈGULIERS

A
— Apersègre, apercevoir; voyez sègre, suivre;

205.

Ana, aller; voyez na;
Avi, avoir; voyez hi;
B
206.

— Batre, battre, se conjugue comme metre, mettre.

Bieure, boire. — PART. PASS. begu, begudo. —INDIC.
PRÉS. buve, buvis, bieu, buven, buvès, buvon. —
IMPARF. buvio, buvias, buvio, buvien, buvias, buvion.
— PASS. DÉF. bugué. — FUT. bieuré. — COND.
bieuriâ. — IMPÊR. buvo, buven, buvas. —SUBJ. PRÈS.
que buve, buvas, buve. — IMPARF. que buguesse.
Boutre, mettre, placer. — PART. PASS. boutu. Les autres
temps se conjuguent comme bouta, des verbes en a,
qui a même signification.
G
— Chauli, falloir. — PART. PASS. chaugu.— IND.
chaut. — IMPARF. — chaulio. — PASS. DÉFchaugué. — FUT. chaudrâ. — COND chaudriá. —
SUBJ. chaulie. — IMPARF. chauguesse, v.fali.

207.

PRÊS.

�—

H3 —

Cheubre, étre contenu, entrer. — PART. PASS. cheubu;
inusité à 1'IND. PRÉS. et à 1'IMPARF. OÙ il ne peut
se conjuguer qu'à l'aide de poudi, pouvoir, et de son
infinitif présent. — Ex. : poudion lé cheubre, — on
pouvaìt y entrer ou ils pouvaient y être contenus. —
PASS. DÉF. cheubugué. Les autres temps se conjuguent
comme seubre, savoir.
Claure, clore. — PART. PASS. clau, clausso — IND.
PRÉS. clauve, clauvis, clau, clauven, clauvès, clauvon.
— IMPARF. clauvio, etc — PASS. DÉF. cleugué. —
FUT. clauré ou cleuré. — COND. cleuriâ. — IMPÉR.
clauvo. — SUBJ. PRÈS. que clauve. — IMP. que
cleuguesse.
Nota : Dans notre diatecte, la principale, et presque la seule acception du verbe
claure est celle de : rentrer íe bétail à ïétabte.

Coueire, cuire. — PART. PASS. coueigu ou cut. — IND.
PRÉS. couàie, couàis, couai, couàien, couàiès, couàion,
— IMPARF. couàio, couàias, couàio, couàien, couàias,
couàion. — PASS. DÊF. coueigué. — FUT. coueiré,
— COND.
coueiriâ. — IMPÊR. couàio, couàien,
couàias. — SUBJ. PRÉS. que couàie. — IMPARF. que
coueiguesse.
Nota : à l'indicatif présent, à rimparfait, à L'impératif, au subjonctif, ài est dissyllabique et se prononce a-i. Ainsi l'indicatif se prononce : coua-ye, coua-yis,
coua-yen. etc. Imparfait, coua-yo. II n'y a que la tétraphtongue couai.
it cuit, qui soit monosyilabique.

Councèbre, concevoir, voyez recèbre.

�—

ii4 —

Counitre ou counisse, connaître. — PART. PASS. counigu,
counigudo. — IND. PRÈS. counisse. — IMPARF.
counissio. — PASS. DÉF. counigué. — FUT. counitré.
— COND. counitriâ. — IMPÉR. counisso, counissen,
counissas. — SUBJ. PRÉS. que counisse. — IMPARF.
que couniguesse.
Courre, courir. — PART. PASS. courrigu. — IND. PRÉS.
courre, courris, cour, courren, courrès, courron. —
IMPARF. courrio. — PASS. DÈF. courrigué. — FUT.
courriré. — COND. courririá. — IMPÉR. courro. —
SUBJ. courre. — IMPARF. courriguesse.
Cragne, cragni, cranitre, craindre.—IND. PRÉS. cragne
ou cranisse. — IMPARF. cragno ou cranissio. —
PASS. DÉF. cranigué. — FUT. cranitré. — COND.
cranitriâ. — IMPÉR. cragno ou cranisso. — SUBJ.
que cragne ou cranisse. — IMPARF. que craniguesse.
Creire, croire. — PART. PASS. creigu. — IND. PRÊS.
crèse, crèsis, crei, cresen, cresès, creson. —IMPARF.
cresio. — PASS. DÉF. creigué. — FUT. creiré. —
COND. creiriá. — IMPÉR. crejo. — SUBJ. PRÉS. crese
ou creje. — IMPARF. creiguesse.
Creisse ou creisci, croitre (ci chuintant), — PART. PASS.
creisci, creiscido. — IND. PRÊS. creisse ou creiscisse.
creiscis ou creiscissis, crei ou creiscit, creiscissen,
creiscissès, creiscisson. — iMPARF.creiscissio. — PASS.

�— n5 —
. creisciguè. — Fur. creisciré.—COND. creisciriá.
— IMPÉR.
creiscisso. — SUBJ. PRÉS. creisse ou
creiscisse. — IMPARF. que creisciguesse.
DÉF

3D
208. — Dermi, dormir. — PART. PASS. dermi. — IND.
PRÈS. derme, dermis, der, dermen, dermès, dermon.
— IMPARF. dermio. — PASS. DÉF. dermigué. —
FUT. dermiré. — COND. devmiriâ. — IMPÉR. dermo.
— SUBJ. que derme. — IMPARF. dermiguesse.
2E

conjugaison : IND. PRÉS. dermisse. — IMPARF. dermissio.
— IMPÈR. dermisso. — SUBJ. que dermisse.

Se deure, avoir mal, souffrir. —PART. PASS. deugu.—
IND. PRÉS. me dole, dolis, deu, dolen, dolès, dolon. —
IMPARF. me dolio, dolias, dolio, dolien, dolias, dolion. —
PASS. DÉF. deuguè. — FUT. deuré.—COND. deuriâ.
— IMPÉR., inusité. — SUBJ. que me dole. —IMPARF.
que me deuguesse.
Dieure, devoir. — PART. PASS. dieugu. — IND. PRÉS.
dève, dèvis, dieu, dèven, devès, dèvon. — IMPARF.
devio. — PASS. DÈF. dieugué, etc. Les autres temps
se conjuguent comme deure.
Dire, dire. — PART. PASS. di. — IND. PRÊS. dise, disis,
dis, disen, disès, dison. — IMPARF. disio, disias,
disio, disien, disias, dision. — PASS. DÉF. digué. —
FUT. diré. — COND. diriá. — IMPÉR. dijo. — SUBJ.
dije. — IMPARF. diguesse.

�— 116 —
E
209. — Eichandre, eichandi, réchauffer. — PART. PASS.
eichandi. — IND. PRÊS. eichande ou eichandisse, etc,
aux autres temps se conjuguent comme randre, rendre
et parti, partager, sauf au passé défini et à l'imparfait
du subjonctif où il fait eichandigué, eichandiguesse.
Eicoudre, battre le blé. Voir secoudre.
Eicrieure, écrire. — PART. PASS. eicrieu, eicrieusso. —
IND. PRÊS. eicrieuve, eicrieuvis, eicrieu, eicrieuven,
eicrieuvès, eicrieuvion. — IMPARF. eicrieuvio. —
PASS. DÊF. eicrieugué. — FUT. eicrieuré. — COND.
eicrieurià. — IMPÊR. eicrieuvo. — SUBJ. et IMPARF.
eicrieuve, eicrieuguesse.
Eijo ou jâ, regarde, n'estemployé qu'à i'impératif présent.
Eimeure émouvoir, se conjugue comme eicrieure.
Eitorse, voir torse.
Eusi, entendre. — PART. PASS. eusi, eusido. — IND. PRÉS.
àuse, àusis, eusis, eusissen, eusissés, eusisson. —
2° IND. PRÉS. eusisse, eusissis, eusis, etc. —
IMPARF. eusissio. — PASS. DÉF. eusigué. — FUT.
eusiré. — COND. eusiriá. — IMPÉR. aujo, aujen,
'aujas. — SUBJ. PRÉS. qu'ause ou eusisse — IMPARF.
qu'eusiguesse.

210. — Faire, faire.

— PART.

PASS.

fa ou fai, faito.

�—

II7

—

IND. PRÉS. fase ou fau, fasis ou fas, fai ou fa,
fasen, fasès, fan. — IMPARF. fasio. — PASS. DÉF.
fagué ou figué. — FUT. faré. — COND. fariá. —
IMPÉR. fajo ou faso. — SUBJ. que fase ou faje. —
IMPARF. que faguesse ou figuesse.
—

Fali, falloir. — PART. PASS. faugu. — IND. fau. —
IMPARF. falio. — PASS. DÉF. faugué. — FUT faudrá.
— COND. faudriá. — SUBJ. que faulie. — IMPARF.
fauguesse. (V. chauli § 207).
Fusse, fussi, fuir. — PART. PASS. fu, fusso. — IND.
PRÉS. fusse, fussis, fus, fussen, fussès, fusson. —
IMPARF. fussio. — PASS. DÉF. fussigué — IMPÉR. fucho
ou fusso, fussen, fussas. —SUBJ. que fuche ou fusse.
Nota : Les temps non représentés ne se conjuguent que comme ci-après :

Fussi, 2e conjugaison des verbes en i : fussi, fussisse,
fussissio, etc.
Gr
211. — Geire ou jaire, gésir, coucher. — PART. PASS.
jagu, jagudo. — IND. PRÉS. jàye, jàyis, jai, jàyen,
jàyas, jàyon. — IMPARF. jàyo. — PASS. DÉF. jagué.
— FUT. geiré. — COND. geiriâ. — IMPÉR. jàyo,
jàyen, jàyas. — SUBJ. jàye. — IMPARF. jaguesse.
IVL
212. — Medre, moissonner, peut se conjuguer sur le
modèle du verbe metre, mettre, mais sa conjugaison
est peu usitée; on ne l'emploie couramment qu'à

�— u8 —
l'infinitif présent. Pour les autres temps, on le fait
ordinairement précéder d'un autre verbe en modifiant
la touruure de la phrase.
Ex. : Je moissonne, se traduira par ; je suis venu
moissonner ou je suis là qui moissonne.
Je venais, je vins,
moissonner.

je

viendrai,

etc,

Meure, moudre, se conjugue comme eimeure.
Mouri. mourir. — PART. PASS. mouort ou mouri. — IMD.
PRÉS. more, mouris, mourit, moren, morès, moron.—
IMPARF. mourio, — PASS. DÉF. mourigué. — FUT.
mouriré. — COND. mouririâ. —IMPÉR. more, moren,
moras. — SUBJ. et IMPARF. que more, que mouriguesse.
2°

conjugaison : IND. PRÉS.
mourisse, mourissis,
mouris, mourissen, mourissès, mourisson, etc. Voir
les verbes en i de la 2° conjugaison.

Mouse ou mousi, traire, — PART. PASS. mousi, mousido.
•— IND. PRÊS. mouse , mousis, mousit, mousissen,
mousissés, mousisson. — IMPARF. mousio. — PASS.
DÉF. mousiguè. — FUT. mousiré. —COND. mousiriâ.
— IMPÉR. mouso. — SUBJ. que mouse. — IMPARF.
que mousiguesse.
2°

conjugaison : IND. mousisse. — IMPARF. mousissio.
— IMPÉR. mousisso. — SUBJ. PRÈS. que mousisse.

�— i ig —

213. — Na, ana, aller. — PART. PASS. nâ, nado. —
IND. PRÉS vau, vas, vai, nen, nès, van. — IMPARF.
navo. — PASS. DÉF. né, nèras. — FUT. naré. —
COXD. nariá. — IMPÉR. vai, nen, nas.—SUBJ. PRÉS.
que nane, nanas, nane, nanen. nanas, nanon. —
IMPARF. que nesse, nessas, nesse, nessen, nessas,
nesson.
Naisse ou neisci, naître, se conjugue comme creisci.
3P
214. — Paritre, paraître, se conjuge comme cranitre.
Parti, partir. — PART. PASS. parti, partido. — IND.
PRÉS. parte, partis, part ou partit, parten, partès,
parton. — IMPARF. partio. — PASS. DÉF. parté ou
partigué. — IMPÉR. parto, parten, partas. — SUBJ.
PRÉS. que parte. — IMPARF. que partesse.
Parti, partager. V. conj § 189.
N. B. — Les verbes parti, partìr, et parti. vartager se conjuguent parfois
idcntiquement sauf à l'indicatif et à l'impératif.

Percèbre, percevoir. V. recèbre.
Plagne, plagni, planitre, plaindre. V. cranitre.
Plaire, plaire. — PART. PASS. pleigu. — IND. PRÉS.
plase ou playe, plasis ou playis, etc. — IMPARF.
plasio ou playo. — PASS. DÉF. pleigué. — FUT.

�— 120 —
pleiré. —

COND.

— SUBJ. PRÉS.

pleirià. — IMPÉR. plaso ou playo.
plase ouplaye. — IMPARF. pleiguesse.

Pleure, pleuvoir. — PART. PASS. pleugu. -- IND. PRÉS.
plèu. — IMPARF. pleuvio ou pluyo. — PASS. DÉF.
pleugué. — FUT. pleurá. —COND. pleurià — SUBJ.
que pluve ou pluye. — IMPARF. que pleuguesse.
Poudi, pouvoir. — PART. PASS. pougu. — IND. PRÉS.
pode, podis, pot, pouden, poudès, podon. — IMPARF.
poudio. — PASS. DÉF. pougué. — FUT. poudrè ou
ponirè. — COND. poudriâ ou pouiriâ. — SUBJ. PRÉS.
que poude et quelquefois que pouche. — IMPARF.
que pouguesse.
Prene, preni, quelquefois prendre, prendre. — PART.
PASS. prengu, prengudo ou pris, presso (V. § 190.)
1=1
215. — Randre , rendre. ou fatiguer. — PART. PASS.
randu. —IND. PRÉS. rande, randis, etc — IMPARF.
randio. — PASS. DÉF. randé, etc.
Conjuguez de même :
répondre, etc.

ricondre,

cacher; ripoundre,

Reire, rire. .— PART. PASS. reigu; aux autres temps,
se conjugue comme dire.
Recèbre, recevoir. — PART. PASS. recebu. — IND. PRÉS.
recèbe, recèbis, recet, recèben, recebès, recèbon. —
IMPARF. recebio. — PASS. DÉF. recebugué. — FUT.
recebré. — COND. recebrià. — IMPÉR. recèbo. —
SUBJ. PRÉS. que recèbe. — IMPARF. que recebuguesse

�—

121

—

s
— Sabi ou seubre, savoir. — PART. PASS. seubu.
PRÉS. sabe, sabis, sâp, saben, sabès, sabon.
— IMPARF. sabio. — PASS. DÉF. seubuguè. — FUT.
seubré. — COND. seubriá—■ IMPÉR. sabo, quelquefois
sacho. — SUBJ. PRÉS. que sabe ou sache. — IMPARF.
que seubuguesse.

216.

— IND.

Secoudre, secouer. — PART. PASS. secoudu. — IND. PRÉS.
secoude, secoudis, secoud, secouden, secoudès,
secoudon. — IMPARF. secoudio. — PASS. DÉF. secoudé,
etc, — IMPARF. que secoudesse.
Segre, suivre. — PART. PASS. segu. — IND. PRÉS. sègue,
sèguis, sét, sèguen, seguès, sègon. — IMPARF. seguio.
— PASS. DÈF. segué. — FUT. segré. — COND. segriâ.
— IMPÊR. sègo. — SUBJ. PRÉS'. que sègue — IMPARF.
que seguesse.
Sentre quelquefois senti, sentir (s chuintant). — PART.
PASS. sentu.
— IND. PRÉS. sente, sentis, sent,
senten, sentès, senton. — IMPARF. sèntio — PASS.
DÉF. sentigué. — FUT. sentiré ou sentré. — COND.
sentiriâ ou sentriá. — IMPÉR. sento. — SUBJ. PRÉS.
sente. — IMPARF. sentiguesse.
Souli, avoir coutume, n'est guère usité qu'à l'imparfait
de l'indicatif: soulio, j'avais coutume. Dans les autres

�— 122 —
temps il est remplacé par seubre, savoir, qui prend
alors même signification.
Ex. : Sabe fare aco, je sais ou j'ai l'habitude de
faire cela
Sortre, sortir. — PART. PASS. sourti. — IND. PRÉS. sorte,
sourtis, sort, sourten, sourtès, sorton. — IMPARF.
sourtio. — PASS. DÉF. sourtigué. — FUT. sourtré.
— COND. sourtriâ. — IMPÉR. sorto, sourten, sourtas.
— SUBJ. PRÉS. que sorte. — IMPARF. sourtiguesse.
T
217. — Tene, tenir (voir prene).
Torse, tordre. — PART. PASS. tors. — IND. PRÉS.
torse, toursis, tors, toursen, toursès, torson. —
IMPARF. toursio. — PASS. DÉF. toursigué.— FUT.
toursiré. — COND. toursiriá. — IMPÊR. torso. —
SUBJ. PRÉS. que torse. — IMPARF. que toursiguesse.
Remarque : Les deux verbes sortre et torse se disent
aussi sourti et toursi. Sous cette deuxième forme ils
suivent la conjugaison des verbes en i.
Traire, tirer, se conjugue comme plaire. On conjugue
de même retraire, qui signifie exactement : reproduire
les traits.
V
218. — Vali, valoir. — PART. PASS. vagu ou vaugu. —
IND. PRÉS. vale, valis, vau, valen, valès, valon. —

�— 123 —
IMPARF. valio. — PASS. DÉF. vagué. — FUT. vadré
ou vaudré. — COND. vadriâ ou vaudriá — IMPÉR.
vale, valen, valès. — SUBJ. PRÉS. que vale. — IMPARF.
vaguesse.

Veire, voir. — PART. PASS. vegu. — IND. PRÉS. vèse;
vèsis, ve, etc. — PASS. DÊF. vegué. — IMPARFAIT
DU SUBJONCTIF que veguesse. Aux autres temps il
se conjugue comme creire.
Vene ou veni, venir, se conjugue comme prene, sauf à
la 3e personne de l'indicatif présent, vet, il vient.
Vieure, vivre. — PART. PASS. vieugu. — IND. PRÉS. vuve,
vuvis, vièu, vuven, vuvès, vuvon. — IMPARF. vuvio.
— PASS. DÉF. vieugué. — FUT. vieurè. — COND.
vieuriâ. — IMPARF. VUVO. — SUBJ. PRÈS. que vuve.
— IMPARF. que vieuguesse.
Vouli, vouloir. — PART. PASS. vougu. — IND. PRÈS.
vole, volis, vout, voulen, voulès, volon. — IMPARF.
voulio. — PASS. DÉF. vougué. — FUT. voudré. —
— COND. voudrià. — IMPÉR. voujo, voujen, voujas.
— SUBJ. PRÊS. que vouje. — IMPARF. que vouguesse.
219. — Remarque : A ces verbes irréguliers il faut
ajouter les locutions verbales suivantes qui ne sont
usitées qu'à une seule personne d'un seul temps :
eijo, ou par aphérèse jà — vois, regarde
eijas ou jas — voyez, regardez
diasso et mijaire — on dirait, il semble

�CHAPITRE XIII
LES ADVERBES

I. ADVERBES DÉRIVÉS D'ADJECTIFS
220. — 0n peut former toute une classe d'adverbes
en ajoutant la terminaison men à la plupart des adjectifs
au féminin singulier.
Ex. : abesouludo, absolue
abesouludomen, absolument;
dalicado, délicate
dalicadomen, délicatement;
diferento, différente
diferentomen, différemment;
diplasento, déplaìsante
diplasentomen, déplaisamment;
dolento, plaintive
dolentomen, plaintivement;

�— 125 —

fricheto, fraîche
frichetomen, fraichement;
malento, méchante
malentomen, méchamment;
necessitablo, nécessaire
necessitablomen, nécessairement;
savento, savante
saventomen, savamment;
separado, séparée
separadomen, séparément.

221. — Les adjectifs féminins en ouso forment plus
fréquemment l'adverbe

correspondant en remplaçant l'o

final par la terminaison adomen.
Ex. :

amitious, amical; amitiousadomen, amicalement.
eirouso, heureuse; eirousadomen, heureusement.
maleirouso, malheureuse; maleirousadomen, maIheureusement

COMPARATIFS ET SUPERLATIFS
DES ADVERBES
222. — Les comparatifs et les superlatifs des adverbes
se forment de la même manière que ceux des adjectifs.
(§§ 6i et 62).
II en est de même pour les superlatifs absolus (§ 66).

�— 126 —
II. REMARQUES SUR QUELQUES ADVERBES
DU DIALECTE AUVERGNAT NON DÉRIVÊS D'ADJECTIFS

Adé ou Adès
223. — Adé ou adés traduit la locution adverbiale
française plus tard ou tantôt.
Ex. : Lé vendré ma adès —■ Je n'y viendrai que
plus tard
Adeissias, adieu, paraît en dériver.
Alai, lai; Alin , lin; Ati, ti
224. — Alai ou lai, là-bas.
Ex. : Hou vèse alai — Je le vois là-bas
Vet de d'alai — // vient de là-bas
225. — D'ati lai ou per alai, tout là-bas, par là-bas,
au loin.
Ex. : Ha fussi d'ati lai—// a fui tout là-bas, loin
226. — Alin ou lin a une signification analogue à
alai et lai.
227. — D'ati lin, per alin, d'ati n alin ont même
signification que d'ati lai.
228. — Ati ou ti, là, ici (devrait s'écrire aqui, § 13).
Ex. : Io is ati ou ti —■ // est là

�— 127 —
Remarque : D'ati-ati, mot à mot: de là à là, est une
expression très usitée pour indiquer un espace de temps
très court, un instant, un clin d'asil.
Ex. : D'ati-ati se nenfugué — En un clin d'ceil
il disparut
Bellomen
229. —Bellomen, doucement, lentement, avecprécautìon.
Ex. : Chaut ma lé na tot bellomen — // ne faut
y aller que tout doucement.
230. — Beletomen a même signification.
Bien
231. — Bien, beaucoup.
Ex. : Lè n'ha bien — II y en a beaucoup
Dabouord
232. — Dabouord, bientôt, tôt, rapidement.
Ex. : Aco será dabouord — Ce sera bientôt
Dabouord fai — Rapidement fait
2

33- — Dabouord que, lorsque, dès que. Le que ne
s'exprime généralement pas.
Ex. ■. Dabouord fuguè vengu ti — Dès qu'il fut
venu là.

�— 128 —
Danmei, danpei
234. —■ Danmei, danpei, tant mieux, tant pis.
235. — En danmei en danpei, en mieux ou en plus mal.
Ex. : Vai pas en danmei mas en danpei — // ne
va pas (en) mieux mais (en) plus mal
236. — Danmei vau, tant mieux.
Ex. : Is se? an' danmei vau!— C'est lui'ì allons,
tant mieux
Decon (en)
237. — Decon (en), quelque part (V. où).
Ex. : Sègo me en decon — Suismoi à certain endroit
Dé ho
238. — Dé ho, certes, assurément, oh oui.
Ex. : Cé vendras ? dé ho! — Tu y viendras ?
oh oui l
Fouorço
239. — Fouorço, beaucoup, en quantité.
Ex. : Eran fouorço mounde — Nous étions beaucoup
de monde
Gaire à dire
240. — Gaire à dire, guère à dire, locution adverbiale
s'appliquant à une idée de nombre et signifiant exactement : bien près de

�— 129 —
Ex. : Fai ouro dèz ans, gaire à dire — II y a
maintenant bien près de dix ans
D'Embart es Oulèrdis fai seis lègas, gaire à
dire — D'A?nbert à Olliergues il y a
bìen près de six lieues
Gentamen
241. — Gentamen même signification que bellamen.
Liau, liausomen
242. — Liau, tôt; liausomen, aisément.
Ma
243. — Ma, que, seulement, si ce n'est que
Ex. : Lé n'há ma per se — II n'y en a que pour lui
Re ma ieu — Rien que moi
Vo che n'ero ma de se! — Oh, s'il tt'était
que de luìì
244. — Lorsque ma termine la phrase et qu'il suit un
verbe à un temps autre que l'impératif présent, il donne
à ce verbe le sens que donnent en français les locutions
ne faire que, venir à peine de.
Ex. : Ribe ma — Je ne fais que d'arriver (mot à
mot : j'arrive que)
Coumence ma — Je viens à peine de commencer (je commence que)

�— '30 —
245- — Lorsque ma termine la phrase et qu'il suit
un verbe à l'impératif présent, il donne à ce verbe un
sens soit de commandement, d'avertissement, d'encouragement, soit de menace, analogue à celui que donnent
en français les locutions aie le malheur de! avise-toi de !
Ex. : Venio ma! — Allons, viens! (mot à mot :
viens que)
Trebalho ma ! — Courage, travaille! (travaille que)
Té galepiens, hou fajas ma ! — Ahpolissons,
avisez-vous de faire cela! (mot à mot : le
faites que! )
Mai que mai
246. — Mai que mai
principalement, surtout.

(mot à mot : plus que plus)

Ex. : Is mai que mai vés sero que tene de fiauri
— C'est principalement le soir que j'ai
de la fièvre
Marco ou pico
247. — Marco (pas), aucunement, nullement.
Ex. : Te nen vèse pas marco — Je
aucunement (pas de trace)
Masso
248. — Masso, beaucoup, en quaniité.

n'en vois

�— i3i —
Menimi
249. — Menimi, enfin, cependant, pourtant, néanmoins,
malgré tout, quand même, tout de même, s'emploie principalement pour indiquer l'aboutissement d'un effort ou
d'un désir, une diffìculté enfin vaincue.
Ex. : Menimi l'hi sé ribá — Enfin (néanmoins, etc)
j'y suis parvenu
Menimi le pougué veire — Pourtant' je pus
le voir
Voulio pas, mas l'agué menimi — II ne
voulait pas, mais je l'eus quand même.
Menimi — Enfin! (V. § 142)
Mouort (à)
250. — Mouort
quantité.

(à) beaucoup,

considérablement, en

Ex. : Lé veguè à mouort de
vis des gens en foule

mounde — J'y

Nieu
251. — Nieu, même.
Ex. : N'hi agué nieu pas prou — II n'y en eut
même pas assez
Oro (d')
252. — Oro (d'), de bonne heure.
Ex. : Is que venias d'oro — // fiaut que vous
veniez de bonne heure

�Ouont, ouonte
253. — Ouont ou ouonte,

où.

254. — Se dit aussi en ouont ou en ouonte, vont ou
vonte, ent ou ente et con.
Ces diverses expressions, quoique synonymes,
s'emploient pas indifféremment dans tous les cas.

ne

255. — Ouont et ent ont absolument même signification; ils s'appliquent à un lieu non déterminé.
Ex.: Ouont is? ou ent is — Où est-il?
Sabe pas ouout ou ent l'he presso — Je ne
sais oìc je l'ai prise

256. — Lorsque l'adverbs est précédé de la préposition
de on emploie exclusivement en ouont ou ent.
Ex.: Dengu sâp d'ent io is — Personne ne sait
d'oií il est
Venis d'en ouont ? — Tu viens d'où ?

257. — Vont ou vonte, où, s'emploient par euphonie,
lorsqu'ils sont précédés d'un mot commençant par une
voyelle.
Ex.: Seubré be vont is — Je saurai bien où il est

�— i33 —
258. — Con, où, s'applique à un lieu précis ou déterminé.
Ex.: Vole te sègre con naras — Je veux te suivre
où tu iras
Nen trobaras mas con n'i há —■ Tu n'en
trouveras qu'où il y en a
Le trobé con se ricondio — Je le découvris
(à l'endroit) où il se cachait

259. — Remarque : De cette dernière forme dérive
en decon ou en dacon, quelque part (V. § 237).
La véritable signification de cet adverbe, dans notre
dialecte, est celle d'un lieu imprécis, laissé volontairement
dans le vague ou que l'on semble vouloir dissimuler.
Ex.: Dijas! ouont nès? — En decon... — Dites&gt;
oà allez-vous ? Quelque part...
Nen counisse be en decon... —J'en connais
bien quelque part
Volis me sègre en decon ? — Tu veux me
suivre... quelque part?
Lé me ricondé en decon — Je m'y cachai
quelque part

Per teiro (à)
260. — Per teiro (à), en ordre, par rang
à mesure, un à un.

au fur et

�— i34 —
Ex. : Venguèron d'a per teiro — Ils vinrent ou
on vint au fur et à mesure
Prou
261. — Prou, assez ou beaucoup.
Ex. : Lè n'agué prou — II y en eut assez ou
beaucoup
Prou mounde — Assez ou beaucoup de gens

262. — Prou e mai, prou cop, bien souvent,
souvent.

assez

Ex. : Hou avio dis prou cop ou prou e mai —
Je Vavais dit assez souvent ou bien souvent
Quant e quant
263. — Quant e quant, mot à mot combien et combien,
beaucoup, en grand nombre.
Ex.: L'hi eron quant e quant — Ils y étaient en
grand nombre
Quasi re, quaucare
264. — Quasi re, quaucare, peu de chose,
nombre, petite quantité, (prononcez quay'e).

en petit

Ex.: Nen demoro ma quasi re ou quaucare — II
n 'en reste que peu de chose

�Quau sap quant
265. — Quau sap quant, mot à mot qui sait combienì
beaucoup, énormément.
Ex.: Lé n'ha quau sap quant — II y en a énormément
Quouro
266. — Quouro, dès que, lorsque.
Ex.: Quouro sigué ti, me nen né — Lorsqu'ilfut
là, je m'en allai
Sacage (un)
267. — Sacage (un) s'emploie pour désigner une grande
quantité d'objets déterminés.
Ex.: De trifas, hou lé n'hâ un sacage — Des
pommes de terre, ii y en a à foison
Seubudo

(de)

268. — Seubudo (de), subitement, tout d'un coup.
Ex.: Aco vengué
subitement

de

seubudo

—

Cela

vint

Tant que tant
269. — Tant que tant, suffisamment. II traduit très
exactement l'expression familière comme ça peut, tant
que ça peut.

�— 136 —
Tenant (à)
270. — Tenant (à),
sâp quant.

même signification

que quau

Tositeu
271. — Tositeu, tout à l'heure (prononcez tOíAeteu.
V. § 217)
Toticha
272. — Toticha , un peu, trés peu, à peine.
Ex..- N'agué ma toticha — Je n'en eus qu'àpeine
Demoro ma toticha de brei — // ne reste
qu'un peu de bouillon

�— i37 —

III.

QUELQUES

ADVERBES

FRANÇAIS

TRADUCTION ET REMARQUES

Assez
273. — Assez, se traduit par prou.
Ex.: J'en ai assez — N'he prou
Auparavant, avant
274. — Auparavant, avant se traduisent par davans,
de davans, per avans.
Lorsque l'adverbe français est suivi de la préposition
de et d'un infinitif, cette préposition se traduit par que.
Ex.: Avant d'y aller — Davans, de davans ou per
avans que lé na
275. — Lorsque l'adverbe est suivi d'un nom ou d'un
pronom personnel, on place devant ces derniers cette
même conjonction que.
Ex.: Jean est venu avant Pierre — Le Juan is
vengu davans que le Piarre
J'étais là avant lui — Ero ti davans que se
Aussi
276. — Aussi, dans le sens de de même, se traduit
par mai.
Ex.: Tu le veux, et moi aussi— Hou volis, e ieu mai

�- 138 Beaucoup, pas beaucoup, Peu
277. — Beaucoup se traduit par fouorço, prou, et par
bien (V. §§ 231, 239, 261).
Pas beaucoup se traduit par pas gaire, pas guère.
Ex.:. Y en avait-il beaucoup? Peu — Lé n'avio hou
bien ? Pas gaire
Bien
278. — Bien, avec le sens d'affirmation, de convenance,
de perfection, se traduit par bien.
Ex..- Je dors bien — Derme bien
Regardez le bien — Visas hou bien
On y est bien — Lé soun bien

279. — Bien, avec le sens de à peu près, d'avantage,
ou de consentement, ou dans les locutions conjonctives
d'affirmation, ou interjectives et bien, eh bien ! se traduit
par be.
Ex.: II y a bien deux ans que... — Fa be ti dous
ans...
C'est bien mieux — Is be mei
Je veux bien — Vole be
Et bien — E be
Eh bien, soit! — Dé be, siá!

�— 139 —
280. — Lorsque les adverbes français de quantité ou
de lieu sont suivis de la préposition de, cette préposition
ne s'exprime pas.
Ex.: // vint ici assez de gens — Cé vengué prou
mounde
II y eut beaucoup de pommes de terre — L'hi
aguè prou trifas
Je le mis hors de la maison — Le bouté
fouoro la méisou
,

Ça, là; Çà et là

281. — Çà, s'exprime parçai; là, par ti (qui) (^,§290).
282. — La locution ça et là s'exprime en inversant
les termes.
Ex.: Ti et çai — Là et ça
Certes
283. — Certes, approbatif ou exclamatif, se traduit
par dé ho (§ 238) ou ho be.
Ci
284. — Ci (V. §§ 290, 291).
Comme, Comment, Que
, 285. — Comme, que, exclamatifs, et comment, interro-

�— 140 —
gatif ou dubitatif se traduisent le plus souvent par coumo,
et quelquefois par que.
Ex.: Comme ou qu'il est grandì — Coumo ou qu'is
naut!
Comment est-il venu ? — Coumo is vengu ?
Je ne sais comment — Sabe pas coumo

286. — Comme, comparatif, se rend par tant coumo.
Encore
287. — Encore, se traduit par enquèro.
Dans la locution adverbiale pas encore, signifiant pas
de sitót, il se traduit par d'enquèro.
Ex.: II n'est pas là encore, c'est-à-dire de sitôt —
Is pas ti d'enquèro

288. — Encore, dans le sens de de plus, en plus, en
surplus, davantage, se traduit par mai et de mai.
Ex.: II

viendra encore quelqu'un — Cé vendrá
quaucu mai
&gt;
// y en a encore — Cé n'ha mai ou de mai
Environ

289. — Environ, dans le sens àaàpeuprês, se traduit
par coumo, l'entour, per ati, gaire à dire, proche.

�— i4i —
Ex. : IIy a environ dix ans — Fai ti coumo dèze ans,
l'entour de dèze ans, per ati dèze ans,
proche dèze ans ou dèze ans gaire à dire
(V. § 240)
Là, Ci, Ici
290. — Là,

ici, adverbes de lieu, se traduisent par

ti ou ati et çai.
Ex. : Venio ti ou çai — Viens ici
Lorsqu'on veut donner à la phrase un sens plus précis
ou plus explicatif on redouble l'adverbe ti.
Ex.: C'est bien là ou ici — Is be ati-ti
291. — Ci et là, ajoutés au pronom démonstratif, se
traduisent de même par ti et ati ou aussi par d'ati.
(V. page 62). De même, le redoublement exprime une
désignation plus précise.
Ex.: C'est bien celui-là — Is be quet ti-ti ou quet
d'ati-ti
292. — Ci, placé après un substantif, lui-même précédé
de l'un des adjectifs démonstratifs ce, cette, ces, et
marquant un moment de la durée, ne se traduit pas.
On l'exprime par une modifìcation de l'adjectif démonstratif qui devient : quite, ce; quito, cette; quitous ou
eiçous, ces (masculin) ; quitas, ces (féminin).
Ex.: Ce temps-ci — Quite tems
Cette fois-ci — Quite cop

�— 142 —
Ce jour-ci, ce mois-ci — Quite jour, quite mis
Cette semaine-ci — Quito semano
Ces jours-ci — Quitous ou eiçous jours
Ces semaines-ci — Quitas semanas

293. — Remarque :
qu'au masculin pluriel.

La forme eiçous ne

s'emploie

Mème, Même pas
294. — Même,
par memomen.

se traduit par memo, mais surtout

295. — Mème pas, même si, même quand, sc traduisent
par nieu. (V. § 251).
Ex.: // ne put même pas remuer — Pougué nieu
pas demena
// ríy en a pas même. dix — Hou lé n'há
nieu pas dèze
Même si tu voulais — Che vouguessas nieu

296. — Même, précédant un article, un pronom, un
adjectif ou un adverbe, se traduit par nieu be
Ex.: J'aime tout et même les bêtes — Ame tot e
nieu be las beitias
C'était même lui que je voulais — Ero nieu
be se que voulio

�— i43 Je l'ai même trouvée jolie — L'he nieu be
trobado gento
C'était mâme de bonne heure — Ero nieu be d'oro
Mieux, Mieux que
297. — Mieux, opposé à pis, se traduit par mei.
Ex.: Je me sens mieux — Me sente mei
Mieux,
par mai.

signifìant davantage, préférence,

se traduit

Ex.: J'aime mieux du vin — Ame mai de vi
Mieux que, indiquant préférence ou supériorité par
comparaison, se traduit aussi par mai; le que comparatif
s'exprime généralement par la locution négative noun pas.
Ex.: Je t'aime mieux que lui — T'ame mai noun
pas se
// vaut mieux (êlre) dehors que dedans — Vau
mai fouoro noun pas dediens
Ne
300. — Ne, particule adverbiale, ne s'exprime jamais.
Ex.: Cela ne fait rien — Fai de re
Je ne le crois pas — Hou crèse pas
Nest-ce pas ? — Is co pas ?
Je n'y vais pas — Lé vau pas
Je craignais seulement que vous ne vinssiezpas
— Cragnissio ma venguessas pas

�— i44

—

Je ne le vois que par hasard — Le vèse ma
d'asar
Non, Oui, Si
301. — Non, exprimant un refus, se traduit par ho pas,
noun, noun pas.
Ex.

Tu en veux ? Non ! — Nen volis ? Noun! ou
ho pas

302. — Non, exprimant une dénégation opposée à
une affirmation, se traduit par mas que noun.
Ex.: C'est bien toi qui as fait cela ? Non ! — Is be
te qu'has fa co ? Mas que noun!

303. — Pas non, se traduit par pas que de noun.
Ex.: Et il ne dit pas non — E io digué pas que
de noun

304. — Oui, affirmatif avec le sens de certes, se traduit
par ho, ho be, dé ho.
Ex.: Tu en veux? oui' — Nen volis? ho ! ou ho be !
Viendras-tu? Oui! — Vendras? Dé ho !
Remarque : Dé ho contient unc affirmation plus énergique que ho, et correspond exactement à: Oui certes!
(V- § 238).

�— H5 —
305. — Si, exprimant une affirmation ou une aceeptation, se traduit par si (prononcez ché).
Ex.: Tu ne veux pas me suivre? Sil — Volis pas
me sègre ? Si!
Si, exprimant une affirmation opposée à une dénégation,
se traduit par mas que si, mais que si.
Ex.: Tu ne peux pas y aller? Sil — Lé podis pas
na ? Mas que si!
Nulle part
306. — Nulle part, se traduit par en lio.
Ex.: Nulle part tu n'en trouveras — En lio nen
trobaras
Oh
307. — Où, adverbe de lieu, se traduit par ent, ouont,
vont et con (V. § 253 à 255).
Pas, Point
308. — Pas, se traduit par pas.
Point, plus complètement négatif, et signifìant aucun,
se traduit par ge ou gi (V. § 124).
Ex.: Je n'en veux pas — Nen vole pas
Je n'en vois point —■ Nen vèse gi
// nen reste point — Nen demoro gi

�— 146 —
3oç(- ■—1 Lorsqu'on veut donner à l'adverbe un sens
négatif ou de refus plus accentué, comme certes pas, on
l'exprime par pas gi, mot à mot: pas point. La négation
absolue, le refus irrévocable, s'exprime sous la forme
plus explétive encore de pas gi re, mot à mot : pas
point rien.
E.: Je ne le veux certes pas — Hou vole pas gi
Très certainement je ne le ferai pas — Hou
fare pas gi re

Peu, Un peu, Quelque peu, Très peu, A peine
310. — Peu (guèrej se traduit par pau
gaire ou pas gaire.

ou tapau,

311. — Un peu, quelque peu, se traduisent par tapau,
toticha, quaucare, no briá.
Ex.: Donne m'en un peu — Beilo me nen tapau,
ou : toticha, quaucare, no briâ

312. — Très peu, à peine, se traduit par justamen.
Ex.: Mets moi à peine de vin... — Bouto me de
vi justamen

313. — Très peu, très peu de chose, une quantité
négligeable, se traduit par pas greu cad ou greu cad,

�— 147 —
pas grand cad ou grand cad, l'emploi de la particule
pas étant facultatif.
Ex.: Cela vaut très peu de chose — Aco vau pas
greu cad
II y a très peu de temps que... — Fai ti greu
cad tèms que...
// ne reste plus grand chose — Demoro
grand cad
314. — Pire, Pis,

Tant pis,

Tant mieux

(V. §§ 234 et 236)
Plus,

Moins

315. — Plus, indiquant cessation, se traduit par pus.
Ex.: Je ne le vois plus — Le vèse pus
316. — Plus,
traduit par mai.

signifiant davantage,

supériorité,

se

Ex.: Je vaux plus — Vale mai
317. — Moins, en opposition avec plus, se traduit
quelquefois par mouens et le plus souvent par les locutions
pus pau. pas tant, plus peu, pas autant, suivant les cas
que nous examinerons plus loin.
318. — De plus, de moins, en plus, en moins
traduisent par de mai, de mouens.

se

�— 148 —
Ex.: Je ne sais s'il y en a en plus ou en tnoins —
Sabe pas che lé n'hâ de mai 0 de mouens
Plus que, Moins que
319. — Plus que, se traduit par mai que.
320. — Moins que, se traduit par pus pau que.
II est à remarquer que le que comparatif ne s'exprime
généralement pas, et qu'il est remplacé par Ia locution
négative noun pas, ainsi que dans mieux que (V. § 297)
Ex.: Je t'aime plus que lui — T'ame mai noun
pas se
J'en ai moins que toi — N'he pus pau noun
pas te
Avoir moins d'esprit que... — Hi pus pau
d'eime...
321. — De plus que, de moins que. Dans ces deux
locutions au contraire le que français se traduit par que,
mais en supprimant la préposition de.
Ex.: J'ai dix ans de plus que lui — He dèze ans
mai que se
322. — Plus de, moins de. Dans ces deux locutions,
plus se traduit par mai, et moins par pas tant; la préposition de est également supprimée le plus souvent.
Ex.: Maintenant, j'ai bien plus de travail et moins
cPargent — Ouro he prou mai trebai e pas
tant mounudo

�— i49 323. — Plus, avec le sens de perte, de cessation d etat,
d'existence ou de volonté, se traduit tantôt par pus,
tantôt par pas mai, pas davantage.
Ex.: Je n'en ai plus — N'he pus
Je n'en puis plus — Nen pode pus ou pas mai
Je ne veux plus en être — Vole pus n'etre
ou pas mai n'etre
Plus... plus; Moins... moins; Moins... plus
324. — Dans ces locutions, plus se traduit par mai
et aussi par danmai, tant plus; moins, se traduit
toujours par pus pau, plus peu.
Ex.: Plus ils en ont, plus ils en veulent —. Mai ou
danmai n'han, danmai nen volon
Moins ils travaillent, moins ils veulent travailler — Pus pau trebalhon, pus pau i
volon trebalha
Moins il y en a, plus on en veut — Pus pau
n'hi n'hà, danmai nen volon
325. — Moins, suivi d'un nom de nombre, de quantité
ou de valeur, s'exprime par manco.
Ex.: // est dix heures moins un quart — Is las
dèze manco un cart (§§ 82, 83)
Je t'en donne dix pistoles moins un écu — Te
nen baile dès pistolas manco n'eicu
Trois francs moins un e'cu — Tris francs
manco n'eicu (valeur négative, dicton de
mépris).

�— 150 —
Peut-être
326. — Peut-être, locution adverbiale, se traduit exactement par beliau.
Ex.: Tu iras? Peut-ctre! — Lé naras? Beliau!
Peut-être bien — Beliau be
Presque
327. — Presque, se traduit par quase ou quasi,
quasimen (si chuintant, § 17).
Ex.: J'aipresqueplus de mal que lui — He quasimen
mai de mau noun pas se
Que
328. — Que, comme, combien, avec le sens exclamatif,
se traduisent par que ou par quant.
Ex.: Oh qu'il y en avait! — Vo, que lé n' avio!
Que vous êtes en retard! — Quant ou que sés
tardieu !
329. — Bien que se traduit par mé que, ou seulement
par mé.
Ex.: Je suis assez vigoureux bien que je sois âgé
■— Sé prou dru mé que siage vé ou mé
siage vé
Quelque, quelquefois
330. — Quelque,

précédant un nom de nombre ou de

�— i5i —
quantité, et signifiant environ, à peu près, se traduit de
plusieurs manières :
i° par quauquis, quaucas, quelques
par coumo, comme
3° en remplaçant simplement l'indicatif par le futur.

2°

Ex.: II y a quelque trois semaines — Fai ti quaucas
tris semanas — Fai coumo tris semanas,
ou Fara tris semanas
331. —■ Quelquefois, parfois,

se traduisent par chas

cop, de cop.
Ex.: J'ai bien vu quelquefois... — He be vegu
chas cop
Parfois je lui -ai parlé — De cop li he parlá
332. — Quelquefois, signifiant de temps en temps, de
temps à autre, parfois, se traduit par tour de tems, chas
moumèn.
Ex.: // n'y vient que parfois — Cé ve ma tour de
tems
// n'y pleut que quelquefois — Aco lé plèu
ma chas moumèn
Si, aussi; Tant, autant
333. — Si, aussi, avec le sens de autant, se traduit
par tat ou tant.
Ex.: Si loin que ce soit — Tat liuen siage, ou
tant liuen

�— 152 —
234- '— Si.t. que, aussi... que, tant... que, se traduisent
par tat ou tant coumo (V. § 134).
Ex.: // est aussi bête qu'il estgrand — Is tat creitio
coumo is naut
Elle est aussi jolie que sa sosur — Is gento
tant coumo sa sor

335. — Si, se traduit aussi par se (che). Avec le sens
extensif de tellement, il s'exprime par l'adjonction de
ces deux adverbes.
Ex.: // était si bête! — Ero che telamen creitio !

336 — Si bien que, aussi bien que, se traduisent par
tabe, coumo.
Ex.: Je le veux aussi bien que lui — Hou vole
tabe coumo se
Je suis aussi jolie que ma sceur — Sé gento
tabe coumo ma sor

Alors que... tant
337. — Alors que... tant, se traduit par tant coumo.
Ainsi la phrase suivante : On ne veut rien me donner
alors que j'en ai tant besoin ! ne peut se traduire que par :
Me volon re beila tant coumo n'he mitei! mot à mot:
tant comme j'en ai besoìn.

�— 153 —
Souvent
338. — Souvent, se traduit par souvènt, mais plus
fréquemment par prou cop, bien des fois.
Ex.: Je l'ai vu souvent — L'he vegu prou cop
Surtout
339. — Surtout, avec le sens de principalement s'exprime par mai que mai (V. § 246).
Tôt
340. — Tôt, bientòt, se traduisent par tèu, liau, d'oro.
Ex.: // le fit tôt — Hou fagué tèu, liau ou d'oro
Y
341. — Y, adverbe de lieu, se traduit tantôt par cè
(là, ici), tantôt par lé (là-bas), suivant qu'il s'appiique
à un endroit rapproché ou vers lequel on vient, ou bien
un endroit vers lequel on va.
Ex.: J'y viens — Cé vene
J'y vais — Lè vau
Pierre est icì? II y est — Le Piarre is ti?
Cé is
Etes-vous allé au jardin ? Oui, fy suis allé
— Sès hou ná el ort? Ho, lé sé nâ
LOCUTIONS ADVERBIALES NÉGATIVES

342. — Ne... que, avec le sens de seulement, se traduit

�— i54 —
par le seul mot de ma; la particule ne négative ne
s'exprimant jamais (V. § 300).
Ex.: On ne voit que lui — Veson ma se
Je n'ai rien que du pain — He re ma de po
Ils n'étaient que trois — Eron ma tris
343. — Ne... plus, se traduit par pas mai.
Ex.: Je 11'en veux plus — Nen vole pas mai
Maintenant je n'en ferai plus — Ouro nen
faré pas mai (V. § 323)
// ne savait plus que faire — Sabio pas que
mai faire
IV. PLACE DE L'ADVERBE

344. — L'adverbe occupe la même place que dans le
discours français. II n'y a d'exception que pour cé etlé, y,
qui se mettent devant le pronom personnel complément,
alors qu'en français ils se mettent entre ce pronom et
le verbe.
Ex.: Je m'y promenais —Lé m'eipermenavo, mot
à mot : (je) y me promenais
Je m'y vis seul — Lé me veguè soul, mot à
mot : (je) y me vis seul
On s'y contrarie — Lé se contrasson

�CHAPITRE XIV
LES PRÉPOSITJONS

I. PRÉPOSITIONS DU DIALECTE AUVERGNAT

Bei, Embei, Em
345. — Bei, embei, em, traduisent
préposition française avec; mais ils
exprimer les autres prépositions à,
les fois que celles-ci correspondent
en contiennent approximativement le

très exactement la
servent en outre à
de, en, par, toutes
à avec, ou qu'elles
sens.

Ex.: He parlà embei se memo — J'ai parlé à
lui-même
L'he sacâ embei quet ti — Je l'ai vendu à
celui-là
L'he eissQucá embei un cop de rebit — Je l'ai
étourdi d'un coup de gourdin
Quet barri is fai bei de peiras — Ce mur est
fait en pierres
M'einoyo embei sas gias — 77 m'ennuie par
ses façons, c'est-à-dire avec ses façons
Em quous d'ati que me ligiron — A ceux-là
qui me liront. (V. plus ioin § 356)

�En
346. — En, traduit la préposition française en.
En, placé après un verbe de mouvement, indique le
lieu, et correspond à la préposition française à.
Ex.: Vau en l'eicolo — Je vais à l'école
Na en la diarro — Aller à la guérre

347. — En, placé devant un infinitif donne à ce dernier,
le sens du participe présent.
Ex.: En le veire — En le voyant (mot à mot : à
le voir)
Nous avons fait remarquer d'ailleurs (§ 164) que, dans
notre dialecte, c'est le seul mode d'expression de ce
temps du verbe.
Ès (el); Vès (vel)
348. — Es,
à, vers.

el, vès, vel,

traduisent les prépositions

Ex.: Vau ès Vertoulàyo — Je vais à Vertolaye
Vole na ès le (ou el) prat — Je veux aller
au ou vers le pré
Venio te nen vès ieu — Viens-fen vers moi
Remarque : El ou vel est la forme contractée de au,
à le, vers le.

�- 157 De
349. — De, ou d' devant une voyelle, traduit la préposition française à dans les cas suivants •
i° Toutes les fois que à est placé devant un infinitif
présent.
Ex..- Is de creire — /7 est à croire
Agué ma de tourna — Je n'eus qu'à revenir
avec le sens de il me faliut revenir
Sará de tourna fare — Ce sera à refaire
2" Lorsque la préposition à marque la propriété.

Ex-: Aquel ort is de moun grand — Ce jardin est
à mon grand'père
Aquet libre is de te — Ce livre est à toi
30 Dans les expressions à côté, au coin,
mesure.

à fur et

Ex.: Bouto te de caire — Afets-toi au coin
Bouto te de quartei — Place-toi à côté
Venias cé d'a perteiro — Venez-y à fur et
mesure

350. — De traduit la préposition française en lorsque
celle-ci est employée pour exprimer la nature d'un
objet, d'une chose.
Ex.: No motro d'or — Une montre ên or
Le barri de piadis — Le mur en pisé

�- i58 35i- — De, précède toujours le nom du mois et de
l'année exprimés dans une date.
Ex.: Le dèze d'abria de 1907 — Le dix avril içoy
352. — De, particule prépositive, se place le plus
souvent devant les adverbes et les prépositions.
Ex.: Cé tournaras d'après — Tuy reviendras après
N'hi agué de prou — II y en eut assez
Anas d'avans — Allez en avant
Segas me de per darrei — Suivez-moi par
derrière
Boutas hou de countre au barri — Mettez-le
contre la muraille
De d'alai — Là-bas
D'enjuco es l'oustau — Jusqu'à la maison
D'entre — Entre
De desoubre — Dessus
De proche — Prês
De per davans — Par devant, etc.
Mentre, dau mentre; n'atendieu
353. — Dau mentre, n'atendieu, traduisent les prépositions adverbiales en attendant, pendant, pendant que,
tandis que.
Ex.: Dermo, dau mentre trabalharé — Dors, en
attendant je travaillerai
N'atendieu ou dau mentre que peitavo —
Tandis que j'attendais

�— 159 -

Rasebu
354

— Rasebu, au ras, tout près.
Ex.: Co me fieulé rasebu l'eurelho — Ça me siffta
tout près de Toreille

Au rasebu de l'aigo — Au ras de l'eau
Le mieuno prado is ti rasebu — Ma prairie
est là tout près

II.

PRÉPOSITTONS FRANÇAISES
TRADUCTION ET REMARQUES

A
A, attributif, indiquant la propriété, se traduit
par de, de (V. § 349) ou mieux, par embei, avec.
355. —

Ex.

Ì

Ceci est à ma sceur — Aco d'ati is de ma

sor ou embei ma sor
356. — A, indiquant rapport, relation,
que par embei

ne se traduit

Ex.: Ça ne fait rien à celni-là — Aco fai de re

embei quet-ti
Remarque : Lorsque à précède un pronom personnel,
on modifie la phrase en employant le pronom possessìf.
Ex.: Ce pré est à moi — A quet prat is mieu
(est mien. V. § 105)
357. —

A,

indiquant une

époque, le passage d'un

�— i6o —
temps à un autre, ou lorsqu'il est placé entre deux
nombres ou quantités pour une évaluation approximative,
ne s'exprime pas.
Ex.: D'ici à mercredi — D'ati dimècre
D'ici à demain — D'ati demo
// y en a sept à huit — N'hi hâ sèt vut

358. — A, suivi d'un infinitif présent, se traduit par
de (V. § 349).
Ex.: Ce n'est pas à croire — Is pas de creire
C'est à lui à le faire — Is se de hou fare
// était à craindre... — Ero de cranitre...
// n'était pas homme à faire cela — Ero pas
n'ome de faire aco
C'est une chose à voir — Is no besugno de
veire
Je n'eus qu'à revenir — Agué ma de tourna

359. — A, devant l'infinitif présent , peut aussi se
traduire par en, et dans ce cas il donne à cet infinitif
présent- le sens du participe présent. Nous avons vu
d'ailleurs (§ 164) que c'était la seule expression de ce
temps du verbe dans notre dialecte.
Ex.: En le voyant — En hou veire, mot à mot :
à voir cela

360. — A, précédé de de, indiquant la distance d'un

�—

6I

I

—

point à un autre, s'exprime par ès, vers.
Ex.: II y a six lieues d'Ambert à Ollìergues —
Fai seis lègas d'Embart ès Oullerdis.
361. — A, précédé d'un comparatif d'égalité se traduit
par que.
Ex.: Jean est semblable à Pierre — Le Juan is
parei que le Piarre
362. — A, employé pour indiquer ou précìser une
époque, se traduit par per.
Ex.: /7 vint ici à Pâques — Cé vengué per Paschas
Ce travail ne se fait qu'à Pautomne — Se fai
ma aquet trebai per la darreiriâ
363. — A, suivi d'un verbe indiquant mouvement,
direction, ne s'exprime pas dans certains cas.
Ex.: Je vais à Arlanc — Vau Erlienc
// est tombé à terre — Is toumbà tiarro
364. — A, dans les locutions aller à, être à, inviter à,
se traduit par de.
Ex.: J'e'tais allé à sa noce — Ero nâ de sas noças
On m'invita au baptême — Me sounèron de
batièlhas
Ce n'était pas Thomme à faire cela — Ero pas
quet de fare co

�— IÔ2 —

Chez
365. — Chez, se traduit parvès, et quelquefois par chès.
Ex.: /7 demeure chez nous — Demoro vès nautris
Lorsqu'il est précédé de la préposition de, indiquant
l'origine, on l'exprime par de vés chès.
Ex.: Cet homme est de chez nous — A quel ome
is de vès chès nautris
Dans
366. — Dans, se traduit par diens, et plus fréquemment
par dediens.
Ex.: Je n'ai rien dans le corps — N'he re dediens
le cors
367. — Dans, indiquant au bout de combien de temps
se fera telle ou telle chose, se traduit d'ati.
Ex.: Je ne sortirai que dans deux à trois jours—
Sourtré ma d'ati dous tris jours
Dans quelques semaines — D'ati quaucas
semanas
368. — Dans, placé après un verbe de mouvement
se traduit par pé, per ou pel.
Ex.: Je me promène dans le jardin — M'eipermène
pel jardi
L'eau descend dans les prés — L'aigo devalo
pé lous prats

�— 163 —
369. — Dans, exprimant le sens de entre, parmi,
au milieu de, se traduit par d'entremi.
Ex.: // se perdit dans la foule — Se pergué
d'entremi le mounde

De
370. — De, suivi d'un infinitif présent ne s'exprime pas.
Ex.: // est préférable de tenir que de suivre — Fa
meliour tene que noun pas sègre

371. — De, ne s'exprime pas dans les phrases analogues
aux suivantes :
Qui est le moins raisonnable d'elle ou de lui ? — Quau
hâ pus pau d'eime, illo 0 be se ?
Quelle couleur préférez-vous, du marron ou du noir ?
— Quno coulour amès mai, muse 0 be nei ?

372. — De, indiquant la manière dont une chose est
faite, ou ayant le sens de avec, se traduit toujours par
em ou embei, avec. (V. § 345).
Ex.: On a fait l'échafaudage de planches et de
poutres — Han fai le chafau embei de pèus
e de traus
II l'assomma d'un coup de bâton — Te l'eissouqué
embei un cop de rebit

�— 164 —
En
373. — En se traduit par en (V. § 346) lorsqu'il
indique l'état, l'occupation.
Ex.: // était en bonne santé— Ero en bouno sandâ
En prière — En prejeiro

374. — En, indiquant la durée se traduit par diens.
Ex.: En peu de temps — Diens re de tems
// le ftt en trois heures — Hou fagué diens
tris horas

375. — En, indiquant la composition, une manière
d'être, se traduit par de.
Ex.: Un chaudron en cuivre — No peirolo de cueibre
Un mur tout en pierres — Un barri tot de
peiras
Voir tout en noir — Veire tot de nei

Par
376. — Par, dans le sens de avec, se traduit par bei,
embei, em.
Ex. : Amener la pluie par des prières ■— Mena
plovio bei de prejeiras

377. — Par, devant un substantif indiquant l'époque,

�- i65 la durée, le temps, se traduit par de.
Ex.: Je ne le vois que deux à trois fois par an —
Le vèse ma dous tris cops de la nado
J'y vais trois fois par mois — Lé vau tris
cops dau mis

378. — Par, avec le sens de à, dans, à travers, se
traduit par per et mieux par pé ou pel.
Ex.: S'en aller au pays — Se nen na pel païs
(émigrer)
Je m'en vais à travers les prés— Me nen vau
pé lous prats

379. — Par, indiquant l'exécution, se traduit par bei,
embei, em, à.
Ex.: Ma sceur je l'ai fait gronder par la mère —
Ma sor l'he fato jura embei la mama
Faire couvrir par le coq — Fare crita au jau
380. — Par, dans les Iocutions adverbiales, prépositives ou exclamatives, se traduit toujours par per.
Ex.: Par ma foiì — Per ma fe!
Oh par exemple! — Vo per aco !
Par mon arme! — Per moun armo ! (même
sens approximatif que par ma foi!)
Tout par un coup — Tot per un cop

�— i66 —
Pour
381. — Pour se traduit toujours par per.
Ex.: Tant mieux pour lui — Danmei per se
Tout est pour moi — Tot is per ieu
Pour rire — Per reire (se dit aussi: per per
reire)
Je ne veux certes pas le faire pour lui —
Vole pas gi re hou fare per se
Pour cette fois-ci — Per quite cop
Remarque : Les prépositions en, par, dans les locutions
aller en haut, mettre par terre, ne s'expriment pas.
Ex.: Aller en haut — Na su
Mettre par terre — Bouta tiarro (V. § 363)

Voici, voilà
Voici, voilà, se traduisent par jati, ti ou veti.
Voilà ce que je vis — Jati que vegué
Voilà ce que j'en dis — Ti deque nen dise
Tiens, voici Pierre qui vientì — Té, veti le
Piarre que ve!

�CHAPITRE XV
LES CONJONCTIONS

CONJONCTIONS ET LOCUTIONS CONJONCTIVES
TRADUCTION ET REMARQUES

383. — De même qu'en français, il est, dans notre
dialecte, des conjonctions essentielles et des conjonctions,
ainsi que des locutions conjonctives accidentelles, c'està-dire pouvant appartenir à d'autres parties du discours.
Les unes et les autres sont invariables.
Voici les principales :
Adoun, doun
384. — Adoun ct doun, alors. donc, ainsi. Ils marquent
une sorte dc surprise, d'étonnement, ou un sens de
conclusion.
Ex.: De que! Adoun me lé chaut na! — Quoi!
Ainsi il m'y faut aller?
Is doun que l'amas ? — C'est donc que tu
l'aimes ?

�— 168 —
Adoun li diguè... — Alors je lui dis...
Dé nen doun ! — Allons donc!
Hé be doun — Hé bien alors!
Fugué ma adoun qiie me nen visè — Ce ne
fut qu'alors que je m'en aperçus
Amour (per l')
385. — Per l'amour que, parce que, pour le motif que.
Ex.: Ieu lé né per 1'amOur qu'avio de lé fare —
J'y aliai parce que j'avais à y faire
E, emai
E, et; emai et, et aussi.
Ieu e se — Moi et lui
A se emai ieu lé nèren — Lui, et moi aussi,
nous y allâmes
Causo (per)
Per causo, parce que, pourquoi.
Is per causo que l'ame pas que nen vole gi
— C'est parceque je ne. l'aime pas que je
n'en veux pas
Is per causo li diguè re — C'est pourquoi je
ne lui dis rien
Ma
1

388. — Lla, que, si ce n'est.
Ex.: Vèson dengu mi se — On ne voit personne
que lui

�Re ma se — Rien que lui
Ch'ero ma de vautris... — Si je n'étais que de
vous... (V. § 243).
Mas
389. — Mas, mais.
Ex.: Is pas ieu mas se — Ce n'est pas moi mais lui
Mé, mé que
390. — Mé, mé que, bien que, malgré que, quoique.
Ex.: Mé que fuguesse naut — Bien qu'il fût grand
Menimi, pami
391. — Menimi, pami, cependant, néanmoins; pourtant,
toutefois (V. § 249).
Ex.: Nen veson gi, menimi ou pami lé n'hâ —
On n'en voit point et néanmoins il y en a
Mentre, mentre que
392. — Mentre, mentre que, pendant que (V. § 353).
Nimé
393. — Nimé, ni.
Ex.: Is nimé se nimé ieu — Ce n'est ni lui ni moi
Remarque : Lorsque nimé est répété, comme dans la
phrase qui précède, le second se dit plus souvent nimai
ou nimémai dont le sens exact est ni aussi.

�— 170 —
Ou, oube, oumi
394. — Ou, oube, oumi, ou. De ces trois expressions
synonymes, que l'on prononce plutôt vou, voube, voumi,
la première est rarement employée; la seconde, que l'on
pourrait écrire aussi ou be, ou bien, est la plus usitée.
Ex.: Quau hou hâ fai, illo oube se? — Qui a fait
cela, d'elle ou de lui?
Parei que
395. — Parei que, ainsi que, de même que, comme;
que s'exprime ou ne s'exprime pas.
Ex.: Li hou digué parei ous dise — Je le lui dis
de même que ou comme je vous le dis
Hâ trobâ malent parei que se — II a trouvé
(un) méchant comme lui
Quouro
396. — Quouro, lorsque, alors que, quand.
Ex.: Chaulio hou prene quouro t'hou beilavo —
// fallait leprendre alors que je te le donnais
Si
397. — Si, si (pron : che, V. § 17), mêmes emplois
que dans le discours français. A noter cependant la
locution elliptique fare coumo si, ýaire comme si, c'està-dire comme s'il le faisait, ou faire semblant.
Tabe
398. — Tabe, aussi; mas tabe ou tabe mai, mais aussi.
Ex.: Is gento, tabe l'ame — Ellt est jolie, aussi.
je l'aime
Me disio : tabe mai... — Je me disais : mais
aussi...

�CHAPITRE XVI
LES JNTERJECTIONS

INTERJECTIONS ET LOCUTIONS DIVERSES
I. INTERJECTIONS

399. — Dans ce chapitre nous donnerons, dans l'ordre
alphabétique, l'énumération des principales interjections
et locutions interjectives avec la traduction littérale ou
le sens équivalent. Nous y joindrons en outre diverses
locutions exclamatives ou interpellatives et quelques
onomatopées particulières.
Ahi! Hardiì courageì — E ahi doun! Et allons doncì
Ai! marque la surprise douloureuse ou désagréable.
Ahio ou aio! Aie, cri de douleur.
An'! ou anen ! Allons.
Ban-ban, onomatopée du son des cloches dans le
langage enfantin : Fare ban-ban, sonner.
Basto! basto-ti! Bahì qu'importe!
(dè) Beliau! Peut-être! s'emploie parfois comme cri
de défi.
Bioseni! biosenino! exprime la caresse ou la commisération.

�— 172 —
Bounogens! exprime la commisération.
(dé) Bouto! boutas! littéralement : mets, mettez. Intraduisible ; équivaut à l'expression familière : Ah laissez
donc !
Chià ! cri d'impatience.
Ch...t! Chutl
Crau ! crau crau! Crac! cric crac !
Credi! Sapristi!
Css ! cri d'excitation à l'attaque; s'emploie spécialement
pour animer le chien.
Dé ! Ah! ô! ah! Particule que l'on place devant un
très grand nombre d'interjections ou de locutions interjectives, comme pour leur donner plus de force ou de
précision :
Ex.: Dé basto ! dé beliau ! dé bouto ! de fieulo !
dé ho ! dé nen doun ! dé pardino ho be! etc.
Diano ! Diantre!
Enquèro enquèro! Heureusement!
Eussi! Va-t'en! Fiche le camp! S'emploie spécialement pour chasser le chien.
Fieulo ! littéralement : Siffle! Cri d'impatience ou de
renoncement. Traduit très exactement le vocable populaire Zut!
Flau! Flac! voir Plau!
(dé) Garo! Garo ti! littéralement : Gare! gare là!
exprime le doute, l'incrédulité.
Ex.: Hou faras ? dé garo! — Tu feras cela ? oh
gare ! c'est-à-dire : je ne le crois pas.

�— i73 —
Hau! Hé! Particule d'avertissement qui se place
devant un cri d'appel afin d'attirer tout d'abord l'attention
de celui. que l'on veut appeler; et lorsque l'appel
doit être entendu de loin, cette particule se prononce
avec un son prolongé. C'est ainsi que pour béler à
grande distance Jean ou le chien, on s'écriera :
Hau... au... au Juan ! Hau... au... au Labri!
(dé) Ho! Certes! Ah certes oui'.
Larmo ! Vo larmo ! Exprime l'étonnement ou l'admiration
Maleirous!

littéralement :

Malheureux! Expression

très fréquemment employée dans un sens d'étonnement
ou d'admiration, analogue à la précédente.
Ex.: Vo maleirous, que lé n'avio! mot à mot :
Oh malheureux, quil y en avait! veut dire
que non seulement il y avait là beaucoup
de choses, mais encore que ces choses étaient
en quantité surprenante.
Mardino! Pardi!
Menimi! Vo menimi! Quand mêmel oh quand même!
(V. § 249).
Ohio ! oio ! Aie !
Oupo! Hop!
Parai ou perai? Contraction de pas verai, pas vrai?
Sens de la locution familière n'est-ce pas? n'est-il point
vrai? Cette locution elliptique est employée à tout
propos dans le dialogue, comme pour affìrmer l'exactitude , l'importance ou la sincérité de ce que l'on
vient de dire, et quelquefois de ce que l'on va dire.

�- 174 ~
Pardino! Pardi!
Patatraco ! Patatras !
Paure ! vo paure ! Pauvre ! oh pauvre ! s'emploie avec
le sens de commisération. D'autres fois c'est une simple
exclamation affirmative analogue à l'expression familière
ma foi!
Ex.: Vo paure nen sabe re! — Oh pauvre, je
rìen sais rien ! c'est-à-dire ma foì, etc.
Plau ! Pataplau ! Ploufl Patapouf!
Puten ! Vo puten ! Malheureux ! Misérable! Exprime
la surprise, l'indignation.
Ex.: Vo puten que lè n'hâ! — Oh qu'il y en a!
Vo puten de qu'has fai! — Ah misérable,
qu'as-tu fait!
Sabé ! Savoir! Cri de défi ou narquois, analogue à
dé beliau! ou encore d'énergique affirmation. (V. beliau).
Ex.: Dé, me goularis pas, beliau! ou sabé!
signifie exactement : Allons donc, vous
n'allez pas me manger peut-être !
Cé vendras ? Ho pas, sabé! — Tu viendras?
Oh non pas, certes !
Té! Tiens !
Vo! Ah! ô! oh ! Se place devant un très grand
nombre d'interjections avec un sens analogue à dé.
(V. ce mot).
Zeu ! Zou! Leste! Preste! Vite !

�- i75 II. LOCUTIONS INTERJECTIVES , EXCLAMATIVES
ET DIVERSES

400. — Ahi doun ! Allons donc! Hardi! Courage !
Aio moun Diu! Hélas mon Dieu !
Ardis doun! Courage !
Bouon sang ! bouon sang de sort! Exprime la surprise,
ou affìrme l'énergie d'une décision.
Coumenço ma ! littéralement Commence que! Cri de
défi pour : Aie le malheur de com?nencer!
Cré noum de sort!

signification analogue à Bouon

sang!
Crico me croque! — Que le cric me croque! si...
affirmation d'une résolution irrévocable; sens analogue
à que le diable m 'emporte!
Dé mà si! dé ma si tabe! (prononcez : dé ma che)
locution elliptique exprimant l'ironie, le doute méprisant
comme dans les locutions : Allons donc! ou : Ce serail
bien étonnant!
Ex.: Trebalha, liours ? Dè ma si! — Eux, travailler ?
Allons donc ! (sous entendu : ils ne travailleront pas !)
Déne doun! dé nen doun ! — Va donc! allons donc!
Diable si si! — Du diable soit!
E re pus pas mai! intraduisible; mot à mot : et plus
rien davantage. Locution très usitée correspondant exac-

�— 176 —
tement à : il ne manquait plus que cela! ou : Après
celui-là il faut tirer l'échelle!
Marchas mas! — Allez que! avec le sens d'encouragement à continuer ■ une chose; ou bien avec un sens
méprisant exactement rendu par cette phrase : tout ce
que vons ferez ou direz est inutile! ou : je n'en tienspas
compte.
Milo gus ! — Mille gueux ! semble être une altération
de milo dius, mille dieux. On dit de même : Noum de gus !
Noum de gus, nom de gueux; Noum de sort, nom de
sorf; Noum d'uen rát, nom d'un rat; Noum de jau,
nom d'un coq, etc, sont des jurements exclamatifs de
sens analogue.'
Pardino ho be! dé pardino ho be! — Ah pardi oui!
avec le sens de doute, d'ironie ou de défi.
Pardi mas! dé pardi mas! — Mais aussi, parbleu!
Paure mounde ! Vo paure mounde! Locution exclamative fréquente, dont le sens est analogue à celui de
Maleirous ! (V. ce mot).
C'est aussi une exclamation lamentative, équivalente
à celle de Ah mon Dieu!
Ex.: Vo paure mounde, is co de poussible ! mot
à mot : O pauvres gens, est-ce possible ! comme : Ah mon
Dieu est-ce possible !
Per aco ! vo per aco ! — Par exemple! Oh par exemple!
hélas !

�— 177 —
Per moun argo! ou moun argo! sorte de jurement
exclamatif ou de serment affirmatif.
Per moun armo ! ou moun armo! plus usité; sens
identique.
Per ma fe! per ma fi! per ma figo! — Par ma foi!
Sens analogue à celui des deux exemples précédents.
Pi pan ! onomatopée de la fessée
Pi pan pan! onomatopée du bruit cadencé de fléau
battant les gerbes.
Se dis (prononcez che dis) s'il dit; abréviation de
ainsi il dit, c'est-à-dire dit-il. C'est une locution explétive dont se servent certaines personnes à tout propos
et hors de propos, de même que perai. (V. ce mot).
On l'emploie dans le récit rapporté des paroles d'un autre.
Ex.: .... « E io me digué, che dis ».... — .... « Et
il me dit, dit-il
»
Vejan [veire ! littéralement voyons voir! Locution de
défì ou de menace, avec le sens de : Nous allons voir si...

�CHAPITRE XVII
SYNTAXE

1. COMPLÉMENT DES VERBES

401. — Les règles d'accord sont généralement les
mêmes qu'en français : l'article, le nom, le pronom et
l'adjectif s'accordent entre eux en genre et en nombre.
Toutefois, alors qu'en français le participe passé suivi
d'un infinitif est invariable lorsque les deux verbes sont
actifs, dans notre dialecte au contraire le participe passé
s'accorde toujours avec le pronom qui est complément
direct.
Ex.: La meisou qu'he faito leva — La maison que
j'ai «faite » construire
Mas sors las he vougudas sègre — Mes soeurs
je les ai «voulues » suivre
La mar l'hen pas pougudo veire — La mer,
nous n'avons «pue » la voir
Las sivadas qu'hès vegudas seja — Les avoines
que vous avez « vues » faucher

�— 179 —
402. — Nous avons vu (§ 179) que les verbes auxiliaires
hi et etre pouvaient eux-mêmes se conjuguer sous la
forme passive, et qu'alors leurs participes passés gu, eu,
et eitâ, été, suivaient les règles de l'accord. II en est
de même pour les verbes poudi , pouvoir, et vouli,
vouloir.
Ex.: Is pougudo veni — Elle « est pue » venir
Las fènnas soun vougudas mounta — Les
femmes « sont voulues » monter

II. SUBORDINATION DES TEMPS

403. — Aux §§ 157 à 166 qui traitent de la signification et de l'emploi des temps des verbes, nous ajouterons ce qui va suivre et qui s'applique à d'autres cas
particuliers de subordination des temps dans notre
dialecte.
Le subjonctif présent et imparfait des verbes français
précédés de la conjonction que... ne, que... pas, sont
ordinairement exprimés, le subjonctif présent par le
futur, et l'imparfait par le conditionnel.
Ex.: Je crains seulement qu 'il n 'arrive, pas ■—
Cragnisse ma que ribarapas (qu'iln'arrivera)
II est à craindre qu'il ne soit mort — Is de
cragne que serâ mouort
Je craignais qu'il ne vînt pas — Cragnissio
que vendriá pas (qu'il ne viendrait pas)

�— 180 —
404. — Lorsque l'infinitif français est précédé de la
préposition de, cette préposition est remplacée par que,
et l'infinitif est remplacé indifféremment par le subjonctif
présent ou son imparfait.
Ex.: // vous dit de venir — Dis que venias ou que
venguessas (veniez ou vinssiez)
II nous a commandê d'obéir — Hâ vougu
qu'eubeïssien ou qu'eubeïguessen
// leur aura dit de dormir — Eurá dis que
dermion ou que dermiguesson

405. — Lorsque l'imparfait français de l'indicatif est
précédé de la conjonction si, on l'exprime de préférence
par l'imparfait du subjonctif.
Ex.: Oh si tu voulais! — Vo che vouguessas !
Si on me réparait cet objet — Che m'eiguesson co

406. — Lorsque le conditionnel français est précédé
de que, quand mème, lors même que, afin que, il s'exprime par l'imparfait du subjonctif.
Ex.: Je ne savais pas qu'il viendrait — Sabio pas
que venguesse
Lors même que vous le verriez — Che le
veguessas nieu
Quand même nous aurions une dispute... —
Ch' aguessen nieu diarro...

�— 181 —
407. — Le subjonctif présent français précédé d'un
verbe unipersonnel contenant un ordre, une nécessité,
se traduit par l'infinitif présent précédé lui-même de l'un
des verbes auxiliaires et de la préposition de.
Ex.: // faut que je sorte — Is de sortre ou He de
sortre (mot à mot: // est de sortir, ou j'ai
de sortir
II était nécessaire que nous vinssions — Ero de
veni ou Aguèren de veni (mot à mot : //
était de venir, ou nous eûmes de venir
408. — Le subjonctif présent français précédé de
l'une des conjonctions afin que, pour que, etc., s'exprime
par l'imparfait.
Ex.: Je lui ai écrit qu'il vienne — Li he eicrieu
que venguesse
Je leur ai dit qu'ils le fassent — Li he dis
que hou faguesson
Remarque. — Le que des temps du subjonctif précédé
de si, autant, tant, ne s'exprime pas.
Ex.: Autant qu'il y en ait — Tant n'hi hage
Sipeu que vous voulussiez — Tat pau vouguessas

�CHAPITRE XVIII
LEXICOLOGIE

PRÉFIXES,

SUFFIXES ET

APHÉRÈSE

SUBSTANTIFS VERBAUX
I. LES PRÉFIXES

409. — Les préfixes sont peu nombreux dans notre
dialecte; les principaux sont : di, ei, en.
Di
410. — Di, correspond aux préfixes français de', dès,
dis, di, é, ef in, im, indiquant le plus ordinairement
perte, cessation d'état ou action contraire. II est plus
fréquemment employé dans no'tre dialecte que dans le
discours français. Pour donner une idée de son emploi,
nous allons citer un assez grand nombre d'exemples :
Dibiersa
Dibilha
Dibourdissa
Dibraya
Dicouncla

sortir de la besace, déraisonner
déshabiller
débrouiller
déculotter
faire sortir des gonds

�- i83 Dicoumpassa

passer devant, dépasser

Difacia (cha)

mot à mot: changer la face, c'est-à-dire
abîmer la figure ou faire des grimaces

Difelha
Difourtuna

ejfeuiller
porter malchance (défortuner)

Dilagna

agacer, ennuyer quelqu'un

Diliameira

enlever les liens du maillot

Diluga
Dimanda
Dimarfi
Dimata
Dimicla
Se dimorfouondre
Dionlha
Diproufita
Dipacienta (chen)
Dipoueisena
Dipresa
Diquienlha
Dirapa
Diredi
Diroumpre
Dissabouri
Dissourbi
Dissourcela
Divendre
Diverdia
Diverena

délier
contremander
réchaujfer, litt. : défroidir
abattre, renverser un objet quise dresse
ìnélanger en remuant
se désenrhumer
enlever les ongles
ablmer, détériorer, litt.: déprojìter
impatienter
désempoisonner, purifier
priser peu, avilir
renverser un objet debout
déprendre
déraidir
séparer violemment
enlever la saveur
faire cesser la surdité
désensorceler
enlever à un objet les qualités de vente
prendre en vert, prématurer
enlever le venin, etc.

�— 184 —
Ei
411. — Ei, (provençal es) correspond assez exactement
aux préfìxes français é, es, mais il est plus fréquemment
usité; il donne ordinairement au verbe un sens extensif
ou d'amplification, ainsi qu'on le verra dans les exemples
qui suivent :
Eibourdissa
Eibourlha
Eibrina
Eibria
Eichampa
Eicharvalha
Eicalucha
Eicralha
Eicamija
Eifateira
Eifranlha
Eifoueira
Eigreugna
S'eigueugna
Eiliandra
Eimija
Eimoula
Eimourcela
Einieula
Eipelha
Eipeça

embrouiller; embrouiller largement
éborger
déchirer, mettre tout en loques
mettre en miettes
jeter ou répandre à terre
abìmer, détériorer
briser les mottes; par extension, tousser
faire de larges crachats
briser complètement
salir entièrement ou abondamment
dèchirer, déchirer largement
avoir diarrhée abondatite
égratigner
faire des grimaces ou faire la moue
fendre, déchirer en long
émietter
passer à la meule, aiguiser
mettre tout en morceaux
embrumer
déchirer un tissu (pelho, chijfon)
mettre en pièces

�- i85 Eipiencha
Eipermena
S'eiperlounja
Eirechigna
S'eivenla

regarder avec soin, guetter
promener
se prolonger au loin
contrefaire ou se moquer en faisant des
grimaces
se coucher tout de son long
etc. etc.
En

412. — En, correspond aux préfixes français em, en, in.
Ex. :
Enbourdissa
Encrueda

embrouiller
mettre sous une croix; par extension ,
enterrer
Enpelha ou empata panser ou entourer d'un linge
Enjabia
mettre en cage
Enjina
combiner, ajuster
Enria
tracer des raies, butter les plantes
Enverena
envenimer
etc, etc.
Re, préfixe français
413. — A des exceptions tellement rares , qu'elles
nous paraissent des incorrections, le préfixe français re,
indiquant une répétition d'action , ne s'exprime pas
directement dans notre dialecte. II y est remplacé par
l'emploi du verbe tourna, revenir, qui donne à celui
qui le suit un sens nettement itératif.
Ex.: Je n'eus quà revenir — Agué ma de tourna
Ce fut à refaire — Fmgué de. tourna fare

�— 186 —
Recommençons ! — Tornen li!
// est redevenu malade — Is tournâ malaute
Je le revis — Le tourné veire
Remarque : Dans l'expression d'adieu ou de salut,
à revoir! le préfixe re s'exprime par mai, avec le sens
de davantage, encore. (V. § 288).
Ex.: Allons, à revoir! — Anen , a mai veire !
(c'est-à-dire : à voir encore)

II SUFFIXES
I. SUFFIXES DE NOMS ET D'ADJECTIFS

414. — Les principaux suffixes s'appliquant aux noms
et aux adjectifs, dans notre dialecte sont les suivants :
i° Suffixes qui indiquent l'action : age, anjo, asou,
amèn et issamèn, ià ou io, ieu.
2° Suffixes qui indiquent le lieu, Vaction ou la qualité': anço, enço, aré, our (féminin), ieu, ous.
30 Suffixes qui indiquent le résultat d'une action :
adis, ado, adoueiro, aduro, ando, ido, udo.
40 Suffixe qui indique le Heu ou se passe l'action
ou la chose propre à son exécution : adour.
50 Suffixes qui indiquent \aprofession ou la destination :
aire, ur; ei, eiro.
6° Suffixes diminutifs ou de caresse : ou,
(V. § 67).

ounet

�- i87 7° Suffixes qui donnent un sens extensif ou péjoratif:
aco, asso, ar, aino, arot.
8° Suffìxes
oués, ou.

qui indiquent le lieu d'origine : as,

Nous allons étudier successivement chacune des séries
de ces suffìxes, citer des exemples et présenter les
équivalences ou les analogies avec les suffìxes français.
I"

415. —age, anjo, asou, amen ou omen, issamen,
ià ou io, ieu, indiquant l'action.
Ex.: sourcelage — acte de sorcellerie
coutanjo — coût, dépense
gratasou — action de se, gratter, démangeaison
mouorfouondasou — rhume, action de s'enrhumer
retenasou — retenue, action de retenir
chabomèn — achèvement, action de finir
belissamèn — action de bouillir
416. — Les suffìxes iâ ou io, correspondent aux suffixes
français ie, ise; iâ est une diphtongue tonique, croissante
(§ 28) et forme un mot aigu (§ 23); io est une diphtongue
atone, et forme un mot grave avec l'accent tonique de
l'avant-dernière syllabe.
Ex.: maleutiá ou malèutio, maladie
marchàndio, marchandise
feniàndio, fainéantise

�— 188 —
417. — Le suífixe ieu, traduit les suffìxes de substantifs
du discours français terminés en ion. Lorsque ce dernier
se prononce cion, comme dans dévotion, il se traduit par
cieu (ci chuintant); s'il se prononce zion, comme dans
dcrision, il s'exprime par sieu (si doux et chuintant).
Ex.: devoucieu, dévotion (pr. : devouc^eu)
diresieu, dérision (pr. : dire/eu).

418. — anço, enço, indiquant Yaction ou la qnalité.
Ex.: entranço, entrée
demouranço, demeure
coumençanço, commencement.
419. — aré, our (féminin), indiquent la qualité ou le
défaut; ils correspondent, le premier au suffixe français
masculin eur, le second au suffixe féminin eur.
Ex.: moucaré, moqueur
badaré, qui ouvre le bec, badaud
eipessour, épaisseur, chose épaisse
420. — iéu, ous, correspondent aux suffixes français
if, eux.
Ex.: abouriéu, hâtif, matinal
tardiéu, tardif
viéu, vif
eirous, heureux
granivelous, graveleux, granuleux.

�— 189 —
III°

421. — adis, ado, adoueiro, aduro, ando, suffixes qui
ne s'appliquent qu'au radical des verbes en a, et qui
indiquent le résultat de l'action.
Ex.: brejadis, chose broyée
burladis, brûlure, endroit brûlé.
jaladis, engelure, lieu gelé
piadis, pisé
ranchadis, arrachis
sannadis, chose sanguinolente, flaque de sang
demenado, action de remuer
crebado, action de crever
sannadoueiro, lieu oà Von saigne ou plaie
qui saigne
burladuro, brûlure
machaduro, contusion
manjando, chose mange'e, nourriture
422. — ido, udo, s'appliquent, le premier au radical
des verbes en i, et le second à celui des verbes en e.
Ex.: belido, bouillie
eitourmentido, luxation
eicoududo, battage
secoududo, secousse, correction

de beli, bouillir
— eitourmenti, luxer
— eicoudre, battre
—secoudre, secouer

�— 190 —
IV
423. — adour, correspond au suffixe français oir.
Ex.: cuchadour, perchoir
eitranlhadour, chose propre à étrangler
mouchadour, mouchoir
sannadour, étal de boucher
seutadour, lieu où l'on saute
etc, etc.

424. — aire,
eur, ien, ier.

ur, correspondent aux suffixes français

Ex.: cournaire, sonneur de trompe, de "corne "
missounaire, moissonneur
palhaire, qui fait les toits de chaume
sejaire, ýaucheur
talhur, tailleur
pelhaire, chijfonnier
musicaire, musicien
etc, etc
425. — ei, eiro, correspondent aux suffixes des noms
de professions, de manière d'être ou de lieux affectés à
un usage.
Ex.: eicletei, sabotier
curaliei, endroit où l'on dépose des détritus,
des cailloux
inganeiro, personne dépourvue d'ingéniositè
péuvineiro, poussinière.

�— igi —

vi°
426. — Ou, ounet, suffixes diminutifs ou de caresse.
(V. § 67).
Ex.: becado , bouchée; becadou , becquée, petite
bouchée ou petite quantité
bicho, grand pot; bichou, pot ou petit pot
bourrâs, chiffon de laine; bourrassou, petit
chiffon
petâs, petit morceau d'e'toffe; petassou, très
petit morceau
poulo, poule; poulou, petite poule ou terme
caressant
fieulet, sifflet; fieulou, petit sifflet
becadounet, très petite bouchée
bichounet, três petit pot
pouletounet, très petit poulet ou cher petit
poulet
Remarque : La terminaison et se prononce e muet,
mais fortement appuyé et tonique. (V. § 7 II0)
VII0

427. — aco, asso, ar, ard, aino, arand. arot, donnent
aux noms et aux adjectifs un sens étendu ou péjoratif.
Ex.: garnás, pin; garnasso, lieu couvert de pins
freichuro,y&gt;o/í/; freichurasso, refroidissement
généralisé

�— 192 —
foutrau, déséquilibré; foutraco, foutrasso ,
grande folle
nas, nez; naco, grand nez
\
sâs, sac; saco,. grand sac, grande poche
velho, vieille; velhaco, personne très vieille
chambar, qui a de grandes jambes
foutreudar, grand toqué
gouliard, largement ouvert
neirard, noirâtre, teinte noire générale
simplar, personne dont tous les actes sont
déséquilibrés
boursaino, personne ridiculetnent petite
sourdaino, personue dure d'oreilles
tourtiengaino, tortillard
goularand, noceur, buveur
garliarot, louchon
etc, etc
Remarque : Tous les mots en ar, faisant ardo au
féminin, pourraient s'écrire avec la terminaison ard.
VIII»

428. — An, as, ei, ouès, ous, indiquant le lieu d'origine.
Ex.: cheveiran, habitant de Valcivières
fourinas, habitant du Forez
limagnei, habitant de la Limagne
marsacouès, habitant de Marsac, marsacois
arlienchou, habitant d'Arlanc
cuenlhassou, habitant de Cunlhat

�— 193 —
II. SUFFIXES DE VERBES
429. — En ajoutant au radical d'un verbe les suffixes
eta, outa, alha, ilha, ija, ouna, on forme une nouvelle
série de verbes en a, dont la signification correspond à
celle du verbe dont on a emprunté le radical, mais à
laquelle s'ajoute soit l'idée de caresse ou de mièvrerie,
soit de répétition ou de menue fréquence dans l'action.
Ex.: chambeta, marcher à petites enjambées
picouta, marcher à petits pas, à cloche-pied
bicouta, donner de menus baisers
matralha, mâchonner
chatilla ou jatilha, chatouiller
patija, piétiner
se catouna, s'envelopper frileusement
eichenlouna, sonner à petits coups, doucement.

III. APHÉRESE
430. — L'aphérèse, c'est-à-dire le retranchement d'une
voyelle ou d'une syllabe au commencemsnt des mots
est extrêmement fréquente dans nctre dialecte, ainsi que
le montrent les exemples suivants :
llo, elle
no, une
'n, un
quet, celui
quelo, celle, cette

pour
—
—
—
—

illo
uno
uen
aquet
aquelo

�— '94 —
quous, ceux
belho, abeille
gadoueiro, niveleuse
gulho, aiguille
juèdo, aide
nado, année
sieto, assiette
sietado, assiettée

aquous
abelho
eigadoueiro
agulho
ajuèdo
anado
assièto
assietado, etc, etc.

biéura, abreuver
boucha, tomber à plat ventre
bilha, habiller
bitua, habituer
branda, enflammer
censa, affermer
se cata, s'accroupir
chaba, finir
coumpli, accomplir
coutuma, accoutumer
croucha, rassembler
jas, voyez
fourti, certifier
para, garantir
seta, asseoir
vala, avaler
vera, enlever
co, cela
lai, là-bas

abiéura
aboucha
abilha
abitua
abranda
acensa
s'acata
achaba
acoumpli
acoutuma
acroucha
eijas
afourti
apara
asseta
avala
avera
aco
alai

�195 —
lin,
bei,
mo,
su,

là-bas
avec
comme
là-haut

—
—
etc.

alin
embei
coumo
a su

etc, etc

SUBSTANTIFS VERBAUX
431. —■ Sous cette appellation nous désignerons les
substantifs tirés des verbes, et représentant, accomplie,
l'action qu'expriment ces verbes.
Les temps des verbes employés à formerces substantifs
sont : I" L'lNFINITIF PRÉSENT; 2° LE PARTICIPE PASSÉ ;
3° LA TROISIÈME PERSONNE DU SINGULIER DE LÌNDICATIF
PRÉSENT.

I. SUBSTANTIFS DÌNFINITIFS PRÉSENTS

432. — Nous avons vu, § 165, que les infinitifs prósents
des verbes pouvaient être employés comme substantifs
masculins en bien plus grand nombre que dans le discours
français.
Aux exemples cités, nous ajouterons encore les suivants,
qui sont caractéristiques et spéciaux :
Aquet bichou vai prene le beli, mot à mot • Ce pot
va prendre le " bouillir " ou : prene le coueire —
prendre le " cuire "

�— 196 —
Fruto eicharvaliado ha gi de vendre — Fruits gâtés
n'ont point de " vetidre " (de vente)
Aco vau pas le massa — Cela ne vaut pas le
" ramasser "
Prene le courre —■ Prendre le " courir "
La maleutiâ dau badalha — La maladie du " bâiller "
Aquelo dent prèn le branla — Cette dent prend le
" branler "
Prengué le devala — // prit le " descendre "
Le pertu dau vala — Le trou de V " avaler "
on dit encore :
Le béumi, le vomir; le prene, le prendre; le seja,
le faucher; le rancha, /' "arracher ", etc.
II.

SUBSTANTIFS DE PARTICIPES PASSÉS

433. — Ue mêms nous avons vu (§ 166) que presque
tous, sinon tous, les participes passés féminins de notre
dialecte pouvaient être employés comme substantifs
exprimant l'action ou l'état qu'indique le verbe, analogues
aux substantifs français assemblée, criée, montée, bouillie,
saisie, crue, étendue, venue, vue, etc.
Aux exemples

déjà cités, nous ajouterons encore les

suivants :
la chabado
la dreissado

litt. : " la finie"; la fin, la mort
—
la " dresse'e "; redressement,
correction

�— 197 —
l' " ébréchée "; ébrèchement
la "déchirée"; la déchirure
l' "étranglée''; l'action d'étrangler
V " arrachée "; l'arrachement

l'eiberchado
l'eifranlhado
l'eitranlhado
la ranchado
la belido
no dermido

—
—

l'eireuchido
la fresido

—
-—

la jeusido
la îigido
la neiscido

—
—
—

la "bouillie"; l'ébullition
" une dormie"; un temps de
sommeil
l "enroue'e"; l'enrouement
la " frissonnée "; le frissonnement
la "jouie"; la jouissance
la "lue"; la lecture
la "nêe"; la naissance

la courrigudo
la mourdudo
la mouorfouondudo
no plèugudo
la vendudo

—
—■
—
—
—

la " courue"; la course
la " mordue "; la morsure
l'" enrhumée "; le rhume
une "plue "; une chûte de pluie
la " vendue "; lavente etc, etc

III. SUBSTANÏIFS TIRÉS DE LA

3°

PERSONNE

DE L INDICATIF PRÊSENT

434. — La 3e personne du singulier de l'indicatif présent
des verbes en a, est encore très employée sous la forme
substantive, de même qu'en français pour les verbes en

�— 198 —
er, (qui sont les correspondants de nos verbes en a) dans
les mots : amorce, annonce, caresse, gambade, pousse,
souffle, etc; mais ici encore, comme précédemment, ces
substantifs sont bien plus nombreux que dans le discours
français, ainsi qu'en témoignent les exemples suivants :

¥

abouondo
amuso
argno
beucho
blasso
bouro

cènso
chapio
devalo
ditorno
dono
dissaro
♦
eitropio
galopo
* goio
grato
impaito
* japo
laisso
magno ■
* martèlo

" abonde ", action d'abonder
" amuse ", chose qui amuse, ou personne
qui s'amuse
excitation irritante (argna)
coup, action de donner un coup (beucha)
blessure (blassa)
action de parler beaucoup, personne verbeuse (boura)
ferme, action d'affermer (censa)
action de couper du bois (chapia)
descente (devala)
action de tourner la difficulté
action de donner (douna)
action de desserrer (dissara)
maladroit, qui travaille mal (eitropia)
action de galoper
action de manger avec avidité (goula)
chapardage, fourbi (grata)
embarras (impeita)
aboi (japa)
vide cause' par le départ, la mort (leissa)
abondant à la main, ou action de manier
personne qui rabâche (martela)

�pario
* pialho
raclo
* recogno
sogno
tapo
* traino
* tussigno
valo

action de parier
action de bavarder (pialha)
raclement, chose propre à être raclée (peiro
de raclo, pierre à racler)
personne rabâcheuse (recougna)
action de soigner, de protéger (sougna)
chose propre à recouvrir (tapa)
personne qui fait lentement les choses
action de tousser (tussigna)
action d'avaler (vala)
etc, etc.

Remarques I. — De même qu'en français, ces mots
sont féminins, à l'exception de tremble, l'action de
trembler, et trempe, l'action de tremper, qui sont du
masculin.
II. — Les tubstantifs marqués d'une * s'emploient nonseulement pour désigner l'action, mais aussi la personne
qui accomplit l'action.

FI N

�APPENDICE
ADDITIONS

ET CORRECTIONS

I. ADDITIONS

P. 13, §9. — i, après les sifflantes c, ch, g, j, s, et
spécialement dans* les group^s chuintants (§ 17) ci,
ssi, si, prend un son intermédiaire entre i, et e, mais
néanmoins plus rapproché de ce dernier, ainsi l'on dit :
Le che ou le chi — Le chien
La chomo ou la chimo — La cime
Nen vole ge ou gi — Je n'en veuxpas
La ve/eno ou ve/ino — La voisine
P. 14, § 13. — g, dans les groupes gla, gli, gle, glo,
ne se prononce pas, et 1 prend le son mouillé; ainsi:
pouar-senglar, sanglier se prononce pouar-senliar
glaço, glace
—
liaço
eitrangla, étrangler
—
eitranlia
eitrangle, j'étrangle
eitranlhe
gliso, église
—
liso
ouonglo, ongle
—
ounlho
senglo, sangle
—
senlho

�— 201 —
P. ii, § 7. — e, suivi de ss est souvent muet.
Ex.: Presso, prise
P. 14, § 15. — 1, précédé de b, c, f, p, prend ehcore
son mouillé devant les voyelles a, e, 0, u, ainsi
blasso, blessure
se prononce (¥)
classo, boííe de paille
—
clar, clair; clau, clef
—
plano, plaine
—

bliasso
cliasso
cliar, cliau
pliano

bledo, bette
cledo, haie
pleja, plier
pleure, pleuvoir

—
—
—
—

bliedo
cliedo
plieja
plieure

publo, peuplier
somblo, il ressemble
eiclot, sabot
flours, cendres ou pleurs
blu, bleu

—
—
—
—

publio
somblio
eicliot
fliours
bliu

ei

Remarque: Les diphtongues ia, ie, io, iu, sont monosyllabiques (V. § 28).

P. 17. LlAlSONS. — Aux rares exemples de liaison des
consonnes fìnales avec la voyelle initiale du mot
suivant, il faut ajouter : quant, cotnbien, où la Iiaison
(*) Tríis ápproximativement

�— 202 —
est facultative, et les adjectifs possessifs moun, toun,
soun, ains,i que l'adjectif qualificatif boun, bon, où
la liaison est obligatoire.
P.

19, § 26. — C'est à la grammaire catalane de M.
FoULCHÉ DELBOSC
que nous empruntons cette
qualification de croissantes et décroissantes qui s'applique si bien aux diphtongucs de notre dialecte.

P.

22. — L'article défini le, le, se prononce avec un
son très voisin de lou. L'article féminin la, la, se
prononce lâ, de même que les adjectifs possessifs
ma, ta, sa. (V. § 70. rem. 1).

P.

36, § 59. — Le titre FORMATION DU PLURIEL doit
ctre précédé lui-même de ce titre omis :

« CHAPITRE IV »
« LFS NOMBRES »

P.

54. PROXO.MS. — Le pronom personnel se, lui, s'exprime
toujours par a se, lorsqu'il est employé comme sujet.
Ex.: A se me vengué... — Lui me dit...
Quau hou farâ ? A se ! — Qui lefcra ? Lui!

P.

62 et 63, §110 — 1° Les pronoms démonstratifs quet,
celui; quelo, celle; quous, ceux; quelas, celles, sont

�— 203 —

quelquefois remplacés par l'articie défini.
Ex.: Is quous, ou lous que vole — C'est ceux ou
les que je veux
11° Les pronoms démonstratifs français ce, cet, cette,
ces, placés devant un substantif indiquant un moment
déterminé de la durée, s'expriment toujours par quite,
ce, cet; quito, cette; quitousou eiçous, ces (masculin);
quitas, ces (féminin).

Ex.: Quite cop, quito sernano, eiçous jours —
Cette ýois, cette semaine, ces jours-ci.
(V. § 292).

et 78 § 151. — Nous avons vu que le pronom
indéfini français on ne se traduisait pas dans notre
dialecte et qu'il ne s'exprimait que par le pluriel
du verbe dont il était le sujet. Or, cette règle n'est
rigoureusement vraie que lorsque ce pronom est
pris dans le sens de tout le monáe. Au contraire,
lorsque le sens en est restreint à telles ou telles
personnes, et que, par suite, il remplace les pronoms
je, tu, il, nous, vous, iis, il s'exprime par non ou
n'on.

P. 77

Ex.: On y va, c'est-à-dire : j'y vais, nous y al/ons,
ils y vont, etc, se traduit exactement par
non lé vai ou n'on lé vai.

— Au CONDITIONNEL PRÈSENT, I'usage est
constant, dans le langage courant, de faire disparaître

P. 97. VERBES.

�l'r à toutes les désinences des personnes de ce temps
du verbe ; ainsi l'on dit :
ama iâ
prend ias
dermi ien
bieu ion

pour amariá, j'aimerais
—
prendrias, tu prendrais
—
dermirien, nous dormirions
—
bieurion, ils boiraient

99, § 188. 1— Aux personnes des verbes dont la dernière syllabe est tonique, il faut ajcuter la 30 personne au singulier de 1'lNDICATIF PRÉSENT des
verbes de la 2° et 31 conjugaison, ainsi que la ire
et la 3e personne au singulier du PASSÉ DÉFINI
de tous les verbes.
117, ligne 2. — Après fan, ajouter : ou fason.
120. — Poudi, pouvoir, fait aussi poueire, qui se
conjugue comme creire, mais seulement au FUTUR
et au CONDITIONNEL PRÉSENT.

126. ADVERBES. — Aux adverbes non dérivés d'adjectifs et aux locutions adverbiales, il faut ajouter les
suivants :
Beliau — peut-âtre.
Ex.: beliau be — peut-être bien (V. § 326)
Bravomèn ou ma bravomèn — peu, mal; exprime
l'idée d' insuffisance, d'absence de satisfaction.
Ex.: Y a-t-il beaucoup de pommes de terre cette

�— 205 —
année ? Assez peu! — Lhi eura hou bien
de trifas quito nado? Bravomèn
Comment cela va-t-il ? Pas trop bien —
Coumo aco vai? Ma bravomèn
Cela ne lui plaît guère — Aco li vai ma
bravomèn
Cad, grand cad ou greu cad — peu, peu de chose.
Ex.: Demoro ma greu cad — // ne reste que peu
de chose
De countunio — sans interruption.
Justamèn — à peine.
Ex.: Beilo me nen justamèn — Donne m'en àpeine
Malamèn — beaucoup.
Ex.: Soufrisse pas malamèn
beaucoup

t—

Je ne souffrepas

Ouro, a ouro — à présent, sur Vheure.
Ex.: Hou fagué ouro — // le fit immédiatement
Pau, ta pau — un peu, à peine. (V. justamèn)
Prou a fare — dijficilement.
Ex.: Lhi hâ prou a fare—C'est assez difficile ou
c'est difficile
De ratounado — sournôisement, doucement, à petits
pas, sans bruit, etc
Ex.: Vengué de ratounado — // s'approcha sans
bruit
Sabè — sans doute.
Ex.: Cé vendrà be sabé — II viendra bien ici
sans doute

�— 20Ô —
Segur, de segur — assurément.
Tengudamèn — d'une maniêre soutenue, continuellement, sans cesse.
Ex.: Soufrisse tengudamèn — Je souffre constamment
Ticon (quicon), ticon ho ; exprime l'idée d'abondance, d'intensité, de nombre, de quantité, etc.
Cette idée est plus nettement et correctement
exprimée par l'adjonction de la particule confirmative ho, certes (§ 238).
Ex.: Que de choses ilyalà!—Lhi haticon,ho!
// a plu très abondamment — Há pleugu
ticon, ho
Je souffre beaucoup — Soufrisse ticon, ho
C'était t'rès émouvant — Aco fasio ticon
Tot ple — tout plein, beaucoup.
Tour-de-tèms — de temps en temps.
Tot tèms — continuellement.

P.

162. PRÉPOSITIONS. — Pel est la forme contractée
de per le, par le, à travers le, de même que vel
pour vès le, vers le. (V. § 348)

P. 178, § 401, 3e ligne. — Après : et l'adjectif, ajouter :
et le participe passé.

�— 207 —
II. CORRECTIONS
P. 19, ligne 5, lire : necessàri au lieu de nécessàri.
P. 23, § 31, Hre : dè, de vè au lieu de dé, de vé. Cet
article serait d'ailleurs plus correctement écrit : d'ès,
de vès. (V. § 348)
P. 32, ligne 3, lire : 'n ome au lieu de n' ome.
P. 40, § 61, 20 ligne, lire : tâ ou tât.
P. 76,- § 146, lìre : nen prenguèron au lieu de neu
prenguèron.
P. 83, au bas de !a page, lire :
au lieu de : chapitre XVII.

Voir cbapitre XVIII

P. 132, § 245, 4° ligne, lire : ouont au lieu de ouout.
P. 136, § 271, lire : § 17, au lieu de § 217.

�N OTE
Aux critiques méritées par mon insuffìsance de grammairien, je répondrai tout d'abord par l'affirmation d'une
absolue sincérité; pour le surplus j'ajouterai : He fa
tant coumo he pougu!

J'ai tracé mon sillon; que d'autres l'élargissent!

Ambert, Juin 1907.

R. M.

Tous droits de reproduction réservcs

�TABLE
TAGES

PRÉFACE

7

CHAPITRE I. — ALPHABET
II.

9

ACCENTS

9

III. VOYELLES, LEUR PRONONCIATION

10

IV.

13

v.

CONSONNE3,

LEUR PRONON'CIATION ...

CONSONNES CHUINTANTE3

15

LlAISONS

17

SYLLABES TONIQUES ET ATONES ....
. MOTS AIGUS

VI.

ET MOTS GRAVES ....

DLPHTONGUES ET POLYPHTONGUES. . .
DLPHTONGUES

DÉCROISSANTES ,

.

18
19
19

LEUR

PRONONCIATION

20

DLPHTONGUES CROISSANTES, LEUR PRONONCIATION

21

CHAPITRE II. — LES ARTICLEIS

22

I.
II.
III.

ARTICLES

DÉFINIS

22

ARTICLES INDÉFINIS
ARTICLES PARTITIFS .

25
.

CHAPITRE III. — LES GENRES . . •
FORMATION DU

25

....

FÉMININ

CHAPITRE IV. - LES NOMBRESd)
FORMATION

DU

PLURIEL

íll L'énoncé de ce titre a été omis; il devrait flgurer à la pago
30, § óí), précédant : FORMATION DU PI.UPIEL.

26
30
36
36

�— 210 —

PAGES

CHAPITRE V. — LES ADJECTIFS QUALIFICATIFS

39

I. COMPARATIFS
RITÊ

D'ÉGALITÊ,

DE

SUPÈRIO-

ET D'INFÈRIORITÈ

40

11. SUPERLATIFS; SUPERLATIF RELATIF . .

.

SUPERLATIF ABSOLU
AUGMENTATIFS,

42

DLMINUTIFS ,

PÉJO -

RATIFS
CHAPITRE

I.
II.

VI.

—

42
ADJECTIFS

DÉTERMI -

NATIFS

44

DÉMONSTRATIFS

44

P0SSE3SIFS

•

CHAPITRE VII. — NOMS DE

.

.

45

NOMBRES .

.

47

I. CARDINAUX

47

II. ORDINAUX

51

III. COLLECTIFS

iv.

51

PARTITIFS

CHAPITRE VIII. 1.

41

52
LES PRONOMS

PRONOMS PERSONNELS

52
52

PRONOM NEUTRE

56

EMPLOI DU PRONOM PERSONNEL SUJET.

56

DEUX

PRONOMS PERSONNELS COMPLÉ-

MENTS
RÉPÉTITION

58

IJES

COMPLÉMENTS

PRONOMS PERSONNELS
59

�— 211 —
PAGES

II.

PRONOMS

PRONOMS
III.

59
61
62

POSSESSIFS

£jfet

Y

PRONOMS DÊMONSTRATIFS .

•

devant un
nom indiquant un moment de la durée,
page 141, | 292 et appendice
PRONOM DÉMONSTRATIF CE devant le
verbe ÊTRE
PRONOMS

IV.

PRONOMS

DÊMON.STRATIFS

CONJONCTIFS

OU

Quen, quaucu
Quicon ou ticon, dengu
Ge ou gi

65
67
67
68
69

Re

7°

Quelque, quelques
Quelque... que
Quoi que, autant, autre
Nul autre, l'un l'autre
Autrui
Même, mêmes
Tout, chaque, chacun
Plusieurs, tel
On (V. additions p. 203)

7°
72
73
74
75
75
76
77
77
79
79
80

PRONOMS ET ADJECTIFS INDÉTERMINÉS .

CHAPITRE IX. — LES VERBES
I.

63

RELATIFS

quau, que, de que
v.

203

FORMATION DES TEMPS

II. SIGNIFICATION,

EMPLOI

• . .

�— 212 —
PAGES

CHAPITRE
I.

II.

X. —

AVOIR a ÊTRE

84

AVOIR.
IL Y A, ÌL EST.

84

88

ÊTRE, VERBE AUXILIAIRE
ÊTRE, NON AUXILIAIRE

•

•

CHAPITRE XI. — LES VERBES RÉGULIERS
MODÈLE DES TROIS

CONJUGAISONS .

REMARQUES SUR LES

DÊSINENCES. .

.
.

PERSONNES SEMBLABLES
SYLLABES TONIQUES
CONJUGAISON DES VERBES
CONJUGAISON DES VERBES

en a et en i.
en e ...

89
92
94
96
98
99
99
100
104

REMARQUES SUR LA CONJUGAISON DES
VERBES

en e

106
109
109
109

VERBES PASS-IFS
VERBES NEUTRES
VERBES PRONOMINAUX
CHAPITRE XII. — VERBES IRRÉGULIERS .
VERBES

IRRÉGULIERS

OU

CONJUGUER

LlSTE

III

DE CES VERBES

........

CHAPITRE XIII. — LES ADVERBES

1.

ADVERBES

....

DÊRIVÉS D'ADJECTIFS ....

COMPARATIFS
REMARQUES

non dérivés
Adés

III

DIFFICILES A

et

SUPERLATIFS ....

112
124
124
125

SUR QUELQUES ADVERBES
D'ADJECTIFS

126
126

�— 213 —
PAOES

Alai, alin; lai, lin; ati, ti
126
Beliau
Voir appendice. .
204
Bellamen, bien
127
Bravomèn, ma bravomèn
204
Cad, gran-cad, greu-cad. ... V. app.
205
Chas, chas cop, de cop, (§ 331). ...
151
Dabouord
127
Danpei, danmei, danmei vau
128
Decon
•
128
Countinuo (de)
V. app.
205
Dè ho
128
Ent, ente
132
Fouorço
128
Gàire à dire
128
Gentamèn
129
Justamèn
V. app. et 149
Liau, liausamèn
129
Ma
129
Mai, pus
147
Mai que mai
13°
Malamèn
V. app.
205
Marco, pico
Masso
Menimi
Mouort (a)
Nieu
Oro (d')
Ouro, a ouro ....

• .... V. app.

13°
130
l3l
131
131
131
205

�— 214 —
PAGES

Ouont, ouonte, con, ent, ente. . . 132 et 133
Pau, ta pau
V. app.
146
Per teiro (d'a)
133
Prou a fare.
V. app.
205
Prou , quant e quant. . . ■
134
Quasi re, quaucare
134
Quau sap quant
135
Quouro
135
Ratounado (de)
V. app.
205
Sabé
V. app. et 174
Sacage
135
Segur, de segur
V. app.
206
Seubudo (de)
Tant que tant
Tenant (a)
Tengudamèn
Tositeu
Toticha
Tot ple
Tour de tèms
II. QUELQUES

ADVERBES

V. app.
•
V. app.
V. app.
FRANÇAIS ;

135
135
136
206
136
136
206
206

TRA-

DUCTION ET REMARQUES

Assez, auparavant, avant, aussi
Beaucoup, pas beaucoup, bien
Cà, là, certes, ci, comme, comment, que
Encore, environ
Là, ci, ici.

137
137
138
139
14°
141

�- 215 PAGES

Même, même pas
142
Mieux, mieux que, ne
143
Non, oui, si
144
Nulle part, ok
145
Pas, point
145
Peu, quelque peu, trés peu, à peine . .
146
Pas, beaucoup, V. addition. V. app. 205 et 206
Pire, pis, tant pis, tant mieux ....
147
Plus, moins, de plus, de moins ....
147
Plus que, moins que
148
Plus... plus; moins... moins; moins... plus
149
Peut-être, presque
150
Que, quelque, quelquefois
150
Si, aussi; tant, autant
15 1
Si que, aussi que, autant que
152
Alors que... tant
152
Souvent, surtout, tôt, y
153
LOCUTIONS ADVERBIALES NÉGATIVES ne...
que
153
iv. PLACE DE L'ADVERBE . . •
154
CHAPITRE XIV.

—

LES PRÉPOSITIONS .

.

du DlALECTE AUVERGNAT.
Bei, embei, em
En, ès, el, vès, vel
De, d'
Mentre, dau mentre, n'atendieu ...
Rasebu

I. PRÉPOSITIONS

155
155
155
156
157
158
159

�— 2l6 —
PAGES

II.

PRÉPOSITIONS
ET

FRANÇAISES,

TRADUCTION

159

REMARQUES

A, chez, dans, de, en, par, pour, voicì,
voilà
■
159 à 166
CHAPITRE

XV.

—

LES CONJONCTIONS...

.

167

Adoun, doun

167

Amour (per l')

168

E, emai

1 68

Causo (per)
Ma
Mas, mé, mé que, menimi ou pami .
Mentre
Nimé, nimai, nimé mai.. .....
Ou, oube, oumi
Pami
Parei que
Quouro
Si (che), tabe, tabe mai
CHAPITRE

XVI.

—

LES INTERJECTIONS.

.

168
168
169
169
169
170
169
170
170
170
171

Ahi, ai, ahio, an', anen
171
Ban-ban
171
Basto, basto-ti
171
Bioseni, biosenino , bounogens, bouto ,
boutas
171-172
Chiâ, ch...t, crau, crau-crau
172
Credi, css
172
Dé, diano
172

�SUPPLÉMENT
Nous publions, sous ce titre, la liste de quelques
adverbes et locutions adverbiales ou prépositives caractéristiques de notre dialecte , dont l'oubli ou l'omission
nous semblait regrettable.
Abouchou, d'abouchou — face contre terre
Ahèiri, anu, demo — h ter, aujourd'hui, demain
Antan — autrefois, jadis
Chas moumèn — parfois, de temps à autre
De biais, se dit d'une chose bien exécutée
Decop — parfois, quelquefois
Defouoro, fouoro — dehors
Demai — en plus, en sus
De proche — bientót, tôt
De quartei — à côte', en biais
De nut — nuitamment
De re mai — un peu plus
De sègo — sans interruption
De sero — au soir, à la nuit
Dessoubre, soubre — dessus, sur
Dieugu, le dieugu — mot à mot: le dû, c'est-àdire chose faite convenablement
Dimé — à demi, à moitié

�— 220 —
Dipus — depuis, et aussi, jusque
Dipus ti — depuis là, et aussi, jusque-là
Dreit, à la dreit — en face, vis à vis
Enco, enco de... — vers ça, vers ça de... c'est-àdire vers la propríété de..., vers ce qui appartient à...; par extension, chez (V, § 104)
En l'asar — au hasard
En lio — nulle part
En re de tems — en peu de temps
Jeujou, à jeujou — l'un sur l'autre (ne se dit que
des êtres animés
Juco, juco ti — jusque, jusque là (V. dipus)
Le grand mai — tout au plus
Mito — à demi, à moitié (V. dimé)
Per espré — exprés
Per l'entei — entièrement, tout à fait
Per per reire, per de reire —pour rire, enplaisantant, pas sérieusement
Préco, puco — ensuite, après cela
Su, a su, su nau — en haut, là-haut
Uon soubre l'autre — sens dessus dessous

-c

Imprimerie

MIGEON

— Ambert

■

�— 217 —
Enquèro enquèro, éussi

172

Fieulo, flau
Garo, garo-ti
Hau, ho
Larmo, vo larmo
Maleirous, mardino, menimi
Ohio, oïo, oupo
Parai, ou perai
Pardino, patatraco, paure, vo paure,
plau, puten, vo puten
Sabé
•
Té, vo, zeu, zou

172
172
173
173
173
173
173

LOCUTIONS INTERJECTIVES ET DIVERSES .

Ahi doun, ahio moun diu, ardis doun. .
Bouon sang, bouon sang de sort ....
Coumence ma, cré noun de sort, crico
me croque
Dé ma si, dé ma si tabe
Déne doun , dé nen doun
Diable si si
E re pus pas mai
Marchas ma, milo gus
Nonm de digne, noum de gus, noum de
jau, noum d'uen rât, noum de sort.
Pardino ho be, dé pardino ho be, dé
pardi mas
Paure mounde, vo paure mounde ...
Per aco, vo per aco

174
174
174
175
175
175
175
175
175
175
175
176
176
176
176
176

�— 2l8 —
Per moun argo, per moun armo ...
Per ma fe, per ma fi, per ma figo . .
Pi pan, pi pan pan
Se dis
Vejan veire
CHAPITRE XVII. — SYNTAXE
í. COMPLÊMENT DES VERBES
II. SUBORDINATION DES TEMPS

CHAPITRE XVIII. — LEXICOLOGIE
PRÉFIXES

Le préfixe français

RE

SUFFIXES
SUFFIXES DE NOMS ET D'ADJECTIFS . .
SUFFIXES

DE

VERBES. ........

APHÉRÈSE
SUBSTANTIFS VERBAUX
I. SUBSTANTIFS D'LNFINITIFS PRÉSENTS. .
II. SUBSTANTIFS
III. SUBSTANTIFS

DE PARTICIPES
TIRÉS DE LA

30

PASSÉS .

.
.

PERSONNE

SING. DE L'INDICATIF PRÈSENT. ...

APPENDICE
ADDITIONS
CORRECTIONS
NOTE
TABLE
SUPPLÉMENT

177
177
177
177
177
178
178
I 79
182
182
186
185
186
193
193
195
195
196
I97
200
200
207
208
209
219

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              <text>&lt;p&gt;R&amp;eacute;gis Michalias propose dans cet ouvrage, paru en 1907, un essai de description du parler d'Ambert (Puy-de-D&amp;ocirc;me), comprenant entre autres la prononciation, la grammaire, les conjugaisons et la syntaxe.&lt;br /&gt;Il a b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; dans cette entreprise de l'aide du linguiste Jules Ronjat (1864-1925).&lt;/p&gt;</text>
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              <text>R&amp;eacute;gis Michalias propausa dins aqueste obratge, paregut en 1907, un ensag de descripcion del parlar d'Emb&amp;egrave;rt (Pu&amp;egrave;i de Doma), que dona entre autres la prononciacion, la gramatica, las conjugasons e la sintaxi.&lt;br /&gt;Benefici&amp;egrave;t dins aquesta entrepresa de l'ajuda del linguista Jules Ronjat (1864-1925).</text>
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              <text>Michalias, Régis (1844-1916)</text>
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              <text>CIRDOC - Médiathèque occitane, CAB-469</text>
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              <text>1906</text>
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              <text>vignette : https://occitanica.eu/files/square_thumbnails/83d55c9489f8504bc3e8f0f749961a72.jpg&#13;
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              <text>2017-08-30 Noémie Eyraud</text>
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              <text>Eléments abrégés de grammaire auvergnate : dialecte des environs d'Ambert (Puy-de-Dôme) / Régis Michalias </text>
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