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Félix Castan ou la littérature occitane « à sa juste place » :
la méthode « générationnelle »comme outil d’analyse et arme du
combat intellectuel occitaniste

Philippe Gardy, directeur de recherche émérite, CNRS
Félix Castan, depuis ses « commencement » et jusqu’à ses dernières années, n’a jamais
cessé de s’intéresser à la littérature occitane de toutes les époques, du Moyen Âge à nos jours.
Le Moyen Âge et la poésie des troubadours, la période « baroque », entre XVIe et XVIIe siècle,
la renaissance mistralienne et félibréenne du XIXe siècle, ses prolongements au siècle suivant,
la naissance de l’occitanisme (de l’Occitanie) autour essentiellement d’Antonin Perbosc, et les
polémiques et querelles qui s’en suivirent: tels furent les principaux moments d’une histoire
littéraire dans la longue durée auxquels Castan a consacré ses réflexions.
Grand lecteur de littérature, et de littérature en occitan en particulier mais pas
seulement, Castan s’est très tôt attaché à proposer une approche méthodique des textes et
des œuvres, d’un point de vue qui ne mettait pas au premier plan l’approche philologique ou
poétique, mais beaucoup plus, sans négliger cette dernière, la question du sens des textes, en
rapport avec l’orientation de leurs auteurs et le tissu chronologique dans lequel ceux-ci
avaient trouvé leur place. Leur « juste place », selon le titre d’une étude incisive consacrée à
l’écrivain toulousain du XVIIe siècle Pierre Godolin (Goudouli) (Castan 1982).
Cette étude consacrée à Godolin s’inscrivait, au début des années 1980, dans le sillage
d’un vaste chantier que Castan avait entrepris de mener à bien très tôt sur les écrivains d’oc
de l’époque « baroque » et l’avait en particulier conduit à fonder à Montauban « après une
tentative de partenariat avec l’université de Toulouse en 1963 le Centre international de
Synthèse du Baroque, structure dans laquelle il organisa des journées internationales autour
du baroque […] parvenant à réunir à Montauban, tous les deux ans, tout ce que la France et
l’Europe comptaient de spécialistes du baroque » (Cavaillé 2012; Catusse 2012; Gardy 2016).
Aujourd’hui consultable en ligne (sauf le n° 10) grâce à Guy Catusse, la revue Baroque, issue
de ces journées, a recueilli l’essentiel d’une aventure intellectuelle très remarquable, dont
l’étude de Jean-Pierre Cavaillé a retracé les tenants et les aboutissants, autour des
personnalités de Castan et de Robert Lafont, qui occupèrent, en ce domaine, des positions
souvent divergentes.
À partir de Godolin, au fil des années, c’est tout un tissu de réseaux générationnels
que Castan finit par dessiner, au gré des occasions qui se présentèrent à lui, et, tout
spécialement, de celles fournies par les colloques organisés dans le cadre du Centre d’étude
de la littérature occitane (CELO), à partir du milieu des années 1980.
Il faudrait sans doute revenir dans le détail sur les interventions de Castan au cours de
ces colloques et bien sûr, d’abord, sur celles concernant la période « baroque », pour préciser
et mieux appréhender les idées qu’il développa à ce sujet. Je ne le ferai pas aujourd’hui, et je
m’efforcerai plutôt de dégager les origines de cette méthode des générations mises en
réseaux dont on trouve la trace et la mise en œuvre déjà très aboutie dans les premiers écrits
de Castan portant sur l’histoire littéraire d’oc.

�2

Ces écrits sont pour l’essentiel ceux qu’il publia dans la revue OC à la fin des années
1940 et au tout début des années 1950, alors même qu’il en était le rédacteur en chef1. Le
premier de ces articles concerne le maître incontesté de Castan, Antonin Perbosc (Castan
1944). Mais c’est un autre article, dont le titre a quelque chose de sibyllin (« Miegjorn »,
Castan 1948), qui semble avoir été la première manifestation construite et déjà en voie de
systématisation de la méthode des générations.
Cet article, daté du 4 novembre 1946, est placé sous le patronage de Paul Valéry, dont une
citation, tirée d’un poème fameux de l’écrivain originaire de Sète, Le cimetière marin, figure
en exergue: « Midi, le juste! ». Cette citation n’a bien entendu rien de fortuit: le Midi de Castan
est de la sorte placé sous le signe de la justesse, comme le sera, quelques décennies plus tard,
le poète toulousain Godolin. Et c’est bien à une première situation dans le temps et dans
l’espace de la littérature en occitan des décennies précédentes que cet article fondateur
procède, au carrefour de deux démarches considérées comme étroitement liées par les
promoteurs de l’IEO nouvellement créé et les responsables de la revue: l’appréciation
rigoureuse d’une production esthétique et l’impérieuse nécessité d’indiquer une direction à
suivre pour les écrivains d’oc du moment et ceux à venir. Je ne propose ici qu’une lecture
cavalière et forcément réductrice de pages où abondent des formulations complexes et des
affirmations tranchées, parfois difficiles à décrypter.

La « grande génération de 1900 »
À cet effet, Castan, remontant à la création du Félibrige, propose un tableau raisonné
des principaux écrivains d’oc en relation avec leur position géographique d’une part et d’autre
part les caractéristiques essentielles de leurs œuvres. Il dresse ainsi (p. 61) deux listes qui sont
censées dessiner une perspective chronologique doublée, plus ou moins nettement,
d’oppositions décisives dont les œuvres sont à la fois le produit et l’expression.
La première s’ordonne ainsi:
Colonne de gauche:
Romanilha
Mistral
Aubanel
Matieu
Romieu
Gras

Colonne de droite:
Bremonda
Boissiera
André
Vermenoza
Bernard
Laforest2

1 Castan

dirigea la revue, à la demande de l’un de ses fondateurs, Ismaël Girard, sept années durant, de 1948 à
1954, soit 25 livraisons (Toti 2004, p. 174). Son départ eut pour origine un désaccord à propos de l’orientation
plus « économique » prise par l’Institut d’études occitanes, sous l’impulsion de Robert Lafont.
2 Castan

occitanise (plus ou moins) les patronymes des écrivains, comme l’intitulé des œuvres. Ces formes ont
été conservées ici, de la même façon qu’a été respectée, sauf erreurs manifestes, la lettre des citations en
occitan.

�3
Pour Castan, tous ces écrivains, depuis Mistral, sont l’expression d’une « mistica
felibrenca », appuyée sur une « confusion preestablida de l’art e de l’accion », et c’est
seulement avec Auguste Fourés que cette confusion a été dénouée, quand celui-ci a refusé de
situer « dins un mond a despart » la liberté. Une nouvelle génération, à son exemple, a pris la
relève de la mystique félibréenne, prônant une « poesia del mond ». De cette génération
attachée à cette « poésie du monde », Castan établit ainsi la carte:
Colonne de gauche:
Remiza
Michalias
Besson
Bonnet
Charlon
Langlada

Colonne de droite:
Funel
Goier
Lobet
Palay
Vidal
Pestor3

Chez ces auteurs, il semble donc que l’on a eu affaire pour Castan à un retour au réel
en rupture avec les enfermements qui avaient caractérisé la période antérieure, celle de la
mystique félibréenne.
Quelques années plus tard, toujours dans la revue OC, à partir du numéro d’octobre
1952, Castan propose, en quatre volets, un retour, beaucoup plus développé, sur ce
renversement dont « Miegjorn »avait esquissé les grandes lignes et qu’un rapport également
signé de Castan devant l’assemblée générale de l’Institut d’études occitanes avait évoqué
quelques mois plus tôt (Castan juillet 19524). Sa réflexion porte alors sur ce qu’il appelle« la
grande génération de 1900 »; elle a pour origine explicite une thématique que « Miegjorn »
n’abordait que de façon oblique: « la question provençalista », dont l’importance, affirme-t-il,
ne doit pas être exagérée, mais qui présente l’avantage de fournir « un biais per definir la
portada de la renaissença culturala d’òc » (p. 18).
Dans l’espace de quelques années seulement, en effet, les choses se sont aggravées
entre « Occitans » et « Provençaux », ou plutôt entre « occitanistes » et « provençalistes ». La
seule lecture des lettres conservées de Sully-André Peyre à Max Rouquette (Gardy 2011; les
lettres de Max Rouquette sont malheureusement inaccessibles) entre 1938 et 1945 en
apporte la démonstration. Avec sa revue Marsyas, Peyre, poète provençal et provençaliste
mistralien, est devenu le chef de file de la bataille engagée aux lendemains de la Libération
contre les occitanistes « toulousains ». Castan, à ce sujet, affiche la couleur dès les premiers
paragraphes de son étude:
« … ieu ai pas jamais comprés consí se posquèc far a un moment donat la comparason
d’un poëta coma S.-A. Peyre amb los poëtas de la còla nòva, la còla occitanista, consí an avut
declarat qu’èrem d’acòrdi sus totes los punts a part la grafia » (Castan octobre 1952, 18).
3 La

plupart des écrivains mentionnés dans cette liste et la précédente sont aisément identifiables. Ils figurent
en particulier dans les deux éditions du Dictionnaire des auteurs de langue d’oc de 1800 à nos jours de Jean
Fourié. On peut penser que Goier est Louis Gouyer, (Pont-Saint-Esprit, 1865-1924), collaborateur de la revue
toulousaine Gai Saber et auteur d’un recueil (comme Loïs Goier), Lo brande de las oras (Carcassonne,
Bibliothèque de la Revue Méridionale, 1913), qui fut préfacé par Prosper Estieu (et non par Antonin Perbosc
comme le signale Fourié dans son Dictionnaire).
4 Le rapport

de Castan est précédé du « rapport moral » de Robert Lafont (« L’occitanisme, la vida provinciala e
la culture populara »), et suivi d’un « Rapòrt sul teatre » de Max Rouquette.

�4

Pour Castan, en effet, un tournant décisif a été pris par les écrivains d’oc avec la
personne et l’œuvre d’Auguste Fourès (Castelnaudary, 1848-1891) : « Forés pòrta lo destin de
la lenga occitana a son auçada, e balha lo sens dels quites provençals » (p. 20), en premier lieu
de Mistral et d’Aubanel (p. 20). Et quatre auteurs, au seuil du XXe siècle, se sont nettement
détachés dans son sillage « sur fond d’universalité »: Joseph d’Arbaud, Valère Bernard,
Antonin Perbosc, Michel Camelat (p. 21). Car « amb eles tot tòrna començar ».
C’est à eux, dans son étude en quatre volets, que Castan consacre une bonne partie
de son propos, dont je ne retiens ici que les grandes articulations, en laissant de côté le détail
des propositions de lecture des œuvres dont le contenu est très riche.
Castan s’intéresse d’abord à D’Arbaud, et tout particulièrement à sa Bèstio dóu
Vacarés, un écrivain et une œuvre auxquels selon lui les « provençalistes d’aujourd’hui » n’ont
pas compris grand-chose 5 . Car D’Arbaud, dans son ouvrage, « libre considerable de la
renaissença d’òc », s’est en particulier attaché, à travers la figure de son héros et celle de la
Bête, à exorciser le mensonge (« la messòrga ») incarné par la créature étrange réfugiée dans
les marécages de Camargue6.
De la même façon, dans la deuxième partie de son étude, Castan met en évidence
l’orientation spécifique que l’œuvre de Camelat aurait donnée à l’écriture occitane. À
l’exemple du poète d’Arrens, c’est un fort« realisme popular » (Castan janvier 1953 », p. 15)
qui s’est développé, et c’est Camelat qui en a été le représentant le plus éminent : sa Gascogne
s’est affirmée comme « lo triomf de la vida » (p. 18), alors même que la Provence de Mistral
était l’expression d’un « pessimisme tocant l’avenir renaissentista ». Castan, à cet égard,
oppose Mirèio et Lou Pouèmo dóu Rose à Beline et à Mourte e Bibe, quand il constate que
chez Camelat, « la vida sòrt de la mòrt », au contraire de ce que l’on peut observer dans les
épopées mistraliennes. Et de conclure, au terme d’une longue analyse de l’œuvre du Gascon,
que « sens Camelat i auriá pas de punt vista seriosamet critic sus l’òbra de Mistral » (p. 22).
Au Marseillais Valère Bernard, pour l’essentiel, est consacré le troisième volet du
parcours générationnel de Castan (Castan avril 1953). « Se i aviá pas Valèri Bernard,
comprendriam pas consí nòstra renaissença congreèt après Aubanèl e Forés l’engenh d’un art
modern » (p. 24). Cette proposition tranchée, comme les affectionne Castan depuis ses
premiers textes, établit une chaîne de la « modernité » qui distingue, on y reviendra, deux
grandes options linguistiques et littéraires, fondées l’une sur le repli, l’autre sur l’ouverture.
Castan propose de ne pas séparer les deux grandes composantes de l’œuvre de Bernard, « las
realistas e las de pantais » (p. 24, autrement dit, d’un côté, des textes comme le roman social
Bagatouni, et d’un autre des compositions comme La Legenda d’Esclarmonda, construite
autour du conte merveilleux de Jean de l’Ours. Il voit en effet dans cette apparente dualité
une unité profonde, una « unitat fantastica », celle d’un « art orientat dins la lucha sociala »
(p. 27). Car Bernard est avant tout un artiste, en diverses disciplines, et cet élément, comme
la composante sociale de ses écrits et de ses autres œuvres, concourt puissamment à la
cohérence de ses textes et à l’expression de leur signification.
C’est sur la personne et l’œuvre de Perbosc que débouche, par convergences
successives, cette mise en perspective générationnelle:

5 « … m’agrada de descufelar l’error dels provençalistas de l’ora d’ara tocant l’òbra d’arbaudenca » (p. 21).
6 Ce passage consacré à Joseph d’Arbaud a tout particulièrement retenu l’attention d’Yves Toti (Toti 2004, 239).

�5
« Retrobarem en cò d’Antonin Perbòsc se los mots son pas contradictòris la meteissa ontologia
de la coneissença de Josèp d’Arbaud, lo meteis sentiment de las sorgas de la creacion de Miquèl
Camelat, la meteissa morala d’umanitat de Valèri Bernard » (p. 29)

Le quatrième et dernier volet de l’étude de Castan (Castan juillet 1953) est bâti autour
de Perbosc et de sa postérité. Il constitue en même temps une reprise des propositions
énoncées dans les volets antérieurs et un élargissement qui aboutit à une définition dans le
temps et dans l’espace de l’aventure littéraire d’oc (sauf la période médiévale). Avant
d’esquisser une évocation de la poétique de Perbosc, Castan rappelle que la littérature d’oc
est une totalité articulée au fil des siècles, à l’intérieur de la littérature française, mais ayant
toujours conservé sa position d’autonomie. Pour la période contemporaine, dans l’acception
que les historiens accordent à ce terme,
« la cadena que passa de Mistral a Forés, de Forés a Perbòsc, de Perbòsc a Pons es estada
conscienta dins l’omenatge que cadun sachèt rendre a son davansièr dirècte al cap de las
generacions d’Òc, coma uèi lo movement occitanista rend omenatge a Josèp Sebastian Pons per
la votz per exemple de Max Roqueta » (p. 19)

Cette affirmation conduit Castan à établir un tableau résumant cette succession:
1. Perbòsc - d’Arbaud - Bernard - Camelat
2. Estieu - Devoluy - André - Filadèlfa - Palay
3. Dezeuze - Funel - Sarran

Sur la méthode de Félix Castan: pensée (et… arrières-pensées?)
Les idées de Castan sur le développement de l’écrit littéraire en occitan aux XIXe et XXe
siècles sont clairement fixées dès cette époque. Elles n’ont guère varié au cours des années
suivantes, mais connurent, à diverses occasions, des enrichissements notables dont l’un des
plus remarquables est sans doute sa contribution au numéro spécial que la revue OC consacra,
à la fin de l’année 1959, au centenaire de la publication de la Mirèio de Mistral sous le titre de
Renaissença. Dans ce dossier, auquel prirent également part Robert Lafont, Marcel Carrières,
Pierre Lagarde, Charles Camproux, André-Jacques Boussac et Yves Rouquette, Castan
proposait une réflexion sur « La direccion de nòstra renaissença poëtica » (Castan 1959). En
affinant ses formulations et en les nourrissant de notations nouvelles (à propos de Pons et de
Nelli notamment), il donnait aussi un tour plus aiguisé aux lignes directrices de sa pensée. Il
soulignait l’« orgueil » de Mistral, dans ses comportements comme dans ses principales
œuvres, fondées sur le « triomphe de la mort », et revenait sur l’orientation que le Maillanais
avait ainsi donnée à son mouvement: « l’Escòla d’Avinhon prenguèt partit contra los
patesejaires, mai lo felibrisme nasquèt de las errors d’un dels seus e comencèt amb Calendau »
(p. 54). Il avançait alors les mots de « fosc separatisme literari fondat sus una concepcion
autarcica de l’art, sens rasics istoricas » pour caractériser la postérité mistralienne, et parlait
pour enfoncer le clou de « deviacion felibrenca » elle-même suivie d’une « deviacion
‟provençalista” ».
Ces insistances dont on pourrait multiplier les exemples nous ramènent aux origines
de la démarche critique de Castan, et, en particulier, à l’appréciation très polémique qu’il
portait en 1952 sur la place accordée à la personne et à l’œuvre de Sully-André Peyre et plus

�6
largement à ceux qu’il appelle les « provençalistes ». Les dernières lignes du quatrième et
ultime volet de son enquête sur la grande génération de 1900 confirment, en trois
propositions, que ce jugement à la fois négatif et combattif a constitué à tout le moins le
soubassement et le point de départ de sa réflexion:
« En 1900, plan comprés, se constituís lo front literari occitan. Aquel eiretatge, degun en tèrra
d’Òc lo pòt pas renegar. Pensi qu’es pas util de tornar ara sus la ‟messòrga” d’Escriveta » (Castan
juillet 1953, p. 26).

Escriveto, on le rappelle, était le double féminin et l’un des noms de plume de SullyAndré Peyre, tandis que la messorgo constituait l’un des thèmes principaux de son écriture en
provençal. Mais on peut estimer que pour Castan (comme pour d’autres d’ailleurs autour de
lui) ce « mensonge » n’était pas seulement poétique, esthétique ou philosophique mais qu’il
était aussi un mensonge historique: l’expression de cette déviation, mistralienne, félibréenne
et provençaliste, dont le tableau qu’il dressait de la « grande génération de 1900 » faisait
l’historique et cherchait à montrer la fausseté.
Une des préoccupations des animateurs de l’IEO et de la revue OC, après 1945, fut
précisément de prendre la relève du mistralisme, qu’il soit félibréen, au sens strict, ou
provençaliste, plus ou moins nettement détaché du Félibrige ou même « anti-félibre » dans
certains cas (Peyre lui-même et sa revue Marsyas pendant un certain temps). Dans ce combat,
qui fut aussi une bataille de distinction, au sens que donnera plus tard Pierre Bourdieu à ce
terme, Castan occupa une place éminente. On peut sans doute aller jusqu’à dire qu’une partie
de son engagement (occitaniste) fut indissolublement liée à cette volonté de l’emporter en
imposant l’idée que le « provençalisme », sous ses diverses formes, était désormais hors du
temps historique, et qu’il ne tarderait pas pour cette raison à disparaître de lui-même.
De la même façon que peuvent apparaître ambiguës l’attitude de Peyre et son
attirance pour la messorgo et le néant, peut également être jugée ainsi la position de Castan,
qui, en réunissant sous un même toit analytique une vue cavalière de l’histoire littéraire
occitane depuis Mistral et les enjeux du combat occitaniste, donne l’impression de courir deux
lièvres à la fois sans que leurs trajectoires respectives soient nécessairement identiques. La
succession des générations et l’engendrement, de l’une à l’autre, par imitation ou
contestation plus ou moins radicale des précédentes, de positions nouvelles dont
l’occitanisme des années 1950 serait la réalisation la plus (imparfaitement) accomplie, un tel
mouvement quasi dialectique, donc, confèrerait son sens à tout un passé dont le présent
fournirait les clés de lecture.
Tout avant-gardisme, qu’il soit linguistique, littéraire, artistique ou autre, doit se
désigner un ennemi à dépasser. La perspective générationnelle permet et favorise cette sorte
de dépassement, en ordonnant et interprétant les périodes antérieures en fonction, d’abord,
des batailles en train d’être menées. Historien de la littérature et de la pensée d’oc, Félix
Castan fait de l’occitanisme, modelé par Fourès, Perbosc et quelques autres, l’aboutissement
en devenir d’un processus que lui-même observe dans la longue durée tout en en étant l’un
des acteurs majeurs.
Ce va-et-vient permanent entre hier et aujourd’hui explique en partie une autre
caractéristique, stylistique et intellectuelle à la fois, de la démarche de Castan : l’usage très
régulier de sentences résumant la pensée sous une forme souvent (et volontairement)
polémique. L’analyste juge et entérine les résultats de son enquête à l’aune des « progrès »
enregistrés au fil des années et des générations. Un exemple spécialement éclairant à cet
égard est sans doute l’étude qu’il consacra, lors du centenaire de La Mióugrano entreduberto

�7
(« La Grenade entr’ouverte ») de Théodore Aubanel, à l’œuvre poétique et surtout théâtrale
de l’écrivain avignonnais (Castan octobre-décembre 1960). Mistral et Aubanel y sont mis en
opposition à de nombreux niveaux, politique, social, esthétique… au bénéfice du second ; en
outre, dans l’œuvre d’Aubanel, Castan privilégie le théâtre, qui lui paraît bien supérieur à la
poésie de l’Avignonnais. La conclusion de cette étude en forme de plaidoyer (« pour Théodore
Aubanel ») en résume bien l’orientation:
« Cal causir Renan o Taine, Flaubert o Gobineau, Baudelaire o Leconte de Lisle, Courbet o Millet,
Frank o Gounod… L’Escòla d’Avinhon es un dieu Janus, d’un costat la cara de Mistral, de l’autre
la d’Aubanel. Cal que una o l’autra siá dins l’escur, es d’ara-en-abans lo torn de Mistral » (p. 20)

Robert Lafont, dans la présentation qu’il fit, comme rédacteur en chef7 de la revue OC,
de ce petit dossier consacré à Aubanel8, notait que l’article de Castan était « au còp provesit
de fachs, au terme d’una lònga reflexion, e violènt, d’una violència de pensada onèsta ». Si
cette formulation peut elle-même sembler… violente, elle a le mérite de pointer deux
éléments qui paraissent constitutifs de la méthode de Castan : une volonté de replacer les
écrivains et les œuvres dans leur contexte intellectuel et plus largement historique ; et la
nécessité de faire surgir l’argumentation d’une sorte de force intérieure dont l’un des ressorts
est une conception résolument binaire et agonistique du monde intellectuel et social. Dans le
cas de l’« École d’Avignon », ainsi, Aubanel l’emporte sur Mistral; et dans l’œuvre du premier,
le théâtre sur le reste, et en particulier sur la poésie9.
Ce qui nous renvoie à la critique de Mistral et du mistralisme provençaliste qui soustend la grande fresque sur la « génération de 1900 » et lui confère sans doute une partie de
sa… violence (de pensée). Cela nous permet également de mettre le doigt sur une autre
caractéristique de Castan historien de la littérature d’oc : sa propension à reconsidérer
l’évaluation des écrivains et des œuvres généralement admise par la critique. Sur Aubanel et
Mistral, ses choix sont à la fois surprenants et stimulants. Et c’est tant mieux, car cela nous
aide à reconsidérer ce que l’on pouvait croire établi. Dans un même ordre d’idées, ceux qui
assistèrent aux colloques sur la littérature d’oc organisés par le CELO n’ont pas oublié la façon
dont il mettait l’accent avec conviction sur l’importance d’auteurs peu ou mal connus du XIXe
siècle, comme le polémiste orthézien Eugène Larroque, connu aussi comme Catdet de
Hourcadut10, ou le Limousin d’Argentat Eusèbe Bombal11.
7 Robert

Lafont occupa cette fonction à partir du mois de janvier 1958, jusqu’au début de 1962, quand au nom
de Lafont s’ajouta celui d’Yves Rouquette (Toti 2004, p. 177). Yves Rouquette assuma seul la rédaction à partir
du mois de juin de la même année.
8 Ce

dossier, outre l’étude de Castan, comprenait un article de Jean Rouquette (Jean Larzac), « Lo catolicisme
d’Aubanèl », p. 21-31.
9 Yves

Toti (Toti 2004, 325) parle d’un « manichéïsme joyeusement provocateur » pour qualifier la position de
Castan. On ne saurait mieux dire.
10

Ses Letres poulitics (1871-1898) ont été réunies en 1924 par Louis Batcave (Pau, Marrimpouey Jeune;
http://occitanica.eu/omeka/items/show/550). Il en est allé de même la même année et chez le même éditeur
palois
pour
ses
Letres
literaris
(1873-1898),
présentées
par
Jean-Victor
Lalanne
(http://occitanica.eu/omeka/items/show/549).
11 Bombal

(1827-1915) est notamment l’auteur de Lou Drac. Pessa fantastica en tres ates, Brive, Imprimerie
Roche, 1900 (http://www.bn-limousin.fr/items/show/141).

�8
Pour conclure très provisoirement, on peut avancer l’hypothèse que la critique
littéraire de Castan, autour des années 1950 et jusqu’au commencement des années 1960
pour le moins, est en quelque sorte surdéterminée par deux points de repères qui, dans le
même temps, la rendent possible, l’enrichissent, et tracent ses limites : l’Occitanie et
l’occitanisme, comme idée en chemin, à la fois déjà là et pourtant toujours en attente de sa
construction 12 , sinon de son aboutissement; le « provençalisme », comme adversaire à
combattre et comme adjuvant occasionnel et nécessaire à l’émergence de l’Occitanie et de
l’occitanisme.
Cette surdétermination fut incontestablement féconde, car elle a fourni un cadre aux
propositions de lecture de Félix Castan et à leurs caractérisations stimulantes quand il
s’agissait de situer les écrivains dans leur contexte ou la succession des générations et
d’évaluer leurs choix esthétiques par rapport à leur choix linguistique en faveur de la langue
d’oc. Mais elle fut aussi à l’origine de ses propres impasses, ou de ses aveuglements. De ceuxci, me paraît significatif, bien qu’on puisse le juger anecdotique, le jugement que Castan
portait en 1952, dans la rubrique « Periodics » de la revue OC (juillet 1952, [n° 185], p. 44), à
propos de l’œuvre poétique alors commençante de Max-Philippe Delavouët:
« Bon poëma de M.-F. Delavouët que nos càmbia polidament dels longs cantics nebloses.
Del meteis una meditacion istorico-filosofica, una mena de justificacion, sus ‟nosto amo
roumano” de Provença; pòdi pas amagar que soi pas convincut ».

Car toute écriture est toujours susceptible d’échapper aux conditions qu’on croirait
objectives de son émergence et peut alors produire des textes qui regardent au-delà de son
seul contexte.

Bibliographie
Félix CASTAN, 1944. « Omenatge a Antonin Perbosc, 1868-1944 », OC, été-automne-hiver 1944
[n° 167], p. 4-7.
Félix CASTAN, mai 1948. « Miegjorn », OC revista de la pensada occitana, 1946-1947-1948, [n°
169], p. 58-66.
Félix CASTAN, juillet 1952. « II. Rapòrt literari », in « Amassada generala (Facultat de las Letras
de Montpelhièr, 6 d’abril de 1952) », OC, juillet 1952, [n° 185], p. 17-24.
Félix CASTAN, octobre 1952. « La granda generacion de 1900 », OC, octobre 1952, [n° 186], p.
18-27.
Félix CASTAN, janvier 1953. « La granda generacion de 1900 », OC, janvier 1953, [n° 187], p. 1422.
Félix CASTAN, avril 1953. « La granda generacion de 1900 », OC, avril 1953, [n° 188], p. 23-29.
Félix CASTAN, juillet 1953. « La granda generacion de 1900 », OC, juillet 1953, [n° 189], p. 1626.

12 Dans

son étude sur Godolin mentionnée plus haut, par exemple, Castan concluait son propos en affirmant:
« Ce qui est en question dans l’étude du Baroque occitan et de Godolin par excellence, c’est la fonction propre
de l’Occitanie,à l’aube des temps modernes, son rôle capital dans la conception première du système des
nations » (Castan 1982, p. 94).

�9
Félix CASTAN, 1959. « La direccion de nòstra renaissença poëtica », OC, avril-décembre 1959,
n° 208-209-210, p. 51-62.
Félix CASTAN, « Per Teodòr Aubanèl », OC, octobre-décembre 1960, n° 218, p. 2-20.
Félix CASTAN (dir.), 1965-1987. Baroque (12 livraisons), revue consultable (à l’exception du n°
10) à l’adresse http://baroque.revues.org/67
Félix Marcel CASTAN, 1982. « Godolin à sa juste place », in Christian Anatole (éd.), Pèire Godolin
(1580-1649). Actes du colloque international, Université de Toulouse-Le Mirail, 8-10
mai 1980, Service des publications de l’Université de Toulouse-Le Mirail, p. 87-96.
Guy CATUSSE, 2012. « Aux origines du "baroque littéraire" » en France: 1935-1950. Aperçus
historiographiques », Les Dossiers du Grihl [En ligne], 2012-02 | 2012, mis en ligne le
20
septembre
2012,
consulté
le
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avril
2017.
URL
:
http://dossiersgrihl.revues.org/5060 ; DOI : 10.4000/dossiersgrihl.5060
Jean-Pierre CAVAILLE, 2012. « L’invention de la littérature baroque occitane: Félix-Marcel
Castan et Robert Lafont », Les Dossiers du Grihl [En ligne], 2012-02 | 2012, mis en ligne
le 21 juin 2012, consulté le 24 avril 2017. URL : http://dossiersgrihl.revues.org/5253 ;
DOI : 10.4000/dossiersgrihl.5253
Philippe GARDY, 2011. « Sully-André Peyre à Max Rouquette. Une correspondance (19381945 », Lengas revue de sociolinguistique, 69, 2011, p. 7-92.
Philippe GARDY, 2016. « Robert Lafont et l'invention du « baroque occitan » », Fabula / Les
colloques,
Le
baroque
occitan :
une
notion
en
question,
http://www.fabula.org/colloques/document3698.php, page consultée le 25 avril
2017.
Philippe GARDY (à paraître), « Une stratégie peut-elle en cacher une autre ? Fonder une
« nouvelle littérature » en occitan, 1945-1960 ».
Yves TOTI, 2004 (date reconstituée). ÒC, « pèlerin de l'absolu » : un bout de chemin (19241964), Mouans-Sartoux (06371), Éditions de la Revue ÒC [Texte remanié d'une thèse
de doctorat d'Études occitanes, université de Nice-Sophia Antipolis, 1996]

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&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/19160"&gt;Autour de F&amp;eacute;lix Castan : Journ&amp;eacute;e d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudes du 5 mai 2017&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/19160"&gt;RedOc / LLACS - CIRDOC&lt;/a&gt;&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
&lt;/html&gt;</text>
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&lt;head&gt;&#13;
&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
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&lt;p&gt;Communication de Philippe Gardy dans le cadre de la Journ&amp;eacute;e d'&amp;eacute;tudes &amp;laquo; Autour de F&amp;eacute;lix Castan &amp;raquo; organis&amp;eacute;e par l'&amp;eacute;quipe de recherches&amp;nbsp;LLACS (EA 4582, Universit&amp;eacute; Paul-Val&amp;eacute;ry, Montpellier) et le CIRDOC le 05 mai 2017.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
&lt;/html&gt;</text>
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&lt;html&gt;&#13;
&lt;head&gt;&#13;
&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comunicacion de Felip Gardy dins l'encastre de la jornada d'estudis&amp;nbsp;&amp;laquo; Autour de F&amp;eacute;lix Castan &amp;raquo; organizada per l'equipa de rec&amp;egrave;rcas&amp;nbsp;LLACS (EA 4582, Universitat Paul-Val&amp;eacute;ry, Montpelhi&amp;egrave;r) e lo CIRD&amp;Ograve;C lo 05 de mai de 2017.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
&lt;/html&gt;</text>
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              <text>Vignette :  http://occitanica.eu/omeka/files/original/c6c222547542eacb5e6d365f4d7554c1.jpg</text>
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              <text>Castan, Félix-Marcel (1920-2001)</text>
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              <text>Article scientifique</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>LLACS Univ MTP 3</text>
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          <name>Catégorie</name>
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              <text>Ressources scientifiques</text>
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      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
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