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                  <text>18a Armada

Lo

N° 149

Mars 1937

Gai

Revisia de l'ESCOLA OCCITANA

Dis Aup i Pirenèu

...

F. Mistral.

TOLOZA
14, Carrièra dels Arts,

14

Lo Numéro: 2 Ir.

�SABER

a A!

LO

Revista de l'ES COLA OCCITANA
8UREUS

s

14, Carrièra dels Afts --

Abonaments :

}

Fransa

:

un

an

.

Estrange : un an

.

.

.

.

TOLOZA

15 fr.

25 fr.

(Edicion de luxe sus papièr Lafuma : 35

fr.)

ENSENHADOR
del N° 149

Etienne PERREAU :

(Mars 1937)

La

Gascogne,

vue

par

Armand

Praviel.
loan

SÉGUV

La

:

prononciacion mietjornala del

latin.

Aquels de Cabaret.

Clovis ROQUES:

A.-M. PONROUCH-PETIT :

Lo Fanau.

luli CUBAYXES:

L'Agonia al Ort dels Oliviers.

lozèp MAFFRE :

L'Acrin cremat.

Lo LEGE1RE

Nôvas Espelizons.
Bolegadisa Occitana.

CRI-CRI

:

:

Escòla Dom Vaissete.
La Lenga d'Oc à la Glèiza.

Suplement, pels escolanse los amies del Colètge d'Occitania,
La Rampelada ( N° 41, mars-abrilh) : La Graphie Occitane
(A.-J. Bou.ssac), Eléments de Bibliographie pratique, novelum, etc...

BURÈU DE L'ESCOLA OCCITANA
capiscòl; A.ntonin Perbosc, J.-Rozès de
jos-capiscòls; Armand Praviel, clavaire; Jozèp Salvat,
secretari;Joan Séguy, secretari-adjunt.
Filadèlfa de Gerda, Francés Tresserre, Jaques-Emili
Abelous, Lots Théron de Montaugé, Juli Cubaynes, Joan LaProsper Estieu,

Brousse,

doux,

conseillers.

Paul Sibra,

jos-cfpiscôl dels Grilhs del Lauragués; Jordi

Bousquet, capiscôl de 1'Escòla]Rochegude; Fernand Albert,
capiscôl de la Campana d'Agot; Joan Girou, capiscôl de l'Escòla Audenca; Teofile Ferrie, capiscôl de YEscàla d'Autpol,
conseillers.

�10a Annada

-

Mars-Abrilh 1937

IM- 41

La Rampelada
deî

Colètge d'Occitania
(Suplement al Gai Saber n° I48&gt;

Redac.

e

Adtn.

:

2,

Plasa Montmorenci

CASTÈLNOUDARI

La page

(Aude)

de Grammaire

LA GRAPHIE OCCITANE

(Suite)

Lettres redoublées

graphie occitane, on ne double les consonnes
lorsqu'elles sont prononcées.
C'est ainsi que l'on écrira: annadièr (pr. «an.nadiè», annuel); terra (pr. «tèr.ro», terre); entresinne
( pr. «entresin.ne», renseignement); eleccion ( pr.
«elèc.ciou» ou « elèc.cioun », élection), etc... et que
l'on écrira: letra (lettre); ilustre (illustre); abat
(abbé); afar (aftaire); aprene (apprendre), etc...
En

que

Autres

particularités

k et les groupes ch, ph, rh et th
doivent être supprimés en graphie occitane, et
remplacés respectivement par i, v, qu, c ou qu, f, r
Les lettres y, w,

grecs

et t.

(il y a), vagon (wagon), quilomèstre (ki¬
lomètre), arqueologic (archéologique), grafïa (gra¬
phie), retorica (rhétorique), tème (thème), etc...
Ex.: i

a

L'h latine doit être
òme (homme),

Ex.:

etc...

supprimée en graphie occitarm
istòria (histoire), ora

�—

Le

son

c

3IO

—

doux, correspondant

au

son

français t

doux

(addition) doit être exprimé en occitan par la
lettre c. Ex tradicional (traditionnel), foncionari
(fonctionnaire), etc...
L'apostrophe
L'apostrophe sert à indiquer qu'une voyelle a dis¬
soit par élision, soit par aphérèze.
En graphie occitane, on l'emploie principalement
quand elle marque l'élision. Ex.: l'infèrn (l'enfer),
paru

l'au^èl (l'oiseau), Varmari (l'armoire), etc...
L'aphérèze est la disparition d'une voyelle au com¬
d'un mot. Ex.: acò 's (pour acò es, cela
est, c'est). En prose, elle est à peu près limitée à cet¬
te expression que quelques auteurs n'admettent même
pas. En poésie, elle a été beaucoup plus étendue et,
de cet abus, est née une réaction parfaitement légi¬
time parce que la liaison entre les mots ne se faisant
pas de la même façon dans tous les sous-dialectes, la
facilité des uns devenait une difficulté pour les autres.
Ex.: parla 'neara (pour: parla encara, il parle en¬
core, qui se prononce aussi : pari' encara), èra 'na
(pour : èra una, il était une, qui se prononce aussi :
èr' una), etc...
Il en est de même pour l'article, souvent encliti¬
que. Ex.: atrapa 'l gos (pour: atrapa lo gos, il
attrape le chien). Ce procédé n'est plus guère emplo3^é qu'en poésie et bien des auteurs le réprouvent.
Nous ne le signalons qu'à titre d'indication.
mencement

Le

Vocabulaire

Il y a longtemps que le Colètge d? Oecitania tra¬
vaille à doter ses élèves d'un dictionnaire, ou tout
au moins d'un lexique, contenant les mots
indispen¬
sables à une connaissance assez avancée de la langue
d'Oc.- C'est qu'en effet, 1a. langue parlée dans beau¬

d'endroits, notamment dans les villes et leur
banlieue, est très amoindrie, très abâtardie par le
voisinage avec le français. La facilité des commucoup

�—

311

-

nications actuelles

est la cause que, de plus en plus,
parlés étrangers pénètrent dans les cam¬
pagnes les plus reculées, là où la langue s'est jus¬
qu'ici conservée pure et élégante.

les éléments

Le travail des

poètes, qui a été de donner à la "lan¬
beauté et son originalité d'expres¬
sion, ne peut pas être perdu. Si les félibres en gé¬
néral doivent se faire un point d'honneur de répan¬
dre dans le peuple les mots qui ont tendance à dis¬
paraître comme ceux qui ont déjà disparu, les élèves

retrouvée"

gue

du

sa

Colètge d'Occitanta

en

particulier doivent

se

prêter à cette tâche de rééducation linguistique qu'ont
réalisée pour eux notre vénérable doyen, Prosper
Estieu, et son grand ami Antonin Perbosc, continu¬
ant ainsi l'œuvre de leur ami trop tôt disparu, Au¬
guste

Fourès.

S'il y a encore

des félibres, ou soi-disant tels, pour
comprendre l'importance de ce travail de ré¬
novation linguistique, peu importe! Qu'ils restent
dans leur état de stagnation et à leur patois! Leur
entêtement et le mauvais exemple qu'ils donnent ne
doivent être un obstacle pour aucun de nous et
les moqueries dont ils peuvent nous accabler doivent
nous être un
stimulant à poursuivre l'œuvre entre¬
prise.
ne

pas

Le

lexique du Colè/ge viendra bientôt, si Dieu
Pour aussi complet que nous le désirions,
il ne contiendra pas cependant toute notre chère lan¬
gue, si riche et si éclatante. Chacun pourra lui don
ner plus
d'importance en ajoutant ce que ses lectu¬
res lui apporteront et aussi son savoir, parce que la
langue d'Oc, contrairement à ce qu'affirment certains,
est infiniment perfectible par l'application de quel¬
ques règles faciles.
Ce sont ces règles que nous allons donner ici, rè¬
gles qui serviront à nos élèves en attendant la paru¬
tion de notre lexique, pour former eux-mêmes, de fa¬
çon convenable, les mots qui leur seront nécessaires.
le

veut.

La formule du
à

Colètge est: nous allons du connu
l'inconnu, c'est-à-dire du sous-dialecte maternel

�—

312

—

(lo parlar mairal) au dialecte languedocien: et,-,
après cette étape, par une connaissance suffisante
des autres grands dialectes (connaissance indispen¬
sable pour les personnes cultivées), à la langue occi¬
tane, proprement dite.
Il est indispensable de poursuivre et de chasser les
gallicismes, bien qu'une discrimination doive être
faite dans ce travail d'épuration. Lorsque la langue
d'Oc a le mot équivalent au français, c'est ce mot
qui doit être employé. Ex: legeire (au lieu de « lectur», lecteur); trepador (au lieu de «trotoèr» trot¬
toir); afochament (au lieu de « abatoér », abattoir);
flume (au lieu de « fluve », fleuve) ; peile (au lieu de
«poêla», poêle), etc...
Si la langue d'Oc n'a pas le mot et s'il est impossi¬
ble de le

former, il faudra bien occitaniser le mot
français. Ainsi : torpilha ( torpille) ; gara (gare) ;
galvanisai (galvanisé), etc... D'autres fois, lorsque
le gallicisme sera trop ancien, il pourra être conser¬
vé, comme: mei'cant (pour mercadièr, marchand);
medecina (pour: mei\ina, médecine), etc...
Formation des mots
Pour former les mots, on peut partir
naissance des verbes, soit de celle des

soit de la con¬
substantifs ou
des adjectifs. L'addition de suffixes ou de préfixes ap¬
propriés donnera naissance à une quantité de mots.
Notons tout de suite que, dans les mots dérivés des
verbes, on conserve la voyelle caractéristique du par¬
ticipe présent ou du gérondif. Il faudra donc faire at¬
tention si l'on a affaire à des verbes des premier,
deuxième ou troisième groupes, c'est-à-dire dont les
participes présents sont en ant ou ent et le gérondif
en

int.
Ex.: cant&amp;ire

(participe prés. : cant&amp;nt, de cantar), chanteur; movcment (part, prés.: moment, de
mòure), mouvement; fortiidura (gérondif : fornvsA
de fornir), fourniture, etc...
Suffixes

aire, eire, s'ajoutent

aux

verbes pour désigner l'a-r

�3i3

—

—

gent. Ex-: carrejaire

(de carrejar), transporteur;
viatj aire (de viatjar), voyageur ; brodaire (de brodar), brodeur; legeire (de legir), lecteur; confiqeire (de confire), confiseur, etc...
Le féminin est en alra, eira. Ex!:
cantaira, vendeira. Il existe un autre féminin, ancien,
que Mis¬
tral et les félibres ont repris, en
is : manteneiris,

brodairìs, cantairis, etc...
Les suffixes français correspondants
se.

faut dont

Il

se

garder des formes

tur, cantuza, recevur »,

etc...

gallicismes.
ador, edor, idor

sont

sont eur, eu:«

portur, can-

qui sont de grossiers

des formes anciennes dans

le même but que

ci-dessus. Elles sont encore emplo¬
yées quelquefois. Ex.: trobador (forme moderne :
irobaire) poète ; vendedor (forme mod. vendeire)
vendeur ; legidor (forme mod. legeire) lecteur,
etc...

ador, edor, idor, féminin dora, ajoutés aux ver¬
bes, indiquent l'instrument ou l'endroit de l'action.
Ex.: traucador (perçoir); espandidor (épandoir)
;
mocador (mouchoir); corredor (couloir);
a\agadora (arrosoir), etc... Au féminin, il se produit sou¬
vent une vocalisation dans la
prononciation qui fait

l'on entend

que

«

azagadouyro

».

La
est

forme française correspondant à ces suffixes
en oir. On voit combien
l'adaptation en oèr est

grossière. A rejeter.
ada, ida, uda, formes féminines des participes
passés, servent à former des substantifs abstraits.
Ex.: alenada (respiration), seguida (suite), espandida (étendue), etc... adis indique le résultat de l'ac¬
tion.

Ex.: cambiadis

(changeant), acabadïs (finis¬

sant), etc... II existe aussi
tadisa

un

féminin

en

adisa

: can-

(chantante).

adura, ednra, idara donnent des substantifs abs¬
traits. Ex.: ferradura

(ferrure), rompedura (rup¬
ture), fornidura (fourniture), etc...
Ces suffixes

sont le

plus souvent traduits

par ure

�—

314

—

français. Encore faut-il se garder d'éviter les
gallicismes par analogie et d'écrire «causura» (pour :
causadura), chaussure; «enflura» (pour: enfladura), enflure; «blesura» (pour: blesadura), blessure.:
en

A.-J. BOUSSAC.

Éléments

de

bibliographie pratique

De nombreux escolans nous demandent souvent de leur re¬
commander des dictionnaires, ou
grammaires, ou tout autre
livre leur permettant d'étudier la

langue d'Oc.

Nous

pouvons évidemment donner une bibliographie com¬
plète de ces ouvrages. Les escolans pourront eux-mêmes trouver
des listes précises et des informations relatives aux divers dia¬
lectes dans le
petit opuscule de notre regretté maître le pro¬
fesseur Joseph Anglade, Pour étudier les Patois Méridionaux
(in-S, pS p.), che\ de Boccard, i, rue de Médicis, Paris VIe. Le
prix n'est pas indiqué, mais il ne doit pas dépasser 5 francs. Les
ouvrages, anciens ourécents,y sont classés sous trois chefs prin¬
cipaux: Ouvrages généraux, dictionnaires, grammaires ; gram¬
ne

maires et dictionnaires sont

et

groupés par provinces (Auvergne
Limousin, Dauphiné et Savoie, Gascogne et Béarn, Langue¬
oriental, Lyonnais et Fore\, Provence, Rous-

doc occidental et
sillon et

Catalogne).

Pour

de nos escolans
qui, en dehors de leur dialecte d'ori¬
gine, comprennent l'utilité d nne langue occitane unifiée autant
que possible du moins quant d la graphie, nous pouvons conseil¬
ceux

ler les livres suivants.

Petit dictionnaire
provençal-français, par
WÌ11 ter, içop. —La librairie Privât,

E. Lèvy, Heidelberg,
14, rue des Arts, Tou¬
louse, peut le procurer pour le prix approximatif de po francs.
Cet ouvrage a été
composé pour étudier les troubadours,
mais le fond de la
langue n'a guère changé, et le plus grand
nombre des mots usuels s'y
trouve, avec une graphie très pure.
C.

—

Dictionnaire

français-occitanien, par Louis Piat, Montpellier,

Hamelin, i8çp.

C'est le plus complet, le plus pratique des
langue d'Oc en partant du fran¬
çais. Nos escolans ont tôtfair d'apporter ait vocabulaire les mo¬
difications graphiques nécessaires. — On peut se procurer cet
ouvrage, en s'adressant au Secrétariat du Colètge d'Occitania,
011 directement à l'auteur,
14, rue Maréchal-Jofire, Le Vésinet
(Seine-et-Oise), pour le prix de 55 francs.
—

dictionnaires pour apprendre la

Le Dictionnaire

dóu

provençal-français de Mistral, Lou Trésor
Felibrige, édité che^ Delagrave, à Paris, vaut 500 fr...

�Gramatica occitana, par Louis Alibert,
■C'est une œuvre remarquable, comprenant

Toulouse, rpyy. —la phonétique et la
morphologie des divers parlers languedociens. La graphie adop¬
tée par la Societat d'Estudis Occitans est à
peu près celles du
Coletge d'Occitania. Nous devons reconnaître toutefois que cet
ouvrage, résultat d'enquêtes minutieuses et étendues et conçu
avec tout
l'appareil scientifique de Térudition moderne, ne sem¬
ble pas pouvoir plaire aux commençants. On peut se
le procurer,
pour 2 y francs, che\ l'auteur, à Montréal (Aude).
L'Essai de grammaire occitane, par Jean Ladoux,
Béliers, '.gag,
très simple et précis, est malheureusement
épuisé.
La Rampelada a publié à peu près intégralement la Gram¬
maire Occitane de notre secrétaire l'abbé Salvat. Il serait à

sou¬

haiter

qu'elle fût bientôt publiée en volume. On peut, en atten¬
dant, se procurer les années de La Rampelada : demander les

conditions

au.

Secrétariat.

Ceux qui désirent étudier la littérature occitane doivent sa¬
voir qu'il y a deux époques vraiment riches, le Moyen Age avec
les Troubadours, et les Temps contemporains avec le Félibrige.
Rien, ou du moins, rien de pratique, n'a été écrit sur la période
de décadence qui va du XV" au XVIIIe siècle.
Pour le Moyen Age, nos escolans peuvent se procurer, pour le
prix de j f. 50, à la librairie Privât, Toulouse, le précieux opus¬
cule de Joseph Anglade intitulé Pour étudier les Troubadours,
2" éd. igqo. Ils trouveront dans cette courte notice
bibliogra¬
phique les renseignements essentiels, pratiques et clairs, con¬
cernant les manuscrits des troubadours, les dictionnaires, les
grammaires, les textes (collections, clirestomathies, anthologies
éditions séparées), et l'histoire littéraire.
L'Histoire sommaire de la Littérature méridionale au Moyen
Age, de Joseph Anglade lui-même, est le meilleur manuel de
littérature écrit jusqu'ici ( Paris, de Boccard, IÇ21 ) 12 f. Ouand
aux
Anthologies, nous donnons la préférence à la Nouvelle An¬
thologie des Troubadours, par f. Audiau et R. Lavaud (Paris,
Delagrave, IQ2S) 16fr., contenant texte, traduction française
et notes

abondantes.

Pour les

Temps contemporains, il y a de nombreux ouvrages
Félibrige en général, sur Mistral, sur d'autres
pouvoir recommander un petit manuel de
vulgarisation asse\ complet, Le Félibrige, par Emile Ripert (Pa¬
ris, Colin, igoq) 8 fr. En quelque deux cents pages, le professeur
de la Faculté d'Aix dit à peu près ce qu'il
faut savoir sur les
Origines du Félibrige, sur Mistral, ses amis et ses disciples.
Enfin du volume, une bibliographie sommaire indiquera, aux
escolans désireux d'approfondir leurs recherches, les
princi¬
pales études publiées sur VHistoire du Félibrige et les Antho¬
logies félibréennes.
écrits

sur

le

auteurs. Nous croyons

Le Professeur.

�—

Al

316

Ooîètg-e

Als Jòcs Florals de VEscòla deras Pirenèas, en 1936, se donèt una medalha de vermelh à nòstre escolan Lucian Laporte,
alavets profesor al Licèu de Fois, per sa remirabla propaganda.

Felicitacions.
Notam l'accion

de

nòstres

escolans

Beaumadier, Cordes

e

Domergue dins la fondacion de 1 'Escòla Trencavel, de Bezièrs;
aquela de nôstre escolan Pèire Gardes dins lo ròdol de Moisac
e de Montalban, coma la de nôstre amie F.
Cayou, qu'a fait al
poste de Tolo\a-Pirenèus mantas conferencias en lenga d'Oc.
Lo 17 de febrièr, al dinnar de l'Amicala Catalana de Carcasona,.
nôstre escolan lo senhe Galinier, director de las P. T. T. del
Aude, portèt un bèl brinde en catalan.
Mencionam los produccions literarias, de grand interès regionaliste, de nôstres amies dôna Margarida Dufaur (Noblesse
rurale), Armand Praviel (Les Gascognes, l'Auvergne), Joan
Girou (Itinéraire en pays d'Aude), Pèire Thalabas (le Testament
d'un Gueux), etc...
Dôna Dufaur a obtengut per son ôbra regionalista un polit
prêts de la Societat d'Encoratjament al Ben ; Ml» Galaup, de
Las Cabanas (Tarn), nôstra escolana, a recebut un bèlomenatge
de la municipalitat de son païs per las nombrozas manifestacions publicas de son côr caritable.
A totas

e à totis, nôstres
compliments.
Colètge, l'afogament s'arrèsta pas. Los 8 corrigeires de
debers an de trabalh cada semmana: an espelit de nnvèls gropaments à Pamias, Gordon, Mirapeis, Carcasona, Toloza, se
n'i a qu'an dezaparegut (Sant-Afric). Recomandam à totis nôs¬
tres escolans e amies de s'interesar al
Jòcs Florals Escolaris.
d'ongan.

Al

Abèm pas encara
amie Joan Lesaffre,

remerciât — sabèm pas pèrqué ■— nôstre
ancian prezident del Novèl Lengadbc, que
publiquèt, dins Le Petit Méridional de Montpelhèr, lo 15 de
junh 1936, una nota simpatica sus «L'Enseignement occitan,
L'exemple du Colètge d'Occitania&gt;, que s'acababa atal:« L'an¬
née dernière, il n'est pas passé moins de 3.000 devoirs entre
les mains des correcteurs. Ce chiffre représente de façon suffi¬
samment éloquente l'importance prise par le Colètge dans l'en¬
seignement et le maintien de la langue d'Oc. Et l'on comprend
que nous souhaitions vivement qu'un pareil exemple soit suivi
dans les autres côtés de l'Occitanie, A quand un Colètge de
Provensa, un Colètge de Gasconha, A'Auvèrnlia, de Lemo\in~C
A quand l'union de ces divers
organismes formant l'Université
occitane ?

»

LO GRILH.

Impr. Lauraguaise

-

Castelnaudary.

Le Gérant

:

J. SALVAT.

�Lo Gai Saber,

Ń0

MARS

149.

1937.

LA GASCOGNE
vue

Avec

cations

ce

par

beau livre

Armand PRAVIEL
('), M. Praviel continue

historico-touristiques telles

que

ses

publi¬

Le Languedoc

rouge, La ville rouge : Toulouse, capitale du Langue¬
doc, Toulouse, ville de briques et de soleil, La Côte
et le Pays basque, le Béarn, etc.
Avec amour il écrivit cette nouvelle œuvre, hommage
à sa terre natale. Après une description d'ensemble,
riche d'observations, de réflexions et de curieux traits,
sur la région et ses habitants — Les Gascognes — il
étudie plus spécialement l'Armagnac, ce vrai cœur de
la Gascogne et la série des terres gasconnes douées de
physionomies propres : le Comminges, le Couserans,
la Bigorre et les Landes, que l'on ridiculise tant mais
que l'on connaît si mal.
De curieuses pages évoquent nos contes gascons,
nombreux et pittoresques. La Gascogne, passée, au
cours des siècles, aux mains de suzerains nombreux, a
lentement collectionné de vieilles légendes — nos
paysans landais entendent encore dans la nuit aboyer
les meutes du Boi Arthus, — et la péroraison sur le
Génie gascon est un hymne régionaliste chanté à pleine
voix, avec tout l'accent du terroir.
Sa description des Landes peut soutenir avantageu¬
sement le parallèle avec celles de nos meilleurs écri¬
vains, tel Edmond About dans Maître Pierre.
En tête du livre, l'auteur campe un portrait en pied
du Gascon parfaitement ressemblant :
«
Le Gascon orgueilleux, méditatif, méfiant et têtu

(1) La Gascogne, 1 vol. in-8° carré, illustré, chez F. Laà Paris, 48, rue d'Assas, 16 francs.

nore,

�LO

54

les

sous

brumes

GAI

venues

SABER

de

l'Atlantique

Avisés

et procéduriers en diable, ne se décidant
jamais à la légère, mais aussi fort tenaces dans leurs

comme

pas un

résolutions et allant

jusqu'au bout de leurs desseins;
fond, d'une gaieté particulière, faite d'ironie,
du désir de mystifier et d'étonner, mais avec discrétion;
généreux, charitables, humains et bons, mais cachant
gais,

au

leurs vertus

reté;

comme

des faiblesses

sous

une

feinte du¬

résistant pas à la joie d'éblouir; courageux et
pitoyables aux humbles, mais ombrageux aussi et sus¬
ceptibles, répugnant à tout effort collectif, modeste et
désintéressé, peu faits pour la vie de l'industriel ou du
laboureur; hommes merveilleux dans l'action énergi¬
que et brillante, mais fort dédaigneux de la vie quoti¬
dienne aux travaux ennuyeux et faciles, à laquelle la
ne

rêverie seule ajoute un charme délicat. »
Notre désopilant Tristan Derême s'accorde en tous
points à cet égard avec la fine analyse de M. PravieL
Ajoutons un trait qu'inspire notre vieil Arma¬
—

gnac :
«
Elixir de flamme, que la Gascogne a conservé au
prix de quels sacrifices ! Il n'est pas une humble mai¬
son de
là-bas, tapie dans une combe, juchée sur un
tupè, qui n'en conserve de vieilles bouteilles poudreu¬
ses, anciennes au moins autant que la République, car
on n'en abuse jamais. Cette race est sobre : mais fine
et gourmande aussi. A la fin d'un bon repas où se suc¬
cèdent la garbure, le jambon, le confit d'oie et le foie
gras, il lui faut la goutte d'or qui parfume la bouche
et lui donne en imagination les trésors qu'elle n'a ja¬

mais

eus

!

»

que les Gascons sont têtus comme
superbes mules. Il ne fallait pas moins que leur
formidable entêtement pour arrêter les dunes, pour
drainer les eaux, pour féconder le sol d'une région es¬
sentiellement pauvre, tantôt empêtrée de rocailles, tan¬
tôt couverte d'un marécage de plus de cent kilomètres
de long et menacée longtemps d'ensevelissement sous
Heureusement

leurs

�lo

gai

saber

55

les sables poussés par les vents furieux du Golfe.

L'énergie de la

fera des soldats merveilleux
nom de plus
d'un audacieux capitaine venu de Gascogne. Sa finesse
et sa ruse la fera briller souvent dans la diplomatie.
Son amour du rêve engendrera des écrivains, des poè¬
tes, des artistes à foison. Nos vieilles basiliques d'Auch
et de Saint-Bertrand-de-Comminges chantent la gloire
de nos architectes et de nos sculpteurs sur la pierre
et sur le bois, comme celle de nos maîtres-verriers.
et dans

nos

race en

fastes nationales s'inscrit le

La

Gascogne eut sa poésie survivant dans les mille
chansons qui s'empilent dans les trois volumes
de notre confrère Jean-François Bladé. Si elle n'eut pas
de poètes français, observe l'auteur après Chabaneau,
c'est qu'on chante bien seulement dans sa langue ma¬
ternelle. Elle se rattrapera sur la prose, et fourmillera
d'écrivains excellents, de Montluc et Monsieur Vincent
à Pesquidoux et Tristan Derême, en passant par le gé¬
et

une

nial Léonce Couture.

On reproche à nos écrivains gascons quelques fautes
de

langage. Quelle province n'en connut pas ? N'apprécie-t-on pas George Sand quoiqu'elle écrive obsti¬
nément en Berrichon ? Si chaque province a ses dons
de l'esprit, ceux de l'esprit gascon ne le cèdent à aucun
autre : spontanéité, animation, facilité à courir sur
tous sujets non sans toucher le vrai point, bon mot
imprévu qui sauve d'une situation difficile, originalité
des idées, pittoresque des expressions qui fait passer
le blâme sans amertume et l'éloge sans fadeur...
Certes

ce

peuple est sentencieux, grand narrateur,

bavard même. Ne craignez pas cependant

qu'il aille

trop loin en se grisant de mots. Il sait battre l'estrade
sans jamais perdre le Nord et possède merveilleuse¬
ment l'art de dire ce qu'il faut sans jamais en dire
davantage !
Etienne

PERREAU,

de VAcadémie des

Jeux Floraux.

�56

Lo

La

GAI SABER

prononciacion mietjornala
del latin

eòp enclancada l'escaleta de la civilizacion rola lenga latina se partatgèt per seguir dos ca¬
prins: d'un costat, pasèt pels cambiaments rabents de
las lengas que son pas fìtsadas per l'escritura, e devenguèt las lengas vivas romanas : d'un autre, s'anguèt secar coma una consèrva, e arribèt duscas ara al estât
d'una lenga nrôrta. Lenga mòrta vòl dire lenga mai que
mai escriuta, e pas parlada dins la vida vidanta. La pro¬
nonciacion personala e pròpria del latin moriguèt,
tuada per la prononciacion de las novèlas lengas : tant
lèu fitsats los sistèms de transcripcion dels sons ro¬
mans, los Francezes, los Italians legiguèron e aparièUn

mana,

ron

coma s'abian estât letras franitalianas. La Glèiza, dont lo latin demôra la

las letras latinas

cezas

o

lenga gaire-ben viva, posquèt pas saquelà empachar
aquel cambiament. Es atal que los Franchimands
legiguèron, e legison encara, en majora part, lo latin
coma

s'èra de francés.

Fasquèron sò mêmes de lor côstat;
prononciàban lo latin à l'occitana, en balhant à las
letras del latin la valor qu'abian en occitan. Mas aqui
tant-ben, l'influensa franchimanda se fasquèt sentir,
e los occitans, à partir sens fauta de la Revolucion, an
comensat de prononciar lo latin coma s'èra estât de
E los Occitans ?

francés.

Saquelà, se pòdon veze encara qualques vestigis
escampilhats de la prononciacion occitana tradicionala. Plan segur, los cal anar cercar à la glèiza : es
lo sol endreit ont lo pôple aje contunhat de parlar
latin, encara que los rectors, ensenhats à la vila e à
la franchimanda, àjen trop plan reiisit à acasar la
môda del païs. Aqui sò que ne demôra.

�LO

GAISABER

57

Dins lo Lauragués (Agrefèlha, canton de Lantà) en
1923, los clergues e los chantres (encara un mot portât
pels rectors francimandejats !) mercàban l'accent tonic sus la penultièma — à la franchimanda, es totjorn
sus la darnièra — dins los mots : omnipotenti, Baptis tae, Petro, Pau lo, sancfi's, peccavi, cogitatione, sanctos, orare, ca eli, ter rae, no bis. Remarquera qu'en occi¬
tan, los mots terminais coma aquelis an tant-ben l'ac¬
cent sus l'abant-darnièra. Los clergues accentuàban,
dizi pas segon una tradicion, mas segon lor aurelha.
Fazian sô-mèmes en accentuant sus la darnièra : contifeor, pa ter, me a maxima culpa, precor, beatam Mariam
Virginem, Dominum nostrum, vobiscum, etc... Aquelas
terminazons an l'accent sus la darnièra en occitan, o
i son inconescudas. Mas los clergues accentuàban tantben sus la darnièra : De o, beatae Mariae, Virgini, ar¬
changelo, beato Joanni, apostoììs, nimis, opere, uerbo.
Aqui seguisian la litson del rector. Los mots en-us son
gaire-ben totis accentuats sus l'abant-darnièra, coma
per etzemple rogamus. Es un rèst de prononciacion
tradicionala, o plus lèu los occitans ménan-us coma
s'èra una terminazon atôna de plural. Dins la lenga,
demòran qualques mots latins o fargats à la latina,
acabats per-us. Totis, o gaire-ben, gàrdan l'accent sus
la penultièma. Podèm citar : sanctus, dins « arribar
al sanctus, sonar lo sanctus » — oremus : dins « pèrdre l'oremus » (francés : « perdre le Nord ») — An¬
gélus (accentuât sus l'antepenultièma en latin clasic).
Podèm citar encara los noms : Regaltus (espèsa de
popòia) ; Xanius (dins l'Istòria de las Lengas, d'Ezôp,
qu'ai entenduda contar per un vièlh sacristan de Toloza) ; Mèrcus (vilatge del pais de Fois). Mas se dis
debitoribus, ambe l'accent sus la darnièra, dins : « Es
tôt debitoribus », es tôt mal engimbat.
Pel son de las letras, nos cal dire que pertot las
valors francezas an remplasat las valors occitanas. Atal
se dis : odi per audi; pange lingua se legis pangé lèngwà
(pan e lèn coma dins lo francés « repentir » et
« linge »), etc...

�58

lo

gai

saber

endreit ont la prononciacion occitana
mantenguda entièra — accent e vocalas —, e per tradicion. Aquel endreit es lo Bascoat.
Los Bascos prononcian lo latin, non pas coma s'èra
d'euskara, mas coma s'èra de biarnés. An près aquela
môda del temps de l'intluensa literaria del Biarn, e
l'an gardada duscas ara, del temps que los Biarnezes
I

del

a

praoò

un

latin s'es

l'an debrembada.
Nos cal donc

regretar la prononciacion occitana del

latin ? Brica.

Quand òm va cantar o parlar latin à la glèiza, òm
catolic. Quand ôm es catolic, òm escota lo Papa.
Lo Papa a dit de prononciar lo latin à l'italiana. Atal
cal faire, tôt cort : lo Papa es sobeiran mèstre en matièra de liturgia.
E à l'escôla ? Tôt lo monde es d'acôrd per dire als
es

escolans:

«

Escrïbètz lo latin de Ciceron

e

de Caezar...

»

lo faire prononciar coma s'èra de francés
o
d'occitan d'auèi ? En mai, es la môda d'ensenhar
lo latin coma una lenga viva, « lo latin viu ». Quai
auria idèia de faire legir l'espanhòl o l'inglés à la franchimanda o à l'occitana? Om es arribat, — e al segur,
ai pas à òc probar aici — à retrobar la prononciacion
de Ciceron e de Caezar. I a pas cap de razon per pas
voler rendre al latin sa sonoritat personala de lenga

Cosi gauzar

autonòma.
Ai dit que calia pas regretar la prononciacion mietjornala. Mas à la condicion que la prononciacion franchimanda Tangue retrobar dins lo recanton ont s'embàrran de lunas de bèl-temps-a. Pels caps-durs dels
Mietjorn que s'arràpan encara à la prononciacion
«
modèrna », preferariai, plan segur, la prononcia¬
cion occitana. Mas aqueles se jàutan pas mal de tôt

acò !

J o an

SÉGUY.

�L'Ort dels Trobaires

AqueJs de Cabaret

còlha camina;
agrumelats,
Se n' vnn trantalhejant, un al autre arrapats,
E coma sogatits per una òrra monina.
Alà, jos los albans,
Belèu

son

una

unis cent; e, tots

pietadoza mina,
glatisant pets valats !
arrancat e los dos èlhs crebats,
asecada a sulhat lor peitrina.

Rais d'espavent d'infèrn ! Qu'an

Aquelas gents, de
An lo

nas

E la sang

pour

Gànhan vèrs
Pramor

Montfòrt

Cabaret, idolant e sens vam.
qu'an aparat lo vièlh castèl de Bram,
se

n'es venjat d'una crudèla mena.

Quand ajèt fait trencar lo nas, e, malfazent,
un ponchon rozent,
Volguèt n'estalbiar un per aquel que los mena !

Amortar los vistons amb

(Las Oras dolentas, V.)

Ci.ovis

ROQUES.

�6o

LO

GAI

SABER

Lo Fanau

Al senhor Doctor Cayla

que tant

plan sab l'istòria d'Ouvelhan.

proche de mon vilatge,
Vilatge nadalenc, e per ieu sens pariu,
Ont mos aujòls carits m'an pasat, d'atge en atge,
Lo flambèu de la tradiciu,

Sul morrèl de Sant-Si,

esclairar, la nèit, los aucèls de ferralha
progrès, que volastréjan dins lo cèl,
An pauzat un fanau, que de contun nos balha
Son lum roje potent e bel.
Per

Filhs del

benezit, jos los pâlies raises de luna,
qu'ai fôranizat per seguir mon espos.
Quand lo vèspre se n' ven, trauquejant la nèit bruna,
Fanau, ton esclaire m'es dos.
L'ai

Ieu

�LO

GAI

ÒI

SABER

M'a permés de mirar la béluga lentana
Lo

pichòt fòc dempèi nòu sècles abrandat
Que luzïs al cloquièr de ma glèiza romana,
Lo pòrt de l'immortalitat.

Demôra

mon

fanau tôt lo long de

ma

vida,

O fòc de mon cloquièr, ò simbèl sobeiran
De la

fe dels aujòls, tu, la flamba carida
De las ôuvelhas d'Ouvelhan.

Te

veire, cada nèit, m'a tornat

en

memòria

Los longs ensenhaments de ma tant vièlha grand,
E contarai belèu la

legenda e l'istôria
cloquièr roman.

Per l'amor del

ANNA-MARIA PONROUCH-PETIT.

�02

LO

L'A go nia

Es

tard.

à sègre

Sols

GAI

SABER

al Ort de/s Oliviers

ara

son

entre las vits una

ranteleja
draiòla estrecha

jol cèl

que

dins lo combèl alont rajòla lo Cedron.

Jeruzalèm, la vila santa, dòrm amont.
e mèch ennibolada
frecha escandilhada.
Jeruzalèm toi èl ara es clucat.

Es tard. E

rosejanta

la luna i demezis
Dedins

sa

: guèrlhe es lo som d'una ciutat
trufa de Dius e tùa sos profètas (').
Un crime, acò s'anoncia pas à votz esclètas;
acò 's pron de la man d'un irèch s'aparant
per resaure l'aur ros, pezuc e tindinant,
covenensa de l'òbra à complir : aisi qu'ara
la man d'un trahidor à-n aquel aur s'apara

Mesfizém-nos
que se

d'esconduda, la

man

d'un dels dotze, Judàs.
trasaràn à gas,

E deuèrs lo Cedron que

demòran dels apòstols pel campèstre
siauds, escotant las paraulas del Mèstre
que, sens trop las poder comprene quitament,
son de tanta dolor que lor fan pensament.
Eles soscan : « Ont es Judas, lo nòstre fraire ?
Cosin lo Mèstre atal s'adolentis, pecaire,
los que

corron

que

dins son ama el sià triste dusca
jos la luna s'adòrm,

à la mòrt (2) ? »

E la bêla ciutat

(1) Jérusalem quae occidis prophetas... (Mat.,
(2) Tristis est anima mea usque ad mortem

XXIII, 37).
(Marc, XIV, 34).

�LO

GAI

ë V trahidor suspeza, en
e

63

SABER

rinsant, la moneda,

lo sobeiran prèire al long pluvial de seda

manda d'arremozar

Sus la ciutat, la

sos

vailets

e

soldats.

luna, amont, voja

sa

patz.

Entrement, dins la nèch ont lo vent frech vezena,
jos la pena,
coma s'abiàn sus las espallas un bel fais.
Al ôrt dels Oliviers dintran segond lo biais (3) ;
mas al vailet de trèl (4) que lor durbis la porta
degun dis se la tracha, uèi, es estada fòrta;
los apôstols se n' van, atimptats

degun demôra

pas

d'aqueles paizans

amb el lo bestial e los camps :
sentison qu'un grand dôl per eles s'aparelha;
sentison qu'es, anèch, la lor darrièra velha
à masa ambe lo Mèstre, e qu'aquel Adisiatz
qu'ai sortent del Cénacle, apèis, el lor a fach
èra plan lo darrier ! Tant-ben, se vòlon traire
aqui prèp d'el, coma de fds prèp de lor paire,
pertal de l'aparar contra totes, pertal
de lo sègre per piada usca à la mòrt, se cal (5)...
Ai ! Son d'òmes
e lo que coneis la flaquièra
de nòstra paura carn de pecat, aquel sab
per mensonar

—

qu'encara pòdon pas lo sègre dusca al cap
lènc de los cauzir per l'espròba darrièra,
una quita ora amb el lor dis pas de velhar :

e,

(3)
XXII;
(4)
(5)

Ibat, secundum consuetudinem, in montem

Olivarum (iLuc,

39).
Gethsemani : en ebrèu, « Trèl del Oli ».
Etiamsi oportuerit me mori tecum, non te negabo.
omnes discipuli dixerunt (ÎMat., XXVI, 35).

liter èt

Simi-

�64

LO

GAI

SABER

« Setatz-vos
aquital, entre que vau pregar
alai, còsta vos-aus (6) » / — et dis. — E s'adormison
jols palmes oliviers qu'ai vent plojal clusison.
—

Lo Crist

pas volgut partir sol e, nimai
bezon, per son darrier esfrai
e la dolor alont, volontari, el s'engana,
de sentir alprèp d'el una pietat umana,
per lo sègre a mandat Pèire, Jacmes e Joan.
En vertat, los qu'anèch l'auziràn e veiràn
pôdon pas èstre son qu'aqueles que, n'a gairé,
l'abiàn vist al Tabôr dins la glòria del Paire,
tant cal èstre segurs dins la fe e l'amor,

ajès

a

ara

—

qu'un Dius caime jos la dolor
pòsque daisar tombar en agonia.
Tant-ben, aqueles très, sus totes el los tria :
«
Tenètz-còp aquital e velhatz ambe ièu (7) / »
a dich lo M èstre. Atal un général de guèrrá
ordona à sos soldats de s'arpar à la terra,
per comprene
e

se

■—•

que ne tombe al enemic un quite gleu :
Tenètz-còp aquital e velhatz ambe ieu. » —

sens
«

Velhar (8) ambe lo Crist e

sentir la nolensa

voja en nòstre còr una tala prezensa;
soscar qu'el es aqui per amor de nos-aus;
saber qu'ara-meteus nòstra paura pregaria
amb aquela d'un Dius se remescla e s'aparia,
coma acò refortis I — Mas i a d'oras de gaus,
aquelas ont Satan « coma de blat nos grêla »
que

(9),

(6) Sedete hic donec vadam illuc et orem (Mat., XXVI,
(7) Sustinete hic et vigilate mecum (Mat., XXVI, 38).
(8) Deus, Dcus

meus,

ad te de luce vigilo (Ps., LXII,

36)*

l!&gt;.

�LQ

GAI

SABER

6.5

nòstra ama,

ont

tôt ben qu'aje lo Crist prèp d'ela,
velhar, pracôs, una quita ora amb et;
diriatz qu'ela es à la raja del solel

pòt

pas

ont

dezèrt

arenos

un

dezèrt mut que res

ont

a

ombras

e sens pozes (10),
de vivent non s'i mòi;
plus solament los planhums dolorozes

un

sens

qu'abèm, quand un plagàs s'endinna e nos escòi;
ont l'esperit diriatz qu'ara plus non comanda
dins aquela ama emmalauzida que s'alanda,
tal un cazal abandonat (u); alont del còrs
los apetits son azimats e coma morts;
alont abèm plus trach qu'à nos daisar per terra
tombar de tôt lo pes

de l'umana flaquièra.
voja, cors arredut, èls trebols (12),
los très apòstols son tombais sus lors ginols,
sens cap aber poscut donar responsa al Mèstre,
e lo Mèstre es partit tôt sol, perque degun
de sos quites amies es pas pron fort per èstre
amb el, dedins la nèch d'englach e d'amarum (13)
Lo Crist es partit sol per l'espròba darrièra
dins l'escurzor dels oliviers bornhuts e torts;
subre la posca el s'es gitat de tôt son còrs
Tais,

e

—

sa

«

ama

boca

Ara

.

divina, aqui, baia la tèrra.
(,4)

mon ama es

(9) Ecce satanas expetivit

vos

trebolada,

e que

dirai ?

ut cribraret sicut triticum (Luc,

XXII, 31).
(10) Terra deserta et invia et inaquosa (Ps., LII, 3).
(11) Defixae sunt in terra portae ejus; perdidit et contrivit
ejus (Lament., II, 9).
(12) Erant enim oculi eorum gravati (iMatt,, XXVI, 43).
(13) Non est qui consoletur eam ex omnibus caris ejùs (La¬

vectes

ment., I,

2)j

(14) Nunc anima
vifica

me

XII, 27).

ex

mea

turbata est et quid dicam ? Pater, sal-

hac hora. Sed propterea veni in

hanc horam (Joan.,

�66

LO

GAI

SABER

Salva-me d'aquela ora, à Paire ! Saquelai,
per

aquela

ora

soi vengut !

»

—

Dedins l'estencia
de la prigonda eternitat, davans que res

ajès,

l'etzistencia,
abià près
l'acceptacion joioza e plena d'aquela ora (15) :
aisi que l'ora ven e, s'encara el non plora,
aisi qu'a dins son ama un revolum de gèrs
e frenezis de tôt son còrs jols oliviers.
Mas pariable al boier qu'agacha pas de rèire (16)
quand à l'esteva met la man, Victima e Prèire,
sens planja, rezolgut e volontariament,
à l'agonia el va per nòstre salvament
e sus el lo pecat del monde s'amontaira (17)
tal qu'un Dius lo coneis, l'azira e lo sentis.
Entre lo Fil e l' Paire aquel pecat s'ennaii-a
e jos son fais lo Fil,
adolentit, clusis.
en

fòra Dius, lo mòire

lo Fil al bèl

amor sus

son

e

cap

Nos-aus

qu'abèm lo còrs tant agafat à l'ama,
la pasion d'un triple fòc nos crama
e que jujàm sus tôt per nôstres èls de carn,
abèm pena à comprene, ailàs ! coma es amar (I8)
nos-aus

que

d'èstre dins l'abandon de
en

fils dezeretats,

dins la benediccion

(15) Holocautomata
dixi

:

ecce

Dius, d'èstre defàra
qu'abiàm demòra
la patz e l'amor,

nos-aus
e

pro

peccato

non

tibi

placuerunt. Tune

venio (Hebr., X, 6-7).

(16) Nemo mittens manum ad aratrum, et respiciens rétro,
aptus est regno Dei (Mat., IX, 62).
(17) Posuit Dominus in eo iniquitatem omnium nostrum (Is.,
LUI, 6).
'(18) Scito et vide quia malum et
Dominum Deum tuum (Jer., II, 19).

amarum

est

reliquisse te

�LO

GAI

SABER

67

fils de familha, al ostal del Senhor (19);
nòstra ama, esprofechada (20) e mòrta (21)&gt;
de son pes al ifèrn redòla e se nepòrta;
d'aber sus nòstre cap la colèra del Dius
que ten dins son poder lo tronoire e lo lius;
abèm pena à comprene, ailàs ! Mas lo que plora (22)
al òrt dels Oliviers las 'gremas d'aisesta ora,
aquel vei, descatat e tôt nut e tal qu'es,
coma

de saber que

lo pecat, mal del orne e mal de Dius, sens res
i

poder destacar los èls d'aquela vista (23)
dusca à ne morir son ama que n'es trista.
L'iniquitat del monde es, tal un aigolis,
davalada sus el amb son bolegadis (24) ;
d'un sol agach el vei totas las mans sangozas,
las de Cain, las de Judàs, las dels Jozius;
el vei lo grand renée dels ornes contra Dius
e l'òrba voluptat dins sas nèches ombrozas
e las profanacions de l'Ostia al sant Autar,
e tôt acô, sus el, gornha coma la mar...
e

Lo pecat, el lo vei; el lo

sentis. — O Paire,
sabèm pas pron t'aimar, pauc e gaire
nos chautàm del pecat, se fa pas al revèrs
qu'à tu sol; sabèm pas tene los èls dubèrts
que sus nôstre plazer e que sus nòstra aizensa :
mas s'es vrai que l'amor pagèle la sofrensa,
ò totes que pasatz, agachatz s'es dolor
nos-aus

que

(19) Videte qualem caritatem dédit nobis pater ut filii

Dei

nominemur et simus (I Joan., III, 1).

(20)
(21)
(22)
(23)
(24)
1).

Egressus est a filia Sion omnis décor ejus (Lament., I, 6).
Si caritatem non habuero nihil sum (I Cor., XIII, 2).
Cum clamore valido et lacrymis offerens (Hebr., V, 7&gt;.
Peccatum meum contra me est semper (Ps. L, 4).
Intraverunt aquae usque ad animam meam (Ps. LXVIII,

�68

LO

GAI

SABER

pariabla à la clolor del Fil al bèl

amor

O ! Cerquém lo mai naut amor de

sus

(2S).
la tèrra

multipliquém-lo sens fin per l'infinit
e veirém sô que V Crist per nos-aus a sofrit
tal èra, son amor, sens bolas e tal èra

e

sens

bolas

sa

:

dolor.

Anèch, lo Fil Unie,
lo Paire a botat en el sa complazensa (36),
cal qu'à son Paire, aqui, coma à-z un enemic,
gite del univers la guerlheza e l'ofensa.
que

—

«

O

Paire, lo pecat vomitat del ifèrn,

lo pecat que degaunha e que de tu se trufa,
e

qu'abronda

contra tu

te

tu tôt

sus

son

poire, el

que

bufa

fisar coma una sèrp,
èra pas pron, per tu, que te venguès del monde
e de Ion quite Fil lo voies resaber.
E ton Fil, que sus el as botat ton plazer,
lo te ven aparar, anèch, en bèl abonde.
Ai sus ieu lo pecat del monde arremozat (27);
lo pecat talament m'acata que se piachas
devèrs ton Fil Unie ta facia, se l'agachas,
ò Paire, veiràs plus en el que lo pecat.
Ton Fil qu'es Un amb tu, ton Fil que t'aima, ò Paire
e vòl ta glòria, cal qu'anèch te vèngue traire
una ofrenda d'orror : ton Fil s'es fach pecat (28) ». —

(25) O

e

ven

qui transitis per viam, attendite et videte si
meus (Jerem., I, 13).
(26) Hic est Filius meus dilectus in quo mihi toene complacui
(Mat., III, 17).
(27) Iniquitates meae supergressae sunt caput meum et sicut
vos omnes

est dolor sicut dolor

onus

grave gravatae sunt super me

(28) Eum qui
(II Cor., V, 21).

non

(Ps., XXXVII, 4).

noverat peccatum, pro nobis peccatum fecit

�LO

Tal

GAI

SABER

69

flume en soblèu trauca sa barradisa (29)
s'abronda, negant los ostals e los blats,
tal, dins aquesta nèch d'amarum e d'englach,
lo flume del pecat en bèl rebul esquisa
un

e

encluzas

tôt à bròt

s'escampar
pòt escapar
desprofechadis d'una tant larga aigada.

sas

e

ven

dedins l'ama del Crist ont
al

res

Sèm estats

conceguts, nos-aus, dins lo pecat;
plaga en nòstra ama alandada,
paure còrs, de la lòza fargat,

naisèm amb
e

nòstre

una

s'acostuma al pecat, l'immateriala lôza
alont n'a tant bèl briu que prautis e s'encròza...
Mas l'ama immaculada

l'

verge del Crist,
Sants, aisi qu'an vist
rajolar lo pecat en eles de tôt caire;
en eles tant prigond s'es embeugut, pecaire,
qu'en fastis e degost d'un pariu mescladis,
la facia contra terra (:i°), aisi lo Crist que plora
jols palmes oliviers, aisi lo Crist que dis :
« O Paire, salva-me del torment d'aisesta ora !
Paire, s'acò se pòt — e tu qu'as tôt poder, —
aquel calici, bòta-lo lènc de ma boca.

l'ama

lo

e

cors

e

cors

del Sant dels

■—

Pracò,

non pas

al

meu, mas

al teune voler (31)

».

—

Atal, jols oliviers ont l'auzelum s'ajoca
lo Crist a suplicat dins l'escurzor del ser.

JULI CUBAYNES.
(à seguir.)
(29) Torrentes iniquitatis conturbaverunt me (Ps., XVIII, 5).
(30) Procidit in faciemi suam (Mat., XXVI, 39).
(31) Pater, omnia tibi possibilia sunt : transfer calicem hune
a

me.

Sed

non

quod ego volo, sed quod tu (Marc., XIV, 36).

�7°

LO

GAI

SABER

La Proza Occitana

L'Acrin cremat

Quand remontatz lo cors del Aude capricios, e
qu'abètz despasat lo vilatjòt de Rofiac, copatz un rèc
que davala dreit de la Malapèra freda. Sautat aquel
riu, un caminòl, à man dreita, s'enfonza jols pibols
felhuts. Seguis un briconet long del rèc, pèi monta
dosamenton al mièch de camps d'auzèrda blava o de
cibada jauna. Aurierat de ginèsta e de madreselva
qu'ai mes de junh florison e mirgàlhan, arriba pauc à
pauc'suis un cimèl onte los garrabièrs e los casanelièrs li fan una escorta espinuda e florida. Dins lo
brandàs s'amàgan lo rosinhòl cantaire e lo mèrle fiularèl. Aquestis fan auzir tôt l'estiu lor cant encalinhaire. L'ibèrn arribat, lacizampa en bufant fa cazer
las casanèlase las garrabas e ne fa un palhat. Lo rosinhòl a fugit, mas lo mèrle demòra, remicolat dins
la branda, ambe per companhs lo barbaros fredëluc
e lo
rei-pichon tridolaire.
Un pauc plus naut, l'argelat espinut capèla lo ci¬
mèl de sa corona d'aur marsenca. Demèst tôt acò, los
conilhs se congrélhan, e lo perdigal canta sus mai
d'un pergalièr.
D'amont estant, la vista s'espandls : al levant, la
Corbièra flaimbeja al solelh; al miechjorn, la nèu dels
Pirenèus fa luzir d'un cap del an al autre son mantèl

vierginenc; al colcant, la vista se pèrd sus la- mar
verda dels bòsques de la Malapera; del costat del
ubac, se vei las vinhas que verdéjan e los graits grizencs, e, ala-lènh, puntéjan auturozas las torres de
Ciutat.

�lo

gai

saber

?!

Sul planhèr, qualque rastolh rosit espéra un
pauc
d'aiga, e la ferigola rumada sembla totá agrupida.
Desà, delà, de lauzas mofudas demòran, sols testimònis d'una vila arroïnada.
Un pauc plus lènh, à dreita, los pins de Pradons
dirian que se clinan sul rèc, lo tresplombant de sus

paret de rocada.

una

Jozèp MAFFRE.
Trait d'una novèla
en

preparacion

:

Lo Genibre de Tartara.

Nòvas Espelizons
l'Araire, journal poupulari dei bastido e dei cabanoun, pareis1 e lou
15 de cade mes. — Dir. e Admin., 34, Carriero
Belo-de-Mai, Marsiho, 10 fr. per an, C. P. Marseille 29.562.
sènt lou

Felicitacions al amie lo majorai Conio, qu'entrepren aqui un
bèl prefait: prôzas, poèmes, estudis, pajas antologicas, tôt acô
dins lo dialècte marselhés granat e saboros.

Trencavel, revisto poupulario mesadièro, per toutes gavaches
païs-bassols. — Admin. 63, aleos Paul Riquet, Bezièrs, 15 fr.
per an, C. P. Montpellier 135.28.

e

Compliments als valents de VEscòla Trencavel, à Domergue,
Beaumadier, Cordes, que, jol bailage de Clardeluna, lèvan dins
Bezièrs la bandièra felibrenca. Al primièr n° (janvièr), declaracion dels redactors, poèmes de A.-M. Ponrouch-Petit, Léon Cor¬
des,

e

farsa de Clardeluna.

Les Abeilles Bergeracoises (janvièr 1937), n° 1 dei Buletin d'aquela societat felibrenca, seecion dei Bournat dei Peirigôrd.
De sinnaturas

occitan

e

en

que son una garantida-poèmes e prôzas, en
francés-s'arremôzan al entorn dei bon trobaire

Mery de Bergerac: Guillaumie, R. Lavaud, L. Tardière, L. Delluc, M. Delbreil, P. Miremont. A-n-aquela societat
letin deziram

longa vida

e

e

à son Bu¬

bêla espandida al terrador de Bra-

geirac.
LO

LEGEIRE.

�BOLEGADISA

OCCITANA

Escòla Dom Vaissete

A espelit e s'es organi\ada, l'Escòla felibrenca de Galhac
(Tarn). La bêla fèsta del 27 de setembre pasat li donèt de vain
e

d'estrambàrd.
En

esperant que siague oficialament reconeguda pel Consis¬
s'acampa cada mes aqueste
ibèrn diiis una sala de la Comuna. Se prépara una vesprada
occitana. Los jornals locals publìcan d'aqui entre aqui de poè¬
mes e de
prò\as en lenga d'Oc.
tâti venent, Z'Escòlà Dom Vaissete

La

Santa

Estèla

veirà venir à

Be\ièrs

una

bêla còlha de

Galhagóls.
La

Lenga d'Oc à la Glèiza

Mencionem aici qualquas predicacions
los terraires mai venins de Tolo\a.

5
12

26
2

9

en

lenga d'Oc dins

Del majoral-abat Salvat :
de julhet, à Dona\ac, sus «L'Eucaristia e lo Preire-».
à Montjard (Lauragués), sus «Lo Blad Novèl&gt;.
à La Malor (Eraut), sus «L'Evangèli del jorn&gt;.
d'agost, à Cordas (Tarn), sus
—
à Primacomba (Gard), sus «La Santa Vièrge e
—
—

—

TOccitania

».

à Marcilhac (Roèrgue), sus «Lo Crestian e l'Art&gt;.
à La Malor, sus «La Vinha e las Vi\es».
24 de setembre, à Montmaur, sus « Lo Preire&gt;.
—
à Galhac, sus «La Litson del Ra\im&gt;.
27
18 d'octobre, à Be\ièrs, sus « La Litson del Vaisèl&gt;.
29
à Agte, sus
—
—
11 de novembre, à
Vilasavarin, sus «Los Morts de la Guèrra».
9 de décembre_ à Milhau, sus «La Pats».
25
à Salas-sus-l'Ers, sus «Los Pastors à la Gre—
pia ».
29

—

30

—

Del canonge

7 de

Chambert :
junh, à Auvilars, sus

Del abat
10

«

La Fèsta del Vin

Clastres, de Pamias

d'agost, à Suc (Arièja ),

stts «

».

:

Sant Laurent s,.

�LO

GAI

SABER

73

Del canonge

20

il

Farcnc, de S. Somplerj :
setembre, à Peiregos (Tarn), sus «Lo Blad e lo Ra\im».
Del abat Alary, de Vilanoveta,
de novembre, al Rocàs de las
Vierges, sus «Los Morts de la
de

Guèrra

».

Del abat

Cubaynes :
mai, à Marcilhac, sus « VEucaristia ».
12 de
julhet, à Cajarc,
•—
iç
—
à Assier, sus « VEnsenhament libre ».
6 d'agost, à
Via\ac, sus « Lo Blad Novèl ».
23
—
à Albds, sus iVEducacion crestiana ».
30
—
d Solhac, sus « La Caritat».
19 de setembre, à Ainac, sus « La Vida Crestiana ».
11

de

E cada

dimenge, dins

sas

raiac, l'abat Cubaynes fa
del

30
2

doas parròquias de Grealou e Caen lenga d'Oc lectura e comentari

Evangèli.
Del abat Toul\e, vicari à Caors :
d'agost, à Artis, sus &lt; L'Eucaristia ».
de setembre, à Lentilhac, sus
—

à

Caraiac, sus
23 d'octobre, à Senalhac, sus
16 de nov., à La Burgada, sus
■—
23
à Arcambal, sus
—
29 de décembre, d Trespot\ e Bornaguet, sus «.Nadal
11

—

—

—

—

».

D'an pauc pertot

Lo

10

de janvièr, en ciutat de Marselhan (Eraut), se

festejèt la
Baugé, qu'escribèt pas fòrsa
lenga d'óc, mas que foguèt un dels primièrs regionalistas,
amie de Mistral, e, subrotat, de Caries de Tortolon
que los
Montpelherencs festejàban quinze jorns aperabant.
memória del trobaire Maffre

de

en

Lo 21 de janvièr, l'abat Salvat èra anat faire al Teatre de
Montalban una conferencia sus «Mistral cantaire de la Provensa », ont la Corala del Mostièr cantèt de
polits cants occi¬

tans. Lo vèspre, los felibres de l'Escôla
Carsinôla, ambe lo ma¬
jorai Perbósc, Cayrou, Gardes, Cun, Batut, etc... faguèron à
nòstre secretari las onors del Sindicat d'Iniciativa ont
poguèt
remirar una bêla coleccion de costumes del pais, e
s'acampèron
al entorn d'una mèma taula ont
s'auziguèt poèmes e cansons.

I

a

dins lo rôdol de Montalban

paments felibrencs que farian
béla confederacion.

e

de Moisac

una

côlha de

plan, crezèm, de s'unir dins

grouna

�t

74

LO

GAI

SABER

Lo 24 de janvier, à Toloza, la
Gerda donaba un «récital» dels

granda trobairis Filadèlfa de
plus bèlis de sos crits e de sas
poezias dins una manifestacion regionalista prezididapel senhe
A. Praviel. L'auditôri,
conquistat, se lasaba pas de picar de las
mans,

Lo 31, En Léon Cordes,
capiscòl
obrisia lo cicle de las charradisas

de YEscola de Menèrba,
azengadas per YEscola Trencavel, de Beziers, en parlant d'Achile Mir. Lo monde riguèron
plan en auziguentLo Curât de Cucunhan e Lo Lutrin de Ladern,
los dos contes immortals del
majorai de Carcasona.
Lo 3 de febièr, al acamp semmanièr dels «Amis de la langue
d'Oc», à Paris, lo senhe Mercanton, ancian profesor de l'Universitat de Lauzana (Suisa), portèt una novèla que sabia qu'agradaria als felibres. Parei que, d'ara-en-abant, i aura en Suïsa
una
quatrenca lenga oficiala, lo romanche, qu'es parlai dins
los Grizons, una partida del Tirôl e una del Friol,
per quaranta
mila personas à quicôm proche.
La novèla nos fa fôrsa plazer,
mas nos
pensam que sèm plan mai de quaranta mila que parlam
la lenga occitana e qu'amont-naut se decidison
pas plan vite à
la declarar oficiala.

Ajudats
an

per

YEscola Carsinòla, los Boscasièrs de Mont-Clar

tengut polidas vespradas los 7 e 11 de febrièr. Programa

bosinèl trôp francimand, belèu, mas ont nos es un de bon
la reconstitucion d'una despelocada que foguèt un
biais adrech de far auzir de menudalhas, de contes e de cants.
un

de notar

Abiam

adejà notât la fondacion, còsta YEscola Carsinbla,

dels Caniaires Carsinàls e nos n'èrem regaudits
perqu'aquela
còlha valenta, bailejada pel bariton Ravos Cun e prezidida
per
En Pèire Gardes, a saput rejovenir las vièlhas cantas del terraire e las prezentar de bon biais.
que nos
son

Aqui
anoncian que
prèstis à far prôdol à las escôlas que n'auran de bezonh.

Per totis

entresinnes, escriure à-n-En Ravos Cun,

10,

carrièra

Ingres, à Montalban.
Lo 5. de febrièr, en Albi, lo senhe Andriu Ferran,
profesor de
l'Universitat de Toloza, charraba dins la sala dels Estais Albi-

sul trobaire francimand Touny-Lerys. Nos agrada de n'
parlar aici perque, mêmes que Touny-Lerys escribe pas en len¬
ga d'Oc, pren son inspiracion dins lo terraire albigés ont es
nascut, e que foguèt un dels primièrs sôcis de YEscola Rochegude. Al omenatge que li porgiguèt lo senhe Ferran, sèm urozes de junhe lo nôstre.
gezes

�LO

ABÈM

UEGIT

GAI

SABER

75

:

Dins Tolosa

(8.g.36), Andriu-J. Boussac analiza la descobèrta
Lengadôc, que faguèt un colauraire de
Dépêche» dins son rendut-compte de la felibrejada de
Côrdas. Dona d'exemples interesants del mescladis de
provincias que fan mantunis per dezinnar las societats
esportivas e
los pôstes de radió, e môstra la bêla rezulta del trabalh felibrenc en pasant à pr' aqui.
Lò' 12.9.36., le Cadet de Gascogne que perseguis son bel
prefach d'entretene la fe patriala dins lo côr dels eizilats à
Paris,
publicaun bel discors de J. de Pesquidoux.
Dins le lournal de l'Aveyron (13.9.36), un bèl raconte de las
fèstas que se.debanèron à Vilafranca de Roérgue jos la prezidensa del Cardinal Verdier pel baptisme de las setze campanas
del carilhon de la Colegiala, e que s'acabèt al teatre comunal
per una vesprada ont lo Grel Vilafrancat e YEscòla Auvernliata faguèron miranda. — Encarade resons delà bovina dins
l'Echo du Vidourle del 16.9.36 ambe los articles de Lois Abric
( Fîtes votives) e de Mir (&lt; Li Bìòut&gt;), e, manlevat del «Feu»,
d'una novèla patrìa, lo
«La

un

très d'un article

de

Marcèl Provence, Le ferronnier de la

Camargue, ont lo reviscolaire de las tradicions dels potièrs de
Mostièrs môstra que conei tamben totis los secrèts camarguencs.
Es vertat que lome dont parla Gedeon Blatière, que son ostal
farga dempèi très cents ans los tresdents dels gardians, es una
interesanta figura de mestieral de uèi. — Del tournai de l'Aveyron
(30.9.36), tôt es de citar: l'article de Gandilhon Gens-d'Armes, Sur les balcons de l'Aubrac, la seguida del de Camille
Hugues, La Vie dans les grands Causses, e subretot lo de Jozèp Vaylet, ont, rendent compte del libre de Pèire Blanc, S. J.,
«Au Pays de mes aïeux en
Bas-Rouergue», réfuta d'opinions
mai qu'azartozas del autor concernint lo prefach felibrenc, e
demanda que lo «patoès » siague pas fôra-bandit de mantunas
glèizascoma se fa encara malgrat los bèlis exemples que dónan
tantis de nôstrës prezicaires.
La Revue de Gascogne (julhet-octôbre) publica lo sermon
gascon prononciat pel canonge Laffargue à las fèstas regionaïistas de l'abadia de Flaran lo 7 de junh pasat. — Dins Les Etu¬
des (5.10.36), es de senhalar un article de Gaétan Bernoville, Le
Cas des Nationalistes basques, ont môstra cosi, dins los malastrozes eveniments qu'à l'ora d'ara ensannozison los païzes d'Espanha, la question de l'autonomia — subretot lenguïstica — a
menât los Bascas, tradicionalistas e catolics mai que mai, à
faire aliansa ambe los comunistas
nents de la tradicion espanhôla.

Dins La Pignato, es
fèstas de Raynouard,
article de Pèire

e

anticatolics contre los te-

de senhalar, amb un bèl raconte de las
à Brinhôlas, lo 5 de setembre pasat, un
Fontan, La bello « couleicien » ont lo majorai

�76

LO

de Tolon se trufa ambe
tius dont sèm azondats,

GAI

SABER

del aigat de timbres comemoraalara que lo gobèrn volguèt pas acetar,
en
1930, de far un timbre Mistral, preferent à la nôblacaradel
Provensal lo profil potarrut d'una femna «Fachi» en reclama
per l'Expauzicion coloniala. Se p6d dire, à la defensa del gobèrn,
que fins à 1930, s'èra pas encara mainat de l'importancia dels
timbres comemoratius, e que, de segur, se lo «timbre Mistral»
èra tornamai demandât, la demanda séria aculhida milhor
que
lo primièr còp. Camin fazent, e d'abôrd
que sèm sul capitol dels
timbres, podèm remarcar que los de l'Expauzicion de 1937, que
cridan pertot que serà regionalista e à la
glòria de las provincias, ne fan ges de cas. Lo jovent en pendarèl que bufa dins
una
trompeta suis timbres de quatre, de sièis, de uèit e de dètz
sòus, pas plus que la man dartroza que tira lo vèl sul monde
dins los timbres de dètz-e-uèit e de trenta
sóus, son pas de subjèts especialament regionalistes...
Le Fcn del 15.9.36 publica très bèls sonets provensals de Laforêt : Un noum. I trobam tamben, jos
la sinnatura d'Emili Ripert, un article plan documentât. Pour honorer François Rayrtouard, que rezumis la vida el'ôbra del grand romanista, e ont
lo majoral-profesor demanda
que lo gobèrn de la IIIe Republica asegure una novèla impresion
de las ôbras de Raynouard.
E ! serà mai car, acô, que lo timbre de Mistral ! Mas,
qui sab?
Catalanisme et révolution espagnole, per P.-J. Roudin, d'una
analiza justa e
prigonda : Tragique paradoxe d'une doctrine et
d'un mouvement de paix et d'union, de
régénération politique
et d'harmonie sociale,
qui, sur le point de triompher en Cata¬
logne et d'influer salutairement sur la constitution même de
l'Espagne, se voient menacés de mort par le mal qu'ils devaient
guérir ! Lo « problèm » catalan continua d'interesar plan d'Oc¬
citans que se conténtan pas de sô
que ne sab (o sab pas) la
premsa francimanda.
razon

Lo 17 de febrièr es mort à Toloza nôstre amie lo doctor Levrat, bon trobaire, mèstre en Gai Saber, mantun çôp lauréat de

l'Academia dels Jôcs Florals, e Gérant del Gai Saber
la fondacion de ì'Escòla Occitana.

L'endeman, 18 de febrièr,

es

mòrt nôstre amie lo Senhe du

Faur de Pibrac, artista reputat,

Jôcs Florals.
Santa Estèla

e

dempèi

manteneire de l'Academia dels

Clemensà Izaura los

emparadizen !
CRI-CRI.

Impr. Lauraguaise

-

Castelnaudary.

�Règles de Phonétique Occitane
dans le corps d'un mot,
français ; mais s'il
une terminaison féminine, il est semi-son¬
nant et se prononce entre a et o, suivant la région ;
e sonne comme é fermé français, et è comme è ou¬
vert français ; — i équivaut à i frainçais ; — u égale¬
ment ; mais, après une voyelle, il a le son ou fran¬
çais ; — ò ouvert se prononce comme o français, et
o fermé çomme ou français.
i° VOYELLES.

accentué
constitue

ou

a,

—

non,

seul

ou

sonne comme a

—

b, c, d, f, g, j, 1, m, n, p, q ( toujours
t, z sonnent comme en français; mais
c devant e et i est sifflant comme s français; — j sonne
comme tz, dans certaines régions ; — m se prononce
Comme n à la fin de la ire pers. du pluriel des verbes ;
2° CONSONNES.

suivi de

q),

—

r, s,

n est muet, sauf quelques rares exceptions, à la fin
des substantifs ; — r est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi
—

s est toujours dur et sifflant; — t est
participes présents et de la plupart
ment; — v sonné comme b, sauf en Pro¬

qu'à l'infinitif;
muet à

—

la fin des

des mots

en

vence.

3° GROUPES. —ch, lh, nh se prononcent: tch, 111, gn.
iiiimiiiiiiiiimiiimimiimmmiiiimiiiiiiiimii

Deux études

historiques et littéraires de

M. l'abbé SALVAT

ROCHEGEDE
34 pages

(1741-1834)

in-8, 4 frs.

RAYAOIARD
50 pages

(1761-1836)

in-8 et portrait, 5 frs.

(es deux grands romanistes et premiers édi¬
des Troubadours, sont en vente à l'Im¬

teurs

primerie d'Editions Occitanes,

Castelnaudary.

�EN VENTE A

l'Imprimerie d'Editions Occitanes
3, quai du port

-

cas'i i

lval i)ary

Prosper ESTIEU.
Lou

Terradou,

franceza, (
Flors

i

sonets

vol. in-8°,

occitans

300

ambe

p.)—rare

.

traducçion

30.

fr.

»

d'Occitania, soneis occitans ambe traduccion

franceza, (1 vol. in-8°, 280 p.)
fr.
20. »
La Canson Occitana, poèmes en lenga d'Oc, ambe
traduccion franceza, (1 vol. in-8°, 264 p.) fr.
20. »
Lo Romancero Occitan, poèmes en lenga
traduccion franceza, (1 vol. in-8", 344

d'Oc, ambe
20. »
Lo Flahut Occitan, 43 chansons avec musique, texte
occitan et traduct. franç. pouvant se chanter dans les
deux langues, (1 vol. in-8°, 104 p.)
fr.
16. »
Las Bucolicas de Vergili en ritmes occitans (
1 volin-8, 68 p.)
40. »
fr.
Lo Fablier Occitan, amie lexic occitan-Jrancés
(1 vol. in-8, 170 p.)
fr.
20. »

p.) fr.

.

Las Oras

.

Cantairas, sonets occitans ambe traduccion

franceza, (1 vol. in-8 carrat xvi-276 p.)

.

fr.

20.

»

Teatre populari del Colètge d'Occitania
Lo Mètge de Cncunlian, adaptacion d'un conte de
Romanilha, per JoAN de la Roca (in-8, 30 p.). 11
ilustracions de Paul Sibra

6 fr.

La Farsa del Roscadièr, adaptacion modèrna de
«La Farce du
3

Cuvier», per Cecilia Cuxac (in-8, 16
ilustracions de Robert de Montcabrièr
4 fr.

La

conte

p.)
del

.

Trapèla de sant lozèp, adaptacion d'un
abat Bessou, per La Fielaira
(in-8, 8 p.).

La Femna muda, comedla en
per A.-J. Boussac (in-8, 16 p.)
IMPf».

D'EDITIONS

OCCITANES

-

un

CASTELNAUDARY•

acte .en

2 fr.
pròza
4 fr.

�</text>
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              <text>Lo Gai Saber. - Annada 18, n° 149 mars 1937</text>
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              <text>Estieu, Prosper (1860-1939). Directeur de publication</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/b2771971b28dbe8201f441868be5a49b.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>1 fasc. (pp. 54-76) ; 22 cm</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Séguy, Jean (1914-1973)</text>
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              <text>Roques, Clovis (1876-1958)</text>
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              <text>Ponrouch-Petit, Anne-Marie (1905-1977)</text>
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              <text>Cubaynes, Jules (1894-1975)</text>
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              <text>Maffre, Josèp (1893-1975</text>
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          <name>Contributeur</name>
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      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
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