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                  <text>28» Annada

Lo

MabJunh

N° 220

1947

Gai
Saber

Revista de VESCOLA OCCITANA

Dis Aup 1

Pîrenèu

...»

F. Mistral.

TOLOZA
1-4,

Carrlèra delà Arts, 1-4

Lo

numéro :

30 frs.

�L.O OAI

SABER

Revista de l'ESCOLA OCCITANA
Administration

:

EDOUARD

PRIVAT

&amp;

Cie

14, Rue des Arts, TOULOUSE, c/c. Toulouse 117.240
•

«

,

Abonaments

( Fransa : un an
j
( Bstrange : un an
.

:

.

.

c

ENSENHADOR del N° 220

100 fr.
_

.

.

_

200 fr.

(mai-junh 1047)

LA DIRECTION:

La Fête de l'Escòla Occitana.

Jean LESAFFRE:

Les Lettres catalanes

Joseph-S. PONS:

Notes

loan LAFON:

Romivage

Pèire SARTRON:

Libres novèls,

Jozèp SALVAT

Revistas

CRI-CRI:

:

sur

e

en

exil.

la littérature d'Oc.
en

Tèrra Santa.

Jornals.

Bolegadisa Occitana
La Mantenencia de

:

Lengadôc.

La Pintura occitana.

Conferencias.
Predicacions.

Supplément.— Rapport sur le Concours de Langue d'Oc et
le Grand Prix de Poésie Fabien-Artigue, par M. l'abbé
Joseph Salvat.— Poèmes couronnés de l'abbé Sylvain Toulze, M1" Marie Baraillé, Roger Barthe, Paul Eyssavel.
sur

ĹE

numéro prochain du OAI SABER sera con¬
Louisa PAULIN. — Poèmes, proses, études en
français et en langue d'Oc d'Emilie Batigne-Mage, Lilian Doire, Philadelphe de Gerde, Marguerite Campan,
sacré

a

Calelhon, Marcelle Doumeng, Marie Baraillé, Pascale
Olivier, Lily Boulard; quelques inédits de Louisa Paulin.
Ce numéro coïncide avec la parution, aux Edi¬
tions du Languedoc, 14, rue Timbal, Albi, des œuvres
françaises et occitanes de Louisa Paulin sous le titre
Rythmes et Cadences.

�Lo Gai Saber, N° 220

MAI-JCNH

1947.

La Fête de l'Escôla Occitana
Après la messe de l'Académie des Jeux

Floraux

dite à Notre-Dame la Daurade, le vendredi 2 mai,
le Bureau de l'Escôla Occitana se réunit à l'Hôtel
d'Assézat pour y entendre les rapports du trésorier
M. le professeur Sendrail, et du secrétaire le
abbé Salvat.

majoral-

perdu cette année un de ses fidè¬
«conseillers», M. Robert de Boyer-Montégut, se¬

Le Bureau avait
les

crétaire perpétuel de l'Académie des Jeux
De nouveaux «conseillers» furent nommés :

Floraux.

Madame
Dora-Jane Druïlle et M"e Jeanne Labat, de Toulou¬
se ; M. Pierre Rouquette, de Marseille; M. François
Sabatier, de Narbonne; M. le Docteur Jean Loubet,

de

Tournay.

L'après-midi, à l'Hôtel d'Assézat, on put entendre,
cours d'une magnifique séance littéraire, le rap¬
port de M. Pierre de Gorsse sur les prix de littérature
régionaliste, et celui du majoral-abbé Salvat sur le
Concours de langue d'Oc. Des poèmes couronnés fu¬
rent lus, et on applaudit plus particulièrement deux
lauréats, l'abbé Toulze et Roger Barthe.
Le soir, à l'Hôtel du Taur, une belle tablée de
convives, lauréats, mainteneurs des Jeux Floraux,
majoraux et félibres, prenait place auprès de notre
cher capiscol le majorai J.-Rozès de Brousse, qui,
au dessert, paraphrasant éloquemment le poème de
Mistral Lou Parangoan, nous dit son espoir et sa
au

confiance

:

Nôstre « Cast'el provensal» es la Ciutat Mondina amie son
Capitoli, sos monuments, sas costumas e sos usages, e sa lenga
aimada, qu'es la lenga de Peirc Vidal, de Godolin, de Forés,
d'Estieu e de Perbòsc, del Colège d'Occitania e de ClemenPif
I\aura, dont totis ét\, aici, los fervoro\es aparair~~

�LA

54

FÊTE

DE

L'ESCOLA OCCITANA

Le majorai Emile Ripert rappela avec
souvenir d'Armand Praviel,

émotion le

l'ardentpoueto, louflame ouratour, lou bèu dis'eire, e subrel'incoumparable ami de quaranto an que fuguè pèr ieu...
Ailas! se pouden pas lou vèire, soun esperit es toujour présent
aici. Aier legissièu dins lou Cartabèu di Jo Flourau li fiante
discours ounte l'abat Salvat, Ro\ès de Brousse, Pèire de Gorsse
an fa reviéure sa noblo caro, e me semblavo de lou vèire eici
tout

charrant

e

cantant

coume

autre tèms.

nescige dis un, l'inchaiènço dis
lou Mèstre di Mèstre :

O, maugrat la mort, lou
autre, redisen emé

Soun mort li bèu diseire

...

front dóu Capitòli de Tou¬
Saber, lo Colège d'Occitamai mirando pèr la Causa felibrenco.

Lou Sant-Signau es fa tambèn au
louso : l'Escòla Occïtana, Lo Gai

nia fan mai que

M. Ripert insista sur les droits imprescriptibles du
peuple occitan que celui-ci pourra faire valoir dans
le sein de l'Union française aussi bien que les peu¬
ples de Dakar ou de Tananarive. Et il dit en termi¬
nant avec

humour

:

Mai avès lou vent dins li velo

Toulouso

es

mai que mai

...

à l'òunóur dóu mounde... e Mirèio

mai que jamai pou dire : tOh
Mis ami, beve à Toulouso, d

! d'aquéu Vincent ! »
VEscbla Occitana, à Vamistantoujour jouino de la Prouvènço e dóu Lengadò.

antico e
Le fier poète Albert Pestour, maître ès-Jeux, por¬
ta à l'assemblée le salut émouvant du Limousin. A-

ço

près lui, prirent tour à tour la parole les lauréats M'"
Baraillé, Roger Barthe, l'abbé Toulze. On applaudit
encore Joseph Niel, Paul Calvignac, et Edouard de
Tapie. Improvisations et poèmes eurent un grand
succès.

prit fin avec le chant de La Coupo en¬
parle majoral-abbé Salvat, qui avait aupara¬

Le dîner
tonné

donné les excuses des absents. Ainsi se clôtura
belle journée de'la poésie occitane dans le fi¬
dèle souvenir du Passé et la foi dans l'Avenir.
vant

cette

LA

DIRECTION.

�Les Lettres catalanes
en

exil

Voilà plus de huit ans que la Catalogne a vu par¬
tir loin d'elle les meilleurs de ses fils, huit ans pen¬
dant lesquels les vicissitudes de l'exil ne sont point
parvenues à abattre le courage ni à mettre un terme
à l'activité des intellectuels catalans, ainsi qu'en
donnent témoignage de nombreuses publications,
journaux, revues ou livres de toutes sortes.
Quiconque voudrait écrire l'histoire de la pensée
catalane pendant ces années devrait d'abord consul¬
ter les collections de périodiques tels que La Revista de Catalunya (Paris), Per Catalunyg. (Nice),
Quaderns d'estudis politics, économies i socials
(Perpignan), La Nostra Revista (Mexico), Germanor (Santiago du Chili),
Catalunya et Ressorgiment (Buenos-Aires), La Nova Catalunya (La Ha¬
vane).
Mais c'est l'importance et le nombre des ouvrages
publiés par les écrivains catalans que nous vqulons
souligner ici.
L'effort éditorial est particulièrement remarqua¬
ble au Mexique où un fort contingent d'exilés est
venu renforcer la
colonie catalane déjà existante.
Les Edicions Catalònia (i) que dirige, à Mexico,
Aveli Artis, ont entrepris la publication de la Collecciò Catalònia qui comprend déjà treize volumes
parmi lesquels, à côté d'œuvres en prose d'auteurs
comme Jaume Aiguader i Mirô, Victor Català, Nicolau d'Olwer, Jaume Roig, August Pi Sunyer, fi¬
gurent notamment l'Atlàntida de Verdaguer, une

(i) Nàpoles, 84, à Mexico D. F.

�56

JEAN

étude de
ria de

Joan Moles

sur

LESAFFRE

Mossen Cinto, une Histò-

Catalunya de Ferran Soldevila et

Bosch

Gimpera et les Retrats literaris de Domènec Guansé. La même firme va inaugurer sa ColLecciô Verdaguer par un recueil poétique de Rovira i Virgili,
La Collita tardana, auquel viendra bientôt s'ajou¬
ter une anthologie poétique de Rafaël Tasis. Elle

troisième série d'ouvrages, ceux de
thèmes historiques,
économiques, juridiques, politiques et sociaux, et
dont le premier titre doit être cet Esperit de Cata¬
lunya de l'illustre chirurgien Joseph Trueta qui
vient de publier à Oxford la version anglaise de son
prépare enfin une

la Collecciô Almirall, sur des

œuvre.

Mexico, que dirige l'éditeur
déjà publié dans sa Riblioteca
catalana(i) une vingtaine d'ouvrages ou d'antholo¬
gies d'écrivains anciens et modernes : anthologies de
Joan Alcover, de Josep Carner, de J.-M. Guasch, de
Joan Maragall, poésies d'Auzias March, El Somni
de Bernât Metge, La Conquesta de Mallorca de
Jaume I, en même temps qu'un Diccionari ortoUne autre maison de

B.

Costa-Amic,

a

gràfic abreujat de Pompeu Fabra et aussi une Mireia de Mistral luxueusement présentée.
A Mexico toujours ont été publiées diverses pla¬
quettes d'Agusti Bartra, d'Anna Murià, de Xavier
Noguès, de V. Riera Lorca dans la Collecciô Lletres et, chez différents éditeurs, des œuvres de Car¬
ies Sala, d'Ag. Bartra ou de J.-M. Poblet.
Une Miscel-lània Fabra a vu le jour à BuenosAires, où les Edicions A.A.C.C. ont mis en vente
des romans et essais signés Xavier Benguerel, J.
Carner (Nabi), Pere Coromines (El perfecte Dandi), C.-A. Jordana, etc..., tandis que les Edicions
Socials Catalanes se sont spécialisées dans des
"travaux de sociologie et d'économie.
(i) López, 76, dép. 4, à Mexico

D. F.

�LES

A

LETTRES

CATALANES

EN

EXIL

57

Santiago-du-Chili, où vient de

se constituer une
El Pi de les très branques, ont été précédemment publiées une Antologia
de l'Amor (Ed. Germanor) et diverses études tel¬
les que Les formes de la Vida catalana de J. Fernouvelle maison d'éditions,

rater

sé

Mora

ou

Rates d'America de Domènec Guan-

(Ed. Agr. Patriot.).
Les intellectuels catalans

réfugiés en France ont
également le souci de publier des ouvrages en
leur langue. Ils y ont été aidés par la constitution
d'entreprises telles que Y Editorial Albor, les Edicions Caries Fontseré ou la firme Ragasol, toutes
trois installées à Paris. Les deux premières se sont
eu

cantonnées dans le luxe

Albor

et

le demi-luxe: Y Editorial

ainsi

publié Claror de Nit de Ferran Canyameres, avec lithographies de Marti Bas, Paisatges ( 14 poemas de diverses autors inspirais en la
Costa Brava), avec préface de Joan Sacs et qua¬
torze lithographies du même Marti Bas, Tôt l'any,
de Rafaël Tasis, orné d'illustrations d'Antoni Clavé;
des Edicions C. Fontseré (1) sont sortis, illustrés
par l'artiste de ce nom, l'Oda a Espanya de Maragall, avec préface de Jean Cassou et quatre litho¬
graphies originales en couleurs, La fi del mon a Girona de Joaquim Ruyra,
présenté par R. Tasis et
orné de douze lithographies en couleurs, A Barcelona (quatre odes de Verdaguer, Maragall, LopezPicó et Pere Guilanyà), avec six bois et six eauxa

fortes.
L'éditeur Ragasol (2), de son côté, a jusqu'ici fait
paraître, de Pompeu Fabra, Converses filològics,
de Rafaël Tasis, Historiés de coneguts, d'Alexan¬
dre Plana, Poemes, recueil posthume, avec préface
de Just Cabot, sonnet liminaire de Josep-M. de Sagarra et quatre illustrations de Grau Sala, et enfin
un
ouvrage dont nous recommandons vivement la

(1) 7, rue Alasseur, Paris (XVe).
(2) 10, rue Washington, Paris-(VIIIe).

�58

JEAN

LESAFFRE

lecture, Miscel-lània Verdaguer, publié

à l'occa¬

et qui comprend une
anthologie de poésie et de prose ainsi que diverses
études signées de noms tels que Nicolau d'OKver,
sion du centenaire du poète

Jean Amade, J.-S. Pons, Caries Riba, Caries Car¬
dé, Granier-Barrera, Rovira i Virgili, Nicolau Rubió, J.-M-. de Sagarra, Alfons Serra-Baldó, Josep
Vall. Ajoutons que Ragasol prépare actuellement
le

tirage d'une édition populaire de la

Gramàtica

catalana de P. Fabra.

Parmi les autres ouvrages publiés en France, il
convient de citer des œuvres poétiques de J.-M. Murià (LEspéra, Montpellier), de J.-M. Prous i Vila

(Evocacions, Paris), de Serra-Baldô (Dot\e sonets,
Toulouse), de Pere Guilanyà (Odes, Paris), et, en
outre, l'anthologie Poetes de Catalunya (El Poble
català, Toulouse), Estampes de la Catalunya pintoresca, de. Josep Torrents (VEstel, Paris), El cami de Catalunya, de Baptista Xuriguera, sans ou¬
blier le Petit compendi d'història de Catalunya,
de Rovira i Virgili (Foc Nòu, Toulouse).
On pouvait lire récemment dans La Nostra Revista le répertoire des ouvrages publiés, depuis 1939,
par les écrivains catalans'en exil ; devant ces quatre
vingt-sept titres (et sans doute l'inventaire n'est-il
pas complet), le commentateur laissait deviner sa
satisfaction et sa fierté de patriote : l'une et l'autre
sont légitimes, et les Occitans, qui ressentent une
émotion sincère devant cette obstination apportée
au maintien de la culture catalane en dépit de tant

d'obstacles, comprennent cette
satisfaction.

fierté et partagent

cette

JEAN LESAFFRE.

�Notes

sur

la littérature d'Oc

Antonin Perbosc mesurait la difficulté de

son œuvre

et affirmait

parfois qu'elle n'était comprise que de cinq
ou six personnes. Peut-être avait-il raison. Une œuvre
d'oc, même nourrie des plus fortes sèves, ne s'impose
que rarement au delà d'un terroir délimité. Quand on
n'appartient pas au Quercy, il faut avoir un grand
amour de tout langage
rural pour comprendre et sentir
celui de Perbosc. On a vu paraître deux anthologies de
la jeune poésie d'oc qui ne retiennent pas un seul poè¬
me de lui. alors
que, dans sa dernière partie, son œuvre
est pleine de jeunesse. En poésie, comme
dans tous les
arts, on part souvent de la vieillesse pour parvenir à la
jeunesse. On subit presque toujours des influences avant
de se découvrir. 11 y a vingt ans ou plus, je montrai à
un peintre une sanguine de Maillol; il eut une moue de
dédain : « Cela ne m'intéresse pas; Maillol a plus de soi¬
xante ans ! » Bien entendu, ce peintre n'était
qu'un mé¬

diocre barbouilleur.

Je voudrais dire quelques impressions que j'ai reçues
à la lecture de Marsyas. L'œuvre de Marsyas est fort

intéressante parce qu'elle se développe sur un plan stric¬
intellectuel. Marsyas défend l'hégémonie du

tement

provençal et Apollon

ne s'en plaint pas. Marsyas pu¬
blie dans ses derniers numéros des poèmes qui affirment
la vitalité du provençal. J'y ai retrouvé une poésie d'An¬
dré Chamson, Pin, Erbo Flourido qui était, sans con¬

teste, l'une des bonnes choses publiées dans XAntho¬
logie de René Nelli, parue dans Pyrénées. Car André
Chamson est un jeune. 11 n'appartient qu'à lui de nous
montrer par d'autres exemples qu'il est le plus jeune

des

poètes

provençaux.

�6o

joseph-s.

pons

Marsyas publie, dans son dernier numéro, des lettres
de Louis Bayle, écrites en 1939, et nous assure que ces
lettres susciteront quelques clameurs. L'auteur repro¬
duit un poème de Mistral, La Coumtesso, et
re¬

tait

marquer que le poète a réduit dans une note la portée
de son allégorie. N'avait-il pas ses raisons? Après quoi,
l'auteur transcrit l'une de ses poésies, La Cavalo, vi¬
siblement inspirée par La Coumtesso, mais il la renie
et déclare : « La Coumtesso portait en germe les élé¬
ments d'un nationalisme provençal auquel je ne peux
souscrire. » Sans doute, et il n'est pas le seul. Au delà de la
race latine, qui est un mythe, L. Bayle a découvert un
idéal encore plus généreux, celui de l'union de tous les

peuples. On ne peut que l'en féliciter, quoique, dans le
domaine des rêves, l'un implique l'autre.
Mais pourquoi a-t-on voulu voir une panacée dans
l'œuvre de Mistral? Mistral n'est qu'un très fier poète
du dix-neuvième siècle. Après lui, je ne vois guère que
Perbosc qui ait su nous donner une semblable impres¬
sion de plénitude dans ses fables ou dans ses contes en
vers et, cependant, il ne s'agit encore que de la perfec¬
tion d'un langage rustique. Peut-on aller au delà ? C'est
le seul problème que doivent se poser les écrivains de
langue d'oc, sans prétendre l'avoir déjà résolu.
Il faut toujours, il faut encore délivrer la Comtesse.
Ah !

se me

sabien entèndre !

Ah!

se me

voulien seguir

!

Joseph-S. PONS.

�R0MIVA6E EN TERRA SANTA "
(Lo Carmèl— De Qaïfa à Bètlehèm, à travèfs Plana de Saron
Judà— Jeruzalèm e Mar Mòrta — Trasada de la.
Samaria— Ńazarèt en Galilèà— Temporal sus la «Mar de Tiberiada&gt;
Arrampada del Tabôr.)
Monts de

&lt;e

.

—

Nòstra

primièra yizion de Tèrra Santa, e una
espetaclozas, foguèt, tresplômbant la Mar,
Lo Carmèl ambe son célébré santuari. Aqui, sant
Elias atrasa à bèl tal, lo jorn de sa fèsta, Jozius,
Moslèms e Crestians... De-bas lo pèch, al razi de
Qaïfa, raja lo riu del Cizon, ont foguèron gitats, del
temps del profèta, los prèstres de Baal...
Aital, long de nòstre camin romiu, los remembres
biblics nos van afolquejar. Cada pèch, cada plana,
cada; comba, cada font; cada caminòl e cada vilage
faran reviure en nôstre esperit un epizòdi de l'Istò«

...

de las mai

ria Sacrada

...

Aprèp Qaïfa, trasam la.braba e fruchaira Plana
Saron, còsta la Mar, acatada de colonias sionistas e de camps anglezes. A man esquèrra, la sèrra
del Carmèl fuchls devèrs l'endedins del païs, per
anar
junhe los monts de Judà. D'agradiuzes vilajons
son acrancats à mèch
penchai, dins la verdejadura.
Sus nòstra drecha, s'espandison, dusc'à la Mar, los
ôrts e los fruchièrs, ont amadùran los iranges, los
de

citres

e

las bananas.

Al cap

d'una ora de camin, sèm al pèch dels Monts
Judà. La via es bistòrta, salvaja e reta. Comprenèm a.dara lo Psalm quand parla de « montar à Je¬
ruzalèm ! » Jamai auriam crezegut que la Vilà Santa
se trobèse dins un airal tant dezertos, tant secadièr
de

e

tant

solibol.

(i) Letra qu'escribia antan, per racontar son romivage de
Palestina, un séminariste carsinòl, ancian escolan del Colège
d'Occitanla.

i

�JO AN

62

LAFON

l

Denaut d'un pèch, demèch una estrecha dubèrta,
avizam, tôt enlai encara, la Vila Santa, ajocada sus
una

tuca ; mas

dèm

dp vista

lo camin torna

lèu davalar, e la per-

...

La nèch acomensa de negrejar quand arribam à
Jeruzalèm. Atraversam la Ciutat sens nos arrestar
pr'amor d'èstre à Bètlehèm per auzir la mesa de Mèja-

nèch à la Cròza

Santa.

anèch, acò's de Jozius
sinagòga. An.de pelses longs e de
favorits trescats que tomban balin-balan sus lor peitrina. Pòrtan de capèls negres e plates à longas alas, que revèrtan, desus lor cap, una padena reviLa sola cauza que remarcam

que

sòrton d'una

rada. An

l'aire plus-lèu morre-negre

Aicà-nos enfin à Bètlehèm,
David. Sèm aculhits cò dels

,

...

la menèla ciutat de
Paires de Betarram.

Aprèp vespertinòt al vin blanc del païs, davalam
als santuaris. Un fum de monde, gents del canton e
planes soldats Anglezes, emplénan déjà la
e las capèlas, Ensacham de dintrar, mas res à far Í
Segur, nos aurià calgut dejnorar defòra sens un

bazilica
Pai¬

Franciscan que nos conduzis, à travèrs terrasas
teuladas, dusc'à la tribuna de la glèiza
L'abesque latin prezidis, circondat de canonges e

re

e

clergues.
à la votz

catolica.
de
Lo demai del Cór es comol de Franciscans
prigonda e subre-fôrta, e de séminaristes

aqui un pauc al espellòri.
solennal, esmoguent, que se pòd pas
demembrar, foguèt nòstra primièra pregaria dins la
Santa Crôza, dpbans la Grepia de pèira... Aici, dins
'una meteusa nèch de Najáal, i a d'acò 1950 ans, lo
Cristfvolguèt naise pr'amor d'aturar la tèrra del Cèl
Es pas una simpla crôza, mas un ensems de crôzas
betlehemites semenats
Lo moment

..

.

unidas per

d'estreches corredors.

Servisian d'estables

d'ostals
vezinage.

pel bestial emai, quand ne viraba, imagini,
per monde, coma fòrsas autras crôzas del
Demoram çinc jorns à Jeruzalèm. Tant qu'i
"vistalham tôt sô que

podèm e tant plan que

sèm,
podèm ;

�ROMIVAGE

EN

TÈRRA

SANTA

63

belèu i tornarem jamai plus. Adoncas abèm vist
de Getzemani, de la Dormicion de la
Vèrge, del «Ecce Homo», e maites. Los que vèni de
parlar son pron propres e an qualqua valor artistica.
Los autres, ailàs! son plan pietadozes, sales qualques
çòps o en roïnas^ prèstes à s'espotir. Aital lo SantSepulcre Hon ten que per un dople ennart de bòs
e de fèr. Maites Lòcs, tais l'Ascension e lo Cénacle,
son dins las mans
dels Moslèms que los an mudats
que

los santuaris

en

mosquetas.

Sèm anats endusc'al Jordan, à Jericò e à la Mar
Mórta. Sas aigas, cargadas de solpre, de bitum e de

sais, gàrdan lo peis de viure ;
mòrta ! Masi

pr'amor

se

que sa

acò's plan una mar

d'afonzar,
densitat manten lo corps en fòra.

nada aizidament sens paor

Lo siezenc jorn, trasam la Samaria. Sul camin,
vezèm lo potz de Jacòb que nos rememòra. l'epizòdi
de la Samaritana...

Aqui-nos en Galilèa ... Es de plan plus braba e
plus fondera que la Judèa, subretot la plana d'Esdrelon.
Sus clauza de nèch, sèm à

Nazarèt. Aqùel vilage
uèit
mila
agradius, de
amas, es acrancat al penchai
d'una còla virada cap al mèchjorn. Los sols endrechs
que vàlon de vistalhar son l'ostal de l'Anonciacion,
e la sinagòga ont Nòstre-Senhe venguèt tantes de
còps. Lo précipici, ont los Npzareans conduziguèron
lo Crist per lo far morir, tresplomba la plana d'Esdrelon, un pauc fòra del vilage. A ne creire los del
endrech, lo Crist séria pasat à bel adrecb del autre
pan de la plana e sds pèds aurian tornat tocar tèrra
al desus de Naïm.

Vertadièrament, es esmoguent de viure qualques
jorns dins aqueles airals santificats per la vida e lo
trabalh del Mèstr.e ! El, vint ans de sèga, foguèt
fustièr aici, bolegant resègas, vironas e martèls,
aperveziguent borgezes e pacans d'esplecbas de tota
mena
Belèu, prautisèm lo soi de las meteusas
...

�•64

JOAN

LAFON

carrièras e dels meteuses dráiòls ! Plan segur, aga•cham lo meteu cèl e lo meteu azuèlh ! Tôt pariu co¬
ma las femnas e las joventas dladuèi, Maria e son
Drollet anàban quèrre d'aiga à la font de Nazarèt,
la sol a del vilage ...'
»,.

•

L'endrech lo plus polit, auquel encara tôt plen per
ieu de la prezencia del Crist, acô's la mar de Tiberiada e son vezinage. L'òme, aici, a res cara-

afrabat ; tôt es fizèl al Evangèli ...
pèch de las Beatitudas es totjorn aqui, tant nut
tant sec, amb un arbre tôt sol que los Arabis apè-

biat,

res

Lo

e

lan

encara :

«

Arbre del Mèstre »

(Sajar er-Rab).

Saquelai, de vilas se son transmudadas, d'autras
disparegut. Cafarnaum, ailàs ! n'es plus qu'un
modol de pèiras, acatat d'èrbum salvage ont sols se
quilhan encara qualques retalhs de la sinagòga. Es
belèu la qu'a vist los miracles del Crist, la qu'a auzit sos enserihaments subrebèls, e tant-ben las aulas
paraulas d'aziransa dels Farizians e dels sabis d'Is¬
an

raël !
Lo Lac
del jorn.

es

color à cada ora
clara, canda e beuradisa ; lo

merabilhos ; cambia de

L'aigâ i
peis i refòfa ...

es

Abèm regat un trùs d'aquela « Mar de Tiberiada »,
endusc'à Cafarnaum, sò que fa quicòm coma dotze
kilomèstres. Pel anar, tôt vira plan com'òc cal : l'aiga
es

siauda, lo cèl, tot-ben qu'entecat de

menèlas nibols, dona

teunhas

e

fizansa... Sens cap de pensa-

demèch los debolhadis de la sina-

ment, estralham

gôga, quand nos arriba, tôt enfalenat, lo nauquièr:
(Lâzem roharna bel-râl ! ... Iallà soèi !) «Cal partir,
còp-sec ! Lo vent ven de cambiar : lèu la mar se vai
enchiprar ! ...» Mina reguèrga, aprèp fòrses reganhals, l'escotam

e

tornam

vi'rar

...

Venè'm

pas que

■de laisar la còsta, qu'un vent enrabiat se bòta à bufar ; la mar s'ennausa, las' ondadas s'ùflan, e, dins
un res de
temps, aici-nos en plen aigasi ! La nau

�romivage

en

65

terra santa

monta-davala subre las

lengas d'aiga, s'atinta quqra
à drecha quora à esquèrra, coma s'anaba tresvirar ;
es à pron pena se podèm nos ârrapar per pas caze ...
Nos rememorara l'Aigasi Amaizat pel Mèstre, belèu
al meteu endrech, e sas paraulas : « Omes de pauc
de fe
! » Lo Crist es pas ambe nautres, anèch
tant-ben? Alara, perqué crentar? ... Demèch lo
...

temporal, arribam salves à nòstre punt de partensa
Un quart d'ora aprèp, tornamai, la mar s'èra
...

asiaudida.

Sempre servarai remembre, tant-ben, e quant
agradius 1 de nòstra arrampada sul pèch del Tabòr. Siam venguts de pèd dempèi -Nazarèt
Nos
pauzam un pauc al vilajòt de Dabborieh. Un jove
Moslèm nos porta de « robz » (pan arab.) e d'aiga
fresca
En l'auziguent parlar, soi, un côp de mai,
estaziat e esmogut de retrobar, sus sas pòtas d'Arabi,
...

...

de mots à

reson occitan, coma € taula »,
« savata »,
maites
Quai sab cosin son venguts empraici ?
Creiriai pron que son de relicas del tenips de las
e

...

Crozadas

...

Tant-lèq refortits,

nos

acometèm à la reta

mon-

Al cap de mèja ora, sèm al cimèl. D'amontnaut, quna vista merabilhoza sus tota la Galilèa !
Naïm, Endor
Vertadièrament, lo Crist sabia cautada

...

...

zir los

Paire !
.—

ram

«

polits cornets per pregar e parlar ambe son
Sèm prestes à dire ambe sant Pèire :
Senhor, que nos es bon d'èstre aici : demo-

l'i !

...

»

Joan LAFON.
Bairot, ..."Febrièr IQ46.

(parlar carsinòl)

�LIVRES

NOVÈLS

Lou Calvàri de Maria de Mount-Péliè
M. Pomier-Layrargues
440 p.)
La Rèino Jano, per Mario-Antounieto

reina d'Aragoun, per

Montpelhèr, Causse.—
Boyer (in-12, 42 p.) Aisde-Provensa, Li Caier de «Fé».— Frederi Mistral e l'èimc
(in-8,

crestian dins lou Pouèmo dóu Rose
cabet.— Notre Pays, anthologie des

(in-8, 12 p.) Veison, Maécrivains ariégeois con¬

temporains (in-8, 168 p.).Fois, Inspeccion academica.—La
Publication des Leys d'Amors (in-8, 42 p.), La Vie tourmentée
de Louis-Xavier de Ricard (in-8; 40 p.), per l'abat Jozèp Salvat,
Toloza, Douladoure.— J. Bessou 1845-1945 (in-8, 130 p.) Ro¬
dés, Carrère.— L'Qme qu'èro nascut à 80 ans, per Cayrou (in8, 128 p.) Montalban, Forestié.— Contes de mon Vilatge, per
G. Farenc (in-8, 64 p.) Lavaur, Bonnafous'.— Eran très mainajons..,, per L. Mavit e J. Salvat (in-12, 76 p.) Toloza, Fati-

ma-Editions.

1111111111111111 a ! 111111111 ;

Montpelherenc qu'a escrich Lou Calvari de

Lo

Maria de Mount-Pélié, Rèina d'Aragoun, cita
dins sa prefacia la nota famoza de Calendau ont Mis¬
tral desplèga- son sentiment sus la Crozada dels Al-: lo Malhanènc i regrèta que los mèjornals,
aujòls, àjen diugut pagar las consequencias
de lor eregia malastroza; es plan maluros per un pòple. trop lèu civilizat, se se pòd dire, de tirar trop
de.vin gastat e de caler lo* beure ... Aquel vin, M.
Pomier-Layrargues lo crei bon e nos prezenta
dins una òbra, al mens trop longa, lo «roman» ideios

bigezes
nòstres

Estimariam mai,
vertadièr que botès cadun à
amai nos escoseguès un boçin ... E la
l'autor vòl aparar i ganharià ! Cal pas

d'una istòria doloroza per nautres.
de segur, un
son

reng,
que

cauza
aver

«raconte»

pòu de la vertat ! Sustot quand nos es qu'à mi¬
mot en finida del vocabulari :

contraria
Un
escriure la lenga de
non de las òbras del
tât

...

Mistral (totes los mòts aici vè-

Mèstre) vestida d'una grafia cla-

pasièra constituis un ensach curios. Mas lo Sartron
preferirià de bons vocables del Clapàs. Imitarem
vertadièrament Mistral en emplegant, cadun, la lenga
de nòstre terraire per ne botar en onor los tèrmes

�LIVRES

NOVÈLS

los mai polits. Vendran totjorn apèis los Vaugelas.
Felicitam pracò M. Pomier-Leyrargues d'aver trobat
la punhor de nos balhar una òbra de consequencia

pròza : es atal que nòstra cultura occitana prem
pòrre.
M.-A. Boyer vòl provar dins son estudi sus la
Rèino Jano que s'aparia, aquela ôbra, ambe los
autres caps-d'òbra de Mistral. Cèrca los simbols
variadises de la Rèina de legenda car, segon sant
Augustin, citât en cap d'aquel trabal, òm tròva
mai d'un sens dins sò qu'es escrich »
Ela tantben es La Coumtesso e la Maire Prouvenço
Mas vos agradarà mai que mai, tôt legir Na Boyer,
de veire lo nèrvi del drama, q.ue d'unes dizon pauc
dramatic, dins aquela fatalitat, la Nemezis antica,
que trigòsa Joana à la mòrt en pagament dels deutes
en

drà

«

...

...

de

sa

rasa

:

,

Ah ! lou sang

tiro mai

que

li cordo (

...

Legit aquel « Caier », tornaretz durbir La Rèino
Jano. Es qu'a pas lo dréch de se n' creire, un critic
serios, d'una tala rezulta ?
,

Lo prezic

sus

L'èime crestian dins lou Pouèmo

dóu Rose s'osca mens à la critica'literaria qu'a l'edificacion religioza. Nos fa lèimament sovenir qu'a-

quel cap-d obra manifèsta à cada fulh una prigonda
fe catolica. L'abat Enric George laisa de qai're à vertat dire aquela sinfonia de la natura e de sas fòrsas
escondudas que, coma aprèp la plèja l'aiga jos la
mofa d'un bòsç, caminan pertot dins l'òbra de Mis¬
tral, dins lo mai grand de totes los poèmes simboMas cadun son mestièr, coma dizia l'autre :
lics
l'abat coneis plan lo seu.
L'Anthologie des Ecrivains ariègeois contem¬
porains, coma totes los reculs d'aquela mena, nos
porta lo « plan » e lo « melhor », amai un bocin ...
sò autre ! Lengadocians e gascons, en òc e en oïl
n'oblida degun !... I a de pèsas majas quand foguès
...

...

�68

PEIRE

SARTRON

pas que «Aquelas Montanhas». Perque donc un esfors elementari de grafìa racionala i a pas marcat
la triada dels escriveires d'òc ? Fòrsa francimands

de bona grana : Escholier, Sandy, etc.
Aquela terra ruda e fièra que

que son

«

(atal parla
trovar son

finit

ou

...

le ciel commence

un de sos poètas) diu ben dé
Vermenouze o son Bessou.

qualqua

ora

Jol sinne de l'Academìa dels Jòcs Florals, del nossecretari, lo majoral-abat Salvat, an parescut
doas parladisas qu'agradaràn als sabents ... Amai
tre

als que z'òc vòlon venir. La primièra estudia
la Revolucion duscas ara los estampatges

dempèi
de Las

Leys d'Amors, l'illustra carta de l'Academia Tolozana : ne calguèt de paciqnsa à nòstres
ancians per
atenge lo cap de larega ! Ambe l'abat Salvat, quna
« bataille
autour des manuscrits » auretz plazer de
reviure !
De la segonda brocadura tirarem una
bêla leison, la vertut de nòstra terra-maire : aquel
...

Loïs-Savièr de Ricard escampèt son temps e
vida, quora à Paris, quora en America, quora à
las Indas, dusoa que venguès enfin, tal Anteu, s'
paure
sa

atetouni

Dins
rou

la

patrio

...

qu'èro nascut à 80 ans, F. Cayme fizi, del'famos Gulliver : del
que l'autor anglés transpauza la vida
pus lèu la vira al revèrs, lo fa corre

L'Orne

s'es-sovengut,

même biais
d'un òme, o
dins

sus

l'existencia del vièlhum à la jovensa, de la
: nais ambe los sis, la cara, tôt lo re-

tomba al brès

tiple d'un vièl de 80 ans e moris tetarèl ... Los afars
cada jorn, son èise, sas relacions, amb los de sas
èrbas e son quite monde, ne prènon un escaire eu¬
ros ; e ambe lo contaire fazèm moment à de cauzas
que las viviam sens i soscar. De tôt acò s'ennaira
una brava razon, à saber que, la vida drecha o guèrlha, val mai la prene coma nos arriba : «Dieu fait
bien ce qu'il fait !
» A nòstre vejaire, l'autor aude

...

�LIVRES

ria melhor fach

NOVÈLS

cTensajar

69

à la fin de son ôbra
de mai, abandona

pas

de n'esclarzir la centena. Per que,

aici la

grafia clasica ?... Aquel conte agradarà mai
qu'als boièrs ! ... Saquelai, coma cada còp
qu'òm durbis un libre de Cayrou, vos'prometi qu'avètz pas acabat de rire... e, quand auretz plan rigut,
■als letruts

de

soscar.

E ara,

fantons, aici lo Roèrgue ! Per l'abat Beslo librari Carrère, de Rodés, un bon obrièr de
la Cauza occcitana, a nozat, « à l'occasion de son
Centenaire », la garba d'un omenage de primièra.
Abats, letruts, poètas d'ara, sos cadèts, lo nos fan
reviure, lo bon « ritor » de St. Andriu, dins sa simplor trufandièra, son ardecia, sa fe, sa fòrsa rustica
per tôt dire : dins son amor de la tèrra nadalenca,
sou,

qu'a

sempre cantat,

prezicat

De trabals atal
nos faran virar

e

viscut

... (Calelhon).
faran aimar l'Occitania ; cap à ela

Per salvar l'Ama del

païs

Coma tornam al nòstre ostal,
per nos-aus tant clafit de sovenensa dolsa
qu'i retrobam sempre quicòm de nòu que polsa
al fons de qualque rescondal. (Cubaynes).
...

partir
Vilatge de G.
à de monde de son
campèstre e mai d'un ne plorava de rire : ont plus
bêla pròva de lor vis comicai ... Ara, Lautor, me
fizi, s'es tant talament carrat de los escriure que i
arremòza lo bon gran ambe l'iraga. « Qui ne sut se
borner !
»
Fòrsa dècas de grafia tant-ben
Per
plan dire, lo contaire, parla pas per las Academias,
E, perque parlam del Roèrgue, ne cal pas

los Contes de
Farenc. Lo Sartron los a legits

sens

mensonar

...

...

mas

per son

mon

vilatge,

Car cantan que

per vautre, o pastre e gènt di mas,

quazi vertadièr ) e las seradas d'ivèrn son
longas. Semblaran cortas pracò als qu'i legiran Fa¬
(

e

aici

es

renc : son eròs Patria, amai siague bravament toleda, los gardarà de languir !

�7°

peire

sartron

Los senhes Mavit e Salvat an revirat en òc « II
était trois petits enfants ...» del canonge Barthas.

Cap dels contes mensonats dins la prezenta cronica
aparia pas en frescor e poezìa aquela vertadièra istòria dels vezents de Fatimà. E la perfeccion gramaticala del tèxte ne fa un esplech de qualitat pels joves escolans d'Occitanìa. E, digatz-me,
qu'es aquel
que diu pas mai o mens anar à l'escòla tota sa vida?
Aici Lama aprofitarà à masa ambe l'esprit.
Pèire SARTRON

(Carsinòl).

�REVISTAS

E IORNALS

Garin d'Anseiine et l'oppidum d'Ensérune,
reprenent los trabalhs de Meyer, Sabarthés, Griffe, identifica los noms de Garin d'Anseune, personage de l'epopèia carolingiana e del célébré oppidum cl'Enseruna, entre Narbona e Bezièrs, los dos noms venent del latin
«anseduna». Bibliografia abondoza, critica dels libres de cóps
trop sevèra, de còps pas pron.
Bulletin de la Société Archéologique, historique, littéraire et
scientifique du Gers (4e trimestre 1946) : Joseph Noulens, poète
condomois de dialecte gascon (1828-1898), per G. Brégail, estudi literari de primièr òrdre sus l'autorde La Flahuto gascouno.
Les Lettres Romanes (t. I, iv r, 1947). — Aici una novèla revista, espelida à l'Universitat de Louvain (Belgica), dont m'agrada de citar aquesta bêla declaracion, sinnada pel director,
lo profesor P. Groult :
«Les Lettrés Romanes voient le jour dans un des postes avancés du monde latin. Sans vouloir, loin de là, se montrer
hostiles à quelque autre culture, elles se tournent avec gratitu¬
de vers le Midi, non seulement vers Paris ou Lyon, mais vers
Rome et Florence, vers Madrid et Coïmbre, comme vers leur
terre patriale et les trésors qu'elle renferme. Trop souvent ces
richesses, surtout celles des deux Péninsules, ne sont l'objet
que d'une vénération lointaine et conventionnelle. Les Lettres
Romanes voudraient les remettre au jour ou dans un jour nou¬
veau. Elles contribueront ainsi,
pour leur modeste part, à re¬
nouer ou à consolider quelques-uns des fils qui constituaient la
Romania

nota de

trame

(1946)

F. Lauer

:

que,

de l'Occident latin et chrétien.

au passé que notre Revue s'attachera,
persuadée d'ailleurs que, comme une lentille qui en condense
les rayons, elle en projettera la lumièrè sur le présent... »
Aquela declaracion fa plazer. Senhali una bona traduccion
franceza del tratat latin de Dante : De Vulgari Eloquentia, e
una cronica de O. Jodogne, Sur les Origines de la lyrique pro¬
vençale, à prepaus del libre de R. Briffault suis Trobadors, dont
accèpta pas las concluzions.
Fe (janv.-febr. 1947) : numéro precros, que se dorbis ambe la.
fin d'un estudi en prôza sus Charloun Riéu per Maria Mauron;
[óusè Loubet i dona amb emocion una biografia de CariesBrun; Marius Jouveau parla de la traduccion en francés de las
óbras provensalas ; Entremount i dis las devizas felibrencas ;
novelum abondos sus la bolegadisa provensala. La cronica nos

«...C'est essentiellement

�JOZÈP SALVAT

72

(10.000 frs.)

lo Comitat del

apren que lo Prètz Mistral
créât per
Museon Arlaten, acordat en 1946 al bon poète
deu èstre atribuït encara en 1947 ; solament, las ôbras prezentadas débon èstre escritas en lenga rodanenca e en grafia
tralenca. Lo Comitat del Museon Arlaten fa sò que li plai, mas

Caries Galtier,

mis-

es permés de dire que podria faire autrament, e melhor,
acceptant totis los dialèctes e totas las grafias : Mistral elmème, dins son Trésor, abia fait prôba d'un esperit mai grand.
nos

en

(Mars-abriéu 1947) : La Mountelenco, estudi del Ermitan de
sus la famoza cantaira provensala dont parla Mistral
dins sas Memôrias) — mas, quai es aquel majorai Jan Bayol
que menciona l'autor?—; Peirigord, ont se dis la bêla part preza per
aquela provincia dins la Renaisensa occitana, amb una
corta antologia (bona preparacion per la Santa-Estèla de Peirigus).
Lou Calen e &lt;,Prouvènço! nos pòrtan de novèlas de la bêla,
bolegadisa provensala que se fa dins lo ròdol marselhés. Dins
La Kestanco (des. 1946-janv. 1947), un conte de Nadal, Li très
Rei, de Bruno Durand.
Frascati

Marsyas (janv.-févr. 1937) porta una bèlatiéra de poèmes de
J. Reboul, J. Lafourcade, S.-A. Peyre: se rnarqui una preferensa, sera per los poèmes provensals de Reboul, onti a, coma
dins Pèr dous cambarado de travai, una nota umanitaria que
remembra Valèri Bernard e Auguste Forés. Existe-t-il une
culture

provençale^ S.-A. Peyre dis aqui fôrsa cauzas

dont

qualquas-unas m'agràdan, e d'autras non. Compreni pas perqué lo bon poète S.-A. Peyre s'entestudis à voler que Mistral
siague «lo vertadièr comensament de la lenga provensala ».
Aquestis jorns legisiai un Discors d'Aubanel (24 d'octôbre
1878) ont lo cantaire de Zani dizia : * Lou Felibrige n'es esta
qu'un nouvèu noum impausa à-n-uno causo enciano : lou Feli¬
brige es la seguido d'uno longo tiero d'obro e de gèsto e noun
uno espandido d'asard... » Aubanel a razon, e S.-A. Peyre s'engana — o se vòl enganar — quand dis : « pour une culture pro¬
vençale, les troubadours, pauvres et mornes, ne comptent guè¬
re». Ara, pensi coma S.-A. Peyre quand demanda à la Renai¬
sensa «provensala» — ieu dirai « occitana» — de sortir en défé¬
ra de son
inspiracion tradicionala, d'entreprene en lenga d'Oc
d'estudis sus tota font de cultura : alavetz solament, se los escribans trôban de lectors, i aura una cultura «occitana». Es
vertat. Acô es un bezonh, una necesitat. Mas, es que se pôd
esperar? Ieu ôc crezi. Solament... Mistral escribèt un discorscélébré sus Li Prejujat populari (Montpelhèr, 31 de mars 1875).
Mistral, malgrat que foguès Mistral, a pas pogut arrancar losprejujats popularis. Encara mens a reiisit à arrancar los prejujats qu'apelarem «intelectuals». M'es estât arribat, e m'arriba sobent encara, gracias à Dius, de predicar en lenga occita-

�REVISTAS E

JORNALS

73

res que dabant de felibres convincuts, mas dabant de
parroquians de tota mena. Quand comensèri mon apostolat per
la paraula—i a 23 ans déjà—- fôrsa de contraires rizian de ieu
en tota caritat—; convenguèron
plus tard qu'acò fazia pas
rire ; mas n'i a totjorn que, s'adméton un sermon en lenga d'ôc
per una fèsta del Blat, una fésta del Vin, un pelerinage populari, comprénon pas que pôguiparlar, dins la mèma lenga, del
■dogme crestian, de la gracia, dels sacraments, e que sabi encara. Prejujat ! Vénguen de bons obrièrs, e los prejujats se n'
aniran. Son partits en Calalonha. S.-A. Peyre nos dona la Catalonha coma un exemple de cultura. Ara, segur, la lenga catalana es devenguda una lenga de cultura. N'èra pas atal i a
cent ans, quand Mila i Fontanals escribia en castilhan sas Observaciones sobre lapoesia popular (1853), quand Torres Amat
escribia en castilhan son Diccionario critico de los escritores
catalans (1836), quand séria pas vengut àl'idèa de Jaume Pal¬
mes d'escriure autrament qu'en castilhan sa Filosofia fundamental (1846).
E pracô totis très son de bèls reprezentants de sò que podèm
dire la «cultura catalana». — So que compreni pas tant-pauc
dins aquel numeré de Marsyas, es l'umor renoza de S.-A. Pey¬
re o encara
de Mas-Felipe Delavouët — dins son article sus
Aquarela de Léon Cordes— à prepaus dels «occitans», de la
grafia occitana, etc... Ne vénon à parlar d'« incompréhension
linguistique», d'« écriture alambiquée», etc... Tôt acò cambia
pas res à la cauza.
(mars-avril 1947) : granda riquesa de poèmes provensals, mai
polits los uns que los autres, sinnats per Andriu Chamson, Renat Auzias, Léon Teissier, Caries Mauron, Emili Bonne! (Via_ge), Renat Mèjean. Lois Bayle i dona de novèlas «Lettres à Josep Sol» escritas en janvièr-febrièr 1939. Dins sa primièra letra, Bayle s'indinna contra «les éléments d'un nationalisme pro¬
vençal» que se trôban dins La Coumtesso de Mistral e dins la
doctrina del Felibrige. Dins la segonda, vei dins lo Felibrige
e la Renaisensa occitana, que pôd pas arribar à faire espelir
una vertadièra cultura, «un foyer de narcissisme provincial où
des commentateurs pieux passent leur temps à commenter les
■commentaires de leurs prédécesseurs». Dins la trezenca, opau.za al Empéri del Solelh, gropament mistralenc dels pépies de
rasa latina, sens fondament, inutile, mêmes dangeros, una confederacion mai generala de totis los païzes d'Eurôpa. Segur,
dins tôt acé i a de remarcas justas, que podèm pas dezaprobar,
mas dins l'ensemble i a pas res de novèl : dempèi Garcin, lo primièr traïdor
que se repentiguèt —, d'un biais o d'un autre
tôt acô es estât dit. Abiam raibat, per Lois Bayle, un rélle
mai grand ...
L'Ase negre (janvier 1947): Léon Cordes i parla de YActua•litat de 1907 ; Joan Lesaffre replega los clavèls, à prepaus de
ma, pas

—

—

�JOZÈP SALVAT

74

grafia, al profesor Léonard, qu'a publicat «Mistral ami de la
(febrier-març 1947): Qu'existis una cultura occitana, per Robert Lafont, que respond coma se deu à las remarcas de S.-A. Peyre dins Marsyas ; aici sa concluzion : «Quora
parlam de cultura occitana, pàrlam d'una soma, que caup li
Trobadors, Mistral, lo folclore, e, en pron bona plaça, S.-A.
Peyre poeta. Es pas nostra fauta puei s'aquô se fai mau, despieg de S.-A. Peyre dogmatic». — La bibliografia de L'Ase negre nos sembla paura ...
La Cigalo Narbouneso ven d'espelir tornàmai à Narbona, e
abèm recebut ambe plazer, jos lor verda cobèrta, los dos primièrs numeròs (janvièr, febrièr 1947). Los redactors nos anoncian que I.a Cigalo seguirà lo camin trasat per son fondator,
lo regretat majorai Albarel : revista popularia e rizolièra, am¬
be de contes, de poèmes, de mots per rire, etc... I abèm trobat
las sinnaturas amigas, déjà conegudas, de Joan Lombard, capiscôl, de Lois Bousquet, d'Ernest Vieu que nos i dis sos Re¬
membres de Teatre, de L. Poncin que dona una Cronica d'Istôria locala ont parla de las descobèrtas arqueologicas faitas
à Narbona i a pas gaire; demest las sinnaturas novèlas, Pèire
Bernard, poète elegiac. — Om se pòd abonar à La Cigalo (lo
prètz del abonament es pas indicat, mas crezèm qu'es 200 frs),
que deu cantar cada mes, à «La Cigalo Narbouneso », 41, rue
Droite, Narbonne. c/c Montpellier 706.31».
Fédération (janv. 1947) : ai notât dins aquela importanta re¬
vista d'estudis sus la civilizacion per Thierry Maulnier, DanielRops, Marcel de Corte, Robert Aron (Mission du Fédéralismeen France,
article plen de suggestions interesantas) : (février
1947): Churchill et. l'Union européenne, per Lois du Vignaux.
Om s'abona per 200 frs à la revista «.Fédération, 9,, rue Auber, Paris IX, c/c Paris 4. 147-48.»
La France Catholique (11.IV.1947) : L'Allemagne et le Fédé¬
ralisme, ont J.-M. Tracy parla dels teoricians alemans del fédé¬
ralisme, coma Constantin Frantz : aqueste escribia en 1879 dins
Der Foederalismus : &lt; Le fédéralisme est l'expression politique
du progrès chrétien. 11 concilie la liberté avec l'unité, il est la
communauté dans la conformité.» — La Vie intellectuelle (mars
1947) : Danso doits Avaneus, poème en lenga perigordina, per

Science».

—

—

Marcèl Fournier.

Aveyronnais publica d'estudis e d'enquèstas de nôsJozèp Vaylet pertocant lo vocabulari roergat e lo fol¬
clore del Roèrgue : reprovèrbis sus la Castanha, costumas del
Maridage, tems de Pascas, etc... Dimanche (23.III.1947) : Mis¬
tral est-il un «montagnard-»? per J. Reboul.— L'Aube (4.1.1947):
Un paysan de France: Charloun Riéu, per Joan Soulairol.—
Voix de la Cran (février, mars 1947): Notes régionalistes, Echos
des Lettres provençales.
Jozef SALVAT.
Le Petit

tre amie

�BOLEGADISA
E

vîi

OCCITANA

Mantenencia

de

Uengadôc

En vila d'Agte, lo iy de novembre pasat, s'Ira tengut, à Vo¬
cation de la Fèsta del Vin, l'acamp de la Mantenencia de Lengadbc. S'i diguèt lo pauc d'actitivat de mantunas escòlas, s'i
parlèt del reviscòl anonciat d'autras, e lo Burèu s'i renovelèt:
lo majorai A\ema foguèt remplasat coma sendic per Auguste
Domergue ; lo majorai Boussac foguèt remplasat coma jossendic per Ernest Vieu; e Pèire Grand foguèt nommât secretari en plasa de Domergue.
Aquels cambiaments son pas per nos de\agradar : Domergue
de Bedarius, Vieu de Darbona, Grand de Ma\amet son très
escolans nbstres

e

bons amies.

L,a Pîntura
Del

mes

de novembre 1946 al

à Toloza, al Muzèu

occitana
mes

de febrièr 1947 s'es faita

dels Augustins, una espozicion dita de

«L'Age d'Or de la Peinture toulousaine», acampant las mepintres mondins del.sècle XVII. Aqui se
trobàban Chalette, Fredeau, Lèbre, Pader, Rivalz, los fraires de Troy, Tournier, ambe de tablèus de primièra : revelacion d'una granda escôla provinciala.
De polits concèrts de muzica anciana e lengadociana foguèron organizats al côr metiu de l'espozicion. Lo 4 de jan—
lhoras òbras dels

vièr, la corala Deodat de Severac cantèt bèlament Lo Boier,
Esclbps, Rosinholet qui cantas, e l'inoblidabla Jana d'Ai¬

Los

mé.

L'espozicion, qu'a obtengutbèla reiisida, es estada perlongada à Toloza, pèi portada à Paris al mes de mars.
Nôstres compliments à nôstres amies Mësuret e Mesplé
que ne son estais

los organizators.
Oonferenoias

Lo 14 de janvièr, jds l'aflat de « Les Veillées Rabastignoles» dirigidas per nôstre escolan Vanel, l'abat Salvat faguèt
à Rabastens (Tarn) una conferencia en lenga d'oc sus D'Augièr Galhard à Paul Prouho. Julieta Dissel, la bêla dizeira
occitana, faguèt aplaudir de poèmes occitans.
A Toloza, lo 27 de janvièr, mèstre Savièr Sarradet faguèt
una

bêla conferencia

Severac.

sus

lo muzician occitan Deodat de

�BOLEGADISA

76

OCCITANA

A Toloza encara, aquesteibèrn pasat, RenatNelli a donat
jos l'afiat del Institut d'Estudis Occitans, très conferencias
publicas sus Lo Folclòre.

Predioacions
Senhalam
Salvat :

las

predicacions occitanas del

febrièr, à Sant-Simon prèp Toloza:
d'abrilh, à Rivèl-Aude : (La Pasion);

23 de
3
4

—

6

—

del

,

,

à

majoral-abat

(Omella);

Montreal-del-Aude : (La Pasion);

à Rivèl (Pascas).

majoral-abat Cubaynes:
janvièr, à Trespotz(Lòt) : (L'Eucaristia);
de febrièr, à Salhagol (T. e G.) : (L'Eucaristia);
—
: (Morts de la Guèrra).
d'abrilh, à Verfelh (T. e G.): (Sant Estròpi).

17 de
14
15

30

—

—

del abat Lucian Toulze :

17 de mars, à

Grealon (Lot) : (La Caritat).

del abat Lois Mavit :

febrièr, à Bèlagarda del Razés (Aude):(Zo Sacerdòci);
d'abrilh, al Mas-Cabardés (Aude) : (L'Eucaristia) ;
27 d'abrilh, à Salsinha (Aude): (L'Eucaristia).
14 de
11

lo 25 de mai per PenFederaçion istorica del
Lengadôc Miechterrenc e del Roselhon ten son acamp
annadièr de 1947 à Perpinhan los 7 e 8 de junh.

La Santa-Estèla se festeja ongan
tacôsta en ciutat de Peirigus. — La

dona, cada semmana,
Menagèr de Toloza, de litsons de

Nôstra escolana Jana-Dôra Druïlle
al Institut Social Familial

dansa

e

de cant occitans.

Complimentant nôstres amies de ì'Escòla
talban : Frédéric Cayrou, elegit
e Pèire Gardes, nommât oflcièr

Carsinòla de Mon-

Conselhèr de la Republica,
de l'Instruccion Publica.
CRI-CRI.

Imp. d'Editions Occitanes,

Castelnaudary. Le Gérant: ]. SALVAT_

�Supplément au N° 220 du Gai Saber
(Mai-Juin 19471

�RAPÓRT
sul

CONCORS DE LENGA

D'ÒC

E

SUL GRAND PRÈTZ
FABIAN

-

DE POEZIA

ARTIGUE

LEGIT EN SEZILHA PUBLICA, LO

2

DE MAI 1947,

per

LO SENHE ABAT

JOZÈP SALVAT

majoral del fèl1brige
un

dels

quaranta

manteneires

Senhes Manteneires,
I

a

cent

ans

pareisia

un

libre de poezìas

proven-

nota, escribia : « Le
doux parler de Provence meurt, malgré.les efforts
salas dont l'autor,

dins

una

font, pour en retarder le trépas, tant d'intel¬
ligences d'élite... Le temps n'est pas éloigné où il
ne restera plus de lui qu'un faible écho des soupirs
de son agonie... Pauvre langue morte sur la tombe
de laquelle nous poserons bientôt une humble cou¬
ronne de margarideto, simples fleurs qu'aux jours
de notre jeunesse maladive et rêveuse, nous avons
cueillies dans les vallées de Saint-Rémy. »
Cent ans déjà que Romanilha dizia la mòrt e
l'entèrrament de nòstra lenga d'Oc. Se fizaba pas
que son libre, Li Margarideto, séria lo primièr cant
de la renaisensa occitana. Sus la paja de garda
que

�80

—

de

son

—

libre, lo poète provensal mencionaba una

estròfa de la letra. que,

cinq cents vint-e-quatre
plus lèu, en 1323, los VIITrobadors de Toloza
mandàban à totis los trobaires dels païzes occi¬
tans per lor anonciar los primièrs Jòcs Florals :
ans

Tug nostre
E'1

major cossirier
e'I dezirier

pensamen
Son de chantar
Per quey may

Nostre saber

d'esbaudir,

e

volem far auzir
luenh

e

e

près;

Quar si no fos qui motz trobes,
Sempre fora chans remazutz

plazens solatz perdutz
plus de pretz entre las gens.

E totz

E'1

SÒ que

vòl dire en fiancés : « Notre plus grand
souci, notre pensée, notre désir sont de chanter et
réjouir, c'est pourquoi nous voulons faire
près et loin notre savoir; car s'il n'y
avait pas de poète, tout chant serait mort, tout
agréable repos serait perdu, et il n'y aurait plus
de valeur parmi les hommes. »
Los nòstres aujòls abian mantengut. I a cent

de

se

entendre et

Romanilha renozèt la cadena de la tradicion.

ans

E 1947

vist,

coma dins
occitans venir

a

trobadors

aquel temps lentan, los
conquistar las flors al

Ort de las
E

Augustinas.
podèm dire sò que dizia Mistral en saludant

Clemehsa Izanra
Dins la

lengo

Chasque

an,

un

:

mistèri,

Mai

gardo

flor,

an

vièi trésor s'atrovo...

sa cansoun.

Un salut amistados als
una

un

iou roussignôu cargo de plumo novo,

poètes que, s'an pas culhit
méritât al mens una mencion d'onor.

�81

—

Aicì Lo Don de

—

paire, òbra de vertadièra
personalitat prezentada per un riovèl vengut à
nòstres Jòcs, Paul Calvignac, de Graulhet (Tarn),
que

canta son òrt

mon

:

L'espineta lo tança
D'una randura blanca,
Mon órt de Papalhon.
Es lo don de
Es
Al

mon paire,
pichon terraire
cap d'un rapalhon.
un

Aici de

rondèls, que màncan pas de gracia e de
natural, cantant lo bonur de viure dins la patz
en

esperant la darrièra

de

Labastida-Roairos

ora : es

lo senhe Paul Sicard,

(Tarn),

que

podria

dire

ambe

Prospèr Estieu :
Cantar, cantar! Aqui sd

que mon èime vôl.
Al Sèr de la vida de Paul Sicard auria plan valgut
una flor à son autor, se nòstra
panhèra èra estada
mai

provezida.
pòd dire parièr de Ont ha passai la joventut?
poème de Robert Marty, de Montpelhèr, que dis
lo regrèt dels ans pasats, regrèt sentit per totas las
generacions una aprèp l'autra :
Se

M'ho

contaba

ja la

meva

avia.

Esperem qu'un jorn lo poète catalan cambiarà
sa

mencion
Très flors

en

flor.

son

anadas à de lauréats que

déjà se trenar una polida

corona,

}a que

pòdon

son

totis

très d'amies de Clemensa.

L'abat Silvan Toulze
Gardaire d'oelhas

e

nos

abia mandat

un

poème,

de muzas, en vèrses de dotze

sillabas rimant dos per

dos, dos vèrses de rimas

�—

82

—

regulièrament ambe dos
fòrma, ont se tròba
pas la mendra dèca; lo vocabulari, cauzit e p pulari tôt al còp; l'inspiracion ela-mèmes, totonos
fa sovenir del mèstre Arsèni Vermenoza, que l'abat
alternant

masculinas

vèrses de rimas femininas. La

remembra

en

comensant

:

à la casa arremóza sos vèrs.
corregut coma el per combas e travèrs.

Vermenoza
Ai

Aquel poème es co,ma qui diria un Compendi
poetic, que lo trobaire vòl metre en tèsta
de son volume La Canta del Faidit, escrit en
Alemanha darrièr los barbelats. Es à l'escòla de
la vida que lo poète farga sa canson :
d'Art

'

Bordons

espeliran del cor à bel abonde

Quand l'ôme aurà batut las

estradas del monde.

poetic, se compren que manque d'alas
pauc. E voldriam plan que lo brabe abat, antan
gardaire d'oelhas, ara gardaire d'amas, mas totjorn, coma Vermenoza, grand casaire, nos mandèse de son Carsin, coma fazia Vermenoza de son
Auvèrnha, de poèmes aflambats e cremants. Alavetz, nos podrem pas contentar, coma uèi, d'una
primavera.
Un art

un

L'epitra Coneisensa, de Ma Maria Baraillé, es
l'omenage d'un còr de trobairis à-n-aquela qu'es
pasada dins lo cèl d'Occitania coma una fuzada
rabenta tota de clartat, vòli dire Loïzà Paulin, que
mantun còp venguèt culir de flors al Ort de dòna
Clemensa.
Ton

ama

Coma

un

trèva à mon entorn

auzèl póuruc me

fregant de son ala.

�—

83

—

sò qu'es mai dinne de lauzar dins aquel
remembre de la vida doloroza de

Sabi pas

omenage : lo
Loïzà Paulin

:

Ta boca

las

A

a

conegut sed que s'estanca pas

d'aqueste monde;

sorgas

leugèra e fina de son òbra poetica : rai
claror de l'alba, felheta perduda. L'autor remirabla de Sorgas se retròba tota entièra dins
los bordons de Ma Baraillé,. ambe son ama fervoroza e inquiéta tota pastada de bontat :
l'analizi

de solelh,

Dins tôt
E

dins

arnor as

cada

vist florir ton triste amor,

sospir

as

alenat ta pena.

seguison dins aquel poème un pauc
poèmes de Loïzà Paulin, sens
aber la mèma longor, e sens rimas. Solament, cal
Los vèrs

coma

se

dins mantuns

notar que sillabas accentuadas e atònas altèrnan
à la fin dels vèrses. Lo ritme es d'una granda vaes mai que mai dins lo vocaaqueste, muzicaire e tindant, plan cauzit,

rietat. Mas l'armonia

bulari

:

juste, e pracò simple e natural, sens adjectius,
sens enumeracions, pròba una rara mestriza de la
nòstra lenga.

l'emocion malaizidament contenguda d'un cap al autre del poème, l'Academia
a volgut flocar Coneisensa d'una primavera.
Per tôt

acò,

e per

Dernpèi qualque temps nos èra pas arribat de
guierdonar un imne à la Vièrge, e pracò, lo primièr poème que nòstres fondators coronèron en
1324 foguèt un imne parièr, dont podriam veze

�—

coma

lo

reson

dins

84

aquel

—

que nos a

mandat Rogièr

Barthe.
Mayres de Dieu, verges pura,

Castèlnòudar, lo primièr
Jòcs poetics; e lo novèl troba-

dizia Arnaut Vidal, de
vencedor de nòstres
dor dis el tant-ben
0

:

Verge dosa e pura...

Pracò ,cerquem pas
rimas derivativas que
Vidal

amuzament

un

e

aici las alliteracions e las
fan del poème d'Arnaut
un jòc del esperit. Aici, i a,

prigonda, la pensada, filozofica e crestiana.
pecador reconei sa mizèra, umil qu'es
De

beure sempre

Lo

à la font dels abrils,

enganat sus la durada del temps,
E l'ora

emmenât
còr

nóstra à l'auba del estieu,

es

retengut per la pasion del
de la carn.
la Vièrge li sorls dins lo gorg
mizèra; e n'i a pron d'aquel sorire de la

o

al

mens

las exigensas
Urozament que
e

afros de

sa

Vièrge, mesagièra del eternal,
Maire de

Dieu e maire de la

tèrra,

lo pecador al bufal del.infèrn.
Rogièr Barthe a escrit dins una pajatot un Compendi de la Mariologia catolica, de la teologia de
per arrancar

dètz sillabas en
femeninas acopladas doas per

sant Bernât. E acò en vèrses de

rimas masculinas

e

doas, se debanant dins lo movimént reguiièr d'una
pregaria que lo ritme 4 + 6 fa semblar un pauc àn-una litania.
Per qué donc i a un vèrs, un sol,
—

�—

ont lo ritme 4 +

85

6 es remplasat pel ritme 6 + 4? —

es d'una puretat
recèrca dins lo vocabulari.
La

—

lenga

remirabla, sens cap de

mesatgièra, lo poème à la

Del Vèr'o etèrn divenca

Vièrge pura, nos a talament agradat per

totas

aquelas razons que l'Academla, demorant fidèla
à son antica tradicion, l'a coronat d'un liri rezervat.
*
*

*

grand prètz de poezia Fabian-Artigue revenia
lenga d'Oc.
volgut coronar l'òbra mandada per
Pèire-Loïs Berthaud, Bibliographie Occitane de
1919 à 1942, que, malgrat qualquas dècas coma
n'an totas las bibliograflas, es un libre precïos,
un instrument de trabalh que recomandam à totis
los que se vòlon asabentar sus la literatura e la
lenga occitanas. Mas lo prètz Fabian-Artigue es
fait abant tôt per guierdonar la poezia, e ongan,
vertadièrament, la poezia es venguda à pialòts à
nòstra porta, talament que nos es pas estât posible
de probar à totis los poètes l'estima qu'abiam per
Lo

ongan à la
Auriam

lors òbras.
Sèt libres èran estais
coma

dinnes del

retenguts per la comision

prètz.

Rouquette, de
Marselha, Secret del Temps, dont los poèmes sémblan una aspiracion sens retenguda cap à la lutz :
La Boumiana, d'un ton mai réaliste que lo restant
del volume, e ont se podria veze un reson de Valèri
Bernard pintre e trobaire, mòstra, al autor que
nos es
simpatic, un camin ont encara sa muza
es gaire* intrada.
Vos

a

senhalat lo libre de Pèire

�—

86

—

Lo

provensal Mas-Felipe Delavouët, que ven pel
es un jove trobaire que promet, sabent e s'escartant trop del
pòple, mas d'una personalitat mercanta. Sa prozodia a d'ezitacions, belèu volgudas, particulièrament dins lo vèrs de dètz sillabas. L'accent, pracò,
es nòu, e los bèls
images màncan pas. Abèm notât
Li grand Coursari dôu passai... Fin finala se pòd
dire que lo jove autor de Variacioun sus lou mot
Esperanço promet de bêlas espéras.

primièr còp al Ostal de Clemensa,

Los

poèmes d'Antòni Rey, que nòstre amie e
d'Agèn a acampats jol titol La Canson dels
Lops, son de poèmes de guèrra d'una inspiracion
franca, de bona venguda, ont la trufaria se mèscla
ambe l'amarum. Pògue èstre" entendut e escotat
lo vòt del trobador fôrabandiguent la frairala azilauréat

ransa

:

I

a

pas

de fèsta

sens

amor.

Edmond Brazès, de

Ceret, nos abia prezentat,
fil de l'aire, una culhida de poèmes corts
dont qualques-uns s'an méritât déjà d'èstre flocats per Clemensa Izaura. E nòstra Comision,
malgrat acò, e malgrat que l'autor aje pas donat
la traduccion franceza de sos poèmes, sò que l'a
dins Al

dins

leugèra pozicion d'inferioritat, vos a
propauzat Al fil de l'aire per un Prètz d'Academia.
mes

Es

una

poezia tant plazenta, e tant especificaroselhoneza, plena d'optimisme, de serenitat,
de bonomia! Cal pauc de cauza à-n-Edmond Bra¬
zès per li inspirar de polidas estròfas : una abelha
preza dins la tela d'una aranha e qu'es deliurada
ment

una

�—

per un
mans

87

—

còp de vent, un ramelet
amigas an culhit per el,
El romani de

de romanin que de

primavera

Que al meu intent vareu

la vista d'un balcon

collir,

dezèrt ont son amie vendrà

plus.
La lenga es pura e popularia tôt al còp, la prozodia clasica sens parestre brica geinada per las

réglas. Sembla qu'aquela lenga dosa e muzicaira
la poezia del trobaire de Ceret, que se
complai à mesclar lo raibe e la realitat : lo Tech de
les aiguës clares es la val del amor :
sia faita per

«Tech couché dans ta conque
le vent tire des

suit ta vallée

d'argile; Tech aux roseaux d'où

mélodies, sois loué. En ce

tranquille.
Tech

ajaçat en ta conca
Tech dels canyers d'on treu
siguis
l'Amor

Es

dins

soir d'avent, l'Amour

»

d'argila;
Hautes el vent,

Uoat. Per la tarda d'advent,
segueix la teva vall tranquila.

aquela lenga manhaga que pàrlan las
Canigô, coma l'esquiròl

bèstias del

ensenyant à la merla un pas de dansa.

Un

prètz d'Academia de 1.000 francs

dirà à-n-

Edmond Brazès tôt lo ben que pensam
libre Al
Un

de son

fil de l'aire.

prètz d'Academia de 1.000 francs

tant-ben

poète lemozin, Amadiéu
Carriat, novèl vengut à nòstres concors, per son

es

estât acordat à-n-un

libre Chamis de mon cór.

Chamis de mon cór es un cant d'amor, en

vint-e-

�—

88

—

poèmes totes escrits en très o quatre quatrins
lenga nos a semblât
un
pauc artificia'a, trop « academica » se se pòd
dire, e l'autor se prèsta el-mèmes à-n-aquel jujament, coma dins aquela inversion :

cinc

de vèrses de dotze sillabas. La

Mas si la mórt

Li

un

jorn me querre dcu venir.

podriam reprochar tant-ben de rimas que res,

pòd legitimar, coma veire e
paire, o encara lo même mot, chasnada, à la rima
dins doas estròfas que se seguìson. I a encara de
ritmes imperfèts, e de cezuras maladreitas, coma
à nòstra coneisensa,

dins
Las abelhas entran per
«

Les abeilles entrent par

La sîllaba tran,

la pôrta badada;

la porte ouverte.»

atqna, se deuria pas trobar à-n-

aquel endreit. I

a de
flume

repeticions. Mas, i

a

tant-ben

poezia ardoroza, cada
poème butant lo vezin dins una unitat requista.
Coneisèm pas lo poète. Son òbra laisaria creire
qu'es déjà en vièlha coneisensa ambe la vida. Canta
un bèl amor, e lauza subretot los èlhs de son aimavertadièr

un

da

de

:
En lor honor enquera

aqueste chant d'amor

:

uelhs, dont ai dit ja la magica atraiensa,
son los remolis blaus d'un cel enchantador,
tos

son mon

E

un

vida?

aspre

torment

e ma

doussa plazensa.

parièr amor séria mòrt, matrasat per la
Non, acò se pòd pas :
uelhs per totjorn...
m'as fait, ni lo temps, ni la tomba,

Au fond de mon record son tos
Ni lo mau que
ne
e

me

faran los oblidar...

La fuelha tomba,

pueis reviu... qui sap si tau n'es pas l'amor?

�89

—

Un còr que

—

canta atal es pas.un còr agonizant.
Quau
Soun

canto,

mau

encanto,

grand Aubanel. Amadiéu Carriat es un
jove poète, que; à la seguida e à l'escòla de son
mèstre Paul-Loïs Grenier, nòstre lauréat, i a déjà
dotze ans, del prètz Fabian-Artigue, nos donarà
d'òbras de granda valor.
dizia lo

L'Aubanelenco nos

a

mandat

un

libre de poèmes

se vei un engenh poetic parvengut à la mestricompléta del vèrbe e del ritme.
Del punt de vista de l'inspiracion, aquels poè¬
mes marcan un entièr renovèlament. Segur, dins
los Sèt Preludi de Claude Debussy, la pasion, que
s'èra dezencadenada antan dins Li Desiranço, se
mòstra tornamai; pracò, a cambiat de caractari,
e lo moviment de la muzica emporta la complazensa de la sensacion. Lo comentari poetic que
Ma Drutel a entreprés dels Preludis de Debussy
es una pròba d'aizidensa ritmica dont s'es pas vist
fòrsa manifestacions dins la literatura occitana.

ont
za

Aici lo
deroza

grand vent d'oèst que parla dins una pomajestat :
Ai vist li

grand veissèu s'afoundra pèr milanto,

Que carrejavon d'ome e de trésor

sèns noum.

de Puck sus un movi¬
leugèr qu'am pron pena floreja lo soi :

Aici al contrari la Dansa
ment

O

ma

Prèste

bello,
e

gai

bau;
douço,

Amourous e

0

ma

**

�90

—

Toun

Espicho-lou

—

draquet

fuso,

que

Que fuso dins l'èr Iinde,
E s'alindo...

Gai!

pèr la Semano Santo,
al
de
Pascas,
totis sus lo même
Rampam
Jorn

Li Cantico de la Samaritano
de

ritme

en

vèrs de uèit sillabas, nos

dizon, sus un

regrèt planhibol e malanconic, ambe de
volguda e qu'es pas sens encantament,
las sofrensas e la mòrt e la rezurreccion del Sal¬
vador vistas per la femna que tant aimèt son Mèstre. Es tôt escrit dins una simplicitat de legenda
sens vulgaritat e comolà d'emocion. Escotatz la
pregaria de la fin :

ton

de

monotonia

E

iéu,

soumesso

au

Redemtour,

Iéu, la darriero entre li femo,
Clinado

sont

fais d'amour,

lou

Iéu, servirai dins si lagremo,
Li paure ladre, lis
Tout ço qu'èro à vous
E

pènse bèn

Cargado
Ma

car

Coume

de

que

gràci

secara

la

enfant,
dins lou mounde,

v'amant tant,
en abounde,

jour,
passis trencado,

quauque

flour

Pèr s'ana jougne, moun Segnour,
Paradis di Benurado !

Au

Aquela simplicitat de l'inspiracion e de la for¬
dins una lenga tant pauc recercada e que demòra la lenga del pòple, a permés à qualques
membres de la jurada de parlar de facilitât,
mêmes de paraulage, mai que mai per las Cinq
prègo pèr li tèms de guerro. Nos contentarem
de dire, per èstre justes, que i a qualquas lonma,

gors.
Demòra pas mens que

lo mandadis de L'Aubane-

�—

91

-

podia plan s'emportar lo grand prètz, s'un
vengut de Provensa el. tant-ben,
s'èra pas prezentat. E la Comision vos a demandât
d'acordar à Ma Drutel un prètz d'Academia de1.500 francs, paure guierdon d'una òbra remi-

lenco

autre mandadis,

rabla.
Lo titol del libre Li Trobas dau Telh es

justifi-

poème liminari ont lo trobaire se com¬
tilleul », arbràs bèl coma los
lo mantèl d'argent s'es desplegat sus los jòcs del mainage e tant-ben sus los
raibes del trobador. A son ombriu, quand s'escampa de la flor una olor embrïaiganta, lo trobador a
trevat l'antica beltat del idili pagan; pèi, quand lo
vent e lo solelh se jògan dins lo brancum e sul
pelhenc, la muza del pòple es venguda cantar al
trobador las cansons dels sècles pasats;ambe l'ibèrn

cat per un

para à-n-un telh, « un
arbres del bòsc, dont

qu'a jitat en revolunadas las fèlhas del arbre despolhat e nut, son los cants de Nadal que vénon
resontir dins son ama crestiana;, mas l'arbre

a

jorn, salvajament tustat per los carris
maldits de la guèrra crudèla, s'escapar lo sang de
sa carn blanca, e lo trobador a plorat; e mentre que
lo telh sannos torna viure ambe los novèls regrelhs

sentit

un

de la

prima dins la tèrra deliurada, lo trobador
vida s'entrumir à son

vielhit vei lo luscre de la
entorn.

leugèrament factici per prezentar
acampats per Paul Eŷssavel dins Li Trob pdau Telh. Los Idilis nos tòrnari
al temps antic de Teocrit e de Vergèli, ambe Lo
Es

un

biais

las cinc ètièras decs ornes

Pè de

Cabra, Los

Cabrièrs

e

Las Naiadas, mas es

�92'

—

un

—

temps renovelat e modernizat pel trobador dins

de tablèus

réalistes

Vendemias.

vivents coma

e

Cançonier nos a semblât la part mai rica e mai
originala del volume; ambe La Reina di Fadas tant
poderoza e que mestreja totis los cabalhèrs; ambe
La Blanca Flor, vèrs qui van totis los aimadors,
mas qu'a una pèira dins lo còr :
Lo

Toi Ii amadors dau
i

van

paratge
l'aiga i valais;
vertadier romivatge,

coma

sembla

un

mai tornan

Se i

a mens

coma

i

son

anats.

d'originalitat dins La

mau

Casada,

redit, n'i a mai dins La Pastoreta que
maldis la guèrra e los recrutadors, perque 1 an

tème dit

e

près son amoros, e se promet d'anar trobar aquesse demòra trop à tene sas promesas; Tonie a de
l'uelh clar, bastit sul biais dels gòigs catalans, nos

te

remembra, al mens per l'idèa, se non perla forma,
la

pastorèla dels trobadors, ont lo cabalhèr abia

pas lo bèl ròlle.
Una nota mai
la

canson

sembla

un

personala encara se tròba dins

del marinièr

o

Ribeirier dau Rose, que

compendi del famos poème de Mistral

:

lo marinièr vei
Avinhon

e

l'enorm

cintats de

Lo

son

palai
barri;

Ventor, gigant violetós,

pèi Arle,
La Vila ont

lo marinièr enten lo

rau

son

lis Aliscamp;

(vent d'oèst) e lo mistrau,

�93

—

dins

una

estròfa de poderoza
Lo

rau

Io bram
«

Le vent d'ouest

mistral

—

qui ébranle.

armonla imitativa

:

rauda rauc e prau,
qu'esbranda dau mistrau,

que

qui rôde rauque et sauvage, le mugissement du
»

Cançon di Canaveras, « La Chanson des Ro¬
acaba lo Cansonièr e es una plan polida

La

seaux »,
canson

'-

Escota li
quora

I

'

■

'Y-"'

.

■■■■.

.

:
"

.

.,

canaveras

cantan dins lo vent!

pòdon creise que
jost lo cèl blau, al carbalin de las cigalas e al reson
del parlar provensal. Las canaveras son lo simbol
esmovent de la fidelitat; los sècles pàsan, elas deLas

canaveras

mòran

de

Provensa

:

canviam, e d'aqui ven
Qu'es nostra votz i'anma vera
Non

tota la maire terra.
Manteneiritz nos-aus sem.
de

« Nous ne changeons pas,
tablement l'âme de tout ce

Mainteneurs.

et c'est pourquoi notre voix est véri¬
qui fait la patrie. Nous sommes les

»

—

Escota

Quora

li

cantan

canaveras

dins

lo ventl

dire tôt lo plazer qu'ai trobat à legir,
plus lèu à cantar los Nadals de Paul Eyssavel, dont
mai d'un sémblan de Nouvès de Saboly ambe lor
réalisme pintoresc : Li Pastors, Nadau, La Tosa,
Laissa-m-estar.
Réalisme pintoresc, òc, mas
modernizat, ja que, dins un, se parla d'electricitat.
Pòdi pas

�—

Los

94

—

poèmes de guèrra son comols d'una prigonda
a semblât que l'autor n'abia escrits

emocion. Nos
e

que

l'Academia n'abia coronats de melhora ven-

guda, e me soven d'una òda A la Dolor que nos
abia prigondament trevirats. Abèm especialament
notât lo poème D'un Ospitau, d'una nota tant personala

:

Despuei de matin, à l'auba,
Casa

la

de

Caritat

caup mon tros de cors que sobra
di doas cambas amputat.

«

Depuis ce matin, à l'aube, la Maison de Charité possède ce qui

reste de

de

mon

corps

amputé des deux jambes.

»

Vòli pas mai perlongar mon analizi del libre
Paul Eyssavel, nimai remembrar mêmes sos

darriè'rs poèmes ont i a una nota amarga de tristor
dabant lo trelus de la vida. Paul Eyssavel viurà

plan de temps encara, e de las sofrensas que crucifican son paure corps victima de l'òrra guèrra, la
viola que vòl faire escrincelar sus son cròs arrancarà de bêlas cantas.
Me caldria dire l'art infinit

del poète dins lo

manejament del ritme. Particulièrament sab traire
del vèrs

de

onze

sillabas d'efèts muzicals d'un

grand prètz. Qualques membres de la jurada li an
pogut reprochar d'èse trop artiste, de pas pron
gardar lo contact ambe lo pòple dins la lenga. An
remarcat qu'arriba pron sobent al poète de rimar
per l'èlh plus lèu que per l'aurelha — coma quand
fa rimar sola e miola, tocas e bocas, dol e sadol,
votz

e

Mas

bosc, etc...
son

mestriza

es

înspiracion es fòrta, nòbla, variada; sa
granda dins la concepcion e la realiza-

�95

—

—

poetica. Nos sembla que Paul Eysreprezenta, malgrat les aparencias, la pura
tradicion mistralenca. L'academia es uroza de li

cion de l'idèa

savel

acordar

integralament lo Grand-Prètz indivizible
Fabian-Ai^igue de 10.000 francs.

de Poezia

*

gar' aqui que, se los trobaires lengadocians
culhit ongan las flors de poezia al Ort de Cle-

E
an

mensa

Izaura, son los trobaires de las autras pro-

vincias que, jol nom de Fabian-Artigue, nos an
mandat un fais d'òbras subrebèlas, la Catalonha, lo

Lemozin,

e

subretot la Provensa :

La maire

La maire

Prouvènço qu'a batu l'aubado,
que tèn iou drapèu,
crebado,

Prouvènço

L'a panca
La

Dóu

pèu

rampèu!
(Mistral, La Respelido),

Mas n'i abia una,

provincia,

que

vezina, del autre bòrd de Garona :

mancaba, la
mancaba la

Gasconha.
Dòna Clamensa

es

onèsta

e

reconeisenta. Se

que, demest los VII Trobadors de la SubreCompanhia, en 1323, i abia un donzèl de
Gasconha, En Bernât de Panasac. E s'es meza en
quèsta... Cosi! Cap de gascon? Pas posible ! E, que
fan, donc, al païs de Noste Enric?
E a vist, dins las Librarias de Toloza, un libret
verd que se vezia plus dempèi sèt o uèit ans :
YArmanac de la Gascougno treluzisia tornamai coma
una flor d'esperansa. Abia espelit, lo polit Armanac,
pel primièr còp, i a just cinquanta ans. En 1897, un

soven

gaya

�jove abat

gascon, que debia illustrar son païs,
l'abat Sarran, alavetz escolan al Institut Catolic de

Toloza, conseillât perunmèstre qu'èra delsnôstres,
l'abat Couture, ajèt l'idèa de crear aquel Armanac.
Aprèp lo Cascarot, qu'atal sìnnaba l'abat Sarran,
es vengut lo Campanè, qu'atal sinna l'abat Médan,
al jorn de uèi ■— cosl va la vida! — profesor elmèmes à

Toloza.

Clemensa Izaura,

qu'es granda dama, mas qu'es
granda dama de Toloza, e qu'aima son pòple de
Toloza, e de Lengadòc, e de Gasconha, es reconeisenta à-n-aquelis que, demest lo pòple, manténon
la lenga viva. Qunis paures manteneires seriam nosaus, s'i abia pas lo pòple, lo verdadièr manteneire,
lo depozitari del eiretage sacrat de nòstra rasa!
E Clemensa m'a dit : « Se legisias aquel Ar¬
manac?... E se legisias tota la coleccion?... » Atal
ai fait, Senhes Manteneires. L'Armanac de la Gascougno es un dinne fraire de YArmana Prouvençau.
Dins sas pajas se tròban los plus grands noms de
la renaisensa en païs « d'Armagnac, de Biarn, de
Bigorro e de Lanos » : contes, poèmes, devinalhas,
reprovèrbis, legendas del païs de Gasconha. L'istòria de la literatura occitana en Gasconha dempèi
cinquanta ans se pòd pas comprene sens lo polit
Armanac.

Just

ongan Y Armanac torna viure : Tourno tusta
soulh de las bordos e dous castèts, aperaper las
carrèros de las bilos, pous herius e pous marcats,
au

davanteja darrè lous bitraljes dous majes liberaires,
se

bira

dou

e se

rebira entre las

mainatje qu'ou

buous.

mas

passo e que

dous sabénts

l'aprén

en

e

las

oaita lous

�—

Clemensa

Izaura

97

—

manda

Médan, baile de l'Armanac,
E la Comision del Prètz

quinze cents francs,

o

al

Campanè, l'abat

un

sorire amistados.

Pujòl

liuras,

a

volgut i ajustar

coma se dis en Gasco-

nha.
E que visque
cante tant que

Y Armanac, e que florigue, e
Dius voldrà, portant à totis
cadun los vòts de YAguilhounè :
Que Diu bous goarde la maisoun,
Dambe

las

gens

que

deguens

soun.

que
e

à

�LANGUE D'OC

GARDAIRE D'OELHAS
E DE MUZAS
POÈME
qui

a

obtenu

une primevère
PAR

M.

L'abbé Sylvain TOULZE
trespoux (LOT)

a

Vermenoza à la

casa

arremòza

sos

vèrs.

Ai

corregut coma el per combas e travèrs;
jovensa fada
Lèbres e perdigals dostan à ma pensada
Lo lezer de cercar de rimas. Mai que mai
Acò's darrièr los biòus e las fedas que n'ai
Culidas per nozar la garba que vos mandi,

Mas dins l'afiscacion de la

Amies...
Lo

bèl

BERGER

solel d'estiu

DE

rajòla; alandi

MOUTONS ET DE MUSES

rassemblé ses vers. — J'ai arpenté de même et
monts et par vaux; — Mais dans l'exaltation de la jeunesse folle —
Les lièvres, les perdreaux ôtent à mon esprit — Le loisir de chercher des
rimes. C'est surtout
Derrière les moutons et les bœufs que j'en ai —
Vermenouze à la chasse a

par

—

Amis...
la gerbe que voici
grand soleil d'été ruisselle; j'ouvre — La claire-voie : en tas,

Recueillies pour nouer
Le

le front

�—

Lo cledon

99

—

acaumats, cap-baises, los vacius

:

Sortison; lo

japa e galòpan de brius,
an tôt còp d'estrementidas
Per fòrbandir lo vòl de moscas enguerridas.
Anam à la Deveza, à Nèjun, al Combèl
Forçat, à la Font-Longa; e pertot lo tropèl,
Dusca al Camp de Cadriu, pel quite Claup, se garda
Sol... Entrement lo pastre acomensa una auzarda
Pasejada al païs dels libres rèire-vièls
Ont tènon pensaments e gauchs sernpre novèls.
Per tôt dire lo lum de l'alba que capinha
Tèrmes e retenais, pradas e rengs de vinha,
E s'i pauza nimai lo rire al morrison,
0 lo mirgalhadis dels solels-colcs d'auton
can
E las lors coetas

Qu'òsca lo blau ridèu d'arbres sus las auturas,
plan sovent mon èime en de pasturas

Menèron
Ont

butan

lors biòus Vergèli o Teocrit.
galaminar, lo meune esprit
Se n' tòrna de contun al òrt de poezia.
Amies, l'avèm à masa, amb quala cobezia!
Seguit de cap à tons dins las escòlas!... Mas
Una pariuna tratejada aparia pas
Or

a

'n

bas, les moutons
Pour
ou

secouer

Néjuti,

ou

pas

bèl

se

Sortent; le chien aboie, et ils courent par bonds —
des mouches acharnées.
Nous gagnons la Devèze,
la Combe — Fourchue, ou la Font-Longue; et partout le
—

le vol

—

— Jusqu'au Champ de Cadrieu, au Claup même, se garde —
Seul... Entre temps le pâtre entreprend une libre — Promenade au pays
des livres d'autrefois — Qui renferment soucis et joies toujours nouveaux.
Dans le fait la clarté de l'aube qui caresse — Coteaux et hauts talus,

troupeau

—

prairies et rangs de ceps, — Et s'y pose comme un sourire au frais minois,
Ou le poudroiement des soleils-couchants d'automne — Qu'échancre
un rideau bleu d'arbres sur les collines, — M'entraînèrent souvent l'esprit
en des pâtures — Où ne paissent leurs bœufs Virgile et Théocrite. —
Mais pour autant qu'elle baguenaude, ma pensée — Retourne sans répit
au jardin des poètes. — De quel élan, amis, ne l'avons-nous ensemble —
Fouillé de long en large en nos études ... Mais — Une telle recherche est
—

�%

—

100

—

Aquelas del estiu al pèd d'una garrosta :
Demandatz al cabrit se la gaisa que brosta
Al campètre val pas cent còps mai que la de
La grepia?... Aquital donc teniai en mon poder

.

Dins tôt lor audi natural

e

dusca al trufe

e son
Cadèt, Villon, Ronsard, lo rufe
Shakespeare, capinhaire à moments coma un rai,
La Fontaine, Racine e Chenier... Maites, rai!
Que nomi pas amai m'encanten fòrsa estròfas!
Enfin Mistral, Perbòsc, dont las dichas son gôfas
De baudor, de solel e d'èime pairugal.
Al lum de la razon que ten lo Provensal
E la man dins la man d'un bèl poèta sabi
Qu'enregava pel flac boieròt, comensavi
D'ensajar de tenir l'esteva... Mas, pauròt,

Omère

Per rimar cal

aver

quicòm à dire,

e

l'mòt

Que mòllá los esprits coma lor rauba flèunha

pensada tèunha.
jovent coneis res de la vida : pòt pas
Ne sègre los draiòls d'un segur e bon pas;
Bordons espeliràn del còr à bèl abonde
Quand l'òme aurà batut las estradas del monde...
Tiròsa

se

vestis

una

Lo

étés au pied d'un jeune chêne : — Demandez
qu'il broute — Aux champs ne valent pas cent
Là j'avais à discrétion, —
mangeoire
Dans toute leur vigueur profonde, aù naturel, — Homère et son puiné,
Villon, Ronsard, le rude — Shakespeare, caressant parfois comme un
rayon, — La Fontaine, Racine et Chénier... Et tant d'autres — Que je
passe malgré d'enchanteresses strophes. — Enfin Mistral, Perbosc, dont
ies œuvres sont pleines — De soleil, de santé et des sages aïeux. — Aux
flambeaux du bon sens que tient le Provençal — Et la main dans la main
d'un sage et beau poète — Qui. traçait les sillons pour mon apprentissage,
Je m'essayais au mancheron... Mais, mon ami, — Il faut une matière
aux rimes, et le mot — Qui moule les pensers comme robe légère — Traîne
s'il doit vêtir de trop pauvres idées. — Jeunesse ne connaît la vie : elle
ne peut — En suivre les sentiers d'un solide et bon pas; —
Les vers en

si loin
au

d'égaler

—

Celles de

ces

chevreau si les pousses

fois

au

bas mot celles

—

De la

...

—

abondance écloront de

son cœur

—

Quand l'homme aura foulé les routes

�—

101

—

Lo

poèta es la maire ardozora del cant :
porta dins son èime un briu; ne viu avant
De lo mandar florir sus las pòtas umanas.
Tant-ben subre l'papièr de bada, meu, t'afanas!...
Quai sab los còps atal mos vèrs an avalit
De colèra davant lo colcant trop polit
Al cèl, mas trum darrièr ma plorna
maladrechal...
S'encara sabiai pas coma un vèrs s'aprofecha :
Paure garrèl davant los revolums del bal!
Tu rimejar quand pòdes veire que Mistral
Al trelus de la mar abeluga son dire,
Agachar Vincenet e Mirèlha se rire,
Te pèrdre al corredor escur ont se
gandis
Nèrta qu'un pacte irèje i clava l'Paradis?
Per prene la volada espéra d'aver d'alasL.
Ara ai franhat, amies, de las tombas nrairalas
E rimi de languina, ailàs! qu'ai plus lezer
D'espiar ont cantaràn perdics aqueste ser,
De cercar grels, formics e sautabols per tèrra.
Jès! res ven plus me trebolar coma un còp-èra!
Lo

de

les
rir

ce

monde...

porte en

—

son

Le

poète est la mère affairée des chansons :
II
longtemps, les vit avant — De les mander fleu¬
—

cœur

les lèvres humaines.
Aussi sur le papier, ami, en vain tu peines ...
Combien de fois ainsi auront péri mes vers — De colère devant le cou¬
chant le plus beau — Au ciel que ternissait ma plume malhabile
—
Encor si j'ignorais comment les vers se forment : — Pauvre boiteux devant
sur

—

—

...

les tournoiements du bal!
Mistral

—

—

Toi, rimailler, quand tu peux voir comment
son style, — Regarder Mireillette

A l'éclat de la mer irradiait

et Vincent

se sourire, — Te perdre au souterrain obscur
par où se sauve —
qu'un pacte horrible exclut du Paradis? — Pour prendre la « volée»
attends d'avoir des ailes...
Ore, amis, j'ai laissé les combes maternelles.
De nostalgie je rime, hélas! ne pouvant plus — Epier où ce soir vont
chanter les perdreaux, — Chercher grillons, fourmis et criquets sur le sol.

Nerte

—

—

—

Ah! rien

ne

viendra

plus comme antan

me

distraire!

—

lis sont loin

�—

Son

tant

/102

—

lènh, mos vacius, amai aquel lapin

al sèti un nason prim,
japada dins las brosas
fuch, floqueton blanc, dins las palengras rosasl...

Que repetinga, aliza
S'estrementis d'una
E

moutons, ainsi que ce lapin — Qui
Sursautera l'aboiement d'un'chien

mes
—

cabriole,'Issis,
au

lisse son nez menu,
fond des brousses — Et fuit,

houppette blanche, emmi les gramens d'or!

...

�CONEISENSA
ÉPITRE
QUI

A

OBTENU UNE PRIMEVÈRE
PAR

Mlle MARIE
A

BARAILLÉ

TOULOUSE

A

LOÏZA PAULIN

T'ai pas rencontrada aici-bas
E pracò coma te coneisi,
0 tu qu'as tant soscat, ò tu qu'as tant
0 fervoroza, ò doloroza!
Ton

ama'trèva à

Coma

Escoti

un

auzèl

dins

la

patit.

entorn,
pòuruc me fregant de son ala;
nèit son cant dezesperat
mon

.

Que s'enlaira vèrs las estelas
E tomba

mon còr en
gotas de clartat.
pertocanta es tant plan mezurada
Que dequnis s'i tromparan,
Mas l'infinit s'i repercuta.
De sò qu'as pas agut o de sò qu'abias plus

sus

Ta votz tant

CONNAISSANCE
A Louisa Paulin

Je

qui

t'ai pas rencontrée ici-bas etpourtant comme je te connais, ô toi
tant rêvé, ô toi qui as tant souffert, ô fervente, ô douloureuse! Ton

ne

as

âme flotte autour de

moi, comme un oiseau peureux me frôlant de son
aile; j'écoute dans la nuit son chant désespéré qui s'élance vers les étoiles
et tombe sur mon cœur en gouttes de clarté.
Ta voix si pénétrante est si mesurée que d'aucuns s'y
tromperont;
mais l'infini s'y répercute. De ce que tu n'as pas eu, ou de ce
que tu n'avais

�—

104

—

As fait ta

riquesa sécréta.
conegut set que s'estanca pas
A las sorgas d'aqueste monde;
Ta man a pas pogut sazir
La fruta qu'es penjada à l'arbre de la vida,
Trop naut, trop lènh,
Ta

boca

a

frustrada

E

ta

A

calgut que s'arrigolèse endacòm mai.

cobezensa

Del univèrs entièr

as

fait ta noiridura

D'un fin rai de solelh, d'un cant de
D'un
D'un

:

rosinhòl,

mormol d'aiga sus

la mofa,
poton que l'pibol escambia amb la nibol

Dins la claror de l'alba

bloza,
perfum vïajant sus l'ala de la nèit
E d'una felheta perduda...
Ton còr cremant e bategant s'es miralhat
Al grand miralh de la natura :
D'un

As

retrobat

tas

fernizons

Dins tôt sò que tremòla e tôt
As comuniat à tota ardor,
As

que

trantòla;

plorat amb tôt sò que plora;

Dins tôt
E

sò

dins

amor

cada

as

vist florir ton triste

amor

sospir as alenat ta pena.

as fait ta richesse secrète. Ta bouche a connu des soifs que n'étanchent pas les sources de ce monde. Ta main n'a pu saisir le fruit qui pend
à l'arbre de la vie, trop haut, trop loin, et ton avidité frustrée a dû se ras¬

plus, tu

sasier ailleurs. De l'univers entier tu as fait ta pâture: d'un rayon de
d'un chant de rossignol, d'un murmure d'eau sur la mousse, d'un

soleil,

baiser

le peuplier échange avec la nue dans la clarté de l'aube pure, d'un
parfum voyageant sur l'aile de la nuit et d'une petite feuille perdueTon cœur brûlant et palpitant s'est miré au grand miroir delà nature : tu
as retrouvé tes frémissements dans tout ce qui tremble et tout ce qui chan¬
celle; tu as communié à toute ardeur, tu as versé des larmes avec tout ce
qui pleure; dans tout amour tu as vu feurir ton triste amour et dans chaque
que

soupir s'est exhalée ta peine.

�—

La mòrt

S'es

en

105

—

te tocant de

son

det auturos

sentida

despoderara :
S'a colcat ton corps al regon
Dins la patz del vièlh cementèri,
A vist li escapar l'engenh misterïos
Qu'es mesclat per totjorn al occitan terraire,
E que nos parla bèlament ambe la votz
De l'aura, del auzèl, de l'aiga e del esclaire.
La mort
elle

a

en te touchant de son
doigt altier s'est sentie dépossédée : si
couché ton corps au sillon, dans la paix du vieux cimetière, elle a vu

lui échapper le mystérieux génie qui est mêlé
pour toujours à la terre oc¬
citane et qui nous parle tellement avec la voix de la

brise, de l'oiseau, de

l'onde et de l'éclair.

�VÈRB ETÈRN
DIVENCA MESATGIÈRA
DEL

HYMNE A LA VIERGE
qui a obtenu un lis

d'argent réservé

PAR

Roger BARTHE

M.
a

Del

Vèrb

Maire

etèrn
Dieu

divenca
e

Mesatgièra,

Maire de

la tèrra,

que renhatz dins los airals segurs
mòu l'univèrs dels sòmnis purs,

Vos
Ont

de

bagnères-de-bigorre

se

Verge, auzisètz nòstra votz gemegaira,
Clavada al soi, que de' bada s'enlaira.
Aculhisètz los pecadors, umils
De beure sempre à la font dels abrils
E d'amagar la braza dels remembres
Per

ne

Fiacs

e

noirir
nuds

los

—

fatidics décembres.

e!

pietat, de qué diriam
pèira e l'aram? •—
fosc seguisèm sus la sabla

S'èrem dresats dins la
Amb nòstre uèlh

Lo caminar de l'ora irrecuzabla.

DU VERBE

ÉTERNEL DIVINE MESSAGÈRE...

Mère de Dieu et Mère de la terre,
— où se meut l'univers des
songes purs, — Vierge, écoutez notre voix gémissante, — rivée au sol,
et qui en vain aspire à s'élever. — Accueillez les pécheurs, confus — de
s'abreuver toujours à la fontaine des avrils — et de cacher la braise des
souvenirs
pour en nourrir les fatidiques décembres. — Faibles et nus
(hélas! que dirions-nous — si nous étions dressés dans la pierre et l'airain?)
nous suivons sur le sable, de notre œil noir, — le cheminement de l'heure
irrécusable.
Nous sommes vivants. Victoire! Et notre sang est vif , —
Du Verbe éternel divine

—

Vous

Messagère,

—

qui régnez dans les régions certaines

—

—

—

�—

107

—

Sèm vius. Victoria! E nòstre sang es
E l'ora es nòstra à l'auba de l'estiu.

viu

La crezèm nòstra! 0

Verge dosa e pura,
aquela parladura.
Quand sentisèm que crèma nòstre còr,
Perdonatz-nos

Nos trufam lèu dels sinhes de la mort.

Dabans la

son paubre espectacle,
mai lo vertadièr miracle.
Santa Maria, urozament que Vos,
Tant pietadoza à nòstre èime orgulhos,
Envejos, flac, ont s'espompis lo vici,
Nos sorizètz a tons de nòstre abisi,
Ja que sabètz qu'amb un sorire etèrn

Vezèm

carn

e

pas

Nos arrancatz al butai de l'infèrn.

et l'heure est nôtre à l'aube de l'été.

douce et pure,

pardonnez-nous

—

Nous la croyons

langage.

nôtre 1 O Vierge

Quand nous sentons que
brûle notre cœur, — nous méprisons volontiers les signes de la mort. —
Devant la chair et son pauvre spectacle, — nous n'apercevons plus le
miracle réel.
Mais par bonheur, Vous, ô Sainte Marie, — si pitoyable
à notre esprit d'orgueil, — d'envie, de lâcheté, où
s'épanouit le vice, —
Vous nous souriez au fond de notre abîme, — car Vous savez qu'avec un
—

ce

—

—

sourire éternel

—

Vous

nous

arrachez

au

souffle de l'enfer.

�EXTRAITS
DE

LI TROBAS

DAU

TKI.H

QUI A OBTENU LE GRAND PRIX DE POÉSIE
FABIEN

-

ARTIGUE

PAR

M.

PAUL
MÈSTRE

EYSSAVEL

EN GAI SABER

A PIFFONDS (YONNE)

LO TELH

Es

un

arbràs beu

coma

li di boscs

:

petge calossut, cap majestuós,
brancatge drud di gitelas ardidas,
e dont l'eissam di fuelhas espandidas
tapa au gros de julh la mitât dau ceu.
Abriga segur l'abelha e l'auceu,
braveja lo tron, la plueja, l'auratge.
A! quant de tes l'immens pali d'argent
s'es desplegat sus li jocs dau mainatge,
sus li pantais dau trobador tambén!
—

LE
C'est

TILLEUL

arbre aussi beau que

les-arbres des bois : — tronc musclé, chef
branchage épais aux pousses hardies, — et dont l'essaim
des feuilles épanouies — cache au cœur de juillet la moitié du ciel. —
Il abrite avec sûreté l'abeille et l'oiseau, — il brave le tonnerre, la pluie,
l'ouragan. — Ah! combien de fois l'immense dais d'argent — s'est déployé
un

majestueux,

sur

les

—

jeux de l'enfance,

—

sur

les rêves du poète aussi!

�—

109

—

Car dins la sasón abrada ont

sa

flor

trassegum vuja amb son olor,
mantun cop, laissant a
grandis aladas
aqueste mond, son ord e si lanhadas,
di jorns antics ai trevat la Beutat.
L'idilli corós, plen de candetat,
debanava antau sot lo telh qu'embauma,
coma un

fedas

e cabràs, aulhera e
pastor,
vinhas, li riaus, lo bruelh, l'erm, la bauma,
la mar sagrada, e li luscres d'aur.

li
e

E

l'aura, puei, tras l'arbre gigant
linsava, a cada alenada fregant
corn

dau

bressadis

l'arpa armonïosa,
la pelenca solelhosa,
carn enlusida i traucs de si
pelhàs,
galharda, descauça, arborant lo nas,
la Musa dau poble en rauba
estropada,
ram

sobdàn,

sus

derevelhant-se d'una
dau chai subtiu di

veniá cantar

me

longa sorn,
segles morts pimpada,
sa rusta
cançón.

Car dans la saison embrasée où

sa fleur
répand avec son parfum com¬
maintes fois, quittant à grands coups d'aile — la laideur
et les désolations de ce monde, — des jours
antiques j'ai hanté la Beauté.
La fraîche idylle, pleine de candeur, — déroulait ainsi sous le tilleul
embaumé, — brebis et chèvres, bergère et pasteur, — les vignes, les ruis¬
seaux, le bosquet, la lande, la grotte, — et la mer sacrée, et les couchants
me un

philtre,

—

—

—

d'or.

Et puis comme le vent à travers l'arbre

géant — se glissait, pinçant à
la harpe harmonieuse de la ramure balancée, — soudain,
sur la
pelouse brillante de soleil, — chair radieuse aux trous de ses haillons,
gaillarde, pieds nus, la mine hardie, — la Muse populaire en robe trous¬
chaque onde

—

—

sée,

—

morts

se

réveillant d'un long sommeil,

parée,

—

venait chanter pour moi

—

du charme subtil des siècles

son

agreste chanson.

�Subre l'aubràn
Per lo

a

dat fonda l'ivern.

son vestit adés verd
grat di rispas bala.
Ara, l'ataut coma un pibol escala,
despampat, nud, — qu'autón aviá daurat.
Mai sempre conort i fa son arbrat,
e mentre qu'anuech Nadau campaneja,
dintre li vira' enrogidas d'au telh,
lo pantais cristiàn que cada an m'agreja
fa beluguejar l'Estela di Reis.
en

trescamp,

revolums

au

e l'arland
anda dau flux lo desbord rolant,

Esparcent lo dol, lo gast
coma

França emplanet l'aula marea estranja.
E gents di ciutats, e pagés d'en granja,
l'ersa d'aram li pleguet sot lo joc.
Di carris brutaus carguet mai d'un toc,
l'arbre magnifie. De si cantaploras,
en saba, lo sang de sa blanca carn
d'aise s'escampet amb li sornis oras...
Lo

telh pereu

rescaçava

l'escarn.

précipité sur les arbres. — Par la lande, leur vêtement
danse en tourbillons au gré de la bise. — Le colosse, à
présent, grimpe comme un peuplier, — dépouilé, nu, — qu'automne avait
doré.
Mais la masse de ses rameaux l'accompagne toujours, — et
tandis qu'à la nuit Noël carillonne, — parmi les flèches rougies du tilleul,
le rêve chrétien qui chaque année m'émeut — fait étinceler l'Étoile des
L'hiver s'est

naguère vert

—

—

—

Rois Mages.

douleur, le dégât, le pillage, — comme court du flux le débord
la malfaisante marée étrangère inonda la France. — Et l'hom¬
cités, et celui des champs, — la vague d'airain les courba sous le

Semant la

roulant,
me

des

—

Des chars brutaux il reçut plus d'un choc, — l'arbre magnifique.
chantepleures, — en sève, le sang de sa blanche chair — s'écoula
lentement avec les heures sombres... — Le tilleui, lui aussi, avait subi

joug.
De

—

ses

l'insulte.

�111

—

—

Ensems, pas-mens, pron carga avern tengut
dau telh sagnant sot lo ferre agut
un cert
Agost cretava li feridas.
e

Ailàs!

coma eu

non

a

l'ome nòu vidas.

Dins l'estrambord de si

mentre

noveus regrelhs,
qu'au rampeu de la prima creis

l'arbre ufanós de la deliura terra

resplendis au dardalh dau trelutz,
maganhat, vielh, adol e sens espera,
e

a

entorn s'entrumis l'orba lutz.

mon

LA

CANÇON D1 CANAVERAS
Escota li

canaveras

quora cantan dins lo vent!
Di treillis" e nauti veras,
sot lo bofe dau ponent,
una

musica

armonia

ne

tôt

ven,

ensems

greva, aniva, alangorida,
una votz que non s'oblida
sens crenta ni pentiment.

Ensemble, cependant, noùs avons tout de même résisté, — et du tilleul
sous le fer aigu — un certain mois d'Août cicatrisait les blessures.
Hélas! comme lui l'homme n'a pas neuf vies. — Dans la
fougue exaltée
de ses pousses nouvelles, — tandis qu'à l'appel du printemps Se hausse —
l'arbre triomphant de la terre délivrée, — et qu'il resplendit aux feux de
l'orient, — vieillard meurtri, mélancolique et sans espoir, — autour de

saignant
—

moi devient obscur le

crépuscule.

LA CHANSON

DES ROSEAUX DE PROVENCE

Écou e les roseaux de Provence
lorsqu'ils chantent dans le vent. —
Des hampes hautes et graciles, — sous l'haleine de l'ouest, — une musique
s'élève, — harmonie tout à la fois — grave, vive, alanguie, — une voix
qui ne s'oublie pas — sans honte ni remords
—

�—

112

—

Es la

campanada lena,
femna un cant doç,
candid qu'avena
de sanctuaris rescós,
es un bresilhar d'adotz,
es l'imne majestuós
d'un gaudre a la primavera,
es un piveu de bailera

mai que de
es lo gaug

dins

luscre

lo

silenciós.

Escota la votz belina!
«

Nadas amb li

l'abelana

man

sorgents, ditz,
divina,

longa son toc requist
nos creis e nos respells.
de

E

nostra mata curbis

de si testardi

braçadas
aigassejadas
despuei qu'esta aqueu païs.
li ribas

Leugiera

e

abric

dau

ordits

en

freula teulissa,
primier amor,
longui canissas,

nostris asts de mala sort

fogueron l'aparador
C'est un carillon plus doux — qu'un doux chant de femme, — c'est le
cantique naïf qui jaillit — d'invisibles sanctuaires, — c'est un gazouillis
de source, — c'est l'hymne majestueux — d'un torrent printanier, — c'est
un long cri d'appel de berger —
dans le silence du crépuscule.

Écoute la voix magique I — Elle dit : « Nés avec les fontaines, — la libé¬
dieu, — sans cesse, de son toucher exquis — nous fait croître
et renaître.
Et nos racines recouvrent — de leurs étreintes obstinées —

rale main de

—

les

berges gonflées d'eau

Couvert

claies,

—

—

depuis que ce pays existe.

léger et frêle, — abri du premier amour, — liées en longues
tiges de péril — défendirent (l'œuvre) du premier semeur; —

nos

�—

113

—

dau

primier semenador :
fagueron
la prima jaça ont pauseron
li rens dau prim laurador.
nostri cabeus

e

Per

non

l'ajudar

nostre vesin,

a

mieja,

lo pacàn,

lo soleu que nos

blanqueja

mai la freg bravejam.
Se la soca e l'arabàn
e

frutejan, nautri se dam :
i flams de la regalida
s'acaba la nostra vida

carguet rim

que

e

magnàn.

Luenh dau nostre campas liure,
luenh de nostri lindi riaus,

podriàm grelhar ni viure.

non

Barrutla i planas d'ennaut :
n'i a deguna que nos caup.
Estam que sot lo ceu blau,
au

i

carbalin di cigalas,
ressonadas

dau vielh

et

nos

chevelures ont fait

—

borgalas
parlar provençau.

la prime

litière où reposa

—

le corps du pre¬

mier laboureur.

jusqu'au bout, — notre voisin, l'homme de la terre, —
blanchit, — et le froid, nous les bravons. — Si la vigne
et l'olivier
donnent leurs fruits, nous autres nous nous donnons : —
c'est dans les flammes du feu clair — que notre vie s'achève — qui porta
la grappe et le magnan.
Pour le servir

le soleil

qui

nous

—

Loin de notre terroir
ne

saurions pousser

trouveras dans aucune.
vacarme

loin de nos limpides ruisseaux, — nous
Parcours les plaines du nord : — tu.ne nous
Nous n'existons que sous le ciel bleu, — au
franches sonorités — du vieux parler provençal.

libre,

ni vivre.

des cigales,

—

—

aux

—

—

�114

Regeus de la plena costa,
siàm lo simbol esmovent
de

la fidelitat

tosta.

Van li

segles e la gent,
tali eriàm, tali estasem.
Non canviàm, e d'aqui ven
qu'es nostra votz l'anma vera
de tota la maire terra.

Manteneiritz

—

Escota li cartaveras

quora

Rejetons de la bonne

—

fûmes, tels

nous

cantan dins lo vent!
nous sommes le symbole émouvant —
Passent les siècles et les hommes, — tels

race,

de la fidélité inébranlable.
nous

—

—

restons.

—

—

Écoute les

nous sommes

roseaux

I

pourquoi
(ce qui fait) la patrie.—

Nous ne changeons pas, et c'est

notre voix est véritablement l'âme de tout

Les Mainteneurs

sem!»

nos-aus

»

de Provence

—

lorsqu'ils chantent dans le vent!

�Règles de Phonétique Occitane
d'un mot,
mais s'il
une terminaison féminine, il est semi-so»se prononce entre a et o, suivant la région ;

i* VOYELLES.

accentué
constitue
nant et

ou

—

a,

seul

ou

dans le

non, sonne comme a

corps

français

;

é fermé français, et è comme è obi équivaut à i français ; — u égale¬
ment ; mais, après une voyelle, il a le son ou fran¬
çais ; — d ouvert se prononce comme o français, et
o fermé comme ou français.
e

—

vert

sonne comme

français

;

—

2° CONSONNES. — b, c, d, f, g, j, 1, m, n, p, q ( toujours
suivi de u ), r, s, t, z sonnent comme en français ; mais
c devant e et i est sifflant comme s français; — j sonne
comme tz, dans certaines régions ; — m se prononce
comme n à la fin de la ir* pers. du pluriel des verbes ;
n est muet, sauf quelques rares exceptions, à la fin
des substantifs ; — r est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi
—

est toujours dur et sifflant; — t estparticipes présents et de la plupart
ment; — v sonne comme b, sauf en Pro¬

qu'à l'infinitif;
muet à la

des mots

—- s

fin des
en

vence.

3° GROUPES.

—

ch, lh, nh se prononcent: tch, ill, gn.

ESCOLANS !
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100. »

p.)

Hommage à sa mémoire

( Frais de port en sus. Baisse 7 %)•

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              <text>Salvat, Joseph (1889-1972). Directeur de publication</text>
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              <text>Escòla occitana (Toulouse)</text>
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              <text>impr. d'Editions Occitanes (Castelnaudary)</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/172173556e1d994396fb3f6c92a65ad9.jpg</text>
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              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>1 fasc. (pp. 54-76, 80-114) ; 22 cm</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Lesaffre, Jean (1907-1975)</text>
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              <text>Pons, Josep Sebastià (1886-1962)</text>
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              <text>Sartron, Pierre</text>
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              <text>Toulze, Sylvain (1911-1993)</text>
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              <text>Baraillé, Marie (1895-1968)</text>
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              <text>Barthe, Roger (1911-1981)</text>
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              <text>Eyssavel, Paul (1886-1957)</text>
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