<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="21144" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="https://www.occitanica.eu/items/show/21144?output=omeka-xml" accessDate="2026-04-13T10:35:06+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="140505" order="1">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/464073f894d800e819e0c00bda1060e2.jpg</src>
      <authentication>ebe0233a76d0818928c3bf3504bab59b</authentication>
    </file>
    <file fileId="140504" order="2">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/45eac36af984f18d1c5105592aea62c2.pdf</src>
      <authentication>981652c6b73c4d9f4e1d0253ed8453e7</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="661128">
                  <text>LINHA

IMAGINÒT

Bulletin del Sector Musica de l'Institut d'Estudis Occitans

-

N° 3-4 - Novembre de 1990

BONJOUR,
TOUT
LE

MOND

Nos deux premiers numéros ont semblet—il intéressé. Loin d'y voir une agréable ré¬
création intellectuelle trimestrielle, ceux de

lecteurs qui nous ont écrit se sentent par
la Linha emportés par une vague, celle d'une
nos

précédent.
pratique est toujours aventure (les
praticiens l'apprennent en prenant des
coups), la théorie aussi (celle qui ne vous fait
pas prendre des coups n'est pas théorie, mais
bavardage universitaire sans sanction donc
sans enjeux). L'essentiel est partout où il y a
des gens pour l'agir donc le concevoir.
aventure sans

La

L'Occitanisme a, dans le

DU RACISME
A propos du racisme toujours lui et de
théorie disons, sur la lancée de notre nu¬
méro 2, que tous ceux qui vont par monts et
sa

par vaux dénoncer Le Pen en lui reprochant
de prendre les immigrés comme boucs émis¬
saires seraient bien inspirés de se demander
si ce Le Pen ne fonctionne pas pour eux
comme leur propre bouc émissaire. Bien in¬

spirés, donc, de lire Girard (qui est d'Avi¬
gnon, au fait).

Monde et pour

le

Monde, sa propre tâche à remplir. Mo¬
destes, certes, mais qui veut une grande am¬
bition. Tâche qu'aucun autre mouvement au
monde ne saurait remplir à sa place. Notre
rôle premier est de savoir penser qui sont

ennemis. C'est-à-dire de les Inventer
comme tels puisqu'ils ne se présentent jamais

Dans cet

especial automne-hiver

•

p.

3 : The Fabulous Massilia

•

p.

6 : Le monde râpe

•

p.

8 : Uzeste

•

p.

12 : Nos Lectures

p.

14 : Lo Tôp Se Canta

p.

15 : 7 Artistas

:

nos

Notre ennemi principal
lui-même Qui il est. Structure par¬
ticipant de mille autres structures et utilisée
par des agents agissant par ailleurs sans sa¬
voir exactement ce qu'ils font et pour le
compte de quoi, elle ne connaît même pas
comme

ne

ça et pour ça.

sait pas

notre

existence.

Nous

avons

•

•

en

Occitania

donc à bien

comprendre ce qu'est le structuralisme
L'Occitanisme est avant tout
actes. Donc en

pensée. Dont acte.

critique. En

Fotò (G.

Jungblut): Ange B., en òc ou
français, parle Rap au Monde

en

�CORTETAS

Harlem Désir

en a

rabattu

Les

sur

concepts ne servent pas
pour avancer dans la carrière uni¬
versitaire. S'ils ne servent pas chez

sujet, paraît-il. Il accuse mainte¬
nant la gauche de laisser dans un
sale état les cages d'escaliers des
HLM et les cours. Ce
qui n'est pas
qu'un détail, en effet. Hélas, il ne
sait pas pourquoi.
Alors, reprenons quelques ba¬
ce

*

Eric Fraj, qui vient de re¬
cevoir à Penne le prix Flors
de Prima pour l'ensemble
de son oeuvre et particuliè¬
rement

pour son

dernier

disque " In Extremis " au¬
rait l'intention, selon la ru¬
meur,

d'arrêter la chanson

occitane.

Espérons
ne

que cela
soit pas.

*

Davyth Fear,
League (58
Ffordd Eyri, Parc Hendre,
Caemarfon, Gxvynedd,
Cymru, LL 55 2 UR) écrit
un
gros livre sur les
musiques pop/rock
de la Celtic

dans les minorités

européennes. Cherche ré¬
l'Occitanie.

dacteurs pour

*

Rentrée scolaire : Noms
relevés sur les panneaux
d'une classe : jessica Ri¬

votre

: Le Pen est un
Breton, fils
de marin bretonnant
qui a dû ou¬
blier la réalité de son
père pour se
sentir français. Il y a des
pro¬
blèmes similaires chez les Cata¬

la multiculturalité et de celles
de Larrazet sur l'identité commu¬
sur

nale, le

mouvement occitan pour¬
rait et devrait prendre la tête, en

France, des combats antiradsmes,
passant. Il y a quelques années,
Robert Marti, se présentant au
élections cantonales, avait balancé
une courageuse
profession de foi

lans, les Alsaciens, les Pieds-Noirs
et plein d'autres. C'est dans une
analyse en profondeur de l'his¬

en

toire de l'idéologie française en
matière d'identité qu'on
peut com¬

ressemble à

aucun

rement à ceux

dans ce sens. Pas besoin de parti
occitan pour ce faire. L'IEO est
tout à fait là pour ça. Sans
le ris¬

ne

autre, contrai¬

qui mettent tous les

racismes dans le même

sac

ne sont

tualo-corporatistes.
A partir des thèses de Castan

nalités

prendre le présent français qui

épicier, c'est qu'ils

pas des concepts, mais des pro¬
duits de consommation intellec-

de dérapage sur le terrain
politiciens enchaînés à la
répétition du même.
que

miné des

ra¬

cisme pour se faire les
champions
d'on ne sait quoi. Par contre, il
y a
du travail concret intellectuel à
faire dans les communautés de

Parlera-t-on de tout ça à l'AG
de la Toussaint à Béziers ? Nous

base, le quartier, l'HLM, le village,
lorsqu'on a fait soi-même l'étude

nous

de cette

taines

idéologie française.

efforcerons de
pendules a l'ora.

y

mettre cer¬

card, Nathaël Aussenac,
Barbra Marty,

Vanina

Gazes, Tiffany Moulin,
Karin Abadie, Erwan Roumegous, Laetitia Sans, Ma-

gali Connors, Anthony
Nguyen, Sue-Helen Gonzales, Astrid Baylet, Edwige
Belkacem, Baudoin Teulat,
Morgan Maury, Judicaëlle

Les textes publiés dans Linha
teurs. Ils ne sont pas la position
•

est avant tout

une

tribune de discussion.

sont sous la responsabilité de leurs au¬
les questions évoquées. Linha

sur

Imaginât

ET
ON
S'ABONNE,
APPROCHEZ, APPROCHEZ,

Bernât, Maïdou Sicre, Gre-

Pèc (sic), Pierre Lipvoski, Lionel-Alexis Espirtas,... Ça fait réfléchir
(d'autant qu'à Toulouse, les
Pizza Rodriguez se sont,
depuis longtemps,
imposés sur le marché.)

Imaginât le
de 1'I.E.O.

gory

IL Y EN AURA POUR TOUT LE MONDE
Abonnement à Linha Imaginòt : 80 F
Abonnement a Occitans !, la revue de l'Institut
d'Estudis Occitans : 80 F
Adhésion à l'Institut d'Estudis Occitans : 150 F
(abonnements à Imaginòt et Occitans !,
compris)

Nom, Prénom, adresse.

A retourner à

I.E.O.-Musica
c/o Claude SICRE
5,

rue

Arnaut-Bernard

31000 Tolosa

�THE FABULOUS MASSILIA

*
Université d'Eté à
Nîmes 1990 : il paraît que
Patrie a donné là-bas une

Propos ramenés par le Pichon voyageur (1)
Présents à l'interview

:

DJ (Djali, tostaire du MSS), T (Prince Tatou, tostaire du MSS), G (Guatarri, litchotaire
du MSS), S. (Dr Eurêka, dit Dr. Cachou, alias C. Sicre),
Q. (votre serviteur, poseur de
questions), L. (Landolfi, un passant du possee).

Q. : Comment ça a commencé ?
: Cest
Ange B (2) qui les a découverts
en 87 dans une cave
toulousaine, où

plus seulement un groupe de
original, un produit fini, un genre
particulier d'humoristes à la voix, mais
sommes

S.

trad

Grand Menteur Flash les avait entraînés.

des racines, des ancêtres d'un
genre mo¬
derne. Nous sommes les bluesmen de
leur rock, les tenants du rap et du rub-adub primitif...

Dès que je les ai écouté, ça a été la révéla¬
tion. On a discuté. Je les ai fait venir au
Carnaval 88 et ailleurs. Je savais qu'on te¬
nait là des gens très importants. Pour

Fabulous, mais aussi pour le mou¬
vement occitan, pour la décentralisation,
pour la France. D'ailleurs, après notre
rencontre, ils se sont mis tout de suite à
chanter en patois, et nous à écouter du
rub-a-dub, à prendre l'accent de Mar¬
seille, à prendre leurs expressions, aussi,
ça collait...
Q. : Et après ?
nous

S. : Après, on s'est vu régulièrement. J'ai
parlé d'eux partout, à tout le monde.
Celui qui a accroché immédiatement,
c'est Jean-Marie Carlotti. Dès qu'il les a
vus, ça a été pour lui un choc et depuis il
leur a fait une promotion géante à l'Est...

Q. ; Et pour vous, Massilia, c'est quoi, les
Fabulous ?

DJ. : Tu connais les ventes de boeufs au
Texas, les commissaires, l'allure à la¬
quelle ils parlent ? Comme les vendeurs
à la criée...
S. : Les mecs à la
teurs

bourse, les commenta¬
de football sud-américains...

G.

:

Trop violent !

T.

:

Les Fabulous, c'est les seuls

nous

sommes

en

avec

qui

connexion, tant du

point de vue esthétique qu'idéologique...
DJ. : Les Fabulous sont partis d'un bout,

de l'autre... Eux des troubadours,
de la tradition orale, nous du
rap et du
rub-a-dub, et nous nous rapprochons les
uns des autres. Disons
que nous roulons
dans la même Cadilhac, sur la même
nous

route, celle de la
L.
T.

:
:

parole...

Quelle Cadillac ?
C'est

grâce

aux

DJ.

:

La Cadilhac marche

une depâleMassilia
Eluspublic
copie dess'arrête
Jamaïcains,
que
pas à une

:
ne
mode. Cest grâce à Massilia que les Fa¬
bulous mettent en évidence leur moder¬
nité essentielle, au-delà des apparences...
S. : C'est grâce à Massilia que nous ne

Castan

sans

plomb. Avec dans la boîte à gants le livre
de bord, son manifeste (3)...
G. : Trop libéral ! Libérez Félix

Castan !
Q. : Une autre question...
DJ. : Laissez-nous tranquilles. Allez voir
Castan. A Montauban...
G. : Les Fabulous sont la preuve du Mas¬
silia, le Massilia est la preuve des Fabu¬
lous...
S. : Ouah la profondeur !...

DJ. : Allez boire à la font de Castan !
T. : Pour les Fabulous, Massilia est la
preuve de leur modernité, pour Massilia
les Fabulous sont la preuve de notre vé¬
racité, c'est ce qui nous permet d'intégrer
la culture jamaïcaine en restant Mar¬
seillais. On peut faire du rub-a-dub en
restant vrais...

DJ. : Les Jamaïcains nous ont révélé l'im¬
portance de la conscience collective. Leur
principe " I and I " m'a permis de
prendre conscience de ma communauté.
De réfléchir à des notions comme celles
de tribu, de famille, de territoire...
G. : Les Jamaïcains jouent Back to the

Roots, on fait la même démarche.
DJ. : Les Fabulous nous permettent d'être
aussi Jamaïcains que les Jamaïcains, ça
nous permet en même
temps d'être nous
et de nous

rapprocher d'eux...
T. : C'est grâce aux Fabulous qu'on
prend A POSTERIORI ce qui nous

com¬
a fait

flasher chez les Jamaïcains...
: Les Jamaïcains nous ont

permis de
de nos traits de
caractère marseillais, moqués
par le
Centre, la volubilité, la tchatche, la galé¬
jade, l'emportement, le combat verbal,
l'accent, étaient des valeurs, des quali¬
que certains

tés...
T. : Ce n,'est
ça.

qu'APRES qu'on

a

sympathique conférence sur
la chanson. En parlant
beaucoup des vieilles his¬

toires Ventadorn, etc... De

quoi pourrait-il parler
ne chante
plus
depuis longtemps (sinon en
Suède, paraît-il, où il doit
régulièrement rencontrer
d'autre ? Il

Salvatore Adamo), il est

journaliste et

ne s'est pas
(encore) abonné à lànha

Imaginât. Il n'est même pas
à l'IEO, je pense. Il paraît
aussi qu 'il veut remonter
sur

scène. Nous

voie tout de suite un bulle¬
tin d'abonnement et tous
nos

*

souhaits.

Nouveaux abonnés ou
adhérents : JP. Cazade

(Perlinpinpin), Patrice de
Bellefon (Pyrénées), F. Blot

(Mountain Wildeness), R.
Cazilhac (Narboruz), A. Daziron (Larrazet), J.F. Laf-

font, A. Miossec (GFEN),
J.P. Damaggio, JL. Blenet
(La Rampa), G. Rinaldi
(Toulon), F. Bacchab (dit

Grand Menteur Flash, To-

losa), Laure Duthilleul
(Paris), Dédé Minvielle
(Uzeste), Cavale (Festival
Racines, Tolosa), Georges
Ritt (Atlanta), M. Becvort
(Mureth), D. Baudis (TobClaude Marti, sollicité,
pas

sa).
n 'a

donné signe de vie,

comme

d'habitude. Alirol

plus. Ni Chadeuil,

ce

qui est très étonnant. On
s'y attendait de Roqueta
Ives, qui pense tout mériter
gratos. Beaucoup d'autres
tanpauc. A vrai dire, on
s'en fout.

théorisé

Au début, c'était instinctif...

(1) Par opposition au Voyageur Grand, François B., alias Grand Menteur Flash (beau-frère de
Philippe Bauer). 2) Jean-Marc Enjalbert, des Fabulous. (3) Manifeste Multiculturel et Antirégionaliste, éd. Cocagne, 30, rue de la Banque, 82000-Montauban, 70 F.

sommes

prêts à l'aider. On lui en¬

non

DJ.

comprendre
Fabulous qu'on n'est

au

CORTETAS

3

�G. :Pas formulé...

DJ. : Pour moi, si...
T. : J'ai pas eu envie de toster (4) par réflexe identitaire
mais par capillarité, attirance individuelle, ce n'est que

suis aperçu de la similitude des
démarches, ils chantaient en patois, ils parlaient tou¬
jours de la Jamaïque, nous de Marseille...
par

la suite

que

je

me

raison mais finalement ils avaient raison pour Mar¬
seille...
T. : Le rock, c'est l'Amérique, ça nous paraît évident

que c'est universel parce que c'est un grand pays. Le
reggae vient d'un tout petit pays.
S. : C'est votre itinéraire... Mais rappelez-vous que
derrière le rock, il y a le blues d'une toute petite com¬
munauté...

DECROCHAGES
DJ.

:

Moi, je n'ai embrayé que quand fai entendu des

français, quand j'ai entendu le Massilia,
qui avait déjà fait tout un travail... Cest survenu à un
moment où je décrochais d'avec les gens qui m'entou¬
gens toster en

raient. Marseille était un désert culturel. J'avais même
envie de partir à Paris... Je suis un rescapé...
S. : C'est marrant Lorsque j'ai fondé Riga-Raga et avec

disque, j'ai voulu contre-attaquer le folk en es¬
sayant d'inventer des racines à une musique plus sau¬
vage. J'ai voulu jouer la bourrée avec voix et percus¬
sions pour la débarrasser de ses connotations folk, joli
passé bien de chez nous, pour que d'autres arrivant
notre

puissent

en

tirer quelque chose avec leurs guitares...

T.:

Je vois bien...

L.
S.

Pas moi...

:

: Quelques années plus tard, j'étais
paumé, comme
Djali, je savais plus quoi faire. J'avais envie de chanter
des tençons (5) mais sans savoir comment, j'écoutais
les Italiens qui chantaient à toute allure sur des per¬
çus, j'admirais les breakers à la télé sans faire attention
au rap qui était très funk à
l'époque, un copain brési¬
lien m'a parlé le premier de l'influence des trouba¬
dours chez les improvisateurs du Nordeste et quand
je les ai écoutés, je chantais le babau à ce moment-là,
sans
perçus, et Xavier Vidal chantait des chants d'énumération a capella, à toute vitesse. Quand j'ai entendu
les improvisateurs du Nordeste, j'ai eu le flash, tout se
conjugait se synthétisait en une seule forme, c'était
inouï... Plus que les Inuits... J'ai compris instinctive¬
ment, c'est après que j'ai réfléchi et que j'ai pu com¬
prendre intellectuellement mon coup de foudre...

L.

Taurais entendu du rub-a-dub... !?
S. : Peut-être pas, parce que je cherchais une forme
primitive, primaire, basique, acoustique, un point
d'où on pouvait faire repartir tout...
T. : Plus on approfondit notre culture, plus on se rend
:

compte qu'on a eu raison de faire ce qu'on a fait, de

prendre la forme jamaïcaine. Plus on avance dans l'occitanisme, plus on voit la justesse du choix de l'arme.
Si on avait été un groupe de rock, on n'aurait pas pu
récupérer notre identité.
PAS LE ROCK

Q. : Pourquoi
T.

pas

le rock ?

Parce que le rock ne pouvait pas nous mener à
recherche des racines, nous donner la fierté d'être
:

la
ce

qu'on est où on est...
DJ. : Ç'aurait pas été le rub-a-dub, ç'aurait été le country. Mais c'est pas le rock, j'ai essayé, ça a pas mar¬
ché...
T.

Le reggae est

moins exclusif que le rock, c'est une
musique de communauté, moins d'avalanche de déci¬
bels, ça nous rapproche du balèti...
S. : Je me souviens des discussions à WAP en 82 parlà où les Aixois espéraient un sursaut de la jeunesse
occitane grâce au rock francitan de Quartier Nord. Et
je leur disais que c'était pas possible par le rock, j'avais
(4) Chanter. (5)Duels poétiques troubadouresques.
:

T. : Oui, mais on peut pas le savoir, c'était déjà
rock était surmédiatisé, il avait avalé le blues...

fini. Le

DJ. : La Jamaïque a porté la preuve qu'en partant d'un

petit pays pauvre, on pouvait lancer au Monde
message universel, cf. Bob Marley...
L. : Et nous aussi, on est petits et pauvres, moi sur¬
tout

un

tout...
: Ce qui nous a flashé dans le reggae, c'est aussi le
rapport entre la danse et la portée des paroles, on
pouvait dire des choses sur une musique de danse, à
l'opposé des chanteurs engagés français, et d'un autre
côté à l'opposé de la danse futile... Nous, on invite à

T.

danser sérieux...
G. : Juste jonction de l'esprit et du corps...
S. : Nous aussi, on cherchait une forme pour

pouvoir
placer des paroles d'actualité, mais nous sur une mu¬
sique qui devait être à la fois primitive, et moderne en
puissance...
DJ. : Ce qui m'a intéressé, c'est les idées véhiculées
par la jeunesse issue de la diaspora jamaïcaine de
Londres et de Birmingham, des immigrés de la se¬
conde génération, en situation comparable aux
jeunes
immigrés arabes de Marsilha...
T. : Le reggae est à la fois rural et urbain, t'as les
purs
rastas à la pêche, là-bas, mais aussi les musiciens de
New-York et de Londres...

LA CIRCULATION
S. : C'est ce qui m'intéresse, cette circulation entre fol¬
klore communautaire et produits de masse. J'ai tou¬

jours pensé qu'on ne pourrait rien faire de bon si on
ne créait
pas des racines presque de toutes pièces,
puisqu'on n'en avait pas. Plutôt que des racines, une

Créer une fontaine où pourraient venir boire
les autres... Je me suis mis à cette tâche parce
que personne ne le faisait. Ça vous nourrit à vous. La
Cie Lubat a repris " Malerós ", "la
pas res a far " ; Minvielle chante " Quincarilet " avec sa chorale
polyritmic
et d'autres comme la Talvera, Tisné, même Carlotti
y
ont puisé un peu,
par exemple, la volubilité... Il faut
du folklore pour que les créateurs viennent
s'y res¬
sourcer. Même s'ils ne s'en
emparent que pour le dé¬
monter, le destroyer, en montrer les limites, comme
fait Lubat. C'est un matériau nécessaire à tous...
source.

tous

DJ. : Aussi bien les

Discs-Jockeys à la mode à Londres

sont des vedettes connues

télés, boîtes, aussi bien ils

pour
sont

la musique en radio,
embauchés dans des

soirées

privées pour faire danser des gens de plus de
cinquante ans sur des rythmes folkloriques, calypso,

etc...

T.
S.

:

Et dans des lieux traditionnels,
Des circonstances... La

mariages,...
pluralité des circonstances
et* le contact avec les
gens de la communauté qui
connaissent cete musique, inventent
toujours des re¬
frains, des mélodies comme ça, saris prétention, parce
qu'ils sont nés dedans, enrichit les créateurs... C'est ça
:

l'intérêt du folklore...

�: Et ce n'est possible que parce que c'est une musi¬
que qui met la parole en avant, la communauté ac¬
croche aussi par ça, même des gens qui se foutent du

T.

RP1- Massilia Sound System :
rude et souple "

style musical...

"

DJ, T, G. : 50% de notre public n'est venu à nous que

détail : 35 F + 5 F de
5 ex. : 35 F + 15 F de

les paroles... Après, ils peuvent accrocher à la mu¬
sique...
T. : Même Guata ici présent, il préférait le hard-core,
les paroles l'ont branché...
S. : Pareil pour les Fabulous... 70% pour nous, je di¬
par

10

RP2 et 3
ÎO

...nistes...

DJ. : Au début, ils étaient assis. Ils nous écoutaient
occitan. Ils aimaient pour ça. Ils ne dan¬
saient que sur Carlotti quand il faisait le balèti. Main¬
tenant, ils se lèvent...
S. : Carlotti a été un très bon stratège dans cette af¬
faire...

chanter

:

"

:

Concept "

"

DJ. : La preuve c'est les Occitans...

DJ.

20

+

RP3- Massilia Sound System
Vive le P.I.I.M. "

LES OCCITANISTES DEBOUT
:

25 F

RP2- I.A.M

rais...

S.

ex. :

port
port
F de port

ex :

détail

Jali 16,

La preuve du Massilia, c'est quand les occita-

gamuffins (6).
S. : Et les breakers, les rappers, le public d'Ange B,
c'est lui qui a rendu plus évidente, du moins parmi

jeunes, la liaison Fabulous-Massilia... Vous, Massi¬
nous aidez à conquérir un public à qui nous fai¬
sons découvrir un mouvement de musique et d'idées
plus profond que le reggae, ou plutôt la profondeur
du reggae derrière la simple mode, le costume, les
signes de reconnaissance, les badges, etc...
T. : On arrive à faire danser les occitanistes en partie
parce que les Fabulous existent. Les Fabulous arrivent
à faire danser les ragas parce qu'il y a Massilia der¬
ces

lia,

rière.

:

+

5 F de

20 F de

+

av.

en

nistes se mettent à danser, car c'est le plus difficile,
aussi bien la preuve des Fabulous, le plus difficile,
c'est d'arriver comme vous faites à faire danser les ra-

40 F

port
port
ROCKERS PROMOCION
:

28 F

Bellevue 13003-Marseille
tel

:

91.05.8057

MSS, contact : 91.62.67.25
S. : C'est grâce à Massilia qu'on n'est plus de joyeux
baladins...
T. : Le fait de la liaison Marseille-Toulouse c'est va¬
chement important, c'est l'Est et l'Ouest de l'Occitanie,
deux capitales, deux visages. C'est important que les
Marseillais viennent à Toulouse, négligée par les uns,

impérialiste occitane pour d'autres, et c'est important
que les Toulousains viennent à Marseille, ville consi¬
dérée toujours à part...
S. : C'est tout le sens de la Linha Imaginôt. Un par¬
cours centralement horizontal qui casse l'isolement
des villes de ce parcours et leur seule relation verti¬
cale à Paris, et, qui mène, par derrière, aux centres
lointains...
G. : RADIO-PARIS MENT
RADIO-PARIS MENT
RADIO-PARIS EST FRANCHIMAND

(sur l'air de la Cucaracha)

DJ. : On crée un rapport de voisinage entre votre possee(7) et le nôtre...
S. : Donc, le début d'une communauté. Quand les

L. : Vous allez vraiment acheter
G. :... Et une tortue...

gens du même endroit, qui jusque là s'opposaient à
propos de styles et de pensées élaborées au loin, se re¬

un

J'ai toujours pensé qu'il fallait d'abord s'at¬
taquer, convaincre ceux qui étaient au plus loin, dans

trouvent...

les

mythologies les plus lointaines, qui étaient les plus
éloignés, les plus hostiles à tout le côté " bien de chez
nous ", car pour les convaincre, l'occitanisme devait
laisser tomber tous les passéismes, les nationalismes,
les récupérations bien-pensantes ou chauvines... donc
découvrir ce qu'il y a d'essentiel et de fort en lui...
DJ. : Le Massilia est une bête curieuse, curieuse d'aller
voir jusqu'au bout de la Linha Imaginôt...
G.

:

Vive le PKM !

DJ. : Pour nous, la Linha s'est arrêtée à l'Ouest à LarraH faut qu'on aille voir jusqu'à Uzeste, le bout
l'Ouest pour le moment On attend la Cadilhac
Lubat.
L. : Mais quelle Cadillac, j'ai pas encore compris...
zet

de
et

DJ. : Gracia a la soscripcion, sarà possible de crompar
Cadilhac e de far de longs viatges...
Et la tortue ?
T. : C'est grâce à cette connexion entre Fabulous et
Massilia qu'on est des musiciens trads, des musiciens
una

G.

:

pleins, qu'on est armé, à l'aise...

(6) Disciples de la philosophie reggaenienne.

(Anti-Reaganiens). (7)Tribu d'adeptes.

Regggaeniens

S.

:

une

Cadillac ?

Pour moi, Massilia, c'est un aboutissement, c'est

projet qui

a

réussi, qui légitime

un

travail de 15

J'avais dans l'idée de bien ancrer les Fabulous
pour ensuite monter leur version électrique, scénique.
Heureusement, grâce à vous, j'ai plus besoin. Je me
voyais pas revenir sur scène : vous êtes apparus et
ans...

c'est tout à fait ça

déjà réalisé... En fait, maintenant, je

peux presque prendre ma retraite musicale et jouer
pour le plaisir dans mon village...
L. : T'habites pas à Toulouse ?
S. : A Arnaud-Bernard. Je peux, je dois même tra¬
vailler plus dans le style trad, pour ancrer encore plus
que vous faites.
G. : Cette interview est spécialement dédicacée à tous
et à toutes.
S. : A Bernard Lubat, à Carlotti, à Vaillant, à Mince

vielle,à Lhubac...
DJ. : A Raymond IV, qui a fondé Montauban, au
Grand Valable FMC, aux chefs Osages et à Charles de
Cazaux, notre Cromwell...
G., : A tous ceux qui ont compris, à ceux qui compren¬
nent, à ceux qui comprendront...
L.

:

Cest vrai le coup

Tous

:

pas une
L.

:

de la Cadillac ?

CADILHAC, LIAC, LLAC, pas IAC, on n'achète

CADILAC, on achète une CADILIAC...

Quand ?

�ON NOUS
ECRIT :

STRATEGIE

ET

A LA MODE
"

*

Lo nòstre amie Joan Vilòta nos manda aquelas
reflexions sus Lubat e
son accion occitanista :

**

Aqueste estiu, Lubat a
Verfuèlh se présenta : Nosaus,

venèm de Gasconha. E
vos

?

Responsa de joves de
l'endreit :
Venèm del café !

***

soir

J'ai écouté Lubathier
sur

France-Inter. H

a

parlé et chanté en gascon
(avec Dédé Minvielle). Je
suis sûr que ce soir-là il a
fait plus de travail pour

l'Occitanie que dix sec¬
tions de l'IEO réunies.

(NdlR : Ouais, mais la
Choeurs de l'IEO, c'est

quand qu'ils passent sur
Inter ?)

Nous avons tous en mémoire le travail de
Giovanna Marini en Italie, ou celui de Dario
Fo il y a quinze ans déjà, c'est-à-dire de créa¬
tions véritablement ancrées dans la tradition
(et du point de vue de la production, et du

point de vue de la diffusion). Rappelez-vous :
pas une chanson intéressante sur Mai 68.
Mais ce n'est qu'un exemple. Où est notre
mémoire si elle ne sort jamais de l'implicite ?
De ce point de vue, j'attends avec
impatience
des initiatives et je pense pouvoir me donner
du mal pour les aider. "
Lortat-Jacob, Message de la direction de
la Musique, 1982
Sur les barricades françaises de 1990,
qu'y aurait-il ? Pas les rockers, qui écri¬

vent de bons textes mais n'auraient

l'électricité ; pas

pas

les vielleux, qui ces
temps-ci rêvent plutôt de défilés mili¬
taires et qui de toutes façons emmerde¬
raient tout le monde avec leur
coup de
cinq et leurs chansons " traditionnelles
Paris verrait le grand retour des
gratteurs de guitares,
naguère chassés par le
rythme, et qui se pointeraient mainte¬
nant escortés par mille
pseudo-joueurs
de djembé et mille sax
pseudo-free fai¬
sant le fameux " boeuf "
(mythe musical
parfaitement adapté à la creuse mytholo¬
gie soixante-huitarde). A Toulouse, par
contre, il y aurait (bruit autrement signi¬
fiant) un charivari géant, parce que nous
avons habitué les
gens à descendre à
50.000 dans la rue avec des poêles
et des
casseroles (NdC

des casse-rôles ?). Et

:

partout, heureusement, il y aurait les

breakers et les smurfers avec leurs trans¬
istors, et les versificateurs de rub-a-dub
ou de
rap avec des Sound System de for¬
tune. Parce que, loin de tout romantisme,
eux sont toujours dans
la rue et savent

que le folklore ça s'invente tous les jours,
pour la vie de tous les jours, avec les
moyens du bord.
•
Bon, maintenant le rap est à la
mode (pas encore le rub-a-dub). Et il de¬
vient ennuyeux. Pourquoi ?
•
La révolution qu'il a amené est
suivante :

1) Les

jeunes des ghettos, partout,

sont mis à écrire

la

pour ça.
2) Le rap met en scène, donc en
oeuvre, une revanche symbolique —
donc réelle dans son domaine, cf. le
Top
—

du

prolétariat

sur

miettes, donc
conteste, donc

que

les

la marchandise qu'il
sur ses maîtres. Par delà,
de façon plus universelle, il met en scène
sur

la maîtrise de l'homme
Le scratcheur (ou le

sur

la machine

:

capteur-envoyeur
DOMESTIQUE à son
après les avoir capturés, tous les

de

samples)

usage,
bruits du Monde et c'est

domestiqué manipulé

sur

cet

horizon

le Rappeur in¬
stalle son propre PROPOS. La
syncope
systématique est ruse machinale pour
jongler avec le bavardage des marchan¬
dises qui s'échangent. ( Ceci est la défini¬
tive théorie du rap, qu'ont été
incapables
de produire les intellectuels
joumaleux
américains, et pis les français qui, du
Monde à France-Culture, répètent les
mêmes âneries

Cette

que

sociologiques).

révolution, aujourd'hui, s'est
déjà fondue dans l'anonymat des acquis
sur toute la
planète (même à Pontoiseles-Flots, même à Tombouctou, on
scratche James Brown et on pille Public
Enemy). Elle est déjà folklorisée. Ceux
qui, aujourd'hui, se proposent SPECTACULAIREMENT de nous entraîner dans
révolution sont des TRUQUEURS,
des CONSERVATEURS de mouve¬
cette

ments

déjà morts, des EMBAUMEURS,

donc. La révolution continue Ailleurs.
•
On comprend bien la logique des

Modistes, des Embaumeurs, elle est tou¬

jours partout la même. On comprend

aussi celle des chanteurs et musiciens

français, pour qui le rap est ennuyeux de

la même manière
que l'était pour leurs
congénères le jazz en 1920 ou le rock en
"i960 : ennuyeux EN-DEÇÀ de sa com¬

préhension (Pour nous, il l'est AUDELÀ). On comprend moins un Min¬
vielle, lancé sur une route parallèle aussi
Avancée, quand il récupère le mot (Poliritmic Rap Orchestra) sans curiosité
pour
le fait On

comprend moins certains or¬
toulousains. Avancés sur
d'encore autres roots, quand ils
récupè¬
rent le fait sans se
poser les questions
des enjeux.

ganisateurs

se

(donc à lire). Résultat

qu'ont toujours été incapables de pro¬
duire des millions d'enseignants, d'ani¬
mateurs et autres encultureurs
payés

50

produit et desquelles il n'a

les richesses qu'il

•
Tant mieux que le
rap soit à 1;
mode. C'est ce que nous voulions. Noi
pour vivre cette mode, mais pour la CRI
TIQUER. Notre travail est de rendre 1«
mode de plus en plus
intelligente pou
que notre critique soit forcée à toujour

plus d'intelligence. Sur ce plan, râpeuse
ment parlant, nous sommes en train d&lt;
gagner.

�TACTIQUE

CORTETAS
*

HE Y, LAVAUD !
(La grande caravane)

Una Cadilhac

(pas La

Cadilhac) va nous arriver
d'ici quelques semaines.
Nous n'en

profiterons que
quelques heures par mois,
mercés à Daniel Pledt (As¬
sociation Tolosa-Capitala)

Eh bien, ça y

est : le projet est lancé

depuis 1986. C'est Patrie Lavaud qui s'en
occupe activement La Grande Caravane
démarrer. En tête, le Massilia suivi de
la Cie Lubat, flanquée de Manciet, Laborde, Vautrin et Laure Duthilleul suivie
de Mr Palomar (avec Ben, dans leurs ba¬
va

gages,

bâillonné), Carlotti par derrière ac¬

compagné d'Alranq, de Feliç Castan et de
Robert Lafont dans la même roulotte, les
Fabulous Troobadoors partis devant en

éclaireurs, Padena à quelques kilomètres
derrière. La route sous leurs roues, on

l'appelle Linha Imaginòt.

house et de chanson française pour se
mettre à ronéoter leurs propres revues.
Les vieux sur leurs bancs se remémorent
de vieilles histoires en quatre langues.
Les syndicalistes sortent leurs pétoires
pour tirer sur les monuments du provin¬
cialisme. Les enfants accompagnent la ca¬

jusqu'aux confins de la ville sur
leurs cross-bikes en chantant des comp¬
tines folkloriques rub-a-dub et plusieurs
d'entre eux sautent subrepticement dans
la dernière
roulotte vers l'aventure
comme les hoboes d'un còp èra en
Illinois
ravane

Mississipi. Les paysans de 55 ans déci¬
dent de battre sur leur propre terrain
tous les conseilleurs en esprit d'entre¬
ou

De partout, les gens accourent les re¬
joindre. Reçus en hérauts dans tous les
villages, les bourgs et les hameaux, ils ne
laissent derrière eux que n'en-croie-passes-yeux (ni ses oreilles), toutes les en¬
seignes " Modem ' Coiffure " ou " Tricots
de Paris " sont repassées à la peinture
fraîche au profit de fulgurants vocables
empruntés à la poésie RapPatois. Les
adolescents jettent aux poubelles leurs
Rock and Folk et leurs CD de hard, de

prise et téléphonent à des communautés
de Kabylie, du Nordeste et de la Chine
du Sud pour organiser tout ça. Dans les
des
ruelles ombreuses,
les
femmes discutent l'ordre culturel plané¬
cuisines
taire

en

tricotant.

Hey ! Lavaud, qu'est-ce que tu fous ?
après toi. En commen¬
çant par l'IEO.
Le Monde attend

qui la fait venir de Miami.
C'est

un

début.

*

Ça y est : les supporters
de l'OM ont découvert
Massilia et le PIIM. Faut
maintenant leur faire dé¬
couvrir Castan. Ça c'est du
vrai travail.
*

C. Sicre vient de sortir,
dans les Documents
GFEN, 16 thèses sur l'école
(30 pages environ). La fonc¬
tion de l'enseignant et de
l'école y sont, après des dé¬
cennies de billevesées,

conceptuellement IN¬
VENTES. Les instits

ne

manquant pas dans le mou¬
vement òc, ils seront peutêtre quelques uns à com¬
mander ces thèses au GFEN
Toulouse (c/o Alain Mios-

sec),

rue

du Tchad (Ecole

publique) 31300-Tolosa.
*

Une tâche urgente pour
les Linha Imaginotistas : la

critique du concept de xHolence chez René Girard
dans " Des Choses Ca¬
chées depuis la Fonda¬
tion du Monde " (Grasset,
maintenant en poche).
*

Label Noir

(filiale de
Virgin) est intéressé par le
groupe de Rap d'Ange B
(Bouducon Productions).
Le rap

est à la mode. Les

chasseurs de stars sont sur
les pistes. Bouducon Pro¬

ductions, le meilleur groupe
de rap français (textes, sé¬
lection des samples, human
beat box), comme par ha¬
sard occitan, va-t-il heureu¬
sement
en or

Racines 90

:

Zebda (Fotd

Thierry Château)

négocier

? On

un

verra.

contrat

�LE

La

LOCAL

EST

UNIVERSEL
OU IL N'EST PAS

proposition " L'Universel c'est le local

A

elle flatte (involontaire¬
reçue de la pensée française
selon laquelle le local est un enfermement
voire un enterrement. Et pourtant les murs
existent partout et leur reconnaissance (leur
existence) est le préalable à tout échange, à

moins les murs ", qui a soufflé sur le dernier
Festival d'Uzeste, a l'immense mérite de

pousser plus en avant dans la réflexion
l'identité communale et la décentralisa¬
tion culturelle.
nous
sur

Uzeste est pour le public comme
pour
les artistes un lieu ouvert, et inimitable
par la

ce

l'aventure
lieu qui
tout

son

Gommer les murs, c'est-à-dire les identi¬

tante par ce

qu'elle

l'universalité.

ce

Elle
aussi

est

le

dis¬

peu
convaincante

au

impor¬
qu'elle

que
cours

que par
ne dit pas.

cines

Elle est, pour les obser¬
qui regardent d'en bas, du dedans,
fantastique révélateur des pratiques cul¬

périmètre d'envol "

pour

citan.

turelles de notre pays.
Et la critique parisienne (toutes sensibili¬
tés confondues) fait
preuve, chaque fois,
d'une étrange cécité sur ce qui joue
à Uzeste,

des
ou

ra¬

" le

définir le projet

oc¬

Je trouve que la formule appauvrit ou
déforme l'aventure admirable
qui se pour¬
suit et s'enrichit à Uzeste.
Il faut la laisser à ceux
qui se cognent à
des murs pour eux invisibles — faute de ne

prisonnière qu'elle est du moule centralisa¬
teur.

des

agression, c'est nier

Cette formule est un raccourci
qui fait
l'économie d'un vrai débat sur les conditions
de
l'accès
d'un lieu
à

vateurs
un

une

vibre de

moins aussi

ce

tés, c'est commettre
les différences.

sens,

de

être, est

démontre

sens,

toute confrontation.

proximité, le brassage, l'écoute, l'invention.
C'est aussi, ne l'oublions pas, une formi¬
dable tête de pont pour tous ceux
qui luttent
afin que tous les points du territoire
français
conquièrent la mê¬
me
dignité.
En

mon

ment) l'idée

jamais penser du dedans.

Du combat d'Uzeste pour

l'égale dignité

Ce sont là les bombes à retardement
que
posent des identités par la pensée réductrice

lieux, des forces tectoniques qui rugis¬

sent dans la marmite locale et autorisent une

d'énergie capable de fissurer

ignorées et qui derrière leurs murs (toujours
ouverts) construisent un pan d'universel.

(Lubat) qu'elle identifie presque à un génie
des lieux, à un sorcier moderne de la forêt.

L'expérience du TRAIT D'UNION (jour¬
persuade que c'est la
plongée au plus profond du local qui consti¬

telle libération

la carapace d'uniformité, elle ne retient
que
l'art d'organisateur du " magicien ", Bernard

nal de Larrazet) me

Aurait-elle peur

à ce point du précipice
pieds le projet décentrali¬
sateur, aussi embryonnaire soit-il ?
C'est pourquoi la formule " L'UNIVER¬
qu'ouvre

l'ouverture absolue vers l'universel.
Et comme derrière ses murs,
l'équipe
d'Uzeste ne fait pas autre chose, nous
y re¬
tue

sous ses

viendrons l'an prochain pour
débat et combattre le silence

SEL C'EST LE LOCAL MOINS LES MURS "
a
pour effet de brouiller les pistes.
Certes faudrait-il s'entendre sur sa lec¬
ture exacte, tenir
compte du contexte qui la
sous-tend (cf. l'oeuvre de l'écrivain M.

Tonga).

qu'uzestois.

8

prolonger le
qui n'est pas

Alain Daziron

�Que regardent-ils ?
A UZESTE,

a :

présenté le GFEN Bordeaux à Daziron : on en attend

•

reparlé

-

aux

des suites.

organisateurs de Massilia et de Carlotti pour le prochain festival :

des promesses de gascon.

présenté Nougaro à Manciet : le contact est bien passé.

-

participé

-

eu

-

aux

l'extrême

constaté que

-

débats sans trop se faire remarquer, sinon à celui de la CGT.

plaisir de collaborer avec le

stand livres de l'IEO-Cantal, très dynamique.

Silvestre, de L'Huma, se faisait plus

timide, moins pétri de certitudes : peut-être lit-il Castan ?

applaudi à Sclavis et à son quintet breton.

-

Quant au duo Bandonéon-Batterie avec Lubat,
folklore des pays de l'Est.

admiré Portai dans son concept-show. Son perçu en remet.
c'était très bon, presque autant qu'un groupe de

-

vu en

-

-

-

-

H

l'IEO-Musica

L'universel, en montant aux murs ! (Fotò Thierry Château)

-

pensé

Lubat
que

un

grand chef d'entreprise, plus qu'un sorcier.

les débats devraient être organisés.

présence du GFEN Midi-Pyrénées (les Colin, les
d'Aquitaine et d'ailleurs.

noté la

conversé

également avec Jacme Gaudas, toujours à

Miossec,...) et l'absence des occitanistes patentés

l'affût de tout...

espéré pour l'an prochain la venue d'un duo accordéon-clarinette
leur en boucherait

un

coin, à tous ces musicos !

des Vallées Occitanes d'Italie : ça

Q

�qu'ils aimeraient voir et qu'ils regar¬

Capitale du possible

dent à travers les fentes du

,

du

consommer

culturel

l'impression de franchir
Un témoin de Vive Uzeste Musical, festival qui se
plus de 10 ans en Gironde au borq
nous raconte son aventure de
1990.

tient depuis
des Landes

Rappelons

que ce festival s'est déroulé du 16 au
19 Août avec des artistes divers (Sclavis, Portai,

Sicre, Nougaro, Giovanna Marini, Ch. Laborde ...)

'

voir un écrivain
toulousain insulter les occitanistes,
les occitanistes inventer un mot

peut-on

u

occitan(1), un débat organisé sur le
thème du plaisir, devant une église
dimanche matin, un autre sur le
thème des murs, un joueur de jazz
un

devant

piano perché sur une
tirée par un tracteur en
pleine forêt pendant que s'élève
un

remorque

au-dessus

de

bombe

une

lui

voile

une

de

hissée entre deux arbres,

bateau,

éclater

d'eau

sur

les

spectateurs d'un concert en sousbois, un "prix Goncourt" lire sa
dernière
communs

prose
devant quelques
mortels, une scie, une

une poêle à frire devenir
des instruments de musique ?

soupière et

de

pair avec
l'imprévu. Et
ce
qui est
prévu c'est le

de la femme.

Le droit à la parole, le PC l'a
organisé avec son "gueuloir" des¬
tiné à l'expression de tout un cha¬
Poésie, prose, cri du coeur
momentané, histoire imaginaire,
analyse linguistique, le menu fut là,
aussi varié que les personnalités et
l'imagination des acteurs-specta¬
teurs. La situation paraît à la fois
simple et nouvelle. De là à se poser
la question : où aujourd'hui un
individu peut-il s'exprimer et écou¬
ter l'autre de façon aussi simple et
directe, quand on nous parle de
médias, PAF et autre câbie ?
cun.

Le

slogan du festival mis

U zeste

"L'universel

:

c'est

en avant

le

local

En

zeste de

fait

jazz diront certains.

zeste

u

de

bien

d'autres

Lo

jogaire es Bernât Lubat, chef
invitant la planète à
jouer dans son jardin, jardin dans
lequel est venu s'installer Jean Vau¬
d'orchestre

trin.

Depuis

Uzeste, le rapport artistespectateur n'est plus ce qu'il était,
puisque tous deux se retrouvent
dans le débat, chacun s'interrogeant, chacun pouvant étriper
l'autre. Uzeste, c'est aussi l'art de
faire que l'imprévu ne soit pas un
accident, mais un éclat de rire, ou
même

une

L'oeuvre
alors

est

qu'ailleurs

table à

n'était pas celui de Dyonisos. (2)

"Et

la

musique dans tout cela ? "
peut-être que la
musique d'Uzeste ne se raconte
pas. Pourtant il y a ici des moments
magiques, moments magiques qui
associent le génie des musiciens et
les improvisations uzestines. Les
direz-vous. C'est

buvettes et autres bistrots sont aussi
théâtre de ces défoulements

le

tambourinaires, qui sur une table,
qui sur une chaise, qui avec un
instrument plus qualifié. La scène
est dans tous les lieux, et c'est
peut-être la première décentralisa¬
tion culturelle chère à Félix Castan;
elle va jusque dans les sous-bois
de la forêt landaise, lieu de création

du

récit, à Uzeste,
en

un

panne,

projecteur
un chien

(in)opinément,

ou

un

spectateur crierait "Remboursez ! "
Alain Daziron provenant de la
Lomagne résistante, s'écria : "Halte
...

là !

nous

Sans

avons

besoin des

murs.

quoi

tout dialogue, toute
action, toute construction, ne serait
plus possible. Dans tout mur exis¬
tent des brèches dans lesquelles il
faut

s'engouffrer, créer des passa¬
mais les murs doivent être
respectés !" Et de proposer : "le

ges,

local, c'est
murs".

l'universel

dans

les

Pour le

premier festival post mur de
Berlin, il fut donc question des murs.

Dire

que

plus belle,
aurait été

I_e

mur

certains

de

de

l'argent, lui, empêche
profiter des concerts

qu'il

en a qui croient
folklore comme l'on

y

le

possède un objet, déterminé pour la
vie, alors que le folklore s'invente
chaque jour. Uzeste invente le sien.
D'autres

acteurs

en

d'autres

lieux

inventent le leur. Et la société la plus
pauvre est bien celle qui ne sait plus
inventer son folklore. "Vive Uzeste
Musical" est riche de cette identité

qui

passe
vicissitudes
ciennes.

Per

l'an

bien

au-dessus

techniques

que ven,

ou

coma

des

politi¬

totjorn,

esperam u zeste de tots. De segur
es

possible. Jean-Marc Buge

( l)Tasta-sound pour "balance" : opéra¬
tion

qui consiste à régler l'intensité des
avant
qu'un musicien ne se
produise sur scène. (2) Et L"os de
Dyonisos" est lui-même "bien meilleur
que Los de Nadau" au dire de certains.
micros

elle

cinq places, cinq chai¬

connaître

tomberait

a

pour cinq cégétistes, un micro
fixe et un discours sur tout c'està-dire sur rien. Voilà un os qui

de Marna Cucurbita.

création.

n'en

une

nous

un mur avec

ses

mérite de susciter l'imagination et
de ne déplaire à personne. Jusqu'au
moment où
à cet instant crucial

aboierait

ingrédients.

quant à elle

CGT

montré comment créer

moins les murs". La formule avait le

....

U

étape

gâchée,
L'humour va

parole, c'est la valeur de l'homme et

était

d'avoir

ou

une

sociale.

talent, c'est le
droit
la
à

a

de

mur

planches (CQFD dirait Darizon de
Lazzaret) et permet à d'autres de

�JUSTE UN

Le Monde persiste.
Excellent article de Francis Marmande, dans Le Monde, sur le festival,
avec trois colonnes en première page. Intelligent, aimable, humoristique, fin
*

Uzeste

:

par endroits voire malin, découvreur, presque pionnier et bien écrit. On se
demande pourquoi on en revient lourd, lourd de musique, lourd de pensées,
lourd de goût de Sauternes. Parce que Le Monde est tout : ce tout dont nous
commençons

à ne plus avoir besoin.

MOT

P
I

*

Auzias sait lire :
Lisant " Identité et Civilité, 42 thèses sur le jeu de l'Occitanie ", Jean-Marie
Auzias s'est, paraît-il, exclamé : " H n'y a que deux philosophes occitans, Claude
Sicre et Michel Serres !
On ne sait pas où Serres prend ces brumeux

concepts, par contre Sicre doit tout ce qui est bon chez lui à Castan. En
fouillant dans les poubelles de Bru et de Nelli, Serres pourrait devenir philo¬

sophe. S'il n'était pas professeur. Voyer répare des ordinateurs, se faisant
ainsi le sketch du prolo de l'ère électronique. Sicre est un chanteur de rues.
Castan est un instituteur à la retraite. Fousia est en première année de stage
pour préparer l'examen d'aide-soignante. Si l'on considère par ailleurs que
l'IEO n'es apparemment pas pressé de rééditer les 42 thèses épuisées, que
Lionel Jospin n'a pas réussi à aller au bout des 20 pages, que René Girard en¬
seigne dans une université américaine, qu'Alirol travaille aussi à Lyon et que
Baudis n'a pas encore lu Tocqueville, on comprend tout : Jean-Marie Auzias
est un enseignant, l'hiver à Lyon et l'été à Nîmes.
A paraître :
Fousia Concepts, une

SIA, 19

K-7 de SpontRap improvisé

par

la jeune artiste FOU¬

de Toulouse-Le Miralh. Un discours décapant, hilarant qui mé¬

ans,

lange le français, le marocain, l'algérien, le tunisien, le catalan, l'occitan, le
manouche,

sans une

ombre d'artificialité. Effets musicaux

:

Ange B. Prise de
Production

:

Prince Tatou et

son : Prince Tatou. Découvreur-concepteur Dr.
Roker Promocion (en collaboration amb l'IEO-Musica).

Cachou.

*

La musique est une gourmandise :
Tel est le titre d'un article consacré à Francis Lassus, dans
où celui-ci déclare notamment :

TX: Oui et non... Je suis d'origine básque
mais j'ai grandi en Occitanie et j'ai reçu
des influences de cette culture qui a aussi
beaucoup marqué Nougaro. Toulouse a
été une ville très importante et très enri¬
chissante pour moi.

Batteur-Magazine,

langue ne fait pas moins que.
française ! Paraula et mot pour
parole et mot quand ailleurs on a
seulement parola, palabra, wort et
word ! Une définition anglaise de
Word : "an oral or written sign
denothing a thing or an idea". Si
vous teniez à avoir une preuve de
la richesse du français et de
l'occitan ne lisez pas plus loin.

notre

la

Pour moi les richesses

eur

l'écrit c'est (pour l'essentiel)

M

tué.

ais, Dio me damne, atten¬

tion, car les dignitaires de

avec

Et cet abonnement à LINHAIMAGINÒT,
le chèque il est parti ?

à

hasard dans ce titre "Les Mots et

l'accent

Bernard Lu bat?
F.L: Avec Bernard, j'ai découvert d'autres
sons, d'autres façons de penser et de pra¬
tiquer la musique. Uzeste est un laboratoi¬
re et la Compagnie Lubat est une équipe
de chercheurs. J'y ai appris beaucoup de
■choses sur la vie de la musique et la vie

de

fallait

comprendre. Cher¬
chons des situations où la parole
fait des ravages. Au Midi, chez les
femmes et en Afrique ils vont
même plus loin, ils palabrent. La
dignité est du côté du "mot" et, je
vous dis pas, pour le côté, "paro¬
les". Voilà la raison d'une richesse
qui fait frémir. Mot, motus .... et
bouche cousue. Mot, ajoutez un
"R" et vous aurez "mort". Pas de

que

B.M.: L'autre rencontre décisive de ta

celle

étant dou¬

je me suis dit qu'il

teuses

(pas de hasard non
plus d'ailleurs dans l'ordre "les
mots" d'abord et "les choses"
ensuite). Bref, il ne nous reste qu'à
prendre la parole ! Vous l'avez
compris, pour moi la parole est
(entre autre) accentuée, tandis

rencontré des musi¬
qui m'ont montré
d'autres voies que celles qui m'intéres¬
saient au premier chef et ils m'ont permis
de me rendre compte que c'étaient des
chemins dans lesquels je cherchais aussi
à m'engager, inconsciemment.
ce sera

espagnols,

les choses"

^

B.M.: Pourquoi?
F.L: Parce que j'y ai
ciens traditionnels

vie,

italiens,

auvres

allemands, anglais, ils ont un seul
mot là où la France en a deux !
Rassurez-vous amis occitanistes,

chercher
*

(1)

l'écrit

aujourd'hui utiliser l'outil
télé pour apprivoiser la parole.
Alors que nous reste-t-il à faire ?
Un écrit-oral dont Cl. Sicre a
donné un bon exemple par son
usage des parenthèses dans Vive
l'Américke mais un mauvais dans
son
compte-rendu du livre de
Lafont
le dernier
paru dans
numéro de la Ligha.
savent

J-P

'W

Damaggio

�LECTURAS

QUAND LE CENTRE

DU MONDE

EST PARTOUT
On

doutait un peu du
décadent " de Debord, toujours chez lui bien
contrebalancé par l'extrême
côté

se

positivité de

son action en
faveur du " retour du
néga¬
tif ", de la révolution donc.
Ce côté, on le
voyait dans
les traces des
stupidités sur¬
réalistes (goût du scandale

petit-bourgeois,
du

insultes),

romantisme

(le

héros

maudit, le secret), de dan¬

dysme (le poker, l'alcool, la

nuit, la

fréquentation

com¬

plaisante des voyous) dont
ses
premiers textes dans la
revue de l'IS sont
marquées.
L'urgence de l'action et un
réel goût de la vraie aven¬
ture aidant, ces
choses-là, de
l'ordre de la mésaventure,
ont peu à
peu disparu et
Debord s'est transformé
ce

en

qu'il fut pendant quinze
géant de la pensée

ans, un

de notre fin de siècle,
parmi
quelques autres. Ses pas¬
sions personnelles, on s'en
foutait et il nous emmerdait

plus

prisonnière tanben d'une
petite tare ridicule, mais

"

(la passion est
d'ailleurs toujours inintéres¬
avec ça

sante en

soi). Il était

au ser¬

vice de quelque chose de
bien plus grand que lui. Et
même si son oeuvre madure
restait
prisonnière d'une

formidable tare,

explicable

par une tare originelle,
voir l'exercice du

à

sa¬

mépris
qui
que ce soit est toujours
contre-révolutionnaire)
(voilà une pensée extraordinairement juste que je livre

(qui partout

et contre

modestement

12 monde,

au

en passant),

lourde de funestes consé¬
quences (explicable de la
même façon), à savoir la
naïve croyance
que Paris est
le centre du Monde, alors
que bien entendu le centre
du Monde est PARTOUT

(seconde

extraordinaire-

ment

juste assertion à livrer,
Monsieur
lo
prepausat),
même, donc, si tout ça, eh
bien toujours est-il
que cer¬
tains des siens
concepts (à

Debord) ont largement dé¬
passé leur vaniteuse locali¬
sation

géographique d'ori¬

gine
et
leur
parfois
imbéciles conditions de
pro¬
duction pour aller utilement
féconder des cerveaux sur
toute la
est

planète. Voilà qui

bien vrai.

Aujourd'hui, à presque

soixante ans, Debord nous
revient avec un
genre d'au¬
tobiographie. On est prêt à
lui pardonner
beaucoup, eu

égard à

ce

mémoires.

Bon,
ment

fois
son

qu'il est dans

nos

style est riche¬
agréable, quoique par¬
son

un

peu compassant ;
contentement de soi est

généreux, pourrait-on dire
ses

aveux

Mais

bien

triés,

;

etc.

qu'on le croit pas
gâteux, ni fini, Debord, on
vu

qu'il n'ait pas lu Tocqueville
(ça lui aurait évité

avant 68

de tomber souvent, et de
faire tomber

beaucoup de

ses

compagnons,

métaphysique du

dans la
concept à

la
française)
(franchouillarde, même), il peut
toujours le reprendre page
par page (il trouvera mieux
que des citations chez cet
auteur qui non seulement a
vécu l'effondrement d'un
monde de très près — tom¬
bant de haut, lui — mais en¬
core a su mieux
que quicon¬

que apercevoir la logique
de celui qui se mettait en

place). Et surtout, pour
comprendre — et nous
aider à comprendre — ce
qu'est l'esprit du Monde au¬
jourd'hui, en France (à tra¬
vers ses limettes
françaises,
car elles sont
toujours sur
tous les nez, et
personne ne

les

a

enlevées), il
pencher sur les
livres de Feliç Castan et les
encore

pourrait

se

brochures de la Maison de
la Culture de Larrazet. Lui

qui dit si bien que l'esclave
moderne a peur du
pas¬
séisme avant tout, il sentira
alors où souffle le vent du

négatif,

en

1990 : dans le fol¬

klore, en province (quoi de
plus ringard ?). (C.S.)

n'a pas

envie, en lisant son
livre, de jouer au critique lit¬
téraire, ni de le suivre, dans
sa

semble-nostalgie,

sur

la

piste du retour au dan¬
dysme parisien originel. On
a envie de lui
dire, et je le
fais, que si c'est dommage

*

Guy Debord, Panégyrique,

Editions Lebovici, 1989 ; F. Cas¬
tan, Manifeste multiculturel et

antirégionaliste, Cocagne ; Identi¬
tés

Communales,

Maison de la

Culture, 82500-Larrazet

�DE LAFONT,
DE L'OCCITANIE
ET DE

L'EUROPE

Les Lettres de Vienne à un
Ami européen, par Robert
*

Lafont, Aubanel.
Nous les avons lues ! Elles
confirment en tous points

analyse du dernier nu¬
sur
l'idéologie lafontienne.
Agréablement

notre

méro

écrites dans une forme vo¬
lontairement surannée
où
le moderne reprend vite ses
droits, elles sont du très bon
Lafont.
La
les
thèse
:
hommes politiques
d'Eu¬

rope, requis par
gences, oublient les

les ur¬
logiques
historiques profondes qui
leur retombent un jour sur
le nez. Il leur faut un histo¬
rien littéraire, économiste,

linguiste et humaniste type
18° siècle pour remédier à
ça. Lafont se propose, s'est
proposé. Beaucoup de rap¬
pels intéressants, d'analyses
fines, de lièvres soulevés,
voire de révélations dans
traité
de
politologie

Un nationalisme

clair,

ça

existe...

ce

à
l'usage — surtout — de la
gauche au pouvoir. Ceci dit,
question Occitanie, on n'y
comprend rien. Le pro¬
blème
occitan
n'apparaît
nulle part comme problème,
juste une solution sortie de

*

A propos

Est-ce

de Manciet et des Cons de l'Université

ou

d'Ailleurs

hasard si, l'hiver dernier, c'est

lapin d'un chapeau.

Serge Pey — relayé par l'IEO-31 —
qui a invité Manciet au Mirail et pas les possesseurs de la chaire d'occitan, de
linguistique ou de littérature, ni aucun des libraires toulousains, ni aucun de
ces animateurs culturels salariés
par la ville ou le département qui tous jugent
du génie en fonction de son éloignement dans l'espace (au fin fond de l'Asie),
dans le temps (ah ! Homère) ou mieux encore les deux ensemble (à Berlin,
dans les années 30) ? Un Kafka dans ma rue ? Impossible. Pensée de
profes¬
seurs, de cultureux provinciaux qui attendent d'en-haut le signal des décou¬
vertes (1). L'Enterrament a Sabres a aussi été conçu à leur
usage. Pour leur
permettre — occasions qui n'arrivent pas souvent dans une vie — de prendre

l'occitanisme qui a mené La¬

définitivement du recul et de concevoir là où ils sont les ambitions intellec¬
tuelles les plus hautes pour leur public, duquel ils sont au service, je crois.

temps

en

temps comme

un

Là est tout le hic. C'est bien

font

à

livre,

on se

un

la

pensée euro¬
péenne. Après avoir lu le
demande tou¬

jours pourquoi et comment.
Un maillon
manque. Ce
maillon,
l'a. Alors

un

autre

penseur

qui attend quoi ?

(1) Une autre mode provinciale consiste, pour cacher le sentiment qu'on a de
la rusticité de l'endroit où on vit (donc de la sienne), à essayer
de prendre
Paris de court sur son " terrain " en publiant d'exotiques traductions
d'oeuvres

rares. Ça fait érudit branché. N'est-ce
pas Ombres Blanches ? Tou¬
jours la surcompensation. Quand ces gens-là publieront Castan, qui vit à côté
d'eux, je pourrai commencer à croire à leurs talents de découvreurs de
l'intelligence. Avant, je les tiens pour des paumés qu'il faut asticoter 1 (î
un
peu parce qu'ils sont prétentieux sans raisons bonnes.

�LES MESAVENTURES
DE J.-P. VOYER

WAOUOUHOOUH

WAOUHOUHÒC
Dans
causes

parlait

excellent livre " Une
enquête sur la nature et les
de la misère des
gens " (Ed. Champ Libre), J.-P.
Voyer
ainsi, p. 117 :

son

!!!!!!!!!!!!!!!!

LO TÒP
SE CANTA

*

Dans un article du numéro 3 de la
revue électroconfusionniste Interférences consacré aux
graffitis qui
couvrirent récemment les murs de New
York, le sémiologue Baudrillard s'étonne que ces graffitis, une
profusion
de noms de
guerre, de noms de code, ne veuillent rien
dire. S'ensuit un
long questionnement qui voudrait nous
persuader que « la manipulation totale des codes et des

significations » constitue « le vrai terrain
stratégique »,
qui voudrait nous convaincre donc, de
l'importance
de
la maigre spécialité
universitaire, gagne-pain de Baudril¬
lard. Ce genre d'imbécile ne
trouverait pas un arbre dans
une forêt. Ce
que disent les jeunes Noirs et Pcrtc-Ricains
auteurs de ces
inscriptions, c'est qu'ils n'ont rien à dire
et que ça les scandalise
de n'avoir rien à dire. Ils ne
sont pas comme

les universitaires

et les

«

artistes moder¬

qui s'accommodent si bien de n'avoir rien à dire
qu'ils en font une profession.
nes

»

Quel ne fut pas l'étonnement de notre
spécial à New
York, cet été, de découvrir, bien placés surenvoyé
la route qui mène de
Manhattan à Kennedy
Airport, au bout d'un long mur couvert
de tags et de grafs,
plusieurs immenses " Voyer " bombés sur ce
mur. Instruit à la vieille
école, il (l'envoyé) se souvint alors des
graffitis maoïstes des années 70-71 que les chefs
historiques
venus tout
exprès de Paris écrivaient avec des fautes d'ortho¬
graphe pour faire croire que ce qu'ils appelaient " le
peuple "
s'était emparé de leurs ridicules
chinoiseries
demment jamais personne n'a cru une secondethéoriques. Evi¬
que les prolé¬
taires toulousains
puissent penser de telles bêtises et puissent
les écrire si mal, dans un
argot si parisien et si livresque, avec si
peu d'humour et tant de jobardise.
Ceci dit

nous ne

disons

pas que Voyer a payé qui que ce soit
graffiter son nom à New York. Nous ne pensons
pas
non
plus que " les masses " (comme disent les autres)
porto¬
ricaines, noires ou asiatiques, fussent-elles
représentées par un
seul de leurs
membres, aient eu ce genre de démarche. Encore
que ! Nous avons envie de croire, tellement la
hargne de Voyer
nous est
sympathique,nous avons envie, disais-je, de nous le
représenter seul dans l'avion, serrant sa bombe dans son blou¬
son, et allant tout seul dans la nuit
grafitter son seul nom à côté
des signatures des bombers
new-yorkais,
aussi seuls que lui
dans leur univers. Sous la
pluie, benlèu. Ça, oui, ça serait quel¬
que chose digne de lui, et de nous.
pour aller

Nous avions lancé notre numéro 2 mais il
n'était pas sorti
quand nous avons appris que la mairie d'Aix faisait venir Massilia, comme en réponse à notre souhait. Bravo à
Guerrera ! Et
encore un
point pour la réussite pratique de nos hypothèses.
•
Sur ce sujet encore, Massilia et les
Fabs se sont retrouvés à
Sète le 21 juin. Hélas, sans
marquer beaucoup de points
•

(1°

semestre

90)

1- Pas de ci, pas de ça
Fabulous T.
(Roker Promocion)

2- Vive le PIIM
Massilia Sound
System
(Roker Promocion)

3- Rock Occitan
J.-M. Carlotti
(Ass. Montjòia, Arles)
4- Los Goiats
Cie Lubat
(Uzeste)

5- Bombo Correio
M.

Palomar, Nice

(reprise du Trio Electrico
Armandinho, Dodo e Osmar)
6- Pelotaria
Kortatu (Euskadi)
(Ce groupe dissous s'est reformé
sous

7- Non

le

nom

de

Negouria)

attribuée.

8- Lo Babau Me Pica
Bouducon Production

(groupe rap d'Ange B,
reprise du tube des Fabulous)
9- Une chanson de
Zebda
(Toulouse)

10- Fousia
Fousia

Concepts

(Roker Promocion)

�ESPECIAL PLASTICA

7

(pages offertes par le Sector Art Plastic de l'IEO)

ARTISTAS

EN

OCCITANIA

Il y a un an, l'IEO-Tarn proposait une
exposition à Gérone de 7 artistes d'Occitanie qui a été
très bien accueillie en Catalogne. Conçue
pour être itinérante ( contacter : Pèire Venzac, 109, rue
de Negreneys 31200-Tolosa, 61.47.90.55), " 7 Artistas en Occitania " est invitée
à participer à
Flor Enversa du 1° au 15 novembre au Musée des
Augustins.
Si le lieu semble froid et figé, la formule
d'exposition imaginée par Alèm Surre-Garcia est sur¬

prenante, prenant des

risques et allant à l'aventure (enfin, en France !) : " une exposition sur la tra¬
duction de l'occitan et des langues moins
répandues " de 11 panneaux peints par 11 plasticiens du
Grand Sud de tendances très diverses avec, dans la même
salle, les installations " spéciales "
des " 7 Artistas en Occitania ".
digérez...

Sept plans, sept plats variés à la carte. Regardez, goûtez, avalez,

BATLLE montre ses
grands portraits souffrants, ses labyrinthes de
cendres aux angles aigus avec dans le bas cette curieuse frisé néoconstructiviste un rien rétro. Batlle a aussi fait récemment

quel¬

ques " peintures nègres " ; l'Occitanie africaine lui réussit mais les
montrera-t-il ? De même ses
sculptures en métal créeront-elles

peut-être une surprise ? L'image est ici bouléguée, dure et cons¬
truite, la couleur

crue et

catalane dans l'âme.

DE CAMBIAIRE affiche la
rigueur de reliefs ou de peintures faits
de rectangles
qui s'équilibrent dans un système de combinatoires.
Ici le plan — le tableau — est
supprimé ; les formes unissent le
support et le fond en un seul et même " corps ". Les recherches de
Cambiaire aboutissent à ce qu'il
appelle " une distribution

systé¬
matique " permettant de créer des oeuvres presque à l'infini. Si de
Cambiaire se plaît à imaginer que ce système-là
puisse être une
oeuvre d'art... la force
imageante (inconsciente ?) de cette peinture

serait-elle pas comme une revanche naturelle à
lisme forcené ?
ne

un

intellectua¬

René DURAN, à Rodez,
organise des manifestations culturelles
et il écrit ses
critiques d'art dans Le Rouergat. Il colle à l'actuali¬
té et ses collages ont la

fragilité de notre monde — photocopies
plastiques — et la force des pensées occultées — le DalaïLama, Joan Bodon, Yves Stella... Duran montre
beaucoup avec
peu de choses ! Sa pensée libre, simple et attentive au sens po¬
et

pulaire de ce qui sent l'art de demain dans les " soussols ". Duran écrit en français mais dans sa tête c'est
100% occitan et ça se sent aussi !

^ —

JL D

�BEN est le " Duran " des

Niçois. Ses écritures

sont devenues

signature unique

au monde. Chez lui, les mots dansent sur
la toile entre deux caricatures
bonshommes ou bestioles
et
ces nombreuses
questions se transforment en couleurs. Ben est

une

—

un

du

—

joueur de couleurs qui va à l'essentiel : peu mais juste. Faire
nouveau est son

maître-mot. Au tout neuf Centre d'Art

Contemporain de Nice, Ben veut refaire une boutique comme
celle très visitée de Beaubourg. Succès assuré mais Ben ne
confond-il

cas nouveau

et

nonulo ?

d

ejSmdî.
PRIVAT muni de

ses "
aveyrons " est un indien qui tait corps avec la poésie et la peinture.
Brutes planches peintes comme des totems. " Alchimie
plasticienne audacieuse, qui traite le ma¬
tériau en support étranger, à l'instar des peintures
préhistoriques jetées sur les parois des
grottes, avec une violence contenue. " (F. Castan). Û semble que pour Privât matière et couleurs

tout autant

que

formes et phrases peintes doivent s'aventurer à ironiser sur l'oeuvre.

PENDARIES pend des sérigraphies bien secrètes.
fonnés squelettiques sur une potence en fer

Simples tracés grif¬
accompagnés d'une
plante vivant sans eau ni terre... Pendariès comme un ermite abjure
ses "
exquises vanités " qui ne cessent de le fasciner. Voilà pour lui le
stratagème pour échapper aux rhétoriques et conserver l'aven¬
"

ture " ! Sans commentaire.

VENZAC traduit à coups de courbes et de couleurs le fait
que toute aventure est haute en
émotions. Dans ses dernières peintures
jetées comme d'insolentes aquarelles ou dans ses
sculptures-accessòris en colors " c'est un peu comme si le chaos s'impatientait de parvenir
au tohu-bohu final dans des
pétarades de bleu et de citron et de mercurochrome, mais
toutes ces contractions et ces
expirations et ces transpirations, pour parler comme StBernard, ne se livrant qu'à une joie monstrueuse. " (B. Manciet)
"

7 Artistas

tans
une

en

Occitania " trace

qui dans

ce

aventure

unique.

" chaos "

se

un

peu

plus cette ligne d'un imaginaire

commun aux Occi¬

civilisation et dans cette "

joie monstrueuse "

reconnaissent

une

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="661020">
            <text>Languedoc-Roussillon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="163">
        <name>Type de périodique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="716128">
            <text>Revistas literàrias e artisticas = Revues littéraires et artistiques</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661002">
              <text>Linha Imaginòt. - Annada 01, n° 03-04 novembre de 1990</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661003">
              <text>Linha Imaginòt. - Annada 01, n° 03-04 novembre de 1990</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661004">
              <text>Sicre, Claude. Directeur de publication</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661006">
              <text>Institut d'estudis occitans (Toulouse)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661007">
              <text>1990-11</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661008">
              <text>2019-05-23 FB</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661009">
              <text>Certains droits réservés</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661010">
              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/464073f894d800e819e0c00bda1060e2.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="661011">
              <text>http://www.sudoc.fr/040001563</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661012">
              <text>Linha Imagin&amp;ograve;t (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/20846" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661013">
              <text>application/pdf</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="661014">
              <text>1 fasc. (15 p.) ; 30 cm</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661015">
              <text>fre</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661016">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="661017">
              <text>publication en série imprimée</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661018">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661021">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/21144</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="661022">
              <text>FRB340325101_KI-5_1990-11</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661028">
              <text>Linha Imaginòt</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661029">
              <text>Mouvement occitan</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="661030">
              <text>Musique -- Occitanie -- Histoire et critique</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="661033">
              <text>Décentralisation</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="661034">
              <text>Chansons occitanes -- Histoire et critique</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661031">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="661032">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="37">
          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661129">
              <text>Daziron, Alain</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="823693">
              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, KI 5</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661023">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661024">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661025">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="661027">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="722694">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="148">
      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
    </tag>
    <tag tagId="1561">
      <name>Musica occitana = Musique occitane</name>
    </tag>
    <tag tagId="319">
      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
