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                  <text>LINHA IMAGINOT
Bulletin del Sector Musica de l'Institut

sentencieux
désagréable, nous écrivent cer¬

La Linha
très

a

un

ton

d'Estudis Occitans - N° 6 - Junh de 1991

r
Au sommaire

tains.

*

oui, nous sommes souvent sen¬
n'est ni inconscient ni involon¬

Eh bien,

tencieux,

ce

BERNARD
LUB AT, p. 3

des sujets
que nous connaissons, que nous avons tra¬
vaillés. Nous prétendons apporter des ré¬
ponses à diverses questions. Et même in¬
venter des solutions à des problèmes qui ne
sont pas encore sortis comme tels. Ce qui
n'est pas du goût de l'idéologie dominante.
Depuis 68, la mode est au questionnement
tous azimuts, qui prit sa source dans la situa¬
taire. Nous le sommes à propos

(c'est-à-dire pa¬
tentés), d'abord chez les universitaires et
bientôt chez tous les fonctionnaires de la
pensée. En 68, la terre a tremblé sous les
pieds de tout ce monde : il devint clair aux
yeux du public que leurs sentences ne va¬
laient pas grand chose, vu que les réponses
magistrales appartenaient ailleurs à ceux qui
posaient les questions, télés, journaux, ar¬
tistes à la mode, etc...
désarroi, et leur in¬

capacité à transformer leur situation, les dits
intellectuels assis ont trouvé quelque chose :
l'idée qu'on ne pouvait rien trouver, le ques¬
tionnement

perpétuel. Tout remettre en

pour ne pas se remettre en cause soimême. Tocqueville a écrit de jolies pages làdessus dans l'Ancien Régime et la Ré¬
cause

volution, car il s'agit d'une attitude bien fran¬
çaise et de grande profondeur histori-que.
conclure par un point d'in¬
terrogation. Les finir en remarquant: " Et si le
débat lui-même n 'était justement qu 'une forme,
la plus habile, de non-débat ? " était le nec plus
ultra. Face aux chercheurs, des trouveurs se
levèrent. C'est bien l'étymologie de Trobadors.
Pas de débat

sans

*

CARLÒTTI, p. 7

*

TCHATCHE SUR

GARONNE,
*

tion des intellectuels assis

Pour cacher leur

:

Lettre ouverte

p.

8

:

Rap et Folklore, même
samba, p. 5

J
Nous avons toute la journée à répondre
concrètement à des questions concrètes : qui

les chaises, après la soirée ? com¬
jeune public le lien entre le
rap au background électronique et la tradi¬
tion primitive au cours de cette nuit-là tout
en faisant plaisir aux spectateurs du 3ème
âge ? comment payer la sonorisation ? qu'estce qu'on peut ne
pas payer ?? etc, etc... Un
travail guetté par les sanctions de toutes sor¬
tes. C'est pourquoi il nous est vital de ré¬
pondre sans baratin.
va

ranger

ment montrer au

L'intellectuel assis (c'est-à-dire l'intellec¬

payé pour ne trouver
réponse à ses questions. Pour élabo¬

tuel fonctionnaire) est
aucune
rer un

questionnement sans réponses s'il est

malin ou simplement se voiler la face
devant les évidences s'il l'est moins. S'il trou¬
vait des réponses, pourquoi continuerait-on à
le payer ? C'est pourquoi il est le roi de la
assez

�compensation extra¬

professionnelle. Les

3UAND LE RAP PASSE A LA TELE...

de toutes
les sectes culturelles

militants
et

politiques se re¬
majoritaire¬

crutent

ment dans sa corpo¬
ration. Il a besoin de

de

l'illusion

l'aven¬

1

individuelle,

ture

conjugale
C'est

sociale.

ou

lui

qui parle
toujours de "ruptu¬
"
cées "

res

qu'il

et

d'avan¬

(1).

D'autant
plus cons¬

a
cience d'être définiti¬
attaché (à
vement

l'E.N.) et de n'aller,
lentement mais sûre¬

ment, que vers
traite. Nous

la Re¬
com¬

prenons fort bien
que nos sentences les

gênent (puisque c'est
chez certains d'entre
eux

que se trouvent

nos

plus implacables

détracteurs)

:

c'est la

preuve qu'ils
des penseurs

sont

retrai¬
tés depuis le premier
jour de leur activité
que
nos réponses
leur mettent

les

sous

La seule chose
qu'ils voulaient se

yeux.

cacher à eux-mêmes
la dissimulant à
tous les autres. Voilà
la lumière faite !

Afrocentrique
sion

Rapiine

efficace

et

et

le seul miroir

réel du

bip hop dans

de

plus habiles

stratagèmes,

ne

-e

audiovisuel fran¬
Grand prêtre de Rapline.

pas

Les

çais.

parlent

Olivier "C Cachin raconte :
"La formule évolue, plus de plateaux
et plus de reportages, des spéciaux

vont eut aire

qui me

est une vision au roc

plait. Les

paysage tristement

tète pour
amér coins.

mecs se creusent a

ressembler,

mecs

aux
d'IAM ils m'écicteni

a te

ae pyramides et te cirent
Sheik Anta Diop quand ils parier'

ntéresse

lérature ça m

u-

plus

:

En occitan

peduras, avanqadas.

:

i

y a

scène raç en

priorité,

plus fou

te

maintenant une vraie

France

il -audrait

oiein de

avec

un truc

fédérateur,

dans es portes

Si

berçais

contrai et ia thune

nous interait de rediffusion à cause du
fait qu on programme en majorité de
I étrangerI Pourtant on se tourne de

avec

pvrilfj

et puis

le français. On en
quand même tourné plus de trente.

pius en

plus

vers

a

C'est surtout dans le sud que ça

devient bien ils se prennent moins la
tête ils sont plus originaux. Il y a ces
deux mecs ae Toulouse. les Fabulous

Troubadours. 45 ans. qui rappent a
à l'heure en occitan; pour eux te

cent

rap c

est un truc qui rapproche

provinces et qui
ville

en

les

d

certaine

une

va

être

ville.

un

éau voient

V.Oience

ae

'S'oo The

' qu ils arrêtent de se tirer
c est e

ça ,a pas aurer

'e

seui but du

longtemps.

'op

"

qualité "eut ce au sert

du NTM. On

leur cassette,

c

a reçu

des

était bien

mecs

mais

»o»

c'était du NTM total, même

s ils s en
défendent complètement
Le problème qui va vite se poser pour

le rap français, c est qu'ils rêvent 'dus
de signer dans une major, avoir un

de la thune et fumer.
il n y a
de structure alternative
C es/ inquiétant que les

gros contrat et

Ca fait

un an

toujours pas
ou

presque.

que ça existe et

mecs ne trouvent

fait communiquer de

pas

faire des labels, des

le

moyen

de

ranzines etc..

Maintenant les maisons de

disques
YOURI LENQUETTE

dans Linha Imaginât le sont sous la responsabilité
ne sont pas la position de l'I.E.O. sur les questions
évoquées. Linha Imaginât est avant tout une tribune de discussion.
Les textes publiés
de leurs auteurs. Ils
•

ET ON SABONNE,

APPROCHEZ, APPROCHEZ,
IL Y EN AURA POUR TOUT LE MONDE
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Adhésion à l'Institut d'Estudis Occitans : 150 F (abonnements à Ima-

ginôt et Occitans !, compris)

A retourner à

rom-

o-'us ta

c est a

plus dans le 'co parisien c est : unité!
a 'image
et de langage, moir'enc'nr
que Suprême NTM a sorti son aisque

en

:

I.E.O.-Musica
(1)

ce " est

des lingles et
un meilleur
habillage. Avec toujours
des moyens limités et une heure de
passage qui hélas ne risque pas de
changer, i audience monte, mais on
(IAM

régalerons
à les dévoiler.

cmori

groupes

Nom, Prénom, adresse

nous nous

'on est complet"

pius que le rap au ;our au
lendemain, -is peuvent décider que
a

qu un
mec qui met un bonnet pour ressem¬
bler à les Cube! Ce qui me gène e

en

Trouvez

C

ropologique. rémis¬

'este

c/o Claude SICRE
5, rue Arnaut-Bernard
31000 Tolosa

�JAZZ AND RAP

INTERWIEW DE BERNARD LUBAT
par

Dr Cachou, en présence

Bernard Lubat : Ce que je vois
dans le rap, c'est le swing. Tu le

par la porte, il rentre par la
fenêtre. Le jazz, c'est devenu une

jettes

musique de jeunes qui veulent
Ils

vieux.

rester

allés

sont

à

l'école, ils savent écrire la mu¬
sique et leurs parents sont d'ac¬
cord, en plus. Le rap, c'est rigolo.
En plus, ça les agite pour
danser, ils mettent des
pyjamas pour danser..
Les Noirs à New York,
ils sont très méchants,
tambour

B.L

:

du grand Dédê Minvielle

Exactement. C'est

une non-

apologie de la maîtrise. La cons¬

cience de la case de vide... oui,
mais est-ce un piège ?

Quand tu dis Gospel-église,
qu'après le discours tout est
dans l'argent, mettre Dieu n'est-ce
pas alors révolutionnaire ?
D.K.C.

B.L.

D.K.C.

:

On

ne

peut pas mieux dé¬

finir l'aventure.

: Notamment dans
riode de devanture.

B.L.

une

pé¬

:

J'ai une haine de la dévo¬

tion

esthétique. Il y a une ryth¬
mique globale, mondiale, glo¬
balisante, qui s'installe et ça
s'arrête quand on débranche... ça
bloque l'imaginaire. Mo¬
nocorde de la tonalité qui
est... Il y a une espèce de
confiance dans la tech¬

nique, dans le produit.

quoi. En même

D.K.C.

malisante n'est pas
sonore

des culottes radioLe rap

:

penses pas que

rap-clip. Les mecs en ont
plein les muscles, les
bonbon...

Est-ce que

tu ne
cette ryth¬
mique totale, globale et nor¬

temps, le rap c'est l'ima¬
ge, on est informé par le

nanas,

:

est-ce

le fonds
obligé d'une prise de

conscience des altérités ?
B. L. : On revient à l'es¬

fran¬

çais, c'est-à-dire le rap

qu'on voit à la télé fran¬
çaise est lamentable et

thétique, il n'y a pas de
Ça
me
changement.

Tonton David exécrable.
Le discours " mon pote

ne

berce. Ennui.

le beur ", c'est Nos amies
les bêtes, le " mon cher

il y
faut pas
trop s'appuyer sur le
fond sonore ambiant. Je
n'entends pas assez cette
altérité dans le rap. On a
mants. Dans le texte,
a

public " des médias. A
vomir, c'est de l'incul¬
ture.

Ils

rap
Le

parlent du
du

comme

Golfe...

rap
Le

n'est pas assez free.
jazz, le blues, le pu¬

free. Ça

dérape pas assez. Ça
se
répète. Toujours à la
poursuite du saisissable.
On finit par jouer à jouer,
ne

tique de la maîtrise ?
B.L. : Je suis un conquistador de
la non-maîtrise (Attention, mi¬

dangereux !).

D.K.C. : Explique-toi !
B.L. : Du non-savoir.

les cases vides. Le
ballonne.
D.K.C.

:

Je suis pour

plein, ça me

Est-ce que ça

que tu pousses

veut dire

la maîtrise

ne

D.K.C.

n'est pas assez joué
par sa propre situation, par sa
propre incroyance.
D.K.C. : Est-ce que c'est une cri¬
on

rages

l'altérité. Il

l'impression d'être collés
au plafond par
une ryth¬
mique obligatoire. Hor¬
mis cette rythmique obli¬
gée, point de salut

blic, la société... tout ça
n'est pas assez

Ça finit par

plus m'alerter. Dans
l'emballage, il y a les cal¬

au

plus

haut, jusqu'à trouver tes limites.

(Photo : Christian Kitzinger)
DJCC. : Meschonnic définit la théo¬
rie comme l'aventure.
B.L. : Je suis d'accord. Le rap,
c'est une coupure. Bien. Depuis le

j'attendais qu'ils se
bougent (les jeunes). Mais il y a
un côté religieux qui me cha¬
grine, comme si ça ne suffisait
pas à soi-même. Un côté swing
temps que

qu'il y a dans le Gospel-à-tarte.
Gospel église ; chant collectif,
problème de la tonalité et du
rythme. Musique tonale, gamme
tempérée, soutenance rythmique,
maternité... materne...

: Est-ce que c'est
hasard si par le canal
d'un rythme obligatoire, on en ar¬
rive sur scène avec les plus
grands groupes à se débarrasser
de cette rythmique pour finir
acoustique ? N'est-ce pas un mo¬
dèle UN qui est universel ?
B.L. : Tu remplaces le rap par le
jazz, et c'est pareil. Imaginons un
mouvement non singulier qui se
projette dans une atomisation de

par

lui-même. (Rires)
D.K.C.

:

Je suis fier d'être à cette

souffle si
fort. Pratiquement, est-ce
que ça peut exister ?
table, où l'esprit

�B.L.

Ce

mythe est îa vie de beau¬
coup de gens : Portai, Berlioz,
Compagnie Lubat... dont c'est
une étude
pour les conséquences.
Nous, on se dépasse dans les ou¬
vrages. Le problème, c'est d'atten¬
dre de ne rien attendre. Ce qui
:

m'intéresse c'est comment va de¬
venir le rap. Phénomène de so¬
ciété. Le scat chanté à 140 pulsa¬

tions/ minute.

une défense de la culture.
C'est pour critiquer une forme qui te
semble arrêtée qui est à dépasser ;

tique, c'est

puisque c'est par rapport à ce qui
existe qu 'on peut se dépasser.
B.L (qui approuve) : C'est une
motivation pour nous, le rap.
Chaque bled peut se trouver son
accent, son discours, son swing.
Le swing sort par le langage. On
ne
tape plus beaucoup avec les
mains maintenant.

Dédé : Y
D.K.C. :

a

aussi le cokk à scat...

Imaginons un mouve¬
ment artistique non-singulier qui
se propage dans une atomisation
ne faut pas pen¬
par assimilation mais par dif¬
férences. Pourquoi est-ce que tout
d'un coup, ça a pris nom unique
de rap, et c'est devenu un phé¬
nomène de société ? Considérer

de lui-même. Il
ser

tous

ces

gens

qui sont dans

mouvement. Ce que

ce

faites,
apologie de
vous

ça pourrait être une
la critique. La critique existe pour
la critique et on ne remplit pas les
vides pour les critiquer. Le sketch
Portal-Lubat au bandonéon et à
la grosse caisse est presque aussi
bon que dans les pays de l'Est.
Les gens qui les prennent dans la

gueule là le prennent au premier
niveau et puis après tu fais ta cri¬
tique. Quand est-ce que tu vas in¬
viter les pays de l'Est à Uzeste ?
On ne peut pas montrer les li¬
mites de quelque chose qu'on ne
montre pas ou qu'on cache.
B.L. : On n'a pas le temps d'y
aller voir, alors on le fait. En effet,
c'est un pattern qu'on ne peut pas
mener

au

rang

de folklore, de

théorie.
D.K.C.

gens

:

ne

H y a un
voient pas

d'ignorance.

Tous

risque que les
ça. Il s'agit
les Lothaires

Mabru du monde vivent de cette

ignorance. Est-ce qu'il ne faut pas
montrer d'abord et souligner les
côtés positifs ? Ton apologie de la cri¬

TÒP

SE CANTA

Dédé

C'est

apprendre à ex¬
pliquer la voix par le rythme.
B.L. : Je vois le rap arriver, je vois
le jazz obligé, le beat obligé, la
scène obligée et comme je suis un
raté obligé je suis obligatoirement
obligé de ne pas être obligatoire.
:

condamné à réussir. J'ai la cer¬
titude du doute sur la forme.
Quant au contenu, il me dépasse.
est

D.K.C.

:

Ouais, très

fort. T'es vrai¬

artiste... J'emploie pas sou¬
vent ce mot, je le réserve. T'es un
vrai artiste. Moi, je suis un folkloriste.
Dédé : Hmm.
D.K.C. : Et le porte-voix là-dedans ?
Dédé ; Le porte-voix, la voix élec¬
ment

un

trique, c'est le rapport entre la
voix et le porte-voix, avec le
micro
c'est
électro-acoustique,
avec le
porte-voix c'est électrique
et portable.
B.L : C'est l'électrique portable.
Dédé : Le premier chanteur de
rap sous-jacent que j'ai rencontré,

réapprentissage du rythme
le langage.
B.L. : Le pouvoir de l'harmonie

c'était Bernard Lubat, le second
Claude Sicre...
B.L. : Ouf !
Dédé : Autrefois il fallait qu'un
chanteur monte haut. C'était un
critère de sublimité. Maintenant

de 3000

c'est

Dédé : Apprendre le rythme par
les langues. C'est une révolution,
un

par

et

on

ans

va

trouble

de tonalité

vivre

une

va

sauter

période de

planétaire.

Dédé : Le rap va
cier les musiques

faire réappré¬
des pays de
l'Est, dans le sens porteur ryth¬
mique, dans le sens ludique du
rythme.
D.K.C. : Comme le jazz a bénéficié
du pré-mâchage de la musique tra¬
ditionnelle, qui entre temps avait été
complètement oubliée (sort cruel de
la bourrée qui devient une " danse
lourde à trois temps ").
B.L.

:

C'est

une

réaction à la ré¬

cupération du musicien depuis 50
ans. A
quoi est-il utile ? Surtout à
l'industrie, un peu comme les to¬
mates (du jardin à la coop).
D.K.C. : Si le mouvement n'est pas
d'emblée plein d'altérité manifeste, il
est

piégé.

B.L.
une

-

:

S'il

plus pareil : il peut chanter
grave, etc... La voix n'est plus
perçue pareil. Par exemple, pour
un
rappeur, on va reconnaître un
apprentissage et des critères qui
prennent autant de valeur que
quelqu'un qui a travaillé sa voix,
dans le haut, mélodique, etc...
D.K.C. : Et alors, le porte-voix ?
Dock

:

C'est

une

porte-voix est
rieux.

possède

pas en

lui

" tare " d'altérité cultivable, il

ZARMAFARI

sur

un

instrument sé¬

.,

D.K.C.

:

Aussi sérieux que

les

au¬
ta ma¬
nière de t'en servir est nouvelle.
Dédé : Je postule une place de
tres et de Ton

invention,

car

professeur, la création d'un poste
de porte-voix au
Supérieur de Mu¬
sique de paris, téléphonez chez

de professeur
Conservatoire

Dédé à Cazalis
ne

altérité de fonc¬

tion, sur piles. C'est une autre
voix, une voix égale un vote...
(levant l'index) Attention, le

ou

à l'IEO-Musica

qui transmettra.
Propos recueillis par Grinne

FMR, samedi de 16h30 à 19 h. DJ : Poupa

Christopher, 89 mgh.

PAS DE PÉBRONS DANS LA DANSE, mercredi de 23h à
lh30, DJ : Philo Mairel et Ange B, FMR, 89 mgh

-

Pas de Hit-Parade pour la
Linha du printemps. Nous
retenons

émissions

de

cependant les 4
hebdomadaires

Rap et Rub-a-Dub qui
ouvrent

ym

leur micro

à la tchatche toulousaine

:

COLORS

Radio-Campus, 90 mgh, vendredi 22h à 2h,
DJ : Didier
ARIWA, Canal Sud, 92,6 mgh, samedi, 0h-4h, DJ's : Jammy,
-

sur

-

Jarby J.P. Yeahman.

Les fidèles abonnés non-toulousains peuvent nous comman¬
der des enregistrements de ces précieux moments radio-

phoniques.

�Lettre ouverte à

nos

camarades,

aux

élus locaux,

au

Ministre de la Culture

:

Rap et Folklore,
même samba !
Beaucoup de nos camarades sont tombés dans le piège du patrimoine. Voyant l'ouverture des
l'Etat, des régions, des départements comme une victoire de leur long combat sans
échos, ils se sont engouffrés dans la porte des subventions en oubliant de mesurer les risques.
Les collections de livres, de disques et de K7 se sont multipliées (Groupement d'Eth-

bourses de

nomusicologie en Midi-Pyrénées, COATP, Collection Ricros-Ocora en Auvergne,...), les col¬
loques, concerts, stages, écoles de musique, unités d'enseignement consacrées à la dite musique
traditionnelle reçoivent des financements par de nombreux biais. Il n'est pas étonnant, alors,
que ceux des musiciens (organisateurs, diffuseurs) qui, à l'époque de pénurie précédente, se
mobilisaient sur des objectifs généraux (occitanisme, démocratie culturelle, décentralisation) se
soient petit à petit enfermés dans leurs revendications et actions catégorielles. Pas étonnant
mais injustifiable, car il s'agit d'une démission.

L'absurde notion de "

mu¬

sique traditionnelle " a brouillé
les cartes, et les esprits. Faute
d'une analyse de l'histoire de la
musique en France, elle met en
avant, quoi qu'elle en dise, la
maintenance de spécificités (in¬
ertes) contre la stratégie de l'iden¬
tité. C'est pourquoi de nombreux
acteurs ne voient plus la nécessité
—

vitale

—

de mettre

en

mardi ? Et pourquoi Patrie
Vaillant préfère-t-il organiser des

colloques Musique Trad ou en¬
registrer avec Tesi chez RicrosOcora plutôt que de pousser en
avant son groupe Monsieur Palomar, espoir français et eu¬
ropéen du rock latin, sinon parce
qu'il trouve plus facilement des
aides côté patrimonial ?

relation,
A

dans leur aire de diffusion ? Ne
faut-il pas chercher là l'origine de
la désaffection de la jeunesse tarnaise pour leur propre musique ?

qui la faute ? A l'Etat, bien
sûr, aux élus des régions et des
départements. L'Etat (Lang, la Di¬
rection de la Musique) est pan¬
iqué par la régression de la créa¬
tion française et cherche les
moyens de l'aider : millions et
millions pour la chanson fran¬
çaise, le rock, les festivals, au¬
jourd'hui le rap. Il ne lui viendrait
jamais à l'idée que le folklore
puisse être source de création.
Tout ça est bien rangé dans un

A

autre tiroir

position de confrontation sys¬
tématique, folklore et création.
Qu'ils ne savent même plus isoler
conceptuellement. Pourquoi Loddo et La Talvera n'ont jamais —
en dix ou
quinze ans de travail
remarquable (collectages, liens
avec la
population rurale) — fait
venir un seul groupe de création
en

contrario, La Talvera est

venue

plusieurs fois à Uzeste, à Tou¬
louse, invitée à
tres

musiques

se

frotter à d'au¬

(Lubat, Zebda,

Massilia, Fabulous, Bouducon) et
elle

a

contribué

avec

grand succès

(crédits déconcentrés,

musique traditionnelle) au titre
de la politique du patrimoine, de
la conserverie, il

à la stratégie de décloisonnement
des genres et des cerveaux. Pour¬

qui

quoi, depuis quelques années,

Quelques discussions

de rock, rap, reg¬
jazz occitan au Conser¬
vatoire du même nom, qui par
ailleurs assure un très bon service

ont vite fait de

public de spectacles de folklore
dans ses soirées régulières du

par

aucun

concert

gae ou

viennent
leurs

nous
cultures
vous

emmerder
régionales.
avec eux
convaincre

qu'ils n'y croient pas. Pour eux la
création d'envergure nationale ou
internationale est à Paris, ou, si

hasard elle éclôt en " pro¬
ce ne peut être qu'acci¬

vince "

géographique

sont

nourris

: les groupes
d'influences cos¬

mopolites et d'idéologie française
et n'ont rien à voir avec le

fol¬

klore

régional. Avec le folklore
régional, non ! Mais avec la vie
locale et la connaissance d'une

critique, fondée dans un ailleurs
de pensée, de l'idéologie fran¬
çaise, si ! Pour les meilleurs.

Croyez-vous que Lubat ne con¬
naît pas le jazz américain ?
Vaillant connaît mieux le rock

U.S., le frevo brésilien et les ta¬
rentelles italiennes qu'aucun la¬
tino-rocker français. Massilia con¬
naît mieux le sound jamaïcain de
l'île ou de Londres que les fous
de reggae de la banlieue pari¬
sienne. Bouducon écoutait Run
D.M.C. sur les mêmes radios et
les mêmes disques que les rap-

peurs

de

Lutèce-les-Oies,

au

même moment. IAM était même

le

premier groupe français à jouer

New-York
américains.
à

avec

des zoulous

faut bien faire

aux Occitans, aux Bretons,
etc. Et à ces élus un peu chauvins

plaisir
avec

dent

La situation de " provin¬
ciaux " de ces gens-là, loin d'être
une faiblesse (il y a longtemps

qu'on n'attend plus les inter¬
venus de la Capitale
se
mettre
pour
à l'écoute du
monde, les disques import et les
médiaires

charters existent), cons¬
titue leur force : aussi
nourris
d'ailleurs
et

K

d'expériences que les

^

�non-provinciaux, mais victimes
d'une ségrégation au niveau de
l'écoute par les pouvoirs et mé¬
dias français hyperconcentrés,
hyperethnocentrés
et
hypercopinagés de Paris, ils ont été

obligés

parce que
réussites sur

—

de

distants

petites
la base de
produits vite pensés et de la pro¬
ximité copino-géographique —
de prendre des distances, un
recul intellectuel sur ces produits
s'ouvrir

et donc de

dynamiques concrètes (ils

n'avaient pas, eux, de passage à
TF1 ou France-Inter pour sub¬

juguer facilement leur public).
Obligés, donc, de casser les ghet¬
tos des genres, de mettre en rela¬
tion dialectique local et universel,
animation et

création, savant et

Puis,

pour les plus
avancés, de trouver un balance¬
ment à la culture française dans
anonyme.

sa

version

idéologique

fran-

chouillarde. En commençant par

critique qui, si elle voulait

une

progresser, était obligée de se
nourrir d'un ailleurs, d'une altérité fondamentale. La culture
occitane était là, comme elle est là

depuis cinq siècles, uniquement
pour

aux

Remplir cette Fonction.

Faute à l'Etat, donc. Faute
élus des régions et des dé¬

qui sont dans la
même ignorance que l'Etat de
tous ces mécanismes. Plus igno¬
rants, toujours ou presque, du
partements

fonctionnement de la culture

en

général (en national). Plus grave¬
ment ignorants de la culture oc¬
citane, car, sur la base de la pro¬
ximité et de la connaissance de

quelques réalités locales, ils s'ima¬
ginent SAVOIR (la connaissance
de la culture occitane n'est pas la
science du patois et des traditions
locales, mais celle, d'abord, d'une
philosophie et d'une littérature
savante ; l'Occitanie n'est pas une
réserve coloniale du tiers-monde
mais une part de la France qui a
donné ses plus grandes idées à la
Nation). Ils contribuent efficace¬

ment, par cette ignorance, et par
leur chauvinisme débile (ou, à

l'inverse,

leur surcompensation

dans le

peu

cosmopolitisme, toujours
cultivé) à renforcer, dans l'es¬
prit des pouvoirs cen¬
traux,

^

l'attitude

mé-

fiante
vis-à-vis de la
culture
en

"

incombe. A nous, acteurs
le terrain. L'initiative de la dé¬
centralisation nous revient ( on
nous
sur

décentralise pas par
cret du centre). C'est par notre
alliance — musicale, culturelle et

province ".

ces

gens en

stratégique

—

qu'un discours

fort, irréductible, forçant l'écoute,
naîtra.

musicale

telle

Alliance

Jaç, des accordéonistes du Tam et
des cabretaires du Cantal, les Pin¬
hadars, des Arméniens, des Ita¬
liens, des Brésiliens. Il faudrait

les musiciens trads — les
Pagalhós, Cepons de
Nice et autres
comprennent la
que

Lhubac,

—

nécessité de

transformer

se

en or¬

ganisateurs pour faire venir chez
eux les représentants du
courant
professionnel et non-traditionnel.
Pour échange de notes, d'instru¬
ments, de codes, mais surtout
d'idées. Et une connaissance per¬
sonnelle réciproque qui balayera
les malentendus, les condamna¬
tions peu avisées, les jugements

des bruits.

Alliance
Nous

culturelle

:

demandons à personne,
personne n'a à demander à per¬
sonne d'avoir les mêmes
opinions
sur l'Occitanie. Faisons-la d'abord
exister. Par nos rencontres. Nos
débats. Nous ne demandons
ne

qu'une seule chose : la confronta¬
tion

des idées autour de la
confrontation des oeuvres dans
des expériences concrètes. Point

d'idéologie

a priori. Des éléments
de réflexion tirés de l'expérience

poursuite de

échanges.
On

droit,

Ménestriers gascons, etc...). J.-M.
Carlòtti fait jouer Massilia aux
Rencontres Méditerranéennes. Le
Carrefour Arnaud-Bernard fait
venir La Talvera, l'Envolada, Lo

:

un élément de réponse. Le
deuxième
élément
s'appelle

jouent à son festival (Pinhadars,

sur

stratégique

déjà

quand

Trobadors,

une

organisation.

Lubat s'est enrichi au contact des
musiciens
traditionnels
qui

Fabulous

physique

Face au centralisme, quelle con¬
duite tenir ? Etre ensemble est

ces

:

—

occitan est tout entier dans

Construction de la

Alliance

Perrone,

présence

littéraire, journalistique, épistolaire, téléphonique. Le message
ou

dé¬

ne

plus, d'un

côté à la création internationale et
de l'autre à la réalité locale dans
ses

Mais
la
première res¬
ponsabilité de cet état de fait

verra

vite

qu'il suffit,

on réfléchit aux armes
d'une bataille dans tel ou tel en¬

de penser comme pri¬
vilégiée la tactique qui permet à
ces échanges de se reproduire, de
se
perpétuer, pour immédiate¬
ment savoir ce qu'il y a à faire,
quand et comment. Dans toutes
les situations. Ne plus penser
pour soi, ni pour " les autres "
dans l'abstrait, mais pour ces au¬
tres concrets que sont les groupes
des autres régions. C'est tout le
sens de la Linha
Imaginòt, encore
une fois : être au service de ceux

qui, chez

eux, sont

à celui des

au¬

tres.

Le

centralisme tom¬
bera de lui-même lorsque,

l'ayant évacué d'abord de
nos

têtes,

nous

pourrons

présenter une alternative
globale et communautaire à
son
rayonnement par vi¬
tesse acquise et force d'i¬
nertie.
bole :

J'en vois

un

sym¬

quand les Nadau
(dans la région la plus particulariste des pays d'òc),
qui ne manquent pas d'ac¬
cointances chez eux avec
des organisateurs, feront
venir

un

toulousain

groupe
ou

de Rap

marseillais

(qui ont aussi des particu¬
larismes, mais inverses).

(la Linha Imaginòt est ouverte à
tous les contradicteurs).
Il faut du

temps, et de la pa¬

tience, pour faire discuter en¬
semble des gens qui viennent

DR CACHOU

d'horizons

si divers. Géogra¬
phiques : de Bordeaux à Nice.
Thématiques : du folklore au rap.
Chacun est tiré par sa vie locale,
son
genre de prédilection, à s'y
enfermer. Nous prétendons que

l'occitanisme est essentiellement
dans la volonté et l'acte de mettre

"AWV"

v» v. v. v» v&lt; v» % ■ s a v ■ «

í/íííiíí í." "V «V "V «V ■*»

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■■

�ENTREVISTA AMBE

JOAN-MARIA
Que penses-tu de la Linha

—

bulletin ?

comme
—

CARLÒTTI

Ça serait bien que ça de¬

vienne

vraie

une

revue.

De

n.E.O, ou " privée
Comme

ligne stratégique et
géographique ?
—

Justement,

on y verrait
stratégie.
Plein de cons parlent du
Rap, qu'en penses-tu en tant
que non-con ?
Que je suis OK, l'auto¬

—

mieux la
—

—

nomie commence bien dans

les articulations RappatoisMassilia. Ça fait du bien de
trouver des gens nouveaux

qui font le

voyage

de l'Òc.

Qu'attends-tu de VI.E.O.

—

Et du mouvement occitan

en

général ?
—

De

l'I.E.O.,

précis de
bilan

un

des

années

mouvement oc,

moins

au

inventaire

ce que

c'est, un
80.

Du

qu'il donne
l'impression

besoin de
la culture oc.
Les Rencontres de la Mar ?
C'est là une tentative de

d'avoir

encore

consommer
—

—

relance, grâce à H. Guerrera, à Aix. Trois groupes,
quatorze concerts. De la très
bonne

musique (selon moi).

Mais
trop
confidentiel.
Mauvaise époque, peu de

pub... Avec 100.000 F de
budget, que peut-on faire

CD sur le thème Chants du
Delta du Rhône avec Za-

de mieux ?

garian

—

—

Que comptes-tu en faire ?
Rien. Ça ne peut marcher

un pouvoir po¬
litique (ville, région,...) qui

qu'avec

veut vraiment... Il

pas

n'y en a

beaucoup par ici.
disque pour lèu ?

(violon) et Segre
(zarb) produit grâce à
l'ADAMI, le CREO, la Ré¬
gion, et j'espère vos sous¬
criptions.
Enfin,
lhau,

avec

Zuchetto et Me-

un

premier disque

Un

consacré

Une K7 pour accompa¬

annonçant une collection, fi¬

les bulletins d'enneige¬
(comptines mises en
musique et chansons). Un

nancée si possible par tou¬
tes les régions oc, ce qui se¬
rait une première politique.

—

—

gner

ment

aux

Troubadours,

�TCHATCHE SUR GARONNE

Il y a

*

lement

les

longtemps, U-Roy, le
parrain de tous les DJ*, MC** ou
autres Toasters** disait : " If
Music Be De Food Of Love : What
Of Words ? " Ce qui en français si¬
gnifie à peu près : " Si la musique
est la nourriture de l'amour, que dire

prestations remar¬
quées de danseurs, notamment le
groupe Olympic Starc.
Même s'il n'y a pas deux
Sonic Tchatche Party identiques,

des mots ? " Voilà une citation
idéale pour mettre en exergue à
tout article consacré au Rap ou à
son frère ainé
jamaïcain le Rub a
Dub
(désormais appelé Rag-

17 h. : Les premiers participants
arrivent. Pas de caisse. L'entrée

gamuffin).
A

Toulouse, le message est

visiblement bien

passé puisque,
depuis le début de l'année 1991,
s'y déroule tous les quinze jours à
la salle FMR les " Sonic Tchatch

Party " (STP). Quel beau nom
mêlant anglais et oc ! Sorti tout
droit de

l'imagination de Philo
M., instigateur de ces STP.
Mais attardons

nous

sur

le

personnage ; il nous vient de la
bonne
ville
de
Montauban
(comme Félix Castan) où il a
monté une association au nom
évocateur Dada Rock Guérilla

(devenu depuis Dada Rap Gué¬
rilla), tenu un éphémère magasin
de

disques (Move System) et

sur¬

tellement fait

bouger la ville
qu'il a décidé de s'attaquer à
notre contre-capitale Toulouse où
il atterrit à Radio-FMR. Après
une
exploitation cahotique de la
tout

salle de concert, le couperet
tombe : la mairie ne veut plus de

pardon, de bruit : Que
faire ? Simple : " Démarrons les soi¬
rées à 17 h pour finir à 22-23 h...
concerts...

Les

STP naissent

seul

concept : " micros et platines

avec

répand vite
Toulouse compte

et tout ce

se

que
de tchatcheurs accourt Avenue
Frédéric Estèbe. Qu'il s'agisse de

raggamuffins (Hot Like Fire, KNS
le Montalbanais Sandokaï) ou
des rappeurs (Cool du Mov', Bouducon Production, SMB, T2D ou
ou

encore

BRM)

:

tous

vant

S

un

relaient
micro de¬

se

sans cesse au

public

at-

teignant souvent
300
A noter éga¬

personnes.

nopsis
est

d'en donner

un

sy¬

:

gratuite;

19 h. : La salle est bien
Bonis (CDM) passe le

remplie.
micro à
Skipper et Dadou (l'espoir du
Rap Toulousain), Rop et Didier
(animateurs de l'émission Colors

Radio-campus) sont aux pla¬
tines.
20 h. : Poupa Christopher alias
PPC prend le contrôle des pla¬
tines dans le style Raggamuffin.
Little Dany et Senor Rico enta¬
ment un duel d'impros.
20 h 47 : Le public retombe dans
sur

une

apathie imprévisible malgré
tchatcheurs qui continuent

les
d'assurer.
22 h : Le public,

dans l'ensemble
jeune, commence à quitter
la salle (consignes des parents
obligent).
Vers 23 h. : La musique s'arrête.
Rendez-vous est pris pour la pro¬
chaine STP, dans 15 jours.
assez

Tout cela se déroule dans
une ambiance bon enfant, voire
même familiale. Bien sur, comme
dans toutes les réunions fa¬

miliales, il peut survenir des ten¬
sions entre individus mais rien de
bien grave.

l'ère de l'insémination artificielle

(Ange B, Alpha B Tic, Senor Rico,
Deux Gres) sans oublier l'humour

(Taffy, Arrrrgh !, Jour de Galère,
Bruno le Bod, Fevada ou T2D,
Rub a Dub Tarzan). Désolé pour
ceux qui ne sont pas nommés,
charge à eux de se faire connaître.
Dans l'ensemble la qualité
des prestations est généralement
très bonne, avec quelques mo¬

magiques où le public en
qualité

ments

arrive même à oublier la

médiocre du son (en avril, le pro¬
blème sera réglé par un re¬
nouvellement du matériel).

Puisque l'on parle du public,
restons-y. Il est dommage que les
spectateurs soient si souvent pas¬
sifs et ne profitent pas assez de la
chance qui leur est offerte. En

effet, les STP sont

un exemple
unique en France. Par exemple,
en région
parisienne, il serait im¬
possible d'organiser un événe¬
ment aussi régulièrement. Cela

tournerait inévitablement à l'af¬
entre
frontement
bandes
ri¬
vales***. Ce qui oblige le " Nor¬
distes " à venir voir où les choses

bougent vraiment et en plus dans
le bon

sens.

Alors si, vous aussi, vous
voulez juger " sur pieds " les
nouveaux

troubadours, rendez-

Salle FMR 9bis, avenue Frédéric-Estèbe à Toulouse un ven¬
dredi sur deux.
vous

Un

rapatrié de France

PAS PAREIL CHRISTOPHER

comme

sont ouverts à tous

La Nouvelle

tentons ici

également des troubadours de

Mais, revenons au contenu
de ces STP et, surtout, à ce que
disent les tchatcheurs. Sans tom¬
ber dans la maladie des Français,
tentons d'en faire une typologie.
Bien sûr, on rencontre de
nombreux styles militants (Bonis,

Apartheid Breakdown, LP Ge¬
neral, Babylon Nous Emprisonne,
Papa Tchuck, rendez l'Afrique
aux

Africains, Ericx Aumicro

ou

Skiper : les Tams-tams de l'Afri¬
que) mais aussi du style grivois
nommé Slackness par les initiés
(Little Dany : Elle me fait oooh),

*

DJ

=

Disc-Jockey, celui qui choisit et

mixe les morceaux sur
lesquels les
MC chantent.
**
le MC (maître de Cérémonie) ou

Toaster (Appellation Jamaïcaine)
bite ses paroles (écrites ou

provisées)
***

en

J'étais le 9

dé¬
im¬

rythme.
mars

dernier à St-Denis

à l'af¬
Suprême NTM (St-Denis),

pour un concert regroupant
fiche
IAM

:

(Marseille), Shinehead (New
York) et Boogie Down Production
(New York); Le dernier groupe n'a
pu jouer suite aux bastons suc¬
cessives.

�OÙ MÈNE
L'HYPERTHÉORICISME ?

LECTURAS

*

Ils étaient

pourtant bien
partis, après 68 : critique radi¬
cale

du

gauchisme. Ils

annon¬

çaient déjà le futur retour au ber¬
cail de tous

ses

cadres

:

démon¬

tage patient et hyperintelligent
des

économico-politi¬
dénonciation de toutes les
impasses culturelles, marginales,
utopiques, qui se voulaient tan¬
gentes, escape-lanes. Sur une
rouages

ques,

base saine : ils étaient presque
tous issus de milieux populaires,

qui leur donnait un recul par
rapport aux mythologies pro¬
létariennes des petits-bourgeois
ce

étudiants, ils étaient tous issus du
coin, ce qui les tenait à distance
du microcosme parigot et de ses
tentations

(petites réussites en¬
gluantes, médiatisation, petits
pouvoirs groupusculaires). Ils
parlaient beaucoup (création du
groupe de tchatche Science et So¬
ciété en 72), ce qui est une belle
forme d'action et question faits
d'armes, hormis quelques dérives
activistes pas trop mal légitimées
(Chancel et

son

Tour de la Bi-

gorre stoppés par les Molotov),
ils pratiquaient surtout l'aide

quotidienne et amicale à tous les
genres de paumés (un deviendra
psychiatre célèbre dans le SudOuest pour sauver les gens de la
psychiatrie, un autre deviendra
avocat de réputation nationale,
etc...). Certains d'entre

eux

sont

quelque temps marqués par le situationnisme, mais là aussi la cri¬
tique s'organise. " Tout ce qui
était vécu directement... devenu
: qu'est-ce qui était
vécu directement ? En une ques¬

spectacle. "

tion, tout est remis

en cause.

Mais

leurs succès critiques, face à des
adversaires faibles, il faut bien le

dire, ne les empêchent pas de
tomber eux-mêmes dans de gros
:
un cynisme perpétuel
qui démolit toutes les valeurs éta¬

travers

blies ou à établir sans en proposer
d'autres (sinon un petit égoïsme

jouisseur) et surtout

un économicisme gros comme une mai¬
son. Pendant des années, ils s'en¬
foncent dans Marx et prennent au
sérieux tout ce qui a trait aux
modes de production, aux rap¬

ports de production, jusqu'à la
baisse tendancielle du taux de

profit, s'éloignent de plus en plus
de la réalité. Que Voyer leur rap¬
pelle en 83 dans la Revue de Pré¬
histoire Contemporaine en dé¬
voilant que l'économie n'est que
l'idéologie de la bourgeoisie et
Marx son prophète. Question Occitanie, à laquelle certains veulent
les confronter, ils répondent avec
raison par la classique indifféren¬
ce (aux
pébroneries régionalistes,
nationalistes et autres).

Mais serrés de

plus près

par des concepts plus éla¬
borés, ils sont obligés de ré¬
fléchir. Et c'est là qu'éclatent au

grand jour les signes de leur dé¬
rive
hyperthéoriciste,
économiciste : le fameux " échange
inégal " devient leur réponse à
tous les problèmes de ce genre,
sur la base de
l'ignorance com¬
plète du sujet, des dialectiques
politique-culture, politique-éco¬
nomie, culture-économie et donc
de la diversité des situations. Et
donc de la complète altérité du

phénomène occitan, qui ruine les
fondements de tout mécanisme

infrastructure-super-structure. En
quelques années, ils sont devenus
les MEILLEURS pour donner les
réponses les plus élaborées à des
problèmes qui n'existent pas.
On comprend aisément la sui¬
te : petites fascinations pour quel¬
ques radicalismes (certains Bas¬
ques, qui ne sont pas loin) (je se¬
rais curieux de savoir ce qu'ils
pensent de la niaiserie natio¬
naliste anti-nationaliste basque
Contre le racket abertzale paru il y a
quelques années) et plongée dans
la
philosophie (jusqu'à Hei¬
degger) où le sens tourne autour
des mots de la grande langue
française (en vue de l'épuiser un
jour, peut-être ?). Pour reprendre
une idée situationniste qui reste
d'actualité

:

il

ne

suffit pas

d'avoir
l'intelligence,
faut avoir son emploi.

il

Ben 'Art

trouve

:

au

la

revue

de Ben. On la

103, route de Saint-

Pancrace à Nice. Lyrisme et ethnisme Beniens à propos d'art
et du Monde. Ben passe beau¬

coup de temps à regarder la
télé et à lire Le Nouvel Obs
(comme les Béarnais de Per
Noste). Par contre, il ne s'in¬
téresse pas une seconde à la
littérature occitane, à la filosofie,
à la musica, à 1'I.E.O., etc,
etc... Un vrai autonomiste pro¬
vincial et qui le restera.
*
Occitans ! n°40
Une interview de Fraj par Robèrt
Marti a retenu notre attention.

Fraj, qui a pris la décision de ne
plus se définir comme chan¬
teur occitan (mais qui continuera
à

chanter,

en

français,

en es¬

pagnol, en catalan... et en oc¬
citan) s'y montre humble, ré¬
servé, peu

critique (sur lui-même) et peu
loquace. Fraj, chanteur amateur,
jouait peu mais ses chansons
de style variétés valaient bien la
variété française et avaient
leur fonction dans l'occitanisme.
Personnellement nous pré¬
férons le Fraj du chant profond

(andalou)

qu'il aurait pu met¬

tre au service

des Trobadors et

remplir là un rôle de premier
plan. Basta. Nous lui souhaitons
bonne chance dans
veaux

ses nou¬

projets.(IEO, BP 205 11005-

Carcassona)
*

Pastel, bulletin de liaison du

Conservatoire Occitan. Tri¬
mestriel gratuit (le demander
au

COATP, BP 3011,31024 Tou¬

louse Cedex). Le n°7 nous

parle des Journées de la Danse
1990, de l'histoire de la polka,
plus les rubriques (programme,
boutique, répertoire).
*

Gueule de Bois, le rockzine
folk qui n'a pas de langue de bois.
Contact : Rockcitanie, Croquerue Mal-Joffre 64000Pau (59.27.60.27). Un vieux
fanzine. Le dernier n°

Disques 5,

parle de
Marilis Orionaa.

�CORTETAS - CORTETAS - CORTETAS - CORTETAS - CORTETAS - CORTETAS - COR*

Ces derniers mois, le Secteur
Musica de 11.E.O. a :
écrit à Ben, qui ne passe jamais
—

d'infos sur le mouvement oc¬
citan dans sa revue alors qu'il y
parle sans cesse d'Occitanie.
conseillé à Ben de joindre
Lubat pour préparer quelque
chose en vue d'Uzeste 91.

—

—

organisé une rencontre

I.E.O.-Musica, G.F.E.N. Et I.R.M.
Qui s'est tenue le 2 février 91 à
Tolosa.
fomenté plusieurs raids.
enrichi ses bases militantes au
Bureau de Tolosa avec Fré¬
déric Ducom.
a mis en contact Marilis
Orionaa et Dédé Minvielle qui
ont commencé à travailler en¬
semble. Marilis a chanté à Lestam
en mars. Il
paraît que ça fait
—

raison de voyager, et bientôt
rien à échanger. Nous pen¬
sions à
B et de

plus

rapprochement d'Ange
quelque soeur d'un
chanteur d'IAM, à un mariage de
Clarence avec un Caustique
ou un

autre, à caser Fusia avec

roiter à Guetta les charmes de
Maïdou pour dans quelques
années. Que dalle ! Rien ne mar¬
che. Faudrait-il changer nos

plans ? Que les lecteurs s'expri¬
ment !

(Aux dernières nouvelles,
apprenons un discret rap¬

prochement Rico-Jasia. L'es¬
poir renaît. Mais Sicre est un peu
déçu et Ange B, lui, crève de
jalousie.)

jazzer le milieu musical et occitaniste béarnais. C'est
nous voulions.

DEJ.-M. BUGE

que

*

L'Empreinte digitale, Capsi

Michel

Les Toulousains n'ont pas

le

Fabulous. Que

pas Paris... Paris est prise 'hys¬
térie comme New-York. "
*
Il existe à Marseille le quai
du Lazaret. Après une enquête
La Linha Imaginòt, il s'avère

se

renseignent. Domaine de la

Garde, Rte de Berre, 13510

Eguilles. Tel. 42.92.49.62. Fax
42.92.59.75. (de la part de J.¬
Michel Urban, tel. 92.78.45.16.)

de l'être. Je n'aime

à

de

que le quai devait bien s'appeler
Larrazet avant qu'un employé

municipal ne commette une cagada.

*

Echec complet :
Notre stratégie visant

à en¬
courager les liaisons affectives
et conjugales intercapitales de la
Linha, et plus précisément les
fiançailles entre Toulousain(e)s et

*

Entendu sur les ondes de France-Inter. Un journaliste à un
autre

journaliste : " Avez-vous
marqué qu'on ne parle plus de
Paris ? Les chanteurs

ne

il aurait été
quand même sur la liste.
quette occitane,

préoccupé, s'intéressant
bien plus à l'économie. Il
eût travaillé la culture

occitane, il

se

serait aperçu

général (bien avant de
parler politique),
il prouverait aujourd'hui
que la culture occitane a
en

vinciaux. Ils sont Toulousains
avant tout et fiers

exemple. Hervé

pour elle en dehors
d'un travail sur la culture

production
(disques) qui s'intéresserait aux
les Provençaux

un

Guerrera, Elu à Aix pour
les voix occitanes qu'il ame¬
nait. Sans parti, sur l'éti¬

qu'on ne pouvait pas

complexe traditionnel des pro¬

Audio :
une maison de

quoi sert le

Partit Occitan ?

oeuvrer

Boujenah dans Le
Magazine de Midi-Pyrénées :
"

A

On l'a enfermé dans la
culture " occitane ". Dont
il ne s'est jamais beaucoup

nous

*

TACTIQUE

Prenons

Captain Caverne, à faire mi¬

LAS CORTETAS

ce

ET

un

—

—

STRATEGIE

re¬

chantent

valeur d'entraînement pour
la culture en général et
récolterait l'assentiment de
tous les gens de culture,
occitanistes ou non.
Passant de l'étroit " parti
occitan " à l'étroite " culture
occitane ", il n'a pas de

stratégie. On le voit bien
dans l'annonce des ma¬
nifestations. Même s'il sait
soutenir de bonnes cho¬

(Massilia, Rencontres de

Marseillais(e)s est un échec

plus Paris comme autrefois. " On

ses

complet. Les deux liaisons qui se

pourrait ajouter que l'on chante
plus facilement Marseille ou

la Mar...) qu'il
à organiser.

sont effectivement

établies,

GMF et belle-soeur de

Philippe

Bauer, Djali et Claudine, se
sont

soldées par

sont

allées s'installer chez leurs

de funestes dé¬
ménagements des filles, qui
copains, l'une à Toulouse,
l'autre à Marseille. Nous rap¬
pelons que notre stratégie, au
contraire, veut que les liaisons se
multiplient mais que les gens
continuent à demeurer dans leur

ville, sinon ils n'ont plus

de

Toulouse.
*
Sur la même

d'ondes,

une

Beaucoup d'autres

longueur

émission consacrée

à la télévision

s'appelle " Zapinge ". Le titre symbolise bien
l'incapacité de la culture fran¬
çaise repliée sur son centre, d'in¬

oc¬
citanistes sont dans son cas,
ailleurs.

Ça devrait faire réfléchir
Alirol et

ses

copains.

vocabulaire de de¬
main. A mettre en relation avec la
réforme de l'orthographe qui
fait tant de scandale chez les
venter son

bien-pensants.

CORTETAS- CORTETAS- CORTETAS

10

contribue

CORTETAS- CORTETAS- CORTETAS-

-

AAAAA-AAÂÂA-À-ÁÂÁAÂÁÁÁA
AAAAAAAÀAÁAÀAÂÁÀAAÂA

�PLASTICA

3UAND LE RAP PASSE A LA TELE...

*

Àlbi : Ouverture du Centre Cul¬
turel Occitan Le Grifoul, 8,
rue

Emission

présentée
par Olivier Cachin.

Perroty (après le Musée Tou¬

louse-Lautrec, prendre le
Pont-Vieux

en

face).

L'expo 7 Artistas

en

Occitania

(tous sauf De
Cambiaire) ont montré leur
boulot

en

mages

de chèvre, les pâtés,

vitrine

avec

top line

les fro¬

saucissons et bouteilles de vin !
Voilà la tête remise sur son

!
professionnels du milieu
ont été impressionnés mais il a
manqué une musique " dans
le coup " pour
balancer la prestation de La
corps
Les

Talvera de Daniel Loddo... L'en¬
droit est super. A voir vite !
*

Nice : Le brocanteur Ben
rêve toujours d'une grande ex¬

position d'art occitan mais
avec que des grands noms (Viallat, Soulages, Pagès, Ben,
etc...). Pas

encore

vacciné contre

le parisianisme
sait pas que les

le Ben ! Il ne
" paysans d'oc "
sont des philosophes. Enfin,
voyons, le Bernard Henri Lévis le
jeans est de Nîmes !
*

Rodez

:

Renat Duran

1er,

de la

paperasse recyclée en
oeuvres d'art a
exposé à Nice :
c'est Ben fait a déclaré la mer de
Nice !
pape

*

Montaigut, un château
paumé de l'Aveyron. Jaumes Pri¬
vât devenu Jacques Privât,
président de l'association Art/
Terra organise une expo de 4
jeunes avec la bénédiction de la
DRAC-Midi-Pyrénées : affaire
à suivre pour les bigleux...
Luserna San Giovanni (près
de Turin) : Encore l'expo 7 Ar¬
*

tistas

en

Occitania. Cela

a

servi à changer les coutumes
cales : un coup à boire a été
servi ! Les bonnes habitudes

prennent facilement. Ils veu¬
lent faire plein de choses de
l'autre côté des Alpes, alors ?

lo¬
se

Les Fabuious

Troubadours, rappers occifans

Spécial rap line français. Le rap est né avec les
aimées 1980. Il est arrivé tout droit des quartiers
chauds de New York. Souvent violent, il ex¬

prime le malaise d'une jeunesse en proie au mal
de vivre. Après une période de creux, une nou¬
velle génération de «rappers» s'installe sur les
marches du succès. «Rap line» a arpenté l'Hexa¬
gone et filmé plus de trente groupes. Du Nord au
Sud, de Marseille à Paris, ces rappers version
années 1990 s'expriment en français dans le
texte : rap occitan, rap «sudiste», rap du Grand
Nord...-Parmi les curiosités de ce numéro spé¬
cial, Les Fabuious Troubadours, des rappers en

langue d'oc, lack Lang, ministre de la Culture,
s'exprimera sur cette musique. Voir page 13.

�THE WAR AND THE SPECTACLE
The orchestration of the Gulf war was a
glaring expression of what the situationists call the
spectacle— the development of modem society to the point where images do mina te life. The PR
campaign was as important as the military one. How this or that tactic would play in the média
became a major strategical considération. It didn't matter much whether the
bombing was actually
"surgical" as long as thë coverage was; if the victims didn't appear it was as if they didn't exist.

The "Nintendo effect" worked so well that the
euphorie garerais had to caution against too much
public euphoria for fear that it might backfire. Interviews with soldiers in the desert revealed that
they, like everyone else, depended almost totally on the média to tell them what was supposedly
happening. The domination of image over reality was sensed by everyone. A large portion of the
coverage consisted of coverage of the coverage.- The spectacle itself presented
superficial debates
on the new level of instant
global spectacularization and its effects on the spectator.

Nineteenth-century capitalisai aliénated people from themselves and from each

other by alienating
products of their own activity. This aliénation has been intensified as those products
have increasingly become "productions" that we
passively contemplate. The power of the mass
média is only the most obvious manifestation of this
development; in the larger sense the spectacle
is everything from arts to politicians that have become autonomous
représentations of life. "The
spectacle is not a collection of images, but a social relation among people, mediated by images"
(Debord, The Society ofthe Spectacle).
them from the

Along with arms profits, oil control, international power struggles and other factors which have
so
widely discussed as to need no comment here, the war involved contradictions between
the two basic forms of spectacle
society. In the diffuse spectacle people are lost amid the variety
of competing spectacles,
commodities, styles and idéologies that are presented for their
consumption. The diffuse spectacle arises within societies of pseudoabundance (America is the
prototype and still the unchallenged world leader of spectacle production, despite its décliné in
other regards); but it is also broadeast to less
developed régions—being one of the main means
by which the latter are dominated. Saddam's régime is an example of the rival concentrated
spectacle, in which people are conditioned to identify with the omniprésent image
of the
totalitarian leader as compensation for
being deprived of virtually everything else. This image
concentration is normally associated with a
corresponding concentration of économie power, state
capitalisai, in which the state itself has become the sole, all-owning capitalist enterprise (classic
examples are Stalin's Russia and Mao's China); but it may also be imported into Third World
mixed économies (such as Saddam's
Iraq) or even, in times of crisis, into highly developed
économies (such as Hitler's
Germany). But for the most part the concentrated spectacle is a crude
stopgap for régions as yet incapable of sustaining the variety of illusions of the diffuse spectacle,
and in the long run it tends to succumb to the
latter, more flexible form (as recently in eastern
been

Europe and the USSR). At the
features of the concentrated
The Gulf

war

same

time, the diffuse form is tending to incorporate certain

one.

reflected this convergence. The closed world of Saddam's
concentrated

spectacle
dissipated under the global floodlights of the diffuse spectacle; while the latter used the war as a
pretext and a testing ground for implementing typically "concentrated" methods of control
—censorship, orchestration of patriotism, suppression of dissent. But the mass média are so
monopolized, so pervasive and (despite token grumbling) so subservient to establishment policies
that overtly répressive methods were
hardly needed. The spectators, under the impression that they
were
expressing their own considered views, parroted the catch phrases and debated the
pseudoissues that the média had instilled in them day after day, and as in any other spectator sport
loyally "supported" the home team in the desert by rooting for it.
This média control

reinforced

by the spectators' own internaiized conditioning. Socially and
are drawn to spectacles of violent conflict that allow their
accumulated frustrations to explode in socially condoned
orgasms of collective pride and hate.
Deprived of significant accomplishments in their own work and leisure, they participate
vicariously
in military enterprises that have real and undeniable effects.
Lacking genuine community, they
thrill to the sense of sharing in a common
purpose, if only that of fighting some common enemy,
and react angrily against anyone who contradicts the
image of patriotic unanimity. The individual's
life may be a farce, the society may be falling
apart, but ail complexities and uncertainties are
temporarily forgotten in the self-assurance that cornes from identifying with the state.
was

psychologically repressed, people

�War is the truest
must créa te
créa te

expression of the state, and its most powerful reinforcement. Just as
artifícial ceeds for its increasingly superfluous commodities, the state must

capitalism
continually

artificial conflicts of interest

requiring its violent intervention. The fact that the state
few "social services" merely camouflages its fondamental nature as a
protection racket, When two states go to war the net resuit is as if each state had made war on
its own people—who are then taxed to
pay for it. The Gulf war was a particulariy gross example:
Several states eagerly sold billions of dollars' worth of arms to another
state, then massacred
hundreds of thousands of conscripts and civilians in the name of
neutralizing its dangerously large
arsenal. The multinational
corporations that own those states now stand to make still more billions
of dollars restocking
armaments and rebuilding the countries they have ravaged.

incidentally provides

Whatever

a

happens in the Middle East in the complex aftermath of the

war, one

thing is certain:

The first aim of ail the states and would-be states,
overriding ail their conflicting interests, will
be to crush or coopt any truly radical popular movement. On this issue Bush and
Saddam,
Mubarak and Rafsanjani, Shamir and Arafat are ail
The

partners.

American government, which

piously insisted that its war was "not against the Iraqi people but only against their brutal
dictator," has now given Saddam another "green light": to slaughter and torture the Iraqis who
have courageously risen against him. American officiais
openly admit that they prefer continued

police-military rule in Iraq (with or without Saddam) to any form of démocratie self-rule that
might "destabilize" the région—i.e., that might give
neighboring peoples the inspiration for
similar revolts against their own rulers.
In America the "success" of the
the system is incapable of

has

diverted attention from the acute social
problems that
solving, reinforcing the power of the militarist establishment and the
complacency of the patriotic spectators. While the latter are busy watching war reruns and
exulting
at victory
parades, the most interesting question is what will happai with the
people who saw
through the show.
war

* * *

The most

signifïcant thing about the movement against the Gulf war was its
unexpected
spontaneity and diversity. In the space of a few days hundreds of thousands of
people ail over the
country, the majority of whom had never even been at a démonstration
before, initiated or took
part in vigils, blockades, teach-ins and a wide variety of other actions.
By February the coalitions
that had called the huge
January marches—some factions of which would normally have tended
to work for "mass
unity" under their own bureaucratie guidance—recognized that the movement
was far beyond
any possibility of centralization or control, and agreed to leave the main
impetus
to local grassroots initiative. Most of the
participants had already been treating the big marches
simply as gathering points while remaining more or less indiffèrent to the coalitions
officially in
charge (often not even bothering to stay around to listen to the usual ranting
speeches). The real
interaction was not between stage and audience, but
among the individuals carrying their own
homemade signs, handing out their own leaflets,
playing their music, doing their street theater,
discussing their ideas with firiends and strangers, discovering a sense of community in the face of
the insanity.
It will be a sad waste of
spirit if these persons become ciphers, if
channeled into quantitative, lowest-common-denominator

they allow themselves to be
political projects—tediously drumming
up votes to elect "radical" politicians who will
invariably sell them out, collecting signatures in
support of "progressive" laws that will usually have little effect even if
passed, recruiting
"bodies" for démonstrations whose numbers will in
any case be underreported or ignored by the
média. If they want to contest the hierarchical
system they must reject hierarchy in their own
methods and relations. If
they want to break through the spectacle-induced stupor, they must use
their own imaginations. If they want to incite
others, they themselves must expériment.
Those who

saw through the war became
aware, if they weren't already, of how much the média
falsify reality. Personal participation made this awareness more vivid. To take part in a peace

march of

a hundred thousand
people and then see it given equal-time coverage with a prowar
démonstration of a few dozen is an
illuminating experience—it brings home the bizarre unreality
of the spectacle, as well as
calling into question the relevance of tactics based on communicating

�radical

viewpoints by way of the mass média. Even whiie the war was still going on the protestera
they had to confront these questions, and in countless discussions and symposiums on
"the war and the média" they
examined not only the blatant lies and overt blackouts, but the more
subtle methods of média distortion—use of
emotionally loaded images; isolation of events from
their historical context; limitation of debate to
"responsibie" options; framing of dissident
viewpoints in ways that trivialize them; personification of complex realities (Saddam=Iraq);
objectification of persons ("collatéral damage"); etc. These examinatiens are continuing and are
giving ri se to a véritable industry of articles, lectures and books analyzing every aspect of média
saw

that

falsification.
The most naïve

see the falsifications as mere mistakes or biases that
might
members of the audience call in and
complain, or otherwise pressure

be corrected if enough
the mass média into
presenting a somewhat wider range of viewpoints. At its most radical this perspective is expressed
in the limited but suggestive tactic of picketing particular média.
Others,

aware

that the

mass

média

are

owned by the same interests that own the state and the

economy and will thus inevitably represent those interests, concentrate on disseminating suppressed
information through various alternative média. But the glut of sensational information constantly
broadeast in the

seldom leads to

spectacle is so deadening that the révélation of one more lie or scandai
anything but increased dépression and cynicism.

atrocity

or

Others try to break through this apathy by adopting the manipulative methods of
propaganda and
advertising. An antiwar film, for example, is generally assumed to have a "powerful" effect if
it présents a barrage of the horrors of war. The actual subliminal effect of such a barrage is, if
anything, prowar—getting caught up in an irrésistible onslaught of chaos and violence (as long as
it remains comfortably vicarious) is precisely what is exciting about war to jaded spectators.
Overwhelming people with a rapid succession of emotion-rousing images only confirms them in
their habituai sense of helplessness in the face of a world beyond their control.
Spectators with
thirty-second attention spans may be shocked into a momentary antiwar révulsion by pictures of
napalmed babies, but they may just as easily be whipped into a fascistic fury the next day by
différent images—of flag bumers, say.

Regardless of their ostensibly radical messages, alternative média have generally reproduced the
dominant spectacle-spectator relation. The point is to undermine it—to challenge the conditioning
that makes people susceptible to média manipulation in the first place. Which ultimately means
challenging the social organisation that produces that conditioning, that turns people into spectators
of prefabricated adventures because they are prevented from creating their own.

BUREAU OF PUBLIC SECRETS
No

*

copyright, 3 April 1991

Arnaud Bernard (Tou¬

louse) Joap
:

tre et

Ramond, pein¬

Francis Blot

or¬

P.O. Box 1044,

*

Luserna San Giovanni

(près de Turin) : Encore
l'expo 7 Artistas en Oc-

ganisent une fête (faites) de
la peinture en invitant 100

citania. Cela

artistes et tout le monde à
s'éclater dans ce quartier les
24-25-26 mai. Expo en plein

cales

à investir
par tous. Affaire à suivre
pour les heureux...

veulent faire plein de chos¬
es de l'autre côté des
Alpes,
alors ?

air et panneaux

a

servi à

changer les coutumes lo¬
: un
coup à boire a été

servi ! Les bonnes habitudes
se

prennent facilement. Ils

Berkeley, CA 94701

*

Toulouse

une

:

Le métro

sera

galerie d'art. Un mil¬

liard offert par la société
MTD. 530 candidats. La sé¬
lection magouillée par Paris
et les parisianistes de Tou¬
louse. On a cherché à ras¬
surer Baudis en faisant de
foireux pourcentages sur les
"

originaires " de la région.
Taggeurs, préparez vos
bombes vivantes
pres

" !

et "

pro¬

�MARSEILLE 1935

répond

NINE
PÉRETTE

O

3 ACTES

EN

«SUR NOTRE VIEUX PORT»
Paroles de

MARC

Musique de

CA 13

VINCENT SCOTTO

Al/egreftn

je

mer.veil.leux L

ti.cu.leux !

con

Tout

des

nais

est

chic

quar

C'est

tiers bien plus

pro.pre,

On n'en tend ni bruits,ni chansons,Ça

ne

On y voit des Espagnols et des Chinois
On y pari' plus de vingt langues à la fois.
Les sidis vous vendent de tout,
Les cireurs vous suivent partout !
C est un mond' toujours plus divers,
Pour moi, c' est mon univers.

c'est mè.

sent pas

REFRAIN

Sur
le beau poisson.On dira tout
,

ce quon

voudra,Moi, je ne chan.ge.rai

pas

!

Sur

vieux port,

Tous les matelots
Dansent au bistrot
Avec les cagoles.
Sur notre vieux port,

y"

Que

la vie est bel

vieux port,

Quelle gaîté folle.

UEFRA IN

cvno tre

notre

_

Quel joyeux mélange
11 ỳ a des dockers
le!

.

Quel coin sans pareil Où le gai so.leil Pour nous é

le. Sur.

notre

vieux poit,

_

La gaî.té pé.til

tin.cel

Et des escaneurs,
Des marchands d'oranges !
Minots et minottes
Sans se gêner, frottent,
L'été s'i! fait beau,
Sur les tonneaux !

—

le, Bonjour Baptis

_

J'aurais les trésors
De Rotschild, lui-même
.

lin ! OH i

Adieu,Titin!Onest en fa. mil

le.Du haut des Ac

_

J'resterai

.

encor,

Au seul coin que j'aime
Sur mon bon vieux port.
cou.

bras,

les,

_—

Se

Les marchands de

re_trouv'nt

Et I

sort!

Que la vie est

on

mou

-

les,

Le pa.nier

au

On parle haut et

ià.

s'in.ter

.

.

bel. le Sur

pel

_

le

Ob! Coquin de

no.tre vieux port.

Copyright

(Archives Claude Sicre).

M CM XXXV

VINCENT
3

by VINCENT SCOTTO

SCOTTO

Passage de I Industrie

Editeur
Paris Xe

�~

S:

VJU&lt;m

&gt;wx&lt;A/,má
liSmA. TMÂQMOT T HÔÛ?
gvelles
du Front
"vous ? Nous

" Qu'en pensez-"
critiques, articles, a
polémiques,
informa--

espérons

«contributions,

vos

..^.N'hésitez pas. L/IFÌÎIA. IMA»|
ÌQ1WÒT - Nouvelles du.
"tions,

-Front
"pérons
AURILLAC

»

Qu'en pensez-vous ? Nous es

critiques, articles, contributions,a
«polémiques, informations,...N'hésitez pas.■LEHHA IMAGINÒT- Nouvelle
vos

UZESTE

NICE

LARRAZET
TOULOUSE

IL A

MARSEILLE

IL [i H DO A—■—II MJ Áì (Sí "E FS (Q) H

�</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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          <name>Source</name>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, KI 5</text>
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      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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