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                  <text>IMAGINÒT

LINHA

Bulletin del Sector Musica de l'Institut d'Estudis Occitans

N° 8 Noveme de 1991
mmmmmimmmmmmmisimmmmmmmmmmmmmmmmmmmmimxmmmmmmmmmmmmmm

Sommaire
Critique dTJzeste

Canebière

-

Capitale

Plasticas
Droits de

8/16

17/21
20

réponse
6
26

Pey
Rencontre

avec

Par Jean-Marc

A. Davis

Buge

la Linha.
Tout le monde y sera,

:

Carte de la Linha.

même Béne

-

detto et Lhubac. La révolution cultu

-

7

25

française est en marche, nous en
vivons, en tant qu'acteurs principaux,
les moments les plus cruciaux. Qui,
pour d'autres, n'apparaissent que
comme des prémisses. Cinq ans après
la l®re aventure musicale

en

Occita-

nie, tous les concepts que nous déga¬
gions alors ont fait mouche. Relisez
les textes de cette époque, et vous
constaterez que

Insert

-

relie

22/23

Lhubac

-

Après Uzeste, Larrazet. Qui devien
dra, le 9 et 10 novembre, centre de

pages

News from Marseille

-

l'histoire (celle du

�mouvement

culturel

mise à avancer,

en

parfois

puisque c'est NOUS qui l'amenons,

France) s'est
en

traînant

ce

vent.

les

pieds, souvent en boitant, mais de
longue, au rythme de nos conclusions

et

dans la direction que nous avons

tracé

:

partir d'initiatives de base
décentralisées, en opposition aux
franchouillardismes para institution nels, franchement institutionnel,
voire même étatiques. Le mouvement
occitan nouveau a joué là un rôle es sentiel, à Toulouse, Marseille,
toyenne à

en ne

l'écho, à leur
notant que

relie. A savoir notre Linha. La révo

lution,

comme

toujours,

se

vrai

d'une vraie alternative. Bien sûr,

prétendent les

Imaginez un

leur dialogue ?. Qui est le mieux
intégré ? A la place de tous ces mi nistres de l'intégration, avec leurs
d'administratifs, de chargés
de mission, d'animateurs et autres,
cohortes

qui à coups de milliards, n'arrivent
qu'à faire monter le F.N. dans les
sondages, j'aurai honte. Je démis sionnerai aussi

sec.

Je donnerai la

clef des caisses à Tatou
-

visage. Tous réunis,
les mêmes que dans la presse et dans
les télés, les mêmes qu'à Uzeste, qu'à
Arnaud Bernard, qu'au Festival de
Montauban, qu'à la Fête de l'Huma à
Paris, qu'à Rapline sur la 6, qu'à
Megamix sur la 7, qu'à Alice sur la
3, qu'à France-Culture à Avignon ou
à Marseille, que sur Best, que dans
Téiérama, que sur le prochain Off 7,
qu'à la féria de Béziers, qu'à Auril lac, qu'à Saint-Affrique, qu'à Ra cines, que partout où souffle le vent
son

qui, là bas,

Marseille

-

avance

MASQUEE. A Larrazet, elle décou
vrira

SENT mieux l'histoire de

peu

les
événements, en les évènementialisant,
I mean en les coupant de leurs
contextes profonds, en ne parlant ja mais de ce qu'il leur donne leur sens,
c'est-à-dire en occultant ce qui les
manière, i.e.

jeunes, de toutes origines sociales,
raciales, et ethniques, qui se mettent
à apprendre l'occitan, qui s'emparent
du patrimoine culturel de ladite
France profonde pour leurs créa tions, et qui maintenant CONNAIS¬

VRAIS FRANÇAIS.
nous avons eu une

action. Les médias nationaux ont été
forcés de s'en faire

-

compagné du peuple de sa ville en

que ceux

Uzeste. Montauban et dans tous les

lesquels

Massilia débarquera ac

réduction. Vous savez, tous ces

montée de la conscience ci¬

lieux dans

A Larrazet,

ou

à

Djali.

�-

Qui répondront

"Excusez nous, on
revient tout de suite, pour l'instant
on va à Larrazet, c'est là que ça se
:

passe".
Mais,

serait TROP simple. Et

ce

l'occitanisme est

complexe. C'est sa
première vertu. De décevoir les
simplificateurs. Il est bien évident,
qu'une fois la conscience occitaniste
surgie, son premier mouvement est
de chercher

ses

ennemis. Paris, les

3
CULATION des gens et
entre

des idées

Marseille et Toulouse est

une

laquelle il faut du ca¬
ractère, du dynamisme et de
l'invention. C'est l'entreprise PRIO¬
RITAIRE. En s'y donnant, nous in¬
venterons toutes les réponses dont
nous avons besoin. Plus qu'il n'y a de
questions encore dans les têtes.
entreprise

pour

Apparent inverse de la circulation,
l'immobilité dans un village. Qui,

de celui qui y cherche
et trouve, devient l'Univers luimême. Un seul homme porte en lui

sais quoi. Et
d'élaborer quelque démarche extré¬
miste à partir de là. C'est ce qui a tué
la première vague du mouvement,

pour

les

toute

l'humanité. Un seul village

dans les années 70. Aucun extré¬

toute

l'urbanité. New-York est dans

misme

Larrazet, il suffit de lire le "Trait

franchimands, je

ne

simplificateur n'a la moindre
raison d'être en Occitanie. C'est plus
facile d'être irlandais, basque, noir
américain, corse ou letton. Car les
ennemis sont, dans ces là bas, claire¬
ment

identifiés. L'occitanisme est

d'abord
toutes

une

science. Qui, comme

les sciences, construit son

yeux

d'Union" pour

s'en convaincre. Dé¬

parallèle de celle de la circu¬
lation, la démarche d'approfondis¬
sement de la compréhension du
monde par l'observation d'un village
(et par l'action à l'intérieur) s'ali¬
marche

mente

de la circulation. Comme la

objet. Qui invente, qui est
obligé de TROBAR, ses ennemis.

circulation s'alimente de cette

Son ennemi. Le Centralisme.

hazard si c'est Larrazet, acteur

propre

Qui

semble-immobilité. Ce n'est pas un

de cette expé¬

circule dans toutes les têtes fran¬

légié, depuis 15

çaises, franchimandes ou pas, mar¬
seillaises ou parisiennes. L'ennemi
est en la place. En nous, d'abord. On
ne peut s'en débarrasser ni avec des
bombes, ni des graffitis, ni des in¬
sultes. Expliquer ça à des jeunes de
17 ans qui cherchent d'abord une

rience de mineur de fond

cible extérieure est difficile. C'est le

nous avons

l'occitanisme nous lance. Et
question propositions d'action, ça ne
change rien : aujourd'hui, la CIR¬
défi que

ans,

privi¬

unique

en

France, invite ce qui lui est apparem¬
le

plus contraire. Larrazet a
compris la complémentarité des
ment

Imaginòtistes à
saisir ce qui se joue à Larrazet. C'est
autre chose que des relais-étapes dont
démarches. Reste

aux

besoin.

�Aventure Musicale en Occitanie
CORTETAS
Le roman de Claude

SICRE

"Chronique dels

Happy Jours in Toulouso,
Francia " estfini.

LARRAZET
Dimanche 10 NOVEMBRE

Il se

Chorale

corrige. Discussions avec
la

Dépêche pour l'y

publier enfeuilleton.
Contact à Paris et

Toulouse pourpublication
en

livre.

Préface prévue de

C.

Nougaro. Avant-

propos demandé à

Vautrin
(prix Goncourt 89). Une
Bombe

imaginòtiste,

Claude ALRANC
Marílís ORIONAA

Polyrytmic d'UZESTE

Massilia Sound System

Fabulos TROBADORS

Jean Marie CARLOTTI

Compagnie LUBAT

J.Luc MADIER &amp; Tre FONÏANE

musical à la confluence des courants créateurs de
l'Atlantique à la Méditerranée.
L'Aventure Musicale en Occitanie part des lieux et de l'histoire mais elle
s'empare aujourd'hui de tous les matériaux qui l'entourent pour dire le présent.
Les voix, le rythme, les joutes, la poésie, l'audace, la musique, vous attendent
Un

grand

moment

le 10 novembre à Larrazet.

d'après l'auteur.
Le projet Plage du

Par la Maison de la Culture de Larrazet
avec

Capitole renaît de ses

le concours du CONSEIL REGIONAL MIDI-PYRENES,
du CONSEIL GENERAL DE TARN &amp; GARONNE,

de IADDA 82. de la DRAC MIDI-PYRENES. DU

cendres. Pour mai 1992.

FESTIVAL RACINES

de FIN AMORS FILMS, de ITEO MUSICA. d'UZESTE MUSICAL

EcoutéMartine de Peire
sur

la place des

Tiercerettes( mercès
F. BLOT and Carrefour

CulturelAB). Interprétant
les Trobadors.

Après une

longue période de

Gran Mercés
per era

Francis B.

a

Frappe

e era

e

Mise

Sarah B.

en

Paginòt

publiés dans la Linha Imaginât le sont sous la
responsabilité de leurs auteurs. Ils ne sont pas la position de
l'I.E.O. sur les questions évoquées.
Les textes

recherche où elle ne
trouvait ni de

ABONNEMENT

quoi se

démarquer delameilleure
assise vocale de sa mère

Rosine ni de

quoi

Abonnement àLinha Imaginât : 80 F
Vous pouvez recevoir une compilation des

pour

premiers numéros

la modique somme de 120 F.

Abonnement à Occitans ! la revue de l'Institut d'Estudis
Occitans : 80 F
Adhésion à l'Institut d'Estudis Occitans : 150 F (abonnements
,

intéresser les rockers avec

le patrimoine, Martine a

faitretraite et revient

Imaginòt et Occitans ! compris)
Nom, Prénom, adresse

gagnante. C'est la

première à chanterles
Trobadors
doit :

sans

comme

il se

concession à

A retourner à

I.E.O.- Musica

Esplace Sant-Subran
Joan Darré
31300 Tolosa

rue

à

�5

-

MARDI

-

NOVEMBRE

19

A LA MAISON HANTEE 91 920 948
22 H

tsÉAuK

aucune
ou

mode (médiévale

moderne, savante

ou

pseudo-populaire) et en
intéressantvraiment( en

charmant) un public qui
n'est pas

les

là parce que c'est

troubadours, etc... Sur

l'horizon d'un simple

^

3^73? ^

BOUDUCON
ÍRAP

:&amp;*QBk
^

1

%*

PRODUCTION

(PANIER)

•;.\t w »sr

%é.

COMME

MICRO

elle

l'infini ; elle peut
tout dire, tout

exprimer parce qu 'elle a
compris SUR QUOI
s'installer (leçon indienne,

SYSTEM

SOUND

(MARSEILLE)
ET

module à

tout intégrer,

TOULOUSE)

RAGGAMEFFI

MASSILIA

bourdon ( cordes )

peut être), sur quoijouer
des grandes possibilités de

voix, de ses timbres, de

D'HABITUDE

sa

OUVERT

ses

accents.

Dommage,

vraiment dommage, que sa

A TOUS LES MC's

tenue sur scène soit encore

PfiF

:

30,00 F

farcie de

ces

modèles folks

mi-décontractni-érudit
raté. Elle n'a pas

Since his

carly

childhood Guilhem VII had been familiar with thc

justifier ce qu'elle fait.
Qu'elle chante, et c'est

hundreds
father's court.

Sound of Arabo-Andalusian music and song, for there were
of slave girls, many of them singers.and dancers, at his
He

might bave known some Arabie, a
to thc Aragoncse court further

His visit

appréciation of the insistent rhythms

besoin de

cocanha à tous les coups.

few words here and there.
increased his knowledge and

C. SICRE

of Arabie verse and music.

Vu à la
sur

TV,

un

reportage

Eva Braun. Hitler

expliquépar la gaucho
Fi g. 23.

Duet perforviecL by a

spychanalyseparisienne.

Moorish minstrel and a Chris¬
tian
tttry

jongleur, front a 1 3th cenMS

Tous les événements
étaientprévisibles,

il

suffisait de savoir LIRE
Hitler.

Les

duels de musiques

les Fabulous
Et

ils

de paroles et

besoin de boire,

Lu

Bibliothèque

Municipale de Toulouse)

c'est

quelquesjours plus

tard, l'autobiographie de

tellement

Klauss Mann, le fils

s'envoyaient de vannes.

(découverts de la

coup,

facile. Qelle naïveté !

de langues,

du Moyen-Age.

ils avaient

Après

.

de

�-

Thomas. C'est de la même
veine. On

du

jour au lendemain, tant de
haine chez un peuple.
ne

l'explique.

Klauss Mann et les

parigots encore moins que
les autres,
que du

qui ne voient

Diable ( freudien)

là-dessous. Ailleurs c'est

l'économie, le chômage, la
volonté de pouvoir,

la

jierté raciale, ledésir
d'expansion, etc... etc...
Qui n'expliquent rien,
puisque

ce ne sont que

des

circonstances. La haine,
comme

tous les

sentiments, est une

réponse à un autre
sentiment, pas à des

statistiques ou des

philosophies. Cest là qu'il
faut chercher. La haine
nazie est une volonté de
revanche sur

quoi ? Aco's

la questionné

! (Ihave a

Utile idea dans ma pichona

TVintériora) Un seul
sentiments est capable de

provoquer la haine.

Lequel ? Suite de

ce

feuilleton bientôt.
Lajournée d'inauguration

de la nouvelle

-

Droit de réponse

comprend

vraiment pas pourquoi,

Personne

6

rue

du Taur,

maintenantpiétonne, a été

organisé par... le

CarrefourCulturelArnaud

Cars

Mis

amies,
(de manière toujours aussi lapidaire et sans

en cause

étayage

Cachou dans la LI n°6 de junh
91, je tiens à ce que soit publié le droit de réponse suivant (alors
que le même Dr Cachou n'a pas daigné produire dans ses pages
l'interview qu'il m'a commandée) afin que les lecteurs me
connaissent mieux que ce qu'il ne me connaît lui :
Tout d'abord, si à la p 6 j'apparais comme "musicien trad", ce
n'est certainement pas dans le sens incriminé au long de l'article.
L'acceptation de "trad" (élision déjà quelque peu cavalière, pour
ne pas dire "catbran") comprend pour moi deux idées maîtresses :
une fonction sociale (jouer le plus près possible du public : rue,
église, salle à manger, terrasse de bistrot...) et conviviale (du
aucun) par le fameux/famous Dr

latin

:

vivre ensemble, d'où : partager,

fonction identitaire (que
MAINTENANT

se

les

gens

rencrontrer...) + une

qui vivent ICI &amp;

reconnaissent dans la musique que

je

pratique).
Il

se

trouve que

la chance de

celle-ci est passée

par

les instruments que j'ai eu

pouvoir apprendre ici puisqu'ils y existent : le fifre et

le hautbois.
Cela n'exclut aucune

musique : je fais zouker des assemblées
uniquement avec fifre et percussions,

durant des nuits entières
sans

problème et avec plaisir.

quand je dis zouker, c'est aussi bien "lambader" ou
"farandoler" : il suffit d'être à l'écoute du public (plutôt que

Mais

l'inverse ! !)

si l'on veut que

Le fifre étant
me

du

consacrait

Monde,

a

"JM Lhubac
ce

mon

qui

se

un

ça

marche !

instrument de

prédilection, MD Ould Dada, qui

entretien dans le bulletin de l'Association Flûtes

bien compris mon propos

:

part du sujet musicien et non de l'instrument

objet"

développe ainsi : l'essentiel c'est celui qui joue et ce

qu'il fait, et non le traficotage d'un instrument que l'on veut
rendre à tout

prix moderne. "En prenant un instrument aussi

rudimentaire que
chercher à
de

le fifre, vouloir l'exploiter au maximum, c'est
se dépasser soi-même. C'est de la philosophie et non

l'ingénierie. Le but visé : sortir l'instrument du cache pour

lequel il a été inventé !"
Si cela c'est du folklore

:

je

veux

bien devenir castrat ! ! !

�-

Cet état de fait

se

manifeste à travers

mais aussi à travers des travaux

une

7

-

pratique au quotidien,

pédagogiques visant à

Bernard,

Qui, si ça

continue,

va

être demandé

toutes les

dévolopper les possibilités expressives du fifre, travaux

pour régler

regroupés sous le titre "Le fifre mal tempéré" (paru en feuillets

grandesmanifestations

dans l'Aubier !).Dans

culturelles de Toulouse. La

l'entretien déjà cité, je souhaiterais extraire

lignes suivantes, afin de lever toute ambiguité sur mon

les

discours, s'il devait
"Je

ne

protéger

et sa piétonnisation

de la musique traditionnelle. Je ne

; que ce

qui existe vive... et que ce qui ne

les charge de
D'où
et

:

les musiques

percussions

ne

ou

lieux culturels) une

jouons au hautbois, fifres

le rock, le rap,

ou

qui, effectivement, peut passer aussi

le jazz, que par la musique médiévale

en ce sens

là que j'agis comme

l'Aubier ; notamment en ce

fifre, Xe du

nom

Voilà au moins

l'esprit urbain. Avancée
due à Toulouse-Piétons et
à l'Association des

électroacoustique.

C'est aussi

avancéeconsidérabledans
la transformationde

paraissent pas désuètes au public, nous

continuerons dans cette voie
bien par

que nous

qu'elle n'abrite que des
églises, des musées et des

envies musicales à partir du fifre et je

la sensibilité languedocienne".

tant que

(alors

librairies, des artisans, des

correspond plus à la réalité actuelle meure... ou se transforme.
J'ai tout seimplement des

du Taur est la rue la

plus importante de la ville

en rester une once :

porte pas le drapeau

souhaite rien

rue

organisateur au sein de

Commerçants.

qui concerne la prochaine fête du

les 27.28.29 septembre à Pézénas.

une

information péremptoire

Merci de m'avoir laissé ce temps de

!!!

parole !
JM LHUBAC.

COUP DE FOUDRE PER ANGELA
LA PLUS CELEBRE REVOLUTIONNAIRE DU MONDE A LA FETE

BELLE, AMERICAINE, FEMINISTE, NOIRE, INTELLIGENTE ET
DR CACHOU

,

DE L'HUMANITE (PARIS, SEPT. 1991).

COMMUNISTE. QUI DIT MIEUX ? D'APRES

SHE UNDERSTAND VERY RAPIDAMENTE LA LINHA DE LA

LUTTE OCCITANE CONTRE L'I.C.D. ILS ONT PRIS RENDEZ
BESSAI EN FEVRIER. ET PER QUE

DAVIS

G.R.Q.M., MOINS BIEN LA

VOUS POUR EN REPARLER. A

ELLE SERAIT PAS NA UZESTE EN AOUT

PROCHAIN ?

TOLOSA

�8

-

-

12 EME UZESTE MUSICAL
LES VIOLONS 1

est revenue,

(BYA

,

LES

PIN'S.
La voix dUzeste

a

trouvé

un

Ici, c'est fou ! Ici, la cul -

tivatute pousse au

swigue

d'oc, c'est si bon, trop bon
pour

s'en priver. Le 12eme

festival s'étire

sur

restières et d'un

les routes fo¬

village à

langue girondingue fait des ra
vages

économico-culturels.

C'est Manu

Di

Dibango, dit Manu

Babau, qui boeuffe avec le

porte-voix de Dédé Minvielle,
c'est la samba gasconne,

c'est

la cohorte tracteuse d'une

con¬

cept en gésine qui polkapique
la Création

Artistique Vivante.

Bon, la bande à Lubat donne
de la

voix,

sous un

ouvre

la voie, et

soleil complice, les

papis musiciens, l'orphéon cri¬

tique de François Corneloup,
entraînent

une

batucada fusion

de sabots de cheval,
de

calèche, de

de

rayons

roues

de bicy

dettes, de patins à roulettes et
autres

incongruités mobiles.

Tour à tour,

len (40),

Luxey (40), Cal-

Bourideys, Casalis,

Lucmau, le château de Caze
neuve,
son

Préchac (33) ont subi le

d'Uzeste, la fête

au

village

Artaud

ligne blanche, art au filet, sax

Pape Clément V (premier

Corneloupin, porte-voix,

schisme de

avantage à l'or. Elle joue en

l'Eglise) dort, pai¬

sible dans la

collégiale. Dans

sa

double la poésie en set ga

bulle, le jazz mitonne sa potion

gnant, silence, silence... Par¬

agile, boulègue les folklores,

cours en

les

sans

blues, le rondo, et autres

mazurkas célestes. Un festival

fou, fol
vant

l'autre, la translande, trans¬

poésiade,

sa

met Artaud en cours,

Uzeste

froid aux dieux, le

n'a pas
SOUS LES PINS

Duthilleul entonne

resurgie des

mémoires gasconnes.

JOURNAUST )

son.

est

en oc, un

chantier vi¬

où les cousins cuisinent

leur fusion. "On cultive mieux
racines

ses

Sacré

avec

Manu, dans la bergerie

communale de
son

les autres..."

faire

le

avec

et le chanteur

Callen, il croise

griot occitan,

béarnais

Dédé Minvielle. Vous

qu'est

avez

dit

forêt, la nuit, parcours

thé, mais

avec ronces

et

épines. Sous l'arbre, André
Benedetto

s'explique avec

Aguirre, converse avec la co¬
lère de Dieu. Armé de
ton

son

bâ

du roi des fous, nous en¬

trons dans le

baroque. Le

T.G.D. file et dévaste tout sur
son

Les bars, les

pas sage.

restos,

l'épicerie de chaque

station-village, sont vidés,

jazz ? Uzeste, c'est aussi les

consommés, fumés. Rupture

apéros-swing toni-truands

de stock

son

des soufflets

au

qui s'étirent,

rait, il

en vue.

ya

sirotant

en

touchés du

"Hilh de puta

chose.
a

qui croient à la

Depuis le temps qu'il y

qu'ici qu'on est pas d'ici,

suffit. Pour porter
T.G.D.

ça

l'histoire, le

parcourt la campagne,

l'accompagne, et quand
tour d'un

la forêt,

sentier,

un

au

dé¬

lac miroite

l'eau devient la scène

de réflexion. Mettre le feu sacré
au

lac devient un "Je" d'enfant

pour

Patrick Auzier,

se

croi¬

50 ans", dit un papi

c'est Marc Peronne et tous les
cru

"On

son

Sauternes.

qu'una far...".

Au château de Cazeneuve,

de la famille

d'Albret, les luba

dingues ont ouvert
roque

fief

un

café ba

dans la cour. Révolution

culturelle, Mozart, Schumann,
Schubert, Chopin trinquent
avec

nuit

Portai, Solal, pour une
double, duale, où la voix

de l'ombre de Bernard Man-

ciet, poète gascon universel,

"l'artifrcier-sorcier" de la Corn

occupe

pagnie. Et le tennis ? Les

noir. Lubat la

grilles montrent l'issue. Laure

sonne

l'espace de son parler

du

synthèse free-

clavier, forgerons

�9

-

-

battants ils scellent l'alliance.

jeux, protection toute ! Le fes¬

Uzeste fait parler,

tival de la chair devient prisé

s'entretient,

Uzeste

par

cause,

s'autocritique, avance et conti¬
nue

bat

le début. Si la bande à Lu-

prend le maquis, des Soli

Sauvages, c'est

aller plus

pour

profond dans leur terre. La tra¬
versée

se

fait à

l'oreille, chaque

arbre, chaque fourré est un

les nationaux, même TF1

est venu

filmer Bohringer

(président d'honneur). Ils lui
ont fait redire ce que tout le
monde sait déjà,
Par contre,

quelle misère !

lorsque Claude

Sicre(écrivain-musicien-folklorique) parle de la "Linha

complice, là quelque part, un

Imaginôt" et du centralisme

musicien de la tribu

tribale,

français, quand Félix Marcel

trilubate, sort de

réserve

Castan

pour ne pas

sa

quement les dangers de

loup, Auzier musiquent un son

l'unitarisme culturel en France,

vert de cuivre. Texier et Lacar-

la télé s'est

déjà fait la malle.

rière

Enfin c'est

comme

pin,

sur un

amphi piquant de houx,

Eric La Reine bluese

son

har¬

ça,

le com¬
des

du Massilia Sound

monica dans le ruisseau... La

System et de Bouducon Pro¬

fée Duthilleul

duction

promène un Iso-

(Toulouse) dans le

chantier uzestois n'est pas pas¬

les rats

sée

vous

de l'année. Uzeste s'étire

inaperçue et la confronta¬

tion avec Texier,

Corneloup
fructueuse

plus qu'il ne grandit. Cette an¬

etc... s'est avérée

née, le pré Cazaubon est re¬

(ne pas sourire). Après la

baptisé "Champs Elysées

rée

d'Uzeste", les stands bouti¬

Tchache Blues Destroy Ur¬

quiers mercantiles font leurs af¬

soi¬

lubatbohringienne, ou la

baine de l'un trouve

en

enfants,

as¬

surent comme des pros,

as-

nance

la Musique

d'une

rale de

*

l'autre, le Bal Terminal

la

riel.

plu¬

forêt de

pieds, fait racler les

Le silence uzestois accompagne

gorges.

Té un petit Sauternes ?

la nuit... Chut...

les pinceaux avec une
sation phagocytée

organi¬

à l'extrême.

Pas facile d'accéder

aux

entre-

Jacme GAUDAS.

7000,- net). Et

compagnie de Vidéastes

pour

la découverte (et ceci
bandant)

de 20 % d'occitanie contre 80

française

internationale,

ce

pour

festival est
CHER ;

le rôle qu'on attend de

lui, manque d'énergie, de
circulation entre scène et
du à la

carence

public

des 15/25 ans.

Cette base est absente ;

le

public du festival est un public

acquis. Bof !
en

tant que

réalisateur

caméraman

venu

travailler sur

les soleils de Bernard Lubat à

Uzeste, capitale d'Occitanie,
sentiment

là ! alors que

catalyseur ! Merde !

caméra
*

le

d'exclusion, d'être

de trop, est

l'image de l'Occitanie c'est :
les 20 % ?

Destroy Ru¬

Tribal tire la référence du

Uzeste se double-croche pattes

F

seulement réellement

réso¬

sociauculs font des meetings et

poussière, éparpillée par une

:

Destroyeurs Banlieusards.

les 80 % ?

-

les

revenu moyen

mensuel

-

faires, les bars et les restos

(célibataire 2

VACANCES

*

dore de cellulose à sa ceinture,

gondins sont au rendez-

Parisienne en

*

bat continue. La présence
rappeurs

une

comme un autre :

bop. Sclavis, Ferris, Corne-

conversent sous un

Remarques d

% de culture

(écrivain, penseur,

théoricien) démontre méthodi¬

finir au zoo-be-

La faucille

*

bravo les entretiens

pour ce
bises

-

-

merci

papier - et grosses

allez !

Véronique VOLA
1,

rue

Jean Jaurès 78560

PORTMARLY

�-

Les violons 2

10

-

(by a would-be)

XI1° Uzeste Musical

-

9 jours, 9

Nuits Trans'Jazz'Tlantiques

nuits,de LuxeyauSwing Home,
c'est parti.

Je retrouve un quartet déjà vu
lors du festival de la Seyne sur

L'itinérance avait commencé

Mer, mais Ici les limites sont à
franchir et les individus du quar¬
tet d'Henri Texier (Glenn Ferris/

depuis 3 jours lorsque Christine
Wodrascka et moi plantâmes
la tente à côté du terrain de
foot d'Uzeste.

Grand café baroque dans la
cour du château de Cazeneuve

Lubat

à Préchac : Où la Cie
montre une fois de

nous

plus son art de la mise en scène,
en-jeux
les chaises sont
d'Uzeste, de Bazas ou de Villandraut, le bar est celui réser¬
vé aux artistes derrière la scène,
aujourd'hui, sur scène, le "bar¬
...

man

Aldo Romano/Louis Sclavis) le
savent.
Entre barrières et grillages, il

paraît paradoxal de parler de
liberté, mais comme on le sait.
Ici, le paradoxe est notre nour¬
riture intra-terrestre.

Heureux, l'air ils ont, laissonsnous

gagner, aller.

Trombone : Ondes lascives,
ondes courbes, ondes vibres

(-atoires, Alea).
Embercez-moi.

Capital(e)
question barbare.
(Corneloup et Lubat appli¬
qués).
On atteind le (la)

sans

autre

Place à prendre, place prise,
citadelle collégiale investie de
la plus belle manière qui soit
le chapiteau Stan Getz.
Et la politesse dans tout ça ?
Ben voilà, les uns s'effacent

sous

(toujours des places) et revien¬
nent, s'accompagnent, s'amu¬
sent, nous muses ardent, mu¬
sent (règne du vrai, ou du moins
on veut y croire). Entrelacs

d'entre-seigneurs.
palpitant ? Tiendra pas bien
longtemps à ce rythme-là ...

d'anneaux
Le

du diable" est éditeur dans

la Drôme, les habitués du café

s'appellent Di Donato, Auzier,
Portai, Minvielle, Doneda, Duthilleul, Achiary ... Et mon tout
est un concert baroque à la

Carpentier à Prechac.

Après 4 jours de Translande girondingue, arrivée à Uzeste, sur
les Champs-Elysées. Discours
de Bernard Lubat et de M. le

Maire, conférence de presse
( propos centrés sur les deniers

publics, c'est "plus républicain",
le Conseil Général soutient, le
Ministère de la Culture (via la

DRAC-33) bafouille 150 000

parlant de profondeur, pré¬

Vous ai-je déjà dit Joli

? (comme
de grand

francs... des places

En

un

ciser Aldo Romano.

une

Romano-Texier : Des gosses Beaux.
La Classe au grand complet
arrive.

Tamour, évidemment).

chères et
plongeon de 30 briques :
qui "épongera" ? Les smicards
de la Compagnie ?).

mise en appétit
passons à l'entrée

jolie chanson

...

Le Querrec mouline les images,
d'autres les mots, d'autres souri¬

grâce à eux, merci.

Tant Tam Bourg d'Uzeste
Une autre des belles légendes

Apéritif,

que l'on raconte ici : les Tam¬
bours Guicheney Père et fils en
marche vers l'Empire des Lu¬

dans le vif.
Tranches tranchées. Cœur en
morceaux et miettes savoureu¬

Ça coquine aussi avec des yeux

bat (Père et fils (et mère)) ...
Emotion
Quelque part, ça

ses.

CHARME(s)

...

fait mal

au

Père

....

d'écoute

:

res encore,

bleus, bleus, blues.

Amicaux locaux invités (Ber¬
nard Lubat et François Corne-

on appelle ça
"sortir le grand jeu" et, encer¬
clée par les animaux de Glenn

loup), chapeau.

Ferris (Animal Love) J'avoue être

...

�-

...

11

-

Où l'on affronte des enjeux

poème, l'espace de la collé¬
giale les grandit.

envolutée.
Sclavis prend une telle place
(encore des places...) que l'on
craint un instant pour l'équili¬
bre. Histoire d'indivi-duels, tanbén, bien-sûr... normal.
a

trouvé

sa

Alors La Reine avec son corps
de poème en agonie de nais¬

sont à leur

place juste,
je t'amoure
comme un fait exprès.
Tout chez lui s'appelle et fait La

Le bâton de pluie roue sa bicy¬
clette sur les chemins de sable
5 000 mètres au-dessus des pins.

face à nous. Moi,

Celle où, de chœur en cœur,
de heurts en spectateurs, on
découvre physiquement et

Reine : l'humour, la voix, les mots,

enjeux

dangereux.

le corps, la musique, la gueule,
le geste, rien ne détonne : le

personnage

D'enjeux dangénéreux, beaux
après sûrement, (descentefatigue trop rapide dans le
vide), pleurer, c'est vous dire !
.,

est en fait per¬

Lubat dit
d'Ici. De Luxey au Swing Home,
9 jours, 9 nuits. Babau et rap,

Généreux et larges jusqu'au

comédie sacrément pour ren¬
dre un village beau à la nuit.

grand TaCorneloup sort du bois des cui¬
vres et pousse la plainte fin fond
blues.

C'est beau une ville la nuit
Une création de Richard Bo-

Envol

imaginaire d'orchestre
fantôme pour chœurs. D'un
côp, la voix de Laure Duthilleul

hringer et de la Cie Lubat avec
une formation spécial Uzeste
91 : le Freedom Jazz'Cogne

Chers Parents d'Yves Navarre,
enfin.

Band.

séparés, murmurés,

mimés, déminés
le mot ce
soir sera dit, qu'on se le dise.
Lumière bleue, l'orange est pour
...

plus tard. P'tit coup de Blues.

Synthé d'attaque.
Mingo Josserand, Mino Malan

Envie de monter sur scène.

Impression d'avoir à faire à un
Bohringer libéré qui ose la

Choral'Pack'Transbarbar'Oc.

...

répond et, comme j'ai oublié
mon flingue sous la tente, j'ap¬
précie.

Unité distordue, affirmée par
Josserand et Malan.

mour\

Mots Dits Blues
Solo impro paroles.

La Création est en direct, donc
directe. Donc ça provoque et

sonne.

bout du voyage.
C'était donc vous, le

Mots dits

On fait le tour des marins de la

Collégiale.

Classe.

émotionnellement des

singe.

Ici, les gens ont de la gueule.

sance

Lu bat

dangénéreux

Autant le Texier 4t rassemble
des histoires d'individus, autant
ce soir ce serait plutôt des his¬
toires de couples.

l'amitié c'est pas
compliqué, là maintenant c'est
sûr ça a pas l'air si compliqué
Lubat dit que

Capitaine d'un vaisseau fan¬
tastique Bohringer, c'est ton soir
de chance. Quel équipage !
Quelle équipée se prépare ?
Echange de rôles, transmuta¬
tion de verbe onomatopal buc¬
cal tripal et moral : Faut du
pognon pour vivre sans po¬
,

gnon.

mais vous nous le faites si bien
dans la

générosité qu'on pour¬

rait croire

nimporte quoi.

On sent la bride ■

musicale,

et
Eric La Reine.
Aux sens transfigurés,

désarti¬

culé, beau sous les maux face
à Uzeste en rouge et noir.
Comme

emporté, balayé

:

non, c'est
Ici. Tous les marins du F.J.C.B. 91
savent le continent des oiseaux,

Afrique, c'est loin

...

des

sus.

Voix et bassin ondulatoires .d'un

Comme un marin à terre : Eric,
Uzeste dcns les terres de Lan¬
des et sous les Pins, ces derniers

pied à l'autre, c'est la même

temps ça se déchaîne comme

desavant/pendant/après ora¬
ges en pleine mer.
Un très grand personnage éclot
devant

nous.

I

l'essentiel, Ici,
est dans les émo-

I

débridées,

I

Révolte

du

tions

serpents, des fleuves, de la
musique et de la souffrance.

vents violents d'Océan pas si
loin, voiles de Riguidel au-des¬

tragédie en transes d'espoir.
Lubat place la Gascogne au
cœur de l'Afrique, j'aime sa

géographie.
Ça prend dans le ventre et
remonte là où Papa est un

I

et alors...

Ferris bluese la couleur.

on

I

le blues,

■

à Uzeste

I

cette année,
le blues,

|

est nombreux
à l'avoir eu.

I

I
|

Hélène MORSLY
extrait de
"Mots d'août sous les musiques"

Crédit photo :

Olivier BORGNA

�-

12

-

hauteur et relever

Les calumets l

un

défi de

taille.
La bonne cuisine

C'est à

d'u zeste

N'ayant
cet été

pas trop

d'appétit en

1991, je n'ai goûté la

dUzeste que

le Festival

pendant 2 jours.

quelle cuisine !
d'ailleurs, elle

a

le

mérite d'Aetre elle même
refusant d'amortir

Occitanie

blottir dans

son

douillet et

antre

protégé mais doit affronter l'air
et les houles du

grand large.

"Polyrythmic

d'Uzeste" et Benat ACHIARY

donné le LA.

ont, à mon sens,
en

en

qui ne peut plus se

La chorale

Mijotée avec des ingrédients
d'ici et

avis l'horizon et la

chance de la création

cuisine servie par

Mais

mon

Alain DAZIRON.

sa saveur

flatter les goûts standard

pour

(comme cela est monnaie
courante dans

festivals de
Cette

l'été).

année,

Vives

comme jamais,

UZESTE MUSICAL
son

Le pistolet à eau

nombre de

a

dit à

jazz de restaurant" ont-ils affirmé en substance.

patiente cuisson

réalisée dans le pot

uzestois...

vous

sachez

qu'il nous est

impossible de normaliser son
a

Cet Uzeste dont

on nous a

Nous y sommes

allés

Nous

fumet".

n'y

Le marteau

à table... mais

mettez

là ni repli sur soi, ni

exclusion, mais confiance dans
le travail musical et vocal

rebattues. On

ne

valeur, de la

recette. Il y a

doute

saveur

plus de
de la

conquête de

dignité, la province ne fait plus
partie du

paysage

Mais attention, à

d'Uzeste.

partir de

l'instant où l'on met
une

forme de

doit

se

en

cuisine,

avons vu

tant

parlé

Borhinger

Les mêmes

qu'à la télé

Les mêmes

qui festivals tous les étés

Leur jazz

français c'est cher payer

Leurs simagrées

mijoté loin des normes
la

massiliesque : "ce n'était pas des ragamuffins, trop de

public : "cette cuisine est le

résultat d'une

Il

critiques de l'orga du Festival par le posse

avant

sa

qualité

rapprocher de la

perfection. Il faut être à la

Ce Lubat dont

on nous a

Ne s'est pas trop

tant fait la

publicité

montré.

Des fois

quand même il y eut de l'ambiance

Avec les

pépés, le soir de la danse

Avec des jeunes

allumés du fond de la France.

Je suis restée

jusqu'au bout,

Je n'ai pas vu

the man Vielle avec son instrument à roue

Franchement, c'était pas excitant
Franchimand n'est pas

occitan.
Géranonimo

�-

13

-

91

UZESTE

où
1 " Homme
inventé
par
1 " homme

Un

est;

Ua.zz

SOLI-LANGUE
"Des arbres

galopant d'un soleil l'autre

à travers mots à travers masques
La voix traverse le ruisseau:

juste sein libellule au logis

A midi

circule!
Berce moi feuille à feuille à la fourche du ciel femelle,

juste-mot la mémoire des ombres

à midi

Les arbres s'ouvrent membre à membre

doigt d'argent se niche entre nos mains-musique

la lune

par envahissements liquidesLe sous-bois en appelle aux yeux

dansant dans la lumière
glissé le long des hanches cherchant l'archet
flûte de peau qui ne sait bien qu'une seule note de feu
bouche ouverte du trombonne à petits coups de sexe
bas de la gamme bleue entre l'abeille et silence

et l'étreinte a

la
la
au

Des voix d'enfants coulent vers l'horizon

s'échappe goutte à goutte
petite seconde d'éclatement mental

de l'écorce du Jazz lointain
cette

aux cheveux de fanfare
L'accrobate a tiré ses fils, ses nerfs de gorge,
entre un mélèze et une étoile

du bel été

l'orage écrit ses restes d'aube sur ton corps
et la vielle insinue ses mousses ses likens
entre les cimes entre les doigts

Frotti frotta entre le jazz et toi
la danseuse d'Uzeste a crevé le ciel

douce chante entre ventre et mots
a beau temps l'amour
Les ramasseurs d'oubli sont morts dans la poussière."
Chante

en eau

Cours et

à

J'étais

Uzeste

belle ouvrage,
passée
"Humvanité" disais-je
Suis
la

repassé

par

cours

les temps héroïques de "Mêlée",
la
silence éternel avec rêve et fracas :
"Sa" fête ne sera pas faite par un"...
là, sous les soleils saxos et l'oméga de
dans

au

lumière...

Quoi
l'homme:

pays des merveilles?
des lieux où l'homme est inventé par
l'amour fou pour les joies d'Uzeste qui me

de neuf

Uzeste

est

c'est

au

un

porter une critique -constructivela pensée.

fera

à ce haut lieu fertile de

d'autres, d'un potentiel de
rupture qui génère une nouvelle culture, une autre
civilisation: comment y échanger avec ceux qui apportent
d'autres ruptures, d'autres "brouillons de cultures"?
La création à Uzeste doit-elle être seulement un label
Uzeste

est

porteur,

avec

philosophique, une illustration supplémentaire d'émancipation
"donnée-reçue", ou un moyen spécifique de notre combat commun
pour un "Tous Créateurs", auquel nous croyons ensemble?
Cette philosophie peut-elle aller sans prise en compte de
tout ce qui bouge dans le domaine de la littérature, de la
science, quand celles-ci influencent les faits de
civi1isation?

�-

La

les

tous
sur

14

-

question de l'identité se pose d'une manière aigiie pour
hommes: Uzeste peut et doit devenir un vaste chantier

1'altérité.

responsabilité devant l'histoire?
l'homme, l'Education Nouvelle affirme
en
préliminaire que l'individu échappe aux déterminismes, à
tout instant tout est rejouable:
il n'y a pas de préalable
pour qu'il y ait prise de pouvoir du sujet sur sa propre
N'est-ce

Dans

ce

pas

sa

combat

pour

histoire.

Jusqu'ici tout emploi du terme "identité" renvoie au
passé, à des racines, à un héritage, c'est à dire à quelque
chose dont nous ne sommes pas responsables, parce que
précisément nous n'avons fait qu'hériter. Si nous décidons de
renverser cela et
de projeter l'identité devant nous, dans
l'avenir les choses seraient différentes: autrement dit, mon
identité, je la construis... L'identité est un projet , un
projet pluriel, inter-communicant, fondé sur la mutualité...
Nous voulons que s'installe quelque chose de décisif dans
la tête des gens:
les enfants, les jeunes, les adultes, sont
tous inventeurs,
créateurs. Il s'agit en définitive de penser
l'autre capable d'initiatives dans le champ de la création et
donc d'échanger avec lui sur la genèse des choses,
les
processus,
les problématiques, les cheminements de la pensée,
les audaces,
les ruptures...
L'échange à Uzeste ne saurait se réduire à n'être qu'un
discours des uns pour l'accompagnement des rêves du plus grand
nombre.
"Tout homme est frère de Prométhée", disait Eluard. Le
sens
libératoire
de
ce
haut lieu de la pensée effervescente
doit modifier
les perspectives, bouleverser les points de vue;
la singularité de la chaîne signifiante pour chacun.
Tous pourraient y faire
l'expérience de la création, même
si cela demeure un
jeu social, dans un rituel collectif, avec
un
cadre
négociable,
qui
garantisse
le non-fragmentaire du
sur
une
scène qui
sujet,
le
maintient
reste celle de
la
création,
où
le
leurre
recouvre
l'énigme,
et
protège du
dévoilement.
de

Beaucoup
ruptures.

peuvent

y

à ce niveau
C'est
transformation sociale,
à 1'histoire.
Dans

banlieues

Bernard,

contribuer,

car

tous

ici

sont

porteurs

de praxis que se
joue aujourd'hui
dans un rapport aux autres, au réel

la
et

les
pratiques
l'Education
les
de
Nouvelle,
dans
-chaudes
ou
dans les quartiers, -comme Arnaud
pas-

à
Claude SicreToulouse,
avec
Larazet,
autour d'Alain Daziron,

dans

les

communes,

Larzac,avec

les
peintres et les poètes réunis par Félix Castan, dans d'autres
pays,
à
l'Est,
comme
à l'Ouest,
des choses bougent et la
question des valeurs y est centrale.
Dans
lieux
des
très divers,
sur
des problématiques qui
du savoir et de la création,
sont celles
dans le champ de la
de
du
culture,
l'éducation,
politique,
des
"laboratoires
créent où la philosophie de l'altérité est
d'idées neuves"
se
également fondamentale.
Partout, c'est la question de l'identité qui est posée, à
partir d'une autre
à partir de pratiques
relation humaine,
autres, de savoirs autres. Il faut tenter de prendre en compte
ces
question nouvelles que le monde pose à tous.
Il devient
urgent
d'échanger,
autour de ces balbutiements d'une autre
comme

à

au

�15

-

civilisation

en

-

de complexifier notre pratique sociale
philosophie
qui
soit
à
l'échelle de

marche,

pour
élaborer
une
l'histoire et de la

planète.
construire ensemble une humanitude qui soit
simplement à l'échelle du savoir.
cet
A
que
lançait un jour Benedetto,
"Urgent,
crier",
répond aujourd'hui un "Urgent, créer" qui monte sur toutes les
la fête de Lubat,
ou elle ne
lèvres:
sera celle de l'Egalité,
sera que noces merveilleuses
du Jazz et de l'été.
En

de

mot,

un

Colin, poète.
National du GFEN.

Pierre

Secrétaire

LES CALUMETS

2

Parlez -Moi d TJ zeste

(1) Par les mois dTJzeste,
redites moi ço

qu'es

per vos,

Vostre bèu programe

de lo

assajèri

comprendre...

Après lei 9 jorns (2) aquò erra

simple...

vengut mai

coma un

liibre.
Une libre que

sei mots

parlan son lengatgi
fau destriar s'anatz
per

...e que vos
a

lo premier còp e

que vos serve
bessai

Uzeste
se

de guida

qu'es aquò

vos

que

voletz
...e

fuguèt la

granda aventura dau festivalier
ordinari

o

extra-ordinari...

ditàu beleu dau festivalier
vertadier

:

fuguèt d'arribar de

legir aquela lenga d'U (mai
quand
-...

mume, es pas

parier).

d'Uzeste, n'aviáu un pauc

(força gaire entendut parlar),
Bernât

Lubat, n'aviáu un

(gaire mai

o

Lei landas,

pauc

mens) ausit parlar.

mi soveniàu dau

sable, dei pins e de la duna dau
Pilât.
-

Ce que

l'anar

aquò d'aqui (3)

jazz

-

gascon

C. Sicre
-

-

lei

lei landas

-

-

Uzeste

e

B. Lubat

pins - JM Carlotti
Massilia Sound

questa istori de

parlarai

-

Linha

pas

de TOT ço que

per

fuguèt un pauc dur :

la pichòta proporcien d'òc
dins la programacien, mai la
pas

rega

(de còp que l'a pron

prefonda)

legetz la Linha
còp d'anar

a

Uzeste

*

; e

lo vau-lo-cop, l'a rèn de

un

farà
*

Imaginòt, avetz ja compres que
lo

de l'anar veire

que

sovent entre

fuguèt bèn perqué mi pense
que se

Co que

-

-

Imaginòt.
Vos

mies que

d'espervautres.

:

System - la duna dau Pilât

vau

mi donèt enveja de

regardar e escotar es tôt

si sentià pron

dos mondes

monde que

:

lo voiatgi la

grandir

un

monde que

lo viatgi

(nume se per còp d'astre passa
sus

farà

la Linha

Imaginòt (4) lo

jamai avançar (a despart

�16

-

d'un

miracle) (5)

Es pas

12H30

entre ço qu'es òc e ço

qu'es non òc ; siria plulèu entre
ço
-

qu'es òc

e ço

daumatgi n° 1

Un pauc

Nancavaune "ostessa"

d'un
leis

(o mai

espetacles pagants, l'èra B.

Lubat

miejorn

e

L'avià

dau sera,...)

soleu

ensèms de
partèt sensa

o ne

sirià bèn piéger) es que vos

fuguèt subretot de veituras leis
darrier leis autras (franc

bessai 2

o

3

l'anar dessus, et

AVIS ! bessai
verament trop

-

-

pagants). Un pauc coma se fetz

17

au

la pub per une great

l'avià bessai 10 à 20 assètis

(3)

4 taulas. Adonc

finalament lo great demoera

embe 3

dins la

podiatz pas assetar, eriatz pas à
l'ombra, e si podiá quasi pas

pub.

Exemple concret:
Sus lo programe era

escrial

:

o

dansar (sus

d'ers fachs

vos

per

tard !

l'air de "Parlez-moi

sur

(2)

festa e que

qu'es pa"ncar

ElysabethMALLET
(1)

vélos).

pas

quauquarèn.

plen soleu (miejorn au mes
d'avost), sus lo sable / terre,

(subretot per lei moments non

(o lei 2, ço

mancaVERAMENT

foliá pagar per

ço que si passava

lo festival d'Uzeste

que

lo

d'amour"

e

pron...".

pas

a

desplaçamènt entre lei 2 vilatgis

e

L'apero-swing a Callen era en

anonciat

'n

agradan

la fin

a

quauquei personas que
caminèran, de 2 "calèches" que

qu'era

de parking, l'a trop de

l'a ges

vos

de

L'escart entre ço

o

parking es prop chièr,

Musical o lei banhs dins la mar

lei 9 jorns dan

daumatgi n° 2 :

vènt, lo

qu'eran aqui per la

la veitura "escoba"

leis artistas,

Un pauc

de monde, l'a trop de

trop

And so, se

unas

lo monde.

la jòia de si
banhar dins la mar perqué "l'a
conoeisson pas

Luxey fins qu'a Callen :

liame vivent entre

e

bon nombre de

per anar toteis

mancava un

festenau

un

si metre

qu'anava força bèn...

mai per lo sensa pagar (aperitiu
dau

APERO SWING

pertènça dau "lermovement"

:

d'une) dau festival. Per

o

CAFE LA FORESTIERE

-

monde

qu'es non.

-

-

nom

XHe festival d'Uzeste du
25 août 1991

Aquò d'Aquí

=

es

9 jours

tanben lo

d'un jornau que se

coneissetz pas, vos
mandaràn

un

lo

ne'n

s'escrivetz

Aquò d'Aquí - BP 311

-

a

05006

1er MOUVEMENT : (andante

dansar)... urosament l'avià la

GAP Cedex

moderatosforzando)

musica.

(4) - un autre bias de dire :

"TRANSLANDEGIRONDINGUE"

Enconclusien:

"mume

Itinérance immergence Errance ::

tôt

LUXEY

-

UZESTE

CALLEN

aquò es la pròva que lo

Festival d'Uzeste exista e

DIMANDE 18 AOUT

s'adobar solament

LUXEY:

d'existar ;

10H00

-

CERCLE DE L'AVENIR

T.G.D. dernier

réglage avant départ à

pied, à cheval,

en voirture,

vélo,

calèches, patins à roulettes...
11H00

-

"AUBADE D'ADIEU A

LUXEY DECHIRE"
11H30

-

tracteur en

CALLEN

tête

vers

Callen

contunha

es jà una

bona

condicien, e la segonda es
qu'aguetz
en causa

pas

de

crenta de l'anar

resons

mume se son

pas

(6) que

marridas en

plen vos empecharàn de

profichar de çò que pòu vos e

avec...

Ebranlement TGD

aquò

se

porrà

sono

lei rendre mies contènts e mai
uros.

Es

un

pauc coma

aquelei que

sus

se

còp d'astre

la linha Nice

Larrazet
sus

per

la Linha

-

se

Marseille...

-Uzeste, seràjamai

Imaginòt".

(4 bis) - voiatgi

(5)

-

es

=

viatgi

cresetz ai miracles

mi la

plesir
(6)

-

un pauc coma

vèni de donar.

aquelei que

�-

NOUVELLES

DE

17

-

TOULOUSE-MARSEILLE

CORTETAS
MASSILIESCAS

*

Après la musica, après la littérature, arrive la peinture.
*

Spéciale dedicciodicace

la peinture
(Arnaud-Bernard 1991) qui est copiée de partout, a l'idée de
monter la même opération à Marseille. Et de ne pas reproduire la
chose à Toulouse, malgré le pont d'or que veulent lui faire les
institutions pour se répéter (même endroit, même jour, même

A VRIL Dict.

événement, cette fois avec de gros moyens). Réponse de Joap :

l'homme. Il est plaisant et

"Linha Imaginòt".

populaire.

Joap Ratnond, le génial inventeur de la Fête de

au

Massilia Sound

Provençal-Français

TAFFANARI

Après la peinture, inch'Allah, ce sera le tour du cinéma.

Un

:

S.m. Fessier

partie charnue du derrière

Marc-Antoni
*

System

Protagonistes : Toulouse et Marseille, d'en prumièr.
Cherchons idées et acteurs (trices). On a l'argent, déjà.

cul

-

de

l'oouriginaou

Istent à proumena em 'un

long métrage de fiction. Scénario : la circulation sur la Linha.

-

apouticari,

S'aperceve que dins u traou,
Briotto de soun

Largavo

taffanari

caoucaren

de caou,

Qu'avant d'abandouna, ello

regard'un paou.
MANQUE

SENS DU DEVOIR

Il se sont manqué,

affirme le

C.

des tou¬

modestement et respec¬

Prince T. à propos

SICRE, qui essaye

òtiste (section rapproche¬

la stratégie des rapproche¬

conteste cette

thèse, qu'il

affirme fondée
rumeurs.

sur

de vagues

Marseille menace

ments,

li dis

Briotto si sentent pougnudo,

aussi avoir eu le sentiment

Leisfixo, et d'un air resouludo

que ses contacts avec une

Ly respouendo : "Messiès,

du

Alors
qu'on le

voueste

ragazzas à Toulouse tant

qu'il s'attendait à

touis dous".

qu'ils n'auront pas tâté des

félicite pour son sens

bombasses d'Arnaud

devoir.

plus envoyer de

ce

*

a

RAVAGES
Il

"Vous

ne

seriez pas un peu

machos ?"
filles.

s'indignent les

Réponse

: non,

c'est

deux

fait durant ses

précédents trips à

Marseille.

que

n'y aurièper

spéciale dedicciodicace
tôt

aquelei que si cresen que

sabon

paraît que Choa dit Néon,

de l'ABS, en a

emeplesi

du

Bernard.

HEMNAS

sachen

bouen gous,

Ai vis

ne

agufach toun uou

l'heuil doux !"

dit-il, nous confie

certaine X... n'étaient pas

"Bugadiero,

L'ènvejho té n'as prés de l'y faire

goût de tout le monde.

de

:

dins l'ournièro,

conformer à

tueusement de se

biologiques). Ange B.

e

Per que, quan as

lousains en mission imagin-

ments

crido,

La

{de Marsilha, of course).

Dict. de

l'argot -LAROUSSE

dégunpro. indéf- Quelqu'un : on a
dragué un moment dans le coin
pour

voir si on ne pouvait pas

pareil pour les gonzes. On

repérer l'endroit sans s'adresser à

force personne, on installe

dégun, mais macache (Bastiani, 4).

les moyens

ETYM

de rencontres.

Basta la suite.

origine inconnue avant

P.

Lefèvre (Le Breton), qui signale

ce

mot comme

très

répandu

�-

18

-

RENCONTRE

MARIAGE A UZESTE

chez Tatou, à Marseille, un

ENTRE TOULOUSE ET MARSEILLE

certain Alex qui connaît

Espécialementdédicacé à Salima.

Knabb, Voyer, Debord,
Ferré, Lapassade, mais

I

ignoraitjusqu 'au nom de

A travers le roman,

Félix Castan. C'était vraiment
très

dommage.

SPIRIT OF

1.

de temps en temps

PROVENCE
:

Roqueta fume de la

cassoulet, le rugby. Pendant des siècles, ces deux villes soeurs

s'ignorèrent. Les yeux braqués sur Paris. Paris qui vivait et vit
encore

II

"Imaginâtthepeople ?"
On

en

peut plus arrêter

l'aveyro-centrism e.
secret de ce nouveau

*

villes, de l'espèce de réseau

qu'elle tissa et qui empêche les relations horizontales.

Quel est, partout et toujours, le problème le plus grave, celui

-

qui est à la base de tous les autres problèmes ? Réponse :
l'absence de communication entre les gens.

Quelle est l'arme

qu'emploient partout les dictateurs pour régner ? Par tous les

(Giacomo serait-il le chef

courant

de la division des autres

vertical

Connaissez-vous la

chanson de Lennon

*

des nouvelles de Marseille : une Marseille folk

l'image était bâtie par Paris et d'abord pour Paris. Marseille,
elle, ne connaissait rien de Toulouse : une ville de province, le

marijuanet.
*

le cinéma, la chanson, la télé, Toulouse avait

dont

Citations dans le désordre
*

Depuis 700 ans, Marseille et Toulouse ne se regardaient plus.

-

moyens
murs,

?)

empêcher les gens de se parler :

en mettant entre eux des

des guichets, des télés, en changeant de langue, en

compliquant l'orthographe, payant toutes sortes de parleurs

Partout où

nous

irons, il y

professionnels qui font taire les autres.

auraDaddyLubat
in
POSSE
Le posse

de Massilia
en assos

l'étranger;

le vin, les

sur

disques de RP et

pêches et toute autre activité
anti-centraliste

tél.

ELODIE 40

qu'est ce qui est,

*

été la

la pluralité des autres, en amplifiant la

la France d'aujourd'hui, le

? Que les villes reparlent. De leur

Mais il serait naïf de croire que

chaque ville, seule, peut re¬

prendre la parole. Paris s'amuse à leur laisser des créneaux, cha¬
tout

Etouffées

dire d'un coup.

pendant des siècles, ces villes veulent

Veulent se démarquer,

l'extrême. Et tombent dans le panneau
des

-

pour

voix. Dans leurs langues multicolores.

cune un tour.

organisation de parties de

contact :

a

plus fort du silence de la base : le centralisme. En

combat le plus révolutionnaire

propre
les concerts,

les livres de Castan ;
-

France,

parole d'une seule ville pour la reprendre par hauts parleurs sur
Et donc

déplacements en Occitanie
réduction

en

tous le pays.

Programme:

-

qu'est-ce qui, pendant des siècles,

imosant une langue contre

dite

Massilia Chourmo.

et à

Or

vecteur le

s'organise

-

-

*

se

différencier à

de donner d'elles mêmes

images figées, caricaturales.

La seule solution

:

l'union des villes contre Paris.

91.56.05.10.
IV

-

Or, à l'intérieur de cette loi du silence de la base organisé par

le centralisme, s'affirme une autre loi

:

le SUD, plus que toute

�FORMATION

:

L'Arnaud Bernard Sistètn

ber)

se

(Dany, Choa, To-

bouge - recruté Poupa Christopher aux

platines - Dr Cachou les a fait engager à la
Maison des Racines du Monde
pour une
teau

(CAVALE)

soirée Rimbaud, ils râpèrent le Ba¬

Ivre, même chose à la Bibli Municipale et

à Tournefeuille. Contact à

Lavelanet, à Tarbes.

Ils vont souvent à Marseille.
dans Mégamix avec

Danny est passé

les Fabulous. Avec Dr

Cachou toujours ils ont commencé
du CRAT et de Jeunesse &amp;
sur

la

came.

contré

Leur posse

Sports)

(commande
une cançon

s'élargit. Ils ont ren¬

Paul, le poète à la retraite du quartier.

Ils respectent
Leurs textes

l'aliment. Ils apprenent l'occitan.

s'éloignent à vive allure de la

langue de B.Bois. Ils sont en train d'écrire un
tube (sur
rettes à

ils

les rebords de la Place des Tierce-

gueuler jusqu'à 2 heures du mat.). Et

s'engatsent

avec

F. Blot. Tout va.

Supplément au n° 8 de la "Linha Imaginòt", novembre 1991

prochainement

:

14 Titres en CD &amp; K7
chez R.P.

(Rockers Promotions)

distr bondage

�ÙPOtíSS

AUSi

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Supplément au n° 8 de la "Linha Imaginòt", novembre 1991

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SA.RtfH. ô.

—T0C.O3A

ORcHft^

/VIC(

WflRSÛJ

Hf\f*.Q&gt;oi\JW£.

�RAIDS
FERIA DE

FERIA DE BEZIERS
Raid du M.S.S. et des
Grâce à Anita

faire MSS,

Cette

Fabulous le 15 août.

garo,

C'était
pas mal. Avec des côtés très résistance : chan¬

Beaucoup d'espagnoleries.

Les occitans sont

si sevrés de sud-latinisme,

mangés qu'ils sont

le bon goût français, qu'ils se rattrapent
ils peuvent.

Espagnoleries à Béziers = manque d'occitan.
Italianeries à Nice = manque d'occitan.
Basqueries au Béarn et dans les Landes =

d'occitan. Etc...
Ce sevrage a une double effet :

manque

inconscient, subi, il nous fait tomber dans

Lubat, Nou-

Fabulous, Bouducon Prd.,

Silvestre (et à

Très bon
succès. Dans une ambiance peuple aimable.

-

à l'espace

Dibango.
Avec en plus IAM et Lionel D. Tout ça grâce à

Fabulous, Bouducon, Carlotti &amp;

nier, IEOtiste et adjoint au maire.

comme

année, la Fête de l'Huma,

Midi, était en plein sur la Linha :

Création (qui au départ voulait

Lubat) (la linha s'enracine) et à Claude Moli-

per

L'HUMA

les

Lubat) (et à G.M.F.).

Parti au
resto de l'Aude, c'est la vie. IAM, eux alors !
Chili prend l'accent parigot, là-bas. Et il signe
des autografes. Il raconte que Marseille est une
jungle new-yorkaise. Et il a donc un public de
fans débiles. Ce qu'ils méritent (justement
parce qu'à côté de ça, ils sont les meilleurs
rappeurs) (quel gâchis !). Silvestre aurait du
mettre le MSS avant, ils auraient pas osé être si

ter

l'Internationale avec les 60 ans de

demagos après.

exotismes faciles

compris, il nous permet de dépasser les
folklores déterminés, nous force à la curiosité
-

et

nous

oblige à l'invention d'un folclore plu¬

riel, richissime, conceptualisé et toujours progressant.
C'est notre

DESTAIN !

M ìbcbntmiísatìoM
c

o
£

Û~

—J

4FONfr!

Supplément au n° 8 de la "Linha Imaginôt", novembre

1991

�»

autre

région,

a

19

-

été folklorisé, caricaturé, c'est donc du Sud que

viendra la plus grande force

PANZANI

anti-centraliste.

Vu à Marseille affiches géantes

Et

au

Sud, deux villes ont plus souffert que les autres

MARSEILLE

:

choisie

DIOU SAUP

:

depuis 2 siècles par Paris pour être la plus

BOUNO !

QUE SOUN

(les postas).

grande réserve de caricatures du Sud : Marius et Olive, les fai¬
CONO

néants, buveurs de pastis, l'accent le plus drôle, etc...
TOULOUSE : la

plouc, plus
*

ou

grande ville provinciale par excellence, celle du

de

ces

2

villes, conscientes de leurs rôles

Capitales, que pourra sortir une Force capable de renverser la

montrent

tales

ne se

lèvent) et donc ne pas se caricaturer (Toulouse

a rien

en

Toulouse. Et, ce

91.51.14.20.

FABULOUS

A

MARSEILLE

2 voyages et séjours

des Fabulous

à Marseille pour l'enregistrement de

ren¬

leaders, de professionnels. A Uzeste, c'est le peuple

Marseille,

sur un

à

pastis et de la pétanque, elle connaît).

Jusqu'à Uzeste, bien sûr il y avait des rencontres. Mais des
de

GUATTAR1

13015Marsilha

elles-mêmes, mais entendre l'autre (avant que d'autres capi¬

contres de

tel

:

ne pas penser

pour

foutre du

Contact

20 traverse de la Batterie,

s'unissant, Marseille et Toulouse

qu'elles savent ne pas être narcissiques,

STOP THE CONO

c/o Bruno Martin,

prééminence de Paris. Pas d'idées sans être 2, dit une chanson
des Fabulous Trobadots. En

mouve

s'officialise.

moins bâtard d'Espagnol et de Maure.

C'est donc de l'Union de

Le

leur C.D. Lenteur de la mise en
oeuvre dues à certaines

réduction, qui est venu rencontrer le peuple de

toulousaines. Patience duposse

qui est fort, symboliquement, dans un lieu tiers,

lors du faux

terrain neutre,

prolongement westernien de la Linha Ima-

live. Studio occupé et

plein de courts circuits.

ginot et haut-lieu national de la conscience musicale. Ce fut un

Mats

grand moment. Qui, je le sais, prendra sa place dans les futurs

merci Tatou andDjali.

livres d'histoire.
C.

défaillances

SICRE, écrit en 10 minutes pour le futur journal de PEGM.

enfin c'est fini,
!

�-

CANEBIERE
A propos

Est-ce

un

20

-

CAPITALE

CANEBIERE CA

-

du roman "Hachych" du précuseur de l'idée latine Claude-François Lallemand (1790-1854)'

décret

providentiel ? Ou

encore un

caprice du

dieu Fatum, qui nourrit à point nommé nos réminiscences ?
Ou serait-ce le fait, enfin et plutôt, d'une volonté indivi¬

duelle, fécondée par le génie de l'histoire, et qui aurait
accédé du premier coup à une plénitude divinatrice ?
En dehors de ces trois hypothèses assez risquées, je n'aper¬
çois aucune explication de la présence de Lallemand aux
sources

mêmes de l'idée latine.

Il est certes

soit né à Metz,
y

significatif
—

aux

que

Claude-François Lallemand
— et qu'il

marches de la Latinité,

soit né le 26 janvier 1790 ('), c'est-à-dire à l'aube de
de France se fédéraient au

l'année où tous les peuples

Champ-de-Mars autour d'un idéal
tiquement français.

révolutionnaire authen-

ç=f

La

1843. Ce livre
librairie de Paulin, 33, rue

première édition du Hachych est de

de 230 pages fut publié par la
de Seine, à Paris. Il bénéficia

de la faveur du public : en
tard, une deuxième édition voyait
le jour « au Comptoir des Imprimeurs Unis », 15, quai
Malaquais, à Paris; elle reproduisait le texte initial, sans
rien changer ni ajouter à la première édition »; toutefois,
un avis du nouvel éditeur soulignait que ce n'était « pas là
un
pamphlet de circonstance, mais bien un livre d'une
haute portée, complet et en quelque sorte définitif » (')•
eiTei, quatre ans plus

«

Le titre appelle une explication. Au cours
chez le docteur Cauvière », le docteur Lebon

d'une

«

soirée

enseigne à ses
commensaux les vertus du hachych (2), dont « la propriété
la plus constante et la plus remarquable [...] est d'exalter
les idées dominantes de celui qui en a pris, de lui faire
voir d'une manière claire ses plans les plus compliqués
se débrouiller sans difficulté, ses projets les plus chers se
réaliser sans obstacle; de lui procurer l'intuition précise
de ce qu'il cherche, enfin de lui faire savourer par la pensée
la possession anticipée et sans mélange de tout ce qui est
suivant ses goûts, ses vœux, ses passions habituelles, ou
plutôt suivant ses désirs et la direction de ses pensées, au
moment où le hachych agit sur lui » (')• Ayant absorbé
une infusion de hachych, l'un des invités du docteur Cau¬
vière se livre aussitôt aux considérations politiques et
scientifiques les plus diverses, aux plus neuves conjectures,
aux prédictions }es plus audacieuses. Il va sans dire qu'il
traduisait de la sorte les sentiments de l'auteur, grâce aux
commodités d'un procédé littéraire bien connu.

«

Il ne
visions

ses

pas d'évoquer ici les multiples
de tout ordre (2) que proposait Lallemand à

m'appartient
»

contemporains

—

et dont la plupart, j'y insiste,

reçurent

tôt ou tard la confirmation des faits. Du triomphe de
l'électricité sur la vapeur à l'abolition de l'esclavage aux

Etats-Unis, les problèmes essentiels,
trouvaient une solution dont
d'hui l'exactitude.
*

L'article suivant

est

extrait du livre de

nous

présents et futurs, y
aujour¬

pouvons mesurer

Roger Barthe intitulé "l'idée latine" (IEO, Tolosa, 1962).

�-

PITALE
Parmi

ces

anticipations

-

CANEBIERE CAPITALE

-

une

21

seule

nous

-CANE

intéresse direc¬

tement; Lallemand y revient à de nombreuses reprises;
elle apparaît comme le moteur
l'union des peuples latins. Et je

de sa pensée. Il s'agit de
dois enfin passer la parole

précurseur :

au

«

...

A l'entrée de la Canebière,

autour d'une immense affiche, au

je vis la foule attroupée
haut de laquelle je lus en

du Congrès ibergallitaîe, 27 juillet
que c'était; et mes voisins me
répondirent simplement : C'est la proclamation du dernier
décret de notre Congrès général » (p. 61 ). « La nuance que
ce mot
[bando] exprime nous manquait; nous l'avons
emprunté à l'espagnol quand nous en avons senti la
nécessité, comme nous en avons pris d'autres aux Italiens.
Ces emprunts réciproques sont devenus très communs
depuis la fusion des trois peuples; ce qui a beaucoup enrichi,
fortifié, développé notre langue timide et pauvre, sans lui
rien faire perdre de sa clarté, de sa précision. Au reste, les
trois langues ont la même origine, le même génie, le même
mode de construction. Ce sont trois idiomes issus d'une
mère commune, la grande et puissante mère romaine: aussi
se ressemblent-ils comme trois jumeaux qui auraient été
gros caractères : Bando
19A3 ('). Je demandai

ce

élevés dans des climats différents... »

C'est dans une humble ferme du Larzac que Lallemand,
immobilisé par la neige au cours d'un voyage de Montpellier
à Paris, avait conçu et rédigé son Hachgch, — que l'or
devait attribuer ('), à l'occasion de sa traduction anglais&lt;

(1848), à l'auteur du Manifeste aux puissances. Et celui-ci
n'avait pas proteste. Mcsure-t-on assez la valeur de cc
silence de Lamartine ?...
Au moment de

Lallemand

C'est la France

qui doit, selon Lallemand, guider les

peuples latins ;
Ce bonnet

Quelle

sera,

une

mort

prématurée, le 23 juillet 1854,

de

ces

idées qui exaltent les hommes et boule¬

versent les

phrygien nous rappelle aussi que nous devons
prendre la défense des intérêts populaires partout où ils
sont menacés, parce qu'ainsi le veut le développement de
l'humanité... Les nations les plus puissantes, les plus
prospères, celles qui ont joué le rôle le plus brillant et laissé
la mémoire la plus durable, sont celles qui ont le plus
contribué aux progrès de l'humanité... C'est ce qui a valu
à la France la sympathie de tous les peuples éclairés; c'est
ce qui l'a placée naturellement à la tête de la fédération
ibergallitaîe, plus encore que sa langue, sa position géogra¬
phique et sa puissante unité » (p. 150-151). « Sur la bande
blanche du drapeau de chaque Etat, comme au-dessous de
l'arc-en-ciel du drapeau fédéral, vous lirez en lettres d'or :
Liberté, Egalité, Fraternité; sainte devise inspirée dans une
révolution sublime aux martyrs qui nous ont ouvert la voie
et servi de modèles » (p. 152).
«

force,

sa

avait-il conscience d'avoir engendré une idée-

enfin, la capitale du monde néo-latin
Marseille. Pourquoi Marseille ?

?

choses à plus ou moins bref délai ? Ou bien
ne tenait-il son travail que pour un divertissement littéraire
de grande classe ? J'incline pour la première hypothèse
que sa vie même transforme, à mes yeux, en quasi-certitude
Le Lorrain Claude-François Lallemand restera le précurseui

génial de l'idée latine

travaille-t-il pour la Mòstra,

Lallemand répond :

N.B. Et où Castan

qu'elle est au centre de l'arc-en-ciel formé
l'Espagne, la France et l'Italie; c'est-à-dire au point
le plus convenable à tous, par conséquent le plus propre
à concilier toutes les susceptibilités nationales »

sinon dans une humble ferme du Larzac ?

«

Eh ! parce

par

Respecte Lallemand !
(Ce mot-de-jeu est de Sarah B. Il est d'autant plus

comportait du rouge, du rosé et du blanc.)

fin qu'assurément l'arc en ciel de Lallemand

�-

J'ai

B

passé 4 jours

niques

corses.

A Bastia

en

peu

juillet. D'abord à Bastia puis

présence forte ; il fait

a une

une

soirée

des chants polypho.

avec

d'expos, ensuite la situation politique avait l'air plus tendue qu'à

Ajaccio. Seule émergeait l'exposition de Pancrasi
née

-

VOYAGE EN CORSE

Corse

en

22

penser à une

d'abstrait, où le bleu de la méditerra

une sorte

abstraction qu'on trouve aussi

en

Catalogne ou

en

Italie.

A

Ajaccio, plus de choses à voir, à

Notre Dame. C'est

briqué

avec une

une

installation

commencer par
avec

l'Expo Hubert Alfonsi à la galerie Artco 7,

rue

l'objet blanc d'Alfonsi répété et placé à même le sol, fa¬

matière rappelant de la céramique, il appelle

ça

des oustils ; et

avec en

prime

un

objet orange plus grand avec un mot écrit dessus en anglais. La soirée de l'ANC (mouvement
culturel corse) clôturait un échange de plusieurs jours entre îles de la méditerranée, Malte, Sardaigne, Chypre, Sicile, Crète, Sicile
Cette soirée avait lieu dans

chanteur

corse

une

et Corse

école

Chjami Aghjalesi et le

l'exposition d'art plastique était faible

quel avenir économique et culturel

pour

d'Ajaccio, beaucoup de monde au moins mille
groupe
car

celles-ci ?

personnes.

Le

Mascone valaient le déplacement, en revanche

ils avaient mis ensemble des artistes trop différents et

trop contradictroires.

Remarqué : Gylonne, Arrighi et Albertini. Autre chose intéressante à Ajaccio c'étaient la cinquantaine de bannières
banderole.

jorité

peintes intstallées chacune

Cinq ou six

rues

sur une

corde traversant les

rues

à la manière d'une

étaient ainsi décorées, participation d'une vingtaine d'artistes

en ma¬

corses.

Renat DURAN
REYEL
BATLLE

ALBI
revenu au

païs

expose

Après Kiev, c'est Marly le Roy

à l'étranger.

en

Ile de

Expo "ENRIC DE TOLOSA LAUTREC,
nascut

e

mort

en

Occitania".

Temps pluvieux

France. A voir le carton ci-dessous c'est

mais des fabulous ont

"same old

l'atmosphère et PONE a taggé

pur et

stories", l'ancien rocker toujours

dur !

su

réchauffer
super sur

support toile lisse (l'occitanisme
aisit !).

maire,

es pas

Jean-Jacques FLEURY, adjoint
a

prononcé

un

l'affaire COMBAS
Lautrec

a

au

discours très positif,

au

Musée Toulouse

débloqué certaines mentalités...

L'expo ira peut être

au

Château du Bosc,

berceau familial de T.L. A suivre...

�-

RODES

23

-

de monde à la conférence-représentation

PRIVAT mal informé et romantique

picturale DURAN &amp; VENZAC, mais cette

dans une lettre

complicité est prometteuse. A suivre.

cause

critique
l'expo "Tolosa Lautrèc" à

de la censure du

"un BEN
rassure :

collage de DURAN

puissance 10" (sic). Qu'il

Robert MARTI n'a pas

des feuilles de

se

"fait placer

vigne sur les oeuvres de

Jean LAUBE mystérieux

sculptures

au

artiste nimois, deux

F.R.A.C Midi Pyrénées et puis

c'est tout. Nous l'avons rencontré. Il est

boulot un peu conceptuel

DURAN" reprenant son affiche électorale.

sympa, son

L'auteur a consenti à une

possède une générosité et une beauté toutes

ce,

face

aux

censure

partielle et

"tensions tarnaises", par

méditerranéennes.

diplomatie. Jaumes PRIVAT, président de
ART

TERRA, habitué des compromis

(sions ?)

a

bien raison : "la nuèch

cambiat de nom", puta

de

guerra

a

pas

! peinture et

politique n'y font pas bon ménage.

FRANCE

LAOSE

L'Aveyronnais-peintre Denis C ASTAGNOU
a

exposé "l'oeuvre neutre" au café-tabac

LEBALTO,

Expo Miquel BARCELO au Musée des
Beaux Arts. Deux

signes révélateurs

BATLLE est passé
a

été le

:

devant sans y entrer (en

premier à exposer Barcelo à la

galerie AXE ACTUEL à Toulouse) et un
article de

Mazarine à Paris. Il semble

contaminé par le conceptualisme académique

NIMES

1982 il

rue

Philippe DAGEN dans le Monde,

réclamant

un

Barcelo

plus profond moins

virtuose aussi...

actuel. L'air du
pauvre

pais doit lui

"

BESIERS

Expo "7 artistas en Occitania" sixième
présentation prévue pour mars, avril 1992.
TOLOSA
Sur la liste des artistes sélectionnés pour

"7 ARTISTAS EN OCCITANIA

et "FLOR ENVERS A" à

Plus de 300 visiteurs pour
seulement. La presse a
et

le

!

déco du métro, 5 ou 6
Les expos

manquer,

l'espace Gard.
10 jours

bien suivi, Télé Bleue

FR3 Marseille aussi. Petite déception : peu

Combien

en restera

la

artistes de la région.

fil à l'arrivée ? Mairie de

Toulouse, n'aie crainte, "tes taggeurs" non
sélectionnés seront comme les
Garonne...

eaux

de la

�-

24

MUSICA-NICE

CARCASSONA
L'flEO de l'Aude ouvre un nouveau

"l'Ostal Sirventès". Une mòstra

lieu

:

Pèire

FRANÇOIS pour commencer... à suivre
avec intérêt ! (79, la Trivale, Carcassonne tél

:

-

S AUVAIGO &amp; VAILLANT bougent encore.

nissarts" en
concert est sortie "N'AS DE NAS?". Une

Une cassette

des "pogues

heure de "Foie ròc"

endiablé avec un son

"incendis
de radió" qui déménage ; allez ! le rock
"nature", des vocaux efficaces, un

68.25.19.78)

occitan n'est pas

mort !

Diffusion : Cercle

Occitan PTT de Lyon

Montplaisir, 69352 Lyon Cédex 08
K7 : 70 F à l'ordre de CCP434697V LYON.

PUEGLAURENÇ
Robert MARTI

a

metteur en scène

reçu

Bernât CAUHAPE,

de la troupe "COMEDIA

DELL'OC" pour quelques échanges

constructifs sur la pièce de Jaumes PRIVAT;
Savoir remettre

l'ouvrage sur le métier,

pardi !
MARSELHA

L'opération "Rhinocéros" suite :
GIOVANELLI, l'un des artistes invités

Riccatdo TESI - Patrie VAILLANT -

déplore dans une lettre au directeur de la

"Véranda". Comme le monde est

DRAC Provence Côte d'Azur,
ce

des

l'incompéten¬

organisateurs GENERIK VAPEUR,

l'accrochage type brocante "soixantehuitarde" et les 300.000 FF mal employés.
On attend le

catalogue de l'expo pour voir.

GIOVANELLI collabore à larevue"ART
MOBIL" ( 9
Nous

en

av.St Donatien, 06600 Antibes)

reparlerons...

cultures grandes dans

petit, les

leurs particularismes

métissés. Un travail d'orfèvres où
néon et

CD

bando-

mandoline font planer avec un son

A noter deux titres forts "Lu
ferolhs son fach per sautar" de Sauvaigo et
Vaillant ! et "Nonzuno e dintorni" de Tesi.

super net.

On

respire un air sublime sous cette

"véranda" là.

Diffusion

:

NISS'ART, Catherine RUF

19, rue Fontaine de la

Ville, 06300 Nice
Pèire VENZAC

�-

25

-

PAR JEAN-MARC BUGE

CORTETAS

(SUITE)

Monsieur le Président,

TR'OC existe

toujours. Le

Bastides,
j'ai été particulièrement intéressé par l'activité de l'association. En effet,

n° 10parle beaucoup de la

quel'on s'intéresse à elles. La construction de ces
ville au XHe et XHIe siècle, a considérablement modifié les données

Uzeste d'E. Mallet.
A bonnement F 50, -

démographiques, économiques, urbanistiques et architecturales du Sud-

JPDamaggio - Escola

région en a été marquée depuis. Cette page
fondamentale de l'histoire occitane devait être sortie de l'ombre, et il faut

Maternelle de Pomponne

quelques années, lorsque j'ai connu le Centre d'Etude des

Il y a

les bastides méritaient

Ouest. L'identité de la

saluer le travail considérable que vous avez

réalisé durant toutes ces

années.

Cependant, le travail du CEB peut apparaître soit incomplet (côté

optimiste), soit bloqué par un idéal "conservation du patrimoine" qui me
parait dangereux pour notre culture et notre société. Rénover pour
conserver est une idée maîtresse sous jacente dans le travail du CEB,
conforme

en

cela au centralisme français qui étouffe bon nombre

d'initiatives en matière culturelle notamment, et, pour qui

la culture qu'il

qualifie de "régionale" serait représentée par des groupes habillés de
costumes "folkloriques" dansant la bourrée sur la place du village.
Surtout

ne

rien toucher à

ces

"coutumes issues de nos racines", et pour le

CEB, surtout ne rien toucher à ces ilôts

d'habitations si caractéristiques

des bastides afin de "conserver notre identité".
Je m'inscris

en

faux contre

ces

insultes à la culture et à la vie dans le Sud-

particulier. Pour tout être et pour toute société normalement
constitués, identité rime avec création. Comment peut on imaginer la vie
Ouest en

sans

évolutions ? Le centralisme culturel français conçoit que

être le

cas

conçue

pour le centre.

cela puisse

L'innovation architecturale et urbanistique est

le plus souvent autour de ce centre. Pyramide et Arche font

seule capitale et tout le reste du pays n'a le droit que d'être
admiratif devant les créations "nationales" et de conserver son patrimoine.

rayonner la

Le CEB
une

participe à mes yeux à cette logique, alors que je rêve du jour où

Pyramide s'élèvera sur la place centre d'une bastide et où une Arche

L'identité
conserve pas ; elle se nourrit chaque jour de ce qui l'entoure et est le

symbolisera l'entrée d'une des villes nouvelles du Xlle siècle.
ne se

coeur

de toutes les ambitions. Et les villes occitanes ont

montré tout au

long de leur histoire que leur identité se forge bien souvent contre les

pouvoirs extérieurs et non pas grâce à leur générosité éventuelle.
Ainsi

vous

Je reste

comprendrez que je n'ai pas renouvelé ma cotisation au CEB.

cependant ouvert à tout échange concernant le sujet qui nous

préoccupé.

langue. Un article sur
chez

82000 MONTALBAN

Super Festival ca bouge
au

Nord (de

Toulouse)

organisé auquartier des
Izards par les Assos

Stop-Galère et Vitécri, le 6
septembre 91. Des galères
il y en a eu, avant : plus
d'autorisation pour le
stade jusqu'à

la veille. La

résistance à payé.

Bonne

prestation de Jimmy
Oihid, mauvaise de
Natural, défection des
Fabulous (maladie ), etpar
contre, super concert de

ZEBDA, que certains
accusent d'être

de la Mano
pensons le

des copies

Negra. Nous

contraire : un

mouvementextraordinaire
sur

la scène, une pèche

authentique, sans aucune
concession à la pèche de

bois,

que

Mano Negra

devrait copier.

Uzeste,

Marseille, Lavelanet,
A urillac etSète devraient

penser à Zebda.

�26

-

-

Serge PEY

ANAPHORE
à Claude Sicre,
Droit de réponse

Je pense à une époque ou l'on disait à chaque parole
Lénine

a

dit

ou

le

prophète

a

dit

Je pense que je n'aime pas que l'on commence ainsi les
étoiles ni les phrases
Je pense que lorsque tu parles je n'écoute que le rock de
tes pas

dans ta bouche

Je pense que

je

ne

confonds

pas

cela

avec

le son de ta voix

Je pense que la prophétie est une absence qui habite le
vide et qui dérange une hypothèse de la mort
Je pense qu'elle n'est pas ma mère
Je pense que je ne lis pas des poèmes mais des chemins
comme des cercles
Je pense que la poésie est amoureuse comme la faux qui
coupe

le blé

Je pense que
se

je suis allé

au

bout du rien dans la parole qui

souvient de l'histoire

Je pense que la folie traîne son aile noire en plein midi
dans les amants qui dorment
contre toi contre moi puis prend feu dans les anneaux

qu'elle écarte
Je pense que mon peuple est un cadavre plein de mouches
Je pense que sa langue est une mouche pleine de cadavres
Je pense que lorsque
le soleil et la lune

je dis

oc

je

prononce en

même temps

Je pense que Claude a été décoré de la Légion d'horreur
Je pense que cela n'a rien à voir avec les cercles qui le
fondent

Je pense qu'il a
habille la mort

jetté cette médaille

qui

sur une costume

Je qu'il la prise au nom de son père qui chante maintenant
dans la terre

Je pense que Félix a épinglé aussi sa médaille sur un
tombeau de cheval comme un mâle sur sa femelle
Je pense que tout dialogue est sans voix
Je pense que l'avenir est à celui qui marche et qui advient

dans la différence de

ce

qui

se

ferme

Je pense qu'il n'y a plus de peuple sauf parmi les pierres
et les arbres

en

rond

Je pense qu'il ne faut

juger ni les compas ni les carrés ni
hypothèses qui les relient
Je pense qu'un miroir chasse les visages et les garde dans

les
une

un

réserve de l'air

Je pense que j'ai écrit un livre qui s'appelle Poème
Peuple Mort juste avant la guerre

pour

�que

Je pense que les hommes qui vivent ici n'auront bientôt
la mémoire que les télévisions leur prêtent

Je pense que
Claudes

j'aime Yves et Bernard et Félix et tous les

du pays

le

Je pense qu'en occitan le premier mot que j'ai su dire c'est
d'un vieux chiffon

nom

Je pense que Benedetto concentre la nuit dans le jour et le
jour dans la nuit des justes
Je pense que sa parole arrête les chemins
Je pense qu'il porte le nom de 1' homme car il possède un
nombre

qui n'a

pas

de bord

Je pense que Lubat inexiste la musique et qu'il soutient le

jour

en

jouant la nuit

Je pense qu'il roule des soleils dans l'air et qu'il
commande à des chevaux invisibles

Je pense qu'il creuse des miroirs femelles dans les
brouillards

Je pense que
la terre

les langues tournent dans

un

zéro qui anticipe

Je pense qu'Alem est un occitan qui marche dans l'inconnu
avec

des yeux

plus bleus

que

la couleur

Je pense qu'il connaît les sept pétales de la Fleur inverse
Je pense qu'il possède les deux bords du point et de
l'infini

Je pense qu'Eric ne
voix est au-dessus des

Je pense que
mentale

change pas de
langues

j'aime le gril fou

Je pense que la ligne imaginot
territoire Occitan où j'aime vivre

ou

race

ni de

sexe

et que sa

tu grilles ta viande

est le seul espace de

Je pense que je n'ai pas de Patrie
Je pense que j'en ai une lorsque j'ai envie de vivre
Je pense que les toulousains se disent encore les fils de

Raymond
Je pense qu'ils ne sont plus des rayons du Monde
Je pense qu'ils ne sont plus ni fils de ce prénom ni fils de
la lumière

Je pense qu'il faut multiplier les patries et ne pas les

supprimer
Je pense qu'il faut supprimer les patries mentales et les

patries

sonores

Je pense qu'il faut supprimer les cartes carcérales de la
géographie morte
Je pense qu'il faut supprimer toutes les patries pour les
multiplier dans les drapeaux invisibles de l'Homme Visible

�Je pense que la croix occitane est la plus belle croix
car elle n'est pas une croix
Je pense que je l'aime car elle est pleine de semence

du

monde

qu'elle

ne cesse

de faire

un

et

enfant mental dans l'hôpital de la

nuit

Je pense
de la route

qu'elle est le soleil

rouge

où tournent les animaux

Je pense qu'au bout de ses branches lui poussent des
pattes d'aigle d'eau
Je pense qu'elle est un signe entre le

Sagittaire et le

Capricorne
Je pense que la tour de
flammes

Babel est devenu un puits de

Je pense à une femme kurde aux jambes

brûlées

par

le

phosphore
Je pense que chaque fleur tourne à une vitesse

différente

autour du soleil

Je pense que j'ai endormi tout
chantant des voyelles occitanes

cet hiver mon enfant en lui

Je pense qu'elle porte un nom nahuatl qui veut dire
l'Etoile
Je pense que ma ville est construite sous la constellation
de l'Aigle au solstice d'hiver

Je pense que Brianti a fait monter Pontormo dans un

avion

atomique
Je pense que Giner a dix mille sexes dans
la

l'intelligence de

peinture
Je pense que Michel Battle invente chaque fois

l'origine

qui soutient le Monde
Je pense que De Cambiaire inventa un ordre polyphonique
de la peinture dans l'entropie
Je pense que Toulouse n'aime pas ses artistes
Je pense au temps où elle renvoya l'héritage de Toulouse
Lautrec

Je pense que le Métro passe
marchands la culture

à travers le vomi des

Je pense qu'on expose des coffre-forts

Je pense que Jean Claude est un poète alchimiste
Je pense qu'il m'a désigné le cul du chien qui montre la
fin de la

voix lactée

Je pense qu'il est un cabaliste phonétique
pense que Je ne suis qu'à moitié occitan
pense également que je ne suis qu'à moitié terrien
pense que Je suis d'ailleurs
pense que tu m'a laissé un graffiti que je ne suis jamais
allé chercher dans ta chambre

Je
Je
Je
Je

Je pense que Je m'appelle Yatahupa quelque par dans la

montagne
Je pense que Je me suis appelé Bravo, Marco, Gâchette

lorsque la révolution nous désignait
Je pense que Claude est un poète du canal et moi de la
rivière

�Je pense à la cravate que l'on se mettait

sous

l'état de

siège
se

Je pense à la poésie qui
rassemblent pour parler

devient absente quand des poètes
d'elle

Je pense que je fus apprenti électricien, vitrier, tireur de
cable, docker le long du canal
Je pense au train blanc qu'habitait mon père
Je pense à la Gamberge où je récitais Minute Hurlée tous
les mois d'août

Je pense que le Sud n'existe pas dans la pensée critique
que ceux qui l'emploient rentrent dans une catégorie du
tourisme de la pensée

et

Je pense que ceux qui trouvent une Spécificité Sud à la
poésie ont perdu la poésie et la tête
Je pense à ceux qui ont remplacé Dieu par l'Histoire puis
l'Histoire par l'Ecriture puis l'Ecriture par une Direction
politique
Je pense que j'ai toujours aimé la lumière du Nord

je pense à Liberto
"Durruti band"

qui m'a appelé

pour

qu'on fonde le

Je pense à un ami qui s'appelait Garonne puis qui a repris
son

nom

de l'air

Je pense que ceux qui ont débaptisé Escaledieu se sont

trompés de langue
Je pense que remplacer Dieu par le Sud est du crétinisme

régionaliste même
n'est pas ce que

pour moi qui
l'on croit

ne

croit

pas en

Dieu

car

Dieu

Je pense que Dieu est un forme supérieure de l'athéisme
Je pense que l'athéisme est une forme supérieure de Dieu
Je pense que je marche sur des tessons de fleurs blanchis
de cocaïne

Je pense que je vais entreprendre une action pour un

débaptême

car

je n'ai

pas

choisi d'être l'enfant d'une croix

Je pense que tout poème est une prière

Je pense que ceux qui aiment leur patrie la veulent

toujours plus grande
Je pense que les pacifistes et les guerriers appartiennent au
même camp de l'usurpation
Je pense que les pacifistes et les guerriers se sont
retrouvés autour d'une table devant la même partie de cartes et
de cadavres

Je pense à Babeuf et à la Conjuration des Egaux
Je pense que j'ai toujours aimé la Commune
Je pense que

je

ne

supporterai jamais de voir un enfant juif

porter un masque à gaz
Je pense que mon ami Shelomo Avayou qui vit dans un
kibboutz parle l'espagnol du quinzième siècle

�Je pense que
Darwich
Je pense que
font

au nom

j'aime aussi les poèmes de Mahmoud

je n'aime

pas

îes états surtout ceux qui se

de Dieu

Je pense que Dieu est l'idée même de l'Etat
Je pense que les palestiniens doivent avoir une maison
dans l'air et dans la terre et dans leur air et dans leur terre
Je pense que si dans le désert je rencontre deux militaires
je choisirais le chameau qui les sépare
Je pense que je leur ferai boire ensemble le sable qui les
unit

Je pense qu'il ne faut pas détruire Montségur une seconde
en le salissant avec les yeux sales des touristes
Je pense qu'il ne faut pas construire un pont au-dessus des
cendres des brûlés
Je pense qu'il faut dynamiter la route du souvenir
fois

Je pense que j'écrit ces paroles en me souvenant de
Ginsberg dans Kaddish
Je pense que c'est plus jouissif d'écrire un poème sans
corriger l'écriture

Je pense que la Garonne est un contre fleuve théorique
Je pense que la Garonne repose sur les caves qui la
traversent

comme

un

intestin

Je pense que Toulouse est la ville de Saturne
Je pense qu'elle a une mauvaise sueur les jours de mauvais
vent

Je pense que la littérature est aux
bureaucrates analphabètes policiers et

Je pense
le

nom

car

mains d'un groupe de
politiques
qu'ils croient posséder la poésie en collectionnant

des librairies

Je pense que je n'ai jamais aimé le carnaval de Toulouse
les masques ne servaient qu'a cacher le cul des cerveaux
Je pense que ce carnaval ne fut qu'une procession servant

à cacher l'absence d'un

Je pense que ce

peuple

jour là il faisait froid

jour où l'on se remettra des masques pour
visages
qu'ainsi on arrachera les visages des marchands

Je pense au
retrouver les

Je pense
de

visage
Je pense que l'Etre humain hésite entre les deux

son

parties de

nom

Je pense que
la foule

parfois j'ai

eu

envie de tirer

au

hasard dans

Je pense que le Festival d'Occitanie est une rose verte
Je pense que j'ai récité des poèmes place de la République
Je pense que la ville de Montauban a commis
un crime métaphysique en volant puis en crachant sur les
idées de la

contreprophétie occitane

�Je pense que nous connaissons tous le nom du voleur
Je pense qu'Uzeste est le jazz de l'intelligence
Je pense que la Mostra du Larzac est la seule galerie de

peinture qui

ne soit pas tenue par un marchand
Je pense que Félix a la dignité de sa parole

Je pense que J'aime aussi Claude qui ne s'est pas marié
Hélène pour la garder

avec

Je pense que Jacme est le seul
de midi et une parole de minuit
Je pense qu'avant il était un

journaliste qui

a une

parole

homme-grenouille et plongeait

trouver l'Occitanie

pour

Je pense que maintenant dans
les yeux d'un chien qui s'appelle

la fumée il voit
Camille

Je pense que Lubat a raison lorsqu'il a
connerie et non quelle connerie la guerre

sa

terre dans

dit qu'elle

guerre

la

Je pense que lorsqu'il a dit "Ça irac ! Ça irac! " j'ai rigolé

puis pleuré

sur un

des

sens que

cela comportait

Je pense que je m'en fou parfois
Je pense que je ne suis qu'un beur fils d'anarchiste
d'espagne et de couturière occitane
Je pense que j'aime toulouse sans majuscule
Je pense que je connais le secret de sa croix
Je pense que la prairie des filtres est faite pour les chiens
et non pour les gosses
Je pense
merdes

qu'elle devrait s'appeler la prairie des mille

Je pense que depuis un siècle on détruit ma ville
"Réveille-toi Saint Cyprien ils sont devenus fou !"
Je pense qu'on m'a appris à démonter un parabellum
Je pense qu'on m'a appris à détruire un vieux char avec
une

bouteille d'essence

Je pense que j'ai dormi sur une

caisse de munition

appartenant à la lumière
Je pense qu'a Santiago j'ai visité des tombes qui n'avaient
que des chiffres
Je pense aux policiers en civil devant la maison de l'Ile
Noire

Je pense que
America

j'ai retrouvé le vieux livre de Ginsberg

Je pense à Bartolomé Ferrando qui fait brûler sa
Je pense au téléphone de Massimo Mori
Je pense à Julien qui voulait un quartier
accordéoniste et qui n'est jamais venu

Je pense à Saguet
trembler des clefs

voix

de cochon et un

qui récitait la lampe inondée en faisant

je pense à Michel Raji qui a dansé dans la Daurade pendant
que je récitais
Je pense à Octavio Paz dans la maison de Pelaez qui
parlait du poète entre l'artisan et le sorcier
Je pense à Veronica qui nous a fait traverser Mexico dans
une ex-Wolswaguen trotskyste

�Je pense que tout

ceci n'est pas de la poésie
de tout ceci qui n'est pas de la

mais que l'énumération
poésie fera un poème

Je pense avec Empédocle

qu'il

y a

deux principes qui

régissent l'univers
Je pense à mon ami marcos Kurtyks qui transportait des
explosifs pour faire de l'art plastique
Je pense aux pieds de Tapies en rouge et noir sur ma
première affiche
Je pense à José Luis Cuevas qui tatouait les femmes entre
les
un

seins
Je pense à Toledo qui peignait sur des
atelier à Paris à côté de l'Observatoire

Je pense que tout existe
Je pense à l'éditeur qui n'a pas

oeufs de tortue dans

relu mon livre et qui a

publié le texte saisi au kilomètre dans Ahuc
Je pense à Gaston Miron qui danse ses poèmes
Je pense aux oiseaux de Corneille dans l'Evangile du
Serpent
je pense à des gestes égares dans la mort et qui se
réveillent dans les femmes

Je pense
Je pense
son destin
Je pense
Je pense

a un
à un

signe à forme de vallée
oiseau qui découvre des ailes parrallèles à

à la pluie interne de l'absence
au secret

Je pense à Henri qui arrache la

langue d'Heidegger en 397

pages

Je pense que j'adore les Faboulus Troubadour
Je pense que Je suis sans théorie c'est à dire sans

procession de signes
Je pense que le premier comte de toulouse

s'appelait

Tocsin

Je pense qu'il était un acien musulman converti
Je pense que ce rap est un rire définitif
Je pense que les corses

qu'il
nos

nous faudra appliquer
côtes et nos quartiers

à la trinité

pratiquent un écologisme radical
bientôt dans nos montagne et sur

Je pense que la terre a une

esthétique sans droits d'auteurs

Je pense que sur une table il reste des cartes qu'un joueur
laissées et n'a pas jouées
Je pense à Dante qui nous faisait cuire des pattes dans sa
chambre de Genes
Je pense au labyrinthe de Long Kesh
Je pense à son costume noir et à son chien critique
Je pense qu'en ce temps là nous étions tous des noms
d'arbres
a

Je pense au silence qui se dépose sur les meubles
Je pense à la femme qui nettoyait l'ombre
Je pense au visible

�Je pense à l'invisible qui est l'ombre du visible
Je pense à l'ombre de la voix qui est le visible de ce qui
est pas

dit

au fleuve incertain
à l'arbre qui tue l'oiseau
au résumé de l'eau dans la montagne
au mot d'ordre de la perfection
à l'escargot séparé
au fruit qui mûrit la la lumière
à l'habitude du puits et de la pendule
au triangle qui erre dans l'oeil comme un son
que ce texte est bâti selon le principe de
l'anaphore qui est un outil coordinatif de remplacement qui
laisse subsister et même souligne la juxtaposition

Je pense
je pense
Je pense
Je pense
Je pense
Je pense
Je pense
Je pense
Je pense

Je pense que les morts tombent dans les
des

vivants

comme

petits enfants
Serge PEY
2 Octobre 1991

(Extrait de GENERATION)

�-

L'ÉVÉNEMENT
Les

Mais

récupérateurs
ils

de

vont

récupèrent

ne

récupérable,

que

donc

et

1'inessentiel.

plus

plus

en

qui

ce

i marge,

LA CULTURE EN PARTAGE

ni supplément d'âme, affirme

avec

développement

culture

est une

et aux formations (1), la
dimension fondamentale,

voire un préalable, pour lutter contre toutes les formes
d'exclusion. » Mais comment élargir le « cercle des
initiés », c'est-à-dire aller à la rencontre du plus grand
nombre et favoriser l'accès le plus large à toutes les
formes d'art ? Hélène Mathieu avait réuni, fin juin à
Nanterre pour en débattre, artistes, responsables politi¬
ques et d'associations, directeurs régionaux des affaires
culturelles et intellec¬
tuels de renom (2).

Multiplier les équipements
culturels de proximité ne
signifie pas automatiquement
réussir à toucher

vite.

Cachou.

force Hélène Mathieu, chargée au
ministère de la Culture de la Délégation au

N

une

population « culturellement »
écartée, d'où le rôle
fondamental qu'ont àjouer,
sur le terrain, artistes
et médiateurs sociaux.

Car mieux partager

la culture,
n'est-ce pas aussi contribuer
à mieux intégrer
les exclus de la cité ?

Aujourd'hui, dans

«

notre

société démo¬

cratique, distributive
consommatrice,

et

devait

expliquer

l'architecte Paul
Chemetov (3), la cul¬
ture

des

est

le dernier

privilèges

:

c'est

elle qui fait la plus

grande
tion.

»

discrimina¬
« La France,

renchérit

Stéphane

Hessel, ambassadeur
et responsable du Haut
comité à l'intégration,
est

probablement

effet la civilisation

en
au

monde où les différences culturelles marquent davan¬
tage que les différences sociales. Quelqu'un qui se sert
du langage à peu près correctement est tout de suite dans

D'où le rôle déterminant de l'école,

souligné par
plusieurs intervenants. Activités artistiques en milieu
scolaire, classes « culturelles » consacrées au patrimoine,
à la musique, au livre, à la danse, au théâtre ou au ciné¬
ma, jumelages entre établissements d'enseignement et
établissements culturels ou festivals : l'importance de la
sensibilisation à l'art dans la formation de l'individu
désonnais mieux prise en compte.

Mais s'il faut briser « le mur de Berlin qui encore trop
France sépare le système éducatif des

systèmes culturels » - selon l'expression de Bernard
Latarjet, directeur de la Fondation de France
il
convient cependant de ne pas trop charger l'école qui,
-

d'évidence,

ne peut pas tout toute seule. Création de
lieux de sensibilisation à l'écrit pour la petite enfance
en milieu défavorisé comme ce
qui se fait dans le Nord-

Pas-de-Calais (4) ou en milieu rural à l'instar du salon
de Saint-Paul-les-Dax (5), pour être efficace le « bain »
culturel doit être le plus large possible, et donc toucher
les gens sur leurs lieux de vie.
C'est pourquoi un des aspects fondamentaux de la
lutte contre les inégalités passe par une meilleure

irrigation culturelle du territoire

et la mise en

par

la vie culturelle.

L'importance de la médiation
Outils de cette politique, les conventions de dévelop¬

neurobiologiste Jean-Pierre Changeux,

que

souligne le
les enfants

doivent être exposés à un environnement culturel
suffisamment riche, car cette empreinte précoce est

indispensable à

une

construction équilibrée de notre

cerveau.

pement culturel qui peuvent se conclure entre l'Etat et
les collectivités territoriales, et dont les crédits ont été

multipliés

par quatre de 1986 à 1990 (passant de 20,7
millions de francs à 88 millions) (6). Mais
l'éloignement
de la culture n'est pas que géographique
: il est d'abord
social.

(1) Délégation

Lutter contre les

disparités géographiques

Lantier

(2)

&lt;r

L'art

-

au

développement

75001 Paris
et

-

la manière

Tél.
»

et aux formations
(1) 40.15.73.00.

: rencontres

les

qui va permettre aux hommes de communiquer

uns avec

les autres, de créer

une

société, c'est

justement cette imprégnation culturelle », et s'il ne faut
pas négliger l'éducation de l'adulte parce que rien
n'est irréversible, l'importance des interactions
avec le milieu est, jusque
vers douze-quatorze ans, tout
à fait fondamentale.

ACTUALITÉS SOCIALES HEBDOMADAIRES

:

2,

rue

nationales pour

d'accès à la culture, Nanterre, 28 juin 1991.

Ce

place

d'équipements de proximité. Cinémas de quartier, salles
de spectacles décentralisées, cafés musique et lieux de
répétition, ateliers de pratiques artistiques, annexes de
bibliothèques, de musées, d'écoles de musique : c'est
par une accessibilité géographique accrue des sites
culturels, développe Hélène Mathieu, que l'on peut
s'efforcer de réduire le déséquil ibre entre Paris et le reste
du pays, et tenter d'élargir ainsi les publics concernés

pays. »

Pour lutter contre Félitisme, c'est très tôt,

«

est

souvent en

une catégorie qui regarde les
autres avec ce qui est le
plus dangereux dans les relations humaines : le man¬
que de respect, et ce mépris est un véritable drame dans

notre

-

est

toujours
Dr.

34

Jean-

/' égalité

(3) Présent par enregistrement vidéo interposé.
(4) Avec le soutien d'Actions culturelles contre les exclusions et
les ségrégations (ACCES). Rens. : Mme Juliette
Campagne ■
Tél. 20.74.05.93.

(5) Salon du livre

enfants, favorisant la rencontre à la fois
population très isolée avec le livre.
Rens. :
Tél. (1) 49.43.95.33.
(6) La place de l'art dans la ville a été précisément au cœur de la
rencontre « Art et
espace public s du 30 septembre dernier, à
l'Assemblée nationale. Rens. :
(1) 46.71.69.61.
pour

pédagogique

et ludique d'une
M. Xavier d'Arlhuys -

N9 Ì 753-4 OCTOBRE 1991

�-

L'ÉVÉNEMENT
Ainsi l'on sait que

même dans les bibliothèques qui

fonctionnent bien, il est difficile de franchir le seuil des
30 % d'inscrits par rapport à la population desservie. Il

y a donc un important travail de médiation à faire pour
aller à la rencontre de ceux qui ne fréquentent
pas d'euxmêmes les installations mises à leur disposition.
« On a
beaucoup ironisé, fait remarquer Bernard
Latarjet, sur la "socio-cul" à la mode des années
cinquante et soixante. Or l'effort d'égalité d'accès à la
culture que nous poursuivons passe par une collabora¬
tion entre ces phares que sont les grands musées, les
grands théâtres, les grands centres culturels, et tout le
réseau associatif qui agit quotidiennement sur le terrain.
C'est grâce au professionnalisme et à la qualité du
travail réalisé concrètement par des organismes comme
les fédérations des foyers ruraux, comme la Ligue de
l'enseignement, comme l'ensemble des travailleurs
sociaux et des associations qui les organisent, que de
nouveaux publics auront les moyens d'accéder
aux
œuvres et de développer leur propre créativité. »

Bien sûr, tout le monde
•

rappelle dans

un

ne

deviendra pas Mozart,

clin d'œil le sociologue Edgar Morin,

mais permettre à chacun de donner forme et

sens

à

expérience de vie, aussi humble soit-elle, de
dignité et son identité, d'avoir les moyens
d'appréhender le monde, « n'est-ce pas d'abord cela
l'accès à la culture ? », interroge René Gachet, directeur
régional des affaires culturelles du Midi-Pyrénées.
son

retrouver sa

stages à dominante culturelle encadrés par des artistes
professionnels (3) - et en sont sortis avec un statut et une
rémunération, en formation ou dans un premier emploi,
la réussite de ce type de démarche n'est pas contestable.
-

C'est le même succès qu'a rencontré à Besançon (3)
l'opération de fouilles archéologiques, à laquelle ont
participé pendant seize mois, aux côtés de quinze
archéologues, cent vingt-huit chômeurs de longue durée
ou

bénéficiaires du RMI.

La totalité des participants ne travaillaient plus
régulièrement depuis au moins deux ans : aujourd'hui,
40 % d'entre eux ont repris une activité professionnelle
ou ont été admis dans un
stage de formationqualifiante.
«

Des zonards, des ex-taulards, sont pour certains

aujourd'hui dessinateurs. Nous ne les avons pourtant
pas formés à cela, ce n'était pas notre objectif », précise
Christian Jacquot, directeur adjoint du Groupement
d'action et de recherche sur l'exclusion (GARE). Mais
la

reconnaissance

personnelle qu'ils ont
obtenue

sur

Mis en exergue dès l'abord par Frédérique Bredin,
ministre de la Jeunesse et des Sports, ce « rôle éminem¬
ment social de la culture » consiste précisément à

populations culturellement les plus
démunies, de trouver leur place au sein de la société à
travers un certain nombre de pratiques artistiques.

permettre aux

Ateliers d'écriture pour jeunes

chômeurs à HérouvilleSaint-Clair, dans lesquels ils découvrent, loin des diffi¬
cultés et des embûches de l'enseignement du
français
habituel, un autre usage de la langue, et acquièrent
capacités relationnelles et confiance en eux (1)...
Travail de création théâtrale à la Courneuve,
qui a
permis aux intéressés de se faire entendre et de se rendre
compte que le théâtre, ce n'est pas uniquement pour les
autres (1). Jeunes remis en
piste grâce au cirque (à
Nancy), à la danse (à Roubaix) ou au chant (à Romans)...
les exemples abondent (1) qui tous témoignent que l'art
est prise de parole et la
pratique artistique, moyen de se
découvrir des capacités jusque là insoupçonnées,
et de
reprendre pied dans sa vie et dans la société.
« Les
déblocages spectaculaires permis par l'action
culturelle, souligne dans le même sens Catherine
Bastard, auteur d'un récent rapport sur l'intégration (2),
lèvent les obstacles intérieurs à la formation, à
l'emploi, à une socialisation moins conflictuelle. » En
ce sens, ajoute-t-elle, l'action culturelle n'est
pas un

détour inutile car « en matière d ' intégration, le plus court
chemin n'est certainement pas la ligne droite que
pour¬
rait symboliser un parcours standard ».
Si l'on considère effectivement
que plus de 50 %
des jeunes qui, à Epernay, ont suivi les
stages « St'art »

le chan-

tier, et l'opportunité
qu'ils ont eue d'exprimer ce qu'ils étaient
leur a permis de

dégager des aptitudes
jusque là totalement
enfouies.

.

^ Chtente, l échangé,
le partage ne peuvent advenir
qu'à partir du moment
**

,

,

„

,

ou on est sur de son origine,
de son enracinement : c'est à
partir de

ce

moment-là qu'on

accède à l'universel

«Tout

L'art, facteur essentiel de lien social

35

comme

d'autres,

»

( François Barré, délégué aux

se souvient
arts plastiques)
Claude Jeannerot,
ri/
adjoint au maire et
directeur régional de l'AFPA, je ne pensais pas que la
culture serait un levier [...]. Or, je dois reconnaître que
c'est cette dimension culturelle qui a été le facteur
,

_

,

.

.

déclenchant de l'insertion. Sans faire de triompha¬
lisme ni proclamer qu'on a découvert le nombre d'or,
c'est elle qui a contribué à mettre les gens en mouve¬
ment »

Alors, action culturelle ou action sociale ? « Pour
réussir, répond Catherine Bastard, il faut lier dans une
démarche simultanée et coordonnée action culturelle,
enseignement et formation professionnelle. L'action
culturelle ne doit pas être la "danseuse" de l'action
sociale, la cerise sur le gâteau ».
L'insertion passe souvent par une épreuve de sens
d'être opérante, analyse Jean-Baptiste de

avant

Foucauld, commissaire adjoint au commissariat général
au Plan (3). Partant, « si l'artiste peut donner envie de
s'exprimer, de prendre en charge son destin, si l'art peut
aider dans cette question de sens, alors il est un facteur
essentiel du lien social ».
Caroline Helffer

(1) Témoignages rassemblés dans Itinérances Itinéraires, revue
réalisée par la Délégation à l'insertion des jeunes et la Délégation
au
développement et aux formations du ministère de la Culture.
(2) Eléments de réflexion sur l'action culturelle comme facteur
d'intégration : rapport remisausecrétaire général à l'Intégration
(février 1991).
(3) Voir Propos cités, publication de la Délégation au développement
et aux formations du ministère de la Culture, en laison avec le
ministère de la Ville et de l'Aménagement du territoire et la
Délégation interministérielle à la Ville.

ACTUALITÉS SOCIALES HEBDOMADAIRES

Ne 1753-4 OCTOBRE 1991

-

�Le TOP se CANTA ~ Pas de
palmarès dans ce numéro. Mais nous
noterons que le "Corne On Every
Baudis " de Bouducon Production, le
"Parla

Patois " de Massilia et le
"Dins las Familhas " des Fabulous
sont des Bombes. Qui sortiront à la
fin de l'année chez Bondage (collec¬
tion nouvelle Indépendance) sur le
label de Roker Promocion. 3 CD, 3

tubes, 30 chansons qui disent où
demain la tasse d'Altérité
tous les posse. ~

sera

(b'nana) de

LlNHA IMAGIN

�</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, KI 5</text>
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          <name>Contributeur</name>
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