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                  <text>L1NHAIMAŒOT
Bulletin del Sector Musica de l'Institut d'Estudis Occitans n° 9 &amp; 10 août 1992

L'urgence n'est pas l'humanitarisme, mais la décentralisation.

Comment assurer l'accèsdu plus grand
nombre à la culture ?

sur

Question trop
simple : c'est lâcher la proie pour
l'ombre, quand on ne s'interroge pas
les formes, sur l'état et la structure de l'acti¬

vité culturelle elle-même. L'unitarisme que nous
connaissons constitue l'instrument suprême de la

douze-quatorze ans, tout à fait fondamentale"... Il
s'agit là de pédagogie.
Jusque vers six ans l'ambiance familiale est déter¬
minante. Puis l'ambiance du village ou du quar¬
tier acquiert une importance majeure, à laquelle
l'école ne sait pas toujours s'ouvrir. La culture
construit le

cerveau

à travers

ces

deux ambiances

déculturation.

premières, intrinsèquement très riches et sélectives

On n'a

quant aux rapports extérieurs.
D'autres dominantes interviennent ensuite dans la

aujourd'hui que cette question à la
thème de colloques pour sociologues,
philosophes, animateurs, fonctionnaires et poli¬
tiques... Cause de toutes les dérives populistes.
Fausse question, qui en dit long sur l'idée que
l'Etat français et son intelligentsia se font du
bouche

cerveau

:

humain.

Résumant la

pensée du neurologue Jean-Pierre
Changeux, Caroline Helfter écrit : "f importance
des interactions avec le milieu est, jusque vers

formation de l'esprit et de la sensibilité. Mais telles
sont les racines... La culture ne tombe jamais en
terrain vierge, et d'ailleurs la culture la plus élabo¬
rée semble souvent

une

allégorie de

ces

acquis ini¬

tiaux, dont le stock mémorisé est proprement in¬

épuisable. Certaines lois régissent les échanges intellec-tuels et les aventures existentielles des collec¬
tivités et des individus.

�Ces bis,
Les

qu'on peut ignorer, fondent l'action culturelle.
positives, les autres négatives et doi¬

unes sont

être combattues,
Mais comment ?
vent

Il faut

comme

centralisme.

nécessaire pour forger des unités fortes.
La culture abstraite

et le

niveau de l'action culturelle
proprement dite.
Les deux niveaux, les deux directions se

jamais

roir
tant

confon¬
que sur

rager les échanges sur place: enrichir la cohabita¬
tion par une convivialité morale et une créativité

d'amateur, un savoir-vivre plein et entier.
Le combat décentralisateur est
l'affaire des
grandes métropoles, 'des capitales, des lieux voués
au professionnalisme. C'est le combat
spécifique
de notre époque, en France. Seul

capable de

re¬

lancer l'aventure de la pensée, d'introduire la
contradiction dans les structures, qui inclinent na¬
turellement vers l'académisme.
La décentralisation, la multiplication des centres,

se

pédagogie

formes diverses, dont
plus libre, a pour fonction de
ménager l'accès de tous aux oeuvres les plus rares
de l'esprit humain.
La création ne saurait se plier à des fins
démago¬
giques.
Quant à la langue occitane, elle se présente au¬
jourd'hui sous deux formes : soit comme patois,
soit comme langue littéraire. Fracture
dramatique,

constructif
dynamique.
En face de la pression linguistique
française, la

Le vrai

1
p. 3
Lhubac, interview
p. 4
Stratégie et tactique, C. Sicre
p. 6
After Larrazet
p. 8 à 20
Courte entrevista de Dr Cachou ..p. 22
La cause de la culture et de la décen¬
tralisation
p. 24
500 ans
p. 26

est

et

Une telle perspective ne s'accommode
pas des
comportements d'une intelligentsia trop docile
dans les provinces, soit qu'elle s'oublie,

p.

la

sauvegarde. Seul l'ordre littéraire

satrice.

Sommaire

sous ses

est

béance mortelle.
L'état patoisant n'est pas un ordre, c'est un
désordre improductif. Ce ne peut nullement être
l'origine et l'instrument d'une renaissance, d'une

Elle

ignore la
fierté de ses capitales, soit qu'elle se flatte d'offrir
un reflet factice des
feux de la capitale nationale.
L'histoire enseigne que la culture humaine s'est
développée de manière décisive dans les villes : là
où doit intervenir le symbolique... Dans un lieu où

construit le savoir et la conscience de

['"animation"

voir et à la création.

nesse.

F.M. Castan
Festival d'Uzeste Musical

l'oeuvre de la communauté

l'humanité.

territoire national une nouvelle
jeu¬
C' est le chemin ouvert à la
participation.
Le chemin ascendant, la grande invitation au sa¬
assure au

par

est

auxquelle elle fournit un langage et un mi¬
dépassant le quotidien. Un langage permet¬
le dialogue avec les communautés voisines :

ainsi

La

L'action culturelle seule pose le
problème de la
décentralisation, de la lutte anti-centraliste.
L'animation dans un village ou un quartier n'a pas
de fonction décentralisatrice. Son but est d'encou¬

L'urgence

connaît, le symbolique n'est pas

vaste,

distinguer le niveau de la pédagogie

dent rarement, et ne se confondent
les marges, et dans l'inessentiel.

tout le monde se

littérature occitane existe, en tant que corpus co¬
hérent et en tant que valeur forte.
a

fonction de guide

pour

l'action décentrali¬

guide.
Félix M. Castan

LA wcbntk/\IÍ&lt;atío/Í

�^

W* fRÚU P'OZ&amp;TE

P*1UZî/jOÍJTW2-

bar

restaurantïzstaminî;

©

XlIIème Festival d'Uzeste Musical
Uzeste

Capitale Communale

L'eau

ntes "cultivatures civi-

contenu

lisatures"pour un art
de la diffusion de l'art.

*

Les entretiens d'Uzeste

*

"Transtambour", Golfe de

et

*

*

*

:

l'argent / liquidités /
-

contenant

circulation

-

:

spectacle

Lacarrière

Assedic Unedic Panic

*

avec

arbre, d'André Bénédetto.

"Jazz afternoon"

Les entretiens d'Uzeste

:

(ou la

Valse des intermittences).

/

étanchéisme.

"Grand vert"

un

Vendredi 21 août

Dimanche 23 août

Samedi 22 août

Expressions artistiques
contemporaines viva¬

Ph

avec

Quartet, "Prise de

"Estelle" de et par

Françoise

Merle.
*

"Chanson

sous

l'blues"

avec

Eric Lareine.
*

Eur(eu)péens de et
André Bénédetto.

"Nous les

Gascogne / Gwadloup : la

Bec", et Kim Parker Trio.

par

route du sens.

*

*

*

Opéra solo de et par JeanFrançois Prigent (Festival

cantate

200 voix des voix.

*

d'Assier).

*

fantasmagorie pyrotechni-

*

musette avec Jo

Les Nuits Blanches de

l'Estam
et

le

Unit.

avec

André Bénédetto

PolyRythmic Choral Rag

"Universalis Vocalis"
insoliste

Accordéon

:

utopiste

pour

swing bal
Privât, Marc

Perrone,...
*

Les Nuits Blanches de

l'Estam

:

musique improvisée

contemporaine.

"Dual Duet Unit"

:

Michel

Portai / Bernard Lubat.

"L'Auzier Brûle-t'il ?"

magique.

�interview

JJVi.
Ihubac
Que penses-tu de la ligne?
Pourquoi une ligne ? C'est le plus
court chemin (soit disant) d'un point
à

un

autre !

L'intention

me

paraît louable,

puisque c'est avec une "ligne" que
l'on pêche mais personnellement, je
préfère le chemin des écoliers, aller
m'embartasser

vers
Limoux,
Pézenas, Le Vigan, m'enclapasser

Montpellier, Nîmes, Aies... De
manière, ce n'est plus une ligne
que l'on trace mais un gribouillage !
Un "squiggle". technique de gri¬
bouillage à plusieurs utilisé par les
psychologues tels que Winnicott.
Alors, on entend plusieurs voix (ce
n'est pas toujours le cas dans la
Linha) et même la friture sur la...
ligne (!) fait partie du tableau.
Point positif : LI joue un rôle de
détonateur, agite la marionnette
vers

cette

d'une réalité

possible. Ça peut mar¬
ne s'appuie pas
sans arrêt sur des dogmes... Car dans
ce cas, on n'a plus qu'à rentrer dans
les ordres (ordre, ligne/friture,
squiggle...).

mouvement

a

on voit ce que cela
produit au niveau des rapports hu¬

mains

Un mouvement

pièces,

ne se

un

crée pas

ensemble

briser...

s'y

l'on obtient

comme un

comme un

mouvement

mais

porte-voix.

de

peut prendre

deux formes, une

opportunité (voir
question 1) ou un objectif.
Si c'est du second qu'il s'agit, en¬
core faut-il qu'il soit clairement dé¬
fini afin que chacun y trouve sa
place. Soit la ligne n'est qu'une
oscillation, ce qui, tout musicien le
sait, est le tracé d'un son pur. clean ;
c'est le cas de figure où l'on dicte
comment elle

et

Rapport

doit vibrer, c'est le

avec

le mouvement

oc

Je vis et

je travaille en BasLanguedoc, tout ce qui est autour de
moi prend sens par rapport à celte
réalité bêtement géographique : les
vignes à perte de vue, les parcs à
moules (mer, étangs, negafols...), le
carnaval (Les Pailhasses, le Poulain
les

chemise),

jeux (le tambourin, les joutes, la
camarguaise) etc. Tous élé¬
ments slructurateurs d'un type de so¬
ciété, d'un mode de pensée et de

cause

donc

qu'un acteur ici-bas. Le mouve¬
c'est simplement prendre

conscience de
l'on

perd

tous ces

éléments

:

si

l'équilibre est
rompu, notre biotope est amputé,
comme s'il s'agissait de notre
corps
lui-même. Il faut apprendre à vivre
autrement. S'il n'y a plus de vigne un
jour, nous nous retrouverons dans la
situation de quelqu'un qui doit ap¬
en

un,

prendre à se débrouiller
bras... et forcément

et l'IEO ?

de Pézenas, le Branle de la

communication (Ah oui : la langue,
aussi! Très important). Je ne suis
ment oc,

justement une
ligne brisée, ce qui, en tant que ligne,
nous rapproche d'un son complexe.
En conclusion : je ne vois pas la

ne

s'ébranle pas pour un oui ou un non,
il faut une motivation au sens mo¬
teur. Cette motivation

des exclusions!

:

Soit diverses voix viennent

Linha

toutes

des

sens

"Surréalistes"... et

cher si cette réalité

La Linha, comme mouvement ?

au

rons

:

avec un

nous ne

seul

joue¬

plus la même musique.

Donc

mes

rapports avec les mou¬
ils sont

déjà soumis au
toujours eux
qui ont le mieux perçu ce que je
viens de dire juste avant. Ce ne sont
pas eux qui ont le plus l'idée de nous
faire jouer et connaître. Mais c'est le
propre de tous les "mouvements" :
c'est autour de soi-même que l'on est
vements

oc

:

fait que ce ne sont pas

en

rotation!
Je

préfère donc parler d'individus

�noms, en

Marti, par exemple, c'est UN chan¬
teur. Point. Qu'il s'exprime en fran¬

regarder plus loin que leurs pro¬

çais, en castillan ou en oc : c'est un
chanteur accompli. Dire de lui "c'est

et

puisqu'à LI

on

cite facilement les

voici juste deux ou trois
(les autres m'excuseront) qui savent

blèmes nombrilistes

:

Alan Roch,

Marcel Mauffront, Maurici Andrieu,

un

A propos
d'un débat
interne

chanteur occitan", c'est comme

lui coller

un

bémol

larynx.

au

„

J.-Pierre Carme, Yves

Rouquette,
Rousguisto,
André Gabriel... Autant de gens qui
sont EN mouvement... pas forcément
DANS LE mouvement. Bien

en¬

tendu, les mouvements qui ont existé

joué

ont

un

rôle indispensable (Viure

Chanteur de reggae

Lubat ?

Christian Coulomb, Yves

Je
ne

connais que de réputation. Je

ne

qu'au Festival Musiques
l'impression
créativité est passionnante et

l'ai

vu

que sa

temps

je le disais à l'émission
Pais", la musique s'est au-

"Viure al

nalistes, elle

a

(tout

comme

les autres

l'agriculture bio, ou l'écologie)
pris son propre envol ; c'est le sort de
tous les enfants ! Les parents qui ne
l'acceptent pas perturbent gravement
leur progéniture : il en va de même
pour la musique. Les mouvements oc
ne doivent pas en faire une schizo¬
phrène (en tant qu'infirmier psy, je
sais, là, de quoi je parle!).
arts,

Que penses-tu du rap ?
Veux-tu que je répète tout ça en

? Quelle question ?!!! Que
penses-tu du cubisme ? Du spatialisme en poésie ? De la modem
dance? Du living theatre ?... etc. J'y
fais allusion sur le CD compilation
"Chapitre 2" pour lequel j'ai écrit le
chant "Maissa-nueit" qui y figure.
rap

un

peu

lourd

que

chanteur américain", ou "Fairuz, la
chanteuse libanaise"

ou

"Patricia

Kaas, la chanteuse alsacienne"...

-

-

Un

Le temps que d'autres s'y
temps qu'il faudra

soit réinventé les bases d'un folk¬

sein des

lore. Qui dit folklore dit renaissance

Negafol et Banda Sagana.
J'y joue du fifre, hautbois, cornet à
pistons et ocarina. Je poursuis deux

d'une musica et d'une chanson po¬

Je suis musicien

au

groupes

buts essentiels
L'Auboi

:

faire

sein de l'assoc

au

en sorte

que

la mu¬

sique languedocienne reprenne sens
dans le PAL (Paysage Audiovisuel
Languedocien), sinon, conformément
à ce que je disais dans mon "droit de
réponse" à la LI, elle n'aura qu'à dis¬
paraître. Mais je sens que les gens
ont
un
besoin impérieux de
construire du sens par rapport à cette
musique, de la rattacher autant à
l'avenir qu'au passé, en la vivant au
présent.
Le second but, c'est de développer
le fifre, instrument totalement mé¬

lequel il
n'existait
n'existe..., il
pratiquement
aucun document. Depuis cette année,

connu

du

public,

pour

l'assoc Flûtes du Monde vient de
un

sur

l'on
doive préciser "occitan" après "chan¬
teur", ça fait quelque peu "excuse".
Je pense qu'un chanteur peut s'expri¬
mer dans n'importe quel idiome et
traiter de n'importe quel sujet. S'il
est bon, on n'a besoin de rien préci¬
ser : personne ne dit "Bob Dylan le
Je trouve

-

Certes

-

jusqu'à ce que la civilisation occitane
se

tir
Les chanteurs occitans ?

organisateur de

quoi ?

tonomisée et détachée des éléments

qui ont favorisé son apparition. Née
dans le giron des mouvements régio-

professionnaliser

mettent. Le

T'es musicien et

comme

Batestaire

Rapatois Languedocien Tandem
Se

très forte.

-

sein des Famouy Joglars ou du

Croisées à St-Sever. J'ai

al Pais, Gardarem lo Larzac, etc.),
mais

au

le

collectif de 150 pages
fifre, c'est une Première. Et la

ouvrage

Cie des Mers Latines

va

de la Xe Fête du Fifre
l'Auboi à Pézenas
nier.

sor¬

en

sortir

un

CD

organisée par
septembre der¬

pulaire {liée à l'art savant) pratiquée
par un

peuple, c'est-à-dire aussi

beaucoup d'amateurs

-

La majorité.

Composer des chansons, chanter:
pour

les fêtes, pour les parents, les

voisins, le posse, la ville. De temps
en

temps. On vient vous chercher

"Tu voudrais pas
nous

à Palloula à la tchatche-party

Ou parce

?".

prend. L'inspiration.

Parfois ça vous

pour

venir samedi avec

qu'il faut écrire des lyrics

servir une juste lutte. Dans le

quartier. Ou n'importe où on the
Linha. Le reste du temps ?

Il

y a

plein de choses à faire : écrire, se
maison, organiser des

bâtir

une

fêtes

ou

d'autres manifestations,

voyager,

s'occuper de sa famille,

monter
ou

une

petite entreprise de ceci

de cela (toujours

même

dans la nôtre

stratégie de provincialisa-

trice). Les amateurs : pourquoi pas
d'anciens pros,
que ça tourne.

parmi eux ? Il faut

Un rêve ? Parce que
assurément.

c'est trop tôt encore,
Mais c'est une vraie

perspective.
Dr Cachou

�culturelles; associer

Stratégie et
tactique
Article de C. Sicre paru

une

métissage, mais un col¬
lage, qui peut être rigolo cinq mi¬
nutes, mais qui n'apportera rien ni à
la vielle ni au tambour, ni à

dans

aux communautés
turelles de France concernées.

l'Afrique, ni
-

vous avez tous eu vent

du

projet Téléma, Goude, Bertrand,
Montbel et de cette histoire de défilé
des "tribus

françaises"

avec

leurs ins¬
pein¬

truments traditionnels et leurs
tures de guerre.

Ce projet ne me sur¬
prend pas : il est l'aboutissement de
la politique du Ministère de la
Culture et de la Direction de la

Musique qui, depuis 1982-1983,
contre l'avis des musiciens respon¬

sables d'Occitanie et des autres

com¬

munautés culturelles.
-

ont enfermé les

musiques de

ces
communautés dans le tiroir "mu¬

siques traditionnelles", s'interdisant
comprendre et de les ai¬
der lorsqu'elles sortent du genre.
Leurs appels à la création, une fois
cette étiquette infligée, ne pouvaient
être que vains ou produire des
monstres (métissages-collages et
brouettes électroniques).
ainsi de les

-

ont dans le même mouvement,

dissocié la renaissance de

ces mu¬

siques de la renaissance des cultures
qu'elles expriment, s'interdisant ainsi
de percevoir où étaient les créations
et cautionnant

une

recherche de la

siques communautaires, qui ne peut
procéder que d'une renaissance des
cultures tout court, conçues dans
leurs globalités, c'est-à-dire, dans
leurs mouvements où sont toujours
en interaction l'anonyme et l'indivi¬
duel, l'animation et la création, le
folklore et l'art.
Mais il serait facile de faire porter
tout le chapeau aux politiques. Car
les

premiers responsables sont les as¬
qui, hantant
d'autant plus les couloirs des minis¬
tères qu'ils ne réussissaient pas sur le
terrain, ont fait écran aux projets de
longue haleine. Il ne m'étonne pas
qu'on retrouve partie de ces gens-là
sociations et les artistes

aux

côtés de Monsieur Goude, et si là

aussi

on

doit chercher des responsa¬

bilités,

ce n'est pas à Monsieur
qu'il faut s'en prendre, car la
situation des musiques "tradition¬
nelles" françaises n'est manifeste¬
ment pas son sujet, mais à ceux qui

Goude

le conseillent.
Il y

aurait beaucoup à dire

sur

cette histoire de défilé. En fait le dis¬

qui le présente a ceci d'excel¬
qu'en deux pages il réussit à

cours

lent

com¬

création de

avril 1989

Bon,

tambour à

munautaire travaillé n'est pas une

Musique bretonne
en

un

vielle hors de tout contexte

spécificité à l'opposé des inventions
signifiantes.
ont systématiquement favorisé
les projets et pis encore l'idéologie
rétrograde d'associations et de musi¬
ciens enfermés dans cette logique des

redire toutes les

racines, de l'exotisme et du statu quo
(C.A. de musique traditionnelle, re¬

chestres de deux cents vielles

Le médiatisme

eux-mêmes
arrivé

avec

:

leur

:

cul¬

ils le disent

jour de gloire est

la Mondiavision. N'étant

pas capables, avec
s'assurer le respect

leur musique, de
de leur voisin de
palier, ni de personne là où ils vivent,
ils comptent snober tout le monde en
s'assurant d'un coup trois cents mil¬
lions de téléspectateurs. Ce qui n'im¬
pressionne que quelques naïfs profes¬
seurs de musique et les quelques élus
ou administratifs qui depuis des an¬
nées les aident à jouer sans public
dans des concerts subventionnés.
-

La démarche anti-ethnolo¬

gique, anti-relativiste : la seule ca¬
ractéristique de ce qu'ils appellent
musiques "traditionnelles" (à cette
notion vague je préfère le concept de
musique populaire communautaire
ou, lorsque c'est le cas, celui de mu¬
sique ethnique) est qu'elles sont l'ex¬
pression de communautés culturelles
historiques. A l'opposé d'autres
genres musicaux qui d'emblée se
placent sur le terrain des critères uni¬
versels, leur universalité à elles se
trouve dans

un

rapport, le rapport

entre leurs œuvres et leurs propres

critères communautaires (voilà la dé¬
finition

naissance de cultures "populaires"

diatoniques,
espérant naïvement que le caractère
spectaculaire de l'événement -la
quantité- rejaillirait sur l'instrument

qui depuis toujours manque
spécialistes de la Direction de la
Musique, du Musée des A.T.P. et
autres). Ce qui veut dire qu'on ne
saurait juger une musique "tradition¬
nelle" autrement qu'à l'aune des va¬
leurs de sa culture. Ce qui implique
que, même pour jouer de la viole,
lorsqu'on n'est pas dans une situa¬
tion de tradition orale ininterrompue
et lorsqu'on est un artiste revivaliste,

(entérinant

lui-même.

il faut étudier cette culture.

-

vues,
-

etc.).

ont,

prétendant agir

pour

la

re¬

l'idée que
fiançais était univer¬

au passage

seule la culture

en

selle), entériné la fausse dichotomie
passéisme-modernité qui occulte
la renaissance d'authentiques mu¬

dernières années

erreurs

des

vingt

aux

:

Le

-

n'ont
avec

gigantisme : tous ceux qui
jamais su convaincre le public

leur vielle

toute seule ont

ou

leur

cornemuse

toujours rêvé d'or¬
ou

de

deux cents accordéons

Les

pseudo-métissages : la créa¬
tion de métissages musicaux est un
long processus, qui exprime en pro¬
fondeur les rapports de communautés
-

Ou il y a imposture à parler de tra¬
dition. Imposture qui ne sert ici que

cacher le drame de ces gens-là :
ayant réduit la culture à des spécificipour

�les arts, les sciences, les idées univer¬

outils, ils sont
obligés, pour se sauver eux-mêmes,
d'essayer de sauver des instruments
qui en dehors des critères commu¬
nautaires, ne sont, pour les critères
universels -techniques- que pitto¬
resques vieilleries. Et par là même ils
réintroduisent le folklorisme qu'ils

ailleurs les joyeux
Voilà très exactement
comment les intellectuels français se
représentent la pluralité culturelle.
Pas étonnant que Finkelkraut puisse
passer pour un philosophe, face à de
telles inepties.

condamnent. C'est la même dé¬

En cassant toute solidarité, tous

tés et la

musique à

marche mise

ses

goût du jour (on
synthé, on la
fait jouer sur un rythme plus ou
moins bien compris). On actualise
au

branche la vielle

sur un

l'aliénation. Moderne version du
mauvais côté du félibrige

qui lui, au
moins, partait de la langue de culture
et des œuvres.

Le

néo-provincialisme : l'idéo¬
logie française, depuis cinq siècles, a
provincialisé toutes les cultures péri¬
phériques. Des provinces plurielles
de l'Ancien Régime on passe, avec la
Révolution, à la province tout court.
Seul le centre peut élaborer une cul¬
ture universelle, les périphéries sont
vouées au culte du passé et à la main¬
tenance de sympathiques spécificités.
Tout cela dans l'ignorance des va¬
-

leurs universelles des cultures sa¬
vantes

occitanes, catalanes, bre¬

devant le rouleau
de la culture dominante,

tonnes, etc., que

compresseur

les intellectuels de

ces

communautés

tombent souvent dans le

piège de re¬
vendiquer. C'est, à l'heure du TiersMonde, un nouvel exotisme provin¬
cial que ce

défilé

nous propose, en¬

plus abstrait que tous ceux qui
l'ont précédé ; en voulant rassembler

core

les anciennes colonies et les pro¬

selles et partout
sauvages.

rapports entre

musique savante et

musiques rurales dans la France du
17ème et des siècles qui ont suivi, en
aspirant toute l'élite à Versailles, le
centralisme a tué toute pluralité mu¬
sicale dans ce pays. Il faut
aujourd'hui la refaire, à partir de
zéro. Certains s'y emploient. Les
fêtes de la Révolution auraient pu
être

une

occasion de montrer la voie

reste à faire.

pluri-culturelle qui

C'est

au

contraire

un

pas de géant de cinq cents ans en ar¬
rière que nous proposent Goude et

acolytes.
néo-provincialisme fleurit, bi¬
zarrement encouragé par la gauche

ses

Le

au

pouvoir. Ne

elle

nous y trompons pas :

le fait pas

exprès. Lang et ses
amis, fort intelligents par ailleurs, ne
comprennent rien à ces questions et
se laissent abuser par n'importe quels
charlatans. A nous de leur expliquer
longuement et patiemment en quoi
ils se trompent. A nous de leur mon¬
trer, par exemple dans cette affaire
que le fameux "décalage visuel" que
Goude cherche dans ce défilé, point
n'est besoin de l'y mettre : l'absence
ne

des cultures de France sera assez

cortège tribal,
organisateurs manifestent ce
qu'ils pensent : au centre se trouvent

démé¬

Chosnacka

clavecin contempo¬

au

rain.

verrait bien à

la

On

Uzeste.

La

de

"Lettre

envoyée

à

Duran

quelques

per¬

continue.

sonnes"

iïîWSSSïSSiSÎwÎvSîSîSïSïîiï-iKÇSfeSîi'ffliSWJiJSKÏiï'K

espérantistes

Les

aiment
aime

bien,
bien

nous

qu'on

vu

qu'on

et

les
les

chaque fois qu'on
Ceci dit nous leur
déjà signalé

soutient

peut.
avons
-

de la révolution

nous

que

à

croyons pas

ne

leur

ligne
Langue
Maternelle + Espéranto,
que nous soutenons l'es¬
péranto dans le cadre de
notre soutien à la plurlité linguistique en génral.
Nous croyons aussi au rôle
de l'anglais,
de l'appren¬
tissage de plein de langues
-

et

nous

ne

posons

aucune

contraire.
L'espéranto peut jouer
limite,
rôle

au

intéressant

pour

un
ces

apprentissages.
Espérantistes, si vous vou¬
lez

nous

que

vous

expli¬

quions ça, invitez-nous
votre prochain colloque.

"Innovationà St Martin

Festival

Un

à

Découvertes"

(13) tous les mois
juillet depuis x années
(je ne sais pas), dirigé
par
Ferdinand
Richard
(bassiste du fameux ETRON
de Crau
de

spectaculaire.

vinces dans le même
les

Elisabeth
nage

C. Sicre

Institut d'Estudis Occitans

LELOUBLANC)
année les Fabulous

FOU

gramme
Un

â

lien

Cette
au pro¬

le 12 juillet.
avec Uzeste serait

chercher.

qu'ils

.

sont

la Linha.

en

On

pense

plein dans

�ft

Si

e r

Larrazet

Siventure

:

musicale

Aventure

d'hommes1 et
de lieux

en

pays, aux années 1990
plus en plus partie inté¬
grante de l'identité d'un lieu, la
chante, parle, jazze, rappe, tchatche,
swingue et en tire toute l'énergie et
l'intelligence pour interpeller le

nostalgie du

où il est de

monde.
Il

manqué d'espace-temps, no¬
la seconde journée. Un
débat dans une salle exiguë ou bien
des personnes n'osaient pas entrer ;
puis de 17H à 21H pas d'animation
et guère de lieux conviviaux, à un
moment où le public était particuliè¬
rement disponible. On a ainsi vu des
personnes non initiées mais intéres¬
sées, arriver et repartir aussitôt.
En
fait
une
organisation
a

tamment pour

Quelques
remarques
sur
"Aventure musicale en Occitanie":

conde). La notion fausse le débat et
ne permet pas d'intégrer les diffé¬

(Comme le soulignait Claude Sicre à

rents cas de

Uzeste, la Linha Imaginôt rassemble

territoriales. La

des personnes qui s'occupent, outre
de changer la face du monde, de sa¬
voir qui range les chaises après la

souvent

soirée. Aussi y
marques sur

aura-t-il des re¬
le côté "rangement des

chaises").
Le contenu des
doute

un

travailler

journées était sans
prétentieux. Vouloir

peu
les radios locales (heu¬

sur

reusement, elles ne sont pas venues),
les journaux communaux, les festi¬

vals, la création musicale et les iden¬
tités communales, fait que

l'on a sans
superficiels. Les festivals
mériteraient un colloque à eux seuls.
Ne faudrait-il pas changer la no¬
tion d'identité communale pour faire
progresser le débat à Larrazet ou à
Montauban, et préférer les identités
doute été

territoriales, les identités communau¬
taires, les communautés territoriales
les communautés de base. L'iden¬

mon

figure de communautés
commune

est, elle,

inadaptée

aux réalités (cf
dernier article dans le Trait

d'Union). Et vouloir débattre de
l'identité communale sans parler du
politique, c'est marcher sur une
jambe.
Jamais on n'a mieux compris ce
qu'était Uzeste à Larrazet que
lorsque la chorale polyrytmic
d'Uzeste est montée

sur

la scène.

Même les

palombes d'Uzeste étaient
grand moment.
De même on comprend Marseille
à travers le Massilia Sound System
(et ce qui l'entoure!). On a vu et en¬
là. Un

tendu à Larrazet des identités locales

parler, s'écouter et espérons-le, se
comprendre. Mardis Orionaa a elle
aussi planté d'emblée son décor:
c'est bien du Béarn qu'elle nous par¬
lait.

découlant directement de la

1970 où le chanteur occitan avait la

(ûmeooâwLffi
\ esrwnçp&amp;ofrl IL

se-

Occitanie

au

printemps (comme en 86) assure plus
de souplesse et de possibilités quand
on ne possède pas de bâtiments
importants.
Enfin n'y aurait-il pas intérêt à
prévoir deux soirées musicales ?
Chacun pourrait ainsi s'exprimer
plus complètement, et ce serait peutêtre plus intéressant financièrement.
-

Ceci dit les chaises étaient bien

rangées.
Jean-Marc Buge

(1)

«

Et les femmes

»

ajoute

PRADA.

Le

française, est politique (la première

tité communale, comme l'identité

en

se

grand mérite d'Aventure
en Occitanie (86 et 91) est
de montrer le passage des années

ou

d'Aventure Musicale

Musicale

Les dessins ont été

réalisés par

Prada
pendant les débats de
l'Aventure Musicale
en

Occitanie.

�Occitanie,

9

et

novembre

10

La vraie vie

Deux publics
dans la salle
Deux

1991

publics et deux comportements;
des assis et le public

est ici dans la

presque le public
des debouts.

Peut-être deux attentes. Aussi, deux

périphérie

générations d'écoute.
public du langage militant occitan,
de la langue enracinée, du plaisir dans
la pureté auditive musicale ou parlée,
un public qui a appris à goûter
Lubat,... et auquel les rappeurs
agacent l'oreille.
Le public de l'instinctif, du "à-fleurde-peau" formulé dans le mouvement,
du refus du trop parfait, du discours
au mot trop
"auprès", ou à l'image
trop belle... parce que le vrai ce n'est
Le

Etre là dans le monde et vivre la

grande harmonie (ou le grand désar¬
roi ce qui revient au même) est-ce
possible ? Oui ! Il faut avoir la force
de rester dans
tour. Le

plorer de fond en comble. Peu à peu
on y prend plaisir. On ne peut en ve¬

pas ça.
Peut-être

simplement une forme du
générations.
En tout cas un ensemble détonant qui
se dérange mutuellement.

nir à bout.

conflit de deux

Ici sont la ressource, le sens, les
choses et les gens, le bois dont on
fait les flèches et les feux, l'eau, le

L'intolérance ? Un constat.

J'y ai trouvé,

lieu de
positif du terme,
un "mélange qui décoiffe".
Mais faut-il une prochaine fois
privilégier la rencontre de deux
publics, à celle de deux soirées où
confrontation

chacun

pour ma part, un
au sens

Lubat... "Rien à voir"... Tout à sentir...
Une envolée de l'être au-delà de

son

que trop

Tout

Jouglar

la peur ? Puis, les
se

à croire

qu'il n'y a rien de bon à at¬
ce qui paraît bon, efficace,
moderne, réussi ! Et pourtant... Voici
un
très bon précepte pour
vous: « Agir en primitif et prévoir
en stratège », -René Char, pendant la
tendre de

Pas d'autre solution que cet

battre pour

existant

;

s'organiser, organiser la vie de
son quartier "village du monde"
pour qu'il soit à échelle humaine ; le
rejet de système économique qui

un

en

possible. Il y
là toute la ressource nécessaire au¬
tour de nous. Est-ce possible encore

a

de

se sauver

un

zombie,

quelqu'un, devoir se glis¬
image préconçue, dans

une

un carcan

et souffrir

l'appel
ren¬

.../...

exister ? Pour trouver des forces ?

quoi ?

Il suffit d'être là et de
sur

maladie a

gagné toute la planète?
André Benedetto

Au Théâtre des Carmes,

nommer

le

place le tour de la

Avignon,

de Larrazet, le village du
Tarn-et-Garonne où se poursuit la
retour

réflexion sur les identités commu¬
nales.

Oui difficile mais à
quoi bon la guerre ? La provoque ?
La rage ? Le sectarisme ? L'autoréduction des têtes ? A quoi bon cette
haine ? Ce besoin de jouer les incom¬
pris et les vexés et devenir les inju¬
rieux, les agressifs ? Est-ce pour

monde. Faire

ainsi quand la

singe savant, un

très obéissant,

idée, mettre

Pour"

échec

monde d'une harmonie

trer dans le rang.

paroles...
reconnu comme

la Montagne Noire !
On a d'abord bien de la difficulté

le mal-être,

des sirènes et contre Tordre de

un tempo

La conscience de devoir

l'ont dit. Et puis toujours ceci :

que l'obstacle devienne le passage !
Comme pour son canal Riquet fit de

miroir. Cela

pour être belleDifficile de lutter contre

comportemental.

exister, et

un

dans

une

Se

pour

plier, devenir

l'ombre de

asséné, du mouvement, beaucoup de
mouvements, de l'inconnu
ou un peu

sages

choisir la réussite standard et devoir

ser

amour.

rester dans

prendre l'éternité

robot,

nouvel

permanence en apparence. Vivre
l'ici et maintenant. Etre là dans le

étendre, s'y étaler, s'en nourrir et

se

un

noyer dans un verre d'eau. Se sauver
là où on croit qu'on se perd. D'autres

liberté, s'y

tragique de la situation! Et au
se dresser et regarder en
face. Travailler pour soi-même. Brr!
A quoi bon fuir, se laisser empor¬
ter par la première tentation venue,

Les rappeurs

Etonnement,

sa

lieu de fuir

bref.

musique hurlante,

vie. Inventer

Résistance-.

servir.

dans le

sourdine. Frustrant parce

Des moments hors du temps.
Nicole

Une

toutes les

veut dire

enveloppe charnelle et toute la
permissivité qui en découle, dans
l'implosion du soi, le subtil,
le toucher de celui qui a disparu
quand on se retourne,
la force dans le à peine audible.
Un spectacle du chaud, du vrai au
fond de soi, toujours sur les aigus
en

onomatopées et les mots de
langues pour tout dire.
bouge sous la main et attend de

notes et

S'ébrouer dans

Question...

même

vent, le soleil, le commencement et
la fin, les pistes à ouvrir, les sons

retrouverait vraiment ?

se

d'en faire le

trou et

son

visiter, le découvrir et l'ex¬

question. Ne pas chercher plus loin
que le bout de son nez. N'est-ce pas
là un beau programme ? Choisir la

�ftfter Larrazet
.../...
amène "l'agonie" ; le refus de
l'exclusion, et le discours "aux
connards"

qui n'acceptent pas les dif¬

férences.

Quelle richesse et quelle mal-vie! Et, bon
sang, quel gâchis !
Des paroles simplement hurlées à la

Décalage
Aventure

musicale

hauteur de leur douleur !
Vivre

-

Exister... Vivre

-

Exister.

en

Et finalement, une

musique qui associe
d'expression du corps, exutoire du vécu, au tracé de quelques
grandes perspectives.
Musique garde-fou d'une jeunesse en
danger - musique peut-être pauvre et
volontarisme des paroles -, éducateurs
bénévoles et discrets, maintenant j'ai
compris. Je dis oui.
Epilogue : "La rencontre des ruraux
les besoins

et

des citadins"

aux

ou

la misère humaine

multiples facettes.
Nicole

Jouglar

(Pour la LINHA ?)
Ce que je retire de Larrazet "91" se
formule sous forme de question,

peut-être, mais à laquelle
j'aimerais bien qu'une poignée
naïve

d'occitanistes convaincus veuille bien

répondre : le terme "d'identité
occitane" me paraît être un mot moderne (modernisé à la sauce de
notre temps c-à-d de saveur moins
sauvage et moins âpre (pour ne pas
dire fade) que par le passé, moins
UNIFIE ; et donc plus remuant)
moderne donc, pour dire
Indépendance Occitane avec la
nuance
que l'Indépendant se construit
constamment par rapport à lui-même
alors que "l'identité" se définit par
rapport au Centre, toujours lui et
omniprésent. Quand cessera-t-on de
s'occuper du centre, pour pense et
grandir librement hors de lui ?
Autrement dit,

se

retrouver dans une

identité occitane à la

sauce

moderne

piquante, ne serait-ce pas tout
simplement abandonner la lutte par
rapport au centre, qui ne mérite
et

qu'une chose dans sa médiocrité,
c'est qu'on l'y laisse. D'ailleurs, quoi
de plus motivant que les Marseillais
qui boulèguent? (et dans cette
optique, la stratégie première serait de
réquisitionner d'urgence la main mise
sur toutes les radios et télés locales).
Corinne

Occitanie
en
de J.JP.
Que le lecteur
rassure

non

occitaniste

se

(ou s'inquiète), ces matériaux

sont aussi pour

lui. Le lecteur nondavantage
désespérer : la musique peut com¬
mencer à se vivre à tous les âges.
musicien

ne

doit pas

cœur

1986

Dammagio

d'une démarche "culturelle"

qui sent la poudre.
Mais

venons-en aux

hommes. Des

animateurs, des créateurs et des mili¬
tants, soit autour d'une table une cen¬

taine de personnes

formulation

décidées à ne rien
masquer de leurs divergences et qui
ont mis sur la table leurs problèmes,

de

leurs drames, leurs actions. Pour les

Le titre de

ce

texte n'est ni une

personnelle, ni un effet
style mais le condensé de deux
jours de débats acharnés avec vidéos,
poésies et une soirée-expérience pour
conclure. Commençons par le lieu. A

organisateurs dis rencontres, l'objec¬
tif n'était pas la recherche d'un
inutile mais la volonté de

consensus

l'inverse des lois du dictionnaire,

faire du débat le moteur du

l'importance d'un lieu ne tient pas
uniquement à sa démographie ou à
son importance administrative. Le
village de Larrazet en Tarn-et-

veau.

Garonne, dans les schémas centra¬
listes de

pays est d'avance disqua¬
organiser une aventure ma¬
nifestant ni plus ni moins qu'un pro¬
jet de société : le projet occitaniste.
Pourtant l'impossible français est
en marche (impossible à l'égard de
l'idéologie dominante comme à
l'égard de sa version occitane). Ces
rencontres ont prouvé avec force que
tous les lieux ne sont pas que de la
stricte géographie. Bien sûr la place
ce

lifié pour

de Larrazet

carrefour d'acti¬

comme

Mais

de quel renouveau

s'agit-il ?
Avant de revenir à cette
voici

question
quelques noms permettant de

montrer combien l'éventail des "sen¬

sibilités" était

large

Le travail que les organisateurs
voulaient entreprendre a été exposé
par

Alain Daziron, animateur de la

Maison des Jeunes de Larrazet. L'en¬
semble de
sur

10

ses

ans

réflexions

comment

on

avec son

Carnaval et

son

Festival international de Poésie, de
Montauban

avec

son

Festival

d'Occitanie, et de Bordeaux

s'appuyant

d'activités à Larrazet

tourne autour de cette

Si

Jean de

Lubat, Jacmelina, Perlimpinpin foie,
Philippe Bertaut.

n'est pas

Toulouse

:

Melhau, Claude Marti, Bernard

vités diverses de tout le Sud-Ouest

négligeable.
est au point de rencontre de

renou¬

question :
expliquer à la fois le succès

et l'effondrement de la chanson occitane ?

A

son

avis

après la période faste

des années 70, il y a eu un coma et,

aujourd'hui,

une

phase d'incubation

Vive Uzeste Musical et le Festival

prometteuse devrait permettre de re¬
nouveler à la fois la création et son

Occitan

insertion dans le mouvement social.

d'Eyssines,

on est

avec

aussi

au

�Est-ce que le coma en question a été
un des résultats de la démobilisation

BOHm

suite à la victoire de la

gauche en
1981 ? Certains chanteurs le pensent,
mais à mon sens imaginent que les

(&amp;F£9

invitations

qu'ils recevaient à
l'époque des organisations de gauche
portaient l'adhésion d'un public à
leurs chansons et à leurs musiques.
En fait je crois avec d'autres que la
lancée de 68 s'est épuisée pour la

mrimwiNfr,,
50MMW

chanson occitane avant 1981 et que
les succès non négligeables de

l'époque n'étaient

que

fmiALA9Siff,.
SoHJok'

superficiels.

La force du mouvement des années

1970

a eu

le mérite de réveiller des

dynamismes, des

courages

mais cet

élan s'est vite mis à tourner dans le
vide. Il était porteur

d'un projet qui

n'était pas mis à jour. Depuis dans
l'effondrement il s'est mis à germer
comme un

arbre.

Mais quel est ce
projet occitaniste

?

Est-ce que

je ne me gargarise pas
grands mots pour mieux cacher
(me cacher) la dramatique disparition
proche d'une culture millénaire ?
de

Les matériaux des rencontres fu¬
rent aussi des vidéos

par

qui montrèrent
exemple l'extraordinaire création

d'Eisinas 85 où

on

vit

sur une

même

scène le

poète Bernard Manciet, le
peintre Pierre Vensac et le musicien
Bernard Lubat. Est-ce qu'une telle
rencontre s'est produite ailleurs ? On
vit aussi le travail incontournable de
Félix Castan

sur

Montauban dans le

cadre d'un film de Michel

adversaires à
sure

de

notre mesure,

à la

me¬

ambitions. Voilà l'ur¬

nos

min la situation est inverse à celle de

Vive Uzeste Musical. Comme le

montrer comment la chanson cata¬

lane

Il

nous

appartient, comme pre¬

mière tâche, de nous

fabriquer des

ne

voulut

à
jamais être

catalan.

Carnaval de Toulouse, il ne

«

pas

l'Occitanie elle

présents, dont le
biographe de Luis Llach, voulurent

s'agit
pas de mots mais de créations réelles,
neuves et qui ont pour première fonc¬
tion de donner au spectacle vivant
toute sa force irremplaçable. La cul¬
ture en conserve, en clip, la musique
aseptisée, tout cela mérite de passer à
la moulinette du projet occitaniste.
Mais pour reprendre l'expression
de Claude Sicre (Identité et Civilité):

politique des catalans n'est

leur victoire culturelle et quant

enfin désignée ! »
Et parmi ces adversaires, invités
par le même Sicre il y a "le modèle"
gence

Gayraud
images renversantes de

et encore des

toire

le lieu Occitanie mais

turel,

ce

un

combat cul¬

qui fait qu'au bout du che¬

ture et de la

Catalogne. Ce fait ne signifie pas
la situation basque, catalane,
québécoise, amérindienne soit sans
intérêt pour le projet occitaniste mais
que le cœur du mouvement est

Franco voulut abolir. En consé¬

différent.

ils ne comprirent pas que la
plupart des débats se fassent en fran¬
çais et que même un chanteur comme

Après l'adversaire catalan il y a
l'adversaire français, celui qui est né

Claude Marti

occitane

Les deux catalans

a

permis la résurgence de la cul¬
langue catalane que

quence

se

mette à utiliser cette

la

que

lui-même
:

la prise de conscience
le centralisme français.
avec

bien ressorti des rencontres que

Depuis 5 ans le mot décentralisa¬
tion a fait fureur. Ce qui s'est produit
pour diverses raisons c'est une dé¬
concentration du pouvoir central

modèles

mais

langue sur scène. Des militants occi¬
tans depuis toujours se font les por¬
teurs du modèle catalan mais

ne

s'exportent pas.

il est

les
La vic¬

en aucun cas un

décentralisme.

�Sifter Larrazet
La décentralisation est

d'en

riété. Finie la

préhensible

musique savante oppo¬
musique populaire. Il n'y a
plus qu'une volonté : créer, créer
comme refus de l'étouffement qu'au
quotidien on veut nous faire appeler
la vie. Je sais que l'idéologie domi¬
nante reprend aussi ce discours fai¬
sant appel à l'esprit créatif des
hommes. Preuve non pas que le pro¬
jet occitaniste est conciliable avec

cial

celui de la société libérale mais que
cette société est obligée de prendre

venue

haut alors que

le décentralisme c'est
l'action au quotidien de tous ceux qui
veulent créer une nouvelle citoyen¬
neté et même plus largement une
nouvelle identité humaine.
Face à ses adversaires le projet occitaniste tourne autour de création,

démocratie, liberté. Il est incom¬
en dehors d'une claire
conscience des enjeux du combat so¬

d'aujourd'hui, et le travail de
Clouscard est un outil d'analyse for¬
midable pour éviter les impasses qui
nous

attendent

vais

en

au

coin des

rues.

Je

ne

prendre qu'une : celle du
le plaisir. Il est fréquent

combat pour

d'entendre dans le mouvement occi¬

je parle occitan car c'est beau,
fait plaisir, en bref, c'est le
pied. Il se trouve que dans notre so¬
ciété le plaisir a pour fonction d'aider
plus facilement à l'auto-destruction
que nous propose cette société capi¬
taliste. Le capitalisme de la séduction
fonctionne de façon inattendue mais
le résultat est là : il parle occitan pour
le plaisir et l'occitan meurt d'autant
mieux. Et pourtant, ce plaisir de la
langue peut aussi être l'arme permet¬
tan

cela

:

me

tant de retourner de l'intérieur cette

société

d'aujourd'hui. La voie est
étroite et explique souvent les incom¬
préhensions diverses.
Retournons

sur nos

lieux. La

ca¬

ractéristique première c'est qu'il
s'agit de lieux d'initiatives fortes car,
comment pourraient-elles exister
alors qu'elles ne bénéficient d'aucun
soutien institutionnel, comment ex¬

pliquer que les salles des fêtes soient
plus pleines que jamais pour une
soirée-expérience, comment com¬
prendre qu'y surgissent des débats de
société décisifs aujourd'hui...
Et un mot sur ce public de
Larrazet

:

il fut invité à entendre

une

diversité

phénoménale et à part
quelques gestes d'humeur ("du rock!,
du rock") chacun malgré sa préfé¬
rence

fut à l'écoute des autres, ac¬

cepta de s'enrichir et joua le jeu pro¬

posé par les créateurs : s'ouvrir à la
musique d'aujourd'hui dans sa va¬

sée à la

Avant

propos

compte des phénomènes réels

en

qu'elle cherche à dévoyer (ce en quoi
elle ne réussit pas trop mal).
Mon compte-rendu ne serait pas
complet si je ne disais pas que ce fut
aussi la pagaille, la confusion organi¬
sée

ou

désordonnée

(ne

pas

confondre), en clair un échange
"homéopathétique". C'est unique¬
ment dans de telles conditions que

surgiront les pratiques transforma¬

"Aventure
Occitanie" est

Musicale
une

en

initiative formi¬

dable. Les batailles de la "Linha

Imaginot" (identité communale, dé¬
centralisation...) me paraissent "ca¬
pitales". Avec celles de l'Education
Nouvelle, serions-nous en présence
de l'hydre dont toutes les têtes de¬
vraient agir ensemble pour emporter
un

combat décisif ?

Malgré le caractère concomitant

trices nécessaires, les créateurs

quotidiens de la France plurielle, les

de

matériaux de notre mise

d'histoires, de terrains et d'investisse¬

en mouve¬

ments

ment du mouvement.

Le carnaval de Toulouse était
aussi

présent à la soirée

école de samba

car

avec son

dans l'action est

apparue cette rencontre OccitanieBrésil. Cette rencontre pourrait nous
mener

à cette définition de la pers¬

pective pour un socialisme d'au¬
jourd'hui que donne Lefebvre : c'est
l'autogestion plus l'informatique.
Comment ? En lisant Seymour
Papert qui après avoir travaillé à sa
mise au point du code de communi¬
cation Logo découvrit au Brésil que
les écoles de samba étaient la véri¬
table démarche pour
savoir. Il écrit:

«

construire du

L'école de samba

même si elle n'est pas "exportable"
telle quelle, présente un ensemble de

caractéristiques que tout environne¬
ment d'apprentissage devrait et pour¬
rait avoir. Apprendre n'est pas disso¬
cié du réel. L'école de samba
but et, si l'on y

a un

apprend, c'est pour
participer à ce but. Le novice n'y est
pas tenu à l'écart du spécialiste, et le
spécialiste lui aussi apprend ».
La suite

en

août à Uzeste.

défis, leur rencontre est celle

ces

différents, et

ne

peut se faire

certain "affrontement

polé¬
mique", sous peine de nier le pouvoir
interpellateur de chacun et de fonc¬
tionner sur des parallèles "inhu¬
sans un

maines".
comme

Travailler

ensemble,

tout le monde

semblait le

c'est être en désaccord (même
partiel) on ne peut y échapper !
Ces "interventions" écrites,
penser,

celles d'un militant de l'Education

Nouvelle, sont

une

contribution

continuer de bâtir, plus loin
l'avons déjà fait, au
gré de nos futures rencontres
(Université d'été au Larzac, Uzeste
92 etc...) des ponts, permettant à
chacun de requestionner ses points
de vue par "l'étrange différence" de
nos projets respectifs et de leurs
pour

que nous ne

formulations.
Puissent

ces nouveaux

ponts, po¬

lémiques et désaccords, participer
au

nécessaire travail de conscienti-

sation,

au

croisement "génétique"

des idées -donc des

pratiques- pour
problématiques vivantes, por¬
teuses de nouveaux projets et sur-

des

�"Tous créateurs"

"citoyen dans la création"
Défis de l'éducation nouvelle hors sujet de
l'aventure musicale en Occitanie
tout servir à

de

nouveaux

l'appropriation par
"connaisseurs" des

enjeux de la création dans leur
complexité et leur importance.
Créer c'est
relation

etre dans une

pédagogique !

Comment pourra-t-on

continuer

de travailler autour du déclin de la

culture

en

France

sans

aborder sé¬

problème de la péda¬
gogie ? Ou devrais-je dire de
"L'Homogogie" pour ne pas encore
une fois ghettoïser et aliéner respecti¬

créateur.

l'enfant et l'adulte.

si certains parlent
pédagogique" pour
désigner la place du "héro" de
l'Occitanie, c'est bien pour dénoncer
Je pense que

de "neutralité

le "scolarisme" effréné et illusoire

dans beaucoup de
fêtes -donc dans les pratiques
quotidiennes- mais aucunement pour
laisser place à l'obscurantisme sur le

qui

a cours

ou

TOP et enfin

un ou

deux fossiles

A

ce

niveau il est inutile et même

néfaste de

jouer la culpabilisation en

renvoyant les "fautes" sur "l'autre",
l'étendue du désastre dans chaque
domaine étant à la hauteur de leurs
intrications

quotidiennes !
problèmes, eux sont
communs, même si les approches
sont spécifiques sur chaque terrain !
Attention, si beaucoup d'analyses
peuvent être justes, peu donnent en¬
vie d'entreprendre de nouvelles
Les véritables

polémiques,

le mouvement d'Education
ne

présentation de la compagnie
elle-même, définissant
des chantiers d'exploration musicaux
en liaison avec des parti-pris philoso¬
phiques... témoigne de manière écla¬
tante de l'importance de la question !
Pas de création sans bataille philo¬
sophique, sans projet, sans être au
carrefour des différences, sans choi¬

sir,

sans

ou en

image du bonheur (en positif

inversé), sans savoirs, sans être

responsabilité
"pédagogique", comme nécessité in¬
conscient donc de

sa

terne à toute œuvre.

l'utopie, des accoucheurs
praxis, des militants de la singula¬
rité donc de l'Egalité ?
ticiens de

de

s'identifie aucunement à

métiers".

conservatoire occitan est à la

ce

!

Les créateurs seraient-ils des pra¬

A noter dans le même sens, et

Nouvelle

pédagogique, qu'on le

ou non

La

choses !

"bataille d'idées" et "batailles de

balance les métiers

veuille

LUBAT par

de la "tradition occitane".

l'on appelle en général
"l'école nouvelle" (d'une cer¬
taine
façon l'école est à
l'Education Nouvelle ce que le

en

dans d'ailleurs beau¬

comme

dimension

quelques malheureux poncifs de
ce sont aussi les quelques
bribes des poncifs de la TV, des HIT

que

En effet, il est d'un intérêt très re¬

Là,

l'école,

la création !

latif de mettre

journal communal ou

dans toute autre action culturelle !

les

ainsi éviter de fausses

qu'il serait bon de se
dégager une bonne fois pour toute de
toute confusion au niveau des enjeux
en évitant les glissements entre

dans tout projet de spectacle,

de festival, de

coup d'autres champs, la relation à
l'autre (l'altérité) comporte une forte

terrain de la culture, du savoir ou de

A noter illico

l'on

puisse chanter ensemble ici et au¬
jourd'hui, n'en déplaise aux raccour¬
cis de C. SICRE, sont bien entendu

rieusement le

vement

œuvre,

Car si les seules chansons que

Le pouvoir de

que

bataille

de

l'Occitanie

L'Education Nouvelle

se

!).

préoccu¬

éducatif qui existe à

créer,

sujet tabou

?

Uzeste invite à un mouvement

cri¬

tique dans le Jazz, dans le folklore...
c'est certain, mais le flou reste sur le
contenu de cette critique. Comment
avancer sur cette question sans pous¬
ser plus avant la réflexion contradic¬

d'enseignant, d'artiste, d'animateur
culturel etc..., mais décisif de se pré¬

pant du rapport

chaque fois qu'il y a enjeux de créa¬

toire autour de la notion de modèle :

d'éducation, de création, de
culture, ceci pouvant se faire à partir
de projets menés éventuellement sur
son terrain professionnel et permettre
à chacun de travailler positivement

tion et de transmission de culture, en¬

"Je n'ai à être

jeux d'élaboration de savoirs et de

sonne" Lubat dixit, pourtant

occuper

sur

transmission de savoirs.

qui, bien entendu, joue
dans l'ensemble du sys¬

Un rapport
par essence

l'exemple pour per¬
créer
c'est aussi piller, co-piller, imiter...
alors, comment faire "école" et ne
pas

sombrer dans l'imitation, dans la

la contradiction entre son métier

tème éducatif, mais aussi, et souvent

limitation ? Attention vouloir "ETRE

lieux d'investissement

de manière "dissimulée", dans toute

COMME" n'est pas

et ses

vouloir "FAIRE

�ftfter Larrazet
COMME"!

fZÏ£ local

COLTVRfP\

/A
c'iïrismu

Autrement dit,

quand échanget-on sur ce qui se fait à Uzeste en
matière de pratiques de formations
musicales. La théorie du bain, du mi¬

[c'est iWiieœa)
"□C

=3dZZT

L'OHÎmsa-

lieu même stimulant suffit-elle à pro¬

.MuNìvma

C'E$Tl£lcCAL

l'éclosion des vouloirs et des
pouvoirs de créer ? Est-il nécessaire
de conscientiser les moyens, les che¬
minements, dans un projet de créa¬
voquer

C'ESTLE LoCAL

MAlARéltfms)

MHZ LES MORS.,
^ CULTURE
EST HORS

tion, l'essentiel étant l'œuvre pro¬

.L'&amp;êRûNS
LA

JESMURS...

duite ? Mais

peut-être est-il néces¬
saire d'avancer sur la dialectique
entre les recherches et le produit final
sous peine de se répéter ?
D'autre part, que se passe-t-il réel¬

COLWEiï

lement dans les formations musicales

niveau du

Une autre

"pouvoir musical"?
en
groupe ?
question vitale à peine

ébauchée

celle de "l'échec"

au

Comment créer

:

lieu de création, à

"handicap"

comme

rapprocher du
l'in¬
défi¬

comme moteur de
vention. Encore faut-il pouvoir
nir le lieu de

son

échec,

ou autrement

dit, éclaircir par quelles médiations
l'échec
encore

se

transmue en réussite ? Ou

comment savoir lire ses réus¬

sites et donc
pour

pouvoir en tirer parti
inventer de nouveau ? C'est-à-

dire comment faire du SENS
que

sur ce

l'on vit ? Dans tous les cas la
pointer les lieux du pos¬

difficulté à

sible reste déterminante, car si
l'échec n'est pas fatal, la réussite ne
l'est pas non plus !
Deux fois oui à une aventure mu¬
sicale

qui permet de mieux dévoiler
les cartes cachées des processus de
création, car elles participent de la
construction des clés de la

non-

exclusion donc de l'humanité

se

porteur de promesses d'avenir. Bref
de

plus croire en eux et/ou ne
qu'en eux donc de ne plus

ne

croire
croire
une

en

tout autre,

idole,

si

ce

n'est dans

un sauveur, un

"chef",

figure sur laquelle reporter cet
insupportable sentiment de "nullité"
et/ou de "toute puissance".
toute

Cette "confiance

en

soi",

ce

dans la

Créer c'est

croire en

l'Homme
Les Hommes

ne

peuvent suppor¬

potentialités
complexité de l'échange avec

mais tous

tous

dignes, de

ne

ne

plus se

plus se croire
regarder comme

poètes ou tous musiciens...
professionnels, pourquoi
mais là n'est pas la question,
de

guette magique, par un effort "prométhéen" sur soi-même, sur les dé-

bien même ii

fuse et donc de

Tous
au sens

pas,

terminismes de tous horizons et de

l'étau d'une fatalité confuse et dif¬

"tous créateurs ?"

les autres, cela se construit, sans ba¬

ter

longtemps de consommer, quand
s'agirait d'oeuvres de
qualité, sans courir le risque de se
croire incapables, comme pris dans

Monde. "TOUS CAPITALES".

senti¬

ment conscient de ses

faisant.

gligeable, chacune est digne de pou¬
voir poser des questions au Monde.
"On peut voir le Monde dans un
grain de sable", même s'il faut par¬
fois de gros grains de sable ou beau¬
coup de petits pour transformer le

poils,

avec et

parfois contre les

autres, dans mille et une situations,
de la

plus "spectaculaire" à la plus
"quotidienne".
A

stade, aucune question n'est
mineure, aucune existence n'est né¬
ce

se

percevant comme ca¬

pables d'être créateur en poésie, en
musique..., là est le changement radi¬
cal de perspective humaine.
Ceci redonnant d'un côté tout

son

travail poétique ou musical
(pas de magie mais un travail enga¬
geant) et de l'autre provoquant une
"relativisation", les "Arts" descen¬
sens au

dant de leur

piédestal trompeur et

�illusoire. Ce double mouvement

conséquence de
permettre à tous de se reconquérir
toutes les dignités sur les lieux où ils
ayant surtout comme

cherchent !
En

effet, chacun pouvant alors se
percevoir et travailler comme CREA¬
TEUR

terrains de nécessité

sur ses

historique (personnelle-sociale), à
partir d'une dynamique de choix et
de décisions non déterminées par "le
bas", position auto-socio limitatrice,
mais inscrite dans
tale vis-à-vis de

une

ouverture to¬

potentialités (et

ses

de celles des autres).

position "Philosophique"
dépend l'orientation, les motivations
profondes et les enjeux du travail
créateur et donc l'importance des dé¬
couvertes, inventions, créations...

Si la lucidité
ne

en

matière de créa¬

s'accorde pas

les aspects

d'une cécité sur
financiers, de com¬

qui accompagnent tout tra¬
vail professionnel, elle ne s'accor¬
dera jamais avec l'occultation liée à
cette même "professionnalisation" de
l'ensemble des conditions qui provo¬
quent une recherche créatrice. Ne

mande...

restent souvent au

"commun des

mortels" que le réalisme

enfermant
ou la magie aliénante. Le sommet de
l'iceberg apparaît premier et fonda¬
teur alors que les sources des rup¬
tures

décisives dans l'acte de créer

sont

plus à chercher dans une re¬

cherche vitale, assimilable au travail
de "l'amateur",

qui seule peut per¬
de questionner
le champ des savoirs, de la culture.
C'est ainsi qu'en général, pour
beaucoup d'artistes, tout le travail
fondateur sera entrepris avant toute
reconnaissance permettant de fonc¬
tionner en tant que professionnel.

mettre de provoquer,

Ceci n'étant ni

invitation au "ro¬
mantisme niais" ni une tentative de
une

nier la nécessité du

développement
compétences, du temps de paufiner,
d'approfondir, d'engranger etc...,
mais une remarque sur l'urgence à ne
plus enfermer les processus de créa¬
tion dans le mirage de la "technique"

de

vide de

sens.

aussi formidables soient-ils !

vivant !

personnes

Les

axes

Tout travail créateur

se

mentaux

et

les

contraintes réelles

qui auront présidé
à la recherche marqueront les bas¬
cules inventives et donc le produit fi¬
nal de

NB: dans

j'organise six
de festival, celui du

viron 175

jours de festival pour 30
ou d'une autre façon envi¬

40 000 entrées (sans

ron

parents) pour

un festival

parler des
d'un jour.

L'enjeu d'un créateur
consiste-t-il

à

etre

reconnu

forme latente, les rapports

de la

:

construction de la personne, soit en¬

Lorsque l'on écoute, regarde...
œuvre, on y lit principalement et

eux

classe

savoir, de la création

connu,

?

Etre créateur c'est atteindre à

une

que

ma

heures par jour

son sceau.

sous une

De cette

tion

replonger sans
cesse dans le temps de la genèse,
dans la complexité des rapports hu¬
mains, le lieu du sens, sous peine de
ne plus pouvoir évoluer, de ne plus
rien apporter, de ne plus pouvoir être

partir et

devra

l'universel -c'est-à-dire à

une

singu¬

les hommes entretiennent entre
Monde, avec l'avenir

larité, à l'infinie solitude mêlée d'une
infinie solidarité- et donc avoir la

le créateur met ou

prétention d'être un jour ou l'autre

et avec le

etc... Ceux que

travail dans

non en

sa

création.

D'autre part,

"Tous créateurs"
oblige à une révision des conceptions
ayant cours quant à la "distance"
entre le spectateur et le créateur. Si
cette distance est "quelque part" in¬
évitable, comment est-elle vécue,

produite et de quels
effets est-elle porteuse ?
La distance créateur-spectateur,
pour être féconde en émancipation,
comment est-elle

doit être vécue

sur

le mode des

"égaux" et de la pluralité des pos¬
sibles, non sur le versant de la répéti¬
tion d'une impossibilité, d'une fata¬
lité, mais sur le mode de l'ouverture
de perspectives nouvelles pour tous !
Cela passera, pour celui qui pro¬
duit comme pour celui qui reçoit, par
la possibilité de jouer une fonction
critique, cette possibilité elle-même
inscrite dans le renversement mental

opéré

par

la prise de conscience du

"Tous Créateurs". Chacun étant alors

porteur de grille de lecture, de ques¬
tionnement sur le Monde, l'aventure

entendu dans cette recherche. Il est
souvent difficile de ne pas

dans le

tomber

piège de la "sur-narcissisa-

tion", du "vedettariat", de la "starifi-

qui se produit régulière¬
lorsqu'on ne travaille pas avec
d'autres les enjeux de son aventure
cation",

ce

ment

de créateur.

expression vi¬
chaque Homme, car c'est
l'une de celles qui peut lui conférer
une dignité humble et ambitieuse,
conquérante, lui permettant de croire
La création est

une

tale pour

en

lui et

en

l'autre.

Soit, la question du "moi-je ca¬
pable" EST celle du "tous capables",
soit se profilent les impasses de l'ex¬
clusion et/ou les illusions de la toute

puissance du "créateur". Seul le
double positionnement permet de
chantier

mettre en

un

travail créateur,

humanisant, émancipateur.
"Un projet vit
Ainsi

s'il dérange"

s'exprimait A. DAZIRON,
journal com¬

éminent animateur du

musicale... pourra être partagée,
devenir celle aussi de l'obscur

munal de LARRAZET. Oui mais

spectateur !

tion de proposer

Il y a

transformation de la

distance-distinction

en

processus

de distanciation cher à B. BRECHT.

alors comment résoudre la

d'autres
ces

un

contradic¬

de faire avec
projet qui doit déranger

autres ?

Un

échange récent au sein d'un

croire que ce passage

stage Education Nouvelle nous a
conduit à comprendre que ce projet

l'autre

était basé

ment

taux :

Bien entendu, il serait illusoire de

de l'un à
s'effectuer
puisse
essentielle¬
dans le cadre de spectacles,

sur

4 principes

fondamen¬

�Beaucoup reviennent de la guerre
qui ne peuvent décrire la bataille
Mosaïques

de

citations
une
nos

pour un fil d'histoire ou
étoile d'araignée. A

risques et plaisirs.

"Si j'ai confiance en l'avenir de
la littérature, c'est parce qu'il
est des choses,

je le sais, que
offrir,

seule la littérature peut

par ses moyens

spécifiques."

Italo Calvino, 1985

André Suarès, marseillais, confident de
Bourdelle ne put publier dans la France de

été mon
Bourdelle,
montalbanais.

"La vie

école"

a

critique brutale d'Hitler : "Dans
il y a tous les crimes d'Hitler
année et tous ceux qu'il
pourra commettre encore." Et il annonce
même les camps !
"Dès
1934 une

"Mein Kampf",
commis cette

toute petite enfance j'avais aimé
musique des gens du village...
Aujourd'hui encore je la place tout aussi
haut que la musique dite artistique, très
souvent bien plus haut, sachant que la
musique dite artistique serait impensable
sans la musique dite populaire... Les gens
du village jouent souvent avec une oreille
absolue et, quand ils sont bons, leur jeu
égale presque toujours celui des musi¬
ciens soi-disant professionnels, leur avan¬
tage c'est que leur musique n'est pas une
musique de professionnels, qu'elle est
jouée uniquement par passion et par '
goût..." T. Bernhart Haute-Autriche.1986
ma

la

"La rencontre effective de Pirandello avec
Cervantès advient sur le terrain de Unamuno : là où Don Quichotte
change la
réalité en illusion et l'illusion en

soi-même figure de réalité et de l'illusion
tout

ensemble, figure de l'agonie."

Sciascîa, sicilien, 1961
Dans la bouche de qui, Cervantès met-il
cette phrase : "Chacun est le fils de ses
oeuvres." ? Dans celle de Quichotte
celle de Panza ?

ou

�"Qui

parle mal, pense mal, vit mal."

Nanni Moretti, Calabre, 1989
"La

couleur

temps
fournie

\

du

n'est

pas
seulement

les grands
événements, ceux
que l'on dit histori¬
par

"Critique occitaniste : elle replacera chaque

événement dans le

tissu vital de nos villes."
Félix Castan montalbanais, 1973

ques. Quelqu'un
de futé la trouve,
sans la chercher,
dans
indices

les
de

petits
la

vie

quotidienne. "
Umberto

Trieste, 1920

"Il

y a mieux que les grandes
idées venant foutre en l'air le
folklore des préjugés : ce sont les

grandes idées fécondant le fol¬
klore des non-préjugés." Claude
Sicre Toulouse 1988

"L'esprit occitan ? La capacité à
penser pour deux face à ceux qui
ne
pensent qu'à eux." Marco
Mal, de passage à l'A.G. de i'IEO,
Béziers 1990.

Gélu,

en 1835, revient chez ses parents à
Marseille et découvre
Ma mère enfin, ma

elle-même, l'ancienne petite pay¬
de Puyloubier, Misé Gelu, d'hier à la
bonne franquette, la femme de Vitou, du
sage Vitou
ma mère estropiait le Français
pour répondre à mes questions patoises.."
mère

sanne

...

\

aO^
q\. Y

G©

jCV©
v&gt;© •

-

V5

A0

Littérature ! tu parles en occitan et tu
nous

_

as

:

nouvelle vie pour moi mais il
en
silence en 1951. Le
réalisme socialiste m'cffondra et
en une

,G©-

est

&amp;
"Barcelone est ma
mémoire." Manuel

Vásquez Montalbân catalan qui
écrit en espagnol !

\

dit

"regardez le pauvre
Platonov, dans les années 20, il a cru

.

mort

annonça au

monde entier l'Extinction

prochaine d'un système politique res¬
ponsable." Mais, toi, occitan, qui était
si bien placé, as-tu entendu son cri ?

\

Saba,

�&amp;fter Larrazet
•

Pas d'exclusion

:

tout le monde

peut écrire
•

Mais l'écriture

ne

vient pas tou¬

jours "spontanément"

: on va

donc solliciter
•

•

Pas

d'anonymat : tout le monde
signe son écrit
Pas de polémique stérile : des
polémiques sur des enjeux de
savoir.

Cette série de

principes n'a pas le
privilège de la nouveauté dans la me¬
sure où elle a été inventée, et prati¬
quée quotidiennement en divers lieux
et temps dans l'histoire, en particu¬
lier

Education Nouvelle où le

en

concept souvent mis en avant à cet

magiques des grandes
révérences). Le temps pour une mili¬
des torpeurs

tante d'Education

Nouvelle de faire

qu'il n'y a écriture que
lorsque l'écrivant dit autre chose que
ce qu'il savait déjà et le débat est
abrégé comme étant-un-problèmeimportant-mais-ce-n'es t-pas-letemps-ni-le-lieu.
Dommage pour tous de ne pas
avoir su pointer dans ce "HorsSujet", comme cela se passe toujours
dans le savoir, l'occasion d'éclaircir

remarquer

l'ensemble des conditions d'un
versement de la

la culture

travail, l'ensemble
mentales etc...
ces

découvertes élar¬

tion de la culture" à "la démocratie

culturelle", renversement décisif

d'aptitudes nouvelles du réel de

puisqu'il permet d'envisager la poli¬
tique en son sens citoyenneté créative.

l'Homme et du Monde, d'une clé du

Créer c'est
d'un

imiter piller

à

centre inconnu

univers culturel vivant, dans un bain
de contraintes motivantes et

pla¬
quées, c'est-à-dire fonctionner dans
une dynamique de projet, situation
qui a l'avantage de briser un bon
nombre de banquises !
Ainsi, sauf à

mener

non

l'élucidation

dont

combien vont continuer, combien

répondent et se remettent en
question mutuellement !
Pour ce qui nous préoccupe, on
peut remarquer que le Rap a permis
de repoinler l'attention sur les pa¬

vont

pédagogique

aucun

ensei¬

Ce n'est pas
vrai, on connaît le texte libre depuis
longtemps ».
: «

Une situation contradictoire était

posée qui aurait pu déboucher sur
réflexion de fond concernant la

pouvoir éducateur,

son

humanisant.
passes

écrits de Perbosc
et Castan sur leurs expériences péda¬
gogiques (écrits dont nous attendons
encore

une rupture

des danses etc... Le fond et la forme

des "lyrics"

gnant n'avait jamais réussi à faire
écrire ses mômes ». Réponse du ber¬

bat est

malgré

d'armes rapides exé¬

certainement

cutent le texte

"travail

"libre", Freinet, le dé¬

me ramener

comme

quelques

ce

les

l'improvisation, de la musique
concrète, des chansons folkloriques,

jeunes

création,

pouvoir de créer (surréalisme par
exemple).
Le rap a une fonction pédago¬
gique, comme du reste tout mouve¬
ment culturel digne de ce nom dans
l'Histoire, parce qu'il apporte
comme rupture dans le monde musi¬
cal, ruptures dans la forme, donc

avec

Malheureusement

Réflexion d'un rappeur : « En tra¬
avec les jeunes
: j'ai vu des

vaillant

une

des éléments instaurant

je viens de parler, une impasse
persiste dans les deux cas : celle de
ne pas envisager les nécessaires
changements en profondeur que le
jeune entretient à la langue, à la
chanson, aux autres, à ce qu'il sait
déjà, aux savoirs existants...
On peut écrire et ne pas être créa¬
teur, c'est-à-dire ne faire que répéter
sans jamais déplacer et dire autre
chose que ce que l'on sait déjà (C.
SICRE Ta bien compris, lui qui pro¬
pose aux rappeurs de s'emparer des
textes de Rimbaud). Un "ghetto"
peut en cacher bien d'autres !
D'autre part, combien écrivent,

hors de toute mode

ger

comme le rappelait le
des
jeunes écrivent : OK !
rappeur,
mais pour que cela se soit passé,
qu'a-t-il été mis en place avant, pen¬
dant et après leur rencontre avec le
Rap ?
Car ne pas décrypter l'ensemble

considérable par
rapport aux habitudes scolaires, celle
de faire produire les jeunes dans un

tuations nouvelles et des formes

git tour à tour le champ des pos¬
sibles, car elles sont découvertes

partir

parler.

Ainsi

la notion de "Texte libre", et ceci

Chaque découverte est le résultat
parti-pris, des si¬

Chacune de

voir de le

habitudes sociales,

d'un choc entre des

ment toutes les

relation entre le Monde et leur pou¬

en

savoir".

principal intérêt et sa
rupture décisive réside dans le déve¬
loppement de ces idées à l'échelle
d'une commune entière, posant les
termes du passage de la "démocratisa¬

fonction pédagogique

interpellant large¬

pays.

Concernant le Journal communal

dans le
rapport qu'entretiennent les enfants
et les jeunes à la langue, à leur
propre langue, c'est-à-dire dans leur
une

jeunes", serait encore une
fois demeurer dans la magie du mi¬
lieu stimulant qui à lui seul résou¬
drait les problèmes de l'exclusion du
pouvoir de créer, c'est-à-dire rester
dans la même impasse que développe

France, déclin du pou¬
voir de création des Hommes de ce
en

égard est : "Vie coopérative", en¬
tendu au sens de "citoyenneté dans le

de Larrazet, son

ren¬

logique du déclin de

roles, le texte et de ce fait développe

renvoyé

aux

les références afin de sortir

dans le contenu.
Très sommairement, on peut

rele¬

le Rap vient de la rencontre
partipris de non-exclusion et d'un travail
ver

que

de situations d'exclusions, de

sur

la forme musicale, de la chanson

etc..., en continuité et en rupture avec
la découverte des polyphonies, des

instruments, de l'enregistrement, de

se

réinvestir

sur

de l'écriture ? Ici

vices du
à

d'autres champs

comme

ailleurs les

modèle-exemple vont jouer

plein.
La critique du

rap reste

à faire

�partout, et pas seulement celle du

"folklorique" existe mais empêche

avec ses

rap, pour que l'ensemble des jeunes
ne retiennent pas de lui une mode,

d'inventer !

donc

Ce n'est pas depuis la quetionprincipale (et erronée) des méthodes

son

pédagogiques

les ques¬
depuis
le sens des pratiques de création :
l'écriture, la musique... L'école de¬
vant être le lieu de ces pratiques
(dans leur complexité) et non pas le
terrain d'entraînement sous peine

tion, celle de la personne avec ellemême et les autres, n'a rien à voir

d'en être aussitôt le terrain d'enter¬

portant "une pierre à l'édifice".

nostalgie
pour les autres

plus tard, et
un sectarisme enfer¬
mant, allant même contre toute
une

pour

pluralité.
Cette critique ne
que si, entre autres :
1. la dimension

pourra

être faite

pédagogique est

clairement travaillée
2. les

enjeux de la création sont

travaillés

«

que se posent

tions de la création, mais bien

M. DUCOM.

rement ! »

potentialités en devenir,
pouvoir de création,
pouvoir de transformation.
avec son

"Indocile",

car cette

réconcilia¬

renoncement, d'une accepta¬

avec un

tion

passive, mais s'inscrit dans une
dynamique de modification de ce qui
est vécu comme
sonne ne

inhumain, la per¬

pouvant exciter qu'en ap¬

Réconciliation donc à l'endroit

3. tous travaillent au 1 et 2

même où la différence

Ce

construit

qui aura de plus l'avan¬
tage de contraindre, positive¬
ment, chacun à ne pas se répé¬
ter, à ne pas rester dans son

F£$mis

CIÉSENMAÌNS!

cessaire à l'aventure humaine.

"Lorsqu'un artiste s'enra¬
végète !" mais lorsqu'il
ne s'enracine pas il s'étiole !
L'important semble être dans

WMF&amp;r/m
oAçtâve

ment

acquis et parfois soigneu¬
sement gardé, même à son insu

le mouvement d'enracinement

!

ou

rement

soit dans l'univers sco¬
des rappeurs, il serait
utile de réinterroger les no¬
tions de spontanéité et d'ins¬
piration. L'une et l'autre rele¬
vant soit d'une conception
falsificatrice des processus de
création, élitiste par innéisme,

dyna¬
mique doit s'inverser ou s'élar¬
gir sous peine de végéter ! Un
banian fabrique des lianes à
partir de ses branches qui à leur
tour s'enracinent un peu plus

ou

loin !

J7^ISÚ6^NTiONS p (

donc d'un retour à l'obscuran¬

tisme, soit d'une démarche

naturelle

Comment

if

ir

mm

Culture et sélection

sur
l'une des cartes cachées de l'inven¬

nence
mesure

Créer

tion, donc utilisable par tous !
Dans le même fil, la contradic¬

:

une

indocile

Entre création "retrouvaille" et

tion entre le cheminement libre et
les contraintes de création

création

nouvelles

semble être le

exige de
synthèses "Libre, libre,
en se cou¬

pant les fils". Par exemple au niveau
des

pratiques culturelles ambiantes,
de bain culturel, qui tour à

au sens

tour

deviennent des contraintes libé¬

ratoires

ou

des batailles

étouffantes

en

fonction

présentes dans les têtes
(critique, acquiescement, intégra¬
tion, etc...). Comme le faisait remar¬
quer C. SICRE vis-à-vis de
l'Occitanie, elle qui n'a plus de
"folklore" et qui doit donc l'inven¬
ter, à l'instar d'autres pays où le bain

réconciliation

"rupture", la réconciliation
point clé de tout le
processus d'humanisation, réconci¬
liation avec ce que l'on a été, ou ce
que l'on pense avoir été, une dignité
sur ses

sources, sur son parcours, sur

gérer la contradic¬
perti¬

tion entre l'audience et la

émancipatrice, insistant

libre, cria la marionnette

de déracinement, une fois

cet enracinement fait la

terminer, provisoi¬
avec le "Texte libre",
en

que ce

laire

se

salutaire, né¬

cine il

carré frais d'invention chère¬

Pour

comme

d'une création dans la

où si elle est création elle est

décalage, rupture avec les habi¬
ce qui ne
"marche" pas ? La question est-elle lé¬
gitime lorsqu'il s'agit de création ?
L'humanité se fait justement
en

tudes ? Doit-on laisser mourir

contre toute

idée de sélection natu¬

relle (lire à propos
Tort

sur

gie")

l'ouvrage de P.

"La misère de la sociobiolo-

au sens

restreint du néo-

sa

Darwinisme, et utilise l'effet réversif

nouer

des

biographie intime, c'est-à-dire re¬
du sens sur son activité passée,
donc l'analyser dans ce qu'elle repré¬
sente comme porteuse d'avenir,
même et surtout dans tout ce qui a pu
être vécu

comme erreur.

Réconciliation du même coup et
surtout

avec ce

que

être, vouloir faire,

l'on voudrait
les possibles,

avec

aptitudes sociales et culturelles

de l'Homme.

cela céder à l'hermé¬
ou repenser le rap¬
port idolâtre ou d'impuissance, recto
et verso d'une même aliénation qui
persiste dans les communautés vis-àFaut-il pour

tisme, l'élitisme,

vis des œuvres, de la création, des ar-

�ýiftcr Larrazet
listes mêmes. Ce

qui revient à inter¬
roge' la création elle-même, ses finalités,
son projet envers et contre tous !
A chaque fois que quelqu'un est
exclu de ses propres pouvoirs de
créer, ce sont des possibles de civili¬
sation pour tous qui meurent, du
moins qui s'amenuisent, il y a assè¬
chement des devenirs, par enterre¬
ment des

dignités.

relle ?

"identite communale" ou
l'exigence de la globalité de
l'Humain !

Après avoir pensé l'identité, au ni¬
de la famille, de l'entreprise, de
l'école... comme lieux permettant le
processus de personnalisation, com¬
plexité se réalisant dans les groupes
veau

interactions, il est main¬

et dans leurs

Le

sens de

l'éducation

comme de la culture et

d'etre initiatique

Initiatique au
•

•

sens :
de lieu de passage

d'un héritage,
patrimoine culturel aux horizons
primitifs de l'inconnu.
de lieu organisateur de la
confrontation des savoirs en jeu
dans le corps social, dans l'his¬
toire de l'humanité, donc dans
la tête des formés.

•

de faire que

chacun puisse tracer

de manière heureuse de
veaux
•

•

•

•

nou¬

sentiers à l'humanité.

comme un

préhension et les dépassements des
visions nationale et planétaire de ma¬
nière positives et créatives.
Après l'Homme éclaté, l'Homme
disloqué, l'Homme planétarisé par le
productivisme, l'Homme atomisé dans
des trajectoires chaotiques, ou encore

l'organisateur d'un festival,
d'une expo, d'un journal, le

que

conditionnel valant dans
ou

un sens

dans l'autre !

A la

question déjà ancienne,
qui apparut mifigue mi-raison au cours du débat :
mais fondamentale,
société

sans

école (sous entendu

enseignants) ne serait-elle pas
plus éducative ? Je répondrais volon¬
sans

tiers, histoire d'ouvrir l'horizon, par
cette autre

question : une société sans
spectacles (sous entendu sans ar¬
tistes) ne serait-elle pas plus cultu¬

comme

emboîtement

successifs des centres et/ou par
confrontation de centres ? Identité

en

projet et construction du Moi, quel
rapport ?
Les ateliers de création en
Education Nouvelle
a

:

ctionsd'émancipation
mentale

Vécus

comme

!

des situations cul¬

turelles où chacun est confronté à la
découverte de
création

son propre pouvoir de
(contre toutes les magies et

les exclusions mais

avec

tous ses

condition matérielle. Un festival

de

l'émancipation

une

identité

en

projet

pour un

projet

contrainte de création pour une

éducateur... devrait être le même

construit-elle

russes, par

ou

"IDENTITE COMMUNALE",

cap", de "chapelle", de "caste"...
de champ en interaction avec
tous les autres, donc producteur
l'enseignant,

se

poupées

l'Homme du défi solidaire.

responsable et créateur, l'Homme

à

titre le rôle de

des

ceci

semelles d'ouverture, l'Homme

teur et déterminismes de "handi¬

retour de nouveaux savoirs.

L'identité

proximité vivante et planétaire,

aux

ce

conceptuel ? Est-ce une
identité politique de proximité ?

d'une cohérence indocile, l'Homme de

voici l'Homme communal, l'Homme

citoyen, l'Homme culturel, l'Homme

A

lieu et/ou

un

outil

un

mystères), ces chantiers sont de pre¬
importance car ils posent avec
une acuité particulière les enjeux phi¬
losophiques majeurs du monde
contemporain (altérité, production de
savoir, transmission de savoirs...), et

l'Homme enfermé, l'Homme clos,

poser sur la table ce qu'il
croit savoir, à partir de sa

chacun à
sait ou
vie.
de permettre la bifurcation, la
décision, la projection née de la
compréhension et de la néces¬
sité de changer.
de contre-pouvoir à toute pesan¬

"Identité communale"

maillon retrouvé, la com¬

de sollicitation pour

en

une

important de relier ce puzzle,
de repositionner cet éclatement à tra¬
vers une entité plus globale et ainsi
lever les impasses dans lesquelles est
prise l'individuation et autorisant,
tenant

Oui, tout cela semble pertinent et
important, donc sujet à questions !
Que penser par exemple du niveau
national et planétaire, eux aussi lieux
aux
interactions multiples ?...

l'échelle

de

l'Homme,

une

ci¬
toyenneté sans délégation de pouvoir
de penser, lieu du maximum d'inter¬
actions, lieu de la rencontre du cultu¬
rel et du

politique, lieu obligé de la
pluralité, de la confrontation, identité
"comme une", image du bonheur,
mythe du "village moderne", de la
ville à visage humain... Une apparte¬
nance pour mieux découvrir, une
complexité identitaire nécessaire à
l'émergence d'un rapport de la per¬
sonne

de

à la communauté, un rapport

responsabilité, de liberté, de glo¬
balité à l'aventure de sa citoyenneté,
le sentiment d'appartenir,
la
conscience d'être l'explorateur d'un
chemin singulier, contre tout déter¬
minisme fatal, contre tout esprit de
chapelle !

mière

sans

attendre

subvention

aucune

sur

le terrain de la

création, du savoir !
Petit théâtre de

l'émancipation :
: "Je ne pourrai
jamais écrire un poème !"
2. Atelier : "Oui j'ai écris un
poème, mais il n'est pas terrible !"
2 bis. Ateliers suite : "Le poème,
je le travaille avec les autres, il est
1. Avant l'atelier

étonnant !"

3. Débat

"Créer et

être en¬
poète, c'est intolérable !"
4. Reprendre autant de fois que
nécessaire au 1 et/ou passer au 5.
:

ne

pas

core un

5. "La création ?
servée pour

possible

chasse

non

ré¬

moi aussi et donc
!"

pour tout autre

Alain Miossec
20.12.91

Militant du

Groupe Français

d'Education Nouvelle

�Réactions

:

Serge Pey, Linha Imaginòt n° 8,

L'anaphore de S. Pey
parlé très fort par cer¬

et à Benedetto et à Paulo

taines

très fort à écrire
à

son

poème est

Je

«

ma

suite

Je pense que tout

«

prière

une

que

tout

prière

»... e

pense

poème est

une

».

ieu

pensi qu'una preguièra
pou estre un poèma e pensi
que mi fau que n'escrivi una
per la Linha Imaginôt e que
me'n foti s'es pas un poèma
una preguièra per rendre
gràcia e per ti iausar
Sinhor,
per toteis aqueiei gènts
que ti creson ò que

ti

preguièra

parlar
per Dire Christ
Fieu Esperit-Sant

per

Dire

sensa

-

Paire

-

-

es tant

pensi que Ce poète

paur...
dur de

parlar sensa

paur.
Alléluia per toteis aqueiei
que m'ajudan a

Dr Cachou

C'est pCus quand iC se sert de Ca
poésie comme d'une palette de fCou pour fuir Ce déBat au nom de
sa
petite vérité à Cui poétique. Tien entendu tous Ces jours iC doit
se
conformer, chez Ce Boucher, devant Ca téCé, à C'université, aupç
grandes Vérìtés communes et pratiques de Ca vie qui exigent de
Cui autre chose que du fCou. (Donc, Ce fCou sert C'idéoCogie
dominante. Comme Ce discours « il n'y a pas qu 'une vérìté » de
TauCo ou du pehron du déâat d'ïlzeste. face au?c vérités
étahCies, se réfugier derrière Ca muCtipdcité des vérìtés suBjectives
(et Ca pCupart du temps métaphysiques) n 'est rien d'autre que de
ne

Ca

(DTCMlSSIOOf. Teur de construire autant de vérités
aCternatives qu ÏC y a de questions. AlCez rejoindre Ce troupeau
des questionneurs questionnants ! 9{çus, nous avons du travail,
et nous avons

pour

Ce faire Besoin de vérités théoriques et

pratiques. Tas de questionnementations.
I pensi que CMassida ne tient son pouvoir que de Cuiméme, qu 'iCs n 'appartiennent à aucune famiCCe institutionnel,
'est pour ça qu 'ils

réfCéchissent fMCEZlX.

que LuBat aussi est un aventurier.

I pensi ABoticion

ò pas pron

sensa

I

I pensi

pas
ò gaire
una

par

c

creson

1991

Réponse à la réponse de Pey

m'a

phrases... et m'a
parlé rien du tout dans
tout ce que je n'ai pas
compris... et m'a poussé

nov.

parlar sensa

paur.
EJisabeth Mallet

-

Nov. 91

du SaCariat.
que je n 'arriverais pas à être ni saCarié ni poèteartiste, je préfère être un chanteurfoCkfotique (intermittent
quand même).
I pensi que j'ai TOUJOURS détesté Ces exjCés inteCCos
d'Amérique du Sud espagnoCe qui font des Civres et des concerts,
à Taris .Je Ces ai jamais senti très proches de Ceurs peupCes mais
pCutôt de C'idéoCogiegauche caviar, c'est pourquoije préférais Ce
TrésiC : Ces noirs c'est pCus cCair...
I pensi qu 'ilfaut pas se taire et dire ce qu 'on pense sans
peur, c'est ça Ca poésie (au moins une Base) si c'est pas ça
j'emmerde Ca poésie.
I pensi que si Tenedetto croit que je fais de Ca
provocation quandje dis que ce qui a CepCus travaiCCé pour Ca
I pensi

démocratisation de Ca (france

ces

dernières années sont Ces

feuilCetons américains eh Bé il se trompe, maintenant iCpourra
sans hésiter me
prendre pour un con intégral, un réac, et ce qu 'il
voudra.

�Courte entrevista
de I3r Cactiou
à la suite de

"définitif'
paru

publier ce que tu
appelles "théorie définitive" du
rap. N'est-ce pas prétentieux ? Ou
au moins prématuré ?
A

connaître les

dans Danse

c'est de les aider à

avec

forme

quand il a trouvé son nom. Le
rap c'est UNE chose, pas 36 mil¬
lions. Il peut y avoir 36 millions de
styles mais ce qui fait l'unité de ces
36 millions, qu'on les appelle tous
rap, c'est une forme définitivement
établie. Ce qu'il y avait avant n'était
pas du rap, ce qu'il y aura après n'en
sera plus. Le progrès de la
pensée
procède par isolement d'objets construction

par mescladisses, par

sion. Le travail des Last Poet n'est
pas

du

Tu

ni même du pré-rap,

rap,

même s'il fut

chemin

vers le rap.
Mais il aurait pu amener à, tout autre
chose. A entendre certains, tout serait
un

du rap,

maintenant: Homère, les
griots africains, les Inuits, tous se¬
raient des rappeurs, il ne manquerait
qu'une boîte à rythme à Rimbaud.
Toi, tu as toi-même essayé d'at¬
tirer l'attention des rappeurs sur

as

orienté ABS

Rimbaud,
rap...

monde de passe.

Pourquoi dis-tu

que ta

théorie

"anti-situationniste"?

est

Parce que

le discours situationaujourd'hui, bien qu'il
puisse sembler dépassé à ceux qui ne
l'ont pas compris, le discours idéolo¬
gique le plus moderne. En même
temps, il s'est totalement folklorisé,
c'est-à-dire qu'il a échappé aux
cadres du pouvoir culturel, et qu'il a
pénétré plus profondément dans la
société. Ceux qui en jouissaient
comme propriétaires d'une avantniste est

garde permanente sont bien emmer¬
dés, tant mieux. Le discours des cul-

Massilia,

sur

87, je leur ai dit qu'ils

en

(Bibliothèque Municipale) cherchaient
quelque chose, j'ai inventé ça. C'est
une commande. Il est bon
que les ar¬
tistes sachent répondre à des com¬
mandes, ça les sort. Le danger du rap,
c'est la fermeture sur soi, son passé,

tureux du rap

en

vers

le centenaire. L'assoc Cavale et la BM

son

ils

ne sont

dépasser, afin
puissions les combattre. On
n'estoque pas des ennemis à terre.
Jack Lang et De Gaulle... Que
penses-tu des propos de Lang sur
le rap?
En fait je ne pense pas qu'il soit
fatal qu'un ministre d'une démocra¬
tie soit un démagogue. Par exemple
je ne pense pas que Malraux aurait
parlé du rap sans rien y comprendre,
comme Lang s'est empressé de le
faire. Il aurait eu un éclair de génie,
ou il aurait fermé sa grande gueule.
En vérité je crois qu'il se serait en¬
fermé dans son bureau avec plein de
clips pendant une semaine sans rien
dire à personne sauf à De Gaulle et
qu'il nous aurait par la suite sorti
quelque époustouflante deus-révéla-

est situé, mais comme
même pas assez modernes

leur propre terrain, nous les ai¬

tion à l'occasion d'une conférence de

sujet. Ou
petits fours lors de l'inaugu¬

presse sur un tout autre
avec

les

ration d'un musée. Rien à voir. Il

rait

l'essentiel. Pas

mieux. Notre

qu'ils se battent encore
problème, à nous
Imaginotistes, c'est de n'avoir que

De Gaulle?

des adversaires très faibles (les mé¬

ses

à l'époque,

lancé une épopée égyptienne avec
Crapt. Je voulais dire : il faut
a

comme

les aurait tués, les rappeurs. Un
mum de respect, ils auraient eu.

(IAM) qui était

avec eux

sur

Lang qui se
balade en banlieue avec les journalistes
venus pour le voir venu voir le rap. En
banlieu.e Malraux aurait parlé du
théâtre japonais ou de Biaise Pascal. Il

le bâton pour

dons à le devenir, nous leur tendons

au¬

stupéfié la France, et véritable¬

ment attiré l'attention de tous

top quand ils rencontre¬
raient Homère. D'ailleurs Chili
au

se

que nous

leur Bateau Ivre

Homère, les Eskines, Rimbaud?
Bien sûr, quand j'ai rencontré
seraient

grands de la poésie

Ça, c'était un exercice de style,
parce que l'occasion se présentait avec

d'objets-de-pensée- et

amal¬
games. Penser, c'est différencier. Les
amalgames n'amènent que la confu¬
non

Sorda B.)

s'emparent du patrimoine intellectuel

tité. Il

mis la dernière main à cette

par

dias, les intellectuels français et
autres, les anciens situationnistes, les
néo-libéraux, etc.). Notre urgence,

de l'humanité...

a

rap

mondiale, les musiques ethniques du
monde. Que les jeunes rappeurs

certain moment le rap a
trouvé sa forme définitive. Son iden¬
un

le

sur

(propos recueillis
Tu viens de

article

son

Tu crois

Oui,

au

idées

qu'il

en

maxi¬

aurait parlé à

petit déjeuner, pour mettre
en place il l'aurait pris

�On

nous

-*-eu, fau pas de politica
Quand elles paraîtront, ces lignes, les
élections seront passées. Régions
ingouvernables, c'est bien connu, les
provinciaux sont indisciplinés... los
vesi ja, los jornalistas, lo dimenge al
ser,

à remettre

centre.

Un

fromage, Bruxelles en écho
appelle à la croisade contre le Salers
et le Roquefort. Sourds aux appels de
MSS : "respecte l'aliment!". Une
seule musique, celle des sanglots
saxons, entre Hervé Vilard (encara
mai jove dirià ma grand, la paura,
s'èra encara aqui) et Miquèl Klaxon.

comme

interlocuteur et l'autre n'au¬

rait rien

compris à tout ce délire...
Trop libéral...
Lang a lancé ou aidé des actions
en faveur du rap... Toujours le
contraire de ce qu'il aurait dû faire,
je l'ai démontré par un seul exemple
dans
un
article pour l'Idiot
International. Lang a grandement
contribué à entraîner le rap français
dans son impasse. Pour le reste, lisez
l'article...

Juste un mot... A propos de la
réussite de certains groupes, du
rôle du vedettariat, de l'argent...?
Machin reproche aux rappeurs

des
quartiers de ne rêver que télés, tubes
au Top 50, Rolls (ils devraient plutôt
rêver Cadilhac, à mon avis, mais
basta

!) et, pour tout dire, fric et réus¬
ceux qui n'ont
jamais été pauvres et sans pouvoir
aucun ne savent pas l'humiliation
qu'il y a à l'être et peuvent s'insurger
site. Et alors? Seuls

contre ces rêveries. Et ce ne sont pas

les tristottes rêvasseries d'un monde

égalitaire,

sans

hiérarchies et

sans ar¬

gent -une des plus belles inventions
du Monde, et qui a favorisé l'esprit

démocratique- qui réformeront ça...
Il faut réfléchir plus avant, beaucoup
plus avant...

paginae pullae (cover girls)
sphaerilidia elettricum
nomismate acta (flippers). Rapeurs et
raggas de la linha, espèri los vòstres
lyrics en latin... es plan milhor que la
politica.
sur

les

JFB

poder, aquô's

seul

f.--

exterioris

la

en cause

décentralisation. Un sol
la democracia. Un seul

écrit

A
L'article

ujourd'hui.

les Massilia (interview
tout) dans Libération, ce matin, les
reflétait. Et puis aussi d'une certaine
façon il les consacrait. Ces derniers y
répétaient leur accord avec la pensée
de Castan. Une foi,s à un vernissage,
à Rodez, au printemps dernier, Félix
sur

et

Fini Lubat. Fini Bouducon

Castan m'avait confié

(introuvable à Paris, quina vergonha).
Fini Peio Serbielle, un basco coma
cal, que los disquaires parisiens
mettent dans le rayon folk. Je ne sais
pas s'ils écoutent la musique qu'ils
reçoivent. Aquel tipe, lo cal escotar.
Es pas normal, normat, normalisai.

d'avoir des

Es pas liofilisat.
mais on réagit.

l'air d'être

On aime ou

pas,

Aqui, à Paris, je ne fais pas de
politique, j'ai bien vu que le Porgue
(Parti Ogsitan Amb cervesa ?), le
PNO (une mena de Pen espanhòl ?) e
Entau Pais (un de ses représentants
plan coma cal intervient un lundi sur
deux sur Radio Pays 88,2 pour réciter
une leçon de catéchisme occitaniste)
présentaient des candidats. A Paris,
pas cap ! Comment voulez-vous
qu'on prenne le pouvoir ? Alors que
les mesures gouvernementales
continuent de faire distribuer l'argent
par les Préfets ! Aquô me fa fasti.
Fasti-food. La politica venguda revanche des stalinistes- moyen de
purge... "Seule la musique me fait
délirer", çò ditz la vali. E la musica
de la lenga, aussi. Parlani patois ! E
fasèm pas de politica. On n'a pas
besoin de notables occitanistes. Chez
les notables, les
le

adjectifs s'effacent,
goût du pouvoir s'accentue, la

volonté de stabilité s'incruste dans
tous

les

actes.

Valent pas estar suaus,

son

embarras

disciples même si c'étaient
Massilia Sound System, les Fabulous
Troubadours et linha Imaginot ; je lui
avais dit en plaisantant, qu'il était en
train de devenir un idéologue lui le
pourfendeur de l'idéologie. Ça lui
faisait drôle. En plus, il n'avait pas
de

au courant

de l'existence

plusieurs bombages à travers

l'Occitanie "Libérez Castan". En
dehors de ça moi je pense que les
trois groupes de rap occitans vedettes
attitude jazz parce
qu'avec eux c'est la virtuosité, alors
que l'attitude rock c'est la spontanéité.
Ça ne veut pas dire que Massilia,
ont avant tout une

Fabulous

ou

Bouducon Production

soient inintéressants, loin de là.
Hier soir à la MJC de Rodez,

j'assistais à

une conférence sur
cathares et les templiers. Le

les

catharisme fut

une religion occitane
religion, je le savais. En
revanche les templiers je connaissais
peu, ils étaient les ancêtres de
certaines sociétés secrètes, de plus ils
aspiraient au cosmopolitisme.
L'originalité de la conférence de

mais

une

Bessière était de montrer

qu'existèrent certaines recherches
entre les deux. Mais ça s'avérait flou
étant donné que beaucoup de
documents ont été détruits.

Dans

un

cinéma de Rodez, mardi

en

bolegar ! Même le Vatican
bolega : l'Opus Fondatum Latinitatis
-académie latine- va publier un
dictionnaire du latin contemporain, le

fin

"Lexicom Recentis Latinitatis".

voit la situation actuelle du cinéma

Enfin,

occitan.

volèm

nous pourrons râper ou

skanker

en

latin, et regarder les

d'après-midi, Jean Fléchet
viendra projeter son film "Montreur
d'ours". Je pense faire un interview
de lui pour Occitans ! Comment il

René Duran

�La

cause

de la culture et
de la décentralisation
Les instances administratives ou

Française Dolto, dans La Causede

l'enfant, a une formule définitive :
L'enfant n'a pas tous les droits,
«

mais il n'a que des droits. Les parents
n'ont que des devoirs... » On pourrait,

mutatis

mutandis, paraphraser cette
formule, quant aux rapports du culturel

politiques ne
contre-poids, faute de trouver en face

connaissent

aucun

d'elles

vie intellectuelle

une

consciente de

en

éveil, cohérente, hardie

dignité.
conséquent aux acteurs culturels tout
d'abord qu'il faut s'adresser, si l'on veut changer en na¬
ture le rapport entre le culturel et le politique.
et

sa

C'est pas

Les bureaux armés de leurs critères

se

croiront tou¬

jours maîtres à bord. Dans la plus attendrissante inno¬
cence, ils vous expliquent comment il faut faire; ils ont
et du politique : "La culture à coup sûr
souvent beaucoup de mal à écouter les finalités qui sont
n'a pas tous les droits, mais elle n'a
les vôtres et les méthodes longuement éprouvées aux¬
quelles vous êtes
attachés.
que des droits, elle n'a pas de devoirs
Une action culturelle n'est jamais simple. Elle n'a
envers les pouvoirs... Les pouvoirs po¬
pas à s'adapter aux perspectives politico-administra¬
tives. Ce sont les aides politico-administratives qui doi¬
litiques n'ont que des devoirs à son
vent en chaque cas chercher les moyens de s'adapter
égard, et aucun droit".
aux perspectives des actions en cours.
Ces principes ne sont pas encore entrés dans les têtes. La
Cette méthode implique, non point des critères, mais
culture, à vrai dire, a des devoirs, mais non pas vis-à-vis une connaissance
approfondie des actions programmées
d'autrui, seulement vis-à-vis d'elle-même. Elle se doit et de ceux
qui les mettent en œuvre.
d'être intraitable sur ses objectifs, sur ses démarches, sur
*
ses choix. Il appartient aux acteurs culturels (réalisateurs,
C'est d'ailleurs un peu ce qui se passe... Il n'y a pas de
organisateurs, et critiques) de débusquer entre eux, par les fonctionnaire ou d'élu
qui se comporte comme les robots
moyens qui sont les leurs, les brebis galeuses, d'affirmer
que les règlements voudraient qu'ils soient. Ils passent
leur indépendance par rapport aux politiques, aux médias,
outre, ils vont au-delà, mais ils traînent en eux le senti¬
aux groupes de pression, ainsi qu'aux tentations populistes.
ment qu'il y a entorse par rapport à la vérité administraL'oxygène du débat critique, du débat contradictoire, est
tivo-politique.
seul en mesure, seul propre à assurer la salubrité du climat.
Tel est justement le sentiment qu'il faut lever, dont il
L'absence de débat critique est assurément, à Toulouse,
faut libérer les uns et les autres, pour le bien des uns et
ce dont nous souffrons le plus.
des autres. Le principal, ce n'est pas le règlement et les
Les œuvres sont là, la création ne chôme pas dans tous
critères : mais la saisie globale des phénomènes culturels
les domaines, mais elle s'égare comme un ballon de rugby
et humains, la sympathie pour les valeurs.
dont aucune équipe ne s'empare, qu'aucun combat ne porte
On organisera les solidarités.
au but.
Il n'y a pas d'ennemis dans le domaine culturel, quel
*
que soit le poste occupé par quiconque.
En l'absence de pensée critique active, de confrontations
Au centre, l'œuvre et les hommes qui font l'œuvre.
et d'échanges publics, de courants de recherche, d'avan¬
Présomption, de la part de celui qui revendique la posi¬
cées et de reculs notoires, de contrastes entre groupes sur- tion
principale? Non, c'est seulement le verso, la consé¬
voltés et personnalités solitaires, en l'absence de branle-bas
quence de l'humilité radicale dont il fait preuve devant
d'idées qui suscite la réflexion autour des œuvres et des ac¬ l'œuvre.
tions, les ouvriers de la vie culturelle, lorsqu'ils sollicitent
Pour que l'évidence aille de soi, il faudrait seulement
des aides, sont à la merci des jugements administratifs ou
que la solidarité première, la solidarité critique de ceux
politiques, qui décident de leur sort sans appel.
qui participent à l'œuvre, qui sont à pied d'œuvre, ceux

�dont

l'ouvrage n'a pas d'autre nom que culturel, d'autre
le progrès de la conscience, la compréhension de
l'instance historique, il faudrait qu'une solidarité de prin¬
cipe leur colle à la peau. Ils ne sont pas là pour s'entredéchirer : mais pour rivaliser de lucidité esthétique, mo¬

compte.

fin que

rale et

scientifique.
*

Il dépend des acteurs culturels, du respect qu'ils ont
d'eux-mêmes, de leur travail, et du respect qu'ils sauront

imposer, il dépend d'eux d'abord que soit dénoué l'écheveau qui les lie à tous les responsables de la cité. Ne met¬
tons personne en demeure de se réformer, avant que nous
nous soyons réformés nous-mêmes... Nous devons ap¬
prendre, quand nous sommes rassemblés, à ne pas jacas¬
ser comme

dans

une

volière!

Les

enjeux sont grands, les jeux sont difficiles. Nous
nos projets. Planter le décor d'une re¬
naissance de nos capitales et de toutes nos villes.
Nous devons lancer un appel à tous, pour comprendre,
assumer notre situation, nous charger de responsabilités,
prendre en mains notre destin.C'est nous qui proposons !
Nous qui remettons les choses à l'endroit. Nous qui res¬
taurons l'âme urbaine.

nous

c'est

symbolique collective, c'est notre élément. Cela
regarde. C'est notre grande affaire, et les décideurs,
nous en

Nous

la matière.

demandons à personne

de penser pour nous,
d'entreprendre à notre place. Nous nous voulons entre¬
preneurs culturels, liant inséparablement la pensée et l'ac¬
tion. Plus qu'à Paris, en province notre situation de re¬
constructeurs des foyers créateurs nous oblige à nous dé¬
finir comme des intellectuels-entrepreneurs.
ne

ni

*

On

ne

tous les

peut que se réjouir quand les pouvoirs publics, à

niveaux, dotent

faisait plus personnellement de mise en
un soin scrupuleux à ne pas déranger
par sa présence le metteur en scène qui avait en charge la
réalisation artistique avec les comédiens.
D'autre part, il va de soi qu'on ne peut approuver
l'usage que font certains responsables des fonds publics,
ne

scène, il affichait

dont la mission est de distribuer

ces

fonds

aux

acteurs

sur

le terrain, et

qui se transforment eux-mêmes en acteurs et
organisateurs, retenant à leurs propres fins des sommes
dont ils devraient être les dispensateurs.
*

Ce sont là des actions

risques... Paradoxe! Il n'y a
d'action culturelle sans risques.
Le vrai pôle de la vie culturelle est représenté par ceux
qui prennent tous les risques, mus par les seuls objectifs
de la pensée et de la création, et sans souci de plaire à qui
que ce soit, critiques, publics ou pouvoirs.
La culture ne s'accommode pas de démagogie, et il
faut l'accepter comme telle, l'aider comme telle, la proté¬
ger comme telle.
Le problème primordial de l'avenir culturel de la na¬
tion, qu'on le veuille ou non, réside dans la stratégie dé¬
centralisatrice, dans la pluralisation des sources et des
centres, dans la multiplication des perspectives et des ca¬
pitales. Et le cœur de ce problème primordial, c'est l'in¬
dépendance du culturel; en tous les points du territoire.
Difficulté majeure en province.
En province, il est entendu que l'intellectuel n'a pas le
même statut qu'à Paris. On n'imagine guère de grandes
sans

pas

devons structurer

La

Quand Jean Vilar n'était plus que Directeur du Festival

d'Avignon, et

d'établissements, d'équi¬
pements qu'ils mettent à la disposition de la culture vi¬
vante, autant que du patrimoine. Il est normal qu'avec les
gestionnaires agréés ils passent des conventions, qu'ils si¬
gnent des cahiers de charges et qu'en retour ils assurent le
financement de base des opérations conduites par les per¬
sonnalités engagées pour leur compétence.
C'est la partie lourde de la vie culturelle.
Trop souvent cependant la liberté d'initiative des res¬
ponsables désignés est limitée par un contrôle tatillon, par
la manie interventionniste de l'autorité dite de tutelle, qui
n'a forcément qu'une vue extérieure des activités. Or on
pourrait définir la culture comme la face interne de tout
acte humain, celle qui ne se perçoit dans son intégralité
que du point de vue où se trouve placé l'acteur lui-même.
Tout regard du dehors reste partiel et déforme la réalité.
Il faut beaucoup de tact et de respect pour comprendre
et appuyer les initiatives des hommes de culture, même si
on est soi-même de la partie. Toute intervention est per¬
turbatrice. Le travail critique lui-même doit en tenir
ce pays

actions menées hors de Paris, sinon sous tutelle munici¬

pale, départementale, régionale, administrative ou univer¬
sitaire. De telles actions existent pourtant (et d'abord, la
Renaissance occitane!), mais elles n'ont pas encore réussi
à

s'imposer dans l'imaginaire national, ou si peu... La dé¬
croit-on, les canaux admi¬

centralisation doit emprunter,

nistratifs. Elle serait l'œuvre de la bonne volonté des pou¬
voirs et d'un

jeu de contrats entre eux. Le rôle des intel¬
en brèche cette conception politi¬

lectuels est de battre

cienne et centraliste.
Il faudra des décennies pour en

débarrasser

nos

horizons.
Félix-M. Castan

(9.03.92)
Ce texte fut proposé en ouverture du débat "culture et pouvoir
politique" organisé le 14 mars 1992 par le Car refour Culturel
Arnaud Bernard (Toulouse) en collaboration avec l'Off
(magazine culturel en Midi-Pyrénées) et FMR (radio
associative), dans le cadre d'une journée : "la pluralité des
cultures".

Après celte introduction, des responsables de chaque liste des
élections régionales de\'aient répondre à la question : "Quelle
indépendance pour la culture face au pouvoir politique ?"...

�50 0

ans.

identifions parfois dans nos jeux
rêves de grands espaces, de
courage et de poésie... Sachons dépasser les images sté¬
réotypées et déshumanisées qui les ont représentés dans la
pensée populaire. A notre tour de prendre le bison par les
cornes ! En espérant que vous serez un des 500 partici¬
pants à cette manifestation unique.
Cinq cents œuvres symbolisant 500 années de résis¬
tance et représentant 500 visages d'indiens seront offertes
à la tribu Sioux des Osages. Ces œuvres seront un véri¬
BD, dont

m L'MMÎCKe...

nous nous

d'enfants ; ils nourrirent nos

table trésor de guerre et seront présentées et conservées
dans plusieurs musées de i'Okîahoma, Auparavant cet en¬

présenté en France en juin 1992. A la suite de
la commémoration du 12 octobre 92, une publication sera
semble

*)
I

1

!

'i

,

'

sera

réalisée.

:

Cinéma
lu

:

Les

*

H

\

Français plébiscitent les films américains
au long des années 80, les spectateurs français ont plé¬

Tout

\

biscité les films américains et les chiffres de 1991 montrent que
cette

tendance

a

peu

de chances de s'inverser, révèle

une

étude

de l'ÍNSEE.

"500

Rivages
&amp; Visages Indiens"
Le 12 octobre 1492,

Christophe Colomb accomplissait
le continent américain; l'Histoire
dit "découvrait", pourtant des peuples y vivaient depuis
toujours...
son

premier

voyage sur

A la veille de cette

commémoration, tous les indiens

d'Amérique rejettent massivement

ce qui sera une masca¬
rade insultante et coûteuse des manifestations de
"L'Année Colomb"; d'autant

qu'aujourd'hui ils sont tou¬
jours victimes du racisme, de dépendance, d'assistance et
qu'ils sont voués au chômage et aux maladies.
Depuis une année, du Nord au Sud, les indiens se mo¬
bilisent. "Découverte de l'Amérique implique domination
et descrimination. La présence européenne en Amérique a
provoqué le déni de nos langues et de nos coutumes", dé¬
clarait récemment un délégué des Nations indiennes.
Le souvenir douloureux qu'éveillent en nous les mots
invasion, déportation, esclavage, génocide et martyr, peu¬
vent nous aider à comprendre ce que ressentent les indiens
lorsqu'on leur propose de faire une fête sur les ruines de
leur civilisation. La décence nous commande d'adopter à
leurs côtés, une attitude digne et respectueuse. Il nous faut
admirer leur résistance courageuse et la vitalité de ces
peuples qui ont survécu à cinq siècles de génocide.
"Les droits de l'homme sans les droits des peuples sont
hypocrisie et masquent l'impérialisme" dit l'artiste Ben
Vautier.
Pour toutes

raisons, il nous est apparu important de
témoigner notre soutien et notre amitié aux indiens
d'Amérique.
Ils furent pour nous les héros perdants du cinéma, de la
ces

réservée aux productions américaines dans le choix
Français est passée de 31 à 57 % en dix ans tandis que celle
des films français a chuté de 50 % à 37 %.
Danse avec les loups, Terminator 2...
Selon les chiffres de fréquentation sur Paris en 1991, six
films américains occupent les six premières places : Danse avec
les loups, Terminator II (tous deux au-dessus du million d'en¬
trées), Robin des Bois (américano-britannique), Le Silence des
Agneaux, Alice et Croc-Blanc.
Le premier film français cité -Une éEpoque formidable- n'a
attiré que 455.000 parisiens.
L'INSEE précise qu'en France -premier pays producteur de
films en Europe occidentale- les films nationaux représentent
33 % des recettes, contre 20 % en Italie, 17 % en Allemagne et
1 % en Espagne.
En 1989, 122 millions de billets de cinéma ont été vendus en
France, 102 millions dans l'ex-RFA, 95 millions en Italie et 88
millions en Grande-Bretagne. Les Etats-Unis ont vendu 1,132
milliards de tickets, soit deux fois plus que dans toute la CEE.
"La moins mauvaise santé du cinéma en France qu'ailleurs
en Europe provient en
partie du soutien apporté par l'Etat à cette
activité", explique l'INSEE.
La part

des

Commenté

(par Dr Cachou)

En clair, les

:

Français n'aiment pas les films français.
Pas plus que nous. L'Etat (Lang) file un max de fric pour
sauver les meubles. Mais comme il n'a qu'une
politique
unitariste, que son volontarisme ne se base sur aucune
auto-critique préalable et qu'il ne tire aucun enseigne¬
ment des goûts des gens (en clair il les prend pour des
corps aliénés par l'idéologie américaine et incapable de
savourer cet intelligencia parisienne si universelle), ses
sous ne servent

à rien.

�Le
Dans

bide

de

la

Mano

Negra

de Mars

(n°29), le magazine REALITES DE L'ECOLOGIE publie en
pages 38-39 une interview de Manu Chao, le chanteur de LA MANO NEGRA. Ce
groupe de rock alternatif a été choisi, dans le cadre officiel de la contribution française
aux manifestations du
cinquième centenaire de l'Année Colomb, pour diffuser la culture
française dans plusieurs pays d'Amérique du Sud.

fut

a

son numéro

levée de boucliers des

quoi se plaindre quand on fait
partie du voyage. Et pourtant...

peuples amérindiens, face à la
débauche d'initiatives aussi ridi¬
cules

qu'insultantes a conduit les
organisateurs français à décliner
leur projet sur le thème lénifiant
de

"la

rencontre

des

deux

mondes".
Une rencontre

qui fut,

l'occasion de
l'écrire, "celle du pot de terre
contre le pot de fer".
comme

j'ai déjà

eu

Le

projet consiste à em¬
barquer sur un cargo, spéciale¬
ment aménagé en centre cultu¬
rel, une troupe de théâtre: Royal
de Luxe, le groupe de musi¬
ciens de La Mano Negra, les
techniciens et le matériel néces¬
saire.

Cap

sur

les Caraïbes et vo¬

gue la galère! Six mois de croi¬
sière culturelle financée par le

Manifestement, Mon¬
sieur Chao Manu supporte

mal

l'on veuille aider,

Eu¬

que

Etrangères et la

ville de Nantes. Pas vraiment de

en

quelques platitudes

que

Nous ne l'avons pas at¬
tendu pour nous bouger d'un
fauteuil que l'on ne nous a ja¬
mais offert du reste et ce n'est

rope, les peuples indiens à faire
entendre leur voix, dans ce
concert où il estime sans doute

pas nous qui partons nous pré¬
lasser en croisière sous les tropi¬

détenir la bonne

ques.

ce

partition. Voici
qu'il déclare à Réalités de

L'Ecologie
vont

que

pendant un an, et parler,
faire ci, faire ça, sans jamais
bouger de leur fauteuil. Tous
les intellos européens vont s'y
mettre, c'est sûr, et les gras du
bide vont y aller de leur petit
discours. C'est "in", ça fait
les

doute exact

"des millions de

gens vont
en

1992",

pour ma part je ne pousserai
qu'un cri: enfin! Je ne vois là

peau

on

sans

découvrir les Indiens

1992, et devenir leur porte-dra¬

classe... Et ceux-là,

Au frais de qui, à propos?
S'il est

:

"... des millions de gens
découvrir les Indiens en

aucun

plutôt

effet de la mode mais
une

prise massive de

conscience, la découverte de l'un
des

plus grands génocides de
qui se prolonge dans
l'actualité, depuis cinq siècles!
Et ne parlons pas d'ethnocide
l'histoire

culturel. Manu
gler...

em¬

merde clair et net. "

Ministère de la Culture, celui
des Affaires

par les
voici:

A cette envolée de l'ami

Et

Manu, d'un émouvant lyrisme

Pour

néo-romantique, je répondrai

un

une

ce

va encore

s'étran¬

los, n'allons surtout pas nous
le perdre
et tâchons de le
conserver

longtemps, histoire
exemple, quel se¬

de voir, par
ra son

tour de bide dans une

trentaine d'années.

Enfin, si Sabatier

diens dans

son

émission,

n'est pas nous qui
rons à ceux-ci de

serait

se

laisser

présenter au public selon l'élé¬
gante formule de ce cher Ma¬
nu: "Regardez mon chien, il
fait le beau ". Une audience
de plusieurs millions de télé¬
spectateurs n'est négligeable
pour aucune cause ni pour
personne. Il le sait bien, Ma¬
nu, lui qui rame dans sa galère
dorée.

dommage.

authentique flingueur d'intel-

au

J. -Claude Drouilhet

Carrefour Culturel Arnaud Bernard l'organisation de la visite de Toulouse
séjour en MidPy dans le cadre des échanges culturels de cette
musique par Joià et Fab.T.

pour les délégués des tribus indiennes de l'Oklahoma en
association. Peintures, repas sur la place (140 couverts),

les chanteurs improvi¬
sateurs du sud brésilien
Pour la

première fois

ils jouaient pour nous

en

Europe,

lors d'un séjour

organisé par Lodo

et

la Talvera.

Démonstration ! Révélation !
Lel6 janvier

92 à Arnaud Bernard,
le 18 à Larrazet.

Encore une fois ArnaudBernard frappe : la grande révolution des
quartiers du monde prend cette fois le visage des banlieusards

de Sao-Paulo, conservateurs d'une tradition d'improvisation
chantée qui, par delà le Portugal et 7 siècles d'utilisation dans le

campagnes remonte en droite ligne à la lyrique des premiers trobadors,
les occitans du 12ème siècle. De quoi ruiner les recherches des
universitaires qui depuis 200 ans essayent vainement de trouver le

Ils n'avaient qu'à aller eux aussi,
responsables de l'IEO-Musica, sur le terrain.
Mais c'est vrai qu'il ne faut pas avoir peur de la boue sur les
chaussures. De quoi, aussi, donner des idées aux chanteurs-paroliers
intelligents qui cherchent une forme pour un renouveau en France de
secret des trobadors dans les livres.

comme

Tant pis pour

les

la fonction de chansonnier !
De

quoi, enfin, changer les idées de la plupart de nos concitoyens pour

les absents. qui Brésil signifie samba, bossa-nova, et danseuses nues !
Une rencontre, par delà l'océan, par delà les mythes,
Ci-joint les commentaires du
programme.

ce

reproche¬

Jaloux va!

fois que nous tenons

à

-

Extrait de "OK'Oc", avril 1992.

Quelques mois plus tard, ils ont proposé

-

moins que ce ne soit Foucault
invitait récemment des In¬

par

delà les

institutions, qui nous permet d'entretenir l'épopée millénaire dans
laquelle nous sommes lancés.

�Luttes hors classe à
MARSILHA

NEWS FROM
THE MUSICAL

FRONT

Sentir la terre à

Massilia,
Fabulous

Albums

ducon,

Bou-

Es
Pub Massilia

(France-Inter,

Best,

Télérama, Rock &amp; Folk,
Libé, Rapido, Rapline,
l'Express, etc.).
Signatures pour diffu¬
sion

USA.

aux

ses

son

talons...

aquò qu'ajuda

comprendre un
pauc monte es çà qu'es verai,
percque es tant facile d'òublidar dins
lei vilas que la terra es sota lei
carrieras e leis ostaus, e dins leis
escôlas que

a

le monde
qu'aquò en nimai.

es pas tant

lunh

Clip pour bientôt
(scénario : itinéraire

Pour la terre des villes, avec un peu

Marseille

de chance, vous pourrez

Fabulous

Toulouse).
Bouducon

et

suivent bien

(Rapido,
Libé,
The Indépendant, NBC...)
Projet commun en
France-Inter,

Tournées

Italie.

occitane

(besoin de

traductions)

plastiques

arts

,

Pour les tatas des écoles maternelles,
ce sera

.

pour

d'alliances
France

il

discours

plus délicat.

et

à

intellectuels

à

ce

nouveau

universaliste

anti-nacionaliste)
vient

combler

leurs

lacunes.

qui

toutes

tous les indénombrables,
innommables, immuables projets que
lei mestres e lei mestressas doivent
par

produire avec quantités de mots et de
phrases tordues qui ont la
malencontreuse habitude de changer
à la vitesse grand TGV (exemples:
psychomotricité ; éducation motric e;
rythme de vie ; rythme biologique ;
aménagement pédagogique centré
sur l'élève ; instrument pédagogique
essentiel ; stratégies pédagogiques ;
PAE = projet d'action éducative ;
réseaux d'aide psycho-pédagogique ;
CATE = contrat d'aménagement du
temps de l'enfant ; "contrats de
"contrats de ville-enfant"...

aux

ASEM

(agent spécialisé d'école

maternelle) par les enfants et les
maîtres(ses). Et si vous êtes tata,
instit

ou

désormais

Quant

Après tout ça, vous comprendrez
peut-être qu'il ne me reste plus qu'à
crier

:

de Marseille.... alors là, vous êtes

"Vive les tatas et les marteaux-

béni(es)

piqueurs"

des

dieux...

ce que je veux

vous

dire !
Elisabeth Mallet

Mais,

où, et pour les autres
qui ne connaissent pas
tout ça, j'explique :

luck

Mai 1991

au cas

malheureux

La tata, c'est la dame

qui peut vous
demander (vous = instit) : "La
révolution, c'est quoi ? C'est bleublanc rouge ?" ou bien "Vous y
croyez, vous, à la fin du monde, il
paraît qu'il y aura des grosses bêtes
qui sortiront de la mer... ?".
-

La tata, c'est la dame
sur

SANS sourdine,

òc, il
semble dépassé par
Good

dénommés

élève d'une école maternelle

BEAUCOUP

mouvement

lui-même.

c'est aussi dans l'école "la

Loi des tatas", complètement ignorée

ville",

(anti-régionaliste;

au

La tata,

Pour toutes

français aient
1'oreille

un peu

-

un

En tous
semble que

certains

français.

chances augmentent, perqué
TATA est le nom donné à Marseille

dans

1'étranger.
cas,

peut-être

vos

-

la

petits nouveaux qui ne

pas encore

(fête de la

jet 93)
Elargir aussi
toute

parlent

Enfin, si déjà vous êtes à Marseille,

comprendrez

peinture à Marseille
by Joap), cinéma (pro¬

max

toujours un
jour ou l'autre profiter des marteauxpiqueurs et du moment à ne pas
manquer, où la terre surgira de
dessous le goudron pour devenir rue
des champs pendant quelques jours.

en

Belgique, etc.
L'important mainow
d'élargir au max avec
philosophie culturelle
(Castan, qui n'a pu
encore publier son
livre-phare), littéra¬
ture en français
(roman de C.Sicre
mégeri chez Grasset à
l'automne), littératu¬
re

deux

aux

école maternelle.

bien

sortis.
Tbonne

et les tatas à

!

qui parle

tout le monde et

qui habite le quartier
depuis toujours ou presque et qui
peut aussi parler un peu d'arménien

publi¬
publicités,
au plus profond des
Baronnies, au grand air
cations,

vos

vos

et loin de chez vous,

décentralisez

vous

à fond

appelez Joëlle Nin,
écrivain
en

public

Baronnies,

65130

Asque

62 39 18 09.

:

�Cortetas
Des

Bravos

Bravo

PNO,

au

Nacionaliste
seuls

Hous í

des

,

Parti

Occitan

:

les

dans les années
70-80, prévoyaient 1 'écla¬
tement
de
1 'URSS par la
qui.

force

des

Ceci

je t'aime
Je l'aime à la folie
ville inclassable

hauiaine

ei

chaleureuse

rebelle
forte

en

gueule et

en

des éclats de douceur

avec

et

apaisent.

couleur
qui enchantent

nationalistes.

dit, ils

restent

adversaires

nos

matière

en

d'occi tanisine.
Le

PNO

toujours a été le
à ma connaissan¬

premier,

à

et

ce

les

Toulouse,

mêmes

dans
à beau¬

années,

coup parler des berbères.
Regardez aujourd'hui qui
s'oppose la misère du FIS

Algérie!

en

,

Comme

par

hasard.

Je t'aime à la raison

ville industrieuse

qui

sous un

air de désinvolture

sait inventer, créer, innover.
Ville d'aventures lointaines

qui maintenant

Bolegam (Boolegan) est le
j ornai et d'informácion s

se tourne

le

I

Acs

chercheur?

dynamisme de

l'enthousiasme de

tous ceux

les

qui
ont

Je

Occitan

regin

Province.

Mar-

On

veut

attraper

jeunes
avec
des
démago branché

articles

moi

choisi de vivre chez toi.

t'aime, Marseille. Et j'ai foi

de

selha.

tes entreprend

comme

Partit

Lou

vers

l'aventure de l'avenir
•

en

des
toi.

70,

qualité d'im¬
au-dessous de

une

pression

zéro,
et
ton général
un
pebron revendico-écologisto-nationalitaire. Un
article
nisme

démarches

2

occita-

écologie même
Alors qu'il
s'agit

combat.
de

dit

nous

et

totalement

OPPOSÉES.

En

plus,

parler

de

occitan

(leur

Rock

fantasme
qu

des

années

70,

jamais exis té)
parler de Massilia,

i

n'a

pour

Bo'uducon

quelle

Fabulous,

et

quelle

erreur,

marrïcla

fé

(sens

dories),

quelle Aix-en-Francerie !

La

stratégie

régionalo-

nationaliste,

tendance

écologiste ou modèle basqui s te / g o r s i s te,
a
échoué.

Entre

5,0

et

2,5

(exept.

régionales
Toulouse
12%

environ

mais

aux

élections

désistement
lo s)

.

Tant

avec

accord
les

mieux

éco¬
/...

�S'ils

plus,

réussi

avaient

levé

serait

se

anti,

mouvement

emmerderait

gui

Ben

bain.

du

Comme

levés,

sont

les

mieux,

le bébé

jetant

en

l'eau

avec

qui

aussi.

confondent,
Quelle merde

eux

Art création et ethnie

L'artiste croit souvent être seul

tòme

2

Diccionari

del

francés-occitan

(segon

lo

lengadocian) de Christian
Rapin es en cors de soscripcion al prètz de 165
F.
Se lo pòt comandar
(e
mai

'es

qu

en

al

prètz 200 F.) en
de 1 'autor : C. Rapin,

ço
A

1

tòme

lo

venda

caminada,

la

Sauvanhàs

mandadisses

Los

de

francs

de

françès,

i

F.

que

libellar

son

Rapin,

de
de

CCP

4574.39K Bordèu.

appelons

cela

Occitane

d'été.

l'Ecole

lieu

agréable,
champêtre, dominant une
vaste région.
C'est aussi
un
lieu
convivial,
où
C'est

un

l'on

où

s'amuse,

chante

et

où

1 'on

l'on
danse.

apprend aussi la
langue occitane. L'école

On

y

à

ouverte

est

petits

et

tans

tous,

occi¬

grands,

non-occitans.

et

nourriture,

Bonne

nul

sans

doute

prix

compa¬

rables.
Pour

tous

Centre

renseignements :

Culturel

Picapol,

Occitan,

47340
HauteTel: 53 95

fage-la-Tour.
79 57

ou

53 95

74 34.

l'art refuse de reconnaître les

sculpteurs
d'avant-garde, bien que les

recherches formelles de

particulièrement novatrices.
D'autres exemples : la peinture
Africaine, l'art Aborigène etc., sont créa¬
tifs mais sous-évalués, méprisés.

paraphraser Mallarmé, je dirais que
artiste cherche à donner un sens plus

images de sa tribu.
l'acceptation des différences,
l'opéra italien, c'est Wagner, ce

L'art c'est
c'est
sont

les chants Maoris, c'est une

ceuse

Art

qui signifie que l'artiste n'existe
qu'avec ce qui compose son identité,

c'est-à-dire la mémoire de

son

groupe.

Sans mémoire des

peuples, l'art n'existe
pas non plus. Dante, Cervantès,
Baudelaire, Shakespeare (pour ne cite
que des Européens) ne peuvent se com¬
prendre qu'en relation avec leur langue et
leur culture respectives.
du tiers-monde et

des peuples primitifs

L'attitude de "l'Occident"

(1979)

envers

les

ar¬

tistes

d'avant-garde des cultures du tiersà leur refuse
le statut de modernité, reléguant leur art

monde consiste d'une part

contemporain dans les musées anthropo¬
logiques et, d'autre part, à piller cette
même contemporanéité (80% de l'art
Africain se trouve en Europe et aux
USA). Quelles que soient les circons¬

artistes

ces

et style des peuples

Aucune création n'est

Corse.

Ce

Art

comme

soient

ber¬

las

1'ordre

a

Christian

Nous

au

Cela est faux.

ajusar

cal

produits folklo¬

Pour

1'Estât

chècs

Los

son

fòra

frontièras

.

exceptât

port,

païses

pels

30

F-47340

Sauvagnas)

(fr.

des

Inuits

tout

I/O

comme

riques inintéressants ou bien à s'intégrer
dans le champ unidirectionnel Matisse-

monde. Seul à créer, seul face aux autres.

pur aux mots et aux

Camunicats:

considérés

Duchamp-Malévitch, etc. Un exemple
frappant : le Canada, où le marché de

tant

1 'arène.

entrés dans

sont

toujours aussi... L'idée de l'échange
pas bête. Mais le baratin sur les diffé¬
rences un peu simpliste. On l'aime Ben.

chasseurs-

pêcheurs quand les écolos
Et

Extraits du livre de Ben Vautier

nous

confondant

en

tout.

C-à-d.

se

Lecturas

un

spontanée

langue, la musique, les formes (architec¬
turales, etc.), la cuisine, ainsi que la pein¬
ture. Quand le peuple catalan danse la
sardane interdite par Franco, c'est son
"style" qu'il défend. Quand Nîmes vibre
dans ses arènes pour l'art tauromachique,
c'est également un peuple qui souligne sa
différence. En musique, on admet très
vite l'évidence : chaque peuple a ses
rythmes et son tempo. En peinture, c'est
plus difficile à appréhender car l'avantgarde (objet de consommation des riches)
baigne dans le cosmopolitisme.
Néanmoins, même dans une telle situa¬
tion, les différences qu'on observe entre
artistes portent

des identités
Tapiès et Miro, qui
pendant longtemps ont fait figure de re¬
présentants d'une Ecole de Paris, reven¬
diquent aujourd'hui leur identité
la

marque

culturelles. Ainsi,

tances, c'est du vol !
Il faut que

des accords internationaux ré¬
glementent le retour des œuvres d'art que
les occidentaux ont pris aux cultures du
tiers-monde. On stipulerait le retour pur
et simple de ces œuvres d'art dans le
cadre d'un accord mutuel avec possibilité
d'échanges. Par exemple, si le Louvre
désire garder une salle d'art Egyptien, il
faudra que le musée du Caire puisse rece¬
voir, en échange, une salle équivalente
d'art français du XVIIIème siècle.

catalane.
Art
Il est dérisoire

universel

d'imaginer

une

fête uni¬

verselle, la même pour tous. La fête
Corse n'est pas
Bantoue.

fêtes", et

la fête Catalane ou
Organisons un "festival de
nous constaterons qu'il s'agira

d'un festival des différences, et
Art

et rapports de force

(1980)

l'uniformisation. Il

en va

Actuellement, la situation mondiale de

tous les aubes

arts,

l'art moderne est le reflet des rapports

sique etc., qui

ne sont

de

force

entre nations et ethnies. Quatre ou
cinq ethnies se partagent le marché artis¬
tique dit d'avant-garde, obligeant les

créateurs des

autres

: on ne

à partir de rien. Le style, c'est la
manière d'un peuple de se répéter sur le
plan formel. Cette répétition a pour but
d'affirmer, de souligner et de garder en
mémoire la différence. Elle passe par la
crée pas

ethnies

ou

bien à être

et

non

de

de même pour

peinture, cuisine, mu¬
universels que par

dans leurs différences.

�Mer ces plan :
Sarah Lambert,

Claudi Sicre, head of the publication, assisté de
Jean-Marc Buge et Francis Blot pour la
Christine Edery, Agence Lexis, pour la saisie,

logistique,
e

Joëlle hfin pour la maquette.

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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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