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                  <text>LINHA

IMA

Bulletin del Sector Musica de l'Institut d'Estudis Occitans n° 11, octobre 1992

Somma
After Uzeste
p.

2à7

Dr

Cachou, interview...
p. 8
Cortetas
p.

9

Lettres à... de
René Duran

p. 10

Stratégie et tactique,
C. Sicre

11 à 13

p.

Lecture

critique GFEN....

14 à 19

p.

Le débat continue

p.

20

On
p.

nous

écrit

21 à 22

La dame dans l'auto,

Françis Blot
p.
BEN VAUTIER

•

103, ROUTE DE SAINT-PANCRACE 06100 NICE
Fax92098033

TEL92 09 93 07

plan : Claudï Sicre, head ot the publication, assisté de
f
i Sarah Lambert, Jean-Marc Buge et Francis Blot pour la logistique, |
lerces

Christine

Edery, Angélina Veloso pour la saisie sur ordinateur
prêté par Jean-Yves Berny (Société KALOGIC), e
i Joëlle Nin pour la maquette.
Macintosh II

|

I

23

�3Honlt
Mercredi 26 août 1992

Uzeste

musical, l'utopie vécue

Une manifestation
envoyé spécial

même chanson.
l'autre, on se dit
qu'on a rêvé, que la «tchatche» de
Bernard Lubat l'emporte sur la
vérité. Et puis on est à Uzeste, si

Toujours

D'une année

la

sur

loin de Maastricht

ou mourut

d'Ar-

tagnan, Uzeste...
Un festival de
pas

jazz? Sûrement

et pourtant, les séquences les

plus vives sont de jazz. Un festival
de théâtre? Pas davantage, bien
qu'Uzeste se change en théâtre
pendant quatre jours et quatre
nuits. Uzeste n'est ni dans la logi¬
que amateur, bricolo, sympathique,
regardez notre bon village, youkaïdi, youkaïda, ici les clarinet¬
tistes jouent au basket et les gar¬
çons coiffeurs de la clarinette...
Non, non. Uzeste invente une
forme qui n'existe nulle pan. Bien
que suréquipée en grands profes¬
sionnels, elle n'est pas davantage
dans leur logique. «Nous n'aimons
pas les spectacles trop bien léchés»,
dit le rappeur gascon André Minvielle. Et ça se voit... Ça tient du
Banquet de Platon, avec palombes,
ail et Sauternes. Ça relève du cir¬
que
et
de son rythme, des
enchaînements du cirque, cette
diversité des émotions fondues

au

de marche. Cela évoque les
pastorales basques, celle que l'on
vient de jouer à Sainte-Engrâce,
des heures d'un spectacle qui n'en
est pas un, auquel tout le monde
participe, qui mobilise tout, où le
temps s'oublie. A Uzeste les
pas

anciens

font la vaisselle

plus inclassable

dier Vincent,

UZESTE
de notre

•

et

les

décors, parce que les numéros, ils
préfèrent les voir entre eux, l'hiver,
à l'Estam
l'estaminet d'Uzeste, le
bistro des parents de Lubat.
-

C'est soudain Henri Virlogeux,

génial, drolatique, paillard, bouf¬
fon, acrobate d'un texte qu'il dit en
duo avec l'auteur, Jean Vautrin;
Vautrin, sur scène lui aussi, au
pied de la collégiale, et Véronique
Siiver qui lit Beckett, et Jean-Di¬

neurobiologiste de
renom, et l'immense Achiarv qui
chante Django (de John Lewis) à
faire pleurer le pape Clément V
dans sa tombe, et Bernard Manciet, la voix vibrante du «poète

universel», Akyio venu en
Pointe-à-Pitre, les allè¬
gres Triki Trixa du Pays basque, le
Duophonic Seat Rap Derap de
gascon

troupe de

que

jamais

les fantaisies yiddish de
Klezmorin, à leur place partout,
comme les vieux. Puisque personne
ne sait qu'il s'agit d'avant-garde
(on a gardé le secret), de saut dans
l'inconnu, de risque-tout, non sans
mai, avec le poids de l'entreprise,
sents dans

les tensions nécessaires et les rap¬
ports complexes avec les pouvoirs

Lubat et Minvielle, les Fabuloos
Trobadoors de Toulouse et très
exactement 142 autres clampins

publics, tout

hyperprofessionnels ou amateurs
complets, tous en scène, dans un
gigantesque happening impeccable¬
ment réglé, sans filet ni filage, par

feux d'artifice d'Auzier, le public
écoute ici le clou du dimanche.

Laure

un

chacun croit

au

bonheur.
Entre deux

«apéros-swing», trois

Duet Unit par Lubat et
Michel Portai, avec la même tran¬
Dual

Dutilleul, elle-même au four
moulin, pour la création
d'Universalis Vocalis, «cantate
insoliste utopiste pour deux cents
voix des voix», œuvre impossible
autour de la diction des timbres,
des bruits, de l'amour et de la
musique.

quillité, la même exigepee qu'on
mettra ailleurs à rêver un opéra. Ils
peuvent tout se permettre et le
reste, ne s'en privent pas, grimpent
vers des pointes burlesques dont ils
cassent brusquement
la conni¬

Entre deux

n'avance,
Uzeste,
contagieuse, plus qu'ailleurs,
dégraissée de toute ambition, de

et

au

vence.

Ils s'aventurent dans des cli¬

mats ou

leur

apéros-swing »

«

plus

liberté

tout calcul.

générosité fauchée. I
Moins on a, plus on donne. Un !
autre soir, la «Transtambour», !
mélange hétéroclite de percussions
tous azimuts, de vrais bûcherons et
de scieurs de forêt. On se dit, les ;
C'est

vieux

la

démons

reviennent.

La 1

pagaïe est de retour. Et puis non,
ça roule, sans ambition, sans mes- ;
sage, les bruits de tambour et ceux !

éclairage, micros, tem- j
«timing», comme au bout de !

du travail,
pos,

dix ans de réglage. Le travail est là :
mais ne se voit plus.
Petite

déambulation

sur

les

Champs-Elysées d'Uzeste. Trois
maisons plus loin, on tombe

en

arrêt devant Mozart par Didonato,
Schumann par David Chevalier ou
aussi bien les princes du musette,
Jo Privât, Lous Pinhadas locaux,
Marc Perrone enfin, poète du dia¬

tonique enflammant

des

taren¬

telles.
Les enfants sont

écoles d'Auros, en

là,

venus

des

Gironde, pré¬

personne

court

Ils

dans

jouent

au sommet.

On cherche la faille. On la tra¬
que.

Bien travaillé d'accordéon

en

nuits blanches, de Steel Band gas¬
en jazz universel (Philippe
Lacarrière, Kim Parker, Alain
Jean-Marie, Corneloup, Lazro,
Padovani, Didonato, etc.) d'émo¬
tions fortes (André Benedetto) en
éclats de rire, on pense que le
public a un moment, va déclarer
forfait. Non, tout le monde est là,
même aux entretiens du matin, à
propos de l'eau, de l'ours, des
ASSEDIC (« ASSEDIC-UNED1Cpanic»), A n'y rien comprendre'1
Au contraire. Ecoutez Lubat, il
j
con

sera

inutile de faire

un

dessin.

Accordéoniste, pianiste, batteur, il
inspire le respect aux musiciens.
Son sehs du rythme surtout. Sinon,
rien ne s'explique. On ne peut
impressionner un musicien que par
la musique.
FRANCIS MARMANDE

:

�Août 1992

HUE! ZESTE DE 92 SUR SCENE
Ou entre tard et l'art ( avec amour : entrelacs, pas

Si

n'êtes pas sages

vous

par Michel

Mais la
n'est

pas

LAC

poésie, l'écriture

:

ce

de la Tchatche, ni dire

oui, ni dire

cela peut être le

non,

plaisir de dire le nom.
La faiblesse du 1er Uzeste fut
le dire.
En 1992 même si "mètre" Lubat s'en est "mêlée" le symp¬

tôme demeure

:

Benedetto

sera

toujours le fou de la langue,
sauf pour moi dans "Eu reu
péens". Manciet fut Manciet. Prigent : "Imaginaire pépère et mémère on est tous de la bande".
Mais à part ce que l'on
connaît du travail théâtral
de
Benedetto (et non de celui d'é¬

criture), Il manquait encore sur
scène un travail (à la hauteur du
musical de Lubat) en écriture,
en texte, i'apoésie ou l'eau delà
de la langue.
Il en va de l'écriture comme
de la musique : c'est un travail.
Je peux toujours raconter que
Lubat n'a qu'à bien se tenir à la
batterie car j'y arrive, cela ne
tient même pas le coup dans un
bistrot de Berbérust où il n'est

pas plus connu que moi qui
du "Pays". Ceci dit, Lubat

suis
fait
partie avec quelques anciens à
me pousser -comme il joue de
la batterie, par son travail au
quotidien -au delà de son "ins¬
trument"-

à

n'avoir

aucun

complexe, de "n'avoir pas d'oreille(s)" et de continuer à jouer
(chanter) salement de la musi¬
que.
J'aime

qui allie.
Langue(s) et son(s)
ce

l'in¬
verse.
Dans mes
"j'ai
(souvent) cassé mon violon
parce qu'il avait l'âme fran¬
çaise".
Je tourne autour du pot, j'en
ou
écrits

conviens.

les

je vous raconterai

Musique, Oh OU! !

Je n'ai pas tout aimé dans
"Universalis Vocalis". Même sil y
avait [sous sa casquette de
cheffe de "coeur" qui surmonte
un bas de Jmoking piédesté par

superbes "pénis" blancs à

2

raies

Adidas

bandes

aux

Nike(e)] une belle "teneuse" de
baguette.

Mais il

suffit pas
d'être nombre
ne

de coller à la "beau" pour réus¬
sir la gageure.
La langue est pire que la lande.
Mais on ne peut tuer une Ma¬
done (fusse-t-elle des ordures).
elle/ELLE l'a fait, alors si ça dé¬
mange, il faut oser la rencontrer

travailler, travailler

et

croit).
Le

conflit

vaut

bien

lui,

sans

pu
cul

champs Aiyzées d'Uzeste

repérer ici et "las"
ture).

en

France

Le chaud, le froid
tel est ma douche... sans
concession
l'écriture
pour

(non musicale).
IL MANQUE "LES CRIS"
DANS UZESTE

n'est

et
ce
mieux.

tant

pas

Champs alyzées
d'UZESTE 92

(le plus

surpris dans l'histoire ne sera
pas forcément celle que l'on

démesure,

chassé et salami)

la

point

d'avancée.

Feux d'artifices permanents :
du matin au matin avec des roueaux d'écritures tels des tapis
noircis par la sueur de l'encre (il
faisait chaud, très chaud).

Musique aussi

Par

exemple : les collectifs ne
forcément la mort du
sujet -bien au contraire-. C'est
vrai qu'ils mettent à mal l'indivi¬
du (cf. étymologie du mot sus
nommé).
Nous mourons (la création,
les créateurs) à confondre su¬
jet, individu et collectif(s).
sont pas

heures

aux

des ventres tendres.
Ecriture encore,

dite

avant

spectacle comme un ange per¬
du dans la marge.
Voie
(d')Orphée

dans sa
remâchant

sculpture plastique,
culture

et

vie

"l'avenir dure

:

ongtemps".
Attention Uzeste c'est

Qui

a

peur de qui

?

Uzeste, n'est-ce que Lubat ?
Ou, la Cie LUBAT est-elle
Uzeste ? Et si c'était les deux, à

égalité de force ?
Uzeste de Lubat et Lubat
c'est aussi Lodève, c'est aussi
Texier en Bretagne, c'est aussi
Castan et la Mostra du Larzac et
un
tas d'autres initiatives en

musique, écriture (sic!)
dans le pays (pour ce que j'ai
Jazz,

Uzete
et Lubat c'est Lubat

Faudrait

que

pas

croire

je crache dans la
mais quand

soupe,
elle

est

bonne

gourmandise
redemande
une

bonne).

fois

ma

en
mille

et

("plus"

�la
i

► A

UUfGQft. auiourd'hui

en

co¬

culture

D'Assier à Uzeste

production avec le cunlrc cunurel

j des Carmes de Langon. grande nuit
folklorique atypique

;

I

cibro {sieei

:

band des Petites Antilles). Puce
Dance (Afrique du Sud) Filo e

JARDINS D1DEN

Grupo (percussions brésiliennes)
l'école de samba de
Langon. Swing Atlantique Steel

Cie Lubat.
Band...

► mmsws

TOCALB,

la

avant

Artistiquement cultivé par Jean-François Prigent, le festival d Assier privilégie
à l'instar d'Uzeste Musical, l'invention, le spectacle musical, et le mélange des disciplines

Fête de L'Huma (13 septembre), à
Uzeste (22 août à 21 h 30) : « Can¬
tate insoliste utopiste », pour deux
cents voix de tous accents (Henri

Virlogeux, Jean Vautrin. Charles
Si!vestre, Akiyo, Francis Marmandc, Bernard Manciet. Ravi
Prasad, Kira Parker, Eric Prat,

Françoise Merle, Jean-Didier Vin¬
cent, etc.)
FABOlfiUS TRÔMDORS ET KWWCOfl Production en CD, tous deux
►

chez

Rocker

Promocion-

Indépendance/Bondage

: le rapp
patois de Claude Sycre et Ange
B. Tambourin pour le premier àl-

j bum, électricité pour le second. En
commun : impertinence du rub-adub, luxuriance de la langue.
Frondez
I

avec eux

à Uzeste.

► TCHATCHE. 22 août, 11 heures,
lavoir communal, débat sur
l'eau et l'argent. Avec B. Manciet.
J. Vautrin, F. Marmande. C. Silau

vestre,

reille

A. Delmas (CGT), R. Ba(hydroélectricité), etc.

► PALABRES. 23 août 11 heures, au
lavoir communal : « ASSEDIC,
UNEDIC, Panic ». Avec M. Perrone (ADAMI), J.-M. Leterrier
(CGT), un représentant de la coor¬

dination de l'ASSEDIC à

deaux, C. Sicre,

j!

Bor¬

etc.

► HWC. Pour raison de subvenlions insuffisantes (700.000 F en
1992, dont un déficit de 250.000

De notre

A Assier, bourg de cinq cents ha¬

François Prigent, artiste

P-

BERfíí &amp;CHLARY. Son chant
cœur et

deurs de la mémoire

sans

des profon¬

(basque

en

particulier). Enregistré chez Silex/Auvidis (3 CD). Après Uzeste à la
Fête de l'Huma

(12 septembre).

et program¬

mateur, et de Bernard Bahut, historien
local érudil. En effet, à l'occasion du
festival Jardin dans tous ses Etats, la
cour

du chiteau (xvi* siècle), devient le

ANQRE BEHE30T8,

avec

«

Nous

les Eur(eu)péens, ne perd
pas son
sud, dont il dénonce les maux, en

jeux de mots », rappelant notam¬
ment qu'il est colonisé
par le nord.
A la Fête de l'Huma, 13
septembre
à 14 h 30.

JWDRE WWYlEllf assure la « di¬
rection v'oc'alchimiste » du Poly►

ntmic Choral

de

Rag Unit, formation
cinq chanteurs, qui tresse leurs

cordes vocales

aux

traditions gas-

cognes, basques, ibériques...
concilient modernité, folklore

Ils
et

baroque. Après Uzeste, à la Fête de
l'Huma

(12 septembre).

► MARC

PERR0ME défend, lui aussi,

la ligne Uzeste-La Courneuve, où
dans le cadre de la Fête de l'Huma,
le 13 septembre à 18 h 30, lui,

l'italien, fera danser le sud à fleur
soufflets, dans un duo d'accor¬

de

déon
pas

l'Auvergnat Jo Privât,
pingre du tout en swing.
avec

cheur et fraternel

Comme

qu'Uzeste Musical.
aîné, il privilégie l'inven¬

son

tion, le spectacle vivant et le mélange
des disciplines. Comme
tival enfanté par un

lui, c'est

un

fes¬

créateur (JeanFrançois Prigent à Assier et Bernard
Lubat à
lions

se

Uzeste). Les deux manifesta-

distinguent bien sûr par une
propre. Mais ce n'est pas un

identité
hasard si les artistes

chez

se retrouvent

l'un et chez l'autre, comme on se re¬

gétation ont
sion pour les
concevoir des

batifolaient en cachette dans les ruines
interdites du vénérable monument.
Grâce à eux, c'est ici désormais que

traits communs, notamment le carac¬
tère éphémère, poursuit-il. Je n'ai ja-

trouve en

famille

: cette

année, André

Benedetto, le Polyrythmic choral rag
unie d'André Minvielle, Louis Sclavis,
Benat

Achiary, etc.

Comme Bernard Lubat
à

a

été invité

Assier, Jean-François Prigent est

convié à Uzeste Musical

aujourd'hui

et se

la nuit. Né

qui démarre

conclura dimanche à
1952 dans le Sahara

en

algérien, il

a partagé ses dix premières
entre le désert et Assier. « J'ai
été marqué par les oasis, sources d'eau,
de nourriture et de vie », nous ex-

années

plique-t-il. Ces prodigieux lieux de vé¬
engendré

en

lui

une pas¬

jardins, qu'il s'attache à
plus folles façons. « Pour
moi, la musique et le jardin ont des

mais pu me soumettre
ment, parce que la
pas, ce n'est pas un

L'acteur-écrivain André Benedetto à Uzeste

à l'enregistre¬
musique ne se stocke
objet de consomma¬

tion ».
Dans le cadre du festival, cet horti¬
culteur non ordinaire s'adoane avec

brio à son loisir favori, hors des sen¬
tiers battus, évidemment. En 1991, il
avait planté, autour du chiteau.
300 ricins (plante rouge méditerra¬
néenne, haute de 2 à 3 mètres), et des
tuteurs

fluorescents, qui formaient une

forêt et un
évoluait le

labyrinthe fantastiques, où
public émerveillé. Celte an¬
née, il a présenté « le Jardin électroni¬
que », fruit d'une confrontation impro¬
visée avec Bernard Lubat, par laquelle
la voix

et les

l'électronique,

instruments, acoquinés à
ont semé le délire dans

le verger,
vantes

qu'ornaient des sculptures vi¬
(incarnées par la compagnie de

mimes L'œil du
Il a installé

silence).

également « La Halle
numérique » en connivence avec le
GMEA (Groupe de musique électroa¬

coustique d'AIbi, fondée part Thierry
Bescbe), expert

en architecture sonore.
Des sons de la vie villageoise (angélus,
artisans en activité...), après avoir été

enregistrés, mixés
diffusés

sous

cl composés, ont été
la halle du bourg. Jean-

François Prigent cultive le plaisir des
sens. L'image l'attise autant
que le son.
Cet ancien international de décathlon

(ensemble de dix épreuves athlétiques),
ne peut
aborder que l'art total. Musi¬
que,

graphisme, sculpture,

parcours...

Assier est, à l'instar d'Uzeste, le
tous les
genres.

ren¬

dez-vous de

Claude Nougaro qui, en duo avec
Maurice Vander, a donné le coup d'en¬
voi des réjouissances, a rendu hommage
Jardin de la Parole,

au

l'édition 92. Il

primeur de

fait offrande d'un réci¬

a

tal savouré par un auditoire conquis,
malgré les conditions d'écoute. Dam
l'après-midi, la Furianite avait encor.
frappé : à 17 h 30, la commission de

sécurité

interdit les chaises,

a

dangereuses
les

et non

car non

fixées

au

jugées

attachées entre el¬
sol...

comme

si le

public de Nougaro avait une seule fois
cassé ou envoyé en l'air des sièges.
1.700 chaises ont dû être ôtées dans

un

temps record et les spectateurs se sont
assis

sur

l'herbe.

Jean-François Prigent participe, à
Uzeste, à la chorale géante menée par
Bernard Lubat. et y intègre son
«
Opéra instantané ». un solo dans le¬
quel sa voix est traité? par un système
électronique. Uzeste et Assier sont des
jardins d'Eden pour les cultivateurs de
la culture. Pour la tribu des accros de
l'acrobatie à la folie sans filet, dont
bon nombre (Lubat. Minvielle, Bene¬
detto, Achiary..) poursuivront leur

odyssée à l'espace midi, à la Fête de
l'Huma.
Fara C.
Festival Jardin dans
lion pour
jicr

:

Elats/Associala Renaissance du château d'As-

65.50 00.51.

:

tous ses

65.40.42.42.

Uzeste Musical (20-23 août)

jusqu'à

ce

:

56.25.38.46

soir; 56.25.35.14 du 21

au

23 aoùi.

SUR LE FIL DE LÌMPR0
A Assier, à Uzeste, puis à la Fête
seconde,

de l'Huma, André

Benedetto,
plutôt agitacteur,

agitateur, ou
qui brandit son verbe,

vert et

vrai

la renaissance du printemps, a
la tribune qu'il mérite. El que mérite
le public : ce public, ni spécialiste ni
comme

►

Lancé en 1986, Jardin dans tous ses
Etats a le même esprit frondeur, défri¬

temple de célébrations artistiques
inouïes. Durant trois jours, Assier offre
alors son hospitalité à trois mille visi¬
teurs, venus des quatre coins de France,
au vu des
plaques minéralogiques. Ceux
qui arrivent par le train ont quelque
chance d'être accueillis par Daniel
Bodi, jovial chef de gare, complice du
festival et élu communiste (premier ad¬
joint). Les deux ioitiateurs ont élargi
leur équipe à de nombreux bénévoles
(Daniel Bodi, Jean-Luc Mace, Denis
Novel...), dont 25 environ sont des
gosses du village. Ces copains d'en¬
fance, âgés de trente à quarante ans
maintenant, sont restés de grands mô¬
mes. Ils se souviennent du temps où ils

le

âge vient du

l'imagination des artistes et
l'euphorie des spectateurs.

bitants, niché dans le Lot, à
60 km de Cahors, ne yous liez
pas à l'apparence sage de ses vieilles
pierres qui appellent au respect. Cha¬
que année, début août, elles se mettent
en fête, sous la houlette de Jean-

de 1991 à couvrir), Uzeste Musical
fait la diète : finis les soli sauvages,

chapiteau, la translaode girondingue, etc. Reste la créativité, à
plein régime, irréductible.

folâtrent

envoyée spéciale.

blasé, à l'oreille toujours vierge. En ces
lieux vivants, Benedetto joue
du mot,
comme

Micbd Portai joue

le fil de

du

saxo : sur

l'impro. Il prend des risques,

engendre le doute et la question.
A Uzeste, comme à Assier, il inven¬
tera dans l'instant, avec « l'Acteur
loup » (1), des variations sur le thème
de l'acteur. « Les problèmes de l'acteur
recoupent ceux du citoyen : se présen¬
ter, se maquiller, choisir son costume
quand

on cherche un boulot... » Il fait
ricocher son imagination sur quelques
termes inscrits sur de
petites fiches car¬

tonnées, qu'il consulte de temps à au¬
tre : comme les musiciens de
jazz ont
des « grilles » d'accords
qui leur four¬
nissent des repères
harmoniques. C'est
à Uzeste précisément
qu'il s'est initié à
l'improvisation, il y a dix ans environ,
avec Lubat, Portai,
Sclavis, Perrone...
Il a poursuivi l'aventure en
Avignon,

à la Fête de
site

une

laquelle

l'Huma,

on

«

Cela néces¬
par

évite de prévoir l'imprévisi¬

ble. Ne pas se
rer

etc.

singulière concentration,
répéter,

à dire ceci

ou

ne pas se

prépa¬

cela. A la dernière

contrôle pas ce qui est

on ne

exprimé consciemment ou non, sinon ce
qui est essentiel à dire risque de dispa¬
raître. Surgissent dans l'improvisation
des prolongements inattendus, stupé¬
fiants. Car « joue » également la pré¬
sence charnelle du
public. C est le mo¬
ment même qui parle. A force
d'improviser sur certains sujets, il de¬
vient impossible de les écrire. Au théâ¬
tre, quand on interprète par coeur, on
est dans un linéaire qui se
développe
comme une autoroute.
Lorsqu'on im¬
provise, on évolue au sein d'un réseau,
où s'offrent de multiples directions : on
est dans un immense continent. La mise
en forme écrite
signifie réduire ce der¬
nier à une autoroute. Cest doulou¬
reux ».

En

outre,

Grand Vert

Benedetto jouera

«

le

(2), pièce qu'il a écrite
pour le Festival d'Avignon 1992, et
« Nous les
Eur(eu)péens » (3), ensemble
de sketches improvisés. Une moisson de
mots capitaux à ne pas manquer.
»

F ira C

(1) « L'Acteur loup », le 22 à I heure du
matin, à l'Estaminet.
(2) « Le Grand Vert ». le 22 à 14 h 30, salle
des (êtes.

(3)

«

Eur(eu)péens

des fêtes.

»

le 23 à 18 heures, salle

D'Asskr à Uzeste

(Photo

et i ht Fête 4e

l'Huma, André Benedetto.

Jean-Philippe Arles.)
L'HUMANITE/JEUDI 20 AOUT 1992

-

17

�Uzeste,

"Pourquoi cette question, je
m'appelle petit ça m'suffit" dit Petit
-

c'est toute l'année

à Peu.
Peu

répondit pas où peu. Car
"Sophéson" venait à passer par
là. Peu l'a prend à partie, lui dit :
"Vous qui faites loi par ici, ne
vous êtes-vous jamais laisser tenter
par l'abus de mots sans faux-col ou
ne

l'oie

-

école

Uzeste, c'est toute l'an¬
née, l'année, l'année, la
nuit, la nuit, nuit music-

une

hall.

pagons nous les colbaks. L'école

Pour

école

une

bruissonnière anti colma-

école
pas

Le dico

Bach, l'école Bach ici J.S.

ECOLE
l'on

Etablissement où

:

enseigne

;

travail qui est fait, al¬

ler à l'école. Ensemble des artistes
d'une même nation, d'une même

ville

d'une

même

tendance.

Mouvement.

Durée

:

dant

que
l'hôtel.

de

bouc

forme de sac pour conser¬
(au delà de) et transporter des li¬
quides. En plus de : apporter outre
les
témoignages, des preuves
conçue en
ver

écrites. Outre mesure, à l'excès. En
outre de

nir

plus, passer outre ne pas te¬
compte de. Outre que, en plus du

fait que.
EOLE

ne

vois-tu rien venir ?

Oh ! Soeur anne, soeur âme, seu-

rine,

ne serait-ce pas la la la nuit des
écoles orales à écrire, des écoles

écrites orales, orales écrites, oral

écrit, écrit oral oral oh ! raie, oh !
raie oh ! ainsi de fuite de
ce

soir oral

une

jazz. Ecrire
suite pour école à

bois, école aboie, école aboie. Ouah
ouah ! Pas

une

école

née, pas une école aux

pieds, pa¬
culs, écus, pi

aux

-

"L'oie

soir donc,

ce

ma

logis,

pensée

t'as lui. Za nous.
Décolonisons nos occultes pensées
pincées. Ne restons pas là comme
des pot'd'école. Que nos vagues jon¬
chés nous y fassent pencher. Quand
penchez-vous ? Alors, alors pen¬
chez-vous qu'il soit pensable de
y

pas

de

camarames,

que la

fille

qui fait écoi'
fêle.

au

nous

Dédé Minvielle

Cortetas
de

Constatation

des

penchés vivants. La même his¬
toire que celle de la chaîne et des ro¬
C'est

qu'il

une

école

aux

sales fi¬

faut, pas une école
fans (sic, sic,) Ce soir je vous in¬
nous

vite donc à faire ensemble

Oc,

ne nous

du culte
écolorions-nous et
nos trous

pencher tous ?

Pensa Sancho. Non, mais, l'école

seaux.

cent fois.

:

Sophéson nie cent fois"

C'est clair !

comm'dirait

qui ? Za

aux

Peau

:

"Que nenni !" dit l'oie

Et Peu dit à Petit

à

nesses

OUTRE

de Mammouth

occupons pas

entre le coucher du soleil et le lever

qui règne pen¬
ce temps : il fait nuit noire. Prix
l'on paye pendant une nuit à

-

les

écoulée

du soleil. Obscurité

une cuisse
Gascon confite ?"
par

d'ailleurs. Pente et côte. Mais si,
mais si. Car si l'école traîne, la faute

nous

NUIT

et deve¬

Colporteurs. Les Col Porter
swing qui école tard où tôt

du

dit :

aux

Retroussons manches et babines, al-

nons

teuse. L'OUTRE

baskets, enquête, ni un
doigts, tout droit. Il ne faut
s'écoléoptériser cotériser.
aux

une

école

plein d'écoles Oc partout. II
faut que l'écol'erre et chique dans
les près. Transcrire l'écol'tard le soir
et l'écol' des Pyrénées dans un
même mouvement pour ne plus se
panser d'écoles. Quoique les colles
sont bonnes pour les bois sans soifs,
quoiqu'ils en penchent. Et si ce soir
je vous pose une école, qu'elle ne
soit pas pour vous une école à gènes.
Il ne faudrait pas que nous fassions
avec

différents

du

acteurs

d'Uzeste

festival

(locaux

extérieurs)

le

:

public

festival

s'est

depuis

2

ou

que

précédemment

revoyait

3

alors

ans,

on

toujours

les

Tentative

d'explication
premiers

les

:

venaient

sympathie

surtout

syndicalo-

politique,

alors

qu'aujourd'hui
besoin

par

du

renouvelé

mêmes.

par

ou

vivante

et

on

de

de

vient

y

culture

notions

proches

des

développées

sur

plus
idées

la

Linhat

Imaginot. A débattre.

les bouch'trous de l'écol matheuse.
Il faut donc

quelque
quelque chose qui colle, colle,
qui colle collisionne, qui colle qui
colle, qui colle aux racines intenses,
intense, intense, un temps soit peu.
C'est peu, mais Peu dit à Petit :
"Dis-donc Petit, t'aimerais t'appeler Peu ?"
chose

-

nous trouver

Observation

d'Ange

B

après

avoir

Uzeste

:

"Nous

les

vu

Eur

à

(eu)péens" de et

André

Benedetto

Sound

System

le

voir

à

:

devrait

Avignon.

les espanter".

par

"Massilia

aller
Il

va

�Festival d'Assier (46)
Les 7, 8 ,9 août

Réponsequestion-deterrain
Après lefestival d'Uzeste
On

l'intellectualisme !? Quand Lubat et

Pas d'anvancée
sans

Minvielle

débat

Nougaro souffle le vent d'air du
slow-swing devant un parterre ravi,
comblé, acquis d'avance. Plus tard
dans la soirée, le

cortège public dé¬
ambule dans les rues du village, tra¬
verse le "Jardin Electronique" et, au
son des porte-voix, la place de
l'Eglise est le théâtre de la prise de
son, entre

le soufflet d'accordéon de

Bernard Lubat et les cordes vocales,

locales de

Jean-François Prigent.

Retrouvailles

sommet des

au

ruches,

oedipienne cordiale entre le
swingomaniaque d'oc d'Uzeste et
l'homovocalyce d'Assier sont et res¬
teront le grand moment de la 7ème
cassure

édition de

états"

ce

(avec

"Jardin dans tous

ses

la prestation

du

Poyritmic Choral Rag Unit). Tout le
reste n'est que ça s'aime. Alors bien
sûr, il y eut des rencontres, des re¬
dites, des surprises, des prises de bec,
de paroles d'eau. Certes le G.M.E.A.
(Groupe de Musique ElectroAcoustique) d'Albi s'honore sous la
halle

en

des

sons

mémoires d'hier et

de demain, là-bas, le

role

ouvre

jardin de la

pa¬

l'asile d'Enzo Cormann à

la lucidité d'André Benedetto, ac¬

teur-loup aux dents assiérées. Il est
ce chien qui essaye de parler, il est le
porte parole de l'échec de l'acteur
dans cette société du spectacle qui a
si peur de la critique. Mais aussitôt
nous

voilà dans la branlette

avec

le

rappliquent avec leur
swing-destroy rural, les voilà qui ap¬
plaudissent sans savoir ce que les
deux théoristes gascons vont leur ba¬

plus ou moins bien lu les 6
d'Education Nouvelle du nu¬
méro 9-10 de la Linha Imaginot.
Soit. (Etait-ce bien pédagogique
a

pages

d'ailleurs ?).
A Uzeste, le GFEN est

lancer dans les oreilles. Et alors ?

l'action

Baron Samedi fit résonner ses per¬
cussions et là-bas, tout au fond des

ce

bois, éclairée par des bougies, sous
l'arbre, accompagnée par les percus¬

faire dire

sions de

txalaparta, la voix fabuleuse
Achiary pousse son blues

de Benat

comme une

offrande ultime

au

folk¬

dans sa langue mairale. L'orage
gronde, la pluie sera la vedette du
dernier jour, elle viendra perturber
les prestations d'Eddy Louiss et de
Sclavis mais qu'importe, les assidus
d'Assier sont toujours contents de
song

leur sort. Alors... Où

va

l'histoire ?

Si

un
drapeau occitan flotte au vent
du Lot, les débats contradictoires qui

font

avancer

les idées sont absents.

C'est
ce

sans aucun doute le manque de
festival. Ici le free-leurre construit

son ghetto au chocolat. La culture
d'Oc et l'Identité Communale ne

sont-elles pas le carburant le plus
riche pour la bonne marche d'un fes¬
tival d'acier ? La pétanque musicale
du dimanche matin et les chanson à

boire des
vrai dans

jeunes du village sonnent
la cultivature populaire.

:

faire écrire

aux

qui leur passe par la tête, sur un
long rouleau de papier. Bien. Ensuite,
ces

textes à d'autres festiva¬

liers faisant la queue avec la ferme
intention d'obtenir une place pour le

prochain spectacle-phare du festival
qui débutait quelques minutes plus
tard. Où est la cohérence ? Où est la

pédagogie ?
J'étais dans la file d'attente. Que
Miossec and Co m'excuse, mais cela
a

ressemblé à

un

cheveu

la soupe.

j'ai eu la nette impression de ne
être le seul à le penser. C'est ce
qu'on peut appeler un loupé pédago¬
gique.
D'où la conclusion provisoire :
toute action créatrice ne part pas de
n'importe où, n'importe comment, et
ne rebondit pas n'importe où et n'im¬
porte comment. A rapprocher de la
notion de foyer-récepteur développée
pas

à Larrazet.

L'expression culturelle, c'est aussi
lieu, une histoire, c'est com¬
prendre comment les actions se font
un

ou ne se

sur

GAUDÀS

sur

Et

font pas.

Il serait

intéressant de réfléchir

Jacme

passé à

festivaliers

ses

sans

avec

doute

le GFEN

prochaines expériences

d'Uzeste. Hors de l'école, il semble
un

perdu, ce qui montre qu'il n'a
créé de véritables relations entre

peu

pas

l'école et la société environnante.

solo

(nanisme) d'Yves Robert et ses
trombonneries d'orage, avec la mas¬

Jean-Marc BUGE

carade d'une circonférence musicale

où le

verbiage de Jean-Paul Curnier a
politiques trouduculturels
en manque d'émotions. Qu'elle mi¬
sère ! Et les fidèles se tapent l'ostie
message sans débander. C'est super
l'odeur des

(Aquo rapela qu'una accion test d'aquel
tipe èra envisat jada dempuèj una rescontra
entre

lo GFEN

Linha
restan

lo gropa

"question occitana"
Aqui i sèm. Coma se ve, sus la
Imaginot, las jdeas caminan, mès s'arpas).

de l'IRM.

e

�La

plus réussie
des chroniques

Dédé

Minvielle

de

stages

vertadier

instrument

entière".

Beaucoup d'auteurs, notamment
19è siècle, mais aussi avant et

au

après,

épuisés à écrire,

trouve les acteurs

régulièrement, à
travers leur article ou ce qu'on dit
d'eux. Sur la longueur, le Trait

sui¬
vant l'histoire de familles, d'événe¬
ments ou de villes, de longues chro¬
niques romancées, souvent publiées
en feuilleton dans
journaux ou re¬
vues. Les feuilletons télé
type Dallas

existence. Mieux que

sont dans la même veine.

Passos,

se sont

en

U.S.A.

Brésil, Italie, France sont des grands
consommateurs et producteurs, mais
le phénomène existe aussi aux Indes,
dans l'ex U.R.S.S. et ailleurs.

d'Union est

essayé de penser autrement l'art
littéraire. Aux U.S.A. John Dos
ont

Passos, dans les années 30, lance

un

procédé (mélange de biographies, de
tracts, de bribes de chansons, de mes¬

radio, etc) qui a pour but de
la subjectivité de l'auteur et
d'exprimer le caractère pluriel des
messages dans la mégalpole qu'est
sages

cesser

Ecrit collecti¬

communauté

non par

géant

seul

chez Dos
voit la vie de la commu¬
nauté par tous les bouts et toutes les
lorgnettes : articles des uns et des
on y

autres, délibération du conseil muni¬
fêtes

annonces

de mariage ou de
poèmes,

autres, messages,

ou

Le Trait d'Union1

me

semble la

plus grande réussite qui a jamais
existé en matière de chronique
feuilletonnesque, et nul doute que
dans quelques années tous les numé¬
ros

seront reliés et

midable

oeuvre

édités

comme

for¬

littéraire et documen¬

20/30 ans après la France réflé¬
chit, conceptualise, analyse, dissèque

communautaire à voir le jour.

Que tatou

auteur

(et

un

roman sans un

seul).

Caractères
Edition

espérance

d'une écriture collective, Larrazet résoud tous les

problèmes littéraires et

culturels. Il est évident que, pour le
lecteur extérieur à Larrazet, le Trait

d'Union prend l'aspect d'une inter¬
minable chronique, dont le héros

principal est le village, dont

on re¬

originale

édition courante
15

F.

75005

F,

à

F

,

port

:

Editions

:

de

rue

300

:

75

:

A commander

Caractères 7

l'Arbalète

Paris.

C.

Vieussens

un

disque.

Cachou

vient

"Le

Vieussens

est

réussite.

sortir

de

Commentaire

:

de

Dr
de

disque

vraie

une

vrai folcklore,

De

l'opposé

de

toutes

pébronneries

de

à

ces

"musique

traditionnelle".

Renseignements

Collectif

:

NB1

:

un

chèque de 80 F

à Maison de la Culture
82 500 LARRAZET.

Ce

petit encart qu'a rajouté
Daziron après ma tirade, fait un peu
mesquin. Pourquoi pas l'abonnement
:

rue

St-Macaire.

33490

Pour s'abonner (4 numéros

par an) : envoyez

NB2

Aquitaine 9

en

d'Aulete

L'Officiel

du

d'Information

variétés)

C.I.R.

du

est

(Centre

Rock,

paru.

et

des

"Il

est

devenu

indispensable

gravite

dans

93,

les

variétés,

monde

à

En

s'ouvre

à

musiques,

rock,

wold rnusic,

rap,

qui

des

et

jazz".

Format
grammes.
de

le

l'Officiel

toutes

au

des chroniques et de cette

!

"Passages".

:

musicale

à 8 000 F ?
Au Carrefour de la nouvelle mode

transmette

Michel Lac publie aux éditions

Claude SICRE

caines. Sans résultats intéressants.

mythe. Pas de

baroco-

d'initiative et de recherche

aussi cette

un

orchestre

un

serait

ça

primitif de porte voix.

et lance des théories pour cesser

est

(section

l'O.M.,

etc, etc.

taire, la première oeuvre d'écriture

L'auteur reste l'auteur, quoi qu'il
fasse ou dise. L'écriture collective

de

a

part

idéal pour

viragistes

fumette)

à

esthétique/idéologique d'un
mais par la nature même de son

New-York.

subjectivité de l'auteur.
Après 68, nouvelles audaces, pure¬
ment fantasmatiques : on rêve d'une
écriture collective, on reprend idéologiquement les trouvailles améri¬

serait

Ce

"as

choix

cipal,

Au 20è siècle, certains théoriciens

un roman.

vement par une

les

des

propose

porte-voix

240

170,

x

Prix

:

poids

220 F

port). A commander à

986

(+ 20 F
:

C.I.R.
211
Parc

av.

J.

Jaurès

de la Villette
75019

Paris.

�Extrait de l'interview
de Dr Cachou

Qu'est-ce qui

motivé

vous a

apprendre l'occitan ?
Aujourd'hui, on peut avoir le senti¬
ment que c'est désuet, alors qu'on
est en pleine construction euro¬
pour

péenne. On est dans l'aire de la
communication, de la planétarisation des échanges économiques, cul¬
turels et autres... On pourrait imagi¬
ner

que pour votre avenir et pour

votre

carrière, vous avez plus intérêt
l'anglais, l'espagnol,
l'italien, l'allemand, le russe, plutôt
qu'une langue qui est parlée par vos
grand-parents et les bergers.
à apprendre

-

Les occitanistes dont

nous ne

pas répondent "le lien avec
passé, le patrimoine...". Ca nous
intéresse mais je pense que ce n'est
pas cela l'essentiel. Ce qui est vrai
aussi, c'est que je constate simple¬
ment que chez moi, ce sont les gens
qui s'intéressent à l'occitan qui par¬
lent le plus de langues étrangères.
sommes

le

Constatation banale. Je

ne

construis

idée de promotion de l'occi¬
tan sur cette base, parce que ce n'est
pas du tout suffisant. Mais c'est vrai
quand même que les gens que je
connais autour de moi qui parlent
cinq ou six langues, ce sont en géné¬
ral des occitanistes. Dès qu'on s'inté¬
resse un
peu à l'occitan, on s'inté¬
resse aux langues latines, donc cela
permet quand même de relativiser.
Quand on a qu'une seule langue, 011
pas mon

ne

sont

très

importantes

parce que

la moitié de la littérature

et de la

c'est
phi¬

losophie de la France, et elle est
ignorée de la quasi totalité des intel¬
lectuels français. C'est très grave.

d'autres, et même pas l'envie.
Mais
moi
une

un

surtout

accès à

littérature et

l'occitan
une
une

est pour

pensée, à
philosophie qui

autre

Aujourd'hui
fédéral ?

dirait

on

-

un

Etat

Non, parce que c'était fédéral au
niveau culturel, et pas au

niveau so¬
économique. C'était un Etat
multiculturel mais qui n'aurait rien à
cial et

La culture occitane
d'avoir

un

nous

permet
je

recul. Maintenant que

connais la littérature et la

philosophie
m'a pas apprises
à l'école, et que j'ai apprises tout
seul en autodidacte à 30 ans, je ne
peux plus lire de la même façon les
poètes français, je ne vois plus de la
même façon la littérature française,
les philosophes français. Quand on
me raconte par exemple ce
qu'est la
notion de nation française, de nation
contractuelle comme je peux lire
occitanes

qu'on

chez Finkelkraut

ne

ou

chez d'autres, en

connaissant les

poètes gascons du
XVIè siècle, on ne peut plus dire la
même chose parce qu'on voit les fi¬
liations

et

l'origine des
concepts. On ne peut plus parler de
Montesquieu comme en parle les
universitaires français. On ne peut
plus parler de Montaigne comme les
intellectuels français quand on
connait les écrivains toulousains

ou

les écrivains gascons. L'analyse nous
donne un recul, et un recul qui n'est

celui qu'on aurait si on allait en
Chine ou si on apprenait la philoso¬
phie japonaise (ce qui est très bien
d'ailleurs), parce que c'est un recul
pas

intérieur,

en

voir

France.

l'Etat multiculturel

avec

exemple. Sur ce sujet
beaucoup d'avance.
Il y a d'autres façons de voir les
choses qu'un Etat multiculturel
cela

nous

donne

comme aux

veut dire multiracial

donne

l'impression
qu'il y a une filiation, et que les
grands phares de la littérature ou de
la philosophie française ne sont pas
des génies spontanés.
Voilà ; et en plus ils sont dans une

en

fait.

Cela veut dire multiculturel sim¬

plement avec les cultures qui sont
immigrées, exogènes. Mais on ne
pense pas aux cultures indigènes, à la
dialectique entre ces cultures.

Extrait
Libé
«

du

Le

A.C.

Disons

:

deux.

fcerrard

pendant

malgré

tout

lui

porte,
avec

II

a

je

tourne

Je

condition

Eux,

d'eux.
du

■:».

de

Daniel

rrara

ça

l'intransi¬

peux

m'amuser

à

les

musiques,

à

mot

à

tout
ça

du

l'orchestre

joué.

à

et

je

musique^

comme

d'avoir

Moi,

trio,

la

sienne,

toutes

dire.

de

vite

que

niveau

au

idée,

la

avec

m'entendais

ne

lui

son

encre

moment,

1 "amour

l'organisation
aussi

exa-r.

t.n

?

je suis

que

travaillé

J'ut

pas:

s

plus

d'Humair

ou

I 'intermédiaire
les

92

sentez

vous

proche de Lubat
«

oct.

Ceccarelli

Vous

•••■

interview

24/25

cas

jouer
vous

Etats-Unis.

C'est-à-dire ici multiculturel

-

geance.

Cela

comme

U.S.A. par

aux

toute

relativise pas du tout, et donc on

n'a pas les moyens d'en apprendre

y a d'autres gens qui
d'autres façons de ré¬

pondre. Ils ont abandonné leur
langue pour la nation française
d'ailleurs, et on ne peut pas faire
moins ethnique qu'eux. Ils étaient
vraiment pour la nation contractuelle,
eux, mais par contre ils pensaient à
une nation polycentrique, une nation
baroque comme ils l'appelaient.

France Inter le 30/05/92

sur

-

historique où il
ont montré

mon

touren

tourne

autour

ou

de

lequel

je

quartet
avec

autour

�Sarrebruck

avec

"Trans
Le

de

dernier

Régional,

l'identité

"Les
-

du

Magazine

Midi-Pyrénées publié

Conseil

à

numéro

Eurock

("c'est-à-dire

sondage

la

région

parle
de

du pastel,

Soulages,
et

l'appui.

pêle-même

St-Jacques

Dieuzaide,

57100
Tél.

pébrons de

Commentaire de Dr Cachou

le

à

fric

N'oubliez

intellectuel

:

"Un

public

qui

nuit

à

à la France,

et

de

adrese

notre

Francique
Platt)

de

linguiste
Laang

(Combien de temps

libres).

Nach"

francique

Le

sur

Moselle,

"Manifeste

F

Gewan

aborde

problèmes

de

langue,

et
par

la

dans

marquée

la

Castan,

"Vive

l'Américke"

Claude Sicre,

105 F franco

la

par

Musica.

mais

sidérurgie,

aussi

rOCkaton)

revient

(fanzine
Sedença

-

6

bd Alsacia-Lorene,
6000 Pau

De"Chemins"
du

Platt

culture

de

rock

Futti"

le groupe

présente

francique

(complètement

qui chante également
français,

écossais

grec,

Créé

italien,

en

1985,

premier album
Arc

en

ciel)

remporté

le

ou

il
en

a

"Passerelles",

en

au

français,

ouvrière

a

1er

nous

Laumesfeld

foutu)

jongleur

arabe,

basque,

mort

de

en

sur

des

la

était,
Daniel

juin 1991,

concepts

multiculturalités.
xions

de

regard du

au

découvrons

"Tutti

Des

et

de

"réfle¬

passerelles

des espaces".

allemand.

entre

sorti

Hors-série n°l de Passerelles,

son

("Reebou"

87

et

en

:

notamment

prix

du

System est
les pieds dans la

nu,

Le chourmo

la scène. Lux

états. La tchatche

monte

à

son tour

est dans tous ses

peut se faire
qu'en groupe. On s'interpelle, on se
répond, par le cri, par le geste,
jusqu'au oai complet.
:

ne

équipage d'un navire

;

troupe de travailleurs" d'après Alibert.
Une équipe de frères d'une même fa¬

reste du

5

rue

57100

du

;

être fier, et le dire

au

Le Massilia Sound System offrait
gracieusement ses services au
chourmo, organisateur de la soirée,
pour assurer le financement de ses
prochains déplacements ; car le dia¬
logue de Marseille avec Uzeste ou

Turin, c'est le déplacement du
chourmo

60 F.

avec

le MSS. Les tchat-

cheurs donnent beaucoup à leurs
frères marseillais, mais ils reçoivent
autant de leur

le

MSS, c'est

part,. Le chourmo, pour
le Trait d'Union

comme

Maison de la Culture de
respiration, son oxygène.
Des modes d'expresion et des identi¬
pour la
Larrazet

: sa

tés locales bien sûr très différents,
mais des
sur

juin 1992

en

monde.

:

Biarnès,

sociolinguiste qu'il
nous

rapidement torse

Marseille,
Gueule de Bois

de

guerres

niveaux difficilement suppor¬

tables. Le Massilia Sound

mille, celle de Marseille. Etre de

région

une

les

d'humidité dans l'air atteint

"Chorma

Chèques à l'ordre de l'I.E.O.-

les

la multiculturalité.

Gewan

de

de la politique ou

racisme,

très

F-M.

et une

Belgique.

du

de

franco

partie de l'Allemagne et de la

l'identité,

anti-

et

Ostau

Luxembourg,

au

occitans"

est

de

taux

sur

Francs"

partie

une

la

le

franco.

(espaces

"l'ancienne langue des

parlé

?)

encore

"Gewan"

revue

du

plutôt tranquille, pour s'entasser dans
étuve, à crier, à sauter, alors que

sueur.

Perbos 75 F

l'Association

(nom

disponibles à

déboulant dans leur M.J.C.

une

des

multiculturel

général".

"Wéi

95

l'occitanisme

"Manifestes
d'A.

115
recevons

54 43

System investissait ce lieu
symbolique pour la première fois. Un
nouveau quartier à ratisser, à respirer,
à tchatcher à représenter. Les respon¬
sables du lieu ont été surpris : 300 per¬

:

régionaliste"

Nous

82

les plus belles

pas

anticentraliste,

torchon

un

à la pensée en

Thionville.

:

Sound

sonnes

références

l'Occitanisme,

la Perdrix

par

Po.

dépensé

de

Téchiné,

introduite

vu

57100 Thionville

de la culture

! )

Braudel et quelques

scandale,

de Notre Dame de la Garde, dans un

rue

Compostelle,

septembre, le Massilia
fêlait la rentrée (... d'ar¬
gent) à la M.J.C. de la Corderie, juste
au-dessus du vieux port et au-dessous
blockhaus de la mairie. Le Massilia

du

rue

Tutti Futti
17

il

Chourmo

y

du vent d'Autan, de

occitane...

Sciences

On

Le

Manège

5

pèlerins

des

de

(mais oui

telle

Wéi Laang Nach ?

:

identité

d'une

à

Express"

l'Europe

qu'on rêve de la vivre").

Qui sont les Midi-Pyrénéens ?"

avec

spectacle

son

est consacré

de

ressources

le

par

Massilia Chourmo

international de

rock

concours

principes que l'on retrouve
Imaginot.

la Linha

Manège

Thionville

Jean-Marc BUGE

�Extraits de

Jean-François
Prigent ont en commun leur igno¬
Bernard Lubat et

-

plusieurs "lettres à
quelques-uns"

rance

délibérée du rock

Jacques
de vivre à la

Bernard Mancieî et

-

de René Duran

Privet ont

(Entre Mai et Septembre 92)

campagne

en commun

mun

un

années 70.

François Fontan
pendant les années
prévision de l'éclatement de

Eve Ressaire et

-

Pissadreit et

Rémy ont en com¬
passé de vedette de la
bande dessinée occitane durant les
-

Commentaire DLR

:

ont en commun

1) En ce moment, on entend et on
voit beaucoup Massilia Sound
System dans les médias. Chaque fois
ils répètent leurs positions proches

70 cette

de celles de Castan, pour un mouve¬

poètes de l'oralité toulousaine
Yves Rouquette et Georges

culturel occitan et contre le

ment

Serge Pey et Simon Brest ont en
commun le fait de faire partie des
-

-

politique occitan. A
"Rapido" sur Canal Plus Antoine de
Caunes s'est même cru obligé de
préciser que Massilia n'avait rien à
voir avec ce que de Caunes a appelé
"les maffias indépendantiste". Que
pensent Massilia et Sicre du terme

Frêche ont

d'Antoine de Caunes ?

ressantes mais

mouvement

occitan s'est seulement Fabuloos
Troubadours

Con

Boudu

et

(rap) et Massilia Sound
System (reggae). Erreur, ces trois
groupes sont peut-être les plus
connus mais le journal Prouvènço

en commun

d'être de

grandes gueules
Ben Vautier et André Bénédetto

-

ont en commun

-

-

sont ces

conneries et

de dire des choses inté¬

aussi d'avancer les

avec assurance

Alain Rouch et

ont en commun pas

Serge Viaules
mal de suite

disent Sicre et Castan
assurance

On

avec

remarquera
ne

d'aro vient d'en recenser
dans

article. Dans

un

une

dizaine

plusieurs autres

genres que le rap et le reggae. Et en¬
core Richard a oublié Ara (pop mu¬

sique) du Rouergue.
3) Prouvènço d'aro (mai 1992)
A

noter

à
8
Anje Duhalde, Irigoyen,

heures pour
Biarritz

sur

juillet avec

Fabuloos
produit aux "Six

que

Troobadours s'est

les ours et l'ikastola
le Stade Aguilera le

assurance

Bandage Records
signa "Massilia Sound System" e d'àutri group óucrtan
dóu labèu Rocker proumoucioun".
Lou group marsihés "Massilia Sound System" es adeja
proun renouma, emé si moussèu de rap e de rub-à-dub
canta en lengo prouvençalo vo en francés de Marsiho.
An sourti de casseto e un disque laser encò de "Rocker
Promotion". Aquèu labèu que proudus tambèn "lèi
Fabuloos Troobadoors", un group de Toulouso que
mesclo lou rap e la musico di troubadour de l'Age
Mejan. En mai d'acò l'editour "Rocker Promotion" vèn
de passa un acord emé lou labèu de rock "Bondage
Productions" de Paris, aquéu que difuso "Bérurier Noir,
Ludwig von 88, Satellites, eca...
Ansin lou rock d'Oc vai poudé se faire counèisse que
Lou célébré labèu de rock atternatiéu

miés:

Louis, Cabrel et Renaud.
4)

-

Michel Batlle et Bernard
en commun une grande

Derrieu ont

disponibilité intellectuelle
-

Joan Mariz Pieire et Alem

Surre-Garcia ont

en commun

d'avoir

écrit,en occitan tout en se trouvant
en

exil
-

au

nord de la France

Josianne Daunis et Padena ont

en commun

la pêche

coumènço de

a

tan encô di

sara

et

que

quand il porte un jugement
sur quelqu'un, il argumente
beaucoup...

faire counèisse.

Analak, Ntm, Les Innocents, Soldat

que

parle jamais

Production

se

avec

?

dans les idées

Lou rock óucitan

ces

choses intéressantes, que

Durand, lui,

Claude Sicre et Félix Castan ont

en commun

pour une prochaine Linha,
Durand développe. Quelles

la même manière

d'aimer leur ville

conneries

2) On croit souvent que le rock

On aimerait bien que,

TU.R.S.S.

mai eisa de trouba de cantaire de rock óuci-

discaire, e belèu que veiren mai souvènt de
clip videò d'aquéli group à la telé.
D'aiours, la cadeno M6 a deja passa uno videò dóu
"Massilia Sound System" dins l'emessioun "Rapline".
Acô provo que lou rock es partido integranto de la culturo nostro e que la lengo d'Oc pòu espeli coume uno
lengo mouderno vertadiero.
D'àutri group de rock eisistisson, mai soun pas tant
couneigu : "Testa Pelada" que fan de blues nissart,
"Agriculture Club" li rocker cevenôu, "Bigaroc", "SubertAlbert", "Singlar Blou", eca..'.
Esperan que se faguèsson miés counèisse.
L. Richard

�stratégie et tactique

Repas de

rue
PLACE DU CAPITOLE

Première

étape : Des citoyens
quartier mangent ensemble tous
les jeudis soir sur la place publique.
Printemps, été, automne.
L'hiver vient. Ils se rapatrient
dans
une
salle
municipale.
d'un

Intervention de la Mairie
tion de manger

:

interdic¬

l'Intégration, Kofi Yamgnagne, doit
Objectifs : rencontres au
à Arnaud Bernard.

Mirail et

Le Maire fait
der cette

pression pour retar¬
visite, prétextant des pro¬

blèmes.... Pour

importante,

dans cette salle.

car-

nous

cette visite était

elle allait nous per¬

mettre de faire éclater nationalement

Deuxième

étape

Le printemps
est revenu. Les repas de rue repren¬
nent dans ce quartier. D'autres quar¬
tiers s'y mettent. Nous décidons de
lancer un repas de rue étendu à tous
les quartiers le même soir. La presse
:

le scandale.

soir-là, beaucoup. Et
seulement une douzaine de quartiers
participent à la fête. La presse parle
d'échec. Car ils s'étaient imaginés
que c'était comme la fête de la
Musique ou je ne sais quelle pébronnerie lancée d'en haut, sans risques.
pleut

ce

Comme si tout le monde voulait

re¬

dès le 9 octobre, un
promoteur du quartier et quelques
acolytes commençent (alliés objectifs
de qui ?) une campagne de rumeur
contre les repas de rue.
Conclusion Provisoire

dirait-on ? Une révolu¬
tion tranquille. Quand les citoyens
s'organisent et prennent leurs affaires
en mains, quand ils s'allient sur toute
la ville, le Pouvoir tremble. Je n'au¬

jamais pensé qu'il ait SI peur. Eh

cevoir

bien

comme

même voie et

pour

tôt des nouvelles fraîches

n'importe qui à sa table,
s'il n'y avait pas des gens
qui cette convivialité est un

nous

allons continuer dans la
on vous

notre dossier de

Troisième

étape : Les quartiers
qui ont marché avec nous, pas n'im¬
porte lesquels* sont enthousiastes
après leur expérience. Des gens nous
appellent d'autres villes de la région,

ARNAUD-BERNARD

La mairie répond
« aux revendications

salle pour

tapageuses»

continuer. Le 8 octobre, 200 per¬
sonnes

viennent manger avec nous,

et, à la suite du repas,

envahissent les
habités- qui
bordent la place aux cris de "Nous ne
passerons pas un autre hiver dehors".
Réponse de la Mairie : les flics
avec leurs chiens,un communiqué à
la presse vantent les réussites muni¬
cipales à Arnaud Bernar d.
locaux neufs

-non encore

Quatrième étape : Le Ministre de

poursuivre, durant l'hiver, les
de rue dont ils ont pris
l'habitude sur la place des Tierrepas

« Les
repas de rue orga¬
nisent la communication des
habitants dans le quartier, la
circulation de l'information et
la connaissance des une avec
les autres. Ils sont un moyen
formidable d'intégration et aus¬
si un havre pour les isolés,
les dépressifs et tous ceux

que leur situation sociale
clut », expliquent-ils.

ex¬

Pour se faire entendre, ils
décidé d'aller manger sous
les fenêtres du Capitole, aujour¬

ont

d'hui, à partir de 19 h 30. Ils
ont convié tous ceux qui les
soutiennent à les rejoindre. Le
principe : chacun amène un plat
à partager. Sans oublier ses
chaise.
Parmi ceux qui viendront
s'asseoir à ia table d'Arnaudcouverts et sa

Bernard, figurent les Verts qui
l'ont fait savoir dans

un

com¬

muniqué.
«

Les Verts toulousains ont,

depuis longtemps, tissé des
liens d'amitié avec la dynami¬
que association des habitants
du quartier d'Arnaud-Bernard »,
écrivent-ils, entre autres.
« Nous apprécions tout par¬
ticulièrement

leurs

initiatives

maintenir une culture vive
fondée sur l'échange entre ar¬
tistes et habitants. Mais aussi,
nous
apprécions leur action
continue pour la convivialité qui,
seule, peut garantir les urbains
pour

L'automne revient. Nous récla¬
nouveau une

communication et de

presse.

de toute la France.

de

donnera bien¬

Ci-joint quelques éléments de

cauchemar.

mons

:

Mais que

rais

Comme on le sait, les habi¬
du quartier d'Arnaud-Ber¬
nard sont en colère. Parce qu'ils
réclament vainement une salle.
Où ils pourraient notamment
tants

cerettes.

D'autre paît,

défend l'idée. La Mairie s'écrase.

Mais il

La grande bouffe

vend à Toulouse le 15 octobre.

M""
nas

et

Françoise de VeyriM. Guy Hersant,

adjoints

au
maire de ia
ville de Toulouse communi¬
quent :
Les revendications gastrono¬

miques et tapageuses faites
quartier Arnaud-Ber¬
nard n'ont pas de raison d'être.
En effet," la salle pouvant
autour du

accueillir les diverses anima¬
tions du quartier existe déjà
et

sera ouverte au public d'ici
quelques mois. Elle fait 240 m2.
Cette salle polyvalente sera à
la disposition de toutes les
associations du quartier.

"1EDI 24 OCTOBRE 1992

contre la

solitude et le stress
souvent contrepartie de
la vie dans les grandes villes. »

trop

�Stratégie

et

tactique

Euh oui dit Eïglun il

Le texte ci-après est extrait d'un chapitre du roman de Claude Sicre, inti¬

suivait pas très bien
la conversation il

tulé

"Chronique dels happy jours in Toulouso, Francia" (à paraître
a
inspiré notre action à Arnaud Bernard pour ces repas de rue.
L'auteur affirme que le roman de 90 chapitres (à peu près) comporte 3 ou 4 idées
de ce type par chapitre, pour "transformer Toulouse en paradis en l'espace de
quelques années". C'est de ce roman qu'était sorti le projet de la Plage du
Capitole, plusieurs fois retardé mais que nous comptons bien réaliser l'an pro¬
bientôt et

s'entendait à son élopassé la nuit
avant et toute la journée à la Corrida
de Pleasant Valley.
était

chain.

sur

J'ai

-

C'est la deuxième année

déjà que nous mangeons dans la rue tous les jeudis,
la place des Tiercerettes le plus souvent, parfois sur la place Arnaud Bernard.

C'est l'occasion de

nous

retrouver, de connaître des

voisins, trop souvent ignorés,

anciens. Nous mangeons

ensemble, jeunes et vieux, chacun a amené
quelque chose, qui une grosse salade, qui un gratin, du vin, du fromage, et on par¬
tage. Les enfants jouent sur la place, parfois, l'un d'entre nous amène la table de
ping-pong, les instruments résonnent : Dr Cachou et Ange B, Rita (Macedo) et
nouveaux ou

fatigué

ça

cution traînante il avait

vu

Tristan et Yseult à Trieste

l'an dernier, déclara Eucadi avec àpropos.

Asag intervînt calé dans son fau¬
paisible¬
ment son tour depuis un moment
long :
Queneau a écrit que l'Ecume des
Jours était le plus poignant des ro¬
mans d'amour contemporains. Or
que s'y passe-t-il ?
Et il se lança à expliquer Tant que
Colin est loin de Chloé qu'il en est
séparé qu'il désire s'en rapprocher
teuil d'autobus il attendait

-

Françoise, Elisa Trocme sont parmi les convives les plus réguliers, mais il y en a
beaucoup d'autres.
L'aspect systématique et hebdomadaire en fait une action sociale et culturelle
sensiblement différente d'un repas annuel d'une fêle de village ou de quartier.
C' est avec un certain retard que nous avons mieux pris conscience de cette impor¬
tance. En août 1991, un jeudi soir, il y eu un orage enfin d'après-midi, et nous ne
sommes pas descendu. Le lendemain, on nous dit que la vieille Fernande nous fai¬
sait la tête : "malgré ses difficultés pour marcher, malgré le temps, elle était venue
au

rendez-vous et s'était retrouvée seule..."
Cette interconnaissance

les habitants du

dans le
il y a

ancien pour faire ses courses, ou

la garde d'un enfant, ou autre. Mais cette solida¬
aussi s'exprimer face à des pouvoirs : immobiliers, municipaux... Elle
peut amener plus de personnes à prendre part à la vie du quartier tout autant que
s'impliquer en tant que citoyen.
rité peut

Malheureusement,
tôt que

au

lieu de soutenir notre initiative spontanée et civique, plu¬

d'apprécier l'exercice démocratique de la participation du plus grand
premier adjoint de la Ville

nombre à la vie locale et commune, Monsieur Hersant
de

Toulouse,

a

interdit

nos

réunions conviviales abrités dans

notre salle de ré¬

union

après les premiers froids de l'automne dernier (après avoir détruit notre
salle c'action culturelle et refusé l'octroi d'un bureau...). Les problèmes de notre
société seront-ils résolus par des salariés municipaux ou intitutionnels (anima¬
teurs, "éduc", psychologues) ? Va-t-on en arriver à ce qu'un Français sur deux
travaille dans le social à soigner l'autre ? Ne peut-on plutôt croire et encourager
les actions de gens qui tentent de se comporter en citoyens responsables ?
Nous ne voulons pas en proposant une action coordonnée à d'autres quartiers
créer ni remplacer aucune institution. Mais nous serions satisfaits que d'autres ci¬
toyens prennent conscience (et débattent) de l'intérêt de cette action spontanée et
systématique, de ces repas dans la rue.
Nous avons aussi proposé une communication entre les quartiers, un système
centrifuge pour casser les shémas centralistes. Ces réflexions nous ont été inspirés
par les écrits de Félix M. Castan, poète et philosophe montalbanais (il fallait le
dire).

les médecins et les médecines. On

Merci à Fernando, et son cheval,

qui feront le tour des quartiers et porteront ce
Merci aussi à Sabine Cazes, de Radio Présence (97,9MHz, 61 22 09 22)
qui a acceptées cette idée de communication par radio entre nos quartiers, ce soir
à 21:00. Merci aussi à Alain Pécastaing, de Toulouse-Piétons, qui a apporté son
soutien à cette initiative ainsi qu'aux adjoints du Maire qui ont donné les
quelques
autorisations nécessaires (circulation, action socio-culturelle, autres).
message.

Quartier Arnaud Bernard,
le 26 septembre 1992.

ne

pouvait mieux signifier, d'après-lui,
que le mariage et la vie quotidienne
du couple tuent l'amour. Sauf que
pour lui il n'était pas question
d'amour là-dedans mais de

son

contraire, la passion amoureuse. La

mystérieuse maladie de Chloé n'était
le fruit du manque
d'amour de Colin qui s'ennuyait à la
maison avec elle. Et plus Colin
s'éloignait pour chercher des re¬
mèdes plus la maladie empirait.
Pourquoi Colin ne restait-il pas au¬
près de Chloé c'est ce dont elle avait
besoin. Ainsi parla Asag, clair
rien d'autre que

l'eau de roche.

comme
-

Oui mézalor il

n'y aurait plus de
plus de sel, que resterait-il à

roman,

Francis Blot, Président du Comité de

l'uni¬

sympathique. Mais dès qu'il
en est proche c'est à dire juste après
leur mariage Chloé tombe malade
comme par hazard. Et voilà Colin qui
s'en va chercher de l'argent, en tra¬
versant mille épreuves, pour payer
vers est

voisinage favorise la convivialité
quartier, tout autant que la solidarité : que quelqu'un amène un problème,
souvent quelqu'un pour aider à le résoudre, que ce soit une difficulté d'un
entre

tout va bien la vie est belle et

raconter ? demanda Fòlco on pro¬
nonce

Fòlco

mière

syllabe (sinon c'est affreux
quand tous ces journalistes

en

accentuant la pre¬

comme

franchimands de la radio et de la
T.V.

emploient des mots italiens rou¬
portugais espagnols ou autres

mains

�ils

font honte).
La nuit tombait son bonhomme de
nous

chemin. Dans le

ciel, peut-être pour
s'endormir, les nuages jouaient à
saute-moutons. Asag réfléchit il faut
qu'il mette de l'ordre dans ses idées
et puis il sentait les yeux de Lilafior
braqués sur lui comme deux projec¬

tables et des couverts les nappes
étaient des draps blancs généreuse¬
ment offerts par la très
britannique

chaque instant l'occasion d'oeuver
pour les autres et pour nous-mêmes à
de telles aventures, réussit-elle en une

blanchisserie à dix heures

frase à

cheraient les postes
et là sur la même
écouter

débat

un

tous bran¬

qui traînaient ca
fréquence pour

sur

l'intérêt des

re¬

teurs

qui auraient voulu aspirer de la
lumière au lieu d'en projeter. Toute la

de rue tout ça était parti d'Asag
qui naguère avait lancé le barri NautBernat à manger tous ensemble tous

lumière du Monde.

les

C'est pas du sel, c'est le

-

que

je

cha

sur

ceux,

poivre

fit quelqu'un qui se pen¬
l'épaule de

la table par dessus

Losada Pardon Choukran dit-il il

at¬

trapa le poivre et repartit de son côté.

jeudis sur la place il avait déclaré
Un jour tous les quartiers du Monde
mangeront tous ensemble dans la rue
c'en

et

diaires

c'est

mort de Chloé soit que nous

rions

jusqu'au bout
poursuivit Fòlco.
Alors Lilafior

un

espé¬
happy-end...

fini de

se

instant

un

dans les yeux

d'Asag
et
Asag pareil
Eïglun s'endormait

pourquoi il n'aurait
avoir de roman si Chloé
pas tombé malade. Bien au

Eucadi servait

contraire cette histoire de maladie fa¬

Brunissen. Les

tale l'avait

autres avaient

ne

pas pu y

n'était

un

peu

agacée elle l'avait trouvé
plaquée toute la fin avec ses

un verre

d'ali¬
à

ment

toujours

la

fusilhs

bouche pleine

l'univers du début était si
plaisant J'aurais préféré qu'il nous ra¬
conte ce que Colin et Chloé auraient
entrepris ensemble voire séparément
où ils auraient été, les amies qu'ils
auraient rencontrés, de quoi ils au¬
raient parlé...
Nerta regarda sa fille comme si
elle la voyait pour la première fois
Lorie ne payait aucune attention il
goûtait le couscous nordestin qu'il

alors ils écou-

était allé chercher de l'autre côté de

le

la Grand'Place. C'était bien cette

yeux

idée

qu'ils avaient eu de demander à
population de descendre manger
dans la rue et d'échanger les plats il y
avait du monde partout partout de la

Chloé auraient

la

fini par se

Promenade

lieu d'attendre

symboles faciles de fleurs

aux

alors que

des

Catacombes

t

i

a

e

.

espéraient la

suite

de

la

conversation.
Ce

fût

le

tour de Nerta

Bien sûr à

se

regarder toute
la journée dans
blanc des

ser

Colin et

las¬

et lasser le

lecteur mais

jusqu'aux rives du Bellac et mille
conversations les gens allaient ve¬
naient s'asseyaient ici ou là pour goû¬

que

ter une recette ou une autre les

dessus

inha¬

t

n

Présentement
il

au

quelque

mésaventure
leur

dehors

dire que Colin et Chloé au¬
sortir- des tables et manger

avec

les voisins ?

(...)
Claude Sicre,

vois pas

Je

veux

novembre 1988.

:

-

Tu

raient pu

qui gênent la marche de la dé¬

Lilafior
mira

même.

intermé¬

sera

mocratie.

Ce

qui est bath dans ce roman
justement l'intrigue, la tragédie,
soit que nous nous attendions à la
-

pas

répondre par avance à la ques¬
préparait Fòlco tout en fai¬
sant le lien entre ce qu'avait dit sa
fille et ce à quoi rêvait Lorie elle le
devinait. C'était abstrait, quand
tion que

tombe
comme

bitants de chaque maison avaient des¬

la foudre

cendu leurs fauteuils d'autobus des

avons

nous

à

tous les

�Manifeste du G.F.E.N.
L'ÉDUCATION NOUVELLE
COMME ÉMANCIPATION MENTALE A CONQUÉRIR

:

UNE URGENCE DE CIVILISATION !
Semer la fraternité n'est rien
du passé, les sceptiques, ou

L'Education Nouvelle

plonge ses racines dans l'histoire de
pensées rebelles à l'assujettissement de l'Homme,
dans la tradition sans cesse renouvelée de toutes les pratiques
d'émancipation de l'homme par i'homme. Son pari, c'est que les
hommes et donc les enfants des hommes, ont mille fois plus de
possibilités qu'on ne le croit communément...
toutes les

tenants

Pour l'Education
une

URGENCE DE CIVILISATION.

"L'enfant est un feu à allumer, pas un vase à remplir" a dit
Rabelais. Encore faut-il rappeler que l'homme et le petit d'hom¬
me,

TOUS CAPABLES !

-

s'ils

en

décident ainsi

dans l'exercice d'une exploration permanente, redécou¬

leur génie
Nouvelle appelle

d'inventer... C'est pourquoi l'Education
à en finir avec une pratique de transmission
passive, qui "explique" au lieu de faire découvrir-inventer, et
qui explique faussement puisqu'elle présente comme "éviden
ce" ce qui fut toujours au moment de la découverte une ruptun
audacieuse avec de vieux concepts devenus inopérants, er
même temps qu'une bataille difficile contre les idées reçues.
L'Education Nouvelle, pour celui qui la porte, c'est un com¬
bat quotidien avec soi-même, pour faire exister des contraires ainsi, la nécessité de transmettre un héritage précieux, et cette
autre nécessité de ne pas le transmettre comme un capital mort,
mais de le reconstruire en faisant surgir les forces créatrices qui
vrent

C'est le défi de l'Education Nouvelle, face à toutes les ségré¬
gations, à toutes les exclusions, à la violence barbare comme
réponse à une jeunesse désespérée ou à un Tiers-Monde
exsangue que pressurent sans vergogne les sociétés usuraires.
Le rêve de tous les hommes, aussi vieux que l'Humanité
elle-même, c'est de créer plus de Justice, de Bonheur et de
Dignité. Mais ce ne sont pas des institutions qui peuvent chan¬
ger la vie, ni des décrets, ni des votes. C'est seulement les
hommes eux-mêmes

qu'une utopie, dissent les
les timorés.
Nouvelle, la pratique de cette utopie est

-

et personne ne

peut les y forcer.
Le politique se voue à l'échec, quand il se figure pouvoir
apporter programmes et solutions à des citoyens toujours de
seconde zone, puisque appelés seulement à huer ou à applaudir.

sommeillent

en

La

pratique pseudo-démocratique de la délégation de pouvoir
castration de la citoyenneté. A l'inverse, la pratique de
la classe coopérative authentique, du conseil de classe souve¬
rain, et des projets coopérateurs, bref le premier apprentissage
d'une autogestion, nous permettent de dire que l'Education
Nouvelle est une pierre d'angle nécessaire à toute reconstruc¬
est une

les

autres.

Avec tous les autres.

pratique neuve dans l'ac¬
pédagogique, comme philosophie délibérément optimiste
quant aux capacités de tous les enfants, ne se construit que dans
une relation égalitaire entre celui qui "sait" et ceux
qu'il a à
charge d'enseigner... C'est son caractère de valeur éthique qu&gt;
la fait déborder du seul champ de l'école à celui, plus vaste infi¬
niment, de la Société des systèmes en place. Elle est une contri¬
bution précieuse à tous ceux qui veulent faire naître une
Humanité plus mûre : aux antipodes de la jungle ou de la caser¬
ne, de l'élitisme ou du troupeau, du profit maximum et de la

Nous

rappelons solennellement que le but de l'éducation est
libre et d'un esprit critique, dans le
appelle trop facilement les fatalités.
Le but, précisons-nous, c'est l'émancipation mentale pour cha¬
cun, la recherche délibérée de la cohérence entre ce qu'on dit et
ce qu'on fait.
Notre bataille n'est pas seulement celle d'un groupe de
Français, mais celle de l'Humanité tout entière, pensée et mise
en œuvre par des précurseurs universels : Rousseau, Pestalozzi,
Jacotot, Montessori, Decroly, Makarenko, Korczak, Bakulé,
Freinet, Langevin, Wallon, Freire... c'est à dire ceux pour les¬
quels la transformation des pratiques éducatives et d'enseigne¬
ment est un enjeu de civilisation. C'est une bataille planétaire à
l'échelle de l'Histoire : elle exprime une aspiration irréversible,
venue du fond des âges, un élan de l'Humanité pour se construi¬
re, selon l'expression d'Albert Jacquard, comme "humanitude".

docilité.
Nous convions tous les

citoyens qui le souhaitent, à signer ce

manifeste, à le faire connaître

avant la tenue d'une Rencontre
Internationale de l'Education Nouvelle qu'organise le G.F.E.N.

à

Montpellier en Juillet 93.
Pour le G.F.E.N
Pour

vous

à

signer ce manifeste, si

vous en

G.F.E.N., 6 avenue de Spinoza, 94200IVRY.
Tél.

:

46 72 53 17.

6L57.56.8I

( Répondeur/
( Répondeur)

GFEN 3Ì.

Ecole mat

V.Hugo 2
Impasse Foulquier

31 100 TOULOUSE

Permanence tous les Sèmes
mercredi de chaque mois

:

Henri BASSIS

décidez ainsi, adressez-

:

RENSEIGNEMENTS

(16h à 19h)

difficile,

te

la formation d'une pensée
refus délibéré de ce qu'on

61,34.00.51

et

L'Education Nouvelle, née comme

tion sociale.

61.40.00.03

chacun. C'est la tentative constante

toujours réussie, mais toujours recommencée, pour ne
jamais penser à la place de l'autre. Une urgence pour soi-même.
Car c'est soi-même qu'il faut transformer dans son rapport avec
pas

�Lecture
du

critique

Ce que
le fait.
«

manifeste du GFEN

l'on sait faire,

Ce que

(Texte présenté
à

faire,

thème de débat
l'université de rentrée du GFEN septembre 1992)
L'éducation

(donc

comme

nouvelle comme

émancipation

men¬

physique ? d'où sort ce nouveau
concept ? s'agit-il de ce "mental" présent dans les traits
de psychologie du début du siècle ou de celui qui per¬
met au cycliste de conserver la pôle position dans les
discours journalistiques estivaux, inspirés par toutes les
californiaiseries des branchés ?)
tale

a

pas

conquérir

: une urgence de civilisation

on

sociétés

les sociétés usuraires n'ont
telle déclaration de

l'histoire

de toutes les

rebelles

à l'assujet¬

(assujetissement à quoi ? est-ce qu'on veut si¬
gnifier que les hommes ont toujours et partout été assu¬
jettis aux mêmes choses ? et l'histoire ?) de l'Homme,
tissement

dans la tradition sans cesse

les

renouvelée

d'émancipation

pratiques

de

de toutes

l'homme

guerre)

reve de tous

les

hommes, aussi vieux que

l'Humanité elle-meme, c'est de créer plus de Justice,
de

Bonheur (au cours de l'histoire, les notions de

(par quoi pourrait-il bien être émancipé ? par
les plantes, comme dans quelque scénario de sci.fi ?
cette répétition, dont le sens n'a nul besoin, n'est là
qu'une parade de rhétoricien qui, imitant la célèbre for¬
mule "exploitation de l'homme par l'homme" -réussite
stylistique par la répétition du mot "homme" pour un
effet hautement significatif- s'imagine que son truisme
bénéficiera en douce de la famosité de l'expression).
Son pari, c'est que les hommes, et donc les enfants

(les enfants des hommes sont compris dans
générique "les hommes". Alors pourquoi cette préci¬
sion, et pourquoi pas "les femmes des hommes" ; "les
hommes,

le

vieux des hommes" ? Tout

simplement parce qu'il faut
préparer le lecteur à passer d'un discours généraliste
sur l'Humanité à un discours sur l'école, et qu'on n'est
pas très assuré dans sa transition), ont mille fois plus
de possibilités qu'on ne le croit communément../VOÌCÌ
l'adversaire désigné : le commun...).
tous

capables

tions

tions. Ce sont certainement

vent changer la

C'est

vie, ni des

!

pouvoir apporter programmes et solutions
toyens toujours de seconde

seulement

à

huer ou

démocratique

de la

l'education nouvelle, face à
toutes les exclusions,

désespérée

ou

à

un

réponse à

tlers-monde

à

une jeunesse

ensangue

que pressu¬

à

zone, puisque

des ci¬

appelés

délégation de pouvoir (alors là,

! La pratique de la délé¬
gation de pouvoir n'est en soi pas démocratique.
Quelque forme qu'elle prenne ? Eh bien ! Je connais¬
sais la solution trouvée par le canton d'Appenzel, en
Suisse, où tous les citoyens votent à main levée sur la
place du village (la place étant trop petite, les femmes ne
participent pas) mais je ne savais pas qu'on avait trouvé
la forme définitive de démocratie directe évitant toutes
les délégations de pouvoir. C'est Marx et les autres qui
vont être contents d'apprendre ça ! Et les situs, avec
leurs conseils ouvriers et leurs délégués révocables à
tout moment. Le GFEN a résolu le problème. Voyons
donc !) est une castration de la citoyenneté. A l'inverse, la pratique de la classe coopérative (ail c'était

pierre

ségrégations, à

déci¬

pour le coup, on en reste baba

! il n'y

en

a plus qu'à transformer la société toute
immense classe coopérative ! Le rêve des uns

autres) authentique, du conseil de

souverain, et des projets coopf.rateurs, bref

permettent de dire

la violence barbare comme

en

à applaudir. La pratique pseudo¬

le premier apprentissage

toutes les

-s'ils

Le politique se voue à l'échec, quand il se figure

donc ça

de

décrets, ni des votes.

dent ainsi- et personne ne peut les y forcer.

classe

défi

plantes qui ont

seulement les hommes eux-memes

et le cauchemar des

le

encore nos

inventé les institutions, les votes et les décrets) qui peu¬

entière

c'est

ce ne sont pas des institu¬

(belle opposition entre les hommes et les institu¬

par

l'homme

des

se

Justice et de Bonheur ont beaucoup changé, et les rêves

!

plonge ses racines dans

pensées

(Mazette !
tenir, après une

usuraires.

qu'à bien

aussi...) et de Dignité. Mais
L'Education Nouvelle

pas

Proverbe situalionniste

rent sans vergogne les

le

l'on ne sait
l'enseigne ».

on

que

d'une autogestion, nous

l'education nouvelle est une

d'angle nécessaire à

toute reconstruction so¬

("Reconstruction" ? que veulent-ils dire ? Ne se¬
rait-ce pas là un tour que leur joue leur inconscient face
à un parti qui a aussi des rénovateurs ?).
ciale.

�Nous

(okey pour le so¬
lennel, puisque c'est si important, mais n'oublions pas
que de la solennité il ne faut point abuser, sinon elle est
considérée comme décorum pour une pensée qui n'ar¬
rive pas à s'imposer pour sa seule force) que le but de
rappelons solennellement

l'éducation
d'un

esprit

est la formation

pelle

trop

ap¬

facile¬

facilement

famée

même... Pas devant les

Áft'mwpe!

cohérence

la

qu'on

pas seulement

celle

d'un

Français,

tous les would-be

intellectuels,

Vous Noos c'Alçz pèjÀ PÌT
l-'M vemi£(?, ÇA,..

groupe de

en

est réduit à créer

d'inutiles néolo-

gismes,

ON ZEPOMlé M

mais celle

l'Humanité

entiere,

fWmîf

bataille

n'est

de

qu'affectionnent
particulièrement

dit et

fait.

Notre

de

francité ou de
francitude (y a
aussi rapattitude,
chez Barclay.).
Notions inopé¬
rantes, inertes,
confondant iden¬
tité et spécificités
(sur ce sujet voir
Castan). A mon
avis, ce Jacquard,

«QÌAm Tout

men¬

délibérée

recherche

qu'on

cesses...
ves

fTísrtiûs

c'est

tale pour chacun, la

ce

maintenant

ye n'Ai fàtf
Ámmwm-

gosses...) Le but, pré¬
cisons-nous,

ude, lan¬

Disney parlent

quand

l'émancipation

en...

le néo-colonial Senghor suivi par le Cesaire qui
poète, avec leur négritude. Les occitanistes, eux, ont
plongé dans V'occitanite", relayé par les ethnologues et
autres imbéciles universitaires. Ceux qui ont la trouille
cée par

de Mac Do et de

(on peut les appeller
fatalités, mais pas trop

de

d'où vient cette mode des substantivations

fatalités.

ment les

entre ce

indétournable. On sait par ailleurs

déli¬

qu'on

de ce

libre et

sens

critique,

dans le refus

béré

d'une pensée

bourrer d'un

pour son

discours tissé de

tout

banalités,

(voilà l'hu¬

qu'il

ne

parce
se

manité toute entière

console pas de

annexée

n'avoir

sous

et

rangée

l'étendart du

GFEN ! Mais lui a-ton

demandé

son

encore

rien inventé, dans
son

avis

contre

?) pensée

et mise en oeuvre par des précurseurs uni¬

sent se

versels :

Rousseau, Pestalozzi, Jacotot, Montessori,

moi-même

métier,
quoi puis¬

révolter quelques modernes canuts. Je propose
un

néologisme

pour

qualifier tous

ces nou¬

Decroly, Makarenko, Korczak, Bakulé, Freinet,
Langevin, Wallon, Freire... (bon ça c'est de bonne
guerre pédagogique ! c'est vrai qu'à part les spécialistes
en éducation, peu de gens doivent connaître tous en ces
penseurs, mais on saura qu'ils existent et ça donnera
peut-être envie de les lire) c'est-à-dire ceux pour les¬

Semer la fraternité (le bon semeur sème la frater¬
nité, la nature fera le reste. Pour des enseignants qui se

quels la transformation des pratiques éducatives et

En

d'enseignement
bataille

est un enjeu de civilisation.

planétaire à l'échelle

C'est

l'histoire

une

(ce
pourrait être aussi, et bien mieux, une bataille histo¬
rique à l'échelle de la planète) elle exprime une aspira¬
tion irréversible, venue du fond des ages, un élan de
l'Humanité

pour se

de

construire, selon

:

l'expression

d'Albert Jacquard, comme "humanitude".

(puisque le
GFEN appelle un auteur à sa rescousse, j'en fais venir
un à ma barre. Hugo : "le
néologisme, triste remède à
l'impuissance". Que nous apporte cet "humanitude" ?
Mieux vaudrait fouiller le concept d'humanité et le

veaux

termes

en

battent contre
une

...ude

:

des platités).

l'idéologie des dons (de la nature), c'est

drôle de conception de leur rôle. Et de la fraternité.

fait on voit ressurgir ici l'image, que par ailleurs on
fait tout pour nier, de l'instituteur qui, après avoir sé¬
paré le bon grain de l'ivraie, balance son savoir et sa
morale

sur

les têtes blondes. Mais c'est aussi

de conception des semailles (et de

phore, qu'on pourrait raccourcir
comme

désert,

tout laboureur le sait
ou sur un

terrain

Grâce à Daziron et à

non

ses

une

drôle

l'usage de la méta¬
précautions). Car

sans

bien, si

on

préparé, rien

sème dans le
ne poussera.

camarades de Larrazet, nous

mieux, depuis 10 ans, qu'en matière culturelle et
éducative, le semeur n'est pas grand'chose tout seul et
qu'il faut un FOYER RECEPTEUR au niveau afin que

savons

�les créations s'enracinent et germent. Tout le
travail des
Larrazetois trouve ici l'occasion de se justifier pleine¬
ment. Venez au

?)

colloque des Identités Communales,

direz plus de telles sotises). n'est rien qu'une
utopie, (d'un côté on stigmatise les "timorés" qui disent

ration
ter...

n'est "rien qu'une utopie" c'est-à-dire que
tout ça est impossible, de l'autre on dit vouloir
pratiquer
cet impossible. Le renversement serait joli, si par là
on
que tout ça

et le petit

d'homme, (revoilà les prolé¬

permanente, redécouvrent leur génie d'inven¬

(on pourrait dire aussi, à peine moins bien, "dans

l'exercice de leur génie inventif, redécouvrent l'explora¬
tion permanente" et on sait ce que veut dire cette possi¬
bilité

d'interchangement des segments de phrases. Mais
pourquoi "redécouvrent" ? Ils avaient ce génie, les pe¬
tits, et ils l'ont perdu ? Quand ? A la suite de quoi ?
Toute l'idéologie de l'aliénation est là, bien aliénante).

cautionnait pas une ambiguité qu'il est urgent, au

contraire, de lever. Gardons l'utopie pour désigner l'im¬
possible à réaliser nulle part et désignons autrement
l'idéal

l'homme

gomènes d'une nouvelle transition mal assurée, cette
fois dans le style Kipling) dans l'exercice d'une explo¬

vous ne

ne

que

réali¬

C'est

pourquoi

sable. Ce serait

l'Education

plus "pratique".

Nouvelle

Ca

à

gênerait
que ceux qui
veulent se faire
ne

mousser

■PliA mimévêtite vtrexrfamvt.Ji

se

de

gagner du

galon dans les
causes

des

les

au lieu de

:

1)

expliquer
dé¬

veut dire : faire

di¬

couvrir

te¬

2)

passé,

croyait
qu'il s'agissait de

sceptiques,

construire des si¬

nants du
les

qui

plique"

soit

résultats

sent

"ex¬

sive,

avec

mesurables)

pratique de

découvrir,
(que signifient les
guillemets ? ils
veulent protéger
qui ou quoi ?
Quoi qu'il en

sentent

concrètes

avec

faire

mm mmeiï,

incapables

tous

appelle

finir

transmission pas¬

(ZffsiwìMf

l'impossible ex¬
ploit, tellement
ils

une

en

combattants de

en

ou les

timorés.

tuations

Pour

gens

l'Education

Nouvelle,

la

pratique

de

cette

où

les

découvraient

eux-mêmes)
inventer, et qui

"explique"

utopie

une

est

on

faus-

sement

UR¬

puisqu'elle pré¬

GENCE DE CI¬

sente comme

VILISATION.

dence"

ce

"évi¬

qui fut

toujours au mo¬

"L'enfant
est un feu

ment de la

à allumer,

(Rabelais. Bien. J'aime Platon,
mais encore plus la vérité. Et si Rabelais dit des conneries, je le critiquerais pareil que n'importe qui Je suis

de

plain-pied avec tout le monde. Et ben justement, re¬
gardons de plus près cette nouvelle métaphore. L'enfant
un feu à allumer ? Ce qui veut dire
qu'AVANT le bri¬
quet de l'éducateur, il est éteint et n'est rien d'autre
qu'un tas inerte de bois mort et de papier journal
froissé. Je ne confierai pas la moitié de mes gosses à des
gens

qui ont

vase

à remplir"

ler

une

telle conception de l'enfance) pas un

a dit

Ràbelais. encore

("encore que" introduit

une

faut-il rappe¬

restriction. OU est-elle

décou¬

verte une rupture audacieuse avec de vieux concepts
devenus

inopérants,

en meme temps

difficile contre les idées

qu'une

bataille

reçues.

L'Education Nouvelle, pour celui qui la porte,
c'est

un combat

quotidien avec soi-meme, pour faire

exister des contraires -ainsi, la
mettre un

nécessité

de trans¬

héritage précieux, et cette autre nécessité

de ne pas le transmettre comme un capital

mort,

mais de le reconstruire en faisant surgir les forces

créatrices qui sommeillent en chacun. C'est la ten¬
tative constante et
mais toujours

difficile, pas toujours réussie,

recommencée, pour ne

jamais penser

à

�la place de

c'est

l'autre. une

soi-meme

qu'il

urgence pour soi-meme.

car

lisent, par exemple).

faut transformer dans son rap¬

port avec les autres.

avec

tous les autres.

3) a-t-on demandé

aux gosses ce qu'ils pensent de
égalité totalement psychologique, illusoire, qu'on
leur offre généreusement ? Et si certains n'en voulaient
cette

L'Education Nouvelle, née comme pratique neuve
(alors là je dis non. La maieutique, ça à 2400 ans au
bas mot. Et Socrate a su nous
expliquer beaucoup plus
clairement

c'était. Et depuis lors, des milliards
pratiqué cette méthode, dans tous les do¬

ce

de gens ont

que

maines. Et la pratiquent encore, tous les
jours) dans
l'acte pédagogique, comme philosophie délibérément
optimiste quant aux capacités de tous les
enfants,
ne se construit

entre celui qui

que dans une relation égalitaire

"sait"

et ceux

qu'il

a

à

charge

d'en-

pas

?

4) pourquoi mettre "sait" entre guillemets. Si l'insti¬
sûr de son savoir, qu'il aille faire autre
chose ! Je veux pour mes enfants des instituteurs qui
tuteur n'est pas

savent, et qui sachent qu'ils savent. Et surtout qui sa¬
chent ce qu'ils savent, car ceux-là savent aussi tout ce

qu'ils

ne savent pas,

et ça leur évite a) de penser entre

guillemets b) d'écouter les autres

avec

les mêmes guille¬

(On parle de corde dans la maison d'un
pendu. Mais où est l'égalité ? Les professeurs ne sontils pas NOMMES par l'institution (et une institution

mets sur leurs

extrêmement

tait bien que ce n'était pas par leur combativité exem¬

seigner...

les

HIERARCHISEE). Seraient-ils élus

enfants, et sanctionnés

par

par

les mêmes quand ils font

des bêtises ? Ceux qui tout à l'heure condamnaient
toute

délégation de pouvoir (pas assez démocratique à
goût) dans la société en général (et donc qui n'ac¬
cepteraient même pas de confier des responsabilités à
leur

élu révocable à tout moment) ne sont-ils pas ceux
qui ACCEPTENT sans état d'âme une délégtion incon¬
un

trôlable par les enfants, leurs parents ou même la
munauté ambiante, une délégation qu'on leur a

com¬

confié

sur

la base d'une SOUMISSION à

une

structure

com¬

plètement pyramidale (avec examens, peur de l'inspec¬
teur, etc). Et c'est à partir de ça qu'ils veulent
construire une relation égalitaire !..
Il faudra qu'ils réfléchissent à ce qui suit :
.

1) il y a des gens qui ont toujours refusé d'enseigner
(ou autre) parce qu'ils ne peuvent pas SUPPORTER
une

minute d'avoir

pouvoir institutionnel, donné
par une hiérarchie, sur qui que ce soit. Ils professent
au café, ou ailleurs, devant
des gens qui peuvent leur

C'est

plaire

oreilles.

son caractère de valeur

éthique (on se dou¬

matière politique -contre le Ministère, contre
syndicats, etc- que les édu¬
cateurs pouvaient faire déborder leur pratique hors du
champ de l'école. C'est par sa valeur éthique. Les ensei¬
en

le corporatisme de certains

gnants ont toujours aimé donner des leçons de morale.
C'est vrai qu'ils sont en position idéale pour ça. Bien au
chaud dans leur classe, ils ont

pris l'habitude de juger
instituteur, cité
par Semprun, qui, devant des enfants admiratifs, tire un
sentiment de supériorité morale sur Alexandre du fait
que lui, au moins, n'a pas conquis la Grèce. Cette an¬
née, c'étaient les Indiens qui leur servaient de faire-valoir. Et en effet, il faut le reconnaître et leur tirer notre
chapeau, AUCUN INSTITUTEUR de notre bonne
tout le reste de la société. Comme cet

Education Nationale N'A JAMAIS VOLE la moindre
parcelle de terre aux Peaux-Rouges. Mon prof, quel hé¬
ros

!

un

dire Merde à tout moment. En voilà de

l'égalitaire.

2) l'égalité n'est pas quelque chose qui s'octroie,
quelque chose qu'on peut recevoir comme un don de la
part de quelqu'un qui a des pouvoirs institutionnels sur
vous et
qui, par pure bonté d'âme, ne les mettraient pas
en avant (mais ils sont
derrière, et si l'enfant s'avise de
ne pas accepter cette
égalité et par exemple de ressentir
l'école comme un lieu intolérable, ils ressortent vite
(outil par lequel l'idéologie de l'Etat pénétre au plus
profond de la société pour y exercer une mission
contradictoire de soumission des gosses à sa loi et d'ap¬

prentissage de certains moyens pour combattre cette
soumission, il arrive qu'il ne soit vu que comme l'un
par certains professeurs qui en font des théories- ou
l'autre- par des gosses qui tagguent les murs ou vanda-

Ce n'est pas parce que des maîtres d'école ont été

parfois exemplairement vertueux dans leur vie et leur
travail que l'école et le lieu
privilégié d'élaboration ou
de pratique de l'éthique. D'autres hommes l'ont
été,
partout, et dans des conditions la plupart du temps
BEAUCOUP PLUS DIFFICILES. Quant à être
péda¬
à peu près tout le monde l'est, plus ou moins
bien, dans la vie, et sur des questions souvent autrement

gogue,

importantes que des matières dans un programme.
L'éthique est partout&gt; tous les hommes d'action s'en
soucient, et les profs devraient savoir tirer tous les jours
des leçons d'éthique de la vie qu'ils ont sous leurs
yeux,
dans la

à la télé. Parce qu'ils sont
protégés, et
qu'ils peuvent prendre du recul sur le terrain, ils de¬
vraient D'AUTANT PLUS être humbles
par rapport à
ce

rue ou

terrain et savoir

en

recevoir des

leçons, plutôt

que

d'élaborer des abstractions pour lui en
donner) qui la
fait déborder du seul champ de l'école à
celui, plus

�infiniment, de la société tout entiere, bouscu¬

vaste

lant ainsi les cadres mandarinaux des systemes en

place,

tèmes

(en matière de cadres mandarinaux

en

place, il y en a un

sent bien :

que

et de sys¬

les enseignants connais¬

l'Education Nationale. On remarquera que

occupé à combattre les sociétés usuraires en géné¬
exploitations qui exsanguent le TiersMonde, le GFEN ne nous dit jamais comment il compte
tout

On

nous

reprochera peut-être, à l'égard de

dureté de notre lecture
—

où la

ce

tract, la

toute

pédagogique pourtant
pensée libre et l'esprit critique, que le GFEN
—

appelle de

ses voeux, s'exerce librement. Peut-être
n'avait-il pas prévu que cet esprit là pouvait s'exercer
aussi et d'abord CONTRE lui ?

ral et toutes les

combattre CONCRETEMENT le cadre mandarinal

En tout respect des personnes et de l'excellent travail
du GFEN par

ailleurs.

dans

lequel il officie. Sinon à attendre que tous les en¬
seignants adhèrent au GFEN, convaincus par la valeur
éthique de ses principes (ce qui ne changerait rien aux
structures).

Dr CACHOU

Cette attitude est d'autant plus étonnante que par
ailleurs le GFEN sait dénoncer les enseignants qui, in¬

capables de voir le caractère politique de leur travail,
vont militer après la classe dans toutes sortes de sectes.
Le saut

qui nous mène de la classe à l'Humanité
dessus l'étape la plus importante : l'école,
l'Education Nationale, et leur
réalité éminemment politique,
structurant tous les efforts

passe par

comme

toutes les inerties.

Elle

est une contribution

précieuse à tous

ceux

lent faire naître une

qui veu¬

Humanité

plus mure : aux antipodes de la

jungle ou de la caserne, de

l'élitisme

ou du troupeau, du

profit maximum et de la doci¬

lité.

Nous

convions tous les ci¬

toyens qui le

souhaitent, à si¬

à le

faire

connaitre avant la tenue

d'une

gner ce manifeste,

Rencontre Internationale

de

l'Education Nouvelle qu'orga¬
nise le G.F.E.N. à Montpellier
en juillet

Le

93.

GFEN, dont

nous

estimons

bien des membres et dont les dis¬
cours et les pratiques nous ont
parfois beaucoup intéressés, se
montre ici, à notre avis, sous sont
plus mauvais jour. C'est d'autant
plus grave que ce texte est donné
comme Manifeste prévu pour du¬
rer et rassembler (puisqu'il pré¬
pare une rencontre en juillet 93).
Certes de grands et sains prin¬
cipes y sont rappellés. Mais très
mal. Et ce qui se conçoit bien...

DEVINHOLA, DEVÏNHOLA
Ci-dessous la foto d'un célèbre écrivain occitan. Qui est-ce
Le premier qui nous envoie la réponse juste gagne :
-

-

fille

si c'est

une

si c'est

un mec : une

ou une

femme

nuit

avec

: un

week-end

Carole Merle

avec

Lubat

�(... Le débat continue...)

de

Réponse à la"Réponse à la réponse
Pey et à Benedetto et à Paulo par Dr Cachou"
Larrazet te

25/08/92

d'aucuns
Ca haute

Si

Coisir

déprimer
conception qu 'iCs ont
ont

de manier Ce baCai

et

de

Ces

papiers gras et
mégots, me donne Ce

ramasser

peut parier
car si Dr Cachou me

de Chumanité

(occitanie comprise !) et de

droit de

juge digne d'une réponse
Cors que je ne tiens que des
propos privés, ou que j'écris

chaque individu

que je suis !), c 'est parce que

(ce qui d'aiCCeurs provoque
chaque fois sune jouissive
réaction et un goût de

des testes

BauCo (c 'est moi)

"reviens-y" dont je n'ai pas

...

de débat,

on

non-pu6Ciés, Ce

Cecteur de Ca dernière "Linha

Imaginot" (n°9
92)

va y

perdre

et 10, Août

ravaCé

Latin-

son

Occitan- (français

!

Etre

rang du "pébron du
débat d'Uzeste " que je ne
connais d'aiCCeurs
pas, n'est
au

Ca composant

en

généraC

particuder
(donc Ce gascon
en

C'intention de

voir soirée SAO BAOLO

raison

chaises
"vous
non

!) Ces

qui permettent de

rencontrer en

content

C''occasion de

rond" ! "Et

de dessiner à

vos

débats,

et

de

fait pour me convaincre, pocharder à Coisir, je suis Cà, à
dans Ca forme, de C'inanité de Larrazet Ce Cendemain,
pour
Ca "muCtipdcité des vérités
Ces ranger (Ces chaises !),
subjectives " qui ne sont "ńen passer Ca serpiCCière et compter
d'autre que de Ca démission... ".
Ces canettes vides (que je reste
Aussi, si comme Ce prétend fier de contríbuer à vider car iC
J.dvCarc Buge dans son articCe est important que Ce bar
dans Ce même numéro, "Ca
fonctionne pour des raisons
Linha Imaginot..."
"s'occupe bassement matérielles !). Aussi
outre de
changer Ca face du j'estime, avec conviction et
monde, de savoir qui range Ces force que n'étant
pas Ce
chaises après Ca soirée ", je me
dernier
à
suer
(sans
dois défaire une mise au point
"démission" !) pour Ce pCus
juste et définitive qui par son grand profit de Ca coCCectivité,
auto-dérision fera taire je
Ce Dr Cachou (adas CCaude
C'espère, mes donneurs-de- Sicre qui est un grand ami
Ceçons -professionneCs-de- parmi Ces ami(e)s .') ne doit pas
£

:

si

caresser mon

pCace, avec
queCques autres (toujours Ces
mêmes et parfois tout seuC :

pas

C'écrit-et-de-Ca-varoCe

autres

se

tromper de cibCe!!.1 Et que

Dr

Cachou

a

me

nombril

Casser !)...

certainement

(peut-être malgré tout à
!) mais Cors que je suis

tort

invité à Toulouse à Arnaud
Bernard

(Cors de Ca

venue

des

Indiens

Osages !) personne
n'est foutu, justement, de
m'en trouver une, (chaise !)
ouais

con

!...

BauCo
Adas Brada
Adas Jean-BauC (fuirau d

de Larrazet

�On

écrit...

nous

De

Vinfluence

campagne que...). Et voilà, je ne
parle pas de musique mais de moi !
Peut-être parce que cette phase de
travail sur moi, mon histoire, où
je

des Fabulons Trobadors
sur

femme de 40

une

ans

suis

J'ai donc 40

et

quelque, je suis

je suis ainsi passée d'une rive à

Caussade, Tarn et Garonne, et
je travaille maintenant à Saint-Denis,

l'autre, d'un monde à l'autre, du vil¬
lage au monde.

née à

série de ruptures :

J'ai fait

comme tout

le monde,

voyagé, acheté des canapés Habitat,
musiques, pris des
avions, appris des choses et d'autres :
comme peut-être d'autres, ou
peutêtre c'est my way à moi, j'ai oublié,
recouvert, j'ai appris à repartir à
écouté d'autres

géographiques

-

vécu dans

je n'ai plus
leSud-Ouest depuis 75 ;
:

après, il y % eu le Maroc, 3 ans,
Paris, Sophia-Antipolis et Marseille,
et la région parisienne depuis 81 ;
chaque fois, une maison, un autre
lieu, de nouvelles racines

:

mais oui,

les gens aussi, ça se bouture...

linguistiques

le "patois", l'oc¬
citan de mon enfance (mais langue
déjà refoulée de la maison, langue de
-

:

la campagne, la honte quelque part,
la langue utilisée par les parents

quand ils

voulaient pas qu'on

ne

comprenne, au
a

été

un

départ), après 68,

peu "orne d'oc, as dreit

paraula...", "voiem viure al pais",
bots suédois

et

ça

a

faisait

rigoler.
familiales : l'éloignement des
parents, les copains, le mariage, les
un peu

mort de ma

culturelles et sociales

: j'ai ré¬
trospectivement l'impression d'avoir
passé mon enfance au XlXè siècle
(le maréchal-ferrand d'en face, les

charrettes de foin tirées par deux
boeufs qui remontaient la côte !)
comme tous

les

apprentissages, le

mien m'a fait passer d'un monde à
un autre : de la
campagne à la ville

(Montauban Toulouse, etc), du XIXe
XXe, d'une culture populaire (ru¬
rale, ouvrière, intermédiaire, et déjà
au

métissée) à la culture "bourgeoise"cf la Place, d'Annie Ernaux- et

suite

comme une
comme en

psy-

trce

que

là aussi, c'est

de traversée

d'histoire (et même de
carottes, cf !o babau...,) et quelque
part de sens qu'il s'agit.

Toulouse, l'occitan, les

noms

des

métiers

disparus, les amours d'antan
légumes, le passé, ça
revient et ça remonte ; et, spécial dé¬
et les noms de

dicace à tous les gourous, Marx,

cho de l'enfant ; mon

Socrate, Dylan, Althusser et les

le Maroc, Paris

autres, on dresse

époque philo,
Villejuif (des en¬

un

mini-inventaire

sembles relations-lieux-modes cultu¬

des références culturelles

relles, etc) : ma vie comme un gâteau
feuilleté où du passé faisant table

souviens" de Pérec), un vrai

rase, on
on

efface tout (on bétonne) et

recommence

:

j'ai, moi,

une

grande faculté d'oubli (d'adaptation,
de refoulement, c'est selon).

ou

Mais, bon, l'âge, ou les ruptures,
le passé qui vous rattrape, ou le

désir de trouver

sans

trop m'en apercevoir, et comme
beaucoup d'autres dans les années 70,

ou

de faire

un

sens,

j'ai éprouvé le besoin de m'y retrou¬
de

-

-

vie

de boîtes, de tableaux

sa¬

fromage de chèvre,

mômes, un divorce, la
mère, etc.

ma

bas¬

work,

? les livres

non

et

""je me
pach-

héros, de

génération de 68 (ça, c'est pour
moi ma période Toulouse, étudiante,
mais c'est différent pour les autres,
nous,

bien sûr).

la

les communautés de retour à la terre,
ça me

zéro, vécu

aux

c'est déjà plus du tout les
gros sabots) et me sert de modèle.
Peut-êtn

histoires, la mienne m'a fait vivre
toute une

moment, me colle

kets (et

banlieue nord. Comme toutes les

en

en ce

ver,

me retrouver mon

histoire à

moi, minuscule, dans l'autre, où l'on
n'est plus tellement sûrs qu'il y ait un
sens, un sens de l'Histoire, et j'ai
commencé

c'est

un

pétrole,

analyse. L'analyse,
forage dans le
prélève un échantillon en
une

peu comme le
on

traversant les

couches,

on observe,
il
et
explore comme dit, des bribes
oubliées, enfouies, reviennent, on
on

met
ou

à

plat des éléments,

on

recolle,

l'archéologie, dater, donner

nom :

un

à travers les ruptures, les chan¬

gements, les oublis, c'est moi. Ce
n'est sans doute pas pour rien qu'une
de

Mais je me retrouve dans les
Fabulous aussi parce qu'on est dans
le présent : le rap, les métissages di¬
vers, la culture banlieue, et qu'on y
cherche aussi (mon cher Lénine), que
faire. Et comment transformer le

monde,

on doit bien être incorrigibles
fond, mais autrement : dans son
coin, son quartier, la cité, en petit, à
deux, avec ses potes et ses réseaux, à
Uzeste, Larrazet, Marseille ou
au

Montauban. Branchés

sur

Bab el

Oued, Barcelone, New-York et le
Brésil, ouverts : attention, c'est pas
Pétain, le retour à la terre, la force

tranquille
au

fond,

avec le clocher de

l'église
bleu-blanc-rouge fondu.
été des juifs allemands (et

en

On a, tous,

Coher-Bendit, de Montauban).

phrases fétiches (nounours,
objet transitionnel) c'est : "j'ai une
histoire, et je vais continuer à en
avoir- une" (encore, Handke-Wenders :

Quelque chose de moi a dix ans,
vingt, quarante, y est, s'accepte et se
mélange : mais il ne s'agit pas que

c'est pas parce qu'on vient de la

d'une identité individuelle

mes

ou

généra-

�tionnelle. On peut aussi être là, en¬

identité,

semble, danser et c'est de la philoso¬

il n'a

phie, de la politique, notre histoire et
nos désirs et nos rêves (utopie : tout,

sur

tout de suite. Au commencement,

Antoine, votre musique fait tomber
quelques murs, mentaux pour la plu¬

les marchés des vacances, à la

part, et ça fait du bien. Néo-spatiale ?

lignée entre imagi¬
naire et imaginot, sa mémé et le 93, il
se bidouille quelques racines, se rac¬
croche aux parents, y compris les vir¬

la

banlieue, la bourrée et le rap, les
troubadours et les DJ, la culture po¬

tuels, et

pulaire et l'autre,

chose

celle de

mes

toire, et

un nouveau

se

mettre

comment

en

mômes

au

comme

:

de la cuisine tra¬

micro-(ondes), quelque
ça.

musique, c'est plus rapide,
plus chaud, moins intello, plus col¬
lectif, pas de discours, on se bouge,
on se boulègue, plus vite, plus
fort !

"nous" semble

place. Comment faire ?
en¬

petits bouts, des projets
et, en douce, pas d'idées sans être
deux, l'invention, le bricolage, les
pieds sur terre et la tête dans les
nuages, de la démocratie et, soyons
simples et modestes, d'un monde. On

Etre là,

se

recoller les

morceaux, cas¬

les genres,

tisser ou renouer des
liens, des mots, des musiques, entre
les gens, des paysans du causse aux
ser

se

construit

vous

inventez,

culture

son

Vautre

Je veux être l'un de ceux ("la poi¬
gnée d'occitanistes convaincus") qui
répondent à Corinne. L'opposition
identité/indépendance touche au fon¬

damental. Lisez, Corinne,

un roman

des chefs-d'oeuvre de la
littérature occitane contemporaine :

nous

inventons

me concerne

m'aide à faire

toires,

sens

à moi,

dans

mes

ça
his¬

phases, mes relations :
pas des boîtes, des couches étanches,
pas de schizopiirénie, ça traverse, ça
bouge, ça communique, et ça nous
mes

accroche aussi les

autres, et

uns aux

c'est vrai

qu'il faut lancer des mots,
d'autres
les rattrapent, les transforment et les
renvoient. Pas (ou pas seulement) la
nostalgie du village : d'autres com¬
munautés se mettent en place et com¬
muniquent. Era de faire
des sons, des idées, pour que

Nicole Scotto

une

un

populaire néo-spéciale, dirait

...

ville

ghetto,

lutte à

sans

interlocuteur,

sans

dans la différence, la
fierté et l'altérité. Les villes, hélas !
mener

de la

province française, qui accep¬
tent le sort auquelle le centralisme les
a condamnées, et
qui ont abdiqué, re¬
fusant toute confrontation

avec

le

Enloc, de Jean-Claude Serres. 11 y est
question d'une ville devenue usine de
la mort. La ville de "nulle-part", dans

centre...

laquelle on a pu voir, non sans rai¬
son, l'allégorie d'une Occitanie par¬
venue aux portes du néant. Si on s'en
tient là, on n'a rien dit du sens essen¬
tiel de l'oeuvre. Pourquoi cette
étrange ville broie-t-elle inexorable¬
ment de la mort, seul matériau, seul
but de son fonctionnement mysté¬
rieux ? L'imaginaire de Serres nous

pas une petite affaire. Le très beau
roman de Serres constitue une cri¬

fiction une vérité dont
tous les occitanistes doivent être in¬
sa

formés, s'ils veulent comprendre leur
destin, et réorienter leur action utile¬
ment, au service de leur culture, de
leur

qui

ce

culture traditionnelle pour l'ère mo¬
derne (c'est ça que Sicre a dit ?), une

Etre

dit dans

En

chargé de mission d'un ministère,

?

Même Thomas

qui est

lieux

Et la

semble ? Par

avance

aux

ditionnelle

génération et
: j'ai une his¬

vivre ? comment faire

sa

ferme d'à côté, sa

fusion). Mon village et les fêtes pari¬
siennes, la langue de ma mère et ma

ma

naissance à Toulouse où

guère vécu, le patois entendu

langue et de leur pays. C'est une
ville où personne n'entre et d'où per¬
sonne ne sort. Une ville qui n'a
d'échange avec aucune autre. Une

Repliées dans leur indépen¬

dance délétère. Les secouer, leur
rendre leur destin combattant n'est

tique radicale de l'action occitane,
telle qu'elle se pratique depuis un
siècle et demi. En un style clair
comme

de l'eau de roche, il dit que
qu'a connus notre mouve¬

les échecs

ment ont eu

pour cause sa

crispation

quant à soi et son isolement.
Les écrivains occitans, en tant
sur son

qu'écrivains, ne connaissent pas cette
crispation. Ils élaborent dans leur
écriture pleinement aboutie des mes¬
sages, pour autrui, pour toutes les lit¬
tératures et tous les lecteurs poten¬

la littérature
ils

ont

été

française dans laquelle
éduqués. Leur capacité de

dire autre chose, et mieux, fonde
l'identité d'une littérature. Ceux qui

lançent aucun message pour per¬
sonne, se contentant de soi pour soi,
drapés dans leur trompeuse indépen¬
dance, ce sont les écrivains patoi¬
sants, qui brassent du néant et n'ont
pas fonction littéraire. Deux chemins,
deux types d'écrivains : le positif et
le négatif. Voilà ce qu'enseignent nos
La référence. Le drame de la
conscience occitane est là : l'exemple
de la littérature n'a pas été pris en
auteurs.

compte par la théorie et par l'action.
Ignorer le centre, ignorer ce qu'on
combat, c'est renoncer à se constituer

soi-même, renoncer à être, agir en
patoisant : entrer dans la ville de
nulle part et respirer un air de mort. Il
faut

se

tion,

rendre à l'évidence

un

femmes

:

une ac¬

groupe d'hommes et de

qui n'ont

tiels du monde. Dans leur inconscient

pas un but anti¬
centraliste dans leur activité cultu¬
relle ne parviennent pas à sortir de

profond, ils entrent en opposition dia¬
lectique avec la littérature du centre,

Un

l'inefficacité d'une solitude mortelle.
autre

très beau

roman

récent, Ieu,

�Bancèl, officier d'Empéri, de Jorgi
Gros, traduit la même idée théorique
en

Quelques lignes découvertes
par Francis Blot

positifs. Il appelle l'action

termes

occitane à rentrer dans la voie des
combats utiles et

généralisables. On
plus soi-même qu'on
pense moins à soi, qu'on s'attaque
plus directement à l'adversaire.

de lectures hazardeuses.

au cours

est d'autant

L'identité, c'est la confrontation

qu'est-ce

que

:

je dis à l'autre ?

Quelles alliances contre l'autre, pour
changer enfin ce qui ne va pas ?
Dans

un

combat

conquérant. On

n'existe que pour celui qu'on com¬
bat. Exister, c'est combattre. Et que

combattons-nous, si

n'est le

ce

qui nous rejette dans les té¬
nèbres extérieures ? Nous sommes là

centre,

pour lui prouver que les ténèbres ex¬
térieures ont des leçons à lui donner,
dont il bénéficiera
notre message

comme

nous, car

est universel. Agir, ce

n'est pas prendre des attitudes. Les
attitudes théâtrales, de caractère sé¬

paratiste, correspondent à une idéolo¬
gie "nationalitaire", qui n'ose pas
dire son nom. Ce n'est pas du tout la
situation occitane, aujourd'hui pas
plus qu'hier, pas plus que dans les
siècles passés.
F.M Castan 4-9-92

Marseille est la ville la

due, la plus

plus éten¬ encadré

incompréhensible

que

passants que je manquais
d'écraser dans les passages cloutés.
Les marseillais sont des gens très
bien. D'abord, ils

ne vous

insultent

d'immatriculation, et

quand ils voient que vous êtes un 75,
ils se disent qu'évidemment, il ne
faut pas trop vous en demander, ils se
tapent la tempe de l'index, comme
ça, mais sans méchanceté ni ran¬
coeur, seulement pour faire ce qu'il
faut, et si à

et loin de chez vous,
vous

à fond

appelez Joëlle Nin,
écrivain public
en

Baronnies,

65130

Asque

62 39 18 09.

qui

le tombeau de famille,

tous les

votre numéro

décentralisez

sur

J'avais quarante minutes de retard
quand j'ai atteint la Gare Routière,
après avoir demandé mon chemin à

plus que les autres, si vous es¬
de leur passer dessus, mais en
plus ils prennent la peine de regarder

publi¬
cations, vos publicités,
au plus
profond des
Baronnies, au grand air

encadrée

maintenant c'est elle

dos.

sayez

vos

et

j'aie jamais traversée. Les nies, plus et comme elle est au cimetière du
étroites qu'à-Paris, partent dans tous Canet, c'est trop loin pour
lui porter
les sens, et de quelque côté qu'on les des fleurs.
prenne, elles ne mènent nulle part. Je
me suis arrêtée plusieurs fois au bord
Sébastien Japrisot,
des trottoirs pour demander mon che¬
LA DAME DANS L'AUTO
min. Je n'entendais rien à ce qu'on
(Avec des lunettes et un fusil)
m'expliquait, sinon que j'étais une
Denoël
pauvre fille. On me disait : ma
1966
pauvre petite, pauvre mademoiselle,
pauvre de vous. La Canebière, im¬
manquablement, je lui tournais le

pas

Pour toutes

est

un

ce moment vous

déclarez

:

"Je suis

perdue, je n'y comprends rien
à votre ville pourrie, il y a plein de
stops partout qui me veulent du mal,
et moi je cherche la Gare Routière à
Saint-Lazare, est-ce que seulement
ça existe ?", ils compatissent, ils s'en
prennent à la Bonne Mère de votre
infortune, ils s'agglomèrent une dou¬
zaine pour vous renseigner. Prenez à
droite, et puis à gauche, et quand
vous arriverez sur la plage où il y a
l'aie de triomphe, attention au trol¬
ley, c'est des assassineurs, la soeur
de la femme de

mon

cousin elle

en a

0

�AXfiÀ/i
^Ca

UZIìSTE

(K,

fyírr&amp;icrpr^Olfícii. yf^&gt;CÁoas^~t^^j\£A4/L£ &lt;^M /YV^dJcC^j^ (\M \&amp;VCr\A- €Ár-(r-(M
c^yy^tc t
(

^/»e,''re FrounçjDtS y
MONTAUBAN

.ARKAZHT

AKLI'ÌS
TOULOUSLÌ

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MARSIìIl.LLì

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          <name>Relation</name>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/5c8fa9139205ae81ac9127281b7c1efe.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>Linha Imagin&amp;ograve;t (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/20846" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>1 fasc. (23 p.) ; 30 cm</text>
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              <text>Linha Imaginòt</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Minvielle, André</text>
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              <text>Gaudàs, Jacme</text>
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              <text>Buge, Jean-Marc</text>
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          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, KI 5</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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