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                  <text>LINHAIMAGINOT
Bulletin del Sector Musica de l'Institut d'Estudis Occitans n° 12, décembre 1992

Sommaire
Toulouse

Capitale

T oulouse

p.

1&amp;2

L'Hèrnha del mès

Capitale

J.-F. Blanc

p.

News from Uzeste

Méthodologie décentralisatrice

p.

une grande

p.

maitresse de sa culture

métropole

régionale peut-elle

Le lien

conquérir un statut

ture

de capitale culturelle

?

rétabli. Non

Le

développement d'une indus¬
trie de pointe n'assure pas ipso
facto un prestige culturel. Une ac¬
cumulation de matière grise ne se
change pas automatiquement en
valeurs de l'esprit. La vie intellec¬
tuelle a ses lois intrinsèques.
A Toulouse subsiste

produc¬
tion culturelle sans grandes ambi¬
tions, de ton provincial, étrangère
aux bouleversements, aux inquié¬
tudes et

aux

une

découvertes du monde

contemporain. Elle prolonge, dans
tous les

domaines,

un

siècle

de décadence, au cours

avec

nationaux

ou

deux

desquels
précisément Toulouse a perdu sa fi¬
gure de capitale. — Mais une autre
intelligentsia est née.

les courants de cul¬
et

internationaux est

qu'il ait été complète¬
dans les périodes anté¬

ment rompu

rieures. Il était le fait d'individus

isolés, dont

on ne

perdra

pas

la mé¬

Une

capitale met sa marque sur
chantier universel, le problème
de

est

savoir

pour

nous,

Toulousains, quelle marque sera la
nôtre.

6

Ananlyse &amp; perspective
J.-M.

p.

Buge

7 &amp;8

Vie du bulletin

p.

moire.

le

4&amp;5

News from Marsilha

2-Toulouse,

X- A quelles conditions

3

9

DD Minvielle
p.

10 &amp; 11

Echanges épistolaires du
Dr Cachou

Trop souvent, l'intelligentsia qui
s'éveille à la modernité
de recevoir
ments

:

se

spectatrice des événe¬

du monde. On est

au courant

qui se passe ailleurs, on aurait
honte de ne pas apprendre dans
de

ce

l'heure le moindre fantasme, le
moindre éternuement de l'intelli¬

gentsia parisienne.

p.

12 à 14

contente

Problématique
du

baroque occitan
p. 15
De

la démocratie

Amérique
p.

16 à 20

Rocco &amp; Roll

p.

21 à 23

en

�De deux événements

importance dont l'un

se

d'égale
passe à

Paris et l'autre à Toulouse, le pre¬
mier seul intéresse des gens d'ici !

A

4- Les Assises Nationales
de la Décentralisation

Culturelle

surant la

Instrument de contrôle théo¬

donnée, insuffisamment structurée,

rique et de confrontation des idées,
grâce auquel l'activité critique
prendra corps dans le dialogue et
les contradictions constructives,

blée. On

ne

apparaît pas d'em¬
croit pas au débat, le

débat, c'est à Paris ! Par là,
Toulouse reste tributaire d'un
trui

qui la maintient

en

au¬

situation

Assise

lieu la création, là doi¬

vent avoir lieu le débat et la consé¬

cration.

1984 par

le Carrefour
placées sous le haut
patronage du Ministre de la
Culture. Coorganisées par le
en

Montauban et

3 ■ Un regard neuf

se sont

dépasser la notion de
"métropole d'équilibre". Toulouse
n'est pas un gros village qui sort
du néant. Son passé parle pour
elle.

au

au

Festival de

Larzac. Les éléments d'une théorie
sont

dégagés

point de vue érudit est
insuffisant pour dégager des dyna¬
miques. L'histoire nationale
d'autre part, d'esprit centraliste,

les concepts se
sont affinés, à la lumière des expé¬
riences poursuivies.
:

regard est possible. Dans le
passé, les grands moments ont été
nombreux. Les deux principaux :
autre

Le concept

de décentralisation a
été opposé aux concepts de régio¬
et

de dé¬

concentration des

pouvoirs, avec
lesquels on le confond souvent, et
qui en sont culturellement les anta¬
goniques.
Ces Assises

capitale romane (époque des
Troubadours)...
capitale baroque...

Par

une

curieuse aberration,
croit

plus honorée
comme capitale du "grand Sud"
que comme "capitale occitane".
Imaginons que Barcelone se pré¬
sente en capitale du "grand Est",
plutôt qu'en "capitale catalane" !
Dérive de langage, dont le cen¬
tralisme français est responsable.
—

se

fondamentales de

l'avenir

de la culture humaine

Une nation
d'une seule
sur un

qui se contente
capitale intellectuelle,

territoire trop vaste, est me¬

nacée d'anémie.

se

sont fondées sur

tion,

aucun centre

spécialisé,

ne

peut tenir lieu de capitale...

Irremplaçable capitale, définie
comme arène critique. Du dialogue
des capitales et de la dialectique
des cultures entre elles, procédera
la revitalisation urgente d'un es¬
pace national aussi durement provincialisé que

le nôtre.

la confrontation de l'Institution et
Le collectif

des Acteurs culturels. Aucune des
deux
seule

»

est une des conditions

Aucun haut-lieu, aucune fonda¬

occulte les contributions toulou¬

saines à la culture occidentale. Un

des capitales

Centre d'Art

nalisation administrative
Mais le

réunies

Expérimental de la Môstra del
se

Il faut

6" La multiplication

d'Occitanie et

cinq années de suite

Toulouse

l'étage culturel, les diffé¬
s'érigent en pôles antino¬
miques, au service des altérités et
de la pluralité créatrice.
A

rences

se

Ministère, elles

°

as¬

transportent cette an¬
née, pour leur sixième édition, de

ces

été créées
a

performants,

suite de l'évolution.

Montauban à Toulouse. Elles ont

d'aliénation...

Là où

composent pour engen¬

drer des individus

La vie toulousaine reste désor¬

et le sens n'en

l'étage biologique, les diffé¬

rences se

parties ne saurait élaborer
authentique théorie de la

une

décentralisation culturelle fran¬

çaise... Or, la décentralisation ne
sera pas menée à bonne fin dans
l'empirisme.

5-Trois

niveaux

(la mateere/la vie/la pensée)
A

l'étage inférieur, les diffé¬

rences

tendent naturellement à

s'effacer, à
s'annuler

au

généralisée.

se compenser,

sein d'une

à

entropie

(2/09/89)

F.-M. Castan, J.-F. Laffont,
Ch.

J.-L. Pech,
Saint-Paul, Cl. Sicre

�Cortetas
□

suite

d'une

sation

:

Celui-ci

fait

qu'il

Assagi

encara

Amies de la linha, siatz per vos

d'auteurs

alors

culture occitane
tout

être

L'urgéncia, es pas la decentralisacion, mas la lucha contra l'intolerància.
(Editorial : L'urgence n'est pas ihumanistarisme, mais la décentralisation). Vòstre
fruch es mens gostós que lo vèrme qu'i es dedins balha un rèire-gost de mort. De
mort per manca d'umanisme. La cultura es pas sonque un cabal d'òbras literàrias
legidas per pas deguns (quai legiguèt los 10 darrièrs "A tots", totes ?) que fan
servir de barricadas per amagar lo non res qu'està darrièr. La cultura es en primièr
l'orne, que s'es pas aqui, pas mai de libres. Un charter d'occitanistas de la vièlha
cap a Mogadishu, perqué pas ? (Los Somalis son pas canibalas). De mòrt tanben
per manca de tolerància. Lo bèl contrari del catequisme occitanista de las
annadas 60, 70, 80... Aquô fa de ben d'ausir de causas novèlas, mas cal pas
quichar. Principis estalinians (tant pis pour les absents) o mussolinians [le vrai
guide, p. 2), presics en cadièra (je l'ai démontré par un seul exemple, p 23), autos
da lé (la corteta de la p. 29 sus Bolegan - soi d'acòrdi que lo qu'escriu dins aquela
revista quicha un pauc, mas cal pas tustar dessús los joves, qu'ambe una
discussion tôt se pòt melhorar), la trèva de Domenge de Guzmán torna sus la
linha...
a

très

fait

s'occupent

ne

guère
des
particulier en

qu'hommes.
autres

Et

comme

français

n'ont

grand chose à faire de

pas

culture

la
a

en

et

il

occitane,

y

d'espoir de voir les

peu

Il

évoluer.

choses

guère

les

que

n'y

a

allemands

qui pourraient peut-être...
J.-M.

D

savait

On

qu'Eric

cessé de

avait

B.

Fraj

chanter

en

qu'il cherchait
Pey vient
apprendre qu'il a

occitan et

la musica dins la vita... Subretot s'aquela musica es UNA-musica,
que las autras se'n parla pas.
I a pas sonque la decentralisacion... Que lo centre siá un punt o una linha, es
totjorn un centre.
I a pas sonque lo bunkers culturisants e culturisaires... sobretot en francés.Un
occitan es pas'n francés, coma canta Maria Roanet (canta encara ?)...
I

ceux-ci

que

individualistes,

les

peut-

C'est

en

tant

avant

est

affaire

parce

sont

la

que

une

autres,

faire contornar I

quasiment

et

d'individus.

de legir LINHA IMAGINÒT (butletin del Sector
musica de l'IEO, Nos 9/10 d'agost de 1992. IEO Musica a cò de J.M. BUGE, 42,
carrièra de la Banca, 82000 MONTALBAN.) E aquò me fa repotegar. Enveja
d'escriure a aquel mond...
Octobre de 1992.

remarquer

n'existe

tanistes

TRÒP REDDR !

conver¬

de biographies d'occi-

occi-tans,

DEL MES : Lfl LINHfi ES

la

Jean-Paul

avec

Damaggio

pas

L'ÈRNHfl

à

Réflexions

pas sonque

passèron a costat de la linha Maginot. Una linha, aquô
bolega pas. òm s'amaga darrièr... òm vei pas çò que se passa a costat... Mèfi, a
la linha imaginôt: vos poiriatz tanben far contornar...

voie.

sa

de

nous

trouvé

Serge

son

wallon.

est

la

connaître

il

:

Surprise
Imaginôt.

sur

intéressant

de

Linha

serait

identité

son

Il

cheminement.

Lo panzers alemands

Joan-Francés

BLANC

LJ

Marilis

Orionaa

nous

photo de
village de

fait parvenir une
son

charmant

Balansun
est

fort

Béarn.

s'y passe,

passe

chose

Ceci

sympathique,

aimerions

nous

qui

en

savoir

ce

il s'y
quelque

car

forcément
(dixit

et

la Maison de

la Culture de Larrazet).

�News front

Uzeste

Cortetas
UZESTE C'EST

O

Aquí

n°

24

tròç de Tr'òc

un

!

TOUTE

L'ÉTÉ, h'AUTOMNE,
L'IEO-MUSICA, SECTION BULLETIN

E'ANNÉE. APRES

L'HIVER, LE PRINTEMPS, ETC.
LlNHA, EST ALLÉ VISITER LES TROUPES SUR LE FRONT
Ouest, les 21 et 22 novembre, puis les 27 et 28.

DE IA
Tant

soi

que

d'identitat,

far

Ai

legit

mai

dins

Troc

la

demanda.

una

d'un

còp

referéncia
Sound

al

Massilia

Systèm

Fabuloos

los

d'occitan

e

dins

los

editats

calculo

lo

la

jornai.
trián
mai

de

dos
n'a

poiriá

ne

résulta

chifras

Las

far

se

(surpris le dimanche

simplament

1'esti-macion,
donar

CD

quai-qu'un

fach

i

que

aqueles

per

Se

de Lubat

de

disques

gropes.

Sur la table de travail

conéis-

de

percen-tatges

francés
a

als

e

Troubadours.

M'interessariá
ser

parlar

a

voldriái

al

perme-

idèa

una

précisa de l'identitat

occitana d'ara

e

de deman.

Christian Laus

-

81 Albi

Comentari

de

aquela

concepcion

l'identitat

la

redaccion

pareis

:

de

força

reductriça.

□

troubadours

Les

toujours

parler
le

travers
avons

monde.

castillan

Dico occitan de

à

d'eux

A.

Nous

la lettre d'un
qui étudie la

reçu

question

font

:

Prado de
28023

la Bodega 31

Pozuelo Madrid

Benedetto, Urgent crier

J. Rosemain, La
M.

Santiago Auseron

Musique dans la Société antillaise

Rheins, Dico des Mots sauvages

20 meilleures

œuvres

la

La

société NòvAlp,

zone

nous

fait

lettre
son

occitane

une

informant

activité dans

Vivo"),

d'Italie,

parvenir

nous

(notamment

dans

pour

l'édition

rappelant que
les frontières disparaîtront
et

p.

(partoches)

Digraphe (2

ou

3 n°S)

M. Deboschard,
Troubadours et premiers poètes

dans le Sud-Ouest.

de

"Ousitanio

(suite

d'Astor Prazolla

C. Sicre, Vive l'Americke
Revue

□

Rapin

6)

Amiras/Repères n° 102 la décentralisation
Feu le free

? de J. R Mayseron

�l'après Lubat, Philippe

'oncert solo de Lubat à

d;

'Meziat, de Sud-Ouest, est

'l'Auditorium des Halles

(Paris) le 13 novembre, sous le titre
"Deliberè-je". Lubat y portait le bé¬
ret gascon des panthères noires de
free le feu. A la fin, le fervent Alex

Duthil, responsable du très institu¬
tionnel CENAM l'a remercié « pour

leçon d'intelligence ! »
ne sait oiqu en penser.

cette

On

Pourquoi Grosclaude
(émis¬
Aquitaine)
sion òc

ne

vient-il

un

tour

sur

FR3

jamais faire

victime d'un

handicap psychomo¬
spécialisé : il n'ar¬
rive pas à écrire la phrase "L'hiver à
Uzeste" (rappelons qu'Uzeste est à
60 Km de Bordeaux). Ainsi, les lec¬
teurs du Sud-Ouest sont-ils réguliè¬
rement et rapidement non tenus au
courant de tout ce qui s'y passe. Par
contre, ils ont eu la chance (dim. 22
nov.) d'un reportage 2 pages pleines
teur

sur

extrêmement

le Musée du Jazz de Marciac.

Osons

un

parallèle

:

à Toulouse, les

News front

Uzeste

n'existent pas encore.
Ils pourraient faire

appel, pour le

poste de président d'honneur, à Alex
Duthil, tout indiqué depuis qu'il a
sa leçon d'intelligence à l'audi¬
torium des Halles (voir plus haut), et

pris

organiser ensemble quelque col¬
loque sur un sujet brûlant de l'actua¬
lité musicale : la place du mambo
béarnais dans

futur musée du

un

Top 50, par exemple.
Cependant qu'un colloque uni¬
versitaire

sur

Manciet

se

l'œuvre de Bernard
tenait à Bordeaux,
Manciet lui-même se

?

trouvait le 22 nov., à

Puisqu'en plus du jazz
(qu'il va voir à Marciac)
il pourrait assister à une
pédagogie modèle de
l'occitan à travers la poé¬
sie (Manciet), la chan¬

l'Estaminet pour un
débat (Lubat-Sicre-

son, et

à

Manciet à la tribune,

au

Vautrin excusé) sur
tout et rien où il a

[fait

région

dit

de
concrètes à

réponses
ses questions
qu'il aurait du mal à tenir
son public en haleine

Après les Fabulous Trobadors et dans la même veine : Thefamousos T.
(Photo J.-M. Buge)

ce

Grosclaude, quel grand

journaliste et militant occi¬

qui ont eu, après leur
disque, de longs articles dans toute
la France et plusieurs pays euro¬
péens, n'ont pas encore eu une seule
ligne dans la Dépêche, quoique
Lescure (le responsable de la mu¬
sique dans ce journal) n'ait encore
aucun musée
des joutes chantées à
Fabulous

à l'eau...

B Lubat contacté par la nou¬

velle Union des Musiciens

répondu qu'il voulait fonder

l'Union des Musiciens de Mambo. On
est là

aller célébrer.

La Linha, en la personne de

Lubat, est allée faire un tour

Guadeloupe, où il (elle)

a rencon¬

tré Gérard Lockel, l'inventeur et le
théoricien du Gwo-ka moderne, qui

sortir de chez lui. A ren¬

veut pas
contre aussi

plein de

ragas

qui

reg-

gaesasent et regassent super en
cweole.

Projets :
Pointe-à-Pitre pour
création d'un opéra

Il

ne

faut

pas
un

impossible parler sé¬
quel hu¬
mour ! Je l'imagine
dans
quelque
Apostrophe, çe serait

tionalo-régionalismes

en

«

rieux. Mais

(Entau Païs et autres na-

en

:

débat, il tue tout ».
C'est vrai, après lui

dans l'attente des siennes

de Jazz. A

nous

inviter Manciet à

ment

tan ! Va la cruche

numéro de

I crever de rire. Castan

C'est vrai que s'il venait,
il serait assailli par telle¬

Ah

un

|j provocation à

asso¬
travail de la Cie.

béarnais).

absent,

Ducòm

les diverses cho¬

rales de la
ciées

Uzeste

la Cie Lubat à
le Carnaval ; la
transaltlantique.

Il est fort

là
ne

dommage que ces trois(Meziat, Grosclaude et Lescure)
se connaissent pas. Nous allons

remédier à la chose
à chacun

ce

en

leur envoyant

n° de la Linha. Et

qui

sait, peut-être se contacteront-ils ?
On peut même imaginer qu'ils se
rencontrent et, se retrouvant sur des

goûts communs, fondent quelque
Union des Critiques des Musiques
Vivantes qui n'existent plus ou

de flamme. Il ferait
décoller

tous

les

Audimat.

Modestissime et Super-

Ambicioso, le travail de
avec les chorales de la

la Cie Lubat

région, les enfants, etc. Sur la scène
de l'Estaminet le dimanche 22 no¬
vembre. A la même

place que
Dibango, Nougaro ou Sclavis, dans
le même rapport aux mêmes gens,
sous la conduite des mêmes (Lubat
au piano, Minvielle à la baguette polyrythmique, Turdjman, Gratecop,
etc), dans la même stratégie. Ah,
quelle belle utopie ! dirait Vautrin.
Et Guattari. Pour aller ensuite l'ins¬
comme nulle part dans quelle
extrapolante, qui est leur ici et
aujourd'hui. Cependant, Minvielle
ronge les chaises.

crire

page

o

�News from

Cortetas
(suite de la

le

4)

p.

premier janvier, ajoute
abò

Tamben

«

motiva-cions

cestas

idealas

eissubliar los

sença

bas

en

editoriala

e

eschange
lira
se

favorable

comercial

far

Vos

:

parle chez nous,
pas comme à Paris".
Précisons que Claire
est
originaire de

NòvAlp

Bouches.

dans

de

».

de

un

Les Sound
System du

nos

nos

semoner

de

preventiu.

Contact

cherchent à

faire

Dronero

des

pas

recevoir

les

français

cation

Nouvelle

espérons

qu'il

à

la

suite

du

Nova demandent à MSS

Bouducon à la MJC

un

Up-town Marsilha. Et une
style

de

Vive le PIIM. Gari et Lux Beau.T
lancent des raisins, des bouteilles

de

du

d'eau

y

en

(nous
aura)

n°

11

de

çons

les

vous

du

Pont

-

à

-

public. La chorma partie

au

Mini
de

annon¬

à

la

entrevue avec

Marseille

et

Alex SDF

d'ailleurs,

ex-situ nissart

20h30

du

MJC

Demoiselles,

29

Exupéry à Toulouse

du

(celles qu'ils inventent tous les
jours). Du travail pour un jeune
Taupiac raga.

prochains rendez-

Vendredi

faire

nous

GFEN

des

St

av.

sions

la

Imaginòt.
Elles
paraîtront au numéro 13.
attendant,

dico de leurs expres¬

d'Edu¬

Linha

En

na¬

(réussi) concert de

n'avons

réponses

Groupe

Ce

Un strip-tease pendant le Les animateurs de Radio-

(Cn)

attendre

pu

».

»

raisons
nous

français
explique : « los

NòvAlp

:

distribution d'aliment dans le
Pour

Tatou

guère sur le vieux port
TF1 : « C'est nous les vrais fran¬
çais, dans le nord là-bas, c'est pas
des vrais...»

Corderie

calendrier,

pété les câbles,

qui colle à
l'esprit des vieux mar¬

etc.).

Italie

□

Radio-Nova

serait devenu

tadiers

par

Via Rama 4
12025

l'interview
sur

melhors francès, los ver-

parrainer par le
MSS (Mantes-la-Jolie, Bourges,
se

af¬
après

posse

folé

seillais interviewés

Nord

alçò

ils ont

on

Marsilha

pensatz

de

L
du MSS
«

les

a

e

chorma

las

iniciativas,

danandar

nos

la

comme

la

on

Pertuis,

per

demandem

Vostras

belle, mais

renoncé

(trop
dur) à la pyramide (mouloin) en concert.

editorialas

salhir

contactar,

est

Mais elle

from

Vòstra

a

eventualment

de

-

quilleuse
des Massilia pour le
Clip Violent : "La
langue française, elle

la

masantar

per

iniciativas
que

de

franc,

prepausa

atencion

en

materia
lo

faça al

mas

costs

aici

présents

Italia

:

a

prenante du spectacle.

News

De Claire,
m

Marsîïha

22

sens

au

-

:

Que penses-tu de la L.I. ?
je l'ai jamais lu, je

Le bulletin,

peux pas

m'abonner, je suis SDF...

janvier 1993

Savoir

:

-

et

fouvoir

-

:

-

quotidien.

Vendredi- 12

février

Quels sont tes rapports avec Massilia ?
Excellents...

1993

£

à 20h30
sociale
-

et

le

27
:

pouvoir

ateliers

Le

plaisir

de

?

-

dimanche

et

Que penses-tu du mouvement de la Linha ?
J'en pense rien, je suis dedans, je suis habité
par l'esprit
ce mouvement, comme les primitifs
quand ils sont inspirés...

-

personnelle,

professionnelle

Samedi

février

Ecriture

i

28

de

d'écrire...

créer

:

des

d'écriture.

-

-

Renseignements
61

57

56

i

81

Et Castan ?
Castan don't exist ! C'est le

Tatou de

me

c'est Sicre

le faire lire,

qui

a

inventé

mythe fondateur. Depuis que je demande à
j'ai jamais rien vu
c'est pour ça, je crois que

ce personnage...

...

�Analyse
et perspective

Cortetas
O

raid

Un

de

(à

Montpellier
Sardine

Fabulous

Mimi
déc.

5

le

refusées

personnes

à

la
400

,

vue

que

c'était
la

Nombreux sont ceux

qui se demandent ce
qu'est cette Linha
Imaginòt, comment
fait-on pour en être et pourquoi
passe-t-elle là plutôt qu'ailleurs.
Justes question auxquelles son inspi¬
rateur (metteur en scène ?) n'a peutêtre pas toujours apporté les réponses
souhaitées. Il est intéressant d'es¬
sayer

pluridisciplinarité due à

l'appréhension globale de la société.
musique est loin d'être le seul
thème abordé par les acteurs. On y
trouve pêle-mêle les arts plastiques,
le chant, la littérature, le journal lo¬
cal, les bruitages, l'édition, l'inser¬
tion des jeunes, les contes, les feux

La

d'artifice, la cuisine, les débats, le
théâtre, etc...

d'y répondre.
l'ouverture

Le concept concerne a priori le
milieu de la musique ; c'est avec lui

le jour. Cependant, il appa¬
raît que la musique est surtout un
lien, voire un prétexte, entre des

qu'il

a vu

lieux et des acteurs. Et, en fait de

dialogue

teurs,
blent
ser

les éléments

La

Dent

Alphonse
Crès

34920 Le
critique
("Mensuel à gros

sociale

mirages" s'annonce-t-il lui
même).

O

Nullard

Le

Christophe

la conviction que

chaque lieu peut
comme un centre
au

et

considérer
apporter sa voix
se

dialogue général.

des

Mirolles

74

55

20

St

Tél.

-

Humour

-

rue

34380

Martin de Londres
55

J.

-

T.C.P.,

Barrys,

67

tous

en

(dérision surtout).

genres
une

rue

un

d'autres lieux, d'autres

avec

5

Dure,

Daudet,
Musique,

—

Association

recherche permanente as¬

sociant la création, le

dialogue avec
la communauté de base et les autres
communautés, suivant les thèmes
que se

communs :

O

cultures,

Uzeste.

pourquoi ces lieux, ces ac¬
alors que bien des points sem¬
les séparer ? Tentons d'analy¬

le monde et

fanzines.

acteurs, d'autres créateurs, d'autres

musique, c'est de plus en plus la pa¬
role qui prend le dessus, y compris à
Alors

avec

sur

a
hyper plein)
ramené beaucoup de contacts
des
groupies,
des

fixent les acteurs.

□

Rock

de

Pila

du

rue

Montpellier
04

-

Poch'tron,

infos

St

Tél.

-

et

15

Gely,
67 60 62

interviews

Musique.

l'indépendance vi-à-vis de

l'ancrage local (nous n'utili¬
le mot d'enracinement
qui a certaines connotations immobi¬
listes non souhaitées ici) : concevoir
serons

son

y

pas

lieu d'action

déceler toutes

comme un

ses

univers,

tout

pouvoir politique. Celui-ci est

considéré

vice des

comme

devant être

citoyens et parmi

au ser¬

eux,

les

acteurs culturels.

□

noir,

Ecran

c/o

ISA,

2

impasse
Grimaud,
34000
Montpellier - Libertaire
intelligent.

richesses hu¬

maines et culturelles
en

(l'économique
logiquement). Les
sont multiples et d'ailleurs

es

découle

moyens

c

très variés d'un lieu à l'autre. La

langue occitane est bien sûr
commun, en

un

trésor

rapport avec tous les

autres éléments de l'univers local.

L'ancrage est avant tout l'ancrage du
quotidien. C'est percevoir et mettre
en

lumière toute la richesse de

voisin de

son

palier, des habitants de son
village ou de son quartier (ceux du
passé et ceux du présent), c'est ap¬
préhender sa communauté de base
de l'intérieur.

On

quelques points

blent définir

une

sem¬
véri¬

table décentralisation
culturelle.

Vivre

9223,
n'a

Présent,

BP

34043 Montpellier

(on

au

qu'un auto-collant).

rend compte que ceux

qui
rapprochent des acteurs de la
Linha Imaginôt sont en pleine re¬
se

□

se

cherche de cohérence vis-à-vis de la

O

Tous

ces

rédacteurs

leurs

imaginò-tistes

société dans

nous

prendre

dégager.

laquelle ils sont : com¬
lieu, son environnement,
sa propre culture, son histoire, etc...
Le centralisme a balayé la culture po¬
pulaire et créé un fossé par rapport à
une soi disant élite culturelle qu'il a
son

XXI

ont-ils

et

sont

d'ambition,
dit,

ça

va

Montpellier

(le

arron-dissement

de

Paris

dixit

bientôt

se

Linha.

fanzines

MSS)

retrouver

peut
la

sur

�placé sur

Cortetas

un

piédestal aujourd'hui

à re¬
Pourquoi et comment les
troubadours ? Pourquoi le baroque ?
Qu'est-ce que le folklore ? Qu'estce que l'occitan ? Pourquoi et com¬
ment le politique fait-il du culturel ?
Qu'est-ce que l'identité locale ?
constituer.

O

casse-pieds

Les

nouveau

ex-Uzeste
Tél.

□

managé

groupe

Anne Roux,

46

Raggamefi,

Boris

par

-

51

06

mais

29.

c'est

Marseille

en-core

le

sonc

avec

51,

Jagdish et toute
gui rejoignent
à
peu
peu
la
Linha
Imaginòt. Vous pouvez les
joindre chez :
au
51 rue
Serge Bonevita,
la

du

le
90

Pourquoi mes voisins ne le savent
pas ? Toutes ces questions tendent à
se répandre, et la Linha Imaginòt y
répond bien souvent.

bande

Panier,

13002

téléphone
35

;

le

c'est

91

63.

les

Tous

gens

appelé pour
que Massilia
libre

qui

n'était

dates

aux

voulaient

pas

qu'ils

peuvent

Raggamefi

tacter

ont

nous

plaindre

se

de

Venue

à

16/11
direct

le

Lenoir

Toulouse

pour

un

de

1'Inrockuptible.
Superbe
émission.
Le
public de Lenoir a du être
un

défrisé

peu

docte,

Castan

mal

pas

par

un

Dr Cachou

un

forme et un
B plaçant rarement
sûrement
quelques

Ange
mais

en

vannes.

pionnier

L'inrockuptible
de

la

Linha

Bordeaux,
n'a pas

?

Chez

nous

le

tout

à

monde

compris.
G.D.

□

Olivier

les

Ratel

Fabulous

Il

veut

du

genre

passer

leurs

lancer

entendu

a

chez

Lenoir.

des

trucs

chez lui « sans
par les
travail¬

sociaux,

les habitants

direct
comme

avec

vous

»,

précise-t-il. Sera-t-il mûr
pour le GRQM ?
Contact

tél.

97

18

:

Suffren,
63

56000
30

23

av.

de

Vannes,

lopper puisque, tout-à-fait
modestement, mais avec am¬
bition et sans concessions, elle ap¬
porte des solutions

de plus

en

répond aux questions
plus d'intellectuels,

France. Elle
que

à bien des la¬

culturelles et sociales

cunes

en

mais aussi de technocrates, se po¬
sent.

Alors, comment va-t-elle pro¬

le terrain ? Certains font
paris sur les villes qui vont «

gresser sur

composée de per¬
sonnes qui, à la question posée par
les intellectuels français « Où al¬
lons-nous ? », ont répondu « Ici ».
Le lieu est primordial dans leur ap¬
proche du monde et de la société
d'aujourd'hui. Et à partir de là, ils se
placent comme des interlocuteurs de

des

la culture

se

Elle

est en

fait

en

France et dans le

tomber dans

détracteurs

parlent
d'idéologie (avec le côté péjoratif
que le terme a pris depuis quelques
temps) pour parler des concepts qui
animent la Linha Imaginòt. Où com¬
mence et où finit une idéologie ? En
quoi est-ce un bien ? En quoi est-ce
un mal ? Ces questions se posent
particulièrement à notre époque.
Line idéologie est peut-être la théo¬
rie qui apporte des solutions à un
problème majeur de société.
ses

extrêmes et

sans

évo¬

lutions, elle devient alors dange¬

la société, notamment
lorsqu'elle
place sur un plan poli¬
tique.
Telle n'est pas l'ambition de la
Linha Imaginòt qui a la culture
comme champ d'intervention. L'in¬
terférence avec le politique se fait
souvent localement puisque les ac¬
reuse

», et

commettent, semble-t-il, des erreurs

d'appréciation.
D'après l'expérience passée, il
est probable qu'elle ira là où les ac¬
teurs locaux sont en pleine re¬
cherche

leur environnement, et

avec

posent des questions globales sur

tent

Certains

Poussée à

escarcelle

son

la société. Aussi, les lieux où exis¬

monde.

con¬

pretty

soon.

□

Il y a fort à parier que la

Imaginòt va se déve¬

Linha

très médiatisé. Le puzzle est

déjà des préoccupations, des

animations

ou

relles

détachant pas

ne se

cialisme
aux

des habitudes cultu¬

et notamment

du provin¬

bien reliées

pouvoirs politiques et institu¬

tionnels, sont le moins concernés
par cette

approche.

Les villes
remment

«

ou

il

les

ne se

villages où appa¬
passe rien » (la

Maison de la Culture de Larrazet

appris qu'il se passe en fait
toujours quelque chose) sont plus à
même d'être des lieux de question¬
nements plus vifs et de recherches
plus pertinentes.
nous a

pour

se

teurs culturels ont à cœur de susciter

le mouvement, le débat et la

prise de
réelle
décentralisation. De telles préoccu¬
pations ne peuvent qu'interpeller le
politique, et de façon pertinente,
sans apporter en soi une solution po¬
litique partisane. L'essentiel est ici
l'échange et le débat.
parole, indispensables à

une

Le débat est ouvert Aioli !

Jean-Marc Buge

�Vie

du

bulletin

Cortetas
Nice

la

revient

Linha.

Pastorelli,

peintre

dans

des

Louis

des

notamment,

qui

rub-a-dub

fort

Avec

s'est

mis

qui

est

et

train

d'organiser
rencontre pour bientôt
terroir.

son

vu,

Ben

mais

Ben,

en
une

quelque

il

trucs.

est

dérives

des

pattes

sur

en

notre

sorte

memento

de

1'occitanisme,
là à nous rappe¬
ler ce qu'il ne faut pas
penser.
Il paraît, d'autre
part, que Vaillant raconte
toujours

un

Mr

plus
Le

Palomar

encore

d'OsmarMacederies
nissart

Grevo

le rock

tout

O

(avec

Lhubac

Castan

ou

dockers

pour

que

sa

Marseille

Uzeste,

tournent

De

plus

Linha.

Talvera
Linha

Loddo

bientôt

?

pourrait y
leurs projets

vu

93.

sorti

excellent

intitulé
et

récemment

"Chœurs

commander

danse"

COATP,

à

rue

31300 Toulouse.
verrais

présenter

gens

la

abonnements

Des

arrivent

réguliè¬
gestion confiée
Marc
Buge devrait

rement

à

de

La

.

J.

donner

d'excellents

et

rapides résultats.

un

d'oiseaux

de

au

les

Je

plus de

livre-disque

siffleurs

Darré,

la

sur

On

croire
Ont

la

et

en

autour

nouveaux

Daniel

les

deviner.

O

□

ou

pas

peut

on

forces.

ça

bien

à Uzeste.

□

Ce

de

qu'il

toute

une

interview

sur

notre

veut

s'en

Buge

!)

faudrait

nous

c'est

urgence,

de

Laffont

Qui

mouvement.

(Allez

?

occuper

?)

tuerait

toute

depuis

Provence prenne conscience
de
ses
contemporaines

O

européen.

devrait

de

marseillais,

de

sur

toujours aussi sympa
toujours
aussi

confusionniste

d'étudiants

grèves

l'a

on

envoie des

nous

au

bars

-

O

qui

lire

les

et

lire

la Linha

tous

pour

ont
vérités
en

cortetas

ses

sur

urgence

conseil

Un

ceux

assez

de

de

Sicre

écrivez

:

Imaginòt.

(Manifeste multiculturel à
commander

30

de

rue

la

Banque à Montauban 82000)
il

O

;

lui manque que ça pour

ne

savoir

très

comment

exactement
pour

composer

de

groupe

hautbois

fifres
où

et

son

de

et

produire

se

Cournonterrai
ça pour

U

chourmo/chorma

La

incessamment
bulletin
que

reprendrons

nous

n'attend que

Tant

mieux,

ans

devenir capitale.

que

Arles

il

bof

Carlotti

même

n'est

tellement

abonné

pas

il

a

peur

rencontrer

des

idées

pourraient

lui

plaire

le

sortir

laffontisme
donc

de

son

nalisme

la

Festas

avril

En

forcer à

d'y
qui
et
son

bien-pensant
profession¬
talentueux
l'invite

On

de

la

93.

Sardes,
bien.

de

de

mainteneur.

se

très discret,

et

rare

Lengas

Avant

qu'il

à
en

les

fait,

connaît
faudrait le

jouer

que

dans

envoyé.

car

nous

des

Massilia
fait

va

lument

un

Fabulous

plein d'anecdotes

mandons

(ZI

sortir

dans

la Linha.

quand comment.

L.

dernier

n'a

depuis 3
leur de¬
papiers,

JAMAIS

rien

Inconscience de la

nécessité de cette liaison

qui est
La

près

travail A PART.

un

Cie

Lubat

est

à

peu

dans

nébuleuse

une

occitan.

leur

vions
En

travail
si
pas

plus,

Linha

n'en

n'a¬

aussi.
assure
la

un,

nous

on

réalisation

côté

collecte

spécifique,

nous

de

abonnements,

papiers,
fi¬
tirage,

nancement,

etc.

Mais

infos

les

analyses

et

les

dans
Rock

intel¬

gens

ligents auront compris
pourquoi. Comme le rock
n'a
jamais existé malgré
ses

et

vœux

vaines

ses

prédictions

il est obligé
de
faire 1'impasse sur
tout
ce
qui sépare le
mouvement
rap/reggae du
rock

donc

de

rien

comprendre à rien et,

mûri
incompréhension,

continuer

comme

nommée

Les

Ils

tous

Massilia

Bouducon

et

de

renvoient

(voir
abso¬

veut

ranger

le même cas
(mais Minvielle commence).
vous

Richard

n° )

cette

réalité
lisme

à

de

qui veut

nation

langue,

ses

rock,

son

et

t—il

?

sa

frontières,
MSS

Bouducon

mouvement

chaque

ait

etc.

enlève

on

la

nationa¬

que

future

Si

à

croire
son

rock,

Fabulous
de

que

son

reste-

�J'erre. Allez

Urgent décrire
sans apostrophe

Voilà plusieurs fois
que
le

j'ai le temps
loisir

d'autres

—

dirait

—

de

me

"pauser", d'écouter,
de voir le travail de toutes pièces
d'André Benedetto (le Grand vert —
Nous les Euroupéens). A chaque fois
la sensation que quelque chose se
passe. J'insiste. Je veux dire quelque
chose qui n'appartient je crois, je
pense, et dans l'ordre, qu'à son
théâtre. Il me fait penser à un
illusionniste

avec ses

tour de mains. En

mots en

un

réalité, les gestes.

Ca chante. Ses mots passent parce

qu'aussi les gestes appellent. Ils
captent le silence, le vide, le corps
quoi. Son théâtre a du corps. Je suis
de la génération qui a passé la petite
école avec la plume et l'encrier, pas

dur de lire. C'est
dur

théâtre. Lors des derniers

Tout

monde veut

le

jouer à

la baballe. Pour le
beau geste.

Le plus

beau chorus. Oui

Narcissisme. Séisme.
Vont pas assez au

mais, pour plaquer aux jambes,
moins de clients. Le rugby m'a

côté

appris ça. Plaque aux jambes, vieux !

Classique.

théâtre. D'un
l'impro c'est beau tu vois ».
L'impro c'est pas du ghetto ».
Et en face « Halte au superflux »
j' vais gagnant, car j'ai le teint
peau. Yo. Veulent pas se regarder
en farce. Question de sauver leur
«

«

teint peau

? Politique. Bon, arrêt

sur

Solidaire solitaire. Chacun

sa

peur.

Savoir

jouer sans la balle. Le
placement, le décalage, la distance,
le point de vue, la "vista", le contrepied, la passe-croisée, la tape en
touche. Attention au rythme. Tout le

!

monde veut

j
j

jouer mais
attention aux

I

rythmes
(pluriel),

le

papier.
Une leçon de choses. Son théâtre me
rappelle les "leçons de choses"
d'autrefois, pas de spécialisations, la
surprise, le mystère. Qu'est-ce qu'on
va nous compter aujourd'hui ? Que
va-t-il se passer ? Le coup du
et

de

d'écrire,

décrier.

de stylo "Bic". La tâche d'abord.
Charnel. Le crissement

vous

les chercher. C'est

f

Première,

réserve,
juniors,
cadets,

poussins.
Première,

échanges

deuxième,

Cie Lubat/Théâtre des Carmes

troisième

d'Avignon j'ai acheté six ou sept
bouquins exposés dans le hall. Des
pièces, des poèmes de Benedetto,

division,
honneur,

son

espérance,
challenge.

itinéraire et aussi l'histoire, les

évolutions, révolutions de

sa

Chacun

Cie.

sa

Avignon, J. Vilar, la route, la
création. Des créations toujours qui

place. Génial
a sa place,

dénoncent, dévoilent, soulèvent,

sinon

rappellent, tranchent, qui font mal
aux
tripes. On ne sait plus.
Sensations. Urgent crier. Attention
poème tranchant. Fer de lance. Avec
tout ça je pensais aux gouyattes, mes

bouchon. Va

filles, à l'école,

au mouvement, au

savoir, à la langue. Œdipe-moi donc
Madame Mimi. Seat rap
vous

vu,

dérap, je

l'énonce, je vous la croise. Ni
ni connu. J' t'embrouille

tambouille. Pas de

çi

de ça. Le
rap m'emmerde, tout comme le jazz,
d'ailleurs. Je veux dire les gens qui
s'y croient dedans. Miroir.
pas

de

l'avant,

à

passe

l'arrière,

l'image. Moi, ce qui me tue, me
pousse aux rimes, à vivre, c'est le
passage de balle, l'éthique de la
passe, le mouvement, la polyrythmie, le sens civique. Arrêt sur
les nombrils. Nous

sommes tous

des

pour

l'attaque,

en

profondeur
ligne en

sur une

défense. Le Pack. On

ouvre.

Dans le

jazz y'a ça. Dans le rap, moins.
Because

la

machine.

Ah

!

la

machine. Toun pack, toun pack.
Toute une philosophie. On garde la

banlieusards de la caboche. Pas d'

balle devant. Toun

bouquins à la maison depuis tout'
p'tit. Baloche. Monte sur les états.

oui. La machine
toun

pack. La joute :
Toun pack,
pack. Allez, tous pareils à
:

non.

�l'oreiir. Chacun y va de son pas d'

pot pourri.

Ca m'attraque ça
t'attrape le beat(itude). Bon. La
science du pro-(ré)ducteur. Il faut

réussir, sinon foin de salut. Le
du

mur

Et le temps

alors ? Et
l'œuvre alors ? Le temps à l'ouvre.
Les Fabuloos me bottent (comme
dirait Boniface qui butte) parc'
qu'ils jouent en profondeur avec
son.

l'histoire. La machine

:

au

coin.

Deux tam-bourins, une
minimaliste

rythmique
journaliste. On capte

l'essence des textes. Illusionnisme

c'est quelque chose. Leçon de
Coup de théâtre. Tiens
justement. L'autre jour à St Denis,
banlieue parisienne, rencontre pour
un spectacle dirigé par la Cie Lubat,
rencontre disais-je avec les rappeurs
du coin, locaux, spécial ghetto. Les
petits cousins de N.T.M. Un jeune
ça

Cortetas

choses.

mec

"reubeu" vient

rappelle plus le

nom

Des initiales. Y dit

me

parler. Me

de

son groupe.
Moi mon

:

«

I

Un

né

I

du

nouveau

côté

Trio
Michel

Macias,

truc, c'est Rimbaud, Baudelaire, les

terie,

poètes maudits. » Ah ? pensais-je
intrigué. Le soir, bœuf organisé avec

Lubat

voix,
a

u

b

n

Contact

é

ailleurs. "Show bal
jazzcon express", "comedia del
jazz", "voix popul'oc" les favelas
jazz cogne, le tambouroum diou
bibant band, le polyrythmic choral
rag unit, le duophonic Seat rap
dérap. Comme disait si bêtement un
journaliste du journal Sud-Ouest : «
Lubat se paye de mots ». Non, mais
on se nane ! « S'elfs pliquer »
comme dit Francis Ponge. Papis,
papas, dadas, Paris-ci, Par là-bas
chorales, tapants, tambours, portevoix la rue, le sens est versé à plein
tube, pas d'eadeaux. Ca joue, ça
déjoue, des fois ça déchante, mais
ça mouve. L'école du mouvement.

musique de danse. C'était le seul à y
être. A y être venu. N'a pas rappé.
Toute la soirée, a dansé sur scène

Le

Il faut rire, aux larmes. Distance

bimestriel

libératrice.

tiques

avec un

filé.

tambourin que

Heureux

dans

notre

yeux.

son coup de
théâtre. Et les autres ? Sont pas

Plaquent pas aux jambes.
tous jouer à la
baballe. Contre-pied facile. Pas se
mélanger, pas croiser. Mémoire
venus.

Duraille. Veulent

Festival

Larrazet. Pas

d'Uzeste.

D'un

l'temps de

nous

balader ? Oh, marna cucurbitaille. Il
faut que ça

d'Uzeste,
iaille" ça

"iaille". La geste

vous

m'entendez

:

"la

rit, ça rime, ça rame quoi.

Salir ensuite nettoyer »

disait S.

qu'la musique in
the road pour ceux qui disent qu'ils
la connaissent. Chante, chante.

Beckett. Un instituteur des écoles de

Benedetto

de définir

contact ! Y'a pas

il chante

quand il fait
avec ses

son

bras,

théâtre,

ses

mains

aussi, l'accent. N'aime pas trop la

musique. Dévotion, routine, à
dégager, remise à sa place la
"machine" le texte sonne. Le pack.
On ouvre...L'a dû longtemps rapper
Benedetto, et

sans

cudos (Gironde) avec
avons

bossé demandait à

qui
ses

nous

élèves

qu'était pour eux un
phrase. Une gouyatte
a répondu : « C'est quelqu'un qui
écrit à sa pensée. » A bon envoyeur,
artiste

ce

en une

salut. Etre artiste, la moindre des
choses. Solitaire solidaire. Pour le
sens

civique, suivez la Linha.

"machine". Tout

à la main. Maintenant, il croise. Et

abonnés

ses

vieux ? Le trou de mémoire. Au

peu

62

André Minvielle

les

Pour

trouvé

Simplement. Il s'est fait

d'un

d

je lui avais

l'abat-jour. C'est la nuit. Le génie
des lieux, jamais toujours pareil. Ca
s'inter-active. J'ai peur tout seul
dans le noir. Plaque aux jambes,

un

é

!

Turjman,
21

98.

trompettes, trombones, batterie,

Espoir. Ca fait vivre,
quelques heures. Survivre à ce
qu'on est né. L'union fait la farce.
Gagner du temps, perdre son temps.
Le temps fait son ouvrage. Le
retard, toujours le retard. Se
r'attraper. Tout vient à point à c'ui
qui sait atteindre tit lubatterrè. «

diffusion de l'art. Baisse

fait

b

56

Cie

La

etc...

Hubert

:

aussi et par

"spécialisations". Tout ça s'apprend
du temps. De l'espace. Du volume
quoi. Le bouton volume. Art de la

Hubert

encore

les musiciens du coin, du crû. Saxs,

de l'école. Pas de

avec

Turjman et Philippe Bayle.
Guitare, percussions,
ac¬
cordéon chromatique,
bat¬

magie. Je te la fais croisée ! En joute
: Feu. Uzeste, la Cie Lubat c'est ça

mouvement

MTB

:

Jazz'oc,

—

est

groupe

d'Uzeste

qui

nombreux

n'ont

pas

solution

la

de

Devinhòla, devinhòla
du numéro 11,
sachez qu'il

s'agissait
jeune

O

bien des jeunes.

que

J.

beaucoup.

articles

revues.

toujours

TR'OC,

sort

ara

Point

Gauche,

d'infos

Mourety,

poli¬
505
:
82000

70

F/an).

Montauban,
J.

On reçoit
excellent

(siège social

des

av.

Paul

dans

néo-occitaniste.

pages

Il

Mais

livres.

Des

des

plein de
4

écrit

Damaggio

P.

aussi

notre ami
bien plus

de

Manciet,

Bernard

Ab.

jamais

n'a

résoudre

à

se

pu

n'être

qu'un
Il

militant

culturel.

toujours

"parti"-ciper. Il
en
partie, avec
avec
d'autres.

l'a

fait

Juquin,
Démon
Vrai

de

l'alternative.

de
désir

réflexion,

de

recherche.

ticles.

veut

Bons

c'est-à-dire

ar¬

décousus,

Mais

sans

lien

pratique concrète
populaire
et
unitaire,
avec

une

bien identifiable.

mise

en

place de passerelles
Belèu, doman ba sourèm.

?

Pourrait-on

dire

:

�Stratégie

et

tactique

Echanges
'
pisfolaires
Monsieur,
Merci de votre lettre du 2

vembre dernier. Je suis,
Septembre 92

avec

:

Jean-Pierre

en

Estival

no¬

effet,

respon¬

sable du programme
Nous

recevons une

brochure d'information

décembre, d 'un colloque

la tenue,

en

les musiques traditionnelles.

la première fois. Ordinairement, je laisse courir.

Ce n'est pas
Octobre 92

sur

concernant

Je suis heureux

:

J'écris, en mon nom et en celui de l'IEO-Musicà, à Mr Jubert, direc¬
de l'IPMC, pour lui demander pourquoi, alors que tout le milieu

teur

travail, je ne suis pas prévu, et je lui signale au passage
que je suis systématiquement écarté de ce genre de colloques, depuis 84
(en 82-83, j'étais à l'honneur). En lui disant que mon avis s'oppose glo¬
balement à celui qui a cours partout en France sur ce sujet, et que le
pluralisme voudrait que je sois entendu (j'envoie une copie de cette lettre
à Mr Estival, responsable des musiques trad. à la Direction de la
Musique).
connaît

mon

Novembre 92

du col¬
loque des 11 et 1 2 décembre
portant sur l'enseignement des
musiques traditionnelles.
d'apprendre
que votre avis sur la question «
s'oppose à tous les avis qui ont
France.

L'îpmc est
de positions
qui échappent à la routine. Je
cours

en

serais heureux de
à la Villette

en

d'entendre, au
bats, vos opinions
et

Je reçois un

lettre (publiée çi-dessous)1 de Mr
lettre d'information (dont l'édito est aussi publié ci-

Je reçois en même temps une

Joubert, ainsi
dessous)2.

que sa

réponds la lettre publiée ici3.

•

Je

•

Fin de

l'épisode.
Dr Cachou

accueillir

cumentation
vos

vous

colloque

cours

des dé¬

sur ce

sujet.

Pourriez-vous, dans

:

appel de Mr Estival qui m'assure que je n'ai pas été
écarté, que mon "intelligente radicalité" est appréciée et que l'on va se
débrouiller pour faire entendre mon opinion.
•

vous

décembre si

désirez participer à ce

mier temps,
•

»

friand des prises

m'adresser
sur vos

un pre¬

une

do¬

activités et

écrits ?

Cordialement,

Claude-Henry Joubert (1)

�L'étoile
'Anatole

On
ne

ne

lit

le boude

plus Anatole France. On
même pas, on l'ignore...

Quelle sottise ! L'œuvre d'Anatole
France est

jardin délicieux et tra¬
gique. Cueillons un fruit, pour le
compositeur et le chorégraphe : «
Pour être compris de l'enfance, rien
ne

vaut

des géants I Ce magnanime Don
Quichotte était son propre enchan¬
teur.

beau génie. Les œuvres

un

qui plaisent le mieux aux petits gar¬
çons et aux petites filles sont les
œuvres
magnanimes, pleines de
grandes créations, dans lesquelles la
belle ordonnance des parties forme
un ensemble lumineux, et
qui sont
écrites dans

Il

égalait la nature à

son

âme. »

Ces courts extraits du Livre de

un

mon

éclairer le chemin du
professeur de musique ou de danse
qui a souvent besoin d'une lanterne,
ami

à

peuvent

l'instar de Diogène le Cynique.
L'univers musical et chorégra¬

phique doit être révélé à l'enfant et à
l'adolescent. Autant dire qu'il est
question, alors, de lumière et de nuit,
de plaisir et de terreur, d'angélisme
et

de violence. Car danse

et

musique

style fort et plein de
sens. (...) Ils sont tous
déjà possédés,
petits, de la curiosité qui fait les

des portes qui ouvrent sur des
domaines cachés où l'on se découvre

les poètes.
leur révèle l'univers,

pédagogue, ouvrir les bonnes portes
? Le saura-t-il jamais ? Celles qu'on

un

ces

savants et

qui les replie

sur eux-

les retient dans la

contem¬

L'auteur

vers.

mêmes et

Ils veulent qu'on
le mystique uni¬

plation de leur

propre

ennuie cruellement.

enfantillage les

»

la table de

Un autre, à poser sur
tous

les conseils de classe

:

«

Les

en¬

sont

soi-même. Mais comment, pour

utilise pour soi ne conviennent pas à
d'autres. C'est moins la sûreté et la

promptitude qui comptent dans l'en¬
seignement que la volonté patiente,
énergique et résolue qui fait chemi¬
ner

et

découvrir. Méfions-nous de

parfaite
justesse la valeur morale de leurs

lui qui

maîtres.

tâtonne et

fants apprécient avec une
»

Un autre, encore, pour
gogue : «

Il faut donner

le péda¬
bien, et
il faut sa¬

son

celui des autres, (...) et
voir donner — c'est le secret du bon¬
non

heur,

et peu

le savent.

»

dernier, pour nous tous : «
Malheur à qui ne ressemble pas
quelquefois à Don Quichotte et ne
prit jamais des moulins à vent pour
Un

le

route !

comme

ce¬

prétend connaître la bonne
Respectons, plutôt, celui qui
s'égare, la tête haute,

Don Quichotte.

L'ipmc n'est ni chargé, ni capable

d'indiquer les bonnes portes de la
pédagogie ! En revanche, il en
connaît beaucoup, on lui en indique,
il les repère, les collectionne, les
classe, les étiquette, les signale, il
peut conseiller et guider jusqu'à ces
seuils que franchissent professeurs et

élèves. L'ipmc a pour mission d'éclai¬
rer le chemin, non de le tracer, il
s'éclaire lui-même, comme il peut.

Parfois, il
comme

à

est

heureux

et

la lecture d'Anatole France,

la petite lueur qui en
semble bien à une étoile.
car

confiant,

jaillit

res¬

Claude-Henry Joubert (2)

�Stratégie

tactique

et

Cortetas

Monsieur,

Merci de votre lettre. Je suis
L'IPMC est,
routine.

»

dites-vous,

Que

ne

service pour vous

«

heurejjx de vous savoir

«

heureux

etc ».

O

friand des prises de position qui échappent à la

les cherchez-vous ? Vous

donner les

de

me

trouverez

annoncé

toujours à votre

capables de vous satis¬
faire. Ceci dit, ce n'est pas seulement à la routine que mes prises de posi¬
tion échappent. Mais à toute l'idéologie qui n'a
que la routine comme ac¬
tion, même si elle sait parfois la parer d'atours révolutionnaires.
contacts

fait

Au

personnes

a

dans

un

fin

sa

—

lapsus de Bonnefond
soirée

de

à la

—

l'AG

de

Périgueux. Cela aurait-il
changé quoi que ce soit
s'il

annoncé

avait

nous

reprenait

qu'il

de

plus

belle ?
Mais

hier un très aimable appel de Mr Estival qui concluait en me
demandant de voir avec vous la possibilité d'une intervention de ma part.
Mais hélas
et je vous remercie de votre invitation conditionnelle —je
suis déjà pris aux dates concernées. J'espère que nous aurons une autre
J'ai reçu

Bigaròc

il

y
a
Tric-Trac
ariégeois.

rockers

—

occasion

□

Marmande

s'évertue

Ci-dessous, la liste des documents que vous pourriez vous procurer
mieux connaître mon travail, et la photocopie d'un article de TradMagazine qui résume ma pensée dans le domaine.

pour

à

en

mieux

le

Festival

le

style

de mieux

Monde

année

sur

d'Uzeste

dans

Il

«

faut

branchés

les

ira-t-il

Jusqu'où
le

le

chaque

convaincre

Considération,

dans
faire

?

».

On

se

Peut-être

demande.

découvrira-t-il

Claude Sicre (3jIEO Musicà le 18

nov.

92

Fabulous

les

l'an

prochain (il
faut à peu
ans pour digérer les
critiques
de
Dr

paraît
près 5

qu'il

dures

Cachou).

PS

Vous écrivez, dans votre lettre d'information, que l'iPMC n'est pas
capable d'indiquer les bonnes portes ». C'est quand même dommage
pour les élèves qui s'inscrivent chez vous. Cette modestie aurait une légiti¬
mité, à mes yeux, si vous ajoutiez : « mais nous sommes capables de vous
indiquer des gens ou des œuvres capables de vous indiquer les bonnes;
portes ». Car il est, me semble-t-il, prétentieux de ne jamais vouloir faire
confiance aux autres, et de ne pas savoir simplement accepter de considé¬
rer les réussites autres. Pour ma
part, j'ai beaucoup appris des peuples du
monde qui, sur la plupart des sujets relevant de la pédagogie musicale, ont
inventé plein d'excellentes routes.
:

«

d'aujourd'hui (que d'aucuns baptisent prétention) me
(quand je passais des centaines d'heures
à les écouter et à lire les
ouvrages qui leur étaient consacrés) et de tou¬
jours, face à eux. En réalité, mon fervent « avis qui s'oppose etc » n'est
que le leur, tel que je l'ai compris.
Mon

La

Carole

Merle

charmante

est

quand

elle
les

déguise
de

Paris.

des

Elle

voudrait faire que ça,

elle,

mais

son

journaliste
retient

de

ne

job

ditde

mode

la

Tant

encore.

en

cachou

concerts

à

Fabulous

MSS

plus

encore

se

distributrice
dans

du

pis

!

assurance

vient de

(Vous

mon

humilité d'autrefois

pouvez

publier ce passage dans votre lettre, si vous vouiez. Pour

part, je publierai votre article dans
l'autorisation.
ma

□

ma revue;

si

vous

□

Ponec

(ex

maintenant

Céline.

Encore

compris
de

lui

vit

ABS)

à Marseille

ce

qui a mal
attendait
voit plus à
un

qu'on
le

on

avec

Arnaud-Bernard.

m'en donnez

O

Djazia

vivante
elle

et

fait

modéliste

toujours

est
vit

en

un

à

Paris

stage

écoutant

où

de

"Mais

�qu'elle
le

bleue"

est

pour

casque

vieux

quand

port

elle

elle

au

lequel,

sur

baladait,

s'y

à

ressemblait

l'héroïne
César

d'un

remake

de

Hanin

et

Elle

a

Roger

par

Désir.

Harlem
vraiment

bien

partir avant

Problématique
du baroque occitan

rappel1er

se

fait

de

çahh lui

que

arrive.

est sous ce titre

variable, de même qu'il existe plus

Félix Castan
a convoqué un
colloque au mois

une

que

M

O

Tatou

le

est

seul

avoir

prévu
exactitude
l'impact
Fabulous

les

sur

Madona

à

d'octobre, dans le cadre du Centre
avec

des

médias.

Solelh

le

fa

International

Synthèse du
Baroque. La notion de baroque occi¬
tan est loin d'être admise par les spé¬
cialistes, et il

cantar.

de

a

fallu attendre bien des

années avant d'avancer cette

dJ

Elisabeth

Bocas)

un

Mailet

(IEO

s'occuper

peu

de
de cigalisme

la

soirée

va

mettre

dans

toulousaine-gasconnebasque du 20 février 93 à
l'Espace Julien Marseille
elle

devrait

bonne

fada

de

devenir

la

la Chorma

et

rédactrice

chef

en

adjointe de leur prochaine
revue ça serait
très bien.

O

être

bientôt
il

par

donner

la

sur

très
quand

fini

(d'ici

but

avoué

jeunes

qui se
du MSS

Le
aux

autour

pressent
Fab.

T.

outil

pour

Linha

publié
l'IEO,

sera

avril).

Bouducon

et

s'initier

civilisation occitane

un

1'IEO

un

à

la

et

à

le

but

réel

outil

aux

vieux

œuvres

donner
de

comprendre
la jeunesse occitaniste
puisqu'ils
vendent
le
bouquin ils seront obligés
de

le

pour

lire.

Le

thème de la

grande
circulatoire

qui

l'arrivée du mouvement
Rome. Le courant
lement
en

eu ses

venu

de

général aurait éga¬
diversifications

propres

Occitanie.

Il est clair

qu'en littérature, Du
de Rome. Il entre
dans une problématique occitane qui
prend en compte l'homme dans sa
société, sa civilisation, contrairement
Bartas

ne

caravane
sur

servira

conducteur

qui suivra.

pour

la

de

le

Linha

fil

film

français. Le baroque oc¬
inspirations paci¬
fiques et une perspective cosmopo¬
lite. L'époque baroque est le second
grand moment pour la culture occi¬
tane après l'époque des troubadours,
alors que le Maniérisme, la
citan

a

qu'une

so¬

ciété occitane.

Pour Félix Castan, l'évolution des
arts à

l'époque baroque reflète l'évo¬
qui a volé en
éclats alors qu'elle était précédem¬
ment tenue par la chrétienté. Malgré
les freins des empires et des féodali¬
tés, l'Europe voit apparaître les na¬
tions, dans le passage du Moyen-Age
et de la Renaissance au baroque.
D'après son analyse, l'explosion a
été plus sensible en Occitanie, car les
lution de la société

occitans fonctionnement

en

dehors

des pouvoirs, et la culture occitane a
parmi ses piliers, l'identité des villes
et leurs bourgeoisie.

vint pas

à l'écrivain
livre

Un

va

ses

hypo¬
hypothèse selon la¬
quelle le Sud de la France aurait été
le théâtre de créations baroques avant
thèse de travail,

sociabilité occitane

aussi des

Renaissance et le Classicisme

son

représentés dans le Sud-Ouest
français en particulier.

peu

Sur le plan de

l'architecture, Félix

Castan cite l'Hôtel du Vieux Raisin à

Toulouse, où les sculptures de per¬
sonnages sortent du mur de façon

perpendiculaire,

si l'on se
explosion.
Jean-Marie Auzias a été plus cir¬
conspect sur le fait de savoir s'il y
avait un baroque occitan ou un ba¬
roque en Occitanie. La géographie
baroque lui paraît particulièrement
trouvait face à

une

comme

Jean-Marc Buge

�De la démocratie locale

Amérique

en

Les américains

de tous les

de tous les esprits

(...) Partout ou, à
vous voyez en

âges, de toutes les conditions,
s'unissent sans cesse.

la tete d'une entreprise nouvelle

France

le gouvernement

et un grand
aux

seigneur, comptez que vous apercevrez
Etats-Unis une association.
De

la

démocratie

en

Amérique,

Alexis de

Tocqueville,
Flammarion 1981, t2 p. 137

Le contexte
L'état

restaurer l'individu dans son

des lieux

état des lieux est très contrasté,

depuis les

centres villes flambant la réussite et le rêve

américain

jusqu'aux quartiers gangrenés.
corporations de

Les situations auxquelles s'affrontent les

développement

que nous avons rencontrées sont de deux

sortes : dans certains cas,

intégrité ou dans une forme
civique, mais il faut opérer dans l'urgence, à
la manière des chirurgiens sur les champs de bataille.
Devant la gravité de ces situations, la mise en œuvre de
formes de démocratie participative fait figure de luxe
idéologique.
Dans ces quartiers de misère, les CDC travaillent
toutes sur le logement et sur la lutte contre la délin¬
quance, les autres actions sont pius ou moins présentes.
d'autonomie

l'impression dominante

est ef¬

fectivement celle d'une gangrène urbaine et sociale ; dans
d'autres cas, plus soft et plus proches des situations que
nous

connaissons

nent et on

en

s'attaque

France, les infrastructures fonction¬
au

développement social et écono-

S-bô /ed

«

mique du quartier. Quelle

»

Lorsque le quartier tient debout...
Dans les situations les moins

travaillent
se

certes toutes sur

le

double d'actions de lutte

front

«

catastrophiques, les CDC
logement, mais leur action
contre la délinquance, la

défîû

que soit la situation, les quar¬
tiers que nous avons visités ont des tailles variables : de

nées à améliorer les conditions d'existence de la

10.000 à 130.000 habitants.

tion

La

gangrène

de vue, c'est la
des maisons fermées aux volets cloués ou aux
vitres crevées, des jardins envahis par les herbes, des

popula¬

action autour de l'enfance, de l'adolescence, des

l'autre.

:

mini-cimetières de voitures

entre

là
bout de rue re¬
mis en état... La gangrène atteint les maisons et les habi¬
tants : pauvreté, sida, drogue, violence... Face à une telle
gangrène sociale et urbaine les corporations de dévelop¬
pement communautaire traitent dans l'urgence le délabre¬

des

mentalités
est le pays

blèmes

un

physique des quartiers et la survie physique de ses
ces situations, il ne s'agit pas encore
de

habitants. Dans

L'état

les maisons et ça et

quelques maisons retapées, parfois tout

ment

:

faveur de l'emploi, d'actions desti¬

en

vieux, etc. Là, il y a place pour plus de démocratie parti¬
cipative, mais sous des formes différentes d'une CDC à

A travers les vitres du bus et à perte

gangrène

drogue, d'actions

se

»

du challenge. Ici, les

sont des

relèvent par la

«

défis

»

...

« pro¬

et les

défis

pédagogie de la réussite

et du

profit : s'en sortir, c'est gagner et c'est donc faire du
profit C'est aussi le pays du bénévolat dans un pays où la
décentralisation poussée à l'extrême apparente toute ac¬
tion collective à

nos

rêves

européens rosés d'autogestion.

Le collectif, c'est avant tout le domaine des associations,

��des fondations

privées, des Eglises. L'action collective
acceptable que dans le voisinage de l'intérêt indivi¬
duel. Pour le citoyen américain, elle n'est crédible que
lorsqu'il en mesure les enjeux, à son échelle et si elle est
courte, elle permet parfois à d'autres .d'en profiter.
Le corollaire de cette gestion collective rapprochée,
c'est la forte méfiance, la forte résistance des populations
aux initiatives institutionnelles ou politiques. Le politique
se trame et se conçoit au niveau local, dans l'évaluation et
dans la mise en commun d'intérêts individuels qui se mê¬
lent pour relever des défis. Ce que nous nommons béné¬
volat se construit sur ces bases : faisons ensemble ce qui
est indispensable à notre mieux-être. Ici, la mobilisation
de la population dans la proximité est une condition sine
qua non de la réussite d'un projet collectif.
En France, elle est un plus dont les professionnels du
développement commencent à penser qu'elle devient une
nécessité pour pouvoir faire face à l'ampleur de la tâche à
accomplir tant en milieu rural qu'en milieu urbain.
Cependant, le message de l'urgence de la participation
n'est

.

.

.

quartiers qui tiennent debout, on parle de
participative et on en fait. Plusieurs modes
d'exercice de la participation des habitants peuvent alors
se trouver, parfois conjugués les uns aux autres. Dans cer¬
tains cas, la démocratie locale s'opère par la participation
des habitants à l'élaboration des projets et des décisions,
démocratie

dans d'autres, elle se situe au niveau de la réalisation des
programmes.
La participation des habitants

à l'élaboration

politiques et aux
qu'aux habitants eux-mêmes. Aux Etats-Unis,
contre, il s'impose comme une évidence, c'est l'ordre
aux

institutions

par
des choses, un ordre hérité de l'histoire des communautés

pouvaient compter que sur elles-mêmes pour gérer
(... et que l'Etat ne vienne pas se mêler de
leurs affaires !).
ne

leur avenir

Les formes

de démocratie

participative

dans les CDC

des

projets et

Dans un quartier du Bronxl, Banana Kelly,

après une phase liminaire de restructuration
urbaine, les habitants du quartier gèrent en¬
semble les aménagements collectifs : doit-on conserver
tel ou tel bâtiment, à quoi l'affecter ? Doit-on détruire
pour aménager des espaces verts, des lieux de rencontre ?
Ils définissent les projets et élaborent les décisions. Il

l^a^eÌcUíev/ deá /ieaae de vie

Dans

un

quartier de Boston : South End Boston, les ha¬

bitants, lassés des promesses sans effet des politiques, se
sont soulevés en 1968

constitué des

(comme partout). Les habitants ont

comités de crise

qui ont eu un important
politique : identifier les problèmes, tracer les solu¬
tions correspondant à leurs attentes, mobiliser les
moyens, exercer les pressions politiques nécessaires. «
Les réunions se tenaient partout, jusque dans les cages
des immeubles, tout le monde discutait de ce qu'il fallait
faire, de ce qu'ils attendaient. » En 1969, le maire de
«

participative
règle d'or, quoiqu'on n'énonce pas toujours ainsi
cette gestion collective rapprochée. Sur les quartiers «
destroyed » que nous avons visités, la mise en œuvre
d'une démocratie participative n'est pas oubliée dans les
discours, mais il y a l'urgence du salut, les murs à remon¬
ter, les écoles à créer, etc. Avant d'envisager une forme
collective de participation, il y a à restaurer la dignité, la
confiance des individus

en

eux-mêmes, alors

on

Boston crée la communauté et la dote de moyens. S'ouvre
alors une période de deux ans, au cours de laquelle les ha¬

quartier s'engagent dans

de plani¬
accompagnés pour
l'élaboration de leurs projets par des architectes et des

d'autonomie individuelle à

sonnes

puissent s'investir dans

les per¬
action collective. Par

assurer

une

techniciens bénévoles. Voilà bien
tie directe

idéale

un processus

sont

une

forme de démocra¬

qui fait participer le plus de monde
possible à l'élaboration du projet et de la décision. Mais
cètte situation est vécue dans une atmosphère particulière :
il y a crise, colère et dangers collectifs et on réagit collec¬
tivement en construisant. De plus, le quartier est à
l'échelle humaine, il ne compte que 7.000 habitants.
«

»

utilise la

pédagogie de l'exemple et de la réussite, on montre aux
pauvres que les choses peuvent effectivement s'améliorer
pour eux, qu'ils sont considérés comme des êtres humains
et que le rêve américain pourrait les concerner. Il y aurait
ainsi comme un seuil de confiance à atteindre, un mini¬
mum

»

rôle

fication collective intensif. Ils
Dans le contexte américain, la démocratie

.

s'agit bien d'une forme de démocratie directe qui s'ex¬
prime sur l'affectation des lieux de vie.

bitants du

est la

décisions

L'approche directe

ddnefiwme de déTnoowzÌÌe dtwecie &lt;jfMÒ ô&gt; ^eaýmvme

des habitants doit être vendu tant

qui

contre, dans les

pour que

L'approche instituée

ou

indirecte

Poursuivons l'histoire de ce quartier de Boston.

Après la phase exaltante où l'on projette en¬
semble ce que deviendra le quartier, les profes¬

sionnels de la communauté la

« gèrent ». L'équipe mise
place évalue les besoins et elle y répond en mettant en
place des réponses qu'elle estime adaptées : elle estime

en

�qu'avoir un abri, c'est important, mais qu'il faut de plus
redévelopper les structures de la communauté. Elle es¬
time alors qu'il est nécessaire de mettre en place un pro¬
gramme de qualification, et donc de formation.
Parallèlement, elle développe des services aux habitants :
pour les jeunes, les vieux, des aides destinées à renforcer
la situation économique des habitants, etc.
Aujourd'hui, les habitants élisent des représentants au
conseil d'administration de la communauté. Mais

gard de

ce

Que peut-on attendre
de la démocratie

participative ?
L'état de démocratie
les

participative est un état idéal où
citoyens éclairés sont les artisans des projets collectifs

au re¬

et de leur réalisation. Ainsi se rêve une sorte de commu¬

qu'elle fut, la participation des habitants

nauté, à l'opposé de l'isolement individuel, rêve de soli¬

semble faible

: sur

3.000 habitants, 300 adhèrent à la

cor-

darités constructives

et

émancipatrices. Mais justement,

■^£efvy-oce&amp;yi/A c/e dén&gt;xpcwzûefiawû&lt;x//ia£uiLe
e&amp;t une

éfwetvue déniaMciýia/áan.

poration et 100 seulement participent à l'élection de re¬
présentants au CA. On observe dans le même temps que
l'enthousiasme s'est éteint, les habitants regrettent le
temps de la gestion collective directe, sans pour autant
s'investir plus dans les nouvelles formes de participation.
La nouvelle communauté se vide de sens, elle est plus
abstraite. Il s'agit là d'une forme instituée qui est une
sorte de démocratie représentative. Après tout, 3.000
électeurs potentiels, cela correspond à la taille d'une pe¬
tite commune en France et le CA de la corporation res¬
semble à un conseil municipal.

La
à

participation des habitants

la

Les

réalisation d'opérations

opérations individuelles

cet de démocratie suppose que

situation

jamais.
observer que dans la mise en
œuvre de processus de démocratie participative, les habi¬
tants s'émancipent, acquièrent des éléments d'une auto¬
nomie civique : le processus de démocratie participative
est une épreuve d'émancipation, c'est là une de ses
forces. Il nous faut donc concevoir la démocratie partici¬
pative, non comme un état vers lequel il faudrait « éduquer » les citoyens, mais plutôt comme un processus qui
dans sa mise en œuvre opère émancipation des personnes :
c'est l'épreuve démocratique qui produit les citoyens
émancipés et non les citoyens éclairés qui produisent la
démocratie. Ainsi peut-on dire que la démocratie n'est
pas une fin en soi, elle est un moyen d'émancipation dans
cette

ne se

mise

en œuvre.

Chacun d'entre

Dans de nombreux cas, les opérations de réha¬
sées par

soin

aux

engagées et réali¬
la corporation, mais elle laisse le

habitants d'achever les travaux intérieurs à

leur

guise. C'est ainsi que les habitants s'approprient le
lieu où ils vivent, et c'est considéré comme une étape
importante

vers

la valorisation individuelle et

vers

l'autonomie.

Les opérations collectives

trajectoire, il ne cesse
plus d'autono¬
mie et de responsabilité. Dans un corps social, les indivi¬
dus sont tous sur des trajectoires à des moments diffé¬
rents de leur chemin. On ne peut rêver sans dommage que
tous se placent dans le même temps de leur évolution ci¬
vique. Le processus de démocratie participative peut
d'évoluer et

au

nous

est sur une

mieux de progresser vers

créer les conditions de l'avancée de chacun là où il est.

Mais quelles formes
de démocratie

Dans de nombreux cas, le souci est clairement

rencontre

Par contre, chacun peut

sa

bilitation des maisons sont

l'on ait affaire à des ci¬

toyens éclairés et émancipés. Rendons-nous à l'évidence :

participative mettre

en œuvre

?

affiché de faire

participer les habitants à la
: participation
des parents au travail de la crèche, participation de chô¬
meurs qui ont trouvé du travail par la communauté au
suivi d'autres chômeurs, etc. Ces formes de participation
sont plus directement liées au collectif et sont de nature à
réalisation des services offerts

fonder les liens d'une solidarité communautaire.

Chacun d'entre nous qui avons l'expérience du

développement local connaît ses principes : le
territoire, la globalité des actions, le partena¬
riat, la participation des habitants... Chacun sait qu'un
partenariat durable n'est possible que s'il s'organise au¬
tour de projets précis : dans un projet, chacun peut imagi¬
ner son rôle, comprendre les enjeux, les liaisons, se repré-

�senter son action et évaluer ses intérêts et les résultats

construisant ensemble des solutions où eux-mêmes
cent dans leur rôle de

vient

une

où, sur un projet de
quartier de la gangrène, la population se mo¬
bilise ; c'est également le cas de Banana Kelly qui est une
partie de quartier, un ensemble de blocs qui forment l'en¬
sauver

On peut

préciser qu'un processus de démocratie parti¬
cipative par projet a des chances de se mettre en œuvre si
le projet concerne de près les habitants (ou les usagers, si
l'on s'applique à un service). Le corollaire, c'est que
lorsque le projet est global et de large portée, il n'intéres¬
sera que certains d'entre eux qui d'une manière ou d'une
autre ont acquis une distance, une autonomie ou une res¬
ponsabilité civique suffisantes. On peut en effet attendre
de la démocratie participative qu'en formant des citoyens,
elle restaure l'intérêt pour la gestion de la chose publique
et donc pour la démocratie représentative.

avan¬

école de socialité où les parents apprennent ou
non seulement leur rôle de
parents, mais aussi

découvrent

comment se

gèrent les affaires collectives

mocratie

participative

que par

leur

vironnement immédiat des habitants.

parents, etc. La crèche parentale de¬

peuvent s'y inscrire2. En réalité, il

est fournie à South End Boston

en

possibles de l'action collective.
Ce principe que l'on applique au partenariat, il
convient évidemment de l'appliquer à la participation des
habitants. La démocratie participative doit ainsi se conce¬
voir autour d'un projet, et d'un projet concret c'est-à-dire
touchant directement ceux qu'il concerne. Ainsi, autour
des problèmes de l'enfance, les parents peuvent-ils inter¬
venir directement en qualifiant leurs problèmes et en

et comment ils

peut y avoir de dé¬
projet. L'illustration nous
ne

Régina Garcini

Quelques millions de sans-abris

aux

États-Unis

A New York,
les mendiants font la loi
Un juge vient de déclarerinconstitutionnelle
une loi interdisant la clochardisation dans la rue. Motif:
le

spectacle de la pauvreté est protégé par la liberté d'expression.

NEW YORK

Jean-Louis TURLIN

premiers trimas, les trottoirs de certaines
rues new-yorkaises, aussi peu fréquentées
que fréquentables, se transforment en villa¬
ges de boîtes en carton où une bonne partie
des quelque 80 000 à 100 000 sans-abri (sur
une population de 7,5 millions d'habitants)
élisent domicile. Les autorités new-yorkaises
avaient pris l'habitude de déloger les plus
visibles ou les plus gênants d'entre eux
aux abords des gares par exemple - en
-

vertu d'une loi de 1990 interdisant la mendi¬

cité sur la voie
vient de saper

publique. Un juge fédéral
le fondement juridique du
déménagement forcé.
Au cœur'de l'arrêté rendu public la se¬
maine dernière : le premier amendement de
la Constitution des États-Unis, garantissant la
liberté de parole. Pour le juge Robert Sweet,
la mendicité est une forme d'expression. En
la protégeant, il s'agit aussi de s'assurer que

prédomine le

message que la mendicité
de notre société ». Le procureur
George Sommers a interprété ce message, à
savoir « que les nécessiteux ne peuvent être
réduits au silence, que le premier amende¬
ment leur confère le droit de nous confronter
face à face, et de nous demander de les
aider ». En d'autres termes, les mendiants
doivent pouvoir librement interpeller la mau¬
vaise conscience américaine.
«

renvoie

nombreux

travaux

de

l'ACEPP (Association des

Collectifs Enfants-Parents-

Professionnels)

en ce

do¬

maine.

Lettre de l'Association
Nationale pour le

Développement Local
et les Pays Novembre 1992.

:

Les « tent cities &gt;■ risquent de se multiplier
cet hiver dans les villes américaines. Dès les

(1) Agglomération newyorkaise
(2) Cf. l'expérience et les

Rien de nouveau sous le soleil new-yor¬
kais. Une étude montre que sur une période
de dix ans, une demi-douzaine de mendiants
seulement

sont arrêtés chaque année, et
quelques douzaines de contraventions déli¬
vrées. Les autorités new-yorkaises se

contentaient généralement de
ler », ce qui permettait de faire
sans-abri indésirables.

■&lt;

faire circu-

décamper les!

C'est là que l'arrêté du juge Sweet se fera
sentir - s'il est maintenu - pour une ville
a entrepris cahin-caha de redorer son
blason. Un gros effort avait notamment été
fait pour la convention démocrate de juillet
dernier au complexe sportif de Madison

qui

Square Garden, dont les abords avaient été
notablement nettoyés de tous « déchets »
tant humains que matériels. C'était d'ailleurs
vrai pour les abords de la ville : les bas-côtés
de l'autoroute menant de l'aéroport Kennedy
à

Manhattan

avaient

débarrassés de
de vieilles voitu¬
res, et des fleurs avaient même été plantées
sur le terre-plein central (elles ont
depuis été
volées et remplacées par la jungle familière
de mauvaises herbes).
leurs habituelles

Le

été

carcasses

Figaro du 8 octobre 1992

�Roeeo and roi! î

L'Italie pop chante en dialecte

De Sud Sound

System de Lecce à Pitura Freska de Venise, des Mau Mau de Turin aux Ustmamò de
Bologne, dans toute la péninsule, c'est l'explosion de groupes qui ont choisi de s'exprimer dans leur
langue vernaculaire. Et voilà que rap, ragamuffin et reggae, mêlés de sons et d'accents locaux,
relancent bon gré mal gré la polémique sur l'unité culturelle de l'Italie.
Luca de Gennaro et Alberto Dentice

-

L'Espresso (Milan)

dialecte. C'est la

les dialectes à

langue dans laquelle je
m'exprime quotidiennement, et c'est

l'école et dans les administra¬

naturel de l'utiliser aussi dans la

tions vient à

musique."Le Sud Sound System effectue
un intéressant travail de recherche
ryth¬
mique et sonore, créant des ponts entre
le ragamuffin jamaïcain et les traditions

Le vacarme soulevé par la polé¬
mique

sur

peine de retom¬
ber. Il est apparu clairement que la loi
612 concernait non l'enseignement du
dialecte de Bari

ou

de l'ombrien

verna¬

culaire, mais la tutelle des treize minori¬

des tarantolati de Salento (danseurs et

tés

musiciens des rituels de

linguistiques,

substi¬
de "Via
col Veneto" (autant en emporte le véni¬
tien), comme l'avait spirituellement titré
le journal satirique Cuore. Ni de Babel
linguistique coupable de faire le jeu des
Ligues, contre laquelle se sont mobilisés
aucune ne se

tuant à l'italien. En somme, pas

possession pra¬
tiqués dans les Pouilles). Et ce n'est pas
le seul groupe rebelle à associer dialecte
et reggae dans les chansons.

les farouches détracteurs de la loi.

un

Le lion vénitien,
joint entre les pattes

Alors, beaucoup de bruit pour rien ?
Qu'on se rassure, la polémique sur les
dialectes

est vouée à se rouvrir. Et

même à être relancée à

plein volume, à
plusieurs mégawatts de puissance.
Aujourd'hui au cœur de la controverse,
les dizaines de groupes hip hop et raga¬
muffin au son fruste et éraillé, qui utili¬
sent le dialecte pour raconter un quoti¬
dien fait d'antagonismes, d'injustices,
mais aussi de volonté de s'amuser
renoncer

à penser.

ciens italiens
sur

ciens

et les

Les jeunes musi¬

contournent

les dialectes

sans

les débats

engagés par les politi¬

intellectuels, et choisissent

les

langues régionales comme mode
d'expression pour unir les cultures au
lieu de les diviser, pour abattre les fron¬
tières

au

lieu d'en créer de nouvelles. Et

démontrer que la musique voyage
plus vite que la bureaucratie.
Dans le dialecte des Pouilles, "Fuecu
inta'sta casa !" (le feu au cul), "Senti
moi !" (écoute-moi !), "Ta sciuta bona !"
(tu t'en es bien tiré !de l'héroïne]),
"Chiaru ?" (OK ?), sont les formules
pour

canoniques du langage hip hop italien.
De même que le slang du Bronx est la
langue officielle du rap américain et le
patois du quartier de Trenchtown à
Kingston celui du reggae jamaïcain, le
groupe Sud Sound System de Lecce a fait
de sa langue une expression artistique
universelle. "Je pense en dialecte, dit Don
Rico, de Sud Sound System, et je parle en

Les Pitura

chantent

en

Freska, par exemple,

vénitien

sur

des rythmes

reggae. Mais pour éviter d'être assimi¬
lés aux revendications des Ligues, ils

apposé sur la couverture de leur
premier disque - Na bruta banda (une
sale bande) -, le lion vénitien stylisé
avec un joint entre les
pattes et une
bulle qui dit : "Les Ligues t'éteignent"
[allusion au slogan de la campagne de
publicité contre la drogue : "La drogue
t'éteint"]. Leurs thèmes vont de la poli¬
tique, "No voemo segregasion, el sistema créa solo disperasion" (nous ne
voulons pas de ségrégation, le système
ne crée que le désespoir), au grivois, "So
mato per la mona..." (les chattes me
ont

rendent fou),
rences

avec

de nombreuses réfé¬

à la réalité vénitienne (Bienal,

Le dialecte est la dernière

conquête
l'underground musical italien, un
véritable mouvement transversal qui
revalorise les différences linguistiques
de

et

culturelles. Phénomène

nouveau,

mais pas

totalement. Ces jeunes n'ont
pas découvert le dialecte : dans la
péninsule comme à l'étranger, le napo¬
litain, par exemple, est pour beaucoup
la langue officielle de la chanson ita¬
lienne. Dans la péninsule, on a assisté
au développement de l'ethnorock dans
le sillage de la world music.
Le travail

des Kunzertu et des

Tukiena de Sicile

veine,
font

comme

un

sarde

usage

et des

muttos

explore la même

celui des Tazenda, qui

rigoureux de la langue

harmonies vocales des

traditionnels, les chœurs

typiques de l'île, et se sont hissés pro¬
gressivement sur la scène internatio¬
nale. "Notre recherche s'appuie davan¬
tage sur la tradition musicale que sur la
langue, commente Andréa Parodi, la
"voix" des Tazenda. C'est de la musique
traditionnelle revue dans l'optique
actuelle. Les paroles en dialecte sont
plus importantes pour leur sonorité que
pour leur signification. "
Une idée dans laquelle se reconnais¬
sent aussi les Ustmamò, mot
qui signi¬
fie "tout de suite" dans le dialecte émilien. C'est le nom d'une nouvelle

jouent depuis dix ans et

formation lancée par deux musiciens
des CCCP-Fedeli alla Linea, un des

fameux concert des Pink

Floyd

sur

lagune).
ils

dialecte vénitien.

la

Margerita et Pin Floi, qui parle du

"Les Pitura

anglais." A Venise, en tout cas, le
de la musique dialectale
ne s'arrête pas au reggae.
Il y a aussi
des groupes de blues, le Laguna blè et
les Zoo Zabumba qui jouent du funk en
en

mouvement

ont maintenant un

tel succès que

les

supporters entonnent leurs chansons
avant les matches de l'équipe defoot
de

Venise", dit leur imprésario Luciano
pourquoi le dialecte ?

Trevisan. Mais

"Parce que nous
choses comme

réussissons à dire les
nous

les

sentons,

explique Oliver Skadi, leader du
groupe, et puis, en Jamaïque, les
groupes chantent en broken english, pas

italiens les plus originaux des
qui s'habillaient à la russe.
De même que les CCCP cherchaient à
mêler punk et musette, de même les
groupes

années 80,

Ustmamò chantent
aussi

en

émilien mais

anglais, alliant des mélodies et
des textes de la tradition
populaire à la
musique électronique et au rock.
Au Nord toujours, l'ex-chanteur
punk Grieco, de Gênes, a enregistré
en

�"Fiori de

paé" (fleurs de papier), mor¬
qui rappelle Creuza de ma,
l'album en génois de Fabrizio de André,
disque fondamental pour comprendre
le concept de musique dialectale,
ceau

entendue
comme

comme ouverture et non

fermeture culturelle. David

Byrne, grand intellectuel du rock améri¬
cain, porte-drapeau des mixages de cul¬
tures musicales diverses, metteur en

l'atmosphère des discothèques à la
mode, et qui mélangent rap et dialectes
pour faire, à la première personne, la
chronique quotidienne d'une Italie de
second rang, celle qui ne trouve sa
place ni dans les pages des journaux ni,
a fortiori, dans les productions des
grandes maisons de disques.

Mais l'aventure des groupes

hip

ou des passe, comme on appelle
les bandes des rues dans l'argot du

Bronx, est

encore

différente. Un extra¬

court-cir¬
qui s'est créé entre les sous-cul¬
tures noires anglaises et américaines et
l'idéologie tiers-mondiste des centres
socioculturels, les universités de base
ordinaire laboratoire, né du
cuit

sort),

avec

traduction

en couverture.

Le rap

italien offerte
et le ragamuffin

en

les genres les plus utilisés ; leur
rythme naturellement cadencé ou
monotone se prête parfaitement à
l'usage du dialecte. "On doit reconnaître
à ces groupes le mérite d'avoir réintro¬
sont

duit l'élément humain dans les disco¬

d'aYant-garde et leader du
groupe Talking Heads, a cité à plusieurs
reprises Creuza de ma comme un des
meilleurs disques de tous les temps.
scène

hop,

"-(casse tes chaînes), se détache un ragamufftn en sicilien, Malasorti (mauvais

se

Rap et raggamuffin
prêtent bien au dialecte

la culture jeune
d'opposition.
Dan^ la mouvance des posse, il y a vrai¬
ment de la place pour tous. Pas seule¬
ment pour les rebelles du Nord et le
Avec ces groupes,

redevient

une

culture

lumpenprolétariat du Sud déshérité,
mais aussi pour les fils de la petite
bourgeoisie en dreadlocks qui vaga¬
bondent le soir dans le sillage des

des nouvelles posse dialectales. Des
jeunes qui savent peu de choses de la

divers groupes.

musique, mais connaissent la rue, la
lutte pour le logement, mais aussi

un

voici les Nuovi Briganti,
qui en veut. Dans leur
autoproduite, Spezza le catene

A Messine,

groupe rap

cassette

thèques, le témoignage personnel, là où,
pendant des années, ne prévalait que la
musique 'house', mécanique et alié¬
nante", dit Pierfrancesco Pacoda, de
Century Vox, la marque indépendante
devenue la référence obligée des forma¬
tions italiennes les plus intéressantes.
Un bel exemple : Fight Da Faida (com¬
bats la lutte

entre

les clans), un mor¬

la mafia écrit par le rapper
turinois Hi-NRG MC dans lequel, outre
ceau contre

le

son

du marranzano, un des instru¬

populaires siciliens les plus
typiques, on entend une voix de femme
qui récite sur un tempo de rap une
ments

ancienne litanie locale.
Turin

et

la Sicile

:

une

association

�qu'on retrouve souvent. La capitale du
Piémont, qui accueille les imposants
flux migratoires venus du Sud, est
devenue le laboratoire de la nouvelle

musique dialectale. "Mau Mau est un
terme péjoratif que les Piémontais
appliquent aux Méridionaux, mais
aussi aux clochards, aux ivrognes, aux
Noirs", explique Luca Morino, musi¬
cien du groupe turinois Loschi Dezi
ainsi que d'un nouveau groupe appelé
Mau Mau. "En Sicile, Mau Mau signifie
au contraire police, un peu comme
Madama dans le Piémont", ajoute-t-il.
Les Mau Mau viennent d'enregistrer un
morceau

(nous

dansant, Soma la macia,
clandestins), chanté en

sommes

piémontais, mais
musicales

et

avec

des influences

rythmiques méditerra¬

néennes. "Nous

sommes

de Turin,

disent-ils, mais

nous sommes

plus

Sicile, où

souvent

beaucoup

nous donnons
des concerts." Bien entendu, il y

connus en

différence de taille

l'expres¬
habitués à
jouer dans la rue, dans les centres
sociaux et partout où ils peuvent trou¬
a une

sivité fruste de

ver une

ces

entre

groupes

prise de courant et

un public

disposé à les écouter, et des tentatives
sophistiquées comme celles de De
André. Et il

est

mélange de

rap,

difficile d'établir si du

de

reggae et

peut donner naissance à

de dialecte

une

culture

populaire authentiquement métropoli¬
taine. En d'autres termes, s'il s'agit
d'une énième mode passagère ou d'un
phénomène durable.
L'avenir le dira. Quoi qu'il en soit, les
contaminations

entre

moderne, recherche

sur

ancien

et

les traditions,

redécouverte

et usage du dialecte, sont
aspect important de la nouvelle
musique italienne. Cela n'a pas
un

échappé aux maisons de disques les
plus vigilantes, qui se sont mises en
quête de talents à lancer dans le "big
business". "La musique, quand elle est
belle, peut arriver de n'importe où,
commente

Tazenda, et

Andréa Parodi du groupe

parvient par le senti¬
les mots. Un morceau de
U2 me touche même si je ne parle pas
l'anglais, et un morceau en dialecte
peut faire le tour du monde."
S
on y

ment, non par

Pour toutes

publi¬
publicités,
au plus profond
des
Baronnies, au grand air
cations,

du 9 janvier 1992

vos

et loin de chez vous,

décentralisez

vous

à fond

appelez Joëlle Nin,
écrivain public
en

Le Courrier International

vos

Baronnies,

65130

Asque

62 39 18 09.

:

�-t'-fouAe ^ SY^&lt;UULÍ{/,*M ^cha. etr-o^
^l^^íyt4- &lt;(r

AURILLAC
9

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^/»c»''rel Frcx^nc^ois^)
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/f7e4c6935bbb5ef39d23800587216e18.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>Linha Imagin&amp;ograve;t (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/20846" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>1 fasc. (23 p.) ; 30 cm</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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