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                  <text>IMAGINÒT

LINHA

Bulletin del Sector Musica de l'Institut d'Estudis Occitans n° 13, mars 1993

Sommaire

ic.l.0.0.1
e!?iu=

Félix Castan
p. 1

Félix

p.

&amp;2

3

Manifeste du GFEN
p:

débat

4&amp;5

Cortetas
p.

5

Plastica al
Dans le n° 11 de la Linha
est paru un

poème de moi
j'énumérais les points

où

communs

entre certains

La

citanistes.

rédaction

oca

ajouté quelques commentai¬
res en me

demandant de dé¬

p.

donne pour dynamiser la vie
culturelle en Occitanie, par

Prima de las

exemple : le rôle de la cri¬
tique artistique, l'idée des ca¬
pitales ou de l'animation
communale.

pour ce numéro
Félix Castan et Claude Sicre.

Ce que

Bien

1) le fait que

Ce

que
Castan :

1)

son

même
citane

j'aime chez Félix

anticatastrophisme où
lorsque la langue oc¬
sera

encore

moins

parlée existera la possibilité
de revendiquer l'Occitanie
pendant longtemps,
2)
3)

ouverture,
manière de réfléchir

son
sa

sur

pour

Diffusion du

pour corollaire la simpli¬
fication. Par exemple, il est
le premier gêné par le fait

p. 9

que Claude Sicre le reprenne
d'une façon
trop stéréo¬
typée,
2) il isole trop la situation oc¬
citane de la situation pla¬

p.

nétaire,
3) il fait

Le Gueulard

a

une

séparation trop

étanche entre le culturel et le

politique,
4) il

toujours dit que le
peuple occitan ne comprend
pas la revendication poli¬
tique occitaniste, mais il ne
voit pas que, sur ce plan, les
a

sairement
nité

originales

8

vivant

conclusions
l'action.

en

Larrazet 93

se
veuille théoricien. La théorie

choses

qui

et

pas :

Félix Castan

ne

sont

figées

pas néces¬
pour l'éter¬
René Duran

Lengas

p. 7

p.

je n'aime

se pratique en français
occitan dans l'Occitanie
actuelle et d'en tirer des
ce

païs

6

4) les quelques pistes qu'il

velopper

que d'après moi un
poème ne doit pas s'expli¬
quer et garder son mystère,
voilà le développement de¬
mandé.

débat

Critica

Cas tan
en

en

spectacle

à 11

Nice, 20 décembre
11
Les mots de la mode

12 &amp; 13

p.

13

p.

Articles et textes
Contes de
Occitans

Perbosc

;

Indiens et

Langues ; Bled-Plus
Voyage-blues ; Territoire français
;

Patrie, Marti.

p.

14 à 24

On
p.

nous

25

écrit

;

;

�Extraits de Lettre de Ben

aux

peuples inquiets

•

:

Réponse à Ben de René Duran :

Pour

moi, Félix Castan est positif à 50 %,

parce que son

analyse pointue de la situation

culturelle de l'Occitanie
La Mostra
Il y a un mystère Félix Castan. De temps en temps je lis ici
là que Félix Castan est apprécié par les occitanistes. Puis

ouvre

des perspec¬

tives

et
je

reçois son numéro de la Mostra dans lequel tout, sans
exception me parait anti-occitan sauf le titre, et encore.
Le ton : gargarisme intellectuel, la poésie : il ne lui viendrait
jamais à l'idée de publier des poèmes en occitan comme
ceux de Peglion qui sont si beaux, et puis derrière tout celà
une idéologie de non-identité identitaire, de non territoire.
Castan joue au gourou. Il use de mots tels que signification
etc. Sa notion de décentralisation n'a rien à faire avec le droit
des peuples de gérer leur destin ni des cultures qui veulent

exister mais il y a le

désir d'être regardé et de s'écouter
parler. Voici quelques exenples de ses gargarismes
togomachiques : "la dialectique de l'ici et de Tailleurs était
posée dans sa logique". " la notion de région ou de capital
régional est abolie, surplombée, transcendée"
"décentralisation signifie alors bi-polarisation". "une autre
radicalité s'impose, d'autres certitudes" "la mostra n'est
qu'un lieu de réflexion des murs, des oeuvres qui ne
signifient rien d'autre qu'elles-mêmes".
Tout cela me ferait simplement sourire si ce n'était que
Castan semble avoir auprès d'une certaine frange
d'intellectuels occitans, un impact. Il roucoule, s'écoute
parler et n'a qu'une envie c'est d'avoir le prix renaudòfet
d'être à l'Académie Française. C'est un Frankeinstein issu de
l'accouplement de l'Abbé Grégoire et de Jules Ferry.
Ceci dit, même négatif comme il est il faut reconnaître qu'il
est un des pions de la conscience occitane. La preuve que
ce que je dis est à 100 % exact est que la CNCL qui n'aide
jamais les publications de langues occitane, bretonne et
basque Ta aidé. Il dit qu'il est écrivain occitan mais il n'écrit
jamais en occitan. Ca lui écorcherait la langue.

esthétiques à pas mal d'artistes occitans
premier plan. En revanche, il est négatif à
50 % car il est contre l'existence de partis po¬
litiques occitans.
de

•

Commentaire de

J.-M. Buge :

Les dernières lignes expliquent le reste : si
Ben était dans la mêlée, il n'écrirait pas au¬
tant de

bêtises, et surtout de contre-vérités.
écrit bien en occitan.
publié est un autre

Entre autres, F. Castan
Le fait qu'il ne soit pas

problème.
(Exemple : recueil de poésie occitane Jorn de
Castan, disponible à notre adresse, 65 F

F.-M.

franco)

Sicre, le chanteur occitan de Toulouse a le vent en poupe

lui mais je me demande si c'est tant mieux
pour l'Occitanie. Voici ce que m'écrit Castagnou à propos de
l'article sur Sicre dans Libération :
"Sicre + Los Fabulous Troubadour : du point de vue

tant mieux pour

politique est complètement à côté de son aveuglement. Il
est dommage que cet idéologue de pacotille Gastanisé se
plante une page pour Libération et pour noyer la perception
ethnique dans un flou et les démagogues se frottent les
mains." Enfin quelqu'un qui est du même avis que moi. Je
ne comprends pas que Duran par exemple ne voit pas que
Castan fait plus de tort à Toccitanie que de bien.
Ben
J'aime bien

ma place de voyeur
plus d'une fois je me suis dit : quelle veine de ne pas être

dans la mêlée !

Acvfy ^ed~07S
Axof. a f~tn /

�CRITICA

Petit calendrier de lectures suivies

0

: Une
les Fabulos Trobadors. Mais,
d'habitude, pour avoir droit à la

1/10 Le Nouvel Observateur
page sur
comme

reconnaissance "nationale" il faut décliner
son

anti-nationalisme occitan, et,

pourquoi
anti-régionalisme. Tu commences à
fatiguer Claude Sicre! Au départ on

Brèvas... Brèvas... Brèvas...
La ville d'Albi, sur les conseils de
et de la CEEPOC, a édité un

pas, son
nous

UEO du Tarn

t'aime bien, et nous aussi on

dépliant touristique en catalan

pour

façon

Girona,

l'identité de

travaille à notre
mais à cette différence que l'on ne
passe pas notre temps à te dénigrer en public.
Pourquoi tant d'agressivité de ta part ? T'estu seulement posé la question ?
;

en mettant en avant

la fcrire de

région. Titre du dépliant : "Albi i l'Albigés

sa

a

Occitània". Arts i tradicions; la societat
occitana; Memòria occitana d'Albi la rotge :
una

jornada descobèrta". Voilà

peut trouver au menu de cet

l'Albigeois.
d'invitation

De même,

ce que l'on
appel à visiter

les

cartons

vin d'honneur offert par

la
municipalité de la ville d'Albi à la ville de
Girona, furent rédigés en occitan et en catalan
(ni français, ni espagnol). Bravo !
au

�.Répliques
biales

pour une
revisitation com¬

plète du «savoir» et
des responsabilités
de chacun vis à vis
de

«Transmis¬

sa

re-

prover¬

sion».

N.B.: pour ee

qui est de la
proverbe

dimension corrostve du

incitatif à l'endroit du métier d'en¬

seignant- qne je partage comme
interpellation-je renvoie le lecteur
à quelques passages d'un (trop)
long article («Liguât imagiuot N°
10) sur la place incontournable des
métiers de l'éducation dans quel¬
que société que ce soit
L'enseignant comme «ar¬
tiste du savoir», «ingénieur cm
émancipation», est anssi délicat à
trouver dans les institutions éduca¬
tives

PROVERBE DE BASE:

qu'un chanteur «ingénieur en

folklore» dans les
«Ce que l'on sait faire, on le fait.
Ce que l'on ne sait pas faire, on

Institutions

artistico-cnlturelles !

l'enseigne».

ELEMENTS

Pra verbe situationniste

DE

REPLIQUE 1:

CRITIQUE DE LA
CRITIQUE DU MA¬

«Ce que

NIFESTE G.F.E.N.:

l'on sait faire, on le fait.
l'on ne sait pas faire, on
l'apprend.
De mille façons mais toujours en
Ce que

cherchant

d'autres»

avec

'Pour

REPLIQUE 2:

contre

mettant

«Ce que l'on sait faire, on peut
toujours le remettre en question.
Ce que l'on ne sait pas faire, on en

il est dit dans le texte, à

saigne.»

'Message bien compris, cinq sur
cinq, il s'agit bien de la «classe coopé¬
rative» (à chacun son jargon conceptuel
) comme conseil où tout se discute, se
décide, se remet en question avec éven ¬
tuellement des délégués révocables à

Proverbe situationniste extra neuf

REPLIQUE 3:

l'égard de

«Ce que l'on s'affaire, on l'effet.
Ce que l'on ne sait parfaire, on

tout moment !

l'enserre.»

^Message reçu cinq sur cinq, la
contradiction est bien là, l'aliénation

Prothèse si

ru

-as-sony écoute

te en

est à la fois

fois

stéréo

est

REPLIQUE 4:

objective et subjective, à la
personnelle et sociale: «L'enfant

un

feu à allumer...redécouvrent leur

génie d'invention» Littéralement l'en ¬
fant est

«Ceux ...que
font

l'on lai ssait faire, ainsi

Ceux...que l'on ne lai ssait pas faire,
trois p'tits tours et puis s'en font»

feu et

mort, à allumer

non un

car

il

paquet de bois
a vite fait de

s'amenuiser à coup

de pratiques, paro ¬
les, gestes quotidiens étouffants, que
d'ailleurs lui -même fait fonctionner très
vite à

Proverbe hors situation

un

égard

même temps que
pour les autres...effectivement il lui faut
son

changeant de regard ( ee
mince affaire si j'en
crois les siècles qu'il a fallu pour chan¬
ger de regard sur «l'amour» par exem ¬
ple ) car il n'y a pas de génération
spontanée de la confiance en ses capa ¬
cités et je ne connais personne qui
puisse être tout a fait sûr de ses
potentialités dans un défi comme les
aiment les Hommes, c'est à dire en deçà
de ce qu'il savent faire !
qui n'est

pas une

'Message reçu brouillé: la
«maïeutique Socratique» n'est qu'une
partie de ce qui nourrit l'ensemble fon¬
dateur de la pratique d'Education Nou ¬
velle- ou alors les disciples de Socrate
n'ont pas su faire passer le sublime
secret, ou plutôt (mon option) ils n'ont
pu, .vu l'empreinte doctrinale laissée par
l'illusion de l'achèvement de la pensée
éducative de Socrate- il ne suffit pas de
trouver quelque chose à un moment de
l'histoire pour en être quitte face à tou¬
les
situations historiques!
tes
(l'anhistoricité est un piège contradic ¬
toire non réservé au G.F.E.N.)
Bien sûr, il s'agit d'une pratique
de rupture,

en

même

an¬

cienne. Il est clair que d'aucun

l'on déjà
utilisée, mais trop peu semble - t-il pour
que autre chose que des rapports d'alié ¬
nation mutuels s'exercent tous les jours,
partout sur le terrain du savoir, de la
création et de la culture.

ses

potentialités et de celles des autres !

même que découvrir

en

neuve au sens

commencer, un

malgré tout le doigt sur
quelque chose de central: l'adversaire
désigné, ce n'est pas le commun ( des
mortels), mais ce que l'on croit
communément (tous, le commun des
mortels et le rare des mortels), comme
sens

Proverbe situation/liste nouveau

découvrir

tout court, en

'Je suppose que la «linha

imaginot», bien
centralisme des

militant contre le
organismes d'état en

que

matière de cul ture et de création par des
actions concrètes, n'oublie pas dans
ces

mêmes actions de

se

dé-centrer de

l'analyse des effets immédiats que l'on
pourrait enregistrer dans la seule forte¬
resse culturelle (bien que peut-être plus
«fragile» que d'autres parce que peutêtre moins frappée d'une tradition
«étatique»).
De même lorsque nous organi
sons une

disions

université, contre université
il s'agit bien d'une action

nous,

émancipatricecontrelamain mise d'une
logique étatique sur la question de
l'école, de la formation, du savoir...
nous

aussi n'oublions pas d'élaigirl'ana-

lyse des effets de notre action. D'ailleurs
nous ne nous

institution,
tution

battons pas contre une

encore

(en tant

moins contre l'insti

que

processus), mais

�CORTETAS

•

un

contre

certaines idées et certaines pra¬

tiques qui interviennent de manière
encore
généralisée dans toutes les ins¬
titutions. A chacun de s'en saisir, ou
d'en saisir
fait

l'importance dans
déjà pour aller plus avant.
*

Le lecteur

ce

qu'il

critique du mani¬

feste est tout à fait dans l'ambiance

lorsqu'il

la «pédagogie»,

pose que
en
fait surtout le savoir n'interressent pas
seulement les instits • A chacun de se
définir ses terrains d'action par

rapport

propres insupportables. Les insti¬
tutions sont constitutivent du lien so¬
à

ses

cial dans toutes les

pratiques sociales,
y compris du monde de la culture en
passant par le café.
Nous ne cherchons aucunement
à avoir le brevet «de

plus grande diffi¬

culté d'une situation», ni
brevet d'ailleurs, nous
et

à

aucun

autre

participons «ici

maintenant», chacun à sa démesure,
mouvement d'idées donc de

prati¬
qui est né bien avant nous et qui
continuera bien après nous. Une hum¬
ble ambition. Ici les leçons sont les bien
venues puisque
partagées, agissant ré¬
ciproquement et en miroir comme le
note si justement Dr Cachou..
un

ques-

"Certains inventent des chan¬
sons «sans

concessions», des festivals

«plurieulturels», des rencontres musi¬
cales «décentralisatrices», des révolu¬
tions dans les quartiers... d'autres in¬
ventent

des démarches «Tous capa¬

bles»

(en musique, écriture, maths...),
publiques «Tous créateurs»,
universités «émancipatriccs», des

des soirées
des

révolutions

dans

les

concept exactement opposé

à la Linha Imaginòt est en train
de naître. Il s'agit d'une ligne
reliant de petites communes du
centre de l'Occitanie où il y a
encore

plein de choses " vrai¬

ment occitanes

", et allant du

auteur

reçoit des commandes
jours depuis juillet 1992
et qu'il passe tout son temps à
gérer cette affaire. Seul, avec
tous les

machine à écrire, dans un

une

faubourg éloigné de Montauban. Avec en projet la pu¬
blication de fascicules

com¬

plémentaires comprenant la

Val d'Aran à la Gascogne, au
Tarn-et-Garonne puis, via le
Massif Central et la vallée du

traduction des mille mots

Rhône, jusqu'aux vallées ita¬

De son côté, le GIDILOC, grâce
à quelques combinaisons po¬

liennes. Les

communes

sont

choisies uniquement parce que
la première lettre de leur nom
des lettres du nom de
CAMINS DE L'AMISTAT
D'OC. Là, on y rassemblera
est

une

tout ce

qui peut rester du " sub¬

strat occitan ". Et l'association

créée

sera
uniquement com¬
posée d'associations et de col¬

lectivités locales. La fossilisa¬
tion de la culture occitane telle

n'avez jamais osé
l'imaginer... (J-M B)
que vous

en

français, anglais, allemand et
arabe.

litico-universitaires, a réussi à
obtenir quelques centaines de
milliers de francs pour mettre
sur

disquette le dictionnaire

d'Alibert destiné à quelques
universitaires murés dans leur
tour d'ivoire.

Jacques Taupiac : imaginotiste
sans

le savoir.

(Diccionari de 1000 mots : 99 F +
18 F de port, disponible à notre
adresse). (J-M B)
Cuisine et gastronomie : La
direction de l'IEO et les acteurs
de la Linha Imaginôt n'ont pas
la même conception.
•

•

Ragga : Du nouveau à Mon-

tauban

avec

l'émergence d'un

groupe de ragga dans le plus
pur style Massiliesque.
Le désir de travailler sur le

quartier, en relation avec Tou¬
louse, Marseille et la Jamaïque.
Papajunior a déjà tchatché avec
Ange B du côté d'FMR à Tou¬
louse. A pousser et à suivre.
(J-M B)
• Massilia : Un
grand
Massiliá chorma pour

merci au
le dé¬
jeuner-petit déjeuner du 1er
janvier à Villandraut. De quoi
bien

commencer

l'année ima-

ginotiste. Quelle pêche ce
chorma " !! (J-M B)
"

•

1000 mots

encore

blié
Alain MIOSSEC

en

tètes...et

d'autres...y at il une meilleure façon de
marcher ?

: Curieuse ini¬
Tarn-et-Garonne où

Fossilisation

tiative

en

mots, le

?

:

Qui

ne

le sait pas

Jacques Taupiac

a pu¬
1992 le Diccionari de mila

premier dictionnaire to¬

talement

en

traduction

occitan,

en

avec une

catalan et

en es¬

péranto.
Ce que l'on sait moins, c'est que
l'ouvrage a été réalisé à compte
d'auteur (l'IEO national ayant
refusé de le publier), que son

La direction de l'IEO choisit des

produits alimentaires ayant une
étiquette écrite en occitan et
crée un " secteur économique "
pour aller les vendre sur les
marchés en Catalogne.
Sur la Linha Imaginôt, on pré¬
fère si possible les produits sans
étiquette, c'est-à-dire le pâté de
la tatie
marna,
sur

la

le couscous de la
et on va les découvrir

ou

place des Tiercerettes ou

dans les recoins dénichés par le
Massilià chorma, avec les RMIs-

tes, les SDF et les

drogués du

sur des improvisations
des Fabulous Trobadors ou du
Massilia Sound System.

quartier,
Et à

l'IEO-Cantal,

on

poursuit

relâche les recherches et
les animations sur la novèla cosina d'ièr. Le prochain colloque
sur le
sujet a lieu à Aurillac, les
15 et 16 mai 1993 avec les cui¬
sines catalane, provençale, vossans

gienne et auvergnate. Portatzvos plan. (J-M B)

�CORTETAS

Plastica al

PAÏS

païs

DE TOLOSA

REPUBLICA

Au lieu

TCHÈCA

d'empêcher les mé¬
tissages, Dominique Baudis de¬
vrait promotionner la culture

Ça y est. Il est revenu pour
conduire son pays. Qui ça ? Un

de chez lui (le métro de Tou¬
louse ne comptera que 2 ou 3
mecs de la Garonne sur les 13
stations " décorées " par des ar¬

Vaclav Havel. Un des
faire régulièrement des

tistes !). Un square et une salle
de spectacles Claude Nougaro,
c'est bien mais pas chébran. Je

qu'il offre régulière¬
quelques-uns des pan¬
neaux publicitaires Mairie de
Toulouse pour que des peintres
y célèbrent leur amour de la
propose
ment

ville rose !
En avant-première, vous

sont

présentés ci-dessus deux pro¬
jets (en couleur normalement)
signés Venzac (" Vingt sacs, le
peintre le moins cher de MidiPyrénées ", Ange B — sic).
Quelle gloire mon père ce se¬
rait pour Toulouse, monsieur le
maire !
FR AN CIMANDIE
Le Paris-Dakar passe à

Sète.

Commentaire sur France-Info :
Accueil parfois excessif, des
"

spectateurs se collant sur les ca¬
pots des voitures pour sentir
les moteurs, d'autres en arrière
des regards envieux. "
Vue néo-colonialiste ou

avec

de l'Occitanie africaine ?

vue

écrivain,

sages

un

poète-président
rares

:
à

vernis¬

d'expositions.

REPUBLICA DE SETA

L'ethnorappeur Claudi Sicre
la déclare " unique au monde "
fabuleuse ", " ne devant rien à
"

personne ", ne tarissant pas d'é¬
loges pour le rocher des Ritals,
sa " Florence " aux formes fara¬
mineuses. Il n'a que Sète en
tête ! Bon, il a peut-être raison.
Tant de talents ramassés : Va¬

léry, Brassens, Soulages, Combas et Di Rosa, Pierre
et

François

j'en oublie !

AVENGUDA DE L'AVAIRON

Ça roule pour Rodés et les
: Jaumes Privât écrit
une nouvelle
pièce de théâtre :
Los lunons (Les petites lu¬
nettes), histoire de la conquête
alentours

d'un continent où il
voir. Gérard Marty,

n'y a rien à
peintre BD,

prépare une avec des textes
érotico-policiers de Privât (décidemment très public).
en

Renat Duran et Marc Censi

parlent patois à la télé. Ah, ils
verront ce que c'est que l'Aveyron.

(P. Venzac)

�Prima

Lengas

de las

al 3 d'abril 1993

del 20 de març

P.

En defòra de la

gastronomia,
aquela tèrra agradiva, un
ramat de personas viu sens
sus

IEO Nanta-Garona
IEO Musica

veire,

Cairefòrc Cultural
Naut Bernât

Calandreta
Estèla

d'Oc

Casai Catala
CREO

Conservatòri

ausir,

sens

sentir,

congostar,

bastir totis

festacion,

amassa una

e

esveniment

mani-

qualquas annadas fa seguida a
l'acamp del CONSEU (Conferéncia de las

Centro

IEO Tarn

CEEPOC

JogTArt

se

vòl

una

fèsta de

las lengas minorisadas, o las parladuras, de
França e d'Euròpa : occitan (of
course !), euskara, catalan,
lengas

:

còrse, breton, alsacian, frantic,

gallò, chtimi

; e

las lengas

que

Collègi

Espéranto Kultur

las

Nacions

sens

d'Euròpa). Ongan,

trin d'associations

se

un
botèt suis

ralhs, ont cada veitura tròba

dapasset la bona plaça, un trin
prèst par l'acuèlh d'autras
veituras, un trin que voldriam
long long
se volètz montar.
Cada vagon, cada association,
cadun es responsable de son
projècte per realisar un
"patchwork" de lengas ambe un
...

Mòstras :
Las lengas minorisadas en
Euròpa ;
Calandreta e escòlas pluri-

*

*

La Prima

d'endacòm mai, subretot las

pas ? un
Prima de las

Lengas.

Estais

diversitaL

:

Es pas lo primièr assag,
l'IEO 31 aluquèt lo flambèl

vivia era
Bigòrra

d'aparar tolengas, d'aparar la pluralitat de las lengas, per nos aparar quitament, ambe la nòstra
las

perqué

Occitan

d'Occitania
Entà que

sens

la cultura e la
lenga nòstras. Nombroses, mas
talament escampilhats, sèm
aflaquits. Per embelinar un
grand public, cossi far ?
Nos venguèt l'ideia de nos
remosar, de nos agrumelar, per
sens

Abans-programa

Nos prepausam

tas

coneissèm pas o pauc, mas
que vivon, e que se parlan, dins
nòstra région :
berbèr,
armenian, siriac
espéranto

o

as si ri an,

...

linguas ;
*

*

*

*

Conferéncias-

parladissas :
Cap a una politica
linguistica ;
*

la fïnala bêla : la
jomada de clausura del dissabte
amassa

cap a

a

*

cias
mesa

literaturas pluri-

La literatura occitana
Tolosa ;
20 ans de créations
occitanas ;
Los trobadors ;
Eth gascon.
Tarn Pais passion.

*

debanaràn. Tota una
en moviment per butar

e

*

Pendent doas setmanas, un
fum de mòstras e de conferénse

Jôcs

linguas ;

La comunicacion

linguistica en cèrca d'una
dimension mondiale.

3 d'abrial de 1993.
De la matinada

l'aperòconcèrt (en 20 lengas) del calabrun, se debanarà lo forum :
vos asseguram mai d'originalitat, mai de qualitat qu'ExpòLengas a Paris. Una escomesa.
La serada bêla serà

èime bèl de dubèrtura

una
mas

consa-

las Polifonias Sardas,
de las musicas d'Euròpa
beròjas. Amb come ape-

grada

a

tissadís, lo Joan-Maria Carlòtti
ambe los cants dels trobadors,
e

per

Dissabte 3 d'abrial,
Palais des Sports

a

Tota la jomada
"Las lengas se mòstran"
de 15:00 a 17:00"
"Las lengas se parlan e se
cantan"
de 18:30 a 19:00

Aperò-concèrî en 20 lengas
amb Rose Mary's Babies
de 21:00 à 23:00
Concèrt:

Joan-Maria

dessèrt MTB Jazz'Oc Trio
farà dançar

d'Uzesta que nòs
fins a las albetas.

POLIFONIAS

Carfotti
SARDAS

de 23:30 à 3:00
Balôcha amb MTB Jazz'Oc

Per la coordinacion,
GLB &amp; FB

Musica de la

lenga nòstra al Capitòli.

Provençau, lengadotian, limosin, gascon : quina polida musica
mas avèm pas sovent l'escasença de l'escotar al Capitòli,
pasmens n'ausissèm liricas mai que beròjas.
Convidam totis los amies per un concèrt de la lenga nòstra :
sus la
plaça del Capitòli, al mercat (-biò), per las carrièras a
l'entorn, dins los cafés, los magasins, boticas e librariás, e tanben
d'Oc,

al Macdò. De pertot, pertot.
Una jornada a Tolosa, la

lenga

sens

vergonha rajèsse

aigas de Garona.

se

0

Aquelas manifestacions seràn
un grand eveniment occitan
sètz aqui io dissabte 3 d'abril.
Jà reservatz vòstra jornada.

sus

las

�La recherche

démarré en 1978 à l'ini¬
tiative du Festival d'Occitanie.

Elle
A

a

partir de l'écoute des expé¬

riences culturelles des villages et
villes du Tarn et Garonne, nos ren¬
contres

exploré

ont

la

Occitanistes, élus, animateurs cul¬
turels, sociologues participent à ce
travail qui part de l'action cul¬
nous

DES

parait le

IDENTITES

COMMUNALES

souvent
ne

signification

pour

de toucher du doigt les perspec¬
tives et l'avancée de la recherche.

Vendredi 7 mai :
à 14 h : Mise à l'épreuve de nos
recherches. Discussion générale
autour de la publication (les par¬

sup¬

perdu de vue).
s'agit pas de prendre seule¬
ment en compte le niveau im¬
médiat (le village, le quartier) mais
la diversité des niveaux (petite
ville, métropole).
Notre recherche souligne que l'ac¬
tion, la production de l'identité em¬
prunte des canaux différents selon
les niveaux (c'est le niveau de
l'échange réel à Larrazet, le niveau
des emblèmes qui ont la plus haute

travail intéresse

tous ceux que ce

-

port fondamental de l'expression
culturelle (ce qui est peut être trop
Il

colloque de Larrazet
(7/8 mai 1993)

Le

Le point d'appui en sera la publica¬
tion des travaux, ce qui permettra à

notion

d'identité.

turelle.
La commune

COLLOQUE

LARRAZET

ticipants pourront se procurer le N°
spécial sur demande dès la miavril).
Définition de l'identité - les ni¬
veaux (du village à la ville) - les
métamorphoses de l'identité com¬
munale
la fonction décentralisa¬
trice des villes
la fonction de
-

-

les 7 et 8 MAI
1993

l'école, etc...
à 21 h : film réalisé sur " La nou¬
velle identité communale " à Lar¬

-

razet par Philippe Etienne
Débat entre habitants de
et

Montauban).

(ESAV).
Larrazet

participants aux journées.

Samedi 8 mai :
à 14 h : La commune
-

court

enjeu depuis des siècles
ses mutations sont aujourd'hui
cœur de la vie quotidienne et de

comme un

et
au

la vie culturelle.
2 interventions
-

bat
*

préalables

au

dé¬

:

la conscience communale : per¬

spectives historiques par Félix Castan.
*

La conscience communale : un

nouvel âge de sa
Alain Daziron.

formation par

Le concert :
samedi 8 mai à 21 h
Un concert final à
animé par
badors
sera

journées
les Fabulos Troces

Claude Sicre écrit une chanson sur
la ville et une autre sur l'ail pour
cette occasion.

r La publication
IDENTITÉS

spécial de la revue MÒSTRA consacré aux
COMMUNALES sortira en avril. Il réunira les principales inter¬
ventions des colloques qui se sont déroulés à Montauban, Saint-Paul
d'Espis et Larrazet.
On y trouvera des articles de Félix Castan, Anne-Marie Granié, de
Pierre Sansot et d'Alain Daziron.

Un numéro

souscription est ouverte. Son succès est primordial pour financer
la publication. Un appel est lancé à tous les groupes amis qui peuvent
souscrire à plusieurs exemplaires du n° spécial (prix probable : 80 F).

Une

•

Renseignements, inscriptions
Maison de la Culture
82500 LARRAZET
Tel: 63 20 71 22

:

�STRATEGIE ET TACTIQUE

La diffusion du
en

spectacle vivant
musique traditionnelle

La base de toute action de diffusion repose sur le
pourquoi " de cette action. En effet, ceci pose claire¬
ment la question de la stratégie à adopter, entendue dans
son acception d'" art de coordonner des actions et de
manœuvrer pour atteindre un but. " (Larousse)

"

stratégie de diffusion implique donc que l'on
objectif (auquel cas celui-ci mérite d'être défini
avec précision), que l'on entame des actions ( au pluriel,
et non des événements sporadiques) et enfin, que cellesci soient coordonnées, c'est-à-dire articulées entre elles
La

vise

Ces
un

au

service du but à atteindre.

propositions peuvent paraître évidentes à tout

chacun, hormis le fait qu'elles permettent de dégager
schéma commun sur lequel l'ensemble des acteurs

peut

Chaque diffuseur apportera donc une réponse en
parle.

fonction de l'Histoire du lieu d'où il

un

de manière cohérente

un

5) ouvre sur le monde, sur des démarches
musicales différentes de celles qui sont généralement
médiatisées.

l'Autre ; le

réfléchir.

D'une manière générale, la
des musiques traditionnelles peut
de postulats que chacun adaptera

d'intervention, soit

stratégie de diffusion
être envisagée à partir
à son domaine au lieu

:

1) il existe ICI une pratique de la musique

tradi¬

tionnelle, encore faut-il la porter à la connaissance du
public, ou, tout du moins : lui donner le recul nécessaire
à la considérer comme un objet de valeur.

2) il

a

existé ICI... idem...

3) il existe AILLEURS tel type de pratique qui peut
avoir un lien avec celle(s) existant ou ayant existé ICI.
4) il existe ICI des pratiques notoirement venues
d'AILLEURS (ex :

Musiques de l'immigration (1))

un exemple plus concret : la Fête du Fifre est
manifestation de diffusion dont l'objectif se résume
à la mise en valeur d'un instrument à travers les odes de
sociabilité qui lui sont propres.

Voici

une

Par cela, elle doit permettre de démarrer ou de re¬
dynamiser des initiatives locales connaissant une pra¬
tique de cet instrument dans les termes énoncés juste
avant (2). Chaque édition s'appuie donc sur un pôle géo¬
graphique sensible, situé en un heu différent tous les
ans, lieu où la pratique du fifre peut être perçue et en¬
visagée dans un cadre de développement local. Cette
manifestation s'appuie donc sur les items 1) et 3).

Ce point de départ sur la stratégie se révèle fonda¬
mental et force est de constater que les opérations de
diffusion décrites comme positives par les intervenants
de Forum sont précisément celles qui ont fait l'objet
d'une présentation claire en ce qui concerne leur stra¬

tégie. (On pourrait citer, entre autres, celles de " Chemin
de Traverses " rapportée par Jany Rouger ou celles de
l'ADDM 48, par JP Siorat.)
Du " pourquoi diffuser ? " découle de manière lo¬
gique le " quoi diffuser ? ". Ce serait enfoncer des por¬
tes ouvertes que de préciser qu'il est indispensable
d'adapter le " quoi " au " pourquoi " dans un souci de
cohérence et de lisibilité de la programmation.

5) il existe AILLEURS des pratiques sans aucun
lien (du moins, apparent) avec celles existant ou
existé ICI ; comment nous parlent-elles ?
Autant de cas de

ayant

figure nécessitant que de telles

pratiques soient présentées ICI.
Chaque item permet de définir des types d'objectifs
à atteindre. Dans le cas 1), il peut s'agir de maintenir ou
de redynamiser une pratique existante ; dans le 2), axer
sur la " renaissance " (si une demande s'exprime) ou sur
le témoignage du Passé pour mieux comprendre le pré¬
sent et mieux le vivre ICI ; le 3) peut tendre vers
l'échange culturel au sens de : dialogue entre des com¬
munautés à travers une pratique ; le 4) peut s'appliquer à
une politique de compréhension et d'intégration de

Songeons que si, dans le meilleur des
viendra servir la stratégie mise en place,
pire, il peut venir à son encontre, et ce, malgré

Encore que...
cas, un

dans le

groupe

lui !

Là, nous nous trouvons devant un paradoxe :
les diffuseurs cherchent à s'attirer et à " éduquer

plus
"

un

public, plus ils déclinent la diffusion sur les modèles qui
fonctionnent déjà dans ce sens, tels que la variété. Et
plus on retranche la musique traditionnelle du contexte
où elle prend tout son sens, plus on perd en crédibilité,
ce qui a pour effet d'entretenir la crise de la diffusion
dans un système de serpent qui se mord la queue.
la

Le risque de ce cercle vicieux consiste à retrancher
musique traditionnelle dans un cénacle où seuls les

�STRATEGIE ET TACTIQUE

convaincus viendront écouter leurs semblables, où les
musiciens s'entreregarderont jouer, où l'ouverture po¬

pulaire de cette forme de communication (avant d'être
un art) deviendra lettre morte.
Si l'on est à même d'élaborer une
sir des acteurs, il est indispensable
mise en scène " de l'ensemble.

stratégie, de choi¬
de réfléchir à la

"

Le Forum nous laisse en ce sens sur notre

faim

:

malgré quelques ébauches de " comment " tracées ça et
là (Le Salon de la Musique (3), le tourisme urbain dont
parla Mr Vighetti) et n'ayant reçu que peu d'écho, toutes
les interventions se cantonnèrent au conventionnel et au
formalisme les plus angoissants pour les musiciens eux-

"

Autre exemple : les 24 heures du vent à Villeneuvelez-Avignon, où le vent de la nuit s'exprime à travers les
instrumentistes qui viennent peupler les remparts (flûtes
harmoniques, musiques dans les tavernes, fifres sur les
chemins de rondes...).

L'originalité des démarches renforce le contenu de
programmation, lui donne sens, accroche un public
par rapport à un contexte, à quelque chose de vécu qui
n'est pas de rester une heure trente assis sur une chaise
la

mêmes).

En

ne le présentant qu'avec tout
l'écosystème " qui lui donne sens : les langues et pa¬
tois appliqués au monde de la mer, la gastronomie et
l'économie (viticulture, pisciculture, ostréiculture), les
chants et la musique, etc... Chaque manifestation autour
du bateau permet de programmer des spectacles de
quais, ou sur le pont, ou bien dans les ports.

XVIIIème siècle mais

devant

guise de pistes :

Le terme de piste fait tout à fait écho aux " chemins
de Traverses ", il existe des voies à tracer, n'allant enfin
pas toutes

dans le même sens et constituant des outils de

diffusion.
Fait curieux, certaines de ces

voies sont empruntées

par des diffuseurs non spécialisés dans les musiques tra¬
ditionnelles. Par exemple, cette association de voiles la¬
tines vers Montpellier, travaillant autour d'un calque du

une

scène.

L'intervention de Pedro Aledo éclaire ce

point de la

traditionnelle
(la musique en général) puisse parler directement du
producteur au... Non, justement pas au consommateur,
mais à la présence populaire qui verra la possibilité de
se réapproprier son objet.
même manière

:

il est vital que la musique

La musique n'est pas un
mais une valeur d'échange.

objet de consommation

�STRATEGIE ET TACTIQUE

Dans la

Un lieu à investir ? La rue, les

places, les grottes
(Aven Armand), les chapelles, les ports, les ruines, tous

"

les lieux.

Languedoc et dans tout le Sud, la rue est le théâ¬
tre privilégié de la musique : il s'agit là d'une " piste "
qui offre un éventail multiple de possibilités, trop sou¬
vent négligée par les diffuseurs (encore que certains,
tels B. Pinel en jouent comme d'un lieu aussi noble que
les autres).
En

La

rue permet de toucher de 300 à 3000 personnes
plus : promotion non négligeable pour une musique.
Elle représente jusqu'à quarante dates par an pour cer¬
tains groupes (qui peuvent donc vivre de cela), elle sup¬
pose des coûts-plateaux bien inférieurs aux program¬
ou

mations

monde, les rues sont présentes aussi sur la quasitotalité des villes et villages. Ce qu'il manque pour qu'un
déclic ait lieu, c'est la rencontre avec les diffuseurs, c'est
aussi des professionnels de la diffusion mettant en
rue " des manifestations (merci, Mr Goude) de toutes

du

rue :

en

tailles.
Bien entendu, tous les musiciens ne peuvent pas
mais, en revanche, tous les mu¬
siciens de me peuvent tourner... si on fait appel à eux.
tourner dans la rue,

Pour finir, voici une citation de Claude Sicre, des
Fabulous Troubadours : " Ma suprême ambition (en mu¬

sique), c'est d'être un bon musicien de quartier et de
village quand j'aurai soixante ans, c'est ce qui manque le
plus à la France, des stars et des génies incompris, on en
a à la pelle... "
Jean-Michel Lhubac
musicien de

salle.

rue

Elle permet de déplacer un public pendant une ma¬
nifestation, de vivre une Histoire en direct avec lui (car
la plupart des groupes déambulent en jouant).

Aussi, il est curieux que, si dans le milieu du théâ¬
tre, les diffuseurs aient compris l'importance du théâtre
de rue, il n'en soit pas de même pour la musique.

de qualité existent (et pas qu'en musi¬
traditionnelle), en France et dans de nombreux pays

Les groupes
que

De Bordeaux à Nice

: un

seul

(1) Exemple : les travaux menés par le GEMP-Midi-Pyrénées
sur les musiques de l'immigration, donnant lieu à édition et
spectacles sur les communautés immigrées du Tarn.
(2) Par " modes de sociabilité ".
(3) Houapi.

quartier...

LA LIGNE IMAGINOT
Nice, le 20 décembre 1992.
Quartier Saint-Roch, un vieil
entrepôt prêt à s'écrouler sous
les bombages va recevoir la

plus magique des fanfares. Une
de celles qui vous réchauffent
le cœur illico, malgré le froid
qui sévit sur la ville des anges.
Les Massilia Sound System
les Fabulous Trobadors ont
momentanément quitté Mar¬
seille et Toulouse. Ils viennent
et

concert, il ne faut pas
seulement voir une affiche mais

rière
une

pensée. De Nice à Bor¬

deaux

en passant par Toulon,
Marseille, Montpellier et Tou¬
louse, un mouvement s'est

formé. Il s'appelle : LA LIGNE
IMAGINOT. Presque tous ses
membres sont là, il y en a
même qui viennent de Genova,
de Paris ou de Rouen...

L'idée centrale de ce
est
de créer

mou¬

concert commun,
la fièvre de la tchatche que vé¬

vement

hiculent le rap ou le rub-a-dub.
Celle-là même qui a planté le
rock et ses dérivés morbides
dans les années 80.

tion " entre les gens de ces dif¬
férentes villes... Une dynami¬

fêter, dans

un

Ce soir-là, le public est un
interlocuteur et pas seulement
un

récepteur. A cinq jours de

Noël,
vont

trois

cents

communiquer,

personnes
car der¬

"

"

Maintenant, le temps est

ce

une

dynamique de communica¬

que qui reprenne les spécifi¬
cités locales (la langue d'Oc, le
folklore par exemple) et qui ne
pas seulement sur la
culture uniforme des " gens de
télévision ". La puissance locale
et non le pouvoir central.

s'aligne

de communiquer ailleurs
qu'à Paris, de réapprendre un
langage à soi. "
Dans leur quartier (Le Pa¬
venu

nier à Marseille ou Arnaud Ber¬
nard à Toulouse), avec leur voi¬
sin ou leur grand-mère,
Massilia Sound System ou
Fabulous Trobadors refont

monde. En occitan

çais,
on

ou en

les
les

le
fran¬

en arabe ou en portugais,
côtoie. On réapprend à

se

connaître la

gueule de

son

voi¬

sin.
C'est tellement bon de refai¬
re

le monde à l'envers... La Li¬

gne

Imaginot

s'en

souvient,

c'est à vous de la faire venir du
côté de Rouen !

Stéphane Mangion

�STRATEGIE ET TACTIQUE

Des mots de la mode
&amp; de la fuite du
Même Kristeva parle de " tribalisme
Monde des débats d'octobre 92. Où Guattari

Dans Le
publie un
article écrit juste avant sa mort " pour une refondation
des pratiques sociales " qui est un monument au rien
dans

une

tentative de tout embrasser. Que nous cri¬

dans un prochain n° comme nous
Manifeste du GFEN. Triés par des
experts, les intellos français s'exposent sur ce Monde
dans leur nudité de pensée, dont nous montrerons
qu'elle est une absolue nullité.
Au sommet proclamé par l'idéologie nationale, des
nuls. Qui, par les canaux qu'ils emploient pour vul¬
gariser leur pensée (journaux, livres, revues, radios,
télés, université, école, colloques, parti politiques) abê¬
tiquerons

en détail
l'avons fait pour le

sens

Mentalité magique, dirait l'ethnologue, autre scien¬
tifique sans objet. Dire des choses pour les faire exister.
Auto-socio-production du savoir ", me dit Miossec du
GFEN pour baptiser la démarche de l'éducation nou¬
velle. Auto : par soi-même. Nul n'est éduqué s'il ne
prend pas part à son éducation. Socio : tout est social.
(Pourquoi pas psycho-ethno-historico-etc ?). Produc¬
tion : oui, si l'on veut, mais ça ajoute quoi ? Devant un
moteur qui marche, l'intellectuel pourrait lancer des
"mécanico-à explosion-pergazolino-production de l'é¬
nergie " pour malhabilement et lourdement tenter de
cerner ce qu'il ne comprend pas bien. Le garagiste, qui
sait exactement comment ça fonctionne, parle de moteur
"

et c'est baste.

tissent la réflexion. Cette condescendance rencontre à la
base

un

autre mouvement, montant

celui-là, et ils s'en¬

trechoquent. Nécessité pour tous de s'inscrire dans une
pratique à la base et hors-institutions. L'intelligence de
la France a à repartir de la rue.
Revenons au tribalisme. En 6 mois, nous avons en¬
tendu ou lu cent fois ce terme dans la bouche ou sous la

plume de journalistes, d'écrivains, de profs, de gens des
ministères. Or, qu'est-ce que ça veut dire de parler de
tribalisme face à l'expérience d'un comité de quartier
(Arnaud Bernard), d'un village (Larrazet), d'une com¬
pagnie musicale implantée au fond des Landes (Uzeste)
ou d'un groupe de musique entouré de sa chorma et par¬
lant de sa ville (Marseille) ?
Coller un terme générique à des actions avant de les
comprendre dans leur singularité. Nommer vite pour
économiser une recherche ; une explication. Attitude
systématique des intellectuels français. Là où d'autres
traditions fouilleraient les détails sans le plus souvent
rien oser en tirer d'universel (laisser les lecteurs le per¬
cevoir derrière l'anecdote), la tradition française se dé¬

pêche d'avancer des concepts et donc, le plus souvent,
des semble-concepts.
Ce qui se conçoit bien..., dit-on, en France : ceuxlà même qui, par exemple, nous parlent de " réussites

technologiques "

pour nous

parler de " réussites techni¬

ques " et non de réussites dans l'étude des techniques.
Les " problèmes psychologiques " dont nous entretient
non seulement l'animateur ou le professeur mais aussi la

psychologie,

ce qui est plus grave. Nous comprenons
mieux les " problèmes sociologiques " du sociologue.
Car tout étant social, les seuls problèmes de la so¬

ciologie, science sans objet, sont les problèmes du so¬
ciologue qui doit toujours faire croire aux autres et à
lui-même qu'il traite de quelque chose.

Me
vant

un

parlait de " psychomotricité " une copine. De¬
jouet d'enfant où il faut faire passer des billes

dans des canaux, les soulever avec des mini-treuils, etc,
tout ça en commandant le mouvement, par une série de
boutons et de manettes (tirer, pousser, lever, etc). " C'est
bon pour la psychomotricité ", dit-elle. A quoi je ré¬

ce qui semblait l'étonner, que tout est psycho¬
motricité, quand on joue à la balle, quand on mange,
quand on monte des escaliers,... Et il est sûr qu'un jour,

pondais,

quelque pédagogue, après avoir 20 ans craché sur la
télé, viendra nous expliquer toute l'intelligente psycho¬
motricité que mettent en œuvre les enfants quand ils
zappent. Un sommet, vraiment, en cette matière. Pour¬
quoi ce besoin de redire les évidences dans un métalangage pseudo-explicatif, sinon pour cacher leur évi¬
dence, pour introduire une plus-value verbeuse qui tente
de justifier un rôle intellectuel mal défini, mal assuré sur
ces

bases ?

L'ethnologie, ces dernières années, s'est gargarisée
pseudo-concepts qu'elle mettait en place au
fur et à mesure que sa compréhension du monde ré¬
gressait, que la culture en face se démocratisait. Face à
la montée de la démocratie culturelle, qui n'est pas une
tradition française, les tenants de la hiérarchisation n'ont
que cette solution, s'inventer un langage codé qui ne dit
que le besoin de code, besoin corporatif à resituer dans
la lutte des classes. Musique traditionnelle, dit l'ethnomusicologue. Sociabilité, dit l'ethnosociologue. Etc,
etc... Nous avons pourfendu ailleurs ces baudruches et
les personnes qui les brandissaient. Mais ils ont fait
mieux. Depuis quelques années, les voilà qui nous par¬
lent d'" identité ouverte ", par opposition bien sûr à une
identité fermée ". Au cœur de leur sujet. Besoin de re¬
doubler l'évidence
l'identité est par définition ouverte
parce qu'on ne la connaît pas comme telle, parce que
d'un tas de

"

—

—

la connaître

comme

telle serait s'avouer à soi-même que

�STRATEGIE ET TACTIQUE

L'AVENTURE DU GUEULARD
petite troupe de
fous de l'ethnologie, dont les ethnologues pros ont bien
besoin pour continuer à vivoter. Lutte de couches — qui
en tiennent une sacrée. Soit les intellectuels se situent
avec le peuple, dans le peuple et dans son combat pour
toujours plus de démocratie, soit ils sombrent dans la sot¬
tise. C'est clair et net. Lire Marx et Tocqueville.
Sauf

tout le monde est au courant.

Comment trouver

sa

Le numéro 11 de la

une

place dans le monde ? Telle est

la question posée. C'est d'abord par son intervention ver¬
bale que l'on se situe. D'où les modes de mots, de dis¬
cours. On reconnaît immédiateement, quand il parle, celui

qui dit authentiquement une expérience et celui qui parle
au nom d'un rôle qu'il voudrait jouer ou qu'il usurpe, au
nom de ses illusions ou de son narcissisme de classe. D'où
la critique des textes, des discours, se fonde comme pre¬
mière nécessité, urgence. D'où les polémiques, les atta¬
ques, les réponses. D'où la Linha. Abonnez-vous, dés¬
abonnez-vous !

nement du groupe

(?) de l'existence m'ont permis de rencontrer il y a

René Merle nous communique le second tome de cette
bouteille à la mer ", avec tout d'abord un hommage à
"

Sully-André Peyre (1890-1962) dont l'œuvre est consi¬
dérée par les auteurs comme " une des œuvres majeures
de la littérature d'Oc ". Plusieurs poèmes sont extraits de
la revue Marsyas entre 1926 et 1961. Puis suivent des tex¬
tes de Ghjuvan ' Paulu Bernardini (corse), Philippe Gardy,
Maurice Merle, René Merle et Claudio Salvagno, parmi
lesquels nous avons tiré ce poème de Philippe Gardy :
AUTOSTRADA LOS SARRASINS / BORDEU

Cristina dei mauvalats
dins

mon

camionàs que

vai

querre

la

granda

mar

de persegue
de tabat verdau

ton sexe
e

fai sei

Le contexte local est très

mon

loisir en dépendaient. La population était
complètement prise en charge par l'usine, et elle est
devenue totalement assistée au fil des générations. Les
immigrés étaient intégrés dans cette culture populaire fon¬
structures de

donc

au

coma

viech

merinjana

pimentòli

boca de cerièras foscas

sabe

mon

deliri de descauma e de

AUTOROUTE CASTELSARRAS1N /

Christine des bas-côtés / dans

mon

benzina

BORDEAUX
énorme camion qui

va

chercher l'océan /

pêche / et de tabac vert / offre ses paysages de pluies nues / autour
de mon sexe / gonflé / gonflé comme aubergine I ù la sauce pimentée / macarel
Christine / ta bouche de cerises sombres / va vite envelopper / je le sais / mon
ton sexe

de

délire de sperme et

quand la crise de la sidérurgie a surgi, les désil¬

lusions furent grandes et la population a été confrontée à
d'énormes difficultés, notamment liées à sa dépendance

psychologique vis-à-vis de l'usine. Lorsque dans ce
contexte, quatre amis d'enfance qui furent militants paci¬
fistes et objecteurs de conscience, ont eu l'idée d'ouvrir un
café-lieu de rencontres, le moins que l'on puisse dire est
que le " terrain " n'était pas préparé à le concevoir et à
l'accepter. Pas moins de quatre années leur ont été né¬
cessaires avant de se lancer réellement dans le projet.
Mais leur détermination à aboutir fut à la hauteur des obs¬
tacles rencontrés. Rares furent les portes qui se sont ou¬
vertes pour

prendre en compte et aider le projet de l'équi¬

pe.

L'objectif du groupe était de créer bien plus qu'un
simple café. Il s'agissait de concevoir un lieu de ren¬
contres et d'échanges qui soit aussi un lieu d'expression de
la culture ouvrière locale, avec des expositions et des
concerts. Une telle initiative indépendante des structures
un

défi de taille.

ouvrir le 21 décembre 1983.
n'ayant pas d'expérience, les pro¬
blèmes de fonctionnement n'ont pas manqué dans un tel
contexte. Mais au bout de quelques mois une meilleure or¬
ganisation a permis au Gueulard de fonctionner normale¬
ment. La SCOP s'occupe de la gestion du bar et une asso¬
ciation a été créée pour prendre en charge l'animation cul¬
turelle. La clientèle s'est développée et le Gueulard a pu
ouvrir une prestation de plats cuisinés.
Plus qu'une simple expérience, l'initiative du Gueu¬
lard est intéressante par son impact psychologique. Elle a
permis de faire tomber des barrières et d'autres projets ont
pu naître dans son sillage (imprimerie, structure de visites
pour touristes, etc...) avec d'autres acteurs. C'est en fait
une démarche anticentraliste que celle du Gueulard qui
s'oppose à une centralisation de la pensée, à l'échelle

vai lèu emmantelar
o

l'usine.

Aussi

Les membres du groupe

macarèl Cristina
ta

sur

Le Gueulard finit par

confie
confie

particulier puisque la vallée

(de la Fensh), l'usine et la ville ne font qu'un. Toute la vie
locale était conditionnée par la sidérurgie et le rapport à
l'usine. La direction de celle-ci gérait l'ensemble des be¬
soins des ouvriers puisque aussi bien les maisons que les

liées à l'usine était

païsatges de pluèjas nusas

l'entorn de

a

quel¬

ques années Pascal Madelaine qui vécut de près l'initia¬
tive. L'aventure du Gueulard mérite en effet d'être comp¬
tée sur la Linha Imaginòt car elle est riche d'enseigne¬
ments et de symboles.

dée

RADÈU DE LA MEDUSA

francique Tutti Futti et de l'association

Wéi laang nach ? de Thionville. Le dossier du groupe de
rock fait part de son lien avec le Gueulard à Nilvange,
dans le même bassin minier, à 10 km de là. Et les hasards

Claude Sicre

LO

Linha Imaginòt relatait le chemi¬

d'essence

Lo Radèu de la Medusa, Quartier
Evenos 83330-Le Beausset (n° 2,

Haute Venette,
64 p, 50 F)

d'une vallée.
Le Gueulard fait penser

à d'autres lieux sur la Linha
Imaginòt et bien sûr à L'Estaminet d'Uzeste-le Gueulard
de Nilvange : la culture vivante a encore de belles per¬
spectives.
Jean-Marc Buge

�CORTETAS

Promenades traditionnistes
Scoop : Un petit scoop lors
d'un débat à la mairie de Tar•

bes
DE

L

UNIVERSALITÉ DU FOLKLORE.
BRÉSIL

CONTES

AUX.

DES

DES

CONTES

D'OCCITANIE.

ORIGINES

LE

INDIENS DU

MYSTÈRE

Membre Je la

Société.

Dans la

préface de ses Contes des provinces de France, Paul
: « Souvent, surtout à leur début, ceux qui recueil¬
récits du peuple y sont poussés par une sorte de patrio¬

Sébiliot dit'

tisme

local, qui leur fait croire

que

tel

ou

tel d'entre

eux est

particulier à leur pays. C'est une illusion qui part d'un bon
naturel ; mais il est bien rare de Prouver des contes dont les
similaires n'existent pas

quelque part. S'ils n'ont'pas été encore
notés, ils le seront bientôt, parfois à l'autre extrémité du
globe. C'est que le fond semble commun aux peuples les plus
éloignés, aux civilisations les plus différentes ; mais chaque
groupe provincial ou national donne au thème primitif un déve¬
loppement qui lui est propre, et l'on pourrait presque dire
qu'en ce sens les contes sont' le miroir fidèle des vices et des
vertus d'un peuple et de ses aspirations (i). »
Comment expliquer la quasi-universalité de la plupart des
traditions populaires. Certains ont sout'enu que tous nos contes
viennent de l'Orient; d'autVes, que les contes sont « une sorte
de produit naturel qui se développe d'une manière identique
chez les peuples (2). »
Cette question restera sans doute longtemps encore insoluble.
Un des grands intérêts que présente la recherche des récits
tradirionnistes est justement de rassembler des documents pro¬
venant de tous les pays
: peut-être un jour, grâce à l'étude
comparée de ces documents, pénét'rera-t-on le mystère.
L'identité des traditions populaires dans différents pays
est
frappante, mais non surprenante, pour le lecteur des
contes recueillis dans les diverses provinces de la France;
on
est
plus étonné de trouver en Gascogne ou en Quercy
tels récits recueillis

Corse par
un

;

Allemagne

plus étonné

par

encore

recueil de contes de l'Asie mineure

récits

là,

Ortoli

en

on

qui existent également chez
n'est pas trop déconcerté :

les frères Grimm, en
de reconnaître dans

grand nombre de
Cependant, jusqueconstatations semblent
un

nous.
ces

Bordeaux

(2) Ouvrage cité,

p.

France

»,

par

Paul Sébiliot; Paris,

n.

14

:

Le

Raggamuffin

Reggae Band est un groupe de
Reggae bordelais qui a ses

sources aux Caraïbes et à Lon¬
dres. Ils sont huit et travaillent

beaucoup la voix. Ils ont monté
une salle de répétition pour les
jeunes et un studio en plein

Bordeaux. Ils (Africains et Fran¬

çais) ont notamment enregistré
un

CD réunissant 7 groupes

de

musiques métisses (Trans K2)
en

Gironde.

Reggamuffin Reggae Band
106,

cours

de l'Argonne

33800-Bordeaux T
•

Radio

:

:

56 92 21 56.

La radio Bas-

rackbardella

a

désigné Roker

Promotion comme label de
l'année 1992 et a noté que ses
auditeurs ont adoré Massilia

Sound System.
Contact : 27 96 29 29.
•

Patz

e

Amor

:

Tel était le mes¬

sage que nous avons reçu de
Patrie Sans pour ses vœux de
nouvel an.
Patrie Sans, 23, carrièra dels
Reis Petits 31830-Plaséncia de

Je

Toish.

Imaginòt mode d'em¬
ploi : Lorsque l'on demande à
•

Linha

la Maison de la Culture de Larrazet

d'élargir le Trait d'Union,

elle répond : " Faites un Trait
d'Union dans chaque com¬
mune ".
Lorsque l'on demande
au Massilia Sound
System

d'élargir le Parti In¬
dépendantiste Internationaliste
marseillais (PIIM), il répond :
"

Faites des PIIN,

PIIT...

(î) a Contes des provinces de
Cerf, Ì884. Préface, p. S.

Félix Castan

surprend son monde en lançant
qu'il n'est pas contre le fait que

•

lent les

:

litique. Il pense qu'ils ne le font
pas de la bonne manière. C'est
selon lui l'autogestion qui de¬
vrait être l'axe principal du tra¬
vail. (J-M B)

PERBOSC

Antoxix

le GFEN

les occitanistes fassent de la po¬

TRDITIONNISTES
PAR

M.

avec

des PIIL, des

partout..." (J-M B.)

�CORTETAS

Olympe de Gouges : Le Car¬
refour d'Occitanie, animé par
Félix Castan, vient de publier le
•

qui ont attribué la création primi¬
nos aïeux aryens. Mais il n'en est' plus de
même lorsqu'on retrouve des récits identiques à ceux des races
aryennes chez des races très éloignées et qui ne paraissent
avoir eu de rapports ni avec l'Europe ni avec l'Asie.
Si des récits semblables à ceux qu.e nous connaissons n'ont
pas encore été recueillis, « ils le seront; bientôt, affirme Paul
Sébillot, parfois à l'autre extrémité du globe. » Exagère-t-il ?
Non. En voici une preuve peut'-être plus saisissante que celles
qu'il a données lui-même. Je la trouve dans les Contes indiens
du Brésil, recueillis par le général Couto de Magalhaes et tra¬
duits par Emile Allain. (Rio de Janeiro, 1882; in-i6, 70 p.)
Ce petit' volume contient 14 contes, dont 7 forment un
groupe suivi : les Contes du Jabuti. Les personnages sont le
jabuti, le tapir, le jaguar, le cerf, le singe, la sarigue, l'homme
et le cahapóra. — Le cahapóra est un génie des forêts, d'une
taille colossale, qui semble avoir quelque parenté avec nos
ogres. Le jabuti est une tort'ue de petite espèce qui, dans le
traditionnisme amazonien, joue le même rôle que le renard
dans les contes du vieux monde. Quant au jaguar, il joue
le rôle du loup. Voilà quelques explications suffisantes.
Le troisième des Coules du Jabuli met en scène le jabuti et
donner raison

premier tome des œuvres
d'Olympe de Gouges consacré
aux
pièces de théâtre. L'objectif
est de démontrer l'importance
de l'écrivain montalbanaise qui
ne fut
pas seulement l'in¬
venteur de

la Déclaration des
Droits de la Femme et de la Ci¬

toyenne. Un tour de France est
d'ores et

déjà prévu pour pré¬
majeur de
notre pays. NewYork est déjà
senter cet écrivain

demandeur, Florence est im¬

patiente, et d'autres suivront...
(J-M B)
Olympe de Gouges, Oeuvres complètes
Tome 1, 363 pages, 200 x 250, 250 F
+ 40 F de
port à : Editions Cocagne,
30, rue de la Banque 82000Montauban

•

Tr'Òc : Après deux ans d'ex¬

cellents numéros qui contri¬
buaient à un débat général bien

plus large que celui sur l'occitanisme objet. C'est bien
dommagio ! (C. S.)
•

Somalie

:

le cerf ; le

:

LE

JABUTI ET LE CERF

en

Le

—

—

gent et acheter 36 000 tonnes de
riz brut en Thaïlande, au lieu de
15 000, et louer un cargo. " (Ex¬

—

enlever
je

res¬

pas! Alors je reste aussi, et j'attendrai que le tapir soit
décomposition pour en tirer le tibia et me faire une flûte.
Voyons, dit le cerf. Puisque tu as été assez vaillant pour
tuer le tapir, veux-tu que nons essayions lequel de nous deux est
le plus fort à la course ?
Oui, dit le jabuti, mais à condition que tu me laisses d'abord
—•

Je leur ai donné leur riz quand
même, mais avec un mot à l'ad¬
ministration. Je suis pas en¬
seignant pour me battre de
front pour le riz complet et sai¬
sir cette occasion pour faire de
la bonne pédagogie. (C. S.)

Non

en

—

—

choisir le terrain.
—

C. Hagège : A Toulouse, il
voulait rencontrer les Fabulous.
•

Je suis occitaniste. Je veux tra¬

Tu

de ton côté et

courras

moi du

mien; et tu répondras

quand je t'appellerai.
Je veux bien.
—

—

■

de Sicre et de Cas¬

avec vous.

Je vais chercher mes parents pour qu'ils m'aident à
gibier que j'ai tué, le tapir.
Tu as tué un tapir! Va chercher tes parents; moi,

terai t'attendre ici.

janvier 1993).

tous les livres

:

Où vas-tu ?

le gros

trait interview de R. Dumont,
Le Journal du Dimanche du 3

Repas avec C. Sicre et F. Blot.
Impossible, a-t-il dit. Puis, peu
à peu : " Ah bon, fantastique, je
croyais pas que quelque chose
comme ça soit possible. Je veux

jabuti s'en allait chercher ses parents, quand il rencontra un

cerf. Celui-ci lui demanda

valeur nutritive. Il aurait mieux
valu ramasser l'équivalent en ar¬

vailler

voici

mes

voyé du riz blanc, dégradé, sans

tan.

savants

Tè, qu'est-ce que je

enfants ? " L'opéra¬
Somalie, vous êtes
d'accord.? — Non ! On leur a en¬
disais à
tion Riz

aux

tive des contes à

—

et

Allons;

va,

Attends

encore

l'autre côté de la

veux voir ton agilité.
dit le jabuti. Laisse-moi passer de

dépêche-toi ! Je
un

peu,

rivière.

peine y fut-il arrivé qu'il appela tous ses parents, et les épar,pilla sur la rive, avec mission de répondre aux appels du cerf.
A

Puis il cria

:

" Et voilà !

(C. S.)

15

�LECTURAS

La Comédie de la Culture, de
Michel Schneider, Le Seuil, 1993
-

Es-tu

déjà prêt ?
Oui, répondit celui-ci.
Lequel partira le premier?
Le cerf, qui se fiait sur ses jambes agiles,
poussa
rire et répondit : « Commence, misérable jabuti. »
•—

—

Michel Schneider

—

Mais le

plus loin
bois.

jabuti

ne

bougea pas. L'un de
lui répondit : « Je

ie cerf qui

un

éclat de

ses parents

appela de

commence,

tortue du

»

Il courut

et

courut

encore,

puis cria

:

&lt;c

Jabuti

»

a

été directeur

Musique. Il lui a fallu ça pour
comprendre. Ceci dit, pendant son
règne, rien n'a bougé. En tout cas,
il a bien compris l'aliénation communicatiquaire de l'Etat socialo et,
plus largement, la nécessité d'en¬
de la

!

Un autre

jabuti lui répondit de plus loin.
J'arrive, ô mâle (3) ! dit le cerf.
11 redoubla de vitesse en appelant à de courts intervalles :
« Jabuti » !
et toujours uu jabuti répondait devant lui.
* Je meurs do soif! » cria tout-à-coup le cerf, et on ne l'en¬
tendit plus. On l'appela encore ; rien ne répondit.
Le démon est peut-être mort, dit le jabuti à ses compa¬
gnons : je vais voir.
Il traversa la rivière. « Je n'ai pas même sué, » dit-il. en pre¬
nant pied à l'autre bord ; puis il cria : &lt; Où es-tu? » — Pas
—

à tout Etat le rôle d'ad¬
ministrer la culture [En même
lever

temps que j'écris, ma fille me joue
le Boléro de Ravel à la flûte qu'elle
lit sur la partoche totalement dé¬

rythmé, elle qui reproduit Jackson
et

les Inconnus

sans

une

erreur,

—

—

de

réponse.
—

Il est mort »,

«

vinrent lui dire les autres jabutis, qui avaient

trouvé le cadavre du cerf.
—

—

—

Prenons

tibia, dit le jabuti.

Une flûte dont je

Un conte
une

son

Qu'en veux-tu faire ?

jouerai tous les jours. Au revoir.

identique est1 très répandu en France

jolie version,

; on en

bon c'est

problème, mais
les profs de mu¬

un autre

qu'ils sont cons
sique ! ]. Ce qui prouve que même
quand, comme lui, on ne sait rien
sur ces sujets précis que sont le
pourquoi de la médiocrité musicale
française et le comment y re¬
médier, on peut quand même avoir
un avis intéressant sur un problème
général.
Ceci dit, quel style compassé !
Quel désir de paraître cultivé (re¬
cherche de mots et d'expressions
:
animaversion, etc...) et
branché (011 imite St-Simon à la
manière situ) !
Les bourgeois sont vraiment au
rares

trouve

recueillie par l'abbé Bessou, dans ses
(4). Dans les deux récits, le sujet,

plus mal. (C. S.)

Countes de la tata Mannou
c'est la

course

entre

deux animaux,

très lent. Le conte indien et le conte

l'un très rapide, l'autre

français sont identiques,

La

-

Feuille,

revue

En

baptisant cette revue La
Feuille, l'équipe de Cavale (Tou-

changement des personnages; chez nous, c'est ordinai¬
le hérisson et' le lapin — songeons, en passant au lièvre
de La Fontaine
qui jouent le même rôle que la tortue et le
cerf au Brésil, et' naturellement c'est le lapin et le cerf qui sont
pareillement vaincus à la course, et la ruse employée est la

manqué, ils n'ont pas osé aller
jusqu'au bout et l'appeler par son
nom complet qui lui va comme un
gant : La Feuille de Chou. C'est

même.

puiqu'il

sauf le

rement

—

Voici maintenant le

quatrième des Contes du Jabuti

:

louse-Le

Mirail)

a

fait

même la feuille de chou

un

au

acte

carré,

y a 4 pages. Ils sont trop
modestes. Ceci dit, dans le genre,
Capitoie-Informations et

Toulouse-

Culture distribués

LE
Le

JABUTI, LES SINGES ET LES DEUX JAGUARS
jabuti marcha longtemps. Au bout de deux jours, il rencon¬
singes qui étaient en train de dépouiller un arbre de ses
Jette-moi quelques fruits; j'ai faim.

singe lui répondit

c'est

fruits. 11 dit à l'un d'eux

Le

la Mairie, sont
couleurs. (C. S.)

L'Affiche (Toulouse) s'est arrêtée
après 5 n°. Dommage. Mais y
avait-il place pour elle à côté de
Flash ? Ce qui manque à Toulouse,

tra des

—

gratuitement par
plus complets et en

:

:

-

un

hebdo

ou

un

mensuel de

critique, d'attaque, de polémique,
de dénonciation des scandales cul¬
turels. Qui le fera ? (C. S.)
13) t.e cerf, qui commence à voir dans le jabuti un sérieux adversaire,
quitte le ton dédaigneux qu'il a employé jusqu'ici.
(4) J. Bessoil. Countes de la tata Mannou. Rodez, E. Carrère (s. d.i
L'F.ris, l'LrLsou e lou l.apin, » p. 57.
«

�: est-ce que tu n'es plus vaillant ?
fait; mais je suis trop fatigué.
Tout ce que je puis faire pour toi, c'est d'aller te prendre et
de te porter ici.
Je veux bien, dit le jabuti.
Le singe descendit, porta le jabuti sur l'arbre et l'y laissa. La
pauvre bête y resta deux jours, ne sachant comment descendre.
Le jaguar survint. Il leva la tête et vit le malheureux jabuti.

Monte à l'arbre

—

Si

—

—

—

Comment

—

as-tu pu

monter

là-haut? lui dit-il.

Moi !

j'ai grimpé à l'arbre.
reprit le jaguar, qui était affamé.
Ouvre ta gueule, pour que je ne me blesse pas en tombant

—

Descends!

—

—

à terre.

jabuti prit son élan, et sauta sur le museau du jaguar, qu'il
Il attendit jusqu'à la décomposition du cadavre, et
prit le tibia (5) pour faire une flûte. Puis il s'en alla jouant

Le

du coup.

tua
en

et chantant :

Ma flûte est faite de l'os du

«

jaguar. Ah ! Ah !

«

jaguar l'entendit. Il s'approcha et lui dit :
Que tu joues bien de la flûte !

Un autre
—

—

—

—

C'est vrai !

répondit le jabuti; et il' chanta :
avec le tibia du cerf. Ah ! Ah !
pas là ce que tu chantais tout-à-l'heure; il 'me

Ma flûte est faite

Ce n'est

semble.

Eloigne-toi un peu; on entend mieux de loin.
jabuti se mit à l'entrée d'un trou, et chanta :
C'est de l'os du jaguar qu'est faite ma flûte. Ah ! Ah ! »
A ces mots le jaguar bondit sur le jabuti, mais celui-ci disparut
dans le trou. Le jaguar y fourra la patte, et saisit un de ses pieds.
« Ah ! Ah !
cria le jabuti. Tu croisjjtenir ma patte, et tu n'as
attrapé qu'une racine ! »
Le jaguar lâcha prise en disant :
Sois tranquille, je finirai par t'empoigner !
C'était bien ma jambe 1 repartit le jabuti en éclatant de rire.
Le jaguar attendit si longtemps à l'entrée du trou qu'il mourut
—

Le
t

—

—

de faim.

Et voici

un

conte

de chez nous, recueilli dans notre

de la Bonnette, exactement à la limite du
gue, et que

l'abbé Bessou

a

Quercy

et

vallée

du Rouer-

recueilli aussi dans l'Aveyron (6):

ennemi pour en fabriquer une flûte était,
le devoir de tout vaillant guerrier. Le Musée National
de Rio de Janeiro possède une collection de ces flûtes ou memins faites
d'os de jaguar, et aussi, je crois, de tibias humains. L'on peut, d'après
cela, se figurer l'orgueilleux plaisir avec lequel le jabuti joue de son
memim; ii célèbre une victoire remportée sur un ennemi bien plus fort
que lui (Note de l'auteur.).
(5) Prendre le tibia de son

chez lès sauvages,

((&gt;) Ouvrage cité: « Lou

17

Loup et lou Rainai

», p.

213.

�LOU

lou loup

Un cop,
de mèl.

LOUP !•;

RAINAL

LOU

lou rainai dintrèron dins

e

Lou loup ne

manjèt tant

que,

glèio per manja
quand voulguèt sourti, pouuno

guèt pas passa per la eatounièro.
i dièt lou rainai

Sa

Aici

:

pindolo-te è la cordo de la campano, t
Calqu'un vendra be veire qu'es aco : tont lèu que la
porto se durbira, t'engulharas deforo. »
Quand lou campanier enrcndèt souna, anguèt à la glèio e durbièt. Lou loup sautèt viste deforo ; mès la porto se barrèt trop lèu,
e la cuio del loup i demourèt.
E toutos las gents que vejèrou passa lou loup sans cuio se bou«

so

que te

cal fa

:

sounaras.

tèrou à i crida

:

Al descuiat ! al descuiat !

«

Sa i dièt lou rainai
Ala i

«

a

Alèro, lour
cuio.

bargairos. Ieu cridarai : « Al loup ! » Elos partiròu.
paladou, e ambe las estoupos te farai uno

de

panaras un

»

Atal sièt fach. Mès
sa

aqui

que,

quand vejèrou passa lou loup

cuio d'estoupos, tout lou mounde se
«
Al cuio-bourrut ! al cuio-bourrut !
Sa

dièt lou

i

Ala i

«

fedos !
la cuio.

fòu fioc. Vau crida : « Al loup à las
partiròu. Alèro, anirem al fioc et te fiambuscarai

»

aqui

Es tu que

Lou

rainai

e

»

Sa i dièt lou
«

i dièt.

rainai

loup sièt

la pato, e

:

pateto, mès ténes be uno rouisseto. »
bèstio per creire que tenio uno roisse, e levèt
lou rainai s'encunhèt duscos al founs de la crouzeto (7).

Crézes be de teni

Lou

:

cauzo

loup, que i èro al quioul, plantèt sa patasso dins
atrapèt la pateto del rainalliou.

Lou

la crouzeto

Te teni !

al rainai

»

de tout so quem'arribo: te voli manja. »
à fujos ! Sus soun&gt; cami, troubèt uno crouzeto e i

sios la

s'encunhèt.

«

quand vejèrou passa lou loup ambe
mounde se boutèt à crida :

que,

Al cuio-rumat ! al cuio-rumat !

Sa dièt alèro lou loup
«

«

:

cuio flambuscado, tout lou
«

ambe

boutèt à crida:

de pastros que

a

Elos

»

rainai

Atal sièt fach. Mès
sa

»

:

ma

prou

Parmi les quatorze contes

indiens du Brésil recueillis

par

le

général Couto de Magalhaes, il y en a encore un autre qui
s'apparente très directement à un conte français : le Sarigue
et le Jaguar [S], mais je n'insiste pas.
Je veux retenir seulement la ruse si ingénieuse et amusante
de notre renard, si extraordinairement pareille à celle du
jabuti amazonien, dans un récit' où les deux personnages s'ex¬
priment exactement dans les mêmes termes, en des circons¬
tances absolument identiques.
Qu'en pouvons-nous conclure? Rien. Dans ce conte, ne
peut-on pas voir un vrai symbole ? Les paroles du renard et
du jabuti ne s'appliquent-elles pas admirablement à ce mys¬
tère des origines traditionnisles que nous voudrions atteindre
dans son impénétrable refuge? Lorsque nous croyons le sai¬
sir, ne nous dit-il pas, lui aussi, en se moquant de nous : « Tu
crois bien tenir ma patte, mais tu ne tiens qu'une racine! ».

(8) Cf. Contes populaires de la Gascogne,
Paris, Maisouneuve, 188(1. « Le loup pendu,

par
»

Jean-François Bladé,

tome

III,

p.

t52.

Extrait du bulletin de la Société

Archéologique

du
Tarn-etGaronne, 1917.
Rappel : Manifestes occitans d'A.
Perbosc est disponible à notre
adresse au prix de 75 F franco.

�Chanson occitane

Patrie, le Troubadour
Il a grandi « dans des villages
madone et des corps de vedettes
sont belles comme des déesses. »

(La

Dépêche du Midi)

du Languedoc où les filles ont des visages de
de cinéma. Dans les rues, sur les places, elles

Patrie, le chanteur occitan, pardon le « chanteur d'Occitanie excitant » n'adore pas

si bien éclairer dans nos régions pour qu'elles soient
adore aussi et par-dessus tout écrire, dans sa belle
langue d'oc, qu'il a fait chanter un jour à Sofia comme la « langue française numéro
deux», comme en français, le langage qu'il aime quand il est «malaxé» par Nougaro
ou chanté par Bruand, Duteil, Cabrel ou Renaud. Autant de bonnes raisons pour abandonner
un instant « Corinne », sa guitare, et nous offrir un livre...
Voilà qui est fait : « Patrie, profession troubadour » vient de sortir aux éditions Aura
(distribution « Le Comptoir du livre »). « On me demandait si souvent où l'on pouvait
se
procurer les paroles de mes chansons, explique-t-il, que j'en ai fait un livre. Et
comme je
ne voulais pas livrer ces chansons toutes nues, je les ai habillées en
seulement les filles « qu'on sait
les plus belles du monde ». Il

vie ».
Que l'on connaisse

racontant ma

ou non Patrie (il a quand même chanté un jour sur le Larzac
cinquante mille personnes - une vraie marée de sacs de couchage!
jusqu'à 4 heures du matin I), on éprouve, en lisant son livre, un sentiment étrange
de bien-être en même temps qu'une cruelle envie d'aller vivre du côté de chez lui,
dans ce pays où chantent les cigales et où personne ne donne l'impression de travailler.
Dans ces petits villages où les gens, pour « ne pas rester sans rien faire, partent
toujours faire la sieste ». Dans tous ces coins de paradis où l'on apprécie encore
les ritournelles d'un vrai troubadour d'Occitanie. Patrie qui appelle le trac la « cacagne »
et qui chante « Se canta » dans le monde entier. Patrie, « chanteur à timbre plutôt
qu'à voix» qui se fiche pas mal des audimats du nord de la Loire et qui s'appliquera
toujours à émouvoir les gens.

devant

cent

-

B. L.

DIMANCHE 3 JANVIER 1993

Chanson occitane
■

Marti, premier CD
Claude Marti vient d'enregistrer un nouveau disque. C'est un exercice de style auquel
s'était pas livré depuis dix ans. « C'est aussi mon premier CD », ajoute l'artiste.
Un artiste visionnaire? Il a baptisé son disque «Et pourtant elle.tourne» en hommage
à Galilée. A peine ce disque était-il sorti que le coup de théâtre du Vatican faillit
faire arrêter la terre de stupeur. Je n'oserais pas ajouter que nous avons œuvré
il

ne

puissamment à cette décision. J'avais fait cette chanson en entendant en 1985, que
l'Eglise officiellement réhabilitait Galilée. Jusqu'à la déclaration du pape, les gens croyaient
à la boutade quand j'interprétais cette chanson sur scène. Comme quoi, tout vient
à point à qui sait attendre. En tous les cas, il y en a un à qui cela doit faire
rudement plaisir, c'est Galilée.
Partagé entre « l'envie de rire et de hurler », Marti ne se dit .pas forcément l'interprète
des causes injustes. Son occitanie c'est aussi « Camins del Solelh », « A mon ostal
de la colina », «Tu, mon village» parmi seize titres qui remettent les oreilles en
face de leur trou, il donne en même temps l'impression de rajeunir. A l'heure où
l'on s'entredéchire ici et là pour l'idendité, Marti écarte de la guitare l'intégrisme que
pourrait remporter l'estampille » authentique. C'est ainsi il fait cohabiter sans honte
et sans crainte un rock et « Védrines », une vieille chanson du terroir. C'est frais.
Bernard MATHIEU.

DIMANCHE 3 JANVIER

19

1993

�N° 4104

LE QUOTIDIEN DE PARIS

16

-

Lundi 25 Janvier \ 993

li-Débat-

France, ton territoire fout le camp

Malgré les signes d'alerte qui se multiplient, l'avenir du territoire n'occupe toujours pas la place qu'il
mérite dans le débat politique. A quelques semaines de l'alternance, Jacques Voisard interpelle les
politiques, les prévenant du fait que l'heure n'est plus à l'aménagement mais
à la reconquête du territoire.
«

T

'

1

J

2.

AMENAGEMENT du
territoire est de nouveau
à l'ordre du jour. Toute-

fois,

une

rel, il faut entendre la faculté

font de plus en plus nombreuses :
désertification rurale, banlieues et
surconcentrations urbaines devien¬
nent des thèmes familiers de plus en

plus douloureux. A son tour, Paris,
tant

d'autres lieux de notre

sa population tradi¬
tionnelle. Ces situations sociales ont
un coût : il s'appelle fragilité des

vide de

majorités politiques territoriales et
participation de plus en plus éclatée
des citoyens à la démocratie.
Au fait, peut-on encore parler
d'aménagement du territoire? N'y
a t-il pas lieu de s'interroger plutôt
sur sa reconquête, sa restructura¬
tion ou sa mise en jachère ? La
question intéresse la nation, les col¬
lectivités, les entreprises et chaque
citoyen.

La

société française se modifie

profondément, pour quatre raisons
principales dont certaines lui sont
propres.
1. Depuis

j

—

Cela

3. Le mode de vie urbaine, en se
développant, a de plus en plus ten¬
dance,' dans certaines parties du
territoire, à ne se faire que par

concentrations. Au même titre que

l'Ile-de-France, la plupart des gran¬
des
sent

métropoles régionales grossis¬
au

détriment du reste du terri¬

20 ans, la population se i toire. La désertification progressive
replie sur une partie de plus en plus d'une partie croissante du pays en
réduite de son territoire. Le mouve- i est la
conséquence. Pourtant, à ce
ment a même tendance à s'accélé¬
processus s'oppose, et avec succès,
rer : or, la France est en Europe le
dans certaines régions de l'Est, de
seul pays qui possède les trois ca¬
l'Ouest ou du Sud-Est, un mode de
ractéristiques suivantes :
développement urbain plus diffus,
un territoire presque totalement
sans que l'on puisse parler vérita¬
accessible en toutes saisons et sur
blement de développement en ré¬
—

toute son

—

—

une
une

étendue,

faible densité de population,
situation au carrefour des

prévisibles de

mouvements
nes

dans le

sens

person¬

Sud-Nord et Est-

Ouest ; de ce fait,

les conditions
physiques et sociales de fonctionne¬
ment du processus français d'inté¬
gration sont susceptibles d'être re¬
mises en question. De ce point de
vue, la formation de ghettos plus ou
moins communautaires est déjà une
alerte sérieuse face à la faiblesse des

grands ensembles urbains, mais la
désertification rurale, laissant ou¬
verts de vastes espaces de notre
pays,

comporte un risque tout aussi

préoccupant.

qu'au-delà de quelques centai¬

de milliers d'habitants, il est

nes

groupe

fieux.

Les transformations
de la société française

gner

par

Les alertes électorales ou sociales se

pays, se

pour

français ou étrangers, pour
leur usage, leur développement ou
leur déclin. Faut-il également souli¬
rateurs

de susciter dans son sein, .difficile de gérer des ensembles ur¬
tradition, formation ou circons¬ bains de façon démocratique ? Il y a
tances, des hommes et des femmes là un bien commun à préserver ou à
qui servent de repères et qui com¬ retrouver.
plètent à titre bénévole des services
4. A l'exemple des autres nations
d'intérêt général, public ou privé.
modernes, la France connaît un fort
Par exemple, il a fallu du temps
développement des activités dites
pour comprendre que les infirmiè¬
tertiaires, tandis que l'emploi tradi¬
res ne sont pas les héritières des
tionnel, agricole ou industriel, a
religieuses ou que les supermarchés tendance à régresser. Les emplois
des banlieues n'ont pas à prendre la
tertiaires relèvent de deux types
suite des clubs Léo-Lagrange ou des
d'activités :
patronages paroissiaux. La consé¬
quence en est l'obligation de renfor¬
9 les activités d'intérêt général, pu¬
cer ces services d'intérêt général, ce
ou privées, comme la distri¬
qui a un coût qu'à travers leurs bliques
bution de l'eau, de l'électricité ou
revendications, policiers, infirmiè
du téléphone, des permis de cons¬
res, éducateurs, enseignants et col
truire, d'inhumer ou de conduire,
lectivités nous rappellent périodi¬
pour ne prendre que quelques
quement. S'ajoute aussi le:
dysfonctionnements 'dû débat póli'- exemples. Ce secteur cumule deux
caractéristiques :
uque et démocratique et le risque de
d'une part, il est depuis quelques
dérive du phénomène associatif vers
années en pleine restructuration.
le mode communautaire ou mafun

là, plus têtus que les slogans.

comme

phénomène est

Par encadrement social natu¬

pays.

sorte de rideau

de fumée semble s'installer entre la
réalité et le mythe. Pourtant les faits
sont

Le deuxième

l'accélération de la tendance au désencadrement social naturel du

Un réseau est en
ensemble de points ou

seau.

effet

un

se

fait

en

fonction de la vision

à chaque entreprise ou ser¬
public concerné, ce qui est
normal, mais pas ou peu en réfé¬
rence avec les conséquences pour¬
tant lourdes que cela entraîne. L'ac-

propre

vice

cumulation

de

décisions

en soi, peut
traduire et se traduit souvent par
l'accélération des processus de
concentration et de désertification
observés avec, à terme, des coûts
financiers ou sociaux susceptibles
de détruire l'avantage escompté

particulières, justifiées
se

la collectivité ;
le marché de l'em¬
ploi de ses agents, notamment de
ses cadres, relativement nombreux,
est national, à la différence de ce
qui se passe dans le tertiaire mar¬
chand. Il y a là une réserve de
pour

—

d'autre part,

de lieux
réunis par des fonctions. Certaines
mobilité et de flexibilité à mieux
fonctions qualifiées d'opérationelles 'connaître
pour mieux l'Utiliser." '
donnent

au

réseau

son

identité et

effets d'annonces. Ce sont essentiel¬
lement les fonctions qui permettent
le transport de personnes, de biens

de données. L'existence

physi¬
liaisons et leur tarifica¬
tion sont capitales. Le rôle de l'Etat
y est déterminant, vis-à-vis des opé¬
ou

de

ces

de l'Ouest, président — depuis
du comité de décentralisation,

1986

—

Jacques
Voisard a été à l'origine de la création en
1989 du GERI, qu'il anime depuis lors
avec Françoise Lavallard. Rassemblant
plus de quarante partenaires — collecti¬
vités locales, entreprises publiques
concernées, personnalités compétentes
le Groupe d'études et de réflexion
interrégional (31, rue Pasquier, 75008
Pairs) publie ses travaux à la Documen¬
tation française.
—

Ile-de-France et dans les très

grands
entraînant dans
leur mouvement d'autres qui le sont
moins. La rigidité de la dépendance
centres

entre

urbains,

elles de

ces

évidente, et là
une

fonctions n'est pas

se trouve sans

doute

réserve de mobilité de localisa¬

tion,

comme

c'est le

cas

à l'étranger.

sa

puissance : recherche technologi¬
que, universitaire, assistance techni¬
que, formation, etc.... D'autres
fonctions, dites logistiques, lui don¬
nent la possibilité d'exister autre¬
ment que dans l'abstrait ou dans les

que

Ancien commissaire à l'industrialisation

• A ces activités d'intérêt général
s'ajoutent les activités tertiaires liées
à la production agricole, indus¬

trielle

ou

de services

La restructuration
du territoire

marchands

divers, qu'il s'agisse du tertiaire su¬
périeur ou du tertaire d'exécution.
Liées à la concurrence, elles ont
d'autres contraintes qui se tradui¬
sent par des problèmes de coûts ou
d'embauche de personnel qualifié.
Pour le moment, ces emplois les
plus qualifiés ont tendance à se
regrouper fortement, notamment en

Ce sont désormais les localisa¬
tions des activités tertiaires qui vont

grande partie modeler notre
Il en est de même en ce qui
concerne
la façon dont seront
conçues et articulées nos villes. La
question est donc bien là : poursui¬
en

pays.

la croissance urbaine et la déser¬
tification rurale ou recomposer le
vre

�révision

territoire par une

tés d'autoroutes, etc). Cette

des activités, notamment

doit ' porter sur' l'a notion'et les*
contraintes du service public. Il en

déconcentration
tertiaires,
développement urbain éclaté

et un

réseaux.

en

: méditer¬
ranéenne, continentale et atlanti¬
que. La France est le seul pays de la
Communauté à avoir été et à être
partie prenante des trois. La recom¬
position du territoire comporte

connaît trois dimensions

ainsi
que

premier objectif géographi¬
et territorial : inverser les pro¬
un

cessus

de désertification et de sur¬

enrichir la
européenne, pour le

concentration,
construction

très continentale.
Il y a un deuxième objectif, sans

moment encore

lequel compétitivité, performances
ou tout autre concept de puissance
ou

d'efficacité

aux

sont que

statues
pieds d'argile : retrouver la ca¬
ne

pacité d'encadrement social naturel

des éléments différents de la popu¬

lation,

déduit

sera

Historiquement, économique¬
ment, culturellement, géographiquement, l'Europe a connu et

assurer

les solidarités entre

de la so¬
ciété civile. Notre apport à l'Europe
de notre conception de l'intégration
les diverses composantes

culturelle ou sociale en
tre identité future aussi.

dépend,

no¬

Ainsi définie, la recomposition
du territoire ne peut procéder que
de la volonté collective et des choix

personnels des citoyens de ce pays
pris en tant que salariés, entrepre¬
neurs, chefs de famille, électeurs,
élus, etc. De ce point de vue, les
mesures suivantes doivent être pri¬
ses :

1) Modifier les règles d'attribu¬
tion des dotations globales de fonc¬
tionnement aux collectivités, y com¬
pris en allant jusqu'à les bloquer en
cas
de croissance démographique
urbaine excessive.

2) Revoir les cahiers des charges
liant l'Etat aux sociétés et organis¬
mes
de transports, de biens, de
personnes ou de données (SNCF,
France Télécom, la Poste, les socié¬

les

conditions

de

à

imposer aux éven¬
tuels opérateurs étrangers.
3) Décloisonner les différents
statuts de la fonction publique, de
façon à permettre les mutations

concurrence

en cas de transfert d'ac¬
l'ensemble du territoire.

volontaires

tivités

sur

4) Prévoir des dispositions de dé¬
gagement volontaire de la fonction

publique, avec priorité pour les
agents du service public dont le
conjoint ferait l'objet d'une muta¬

à l'occasion d'un transfert
d'activités publiques ou privées
avec résidence sur place, hors de
Paris intra-muros et des départe¬
ments de la première couronne.
tion

5) Mettre en place des dispositifs
les parti¬
culiers et les entreprises à l'occasion
d'exonération fiscale pour

de transferts d'activités dans, le ca¬
dre de plans négociés avec l'Etat

associé

aux

collectivités concernées.

6) Réexaminer certaines des hy¬
pothèses concernant le projet de

schéma-directeur de l'Ile-de-France
et lier son éventuelle approbation

la nation et les collectivités à la
définition des moyens financiers né¬
cessaires (montant et origine des
ressources).
Le rôle de l'Etat ne se limite pas à
par

la formulation de mesures destinées
à inverser les évolutions observées :
il lui

appartient de montrer la voie à

suivre à partir de l'ensemble des
activités publiques. C'est en partie
fait depuis les mesures de délocali¬
sation décidées il y a un peu plus
d'un an. Elles auraient besoin d'être
mieux cernées et mieux utilisées.
Les principes à mettre en avant sont
les suivants
-

sur

sec¬

millionnaire en habitants et surcon¬
centré. Selon la branche, la taille et
les circonstances, elles ont souvent
intérêt à chercher d'autres localisa¬

-

vert.

Le transfert d'une fonction natio¬
nale dans une ville importante (en

avec

ou

pour

ment.

ou

de

financiers

des problèmes d'environne¬
faut-il qu'elles ne

Encore

soient pas entravées dans leur
marche par le poids du passé.

dé¬

Toutefois, le comportement des

salariés peut être un frein, notam¬
ment du fait du conjoint inquiet de
son avenir. C'est ainsi que trop de
couples ratent plus ou moins leur

professionnelle

d'aller à la rencontre de la désertifi¬
cation du territoire. Au-delà d'un

Conclusion

développement local souvent pré¬

Durant ces dernières décennies,
les habitants de ce pays ont accepté

—

caire

parce

qu'abandonné à lui-

même, il pourra s'appuyer sur un

redéploiement de fonctions de la
société liées au progrès et à la
modernité. C'est ainsi une première
étape en direction du réencadre¬
ment

social naturel nécessaire.

Ce

processus

de redéploiement

activités d'intérêt
général à caractère privé. Liées à la |
population, leur localisation peut I
faire l'objet de concertations à l'oc¬
peut s'étendre aux

casion des restructurations en cours

prévoir. Les mesures générales
évoquées ci-dessus ne peuvent que
ou

à

faciliter
Ces
ments
ou

ces

évolutions

.•

égàlement des¬
à accompagner les change¬
d'orientation des entreprises

mesures

sont

des personnes en

fonction de

particulières. En ce
qui concerne les entreprises, il est
désormais acquis que leur efficacité
économique n'est nullement liée à
leurs évolutions

la fonc¬

tion délocalisée, d'un noyau univer¬
sitaire susceptible de se développer

21

de

famille

vie

des villes bénéficiant d'un envi¬

cohérent

tions, devant l'alourdissement
certains coûts sociaux

général, un chef lieu régional ou
départemental) doit entraîner, après
négociations avec l'Etat et les col¬
lectivités, le transfert d'une fonction
régionale ou départementale sur
une ville secondaire de la région ou
du département. Ainsi, le dévelop¬
pement urbain articulé en réseau
des villes
grandes, moyennes ou
petites —• sera mieux en mesure

public doivent être orientées

ronnement

milieu urbain

l'appartenance a un

réseau moderne de transports

tinées

:

des fonctions nationales du

teur

symbiose avec elles, situées sur le
inter¬
régional et international (TGV et
aéroport) ;
pilotée par des responsables déci¬
dés à réussir le transfert, la fonction
délocalisée doit être ouverte à tout
agent ayant les qualifications requi¬
ses et appartenant à la fonction
publique prise au sens large. Dans
cette perspective, la priorité est bien
sûr réservée aux actuels titulaires,
mais l'appel à candidature est ou¬

en

pour

un

ou

avantage

précaire, plus

illusoire que réel, lié à un deuxième
salaire. En clair, il s'agit de permet¬
tre aux entreprises comme aux per¬
sonnes de se sortir du piège de la
concentration. C'est leur intérêt
comme celui de la collectivité natio¬
nale.

vécu presque toutes les muta¬
tions, géographiques, professionnel¬
les ou les deux sortes. Pendant le
et

milieux dirigeants
la plupart demeurés, résidentiellement, socialement, culturelmême temps, ses

sont pour

professionnelle¬
mobiles. Le diagnostic
doit s'approfondir et le débat natio¬
nal reprendre. Pour la France vis-àlement et souvent

ment, peu

vis d'elle-même

comme pour l'Eu¬
la question est désormais
posée de savoir si nos ambitions
doivent se limiter à la construction
d'un ou deux « dragons » sur le
modèle de Hongkong, ou de Tai¬
wan. La réponse et les moyens sont

rope,

en

chacun d'entre

nous.

Jacques VOISARD

PréSiâeht du GER1 '

�showbizness. Dans

sa

la danseuse du Raï

fuite, il repère Mina,

Club, entrant

mières heures du matin dans

aux

un

pre-

|I perdre de

apprend

temps, pour récupérer une partie

que

Mami rebelote. Il le traîne une

______——

immeuble

./'Jexprirhe'mes désirs 1 j

de la rue Didouche. Moh
connaissait cet endroit parce qu'à l'époque,
il avait un vieux copain à lui qui bossait
dans cet immeuble pour une société-écran
d'origine allemande qui se specialisaitdans
l'import-export de supports sons et images.
Dans ses réflexions, Moh Scoop se remé¬
high- class

•

erVpèńsant à l'avenir

ori à..trop de choses à
on ne

ça

peut

plus

se

;

I|

diref

retenir

co'riïmen'ce le délire: 'k

un mot, qu'il avait entendu au Raï
Club'«Baghrir&gt; En faisant rapidement un

mora

.

rapprochement dans un langage codé, il
comprit que*Bagftrir»ètait le mot utilisé par
la mafia du son pour désigner bande magné¬
tique, objet de toutes les convoitises dans le
milieu des éditeurs de musique.
Mais l'énigme, dans toute cette affaire,
c'est toujours la présence de ces faces de
bureaucrates au Raï Club. Qui sont donc
tous ces types ? Quel rapport pouvaient-ils
danseuse de cabaret et le
numéro 204 de la rue Didouche Mourad ?
Suivez le Raï qui mène à la racaille.
Moh Scoop n'avait rien de concret, pas
avoir

avec une

des soupçons. Pourtant, il
loup de sa tanière. Moh
Scoop décida d'exposer l'affaire à son rédchef. Il savait que ce dernier était du genre
Kilni N'kilek, mais je ne sais pas quelle
mouche l'a piqué ce jour-là, il décida de
prêter main forte à Moh Scoop. Ainsi donc,
dans l'édition du matin, voilà ce qu'on
pouvait lire en première page du journal
de preuves, que

fallait faire sortir le

Je suis né dans l'hor¬

je vis dans la têrrenr des francs-tireurs,
je suis l'empereur des
rappers, dans ce pays
je
une
Esuis
reur,

RREUR...

i*iwià^^ûdùsj=

Bled Plus

ment

Les

Quelque part sur les hauteurs d'Alger, dans
son super-salon, super-Mckla, Alias Hadj
Sedik, poussa un grognement méprisant et
souffla un nuage de fumée de son gros
-cigare sur la page du journal : «Rahoum
bdaou ikhaliòu...».

loup avait mordu à l'hameçon,
le dit un proverbe de chez
nous :
«fa face de l'agneau est connue»
('w'jah lakhrouf maârouf).
Le vieux

comme

\

&gt;■;

«

m m

■

car,

i.

Ils sont 4, Mister Rapy,

Klitchko,
Raga
Sam,
Crappu Dady Cool, tous
passent leur bac cette année.

: «Bled Plus détient en ce mo¬
certaines informations qu'on a tout
lieu de croire particulièrement importantes
dans l'éclaircissement de l'affaire dite des
26 milliards de cassettes».

•«—p.-.. I'

young-boys de Galienis
1990 mais
grand frère
Tsou, alias Rasto qui a
frappé fort dans Bled Music
existaient depuis
avec le retour du

avec
se

«Wach Darou Fina», ils

sont

réformés.

«Atten¬

tion, Ladies &amp; gentlemens,
this is the hip hop music, le
Rap dur, le hard core, the
zoulou nation, le Rap qui

frappe» Mataketikatakctoutétikavékctact» (ma tactique
attaque toute éthique avec
tact).
MMKÍWSSWÍWÌI'

ALGERIE ACTUALITE

m

I saS*

•

SEMAINE iOU 25 NOVEMBRE AU 1er DECEMBRE 1932

�WfeMwy^Mfo

WM

ÍÍSííSííííSÍ:

íÉíiííîïll

^^SÌkm,

fflwSwM

WmÈmm.

'y,

•''

mm

\

WÊÊÊÊ&amp;,

■'

R/M-ÚLUB
En
période de crise politique, il
s'agit de ne pas faire de vagues. Moh
Scoop, le journaliste véreux de Bled Plus,
se prenait pour un détective, il confondait
investigation avec information, vitesse et
précipitation. Il avait enfoncé sa main

et lorsqu'on remue dans ce
genre de matière, forcément il y a risque
que la fouha vous monte au nez.

dans la m...,

WÈmtmmm
mr u i

«

t

LA MAFIA ATTAQUE
EL BAGHRIR

a

voilà

deuxièîjiè fois devant le juge et cette fois,»

enfin, la fameuse cassette

jour de devenir grand en enregistrant
(enfin, avec son manager Tarek
Kébir) mais il avait oublié de mettre au
courant son producteur Michel Lévy avec
lequel il était lié par contrat jusqu'au 15
un

tout seul

§■■■

octobre 1992.

jtó&amp;ÍÉÉîjre

Donc, il prend le chemin des studios
chez des amis de Paris Hna Fi Hna, et
à

enregistrer, mais

comme

chez

les Arabes il y a toujours des jaloux des

hassadine, des refadine, des ghayourine, il
y a

des fuites. Michel Lévy découvre le

pot-aux-roses et communique l'affaire à qui
de droit L'huissier de justice rapplique à
toute vitesse et saisit toutes les bandes de

Mami, les mixées, les pas-mixées, les. bon¬
et les mauvaises versions, tout est em¬
ballé. Mami est traduit devant le juge et
écope de 500.000FF pour dommages et
intérêts. Son manager demande au juge de
lui donner les bandes non mixées, pas pour
les commercialiser, ce dernier accepte. Sans
perdre de temps, pour récupérer une partie
nes

Moh
chiens

Scoop réussit à échapper aux
enragés de Maz, le vampire du

showbizness. Dans
la danseuse du Raï

sa

fuite, il repère Mina,

Club, entrant

mières heures du matin dans

aux

un

pre¬

immeuble

|

bon

donìníìáges

fre-douleur, les ciseleurs, celle qui a fait
couler trop de salive, celle du raï qui dé¬
raille. Vous ne connaissez pas l'histoire de
cette cassette? Oh, c'est une longue his¬
toire, l'histoire d'un prince du raï qui décida

commence

.prince crache 800.000FF de
et intérêts (dommage) et risque,
alors de se'retrouver en cage. Boualem
Disco-hiaghreb, l'éditeur d'Or an, prend Isa
super flicha, saute dans l'oiseau de fer et
atterrit à Paris by night ; il fait un tour de
piste et tomfte comme par hasard nez à nez
avec Bouarfa qui lui refourgue la bande de
Mami non mixée. C'est ainsi que la K7 de
Mami,avec 6 chansons,se retrouve un beau
matin en vente libre sur le marché algérien.
Sur la jacquette, il y a une superbe photo
du prince du Raï, très stendhalienne, dé¬
bardeur rouge lunettes et pantalon noirs,
Dans la vitrine, y a pas à dire, ça accroche.
Très significative, cette photo de Mami, le
regard triste, en rouge et noir, la K7 n'a pas
de titre, on ne sait pas où elle a été enregis¬
trée, et avec qui !
C'est très grave pour un professionnel
comme Mami. Le contenu, je n'en parlerais
même pas, tellement cette K7 est plate, sans
saveur, un ratage, Mami a été décevant et
on est triste pour lui.
Quant- à Boualem, les éditeurs disent
dans leur jargon, à propos de ce «numéro»
de Mami que «Boualem l'a mangé»et le
notre

Il
/de cheb Mami, celle qui a fait
_l!a=™^r jazzer les beaux parleurs, les souf¬

de l'oseille, Tarek fourgue la bande à un
éditeur de Barbés, un certain Bouarfa. Mais
Michel Lévy, qui est un juif très malin et
très bien introduit dans le milieu de Barbès,

apprend

que

Mami rebelote. Il le traîne une

dicton dit :*le malheur des
le bonheur des autres».

uns ne

fait pas

Aziouz EL-MESMOUM

�Le

posa à Medhi la question qui me brûlait
les lèvres : pourquoi ce morceau de

voyage-blues

Cheb Mami dans ce film ? Il

en

il aimait la vie comme on l'aime à

grattant le front un peu dégarni,
cherchant des mots sans certitudes.

répondit qu'il avait des images dans

Il
"

répondit

en se

quarante ans, avec un

regard d'aigle et des effusions de mésange. " René Char

la tête et que parfois elles
à une musique. Si Charef

s'associaient
peut jouer la

Grand Genie il lui faudra
conseiller en communi¬
Pour moi, cette manière de

du

carte

trouver un bon

Dans

cation.
la L.I. numéro 11, elle dit

qu'elle est née à Caussade et il se
trouve qu'au même moment j'écrivais
pour un journal pas très concret un
article sur un voyage blues MontauCette

ban-Caussade.

coïncidence

reprendre quelques
éléments pour les lecteurs de la L.l.
numéro 14. Il faut savoir que Montauà

m'incite

en

ban et le chef-lieu et Caussade à 20
km

là

de

déjà la petite ville

est

périphérique.
Nous partons, en ce 7 Novembre 92,
du Boulevard du B/ues et c'est déjà
car en général le blues donne
rendez-vous sur le Sentier de la

étrange

Mélancolie. Je
ce nom

ne

suis pas l'auteur

de

qui est le titre donnée à une
l'asso¬

soirée musicale organisée par
ciation Chants Libres.

"je ne suis qu'un cri'. A
tant crier, la France en a fini par
perdre la musique. De son côté, si
l'esclave avait voulu crier chaque
matin sa révolte, sa cage thoracique
n'y aurait pas tenu.
s'intitule

Mine de rien, nous sommes sur

le

voyage-blues et déjà nous quittons
le Bou/evard pour Caussade. Avant

je

mélange en

moi-même la voix de Patrick Verbecke

et

celle

de

Claude

Sicre

évoquant "ie b/ues de Barbes et des
conscrits du Languedoc!'. Ce qui
produit aussitôt en mon esprit confus
une
surprise : et si les conscrits
avaient refusé de tirer sur les mani¬

qu'ils avaient le blues !
Idée pas idiote puisque l'événement a

donc chantons

du ton d'une chanson où il

cause

pouvait ressembler à
parle pas du blues
mais je sais depuis, prémonition
oblige, qu'il a touvé l'amour à Milan

"et si ça
i'/ta/ié'. Il ne
dit

:

Normal, le brave soldat du
17éme, bataillon ayant ses quartiers à
Montauban, est français et...

sou.

Auparavant Patrick Verbecke rap¬
pelle les origines du blues dont je
donne ma version. On dit qu'ils furent
50 millions de noirs (hier on disait
'nègres' et aujourd'hui 'hommes de
couleur') à se diriger involontairement
vers

leur esclavage

et pour oublier

peines, tout en gardant la
mémoire, ils ne pouvaient que chan¬
ter. Le blues comme moyen de met¬
tre en commun le pessimisme imposé
par le présent et l'optimisme parce
qu'il faut bien vivre.
leurs

Pour

des

objectifs similaires

le

français crie si bien qu'une chanson

Bref, laissons l'Italie et entrons
donc voir le film pour

ballade

achever cette
temps incertains

des

mode Clin¬
oblige). Le réalisateur en per¬

(accompagnée
ton

sonne

est là

:

au saxo

Medhi Charef. Sur

femmes dont Laure
qui joue une femme de
Toulouse. Au total je retiens pour
cet article une musique, une musi¬
que que je sens blues comme celle

Pour conclure, une
Chez

dans

la

bande son

contraste

parce

qu'elle

surgit au milieu de musiques euro¬
péennes et qu'il s'agit d'un morceau

mélange
surgit un imbroglio que je me
reproche encore : et si le raï était
une musique blues, et si dans 20
de

Raï.

De

ce

nouveau

avions à Montauban le
Boulevard du Raï ? J'ai eu le plaisir

ans

nous

de noter que

le directeur du cinéma
24

aussi

dernière pirouette.

existe

le

raï dans

difficile...
Ceci

dossier
au

étant pour bien boucler un
m'a dit qu'il fallait en revenir

on

départ, donc ici à l'article de Nicole
dans L.l. n°11.

Scotto paru
"

J'ai

éprouvé ie besoin de m'y retrou¬

de me retrouver mon histoire à
moi, minuscule, dans /'autre, où /'on
ver,

sens,

fait

nous

l'expression "aquo raï". Un même mot
pour un tout autre sens. Pourtant
i'expression "ça raï" me semble aussi
une expression blues car elle contient à
la fois le fatalisme et le courage, elle dit
le facile de la vie comme son côté

n'est

Elle

"Non servono

:

espoir n'est pas perdu.

Duthilleul

Verbercke.

précisant

conscrits de 1907 levant leur fusil, alors
tout

l'écran quatre

de

en

l'impossible avec Batpiu eccitanti o
ideo/ogie, ci vuo/e un a/tra vità\ J'en
conviens, cet appel à refuser les exci¬
tants et les idéologies au nom d'une
autre vie est usé pourtant quand il
devient une idéologie-blues, celle des

ville dont il m'arrive d'entendre les

quand le tintamarre français
se calme. Le 7 Novembre je savais
qu'elles sonnaient le glas de Craxi.
Je savais aussi qu'au-delà du cas
du PSI il y avait plus grave et
aujourd'hui je découvre que c'est
bien plus grave encore que je ne
l'imaginais (Craxi de son côté tou¬
che le fond).

Thakafià'

que ça veut dire "révolution culturelle".
Nous y sommes, ce voyage-blues est
celui de la révolution par la culture
tiato

autre

festants parce

donné lieu à une chanson sauf que
cette dernière n'est pas blues pour un

"Thaoura

titre

pensée m'est venue. Il y a
tout de même eu quelques voix
françaises à se laisser par tenter par
le blues et je pense à Léo Ferré à
une

l'apothéose de mon

Mon hebdo des jours de soleil, A/gérie
Actua/ité, m'informe que le dernier dis¬
que d'un raggamuffin de là-bas a pour

d'entrer dans le cinéma de la ville,

cloches
"assurer"

Pour

était

répondre
voyage.

p/us tellement sûrs qui/y ait un
un sens de l'Histoire,
et j'ai
commencé une ana/yse. "
phrase je me dis (allez
que l'expression :
"révolution par ia cu/ture " est un reste
des années passées et qu'il est temps
d'y mettre un contenu alors allons y
A

lire cette

savoir

pour

pourquoi)

"résistance créatrice". La résis¬

qu'il ne faut pas se laisser
défaire, créatrice parce qu'il faut bien

tance parce

défaire pour faire, pour
Jean-Paul

créer,
Damaggio

�ON NOUS ECRIT

Amie,
Bona annada

e

que

contunhes de rapar pel bonur de

totes !

aqui l'article de premsa del passatge a Bedarius.
Me cal te senhalar que mon enfant cabdet venguèt te
veire ambe de collègas. Es lo primièr còp que de son
sicut met los pès dins un espectacle òc ! E i a un amie
seu
que vòl aderir a l'IEO. Veses que tôt aquò te deu
confortar... Veni de prene un abonament a Linha
Imaginòt ! Fau passar l'informacion dins lo corrièr als
secretaris de seccions IEO per espandir e al monde del
As

CA.

d'aquestes jorns e que los Fabulós s'enaucen
al-dessús de las montanhas, mai naut que lo Tòp...
Claudi Molinièr

A

un

Chaque fois que je reçois
Linha Imaginòt, je me dis
que c'est trop plein de
choses auxquelles je ne
comprends rien parce que
ma

de

vie de femme paysanne

plus de 50

ans ne

m'amène pas

à les connaître
chaque fois j'y trouve au
moins une chose qui me
réjouit !
et

Andrée EDEL

Une idée

qui enfonce le TGV : L'autre jour
(ça doit être vrai puisqu'ils l'ont dit à la télé) (quoi¬
que) un clampin s'est coincé le bras dans le cagadou
du TGV Paris-Bordèus en voulant récupérer son
porte-feuille tombé dedans. Il a fallu 2 heures pour
dévisser tout le bazar et envoyer le pauvre type tou¬
jours solidaire du cagadou à l'hosto (le bras bouffé
hot !) : 2 h de retard pour le
par l'acide, imagine
TGV, coutumier du fait.-(La SNCF est très fière d'en¬
voyer les Bordelais à Paris en 2h58 sur le papier. Sur
les rails, i a totjorn quicòm que truca et j'en connais
qui ont mis 6 heures).
Le professeur Galistrou, ayant étudié la physique, a
deux solutions pour les gens pressés de se rendre
dans la capitale :
(rappel : t = d/v)
-augmenter la vitesse, ce que le TGV essaie de faire.
Limite d'après Einstein : 300 000 km/s.
diminuer la distance périphérie-capitale.
Ce qui est possible ! Il suffit d'inventer des ca¬
pitales dans les " périphéries " (que les Franciman
appellent " Province ").
Un exemple : il te faut une heure pour aller de GaIhac à Tolosa, dans un train sympa qui roule à 60
-

km/h. Tu mets 3 fois moins de temps pour te ren¬
dre dans ta
où il

ne

capitale que le type du cagadou (le jour
de cagade et que le TGV arrive à

fait pas

l'heure).

Ça serait pas mieux comme ça ?

(qui m'ai¬
physique quand il était

Merci Félix Castan ! Merci Claude Sicre

dait à faire

mes

devoirs de

pion) !
Professeur GALISTROU
*

La

prochaine fois, le Professeur Galistrou ex¬

plique : " Le métro jusqu'à Rio ".

Annada aiirosa
de

e vosaus en

Laurenç Michòt.

bona santal

: es

lo messatge

�ECRIT

NOUS
ON

�ON NOUS ECRIT

Salut Claude,
Mon association 7ème

Vague

sommeil depuis fin 91.
suis sur un deuxième roman
est en

Je

(donc sur un travail personnel).
Je suis l'actualité rapante et

Coupon d'abonnement

rock de l'aire toulonnaise de¬

puis ma ville mourante de La
Seyne sur Mer. Je travaille à sa
Renaissance dans l'opposition
hors blocs : " Ni communisme,
ni rouleau-compresseur de
droite "

en vue

de 95 (élections

municipales). Le Constroy
Mouvement, c'est fait pour
grandir par le bas (la ville, la lo¬
calité, le rapport de ses ha¬
bitants à l'universel) et par le
haut (l'Europe et ses régions
culturelles). J'en parle, j'y pense
et j'y agis toujours seul en bon

petit-fils d'immigré toscan. Je
vis vers un new âge spirituel
démocratique. J'y vais de mon
moteur existentiel, je pédale, je
cours, je nage, j'essaie de voler
mais je glisse. Si je comprends
bien

matrice,

ma

mon

hélice à 2

pales raison et passion ! Et ça
avance

tout azimut ?

Abonnement à Linha

80 F

Abonnement à Occitans !,
la revue de l'Institut d'Estudis Occitans............... 80 F

Adhésion à l'Institut d'Estudis Occitans

150 F

(Sector Musica)
(abonnement à Linha Imaginòt et Occitans ! compris)

F

Total

Nom et

prénom

Adresse

:

:

27

Non, tou¬

jours tout droit avec des actions
plein les bras. Mais malgré une
grosse foi, ça ne pisse pas assez
loin pour moi. Et je constate.
Papa Claudio, ça pisse encore
moins loin. Ça fait ce qui veut.

Retourner à

:

I.E.O.-Musica

Mais il veut rien.

Heureusement, il y a Massilia
en CD, chez moi, c'est déjà ça.

42, rue de la Banque
82000-MONTALBAN

Et puis, j'ai bien aimé votre doc
TV Les Fabulos Troubadours
en

Imaginòt (1 an, 4 n°)

tournée. Je voudrais bien

avoir la vidéo

(j'ai loupé l'en¬
registrement. C'était au début
92, je crois. Si tu peux m'en en¬
voyer une copie en m'indiquant
le prix. Non, sérieux, ici c'est
creux et je n'y peux rien. Je suis
trop plein. A part un groupe
franco-italien, Otto

e

Mezzo, il

a que l'horizon méditer¬
ranéen qui m'attire. Les grands

n'y

la mer et le désert. J'y
grandis en poésie par le plein et
par le vide. J'aime la mer. Une
baie m'enchante, je l'ai appelée
espaces,

PISTIL BAIE (titre d'un 3ème
roman,
ma

suite des 2 premiers,

recherche

va

de forme et de

fond). Je me régale mais je reste
encore trop impatient d'aboutir

à la fin de

que

mon œuvre.

Parce

le chemin est difficile

(peut-être) dans la joie d'ap¬
partenir à un mouvement, en
proie au réel et en vie artis¬
tique, de proximité ! Et dans la
Linha Imaginôt. Ah que je le
verrais beau ! Ciao.
Gérard Rinaldi

Aqueste n° es estât
compausat e mes en

pagina amb lo concors del
Talhièr Mirga de l'Institut
d'Estudis Occitans.

�Ào AXjWi
"Ha

-W^OUl-^

£

-t'j&amp;WU'

Mr-^

/rvuAu^/, &lt;U*
A/y^vA^- h

AURILLAC

C/ti^re, fret^noois )
MONTAI) BAN
O

..

-=j&amp;
.ARRAZET

ARLES

TOULOUSE

NICE.
MARSEILLE

�</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Lhubac, Jean-Michel</text>
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              <text>Buge, Jean-Marc</text>
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              <text>Damaggio, Jean-Paul</text>
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          <name>Source</name>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, KI 5</text>
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      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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      <name>Musica occitana = Musique occitane</name>
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      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
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