<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="21178" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="https://www.occitanica.eu/items/show/21178?output=omeka-xml" accessDate="2026-04-13T11:59:15+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="140598">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/1479e3cc61379dd89bcdee901db8b1fd.jpg</src>
      <authentication>7388e80c15186e1d271f9b0e1489f497</authentication>
    </file>
    <file fileId="140599">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/1e1d6eba8d91016d2e48350f61f06afc.pdf</src>
      <authentication>7dafa9129da91110c9a3e4218e80c6d9</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="662495">
                  <text>jfapwj LIN H A

IMA

\

GIN

Bulletin del sector Musica de l'Institut d'Estudis Occitans n° 18

-

juin 1994

Discours de Béziers
Occitans, fiers de notre culture...

Sommaire
!

"Discours de Béziers" par

!

Félix Castan

p.l
|i

"Jaurès" par Claude Sicre

\

P-6

"Tchatche
par

nos
!

the Linha"

on

Jacme Gaudas

que

p.8
"La postura de l'escriban
occitan" par Laurenç Michàt
p. 10

Claudi Molinièr \
P-ll

"Lettre ouverte à Francis
Marmande" par Ferdinand
Richard
p. 12

"Débats" entre Alex Marsilha \
et Dr. Cachou
p. 14
"Lettre à Castan"
p. 16
Interview des Massilia
Sound System
p. 17

temps l'IBO

musica

a...

p.21

contemporains, pour leur dire
cette culture enseigne.

i

"Drama" par

! "Ces derniers

L'avenir n'est pas aux pieu ■
reuses! Nous nous adressons à

I

Elle enseigne à lut er, pour
délivrer la nation

de

ses

française

Il y a

150 ans, les écrivains occi¬
tans, qui s'appelaient alors félibres,
pour faire exotique, ont déclaré haut
et fort qu'une nation qui refusait les
langues, les cultures, bref, les iden¬
tités vivant sur son territoire, se

p.z3

en

p26

fèsto"

"17e Uzeste musical"

p.27
"On

nous

écrit..."

p.30

paire,

ciple

comme

l'appelaient

ses

dis¬

gascons.

Michel Camélat, vers 1913, dans
son

village-belvédère pyrénéen, eut

condemnait elle-même: elle trahis¬

une

illumination. Une révélation

sait les idéaux d'humanité

simple: notre culture n'était pas
d'origine politique, mais linguis¬
tique. Il écrivit une épopée, Morta e
viva (Morte et vivante), longue
épopée, légère comme l'air de la
montagne. Depuis, nous savons
qu'il ne faut pas mêler ce qui est

inscrivait
ments.

au

fronton de

Pour la

qu'elle

ses monu¬

première fois

France, des hommes

se

décentralisation pour
bat.

tralisation
sant

"Constroy mouvement"
p. 26

"Prouvènço

Ce fut le rôle de Michel Camelat, lo

en

donnaient la

but de

com¬

Le mot de décen-

"Montpellier"

cependant trancher dans la

clarté.

obsessions unitaristes.

"Tolosa"

p.22

I fallait

parais-

faible,

on

dit

.

.

.......•

l^^^^B0ÊïlWtÌuiel...

ensuite fédéralis¬
me...

Un

grand poète, Auguste

distinct. Il disait

une

vérité

que

dans

Fourès, louait à la fois le fédéralis-

ce pays

me et la France unitaire:
apparente
contradiction, moins qu'on ne pour-

tinct: la culture occitane possède sa
propre dynamique, et ne connaît

rait croire.

nullement des velléités nationalitaires.

tout le monde sait d'ins-

�Décentralisation à fond !

Tóftàfctm on Më WWm
Cette évidence étant
les contradictions

se

La

posée, toutes

dénouent.

question était la suivante: quelle

sorte

d'intellectuels

membres de cet Institut
La

vont

être

original, qui

citoyenneté est indivisible. Nous
sommes tous citoyens
de la même
République. Aucun de nos compa¬
triotes ne songe à changer de
citoyenneté.

tient à la fois de l'Université et du

Mais

Nous trouvant

mouvement

d'action culturelle?

Comment

l'organiser, le structurer
qu'il assume pleinement, insé¬
parablement sa double fonction?
pour

la

citoyenneté française
n'implique pas un monolithisme

Béziers,

sur cet

aujourd'hui ici, à
éperon qui tourne le
dos

nous

politique doit
respondre, dans une juste répu¬
blique, la plus grande diversité cul¬
turelle possible: c'est un droit pour
l'homme et un idéal pour l'Etat.

sept)

ne

avec une

à deux têtes (comme à
traverse pas la haie, mais
seule tête il peut.

Pas de revendication politique, par¬
faitement stérile. Notre tête est cul¬

turelle. Elle
Le

a un

sur ses

Béziers, c'est d'abord le

au

la

première Assemblée
Générale à laquelle j'ai assité, à
l'opposé de ceux qui proposaient de
conquérir les hautes sphères de la
société, j'ai revendiqué le droit
d'expérimenter mon occitanisme à
la base de la société, d'investir, par

exemple, les écoles de village.
n" 18

-juin 1994

génération, Jean Martin,
vers à l'éloge de
sa
ville, au sentiment d'appartenance
le plus noble, le plus ouvert qui soit.
Un siècle plus tard ce fut le rôle
majeur, sans équivalent, de la
Société Archéologique de Béziers et
poète de

sa

consacre

ses

de la famille Azaïs, dans une recouculturelle de haute

significa¬
critique... Enfin l'installation à
Béziers depuis plusieurs décennies
vrance

tion
du

CIDO, assurant la conservation

du

patrimoine bibliographique de
prolonge et

entérine

une

gravité de la

mémoire occitane.
La

capitale viticole

outre de

ses

a
haute lutte

devoirs.

metffîpùiaire...

nouvelle destinée occitane:

vie urbaine s'invente

au

une

sein du

royaume. Un remarquable poète,
François Bonnet, lui confère un
sens... Les principes auxquels le
pieuple d'Occitanie obéit sont les
et
non
siens
des
principes
d'emprunt. Non contre, mais px&gt;ur

l'entente

des

hommes

et

des

au sein d'ensembles
construits pour tous. Non point
nation de l'exclusion, mais nation

baroque,

aux

Voilà Béziers, une ample matière à
réflexion pour l'intellectuel d'un
nouveau
a

besoin,

type dont l'action occitane
- et dont Jean Moulin fut

aussi l'incarnation.
Un intellectuel

qui

ne

travaille

pas

pour sa gloire. Un intellectuel au
service de son peuple et de la cultu¬
re de son
pays. L'ouvrier
révolution culturelle.

d'une

multiples pôles de

liberté.

La fondation de l'Institut d'Etudes

Occitanes
Un certain type

d'intellectuel
exemplaire s'est formé à Béziers. Le
premier écrivain encyclopédique, à
-

vocation séculaire:

Béziers centre de

d'mKvflle! ^iÉI

prend valeur
allégorique pour
une

Xlle

peuples,
Dès

les tré¬

trahir

et

depuis un an,
quand j'ai commencé à y militer.

sauver

d'une culture pour l'usage de
tous. A la fin du XVIIe, le meilleur
sors

baroque et populaire qui,
vitalité

L'Institut existait

Ermengaut, tenta de

Mais Béziers, c'est aussi ce théâtre

d'Etudes Occitanes

disciple de Camelat, Ismaël Girard,
par Max Rouquette et leurs amis,
fournit une réponse décisive à la
question de la Renaissance occitane:
il adopte le parti culturel.

siècle, Mafre

conquis en
un visage
emblématique dans la défense des
intérêts régionaux, à la fois écono¬
miques et sociaux, auxquels la
nation doit faire droit, sous pleine de

objec¬

1945, par un

massacre

historique qui inaugura la Croisade
dirigée contre notre civilisation.
Massacre aussi significatif dans la
symbolique collective que le bûcher
de Montségun blessure sacrificielle,
dont l'identité occitane ne guérira
jamais.

tifs réels. La fondation de l'Institut
en

méditer effi¬

sur

du XlIIe

l'Occitanie entière,

visage humain.

Félibrige hésitait

et

la situation que nous a
faite l'histoire.
cacement

cor¬

Le serpent

Nord

regarde la mer,
peut-être pouvons-

faille...
culturel. A l'unité

au

la fin

n'avait pas

au

sortir de la guerre,

d'autre fin.

Les intellectuels occitans font

figure

�Linha

Imaginât

■■■■
d'initiés, possesseurs d'un grand
héritage séculaire. Ils s'en sont rendus maîtres pour le transmettre aux
héritiers naturels: la transmission

s'opère par la voie
dans les formes les

pédagogique,
plus variées,

pour le présent et
le passé, et pour le • ■ '
futur
de
leur

La littérature française, quant à elle,
appartient à une nation stable, dont
les préoccupations portent sur la vie
des individus, non sur le destin de sa
langue (ou si peu!),

.

Une

en perdition n'est pas
des mesures purement
politiques, et l'expérience prouve
qu'entre langue et action politique il
n'y a pas de lien nécesaire...
L'accession à une indépendance
politique, d'ailleurs impensable,

...

Wto^àëàia

entraînerait immédiatement la mort

tìberté de création...

peuple.

irrémédiable de la langue d'Oc, car
l'action poltique et socio-écono¬
mique devrait être mise en oeuvre

La littérature occitane est

devant de
On

ne

nature.

peut ignorer cet

héritage. Sa

Ses valeurs.

La littérature née de la

langue occila littérature de
langue française. C'est pour dire ce
que celle-ci ne dit pas qu'elle surgit
parmi nous. Elle montre une origi¬
nalité qu'on n'a pas assez mise en
tane

ne

redouble pas

évidence.
Par

son

que deux littératures dans une
nation valent mieux qu'une. Elle
me

proteste contre le laminage des différences. Une conscience plurielle
est

de

vision du monde,
de l'exercice littéraire et de
l'usage
des idées, bref, de son art.
au coeur

sa

au

à la

au

combat

la liberté de toutes les cultures
pour la reconnaissance de toutes

-

problématique fondamentale

vie

Mais voici

un

obstacle de taille.

profonde, dans laquelle
s'imbrique à la fois l'individuel et le

Cette

collectif,

ment, se trouve en difficulté pour
atteindre ses interlocuteurs, du fait

Cette expérience à la limite de
l'indicible constitue

une

aventure de

pensée de notre siècle, qui n'a
à ma connaissance, d'équiva-

pas,
lent,

littérature, qui est faite pour
langue à son enferme¬

arracher la

que sa langue justement la retranche
d'un milieu intellectuel générale¬
ment

francophone.

La difficulté

ne peut
être tournée
le canal de la traduction,
toujours malaisée techniquement et
financièrement. Ou bien, plus indi¬
rectement, par l'alliance de la litté¬
-

avons

énorme
comme

entre les mains

une

charge littéraire, qui brûle
la foudre,

rature occitane avec les autres disci¬

les altérités.

Combat difficile dans la France
que
connaissons... Les intellectuels

nous

ont comme tout le meonde

intérêt à

apprendre et à pratiquer
l'échange polycentrique. C'est notre

L'intervention d'une langue dans le
monde de la culture

a

pour

effet

l'instauration d'un système de réfé¬
rence autonome, et donc d'une iden¬
tité culturelle.

proposition.

plines culturelles: alliance cimentée
par l'action militante et surtout par
la Critique, par la circulation trans¬
linguistique des idées.
Le but alors est de rassembler la
création
pays est

C'est l'acte
La littérature occitane dit

encore.

puisse aujourd'hui prétendre notre
langue, est d'ordre culturel, la cul¬
ture qu'elle nourrit de sa
présence,
dans le cadre politico-administratif
ouvert et coopérant qu'elle
exige.

que par

pour

-

soutien, la protection
forte, la seule promotion à laquelle

des civilisations, à leur avenir, à leur

Nous

parisiens

langue, c'est le français.

Le véritable

destin d'une civilisa¬

la création.

et

cette

tion, et, à travers l'exemple occitan,

la

Notre combat s'identifie

chez nous, à cet instant de l'histoire,

Notre littérature s'intéresse donc par

sa

L'unitarisme culturel constitue une
violence permanente à la liberté de

les moyens de la langue la plus
puissante, seule familière à tous:
par

chaque jour comme peau de chagrin. Elle n'est plus, à l'heure
actuelle, qu'une langue de complément dans son pays même, puisque
tout le monde y comprend le français. Notre culture est au bord de
l'abîme,

nécessité

existence même, elle affir-

placée au
interrogations.
langue se rétrécit

tout autres

L'espace de

langue

sauvée par

plus

primordial, sans lequel
langue serait vouée

la défense d'une
à l'échec.

J'ai

interdisciplinaire dont

ce

le théâtre.

personnellement devoir
entreprendre au plus tôt de tels
cru

regroupements dans les divers
n°

18-juin 1994

�Décentralisation à fond

domaines, afin

de

ne

!

pas

laisser

dans le

veuvage notre littérature
occitane, si riche et si forte, mais
tellement inaudible.

vers

des destinées nationales... Non

point l'expression d'une dignité
majeure des artistes, attachés à leur

bataille diversifié
1

-

véritable identité.

Faire converger

Travaillant
Je

comment concevoir le

combat?
Il faut

en

parallèle

rique, qui donne

effort théo¬
à l'action.

un

sens

pourrais

et

sur

solidaire.

les disciplines

des terrains variés,

dire
autant du Festival
de
théâtre
que

tionnant chacunes selon

j'organise

principes. C'est la

en

Montauban,

à
dont les orientations lui

avaient valu

un

grand prestige, mais
qui depuis a souffert d'une politique
autoritaire (Que dirait Claude

nous avons

pu à Montauban fédérer
des structures, des activités fonc¬

Larzac

et le

mais aussi

ses

propres

Mòstra del

Festival de

un

Centre

Montauban,
scientifique de

synthèse du Baroque et sa revue, Larzac, où nous
attentifs prioritairement aux
avons réuni tout ce
ques¬
qui compte dans Alranq?)
tion de
la peinture et la
méthodologie,
les
Editions
sculpture du Sud, Cocagne, et une strucuture de ciné¬
une structure donc
qui exprime la
ma.
L'important est de ne pas trans¬
globalité de l'expérience occitane
porter les méthodes et les probléma¬
en ce
domaine, a conquis des posi¬ Deux
lignes, deux machines sont tiques d'une
tions fortes, cela
jusqu'au moment face à face: une machine qui n'est les univers discipline dans l'autre:
distincts que chaque dis¬
où la
politique du Ministère a mis autre que la machine
centraliste, cipline a vocation
en
d'occuper
place ses stratégies: à partir de quel que soit le
masque sous lequel
n'obéissent pas aux mêmes
1984 environ, le conflit est
règles.
elle se dissimule. Et
apparu.
puis la force C'est la difficulté principale... La
La politique centrale condamnait au
organisée de la périphérie, fonda¬
convergence se limite à l'orientation
néant, au nom d'un cosmopolitisme mentalement
décentralisatrice.
anti-centraliste,
commune aux cinq
artificiel, les dynamiques authen¬
structures: pour
l'orchestrer, une
tiques qui étaient nées au contact de Comment concevoir le
combat?
revue
la création, du mouvement
critique, Mòstra, et des
artistique
Assises de la Décentralisation
vécu au jour le jour, et dont la cohé¬
Il faut bien voir la
de
fragilité
toute
Nationale (ADN). Cette fédération
rence s'était affermie. Une
illusion, entreprise isolée, de toute action
La Mòstra del

pluri-disciplinaire

s'intitule

Carrefour d'Occitanie.
Est-ce assez?

Assurément pas. L'alliance de
fait que les forces musicales
unies sur la Linha

Imaginât

nouent

naturellement

avec

le

Carrefour d'Occitanie permet
d'espérer un renouveau de sève.
D y a réciprocité
d'expériences
et d'objectifs,
synergie.
Les pouvoirs
ront

publics

se trouve¬

désormais confrontés à

un

interlocuteur multiple, lié par
quelques idées simples et un

langage relativement cohérent,
venue

du

Centre, dénature

les faits:

la Mòstra
une

de

n°

devenait pour certains
manifestation régionale, servant

marche-pied
18-juin 1994

pour

l'ascension

anti-centraliste,
c'est

David

et

qui
sans

exception:

Goliath!

concerne

l'ensemble de la

vie culturelle.

Pour

vaincre, pour éviter la récupération,
on devra ruser,
organiser un front de

Ce qui se fait dans la
ne est

irrécupérable

langue occita¬
par

le Centre:

�Linha

Imaginât

Wêêêêèêêêêêêêèêêêìkêê:
c'est la

garantie d'une décentralisa¬
authentique. Et finalement la
condition première d'une décentrali¬

décentralisateur unique, la diversité, l'auto¬

tion

L'intellectuel moderne
pour sa

sation, inconcevable dans un pays
où le Centre a pris tous les pouvoirs,
dans

une

nation mutilée

comme

-

ville à tous les niveaux:

citoyen conscient des intérêts de ses
compatriotes... Dans ces limites, le
militant occitan prend part utilement
aux débats
socio-politiques, et il
devrait y jouer un rôle de plus en
plus déterminant.

la

nôtre.

2

Nos villes

Chaque

nos
: : : :

.

témoigne

.

pOr Un nffllî&amp;físrno CiOSOiOnt...
où elle

ville

a

COnnU, au COUrS des

siècles, des moments

inscrit

génie dans le
patrimoine de l'humanité.

Institut d'Etudes Occitanes, Linha

a

son

Imaginât, Carrefour d'Occitanie,
Combat insuffisant... Il faut que la
se saisisse des oeuvres

Béziers est de

communauté

trace

leur valeur emblématique: les
problèmes qu'elle pose font l'objet
d'une structure du Carrefour

notre mémoire...

pour

villes, dont la

historique enrichit le capital de

rejoignons l'intuition du plus
nos
poètes combattants, le
grand Auguste Fourès: unité poli¬
tique et pluralité culturelle! Pour
une autre nation
française, dans
laquelle la culture occitane ait toute
sa
place, et fasse rayonner ses
lucide de

Communales, qui se tient à
niveaux

(Toulouse/Montauban/Larrazet).
En face du

Centre, voici des capi¬
tales, faites pour assumer leur cultu¬
re dans toutes ses
dimensions, pour
entrer dans le dialogue national et

-

de la méthode dans

la LINHA IMAGINOT
de

sources

qui est allée aux
l'énergie collective, capable

d'irriguer l'ensemble de l'activité
Ce sont des bases pour
rieures.
III

-

La notion de

occitane.

les entreprises ulté¬

capitale

On tomberait dans la confusion, à utiliser à
la légère le terme de "capitale". Uzeste n'est
pas une capitale (c'est Bordeaux), ni
Montauban ni le quartier Arnaud-Bernard

(c'est Toulouse), ni Sète ni Béziers (c'est

Montpellier), ni Avignon (c'est Marseille),
périphé¬
riques participent à la promotion de leur
capitale et contribuent à son réveil, à la mise
en place de ses forces multi-dimensionnni Cannes (c'est Nice). Ces lieux

nelles.

CORTETAS
Nations.

aurait

On

tort

de

croire

la première étape de la
période de la dictature mondiale
du prolétariat marquerait le
début du dépérissement des
nations et des langues natio¬
que

nales,

le début de la formation

d'une

langue unique, commune. Au
contraire, la première étape

valeurs éclatantes.

durant

laquelle l'oppression

nationale

sera

liquidée,

international.

et

chaque domaine;

Nous

d'Occitanie, le Forum des Identités
trois

ces

nomie des démarches

croissance et

Félix-Marcel Castan

des nations

et

définitivement

étape de
d'épanouissement

sera une

langues nationales

autrefois

La chaîne des

capitales occitanes

22-4-1994

(Bordeaux-Toulouse-MontpellierMarseille-Nice et Valence-Clermont

Post-scriptum

Ferrand-Limoges) peut équilibrer la
puissance égémonique de Paris et

I

remettre de

l'ordre dans la nation, si
du moins ces villes se sentent liées
par un
la fois

lien très fort, le lien culturel à

historique et contemporain.

Ce résultat

Le centralisme

en
présence d'une créa¬
originale ne peut envisager que deux
attitudes: la récupération ou l'exclusion. Il
ignore la neutralité, et il ne renonce que
contraint par un rapport de forces qui le met
en échec. On ne
remportera pas de vistoires
partielles: elles seraient vite résorbées,
contournées... Cest le front entier qu'il faut
occuper, pour qu'aucune dérive ne soit pos¬
sible à chaque étape.
-

embrasse nécessairement toutes les disci¬

d'un modèle exclusif.

plines. Il

ne sera

pas

réveille la conscience

historique des
villes, grandes et petites, et les lieux
d'expression contemporaine.

relations internationales
entre

Ce

Un

pôle culturel méridional et occitan

les

nations.

qu'à la seconde étape de
la période de dictature mondiale
du prolétariat, au fur et à mesu¬
re que se constituera une écono¬
n'est

mie
au

socialiste mondiale

lieu de

mondiale,

unique,
capitaliste
n'est qu'à cette

l'économie
-

ce

étape que commencera à se former
quelque chose comme une langue
commune,

II

cette

car

c'est seulement à

seul

que les nations
éprouveront la nécesité d'avoir,
à côté de leurs langues natio¬
nales propres, une langue commune
aux
nations, pour la commodité

double finalité,

la

-

L'action telle que nous l'entendons

des

tion

obtenu en
un jour, d'autant
que nos métropoles
sont déjà gangrenées
par un mimé¬
tisme désolant, Paris jouant le rôle
-

opprimées, une étape
d'affirmation de l'égalité en
droits des nations, une étape de
liquidation de la méfiance natio¬
nale réciproque, line étape
d'organisation et de resserrement

-

se structure autour de trois axes:
l'INSTITUT D'ETUDES OCCITANES,

organisme comportant en principe une
scientifique et militante
(langue, littérature, pédagogie);
le CARREFOUR D'OCCITANIE, pluri¬
disciplinaire, lequel associe, au principe
-

des

étape

relations et

la commodité

de

coopération économique, cultu¬
relle et politique. J. Staline
"La question nationale et le
léninisme" Editions en langues
étrangères.
n° 18

-juin 1994

�Décentralisation à fond !

Tchatche on the Linha

J aurès
Improvisation lors du

spec

tacle "Un tchatcheur nommé

-

Castan
son

nous

a

sorti FOURES dans

exposé. Sans vouloir rimer, lui. Et

il nous a montré comment le rappro¬
chement était du plus haut intérêt.
O

Tempora, ô Mores. La rime

Jaurès" à Carmaux

riche.

le 17 Avril 1994.

rait attirer à naître

est

Faire Florès. Pas mal.

"Faire

Jaurès",

Ça pour¬
l'expression

qui

serait

du

meilleur effet.
de rimes

Jaurès. Le chan sonnier cherche
des
échos
sonores
à ce nom.

Comme s'il croyait

derrière les

que

en a pas,

croire,

qu'il pense
en dépend.

-

se

il y en a

parce

que son art

Certains y croient encore. Cette
révolution là n'est pas

finie,

que la poésie en vers libre a
contribué à conduire il y a bien long¬

temps. Pour tomber dans d'autres pré¬
jugés, d'autres impasses. Lisez Henri
Meschonic, vous saurez quelles. Notre
chansonnier, donc, veut croire à ce
sens qui sort des sons. Mais c'est lui
qui le construit. En faisant des rappro¬
chements. Arbitraires. Parfois féconds.
Il essaye:

beaucoup

serviraient de ça

Jaurès/Bénarès

Pourquoi pas? Benarès, Indes,
Gandhi, pacifisme...

Et

on

Jaurès/Argelès
parlerait des réfugiés espa¬

gnols et de leurs

Il

Tant il était pétri

d'humanités (au

pluriel).
Il pourrait bricoler quelque chose.
Sans honte, parce que l'accent pari¬
sien est devenu la norme,
rimer Jaurès et jeunesse. Les

il ferait
substan¬
tifs abstraits sont légion, en esse, et
peuvent s'appliquer à tout. Il ne se
gênerait pas: vieillesse, traîtresse,
allégresse, faiblesse, moblesse, nobles¬
Peut-être aussi sagesse.
Et les verbes: engraisse

(les

mar¬

chands de canon), (à faire rimer

avec

occitaniste. Il défendit un
la langue d'oc, sur des bases utilitaristes, sympathiques mais sans
grande portée. Il n'avait pas lu
Castan. Les occitanistes non plus,
d'ailleurs...
Y aurait aussi
Mais pour

Rapprochements

avec

qui n'ont
ne

chansonniers,

des hommes

célèbres.
Thalès? Bof! Périclès? Bofl
Herman Hesse (allemand pétri de
culture française et occitane, grand
on

pour¬

Mendès. Hum! Thorez Ah là il

ceux

pas grand chose à dire et qui
travaillent qu'avec le dictionnaire

n° 18

-

Juin 1994

truc intéressant:

trouverait quelque sens à essayer de
dire.
Damoclès. Et son épée. Etait-ce
elle qui, au Café du Croissant.
l'envoya ad patres ? Et qui la tenait ?
Un tenant de BARRES ?

quels sourds?

sûr je ne peux pas prétendre rivaliser
en

rimes

ce

tout court avec Félix Castan

intelligentes et

qui le peut

en

intelligen¬
(mais

France?), je vais vous
dire la seule rime que j'ai envie
d'apparier avec Jaurès. Une rime plei¬
ne de sons, c'est la rime la
plus riche.
Pleine de

en

sens

(Valéry serait

aussi,
).

vous

allez le voir

Car elle

parle d'une guerre dont
été presque tous les contem¬

porains. Certains même des combat¬
tants. Parce qu'elle n'est pas vraiment
finie, et que ses conséquences sont
encore meurtrières, dans nos ban¬
lieues comme dans d'autres, de l'autre
côté de la

mer.

Je la dédie

espécialement à tous
qui sont morts, pour que vive la
France, l'Algérie, la Kabylie, la liberté.
Et la paix, toujours à conquérir. Cette
rime, c'est les AURES.
ceux

..

Les mauvais

un

Pour finir, moi qui ai un sens poli¬
tique très aigu, construit dans une
pratique quotidienne, même si bien

vous avez

bizness)....

n'y a rien là de bien évident

Jaurès et Patoès. Ça fera pas
aux occitanistes. Mais Jaurès

peu

Et Grèce bien sûr.

se...

a

Jaurès/Boules Quiès

rait....

Jaurès en Don Quichotte, peutêtre? Mais ses moulins à vents étaient
bien à lui. Armes.

Y

plaisir

camps.

pacifiste lui aussi.... ).... oui...
Jaurès/Cervantès

en

à tout

n'était pas

bien sûr.

Saussurre l'a montré.
Mais le chansonnier
veut y

-

prix.

sons

il y a un sens caché. Il

n'y

France

Claude Sicre

�Linha

'Sètè,

au centre

La

de l'axe Toulouse / Marseille

Ligna Imaginot

«

Imaginât

»

incontournable !
«

Fabulons Troubadours

créateurs de
m

II existe

une

toile d'Hervé

Di Rosa I'Loin de

Paris»), qui

illustre à merveille le senti¬
ment de tout Véritable Médi¬

terranéen

lorsqu'il reste trop
longtemps loin de son soleil.;.
11

s'étiòlé:

cróiré
cette

Faut-il

vraiment

qui

défendent

hors

dé

ceux

idée,

«

Paris,

point de succès » ? Sans doute
pas et ils sont quelqties uns,
entre

Toulouse

et

»,

l'île Singulière

Marseille, à

«

Massilia Sound System

à la rencontre des

»...

nier cette assertion centralisa¬

d'un ventre

trice.

Montpellier ? Cette capitale si
bourgeoise, cjui tente toujours
de gommer ses envolées trop
régionales (« vulgaires » ?) et

La capitale est un point es¬
sentiel de la carte culturelle,
mais rien n'empêche d'affir¬

personnalité, ou plu¬
tôt une identité. Etrangement,
le Languedoc est resté quel¬
que peu coupé de ce mouve¬
ment ' qui s'est trouvé une
'"mage : la « Ligna Imaginot ».
mer une

Incontournable ? Et si elle
avait

quelque faiblesse, celle

mou

du côté de

.

masque

son

accent

la

sous

toge universitaire....

Un dimanche

de synthèse
Heureusement, il

qui

ne

est une

île

renie pas son tempéra¬

ment tout

méditerranéen

et a

la chance d'être la patrie de
créateurs libres et imaginatifs.
Vous l'avez reconnue ? Sète !
Ici la macaronade fait bon

ménage avec les arts plasti¬
ques. Dimanche, l'association
culturelle « Athénée » se pro¬
posait de faire la synthèse
le

par

biais
d'une
rencontre,
émaillée par des joutes... poé¬
tiques et une conférence Pitchoune.

au

Claude Sicre
heures de cette
not

».

De

* ce

parlerait des
ligna Imagi¬

«

mouvement

de

créateurs et de

grande révolution
des quartiers du monde ». Lui
n'hésite pas à dire qu'ail faut
en France
plusieurs capitales de
la culture, sans toutefois exagérer
les particularismes. Chaque ville
doit s'appuyer sur son passé, et
devenir conquérante vis à vis de
l'univers. Sète a les atouts pour
tel rayonnement ».
Dans les locaux de 1'« Athé¬
née »,
« Fabulous
trouba¬
dours », «Massilia sound Sys¬
tem », Ben Vautier, Bernard
Lubat et Félix Castan étaient
un

présents parmi d'autres. La
poésie, la peinture, la musi¬
que et la danse ont fait bon
ménage dans une authentique
ambiance de fête. Et le rap
s'est aussi taillé une place de
choix. Imaginot, imaginot...
.

Théâtre des Franciscains de Béziers
Ion Samedi 23 avril à 20h45 !

TCHATCHE ON THE LINHA
avec :

Claude Sicre

et Ange B (Fabulous Trobadors,
Tolosa)
Djali, Tatou et Guatarri (Massilia Sound System, Massilia)
Louis Pastorelli, Ben Vautier (Nice)
Lhubac Family (Cournonterral)
Rita Macedo et Francesca Chapuis (Femmousos T., Tolosa)
Bernard Lubat, André Minvielle (Cie Lubat, Uzeste)
Claude Marti (Carcassone)
Henry Gougaud (Carcassone, Paris)
Félix Castan (Montalban)
et la participation des Calandetas de Béziers

Conception et direction artistique : Claude Sicre
Tchatche

on

the Linha est

une

production du Théâtre de Béziers
avec

le soutien de PIEO Musica

et des Conseils

Régionaux

Languedoc-Roussillon et MidiPyrénées
i»w»!&lt;«»w»w»w«:

n° 18

-juin 1994

�Décentralisation à fond !

iiiiiWÊÈÈÊÊÊÊÊÊÊm

"On fait

un

raid

on

the linha, on the linha

Imaginot, faites attention pour nous suivre
faut rester dans le tempo..." dit la chan ■
véritable cri de ralliement de tous les

son,

grand organisateur en
chef, choisit les cibles

bule, de Félix CASTAN, le
TGV
(Très
Grand

son

Valable) de Montauban.

Pendant que

Si MANCIET

avec

LUBAT

est la voix de l'ombre,

CASTAN

en
situation des créateurs,
des
des
acteurs,

SICRE, est
celle de la lumière, le
soleil de ia LINHA.
Je n'étais pas à Marseille

musiques qui, pour

un

mais là-bas, les métissés

initié, pourraient
paraître impensable. La
dernière virée en date

de Zebda s'étaient joints
à l'histoire, pour une ren¬

stratégiques et met

non

nous

a

conduit

à

Marseille
Aurillac

(15 avril),
(16
avril),
Carmaux
(17 avril),
Béziers (23 avril) avec à
chaque fois des confron¬
tations insolites et néan¬
moins complémentaires.
A

chaque étape, les
jeunes, les moins jeunes
et les papis ont cohabi¬
té, se sont rencontrés,
ont

dialogué, partagé

l'aliment sans la moindre
ombre quand au pseudo sempiternel conflit
des

générations. Bon,

ce

raid n'est pas le premier
et ne sera pas le dernier,

contre

avec

n°

18-juin 1994

tonic, vin de

chataîgne,

genre de kir local qui
vous réchauffe la gargamelle, la tchatche se
machi-coulisse. Sicre,
Lubat, Giacomo

com¬

la nouvelle Linha fraîche¬
ment sortie des rotatives

exactement à Vie

artisanales

sur

Cère, pour les 20 ans de
L'IEO du Cantal, Bernard
Giacomo

se

pose en rassembleur, Le Cantal est
un

pais où la langue est
bien

Dédé Minvielle

dépiote

de JeanMarc Buge (qui a fait le

déplacement

avec les

rappeurs Montalbanais
du Digital Unité Sound),
En ouverture de la soi¬

vivace,

rée, Félix Castan met

dans la salle polyvalen¬
te, les assos multiples on
dressé leurs trétaux-cultu-

l'accent.,, "la fonction
de la culture Occitane
est de mettre à l'intérieur

rels

de la culture

encore

en

mouvement et

présentent leur quoti¬
dien. L'Ostal del livre est
avant garde avec
cent million de francs de
en

des éditeurs d'Auvergne.
Comme quoi la culture

préam-

le théâtre
de la Rampe joue ses
Farcejadas, dans les
loges, entre deux Pelou-

positive
(malgré
quelques problèmes de
sono), A Aurillac plus

ment nouveau, et pas
des moindres, la présen¬
en

rôle d'ouverture,

plotent l'événement,

chiffre d'affaire, il est
dans le peloton de tête

scène,

teuse quand elle tient

globalement

pourtant il y a un élé¬

ce sur

Sicre
"Ouaï

Ouaï" repris par tous les
intervenants. Lubat et
Massilia tentent la

com¬

munauté musicale, mais
c'est pas encore ça,

Le bal final

De la théorie à la

un

pourtant la rencontre
Goita-Lubat laisse présu¬
mer des choses à venir,

imaginotistes.

pratique le pas est
franchi
depuis
longtemps. Claude Sicre,

et

Femmouses
entament

Occitane peut

être

por¬

Française
rupture,.." Ecouté
(malgré une certaine
longeur du discours),
une

Castan fait

avancer

la

anti-centraliste.
Derrière, les Fabulous
embrayent, la suite sera
cause

une

continuité de

ren¬

contres, de duels. Les

se

fera

le

avec

local

groupe
"Muslcote",

les

Femmouses T et bien

sur

l'incontournable
Docteur Cachou. Un
mescladis
faire

géant pour
bouléguer la bour¬

rée.
A Carmaux c'est le P.C

qui invite et c'est Jaurès
qui est sur la sélette, Les
pontes du parti sont tous
là, Leroy, Ch. Sylvestre, le
député Quiles et toute la
clique sont au rendezde

vous

encore,
une

l'histoire.

Là

Félix Castan fait

mise

au

point Impa¬

rable, il parle de Jaurès
"cet homme de la péri¬

phérie qui parlait haut et
depuis Paris, sans
avoir jamais renié son
fort

appartenance à la cul¬
ture occitane et

son

attachement à son païs,
à Toulouse..." La suite fut
une succession musicale,
des rencontres organi¬
sées et improvisées, Sicre

parle du rôle des chan¬
sonniers, Lubat, Minvielle
et

les

"super Papys"
lâchent leur gasconnade,

Massilia

fait

son

numéro, tchache avec
les Uzestois, "y a Jaurès a

�Linha

far

pecaire..."

lance

Sicre,

Claude

Femmouzes T y

les

vont de

leur "Jaurès Blues", leur

"St Sernin"

morceau sur

plaît beaucoup au
Député Quiles qui, pen¬
dant
l'exposé
de
Castan, a changé plu¬

pluralité et de la dialec¬
tique, Félix Castan a
tenu

tête

aux

une

avancée est

fait d'illusion

le

se

Tatou et Jali, bien que
l'OM soit rétrogradé en

ON THE LINHA" sont des

deuxième division tos-

lieux de débats, ils peu-

les textes du

tent

faut dire que
socialisme Made With

troubadours

Jaurès n'était pas tout à
fait la même que celle

au

sur

„

chemin

sur

qu'il reste à par¬

courir. Les "TCHACHES

points de rencontres, des
.

.

Peire

,Y
^ c?,u" yui

Canta final à l'accor¬

(12 ème siècle)
JaureSf \q yje..."
grand étonnevent servir d'éclairage
ment d'Henri Gougaud
présent sur scène avec en règle pour les socio¬
la sagesse de ses contes.
logues, pour peu qu'ils

déon

mettra tout le
monde à l'unisson. "Et si

A Béziers ce fut le Grand

veuillent bien sortir de

Rassemblement de la

leur

c'était

linha, les

qu'il dépense), Le Se

ça Jaurès la
vie..." chante Minvielle...
A Béziers, le théâtre des

Marti rappe
avec Massilia

Vidal

imaginotlstes du
"Coustroy Movement"
(tout heureux de ren¬
contrer J.M Buge,
Castan, Marti, Lubat

coquille livresque.
(Lapassade a bien tenté
de réviser sa copie...),
quand aux autres, "qu'ils
restent dans leur igno¬
rance du terrain et qu'ils

etc) de la Seyne sur

servent à revaloriser le

Mer sont aussi de la

salaire des animateurs

trop
petit pour accueillir tout

partie, Ben Vautier vient

des MJC

tchacher sa confusion,

vatoires, qu'ils se sou¬

le monde. Béziers est

comme

prévu, Lubhac

cient de leur avance¬

symbolique à plusieurs

ment de leur triste carriè¬

égards, historiquement

Family et son blues de
Voiras plage avancent

qui fut

leur folklore. Puis c'est

errent à tout

détruite lors de la croisa¬
de contre les cathares

l'événement, Claude
Marti, c'est une premiè¬
re, se lance dans un RAP
whith Massilia sur un
extrait de la "chanson
de la croisade
des

les couloirs des ministères

Franciscains

c'est

en

la

1209

ville

est

(20000 morts) et

c'est aussi le fief des
nationalistes occitans

(oui il y en a encore)
regroupés autour de

Albigeois",

les
T,

les

Robert Lafont et Yves

Femmouzes

Rouquette. A Béziers,
Sicre, en grand confu-

Fabulous,
Lubat
et
Minvielle et les enfants

sionniste

de la Calandreta enton¬

avait

tout

prévu, En Invitant sur
scène toutes les figures

nent un "Se canta" ras-

emblématiques du mou¬

reprendre, nationalistes y
compris, "la chanson de
Félix Castan", lancée
par un Sicre déchainé.

vement occitan, toutes

tendances confondues,
il démontre l'intérêt de la

sembleur

avant

Cortetas

la route, personne
dans le mouvement ne

sur

intempestifs des hommes
de Rouquette (nom¬
breux dans le public ),

sieurs fois de couleur

(
la vision du

sifflets

Alors si

re

des conser¬

ou

d'universitaire, qu'ils

à la

jamais dans

quête de subven¬

tions, pour leurs lamen¬
tables créations métis¬

sées, de rien avec rien
souci métaphysique
et sans conscience de
sans

leur vanité,

déclare tout

go l'irréductible
Claude Sicre.
de

Imaginât

Toulouse. Certains tou¬
lousains trouvent que
la

langue et la culture
occitane

ne

sont pas

réellement

prises en
les institu¬

compte par
tions
Occitania

La Fondation

.

propose de
dégager de nouvelles
se

ressources

destinées à

affirmer la vitalité de
cette culture et à ren¬

forcer la créativité

contemporaine. On pour¬
ra

remarquer que

avaient déjà
pensé et ont largement

d'autres y

ouvert le chantier.

(J-M B)
Fondacion Occitania 32
des Paradoux 31000

rue

Toulouse
T. :

61 53 34 85.

Progrès. Ce sont les
esprits les plus forts
et les plus méchants
qui ont jusqu'à présent
fait faire les plus
grands progrès à
l'humanité:

sans cesse

ils ont rallumé les

passions qui s'endor¬
maient

-

toute société

organisée endort les
passions - sans cesse
ils ont réveillé le
sens

de la

comparaison,

de la contradiction,

le

plaisir de ce qui est
neuf, osé, de ce qui
n'a pas été tenté, ils
ont forcé les hommes

à

opinion à opi¬
nion, type idéal à type
opposer

de
Jacme Gaudas

idéal. Nietzsche "Le

gai savoir" Livre de
poche.

n° 18

-juin 1994

�Décentralisation à fond !

literatura

La postura

de Vescriban occitan
La postura d'un actor es la plaça de quala complisca lo trabalh efectiu d'ajuda
o qu'o faga l'editor, aquò rai per
causis d'agir o accepta d'agir. E aquela plaça tant que siá fait, e que siá pensât

détermina las modalitats
L'accion
ins

es

qualas

determinada per

de l'accion.

segond criteris literaris.

Seriá bon tanben de
libres de

las condicions

publicar

qualquis desenats de pagi¬

Caldriá far libres fort corts que
lo mond n'arriben al bot pro rapidanas.

se fa.

ment. Per

Ly escribanfrancés es un pro¬
fesser
-

a

qu'escriu del centre

mai visca endacòm mai

qu'a Paris - e qu'es segur d'èsser
escotat qué que diga e cossi que lo
diga. Escriu dins una lenga que lièjon milhons de personas. Qué que
valga aurà qualque public. Tant umil
que siá de caractèr, es un dominant.
Es subjècte ensenhant e objècte de
respècte.
L'escriban occitan escriu pas del
centre, escriu de la periferia. Lo
mond es dit d'una faiçon particulara
quand es vist d'una periferia.
Periferia geografica, qu'en França
10 sol centre possible es Paris. Se
poiriá ben qu'un escriban occitan
visca

a

Paris

mas

viuriá amb

una

referéneia

miegjornala dins lo cap e
11 cambiariá pas la problematica.
Periferia culturala qu'en França los
principals esquèmas de la vida cul¬
turala son d'esquèmas parisencs.
Periferia linguistica mai que tôt, que
l'occitan es una lenga "regionala" e
que lo francés a la pretencion
d'èsser l'unica lenga de l'exagòna.
L'escriban occitan

pletament
ra

mens

es

pas com-

segur d'èsser legit e encad'èsser plan comprés.

Trabalha dins

lenga trop pauc
coneguda dels qualquis que la parlan. La lenga d'òc es de descobrir e
de bastir. Pel vocabulari e per la grauna

matica, l'occitan
ensenhat. Mas
n°

18-juin 1994

es

pro conegut e
diferent per las

es

expressions idiomaticas. Una braba
part d'aquesta es perduda. N'i a un

que los francesis meridionals arranquen a legir d'occitan, a
mai sián passais per la Calandreta,

d'Alibèrt, que los occitanoparlants

cal que siá pro simple.
Seriá bon encara que

emplegam gaireben

condensais traduits de

milhierat

dins

lo

diccionari

n'i

a un
milhierat dins lo diccionari de
pas,

l'IEO, mentre que n'i pòt aver
nats

dese-

de miles dins diccionaris fran-

ceses o

catalans. Caldrà decenis

decenis d'us literar

e

e

d'escòla per

las expressions qu'avèm.
Aqui la lenga d'òc es de descobrir.
E per fargar o per panar las expres¬
sions qu'avèm pas. Aqui l'occitan
es de bastir. Las expressions idioma¬
ticas son un aspècte important d'una
lenga.
La postura de l'escriban occitan
aprene

es

la d'un servidor. Consistis dins lo

servici

a

la comunitat occitana. Son

l'EEO faga

romans.

insèrts dins

un

resumit

général.

esteticas dels

far versions

romans

en

òc de

originals, e de
grandas òbras

de l'umanitat.

es

La postura de l'escriban
la d'un servidor.

aquò sufîriá pas. Es indispen¬
los tèxtis sián atrasents,
que las gents sián contentas de los
legir. La postura de l'escriban occi¬
mas

sable que

d'esséneia literària. Cal que

l'autor que

possibla. Sufis

de las

e

expressions. Que lo legidor
aja pas besonh d'un diccionari per
ne comprene pro. L'escriban occitan
a lo dever l'ajudar lo legidor
per
apreciar la siá òbra. Que l'autor

occitan

Cal que legir en occitan siá relativament simple, relativament facil,

los libres sián de la melhora

sari del vocabulari lo mai dificil

e

Aurián los avantages d'èsser corts,
de respectar e d'observar las valors

dos escribans lo traductor que vira
de qualque lenga en occitan e

publica una produccion
personala. Los dos an de far servici
al legidor. Los dos an de trabalhar
per que l'accès al tèxt siá lo mai
facil possible.
Caldriá que los libres, que sián
produccion occitana o òbras traduïdas, caldriá que las publicacions en
lenga d'òc sián amb un pichòt glos-

Tant

val díser tròces virais in extenso

tan

es

qualitat
valgan tant
coma los tèxtis
que se pòdan trobar
pertot en francés o en catalan o en
qualque autra lenga. Coma l'occitan
còsta mai de legir, cal que sián melpas que

hors.

es

La postura de l'escriban occitan
la de qualqu'un de la periferia.

Consistis dins lo servici

qu'aquel

personatge fa a la nòstra comunitat.
E

es

d'esséneia literària.

D'esséneia literària.
Literària.

Laurenç Michòt

�Linha

Imaginât

WËÊÊM

Drama
(Réflexion née de la lecture de "Entre Gascogne et
Provence, itinéraires en lettres d'oc" par Jean-Louis
Pauliquen; entretiens avec Serge Bec et Bernard Manciet,
au cours duquel deux poètes, donc des porteurs essentiels
de la langue font sorte de bilan de ce qui a été leur expé rience du

celui

dos

contan:

lampe...,
celui

qui sort de la neige...,
celui de la dernière tempête...,
puisque tu ne parles pas je vais

parlar.
ensajat totes très d'anar un
pauc mai luènh, un pauc mai abans dins
Fexploracion de la bauma... aicesta es
entre Mar Grana e Mar Miègterranea, a
doas dintradas, l'una solelh colc, l'autra
a solelh levât. Jos tèrra, dins la nuèch,
An

dintran se trachan pas mai de la
posicion del solelh!
los que

...

te crier...

vociférations dans les

posicion dels ciris que montan
del soi jos tèrra, que penjan de la vòuta
terrestra, lo sens de las aigas que rajan
E

e

a

...

envèrs

sos

fraires,

Çò
doblidat.

compren.

la votz ditz lo sens
d'aquela exploracion. Es una revelacion
onte l'etica daissa sa primièra plaça,
qu'es la seuna segon lo genre, per una
estetica que se carga de dire lo perque
de las causas (e sabèm totes que lo
perque es mai que mai metafisic o religios, es a dire etic).
Avèm aquí çò que dona :

que

se

qu'a de deutes

tracha d'eles,

e se

demòra, es que los a

quand òm

a

l'anma en

d'interpretacion es
possible. Los justes, los saberuts,

patz, aquela mena
pas
los emotius, los

intellectuals parisencs o

païsans, los grands

del Monde e los

l'Esperit an pas qu'un biais de
se trachar dels autres, es d'interpretar lo
sòmi de la nuèch, que ven objècte de
umils de

revelacion al matin.

Te

vese

Serge Bec :

Ieu

Cabro d'oudour

e

A la

cerco

a

de

trapi

que

dins tôt aquò,
vesin,

doblidam, umans que sèm, nòstre
la pòrta

proufecio regene-

al costat*.

RESCONTRES

rarello

OCCITANS-AFRICANS
...

la sortida d'aquel

les

de souleso touto

la temperatura...

puèi

ditz lo malfrat Vilon. El

***

Fter "Lou crèbo-cabro" de

notât. La

dins la nuèch

os et

chairs

Los avèm entrevistats a la sor-

tida. Puslèu, nos an bailat lors quasernets de bord. Tôt es menimosament

qui ressemble à une

qu'après

Ajatz pas per nos lo còr endur¬

Mas

legir très paraulas que
poètas e lo que los fa

umans,

viuretz,

cit#

pas

siècle)

Veni de
se

"Fraires
nosautres

Je te vois Chèvre de toutes

odeurs et de toutes solitudes

desèrt nocturn,

Per

"L'enterrament

Bernard Manciet

t'avi

...

per

a

Sabres" de

:

jo enviât los esperits

—

veder
lo blanc...,

lo doç..., lo fin..., lo

lampa...,

com ua

lo de

a

niu avant..., lo de la dar-

rèra ventana...
...

cridar...

...

prophéties régéné¬

Pardonatz me, nobles

poètas,

de cor, de vos redusir
qualques trôces de linhas, de vèrses.
Mas disètz aqui plan simplament, darrièr la metafòra, lo bilan de
vòstra quèsta. Coma los que se'n son
anats dins lo desèrt de lutz: Moïses,
Jésus, Mahommad, desètz après la
davalada en vosautres, d'aqui lo trauc
que daissa passar lo rai luminos dels
antipodes disètz, cridatz per que vòstre
vèrbe venga cam (... dens los òs e lo
viande, /
regenerarello). Es évident
qu'es als fraires umans qu'aquelas
paraulas son destinadas.
Es aquò que me tafura, amies.
Vos trachatz d'eles sonca a l'arribada, a
la sortida de la bauma, a la casuda de la

òmes de coratge e
a

m

HM
s^r

RESSONS

...

puishque te caras jo te vau

lerabòis dens los òs

chercher les
ratrices

e

lo viande

je t'avais envoyé mes esprits

rien que pour savoir
le blanc..., le doux..., le

—

votz.

lisse...,

D'OC E D'AF
la filosofia libelo "salva qui pòt" mas se

Sabi ben que
rala

es

per

n°

18-Juin 1994

�Décentralisation à fond !

èsser occitans a un sens, es començar,
coma sant

prene una

Pau sul camin de Damas, de

Se

nòstra viston al lum

e

d'ocupar la

plaça sus la cadièra nauta...
Uèi, lo drama es en
Bosnia, òc, es tanben dins nòstre eime a
cadun.
Ba volia dire

a

de poètas

grands dels nòstres.

Claudi Molinièr

*

Vendredi 3 septemprs,:

l'Autre, los autres son pas

los que trucaran nòstras certituds, alara
contunhen de prèstar nòstra votz al tron
e

2 Le Monde •

direccion invèrsa.

qu'es "dich" l'amor, e que son
paraulas dels que nos tenon
mas la scèna d'amor es pas la del
a cor
vesinatge e aqueles que lor bailatz la
paraula venon personatges - lo
Sabi

Quel sens, quel non-sens a la frceaujourd'hui? Qui risque quoi
en festival? En quoi les quinze festi¬
vals français qui se sont fédérés à.
Mulhouse sous le sigie de l'AFIJMA
(Association des festivals innovants
en jazz et musiques actuelles) pen- ;
dant que Gladkowski débloquait, tra-'
vaillent une commune différence- (1)? '
En quoi cette commune différence :
"décolonise-t-eile la musique? Ce qui!
se passe échappe au marché dur au
profit d'une sorte de coopérative
parallèle. Contre-société? Utopie?
Marché de dupes? Les «Festivals
innovants» ont une prétention de
programmation mais aussi de diffu¬
sion différente. Gladkowski semble
avoir les réponses. Rien n'est moins
music

FRANCIS MARMANDE

-

aqui abordat coma l'es l'especulaMessatge solitari qu'a vòstra
preferencia.
Segonda remarca: es pas la
focion mondana qu'afortis lo rescontre.
Los jornalistas n'arriban a dire que que
sia, los superiors ierarquics son per la
negacion de l'autre coma persona... E a
quita volontat dels Dreches de l'Orne se
truca a la fòrça del qu'a rason per
pas

cion del

conviccion intima.
Enfin tresena

remarca: a

Besièrs

moment de vida occitana
ambe 'Tchatche on the Linha". Lo luòc
avèm agut un

l'espectacle èra tròp pichòt pels
qu'avian l'intencion de venir. Un suc¬
cès. Mas lo grand ordonador, C.S., avia
previst per la dobertura una demostracion de çò qu'es la REVELACION
stricto sensu. E Castan se trapèt a jogar
un rôtie de "naut-parlaire" de la boca
d'ombra occitana... çô qu'es pas son
biais de practicar, el, que lucha contra
lo messatge del Centre.
Que sia l'experiencia de nôstres
dos poètas, que sia un espectacle per
de

celebrar los Rescontres dins la Fèsta,

: Banlieues bleues, «Sons
(Val-de-Marne), Festivals du

(1) AFIJMA
d'hiver»

Es

los

trôp

se

aqui la version modèrna del

Mal! Mèfï.

n°

caps sens

18-juin 1994

\

a

Rive-de-Gier, Parthenay, Neveis, Cluny, Mulhouse, Ugeste,
Assier, La Seyne-sur-Mer, Saint-Satumind'Apt, Pézenas et Vandœuvre. Siège- î
Europa Jazz Festival du Mans. TéL :

Francis

Mans, de Grenoble,

43-23-78-99.
►

La

3

Aìaimande

septembre : Omnibus,

Macumba;
Fantasia d'André
Jaume, Trio Montera, Vlva la
black. de Louis Mohoio, «Les trais
_

dames» (Joëlle

Leandre, Annick
Rens,

Nozati, Irene Schweizer).
89-45-83-95.

Monsieur,

pris quelque temps pour rédiger ce que
m'inspire votre article du 3 Septembre 1993.

J'ai

Veuillez m'en

excuser.

Au-delà de vos justes inter o¬

ur l'établissement
d'une "contre-société", d'une

gations

"utopie", sous-tendues par des ini¬
tiatives du type AFIJMA, il me
semble informatif de rappeler
quelques préalables, modeste
contre-éclairage à l'intitulé de ce
regroupement de festivals.
***

totjorn torna far surfacia la votz que
passa per dessus
trachar d'eles...

ouverte

sûr.

bailadas las

Rescontre de l'òme e de l'autre òme es

Lettre

Je suis musicien, en tournée

depuis exactement 20 ans, essentiel¬
lement à l'étranger, sur un chemin
traversant les genres musicaux.
Les circonstances organisationnelles de la musique que je pratique

m'ont contraint à créer mon propre
réseau de diffusion, sous forme de
chaîne de développement.
Elle inclut à ce jour

le festival
éditions, un public à 50%
européen), des tournées euro¬
péennes (64 dates en 92), la pro¬
grammation musicale de la Friche
Belle de Mai à Marseille (résidences
d'artistes, concerts, salles de répéti¬
tion, etc...), un magasin de disques
associatif, un label de production
discographique.
A ceci s ajoute ma participation

MIMI (8

active à différentes instances cultu¬
relles

(jury des commandes d'état

PAC A/Languedoc-Rous sillon,

�Linha

Imaginât

ISMii
De

consultant Office de la Culture

Marseille, etc...).
Tout ceci forme une sorte

d'éco¬

logie pratique à l'usage des musi¬
ciens innovateurs, qui fonctionne

puisqu'elle crée
champs d'action de plus en plus
fréquenté. A la lecture de votre
article, j'imagine aisément que ce
mot "innovateur" vous laisse pour le
moins perplexe, ce que je peux fort
bien comprendre.
Lorsque, après maintes interro¬
gations (de traverses? actuelles?
d'aujourd'hui?...), j'ai décidé
assez

correctement,

un

d'employer ce qualificatif associé
au terme "musique", il impliquait un
balayage horizontal de tous les
espaces musicaux, et non pas la
création d'un nouveau genre
nouvelle

(d'une

religion).

s'agissait plutôt de rendre
compte d'un style de vie, d'une proprension à la curiosité.
Il fallait rappeler simplement que
Il

la création

s'assortit d'un travail

préalable de curiosités, d'influences
diverses, d'entrecroisements, de
communications, de découvertes

personnelles, d'une acquisition de
dépassant par défini¬
tion les étiquettes.
Il fallait donner un coup de pro¬

connaissances

jecteur, des facilités de concert
public, à des artistes venant aussi
bien de la musique savante que de la
musique auto-didacte, ne pouvant se
produire dans les circuits conven¬
tionnels (rock, jazz, etc...) pour
cause

de

non

soumission

au

calibra¬

ge.

n'impliquait pas de notion
négative vis-àvis des musiques labé¬
lisées. Ceci n'impliquait pas de
"guerre contre les Classiques", sim¬
plement une prise en compte de ce
tissu vital qui existe en dehors des
Ceci

conventions.
Le festival MIMI

présente, à cet

égard un bilan unique.
A l'époque de sa naissance, pieu
nombreux étaient

en

France les

espaces ouverts à ces inclassables.
J'en parle en connaissance de cause.

nos

jours, après maintes

réflexions communes avec de nom¬

je

opérateurs institutionnels, et
après un constat de relative impiasse
du côté des musiques convention¬
nelles, certaines causes font que les

ment que

breux

bastilles s'entrouvrent finalement à

diplômés
non, célèbres ou moins connus.
C'est un phénomène relativement

"musiques innovatrices",
de rappeler publique¬

de

termes

me permets

cette appellation ne saurait
manière recouvrir cette

en aucune

récupération à courte-vue, ne saurait
masquer un vide idéologique, une
non-production artistique.

des créateurs hors-norme,

Un festival peut

ou

avoir des

Au nombre de ces causes, il peut

défend un
certain nombre de valeurs : la clarté
du sens, la défense d'une esthétique

d'imaginer que
publique, à une épxxpue

personnelle, l'enracinement dans
une idéologie, la permanence de

récent.

être intéressant

l'institution

chances de succès s'il

neufs,

marquée par l'ultra-libéralisme, ne
pourrait, au rique de confusion men¬
tale, voler au secours du commerce.

l'ouverture aux talents

pourrait donc assortir de plus
en plus fréquemment ses subven¬
tions de recommandations éthiques
(et non esthétiques) visant à favori¬
ser l'émergeance de "jeunes créa¬

qualités
techniques, (durée, maîtrise
d'oeuvre, politique des prix), elles

Elle

teurs

inclassables". J'en serais fort

Combinées aux

un nouveau public,
des musiques réputées
difficiles,
même sans têtes

séduire

peuvent
même

avec

d'affiches, même avec de modestes

satisfait.
Vous

aux

idées audacieuses.

aurez

donc compris pour¬

quoi, soudainement, de vieux festi¬
vals poussiéreux, (en trouverait-on à
l'AFIJMA?), pépinières de nou¬
veaux notables, s'empressent de
s'affubler d'une terminologie
moderne. Cette terminologie devrait
être, à leurs yeux, une clef ouvrant
des lignes budgétaires supplémen¬

l'AFIJMA

taires.

de

Je suis

pjersuadé que vous avez
déjà noté la forte augmentation de
musiciens de jazz jouant soudaine¬
ment avec

des musiciens exotiques

(pour faire de la Wold Music?).
C'est tellement simple d'impro¬
viser vaguement sur la science mil¬
lénaire d'un tablaïste oriental. C'est

l'ont démontré en leur temps.
***

En conclusion,
creuser

conseiller de vous adresser
véritables interlocuteurs, ceux

vous

aux

qui, quotidiennement, débattent et
se débattent avec les seules vraies

questions : comment faire émerger
d'authentiques signatures?... com¬
ment faciliter la progression des
talents naissants?

part, à votre
disposition pour tout débat
fond, je vous prie d'agréer,
Restant pour ma

séminaire de

transformer un
musique contemporai¬
"festival des musiques

de

d'aujourd'hui", après y avoir pro¬
grammé (en général après minuit)
une poignée de zozos à plumes de
mon acabit, non issus des filières
nobles, bon marchés, mais propres à

tations

les grâces

des tutelles?...).
Et bien,

Monsieur,

l'expression de

mes

salu¬

distinguées.

Ferdinand Richard
Association Aide aux Musiques
Innovatrices (AMI)
5 rue de l'Arc 13001 Marseille
T.: 91 33 52

puisque j'ai pris le

risque d'utiliser le

la

l'innovation dans le champs

tellement facile de

réveiller l'assistance (et

s'il s'avère utile

question générale de
musical
(tous azimuths), me sera-t-il pormis

de

entière

ne en un

membres de
(p»s tous, loin s'en faut)

financements. Certains

43

Fax: 91 33 52 45

premier les
n°

18-juin 1994

�décentralisation à fond !

mats tre la débuta

vila

coma una

a

considerar

sa

fons de comèrci de

faire fructificar. Es

d'aquelei gens,
fach la pròva de çò que
son (totei colors
ideologicas confondudas) que n'en siás a esperar quau¬
caren? E de que n'an fach, de
Tolosa, qué? (Tolosa, eu t'a vista e

Oh, Dr Cachou /

qu'an

ti

eu

Si

pòu dire qu'as io gaubi
quentacions marridas - e

per
en

ti

cercar

de fre

mai d'aquò, per

li mesclar leis autrei ! Parli de tei darriers

passatges ai ci ta. " Chili-Jali
Bernard

sur

la liste de

Tapie" Aquel'empega !

pron

vei!)

Es pas que
mai mi semblas

vòli picar sus l'api,
pauc obsédât per
la reconneissença d'aquelei qu'an lo
poder, que siegue dins la classa poli¬
tica

o

un

ben dins lei médias. Se non,

si fa

qu'aguènt dich un jorn
principale ambition c'est de
faire un bon musicien de quartier à
60 ans", posques començar de realisar un
tau projèct en anènt a
Taratata? Aqui, l'a quaucaren que
m'escapa.
Benlèu que d'estre solicitât de
lònga per lei médias, n'en siás vengut a ti creire cargat d'un rôle de
jogar dins l'espectacle de la politi¬
ca?! Que siam que siegue, ton istoria
de contra-poder a jogar a l'interior
dei tieras electoralas m'a fach plan
rire. Lo contra-poder... dins lo poder!
Aquô's plus de dialectica, es un vertadier gymkhana intellectuau! Si
bastis per carriera, colega, lo contrapoder, en defôra dau sisteme politic
coma

"ma

S'era per ti faire arremarcar,

aquò's ben capitat e aqui n'i a
mai d'un que ti sospiechan de
jogar un juec pas ben net. "Ça veut
pas dire que j'appelle à voter
Bernard Tapie" qu'as déclarai au jornalista de Taktik. Non, mai nos
prenes per de colhons ? de qu'anarián faire, sus la tiera de Tapie, se
non li portar una caucion qu'aquèu

d'aqui

ausava pas manco esperar ?!
Arresta-ti 'n pauc de desparlar,

Clàudi, mi fariás gaug.
Per

vòu estre près au seriós,
vòu estre de creire, l'a de
gens que son de pas frequentar, e
d'endrechs que fau s'abstenir de trevar, sas ! Aquèu que s'asseta a la
taula d'un Tapie o d'un Baudis
eu

per eu

s'asseta
a

a

la taula d'una bordilha

-

e

força de costejar de bordilhas, si

n'en pren l'odor. Méfi !
E coma se n'aviás pas pro

d'aquel estampèu,
siatz

cantar

Chevènement !
centralisme

:

faugut qu'anesmeeting de
N'en vaqui, d'antia

au

lei Fabulous Trobadors

que cantan per l'aparaire lo mai
furiós (embe Le Pen) dau drapèu

blau-blanc-roge ! (e

eu trobam en
posicion, sus la tiera dau
Chevènement ? aquela vielha radastresenca

sa

d'Edmonde Charles-Roux !)
Dins l'entrevista de Taktik, as

citât, per apielar ton prepaus, un que
disiá com'aquò que sariá "le
meilleur moyen

de

jeunes à s'inscrire

sur

s.!.:.:.:.:.:.

n" 18

-juin 1994

pousser les
les listes élec¬

torales"

(i.e Chili e Jali sur la tiera
o d'un autre pebron de la
meteissa fusta). Vaqui lo darrier mot
de l'istoria: lo rap e lo raggamuffin
per regenerar un sisteme politic
qu'engendra plus que maufisança e
desgost demieg la joventut! Cresi
d'entendre Jack Lang! Alors que la
de

Tapie,

mendre dei

cauvas

sariá de saludar

la desercion dei listas

electoralas,
dameras
aquelei vint
annadas, coma
quaucaren de positiu - e qu'au
contrari, faudriá encoratjar!
Legissènt Taktik, ai après en mai
que Baudis réalisa leis ideias de
Castan: eh bé, mi demandi ben

çò

que valon, aqueleis ideias, se pòdon
faire l'afari d'un pesolh revengut
coma

Baudis! Se vòstre discors anti¬

existent, en defôra deis institucions
(n'en vos un exemple? la ret dei
Centri Sociali

aqui, a vos
comprometre emb'aquelei cataus de
provincia, qu'an totjorn tirât sa fortuna politica de l'Estat francés!
Aquò valiá pas la pena de criticar

Autogestiti, en Italia;
totjorn remirable, mai
a
ja lo meriti d'existir). Mai en
França, au tèrme de detz ans de mitterandisme e d'arrivisme, si pòu plus

Lafont de s'estre compromes embe
de tecnocratas, s'era per anar si mes¬

ren

centraliste

vos mena

es

benlèu pas

faire

sensa estre

clar embe de talas

per leis estructuras
mendre joine de

'n pauc

t'improvisa

gens! Ja, foguèri
sosprés de vos entendre can¬
tar, dins "Come on every Baudis"
que "le maire est le premier qui doit
foncer pour cela" (i.e Tolosa capitala) N'en vaqui una que tuba! E en eu
cresetz d'aguer afari? Guilhem II de

un rap es

de subvencions

e

près en carga

officialas. Lo

banlega que
tanlèu arrosai

tarabustat per tôt

fum de

jornalistas. E per aquô,
Tolosa son ben en
França, vai! Mai degun es obligat de
jogar aquèu juec...
un

tant

Marsilha que

Baviera? Lorenzo de Medicis? O,

colega,

aquèu temps, e fa
un brave moment d'aquò!
Aquelei
qu'an lo poder, encuei, (valènt a dire
despuei dos segles) si son acostues passât

A la revista!

Alex, Marsilha.

�Linha

Imaginât

5) On n'a jamais critiqué Lafont de

Salut amie,

compromettre avec des technocrates.
On s'en fout. Lafont est régionaliste et
crypto-nationaliste, moi non. C'est tout.
se

6) Baudis bis.

T'asraison de

et

de t'éne maires

Oui

polémiquer. On va publier ta lettre
dans la Linha. Et mes réponses.
débattre

-

1) Tapie/Chill/Djali.
Un peu d'humour, mon pote!
T'aurais du aussi entendre ce que j'ai
crié

un peu plus tard, pour faire le pen¬
dant: Corbeau, Tatou, sur la liste de

Vigouroux.
Ceci

dit,

a) Si la rumeur d'une quelconque

négociation faisait débattre les jeunes
sur la nécessité ou pas de s'inscrire sur
les listes électorales, ça serait TRES

convaincre que

veut

convaincus,
d'autre
on

restera

parle avec personne
prétexte qu'ils sont contre,
longtemps entre nous.

:

-

ce

que tu es.

pour

tanistes

de bonnes raisons

b) Si Tapie décidait à prendre Chili,
l'occasion de beaucoup

de débats inté¬
prenait un? Vu d'ici,
j'ai pas d'avis sérieux. D'autres, à
Marseille, le diront. J'écarte pas a priori
que ce puisse être positif. Toi, si.
Explique nous!
ressants. Et s'il en

2) Chevènement.
Nous avons essayé, par contrat, de
jouer APRES le meeting ("suivi d'un
concert") et de pouvoir dire, entre les

voulions.
a) Je me crois assez intelligent pour
pas me faire bouffer et, au contraire,
pour faire, en quelques phrases, DOU¬
TER sur certains sujets (l'occitanisme
entre autres), les militants ou sympathi¬
morceaux, ce que nous

sants de Chevènement.

de

J'aimerais que

Taratata, Sacrée
pleines de bons

musiciens de

quartier.

8) Poder/Contra-poder.
Bâtir des

contre-pouvoirs, c'est ce à
quoi je m'emploie depuis plus de vingt

:

les occi-

a) Depuis la rue, dans mon quartier,
cofondateur du Comité de quartier
Arnaud-Bernard

75.

(Je me suis
jamais présenté aux élections munici¬
pales ou autres)
b) Depuis les livres et l'action mili¬
tants occitans, avec l'IEO. Contre-pou¬
en

voir culturel.

(corses, bretons, etc..) cher¬

c) Depuis la musique (de vue avec
tambourains, et de scène). Contre-

chent le bâton pour se

les

avancent un

pouvoir artistique, en tant que musi¬
cien, organisateur, critique, historien de

faire battre,
combat socio-politique

derrières les revendications culturelles.

Personnellement, je me sens capable

la

musique.

de le faire évoluer.
J'ai très peu

Marseille, et

Tatou, Djali ou Corbeau, ça serait

b) Pour que l'occitanisme prenne
la force il lui faut :

de mauvaises raisons : il ne
la réalité de ces revendica¬

tions.
-

sujet, t'as choisi: pas de poli¬
tique. Okey. On respecte ta position.
Mais je vais quand même pas me gêner
pour dire qu'elle est IDIOTE. Y a-t-il
autre chose que la politique, comme
moyen? Faut-il la laisser à quelquesuns? Je suis démocrate. Explique nous
ce

7) Taratata.

ans :

c) Concernant Chevènement luimême, qui est particulièrement anti¬
occitan (corse, breton, etc..) je crois
pour
connaît pas

pour aller de l'avant. Et de nos
députés. Et du président. Et avant tout,
pour peser sur eux, du public, des gens.

on ne

Elémentaire !

qu'il l'est

nos

gens

sous

BIEN.
Sur

les

besoin de

avons

Soirée et autres soient

des adversaires.

convaincre des adversaires. Si l'on

-

ne

avec

nous

restés

ses

au concert.

côté là. Mais

ne sont pas

Donc échec de

on aura

d'autres

ce

occases,

j'espère.
3) Baudis/Castan.
•

Je n'ai

jamais dit

que

Baudis réali¬

sait les idées de Castan.
•

Ce n'est pas

9) Arrosés de subventions.
Tu as raison, à mon sens, de criti¬

parler avec lui à

colistiers

moi, parmi les occita-

nistes, qui ai jamais cru que Baudis

puisse réaliser "l'Occitanie".
Par contre, sur le plan culturel,
nous pouvons, si l'on a une bonne stra¬
tégie, le forcer à avancer. C'est ce à
quoi je m'emploie. Grâce aussi à la
force de la pensée castanienne.
•

4) Au lieu de te demander sans rien
faire (autant demander aux anges

qui
passent) ce que valent les idées de
Castan, lis-les! Et parlent-nous en,
après! (on te publiera).

l'Etat (et Lang en particulier) sur
parler et de subvention¬
ner le rap. De vouloir faire semblant de
diriger (et donc d'orienter spectaculairement) la création culturelle. Mais il
ne faut pas confondre ce qu'il dit qu'il
fait (qu'il subventionne tout) et ce qu'il
fait vraiment (il ne subventionne pas
tous les jeunes, de banlieue... leur
demander...). Tu es vistime de sa pro¬
pagande là-dessus.
quer
sa

manière de

A la revista.

Dr Cachou.
P.S.: Au fait t'as oublié
mettre ton

adresse, est-ce

designer et de
un

n° 18

hasard?

-juin 1994

�Décentralisation à fond !

Débats
que vous même méritez- est ce
bien, et c'est là où le bas blaisse, le
ce

Lettre

noeud du

problème?- être occitan ne
vit et pour cer¬
rhétorique spé¬
cifique et particulière- mais est-il

à

s'invente pas cela se
tains sans shéma ou
bien nécessaire

vue

dressés

-

Me voici donc en train de
écrire la

présente,
pour clarifier ma penséeet, vous signifier avec sincérité ce
qui fait que je ne puis hélas adhérer,
à votre action depuis maintenant
quarante ans, quoique ne visant pas à
surenchérir en polémiques indivi¬
duelles- et ceci dans les règles de la
bien-séance et du bon savoir vivre,
et de

l'étiquette- ignorant tout, des
qui vous ont amené à de tels
préceptes de la pensée centrale et
empirique que vous semblez vouloir
motifs

afficher- et de

vos

nombreuses acti¬

vités, tant à la Mòstra, qu'au sein de
la

revue

Oc- et de

vos

éditions de

poètes tels Roger Millot-Brest etc et
quoiqu'il me semble que l'honneur
de vous attaquer ainsi de face ne soit
qu'un petit bruit de froissement de
papier glissé dans votre boite aux
lettres- jusqu'à votre pas traîne-vers
la corbeille à papier- non loin de
votre bureau + venons en au fait- je
refuse d'entrer plus en avant dans
toutes les querelles entre l'IEO,
Grelh Rouergas- Félibre- PNOPOC- Pòble d'Oc- FACO- Volem
Viure al

Pays- FACO, etc- MeléePictura deth Pays- CINOK: et ses
déclinaisons egotiques multiples- par
contre ce dont je souffre plus c'est
de ne pouvoir me prononcer entre
l'élitisme Capital, Bourgeois, intel¬
lectuel d'un René Nelli, et l'archéo¬

logie terrestre populaire d'un Enric
n"

18-juin 1994

les

Mouly! si toutes

ces composantes
en

de même lorsqu'on aborde la
question civile, ou politique et ses
structures même si les stéréotypes
véhiculés sont de l'ordre du symptô¬
me de la névrose mentalequoique
tout me laissa à supposer que j'arri¬
vasse à un
pour oser espérer ne pas
avoir à vous affronter par derrière, il
me semble aujourd'hui
important de
va

diresans

vous

froisser pour

autant, les

points importants sur les¬
confrontation des idées me
permet de souligner les désaccords
que j'ai face à votre action et vos
positions, sur la culture occitaneartistique et littéraire- le phénomène
d'avant garde post moderniste n'est
qu'un avatar classique- (moderne=
quels

une

terme latin

modo-dus

de mode- classicum
venant de

auréole

au

dessus de votre

classes

c'est donc d'un rapport de
s'agit, et de généra¬
tion- mais le pouvoir, et le savoir ne
sont-ils pas liés. Croiserons nous le
fer pour autant, nenni, nenni- ne
comptez pas sur moi, pour venir
taper le souk dans vos manifesta¬
tions, ni pour camoufler et chercher
querelle- je soufflais jadis dans la
corne
pour Marty c'était pur
l'encourager, pas comme le fit
Bernât Manciet pour le casser- j'eus
les larmes aux yeux lorsque je vis
qu'il jouait dans une petite librairie
de Narbonne- il y a environ deux
ans+ Voici en
quelques phrases mal
construites les traits de ma pensée.
près

+

classe dont il

sont souhaitables et souhaitées- il

vous

en

chef, sont autant de décapitation et
de re natio, mais néo-classiques dans

Cher heureux Châtain.
vous

=

=

=

sans

que nous nous

Amistats

en

tota

"castagnons"

simplicitat.

bas latin issu
terme latin

Amours, délices et orgues.

dans l'armée les

troupes au coup de clairon se scin¬
daient en rang pour respecter la hié¬
rarchie)- le post moderne donc c'est
l'art classique- toute avant garde
finit donc par se classer sur les rangs
d'une bibliothèque- la mode passe-

Castagnon Denys
ou

Petite Castanh

ou

Petit Castan/ sins Hache

(mot Francique)/

ou

H
ou

les gens font le tri- premier point de
désaccord avec votre action- élitiste

il

semble que tout

ceci ne se
gère pas comme vous semblez vou¬
loir le faire croire- quoiqu'il puisse
être considéré comme dangereux de
l'envisager dans la singularité qui
consiste à vous accorder l'importan¬
car

me

le faites

point de
philosophique un concept intrin¬
sèque incident- que de l'assener et
de le malaxer pour en cimenter les
pierres de votre édifice gnostique.
Les lauriers que j'ai donc cultivés et

Castan
Car Félix Castan

come vous

de la souligner, est-ce du

Shit!

PS.: la bévue que
vous

j'avais faite chez
je rectifie le tir je n'aime pas

Edouard Manet- ni Claude Monet,
mais Marie Bashkir/TcheJ* à Orsay *
Et Laurens

Retrach de

Lo

pintre
Péguy-

qu 'a

fach lo

�Linha

cortetas...cortetas...cortet
Lo

seraient pas

lugarn. La lecture de la

revue

est

du Parti National Occitan

toujours intéressante de

dans la conformité

occitane!î
Le

par

les incohérences que l'on y
trouve. Dans le n° 47 un article

et as
Joe de

las 7 familhas. Dins

plus triste est de voir dans
legeires que

Robert Lafont semble

lecteur

un

Ciaudi Sicre

La f amilha

Lo

Lo

risme, et donc revient à la réa¬

3Ô13Ô St Paulet de Caisson

-

Lo

permanence

du thème du nationa¬

lisme occitan

sans

rendre

se

Lo

paire

Lo

filh

Reedicion de l'òbra agotada

Andrieu

La

compte qu'il n'existe pas.

escriche entre 1815

Faudra-t-il attendre

en

millé¬

e

1865,

naire (comme

celui qui nous
sépare des cathares) pour que le

PNO fasse cette découverte?

ancian. Pretz:

apprend également dans les
statuts du PNO que "tout adhé¬

"Baithazar Floret

On

115 F franco.

dels

es un

amicale tout autant nécessaire à

primièrs esc r vans de la Seconda
Renaissença a 3e pausar de ques¬
tions sus la grafia. Se révéla
coma un umanista, un epicurian e

l'efficacité du

tanben

doit avoir vis à vis des

rent

adhérents

autres

une

attitude

parti

que

conforme à la civilisation occi¬
tane

.

" Avis à

ceux

qui

un

observator malicios. "

Cercle occitan Dagtenc BP 4
34300

ne

w

S

du RAGAMUFFIN occitan. Le RAGAMUFFIN est

une

espèce de déclinaison jamaïquaine du RAP. A l'origine,
au milieu des années 80, alors que la mouvance
BERURIER NOIR, MANO NEGRA, et consort bat son
plein, les FABULOUS et MASSILIA expérimentent un
nouveau style. Les FABULOUS de Toulouse trouvent le
moyen de fondre l'art de la TATCHE(joute verbal et
improvisation pariée sur un rythme qui prend ses origi¬
nes chez les troubadours du 13ème siècle) avec un
rythme RAP dépouillé. Les MASSILIA se rodent en re¬
prenant l'idée du RUB'A-DUB où un chanteur impro¬
vise sur
REGGAE

une

version instrumental

d'un morceau

(DUB) joué par une sono mobile (sound
system). En se rencontrant, les deux groupes se ren¬
dent compte de l'importance de l'enracinement d'une
musique dans un folklore moderne. Dés lors on les voit
chanter, e.a., en langue provençale, un des pariers de
indépendance culturelle (création de la
LIGNE IMAGINOT UNAH IMAGINOT : une ligne imagi¬
naire faites pour relier les gens et contre les lignes
maginot des intellos français) mais en rejetant toutes
formes de nationalisme régional. En 93 leur label local
ROCKERS PROMOçlON - allié avec BONDAGE RE¬
CORD (ze label indépendant) sort trois albums : Era
pas de faire (on n'aurait pas du le faire) des
FABULOUS TROUBADORS, Bouducon production des
BOUDUCON PRODUCTION et Parla patois des
une

-

-

&lt;

*

\r

Lois Alibert
Taupiac
: Cristian Rapin

Jacme

cosins

e

Lagarda. ( J-M B)

Zone franche.

Cette association

publie Visa Permanent tous ies
deux mois, revue de 8 pages noir
et blanc qui a pour objet les
musiques vivantes, de toutes les
couleurs, d'ici et d'ailleurs,
et qui traite des aspects pro¬
fessionnels et législatifs. 6
numéros/an. 200 F.
Zone
St

franche 17

du faubourg
(1) 42
(1) 42 40 23 74.
rue

Martin 75Ò1Ò Paris. Ts

lundi soir de

SYSTEM, IAM, FABULOUS
TROUBADORS, BOUDUCON PRODUCTION, ZEBDA,
depuis quelques années, ces groupes qui gravitent
autour de l'axe Toulouse-Marseille font les beaux jours

diquent

Y*

Los

:
:

40 70 98 Fax:

l'Occitan. Leur démarche est anticentraliste, ils reven¬

?

.

Agde.

TROUBA-MUFFIN
MASSILIA
SOUND

&lt;

:

Frédéric

INTERVIEW MAMLIA SOUND SYSTEM

&lt;

N

:

mesa

grafia classica. Un centenat
de paginas 15X21. Coberta en
quadricromia. Vistas de l'Agde

un

Diccionari

grand-paire

Borrida Agatenca
de Baithazar FÌoret d'Agde.

Pujbiicacion.

Lugarn traite en

una

Mistral

lité des choses. Mais par

ailleurs

doblidat

1'occitanisme:

assidu del Lugarn.

( J-M B)
Joan-Lois Veyrac

a

f amilha çaquelà importanta de

Serge Moneff démonte les
mythes édifiés autour du catha-

Lugarn

sa

proposicion de la LI n°17,

le Corrier dels

de

Imaginât

MASSILIA SOUND SYSTEM.
MASSILIA était en concert

au

ROCKAMADOUR un

mars 93, BEE-0 et vot' serviteur z'avons
pris la voiture du voisin pour z'aller les 'vieuwer...

Alors, comment va Marseille ?
:
Ça fait trop longtemps qu'on est parti...
Z'avez aussi loupé le match de coupe contre Monaco...
T Oui mais c'était à Monaco, on a des excuses. Sinon Mar¬
seille quand on est parti c'était pas mal. On espère qu'en
rentrant ce sera pareil.
Jali : En tout cas ce qu'on peut dire c'est qu'il y a le double
de la température d'ici. Ça augmente d'ailleurs notre souf¬
france de savoir qu'il fait chaud chez nous, mais on tient
quand même. Autrement tu sais qu'on a eu les élections,
avec comme chaque
année leur lot de petites chroniques.
Enfin, ça va nous donner de l'actualité pour un an.
Vous n'avez pas voté non plus alors ?
J : Ben non. En plus c'est dans mon quartier que se présente
Bernard Tapie. C'est aussi le quartier de Gari, Lux, Gôatari,
Tatou
:

à la Belle de Mai.
que je vous ai vu, c'est il y a deux trois
à la télé dans un reportage sur le rap et le ragga en
France. On y voyait aussi Little Dany avec un morceau,
La

première fois

ans

chaud, chaud, chaud. Il tchatche un morceau sur votre
nouvel album, alors comme ici les nouvelles arrivent pas
vite, on aimerait savoir ce qu'il devient...
J : Eh bien je vais te le dire. Little Dany c'est un jeune tchatcheur qu'on a rencontré en 1986. C'est Saï Saï qui nous l'avait
présenté à Paris. Il a pour la première fois pris le micro dans
un sound system à cette occasion, parce que nous on a tou¬
jours un micro ouvert. C'est un parisien, un pur, un vrai, un
de la race. Y tchatche en portugais, vu qu'il est d'origine
portugaise. Il a eu pas mal de galères au niveau contrat avec
des requins du show-biz. Il est un peu coincé actuellement.
Comme il peut pas casser son contrat pour le moment, il
attend pour essayer de faire autre chose. Il a commis l'erreur

n°

18-Juin 1994

�Décentralisation à fond !

IntrevMa
de signer avec un margoulin,
dis que les nouvelles arrivent

a je te rassure tout de suite, tu
lentement, a bien pas tant que
ça. En France personne ne nous demande de ses nouvelles.
T'es vachement plus branché que les Parisiens. 1-0 (rires).
Alors, pas moyen de trouver le fameux Hein /'Pas de cas¬

&lt;

Cû

Brasserie de
l'Union

sette, rien ?

Il a enregistré plusieurs versions qui ne le satisfont pas. Il
pas donné son accord pour les sortir parce que son pro¬
ducteur voulait lui faire faire de la house ou une merde dans

J

:

a

&lt;

le genre. Y a donc que la
C'est dommage, parce que

N

i
0

*

d

y
-"V

?
-o

\r
&lt;

\r

version de la vidéo que t'as vu.
c'est un mec, tu le mets dans une
cabine, y te fait trois albums dans la semaine.
Dans Parla patois vous citez Gelu. Qui c'est ?
T : C'est le précurseur de la littérature à la Zola. Zola a même
dit qu'il s'était beaucoup inspiré de Gelu pour son oeuvre.
C'est un type qui écrivait des chansons super belles. On l'ap¬
pelait le ■ poète ouvrier-, mais il était pas ouvrier du tout. Ce
qu'il y a de très bien dans Gelu, c'est qu'il écrit vraiment en
marseillais. C'est du vrai dialecte de Marseille. Ce qui n'a plus
été le cas après à cause de l'émergence du félibrige et de
Mistral. C'est quelqu'un qui nous parle vraiment fort, et en
plus c'est un type qui avait du génie. C'était pas un petit
poète comme ça. Ses chansons sont géniales,
j : Mais lui-même n'a jamais osé devenir chanteur.
Si on veut en savoir plus ?
T : Y a que ses livres à lui. En France, les universitaires, les
chercheurs parlent français. Ils ont donc beaucoup de pro¬
blèmes quand ils tombent sur des livres qui ne sont pas en
français. C'est aussi simple que ça. La barrière de la langue
est importante. En France, tous les écrits qui ne sont pas en
français ne sont finalement jamais lus. Les types préfèrent lire
des traductions ou consulter des gens qui ont parlé de ce
sujet-là parce que c'est en français.
J : Plus généralement, il y a bien l'Institut d'Etudes Occitanes
qui fait un boulot là-dessus, mais elle le fait de façon incom¬
plète et, deuxièmement, ça n'a pas de poids. Ça n'arrive ja¬
mais jusqu'à l'université. Les travaux faits par les intellectuels
occitans et financés, produits, édités par l'I.E.O. n'arrivent
jamais dans les lycées.

:
Ce sont toujours des démarches individuelles. Il n'y a
tamais rien de systématique
1 : A l'époque de Gelu. tout ça passait par la chanson. La
chanson marseillaise. Le show-biz marseillais est une réalité
dès
Dès celte dale on peul raisonner en terme de
show-biz moderne parce que tu as les théâtres, les musichalls. les artistes. Il y avait également la Comédie Provença¬

T

&lt;

c*&gt;

qui était une association d'artistes, avec son tournai, qui
qui a repris. Il y avait des managers, des tourneurs
Marseille était une ville internationale, comme Bordeaux
avec l'opéra.
Il y avait même une véritable production de
disques, dès son invention vers 1907.
Ça s'est pas trop perdu ?
le.

&lt;

N

W

a

arrêté,

5
(*

'&lt;*

Í

au

55,

j

'

du Parvis...
...de Saint-Gilles..

Tel:

02/538 15 79
Ouvert tous les jours

I

Non. Là

:

on

bosse

de 7 AM à 8 PM

avec un mec. un

historien de Marseille

datent d.

a plus de lit.ooo disques dont les plus anciens
1907. C'est pas perdu mais ça n'apparaît pas Faire des a
cherches là-dessus, ça n'intéresse pas les intellectuels. Mai
le tour où ça va apparaître...

qui

les troubadours pas grand chose donc?
de littérature, parc
qu'ils sont vraiment obligés.
On trouve des anthologies bilingues consacrées aux trou
badours, mais les lexiques ne sont pas faciles à trouver c
il n'y a pas de véritable dictionnaire...
T : C'est vrai que le grand problème de l'occitan c'est qu'
n'y a pas de dictionnaire occitan, c'est à dire le mot et s
A

part

T

:

Sur les troubadours il y a un peu

définition

en

occitan.

11 n'existe que des dicos occitan
français et français, occitan. On a pa
de vrai dictionnaire, on a que de
lexiques. Même le Trésor du Félibr.
gc est un lexique. Juste des mots...
T
Et paradoxalement, quand tu tai

J

:

:

des recherches sur les troubadours
des choses comme ça, tu trouve
bien plus de littérature et de travau

allemand, en japonais, qu'en Irai
çais.
J : En France, l'essentiel des travau
en

«

.est

y

?

o

\r
&lt;

Vv&gt;

n°

18-juin 1994

le fait de

quelques intellectuel

qui se sont attardés sur les troub;.
dours, qui les ont étudiés comme de
fous et qui, la plupart du temps, or
conclu que ça ne servait à rien.
T : Il faut savoir par exemple que I
France n'est pas le premier pays d
monde dans les

diplômés

en

langue

d'oc, au niveau des licences.
Ça me fait penser à des travau
d'historiens japonais sur telle ou le!
le minuscule seigneurie de Flandr

�Linha

du Hainaut au Xlle siècle,
lelle question d'histoire rurale

Imaginât

archi-pointus sur telle ou
querelles de clôtures...
J : C'est pas pour rien qu'ils s'implantent au niveau industriel
et économique. Ils tiennent vraiment
compte des gens. La
ou

y
&lt;

C*&gt;

ou

stratégie commerciale des Japonais c'est de donner aux gens
ce qu'ils
veulent, donc ils vont véritablement chercher dans
la personnalité des gens par
rapport à leur histoire, leur cul¬
ture. Ils savent quelle ergonomie,
quelle couleur, quelle
fonction donner à leur matériel. Je suis sûr qu'une chaîne
stéréo faite pour le Japon n'a rien à voir avec une chaîne
faite pour ici. On a pas la même oreille que
les Japonais. Les
iiltres et les fréquences n'ont rien à voir. C'est parce qu'ils ne
sont pas superficiels et qu'ils
vont chercher des détails sur les
histoires de clôtures de ton voisin là, que toi tu sais même
pas Pliistoire, qu'ils vont te toucher et te faire acheter leur
matériel. C'est quoi d'ailleurs la marque de votre magnéto ?

&lt;

W
î
o

(rires)
T : C'est une question de culture. Nous en France on a
perdu
cette curiosité. On a
perdu l'envie de vivre cette aventure-là,

&lt;*

de

posséder la culture, la maîtriser, la puiser, la booster.
a envie de se
bouger là-dessus aux niveaux élevés
l'Etat. Les gens restent dans l'inconnu de leur propre
état,

Personne

de
du verbe être.

&lt;N

A

une

époque les

gens

entretenaient leur culture

avec une

réelle volonté ?
: Le problème est
qu'il n'y avait plus

J

si on a perdu une culnire, c'e. parce
volonté mais juste une habitude. Et
les habitudes ça se change. Les Catalans ont effectivement
réussi parce qu'il y avait la volonté. C'est ça la différence. Ils
ont vraiment voulu créer une nation, ce
que les occitans

y

?

•

n'ont

que
une

The Rock Music

Photographs of

IAN DICKSON

jamais voulu...

Pas de nation occitane...

T

: Ceux
qui ont employé le terme de nation occitane l'on
tait à tort. Ils ont voulu reprendre le discours des Basques
en
disant qu'en occitan le tenue n'a pas le
sens

&gt;r
&lt;

même
qu'en
disaient les Basques. Enfin bref, nous
on marche pas là-dedans.
Historiquement ça veut rien dire.
11 n'y a jamais de volonté nationale occitane,
jamais. Il n'y a
français. C'est

\r

jamais

v&gt;

&lt;

eu

ce que

tentative d'unification. Au

moment

où il y avait

deux, trois grands comtés ils auraient pu se réunir et ils ne
l'ont pas fait. Ils n'ont pas créé d'année. Quand les Français
les ont envaliis, ils n'ont rien dit.

de Toulouse, Béziers et Carcassonne...
J : Oui, Trencavel. tout ça. Le comte de Saint-Gilles à un
moment donné aurait
pu s'allier avec trois, quatre autres. Ils
l'ont pas lait et au contraire ils se sont fait Ixtulïer
par le roi
de France, qui était un minable à côté. Le roi de France, à
Le comté

&lt;

N

côté du

comte

de Toulouse, c'était

vrai

rigolo, question
pouvoir Pourtant ils se sont fait boulier, parce que les Fran¬
çais avaient la hargne. C'est toujours la même liistoire. C'est
celui qui a le plus la volonté
qui arrivera par rapport à
l'autre. Même si l'autre est plus fin, plus
intelligent, tout co¬
un

BRUSSELS REPRESENTATIVE ROBBIE KELMAN-TEL (32) 2-6491270
-

que tu veux
T

:

est

C'est pour ca que nous on dit
une idée choisie. C'est celle

qu'une identité culture

laquelle tu constni
une culture simplement par habitude, ça marcdans un pays comme l'Autriche, qui est
un pays vachemc
fermé, ne fut-ce que géographiquement. Pareil pour le l'a
Basque où il est difficile de pénétrer ou de sortir On gar
sur

Pratiquer

les habitudes longtemps. Ce sont des
petits milieux qui s&lt;
obligés de garder tout ca pour que ça fonctionne. Mais il t
a pas de
réels concepts dessus. Pour nous, ce qu'il y a
nouveau, c'est que
plus rien n'existe. C'est l'idée de choix
de volonté qui prime. Il n'y a rien à reconstruire, il
n'y a pl
qu'à inventer. Les troubadours nous offrent des solutions p

momenis. L'écriture savante no
donne par moments des éléments
civilisation, des valeurs. Et la culte

populaire

£

*
y

?
&lt;

\r

donne des élémet

nous

de création, d'invention, des

tni

ludiques, un certain folklore. Ça e t
le truc passé qui nous permet de r
trouver, de refabriquer aujourd'h
sans essayer de forcément coller à
tradition ancienne. De toute tac-

quand le lien est cassé, il est cas.quoi. Ce sont les principes du folk 1
re
qui sont intéressants, plus que I
actes à proprement parler Surtoi
tout se vaut. Tu
peux organiser i
concours de billes. Si ça marche,
crées un acte folklorique. Pareil po
un
championnat de football.
A propos de billes, la rasbalha c't
pas quand on distribue ses bill
quand on quitte l'école ?
T : Oui. Ça veut dire • à la volée ■ &lt;
fait. Ça peut être des billes ou d
bonbons...
Lux

:

C'est celui

billes dans

une

qui avait le plus

classe

n°

ou un

i

quarti

18-Juin 1994

�Décentralisation à fond !

qui avait

et

embellie, quoi. Alors c'était ■ c'est
les billes à la rasbalha
\on, moi j'ai connu pire en fait. Le fin fond de la ras¬
un peu une

TEINTURIERS 1000 BXL TEL

bon les gars,
T

&lt;

:

LQ

balha, le fond du fond du fond du fond,

et ça aussi c'est un
monstrueux truc de société, c'est des
gars que j'ai vus qui
étaient tellement bons aux billes qu'ils étaient
obligés de faire

ce

rasbalha parce

qu'ils n'avaient plus d'adversaires.
poudre remplis...
T
Les parents savaient ça et
quand t'allais demander 50
centimes, y te disaient : - T'as qu'à les gagner, dis. Tu te
une

L

N

Ui

&lt;

û

0

Y z'en avaient deux barils de

:

LU

:

&lt;

D

démerdes comme te l'ai fait avant toi ! ■ Ça c'est le vrai folk¬
lore. En fait t'avais toujours le même nombre de billes qui
circulait sur une école ou un quartier. On achetait pas
beau¬

W

coup de
mal vu :

5
&lt;*

ùL

billes d'ailleurs. Le mec qu'achetait des billes, il était
pébron, bidon. Ça me revient bien maintenant. Tu

«n

achetais des billes, tu te cachais, tu les faisais vieillir, tu les
sortais pas neuves.

A

LU

donné, les mecs y z'en
vois. Ils grattaient tout le monde et étaient
obligés de distribuer s'ils voulaient continuer à jouer. Donc
ça va loin. La tune, c'est pareil...
J : Au niveau d'une nation, c'est pareil. Quand l'Etat il a fini
d'en avaler des tunes, faut qu'il les crache, autrement on joue

&lt;*

un moment

avaient trop, tu

*

*

u

UJ

plus...
Le potlach, quoi. Vous avez dit
quelque part que vos
chansons étaient plus rigolotes que vos interviews
parce
qu'un peu de rhétorique était nécessaire pour expliquer
vos
positions, et que ça passait mieux dans les chansons,
mais ça va là...

y

T

:

Des lois

on

est

un

peu

manipule des

U

sérieux, oui. C'est normal, on
d'iden¬

trucs qui sont dangereux. Ces notions
tité, d'appartenance, tout ça c'est hyper dangereux.

?

Dans

0

J

LU

ce
que vous écoutez, quoi de neuf ?
Pas grand chose. Les Italiens...
11 paraît que ça bouge bien en Italie
T Ouais. Faut y aller, à' a des Sound System
qui sont à fond.
Ça correspond à la situation culturelle en Italie. Elle a les
sound System qu'elle mérite comme nous on a les sound
system qu'on mérite. Ils ont la chance de ne pas être centra¬
listes, donc il y a des sound system partout. A pan ça, on

v&lt;

:

:

)r

du ragga ou du rap. On est sur tout. On
qui nous font rire, qui nous font plaisir...
J : C'est dur de trouver des trucs bien au niveau de l'écoute
et qui disent des choses intéressantes. Ça devient même très

0Ĺ

AP/IEKMH

■ ARLEQUIN IXELIES 7 RUE DE

écoute pas que
écoute des trucs

&lt;

co

difficile.

polémique du ragga gangster sexiste, homophobe...
Les mecs qui font ça, ils délirent. Mais c'est parce que ça
des francs, quoi. Papa San, Buju Banton. Shabba Ranks, je les balance tous, moi. Ils ont tous été là-dessus,
quasiment. Les gens achètent ces tntes là et ça les fait mous¬
ser. C'est la faute à tous les gens qui achètent leurs disques,
j : Ce sont des fachos, avec des lyrics de t'achos.
T Moi j'achète pas des compilations de Jean-Marie Le Pen
en musette. C'est pareil.
J : Ils disent des trucs que Le Pen oserait pas dire. Pour Shabba Ranks, les pédés faut tous les tuer. C'est clair et sans sousLa

T

:

leur rapporte

&lt;

N

W

:

'&lt;*

%

512 42 55

entendu.

Bon, on arrête là. Ce magnéto ça me stresse...
J : Merde, y a qu'un reporter en Belgique et il est stressé.
Inteniew et mise en forme : Bee-O et Jean Malolras

&lt;H©UB*M©
Jali- En provençal, le chourmo. ça signifie la chiourme,
les rameurs de la galère. Au départ, c'était le fan club de
MASSILIA. C'est devenu un club de rencontre autant que de
supporters. Ils 250 environs et supportent plusieurs groupes.
MASSILIA, les FABULOUS, BOUDL'COX, les BLACK LIONS,
ÎTYPNOTIK, WADADA... lisse supportent aussi eux-mêmes.
Dans le groupe,

c'est Gari et Lux qui s'en occupent. Le

chourmo organise des concerts où des sound-systems et,
avec les recettes, organisent des voyages bon marchés pour
suivre les groupes à l'étranger, éditer un bulletin ou distri¬
buer des cassettes live. A Marseille, on vit en synergie avec
un tas de gens. Des peintres, des danseurs, des musiciens

qui

se

mêlent,

res et on se

comme on dit ici. Us se mêlent de nos
mêle des leurs. Ca, c'est l'esprit chourmo.

Et ce
n'est pas limité à Marseille. Le chourmo étend ses ramifica¬
tions dans toute la France mais aussi en Suisse et en Italie.
D'où l'image de la pieuvre, un de nos symboles. L'important,
c'est que ces gens se mettent en relation.
Tatou
Notre folklore n'est pas vraiment un

folklore de
quartier, il est beaucoup plus dispersé. Notre quartier c'est le
-

Adresse de contact :
MASSILIA CHOURMO

chourmo.
Gari

108 Traverse Notre Dame du Bon Secours

posse

13014 Marseille

un

PS : Massilia
val de Dour

sera en concert

le dimanche 10 juillet au festi¬

le
ou

-

Le chourmo c'est

élargi où des

relais

entre

public. Nous

un

réseau de communication, un

parlent. Il incame
idées que celui-ci développe et
des chourmos à Rome, Naples, Rennes

gens se rencontrent, se

le groupe, les
avons

Paris.

Périodique bimestriel N°9 l Mai-Juin 1994 / Bureau de dépôt Bruxelles

n°

affai¬

18-juin 1994

X

�Linha

Imaginât

lllïllllilMlllll1111111 ! JAcc/on

1111111

Ces temps derniers
lIEO
Musica
a....
répondu "C'est toi qui décides" à Ramade
chanteur de Regg'lyss qui demandait à Dr
Kachou s'ils faisaient maintenant partie de la
Linha Imaginât.
•

votre

Les gens en font partie dès qu'ils en
ont

envie, donc dès qu'ils ont plus

moins

compris ce que c'était. Y
a pas d'examen d'entrée. Ni de copinage.
On se jugera les uns les autres à l'action
sur le terrain, pas à l'appartenance ou non,
encartée ou pas, à un mouvement. Le
groupe Regg'lyss a bien mérité du combat
pro-démocratique et décentralisateur: 10
ou

ans

de boulot avant le succès et le coup

génial que ce sont des musiciens de vil¬
lages autour qui représentent nationalement Montpellier. On leur espère une
suite encore plus géniale.
•

mis

en

contact

Lubat

et Bruno

Venzal de

le Scat'n Rap,
celui des Last Poets que sort Bondage,
celui de Lubat/Minvielle préparant un
disque. Résultats: probable Last Poets à
Uzeste; possible : Lubat chez Bondage. Et
Bondage. Point

debout depuis
style guinguette sauvera tout,
(cf chanson des Fabulous Corne On Every
Baudis). Accepté par les organisateurs.
GLOIRE au génie de Dr K!
23

Un

conçu le Festival de Saint Antonin (22,
23 et 24 Juillet) où se verront Massilia
•

Sound

System, Cie Lubat, Femouzes T et
les Fabulous. Alors que
au départ, les organisateurs ne voulaient
que faire un concert Fabulous, ils se
autres. Mais pas

retrouvent avec la Linha

de fond

un

concept DELIVRANCE (du

film) dont

on

entendra parler.

•

SEILLE INDEPENDANTE, vers une pra¬

•

en

plus intensifs.

Vive MASSILIA!
5 minutes la solution pour
renouveler la Fête des Berges de la
en

Garonne, institution vénérable (23 ans),
qui descendait à vive allure. "Pour asseoir

proposé à ces mêmes ICAV de réaliser
grand film mosaïque à base de tout ce
qu'on trouverait de film sur tous les actors
de la Linha, plus des somples/images
d'Allo, Pagnol, Farrebique, dessins ani¬
més, western, clips et tout ce qu'on vou¬
drait. Collages au montage. Avec pour
ligne directrice un exposé sur ce qu'est la
Linha chaque phrase illustrée d'images.
Et films sur concerts. Et plein d'autres
choses. Projections à Toulouse, Marseille,
Uzeste, Aurillac, Montauban, Sète, etc..
pour commencer. Une idée déjà plusieurs
fois proposée (Ateliers Sirventès,
Fin'Amors, etc...) mais qui cette fois

•

un

semble avoir

commencé à

écrit

pour
•

un texte

présentation Last Poets

co-organisé et
on

conçu

l'opération

the Linha à Aurillac (16

Avril), Carmaux (17 Avril) et Béziers (23
Avril).
•

proposé à Claude Marti, pour Béziers,
un texte à lui sur un rythme de

de chanter

Massilia

et un

des Fabulous. Il

a

marché.

proposé à Henri Gougaud d'intervenir à

Béziers. Il

a

marché aussi. Et Ben Vautier

aussi. Bon.
•

un

52

mn

copains de l'ICAV (qui fait

vidéo

verra.

Jean

rencontré Noël Godin

(le descendant de
dynastie des poêles), fameux Entarteur
belge (tarte sur la gueule de B.H. Lévy,
M. Duras, Bruel, etc.. Très curieux de la
la

Linha et de tout le mouvement. Plus ou

marqué par Debord, mais aussi
Jarry et la bande des loufoques parisiens
du début du siècle, il s'est fait le cham¬
pion de ce qu'il appelle le "terrorisme
pâtissier", où il peut unir un amour de la
farce

sur

Fabulous, Massilia,

et

celui

de

la

révolution.

Sympathique, courtois. On fera une inter¬
view bientôt, (avons remarqué ensemble
tarte et tambourin avaient la même
forme).

que

proposé au GFEN de participer (atelier
au Festival de la Soie à St Jean
du Gard et St Hyppolyte du Fort
•

d'écriture)

(Cévennes).
•

amené les

bon écho. On

moins

Bondage.

Tchatche

eu un

proposé à Minvielle/Lubat d'embaucher
Valjean qui lui demandait un DJ

•

•

co-organiser le Festival de
la Soie de St Jean du Gard. Programme:
Lo Jaç, Fabulous (départ de la demande),
GFEN, Castan, Daziron (conférences),
•

Longtemps débattu avec Massilia. Qui
subissent à fond le problème marseillais.
Une jeunesse paumée et une ville ruinée
qui attendent d'eux beaucoup, et peut-être
trop, ils ont besoin de tous leurs alliés, qui
sont dans des positions plus confortables
(à Toulouse, Montauban, Montpellier,
etc...), pour pouvoir lutter contre un natio¬
nalisme condamné et un populisme qui
pointent dans leur ville. Marseille capitale
(Occitane, Française et Mondiale) est le
mot d'ordre qui doit remplacer MAR¬
tique d'échanges de plus

fin).

en

comble et

Padena, Cazoux, etc..

•

trouvé

ans.

commun:

autre.

•

fête, leur a dit Dr Kachou, il faut des

chaises." Les gens restaient

les Fabulous et les Massilia Sound
System devraient projeter sur big écran à
l'entracte de leurs concerts (plus début et
que

rencontré Gaude Tinon Gaignaire,

Sète) 4 impasse de la
République 34500 Poussan
réalisateur (à

T.: 6778 43 47

Regg'lyss, les Négresses Vertes) chez
Castan
lhl/2 d'interview époustouflant
-

n° 18

-

juin 1994

�Décentralisation à fond !

Ils ont

vu

pour nous...

Claude Sicre alias docteur
Cachou :
«

Iam

» au

Bikini

^contrairement

au rock, qui
imposé dans le monde
entier contre les musiques po¬
pulaires nationales de chaque
pays, par l'intermédiaire de la
jeunesse blanche et dans un
mouvement planétaire d'unifi¬
cation de la jeunesse et de
la modernité, le rap, parti de

s'est

communautés raciales ou ethni¬
ques (noirs américains, jamaï¬

Joap Ramond :

cains...) des USA, s'est imposé
sur

l'horizon de cette unité réa¬

'artiste

lisée par le rock pour refaire
des différences. Ce n'est par
un
hasard si, en France, ce
.sont
des jeunes d'origine

11 est né dans le quartier Amaud-Ber-

maghrébine
qui s'en

ou africaine-noire
sont emparé en pre¬

mier. Des minorités culturelles
aussi. Même chose en Angle¬

Claude

terre

teur

lie

(Indiens, Antillais),
(minorités régionales).

en

Ita¬

SICRE, alias Doc¬
CACHOU, des « Fabulous Trobadors

».

Marseille cumule

les minoprésence de très

risations :
nombreux immigrés, sentiment
d'altérité très puissant, culture

provençale

forte, situa¬
tion tout en bas du pays, ville
ruinée et désespérée qui défend
son honneur où-elle peut. Dans
le football. Dans la
musique.
Ce n'est pas non plus un ha¬
sard si deux groupes de Mar¬
seille de rap et de rub a dub
font actuellement le plein dans
encore

toutes les salles. Ils ont beau¬

coup de choses à crier.
Les musicos toulousains

se

souviennent d'Akhenator (Chili,
chanteur d'IAM) qui, dans les
années

1987-1990, assurait la

partie rap des concerts de Massilia, souvent chez nous, à leur
époque de galères. Sans savoir
que ce

jeune Marseillais, sans
était déjà branché

ressources,

comme personne avec

les rap-

new-yorkais qu'il allait
régulièrement visiter pour ap¬
prendre. Depuis le début, IAM
peurs

a cru

à

ce

mouvement.

Véritables pionniers du rap
français, leur succès actuel a
«

LA DEPECHE DU MIDI

»

été

précédé d'années de travail
solitaires. Un succès qui
ne les a pas changés. Même
si le genre impose un discours
qu'ils ne peuvent abandonner,
en

leur parole sonnent vrai. Ils
font passer sur le rap français

style épique incomparable.
Depuis Marseille. Exploit on ne
peut plus décentralisateur.
Les jeunes Toulousains ont
senti tout ça et, vendredi soir,
dans un Bikini archicomble, on
un

fait

à

IAM

un

superaccueil

:

reprenant tous (des supporters
du TFC aux musiciens de Zebda
inclus) le « Ce soir, on vous
met le feu » des ultras de l'OM

chaque morceau, ils ont
prouvé que l'axe MarseiHe-Tou-

entre

louse de la tchatche

(qui passe
Montpellier de Regg'
lyss), la fameuse Linha Imaginot est autre chose qu'un
vecteur de populisme sudiste :
une solidarité transversale, ho¬
rizontale,. phénomène tout à fait
neuf dans la culture française.
par

le

Claude SICRE.

DU 30 MARS AU 6 AVRIL
1994

:Mé nard, ce village dans la ville rose, et il y
vit toujours. «C'est un
peu comme un hameau
au milieu des
champs, on ne peut pas le quit¬

ter. Il vous colle à l'âme comme la boue aux
sabots. » Depuis une dizaine d'années,
Joap
Ramond, ancien peintre en lettres, se consacre
à la peinture sur toile et,
plus précisément, à
l'art graphique. Il crée des affiches, des
po¬
chettes de disque, et se veut artiste

peintre

«hyper folklorique, un peu gag, qui ne veut
pas se prendre au sérieux». Ses peintures se
moquent de tous les clichés toulousains. II
invente des toiles

sur le mot «con», sur le
cassoulet, sur Dominique Baudis, mais dé¬
fend son quartier comme un beau diable
qui
voudrait vider un bénitier : avec
fougue et pas¬
sion. Et son quartier, c'est
Arnaud-Bernard,
avec sa population
multiraciale, ses soirées
festives, les mardis soir de la belle saison où
chacun mijote chez lui son plat favori et le
porte sur la place pour le faire goûter aux
autres. «Ici, les gens se
parlent, échangent, se

rencontrent, s'entraident C'est une planète à
part au milieu de la ville. » C'est sans doute
pour cette raison que le quartier ArnaudBernard, cœur palpitant de la ville rose, hé¬
berge une grosse dizaine de peintres ou de
sculpteurs, des chanteurs, des poètes, des ar¬
tistes et des bistrots où l'on peut écouter de la
musique, chanter, boire et refaire le monde
jusqu'à plus soif. Et même lorsqu'il deviendra
un peintre reconnu —
parce que c'est inéluc¬
table, il le deviendra —, Joap Ramond conti¬
nuera d'habiter Arnaud-Bernard.
On ne

quitte
jamais un quartier village qui a autant d'es¬
prit On ne quitte pas son inspiration. Sauf à
ne plus
respirer.
m.G.
L'EVENEMENT DU JEUDI

n" 18-

juin 1994

-

16 AU 22 JUIN 1994

�Linha

Imaginât

"Maissa nueit"

Nouvelles folies
d'inventions occitanes
Le fifre est un challenge, la langue
le lieu de toutes les découvertes

d'oc

musique, la salle Archipel

une

Des spasmes à la Meredith
Des arabesques orien¬

m

Monk.
tales.

Un bref flamboiement
flamenco. Des entêtements à
la corse. Encore de drôles de
sons l'autre dimanche
aprèsmidi dans la salle Archipel de
Laurel. Côté public, une petite
centaine de personnes, dont

grande proportion de tout
petits. Cet éveil musical est la

un

raison d'être de cette salie. Et
est confondu : servez-leur

on

une

enfance de

invention,

pondent

et

sons en

pleine

les enfants ré¬

par

une

enfance

d'écoute,

fraîche et disponi¬
ble. Libres d'idées reçues et de
réflexes
conditionnés,
les
voici

captivés par des explora¬

tions

musicales

dont

tant

d'adultes s'effaroucheraient.
Côté scène, le groupe

du

nom

Auboi.

de l'instrument si ty¬

piquement occitan. Du reste,
jour. Auboi a invité un
joueur de hautbois. Philippe
Neveu
depuis la barque
rouge des joutes sétoises. jus¬
trio
qu'au
d'improvisation
NDP. de formations free-jazz
nîmoises, à Cyprium orches¬
tra et ses
musiques festives ve¬
nues de la rue.
Philippe Neveu

V

-

'

JeìÌA'

&gt;r-v

Jean-Michel Lhubac

fifre.

au

ce

est

l'un de

ces

musiciens lan¬

guedociens qui refusent

toute

Ses amis d'un

pour la

jour présen¬
première fois en

public leur nouveau concert
pour deux voix de femmes :
Maissa

Nueit,
français Une

sous-titré

mâchoire

en

pour

mordre la nuit... C'est tout

un

texte

contemporain, écrit par
Jean-Michel
Lhubac,
avec
mille
ou
une

la

met en œuvre.

Les deux chanteuses. Marie-

Josée fages

invoquent
nes

tous

limite.
tent

qui ne sont pas sans rappeler ce
que font les rappers ». Vous pen¬
sez aux Fabulous
Trobadors ?
Vous y êtes : la langue a une
âme. une symbolique, et Auboi

irisations
surréalistes :

fantastiques
«
J'y cherche

atmosphère qui peut être pro¬

che des troubadours, d'une idée
du catharisme aussi. Et je
prati¬

que la langue avec des expres¬
sions, des chocs, des tournures.

».

Sol i ka Nouchi

et

peuple de fontai¬
plus loin ■&gt; un peuple de
&gt; un

les vents

ou

»,

encore

«

de

l'orage ». Pour sûr, tout au
long du spectacle on entend
cette langue occitane
plus sou¬
ple et dansante en bouche,
qu'architecturée sous la voûte
du palais comme l'est le fran¬
çais.
Un manuel de fifre
Dans la fioriture ornemen¬
tale des "1". dans le balance¬
ment des
diphtongues (u-ou,
ou o-ei|, la ronde
précision des
sonorités en "co", dans la net¬
teté du "u" insolite dans cet
environnement, le roulement
des

"r"

ou

le

chuintement

Midi

heurté (en "tch") qui termine
bien des mots, on entend un

rythme qui
invite

court et s'envole,

docienne. On l'entend ici
carnaval de Pézenas. là ci
les vallées de Montagne no
Le musicien a pu. lui.
blier un Manuel moderne d.

mystères noueux
garrigues, par de fantasti¬
ques paysages âpres et ou¬

fie traditionnel

verts.

mour

aux

des

La
musique est, elle, un colLige de sonorités étranges, ou
tout fait sens
pour le récit et
la rêverie : du zapateado au
grattage d'un panier, d'un ra¬
meau des
garrigues à un col¬
lier de grelots, derbouka. bâ¬

de
même

ton

pluie, coquillage ou
drap qu'on remue.

Tout pourtant est calme, me¬

suré.
une

disponible : on attend
poétique, un rien

oreille

savante.

Le hautbois alambiqué
y va
de ses sinusoïdes, tandis que
le fifre s'entéte. avec des spas¬
mes et des stridences.
Jean-Mi¬
chel Lhubac est un spécialiste
de

cet

presque

instrument

qui avait

(non

sans

dans l'intitulé, fa
"cours de musique"), l'ouï
faire il a rassemblé un ré|
toire

de 150 11
occitans. De sorte &lt;
les nouveaux fanas du fi
en l'absence de vieux maii
neurs d'une tradition
perci
évitent de s'égarer dans toi
les directions.
commun

ceaux

Pour moi. le fifre est un c:
lenge s'exclame Lhubac.
tuyau, sept trous, et débrouillé
avec ça pour faire
de la musn
Une musique pour le rem
présent, mais obstinée à pi
ser
que l'art témoigne t&lt;
jours d'un pays : soit de ni
«

».

velles
folies
occitanes.

d'inventic

Gérard MAYEN

déserté l'aire langue¬

Libre, 26 Janvier 1994.

n°

18-juin 1994

�Décentralisation à fond !

4 AXES

;
fûnrfc,

À
PRE-PROJET
n° 18

-juin 1994

A/\

L'EQUIPE 7e VAGUE
7 médiateurs (2 sportifs, 2 ar¬
tistiques, 2 culturels, 1 capitaine)

4 PREFABRIQUES

=

avec

aménagés

palmier planté devant

BASES de REALISATION

COUPE DE LA VILLE DE

=

SPORT-CO par équipe de 7 :
foot. freesbee...

DES 4 AXES CONSTROYS
=4 SECTEURS de la ville

•

OLYMPIADES de PISTIL BAIE
Aviron, cayak, nage, course
littorale...

VFESTIVAL DE PISTIL BAIE
Rencontres des expressions
artistiques méditerranéennes

TfgJ

S

Mis en synergie avec
le Bus Anglais et un journal

_

;
,

i

�Linha

MANIFESTE
MOUVEMENT

cortetas

CONSTROY

Mix.

C'est

veau

journal

suel

entièrement

A chanter partout par tous

Ni Rebelles ni Robots mais

Constroys

On

Jean

peut se le pro¬
gratuitement
les

magasins
spécialisés, les
lieux de spectacle
et de loisirs,
auprès , d'associa¬
tions

Avanti les

etc...

piments et les vanilles

Oyez le mouvement
On va peindre aux quatre coins de la ville
couleurs du Mouvement
une casbah
le vert de la mer

L'orange et bleu du couchant
devant

Planter un palmier
Pour chanter
nos

se

le

Cap Sicié, la presqu'île

Et dans la ville il y a

trop
Trop de mafieux, de salauds, alors stop the

conos

Ollé Massilia
Et ça tourne pas rond autour de la rade
Pour que ça tourne rond il faut un pont

Et ça fait maintenant 10 000 ans que ça dure
Oyez le Mouvement
Que trop de conos bloquent notre aventure
Oyez dans l'air du temps
On veut des terrains on est sportifs
un journal on est pensifs
Et le hangar aux artistes
On a le feu et pour mieux
le partager
Pour mieux bouger dans la ville
On veut le Bus des Anglais
On a la Baie
Celle du Lazaret avec ses parcs à moules
Ses cabanes sur la mer
Et on a Pistil Beach
Celle où les deux rochers
N'enfinissent pas de marcher sur ia mer
sur la mer sans bouger
Sur la mer à méditer la Méditerranée
Ollé Constroys
Et ça tourne pas rond en Méditerranée
Pour que ça tourne rond il faut des ponts
Ni Rebelles ni Robots mais CONSTROYS.

CONTACTl
MOL1NÉRIS

SEYNE

Langues Promotion
les

plus
(à partir de

petits

quatre ans),
nise

des

aux

on

examens,
des

se

adultes

ductions

98

01.

56

86.

Fanzines

te

40

Bleu

antennes

ses

59

toujours.
poin¬

Cactus

•

Provence.

40

en

pages

Langues Promotion
28

Port

St

Toulouse.

61

16

54

Bal.

Gennetines

accueille

dérations

Juillet.

riques (paysans

au

siècle par

exemple) et sur la
occitane,
ce qui est assez
culture

rare

zines

fan¬

39

Bleu

l'Hubac

rue

04000

Digne.
•

Extra

Jazz

tout

aussi
et

64

pleinde vis
de musique sur
pages après 23

numéros.
Extra

150

Gouardes

33036

Bordeaux

18

5e

de

populaires
24

au

Des

dizaines
d'orchestres vont
animer

le grand bal
l'Europe chaque
soir jusqu'à

de

l'aube.

Possibilité

des
Le

"La vitalité

survie d'une

stages.
Grand

Bal

de

l'Europe,

les

Gauthiers

03400

Gennetines.

Gard.

signaler

A

Linha

la

Imaginòt un lieu
d'échange.
Café du Louvre

Cedex.

Olivier Gros

Langues.
la

du

sur

Jazz

Guillaume
BP

les

rencontres

également de suivre

.

Cactus
de

les

sur

T.:

66.

(près de Moulins)

danses

histo¬

Sauveur

31000

pleines de vie et
de musique. A
signaler des consi¬

XUIIIe

des tra¬
des

,

,

61

61

Fax:

groupe,

téléphone,

séjours linguis¬
tiques etc...

31100
T.:

en

,

pour

(indivi¬

etc...),

cheminement

propo¬

cours

50F.
3

orga¬

soutients

scolaires, prépare
un

par

•

1 RUE BOISSEUN 83500 LA

•

initie

duels

Toulouse.

mettre des dates sous la dent

(Télérama)

groupes et artistes
locaux. Abonnement:

Auriacombe

On a la rade
Fado Blues Bossa Raga Raî Ritournelle et Ballade
On a la rade
Tout autour y a la ville entre le Mont Faron,

JC

Outre

Belot

1'actualité des

Mix

Projets

Pour

radios

,

agenda du mois,
y trouve toute

préfabriqué,

avec

mentation que

d'échanges et de
plaisirs partagés."

dans

chaloupe du bassin

langue sont moins
de régle¬

affaire

musique à Toulouse.

Méditerranéen

Un

nou¬

men¬

curer

On est main dans la main

aux

un

à la

consacré

Oyez le mouvement
On a le label, le Drapeau qui claque au vent
Oyez dans l'air du temps.
On est les Maghrébins,Latino Espagnols,
les Gréco-Italiens, cousins Californiens, Brésiliens
Et même un peu Tyroliens
On

Imaginât

et

4

cours

Gambetta

30170

St

du
T.:

Hyppolyte

Fort
66

77

21

39.

n° 18- juin

1994

�Décentralisation à fond !

Unioun

Sant^ìmmas
Fèsto
~l

:

Prouvençalo

13-14-15

dôu

mai

de

Pople

Un cop de mai, dôu 27 de mars au 5
d'abriéu, la semano d'adoun "7 Jour pèr Prouvènço",
de l'Unioun Prouvençalo, a fa flòri.De
pertout en Prouvènço, dins li vilo, viloto, vilage e
vilajoun, lis assouciacioun prouvençalo e li prouvençalo e prouvençau an
fa valé, pèr de

manifestacioun, la lengo e la culturo nostro. Que
siegue à-n-lstre, Avignoun, Gardano, Pont
Sorgo, Manosco, Caumount, Ate, Sant Savournin d'Ate, Sant-Roumié de
Prouvènço, Gap,
Pertus, etc (vous pregan de nous escusa se
poudèn pas tôuti li cita), li gènt an fa bèn vèire
que sian pancaro mort ! Aquesto semano aura uno bello finido, à
Sant-Chamas, proche
d'istre, li 13, 14 e 15 de mai,
que se ié debanara la Fèsto dôu Pople Prouvençau.Venès
noumbrous participa à l'uno di
journado o, se lou poudès, à tôuti li journado à-de-rèng,
qu'es Ion bon moumen pèr demanda la recouneissènço de nòsti DRE !

de

Decernido de la Mirèio d'Or
Divèndre 13 de mai
*

Dimenche 15 de mai

Salo Poulivalènto.
18 ouro

-

*

9 ouro. Passo-carriero di
Group d'Art
Tradicioun Poupulàri e di Gardian.

/ 20 ouro.

"L'identita

Prouvençalo

forço ecounoumico
Prouvènçocoulòqui anima pèr Marius

de la

BERNARD
vençau

e

:

Jan MARITON

endustriau prou¬

de Sant-Chamas, emé Miquèu LASSUS,

architèite à Sant-Chamas.

Dissate 14 de mai
*

*

journado, animacioun prouvençalo :
Vèndo de libre prouvençau dins li carriero,
pèr li libraire dôu cantoun e lou Prouvènço

Messo

en

prouvençau pèr Moussu

lou curât de Sant-Chamas.
*

Animacioun di carriero pèr li group. Chascun
despartamen prouvençau e la Prouvènço
d'Itàli saran représenta pèr un group.
di

*

Touto la

10 ouro

e

*

11 ouro 30.

Aperitiéu pourgi pèr lou municipe.

13 ouro 45. Court d'Amour.

-

Bus de l'Unioun

Prouvençalo.

Demoustracioun de batesoun de blad.
Espousicioun sus l'òli d'óulivo.

-

-

Espousicioun

-

sus

*

16 ouro

Remesso de la Mirèio d'Or

àutri recoumpènso di "7 Jour pèr
La Fèsto dôu

la pesco dins la Mar de

e

dis

Prouvènço".

Pople Prouvençau

jado pèr la Vilo de Sant-Chamas
Regiounau de Prouvènço.

e

es

peirine-

lou Counsèu

Berro.

Fièro di

-

-

de site

Dins la

21

arqueoulougi de la Mar de Berro.

ouro

e
-

-

-

23

salo

La Couralo

poulivalènto

pèr

30.

:

:

Balèti

emé

e

la

sa

chourmo.

Chourmo

Coumboscuro.
Les félibres de Provence

Anouncio dins "Li
Nouvello"
FI Li vilage, assouciacioun,
que volon anouncia
si manifestacioun

Nouvello",

prouvençalo dins "li

de li faire assaupre au sèti de la
revisto. Lis anouncio, coumunica,
podon èstre
an

redigi en prouvenau o en froncés. Es pas necite
faire long, mai pulèu d'èstre court. Li tèste
soun publica en
lengo nostro. Iji revisto èi libro
de

Prouvençalo d'istre.

L'Estefan MANGANELLI
ouro

carriero

li Troubalre do Coumboscuro.

Councert emé

*

vieii calècho.

vesprado, animacioun di

li Gardian
*

en

Vesito emé guidairè dôu vièi Sant-Chamas

e
*

froumage.

Permenado

-

de

dis asatacioun coume de la
presentacioun. Lou
service èi d'à-gratis.

se portent bien. Ci-dessus
une page de Li Nouvello de
Sixte-Isnard 84000 Avignon. Quand est-ce
que le MaSsiiiâ
Sound System va y mettre le oai?

Prouvènço 42 bd

n° 18

-juin 1994

�Linha

17e UZESTE

MUSICAL

Uzeste

Imaginât

capitale du choix

Hestejada dé las arts
Parmi les

enjeux qui se déterminent aux quatre coins de
époque épique opaque, Uzeste reste au cœur
des préoccupations majeures en matière de "cultivature"
de culture, création ou artistique. Artistique ici
s'entend
en son sens
critique et expérimental, mais aussi comme
moyen d'étudier, d'entreprendre, de révéler, de confronter
développement économique (revitalisation localej et savoir
faire. Faire savoir.
Le mot savoir est de la même étymologie
que le mot saveur.
La culture d'un savoir qui se fonderait dans un
rapport
au temps à
l'œuvre entre sa vie/survie artistique et son
quotidien citoyen culturel. Enracinement historique.
Développement. H.E.C., Hautes Etudes Communales.
Citoyenneté. L'artiste ici n'est pas exempt de cette bataille,
notre

15

au

21 août 1994

Conception réalisation direction

Bernard Lubat, André

:

Minvielle, Patrick Auzier, Laure Duthilleul

Président d'honneur 1994

:

Bernard Mandée
poète

gascon universel
Dédié à

elle

:

Aiban Lubat

son

fondateur du Café L'Estaminet (1937)
et du

chère

d'une zone de turbulences sensibles où
identité à poil dru est faite de résistance et dans le

est au cœur

même temps de jeu à l'offensive. Pas de
temps mort. Le
temps court toujours. Plaquer aux jambes. Acte d'amour.
Anticipation, implication. S'y pencher (pour plaquer
s'entend) en évitant de
abaisser. On a souvent reproché

premier Uzeste Musical (1978)

festival ses places chères. Chères places. Savoir- saveur
agit comme un révélateur en matière
de pratique culturelle et hisse l'artistique au niveau de sa
propre réflexion. A quoi ça sert ? A rien. A qui ça sert ? A
nous. A qui
ça coûte? A nous aussi. Combien ça coûte ?
Cher. A qui ça s'adresse ? A tous ou plutôt à chacun. Elle
est aussi là la différence. A ce
qui nous regarde. Chacun.
"Il n'y a pas d'oeuvre d'art, il n'y a que l'art à l'œuvre"
(comme dit Lubat).
L'homme est l'animal qui pense à pied d'abord, puis
l'autre ensuite, moyen de transport, miroir des classes, en
voiture, train, avion, patins à roulettes, planches à voiles,
vélos, tracteurs ou camionnettes, fusées interstellaires ou
plus simplement avec sa plume; ses mots de mémoire, son
transport. Par soi pour autrui, son avis quoi. C'est là que
les choses s'y complexifient parce qu 'elles y demandent
lecture. Délier, lire et relire dans son sens général (pas que
dans les livres) est un difficile et long labeur
émancipateur. Ces grilles, lectures en mutation de la
société actuelle, deviennent de plus en plus complexes. Il
est toujours douloureux de
penser qu'on puisse exclure
quelqu 'un qui ne peut se payer le festival, dans un monde
où tout et rien n 'est
gratuit. Pourtant, j'ai du mal à y
croire. Je préfère y penser : émancipation anticipation p&gt;ar
le choix. Investir dans le contre-chant. En s'y penchant.
En abandonnant quelque temps ses chères habitudes de
consommateur forcené ou ses idées
préconçues,
préconcevables. Réponses toutes "fêtes"? Chères places.
"Cap cara Arrais, cad lo sonfremin ".Je garde sur le mur
devant ma table de travail cette phrase en gascon
universel du poète Bernard Manciet, président du 17e
Uzeste Musical. "Chère tête rayonne, chacun son
frémissement". Je dédicace spécialement ce mot à la
mémoire d'Alban Lubat, à sa Marie, grands combattants
dans la vaste étendue des batailles par où je continue de
penser qu 'il faille passer. Chacun. C'est par où ? C'est p&gt;ar
l'Art. Bienvenue aux camarades de jeux. Bientôt
au

-

Le Festival
ou

d'Uzeste,
l'esprit de suite

Année

après année, traverse après traverse, le festival
se maintient, se
conforte, s'impose. Comment ne
pas s'émerveiller de cette fête d'obstination ? Ce chétif
irillage, pendant quelques jours au mois d'août, prend une
envergure de grande métropole du chant, de la musique,
de la poésie en tous ses états ? Il renaît de ses
antiques
pèlerinages, de ses foires aux senteurs d'ail. Village obstiné
comme le parfum de l'ail.
L'instinct gascon se reconnaît en lui. Et de même
que le
cours de l'Avance, ruisseau du
voisinage, s'efface parfois
sous terre, fait semblant de
disparaître pour resurgir plus
loin, le passé de notre peuple aime réapparaître ici, avec
ses foules gouailleuses et turbulentes. La
Gascogne faitfête
à Uzeste, se faisantfête à elle-même, se retrouvant à
l'ombre de la Collégiale et de sa tiare.
L'arbre reprendforce chaque été, jetant de nombreuses
branches en tous sens, de nouvelles inventions de voix et
de sons. L'arbre, c'est Lubat, ramassé dans son obstination
comme du cœur de chêne. Mais ce qui fait un arbre, c'est
l'oiseau, sans doute, te parcourant dans ses moindres
branches. Il suffit d'une démarche légère, d'une inflexion
de voix, que dis-je, d'un regard penché d'oiseau, pour que
l'arbre respire. Il suffit d'un premier magistrat ironique
comme le sont les merles, les
huppes...
d'Uzeste

Bernard Manciet

choisir. Le festival

"l'Estam".
André MinvieUe

Président d'honneur du 17e Uzeste Musical
__

.••s»:-:.:-:.:.:.:.

n°

18-juin 1994

�Décentralisation à fond !

Patrix et Bernard Cheze.

Uzeste musical

Jacques Di Donato Quartet,
Xavier

Charles,

avec

Louis-Michel

Marion et Fabrice Charles.

Programme

:

"Performance

poïésique" avec
Serge Pey, Bernard Manciet, Benat
Achiary, Bernard Lubat et les musi¬
ciens.

Lundi

15

Août

Prologue à Luxey (Landes)

:

Bal de la Tchatche"

Stravinski) avec Michel Portai
Jacques Di Donato.

et

"Le

Performance musicale bruitale "Les
outils du
Lubat et

geste" avec la Compagnie
l'exposition C.C.A.S.

Marc

Récital/performance commenté

outils/Mémoire du travail.

Sicre, The
Femmouze T, Bernard Lubat, André
Minvielle, Louis Capelli, Los

"Mon corps est devenu un trombo¬
ne" avec Vinko Globokar.

Marc Perrone et

Pinhadars d'Uzeste.

"Grand match

Perrone,

avec

Claude

libre
Mardi

16

Août

"Réception pour un accrochage de
longue durée" (2 ans)
René Feurer dans la Collégiale
d'Uzeste.

-

d'improvisation

musicale et dérivés"

Bernard Lubat, Jacques Di
Donato, Vinko Globokar, Patrick
Auzier, Patrick Scheyder, Christian
Vieussens, Benat Achiary, André
Minvielle, Jean-François Prigent,
avec

Francis Bourrée et Michel Portai.

Vin d'honneur et discours officiels

Performance

pyrotechnique théâtrale

"Artaud à l'école"
Lecture

poétique

avec

Bernard

Manciet

avec

Duthilleul, Patrick Auzier

et

Laure

"Hommage au lagunage" avec
Generik Vapeur performance, dédié
au

qui conte"

musique?

se

dire le conte

et la

Lou Renetou,
Christian Vieussens, René Martinez,
Compagnie du Cercle, Compagnie
avec

Lubat.

Mercredi

17

Août

Conférence de presse

dynamisme communal uzestois.

"L'en

chantier

Musiques",

avec

Trans'Danse

Jean-François

Duroure, Christine Grimaldi, la
Compagnie Lubat....

"Escale, OK Jacques Prévert"
Djemel Charef et Roger Poulet

avec

"Les nuits Acïu Jazz Dance"
la

Qu'ont à

amis.

André

Minvielle.

"La nuit

ses

Spectacle chansons poèmes "Escale,
Jacques Prévert" avec Djemel
Charef et Roger Poulet.
OK

"Les nuits Acïu Jazz Dance"
la Compagnie Lubat.
Jeudi

18

avec

Août

avec

Compagnie Lubat

Vendredi

19

Août

Les entretiens d'Uzeste: "Identités
communales" avec Alain Daziron et
Michel Ducom.
Les Sous-Fifres de St Pierre, fon¬
dateurs du Festival international des

Les entretiens d'Uzeste: "Oralité

fifres de Garonne de Saint Pierre

criture et

d'Aurillac (Gironde).

Musiques de l'ancien monde rural
agricole gascon avec Los Pinhadars

improvisation musicale Quels rapports, quels conflits?
Création musicale et industrie

d'Uzeste.

musicale

"Territoire des Soli sauvages" avec
Eric Le Lann, Bernard Lubat, Martin

Concert

avec

Bernard Lubat

et André

Minvielle.
Double récital de clarinettes

(Brahms, Schumann, Weber,
n° 18-

Quelle dialectique, quel

avenir?"

Lartigue, Serge Pey, Compagnie Le
Grain, Jean-François Duroure,

"Hommage à Alban Lubat" avec la
Compagnie Lubat et les artistes du

Christine Grimaldi, Patrick Auzier,
Vinko Globokar, André Minvielle,

festival.

Jean-François Prigent, Benat
Achiary, Laure Duthilleul, Louis

"Contes pour petits et grands"
la Compagnie du Cercle: Abbi

Lubat.

"jazzique" autour de Ch.

Mingus, Ch. Parker, M. Davis, Th.
Monk,

-

juin 1994

avec

�Lin ha

Imaginât

Uzeste
"Escale, OK Jacques Prévert"
Djemel Charef et Roger Poulet

Poets

(U.S.A., les premiers
jazz/tchatcheurs), Los Fabulous

(EDF/GDF)
"Le poète à New York" poème

Trobadors, Félix-Marcel Castan, The
Femmouze T, Djali du Massilia

musical

The Femmouze T

Sound

Pedro Soler, David Holmes.
Abracadaband
94:

avec

"Nuit d'anches"

System, Compagnie Lubat,

avec

sur

Benat

Frederico Garcia Lorca

Achiary, Bernard Lubat,

Acoustic

Eric Le Lann, Francis Bourrée, Marc

Quartet, Jacques Di Donato Quintet,

Gouzil/Yves Carbonne.

François Corneloup/Sylvain Kassap,

Perrone, Los Pinhadars d'Uzeste,
Sylvain Roux et la Rpataoulère de

Francis Bourrée et Bernard Lubat.

Gans.

Théâtre: "Dit de Jésus-Marie-

Performance

Swing Atlantique Steel Band.

"Manciet

avec

Denis

Joseph" de Enzo Cormann

pyrotechnique théâtrale
lavoir"

au

Laure

avec

Duthilleul, Patrick Auzier, André
Minvielle, Martin Lartigue et la

"Les nuits Acïu Jazz Dance"
la

avec

Compagnie Lubat

horde de la Nuit d'anches.

Big Bnad des Carmes. Direction
Dimanche

"Hatsa Bi"

avec

par le
Théâtre du Cornet à Dés (Toulouse).
Direction mise en scène: Jean-Pierre
Armand.

21

Août

Christian Latrille.

l'ensemble de

musique traditionnelle et contempo¬
Bayonne,
sous la direction de Benat
Achiary.
raine du Conservatoire de

Les entretiens d'Uzeste: "Des
et des cultures: du confît

fit"

avec

pro¬
Jean-Michel Leterrier,

Raymond
"Les nuits Acïu Jazz Dance"
la Compagnie Lubat.

avec

goûts

au

Girardy,

Jean

Bonnemason.

Spectacle baroque "La transartis¬
tique d'Uzeste" avec les artistes du
festival.
Final

en

Show Bal gasconcubin

Acïu Jazz Dance

Extrême,

avec

les

survivants, les résistants.

Swing Atlantique Steel Band
Samedi

20

Août

Silence Uzestois.
Rencontre discussion

Les entretiens d'Uzeste: communi¬

avec

Patrick

Auzier.

cation de Félix-Marcel Castan.
Débat

public

Claude Sicre.

avec

"D'Aquitaine même", organisé
avec

Marc Perrone et

ses

invités.

"Cordes à cris et à crans"
Marc Ducret,

Dominique

avec

Philippe Deschepper,
Pifarely, Claude

Tchamitchian, Bruno Chevillon.
"Prise de bec

acoustique" avec
Jacques Di Donato, Francis Bourrée,
François Corneloup, Sylvain Kassap
et

Louis Sclavis.

Théâtre: "Dit de Jésus-Marie-

Joseph" de Enzo Cormann
Théâtre du Cornet à Dés
Direction mise

en

par le
(Toulouse).

scène: Jean-Pierre

Armand.
La

Ripataoulère

de

Gans

(Gascogne)
"Tchatche

on

the

Linha

Imaginòt", dédicacé aux ouvriers de
la papeterie de Tartas, avec The Last

le

concours

de la C.C.A.S.

Renseignements : Uzeste Musical Le
bourg 33730 Uzeste T.: 56 25 38 46.
Fax: 56 25 36 12.

�Décentralisation à fond !

:ÊÈÊÊÊÈÊÊËMM
Montpellier, le 19 Février 1994

Cortetas
Exclusion. Les amis de

Chers vous,

Dans le dossier

ci-joint (Pas de joint sans militer*) tout y est
presque, sauf la coïncidence du 24 Juin (Pas de fumée sans
feu*) II, la St Jean: la purifiction, la ronde, la cuillette des sor¬
ou

Ici, pour ici, par ici, avec les autres... (Pas de France

sans

étrangés*).

sion

lutter contre l'exclu¬

1'ancien cinéma de

Outre

.

qui accueille spec¬
tacles, créations et rencontres,
deux autres lieux ont été inves¬
tis à

urgent de décider à faire que nos actes et nos paroles
coïcident*, cousin!*
est

Nous prenons

la parole, le monde est à la merci d'une idée*. A

fond!*
A bientôt.
Nous
*

cause:

Sommières

cières...

Il

l'Entrepôt à Sommières (voir LI
n°15) se sont associés avec des
voisins montpelliérains pour
créer Mode d'emploi: un contrat
de conscience pour une même

tous.

Montpellier:

transformé

un

hangar

atelier de créa¬

en

tion et de

réalisation, et une
boutique-atelier où la mode se
joue de la rue. (J-M B)
Mode d'emploi 18 rue du Pila St
Gély 34000 Montpellier. T.: 67
60 32

33 Fax:

66 80

92 94.

Merci.
Decazeville. La cité
se

née

avec

aveyronnai-

1'industrialisation

du XIXe siècle

a

drainé des

migrants de toute une région et
de l'étranger. Chaque communauté
a amené sa propre langue et sa
propre culture*, mais se sent
avant tout de Decazeville.

C'est

de cette constatation qu'est née
l'association Mescladis qui veut

participer à la nouvelle identi¬
té de la ville confrontée à

une

profonde crise liée aux muta¬
tions économiques. Nul doute que
les prochains rendez-vous de
Merci pour

l'ivresse, l'énergie et

l'humour de

votre

album.

Mescladis

ne

d'intérêt.

manqueront pas

(J-M B )

Mescladis c/o

Jean-François

Mariot La Garotte 12300 Firmi.

Fred de

Lyon
Rue. Animations de rue,

Cortetas

carna¬

vals, festivals, fêtes médié¬
vales
les hautbois, tubas et
...

Interculturel. Le réseau

Peuple

et Culture évolue différemment

suivant les lieux. En LanguedocRoussi lion, 1 ' association
El Kas, revue

publie

interculturelle

jeunes. Le n°9 de Novembre 1993
comprenait une interview de
Screanin' Jay Hawkins, un repor¬
tage sur la Mòstra del Larzac et
Eurorock, etc...
Peuple et Culture 18 av. de
Maurin 34000 Montpellier T. : 67
92 12 80.
Gera-Louroo. Le
val

aura

sur

toute la

Arreau,

prochain festi¬

lieu du 25 au29 Juillet

vallée, de Germ à

avec caravane

du festi¬

val, morceaux d'histoire,
regards sur l'environnement,
carillons, expositions, décors
scéniques, films, créations
pyrotechniques, repas cham¬
pêtres, mais aussi Benat
Achiary, Txomin et Pascal,
Christian Vieussens, Edmond
Duplan, Ravi Prasad, Bernard
Manciet, Pedro Soler, Equidad
Bares, Jean-Marc Clamens,
Bernard Lubat, André Minvielle,
Marc Perrone, Patrick Vaillant,
J-P et J-M Espinasse, Claude
Roméra, Hubert Turjman, Jacky
Gratecap, etc...
Association

Perspective 65240

Estarvielle T.:

62 99 65 27.

tambours sont de la

18-juin 1994

avec

Christine Cassis 652 Le Coularou
30120 Le

Vigan T.: 67 81 28 28.

Poésie. Jean-Pierre Metge lance
une revue axée sur la
poésie en
occitan et

en français. 9 pla¬
quettes et quelques journaux par
an pour notamment maintenir le

rôle

historique de Toulouse vis

à vis de la culture occitane.
notera dans le n°2

Robert Lafont
Toulouse et

sur

une

On

lettre de

le rôle de

Montpellier. (J-M B)

La chemise

ouverte, Jean-Pierre
Metge 306 route de Seysses, Les
Tulipes, Les Gémeaux 31100
Toulouse T.:

n°

partie

ManjaCat.

61 41 05 26.

�Linha

Imaginât

On nous êcrit.i.
Kl ARC
"S

,

La ZcXùrJï
Kwe Gejrh^ain Pi

"7 2oco

|OUI

Cortetas

MAf-G

Massilia Chourmo.

L'équipe mar¬
depuis le début
qui y a! avec

seillaise sort
de l'année Vé

toute 1'actualité de 1'associa¬

tion, du Massilia Sound System,
de 1 ' Hypnotik Gang etc
Aioli 1
Massilia Chourmo 108 Trav. N.D.
du Bon Secours

13014 Marseille

Sète. La LI s'est arrêtée à
l'Athénée

(voir LI n°15) le 24

Avril dernier. Un accueil
enthousiaste de la part d'une
cité en ébullition. A noter

parmi les initiatives l'existen¬
ce de Psiquo,
quotidien de Sète
et du bassin de Thau, avec le
portrait du jour, sa tribune
libre et

son

extrait du Journal

de Cette de 1905. Un

précieux
démocratie vivan¬

outil pour une
te.

"A ZÂ&amp;uLoot TRooeACco*.
I5AV«-1- Ie?

•'

(J-M B)

Editions Puzzle 21

rue

de la

Révolution 34200 Sète T.:
18 28 Fax:

67 53

67 53 06 91.

Mistral. Le débat rebondit

au

sujet du financement de
"L'Aioli", la revue de Frédéric
Mistral lancée

fouiç L'£cA4rJ&lt;s&amp;
Meîci'-

p&amp;

&lt;?ueL*UÉ5

"TAmêpuRWS ,
MàkO.

Cortetas...cortetas...
Arnaud-Bernard.
veau

à Toulouse

Encore du
avec

nou¬

la sortie

d'"Au pays

du COCAB" (Comité
d'Organisation du Carnaval
d'Arnaud-Bernard) dont quelques
analogies avec le Trait d'Union
de Larrazet pourront être
faites, "Parce qu'il y en a

commerçants" (concernant les

le dernier carna¬
manqué de
vagues. (J-M B)

sponsors pour

val) qui n'a
faire des

pas

Frédéric Ducom 16

rue

de Toul

31000 Toulouse.
T.:

62 27

03 46.

en

1891. Si

l'argent ne provenait pas du
prix Nobel (LI n°16) comme
l'annonçait Claude Sicre dans
son éditorial du n°15, il avait
bien 3on origine dans l'obten¬
tion d'un prix: le prix Jean
Reynaud d'une valeur de 10000 F,
pour l'édition du Trésor dou
Felbrige. C'est en tous cas ce
qu'affirme Claude Mauron dans
son

livre "Frédéric Mistral"

(Ed. Fayard). Et c'est Elisabeth
Mallet qui le fait savoir. Dont
acte. (J-MB)

Rêve. Fondation Méditerranéa

Saint Antonin Noble Val. "Les

qui sont la conséquence
l'ignorance de tous et de
chacun, parce que tout le monde
mérite de savoir qui fait quoi,
parce qu'on attend des cri¬
tiques réfléchies et non
quelques vagues palabres der¬
rière notre dos, parce que nous

à acquérir une île ou
presqu'île vierge et magnifique
en Méditerranée pour y dévelop¬
per un site paradisiaque, une
ville nouvelle et originale
pour concrétiser et faciliter
les relations entre les peuples
du bassin méditerranéen, dans

voulons améliorer ensemble la

un

lieu du 21
cinéma,
découverte de la rivière Aveyron
(histoire, pêche, sport, contes,
musique...) en cayak, à pied ou
en VTT, Femouzes T, Moyen Age 1,
Massilia Sound System, Digital
Unité Sound, Compagnie Lubat...
Kaléidoscope 82,

vie dans notre

d'idées.

votre

Fondation Méditerranéa 73

marre

des "on dit" et des

rumeurs

de

quartier avec
avis, vos idées et votre

aide, et

s

' engage

véritable laboratoire

St Saëns 34500

parce que c'est une
nouvelle aventure. " On notera

T.:

les "Résultats des

Fax:

courses

aux

67

Béziers.

av.

berges

en

fête"

au

24 Juillet

31

rue

aura

avec

droite 82140 St Antonin

Noble Val.
T.:

63 30 67 90.

76 29 74

67 76 21 68.

n° 18

-juin 1994

�Décentralisation à fond !

Nouveau
sport occttan
Nouvelle mus/que

CON - eus
COUOccltahe
- FUS/OU

CoNPOS
Michel Batlle

^ PARF0Ì5 C01VFUS
■

1&amp;-'Í

COUPOND'ABONNEMENT
Abonnement à Linha Imaginòt^ an /4 numéros) : 100F
Abonnement à Occitans ! la revue de I' IEO : 100F
Adhésion à l'IEO (Sector Musica), abonnement à Linha

Imaginòt et à Occitans compris : 150F
Total

Nom, Prénom
Adresse

Jean-Marc Buge.

Maquette

:

Saisie

:

IEO

42,

rue

-

:

Musica

de la Banque

82000 Montauban

18-juin 1994

Claude sicre
Head of the publication,
assisté de

F

:

A retourner à

n"

Merces plan :

:

:

Fred

Jean-Marc Buge

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="662264">
            <text>Languedoc-Roussillon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="163">
        <name>Type de périodique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="716141">
            <text>Revistas literàrias e artisticas = Revues littéraires et artistiques</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662246">
              <text>Linha Imaginòt. - Annada 05, n° 18 juin 1994</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662247">
              <text>Linha Imaginòt. - Annada 05, n° 18 juin 1994</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662248">
              <text>Sicre, Claude. Directeur de publication</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662250">
              <text>Institut d'estudis occitans (Toulouse)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662251">
              <text>1994-06</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662252">
              <text>2019-05-23 FB</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662253">
              <text>Certains droits réservés</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662254">
              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/1479e3cc61379dd89bcdee901db8b1fd.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="662255">
              <text>http://www.sudoc.fr/040001563</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662256">
              <text>Linha Imagin&amp;ograve;t (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/20846" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662257">
              <text>application/pdf</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="662258">
              <text>1 fasc. (31 p.) ; 30 cm</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662259">
              <text>fre</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662260">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="662261">
              <text>publication en série imprimée</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662262">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662265">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/21178</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="662266">
              <text>FRB340325101_KI-5_1994-06</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662272">
              <text>Linha Imaginòt</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662273">
              <text>Mouvement occitan</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="662274">
              <text>Musique -- Occitanie -- Histoire et critique</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="662277">
              <text>Décentralisation</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="662278">
              <text>Chansons occitanes -- Histoire et critique</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662275">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="662276">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="37">
          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662279">
              <text>Molinier, Claude</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="662280">
              <text>Castan, Félix-Marcel (1920-2001)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="662281">
              <text>Gaudàs, Jacme</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="662282">
              <text>Michot, Laurent</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="662283">
              <text>Richard, Ferdinand</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="662284">
              <text>Minvielle, André</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="823706">
              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, KI 5</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662267">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662268">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662269">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="662271">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="722723">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="148">
      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
    </tag>
    <tag tagId="1561">
      <name>Musica occitana = Musique occitane</name>
    </tag>
    <tag tagId="319">
      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
