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                  <text>ÌMA GINÒ T T
Bulletin del sector Musica de l'Institut d'Estudis Occitans

-

Septembre 1994

-

P. 2:Prada

P. »?/Interview du Directeur

Artistique du festival de St Antonin...

P. SVLou canard qu'a cartonné...
P. 6: St Antonin délivré ?
P. ^.'Massilia, Lubat, Sicre

:

quêtes de communauté.
P. 8: Germ-Louron

:

d'utilité

publique.
P9:Discours d'Uzeste.
Pif .'La parole d'Uzeste.
P. /3:"L'école de Rodez" ?
P.

/«^.'Hypnotik Gang

PfS ,'Massilia Plus
P, f6:Embratchatchez-les tous..
P./2: Débat.
P t9.'Cher poëte...
P 20: Développement.
P.

22.'Images et notas...
P 23: Les journées Lomagne à
Larrazet.

P. 24: Lettre à Rémy Walter.
P. 25:Car Laurenç Michòt,...
P 20:Un

peu

de musicologie

\ 3o fkAMCS f
m

�LIN h' A

%r

o

Ç&gt;
o

2

-**

Prado

IMAGINOT

_Q

Dernière minute

î

oO

Sacré vieux frère,

O

fOLO
■

,

Prada ne

«nus

nous u

tesse

dessins. U ne ]
festival
aueule au r*

«lus

pius

de

pW®^.aoColloq»^^^'

rouvrira

\

donnera

des

d,icl _

On

; joindre
un de ces joutaClaude.

sur

hier mercredi 14 septembre,

le terrain de foot, les gosses

pour

t'attendaient

l'entraînement. Mais bon sang,

qu'est-ce

tu foutais ! Sacré vieux frère, après vérifica¬
tion, voilà que ton absence se justifiait pleine¬
ment. Une absence à jamais. Sacré bon sang, ton
coeur avait lâché ! Toi qui l'avait si grand et si
beau ! Maintenant au cimetière de Larrazet,
enterrées à peu de mois d'intervalle, vont se
retrouver la thèse et l'antithèse : René Bousquet
que

(trop populaire ces derniers temps) et toi, JeanPaul Guiraud (de ton temps, membre du populai¬
re). Sacré vieux frère,

qui

nous

dessinera ton art ?

c'était au Festival de
Saint Antonin, tu te souviens ? L'autre vieux frè¬
re, le sacré Lubat, il était là. Tous, on te gardera
parmi nous pour une revanche sur la mort. Bon
sang, sacré vieux frère, tu n'avais pas quarante
Notre dernière rencontre,

ans.

J-P Damaggio
Point Gauche

-

N° 14 - Sept-oct 94

-

Yves Vidaillac Lalande 82000 Mon-

ticoux

quittés bien tôt, bien vite.
imaginer que tu n'es plus là,
tellement tu étais présent.
Pour toi, pour Larrazet, tu avais placé la
Tu

On

nous a
a

du mal à

barre très haut

:

être

un

nationalement, tout en

dessinateur reconnu
étant immergé dans

village. Le créateur Prada ne pouvait être
que de Larrazet, à Larrazet, dans Larrazet.
Ces dernières années tu avais obtenu de
nombreux succès. Mais tu n'étais pas enco¬
re satisfait, exigeant que tu étais. Tu voulais

LE TRAIT D'UNiON
1

TÉ"

SEUL JOURNAL

démontrer.

Quelques jours avant ton départ, nous
convenu de publier dans ce numéro la
dernière couverture du Trait d'Union dont tu
étais très fier. Elle est là, avec la provocation
avions

que tu aimais tant.
La Linha Imaginòt ne

peut que prendre

sur ce que tu as fait. Nous nous
devons de continuer pour que dans chaque

exemple

village de

ce pays

Jean-Marc
16/09/94

Buge

puisse exister un Prada.

SUR LE MCNPE!

JUÌUEtSA_ Nc74

ton

encore

LOCAL...LES YEUX OUVERTS

DÌX-N'EUVÌÉME ANNÉE

%

o

�Saint Antonin
Noble Val

unha

q

IMAGINOT

^

Ret/cotrme avec Clavos S/cas,
omecrei/r art/st/cu/i oe

"DiuwANce "

C.I.D.O.
BÉZIERS

Pourquoi Délivrance ? Quel rapport avec le fiim, avec
i'Aveyron, !a nature et la "délivrance" en généra! ?
C'est exactement la question qu'il faut poser !
Quel rapport ? Le rapport avec le film est un rapport
-

-

général.

On fait un festival à St-Antonin. On

me

demande de

prendre la direction des
artistiques du festival. A
St-Antonin où j'ai une maison,
où je viens depuis 30 ans. Je me
souviens de ce que m'a dit Féliç
Castan, c'est qu'un festival qui
peut se faire partout pareil n'est
pas un festival. Un festival doit

Tu t'en aperçois rapidement
quand tu ne regardes pas avec des
yeux de touriste : chaque fois que

une

interaction entre le lieu,

les gens

qui l'habitent et leurs
qui viennent

être

,Mfif rrstìuac crca
u/vf rfa/coa/trf,,,
tu

grattes un peu, tu te rends comp¬
tout ça soulève des conflits,

te que
en

particulier entre les pêcheurs et

d'ailleurs. Un festival, cela doit

Alors, si on regarde bien le film
"Délivrance", qu'est-ce qu'on

les touristes. Tu vois, tout ça, on

pouiT3.it le regarder de loin, et on v
verrait de la gentillesse, en fait il y
a
plein de conflits, des conflits cul¬
turels, qui sont importants.
J'ai voulu que la première jour¬
née du festival se passe sur l'eau,
parce que tout le pays est traversé
par I'Aveyron et que tous les ans
on y fait des descentes en canoëOr, qu'est-ce qui se passe ?

voit ? Si
sur

on a

voulu en faire

un

film

le conflit entre la nature et les

hommes,

en

pêcheurs,
préjugés des

la colère des autres. Dans le

pêcheurs, certains n'ont pas com¬
pris pourquoi ils devaient s'arrê¬
ter là, et entendre ce que les
pêcheurs avaient envie de leur

oorr toujours rtrr

les "canoës".

et

les touristes et les

la rencontre entre les

débat entre les canoës et les

idées et les créateurs

toujours être cette rencontre et pas
forcément une rencontre gentille ;
cela peut être des conflits et c'est
souvent des conflits. Si on regarde
ici, il y a des conflits entre les
anciens du pays, les gens qui y
sont installés depuis peu de temps

rivière, c'est la rencontre

uns et

affaires

.

La
entre

fait ça décrit le conflit

dire

certains étaient vraiment

:

sur¬

pris, ils avaient l'impression de se
faire engueuler... Pourtant les
pêcheurs ont de bonnes raisons de
râler, parce que souvent les tou¬
ristes n'ont
eux.

aucun

respect pour
faire, c'est

La seule chose à

de les

amener

à

se

rencontrer.

.Alors "Délivrance" c'est le titre

qui descendent du film, c'est le nom du festival, et
fleuve, pleins de soucis
écologistes ou sportifs, et tjátf RAA/RARf OAS/S if
les cens du pu. y s cjui sont
JAZZ QA Tf Uf Ai/cC
pris pour des ploucs, on le
entre des

touristes

le

voit bien

au

début du film.

TRfA/Tf RAMfLUS

/

Les gens

qui sont fascinés
les ploucs américains, il faut
bien qu'ils se rendent compte
qu'ici aussi il y a des ploucs, et que
les ploucs c'est nous, et que c'est
eux aussi, puisqu'ils sont fascinés
et qu'ils ont envie d'être des
ploucs.
par

on

pourrait étendre

sa

signification
préju¬

à la délivrance de tous les

gés !
Tu penses que les gens d'ici
doivent être intéressés par une
—

musique qui n'est pas "locale" :
Bluegrass, raggamuffin, jazz ?

�LINHA

Saint Antonin

IMAGINOT

Noble Val

Quand

—

vous

arrivez quelque

lorise tout de suite leur propre

part, il faut parler, discuter avec les

identité.

gens et comprendre qu'il y a par¬
tout des enjeux culturels, que la

ghettos, en faisant
musiques, on
donne une plus grande ouverture
d'esprit, le débat s'impose : c'est
En cassant les

se

frictionner les

France, tu poses tous les pro blêmes de la culture française.

un

festival

problèmes de la culture
française sont posés, celte année, à

relle

culture

se

mènes

une

joue partout : dès que tu
action culturelle

en

Tous les

Saint-Anlonin, dans

ce

festival. Tu

rends bien compte que,

les
jeunes de Saint-Antonin, c'est surte

relle

vers

commun

le jazz, puisqu'ils ont en
la problématique de la

décentralisation et

grand-père qui les intéresse. Au
contraire, quand on leur a annoncé
que les Massilia venaient, ils n'y
croyaient pas, qu'est-ce qu'un
groupe comme eux viendrait faire
là, il y a

jeu de nuances, et il faut
savoir pourquoi telle catégorie
aime le bluegrass, telle autre le
hard-rock, telie autre le rap
: c'est parce que c'est ins¬
tout un

crit dans leur

origine, dans

leur statut et dans leur deve¬

nir social. C'est inscrit,

des troubadours de Saint-

qui fait que, s'il y a
qui n'aiment pas du
tout le rap, ils devront s'interro¬
ger: "Pourquoi les rappeurs s'inté¬

Antonin. Ce

des vieux, ici,

aux

troubadours de

Saint-Antonin ?" et pour les jeunes
c'est pareil : ils aiment et connais¬
les rappeurs

américains, et
hop, ils voient que les rappeurs
français s'intéressent aux trouba¬
sent

dours de Saint-Antonin

:

Un

—

"off", ça ne peut exister

la troisième
année : s'il y a un certain succès,
les gens montent des scènes à côté,
mais là c'est juste un début... On
n'a pas trouvé de groupe à SaintAntonin, par contre la fanfare de
Septfonds va venir. Pourquoi une
fanfare dans le jazz ? Parce que ça
vient du pays, ça te lie : ils sont
que

la deuxième

NOUS OH

jouée c'est de mettre en lumière
tous les enjeux en cassant les ghet¬
tos musicaux : nous, on mélange !
Il y a du bluegrass ce .soir pour
établir le rapprochement avec
l'Amérique. Demain ce sera du
rap, mais le rap "parlera" du blue¬
grass, et parlera de "Délivrance".
Pourquoi ? Parce que c'est le rap
d'ici, parce qu'on leur a trouvé des

ressent-ils

groupe a

une

ça reva¬

nombreux, vingt ou trente per sonnes, tu es lié avec vingt ou tren¬
familles tu

obligé de parler
avec eux. Provoquer une rencontre
entre les gens de la fanfare et des
gens comme Lubat, c'est encore
provoquer des échanges.
Et c'est

civilisation du Sud

gu 'ayant gagné
autonomie culturelle

gui,, bien
une

s

et réduite

'est vue détruite
en cendre par un

nord vindicatif et intolérant

ou

MÉLANGE f

(J-MB)
Moyen Age 1
Yann Serres

59 bd

encore une

fois

une

el

47000

Agen

Tél: 53 66 21 14.

Antonin

A Saint

NobleVal

,

Djali du MSS a retracé
pour un universitaire
élève de Lapassade,
l'histoire du rap et du ragga
en
Jamaïque et en France,
en
dégonflant au passage
quelques baudruches
celles de Jack

Lang

et du dit

sur

le

Lapassade
"rap des banlieues".
(J-MB)

De René Bonetti
avec

en

plein débat

Claude Sicre ( courageux

,

René... ) :

"Le problème avec les
Basgues, avec les Bretons, avec

dia¬

Frédéric Ducom

,

Scaliger

es

lectique culturelle qui se met en
place.
Propos de Claude Sicre,
recueillis (sans peine)
par Dominique Sarlhou

le

,

voulu se forger un

point de départ à partir de sa
1 ( =Agen ) ] et par un
retour historique (Moyen-Age )
toujoursd'actualité,notamment
lorsque 1 ' on pense à
"1'histoirecathare,symbolisant

comme

te

réagir face à

ville [Age

avancée,

tival off' ?

,„EH CASSANT
CES GHETTOS MUSfCAUX :

c'est presque "mécanique",
mais nous, la carte que nous avons

textes

met au

Pour

.

"isolementforcé"

cet

—

pas ce qui peut leur rappeler
passé ou le passé de leur

à Saint-Antonin ? Alors

se

rap,

JOUi PARTOUT,,,

leur

quelques pro¬

Lubat

:

.

musicale"

Lubat

jazz-rap, parce qu'il y a une
parenté...
Est-ce qu'il y aura des
groupes de Saint-Antonin, un "fes¬

LA CULTURE Si

Démarche originale que
Moyen Age 1 qui prend
la parole du côté d'Agen après
avoir ressenti, dès 19 8 9,
"le
Rep

celle de

sectarisme et la centralisation

une passe¬

qui vient
dimanche, c'est-à-dire une passe¬
vers

blèmes musicaux

tout

débat !

avec un

Massilia, c'est aussi

Cortetas...

les Occitans...
Corses

( "et les

?'

interrompD. Cachou
rigolard)... laisse-moi parler !
["et les Lorrains? ") Tu vois,
c'est Ç?
le problème :
avec ces gens-là,
j 'arrive jamais
à finir ma phrase ! "
(DS)

Corteta,.,

Tabou

D'une cliente à la buvette du

festival

:

"Les Fabulons

Troubadors, c'est génial ! Moi

j'aime bien Claude Sicre, tu vois,
mais je préfère Dr. Cachou, il es
vachement plus mignon..."

s

' adressant

,

à 1'

du MSS,
un

des

"l'Occitan,
grave si tu te

"Movenagel":
c

'est pas

trompes :si tu te trompes,
tu

dis que tu viens de
1 ' inventer J "

(DS)

�Saint Antonin

linha

Noble Va!

5

imaginot

"D

jjwA&amp;À/fJL
Une fois de

plus, grâce à notre ami Claude

qui était directeur artistique du festival
"Délivrance" de Saint Antonin-Noblevai, le
r-\-fvN/ A jÍ/"v rf

COCAB

en

Ui
rty,
(Dominique Sartiicu,
Gaudet et moi) a réussi son pari a'e faire,

direct du festival, en

Daily-Vrance", plutôt
les organisateurs
a
Je
/comme une apologie de leur
c

attendu par

fait tombé comme une
armoire normande en pleine prestation
des petits Chanteurs à la Croix de Bois.
En effet le cuisto a failli nous lyncher.
Insultes à la buvette. René (un des orga¬
nisateurs) ne nous a pas salué et Chantai
s'est pris une grande claque dans le dos
en guise de remerciement pour trois
jours de travail, sans dormir, à zéro
travail, est

en

franc de l'heure.
C'est

toujours pareil ! On vous
un journal. Donc de
voir, de comprendre de donner votre
avis, de promulguer des idées diffé-

demande de faire

,,,0'APRès c/A/f foie os
GtAVoe
rentes et si les

avis retranscrits

journal en

quelque 70 heures.

ou

1

ivr

'i nuiin

cette charmante commune, un

ut
a

3

cr
-1

CD

&lt;5
43
4^

JL

Sicre

Oiivia

v

jcjcudt#**1-

i

ne

correspondent pas à ceux des organisa¬
teurs, ces derniers se sentent agressés et
non interpellés par une critique, donc,
déjà, par le respect et l'intérêt que l'on
leur porte, par l'ouverture d'un débat de
plus et, par conséquent, d'un nouveau
des nombreux moyens de faire avancer
leur festival (dont je voudrais rappeler
que Claude Sicrc était le directeur artis¬
tique) (et qu'il, c'est vrai, n'a pas arrêté
de leur en foutre plein la gueule). Et

ces mêmes qui attaquent les
grands médias, sur de grandes générali¬
tés politiques, les accusant de masquer
la vérité, ou de faire l'éloge d'une idée
politique et pas d'une autre. De deux
choses l'une, collègues, soit vous com¬
mandez un dépliant publicitaire sur
votre festival (présenté comme un jour¬
nal, par exemple) que n'importe quelle
imprimerie se fera le plaisir de vous
produire pour la modique somme d'au
moins cinq mille francs, ou soit un jour¬
nal d'opi-gnons, gratos, dans lequel
nous ferons simplement notre travail, le
plus honnêtement possible, en mettant

c'est

en

valeur des propos

différents.

Mis à part ceci, ce festival (dont je
tiens à souligner que Claude Sicre était

artistique) était d'une gran¬
qualité, généreux et riche en
moments forts, la grande descente de
l'Aveyron en radeau par exemple
(fabrication maison) (comme quoi,
même avec peu de moyens il est tou¬
jours possible de faire des choses fabu¬
leuses) organisé par les Flibustiers de la
Linha Imaginòt (dont je salue le coura¬
ge au passage), ces "Massillia Sound
System" toujours égaux à eux-même
(gueulards, voyous et ouverts d'esprit à
plaisir) (... !), la Compagnie Lubat, Lo
Jaç, un journal d'une rare qualité (... !)
(ricanements), en bref, une programa-

thique (c'est là qu'on se rend compte
que Claude Sicre était le directeur artis¬
tique du festival) dont l'ensemble fut
sans

arrêt ramené à la réalité et aux pro¬

quotidien comme l'a bien

blèmes du

montré cette mise-en-scène où des

pêcheurs revendiquaient leur cause face
à l'irrespect des gens (touristes et
autres) vis-à-vis de leur manière de
vivre (tout ceci en pleine descente du
neuve, entre la découverte d'une taren¬
telle calabraise d'un Vitalone

déchaîné

,„OcA(/ûf Sr'CRt, DrRtCTBUR ARTfSTfQUe OU

FiSTfUAU
plein milieu des rochers et d'une
joueuse de flûte cachée dans les arbres)
(il faut bien reconnaître que cette idée
géniale est une idée de Claude Sicre,
directeur artistique de ce festival). Un
festival remarquable, donc, puisque
nourri de la pluralité de travaux,
d'expériences et de cultures et puisque
en

la

qualité de directeur artistique reve¬

nait à Claude Sicre.

le directeur

Frédéric Ducom

de

tion musicale novatrice et fort sympa¬

-O

PS

Si

:

vous,

mettons,

organisez un

des fois, vous n'auriez
de directeur artistique, passez un
mot au journal, on en connaît un...
festival et que,
pas

PS

:

Et si, comme ça, vous

besoin d'un

aviez

journal, pour votre festival,

faut voir...
Article paru dans le "PAYS DE COCAB",
bulletin du Comité d'Organisation
du Carnaval d'Arnaud Bernard
16

rue

de Toul 31000 Toulouse.
Tél

:

62 27 03 46

�^

—^
IMAGINOT

w

©
L_

-Q

A

LINHA

h

c&gt;

,

feA

sam,
Le

AirtorajéWé

premier festival de St Antonin Noble Val
fut intéressant à plus d'un titre, et en
particulier sur la question de l'organisation
et de la tactique anticentraliste.

effet, l'organisation était
basée sur deux entités, chacune

iN

s

IH

1 «/ayant d'ailleurs apporté
titre

son

festival ( "Les berges
en
fête " et "Délivrance "):
D'une part une association locale,
Kaléidoscope 82, qui anime St Anto¬
nin depuis quelques années avec des
concerts, carnavals, expositions,
etc... et qui commençait à se poser
des questions sur la façon de conce¬
propre

au

-

voir

une

Antonin

animation culturelle à Stréel

impact.
D'autre part Claude Sicre (1EO
Musica) qui, en tant que résident sai¬
sonnier de la commune, a accepté de
prendre en charge la direction artis¬
tique du festival, pour faire enfin un
avec un

-

festival

et une réelle

décentralisation

contraire. Et Chantai

journal du festival
(Lou Sant Antonin
Daily Vrance ) en
remarquant un déca¬
lage entre le discours

Û UA/E PART UA/E ASSOC/AT/OA/..
D'AUTRE PART...

Uzeste, Larrazet
se sont

fait

sans

ou

Germ-Louron

'l'IEO Musica. Les

un supplément de
rcflcxion qui a permis aux acteurs
locaux d'affiner leur action et leur

devrait permettre une

qu'apporter

stratégie

en fonction
cheminement.
Tel n'est pas

de leur propre

le cas de Saint-Anto¬

nin où il y a eu un apport conséquent
d'acteurs de l'extérieur et en particu¬
Des Arnaud-Bernardiens tra
eux avec

des habi

-

-

sur

réfiexion

sur

le

rapport entre deux lieux (1). Alain
Daziron n'a pas

manqué de la déve¬
lopper et a fort justement avancé
qu'il ne peut y avoir de métissage
entre de telles entités, mais plutôt une
dualité. Chaque individu a lui bien
sûr la possibilité de trouver son
propre équilibre entre des identités
locales différentes.
Si

un

conflits

tudes

-

Larrazet à l'automne 1993

saines

"vrai" festival est
comme

sujet à

le dit Claude

Sicre,

les conflits

qui peuvent apparaître
risquent de ne pas être ceux qui
étaient attendus mais plutôt du type

ET DES AUTRES.,.

ti, responsable local, et
Claude Sicre, a bien mis en évidence

jamais exporté).
L'échec des entreprises touiou

théoriciens anticentralisles n'ont fait

.DfSCUSSfOA/ PERMAA/EATTE
SUR CE RESPECT DES UA/S

Un débat entre René Bonet-

/

et la réalité.

vaillant entre

respect des uns et des autres.

EA/TfTÉS

(voir le Trait
qui ne s'est

~

Quelles ont été les réelles modalités
de collaboration ? Il n'est pas sûr
qu'elles aient été clairement

le

d'Union de Larrazet

DEUX
~

lier d'Arnaud-Bernard.

discussion permanente sur

deux lieux différents

a

d'ailleurs lancé le débat dans le

culturelle à St-Antonin.

définies. Il y eut en tout cas

Marty

Saint Antonin contre Toulouse, et

d'Arnaud-Bernardiens, et

un

l'on voit que
alors faussée.

la problématique est

Espérons donc que le second festi¬
val de Saint Antonin permette de

langage Arnaud-Bernardien qui
apparaît par exemple dans le journal
réalisé essentiellement par des Tou¬
lousains, ce n'est pas l'idéal pour un

acteurs locaux

(un vrai

festival de Saint Antonin. Il n'est pas

des

peut que prendre en comp¬
lieu, le foyer récep¬

surprenant qu'une polémique soit

actions différentes dimensions

te l'identité du

née à propos

sociales

pédagogie culturelle, sociale,
intergéncration ; les conflits néces¬

nal

saires etc...), autre

chose est de savoir
QUI le fait. Ce n'est pas le situation-

rie anticentraliste

niste Claude Sicre

peut pas faire le même journal dans

l'IEO Musi¬
leçons" même si
l'objectif.

l'impression laissée
ca

de "donneur de

ce

n'était pas

En

effet,

une

par

chose est la théorie de

la décentralisation culturelle

festival

ne

teur ;

qui pourra dire le

ce jour¬

d'un article de
qui concernait justement des

acteurs de Saint Antonin. Car la théo¬

viteur

en

tout

(celle de votre ser¬
cas) dit aussi qu'on ne

équilibre, et que les
grossissent les rangs
anticentralistes intégrant à leurs

trouver un

et

culturelles.
Jean-Marc

Buge

( 1) Et on en revient toujours à Larrazet,
innovateur, et encore capitale en 1994.

�Saint Antonin

unh/

Noble Val

Massilia, Lubat ,Sicre,
Quête de communauté

Ce n'est pas d'aujourd'hui que je les

en

lia, de la Compagnie et enfin de Clau¬
de Sicre à St-Antonin, dans le cadre du
Festival "les

Berges en Fête", me suggère
qui suivent. Disons que le lieu
qui m'appartient un peu depuis longtemps, a
favorisé des reflexions générales que je ne
veux centrer que sur un thème : la commu¬
nauté. Plus que tout autre artiste, le musicien
les remarques

besoin de

a

se

sentir membre d'une

nauté vivante. Avec
Avec

ou

contre un

ou

contre

le

commu¬

public.

ordre établi, etc. Avec

ou

parmi les arts, la musique
l'originalité suivante :
elle devient souvent seconde quand elle
accompagne une messe, un Film, une pièce
de théâtre ou quand elle fait danser si bien
que certains la casèrent pour accompagner
dans son geste... le client du supermarché
(est-ce alors de la musique ?).
Bref, j'ai constaté trois types de quête com¬
contre
me

son

art

car

semble dotée de

munautaire.

sert

le pastagas aux

l'hostie

aux

premiers
pratiquants.

ne

on

ne

de l'ONU

comme

appartient aussi. Je

Il continue

pour Jérusalem ou Sarajevo. Chaque époque
suscite dans la jeunesse une aspiration à une
nouvelle communauté

religieuse. Notre
époque stimule encore plus ce besoin par la
perte de repères qu'elle provoque. L'affron¬
tement entre athéisme et
religion se double
d'un afrontement aussi important au sein des
religions, 'foute religion délimite les camps
et produit ses symboles. Massilia
Sound
System porte parfaitement son nom. Massi lia pour dire Marseille contre Paris. System
qui, au-delà du sens musical affirme un
choix. Sound puisque par lu musique avance
leur action, passe leur message, se gagnent
des adeptes. Dans une telle démarche, l'ave¬
nir se peuple de succès. Le passé comme
l'enfance méritent d'être oubliés.

développement de chacun soit la condition
du libre développement de tous" ? comme le
rêvait Marx) restera un juste rêve politique
si on dissocie égalité des hommes et institu¬
tions sociales. Continuer à construire les
cabanes de l'enfance ni
ni

comme

comme

lieux de

institutions modèles mais

des stimulants

au

désordre. Ce que

repli

comme

joue la

musique de Lubat.
Sicre
en

me sou¬

quête de communauté
culturelle

une

mon

opération. Là-bas c'est

aujourd'hui). Contre les "conserva¬

politique

une

Lubat inverse la démarche clas¬

sique

en

la matière.

Toutes les communautés des

égaux qui tentèrent l'aventure à
travers l'histoire partirent de
l'Idée pour investir un lieu (des utopistes
partant vers les USA en 1840, ou se repliant
vers

les campagnes
en

françaises qu'ils décou¬

68) Lubat

au

contraire revient

dans le lieu

qu'il peut le mieux maîtriser
(Uzestc) pour y construire une communauté
à l'égalité incertaine (l'époque s'y prêtant
peu, nous assurent les conseillers en décom¬
munication
dant à

et

la

mort

au cours

de

sa

conférence-concert

(le titre de son intervention le dit bien, le
concert jouant le concret). La théorie pour
donner une dimension large à une pratique
la pratique pour justifier une théorie. La
pratique des musiciens à travers la géogra¬
phie et l'histoire de la théorie d'une France

et

communauté

le "souci" de l'égalité que je
sens dans sa musique et sa vision du monde.
De la musique populaire à la musique savan¬
te (la musique sacrée pouvant servir dans les
deux cas). Or la communauté des égaux,
aujourd'hui plus que jamais, fait figure
d'utopie ridicule : elle tuerait l'homme sous
le prétexte de l'intérêt commun. Sauf que

vraient

Sicre

balança naturellement entre théorie et pra¬
tique pour tenter d'unir en les dépassant les
deux communautés culturelles précédentes

Dans la polémique
la réconciuat/on /

avec

l'hostie

certains le demandent

égaux (com¬

association où le libre

une

perdre"

aux pratiquants

der à

contrôle

ou

l/olonté hargneuse...
t/olonté généreuse...

premiers rangs,

passe sous

l'axe "gagner

(vers 1982) : "Depuis que je
suis né, j'ai jamais réussi à gagner mon
pari. Jamais. Et si lui [son fils Bernard]
reçoit un coup sur le paletot c'est rapport à

il faudrait dans cet¬

optique deman¬
ce que la ville

nous

Jean-Paul Damaggio

émission télé

surtout

rangs comme

comme

sur

vient d'Alban Lubat déclarant dans

le pastaga aux

te

situer

perdre

que

Indépendante,

seille

pas se

"créer

à moins de reconnaître, contre les gagneurs,

teurs" il faut construire

lise pas là un reproche, toute reli¬
gion n'étant pas à mes yeux négative.
Gagner des adeptes c'est compter les lieux
où le Massilia pourra mettre le oaï.
Plutôt que Mar
Qu'on

quête de communauté
politique

des conservateurs..." (ce Là-bas n'a pas
besoin d'être précisé puisqu'il est partout

Massilia,
quête de communauté
religieuse

Au début les "fans" arrivent et à la fin

ment

La musique de Lubat m'a toujours semblé
parfaitement anti-cléricale au sens large.
Volonté hargneuse de déranger tous les
ordres et particulièrement l'ordre créé par sa
musique. Volonté généreuse de s'accaparer
tous les ordres et plus particulièrement ceux
par lesquels est passée sa musique. Surtout,

ça.

Le

en

par

dilemne de la communauté des

Lubat,

écoute, mais l'intervention de Massa-

i

IMAGINOT

sociale d'Uzeste

ten¬

leur donner raison).

La volonté
égalitaire se retrouve aussi dans la commu¬
nauté religieuse : les moines se situant égaux
non pas tant dans leur obéissance à Dieu que
dans le don d'eux-meme qu'ils font volontai¬
rement au dieu en question. Seulement cette
égalité s'écarte vite de son principe car en
fait chacun devient esclave de tous, au lieu
de tous devenir libérateurs de chacun. Le

musique car traversée par deux cou¬
la cité méprisant les champs, le désir
politique français méprisant la verrue cultu¬
sans

pures :

relle occitane. La communauté chère à Sicre
serait culturelle dans le

sens

où les affronte¬

politiques, sociaux, économiques,
passeraient au second plan le soir des repas
de quartier, où chacun apprendrait à recon¬
naître l'essentiel, à savoir le rythme nous fai¬
ments

sant

exister tour à tour

avec

et contre

l'autre.

Il

plaide pour la réconciliation dans la polé¬
mique. Réconciliation en faisant jouer une
fanfare de village avant le spectacle jazzcogne de la Compagnie Lubat. Polémique
en dénonçant férocement une France "com¬
plètement émasculée par le centralisme "
comme

aurait dit Lxon Cladel. Partir du ges¬

le

plus simple de la vie (faire la vaisselle)
pour entendre la complexité du monde et le
respect de tous. Continuer une "enfance
joyeuse et libre", comme celle de Donald
te

Duck affrontant victorieusement Tintin.

Je le

rappelle,

ees

réflexions étaient juste

saint-antoninoises.
J-P

Damaggio

16 août 1994

�Germ

8lìnha

Louron

lAAAGiNOT

a

3èm£ festh/al

(65)
ge

oe

d'uttu té publ/que
Quand Vitinérance du festival de Germ-tares avec Jean"
y

Louron

,

.

s

ri,

y-Y

t

Marc Clamens

7

.

bivouaque a bt Lalixte, Le
savant, le populaire, le sacré font

avant
ver

Le rétable resplendit de ses dorures,
Saint Calixte

perché

sur son

che¬

val, l'épée à la main, semble avoir
retrouvé sa raison, ce soir, il accueille
Bernard Manciet, l'homme de Sabres,
le

poète gascon international pour les
prémices d'une création où, poète et
musicien travaillent

haut de la

se

retrou¬

le chemin

des

bombance.

lore. En cette

de

sur

sur

l'établi du folk¬

chapelle perchée tout

vallée, dans

ce

Christian Vieussens

chorus acérés, de silences d'or. Le
au

dessus de tout soup-song

jazz

résonne

gitans en com¬
pagnie de l'indien

dans la nuit du Louron. Voilà, Germ-

Ravi. A Louden

ciel ouvert, des fouilles ont été mises

vielle, le trio de jazz de Laurent
Marc rencontre les treres
se,

Corneloup se joue à coups de hanches,
prises de bec, de messages aérés, de

de

Espinas-

-

Louron est

^

sur

la voix, le chantier est à

^ Qçççyg

au

jQf/jr

soup~song,„

cornemusiers de la tradition

avanl-gardisle. Le grand bal de la
Vallée (à Bordères) est sous haute tension (les Louronnais sont en lutte contre
EDF qui veut imposer une T.H.T de

jour le jour, il
cc

y a

du travail à faire dans

lieu. Travail ? Vous

avez

dit travail ?

Oui, l'agri-culturel est une bonne céréa-

en

bout du monde,

slappe

sur ses

Oûtes, impose le silence qui oblige
l'écoute. Travail

sur

les

énergies et

sur

force des mélodies, la voix lance
rock

auditif,

la

son

qui roule, qui enfle, qui
jusans salés atlantiques.
Le parler noir de Manciet éclabousse,
explose la lumière, se répand sur la grè¬
ve musicale, sur son alezan, le saint
est à
l'écoute, le nombreux public aussi,
langue de réserve sans réserves, langue
mairalc pour flûte d'air... Le silence cou¬
le en torrents, nuit louronnaise, blues
rural porteur, ventre en gésine, "Toi,
mortel... sois insolent de fleurs", free
foie song en "caresses de terreur", jazz à
bout de souffle, pourquoi pas?
De villages en villages, les spectacles
changent mais l'esprit des rencontres
son

s'offre tels des

us

ĺouronnaís

lutte contre
reste le

L'itinérance d'un festival

sont en

400 000

volts) fait swinguer vvith
François
Parisi, Lo Jaç, les Femmouzes
T, Loris Capelli et sa chanteu¬
les accordéons de

60F

même, la voix, les cordes, les

accordéons résonnent musette tout le

long du festival. Qu'elle soit basque
avec Benat
Achiary, raga indienne avec
Ravi Prasad ou bigourdanne avec
Edmond Duplan, la voix retourne les
champs et enchante. Bien dans ses
cordes Pedro Soler fait un duo de gui-

-

Germ Louron du 25

Photo

Final à Gcnos, à la tour du 12cmc
siècle, sémaphore essentiel, phare de la
vallée. Là, "les Bouilleurs de Sons" et
se...

:

au

29

juillet.

Patricia Boissier/ Agence A+

le pour peu

qu'on l'aide à se réfléchir
("il faut payer, payer, payer...." chantent
les Femmouzes T). Cette année, les poli¬
tiques avaient des oursins dans les
poches, mais bon, ça pourrait être dans
les oreilles...

leur laboratoire vocal-chimiste

polyrythmique jouent la mazurka et la biguinc.

Un Uzcstc de folie souffle

"Puyo" et, alors
rent les

que

sur

la

les flammes dévo¬
Kassap-

vieilles pierres, le duo

Jacme Gaudas

�LINHA

9

Uzeste
IMAGINOT

I&gt;i90OlïWe
A Aurillac, en Avril dernier introduisant

comme

aujourd'hui un concert de la Linha Imaginât
j'ai parlé à Gerbert d'Aurillac, Pape de l'An Mil et
pensée fondatrice de ia Chrétienté médiévale.
A cette

A Uzeste, je parle à Bertrand de

Goth, fondateur de la papauté

d'Avignon, grande figure de son
temps. Je m'adresse à lui pour ne pas
déchoir, pour ne pas perdre de vue la
perspective historique.A Uzeste, l'esprit
de Bertrand de Goth veille, et porte des
jugements sur l'ordre du mondeMontesquieu, quatre siècles plus tard,
regardait de La
Brèdeavecl'ironie

qui convient

les

moeurs

de

Deux siècles

aléas de l'histoire et le centralisme fran¬

çais

décidèrent autrement. Mais la
preuve était faite.
Du Bartas, c'est la vision du Tout sans
limite. Dieu et le Cosmos d'un seul
en

tenant.

,

Rien

ne

Montesquieu, deux
après Bertrand de Goth, Mon¬
taigne...
Montaigne... Tout cela. Et plus enco¬
avant

immobile.

dans

réalise dans

s'invente. Loi du

réglé d'avance,
Baroque. La loi

du monde et de l'humanité.

Montaigne, c'est la mise en cause des
idéologiques, des héri¬

constructions

tages de la culture des systèmes et des
civilisations....
ma

vérité. Et

ma

temps, les armées qu'on disait
gasconnes, parce qu'on ne savait pas
alors dire occitanes, victorieuses après
trente ans de guerres

faire, ainsi pense le Baroque.

dites de Religion,
mais qu'on pourrait plus légitimement
dire guerres occitanes, portaient sur le

vérité

l'idéa¬

le Vérité.

La vérité n'est pas

donnée, elle est à

lumière de du Bartas, publiant sa
Semaine en 1578 et de Montaigne

publiant

farouche.

d'Albret, reine de Navarre. Explosion
de vitalité, et surtout aube d'une nou¬
velle ère de la Raison humaine. La

tout

ses

à coup

Essais

en

1581, illumina

l'Europe entière.
L'armagnacais et le périgourdin
déchaînaient l'une des plus radicales
révolutions de la pensée, la révolu tion du Baroque.

grand moment

environnantes

:

Antoine de Bertrand

originaire

Il faut bien appeler du nom d'Occitanie des cohérences aussi évidentes.
*

Il est certain

qu'une Occitanie gémis¬

sante, une Occitanie-qui-revendiaue
n'intéresse personne, pas même ses
habitants... Seul un puissant message
universel peut la justifier.
Le raz-de-marée qu'ont représenté

Montaigne et du Bartas dans la littéra¬
ture européenne s'est reproduit
vingt
ans
plus tard dans le domaine pictural
avec le
passage en Italie du Caravage.
Signe d'une attente générale. Pouvons-

Au même moment, un

poète occitan,
Auger Galhard, à Montauban, se pro¬
duisait sous les masques divers d'un
burlesque terriblement émouvant,
n'existant que par le visage qu'il don¬
nait à voir à son public éclairé : l'un des
plus grands burlesques de tous les
temps. Le plus fragile et le plus

trône de France le fils de Jeanne

sont des

explosif de l'Occitanie ressuscitée, un
musicien, qui fut parmi les plus nova¬
teurs, ouvre les voies dans lesquelles
s'engagera le génie baroque des nations

des environs d'Aurillac.

parole et toute
l'acte,
l'énigme du futur conquis
se

est le seul chemin v ers la Vérité :

son

ce

créature

de haute lutte.

tout

Pour confirmer

travaillait à Toulouse. Il était

Le doute fonde

re.

reste

le Galhard de l'An 2000. Parce que ces

Toute chose est

Rien n'est

siècles

En

voix d'avenir.

«

Persan les maîtres de l'Occident, et
dénouait l'écheveau de leurs Lois.

Bartas, le Montaigne et

voix, qui semblent éraillées,

rst a rafrr,,,

contemporains, jugeait en

entendre le du

tête de la conscience occidentale. Les

...la i/ERfTE aresr
pfig ooa/a/fr, £u£

ses

date, l'Occitanie donnait la

qu'elle était capable, comme au
temps des troubadours, de prendre la
preuve

L'homme

GcofTAm QUÎ
Rei/euofQt/e /v'//vréR£S3f
...t/Ne

PBRSome...
croire, pouvons-nous espérer que
l'Occitanie soit aujourd'hui capable

nous

d'une intervention
est à

refaire de fonds

en

comble, dit Auger, de sa voix râpeuse et
inlassable.

messaae.

On veut

synchrone des

moment ?

Les circonstances sont bien diffé
rentes. Les

Notre fin de siècle et de millénaire
attend le même

besoins vitaux du

formes

ne

mêmes...
Mais

nous

pouvons

-

sauraient être les

réfléchir.

�LINHA

^r

o
o

10

Uzeste
IMAGINOT

_q

|A
OO

O:
Z

On

ne

rantes,

compte pas les oeuvres fulgu¬
dans la Renaissance littéraire

occitane
surtout

depuis un siècle et demi, et
dans le dernier demi-siècle.

Admirable

expression d'un peuple

en

situation de double appartenance :
membre à part entière de la communau-

mique ainsi

que

des relations interindi¬

A

l'opposé, Max Allier use de langue
d'un prospecteur de la dyna¬
mique sociale : le cosmos, pour lui,

comme

constitue la caisse de résonance de

l'époque

que nous

vivons, des drames

de notre siècle. Allier
dresse

,.SEULE UNE LANGUE PROJETTE
LE PRÉSENT D'UNE C/U/LLSAT/ON

française à laquelle il a donné le
lui-même, d'une part. Et
d'autre part héraut d'une tradition cul¬
turelle occitane qui, à plusieurs
époques, a iiiuminé ie monde.
Le poèie catalan Guineisind Goimla
appela ce peuple Lucifer, le porteur de
meilleur de

un

théâtre du

monde, où

se

rêves et de

nos erreurs.

joue la tra¬
gédie de l'homme, où se
plaide le procès de nos

UERS UN EUTUR UNLTA/RE,,
té

construction au Cosmos de l'expé¬
scientifique, parce qu'il le
contient mythiquement, en toute hypo¬
thèse. La Critique, productrice d'idées,
franchit les frontières, ignore les écrans
linguistiques, par le langage de tous les
pays. La Critique est immédiatement
traductible, alors que les oeuvres ellesmêmes le sont beaucoup moins.
Il faut que les musiciens et les
peintres, les cinéastes et les choré graphes, les philosophes et les histo¬
riens, les animateurs et les politiques
par

rience

viduelles.

Trait d'union entre

ces

deux

pôles

extrêmes, Max Rouquette embrasse
toute la réalité des êtres et des choses,
dans

vision

ĹA CRfTr'GUE

D7DÉES...

cosmique, dont ia
iangue devient i'âme active : champ
infini d'une pat oie directe et précise.
Langue en liberté.
Ces auteurs, avec une exceptionnelle
puissance, mettent en évidence le rôle
déterminant de la langue, seule capable
de jeter les bases d'une culture couvrant

s'emparent de ces idées et les fassent
leurs, les fassent fructifier, en déduisent
des pensées et des actions qui pénètrent
dans les esprits et dans les coeurs de
tout un peuple, et rayonnent dans les

la totalité de l'activité humaine

une

échanaes interculturels, embrasent les

des civilisations.

langue organise ce qu'on pourrait nom¬

Diagnostic de l'Occitanie contempo¬
raine, confrontée à l'angoisse des
peuples du monde...
René Nelli, Max Rouquette, Max

mer

foyers de jeunesse, se propagent audelà des frontières, prennent place dans
l'aventure intellectuelle de notre temps,

lumière.
Mais tous les auteurs, toutes les
oeuvres,

même les plus grandes, n'ont

pas la même actualité.
Mistral appartient à un
En
te

revanche, la n
Fourès

lence
Ce

oix

monde révolu.

une

:

PRODUCTRfCE

coléreuse d'Augus¬

s'est pas

éteinte : sa viru¬
parvient jusqu'à nous.
poète du XIXe siècle se dévoue
ne

tout entier à son

rôle de redresseur de

qui juge sans a-priori des choses
décortique avec les mots
de tous les jours et conclut dans le sens
de la morale la plus inflexible et la plus
solidaire. A travers ce juste parmi les
justes, le vent du siècle s'empare des
coeurs, et décape les rouages d'une
société. Poète citoyen, sa langue s'affir¬
me langue de la démocratie absolue.
Qu'est-ce qu'écrire en langue d'Oc ?
A la problématique de Fourès, trois
torts,

de la vie, les

auteurs nés au

début de

ce

siècle don¬

nent des

réponses complémentaires et
exhaustives : trois conceptions de la
fonction des langues, comme moteur
le "cosmos culturel", elle en struc¬

l'unité. Seule une langue projette le
présent d'une civilisation vers un futur
ture

*

Allier, fondateurs de la modernité litté¬

Tel est le message que

raire occitane.
Le

premier, René Nelli, a fait de la
langue d'Oc l'instrument d'une intros¬
pection, dans laquelle il retrouverait
subtilement le reflet d'une réalité

cos¬

s'incorpore

au cerveau

de l'humanité.

unitaire.

ce comme une

Il est de la

Les musiciens de la Linha

l'Occitanie lan¬

bouteille à la

mer.

plus haute importance que
la critique se saisisse de ces grandes
oeuvres, qui présentent la culture com¬
me "cosmos" de l'esprit, identifiable

Imaginòt
pris la route, en éclaireurs.
Pour la première fois un front musical

ont

occitan, de Nice à Bordeaux, rend tan¬
gible l'unité de destin d'une culture.
Evénement

historique.

�Uzeste

MUSÌCa!

z

l'nha

11

IMAGINOT

&lt;5
Gn
CD

~o

lôT
_i

3

cr

(Discoursd'Uzeste -suite-)

—&gt;

Dans les arts

plastiques, une structure
comparable est en place depuis vingtcinq ans, la Mòstra del Larzac. Elle a été
le témoin d'un renouveau artistique du
Sud. Elle

a

mis

en

lumière les articula¬

tions tendancielles de l'art occitan

CD

LA PAROLE
DVZESTE

z&gt;
&lt;o
-i^

contemporain. Elle continue de déceler
les courants créateurs dans les jeunes
générations. Ce serait revenir en arrière,
qu'agir sans référer à ses acquis. On
peut aller plus loin, mais à partir d'elle.
Il importe que la Linha Imaginòt et la
Mòstra del Larzac
comme

se

reconnaissent

les deux faces de la même

médaille, et prennent sens par la réci¬
procité et la solidarité des buts, se
situant au même niveau et se garantis¬
sant mutuellement contre la récupéra¬
tion centraliste.
Ma dernière remarque portera sur
Boudou et Manciet. Ce sont les deux

auteurs, dans leur
l'écriture est la

génération, dont
plus novatrice, la plus

avancée dans l'ordre de la

modernité, la

plus parfaitement originale, donnant

en

outre de la communauté humaine l'ima¬
Photo

ge

:

Patricia Boissier/

la plus riche, la plus essentielle,

offrant à la littérature universelle

l'exemple d'un langage libre de tout

Ah, ie 17ème î IÌ restera
doute

sans aucun

mique... Boudou doit être mis quelque
part entre Kafka et Faulkner ; quant à

Uzeste musical n'a jamais tant

la souveraine incarnation

l'Enterrement à Sabres

qui fait de

une

somme,

à

laquelle rien n'est étranger et qui par la
vertu d'une langue singulière sauve tout
ce
qui doit être sauvé, tout ce qui régé¬
nère le vivant, à partir d'une mort juste¬
ment

assumée.

Il

n'y a pas de vérité plus profonde,
plus éternelle. C'est notre manière
d'être au monde, quel que soit le siècle,
et, par conséquent, je dis à notre Ber¬

parlé, causé,
gueulé, engueulé, tchaché, polémiqué, discouré,
déblatéré, susurré, supputé, jazzé, imaginoté que
cette

Goth, mort et vivant

:

soit

content !

année.

J inauguration (16 août) donne

I

droit à la
tinilû

î

parole. Lubat le poli-

/M l Q

iivjuv/ juuv/

Félix-Marcel Castan
5 Août 1994

frt

T les ont bien fait danser

i~i 11 a.

(lire

rap).
niti

einvit

la nirnnnlp.

M"*

de presse

chées ont été
de la

Los Pinhadars sont

santes, les

au

prises de position assez tran¬
émises, le projet artistique
Compagnie semble enfin être pris

rence
aux

sérieux.
sous

la présidence de

année

sur

le banc d'Al ban,

,,,%/AMAfS DAfl/S LA RÊTfLO"
RfSQL/E Ù/RATLEA/A/E ÚASTAA/
A/'A ÉTÉ Al/TAA/7 PRÉSEA/T,,.

marqué
pierre d'Oc, jamais dans la
réthorisque Lubatienne, Castan
n'a été autant présent. Une tribu¬
ne dans la tribu d'Uzeste prend
corps,
"Lubat père et fils" s'est reconstitué,
c'est bon pour le devenir du pays. Faut
voir le nombre de mômes présents cette

d'une

sur

,

17ème,

Bernard Manciet est

comol de vin, Bertrand !

&lt;Ai iioLicjuc,

o

en

(17 août), annonçant
journalistes têtes de TUC qu'Uzeste dérangera encore est la photo d'un
lubapteme ludique : devant l'Estaminet,

Ce

Ton got es

«-»

i

rti

mouzes

T 'onpm.eu.'inn

11

c'est pas nouveau mais cette année les
interventions des élus furent intéres¬

-

trand de

comme

le festival des lumières.

formalisme, de toute tentation acadé¬

Manciet, Uzeste est à même de méditer

Agence A+

le chantier... et les Fem

-

à leurs

côtés, les Femmouzes T, Ber¬

nard et Louis Lubat et, dans l'encadre¬
ment de la

porte, Marie est lumineuse.

Christian Vieusscns et le sifflcur
Michel

basque
Etchccopar se joignent à la pas-

�^r

12

o
o

_Q

o

Uzeste
IMAGINOT

,

u
8-

LiNHA

Cortetas...

saction d'amour, le Sauternes est vrairnent bon. Alban est aussi sous son

chapiteau, où Bernard s'assit très
vent à la

sou¬

Vieux

Kenny Clarke, là avec les Last Poets,
ces grands-pères du
rap, ici avec les
jazzmen sauvages type Le Lann,
Bourrée, Comeloup, Kassap, plus loin

"Ecouter les vieux est

.

acte

batterie, laissant intervenir

Cortetas...

quotidien,

un

pas un acte

culturel ! "

répondit Alain
uzestois qui
parlait de la nécessité, pour
fonder une nouvelle politique
culturelle, d ' être à 1 ' écoute
des anciens (et voilà, j ' ai pas
fait de répétition). Ceci se
passait après le débat avec la
C. G. T. Cette phrase nous semble
d ' une grande portée, et pourrait
servir sur d ' autres
sujets.
Améditer.(C.S,)
Daziron à

un

.

Last Poers.
GRAMDS-PèReS

ces

ou

rap...

avec

les Pinliadars, là-bas au

cours

du

"concert

fameux", grand match
d'improvisation libre où, les Portai,
Di Donato, Achiary, Globokar, Prigent, Schevder jouent avec l'équipe
locale. Au lavoir, Laure Duthilleul
met en eau

Uzeste

papier

Pas le

temps de faire un
94. Des débats

sur Uzeste

le "Guernica" de Man-

Alain Daziron

(Larrazet) les entre¬
d'identité, d'apparte¬

communale, alors bien sûr, il y
du monde, mais très peu de gens du

nance

rendez-vous

a

approdondir la question. (C.S. )

village, même Monsieur le Maire est
arrivé à la fin (ce qui fait mettre Lubat
en colère légitime), "...les anciens
c'est bientôt nous, faut y réfléchir...".

"

exposé sur la décentralisa¬
polarité, la
multiplicité des Capitales. "La syn¬
thèse doit se faire dans les grandes
métropoles qui sont les seules
capables de s'opposer, de dialoguer
d'égal à égal avec Paris, Milan, Bar¬
Imaginot du soir

au

sommet,

sera

déchaîné,

un

les tchacheurs d'Arnaud-Bernard

affûtés, les Femmouzes T appliquées,
Dédé Minvielle

En

.

plein dans De

été

jour gauliste"

ou sera un

dixit lui-même. Une certaine
idée de la France

qui s ' est
imposée à 1 ' histoire. Je dirais
de même

:

"Tout le monde

sera un

jour castanien". Une autre idée
de la France,

pascontradictoire,
mai scomplémentaire.
Et

incontournable.

L'expérience nous le prouve
tous les jours. Parti pris.
(C.S.)
Setmana

.

David Grosclaude,

éminent spécialiste des médias

occitans, lance le premier

J'

de la bouche d '

une nana :

aimerais voir Lubat

j ouer

LastPoets

:

1'

dialextes et

un

11 occasion était

belle. De faire

setmena"

un

.

en

8 pages en tous

français,

pour

abonnement de 350 F par an.

L'objectif est de 1000 abonnés.
On ne peut que souhaiter bonne
chance à cette entreprise qui,
pour réussir, devra dépasser le

débat. Sur

discours de 1 ' occitanisme

Amérique .Les Black Panthers

traditionnel.(J-MB)

un

Uzesta refleccions

the

terrible.
Ange B
The Last Poets inspirés,

Un Claude Sicre

De Gaulle

Gaulle. "Tout le monde est, a

Leterrier pour

Jerry Lee
Lewis, je pense qu ' il le ferait
super, çal ' humaniserait... "

tion culturelle, la

Linha

avec

rock'n roll à la

tan et son

on

Free-jazz ( Jalal et
fréquenté tous les
grands et les petits, enregistré
? avec Jimmy Hendrix, joué avec
Miles Davis) ,-N-Y-C, le rap, etc
-Ce qui aurait préparé le
concert du soir, pour le public
et la presse - Dommage -(C.S)

hebdomadaire occitan " La
Entendu

Les entretiens encore, avec Félix Cas-

celone...". La soirée Tchache

et le

Sulienen ont

d'une grande portée (Daziron,
Castan) : c'est le seul lieu où
on puisse parler comme
ça de
tout. Et disputer, convaincre,
dépersuader. Débat houleux le
dernier jour avec laC.G.T. sur
le thème de 1 ' alimentation, des
produits régionaux de qualité,
des supermarchés. Mais prise de

ciet... La réflexion du silence. Avec

tiens causent

.

Cortetas...

taquet, le public
enchanté, les plus jeunes dansaient.
au

Super raid on the linha au milieu de
Lubat se débat, patauge, fait
des bulles, des remous, des troubles,
Uzeste, 17 ans après, résiste, les uzestois résistent à Lubat, qui a pourtant
intégré son village au niveau de
l'appartenance. L'identité nouvelle
est peut-être ailleurs, le come-back
n'est pas fini et c'est tant mieux. Un
ange passe à la collégiale.
tout ça,

Jacme Gaudas

Le festival d'Uzeste a pris une nouvelle dimension avec ce 17e. Une
dimension physique avec un public plus nombreux et des installations
-

plus espacées, mais aussi une profondeur décentralisatrice avec
notamment la présence de Félix Castan, Bernard Manciet et Alain
Daziron, qui ont permis de placer les débats où ils doivent l'être.
-

Sur scène

nous avons

remarqué

une

nouvelle volonté de tchatcher

(déjà vue à Béziers) de la Compagnie Lubat, des Femmouzes T
toujours meilleures et qui ont encore d'importantes possibilités, une
nouvelle version du "Babau que me pica" moins gentille mais plus
profonde, non sans rappeler "The Lasts Poets" impressionnants par la
primitivité des sons et les ouvertures qu'ils créent à l'expression
orale.
Enfin et surtout

un large public renouvelé, attentif et
qui cherche à
comprendre. On n'hésite plus à venir de Strasbourg "pour voir à la
source ce qui se cache derrière les paroles des Fabulous Trobadors".
-

Jean-Marc

Buge

�Mòstra del
Larzac 1994

unha

,

iaaaginot

^ r\
^^

L'école de Rodez
l 'école de l 'autruche ?

ou

Le débat du 15 août à la "Mòstra del

Larzac"(*) confirme
au
sujet de Vexistence supposée d'une "école de Rodez".
En effet, dans leurs déclarations, les artistes ont constaté
ce que leurs oeuvres montrent
pour elles-mêmes :
une grande diversité
formelle et conceptuelle
que semble dédaigner toute sorte d'idéologie ou d'école.

Dans "l'encadrement" du débat,
après

un rappel historique de la
Mòstra del Larzac, Félix CAS-

TAN

proposé une théorie selon
laquelle, ladite "école de Rodez" est
constituée principalement par :
le subconscient de ces artistes
qui
a

En

1983, des artistes péruviens, déçus
religion, de leurs études et de la
guérilla se montraient nus dans une sal¬
de la

le de Lima où les tableaux étaient

eux-

mes

doutes

idéogrammes inédites. A Paris en 1989,
dans l'exposition "Magiciens de la Ter re ",
quelqu'un reproduit son nom à
l'infini à travers un système de miroirs.

-

refusent

toute

idéologie et

se retran¬

chent dans le

"moi", ce qui reste de plus
cher et de plus vrai.
la composante occitane, car ils ne se
posent même pas la question (**)
-

A

avis, tous ces artistes et leurs
(les meilleures et les pires) sont

mon

œuvres

plus authentiques que la théorie qu'on
leur coller.

veut

Un écrivain est

un

On dit que nommer

sémiologue (***).
la chose c'est

façon de la faire exister,

et dans

une

ce sens

peut concevoir une "école", mais
fiction, comme une "appel¬

on

comme une

lation"

vérification, sinon, suivant
analyse des subconscients, on va
coller cette étiquette à n'importe qui.
sans

cette

Depuis dix ans j'ai connu artistes
péruviens, chinois et français, beaucoup
d'entre

eux

travaillent

avec

cette absen¬

de

préoccupation sociale, avec cette
le "moi" et cette crise de
doctrine, on ne peut pas l'appeler une
ce

obsession pour
théorie

ou

comme

violer

lant

une

école, sinon

ses

identités

en

ce

serait

leur col¬

étiquette ruthénoise : mettre
n'importe qui et n'importe quoi dans le
une

même

sac.

mêmes. A Pékin

en

1988, dans la

Plus

près d'ici, dans les

"Semaines

première exposition d'art contemporain

d'Art du Conseil Général de Montait

de l'histoire de

ban", il ne manque pas d'artistes dont
"le moi", l'intimité, sont les sujets prin¬

donnait

Chine,

une

chinoise

un coup de
pistolet à son nom,
peint sur une toile et un chinois rem¬
plissait tout le toit d'une salle avec des

cipaux de l'œuvre.
.(suite p. suivante)

-

�\T

O
C&gt;
G)

14

LINHA

Marseille
IMAGINOT

_Q

|A
a
0

LO

o

Est-ce qu'on peut sérieusement faire
appartenir tous ces artistes à l'école de

Hypn°

Rodez ?
Le courage

d'un des exposants,

toulousain, qui adhère aux valeurs
humanitaires et universelles du dixneuvième siècle

théoriciens,

tik

provoqué, entre ces
réaction qui est à la

a

une

mode dans les milieux conservateurs,

qui veut nous faire croire à
l'effondrement de ces idées humani¬

celle

taires

L'historique

universelles qui, paraît-il, n'au¬

et

surpris de
constater que parmi les présents, dont
beaucoup se réclament de "gauche",
personne n'a protesté sachant que ce
raient mené à rien. J'ai été

idéaux du dix-neuvième siècle

sont ces

qui ont motivé la conquête des acquis
sociaux, la Déclaration des Droits de
l'Homme, le boycot contre toute sorte
de dictature, et j'en passe... D'ailleurs,
actuellement, dans le monde, il existe

grande production d'oeuvres avec
message ou critique sociale, prenons
l'exemple, en 1993, des artistes de la
une

45èmc Biennale de Vcnczia : la

franco-

américaine Luise BOURGEOIS, l'alle¬
mand Hans HAACKE, le russe
KABAKOV

ou

le coréen NAM JUNE

PAIK.

Ainsi
der

comme on ne

aux

sociale

artistes

ou une

peut pas comman¬

une

préoccupation

sensibilité face

aux

pro¬

(chômage,
guerres, pollution, corruption politique,
la montée de l'intégrisme religieux, la
poussée de l'extrême droite...) On ne
peut pas non plus les enfermer dans une
étiquette ou dans une école, même fic¬

blèmes de notre temps

vis

A;

aux

roule

amateurs,

(*) "La Mòstra del Larzac" -Ancien¬
maison du relais des postes.
Entre "Les Infruts" et "La Pezade",

ne

l'Hospitalet du
sud de Millau.
(**) Cette affirmation me semble plus
forcée que la première. Ni la proximité
géographique, ni le fait de ne pas se
poser de questions à ce sujet, montrent
une véritable composante Occitane.
(***) Jorge Luis Borges ("Fictions")
et Humberto Eco ("Les limites de
l'interprétation").

ancienne route entre
Larzac et le

Caviar,

au

Dub

quand les Provençaux

l'instrumentante qui est une
soi, mais la prise de voix. Après

n'est pas

fin

en

Occitanic,

de nombreux concerts en

pendules à l'heure au Théâtre du
Moulin, à Marseille, grâce au Massilia
Sound System. Un répertoire de 16
morceaux qui n'est pas resté plus de 2

France, Suisse et Italie, les

mois dans l'ombre à Marseille ! Parce

les groupes de Raggamuffin
Provençal ne viennent pas de nulle
part et ont une histoire en forme de
montagnes Russes, voici les aléas du
posse Hypnotik depuis 1992...

que

C'est

en

Juin de cette année-là

qu'un Sound System, répondant au
nom d'Hypnotik Sound se produit
pour la première fois à la Maison
Hantée (légendaire, Cousin !) avec
section rythmique, section cuivres, et
un MC pour qui c'est le baptême, le
micro est ouvert à tous les tchatcheurs
de la ville. La formule

parler, et

a

intéresse, fait

poussé depuis de

divergences prennent le pas sur la
musique. Car après un an d'existence
du groupe, basse, guitare et chant font
front contre une importance
démesurée du ska (musique
essentiellement instrumentale). De

plus, le MC avait sans doute plus de
choses à exprimer que des
"chiguidup"... Bref, le dub Massaliote
se

dote d'une nouvelle formation,

"Hypnotik Gang" premier cru,
beaucoup plus reggae que la
précédente. A relever, la présence de
Marcus P. aux claviers, qui sera
décisive par la suite. Mais cette fois,
l'explosion est imminente, et des faits
la précipitent : tout d'abord, certains
accents proches du reggae anglais,
donnant des accents "landaux" aux

nombreuses personnes à essayer de
faire du Rub a Dub instrumental. Mais

sons du gang, et ensuite le mépris de
certains membres du groupe face à

la suite de l'histoire montrera que ce

l'amitié

sr

Rosendo Ll

a

d
ilLdéboulent...
Le Gang a mis les

tive.

Montauban. 16 août 1994.

ie Rub

entre

le MC et Zorb,

original

�LINHA

Marseille
qui ne
qu'un passage éclair dans le
groupe pour ces mêmes raisons.
L'analyse est facile à faire : l'amitié
prend le pas sur l'instrumentalité,
Marseillais sur Roots-Reggae, et la

15

IAAAGINOT

tromboniste de la Chorma,
fait

connexion est évidente
faire

sur

:

elle doit

l'essence du Rub

a

Dub

Nurfa »

se

le

:

PoPp.

lyrics, la prise de parole, la
communication. Frère de lyrics avec

décTrir.
Ie
"«.le

« en

"Y?
«

Toulonnais. Les 3 MC's écrivent à

——

&lt;e

en

parler

le Tribu

Bteoel

de VitroII.

,-

communauté d'idées
vis à vis de l'intolérance, de la fierté
une

^

7«

Provençaux et du

d'être

Raggamuffin concept. Le ton est
donné, soutenu par Boris 51
(Secrétaire Général du P1IM et
initiateur du Commando

puui tiompei

l'ennemi

franchimand), ancien des

parachutistes Occitans
et soupçonné d'avoir arrosé l'arbre
qui a tué Stirbois, s'installe au
management de l'équipe. Défense et
Attaque sont rodées. Qui a dit un
jour qu'Hynoptik serait Olympique
Commandos

serait

plus ?
Cheb Mali Mon D.

(Article paru dans Ve qui y'a, le
fanzine du Massilia Chorma 6 bd
Boués 13(X)3 Marseille.
T.: 91 64 56

00.)

.

t

ai™

ars

-

9'«« de bob

S'

M

™

groupe

0

P" ^

adresse

£

Far : 9, 95 7Ç ,

f^'Wton:
'ornavíra 9J ç5 91 957500
°^
;

7A p

^fcChoan
r™°

:

9! 04 56

Co^
Friche

.

citait
Mai à

Le n°14 de la LI

la Friche La Belle de

se jouent expériences
recherches, plaisirs et

même, où
et

Marseille. Un colloque a été

travail, échangeset

point après 4
ans d'existence, les 22 et 23
S0ptembre, à 1 ' 2_lcls ds
différents points de vue sur le
Système Friche Théâtre. Parmi

confrontations. S ' il est vrai

destiné à faire le

les contributions,

celle de

Philippe Foulquié, directeur de
Système Friche Théâtre : "La
Friche pose question, et même

questions, ne serait-ce que
parce qu'elle tente chaque jour.
des

Et si

développement
interpelle des domaines plus ou
moins proches de son champs

comprendre le Monde, et
peut-être le ctsncjsu, le
forgeron doit être un bon
que pour

forgeron, nous revendiquons nos
réflexions d ' où elles viennent,
de

ce

nos

champs où se questionnent

savoir-faire de Producteurs

Artistiques. "
Système Friche Théâtre :
91 05 87 70.

son

spécifique, il peut être
nécessaired'enexplorer

quelquesprolongements.
Le champs spécifique de la
Friche est avant tout

celui de

laproductionartistique, telle
que nous 1 ' entendons, celui où
l'urgence de créer se conjugue à
1 'urgence de Public, celui, le

On peut
musée Lilim la

Créationmusicale
découvrir

au

.

musique de The Kigher
(HIA).
Création "sous influence de dub
et danse, musique qui pressent

dernière

Intel ligenceAgency

un

grand changement des

consciences."
Musée Lilim 3 rue St Jean
Carcassonne

Fax

:

i

'

compfef A ^

un sauott

lossoi:atTame
Chôma fe,
L
™ ° é,é
2 T
'ensable des
hoeTTc i
^9an,uffln
™elle

groupe,

pseudonyme

,

Ststm

^
deR?"*

&lt;*»

tournées des

ça vous va

personnage répondant au nom
d'Yves Lafrance (sans doute un

*

de
„

1 «I.

Fernandel,

7) et la future mascote du
Shar Me. Ce minòt, sans
contestation possible, a donné la
touche finale au Gang digital, car il
apporte réalisme et dérision, en tant
qu'opérator (qui envoie et mixe les
séquences digitales programmées
par Marcus P.). Il a la place du
Boulégan du groupe, celui qui fait
monter l'Aïoli quand les 3 MC's
sont vaseux. Pas de p., il est au
Hypnotik Gang ce que Lux B. est au
Massilia, ce que les épices sont à la
Bouillabaisse, ce que Di Méco est à
l'Olympique. A noter qu'il est MC
de la CEP. Enfin, et le mystère va
grandissant, un énigmatique

^

0000,0 IA™01,
et R*WJ

Wro/les qui

_i

grand V, ayant de toute

évidence

ou ne

"

êZZ'zl"

d'Hypnotik Gang depuis
longtemps, Daddy Buzzy (de
Hyères), provoque la rencontre avec
Patchy, un ancien de Massilia Sound
System et du Glorial Sound
le MC

vitesse

7

p

11000

68 72 58 00.

�o
o

16

LINHA

tchatche

on

IMAGINOT

the Linha

(suite)

_Q

8"

oo

O

EMBRATCHATCHEZ

Cortetas...
Claude Sicre faisait part (LI n°18)
rencontre avec Noël Godin

LES rot/s

de

sa

"terroriste

pâtissier" ou cntartcur belge.
Celui-ci fait aussi dans la critique

OfEL/ RECONNAÎTRA
LES SfENS /

littéraire

et
cinématographique. Témoin
publication Zig Zig Boumboum
avec Film de Cul
(Toast à "Entrez
vite... vite, je mouille"), De
: sa

l'entartement de J-L Godard, De la
bande à Baader suivi de
meurtre

CD

+

Appel

au

(Le veilleur éditeur).

K7.

•

Patrie

sort un

CD

+

K7 des

Nuit de rap à Béziers, le rap-passe et
la caravane aboie; la caravane (ah- la

grands titres qui ont fait sa renommée
"Rapela-te", 21 chansons de 1970 à

bonne

réenregistrés.

!) des occis-tannistes
des oxy-tanneurs.
vanne

et

1980, soit lhlO de

Réflexion personnelle, genre :

pestacle est dans la salle.
Exemple : de faux-vrais
potchatches se jettent des avions
en
papier durant l'entracte (mais
non, j'ai pas dit "l'antrax" !).
Genre : quelqu'un réplique à F.
Castan dans le public et tout le
monde croit qu'il hue l'orateur,
d'où bronca des grandes corridas
foirées. Occitanistes malentendant
et

malendu

importe,

avec

les ados

:

peu

scène, ça dégage, ça
s'enchaine et... (réflexion
personnelle, genre : le pestacle est
dans les coulisses, c'est là qu'on
aurait dû faire payer l'entrée !).
Couplet "Maissa Nueit" sur le
Ouaï

sur

:

Bézief Linha

Imaginòt.

Lo vin que

mar

Montpellier Cedex 1.

Le ouaï

Es pas pesuc Pépé Zuc
Cantar Beziame mucho
Son tchuc i'a

quicòm

que truca

Ciutat com'un sangria
L'a fach aqueste capluc

Agotas dins

mon

embue

sera

pas

dans la

Les mêmes, sur Se Canto

ACPB Barbonvielle 47220 Astaffort.
T.: 53 67 18 93.

:

Le rock est le

sujet de Hesodia qui

La deuxième Croisade

aspect très sérieux

n'est pas homicide
elle est libricide

texte sur 22 pages :

elle

a

avec

a un

seulement du

interviewes,

gros

plans, chroniques...
Hesodia 5

tué le CIDO.

rue

Rébeval 75019 Paris

(35F pour 6 n°/an)
Les

ont

murs

des oreilles, mais

qu'en pensent les potchatches ?
Beau sujet de phiio pour le bac....
Dans tout

fora-bora, il reste :
iien renforcé de la Linha au
ce

ses

acteurs, une bonne

percée sètoise le lendemain (24
Avril) à l'Athénée... et sur le
métier

Biterrois,

l'automne

remettre dès

notre

ouvrage. Bravo
Molinier pour son courage.

Mescladis de one man shows :
Amb de sambuc de lambrusca !
Souk El Devèze inch Allah

aluca !

presse : maigre comme une
harencada !

un

anat a la feria

ne

Mascanha, c'est la cassette
émanation de l'Association
pour la culture populaire en Bruilhois.
La musique traditionnelle y est jouée et
arrangée avec de nombreux instruments
et des rythmes venus d'ici et d'ailleurs.
Une idée pour vos bals et concerts.
e

du groupe

Ouaï Ouaï.

niveau de

Sieu

la

morceaux

Performance Communication BP 9087
34041

Tripote

le

C.

J-M Lhubac

Prochain
à

épisode

:

: repas

de

rue

Cournonterral, "Sardines, brillez
pour nous !"

Radio. La linha Imaginòt est
dorénavant présente sur les ondes. La
radio montaibanaise Radio Àsso lui
consacre une

émission hebdomadaire,

le Mercredi de 11H à 12H. Le

générique de l'émission

est une

chanson des Fabulous Trobadors :
"Félix Castan". Tout imaginòtiste

passant en Tarn et Garonne peut donc
faire part de ses impressions
et animer
les débats qu'il souhaite.
Le slogan de la radio est d'ailleurs
"Exprimez-vous !"
Radio Asso 100.7 FM 1574 route de

Vignarnaud 82000 Montauban
T

:

63 66 53 21

�L1M11A

,

Débat

DÉBAT

Article paru dans
n°2 (27 Mars

.

habit

n'ait

été

taillé

à

|

ibériques exilés longtemps

la

mesure

de

la

cité.

Les

actuellement

adaptation de
Rouquette "Verd

doublage va
donner 1 ' occasion d ' organiser un
stage de doublage en occitan.

Heureuse initiative dans

où

vigoureux (on l'oublie trop) autour du pouvoir, féodal,
bourgeois, n'est pas seulement, en un siècle au plus,
au médiocre par
l'occupation et l'annexion. Sa société, en
particulier sa bourgeoisie émergente, se sauve au prix d'une
adhésion à l'ordre moral et à la grisaille intellectuelle.
Et cela

ACT Formation
31670

du

Les temps des supplices de Vanini
pendant que règne poétiquement

royaume.

préparent
Isaure.
Le

de couvents

et

de Calas

l'insipide

second

de

se

Clémence

déni

français du destin toulousain est au XVIIe
siècle. La pâte spirituelle
qui lève depuis cent ans en Aquitaine et
qui bouillonne autour de l'Université, mais monte
aussi dans le
monde des châteaux,
s'appuie alors sur l'indépendance béarnaise et
une sorte d'autonomie
gasconne que blasonne le roi Henri. Elle se
nourrit de sentiment
parlementaire dans la capitale des Etats. Elle
va tomber avec
Montmorency. Ce que je proposais d'appeler, il y a
trente ans, la "Renaissance
toulousaine de 1610" ne dépassera
pas
1632. Intellectuellement,
Théophile de Viau ou Godolin le cèdent
aux Jeux Floraux normalisés
par Louis XIV. Les Lucernaires ne
parviendront pas à éclairer cette
pénombre, coupés par leur
modernisme même de la société normalisée.
*

A chemise ouverte

31100 Toulouse

J-Pierre Metge Les Tulipes 306 route de Seysses

domaine

de la Comédie

rue

Labège T.

61 39 13 91

:

61 39 12 64.

Fax:

Ediciocis

•

.

La cosina

novèla d ' ier ,

des

enjeux pour 1 ' alimentation et le
développement rural : les actes'du
colloqued'Aurillac sont disponibles
au prix de 60 F l'exemplaire
+

IEO BP 602 9 cité

12 F de

port.

Clair Vivre

15006Aurillac.
Setembralas

de Joan Frédéric Brun,
dins la colleccion A Tots de 1 ' IEO

(n°120)

lengadocian de

: un roman

sascn.

IEO

Dif usion BP 4040 34545 Besièrs
T/Fax
Fanzine.

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67 28 04 33.

Celui de Radio FMR à

Toulouse est

s

un petit format et
appelle "Le Putain de tract" avec
pour le n°22 "le putain d'édito,
la putain d'histoire, la putain de
cuite de la veille, les putains de

'

concerts, etc...

sur

12 pages,

putain !
Radio FMR 9 bis

av.

F.

Estèbe 31000
Toulouse.

Perbosc

.

"J'ai toujours souhaité
n

'être ni le chef
ni le soldat

depersonne."

ou

pour des siècles. La "Babylone"
que dénonçaient les Croisés
Simon de Montfort devient la
plus grande concentration

un

beaucoup reste à faire. ( J-M B )

conflits

clérical
réduite

ri

Paradis". Le travail de

aux

Toulouse est bien une capitale, mais une
capitale évidée ou
mieux: inversée. Sur l'histoire
longue, l'inversion apparaît deux
fois. Au Xllle siècle,
du fait de la réduction des débats libérateurs
de l'esprit par la double intervention
inquisitoriale et capétienne.
Toulouse, qui avait commencé à se dessiner capitale avant Paris,
foyer de pensée mondaine foisonnante, grand centre d'art, lieu de

ifT

une

intellectuels

bords de la Garonne s'en étonnaient
aussi. Nous avions fini par parler entre nous du "désert
toulousain".
Je crois que la réponse existe,
étayée de preuves solides, que
fournissent l'historien et le sociologue, et qu'elle
occupe l'espace
entre deux évidences: évidence
que Toulouse est véritablement au
lieu d'une capitale ( qu'on dise du Sud ou
d'Occitanie, peu importe)
par sa situation de carrefour européen; évidence qu'il n'existe
jamais de vie culturelle qui ne se réfère à une société, pas plus
qu'il n'existe de destin linguistique suspendu _à-lui-même, _hors des
usages et des usures, des occasions et des déchirures de l'histoire
sociale.
Ne
pas
reconnaître la première est cécité francoparisienne, provincialisme
du centre. Faire comme si la seconde
n'existait pas est tenir un discours inutile et remiser une
Renaissance proclamée au placard des identités intouchables
parce
qu'idéales. Ce dont le Félibrige mistralien se révéla
déjà capable et
coupable à partir de 1876. Le problème de Toulouse est celui de
l'autonomie d'une société, de sa capacité
à se penser elle-même et
dohc à créer à partir de soi et des autres confrontés.

9

ACT Formation tourne

1 ' oeuvre de Max

Metge me demande un avis sur Toulouse et
Montpellier. Commment expliquer que la première, "qui fut
historiquement l'une des plus grandes capitales politiques, fasse
actuellement si piètre figure du point de vue littéraire" et
que
Montpellier soit "un foyer si actif pour la culture occitane"? Je
crains que la question, ainsi
présentée, ne comporte une
appréciation trop flatteuse, par l'effet de la distance, des réalités
montpelliéraines et ne fasse fi de trop de potentialités ou réalités
i toulousaines. Je reconnais
cependant qu'on peut la poser.
:
J'appartiens à une génération occitaniste qui s'est entêtée à placer
symboliquement en cité capitoline, "notre capitale", les porte-clés
de notre culture et qui s'est tellement
déçue que si peu de monde
vienne y décrocher le signal. Qui s'est étonnée
que dans un tissu si
évidemment riche de créateurs (en particulier
plasticiens) jamais

i

cr

Cinemà

1994)

Jean-Pierre

1
*•*

^—
IMAGINOT

Cortetas.

j

j

A chemise ouverte*

Z

«§

LeFlorida

Nous

.

avons

déjà

mentionné le Florida d ' Agen. Nous
nous

devons de

préciser

est devenu

une

que ce

qui

institution

régionale, possède non seulement un
bar, mais surtout des salles,
studios et services

aux groupes de
musique. Etaient organisés aumois
de Juillet des stages "Apprentissage
de la scène et enregistrement live"
et "Management du spectacle vivant

musical". Sont à 1 ' étude des
services

comme

la location de

véhicule, de chauffeur, l'aide
technique ou la protection de
matériel. Les Nouvelles du Florida

paraissentégalement
(épisodiquement).
ADEM/ Le Florida bd Carnot BP 167

' 4^

�%r

oo-

18

LINHA

Débat
IMAGINOT

_Q

If

Cortetas**

%

Ethncmus ico.

■S)

Le

d'Ethnomusicologie seréunit
régulièrement à travers le vieux

o

continent. Le dernier colloque
d'Oxford

(du 29 Août

au

2 Septembre)

traitait des instruments de musique

des performance»vocales
sociaux, de la
musique et de 1 'émotion, etc.... Le

et du corps,

et de leurs contextes

secrétaire

général siège à Toulouse :
rue Roquelaine

Peter Russell Growe 29

31000 Toulouse T

61 62 35 07 Fax :
62 63 67 30.

:

Aide. La Linha Imagxnòt a reçu des
chèques de soutien, et nous tenons à

remercier les bienfaiteurs. Il n'est

dans l'habitude des acteurs de la
LI de se plaindre, mais nous ne
refusons aucune aide, quelle qu ' elle
soit. Les chèques reçus se
transforment en abonnements pour des
personnes suceptibles d'être
intéressées parnosperspectives,
puisque notre objectif est avant tout
démultiplier les acteurs
imaginotistes. N ' oublions pas
également qu ' il est toujours possible
pas

d ' acheter les anciens numéros. La

compilation des n°l à 16 est par
exemple disponible pour 320 F.
(J-MB)

Lafédérationdépartementale
parti politique de Robert Hue a

P.C.F.

du

relancé
31'

1994
"Les

le

son

Dans le

.

),

nous

bi-mensuel

"Nouvelles

premier numéro (Avril
avons noté la rubrique

Jeudis de la renaissance"

avec

compte rendu d'un débat "individu
et démocratie"

particulièrement
partir de la
constatation que 1 ' époque actuelle
privillégie1'affirmationde
1 ' individualité, lesorganisateurs
s '
interrogent sur le fait de savoir
intéressant. A

si

c

'est

un

atout

ou un

obstacle

au

développement d ' une démocratie. On a
souvent le sentiment d ' être "plus
atomisés que libres". Comment
1 ' individu peut se sentir acteur dans
une société où le politique a perdu
de sa valeur ? La majorité a-t-elle
raison ? et comment déterminer ce qui
est le plus dans 1 ' intérêt de la
société ? Questions centrales autour
desquelles la réflexion mérite d'être
poursuivie.(J-MB)

Nouvelles 311 allée Marc St Saëns
31000 Toulouse T: 61 44 10 54 Fax: 62
12 47 79.
L' IEO du Cantal

(toujours lui )
brochure intitulée
"Choisir une langue vivante :

publie

une

1 ' occitan". De la maternelle à

université, 1 ' as sociation fait le
point sur la motivation, le droit,

1'

les

horaires, les examens,

'orientation.... Pretz

:

30 F + 10 F

déport.
Vivre
15006AurillacCedex.

IEO Cantal BP 602 9 cité Clair

ces deux mises de l'histoire
provinciaiisée a le poids de Paris
comprendre et les temps et soi-même.

Depuis

Séminaire Européen

Toulouse

sous
sur sa

le boisseau,
capacité de

On

pourrait en dire de même de Montpellier, bien que la
capitale y soit moins affirmée. Les deux réductions y
sont aussi
celles qu'opère deux fois le pouvoir français: en
achetant en 1382 cette ville-Lumières du royaume d'Aragon, en
prenant en 1622 la place réformée. Montpellier fut aussi victime du
pouvoir capétien et de Richelieu. Mais peut-être parce que les
enjeux étaient moins importants, elle ne fut jamais à ce point
provinciaiisée. L'Université y maintint quelques îlots de saine
vocation

de

insécurité

.

Quoi qu'il en soit, les disparités actuelles s'expliquent aussi
sur un temps plus court. Et de cette façon encore l'histoire de la
société répond. Il est très lisible sur la carie culturelle du Sud

français au XIXe siècle qu'une zone de créativité correspond à une
zone
de modernisation économique, d'urbanisation, de mutation
sociale, donc de conflits et de ruptures, qui va grosso modo de
Toulon à Béziers sur l'arc méditerranéen. C'est là précisément que
se gonfle dans les années quarante et cinquante ce "bouillonnement
de sève provençale" dont a parlé Mistral. Le Félibrige a fini par
renier cette origine (la rue bariolée de Marseille et non les
réserves identitaires montagnardes), mais il venait de là. Il se
à Avignon
nouait
non
à une identité compacte, mais sur
l'affrontement de la pensée réactionnaire de Roumanille et du
modernisme d'Aubanel ou du jeune Mistral, sur un conflit. Depuis
lors
la
littérature
occitane a toujours
été plus dense, plus
audacieuse, a couru plus de risques et conquis plus d'espace sur ces
fronts du changement que dans des terres profondes. Cela, même si
de grandes oeuvres erratiques peuvent naître en un
quasi désert.
A une date plus récente, c'est bien sur fond de contradictions
historiques majeures et de luttes sociales véhémentes que
l'attention

d'un public relativement vaste est née pour ce qu'on
appelait occitanisme. Sur la plaie qu'avait laissée mythiquement
1907 entre Carcassonne et Nîmes, se sont affirmées dans les
années soixante l'occitanité d'un mouvement viticole,
puis celle
d'un mouvement ouvrier. La conscience globale en a
profité; en ont
profité en leurs ouvroirs d'écriture.même les écrivains les plus
distants du combat. Il y eut là un second "bouillonnement de sève".
On put penser un bref instant, en mai 1968,
que Toulouse allait
suivre, ou prendre de l'avance. Il n'en a rien été.
Aujourd'hui que cette époque est révolue, que la société
occitane a muté au point qu'il serait risqué désormais de l'appeler
occitane, que les revendications de 1976 ressemblent à des
drapeaux décolorés, c'est encore là, - les enquêtes en font foi - que
la conscience d'occitanité reste la plus active.
La trace de la
brûlure d'histoire reste sous la plaie refermée du "Nouveau Midi".
L'occitanité est "en question", elle est donc vivante: du drame
même qui la secoue. Quand on célèbre, en 1993 à
Montpellier,
l'écrivain Max Rouquette, pourtant le moins
"engagé" des poètes,
une
société, nombreuse, se retrouve en officialité sous le signe
d'une tranche d'histoire vécue en une
langue. Elle a une mémoire en
commun et toujours le désir de vivre ensemble. Et la
création en
français se trouve naturellement conviée à cet hommage déclôturé.
Si je me suis résolu à écrire cela, si
j'ai en définitive épousé
le schéma d'un parallélisme
simplificateur, c'est pour reconduire
ma confiance entêtée en
Toulouse, une cité que je n'ai pas cessé de
fréquenter bien que je n'y donne plus de leçon d'occitanisme. Je la
crois aujourd'hui vivante. Qui aurait douté
qu'il existât une
Toulouse le jour fou de l'inauguration du métro?
(l'argument est
sociologique, ce n'est pas une plaisanterie). Mais vivante de ses
contradictions, occasion d'occitanité nouvelle parce qu'en
proie à
la désoccitanisation, créatrice aussi, et
je suis d'accord avec ceux
qui y reconnaissent les promesses de la poésie et de l'art. Je
continue à déplorer du même
coup que les occitanistes y demeurent
entre eux ou qu'ils y tiennent des discours
inaudibles. En fait, je
commence à penser, éduqué
par l'âge, l'expérience ou l'étude, que la
présence en une société vaut mieux que tous les discours qu'on peut
lui

tenir.

Robert LAFONT

�LINHA

Débat
IMAGINOT

poète

19

^

Je voudrais, recevant A chemise ouverte,

profiter de l'occasion pour fleurir mes remercie quelques réflexions nourries par ma rencontre avec EscalaSud à la FNAC
(Décembre 93) et l 'article de Robert Lafont.

ment s

de

mon

Lors de mon intervention à la

FNAC, j'ai déclaré, pour souli¬

l'urgence que je voyais à la
poètes et chanteurs
(auteurs/compositeurs), ne pas croire à
la fatalité de cette considérable dispro¬
portion entre tirages des disques (des
milliers d'exemplaires chaque année) et
tirages des oeuvres poétiques, et ce
qu'il en découle, ou ce qui la produit.
Ne pas croire à la fatalité de leur nonrencontre. Ils (poètes et chansonniers)
ont BESOIN les uns des autres. Sépa¬
rés, ils vont à la mort. Enterrement de la
poésie sous les lauriers institutionnels et
gner

rencontre entre

avis

simplificatrice (du

ment réel de la

mouve¬

culture) et mécaniste

:

thèse

qui fait dépendre, en France (mais
peut-être partout ?) toute renaissance
intellectuelle (en l'occurence périphé¬
rique, de minorités, etc..) de parallèles

comme

disait

Marron. Enterrrement de la chanson

française dans l'appel au politique pour
imposer des quotas. Votre déchirement
(1) est une conséquence, indirecte, de
cette non-réflexion profonde sur la poé¬
sie que seuls contredisent en France
aujourd'hui, chacun de leur côté, Henri
Meschonnic et Félix Castan. Desquels
je m'inspire, sans qu'ils le sachent, pour
cette analyse sur les rapports poésiechanson (Je ne dis pas que Brassens est
un
poète, moi, et je sais ce qu'il en coû¬
te de mettre un poème en chanson).
Mais pas

rain,

en

d'envolée. Restons

sur

le ter¬

l'occurence Chemise ouverte.

Concernant

un

autre

sujet qui lui aussi

indirectement pèse dans la balance de
votre scission et de l'irréflexion sus¬

citée, je vous dirai quelques mots de
l'article de Robert Lafont. Qui me

paraît particulièrement dangereux. Par¬

qu'il s'appuie sur une authentique
érudition (sur un thème hélas méconnu
ce

la majorité des intellectuels) (et
hélas surout par Meschonnic) et une
très brillante réthorique pour faire pas¬
ser une thèse, constante dans la pensée
par

lafontienne

depuis "Mistral ou l'illu¬
sion" (1954) (on pourrait même dire
qu'elle est l'ossature de son oeuvre), à

superstructurel d'un infrastructu¬
régional, occitan, toulousain. C'est
justement contre quoi nous nous bat¬
tons. C'est justement parce que la socié¬
té française assujettit le mouvement de
la culture à son idéologie nationaliste
qu'elle ne peut pas admettre que
re!

Les a/at/oa/al/stes

d'autre cultures dans d'autres

ERAA/pA/S; A/E COMPREA/AA/T
PAS L 'ASPECT PUREMENT CUL-

TUREL OE LA REUEA/OfCATfOA/

OCCfTAA/E„„

langues, vivent sur le territoire
national. C'est parce que des
Lafont exposent des thèses
"régionalo-nationalistes", fai¬
sant interdépendre culture occi¬
tane

et

autonomie

socio-économique que les natio¬
français, ne comprenant
pas l'aspect purement culturel de la
revendication occitane, se crispent sur
l'identité française exclusive, et crient
au loup séparatiste. Lafont et le centra¬
nalistes

dans les combats souterrains de post¬

avant-gardes. Articulture,

être le

(ou antécédents) relèvements socio-

économiques.
Examinons le

procédé réthorique, à
paragraphe :
les deux évidences posées en sont bien
(des évidences). La première est histo¬
rique. La seconde de simple bon sens.
Mais regardons la conclusion : Lafont
tire de l'évidence "qu'il n'existe jamais
de vie culturelle qui ne réfère à une
société" que le problème de Toulouse
l'oeuvre dans le deuxième

est

lisme ont

en

réalité la même idée de la

...SE CR/SPEA/T SUR

c/oea/rrrè eraa/pa/se
EXCLUSRTE,
ET CRfEATT AU LOUP

SÉPARAT/STE.

"celui de l'autonomie d'une (2)

société". Lafont

joue sur 2 sens du mot
société ou, ce qui revient au même, sur
deux projections du même sens sur 2
phénomènes différents. Que la vie cul¬
turelle toulousaine soit dépendante de la
Société en gcncraî, certes *, qui pourrait
contester un tel truisme ? (encore qu'il
faudrait montrer comment, en quoi ?).
La vie culturelle toulousaine s'organise
dans le cadre de la société française (et
la société française dans la société mon¬
diale), mais il n'y a pas de relations
directes, mécaniques, entre une dite
"société" toulousaine (qui s'organise
elle-même dans le cadre de la société

française) et la vie culturelle. Heureuse¬
ment. Lafont ne postule ces relations
directes que parce qu'il les veut, dans
l'avenir qu'il rêve : réduire la culture à

culture, ils

sont

simplement concurrents

(3).
11 faut tout reprendre à zéro. Et tout
rccxpl quer, patiemment.
Lire Castan, donc.
Claude Sicre

( 1 ) NDLR : Escalasud vient de se scin¬
der

en

2

ou

3 groupes.

(2) C'est nous qui soulignons.
(3) On notera que le reviscol toulou¬
sain d'aujourd'hui : a) est majoritaire¬
ment le fait

d'occitanistes présents

la société toulousaine,

dans

b) que ces occi-

tanistes-là sont anti-Iafontiens.

�20

o

o

H nitiative

LINHA

Développement

&gt;*

IMAGiNOT

M

EÀ

Quand le burlesque devient

I/O

o-

de

Nous sommes dans un

extrêmement
fermé, en dehors des

développement...
Dans le

pays

historiques
exploitations agri¬
pratiquaient une polyculture
courants

de circulation. Les
coles
assez

pauvre.

ans un

Vaour"

Tarn,

de bénévoles anime depuis neuf
burlesque. Le succès de "l'Eté de
provoqué quelques déclics dans la commune et
un

groupe
festival estival du
a

les environs.

Maintenant, les chevaux

remplacent de plus en plus les brebis,
ce qui n'est
jamais bon signe.»

associative féconde. En effet, bien
que
les vieux et les nouveaux Tarnais

Retraité actif

éprouvent souvent des difficultés à se
comprendre, les initiatives des uns ne
sont pas boycottées
par les autres. Une
Cuma voit ainsi le jour en 1983, avec
quatorze adhérents. Son objectif est
d'explorer le champ de la diversifica¬
tion agricole. De façon très significa¬
tive, elle sera la première Cuma autori¬

Vaour, située

sur

la

commune

de

entre Montauban et

Albi,
Gérard Legot décrit ainsi le nord-ouest
tarnais dans

lequel il a pris racine
depuis trente ans. Un pays qui, avec 13
habitants

km2, se désertifie.
«En 1986, quand on s'est constitué

en

"l'Été

de

au

association

Vaour",

sous

le

nom

de

rappelle Gérard,

n'avait
en 1993,
le petit village de trois cents âmes a
aucune

se

on

ambition.» Pourtant,

accueilli dix mille

amoureux

sée à transformer différentes viandes
un même lieu.

dans

du bur¬

Reconcilier l'universel
et le particulier

lesque. Mais le "miracle" ne s'est pas
produit tout seulRien n'aurait pu voir le jour sans la
création,
Gaec

au

au

affaire

une

milieu des années 70, d'un

centre

du

village. «Nous

étions six au départ, avec l'intention
de vivre en communauté dans une

exploitation agricole», raconte Roland
Lanoye, un des fondateurs de l'Été de
Vaour. Constitué de personnes exté¬
rieures au Tarn, ce Gaec a été le fer de
lance d'une dynamique agricole et

L'élan est donné dans

ce

neige») que comme un terreau possible
de l'innovation. «Un village change de
1986,

l'Été

de Vaour

est

lancé par le biais de ce message. Mais
tout restait à imaginer. «Pas de lieu
pour

jouer,

pas

paraître
Legot.
Les choses commenceront à se préciser
suite à la rencontre d'une compagnie
absurde»,

de matériel de

spec¬

commente Gérard

évoluant dans «l'univers du clown».
Dénommée "le Prato", celle-ci organise

déjà un Festival international de quar¬
tier dans l'agglomération lilloise. Les
affinités constatées («Ils avaient la
volonté de s'impliquer dans les quar¬
tiers urbains

et nous

dans le

village»,
explique Roland Lanoye) amènent le
groupe de Vaour à se nourrir de l'expé¬
rience du Prato pour lancer une pro¬
grammation centrée sur le burlesque.

L'Été de Vaour

petit coin du

Tarn, plus souvent perçu comme un
désert humain («les corbeaux et la

peau» : en

tacle... Cette histoire pouvait

en

direct

Budget : il dépasse le million de
francs, avec un auto-financement de
60%. Les conseils général et régional,
la DRAC et quelques entreprises
apportent le reste. L'association
emploie un permanent à mi-temps (et
au Smic !).
•

Programme : du 3 au 11 août, 21
spectacles et 8 apéro-concerts sont
proposés, parmi lesquels notamment
la "Ballade pour clown" de
l'Allemand Nikolaus, les "Colères" de
François Rollin, les "Masques et
marionnettes" de la compagnie rou¬
maine Masca, le "Quatuor de SaxoFou" des DéSaxés ou "La
magie de
•

l'Afrique"

avec

Boyaba (places
oublier des

les Burkinabés

entre 30 et 80 F). Sans

spectacles de

rue,

des

métrages d'humour, un atelier
cirque pour enfants...
Renseignements : L'Été de Vaour
"Les Glycines" - 81140 Vaour - Tél.
courts

•

-

"Hé toi, la mort est morte", du théâtre
populaire venu de Roumanie, par la compagnie Masca
le 9 août).

63.56.36.87.

�H

LINHA

initiative

développement

-&lt;

IMAGINOT

21

-Q
00
CD

«Rires

pays» : ce slogan
double volonté d'offrir des

exprime la
spectacles
de grande qualité et de s'ancrer dans
une région. Il s'agit en quelque sorte de
au

(ré)concilier l'universel (le rire, l'émo¬
tion, le plaisir) et le particulier (le ter¬
roir, l'envie de vivre là)...

marathon, du théâtre pour enfants, de
musique classique, du folk... Alors

la

que cette première phase d'animation
était en perte de vitesse, certains des
bénévoles qui s'y investissaient ont
trouvé

un nouveau

souffle

grâce à l'Été

de Vaour.

Le succès

assez inattendu de la
pre¬
mière édition (1 600 spectateurs)
donne des ailes à l'association. Depuis

l'origine, la barre est mise très haut. A
une ou deux
exceptions près, la pro¬
grammation est sélectionnée par trois
ou quatre personnes de Vaour. Avec le
souci d'offrir une grande diversité de
spectacles, intimistes ou grand public,
sans jamais sombrer dans la médiocrité
du "rire enregistré" télévisuel.
Mais comment faire pour que «la diffu¬
sion de spectacles vivants de qualité ne
soit pas l'apanage des seuls centres
urbains»
l'absence
ments

? Comment compenser
la faiblesse des équipe¬

ou

culturels ? A Vaour, la

question

s'est

posée très concrètement en raison
de l'absence de lieu de spectacles. Pour
aménager le village, l'imagination a
été mise au pouvoir. Résultat : la cour
d'école s'habille en théâtre de plein air
(500 places) alors que la place de
l'église accueille les apéro-concerts
pendant les festivités. Et à un kilomètre
du village, la Commanderie des
Templiers a été "retapée" et transfor¬
mée en salle de spectacle couverte,
avec une bonne acoustique.
«Nos équipements nous interdisent de
faire venir certains types de spectacles,
explique Gérard Legot. Cela présente

tourne.» Là encore, l'arrivée
d'Alain et de sa famille n'aurait sans

locomotive
«S'il

n'y avait pas une écoute de la
des élus, notre projet n'aurait pas
pu se développer», analyse Odile
Laurent, un des piliers historiques de
l'Été. En effet, à mesure qu'évoluait
l'animation, les élus sont passés d'une
indifférence polie à un réel intérêt pour
celle-ci. En 1989, une nouvelle généra¬
tion a pris les rênes du conseil munici¬
pal avec la conviction que l'Été de
Vaour représentait une formidable
locomotive pour de nouveaux projets.
Et c'est effectivement ce qui s'est
passé. Dans la commune, un mi-temps
de secrétariat partagé a été créé et sept
structures (dont l'Été) y adhèrent. De
plus, un animateur économique a été
embauché par une association de pays.
part

nie. Il est

fête

et

en effet primordial de conser¬
atmosphère très conviviale de
de complicité humaine.»

Animations de
d'un

verre ou

dant et

en

dehors des

:

VVAÀV V kyTpA
Ỳ-' ỳ V"•
• ' .--V

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l'accueil est à la base de la réussite de
Vaour.
Une petite centaine de bénévoles sont

'

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..

'«

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v

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G
-.

:

\

Indiscutablement,

l'Été

de Vaour

a

fait

Sa

programmation est sou¬
citée dans la presse nationale.
L'événement a contribué à maintenir
son trou.

vent

les trois

commerces

de Vaour et à

développer la randonnée pédestre ou
équestre et l'accueil à la ferme. Ce
bilan très positif n'empêche pas de
s'interroger sur quelques enjeux d'ave¬
nir. L'Été fêtera sa dixième édition l'an
prochain. Saura-t-il, avant les premiers
signes d'essoufflement, prendre des
risques pour se renouveler ? Par
ailleurs, la réussite de Vaour ne risquet-elle pas d'aiguiser les appétits dans la
région ? Tout le monde a les yeux tour¬
nés vers Carmaux, là où se prépare,
sous le
patronage du nouveau député
socialiste Paul Quilès, un grand show
en
hommage à Jaurès, prévu aux
mêmes dates que l'Été de Vaour...
«La question de l'ancrage de l'anima¬
tion dans le village continue à me pré¬
occuper», confie Roland Lanoye. Si
souvent

très fiers de

réalisation, beaucoup continuent

à dire que ce ne sont pas des spec¬
tacles "pour eux". Pour renforcer sa

présence locale, l'association déve¬
loppe l'accueil de troupes pendant
toute

l'année et souhaite associer

que

le slogan «Rires au pays» n'est
mais une volonté pro¬

pas une farce
fonde... ■

a sur ce

dans les domaines du semi-

membre du Gaec et de la Cuma.

ses activités les enfants
des écoles. Histoire de bien montrer

l'organisation pratique. L'Été de Vaour

ravant

plats cuisinés. «L'Eté, c'est aussi
vitrine pour les spectateurs. Ils se
rendent compte qu'on peut vivre et
créer des activités à Vaour», explique
Francis Dupas, le maire, lui-même

davantage à

associés, via différentes associations de
Vaour ou des alentours, à l'accueil et à

plan bénéficié d'une dyna¬
mique impulsée quelques années aupa¬

des

une

cette

pen¬

spectacles,

doute pu se faire sans l'appui de la
Cuma qui, pour l'occasion, s'est trans¬
formée en Sica avec le projet de lancer

les habitants sont

rue, rencontres autour

chez l'habitant...

parle même de créations d'entre¬
prises, avec à la clé une vingtaine
d'emplois.
«Restaurateur à Toulouse puis à AIbi,
et attiré par l'esprit des gens d'ici,
j'avais envie de venir m'installer
comme conserveur. Depuis
trois ans,
ça

Une formidable

un
avantage : nous ne sommes pas
soumis à la tentation de la mégaloma¬

ver une

On

Sur les hauteurs de Vaour, une salle de-

spectacle

a

été aménagée.

Noël Bouttier

�i'nha

Images

IMAGINOT

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notas

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IMAGINOT

Les journées

Lomagne

X"

/X

X™5 7|

à Larrazet

f0re»&gt;W
"Y"

es

année à l'écoute des initiatives

J-^et

qui ont fait et font la
Lomagne d'aujourd'hui.
Mettre

en

Nous aborderons cette rencontre sans a-

journées de Larrazet seront cette

~~

priori mais en privilégiant les initiatives fédéra¬
trices et incarnées.

des acteurs

Nous

espérons ne pas perdre notre temps et jeter les bases
beaucoup plus approfondie en 1996.

d'une rencontre

lumière les continuités et les ruptures sera notre

Mciïsori de Ici Culture de iMirazet

préoccupation première.
Pour éviter

un

tableau trop

statique, il nous semble utile

d'interroger les hommes et leurs projets dans leur double

Contenu des

contexte :

celui de leur propre
immédiat.
-

histoire et de leur environnement

la situation de l'agriculture
Lomagne doit se lire à la lumière de la réforme de la PAC ;

celui de leur domaine propre :

-

en

la vie du Stade Beaumontois

tion du

Vendredi 4 novembre

14 H

doit être confrontée à l'évolu¬

André Dupuy
Table ronde

de la Lomagne. Il
de définition historique pertinente de
région. La notion de "pays" n'a jamis fait recette chez
après

une essence

Sources

n'existe d'ailleurs pas
notre

hommes

avec

celle que dessine¬
et les jaillissements de la

qui vaille

les matériaux

sera

création.
La nouvelle unité sera le résultat

de l'invention des hommes

:

Forum

le désert ou la vie.
Quelle agriculture pour demain ?
•Quel tissu commercial et humain ?
Quelles communes ?

•

En fait la seule définition

historiques et perspectives

21 H

nous.

ront les

Fresque historique de la Lomagne

:

rugby français.

Il est vain de courir

journées

i.a Lomagne,

*

Samedi 5 novembre

d'action.
14 H

:

Pôles fédérateurs, lecture des continuités
et

des ruptures

Le Trait d'Union de Larrazet

Le cheval
Le

collège de Beaumont

IWOTHB.

CUMONTjk

LJ

a/wrJf

Contes gascons

de Germain Montaubrk

Concert et bal avec Femmouzes
D6

AtaqjjJ

r

iAnhne

4X)1/£SSA?

6rfe/YAûB

Renseignements

Alain Daziron
Maison de la Culture

82500 Larrazet
Tél
BimiM

mous,

:

63 2071 22

�\T

O
O

24

LINHA

Courrier

^

IMAGINOT

_D

u~&gt;

O

UTTRi À
RÉMY WALT£R
Mus Eaha Tumeur...
Alnrq

iilUi &gt;3

riii&lt;=&gt;

lí^ c1-»r*w-hir7

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L/iiv/

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rîrxllcïro fftf Ifc
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Viv/iiUi û

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Hp W^rvoHctpfV
ì v/v\-/Vavj voici
» V/a vl
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T

que refleurissent à coup de modèles World-Music (terme que je
combats because il est pensé, dépensé sans la, les rencontres, putain
les musiciens traditionnels sont partout et

c'est vraiment pas là le

problème), des festivals de fête.

Allezté, si onse refaisait le coup
de

l'Ariège! Là-bas, Musicalaihante les pâturages et, pour
frapper fort d'entrée, voilà que le villa¬
ge de Sainte-Croix-Volvestre se laisse
séduire par un animateur de M.IC reca¬
sé dans la musique où mélanges et
métissages ne font pas toujours de
bonnes rencontres. Il ne suffit pas de
se

mettre une

viele

avec roue

pour que ça

Donc, Rémy Walter
s'attaque à l'oeuvrage et, premier acte
ridicule, inconscient, pébron dans toute
sa signification, représente sur son cata¬
logue, le département de l'Ariège com¬
me le plus
grand champ de mariejeanne
tourne

"La

beauté du monde n'a dégale que sa
diversité" Quine pour Walter, carton

plein pour l'Ariège! Vous aJJev voir
me,

le

psrísieîì

en mcsq-ue

condescendant

d'exotîs—

comme pas

deux,

décide

(parce que lui, il sait) ce qui
ou
pas bon pour éduquer ces
ploucs des villages. II sait d'autant plus
qu'il se revendique comme le produc¬
teur d'idées auprès des maisons de
disques qui se font souvent plumer...
serait bon

Alors bien sûr, les Nadau sont comme
sont

des

poisons dans l'eau, les Poly¬

Au

fait, j'ai quand même vécu un

super moment avec...

m/s pas ceux

/

avec un

que tu te joindras
réfléchir.
Il faut que

à nous pour essayer de

tu viennes à Larrazet (82),
sur les identités com¬

travaille

là-bas

impayable, quand on voit tou¬
jours sur ce programme, imprimé de làhaut et parachuté quasiment la veille,
que les formations de la maison de
disques Revolum sont en grand nombre
et qu'elle n'est pas une fois citée, c'est
un
peu gros l'ami, d'autant plus que tu
s'es reig- pour ricc dâss cette h-isfoire.
plumer une fois, oc, mais pas deux !
Sous le chapiteau, pour écouter, 1' "eth no-jazz", la "World Music", la fusion
d'A3 d'ailleurs beaucoup en confusion,
un Sandoval
qui passe sans trop s'arrê¬
ter, il n'y avait pas trop de monde mais
ce qui manquait le plus, ce sont les
autochtones, les indigènes, cela te pose

munales nouvelles et

t-il vraiment

un

problème ?

bulletin

d'abonnement) cette missive, j'espère

Décidément, mon pauvre Rémy, tu es
vraiment

Michel Vivoux,

grand escogriffe me fait rire depuis
25 ans et, en plus, avec les mêmes
sketches. Grâce à toi, je pense qu'il est
promis à un grand avenir...
Bon comme je sais que tu liras (je
ce

t'envoie la Linha

...pct/mer t/fi/e po/S, oc,

rond.

de France. Dessous il affuble :

comme

phonies (ça y est le mot est lâché) Occi¬
tanes tentent d'y arriver, Rosina est là
en voisine, là, pas pareil mais gare au
pluriel inutile. Comme il faut être dans
le coup un tag maladroit (mais innocement utile) transforme le courage de la
Terre d'Ariège en fourrage de la terre...

on

musicale
A

en

sur

l'aventure

Occitanie...

plus.

Jacme Gaudas

Corteta...
A

Ali roi

:

tandem ? Jusques
àquand,Gustave,retarderas-tu
ta prise de conscience et ta
décision de prendre la tête de
1 ' IEO ? Tu veux gâcher ton
avenir, ruiner 1 ' occitanisme ?
(C. S.)
Mais quousque

�linha

Courrier

■M

imaginot

Arièja Terra de Colors -13 et 14 août

25

Corteta...

Ste-Croix Volvestre.

OatLaun«iQ

Fabulous et la Mode

Mkhàt,

Texte
en

chanté/ditpar Dr K
de leur chant

exergue

dédié

au

défilé de mode

collection de Castelbajac
au

interès vùstre article sus
dins lo darnièr numéro

legit amb
l'escriban occitan"
Il
i

,A;

de"la postura de

mas
laneriqvoluesaem
grand merla irtéi sul(perta
(qu'ei sa
RiM'vèla"prèst
"Trésor.. ." que
d'ajustar 4 a 5000 mots e locucions als 14 000 que
obratge.
aquela materia lexicala basta pas. Se'n cal
los mots novèls que fan défaut, se la cal tanben

vòstras idèas, plan pertinentas,
m'estaqui tanben a las metre en practica.
ben, reculhir las expressions idiomaticas que par
la sabor de nòstra lcnga es una nécessitât urgenta se
l'originalitat c lo poder creatiu. Sens aver
rason que m'apassiona), ai fait aquò dempuèi temps e
lo "Vocabulari occitan" e lo "Diccionari de
interès mai général qu'òm podriá creire).
publicar "Encare n'i a", un complément de
Non

devant 2000

e

servar
la

n'es

d'un

permetrà
conten aquel

tota
servir per fargar
metre en boca e la far passar per

Je

ne

suis gu 'un pauvre trouvère
Herbi vore et ambul ant

Ruminant des pensées altières
Sur les

chemins par tous

Humble écolier du
Je n

Datent de
Je

de

un

Los

La dificultat

Quantes

de

es de se'n

manuscrits, libres morts abans

espèran
grand problème es dins la Difusion - e, mai
se ditz ara la Comunieacion. Tant que la
escrita occitana serà pas présenta en bona plaça dins
que se'n parlarà tan pauc sus las antenas e dins
revistas nòstras, ailàs confidenciaias, se'n trachan
), veircm pas lo Libre d'Oc jogar lo rôtie que deu
servici de la cultura occitana.
d'aver expausat de questions que lo
un Bulletin qu'es per natura virât cap a d'autres

Cresi que
encara,

Je

ne

A noter que

au cours

tant
la premsa (las
quitament pas...
èsser lo sieu al
Pôdi que

pertôcan dins
problèmas.
Plan

vos

lausar

coralament.

de

laquelle

les Fabulous ont défilé
avec

le s mannequins,
Dr K

ses

portait

célèbres chaussures

"ChassePêcheTradition"

( botillons à fermeture éclair
centraleccinme

portent les mametes
pour aller au j ardin )
qui ont fait écarquiller
les objectifs de toutes les
camérasprésentes.

lo

librarias,

sais rien de la mode

pour cette prestation,

Messie,lèche-bottes
et mauvais coucheur».

dins çò que

produccion
las

de nàisser,lor

Quantes d'autors qu'an riscat
fauta d'aver trapat un editor

dins de tiradors !
argent dins una publicacion
de recuperar la mesa !

durmisson

desfar...

ans

Castelbajacnousmet dedans

Oc,

tractar
Mas,

plus de 3000

suis qu

'un pauvre rapsade
Un plouc à la Tambourine Man

ne

amb
ajudar

Oc,

les temps
grand Homère

'ai rien d'autre que le chant
Mon tambourin et ma manière

Recampar

la pluma
cal far de libres. Cal far de libres simples, atrasents,
tè.xtes pro corts per descoratjar pas lo legeire - que cal
amb
pichon glossari.
cal multiplicar las reviradas, tocar a totes los genres,
de totes los subjectes....
coma disiá Pépin d'Oc un côp èra :
libres son aisits de far

journalistes
mondiale.

de la presse

solament comparissi

Oc

Carrousel du Louvres,
le vendredi 14 octobre

Il parait que la cérémonie
occitano-Bayrousienne,auxdires
d'

un

mauvais coucheur, était

gens qui se pressaient
pourmontrer leur production,
placer leurs trois mots ou leur
bout de chanson, garde-à-vous,
bref, un bel moment d ' esprit

sinistre

:

lèche-bottes,attente
du Messie et assistanat.

Merde, j 'espère que c ' est pas
vrai. L ' IEO discute d ' EGAL à EGAL
avec un

ministre.

(C.

S.)

�LINHA

26

tchache
IMAGINOT

(/A/ P£U
oe A4US/COù OG/£.
mentales de

LA domination du soliste en

jazz avait débuté avec Louis
Armstrong, qui émergea de
l'improvisation collective de la
mêlée1 par la pureté, la puissance,
l'ingéniosité et les audaces de son
jeu de trompette.

de

ses

au

dédain de la "nouvelle

praticiens

comme

tout

appris jusque-là à

se reposer

rœouMûou-ou#,.,

est

lorsqu'on
passé des interprétations
mesures

d'orchestres

aux

que

Ce n'était pas là une
musique confortable •

à leur

gré, car n'ayant pas
d'accompagnateurs, ils ne ris quaient pas de les perdre en route.
Même en 1948, Muddy Waters
jouait sur onze mesures dans "/
can't be satisfied", et des musi¬
ser

ciens

comme

John Lee Hooker et

Lightnin' Hopkins ont bien sou¬
vent laissé pantois des aspirants
sidemen. Hopkins répondit un
jour, à un membre de ZZ T op
alors très jeune qui lui faisait
remarquer — crime de lèsemajesté !— qu'il avait changé
d'accord trop tard, par un regard
glacial et un grognement plein de
morgue :
"Lightnin' change
quand Lightnin ' décide de chan ger. " Le free-jazz, en somme,
revenait allègrement et délibéré¬
ment au Moyen-Age de la
musique noire. Plus encore, il
touchait

aux

c'était l'écoute la moins "aisée"
que

l'on puisse imaginer.

ressources

fonda-

L'harmonie, après tout, est une
métaphore autant qu'une forme ;
n'est pas pour

rien que nos
dirigeants parlent de relations
ce

raciales

ou

industrielles "harmo¬

nieuses" ; c'est l'idée apaisante
d'une place pour chaque chose et
de

chaque chose à

sa

place.

...MV/ POT A/O

QUVA/e fORMt,,

recon¬

troubadours

solitaires, qui pouvaient improvi¬

la raison que
qui s'écarte de la stricte

ce

t'HARMOt/ti, APRÈS TOUT.
"M MÈTAPHORC AUTANT

"juste", et les auditeurs
leur faculté à les

sur

la forme
des douze

église. L'harmonie

Les musiciens avaient

musique" pour la structure, on naître.
Le free jazz disait : "plus tard
peut le rattacher au country-blues
avec cette merde ; quel effet ça
primitif ; le blues à trois
vous fait mainte
"phrases"
P004
ÙOA/fSOPff
S/tf
4
nant ?"
ne s'est
figé dans

cadre d'une

était suspecte pour
*

son

Quant

ses

auditeurs.

monophonie (l'unisson) est sus¬
ceptible de distraire l'auditeur au
détriment du contenu verbal de
l'œuvre

(des prières, en l'occurence), et ce bien qu'il fût précisé
: "Il n 'est
pas de notre intention
d'iterdire l'usage, à l'occasion,
de certaines consonnances, par

exemple l'octave, la quinte ou la
quarte, qui rehaussent la beauté
de la mélodie. " Les valeurs ryth¬
miques brèves, telles que la semibrève ou (note "entière", ou
mesure
complète en 4/4) ou la
minime (demi-note), étaient
déconseillées parce qu'elles
"envoûtaient l'oreille, plutôt que
de l'apaiser".

SAA/O TO

iOO-OOSf... '3

Extrait de
"Jimi Hendrix

Dans A short Histor\' of Western
Music (Histoire abrégée de la

musique occidentale — Ndt), un
ouvrage d'Arthur Jacobs - dans
lequel, soit dit en passant, Hendrix est le seul musicien de rock

cité,

en

dehors des omniprésents

Beatles et Elvis

Presley

mentionne

décrêt

l'auteur
papal du
quatorzième siècle qui établit
quelles formes musicales sont ou
ne sont pas permises dans le
un

-

Vie et
par

1. En

légende "
Ch. Murray

français dans le texte.

2. L'auteur

joue avec "easy listening', qui désigne en gros la
musique de variétés. [Ndt ]

-,

3. "J'suis qu'un pauvre
dour solitai-aire...

trouba

j'ai même pas un orchestre à
per-erdre..." [NdlrJ
et

-

�LINHA

linha bía bla

IMAGINOT

27

O

xi

DÉPENDANTS DE L'ARGENT
par

"Groupe Armé"

saisies
d'autrui,
Nous sommes traqués depuis la nuit des temps
par le démon de l'argent
Sous l'emprise vicieuse des matières précieuses
Car nous sommes accaparés par notre soif de papier monnaie
Toujours le même problème qui revient

Pétris par nos envies de
Sur les acquis des biens

sans argent tu n es nen
cité, les jeunes de mon quariter

Mais pense que

Dans

ma

besoin sans cesse grandissant d'argent
Craquent, attaquent, matraquent en vrac, en manquent
Et braquent les briques des banques.
Pas d'autre solution que les business de pognon

Attirés par un

parvenir à gravir les échelons de la considération
désormais et plus que jamais régie par le blé.
Aujourd'hui la seule politique qui s'applique est celle du fric

Pour

Aujourd'hui dans les démocraties occidentales
L'esclavage a été aboli,
Mais l'exploitation par le pognon sévit
L'opposition Nord/sud profite aux firmes multinationales
Qui délocalise les entreprises en crise vers des pays
Où la main-d'œuvre est bon marché, exploitée, sous-payée
Les droits de l'homme sont bafoués, piétinés
Par l'argent toujours plus puissant entre les mains de
Dirigeants qui simulent sans scrupules le développement
Du Tiers-Monde en monnayant quelques gisements
Ignorant volontairement
Car

on

la mort des Balkans

préfère aller faire la guerre dans

champs pétrolifères.
capitalisme est source du prochain

le désert

Pour des

Le

cataclysme

agit comme un prisme qui met en évidence
Que le monde actuel est en pleine déliquescence
Berné par l'argent qui trompe nos sens.
Il

Car la société est

La monnaie est

vénérée, adorée

générations entières de population
Capitale du capital, Wall Street est la citadelle du chaos
De cette nouvelle religion, bastion de tous les démons
Qui hantent l'homme, depuis qu'Adam et Eve
Ont mordu la pomme. Mais la vile morsure morsure du serpent
Eût été plus douce que celle de l'argent.

Car

depuis l'aube des temps
dépendants de l'argent.

Nous sommes

Par des

Car

(Ndlr : Il est très bien, ce poème :
Claude...)

il reste juste la place pour le

dessin de

depuis l'aube des temps
dépendants de l'argent.

Nous sommes

L'histoire est un éternel
Souvenez-vous

renouvellement

il y a plus de cinq cents ans

Christophe Colomb et ses compagnons
Partaient déjà en quête de pognon
Débarqués sur le nouveau continent
Et accueillis en paix par ses habitants
Les conquistadors assoiffés d'or entraînèrent la mort
De millions d'innocents massacrés, mutilés inutilement
Impuissants devant l'homme blanc
Ils furent exploités puis exterminés sans pitié
Ce sordide génocide fut légitmé par le fait
Qu'on voulait déposséder ces populations de richesses
Pour lesquelles elles n'avaient pas le moindre intérêt
Malheureusement, l'histoire ne s'arrête pas là,
Après avoir éliminé toute forme de résistance à l'oppresseur
Débuta une nouvelle ère de souffrance et de terreur
Avec l'instauration de l'enfer du commerce triangulaire

importaient les moyens pour arriver à leurs fins
humains,
Succomberont aux appétits de richesse de cette caste nobiliai¬

Peu

Mais combien d'êtres

re

Trop de sang a coulé au détriment de l'humanité
Trop de gens sont décédés sur la voie de la monnaie.

depuis l'aube des temps
Nous sommes dépendants de l'argent.
Car

ClAW

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              <text>Linha Imagin&amp;ograve;t (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/20846" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>Linha Imaginòt</text>
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          <name>Description</name>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Castan, Félix-Marcel (1920-2001)</text>
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              <text>Damaggio, Jean-Paul</text>
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              <text>Buge, Jean-Marc</text>
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              <text>Lafont, Robert (1923-2009)</text>
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          <name>Source</name>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, KI 5</text>
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      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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