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                  <text>L /f

L

I N H A

o

N

2 0

IMAGINOT

a vPt&gt;

Cher Claude Sicre,

Vous

vraiment pour un imbéci¬
le. Dans tout ce que j'ai écrit, en oc ou en
français, la distinction du superstructurel
et de l'infrastructurel, dans leur fonction¬
nement disjoint, est centrale et doit occu¬
per plusieurs centaines de pages.
Elle n' était pas ignorée par mon article
incriminé. Quant à faire de moi un nationa¬
liste..

me

prenez

P.

2

:

La

P.

3

:

Le

noirs
P.

5

et

le

P.

6

répondre à votre injonction finale
Lafont a lu et lit Castan, mais ni Castan
ni Sicre ne lisent Lafont. C est pour eux
un grand avantage.
Bien à

:

démocratie

développement
Construire

:

7

:

Rugby

P.

8

:

Jazz,

famille,

batt'rie
P.

10

:

André

P.

13

:

Le

14

:

Les

Car m
15

P.

les

:

P.

leçons

Raid

•

Du

on

the Linha

ragga tous

jours
16

des

de

accuse

aux

•

P.

Minvielle

Maire

artistes...

les

P.

vous.

Pour la

:

des cathédrales

de

Pour

réponse de Sicre
retour des piedsAlgérie

P.

P.

..

en

t* e

:

Babel, le chantier

voix

17

Politique culturelle
Midi-Pyrénées
18 : Olympe de Gouges
:

2 0 : A prepaus
d'" Antonio Vidal"

P.

Robert

Lafont

P.

21

:

Rimbaud,

mythe international

3 0
francs

P.

23

:

B

P.

24

:

Manfest de Pàmias

P.

2 5

:

Rencontre

la

Linha

P.

2 6

à

un

:

au

ri

m

sur

Imaginòt

Lettre

journaliste de BEST

�La réponse
de

Claude

Claude Sicre

lu Robert

a

l'a convaincu de devenir

Sicre
Lafont. C est la lecture de

un

militant occitaniste

en

ses ouvrages

qui

1976. Claude Sicre lit

toujours Robert Lafont régulièrement, où il a puisé de très nombreux
arguments pour sa pensée et pour son action. Il relit fréquemment
"Mistral

ou

l' illusion"

.

Claude Sicre pense que

Robert Lafont est
brassé tous les sujets et qui

exceptionnel qui a
possibles. Le mouvement occitan
la culture

a une

écrivain et un penseur
a montré toutes les voies
énorme dette envers lui ainsi que
un

française.

Ceci dit

je

pense que

Robert Lafont s'est trompé

sur

la question

essentielle, celle qu'il évoque dans sa réponse dans un vocabulaire
marxisant

("superstructure, infrastructure", dont j'usais de façon sati¬
rique dans mon article) qui est pris au piège du binarisme, simplificateur

de l'histoire.
Dans la Linha

Imaginât nous n'avons cessé de faire la critique
vigueur aussi bien dans le mouvement occitan que dans
la pensée française, sur les rapports entre culture et socio-politique.
Robert Lafont pourra s'y reporter pour répondre à ces critiques de façon
plus argumentée que les quelques lignes qu'il nous envoie. Nous pouvons
l'assurer que nous accueillerons son ou ses texte(s) avec grand plaisir
aussi long(s) soi(en)t-il(s) (un numéro spécial pour lui s'il veut).
des thèses

en

Et par avance nous
Nous

l'en remercions.

le jour où Robert Lafont pren¬
qui cache l'extraordinaire force de
son oeuvre, ensemble, nous
transformerions la France en quelques
années. C' est dire avec quel intérêt et dans
quelle urgence nous avons toujouriTattendu et
nous attendons toujours un profond débat avec
avons

déjà écrit ici-même

drait conscience de l'erreur de base

lui.
■U

'0

ri
-H

Claude Sicre

tn
ri

S
H

ri

■ri
ri
•H

Décembre

1994

que

�Solucion

À

t e

t

^

et

o&gt; ce k

(ùï.D.U
L'unitarisme

frappé.
enseignants
incultes (il y a deux mois qu'ils savent
ce que c'est que le berbère, entre
autres, après 30 ans de contresens his¬
toriques aux funestes conséquences
pratiques) en défenseurs hystériques
a

encore

d'une laïcité transcendentale. Selon le
bon vieux modèle

e.

Pluralité des avis. Et Tout débattre
veut

dire aussi débattre PARTOUT.

Et accepter que

pas partout

et &amp;

les solutions
les mêmes.

toire

ne nous

coûterait pas cher de

pense que pour des Français, c'est une
des plus grandes aventures qu'il y ait à

montrer cet

exemple. Pensons à ceux
qui risquent leur vie juste parce qu'ils

fermer. Merde !

s'ouvrir,

l'école, complètement ratée. Et
que ne remplaceront jamais les direc¬
tives ministérielle pour une ouverture
abstraite. Très forte pour les principes,
nulle dans l'action, l'Educ Nat.
On

comprend ceux qui, ne compre¬
et n'ayant d'action sur quedalle, sont heureux de trouver un
moyen peu dangereux intellectuelle¬
ment de jouer les héros. En excluant les
élèves voilées, ils ont l'impression de
participer à la lutte contre le diable
islamiste, qu'ils ont identifié comme tel
grâce à la télé et à leur quotidien favo¬
ri. Sauf que c'est le contraire. Pour,
citoyen français, participer à notre
place et dans nos très modestes moyens
à aider l'Algérie, où le dialogue est dif¬
ficile, il nous faut ici TOUT débattre
dans la plus grande ouverture d'esprit
possible. Et ouvrir l'esprit consiste
nant

rien

d'abord à ouvrir les oreilles à la

temps. Je

vivre dans le siècle qui vient
l'aventure occitaniste).

(après

pas qu'encourager ici toutes les
bouches à s'ouvrir est le moindre des

hommages qu'on peut faire à cet
ailleurs où toutes sont obligées de se

Débat

la

pour

celles de leurs rêves d'avenir.

et

Une mission d'audition incommensu¬

ment en héros des nouveaux

Cela

le reste du monde dans les ténèbres de

ment. Une bonne occasion de

o- c 14-

rable, pour laquelle il faudra que ces
3 000 000 de volontaires se transfor¬

osent ouvrir la bouche. Vous ne voyez

réfléchir, à lire) dans leur rapport avec
les parents d'élève, la population et les
élus de leur ville, les élèves évidem¬

H

soient

ne

français qui veut que
les intellos cherchent toujours, face aux
problèmes, des positions radicales de
principe (universalistes, bien sûr) sur
lesquels s'arquebouter pour rejeter tout
superstition. Des philosophes séma¬
phores jusqu'aux situs. Relisez
Tocqueville sur la Révolution, il en
parle bien. Lisez Dextreit (le végéta¬
rien). La philosophie de la pluralité,
c'était là le dialogue pluriel, de cas par
cas, la confiance dans les proviseurs et
les profs (pour les corriger, les obliger
à se bouger, ne pas leur donner des
réponses toutes faites, les pousser à

-

/41 ŷ é * i e

en

jBÉZIER

Transformant certains

i

avec

le

public

Ces gens là, dans votre projet,
seraient-ils OBLIGES de partir ?
•

Et c'est justement

alors que je suis en
train d'écrire ça qu'un grand journal
politique me demande au téléphone
quelques phrases de soutien aux intel¬
lectuels démocrates algériens. Mais ma
seconde phrase ne convient pas au
journaliste, quand je rappelle à ces
intellectuels que ne s'être pas élevé à
l'époque contre l'arrêt par le gouverne¬
ment et

l'armée, des élections, était

peut-être une erreur. Ce journal ne
prend en compte l'avis des gens qu'il
sollicite qu'à condition qu'ils ne disent
que ce qu'il veut entendre. Il n'aura
donc pas ma signature. Ni l'exposé de
ma géniale solution radicale à tous les
problèmes de l'Algérie : 1000 bateaux
dans le port de Marseille s'apprêtant à
appareiller pour Alger, Oran, Annaba
ou Tamanrasset, emplis jusqu'à rasbord de volontaires démocrates et paci¬
fiques, la grande majorité des familles
algériennnes vivant en France et des
rapatriés de 1962, enrichies de
quelques milliers de curieux (ça ferait
donc à peu près 3 000 000 de per¬
sonnes), bouillant d'impatience de rele¬
ver le pays en modernes PION¬
NIERS, non pas d'une contrée vierge
mais
du

au

contraire, et c'est là tout le sel

projet, dans une civilisation multiqu'ils ont à apprendre à

J'ai dit volontairement "VOLON¬
TAIRES". Même si

j'étais chef du
qui serait une bonne chose
NDMM*) je ne les obligerais en aucu¬
monde (ce

ne

manière.

•

Mais

enfin, d'un certain côté,

Ce

qui est important, c'est les liens
France et l'Algérie. Il y a eu

entre la

des liens très forts, mais dans des rap¬

ports hiérarchiques. Il faut retrouver la
même force, dans des rapports égalitaires et c'est parce que c'est

difficile
c'est intéressant, ça entraînera
beaucoup de bonnes choses pour tous,
on s'attaquera aux racines du mal.
Quant à renvoyer les Maghrébins chez
eux, ce n'est pas ça : c'est envoyer des
Français en Algérie, avec un double
passeport, une double nationalité. Ils
peuvent revenir en France quand ils
veulent. Il faut multiplier les passe¬
que

relles.
o,
H

Et les jeunes

"beurs" qui ne par¬
lent pas arabe, qui ont toujours vécu en
•

séculaire

connaître et à respecter pour

transformer
à

sans

heurts

et

vous

voulez renvoyer les Maghrébins chez
eux ?

France ?

conjuguer de la façon la plus harmo¬
nieuse possible les exigences de l'his¬

Sh
•Q

£

la

l'amener

0)

&lt;D

Je n'aime pas

L'intégration

ne

le terme "beur".
doit pas être l'assim-

milation. Les intellos

Linha

français confonXmaginòt

O
V&lt;1)

Q

�S

o

I

u

c

i

o

r»

dent les deux. Quand on leur

parle de
pluriculturalité, ils agitent l'exemple
nord-américain. Mais notre rôle est
D'INVENTER

une

autre

forme

d'intégration sans assimilation et sans
repliements ethniques. SOS Racisme
s'est battu contre l'idée de pluricultura¬
lité. Ils veulent faire des jeunes d'origi¬
ne maghrébine des sous-français mal
dans leur peau qui ne peuvent pas dis¬

Si

paci¬
fiques et étroits avec l'Algérie, il faut
ça. Vous vous rendez compte, si les
petits fils d'Algériens du Mirail appre¬
naient la dignité de la langue berbère et
de l'histoire kabyle à l'école, s'ils pou¬
vaient quand ils veulent aller apprendre
au bled, ce qu'ils nous apporteraient à
1s deviendraient AUTANT DE

nous.

PONTS

entre deux

C'est

une

ignominie. C'est le plus

grave de tout : couper les gens de leur
histoire. Quand on s'amuse à ça, l'his¬
toire qu'on a caché revient un jour sous
forme de revendication des racines et

Là

parlez plus de projet
"1000 bateaux pour l'Algérie" mais
du statut de la culture algérienne en
vous ne

France !

Oui, mais c'est la même chose. S'il
faut sortir

France, les anti-racistes auto-déclarés

fique, peut-être pas....

projet "1000 bateaux"

un

pour faire comprendre que la France a
intérêt à cultiver chez elle les rapports
les cultures

algériennes, eh bè
voilà.... Moi si j'étais algérien je crois
que j'aurais peur de rentrer là-bas, tout
avec

seul. Mais
sonnes

avec

3 000 000 de per¬

une

grande marche paci¬

dans

Et les

pieds-noirs ?

Ils ont des tombes, là-bas. Et

puis il
soleil,
les
y
a le
méchouis,
l'atayb'nana, et plein de travail. Et un
désert à transformer

en

oasis, et des

enfers à transformer

en paradis (ça
occitan). Et eux ont des com¬
pétences, des capitaux. Il leur suffit de
retrouver l'esprit pionnier de leurs

rime,

en

ancêtres dans le

nouveau

mouvement

planétaire, et irréversible, de la démo¬
cratie et de la pluriculturalité.

Non.

Une idée
Fouroux

géniale, je le répète.
peut toujours s'aligner, ques¬

tion branle-bas de combat, remises en

question et défis planétaires avec ses
projets de rugby-basket à l'américkaine. Et c'est peut-être pas contradictoire
avec les propos d'Ambal (cf l'article
Rugby page 7).
C.S.
*

1994

-

Moyen d'intégra¬

-

Grammaire de

pas" chez ALM MJC place
Kennedy 27000 Evreux La
Madeleine Tél : 32 28 03 12.

Fanzine. Le rock est le
sujet de Hesodia qui a un
aspect très sérieux avec seule¬
22 pages :
interviewes, gros plans, chro¬
ment du texte sur

niques...
Hesodia 5 rue Rébeval 75019

Paris

(35F pour 6 n°/an)

:

mercredi à 1 7h

Institut catolic de Tolosa 31

car-

rièira de la Fondariâ 31068

exagérez ?

Décembre

Rap

tion sociale

Cours d'occitan

Vous trouvez pas que vous

4

enseignée. Un groupe d'Evreux
mis en place une "grammaire
des pas" pour un apprentissage

Toulouse

tels n'ont pas

•

mesure que

a

"Danse
•

d'appartenance ethnique, et c'est sou¬
vent la guerre. Lorsqu'en 1984, un pro¬
jet de loi (je n'étais pas Okey avec cer¬
tains attendus, ethnistes justement, de
ce projet, mais avec les actions déci¬
dées oui) a été proposé pour le respect
(l'enseignement) des langues et cul¬
tures indigènes ou immigrées de
bougé le petit doigt, trop
traquer
occuper à
les racistes qu'ils
reconnaissaient parce qu'ils ne por¬
taient pas leur badge "Touche pas à
mon pot" (une sorte d'étoile jaune à
l'envers). Ce serait normal que tout le
monde en France, puisse s'initier aux
langues et aux cultures arabes et ber¬
bères. Et en premier bien sûr les
enfants des immigrés maghrébins. Des
stages obligatoires devraient même
exister pour les enseignants et anima¬
teurs des écoles et des quartiers où la
population maghrébie est nombreuse.

Rap Au fur et à

la danse rap se développe, elle
devient mieux maîtrisée et

de la danse.

civilisations.

cuter avec leurs

grands-parents et
méprisent l'histoire de leurs ancêtres.

Cortetas

avoir des rapports

veut

on

NDMM

:

note de moi-même

Tolosa Cedex
Marseille : lundi à 1 8h 30

Espace Ste Cécile 23

rue

Ste

Cécile 13005

Mempenti/Marseille
Lyon : jeudi à 20h30 Salle des
associations de personnel PTT
39 av. J. Jaurès 69007 Lyon
Vive le P.I.I.M.

Vigouroux, il est trop chelou,
Tapie, il est trop zarbi, Gaudin,
il est trop radin, moi aux élec¬
tions municipales, en juin
1 995, je vote pour le candidat
du P.I.I.M. historique : tu sais,
le Parti Indépendantiste
Internationaliste Marseillais. Tu

captes la nuance Ragga ?
Indépendantiste et
Internationaliste à la fois. Ça
serait pas l'anti-parti politique
par exellence que tu nous
décris-là G.G. ? Gagné, jeune
C'est le P.I.I.M. pour pouvoir
enfin lancer la révolution des

quartiers du monde entier.
D'où que tu sois, Ragga, mets
la Hala ! (G.G.)

!

�:

Pour

entendre

plus souvent." Des

interventions resteront

doute

plus marquées dans les
: Georges Passerai,
Docteur Lafosse, Michel Ambal,
justement celles des acteurs qui
ont le plus travaillé localement

elle

développement

domaine, et

un

avec

Les

journées de Larrazeî des 4
furent un grand
moment pour la démocratie.
Novembre

C'était

faire

exercice

1er

sur

la base,

priori un

périlleux mais qui a valu
pesant d'or. Il s'agissait
pour des citoyens - en /'occurenpeu
son

ce

les membres de la Maison de

la Culture de Larrazet
roger

ler

-

pied d'égalité, et de
faire s'écouter mutuellement des
responsables et des acteurs de
leur proche région, aussi divers
que compétents et passionnés.
Acte qui pourrait être apparem¬
ment banal mais qui pourtant
sur

un

n'a JAMAIS lieu.
En

général les débats sur le
lieu dans des cercles
plus ou moins cloisonnés : élus
avec fonctionnaires, agricul¬
teurs, syndicats ou organisations
professionnelles, colloques de
pays ont

telle

structure

Où peut-on

voir, entendre et écouter,

sans

enjeu précis, des médecins, agri¬
culteurs, élus, sous-préfets, res¬
ponsables associatifs, intellec¬
tuels, historiens

dans

une

9

joA «®&gt;
^fcfr
Ifc

Jean-Marc Buge

Cassette

cloisonnant la socié¬

en

Vidéo,

"Entrevues de Larrazet" réalisée

chacune

par Philippe Etienne à l'occa¬
sion du colloque "Les identi¬
tés communales" en 1993.

chapelles verticales
qui ne se croisent pas à l'éche¬
lon du citoyen considéré par
comme

contraste
est

numéro. Le

un

Disponible contre 100 F (plus
20 F. de port), durée 42 mn.

d'une telle initiative

d'ailleurs saisissant

les

avec

Maison de la culture,
82500 Larrazet.

Trait

nier

d'Union

de

Cayrou. Les 600

Larrazet)

II n

Plted

ta
:
e

des

alité
o

oeuvres

pages

de Frédéric

Cayrou sont enfin disponibles.
Pròsas, teatre e poësia.

ù

Introduccion deJoan-Marc

l'on peut

déchiffrer à
quelle stucture a écrit
quoi. La juxtaposition des inté¬
rêts et des discours catégoriels
peut difficilement créer les
synergies indispensables au
développement local.

Buja, presentacion lingùistica
de Jacme Taupiac, glossari

nu

occitan-francés de Andrieu
Vinhòlas. Fòtòs originalas. Per
l'istòria de la literatura nòstra.
Prètz : 1 80 F franco
IEO Seccion Antonin Perbòsc

d'inter¬

mais surtout de faire par¬

a

&lt;C«

té dans des

l'oeil

a

HT

Mais l'important est qu'il y eut
échange là où le centralisme fait
le plus de dégâts, c'est à dire à

un

P

0°

BP

succès.

objectifs de
l'association
"Lomagne vivante" (voir le der¬
et 5

W"

aujourd' hui indispensable de
faire un peu partout. Dommage
que certains acteurs de la Linha
Imaginât n'aient pu assister à
ces rencontres d'un grand inté¬
rêt pédagogique.

sans

mémoires

fa démocratie

&lt;CÏ

:

f

.

S

Ean

L'initiative larrazetoise

tré le chemin de

ce

Ancian

a mon¬

qu'il est

Collègi

82000 Montalban

Tombèl per Pradà (1955

-

1994)

M'as ensenhat que
M'as ensenhat que

lo repotegaire a rason.
lo rifanhaire s'engana pas.
M'as ensenhat qu'un còp de cotera porta luènh.
M'as ensenhat qu'una brava paraula esclaris los uèlhs.
M'as ensenhat que caliá pas far agach als malcontents.
M'as ensenhat que córrer a bèl estrun fa pas venir vièlh.
M'as ensenhat que lo penjal de viure fa montar las èrnhas.
M'as ensenhat que los trompetaires caponan.
M'as ensenhat que canta pas lo rot, ta joventud falida.
M'as ensenhat que l'òbra es blosa coma un solelh-colc.
M'as ensenhat que lo temps de la nèu reviscòla los valents.
M'as ensenhat aquò que sabiái pas encara
e que sabiái ca que la.

même salle ? Un maire n'a pu

s'empêcher de dire : "Il y a des
l'on aimerait

Fèlix-Marcèl Castan —17/09/94—

personnes que

Linha

Imaginòt

xti

o\
Cil
M

0)

M
Xi
e
&lt;D
0

Q

�Larrazef

Construire des cathédrales
Aux débats de Larrazet bien
des discours

croisent. Au

se

Forum du 4 Novembre portant

la

sur

Lomagne, j'ai essayé d'en

repérer quelques

uns

à partir de

contestèrent (non pas la validité du
théorème mais la validité de la

démonstration). Pour Anne-Marie
Granié c'est la sociologie qui va nous
démontrer ce que tout le monde sait (à
savoir que des communes rurales se
repeuplent sauf que les paysans en par¬
tent tout autant). Pour un paysan
conseiller général c'est l'unité des pro¬
ducteurs face

la
«

réflexion de M. Lafosse
chacun devrait, le matin

:

en se

levant, avoir envie de construire
des cathédrales

».

L'objet essen¬

tiel du débat étant

l'agriculture1,

son

souhait peut se

ainsi

:

chaque

traduire

paysan,

fier de

négociants comme si
siècle le monde paysan
n'était pas par excellence le monde des
coopératives. Pour Alain Daziron c'est
l'identité communale, ce qui n'est pas
nouveau car une cathédrale ça prend du
temps à construire. Pour G. Dangas,
c'est la dignité humaine, dignité mal¬
partagée par ceux qui produisent des
saloperies et par ceux qui les achètent.
Pour le syndicaliste C.G.T., c'est le
droit au travail que l'on refuse à 12%
des personnes, en Tarn et Garonne

depuis

travail devrait élever

son

un

comme en

c'est le
son

aux

France. Pour Claude Sicre

jean, le vêtement des bouseux
la France a adopté à

des USA que

contre-coeur en se

champ de vision

pour mesurer

faisant des discours

de consolation de deux types :

le jean
gagné car fils d'un impérialisme ; le
jean a gagné car fils de la démagogie.
Ouf, voici l'honneur français sauf !
Pour le paysan-photographe, c'est le
visage d'hommes marqués par leur
"pays" ou leur métier. Dans
l'ensemble, j'ai constaté que, si désir
de cathédrale il y avait, ça signifiait le
plus souvent, un hymne à l'amour. Et
je retombe suri"!a clinique du coeur",
existant suite à un coup de coeur,
comme l'expliqua l'auteur de la para¬
a

l'importance de

sa

mission et à

l'occasion observer les

mer¬

veilleux couchers de soleil

(ah !

le

bucolique).
Suivant

ce

principe, voici les pos¬
quelques interve¬

sibles cathédrales de
nants. Pour le

V

'0

fi
•H

tn

n)

Es
H

nJ

A
ti
•H

6

sous-préfet c'est la
République, ce qui fait que son dis¬
cours n'apporta rien de nouveau. Pour
Michel Bosc, c'est la terre cultivée à la
sueur de son front ce qui donna émo¬
tion à ses mots. Pour le docteur-paysan
c'est un vieil homme porteur du "bon
sens", un bon sens utilisé jusqu'à la
corde par une certaine banque. Pour
Jean-Marc Buge c'est Fermât, l'auteur
d'un théorème

qu'un mathématicien
anglais croyait avoir démontré mais
qu'étasuniens, italiens et japonais
Décembre

1994

bole du constructeur de cathédrales,

un

cardiologue.
Je

crois pas

avoir fait le tour des
chacun des partici¬
pants (et ils étaient nombreux) peut
tenter de construire chaque matin :
pensons au cheval, au rugby (le pas¬
sionné de rugby sut le lendemain porter
au-delà du sport son idéal humain), au
dessin (mais Prada n'était plus là pour
en témoigner).
ne

monuments que

Qu'est-ce qui me dérange dans cet
au dépassement de soi ? Pour
construire des cathédrales il fallait la

appel

foi (ou religieuse ou sociale) et une
vaste collectivité. Premier point : seul

peut construire de tels édifices or
l'appel s'adressait à des petits groupes
on ne

(comment faire
aujourd'hui ?). Deuxième
point : sans croire en quelque chose on
se trouve démuni or de plus en plus le
scepticisme (ou l'égoïsme) l'emporte
sur l'ambition. En quoi peut-on croire
voire à des individus
autrement

en

cette fin de

siècle et

en

est-il même

juste de croire ? L'énumération des
diverses cathédrales que j'ai cru recen¬
ser prouve que le désir commun a
explosé en désirs individuels contraires
à la grandeur du monument collectif (à
moins de choisir

un

modèle-réduit).

En fin de soirée G. Fieldes

a

proposé

la construction d'une véritable cathé¬
drale

retrouver la

langue occitane. Sa
proposition n'a pas soulevé l'enthou¬
siasme puisque le président de l'asso¬
ciation "Lomagne vivante" parlant aus¬
sitôt après et faisant l'inventaire des
objectifs de son association ne men¬
tionna pas cet objectif. Dans le propos
de G. Fieldes j'ai noté un argument qui
explique qu'il n'ait pas été entendu. Il
a rappelé que l'école a tué la langue
d'oc ce que j'ai cru jusqu'au jour où
j'ai découvert deux choses. Frédéric
Cayrou vétérinaire qui donna à la
langue d'oc bien des lettres de noblesse
:

était fils d'instituteur et d'institutrice,
cette dernière étant elle-même fille

d'un instit ayant exercé

longtemps à
Sérignac. Si à l'école le père devait
dire au fils : ne parle pas patois, on
oublie souvent qu'en dehors de l'école,
de la fonction professionnelle, l'instit
parlait occitan et ne s'estimait pas ainsi
dévalorisé (sans compter ceux qui,
contre les règlements, le faisaient à
l'école). Deux mondes se côtoyaient.
L'erreur a été de croire qu'ils étaient
antagonistes. Ceci étant si, par l'école,
l'instit avait tué la langue d'oc, elle

�serait morte

en

1914. La mort de la

langue d'oc vient de 1945 quand com¬

le déclin irréversible (jusqu'à
quand ?) des paysans, non seulement le
déclin économique mais surtout le
déclin social. Bref, l'explication par la
responsabilité de l'école, donc de
l'état, permet de faire l'économie de
l'essentiel (l'originalité de cette
langue) et de valoriser en retour l'école
capable de l'impossible. Et dans la dis¬
mença

cussion, souvent cette accusation des
méchants est revenue : si l'état, si

l'Europe, si les USA etc... (la liste des
méchants est aussi longue que celle des
cathédrales à bâtir). Et s'interroger sur

de Michel Ambal (ex entraineur de Beaumont de Lomagne) sur l'histoire du XV
Beaumontois. Qu'il acheva sur une phrase un peu énigmatique, plus promesse
d'un

grand débat à venir que véritable conclusion de son propos, disant à peu près
rugby à XV est peut-être un dinosaure dans la modernité qui nous presse de
toutes parts mais c'est justement en cela qu'il est très important". Dialectique de
haut niveau, on le voit. Et qui n'est certainement pas pure rhétorique, puisque
venant d'un homme de terrain, selon une expression ici très pertinente. On est déjà
très curieux de ce débat à venir. J'espère qu'il ne nous faudra pas l'attendre
jusqu'en 1998, année des Secondes Journées du Rugby de Larrazet projetées par
"

le

Alain Daziron.

soi ?
A la

Bien sûr, les méchants à dénoncer
existent mais je pense surtout aux
valeurs

apprises de l'histoire des luttes
qu'il faudrait valoriser pour
comprendre la France, à savoir, la
liberté (l'homme se libérant par
l'homme), l'égalité (le petit paysan à
côté du petit paysan est par essence son
égal surtout face aux seigneurs divers)
et la fraternité (sur ce point G. Fieldes
a rappelé plusieurs vérités que malheu¬
reusement peu de citadins veulent
entendre). Ces trois valeurs me rappel¬
lent quelque chose mais je n'arrive plus

paysannes

à reconnaître la cathédrale.

Jean-Paul
1) Il fallait du
agricole

en

courage pour

Damaggio

lancer

un

débat

donnant la parole à deux femmes,

jeunes qui plus est. Nathalie Rossi
Dauch restèrent trop

et

Laurence

technique.

question que lui posait Dr Kachou sur le projet Fouroux, Ambal a répondu
qu'il n'était pas encore au courant. Nous aimerions avoir l'avis des occitanistes
distingués que sont les carcassonnais Mas et Rouch, avec qui au mois d'Août au
village de Castan (11) nous avons eu une longue discussion sur l'histoire et l'ave¬
nir du 13. En attendant je lis Midi Olympique (c'est un journal qui va très bien
avec mes chaussures).
C.S.

Bon

j'ai lu Midi Olympique et j'en sais un peu plus sur la projet Fouroux. C'est
près le projet que j'avais conçu il y a 25 ans, avant de partir aux USA, et que
j'avais amélioré en revenant. (Merde Sicre tu te mets toujours en avant quel méga¬
lo !) (Bon Okey il faut pas que je dise ça je dois TOUJOURS CACHER que je
pense bien et longtemps avant tout le monde sur certains sujets et merde si je le
dis c'est pour me jeter des fleurs d'accord - personne ne le fait alors que je le
mérite c'est pénible à la fin - mais aussi pour le respect de la vérité et la compré¬
hension de l'histoire) (c'est vrai que voyant les basketteuses des rues à N-Y en 72
j'ai tout de suite compris que ça viendrait un jour en France, pareil pour
Disneyland et mille autres trucs et il suffit de réfléchir ensuite pour anticiper sur
les adaptations françaises). Un rugby spectaculaire : moins de mêlées, moins de
touches, moins de joueurs ou le terrain plus grand pour un jeu beaucoup plus rapi¬
de et ouvert, et former des virtuoses (j'en parle dans un roman d'ailleurs). Ça peut
ne pas marcher parce que c'est pas possible d'y jouer dans la rue il faut un terrain.
Est-ce que ça a un intérêt ? Pour le spectacle, oui. Par contre tout le côté pédago¬
gique et non-pro du rugby à XV et son cortège de valeurs humaines individuelles
et communautaires n'y sera pas. Ce qui me gène dans le discours de Fouroux,
c'est le côté Pom-Pom Girls et concerts pour attirer les jeunes, c'est du rapporté.
Si le jeu leur plait pas, si c'est le jeu qui est un grand spectacle, aucune tête
d'affiche du rap (lui parle de jazz, il sait pas trop ce qu'il dit, là, on le sent bien) ne
pourra en faire la publicité. Il confond tout Fouroux, là. Ce qui plait aux jeunes
dans le basket, c'espfà Démocratie : la rue, la communauté la plus pauvre du pays
le plus riche, le^grands noirs qui jouent d'un ballon rond comme la terre au pied
des immeuhlds où des cravatés jouent avec le monde, l'agilité mécanique de la
revanclm^ociale, le lieu avec LEUR musique prolétarienne. Les étudiants austra¬
liens^; faisaient pas la jeunesse, ils n'ont pas imposé le blue-jean à toute la planè¬
te/Mais bon le tennis marche bien, il y a donc de la place entre lui et le basket des
rues. Peut-être plus pour le foot, d'ailleurs, si lui aussi était adapté pour une
recherche optimale de spectacle. On en reparlera.
à peu

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Dans les vestiaires (photo Patricia Boissier Agence A + )

C.S.

Linha

Imaginòt

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2E

e

-t e

s

Cortetas
Da

Maggïo travaille dans

la veine des

polygraphes du

1 9e ou du Brésil

publie à compte d'auteur des
des sujets des

&amp;-&amp;tt tCc

et

tas de trucs sur

héros méconnus en historien
autodidacte un peu comme
et dans

problèmes

du middle, les New
Orléans, les free style, les post quelque
chose et j'en retiens rien, les avant-gar¬
diens ou istes par listes, les to be or not
to be bop, les revivais, les partisans et

ce, travaux entre

traditionnels,

ceux

opposants de Panassié, les intégristes et
puristes de tout poil, une espèce de

"purification technique" par le son du
corps j'aime, nous dit-on. Bon.
C'est là que la Cie Lubat brouille les
cartes/quartes, les pistes/utopistes. Il est
question ici, d'y lire (c'est vrai que
c'est dur de lire) d'y cultiver une
mémoire du sauvage tendre/entendre
(de la feuille). Il serait vain de classifier
la Cie Lubat

bande,

une

comme une

tribu,

une

famille,

ethnie,

un

une

clan,

groupe, une maffia, un lobby, une
assemblée de notable à noter. La famil¬
un

le c'est

pratique, on peut la quitter
(rêve) d'autant qu'on se demande par
où on y est rentré (erreur) ou comment
on y tombe (oeuphémisme). Il s'agit
d'outre chose. Uzeste et Cie c'est

un

(critique) un courant (alter¬
natif) singulier, érigé en laboratoire -

mouvement

unité de recherche

milieu rural

en

la forme d'une SCOPA (société

sous

coopé¬

production artistique) diri¬
gée/digérée par 4 artisans artistes asso¬
ciés
(Lubat-Auzier-Duthilleul
-Minvielle par ordre d'apparition à
l'écran) rompus à l'exercice d'un déve¬
loppement local et universel par et pour
un art de la diffusion de l'art. Ce qui

rative de

V

■o

tí
•H

tn

aS

S
H

aS

A

tí

fait

sens.

Comme

une

bataille.

Demandez à I'AFIJMA. Ici les
de lecture sont

grilles
complexes entre impro¬

visation/confrontation/création, bud¬

gets/administration/synopsis, Café

-H

l'Estaminet/Bureau d'Uzeste/Festival

J

Estival. Le travail

8

Décembre

se

passe au

1994

quotidien

l'adversité des

de l'époque (centralisme/ethnicisme/ corporatisme).

jazz" j'ai pu
remarquer ici et là une fâcheuse tendan¬
ce à clamer par familles, on pourrait
dire que rien n'est mur. Il y aurait les

Si dans le "milieu du

Maladies notoires. Uzeste médical c'est
toute

l'année, accueil, écueil à résiden¬
créateurs, écrivains,

poètes, danseurs musiciens,
plasticiens, scientifiques, charpentiers,

penseurs

intellectuels.

Dupuy le Lomagnol mainte¬
nant enraciné. Da Maggio tra¬
vaille aussi la mémoire de son

coin Montauban-Villefranche
disons le Tarn et Garonne en

gros. Sa dernière produc c'est
TONY MELER accordéoniste un

espagnol de Corbarieu/Mirabel
qui avec un Maugein s'est
retrouvé à Toulouse pendant la

puis à Paris dans les caf-

guerre
Ici, le "chez nous" devient Tailleurs
(lire à ce propos F. Marmande, la
Perfection du bonheur) un lieu non lieu
pour une transformation du souci, en
souci de la transformation (dixit Lubat

Gillespie). Le fameux "A A B A" de
nos

chers thèmes

se

transforme

en

B

.

lexique logique unique. HEC
s'agirait
d'accorder les tambours quand le sens
des mots résonne depuis qu'un certain
Alban Lubat, métayer de son état initial
A

-

BA

Hautes Etudes Communales. Il

décida

d'Amado il

au nom

du "Grand Drive" de

diriger/digérer lui-même son émancipa¬
tion politique et critique en oeuvrier
ouvrant un lieu d'échanges épistémologiques (l'Estaminet d'Uzeste) où ciné¬
ma, réunions syndicales, dancing, ali¬
mentation géopolitique du jardin,
bibliothèque communale, étaient à
l'ordre du temps qui passe par mailles
confrontant les vies et us des citoyens
d'un village collégial où à l'époque
usines et gemmage, hommes et bêtes
vivaient en harmonie particulière ! Vie
et trépas. La vie du jazz quoi. Vive le
jazz !
André Minvielle

(Fernandel, Ray Ventura,
Ulna, Nohain) et retraite en 83
à Montauban. On apprend
plein de trucs (d'ailleurs le
COATP serait intéressé je crois,
Jean-Paul I). Voilà. Da Maggio
conc'

devrait colorier

ses

livres à la

François, apprendre à
jouer du tambourin pour pou¬
voir vanter en rythme la mar¬
Pierre

chandise et aller les vendre sur
les marchés (un stand en cou¬
leurs

ou un

camion

taggé).

(C. S.)

Depuis, J-P Damaggio a sorti la
première version d'un gros
pavé : XXe siècle, des
paysans sont de
sortie pamphlet sous-réaliste originaire du Tarn et
Garonne dédié aux agricul¬
teurs, avec plein de person¬
nages et plein de détails signifi¬
-

catifs

comme

seul sait les

dénicher Jean-Paul. L'auteur
attend vos remarques pour sor¬
tir la seconde version. Chez un
vrai éditeur, car il le mérite.

(J-M. B.)
Jean-Paul Damaggio
82800 Bruniquel
T : 63 67 29 72.

�U

Mtí

Les

faire un carton.

jazzeux fiançais les plus intellos vont

aller relire l'histoire du

jazz pour voir si

c'était bien inscrit dans les

préambules des

e

t e

s

it lû

lí

!

*&amp; oc 6* &lt;&amp;t
Bien évidemment ça va

z

Les rappeurs et
mum

les ragas vont penser "maxi¬

Oartetas

respect" et Solaar l'écoutera plusieurs

fois c'est lui

qui

y

puisera le plus d'idées.

Bon Lubat et Minvielle ont enfin trouvé leur

Castan

Le dernier livre de
Félix Castan vient de sortir,

"argumentari" recueille des
écrits entre 1 943 et
1959 dans différentes revues,

textes

pères fondateurs, les autres en diront

formule. En studio. Mescladis-recherche,

quelques phrases définitives très courtes

mais

particulier Oc. "La pre¬
partie de l'ouvrage
s'interroge sur la signification
et les conséquences du princi¬
pe d'humilité de l'écrivain occi¬
tan, et sur le type de commu¬
nauté littéraire et militante qui
et en

avec

ce

le ton assuré de

qui

se passe.

teurs

vont

ceux

qui se demandent

Les variéteux et leurs chan¬

parler de génie. Comme

sur une

code,

un

tion. Il

unité de forme, c'est à dire un

langage, qui permet la communica¬

ne

leur reste plus

scène (un DJ,

qu'à la trouver sur la

peut-être ?). Contribution

mière

se

constitue de la sorte.... La

partie esquisse une
interprétation d'ensemble du

seconde

Télérama, qui fera 4 pages. France-Culture

essentielle à la

emboîtera le pas.

ce

Francis Marmande sera

disque est le pré-aboutissement (parce

stock d'expressions

que

le prochain sera encore meilleur) de 10

louanges universitaires would be bran¬

ans

de réflexion d'essais, d'erreurs et de par¬

obligé de renouveler
de

musique populaire française,

chées.

Nagui

Bohringer

va

va se

un

les vouloir à Taratata.

rappeller qu'il les connait

dernier siècle de la
Renaissance littéraire

Il

s'agit, dans la troisième partie,
de montrer que les forces
incluses dans l'oeuvre littéraire

ticipation tous azimuths à la mêlée contem¬

poraine dans

une posture

choisie de recul

s'incarnent dans un mouve¬
ment militant lorsqu'il est uni ;
qu'elles se traduisent puissam¬
ment dans l'activité critique,

dans ses contradictions inévi¬
tables ; et

géographique et culturel vis-à-vis de la
mode et des notes

qui passent. Ils ait inven¬

qu'elles rejoignent

la conscience collective par la
voie pédagogique, suscitant
tout un

réseau de recherches

extrêmement diversifiées, un
Lubat

va se retrouver en

supermarchés.
pourra-t-il reprocher à la

té leur tournerie. et

qu'elle valse

rape scate

vente dans les

Que

ou

les 3 à la fois, ça tourne.

D y a plus qu'à

dans

ses

débats

ramasser

les émissions, les interviews, les

(IEO Musica 42
Banque 82000
Montauban) pour un montant
de la

de 100 F franco de

avec ses

potes de la C.G.T. ? (gnagna

à notre adresse
rue

petite réussite commerciale
des Fabulous et des Massilia

sujet collectif en acte.
L'argumentari est disponible

sous

port.

et continuer.
tu

la télévision méchante la

grande distribution méchante
on mange moins bien
qu'avant gnagna, comme le
disait quelque Silvestre).(C.S.)

c*

4
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tu

GS.

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V&lt;1)

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Novembre 1994
Linha

Imaginòt

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z

te

s

si

M
Préoccupé par le peeling gas¬
Alban Lubat, une
blues

du

con

et

la

théâtralisa¬

et des

vieux, qui

mémoire vivace,

rejouaient ce qu'ils
tradi¬

avaient abandonné, un théâtre du
tion

musiques improvi¬

des

gag

tionnel mais en mouvement.
ça que

comme

Minvielle

André

sées,

chanteur per¬

comme

considere

se

C'est

j'ai compris plus facile¬

compagnie Lubat. C'est aussi
une mémoire, comme un métayer qui
un jour s'achète un lieu et se dit :
après être passé sur la piste de quel¬
qu'un je vais me mettre sur la piste de
quelque chose". Il fait des réunions
syndicales où il explique ce qu'il a fait
dans ce lieu, il s'émancipe politique¬
ment par rapport à la culture.
ment la

"

"persécuté".

cussionniste

1 0 ans

d'uzeste, de match, de bal, de
festibals au sein de la

lubat

et ce

compagnie

N'est pas fini, disant

compagnie Lubat, c'est ce que je
satisfaisait plus
de seulement chanter, ni de jouer dans
les bals. Les bals n'étaient déjà plus
cette agora d'autrefois, où toutes les
générations se rencontraient. Il y avait
les boîtes de nuit, les cloisonnements
déjà enclenchés ; je ne me sentais plus
dans le théâtre de la vie. Ce théâtre, je
l'ai senti en voyant la compagnie et je
La

voulais faire. Ca ne me
rencontres,

ses

sa voix,

tonique,

EN

il

méca-mécanise

scat-rap-rocolore le dia¬

"qui s'Y frotte civique".

fait,

voulait

il

etre

me

horloger.

suis inscrit dans un mouvement

je_ savais qu'avec ce théâtre
pouvait se trimballer n'importe
montrer qu'on parlait de quelque

parce que

là,

on

où et
A l'intérieur de cette

mécanique

qu'est la compagnie Lubat, où es ton

rouage?
'0

André Minvielle

m'intéréssait

:

:

L'infiniment petit

c'est de l'ordre de

t»

l'implacable, de l'insaisissable, de

g

l'indicible. Je cherche à montrer ce qui

H

ne se

voit pas.

ni

•d
■h

J

10

La

compagnie Lubat, c'est quelque

chose que j'ai senti sans le savoir. J'ai
aussi rencontré les vieux du coin.
Décembre

1994

part...

mélodie

mais

m'intéresse pas.

ça

ne

Ce sont les musiciens

qui m'intéressent, la musique contem¬
poraine, les compositeurs actuels :
Ligetti, Luciano Berio, parce que làdedans, il y a une poésie, toute une
matière qui se rapproche du corps, plus
intellectuelle...

Ta rencontre avec Perrone

?

Quand j'ai écouté Marc, ça

rejoignait

l'idée que

j'avais de l'accordéon et

quand je pense que je l'ai laissé
tombé... Un jour, Alban Lubat a trouvé
cette expression, il m'a dit très fière¬
ment : "Toi, tu es un chanteur diato¬
nique". Une autre fois, il m'a dit que
j'étais un arpenteur. C'est un peu vrai,
je suis arpenteur, je mesure l'étendue
des dégâts et après je nettoie. Mon
point de vue, mon rapport au monde
est là-dedans. Pour l'instant, ça m'est
difficile d'en parler parce que je suis
peu comme le marcheur de
Giacometti. Ce type qui ne repère rien :
Tu le vois, tu te dis : "s'il s'arrête, il

un

avec l'idée du mou¬
bouge pas et pourtant il
avance, il avance. Je sens ça chez
Perrone. Si j'ai une complicité avec lui,
c'est parce que j'avais un rapport avec
la maîtrise qui n'était pas conclue, qui
n'est toujours pas conclu ; et je pense,

tombe". Il est fixe
Je me suis souvent demandé ce
qu'était la musique. Pour moi sa seule
fonction est qu'elle m'emporte quelque
part. S'il n'y a pas cette fonction, si ce
n'est qu'un travail de composition,
c'est de l'ordre de l'écrit. Nous, on tra¬

l'oral et on inscrit
quelque chose plutôt que de l'écrire.
Mes classiques : Mozart, Bach,
Stravinsky. Les Beatles, je suis passé à
côté, je m'en fous, je reconnais la

vaille beaucoup sur

vement.

Il

ne

qu'il ne sera jamais conclu. Comme
Giacometti je continue de sculpter,
parce que je ne sais pas ce que c'est. Je
sais à quoi ça peut servir, je cherche, je
cherche.

�Il

En fait,

tu as le

laboratoire

handicap du jazz...

plutôt le handicap du jazzman.
premier jazzman qui m'ait paru
jazzman, c'est Bernard, parce qu'avec
lui, on pouvait parler football, rugby,
cinéma, littérature, cuisine, forêt...
Avec un musicien de jazz, c'est dur, on
ne peut pas parler de sport collectif, ils
ne savent pas imaginer, ils ne savent
pas se perdre. On a inventé une façon
de parler sans savoir, c'est comme ça
qu'on a fait nos premières armes.
J'ai

Le

comme un

arrêté.

C'était pourtant

interéssant car de

c'est de
produit, ça finit par se sclé¬
roser et les gens finissent toujours par
se diriger vers les même réflexes, à
prendre une espèce de seconde peau,

l'ordre de la recherche. Quand
l'ordre du

morte, un peu comme

quand t'as pris

de soleil. J'ai besoin d'avoir
rapport avec l'artistique, si ça

coup

devient trop culturel ou folklorique, ce
n'est plus ma vocation, je le passe à

quelqu'un d'autre. Ce que je veux ,
c'est chercher, continuer à chercher ;
ce qui demande beaucoup de temps et

polyrythmique

réssait, c'était de chercher, de sortir les
idées que j'avais et de les mettre sur la
table avec d'autres. Le polyrythmique
était

un

laboratoire

au

sein de la

com¬

pagnie Lubat. Le problème, c'est qu'il
y a eu confusion entre le travail fait et
le produit en devenir. Pendant quatre
années de travail, chaque lundi, on a
instauré une rigueur, seul moyen
puisque chacun avait son métier :
comptable, enseignant, infirmière ou
artiste. Au bout d'un moment, soit,
c'était

l'exploitation du quotidien de

chacun, soit une explosion. On ne pou¬
vait pas

continuer une aventure de

les papys, avec Alban Lubat,

appris des chansons... à chaque fois
c'était un théâtre, un théâtre où je ne
savais pas parler la langue, c'est ce qui
m'importais. Je suis immigré de ce
côté là. Ma langue maternelle, c'est le

faire cet investissement. Je l'ai donc

laboratoire, pour la bonne et

simple raison que je n'ai pas une assez
bonne maîtrise générale. Ce qui m'inté-

avec

t e

Les personnes

philosophiques.
n'étaient pas prêtes à

d'investissement.
J'avais monté le

joué

s

Roger Cazebon, André Lassalle, j'ai

un

explosé le polyrythmique. Quelle était
votre démarche et pourquoi ?

indications quoti¬

e

diennes, politiques,

un

Je voudrais qu'on aborde la façon
dont tu as arrêté l'école, dont tu as

sans

z

Quel est l'apport de Manciet et de
Castan dans ton histoire ?

tout se

quand j'entends
parler de l'Occitanie
valeur universelle ; c'est ce

le chant. Alors,
Manciet et Castan
comme une

j'avais entendu par Joao Gilberto
natal, et je me dis :
"mais c'est fabuleux, la langue brési¬
lienne", et après j'entends, Claude
Sicre qui chante : " Lo Babau"
j'entends de l'univers à deux pas de
chez moi. Ca me permet d'avoir des
préoccupations et des implications
politiques. Manciet et Castan, m'ont
renforcé dans l'idée qu'il fallait que je
perde mon temps, trouver un espace
dans lequel je ne sois pas trop sûr,
savoir vivre avec le doute, mais qu'en
même temps, j'en tire une analyse qui
permette d'ouvrir les choses au débat, à

que

dans mon Béarn

un

la vie...

transformait.

Tu es inséparable de la compagnie
Lubat, tu joues avec Marc Perrone.
Mais est ce qu'on est en droit
d'attendre quelque chose que toi,
Dédé Minvielle, tu amènes sous ton

putain de destin dans les
;
gênes ce n'est pas un don, mais une
espèce de lucidité naïve qui fait qu'il
me semble toujours avoir été très per¬
formant pour être dans la merde et
donc pour être dans des endroits où
J'ai

gascon, mais je ne le parle plus, je le
chante et j'essaie de le réapprendre par

Quand j'entendais Manciet parler, je
comprenais rien à ses mots, mais

ne

j'entendais quelque chose de fonda¬
mental. Il était incarné. Je l'entend, j'ai
subis un processus dans la rue : j'ai

nom

?

Forcément. Perrone est arrivé par

le
l'improvisation et celui de la
danse. Pas celle du bal, mais de celle
de son folklore propre que je trouve
fondamentale. Avec Perrone, j'ai éla¬
boré un discours où quand on est tous
les deux, on s'embarque dans une tra¬
gédie. J'aime les clowns, j'avais imagi¬
né une fois être le Bourvil du jazz ou
monde de

un

personnage comme ça. Regarde le
sur l'eau ferrugineuse, je trouve

sketch

André M invielle et Bernard Lubat (photo

Patricia Boissier Agence A+)

aussi grand que Coltrane ! C'est pas
ordre, mais on pourrait dire
que c'est la même maladie avec des
cassures qui m'intéressent. On pourrait
associer Charlie Parker et Bourvil ou
Raimu avec des gens plus austères.
Marc, est un musicien qui ne s'arrête
pas sur la musique, il est intéressé par
tout ce qui se passe autour : les
voyages, la littérature, les gens entre

ça

^

du même

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Linha

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11

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t. e

s

e

z

té, de façon à pouvoir opérer sur
scène, d'être libre et de fabriquer un

Avec lui, le rapport que tu as

eux...

devient aussi un rap¬
la conversation. Sans ce rap¬
port, c'est difficile pour moi de faire de
avec

la musique

qui suppose de jeter
mal de paramètres et de repères,
comme une chanson avec coupletsrefrain; quelque chose qui serait un
comportement sur scène, qui rejoin¬
drait l'écriture automatique, mais avec
quand même un travail en amont
pas

musique.

la

expé¬
plein d'autres, par

J'ai idée de faire à l'avenir des
riences

avec

Ce

mouvement.

port avec

exemple Jean François Prigent
(Festival d'Assier). Ce mec a une
conception du chant complètement hal¬
lucinée, et quand j'écoute fondamenta¬
lement ce qu'il fait, je me dis qu'il
serait intéressant de confronter nos uni¬
vers. Il ne peut pas être swing, il ne
peut pas être blues, il est tout ça à la
fois, un peu comme Perrone. Il a la
capacité de t'accueillir chez lui et c'est
rare chez les musiciens. Il t'accueille
dans sa cuisine, mais tu fais la cuisine
avec lui. Moi, j'ai envie de faire et
d'échanger la cuisine avec d'autres. Et
quand je dis cuisine, c'est tout ce qu'on
peut manger, c'est à dire notre rapport
au quotidien, au travail, pas simple¬
ment le plaisir. Je tenterais bien une
sortie, un duo avec Benat Achiary.

d'échange, un peu comme
Portal-Lubat bâti sur vingt ans

de

découvre

épisodiques.... Ca rejoint aussi le
répétition. En temps que

tions

meneur

de mouvement, on sait les

répétition. Du lieu où on
travaille, on répète quelque chose qu'il
faut faire revivre tous les soirs, je pré¬
fère parler de processus de mouve¬
ment, qui fait la répétition s'autogère.
Les points de repère se déplacent en
fonction de ce que l'on a fait aupara¬
vant. Dans le cas du polyrythmique,

méfaits de la

chacun

a

ramené

son

univers. C'est

pour ça que c'était frais. Ceux qui
venaient du centre d'art polyphonique
ont

ramené

un

goût de Bach, des

échantillons de Monterverdi... On met¬

A partir du moment où il y a un
folklore, tu peux calquer le tien

conversation

en

monde
stigmatise.

aurait fallu que ce rapport au

singularise,

pas que ça se

direct. Il
se

dessus...
Dans les articles de

peu

l'idée que j ai de la

: il faut trouver des lieux de
confontation. Jusque là, les gens

pédagogie
venaient

me trouver en me

disant

"

Voilà, j'aimerai chanter
Je
réponds que je ne vais pas

:

leur
leur

apprendre à chanter, mais monter un
atelier pour que l'on aborde les pro¬
blèmes de la voix, parler, faire du ryth¬
autonomie. On essaie
de construire ensemble une matière qui
trimballe une idée de l'harmonie, de

me et

avoir

savoir

si

une

on va

faire joli, ce qu'on va

dire, s'il faut prendre un texte.

&lt;0
H

utiliser les textes, il faut bien
les chanteurs chantent quelque

II faut
bi

que

g

chose...

bj

-h

^

12

tant de

munautés

Je conçois le duo comme quelque
joute. Donc,
j'étudie par un système de relations,
qui sont les chemins d'une intelligibiliDécembre

qui savent s'expliquer par
sans l'arrivée d'un philo¬

elles-mêmes,

sophe de Paris qui va expliquer com¬
ment ça se

1994

Finalement, le jazz

passe.

qui a été inventé, Max
Roach parle de musique afro-américai¬
ne, mais nous on pourrrait parler de
musique gasco-américaine, parce que
l'Amérique, c'est pas que les améri¬
cains, c'est aussi un peuple. Je n'ai pas
est un mot

envie de les mettre tous dans le même

politique américaine, ne me
plaît pas parce qu'elle est hégémo¬
nique, impérialiste et tout le bordel ,
mais quand même temps, c'est à nous
de pas se laisser faire, d'avoir un rap¬
sac.

La

port d'intelligence. J'ai entendu un
américain à la télé qui s'occupe du
du

chose de l'ordre de la

jazz, c'est impor¬

savoir travailler avec des com¬

Disney Channel

H

•3

se

avec un public qui
quelque chose de neuf.

découvrir

le duo

travail de la

comme une

un

nous

gens à un
faut créer

de rela¬

tait ça autour de la table, on les étu¬
diait, et ça a donné un morceau, un peu

C'est

occuper de divertir les
niveau qui les rassemble. Il
quelque chose dans l'air du
temps et en même temps qui fasse acte
de connaissance du passé, comme ce
qu'on a vu dans le soirée à Aurillac :
Castan parlait, les Massillia faisaient
du rap, et nous faisions notre numéro
sous-réaliste. Tout ça, c'est une façon
de

nous

,

il disait qu'il faisait

divertissement et qu'il ne compren-

nait pas l'exception européenne. Le
problème est que le divertissement est
éthique. Le divertissement, c'est un
moyen de détournement. Donc, c'est à

Qu'est ce qui va se passer cet
hiver ?
On

va

donner

un

peu

l'accent. On va

peu rentrer en langues. Je travaille à
avoir le temps d'apprendre à parler.
un

On

a eu

l'idée de faire une calandreta à

j'ai soulevé l'idée de faire
j'ai appris
que les calandretas ce n'était pas
comme je le pensais, des cours de
langue, mais toute l'histoire en langue,
on apprend la géographie, les mathé¬
matiques... J'ai trouvé ça étonnant, je
pensais pas que c'était évacué. Mon
rêve c'est de faire une école artistique
avec des enfants, des vieux, des moins
vieux, une école buissonière où par
exemple un vieux viendrait expliquer

Uzeste et
une

une

calandreta artistique car

recette de

cuisine dans sa langue

qu'on ne comprend pas mais qu'on
entend. Et justement, cette école don¬
nerait le moyen de travailler cette fac¬
ture. Rita m'a parlé d'un chanteur bré¬
silien qui chante ses recettes de
cuisines. Comme quoi, la cuisine a rap¬
port avec

l'identité. On va donc
école fasse école.

essayer que cette

basques viennent aussi cet hiver,
rassembler les forces vives et les
confronter dans des relations à long
Les

on va

qui vont se fonder sur place.
Dire de la poésie sur des boîtes à
terme

rythmes sans ressortir les grands
auteurs, dire Manciet aussi et faire dan¬
ser les gens en même temps. Faire un
lieu où tu puisses confondre la langue
avec le langage. On essaie, on goûte,
on réfléchit. Et puis, il y aura des
échanges entre festivals.
Propos recueillis par
Jacme Gaudas

�«

La

Dépêche du dimanche »

DIMANCHE 2 OCTOBRE 1994

•

Carmaux

les artistes
d'avoir trahi Jaurès

Le maire accuse

La réalité dépasse

sou¬
vent la fiction. Un auteur

œuvre

dramatique délirant n'au¬
rait pu rêver d'une scène
d'un
surréalisme plus
échevelé que celle qui
s'est dérqulée, hier soir,

banc

cufturel de Carmaux.
Principal protago¬
niste de l'action, Jacques
Goulesque, le maire, qui
a fait interdire et décrocher

au

centre

exposition en hom¬
mage à Jaurès. Derrière
un comptoir, avec le seul

v-qui

«Jaurès,

dit

Comme au
des accusés, l'au¬
Jaume Privât croira

res, res, res ».
teur

justifier. « C'est
comme un écho, qui me
revient quand, du haut de
ma combe, je crie Jaurès.
bon de se

C'était le thème de mon

à Jaurès que
j'aimerais revoir... Seule¬
hommage
ment

il est loin I

»

une

de l'assistance, il
interpelle, tel un procureur,
tour à tour, les artistes
dont il a jugé les œuvres
non conformes â la ligne
et, pour faire bonne me¬
sure,
la presse. Tour à
tour, le maire montre « les
pièces à conviction ». Une
micro

H
(jO

Déc embre

1994

Autre

exemple d'oeuvre
un petit bon¬

incriminée,

Jaurès,

homme

sur

un

présentoir à bouteilles.
Lorsqu'on tire une lan¬
guette, l'apôtre de la paix
dit

:

«

Foutez-moi

la

paix I ». Joap Ramon expli¬

simplemènt son clin
d'ceil, humoristique sans
prétention ni irrévérance.
que

quand Jacques Gou¬
lesque dit « qu'instituteur
durant vingt ans », il a
enseigné « la morale et
la tolérance », qu'il est
« pour la liberté d'expres¬
sion », mais qu'il « ne peut,

tout

la
provocation. C'est sur ma
l'insulte

admettre

et

proposition que le conseil
municipal a décidé d'annu¬
ler la totalité de l'exposi¬
tion. Dans la bibliothèque
de Jaurès,
table ! »

les
intégrismes », Gilbert Capelle, maire adjoint à la
culture qui avait voté pour
porte ouverte à tous

Mais le ton monte, sur¬

c'était inaccep¬

le maintien de

souligne
sure

président

national de l'Institut d'étu¬
des occitanes,
«

Quand

un

répond

:

lieu de culture

lieu de culte,
nous sommes très loin de
la
démocratie. C'est la
devient

un

que

inadmissible, tout

autant que

l'interdiction de

dédicace de l'ouvrage
de Claude Alranc sur Jau¬

la

rès

».

cacophonie gé¬
nérale, il est question de
« décision
policière », de
Dans la

scandale intolérable que
n'aurait pas supporté Jau¬

«

rès
Robert Marti,

est

l'exposition,
« cette cen¬

»

ou

encore

«

Jaurès,

l'assassinez pour la
seconde fois ! ». Quand le
vous

maire est

traité

en

gardien

du temple de détenteur
d'un lieu de culte, il ré¬

pond
Je le revendique I
Allez faire ça ailleurs, pas
: «

dans

rès !

la

maison de Jau¬

».

Papillion, le plasticien
aveyronnais qui a mis des
débris calcinés et des ou¬
tils dans un cercueil, est
atterré. « J'en peux plus.
J'ai horreur que les gens
haussent la voix. Ça me
fait peur I ».

Théâtral, Claude Alranc
déplore dans une tirade
enflammée : « Les créa¬
teurs de la région n'ont
-pas pu

s'exprimer sur Jau¬

rès. Enfants du pays, on

prive de parole ».
ce
temps-là,
dehors, les œuvres ju¬
peu
gées
orthodoxes
étaient emportées dans
nous

Pendant

une

voiture. Loin des re¬

gards.
Espérance GIRAL.

�^whinw

CB

H B

»

B

Cs

VMB

Cartetas

opinion, sur Jaurès par
exemple. La différence fait peur. Nul
ne pense qu'il pourrait
y avoir ici (à
Carmaux par exemple) une parole dif¬

Montpellier. Allez, il

férente de celle du Centre

tout de même des

ment une

Les leçons
M

de Carmaux

ou

de celle

qu'aimerait entendre le Centre. Alors
les "gendarmes" locaux se donnent des

y a

Montpellierains qui bougent et
qui se sentent concernés par
leur ville au pluriel. Ce sont les
"anti-autoritaires" de Vivre Au
Présent qui publient notam¬
ment "50 propositions pour

Montpellier en 1 995". Des pro¬
positions qui partent de la réali¬
té et qui ont de fait le premier
mérite de faire
lieux. Par

un

état des

exemple la culture

liée aux personnalités politiques
et à leurs influences, des pan¬
neaux de bienvenue à

Montpellier en 1 2 langues
mais....pas en arabe (ils ne par¬
lent pas de l'occitan). VAP pré¬
conise le développement des
comités de quartier et de quan¬
tité de comités sectoriels, et la

prise en charge des problèmes
par les habitants.
(J-M B)
Vivre Au Présent BP 9223

Antigone Cedex
34000 Montpellier
ocvoc
cion

La célébra associa-

programa de velhaforça diversificat.
Del 1 4 de genièr al 24 de
junh : Trioc ambe J-Peire Lafita,
a un

das

La Talvera,

Felipe e J-Miqueu
Espinassa, Freta-Monilh, Maissa

œuvre commune

nueit, Mans de Brueish,

de

cinemà ambe "Bufòla

Michel Battle et

Dans

un

nôtre, le

pays

provincialisé comme
obliga¬

d'autant
.u

G
•H

tn

S
H

td

xi

£
-H

plus interdits qu'ils concer¬
nent des sujets culturels ou philoso¬
phiques - alors qu'ils seraient facile¬
ment montés en épingle s'il s'agissait
de querelles de voisinage bien provin¬
ciales. L'interdiction n'est pas écrite
noir

sur

blanc. Elle est dans les têtes.

Les acteurs

tan

se

considèrent

comme

des

Mais

nous sommes encore en

démo¬

cratie, et les possibilités d'ouverture
existent. A

nous

de les utiliser. Les

répercutions positives de cette affaire

sibilité d'intervenir dans des débats de

Décembre

1994

la

qu'es aquò ?, lo catarisme,

canson

occitana, l'ensenha-

de l'occitan, la gastrono-

ment

mia occitana, la femna en

Occitania....

(J_M. B.)

l'être l'exposi¬
tion sans entraves. Nous espérons que
Peire Venzac, responsable de l'IEO
Plastica, nous fasse le point.

OCVOC Peira
09 230 Fabas
T : 61 96 46 05

santes que

lop

e

sont finalement au moins aussi intéres¬

n'aurait

pu

sous-citoyens qui n'auraient pas la pos¬
portée générale, d'exprimer publique-

14

pouvoirs policiés.

consensus mou est

toire. La discussion et le débat sont

e

lo

"Tant que farem atal".
A senhalar tanben que l'associacion organisa de week-end e
setmanas de formacion tematicas. Temas prepausats : l'occi¬
blanc"

Laurent Redoutés

le

e

Jean-Marc Buge

Fax

:

61

96 42 36.

�DecazevISle

RAID ON

THE

resto, les assos sont

au

TE MESCLADIS PARDI !

mise

la Linha

celle des

tous les

Unité Sound Montalban

place. Il baigne
un feeling de
diables, les langues se parlent,
sa

"Mescladis".

besogneux, donc attendons. Duran de
Rodez et Papillon déboulent avec leur
rock minimaliste. "Nouvel optic", c'est

septembre
un

:

rencontrent, se racontent, s'entre¬

travail

sur

la mine mais bon, c'est un

"Quand les ennuis commencent",

Du íáffj de (ces les jours
Pcuf les jees de tous les jours
Par des feus de leiis les jouss
Telle est la devise de Double Embrouille Sound

System.
Oaï qu'ils sèment et Double
parce qu'ils sont deux Deejays : Manu et Nico. Toastant sur
les versions mixées par Chico. En provenance de Mérignac, à
l'extrême occident de la Linha Imaginôt, leur histoire montre
Embrouille pour le trouble, le

1987, le duo sévit

sur

la tête et le tafanari.

Radio FM Grafitti

;

"Cool Running"

roots-reggae.

r

venu

chain "Mescaldis"aura lieu le 4 février.
On

parle déjà d'une rencontre La Sala-

Arnaud Bernard...

Jacme Gaudas

M

s

fanzine porteront

bien fonc¬
,

roc-

a

a

beaucoup beaucoup
de monde, en famille des fois, comme
quoi, c'est possible quand on réfléchit,
qu'on pense la dépense. Avis : le pro¬

comptoir)
quittent le bar pour la grande scène.
Du coup, elles n'ont plus aucun intérêt.

Au t

est le nom de leur émission

Alavetz! Nissa-La-Sala
tionné. Il est

toulousaines ( chanteuses de

Imaginôt, cher Félix Castan. Nous
voici parés pour l'aventure aveyronnaise. A 17 h et quelques choses, les

remuer

mêlent à la

dis...

leur nom, est intéréssant, à Duran de
mettre les double-foyer. Les "Pintades"

partons pour La Sala. A Montalban, on
récupèrte Junior et le kit de la Linha

faire

se

voulez du mescla¬

vous en

,

Après avoir

vous

Tchatche,

choquent.; la musique peut entrer en
scène. Wally; l'as du coin a encore du

bon moment, nous

leur terrible volonté de

chers.

dans cette salle des fêtes

se

Samedi 17

del

provinciale qui n'a rien à envier à
parisiens de l'étape du "Cartel
barrio", sinon qu'ils sont moins

La pendule tourne, les Nuxvomica en
grande forme jettent la pailhasse (elle y
laissera un bras), raggamuffinent le
Nissart, le Ben d'ici rockrap'n'rol son
blues; Junior et ses potes du Digital

imaginotistes de
Decazeville, Jean-François Mariot,
Didier Salvan et toute leur équipe ont
réussi un joli coup,
beau
un

attendu Chico

,

infusion world-music remise pro¬

une

en

Bd

Giacomo est fidel à

amis

faut dire que

l'apéro costau-bobo... cal pensar minjar. Au dessert "Greco et les Insectes",
les "négrèsses" d'ici pâlepolycopient

foncent, René Duran vient consulter
sur laquelle Sicre le terrorise,
théorise ( en bon caractériel, il s'en est
desabonné). Ca tchatche au box au kit.
Après quelques "Pelou-tonic" à la
Castanha, le grand Ordonnateur de
l'ordre du Mourjou s'abonne, s'adonne
au jeu Imaginôt. "L'ostal del livre" du

LINHA

flamencabilly du bassin, la tempé¬

rature monte d'un cran;

boulot. Les

requins-marteaux piquant, albigeois

Nos

keur

portes s'ouvrent au public. C'est plutôt
rock, ici, les cuirs et les santiags sont
au charbon, ici on est dans le bassin
rock-crassier. Tout est prêt, le bar, le

le même

u

s

i

c

sê

s

nom.

Mais leur envie d'entrainer la
En

population ne s'arrête pas là !
1992, ils montent pour la première fois sur les planches du

théâtre Barbet à Bordeaux

:

le Double Embrouille Sound

System est né.
Rejoints par Chico, ils écument les bars et les salles de leur
Organisant même la Première Ragga Cup de ballon : un
tournoi de foot commenté par des M.C.'s. Fiers d'être de
Mérignac, ils racontent leurs vies, le move et leurs expé¬
riences en français, en occitan ou en portugais, ils te donnent
quelques solutions bien de chez eux pour ne pas voir la vie en
bleu-blanc-rouge !

pays.

Vas-y cousin, c est de la betacame, leurs deux K7 sont disponibles chez
Rock n'Ragga

ai

BP 206

®

33708

Mérignac

x;
S
ai

1990, ils créent Rock n'Ragga, une association ayant pour
but la promotion et le développement du style et de la
musique Raggamuffin ; une émission de radio ainsi qu'un

(Article paru dans Ve qui y'a n°3

-

Nov 1994

-

Massiìia

Chourmo 6 b Bouès 13003 Marseille)

Linha

Imaginôt

u
q

15

�M

Autras

BABEL, Á e&gt;

u

i

s

c

ai

s

ckaatiix det utix

Si le ciel l'avait voulu,

serrée, résiste et

l'enturlu voici

entreprise. Sans se démonter, les

nera

ce

que nous

ce

qui suivra lui don¬

raison dans le bien fondé de cette

solides voix de Bi-Ez Bat reviennent

aurions

multiples, pluriculturelles,
basques, béarnaises, gasconnes, indien¬

chant, dehors l'orage redouble de
puissance mais les basques en ont vu
d'autres. Emportée par leur choeur,
une pitchonne danse, vêtue de rouge,

sont donné ren¬

elle est la vie... Sur cette lancée, le

dez-vous dans la chênaie de St-

choeur des femmes du Barretous (val¬

Symphorien pour poser fondation à un
gigantesque chantier qui, malgré la

lée du Béarn) se saisit du ballon et,
dans leur langue mairale, elles exorci¬

au

eu...

Des voix,

ne avec

Ravi Prasad

se

mauvaise volonté du ciel, laissera des
traces

indélébiles dans la volonté de

continuer

sur

cette voie

empruntant

traditions populaires. C'est avant
l'après se prépare et, à voir com¬

aux

que

ment tous ces chanteurs ont

à

coeur

de

répéter leurs choeurs lors de la balance
(sous la soleil), on est en droit d'espé¬
rer une

création tout à fait extraordinai¬

Travaillant

re.

avec

la

topographie de

chênaie, Jakes Aymonino met en
place une mise en scène et en swing
tous azimuts. Les voix, tels des pèle¬

cette

rins

basques, gascons et béarnais, vien¬
dront du fond des bois et se répondront
pour mieux se rencontrer, échanger,
partager leur folklore séculaire.

Jupiter à leur tour. Duel dual unit
a quand m'aime lieu, le
moyen âge choral vocal vient nous
visiter...Des chants palestiniens appel¬
lent la percussion indienne et Ravi

à l'ouvrage et tissent la trame de la
voile qui, à n'en pas douter, les fera

naviguer à nouveau sous un ciel plus
clément. En tout cas, les bailleurs de
fond publics le leur doivent.
Jacme GAUDAS

sent

béarnais

Prasad monte

sur un

minaret symbo¬

main, l'homme de
Kerala (Inde du Sud) entame son blues
rage, improvisateur affirmé il fait
mettre un genou à terre à l'orage. Seul
lique. Cithare

face

en

bruit ambiant d'un gymnase en

au

Vin de Bordèu. Se pòt
crompar de vin de Sant
Emilion ambe una étiqueta en
occitan. "Aqueste vin es bon
per las tripas, per l'ama e per
las culturas minoritàrias". 15 F
la botelha de roge o de blanc
sec Castel Merlet. Pòrt en sus :
1 20 F duscas

a

3 caissas de 1 2

Jakes

se bat, tient tête et, avec
Aymonino se lancent dans un
duo scat rap raga au sommet des pro¬

botelhas.
La Gruia Argentada
33790 Pellegrue

messes.

T

raisonnance, il

Au

son

du tambour-surdo, un ras¬

Lumières et torches de feu, tels des

semblement vocal local international

sémaphores montreront le passage fra¬
ternel à emprunter pour aller à la ren¬
contre d'un public nombreux, venu là
pour se nourrir de cette modernité

en vrac

et brut de

viande prend corps.

une telle puissance, l'orage
plie. Là, normalement la buvette devait
prendre le relai mais...

Devant

:

BP 1 5

56 61 82 29.

FabulOUS. Certains fans
croient que les
Trobadors sont

Fabulous
composés de

Claude Sicre et de Félix Castan.

Ange B a encore du travail.
(J-M B)

ancestrale des chants de travaux, de

fête, de foi. Seulement voilà, c'était

A leur tour V.R.A.C entre

compter sur l'orage, un orage
divin, tempétueux, lumineux, un de ces

V.R.A.C est la continuation

sans

seule l'Atlantique sait
digne de la tour
qui fit face à la
force basque, à la volonté gasconne et

orages comme

les envoyer, un orage
de Babel
un orage
,

au

sourire des béarnaises. Devant

V

telle

'0

du

«
•H

tn

û
H

une

adversité, le repli dans le gymnase

collège était la seule issue possible,

là, dans cette grande cabane, le chef
des travaux improvisa tout de même
l'ébauche de sa construction vocale
et

alchimique.

tfl

A
a
•H

"Nous allons faire

rieure de

ce

lecture inté¬

qui aurait du se passer

dehors...". Jakes

16

une

Décembrs

Aymonino, la
1994

gorge

en

chant.

Point Gauche. Pourquoi
parlent-ils jamais de la Linha

polyrythmique d'Uzeste, le refus du sabordage
Minviellesque. C'est une énergie

ne

radieusactive. Autour de la table ronde,

une

Aymonino, Jacky Gratecap,
Marie Anne Mazeau, France Turjman
et Henri Marliangeas lancent l'impro¬

qui est fait dans le Tarn et

Jakes

visation

sur

la tour de Babel et

sa

table

d' harmonie humide,

humoristique.
Polyphonie rythmique en vrac, voix en
organisation organique d'organes orga¬
nisés en ordre de grandeur mathéma¬
tique, la quinte majeure devient sixte
quand Ravi Prasad s'y intercale sans
aucune

difficulté. V.R.A.C

en

Oc et

en

joy avant de lancer un final tribal où
toutes les

identités mettent leurs cordes

dans Point Gauche, le bimes¬
triel d'infos générales "Pour
idée

neuve

du Bonheur"

Garonne et où notre ami D a

Maggio officie. On peut s'y
(70F) auprès de Yves

abonner

Vidaillac, Lalande 82800
Montricoux. Il y a des articles
intéressants (de Da Maggio

notamment) et des cortetas
appellées Brèves et du courrier
mais ils parlent pas de la Linha,
ni du festival de Saint Antonin
c'est pas

bien. (C.S.)

�C

La

Economique

Conseil

et

Régional de Midi-Pyrénées,
organisme consultatif, a élaboré
Social

politique
régional"
analyse de

rapport intitulé "Une
culturelle pour l'espace

un

lequel il fait une
l'action du Conseil Régional en

dans

difficulté, comme l'a rappelé
Guy Scarpetta, invité par le
CESR à disserter sur cette question, est
que le discours "identitaire" a luiLa

«

l'écrivain

du sol, de la terre et des morts

"révolutioTrnationale" de

dont la

dans cette région même, exalté

quelques extraits :
observé que ce qui
structurait le dernier discours de cette

politique était la bipolarisation entre le
retour à l'identité régionale occitane et
l'affirmation de l'innovation dans les
termes de l'excellence et de la compéti¬
tivité d'autre part. »

un

a,

Il faut

bien mesurer ici que ce qui
n'est pas d'approuver
ou de désapprouver l'étude ou la
défense de la langue occitane en tant
que telle, ainsi que des valeurs cultu¬
relles qui s'y rattachent, mais d'analy¬
ser le choix de faire de ce domaine
«

est en cause, ce

l'élément structurant de "l'identité"

distingue deux sens du

mot culture :

la culture, au sens

«

-

des

oeuvres

de

l'esprit et du goût, qu'on peut appeler
culture classique, ou culture cultivée,
en ce

arts,
son

qu'elle s'occupe des lettres, des
des oeuvres de la pensée et que

ordre

est

celui de la création

»

régionale. On passe alors de la simple
réappropriation d'une mémoire de ter¬
roir à la redéfinition volontaire de la
culture dans sa dimension régionaliste.
Et il y a là débat entre cette orientation
et celle d'une culture contemporaine
ouverte aux échanges sur le monde
avec des valeurs qui ne sont plus celles
du terroir....

Le Président de la

Régional, François Baby, a vivement
réagi, et a notamment conclu :
Le rapport

«

l'occitan

«

la culture

au sens

anthropolo¬

gique, celui des sciences humaines, qui
désigne les comportements humains
saisis dans leur contexte social et les
manières de vivre, d'habiter, de parler,
etc... C'est de cette façon que nous
pouvons qualifier la cuisine, la mode,
les langages (et non la langue)
»
Sur la notion d'identité culturelle :

appartient pas ici d'en
évaluer le bien fondé, en revanche, il
nous appartient d'en souligner le
caractère idéologique au sens où c' est
une représentation de "l'identité régio¬
nale" de préférence à d'autres que l'on
entend promouvoir. On passe ainsi
d'une identification pour la communi¬
«

Il

ne nous

cation à

une

identité d'essence qui

convoque l'Occitanie des troubadours,
tout aussi provençaux que toulou¬
sains

Suit

une

présentation de la politique

L'explication du vote du groupe
(l'abstention) a été présentée par
Francis Carpentier :
sions.
CGT

République. Pour le CESR de 1994
comme pour le tarbais Barère de 1794,
il semble encore que "le fédéralisme...
parle bas-breton", que le vaste niouvede décentralisation idolâtre sans

ment

logique le jacobinisme linguistique et
que n'ait pas été suffisamment mesurée
la différence entre les défenseurs
conscients de l'occitanité et les mili¬
exalté de l'occitanisme.

tants

»

Commentaire
de Jean-Marc

Buge :

l'esprit généralement
plus ouvert que le Conseil Régional,
s'avère là incapable d'appréhender la
place de la culture occitane dans la
politique régionale, et plus générale¬
ment dans la société contemporaine.
Le CESR, à

La culture occitane est l'enjeu

-

patrimoine fait apparaître un
budget substantiel, en progression
rapide depuis 1990, pour la mise en
valeur de la langue et de la culture
occitanes, en même temps que la nomi¬
nation d'un Chargé de Mission pour ce
faire, dépendant directement du
Le

Président.
A

du CESR tient sur

discours d'exclusion et de

»

culturelle de la Région, secteur par sec¬
teur. Le vote a été l'objet de discus¬

«

un

rélégation et réduit cette culture à une
ethnologie de terroir pour entomolo¬
gistes surranés tout en la suspectant
d'une atteinte à l'unité de la

-

-

commission

Culture et communication du Conseil

dis¬

une

cours

les valeurs

Le CESR a

histoire structurant

même

Vichy

Le rapport

ri et

y en

Régional Midi-Pyrénées

matière de culture. Ci-dessous

«

o

politique culturelle

du Conseil
Le

ï *

ce

stade du rapport,

c' est

point fort de l'idéologie culturelle
régionale qui est démasqué. Les nom¬
breux midi-pyrénéens d'adoption peu¬
un

vent-ils vraiment

se

reconnaître sous

de nostalgie du
passé de la croix occitane ?.. »
l'emblème empreint

essentiel du débat

qui anime la Région
ce point de vue,

et le

C.E.SR, et de

c'est

positif.

apparaît, pour résumer, que les
partenaires socio-économiques n'arri¬
vent pas à sortir du schéma oocitan =
passé / technilogies de pointe = futur. Il
est vrai que les dégâts occasionnés par
-

Il

le centralisme trouvent là tous

leurs

échos, et le chantier reste immense
dans la brèche créée. Ce n'est pas un
des moindres défits lancés à la Linha

Imaginòt.
Suite page

Linha

18

• ■

Imaginòt

�O I y ***
•

•

P e

Suite de la page

•

17

Commentaires de
Claude Sicre :

1) Guy Scarpetta est un
être

G

Il doit

con.

sociologue.

2) Poncifs que l'influence espagnole,
arabe, etc. De gens qui ne connaissent
ni l'histoire, ni la culture occitane, ni la
culture

française.

Je voudrais

laquelle
3) Je suis

un

4) Nous avons montré depuis long¬
temps que la notion de langues ou cul¬
tures "régionales" ne voulaient rien
dire. Les occitanistes pleurent, mainte¬
nant, que d'autres, employant ces
expressions, en tirent des significations
CONTRE
d'aller à

ces

se

battre

avec nous

notions. ON REFUSE

colloque, une réunion sur
les "langues régionales" ou sur la
musique "traditionnelle". On laisse les
cons

un

entre eux.

5) Mr Carpentier Francis est

un con.

Si Pétain revenait, il saurait pas le
combattre. D'ailleurs c'est les

Carpentier qui attirent le patrimoine,
c'est le pétainisme qui fait vivre les
Carpentier.
Universalisme

Abstrait

et

Régionalisme ont partie liée, ils font
semblant de

se

combattre mais c'est de

la frime, ils sont des alliés

objectifs.
pensée binaire (rural/urbain, pas¬
séisme/modernisme, etc) a encore de
beaux jours devant elle.
6) Braudel est un con quand il laisse
tomber l'histoire pour parler d'identité,
il n'y comprend rien.
La

vain. Née

au

me

fous des gémissements des

occitanistes. Ils ont cherché le bâton

faire battre avec leur nationalorégionalisme. Les "nationalo unitaristes" sont plus forts qu'eux, sur le
terrain pourri des conneries anthropologico-sociologico-régionales pour
capter les subventions.
Pour moi les uns ou les autres, c'est
kif-kif. Je suis Gaulliste et Castanien.
Et cultivé, et intelligent.
pour se

w

o
^

g
H

-h

ri"

18

Conseil Economique et Social 18
allées Frédéric Mistral 31000
Toulouse T

Décembre

:

62 2694 94.

1994

occupons

milieu du XVIIIe siècle

français est inconcevable tant qu'on ne
comprend pas cet auteur qui est à la
charnière de deux mondes, le monde

classique et le monde moderne.

en

La deuxième raison pour laquelle
intéressés à Olympe

nous nous sommes

huit à dix

de

ans

seulement. C'est

un

écri¬

vain de

premier plan. Il me semble
impensable que l'on ne s'occupe pas de
quelqu'un qui n'a pas la place qu'il
devrait avoir dans l'histoire, d'abord
pour

lui,

pour son

honneur, mais aussi

parce que l'histoire de la littérature est
insuffisante entre la génération de

Beaumarchais, de Bernardin de St
Pierre, et la génération postérieure,
celle de Chateaubriand, de ceux qui

déjà des écrivains de l'Empire. Il y
grand trou dans la littérature fran¬
çaise. Or ce trou est rempli par
quelques écrivains, et sans doute avant
tout, Olympe de Gouges. Elle a eu
beaucoup de mal a s'imposer à l'opi¬
nion de son temps. Elle a été rejetée et
bafouée par la postérité. Je ne pense
pas qu'il y ait d'exemple plus étonnant
sont

a un

de refoulement dans les ténèbres exté¬
rieures. C'est d'abord

un auteur

drama¬

tique, entre Beaumarchais et le théâtre
romantique de Musset (en prose lui
aussi); elle qui fait le chaînon. Elle
liquide deux siècles de théâtre (XVIIe
siècles) et

ouvre une autre

période du théâtre français, la période
du XIXe siècle et qui va même jusqu'à
nous. Une de ses pièces peut être consi¬
dérée comme une pièce déjà brechtienne, presque cent cinquante ans avant
Brecht

:

cela, elle a inventé
(et pour moi c'est plus important enco¬
re) un théâtre sans intrigue, c'est à dire
un

théâtre

comme

les font les auteurs

du XXe siècle. C'est donc
sur

Gouges, c'est qu'elle est née à
:
dans la perspective
décentralisatrice qui est celle de l'occitaniste et du décentralisateur que je
suis, il est fondamental que chaque
ville récupère ses auteurs et les figures
qui ont marqué son histoire et qui ont
défini sa destinée historique. De
Montauban, on dit que c'est la cité
d'Ingres et de Bourdelle. C'est vrai,
mais il y a d'autres auteurs que l'on
pourrait citer. Ce sont les plus
célèbres : un peintre du début du XIXe
siècle et un sculpteur du début du XXe
siècle. Et je crois qu'avec Olympe de
Gouges, nous sommes devant un per¬
sonnage de même envergure, et peutêtre plus importante d'un point de vue
symbolique, pour l'identité de la ville.
Il me semble qu'une décentralisation ne
peut se faire que si les habitants d'une
ville peuvent raccrocher leur pensée au
visage de cette ville, et ce sont ses
auteurs, c'est sa création culturelle, qui
donnent à une ville son visage. Si je
parlais de Toulouse, je parlerais de
Goudouli, de Raymond Guayrard qui a
batti Saint Sernin. Olympe de Gouges
Montauban

donne

son

caractère à Montauban. Par

dimension et la multiplicité de ses
dons, elle est plus importante que
sa

Ingres et Bourdelle.

"L'entrée de Dumouriez à

Bruxelles". Plus que

qui,

a

nous

1748, et morte à 45 ans en 1793, sur
l'échafaud, elle a écrit son oeuvre en

et XVIIIe

7) Je

pour

à
Montauban d'Olympe de Gouges. C'est
d'abord parce que c'était un grand écri¬

chanteur vemaculaire.

restrictives. Fallait

expliquer la raison

nous

un

auteur

le plan de l'invention théâtrale,
précurseur du
jusqu'au milieu du XXe siècle.

Son

oeuvre se

Révolution. Elle

au moment

de la

quarante ans quand
la Révolution commence, et le problè¬
a

posé par cet événement, c'est celui
de la construction nationale. Au royau¬
me

me

dépendant d'un

est considérable et

subsistuer

théâtre

construction

L'histoire de la littérature et du théâtre

situe

thème

à

la

monarque, va se
Révolution une

juridique, la nation. Le
principal de la réflexion des

�O

hommes de cette

époque, c'est les
caractéristiques de la nation. Au nom

impensable qu'une nation comme la
nation française, continue à exploiter

de la nation les armées révolutionnaires

comme

battent devant les armées

se

étrangères.

On peut dire que c'est autour de la
notion de nation que se construit
l'oeuvre d'Olympe. Sa réflexion

esclaves

d'autres

êtres

humains. Prise de

position initiale dans
qui lui a valu une situation
très difficile et même tragique, car elle
a eu pour ennemis tous les négriers de
son

oeuvre,

nité,

I y m

p

leur destin et également devant

de

leurs
parents.
qui se passait chez
beaucoup d'autres, cette situation de
bâtarde, n'a pas amené un pessimisme
ou un drame mental qui aurait brisé sa
l'héritage

Contrairement à

ce

vie. Elle

contraire surmonter

a su au

ce

une

France et de Navarre (Paris, Bordeaux,

drame

nation, en se constituant, permet à
l'homme, au citoyen, de se constituer
dans toutes ses dimensions, ses vertus,

Nantes...). On l'a menacée de lettres de
cachet, de coups de poignard dans le

fait que toute son oeuvre est une

consiste à

se

demander comment

capacités vitales. Toute

ses

situe constamment

se

au

sa réflexion
niveau d'une

pensée nationale. Elle s'identifie per¬
sonnellement à la nation. Elle

se

sent

peu comme l'incarnation de la nou¬
velle nation française. C'est son apport
à la réflexion de cette époque.
un

dos. Elle n'a

jamais hésité. Peu de
temps après qu'elle ait écrit ses pre¬
mières oeuvres concernant l'esclavage
des noirs, s'est constituée une société
des amis des noirs à laquelle elle a
adhéré tout de suite. Or il y avait une
différence entre la position d'Olympe
de

Gouges et la position des autres
(Brissot, l'abbé Grégoire,
etc...). Les autres abolitionnistes

membres
Il

Montauban a donné
écrivains à la
même quatre,
bien que le dernier, Jeanbon Saint
André, soit davantage un homme
se

trouve que

pour sa génération trois
littérature française (et

d'action, mais il
textes).

a

écrit de très beaux

avaient d'autres raisons

de

plus en plus
domination sur

après) une conscience nationale, un
génie national, qui s'est tout à coup
concentré dans cette ville. Je crois qu'à
toutes les époques de l'histoire, on
pourrait repérer telle ou telle ville qui
se trouve en phase avec le destin natio¬

se

nal et donne l'essentiel de

son

expres¬

sion à l'histoire de la nation.

Olympe
de Gouges connaît un moment de créa¬
tion extraordinairement intense. C'est
un

feu d'artifice

crée dix-huit

: en

six à huit

ans,

elle

pièces de théâtre, toutes

différentes, trois romans, une série de
déclarations, de prises de position théo¬

la vie des femmes, et enfin
pamphlétaire qui
participe à la vie de la Révolution, au
quotidien de la Révolution. Une pro¬
riques

sur

toute une oeuvre de

duction d'une intensité dont il y a peu

d'équivalents dans l'histoire.
Trois

prises de position qui sont
historique

essentielles dans le moment
où elle

a

vécu.

D'abord, elle a pris position contre
l'esclavage des noirs. Il lui a été

en

réa¬

de mal à maintenir leur
ces

mulâtres, pensant s'en faire des alliés
noirs. C'était donc une forme

contre les

en

c'était

esclaves noirs, et ils
avaient décidé de libérer les métis, les

France, même
en comprenant Paris, qui ait donné tant
d'écrivains. On dirait qu'il y a, à cette
date là (cela ne s'est pas produit aupa¬
ravant et cela ne s'est jamais reproduit

C'est la seule ville

:

lité pour servir la cause des négriers.
Les négriers avaient vu qu'ils avaient

plus subtile de l'esclavage. Olympe de
Gouges seule a eu le courage de dire
que c'était l'esclavage tout entier qu'il
fallait supprimer, parce qu'une nation

positive, optimiste. Il y a là un
une grandeur morale qui est
exceptionnelle. Je ne connais pas de
cas analogues parmi les écrivains qui
étaient dans sa situation à son époque.

oeuvre

effort et

La troisième

grande idée et prise de
position fondamentale, c'est sa prise de
position féministe. A l'époque de la
Révolution, les femmes ont souffert
d'une misogynie comme sans doute
jamais dans l'histoire. Paradoxalement,
ces hommes qui faisaient la libération
du peuple, ont été les plus autoritaires
sur le plan du sexisme. Ils estimaient
que les femmes n'avaient pas le droit
de s'occuper de la chose publique.
Elles devaient rentrer à la maison,
s'occuper de leurs enfants. Beaucoup
plus que sous l'ancien régime, les
femmes ont été exclues de la vie

publique, et Olympe a souffert profon¬

esclava¬

dément de cette situation. Elle dit dans

des êtres humains. Dans sa pensée,

la "Déclaration des droits de la femme

déshonore

ge

personnel, l'intégrer à une philo¬
sophie plus haute de l'humanité, qui

en

maintenant

l'humanité formait

ciable,

sans

un

en

tout indisso¬

clivages, divisions ou dis¬

criminations.

et de

la

citoyenne" que si les femmes

droit de monter à l'échafaud,
elles ont aussi le droit de monter à la
tribune
elle avait comme cela des
ont le

-

La deuxième idée

a sans

doute été la

tête. Elle était enfant
naturelle, née d'un père écrivain,
Lefranc de Pompignan, un des poètes
les plus connus en France à ce moment
là, mais qui avait refusé de la recon¬

première dans

naître

sa

comme sa

fille. Il l'avait reçue

premières années de sa vie
jusqu'à l'âge de cinq ou six ans. Elle
savait donc parfaitement qu'il était son
père, mais Lefranc de Pompignan
s'étant marié, sa femme et son frère qui
était archevêque, avaient fait en sorte
qu'il s'éloigne de ce péché de jeunesse.
Olympe a donc senti très jeune cette
malédiction de ne pas être un enfant
comme les autres. Il lui a paru impen¬
sable qu'il puisse y avoir des enfants
d'une catégorie et des enfants d'une
autre catégorie. Pour elle les enfants
étaient tous identiques devant l'huma¬
durant les

expressions à l'emporte-pièce. Ce qui
me parait important dans la position
d'Olympe de Gouges, c'est que pour la
première fois, la défense des droits de
la femme est considérée

comme un

là, et depuis des
siècles, il y avait eu des femmes (et
aussi des hommes) qui s'étaient lamen¬
tées sur la situation de sujétion des
femmes. La première sans doute en
date est un grand écrivain du début du
XVe siècle, Christine de Pisan, qui a
combat. Jusque

écrit des choses très belles

sur

la situa¬

tion des femmes. Au XVIe siècle,

XVIIIe, il

au

des gens
qui ont plaidé d'une certaine manière la
XVIIe et

cause

au

y a eu

des femmes, mais c'était en

gémissements, de regrets, de
philosophiques. Mais pour
Olympe de Gouges, c'est tout à fait
termes de

réflexions

autre chose. La situation

Linha

était mauvaise

Imaginòt

�O

I y m
et même

p e

intolérable, il

ne

fallait pas

gémir ni spéculer, mais s'entendre pour
changer les choses. Pour la première
fois, elle

a

transformé la revendication

des droits féministes

en un

d'action. Elle s'est adressé

A

mot d'ordre
aux

leur dire de s'entendre pour faire
face, et aux hommes pour qu'ils recu¬
lent pour laisser la place. Le clivage
devait être utilisé de manière tactique
et stratégique pour changer une situa¬
tion. Pour cela, je prétends que c'est la
première véritable féministe.

d'"Antonio

pour

Vidal"

Es

l'humanité. Elle disait que
par

concernir tôt

Sa

prise de position féministe, c'était

aussi

une

nouvelle définition de

les femmes,
leur action à cette époque là, en
revendiquant pour leur égalité avec les
hommes, ne faisaient pas que revendi¬
quer pour elles-même, mais pour que
l'humanité ait une morale plus haute et
conçoive mieux son destin, par la col¬
laboration des deux moitiés qui la
constitue. Olympe de Gouges affirmait
que ces deux moitiés sont irréductibles

occitan d'uèi.

en

concrétiser.

contradiction

avec une

dans la

dans une de ses pièces ("Le phi¬
losophe corrigé") où en critiquant
ment

l'attitude des hommes

au nom

se desròla dins qualque païs,
d'Euròpa orientala, amb un regim
politic dur. Tant val diser que lo lòc ni las circonstàncias concernisson pas lo public dels
legidors de! libre.

L'accion

action et leur

stratégie libératrice,
apportent une vision multilatérale, acti¬
ve, plus diverse, plus souple, dans la
dynamique morale.
C'est donc

trois

jj

plans princi¬
paux qu'Olympe de Gouges se définit
comme une des grandes
figures de
notre histoire. Une universitaire de

'O

Florence fait

.h

"Olympe de Gouges, femme du XXIe

sur ces

thèse

une

sur

le thème

:

na,

i aviâ un pichon glossari amb lo vocabu¬
e

amb lo

sen

de las

expressions.
Es pas explicat dins lo libre, en que
Antonio Vidal geinava lo poder. Çò qu'avèm
de la sieuna ôbra literària
bla pas

Lo

roman

(24 poëmas), sem¬
conténer cap messatge politic.

conta l'istòria d'un fonccionari

prison. Se pren d'amistat per aquel Antonio
Vidal qu'es assassinat per Tadministracion
estatala qualques tempses aprèp lo jutja-

Lo narrador

fìegreti pas que lo libre siague mal, n'es
Mas cerqui de pimpilhas (critiqui de
causas d'importàcia menora) per de qu'auriài
volgut que siague encara melhor.

pas.

Un tal libre seriâ util

ment.

amie

(o amorôs) d'una
estudianta. La dròlla va a Tolosa e el, que li
voldriá rejúnher, es empachat de partir.
ven

du clan

féminin, elle critique en fait la philoso¬
phie du XVIIIe siècle qui est rigide,
simpliste, unilatérale, alors que les
femmes, de par leur position, leur

çò que ieu compreni pas, lo deu pas

comprene tanpauc un brave nombre de legi¬
dors. Seriá melhor se, al bas de cada pagi¬

benlèu

philosophie des Lumières, celle

du XVIIIe siècle. Elle le dit carrém-

Mas

lari lo mai dificil

(lo narrador) qu'es obligat de criticar, al tribu¬

certaine manière de voir les choses

En de badas, ensaje de se metre en
contacte amb la molhèr d'Antonio Vidal. En
fin finala, apren qu'aquesta deu èsser tuada.
La vòl anar véser per la salvar, mas lo libre
s'acaba qu'arriba pas a trobar lo sieu ostal.

Es pena que

la lenga deI récit siague
aproximativ3~amb una ortografa de tant
mala qualitat. Lo relat es generalament en
lengadocian (un lengadocian un pauc orien¬
tal per un autor de Tolosa) mas s'i tròban de
mots provençals o gascons. I a tanben una
part del vocabulari que compreni pas e qu'es
pas dins l'Alibèrt (mas es vertat que l'Alibèrt
es pas un diccionari plan rie).
tant

d'aqui pauc de temps,
pendent e dictatorial.
Coma risca pas,

se

riscava d'i aver,

un estât

occitan inde-

caldriá que lo roman

avenga dins un lòc mens indefinit. Lo melhor
lôc possible es la França meridionala per

qu'es aqui que son los problèmas.
Tal qu'es redigit, relata plan de fraitas
(de non-capitadas). Antonio Vidal es exécu¬
tât e lo narrador capita pas a encontrar sa
molhèr. L'amiga se'n va e el, la sec pas.
Arriba pas a trobar Tostal de Tesposa de

Vidal, dins la nuèit,
assassinat previst,

e

donc

a

la salvar d'un

de quai es al fii(que sap).

Auriâ calgut que Tautor prepause de
solucions

pels vertadièrs problèmas
d'Occitània, pels problèmas de França que
sofris d'unitaropatia.

siècle"

S

Félix-Marcel Castan

&lt;d

Entretiens socratiques.
Arnaud-Bernard.

■h

J

20

roman

nal, l'òbra literària d'Antonio Vidal, qu'es en

se

agradius.

en

logue permanent que l'idée d'humanité
doit se perpétuer, se renouveler, que la
Elle était

■jïj

un

1983

l'une à l'autre, et c'est dans leur dia¬

morale humaine doit

H

libre d'Alem Surre Garcia,

publicat
çò de las edicions te Chemin
Vert". Soi fort tardièr per ne far la critica, fins
ara l'aviai pas legit, mas pensi que la mieuna
opinion es sufisentament generala per
en

bi
iti

prepaus

femmes

04109194

Décembre

1994

Es plan que lo libre siague cort. La
màger part dels occitanofònas son pas
capables de legir un libre long. Es plan tan¬
ben que s'i tròben d'expressions idiomaticas
(mas la comprenguèri pas totas). Es pro plan
escrit amb de polidas formulas e d'images

Cal inventar de solucions, cal cantar de

capitadas. Un libre en occitan es portaire de
l'image d'Occitània. Es important que siague
un image de capitada.
Laurenç Michòt

�u
CULTURE Jim Morrison, les Beatles,
celle de Rimbaud. C'est autant le

plus ou moins ouvertement de
l'alchimiste et le marchand d'esclaves qui fascine poètes

Bob Dylan comptent parmi les artistes dont l'œuvre s'inspire

poète précoce ayant jeté l'art aux orties que

et rockers du monde entier.

Rimbaud, mythe international
Un membre obsédant de

célèbre rimbaldienne

fait voyant par un long, immense
et raisonné dérèglement de tous les

a

vraiment quelque

chose à dire. Son livre s'intitule Rim¬

traitant

de l'influence

présent, oubliez un instant la
question - bien qu'essentielle - de

poète français du

savoir si les chansons et autres

seul rocker à flasher

effusions de Morrison ont suffi¬

Rimbaud. En

d'un
XIXe

siècle

sur une star

du rock américaine. Des

monographies sur
Madonna, des exégèses sur Elvis et
des dissertations sur Dylan, il en
sort par douzaines des presses uni¬
américaines, écrites par

plus ou moins jeunes ensei¬
gnants qui s'efforcent de publier
pour assurer leur survie. Mais ce
nouvel ouvrage présente deux
aspects inhabituels. Le premier est
que son auteur n'est pas un de ces
amateurs plus ou moins inspirés de
la sémiotique du boogie, mais un
érudit, auteur d'ouvrages sur des
gens comme Dante, Stendhal ou
encore Mallarmé ; il s'agit de Wallaee Eowlic, octogénaire, également
de

F
H-

0
V

H

3
01
&lt;Q
H-

P
0'
ft

to
l_i

!~)

4

r~

m

k

baud and Jim Morrison.

:

vient de

University

r e

3 9 9 4

poète

traducteur. Le second est que ce

professeur
Press
publier un livre

uke

versitaires

la famille des morts-vivants
"Le

se

sens

A

samment

de mérite

cautionner

une

(Pour autant

artistique pour

telle recherche.

que l'on sache,
aussi bien pu

Wet
Wet Wet a
être
influencé par Goethe ou Hôlderlin, mais une personne saine
d'esprit ne devrait-elle pas s'en
contrebalancer

?) Que Morrison ait
plus qu'un alcoolique
hystérique aux ambitions nette¬
ment supérieures à son talent, peu
importe ; en revanche, le livre du
Pr Fowlie démontre de façon
incontestable que le chanteur des
été

ou non

Mais Jim Morrison n'a pas

fait,

une

sur

été le

Arthur

histoire des

remonter bien au-delà du blues

Delta

[du Mississippi] ou des com¬
plaintes folk du sud des Etats-Unis.
On pourrait même aller jusqu'à dire
que

loul

a

commencé

le

1854, le jour où Jean,
Nicolas, Arthur Rimbaud est né à
Charleville. En voici quelques
preuves. Bob Dylan n'a pas simple¬

20 octobre

ment fait allusion

à la relation tra¬

gique entre Verlaine et Rimbaud
dans Blood on the Tracks, il a passé
une bonne partie des années 60 à
piller la cagnotte à images de Rim¬
baud dans ses meilleurs albums

vie conformément à

sa

-

le

poète et critique Peter Robinson a

pochette de Sergent Pepper et,
d'après les obsessionnels des
Beatles, il y a une scène dans Help !
où on entend Ringo - et si c'est lui,
n'est

ce

hasard !

-

sans

phrase

cours

dans les Alpes"*,

des
de poésie

redevable

aux

Chercheuses de poux.

Dans

Backbeat, le récent film qui
Beatles, S tu
Sutcliffe, qui vient de découvrir
Rimbaud, en parle avec enthou¬
siasme à John Lennon. Or, il appa¬
relate les débuts des

celui-ci connaît déjà le
poète, qui, pour lui, dit-il d'un ton
caustique, n'est rien d'autre qu'un
obsédé sexuel,"tellement lubrique
qu'il aurait pu copuler avec un
arbre. Dans les faits, Rimbaud a dû
raît que

déteindre

sur

Lennon &amp; Co. Il fait

partie des sommités réunies sur la

pas

par

français la

"MadameX établit un piano
qui est tirée des Illu¬

minations de Rimbaud. On peut
encore

par exemple souligné à quel point
la chanson Visions ofJohanna est

:

doute

massacrer en

le James Dean

du

poète, l'a plagiée et, par-dessus
tout, a fait la tentative désastreuse
sa

passionnante
légende et sa sombre
beauté, Rimbaud est
sa

origines de la musique rock devrait

Doors connaissait bien l'œuvre du

de vivre

Avec

citer,

en vrac,

l'adaptation

musicale, par Marc Almond, de Mes
petites amoureuses sur son album
Absinthe, sans compter l'intégrale
œuvres par Patti Smith...
A n'en pas douter, parmi

des

les
légions de rockers qui ont été des
fans de Rimbaud, peu auraient été
capables - même ceux qui l'ont pillé
avec le plus de persévérance d'expliquer ce qui faisait de lui un
grand poète. Leur engouement,
comme celui des jeunes, vient avant
tout de sa passionante légende et de
sa

sombre beauté. Rimbaud est le

cours de poésie, et
André Breton l'a appelé à juste titre

James Dean des

�tO

Linha

Imaginòt

to

I

C

P
"•**

u

le "Dieu de l'adolescence".
En

ce

sens, ce que

à la fin du
décrit

XXe

Rien n'est plus

lègue Rimbaud

siècle pourrait être

comme une

terme favori de

laissé

Rimbaud) : il

moderne,

du siècle à venir,

agressive^ moins celle du
voyant* que du voyou* (un autre

héritage une vision noire
John Major appellerait la
Yob Culture [culture des
loubards].
lièrement les stars du rock,
D'ailleurs, comme Rimbaud en
d'innombrables autres légendes lui
est vite arrivé à mépriser à la fois
sont attachées, qui peuvent satis¬
ses propres écrits et le monde litté¬
raire dans son ensemble, son fan¬ faire chacun d'entre nous. Parmi
tôme a certainement dû afficher un elles : le mythe de la précocité sur¬
a

de

ce

en

langage poétique

que

petit sourire narquois en apprenant
qu'un de ses plus célèbres admira¬
teurs dans la

Grande-Bretagne de

professionnel, Eric Cantona, et par¬

terton,

grand éclat de rire en enten¬
qui veut que les fans
de Cantona, ayant mal entendu le
nom "Rimbaud", ont inondé le
joueur de photos de Sylvester Stalrumeur

lone dans

un

de

ses

rôles les plus

sanguinaires**.
Dans Une saison

enfer, Rim¬
"Depuis long¬
temps je me vantais de posséder tous
les paysages possibles"*. Il fallait
peut-être y voir une vantardise pué¬
rile, mais il n'empêche que l'esprit
du poète a sans conteste
pris pos¬
baud

-

HONG Kong

se

souvient

session à titre
aux

en

:

posjliume d'artistes

quatre coins du monde. Sa

courtê vie fournit les bases'à toutes
sortes de

mythes, et si Rimbaud, le
jeune rebelle de l'âme, ou Rimbaud
le beau voyou, attire plus particu-

COURRIER

INTERNATIONAL N

°

\

207

ans.

heure et sont morts jeunes

dant la

Morningl'ost

Rimbaud avait produit
son œuvre à dix-huit
D'autres ont écrit de bonne
-

l'intégralité de

John Major est un joueur de foot
tir d'un

liob Dylan Dessin de Kichard Wilson puni dans South China

naturelle

aucun

écrivain n'a jamais réussi à

complète, à la

une œuvre

fois révolutionnaire
et

(Chat¬

Keats), mais, à part lui,

achever

en son

temps

extrêmement influente pour la

postérité, avant l'âge de vingt ans ;
le mythe de l'artiste amateur de
sciences occultes

:

l'homme était

un

spécialiste reconnu d'alchimie et
d'autres formes, plus étranges
encore, de savoirs rejetés ; le mythe
de l'artiste-homme d'action

:

il est

devenu marchand d'esclaves

et

explorateur en Afrique ; et par-des¬
sus tout, le mythe de l'artiste
qui
renonce exemplairement à l'art.
Il est difficile de dire quel a été
l'aspect le plus stupéfiant de la vie
de Rimbaud
comme

il l'a

-

sa

fait,

faculté d'écrire
ou sa

d'arrêter d'écrire et de

DU

20

AU

26

3

i

—

S

renonciation au langage poé¬
tique, et presque au langage expres¬
sif lui-même (les lettres envoyées à
sa famille sont d'une platitude et
d'un ennui remarquables).
Il anticipe sur un Marcel
Duchamp abandonnant l'art au pro¬
fit des échecs, d'un Wittgenstein
fuyant régulièrement la philosophie
pour se livrer à d'humbles travaux,
d'un Paul Valéry faisant un long
détour par les mathématiques, d'un
T. E. Lawrence [Lawrence d'Arabie]

'

■

effectuant

un

"suicide de

l'esprit"

dans les rangs de la Royal Air Force.
Pour éblouissante que soit sa poé¬
sie, Arthur Rimbaud apparaîtrait
aujourd'hui comme un personnage
très différent s'il avait suivi la voie
toute tracée et continué à écrire des

poèmes, certes visionnaires, jusqu'à
un âge avancé et
respectable. En
l'occurrence, cependant, rien ne
symbolise tant sa poésie que la
façon dont il l'a abandonnée. Sans
ce grand refus,
étrange et effrayant,
il

ne

serait pas un

membre aussi

remuant et obsédant de la famille

des morts-vivants.

*

En

**

français dans le texte.
Comprendre "Rambo".

décision

disparaître

OCTOBRE

r

jj

que sa

que sa renonciation au

nous

«i

dans le désert d'Abyssinie. Il a un
jour évoqué le besoin d'être réso¬
lument moderne, et en ce qui le
concerne, rien n'est plus moderne,
plus prophétique du siècle à venir

plus prophétique

attitude cultu¬

relle

h
O

1994

•

�I3aurim
Bon Rimbaud le mythe et sa
postéri¬
té rock sont aisés à comprendre.

Meschonnic, dans Modernité Modernité,
parle de la triade Baudelaire-RimbaudVerlaine des idéologues français je
vous renvoie à lui1 (ça me rappelle la
triade Brel-Brassens-Ferré des journa¬
listes musicaliers).

Démonstration

:

•

Les USA s'en emparent

démocratisante (cf

à leur manière,

Tocqueville).

Rimbaud a l'intuition géniale de ce qu'il
manque : le folklore. Parce qu'il n'y a pas de
culture pleine sans interaction continue de
l'anonyme et du savant (cf Castan). Mais il
•

sait pas le penser en ces termes. Il
cherche les enluminures, les albums popu¬

ne

laires, les gravures pour calendriers. La plu¬
ralité. (Il aurait été heureux au Brésil, pour
un temps) (aujourd'hui il lirait Da
Maggio).

La France est le pays le plus centraliste
du Monde. Et le plus unitariste (cf Castan).

Le pays le plus provincialiste et le
plus
unitariste du Monde devait pouvoir, un jour,

C'est donc aussi lui qui connaît le plus

quoi ils s'opposaient. Ils ne pouvaient pas
sortir du centre. Ils fallait qu'ils soient dans la
position la plus dure, la plus périphérique,
pour être en mesure de desnier et de pouvoir
tout comprendre, tout renverser. Il fallait des
ploucs. Les plus ploucs.

•

•

secréter des adversaires conscients de
•

grand provincialisme (cf Flaubert).
C'est donc lui aussi qui détruit le pre¬
mier, et le mieux, tout pluralisme culturel (en
détruisant les liens, partout hors du centre,
•

entre le savant et le

ce

à

folklorique) (cf Sicre).
Quoi de plus plouc que le patois 1 De
plus suspect (de populisme, de poujadisme,
de passéisme, d'ethnisme, de
réactionnisme)
qu'un militant occitan, aux yeux de toute la
-

Le

provincialisme secrète évidemment
ses adversaires qui,
n'ayant pendant très
longtemps (jusqu'à Castan) aucun moyen de
comprendre les tenants de l'étouffoir aux¬
quels ils s'opposent (puisque l'unitarisme
•

cache

son

société ?

histoire derrière la valse des

concepts de l'universalisme abstrait), se lan¬
cent dans la seule voie ouverte, l'extrémisme
anti, qui conforte la situation dominante de
l'unitarisme (depuis Rimbaud jusqu'aux cré¬
tins2 d'aujourd'hui, en passant par les surréa¬
listes, etc...).
Il était normal que le
pays
connaît le provincialisme le plus
'

où l'on
profond
secrète le poète le plus anti-provincialiste, et
ce fût Rimbaud le
pionnier, dont l'oeuvre est
le programme complet des mésaventures à
venir dans cette voie.
Les premiers suiveurs seront
français,
puis, attirés par le jusqu'au boutisme d'une
tendance qui existe partout, ceux des ailleurs
emboîteront le pas dans des formes dégra¬
dées (parce que l'unitarisme à combattre est

•

doit,

fort).

qu'ils avaient laissées incritiquées (le
spectacle, le lien mécanique entre révolution
poétique et révolution sociale, la religion,
etc) (cf Ken Knab, C. Sicre).
Depuis les années 70, Henri
Meschonnic est LE CRITIQUE du centre
dans le centre, qui, sans connaître
-

(hélas) la
stratégie de Castan et donc sans pouvoir
élaborer depuis une base historique les
pro¬
positions nécessaires au renversement de
l'unitarisme, nous apporte TOUS les élé¬
ments tous azimuths de la
compréhension
hyperdétaillée de l'idéologie centraliste fran¬
çaise dans toutes ses variantes, sous tous
ses masques. Et par là même une
compré¬
hension du fonctionnement des idéologies en
général. Comme Castan, en apportant les
éléments nécessaires à la compréhension
des liens entre socio-politique et culture par
l'exemple occitan, nous apporte ceux de la
compréhension de ces lois en général.
Donc Rimbaud.

•

Donc Fabulous

pionnier. Qui devait,

C.S.

même temps :

s'attaquer à l'unitarisme au non du plu¬
enseigne la littérature occita¬

1 Voir mon

ralisme que lui
ne.

papier sur son dernier livre.
qu'aujourd'hui cet extré¬

2 Je dis 'crétins' parce

misme n'est

s'attaquer à l'anti-unitarisme abstrait
qui ne connaît qu'un pluralisme abstrait,
-

plus que mondain, mode, répétition,
grotesue, affairisme.

théorique.
s'attaquer à l'ethnisme, au régionalisme,
qui reprend à bon compte les mêmes
concepts que l'unitarisme et l'anti-unitarisme
abstrait pour les utiliser de la même façon
mais dans sa chasse gardée (régions,
nations, blablabla).

•

moins

notions

Trobadors.

Castan fût, est ce
en

Dans les années 60, les situationnistes
ce rôle sur plusieurs registres mais
seront vite rattrapés par leurs suiveurs et les

jouent

•

Le centre devait

pouvoir, à

un

certain

moment, secréter lui-même de vrais cri¬

tiques. Qui ne peuvent, tout seuls, trouver la
tangente au cercle vicieux, mais que leur
radicalisme amène à porter des coups de
boutoir à

l'idéologie

en

RestO. Un nouveau
de restauration rapide

point
à
Toulouse, n'a pas hésité à se
servir de la langue occitane :
Tacà d'òli I3 rue Valade
3 l 000 Toulouse

Tél

:

61

Oï
M

0)

M
-9

1 2 39 77.
tt&gt;
U
-a)

Q

place.
Linha

Imaginòt

23

�JE^

7F^

:r

■Ml AN I F EST DE PÀM BAS
Els occitans i catalans reunits
motiu de la XXIXa. Amassada

L'entrada

en

vigor de la Unió Europea permet

esperar que les relacions entre
europeus es veuran lliures de les restriccions que han imposât
les fronteres estatals. Això ha de permetre intensificar, cada

els diferents
fins

en

a Pàmias (Occitània),
el 13 de novembre de 1993,
général del CAOC, aproven el segûent manifest:

ara

pobles

cop més, les
l'antiga germandat mil.lenària entre els dos
pobles. Aquest ha estât l'objectiu bàsic de totes les activitats desplegades pel
CAOC des de fa 16 anys, per a donar conèixer,
respectivament, les dues nacions
unides per una mateixa cultura i dues llengúes bessones.
Aquestes activitats foren
iniciades quan encara no era restablerta la Generalitat de
Catalunya i quan encara
les fronteres continuaven dificultant les relacions catalano-occitanes. Ara
que s'ha
fet un pas important dins la Unió Europea caldria, d'un costat,
que la Generalitat
restableixi l'Oficina de Relacions Meridionals de l'anterior Generalitat
republicana, i
d'altra costat caldria que l'Euroregiô,
que evidentment ha fet un treball força
important en els camps économies i turistics, doni la prioritat a les llengues
occitana i catalana i estableixi un programa de foment del coneixement cultural

Reçu le n°5 de MESS'AJ, publication
d'Autodéfense-Jeunes, BP 832 74016
Annecy Cedex. Liberto-révolutioners, ils
auraient aimé que les résistants, gardent les
armes après ie débarquement allié, pour faire
la sociale. Et virer les Amerlocks qui nous
envahissaient avec leurs chewing-gum,
d'ailleurs voilà

d'Uzeste

un

texte on dirait l'Huma

:

relacions occitano-catalanes i recuperar

mutu.

Per tôt

això, els occitans i els catalans, reunits

a

Pàmias acorden:

INSTAR el Govern de la Generalitat de
Catalunya, als
Générais d'Occitània i a la Unió Europea, perquè fomentin i

culturals occitano-catalans.

Conseils Regionals i
ajudin els intercanvis

Et si la radio

chantait allemand ?!
Il y a

cinquante ans les américains
débarquèrent en France pour nous libérer de
i'opresseur allemand. En ce temps, ils distri¬
buaient du chocolat et des chewing-gum ;
depuis ils ne sont jamais repartis et ont tota¬
lement envahis notre culture. En effet, de nos

INSTAR la Generalitat de

Catalunya perquè restableixi un organisme similar
a l'antiga
Oficina de Relacions Meridionals i doni una prioritat d'interès cultural
català a les relacions entre els Països Occitans i els Països Catalans,
seguint aixi el fil

jours le quotidien est totalement américani¬
sé

:

de la història que ens agermana.
INSTAR totes les institucions catalanes

-

perquè en cada acte i activïtat de cara
posi de manifest l'interès especial dels catalans perquè les relacions
siguin principalment fetes en les dues llengues, l'occitana i la catalana, que son les
prôpies d'aquests texritoris.
Occitània,

es

Pàmias, 13 de novembre del 1993.

Aujourd'hui, la plupart des jeunes sont

habillés à la mode américaine de la tête

aux

pieds (casquette, tee-shirt, jean, basquettes...).

AGNES NEGRE, Secretària del CAOC occità.

De plus, les repas des jeunes sont truf¬
fés de produits américains tels que les ham¬

MAURICI

burgers, le coca-cola.

-

MARCEL BAICHE, Président del CAOC occità.

PRADALIER, Secretari adjuntdel CAOC occità.

JOAN CLAUDI CHABROUTY, Tresorer del CAOC occità.

Même les sports américains nous enva¬
hissent, en effet on entend parler que de bas¬
ket et de base-bail.
-

JOAN AMORÓS PLA, Président del CAOC català.
ENRIC GARRIGA TRULLOLS, Secretari del CAOC català.
JOSEP RAHOLA D'ESPONA, Vicesecretari del CAOC català.

NÚRIA FORTUNY, Tresorer

adjunt del CAOC català.

En ce qui concerne la musique, plus de
80% de celle-ci est d'origine américaine et
même les présentateurs de télé et de radio
-

Aquest manifest fou proclamât oficialment l'endemà, diumenge, a l'Ajuntament de Pàmias.
També fou proclamât simultàniament el dissabte 20 de novembre als
Ajuntaments de Tortosa i Manresa.

ont de forts accents

CERCLE D'AGERMANAMENT
Hôtel Entitats. Providència. 42.

-

OCCITANO-CATALÀ

08024 BARCELONA (Països Catalans)

-

Tel. 284 36 34 i Fax 213 76 48.

d'enviar-nos la

4J

vostra adhesió

a

aquest Manifest.

La télévision est

un bon exemple de
l'envahissement culturel, en effet, nos écrans
-

sont

Nota: Us preguem

américians.

submergés par les films, les feuilletons

américains.
Il est donc facile de

id

comprendre que
jeunes submergés par une culture qui
n'est pas la leur soient complètement perdus,
paumés. Il faut réagir maintenant contre

Û

l'envahissement américain.

-

'0

ces

ri
-H

bi

H

R)

On

Xi
ri
-H

ril

24

Décembre

1994

va

leur envoyer

la Linha. (C.S.)

�&lt;CIO

TUT

Rencontres
Larrazet

-

_izr

la Binha

sur

Samedi 3

+

jeu

Imaginât

Dimanche 4 Juin 1995

(Pentecôte)
Gortetas

Larrazet

invite tous

les acteurs
de

et

amis

la Linha

Imaginòt.
EdidiOfl.

Parmi les édi¬

occitans, remarquons le
chemin parcouru par Vent
Terrai, créé en 1 973. De nom¬
breuses publications : romans,
poésie, BD, essais, docu¬

Cette rencontre

a

teurs

ments...

Quelques auteurs
Sergi Caries, Robèrt
Lafont, Sergi Bèc, Rosalina
publiés

:

Roche, Loïsa Paulin, Ives
Roqueta, Claudi Barsòtti,
Caries Camprós, Cristian Laus,
Jacme Serbat, M-C Viguièr,
Marx, Engels...
La darrièra edicion : Lo
Princilhon de Antoine de Saint

Exupéry amb d'aquarelas de
l'autor (revirat en lengadocian
perJòrdi Blanc), format
23X1 6,5, 96 paginas.
Prètz

: 90 F.
Editions Vent Terrai,

pour

cadre

la

Compagnie Lubat,

les Femouzes
le duo

basque Trixi

Trixia

et

Les

interventions

les manifestations

musicales seront

du

20e

ponctuées de

du

Trait

anniversaire
d'Union

(journal

qu'est le Trait

ce

de Larrazet).

d'Uni on.

Témoignages,

Ce

confrontations

dédié à Jean-Paul

avec

tous

ceux

qui

concert

Guiraud

qui

brutalement.

la

de

construction

nous

vivantes et

qui

Présentation

sur

détaillée

T: 63

la

création et

le

du

combat

de la

Aragon publie Gaiteros de
Aragon (Revista de Música y
Cultura Tradicional) 40 pages.
AGA c/Santiago Rusinol 17 1°
Izda 50002 Zaragoza.
Espagne.

de

des

décentralisateur.
Le

concert

du

journées dans

prochain numéro
Linha

Imaginòt.

Renseignements

Dimanche 4 Juin

( dans 1 ' esprit
des

éditions de

1'Aventure musicale
en

quitté

a

communautés

crête

Asociación de Gaiteros de

(Prada)

à

la

tradi¬
tionnelle est aussi un sujet
d'études et de publications de
l'autre côté des Pyrénées.

sera

oeuvrent

tiennent

Aragon La musique

moments

qui donneront à voir

se

76.

tous

les autres.

Energues 81350
Andouque
56 51

T,

Alain Daziron
Maison de

Trobadors,

la Culture

82500
T.:

63

^

Larrazet

20

71

22.

^
0)

Occitanie)

réunira les Fabulous

:

Anne
T.:

61

29

Brunei

^

87

e

46.

Massilia

Sound System,

CD
U
V0J

Q

Linha

Imagìnòt

�Z
français (et donc pour moi
occitan, puisque
j'avais à combattre un
second provincialisme)
4) On pouvait donc
aussi

A

aussi

devenant

stupidement antifrançaise, pro-originalité, gadget isolé chez les
Fabulous). Mais peut-être
qu'elle

l'intuition.

de

a

dirais pas

Je

les

choses

mon

discours, depuis 25
voir avec cette
a à

ans,

comme

elle mais

J'ai toujours été navré
provincialisme des
français par rapport aux
1)

du

cialisme

(et

du provin¬
des méridionaux

sentants

-

parce

repré¬

que

mono¬

polisant la parole - de
provincialisme français
par rapport aux améri¬
cains)
2)

J'ai

pour

ce

toujours pensé
défaire de ce
provincialisme (français)
se

n'était pas moins

d'Amérique qu'il
(avec retour

au

fallait

patrimoine

français) mais Beaucoup
C 'est-à-dire com¬
prendre 1 'essentiel de ce
qui fait le charme/la
plus_.

■U

'0

a
•rl

tn
(U

g
H

m

b
a
•rl

réussite

de

3)

culture

Comprenant
on

a)

1 'inessentiel

essen¬

tomber

américain,

1'anecdotique,
b)

cet

pouvait
laisser

les modes

comprendre

1 'essentiel

26

la

américaine.
tiel

Décembre

à

C'est
me

tâche

cette

suis

attelé.

de

groupes

aux

modes

françaises

les

du

patrimoine

1994

( 1

général

en

car

ne

a)

vont

ne

fond de

1

retiennent

au

m'a

fallu

les

occasions

des

que

b)

les accollent

clichés

etc)

pas

1'essentiel.

ils n'ont

Armé de cette

hension

inventé

patrimoine
(textes, instru¬

ments,
vu

à

du

dont

en

la

culture

de

la

compré¬

américaine

DEFIER

cains

et

et

française,

qu'eux
deux

améri¬

les

terrain,

notre

qu'on peut jouer
tableaux

(à

ce

les
de

sur

propos

lire mon Chronique
happy jours in
Toulouso, chez Grasset en

etc)

basket

de

côté,

mon

réinventer

(20

ans

situe

dans

logique

il y a
rural,

un

folklore

PAR

ments

d'un

groupe

dans

un

8)
cou"

chants

CREATIF

TOUS

pour

et

d'autrefois

QUI PEUT NOUS SERVIR
UN FOLKLORE

(blues

aux

Brésil,

au

Afrique,

en

France

etc
se

même

aussi

Italie,
la

etc,

emprunter

:

mais

USA,

etc)

j'invente)
la

GE

cain,

carnaval

chanson de

que

7) Dans cette histoire de
défi, il faut repartir de
zéro, à la base. Derrière
le rythm
le jazz améri¬

.

travail pour

le

Mai )

blues,

rue,

1'année), la vie de quar¬
tier, certaines fêtes, des
objets folklorisants
(bâton du roi des fous,

en

le~~rap,

hebdoma¬
les

parties

à

and

repas

de

faudra

rock,

cette

refrains pour les

dels

le

inventer

où

quartier,

instruments,

devenir meilleurs

sur

aussi

(charivari,

capable de prendre le
deux, on peut

alors

daires

A

profondeur de

culture

)

musique pouvait être jouée
(voilà pourquoi aussi j'ai

clichés.

des

9 9 2

jouer une
musique faite pour la rue,
1 'impro, la participation
du public,
la mobilité, il

n'en

pas

'Amérique,

Fabulous

pour

touche pas que la
musique) qui
ça

qu'un

bdi ^ i

(et

culturelles

je

folklore.

ce

loufna I i s 11

français

.

que

Les

n'étant

Fabulous

'opposer

aux

parce

.

que

quoti¬
précises, etc)

élément

:

meilleur des

Parisiens

aux

eux-mêmes meilleurs

ce

s

5)

par rapport

s un

français

pensée.

Amerlocks

sociales

cette

nous

Virginie de Montpellier à
qui tu réponds dans le
dernier Best est peut-être
une
excitée qui se fait
avoir par une propagande
( anti-franchouillarde

aussi

tions

diennes

Créant

Itffrt

Entre

JB.7

(et

CE

POUR

PARTA¬

élé¬

des

la réussite
de musique

créneau

"Occitans

original)
jusqu'au

écris-tu.

Nous

.

sommes

bien

d'église,

plus américains
jusqu'au cou (cf mon livre

à-dire

Vive

country) c'estmusique fécon¬
dée de façon anonyme,
continue, quotidienne et
une

multiple

par

le peuple

américain.
Il

ter

de

musical

donc,

pour

commencer par

refaire

un

à la base

dépouillé,

la

ten¬

folklore

(donc

lié à des fonc¬

que

ci-joint)

siliens,

et

Jusqu'au

cou,

et

je
bré¬

italiens.
exact.

C'est-à-dire la

fallait,

France,

1'AméricKe

t'envoie

tête hors

de

l'eau, pour pouvoir
respirer et penser.
9) Tout ceci dit pour
a)

partir de

que
mes

tu

me

:

juges à

intentions

:

�&lt;C7&gt;

c

onscience

sible

lien

artiste

ou

du

de

Le

tif

est

à moins

talent

\du

La

et

ulture

Ce

au

C7

de

impos¬
toucher

débat

conscience

ne

peut

un

pinceau.

Au

elle

contraire,

contracte

est

la

figura¬

artistique. Alors

il

peint avec des cou¬
leurs, ou sans couleurs

mala¬

regarde bien,

on

la

est

Y a-t-il

création

suite

terre

jour

un
sur

cette

?

\mais il peint.

Sïcre

Stéphane MangionÍ

tement

tu

mégalo

réformer la

:

je

veux

culture

mettait. De le sécher. Elle
devait lui faire par écrit sur la
Linha —on allait voir ce qu'on
allait voir I—• mais là devant

réussi à

contribuer
général. Tu auras

pour

débat

compris que pour moi la
musique, ce ne sont pas
que des notes,
ou des ins¬
truments
ou

des mélodies,
des rythmes, ou des

textes

ou

,

de

chansons.

Derrière,
toute

la

en

elle,

ce

place
Mais

toi

Je

débat peut

sais pas

avoir

sa

(longue) dans Best.
j'aime bien tes

comme

articles,
de

joue

se

pensée d'une

civilisation.
si

pan
une

Virginie
c)

au

je serai

1'avoir

moins

au

content

de provocation, elle lui a

logues, c'est qu'il n'a pas

fran¬

çaise de fond en comble.
b) que tu juges
peut-être différemment
cette

a

gifles !

pas envoyé dire : « Si Sicre
dit tant de mal des socio¬

complè¬

veux

pris

une de
Non, mais il
le méritait. Depuis le temps
qu'il crache sur les socio¬
logues. Et depuis le temps
qu'An ne-Marie Granié lui pro¬

tant

je suis si

Z^

le

une

logique de la création.
sans

^7

ces

culture

centre

au

comme

die.

peintre,

peintre,

Z

laisser aller

Si

conscience.

non,

z^

qu'as

rason,

que

n'i

pas

tat

a

Estât

Félix,
james avut

occitan

reali-

ua

politica occitana,

realitat
na.

être

un

! »Et

psychanalyse sociologisée,
convoqués pour
pourfendre le pourfendeur
Freud et Marx

Oc,
un

en

! Ca fait mal. Y a tout, là :
belle formule, un brin de

Oc,

economica

ua

occita¬

qu'as rason,

qu'èm
çò qui èm, qu'èm ua cultura, ua lenga, qu'èm doncas
ua anma sense
còs. Çò que
fè força nosta que fè tanplan era flaquièra nosta.
Qu'èm virtuaus, qu'èm
ideaus

!

Que

s'èm,

a

sense

èster

ne

sabi pas

plan diser

!

Qu'èm

!

d'un revers de bec.
Sicre n'a pu que s'incliner.

Et c'est pas beau.
Effondré, il n'a pu qu'avan¬
cer : « Oui, dit-il, c'est vrai. Et
je vais vous dire mieux : pour¬
jour.

quoi croyez-vous que l'an der¬
nier j'ai violemment attaqué
certains enseignants sinon
parce que je n'ai jamais pu
avoir

avec

Michel

.

Amitats.

Pujol

Ses

ambitions ratées, ses ran¬
cunes, ses haines, tout dévoi¬
lé. La vraie personnalité mise à

mon

CAPES... Et pour¬

quoi croyez-vous qu'il m'arrive
critiquer les chanteurs
pebrons ou les journalistes

de

imbéciles ? J'avais aussi, moi
aussi... J'aurais aimé. »
Anne-Marie Granié a su mettre

Claude Sicre

le

^
2ío,

ça,

*/ia,

(çta,

cajbcta£e&amp;&lt;
d'ettea,
ta. ctta^Ce£t&amp;

cíe^ coyjùTiate^, a£on&lt;i,
ZZccettea,

?

doigt où il fallait, avec l'in¬
comparable science des
hommes que lui a donné son
DEA de socio. C'est pour cela
qu'on lui pardonnera une peti¬
te erreur, bénigne, elle ne
pouvait pas savoir : En fait, si
Sicre déteste les sociologues
c'est que (il y a 4 ans mainte¬
nant) sa femme l'a plaqué

pour partir avec un d'entre
Mais ça revient au même,

eux.

psychosociologiquement

par¬

lant..

S&amp;ëfi£a*te&gt;

H

&lt;D

M
-Q

S
Q)

0

Claude Sicre

Linha

Q

Imaginòt

27

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              <text>Linha Imagin&amp;ograve;t (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/20846" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Castan, Félix-Marcel (1920-2001)</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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