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                  <text>butletin

de! sector fTIusica de

l'institut

d'Gstudis Occitans

bernard

lubat,

SOMMAIRE
bernard lubat le tôlier
Claude sicre,
aux

►

pi

►

p4

lettre de mon poulain [de pézenas...]

► pi o

maisons de disques

►

dis de masilia Sound System

delfina
temps l'ieo musica...
Stratégies et Stratèges
flmics de la iinha
Ces derniers

mission

pi o
pi i

en passant par la

bretagne

flvem legit
Sus Ontonio Vidal

Coup d'œil historique
Baudrillard [suivi du

propos receuillis

jean-fTlarc buge

temps de parler de nous. Et

printemps, c'est tout ce qu'on

d'ailleurs ça tombait bien :
on n'avait pas grand chose à
dire. On a découvert qu'on

a

avait quelque chose

villages autour, les bals des
palombes... Ça fait un travail

à dire sur
nous avec tout ce qu'on a fait
depuis dix ans. Avant, ça
aurait été tragico-comique, ça
aurait fait un disque de jazz
français sempiternel comme
il s'en produit depuis dix ans.
Il est venu

vestre
Nuit deUzeste,
la St Syll'Estaminet
1994

le temps

avec

qu'il lui a fallu, avec tout ce
qu'on fait. On est des artistes

fait

travail

comme

monumental
avec

avec

le foot, le

le pays,

rugby, les

démentiel de faire des

budgets, aller

gagner sa
croûte à l'extérieur, venir

dépenser l'argent ici. C'est
fait de
disque. Je peux te dire qu'on
y a même pas pensé,
pour ça qu'on a pas

tellement

on

avait de boulot.

pi i

oeuvriers tôliers. Donc ça

On savait qu'un

►

pi i

prend du temps.

ferait un, mais ce n'était pas

►

pi 2

—►

pi 3

«iïlégaplionaire»
► pi 4
temps d'un jour ! —► pi s

tardes la capitale du «Chourmo»
l'idéal est réalisable...
bernard Qiacomo
le chaînon manquant

►

grqm • 1er trimestre 1995

►

Une revue d'écriture le
II Via «le Salon»

tôlier

par

iefiga-faga

faôulous trobadors

le

de la

e

►

pi 7

►

pi 8

►

p2i

►

p22

►

P24

►

p25

►

p27

►

p27

►

P28

Depuis le 9e festival
d'Uzeste, il n'y avait pas eu
de disque de la Compagnie
Lubat. Pourquoi ?
Il

n'y a jamais eu de
disque de la Compagnie
Lubat. C'était un disque sur
le festival. Pourquoi il n'y en
avait pas ? Parce qu'on n'a
pas eu le temps. Parce que la
préoccupation majeure d'ici,
ce n'était
pas de faire un
disque, c'était de travailler
comme

commentaire de Claude

des cons, comme des

l'actualité,

n'avais pas
l'impression que faire un
disque, c'était diminuer la
portée de ce que tu fais

Et puis

pouvait pas.
petit à petit, les

choses

se sont

d'habitude ?

groupes de la

Est-ce que tu

Non, pas vraiment. Je
trouvais

qu'il y avait
beaucoup trop de mecs qui
disques et qui n'avaient rien
à dire. A vendre peut-être. Je
n'ai jamais été contre le fait
de faire des disques. Je
trouve qu'il y en a beaucoup
trop qui font des disques,
parce qu'ils sont nuls. Nous
ici on a pris le temps de le

quotidien, à acheter une
menuiserie, retaper le café
l'Estaminet, organiser le

journal grec

festival, trouver du pognon.

vraiment

Organiser ça prend beaucoup
plus de temps que de parler
de soi. On n'a pas eu le

faire" : c'est 17

►

p32

Courrier

►

p33

a venir...

►

P3S

on ne

Est-ce que

vécues.

les autres
Linha

Imaginòt ne vous ont pas
un peu poussés ou inspirés
dans le fait de matérialiser
un

disque ?

s'acharnaient à faire des

Sicre)
► p29
ëdouard balladur. parlez nous d'avenir...
suivi de la lettre à Qiscard
P30
martine fluôrq ié du 15/02/95
► P31
lettre de ben aux peuples inquiets n° fi —► p31

abrutis, comme des sauvages
à être Uzeste Musical au

jour on en

faire. Mais

ce

n'est pas

"pris le temps de le
ans

d'Uzeste

Musical, le 3e hiver d'Uzeste
Musical, ça va être un 4e

Non. Ils

nous ont

poussés à être encore pire au
quotidien, et le disque est
venu

dans cette foulée. La

présence des Fabulous il y a
je ne sais pas combien
d'années à Uzeste, où

savait qui ils
étaient, et même pas eux,

personne ne

c'est ça

le temps passé à ne
faire un disque. On est
interpénétrants. Ils ont fait
des disques (Super!) au
pas

�moment où
eux

ils les ont fait,

aussi. Ils

ont

fait

a

été

disque plusieurs années après
s'être constitué

pensé, voulu ?

qui vous ont apporté
quelque chose, ici, à

un

comme

Ça se fait avec le

C'est

toujours cette

conséquence. Le festival se
reproduit tous les ans. Il
apprend tous les ans, et à

Que représente pour toi la
Linha Imaginòt ?

force d'exister, il a rencontré
d'autres pensants. Cette

année, ce n'est pas un
La Linha Imaginòt,
c'est un concept sous-réaliste
parce que ça ne peut pas
marcher, et c'est pour ça que

existe. C'est un concept
non formel mais
beaucoup
plus philosophique et
beaucoup plus profond que ce
qu'il cache. C'est un
jeu de mots qui cache
un truc bien plus
profond, et justement
parce qu'il se cache, il
permet à des gens très
ça

différents de
commettre

longtemps, on
beaucoup de travail de
pédagogie vis à vis des
a

histoire de mouvement, de

temps.

groupe.

Pendant

Uzeste ?

tournant

:

j'ai l'impression

que

c'est un tournant tous les

ans.

Mais c'est une date

importante parce qu'on est
arrivé à Uzeste à

réflexion
d'autres

sur

une

nous-même

avec

qui se réfléchissent

Il y en a plein

qui ne
qu'ils pensaient.
Ils ne sont pas moins utiles
que ceux qui pensent.
Heureusement qu'il y a ceux
qui pensent pour penser aussi
à ceux qui ne pensent pas.
Mais 0 y a aussi ceux qui ne
pensent pas, ceux qui ne
savent même pas qu'ils ont
pensé sur Uzeste ou qu'ils ont
appris à penser sur eux, sur
savaient pas

Uzeste et sur

fait

musiciens, des artistes du
coin, vis à vis du public du
coin, de la population, du

qu'en-dira-t-on, des
politiques. A partir de

ce
où il est apparu
autour de nous des festivals,
moment là

des écoles de

musique, des
groupes musicaux qui se sont

allumés

un peu partout,
on
avait la conscience tranquille

par rapport au boulot qu'on
avait fait, de

sur eux-

légitimité de
travailler le pays, de
travailler au pays et
on

avait la

possibilité de
s'occuper un peu
mieux de

se

nous.

Donc

dans

prendre le
temps d'écrire.

un

souffle. La Linha

On

Imaginòt, c'est pour moi

compte de ce que

comme ce

que nous

boulot. Il coûte
énormément. Il

poussé à nous rencontrer.
C'est anti-étiquette. Ça a
même,

cherchait la

valse des

étiquettes, la
confrontation des styles, des
genres, des générations, et
cette idée de Linha Imaginòt
était nécessaire, réelle en fait
Maintenant qu'elle existe, elle
devient

un

outil de réflexion,

d'analyse, de confrontation,
d'influence les

uns sur

les

autres.

Alors,

l'impression
le dernier festival a été
on a eu

que
un tournant. Est-ce que cela

P

photo

abonder dans l'histoire
on

rend pas

c'est ici le

faisons ici, mais c'est
d'autres et ailleurs, et ça a

d'Uzeste où

ne se

sur

leur

action. Là dedans, bien sûr,

Castan, Manciet, Sicre,

ailleurs

: ce

Boissier

Agence a-

n'est pas

important à partir du moment
qu'il y avait
besoin de penser. C'est vrai
où il s'est révélé

Daziron : la parole leur est

travailler très

faut aller

profondément

ailleurs pour payer tout ça.
L'hiver d'Uzeste Musical : 15

briques. Le printemps coûtera
10 ou 20. Le festival, cette
a fait 10000 F de

exigée. On ne continuera pas

que cette

Uzeste Musical si ce n'est pas
réfléchi par la somme de ceux

apport pour un nouveau tour,
une nouvelle décennie. En

bénéfice : c'est la première

qui pensent. Et il leur a fallu
le temps, eux aussi de se
réfléchir, pour venir réfléchir
à Uzeste. C'est toujours une
question de mouvement.

tous les cas, on ne revient pas

toujours en dessous de tout, et
pris par tout. Ce n'est pas rien
de gérer 10 salaires à l'année

Est-ce

qu'en dehors de ceux

que tu as cités, il y a
d'autres acteurs, penseurs
2

en

année, il y a eu un

arrière.

Après la rupture du
Polyrythmique, on a
l'impression que vous êtes
partis sur de nouvelles
bases. Quelles sont-elles ? A
partir de quoi ?

année

fois en 17

ans.

On est

20,30 ou 40 par
ponctualité. On produit un
disque, on fait des images, on
et

crée

label... On

n'y
C'est un coup de
pot qu'on ait réussi à faire ce
un

arrivera pas.

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S

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V.V.VAV.V/.V.V.V.V.V.VAV.V.V.V.V-V.V/.V-V.V.V.V/.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.vXv^

xtf—

n° 21 1er trimestre 1995

disque. On en fera sans doute
d'autres. Mais il faut du

temps pour aller au fond du
sens, vivre. Chaque soirée est

disque pour moi. Cela fait
mois et demi que ça dure,
que je regarde ce qui se passe,
que eux se passent. Ça prend
un temps fou. Mais le
disque
aurait peut-être été pire si on
un

un

avait eu tout le temps et tous
les moyens pour le faire. Là,
par contre, j'entends dans
toutes les soirées qui se sont

passées, que si on arrive à
trouver le temps, le pognon
qu'il faut pour prendre le
temps, on peut faire un disque
sur cet

Hiver. Mais c'est

toujours une question de
temps. En tous les cas, ici,
c'est très long et très dur.
Par rapport au

tissu local,
quelles sont tes plus grandes
joies de réalisation en terme
de développement local ?
En toute lucidité, tout

que je

dedans, dans cette vie, ce
café, le théâtre le plus épique.
Pourtant, j'ai vécu des
théâtres; mais j'ai

l'impression d'être dans un
endroit que je mérite, en bas,
en poussant les murs, en

insuffle ici le besoin d'un
musée de la mémoire en

marche, d'un aquarium d'eau
douce, d'un vivarium avec
toutes les bêtes, d'un centre
culturel gascon sur la langue,
d'une calandreta, d'une

y a plein

de questions qui se

posent par l'écologie, par le

système de vases
communicants

entre

campagne et ville.

Je sens
qu'il se trame plein de choses
en ce moment dans
lesquelles
on

est ballotés. Pour vivre ça,

le café

ma

seul jeu

l'Estaminet. C'est rien, c'est
banal. Mais si le café tombe,

qui me plaît en fait, le
jeu que j'ai envie de jouer
jusqu'à la fin de ma vie :

le

nomade de l'intérieur.

sauver

village tombe, etc... En

même temps, j'ai

trouvé là-

médiocrité. Et

ça que je

vais
faire des progrès, des progrès
vers

l'autre, vers le monde

dans

lequel je vis, comment je
je lui résiste, je
le combats, je l'épouse.
le comprends,

Tu vois : Rocarocolo,
c'est un morceau bizarre qui
est

en

train de faire

une

histoire bizarre, des
confluences avec Perrone

Après j'aimerais bien
3

est là. Alors tu laboures. Il y a
un

travail paysan

qui fait que

peux pas partir. C'est un
côté tôlier. J'ai l'impression
tu

ne

d'être dans

labo qui

n'a
pas un jour à perdre vis à vis
de ce qu'il trimbale comme
questions, de ce qu'il apporte
comme réponses.
Et puis le
public rapplique, et il se passe
plein de choses. Les
un

emmmerdements de la
sociétés actuelle ont rattrapé
tout le monde.

On

a

été

volontariste

pendant
longtemps, mais maintenant,
il n'y a pas que nous :1e
public aussi vient chercher.
Du coup, on est moins con
(eux aussi), et il s'articule des
trucs que je cherchais à faire
depuis longtemps.
J'arrive d'une culture

et

d'autres

qui nous l'ont piqué.
J'ai l'impression aussi

l'influence. La première

une

cinoch, du théâtre. C'est le

c'est de

ma

comme

modernité ? Y aurait-il

boulot finalement à

Uzeste,

d'affronter
c'est

rebondissement de

la
gueule. Notre plus grand

désertifiant qui se casse

Je ne
dans une finitude : je
suis dans une infinalité. Là je
suis sûr que je suis libre, libre

suis pas

synergie, d'un rapport avec la
randonnée. C'est quoi nature,
culture ? C'est quoi tradition,

être dedans, et c'est
bagarre. Alors après, on
va sortir, partir, organiser,
pour que ça marche ici même
le mardi, qu'il y est du

l'occurence de l'endroit

qu'on a fait avec la
Linha ImaginòL Ce n'est pas
que mettre le feu avec les
gens : je me le mets à moi
comme ce

dans l'académie du jazz.

je ne l'aurai nulle
pari II est là parce qu'on se
l'est fait, parce que c'est toute
une bande de mecs qui se sont
fabriqué un lieu qui devient
comme une boulangerie,
ouvert tous les jours. C'est ce
qui nous prend du temps et
c'est mon principal objectif.
Ensuite, il faut qu'on

il faut y

en

dans toute l'Occitanie,

endroit là,

contribution à un
et

les

aussi, en étant avec eux. Je
n'ai plus l'impression d'être

modernité dans la ruralité ? Il

développement d'une société,

autres

avec

bricolant notre futur. Cet

souhaite, c'est qu'on
puisse continuer à faire ce
qu'on fait parce qu'on est en
train de montrer qu'on est une
réalité locale, que l'on fait de
l'économie locale, et qu'on
est porteur de synergie, que
l'artistique et la création sont
capables d'apporter leur
ce

aller mettre le feu

qu'Uzeste participe du
fois
les Fabulous
chanter, ça m'a frappé en
amont de tout ce que j'en
pense, des goûts et des
couleurs, comme quand
j'entends Portai et Sclavis
jouer à Uzeste 0 y a deux ans.
Que ce soit des musiciens
savants ou primitifs ou pas, il
y a un endroit du vivant, du
mouvement, qui fait que c'est
là-dedans que moi je deviens.
que j'ai entendu

Je suis bien content

contrariée, populaire. Ensuite
j'ai mis une queue de pie, et
en sortant des coulisses,

j'arrivais derrière ma batterie,
je n'ouvrais pas ma gueule et
je jouais la musique qu'il
fallait faire. Pour parler
comme Sicre, pour faire des
marchés comme les petites
(1), il m'a fallu 30 ans de ma
vie pour retrouver ça. J'y suis
arrivé par Uzeste. Il a fallut

que je refasse tout ça, pour
l'acuité d'être là au milieu
des gens, avec toutes les
contradictions. On ne joue
pas pour perdre ou pour
gagner : on joue pour jouer.
On a fait beaucoup de trucs

le disque sois là. Mais le
temps que ça a pris de
bouléguer tout ça : tu ne peux
pas le faire en n'étant pas là.

pour les enfants, plusieurs
dimanche après-midi où j'ai

C'est comme travailler ton

Chaque week-end, je vois les
autres qui me donnent envie

que

champ : tu n'as pas de
vacances, parce que le champ

mis le feu, à jouer des trucs
que je ne

de jouer

sais pas jouer.

à quelque chose à

�nòt
n° 21 1er trimestre 1995

quoi je ne sais pas jouer. Dans
ces cas

là, c'est très difficile

de faire
moment

un

disque, de fixer un

donné que j'aime et

qui me touche (comme ce
disque), d'arrêter un torrent
qui coule et où on est
plusieurs dedans. Devant les
enfants, l'autre jour, je ne leur
ai pas chanté des chansons du
disque. Il m'ont fait inventer
un

truc. Je

me

suis dit

:

vient des autres

qui se

que j'écoute.
tôlier.

C'est ça être

Quand je suis allé à
Paris, il y avait dix boîtes de
jazz où c'était ça sans arrêt II
y avait cinq ou six mecs par
boîte qui se foutaient sur la
gueule jusqu'à sept heures du
matin.

moi ?" Vite dimanche pour
que j'en rajoute ! Et c'est tous
les week-end comme ça. Et ça

Claude

Après il n'y a plus eu

A Paris, les mecs ont
passé leur vie à gagner leur
cachet (mal), à être prof de
jazz. Donc il a fallu tout
refaire. J'ai connu la

Sicre, qui reste très attaché à

aux

la sobriété de

fabulous

l'instrumentation, et ce

trobadors

depuis la création de RigaRaga, groupe de musique
traditionnelle occitane qu'il

►

lue

Charles-

dominique

co-fonda

en

1977. Ce choix

esthétique est
l'aboutissement d'une longue
réflexion qui s'inscrit dans
une

logique de création. Une

création moderne, non

gérer un outil comme celui là,
de liberté, c'est une prison. Il
n'y a qu'un barreau et je

contrairement à maintenant

tourne autour.

où

choix. Mais

tout est bien rangé. Il a
fallu que je reparte d'un
endroit où ça se redérangeait

pour trouver un sens au

Quand c'est bien
rangé, il n'y a pas de
mouvement.

mouvement. J'ai retrouvé ici

le défi. Sans le
savoir, et petit à petit, j'ai
avec

Sicre,

d'une

certaine manière, il y a
continuité. Il y a pas mal

de

qui m'écoutent
aujourd'hui et qui me disent :
"Ça nous rappelle RigaRaga". Avec ce groupe, je
crois que nous avons vraiment
joué un rôle de précurseurs. A
l'époque, nous ne savions pas
encore de quoi nous étions
précurseurs, mais nous
pensions qu'il fallait
absolument se démarquer du
gens

courant

folk, alors dominant.

folk, disons qu'à la suite à la
fois de la déclaration de Peete

Seeger de 1966

et de la
déferlante américaine du folk¬
song, un intérêt très vif s'est
manifesté chez de nombreux

dépouillement

français pour le
coOectage et pour les
instruments de musique
traditionnelle. Ce folk français
présentait quelques aspects
intéressants : il procédait de la
réappropriation du patrimoine,

instrumental ?

des lieux de sociabilité - la

sent

une

Riga-Raga, on

continuité

artistique, théorique. D'où
vient cet attachement et
cette fidélité à

ce

rue, en
4

en

même temps,

idée de laboratoire, de

multiculturalité,
transartistisme, réflexion

politique, polyéthique, plus
bien bouffer et boire, quel
privillège ! On a du pot •
(1) Les Femmouzes T
(NDLR)

réel mouvement pédagogique

musical et de démocratie de la

musiciens

Entre les Fabulous

Trobadors et

cette

C'est mon

la joute et

Sans refaire ici l'histoire du

connotée, universelle, pour
laquelle il a fallu recréer des
espaces, des fonctions
spécifiques, offir une utilité
sociale nouvelle à la musique.

Castan, Manciet.
Monter, ouvrir, jouer,

poètes, des musiques
qui se contrariaient. Les
étiquettes n'étaient pas claires

C'est vrai que,

Le succès des Fabulous

Tiga-raga

des

appris à théoriser

Trobadors n'a pas altéré la
détermination et la lucidité
de leur fondateur, Claude

Sicre/ de

1965-1975 dans des boîtes
avec

ça.

"Putain, je sais faire ça,

par

boulègue dans les années

trimballent dans leur merdier

particulier -, c'était un

musique. Et puis, surtout, son
but était de faire danser, et ça,
c'est très important.
un

Ceci dit, il y avait aussi
certain nombre d'aspects

négatifs, comme la formation
des musiciens par exemple.
Contrairement à la plupart des
musiciens de rock qui
s'étaient formés de façon
quasiment routinière,
beaucoup de folkeux avaient
une formation classique.
Musicalement, ça s'en
ressentait : l'inspiration du
folk était très "fleur bleue". Le
folk était avant tout un

esthétique qui avait
principale préoccupation
l'enjolivement de mélodies
rurales de collectages à l'aide
d'instruments champêtres. La
collusion avec l'esthétique
d'inspiration classique était
courant

pour

évidente.

C'est pour se

démarquer de ça que nous
avons créé
Riga-Raga. Nous
voulions montrer qu'il y avait

�mrwrm «Buta jsk

M
n° 21 1er trimestre 1995s

peut-être d'autres influences.
Nous voulions aller plus loin
dans le collectage, dans la
préhistoire de cette musique,
prendre en compte l'histoire
et

la mémoire de l'endroit où

on

est,

avec
une

s'en servir de base

le seul souci d'alimenter

création future. Cette

démarche était très

dans

général. Soit parce que les

de base de toute

connotation passée, rurale,

musique
populaire. La percussion doit
extérioriser, par le jeu

soit parce

qu'ils ont une
origine très marquée régionale, étrangère -. Tout ça
crée une impossibilité pour
les gens de s'en emparer
comme leur appartenant. Ces

instrumental, la conscience du

références instrumentales

instruments

ont une

rythme qui est intérieure.
Avec une musique aussi
dépouillée instrumentalement,
tu

crées

un

univers

nouveau, non

sonore

étaient totalement

"ailleurs musical", un
"ailleurs" de musique

incompatibles avec la création

lequel tu peux facilement
transporter les gens, univers
qui devient identitaire non par

de cet ailleurs musical. Il

des références à des

communautaire

fallait donc opter pour un

de collectage,

ne

dépouillement total et ceci
pour pouvoir dans un
deuxième temps intégrer

un

auquel le folk
pouvait pas répondre.
Comme il n'y avait pas de
musique en France, à cette
époque, qui ne me satisfasse
de ce point de vue, comme
aucun "ailleurs" de musique
ne m'allait, j'ai décidé d'en
fonder

un nouveau.

Pour

revenir à la question

du
dépouillement instrumental,
je dirais que la création de cet
ailleurs passait
nécessairement par la perte de

toutes les influences

possibles. Je n'ai jamais
abandonné ce choix-là

et je

crois qu'il constitue la

principale liaison avec ce que
je fais aujourd'hui au sein des
Fabulous. Dans Riga-Raga, à
part la cabrette, il n'y a aucun
instrument connoté. Et

pourtant, tous les musiciens

références à des traditions

de Riga-Raga sont

instrumentales trop
connotées.

touché

des
instrumentistes, qui n'ont pas
une

seule fois à leurs

instruments pendant
En

quoi la connotation
spécifique et parfois
emblématique de certaines

l'enregistrement C'est unique
! Nous n'avons gardé
pratiquement que la voix et
les percussions : des voix
brutes, des rythmes, des
percussions et des instruments

traditions instrumentales
occitanes était-elle

un

obstacle à la création de

ce

courant musical ?

de facture rudimentaire...

Pourquoi la voix ? C'est
Les trois quarts des
instruments de musique dite
traditionnelle

sont

connotés

il y a un

l'instrument de base. Je pense
et

problème d'image
qui se pose immédiatement
dès lors que ta démarche est
militante. J'ai remarqué qu'il
y avait une distance terrible
entre le public et les
instruments du folk

en

qu'on ne peut pas apprendre
et pratiquer la musique
populaire sans le recours à la
voix. Toute l'histoire de la

pédagogie musicale le montre
: la voix joue un rôle essentiel
dans l'acquisition des
rythmes. La voix et le rythme
sont les deux grands principes

-»

Marseille. "On pose et
repose

sources

mais par la
pratique et par l'action.
Une fois cet ailleurs

créé, une fois cette musique
diffusée, expliquée et

à tout bout de

champ la question de
l'engagement. Qui de
l'intellectuel, de l'artiste,
du journaliste ou du
facteur est le

connoté, dans

Riga-Raga. Je voulais créer

nette

cortetaa... cortetas... cortetas...

plus

impliqué dans le
monde ?

Quelle est la

part de responsabilité de
chacun dans

l'évolution,
l'appréhension de

dans

la société ?" C'est le

genre de début d'édito

l'on trouve dans

que

Taktik, l'hebdomadaire
culturel marseillais qui

pratiquée, toutes les
influences peuvent s'y glisser,
y compris celles dont on
parlait tout à l'heure. Rien
n'empêche d'y mettre de la

Bouches du Rhône. Avec

de l'accordéon ou

bien sûr l'actualité de

cornemuse,

du violon. Mais
instruments

ces

plus des
marques. Ils s'intègrent à une
création, à une musique
populaire moderne nourrie
d'influences multiples. J'ai
beaucoup réfléchi pour en
ne sont

arriver là. Il y a eu certes pas
mal d'erreurs, mais aussi pas
mal d'essais, nés au départ de

l'intuition, puis
immédiatement théorisés. Par

exemple, j'ai postulé qu'il ne
pouvait pas y avoir de
musique populaire moderne
qui ait prétention à dire
l'actualité et qui puisse se
passer de l'apport africain.
Pas en copiant le modèle
africain, ni même ce qu'en
ont

fait les Etats-Unis. Mais il

fallait trouver sa propre
manière d'intégrer Tailleurs

africain, la rythmique
africaine. C'est là une des

démontre s'il
besoin que ça

en

était

bouge à

Marseille et dans les

l'espace Belle de Mai.
Abonnement

:

500 F/an.

(J-M B)
Taktik 41

rue

Jobin

13003 Marseille.

T: 91 08 80 80
Fax: 91 08 57 93.

■iMacDo. On sait

ce

que

Dr Kachou argumente

chaque fois
est mis

que

en cause

débat

Mac Do
dans

il oppose

:

liberté enfantine

un

la

aux

bonnes manières de
table

d'autrefois, où les
gens devaient

s'emmerder

pendant des

heures à écouter les

discussions
tout

en se

parentales

tenant bien.

Et voilà que

Mac Do a

réussi à théoriser ça lui-

même, et nous le sort
dans

une

pub géniale.

L'histoire court toujours
derrière Dr K ! (O.S.)

�ilililin
n° 21 1er trimestre 1995

influences de

ma

démarche

regarde bien, ni la forme

musicale.

rythmique et
mélodique n'est la même, ni

Comme le rap,

Oui,

le nombre de mesures, etc...

finalement ?

comme

Le rap et ma musique, ce sont
deux choses bien différentes.

le rap.

D'ailleurs,
Te définis-tu
rappeur

faites

musicale

au

début, les

rappeurs nous

?

Eux,
Non, pas du tout. Il y a

avec

leurs machines et

leur

technologie, nous
voyaient débarquer les mains
dans les poches, un tambourin

des gens

qui me cataloguent
tel, mais, moi je ne
me considère pas rappeur. Je
ne suis pas né dans le rap,
rien de ma problématique ne
provient du rap. J'ai
commencé à faire la musique
que je joue
aujourd'hui en 1982. (
comme

sous

le bras... Ils

se

demandaient un peu ce qu'on
allait faire. Je dois dire qu'ils
ont un

acoustique. Il y a
des
journalistes en particulier, qui

commencé à l'avoir

rap français et européen,
constituait une revanche de

avec

les

chansons en occitan. On

considéraient
un peu comme des martiens.

comme un

grand respect pour

même

progressivement Tout
d'abord, je tiens à dire que ce
n'est pas le fait de chanter en
français qui nous a amené ce
succès. Le succès, on a

n'avait certes pas un gros

même des gens,
ont

estimé que notre rap

occitan, "rap latin", avec le

l'Europe sur l'Amérique,
chose que je ne cautionne pas
du tout, parce que je ne parle
pas en terme de guerre

public, mais on avait un
public quand même. Avant de
jouer avec Ange B, j'ai passé
cinq ans à jouer avec Padena,

culturelle

essentiellement en milieu

On

rural. Puis

public plus large, celui de la
chanson française et un public
plus musical, gagné à nos

avec

j'ai joué un peu
Daniel Loddo. Notre

public était surtout rural et
régional, mais

a

donc

Mais si on
devait vraiment
i

n'ai

décollage dans les
médias et auprès
du grand public,
■je dirais que

^

! Vers

-

i

1985-86, les gens ont
commencé à

me

Agence

"Regarde, ça ressemble un
peu au rap". Et à partir de
là, on m'a souvent

catalogué comme rappeur. En
fait, comme je viens de
l'expliquer, c'est par un tout
autre processus que je suis
arrivé à faire cette musique :
principalement par l'intuition.
Evidemment, 0 y a bien
quelques points de
ressemblance avec le rap. Par
exemple, l'utilisation des jeux
sonores

mais

tout ça

leur semble bizarre. Ils

ne

jamais catalogués
comme rappeurs. On est un
peu différents en somme.
nous ont

Comment

expliques-tu le

Trobadors, alors que vous
êtes à la charnière de
courants si différents ?

C'est toujours

difficile

à

des mélodies de faible

analyser, le succès, parce
que c'est un peu une

amplitude... Mais si on

alchimie. Les choses

rapide et saccadée,

se

sont

6

Massilia Sound

a.+

c'était aussi celui des MJC ou

System qui a été
déterminante. Avec le

de notre quartier,

Massilia, on avait une

Arnaud

Bernard. On n'avait pas

démarche

conquis un grand
public. Le passage au français
nous a permis d'élargir notre
public et de faire partager les
textes plus largement. Du
coup, les gens ont commencé
à attacher de l'importance à
nos textes. Je crois aussi qu'il
y a toute une partie du public
qui n'aime pas le rap et qui
s'est plus volontiers reconnue
dans notre musique, moins
agressive, plus douce, parfois

même si

encore

succès des Fabulous

de la bouche,

l'élocution

c'est la

"j rencontre avec

dire

:

ce moment

donner un point de

j départ à notre
t

suis donc bien le dernier
le rap

nos

rythmiques, celui
des jazzmen en
particulier.

non

connu

la fois touché un

formules

J
personne ne connaissait
le rap en France. Moi

à avoir

a

les Etats-Unis.

-mélodies et à

nous

Or, à cette date,

plus d'ailleurs : je
pratiquement pas
écouté de musique
populaire moderne
jusqu'en 1986-1987. Je

avec

un

eux

peu similaire,
s'intéressaient à

la musique de Jamaïque.
Nous on chantait Toulouse
eux

et

Marseille. Cette rencontre

avec

le Massilia

vraiment très
ont tout

a

été

importante. Eux

de suite vu

en

moi

un

père,

un peu comme des
rockers trouveraient leur

bluesman.

Jusque- là, leur
père c'était Bob Marley, et
voilà que tout à coup, ils
rencontraient un père de chez

�11
mrmrm mum isb*

o

Izi ^Im

M ««czjk*

aglnjQt
n° 21 1er trimestre 1995.

qu'ils ne connaissaient
pas, qui ne les avait pas
engendrés directement mais
en qui ils voyaient le créateur
d'une musique proche de la
leur, mais plus ancienne et
ayant valeur de modèle. Moi,
en même temps, j'ai trouvé
mes fils parce que je rêvais
d'électriser mes compositions
pour tambourin et voix, de
trouver des jeunes pour jouer
tout ça. A partir de cette

fais moi, c'est très rural, en

pratique quotidienne, festive,

cortetas... cortetas...

même temps que

circonstancielle, c'est une

Off.

Massilia nous
son
offert
public, tout

aujourd'hui n'ont
probablement jamais subi

eux,

rencontre, le

a

simplement parce qu'il nous a
désignés auprès des jeunes
comme

tout

les ancêtres ! Et là,

de suite, ça a

fonctionné,

donné une
formidable pêche parce qu'on
a vu qu'il y avait un public
très jeune qui venait
nombreux nous écouter et qui
ça nous a

aimait ce

qu'on faisait.

Que ce soit

avec les
Fabulous ou avec le

Massilia, dans les deux cas
on a une musique urbaine et
depuis quelques années
identitaire. Penses-tu que ta
musique traditionnelle a un
avenir

en

milieu urbain ?

Avant de tenter de

répondre à ta question, il me
faut auparavant préciser
plusieurs points. Tout d'abord
je ne considère pas ma
musique comme urbaine.
Tambourin et voix... Lorsque
je chante Lo Babau, chanson
que j'ai élaborée avec Padena,
je ne peux pas faire plus
rural... Je pense qu'on ne peut
plus penser l'avenir de la
musique par rapport au
clivage urbain/rural. Ce que je

les

musique qui s'apprend grâce
à un ensemble de pratiques. Je
crois que l'un des gros

campagnes d'ici sont
massivement requises par

le
hard-rock, ce qui est normal.
Il y a encore des jeunes de
vingt ans de Carmaux ou des

défauts du mouvement folk

qu'il faille refaire les

exemple, qui ont à se

circonstances d'autrefois,

débarrasser de l'accordéon du

encore

père ! Donc ils choisissent la
guitare électrique.... Ceux qui

on a

surface

a

que dans certains cas
montré que c'était

connotation.

mon

l'instrument chez eux, dans
les enterements,

les mariages,

les

La deuxième

c'est que

chose,

car

rurale, orale, anonyme, etc...
Dans l'idée de tradition, il y a
transmission. Donc, la msique
"traditionnelle", c'est une

musique de transmission
orale, etc... En l'adjectivant,
on a perdu le
sens : musique

un

culturel. Dans tous les pays
du monde, on constate une
interaction très nette entre la

musique populaire de chaque
jour et celle qui est plus

musiciens

suis allé aux Etats-Unis il y a

parlé avec des musiciens
"traditionnels" : je crois que

quatre ans, et j'ai pu

traditionnelle,

concept empêche de

penser. Comment parler de
l'avenir de cette musique,

tradition rurale, orale et

joue un rôle

pédagogique extrêmement
fort. Je veux dire que la
musique dite populaire, de
7

dialogues. (J-M B)
Agence Lexies. Lettre de
l'Off 37 rue Riquet

et

31000 Toulouse.
T: 61 99 21 49
Fax: 61 99 36 11.
•*

Marseille. Mille et

une

remarquer que le rap se
nourrit du folklore américain,

façon de voir et de sen¬
tir la capitale phocéenne

c'est même ce qui lui
assure sa vitalité. On pourrait
citer de nombreux exemples
en Amérique du Sud, en
Afrique... Or, en France, pour
des raisons historiques, il y a
depuis le XVÏÏe siècle une
coupure entre les élites
musicales et le peuple. La
France, qui n'a pas maintenu

dans le bulletin «des

et que

lorsqu'on ne sait pas ce
qu'elle est ? La musique, dont
on pourrait dire qu'elle est de

informations et

commerciale et valorisée. Il y
a interaction quotidienne. Les

aussi, etc... J'en ai souvent

anonyme,

est institutionalisée, cloisonnée,
encore provincialisée, et
les critiques très super¬
ficielles au regard des
thèses imaginôtistes (du
genre: dommage qu'il
n'y ait pas un public
pour tel festival de jazz
branché, sans analyse
du "pourquoi et com¬
ment ça fonctionne?'').
Mais c'est déjà bien
d'exister et d'apporter

se pose

ça ne veut rien dire : le piano,
c'est une tradition, le rock

ce

la culture y

problème essentiellement

compositeurs
sont à l'écoute de ce que fait
le peuple et le peuple est à
l'écoute des compositeurs. Je

ou

de
aéronautique pour
le n°0), l'actualité et les
critiques. L'approche de

les gens sont en

Seulement, là,

Autrefois,

quand on parlait de musique
traditionnelle, on spécifiait :

de tradition

cité de l'espace et

parc

manque de ça.

traditionnel, ça ne

veut rien dire.

nées. Trois parties : un
dossier (les projets de

sens, est relativement

facile

mensuel de

accessible
(350F), comblant ainsi
le vide laissé par la
disparition de l'Off. Son
territoire : Midi Pyré¬

baptêmes... Toujours un
problème d'image et de

réintéressent à l'accordéon

en

40 pages

possible et souhaitable, mais
il ne faut pas séparer la
musique du reste, de la
langue, de la parole surtout.
Cette musique s'apprend par
tout un ensemble de pratiques
à qui il faut trouver une utilité
sociale nouvelle, ce qui, à

se

Lettre de l'Off refait

été de l'autonomiser. Non pas

environs de Carmaux par

Après trois ans de

parution en hebdoma¬
daire confidentiel, La

■

costumes pour

Marseille». Dégustation

gratuite (J-M B)
«Des costumes pour

Marseille»

c/o FRAC PACA
1

pl F.CH3RAT

13002 Marseille
T

:

91 91 27 55

Fax

:

91 90 28 50

)—y—y—y—y—y

�I.J

i

oGi ai ca

i

m

òt

n° 21 1er trimestre 1995

cette

interaction, est

Et le bal,

c'est la même cho¬

il faut de toute

Cette

fonctionnalité, tu l'as
théorisée,
mais aussi mise en pratique

pas des repas de copains, ni
des repas de villages. Ici,
c'était différent : il fallait

l'animation que vous
faites dans ton quartier, le

intégrer des gens qui ne se
connaissaient pas. Ces repas,
ce n'est pas la célébration
d'une communauté qui se

complètement désarmée
d'autant que ses modèles

façon qu'il
se raccroche à une musique

non

dominants

fonctionnelle. En France, les
circonstances et les fonctions

avec

J'ai fini par

étant éliminées, tout revient

quartier Arnaud-Bernard ?

comprendre qu'ici c'était
impossible, qu'il fallait
repartir à la base,
reprendre le problème à

par le concert, ce qui fait que
la France est le pays du

Oui, tout à fait. Je me
suis dit que pour relancer

sont

des modèles

étrangers à sa tradition.

zéro. Si

on

se :

connaît, c'est la fabrication
d'une communauté.

Donc,
u

voulait

relancer la musique,

seulement

lemps

fallait lui donner de

CLAUDE SICRE

musique toute

élaborées

Moi, avec le tambourin et

au

fil des

repas. Par exemple,
a eu des passerelles

la

voix, je descends en
bas de chez moi, j'écris
des chansons pour

vient pas

faite. Il y a plein de
choses qui se sont

il

nouvelles fonctionnalités.

on ne

avec sa

entre diverses

musiques

communautaires. Mon

le

quartier, je fais des
chansons pour les

tambourin, il est passé
de main

anniversaires. Je le fais

en

mán

et

depuis que
j'ai vingt-cinq ans. Je

chaque fois des
Espagnols, des
Portugais ou des
Maghrébins l'ont

disais : "Je veux être

reconnu comme un

réellement, je veux dire.
Je rêvais de ça

musicien

un

qui fait des

circonstance". Mais je me
suis donné les moyens de
le faire. J'ai fait des

lamericKe

!

minutes. Par contre, les

le carnaval

universitaire, puis pour le
mois du tango.

gens se montrent

qui viennent me
des chansons
d'anniversaire, pour des
grèves. Je suis donc
gens

PREFACE DE THEODOR ZELDIN
—

se sont

suis le

ménétrier que je voulais être,
avec une fonction sociale

importante. On ne peut
relancer une musique si elle
n'a aucune fonction, si elle ne

s'exprime que par le concert
ou le bal. Seules les musiques
qui ont de réelles fonctions
peuvent triompher en concert.

achetés des

tambourins ! Ces repas

PUBLISUD-ADDA 82

sont un moment

vraiment un musicien
fonctionnel ; je

des

rythmes arabes ou
espagnols... Ce n'est
pas un hasard si dans le
quartier, plein de gens

QUELQUES IDEES BUUES
POUR COLORIER LA FRANCE...

Maintenant, il y a des
trouver pour

à

objet musical de leur
propre folklore. Dans
un repas de quartier, le
rap, il ne tient pas dix

vive

chansons de

chansons pour

il y

fondamental de
monde où il y a

le moins de
pratique musicale amateur.
C'était valable il y a douze
ans lorsque Maurice Fleuret a
réalisé son enquête sur la
pratique amateur. C'est
toujours valable, à tel point
qu'il a fallu institutionnaliser
entre-temps une fête de la
musique !
8

cette

musique, il fallait des

circonstances, mais qu'il
fallait également une

musique

relancer les

l'apprentissage musical. C'est
endroit où des vocations
musicales sont nées.
un

A

circonstances. C'était à

moment, j'ai
lancé l'idée d'un code

double

d'improvisation facile, en

pour

sens.

Elaborant la

musique, il fallait aussi que
j'élabore les circonstances.
Par exemple, j'ai inventé les
repas de quartier. Ce ne sont

un

disant à chacun
table de dire

autour

de la

couplet de
Evidemment, il y
a plein de gens
qui n'osaient

quatre vers.

son

�puis il y en a un qui a
essayé. La semaine d'après, il
y en a un qui avait dû penser
à ça toute la semaine et qui a
sorti un couplet impeccable.
Après, j'ai compliqué un
peu : j'ai mis six vers. Et puis
j'ai dit qu'il ne fallait pas

pas,

faire AA/BB mais AB/AB.
Là

pendant quinze jours, tu
vois des gens silencieux qui
réfléchissent, et puis tout à
coup, trois semaines après,
voilà qu'on te sort un couplet
super de la forme AB/AB.
Puis, il y a

d'autres gens qui

viennent et qui nous montrent
d'autres trucs et tout ça, ça

fait un très

grand moment. Il

y a deux groupes

peuvent démarrer et fructifier.

découvertes dénuées de tout

Elles sont alors autant de

sectarisme... Je crois que cette
animation de quartier est

cadres à une expression et à
une création musicale.

exemplaire. Maintenant,
il y a beaucoup de gens qui
nous interrogent, plein de
télés qui viennent ici. Il y a
encore Canal + qui va
revenir... A l'origine de tout
ça, il y a un comité de
quartier que j'ai co-fondé en
1975 quand je suis venu
habiter dans le quartier. Créer
un comité de quartier c'est
faire en sorte que les gens se

Cette fonctionnalité,

Or, ce n'est pas ça.
C'est un ensemble de

moderne, urbaine,

fonctions et de codes. Je dis

conviviale, que tu as
réinventée chez toi, permet

ça sans aucune prétention
mais tant qu'on ne l'aura pas

une

pratique musicale

totalement connectée à la

vie

sentiment que

cela manque

parfois à la musique
traditionnelle actuelle ?
Oui.

important A partir du

compris, on ne pourra
inventer quoi que ce soit •

quotidienne, à

l'actualité. As-tu le

connaissent C'est très
moment

problème. Ils n'ont abordé la
musique que par le biais de
l'esthétique. Ils ont cru que la
musique populaire c'était des
notes.

assez

Propos recueillis le mardi 6
Septembre 1994 par Luc
Charles-Dominique
(Conservatoire Occitan) - Pastel
n°22 (Musiques et danses

Beaucoup de

musiciens traditionnels n'ont

où les gens se

connaissent, les activités

musicaux

qui sont sortis de ces repas de
quartier.
On organise aussi des
conversations socratiques sur
la place des Tiercerettes. Sur
des thèmes très divers, ces
discussions arrivent parfois

d'horizons très divers, des

pas

traditionnelles en Midi-

Pyrénées)

du tout réfléchi à ce
BIBLIOGRAPHIE

Sur la musique :
Jouer à la musique en passant. Recueil d'articles sur la musique de tradition populaire.
Conservatoire Occitan, Toulouse, 1982.

-»
•

En collaboration avec Xavier Vidal

•

:

populaire du Lauragals. Conservatoire Occitan, Toulouse, 1983.
de musique dans la tradition populaire des Pays d'Oc. EHESS, Paris-Toulouse,

Les danses dans la tradition

à

réunir jusqu'à

Les Instruments
1983.
•

quatre-vingt
personnes. Les gens de
passage, les promeneurs,

La musique de tradition populaire face au rock, au free-Jazz, au folk, à la musique savante :
styles et fonctions. IEO-Privat, Toulouse, 1986.
Présent et avenir de la musique de tradition populaire. EEO, Toulouse, 1986.

s'arrêtent, s'assoient, écoutent

-»

et

discutent s'ils le veulent.

L'espace extérieur leur
permet de repartir quand ils le
veulent, discrètement même.
La

fréquentation moyenne est
de trente à trente cinq
personnes, mais le problème

•

•

Romans, nouvelles, essais, divers :
Doux et humble de

•

Identité et civilité. 42 thèses sur le Jeu de l'Occltanle.
Carnaval à Toulouse. Loubatlères, Toulouse, 1984.

•

coeur.

Roman

autre

des bals musette-

Tolosa carnaval (Bande dessinée), COCU,
Un adieu à la chair. Nouvelle. Préface de

•

•

•

monté à Arnaud-Bernard. Il y
a eu des brassages

d'influences, de musiques,
des rencontres de musiciens

B. Benassar. Cepadues, Toulouse, 1979.
IEO, Toulouse, 1984.

avec

Tango (Bande dessinée), COCU, Toulouse, 1984.
Toulouse, 1985.
Jorge Amado. IEO, Toulouse, 1985.
De Toulouse, 50 ou 60 km à peu près... Nouvelle, IEO, Toulouse.
Vive l'Amérlcke. Publi-Sud, ADDA 82, Toulouse-Montauban, 1988
Tolosa

•

DISCOGRAPHIE
•
•

•

•

traditionnel-rap-raï. A un
moment donné, il y a même
un petit groupe qui s'est

en

•

c'est le suivi et la

persévérance. Nous
organisons aussi de temps à

collaboration

•

•
•

Rlga-Raga, Muslca Nòstra. 33T. Revolum, Toulouse, 1979.
Per tener cap. 45T. Riga-Raga et La Talvera. Revolum, Toulouse, 1981.
Quand Lo Jaç est là 133T. Lo Jaç. VAP-Revolum-Ventadorn, Toulouse, 1983.
Tolosa Tango. 45T. Hommage à Carlos Gardel. Revolum, Toulouse, 1984.
Carnaval Tolosa. 45T. IEO, Toulouse, 1984.
Brasll à Tolosa. Nazaré Pereira. (Disque du Carnaval 1985). 45T, 33T. COCU-Revolum, Toulouse,

1985.
•
FòrraBorra. Elastôc (bal

occltano-brésillen) et l"Envolada. Cassette. Cants, muslcas e danças del
Lengadôc-Haut. IEO, Toulouse, 1986.
Duo Loddo-Slcre. Batèstas e Cantarlas. Blues paysans, duels d'Improvisation, Jeux poétiques
primitifs et chants électroniques du Sud Languedocien. 33T. Lo Revelh d'Oc, Toulouse, 1986.
Fabulous Trobadors. Era pas de faire. CD (LP). Roker Promoclon/Bondage, 1992.
Fabulous Trobadors. Pas de Cl, La Rate. CD (single). Roker Promoclon/Bondage, 1993.
•

•

•

9

�•'"ha

i

■ ri

ay

î no!

n° 21 1er trimestre 1995

lettres de mon

poulain
(de pézenas, bien sûr !)

(plus un billet de banque) et il tchatche
un quart d'heure sur cette famille. Làbas on appelle ça un griot. Les
Fabulous, c'est griotesque ! non ?
*

Alerte dans le

Languedoc : la Sardine
plaines et montagnes :
Ta des voix qu'on assassine
Il ne faut pas l'oublier
Vois la petite sardine :
De partout elle est griée
Il ne faut pas qu'elle se taise
Pour faire vivre St Biaise"

envahit ports,
*

Je réécoute tous les

disques occitans
de tafusar :
"Riga-Raga" Musica Nostra est le seul
poulain capable de passer le cap de l'an
des années 70-80, i a pas

2000!
*

J'ai rencontré Taupiac dans un

Marie-José Fages

colloque de linguistique occitane sur
les néologismes : il m'a pris pour

Fête du Hautbois de la St Biaise à
S'Martial

en

Cévennes

Lubat me disant tout le bien que

pensait Buge de moi (de lui !)
(Dommage pour moi !). Quand il m'a
parlé de Cournonterral capitale de las
lanas, j'ai compris qu'il n'y avait
décidément que les "logismes" qui
étaient néo ! ! (Dommage pour lui !)
*
Les Fabulous, c'est à deux que c'est
le mieux, comme les Dupont, je dirais
même plus : un còp era j'ai voulu leur
coller des hautbois

au

derrière ! Je

dirais même plus :

d'autres malins se
sont glissés dans mes traces bourbeuses
! (Dommage pour eux... et pour les
Fabulous

!)

La Sardine est devenue le porte-

parole imaginotiste du Languedoc que
d'aucuns croyaient perdue pour la
cause depuis 1907 !! La Sardine donne
la parole aux petits alevins (de cépage :

J'ai rencontré le Sicre du Burkina

qui scandait (he oui : c'est le
français pour dire rapper - je
propose en oc le néologisme

Lessigner
FabulousPhonogram-Mercury
Trobadors viennent de
avec

(filiale de Polygram) un contrat de 3
albums. Suite à leur décision de quitter
Ròker Promocion, dont la vocation est
de faire découvrir les jeunes groupes (ce
qu'ils ont excellemment fait avec
Fabulous), et surtout pour bénéficier, et
faire bénéficier le mouvement, de
moyens importants à la diffusion de leurs
idées et de leurs produits. Le projet de
regrouper tous les musiciens de la Linha
sur un même label, parfois évoquée, n'a

été retenue : en effet, les
regroupements sont généralement le fait
d'artistes n'ayant pas de points communs
pas

sinon le désir de s'entendre pour

leur

promotion. Les artistes de la Linha étant
contraire extrêmement liés par un
discours et une pratique, il est bon que
au

chacun aille empébronner une maison
différente. Qui renchérira sur le discours

pacotille aux tchatcheurs et escanhaires

sur

écorchés vifs, aux tustaires de
panneaux Sens Interdit, aux impétrants
de toute écaille (pas de tout poil, bien

sûr) qui veulent mordre dans la vie.
Elle

a

reçu

le soutien actif d'un grand

escanhaire d'Arnaut Bernât : Fernando

Faso

disques

macabeu, mourvèdre, clairette, les
nôtres, les vrais !), aux auboissaires de

la base de la concurrence, qui

aidera
à jouer leur originalité. Ce
qui ne peut être que profitable au
les groupes

mouvement

d'ensemble, alors vu sous

plusieurs facettes. Une même maison
pour tous aurait certainement eu
tendance à tout vendre, genre paquet

d'un

non-moins-grand Chico. Elle
va nous donner de l'hameçon à
et

*

maisons de

cadeau, sous le même emballage
Produits du Sud

détordre !!

•

terme

"escanhar", d'escanha, écheveau. Ex :
Lo Sicre, quane tipe quant escanha lo
babau !) Alors le Sicre du Burkina

s'appelle en Mossi : Zounga Zaramda,
aquò vòl dire : j'ai la tête qui me gratte.
C'est un tchatcheur phénoménal : le
public monte sur scène, lui glisse dans
la main

un

billet

avec un nom

propre

jean-michel Ihubac
Nature. La Linha

Imaginòt

Claude Sicre

déjà signalé l'activité de l'association Bonan
passionnés du patrimoine naturel et culturel des gorges de l'Aveyron.
Le programme du premier semestre 1995 est particulièrement riche. Le 25
Mars, Pierre Malrieu contera l'histoire des Gorges de l'Aveyron. Puis
Bonan propose des sorties découverte : "Lecture du paysage" le 23 Avril,
"La cuisine sauvage" le 28 Mai, "Ballade insecte" le 25 Juin. Egalement
une rencontre autour de la personnalité de Jean Rabil, passionné d'insectes
(avec exposition), et une soirée de contes sur la forêt et les animaux le 24
a

des

Juin.
Bonan. Pabre de la

10

Grange 81140 Penne du Tarn T: 63 56 36 14.

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I

1

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■

'l &gt; «Eì&gt; &lt;~-J

ÌífSÌÌÌS ISISi -SSK K &lt;«CZL&lt;SKÌfc

Sound

System*

Langues en musique
Moi, j'ai pris le nègre, l'indien, le
basané,

Comentari escolari del poèma :

J'ai voulu les isser à l'horizon tout blanc

dobèrts a de
contactes novèls e, d'aire fresc es dintrat.
Mas ara, suspreses, trapam un

Où le soleil nous brûle, sans aucun

estrambòrd que se ditz

Avec leurs

coeurs

vivants dans mes

mains tremblantes,

épargner.
Je les ai retrouvés bien haut,

Sur les podiums
et

illuminés

bleus des gloires rouges

blanches,

Bradés à l'encan francophone de

marchands,
Victimes

d'échafaud pour leurs langues

revelacions, nos

an

Evident,

mon

Occitans

e autres

(1) NDLR : Manifestacion organisada a Besièrs
per

l'IEO en genièr e febrièr (exposicions,

contes, cançon e

musica...)

francofòn per
qualques unes d'aqueles doblidats, los
que son matèria a recuperacion.
E suspresa encara mai granda, las
portas de las glòrias mediaticas lor son
dobèrtas alara que dembran
entredobèrtas per nosautres. IAM a son
prèmi per la cançon de l'annada, òu ! e
lo Massilia, pas un sospir de

Ces derniers

temps UEO
musica

Occitania-Maghreb (1), la
premsa locala e la Comuna jògan lo jòc
correctament per una setmanada
d'animacion plan bastida e plan
frequentada, mas meton lo gros paquet,
dos articles de un quart de paginas e una
pagina entièra de fòtas, afichatge Decaux
en vila, e aquò per un sol espectacle, la

La del

brèç es la que nos unis,
Perque lo que de l'ostal partis
Aital, aver paur de la seuna ?
*

Aqueles que demoran fiels a çò que son, sens

vendre lor IAM per una

dança MIA...

-

même

Delphine avec la
Compagnie Lubat.
reçu (par Rita) (1) de
livres du Brésil

(littérature de Cordel) et
appris que le projet
Occitanie-Brésil Trobadors,

en

basque, elle écrit ses propres compositions sur des textes de son grand-père qui
n'est autre que Jorgi Gros, donc elle est de Nîmes ou par là vous l'avez deviné, elle
chante seule ou en trio (voix, violon, perçus), elle a conté et fait du théâtre, elle a
fait le conservatoire à Paris, elle ne parle pas sur scène du partenaire qu'elle
interprète ou si peu juste ce qu'il faut, elle aime surtout MASSILIA SOUND
SYSTEM (Tatou va tomber amoureux, du coup) bref ce n'est pas une autre
MARILIS ORIONAA mais elles ont des points communs on aimerait plus
profondément connaître les différences ça va être très vite chose faite je vais
écouter la K7 qu'elle m'a envoyée et je reviens.... voilà c'est fait donc disais-je ce
n'est pas une autre MARILIS (que devient-elle ? est-elle toujours abonnée à la
Linha ? (1) a-t-elle abandonné ses musicos pour recruter enfin un D.J. ?). Bon la
K7 (dur pour l'avoir) : cette jeune fille a tout pour elle. Faut qu'elle rencontre

Massilia, Fabulous, les Femouzes T, Lubat, Castan et Pastorelli, qu'elle oublie tout
et qu'elle se remette au taf. Ça va donner !
C.S.

11

en contact cette

nouveaux

Elle afrançais,
27 ans, eldesle chant
s trobaritz en(elle
òc etdirait
en cat"trad")
alan, deenla polonais,
comédie musi
calete
chantse lefolckloriques
russe

(1) Non (NDLR).

mis

-

nuèch de la musica africana, "Le sud en

eu

a :

pris contact avec Delphine
Aguilera, la cantatritz.

Per

qu'una

pas pels
bastards de l'Exagòn •

Claudi molinièr

-

Amies, de lenga n'avèm

cher Watson !

l'excepcion culturala es

consolacion ?

mort-nées.

trimestre 1995

acoustique" dins l'encastre de la setmana
de la cançon francofòna.

Las

temptativas per noser un
dialogue, establir de ponts entre los
espoliats de nòstra cultura que sèm e los
espoliats de lor vida que son los Indians,
de lor destin que son los Africans, de lor
liure-arbitre que son los enganats de las

1 &lt;Z&gt; "fc.

i

ïer

n° 21

dis del VTIassilia

j

déposé en 1985, avait enfin
été accepté par la DRAC
(30000 F). Le Conseil
Régional, par Alem SurreGarcia, donnera la même
somme.

Nous attendons des

nouvelles du Conseil
Général. Thierry Rougier
est

associé

au

projet. Par

ailleurs la télévision Globe
a

pris contact avec nous
pour un reportage •

(1) des Femmouzes T (NDLR).

�I ï

i

I"

i

î

i «si

rnrni ^

&lt;zj

i

rni &lt;i&gt; tL

n° 21 1er trimestre 1995

cortetas... cortetas...

-►Pluralisme. Il est

quelquefois intéressant
d'avoir

la main les

sous

Stratégies et
stratèges
jean-tTlarc buge

coordonnées de
personnes et

organisations travaillant

Chacun peut aujourd'hui

des minorités

souffre l'identité française.

pour

culturelles. C'est

ce

que

s'est dit Olivier Mantel

qui a établi un fichier (à

compléter)

l'Alsace,
Bretagne, la
Catalogne, la Corse, le
Pays Basque, la Flandre,
le Franco-Provençal,
l'Occitanie, la Picardie....
pour

la

Olivier Mantel 17

rue

Dreux 35400 St Malo
T: 99 82 11 22.

-►Rencontre. L'EEO

constater les

maux

dont

Repliée sur son système
unitariste, cartésien, jacobin,
elle

a

du mal à faire face aux

se posent à
l'aube du troisième

problèmes qui

prennent la défense et font la

conscientisées

promotion du système qui a
balayé leur propre identité

de citoyens

culturelle, afin de ne pas

dans leur société.

passer pour des personnes de
seconde zone dans la grille

Bien sûr le problème

des valeurs

en cours.

s'arqueboutent sur
la laïcité de Jules Ferry
devant des phénomènes qui
leur échappe. Les crispations
d'anciennes valeurs

ne

font que cacher l'incapacité

millénaire. Bon nombre
d'entités nationales sentent

imperceptiblement que

libres et ayant

plaisir à vivre en cohérence

D'autres

sur

formulées)

ou

à

imaginer demain.
La liste serait longue des
malaises qui traversent

n'est

pas aujourd'hui militaire
mais bien culturel et social.

Ce que met en

branle Claude

Sicre n'est pas une armée
mais des citoyens et une

pensée. Il ne s'agit pas
aujourd'hui de reconquérir
un pouvoir politique (tout au
moins pas directement) et
militaire, mais
de

reconquérir
culture et

sa

cette

l'évolution de la société leur

sa

échappe, qu'elles

citoyenneté.

ne

Il

ne

suffit

pas

a

rencontré VAMNA

Michel, une ancienne
collaboratrice de Lubat

société que

qui est responsable de la
promotion Variétés/jazz
aux

Editions Salobert 22
sont

Chauchat 75009

rue

Paris.
T: 48 24 55 60.

aux

besoins du

Les candidats
n'ont plus

Toulouse bis. Un

-»

collectif d'associations

(Planète
au

danger, Droit
logement 31, Ras
en

l'front 31 et Lucette

Omnibus)

a

établi

un

avant-projet "La ville
habitée" afin de créer
un

lieu pour

"expérimenter l'utopie,
où citoyens, artistes,
militants seront

ensemble pour

explorer
les possibles"

Lucette Omnibus 93 La
Promenade 31660

Buzet/Tarn
:

61 84 69 23

ou

61 62 37 72

T

Fax: 61 84 72 09.

de
plus
d'observateurs
plus
trouvent figée, sclérosée,
sans imagination ni
perspectives. Et comme c'est
l'absence de perspectives qui
crée la crise économique, on
voit que le mal est grave.
en

encore

plus adaptées
citoyen.

aux

élections

rien à dire; et

nombreux sont ceux

qui n'envisagent pas d'être
candidat dans un système
qu'ils ne comprennent plus
ou qui les a mis de côté. Les
intellectuels tournent en
rond. Us essaient d'inventer

quelques actions
symboliques pour la Bosnie
ou l'Algérie, qui sont autant
de coups d'épée dans l'eau
mais qui ont le mérite de
mieux masquer le gouffre
qu'ils laissent sur le droit
d'ingérence dans leur
quartier ou sur l'identité
française.
Un breton (Le Pen) et un
vendéen (De Villiers)
12

aujourd'hui de
réorganiser une armée et de
mettre en place quelques
stratégies militaires, mais
d'apprendre à chaque femme
et chaque homme de ce pays
à connaître les effets
incidieux du

système

centraliste français et de le
convaincre par l'action

Face à cette situation, ce que
fait aujourd'hui Claude Sicre

qu'avec ses voisins il peut
réinventer son folklore, la vie

l'équivalent de ce que
faisait De Gaulle, autre
immense stratège, pendant la

de

est

et

sa

cité et donc

celle de

son

son

identité

pays.

Et

système - un pouvoir -

chaque citoyen est
différent et a besoin qu'on
s'adresse à lui de façon
différente à partir de son

incohérent vis à vis du peuple

activité

et

des

structures

qu'il est sensé représenter. Et

sclérosées

ou

des parts

seul

cohérence,
(Charles De Gaulle
ou Claude Sicre) appelle le

d'idéologie centraliste qui

plus grand nombre à suivre
sa stratégie, c'est à dire en
fait à suivre leurs envies (pas
forcément toujours

pour qui chaque

dernière guerre.
C'est se placer seul devant un

avec sa

l'acteur

ont une influence

sur

lui.

C'est ce que fait Claude

Sicre

instant se
stratégique et chaque
personne source de
possibilités d'entreprise, en
veut

�oQíoòt:
n° 21 1er trimestre

fonction de

milieu et de

d'autres qui peuvent lui

perforation en force des
lignes adverses. L'opération
est menée par touches
successives et la "prise" de
quelques "têtes de pont" dans

apporter des compléments et

telles villes

des

compétences pour créer
synergies propices à
décloisonner le pays et à

structures est en fait la mise

des

en

ses

son

domaines de prédilection.

Aussi s'évertue-t-il à la
mettre en

relation

avec

ou

telles

Et c'est à

1995'

C'est dans le corps

partir de rien,

hormis des idées finalement

simples, que se met en place
la reconquête puisque en face
le système a tout pris, tout
balayé. Un micro pour
Charles De Gaulle qui devait

qui est le
plus directement atteint par
l'ennemi que se trouve celui
qui a pris en charge la
reconquête: l'armée pour
l'un,

une

culture minorisée

rassembler du monde en un

pour l'autre. Le premier
éditorial de la Linha Imaginòt

militant culturel ou associatif,

lieu. Un micro aussi pour

ressemble fort à un

stimuler la création et la

tel artiste, tel "administratif'

Claude Sicre qui avec un

18 Juin. Et chaque mois

multiplication des projets,

ou

sans

Centre,

sans

directives,

préjugés sur ce qui
pourra advenir.
Nul besoin aujourd'hui d'un
débarquement pour une
sans

réflexion et en action de tel

tel partenaire privé sur son

intelligent et citoyennement
et culturellement majeur
chaque provincial de ce pays
pour faire de chaque lieu le

propre lieu de vie. Le mode
de fonctionnement du
centralisme est maîtrisé. Il

s'agit d'en prendre à chaque
instant le contrepied.

eni de recebre lo

clmics de
la linha

v:Imaginât, ambe

Joan -f rancés blanc

la responsa de

numéro

tambourin, doit rendre

idèa sus

20 de Linha

Claudi Sicre. Vos vòli donar
aquela polemica, que d'en

primièr tròbi "fôra lòc" dins una revista d'un
sector musica que sabèm totes (senon seriá
pas abonat) son importància màger d'uti's
francofòn de descobèrta e de difusion de

l'occitanisme dins de ròdols fins

ara

pauc

d'aquel vejaire, lo
Monseigneur Gaillot de l'occitanisme, cresi e
espèri qu'acabarà pas coma responsable d'un
sector mauritanian d'aqueste Institut
Fòra lòc, hors jeu se diriá en fiancés, perqué
cresi que la màger part dels legeires coneisson
pas l'istòria de l'IEO e de sas opausicions
tocats.

Claudi Sicre es,

disèm, 1950 e 1980. La reabilitacion de
Castan dins l'IEO (ambe la publicacion
entre,

d'Argumentari qu'es quand mèma un recuèlh
de tèxtes que força son despassats pel temps)
deu pas amagar que d'autres, coma Lafònt, son
en déféra (e pareis que ne soi responsable :
dins

•*

Blé. Et l'Adami, il vous paye,

un

article de Forra Boira lo mieu

à vous ? Dire
occupe

que

thèses

•

centre du monde.

en primièra paja aquel
bocin de letra del Robèrt Lafònt e en segonda
mon

appel du
qui
passe depuis démontre la
véracité et la pertinence des

pauc especial empachèt, çò me diguèron, En
Lafònt de tornar a l'Institut - mas benlèu

pretèxte). Fòra lòc tanben perqué al
vejaire los dos (Castan e Lafònt) son
d'aqueles que sa pensada, e mai siá d'una
riquesa extraordinària, demòra tròp marcada
cercava un

mieu

politicas francesas, e vesi
que'N Sicre, en se dire gaulista e castanian, es
tanben marcat per aquelas idèas.
Çò que manca benlèu dins Linha Imaginât, es
un pauc de la convivéncia que qualques
occitanistas dison qu'es dins lo nòstre èime. E
convivéncia vòl pas dire coabitacion. Me
sembla que ni Sicre, ni Lafònt son prèstes al
dialòg, defòra d'un dialòg de sords. Benlèu
que las cagadas estilisticas de Sicre (pas
prosses mots per totas sas idèas - benlèu soi
per d'ideologias

tanben

atal) crèan

un blocatge en çò

Mas sembla que, a

umor un

c'est un ex-chanteur occitan (Frédéric Bard) qui s'en

! En attendant, on va l'abonner de force à la Linha. (O.S.)
13

de Lafònt

cada còp que i a un débat,
es besonh per Sicre de balhar lo darrièr mot.
Es aqui que demòra lo mai de progrès de far •

&gt;

&gt;

&gt;

�mission

:

"mégaphonaire"
fred Ducom

apparament, ne parle français qu'avec des
comme nous. Pour le reste, à

Avant
que notre
Pierrot et nouveau gardechampêtre
dit mégaphonaire
fasse

touristes

introniser, encore eût-il fallut que nous le

Uzeste, on parle (on gueule surtout) en

formassions

Occitan.

ne se

nouvelles

techniques
électro-parolées-déodo-sonorisantesdu
porte-voix.
aux

13 H. Dédé arrive. On échange les
nouvelles entre quelques

Pour cela et à l'unanimité, le Comité
Quartier (1) décida d'envoyer notre élu se
faire enstager par le célèbre Dédé Minvielle
de

de la Companhia Lubat à Uzeste,
en

especialiste

la matière.

Départ, donc, un jeudi matin, place
Arnaud

Bernard, 10 H. En retard. Il fallait

décharger des trucs dans la bagnole, Pierrot
m'aide, les yeux en couille d'hirondelle,
haleine chargée d'une longue discussion de
la veille. Un café au passage et nous voilà le
cul dans la Renault Rolls direction Bordeaux,

péage, ticket et avanti !
Première clope de Pierrot terminée
d'être roulée à Montauban autour d'une vaste
conversation

sur tous

les métiers du monde

et d'un

espèce de brouillard très épais qui,
bizarrement, ne se leva qu'à Uzeste quand
nous ouvrîmes les portières.
Arrivée 12 H 30 à l'Estaminait où

régnait une ambiance très chaude avec tous
les gars du coin et ce "taulier" qui,
"

fait Dédé

pastis. On en vient

il a l'air de penser que
ce raid-électrico-apéro-resto est assez
au

se marre,

poétique. On commence les hostilités par une
big soupe (que Pierrot finira jusqu'à la
dernière goutte) (le monstre!) (sous le regard
étonné de tous les autochtones) (car c'est pas
un
gars du coin mais vu comme il bouffe, on
lui doit le respect). Entre le boudin à l'ail et
le fromage, Dédé nous explique toutes les
possibilités théoriques de cet instrument
révolutionnaire : "...rien qu'en chuchotant on
peut avoir un son très sensuel... les gens ont
l'habitude de gueuler là-dedans... si tu parles
normalement, le son est différent... tu peux le
relier à du Vivaldi par exemple... tu peux le
trafiquer, le transformer jusqu'à obtenir le
son qui te convienne... c'est en quelque sorte
un

outil de recherche...."
14 H. On

commence

le café alors que

Pierrot entame le plat de résistance.
de satisfaction de

sa

Long pet

part suivi d'un

deuxième, plus affirmé celui-là, tel un cor de
chasse. Dédé reconnaît qu'il a du talent et

^5!

Quelle meilleure
communication que

le

bouche à oreille ? Ou
le

Capitole serait-il
péril pour avoir

en

besoin du bouche à
bouche ?

Pierrot

pierrot et ITIme Dailé adjointe au maire de toulouse lors de l'intronisation à Smaud-bernard

�,

,w.

I i

.

|S^pi^ijiiiiliipiiiiiippipiiijii;ilpi|ïi^^iiij^^

rni

In

: : : : ■■■::::g:::;::::^^
n° 21 1er trimestre 1995

nous raconte

aventure

festival
toute

d'Uzeste,

et ce

qui s'y passe
ans

ces

17

ans

au

terminée. Poignées

retrouve
tous

au

provincialisme, au
parisianisme, à l'élitisme, au
populisme, au démagogisme,

ie

sa

nous

est

:

qu'il en profite pour

né d'une commande

pour une manifestation
culturelle : le Festival de la Soie

et

par
aiain miossec

St Jean du

Gard) avec

expositions, animations,
ateliers, stages, conférences,
randonnées...
Pour les deux

villages et

hurle et tout rentre dans
l'ordre. 00 H. Petits yeux et
silence arnaud bernardien

•

remerciements, sourires et
Article paru dans Au pays
du COCÂB n°5 - Janvier
1995

fait le plein de
quelques litres de Grave
Blanc (on est pas à Bordeaux
pour rien). 20 H. Retour à

(1) Arnaud Bernard, Toulouse

Toulouse direction Erich

(NDLR)

Coffie pour un vernissage.
21 H. On

va

chez José Vaz

au

XVIème siècle

avec

les

relations

Portugais, enfin "La route de la
soie" qui symbolise le
de la fin du XIXème

commerce

Notre souci fut donc de

siècle où étaient échangés

des
épices, des parfums, du bois, de
la porcelaine, de l'ivoire, du
coton, du papier et qui fut à
l'origine d'échanges techniques
(la boussole...), religieux... En
France

au

XVIème siècle des

le

Japon
(principal producteur mondial)
sont engagées et plusieurs
projets sont en cours d'étude.
avec

des

problématiques, des
dispositifs qui permettent de
trouver

continuer de tisser, de

les rencontres
(passé/présent, gens d'ici/gens
de passage, culture/création)
ceci à travers des pratiques

provoquer

la

ateliers de

d'écriture

ambitions : culturelles,

actifs à Tours et à Lyon et
s'étend dans le Midi, le

agricoles, industrielles,
touristiques.... Projets où les
questions d'identité et de
patrimoine restent très fortes, où

Dauphiné, la région lyonnaise.

autour

Au milieu du XIXème siècle, la
maladie frappe la sériculture et

village... des problématiques de

les articulations entre l'ancien

tonnes

région, ce festival est au
carrefour de multiples

et
se

le nouveau,

l'ici et Tailleurs

continue au
avec

les

échanges entre tribus nomades,
puis avec les Arabes à partir du
Vllème siècle après J-C, puis ce
sont

les croisades

routes terrestres

de

cocons en

tonnes en

avec

1850 à

1865

et

101.

en

1832, des

particuliers avec des règlements
qui ordonnent la vie privée (en
1777, les femmes portainet des
sacs d'oeufs sur leur poitrine ou
leur ventre pour incubation).
Dans les années

vers

à

soie par ses élèves de Monoblet
dans le Gard et petit à petit des

les

à partir du

Xllème siècle, puis les routes
directes entre l'Europe et l'Inde

15

de lecture. Ainsi

propositions inductrices
des thèmes de la soie, du

l'histoire, de la mémoire, de
l'identité, de la création... avec
travail

sur

la matière sonore,

up",
phrase inductrice...) avec aussi
des photos, dessins. Enfin faire
en sorte que les entrées soient
multiples quant à la forme :
poésie, récits brefs, humour,
slogans, racontes, dessins...
associations d'idées, "eut

Inventer des mini ateliers
d'écriture ? Comment faire

1970, un

instituteur fait élever des

et

consignes écrites (accrostiches,
en

métiers à tisser chez les

que l'histoire de la soie remonte
au XVII-XI siècle avant J-C en
Ilème siècle avant J-C

des

production chute de 26000

révolte des Canuts

effet, il faut savoir

Chine du Nord,

tissages sont très
cela

1967. C'est aussi l'univers de la

de se "tisser".
En

la

4000

cherchent et n'en finissent

pas

&lt;3L-&gt;

goutter ce vin blanc. Ça
tchare, ça tchatche ça parle ça

raconter cette aventure et

organisé dans deux villages des
Cévennes (St Hippolyte Du Fort

jour !

Pratique du stage
de mains,

passage on

nouvelle fonction. Tant et

si bien

17 H.

direction Toulouse. Au

des

Ce projet "Ecriture-Lecture"

revue

temps

d'un

Dédé

uns

impressione avec un éventail
plus que large de possibilités
et quand vient le tour de
Pierrot de se risquer à ces
engins, il s'adapte tout à fait à

clientélisme, à
l'électoralisme, à
l'immobilisme, au
conformisme, à l'affairisme,
au racisme, à l'illettrisme, aux

d'écriture

devant 10 porte-voix

différents les

autres.

au

Une

village, porte-

à faire son effet Pierrot se

quotidien,

de résistance

du

voix haut la main, venant ain¬
si casser le silence uzestois.

d'expérience auto¬
décentralisatrice

tour

Stage
pratique. On voit dans les
regards que le vin commence

14 H 30.

son

l'année, "ces 17

faire le

ethnicisme..."

toute cette

U

écrire

quelqu'un en quelques

minutes, alors même qu'il ne se

particuliers,

croit pas capable d'écrire des
choses intéressantes pour les

Cévennes.

autres, c'est à dire pour luimême ? Quelle prise de

une association
relancent la filière soie des

Aujourd'hui des

�I ï

m

Mi&lt;ei

n° 21 1er trimestre

imaginòt

ï 995

cortetas... cortetas...

conscience dans

première récolte), elles sont

devenir aussi

d'espace-temps ? Les premiers
pas sont toujours difficiles à

centralisées

l'ancienne salle

faire, le lieu où la personne ose

la

fresque, avec par
exemple des textes réponses,
graphitis...

désaffectée devenue le

! La question

sur

•*

Théâtre. Depuis

Théâtre des

Carmes,

André Benedetto fait

toujours des créations.
La dernière doit être

réalisée
avec

le

en

en

genre

de l'imaginaire
lié au signifiant (la matière du
mot) reste posé. Comment

bus"

coproduction

Syndicat

Intercommunal des

Transports Urbains de la

Région d'Avignon.
Certains textes de pièces

le bulletin trimestriel

photocopie). Les discussions
le titre, sous titres,

possibles, pour faire que le dire
soit une création qui porte le
sujet à risquer le regard des

(ses priorités), d'inventer
de socialiser
et d'organiser des interactions-

qui veulent faire récit, qui

d'autres moyens

veulent bâtir des

confrontations

nouvelle. Raconter c'est se

autres

dans

une

socialisation ?

sur

l'orientation de la

avec

les

écrivants.
DISPOSITIF : (Ce

-

dispositif est le résultat de
plusieurs pratiques réalisées au
cours

de l'animation dans les

T

:

■*

Rock et

1

feuillets,
incitateurs à l'écriture, sont

90 82 20 47.

Régions. Le

dernier festival
en

1990)

a eu

lieu

Janvier à Thionville

avec

pour

thème "Cap al

Sud"

(Catalogne, Italie,
Afrique). Le groupe
francique Tutti Futti
prépare quant à lui un
album plein de langues
minorisées "Je donne
ma

langue au cheval

fou".
Rock et Régions
17

rue

de la Perdrix

57100 Thionville
T: 82 54 43 95.

-

distribués

Des

en

village (rues, places,
bistrots...). Certains animateurs
peuvent s'inscrire plus

concassant sur son passage

de l'habitude

regard sur ce
qu'on vit, sur le banal, sur les
au

réflexes. Des grilles de lecture

interrogations, une cohérence

le

c'est

village, mise à disposition

dans différents lieux

comme

vécu, le faire

du vent, ça peut

n'installer qu'une
répétition, on peut aussi

passer et

4 La distributions des
-

deuxième récolte arrive pour
n°2 et ainsi de suite pour les

le

construire

une

voile et voyager.

Ici c'est
un nouveau

un

voyage pour

rapport à l'écrit.

Une dialectique

écriture-

numéros suivants.

lecture, une veillée diurne avec

5 Il peut y avoir
lectures confiées à une radio

la

locale et même

écrire il faut avoir quelque

-

plusieurs lieux du

la posture du passeur
la
matière. Du vécu, du quotidien,
occuper

à inventer. Le

feuillets incitatifs continue et la

d'un stage du
Secteur Poésie du GFEN* en

traverse et nous pouvons

des "éditions immédiates" dans

Bernard

au cours

sous

de la pluralité.

projeter dans un inexistant, se
servir du passé comme matière

3 Distribution du n°l

Théâtre des Carmes

Avignon.

signe
Des paroles
inusitées. L'histoire qui nous

revue

Soirée. (J-M B)

84000

le

travailler

(expositions, cafés...)

pl des Carmes

Des écrits

permettre de nouveaux

représente) en
gagnant sur le sens que la
personne découvre de son

Cévennes et d'autre part à
Toulouse sur la place Arnaud

6

lieu d'écriture,

un

de

travail. Comment organiser ce
chemin vers les sources pour

détourner l'habitude, le rapport
"utilitaire" au signifié (ce que

sont

disponibles (Ciao
Amore, Louise et le Yéti,
Grand-Vert, Nous les
Eureupéens, etc...). On
peut également recevoir

local d'édition

au

(1 secrétaire, 1 maquettiste, 1 à

une sorte

présentation, format etc...
devront faire partie du travail
du comité de rédaction (l'idéal
serait de pouvoir faire en sorte
que des écrivains participent à
cette étape). Résoudre la
question des choix lorsque la
quantité de texte devient trop
importante à éditer, exige de

le mot veut dire,

jouée en Mai: "Si on
partait nous deux au
bout du monde

ce

un

moment

de

lecture

langue pour matière.

Certains pensent que pour

particuièrement dans des lieux

(sorte de "gueuloir") de
textes en fin de journée en un
lieu central (avec ou sans

où les gens peuvent se poser

porte-voix !). Pourquoi pas

que nous avons tous des choses
à dire, car dire c'est créer.

agréablement (café par
exemple) pour mener des mini¬

déboucher sur

C'est dans le pas

ateliers d'écriture de manière

plus continue (ce qui suppose
une

conivence

avec

les

responsables). Certains autres
peuvent privilégier l'interview
oral à partir de consigne
particulière. (Les animateurs
peuvent porter un signe
distinctif : masque...)
2 Dès que les écritures
commencent à apparaître (ne
pas trop attendre pour la
-

16

un

moment

de

débat en petits groupes

et/ou en
grand groupe (ce tournant
pouvant peut-être mieux se
négocier avec par exemple
l'organisation et l'annonce
d'un débat avec la participation
d'artistes, d'écrivains, de

chose à dire et ils ont raison,
mais là où ils se trompent, c'est

d'oser mettre
langue à partir de
sa posture singulière que
le

en

travail

dire

quotidien (de vécu, de
langue...) et celui de l'autre
vaut

lecture

ce

même

ceux

qui n'ont pu être

édités. Ce panneau peut

la raconte.

Comment utiliser la

-

les écrits

construit. Favoriser les

changements de regard de l'un
à l'autre, de ce qui dans son

"personnalités" du village...).
6 Il peut y avoir
organisation d'un panneau
avec tous

se

sa

distanciation pour faire pousser

qui est en germe dans
l'habitude ? En quoi des textes
échappent au texte "libre", ce

�1.1.1-

Ht*® ^trrm jgr

ywimcat».

qui échoue sur les
rives de la répétition enfermée
? Chacun doit pouvoir oser,
s'aventurer, affronter le "degré
zéro" de l'émancipation,
prendre des risques, avoir le
non-sens

projet de créer un

espace entre

lui et l'autre, faire un

langue en parlant des
consignes qu'on lui propose
pour mieux les déconstruire,
inventer à sa

en

urgence. Pour aller dans ce
sens les pratiques d'Education

d'arriver dans

Nouvelle sont une richesse

lendemain. Mais n'est-ce pas

pour penser des actions
culturelles et de formation

un

émancipatrices sur la place
publique.
N.B.: La force d'un atelier

Aujourd'hui le lien
social en même temps que sa
fonction ne sont plus des

un

lieu, d'y faire

animation et de

repartir le

risque à prendre pour les
les autres ? Un

uns comme

projet a toujours un début et
une

fin, faisons en sorte que
fin

propulse de nouveaux
projets. A partir de ces

d'écriture à ciel ouvert de cette

rencontres, recherches,

dépend bien entendu de
l'implication des gens du lieu

écritures, lectures, qui sait ce

nature

même. Ainsi des idées

guise.

une

cette

travail

avec sa

les détouner et

n° 21 1er trimestre 1995

nouvelles

surgissent et un
climat de confiance s'instaure

débats,

cortetas... cortetas...

Quête. Renaud chante
la Belle de Mai

marseillaise
où il
peu

"patois",

en

égratigne quelque

Bernard Tapie. Cette

nouvelle

a

fait la

une

de

plusieurs journaux en
Novembre.

Après le pays
basque, où il avait

chacun imagine déjà
pouvoir inventer !
Les personnes désirant

trouvé

avoir un dossier des mini

quête d'une communauté

que

un

"vrai

peuple",

après les ethnies,
Renaud poursuit sa

pour une

dont il serait le héraut.

"évidences". Ils doivent donc

dynamique de risque
d'écrire plus grande. Bien

ateliers peuvent contacter
Alain Miossec,

être inventés

entendu d'autres ateliers

2 cheminement Auriacombe

Tatou vont l'accueillir à

pratiques en cohérence. Face

peuvent se dérouler

apt 33-31100 Toulouse

éclatements, aux
déchirures, aux isolements, à la
vitesse "industrielle", penser

parallèlement (arts plastiques,
musique...) (cf la journée

T: 61 40 0803

"Faites de la création"

(1) Voir page 18.

les rencontres et l'identité

organisée à Tarbes) (1).
Il est toujours délicat

avec

des

aux

comme un

projet devient une

Espérons que Djali et
bras ouverts et lui

•

exliquer Castan, pour en
faire un imaginôtiste. Ce
garçon n'attend que ça,
c'est clair comme de
l'eau de rock. (C.S.)

Pluralité. Les

22 v'Ia "le Salon"
Ouvert à toute

création, dans

même. Le Salon est donc

création : le 22.12.93,
C.

Queralto et L. Redoulès

mettent

à la disposition des

un

associations Emmetrop
et

espace indépendant, qui donne
la possiblité d'exposer à qui

Bandits-Mages de

Bourges viennent de
réaliser (Décembre-

à la jeune

artistes un ancien salon de

veut et surtout

coiffure reconverti pour

création. Les bonnes idées

Février) une exposition

traditionnel circuit des

accueillir des

galeries d'art. Une initiative

contemporaines. Depuis le 22
de chaque mois, un artiste est
convié à organiser une
prestation plastique. Mot

n'empêchent pas la lucidité :
"le terrain de l'Art Comptant

vie

Pour Rien est tellement

regroupait de nombreux

des soirées

thématiques "Le

Salon" s'inscrit

en

dehors du

d'artistes ambitieuse mais
confrontée à la nécessité de

dépasser le cercle d'initiés.

oeuvres

d'ordre : "l'artiste doit sortir de

cadre habituel

et

rejeter ce

"Le salon

son

de

qui pourrait être laborieux ou
rébarbatif' (1) dixit M. Batlle
participant au projet, tout

qui reçoit" est ouvert
depuis un an. Le mot "salon" a
des relents de XIXème siècle et
et

ruthénois, dont les "Expo¬

aux

sitions d'un jour" à

d'une autre famille d'artistes

comme

R. Duran, artiste

Rodez ont

exposi-tions censurées du

servi de banc d'essai à

"salon des refusés", mais
revoilà l'ombre du XIXème

l'aventure toulousaine. Le

siècle. Ici, il faudra oublier

"hors circuit",
hors institutions et entend se

prioris, le salon est
justement un lieu ouvert à la

passer du traditionnel circuit
des galeries, replié sur lui-

tous ces a

circuit traditionnel des arts

le

de souvenirs

désuets. A moins que
"salon" ne fasse écho

qu'il n'est que d'y
ouvrir une large brèche..." (2).
Louable initiative qui appelle
quelques réserves : si le Salon
pro-pose une alternative au
plastiques et sa politique de
l'autruche, il court le risque de
créer un autre ghetto : celui

bourgeoisie, de secrets

d'alcoves

encombré

Salon

fermée

sur

se veut

elle-même

•

:

Controverses. Elle

supports de culture
alternative

:

affiches,

fanzines, peinture,
cinéma, théâtre de
rue.... avec

antiracisme,

culture

hip hop,

anticentralisme.... 14

points d'écoute pour
entendre les nouvelles

musiques alternatives.
Bourges, c'est aussi

laurence Cabidoche

l'hiver 1 (J-M B)

(1) et (2) Michel Batlle,

Emmetrop

Articide Circuit.

274,

originale et pleine de

rue

Desbals à Toulouse,
Tel: 61 59 05 84

26 route de la

chapelle

18000 Bourges

�..I.X EZl.. fn.,«E3l........I.. .IZT~"1. &lt;c3L .CIJ *
••

■

• ■

.d&gt;. Jt

n° 21 1 » trimestre 1995

Le

Ou la

échauffant les consciences et

Plusieurs mois de

projet :

chantier nécessaire, avant ce 4

création à
l'échelle de
la cité...
CJaël Colin

"A l'attention de

Monsieur l'adjoint au

Maire,
responsable du service
Culture. Le GFEN (1)65
souhaiterait organiser avec
vos services une grande
animation culturelle

un

Samedi

après-midi, sur la
place de Verdun, en direction
des passants, habitants et

aventure... et un

collectives reconnues

une

immédiatement pour ce

vrai succès,
dizaine d'associations

dans le collectif organisateur,

qu'elles sont : l'expression

la

place centrale couverte de
monde quatre heures durant
d'un monde pris par une

vivante d'une communauté,
ici

et

effervescence de création, un

La

fresque

ayant couché les panneaux,
trente mètres de toile de coton

les formes les

vieilles ébahies, dans un

blanc. Un animateur constitue

brouhaha de

questionnements
multiples, d'étonnements, et
pourquoi ne pas le dire aussi,
un monde de plairsir et de
bonheur partagé. Le soir, alors
que la peinture n'était pas

les groupes

sèche, au milieu des
tambours, des poèmes, le

toutes les dix

plus diverses de

création, ateliers d'arts

Voilà comment, en

Juillet 93, était lancé le projet
Oh! pas une bouteille à la

encore

le groupe de Tarbes
avait maintes fois travaillé par
le passé avec la Municipalité

Maire venait nous remercier

l'histoire récente du groupe
montrait qu'une solide

expressément de

relation de confiance et de

que

collaboration

se

chaleur, fier de "sa
ville", et nous recommander
avec

l'opéraion dès

recommencer

lancement, animation

annuelle autour de "La
Fureur de lire" ; en Novembre

92, nous montions la soirée
"1492, Rencontre des deux
Mondes" ; en Février 93, un

possible-

de
tête
garde la
froide... ce qu'il faut bien
cerner aujourd'hui, c'est ce
que l'on est en train de faire,
et ce que l'on souhaite mettre
en oeuvre... pour de bon.
on

Créer et faire créer
une

:

avec Castan,
Daziron, Sicre, et les
Fabulous Trobadors... élus et

responsables associatifs
régulièrement sollicités,
invités à
03

nos

publiques, interpellés dans la
presse locale etc...
18

sol, le vent

des participants

déroulement de l'atelier. Deux
groupes d'animateurs
travaillent en continu
démarrant

nouvel atelier

un

minutes.

1 Ecrits courts

:

individuels - "Que repré¬
sente la ville pour vous ?"
-

Pillage : - individuel
"Décalquez, reproduisez, les
images, fragments, photos,
qui vous parlent le plus... (30
kgs de revues, photos à
disposition, stock de photos se
rapportant à Tarbes,
anciennes et récentes, papier
pelure, crayons, fusains)
2

3 Ebauche
ensemble sur

:

"Réalisez

affiche, un
brouillon de fresque, en vous
servant de vos pillages."
une

4 Lecture : apports

d'extraits de textes de l'école

Les

objectifs et les

enjeux ne manquent pas. En
premier lieu, le "Tous
Capables" notre pari toujours
neuf. Ce jour-là, à l'échelle de
la ville, nous avons

soirées

au

(de 5 à 8) et leur explique le

politique culturelle.

Forum "Culture, Création,

Citoyenneté"

Tendu

-

Dans le groupe

nouait.

Mentionnons, pour ces
trois dernières aniiées : dès
son

CL&gt;

maintenant...

d'enfants laborieux et de

Tarbes,

oo

d'oeuvres individuelles et

jeunes et mûrs mêlés,

et

*w&gt;

pratiques de réussite, au coeur

ensemble d'ateliers touchant

mer :

&lt;X5

nos

prendrait la forme d'un

&lt;w&gt;

Q_

feu de

monde d'échanges, un monde
de bruissements d'hommes,

plastiques, peinture,
sculpture, écriture, poésie,
expression corporelle, danse,
conte, mime, photos, etc..."

03

la

au

invités. Cette manifestation

la

CD

Juin 94, première édition de
"Faites de la Création", une

les certitudes

sans

fragments constituer un tout
qui ait du sens ? Donnez un
titre."
6 "En tenant compte de
ce

doute,

etc...).

5 "Comment avec ces

semé

l'interrogation, et
durablement

muraliste (Sisqueiros,

qui est déjà peint, peignez
la fresque votre fragment

sur

�I.. I, ittv Itfi

...i.
WMMÊmmâM

MMÈÊÊìÈÉÍjqcm&lt;ms!amr~m

collectif." (Peintures, feutres,
pinceaux et palettes en
quantité)
L'atelier d'écriture
Itinéraire

:

le fossé mental entre le

Place Verdun

premier rang et la scène. Le 4

d'un jour,

qui interroge du
point de vue de la vie de la

Juin, des centaines de

donc

personnes ont pu franchir ce

les Grecs leur

cité, c'est la validité de toute

pas,

Pendant

tout

le déroulement

de l'Atelier itinérant, des petits
tracts sont

distribués

signalant les

activités

déroulant

au

se

même

la Place Verdun et

14HII4H15.
Rue Foch jusqu'à

-

Mairie

:

14H15I16H.

Station Place de la Mairie

-

Ce

Place de la
:

politique culturelle. (Comble
et hasard, le même jour se
tenait, sur une scène privée

15HI16H.
Place de la Mairie/Rue

-

Brauhauban à Tribunal

:

bien connue,

16HI16H30.
Place du Tribunal/Rue Foch

-

Création...

I6H30I16H45.
Rue FochITribunal à Place Verdun

-

:

16H45I17H.

Embrayeurs :
Textes écrits à la craie

trottoirs

les

:

Citations de poètes

-

sur

des Pyrénées

etlou de divers écrivains ayant

transité par (etlou

séjourné à)

Tarbes.
-

Citations générales

non

loin de la

place, un forum sur la

:

une

assemblée de

spécialistes venus de Paris
bien souvent, faisant la
poussière autour d'eux devant
un parterre bien sage et
dégarni, avant les petits fours
de cinq heures. Ne rions
pas...) Qu'il s'agisse de
colloques, d'expositions ou
de spectacles, toute politique
culturelle n'est-elle pas en
effet vouée à l'échec si elle

incitant à

l'écriture, Arts Poétiques, etc..

n'a d'autre ambition que

de
proposer toujours à tous le
même rôle : aux "spectateurs"

Mini-expo itinérante :
Textes d'archives

sur

les lieux

n° 21 1er trimestre 1995

formule à la mode, la

invitant à y participer.

:

Î.iti ,&lt;ll&gt; .~ti

changement
puissant, pour sortir du cadre;
pour enfin en finir avec
l'espace qui nous sépare de la
toile, delà page, de l'acte
citoyen de création, combler

Verdun dans le Marabout-Forum.

moment sur

:

Place MontautIRue Foch

-

-

existe le levier de

appropriation libératrice, un
pas fait avec son corps, avec
sa main dans la peinture, ou
tête, immobile,

au-dedans
ce

comme

se

doublement à sa

place en
brisant les fatalités : celle de
croire "incapable"

de créer,
et celle de déléguer toujours à
d'autres le pouvoir de créer,
celui-là même qui nous donne
notre nature

centaines de Tarbais ont en
effet investi la place :

enfants

adultes, tous attirés par
l'animation, et surtout par la

"....car c'est bien cela

;

Le GFEN était alors

se

vulgariser l'initiative. Des

perspective de la rencontre.
"La Nouvelle République des
Pyrénées, 06106194.

reconstruit.

Rendre la ville fraternelle

leur Verdun, comme

et

avec

devant soi,

vieux monde qui se

déconstruit et

eu

L'espace
les Tarbais ont

être, sûrement même, faudrat-il renouveler, multiplier,

d'autres soi-même,

dans la fièvre de cette

avec sa

d'Education Nouvelle, sur la

Agora, ou les
Romains leur Forum, et peut-

chacun avec les autres,

comme

réappropriation de l'espace
urbain par les citoyens, voilà
ce qu'offrait samedi au grand
public, le Groupe Français

le fond du problème : faire
vivre la ville, lui apporter des
animations. Et le Maire

ne

s'y

trompé, qui a suivi
après-midi de folie, en
compagnie de son adjoint à la
Culture..." La Dépêche du
est

pas

cette

Midi, 06106194.
Pas de fraternité de

d'homme... Un

brillant,

de celles

pouvoir, comme une quête
collective, celle de

qui meurent sans rien

Thumanitude" dirait

transformer, mais une vraie

époques).
Objectif :

précisément celui de l'étemel
public, investi du seul
pouvoir d'applaudir, voire de
siffler, pourvu qu'il ait payé...
aux artistes aux prestataires

carton

Jacquard,

rupture mêlant les gens les

Ecrire la ville, au

celui du narcissisme

traversés (agrandissements).
Photos et dessins d'archives
lieux de l'atelier (à

sur

les

différentes

-

avec comme

espace, non pas une

lande

une

plus divers dans un projet
fort., créer

ville... Le 4

S'inscrire dans la cité.

enfermant, artistes toujours
venus d'ailleurs, légitimés par

marginale, conquise en
cachette du pouvoir, mais le
lieu public, la place centrale,

Renforcer le sentiment d'identité

d'autres... par

devenue lieu de

l'émancipation mentale. Cette

vivante et plurielle,

du passé de la cité.
Le réel de la ville aujourd'hui.

la capitale!
(Alors qu'ici et
maintenant, ceux qui créent,
et qui le font souvent avec des
difficultés importantes, ont
les plus grandes peines à faire

Juin, la mutation de la place
centrale, ce creuset de l'âme
collective, en une oeuvre

Socialisation

connaître leur travail à leurs

ont dit les journalistes)

présent et au

passé.

locale.

Mixage :
Les écrivains de la cité.

Les photos

:

Les participants sont

invités à ré¬

écrire leur texte sur le trottoir
une

ou sur

feuille et à les porter Place

propres voisins). Avec le
"Tous Capables", porté haut
dans

sa

dimension

politique,

Révolution,
eut

car c'en est une,

pour autre conséquence

l'émergence d'une fraternité
nouvelle (la "convivialité"
"Susciter une
animation dans le centre ville,
proposer en

fait, selon une

sa

permit à
l'expérience d'un
regard différent de l'autre,
des autres. Pour nous, l'enjeu
chacun

est formidable... "Semer

la

fraternité, une urgence de
civilisation", disions nous
dans notre manifeste. La

création collective, dans la

�;

...,í

I, î

Òt
|§§§|I§|§|®

^ iii ^

n° 21 1er trimestre 1995

rue

Ainsi, l'identité n'est plus la

même, permet aussi de

contribuer à

en

finir

avec ce

rapport à l'autre, anonyme et
frustrant, afin que ce voisin,
si différent et si
semblable, que je croise et qui

particularité ou la tradition
mais le mouvement et le

projet."
Comment aider à

cet autre,

m'ignore, cet étranger avec
qui n'existe que si rarement

façonner son identité en
prenant, dans ce nouveau
contexte,

en ce sens.

des éléments

l'occasion d'un partage

dynamiques et structurants ?

authentique, puisse devenir

Une association comme le

mon

"frère". En fait, ce que

c'est le
développement du lien
social par la création.
nous

proposons,

L'apport de Daziron
Les recherches de

Alain Daziron

(responsable

de la maison de la culture de

pensait sarn doute pas que la
manifestation aurait pareille
ampleur, et il reste beaucoup
à faire pour ériger cette
volonté en politique culturelle
municipale. Nus oeuvrerons

A

nous

de poursuivre

rôle
majeur à jouer? Nous le
croyons, et le 4 Juin ouvre
une brèche, propose des
pistes de travail. A nous de
poursuivre, en le développant,
un pôle fort d'associations
capable de soutenir des
projets communautaires
pluriels, multidimensionnels,

n'ont pas été coupées de la
mémoire locale, des pratiques
et coutumes

anciennes, de

conscience d'un fort
sentiment d'appartenance
telle

ou

Sur tous ces points,

telle entité

traditionnelle s'effrite. "Le
centre de

gravité de l'univers

la

municipalité avait saisi dès le
départ notre démarche, elle
qui annonçait, après entretien

décentralisation. La question
est

essentielle - elle est même

des

menées un peu partout
conduisant parfois les peuples

intégrante de la
dynamique de la recherche et

(C'était pour nous, le sens de
l'atelier "conte occitan")
Une lutte décentralisatrice

marche du Monde. L'échec

politiques culturelles

dans la guerre, lorsque les
identités sont niées, lorsque
tout

repère est effacé dans le
conduit

vide culturel que
l'uniformisation

centralisatrice, lorsque l'on ne
"Favoriser par la

réflexion, la culture en train
de

à

la

fassent partie

inter-associatif des

aujourd'hui un véritable
"séisme historique" : la

sur

aujourd'hui au centre de la

action dans la cité.
Le sentiment

croise les liens militants du

telle manière que le passé et
le présent de la comunauté

conscience communautaire.

communautaire subit

ordre, prenant ainsi sa place
sur la fameuse "Linha

chantier de la réflexion

l'avenir.... Nous

plus
enrichissants, l'édifice doit
grandir, et les représentants
politiques être plus encore
interpellés. (Il y a du grain à
moudre avec la municipalité)

du

constitue, elle
aussi, une recherche du même

et

de la création d'une nouvelle

fondé les bases d'un travail

La journée création
4 Juin à Tarbes

terroir, des traditions et qui

tournés vers l'autre et vers

déjà

d'union", journal de village, à
Larrazet, etc..

associations issues du lieu, du

Larrazet, village de 500
habitants !) ont été pour nous
comme un révélateur de notre

avons

de la

Mòstra del Larzac, le 'Trait

Imaginòt", comme l'a si
justement nommée notre ami
Claude Sicre, ligne qui tisse

prenant appui sur des
actions des personnes, des

en

GFEN n'a-t-elle pas un

d'Art Contemporain

se

faire"

annonce

Félix

Castan, pour la Mòstra del
Larzac.

"Essayer d'intégrer

les recherches, les tendances,

sait plus
l'on est,
Nous

d'où l'on vient, qui
à quoi l'on sert...

sommes

de cette lutte

décentralisatrice, et nous
oeuvrons aussi à l'édification
du "Chourmo". On doit ce

les personnes, quelles que
soient leur notoriété, les

drôle de mot aux

publicitaire appelant à la
manifestation : "L'intérêt

pseudo-légitimations

Sound System,

considérable de cette

"Nous souscrivons

dévitalisation du tissu

initiative réside bien entendu

pleinement à cette orientation.

communautaire,

dans le fait que

chaque
citoyen deviendra, non plus

Partout les lieux

multiplient où les

artistes oeuvrent dans le

consommateur, mais créateur

manifestations culturelles

même sens, sur un

se font jour : foyers
culturels dans les quartiers,

déterminé. Le Chourmo

originale son attachemetit à

dont le festival du

gens,

des actions culturelles et

la rencontre et

comme

sociales dans

son

Arnaud-Bernard, les Massilia
de Marseille, le contrefestival de Jazz de Bernard

esprit. Des gens qui ont envie

Lubat à Uzeste, le Centre

de créer la fête,

mental des gens est

indéterminé, le lien social est
en

déshérence. Face à la

spirale de la dispersion, à la
fracture des générations, à la
peut,
satisfaire

on ne

l'avons dit, se
de formules plaquées,
nous

avec

nous,

dans le tract

parachutées, flottantes, de

à part entière,

l'animation culturelle. Il

marquant de manière

faut,

au

nous

contraire, inventer

population
de plus en plus éclatée,
hétérogène et mouvante.
une

tout en

au

partage,

appartenance à la ville, à
la collectivité." Le Maire

signant ce document ne

officielles

ou

commerciales.

se

originales

quartier

"tchatcheurs" des Massilia

les piliers

Marseillais de la Linha

Imaginòt... "Le Chourmo,
c'est le centre, le pôle
culturel, quand plusieurs
lieu

regroupe une mouvance de

les créateurs tout
le public, qui se

retrouvent dans un

même

de foutre le

�irxiaioioòt:
m/^2é!fféC::lfâÁ.%Ĺ AA

.'•

..A.::.;.:.:,.

n° 21 1er trimestre 1995

"Oia"... c'est à dire... faire la
Révolution... Il

organisation de séances d'écriture
publique dans les quartiers, vastes

fête

ateliers d'écriture dans la rue.

sans

n'y a pas de
idée de révolution

derrière..."
Pas de vraie fête

sans

projet, sans transformations,
sans une

Rubriques informations

qu'il est temps aujourd'hui
d'imaginer une orientation

qui enracinent leur
invention, leur art, dans une
expérience vraie, face à la
folie du monde, et délivrent

municipales, tribunes des

basée sur la mise en réseaux

ainsi

associations-

de ces lieux de création, et
leur enrichissement mutuel, à
la fois à l'échelle locale, et à

d'optimisme, qui parle au
plus profond de chacun •

avancée collective...

Nous

nous y retrouvons...
C'est l'esprit du 4 Juin.

Au

printemps 1994, à

Soirées Repas de rue, de

quartiers

:

Musique, chant, théâtre,

le "Chourmo", parce

celle du pays tout entier.

humour...
Faire

Tarbes, c'était une première.
Une deuxième édition se

A Tarbes et ailleurs
monte

s'exprima toutes les

Et pour ce faire le

ceux

un

message

Article paru dans

la revue
Dialogue n°80"Tous
créateurs", Automne 1994.

GFEN peut, et doit sûrement

prépare, et des projets de la

générations : organiser des "repas
de me" (chacun amène son repas et

aider à promouvoir et

(1) Groupe Français d'Education

même veine sont

mange dans

démultiplier desfoyers
cullturels où cela est possible,
afin qu'un enrichissement
mutuel se développe à partir
de l'expérience de plasticiens,

Nouvelle

en attente.

la me parmi/avec les

autres)
Veillées

Quelques projets concrets

:

Veillées dans les quartiers;

possibles (à titre d'exemples) :
Création d'un journal

veillées occitanes, veillées

communal

contes, récits, rencontres entre

musiciens, poètes, créateurs

habitants. Chanteurs-

de tous ordres, chercheurs,
créateurs en éducation, tous

:

dont les rédacteurs seraient
les habitants de la ville

improvisateurs. Etc..

:

l'idéal est

poésie,

réalisable -

Marseil e, vers chez Giono. Où l'on pourrait entendre aparus liebriaeint desOùCarlJ.lioeNtnsi.
leYa-majDionrgaidesdu
Audouar
d
étonnerdonner
aient leasittodeurilsatevoisetx
publicdedesLecuClriestzieso,,
artistes seraient
d'OrOactlioebrs,ete. Cetc'etste
l'IEO basées dans cet e

SounddeSystem tchatchant (en òc) de la misère dans les quartiers Nord.
trobadors
Un grandlesfechants
stival prdesovençal
,
par queexemplMassilia
e
aud
essus
Mabelli jouerait du galoubet avec les jeunes du groupe folcklorique local pendant que J.N. Pelen, au colloque,
le déclin du pays cévenol et la perte de la langue d'òc dans les communautés de cette région; approuvé par
félibrige Aries, assis à ses côtés. Où l'on verrait C. Sicre, à table, entretenir Jokez Helios, Yvon
et
perspectives du combat anti-centraliste. Où, le matin sur les marchés, les Padena de la région
enchanteraient les autochtones avec leurs malices bilingues. Où Enjalbert, des Fabulous Trobadors,
électronique aux vieux mots de la tribu pour le plaisir de la jeunesse embluejeanée. Où Kerenski captiverait le
les thermes romains, avec ses sketches nissarts. Où des musiciens touaregs, des récitants d'Omère, des lecteurs
chanteurs français, des bluesmen flamands, viendraient porter les bonnes paroles des ail eurs. Où tous les
payés convenablement et la plupart des spectateurs remboursés par la Sécurité Sociale.
Ça existe. Ça se passe dans les Alpes de Haute Provence, entre Digneet Manosque, chaque année au mois
année c'était du 20 au 29. Il y avait tous les gens que j'ai cité, dans les conditions présentées. Ça s'appelle Les
organisé par la direction des Thermes romains de Créoux les Bains. Les sections départementales de
dans

entre

dans
des

région ont bien de la chance,

P.S. de

si elles l'attrapent •

1995 : Il paraît que ça a bien

changé, dans le mauvais sens. A voir.

C.S.

�l ì

o

n° 21

íer

hi

ai

i

I ri o t:

ra at g

trimestre 1995

qui,
Auvergne,
mettent en place des actions

complices décident de

similaires dans toute

créent l'Ostal del Libre,

d'aujourd'hui, l'Ostal del
Libre a gagné le pari de

l'Occitanie.

secteur

«

Pendant ses années, j'ai vu

diffusion de l'IEO du Cantal

l'édition et la diffusion
de la culture occitane.

les

possibilités et le limites
inter-régional,

nous sommes en

d'un travail

1987. Jusque
là, ils vendaient leur livres

Installé à Aurillac,
Bernard Ciacomo pilote
à vue une structure
identitaire riche de

mais aussi les limites

dans les soirées

d'organisations souvent
dirigées par des enseignants,
je n'ai rien contre eux mais
j'avais envie qu'ils ne soient
pas les seuls là dedans. Je
désirais du concret et j'ai eu
l'impression que le concret, je

animaient,

bernard

Deséconomiques
balbutiements
du

ÍJiacomo :

début au million de
chiffre d'affaire

20

ans

ii*S*í£^^

dans

le Cantal

jacme gaudas

plusieurs collections
("Escapade", "Mirailh",
"Lo

biais", "Raconte",

"Autres") destinées à un
très large public... Mais
pour l'Ostal del Libre,
l'aventure ne fait que
commencer.

A chacun

ses

Aures ! Ceux de

Bernard Giacomo

se

trouvent

nombreux militants
comme

lui

en

devais le faire ici, je

crois
beaucoup à la valeur des
exemples, c'est comme ça
que l'on essaime. C'est toute
la stratégie mise en place
dans le Cantal. Si j'ai échoué
au

niveau de l'IEO national,

c'est parce que je me suis vite
rendu compte que toute les

formaliser leur histoire de

façon plus professionnelle et

comme

d'édition et de
:

qu'Os

sur une

table

le font beaucoup

d'associations mOitantes, au
libraire du coin, et c'était à
peu près tout. A partir de
le champ d'investigation

là,

s'élargit Avec l'aide du Fond
Interministériel pour l'AutoDéveloppement en Montagne,
Os structurent un réseau de
diffusion

central,

sur tout

ce

le massif

qui leur permet de

vendre leurs livres mais aussi
ce qui concerne le
domaine de la région

tout

culture ont la subtilité de la

années, j'ai eu la sensation de

(disques, cassettes...). A une
époque où la crise hante tous
les tissus économiques,
l'Ostal del Libre est en pleine

gentiane et la force des
chataigners. Tout a
commencé, il y a vingt ans

n'avoir

croissance. Des 20 à 30000

Auvergne, terres fertiles,
généreuses où la langue d'Oc

en

et toute

avec

la richesse de

sa

la création de l'Institut

idées restaient au stade du
discours. Pendant

aucune

ces

cinq

prise sur qui

que ce soit, et je n'ai pris
conscience de la chose qu'une

francs de chiffre d'affaire du

fois

à

revenu

chez moi.

début, 0s en sont aujourd'hui

plus d'un million de francs.
En sept ans, nous avons

Aujourd'hui, la preuve est

«

Cantal et la mise en chantier

faite, on est actif,

d'un travail de

on

multiplié notre chiffre par
vingt et créé des emplois.
Nous avons une employée
commerciale à temps plein
pour le suivi de nos clients,
une comptable à mi-temps,

des Etudes Occitanes du

collectage, de

organise,

on co-produit
dix et vingt
manifestations par an, on fait

recherche tourné vers la

entre

mémoire populaire : musique,
ateliers de danses, prestations

souvent

dans les

villages, dans les
même

amicales... En 1981, en

temps que l'arrivée

on avance,

appel à nous.,.»

Avec l'Ostal Del Libre

une

secrétaire CES et un

objecteur pour tenir la

delà
Au fur et à

mesure

des

librairie,

sans

compter le

gauche au pouvoir, Bernard
Giacomo est élu président

recherches, l'idée de la

travaO bénévole. En tant

national de l'Institut des

diffusion va naitre. Des

petits
bouquins commencent à
prendre forme, ici des contes,

qu'éditeur en région, nous
n'avons pas tellement honte,

là des recueils de chansons

dans les quatres

traditionnelles...

l'Auvergne.» Avec ses
quelques 600 clients
(librairies, bibliothèques,

Etudes Occitanes,

mandat

qu'il assumera pendant cinq
ans. De cette expérience il tire
profit, analyse sagement la
charge de cette fonction qui
lui a permis de rencontrer de

Après

une
bonne douzaine d'années

d'activité, Giacomo et ses

on est

leader sur le Cantal et

premiers sur

�comités

d'entreprise, grandes
surfaces :

et moyennes

chaque fois, le vocabulaire
occitan est indiqué. Ce sont

Leclerc, FNAC de ClermontFerrand, superettes, point

des livres de civilisation

touristiques mais aussi
boulangers des petites
communes de montagne),

public.

l'Ostal del Libre affirme

miroir,

son

destinés à un très

grand

travaillé

nous avons

en

inter¬

profession, tout le monde
s'est investi pour que le projet
réussisse. Le prochain livre
de cette collection

se

fera

en

collaboration avec Jean
La collection "Mirailh" : le
avec comme sentence

sortir chez nous était

investigation plus loin, ils
desservent de façon plus
régulière les départements
limitrophes (Dordogne,

temps d'una luciada" a

inenvisageable il y a 2 ou 3
ans, cela prouve notre très
bonne évolution sur le plan
qualitatif et nous place sur la
région comme professionnel
respectable. »

particulier). Aux premiers
temps de son activité, la

mode de vie des oiseaux, leur

diffusion de l'Ostal del Libre

ici les gens les connaissent et
se les sont appropriés dans

portait sur un quart de
production propre et
trois quart des
productions d'autres
éditeurs. Depuis deux
ans,

lieu de

emblématiques de tel ou tel
coin de l'Auvergne.

Mazel, l'éditeur régionaliste
veuille le

"Lo mirailh sasis l'arma lo

Creuse et Limousin en

à faire connátre les choses

d'Aurillac. Qu'il

identité. Poursuivant leur

également vu le jour. Le
premier de cette série,
"Paroles d'oiseaux": bilingue
français-occitan présente le

peut-être qu'un canton à la
fois mais visant un large
public, très localisé, de façon

«

d'espendir »

résidence, comment

Avec toutes

«

De

ce

culture occitane. "L'occitanie

définit d'emblée comme

figurent

étrangère au système
des nations, au

systèmes des
ryaumes même. Sa
ulture perdrait son
si elle était

interprétée suivant
côté,

un

critère

narcissique. La
pensée d'Oc est

sain, cela veut dire que
marchons

Libre,

dans le sens du reviscol de la

c'est beaucoup plus
nous

activités

Bernard Giacomo travaille

la tendance est

inversée.

ces

autour de l'Ostal del

se

D'autres collections

Notre but est

toute entière

sur nos

tournée

produits. »

vers

autrui, c'est sa

D'Escapade à Mirailh

grandeur." (1).
Sur

En

l'Ostal del Libre

d'abord, et une dizaine de
titres tirés à 5000

exemplaires

sur

leur

imaginaire et

photographe du Cantal, Pierre

champion "Jouets rustiques
(12000 exemplaires vendus à
ce jour), des recueils sur la
cuisine de l'Auvergne...

Soissons, l'illustre avec de
splendides clichés et la

couleurs des thèmes

l'agrémente d'aquarelles
originales. « Ce livre a très
bien marché : plus de 2000

la

d'Auvergne, de la gentianeDeux titres sur le Velay et la
lentille du Velay, l'habitat
rural, la maison paysanne du
gerbier de Mezzin sont en
préparation. Tous les livres
sont écrits en français mais à

de l'Ostal del

Libre : "Lo biais"

dessinatrice Julie Feuillas

la bourrée, le fromage,
cuisine du Périgord,

la catalogue

leur savoir collectif. Le

chacun, traitant en 32 pages
comme

chantier,

Giacomo

changeant de stratégie,

développe sa nouvelle
image d'éditeur et des
collections spécifiques sont
apparues. "Escapade"

son

exemplaires en un an, et nous
a

très bien placé en tant

qu'éditeur. Les gens ont vu
que nous pouvions faire du
bon travail. Toute la cháne de
fabrication est en

Auvergne :
maquette, imprimerie, reliure,
23

"Raconte",

une

et son

collection de

littérature occitane

contemporaine où sera publié
très prochainement, le
manuscrit originel en Oc "Les

au

ne

veut pas rester
niveau de la littérature ou

de la pédagogie,

il veut bâtir
politique éditoriale, celle
d'un éditeur à part entière où
une

là, sur l'étal, la ci¬
vilisation, la littérature, l'en¬
se retrouve

seignement. On y retrouve
mélés, le savoir faire froma¬
ger du massif central, les
écrivains en langue d'Oc

ainsi

que la méthode pour appren¬
dre. «Il n'y a pas de raisons

chemins de la mémoire" de

de laisser les beaux livres

Marcelle

le païs au

sur

seuls éditeurs qui
en français...

Delpastre, paru chez
PayoL Quant au dernier
projet, il porte sur des sujets

vont tout écrire

très locaux, n'intéressant

les deux

Nous voulons les faire dans

langues, valoriser la

�J Jjql bi^at JLoo.

g

î r~t ò t;

:vXú^j^-;uùàXi^&lt;-:-2^-X'^^vUjjiMw:::-^^^::\lMi/ûjiiiiÉiL2t::::û±M^l^:x:^iI^x

;:::?!rBi^x^&gt;9P!KÇS5K:;9PP!*i^*PIP!^::&gt;ZSSp!Í!l^:&lt;ZSBhn*:;:-PPPts^PPfB^^r-^nBi^SBHI^^vZSIBp^

n° 21 1er trimestre 1995

langue d'Oc et nous n'avons
pas l'impression de perdre

dans les ailleurs. Au dernier

j'ai envie un jour de sortir un
bouquin de poésie occitane
comme je l'ai vu faire chez
les corses, uniquement à la
calligraphie. J'ai envie que
les gens prennent l'art avec
l'écrit occitan... qu'on soit

Salon du Livre de Jeunesse de

une

notre

âme

en

faisant ce travál

là.» Yeah man! Voilà

qui est

bien raisonné. L'ostal del
Libre commence à être

connu

115 F Franco

on sera

au

de diffuser

délà du cercle des initiés,

82000 Montauban

langue...» •

occitane, non pas marginale -

but est d'espendir,

anti-régionaliste)" (Editions
Cocagne).
Disponible à l'IEO Musica,
42 rue de la Banque

maison d'édition

des conversations.

Notre

culture - más

on

*

L'Ostal del Libre 32, cité

Clairvive, 15000 Aurillac - 71
(fax)

toujours dans la
marge puisqu'on est sur une
autre

:

"Manifeste multiculturel (et

entrainante, enthousiasmante
de notre culture, de notre

Montreuil, ils ont fait la une
«

(1) Félix-Marcel Castan

jouer le haut de gamme, le
qualitatif, pas forcément au
niveau des prix, pour donner
une image positive, porteuse,

4893 87-71 64 88 60

peut

Le chaînon manquant
"7e Vague" était annoncé avec une
ment". Revendication d'une "expression en liberté"
Le retour de

d'avance le retour de "7e

Nous avions annoncé avec un peu

Vague", l'association à l'origine du "Constroy Mouvement" lancé
par Gérard Rinaldi et complices en 1986. A l'occasion de l'exposi¬
tion de Jean-Cristophe Mofinéris. qu'ils viennent d'organiser au
"Choix de La Seyne", le mouvement reprend vie autour d'une
dynamique que ses membres veulent... constructrve.
rard

Depuis isse. nous
n'avons pas

perdu con¬
projet de
'Constroy Mouvement* demeure
un symbôle dans l'éventail cultu¬
rel seynois dont nous sommes
un peu le chaînon manquant A
côté de l'art officiel, nous reven¬
tact.

Le

diquons l'expression en liberté,
la

libre

expression dans des

lieux ouverts à cette
tation

expérimen¬

pluri-artistique (NDLR

plastique, musicale, poétique,
théâtrale,

etc) rappelle ainsi Gé¬

qui porte, comme son com¬

père Jean-Christophe, -le "bleu*
de travail des ex-chantiers, his¬
toire de bien appuyer sur l'op¬
tion constructr.e et dynamique
du mouvement

core

phase avec la demande d'ex¬
pression artistique des jeunes

est venu

Seynois. le trublion du monde

seynois n'a pas oublié
le "Vous ne correspondez pas â
la politique de la ville en matière
artistique,

culturelle' de

l'adjoint à la cultu¬

l'époque (le même aujour¬
d'hui} et le "Une fois qu'il y aura
re

de

des entreprises

à La Seyne. vous

pourrez vous amuser entre
nois" du maire

Sey¬

LES QUATRE "CASBAH"

continue entre
la crise de mutation de la ville, le
chômage et le Sida: l'espoir est
à construire f résume Gérard
devant la caméra de Boris et
'C'est la vie qui

pe.

Marginal,

sans

"La Tagliatelle*, le temps
de repartir à la recher¬

peut-être, mais parfaitement en

"Notre

l'équi¬

doute, naïf

Avec la disparition du "New"
et d autres lieux ouverts à cette

expérimentation prônée par le
mouvement -et aujourd'hui dis¬
parus-

tels le "Rock'in chair*.
du vent' ou en¬

"Les passagers

lineris. à toutes les

objectif est de disposer

en projeL sur le
rock les Greedy Guts (les
"Goulus") de Toulouse dont cer¬

dun lieu de travail, un hangar

vidéo-dio est

qui permettra cette expression
mulptiple des potentialités artis¬

groupe

de la ville." Et

tiques

de

d'ancrage
dans

pour

base

mouvement
la ville, les "constroy" proL
ce

posent d'ériger quatre "casbah"
dans les quatre quartiers de La

Seyne.

le bus anglais pour

avec

un

journal

projets, déjà évo¬
qués. comme les Festival et
Oympiade de Pistil Baie (alias
D'autres

'Les

Sablettes") sont dans la li¬
mire du 'Constry Mouve¬

gne de

ment' à

nouveau sur

les rails La

base sociale du mouvement est

méditerranéenne, associant tou¬
tes les cultures de la mosaïque

seynoise. du

rap

de "T R.P.". le

groupe

de la cité Berthe qui ani¬

mait le

vernissage de l'expo Mo-

tains membres sont
de chez nous.

y ème

l'oeuvre
"Constroy" dans toutes ses ini¬
tiatives sur La Seyne. comment
ne pas être séduit par cet espoir
oxygénant qui arrive avec la "7e
En attendant de voir à

vague".

Histoire de ne pas subir une
culture imposée et pré-mâchée.
un

peu trop

seynoise.

"Constroy Mouvement" reprend sa route

hors des sentiers battus à

tlnrtìative de Gérard et

(Photo Stéphane Doussot.)

24

©

éloignée de la vie
saurait que les

on ne

encourager

à l'image du 'Choix

de La seyne". nouveau lieu ou¬
A la galerie, jusqu'au 20

vert.

avril.

Molinéris le "constroy"

en direct pour le public,
de 16 à 19 heures. Qu'on se le

peindra
dise !

"Va^D-S

j.C. molinéris
89 bdjean Jaurès
83500 la Seyne
Le

originaires

le

Var-matin

Jean-Christophe.

expressions

artistiques de nos régions mér"Nous nous branchons
avec d'autres mouvements : un
dionales

che d'autres lieux

les relier et

artistiaue.

Greg. les "techniciens" de

relance du "Constroy Mouve¬

94947606

J.-L DUPRES

�6n

passant

par

la

bretagne

ques
Nous recevons quel
Bretagne
documents de

sur

l'UDB, l'Union

Démocratique Bretonne, parti
politique qui vient de fêter ses
30

ans.

L'occasion

d'alimenter

jean-marc buge

un

débat.

L'UDB

publie "Le
peuple Breton", mensuel qui
en est

à son n°373. Ces seuls

faits démontrent que l'identité
bretonne est plus forte et en
tous cas

durée de vie et la

représentativité des partis
politiques occitans ainsi que
la solidité de la presse

correspondante.
Mais à la lecture du

"Peuple Breton", on peut se
demander si cet état de fait est

avantage pour la

comme un

de raliement

étendard

dépit de tout
Quelques exemples :
en

les membres

-

Imaginòt où il y a
effectivement cohérence vis à
vis de la réalité de cette
société et non pas

élaborée en

la population a
de la sympathie pour un
message non sectaire mais en
même temps l'UDB s'invente

chambre, le ton et l'action
sont très libres, le contact

des ennemis. Elle s'étonne

les

que le slogan "Non à l'Etat
jacobin" ne porte pas.

moteur

Effectivement, l'Etat est

l'UDB pense que
l'identité bretonne doit être

constatent que

rarement

mieux perçue que

l'identité occitane. On pourra
en effet comparer avec la

un

maintenir

remis

en cause, en

prouver.
bonne constatation : il

-

excellent, les

militants arrivent tous seuls

après les autres, et le
n'est pas au ralenti.
merci.

uns

Ça va,
-

Bretagne comme en
Occitanie. Ce qui pose
problème, c'est le
jacobinisme. Encore faudraitil expliquer pourquoi. De ce
point de vue, l'UDB a 25 ans
de retard. L'époque des
slogans (surtout des slogans
confus) est terminée. Il faut
aujourd'hui expliquer,

pertinence d'action et de

le public

avec

perçue "en tant qu'expression
d'une culture originale et
vecteur

de solidarités face à

l'individualisme et aux

égoïsmes locaux et
catégoriels". Elle en déduit
qu'il faut "un courant
régionaliste" en France.
Un peu plus loin,
Fievet prône un ultra-

solidarisme

Yann

(formule

originale) pour un "nouveau
contrat social négocié avec

réflexion des militants

faut "prendre une

sensibles à leur identité

vue

bretonne. Les occitans

culturelle primordiale pour

cette

imaginòtistes peuvent se
venter d'avoir quelques

l'avenir de la Bretagne".

chaque citoyen signer ledit
contrat (qui en est chargé

années d'avance dans

revendiquer. Il est vrai que
c'est plus simple.

en

ce

domaine, eux qui ont un
mouvement culturel

plus (et
de plus en plus) fort En
parcourant les pages dudit
"Peuple Breton", et en
particulier celles du compterendu ("Le peuple Breton"
n°372 Décembre 1994) du
dernier congrès (5-6

initiative en

de la relance de l'action

déduit qu'il

-

Elle

faut

l'UDB ressent le

besoin de formes d'action non

électorales, de proposer de

l'utopie créatrice, de sortir de
la politique froide. Elle en
déduit qu'il faut faire de la
résistance passive.
-

l'UDB dit que son

par obligation dans le
discours gauchisant des

problème n'est pas un
problème de fond ni de
cohérence mais un problème
d'image et de ton. Mais elle
admet trois lignes plus loin
que le contact avec l'opinion
publique et les militants n'est
pas terrible et que le moteur

années 1970

tourne au

Novembre 1994 à Saint

Brieux), il s'avère que les
militants font des
constatations premières
intéressantes mais que les
conclusions tombent comme

qu'on s'oblige à
25

ralenti. Sur la Linha

société". On voit mal

pour la société ?). L'ultrasolidarisme passe forcément
par

chaque individu, et donc

par un travail quotidien avec
lui. Moins facile que les

formules à l'emporte-pièce et
les effets de tribune.
On voit donc
clairement le

décalage entre

des constatations parfois

pertinentes et les structures
d'un parti figées sur des
stéréotypes. Ce qui au-delà de
l'UDB et de la Bretagne pose
la question des outils adaptés
pour faire face aux problèmes
français de 1995. Le rôle d'un

parti politique ou d'un
syndicat était de façon

�.Ì.X.7lT.Il...&lt;El..&lt;I3 Î
.

?.

i~X O "fc.

....

«er S

«np

n° 21 1er trimestre 1995

traditionnelle

Uzeste est certainement

rôle de

un

un

en

occitans l'UDB fait le tour

de dire que

fortes, mais personne ne

représentation : revendiquer

bel

des

personnes viennent habiter
Uzeste parce qu'un jour

des peuples à travers le
monde (des Touaregs aux

Aujourd'hui l'urgence est de
recréer chez chaque citoyen

Bernard Lubat a décidé que

Gallois) pour montrer qu'ils
ont raison de revendiquer

l'envie de faire, d'aller de

investissements

droits, des mesures,

faveur de tel

ou

en

tel groupe.

l'avant, de créer, d'inventer

(sacré Jack Lang ! Il a
piqué la formule, mais ce
demain

n'est pas pour ça qu'il pourra
le faire), en faisant
notamment

découvrir des

exemple : de nombreuses
à

c'était le centre du monde; les

publics et
privés ont suivi et suivront, de
plus en plus importants. D'où
l'intérêt de faire prendre
conscience à chaque citoyen
des richesses qu'il a, d'abord
en

lui, et dans son lieu de vie,

insoupçonnés,
proches de lui. C'est un rôle

à

d'initiative

d'autres lieux, et suf un pied

matériaux

et

de

avec

autrui, en

du nouvel acte

politique, et il peut prendre
les formes les plus diverses.
Bien sûr il est de bon

de se plaindre que la

région parisienne pompe tout
l'argent des investissements
publics et privés ("Le peuple
Breton" n°371-Novembre

1994). Mais l'investissement
passe d'abord par
l'investissement personnel.

qu'elle critique
la conception d'aménagement
du territoire et le découpage
régional (elle souhaiterait que
la Loire Atlantique soit
intégrée à la Région Bretagne
par souci historique et
culturel), l'UDB reprend à
son propre compte la
conception d'"Arc
Atlantique" de la DATAR
dont la pertinence est pour le
moins discutable. C'est sans

valorisant d'être. Or la valeur

qu'il considère
(pour une fois) les régions
proches de l'Océan que

d'un lieu tient d'abord à

l'UDB fait état de

l'envie de

surréaliste. La Bretagne

Les investissements

se

font

essentiellement là où il est

ceux

qui y sont de

le rendre valorisant, avec

richesses

qu'il

habitants

se

comme

les

a. Si les
considèrent

les derniers des

provinciaux et sont prêts à
partir ailleurs pour avoir une
situation à leurs yeux plus
enviable, il peut difficilement
y avoir d'investissements
lieu. Les gros
investissements commencent
dans

ce

la multiplication des petits
qui crée une situation
favorable. De ce point de vue,

par

l'extrapolation : 1 langue = 1
peuple = 1 nation. Cela ne
résoud pas la question de
l'invention de la culture

populaire et des solidarités
bretonnes, à moins qu'il y ait
influence mutuelle dans

l'action, ce qui ne semble pas
être le cas.
Bien sûr l'UDB milite

doute parce

ce

concept

donne

un

début de réponse

question : "Que faire des
départements qui gèrent les
plus grandes masses
budgétaires ?" Il est probable
que comme pour les
communes

(voir Linha

Imaginòt n°15), il faudra
attendre un développement
d'autres structures par une
nouvelle citoyenneté pour

s'apercevoir qu'ils tombent.
désuétude.

en

dimension de la Bretagne. Il

Olivier Mantel pour ses

est vrai que

c'est une
dimension qui correspond
plus à la réalité d'aujourd'hui.

documents

Les lois de décentralisation

pour se frotter

En

attendant, merci à

qui font avancer le

débat, et vivement qu'il
revienne du côté de Toulouse

à la Linha •

ont donné

plus de pouvoirs
Régions. Mais
l'inconvénient est qu'elles en
aux

ont aussi donné aux

Départements. Or ceux-ci
représentent certainement un
des blocages majeurs de la
vie politique en France, car ils
sont, avec leur

fonctionnement vieux de
deux siècles,

l'archétype

même du provincialisme.

Union

Alors

parti politique ne semble pas

qu'ils sont
géographiqueent proches du
citoyen, ils en sont en fait très
éloignés. Dans un pays et

Bretonne BP 215 44007

considérer le travail

dans

22304 Lannion Cedex

comme toutes

les régions, a

besoin d'être en rapport avec
tout le monde. En revanche le
sur

le

développement local réalisé à
l'échelon intercommunal et

intercantonnai et qui

semble

particulièrement fort en
Bretagne depuis une trentaine
d'années. Pourquoi ?
Comment ? Vers quoi ? Que
dit et fait l'UDB?
Comme certains

à

la

pouvoir accru des
Régions, car c'est la
pour un

Alors

multidirectionnel. C'est le

ton

collaboration

d'égalité.

développement
coeur

exploiter par l'échange et la

question. Il est donc facile
les Régions
françaises doivent être plus

militants nationalistes

un

milieu où l'on

ne

supprime rien mais où l'on
ajoute, où le conservatisme
atteint son paroxisme, une
grande question est de savoir
comment pourra évoluer cette
entité administrative,
tellement elle suppose
d'intérêts à bousculer. Elle
n'est d'ailleurs jamais

remise

Démocratique

Nantes Cedex.

Minitel 3614 UDB.
"Le peuple

Breton" BP 301

(Abonnement : 170 F/an)

�Ii

_

h

ri

n° 21 1er trimestre 1995

leurs

avem

legît

la

démocratie. De Gaulle que

tout

Le bouquin de Boutang
,ur

Maurras :

intrer.

difficile à y

analyses, sur l'avenir de

son
sa

préposait à être un chef,

éducation, sa formation,

réflexion personnelle, les

circonstances enfin. Et

Mais il faut

Maurras-Mistral, Maurras-

action héroïque

Pétain. Pour mieux

contre ses

comprendre la France. Et De
Gaulle. Dont nous avons lu

mémoires et le portrait par

Jean Lacouture

700

qui ne

l'est devenu que par une

absolument comprendre

les

de JoanBaez. L'histoire

(3 tomes de

pages). A lire, vraiment.
qui ont suivi nos vieux

Ceux

conseils et ont bossé

Tocqueville ces dernières
années y pourront ajouter

individuelle,

supérieurs.
Intervention de la démocratie

une posture
aristocratique d'héritage en

pour transformer

aristocratique tenant
son pouvoir du peuple. Alors,
le De Gaulle monarchiste?
Dans un autre registre, lu la
biographie d'Hendrix et celle

posture

de la

cortetas... cortetas...

musique populaire

-&gt;

contemporaine est une des

L'institut du monde

meilleures voies pour

arabe

comprendre l'histoire du

publie "Qantara

cultures

c'est à dire,
essentiellement celle de

monde moderne,

l'avancée de la démocratie.
De Gaulle-Hendrix : tout se
mélange dans ma tête. S'il
avait écouté et compris le

génial SpangledBanner
d'Hendrix, De Gaulle aurait-il
relu Tocqueville

Monde arabe.

trimestriel de 60 à 70

pages en quadrichromie

qui aborde de nombreux
domaines

Claude Sicre

:

livres,

cinéma, musiques, art,
etc... Bons

documents,

mais contrairement à

ce

qui est annoncé, la

? On peut le

penser•

-

mouvement",

en

nostalgie et la

contemplation semble y
prendre le pas sur le
mouvement et le débat.

(J-M B)

Qantara - Institut du
Monde Arabe
1

rue

des Fossés Saint

Bernard 75005 Paris.
T

Sus Ontonio

Vidal
Dens lo

numéro

20 de

Linha Imaginòt,

Laurenç
Michòt nse parla deu roman

Antonio Vidal d'Alem Surre-

Garcia. La

soa

analisi

tesica qu'aqueth

me

libe me

tarridèt tanben. Purmèr per la
fotò de cobèrta qu'ei un ostau
de

Praga que coneixi plan.
Dusau per la tematica qu'ei lo
rôtie deus intellectuaus dens

aqueths pais

que Václav
Havel definiva corn pôsttotalitaris.
E

aqui las remarcas
d'En Michôt sus la tematica
ne'm

plàsen pas goaire. Cresi
que la literatura nosta ne deu
pas parlar sonque deu
microcosme occitan. La

literatura, justaments, ei

universau. E

podèm
justaments,
aqueth libe n'ei pas ua
allegoria d'Occitània. Oc, los

{blosa, peus Occitans qui ne
comprénen pas lo gascon)
mes ei lhèu ua lenga literària,
justaments, e çô que poderé

servidors de l'Estat francés

vàser l'occitan si existèvan

diseràn que ne eau pas

assais autentics de'ns

desconar, n'èm pas dens un

ua

nse

demandar si,

Estât totalitari. E totun,

diferéneia ?
nosaus,

Quins drets

quina
am,

de har servir la nosta

lenga tôt dia ? Que's passaré
si jo, per exèmple, començavi
de parlar sonque gascon - o
occitan

-

au men

tribalh. E

quins drets an, uei lo dia, los
qui n'an pas tribalh, los qui
n'an pas casa ? E quins drets
an los qui an tribalh e que la
sola causa qu'aumenta ei lo
temps efectiu de tribalh ? E
n'an pas lo dret de's plànher
que n'i a tandesxens emplèc.
N'ei pas totalitari, acô?
Sus la lenga de Surre,
n'ei pas solide ua lenga natre

hargar
lenga comuna vertadèra,
qu'ac acceptasse tôt de tots
los dialèctes. L'occitan

corn

utopia lengoistica ei Surre qui
ac empleguètdens aqueth
roman (e tanben dens lo son

■*

:

(1) 40 51 38 38.

Toulouse. L'Oeil Du

Zoile mérite que l'on

parle de lui. A partir de
Toulouse, il ose parler
musique, cinéma,

littérature, démocratie,
et

plus généralement

tout mode

d'expression,

ose se

poser

des

questions et y répondre,
sur

48 pages

depuis plus

Ikalana). E n'ei pas

d'un

responsable de l'abséncia de
tribalh vertadèr sus la lenga
occitana, que cadun pren lo
son parlar (o se harga lo son
parlar) e après i hica ua
étiqueta occitan estœidard o

Ronds Points des

occitan normal

o

occitan

referenciau. Mes acô ei solide
ua

aute istôria

•

joan-francés blanc

an.

(J-M B)
Artistes.

Eric Santamaria
30 bis bd Maréchal

Leclerc
31000 Toulouse
T: 61 29 05 66.

(45F les 3 numéros)

�Coup d'œil
historique
jean-ÍTIarc buge

L'Iargumentari
EO a donc publ
ié
de Félix
Castan. Ce n'est pas

à
proprement parler le dernier
livre de l'auteur puisqu'il
reprend des textes écrits entre
1940 et 1960. L'intérêt

principal est sans nul doute la
perspective historique qu'il
permet d'appréhender.

Cayrou (sauf sur

perfections graphiques étaient

de Frédéric

relativement récentes. Les

la couverture réalisée

occitanistes étaient

1994). Cela démontre
l'originalité du phénomène
Cayrou et la difficulté à lui
trouver une place dans la

essentiellement des écrivains
isolés

qui se retrouvaient dans
des revues, et notamment Oc
d'où la majorité des textes de
Castan sont tirés et dont
celui-ci

a

été le rédacteur en

en

littérature occitane. Nous
sommes sans

doute pas

ne

près

d'en avoir fait le tour.
La création et le

chef de 1948 à 1955.

occitanistes des jeunes

l'auteur étaient d'une part

développement de l'IEO né
en 1945 (nous fêtons le 50e

générations pourront être
surpris par l'absence de

d'étudier les auteurs occitans

anniversaire !) ont bien sûr

réflexion anti-centraliste. Le

tournant du XXe siècle avec

souci de l'après-guerre était

le passage

Les

En effet les

de

et en

comprendre la culture

occitane et de construire

particulier ceux du

de l'école
provençale de Mistral aux
auteurs

un

préoccupations de

des nouvelles

mouvement. Les révélations

générations, et d'autre part de

de Perbosc et d'Alibert

concevoir

sur

l'unité de la culture occitane
et les

un

mouvement

marqué la période qui s'est
écoulée depuis. Félix Castan
a fait partie de la direction de
1950 à 1955, époque où tout
ou presque était à inventer.
L'approche
pédagogique qu'il développe
est

efficace dans l'action de mise

demeurent d'autant plus

en

chantier

d'actualité que :
le système

était

est de

immense,

absent d'une revalorisation de

valeur. On voit que le

en

la vie

l'absence

et

quotidienne,

sur le

fond

la forme.

-les jeunes

reconnais¬
sance

éducatif
plus en plus malade et
-

de toute

connaissent de moins

de la

littérature et de

en

moins leur environnement, y

la culture

compris à la campagne
(comme certains ont pu
l'apprendre aux dernières
journées de Larrazet).

occitanes. Bien
des choses ont
évolué depuis,
même si on trouve

En

revanche, il est

clair que la langue occitane
n'a plus la même place dans

déjà une
préoccupation de
Castan pour le rôle
d'une critique qui
n'est toujours pas
assez développé en

la société

qu'elle ne l'avait en

1950 et elle fait plus partie

aujourd'hui de la science
encyclopédique que décrit
Castan que de l'expression

1995.
Par rapport à
l'actualité récente, une

quotidienne, alors que la

absence est

beaucoup progressé dans la
population grâce au

dans

notion d'occitanité

remarquable
argumentari : celle
-

28

intéressante. Ses textes

culturel occitan uni et

a

elle

ârgumentari

�linhai

puât iiiiiiï WÊî

m

i

m ^tczi
n° 21

militantisme. D'où de grandes

sa

questions sur la pédagogie
d'aujourd'hui. Mais il n'est
pas sûr que les occitanistes

"Manifeste multiculturel" est

pertinence anti-centraliste.
Ainsi le plus ancien texte du
la déclaration de Nérac

en

soient les moins bien armés

1956, les

par rapport à cette réflexion
sur l'éducation dans ce
pays.

écrits dans les années 1970 et

L'expérience des calandretas

Constatation qui est en mettre

ou

autres

étant surtout

début des années 1980.

celle de l'EEO Animation

en

:
le relatif échec de la

depuis ouvert des
perspectives. Le chantier

présidence de Bernard

demeure.

Giacomo à l'IEO (voir page

Un autre

-

point

argumentari est l'évolution
de l'auteur depuis les années
1950. On ne peut s'empêcher
(en tant qu'imaginotiste) de
constater que c'est à partir du
moment où il a quitté des
structures nationales

ne

le dit pas assez.

Nous

LEO)

pour développer son
action à Montauban sur des

l'IEO Cantal mais la liste

donc»

thèmes

plus précis, qu'il a
planté les bases qui
engendreront sa réflexion et

-

la relative réussite

à tout ce

qui est
développé sur la Linha
Imaginòt, mais qui pose la
question de la stratégie et de
l'organisation à mettre en
place pour un IEO anti¬
et

centraliste

longue. L'association
un poids départemental et
même régional de plus en
plus évident, grâce aux
synergies créées)

(Oc et

crypto-nationaliste.
Il apparaît qu'une
action occitane pertinente ne
puisse se faire qu'à partir de
sites géographiques précis, ce
qui correspond bien à
l'analyse que l'on peut faire

essayons de faire part sur la
Linha Imaginòt des actions de
serait

trimestre 1995„

cortetas... cortetas...

de

les siècles

), alors qu'il fait un malheur
sur le terrain à Aurillac. (On

intéressant par rapport à

ïer

Cartes. Les Editions

-»

l'Asphérocartes lancent
plusieurs collections de
cartes

au

rôle national et

international. A inventer

sur

les

départements et régions
d'Occitanie et de France.
Actuellement

de l'identité occitane à travers

parallèle avec d'autres

ont

Sicre qualifierait volontiers

ijm &lt;c&gt;~tL

en

souscription : carte de
l'Occitanie (92X61 cm

80F), carte de la Haute
Vienne

(60X40

cm

-

en

occitan

70F), carte

culturelle de la Dordogne

(60X40

70F), carte
historique de la Vendée
(60X40 cm - 70F), carte
cm

-

du Berri, du

a

Bourbonnois et du

Argumentari.
160 pages,

100 F Franco.
IEO Musica,

42

sur

le plan organisation

rue

de la Banque

Nivernois (60X40 cm

90F).
Arsac 87 150 Cussac
T: 55 70 93 16

82000 Montauban.

de la
direction actuelle que Claude

Fax: 55 70 93 24.

format" (4 pages) est
le bulletin
d'information des
adhérents du Centre
19 janvier 1995

ie cahier livreò de Libération

de la Chanson

Zssais

X

d'Expression
Française. Tous les 2
mois il fait

l'inventaire des
Jean

spectacles, concours,
stages, disques, livres

Sociologie
Baudrillard. LE CRIME

Pmm.cëïi^

et autres faits

d'actualité.

Pour Jean Baudrillard,
le monde a été remplacé.par

Centre de la chanson

la

Commentaire de
Claude Sicre :

réalité virtuelle, l'aitérité parla
communication

perpétuelle,
au profit d'un «Crime parfait».

Baudrillard

nous

fait 30

après le coup de Debord
avec la Société du Spectacle.
Et Libé marche. Quand je vous
disais que les sociologues, c'est
ans

les Bouvard et Pécuchet de la
fin du XXe siècle.
29

-

Editions l'Asphérocartes

France. "Le petit

jeudi

-

d'expression
française - Cité
Internationale des
Arts 18

rue

de l'Hôtel

de Ville 75004 Paris
T

:

(1) 42 72 28 99
: (1) 42 72 92

Fax

19.

�1.i.. »"&gt;. .I"!. &lt;c3i.......... in i.«oi.

i

r~ni ci&gt;

~ti

n° 21 1er trimestre 1995

1

TRIBUNE
PRESIDENTIELLE 95

Edouard Balladur, parlez-nous

d'avenir!

PAR VALERY GISCARD D'ESTAIIUG

-

Saurons-nous sortir du hlocage de la

cen¬

tralisation?
La

centralisation, qui a été nécessaire ja¬
unifier la France, multiplie aujour¬
d'hui ses effets pervers. Elle déracine la dé¬
mocratie en tenant les citoyens éloignés des
décisions qui les concernent. Elle bloque les
réformes en interdisant toute approche prag¬
matique sur le terrain, et en transformant les
débats concrets en querelles théologiques
nationales. Elle éloigne les partenaires sociaux, en ne leur fournissant pas l'occasion
et la matière de rencontres locales. Enfin,
elle coûte cher au contribuable par la mul¬
tiplication des niveaux administratifs, aux
compétences enchevêtrées.
dis pour

i

|

Une nouvelle loi de décentralisation devrait

décider un

nouveau transfert de compétences
(Environnement, Culture, Sport, Tourisme, For¬
mation professionnelle des adultes, etc.) en di¬
rection des Régions et des collectivités locales,
accompagné d'un transfert de ressources, et

delà

suppression des structures nationales cor¬
respondantes. Et nous devons permettre à notre
système universitaire et éducatif de s'intégrer
davantage à la vie locale.
Cest une réflexion pragmatique sur la vie
quotidienne-des Français. La vie de la Cité les
intéresse lorsqu'elle reste proche d'eux, et elle
les déroute quand elle s'éloigne à une distan¬
ce qui rend impossible la
compréhension.

Monsieur,

matin, votre tribune dans Libé. Votre chapitre sur la décentralisation montre que vous avez un
peu - peu, mais plus que les autres - réfléchi à cette solution. Je voudrais vous encourager dans cette voie :
Je viens de lire, ce

en vous ci-joignant (c'est un très beau cadeau que je vous fais) le livre de Félix Castan, qui est le SEUL
PENSEUR de la décentralisation, méconnu pendant cinquante ans, mais qui aujourd'hui fait une entrée fracassante sur la
scène politique par l'intermédiaire des jeunes et de la musique (c'est le héros de centaines de concerts à travers la France,
et il n'a JAMAIS fait la moindre émission télé) (cf dossier de presse).
-

czn

-

en vous

avertissant

:

que les choses sont bien plus complexes que vous ne pensez (vous ne pourrez pas les résumer pareil après
avoir lu Castan : pour que la France se décentralise, il faut d'abord que la pensée se décentralise elle-même. On ne
décentralise pas d'en haut, par décret) et qu'il vous faudra faire un effort très grand et très coûteux (vous débarrasser de
-

CTZS

clichés tenaces).
-

de

vous

deux

que je viens d'offrir ce livre, au cours d'une rencontre, à Michel Rocard, et que j'attends donc de voir qui
le plus intelligent dans cette affaire, et le plus rapide, compte tenu du fait que je ne doute pas que, dès

sera

1996, les thèses de Castan seront au centre de tous les débats sérieux.
Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération.

Claude Sicre

�linha

imaQinòt

w~&lt;X!m«8Sí

n° 21 1er trimestre 1995

martine

libé

aubry,
qui agissent isolés. Beaucoup de maires et de responsables
d'associations ont besoin d'échanger leurs expériences mais
aussi de sentir que leur action s'inscrit dans un projet politique

du 15/02/95 :

"En même temps, j'en

suis convaincue, une majorité de
Français sont disponibles pour construire une société moins
dure, plus accueillante, plus solidaire. On les trouve partout,
dans les associations, les syndicats, les quartiers... Il est grand
temps de travailler avec eux pour donner du sens à leur action
et mobiliser le plus grand nombre. C'est l'ambition d'Agir."
Quelques lignes plus loin (parce qu'elle n'a pas lâché
une bétise par accident) :
"Ce que nous voulons, c'est donner un sens à tous ceux

d'ensemble. C'est

qu'Agir se propose défaire : être un lieu
d'échanges et de cohérence de l'action."
Voilà pourquoi Jospin perdra les élections. Quel
démocrate sérieux n'a pas envie de cracher mentalement à la
gueule de ces Aubry qui voudraient qu'on les soutiennent en
acceptant qu'Os "donnent du sens" à ce que l'on fait sur le
terrain ? C'est elle qui a besoin de sens. Et de nous pour lui
donner.
Claude sicre

aJtyznZsi

OOcdaMJUL

Algérie

Occitanie et culture
Mon analyse est la suivante :
Sicre et Marsillha Sound System, en refusant dé
jouer la carte de l'Occitanie mais en proposant un

melting pot musical, préparent le chemin

non pas
la renaissance de la culture Occitane mais à celle
des cultures Noires, Arabes, Sud-Américaine

Ce qu'on ne dit pas sur l'Algérie c'est qu'il y a une
grande guerre linguistique en cours. Il y a les

à

exotiques.
Quand je dis cela je ne suis pas contre la culture
Arabe à Marseille mais je pense que très bientôt,
parce qu'il n'y a pas de langue sans peuple et pas
de peuple sans territoire, il faudra décider si on
donne ou pas un quart de l'Occitanie à la
communauté Arabe qui en toute légitimité, sera en
droit de revendiquer sa langue et sa musique sur
son

territoire.

Conversation

avec

René

Duran

ce

Algériens qui veulent une Arabisation à tous crins
et ceux qui défendent la langue française. Moi je
suis pour le bi-linguisme avec primauté Arabe.
Je suis pour et contre l'Islam
pour quand il sert à unifier les Arabes
contre quand il cherche à
impérialiser pour l'ethnie
arabe les autres peuples Berbère,

Coptes etc.

Ma position sur ie foulard
Je suis pour le port du foulard parce que je suis
pour une France dont les communautés se
retrouvent et ne se fondent pas. Mais je suis
contre

au

téléphone
Félix Castan croit que l'Occitanie existe parce
qu'elle est diffuse et qu'elle existera dans
l'universel décentralisé. Toi par contre tu voudrais la
re-shématiser, la structurer en un état de plus. C'est

lorsque le foulard cherche à fondre

tous
de

là c'est aux minorités et aux femmes
battre et pas à nous de le faire pour eux.

ces cas

se

là votre différence.

I

ettre

cl

ben

aux;

peuples

inquiets

n

Francophonie. Les professionnels de la musique peuvent se retrouver par l'association Zone Franche qui publie tous
les deux mois Visa Permanent (La lettre des musiques de l'espace francophone) sur 8 pages et se pose les comment et
-»

les pourquoi

des coulisses.
rue du faubourg St Martin 75010 Paris T: (1) 42 40 0 98 Fax: (1) 42 40 23 74.

Zone Franche 17

en une

seule entité tous les musulmans Berbères,
Coptes
et participe à l'oppression des femmes. Mais dans

�Un

journal taxinomise
la pop musica

Extrait de BHMA le 19 fév. 95 ramassé dans l'avion - intéressantes

que pour le ragga et le rap

(Nxe9pxaA)

Gi-otbic (Mm)
3F*usion ($ioùziov)
€3- range (rKpaviz)
ÏBt eavy Métal
3E ndustrial

sub-divisions

-

nous

n'avons laissé les commentaires

(où on pourra s'amuser à déchiffrer certains noms, comme M.C. Solaar et d'autres), (c.$.)

1

El eath Métal

sur et

T&amp;ai (Pài)

Techno (Tkvo)

Sega (SéyKa)

Transe

Soca (SÓKd)

Tribal (TpàipaA)

(Tpavs)

Soucousse (Soukoùs)
Zouk (Zouk)

_AjudJazz(Aoivi izaz)

(Xèjli pèxaÂ)

(IvtàorpiaA)
SÉISld House (Aoivx xàouz)
-Ajnbient (Apmevt)
3E5reá Beat (MnpèiK pmi)

JKanghra (Mnàvynpa)

High Life (Xdi Àài(p)

Grarage
(rKapàz)
Hardcore

Gril Music (TkiA juoùzik)

(XàpvtKop)

JT u-ju music (Zou zou pioùzm)

IHfouse music (Xàouz jhoùzik)

2wòuao|jòç; xt|ç qcL"î xcú, xrçç Q.ÈýxE, xo QayxanâcpLv xaçaxxrççLÇexai ojiq tt]v vjt£Q(3okxà YQÏÏWI
Exqpoçâ tû)v axlxrnv - crû yyEvixri p£ exeEt] xojv xta(jaïxavàv xôcrxeç - cráó xouç xQayouôiaxÈç. Neoç
«fkioiAiàç» xoxi àôouç ,o v£agôç-{(iô&gt;aç 22 rro'jv)
M.tovx'Çoxi Mîiávxov.axó xr]v Tfanàixa.

jOLap (Pan)
Eji(pavLcnrr|XE xo 1984 |ie xov Foavx Môoxeç &lt;E&gt;&gt;xtç
xat xaxçt JtoXXoùç cruyyEVEÓei axcAuxa jie xa
[rrlovÇ û&gt;5 «|xouoixr| xwv xaxajtiEO|iÉva)\r». 2xt]v
afleolxt) jtaxeûel oxf)0oç jie oxt|0oç (i£ xo pox, xo
ojXoîo xovxeûei va Iekeqôoei oe ;iu)À.t|a£u;. 2r)p£ça
raâoyouv ôûo xuquùç xâoEiç: r] «yy.àyy.OTEO ocûi»,
ue
rxx/.t|oetç yia cpôvouç xai «rçyÈxEç» jxe PEfktor|uÉvo noivixô |xï|xqo)o (Evoux Nxôyxi Nxoyx). xai
i] -y.ov/.» Qax. LV[i(0(x£vi] |xe «xÇàa» e.tioooê:. |i£
xvoiou;
exjXQoocôxodç xov T/ovgov xa&gt;v
TÇafuaxàÇ

/ai xov

rà/Ao MC Eo/.àao.

�Claude,
Tu sais, de ci de là, les choses que j'ai pu lire, entendre, de toi
comptent beaucoup pour moi et trouvent un écho vibrant,
passionné et violent chez moi. Je partage ces idées là.
Dans le cadre d'une formation en cours d'emploi, j'ai
repris le chemin de l'école... pour être éducateur spécialisé, et le
thème de mon dossier de fin d'études devrait être
quelque chose comme : La citoyenneté en 1995 : quel enjeu social ? - être
actif au

quotidien - quelles éducations (nouvelles ?) pour l'enfant, futur citoyen (cf: Freinet).
Dans l'interview que vous m'aviez fait parvenir il y a quelque(s) année(s) avec
Ange B et les Femmouzes T, il est dit
que vous "n'aimez" pas les travailleurs sociaux, qu'en fait on n'a pas besoin d'eux. Je comprends cette idée... tellement de

"BRANLEURS" (excuses-moi du terme). Là, à lécole, au centre de (dé)formation mes
collègues de promo et les autres
m'agacent, aucun ne veut réellement réfléchir sérieusement à cet enjeu de la citoyenneté... Je me sens isolé et dans un (p'tit)
combat solitaire. En fait là, je te contacte comme un tas d'autres - Saïd Bowamama
(sociologue qui a écrit le fort intéressant

"De la galère à la citoyenneté" entre autres)... Jean Le Gai (auteur
pour la ligue des droits de l'enfant, d'un bel article
"L'enfant citoyen") - pour essayer d'avoir des interlocuteurs extérieurs
pour échanger des points de vue, partager mes
travaux avenirs et ma réflexion, enrichir ma formation et rebalancer avec
plus de force en école, en centre de (dé)formation,
chez les travailleurs sociaux... cette pensée et volonté commune
qui nous fait vibrer nous qui croyons à la notion d'une vraie
citoyenneté et non au nationalisme.
C'est vrai que les travailleurs sociaux sont trop barrés dans un schéma "Gestion du travail social et de l'exclusion". Moi

je veux autre chose !
Trouve ci-joint un édito

écrit par des gens d'un quartier avec qui j'ai bossé pour la mise sur pied d'un journal.
Egalement je veux te dire que je suis en stage de prévention - comme éducateur de rue !? marchés, marcher, rencontrer,
discuter, apprendre à se connaître, s'écouter, se dire enfin bonjour! prend une importance inouie ! dans mon travail... mais
c'est dur, car le quartier est pourri,
The-super-zone et la misère suinte de partout... et le centre social s'en fout, la commune
s'en fout, les îlotiers s'en foutent., et les jeunes et les moins jeunes en
galère zonent comme c'est pas permis... les
problèmes sont omniprésents... et moi, là-dedans - l'éducateur de rue ?
Alors l'enjeu social d'une vraie citoyenneté : être actif au quotidien me
parait de plus en plus primordial. Il faut que j'en
parle, écrire un mémoire que liront paut-être d'autres travailleurs, instances du social, faire entendre ça dans les radios, dans
la presse... dès que je le peux, être cette espèce d'intermédiaire... l'un des intermédiaires
qui peut faire entendre CETTE
PAROLE LA!
J'ai cela à vivre et je

crois que ce n'est pas aussi éloigné que ça de ton, votre combat au quotidien, le problème ici à
Douai c'est que je me sens isolé... je n'ai guère encore trouvé de véritable
"complice". Je voulais que Claude Sicre, ArnaudBernard et Toulouse... sachent cela ! J'ai plein d'anecdotes, de choses à raconter, mais à
qui tout raconter ? Prendre la

parole
plus en plus dur, et on le voit bien à l'approche des présidentielles "notre" lutte ne fait que commencer.
J'espère, Claude, avoir une réponse, le PLAISIR DE TE LIRE, toi ou un de tes proches "COLLABORATEURS" (car tu
as peut-être
beaucoup trop de boulot, de choses à faire....)
J'espère avoir le plaisir de vous rencontrer à Arras...
me

semble de

"La lutte continue..."
FRATERNELLEMENT A TOI, A ARNAUD-BERNARD ET A TOULOUSE-CAPITALE.
Christian Dequesnes. 40 rue Court
P.S.: Si

à la Pierre BP 17,59167 Lallaing. T : 27 80 77 76

quelques autres (des FANS! DUSUD!) avaient besoin d'être hébergés quand vous venez à Arras, je peux accueillir chez moi 4 à 5
personnes sans problème !
vous ou

Anniversaires. Avec les 50
promesses. Pas du genre

ans

à faire

rencontres de Larrazet des 3 et 4

de l'IEO, nous fêtons aussi les 5 ans de la Linha Imaginôt, jeune et pleine de
numéro spécial (ils sont tous spéciaux 1). Mais on peut considérer que les

un

Juin, pour les 20

ans

du Trait dUnion (voir page 35), sont aussi là pour ça.
Bon anniversaire !

(J-M B)
33

�H* ■tm

-|iPY UN""'

n° 21 1er trimestre 1995

cortetas... cortetas...
■*

Gironde.

Qu'une

départementale
d'un parti politique ait
un secteur culturel, c'est
section

Que ce

assez rare.

secteur ait

une

publication tous les deux
mois sur 14 pages

grand

format, ça l'est encore

plus. C'est le cas du PCP
de la Gironde où le
secteur culturel

l'Ormée,

publie

avec

interviews, compte-

Depuis Béziers Juillet 1994, notre mouvement (1) a ouvert un Restaurant-Galerie.
projet est en gestation; celui d'un CERCLE LOCAL MOINS LES MURS (littéraire,
philosophique, musical et citoyen) un peu (et même beaucoup) dans cette idée de laboratoire, de
recherche et de passage à l'acte dont parle André MINVIELLE dans la Linha de Décembre. Je
suis heureux de lui avoir offert la veste de l'ouvrier des Chantiers Navals de LA SEYNE (ici à
côté de Toulon) que fut mon père. Sur la veste qu'il porte sur scène dans ses représentations, au
dos, dans le dos, il y a le label "CONSTROY MOUVEMENT'. Avec les mots et le raisonnement
qu'il porte dans ses ludiques vocaliseries je trouve que le tout fait "acte juste". De toute façon, il
le sait, je le lui ai dit à Béziers, "ANDRE MINVIELLE, je te bade !"
Bon, et puis ici je me bats toujours pour un point d'échange de plus sur la LINHA IMAGINOT,
ici à LA SEYNE, ville condamnée à renaître. C'est le projet de "COMPLEXE HANGAR aux
ARTISTES" que nous agitons avant les municipales et on l'espère, bien après aussi. On vous
tiendra au courant, par d'autres numéros de LA DEFERLANTE.
Un autre

Amicalement.

rendus, portraits,
opinion, etc... L'Ormée
organise aussi des
rencontres. Exemple :
avec

l'a.mj.C. Claude, Salut la linha,

Salut

gérard rinaldi 5 chemin des mimosas
83430 S1 mandrier

t: 94 63 63 84

le directeur du

Centre

régional du livre

P.S.: Si vous passez

dans le coin, n'hésitez pas à nous le dire, si vous voulez qu'on se voit.
(1) NDLR : "Constroy Mouvement" à La Seyne sur Mer. Voir page 24 de ce numéro.

d'Aquitaine. (J-M B)
Abonnement
L'Ormée 15

:

50F/an.
Purtade

rue

33800 Bordeaux.
-»

Musique vivante. "Un

lieu

rayonnant, une

maison des

musiques

vivantes, un espace de
rencontre, d'échange de

formation, de création et
de diffusion..."
ainsi que

:

c'est

ŒLUBAT
ANTI CENTRALISTES

ANTI-REGION ALISTES
TCHATCHE

Philippe Metz

définit Music'Halle dans

F-MCASTAN

le n°l de Nota Note,

journal de prise de
parole gratuit de cette

IDENTITES COMMUNALES
FEMMOUZEST

association. On retrouve
dans le numéro 1,
Jacme

LARR A ZET

Gaudas, Eric

ANTI-OLIG ARQUE
AIOLI

Lareine, Vincent Pradal,

Magyd Cherfi (Zebda, Ça
bouge au Nord) etc...

MASSILIA SOUND SYSTEM

Music'Halle
23

rue

LOOAI

Danielle Casanova

FABULOUSTROBADORS

31000 Toulouse
T: 61 21 12 25

laurent

Pax: 61 13 77 18.

34

Sinturel

�'jém

I in biai

£§7» M

imiaLaïoQttrimestre

n° 21 1er

Festival "Les

Dimanche 2 Avril
Palais des sports
-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Equinoxes"
à partir de 16 H

cortetas... cortetas...

Peyras, Gérard Pansanel.

Christian Lavigne, René Nan, Jean-Marc Padovani, Michel Benita, Demba
Bernard Lubat, André Minvielle.
Los Fabulous Trobadors

Belgique. L'idée des

■»

de Castelnau le Lez (district de Montpellier)

Claude Marti et ses musiciens : Olivier Chabrol, Pierre
Michel Marre &amp; Cossi Anatz reconstitué :

1995,

Coulibaly.

repas de quartier s'est

exportée jusqu'à
Charleroi. Le journal de
la nouvelle économie
sociale "Alternatives

wallones"

a

publié

l'article du Carrefour

Jean-Marie Carlotti

Culturel Arnaud-Bernard

Rosina de Peira

(LI n° 17). Le journal

Laurent Audemard &amp; une Anche Passe
Patrick Vaillant &amp; Ricardo Tési

mensuel et est à l'affût

Ulisse

des alternatives

:

vient de passer en

Guy Bertrand, Eric Montbel, Laurence Charrier, Cyrius Martinez

Corou di Berra
Nux Vomica

sur

les

différentes frontières

thématiques, en
Belgiques et ailleurs.

Manja Cat

(J-M B)

Entrée : 120 F (réductions pour
groupes,
Locations : FNAC Minitel 3615 FNAC

étudiants, demandeurs d'emploi, enfants)

Alternatives wallonnes
rue

-

Carcassonne : Tempo (68 71 04 76)
Narbonne : Disquerie (68 32 15 18)
Béziers : Music Store (67 11 09 40)
Sète : Open Music (67 74 76 15)

Bibliothèque. Une
bibliothèque municipale
-&gt;

Ferdinand Fabre 34000
T: 67 02 49 83
rue

est abonnée à la Linha

Montpellier

Imaginôt : celle de
Montauban. C'est
une

Rencontres

la Linha

Imaginòt
(Tarn et Garonne) 3 et 4 Juin 1995 (Pentecôte)

Larrazet

sur

Dans le cadre du 20e anniversaire du Trait d'Union
les acteurs de la Linha Imaginòt.

Témoignages et confrontations de
communautés vivantes et

:

qui oeuvrent à la construction de
qui se tiennent sur la crête de la création et de la

Cerm Louron et l'association

Perspective, Marseille et le Massilia
Nux Vomica, La Seyne et Constroy

Chourmo, Decazeville et Mescladis, Nice et
Mouvement, etc...
Concert exceptionnel le Dimanche 4 Juin. A partir de thèmes choisis et de textes lus
ou chantés
par des Larrazettois, les groupes improviseront sur une base musicale simple.
Participation des Fabulous Trobadors, Compagnie Lubat, Massilia Sound System,
Femmouzes T, Nux Vomica, etc... Concert dédié à Jean-Paul Guiraud (Prada).

Renseignements : Alain Daziron Maison de la Culture 82500 Larrazet T :
Anne Brunei T : 61 29 87 46.
35

sait

quand on
qu'elle n'est pas
abonnée à

hebdomadaire

ceux

63 20 71 22.

déjà

bonne chose,

notamment

(journal communal), Larrazet invite

décentralisation.
Sont attendus

-

Belgique.

Renseignements : Festival "Les Equinoxes"
17

Willy Ernst 29

6000 Charleroi

un

comme

l'Express. Mais
malheureusement,
personne ne le sait

:

la

Linha

Imaginôt n'est pas
exposée dans les rayons
des journaux
consultables. Y aurait-il
dans la Linha

Imaginôt

des choses à cacher ?

(J-M B)

�«V\d*x4{/ ,0M ^CKA eÀr-&lt;y&lt;M

-i'tjlAlM

A/y^tA:^ b

Coupon d'abonnement

linha imaginât (1 an/4 numéros)
numéros de la linha imaginât du 1 au 20

abonnement à ia

l'ensemble des

abonnement à Occitans ! la

revue

100 f
300 f
100 f

de l'ieo

l'ieo (sector musica), abonnement
linha imaginât et Occitans ! compris

adhésion à
à la

total
Frcx*\oPlS

f

}
nom,

prénom

adresse
Linha Imaginòt publicacion trimestriels de l'Institut
e de la GRQM

:

150 f

:

:

d'estudis occitans, sector Musica

Director de

publicacion : Claudi Sicre
Cap de redaccion : Claudi Sicre
Redaccion, administracion, difusion : Joan-Marc Buja
Adreça : 42 carrièra de la banca 82000 Montalban T : 63 63 08 58 Fax : 63 20 33 89.
Mesa en pagina : Agença A+ 11-13 carrièra Sant Nicolas 31300 Tolosa T : 61 59 34 48
Depos légal 1er trimestre de 95

à

retourner à

l'Ì€0

IHusica 42, rue de la

banque 82000 Illontauban

�</text>
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          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
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              <text>Linha Imaginòt</text>
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          <name>Subject</name>
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              <text>Mouvement occitan</text>
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              <text>Musique -- Occitanie -- Histoire et critique</text>
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              <text>Décentralisation</text>
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              <text>Chansons occitanes -- Histoire et critique</text>
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          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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            <elementText elementTextId="662465">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
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              <text>Charles-Dominique, Luc</text>
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              <text>Buge, Jean-Marc</text>
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              <text>Lhubac, Jean-Michel</text>
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              <text>Gaudas, Jacme</text>
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          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, KI 5</text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Bibliotèca</text>
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          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Numéro de revue</text>
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          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Documents</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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      <name>Musica occitana = Musique occitane</name>
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      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
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