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                  <text>5l.|SÎ

N°
mm

22

IMAGINOT
Publicacion de! sector musica de l'Institut d'Estudis Occitans

e

de la

GRQM

.

Y

2d trimèstre de 199S

LU.

Maladie Llillll
honteuse

A

01

RE

"Régionalisme ? On
banni

a

mot de notre

ce

vocabulaire", affirme,

maladie n o n t e u s e

p'

Cher fími d'Oc

P2
p4
p5

Sur le militantisme Dreton

commentaire général oe Jean-marc Buge
Oe Gaulle, castan. Blanc. Buge et Lafont

rap
marseillais. Massilia Sound

System. "Les militants

o al oromes a Cl. sicre
cnere Linna

Ouestlon ae le n g a
e la Folie i
La province se reoiffe

nux vomica
Le carnaval indépendant oe st-Rocn
Jeudi 2 mars. 18 Heures

Vacances occitanes
Pour une économie oe solidarité

Frédéric Cayrou :
L'entree du ouriesoue dans le tneatre
Claude BIran a

.

-

Escotat
ces dernier

temps. l'iEO musica a
Le Pal c'est l'ílgora

P2
p30
p33
p33
p34
p35

p36

profondément, du
ce
que d'autres
ont appelé, fort justement,
le complexe du colonisé !
côté de

La question

mérite d'être
posée, de même qu'il
devient temps de
s'interroger : les cultures
occitane, et bretonne, et

pés" poursuit-il, répon¬
une
question
quelque peu orientée de
Télérama

défendre véritablement !

avec

théories

P7
p8
pl2
p 13
p 14
p 1 5
P I ?
p I 8
pl 9
p20
p2l

dance

se

leurs

l'indépen¬

sur

sont trom¬

( I ). C'est

pourtant en terre occitane

Massilia Sound System
puise son rap-aïoli.
"Gascon, ça sonne
bien, c'est presque un
gros mot" lance Bernard
Lubat, à qui le même
journal décerne pourtant
que

un

label "d'anti-

régionaliste et d'antinationaliste" (2). Avec sa
"Compagnie Lubat de
Gasconha ", Lubat
construit

chanté

en

corse, et

sont-elles pas

dant ainsi à

Et qui, de toute façon,
crachent manifestement
dans la soupePierre Morvan

"Le

(1) Télérama n°2337, 26
Octobre I 994.

(2) Télérama n°2343, 7
Décembre 1994.

Questions à Morvan
la soupe ?
Le Massilia Sound

BEVUE DE PRESSE
fimerlcanlnl et la reoonse de Claude Slcre

deolore

-

"Le nouveau monde"

Le nioc notes oe BHL
es villes monde

-

-

p37
-

main Delon

vers un monde communlcatlf

Reçu en Hdo- marsellle tais-tol
exigence du niurllingulsme
-

-

Demain

maladie

-

guère contagieu¬

se, certes,

p47

d'une

de l'autonomie ! Une

ment

ourrler

-

grave maladie, nous les
militants du régionalisme
et

Titres- coilard est un con

le savoir

mais franche¬

honteuse. Ou bien la

maladie n'est-elle pas

à

est

devrait-il être
ou

sans

Peuple Breton",

n°375, Mars 1995

Où

jazz and rap
...langue d'Oc !

un

Serions-nous donc atteints
-

en¬

basque... ne
quelquefois
exploitées par des gens,
soit qui s'en moquent
éperdument, soit ne sont
pas décidés à se donner
les moyens de les

barbus

p6

concepts centralistes

Témoignage sur Frédéric cayrou
notes sur Plega-sardas

péremptoire, l'un des
meneurs du
groupe de

rechercher ailleurs,
fouie

System
régionaliste

nationaliste pour

promouvoir l'idée
occitane !

Où

est

la colonisation ?

Qui exploite la culture
occitane ?

Qui la défend le mieux !
Claude Sicre

�imaginòt

inha

w&amp;&lt;&amp;fMtf.&lt;ífíÌvS;Ì¥ń5v

n°22 2d trimèstre de 1995

Cher ami

tendance rock-funk-

invention de la DATAR

régions du monde, qui

d'Oc

world music, Eric
Marchand et le taraf de

reprise à son compte
par le Mouvement

font vivre l'âme celte.

Cransébès, Barzaz Trio
(chant traditionnel

breton ? Grossière

l'Etat, attire entre 250 et

erreur,

c'est le contraire
qui est vrai. Le concept

300 000 personnes en
dix jours. Un festival

d'arc

des télévisions des pays
celtes se tient chaque

►

J&gt; ai pu lire l'article

que vous avez
consacré à l'UDB

dans le dernier numéro
de Linha Imaginât. Je
vous

remercie de

breton

et

percussions

orientales), Ar Re
Yaouank (inventeur du

rave-noz), jazz celtique
de Roland Becker

ou

atlantique a été
inventé, à partir de
solidarités interceltiques,
par l'UDB et le CELIB

Jacques Pellen, new-age
de Stone Age, technotrad de Denez Prigent,

Le festival

etc. Vous vous vantez

fondé

libertaire et frondeur.

d'avoir

rassemble

Le ton volontiers

d'avance ? Je vous

à Lorient des artistes

critique et contestataire

avoue

de votre article n'est pas

fort peu

(musiciens, peintres,
sculpteurs, comédiens,

l'intérêt que vous portez
au

peuple breton et à
qui s'efforcent de

ceux

perpétuer

son

esprit

déplaire car la
critique, quand elle
pour me

quelques années
que nous avons

de goût pour
l'autosatisfaction, mais
nous ne nous

vient d'horizons que je
crois amicaux, ne peut

pas à la traîne
l'Occitanie.

qu'être profitable et

Autre

stimulante. Vous

avez

remarqué que nous ne
nous ménagions pas,
car

le doute et la remise

en cause

sont

les

conditions de la

démocratie. Toutefois
votre

propos m'est

apparu plusieurs fois
péremptoire et pour
tout

dire fort

sentencieux,

car vous

sentons

de

point. L'arc
atlantique, une

dans la deuxième moitié
des années soixante

en

(1).
interceltique,

1971,

chaque année

écrivains) écossais,
irlandais, mannois,
cornouaillais

britanniques, bretons,
galiciens et asturiens,
mais aussi d'autres

Ce

festival, snobé

année dans

par

ville

une

différente. Les "officiels"

repris le concept à
Depuis
1989 la Conférence des
régions périphériques
maritimes, créée à
l'instigation de la
Bretagne eri 1973,
compte une commission
"Arc atlantique", trop
timide à notre goût mais
qui a lancé plusieurs
programmes de
coopération
interrégionale dans des
ont

leur compte.

domaines

comme

le

transport maritime et la
sécurité

en

mer,

la

protection de
l'environnement, la
recherche scientifique,
le tourisme culturel.
Vous

de

reprochez à l'UDB

pas tenir compte
de l'échelon
ne

intercommunal et

semblez méconnaître la

intercantonal et de

réalité contemporaine
de la Bretagne et la

pas mettre en cause

pensée qui anime les

souhaite de

militants de l'UDB.

trop lu en Bretagne car
vous feriez rire. S'il est

La lecture d'un

magazine comme "Trad
Magazine" vous
révélerait que la
musique bretonne ne
s'est jamais aussi bien
portée et qu'elle ne
craint pas les
métissages. Ex : Taýfa,
groupe

berbéro-breton

départements. Je
ne

ne

les

vous

pas

être

parti politique en
Bretagne qui s'est
exprimé en faveur des
"pays" ou "broioù",
un

réalité multiséculaire
chez nous, c'est bien
l'UDB ! La
des

suppression

départements

l'une de

nos

est

�imaginòt

Linha
i«é bats

n°22 2d trimèstre de 1995

revendications

principales

sur
institutionnel.
Autre
nous

grief
faites

Nous

le plan

que vous
:

l'Etat-nation unitaire

:

langue

1

1 peuple

nation. Rien n'est

faux. Si

avons

régionalistes, au sens
moderne et européen
du terme, c'est à dire à
la fois décentralisateurs

nous

reprendrions à notre
compte la formule de
=

sommes

=

et

solidaires, et

nous

très

nous assumons

1

plus

bien, merci. La Bretagne
est ce pays où un
village de blancs, à la
moyenne d'âge plutôt
élevée et pratiquement

nous nous

proclamons
fédéralistes, et non pas
indépendantistes et

bretonnants, s'est
un maire noir,
natif du Togo. Le village

souverainistes, c'est

a

autonomistes et

marché

aux

président de l'Union du
peuple corse, pour

un

solidarité

ministère de la Culture à

avec

démocrates
Est-ce là la

"élaborée
dont

vous

les

algériens.
politique

en

même fait école

puisque le maire, dont
nous ne

sommes

l'Etat-nation,

fauteur de guerres et
liberticide. Nous
pensons que

le

déborder l'Etat-nation
en

même

temps que nous

agissons au niveau
régional.
Je connais votre credo
antirégionaliste, qui
s'appuie sur les écrits de
Félix Castan. Je peux le
comprendre - sans pour
autant

le partager

-

dans

le contexte occitan, où
la réalité culturelle et

l'organisation politique
des territoires

que nous connaissons
comme l'un de nos

Guyonvarc'h
parole de l'Union
Démocratique Bretonne

pas

de

ne

ceux,

dangereux apprentis
sorciers, qui crachent
sur la politique. Ce n'est

(1) NDLR

:

Nous

avons

appris depuis que l'Etat
français ne donnait pas
de suite à cette analyse.

devenu conseiller

l'Europe
politique, s'il ne se fait
pas contre les pays du
Sud, peut permettre de
le haut

les idées mais

Adesias.

compatriotes, est

processus de
construction de

par

toutes

Paris ?!

Kristian

Alors oui, nous faisons
de la politique, et oui
nous nous intéressons à

nous

partageons pas

un

Porte

précisément

parce que
condamnons le

ministre et

chambre"

parlez ?

tous

choisi

pas a vous que

j'apprendrai que tout est
politique, au sens
primordial du terme, et
en premier lieu la
culture. Sinon, pourquoi

dénoncer la politique
française des visas et
témoigner de notre

la culture. Nous

modèle de

côtés

de Max Simeoni,

ne

peuvent se superposer,
mais il serait plutôt
malvenu de vouloir

l'appliquer
universellement, d'une
façon somme toute
assez dogmatique.

Réponse de Claude Sicre

général du Finistère.
Des journalistes
américains sont
étudier

Je

venus

ce

Bretagne pour ce

qu'elle n'est

pas. L'UDB
s'est fondée fin 63 -

début 64 à

l'instigation
jeunes Bretons qui
s'étaient, opposés à la
guerre d'Algérie. La
semaine passée 2 500
de

personnes ont manifesté
dans les rues de Brest
Pen

la

venue

de Le

qui n'en a pas

même réuni

un

millier

pour son meeting. Le
Mars à Nantes, nous

25

lui

Sur la

musique par exemple, les
stratégie différente qui a des résultats
certains. Juste quelques phrases pour dire à Mr
Guyonvarc'h:
!) que je connais bien les thèses de l'UDB et que
je les trouve très confuses. Que Mr Guyonvarc'h nous
éclaire mieux sur le débat culture/politique et
nation/région, nous passerons son article avec plaisir.
2) qu'il a raison de dire qu'il n'y a pas de modèle à
vouloir appliquer partout, mais que chez Castan, ce
n'est pas simplement à cause des réalités géographico culturelle occitane que la superposition réalité
culturelle/organisation politique des territoires est
critiquée. C'est plus largement, et universellement, là, la
critique de toutes les idéologies qui mécanisent le
rapport culture/socio-politique : marxisme, libéralisme,
avec

"phénomène", unique
au monde paraît-il. Il ne
faudrait pas que le cas
Le Pen, pupille de la
nation, donc pur
produit du système
d'éducation français,
vous fasse prendre la

contre

ne vais pas défendre le point de vue de Buge, qui se
défendra bien tout seul. De plus je ne suis pas d'accord

bretons

surtout.
ont une

socialisme, ethnisme, nationalismes, lutteouvriérisme,

particommunistofrancisme etc, etc. Sans oublier le
Morvano-peuplebretonisme, qui reproche à Massilia
d'utiliser la langue d'oc sans être autonomiste (vous
voyez qu'il n'y a pas loin à chercher), c'est à dire sans
mettre au

service d'une

se

théorie, d'une stratégie

préconçue, comme si la littérature, la chanson, n'avaient
pas la leur propre.

�imaginÒt

Linha

HiPliPIll t

s

n°22 2d trimèstre de 1995

liens certes

Sur le

militantisme

notion de

linguistiques

qui n'est

expliqué précé¬
demment), sûrement

absolument pas chargé
de tout le passéisme dit

que
ans

le parti a vécu (30
!) et c'est pour ça

"gauchisant des années
puisque la

que

je n'y adhère pas !

culturels et
et en

historiques

;

70"

l'occurence aussi

géographiques.

construction d'une

En effet moi

fédérale et
régionalisée est bien un

une

qui

D'autre part, en ce

d'apporter quelque
éclairage en ce qui

concerne

différents

point de l'article (En
passant par la Bretagne,
LI n°21). Tout d'abord

concerne

concept novateur.
Pour nous résumer, c'est

le

département et ses
structures dépassées,
l'UDB

a

que dit votre article
de réelles et pertinentes
ce

solutions, que bien

Démocrates

qui va je l'espère

au

un

être

vecteur novateur

mouvement

du

breton.

J'espère que l'on pourra

institutionnellement les
: de
la Commmunauté

éviter de

différents échelons

sûr

Bretons)

bien ça, nous

adhérons
principe de
subsidiarité qui concilie

contrairement à

je construis

nouvelle
association de jeunes.
neuve : les JDB Qeunes

Europe

Je me sens obligé

stéréotypes",
je reconnais

et

&gt;-

Olivier Mantel

c'est vrai

(bien qu'allant au-delà
comme

breton

donc

dans ses

"subsidiarité"

retomber dans

analyse (de l'UDB).

faut "inventer" de

Pour cela contacter le

nouvelles structures, qui

En

déjà par
l'appelation "bassin
d'emploi et de vie", que
nous appelons nous les
"pays".
En ce qui concerne
notre "régionalisme" il
faut préciser que ce
terme n'est pas le plus
près de notre
conception du

personnellement, je me
rapproche aussi de la

fumeux de
l'UDB, prendre des
positions claires, et
élargies du débat
uniquement bretonbretonnant, aborder les
vrais problèmes de

notion d'auto¬

société (chômage,

détermination. Pour ce

intolérance, démocratie,
Europe... et j'en oublie

pouviez

l'équation 1 langue = 1
peuple = 1 nation est

vous ne

très loin de notre

Nous considérons

P.O.B.L.

(Parti pour

l'Organisation d'une
Bretagne Libre, lui
clairement nationaliste
et

de droite même). En

effet, la première erreur
est de dire 1 langue : eh
oui, n'oubliez pas qu'en
quelque sorte la
Bretagne est
naturellement

plus

"multiculturelle" que
l'Occitanie avec ses 3

langues (Breton, Gallo
(NDLR : voir encadré),
français !)
De plus l'UDB se
défend d'avoir jamais
prononcé le mot nation
(à la différence de moimême) en ce qui
concerne

Par

la Bretagne.

contre, il est vrai

considérons
qu'il existe un Peuple
que nous
Breton ;

il existe

dans le sens où
un

sentiment

certain

commu¬

nautaire, basé sur des '

Européenne à l'individu

connaître auparavant.

en

même.

qu'il

fait existe

qu'on

y

d'origine celtique.
La Haute Bretagne
de

-

parle

à St Brieuc
une langue

a perdu le breton grâce à - à
l'arrivée des troupes romaines et de la paix

-

cause

langue romaine, un des
multiples "patois" - langues du territoire français. Cette
langue n'est pas un sous-français (celui-ci n'est qu'un
patois qui a bien réussi).Cette langue s'appelle
scientifiquement le britto-romain ou le gallo. Les gens
d'ici, qui n'ont pas conscience de cette langue,
l'appellent naturellement le patois. Le gallo se parle
donc en Haute Bretagne, en Mayenne et aussi dans
l'Anjou. Cette langue est largement utilisée à la
romaine. Ainsi est née une

faisait trop

indépendantistes-

nationalistes") ou
"décentralisateurs" (mais
nous refusons la vision
de le décentralisation à

parisienne).

elle s'accomode du français mais elle
à peu. Une écriture existe maintenant : un
Tintin est sorti (la première BD en gallo) "Sus l'ûle
naize" ("Sur lìle noire"). Kenavo !
campagne car

Aujourd'hui un terme
me paraît approprié :
car

gallo

c'est bretonnant, c'est à dire

à tour déclarés

"fédéraliste"

"figé

Il y a deux Bretagne : la Haute et la Basse.
En Basse Bretagne - ligne ouest de Vannes

"autonomistes" (mais ça

la

qui concerne,

Le

Nous nous sommes

"

ce

qui est du parti

militantisme.

tour

des concepts

disparaît

c'est un

concept qui s'applique
d'abord au niveau

peu

Jean de Pipriac
Vé

européen à travers la
4

qui y'a n°5

-

Mars 1995

-

Massilia Chourmo

�imaginòt

Linha

n°22 2d trimèstre de 1995

!). Et tout cela sans

dénigrer l'UDB qui a fait
un

énorme travail de

réflexion

depuis 30 ans
d'organisation
sortir le

et aussi

pour

mouvement
son carcan

breton de

ARB

ou

FLB

(les anciens fachosbretons) et proposer
alternative sérieuse

une

et

progressiste du

mouvement

breton

(l'UDB possède

plusieurs conseillers
municipaux, maires,
etc...).

Commentaire

avec

Je suis heureux qu'un

dialogue existe entre
nos deux Peuples ?
Régions ? Cultures ?

autres

militantismes ? (comme

clairement

;

et le

respect aussi.

et

Si les

au

:

Les

JDB font partie

(Jeunesse
pour une Europe des
Peuples Libres, en
anglais) une association
ou plutôt fédération
européene qui partage
nos principes de
subsidiarité, de fédéra¬
lisme européen, et de
de la YEPE

pluralisme culturel.

été

d'idées, l'UDB

influence

notre

poids

politique". Dans le n°376
Jean
Guéguéniat qui reconnaît
que la culture bretonne
est en pleine
effervescence alors que le
mouvement régionaliste
reste poussif. Autant dire
tout de suite que la
stratégie politique
régionaliste ne
correspond pas aux
besoins, alors que la soif

qu'une
a

avons

d'Avril 1995, c'est

l'anti-

centralisme. Il

"Nous

d'identité bretonne est,

été

élaboré par

Félix Castan à
partir de l'expérience et
une réelle analyse du

quotidiennes dans
chaque lieu, plus longues
et difficiles que les "prises
de position" et autres
et

parole de l'UDB

mesure avec

cela, il n'y a à notre
:

Peuple

idéologique, au sens noble
du terme, sans commune

parisien" (d'après
Occitania, le journal du
parti occitan). Or pour

décentralisation culturelle

multidimensionnelles

a eu une

objectifs de la

connaissance

régionalisme à l'anticentralisme. La

Décembre I994, l'ancien

un creuset

nouvelle fédération est de

occitane, mais bien le

suppose des
constructions

avouer :

le premier

dynamisme à la culture

Breton n°372 de

porte

la fédération

solution

d'aller

bout de leur

ainsi dans le

"combattre le centralisme

P.S.

régionalistes

raisonnement, ils
conviendraient. On voit

quelques

pas d'opposer la
culture bretonne et son

s'agit

en

Régions et peuples
solidaires, ose l'indiquer
des 13

l'aurait

avaient le courage

de

le Parti

:

on

remarqué, depuis 30 ans).

Bretagne

répondant sur les
questions de fond. Les
réponses à des critiques
extrapolées ou inventées
(exemple : nous n'avons
jamais écrit I nation = I
état) laissent un vide face
aux vraies critiques sur la
cohérence analyse/action.
En effet, pourquoi tout
cela ! L'UDB qui vient de
Occitan

voudrez)

de

cachent mal le manque

créer

vous

contraire,

Lespoint
quelponctuelles
ques mises au
venues

général de Jean-Marc Buge

"marches dans les rues"
sans
ne

lendemains

créant

rapport

se consacrer

bien

Mr Morvan qui se
de la culture

pas

clair que celui-ci ne se
combat pas au Centre,

complété-Sicre (les seuls
à avoir pensé aussi loin la

moque

suivant le mode de

décentralisation culturelle,

pensée du Centre, mais à
la périphérie, en prenant
le contre-pied de la
pensée verticale (par des
transversales) et en
érigeant des contrecapitales. Le reste est de
l'à-peu-près, chaussetrappes et voies sans
issue. (Dans le cas

pourquoi le nier ? On

plus que la
culture occitane, elle n'est
bretonne ? Pas

de droite ni de

et

pertinente l'action. Il ne
5

est

représenté (voir l'encart
le gallo). Et n'est-ce

l'anti-centralisme Castan-

y alimente la réflexion,
elle-même rend plus

à l'essentiel,

les citoyens

centralisme. Il est ainsi

Bordeaux à Nice. L'action

que

de leur
village ou de leur ville, et
qu'ils font mouche, y
compris jusqu'en
Bretagne, où le Massilia
avec

sur

l'équivalent. Sicre
propose Meschonnic - pas
de pot : il n'est pas
breton) marque des
points chaque jour de

ce

(page
I), c'est justement parce
que Lubat et le Massila
Sound System n'ont
jamais mangé à la soupe
régionaliste qu'ils ont pu

sociale

attend

réel

croit Pierre Morvan

Chourmo

politique de

puisque

de force. Et

contrairement à

elle, bien réelle.
La cohérence culturelle,
et

aucun

gauche,

et

n'a besoin d'élections

institutionnelles

imprégnées de
(et de son

centralisme

corollaire, le

provincialisme), pour
prendre la place qui est la
sienne face à ceux

l'ont mise à mal.

qui

�Linha

imaginòt

n°22 2d trimèstre de 1995

.Cortetas...Cortetas..
Excuses. Certains

exemplaires du dernier
numéros de la Linha

Imaglnôt ont subi
quelques désordres au
montage, et certaines
pages ont été inversées.
Les lecteurs auront

rectifié d'eux-mêmes, et
nous

leur

présentons

nos excuses.

La

rédaction.

De

Gaulle,
Castan, Blanc,

Buge et
►

bolegar clins tota la
région d'Auvernha.
Mena actualament

una

suis

gaulliste
que sur un point. Qu'a
défini Buge dans son
e ne

prétentieux

Lo 27 d'abrll

passât, 95 comunas sus
las 236 del departament
del Cantal avlán
délibérât

en

conselh.

municipal. Los prlmlèrs
résultats dalssan pensar

que las iniclativas van
se

multipllcar e

se

gaulliste

sur tout

castaniens.

de

contre mes

lo vent. Donc la tôca

rejetées, occultées,
censurées, déformées
par le Parti
Communiste, les
socialistes, les Ben
ethnistes, les POCistes,
les extrême-gauchistes

lo bon

sens.

(J-MB)

lui disant que

si

été bouleversée.

Mitterand, d'ailleurs,
rencontrera

Castan dans

quelques mois (je m'y
emploie) et pourra
mesurer alors, en toute
quiétude, l'immensité de
ce qu'il n'a pas compris.
Et qu'il ne pourra plus
mettre en

arguments

Je veux lui répondre en

es

eut

nationaliste occitan,

possibllltats d'accion que
podon pas obtener
qualquas eleglts solets,
dlns de mltans plan
barrats. Aquô per los
que se presentan a las
elecclons sos l'etlqueta
"occltanlsta". Lo poder
es pas ont se crei qu'es :
los eleglts fan que seguir
de far bufar lo vent dlns

envoyé de Roosevelt) la
politique française en

je n'ai pas la
prétention de me
comparer à De Gaulle,
qui fût un héros entre
40 et 45. Mais Blanc, lui,
a pris ma boutade au
pied de la lettre afin de

las de l'IEO

crean

acerbes réflexions d'un

reste, et

s'en servir, en crypto¬

la

vaises nouvelles et sans

le

aquela
operaclon, se pot ver
que las slnerglas coma

diverslflcar. Amb

:

Gardens, un jour sans
bombes, sans mau¬

je suis anti¬

branle. Et

grâce à Lafont (qui
dernier ressort,
organisé la rencontre),
que Mitterand invitera
Jospin à écouter cet
c'est

aura, en

un

acteur/ penseur
occitaniste n'a

projeté
idéologie
française dans son

extraordinaire

aucune

nouveau

(pour eux) et fécond
point de vue sur la
pensée française, qui

militantisme occitan,
c'est bien Castan. Dont

renverra tous

les thèses ont été

les intell os

français (sauf
Meschonnic) à la
maternelle. Jospin
alertera Rocard (déjà

prévenu

par nos

bons

soins, mais qui n'a
guère prêté attention).
6

de la

Compagnie

Lubat cherchent le

téléphone de Félix, le

où les valeurs occitanes

entière à Carlton

je ne
les éloges

Fabulous, des Massilia
et

les

sont inscrites

Libé,

les interviews des

voilà

aurait rencontré Castan

de moi-même.

Ceci dit

qu'elles

Du coup,

Télérama, Le Point, les
Inrocks, etc, alertés par

sourdent du seul LIEU

pendant la guerre (une
après-midi et une soirée

que

venant

comunas.

qu'elles sont

littérature. De Gaulle

suis tellement

l'occitan

la télévision

l'idéologie
française. Justement

se

j'aurais pu refuser,
puisque je suis rédacchef, et parce que je

supporte que

a

qui pouvait se penser

occitanes. Et

granda campanha per
CF3) alprèp de las

ressemblaient à Rien de

parce

numéro. Article que

fa

rouquettistes, parce que,
justement, elles ne
ce

Lafont

^

Débat dans Le Monde.

les lafontistes-

dans

article du dernier

Orlhac. L'IEO del Cantal

et

:

63 63 05 67. Tous

journaux, toutes les
font des papiers.
Bons derniers, Occitans!
et Occitania (jornal del
partit occitan). 1998 :
revues

Prix Nobel collectif à

Félix Castan,

Robert
Lafont, Max Rouquette
et

Bernard Manciet.

pour clôre
définitivement le

Enfin,

chapitre occultation,
Glucksman abandonne
De Gaulle et écrit

un

pamphlet anti-unitariste
plus castanien que lui tu
meurs.

Mektoub !

(inch'Allah).
C.S

�imaginòt

Linha
cf ci fc&gt;

ai

t: s
n°22 2d trimèstre de 1995

territori francés).

Concepts

L'auteur invente

centralistes

où il y
►

Jean-Marc Buge

Notre confrère
publie
L'occitan

partie de l'allocution
prononcée par Robert
une

Lafont à l'occasion de la
création de la Fondation

Occitano-Catalane à
Barcelone (1).
Malheureusement

nous

nouvelle fois
perdre dans des
considérations régionaloéconomiques sans grand
intérêts ni pour lui ni pour
le pays. Il remarque que
"la part d'Occitània que
va de Tolosa fins a Niça ha
fet una reconversió total.
(...) ha degut inventar
bases tecnològiques noves"
(2), comme s'il y avait une
volonté de la part d'une
entité "part d'Occitanie" de
faire ceci ou cela, plutôt
que de s'intéresser aux
voyons une

l'auteur

se

mécanismes sociaux,
culturels

et

qui génèrent ces

théâtre

évolutions.

Lafont

l'Arc
Catalogne-Occitanie-Italie
suppute que

du Nord "està amenaçat
:

per

l'aparíció recent de la

pas) qu'a été lancé le
grand débat du
gouvernement Balladur.
l'affaire

personnages (Arc, Dorsale,
Etat, Plan...) qui feraient

Mais

évoluer les choses et

fonctionnements

agiraient sur les hommes
au gré de leurs intérêts.

l'effet

On retrouve là les

inévitable

critiques que faisaient

quasi-nul. L'anti-

Claude Sicre dans la Linha

centralisme part sur

Imaginât n° 19, à savoir
que Robert Lafont
s'approprie en fait le
mode de penser du

bases

des solutions. Les discours

centralisme pour essayer

du type

de défendre
avec ces

une

Occitanie

L'approche ne tient pas,
surtout lorsqu'il importe
d'agir (notre
préoccupation essentielle).
Cela voudrait dire que
l'Occitanie devrait être
entité

pour contrer d'autres
"machins" (comme aurait

Gaulle), et

sommes

nous

bien dans

une

logique de nationalisme
occitan, à l'opposé de
l'histoire occitane et

toute

au

succès

chaque jour
ou

presque ne peut en effet
mobiliser durablement

se

au nom

suivant les

été conçue

centralistes de la

avec

boomerang
et

pensée,
a été

le résultat

des

opposées en prise

les réalités et

donc à même

sera

d'apporter

de celui de Robert

Lafont n'aboutissent à rien,
pas

à prévoir

l'avenir ni surtout à
l'influencer. Il

ne

d'une entité

appelée Occitanie (pas
plus qu'Arc ou Dorsale); la
réalité a depuis longtemps
fait part de ce verdict.

Dorsal Berlin-Praga-

fait

qu'entériner des situations
de façon plus ou moins
imagée.

lorsque l'auteur dit
plus loin que "fa trenta
anys que

vaigprendre el

costum de

legitimar
l'escritura poètica amb el
contrapès d'estudis
économies", nous

préférons quant à nous le
romancier, le poète ou le
linguiste à l'économiste et
au stratège.
(1) Fondation destinée à

ça, ques¬

dignité" (on volt
où 11 le place 1), après
Castelbajac, trouvant
plus délirant que lui, les
grolles Chasse Pêche
Tradition de Dr Kachou
ont suscité un commen¬

taire Intéressant de la

part d'un vendeur
d'Athènes : "ça c'est

démodé, en Grèce, c'est
la mode d'avant Jésus-

Christ 1" Bien

plus fort
le Jean dans les
années 50 en France,
les Chasse-Pêche. (C.S.)
que

Abonnés. Parmi les
derniers nouveaux

abonnés de la Linha

Imagtnòt, nous avons
remarqué : Robert
Lafont, LEO Aude,
Gustave Alirol

(Parti

occitan), Direction
Régionale des Affaires
Culturelles de Provence-

Alpes-Côte d'Azur... Et
pour nous faire mentir,
Marllls Orionaa s'est

des

(J-MB)

cultures occitane et
catalane. Les acteurs de la
Linha

Imaginât pourront

passage se mettre

l'information derrière

l'immens camp

du Plan d'Aménagement

l'oreille. Federacion

d'inversions d'Ést ; i

du territoire de l'Etat

Occitano-catalana 3

naturalmentperla sobre
reacciô centripeta dels
estais (que es vegi el Plan
nou d'Arranjament del

français, c'est surtout

carrièra Bessède 30900
Nimes.

française a du vague à

(2) Partie du discours

(pays de l'Est ou

prononcée en catalan

l'âme

sures comme

réabonnée. Aquò bolega.

financièrement
projets en faveur des

Si l'on

la société

grolles.
Après Madjld, de Zebda,
qui déclara devant les
caméras de Mégamix
que "même si on le
payait 3000F, 11 ne por¬
terait pas des chaus¬

appuyer

Dresda, recolzada sobre

parce que

Histoire de

Alors

au

reprend l'exemple

.Cortetas...Cortetas..

tion de

une

qui pourrait agir

dit De

a

toute

comme

en tous cas

concepts.

vérifié. Personne

avui de dues maneres

un

aurait de grands

des thèses anti-centralistes

économiques

Plus loin, Robert

"

CD.

Delphine Agullera

(voir LI n°21) sort un
CD + K7 avec Christian

Zagaria Amb la doçor

novel :
sépharades,

dau temps
romances

chants

troubadours,

composition
personnelles.
Delfaqui 39 rue de
l'Aiglon 34090
Montpellier.

�Linha

imaginòt
Kjiiríi

1"»

Ti

«s

n°22 2d trimèstre de 1 995

Robert Lafont

dins lo débat
Interveni
fogueri
ont

près a

metiàm jos las
paraulas d'Occitània,
Occitans, cultura

causa.

que

Metrai lo ferre

dins la

plaga, e prendrai
responsabilitat
d'indignar se parli de la

•

la

partida. Ça que la,
ensajarai de pas tirar de
long : caldriá pas que lo

penosament

contesta interna

La situacion

endequès la fonccion

aut

vertadièira del

completament
cambiada. Aquel

"bulletin", qu'es

cambiament

d'invencion

obriers

ôme que practigueri
vint-e-cinc ans. O

sus

faguèt pas tôt sol : ne
soi testimôni. Dins los

e de presa
la realitat exteriora,

e sus

aquô soi d'acòrdi
Blanc. D'autre

occitana, eran

:

ne

de

manca.

plan
qualitats
intellectualas d'aquel

a sos

soi. Se

escrigueri (per exemple

domenis ont soi

costat me reconoissi

personalament
intervengut, sabi plan a
quin pretz se paga la
reconoissença dels
especialistas del sector,

planas
causas que legissi dins
la Linha Imaginât e
dins lo metôde général
de metre

en

dobertura

la cultura, que

seriá
aquò la "Linha", se
compreni plan. Alara,
ont es lo problema ?
Ont son los partits que
s'afrontan ? De qu'es
qu'opausa un
e un

daissant

en

definitiva los

en

a

amagaments. Mai a me
amb ela dins
ai

escri-

ches récents que son
facilament accessibles).

afortiments pauc-côsta
de questions sus

lasqualas calguèt tantes
d'esfòrces per i veire un

CAL ESTRJE SERIOSES

D'en

primier una
question de metôde. Fa
cinquanta ans, quand se

pauc

clar

encara

e d'un biais
provisôri.

un

:

"au-delà des

(historique), de Lacan
(psychologique), de
Lévi-Strauss

(ethnologique) qu'elle
(la méthode de Nelli)

intègre partiellement..."
("Une littérature sans
finalité nationale", in Les
Troubadours et l'Etat
toulousain avant la

Croisade, CELO, 1995).
Se pot que Nelli aja
alenat l'aire del temps

basta de lo
legir per saber que los ..-r
tres, justament los a pas
"integrats". Aquel
panorama vertiginôs, ai
plan paur que siá un
bavarditge occitanista.
sieu,

mas

SUS LA NACION

L'occitanisme demôra

creèt l'Institut d'Estudis

legissi sota la pluma

de Castan

se,

après,
çô cresi, a pas dire,
escriure, proclamar de
qué que siá. M'apari
doncas pas d'aver uei
qualques côps mas
reaccions quand vesi
d'unis reglar en

mos

OCCITANA

mitan ont per

Occitans, las esplechas

ignorar força

Lo

de conoissença de çô

aut

al centre de la

8

manca

méthodes de Dumézil

son encastre

auràn

la

sistematicament

enonciant

ments

:

Ara

mesurar

qualques ponches que
me semblan capitals (los
que voldràn de
précisions e d'aprigondi-

demonstratiu

"profession" vos
perdonarà pas res.
Soi pas per acordar

legeires jutges, qu'en
esquematicament ma
pensada actuala sus

de

Ne cal tenir compte.

especialament francesa.
batalhat contra
sas tampaduras e sos

d'autre

mancas

costumieiras, la

Ai pro

mejan de o esclargir, en

parlarà de las doas
que i a a la basa
tôt son aparelh

vos

del metôde filologic e
l'exiguitat bibliografica.

l'Universitat

"occitanisme

lafontin" ? Ai pas

Universalisé. Empacha
pas que tôt medievista

d'aitan mai que, se
cambiatz las vistas

l'importància majorala

"occitanisme castanhec"

las

dins 1 ' Encyclopedia

amb J.F.

d'acôrdi dins

carriera "mancada" de
Renat Nelli. Meti

es ara

e per dire
s'arrisca pas grand

problèma nacional

es

�imaginòt

Lin ha

BilsHHIIÌH
n°22 2d trimèstre de 1995

lauradors de l'istôria

despuei trenta ans,
aportat las pròvas de

que,
an

çò qu'el afortis en bêla
impunitat (sus Gerbert,
la Patz de Dieu, la
categoria de Jovent,
etc...).
Mas

naturalament,

sus

lo concepte idéologie
de "finalitat" (parlem
pas d'aquel de subjecte
collectiu !) serai pus que
réservât. En

rigor

metodologica de basa,
dos fâches massisses lo

remplaçan e permeton
de ne far l'esparnha.
D'en primier, la forma
de l'estacament

a

la

terra, a la linhada, en
brèu de çò que sonam
lo patriotisme, es a
l'Edat Mejana la fidelitat
al Senhor. Avem

sus

aquô la prôva
monumentala de la

segonda part de la
Cançon de la Crosada
Albigesa. Se lo Senhor
càmbia, la fidelitat
tanben. La meteissa
Robert Lafont /

photo

:

problematica occitanista
despuèi lo Felibritge.
Disi plan : despuei lo
Felibritge, es-a-dire
despuei lo moment ont
lo concepte de
nacionalitat nos toquèt
coma toquèt tota
Eurôpa. Cercar
aperabans una
significacion nacionala,
o

al contra

lenga

Bianqui

una

vocacion a-nacionala als

trabalhar contra la rigor
del metôde istoric. Sabi

amb Castan sul text
literari d'ôc entre

que los istoriadors
de totes los païses

Xlen

realizats,
a començar pels
franceses, se'n fagueron
pas fauta. Mas avem de
nos plaçar nosautres sus

nacionala

plan

nacionalament

de

problematicas pus

seriosas. Cal pas prene
los efieches de

l'ideologia

deure

fâches istoricô-culturals

per un
de l'istoriador.

de nôstre domeni

Aquô plan marcat, pôdi

linguistic aquô's

pas estre que

d'acôrdi

una

e

XlIIen

:

segles

i veire

la meteissa

de Navarra.
Al fil dels

significacion
es una error

fondamentala. Senhali
pasmens que per o

e

poëtica passan al servici
del Rei de França dins
la Cançon de la Guerra

dire

segles es la
dignitat reiala, victoriosa
al segle XII de la
dignitat ducala, que
servis de prôva

la pena
d'emplegar un ton qu'es
pusleu lo de las Taulas
de Moïses que lo, pus
dialectic e prudent, de

nacion francesa

l'istoriador,

e

mai que

solament

seriá cortés

e

de bon

(dins l'Ancian Regim,

es

pas

usatge

scientific de citar

los trabalhs dels paures

testimôni d'un existant

politic
sera

idéologie

e

que

interprétât en

nacions

en

1789-90

son

generalament las

las

�Linha

imaginòt

S«ft8SS«8wMÍ'S®SS^Â:í:?i^A::?^íííí;^í,%:í%**%:?í:¥íí:v:*í;*?:%*:%*í:^ft*î%"A*í^í?íííf^íí^w&lt;c&lt;&lt;&lt;&lt;':&lt;

"ci «g.

n°22 2d trimèstre de 1995

provincias). Lo Pòble

rigor teorica plan
superiora a l'ipocrisia

(la tradicion d'una

d'economia d'alhors

sobeiran recep

cultura, se preferissetz).

sens

l'eiretatge dels sobeirans

dels

Una literatura viu coma

l'impacte de la cultura

de
models, permanéncia
d'estil, causida de lenga,
etc. Pr'amor d'aquô soi
persuadit de l'existéncia

(es tôt
soi

d'una literatura occitana

l'idealisme, las doas

reis. La

corona es

la

criptò-nacionalistas
fonderon l'IEO, e

que
naturalament al

estructura, ensems

pre-istôria de la Nacion.
Los Occitans l'aguèrem
pas que francesa.
Lo segond fach es la
refondacion de França
pel pacte federatiu de
1790, sota lo nom, tôt
just de Nacion. Aquô's

generalizanta, aquela
pensada s'enganava en
çô que tôca Occitània.

istoricas.

Tantas

Mas autonomia

lo drama del

mancan

Felibritge,

bracejament retoric dels
nacionalistas dels

ans

setanta, mas a-istorica e

las

a travers

causas nos

pôrtan

rompeduras
es

pas

reconéisser

domeni nôu

un

pels economistas d'ara,
intervengut). Basta

de

ne

finir amb lo

mécanisme

amb

coma

fàcias del meteis escut,
e l'unitat complexa de
l'istôria

desvela. O

se

independéncia. La

viu,

efectivament endacôm

cultura

nosautres

pensar

mai lo sentiment

autrament

que coma

nacional. Entre 1956 e

lampesa penjada en
dessus de la societat. La

illustre, la Mirèio de

nacion lo

Miegjorn de
aquô

concepcion de la

Mistral s'inseris dins

setanta ans aprep,

pas

poder

França,

de

1981

se

que

poguèt pas far

es

literatura

pas una

fach

parlam de

se

al présent.

Per prene un

exemple
un

seriá pas estât a

avançar la causa
occitana qu'en termes

transcendent, isolât,

l'auçada de son segle -,
e de pas trobar ges de

franceses, los sols

intocable

pagueron, e ne vivem

ideologia particulara,

ara.

l'idealisme estetic del

contemporaneus de

segle passai, que
forniguèt lo mistralisme
d'un aparelh de

renovacion. I trôba

regulacions, i pren sas
libertats, i càmbia las

proteccion.

donadas.

-

resson a

sens

l'afortiment.

que

Los

principis générais
devon comptar amb las

LA OTERATURA
LAMPESA

contradiccions de

l'istôria.

Quand

presenteri en 1951 a
l'IEO, butât directament
per Castan, un report de

legigueri
Cl. Sicre sus
l'emplec dels termes
suprastructura e infrastructura, cresegueri de
tornar als ans cinquanta

critica del nacionalisme

e a

me

criticat par

Pr'amor

occitan,
e

soi

d'aquô,

en

quai fogueri

encara

fidel.

Es pas estonant

qu'una
pensada nacionala
etnicista

(que

remonta
al model alemand de la

la discussion sul

famés rebat (reflet). Los
termes

segur,

fogueron, es
monopolizats

pels maixistas, mas son
plan pus largs qu'aquô.
De tôt

biais, ai

mas

I

a

entre

cultura

coma un

e

als ensages

un

en

sas

la

jôc de
reports reciprôcs e
évidents, mas totjorn
diflcils d'estudiar,
perque son pas jamai
simples, e perque
precisament son
reciprôcs e dialectics.
Qu'ôm o teorize o non,
se pot pas far d'istôria
literària

espaci autonôm qu'es la
epica
europea, de las originas
textualitat

es una

la societat

se

defôra

Mas

aquô's pas possible

que perque l'ôbra es
sortida del drama

especific d'una societat
istorica

:

la societat

rurala francesa al
moment

de la

rompedura de 1850
entre los qu'an de ben

e

los que n'an pas.

Aquela rompedura,
l'ôbra al côp la ditz (es

Nacion, e non pas al
francés) apareguès dins

fidelitats marxianas,

d'eles. L'article de

coma se

Castan que

son tema

los

Çô que pensi
actualament, après

un

desplaça (la rebuta dins
un temps de pre-

ans

de la Guerra

d'Argeria e de la
descolonizacion, valenta-dire dins la segonda
ondada nacionalitària
dels tempses

modems.

Mas rencontrava las

sap.

annadas

E

citavi n'es
exemple pro clar.

coma

i

a

ges

de

societat

en

d'estudi dels fenomens

d'istôria

sens

culturals, especialament
de la literatura, es que i
a un espaci autonôm de
la cultura. Sa prôva pus

contradiccions,
conflictes, adobaments

quaranta

meteissas dificultats que
la precedenta. Francés

fôrta

Fontan presentava una

reproduccion culturala

es

dins la

movement

économies, ai jamai
sauput far d'istôria de la
cultura sens far

d'economia, ni

narratiu)

e

la

industrializacion).
L'efiech

se

reporta sus

la realitat del

procès de
"renaissença" occitana,
portât per aquel exem¬
ple a mitificar lo ruralisme e a mancar son

temps.

�imaginòt

Linha
;Hf'

S9t

'fí'â»

&lt;-Kv&gt;x*x-&gt;&gt;x*:%%&lt;&lt;&lt;%-:-x&lt;íw&gt;&gt;^&gt;í:!:%yíx*:::'í::fíí::::J&gt;&gt;K&lt;Sft&lt;w%Sí:¥:-í

n°22 2d trimèstre de 1995

.Cortetas...Cortetas..

A

D'AUDACIA,

Patrie réédite

son

disque

Bestlarl. Un CD de 14
titres sur les animaux et

des airs de

Jazz, salsa,
samba, bossa-nova ou
cha-cha.

AuraProductlons BP
9087 34041

Montpellier

Cedex 1

Pensée. L'intro du
nouveau

prengueri

libertat

ma

totala amb

partout à Paris. Les
mecs savent plus

alors, s'il faut pas dire
province, comment fautIl dire, réglons,
départements, quoi ?"
"Ça sert à rien de
changer de mot pour
dire la même chose, 11
faut changer de pensée,
donc de pratiques",
répond Dr K. Qui écrit
"D'Ici

l'an 2000

plus personne
employer le mot,
sinon pour parler d'un
passé révolu et
vergonhôs ". Pari pris.
(C.S.)
n'osera

allemand vraiment
unitaire n'a finalement

existé que

cresi, a

inintelligéncia dins una
carrièira bômia,
precisament amb l'IEO a
quai aviái consacrât

França

forças
pendent trenta ans. Sem
quinze puei. Es pas a

douze

ans

et cela

a

aussi bien pour

l'Allemagne que
autres peuples."

pour

les

l'Estat s'es

fach de la
mondializacion

e

societat

una

multipla, polietnica, en
rompedura culturala
multiforma, sens cap de
centre

fort

la

senon

bastenda

la substància de
vujada del

:

far amb

de la

privatizacion de la
décision economica, un
pauc mens, mas tanplan

rigida encara
drecha de l'Estat, ont los
eiretatges, lenga d'ôc
compresa, son pas pus
de "mantenenças", mas
de referéneias

d'identificacion
inestadissas.

del fach de la bastison
M'atrobi doncas

las

s'enduresis.

non

Los

Massilia Sound System o
Fabulous Trobadors.

l'organisme

coma es,

vengut. Mas ai

coma es

respôner a
questions sus çô que
pensi del moment que
vivem, per ieu l'intrada
dins un "temps très"
(aprep lo felibrisme e

en

l'intervencion musicala

desplaçaments de la

novacion

perfiechament d'acôrdi
amb çô que conoissi de

nos menan a

identitària, doberta,

M'atrobi d'acôrdi mai

l'occitanisme).

agachar pus aut
qu'aquela realitat

Pensi que las donadas
dels ans seissanta,

modernitat de la

amb una frasa
Colin, perque
despuei detz ans disi
pas res d'autre, d'una

setanta e

pensada politica

autra maniera

ochanta

per part
d'à fons

son

cambiadas. Lo
occitan

cap

es

problema
de

pas pus e

de manieira

près
nacionalisme e

movement que

portava

possiblament l'Esquerra,
1961

entre

repensar

e

França, e ont

jogueri un rôtie que

generalament
trobat
e

sos

esclerotica

:

que mai
de Gaël

la

es pas
dins los Estats, mas al
Conselh d'Eurôpa. E a

agachar lateralament

:

las régions an començat
d'aver concretament sas
relacions que tornan
inventar los espacis
culturals

se sap, a
limits entre

a

agachar sens prejutjat
aqui ont sem, qu'es un
centre

del mond

coma

endrech.

tôt autre

societat

a

plus la
la

particularité ou
tradition mais le
mouvement et

le

projet." Ont es doncas
la partison ? Sul fach

seriós) amb la libertat
del projecte (l'audàcia) ?
De fachen quaranta ans
d'occitanisme
sovent

D'un autre costat la

1983.

:

"L'identité n'est

que contunhi d'associar
la rigor del metôde (lo

maldespiech

de las frontieiras. E ai

1981, a

me

tusteri

amb l'ufana del

dire associada

a

la

timidesa del concebre.

mudat.

Practicament teni per

Voldriái pas que ne

començat, qu'empôrta

justas istoricament

foguès

Esquerra e Drecha

traspassadas

Un autre movement

période la pire de
toute notre histoire,

finala de la nacion

societat

una

lo dever de

jutjar ara

été

la

aital, çô
la fasa istorica

far amb

occitana salvada. Avem

d'Eurôpa. Mas lo
vocabulari nacional,
fasi de resisténeia,
càmbia pas, e mai

1981

pendant

estalas.

Assistissem

mon

repensant

de las

pas res

organic que
semblava engatjat
amb una remirabla

anti-nacionalisme. Lo

des Allemands. Un Etat

a

en

occitanisme

entre

Allemagne. Roman
Herzog, président
allemand : "La pluralité
a toujours été,
non la
faiblesse, mais la force

de mercat

me

ieu de

comment dire. "Mais

a

estructuras

un

temps e de mas

Fabulous fait un tabac

:

partir de 1980,

l'essencial de

disque des

dans le livret

A

électoral, a seguir una
nécessitât internacionala
e

MILADIEUS !

ensems,

a

s'aqueles

termes an encara un
sens autre

qu'anecdotic

e ara

mas

analisis del
"colonialisme interior".
Mas

avem

pas per

aquô

encara

aital.

�Linha

imaginOt
d é bats

n°22 2d trimèstre de 1995

Chère

chette

Linha,

re

►

Jean-Pascal

Goudounesque
A
**

lire Sicre, on finirait

croire que les
concepteurs publicitaires
américains sont plus forts
pour théoriser que les
sociologues français ; en
tout cas, Mac Donald
parvient à le convaincre,
mais pas Baudrillard.
par

Mais M. Sicre, comment
"théoriser" sur une

tranche de viande ha¬
chée prise entre deux
morceaux

de pain

striel ? Voilà

un

indu¬

concept

pas difficile à cerner ;
mais je vois pas où M.
Sicre se retrouve, dans

publicité

pour

la

Me Do.

ennuyeuses)

et
bien-être des enfants

début, il préfè¬

culottes

que s'as¬
le pot... je ne
vois pas là un argument
sur

pour

préférer aller

faire

sous

avec

Mac Do, c'est

soi. Et

nu et

puis,
les

;

le

mépris de la culture dans
le plus élémen¬
taire (manger avec une
fourchette, ou des ba¬
guettes), c'est la démago¬
gie (le petit cadeau en
plus, comme si ça ajoutait
quelque chose à la sauce).
Et puis, moi, j'aime pas le
son sens

peut

ou

des vieux

vendre

minimal

au

un produit
plus grand

moyens sont

bons

pour

ça ; les gens sont libres
de marcher ou pas, mais

chantait au dessert, alors
là, j'aimais beaucoup :
c'était la fête (et puis

comme

Réponse
Goudounesque aime bien

nous

écrire

il

ne

faudrait pas croire
Sicre que parce

que plein de gens vont
dans les Mac Do (ce sont
surtout des jeunes et des

enfants à

ce

que

j'ai cru

voir, accompagnés de

ne

vend pas un mauvais

produit, Mac Do vend un
produit élémentaire et, ce
qui me parait
éminemment critiquable,
un produit STEREOTYPE,

re

sciences

en

flammes les

humaines, mais

je ne vois pas que ça ap¬
porte à la cause de la
musique occitane moder¬
ne. Si la décentralisation,
c'est tous aller

au

MacDo,

ça me parait vachement
simple. Allez salut.

végétarien (riz.complet) et lisez Dextreit (un autre héros
de la Linha, qui a tout appris à Rika Zaraï).
4) La musique occitane, ça existe pas, y a des
musiciens occitanistes, et certains qui dans leurs chansons
parlent de tout intelligemment parce que la posture
occitane (lire Castan) permet de réfléchir mieux à tout, la

pour se

Linha, avec les trucs sur le cinéma, les sociologues, etc.
Quant à son propos, je réponds :
pas trois

preuve.

5) Il est certain que Baudrillard comprend très mal
l'Amérique en particulier, il lui a consacré un
livre où il tente de dire sans y arriver ce que tous les
écrivains amerlocks prolos ou autres ont beaucoup mieux
fait sentir. Les gens de Mac Do savent mieux ce qu'ils font
que Baudrillard. Baudrillard ne sait même pas ce qu'il fait,
lui, sur cette terre. Et il l'écrit. Pour les gogos. Lire
le monde, et

Meschonnic.
Veuillez

agéer, Mr Goudounesque, l'assurance de

considération décentralisatrice.

12

à

des Etats-Unis et

descendre

de Sicre

être bien servi dans cette

1) On ne s'emmerde pas à Mac Do. Ou, en tout cas,
heures. Moi, quand j'étais gosse je m'emmerdais
longtemps à la table des adultes ne mets pas tes coudes
sur la table. Mais y
avait des côtés sympas. Que mes
enfants retrouvent, mais pas en vitesse, les vendredis soirs
pressés avant d'aller au ciné ou autre.
2) Mac Do a su bien cibler, bien trouver la faille et
s'y engouffrer, bravo, les entrepreneurs français n'ont qu'à
être plus intelligents. Autrefois les restaurateurs étaient
bien méprisants avec les pauvres. Vive la Démocratie !
3) Habituez-vous aux produits stéréotypés de base,
c'est pour ça qu'ils sont moins chers. Si vous êtes riches
mangez varié et très bon. Si vous êtes
pauvre et inteligent mangez varié stéréotypé de base

manipuler les foules,
quand cela ne les
engage pas plus. Mac Do
surtout

Hambourg, tellement
anodin qu'il passe partout
(même chose pour Dis¬
ney). Bon, on peut se
mettre à genoux devant
l'industrie agro-alimentai¬

"communiquer", elles

famille).

qu'en pense Sicre, on

le même de Hong Kong

:

plus les repas
qui durent, sauf si on

en

Mac Do n'est

critiquable. Quoi

pas comme

des jeunes ou
les grosses
boîtes américaines savent

; quand
je n'aimais

que pour ça

des vieux

nombre, et tous les

gosse,

:

faut considérer les gens
comme des personnes,

couleurs criardes

Aujourd'hui que je suis
grand, je peux en faire à
ma tête, je n'ai pas envie

va

adultes

vont

j'étais

l'hôtesse, ça peut marcher
: c'est comme la crèche !)
pas

bien sûr). Je pense que
Sicre sera d'accord : il

lui-

leurs parents ou remis à
une "hôtesse" (ça aussi,

je ne me sens pas bien.
Je crois qu'on n'est pas
des enfants, des ados, des

même, la présentation
froide, les néons, les

est évident que l'enfant
préfère manger avec les
doigts qu'avec une four¬

choix. Il

lieu où

le fascisme, le
classement d'âge (et Coca
Cola joue là-dessus, et
Mac Do et surtout Disney

c'est le

restaurant Mac Do en

un

c'est ça

c'était

Mr

heures" dans

jeunes d'un côté, les
vieux de l'autre

gamins au

à "m'emmerder des

plutôt

seoir

(forcément primordial). Il

rassurer sur ses

d'emmener les

Mac Do et recommencer

ses

pas non

Elle oppose les conversa¬
tions des adultes (forcé¬
ment

; au

même chier dans

ma

�imaginòt

Linha
débats

n°22 2d trimèstre de 1995

.Cortetas...Cortetas..
Godard.

:

comment

"On

ne

sait pas

de

appeler les

lenga

habitants des Etats-

►

Unis. Il leur manque

quelque chose
puisqu'ils n'ont pas de
nom I" (Télérama du
08/03/95) (Jean-Paul

Laurenç Michòt

pauc

rien aux occitans

n'ont pas

:

nation

(J-MB)

Presse. La SCOP

Vistedlt, nouvelle société
de presse de David
Grosclaude fait feu de

e

qu'ensajam de far

fonccionar

coma

podèm.
Podriam ensajar

de
completament
mas prendriá força
temps amor que degun
seriá pas d'aœrdi amb
l'unificar

los autres

sus

linguistica
emplegar.

la forma

que

caldriá

purmèr jornau per
mainatges en occitan

Podriam far una sopamescladis de totes los

"Plumalhon". 24

dialectes. Totun auriá
fòrt pauc d'omogeneïtat

paginas en color e en
partida adaptacion de
"Toboggan" de las
edlcions Milan.

"Plumalhon" pares cada
300 F per an.

LaSetmana, premier
hebdomadaire
d'Informations

en

occitan, déjà annoncé
dans la LI, est
également une
publication de Vistedlt.
Le numéro 1 est daté du

15 Mai 1995. Le
numéro 0 peut

polimorfica de la lenga,
essent qu'i a pro pauc
de diferéncia d'un pais

mas

enfin s'o vei. Tôt

indispensable

que

la

être

demandé à la société.
350 F/an.

(J-MB)

autor

pot causir a
qualque moment,
qualque rason,

per

d'escriure dins la
varianta

parlen

un pauc las
autras formas de

linguistica que
vòl. Çô que me geina
mai es lo mescladis.

l'occitan.

Amor

Implica que
nosautres que sabèm,
avèm de far un grand
esfôrç pédagogie.

lôc

qu'una lenga sens

pas la lenga de
digun. Probablament los
es

occitanistas dintran pro

aisidament dins los

tout bois. Publica lo

mes.

lenga tant
orientala, m'a suspres

ils

besoin de

nommer une

propre.

Lj qu'existis
occitan esfort
la lenga

les

étatsuniens, qu'il
emploie couramment). A
contrario, il ne manque

una

gent comprenen e

Damaggio leur en a
-un :

dins

qu'atal

als païses vesins. Es

forcément

trouvé

se pôsca
constatar l'unitat
e

Question

'

e

seriá

una

lenga

Amb

una

comunicacion

farà

paraban.

una

unificacion

esperi ben
serà pas totala
coma siasquèt pel
francés, per l'ebreu o
per l'arab classic.
Cal pas doblidar que
per esséneia l'occitan es
una lenga antiùnitarista.
Pensi qu'implica que
que

gent.

en

mai l'un de

l'autre, que los mens
utilisats

desparescan,

de nonent,
progressivament,
l'occitan quite d'èsser
un, per venir sèt o uèit
lengas.
que

a

confusion

non

monoblôc.

utopia
linguistica, aquô
significa "lenga sens
lôc", mas es una lenga
per quala cal quasiben
tôt fargar. D'en primièr

exemple) emplegue un
provençal amor

mot

que

coneis pas

d'équivalent gascon o
amor que li agrada mai,
aquô rai. Mas lo mens
que pôsca far es que
l'occidentalise lo mai

possible amb los
fonèms

e

angles, francés o
e li aplicar lo

marsian

cal formar

meteis tractament.

d'occitanoparlants
qu'empleguen lo
lengatge d'aqui ont

S'aquel mot es adoptât
pel mond que parlan o

vivon

un

e

que

comprengan totes los
autres. Sabi ben que fa

escrivon
mot

En fin

en

finala, m'es

indiferent que

cadun dins lo sieu airal

Qu'Alem Surre aja escrit

melhora

que totes

farà
de mai.

gascon,

gascon

occitana.

es

coma

Egalament,

pot prene un mot

los parlars
siasquen emplegats,

Fax: 59 68 67 17.

los morfèms

del gascon.

referencial

La solucion que

consideri

es pas

parabin

Qu'un autor gascon (per

l'occitan

Vistedlt BP 86 64230

a

de
la

per passar

l'autre,

força trabalh mas es una
ôbra que devèm
complir per capitar a far
una comunitat de lenga

Lescar. T: 59 68 66 79

i

mas

relativa. Mas

Es pas una

de mai

reglas

l'un

demôre

podriá plan, me
sembla qu'es en camin
e me sap mal, se podriá
plan que los parlars los
mai emplegats se copen

de

qu'es mai importanta a
n'èra los autres
côps, es fatal que se
uèi que

estrangièra per tota la
Se

dialèctes

autres

tala

o

apele blos,
estandard, normat,
persona

o

natre,

qu'emplega.

tala

�imaginòt

Linha

sa.'c'c. fco rv's»

mgm 'i '

SP

n°22 2d trimèstre de 1995

culturelle est

A la folie !

GRATUITE! Et que la
mairie de Camarès et le

►

Michel

SIVM (1) du canton ont

Julliard

été et restent les

principaux supporters.
En 1992, la première

Lj association LES

VRAIES FOLIES

manifestation avait attiré

BERGERES de

près de 6000 personnes;
en 1994, c'est plus de
10000 personnes qui

été créée à
la fin 1991. Partant d'un
Camarès,

a

"plus on est de
fous, plus on s'amuse",
constat

:

des individualités
sont

sont venues
nos

se

donc décidé de mettre

regroupées, venant

d'horizons divers

les bouchées et de créer

:

de mini-événements

Comité des

fêtes,
associations, simples
citoyens.... Mais tous et
toutes

dans l'année, car nous
vivons ici toute l'année
et pas seulement
mi-Août.

d'un même pays :

le rougier

départ de

Abandonnant à d'autres

l'association

les fêtes votives,

la fois

les
battages à l'ancienne et
le concert de jazz sans
public, nous avons mis
en commun nos désirs,
envies, folies et
espiègleries dans un
sac, boulégué le tout et
sac

devenu

magique une
association d'ici, tenant
compte de l'économie
locale (entre autre le
mouton et

le

roquefort)

solidement ancrée dans
son

son

à la

de Camarès.
Le

ressorti du

partager
folies. Nous avons

terroir et forte de

originalité : mêler
agriculture.

culture et

Sud-Aveyron
a

composée : d'un
agriculteur, d'une
infirmière, d'un
ébéniste, d'une
secrétaire, d'un artiste,
d'un minotier, du
pharmacien, de mères
au foyer...

passé

engouements,

fermées, puis de cuir
fermées aussi, un village
de 1200 habitants, où le

enthousismes...

tissu social n'est pas

Fédérant les

mort, où la

culture

existe

la forme

surprise,
incrédulité, ricanements,
:

nous avons

énergies
réussi le

de créer

un

espace

convivial, dans lequel
un coktail surprenant
d'expositions artistiques
contemporaines,

bibliothèque
(plus de
6000 volumes), d'un

rejoindrons les

cinéma-salle de

Toulousains d'Arnaud-

spectacle, d'une

Bernard puisque nous
lancerons les repas de

de l'école

Un

musique...
village qui a refusé

de baisser la tête et où
le jour

des Folies, c'est
plus de 200 bénévoles
qui font exister cette
fête. Le public est à
l'image de ceux qui font

agricoles, de marché
au

marché du terroir, et de
mail-artinternational a

photos, à Pâques folies

intercantonale

:

nationale de

démonstrations

projection

de films vidéo amateurs,
sur les folies et expos

écrivain, expos de
peinture, poésie,
musique et soupe au
fromage, en Juin nous

sous

antenne

singulières et
expositions agricoles, de
spectacles de rue, de
musique, de

Ainsi à Noël

littéraires autour d'un

d'une

pari en quelques mois

des artisans d'art
L'association est

au
d'usines textiles

suscité à

quartier à Camarès.
petit

Voilà juste un
morceau

de

d'explication

que l'on fait, le
mieux c'est de venir
ce

voir

sur

place, LES

VRAIES FOLIES
BERGERES auront lieu

LES VRAIES FOLIES

le Dimanche 13 Août

pris place, entraînant la

BERGERES

1995 à Camarès "Sud-

population, et les
commerçants dans

sans

Aveyron" de 10H à

sa
folie festive. Car ici c'est

d'âge, de
catégorie sociale...
Public festif, ouvert et

le

convivial. Il faut aussi

(1) NDLR

dire que cette
manifestation agri-

Intercommunal à

village qui fait la fête.
Camarès c'est

un

petit village rural du
14

barrière

l'aube. Et que
fête !

Vocations

:

vive la

Syndicat

Multiples

�imaginòt

Linha
accions!

n°22 2d trimèstre de 1995

MARDI 14 FEVRIER 1995

LA VIE POLITIQUE
La culture

les rails

sur

Quand la province
se

rebiffe

Le train «Idées-culture » sera demain à Paris après une tournée de huitjours
dans les régions. Récit d'une étape toulousaine mouvementée.
Le train Idées-culture arrive demain à Paris

au terme

d'un

voyage de huit jours à travers
unira à 20 h, à La Mutualité, les

quelques-uns

pour

contre-pouvoir culturel réel

néraux de la culture

les bords de la Garonne.

».

aux

TOULOUSE

:

Venant de Pau, et avant de

joindre Carcassonne, Montpel¬
lier et Marseille dans la jour¬
née, « le petit train d'en
France », comme l'appelle jo¬
liment Jean-Edern Hallier,
entre

gare de ToulouseMatabiau. Sur le quai, un buf¬
fet de charcuteries, un petit

«

de rouge et une dizaine de Thermos de café.

Egalement,

une

de personnes :

étudiants,

un

cinquantaine
enseignants,

éditeur, des pro¬

priétaires.de galeries d'art,
quelques élus, des militants
chiraquiens. Point de stars lo¬
en

reva/iche,- mais

quelques drôles de compères,
venus, eux,

sinon débattre,

moins dire leur fait

aux

siens. La lecture d'un

déposé dans le

une

marche

».

culturels

».

Conclusion

:

«

peuvent aller se faire foutre.

Tiers états
culturels

wagon

au

Pari¬

tract,

réservé

Quelques tranches de sau¬
cisson plus tard, Jean-Edern
Hallier lance donc l'appel aux
tiers états culturels, « force
essentielle de la nation »,
dont toute

possibilité d'expres¬
sion a été confisquée « par
une élite médiatique qui a pris
le pouvoir ». Dans ces condi¬
tions, « nous voulons profiter
des présidentielles pour ras¬
sembler, des vieilles valeurs
traditionnelles de la droite à
celles de la

gauche populaire,
la vrai gauche (...) La France
doit casser l'écrasante oligar¬

Goudouli•/ Tu vois, tu ne

-

sais même pas qui c'est !
Si personne
ne

en

alors

teur raté.

toulousaine, animateur des

raté ? Mais c'est toi le raté !

Fabulous Troubadours

«

départ

une

Goudouli,

-

A cet

»,

plice

sur

».

lance

instant,

un

un

auteur
com¬

«

de Claude Sicre ba¬

une

tarte à la crème

nerait-il à la farce ? Oui et non
dénonciation
la
des
Troubadours » est comprise.

parole (mal¬

car

heureuse

I) de ce même Hal¬
lier mêlant dans son lyrisme

«

A leur

façon ne disent-ils pas
la même chose que Tiilinac,
Hallier et leurs amis ? Quant à

auteurs toulousains et proven¬

çaux.
Il
ne
faudrait
pas
confondre les auteurs toulou¬
-

la

çaux, lui assène Claude
Mistral n'a rien à voir
nous !

des

Sicre.

Ca¬
ré¬

plique Hallier, interloqué.
Et

Goudouli

?

connais pas Goudouli I
le plus grand baroque de
térature

ne

C'est
la lit¬

française.
quoi ? Moi, je ne
connais que « Boudu sauvé
-

des

Boudou

eaux »

Les

rose.

,

soudainement

■■

Troubadours tou¬
ont réussi leur

»

coup : on

devrait parler d'eux

à La Mutualité. D'eux et de

l'incroyable sentiment de frus¬
cuturelle, si longtemps

ré¬
gions françaises et exprimée
de manière un peu vive sa¬
medi sur, un quai de gare tou¬
contenue, ressentie par les

lousain.

!

M. D.

Le

I 5

a

lousains

tration

Tu

une

franchi les limites de la Ville

-

n'en connais qu'un, José
banis. Mais c'est tout .',

sur

principales places de Tou¬

louse, elle

avec

Mais d'abord, cite-moi un
écrivain toulousain ! Moi, je

réputation de Goudouli,

dont la statut trône

sains et les auteurs proven¬

-

:

objectif Hallier. Raté ! Le pia¬
niste Savelli, lui, est aspergé.
Savelli, carrure de rugbyman,
très en colère, prêt à faire le
coup de poing. Tout cela tour¬

Tarte
à la crème
Au

le

connaît, c'est qu'il est un au¬

jaillit

que

Claude Sicre, l'auteur du tract,
véritable agitateur de la vie

Ils
»

démocratie

-

C'est

un

en

tonneau

cales,

débats, dénonçait

rester

groupe d'intellectuels pari¬
siens qui ont souhaité asso¬
cier la province aux débats

Michel DEMELIN

.

chie de

la France. Un grand meeting ré¬
principaux protagonistes du pé¬
riple : Guy Sorman, président de l'association Idées-culture, les
écrivains Denis Tiilinac et Jean-Edern Hallier, le pianiste JeanMarc Savelli, le peintre Chamiro, tous supporters déclarés de
Jacques Chirac.
Huit jours passés à débattre dans des gares avec l'intelli¬
gentsia régionale s'achèvent donc sur de véritables « états gé¬

Figaro

�imagiriòt

Linha

j pj

fSniír

^i-n^

•Xvń'í&gt;A-&gt;íí'ńvX'X'íÌ'Xv.íííXwW!'^

n°22 2d trimèstre de 1995

d'intellectuels
parisiens (Hallier, Tillinac,

l'ancien

Sorman...)

révolutionnaires à la tête

de

des

Un groupe

nous propose
associer à leur

nous

démarche pour un
"nouveau printemps

des
pensée".
expliquant qu'ils

arts et

Nous
ont

de la

"souhaité associer la

province aux débats
culturels, trop souvent

parisianistes". Et
nous

de

rencontrer

nous

"deux

heures, entre 8h et lOh,
à la gare

Matabiau".

Tout

donc

est

clairement dit

en

se voyant
héros

pour combattre les
maîtres d'aujourd'hui,

foules).

m'associer,
que je ne les ai jamais
attendu et que je ne les

3)

attends pas pour prendre
la parole (par exemple

Et

car

je sais ce

qu'ils entendent par là
(deux heures à la gare
Matabiau !), avec les
maîtres d'hier, champions

là,
par

écrit e

C"gné'et qui a été diffusé par
Francis.

en

quelques lignes, et il
n'est nul besoin de faire

l'universalisme abstrait et

étude à la suite du

une

tract, un

blablabla dans

lequel nous apprenons
qu'ils veulent "redonner
la parole à des millions
d'esprits" par

certaine inconscience,

l'intermédiaire de

moulée par

"cahiers de doléances"

pour

c'est à dire

une

conscience

banale

l'unitarisme,

s'imaginer que
quiconque de sérieux se
charitable de

gens :

(ils

aller

se

rendra à

une

invitation
ce

type,

commençant par traiter
les gens de "provinciaux"
ne savent pas encore

que c'est une insulte, en
démocratie ?).

faire foutre...

voudrais
2) que je
surtout pas d'une parole
que quiconque daignerait
ne

me

dont

d'intellectuel français

glanés auprès du tiersétat dans les régions. On
ne
peut faire plus
caricatural. Je réponds
personnellement à ces

1) qu'ils peuvent, bien sûr,

mépris du peuple,
je souhaite la
disparition.

du

4) qu'il leur faut une

donner

ou

"redonner". La

parole, ça
prend, en démocratie
(mais leur jargon, "cahiers
se

de doléances","tiers-état",
etc, nous montre

bien

qu'ils sont nostalgiques de

que,

et

authentiquement

démocrates ;

6) qu'aujourd'hui, et ce
depuis I50 ans, le
centralisme est le pire
obstacle à toute
démocratisation de la vie
culturelle

française, et

que

leur centralisme à

eux

consiste, ici, à penser

des synthèses ne sont
possibles qu'au centre, la
périphérie juste porteuse
d'aspirations diverses et
que

sans

s'ils veulent

apprendre et non pas
simplement faire moisson
d'arguments pour aller
ailleurs donner des

leçons
d'otages
provinciaux (à nous les

au nom

les

Claude Sicre n'était pas
c'était Francis Blot. Vo.a
contre, le tract que j ai

s'ils sont honnêtes

7)

revendications sectoriel¬

mondiaux de

aujourd'hui, contre eux)

pour

associer, ils nous

proposent

puissances de l'argent
que je n'entends pas,

régime,

eux-même

liens entre elles.

et

à

eux

les pensées

générales) ; s'ils veulent
en savoir plus sur les syn¬
thèses déjà faites, que
leur grande préoccupa¬
tion pour le "tissu conjonctif français" ne leur a
pas encore permis de dé¬
couvrir, ils peuvent alors
lire Félix Castan (Mani¬
feste mukiculturel et antirégionaliste, Cocagne,
Montauban, 84) ou la
Linha Imaginât (c/oJM
Buge, 42 rue de la Banque
82000 Montauban).
que s'ils sont malhon¬
nêtes, ils peuvent argu¬
menter sur le côté dic¬

8)

tatorial du maître à pen¬
ser solitaire (Castan) et

jouer contre celui-là la
pluralité des avis de leurs
gogos.

9) qu'en ce cas, ils
deviendront automati¬
quement,

plus

que

des

pions à dénoncer, des

5) qu'ils sont des pions
objectifs d'une ultime

Alors que la démocratie
voudrait au contraire un

adversaires à abattre

tentative du centralisme

débat(pourquoi

laissera faire les

culturel français, père
l'unitarisme, pour

de

reprendre un certain
pouvoir sur le peuple.
Pouvoir que leur
grignotent chaque jour
plus les médias et leur
démocratisme lié

pas au

(on

centre, nous ne sommes

feuilletons américains,

pas contre) entre de mul¬
tiples synthèses déjà faites
ailleurs, débat égalitaire,
mais ce qui remettrait en

s'en

cause

leur statut de

synthétiseurs centraux.

aux

16

chargent
faut).

comme

qui

il

�Linha

imaginòt

acci on »

n°22 2d trimèstre de 1995

.Cortetas...Cortetas..

|

Accordéons. Le musée des

musiques populaires de
Montluçon a réalisé une
expo sur l'accordéon. 110
spécimens dont certains
prototypes du début du
19" siècle. Plusieurs
concerts sont venus
animer

ce

travail.

(J-MB)
Musée de

Montluçon

BP 3249 03106

Montluçon Cedex
70 05 00 16 poste 1707
Fax: 70 05 95 04.

Poésie. Les Hautes Pyré¬
nées sont

une région où
poètes sont toqjours en

les

effervescence. Michel Lac

anime la revue
Blvaglnalres. Le n°20 a
pour titre Tenir Lieu et
on y retrouve les signatu¬

y

res

Nux vomica /

Nux
Vomica

de Louis Sclavls, Félix

-Marcel Castan,

Michel
Cosem, Michel Lac, Pierre
Colin, Michel Ducom...
100F/2 numéros.
Rlvaglnaires
1 allée Jean-Jaurès

65200

Bagnères/Blgorre.

Insertion. "Face à la

mon¬

l'exclusion", quel¬
ques partenaires ont créé
tée de

La. lettre de l'Insertion par
l'activité économique pour
"faire circuler

l'Information et présenter
les

expériences qui font
preuves". Une gran¬

leurs

de absence

:

la culture.

Peut-Il y

avoir Insertion
quand la dynamique cultu¬
relle est exclue ? La pen¬

phoco : Patricia Boissier/Agence A+

*-

L'histoire

commence

par

de peintres
qui recouvraient tout
avec leur peinture à
un

sont venus,

groupe

Nice

1989- La suite
"En bas de chez ma
en

avoir
:

Roch, juste
en face ma chambre, il
y avait un énorme
hangar, un garage de
cars. Et un jour, en
passant devant pour
aller manger chez elle,
j'ai vu qu'il avait été
vendu. Putain, ils vont
encore en faire un
mère à Saint

immeuble, y font caguer

te semble avoir tranché.

avec

(J-MB)

Alors
:

300F/an

(12 n°)
La lettre de l'Insertion par

l'activité économique.
Alternatives
12

rue

21800
T

:

économiques
du Gap Vert

Quetlgny

80 48 10 25

Fax

:

80 48 10 34.

a

leurs immeubles."
on

est

rentrés,

on

changé le cadenas et

on a

fait venir

un tas

d'autres

peintres
quelque chose
dans le quartier. "A
Saint Roch, y a jamais
faire

rien eu, on s'est

pour

ont

travaillé,

certains, juste pour

sée centraliste et unltarls-

Abonnement

toujours un peu
emmerdés, juste la
"Tranqui" où on jouait
au baby." En 1990,
beaucoup de peintres

un

atelier

gratuit,

d'autres, pour
réellement s'investir
dans l'endroit et le

quartier. On a invité les
habitants à venir et ils
sont venus. Le

slogan

:

"Proche de vous, en
face de votre boucher, à
côté de votre boulanger,

tranquilité, Nux
la peinture du
quartier." Après les
en

toute

Vomica

:

portes ouvertes, nous
avons décidé de
célébrer les fêtes
traditionnelles à notre
manière. Problème en
1991

:

quelle musique

utiliser ? C'est

Jean-Luc
Sauvaigo qui avait la
solution. "Tiens, écoute
ça, c'est des copains à

Carlotti, un groupe de
jeunes : Massilia Sound
System." Depuis,

beaucoup de gens se
sont

rassemblés

avec

organiser le
Carnaval, la fête des
mai, la Sant-Palhasso, la
Sant Victor, les repas de
quartier. Ça grossit, ça
grossit et c'est chaud.
Avec Jean-Pierre,
Monique, Anne-Marie
nous, pour

Tranquilité,
Boulega Ti Tu,
de la

Ramdam, Jacques,

Sophie, Patricia, Prova
d'Orchestra, Félicie,
Marguerite, Tanta
Catarina, Debi Debo,
Papi Gilles, le
Phacochère, Félix, Mr
Palomar, Sylvie et tous
les autres. A Nice, vous

bientôt, on
entendra la chanson
verrez,

populaire en Niçois.
(Nux Vomica BP 201
06304 Nice Cedex 4)

�imaginOt

Linha

W.VW/AV//aw^.V-V;-;A',

:ÌHX®SST&lt;kc):Í#

accion s

n°22 2d trimèstre de 1995

| .Cortetas...Cortetas..
langue provençale et
nissarde que pour le
liberté d'expression. Le
service et le manger). Sa
réseau Voltaire pour la
fondue de poisson ou
liberté d'expression
Bagna Cauda, c'est
publie depuis début 1995

Le carnaval

indépendant de
Saint-Roch
Elodie Quaranta

Nous voilà partis

dans notre mini¬

char, l'Ambas¬

sadeur du P.I.I.M. (1) à
Paris

(Vénérable

Jahgrand

Bouddha le
choix), la

ou

Vénéré, au

bière-andwiches.

droit à

méchant

sound-system

Nux Vomica au

avec

(Fanny, 9 kg
1/2, beurre salé et
galette sur toi), le Grand

contrôle, inutile de dire
que Lagallus, Vincent,
Louis, Michèle et le

Initiateur de la Divina¬
tion à travers la carte

Sélecta sont des pures
brutes et qu'ils ont fait

Ghourmo (Professeur

monter

Brous, Moussu T., Mou,
Glockman, Raggamuffin

italien
jusqu'au top niveau. La

François) et moi-même
(Elodie 40, la
Présidente, Boubouline,
Boube). Dès la première
halte sur l'autoroute,
notre coffre était rempli

section marseillaise était

Chorma

de bonbons.

gonflés de Dragibus,
débarqué
dans le cortège de chars
(le gros homme Tatoo,
Et

nous avons

en

l'aïoli

français,

solidement
tout a

en

où sont

nous a

ramenés entiers

chez nous, exténués,
personne n'a eu besoin
d'être bercé. Et dans

niçois,

teston, passaient
encore les sifflets, les
notre

en

crécelles, les
tambourins, les chants,
les cris, toute la joie de

représentée,

fortement

chauffé. Léonore

passage à Nice. Au
restaurant, Louis avait

plu beu, Captain
Nissa commençait à être
fatigué mais a réussi à
tenir le rythme jusqu'à
la grappa. Et puis, nous
avons quitté Nissa la
Rebella. C'est Fanny qui

un

Grande Valable de la

hebdomadaire de 4 pages

sûr le

femme qui sont
vraiment aïoli ! Ensuite,
sa

on a eu

une

toujours les cheveux
bleus, Dimitri était bien

Spéciale dédicace au
trompa de la Tranqui et
à

désormais le rite pour

les Marseillais de

la
a

journée. A l'an que
espérons-le,

ven, avec

chanté, les posses
étaient à fond, on a
bien mis le oai, le

des Chourmos par
moulons.

au

pastaga, la

roulotte des filles dans

l'interprétation du top
de la variété française
genre Aline ou Marcia
Baïla). Après un petit
bain traditionnel de
farine et de

confettis,
poussés par les
trompettes,

clarinettes,

tambours, flûtes, nous
avons

retrouvé

un

régime plus classique :

trouve pêle-mêle les
paroles de certains ani¬

y

mateurs de

radio (Fun

Radio, Skyrock), les
Interventions du cardinal

Lustlger, l'opposition du
gouvernement autrichien
à la production d'un film,
un procès en Egypte... Un
regret : l'Information
reste brute. Un outil, qui
fait se poser la question
éternelle

:

où

commence

et où finit la liberté

d'expression ?
(J-MB)
Abonnement

:

200 F/an

les adhérents
500 F pour les autres.
Réseau Voltaire pour la
liberté d'expression
8 rue Auguste Blanqul
pour

93200 St Denis
:

(1) 48 09 22 10
: (1) 48 20 99 95.

Fax

(1) NDLR

:

Parti

Indépendantiste

s'est avéré être un

Internationaliste

violent danse-hall.

Marseillais

la Mouninette-balai

transfusée

consignées, à
brut, des Informa¬
tions ayant rapport avec
la liberté d'expression. On
l'état

T

comptoir était assiégé et
le jardin-terrain de
boules de la tranqui

Note d'Information

Berbérie. L'association

d'échanges culturels
Franco-Berbère

Juin 1994 la

Quand même, le soir,
l'équipe marseillaise
(comme les autres)
commençait à faiblir un

Articles parus

dans Vé
quíy'a n°5/ Mars 1995

-

Massilia Chourmo 6 bd

Bouès 13003 Marseille

Heureusement,
Jacquou a tout pris en
main, et une heure plus
tard, nous nous sommes
peu.

T: 91

645 600.

a

lancé

en

revue

d'expression francoTamazgha. Le n° 1

berbère

traite de l'histoire
occitane et des

langues et

cultures berbères. On y
trouve un conte berbère
et la

(respecte Robert au

présentation du
poète béarnais Vincent De
Bataille (1799-1872). (JM B)
Tamazgha - cité Le Parc
Apt 96 Bât. A2, Impasse

maximum, autant pour

de Londres 31100

retrouvés à

une

trentaine à la Taca d'Oli

sa

connaissance de la

Toulouse T: 61 44 48 91.

18

�imaginòt

Linha
accìons

n°22 2d trimèstre de 1995

.Cortetas...Cortetas.

Jeudi 2

mars,

je dis !" Le ton est
donné, la projection
peut commencer devant
un public
peu
nombreux, mais curieux
de. voir et d'apprendre
que

18 h

►

Laurent Sinturel

Le Bikini. La célèbre

salle de concerts

toulousaine

a

aussi

donné

son nom

revue

où

on

y

à

une

traite

bien sûr des groupes

programmés et de
l'actualité musicale

:

présentations,
Interviewes, disques...

Toulouse sarrazine vient

équipée

rendre visite à Montlu-

concerne

cousine. Jacme
Gaudas, Patricia Boissier,
les reporters du quartier
St Cyprien débarquent

(manque de budget

çon sa

avec

Rita la chienne sans

(mystère).
Programme chargé, pas
le temps de souffler ;
première visite à la MJC

54 chem des Etroits

31500 Toulouse
61 55 00 29.

dans le
Cinéma. Patrie Sans

publie le Diccionariòt
d'un brlu brlvet brlvàs
eca..

secular...s

qui fait

Inventaire des gens
de cinéma (auteurs,

un

acteurs, réalisateurs) en
citant le titre des
oeuvres en

occitan. On y

Boeuf villé carnaval

studios de

arrivons

de groupes

amphi Biaise Pascal,
département Tech de

ni de folchlore

Impressionnant d'autant
plus original qu'on
pourra admirer au
passage tout ce qu'il est
possible de faire avec
une machine à écrire,
des autocollants et une

photocopieuse.
Imagination quand tu
nous tiens. (J-MB)
Patrie Sans

professor de lengas,
cercalre, escrivan
28 carrièra dels Rels
Petits

31830 Plaséncla de
Toish
T

:

61 86 42 52.

la complicité
imaginôtiste de Laurent

d'étudiants tous

(ou

musique trad pour les
imbéciles) à notre

les lieux

Co. L'endroit fourmille

.

grand

prennent en

projection. Deux
nous

charge

:

installation,
magnétoscope, écran,
cassette, tout fonctionne
dix minutes. Entre

en

studio. Tout est

temps, nous apprenons
l'existence d'une télé

de

son

interne. Ni une,

concept

musique amplifiée

sa

sur

tchatche

et

de

son

bouléguer
PPDA.
La
apprentis
caméra arrive : que doittambourin

va

les

régulièrement. La visite
termine

trois, ni quatre

est

hantent les lieux

se

ni deux,

(la vie
braque). Le TGV
Gaudas Jacme armé de
ni

la scène

charme; les questions se
précisent sur les enjeux
culturels d'un tel

carnaval. Toute

filmer ? lance le

au

moins

carnaval

point

:

doit avant

d'être

une

manifestation la

un

exutoire,

plus

citoyenne et la plus
spontanée possible à
l'instar de Carnaval
Tolosa 95. Aux dernières
nouvelles pour 1996, on

parle d'un échange entre
Montluçon et Toulouse,
un

carnabus de 80

personnes suffisant pour
faire bouléguer le Boeuf
villé montluçonnais
a

qui

besoin d'avoir la fête

on

(accueil de groupes

caméraman. "Ne me

sur

musicaux, mais très mal

filmez pas

suivre.

moi, filmez ce

sur un

se

tout

spacieuse propice à

19

le

sous

l'assistance est d'accord

F de l'heure selon le

Touché et

responsables du

diplômes pour aller
pointer l'âme ravie. Ils
semblent qu'ils soient

techniciens

prévu :
téléphone, armoire de
rangement, plus visite de
sociologue sur le terrain
(si, si, ça existe). Marc

ou

Boeuf villé sont

travaillent dans d'excel¬

de 20 F à 8

plutôt les
échanges peuvent
le débat

Les

jour peut-être ? Les musi¬
ciens la plupart amateurs

:

plus de bruit

:

décrocher leurs

d'une

qualité/prix

moi)

qu'un Concorde au
décollage, 121 décibels.
La projection terminée,

commencer.

vaguement au courant

le meilleur rapport

épopée tout
long des années 80,
de NougaRoi sur le toit
du Capitole au grand
charivari homologué
Guinness (sans faux col

préoccupés de

regret mais qui sait un

lentes conditions et dans

nous

retrace cette

pour

montluçonnais. Nous
sur

nisation du Carnaval

au

directeur des lieux, nous
montre les différents

Charlie Chaplin à JoanPèlre Denis en passant
Joan Flechet. Un travail

Gérard Cazenave

Sinturel dans le cadre du

de locomotive berbère,

Marguerite Duras et

Universitaire). Le film de

pour
video Carnaval Tolosa

Bouillant.

trouve mille choses de

par

l'IUT qui nous

avec

dans
presque tous les styles :
rap, ragga, blues, hard,
pas de raï par manque

d'être COCU
: Comité d'Orga¬

(NDLR

l'association Cinefil et

répétition où
transpirent une trentaine

peur

a eu

doute). Il est 19 H 30,
l'heure de rejoindre

à l'initiative de

quarier Font
Guy Gorcia

Baudis

comment

sans

accueille
la projection de la

queue

SARL Helicon

en ce qui
le théâtre

les

épaules. Affaire à

�imaginÒt

Linha
ÍÍSiíií

lllll

mmrniS^WWmW^

£*■ mm$m. mmmmm

SSSsMìSSSSSíSS

n°22 2d trimèstre de 1995

Colôcs
de cet été

Vacances
occitanes

:

■ Maternelles

(4-7 ans)

►

Villamblard

Jean-Marie Jousseaume

du 20

au

en

Périgord

27 Août.

■ 7-13 ans

Si depuis
création
1986, sa
l'IEO

Herran dans le

en

Comminges (montagne)

Animation propose

des

du 16

séjours de vacances,

c'est

qu'elle a le
de faire partager

dessein

première est celle

d'existence

jours, il faut relativiser la
portée de notre action.
La

seconde est celle

Notre démarche

pédagogique est
la base de
la reconnaissance de
l'autre. Ecouter,

dialoguer, proposer,
organiser, c'est l'objet
du conselh où tous les

enfants, adolescents et
se

parle des
petits conflits du jour,
des problèmes de
chaussettes déparaillées,
de la prestation du
conteur de la veille, de
réunissent. On

l'heure du repas... Les

journées s'écoulent,
demain VTT, aprèsdemain concert des
Massilia Sound System,
hier baston (jôc

tradicional).

"ceux du

Sud", pour
pouvoir se situer avec
plus de justesse dans le
monde environnant.
Savoir

appartenir à une
culture que l'on
s'approprie : la culture
occitane est présente
chez chacun et chacun
est une
cette
son

composante

de

culture, acteur de

évolution. C'est

ainsi que nous
concevons,

la

faite

d'échanges, de
de

L'histoire et
étant les
repères inamovibles de

est

passages...
la langues

l'ébauche de la
construction d'une

socialement,

L'objectif

là. Certes, sur

quinze

une

identité nécessaire. Se
reconnaître

en

elle, c'est

13-16

ans

séjour itinérant, vallée
de l'Orb et Mont Caroux

xénophobies et autres

en

Haut

racismes.

au

16 Juillet ou

Certes, nous ne nous

seuls à
idées. Nous
seulement

pas

partager ces

outre, si vous

enfants et les
de personne à partentière. Ils existent

C'est

proposons
un lieu de plus.

culpabilisantes ou
gratifiantes qui font

■

moins dans le mur des

caractéristiques

mouvements,

adolescents ont le statut

les autres.
pierre de

autres, tous

sentons

Dans les colôcs les

culturellement.

ou

aussi reconnaître les

façon plus
précise l'origine d'un
accent, de fautes de
français, des
Savoir de

sur

animateurs

Juillet

(mer) du 30 Juillet au 12

d'identité culturelle

construite

22

Août

quelques idées.
La

au

Pissos dans les Landes

En
voulez

rejoindre,

nous

nous

cherchons des
animateurs

(même si

d'anciens adolescents le

(Tarn et
Garonne) du 6 au 20
Montricoux

Août.
■ 15-18 ans
autour

du festival de

(Tarn et
Garonne) du 10 au 24
Saint Antonin

Juillet

séjour itinérant
Montagne
(Tarn) du 5 au 19
ou

VTT dans la

Noire

devenus

sont

Languedoc du 2

Août.

aujourd'hui), des
directeurs

occitanophones. Nous
LEO Animation 28

formons aussi des
animateurs

au

B.A.F.A.

(Brevef d'Aptitude

aux

Fonctions

d'Animateur)

Et si

apprenez que

vous

présents
région, vous

nous sommes

dans votre
serez

les bienvenus

la faire
faire
nous la
raconter, nous faire
danser, chanter, jouer...
Ai côp que ven !
pour nous

découvrir,
connaître,

vous

rue

des Bouviers 33800
Bordeaux T: 57 95 80

44.

�imaginòt

Linha
e co ri o m ■ a

n°22 2d trimèstre de 1995

composée de personnes
physiques qui placent

Pour une économie
de solidarité

leur argent

200F/mois) dans

►

La Linha Imaginât
est en contact

depuis quelques temps
déjà avec le Réseau de
l'Economie Alternative

Solidaire (REAS)

(1),

ou

banlieue Nord.

sociales et alternatives,

progresser.

des

ailleurs bien sûr.

au

La structure même du

humainement) de

(Faisons ici,

l'entreprise. Il existe des

SCR liée

CIGALEs

en

en

dit

les intentions des

(S.A.)
coopérative, c'est à dire
que les actionnaires de

se retrouver

société sont des

traditionnels (et il y en a
un certain nombre sur

-

Filière

SCR

:

bretonne qui favorise
notamment les énergies

une

entreprise.

(important

projet d'éoliennes)

Autonomie et

France Initiative

dans le Nord de la

Réseau fait des

personnes physiques,
des sociétés, des

France). C'est une
société financière à

d'honneur et parraine
des entreprises en

associations ou des

capital-risque qui prend
une participation dans
le capital d'entreprises

création.

vue

directoire.

(implantée

nouvelles s'engageant
embaucher des
personnes

l'efficacité

-

à

défavorisées

(chômeurs longue
durée, handicapés,
etc...)

prêts

Association pour
le Droit à l'Initiative
-

Economique (ADIE) fait
des

prêts

aux

chômeurs

créateurs.
-

'Madiakar travaille

à la création et le

développement
d'entreprises antillaises
RACINES (Réseau

SolidaritéEmploi (association

d'Accompagnement des

affiliée à la Fondation

Créations et des

de France) constitue des

Initiatives pour une
Nouvelle Epargne de

-

cagnotte

cagnottes pour

des prêts

d'honneur

intérêts

-

Parmi les structures

à des chômeurs

Solidarité) travaille à
favoriser l'insertion des

membres du REAS

créateurs.

femmes dans la vie

ou

gravitant autour, nous
avons répertorié :
-

Corse.

elles-même des

financières.

les CIGALEs (Club

d'Investissement pour
une Gestion Alternative
et

Locale de

l'Epargne).

Un(e) CIGALE est

sans

:

créations

Solidarité

REAS est de faire

qui ne
sont pas dans les
circuits économiques

Corse)

en

aux

associations regroupant

son

d'être assez
complet, chacun
pouvant par la suite
approfondir tel ou tel
point particulier.
Un des objectifs du

dans

SCR

des créations

pays basque.
Femu Qui

nouvelles
-

original et bien
pensé. Le REAS est
dirigé par un conseil de
surveillance qui désigne

essayer

ceux

même

est

Décembre 1992. Nous
allons cependant

peu

partout, et elles peuvent

que des avantages mais
il faut reconnaître qu'il

même si

un

:

:

-

partenaires. C'est une

d'ensemble. Il n'a pas

profiter

proche
(géographiquement et

déjà long

Il serait difficile de faire

que tel il est
constitué depuis

Herrikoa

très

le tour d'un tel réseau

en tant

-

soutenant

de

de partenaires,

quartiers concernés

L'investisseur est donc

fait qu'un
simple citoyen a autant
son mot à dire qu'un
banquier, sans perdre

Arnaud-

capital

possibilités offertes
par des outils
techniques et financiers.

Ce montage

Bernard à Toulouse, et

partout

les aider ainsi à

préoccupations

structures

Marseille, Uzeste,
Aurillac

fortes

cette

pour
le monde, à St
Roch à Nice, à

en

banlieue. Les premiers

Bondy, Lille, Toulouse

Société Anonyme

profitables

: SCR
destinée à financer la

de sociétés locales et de

sur

tout

(voir LI n°l6) (2)

Imaginât) et
qui oeuvrent avec de

REAS

partenaire d'une
nouvelle conception de
la vie économique. Le
manque de temps ne
nous avait pas permis
jusque là d'en faire état
mais il est urgent de
combler le vide,
d'autant que les
conséquences peuvent
être

d'investir dans le

Génération Banlieue

création d'activités

une

cagnotte permettant
la Linha

Jean-Marc Buge

et

(environ

-

socio-économique.

Garrigue : société de
capital-risque (SCR)
-

investissant dans des

sociétés

en

création

développement
récent (plus de 50
en

sociétés

au

total).

ou

-

ALICE

(Agence

de Liaison pour

l'Insertion, la Création et

l'Echange). Cette
association aide les

personnes en
de précarité

situation

�Linha

imaginòt

■■ -V;

'

:■■

*

*

«wîW '■

%ÍWXWW&gt;^AWKCW-VA'I,/AV

•■•*••

*

n°22 2d trimèstre de 1995

économique à créer leur

travaille

propre activité. Elle a
créé le Crédit Bail

agriculteurs en
difficulté, face à la
"psychose de la dette"

d'Insertion destiné à

au

service des

:

Pays Basque, Bretagne,
Occitanie, Nord de la
France, ce qui montre

"Car la solidarité, la
démocratie, ce n 'estpas

bien le besoin de

l'art... Ilfaut

artistes pourfaire

pousser ces plantes-là.
Mais le secret de leur

acheter le matériel

formation, partenariat,

décentralisation et

le
démarrage d'un projet.

résolution des

d'autonomie de la

problèmes

pensée et de l'action

Le matériel reste la

administratifs.

propriété de

L'association

dans le pays, besoin qui
se fait d'abord sentir à

nécessaire pour

l'association

qui peut le

antennes

des

a

la

périphérie, la plus
provincialisée, mais qui
a encore quelques
ressources originales.

dans certains

récupérer en cas de

départements et

défaillance.

différents contacts sont
établis à l'échelon

-

INESTENE (Institut

de la

donc des

art, ce n 'estpas qu 'ils

fabriquent eux-mêmes
leurs propres pinceaux...
Nos outils sont

bricolés,

ils tiennent de bric et de

broc, ils sont rattachés
avec

européen.

technique, c'est de

des bouts de ficelle,

ils sont fragiles.

Ce n 'est

que parce qu 'ils sont
artisanaux qu

'ils

tiennent. S'ils sont

fabriqués
artisanalement, c'est
parce

qu'ils

n 'existent

pas sur le marché
habituel. Qui peut
s'intéresser à des fonds
conçus pour

les plus

démunis, à des
créateurs
d'Evaluation des

-

Stratégies

Développement Social

et

Local (MDSL) (4)

sur l'Energie
l'Environnement en

Europe) agit pour la
l'énergie,

maitrise de

en

dehors du nucléaire.

les acteurs
organisations qui

(Nouvelle
Economie Fraternelle).
NEF

C'est

une

société

financière, organisme
bancaire coopératif qui
sert

de relais entre les

accompagne

lois
économiques, sans
handicaper une
rapport aux

travaillent à des actions

développement local

Solidarité paysans

chercher des

jeunes beurs des
banlieues considérés

dangereux, des

obtient même

obsolètes par

d'excellents

économique, des

européen

revue

résultats,

lorsqu'il
s'agit de mobiliser des
fonds; si bien qu'il a été
copié mais jamais égalé.

Combined European
Bureau for Social

notamment

AVEC.

C'est

ce

que constate

comme

retraités déclarés

le marché

communautés

immigrées reléguées sur
défavorisés, des
femmes en dehors des
des sites
circuits

économiques,

A la lecture des

Jacqueline Lortbiois,

des RMIstes exclus par

différents

membre du directoire

leur

acteurs

partenaires et

du REAS, dans la revue
du réseau A Faire

de l'économie

alternative et

solidaire,

(n°20, 4e trimestre 1994)
qui justifie cette spécifi¬
cité et cette potentialité:

remarque que les
initiatives et le réseau

on

(3)

va

réseau

de

-

On

MDSL est membre du

les

la

particulier dans le

intelligents, ni surtout
riches ?

potentialités humaines.

sur

emprunteurs porteurs

domaine culturel.

d'entreprises

"hors normes", qui ne
sont ni beaux, ni

efficacité toujours
nécessaire. Le réseau

basées

épargnants et les

en

nouveau

et

Development et publie

projets riches de
potentialités (mais non
appréciés par les
banques traditionnelles)

d'un

sens

de
-

dit, au delà du
catalogue, il est clair
que le REAS agit dans le
Ceci

Mouvement pour un

est

développé

en

Corse,
22

chômage, des
expulsés de leurs
logements, etc...
Et

on

démontre

en

mutualisant toutes ces

populations "à risques"

�Lin ha
ï

e c o n o rm

imaginòt

a

n°22 2d trimèstre de 1995

.Cortetas...Cortetas.. | pour la cohésion sociale,

de la richesse

économique,

en
recréant les conditions

Sous des airs de journal

lycéen, la Vaclie folle es
bien documentée, très
Instructive et pèse son
argumentation. Dans le
n°2 de Février-Mars

1995, on y parle de
recyclage du papier, de
la légalisation du
cannabis, du Larzac à
l'été 1974, du
financement des partis

politiques etc... Pas si
folle, la vache. (J-MB)
Julien Lacroix

rue

75020 Paris.
Abonnement

:

qui fait tenir nos
montages, c'est qu'on y
croit, c'est qu'on
développe une vision
positive de ces
populations. On prend
d'autres paires de

Edicion.

publica
totjorn. Aqueste côp es
la reedlcion en grafia
classica de l'abat Besson
:

D'al brèç a la tomba.

Blllngile occitan/francés.
180 F.
Cultura d'ôc
31

av.

de l'Abadlá

12000 Lo Monastèri T:
65 78 02 28.
•

L'assoclacion "Les

amis de Michel

Miniussi"
per

es

nascuda

dlfuslr l'òbra

llteraria de Michel
Miniussi. Es
per

presidida
Max Roqueta.

Adesion

:

50 F.

Les amis de Michel

Miniussi
210 chem de la Cerisaie

06250

Rouglns.

ans.

Jeanne

Calment. Son secret ?
Elle

parle provençal.
(C.S.)

qu 'on ne crée pas une
culture de l'initiative sur

munautaire, mais au

de

mobilisation des habi¬
tants par

de conscience

des

collective,

mutualisation de

Cet

quotidien
de Dévelop¬
pement Local Com¬

lunettes pour regarder le
monde... Il y a une prise

échanges multiples,

exemple montre bien

l'outillage, ou sur des
d'activités,
fussent-ils délaissés de
créneaux

l'économie marchande.

L'innovation, cela ne
pousse pas d'abord sur
des

compétences, mais

sur une

volonté des

valeurs partagées
désir et du

communauté d'idées et

à tour
du don
et du contre-don, du

de valeurs...

marchand et du

imitateurs de cesser de

marchand...

mettre

L'économie alternative

Les particuliers

devant les

une

on

y troque tour
de la réciprocité,

solidaire c'est d'abord

achètent

une

non

qui

action

sur

des valeurs

du

sens...

Merci donc à

nos

la charrue

boeufs...
un proverbe

Comme dit

à
elle est
confisquée, en écoutant

éthiques
échangent du sens
contre de l'argent. Les

africain suggéré par ma
copine Câline Ben tara :

entrepreneurs qui se

le

les muets. En créant du

voient accorder

le marigot, qu'il
devient crocodile..."

redonnant la parole

ceux

à qui

lien par

ces

fonds échangent de la

la

mutualisation de

solidarité contre du

ressources, mais aussi

capital. En s'engageant

par des luttes ou des

à leur tour à embaucher

conflits, de l'expression
différences et des

50% de chômeurs

des

longue durée et de

minorités, de la

RMIstes, les

pédagogie des
opprimés... En

entrepreneurs aidés
troquent de l'exclusion

cherchant dans

contre de

l'emploi...

l'ailleurs et l'autrement.

Mais la mise

En

partageant le risque,

de populations

en

mêlantparitairement

remet en cause

hommes et femmes,

jeunes et vétérans,
cadres et illettrés,
communautés
et

120

sens...

au

vrai sens du terme... La

la démocratie. En

Cantalausa

échangent à leur tour
du temps contre du

cette notion

eux-mêmes et
pour eux-mêmes...
L'exemple d'Autonomie
et Solidarité est typique

et

•

Ils vivent

Mais ce

90 F/10

numéros.

créateurs... Ils

ensemble"...

ressources, une

La Vache folle
37

du partage...

bénévolement les jeunes

un

diffuse, c'est d'abord
supplément d'âme,
au sens
étymologique du
terme... Que les gens
soient animés, 'portés

qu'il est possible de faire
pousser de la cohérence,

Ecologie. La vache folle
(Journal politiquement
J't'emmerde des Jeunes
écolos)
vaut le détour

se

ethniques

au

travail

exclues

l'organisation même de
leurs entreprises, et ils
doivent adapter leur
processus de production.

culturelles...

C'est alors

En remettant de la

qu'interviennent des

pédagogie, de l'écoute...

cadres

de la médiation. Ce qui

retraite

23

d'entreprises à la
qui conseillent

"Ce

n

'estpas parce que

morceau

de bois

traverse

(1) REAS

et revue A

Famé, 61

av.

Victor Hugo

93500 Pantin

49 15 04 04 - 49 15 04 03
Fax: 49 15 04 14.
(2) Génération Banlieue,
6l rue Victor Hugo
93500 Pantin
T.- 48 91 03 00
Fax:

49 15 04 14, Olivier

Gazel.

(3) Solidarité paysans
17

place de l'Argonne

75019 Paris

(1) 40 35 17 29.
(4) MDSL

T.:

52 rue des Fours
75006 Paris.
T.- (1) 45 44 65 10
42 84 20 48.

-

(1)

�Linha

imaginOt
Frédéric

C. ayrou

n°22 2d trimèstre de 1995

Frédéric

Cayrou
1879

-

1958
►

Claude

Alranq

Dans les années
avant

la guerre

1939-45, lorsque
Frédéric Cayrou est

passé à l'écriture
dramatique, la
campagne française
vivait

un

double

traumatisme

de

la

saignée
opérée par la première

qui conduisit Pétain au
pouvoir. Il contribua

guerre mondiale et
l'exode rural. Ce

dessiner les formes et le

syndrome national

contenu du théâtre

connu un

:

aboutissement

aussi fortement à

d'autant

plus

politique dans le

ci

"Travail-Famille-Patrie"

séquelles

que

d'oc,

celui-

portait encore les

�Linha.
•tíiví

imaginòt
yM\

n°22 2d trimèstre de 1995

psychologiques de "la
chasse au patois",
systématisée avec la
Troisième République.

mais

divorce

ce

La réaction du théâtre

idéologique n'a pas des
conséquences
esthétiques immédiates
(1). Cayrou reste en

d'oc à tout

dehors de

ce contexte

fut trivalente
-

ce

débat. Il

adopte une graphie non

:

la confirmation

mistralienne et

non

politique (celui de
l'Anglais Chamberlain)
et l'autre domestique
(celui du paysan Catèt)
qui conversent de leurs
mérites respectifs (3).
Ce sont deux vieillards

évoquant leur mariage...
réssuscité par le retour
du violoneux (4). C'est

empruntent à la

fois à la

comédie de moeurs, au
vaudeville et au
mélodrame dans

une

fable où les

représentants du monde
rural et de la langue
d'oc (abandonnés par
l'Histoire) trouvent,
grâce à une rencontre
amoureuse (quelque

d'un "Théâtre paysan"
qui culmine en
Rouergue mais qui

alibertienne, hésitante

quercynol et l'écriture

le débat de la

s'affirme aussi dans

de "l'école occitane".

la

d'autres pays d'oc.
la recrudescence

Néanmoins, il engage
son théâtre comique

quenouille et de la
lampe à huile, à l'heure

peu surfaite), non pas
des sauveurs héroïques

des restrictions, ainsi

mais des alliances

du naturalisme

dans

méditerranéen

-

entre

le phonétisme

une

originale

voie

que

radio, de

le retour pathétique
gestes d'antan, à

"extérieures" qui

qui ne recoupe pas les
trois réactions suscitées

leur ascèse et à leur

Languedoc et la Basse-

par le contexte, même
si ce théâtre reste

intime chaleur.

Provence.

profondément

une
attitude d'auto-défense

Nostalgique mais aussi
incantatoire, ce théâtre

amoureuses et

théâtre rétro-moderne

rurale et

recherche l'âme des

misérabilistes

qui a de solides attaches
provinciales et qui part
à la conquête de la

d'oc.

choses pour se protéger
contre les mauvais

empruntent au

qui a

inspiré Pagnol et qui
console le Bas-

-

l'éclosion d'un

linguistique

Le théâtre de Frédéric

modernité et de

Cayrou est écrit durant

l'urbanité.

une

Dans les trois cas,

il

s'agit d'un théâtre
réactionnel à

une

condition

historique et
culturelle. Pour "lo
paisan", c'est la
métaphore du mas/pays
hypothétisé dans son
héritage. Pour le
naturalisme, c'est le
Midi qui se rejoue plus
vrai que nature. Pour le
rétro-moderne, c'est la
teatre

période

assez
courte (autour et dans
la guerre de 1939-45). Il
cessera dès que l'auteur

adoptant les genres
français qui semblent
les plus actualisants.
Cette

trépignation

théâtrale de l'avant-1939
consacre

le schisme

fél ibres-occitanistes,

à

une

versification

tendance

psychologique

thèmes, il aspire

occitanes. Il aborde 3

cependant à
langage.

dramatiques.

Le théâtre

poétique

prouver son aptitude
la littérature. Par sa

à

folchloriste de
oeuvre.

son

Ce sont deux

parapluies, l'un

passé, l'absence de
solutions "miraculeuses"
la vérité des

comportements sociaux
contribuent à la critique
réaliste d'un milieu où

font contre la
communauté des

origines.

ses

un autre

De la comédie

sentimentale à la

Quasi-élégiaque par son
lyrisme tendre et
mélancolique et écrit en
alexandrins, il constitue
la partie la plus
symboliste et la plus

mélodrame du siècle

tous les carriérismes se

symbolique et la
familiarité de

les

confessions

et

académique qui
témoigne encore de la

exclusivement

recherche d'une
consécration littéraire en

du destin. Par sa
forme, il n'échappe pas
coups

du théâtre d'oc à

genres

choix.
Si les révélations

politique (2). Il
compte 26 piécettes (en
1 ou 2 actes), 20 sont
bilingues (oc et
français), 6
entre en

les

confirment dans leurs

aux

comédie de moeurs

La comédie de moeurs

qui s'esquisse à travers
différents procédés
dramatiques reste dans

ces

la moyenne

du

répertoire occitan de la
période, c'est à dire
sommaire. Elle a

Le miracle de l'armoire

d'ailleurs

et La pèl

à demeurer

d'irange sont
les deux plus longues
pièces de Cayrou et les
plus proches du
répertoire d'oc de la
période. Elles

quelque peine

comique.
Quand elle accède à
plus de grandeur
(comme

quelquefois,

chez Barthe, Clardeluno
ou

Mouly) c'est

en

�imaginòt

Lin ha

'

Frédéric '-'O

»ýjr«&gt;

n°22 2d trimèstre de 1995

s'accomplissant par le
lyrisme, l'ethnodrame
ou la métaphore

psychologie des
caractères

communautariste, donc
en se

dramatisant. Ce

n'est pas

la voie choisie
par Cayrou lorsqu'il
parvient à plus de
maîtrise. La voie qu'il
dégage alors pour ce

barbichette

des

ou

considère

siècle

de lui-même. Una

de lever

marrida malautíá

l'invitant

traditionnelle

s'amuse d'un mari

un

violent que

peut-être découvert

fiction la

et

de la

plus

contemporaine.

Cependant il préférera
un

autre genre.

Du théâtre de

mais

au

galéjade
théâtre burlesque

comique de
Cayrou trouve sa

dramaturgie globale,
laquelle consisterait à
élaborer des fables plus
complexes et plus
contraignantes dans leur

auteur à tenter sa mise

conduite. Avec Lo

en

sorcier repentit

Apparemment, le genre
s'y prête : anecdotes du

qui

interroge la
revalorisation officielle

des sorciers jusque là

persécutés

par

l'Eglise

assagit en lui faisant
redouter un coup de

son

ou

La nature

dans

mesure

une

certaine
fut pas

le docteur

sang. Pour preuve : sa
tête n'entre plus dans

la

personnage ou par

situation, très peu par la

au

partie la plus vénérable

foncièrement comique,

comique par le

la

comportements, mais
par des inventions qui
tiennent de la farce

genre reste
un

contribution de Cayrou
théâtre d'oc du XXe

qu'il

comme

galéjade. Il
le premier

ne

théâtre (5).

quotidien, personnages
plutôt réalistes,
emportement dans

chapeau...
Les sujets sont plus

moins issus de la

tradition orale.

Cayrou

les nourrit des divers

jeux de mots,
quiproquos, fredaines,
badinages, ambiguités,
hyperboles... qui
plaisent à ce genre. Il y
ajoute même son savoirfaire expressionniste.
Malgré la saveur
picturale que les

dialogues

est

d'avoir

essayé

l'handicap en
au burlesque,
burlesque qu'il a

contact des

au

clowns du

cirque de Buffalo-Bill
ou au cours

de

ses

américains. Peu
importe ! L'art de
Cayrou sera alors de
dépasser le théâtre de la
voyages

galéjade

non pas en

essayant de restituer les
couleurs les plus

grivoires ou les plus
spirituelles de la palette,
mais en appliquant les
procédés burlesques les
plus aptes à révéler son
authenticité identitaire,
rurale et occitane

:

1) Une apparente
réalité faite de situations

peuvent

la Science, Cayrou
touche à un sujet qui

brutale et inattendue

traduire, il est difficile
de restituer par le

exige la dramaturgie
qu'il ne possède pas

dans

théâtre la totalité de l'art

quotidiennes (chasse,
repas, travail, voyages
ou déplacements...)

naïve. La Lobeta

de la

saisies à

l'insolite

et

aussi restons
notre

rei

de las rabanèlas qui
introduit un fou dans

une

chute

vérité toute

tastabrusques

nous sur

faim. Mais Lo

restaurant

;

et

scène des

met en

gourmands

faisant festin de
un

montalbanais

champignons. Une peur
panique les saisit quand

à l'heure de la guerre
tous les

la chienne

afin de lever

fait, elle

lièvres du marché noir

accident

et Lo testament

le

de

en

meurt. En

est victime d'un

provoqué
docteur qui fait

par

Crèbatinas qui

ventrée de

implique les héritiers

champignons en venant
soigner les "mourants".

virtuels dans
situation

une

qui fait tomber

tous les masques et

Un a falsa

piété familiale,
désignent un Cayrou

adreça
repose sur la blague
d'un paysan qui
conseille à son collègue

capable d'approfondir la

de

comédie de moeurs,

bouc du notaire,

contre-masques de la

non

pas par

la

mener sa

n'en

a

chèvre

au

lequel

point, hormis sa

galéjade. Le dire
galéjeur suggère des
personnages et des
situations que l'auditeur

"habille"

gré de
imaginaire et d'un

un moment

critique (crise de
jalousie,
empoisonnement,
restriction de

subconscient culturel

tabac,
judiciaire,
différent de voisinage,

très référencié. Le faire

crise

scénique emprisonne la
réalité. Si une poétique
de l'expression n'offre

invite à des rebondis¬

au

son

pas au spectateur une

part de refabulation

contrôle

dentaire...) qui

sements

théâtraux

ludiques (dérision,
persiflage, duperie,
mimétismes gestuels...)
alors qu'ils témoignent

onirique, le faire
scénique réduit la
galéjade à sa

d'événements frustrants

matérialité

ou

devient

:

le trivial

obscène, le
spirituel devient
religieux ou
intellectuel... La grande

de faits divers

de

ou

contraignants (abus

confiance, cocufiage,
exploitation, tyrannie
administrative, état de
guerre...)

�imaginòt

Linha
g—ay

lllilllilll

t~ c&gt; u

n°22 2d trimèstre de 1995

dans Al

2) Des

dentista...}, soit

comédie, tout

en tirant

assure

la victoire du

sa

profit de quelques

burlesque,

apparemment normaux

frustration (acheter
une ceinture dans Jacon

cette victoire

mais

va

rebondissements (la
série de mésaventures

personnages

comportant
selon deux typologies,
se

soit par

accentuation

comprar una cinta,

passer le permis de
conduire dans Plèga-

Sardas

d'un caractère

psychologique (la vieille
protectrice des

fille

animaux, le notaire
pédant, la belle-mère
possessive, le mari
jaloux, les vieillards
chagrins...), soit par

au permis de
conduire, manquer de

tabac dans I

a

paspro

tabat, assister à son
cocufiage dans A travers

qui arrivent aux
"congétistes payés" de
Un camping mal
campat,
tortures

la série de
animales qui

excèdent la demoiselle
SPA de En tresièma de

ou définitive
(le notaire se rasera le
bouc dans Una falsa

adreça, le

mégots
puisque le maire lui en
a volé un de superbe
dans I a pas pro tabat,
la femme prendra son
mari jaloux sur un

:

A travers la

le

burlesque est d'autant
mieux accomplie que le
personnage central
donne à l'action

son

qu'il est

unité et

le chercher

confronté à des

.toujours prompt à

épreuves révélatrices

s'en tirer de la

façon la
plus inattendue.

d'un état de société
ainsi

4) Une action

qu'à des

accessoires ou des

dramatique simple,
toujours calquée sur le
canevas

luneta...}

La fonction

décepteur : un paysan
pince-sans-rire, toujours
et

l'épouvantail
l'autre dans

suspect sur

dentiste, l'avocat...
3) Un personnage

sans

paysan

volera les

gendarme, le maire, le

victime

apparaisse

héroïque

genoux et

accentuation du
caractère social

sans que

décors

qui sont des
"objets à faire du

suivant. Une

entrée conviviale crée la

théâtre". "L'élémentaire

complicité avec le
public (l'âne échappé

devient fondamental"

dans A travers la luneta,

(6). En
effet, l'anecdote qui fait

le boire du facteur dans

théâtre résume tout le

Fin contra fin,

rapport existentiel entre
la communauté rurale et

écrit F-M Castan

la sieste
gendarmes dans
Eclipse totale...}. Un
incident provenant de

public le partage avec le

l'extérieur confronte le

personnage

des

personnage
une

burlesque à

situation

révèle soit

l'Etat dominant. Le

Frédéric

et s'en

Cayrou aux Etats-Unis en 1915

L'élémentaire est aussi

piégée qui

son

inadaptation (tenir un
rôle d'orateur dans A
l'escòla dels orators,

plaider au tribunal dans
Plèga-Sardas a
l'espaurugal ou Los
capons de la Petronilha,
aller chez le dentiste

dans les

la luneta...}. Le

Diupentala

burlesque confond son
grâce à son
bagoût, à sa vitalité sans
complexe, à son
intelligence pratique
(ruse ou fuite), à son

Montalban, la série de
gags qui répond aux
questions de

agresseur

humour...
aux

sans

recourir

intrigues de la

burlesque

libère avec lui.

a

objets qui
participent à l'action et
contribue à

sa

cohérence. La ceinture à

l'examinateur du

acheter est le

"permis de conduire"

de tout

pour

brouette...). Un

retournement cocasse

de l'ordre de la

galéjade

un

symbole

temps de

guerre. La brouette est
une nécessité

professionnelle rendue

�Lin h a

imaginòt
Fré cT«3 rie

C ay t~o u

n°22 2d trimèstre de 1995

impossible quand des
agents de l'Etat la
soumettent à

des

s'y projette, s'en amuse,

"authentique" (7) et un
pôle oil introduit par
décrets, uniformes et

et trouve avec son

personnage burlesque
les ressources qui font

contrôles aussi

artifices. Cayrou n'est

invraisemblables que

le premier à user du
bilinguisme mais rares
sont ceux qui l'ont

réels.

L'analogie entre

conduire

une

brouette

pas

et

distribué aussi

fonctionne d'autant

nettement, jusqu'à
assumer même une

diriger une
exploitation agricole

perdre les complexes et
oser sa

ce

niveau, la langue est
une énergie qui circule
entre

le francitan.

liberté. A

la terre et l'avenir.

burlesque de
Cayrou dispose encore

linguistique
qu'écologique. Ce qui
importe le plus à
Cayrou est l'authenticité

d'un atout

en

fantaisie et

d'invraisemblances

en

les

univers réalistes leur

poétique qui renchérit
l'effet comique même.

Certes, le francitan est
ridicule, mais la norme

fantaisie

dentiste... Ces tonalités
contrastant avec

instinctuelle.

place

Le

est moins

mutuellement chez le

confèrent

élément de

pour

à "se" conduire

L'ironie devient

mieux que

chaque
l'objet
brouette (frein, vitesse,
rétroviseur, éclairage,...)
permet d'aller de

guignolesque avec les
stratégies de vengeance
qui conduisent une
belle-mère et un gendre

:

charme

un

*

le

redoublement de

Frédéric Cayrou

l'action par

le double

des tonalités

réussit
pari d'être un

communautaire

poétiques qui font

auteur

innovant,
même

vérités

et

contraste avec

et un auteur

Le

oublier les

séquelles de
l'intégration ni la sève

l'apparent réalisme
paysan et "le jeu

innovant

temps qu'il reste

d'une

origine. "Lou
Patari" (Un camping

d'acteur

visage
impassible, aux gestes

communautaire.

campai) est un
vagabond tout à fait
respectable dans son
parler parisien.

d'automate et pourtant
familiers" que F-M

par cet attachement au
monde niral et à la

époustouflantes.
changement de

vitesse est dans l'art de

poser ou non

les sabots.

L'éclairage avant est
dans les yeux du chat
mis en vigie à l'avant du
véhicule. L'appareil
avertisseur est dans "lou

jingouladis de la rodo"...
Ce qui est symbolique
même temps
fonctionnel : il se prête
est en

au jeu, il se donne
l'action. Et il reste

à

élémentaire c'est à dire
à la

disposition d'un

acteur

qui peut en jouer

à mains

nues

pour
révéler le fondamental.

faisant, il accomplit
(à peu de frais)
l'esthétique burlesque.
Ce

l'authenticité

ne

peut

mal

Castan

prête au
Cayrou.
Chaque pièce a sa
propre tonalité :
l'absurde avec le permis
comédien

Toutefois, Cayrou ne va
guère au-delà d'une
distribution linguistique
assez

au

de conduire

une

brouette, l'ambiguité

mécaniste. Elle

sexuelle de la femme

peu dans le
psychologique ou la
stratégie des rapports.
De toute façon, il ne
faut pas demander au
burlesque ce qui est le
propre d'un autre
entre

surprise à la longue
vue... avec un

épouvantail, le
fantastique dans
l'éclipsé qui fait croire
aux gendarmes qu'ils
ont poussé la sieste
jusqu'à la nuit, le délire
avec le fou qui fait

théâtre. Celui-ci n'est

en

Communautaire, il l'est

langue d'oc. Il l'est aussi
à

parce qu'il est fidèle
l'art conjuratoire qui,
avec

l'art

religieux et

l'art évocatoire, sont au
coeur de la tradition

populaire du théâtre
Cayrou met en
scène le danger,
décomplexe celui qui
d'oc.

l'affronte

et

libère celui

qui assiste à
l'affrontement

car

danger est mis à mort
ou en fuite par le rire
qui dit le droit de vivre

symbolique et le

à l'ordre du jour.
Cayrou s'est contenté
d'impliquer
physiquement la langue
dans un enjeu théâtral

fonctionnel est

et

également en chantier
dans la langue utilisée
par Cayrou. Elle est un
champ de forces entre
un pôle oc

le destin social d'une

l'odeur envahissante des

communauté. Cette

citrouilles pourries

parce

déposées chez l'avocat
jour de grande
réception, le suspense

théâtre d'oc pour

Ce

jeu entre

l'élémentaire et le

fondamental, le

pas

scandale dans le
restaurant

noir, le grotesque

qualité a valeur de
symbole. Le public
sa

sa

différence dans la

dignité. Et ce jeu est
trop humain pour ne
pas être universel.

hallucinatoire dans

culturellement dans

reconnaît

du marché

le

retors un

position,
28

Cayrou est innovant
qu'il fait entrer le
burlesque dans le

profiter davantage du

�Linha

imaginòt

Fjréd ëiiglte -aCSmZ'L 9'7P\

"

•:^í&lt;W&lt;í•Xv:^^wsC^v.,.v.•.v.*.v.•.v.v.•.v.s•.^•.•.v.•.v.*.í*X•.&lt;w^Sww•^•.»^Xw&gt;.%w.w.v.w.v.v.v.v.v.w&gt;&gt;&gt;:&lt;444i^MGwwKw»$iw&gt;XvXv.v.v.v.v.vflw/»,wvswííiw.«Kíw

n°22 2d trimèstre de 1995

trésor de la tradition

fait la belle force du

(1) Les occitanistes

applications

orale contenu dans la

burlesque de Cayrou.
Après Perbosc, Félix

théâtraux A. Boussac, M.

Rouquette, L. Cordes ont
premiers à prendre

réalistes ou
naturalistes. Ceux qui en
assument le mieux
l'héritage

des distances

sont

galéjade. Il est vrai que
le burlesque a des
parentés avec la farce
ou le baroque carnava¬
lesque mais il devient
un genre en soi dès lors
que son mobile princi¬
pal est un personnage
passablement solitaire et
profondément collectif
capable de jouer avec
des objets et des situa¬

Castan le définit

été les

comme

"la

puissance vitale que
chaque jour chaque être
actualise à

félibréen

éclaté

Cayrou partageant une
époque qui le nourissait
de la synergie d'une

public. Rejouer Cayrou
pertinence

Mouly, alors

que

occitaniste

mis

fisamment

synergie dans la nôtre.
Nul doute que l'oeuvre
perdrait en références
paysannes mais deux
appuis demeureraient

critique.

heureux, identitaire et
burlesque
de Cayrou est une
jacquerie théâtrale. Tout
agent de l'Etat central
est irrespirable.
Cette jacquerie n'a
rien de "poujadiste". Lo
et

libérateur. Le

testament

donne la

de Crebatinas

fondamentaux

C'est

un

et

Tarn

un

de Macaturras

p.

aux

en

(4) Las nòças d'òr (Ibid,
457)

de

(5) La galéjade

exclus. Tout ceci
passe sans
sans

des

se

didactisme

et

moralité, à la
franquette, "a bel

bonne

abeluc" (8). C'est la mi¬
se

à

disposition théâtra¬

le de cet "abeluc" qui

a

p.

fasciné tout

le théâtre d'oc du début du

BIBLIOGRAPHIE

L'humour de Frédéric

Cayrou
(Recueil de l'Académie de Montauban, 1964)
F-M Castan : "Vis cornica"Frédéric Cayrou (18791958), Dix siècles de vie littéraire en Tarn et
Garonne, Bibliothèque centrale de prêt, Montauban,
:

1988.
F-M Castan

toujours composer avec
nature et

òbras,

:

Le monde à l'envers

Georges Passerai

:

(Juin 1994).
Frédéric Cayrou (1879-1958),

Dix siècles de vie littéraire

en

Tarn et Garonne,

Bibliothèque centrale de prêt, Montauban, 1988.
Jean-Marc Buge : La parole venue d'Amérique, in
Lo Catèt de Macaturras

e

autra

ôbras, IEO Tarn et

Garonne, 1994.

Jean-Paul Damaggio
(1995).

public,

crue...

Il

parle

aux gens

ils lui rendent

Cayrou et les paysans

au

quintuple

ce qu'il leur
donne. Le geste des
hommes compte plus que

le
plus que
le pays... Son théâtre met en
évidence les grandes
dialectiques qui gouvernent
décor. La situation

l'instinct vital" F-M Castan

(Ibid).
(8) "A bel abeluc

:

immédiatement, sans
réflexion, d'après le premier

aperçu", F. Mistral (Trésor
du Félibrige, p. 6, Edisud
1983)
(9) Dans le sillon burlesque
par Cayrou, d'autres
auteurs s'emploieront : Gag,
Meyer, Jan dèu Pradèu,
ouvert

Soubenie, Fraresso...
conteurs

et

des

actuels.

Malheureusement, le théâtre
d'oc

ne se

connaît pas

lieu à l'autre. Tout
:

son

qu'il
connaît, qu'il fréquente et
dont il ne saurait s'éloigner,
car

viennent réduire cette

Pierre Gardes

vacances) devront
de la

autras

Cayrou : Lo Catèt de Macaturras e autras
òbras, IEO Tarn et Garonne, 1994.

"congétistes payés"
débarquant avec leur
panoplie du parfait
campeur que les droits

ceux

e

451, IEO, MOntauban.

H-F

camping mal campat,

(7) "Sa langue vise à
l'authenticité

(3) Los dos riflards, Lo Catèt

qui

l'homme, la nature

de l'Homme (même

( 1947) et

d'écrire.

XXe siècle. Mais les

la culture. Dans Un

galéjade...

(6) Félix-Marcel Castan : "Le
(article
sur Cayrou et ses oeuvres).

l'humeur frondeuse

saveur

explorer
d'esprit" de la

de choses essentielles à

d'humanité qui
fait racine quelque part
contre ceux

insuffisants pour
tout "l'état

démarcation

et Garonne

cessera

ses héritiers.
art de vivre

l'auteur sait dire

sa

(2) Cayrou deviendra

l'épreuve
entre

certain

(Mossa, Nicola,

Gag...). Mais les procédés
forcesques restent

sénateur radical socialiste de

différence (9).

du mort qui met à

la relève
un

:

de

part

monde à l'envers"

morceau

vitale

philosophie

Lo

:

l'enracinement à

et

a

une

Barba Martin" dans le pays

temps à révéler par l'oeuvre
même

symboliques

ou

de farces

auteurs

l'oeuvre de Barthe, de
Clardeluno, de Castagno...,
des héritiers du "théâtre de
nissart

Catet de Rascal d'Henri

serait de retrouver cette

fonctionnelles pour
créer un théâtre simple

des

La neit

d'estieu de Clardeluno

tions élémentaires suf¬

et

avec

les

l'Escotaire,

sein même du

oeuvres comme

d'une histoire et d'un

sa

au

théâtre félibréen

langue, d'une terre,

dans

le théâtre

jugé amateur,

passéiste et sans aucun recul
critique. Mais la crise a

manière".

sa

avec

le plus

sont

souvent

réinventer

d'un

est à

chaque fois.

�Linha

imaginòt

Frédéric

G

ir o u

n°22 2d trimèstre de 1995

Journée Frédéric
Cayrou, Montauban,
le 21 janvier 1995

Cayroule: trimballez
est-ce que
vous

dans les
avec vos

villages
compagnies ?

Je n'ai jamais joué
Cayrou. Je l'ai connu en
Non.

le lisant parce que j'ai
fait un travail sur tout le
théâtre d'oc contempo¬
rain

(XXe siècle) où j'ai

à peu

Alranq l 98 I

Claudi

près tout lu et

étudié pour essayer

justement de se poser la
question de ce répertoi¬
re : comment le jouer ?
comment

faire pour que

d'aujourd'hui
qui n'ont pas eu la
les gens

chance de le connaître

quand ils étaient jeunes,
peuvent le rencontrer
sur une

scène de

théâtre? comment on

peut
sible

le rendre acces¬
au public d'aujour¬

d'hui ? C'est

en

décou¬

répertoire,
en l'étudiant, en travail¬
lant certaines pièces

vrant tout ce

avec

des comédiens que

On part un peu

Actuellement je ressense

du

à peu près dans tout le
Sud de la France (avec

principe de Cayrou,
sans

d'ailleurs avoir

Cayrou : c'est un
mélange de la langue
d'oc et du français, ce
qui facilite la compré¬
hension pour les gens
qui ne comprennent pas
la langue d'oc, et aussi
permet de copier plus
connu

Cayrou

tout

et inversement

pour

d'autres. Donc

on tra¬

sur

les deux lan¬

qu'actuellement il

peut-être bientôt.

existe

un

véritable

Les

théâtre de

essentiellement

occitane, joué par
amateurs ou des

pièces que vous
jouez, c'est
en

vous

mêlez la

langue

française ?

encore

30

pour

que pour les amateurs,
le monde fait ce

qu'il peut à son niveau.
Les amateurs sont des

qui font du théâtre
plus de leur travail
professionnel, et ils ne
prennent pas souvent le
temps et les moyens de
gens
en

réflexion

profonde sur ce qu'est

langue

à naître ?

les

les amateurs. Je crois

mener une

des

professionnels, ou
que ce théâtre est

occitan ou est-ce que

les. Le

certaines

Pensez-vous

présentera

cinq ou six

professionnel¬
problème est

troupes

professionnels et

gues, et j'écris sur les
deux en même temps.

présentée,

amateurs et

langues se mê¬
lent; on en utilise une
plutôt que l'autre dans

Mais l'occasion pour
s'est pas
mais elle se

soixantaine de troupes

les deux

circonstances,

:

gascon, languedocien,
provençal, auvergnat,
limousin, niçard) une

différent pour

vaille

ne

les dialectes

étroitement la réalité où

j'ai découvert Cayrou.
moi de monter

tous

tel

ou

tel auteur, com¬

ment on
une

peut

prendre

scène d'une

de théâtre et la
parce

pièce
jouer,

qu'une pièce de

�imaginòt

Linha

«= ir &lt;ê dé

•Xv&gt;/XvX£x*x*x&lt;,w*x*x^&gt;&gt;X"&gt;x*&gt;^&gt;xc&lt;&lt;oí&lt;&lt;&lt;'X&lt;&lt;&lt;*x,x*x&lt;,«w»íwSfiw,x,ivX*Xí&lt;vX&lt;&lt;,x*î^XyíK»x&lt;&lt;-&gt;x*X',ï

'••••••

|g HMCgy1 Ht® u

•••••'••^•^••'•■.•.v.*.v.v^.w^Xv&lt;-XvvX&lt;*&gt;&gt;X,X-&gt;X*Xw&gt;&gt;&gt;XwJ&lt;W.-&gt;X-X-ÍX&lt;-&gt;XíwX-&gt;XvXvX*XvX-;-&gt;

n°22 2d trimèstre de 1995

théâtre peut se jouer
nombreuses façons.
Donc ils

ne se

de

posent

déplaisent. Chez les
professionnels aussi,
mais pas pour les
mêmes raisons. Je crois

pas beaucoup le pro¬
blème de la mise en

que ce qui manque

scène. Ils

souvent aux

jouent
spontanément.

un peu

Chez les troupes

profes¬

sionnelles,
cause,

ils

-

c'est leur métier

peu

approche un
dramarturgique,

c'est à dire

et pour
-

posent le problè¬
d'avoir une mise en

se

me

amateurs,

c'est cette

une

étude

pièce dans son
histoire, dans ses
ressorts techniques. Par
contre

auteur ou

parfois des personnages
qui sont extraordinaires.
Ils sont nature, ils
jouent tels qu'ils sont.
Ils ne feront peut-être
pas trois personnages,

faut la rendre

un

peu

plus compréhensible,
soit parce qu'on veut
souligner tel ou tel
problème et le rendre
plus accessible au
spettateur. On travaille
également sur les
rythmes d'une pièce. Il
y a des scènes qui
doivent être jouées très

les amateurs ont

mais le personnage

qu'ils feront

-

-,

niveau du théâtre.

vivement.

D'autres, au
contraire, doivent être

professionnels
manquent quelquefois

au public,
d'autres très calmement,

de

jouées très
et

dans des mises

scène

avec un

en

décor

particulier. Ce n'est pas
obligé de reproduire
exactement

les décors

les
dépend de

que proposent

Cela

auteurs.

la mise

en

varier les

scène. Il faut

décors, rendre

les pièces vivantes et

accessibles, même des
pièces qui ont un
certain âge ou qui sont
peu compliquées.
C'est un travail de
un

professionnel.
Je rencontre chez les
amateurs
me

des choses qui

plaisent, d'autres qui

Les

ces

mal leur

répertoire.
Entre 1939 et aujourd'
hui, j'ai ressensé 1300
pièces de théâtre et 300
auteurs. Or il y a des
troupes amateurs ou
disent

"Il n'y a pas

:

de

pièces". Je crois qu'il
un gros problème
d'information

entre

y a

les

troupes elles-même et

également sur le public
et les médias, ce qui fait
que tout le monde a
l'impression que le
théâtre d'oc meurt. Je
dirai pas qu'il se

porte très bien mais je

ils

pleinement. Ils ont
quelquefois des natures
qui explosent comme ça
au

uns et

ne

et ils le

choisissent pour ça
le portent bien,

les

professionnelles qui

de la

scène

qui prend tel
telle pièce
d'une façon un peu plus
savante, soit parce qu'il

Ils connaissent
les autres très

autres.

me

natures-là parce

qu'ils ont fait des études
et sont davantage
coupés de leurs racines,

crois
re

et

qu'il a un répertoi¬
des choses à dire,

surtout

liser,

rénover, se met¬
scène, se prendre

se

tre en
en

s'il sait s'actua¬

main. Encore faut-il

qu'il

donne les
moyens de cette muta¬
tion, de ce renouvelle¬
ment. C'est pourquoi
nous

se

créons

une

association "Initiative

un

théâtre qui soit capa¬

ble de

répondre à un
public large, un public
qui forcément aujourd'
hui comprend la langue
d'oc ou ne la comprend
pas, un public d'un cer¬
tain âge ou un public
jeune, dans un village,
dans des écoles

ou

dans

des théâtres munici¬
paux, des festivals. Il
faut être capable de

répondre à la diversité
de cette demande, et
donc que le théâtre d'oc
puisse concrètement se
donner les moyens de
se coordonner, de s'in¬
former, de se former. Je
pense qu'il y a la matiè¬
re, les personnes (au¬
teurs et acteurs), mais il
faut que tout le monde
fasse l'effort de
trer
est.

rencon¬

le

public tel qu'il
Aujourd'hui qu'il

y a
la télévision et les mé¬

dias,

le rencontre
pas comme au temps de
Cayrou. En ce temps là,
les gens n'avaient que
ça à voir, ou alors ils
on ne

mais ils compensent ce

pour

restaient chez eux, sur

manque de naturel par
une mise en scène plus

se

le pas

élaborée, une étude sur
les rythmes, la variété.
Pour résumer, dans
le théâtre d'oc actuel, il

ble des troupes, de faire
des stages, de donner

professionnels la

suffisamment de

sibilité de mieux

choses

troupes amateurs et

connaître le

professionnelles pour
essayer de redonner
une personnalité à ce

route, il
fassions

de main,

y a

théâtre méridionnal. Le

problème c'est

que tout
le monde est isolé. Les

troupes ne se connais¬
sent

pas

les

unes

les

le théâtre d'oc" qui
propose de fédérer,

de coordonner l'ensem¬

aux amateurs et aux

de

se

pos¬

répertoire,

donner des coups

de monter des
spectacles en mélan¬
geant des professionnels
et

des amateurs. Il

currence

de la télévision

du cinéma, et
l'habitude de voir des
et

qui tiennent la
faut que nous

un effort pour
rendre le répertoire d'oc

plus accessible, plus
varié vis à vis du

public.

me

semble que c'est une
urgence

de leur porte à
blaguer - ce n'était pas
plus mal. Avec la con¬

actuellement

pour que nous ayons

Ce

soir,

on a vu

leur

des

qui ont a
façon fait un clin

amateurs

�Linha

imaginÒt

n°22 2d trimèstre de 1995

d'oeil à Frédéric

Cayrou. Vous étiez
spectateur. Sans
porter de jugement,

première
impression : est-ce
que vous êtes heureux
une

ou un

déçu ?

peu

plusieurs raisons.
Premièrement, le livre
(1): les amis de Mon-

publié

beau livre. C'est

un

un

bel

instrument de travail.
Un beau livre, c'est
quelque chose de
vivant, qui entraine le
regard, l'émotion. C'était

important de redonner à
Cayrou ce qu'il a écrit,
sous une

forme aussi

synthétique, complète.
Deuxième chose

intéressante, c'est le

public. Aussi bien

aux

conférences qu'au spec¬

tacle, il y a eu du mon¬
de : un public qui a été
attentif. Et puis le spec¬
tacle : je suis ému par la
diversité. On

a vu

le voir. Les sabots et la

scènes

paille ne sont pas forcé¬

rythmées. Il y a des
qui doivent être
très enlevées, d'autres
retenues. Il y a un petit
travail à faire sur le plan
de la mise

des

que

faisions

pour

faire

ne

leur âge et
leur façon de jouer. Je
crois que - il ne faut pas
par

-

qui ont

joué l'ont fait avec leur
nature, leur franchise,
leur émotion, et c'est
très bien. Mais parfois,
certains manquent

le théâtre

uniquement

la récitation d'un texte

spectacle, et il ne
faut pas hésiter à créer
des gags, à jouer l'entredeux-lignes, parce que
dans une pièce de
théâtre, il y a toujours la
pos-sibilité de jouer ce
qu'il y a entre les mots;
en

et souvent

le théâtre de

de

voix, de mouvement.
Les pièces ne sont pas

pièce de
Cayrou. Vous avez
l'air

assez

mé dans

enthousias¬

vos

propos.

Oui. Je crois que ça m'a
donné envie de travail¬

On

les

se

ne

:

ne

d'une

Occitanie; ils

sont pas

crée chez

eux une

motivation. D'où la

GRQM. (J-MB)
Lo Descaladaire
40 carrièra Alfred
Dumérll 31400 Tolosa
Fax

61 25 95 43.

:

Culture. C'est le

sujet de

Bataclan, un trimestriel
toulousain qui aborde

Cayrou.

tous les
sur

par

sqjets culturels

36 pages

(grand

format) avec beaucoup

d'interviews, une belle
mise

Lo Catèt de
e

les occitans

village ou leur ville qui

Lis a Avinenc

:

:

nationalistes. C'est leur

qui soient un peu plus
éternels que ceux qu'on
a l'habitude de jouer

(1)

années

mobilisent pas au

nom

sujet éternel;

recueillis

le terrain.

déjà entendu ces

résultat

peut peut-être
donner ces choses-là

Propos

sur

70. On connaît le

impérissable, parce que
de tout temps, on a été
emmerdé par des lois,

avec

a

discours dans les

je crois que c'est

Macaturras

sur

combats

de brouette pour se

un

Ils
tort). Eux se

veulent de tous les

passer le permis de
conduire à un conduc¬

C'est

les partis

élections (ce en quoi
n'ont pas

fonctionnent. Faire

tourmentent notre vie

et

patac. Ils

contentent d'aller aux

aujourd'hui, parce
que les métaphores

moquer de toutes
bureaucraties qui

au

occitans traditionnels se

me

Cayrou, d'une
façon contemporaine,
ler

Revoluclonarl Occitan
Anaram

essayer de le vivre, de
le mettre en scène com¬

teur

Ce sont
occitans et

leurs alliés Corrent

1930-40. On peut aussi

des personnages

monter une

Los patriotes

trouvent que

avec

soir, on n'a pas

à pousser (peu).

des années

guerre,

qu'une

nouvelle branche se met

théâtre d'avant la

on

rencontré.

devant la force des faits.
Mais voilà

gion, sans avoir besoin
de positionner le théâtre
de Cayrou comme étant

mais

travail que peut-

prêts à jeter l'éponge

à la
Charlie Chaplin, et trou¬
ver des burlesques cor¬
respondant à notre ré¬

un

les

nationalistes occitans

à la Buster Keaton,

gags, des réparties, faire
des fausses sorties. Il y
ce

Ocdtanie. On croyait

utiles. On peut
recourrir à un burlesque

des hommes de loi.

a un

i .Cortetas...Cortetas..

ment

Cayrou, celui des au¬
teurs, tend la perche à
ça. Il faut inventer des

Je vous sens prêt à

des adultes très diffé¬

cacher les choses

effort

mais soit aussi la mise

assez

les amateurs

un

que

soit pas

avec

se

professionnel.

nous

être

rents

scène.

Je crois que les gens ont
passé une belle soirée.
Moi aussi; mais je crois
que nous la passerions
encore plus belle si

enfants

qui ont joué
beaucoup de
coeur, une diction
impeccable. On a vu

en

Maintenant, je dis ça en
tant

Je suis content pour

tauban ont

très

en

page, de la

couleur. Claude Slcre y a

autras

une rubrique. Et
gratuit (donc avec
pub) (60 F/an de

même

òbras de Frédéric

c'est

c'est à dire pas forcé¬
des person¬

Cayrou. 610 pages.

ment avec

Format

nages enracinés dans
leur paysannerie, leur

30F de port.

IEO Ancien
collège 82000

Bataclan

terroir comme on peut

Montauban

31000 Toulouse.

16X24. 150F

de la

frais d'envol).

+

2

T

place du Peyrou

-

�imaginòt

Linha
asr** as;

wpp s ip " C2

v

pipimp

p """"" """"""

mm m %

1

n°22 2d trimèstre de 1995

Témoignage
Cayrou

sur

Frédéric

Cayrou qui disait son
poème dédié à la gloire
du fumier que René
Audard peut toujours
réciter par coeur :
"Los qu'aiman pas

René
Audard, qui fait
allègrement
ses

est

ans,

Dimècres que ven ;

son

Lo cal tuar

physique inchangé. La
plus belle image qu'il ait
gardée en mémoire est

les mites

bon nombre de

lo
C'était bien du

palhada

et

Cayrou,
il

parlant du teçon. La
dernière fois que René
Audard

musica !

l'ostal

Pyrénées, animer ses

Saint Pierre où il

Lo

conférences-radio

presque
carrière. Sa

toute sa

Devrián pas aver dret
de viure dins l'arada,

mémoire, demeurée
intacte, permet de
restituer les moindres

se dire pacans
sonhar'l bestial.

détails de

Io lo m'aimi dabans la

De

jeunesse
passée à Beauvais sur
Tescou. Il

de

sa

sa

se

souvient

première

rencontre avec

è de

avait

passé et
1935-36, il était

où il avait 28 élèves

Il venait de terminer

(garçons et filles). Dans
le village, il y avait un
gros maquignon du

ses

études à l'Ecole
Normale de Montauban

rendait chez

ami René

nom

son

de semi-gros.

fête de Caussade. Il s'y
était rendu à vélo, le

et

lundi de la traditionnelle

foire

aux

chiens. Tous

estabornit ambe

dit

attitré.

avait ouvert

Quand il venait à

l'esplanade, et au
niveau des cafés, sur la

ou

avait, installé sur un
guéridon, un individu
au chapeau de feutre et
aux sabots empaillés,

y

leste

singe
de cirque, qui racontait
A la

comme un

glòría del fems.

la

terrasse entre

route

un

Fronton

et

Villemur. La Montamata

cabinet à Montauban Beausoleil Bas,

nationale 99 portant

été les accidentés
se

au

bord

les inscription

sportifs

ou autres

qui ont eu recours à

elle.
Voilà ce à quoi pensait Cayrou pour se débarrasser du
gendarme. Et de quoi parlait-il aussi quand il disait : "Oui,
Môssieur, une rode de carriol ça ne se dunte pas !" ?
"Dunter" c'est lubrifier une mécanique, un rouage coincé par

rappelle cette scène,
dans la cusine d'une
voisine que

Cayrou
interpelle :
E ben, Marie, que

fasètz ? Avètz pas tuat

carriôl lo gendarma

camba

"FRACTURES-LUXATIONS-ENTORSES". Nombreux ont

la discussion était

-

sur

de la

après quatre heures,

assurée. René Audard

sa

renommée, nièce de Montamat, rebouteux né à Pélosi, lieu-

c'était Cayrou qui

deux remontaient

du troisième, il

René

copada e demanda : "Ont es que
lo pòrti ? A Tarn o siès la Montamata ?"
Perqué a Tam ? Parce que depuis toujours les riverains
ont la coupable habitude de jeter les bêtes crevées, les
charognes... dans le lit de la rivière qui sert de dépotoir.
Perqué siès a Montamata ? C'était une rebouteuse

était le vétérinaire

l'heure de la récréation

terrasse

avec

sur

Quand Plèga-Sardas carga sul seu

de Cambon qui

invité à l'occasion de la

(Rencontres

Audard, Labastide Saint
Pierre, janvier 1995)

Plèga-Sardas au permis de
conduire, une des pièces de théâtre de
Frédéric Cayrou

qui faisait du commerce
On les
piquait à la tuberculine

promotion, qui l'avait

Norbert Sabatié

toujours cette
Notes

avait à peu près une
soixantaine de bêtes et

Cabos,

normalien de la même

au concours

Les années ont

instituteur à Bonanèch

Cayrou.

Cayrou,

a vu

porta..."

C'était le 1er Août 1924.

et se

c'était

genoux, à
d'une scie

en

agricole du cours
Foucault, à Montauban.
Il était alors âgé, mais il

en

manière à

la manière
sur laquelle il
promenait son violon
comme s'il s'agissait
d'une bûche : e ressèga
que ressegaràs, fasia de

toujours à Labastide

pendant

sa

lui. Il coinçait l'archet à
l'horizontale entre ses

le mercredi soir,
allait à Toulouse-

carrejar coma una
carraunhada,

ses

compatriotes, jouer du
violon à

des habits)

fems al mièit de la

sur son

de l'avoir vu, comme

est

E que

exercé

qui se lisaient

habituellement utilisée
pour

se'n van darrèr

son entrain et
humour habituels

dimarç
per la luna vièlha :
empacha la salcissa de
se darnar ! (l'expression
"se darnar" : rongée par
un

retraité. Il demeure

a

vivacité,

perqué ?
-

C'était bien Frédéric

quatre-vingt-dix
un enseignant

-

la rouille

ou

le cambouis.

René Audard

lo
Labastide Saint Pierre

teçon ?

33

-

Février 1995

�Linha

imaginòt
|ÌÌÌÌÌiÌÌ;lS|||«|Ì^

n°22 2d trimèstre de 1995

Stop, je m'emporte... Au fait
de quoi s'agit-il ? De la
compilation indispensa-ble
qui vient de sortir de la
Kultur Fabrik suisse,
"Recreg music". Là, sur la
platine défile un
échantillonnage musical
(régalade pour les accros du
sample) cor-respondant aux
forma-tions qui peuplent le

Escotat

Massilia sound System
Commando fada

l'album nouvel de
fois, parce

Très vite,

Massilia. 1 seule

c'était une K7 de
c'était long¬
temps avant sa sortie, et
que j'étais pressé. Je ferai
donc une note rapide,
comme tout ce que je fais
de rédac pour la Linha j'ai
pas de temps. Donc cet
album. Un virage. Certes
plein de morceaux dans la
lignée de Chourmo (Foot,
Raga, Marseille, etc). Mais
des échappées belles (la
que

presse, et que

dotzene

en

exemple

;

vers, par

Castan

au

début). Un tube à danser

(avec des pataugas) : le
parpanhas. Et puis de très
bons titres .- Les Métallos,

refrain rigolo Il faut des Métallos, moins
de pédalos - et des couplets
de saine inspiration prolo,
vont faire d'eux,
vraisemblablement, des
citoyens d'honneur de La
Seyne et de La Ciotat. La
qui

avec un

C.G.T.

se

demandera per

décou¬
prendre
plus loin dans le CD une
excellente leiçon d'occitan.
que

ils les ont

pas

vert avant et ira

Bellisscio conzonetto d'ou¬
vré

que

l'as

sur

dans telle

Solelhadis. Et puis
la liste, un petit chef

j'avais jamais entendu

-

mais

ceci n'enlève rien au mérite

de Tatou

car

l'art des

la

monde. A

côté de la world music

Degun, sur le thème "Je
un

héros

pour/de Marseille"
(footballeur, marin, acteur à
la Raimu, Maire) dit tout,
comme per-sonne ne l'a
jamais aussi bien fait. Tatou
a écrit là la plus belle
chanson marseillaise

qui ait

jamais existé. Il s'inscrit
dans l'histoire, à côté de
Pagnol. Scotto, au Paradis,
doit regretter de ne pas en
avoir signé la musique.
Tapie, en prison, se la
repassera mille fois. Un chef
d'oeuvre, hugh j'ai dit.
Qu'on me contredise, si on
peut!
C.S.

Step to another world
music (Recreg music)
alternatif est

générateur d'intelligence !

comme

grands coups de marteaux
piqueurs les falaises du

savoir décliner des

petit. Un chef d'oeuvre tout
: Degun ni personne.
Vraisemblable-ment inspirée
par une chanson de Negu
Gorriak à leur période rock,
que j'avais annoncée dans
colonnes

artificiel de l'archange
Gabriel pour attaquer à
vert

folkore de

topiques

Les z'allumés de

la bidouil¬

le, les préparateurs instru¬
mentaux, les instruits
mentaux
tout

sous-réalistes de

poil à gratter les oreil¬
attendu le feu

les n'ont pas

ce

aspirinée, lyophilisée,
empaquetée et diffusée
dans toutes les "sacrées

soirées" et autre Taratata,
Sabatier m'a

quitté et Nagui

Chodonosor, figurez-vous
qu'il en existe une autre.
Non ? Si Monsieur ! Hey
l'ami, faut changer d'air, de

longueur d'onde, faut oser
l'écoute dispensée là, dans

originel¬
les, trempées dans la source
rock pour la plus part (il en
les radios

existe

les

au

encore

moins dans toutes

capitales de France), ici

dans

un

festival

avant-

gardeurs (ceux-là sont plus
rares) par des musiciens,
des formations à géométrie
variable, des irréductibles
de l'expérience, de la
démesure, de l'audace. A la
différence des handicapés
du pont de la première, les
résidents de la classe
voyage

fomentent les

rencontres

vie. Faut

nécessaires à la

changer d'airs, faut

décroûter la FM, ça urge

sinon, gare aux zootristes
avec

telle histoire,

flibustier de Fred

Frith, grand improvisible de

trobadors était bien de

Le minimal

ces

(Agence A+)

meilleure chanson rock que

d'oeuvre. D'ailleurs, pas
court

ou

comme ce

Lux B. /Photo Patricia Boissier

voudrais être

chanson d'amour
ou

locales reviennent souvent

-

la très belle

"Solelhedis"

catalogue. Quelques locos

des grandes oreilles.

anglaise. H ne
déplace jamais sans sa
Cage où perchent Wyatt et
Messiaen. "Il grand teatro
la rock music

se

Amora" l'invite

sur

le

parquet ciré d'un

dernier
danse...
pluriel est partouze. "The

tango qui l'allie à la
le

hat shoes" sont vertes

"dempei longtemps" comme
mon grand-père, un

disait

violoniste de la campagne
que j'entends très souvent
dans la musique country ;
Werner Bras ballade
en piano solo à
plage huit, "After dinner"
on va à l'opéra si vous
voulez... J'allais oublier, les
potes à Mimi sont aux
anges, Ferdinand Richard et
les Philosophes "Etron fou
Leloublanc, Frith (il est
partout), Jausserand and Co

Schumann
la

enfoncent le clou

mélodique sur l'enclume
jours avec. J'arrête là la
lecture, tu n'as qu'à
l'acheter, le voler, le pirater,
des

l'enkassetter... c'est une

il y a
raggasseries de
tout premier plan chez les
suisses. Au fait, "The
merveille de 27 pages,
même des

orthotonics" sont des
Luminous

Bipeds. A plus...
Jacme Gaudas

�Linha
usica

rr»

imaginòt

Kltll
n°22 2d trimèstre de 1995

L'HUMANITE/VENDREDI 14

Ces temps derniers,
l'IEO Musica a :

reçu un coup

-

Prìx Charles-Cros

De Souchon à

Lubat, via
Bashung et MC Solaar...

de fil de

Marilis, réabonnée, qui
donne de

ses

nouvelles

et

s'inquiète des comparaisons
avec

Delfina. Qu'elle

rassure

se

!

L'ACADEMIE CharlesCros

publié hier son
48' palmarès où voisinent
des récompenses pour vingt-six
enregistrements de musique
classique, de variétés, de jazz et
de musiques traditionnelles.
Cette liste compte également
une curiosité : la distinction qui
couronne, dans la catégorie

présenté Louis Pastorelli
Mortaigne du Monde.
travaillé avec Joap sur la
venue des
peintres à
-

à
-

Larrazet.
-

poussé

au

cul Patrick

Vaillant pour qu'il se remette
en Mr Palomar, un truc

a

document

«

l'INRA,

«

un

CD de

Entophonia

», consa¬

»,

cré à des chants d'insectes... Les
trois prix « in honorem » du

d'enfer.

envoyé Sounder à Bashung
pris le pari, avec un
forestier/chercheur que le

président de la République ou¬
vrent ce palmarès et vont au
compositeur Marcel Landowski
(quatre-vingts ans cette année)
pour un coffret de neuf CD re¬
groupant une partie de sa pro¬

-

-

métier

qui allait connaître le

plus de boom en France ces
prochaines années sera
celui d'avocat (je l'ai intuité
quand j'ai eu lu mes 50
premières séries noires).
découragé Mescladis
d'entreprendre une Tchatche

duction et notamment

ses

sym¬

phonies (Erato), à la pianiste
Geneviève Joy à l'occasion d'un
coffret consacré à
Henri Dutilleux

son

mari

(EratoMusiFrance) et au chanteur
Alain Souchon pour « Les an¬
nées RCA
intégrale 19741984 » (RCA-BMG).
Douze prix ont été décernés
dans le domaine des musiques
populaires et sont allés à : Alain
Bashung (« Chatterton »/Barclay), MC Solaar (« Prose
Combat »/Polydor), Enzo Enzo
(« Deux »/BMG-RCA), Cesaria
Evora (« Cesaria »/LusafricaRCA-BMG), Jeff Buckley
(« Grâce »/Columbia-Sony Music), Sinead O'Connor (« Uni-

20

revient de faire le

forcing

Uzeste) et trop dans un
premier temps dans les lieux
où le public est exercé à
aller chercher

: en

Midi-

«

Alexandre Nevski »,

la

premier

et à

notoriété

et

leur exotisme

n'attaquent pas de front les
questions à risques (occitan,
décentralisation, générations)

le I4

(Montauban, Larrazet,

l'Opéra de Lyon pour la collec¬
tion de Polygram "Vidéo. Le
grand prix du disque laser va à
la version rajeunie du film d'Ei-

parler de la
Linha, parce que leur

en

Juillet. Explications :
1) Une Tchatche a
l'apparence d'autant plus
simple et cool qu'elle est
plus pensée et préparée (cf
opposition Béziers 94 et
Montpellier 95)
2) Il ne faut pas les
multiplier en ce moment

ainsi treize titres réalisés par

Pyrénées, c'est à Massilia qui

la même chose à

Germ-Louron pour

(« Una tarra ci
»/01ivi Music/Sony Music),
la Compagnie Bernard Lubat
(« Scatrap Jazzcogne »/Labeiuz), Lavelle White (« Miss La¬
verie »/Antones RecordsMusidisc) et Arctique sibérien
(collection « Musique du
monde »/Buda Records-Adès).
Des films vidéo d'opéras et
de ballets sont par ailleurs dis¬
tingués pour la première fois,
hé

musique de Prokofiev
enregistrée sous la baguette de
Yuri Temirkanov (BMG).

Massilia. Conseillé
exactement

Filetta

avec

the Linha à Decaze

(préparation trop courte)
Juillet et conseillé de faire

versai Mother »/EnsignChrysalis), Véronique Pestel
(« Laisser courre »/ESP-Nightand-Dday), Reinette l'Oranaise
(« Mémoires »/Blue Silver), A

senstein

-

on

AVRIL 1995

et

les posent sur un autre

plan, plus général et
permettant aux gens

de faire

eux-mêmes des

comparaisons et de conclure.
Et de venir eux-mêmes à la

pensée de la nécessité d'une
(c'est à dire d'un

Tchatche

regroupement
dans
-

un

connerie

des énergies)

second temps.

parlé d'un projet Tchatche

avec

des Canadiens

(Montréal).
-

fait faire

une

grosse

35

aux

Fabulous

(pronociation de Beu, beu,
beu sur leur disque, et
autres, d'ailleurs) car ne
jouant pas son rôle de véri¬
ficateur (vergonha sur lui !)

joué, par contre, un rôle
important dans ce même

-

disque

en

de faire
de

prenant

le parti

disparaître la notion
province d'ici l'an 2000.

�imaginOt

Linha

m

usica

n°22 2d trimèstre de 1 995

Qui s'y frotte, civique
Ça chaloupe du mambo, c'est un

bal, c'est
l'agora
Le

I

défi à la nature
Ça funky
On

"maistre Jazz"

vesina,

du monde

s'arrache à la samba

décentralisée."

!_

i mètre

Lo

gran

Me

fa coire

U—

&lt;U

CĹ

un

gran

lo babau

E

lo babau me pica
Que lo babau me fa mal.
Ai

que

Au

bal,

bal,

au

au

déguinde le scottish, a grands
còps de trobar d'òc
A la musette, à la guinguette
Blues, Rap, astragat
Biguine, vesina, gasconcubine
On

per

De

cubaine

to do bem

Per me

far garrir lo

irai)

l'Agora,

c'est

musique est nôtre
Mêm'

godasses.

ses

Voisin voisine en nage

Ici

d'âge

bal ça n'a pas

fini la routine

peut faire sa
Voisin voisine d'âge
Chacun

Le

bal

se

C'est

de

cuisine

nage en nage

vaccine

Ici chacun se

la grande

et

Solferino tango

Internet. Elle nous en

Le

Raga d'Arnaud Bernât

a

La

bourrée des ainées Mat,

médecine

La

ainé n'est pas qui vieux
jeunesse et la génèse.

Chacun descend dans

sa

cave

bouteille... à
l'océan, à l'au céans.

Chercher

la bonne

Mais

Le

plus intéressant,

le

d'air, d'art et d'eau
ruisseaux

courant

se

On

tchatche les musiques.

on

se

déroute

en

du

Provence ou

(Newsgroup :

citoyens, des
plus anciens

soc.culture.mise). On
savait que

culture

occitane. En

voilà une

bal

soit l'Agora sur

se

l'utopiste
J'habite
Et

au

coup

c'est

en

transcadence.
!!!

transe

en

de symbole,

changez de

!!!

la prose,

c'est la

preuve

supplémentaire. Oc on
the net 1

(J-MB)

place à la prose...
Nicole Scotto

André Minvielle

Collège Jean Lurzat
22 rue d'Alembert
93200 Saint Denis.

joute à joute

raisins noirs,

traditionnelles de

de pair avec

Le

dérate

bal

On

de chansons

décentralisation allait

Sensibles !

Au

où l'on y cite
notamment des paroles
uns,

plus jeunes aux

sensibles

!

quelques

fait passer

Qu'entre tous les

poèmes et les poètes
l'impossible,
!

sur

fr.misc.divers,

Fait de Mille et un

admissibles à

Incroyables

c'est

le courant

passe

il n'y a pas

Incroyables

occitan

Massilia Sound System

Et

refrain

gênes, on
s'oxygène, on s'occitam-tam
On trouve les paupières,
toutes
les peaux douces ou dures

Des

en

Mais,

prose,
Au bal

Les

leu,

Belèu

rondeu de

caval'hier
Bis

puisse

le

qu'il
Le

les frontières sans que

Lo

si l'on n'est pas un as,

même mal dans

de

l'information à travers

d'après Nicole
Scotto, on trouve
beaucoup de messages

Refrain

bal

quand il y
a
foule, on s'y défoule
Dans un bal sans Agora,
il y a
longtemps qu'il n'y a plus foule
Au bal on s'débal'autre, toute la
Au bal

faire passer

Or

la bal la bal

bal

Quiconque sur terre
peut s'y brancher et

intervenir à l'encontre.

!

Soi anat còn la vesina)
La

libre,

personne ne

aubaine

mon

doux va,

Tout

:

autogérée et

Mamamazurka

Commune

medecina
de sal
de sal me fa mal

M'a balhat
od

On

vesina

ma

garrir lo mal
plan coquina

far

Per me
La

còn

anat

plus grande

inforoute électronique

improvise double d'osé
air, un pasodoble

Sur un

Soi

Informatique. Internet
est "la

psychédélice les

standards de

i ~.Cortetas...Cortetas..

atypique
36

�Linha imaginOt
ciné

m a

n°22 2d trimèstre de 1995

Certes, Mr Saisset. Mais
avant le
plan Marshall et
son
contingent de films, la
jeunesse française était
déjà attirée par le mythe

ÂMERJCANINI
cinéma, bien qu'il fasse
H
\ moins recette, véhicule
S VuSO comme 'es autres médias, son message. La
déferlante des images américaines
est inversement proportionnelle à
la-taille des villes

:

pauvres

toutes

Nous

specta¬

coeur

marchandise américaine, et pas
meilleure...

cécité collective

une

ou

de lumière qui a déter¬
miné un jury cannois à accorder des
palmes à " Pulp Fiction ". Quelle ju¬
bilation dans les pérégrinations des
une

prédilection

la
la

panne

deux héros recouverts de la cervel¬
le de leur comparse ! Et la pointe de
délicatesse apportée par le viol ho¬
mosexuel d'un gros noir... Etre

réactionnaire, c'est nier l'individu
tout

en se

foutant de la

Lors de la

masse

.

polémique opposant

Rossellini et Fellini à Visconti, ce
CINEMA TROUFFION

dernier

prétendait

teurs dont le

Voilà

dépassé

un

anti-américanisme bien

Che Guevara de la
bobine. Mais que regarde le public
en Occitanie et surtout le
plus
pour

"

que

nom se

les réalisa¬

terminait par

ni " étaient nuls. " Qui uous a dit

cela ? " questionna
pas

Fellini " Ce n'est

Viscontini ?

Allez, ciao americanini !

jeune ?
Cette production modèle un ima¬
ginaire, pétrit des désirs et pousse
au mimétisme ; d'ailleurs, le
plan
Marshall d'aide à l'Europe de 1947
n'incluait-il pas un contingent ciné¬
matographique ? Modelage : cer¬
tains prévenus ne donnent-ils pas
du " Votre Honneur " aux juges ?
Importation même des problèmes
de société : peine capitale,
responsabilité
pénale
des
malades mentaux, phobie des
invasions

et

salissures

de

"

olibrius imitant Rambo ?

Est-ce

On " oublie trop souvent que le
cinéma est surtout histoire cons¬

pour

guerre

du conflit libanais n'a-t-on

pas vu un

"

plus libre

en

images où les corps humains sont
démantibulés, broyés et réduits eux
aussi au niveau de produits. Violen¬
ce maximale,
négation de l'humani¬
té, de la pitié, technicité et profit
imposant leur suprématie ; au

(de quadragénaires...) demeu¬

reste d'autant

aux commu¬

tionnaire. En guerre contre ces

amou¬

truite et que spectacle ne rime pas
avec ennui tétanisant
estampillé du
label poussif de " culture
La place

ca¬

mitz, producteur et exploitant pari¬
sien, qui ne passe pas pour un réac¬

Après le décès officiel du cinéma
ritalien annoncé par celui de l'im¬
mense Fellini, la production euro¬
péenne persiste à se cantonner
dans une ligne trop souvent inti¬

le thème de

tous

J.-F. SAISSET

N° 94
Març-Abril de 95

occmm

réalité

élite ? Proclamée élite par

qui ? Sur quels critères ?
Backto USSR

Bien sûr, les marchands,

Non. Le public, et lui
doit décider. Et les

après, vont exploiter
goût pour faire de la

de

démocratique.

intellectuels faire

ce

seul,

oeuvre

monnaie. Normal. Nous

pédagogie, à leur
place. Supprimer les aides

ferons

à la création et mettre

(les français) de
nos
produits

argent dans une
intelligente pédagogie du
cinéma, à partir de la

même si

cet

culturels intéressent le
monde. Pire, même
l'avons

(nous

déjà fait dans
ex-colonies). Et lire

base. Du

pluralisme
(langues et cultures,

nos

l'article de Hanoun ci-

décentralisation,

joint.

démocratisation).
Tu crois que

Tu remarques

que
ses

toi-même
le cinéma français et

hasard si

histoires de

en

force

c'est

leur reste,

architecte, elle travaille à
Elle, ils se fâchent, et se

(Pagnol mis en scène
Hollywood dans les

retrouvent

à courir

années 30,

sur

^

l'explication. Le centralis¬
me a tué l'expression
culturelle démocratique
et plurielle
de ce pays, ce,
donc, qui pouvait être
proche d'un artisanat
cinématographique,
littéraire,

etc,

presque
par

je te

y en aura plus parce que
les jeunes ne se laissent

plus prendre la tête

par
merde de

toute cette

films français

parisiano(même surtout
quand ils filment en "pro¬
vince") de mes couilles.
centristes

vraiment

populaire. Cet artisanat,
qui n'a pu se développer,
ne
peut donc pas servir
masse,

alors

que c'est le seul moteur.
Aux USA, il existe. Et on
le paye cher, on le

respecte. Il y a aux USA
des autodidactes écrivains

quantité. En France les
salons font les modes (et
en

ou

rappelle) ? Des Pagnols,
en occitan, il y en a. Il
pourrait y en avoir plus. H

plage de Normandie
(sur une musique de
Michel Legrand) sont
une

emmerdantes. Voilà

un

Pagnol revient
c'est tout ce qu'il

quadragénaires (lui est

l'industrie de
10

de Paris. Tu voudrais

etc)
(et pas que la jeunesse
française). En chercher
l'explication dans la
culture

public), les

quoi ? Qu'une élite fasse
encore plus les modes,
décide de ce qui est bon
pour le public l Quelle

par exemple, et
cinéma, et littérature

déclarait récemment Marin Kar-

duire !

re

sommes

et sa

le

profs,
critiques, journalistes, et

(jazz,

nistes.

qui n'ont
à choisir qu'entre des titres que l'on
ne se donne
plus la peine de tra¬

reux

de

et

libres, des araignées

teurs des villes moyennes

miste dont le déchirement

sortes

américain

non

écrivains sont

C.S

P.S.: T'as oublié
sur l'influence
américaine

:

un truc,

les juges

qui

attaquer les
patrons. Comme ils l'ont
vu dans les feuilletons TV
osent

amerlockes que tous les
franchouillards détestent

je sais pourquoi.

�Alain Delon déplore que le cinéma
américain ait colonisé nos écrans

r

io w
SJ
n&gt;
Q-

mmm i

Il

3
J

rt

2

3'Il
S'
rt-

rS
steaks frites à la parisienne! »
C'est trop tard. 11 fallait y pen¬
ser avant de les laisser envahir
le pays.

Des McDo

c'est

vous en avez

partout, pas seulement

u&gt;
00

identité culturelle. 11 faut des
quotas de création, de diffusion'
et de production. Parce
que

France, il y en a dans l'Europe
eptière, même à Moscou. Et ça
n'est pas lorsque vous avez
laissé pénétré les McDo et que
toute la jeunesse, française,
russe, tchèque, hollandaise et
italienne, vient en manger, qu'il
faut leur dire : « Stop, on va
vous donner les quotas
de bif¬
teck. «C'est pareil.
Parce que les Américains
vont vous dire : « Non, mais
attendez, ça fait quinze ans
qu'on est là, avec nos McDo, et

relle, que

nous

fallait

départ.

vous

nous

nous

préserverons nofrançaise et
européenne. Et, par conséquent,
tre

notre

»

sûr, c'est

une

image,

ger : «

Ecoutez, il faut fermer

boutiques sur les ChampsElysées, parce qu'il y a .trop de
jeunes Français qui vont man¬
ger des hamburgers, et qu'il
faudrait peut-être faire des
vos

nous

mette du sien et soit

coopératif.
plus ténébreux et
plus onctueux que les quotas. Je
ne sais pas si les lois existent,
mais en tout cas il faut qu'elles
soient votées. Moi je vois ça de
ma fenêtre. Je n'ai
pas été
consulté par les gens de la pro¬
fession; je ne dois pas exister
dans cette profession. Je ne par¬
ticipe pas directement, je ne suis
pas allé à Strasbourg, je ne suis
allé nulle part. Avant M. Toubon c'était M. Carignon, mais
Car rien n'est

ce

auraient ré¬

pondu : « Ah non, dans ces
conditions, ça ne nous intéresse
pas. »

Que

pensez-vous

de la révision

de la directive de la

« télévi¬
sion sans frontières » ?
Ah oui! C'est le problème
des quotas. Les quotas sont ab¬

solument indispensables à notre

économie.

Moi je n'aime pas beaucoup
mot-là, parce qu'il ne corres¬
pond pas bien à la notion de
culture, mais il faut une certaine
discipline. Une certaine rigueur.
11 faut que tout le monde y

dites

Et peut-être qu'à

culture

ce

fixer des quotas au

moment-là ils
caricature même, mais à
présent on ne peut plus dire à
McDonald's et à Cheese Bur-

pré¬

notre identité cultu¬

qu'on vend trop de viande. Il

Bien

cela que nous

serverons

maintenant

une

comme

en

c'est la même chose. Tout est

question de mode et de vo¬
On fait des réunions, des
discussions. 11 y en a même eu
une, ici, à Berlin, avec Jack Vaune

gue.
-

lenti. C'est pourquoi

je

pense

qu'il faut dire les choses claire¬
ment. Parce qu'il y a une très
forte opposition de la part des
Américains, ils profitent de ces
discussions. On peut toujours
aller de Bordeaux à Toulouse,
de Strasbourg à Paris et même
se retrouver à Berlin, petit à
petit ils gagnent du terrain. Les
problèmes s'amenuisent, car au
bout d'un certain temps les gens
perdent leur motivation parce
qu'ils ont tous autre chose à
faire." Et c'est comme ça qu'on
en est là. Ce que les
gens ou¬
blient toujours, c'est qu'il y a
des préoccupations économiques
qui sont -bien au-delà du sep¬
tième art, mais évidemment elles
sont

dissimulées.

En

fait, beaucoup de pays
n'interviennent pas, par exemple
l'Allemagne. Pourquoi? Parce
qu'elle a des intérêts financiers,
économiques, industriels avec
les Américains. Ce sont eux qui
donnent les directives, et tout le
monde suit. Et nous, les Fran¬
çais, à force de nous démarquer,
nous
apparaissons, à leurs yeux
ce qui est
complètement illo¬
gique - comme la bête noire
ou les empêcheurs de tourner en
-

L'HUMANITE/MERCREDI 22 FEVRIER 1995

.

.

rond. C'est notre côté cow-boy,
notre manière d'aller de l'avant

qui fait que l'on dit : « Les
Français vont se démerder, ce
sont eux qui prendront les cla¬
ques. » Quant aux autres, ils
attendent, en se disant que si
nous réussissons, il y aura tou¬
jours quelque chose à prendre.
D'autre part, j'ai n'ai aucun
avis ni conseil à donner, puis¬
qu'on ne me demande rien.
C'est pourquoi je vous remercie,
et je tiens à vous dire
que ça me
fait vraiment plaisir que ce soit
votre journal qui aborde ce
genre de problèmes, parce qu'il
y a quand même une presse à
Paris, et c'est étonnant que le
premier journal qui me de¬
mande à

moi,

un

homme de

droite, mon opinion, soit un
journal de gauche. Mais ça ne
change rien.
11 est sûr que la France est un
pays de mode, mais ce qui se
passe avec les Etats-Unis, ce
n'est pas une mode, c'est une
invasion, un envahissement et je
tiens à dire que la bataille
contre eux est justifiée. Elle est
méritée

elle sera méritoire.
Propos recueillis par

et

MICHELE LEVIEUX

HIl 0)

Qn m

SBB I

CD :
CD:
en:

13

la)
(Q
:

HHffi l

3

o

�Alain Corneau

bourgeois du XIX

Le « Nouveau
Monde » vit grâce
à l'ancien
jourd'hui si je

SON film « le Nouveau
»

sort

en

salles

(voir ci-dessous la critique
Jean Roy) au moment où les

de

débats du GATT sur l'exception
culturelle font retour dans les

sphères européennes. Pour
Alain Corneau, le choc culturel
franco-américain
histoire-

est une

La découverte du

jazz

vieille

vous a

marqué...
Je me souviendrai toujours
du moment où j'ai découvert

la musique de Miles Davis
parlait directement. Et la
musique noire américaine n'a
pas cessé de m'influencer. 11 s'est
passé, dans ces années-là, quel¬
que chose de symbolique pour
ma génération. J'ai
appris des
choses sur le plan musical qui
ont changé ma
conception de la
que
me

vie.

la

A

commence

même

époque

d'ailleurs, aussi, le

baroque qui répond
à des préoccupations proches. Je
l'aurais pas fait ce film au¬
renouveau

que cette
sous

ne

histoire

se

ments

tionnel

ment de recherche

1'« establishment

ravaee tout

jazz est à la fois méprisé
tant qu'art aux Etats-Unis
élevé à ce rang en France et

Europe...

et

jour et l'expression « film
noir » a été reprise telle quelle
par les Américains. Je suis per¬
suadé que les Français ont tort
d'avoir peur. La culture fran¬
çaise saura surmonter cette

en

.

par

de cet affron¬

les

Delon enfonce des non-portes dans la même Huma
qui
décidément est très ouverte. Mais à
quoi, ça on sait
pas. On sait par contre à quoi ils sont fermés. Nous
laissons Hanoun conclure provisoirement. Qui dit bien,

contradiction. Je

nous

beaucoup plus forts

que ça.

partage.

Pour mieux mettre à l'écart

Exception,

qui, au quotidien, par
éthique,
mettent en pratique
un
ceux

conscience

réel travail

L'exception culturelle est
l'arbre qui cache la forêt
de l'exclusion culturelle.
Ceux

qui, de temps à autre,

crient

brandissent
rituellement et en cadence
l'étendard de l'exception
et

culturelle font diversion.
Leur combat est
au

leurre,
pire une mise en scène.
un

Ils tentent de masquer

propre

emprise

leur

sur un

territoire, celui d'ici, qu'ils

b
2
■&lt;

s
ZD
Œ

crois

incontestables.

marchés. Celle des autres

l'exploration
silencieuse, permanente,
de l'immense champ des
écritures audiovisuelles,
du champ de la recherche,
est

liberté

et

indépendance,
prédateurs de la
liberté et de l'indépendance
des autres, les plus petits
qu'eux-mêmes,
sont

les

d'exception
culturelle et d'échange, ils

de l'innovation et de la

France de faire

détournent

découverte. Les tenants

personnelle (et ouverte),

spectaculairement les
regards vers l'image quasi
mythique, comme en
miroir, du «méchant
ennemi lointain», modèle
dont ils sont par ailleurs
les plus grands laudateurs
et les plus fieffés

culturelle,

initiateurs.

nomment

L'exception culturelle des
n'est qu'une lutte de

uns

3S
tu

(C.S.)
L'HUMANITE/LUNDI 10 AVRIL

exclusion
culturelle

tu

parlant d'adolescents atteints du SIDA, de jeunes
filles de quatorze ans découvrant l'amour : c'est le
sujet de « Kids », un film qui sera distribué en juillet
prochain par Miramax, société acquise il y a deux
ans par Walt Disney
Corporation. La Ligue
catholique américaine, qui compte
200.000 adhérents, appelle au boycott. Miramax
souffre déjà aux Etats-Unis d'une réputation
sulfureuse pour avoir distribué des films comme
« Attache-moi » du réalisateur
espagnol Pedro
Almodovar et « Priest » qui raconte l'histoire d'un
prêtre homosexuel. Le scandale rejaillit sur Disney et
Timothy Plan, une importante mutuelle chrétienne
de Floride, a décidé de ne plus acheter de produits
Disney. Walt Disney a demandé aux directeurs de
Miramax de vendre « Kids » ou de sortir le film sous
une autre enseigne. C'est vrai
que la course au
pognon de Picsou véhicule des valeurs morales

Intéressant d'écouter Corneau, qui, dans l'Huma,
peu dans la compréhension de l'apport
américain, et qui répond un peu aux questions de
Godard (publiées ici même dernier numéro). Enfin

sans

tu
C£

eu
OC

Un monde magique, unpim

fi¬

avance un

voudraient

Q

On vit une époque formidable!

Cinéma, exception culturelle and Co

COURRIER

le

par

.

été « réinventé »
la critique européenne et
française. C'est ce qui frappe
une frange des Américains, et
qu'ils attendent d'ailleurs des

tour

&gt;
tu
tu

-

en

Le jazz a

son

ÏÏ
s

devient « free » (libre)...
J'ai mangé de la pellicule de
séries B et de western dix fois

;
.

Le

Cet affrontement, que je ne
considère pas comme négatif, est
celui d'un raffinement élitiste,

du dedans.

culturel. De
alors? De la

cela.

tement culturel ?

que

»

inventé à

a

un

on
ON

rhythm'n'blues, le rock'n'roll et
échappait à cette théorisation
par une autre manière. En très
peu de temps, dans les années
soixante
soixante-dix, le jazz

quoi dispose-t-on
masse américaine,
qui

_

d'origine aristocratique,

noire

et

culture de

et sort

pensez-vous

mo¬

refus, même inconscient, des
catégories des parents et de

de l'organisation
atlantique... Cette occultation
fait partie de l'histoire des rela¬
tions éminemment complexes,
contradictoires, mouvementées
entre les Français et les Améri¬

Que

dix-sept

d'identité

théorisation qui

le bop, est devenu une mu¬
sique passée « sous influence »
européenne, de -par sa
complexité rythmique, son har¬
monisation, sur laquelle on ne
danse plus. Ce qu'on oubliait, à
l'époque, est que la musique

éclats.

un

: une

avec

de

cer¬

cains. Cette histoire n'est pas
nie.
.

en
-

forcément,

ans, on a,

d'autres formes.

une

habituels volent
on a seize

Quand

Curieusement, on ne parle
pas de cette période importante,
en pleine
guerre froide, alors
que les bases de l'OTAN sont
restées jusqu'en 1967, quand la
taine modernité. A mon avis,
c'est ce qui a conduit à 1968.
Et puis il y a de Gaulle, qui
relance l'esprit français tradi¬

Français

les intéresse en retour. Le jazz,
à partir des années quarante

cantile, qui s'adresse à tout le
monde et dans lequel les classe¬

pensais pas
poursuivait

France, bascule dans

ont

culturel. En face, les Américains
ont créé un art de masse, mer¬

,

Monde

siècle

e

repris, selon lequel l'art de¬
mande un certain effort, une as¬
cèse et un système de classement

tonitruants de

culturelle

ne

l'exception

peuvent et

ne veulent tolérer
l'alternative de l'altérité, la

différence, ici-méme, chez
eux, en France.
Les

&lt;

croisés» de

l'exception

comme

ils

se

parfois euxmêmes, eux qui
revendiquent haut et fort

39

fl est dur

d'être

un

et

difficile

.

créateur

indépendant, d'être

faire taire tout ce qui
n'entre pas dans le moule
d'une

démagogique

LT3

en
CD

médiocratie.

L'intelligence et la
tolérance des tenants de

en

oeuvre

1995

l'exception culturelle,
serait de vouloir

d'abord conscience de
un

artisan audiovisuel face à

qui rqontent des coups
(et accélèrent les coûts).
Une complicité tacite, qui
devient objectivement
ceux

mafieuse, une omerta
pernicieuse réunit
production, distribution,
promotion et médias pour

ce

prendre,

E
CO

ce

que l'efficacité du combat
le plus juste et le

plus
prendre !
corps et réalité qu'à ne pas !
sacrifier l'apport essentiel
de ce qui est sans
équivoque
leur avant-garde culturelle.
Celle des plus petits

légitime

ne peut

d'entre

eux...

Marcel

Hanoun, cinéaste

t
ca
NQ3

�imaginÒt

Linha

lecturas

n°22 2d trimèstre de 1995

Voici

Vers
PAR
Marc
Guillaume est
économiste et

monde comrnutatif

un

Snobisme du

MARC GUILLAUME

sonnels. L'avenir verra la convergence de ces modèles
langage qui finis¬ provisoirement différents. 11 faut de l'intelligence ajou¬
sent par masquer ce que de nombreuses
sociologue,
potentia¬ tée partout et surtout au niveau terminal. D'autant plus
auteur avec
lités techniques apportent de réellement nouveau. Ce
qui que les terminaux deviennent mobiles et portables et
Jean
change profondément ce sont les moyens de choisir, qu'à travers de multiples activités ambulatoires, le
Baudrillard
d'établir puis de gérer les liaisons les
de Figures (le
plus utiles ou les branchement permanent s'impose sournoisement.
l'altéri té.
plus désirables. Pour communiquer et s'informer dans Nous aurons bientôt besoin de décommunication, ou
Descartes et
un monde voué à l'obésité à cet
égard, il faut mettre en du moins d'information et de communication sélec¬
Compagnie,
œuvre ce
que j'appelle, en empruntant et en transposant tives. ce qui implique des machines ergonomiques et
1994.
un tenne technique,
efficaces.
le génie de la commutation.
Nous commutons de plus en plus et souvent sans même Le
développement prévisible des lechnoiogues de la
en prendre conscience. En
utilisant une télécommande commutation fonde et c'est l'inlérct de cette notion
pour zapper, en lisant un livre à partir de son index, en plusieurs hypothèses sur l'avenir de nos sociétés.
naviguant dans un hypertexte, un CD-Rom par D'abord l'irrésistible développement des villes, des
exemple, ou un téléhypertexte comme ceux offerts, dès conurbations et des mégalopoles. Car la commutation
aujourd'hui par le Minitel ou le réseau Internet.
facilitée, généralisée, entraîne toujours plus d'opportu¬
Plus généralement, un
hypermarché est un commuta¬ nités et d'échanges qui ne peuvent pas tous se traitera
teur commercial. La monnaie, de
plus en plus électro¬ distance. En outre, la « télévie», parce qu'elle se banali¬
nique, un commutateur économique et la ville un en¬ se, perd de sa valeur: ce n'est pas ce que nous avons qui
semble enchevêtré de commutateurs de toutes sortes,
a de la valeur c'est ce
qui nous manque. Pour ces deux
ce
qui fait d'ail leurs sa puissance d'attraction.
raisons, la proximité, le face-à-face resteront indispen¬
Dans le domaine de la téléphonie
et de la télématique, sables et désirables. Donc', l'urbanisation est le destin
la commutation c'est la fonction
d'aiguillage que rem¬ de notre société planétaire, elle croît en même temps
plissent les annuaires,
que les réseaux, en dépit des vœux pieux des aména¬
qu'ils soient sous forme Ij'Ul'bcl.n ÌStLlÌOïl 6St
geurs de territoire.
papier ou électronique, les ](J
Cette société urbanisée et lissée de réseaux invisibles
(jesLm
Jg
n()lre
centraux et les serveurs.
ne sera
pas nécessairement disloquée mais sa lisibilité
Au début de l'histoire du
S0C1GIC piUIIGLcLll'G,
sera réduite. On est vraiment à
l'opposé du village pla¬
téléphone, cette fonction qJJq croî[ gn mÔme
nétaire, selon la formule rassurante mais absurde de

Les termes desociété de communication ou d'in¬
formation sont des facilités de

-

-

.

de commutation assurée
par

des

moyens

som-

maires avait peu

de prestige. C'était le transport de
la voix qui mobilisait les
techniques les plus nouvelles et exerçait la fascination

d abolir les dis-

,

,

McLuhan. 11

,

tfîfflpS CJ11.C ÌCS
I'ésGailX. Il

SCI'a

rjjfjj-jlp d'hnhifpr

UailUJL U IJdUILLI
CGtlG Bilbcl

cjeCtrOniC|llC
1
,

,

Aujourd'hui c'est UGjJOUI VUG UC
plutôt l'inverse, ce sont 00]qlrG
les progrès spectaculaires
de l'informatique qui font
les performances des réseaux intelligents et des multi¬
tances.

médias.
A cet

égard, le grand public et les sociologues sont en
retard sur le technique. Nous
pensons encore en termes
d'«autoroutes» alors que ce sont les échangeurs qui
ont de l'importance. Nous ne cessons
pas d'être fasci¬
nés par l'abolition des distances, par la fonction «télé»
dont nous faisons un préfixe/écran : téléformation, té¬
lésanté, téléachat, télétravail, téléjeux, demain téléspirititualité. Bref, telévie. Et c'est vrai que le XXe siècle
été celui du « télétout». Mais il s'achève et le XXIe
siècle sera, plutôt, à partir de cette maîtrise
aura

acquise des
distances, le siècle de la commutation, des fonctions
auto (comme automatisme) ou
hyper (comme hypermédia).
Pour l'instant, les stratégies sont encore hésitantes et
divergentes, la France a développé un génie propre de
la commutation dans les

rifications
versels et

secteurs'télématiques, les

ta¬

«kiosque», des réseaux intelligents, uni¬
performants, mais les terminaux restent in¬

suffisants.

Les Etats-Unis ont

-

.

.

,

,

exemple
parfait de la nullité
de la sociologie.
un

plutôt misé sur les ordinateurs

per¬

difficile d'habiter cette société

sera

mo¬

saïque, cette tour de Babel électronique, en développe¬
ment perpétuel, dépourvue de centralité et de
représen¬
tation simple. Plus de noyaux durs dans les
croyances,
les idées régulatrices, les idéologies
politiques.
L'homme du XXIe siècle n'habitera plus une commu¬
nauté, tout au plus il cohabitera, anonyme et anomique,
dans ce labyrinthe de réseaux,
anonyme et anomique,
contraint d'être à la fois marginal et banal. Ce ne sera
pas un paradoxe faciic à vivre car cette nouveauté est
radicale dans l'histoire humaine, en l'absence de centre

faisant référence, chacun se vivra comme singulier et
marginal mais comme ce sera le sort commun, il faudra
en accepter la banalité.
El enfin, l'homme du XXIe siècle devra être
spectral
pour cohabiter avec ses semblables. Spectral dans les
deux sens du terme: il devra être présent,
plus ou moins
virtuellement, dans les réseaux professionnels ou
autres qui seront vitaux pour lui.
Il devra aussi se dé¬
composer, comme le spectre d'une lumière blanche,
pour s'adapter sans cesse aux contextes diversifiés de
systèmes complexes. Mettre en jeu une seu le compo¬
sante, une seule facette de sa personnalité pour nouer
avec les autres les relations les
plus satisfaisantes, les
plus performantes. Etre spectral dans une société mo¬
saïque, telle sera sans doute la clé nouvelle de cette
insociable socialité» dont parlait déjà Kant au XVIIIe
siècle.Une socialité plus tissée d'indifférences et
d'égoïsmes que de conflits, du moins en régime de
«

croisière. Car dans

une

situation d'embrasement

cet

équilibre métastable fondé sur l'évilemcnt généralisé
pourrait déboucher sur des affrontements dont les mo¬
dalités sont imprévisibles et pour lesquels les
régula¬
tions traditionnelles seraient

probablement

sans

style

(obscurité non
technique)
métaphysique du
mot (creux),
capacité zéro à
expliquer ou à
prévoir quoi que
soit, banalités qui
prennent demain
pour l'excroissance
des tendances

d'aujourd'hui telles
qu'elles sont
repérées par le
sociologue. Tout ce
que dit Guillaume
est

faux, et c'est

tout le

contraire de

qu'il prévoit qui
passera. Et voilà
pourquoi ça vaut le
coup de publier ça
ici : pour prendre
ce
se

date, pour que nous
ayons

à portée, dans

nos oeuvres

complètes (bientôt
la Linha reliée et en

kiosque), les
références de

nos

adversaires

(si l'on
peut dire) les plus en

Ils n'est pas
étonnant que ce
vue.

Guillaume commute

parfois avec
Baudrillard,"cet
spectre. Je ne
moquerai pas,
c'est trop facile.
autre
me

effet»

Libération du 28/03/95

c.s.

�Linha
lectii

imaginòt

ras

n°22 2d trimèstre de 1995

Libération

Le

son

jeudi 16 février 1995

JLG

Hamburger,
sandwich, panisii

Les questions, Godard aime aussi les
poser:
Pourquoi l'Amérique est-elle aujourd'hui par¬
tout, dans toute la culture? Pourquoi 80% des
jeun es Européens préfèrent-ils porter un jean
«

PAR DOMINIQUE WOLTON, directeur de
recherche

américainplutôtqu'unpantalon chinois ou turc?

Pourquoi Luc Besson fait-il le représentant
pour l'Amérique?»De quoi refiler le bourdon à
tout le monde. Pas à lui:
"Oui, je suis pessimiste,
mais joyeux dans mon pessimisme.»
D'ailleurs,
n'y a-t-il pas &lt;plus d'endroits inconnus aujourdhui quejamais? »
olivier seguret

Le même

Pourquoi Godard

ne nous pose-t-il
questions à nous, qui avons les
réponses ? Parce qu'il ne lit pas la Linha.

(C.S.)

le même Libé, Dominique
expliquer qu'on a besoin
de lui pour comprendre ce phénomène. Besoin de
ses clichés/banalités ("Le problème ? De plus en
plus de personnes mangent vite"... etc). Libération
aime bien donner la parole, presque tous les jours,
à des sociologues. Pour remplir des pages qui leur
coûtent trop cher ? (Mais ils ont viré Bedos, qui
était dans le même genre, en plus con agressif,
c'est déjà un progrès). C.S

aussi
nous

prix de
l'Europe

Wolton ! Lui

réjouit. Qui
apprend à

20% de

La

1

ouvriers,

banlieues. C'est trop
sur

la nécessité des
universitaires pour

demain. En 50
lignes, le festival de
on

peut

difficilement faire
mieux.

(C.S)

en

majorité des citoyens? lit n'a
guère suscité l'enthousiasme
ceux qui, paysans,
pécheurs,
ont une expérience pratique!

gouvernements pour deux raisons: le souve¬
nir de la guerre et l'existence d'un ennemi

tout

seul, et pour

continent, Maastricht

!!
'

.

s'est effondré
éviter la déstabilisation du
a

accéléré le passage.à

l'Europe politique avec notamment le suffra¬
ge universel. D'un seul coup on est passé de
l'Europe des 350.000 à celle des 350 millions.
On en est là. L'Europe ne peut plus avancer
sans Tâssentiment du plus
grand nombre."
Mais cela ne suffit pas à mobiliser l'enthou¬
siasmé des citoyens qui par ailleurs suppor¬
tent de moins en moins les remontrances et

les

injonctions de l'élite pro-européenne. Les

grands projets

comme la monnaie unique ou
la réforme des institutions sont trop loin de
la vie de chacun. D'où la difficulté à faire

débat politique sur l'Europe.
Toutà'été trop vite,sans correspondre à une

émerger

un

expérience,

ou aux

clivages politiques tradi¬

tionnels.

Que faire? Créer de l'intérêt pour
l'Europe, c'est-à-dire pour les autres, car le
handicap, comme toujours, s'appelle l'indif¬
férence. Quelques exemples pour se familia¬
riser à l'autre. Lhistoirc, car tout vient de là.
On ne sait rien de l'autre. Qui, même parmi
les élites peut

une

ignorant à ce point l'histoire des

autres? Sans

expli¬

quées dans des différents pays. Comprendre
ainsi qu'il n'y a pas -m/c» manière d'être eu¬
ropéen. ce qui n'empêche pas d'avancer. Euronews est ici indispensable.
Du point de vue
piiiiliiiiic, pourquoi ne pas
valoriser le Parlement, seule instance élue?
En
grandeur-nature s'ylisent les problèmes
de l'Europe politique: cohabitation des
langues, des cultures, des traditions poli¬
tiques et la difficulté à inventer un espace
politique. Au lieu de le percevoir avec les
yeux de l'antiparlementarisme blasé, le voir,
au contraire, comme le
grand pari.
Au plan de la société, moins
s'occuper de
l'Europe des villes, qui se fait toute seule, et
lancer des grands programmes sur
l'Europe
des banlieues qui sont un raccourci de l'Eu¬
rope: absence de tradition, cohabitation des
milieux sociaux et

culturels, identité incer¬
taine, obligation d'inventer d'autres liens sociaux.Nous

devons passer passer de l'Europe de

l'intérêt

qui domine depuis quarante

ans, à

l'Europe des valeurs. Pour cela, l'histoire, la

géographie, la sociologie

et

l'anthropologie

plus les gentils suppléments d'âme à
l'économie et au droit qui ont dominé depuis
"-W50.- Elles sont tout simplement la condition
de naissance de l'Europe démocratique.-»
ne sont

personnalité

importante? Personne! Comment agir en¬
en

ferroviaires? L'Europe

espace, on

citer pour chacun des 15 pays

de l'Union deux dates et
semble

un

mêmes décisions de Rruxelles sont

Pendant quarante ans, elle a été l'affaire des
350.000 personnes qui l'ont construite, avec
l'accord tacite des opinions publiques et des

commun, le communisme.
Mais brusquement, l'ennemi

d'abord

l'intègre petit à pe¬
tit en retrouvant les axes
qui le structurent.
L'information. Non pas faire une chaîne d'in¬
formation européenne, prématurée car il n'y
a pas d'espaces
public européen, mais au
moins montrer régulièrement comment les

de

des villes et des

bêtises,

est

correspond à aucune expé¬
rience directe pour l'écrasante

"L'Europe est d'abord
un espace", dit-il. La
plus grosse connerie
qu'on puisse proférer.
Et après,
séparation/opposition

de s'intéresser à

sans intégrer les territoires. Là aussi
serait bien surpris si ou demandait, même

routes et les liaisons

des débats de l'élec¬

présidentie'Ie puisqu'elle

ne

"territoires".

penser

au centre

tion

constituée de

Enfin, conclusion

.-Pourquoi l'Europe serait-elle

-n

géographie. Impossible

élites, de dessiner la carte de l'Europe.
Pourquoi ne pas ouvrir des débats sur les
grands réseaux physiques, comme les auto¬

destrier l'histoire
..

consacrer

pays?

aux

DOMINIQUE WOLTON

Y

nous

l'Europe
on

(20%) de la
géographie. Qui serait
brusquement

sur

ceux-ci, dans chaque pays, à l'histoire

des autres

nous

PAR

jour,

laires, pourquoi ne pas décider de

Le
ce

CNRS

Wolton essaie de

pas ces

Ah

au

changer les programmes sco¬

Libération

jeudi 23

mars 1995

�Linha

imaginÒt
lecturas

n°22 2d trimèstre de 1995

Commentaire

i

...Cortetas...Cortetas..Cortetas...Cortetas...

Elections. Les leaders

Toulousains étaient

Quel intérêt à passer ce
bloc-notes ? L'occasion

des 5

favorables

de

ordre

premières (par
chronologique)

listes

aux

élections

en

métro, il
publiquement
les comités de
au

prendre BHL
flagrant déli

déduit

en

paragraphe. Les
sociologues n'arrêtent
pas d'en remettre sur
l'exclusion, l'absence
.

d'imbécillité

des valeurs

municipales de

quartier ne sont pas

hebdomadaire.

Toulouse ont

représentatifs. La
démocratie

Anecdotique, soit. Mais
prétexte à élever le

républicaines dans les
banlieues (personne n'y
voit la réalité, la montée

participative est

débat.

irréversible de la

l'occasion de
défendre

eu
se

public lors
organisé
par l'association
"Citoyens en action".
en

d'un forum

On

a

que

quelquefois
encombrante. (J-MB)

Passons

sur

le premier

paragraphe, je n'ai

pu constater que

envie de revenir

le thème de la

Saint Anton lu Noble

citoyenneté et le débat

Val. Le

autour des comités de

festival

quartiers (au premier

20

au

sujet que j'ai traité dans

prochain
aura

pas

sur ce

le dernier numéro. Le

lieu du

23 Juillet 1995.

desquels celui

second

m'oblige à

revenir

sur un

refrains

de

préférés, qui

veut contrecarrer

été mis

Félix la Putaragne,

refrain de tous les

L'os de Dyonisos,

crétins intellectuels de

au

Le

Claude Romero et Cie,

Double Embrouille

doute

aller chercher dans les

Sound

l'aboutissement de la

archives de La

Dépêche
un

pour ressortir

article vieux de dix
montrant que

les
quartier
étaient opposés au
métro, préférant le
tramway. Or comme
Dominique Baudis a
ans

comités de

constaté que

l'époque

Stone Creek,

"On ne peut
rien, le

se

caractérise par :

1)

une

volonté (c'est la

volonté contraire

affirmée

est

qui est

partout)

être sûr de rien. En

et B. Chevillon.

attendant ils

Kaléidoscope 82.

de leur autorité
affirmer ces
bêtises, et se faire payer
pour cela.
Ce qu'il veut rendre
"indéchiffrable", surtout,

des principaux, pour
candidats à la

c'est le chiffre inscrit

présidentielle." On

recherche, etc". Ces
gens-là sont absolument
certains qu'on ne peut

T. 63 30 63 41.

les

La Linha
rue

voudrait
attirer

System, Gnawa
Diffusion, Human
Spirit, Culinaro Jazz
Band, Michel Marre
Quartet, Louis Sclavis

Imaginot
de la Banque

doutent

réguliers,

par cette

volonté (même les pires
Cassandre de la
n'en ont

sur

chèque touché

querelle, peut-être l'un
les

mois,

un

Passons

solennelle

sur

l'hommage

Furet, qu'il veut
: il parle
style, mal (comme

rap

jamais relevé).
"Vrai sujet de

pour
"obscurcir le monde".

l'histoire

a en

vu ce que
a

fait de cette

prévision.
Jusqu'où ira BHL dans

obscurcir aussi

l'imbécillité satisfaite ? Il

du

n'en sait rien.

19e siècle) pour pas

parler du reste.
Le plus remarquable,
"inalement, dans cette
chronique, c'est le 4e
T

exploités

sociologie et du

au

42

concrets et

pour

à

82000 Montauban

ne

2) des faits politiques,

pas

le

42,

:

être sûr de

réalité qu'on

l'attention. La sécession

le

sujet a eu une telle
importance que
Dominique Baudis a dû

Lo Jaç,

qu'une outrance gratuite
espèce de

sans aucune

grossir pour

Au programme :

avant par
deux
listes.
moins

"sécession". Ce qui n'est

début de moindre

mes

d'Arnaud-Bernard) ont
en

démocratie), lui, en
philosophe, doit faire
mieux : il parle de

C.S

�Lin h

imaginòt

a.

lecturas

n°22 2d trimèstre de 1995

Le bloc-notes de Bernard-Henri

Fallait-il
interrompre
le processus
électo¬
ral
Algérie
et mettre,
autrement
dit,

Fiesel, face à Semprun

en

au contraire, par respect de la dé¬
mocratie et de la souveraineté dite popu¬

laire, laisser le FIS aller au pouvoir quitte à
le voir, face à l'épreuve, achever de se dé¬
composer ? Dans le numéro spécial que

l.es Temps modernes consacrent à l'Algérie,
un texte de Khalida Messnoudi qui, à dé¬
faut de réponse, nous livre une autre ques¬
tion : le fascisme vert est-il une « opinion »
ou un

«

délit

»

? Et cette seconde question

alors, que l'on

a envie de poser après elle même si les situations sont, à bien des

égards, incomparables

fallait-il, en 1933,
interrompre le processus électoral en Alle¬
magne - ou valait-il mieux, par respect de la

démocratie,

Que faire

avec

le FIS ?

n'en

a

face à Wiesel,
le même
Semprun
débat d'Arte.
dit, si je dans
le comprends
Il

L'art selon Bunuel.

bien, trois choses. Primo : je n'ai pas en¬
trepris d'écrire pour « transcrire » ce dont je
me souvenais, mais le souvenir m'est venu

n

au fil de la
transcription.
vail d'écriture n'a pas «

Pourquoi les vrais philo¬
sophes sont toujours

«

-

Le vrai

c'est l'essentiel : l'affaire de la littérature
n'est pas ce vieux débat, toujours un peu

problème

vaseux entre

pour

Bonello et la

justice-

«

spectacle
avec

Rushdie.

lyste ni

juges qui

»

-

se prennent pour

des

encore

trouvé ni

son ana¬

archéologue. L'auteur : YvesBonello. L'éditeur : Galilée, dans
son

l'excellente

collection

«

Débats

»,

qui

publie, entre autres, les textes de Baudrillard, l.yotard et Derrida. Le titre : tout
simplement, « L'injustice ».

-

des idées. Mais

langue... Une vraie langue... De Marx
à Àlthusser, de
Bergson à Foucault, du
dernier Freud (celui de » Malaise ») au
meilleur Lacan (celui des « Ecrits »). obser¬
vez comme il est peu de penseurs profonds
une

Cej'aime
qui m'émeut
peintureiconoque
? Et d'où dans
vient la
que
mon

clastie,

méfiance à l'endroit des images
peintes et, en tout cas, muettes ne soient
ma

jamais allées jusqu'à

me distraire d'entrer,
aujourd'hui, par hasard, dans cette
galerie qui expose les dernières œuvres de

qui ne soient aussi, d'abord, des écrivains...

comme

Lel'« problème
banlieues
ce n'est pas
exclusion des
mais
la sécession
des

Geneviève Claisse ? Eh bien,

:

ce ne sont pas

des

images, justement. Ce ne sont jamais,
seulement, des images. Semprun toujours.

entières de la ville qui ne participent
déjà plus du pacte citoyen. L'autre pro¬
blème des banlieues, la seconde question
posée par leur apocalypse suspendue, n'est
pas la crise elle-même mais son pouvoir de
contagion : si ces zones sont, comme on
croit toujours, la périphérie des villes, leur
part maudite, leur marge - ou si c'est, au
contraire, comme dans certains phéno¬
mènes chimiques, le vide qui les aimante, le
corps noir qui les fait graviter et la préfigu¬
ration, alors, d'un de leurs avenirs pos¬
sibles. Vers la guerre civile ? Nul n'en sait
rien. Mais un vrai sujet de querelle, peutêtre l'un des principaux, pour les candidats
à la présidentielle.
zones

4 MARS 1995

ces

tude mais n'avait

langue souple, bien timbrée, au rythme tou¬
jours juste, aux métaphores impeccables.

XVI

et 1'« indicible

justes, cette volonté de dire le droit qui
tourne à la volonté de pureté, bref cet
intégrisme judiciaire qui suscite l'inquié¬

Salman

Le plusc'est,
remarquable
dans
le livre decette
Fu¬
finalement,
la langue

»

»

Enfin un livre sur l'état actuel de la jus¬

Henri

«

dicible

tice, ses dérives spectaculaires, ses
excès, sa puissance,jsa collusion avec les

».

médias,
Un dîner

et, au lieu de déchiffrer les choses,
travailler à les rendre presque plus indé¬
chiffrables encore...

»

«

Intelligence de l'art.

ser ;

a

le

c'est celui d'un dire qui, en disant, produit.

réduire

Les idées ? Tout le monde

Secundo : ce tra¬
épuisé » ce que

j'avais à dire, il n'a pas » asséché » la source
supposée de la mémoire, il a augmenté le
stock » au contraire, multiplié les souve¬
en sorte
nirs
que j'ai, après le livre,
presque plus à dire qu'avant. Tertio - et

de bons écrivains.

des banlieues.

ret,

a

a

Onlà croit toujours
les artistes
sont
expliquerque
le monde,
l'éclairer,
sa part d'ombre ou, au moins,
d'opacité. Je lis les « Œuvres littéraires » de
Bunuel, que vient de rééditer Pion. Et je
me dis que dans son cas (son cas seule¬
ment ?), c'est, bien entendu, le contraire:
non pas éclairer le monde, mais l'obscur¬
cir ; non pas réduire
l'énigme, mais la creu¬

Arte. Il y

n'ont pas d'idées.
qui en ont trop. En voici un qui
qu'une - et de là vient sa grandeur.

Il y en a

:

etc. etc.

sur

des écrivains qui

le fondamentalisme hors la loi ? Ou valait-il

mieux,

Lévy

Ou encore cette thèse de Malraux, dans
Les voix du silence » et ailleurs : le peintre
»

ne copie pas, il fait ; il ne montre
pas, il pro¬
duit ; et ce qu'il produit n'est jamais, en au¬

cune

manière,

une

réplique

ou une

image

des choses.

Londres.
Dîner, Salman
dans unRushdie
restaurantnormal
« nor¬
mal
», avec un

qui, pour la première fois depuis

«

»

que

je le

ne cherche pas à se cacher, se
déguiser etc. Je m'en étonne. Les clients du

connais,

restaurant, aussi. 11 me dit : » Une autre
forme de résistance - la seule façon, au fond,
de refuser d'entrer dans leur jeu. »■
LE POINT

43

NUMÉRO

11 72

~

�imaginòt

Lin ha.

lecturas
n°22 2d trimèstre de 1995

A

Titres
On
ce

revendique

ne

que

l'on n'a pas. Le
le titre que l'on se

que

nom,

donne

est souvent un

moyen

de

revendication. Il

désigne

voulaient faire oublier
leur formation. La

Compagnie Lubat est la
championne du monde
de cette spécialité, dans
le genre brouilleur de
pistes. Toujours à
inventer des sous-titres

moins souvent ce que
l'on est que ce que l'on
veut être. Les Fabulous

les nomina-tions tous

Trobadors n'avaient rien

azimuths pour cacher,

de fabuleux avant

un peu vainement,
que
leurs pratiques

d'exister, et

le
deviendront jamais
disent par là qu'ils
ne

;

ils

Seat

musicales sont
de
le

que.

J'ai

une

affiche de

les yeux

sous

Gainsbourg,
comme une

conçue
fiche

policière, où

on

de face et de

profil,

avec un

le voit

titre You are

ùnder arrest

et une

ligne Objet : détourne¬
ment

de mineures.

style qui m'a fait
plus rire : j'étais un
ce

jour dans une réu de
folkeux qui, pour diver¬
ses raisons, avaient un

reliquat de fric du
ministère, dont ils
savaient que

faire. Ils

décidèrent de
une

ne

monter

association pour

égratignées

par

souci concret

quelque

ou

cachent. Je me

quelque volonté d'ac¬
précise (outre celle
de dépenser le fric, que

souviens, par ailleurs,

tout était

de l'association

occulter). Il fallait voir
au

folkeux

:

les Musiciens

Routiniers. Ainsi

dénommée parce que
fondateurs

tion

ces

fait pour

gens sans projet,

objectif pour
la musique ni pour eux,
complètement éteints,
gardiens jaloux de leurs
petites prérogatives
sans aucun

tous ses

dans le mouvement

étaient d'anciens élèves

d'un folk

du

sans aucune com¬

Conservatoire, qui,

fascinés par les vieux
ménétriers (sauf par
leurs côtés intéressants),

CoIIard est
un con

Guillaume)
(Libération
31/01/95)

munauté
es

moribond,
d'idéal, agiter

cadavres d'anciennes

dées

en

parcourant le

Après un discours
fumeux qui développe

!

choix

descriptif (et
explicatif)
producteur (3

un

Affaire OM-VA

nullement

Ça fera du bien à Tapie
en prison. Et
Marseille, du coup, va
d'aller

être

obligée de se pren¬
dre en main*. Quant au
défenseur de Bernés,
Collard, c'est un raciste.
Comme Dominique
Voynet (qui, à la télé, se
dépêche de s'emparer
de la nouvelle imbécile

"larseille

une

sur

Marseille,
:rance

et

en

arrive à sa
: "Je suis

convaincu de la

et

bénéficiant de

comprend bien, il
dit que les villes
vont grossir et qu'il y
aura encore plus
d'adresses au téléphone
et à Internet.

Vous

qui voulez
apprendre quelque
chose

sur

l'avenir des

villes et du

monde,
plutôt "Ma ville
le plus beau park",

écoutez
est

des Fabulous Trobadors.

conférence de

le thème
son

entre

nous

qui a envoyé Balladur
se passejer. C.S
Proposition refaite à
^assilia (projet proposé en
92, 93 et 94) d'organiser à
Castan

La-Joie

conclusion

on

beaufs, et les pauvres
de crétins. Que la Fran¬
ce dite profonde n'aime
honneur. C'est ça

quand on fait
shopping"), Ducon-

commute

du

très communicatifs". Si

qui trai¬

son

contagion, l'irradiation,
la "commutation") ("on

elles

les chasseurs de

les traîtres, c'est à

la

réseaux très denses et

Comme Bedos. Comme

pas

:

de "villes-mondes"

dément, il a une statis¬
tique différente) (mais
s'il ne l'avait pas eu, il
aurait pas bronché).

tent

communication

reliées fortement

raciste") (Cavada

tous les crétins

peu
modèles de

mégalopolisation du
monde, de l'extension

des

est

un nom.

l'auto-proclamé
détourneur, qui ne l'est

début des années 80 les
Montbel et autres

(interview du
sociologue

C.S

à chercher

Comme ça, dans le ciel
des idées pures non

qu'avaient monté

mondes

Marc

dépenser ce fric. Et les
pendant 2 heures

voilà

pour séduire
des mineures fascinées

pas encore. Les vrais
détourneurs s'en

:

Musiques Vivantes".
Regardez autour de
vous ! Ça marche !

sociologues statisti¬
ciens qui vient de tom¬
ber : "Un français sur 2

Stratégie
par

de hasard

ils finirent par intituler
leur regroupement
"Associations des

Derap Destroy.
multiplier

innommables. Le truc

veulent le devenir. Et ils
chose de troubadoures-

mortes. Pas

C'est à dire à

n'ont

toujours pas grand

A cimetière des ambitions A Demain les villes-

C.S

rôle dans la

dans le Monde".

t

�Linha.

imaginòt
n°22 2d trimèstre de 1995

Reçu

en

kdo

Marseille, tais-toi Marseille

{&lt;

de Nicole Scotto le

Musiques en fête de B.
Lortat-Jacob (Société
d'Ethnologie, Nanterre,
1994). 3 volets,
Sardaigne, Haut-Atlas,
Tsiganes de Roumanie.
Question de fond :
disparition des
traditions, co-existence
avec les
musiques
radiodiffusées, qui fait
quoi comment. LortatJacob, un des pionniers
français de

l'ethnomusicologie
étroitement
et

tournée

vers

participante

en

France

l'action (il

a

été

Chaigé de Mission
Fleuret

en

lancé les

par

82-84, et

mesures

plus intéressantes

a

les
-

tu cries
Total Khéops »
par Jean-Claude Izzo
(Série noire-Gallimard)
«

C'ÉTAIT un peu Jules et

Manu

Jim, à trois mecs, plus
Lole, la belle Gitane.
est mort, alors que Lole

l'attendait

à Séville

paquet de pognon
venu

le venger, a

;

avec son

Ugo est

buté un vieux

tonton mafieux sur les indica¬
tions de Batisti, un pas clair,

ancien à Mémé

Guérini, et
les neurones
du troisième des potes, lui
aussi enfant du quartier du
Panier, Fabio, aujourd'hui flic
déclassé à la Brigade de Sur¬
veillance des Secteurs, ce qui
veut dire : faire le guignol dans
un

tout ça

pèse

sur

les banlieues.
Comme Didier Daeninckx
remâche le Nord, Izzo
le Sud, ce Marseille à

tchatche
qui il ne
pardonne pas de vouloir singer
Paris, de se vouloir capitale,
alors que sa vocation est d'être

bourses pour que les
collecteurs aillent se
frotter aux ethnologues
pas au Musée

de

un

trop fort...

port ! Son flic s'occupe de
qui ont eu la malchance

ceux

de naître au-dessus du Panier :
les Arabes, les Comoriens, les

Noirs, quoi.
Il y a le vieux

des

premiers

Mouloud,

un

rêveurs

de

l'immigration,

du
victime
chantier de Fos, le dernier
grand rêve des années 70, qui
en

laissa des milliers

sur le
L'ancien
ouvrier
Mouloud se retrouve

carreau.

d'élite

veuf,fait

avec

trois enfants, et il

manutentionnaire

chez
Carrefour. Jusqu'au jour où sa
fille adorée, Leila - préférée
aussi du flic Fabio, qui ne va

jamais jusqu'au bout de
échecs

—,

se

ses

retrouve salement

assassinée. Mouloud n'est

plus
algérien, ne sera jamais fran¬
çais, mais toujours « sale
Arabe ».
Il y a

Marie-Lou, la gentille
pute, qui dit, parce qu'elle ne
comprend pas le « provençal
maritime » du groupe Massilia : « T'en as rien à foutre. De
comprendre ou pas. On est des
galériens, pas des demeurés. »
Une étoile de mer !... Le çui des
trois qui a viré flic, Fabio, se
rappelle ce que lui disait son

»

vieux popa : « C'est dans let
moments de malheur qu'on

découvre qu'on est exilé.

» Il en
apprend long grâce à Babette,
qu'est du cul, pas du cœur,
avec sa petite chemise de nuit,
ses
capotes bleues comme
l'enfer de ses yeux, et qui pigea

même au « Canard enchaîné » !
Izzo nous affranchit sur le tube
de l'été, la « Mia » (les « mias »,

qu'il traduit par : « frimeurs,
magouilleurs, beaufs ») : « Cette
expression, "mia ", venait d'Ita¬
lie. De chez Lancia. Ils avaient
lancé une voiture, la Mia, dont
l'ouverture dans la fenêtre per¬
met de sortir son coude sans
avoir à baisser la vitre. C'était

trop,

le génie marseil¬

pour

lais ! »
Nota bene

dire

: «

Total

Khéops

«

Dominique Durand
•

284 p.,

prix à débattre (IBSN,

catégorie 6).

l'homme par
a

aussi

exemple),
beaucoup

contribué

(disque,

livres, conférences,
tournées) à faire
connaître les musiques

Mix

qu'il a étudié à un large
public français et nordeuropéen 0e lui dois

décider.

excellente

revue musicale
toulousaine. Plein

d'infos, bons

personnellement).
la Linha un de
jours. Je vais me

:

interviews. A l'écoute

'e.c

d,

Faudrait l'interviewer
pour

(gratuit)

r

beaucoup,
-

de

ce

qui monte.

Dommage

ces
•&lt;0 fa

(C.S.)

que ça ait

pas commencé il y a 30
ans. Tout fini par
arriver.
C.S.
Mix BP 3120

31026

Toulouse Cedex T.- 6l

59 98 01.

45

»,

bordel généra¬
lisé » : « gran casino », à l'ita¬
lienne. Comme le polar déses¬
péré d'Izzo, un vrai passe pour
comprendre Marseille d'au¬
jourd'hui, qui mériterait d'être
publié dans « La Noire », la:
grande, chez Galhmuche.
ça veut

�HORIZONS-DÉBATS

14/ LE MONDE/SAMEDI 11 FEVRIER 1995

L'exigence du plurilinguisme
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n&gt;nxocO&lt;cr'
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tombe dans les

c'est-à-dire économiciste.

Danger, donc. Le débat

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et

l'unilinguisme ou ceux d'un
plurilinguisme utilitaire,

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conception

pièges les plus grossiers de
la métaphy-sique ("amour
des mots") ou de la
politique ("langues
régionales"). Pas la peine,
bien sûr, d'y chercher quoi
que soit qui ressemble au
concept castanien de
"posture d'une langue".
Voeux mal exprimés, parce
que mal pensés, dont les
arguments peuvent être
utilisés par les partisans de

entre

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3.

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c

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une

régressive des langues.
Conception instrumentan¬
te ("instrument", "au
moyen de quoi") (la même
qu'agite les nationalistes et
les crypto-nationalistes de
tout poil), qui, pré-saussurrienne, pré-meschonniquienne, n'aborde jamais
le problème, du discours,
de la culture qui y est à

nic

S.

bonne place,

accrédite,

l'oeuvre

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contraire. Car

reux, au

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jornal escolar de la Calanregard, Didier
Agar, instit, hoche le cap. Y
a
pourtant pas de quoi. A
part le fait qu'un prof du
Collège de France répète,
enfin, ce que tout le monde
dit depuis des décennies
sur la nécessité du pluri¬
linguisme à l'école, le reste
n'est pas brillant. Dange¬

e

&lt;—r

2.

Pichon occitan de Tolosa,

Bien. En

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Monde du
repris par Lo

dreta de Còsta-Pavada.

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paru dans Le
I ! Février est

A

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Un article d'Haeège
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Claude Hagège

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3.

courrier

imaginòt
n°22 2d trimèstre de 1995

Mescladís à
fond !

Mais

H du

matin à l'aube (face à
la mine à ciel ouvert
de La Découverte, site

du relais de Viviole).

Tripoux, vins, musiques,
jeu de quilles, tournoi
de rampeau, tournoi de

pétanque. Dead Line,
Articide, Double
Embrouille, Pesca
poufre, Ait Saddem
(berbère), musiques
traditionnelles occitanes,

espagnoles, basques,
italiennes, portugaises...
Peinture, sculpture et
B.D. avec M. Juillard,
Druilhe, Moulinex, Besseron, Nux Vomica,
Papillon, J. Privât, René
Duran, G. Marty, Michel
Battle... Soirée

avec

Ch.

Vieussens, Marc Minelli
et les Tziganes Turcs

d'Istamboul, Massilia
Sound

System !

Mescladis BP 26 12300
Decazeville T: 65 63 41
37-65 63 32 08.

pas une nouvelle
Marilis. Effectivement

Dans sa nouvelle collection consacrée aux artistes
occitans,
Postal del libre veut être le porte-parole de la création

elle

tane

B,

Dites à Claude Sicre de

part qu'il radote ! Il
fait le même coup à
toutes les chanteuses un
ma

occi¬

ressemble ni

ne me

physiquement
vocalement

(musique, littérature, peinture.,,)

ni

et on

n'a

probablement pas les

FABULOUS STORIES

mêmes ambitions. A
mon avis elle a une très

Fabulous trobadors

jolie voix

et elle n'a pas
besoin d'être comparée
à qui que ce soit, et
surtout

à moi. En
fait, la seule chose
qu'on a en commun,
pas

c'est Claude Sicre

fait le film à
fois !

qui se

chaque

Monsieur,
Je vous fais savoir que
je ne désire plus
recevoir votre journal
car

il

ne

Jacme Gaudas
le premier né de cette collection est une
biographie du
fameux groupe toulousain, les Fabulous Trobadors
tent

Amistosament.
Marilis Orionaa

qui

au

même moment

CD et

un

Fabulous.

m'intéresse

pas. Je ne renouvelle

moi pour essayer

de

me

convaincre. Ma décision
est

irréversible.
vous tous.

Mes

respectueuses
salutations.
Lucien

Denys.

Montauban

peu naïves qui se

présentent
tomber

:

"Machin va
de

IE0 Musîca

amoureux

toi, faut que tu
rencontres untel, oublie
ci, fais ça, etc."

-

42,

rue

de la Banque

82000 Montauban
47

sor¬

single intitulés "Ma ville
est le plus beau
park". Militants occitanistes universelistes,
pour une culture multiple et anti-régionaliste, Claude Sicre
et Ange B. ont inventé le
rap occitan pour véhiculer leur
pensée, Le livre est leur carnet de routes où s'entrechoquent
des lieux, des rencontres, des tchafches, des
définitions,
des photos et bien sûr le texte des chansons.
J. Gaudas est journaliste à Toulouse (Agence A+), Sa car¬
rière a été fortement influencée
par la rencontre de Claude
Sicre en 1980. la
réappropriation du folklore est à l'origi
ne de
son-parcours musical qui le mène du jazz au rap.
Son style est vivant ; on reconnaît le verbe du
journaliste et
les acrobaties
stylistiques proches de la verve des
un

pas mon abonnement.
Inutile de passer chez

Bien à

Cher J-M

TROBAR

Delphine Aguilera n'est

Samedi 1er Juillet à

Decazeville, de 8

je le félicite d'avoir

trouvé tout seul que

�Imaginât, c'est les autoroutes de l'imagination.
Reliant les villes, les quartiers, les villages, les personnes
qui, dans quelque point du territoire qu'ils se trouvent,
dans quelques conditions, économiques, sociales,
culturelles, qu'ils soient placés, se sont senti. le droit, et le
devoir, de participer activement, avec les plus grandes
ambitions, au mouvement du monde. Autoroutes de
La Linha

l'imagination, de la création, de l'échange, de la soli¬
darité, qui veulent mener à la démocratisation absolue de
nos

sociétés.

Née pour faire la jonction entre plusieurs villes françaises
en situation multiséculaire de provincialisation, par

laquelle leurs habitants se retrouvaient culturellement
citoyens de seconde zone, la Linha Imaginât s'est
progressivement étendue, grâce au contenu
universalisable de sa stratégie anti-unitariste, tirée de sa
stratégie anti-centraliste de départ, à d'autres villes
d'autres pays, à d'autres pans du monde.
un syndicat, ni une institution, ni
association. Seulement un concept, que font vivre à

Elle n'est ni
une

leur

guise,

un

parti, ni

en toute liberté, ceux qui s'en
Et le titre d'une revue.

réclament.

Claude Sicre
Texte pour

Linha

les rencontres de Larrazet

imaginât- publicacion trimesîriela de

l'Institut d'esfudis occitans, sector musica e de
la GRQM
Director de

publicacion : Claudi Sicre
Cap de redaccion : Claudi Sicre
Redaccion, administracion, difusion
Joan-Marc Buja

Adreça

Abonnement à la Linha

pagina :
Agença A+, i 1/13 carrièra Sant Nicolas
en

Imaginot (I an/4 numéros)
imaginÒt du I au 21

L'ensemble des numéros de la Linha
Abonnement à Occitans !
:

Adhésion à l'IEO
abonnement à la

revue

culturelle de l'IEO

(sector musica),
Linha Imaginot et Occitans ! compris
Total

42, carrièra de la banca 82000 Montalban
Mesa

Février 1995

Coupon d'abonnement

:

T: 63 63 08 58 Fax: 63 20 33 89.

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I 00 f
300 f
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Nom, prénom :
Adresse

:

31300 TolosaT: 61 59 34 48

Depos légal 2rf trimestre de 95
N°Cppap en cors

A retourner à l'IEO
'

U.c

látZÍÉ'fr

musica-42,

rue

de la banque 82000 Montauban

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              <text>Mouvement occitan</text>
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              <text>Musique -- Occitanie -- Histoire et critique</text>
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              <text>Décentralisation</text>
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              <text>Chansons occitanes -- Histoire et critique</text>
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              <text>Cayrou, Frédéric (1879-1958)</text>
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          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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          <name>Contributor</name>
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              <text>Mantel, Olivier</text>
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              <text>Lafont, Robert (1923-2009)</text>
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              <text>Alranq, Claude</text>
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              <text>Buge, Jean-Marc</text>
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              <text>Gaudas, Jacme</text>
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          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, KI 5</text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Sous-Menu</name>
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              <text>Bibliotèca</text>
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          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Numéro de revue</text>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Documents</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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      <name>Musica occitana = Musique occitane</name>
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      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
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