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                  <text>y
Publicacion del sector musica de l'Institut d'Estudis Occitans

SOMMAIRE
Banlieue
Pour une uille des

mélanges
pas une utopie

Se canta

&gt;-

1

►

5
6

&gt;- 13
&gt;- 14

Rssied-toi et conte !

► 15

e

musica

grain de sable dans la mécanique

André Benedetto

&gt;-

16

Sèm pas una literatura, macarèl !

&gt;- 20

Les

► 21

étrangers dehors !!
/ Forme ouuerte

&gt;- 23

Reçu

► 26

Sur le cas Raimon Jordan

&gt;-

Imagination

&gt;- 32

Le Pen ueut

La rue du

27

supprimer le ministère de la culture

et commentaire

A

►

Dragon a son Zénith et commentaire

34

35

Redonner la parole au

citoyen
35
Mantes-la-Jolie, les citoyens ne comptent pas

pour du beurre

&gt;- 36

Lettre de Ben n°7

►

37

l'inconuénient d'être né à Saint-Tropez —&gt;-38

sur

-

avec

des villes. Non

la ville. Et

nous avons

souvent

spectacles et
joué dans des

banlieues... des

grandes villes. Encore tout récemment.
Depuis quelques temps la demande n'est plus la
même. Ce serait plutôt une demande de dialogue et de
concertation. De présence et d'écoute. Il semble maintenant
beaucoup plus important de faire jouer la banlieue au centre
ville plutôt que d'aller jouer pour la banlieue et lui apporter
la bonne parole ! On ne peut y aller désormais
que pour
faire en concertation une opération ponctuelle souhaitée par
les habitants.

A l'heure actuelle il
voir

et

me

semble

primordial d'aller

d'écouter. D'accueillir et d'écouter. D'accueillir et

&gt;-

39

de donner

►

39

lyser ce qui

Fabulous storîes

&gt;-

39

Et zou ! Enuoie

&gt;-40

les

à la demande

minier d'Alès, ont donné naissance à bien des
des débats

Nostalgie

Les

-

villes mais avec des villes en tant que telles.
vignon, Montauban, Les Ulis, BordeauxBègles, Montauban encore puis encore Avignon, le bassin

Du

z'y le coup !

travaillé

pas dans des
Le Havre, A

Le promeneur des deuu France et commentaire 38
De

partir de 1970 et pendant de nombreuses années

nous avons

&gt;-19

Chants pleins

Avignon n'est pas une ville de banlieue. C'est une
vieille ville ceinturée de remparts. Elle a extra-muros des
banlieues importantes et souvent chaudes.

► 17

Mercès al Joan-Francés Blanc

R

►

&gt;-11

Rencontrent, parfois. Contre

Un

iiii

&gt;- 10

Bonjour le chourmo !

Plastica

GRQM. 4 e trimèstre de 1995

Banlieue

Rlliance pour un monde responsable et solidaire

L'autogestion n'est

de la

e

un

lieu

d'expression dans le centre-ville. D'ana¬

se passe. Et surtout d'échanger
J'ai écrit le texte suivant pour mettre au

que je

point

ce

perçois aujourd'hui.

Québécois défendent leur Français contre...

Français

Courrier

&gt;-42
&gt;-43
( 1 ) Texte de la communication faite à Saint Martin d'Hères
des 15 et 16 Novembre 1991 La ville de banlieue

le thème Culture

et

reconnaissance.

et

au

colloque

l'acte culturel

sur

�Linha

Imaginòt
Ciutat

4e trimèstre de 1995

Aux portes de la ville
La banlieue comme léprose¬
rie

miroir forcément

et comme

de l'autre monde,

camp de concentration tout
entier bâti en hauteur
comme

La banlieue dresse
et

tours

ses

ses

ses

miradors et

S'il est bien vu d'or ganiser
rallys dévastateurs dans les pays

des

barres

on ne

pourquoi il serait mal
ser

voit pas

venu

d'organi¬

dans les banlieues des rodéos

des

mis à

de bien des manières

Dans

possédants
Dynamiter les grands

que par ces

petites

ensembles

Comme s'ils possédaient
aussi les mémoires des habitants ils
rasent tout

son

Trop tard car ce camp-là a
déjà engendré quelque chose de nou¬
veau et
d'incompréhensible pour
l'habitant des villes.

présence ici est la

de notre incompréhension

corps ne

serait-ce

forme de sabot comme
aussi à l'hôtel Ibis ! Pourquoi ne trouve-t-on pas dans le commerce des
baignoires dans lesquelles on puisse
s'étaler voluptueusement ?
en

son

esprit par ce non-lieu où il habite et
qui se reproduit indéfiniment multi pliant sans fin la surface à apprivoi ser.
Pourquoi cette volonté politique
de ne pas partager la beauté de la
ville

L'habitant des banlieues

et

la beauté le soir à la télévi¬

sion ?

un camp de concentra tion dont souvent il fait un quartier

Et par toutes
Et par toutes

habitable

L'homme de la banlieue

Tirant l'humain de l'inhu

-

les tentations
les restrictions

souffre

main

la

Ainsi mis à

fièvre obsidionale

sion

qui nous cloue
et dans nos habitudes

nos

Ou bien il

peurs
Il vit simultanément l'exclu¬

l'appartenance
Il a une citoyenneté frémis et toute prête à innover dans le

et

santé

donc

Ou bien il

Il invente des

exercices de

jeux de lan

des arts

Fluxus d'il y a vingt ans
saient des violons et jetaient des
concerts

par

les fenêtres

en

d'oeuvres d'art

on ne

quoi brûler

voiture

une

une

banlieue

oeuvre

d'art

ne

bri¬
pia¬

guise

pense

puni et

un

une

a

été damné avant de vivre

voit
Damné ça veut

dire

simplement

désepéré totalement
Sans

restera

l'enfer

tration restera

lueur

d'espoir
repeint à neuf l'enfer
et le camp de concen¬
le camp de concentra¬

aucune

Même

tion

L'appel à l'intégration
!

grez-vous

-

inté¬

est une volonté réelle
foutez le camp ! Car

-

d'exclusion

:

comment un

adolescent né

élevé scolarisé dans telle ville

peut-il
s'intégrer à cette ville ? Par la chirur¬
gie esthétique peut-être ?
Or il s'agit d'inverser un peu
les données et d'imaginer - c'est diffi¬
cile
que la vraie vie va être révélée
par les gens des banlieues à celles et
ceux
qui se croient en char ge cultu¬
-

relle de

ces

banlieues.

Tous

a

fait

ce

et

mis à

monde

ces

habitants de là-bas

S'ils n'ont pas encore déferlé
sac les centre-villes
Ce n'est pas parce

Personne

ne

Personne

ne

peut faire pire
peut le sauver

qu'ils ont

peur

C'est

Pourquoi donc pousser à la
roue ?
Participer !
Pourquoi travailler à
l'accomplissement de l'enfer au per¬

créé entre

fectionnement du camp de concentra¬
tion ?

civisme

eux

sans

doute

qu'il s'est

dans le malheur inces¬

sant

Une conscience collective

Une solidarité
Parce

qu'ils

malgré tout

se savent

un

être

des êtres humains

soir dans

aussi

ça se

De toute manière à l'éviden¬

voit pas pour¬

serait pas

Il

ce

-

Si des artistes dans les

nos

se

Un dieu mauvais
aux

possible

innocent

survie

gages

l'épreuve
pense puni et

se

coupable

civisme
II s'entraine

lui

enfin

appartient à

dans

type-là l'habitant des ban¬

Il n'y a pas d'ailleurs ailleurs
meilleur pour lui
Il n'y a pas de pardon pour

baignoires toujours trop

Il souf fre aussi dans

Il n'a pas comme nous

parfaits ils croyaient

aussi la bonté...

Ce

l'épreuve permanente il souffre

Car ils osent même cela les

preuve

bonshommes et

bagnoles volées
Cet homme de la banlieue

Notre

création du

lieues

mal-

ce

une

démon. On les croit aisément. Mais

avec

ses

modèles

Trop tard pour guérir
là même à la dynamite !

le monde visible était

Pour les cathares
saient

une

qui profes¬
religion dualiste et qui

furent brûlés

au

début du XHIe siècle.

2

Et

debout

qu'une dignité les tient

�Linha

Imaginòt

Ciutat
4e trimèstre de 1995

Ândré Benedetto

Un type se

tient là

en

plein

présent
Il voit
en

ce

monde autour de lui

au

meilleur que cela
Cela qui s'étale en
de lui

Lui porteur

lui

Ce monde

complètement raté

ancienne

S'il cédait à la tentation

lui autour

d'une longue très

aspiration

totalement mauvais
Il

se

sent

la créature de

Voilà

ce

des

monde
Et

en

même temps

il

se sent

ce

qui le retient au bord

armes

Une

Photo Patricia Boissier

dernier festival d'Uzeste

espèce de dignité
3

Il

verrait

perdu
possédé par les
démons de ce monde mauvais qui est
le nôtre qui le condamne sans appel
et avec lequel lui il n'a aucun moyen
de se compromettre par aucune rela¬
tion bien placée
se

comme

Et totalement

�Linha

Imaginòt

iBjjjS IJÈ

Ciutat

4e trimèstre de 1995

Ce

qui le retient

au

Avec des mots des

bord des

Dans la bouche des

rythmes

armes

Ce n'est pas la force d'une
loi définitivement injuste - définitive¬

Ce soi-disant

peut-être
que celle qui occupe - notez bien : qui
occupe - les villes et les campagnes
celle qui possède tout
et qui voudrait encore instal¬
ler des commissariats dans des bun¬

nent dans

peut-être exagéré C'est la vague conscience

d'être meilleur

D'être d'un autre monde
d'un autre univers d'un autre avenir
d'une autre humanité

moins mauvaise

pied des H.L.M.
On peut aussi se demander si
l'échec n'est pas très souvent un refus
de réussite et s'il n'est pas porteur de
plus grands avenirs que les réussites
les plus réussies et médiatiques.
kers

au

nos

Un homme à achever

analphabète qui

produit des oeuvres murales
(rupestres oui !) bourrées de mots, qui
invente le langage et la mode de
demain, qui redécouvre avec le rap la
scansion des troubadours, qui fournit
les sujets et les personnages de tant
de fictions cinématographiques et
télévisuelles pour lesquelles il ne
reçoit aucun droit d'auteur, c'est à lui
qu'on veut refiler les recettes qui ont
raté partout dans le monde, dont il
reste tous ces squelettes qui se trai -

ment est

Ce

une

type-là

en

Ils sont nombreux vivants
créatifs branchés les

planté
Sans rien d'autre que
sent

à

le pré¬

consommer

Que l'air du temps
Ce

type-là il est celui qui est
possède rien
n'a à lui que d'être cela

Il

Irremplaçables dans l'envi
Quel ennui

Celui

qui est

Dans cette vie dans

ce

pré

-

sent

Avec

son

corps avec sa

l'urbanisme dévastateur,

qui donne à voir les camps, eh bien
c'est à lui qu'on veut refiler les erzatz
idéologiques de tous les horizons et
toutes les croyances bidon
C'est un peu fort
qui est le nouveau on le
gave de vieillerie
Lui qui est au centre de l'his¬
toire on l'appelle périphérie
Lui qui est Dieu on l'appelle
O combien de malentendus

langue
Il est donc dieu lui-même

un peu l'imaginer
Il vaudrait mieux pour notre

sont

Et

d'apprendre un peu leur
langage
Bref essayer de s'intégrer à

leur

eux

L'intégration dans ce sens-là:
un peu eux, juste un peu, me
parait une bonne chose
C'est le seul moyen de
connaître le "plus" indéniable qu'ils
devenir

ont sur nous

Ce

Et

Ce

C'est

par
idée d'athée bien sûr, une

comme une

culturelle
Ce n'est pas

on le considère
bête sauvage qu'il faut

arrachée

aux

inférieure

vie

efficacement.

assez

clergés peut

encore ser¬

Comme
Comme

un

homme de

un

homme incom

a

type-là il est la vérité il

la conscience
Il invente le

au

jour le jour

à
nouveau

monde

compléter à achever
C'est bien ainsi

l'entendre

possible
celles et tous ceux qui comme nous peut-être - sont vraiment
achevés et qui du fond de leur mort le
encore

C'est d'ailleurs dans
-

Un homme donc à améliorer

en

qu'il faut

avec

savent.

race

plet imparfait inachevé
Ce

impossible

d'effort

pour toutes

apprivoiser mater dompter et intégrer
Au mieux comme un primitif

par des mar chands de bonheur facile mais qui,

peu

Mais est-ce

pire

hypothèse récupérée

une

difficile de

s'adapter
qui
persuadés de détenir la vérité
sera

à la banlieue surtout pour ceux

quels mépris

Au

Dieu est le concept

petit plus qui fait toute la

différence...

un

performant inventé

quel

Il faut

sont

voyou

le plus
l'homme.

sans eux

désert

art et

ses os

-

ronnement

malaise et tout le mal-être contempo¬

Lui

tout nu

autres et

profit à tous
Essayer de les comprendre
Et de les prendre tels qu'ils

ne

Il

uns aux

durs à cuire

qui porte à l'incandes¬
l'exigence de justice, qui nous
rappelle au pied des tours que tout ne
peut renaître qu'à la base, qui révèle
l'identité multiple de l'individu le
cence

dans

pein milieu

difficile de tous les

solution...

assiettes.

A lui

sera

achever d'en venir à bout de trouver

rain, qui éprouve dans sa chair et
Ce

prétendus

civilisés

des couleurs des formes

ce

statut

de "morts" que nous avons été placés
hier soir pour voir Roméo et Juliette
au

Cargo. La culture en bonne et due
maintenant chez les

forme ça se passe
morts !

�Linha

Imaginât

Ciutat
4e trimèstre de 1995

tion de HLM

centre-

en

4

..

.Cortetas.. .Cortetas...

ville, pour que des pauvres

Pour une ville des

y

vivent. Faire réquisition¬
les logements vides et

ner

mélanges

sur

bureaux. Densifier les ban¬

XXe siècle, Claude

Benoit Imbert

On observe actuel¬

une ten

dance nette à la

ségréga
tion. Ségrégation par
l'argent d'abord : à Paris
à T

pauvres sont

divers

(parfois contradic

toyer

en

démocratie

25

jusqu'où ils pouvaient aller.

d'une vie

Editions Domens BP 21 22

en marge

Des villes de frottements,

de force sans
cesse changeants où cha cun pouvait trouver sa
place dans un groupe ou
de rapports

dans

un

entre-deux.

Espaces
sous

Car la diversité de

démocratique.
C'est parce que la ville a
plusieurs visages que tu
peux avoir le tien, vivre
comme tu l'entends. Que la
ville s'homogénéise,
qu'une seule norme, une
seule way of life s'impose
et tu ne

surveillance, espaces

tu

autoritaires

populations
gênantes. Ségrégation cul¬
les chinois

avec

les chinois, les arabes

avec

les arabes, etc...
Et ce n'est pas

A
se

présent,

on

refu¬

le conflit. On refuse

le clo chard du coin qui a bu un
coup de trop, par les jeux
d'être

dérangé

par

des enfants du voisin togo¬

National à la mairie de

lais. On crée peu

sieurs villes
renversera

la tendance

refus de l'autre, à

sion

a

de la

au

l'exclu¬

priori de pans entiers
population de notre

pays.
Ce

qui est

en cause

ici, c'est cet espace de

citoyenneté, de démocratie
qu'est - ou était - la ville.
Pas besoin de remonter très

loin
ver

en arrière pour retrou¬
des centre-villes où se

côtoyaient riches et

français et étran gers, jeunes et vieux, autant

pauvres,
de

populations

aux

intérêts

pourras y vivre si
de cette norme, si

visage est trop basané,

si tes vêtements sont trop

l'accession du Front

plu¬
du Sud-Est qui

sors

ton

"vider" des

:

d'expérience profes¬
d'enquêtes sur
l'expression théâtrale dans
ans

sionnelle et

-

fait destinées à

turelle ensuite

-

Midi de la France". C'est

160 F.

à grands
de ZAC censées net¬
des quartiers "insa -

lubres",

rain

sité est la condition de la

-

communes

coups

:

contempo¬
les arts de jouer du

-

par un processus financier
inexorable parfois aidé par
les

d'un doctorat d'Etat

la ville est la condition

oulouse les

mis

Alranq
publie enfin le résultat de
son travail qui a fait l'objet

toires) mais qui se suppor¬
taient, apprenaient

lement, dans les grandes

comme

le théâtre occitan du

"Théâtre d'oc

La diver¬

françaises,

Après de longues
synthèses

recherches et

convertir les immeubles de

lieues, les équiper, en faire
des morceaux de ville...

villes

Théâtre.

des miliciens

se

de toi,

quelquefois

té, c'est la rue, la place,

l'espace public qui t'appar¬
comme il appartient à
ton voisin, où tu as le droit
d'aller à ta guise, que tu
tiens

sois riche
ou

noir

,

ou

pauvre,

blanc

de France ou

comme un

lieu de diversité.

Demander

aux

:

67 98 11 97

67 98 37 90.

Félibrige. Charles
Maurras fut un personna¬

ge

contreversé. Stéphane

Giocanti nous livre un

"Charles Maurras félibre"
ami de Mistral et

de la

langue d'oc, résultat d'une
thèse soutenue en 1994 à
la Sorbonne. 416 pages.
Format 16X24. 175 Frs +

port.
Stéphane Giocanti 7 rue

Hétricy/Seine
Montagne. Germ et le Val
Louron sont

aujourd'hui

pour leur festival,
mais il faut savoir que les

connus

villages de la vallée abri¬
tent des centres

de

mon¬

tagne avec accueil, héber¬
gement, restauration, et
l'année, pour

ouverts toute

individuels, familles,
groupes, classes de décou¬
verte, associations, comités

d'entreprise, artistes, etc.
Accueil

sans

frontière

65240 Germ-Louron T: 62

d'ailleurs.

99 65 27 Fax

où de toute

façon, on
n'attend qu'une chose du
visiteur : qu'il achète.
Alors que faire ?
Revendiquer sa ville

:

du Cheval blanc 77850

Le lieu de ta liber¬

l'ambiance feutrée du lieu

Fax

:

Hugo 34120

20 F de

milieu des autres.

d'évacuer toute personne à
même de troubler l'ordre et

V.

Pézenas T

Ces gens que tu
côtoies dans la rue, dif fé-

irritants, gênants, ce sont
les garants de ta liberté, de
ton droit à être toi au

char gent

rue

usés...

rents

à peu des
espaces privés ouverts au
public, comme des centres
commerciaux, qui ressem¬
blent à des lieux publics
(tentent de reconstituer la
rue) mais n'en sont pas :

le Sud de la france. Prix

:

62 99 63

22.

B. I.

Architecte et urbaniste

Trad. Avis

organisa¬
à Villefranche
de Rouergue des jeunes de
12 et 15 ans qui jouent de

teurs

:

aux

il y a

l'accordéon et de la cabret-

élus la créa¬

te.

5

Jacky Ten 65 45 48 70

�Linha

Imaginât
Citoyenneté

4e trimèstre de 1995

1989, le groupe est devenu
Alliance, sorte de fédé¬

une

Genèse de l'Alliance

ration d'associations, d'or¬

ganisations, de groupes.
L'Alliance or ganise des

En 1986, devant

Jean-Marc

les

Gabaude

encourus

0)
~o
c

o

E

risques croissants
par l'humanité
depuis plusieurs décennies,
la Fondation pour le
Progrès de l'Homme (fon¬

sessions de travail, des ren¬
contres, des réunions, des

séminaires, des carrefours
continentaux.
En 1993, la con¬

dation suisse) (1) suscita la
réunion d'une douzaine de

vention

personnalités d'horizons et

monde

de nationalités divers. Le

de

tous

Philosophie de Langue
Française et de la Fédé¬
Philosophie.
en

interroga tions, réflexions, critiques
et appels, de manière à
voix collec¬

avant

:

avec

pour

chacun et

L'avenir

pour tous.
main -

commence

tenant.

1. D'un côté, pour
des milliards d'humains,

utile,

des besoins vitaux

se

structurer selon la

considère

d'une

la

comme

en conver

gence,

perpective

expériences de
et

personnes

d'institutions ayant

propres engagements

leurs
mili¬

tants.

non

satisfaits ; d'un autre côté,
des ressources gaspillées,
détruites

empêchées et
capacité de travail
inemployées.
ou

des

2. D'un côté, des

riches comportant
beaucoup et de plus en plus
de pauvres, de chômeurs,
pays

d'exclus ; d'un autre côté,
des pays pauvres compor -

petite minorité de
privilégiés et d'immenses
tant une

Buts de l'Alliance

fortunes.

fin de millénaire.
L'humanité

nouvelle

dénomination est mise

survie de l'humanité

le maximum de bonheur

juridique, mais

des compé tences, des éner gies, des

pour des Etats
Généraux de la Planète" à

une

nale, le but est d'assurer la

commune,

"Appel

Aujourd'hui,

niveaux, du quartier à l'instance internatio¬
tous les

les groupes qui en font par¬
tie peuvent, s'ils le jugent

autour

En 1988, le groupe
initial et animateur lance

en

locales. En s'adressant à

Analyse critique de la

se

diale.

tenir

diversité des situations

situation mondiale

mise

souci

géographiques. Il faut
entreprendre, continuer et
diffuser une critique du
mode de production et de
développement qui se mon¬
dialise. Il faut prendre en
compte à la fois l'interdé pendance des phénomènes
à l'échelle planétaire et la

1994). L'Alliance n'a pas

où ils
législation du
ont leur siège. L'Alliance

éthique et juri dique, les racines écono miques, techniques, cultu¬
relles et politiques de la
menaçante situation mon -

un

res¬

pays

tive. Le groupe, qui ne
cesse de se multiplier au
fil
des années, analyse, avec
un

monde

origines

(publiée dans Le Monde
d'Avril
Diplomatique
de structure

leurs

une

adopta la Plate¬

pour un

ponsable et solidaire

Les membres du groupe

constituer

venues de
continents et de

les horizons. Cette

forme

ration Internationale des

commun

France,

soixantaine

une

convention

de

en

personnalités

tous les

l'Association des Sociétés

décidèrent de mettre

tint

se

réunissant

initial comprenait le
professeur Venant Cauchy,
président honoraire de
groupe

Sociétés de

préparatoire à l'As¬
citoyens du

semblée des

rituelles de toutes

3. D'un côté,

a

besoin de références, de
valeurs et de règles pour

en

"Asemblée des

surmonter

citoyens du monde". Cet
appel, traduit en une dizai¬
ne de
langues, fait, depuis
sept ans, l'objet d'une cam¬
pagne de signatures dans
plus de 90 pays. Depuis

notre
rer

les défis de

époque et

l'avenir

mettre

forces

en

.

pour assu¬
Il faudrait

mouvement

des

politiques, écono miques, associatives, scien¬
tifiques, intellectuelles, spi¬

6

accroissement des
des

profits
grandes entreprises et

des multinationales ; d'un
autre

côté, accroissement

du nombre des démunis et

de la misère.
4. D'un côté diri

gisme de l'Or ganisation
Mondiale du Commerce,

-

�Linha

Citoyenneté
national et de la

Banque

Mondiale ; d'un autre côté,

populations écrasées

par

4e trimèstre de 1995

le

désagrégation du

trouver un

façon le stade de la schizo¬
phrénie."

contribuant par son ef fort 1 Pays basque. Les ama¬
teurs de musique essaient
au bien-être de ses proches ;
de conserver leur autono¬
et de la collectivité. D'un '

ment et

service de la Dette.

grès des idées éthico-juri
diques d'égalité ; d'un

Intermède

-

Posons

L'humanité vit

que l'on peut re¬
connaître deux niveaux de

philosophie.

des devoirs envers les

-

gie, entre excès des dé¬
penses militaires et de
l'industrie de mort et insuf¬

tal

d'orientations

-

grès des connaissances et
des multimédias et persis¬
tance de l'analphabétisme,
de l'illétrisme et de l'igno¬

métaphy

-

taires, chacune recélant un
sens et l'ensemble ayant
un sens.
Niveau éthique

démographiques du
qu'il naît d'autant plus
d'enfants qu'il y a moins
de moyens de les élever.
Bref, pouvoir tuer
compte plus que pouvoir
vivre ; les valeurs mar

-

reconnaître

une

rencontre, une convergence

une

communauté minimale

doit se manifester
plan de la vie des

peut et
au

hommes et de la société. Il

beaucoup plus d'emprise
que les valeurs morales.

pager un consensus sur
valeurs humanistes.

des

Les sociétés sont soumises

au

marché

au

lieu d'être

pour le bonheur
de tous. En France, le

organisées

vités industrielles et de

doit y avoir des valeurs
morales et des droits uni

Juin 1993, rapporteur
Jean Arthuis, Union
nat, 3

Centriste)

se

montrait pes¬

"le pacte

social"
risque de "se fracturer. (...)
simiste

:

sur

R-Dizka Antton Paulus

,

principes éthiques com - j
muns qui peuvent être a!
daptés à la diversité des ;
cultures et des sociétés. Le

ces

principes

Coup de cha
et remerciements à la
Compagnie Lubat et à la
Diffusion.
peau

1
I

Maison de la Culture de

|

Larrazet,

enjoint de sauvegar - ;
la Terre pour les géné- !

vons
nos

pas

hérité la terre de

ancêtres,

nous avons

versels, c'est-à-dire com mun à tous les hommes.
Tout être humain doit pou¬
voir

d'humanité

le

plus
possible et

assumer

après les

Fabulous Trobadors, pour
leur aide à la diffusion de
la Linha

Imaginât. Toutes

les bonnes volontés sont

j

les bienvenues pour

!

connaître notre

emprunter la terre

faire

publication

dont nous avons la faibles¬

qu'elle est très
général,
mais qui n'a pas toujours
les moyens matériels de
se

de penser

utile à l'intérêt

son

ambition.

(J-M B)

Armée. Les réfractaires de
l'armée n'ont pas toujours

possibilité de faire pas¬
leurs opinions. Ils
s'organisent en conséquen¬
la

ser

ce.

Avis de recherche et le

Collectif des Objecteurs
Tarnais ont lancé une cam¬

pagne

d'amnistie pour les

réfractaires à l'armée avec
différentes manifestations

pacifistes. (J-M B)
Collectif des Objecteurs/
trices Tarnais

Stratégie d'action

BP 229

81006 Albi Cedex T
I

39 55 Fax

:

: 63 38
63 35 72 11.

l

1. Unité et
-

:

Basurco 16 Errobi karrika
pour un monde responsable Ì
64500 Donibane-lohizune
et solidaire énonce sept
;
T: 59 51 18 82.

pratique. Il

d'accord

(Sé¬

!

t

la

les délocalisations des acti¬

vice hors de France"

Mafrundi.

1

"Rapport d'information sur
ser¬

;

I

Mettons-nous donc

enregistrés

Kapten Egurrak et King
(J-M B)

t

permettre.

que

l'option métaphysique,

faudrait rechercher et pro -

et

!

l'Alliance

Quelle

soit

actif plusieurs

gae. Groupes

Ethique universelle impli¬
quée dans le projet de

accord

son

; Beltzez, Haurtzarrak,

de nos ;
enfants" (Saint-Exupéry). 1
Il faut lire et méditer pour !
les appliquer les autres
;
principes : Droits de
l'homme, principes de res- ;
ponsabilité, de diversité, de j
citoyenneté, de modéra - I
tion, de prudence. Ce der- |
nier principe s'avère, com- j
me les autres, de plus en
j
plus important : les
;
hommes n'ont pas le droit i
d'effectuer tout ce que la |
technoscience pourrait leur ;

et même un

déjà à

en
i musique hardcore et reg¬

rations futures. "Nous n'a- ;

chandes et financières ont

profit de quelques-uns

a

niveau des fondements, ne

peut-on pas

label

1 disques et cassettes

der

de l'humanité ?

insuffisance et

;

Malgré les mésententes au

fait

au

.Cortetas.. .Cortetas...

basque créé en 1992 et qui

nous

.

excès

entre

également

personnes.
La
Plate-forme

premier de

également

majori¬
taire sur ce que devrait
devenir la pratique éthique

rance,

a

—

siques plus ou moins diffé¬
rentes et opposées, en réali¬
té au fond complémen¬

fisance des crédits de santé
de bien-être, entre pro

autres

constellation

avec une

;

envers une

telle société et

Niveau fondamen¬

déséquilibres : entre règne
de l'argent et misère, entre
pays développés et pays
sous-développés, entre

débiteur

reste

donc à l'heure de terribles

et

..

j

i

d'un autre côté, l'individu

comme

postulat

côté, accroissement

industrialisation et écolo

côté, la société a des devoirs envers les individus

métaphysique

-

inégalités de fait.

des

du bonheur, tout en

mie. R-Dizka est un

5. D'un côté, pro

autre

accomplisse -A

corps
social atteint d'une certaine

La

du Fonds Monétaire Inter¬

Imaginòt

diversité des

;

priorités
L'Alliance deman- ]

général de soli- ;
darité et de redistribution !
pour atténuer les inégalités ;
de

un

effort

I

et

abolir exclusion et misé-

'

França. A la radio les fran¬
çais prononcent mal les

étrangers : ils disent
trop bas d'or !
Vive François 1er, vive la
langue françoise. (P.V.)
noms

les Fabulous

�Lïnha

Imaginòt

4e trimèstre de 1995

re.

Moins de 20% des hom¬

disposent de plus de

mes

80% des richesses.
Parmi les

priorités

mondiales, mentionnons
réduction des
entre

:

inégalités

personnes et entre

construction d'un
rapport entre les
sociétés et leurs écosys tèmes, freinage du gaspilla¬
ge, diffusion des valeurs
pays,

nouveau

morales

communes.

Il y a

aussi des
priorités mondiales qu'il
faut appliquer dif férem ment selon les pays, telle la
sauvegarde des océans et
mers.

Enfin des priorités
à de grandes zones,

propres

l'indique la Plate¬

comme

Quartier Arnaud-Bernard à Toulouse

rope

de plus

a

-

en

plus de

forme.

poids.

2. Articulation des niveaux

souhaite

d'action

du Droit international

La

Comme la Plate¬

Plate-forme

un

et de

"Faites de la peinture", 1er et 2 Juillet 1995

système nerveux ? Il s'agit
plus largement de la maîtri¬
se

renforcement

:

morale de notre maîtrise

scientifique et technique de
la nature, y compris de la

l'institution mondiale.

nature

3. Mise

4.

humaine.

rappel.
individus

et

des

quartiers,
F instruction/éducation, les

avec

ni¬

l'apprentissa¬

l'exercice de la dé¬

mocratie

et

-

dans la
ne

respectant

la résolution de

mesure

-

où

contredisent

les valeurs morales

universelles

des collectivités terri¬

toriales
ge et

au

relies

-,

-

morales mondiales.

Egalement

en

té et de l'identité cultu

pas

comportements et à la
reconnaissance de valeurs

veau

Tout

les cultures

média, la vie associative,
l'animation de quartier
peuvent et doivent contri
buer à une prise de cons¬
cience, à l'évolution des

mouvement

Programmes mobilisa

commune

une

vision

de l'avenir

capable de surmonter les
intérêts particuliers. En
même temps que l'évolu tion des mentalités, il fau¬
drait impulser des innova¬
tions sociales et institu¬
tionnelles. Un

-

teurs

C02) dans
l'atmosphère. Pour le
accrue,

une

d'abord

dans les installations, et

préconise l'établissement

réglementation sur les
rejets des gaz rares (xénon,
krypton, argon) et du tri -

de

grands programmes,
d'une durée de vingt ans,

tium radioactifs.

mis

rité par les armes à la sécu¬
rité par un développement
humain durable", telle est

le bien-fondé de la diversi¬

Au niveau des

des gaz (surtout

protection
en

mon¬

nucléaire, il faudrait

forme

présente cette articu¬
lation, donnons un simple

l'approvisionnement

dial actuel), lesquelles aug¬
mentent la concentration

une

La

Plate-forme

point démocratique¬
ment avec la
participation
des populations concer nées, ainsi à propos de
l'eau, de l'énergie, des sols,
au

de la revitalisation des
zones

dégradées, de la

reconversion des industries

d'armement.

exemple

Prenons le

"Passer de la sécu¬

conclusion du pro

une

gramme

développement, adopté

par
le Sommet mondial de Co¬

penhague (mars 1995).
Parallèlement à

cas

de

-

de l'ONU pour le

ce

Som¬

met, un millier d'Or

gani-

bien d'autres ques tions : comment l'humanité

l'énergie,

sations Non Gouvernemen¬

me en

tales

va-t-elle

mie

entre

pouvoir acquérir,

avec un program¬
deux volets : écono¬

(ONG) ont présenté
leur Déclaration de Co¬

plus décisif et plus glo¬
bal. Mais le niveau plurina¬

biologiques, la
triple maîtrise de la repro¬

d'énergie et équipe ment en énergies renouve¬
lables. Il s'agit de diminuer

de,

la consommation des éner¬

d'un Fonds de démilitarisa¬

tional

duction, de l'hérédité et du

gies fossiles (85% de

tion

problèmes concrets.
Le niveau de l'Etat
est

-

par

exemple l'Eu¬

devant l'avancée des
sciences

penhague. Celle-ci deman¬
entre autres,

pour

le

la création

développement

�Linha

Citoyenneté
à valoir

sur

les économies

des milliers de milliards de
francs

dépensés annuelle
des engins de

-

ment pour

mort. Les

ONG invitent

gouvernements et hommes

politiques à reconnaître que
le système économicomilitariste existant

a

ouvert

l'ère la

Telle

plus périlleuse.
est également la posi¬

tion de l'Alliance pour un
monde

responsable et soli¬

daire.

4e trimèstre de 1995

groupes
d'action

analyse les problèmes con¬
crets d'un quartier - tel le

le et culturelle et d'une

Enfin

valorisation continue de la

logue honnête. Dans Le

quartier Arnaud Bernard de

démocratie et de la

Monde du 29-30 Janvier

d'une ville,
d'un canton, d'un territoire,

neté.

Toulouse

etc., et

forme

tisation

-,

•

en

fonction du mi¬

lieu local et de

des solutions
qui peuvent d'ailleurs
dépasser le milieu local. Il
essaie aussi des moyens de

lourds et des

pose

sonnes
avec

d'une

de signataires de la

Plate-forme

ou

de per

-

giques, étant donné qu'il
suffirait d'une police et
d'une gendarmerie pour
chaque Etat et pour fins tance internationale/supra¬
nationale. Prospective à
long terme.
Un pouvoir supranational
constitué démocratique -

gens.

fonction

catégorie plutôt

que

d'un territoire.

»

Le groupe

prêtes, à collaborer

l'Alliance. Un groupe

en

tique choisit un

essaye de diffuser la Plate¬
forme. de faire connaître

deux

l'Alliance, de

d'étude

ou

théma thème ou

trois thèmes liés

c'est d'abord

armes nu¬

cléaires et bactériolo

social
professionnel opère de

même, mais

à

diction des armements

Le groupe

ou

inégalités

•

té. Il propose

aux

Lutte contre les

citoyen¬

Appel pour la suppression
des armées et pour l'inter¬

mentali¬

sa

économique, socia¬

dans tous les pays et
l'échelle de l'univers.

reformule la Plate¬

l'Alliance et de faire pren¬

Un groupe se com ¬

un

dans
ONU) et un Droit
international plus étendu et

ment

(et

non comme

l'actuelle

;

groupe

mieux

spécialisée,

Un groupe pourrait
et devrait se constituer à

renseigne
ments complémentaires sur
l'Alliance peuvent s'adres¬

milieu concerné, de trans

Toulouse avant la fin 1995

ser

metre ses

-

études et ré¬

flexions à d'autres groupes
et au centre de l'Alliance,

sans

non
souci d'efficacité pra¬

désirant des

pour signer la Plate-forme,
il faut et il suffit de se mon¬

publics, de délé¬
des représentants pour
participer à des rencontres
avec d'autres groupes ou à
guer

des sessions

ou

de l'Alliance

•

L'Alliance comporte

blèmes de consommation.
Extrait

:

"yuppies", les "dink"
("Double income no kids" :
"Les

littéralement, "deux
ne

reve¬

d'enfant"), cela
correspond à rien !

nus,

pas

C'est

comme

le

cocoo-

ning, le bunkering, etc, des
concepts inventés par les
"marketeurs marchands de
frites"! Un
touche

phénomène qui

un

milieu de 2500

Parisiens n'existe pas

socio-

logiquement. L'une des
tares des

"pubeurs", c'est

de voir le monde à l'aune
de ce

qui se fait de plus

branché dans leur micro¬
cosme

!"

(J. Vilotte)

Albi. Cet été à la maison

Joap

Ramond et Pèire Venzac
ont commencé une expo

itinérante de peintures
"Colors del vin" du rouge
du rosé du blanc etc... Puis
ce sera

Castres, Béziers,

Limoges et qui sait peuchère Marseille, Nissa. Eh !
Chourmo respecte l'ali¬
ment ? (P. V.)
Contact : Joap Ramond T :

Rodés. Il était à Larrazet
comme

peintre occitan. Il

était à Uzeste

comme roc¬

existe si
(plein) si (creux). Il est
publié par Mescladis à
ker occitan, ça

Reconnaissance d'une

Decazeville comme écri¬

civils, économiques, so¬
ciaux et culturels.
•

1995, un entretien avec un
sociologue, Denis Stoclet,
"inconnu du grand public",
spécialisé dans les pro¬

61 23 48 45.

positions.

leurs morales et des Droits

sa convenan¬

Bernard (2).

l'ensem¬

éthique humaniste, de Va¬

lement trimestriellement. Il

ce.

ble suivant de

avec

même

organisations, etc.
Un groupe se réu¬
nit périodiquement selon
ses possibilités, par exem¬
ple mensuellement ou seu¬
structure à

d'accord

séminaires

ou

d'autres

se

trer

four Culture! Arnaud-

éventuellement

groupe,

internes et des conférences
débats

à moi, au besoin par

l'intermédiaire du Carre¬

même

plus tard se multi¬
plier. Pour adhérer à l'Al¬
liance et faire partie d'un

et

d'organiser des réunions
ou

Les personnes

tique.

(peut-être) un socio¬

d'occitanie Lo Grifol,

appliqué.

spécialiser
dans quelques thèmes, de
compléter le schéma de la
Plate-forme, d'adapter et
d'appliquer celle-ci au
se

A ...Cortetas...Cortetas...

•

dre conscience

de recherche et

Demande d'une démocra-

trois sortes de groupes.
Le groupe local

faire connaître les idées de
Fonctionnement des

Imaginòt

Demande de la diffusion

(1) Fondation pour le Progrès
de l'Homme, chemin de

vain occitan.,. Il n'écrit

Longeraie 9, CH 1006

(troba) qu'eile ferme trop
les portes (doors) et qu'elle
manque de convivència.

Lausanne.

de telles idées et de leurs

(2) Carrefour Culturel

conséquences pratiques par
tous les moyens : système

Arnaud-Bernard 1

rue

de

l'Hirondelle 31000 Toulouse

éducatif, éducation perma¬
nente, média.

T

9

:

61 23 58 55.

plus

dans la Linha car il trouve

Question
encore

:

la Linha est-elle

occitane ? Au fait,

René Duran c'est "il".

(P.V.)

�Linha

Imaginòt
Citoyenneté

4e trimèstre de 1995
De
rie

soirs par

L'autogestion n'est
pas une utopie

plus, la rôtisse¬
portes trois
semaine, à des

ouvre ses

artistes, dont certains sont
devenus des "vedettes".

Cette action

au

plus près des préoccupa
&gt;.

Jean Vilotte

-

tions des gens, avec le
bilan éloquent de 518 306

Paris

l'homme, la rôtisserie
vivrait et que,

cutent

restaurant

un

autogé¬

ré. Un restaurant pas com¬

avions
que
d'avoir confiance en
nous

réflexions,

actions") que de Claudiu
Lavezzi, cet ancien com -

(bien) et à la sortie, tu

si elle torn bait, c'est que nous avions
tort et que seul le système
"fric-fric" était viable"

donnes

écrit C. Lavezzi.

nationales

me

les autres

commandes,

Un

ce

:

tu rentres, tu
on te

sert

que tu veux...
où on ne pré¬

sente

planté dans

jamais l'addition,
on en appelle à la

son quartier ,
de la Croix

autour de la rue

conscience de chacun.

Ni vert

(15ème),

action

sans

Sur la base du

dès 1974 à la

tie. Chacun est donc libre

immobilière.

vice des
dans

ce

de payer ou non son repas,

Pas de contrôle

loyer,

l'homme

en

fixant ce prin cipe pour le paiement des
repas, - et sans céder à
l'utopie, cette terrible dé¬
nous

et nous persis

Vendredi,

se

tient

Paris (Métro Cambronne)

lieu et place des
-

dizaines d'actions

"En

-

au

spéculation

bérateur de la Corse.

Rôtisserie. Une rôtisserie

pensions

la dignité de l'homme

-

vent

victorieuses

des saisies, des

-

-

sou

contr

-

"U

SAMPIERU CORSU"

-

locatives" précise-t-il

encore.

SAUVONS LA ROTISSERIE

e

expulsions,

des augmentations abu
sives de loyer ou de char
ges

-

par

au

de l'Amiral Roussin 75015

coin de Paris livré

qui s'appelle U Sampieru
Corsu en hommage au li¬

Uavezzi, le fondateur de la

-

pour

pro

"Sampieru corsu", ouvert du

Lundi

au ser¬

pés par la dégradation
économique, souvent des
mères seules pour élever
leurs enfants" et "dans le
quartier, nous avons été
partie prenante dans des

de chantiers

Le

parachutées
dirigeants".

plus défavorisés

camarades durement frap

con¬

qui a
toujours animé Claudiu

voreuse

les

concernés, 1 14 800 F à
EDF, GDF, quittance de

argent.

en

solutions

réglé sous forme de
chèques aux or ganismes

solliciter de manger sans

fiance

les combats

aux

lidarité active, nous avons

prix et, qui
plus est, cela évite à ceux
qui sont démunis d'avoir à

leur

blêmes qui se posent à ras
de terre sans attendr e les

"Au titre de la So¬

d'en fixer le

c'est bien la

Brigades Inter¬
en
Espagne,

collectivement

sur

avec une

relâche

prix
de revient du repas, chacun
s'acquitte de son dû dans le
tiroir caisse placé à la sor¬

car

battant des

nos

et

rue

mais où

donc,

nos

acteur de tous

Un restaurant im¬

restaurant

également que l'action per
mise par l'outil aide à la
prise de conscience indivi
duelle et collective, qu'elle
fasse la démonstration
qu'il est possible de sensi

l'oeuvre des milliers de

raison

depuis le

si

-

"Nous voulions

capacité à changer la vie,
en s'attaquant eux-mêmes

7 Juillet 1970 fonctionne à

tons

siècle. Laissons-le

biliser les hommes

servis, dont 104 415
gratuitement, est autant

qui sont passées
par le "Corsu" (avec un
réseau de quelques "2400
correspondants qui réper -

car

ce

conclure.

repas

personnes

Non,

dans

12,RUE DE L'AMIRAL ROUSSIN 75015 PARIS

12

�Linha

Imaginot

4e trimèstre de 1995

belle de

A ...Cortetas...Cortetas...

quartier :

son

"calandre ta calandre ta

l

I

una

Se canta

escòla

(la nuit de la tchatche, 23 Avril 1994
au théâtre des franciscains à Béziers.
Conception et direction artistique :

dans la bouche des enfants

Claude

en

; SACEM. La célèbre Société
! des Auteurs Compositeurs
! et Editeurs de Musique
! publie un bimestriel de 68
pages Notes pour aborder
| toutes les questions sur le
[ milieu de la chanson et de
! la musique. Elle publie

occitan"

Des centaines de cellules

présents

:
calandreta

"calandreta

'

escòla per

una

deman !"

Sicre)

l également

Lhubac
à

family tchape

] des sociétaires, sur 8
! pages, plus proche des
! problèmes matériels des
auteurs, compositeurs et

mordre le fifre.

en

Claude

Marty tatoue
les Massilia Sound System
avec sa

THE FIRST BOLEGA

-

De

pour

noir, la nuit,

ce

accoucher d'un

bagou.

DIS: LE THEME A

va

T'AIME, BEZIERS ET
SES BAISERS

Ce soir. Tout à l'heure.

Ange B avait sorti ses ailes.
Englouti le micro. Bouche
à trompette. Langue de tom
grave. Sirène. Les histoires
jaillissent du bout de ses
dents. Tape que tape rap
sur son

tambourin

:

à Béziers, moment

histoté-

ric !

Djali et Tatou
dégustent le vin
sur vingt avec Lubat
qui cause aux Femmouzes

Dédé vint et vielle.

vol les

récupère au
temps. Bourrins.

Gougaud sort des histoires

dans les brancards.

de

rue

Ses mains à

doigts poisso-

Béziers

sur

l'arène marine

du théâtre des franciscains

:

Quelques heures
en capitale du rug¬

Béziers.

d'arrêt

by. La tchatche est on the

sa

et

périple
Languedoc

sur un

salle:
"je vous enverrai la nuit et
j'écrirai dessus avec un
stylo blanc."
Lhubac

trad cournonterralais

hand spi

Le

Claude Sicre, SIC accroche

des centaines de bouches

à

dans les cellules d'un

où il

nous

attendent

:

(1) 47 15

45 21.

I

le

homme

qui chante depuis la pou

| de

Ì

à ouvrir

Nice. Nux Voinica soutient
la télévision pirate de Nice
Flash TV et son support
papier Flash TV is not
dead. Les acteurs de ce

-

des montagnes

I

de

I
I

coquillages

; Marseille. Pour une
le "manifeste multicul- 1 improvisation musicale et
! une rénovation de la cultuturel et anti-régionaliste"
I re, indispensable dans ce
sur

Les

j pays. A Marseille avec
i GRIM et Jean-Marc
! Montera. (J-M B)
Groupe de Recherche et
d'Improvisation Musicales

à

! 234 Marseille Cedex 4 T :
I 91 39 28 78 Fax : 91 39 28
! 70.

'

à Félix Castan.

une

'

|

heure tardive

I

où seuls les "hommes
-

l'année 1995 dans son

n°54.

projet ont besoin de tout
| soutien en matériel,
\ argent, idées... (J-M B)
! Flash TV. T : 92 09 00 01
!
07 74 72 94.

plateau,

languedociens
n'apprécient pas
cette dégustation

trip de Valras-plage

n°2370) dont l'action se

| passe à Marseille. Le fanzi! ne La tête en noir spécia! lisé dans ce domaine, en
i fait le roman de série noire

1

Des "hues" dans la salle
-

j

;
|
I
!
!

etc...

family

B.

pièce
reçoit.

Neuiily/Seine T

t

I

devant le micro

"os à voeux"

Ange B n'est plus bouche

une

Gaulle 92521

! La tête en noir 3 rue
! Lenepveu 49100 Angers

hop !

sur

raies

yeux
sombre

l'énergie des his¬

Prenne le taxi

valise

sort ses coques

ses

Cumule

parole. Il

souriant.

sert

Linha. Linha d'Uzeste,

Toulouse, Cournonterral,
Sète, Nice...

Le film est SA
avance en

qu'il consomme son des

emporte la

-

tion.

300 personnes

mâchoire

referme

en

DESTROY. Pour. En Créa¬

-

et de son

nards frétillent. Plantent

SACEM 225 av. Charles de

| Série Noire. Claude Sicre
| avait déjà signalé la sortie
! de Total Khéops de JeanClaude Izzo (série noire

LOGES

Félix Castan n'arrive pas.

Claude Sicre
Les

éditeurs. (J-M B)

;
!
Í
1
I

MENT HANTE LES

toires.
en cou

iisses.

sa

j

'

accordéonnant

Bling ! blang ! (deux
lignes)

:

Il est CONSTROY contre

T
-

le SEGOND BOLE -

LECONSTROY MOVE-

Feu. Nueit de la tchatche

-

i

voix ouverte

GADIS

depuis Février

1995 La lettre bimestrielle

'
1

bis-

I

t

cité de la musique BP 8 13

�Imaginòt

Linha

4e trimèstre de

1995
Sète. Je fais passer un

cuits"

Félix Castan, tu es le

-

poème à Flervé Di Rosa de
la part de Monsieur Baisse,
son ancien professeur de
français au collège Paul
Valéry. Il est ravi, sa mère

les bienvenus.

sont

Accions

plus

fort, tu les enfonces !

(Claude Sicre temps-

aussi

peste!)

du brave monde !

:

Son fils
Félix
Il

sucette.

Fini.

a

régale d'une

Sa fille ondule.

Brune. Le rap

niche dans l'ombre.

se

se

sétois

Félix

femmes ?

Tu vois

rap

c'est

sommes

Olympe de Gouges !

-

:

qu'as-tu écrit sur les
-

cette
arme.
*

ça

mec.

Si

je fais du

parce que nous
tous

frères. Alors,

chanson

parle d'une
quelqu'un,

Si elle tue

fait

une

étoile de moins

dans le ciel. Tu vois mec !

Je

Brésil et l'Occitanie

Félix Castan

;

des

Sieu de fòra

:
ma

mia

SDF musicien

mon

le soleil

me

debout

l'ensuque

je tchuque

sur un

le tempo

banc

occitan.

Avant de

son

hautbois et commente

cette

tradition du bas litto¬

languedocien. Djali est

ral

vidéaste. Castan

Sicre

se

nous

fixe.

réjouit. Les ta¬

bleaux accrochés

tombent pas.

au mur

Ils ont les

clavicule cassée la fait

paroles

des
heurts. Veut partir. Ne voit
rien. N'entend rien. Moi, je

sur

Je chante dans

de
poissons. Ceux de la bonne
soupe de peis à l'aioli.
Dehors il

seaux

resplandissante
que jamais. Sète. Femme
en bleu de tempête. En
cirée jaune et bottes de ma¬
Sète. Plus

rin part en voyage et
la tchatche.

Ben, tu

es

tête des

que j'ai inventées
l'air de "Se canta",

l'hymne national du V al

un

printemps qui a

raison.

M-JF.
Cournonterral

d'Aran,

le contraire de

la vérité

dixit Sicre

Corps architecture.
S'agite :
Il n'y a pas de culture
Ben.

-

sans

territoire !

Lubat est discret. Le cuisto
se caresse

le ventre. Tatou

emprunte des

bouteilles.

Dédé Minvielle alias Dali

explosé

:

a

"C'est le grand

chaos !"

*

Le lendemain, nous ren
controns
au

les

-

peintres sétois

cabaret de l'Athénée à

A

Béziers, de gauche à droite, Henri Gougaud, Jacme Gaudas et Tatou

12

quitte

des
Sète est

ma

pleut à

dixit Ben

-

dans

ma closque
tambourin

je montre

mozarella.

quitter Sète, je
joue du tambour des joutes.
Lhubac m'accompagne de

hymnes à par¬

rares

ler d'amour

et de ce suc

parapluies.

peur

un

pointe sur la Linha
Imaginòt en rappant de la

yeux ouverts comme

a

Nice

se

pleure. La bouche en
grand. Tout la bouscule. Sa
souffrir. Elle

comprends pas
pourquoi Sicre admire

les Femmouzes T

L'Athénée est comble. Mana

ne

;

sorti l'accordéon, le

ont

ne

Ben V autier
mange. En face de moi.
Il ne veut plus être Alain
Delon en représentation.

Au repas.

-

Castan

nous

fait saliver de la rouille
-

j'entends : le rap
sétois et Ange B ; les
peintres sétois et Félix

vois et

�Linha
Accions

Imaginot

4e trimestre de

1995

venir du monde, sans ou¬

le concert était
gratuit. Aucun problème,
l'annonce passa à la radio
et l'après-midi : distribu blier que

Bonjour

tion de tracts dans Toulou¬
se.

le Chourmo !

A 22 heures, la salle du

Bijou était pleine à craquer:
plus de 400 personnes.
C'était le top.
Pour finir

Sébastien

grand weekend pour la Chourmo : dé¬
placement pour voir deux
concerts

spectacle de quilles, etc...
De retour au camping vers

de Massilia : un à

tallé

sur

Festival Mes-

s'est

beigné avant de man¬
Lux B. traversa l'Oit

dez-vous à

-

lTdéal bar. On

était neuf Chourmos, ac¬

compagnés de Jali et Lux
B. On disposait d'une voi¬
ture et d'un minibus huit

ger.

(le Lot

s'est ins¬
la rive du Lot et on

en

occitan), à

retour, une

l'attendait. Dans
l'après-midi, on a rejoint le
Massilia qui était en train
de régler les balances. Vers

de pays

pluie. Heureusement,

Decazeville. Sur l'autorou¬

Massilia, il y

vu
au

! ! ! Nous sommes
camping de Li-

vinhac le haut, au bord du

Lot, tard dans la nuit.

Nous

pris quatre emplace¬
six tentes : on
avait toute la place qu'on
voulait, y avait degun !

avons

ments pour

Samedi matin,

après le petit déj', nous
sommes allés sur le lieu du
concert. C'est là qu'on a
rencontré Christophe et
Christine de la section C.U.
84. Décidément, les Ultras
seront toujours derrière
Massilia. Dommage qu'on
se soit levé trop tard car il
y avait des tripoux et de la
musique du pays, un grand

mangé sous

19 heures, on a

places (plutôt six que huit
d'ailleurs). Départ pour
péage en grève... Du

son

bouteille de vin

la

arrivés

T oulouse : 160

louse

-

jamais

part pour

treize heures, on

cladis, et l'autre à Toulouse
Festival Garonne. (1)
Vendredi soir, ren¬

te, un

Vers 16 heures, dé¬
km à faire. Arrivée à

Decazeville

elle s'est arrêtée ! A vant

Rafale"

en

avait "La

concert

puis

un

grand feu d'artifice. Après
une légère pluie, le Mas¬
silia entra

sur

scène

:

plein milieu du
concert, distribution de
pastis, comme d'habitude.
Peu de temps avant "Com¬
mando Fada", une gigan tesque voile du Commando
se

leva derrière la

terrible ! ! !
ce concert

scène, là. C'était

Dommage que
était trop court
il y

! Pour finir,

avait Marc Minelli.
Dimanche matin,

petit déjeuner près du cam¬
ping, sur la terrasse d'un
restaurant, avec des brio¬

vrai
déjeuner campagnardches du pays : un

vers

18 heures

Tou¬
: au¬

cun

problème, sauf plus

tard

:

cause

ont amené la sono

à

l'improviste, un merci à
ceux qui ont loué la salle
du Bijou et un très grand
merci pour la Chourmo qui
a or ganisé ce déplace¬
ment

!!!

annulé pour
tempête. Domma¬

concert

de

l'endroit était parfait
concert de Mas¬

ge,

pour un

silia... Mais la fête continue
dans

un

restaurant à

T

ou¬

louse, où il y avait tout le
monde : Massilia Sound

System et la Chourmo
réunis. C'était l'anniversai¬

Parpalhou qui fêtait
ses vingt ans. Alors, bon
anniversaire de la part de

re

dans Vé qui y'a n°7
(Massilia Chourmo 6 bd Bouès
13003 Marseille T : 91 645 600.

Article paru

(1) 1er et 2 Juillet

1995 (NDLR)

de

toute

la Chourmo !

..

.Cortetas.. .Cortetas...

Le lendemain ma¬

le

feu! En

Fada

un

grand merci à ceux qui
nous

Un

,

petit déjeuner , le
Massilia tels qu'on les con¬
naît : toujours dans la par¬
tie, nous apprenaient qu'ils
voulaient jouer ce soir-là à
Toulouse. T rop cool, sauf
que la Chourmo devait
ramener le minibus à 18
tin,

au

heures à

Marseille. Pas

Tolosa.

Flop presque total

"Garonne le festival !"
un spectacle de monstres
gonflables médiocres,
pour

quelques pétards, de
bonnes peintures sur
bâches (Battle + artistes
toulousains) et la grande
déception du concert
annulé du Massilia Sound
System (cause

de la part du loueur
qui n'a pas voulu nous le
laisser un soir de plus !
Seuls deux chourmos sont

radeaux est

sympa

restés. Maintenant,
à trouver
sono.

une

Mission

Il restait

il restait

salle et une

accomplie !

plus qu'à faire

pluie). La

municipale récupère
le coup sans vergogne
("Garona" la descente du
fleuve avec de drôles de

revue

organisé

depuis 10 ans par une
association 1) et titre
"C'était
be".

simplement super¬

(P.V.)

�Imaginòt

Linha

4e trimèstre de 1995

Rencontrent, parfois
Xavier Vidal

contre

-

-

-

-

-

-

-

Anonymes, instituteurs, éducateurs,
employés des Telecom

Artistes vacanciers

-

Cultivés

-

Modernes

-

Penseurs

-

Epicuriens
Pratiquants du "jazz rural" œ
Interprêtes de bourrées pianistiques

-

-

-

Routiniers

Trads-crads
Animateurs

Bachiques
Pratiquants du modal
Adepte de la cuivraille, de la fifraille,

de la zinzonaille
-

Joueurs

sur

la scène centrale

-

Joueurs à la buvette, musiciens d'auba¬

de
-

-

-

Toucheurs de cachets

-

Inscrits à l'ASSACEM
Cotisants

au

-

GRISS

-

Bénévoles associatifs

Balochars, baluchards
Professionnels de pétanque et coureurs

de bistrots
-

"

Voyageurs Paris-

-

Remistes fous de

rugby

Province",

"Province"-Paris
-

Adeptes du RER,

-

Coureurs à vélo

des navettes et des
vols intercontinen¬
taux
-

Grands

Bufaires de

-

Araficaires d'inter¬

"pibouille"

valles
-

"Cantaires, violonaires, caissaires

Manipulateurs

d'harmonies

-

|

ço

n'an pas

rythmi- S
maniaques
|

jamai valgut gaire"

savantes et

cç

ciens

(1) expression entendue lors du
concert

"Le

sens

d'Assier !?"

14

d'un "grand artiste"

�Linha

Imaginòt

4e trimèstre de 1995

Et de dix!

Dans la

cohorte estivale des festi

vais
un
se

en

-

faction, Assier reste

chantier permanent où
cultive l'art de vivre les

rencontres.

Ici, les œuvriers

jardiniers pèle-bêchent les
partitions, taillent les gour¬
mands, gref fent les pas sions, tressent des cabanes,
un nid

confectionnent

géant sous la Halle, ac¬
cueillent les enfants, fanfales résidents, c'est la

rent

fête

au

ans,

jour

lui le
vainqueur de la bataille de
Marignan) assiste à la mise
en place de la résistance
locale; comme de plus l'é¬
glise se fait prier , en bon
stratèges, Jean-Lrançois
Prigent et Bernard Bahut se

nos,

replient dans l'ancienne
étable à brebis qui jouxte le
verger Martigoutte. Une

groupe de résistants rodés
au combat font une brèche

aubaine ! «Je suis ravi

Regef, Minvielle installent
leur camp sous les noyers
du parc, et en soli-sauvage,
du mélodica, porte-voix,
accordéon diatonique, viel-

ses

ses

pres¬

déplacent les

montent,

so¬

c'est le cham-

boulement permanent, un

au

depuis

château, Lubat, Perrone,

néanmoins

arro

-

Chacha occitan des parpanhas du coin montre la voie
à suivre. Xavier Vidal réu¬
nit

ses

Cardalhac,
Prayssac,

troupes.

les chanteurs de

bourrées, scotiches, mazur¬
kas, chant du Segala, Alberte forestier et son turluru,

les mirlitons, les papis,

mamies et les

pitchous
reprennent la tradition
musicale lotoise. Pas fous,
les lanciers du bal final

faire
swinguer les créations
s'en serviront pour

(46)

ASSIED TOI ET CONTE!

sa

Jacme Gaudas
dix ans,

scène, le

cette

verger Marti goutte sa fraî¬
cheur, et
La météo ses
...

prévisions. Elles sont sans
appel, les orages tambouri¬
nent, «C'est le bon dieu qui
bouge ses meubles...»,
lâche un angelot de dix
ans. Le vent s'engouf fre
dans les ruelles, la premiè¬
re salve est terrible, puis santé, tonnante. La bataille
durera trois jours et trois
nuits.
Alors ? Sous la

Halle, les fantassins de la
fanfare locale, communale
internationale bravent le
ciel. Padovani mène l'équi¬

Michel Marre fait son¬

n'avait compris

demande...

».

le à

roue,

ils tiennent le ciel
ce moment là,

à distance. A

croit que

la prise de
le point
gagnée, mais senor

Acoustique, l'étable sera le
réceptacle du trio de Denis
Colin, un grand moment de
musique, du V ibracordes

on

Sextet Machadonien, beau¬

attaque aura

à l'aise en ce
hangar coulis¬
Lubat et Minvielle se

coup moins
lieu. Sous le
se,

chauffent, le match retour
des tauliers, Assier-Uzeste
sera

terrible.

Engagement,

l'édifice est
d'être

sur

météo tient bon; la contre-

raison des

combattants. Il faut se rési¬

à la retraite, et faute
d'espaces couverts, le festi¬
val d'Assier quitte ses
terres pour la salle des fêtes
gner

de

Lacapelle-Marival (12

réception, passes croisées
vocales, interceptions,
cadrages, débordements,
essai en force, le public est
aux anges. Chacune des
équipes prend l'avantage,

Kms).

Xavier V idal, de Carda¬

régal. L'octet de Claude
Barthélémy se prend les
pieds dans des chorus sans
fin et s'enchaîne aux gril¬
les des partitions... Dur, dur

cuivre, les Alric

lhac, excellente recrue as-

père et fils se retrouvent
aux pu-pitres, les "jardi

-

ajoute le piment du
folklore; jazz, pêche et tra¬

niers attentifs" sont au ren¬

dition donne du sens à tou¬

ner son

tiennent la

sion, les techniciens dé¬

sera

sable, le bal Mesclat...

états,

braise

château offre

pe,

les orages

un

jardins d'Alyce
crépite son
énergie de l'art du vivant.
Bref, tout est paré, l'étemel
pari s'annonce, la cour du
et la

Et ça recommence,

depuis qu'on ré¬

Festival d'Assier

sera

vainqueur (au
bénéfice de l'âge).

simple... Le cochon¬

musical du troisième

citoyens,

Assier dans tous
allume

sortie, mais Uzeste
déclaré

besoin... Personne,

la cantine rode ses feux,
chez Noëlle, les artistes se

ve,

en

Le Château de Galiot de

Genouillac (c'est

lieu pour amener
les choses... On en a bien

la "famille" se retrou¬

le vivent

aléas de

net

clame

Comme tous les

d'être

te cette

à l'étable. Score nul à la

prêts à subir les
l'improvisation.

d'être ici,

village.

histoire, le bœuf est

dez-vous,

siéroise

Lrançois Raupiano-solo nous
valse ses perçus sonnantes,
décoche son tango, œillade

contemporaines. Sclavis,
Padovani, Y
mon

une

15

en

bourrée auveignate, un

Robert,

Lopez, Michel Go¬

dard, Michel Marre, Bruno
Chevillon s'entendent à
merveille. Le bal final avec

compagnie Lubat, ren
forcée, met le feu (sacré
la

-

Auzier). Le bar a le sourire,
sent la sueur et la bière.
Robert Hue fait danser

on

madame, on se croirait au
festival d'Assier.
Voilà,

Là,

lin

ves

Jean-Marie Machado, Ra-

une

ère s'ouvre pour

nouvelle

les jardi

-

ba¬
taille donne raison à André
Benedetto « L "obstacle

niers de l'Arca, cette

comme

lieu de passage»,

même si c'est un château

renaissance.

A l'an que ven

!

�Linha

Imaginòt
Accions

4e trimèstre de 1995

organisateurs du festival et
côté peintres montrent la
difficulté d'intégrer les arts
plastiques et la musique
sans vraie préparation.
Avec son groupe musical,
Battle a eu plus de succès
grâce surtout à Chico, su¬
per rappeur beur que l'on
vit d'ailleurs plusieurs fois
jouer avec la compagnie

Plastica e musica
Pèire Venzac

Ben

association "axe

Marsel ha

actuel")
après le demi flop du pré -

Lu bat !

La preuve en esl

tentieux "Garonne le festi¬

Lubat Ber"nhac" à Usesta

fois de plus,

val !" de la mairie de Tou¬

couscous a

donnée,

une

Ben Vautier est

Ben" ! Une

un

"Has

louse

d'une

oeuvre se

lès

:

étourdissante de

'Tavant-garde" on pressent
aujourd'hui un waterloo de
cette caste aveuglée qui

grandiose mosaïque colo rée. Bon, le lieu s'y prêtait,
les oeuvres bien placées.

tournait

L'ôbra

tillés" de José V

sens

d'ailleurs

az :

Août la

lòc mòrta

es.

spirale de la bene société.

Là, elles étaient vivantes
mais combien de personnes
ont fait le tour du village

Ben

ne commen

-

çait-il pas à cramer ses pro¬
pres ailes ? Allez Ben nous
t'aimons

car nous sommes

quelque part comme
Icare... Putain ! Fa calor !

tous

Battle to loose in

:

Uzeste
Les bâches

peintes
champs uzestois

brouté...

une

herbe trop

sèche. Michel Battle
tre

ses

cercli

(pein¬

rocker -"Articide" et

-

sommes-nous en

ce

concert du 19

compagnie Lubat
et quelques potes musi
ciens. On "sang" que Cécil
Taylor est passé ici il y a
peu de temps. Tant mieux

:

le bal

lumières

s'éteignent
midnight. Demeure
l'émotion. Ce que l'on
attendait n'y était pas.
L'imprévisible et l'inexpri¬
mable y étaient. Brecht crie
around

bravo... "M'as entendut ?"
semble

répéter le Bernard.

Oui oui les oreilles veillent
dans les Landes.

les découvrir ? Alors
pourquoi pas aller vers le
public du festival d'Uzeste
(Gironde) en route pour
l'Amériske !
ou

mauvais calcul, la

présenta¬
catastrophique :
dans les arbres ou sur quel¬
ques poteaux de téléphone
improvisés la plupart des
peintures ne "passent" plus
! Les moyens et la
tion fut

dans les
ont

:

pour

Malchance

Battle

dernier CD. C'est dé-ment

poin¬

en

En brûlant
ans

(chapeau le
chapiteau) après le succès
du grand prix de l'acadé mie Charles Cros pour le

maes¬

tria les "Taureaux

un

de la vistoire

!) "La bataille de

gens cosmopolites ? A se
vouloir toujours nouveau à

30

festival 18 carats...

très métal, très

qui vrille

tudes

bou¬

systems !). L'enthousiame

Muret" de Laurent Redou-

a

50 balais et

sonne

en

suie sainte. Le

samba rumba dans l'air les

une

association locale

de Paris

il y

a

Cette année macarel

de

relle, business &amp; idées inté¬

ses oeuvres

tout

sueur

s'achève rêve

murs

ethnisme &amp; identité cultu¬

rond dans la

comme un

de techno et leurs sounds-

les

théorique, Ben a tou jours joyeusement mélangé

en

fusées

mande d'Arcolan,

sur

propul sée par Josiane et Robert
Marty. Pari gagné (à défaut

défaut des

ses

Puylaurens (Tarn) à la de¬

tableaux le serpent se
mord la queue. D'ailleurs

ressantes... Le

affûte

toujours
plus fort y compris la sono
(rien à envier aux dingos

toulousains

côté

joue cartes sur table :
pas de vedettariat presque
de l'autoparodie. Le mous¬
quetaire Minvielle scatjazze avec
élégance, Auzier
ça

fum de monde

son

une

par un type agi¬
tateur. Comme dans un de
ses

mais consommable à table

ville

quinzaine de
grandes toiles d'artistes

voulant

Just blues" méconnaissable

diable, Lubat roule

Lui

en

jazz furieux

d'être heureux ! Un "Saint

gascogne ou dans une
jungle où le lubatamtam
jazzcogne ? Plus trop de
repères... On s'inquiète
mais pas de jazzpanic tout

Juillet

marginale

hard free

le de

(fin Juin), avait ju¬

dicieusement accroché

prospective

bien institutionnalisée

rien n'est vieux. V oilà du

réflexion insuffisants côté

Toile de Laurent

16

Redoulès, "fond du débat" à Uzeste

�Linha

Imaginòt

4e trimèstre de 1995

Tentative de

dialogue Lubat-Massilia

UN GRAIN DE SABLE DANS LA MECANIQUE
L'absence

remarquée des Massilia Sound System au dernier festival d'Uzeste alimente les discus¬
Imaginot. Pour couper court à toutes suppositions et divagations, nous avons

sions sur la Linha

contactés les intéressés, Non sans mal.

quelles sont les raisons de l'absence

Quelles sont les raisons de votre absence à Uzeste cette

Bernard Lubat,

année?

des Massilia à Uzeste cette année?

Jali
sons

qui l'a suscité... Peut-être des rai¬
qu'on était trop cher Je ne sais
qui s'est passé, mais si quelqu'un peut me le dire,

Je

:

ne

sais

pas ce

financières. Peut-être

pas ce
serait bien.

ce

avoir chanté à Uzeste et
j'espère qu'il n'y a pas de gens déçus de notre absence.
Tout le monde à Massilia était content d'y aller, on l'an¬
nonçait partout... Si au dernier moment, tu n'as plus un
franc et que'tu veux que Massilia soit là, tu peux leur dire
: « écoutez, si vous avez envie de venir jouez, venez jouer
quand même... ». Cette année, on a joué avec la
Compagnie Lubat; donc on s'est vu. On ne s'est pas tapé
dessus... (rires) Non seulement on s'est pas tapé dessus,
mais on s'est saoulé ensemble au Champagne d'Eperney.
Donc c'était un pacte. D'ailleurs, je fais une spéciale dédi¬
cace à "Ajoute", il se reconnaîtra... (rires)
Tatou

Je suis désolé de

:

ne

pas

problème mécanique, c'est tout. J'aurais
qu'ils soient là pour mon anniversaire. La C.G.T. est
venu se mouiller, ils se sont fait jeter pendant plusieurs
années, ils sont pas venus pour porter leur bonne parole,
ils sont venus pour apprendre par l'intermédiaire de Delmas, un mec qui mène sa propre bataille culturelle, à
l'intérieur des boîtes de la C.G.T.. Il fait bouger les choses
et petit à petit, on est devenu partenaires sur le plan méca
nique, sur le terrain. Puisque c'est eux qui font le service
d'accueil et de sécurité, la nuit je fais les rondes avec eux.
Si on a une couille dans le village on est mort. Surtout
avec ce changement de municipalité. Tu vois, c'est là que
c'est intéressant Uzeste; c'est tellement dif férent de la
B.L

C'est

:

ville

qu'on est obligé de prendre en charge tout
l'invisible, c'est à dire l'inconscient collectif.
Le

,

:

Si

un mec ne

veut pas

qu'on vienne,

on ne

C'est

comme

un

à Larrazet, ça a

été très mal expliqué.

appris qu'on était déprogrammé, per¬
sonnellement, ça m'a fait chier, parce que je n'étais jamais
allé à Uzeste pendant le festival. I^a seule fois c'était pour
le nouvel an, et j'avais bien envie d'y retourner jouer On
a failli y aller en tant que public, en payant notre place;
on passait pas loin et puis on s'est dit «quand même.......
Gari

:

Quand

on a

non

c'est

?

vient

contrat. On est pas allé à Uzeste, c'est pas
grave, on est allé autre part. Je ne veux faire aucune polé¬
mique. En plus c'est pas nous qui en pâtissons. Ça me
gêne pour le public qui était sûrement présent, vu qu'il n'y
a pas eu de démenti concernant notre présence. C'est
pas.

même

rapport avec la Chourmo, y'a longtemps que

dépassé,
Lux B

un

aimé

B.L.: Par rapport

à qui? Par rapport aux Massilia ?

Be ouais...
B.L.: On s'en fout ça, ça nous

mais

dérange

savaient pas trop.

là, d'autr es ne
En fait eux non plus, ils ne savent
êtr

e

très bien...

B.L.: Au bout d'un moment,

voit pas
suis

ja¬

dérangé. Ça leur fait du bien à eux aussi.

Certains ont été désolé de pas

pas

pas, ça nous a

pourquoi

venu

ce

à Marseille,

bien, on
qui saurions mieux . Je
théâtre Torsky pour la nuit

de pas savoir très

serait

nous

jouer

au

de l'anarchie. Pour l'instant nous ne sommes
à Marseille

en

jamais allés

qu'invités . Mais c'est pas grave.
envoyé un mot parce que j'étais pas là,

tant

Claude Sicre m'a

prépare un spectacle de ballet qu'on va aller jouer à
Sigma. On prépare aussi l'hiver d'Uzeste musical, notre

on

17

�Linha

Imaginòt
Débats

4e trimèstre de 1995

suite dans les rapports vis-à-vis
En attendant, il faut prendre des

de la mairie.
décisions, on
est face de ce no man's land politico-commu¬
nal gascon, c'est pas facile là-dedans de faire
avancer notre projet d'enracinement histo rique, ce projet de première scène nationale
en milieu rural. En
plus, il faut bien le savoir
pour les camarades, c'est dans l'animosité
générale, parce qu'on ne fait pas l'unanimité
du tout en faisant tout ça. On a des gens for¬
midablement

avec

ment contre tout.

les identités

nous,

mais d'autre féroce¬

Là, il faut relire Daziron

communales, et

sur

comprend s
pourquoi. C'est notre façon ici finale-1
ment de lutter contre le racisme. Le Pen, et |
les espaces laissés libres par des tas d'autres.
J
Mais il est clair qu'on fait aussi avec les par a
tenaires et qui se réclament en tant que parte¬
naires. La C.G.T., on n'est pas allé les cherchée ils se sont
proposés. Sicre, on n'est pas allé le cherche! il s'est pro¬
posé, c'est lui qui a su savoir ce qu'il venait foutre ici à
une époque. Pour les Massilia, s'ils
ne savent pas, il faut
qu'ils apprennent. Et pour qu'ils apprennent mieux, Sicre
à raison, il vaut mieux qu'ils viennent à deux ou à trois
on

mieux

CL

,

sans

la Chourmo, dans

une autre

problématique.

Tatou et Bernard Lubat

«Mais

pourquoi y'a pas le PS. à Uzeste ?» J'y ai répondu
«Pourquoi vous n'êtes pas venu ? Pourquoi vous ne venez
pas ?... » C'est curieux, ils arrivent à croire que c'est une
institution. Mais non ! C'est fait par des mecs qui ont trou
vé une constance et qui ont choisi, c'est
pas moi qui les ai
obligé. J'ai toujours dit, et je l'ai toujours prouvé, que per
sonne n'est
obligé de me croire. Il valait mieux s'occuper
en nos

C'est

petit
exemple..,
un

peu ce

qui s'est passé à Larrazet,

par

B.L.: J'aimerais bien

qu'on

historique - c'est ce que j'ai bien compris
n'est pas du temps, c'est de l'espace. Et là, on
intérêt à se cultiver férocement les uns les autres,
parce

de Castan
a

On avait déjà
premier essai ; On avait un peu décidé qu'on serait
les uns et les autres à pied, et
puis ce sont eux les pre miers qui ont craqué.... Bon, c'est pas grave... Je serais
d'accord pour dire même un jour, tiens pourquoi on ferait
pas une suite avec les Fabulous, les Femmouzes T eux et
nous. Une suite musicale,
qu'on répéterait, qu'on mettrait
avec des textes,
qu'on se raconterait et qui durerait une
demi-heure. Mais moi je peux pas toujours proposer ça
depuis Uzeste. Dans l'état de bataille et du déficit de cet
fait

pensées.

L'enracinement

se rencontre.

un

que

les temps, les modes et les expressions changent à

toute

qui

-

vitesse. On travaille les surfaces, évidemment tout

pousse en

haut, mais alors dis-donc

vingt briques... Tout le pognon qu'on gagne à l'ex¬
on rame pour le gagner, il passe dans comment
tenir Uzeste, dans son enracinement historique,
Ça veut
dire quoi ? Ça veut dire que tous les ans, les racines
s'enfoncent un peu plus profond et que le tronc pousse un
peu plus haut. Nous on est évidemment de mauvaise foi
en partant de là. Y'a
pas d'universel sans le local. Et c'est
vrai que dans ce travail de local là, des fois, on a des
rap
ports avec l'universel qui ne sont pas très courtois, je le
reconnais, parce que des fois on est en bataille...
térieur, et

Il faut labourer

en

bas aussi

balayable par une émancipation féroce de partout, des technologies, de je ne
sais pas quoi, de la pensée. Plus avec à côté tout ce
qui
reste sur le carreau, et c'est ça le... Nous on
est au milieu
de la fracture sociale dont ils
parlent; on est en plein
dedans... (Rires)

Propos recueillis

par

I
'£

O

aussi l'épisode du RS. Un dirigeant m'a demandé

Ê

:

quand même...

B.L.: ...Parce que sans ça, on sera

£

Il y a

ce

bas il faut y

aller...

,

été de

en

�Linha

Imaginot

Débats
4e trimèstre de 1995

Dins la

granda
rega fondatriça de l'I.E.O.,
me pensi qu'aquò's tôt
aquò que cal ensenhar al s
joves dins las escòlas e las
Universitats, e non pas los
rebrecs d'un paure diccionari, qu'a daissat estabanir
son cargament cultural.

Mercès al JoanFrancés Blanc

tal

qu'es.... Aquò
m'a agradat. Es la primièra
condicion per lançar un
débat, de mercé que lo
-

movement

occitanista deu-

riá èsser débat,

confronta¬
tion, en tôt airal, a totes los
nivèls, e condicion tanben
per interpretar pas del tra
vèrs la dicha d'una perso

Es

un

una
metòde.

ideologia.

dors dins l'encastre

nic,

e

roma-

d'una civilisation

-

tion de la civilisacion

-

barròca

de

tis dins aauelas escasenças

M'agrada mai que
aquela brava paraula
que "lo castanisme existis
pas". De vertat, existis de
cap de biais, mercejam

istoricas, del punt de vista
literari, artistic, filosofic,

Dieu ! S'existissiá, me'n

dolriái,
totes

me

fariá páur coma

los sistèmas.

Quand lo Sicre

d'en-primièr,
scientific e quitament politic. Quant al temps d'auèi,
es pus malaisit, es pas de
bon caracterisar, perçò que
l'integracion es plan mai
abançada.
mas

tanben,

e

Coma dessospar

s'endeven amb d'idèas

-

qu'apròvì, tan-melhor
Quand fa o ditz de causas
qu'apròvi pas, disi qu'a lo

tissi pas

drech de far

amb Cézanne/Zola, Forés

dun

son

coma

vòl. Ca-

ensemble Mistral/Aubanèl

es

Gambetta

o

Mounet-Sully,

Perbòsc amb Bourdelle

pausat.

e

l'amie
Blanc, que li empèguen
d'etiquetas. Nimai ieu :

Jaurès, Camelat amb Lau¬

"tendéneia literària", per

los d'ara, los vius.

etiquetar çò meu, me con-

acampi pas per far polit los
pintors al Larzac, sens cercar lor ligam a l'identitat

Vòl pas,

ven

entre

pauc e mens.
Trabalhi amb de

plasticians, de comedians,
plan mai-

de musicians, e

tréamont

e

Lafor

gue o

Deodat de Severac... Emai

occitana, que
de caminar.

Nimai

quita jamai

dit.
Lo que

a una

çò qu'es

una

lenga dins lo

contéxte sociò-cultural, e la

de diferenciacion

pluralitat de las lengas.
Sabèm qu'una nacion unitarista es pas una bona

a

rapòrt

Sens ela i auriá pas

d'identitat occitana

e

cap

nacion.
Sabèm que

d'autre domeni

es en capacitat de dire l'identitat

ont

ela,

-

aqui justament

desfauta

una

volontat

politica populara, valent

a

dire nacionalitària.
Part memora, non :

pensada
son

e

nòstra
nòstres combats

nisats dins

una

sentida

cosmica de l'aventura

uma-

Sabèm

plan mai de cau¬
sas encara... Sabèm
qu'avèm dins nòstre fons dequé
na.

fondamentala, per rejúnger
dins l'unitat çò que lo pò-

intervenir dins totas las

faguèt de sègle
en sègle, emai auèi. Per li
fargar sa cara de pòble.

temps, dins totes los dra mas e los
espers contempq-

ble occitan

Sèm tardièrs per

detalhadament lo
relarg istoric de nòstra cul¬

comprene

tura, dins sa

totala, dins

creativitat

temporalitat
la nòstra reali-

sa

que fa lum a
tat d'ara.

amb Vidal de La Blache,

astrada.
Lo débat donc

gne,

Garros e Montai¬
atal ensagi d'agachar

-

fonccion d'identificacion,

coma

çò que se bas-

na.

mai

plec

la cultura francesa.

global a pastada de contra¬
dictions. Puèi cresi que la
Renaissença dels sègles
XVI e XVII pausa la ques¬
e

a

définit, la literatura

Legissi los Troba-

n'es fòraban

francesas. Sabèm nosautres

d'un

nescut

ment social

complèxe cultural

constituis la consciéncia

tes. Es pas

espleches.
Engenh autò-ges tionari, que cap de pensa -

pòble : la cal estudiar
d'ensemble. Al centre del

L'esfèra culturala

co-

còr de Parada, amb los seus

sièc l'en¬
genh de nòstra literatura
s'engana pas dins la repro¬
duction dels concèptes
manlevats a las ideologias

Félix-Marcèl Castan

Blanc vòl èsser

revindicacions que lo butan
a la talvèra : vòl laurar al

Los occitanistas

Amb

d'etique
Blanc
sembla que largue l'escomesa : al pus fort la pelha !
Mas i a degun de pus fort
entre totes, perçò que i a
pas de pelha.
Volèm sonque de
tatges de tendéneias,

lòcs de débat.

saber lor literatura, de

sèm d'acòrdi.

de lor

es a

ranèus...

la sentida del temps
paraula istorica, çò

pas pro
e

an

interrogacions de nòstre

lor cultura que
ten de

la literatura

cimentada,

e se sa-

bon pas servir al présent de
las valors eretadas, qu'an

brica

perduda lor dinamica
universala, aquela qu'interèssa un pòble coma lo
nòstre. El

a un

Aqui pensi que

fasti de

F-MC
4-10-95

�Imaginòt

Linha

4e trímèstre de 1995
comportament de Jivaros
intellectuals. Bom, bom,
Foreword
to

:

A short answer

the T utti Futti

singer

cal prene las
cha una, aital.

me
a

frasas

una

1960).

occitana, la cultura france¬
sa enebis la cultura occita¬

Escriure

Occitània

was a bit too
much centered on occitania

literària

desempuèi los
Trobadors Non pas. Los

serid

and occitanism, due to the

trobadors

pas.

IEO. W ell, man, you
should learn more informa¬

al nivèl d'Occitània. Par

Imaginòt

topics.

tion about these two
The IEO

interfères

never

with its sections

or

sectors

(like the sector musica)
about the contents of their

publications. I guess JeanMarc Buge vvill agree (he's
the maker of Linha Ima-

ginòt, or isn't he ?) he's

ne-

been censored.

ver

(Sorry for the french

spea¬
kers but I'm afraid the

patois of Lothringen is do¬
ser to the English than
to
the

French)
J-F Blanc

définit

pas res

que per

las

-

escleròsi

una

.

Non

tatjan

lenga,

sortir los

un

trobar,

fanga

es

doblidar
que, en mai d'aquò, los tro¬
badors èran pas vertadièrament escotats pel pòble.
Son de clèrgues al servici
del rei de França qu'inven-

dèias nòvas. Escriure per

Aital La

despertar lo monde, benlèu.
E, perqué o diser pas, es¬

Robèrt Lafont, o La pèira
d'asard de J-C Forêt. E i a

criure tanben permet sovent a d'autors de tressusar

dièra que

tèron Occitània, mesclanha

empacha per aver una vida
mai equilibrada. L'escritura
coma terapeutia, aquò exis-

d'Oc

d'Aquitània, per
revindicar pel sieu sobeiran
totes los pais de lenga nòse

de

lòc

causas

que

es

pas

tanben

jamai estada

una

entitat

-

(qu'i cal tornar

de temps en temps, non ?)
nòstra lenga (perqué aques¬

lo

pensada es a
desapari

s'avalir ambe la

-

professors de
doblidèron fa
temps que la literatura es
escricha per d'òmes, per

lenga mairala. E los dar rièrs responsables son los
occitanistas qu'aprenon pas
la lenga a sos enfants. E se
pòt pas diser tanpauc qu'es
possible d'aver doas cultu-

Ara avèm la pròva que
Laurenç Michòt (Lo roman
occitan idéal, p31) patis

que.

del meteis sindròme.

S'agís de la literaturita. Un mal òrre que non

sai, que buta lo monde

a un

per

servir d'acès al divenc,

cresià aqueste
falord de Saint-John Perse

conta d'istòrias

vertadièras, vòli diser vertadièras coma las istòrias :
de F. Delèris, Lo

L'Aucon

de J-P Sibrà, los
policièrs de la colleccion

sòrni roge

las cançons, e los
los filmes sias
quen mai atrasenis que los
que se fan dins las lengas
Cal que

romans e

que l'occitan es en compe
ticion. Non pas. I a pas de

coma

Que las autras (la fran-

coma o

ras.

(quand les mythologies
s'effondrent, c 'est dans la
poésie que trouve refuge le
divin, peut-être même son

coneissi
pas las autras doas) admeton pas aquela dualitat, o
aquela multiplicitat. En
gros, se causissèm la cultucesa,

20

al

mens, que

-

batèsta de las

lengas. I a
dignitat,
que se fa, e que

causida de

s'i cal téner, de diser mond

,

ques tufas de
literatura que

d'autres òmes, e non pas

literatura verta-

monde real, vertadièr

monde. Acostumats que sèm al Claudi Sicre, nos podiam pensar
qu'èra un càs isolât, un crâ¬
càs,

de

una

cion de l'occitan

mas un

una

eborsiéra

"parlar" ?) es pas admesa pel francés. Dins lo

literària, levât dins qual-

càs, solide,

r

Crimis, etc.

dobèrta. Benlèu. Mas dins
la realitat

a

dins de lòcs que
pas que de pretèxtes a
d'escorregudas filosoficas.

tis tanben...

enriquir lo monde
parlar (...) d'un sistè
ma de pensada que li es
Ugat e d'una identitat

Mas i

son

lor fan

d'un

fòra temps.

temps e

Devèm

tra.

e

tanben d'istòrias dins lo

castanisme torna tustar sul

ne

aquela part

d'escritura fantastica que fa
se debanar las istòrias fòra

benlèu de far

que

sistèma de

paure

solide

-

.

de mai. Cal pas

Joan-Francés Blanc

del

a

-

d'escriu

dins V"indeterminat"

Nani. I

te

cap

es

bicar del temps que lo senhor es a la crosada. Pas res

meteissa tecnica per
vistalhar las dònas e las
una

Sèm pas una
literatura, macarèl !

còp de mai, lo

aculturats.

legeires de la
s'i bànhan tôt lo
temps, lor far doblidar lo
quotidian, l'ordinari, lor far
encontrar de paisatges
nous, d'èssers nous, d'i-

una meteissa
meteis gaubi per

Occitània

Un

na, e tornam

La tendéncia que me sem

re

La quita foncion de la

literatura

e

bla dominanta

d'interés pels autr es

trop

.

a

son

gents que coneisson l'occi tan de causas qu'an pas

entitat

la cultura

ra

who wrote that the Linha

es una

francesa

relais, devis d'Estocòlm,

d'identitat

que sèm pas interessats a
recebre de revistas en fran¬

cés, ni mai

anglés, mas
n'i agèsse en occitan...
que sèm pas interessats per
la télévision per cable que i
a pas cap de programa en
en

que,

occitan, etc, etc.
Dins los

r omans

passan en

que se

França meridio

nala, al jorn de uèi, encara
mai en vila, cal metr e de

dialogues en francés. Non
pas. Nani. S'es jafach, dins
Lei passa-temps
de M.

-

�Lin ha

Imaginé!

Débats
4e trimèstre de 1995

Miniussi. De frasas, de
tròces de frasas,

Per

en

On

a

francés.

reçu ça. Anonyme. D'où cela peut-il venir ? Quel est ce Front ?
C'est de l'humour ? C'est Ben ?

qué far ? Per far mai

realista ? Mas lo

legeire
que legis d'occitan per se
sortir del francés que deu
engolir tôt lo santclame del
jorn, cossi va reagir ? E

Les

étrangers dehors ! !

dins los
san

romans
que se pasdins d'unas forécias de

uèi, caldrà
metre
en

de

en

mai d'aquò

causas en

chinés ?

en

arabi ?

malaialam ?

Oui,

sont

des

étrangers qui sont la

cause

de

Cal pas

nous

Le

quichar. La lenga
partida de las aisinas de
Pescriveire, non pas de son

art.

Lo

0

a un

autre

nivèl.

primièr clever de l'occi es d'enauçar e de

lanisme

mantenir los letras d'Oc

la punta

de la

cr

a

eacion

mondiala. Non pas.
citanista e parli de

Soi oclas le¬
tras occitanas coma
parli
de las autras quand n'ai
l'escasença. Mas lo primièr

Pen

et

pour

ni

pays,

-

farai pas

aici.

phy¬

et

Car

ici chez

ces

le

génocide
les Français
autres

main-forte

voulait

juive

et

des

contre

les

villes

ciennes

!

Et

Basse Terre 24/10/95

défendait

?

Les

de

qui

notre

Aragonais.
Rappelez-vous

mêmes

bataille de Poitiers (en ce

temps encore occitane)
21

!

On

envahir.
Provence

A

de

a

germes

du

racis¬

a,

langue admirée
l'Europe et la ravaler
rang

la

qui

dans une absur¬
paranoïa, voulu anéantir

languedo¬
Catalans et

Martel

?

Qui

et

nous

Guyenne
le franchi-

occitane que le
moyen-âge avait permis à
Toulouse
ou
à
Avignon,
sinon les Français,
por¬
me

Béziers

de

mis fin à la
convivialité joyeuse entre
communautés
musulmane,

teurs

et

et

même.

par

de

et

en

Maures

populations

nous

et

(on

prêtaient

aux

d'Aquitaine

Albigeois
perpétré

J-FB

les

notre

les Français.
la
Rappelez-vous
des

les

Sarrazins)

Qui

ce sont

habitants

alors

Berbères

Charles

ravagent

Croisade

disait

les

nomme

étrangers mal¬
ceux qui
depuis 7

siècles

à

et

repousser

eux.

historiens

qu'au
Poitiers, les

pour

Les

sains,

contraire,

Nîmes

Charles

savent

Arabes

les

les

mand

immigrées.
les maghré¬
gens-là sont

moins

Mais

commu¬

l'on

que

improprement

Lo nivèl de la lite¬

jutja

étrangers
toutes
les

des autres

nautés

nòstra.

un

Mais

troupes.

de

aucune

bins.

après

sérieux

siques ne sont ni
les
noirs, ni les asiatiques,

puslèu de progir als occi tans (e als autres interes sats) de qué poder legir
aquela literatura que cre barà de trop s'agachar
l'embonilh : la coneissença
e la
practica de la lenga

estetic, subjectiu, que

avec

mentales

pestes

Encore

ment

d'accord

que

aurait arrêté les

y

arabes.

les

porteurs

Martel

cela

ses

nous

raconte

nous

En

maux.

sommes

de ver de l'occi tanista seriá

ratura, es

les

tous

fa

ce

de patois,
Français ?
Qui,

alors

que

au
nous

sinon

de
au

les

siècle,
vivions une

XVIe

�Linha

Imaginòt
:•

:

4e trimèstre de

Wy

vy: l vv.* ■

;: ý:. : :

Débats

r : ; yy

y :: y-

1995

époque florissante de créations cul¬
turelles et d'échanges multiples avec
les Italiens et les Espagnols, alors

pierre, que nous a imposés le "bon
goût français", et qui sont le symbo¬
le concret de la peur des couleurs,

communautés catholiques et
protestantes s'entendaient à mer¬
veille, qui est venu éteindre notre

de

nos

que

civilisation

qui est
prêcher

totalitaire,
discorde

et

la

du

nom

les

sont

ce

guerre

de

Bientôt,

assassiner

nos

libertés

qui,

au

me

on

sait

qu'elles

Marseille, qui
depuis 2000 ans et jusqu'avant la
seconde guerre mondiale était une
capitale mondiale de la pluriculturaDepuis

lité vécue

franchimand.

dimanche, tous
mangerons le méchoui -

nous

à

Marseille,

la

sur

le Vieux

place

pour

célébrer

forces

les

de

la place du

sur

à Toulouse,
sur

sur

-

Montpellier,

victoire

notre

)

chaque

Port

Capitole

?

soi"

vieille motonada

communales

ont

le triomphe du

notre

l'Oeuf à

toujours
été la plus forte garantie contre les
dérives de l'histoire, despotisme,
tyrannie, fascisme, nazisme, racis¬
dont

ensemble

venus

sont

comme avant

chez

"chacun

mêmes

centralisme,

même

rues,

la

?
Et

les

semer

venu

sinon Richelieu et Louis

religion,
XIV

centralisme

son

avec

joie, des autres, de la vie,
seront
repeints à l'andalouse.
Bientôt nous nous reparlerons dans
la

fran¬

çaises du déclin et de la mort.
DEHORS

LES

DEFORA

! !

FRANÇAIS

FRANCHIMANDS

!!

quand

sans

conflit,

est devenue

méfiante, sinon depuis que les
Français l'ont déprovençalisée, fai¬
sant table rase, en même temps que de

KEEP

THE

SOUTH

CHIES IN A BUS

CLEAN,

PUT THE

FREN-

! !

I PINZZUTTI A BASTANZE

!!

si

langue et de sa culture,
traditions cosmopolites ?
sa

de ses

grâce
aux
Italiens,
aux
Catalans,
aux
Portugais, aux Espagnols, aux Turcs,
aux
Kurdes, aux Africains, aux
Maghrébins, nos rues résonnent à nou¬
veau de cris d'enfants,
le malthu¬
sianisme français ne nous a appris
Aujourd'hui,

Rentrez

doulce

gris

une

!

vous,

dans votre

Et laissez-nous res¬

société fraternelle et

heureuse, ouverte à toutes les commu¬
nautés
ouverte

et
au

à

toutes

les

COSMOPOLITA

OCCITAN

FRONT

COSMOPOLITE

OCCITAN

immeubles de
22

langues,

monde et à l'avenir.

FRONT

l'individualisme - et notre
accent méridional prend des couleurs.
les

ici

taurer

que

Bientôt

France

chez

t

�Linha

Imaginot

4e trimèstre de 19S5

Chants

pleins / Forme ouverte
ou

propriation de soi par soi,
de convergences culturelles
en fonction d'un vécu,

point de rencontre des dif¬
férences, construction

L'oralité

tradition

comme

mosaïque, artistique et cul¬
turelle du monde. D'une

dynamique

aire

géographique à l'autre,

les recentrements se font
dans la similitude d'une

langue recomposant sans
fin

Vanessa Premel

monde diffracté. Ce

un

ne décrit que par rac courci les correspondances

qui
"Un

no

man's land

bruyant et affairé s'étend

ment

le travail

d'une culture de

Malgré l'irréfutable
société du spectacle, les
pratiques artistiques, cultu¬
relles développent des
masse.

singulier des

Fabulous Trobadors. L'as¬

j'ai faites avec le con¬
créolité représenté
et explicité par R. Confiant,
que

cept de

revendiquent des contre-

improvisé m'a inter pellée quant à l'élaboration
possible de l'art comme
pratique culturelle parta geable, partagée, tandis que

qui lui est imposé par le
matraquage publicitaire,
qualifié de : communica tion sociale" (1). C'est ce

cultures, de la dif férence,

"résonnait" la forme orale

Elles n'en sont pas moins à
l'abri d'une récupération

entre art,

culture et oralité.

La créo¬
spécificité ouver¬
te, car plus que du métissa¬
ge "c'est une totalité
kaléidoscopique, c'est à

que nous affirme sans pu¬
deur le pédagogue conser¬
vateur M. Fumaroli aux

effrénée. Elles sont aussi

L'oralité

pouvait être alors

dire la conscience

partie prenante du système

un

maintenant entre les créa

-

leurs cages plus
moins dorées, et le pu¬

teurs, dans
ou

blic dûment "sondé", et
sommé de

ne

souhaiter que

ce

valeurs contestataires, se

du

régional, du populaire.

de marchandisation. On

folklores,

l'in¬

crie

aux

génierie culturelle.
Mais malgré l'in¬
telligence de certains de ses

aux

ethno-musées !

acerbes remarques sur

propos, me questionnant
sur les choix faits pour un

avenir

professionnel pos sible, les propositions pres¬
crites par l'auteur ne sem¬
blaient pas pouvoir
dépasser l'élitisme am¬
biant. Ne

me

travers

au

de

reconnaissant
ce

type de

discours ni du côté de l'Art
monde à part et
universel, ni de celui du
tout culturel, je cherchais
comme

ma

place.
Cela

signifiait pour
l'ap¬
parition du développement
moi tenter d'évaluer

et

de la démocratisation

culturels, face

au

déploie -

aux

éco,

Après

pect

de leur intervention.

Cela situait

l'enjeu

modèle de démarche

pour une

recréation d'un

espace social de dialectisation de la culture à l'art. Le

déictique de l'é-

R Chamoiseau et J. Bernabé. Il

rejoint celui d'Occi-

tanie autour de l'idée de
totalité mosaïque.
lité

a une

non tota¬

litaire d'une diversité

pré¬

servée." (2)
L'oralité s'est alors
révélée,

non

plus seule technique

avoir voulu les oublier, les

schéma

les cultures dites
populaires ont été érigées

nonciation, la présence des

ou un

sujets

en action, permet traient de faire émerger les

cation

possibles d'une relation

création et de renouvelle

gommer,
en

outils d'une culture syn-

crétique. World culture. Et
ce n'est pas seulement une
prédication des années 60.

ment comme une

aussi

mode de communi

particulier

,

comme source

-

mais
de
-

pratique. Elle comprend

artistique, se rappro¬
chant encore davantage de

l'ensemble des acteurs et

l'idée "d'oraliture". L'ora¬

lité

incarner

permet une analyse des
relations artiste/oeuvre/

tre

public.

sion du

Le domaine de la
chanson semble nettement
ce glissement en¬
populaire et massifica-

art/culture

Je

tion. Bref, on remarque

au

me

sein de la

suis donc

ment

se

mode

se

position intenable de cette

les chansons des Fabulous

ture

dichotomie.

Trobadors, au souvenir des
concerts. En constituant

ment

commune

de

cultures à l'Art, et la

Cherchant voies et

moi,
prêtant une oreille plus at¬
tentive peut-être, il m'a

arguments autour de

semblé trouver échos dans

champs sémantiques
j'ai tenté de mettre à jour
l'oralité, chez les Fabulous,
sous les traits d'une réap des

encore,

le lien

la créolité est net :

engagée à analyser (sans
prétention à l'exhaustivité)

ces

comme un

privilégié d'expres présent en train de

faire. Là

avec

l'opposition

révèle

"elle est

intelligence et lec¬

du monde, tâtonne

-

complexité cul¬
turelle qui se for ge. C'est
un système de contre
de la

valeurs, de contre cultures,

génie ordinaire appli¬
qué à la résistance, dévoué
un

�Linha

Imaginât

4e trimèstre de 1995

Les Fabuious Trobadors

à la survie."
contre

(3) En tant que
culture, elle est l'an¬

tinomie d'un art et d'une
culture
est

une

et

unifiée, elle

dialectisation. Ce

veau

qui

le monde
est proposé au tra¬

regard

nous

vers

nou¬

sur

d'un art, est aussi

une

de la

plénitude expressive
emplie de subjectivités
déterminantes, de particu¬
larités

non

discriminatoires

du

sujet. Et c'est en ce sens
que ni créolité, ni Occitanie
ne sont des concepts géo graphiques. Elles proposent

cations du travail des

balisant les informations

Fabuious Trobadors

rôle de la

recueillies, j'ai dégagé

reconsidération du rôle du

avant tout de

public dans le fonctionne¬
ment du champ artistique.

vision traditionnelle,

l'occurrence extérieure et

comme

C'est faire

soumise

social, et

cesser

de croire

seuls experts. C'est
faire confiance à ce qu'on

aux

"briser la
en

envoûtement

aux

de l'aliénation. C'est

peut vivre et sentir. C'est

cela que la vision intérieure
est révélatrice et donc révo¬

rompre avec l'isolement et
la sacralisation.

lutionnaire "(4). Lutte con¬
tre le centralisme nous

Au travers de deux

dirait F-M Castan. "L'Oc¬

concepts clés, empruntés à
on voit que l'orali-

U. Eco,
té

tant que forme ouver comprend la part inter¬
prétative et active du
récepteur La notion de
chants pleins relève, lui.
en

te

citanie est

un

destin

:

en

le sol

n'est pas premier , point
d'entrave géographique,

point de postulats inertes."
(5)
La

.

nante

de

place prédomi¬
l'aspect culturel.

lors que nous

l'importance accordée
langue, de la
parole, m'a induite à con¬
fronter des points de vue
croisés de théories linguis¬
tiques et esthétiques. Glo¬
par

au

l'idée de

mythe de l'énon-

ciation, qui pose le langage
élément créateur du

plus particulière¬
qui met
davantage en jeu des sujets
déictiques. Humboldt, éminent linguiste du 19e siè¬
cle, m'a permis d'argumen¬
ter en ce sens. Regard
obligé sur une oralité
conçue comme conjonction
non
plus seulement entre
art et culture, mais de
façon
plus globale entre art et
social. Il se profile un hori¬
zon
plus large encore dès
ment

24

l'oralité

que ce

n'est

considérons

pas tant ce rap¬

port qui est interrogé, mais
aussi la

place de l'artiste
impli¬

dans la société. Les

dépas¬
simple dimension
théorique du rapport art/
société. Il génère, par la
pratique, une vision nou sent

la

velle du monde, porteuse
de

changement.
Les rapports

de
production sont "naturali
sés"jusqu'à en prendre

-

conscience. C'est

ce que
Lukacs nomme, dans un

texte

qui

sera au commen¬

cement du mouvement

situationniste, phénomène
de

reiftcation de la cons¬
et qui sera traduit
par Debord en terme de
société du spectacle. Si
cience

�Linha

Imaginot

Débats
4e trimèstre de 1995

nous

domaine de la chanson et
des

phénomènes de mar chandisation qui y sont
liés, nous voyons les con¬
séquences du capitalisme
sur

le domaine de la créa

spectacle était détour¬
née par une notion de
proximité qui réinstaure la
prédominance de la rela tion dans l'acte artistique.
L'oralité permet de saisir
son mode de production de
façon globale et non plus

par l'auteur et inversement,
et enfin du rôle de média -

morcelée.

relate

té du

considérons le seul

-

L'appréciation s'ef¬
fectue sur des objets finis,
polis, distanciés. Or, les Fation.

tique s'est mise en

considérant l'art comme

tique. Cette production

du réel, de

n'est pas

anticipation. Elément à la

naturalisation des
en action,

mais mise

mises

une

la société et

no.

en

évidence Ador-

Elle est mise

en

proximité, sur la contin gence, ils vont à l'encontre
de cette stigmatisation du

notion de factualité. Elle

monde. Construisant un

port idéal.
alors, non

nouvel espace,

ils partici

-

plus de façon linéaire,
mais rythmique. On est
passé du chronologique

"objectivement"
à un temps de l'écoule
ment, marque d'un devenir.
mesurable

C'est le temps de l'énon ciation. L'homme fonde le
va

comme

construction

non

cela

se

présente
imita

-

tion, mais comme une

pent à un autre temps.
C'est considérer le temps

temps et

un imaginaire,
fantasmée dans un rap¬

L'art

à l'encon¬

syncrétique et

singulière de la pluralité.
L'oralité dépasse
l'aspect médiatique que le
rap laisse largement appa¬
raître. Elle met en place
une forme particulière de
l'oeuvre qui assume et
comprend une partie de la
médiation de façon interne,

que nous dit Lukacs citant Marx : "Le

reconnaissant les forces

temps est tout, l'homme
n'est rien tout au plus la
carcasse du temps."(6)

fait vivre. Loin d'être une

tre

de

ce

C'est donc

une

actives d'un

public qui la

mystification, elle préfère
un mythe. Nous

actualiser

dimension

nous

situons alors dans une

politique qui s'ébauche au
travers de l'engagement

esthétique de la
réception qui s'interroge

des artistes et de leur pra

sur

la fonction d'adresse,

sur

la construction, dans

-

tique.
Face à Debord,
nous avons vu

que

la socié¬

théorie

l'oeuvre, du récepteur et
d'une

démarche artis

-

etc...).
Biocontact 1 ch. de Matens
81600 Gaillac T

!

00 Fax

:

63 41 04

:

63 41 03 60.

tique particulière. Ce que ;
Citoyenneté. La
nous avons pu relever dans i
Fondation d'entreprise
l'oralité, n'apparaît-il pas ! Tocqueville a pour objectif
dans toute forme artistique ; depuis 1993 de développer
et culturelle du moment où ! la citoyenneté et d'encou¬
la démarche esthétique
! rager les initiatives de soli¬
darité et la créativité loca¬
comprend une certaine
le. Elle publie depuis Juin
médiation, une "idéologie" ! 1995 Actualise pour favo¬
de l'action dans et par

l'oeuvre,
vre

en

reconnaît

dans les

l'échange entre les
; entrepreneurs du monde
économique, politique et
réalisation !
social. {J-M B)
D'ailleurs ; Fondation d'entreprise

tant que
sa

riser

;

l'oeu-

I

sujets ?

pratique, positionnement ;
préalable de cette étude que &gt;
j'ai menée sur les Fabulous Ì
la

appartient à
car

publicités
(produits biologiques,

informations et

ne

sujets dégagés d'une

des

gratuit sur l'éco¬

faut-il pas considérer les ; Tocqueville - Actualise
choses du point de vue de ! av. de l'Orme à Martin

avant

chansons, leûr travail sur la

mensuel

] logie avec articles de fond,

nous

I

fois autonome et hétérono-

l'a mis

contexte des

en

questionnement et critique

me

production so¬
ciale dominée par l'écono¬
mie. Qu'il s'agisse de l'as¬
pect improvisé, des brèves

face à

Nature. Biocontact est un

!

fait apparaître ce
point, elle ne semble ce- Ì
pendant pas être seule dé- ;
tentrice de ce pouvoir. Elle j
une

..Cortetas.. .Cortetas...

j

ayant

qui dépend de l'enga gement des artistes et dont
l'option politique ne tente
plus d'être neutre, comme

force contestataire de l'art

.

i

L'oralité

place,

que tel n'est pas le cas dans
la construction de leur pra¬

corps,

tion interne.

Une théorie esthé¬

bulous Trobadors montrent

A

image de lui-même,

rions

nous nous

accorde

60

cien Pierre Fermât,

!

-

1

!

en

Lomagne, vient d'entrer

dire que l"'on n'est ;
pas le produit d'un sol, on j
est le produit de l'action
!
qu'on mène." (7)

définitivement dans l'his¬

génial beaumon-

toire. Le

tois avait

griffonné une

mathématique
explications.
Personne n'arrivait à
démontrer (ou à infirmer)
affirmation

sans

l

»

i

V.P.

né

1601 à Beaumont de

pour

1
i

ce

!

(1) Fumaroli M. : L'Etat
turel, ed. de Fallois 1992.

:

(1) 60 77 31 23 Fax : (1)

Recherche. Le mathémati¬

F-M Castan

avec

91080 Courcouronnes T
78 80 60.

Trobadors et l'oralité ?
Ainsi

5

qui est devenu le théo¬

rème de Fermât.

cul - !

L'Anglais

Andrew Wiles est parvenu
enfin à vérifier la formule

(2) Bernabé J., Chamoiseau | avec
quelques mille pages
P., Confiant R. : Eloge de la ' d'écriture et
après deux
créolité, éd. Gallimard 1989, | passages devant un jury
p. 28.
! international de spécia¬
listes. Trois siècles et demi
(3) ibid p. 32.
de suspens ; voilà qui
(4) ibid p. 24.
(5) Castan F-M. : Manifeste j illustre la clairvoyance de
multiculturel (et antirégiona -1

liste) p. 33
(6) Lukacs

Conscience de |
classe éd. Minuit p. 117.
1
(7) Castan F-M. : Manifeste &gt;
:

multiculturel (et antirégiona

liste)

p.

147

-

\

cet interlocuteur

Descartes et de
avait
faut

de

Pascal, qui

cependant un dé¬
pas prendre au

: ne

sérieux

ces

"distractions''.

Baroque, diraient certains.
(J-M B)

�Linha
-'f^ -ií: i-3 &gt;

Imaginòt
Débats

^

Í

4è trimèstre de 1995
particulièrement le jazz
français, est en manque de
peuple. Certains musiciens
le sentent. Mais incapables
d'attaquer ce mal par la

Reçu
Claude Sicre

racine,

/
Une invitation de

*

présentation

/

:

qu'on s'y sentira bien,

beau

au

leurs

jeu
Il

s'agit de l'Ethnie

Ensemble.

cette

Dans

appellation, il y a Ethnie'
du

grec Ethnos, Peuple, et

l'on y

entend : culture,
langue, graine d'homme
qui parle, qui joue, chante,
improuise... Richard Calleja

milieu des cou¬

instrumentales, du
des

timbres,

des

expressions uisuelles et
Jazz..., il reuiendra

au

J'aime pas ce

Ensem¬

titre.
explications
n'expliquent rien. Elles
commentent. Le piège dans
lequel est tombé Calleja, au

ble, parce que la ren¬

demeurant brillant et sym¬

passion les

y passe auec

bornes de son terrotoire...
Et il y a

contre,

les

complicités

humaines, les influences
musicales
en

L'Ethnie Ensemble

inuite

au

uoyage auec

pour chemin de trauerse et

d'inspiration des
mélodies et rythmes d'Rsie
sources

d'Europe

ou

Centrale,

d'Egypte, d'Rmérique, d'Es¬
pagne, de Jazz de Rock et
de

Rap...

ueau

et

sitions

pathique jazzman toulou

-

sain.

Je

me

bats contre

C'est le

peuple français
qu'il faut viser, et essayer
de comprendre DE QUOI
re.

IL

MANQUE. DE QUEL

JAZZ IL A BESOIN.
Et

plus c'est
dangereux, de parler d'eth¬
en

sous

la forme

"Ethnie". La

présentation
rapprochement avec

"Alliance Ethnik". Influen¬

musiques ethniques, là où

ce

ce

mot

a

tout

son sens.

Le

jazz, qui s'est coupé tout
d'abord de son peuple d'o¬
rigine (les noirs amerlocks)
à l'époque du be-bop pour
devenir musique savante
dental

(il aurait pu fonder
chose), qui a tenté de

autre

le retrouver

avec

le free-

jazz dans les années 60

amériKaine. D'un

phé -

nomène tout à fait dif fé-

rent, là-bas, et pas compris
ici. Retour en arrière méta¬

phorique
fuite

en

passé
dépassé et

vers un

heureusement

avant vers un uto-

pique futur néo-colonial :
les petits français qui vont
mescler la musique asia tique et la musique égyp tienne. Alors qu'ils ne

mais vainement parce

SAVENT MEME P

qu'en redoublant la dicho¬

faire

confiée à Eric Lareine pour

tomie

la bourrée et la valse-

que uous soit offert un

qui est apparemment

en
train de rater l'occasion

musette

actuelle de revenir à lui

avec

au

rendez-uous. La mise

en

forme

urai

scénique

spectacle

sera

musi¬

cal. Ainsi les chantiers sur

lesquels trauaillent
artistes à

ces

longueur d'an-

avec

au

le

lieu de la casser,

jazz-rap, le jazz, et

tous

ner.

les raisonnements fal¬

lacieux
ce

qui l'ont amené à

titre, il rompra avec le

désir malheureux

d'impres¬
public avec des
mots creux, il perdra des
subventions donnés par des
CONOS words-impres sionnables qui l'obligent à
sionner le

se

flouer lui-même, et il

perdra des concerts organi¬
sés par des subventionnés
qui le payent mais ne lui
amènent aucun public. Il
gagnera sa liberté. En écri¬
FAUBOURGS EN¬

vant

SEMBLE il

s'obligera à

s'atteler à la seule tâche

occidentale. J'aime les

original de compo¬
et d'arrangements

danse et l'humour seront

C'est-à-dire

fait le

dans le dichotonisme occi¬

septet ou de la poésie, la

concerts.

les ethnismes de la société

Un territoire nou-

créés par les musiciens du

Ensemble (en

nie, même

toujours pluriel

sont le ferment.

nous

Du tout. Et les

BOURG'S Ensemble. Il

tous

Se

pas plus de public. Puisque
c'est ça l'enjeu, par derriè¬

galop.

CHARD CALLEJA FAU-

déguisent.

le

dire

mieux DE BARRI. RI¬

peut toujours le faire. En
laissant tomber Ethnie, et

ses

Ethnie' Ensemble" le 18

ouurage. Inutile de uous

Colleja aurait du mettre
"DE QUAR TIER". Ou

mauvais médecins, ils trai¬
tent les symptômes. Ils se

sonores, nous chasserons

le cadre du Festiual pour y

/présenter leur plus bel

de

les

baptiser Ethnie'
plus au sin gulier, Ethnies' aurait au
moins prouvé que la plura¬
lité était pensée jusqu'au
bout) n'amènera pas magi¬
quement plein d'ethnies
(d'Asie, d'Europe centrale,
d'Egypte, d'Espagne, etc) à

prolongeront dans

ncre, se

Music'Halle pour un con¬
cert du "Richard Calleja
Octobre. Un bout du texte

comme tous

Au lieu d"'Ethnic"

AS

ur¬

gente : comment utiliser
science du

jazz et
musique, tout son ta¬
lent et toute son intelligen¬
ce pour faire danser les
gens au Carnaval en rem plaçant la soupe (Olélé, La
Chenille) que les musiciens
engagés sont obligés d'y
jouer par manque d'un ré¬
pertoire populaire savant et
intelligent.
Voilà, Mr Calleja.
Je vous dirais pas ça si je
vous en croyais pas
capa¬
toute

sa

de la

ble.

C.S.

swinguer la tarentelle,

les

ou

les chansons de

apprentis-stars
qui ils vont cacheton-

Je vais écouter,
lerai

après.

j'en

repar¬

�Linha

Imaginòt

Troubadours
4e trimèstre de 1995

Premièr

"S'eu

Jordan

vos o

auses

dir"

Cette intervention
seulement

tion

veut

se

une conversa

-

qui suit celle de l'an

que je n ai pas pris une
référence marginale com¬

denier. Prendre

Damaggio

d'histoire locale pour le
situer dans l'histoire, c'est-

m'arrive parfois.
évoque Raimon Jordan
page 76 : "comme il célé¬
bré dibattilo fra Raimon

à-dire dans le

Jordan

me

fait

culier.
L'an dernier il s'a¬

gissait d'étudier le cas d'un
homme qui aima la cité
sans en

être habitant. Cette

e

fallu lire
traduite

Amor e". Il m'a

italienne

une

l'indique, Maria Luisa

décidé de lire les textes

des troubadours

Jordan

mon

un

la cité dont les

habitant de
don¬

amours

nèrent lieu à des

poésies

Raimon Jordan

a

déjà été évoqué deux fois à
Saint Antonin par mon ami
Georges Passerai qui pré¬
si bien le

senta
vous

êtes

demander

en

poète

droit de

que
vous

je peux
ajouter à son érudition
(voir ses écrits). Je vais
simplement tenter de chan¬
ger de place le projecteur
pour en arriver à une con¬
clusion peut-être hérétique,
ce qui n'est pas trop en
dehors du sujet si on se
souvient que Raimon Jor ce

que

l'an¬

sous

sur

Raimon Jordan. Il

me

semble avoir lu que ce fin¬
landais s'était plongé dans
la

question

car,

étudiant à

Toulouse, il tomba

amou

blico

sans

vers

il pu¬

lequel le texte
être. Entre le
publico on

intermédiaire. Je

n'apporte rien d'original en
disant cela sauf que cette
originalité n'a peut-être
jamais été assez "exploi tée" comme je vais tenter

première

la gensor ; e

"Garin, ben sai

tu'l vai dir

guerre
Son livre contient les textes

chansos, I A la melhor

de Raimon Jordan et

la

une

min Galabert

a

fait obser¬

(traductions qui ne
pas

du finlandais).

personne ne s'est
mis à l'oeuvre pour en don¬

Depuis,
ner

Maria Luisa

c'est à elles que je me
rerai.

.

ve

des meilleures aussi

réfé¬

Par jeu,je conser¬
le mot italien pour "pu¬

blico" et pour

"donna".

mon non am

coratge."

ver

-

,

e a

plus valen, / Qu'autra

del

petite étude. En 1931 Fir-

d'une chercheuse italienne:

vous constatez

Diffusion orale

chausir, fe que ei vos. / En

sont

Gallimard,

s'agit du "jongleur" qui
avoir en charge de diffu¬
ser la
poésie en question.

de le démontrer.

-

la
la
mondiale.

Pour compenser

Meneghetti.
publié en Italie : il
public o dei tr ovatori
Comme l'éditeur s'appelle
Einaudi, l'équivalent de

t'aprendra". Il

d'une personne de
cité. C'était juste après
reux

rer"

a

mos

faut donc que Garin aprenne la chanson. Pourquoi ?

trouve un

grâce au livre
qu'un finlandais a publié

cathares.

Elle

de Garin.
présence signi¬
fie que le poète lui accorde
une
grande importance.
Voyons les textes :
nom

tions établies

femmes liées

ignorances, je vais me
mettre sous la protection

du

Cette forte

de Saint Antonin, observa¬

que "les traductions
laissaient parfois à dési

mes

sédons, apparaît un person¬

va

le vicomte

dan aurait aimé deux
aux

Jordan que nous pos -

n'aurait pas à
créateur et il

sur

près de la

Il

gle du publico, démarche
qui m'a passionné et qui va
donc guider mes cinq
observations

troubadouresques.

mon

Garis / volh
Comme le titre du

livre

il publi¬

"Chansons,

mour.

Momméja,

Rai-

Dans

bre débat entre lui et l'a¬

a

nous avons

(pas

apprendre que Raimon
Jordan avait écrit un célè¬

année, à la place de Jules

-

:

moitié des textes de Rai¬

nage

France) pour

en

Garin

-

ça

Elle

présent : voi¬
là le but général. Prendre
ce fait pour réfléchir à
l'amour : voilà le but parti¬

observation

co

Jean-Paul

un

e

de bon

Traduction:

"Garin, par la foi que je
vous dois, j'ai bien su choi¬
sir la

plus gracieuse

toi, chanson,

va

; et,
lui dire, à

la meilleure et à la

plus
généreuse, qu'au monde je
n'aime qu'elle de coeur
loyal"'. Garin, non seule ment

fait vivre la chanson,

mais semble le confident
du

poète.
Et dans le texte

suivant, toujours en con-

�Imaginât

Linha
4e trimèstre

de 1995

"Garin, que faitz car non

l'anatz vezer ? /
non

sap a

quei'

Que

r

met'

s

e

en

esfors / Qui non la ve o no
l'estai denan. Tant avinen

far son benestan. "
Traduction : "Garin, que
faites-vous puisque vous
n'allez pas la voir , car
celui-là ne sait à quoi s'ef¬
forcer qui ne la voit pas et
sence

; avec

elle sait faire

bien. "Cette fois

:

-

même

vu

rester

seul. Il suit une évo¬

lution

classique chez les

qu'il lui arrive de

Garin reviendra

na

-

/ A tal dom-

/ Et atendrai de!

guizardo

Traduction:

"Garin. désormais
rai de bon

je servi¬

coeur une

dame

première
le seul

que recherche le
troubadour est la donna

public

dont il est

amoureux

cas,

il manque

l'écriture

ment à

gratis
gran

? Pour

le moment cette référence

-

"la

:

beutatz," face à "la
beutat" . Parfois on

inverse les
satz vos

si

vers :

us

"Perpen-

pot esser

nuls

pro / Sim faitz morir ad
ai tant gr eu turmen."

ments."

observation que

cas,

strophe de plus. Parfois

qu'ades
melhur ' e gensa..."
Le
"jongleur" plus que jamais
conclure de cette

resque.

Au

et

bien si

confident. Peut-on

troubadou-

il manque
les deux dernières, celles

et j'attendrai ma
récompense quelle qu'elle
soit." Dernier cas de figure:

en

fin de l'ère

est encore

Traduction

"Mos Garis, vei

l'oral à la

strophes. Dans trois
cas, on a les huit strophes,

qui. je le crois, ne me trom¬
pe pas,

porte sur

Quels types de variabilité
introduit cette variété de
références ? Surtout l'ordre

la variabilité tient seule

que no cug que m engan

quais er."

se
dans 14 manuscrits.

crit l'em¬

Xlle siècle

une

plus tard dans un nouveau
cor

exemple :
quai forfait

quai falhimen

deux autres

"Gari, oi mais servi

un

enfin l'é¬

-

qui touchent justement à la
présence du jongleur. Dans

troubadours.

rai de bon

per

mais dans 9

chanter lui-

il

puis

s'établit

des

teant,

texte :

l'oral l'em¬
l'écrit,

trouve

aus

main

-

variabilité des textes.

o

"A'n Gari man

ose

première
période -

Deuxième observation : la

la chanson Fer

Raimon

bras droit que

à la

manuscrits. Un

Raimon Jordan déclare à
son

trouve

fin de cette

quence de la transmission
orale : les différences entre

sa

oi mais chantar /
Qu'ab mi esi m'ave estar."
qu'eu

se

équilibre et

reproches à
"jongleur". Puis coup

de théâtre

Jordan

Première consé

Jordan fait des
son

gleur" permet d'indiquer
que la transmission se fait
par l'oral et par un intermé¬
diaire ce qui va avoir des

porte sur

pré¬
tant de grâce
ce qui lui sied

trouve pas en

Raimon

conséquences non négli
geables.

sap

ne se

"jon¬

claire et insistante au

clusion, nouvelle référence
:

Troubadours

:

"Réfléchissez

vous avez aucun

avantage à me faire mourir
dans de si cruels tour

Suis-je

en

train de

le respect
de l'écrit
Jean-Paul Damaggio

sommaire

aimée mais les autres trou¬

parfois les "jongleurs"
adaptaient les textes sui vant il publico. Ecarter de
l'étude des textes la perfor¬
mance des jongleurs, sur tout au

exclut à

badours. La

tous et

en

pitre
entre

question.

a le mérite de
l'honnêteté quand il indi¬

la

préci¬
trois périodes

loupe ? Maria-lmisa
se

qu'il

y a

dans la transmission
textes et

port à

étude.

miers troubadours

-

la

ce dialogue où
donne la parole :

poiretz Jar dissendre
que m

vos

merce, ans

prometatz tan,
Que mos afars en

séria trop mendre,
Si'm leniatz el

textes

des

et

se

Veialz, Amors, si

création-recréation des

En réalité le pre

mier

qui lui est

strophe de
Jordan

En
:

la

proche : ababccdd.
Prenons Lavant-dernière

part, non content

Troisième observation

16

sur

très

ignorant en musique
je le suis aussi en matière
de langue des troubadours
thème auquel Kjelmann

donc dans le rap¬

l'écrit. Pour les pre¬

autre

en a une

photo d'un

désacriliser des textes que
les savants étudient à

construits

ababccd. D'ailleurs Jordan

d'être

consacre une

Amour et Raimon

même structure de rimes :

manuscrit doté des notes.
ma

-

Maria-Luisa

que

textes sont

que qu'il ne connaît rien à
la musique et donne sans

Pour

lancent

Jordan. Elle note que

Kjelmann

commentaire la

se

évoque le célèbre dialogue

yeux une por¬

mes

chacun

des défis. C'est à ce cha

Xlle siècle, ça

tée de l'art

circulation

orale des textes fait que

public des trouba
dours n'est pas la donna

désir de l'autr 'an.
-

Encor m'ave qu

vos

J'orsar me lais,

'a

�Imaginât

Linha
Troubadours

4e trimèstre de 1995

Mas garatz
que no

vo'n segua plais.
Don estes tr op

la

boca desirona.

Traduction

"Faites voir

:

,

la

-

mettre
tant, car mes

faires iraient trop

af¬

mal, si

cien

amour

vous

cesse

de

s'en suive
dispute dont

»

bouche

paraît trop

ce

dialo¬

le

vos

de Patarins,

qu'elle a été écrite
en Italie. Kjelmann s'ap¬
puie surtout sur la seconde
déduit

version et

après nous
l'avoir donné il s'interroge

poque

qui

femmes]
prédicateur qui
lorsqu'il est dans l'église

ou

Si

tirer. "

je n'avais pas lu
j'aurais eu la

Maria Luisa

dans l'oratoire, dit

grand mal des mécréants,

même réaction. Elle propo¬

ainsi lui médit des dames."

se

là aussi de

et non

dans la variabilité des

preuve tient à
conclusion de

dours mais le souci de

troubadour

en

un

écrivant

deux autres
:

Marcabru

pour le repousser et MonDésir (Gaucelm Faidit sans

doute)

en

Ayant sans
cour

;

les

les autres, le lien

néral

uns

qu'ami.
doute vécu à la

tant

de Turenne où tant de

un

moment tar

dif de l'ère des trouba

qu'elles disent. En
proposant de dévoiler un
pour ce

brin de la vie du

poète, les

vidas :
elles introduisent à la poé¬

vidas introduisent une

sie. Celle de Raimon

dimension

ces

n'échappe pas à
ce qui ne

tradition

historique con¬
qu'ils propo -

crète à l'art
sent.

Maria Luisa nous

ginaire du Quer cy, dont

: une très
courte attribuée à Uc de

posséder deux

une

phénomène
plus pour ce

un

intéressant

la chanson, una noit quant

la chance d'en

Saint-Cirq et

la fréquente

vient donc

-

un

on a

poètes. Et la première

façon

d'atteindre à l'universel.

-

las vidas. Pour Raimon Jor¬
dan

nous sont parvenus.
Cette mise à l'écart du

précise le contexte de l'é¬
criture des biographies par
Uc de Saint-Cirq : "Uc de

phénomène mas¬
sif va se produire : la
rédaction de biographies,

dours,

qui

frappe pas Kjelmann. "e
fetz adoncs de lei aquella
chanson que ditz : Vas vos
soplei en cui ai mes m'entensa. Et enans qu 'el fez.es

la rédaction des vidas

A

en

cette

Quatrième observation :
sur

mise

Jordan

gé¬

s'appelant il publico.

un

Raimon Jordan cite dans

troubadours

les autres

les autres et les uns

autre

texte sur son canevas.

ses oeuvres

avec
sans

reprendre des airs connus
du publico pour mieux
faire passer leurs chansons.
Fît parfois, il s'agissait
aussi de défier

contres

critique
les pré¬

comme

d'où les textes anonymes

qu'elles ne disent pas que

pour

Marcabrun

installait un voile sur
personnalité de l'auteur

littérature de la vie

-

Raimon Jordan

la

L'utilisation des vidas de¬

-

soir à des tas de trouba

-

l'angle biographique. La
artistique de l'é¬

tradition

présenter les poésies
pour dire une vérité
historique. Elles sont une

cabrun servira de repous

Mar

poétique.
plus sous

créateur était une

place le projecteur . Ces
biographies sont écrites

:

à côté des autres et les uns

-

changer de

Raimon

vidas sont des mises en

conclusions qu'on peut en

ceux

ce

vrai et de faux

dours sont à la fois les uns

voir là

ces

comme un

jde

maintenant

que

aprendre." Kjelmann pré¬
cise même que des manus¬
crits donnent le premier
couplet du poème.
En conséquence,

disent du mal des

est un

"Et Marcabrun

des structures. Comme

faut pas

:

qu'il y a de
dans cette
biographie et voyons les

:

en

eis volh

Elles sont écrites

dicateurs. Bref les trouba¬

ne

on en

noit

veiaire

Amors l'asalhis d'una

ditz

des

il

una

dormens li J'on

cobla, que

dours et notons que

des faiblesses des trouba

la chanson,

Jordan, de

Raimon Jordan re¬
prend une structure de rime
connu. Kjelmann précise
qu'on lui emprunte aussi
gue,

textes,

la fin

début des années 1200).

noms

;

Deux observations

désireuse."
Si, dans

vers

"Cherchons

en

ne

pour vous une

depuis longtemps (il

aussitôt:

garde
qu'il

Raimon Jordan est

far per madompna Elis una
calisson qe ditz : V as vos
soplei en cui ai mes m 'en¬
tre usa. El enans qu 'e! fez.es

situation du texte

Traduction

je

un mo¬

Les cathares y portant

Il convient

.

défier, mais prenez

votre

:

domnas eissamen

mon an¬

maintenant
que

il dit

vécut semble-t-il

1250 à

vers

ment où

gen mescrezen,
Et el ditz mai de

vous me

teniez à

troubadours. De Marcabru

mort

écrite

Qu 'En Marcabrus,
a lei de predicaire,
Quant es en gleiza
of-z] (denant) orador,
Que di gran mal la

en vous

grâce avant de me pro

longue. Celle d'Uc de
Saint-Cirq semble avoir été

du XFIe siècle décédant au

Amour, que vous pourrez
faire
descendre

passèrent, il se
situe en conséquence dans
cet échange culturel géné¬
ral qui fera la force des

troubadours

vo'n

bien plus

dormia, li fo

avis que

Saint-Cire, troubadour ori
l'activité littéraire se dé¬

Amors l'asalhis d'una co-

roula entre 1210 et 1255

bla, que ditz : Raimon
Jordan, de vos eis volh a-

environ. Un document ré¬

prendre." Indiquons que

Bibliothèque Capitolare de
Trévise qui fournit en fait
la dernière notice sûre sur

vidas ont aussi leurs

ces

variables et voici une autre
fin

:

"adoncs el comensset

cent a

été découver t à la

la vie de

ce

troubadour

: en

-

�Imaginòt

Linha

1995

4e trimèstre de

1257 l'autorité éclésias

-

tique de cette cité de véné

-

laquelle Uc rési depuis 1220 environ,

tie dans

dail

l'accuse d'usure et d'héré

-

déclare
coupable. " Comme c'est
dans cette région que se
rédigèrent beaucoup de
sie, délits dont il se

vidas, Maria Luisa tente

expliquer le phénomè¬
car au-delà de ce qu'elle

d'en
ne

trouve

évident

tion orale de

l'utilisa

:

ces

-

certains cher¬

moment,

chent à les fixer

chemin. Elle

cles de vie littérair

sur

le par¬

l'explique

par

Geor¬

ges Passerai et qui est celle
de J. Boutière et A.H.

Schutz

troubadours, Paris 1973),
on lit : "Le vicomte guérit
de

sa

blessure, et, quand il

la dame avait pris
le voile, il eut telle douleur
qu'il ne fit plus désormais
sut que

ni "vers" ni chanson."
Pour Latouche ça

devient

"Le vicomte
de

sa

blessure

;

mais

guérit
quand
si

grande douleur que plus
jamais il ne fit vers ni

la volonté de détenteurs du

chanson. " Entre "la con¬

pouvoir de cette région ita¬

version" et

lienne de

se

documenter

la fin'amor pour tenter
de l'orienter en donnant

"prendre le voi¬
le" quelle marge ?
Mais cette obser

sur

une

clef

rapport à

d'interprétation

l'essentiel. Avec

Raimon Jordan

le décalage dans le
temps, il publico des textes
écrits ne sera pas le même
que celui des versions ora¬

mes

par

dans le

cas

non

politiques et reli¬
gieuses du Xlle et XITIe

mais à

un

les

sociales,

siècle. Maria Luisa connaît
les deux

biographies de
Raimon Jordan (pages 198
à 202). H. Kjelmann aurait
pu se livrer à leur compa raison puisqu'il publie les

où

un

hom¬

éprouve de l'amour
pour une femme de son
rang. L'échec de l'amour
tiendra

vu

nous som¬

me

secousses

les surtout

-

vation reste secondaire par

réductrice. Ne serait-ce que

à

une

l'his

réunies dans les manuscrits

-

des chansonniers, les vidas

finisse bien.

se

Schéma

pour que

s'adressaient peut-êtr e

simple et classique

un

Pour éventuellement en

revenir
et Jean

aux

Malrieu notent

,

avec son

per

qui ont entendu, au
lieu de lir e, des versions

moins

réalités, Pierre

qu'Elis de Montfort "lors
qu'elle eut passé l'âge
diver tissait
mari à faire cou

-

de

-

les pieds, les mains et à

donnant

sa

traduc

-

indique ainsi
niveau des
traductions, la manipula -

que

même

au

ces

textes.

(...) Les vidas ont donc été
conçues

d'abord

comme

Margarita étudie le rap¬

port entre l'écriture

de

ces

fait dire que pour
mon Jordan importait

vitae des auteurs latins.

sa

Rai¬
plus,

poésie que ses amours,
qu'Adélaïde, les au¬

-

" Comme Maria Lui¬

La vida d'Uc de

Saint Cire celui

qui écrivit

la vida de Raimon Jordan

mari

Garin

current...

chez Elis de Montfort

nole,

dont l'échec transforme les

qu'Elis elle-même. Aujour¬

raison de connaître Raimon

deux êtres

d'hui la vida éclaire le tex¬

Jordan, et il passa à la cour
du Vicomte de Turenne, où

jaloux, pas de bar rières sociales, pas de con¬

femme

se

juste l'amour
au

point

convertit

que

la

au ca-

tharisme et l'homme

me

quitte
-

dans le Colonel Chab-

tion existe. Pour la traduc¬

bert] et s'il était un peu
cathare il pouvait en plus

tion

placer-là

reprise dans Dix siè¬

l'existence de

vidas et la tradition des

tres

troubadours

te dans le

sens

connus

où le texte

dit

guerre alors qu'il va sur vivre à ses blessures com¬

en

quelques indications
étape antérieure de

renvoie à l'introduction et

en

tion de la vida

nir

sur une

sa,

des fins orales

che

siècle, contexte historique
des vidas, peut nous four -

dans les vidas.
me

de

la seconde moitié du Xllle

sons.

donna le croit mort à la

Robert Latou-

,

climat social et politique

des enfants, donnée rare

prend que le biographe se
soit régalé de l'histoire de
mort en sursis du poète [sa

concernent.

-

explication orale des chan

a eu

la vie courtoise. On com

biographie de
poète, il en oublie
l'étude comparative des
seuls vrais textes qui le

public

Raimon Jordan marié

son

étude

point
question du
soit lecteur soit

touché la

à une
cinquantaine d'hommes et
de femmes réfugiés dans
l'abbaye de Sarlat. " (d'a¬
près Dom V aissette dans
Histoire du Languedoc et
infos reprises avec ef froi
par Kjelmann). De même,
pour en revenir à la réalité,
on
pourrait dire que

de la vraie

son

nos vi¬
das ? Malheureusement les

auditeur. Néammoins, le

plus que la vida et la
poésie plus que la prose.
Cette lecture systé¬
matique des vidas sous
l'angle de leur naissance à

deux mais tout à

plus anciennes de

études récentes n'ont

se

me

malentendu.

à

public lettré. Mais y
avait-il aussi d'autres té¬

de la rédaction des V idas.

Cette situation

réalité

Dans cette histoire, pas

amour

elles destinées ? Une fois

arracher les yeux

il connut la conversion de
la dame, il en eut une

vel

d'aimer

:

sa

Mais le deuxième

toire

(Biographies des

difficile à résoudre : à quel
public les vidas étaient-

religion.
biogra¬
phe ajouta ensuite un nou¬
indirecte à

e en

Tarn et Garonne par

vidas pour

présenter poètes et poèmes,
il reste à savoir pourquoi, à
un

Troubadours

une

référence

se

indique
sa

son

origine

quercy-

première bonne

il put entendre parler du
vicomte de Saint-Antonin.
Par les vidas

on

constate

que les troubadours
croisèrent souvent.

encore
se

retrouve

partie dans la présenta¬
qu'en fait Mar garita
Egan dans le livre 10/18 en
1985 : "L'hypothèse que

Cinquième observation
conclusion hérétique

les vidas

français

tion

ont

soulève aussi

été récitées
un

problème

Le

se

:

premier écrit

sur Raimon Jordan
conclut ainsi : "Oui, la

�Linha

Imaginòt

Troubadours
4e trimèstre de 1995

poésie de nos troubadours,
et je n'en excepte pas
Raymond Jour dain, est
plus une musique qui j'rap pe nos oreille, qu'une peu sée for te qui émeut nos
âmes. " (Louis Guirondet
en 1883). A partir
de ce

mépris,

on comprend que
les chercheurs aient tenu à
mettre

amor

en

lumière la fin'

des troubadours. Ce

faisant, s'accrochant peut-

niques de communication
et j'en passe. En réalité l'é¬
change qui devrait être au
coeur

de toutes les recher¬

ches

me

nal

il

:

paraît moins ba¬
s'agit de celui qui

transforme A et B
formant

en

trans¬

même temps

le
Les théories de la

en

message.
commuication

se

réfèrent

des êtres et des choses.

je n'en

enlève à Dieu des

qu'il donne

entière, avec les au¬
troubadours, parti ci -

con-

pouvoirs
Il
le

aux humains.
créateur ce que

pent à la naissance de cette

enlève

relation

Créateur lui aurait of fert,

artistique vivante.
on passe de

au

Non seulement

un

l'amour divin à l'amour

sus

d'une donna mais aussi de

quitte les nimbes

l'art divin à l'art vivant.

nir

J'ai tendance à penser que

l'entoure. Je

le moment leur apport
majeur à la civilisation
tient plus de cette rupture
artistique de la rupture sen-

étonné que ce
lienne qui ait

pour

trop à une vision statique
Peut-être que

toute

tres

statut

d'homme au-des¬

des autres. L 'artiste

sur

pour ve¬

terre vivre

troubadours

de

qui

ce

suis pas

ne

soit une ita¬
placé les
sur cette pla -

nète de la rencontre

avec

il

publico. En France, l'étude
des troubadours, soit les

fige les

uns

tres, soit
une
se

à côté des

au¬

les englobe dans

vision unitaire. L'Italie

place davantage dans le
dialogue où cha¬

monde du
cun

dre

sait à la fois
et se

se

défen¬

transformer à l'é¬

coute des autres.

Ce

sens

du

"compromis" suscite
parfois nos sarcasmes.
Pour terminer par une véri¬
té incontestable, je dirai
que les troubadours nous
obligent à quitter les li¬
mites tranquilles de SaintAntonin

ou

de la France

pour voyager sur

les routes

de l'invention culturelle

européenne et sur bien
d'autres ensuite.
être trop aux textes, ils en
ont oublié la musique qui

existe. La vénération de
l'amour courtois n'auraitelle pas fait oublier l'art
vivant des troubadours ?
Dans notre monde

leur aspect banal ?
Toujours est-il l'art me
paraît la relation humaine
la plus complète car la plus
mobile.

Quand le lecteur

n'est

plus le même après
avoir parcouru un livre,

"moderne" des savants ont

alors le livre rentre dans le

découvert que lorsque A et
B échange un message il y
a communication. Si je vais

monde de l'art et

au

restaurant, le serveur me

donne la carte,

je

passe
commande et merveille !,
nous

assistons à de la

com¬

munication. De là les tech-

timentale

nais que

ne sera

où

ce

pas

ce

livre

le même le jour

même lecteur le

reprenant, le

lira avec d'au¬

qu'il

siècle. La relation
reuse a

été

au coeur

y a

8

amou

elle

symboli¬
artistique
comprise sous l'angle
vivant. Qu'est ce qui tranforme plus des partenaires,
que l'amour ? Et qu'est ce
qui se transforme plus dans
l'échange amoureux, que
démarche
se

car

la relation

au coeur

avec

En instaurant

se

la société
31

( 1) Troubadour de Saint
Antonin Noble Val (fin du
12ème siècle)
Conférence

prononcée dans

le cadre du festiv al de Saint
une

dialectique entre l'artiste et
il publico, le troubadour

d'un vaste

J-PD

-

de leur

l'amour lui-même ?

Les troubadours

dialogue

l'amour restant

le même rêve

tres yeux.

situant

:

Antonin Les

berges en fête
(Juillet 1995)

�Linha

Imaginot

Troubadours

4e trimestre
...Cortetas...Cortetas...

du

^

Cinéma. Un

village du Lot

peut devenir une référence
matière de cinéma.

en

Gindou le prouve en orga-

Imagination

j
;
j

Pascal Caumont

phiques dont les dernières

thème le ciné- ]
Projections,
]
table ronde, concours scé|
nario et exposition sont
venus ponctuer une semai!
ne très riche. (J-M B)
avaient pour

africain.

ma

Rencontres cinéma de

Gindou 46250 Gindou T

65 22 89 99 Fax

:

65 22 88

:

89.

-

prêter aujourd'hui les trou¬

;
badours demande de l'ima¬
!
i gination. Comme dans un
I

tas de

I

Fanzines. «Le MilleFeuilles du Mille-Pattes

Ariège. 76
pages de petit format avec
tchatche
dans
sur

son

en

n°9

dossier

un

la censure et une mul-

Ì

titude d'autres

sujets
écrits, dessinés, photogra-

&gt;

14

Pattes

rue

du

Pujol

09200 Saint Girons
•Le Zine D Fans (ZDF) est

qui "font de la
zike, qui ont des potes qui
pour ceux

font" etc. Alex le

en

ger est
me

tombé

sous

des Fabulous

Trobadors
vu en

j
;

Ì

Félix

i
I
I

Strasbourg. Les jeunes
alsaciens se bougent et
créent leur structure plule Centre

Autonome Jeune
Molodoï. Des groupes ou
des associations peuvent y
trouver un local pour

des

activités occasionnelles

ou

régulières. La commune a
laissé l'entière responsabilité aux jeunes. (J-M B)
rue

T

:

88 22 10 07

-

l'imagination

garde l'état de notre société
et son manque de créativi¬
à inventer, ou
à ré-inventer sur d'autres
modes : la convivialité, la

I

la Roche 67000

sou

té ; tout reste

logt 37 64270

Molodoï 19

disparates,

Car

concert ("T venu

avec

ou

tion.

!

Salies du Béarn

rielle

tincts

bloqué, paralysé, si l'on ne
| met pas en soi-même un
mouvement vers l'imagina¬
I

la zike mais tu ressortiras la tête pleine
d'idées"). (J-M B)
Pécaut

ces

J

pour

rue

de

i

du Ban de

sein de la société humai¬

valles musicaux.
Nous

C'est

depuis 1991

troubadours.
Bénédicte Primault s'était
vivement

aux

procurée

une

vièle à

archet pour mener à terme
!
T une maîtrise sur les instru¬

récitation pour apprendre à
former les sons, les mots,

vivre le sens davanta¬
dans les sons que à tra¬

pour
ge

vers

-

communication

d'aujourd'hui où
qu'au
indépendamment des

courante

l'on
sens

le

avons eu

les sons, contraire

ment à la

s'intéresse

ne

sons

souci de connaître les

sur un

-

Troubadours, leur vie, leurs
moeurs

leur contexte

et

social,

car il apparaissait
leur poésie était plus
de la virtuosité, c'était

que

que
du réel, du vécu,

c'était

un

qu'il s'agissait de
comprendre. C'est en fai sant appel à plusieurs
domaines que de ce puzzle
éclaté apparut peu à peu
une image globale, vivante.
sens

Nous
alors

nous som¬

penchés sur
du Moyen Age

occitan et occidental,

sur

l'évolution de l'Occitanie,
sur

la

langue occitane

mo¬

derne et médiévale, sur

l'impact des Troubadours
sur les poètes de langue
latine

ne.

alors

Strasbourg J

personnelle sur
l'expressivité des mélodies,
sur le "langage" des inter¬

l'histoire

| que nous nous intéressons

!

recherche

l'argent, le rôle de l'art,...
qu'il soit ainsi rendu hom¬

au

découvrais

dours dans le cadre d'une

mes

fondateurs de la
Linha Imaginot de militer
1
Ì pour promouvoir un rôle
nouveau de l'imagination
[
J
]

quant à moi je

les mélodies des T rouba-

confiance, le rôle vrai de

mage aux

i

bassin méditerranéen et

éléments dis¬

sance

semble être un facteur d'a¬
le char- | venir, pour peu que l'on re¬
mana-

après les avoir

Zine D Fans 7

un

vent l'on se retrouve

phiés, photocopiés...
Le Mille-Feuilles du Mille-

domaines, la science

offre dans

premier
j
temps une foule de don nées sur le sujet ; mais
J
! après avoir pris connais nous

à archet autour du

ments

l'art de la

sur

-

Chercher à inter

la musi¬

juive sepharade (ibé¬
rique).
Mais quand on a la
tête bien pleine de ce vaste
horizon, il faut "oublier"
cela et passer à une autre
phase, celle de l'expérien¬
ce, et pour cela nous nous
sommes appuyés :

)

cinématogra¬

rencontres

sur

que

depuis 1985 des

nisant

Moyen Age et la facture

instrumentale,

I

(entre autres Dante et

le Dolce Stiil Nuovo, les

Catalans, les Gallego-

Portugais)

pour observer
l'évolution du Trobar, puis
sur

les

poètes arabes dont

les Occitans avaient subi

l'influence,
32

sur

la musique

travail

mu¬

sical cherchant à

pénétrer
l'expressivité des mélodies,
le langage de la mélodie
indépendamment des mots
sur une impré
gnation de la sensibilité par
les images du texte poé tique, comme une sorte de
vision cinématographique"
-

de la

canso
-

sur

la

compré

-

hension du "mini-drame"

his¬

de

chaque canso, son
toire bien à elle
Ceci permet

d'en¬
poussière des vieil¬
pierres et de ne pas en

lever la
les

rester, selon le mot de

De¬

bussy, à la "science du cas¬
tor" ; nous avions envie de
ne pas "remuer cette vieille

poussière sonore",
le faisaient

comme

pourtant des

musiciens

Anglais, Hon¬
grois, Espagnols, qui pou¬
vaient en ef frayer plus
d'un. Mais l'écoute de

tains artistes

comme

cer¬

Rosi-

�Linha

Imaginòt

Troubadours
4e trimèstre de 1995

A ...Cortetas...Cortetas...

Gérard

na ou

Zuchetto

nous

poursuivant ce
travail d'imagi¬

Slovaquie. La pluridisciplinarité artistique est tra¬
vaillée par des slovaques
ans le cadre du projet
Pesko qui veut refléter une
certaine philosophie dans
la musique, le théâtre, le
film et la peinture, pour
"créer des valeurs posi¬

nation. dans le

tives, et combattre les

rassurait quant
aux

possibilités

de cette musi¬
que.
En

nomènes sociaux

ici d'élabo¬

sens

Les initiateurs de Pesko

connais¬

rer une

veulent

images

sance en

phé¬
négatifs".

limites

"dépasser les
classiques établies

du monde des

dans les relations entre

troubadours,

l'auteur,

nous en sommes

arrivés à parta

avec

tions vivantes." Pesko

donc du théâtre à la
musique (avec improvisa¬
tions) pendant que cer¬
tains artistes peignent ou
qu'un film est projeté.
Imagination toujours. (J-M
passe

musicaux

nos

amis

proches. Grâce à
ces

et le

contenu à l'aide de créa¬

-

ger ces mo¬
ments

son oeuvre

spectateur, et donner un

auditions

amicales, et plus

B)

tard

Peter Radkof, Modvábna 2

grâce aux
premiers con¬

Secovce 07801

-

Slovaquie

certs, nous pou¬

vions

Mérignac. L'association
Transrock gère le centre

nous ren¬

dre compte que
notre démarche

Krakatoa avec notamment

éga¬
Pépinière qui
permet à des groupes de
trouver un appui logistique
appréciable lorsqu'on

une

particulière,
subjective,
devait aussi être

objective

car
elle amenait les

démarre. Double
Embrouille Sound

auditeurs à vivre

véritables artistes occitans,

des

images, des ambiances
qui paraisaient fidèles à
l'époque. Se révélait enfin
pour nous que même après
8 siècles, cette musique,
cette poésie, cette éthique
contenaient

magie,

un

un

souffle,

une

quelque chose à

dire, modernes.
Nous l'avions ima¬

giné, rêvé, et cela commen¬
çait à se réaliser. Les Trou¬
badours ne sont pas là en
chair et

en os.

mais leur

musique, leurs mots peu
vent être

salie de concert et

lement la

là. Ils sont de

-

que

l'histoire

oubliés,
une

ou

vision

troubadour

a

elle

injustement
en a

donné

romantique (le
sous

chantant des

le balcon

poèmes à

l'eau de rose...).
Et il

apparaît
désormais que toutes les
personnes des milieux cul¬
turels

en

les
Troubadours sont à l'image
de l'Occitanie : plurielle,
partout et

toujours

comme
-

car

a

System
profiter.
publie égale¬

ainsi pu en

L'association
ment un

bimestriel

Transrock

avec

actualité

des groupes

tolérante, anti-centraliste,

et de la pro¬
grammation de Krakatoa.

pleine d'âme, d'amour
loyal.

Transrock 3

nous

(J-M B)
av.

P.C.

Victor

Hugo 33700 Mérignac T
56 24 34 29
Fax

:

-

:
56 96 80 86

56 99 18 05.

Octobre 1995

Occitanie peuvent

l'imagination les
impulsions modernes des
Troubadours (et déjà cer tains ne s'en privent pas)
qui peuvent être de véri tables impulsions sociales saisir par

ici et maintenant

Insertion. Elle

(contact Fin'Amor : Pascal
Caumont et Bénédicte
Primault 8 rue Mondran
31400 Toulouse T : 61 53 11

58)

33

une

société

animée de
tifs. Elle

en

se

fait dans

mouvement

projets collec¬

ne se

fait pas

quand il y a immobilisme
et séparation. (J-M B)

�Imaginòt

Linha

Commentaire

Commentaire

Le Pen veut

:

Voilà

supprimer

souvent

questions
les au¬

sous-estimées par

partis et bien des intellectuels,
puisqu' il est en prise avec le terrain
et qu" il est aujourd' hui un des par¬
tis les plus populaires. Et il se pose
des questions sur la culture en pre¬
Pen
Le
déclare qu'il
nant le contre-pied des élites.
supprimerait le ministère de
On sait comment il règle
la Culture s'il était élu à
l'Elysée, estimant que l'Etat
de façon simpliste et quasi-épidern'a pas de « rôle à jouer »
mique la question de l'immigration.
dans ce domaine, dans un
Four le domaine culturel en géné entretien au quotidien
la Croix » daté
ral, sa réaction épidermique serait
d'aujourd'hui. Quand on lui
plutôt vis à vis des bien pensants.
parle culture, le chef du FN
C'est l'aspect populaire de la cultu¬
sort son revolver...
Reconnaissant avoir, à
re
qui l'intéresse. D'un côté Le Pen
l'égard des formes modernes, voit bien ce qu'il y a de populaire
une réaction
«

le moins
de quoi

pour

«

de

prudence »
s'agit-il sans
euphémisme?

-

-,

il dit ne pas

aimer beaucoup « les peintres
à la mode » et trouve « qu'on

joue beaucoup Brecht dans
les théâtres subventionnés
Et donc trop. Voilà qui sent
son

».

autodafé. Se défendant de

faire « du racisme culturel »,
le président du FN estime que
« c'est à
chaque Etat d'être

protecteur de ses propres
valeurs

». Cependant, le
président du FN « n'est pas
choqué par Disneyland, parce
que Disney est français
d'origine » ! Il juge par ailleurs
le cinéma américain &lt;&lt; plus
sain » que le cinéma français,
et affirme regarder
beaucoup de feuilletons
américains », « plutôt

dans le made in USA. D'un autre
côté il souhaite le

rafraîchissants

»,

toujours
».

Que

et où

«

il y a

incarner l'identité d'un pays.

milliardaire

prenne son pied en regardant
« Dallas » est finalement dans
la logique. Patrick Apel-Muller

L'HUMANITE,
JEUDI 20 AVRIL 1995

les
Et le

FN est le

parti qui utilise par exem¬
ple le plus la croix occitane et les
groupes folckloriques
manifestations.

dans ses

quête maladroite
c'est bien sur ces ter rains-là que sont les enjeux de la
société française d'aujourd'hui. On
sent d'ailleurs Patrick Apel-Muller
géné de pousser plus avant le com¬
mentaire. Il préfère se réfugier dans
Cette

montre

que

des sous-entendus d'anti-américa¬

nisme

primaire et

chute sur la
laquelle il a

une

question argent avec
quelques certitudes.

Si Le Pen et le Front Na¬

une

ce

sur

"valeurs traditionnelles" sensées

«

presque
moralité

repli

tional mettent le

doigt

des ques¬

sur

tions intéressantes, ils en restent

figées qui,
lorsqu'elles sont ressassées et sclé¬
rosées, sont la porte ouverte à tous
les extrêmes. Il est donc urgent

d'apporter les contradictions néces¬
sur ces

thèmes-là. La Linha

synonyme

Peire JANTON (président I.E.O.-63)

•

mandar aqui
lo Front National
presentara au Conselh régional dau Puei
Domat pendent la sesilho que ven tocant
Amies, ai lo plaser de vos
dedins

peut en avoir avec les

listes

nationa

vòt que

en

Oc

en

Auvemha. Acò

avian balhat lo modèl

:

solament 6

nir" de "conserver". Termes
exécrables

an

respondu, venènt de pichotas comunas de
255 a 894 estatjants. Avem ren reçauput dei
deputats. Es de sotalinhar que lo Front dau
Puei Domat es lo grope solet qu'ague
esprimit son sosten tan bravament. (lo

desquels le

Suite à cette conni
vence,

senté

-

Pierre Janton s'est pré¬
élections rnunici

aux

-

en bonne position sur
liste du Front National.

pales
une

1ère

les adhérents de

erreur :

départementale de

la section

l'Institut d'Etudes Occitanes
lui ont demandé de démission¬
ner

présidence. Il a

de la

démissionné de l'IEO. 2ème

commise lors de l'as¬

erreur,

semblée

10.04.95)

au nom

pire peut arriver.

es

pas noveù, que lo front a mantengut de
lònga leis identitats regionalas. Avem
mandat mai que 500 lettras ei conses et
deputats dau Puei de Doma per ié
demandar de sostenir noste peticion en
favor de la lenga per de resolucions qu'i

générale nationale de

Conseil Régional l'IEO les 11 et 12 Novembre :
d'Auvergne : Les identités régionales reposent étouffer F affaire. Parions que
pour une part, dans un certain nombre de
Pierre Janton ne sera pas le
•

Vœu de groupe

FN

contrées
et

françaises, sur
la conservation des

au

le maintien, la pratique
langues régionales. Ce

amené le service

dernier dans

une

telle situa

-

tion, tant qu'on n'aura pas

public de télévision
prévoir, dans le cahier des charges de France perçu clairement où sont les
3, la production et la diffusion d'émissions en adversaires et les responsabili¬
langues régionales. Celles-ci sont effectives tés. C'est être raciste que de
dans bon nombre de régions françaises : en
mettre sur la touche quelqu' un
Provence, en Bretagne, en pays Basque, en
constat a

à

Alsace,

qui aurait tort de "travailler

En

avec

en Flandre, en Corse, voire en Picardie.
Auvergne, selon les associations compé¬
tentes, il existe une demande de ce type. Mais
la direction lyonnaise de FR3-Auvergne
refuserait jusqu'ici obstinément d'envisager

des émissions TV

discussion
ces

en

dialecte auvergnat et se

du prétexte que le

couvre

en

la matière

est

des racistes", comme

c'est être raciste que

de boy

-

Toulon, Orange et

cotter

Marignanne. C'est faire le jeu
du Front National

que de ne
préalable à toute
le préfinancement pas intégrer les différences,

émissions. Le CR s'élève

contre cette

attitude

d'obstruction, considère que FR3Auvergne doit se conformer au cahier des
charges national de FR3 et assurer l'intégralité
du service public auquel il est tenu ; en
conséquence, il l'invite instamment à ouvrir
une- négociation avec les représentants des
associations culturelles intéressées.

Suplement al ii° 69 d'Occitans !
setembre-octòbre de 1995

toutes les différences.

Pluralité, solidarité, mouve

-

pluridisciplinarité, mul
ticulturalité, imagination,
recherche, respect d'autrui,
dialogue, débat : voilà les
ment,

ennemis du racisme. Sur

ces

bases-là, Pierre Janton est le
bienvenu

sur

la Linha

Imaginòt et à l'IEO Musica.
Sur ces bases-là, Jean-Marie
Le Pen est le bienvenu sur la

Linha

Imaginòt et à l'IEO

Musica,

comme

tout le

monde.

-

Avant

occitans). Ce n'est pas la

qu'il

ne

soit

trop tard.

moindre des difficultés.

Jean-Marc Buge - Sept.

un

leis émissions

Imaginòt le fait. Elle est sur le
même terrain, avec des réponses
autres. Mais on ne peut s'empêcher
de constater que l'on peut avoir des
ennemis communs qui sont sur
d'autres terrains (vagues ceux-là),
et des critiques similaires par rap port au système français (comme
on

figé, pour qui identité est
de spécificité, de
patrimoine, de territoire, et
dont l'objectif est de "mainte¬
me

de

bien sûr à des situations

saires

des consé¬

revendications d'un occitanis-

tres

le ministère
de la Culture

une

logiques de la strate gie du Front National. II peut
très facilement récupérer les
quences

Le Front National est un

révélateur. Il aborde des

:

Jean-Marc

1995
34

Buge 14/11/95

�Linha

Imaginòt

4e trimèstre de 1995

Si

Larue
du Dragon

les chanteurs que

sommes

nous

peuvent apporter un peu

de joie... Nous ne jouons plus le
rôle de ménestrels, le JT s'en

Vivre, c'est un combat contre
l'injustice et l'ignorance. Il faut
de la dignité pour jouir de la vie,
«

retrouver

le bonheur d'exister.

nous

Voilà où

contenter du constat. En

nous pouvons allumer
quelques clignotants... J'avoue
que l'intolérance, la peur de la

règne. On s'agite

cence

dans tous les coins pour
mettre la dernière touche aux
ultimes préparatifs. Samedi, c'est
la fête, et quelle fête! Sous la
houlette de Maître Jacques Hige-

différence m'effraient. Les faits
divers monstrueux tels celui de la
dernière manif de Le Pen sont
graves... »

Et Higelin,

en

écho

en

sont

réduits les "artistes". Les

revanche,

RUE du Dragon, l'ef erves¬

:

»

ZOE LIN

charge. Nous ne pouvons plus

à son Zénith

Commentaire

24 heures pour les Droits, samedi
20 mai, de 16 heures à l'aube.
Entrée : 150 francs. Renseigne¬
ments :

pauvres.

Signé un chanteur folcklorique.

45.49.98.41.
L'Humanité

:

lin, beaucoup d'artistes ont ré¬
pondu à l'invitation lancée pour
aux

soirée-marathon consacrée
habitants de la rue de Dra¬

gon

et tous ceux connaissant les

une

mêmes difficultés.

C'est

ainsi

Jean-Louis
Aubert, Paul Personne, Human
Spirit, la Marousse, Yvette Horner, Josiané Balasko, Bertignac,
Cheb Mami, Idir et des dizaines
d'autres seront de la partie. On
dansera : pour le droit au loge¬
ment, le droit à la dignité, le
droit

aux

débats. Le droit d'exis¬

simplement. Parce
qu'un jour de décembre, l'asso¬
ciation Droit au logement a
ter,

tout

investi

avec

des dizaines de

sans-

logis et mal-logés 10.000 m2 de
locaux et logements vides au
cœur de la capitale. Très vite, les
Parisiens affluent nombreux,
un élan de solidarité. Les
familles s'installent, les artistes se

dans

le rire des enfants résonne
dans les escaliers du grand im¬

casent,

meuble. Première victoire pour
ces femmes et ces hommes-privés
des droits les plus élémentaires,
victoire qu'ils ont décidé de fêter,
sans lésiner sur les efforts pour

méga-teuf » avec tous leurs
amis. Albert Jacquard improvise¬
ra un rap avec les Moskokids,
venus du 18", tandis que Léon
Scharwartzenberg dansera au
côté du chorégraphe JeanFrançois Duroure. Des troupes
une «

de théâtre de

rue

s'installeront

le

parvis, les musiciens im¬
proviseront des bœufs inatten¬
sur

dus-

Dominique Dalcan sera de la
partie. Ce chanteur n'a pas hésité
une

seconde

promener

:

«

Il suffît de

se

dans Paris, de prendre

le métro, la misère des gens saute

On sort d'une campa¬
gne électorale avec beaucoup de
promesses... Ce qui est sûr, c'est
qu'il y a urgence, on ne peut plus
aux

Philosophie

que

yeux.

laisser les choses

en

l'état.

Redonner la

parole

Depuis lesle mardis
23 marssoirdernier,
café
tous

au

Le Florida à Toulouse, on se

donne

comme

devise

:

«

S'ex¬

primer, être écouté, écouter ».
Là réside l'esprit du café de phi¬
losophie animé par Eric Coulbu : plus que d'aboutir à une
conclusion qui se voudrait ex¬
haustive

on

s'écoute suivant

un

idéal

démocratique, on donne la
parole au citoyen. Et le café est
un lieu idéal pour prendre la pa¬
role

: «

le café
me

On cherche à créer dans
un

lieu

il l'était

res »,

au

dynamique

com¬

temps des lumiè¬

explique Eric Coulou.

Mardi soir, au Florida, sur
fond de bruit de machine à café,
on a revécu les années Sartre. Le

principe c'est que l'audience
propose des sujets. L'animateur
en retient un. « Il faut que je sen¬
te une problématique à la limite
de la polémique », explique-t-il.
Lesujet retenu, mardi soir, fut
celui d'un lecteur de Milan Kun¬
dera : « Etre moderne, c'est être
l'allié de nos propres fos¬
soyeurs ». On a débattu pendant
deux heures sur les termes de

modernité, de modernisme, de
matérialisme, de progrès scienti¬

fique, de spiritualisme et de fos¬
soyeurs. Gilles, un des membres
du public, n' a pas eu peur de sou¬
ligner la complexité du sujet :
La

8

au

citoyen

Après une heure de dis¬
cussions, je n'ai toujours pas
«

», affirme-t-il
d'un ton naturel. Certains trou¬
vaient la formulation du sujet ab¬

compris le sujet
surde, d'autres

creuse.

La plu¬

part n'y voyait qu'une boutade.
Pourtant, tous, de l'étudiante en

philo à l'avocat, en passant par le
directeur marketing, em¬
ployaient leur énergie à la dé¬
broussailler. Des pensées se sont
mises

forme, Gilles

en

a

enfin

compris le sujet.
« C'est mieux
que la télé.
Quel que soit le thème on est sur¬
pris. C'est intéressant. Les gens
s'écoutent. On apprend à laisser
parler l'autre. Cela fait avan¬
cer », remarque J.-Marc, un ha¬

bitué des mardis soir.
A 22 h 30,

Eric Coulou

a

clô¬

turé le débat. Dans la salle

on

continuait à discuter, à échanger
des idées. Si le café de philo¬

sophie est au départ un lieu de ré¬
flexion, il est devenu aussi un
lieu convivial où l'on aime se re¬
trouver.

Agnès TREMOULET.
Le café de philosophie animée par Eric
Coulou a lieu tous les mardis, de

20 h 30 à 22 h 30, au Florida et sera

lancé très

prochainement dans les

villes de Rodez, Albi,
Montauban. Les jeudis de
17 heures,
rencontres
au

Florida.

Dépêche du Midi
Septembre 1995

Cahors et
14 heures à

E. Coulou propose des

philosophiques informelles

�Linha

Imaginòt
Lecturas

4e trimèstre de 1995

A Mantes-la-Jolie,
ne

les citoyens

comptent pas pour du beurre

■ Les habitants de la
H Femmes,

plus grande ZUP de France élisaient leurs représentants au conseil

Africains, jeunes, musulmans : neuf listes se disputent

de quartier
les suffrages de trois mille inscrits.
films

qui ne sont pas bons pour
explique ce père de famille
marocain au chômage depui s cinq
ans. qui préfère garder l'anony¬

Une foisbien
n 'estfrançaises
pas coutume,
des
auront

eux,

urnes

vu se

succéder boubous africai ns,

casquettes de rappeurs, voiles mu¬
sulmans et tee-shirts Marcel. Les

mat.

Il faudrait des

cours

de fran¬

çais, d'arabe, du soutien scolaire et
de la formation, c'est tout. J'espè¬
re que d'autres
listes emporteront,

habitants du quartier des Peintres
et des Médecins de ta cité du ValFourré à Mantes-la-Jolie (Yve-

cette fois-ci. »
L'idée d'une participation des
femmes ne faisait pas non plus
l'unanimité. Et ce journaliste algé¬

le

iines) étaient appelés à renouveler

représentants de leur conseil
de quartier.
Quelle que soit leur nationalité,
pourvu qu'ils soient âgés de plus
les

morceau

rien, réfugié politique en France

depuis un an, s'inquiétait de consta¬
ter que certains candidats plaidaient
farouchement pour que les femmes
restent au foyer «alors qu'on s'est

de 16 ans et habitent une de ces nies
de la plus grande ZUP de France 1
au nom de peintres bien européens g

(Fragqnard, Cézanne, Matisse, Quelle que soit leur nationalité, les habitants du Vai-Fourré
tellement battu contre cela en Al¬
Gauguin, Braque), les résidents pouvaient voter. Une initiative unique en France.
gérie. Le grabuge, demain, il ne
pouvaient voter pour l'une des neuf
proviei tara plus desjeunes, mais des intégristes »,
listes (lire ci-dessous) postulant à cette institu¬
pas exempt de dangers. Ce conseil a permis la
estime Boualem. Rapidement, le débat sur l'or¬
création de deux maisons des citoyens, d'une
tion. unique en France, qui s'occupe d'insertion
centaine d'emplois, le développement du sou¬
ganisation des élections s'envenimait. «Vous
sociale. Le premier vote, en octobre 1993,avait
trouvez ça normal, vous, que ce soit les candi¬
tien scolaire. 1 'aide aux chômeurs, avec un bud¬
bénéficie d'une participation de 25 %, et consa¬
dats qui tiennent lieu d'assesseurs ? » commen¬
cré la victoire de Farid Bouali, socialiste âgé de
get de 800 000 F (quand il nous faudrait
tait un observateur. Pas facile non plus, compte
32 ans, militant associatif déçu des mouve¬
1,3 million, souligne Farid Bouali). Mais son au¬
tenu des nombreuses femmes ne sachani pas li¬
dience ne plaît pas à tout le monde. Et même si
ments beurs des années 80, et bien décidé à
re le français, de s'assurer que les personnes
le Front national et les islamistes étaient inter¬
donner la priorité aux actions d'emploi et de
dits de candidature, souvent leurs idées n'étaient
formation plutôt qu'aux méga-concerts et autres
chargées de les aider à se repérer parmi les bul¬
letins étaient bien indépendantes des candidats.
manifestations « qui ne permettent pas de s'at¬
pas loin.
«
Depuis qu'ils ont ouvert la maison des ci¬ De véritables tensions de bureau de vote en tout
taquer aux vrais problèmes du chômage».
cas, qui prouvaient que l'enjeu était loin d'être
Deux ans plus tard, le nombre de listes a dou¬
toyens, les jeunes ici viennent fumer des ciga¬
mineur, et assurait de la crédibilité pris par le
blé. et toute la matinée les urnes ne désemplisrettes, ils font des fêtes jusqu'à minuit, ils
conseil de quartier.
□
regardent
à
la
télé
ou
au
magnétoscope
des
saientpas. Preuve d'un certain succès, qui n'est
I

...

Cortetas.. .Cortetas...

n

f

o

M

a

t

i

n

1507 64015 Pau Cedex-

6

Reçu pub de la boîte De
gra¬
phique). Ils ont fait l'affiche

Art. Une

des

boutique d'une épicerie de
village, c'est à Madiran
dans les hautes-Pyrénées.

journées Tôt en òc de
(septembre 95) :
superbe : genre Pierre
François mâtiné Joap
Ramond pour vous donner
Lexar

une

idée.

(C.S.)

Vous pouvez
au

les contacter

59 84 53 72 (Fax 59 30

16 37) Alain Besème BP

galerie d'art asso¬
expé¬

ciative, alternative et

rimentale dans l'arrière-

Césario Rachador

a

1995

Janvier,

exposition collecti¬
appel
aux artistes volontaires. (JM B)
Utopias y copias gallery.
ve

Visu (communication

mars

Kado-art oii il fait

rue

du

commerce

65700 Madiran T

F
:

62 31

93 28 et 62 31 91 78.

s'interdit
aucune

aucun

ne

sujet et

solidarité

:

aména¬

langue bretonne, sida,
Kurdistan, Ecosse, label
rock, ambassade culturelle

instal¬

galerie "Utopias y
copias" et n'hésite pas à
solliciter l'imagination. Des
expositions tous les mois.
Du 16 Décembre au 14

diants bretons ont créé

sa

("Avenir"). Dazont

gement du territoire,

-

Bretagne. Pour "remettre

lé

1989 l'Union des
Etudiants Bretons Dazont

la démocratie à l'endroit"
et

du

palier à la politisation
syndicalisme, des étu¬
en

en pays baltes... (J-M
Dazont. Union des

Etudiants de
rue

B)

Bretagne 8

Hoche 35000 Rennes T

et Fax

:

99 79 21 82.

�Linha

Imaginòt

Lecturas
4e trimèstre de 1995

Avignon :cet été
Toujours aussi peu de culture occitane. C'est donc
toujours un festival à la manière du festival de Cannes on
vient d'ailleurs pour voir ce qu'on a fait venir d'ailleurs et
puis on s'en va. C'est une location de ville. S'ils faisaient
deux ou trois pièces en Occitan est-ce qu'il y aurait du
monde ? Moi je crois que pas parce que le contexte n'y est

Théorie du chaos
monde

:

si

vous

désirez changer le

changez votre listing et adressez vos envois, vos lettres
non plus aux Maires et aux Préfets mais à l'ensemble de la
coorporation de la boucherie française.
Résultat inattendu garanti.

pas.
Le front national à Toulon et ailleurs
La gauche et la droite ont perdu parce qu'ils

électeurs de Toulon croire que seul le Front
s'intéressait au problème de leur identité.

ont laissé les
National

Trait d'union no2 éditorial
"SOS langues
menacées "
110rue allée dolce farniente oc o6110 Le Cannet
Je suis pour mais ils ont l'air de s'intéresser plus à ce qui
se
passe en Slovénie qu'en Occitanie pourquoi ? et pourquoi

Les intellos
En leur envoyant ma

nn
• \
lettre (°
j'adore crisper, agacer et parfois déprimeras vieux
intellos humanistes de gauche ceux qui se baladai»to*4

pas?

"vé qui y'a "du groupe Marsilla,
Bon petit journal qui apporte
beaucoup d'informations
et défend la langue occitane qui se réveille et
pas celle
des pépés de l'IEO qui s'endorment.
6 rue Boués 13003 Marseille.

dans les cafés avec la vérité infuse et
humaniste sous le bras.
inn&lt;mic^
.Ils étaient nés avec droit de juger l'autre.

l^fausse tolérance

\

Les
Parce
me

Intellos

qu'ils ne parlent pas de moi ils croient que je vais

taire, les cons

Au contraire

e*.

dJJt a

je vais leur écrire à tous,
à Mao aussi, même s'il est mort,

^a\dàayu&lt;)

J'aime pas
Ce n'est pas

départ.

à Sollers, même s'il est nu dans sa salle de bain.

L'ennemi est d'avance con.
Quant à moi quel que soit mon ennemi je commence par
me dire
.
r
^
et s'il avait raison ?

Intellos

(contradictions)
Pourquoi certains intellectuels français voient très bien la
perte que signifie pour l'humanité la destruction des
Basques, les Bretons etc. ?
Pourquoi traitent-ils le désir des Occitans d'être

Jà2

3°

cultures Tibétaine ou Québécoise et refusent de voir la
même chose en ce qui concerne les Occitans, les

La
une

2L

Rencontre des Indiens du Québec est
honte. C'est du paternalisme exotique avec

revue

bonbons,

sucres

eux

mêmes d'archaïsme et celui des Québécois?
N'y-a-t-il pas là un racisme ?

d'orge et fausses promesses.

Les équinoxes histoires d'Occitanie
Frank Tenaille/Pascale Neyron à Montpellier
La réussite et le succès de ce festival est la preuve qu'un

Le travail de Sicre concerne la défense de la vie dans
quartier. Ca devrait intéresser les urbanistes de Givors

grand festival de musique occitane bien orchestré,

un

traditionnel et moderne bien mélangés pourrait attirer 100
à 200.000 personnes comme le festival des Celtes à
Lorient. Il suffit pour ça que toutes les petites revues
occitanes et toutes les associations se mettent d'accord.

(les repas de quartiers). Ceci étant je -ne trouve pas ça
tellement positif. A Toulouse ça ne peut donner que des
repas communautaires dans différents quartier. Repas
"branché" dans la zone piétonne, repas Arabe dans la
zone Toulouse Nord, etc. Donc
je ne vois pas en quoi ça
va donner un nouveau souffle à l'occitanie mais
plutôt à la
diluer.
Ceci étant mieux vivre dans un quartier c'est toujours

Bravo Equinoxes.
Jack Lang
J'adore le titre de son groupe "inventons donc demain"
Inventons donc l'avenir.
Ceci dit c'est difficile de changer et cela m'étonnerait
que
le demain de Jack Lang ne ressemble pas celui d'hier.

positif.
Donc je suis pour.

SI

Charlie hebdo
de l'argumentation c'est de l'invective dés le

ira*

Wúí

4dut £ctrJlASl_
Lettre de Ben n°7

-

37

UM*

.

Octobre 1995
"►

*

�Imaginòt

Linha

4e trimèstre de

XII Le Monde •

1995

Samed; 19 février 1994 .

temps libre

RENCONTRE

Le promeneur
en est, de Rimbaud au
parallèle américain, de la Sémiologie du
parapluie à la Colonisation douce, Dominique
Noguez, en outre, pérégrine constamment à
travers l'Hexagone, en train ou en vélo de
préférence. Avant de partir pour le Japon, où il va
écrire un roman, il nous parle de ses Derniers
Voyages en France et de ses humeurs durant ce
périple.
Auteur

des deux France

contrasté s'il

-

cinéma

Commentaire

-

Sémiologie du parapluie, pour¬
quoi est-ce que vous n'adoptez pas
ta même attitude humoristique, par
exemple, à l'égard du jeans quasiuniversel ? A

:

Encore deux
au

Vous qui avez écrit, non sans
ironie à l'égard des linguistes, la

qui n'ont rien compris

jeans, donc à la France,
au Monde î (C.S.)

donc à l'Amcriquc,

ce

propos,

comment

expliquez-vous qu'une société,
comme la nôtre qui a rejeté, depuis
1945, tout ce qui pouvait rappeler
un uniforme, de l'écolière au fac¬
teur, accepte maintenant l'uni¬
forme mondial du jeans ?

donc

noms du rock.
Des interviews réalisées

40

par

De

grands

On

s'aperçoit rapi¬

que
a,
connaître les

nient

d'être né

même. Le passage en revue

à Saint

Tropez
Claude Sicre

sem¬

ble très fier d'avoir
avec

chez

signé
son "copain" Bigot,
Mercury, pour le der¬

nier album des Fabulous
Trobadors. Le dit Yves Bi¬

got vient de
Au

nom

du

sortir
r

un livre
ock (chez

Stock) où il publie les in¬
terviews et

présentations de

que populaire du XXe siè¬
cle et qu'ils méritent des
volumes entiers ; une ap¬

proche assez anecdotique
(le chapitre sur Pink Floyd
essentiellement consacré
aux

querelles et à la sépara¬

approchant

comme ne peut
des

commun

(le lecteur du livre
sûr), les côtoyant, les
interviewant, au gré des
rencontres dans les loges et

mortels
bien

plus presti gieux, entre deux avions.
les hôtels les

Nulle recherche de

Mitterand dans

pe - mais il fallait bien par¬
ler d'eux) ne permet pas de

ce

ce

rapide tour d'ho¬

com

-

préhension du comment et
du pourquoi les stars sont
devenues ce qu'elles sont.
Elles le sont et Bigot les
connaît, lui qui est né qua¬
siment chez elles (à Saint
Tropez). Voilà bien le prin¬
cipal. Comment expliquer
la présence de François

tion des membres du grou¬

relever

ce

n'est pour que
nous fasse part
de
dre de

l'impression d'un peuple de

sportifs ! Quel dommage que nos
résultats aux Jeux olympiques ne
corroborent pas toujours cette
impression !

impressions et
Bigot les

apprend à connaître (mieux
vaut les connaître déjà pour
lire le livre) que Bigot luiguère les groupes
en valeur : des pointures
comme Bob Dylan, Paul
Mac Cartney ou Paul Si¬
mon en rang d'oignon alors
qu'ils ont marqué la musi¬

presque

c'est bien de

le faire le

met

c'est blouson, jeans et baskets
quasi obligatoires. On aurait
nant,

En fait la chance

les sensations de

ne

de l'uniplus en
plus accentuée des Français, même
et surtout dans les très petites villes
de province. Pour les hommes, par
exemple, presque à tout âge mainte¬

contact de cette

dement que ce sont moins
les stars du rock que l'on

l'inconvé¬

me

été frappé, effectivement,
fonnité vestimentaire de

rizon.

l'on

Bigot.

Certes, chacun s'habille
il veut et, pour ma part, je
suis contenté de constater : j'ai

comme

ses

défilé, si

l'auteur
la moin¬
impressions au

"star"

(jusqu'au souvenir d'un
accroc dans le pull-over du
premier secrétaire du Parti
Socialiste

en

1978 !).

Bigot prend soin

signaler qu'il a sélec tionné les interviews les
de

plus significatives, en éli minant ce qui était incon sistant. Heureusement.

On comprend
pourquoi Yves Bigot
n'est pas abonné à la Linha
Imaginòt, pourquoi Claude
Sicre n'a jamais osé lui en
parler, et pourquoi le même
Sicre n'a pas avancé une
opinion sur ce livre.
mieux

Bon,

on

avait envi¬

sagé de demander une pu¬
blicité à Mercury pour la
Linha, mais là il est bien

possible qu'on soit grillé.
Jean-Marc Buge

�Linha

Imaginòt

4e trimèstre de 1995

saber, aquesta acti

sens o

tud

Vu

Nostalgie

poëtica fondamenta

la."), et de
demander

-

A

quelle poésie,

sants, comme

le fait Jean-

Paul

Le
mins

clip des RagaIntelligent,

M6.

sur

documentaire (ils ont re¬
monté et mis dans le beat
des archives

sur

la Breta¬

des années 40/50) et
par moment hilarant. Le
meilleur clip que j'ai ja¬
gne

Après plusieurs
années de silence, le "chan¬
occitan des années 70"

teur

Eric

Fraj s'exprime dans

Lo Leberaube n°21

sur sa

nisme. Il
ce

qui à

aussi mais

mai

-

celui des Fabu-

lous est bien mais

mauvais

juge

Karine et

mes

-

je suis
Ange B,

filles l'ont

l'ont trouvé super
aussi. C'est bien quand
vu

et

intelligence, culture, hu¬
mour

et

beat sç marient

harmonieusement. V

ous

voyez que c'est possible,
finalement. Mais je sais pas

s'il passe beaucoup. V u
aussi le clip de Massilia

Parpanhas drôle
en jouant la
carte du rigolo c'était dur
dans leur sujet (ça pouvait
tomber dans la moquerie)

intérêt

te idée

de montrer l'univer¬

salité du travail de la terre

sucursalista (i a

de nuanças, pr'aquò), e que
tròbi pas esteticament in-

teressanta."
Eric
donc à
coeur

ce

Fraj

arrive
qui est pour lui le
en

de l'occitanisme

:

la

poésie. Il est clair que la
poésie est une composante

(Afrique...). Mais images

essentielle de l'identité

rapides style clip juste¬
ment on n'a pas le temps
de voir c'est dommage par¬
ce que c'est sérieux. C'est
plus aisé, ce style, avec le
comique. Enfin, après celui
des Ragamins, c'est le 2e
clip que j'ai préféré. (C.S.)

occitane

trop

depuis les trouba¬

dours, mais il est
court à la
ner

un peu

fois de tout

à cela

rame¬

(".... le monde

dels occitanòfònes naturals

(coma se ditz) es le del
campèstre, de la natura, es
encara (mas per quant de
temps ?) l'univèrs ont las
fadas e los esperits subrevivon, ont qualques personas
an sabut servar
de còps

Saumonés of

Bretagne c'est

alléchant

jugez plutôt
Quand une bande de

:

Bretons décide de s'atta¬

de front aux clichés
qui pèsent sur leur terre
chérie, vous découvrez :
quer

une

Bécassine très rock'n

roll,

un

hymne breton très

ragga mufFin breton, la
veuze de
camping, les mul¬

tiples facettes de la
Paimpolaise,... et plein de

Jean-Marc Buge

choses

car

o mens

visant à rehabiliter les

ploucs. Bien fait, intelli gent aussi. Avec l'excelen¬

la Linha.

critique d'abord
ses yeux est sans

dans le

vu

sur

Reçu. Un programme de
spectacle des Druides

zoulou, le bronx breton, le

vision actuelle de l'occita-

superficiel ou
sans rapport avec le sujet.
Cette analyse est ellemême assez superficielle.
Exemple ce qu'il écrit sur
la Linha Imaginât dont il
ne semble pas connaître ou
comprendre grand chose :
"L'illusion pòt encara èsser
mediatica gràcias al succès
(segurament efemèr) de
dos o très gropes de "rap
occitan" (?), produccion
culturalament magrostila,

mais

Damaggio dans ce
numéro. La nostalgie n'a
jamais rien résolu.
Les poèmes d'Eric
Fraj sont en tout cas les
bienvenus

.Cortetas.. .Cortetas...

-

ne pas se

tenants et aboutis¬

avec ses

..

Lo Leberaubre

selon 24460

-

Lo Clau-

Agonac

en

Peiregòrd

encore.

Polyphonies, polyrythmies,
traditionnels revisités, les
Druides Saumonés met¬
tent maîtrise des instru¬
ments
une

LIVRES

raffinés, le tout dans

ambiance totalement

loufoque émaillée de
scketchs inattendus.
: La Compagnie
Zingues, Christophe

Contact

FABULOUS STORIES

des

JACME GAUDAS

Lelu 51

Ostal del libre BP 602
15006 Aurillac Cédex

-

rue

Alphonse

Daudet 44700 Orvault T

1995

:

40 76 46 89.

Comment mettre en phase

"populaire" et popularité ?
possible ? Est-ce
souhaitable ? Toujours est-il
qu'un vieux militant identitaire
Est-ce

occitan, amoureux fou des
musiques

Ça devait intéresser Lubat
et tous nos organisators
-

imaginòtistes. (C.S.)
Chanson. Marc Robine

du Nordeste brésilien,

parvient à séduire un "vrai"
public actuel (au fond beaucoup
plus "traditionnel" que celui des
festival "folk"...), sans renier les
racines traditionnelles, en les

revendiquant même.
Bien sûr qu'il joue sur la confu¬

a

publié un travail colossal
"Anthologie de la chan¬
son française". 6 volumes
(Albin Michel)

avec

10 CD

chacun. "La chanson
parle de tout. Au fil des
pour

sion Brésil-Occitanie... Bien sûr

siècles, elle constitue la

qu'il joue sur la confusion Brésil-Rap... Qu'il préfère, dans ce
livre agréable, au format carré,
qui apparaît comme une biogra¬
phie joyeuse pour fans, laisser
citer ses relations passées ou
actuelles plus proches de
l"'alternatif" et du jazz que du

photo parfaite de ce qui se
passe dans la société (...)

"folk",

Daniel Loddo,

comme

un

Les

gens y relatent aussi

le très
grave." Et de constater : "...
à notre époque aucune
bien le futile que

chanson n'a

plus la possi¬

peu

bilité de devenir réellement

lous Trobadors...

populaire, car elles sont
toutes imposées par matra¬
quage" (...) "Après tout, le
rap est une musique à

injustement absent...
N'empêche. Il représente un vrai
phénomène dans le monde des
musiques à la mode. Ce Claude
Sicre. avec Ange B., ces Fabuvont

Et les amateurs

bouquin, qui
plupart des paroles
Qu'on se le psalmo¬
vigueur!

s'arracher

ce

contient la
des tubes !
die

avec

Bailleur du Couillat A
Trad Mag

,

39

N°42

-

Septembre-Octobre 95

texte ! C'est l'alternative,

née dans les

ghettos, à

l'ineptie des paroles disco.
Une bonne réappropriation
de la

parole."

�Linha

Imaginòt
Lecturas

4e trimèstre de 1995
Amicalement

Et 5îou

Louis d'ORT

a

Envoie

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Coup i

le

Valsé Populaire
Paroles de

Musique de

RODOR

JEAN

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Imaginòt

Lecturas
4e trimèstre de 1995

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En_voie-z-y le coup!,

!

|

2
De Bordeaux, à Toulouse, à Marseille
Nous sommes tous amateurs de sport, •
Au foot-ball, nous faisons dès merveilles
Nous avons battu tous les records.

pour la coupe de France
Nous devons monter à Paris
Nous remarquons dans l'assistance
De nombreux spectateurs du Midi

Lorsque

-

.

Dès

qu'ils

Fiers

nous voient, ils crient contents
d'avoir retrouvé l'accent.
REFRAIN

Et zou ! Envoie-z-y le coup
Il faut gagner malgré tout
ou

!

Et Bordeaux,fonce "u Toulouse donne
Et les arrières
Tout droit dans les bois Tout droit dans les bois Bouchez tous les trous
Car les Quinconces
Car la Garonne
La Cannebière
Ont les yeux sur toi
A les yeux sur toi.
A les yeux sur vous .
il faut que notre Midi
Soit le champion du rugby
Eh î Catalans !
Sauvez Perpignan !
Et zou!

Envoie-z-y le
De

coup

! (Mandez-y le coup f)

3

,

Bordeaux, à Toulouse,à Marseille

Lorsque Marius

ou

Baptistin

Se marie avec Rose ou Mireille
Aux accents des joyeux tambourins

Tard, dans la nuit, après la fête
Nous accompagnons

ï

les époux
Jusqu'à la port' de leur ehambrette
Puis dehors, nous écoutons,jaloux
Et .quand leur lumière s'éteint

;

r

Toute la

noe'

crie,plein d'entrain:

REFRAIN

Et zou! Envoie-z-y
Fais bien ton devoir d'époux
Et si ...peuehère,
La marié'

le^eoup !

-

'

Y

Appell' sa mère
Va pas la chercher.
Bou Diou ! fais pas le fada
En la serrant dans tes bras.

'-s

ï : •

Coquin déport !

;

?y '

/■*.

Grav. I. .M. Paris

Recommence eneor
Et zou !

Envoie-z-y le
41

coup

!

Imp. Rolland,Paris

�Linha

Imaginòt
||

MU

Leetwas

s &gt; |j

:'CQ-c.

4e trimèstre de 1995
.Cortetas. .Corteiaso .Cortetaso .Cortetas..

.

Rocker Promocion sort un CD

Francophonie

Les

Québécois défendent leur
Français contre... les Français
Elégants dans leur tenue de soirée, deux diplomates français échangent des souvenirs

de postes à l'étranger, l'air blasé. " As-lu jamais appris leur langue ? " demande l'un
d'eux en évoquant le français des Québécois. " Juste assez pour me faire comprendre

répond l'autre dans un éclat de rire. La scène est le fruit de l'imagination du réalisateur
québécois Dcnys Arcand pour son film " Montréal - vue de l'extérieur Mais la
dérision du ton n'est que trop familière pour nombre de Canadiens français.
Les

Québécois qui font le

voyage en

France dans le souci d'entretenir des
le. monde francophone re¬
viennent souvent blessés par les remar¬
contacts avec

condescendantes que suscite leur ac¬
particulier.
employé américain d'une multina¬
tionale française se souvient que les ap¬
pels téléphoniques de contracteurs qué¬
ques

cent

Un

bécois étaient diffusés
.

sur

siège de la société, tant leur accent
suscitait l'hilarité des employés français.
Il est vrai que le français des Québécois
est plus chantant que celui des Parisiens
et que des Expressions jugées désuètes par
derniers abondent dans leur parler,

ces

interdiction de

l'affichage public

qui évoque souyppt pour les francopho¬
nes d'Europe le vieux français.

glais. " Les Québécois sont Fiers de parler
français, mais ils ne savent trop s'ils doi¬
vent être fiers du français qu 'ilsparlent '
notent les rapporteurs d'une étude réali¬
sée l'an dernier pour diffusion dans les
écoles de la " Belle province ".

les films en anglais
Québec pour son public fran¬
cophone doivent être re-doublés pour
des audiences européennes.
Le français du Québec n 'es! pas ac¬
cepté en France " constate Dianne Schwalm, vice-présidente chargée de la pu¬
blicité chez Warner Brothers-Canada,
qui se charge du doublage des films au
Québec pour assurer leur sortie simulta¬
née dans l'ensemble du Canada, tant an¬
glophone que francophone.
Marthe Faribauit, linguiste à l'univer¬
sité de Montréal, rappelle pour sa part
que les Français en. général et les Pari¬
siens en particulier tournent en dérision
tous les accents particuliers - que ce soit
le provençal ou le berrichon. Sans oublier
au

"

de Suisse romande

ou

de Wallo¬

nie.
Mais pour

les Canadiens français, cet¬
te dérision est d'autant plus pénible qu'ils
ont été longtemps traités dans leur pro¬
pre pays en citoyens de seconde zone
pour avoir privilégié l'usage du français
au détriment de
l'anglais.
Les Québécois voient en effet dans la
préservation du français en Amérique du
Nord un de leur plus grands succès cultu¬
rels.

La

langue est à ce point importante
l'identité québécoise que la provin¬
adopté des lois linguistiques â la fois

pour
ce a

de solidarité et de (auto)forma

-

prix, ce travail-là, dans la
France d'aujourd'hui, n'a pas de prix. (J-M B)
Rocker Promocion 6 bd Bouès 13003 Marseille
tion. Si le CD a un

T: 91 95 75 00.

De fait, il y a comme un brin d'exaspé¬
ration face au sentiment de supériorité

linguistique des Français de l'hexagone.
"La plupart d'entre eux pensent que le
Québécois est un dialecte, un patois ",
explique le linguiste Gilles Bibeau, de
avons

le

sentiment que notre

Ceci est si vrai que

ceux

micro. 10 ans

Exaspération

l'université de Montréal. " Nous

Dérision

doublés

en an¬

le réseau inter¬

du

ne

strictes et controversées, y compris une

Ragga Balèti,
compilation de nombreux groupes mis sur orbi¬
te grâce au Massilia Sound System. On y trouve
Le Son du Marché, Wadada, Double Embrouille,
N.G.R., Hypnotik Gang, Kebdani, Black Lions et
Toko Blaze, Chourmo Oai Stars (Gari G. et Lux
B.), Clair et Précis, Nux Vomica, Massilia Sound
System. 49 Quilò 1/2 (le Massilia Chourmo au
féminin), Jagdish et Marcus P. CD symbolique
de tout le travail réalisé depuis 10 ans par le
Massilia Somtd System avec des jeunes dont
nombreux sont ceux qui n'auraient sans doute
jamais imaginé tchatcher un jour dans un

langue est seulement
tolérée, pas pleinement acceptée, et cela
est préjudiciable i notre identité de fran¬
cophones. "
Les Québécois eux-mêmes, s'ils recon¬
naissent volontiers certains particularis¬
mes qui font le charme de la
langue-, tour¬
nent

en

dérision toute insinuation selon

laquelle leur langue serait inférieure à cel¬
le parlée sur le.s bords de la Seine.
Mais on observe quand même une évo¬
lution vers un français "internationali¬
sé ". Les présentateurs à la radio et à la
télévision du Québec s'expriment dans

français plus proche de celui des Pari¬
hup¬
pées de la province ont des administra¬
teurs et des enseignants français.
Ainsi, 80 à 90 pc des professeurs du
Collège français et du Collège Marie
un

siens. Et certaines des écoles les plus

France sont nés

France, à

en

ou

ont

été élevés

en

croire les administrateurs

des deux établissements.
La qualité du français parlé au Qué¬
bec s'est améliorée en même temps que
"

grandissaient la richesse et l'influence po¬
litique des Québécois francophones "
observe Gilles Bibeau.

Et, juste retour des choses, il se trouve
désormais de nombreux puristes québé¬

cois pour

dénoncer l'invasion du "fran¬
glais " dans le langage de tous les jours
des Français.
Si " bon week-end "ne fait plus battre
un cil â Paris, il irrite à Québec où cm lui
préférera " bonne Fin de semaine ".

JOURNAL DE TOULOUSE

-10/01/1992

° D'aici mil ans de lutz (A mille
années-lumière) de Max Rcmquette (90F) et

Edicicm.

Elegias vengudas de negre
venues

Casanova (90F) sont
Edicions Jorn 38

publiés

rue

de mar (Elégies

aux

de la

éditions Jorn.

Dysse 34150

Montpeyroux
•

L'éditeur Pirinci

Wegre fait feu de tout bois et
publication dans l'utilisa¬
langue occitane. Deux ouvrages Le

innove en matière de
tion de la

bassin d'Arcachon ( 129F) et Le gemmage en forêt
de

Gascogne (65F) sont conçus en version
bilingue français-occitan pour des livres grand
public bien présentés et richement illustrés.
Le petit Prince de Saint Exupéry n'existait pas
en gascon. C'est fait et bien fait, avec les des sins originaux de l'auteur. Lo Prinçòt, 95F.
Enfin un ouvrage destiné aux enfants :
La
Dauna deu capulet (45F) est un policier en deux
versions, gasconne et languedocienne, suivant
le côté par lequel on prend le livre. (J-M B)
Princi Negre Ancian espaci "Ahars" n°121 33173 Gradinhan Cedèx T
56 75 59 94.

42

e

du noir et de la mer) de Joan-Ives

:

56 75 58 95 Fax

:

�Linha

Imaginòt

Courrier
4e trimèstre de 1995

Çò qu'aimi, qu'ei qu'aimatz eras
gents autant coma eras

Tuas

vu

Le

sage

:Dans l'éclair de tes

idèas

phares

Silhouette Hanche

n'empacha

pas

que

eth sens deth

Dansant La nuit noire

Que n'aimi pas

Situ vew?(_ [a pai^

un ton

mis trop

dins LI

hament"

o

se

côp

en

còp

trôbe "acompan-

"parpal-

hòla" quand se deuriá véser

tragic.
-

Arriba de

era

libertat deth devis, era dubèrtura. Qu'aimi
eth umor, que

Ortografa

: que eau aimar

Qu'aimi tanben

eras uas coma eras autas.

de

-

que

n'ai trop patit

còps chic dogmatic, eths anatè-

Que

mots escrits
o

"acompa-

tanben "parpa-

lhòla". L'ajust de las letras

aisits.

Prépare Cap ai^

los

nhament"

"n"

saludi.

vos

e

"h",

o

"1"

e

"h" fa pas

qu'una consonanta que se pot pas

Tu

as

Miquèu Pujol

rangé ton orgueil

rector

d'occidental emmacié
S'ouvrent

en

ton coeur

devesir. Seriá bon que lo di-

Aureilhan (65)

-

P.S.

les mer

:

Que caleria

mes

de rubricas

en

occitan,

de

que'm sembla
Postura

veilles,

N°22, pagina 46, C. Sicre enôncia lo

le chemin des initiés.

Je

ne

nuez

comprends

pas

toujours mais

conti¬

!

«coneèpte castanian de "postura d'una
lenga"». Totun, lo meteis C. Sicre m'ensenhèt,

Georges Flous

Tais

en sorte

ton

ennemi

-

Onesse Laharie (40)

J'ai appris des choses très intéres¬

que

santes, et

Toujours, ton ennemi
91e pense jamais à
devenir

publicacion se'n

malfise plan.

espère

durant l'année
tout est bien...

en

apprendre

son

pel biais de cada lenga qu'an

ra

per

rapòrt als
anar

explicat

qui arrive. Ne changez rien

-

e Félix m'o confirmèt, que cap lenga a
de postura. Son las gents que s'exprimis-

Podètz

encore

a

véser çò que totes dos m'an

la pagina 10 del numerol.8.

Contes

Caussade (82)

Per

un

estudi que

besonh de crompar,

Ce que vous
à la Linha

Pégis Çjal

una postu¬

receptors de lors messatge.

(numéro es un gallicisme)

Amitié à lous !

Jean-Baptiste Sechi

pas

faites à l'IEO Musica et
Imaginòt m'intéresse bigrement-

fau, ai

d'empruntar

un

o

grand

de logar

la compiiacion de l'abat Bessou "Lous
countes

de la tatà Manou".

alors bravo et merci !....

Laurenç Michôt
Michel Besombes

-

Levallois-Perret

(92)

f\ $MrTj-VunMfjj us n
uBur UN DHIHj MNS
RtpfíS-T -c/unaiéf, , Lis &amp;uc£âts• tes fanées m wm ,lz$
JfocfiA TIQUES

PTC

-

P7 /4T S£

PfiáUKT

-

LÏS

-

Marolles (91)

�hzrr&amp;icìsi.

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e de la GRQM
publicacion : Claudi Sicre
Cap de redaccion : Claudi Sicre
Redaccion, composicion, mesa en pagina, adrninistracion, difusion :
Joan-Marc Buja
Comitat de redaccion : J-F Blanc, J-M Buja, J-P Damaggio, J.
Gaudàs, L. Michòt, C. Sicre, P. Venzac, J. Vilòta.
Adreça : 42 carrièra de la banca 82000 Montalban T : 63 63 08 58

l'Institut d'estudis occitans

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N° ISSN

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N° CPPAP

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:

61 42 96 81

4e trimèstre de 95

1166

-

8067

en cors

A retourner à IEO Musica 42 rue de la
82000 Montauban

Banque

�</text>
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              <text>Linha Imagin&amp;ograve;t (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/20846" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Benedetto, André (1934-2009</text>
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              <text>Gabaude, Jean-Marc</text>
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              <text>Venzac, Pierre</text>
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              <text>Castan, Félix-Marcel (1920-2001)</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, KI 5</text>
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          <name>Contributeur</name>
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