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                  <text>IMAGINOT
Pubhcacion del sector musica de l'Institut d'Estudis Occitans

e

de la

Nos adversaires

SOMMAIRE

GRQM. lr trimèstre de 1996
nous

critiquent

Réactions
Nationalisme occitan

'

:

J. Ressaire

:

—

■

—

I Ih occitan que

" \L::"
—M.,...;...;.,,;,;;

. mm,

n'ei pas uo lenga estrangera
Tolosa
-—
—

-

J

:

:

La Ville Habitée, les occupes, etc
Toulouse Décembre 1995
:
Le bonheur est dans la gare

'

J-F B

,

rason

m.

'

J

'

A

Nationalisme occitan

.

Réponse
■■■■■■■■■■—
Il n'y a pas de fatalité.,.
Cher Jean-Marc Buge
":ï .:ï'

'—-

——

Larrazet
Editorial -Trait d'Union h® 1
;

"

■■■

L'expérience dé Larrazet contribution à ta recherche
les identités comunales

1

■

.

sur

Nouveile(s) qitoyennetéfs)

—■&gt;—-

———

'

.

■

m :

Musica
■■■ ■■■■■■;

■

—

qu on a

retenu

.

—■———-

A-—

——-

—*—..."

Cyb'RPSoundIntemefional

■■■

y

■■

"TV..

■

:

——

:

.

■

:'

.ce

:

.

'

—

.

.

:

'

Kefama posse

—^

———

■

Reggae Amoassador Worldwide
Zebda
.'T.
:
" y.
Massliia

;■/

,

■

Cornai! Rock à ih cnviH© 95

'Trans"..

.—

1 "t

.

1

"

1

'

t.

■

Aca-jczz

—

■

Double Embrouille

——T TJ'

mon

ci.

grand

pas de ça...

Une attente de

—■—

Seguida

verre

.

Diga me
Pas de

:T",' Ty.

Quartiers de partout

T

■

"y ■
111

1. "

..

———
,

—i——

'

Ode à l'attentat pâtissier

'

'

Poesia/cançon
L'ace crème

■■■;■■■■
.—

——■

——:———-

—————

Lecturas
Brel et quoi ?
——1'"i"1
—
D'Uzesîe a8azas.de Vaut nn à Anhètte
-—;
Cartoucherie la grève est finie, et commentaire

■

■

■." ■ ■

—————

^

—

—-L————-

Commentaire
■-—-—..
Michel Serres philosophe, et commentaire
Les ilotes etfes é ites
„„,1

..

Commentaire
Le

-

■

■

.

;—

langage Heidegger

.

—

.

Emir Kusfurica à Toulouse
——
L'ivresse des intellectuels
Les trois mues du FN
.... :

...uni.'...

———

aux

peuples

inquiets n°8

—-————-—-—

.

;

Courrier

'

'ì

-------

"Lévincs résumait ainsi sa pensée : Après vous"
■. ■■
.■
Mescnonriicismes
;
"Créer 100 000 emplois-ville,
et commentaire
Lettre de Ben

Marc Buge affirme avoir été intéressé par notre arti¬
cle sur "L'Institut d'Etudes Occitanes et la Résis¬
tance". H souligne notre "recherche d'objectivité". Nous ne
pouvons que l'en remercier.
Tout serait bien si nous

en

restions

aux

seuls faits

historiques et lui épargnions toute "allusion à un discours
nationaliste", car, dit-il, "il n'y a pas de trace de nationalis¬
me

Citoyenneté
Pour y voir clair

Dans "Linha Imaginòt" du 3e trimestre 1995, Jeanoccitan dans l'histoire". Nous

sommes

habitués à

ce

genre de critique : tout ce que vous nous dites serait intéres¬
sant si vous ne parliez pas au nom d'un parti, au
nom du

nationalisme, au nom d'une identité occitane. Mais voilà,
pour moi tout cela ne fait qu'un et lorsque j'analyse un évé¬
nement occitan, ce sont les faits scientifiques qui m'amè¬
nent à être "partisan", "nationaliste" et "occitan" et non
l'inverse. J'essaie de prendre le parti de la vérité, souvent à
contre-courant (contra suberna) et ce sont les réalités extrê¬
mement têtues qui m'amènent à l'évidence
qu'il y a une
nation occitane parce qu'il y a une langue occitane.
Dire qu'"il n'y a pas de trace de nationalisme occi¬
tan dans l'histoire" relève à mes yeux du même esprit négationniste que celui des "révisionnistes" qui nient l'existence
des chambres à gaz (cf Lo Lugarn n°29). C'est oublier un
peu vite la résistance à la Croisade contre les Albigeois, la
lutte des partisans de Cazaulx lors de la République de
Marseille, les assemblées de la République des Escartons,
les militants des Provinces Unies du Midi au 16e siècle, les
tentatives avortées de Mistral pour restituer l'indépendance
de ce qu'il appelait "la nation provençale", la "Révolte des
Gueux" en 1907 etc... Même ce pauvre Friedrich Engels,
qu'on ne peut soupçonner de chauvinisme occitan, recon¬
naît l'existence d'une "nation méridionale". Il ignorait le
mot

d'Occitanie.

L'apparition du Parti nationaliste occitan en 1959
le fruit d'un songe, c'est tout simplement l'expres¬
sion moderne et autant que possible scientifique d'une réali¬
té nationale qui n'a jamais cessé d'exister.
Nous vous invitons, cher Jean-Marc Buge, à cesser
de faire votre l'aliénation dans laquelle l'impérialisme fran¬
çais cherche à nous enfermer.
"Sem montanhols, aimam l'independencia
L'aviam, l'aurem, la gardarem..."
n'est pas

�Linha

Imaginât
Réactions et débats

1r trimèstre de 1996

Réponse

Le nationalisme occitan est

toujours resté
embryonnaire (évolution du PNO depuis 1959 ?). On peut
toujours faire une nation à 50 personnes. Mais nous ne
sommes pas à la veille du jour où ce nationalisme aura une
assise sociale. Preuve en est le manque de cohérence des
nationalistes entre eux. Le seul problème est que cela fait
beaucoup d'énergie gâchée qui pourrait être mieux utilisée.
Les nationalistes croient qu'en n'ayant pas cet objectif de
nation à bâtir, on se fait avoir, on est "aliéné". En fait c'est
justement un des gros atouts des occitans de ne pas avoir
de préoccupations nationalistes. Es peuvent se consacrer à
autre chose : à leur ville, à leurs voisins, à la poésie dirait
Eric Fraj, à toute forme d'expression, à le recherche de
cohésion sociale dont nous avons beaucoup besoin
aujourd'hui, à une nouvelle civilité comme dirait Claude
Sicre. Ils habitent un beau pays où les estrangièrs ont tou¬
jours été bien accueillis en nombre quand ils respectent les
gens d'ici.
Ne nous trompons pas d'adversaire. C'est bien le
centralisme qui nous a tout pompé. La Linha Imaginòt qui
l'a choisi comme adversaire dérange beaucoup plus les
"milieux autorisés" (et d'autres beaucoup moins autorisés)
que les quelques nationalistes occitans aliénés par une idée
fixe et un discours dépourvus de tout fondement et de
répercussion sociale.
Jean-Marc Buge

:

Une langue impliquerait une nation correspondante.
Est-ce cela les faits

scientifiques ? Les Serbes et
parlent la même langue. Le moins que
l'on puisse dire est qu'elle ne correspond pas à une nation.
Les exemples ne manquent pas. Qu'il existe une langue
occitane est une vérité scientifique. Que ceux qui la parlent
les Croates

se

sentent

commun

solidaires et veuillent

se

construire

un

avenir

(définition de la nation) est pour le moins une
historiques relatés (et tous les autres)

illusion. Les faits
montrent que :

les méridionaux ont

toujours résisté aux impériapolitiques, militaires, intellectuels ou artistiques
venus d'ailleurs. Ils ont toujours été attachés à leur liberté
individuelle. Depuis la défaite de Muret, ils ont montré
qu'ils ne sont pas doués pour la guerre. Ils ont inventé
-

lismes

l'amour.
-

la notion de

ville-capitale autour de laquelle ont
de ce côté-ci

pu se construire des pouvoirs, est plus forte
de la Loire que dans le Nord de la France.
-

constmire

toute
une

tentative de
nation

a

dépasser ces notions en vue de
avorté par manque de soutien popu¬

laire.
-

on

pourrait rechercher vainement des faits où les

méridionaux auraient combattu

un

ennemi

au nom

d'une

notion d'Occitanie.

2

�Linha
Réactions et débats

Imaginòt

1r trimèstre de 1996

J-M Buge s'est payéde une
frais.petite
(Il

Cher Jean-Marc Buge,
Je

remercie

d'être

l'auteur

de

satisfaction à peu
a
bien fait ça fait du bien des fois).
Avec la critique du livre de Bigot.

la

première mau¬
vaise crtique de Au nom du rock, dont je vous suis
gré
par ailleurs d'avoir signalé l'existence à vos lec¬
teurs.
Je
l'attendais des Inrokuptibles
ou du Monde,
vous

elle

est

venue

de

vous.

félicite de cette indépendance d'esprit, qui
honore, puisqu'ainsi que vous le signalez dans
votre
introduction, Claude Sicre, votre directeur de
publication, me dit "son copain". Ce qui me touche.
Je
suis d'accord avec toutes vos critiques,
et vous
épargnerai le couplet sur Proust d'une part et le nou¬
veau
journalisme d'autre part. Je ne me compare pas
plus au premier que je ne me réclame du second.
En revanche,
je tiens à vous éclairer sur deux points.
Premièrement, vous avez raison, je ne suis pas abonné
à la Linha, Imaginot.
Claude a jusqu'à présent eu la
gentillesse de me la faire parvenir, ce qui me permet
aujourd'hui de vous écrire. En revanche, il est faux
qu'il ne m'en ait jamais parlé. Il l'a fait, au tout
Je

vous

vous

début

de

Fabulous

la

Trobadors,

sa

demande

de

la

lui
En

collaboration

un

carrière

qui englobe

certain
du

entre

nombre

groupe

et

de

Mercury
concerne

ses

activités

stricto-sensu. Vous

les
depuis à
et

au-delà

saurez

le

qui

je suis très heureux et très
fier
de
pouvoir
travailler
avec
les
Fabulous
Trobadors, depuis un an et à l'avenir. Claude Sicre
est visionnaire,
et généreux. Sans doute même contime

nuera-t-il

à

concerne,

m'envoyer

paragraphe
entendre,
frustré

de
votre
en revanche,

et

un

personnage si important ! Ce qu'i
dit n'est pas absolument faux,
d'ailleurs. Mais

replacé dans le
(articles pour Libé d'un
jeune journaliste qui a le privilège
de cotoyer les stars et qui doit
faire, en peu de lignes, le récit de
ce
qu'il a vécu/ressenti, c'est-àdire ce qu'attendent les lecteurs
du journal en question) les
contexte

défauts n'en sont

plus. Par contre
questions importantes, pour quoi les stars, pourquoi celles-là,
pourquoi comme ça, pourquoi
les

Libé à

militant

votre

critique
que

vous

amer.

L'avant-dernier
pourrait
laisser
êtes un journaliste

revue.

Je

voudrais

ne

rien

en

croire, pour Claude, pour les idées qu'il défend saluées, hors contexte, dans le chapitre sur R.E.M. et qui semblaient être les vôtres.
Continuez quoi qu'il en soit, et veuillez croire, cher
Jean-Marc Buge,
à l'expression de mes sentiments les
plus respectueux.
Yves

:

En

paragraphe,
vous voilà,

moment-là, eussent été
on va

tâcher de

faire de

Bigot un collabo occa sionnel de la Linha il nous expli

quera (il s'est d'ailleurs expliqué
dans d'autres livres) (par exemple

dans

une

autre

compile d'articles

de Libé où il fût le 1er de la pres¬
se nationale à
parler - bien - de

(qu'il poursuit à France-Inter en
directeur des pro
grammes musicaux) (je vais pas
allonger la liste de ses actions de
qualité, on croirait que c'est parce
que c'est mon boss chez
Mercury) (alors qu'en fait c'est
mon boss chez Mercury PARCE
tant que

QUE il

Bigot

qui concerne l'objet de
tel Rimbaud une fois les
vous aussi, visionnaire...

ce

dernier
déréglés,

votre
sens

3

a ces

actions à

son

actif)

(le contraire, donc). \bilà.
Claude Sicre
PS.

J'apprends à l'instant que
a répondu. T rès bien. On
devrait l'attaquer sur plein de
trucs compliqués, il serait, par ses
droits de réponse, automatique ment et plus souvent collabora :

Bigot

P. S.

ce

bienvenues. Bon

Massilia, et même des Fabulous)

demander.
ce

Merde, quelle audace, attaquer un

teur.

�Linha

Imaginot

Wpv/iv s \^Î

'

VT

s ''w' ' *

-,

&lt;v\

*

'

&lt;

Réactions et débats

„

1r trimèstre de 1996
èra destinada
corona

A rason J-F B

Soi un obsedit textual,
tocat

A

de literaturita.

rason

Joan-Francés

Blanc, los trobadors

an pas

jamai agut la pus mendre
idèa de cap comunitat. Ni
lo pus mendre besonh, reconescut

coma

montar

ne

27-31 del

besonh, de
Mas

una.

numéro

(pp

24 de la

lians

mai

o
se

-

espanhòls mas ja¬
sont pas sentits

Significariá qu'Oc? O
qu'existis en se mas pas
per degun, en defòra del s
citania existis pas

occitanistas ?
Per

L.I.) Joan-Paul Damaggio

francesa, ribonribai-

apiejar l'idèa

la "à" tonica

primièr,

pas lo nom de la
tèrra. Avèm un pais de quai

la

s'entreconeissián, qu'avián

sián-coneisson d'autres
escrivans de

l'escritura, los escrivans

fasián a
quai trobarà melhor davant
un public, tant val diser
que
sorças que sovent

formavan

una

comunitat.

Coma trobavan
una

en

lenga d'òc, del

timent de

partejar (far

viure, desvolopar
tras
metre) un meteis eiretatge.
,

-

pas que de
sia. Individualament.

A

rason

poë-

Joan-

Francés Blanc ; èran pas

populars

avián

Un

pais qu'existis

pas que per la

lenga que s'i parla

força
contactes amb lo pòble. La
gent de lenga d'òc, aquel
"pòble d'òc" tant saunejat,
an
pas jamai agut de cons-

Francés Blanc, legèri dins
la "letra obèrta als fran -

ciéncia occitana. Son de

ceses" de Robèrt

e

pas

A

Nissa, de Bordèu, de quauque vila, vilòta o vilatge.

que

Son de quauque région
istorica de quala los limits

tània" per

pas totjorn plan définit
dins lor cap, o d'una région

rason

Joan-

Lafont,

de cler gues franceses

inventèron lo

mot

"Occi-

significar qu'Aquitània, de la corona
d'Angletèrra e cobesejada
pels governants franceses,

A

a

rason

Joan-

pas

tan.

E

rason

Joan-

amb très autras
pas

lengas, vòl
diser qu'es en guèrra
elas. Vòli diser que

caduna una
l'espaci territorial
s'i parla-parlava occi¬

part de
que
-

tan. E dins los très cases,

l'occitan

"parlar" amor qu'una lenga
es un parlar
qu'es reconescut coma lenga e qu'un

cament

es

tanben

un

par

lar, qu'es considérât sola
ment coma dialècte ; i a

-

hor. Quand escrivi que
l'occitan es en competicion

cutit, escriguèri lo mot

dialècte

occi

las très ocupan

Francés Blanc, la lenga
d'òc es pas admetuda pel
francés (dins l'article dis

en

se son

contre

A

comunitat occitana que

s'ocupava

son

los

portaires de lor
lenga. Coma Occitania se
manifèsta primièrament
dins la lenga 'òc, los escri¬
vans son portaires d'Occison

tania.

òc, èran

pas

pas mai inter¬
essantas que las òbras en
francés, la gent aprendràn
pas l'occitan. Es la sola
rason per
quala cal far mel¬

Italia,

naut

meteis temps o d'un autre,
amb quais avián-an lo sen¬

can

bras interessantas

en

italian. Mas per nosautres
es lo nom de la lenga
qu'es

de trobar comuns, que

d'ini-

previst que siasutilisadas que marginalament.

autras, es

l'autor los

desi-

gnar lo pais ont se parla
occitan. En Armenia, s'i

apela "los de la
nòstra lenga". E per totes
los pòbles qu'utilisan

o

Totas las

corrent.

e

adversaris dels crosats

matica d'Alibèrt), per

-

pòt ajustar qu'a cap
epòca, los escrivans son
pas jamai estats isolats al

ligams d'amistat

normal

lenga sola fa l'unitat. Un
pais qu'existis pas que per
la lenga que s'i parla, s'i
escriu e s'i legis. Dins la
cançon de la crosada, los

gra

explica qu'avián d'espublic
qu'instituïsián jutge de lor
valor, qu'avián de biaisses

mistat, sabi per d'au-tras

devent

lenga d'us

i
de causida possibla,
que la gent, generalament,
sonque sabon, quand o
sabon, que l'occitan existis.
Per que fascan l'esfòrç de
lo descobrir e de l'aprene
cal qu'aja salve. Cal que
consideren que la pena n'es
justificada. S'i a d'occitanistas qu'ensenhan pas la
lenga a lors enfants, es que
consideran que val pas lo
pet. Alavetz es a nosautres
de far la pròva qu'i a d'ò-

sens

(podetz gaitar dins la

cambis amb lo

de

coma

Francés Blanc, i a pas de
batèsta de las lengas. Mas

d'una comunitat literària,

de lor talent. Coneis-

l'exagòn, lo francés

considérât

nistas inventèron "Occita-

nos

se

Dins
es

èsser l'unica

parla armenian,

occitans.

la

que

nia",
admenistrativa que lor
sufis. Son francesés, ita

passar a

la gent d'aquí vòlgan o vòlgan pas, amor
qu'Aquitània èra una part
d'Occitània. Ça que la,
aprenguèri recentament
qu'ai sègle vint, los occita¬
na,

Laurenç Michòt

a

-

pas cap de diferéncia ob¬
jectiva. Dins aqueste paragraf, me servèri de "parlar"
coma d'una
apelacion
generala ; per òps, èra pas
despieitiva ni piejorativa).

e

es

la

lenga politi-

economicament

fòrta. Cal que siasca
culturalament mai fòrta,
mens

plan mai fòrta, si que de
fatal que disparesca.

non es

Las comunitats de las

au¬

lengas admeton pas la
dualitat culturala, a rason
Joan Francés Blanc, avèm
tras

pas
en

lo poder de las eliminar
de sector. Subretot
economicament ni poli-

cap

pas

�Linha

Cal contar

perqué e

cossi

persona

una

ga d'òc,
occitana

pòt venir
en practi ca. Contar
quala
pèiras, quais ele ments portariá a la

tat coma

nòstra cultura.

entà

Contar d'ont

occitan

impausar la dualitat
rem

avalits. La cultura

francesa

es

lanç de

pas, en

lutz, incompatiblas amb la
cultura d'òc. Son las

ac¬

tions

qu'an un aspècte cultural que son complidas
sens far cabal de l'occitan,
sens

lo prene en considéra¬
es solide qu'aquò

tion. E

cambiarà pas se la "cultu roccitana" gausis pas d'un

grand prestigi.
A

valgan per aprene e
parlar l'occitan. Vertat que
m'enganèri quand escri guéri que de taies libres n'i
aviá pas mas los qu'i a
siasquèron pas escrits que
per la satisfaccion de très
que

o se-

lengas

que

relatan

en

occi

tan, e tôt en occitan, d'istòrias qu'avenon a la fin del

segle vint dins tala
vila considerada

o

tala

coma oc¬

citana. Mas

degun compra
aquels libres, al despart

pas
d'un milhierat

citanistas,

o

amor que

sentan de contes

fausses

en

dos d'oc-

tant

La gent an pas

pre fausses. E

Blanc

a rason

de cridar

"Malfisa !", es pas question
d'enebir ni de malesir, l'escitura ni l'edicion d'un

de pòst a fin seriá
redigit en òc. Son que se
nos volèm ganhar mai de
public, nos cal trobar mai
qu'aquò. Sufís pas. Nos cal
man

que

que contes.

trobar al mond de

de

per que vengan

rasons

ro¬

a

Joan-Francés

Blanc ; se

de

cultura occitana, de

Sabi pas jutjar la
literatura occitana "en gé¬

l'enriquir, de la far

néral". Mas l'estetica

viure

prosperar.
Se la mèscla de

pas subjectiva. I a de critèris objectius, relatius a la

de culturas

tradicion de tota comunitat

e

participar

a

la

e

es

anti-

gaitar lo monilh

ra.

que ne proven, es

rason

Joan-

critèri de

qualitat, mas
vivèm deprincipalament

es

determinar s'un libre
bon o pas
pro. Lo fons es pas desse parat de la forma. Créser
aquò es far d'estetisme.
Son ligats e se pòrtan l'un e
per

la societat que

l'autre. Se lo fons

dins,

pensât, la forma es endeca-

es

es

qu'existis

da

la
so¬

pas pus,

e

s'una òbra

es

es

mal

pas pro

polida, pel public a quai es
destinada, es qu'es mal
seita

sus una

teoria insufi

-

tanpauc es pas una reac cion contra la societat d'à

senta, mai o mens errada.
A rason Joan-

uèi, ni l'invent de qualque

Francés Blanc

utopia, l'invent d'una
societat qu'existiriá pas
dins cap de lòc e que degun
auriá pas pro de motius per
la far gar. La tòca dels

punts. Me butèt a soscar
mai, e encara ai pas soscat

("los
amor

ditz "la nòstra
lenga" e que la segonda se
pòt pas passar dels pri mièrs) es la dinamica vèrs
que se

una

5

rason

fa crebar la nòstra literatu¬

nòstres escrivans"

occitans.

A

sistir als concèrts,
de legir los libres,

nòstres escrivans

rasons

de subremontar la

practica n'es.

cietat

Joan-Francés

-

e

montanha de dificultats

Calandreta, d'as-

pas
"conservation" d'una

Francés Blanc, i a de ro¬
mans

mainatges

l'escrivan d'òc

Joan-

rason

epica.
l'enveja,
de tôt legidor, de venir

Li cal suscitar

ròdol, la cultura occitana.

los

francofòna. La tòca de

occi-

occitana li cal èsser

occitana, tota la mieuna

un

rasons per

vèm. Mas rai, a la literatura

occitana, d'inscriu-

a

Francés Blanc, "far mai
realista" es pas una tòca ni

Nos cal trobar al

que vengan

la gent

vei, vèrs la sociela vòl, a partir
d'aquesta que percep qu'a¬

qu'encontrarà per viure e
per far viure, dins lo sieu

A

agaçons.

mond de

parti -

arribariá.

ont

e

mica que

l'enveja de venir
re

cal

a partir d'aquesta
qu'avèm. Segur que cada

escrivan descriurà la dina-

Cal balhar

nos

lèm,

que coneis pas o
coneis pauc la len-

riá

ticament. Donc

Imaginòt

societat

coma

la

vo-

plan de

pas concrétisât res.
la, s'a Dieu agrada,
escriurai ben quicòm,
quauquejorn.
pro e

Ça

ai

sus

que

�Imaginòt

Linha

Réactions et débats
1

r

trimèstre de 1996

Eth occitan que

neishença deras lengas
qu'òm pot diser "vernacularias" meslèu que "regionalas" ("vernaculus" que
n'ei pas "servus"). Lengas
de casa, lengas d'aci e que

n'ei

lenga
estrangera
pas ua

tien

era

sièva virtut univèr-

sala

O"

Ivantar eth bilin
guisme e tanplan
eth pttrril
pinrilinguisme. Solide
que son sincèrs e seriós
gents coma eth Claude Hagège, mes nosauts qu'avem, a guerda'i a dus còps
a
d'auguas argumentacions
ena justificar eth ensenhament

-

deth occitan.

Explicar que d'aprener eth occitan aquò no
pòt pas fè mau ena aprener
eth francés e tanplan d'autas lengas, que vòli plan,
mes

fondar eth essenciau

dera nosta
un

tau

ar

justificacion

sus

gument, diser :

"aprenetz eth occitan,
qu'apreneratz mes aisiment
eras
lengas autas", aquò
que mia tôt dret a instru mentalisar era lenga nosta.
Om n'apreneria pas eth
occitan per eth-medish,
mes coma un

trenament

exercici d'en-

aras

lengas

en

generau.

Que pausè era
question ara Charmeux en
un
collòqui a T arba, que
l'ai pausada mes d'un còp
en

amassadas

no som

nos tas,

que

pas estât comprés o

va

còp de surditat selecti-

!
Doncas que

torni, testut

m'i

de

veser

nos

planhem

eth occitan

concurrencia dam
gas

estrangèras,

vesem

en

eras

len¬

e que no

argumentacion favorisa aquera concurrencia. Eth
occitan que n'a pas d'èsten
plaçai sus era medisha
linha de départ qu'eth anglés, eth alemand, eth espanhòu, eca... Eth occitan
qu'ei estranh solide ! ath
dia de uei per plan de
gents, mes que n'ei pas
estrangèr ! Qu'ei aquera
"enterrada viva" que ditz
eth Manciet. A cada pas
que

giscla jos eth pè aci.

Qu'ei eth ponde, eth pos tam, dera maison dera cultura nosta. Qu'ei un chic

desparricada mes pas estrangièra. Era toponimia,
era
patronimia, eras plan tas, era terra, era canta, eth

parlar usuau tanplan, eth
monde tôt on vivem, que la
disen aquera

chebitejan

lenga,

la
òm

que

en tôt cas se

apren a escotar.

ner :

Doncas, que eau
demandar, exigir, era reco-

volut comprefè pushèu ua taua
question e òm l'estrema

séria

un

-

mieitat
aqueth
qu'ei prumèr,

crime de

no

Se

nostas.

apuam sus un tau
basa

que

que

(1).

nos

sentit,

tornam prener sus

empa-

.

amna

se

aquera

gumentacion,
cresi qu'avançaram
era ar

cha'u de morir.
Eth

fèr

pais dera devi¬
republicana que s'a de
un

de ver

,

un aunor

,

d'apuar eth ensenhament
tôt sus aqueth fait istoric,
congenitau, incontèstable.
Se pausam atau

pas que era nosta

òm m'a pas

que

l'òm vou,

se

principau. originèu

sa

Que

eras-medi-

dera

coma un cose-

ranés.

per

shas. per tôt çò que repre
sentan dera istòria, dera

civilisacion, dera cultura,

bilinguisme
d'un

dèu estudiar

"francesa"

partida grana, a
dam eth francés, e

u'ei de mòda de

d'aprelengas ditas "regionalas" ena aprener melhor anglés, alemand,
espanhòu, eca... Om las

d'aqueth enraigament.
Que son partida dera amna
més

Miqueu Pujol

Om n'a pas

ner eras

eras

causas, que

trobar

tornara

paraula nosta ua
força, ua dignitat, que pèrd
enas gemecadas ara mòda.
era

(1) Plan solide,
dera

un

tau revira-

posicion actuala
qu'entrena consequencias, en
mestior de pedagogia en pru¬
mèr. Que'n tornaram parlar
ment

se

voletz.

�Linha

Imaginât

Tolosa

1r trimèstre de 1996

Un

manif de La Ville Habitée. Un four. Puis

occupation de la SMESO A
/ Maison du V errier à Arnaud-Bernard. Récup politique et
médiatique
etc).
DAL
sa
(Gaillot,
Le
dans toute
plendeur Mimétisme de la rue du
Dragon. Alors un article de Claude Sicre dans Au pays du COCAB (ci-des¬
sous) + distribution de tracts. Puis une conversation socratique sur le sujet,
dans laquelle Mourad, vice président du DAL, s'autocritique. Et démis sionne du DAL. Et propose autre chose. L'Agora (page 9). 15 Décembre 31 Janvier : tout le monde relogé. A suivre. (C.S.)
:

une

.

...

Cortetas.. .Cortetas...

Chti. "2000 mots du pa¬
tois de chez nous" c'est le

lexique Chtipicard

pour

re-trouver dans la

région

de Lille.

Guy Dubois BP 4 62190
Lillers

Halte. Si

un jour vous êtes
perdu dans la forêt landai¬

demandez Onesse-

se,

Laharie,

Habitée, les occupes, etc

pagnie Lubat a fait jouer la
solidarité imaginòtiste : le
village n'est pa prêt d'ou¬

•&lt;

qu'elle
-

expériences, à cer d'urgence, se
pose la question de la stra¬
tégie...
taines actions

-

(Radio Campus, Ra¬
dio Mon Païs ) mes réser ves quant à celle de La
Ville Habitée (mélange de
ment

deux

problèmes, celui des
artistes et celui des privés
de logement, regroupement
d'artistes en "ghetto") et
celle des occupations genre
DAL (1).
Ces réserves
me

:

il

(c'est pour ça que
j'agis dans un quartier de¬
puis vingt ans) que dans
n'importe quel type d'ac¬
tion, ce qu'il fallait gagner
en priorité,
c'était la base,
sa
sympathie, sa collabora¬
tion. Tout passe par là. Si
on ne la
gagne pas, c'est
soit que l'action est mau vaise, soit qu'on ne sait pas
la présenter, donc qu'on ne
saura pas
la mener donc
,

sera

mauvaise. Se

frotter à la base, c'est-àdire aux gens qui ont d'au¬

C'est dans la mobilisation,

conjointe et débattante, de
ces deux solidarités
que les
projets peuvent aboutir et

préoccupations immé¬
diates, c'est s'expliquer à
soi-même pourquoi l'on
agit. Les utopies (= billeve¬

l'autre des deux, l'échec
est au bout de l'action.

sées) s'écroulent vite. Res¬

Pourquoi ?

tres

continuer. Sans l'une

se

les

grandes idées for long terme.
Reloger des gens
privés d'habitation. On les
reloge quelque part. Dans
un quartier. Où des
gens
vivent. Qu'une association
soit spécialisée dans ces
problèmes, de façon géné¬
tent

tes, à court et à
•

rale, est nécessaire

semble, il m'a toujours

semblé

blier le concert du 27 Jan¬
vier 1996 "le résultat de

taines

publique

là
qui vous

accueilleront les bras

Claude Sicre

J'ai dit

centre. Il y a

ouverts. Pour eux, la Com¬

^

Au-delà du soutien que
l'on peut apporter à cer

au

bande d'amis

une

La Ville

s'y

missible

et ad¬

(habitudes,

•

cas,

ou

con¬

le vétérinaire, et Manu, le
maçon.

(J-M B)

Georges Flous route de
Lesperon 40110 Onesse et
Laharie T

:

58 07 33 82.

OM. L'association
îous Massilia

Dans bien des

l'action de l'associa

-

don

spécialisée est au dé¬
part, c'est elle qui a le nez

dans les

problèmes, jus¬
qu'au cou, si je puis dire.
Si l'on peut donner des
exemples de relogement

Fabu-

de Saint

Quentin a pour objectif de
participer (dans les tri bunes) à un maximum de
matches de l'OM. Elle

en¬

visage aussi d'organiser
des concerts

bien sûr

avec

Massilia Sound

System.

Fabulous Massilia
Laskowski 34

réalisés dans la discrétion
par des gens du quartier
elles ne sont pas si cou

la loi, des

plusieurs années de tra Georges,

vail". Demandez

02100 Saint

rue

-

T.

Crozat

Quentin.

,

-

Sète.

L'espace Athénée,
après plusieurs aménage¬
ments, est aujourd'hui à

avocats, connaissance des

rantes, et l'association spé¬
cialisée attire l'attention,

procédures, solidarités vite

parfois égarée, distraite,

tions, musiciens,

trouvées

des habitants d'un lieu

teurs, etc... Nicole Four-

tact avec

le thème, etc.).
Cette association fait appel
à

sur

que j'appelle des soli¬
darités externes (gens de

ses

ce

partout qui militent pour le

(re)logement, personnali

-

tés). Nécessaire. Mais il est
une

autre solidarité très

importante,

que
solidarité interne

j'appelle
:

les associations de

les gens,

quartier

sur

propres exclus.
Une deuxième for¬

de l'association

spéciali¬
qu'elle peut jouer
sur des rapports de force
dont ne jouent pas, en prio¬
ce

sée est

même

e

recevoir

nière y propose

exposi
specta

-

chaque

semaine une initiation

travail d'acteur. Il est
si

-

au

aus¬

possible d'adhérer à

l'association pour mieux
faire bouléguer. (J-M B)

la

Espace culturel Athénée

rité, les associations de

26

quartier. L'association spé¬
cialisée joue, en général,
l'illégalité (occupation), la

34200 Sète T: 67 74 12 85
Fax

rue

:

Maurice Clavel

67 74 20 98.

�Linha

Imaginòt
Tolosa

1r trimèstre de 1996

publicité (médiatisation,
personnalités, généralité du
problème) et le caractère
politique partisan (des par¬
tis contre d'autres, des per¬
sonnalités politiques contre

d'autres). Son action trou¬
ve

plusieurs limites : le

ractère d'utilisation

ou

ca¬
de

peut pas grand-chose),
c'est engager des débats
fructueux entre personnes
très dif férentes

sur

des

objectifs concrets pour es¬
sayer d'obtenir l'unanimi¬
té. C'est renvoyer chez eux
les beaux parleurs, et préfé¬
rer

l'action concertée des

sur un

adresse à l'Etat et aux
institutions (et non recher¬

ne

;

che d'occasion de solidari¬
tés internes

citoyens)
conception de la culture

citoyens au soutien des
stars (grosse erreur - ou
plutôt faute - du DAL que

comme

té "on est chez

la

un

tout"

nous

par

-

qui irrite parfois les

riverains, le côté show-

bizz-médiatico-langue-debois de la générosité tous
azimuts (que font ces gens,
qui parlent à la télé, dans
leur propre quartier, où ha¬
bitent-ils, etc.

-

à T oulouse de

venue

Gaillot

ou

Schwartzen-

berg).
On

me

dira

:

1) que certaines
actions doivent être tenues
secrètes

jusqu'au dernier

2) que ce n'est pas

dans la presse les rapports
de Bedos avec sa concier -

une so¬
lidarité interne dans l'ur¬

ge...-), le côté ponctuel (qui

gence...

va

vivre

avec ces

évident

NECESSAIRE à

gagner dans T OUS LES
CAS. Seule l'action conju¬

guée de la solidarité exter¬
de la solidarité interne

les associations de

sur

quartier, c'est bien pour ça
que TOUJOURS ET PAR¬

•

Chercher la soli¬

Les atten¬

dus et le programme des
Verts Démocrates
(2) re¬

critiquera plus tard

dans le détail, mais cest

déjà

en

grande partie fait

Méricourt, Reine Audu...),
"Histoires de

loups", "Epo¬
pée touareg", "Sorcières
mal-aimées" (musique de
Ange B) (aussi en CD) et
"Sorcières d'Oc" (cassette

video). 95 F par cassette
audio +11,50 F de port.

Octogone 250 rue Garibaldi 69003

Il est aussi

Lyon
possible de

s'exercer à l'art du conte
par

des stages, ou d'assis¬

ter au festival du conte en

Rhône, du 6
1996.

15 Mai

au

(J-M B)

69003

rue

Lyon T

90 Fax

:

Garibaldi

78 62 74

:

78 62 29 01.

Toulouse.

•

Nous

avons

cussions

au

dernier

Ou

après (si dis¬
générales existant

CQFD
P.S.

entre

un nouveau

artistes et militants ;

"globalité du projet" objec¬
tivement contre pluralité) ;
recherche abstraite du plus
grand nombre dans la rue

bimestriel

tra

au

-

dances. Action limitée

Claude Sicre

ces

citoyens là ne

s'intéressent

guère aux

autres

té

Article paru

dans Au pays du

COCAB n°6 Juillet 1995 (19

place Arnaud-Bernard 31000
: 61 12 18 25)

Toulouse T

en

citoyens, à la socié¬
général et au renou -

vellement des débats.

Dommage. (J-M B)
Citoyens en action BP 124
31014 Toulouse Cedex.
•

Pour faire monter l'aioli,

La Sauce propose en

de

plus

bar, des exposi
tions, des ateliers de
chants, danse, musique,

Je

reçois
dos sier Ville Habitée qui con¬
firme mon analyse (clivage
(mai 95)

:

un

publique. On se rend
mieux compte des objectifs
de l'association. Il s'agit en

donc:

avant).

darité interne, c'est

bre 1995

vail des élus de toutes ten¬

top niveau question

moment.

.

fait de s'intéresser

ici.

pour qu'existent des comi¬
tés de quartier forts et au

à

prévoir
long terme pour les gens
qui s'installent (ou leurs
remplaçants), c'est évacuer
l'utilisation ou la récupéra¬
tion partisane, c'est désar¬
mer la répression (si une
majorité d'habitants et de
commerçants sont du côté
des relogés, le pouvoir ne

:

TOUT il faut travailler

Bien avant. Ou

dans l'actioa

Olympe de
Gouges, Théroique de

Place

autre très

important : la
pédagogie de la démocratie

P.S. bis

"Paroles de

femmes" (dont

AMAC 250

revoir.

cassettes

en

avec :

On les

les actions doi s'appuyer en profon¬

peut faire triompher les
objectifs prévus et en plus,
en
passant, en atteindre un

et

est à

générale qui

audio

vent

démo¬
cratie. Les actions d'urgen¬
ce sauront toujours, dans ce
cas-là, sur qui compter .

ne

C'est la méthode de

découvrir

que toutes

deur

plus, mais c'est absolu¬

Rapport ;
reprise de la notion idiote
de politique politicienne ;
incompréhension des phé nomènes artistiques, etc...
un

grands conteurs" est à

prennent la plupart de ces
erreurs à leur compte.
La
Liste citoyenne (2) pareil.

réponds :
C'est bien pour ça

soà;
ment

demanderait

droit d'accès, alors que

etc...

.Cortetas... Cortetas...

déjà mentionné l'associa tion Citoyens en action
Elle édite depuis Septem¬

gens

rf

on

la culture est

d'organiser

Je

après leur installation,
sinon leurs voisins ?)
C'est pourquoi la
un

;

"des choses" pour

lesquelles

la réflexion

moment ;

on a vu

avec

.,

Contes. La collection "Les

de multiples actions
plus pluralité d'endroits et
de thèmes), qui restera vai¬
bre par

récupération partisane (qui
prendre leurs distances
à beaucoup de gens), le cô¬

fait

4

(lorsqu'on
plus grand nom¬

thème

touche le

son

-

langues, photo, des jeux,

(1) Droit Au Logement
(NDLR)
(2) NDLR : Liste candidate
aux

élections

Toulouse

en

municipales à

Juin 1995

des repas en commun, une
braderie et une crèche

parentale. (J-M B)
La Sauce 4

rue

Saint Paul

31500 Toulouse T
06 19. Lundi

au

:

15h-24h, Dimanche
20h.

62 16

Samedi
:

:

12h-

�Linha

Imaginòt

Tolosa
1r trimèstre de 1996

Toulouse

viennent pas.
Soudain la bande

Décembre

-

fige, un mégaphone
précise : "Sans-logis ici
présents, nous pouvons

impovisés
petite porte
("l'entrée des dentistes" di¬
ra une jeune
fille partie
prenante dans l'affaire). Ef¬

faire

fectivement, cette entrée

rôle

1995
*&gt;

se

un

bras d'honneur à la

misère ensemble

Vicente Fenando

les serruriers

-

et

de

con¬

emparant de
partie de la cité admi¬
nistrative, inoccupée de¬
puis 3 ans, et la squatter

cert en nous
cette

Deux mains

La cité est sans dessus

dessous. Jour et nuit

alliance

ribambelles de mé¬

comme un

se

serrent, une
noue. Alors
se

.

seul homme et

une

ne

résiste que quelques secon¬
des. Aussitôt ouverte, la
masse des sans-logis se
faufile dans l'orifice et

investit le bâtiment. Cha¬

Entrez dans la danse, voyez
comme on entre." Les plus

cun

déterminés d'entre les

ce

s'approprie

un bureau,
salle de conféren¬

système s'é¬
puise mais tient bon. Sou¬

silencieux

dain

milieu de la mêlée,
dans le dernier quartier

cent. Le

Logis (C.D.S.L.) emprunte

gueux se ruent sur les gran¬
des portes de la Caisse Ré¬

populaire de la ville, la
place Ali-Bernard s'en¬
flamme. De partout arri

carrément le boulevard

gionale d'Assurance Mala¬

chards, des punks, un cou¬

Lascrosses

die (C.R.A.M.). Sous les

ple avec un enfant en bas
âge (14 mois), des jeunes
du quartiers, des chômeurs,

Le

contents.

vent

au

-

les exclus, d'abord les

S.D.F. Le feu

papes,

comme

des

visent

les

pauvres avan Comité Des Sans-

en

direction de

Compans-Cafarelli, sur son
passage, recueillant sympa-

projecteurs des caméras de
la télévision qui, prévenues

voire

une

pour les plus
On voit de tout
dans le bâtiment

nombreux.
pénétrer
:

des clo¬

qu'ils ont al¬
poi -

lumé réchauf fe les

trines encrassées, le bitume
fond. Les forces de l'ordre

qui galopent dans les

rues

arrivent

en

sur

les lieux

même temps que

les

pom¬

piers. Palabres et

arrosage
deviennent les mamelles de
l'instant. Nous

sommes

Jeudi 14. Le rassemble
ment

de la force de

le
-

frappe

populaire

ne fait que com¬
Toute la nuit jus¬

mencer.

matinée du
téléphone
prévient que le ren -

que tard dans la
Vendredi 15, le

arabe

dez-vous

avec

l'histoire est

arrivé. Chacun dans

sa

pos¬

l'examen
d'aptitude à la reconquête
ture va passer

Les

responsables du Comité des Sans-Logis sur le toit de l'immeuble de la cité

du territoire. En début
le orange est déployée
COMITE DES SANSLOGIS

tation de mécontentement

-

une

bandero¬

TOUS SOLIDAI¬

foule de

(une de plus). Certains vont
même jusqu'à se plaindre
du cortège. Tout cela a l'air
bon enfant, à tel point que
les forces de police sem -

vient

blent

RES. Deux femmes
surent

elles

en as¬

la maintenance ;

paraissent détermi

-

nées. Alors de tous côtés la

plus en plus dense
gonfler le cortège.

administrative
à temps, filment le déroule¬
ment des opérations. Mal¬

thie et encouragement

de la
part de ceux qui ne voient
là qu'une simple manifes¬

d'après-midi,

se

gré leur courage, les portes
cèdent pas car la D.D.E.
à qui appartiennent les lo¬
caux, a pris la précaution
de protéger l'entrée princi¬
pale par des barres de fer
ne

soudées les

détendre et n'inter¬

tres.

9

ne

tienne

représentants d'asso

-

vient le Comité de

quartier,
le Carrefour Cul¬
turel, pour soutenir l'action
ainsi que

menée. Un tract est diffusé

expliquant la portée du
soutien. A partir de ce
tract, certains memebres du

unes aux au¬

Qu'à cela

des

ciations, etc... Puis inter

:

Comité de

quartier

com

-

�Imaginòt

Linha

1r trímèstre de 1996

..

.Cortetas.. .Cortetas...
Chez les

Troubadours.

seconde à

troubadours, le

langage
d'autre fin
que lui-même. C'est sa
grandeur.... Situation
unique dans l'histoire. F-M
d'amour n'a pas

Castan

Teatre.

•

Des années de

galère pour Claude Alranq
et sa pièce de théâtre com¬
mémorant le 80e anniver

-

saire de la mort de Jean

Jaurès et

"kidnappée" par
politiciens tarnais.
L'auteur a enfin pu présen¬
les

ter la dernière version de
cet

Lo

hommage avec

qu'il n'y a pas et
qu'il n'y aura plus une
prennent

nostre Joanon. C'est l'his¬
toire du Jaurès intime, tar¬

dans

une

queur

un mar

-

dans l'autre, leur en¬

de

sa

résurrection

;

et

contemporain avec
un couple de jeunes squat teurs se moquant de l'his toire. Trois mondes cohabi¬
tent dans un univers

merveilleux, liturgique,
hétéroclite, trivial et

baroque.
Alain Cornuet, Atelier de
création théâtrale de

l'Albigeois 119 route de
Terssac 81000 Albi T

47 11 74 Fax

:

:

boîte, la salade

gence est cernée : le soir
même les musiciens don
nent

le

son

et

les micros.

La tchatche livre

les

-

petits

s'installent, le

lie

avec

partie par la section
"Génie" des grévistes fran¬
çais. La banque alimentaire
ainsi que les citoyens en¬
voient la gamelle. Mais peu

pâté (de campagne), le
pain généreux d'abondance

transporte.

suffit à lui-même pour
travailler le chico du der -

di voit la presse et

se

Mais à peine
repas de quartier impro¬
visé que la nuit emplie la
cantina : panne de courant.
Panique à bord, chacun re¬
son

sait

occupants se réunissent

aussitôt

service "entre

Tout

vient la méfiance. Aussi

que

se

-

gaz" est
(avec les princes de
eau

la nuit et les fils du

plus bien
"qui est qui?". Avec la nuit
On

un

tien électricité

vent).

calme et la musi¬

revient. Comme

dans

(près de

suivant

l'impulsion de
en font la "pla¬
ce du parlement". Celui qui
inscrit l'appellation est le
même qui écrit sur les murs
de la ville. La première
assemblée générale a lieu 5
minutes après. T rois jours
ont passé. Le squatt meurt
et le toit commun est léga¬

par

lisé

63 57 45

(un tour de force

historique). Cependant
cela ne fait pas l'una¬
nimité de tous. Aussi

en

pour que

de

chacun ait le

temps de réfléchir et
de choisir, la C.R.A.

Charles Mouly, écrivain et
journaliste, qui alimente
une rubrique hebdomadai¬
re dans La
Dépêche du

M. devient

l'Agora.

Ainsi, tous les jours,

Midi. C'est le Teatre de la

ce qui se
passe
dans la cité est ar gu-

tout

Carrièra et le Teatre de la

Rampa qui interprètent ces
(J-M B)
Teatre de la Rampa 19 rue

menté, défendu, rejeté,
| accepté, et rapidement
I le C.D.S.L. marque ses
I

scketches.

Dessalle Possel 34000
:

salle

l'entrée) et unanimement

Alranq a
scène les
personnages mythiques

Montpellier T

une

démocrates,

déconnectée, alors pas de
bidouillage avec le jus, et

-

rue, et nommée "rue
Félix Castan". Un soir les

mégaphone de service rap¬
pelle tous à la raison. L'é¬
lectricité est précaire, rien
n'est aquis d'avance. La

inventé

ne

la télé
qui radinent à la recherche
du "scoop". Le trobar de
service les reçois et les
informe rapidement puis
les invite à la patience. Un
bureau "presse" est ouvert
une

dent dans l'immense bâti
ment.

same¬

conservation, c'est la dé¬
bandade, jusqu'à ce que le

moitié du bâtiment est

se

Le matin du

subito. Le couloir devient

instinct de

remplir la
panse. Ils ont plutôt la
bouche pâteuse et un poids
sur l'estomac. Beaucoup,
beaucoup de gens se ballaont

dégustent tendrement.
sous les yeux des habi¬
tants du quartier, Noël nous
Là,

le

trouve

vient d'être rétabli

envie de

se

en

ce

les mains.

Dans les couloirs, de
concerts

les sardines

nier des gens.

bataille,

mégaphones passent

entre toutes

crépitement de

sur

63

Catinou et Jacouti

"pauvres" l'a¬

négociations vont bon
train, dans le bâtiment l'ur¬

l'huile

Le même Claude

également mis

l'as¬

mour

79.
•

sur

le

en

enfin le

semblée des

donner le

qu'à l'exté -

courant

l'ésotérique que
le Comte Alphonse de
Toulouse-Lautrec, le père
du peintre, répand autour

micro et déverse

service restauration fait

Alors

temps de trois chansons. Le

C'est aussi

avec ceux

rieur de la C.R.A.M. (c'est
à dire dans T oulouse) les

nal

mineur veut exhumer.

espèce de "crèche", un
enfant de 7 ans prend le

responsabiliser sur le
qui sont là.
Un espécial service de
sécurité générale voit le
jour (en pleine nuit). Un
se

que son cœur porte.
Tous affamés l'entourent et

gagement est total.

nais,

français et internatio¬
qu'un vieux militant

enchantement, dans cette

de

site

perdre. Le tract
main,

est-il décidé à l'unanimité

67 58 30

| limites et les habitants
de l'Agora dessinent
leurs espoirs. Noël

Ql

19.

Au même moment,

animation avec les enfants, place ArnaudBernard

10

�iiû!18 'fT1a9inòt

Tolosa

trimèstre de 1996

Régionale d'As urance Maladie inoc upés
notre vil e, dont ceux déjà habitués
lestéorg(uaninespartéesuresntadtuionCodumiptéroDjeetsy
Comi
des riverains plutôt que cel e des
nationaux du gauchisme médiatique et mondain ;
des déclarations de ces responsables désireux de tout faire pour
aux sans-lois se fasse dans le respect et l'élargis ement de
quartier et de la vil e,

de la Caisse
nombreux sans-logis de
quartier ;
Considérant aussi les liens déjà établis par
Sans-Logis avec les habitants du quartier et le
faite) et leur recherche de la solidarité

Considérant les locaux
depuis déjà 3 ans ;
Considérant les trop

•

•

•Cortetails-Cortetas...

du
•

été
cialistes

a

prenant acte

Et

•

l'aide
général du

que
gtilICK-..

|

Carrefour culturel

le

spé¬
l'intérêt
Arnaud-Bernard :
du té Des Sans-Logis (squat atge des anciens!
Régisoionalt reed'ndueComi
Assurdiasponi
nce Malble apourdie) l;es jeunes du quartier, ce qui
favorifasvorier lseers échanges
entcirveiqlauepdeopulalajteiounersiveer;aine et les
l
'
é
ducat
i
o
n
colsollèigesdariteté etlycées
duurnquarir unetieroocrgaasnioisnenptoduersl'évdisuitceastieon
de
f
o
s ; e à cet e action (visites, dons,
population etdudesquarprotifeersseur
s'
a
ssoci
dela rmener
éfectioden etfaçond'emexbeel mplis eamireenet,t sàurévveitiel ar ntocuet)esafliers
salubrité, deàdulamani
paiquarsfitebiestilriatsoutétioetnilea(nneréscéuctupérorutitéae)tia;ocntiopnolvitisqaunet àpaérttaisbalinr e,n!
d'inafoiddreosocigueaetle,sipsda,ychpoiolongit CES,
que, mécoudrsicadlee,lquiajnugrpourudeqsu.rea)!i
r(ceonsei
ndu dils,sponi
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i
e
u
les ldesiensorentganire lseats eoccupant
s etoclesuphaanbtistaàntspdaurtiqciupaerrtieàrl;a
ur
s
des
et
Comité de Quartier, lundi 1 8 Décembre à 20h 30, 2 rue

Mars 1996. L'élection est
I

|
J
!
!
!
i

j

•

•

ce

civique
•

propose

lieu

ce

ou

permanences
souhaite que toutes les les liens entre les
organisées pour favoriser
invite des délégués
prochaine réunion du
Castelbou.

tenir des
quartier ;

y
r

•

•

n'en finit

"met

devant

Ja
la

place

c

rue

---

Puis viennent déco-

place du parlement
^aiicment
ours à jours pousse 1 jours
les
-c

*"u"c
occu„

s

de la

dé-

"une histoire,

i

■

j pages, illustrations
| 16 F de port.

82 F +

lus Editions
Editic
TAC Motifs
20

AC Me
n

de

la

Molière

i. chemi
0653 n
06530

Spéracèdes T

:

93

60 62 65.

I

[ Tchatche. Initiative originale de
de H.
i "aie
de la part
part d
gettorisati
Tramoy
1
et Michel Ducom
minuit
iiuuuit plie,
i
f
piJe, les
Jes accolades
ac&lt;
i avec la publication de
entrent dans la danse. Les
Vendredi Noir . revue
vu.

i&lt;x

í\

„

minuit pile, les accolades !
,

,

,

Tram°y

,

,.

nel
ne)-

voeux

La
!

nuk de la Saint

habitants d'Arnaud-Bernard et les nouveaux habitants de la C.R.A.M. "Agora" : alliance indispensable

on

:

( une référence, un guide,
ement
( un outil d'enseigner
j ou un outil de loisirs, avec
! ses propositions de promepre
120
! nades
nades fabuleuses".
foi-— '

l'année
i'nn^a 1996 anoncent des [ d'écriture, ou comment lire

'. Un bureau devient

étage

Gibelin

rue (des ruants sans rancu-

rancu-

Sylvestre, une soirée caba-

des pitchous, un
bureau du C.D.S.L.

proJJ1VJ

160 pages, 140 F +
16 F de port. Le second
'En pays grassols" est
l'oeuvre
de
Georges
.

la ruelessansanciens
nom" occudans la danse. Les jC?"™
de la entrera
cinq premières minutes de ij d'actualité
,Z la" entchatchée

pee par

ret est organisée avec les

2e

' les

-

I
I
I

v

devient la "rue du

■

i

l'Hirondelle J

de

frayeurs et M

ses

'

qui l'étranglent.
ez-de-chaussée, le
r

me

v

f'individ'

contre

—1

l'avène-

-

,

'a

,

la

"

participer à le

Arnaud-Bernard, 1 rue d

culturel Ara
Carrefour
oiQOO Toulouse

-

..

téger

laud-Bernard 5 rue A

ultes et enfants
enfante-

tt.

™-moants à

j

ttaud-Bernard

nient

J—

—

de

d emnnmf—

enfin,

plus dans cette
fèche vivante.

'

Uiill
évidence la vulné¬

cheminements

I

bureau de police

(actes du colloque)
en

rabilité

c~-~-icor

.

•U

un

!l-i-

rue

Victor Duruy 75015 Paris

Nice"

participation aux travaux
d'aider les responsables
dérives propres à ce genre
actes nuisibles à la
•

(J-MB)
Citoyens du Monde 15

Provence et du Comté de

que la

à
propose que la population
diverses permanences
labétisation, miu
culturelle (alphabétisation,
propose qu'un local soit

inscrites sur les listes électorales correspondantes.

1

la Caisse

locaux de

ouverte aux Citoyens du
Monde et aux personnes

! Provença. TAC Motfs
! Editions publie actuelle¬
ment deux ouvrages. Le
premier "Mentalités, sor¬
cellerie, coutumes de

présente
propose qu'une salle
peut être un biais pour
occupants de l'immeuble et
propose que les écoles,
lieu en vue d'élargir la
en situation des élèves
soutient l'action

•

l

! Citoyenneté. Dépouille! ment de la 10e élection au
! congrès des peuples le 3
'

où tous

se

mélangent

et se serrent
rreni l
.

.

Février lors
lots de

lit! fi*

,

,

.

„

,

j 1 actualité quand on est
' passionné d'écriture
"iure et
et de

s
i

.

car-

ii
;

*

,

poesie.
f
.

_

8

®

_

Dacre=

pages'

fois/mois. Abonnement

2

10

Toulouse \ n.. 30 F jj.M
Bj
ALLANT VERS. La suite j pj Tramoy bd Marius
après carnaval. Salut !
j Batisdon 84 260 Sarrians
naval devrait

voir

I

I

V.F.

�Imaginòt

Linha

/ Payer pour tra
vailler, payer pour être mal
payé...", font chanter le
C.O.C.U. (1) en gésine, et
le C.O.C.A.B. (2) en fac payer

Le bonheur est dans

la gare

ri
î&gt;
-

Jacme Gaudas

Matabiau sonne
comme un

bas

-

tion. Mat-a-biau

gare, prend
de recevoir, de faire

le pari

la maintenance de

son

énergie et de
naction" face

sa

rouler

"détermi

-

planton
planté de Mat-i-gnon. Le
décor est posé.
Dominique Bouducon

est

en

au

sommeil ; les

fée sourit, elles

Lareine, marin de terre,
milkshake sont "lait-bière"
fond de country

nent la vague

jeunesse, les instits
en

se

AG, râlent,

à

juste titre, après les mé¬
dias qui ne se sont pas
bousculés pour le dire,
mais bon... François Bacabe connaît la musique, et
comme

les étudiants cher¬

chaient

une

l'ambition

salle pour fêter
citoyenne ; il
pas plus, tous à

sont un

des étudiants déboule. Eric

sur

rassemblent

-

superbe trait d'union...
L'histoire est profonde..."
La régie s'agite, "speedos",
charpentier métreurs' ap¬
plique à mesurer le son
"hall de gare" ; la cohorte

toulette" de

porteuse de

lui répon

assos

étudiants coordinent, mè¬
la

départ, il

fait chaud, il fait sourire, il
dent. "Les

(où l'on tue les boeufs),
ouvre sa

hall de

nous

"pis
l'Ariège et

neaux, et les crêpes "anti¬
jupettes" fondent sous la

dent,

place du Capitole. Bien sûr

monde est là ",

les Fabulous ("Pas de ci et

unitaire.

Juppé
'en
veut, alors Juppé, r etirele... "), Daniel Antoine et

Toulouse

Boulachra et

the gare est en

végète), Marseille..

une

heure moins le

la Batucade
dispersa les mata

quart quand
finale

Superpop, téléphonent le
rock, et appellent les anar¬

biens...

chistes Férré à l'oreille ; les

plus beau
park. A plus sur la Linha
Imaginòt. Au fait, il est
passé par la gare pas loin

Rastapopoulos boulèguent.
Pendant
le hall d'arrivée

ce

temps,

trastège

avec

les bandas, les cui¬

vres,

les buvettes, pas de

-

Oui, du bonheur
ma

,

ville est le

de 15000 personnes.

ses sanzas ;

Courneuve, Uzeste, au
Mescladis à Decazeville,
ne

Bahia à

ils sont tous là, partout.
Devant les guichets, on se

scénographie. Ça parle et
ça se parle. La ichatche in

qu'il

soli-solo-blues, les

-Sarrazine, T olosa via

poète de l'âme,

Mobil" s'anime, échasse sa

festival "racines" (avant

ça,

Fernando, flibustier, Aziz

copains cheminots les
depuis le
temps... La mounède, la

au

de

personne n

vieux Joe Oracle, Patrick
Valmenk

connaissent tous

De la voie à la Li¬

nha, l'imagination circule.

son

plan,

Toulouse-capitale,
catapulse, Tolosa

entraîne à le suivre le

Les

!

"L'arc-en-ciel du
le pluriel est

rendez-vous le 20 février,

long de la voie ferrée du
blues cheminant (spéciale
dédicace à Lubat). Le

Boosté par Zebda, Mata¬
biau circule sur les ondes.

la gare

papis répondent, les

-

parle, self'splique : la rue
se met en place. Le comité
des sans-logis déroule le
papier écritoire fourni par
la société "Job", en grève
depuis longtemps. "Okupa

n'en fallait

les

(charivari), c'est carnaval
une bonne répét',

son

voilà

ton
ce

sco-

tish, tangos et Gardel...
Oui, l'histoire est profonde,
mamies rallument les four¬

surtout pas

Dans

tarentelles, bourrées et

caliba-

tion. Tolose fait
—

font valser les rondos et

sance,
au

La gare

pleine puis¬

les Femmouzes T

taquet compostent

.

le tic¬

ket. "Il faut payer, payer,

Matabiau

comme nouvelle scène pour
Trobadors

gens bons sans d'wiches.
Entre les deux, la galerue
Matabiau et les musiciens

folckloriques de quartier

les Fabulous

(1) Comité d'Organisation du Carnaval

universitaire

®ComÌt d 0rfnisation du Carnaval
d Amaud-Bemard

�Linha
Larrazet
§?$$sH$'^

tim■pni -, -* mmÊmmfflmm

Imaginòt

Wma m&amp;msm&lt;0 ;illllll WfëffîlmwM&amp;.

1r trimèstre de 1996

A l'occasion des rencontres des

journaux locaux à Larrazet, les 3 et 4 Novembre 1995, la Maison de la
Culture de Larrazet republiait l'éditorial du premier numéro du journal communal, le Trait d'Union, sur
lequel ont été basés 20 ans d'entreprise.

Editorial
Numéro 1

Septembre 1975

Aune époqueoù la circulation del'information, grâce

modernes de comunication, a atteint
un degré de perfection remarquable qui ef face le
temps et l'espace, il peut sembler paradoxal de créer un
journal local d'information. La réalité est toute autre, au
progrès de la diffusion de l'information écrite ou télévisée
s'oppose un éclatement des relations entre les habitants
de la commune, le triomphe d'un certain individualisme.
En ce sens, la réalisation d'un journal local correspond à
un besoin réel tendant à tisser des liens distendus par
la
aux

vie

moyens

moderne, à recréer l'unité de notre communauté. Le
choisi, le TRAIT D'UNION, est révélateur de l'esprit
journal. Il doit s'efforcer d'accroître les échanges hu¬

titre
du

mains entre les habitants de la commune et contribuer à

l'amélioration de la qualité de la vie locale. Le TRAIT
D'UNION appartient à l'ensemble de la communauté, il est
donc ouvert à tous. A chacun de lui donner

longue vie en
rédigeant des articles, en exerçant éventuellement leur
droit de réponse, en s'abonnant, en contribuant à sa diffu¬
sion et à l'amélioration de sa qualité. Le journal qui paraî¬
tra chaque trimestre, assume toute la vie locale (informa¬
tions municipales, vie des associations de la commune,
enquêtes, reportages, articles divers, état civil...).
Néanmoins, il est ouvert vers l'extérieur, par conséquent à
tous les problèmes du monde contemporain, mais à partir
des préoccupations locales, si possible. Une entière liber¬
té d'expression y est garantie, mais la polémique person¬
nelle en est rigoureusement exclue sous peine d'aller à
rencontre du but qu'il s'est fixé, c'est-à-dire parfaire les
relations humaines dans la
Pour

sa

municipalité,

prend

en
D'UNION

-

-

-

-

est ouvert à toutes les remarques
Bien entendu, toute personne a l'entière respon¬
sabilité de l'article qu'elle rédige.
-

LA MAISON DES JEUNES NE SAURAIT SE

PORTER GARANTE DES IDEES EXPRIMEES DANS
CHAQUE ARTICLE, QUI DOIT, DU RESTE, ETRE SIGNE
POUR PARUTION;
Pour assurer

pérénité, le journal ne doit pas
figé, ni dans la forme, ni dans le contenu ; il lui est
nécessaire d'évoluer de s'enrichir progressivement.
Instrument privilégié au service de la communauté, le jour¬
sa

être

nal est une oeuvre riche

en

valeur éducative mais aussi,

l'expression vivante et vigoureuse d'une volonté de sur

sur une

collaboration fructueu¬

-

vivre.

Conscients de

l'importance et des difficultés d'une
entreprise, les jeunes de Larrazet, mettent leur
meilleure volonté au service de leur village et sollicitent la
bienveillante compréhension de tous les habitants.
telle

commune.

part, la Maison des Jeunes assure la
direction de la publication du journal. La tâche est lourde,
très lourde même, mais elle peut compter sur l'appui
matériel de la

de la

population Larrazetoise. La Maison des Jeunes
charge toute la réalisation matérielle du TRAIT
: collecte des articles, dactylographie,
impres sion au duplicateur à encre, assemblage et distribution.
En outre, elle rédige l'éditorial et crée un COMITE
DE REDACTION qui :
veille à la qualité du journal
encourage la rédaction des articles
surveille la forme et l'ortographe
se met à la disposition des personnes désirant
exprimer leur point de vue
se

LE COMITE DE REDACTION

�Linha

Imaginòt
Larrazet

1r trimèstre de 1996

L'experience de
Larrazet, contribution
à la recherche

identités

sur

les

commu¬

nales

ne

l'entendent ont fait

hommes.

une

blessée face à l'arrivée des

"nouveaux"

au

Conseil

pas, on

n'empri¬

pas le mouvement de
la vie et les passions des
sonne

Ici

petite crise d'appartenance
il

n'y

comme

ailleurs,

qu'une vérité qui
compte : celle du terrain et
a

de l'action où chacun abat

Municipal leur discutant
leur déficit d'appartenance.
C'est dire que les formes
de pensée de l'identité

pres clés. A nous de signi¬
fier clairement la validité

ancienne sont toutes dans

de

de

ses

cartes et

nos

utilise

ses

pro¬

perspectives.

têtes même dans celles

nos

(extrait)

pétrifie

village réel mais n'y
trouvent pas forcément
leurs marques comme ils
du

qui sont censés

ceux

investir l'avenir.

Paradoxalement,
c'est le
Les élections

municipales

de 1995 ont mis
les

en

relief

lignes de faille de

l'entre-deux de l'identité
communale
sément

un

car

c'est

préci¬

moment où

les

plaques tectoniques de la
conscience collective bou¬

gent fort.
C'est

un

moment

où l'identité ancienne

refait

une

santé

symbolique sur
est mis en jeu,

se

le

pouvoir
le territoire

:

reconnaissance

symbolique
qui suffit amplement à leur
bonheur et que leur of fre
les "mainteneurs" qu'ils
viennent par là même con¬
forter dans leurs certitudes.
C'est

précisément
parce qu'ils veulent se fixer
que certains nouveaux ne
sont pas forcément séduits
par le mouvement et par le
projet de la communauté
nouvelle. Curieux mais réel

on teste
l'appartenance et tout le

paradoxe.

monde est conduit à

chaîne

se

positionner.
Certes le mode de
la communauté ancienne
condamné mais c'est

est
une
va

illusion de croire

mourir de

sa

qu'il

belle mort

(ce qui est tout à fait natu¬
rel). Bien mieux les formes
de pensée de l'identité an¬
cienne peuvent s'inventer
une nouvelle jeunesse là où
on ne

les attend

pas

du

tout.

Les
bitants
déficit

se

nouveaux

ha¬

les

décalages, de la pertur¬

trouvent

"les

zet, contribution à la

marques et de tous les posi¬
tionnements qui expliquent

tés communales (envi¬
ron 100 pages) est dis -

les retours de flamme des

ponibie pour un

formes de l'identité ancien¬

montant de 70

ne

entre

-

un

monde

qui

n'en finit pas de mourir et
un autre qui n'inscrit enco¬
re sa

griffe qu'en

une

pointillé.
précisément

ouverture débridée et

enfants du
pas

réveil et les

pays" qui n'ont
de déficit d'apparte nance symbolique mais qui
ont pris de la distance, pour
leurs études

ou

leur travail,

un

crispations de
la "communau¬
té

le

village réel. C'est
un endroit
qu'ils aiment
mais qu'ils ont désinvesti ;
ils n'ont plus guère d'am¬
bition pour le lieu qui par
avec

effet mirroir doit rester

ethnique".
C'est

toute

la

com

-

plexité à la fois
fascinante (l'i¬
dentité s'inven¬
te tous

les

patrimonial (pro¬
menades, séjours en famil¬

jours) et dérou¬

le, souvenirs, affects).

vement de tou¬

pour eux

Par

détour,

un

encore

curieux

de l'eau

moulin des "mainteneurs".
Dans l'entre-deux,

d'autres

qui sont

tante du

mou

-

te communauté

au

au coeur

L'expérience de Larra¬

bation et de la mobilité per¬
manente de toutes les

chaotique qui est à même
de provoquer le

définissent par un

d'appartenance et
leur préoccupation est en
général de la fixer peu ou
prou. Ils ont besoin d'une

dire du creusement de tous

C'est

A l'autre bout de la
se

tiomphe du mode

de l'identité éclatée c'est-à-

Rien n'est

ja¬
acquis,
tout n'y est que
surprise car on
mais

14

recherche

de port,

sur

les identi

F

+

15 F

auprès de ia

Maison de ia culture
82500 Larrazet T
71 22.

:

63 20

-

�Linha

Imaginot

Citoyenneté
1r trimèstre de 1996
A ..-Cortetas...Cortetas...
Radio.

i

Nouvelle(s)

•

Ràdio Pais est

I

| l'expression gasconne
i d'une actualité universelle.
I Elle donne la parole à tout
'

le monde. Ràdio Pais

citoyenneté(s)

i

|

les

nationalisme confus

Les progrès, l'infor -

migrations, les
organisations humaines
provoquent peu à peu une
nouvelle compréhension de
la planète, et de l'humanité
qui l'habite.
Que l'on regarde
l'économie

:

chacun sait

niveau de la nation

ou

en

exergue.
observe le degré

-

Que l'on
d'épa -

différences par les dysfonc¬
tionnements de l'économie
mondiale.

Que l'on lise
simplement Monda Solidareco : il
y est question de
différentes or ganisations
"internationales", ou "mon¬
diales", de réunions, d'ac¬
tions "transnationales", de
congrès universels, de la
langue internationale Espé¬
cela est

une

réalité. Ce n'est

plus l'uto¬
décrivaient les

unité.

'

réduire les
vulgariser
le cosmopolitisme ; il faut
que le monde se dote des
structures qui lui permet tront de régler ses conflits
internes et d'or ganiser la
gestion des ressources pour
un développement harmo¬
nieux des peuples et l'épa¬
nouissement de toute per
sonne humaine.
Il est

encore

citoyen quelque soit

son

pousse à agir ... mais en
même temps, montrons le

d'organisation
lequel doit tendre toute
action citoyenne.

savoir si de telles
structures seront le produit

citoyenne, tels Réseau So¬
lidarité, l'Action citoyenne
contre la misère et pour la
vie (Brésil, voir MS n°48),
les réseaux d'ONG (Togo
ou Zaïre), ou si elles réussi¬

67 58
rue

j du Chèvrefeuille 34000
j

Montpellier

Montpellier . Le Centre
; Régional de Documenta! tion Pédagogique publie la
\ revue Lenga e pais d'òe
qui "se propose de donner
;

des éclairages les plus

| variés possible, tant sur
Article paru dans Monda
Ì des questions théoriques
Solidareco (bulletin d'infor¬ ! touchant à la
langue et à la
mation du "fonds mondial de
solidarité contre la faim")

"politique" des Citoyens du

listes"

:

'

à naître de l'action

entités "mondia

T: 67 92 17 47 Fax

•

D.D.

de la mondialité, l'action

autres

34024 Montpellier Cedex

I

tôt pour

ou

j
i

Ì 29 08.
vers ! Son e resson occitan 7

niveau

trop

Monde, Fédéralistes Mon¬
diaux, Congrès des Peuples

de

l'histoire qui s'inscrit dans
la vie quotidienne de tout

'

-

siècle.

sens

■

suffit pas de
frontières et de

que
visionnaires du début du
C'est le

Val d'Aran

(Espanha) e
| duscas a Tolosa e Bordèu.
| Ràdio Pais, carrière princi! pau 64230 Puèi de Lescar
peut affirmer d'où viendra
Tchatche, musique et
le changement ? De l'ac¬
dynamite en occitan, c'est
tion sur le terrain ? ou de la ;
tous les jours sur Radio
discussion politique ? Seu¬ 1 Clapas 93,5 FM à Mont! pellier. Son e resson occi le l'histoire le dira.
! tan est l'association qui
Etablissons con¬
produit et organise la diffucrètement des solidarités
; sion de ces émissions sur 9
transnationales, organisons ] radios associatives entre
les pressions nécessaires là î Toulouse et Montélimar.
où notre citoyenneté nous I Radio Clapas BP 2002
'

que. Ils ne s'opposent pas
mais se complètent. Qui

progression histo¬
rique de l'humanité vers

ront

pie

second, plus philosophi¬

rien à la

ne

de personnes d'autres na¬
tions et l'on justifiera les

tout

'

•

nouissement de la person ne: on le
comparera à celui

ranto...

i

en ex¬

Mais attention ! Il

du

groupe humain. Sa mon
dialité est constamment

Gasconha

i

tchénie, Rwanda ou NordKivu, aussi déplorables
soient-ils, ne changeront

son

miètat de la

; damb emetors a Pau,
! Tarba, Miranda e Aush.
Mondialité et mon- 1 Outre l'occitan, on
peut
aussi entendre le français,
dialisme sont les deux
facettes d'un même phéno¬
l'espagnol, le catalan et le
; portugais. La ràdio es
mène : le premier plus
; duberta a totas las musi pragmatique peut apporter Í cas en lenga minorisada.
son expérience concrète au
Projèctes d'espandiment en

Yougoslavie, France, Tché¬

qu'elle dépasse le seul

mise

I

degré d'acceptation, voire
de refus. Les sursauts de

qu'a

entà capitar

; un mejan de comunicacion
| aont la lenga occitana jòga
! un rôtie deus màgers. Se
! far ausir sus mai de la

Daniel Durand

mation, les voyages,

mai de 10 ans,

n°49.

-

i

culture occitanes, que sur

j des méthodes et exercices
j directement pédagogiques".
! 2 n°/an : 90 F
! CRDP allée de la citadelle

j 34064 Montpellier Cedex 2
j T : 67 60 74 66. Fax : 67
; 60 61 19.

...

T
15

�Linha

Imaginòt
eiimgemmsiê

1r trimèstre de 1996

averti, Jean-

Jean-Marc

Buge

En observateur
Paul

Damaggio a analysé

les états d'es¬

d'union nationale. Il s'est

avaient

aussi traduit par des natio¬
nalisations économiques,

cette

ou

des créations de struc

-

nationales, pour avoir

tures

adaptés à l'ambi¬

prit des français autour de
la seconde guerre mondia¬
le. Il constate que la Libé-

des outils

raion

tournant psy¬

nalisme créatif ; structures

chologique où le souci
majeur fut de regarder de¬
vant, oublier le passé et
bien sûr cette guerre hor -

qui ont d'un autre côté
aspiré de nombreux mi¬
grants venus du monde ru¬
ral pour un travail plus sûr

rible où le rôle de chacun

dans des villes sécurisantes

n'a pas

toujours été très
clair, pour fonder l'avenir,

et

reconstruire la société.

fondé la

Chacun

de la seconde moitié du

a

été

pousser
comme

un

prenait soin de re¬
le passé. C'était
partir de zéro, tout

inventer

avec

la foi de

ceux

qui ont connu l'enfer, l'ini¬
maginable, le néant, et veu¬
lent s'en échapper au plus
vite, oubliant

en

même

temps la période qui avait

tion d'alors, à ce mouve

d'ensemble,

ment

ce

-

natio¬

valorisantes.
Cette

période a
société française

siècle. Elle
élan

a

été

comme un

qui a trouvé son plein
économique dans les
par

course au

De
déve¬

loppement. On retrouve
peu ou prou cette atmo

-

sur une

bonne partie

symbole : la course à la
conquête de l'espace, à
l'investissement de la Lune

effort national. Le rôle des

nautes tournent autour

mineurs fut

la terre.

-

comme

aujourd'hui, les astro

Le terme de nation

et les modes d'ex¬

pris tout son sens,
lorsque ceux qui la compo¬
sent regardent tous dans la

pression, mais elle

l'envie de

solidarité des

différents 50e anniveraires

rations

géné¬

précédentes

ce

moment-là. Cet état d'es¬

prit s'est traduit politique¬
ment par un

gouvernement

ce
un

qui était
carcant,

imposées, une
"bourgeoise", ce
qui avait été construit par
les générations précéden¬
société

tes.

Profonde remise

en

question qui s'est traduite
par l'explosion de Mai 68
qui elle-même a permis de
libérer des éner gies, des
non

en

représentées, non
compte. La remi¬

se en cause

de la société de

travail, certaines valeurs
basées

sur

celui-ci, la

no¬

tion de

développement et
de progrès. Elle a été sym¬
bolisée par le "retour à la
terre" de certains groupes,
"retour à la liberté" par les
voyages et la vie en com
munauté symbolisant le

-

Mais le refus d'un certain

type de société prenait
inconsciemment en compte

Mais c'est aussi
dans les années 1960

qu'a
commencé à s'opérer un
basculement, dû aux géné¬
rations qui n'avaient pas
connu

16

la guerre,

mais

comme

acquises définitivement,
notamment le fait qu'il y
avait de toute façon du tra¬
vail pour tous, et qu'il n'y
avait qu'à choisir entre
sociale

qui s'est

imaginé alors, sans comp¬
ter les bébés qui ont été
conçus à partir de ce

éclat

des valeurs

monter

derniers mois

montrent tout

en

certaines données
a

aussi remis en ques ¬
tion le travail et la

construire ensemble. Les

ces

-

de

L'explosion de Mai
68 a libéré les idées

alors

fêtés

voler

alors devenu

refus du "carcant familial".

pain."

:

("La

France s'ennuie"). L'envie
est donc venue de faire

l'après-guerre concernait le

vriers ont lar gement payé
de leur personne dans cet

même direction

donc de monotonie

prises

imposé

Gaulle. La

ce

a

de métro-boulot-dodo, et

voir fort

truire l'avenir, creuset de
tous les espoirs. Les ou¬

du

d'unitarisme,

idées nouvelles, des mino¬

ler

besoin du charbon

,

de volonté,

rités

sphère

parmi les plus
symboliques : "On avait

progrès avec tout ce que
implique de rigueur

cela

années 1960, avec un pou¬

du monde occidental, avec

au

course

essor

précédé la

guerre. Travail¬
maximum pour cons¬

au

toujours vécu dans

ambiance de

dans l'échelle
en

suivant le déve¬

loppement instauré par les
générations précédentes ou
vivre en marge de la socié¬
té dont

grès,

on

contestait le pro¬

en accord avec cer
taines "idées de 68".

-

�Linha

Imaginât

Citoyenneté
1r trimèstre de 1996

Le refus de la

gnent des voisins immé

so¬

ciété "moderne" de la part
d'une partie de la popula tion

coincidé

l'aug¬
mentation de la productivi¬
té qui a nécessité moins de
a

avec

-

diats. Les individus sont
facilement isolés, d'autant

plus si leurs conditions
matérielles se dégradent.

main d'oeuvre, avec no¬

de

la

généralisation
l'informatique. Ces ten¬

tamment

dances lourdes
trouvées

en

se

sont

rapport avec un

accident

économique bru tal: l'augmentation déme¬
surée du prix du pétrole.
D'où le tournant fonda

"La

grande majorité du
pays identifiée par
ce qu'elle n'est pas,
La négation de
l'autre

Sur

Ces constats vien¬

"trente

glorieuses", avec
l'apparition sen sible du chômage.
Depuis le tournant

nent

surtout

turation culturelle de fond

de 1975, nous sommes

centralisme

dans la même

risation et finalement l'a¬

l'exclusion.
-

darité s'est

beaucoup es¬
tompée, comme si on avait
oublié qu'elle était indis pensable à la réussite d'une
collectivité, à son dévelop¬
pement, oublié les ef forts
des générations de l'aprèsguerre. Et en même temps

s'ajouter à la déstruc¬

de la société
exercé

française qu'a
depuis des siècles le
avec

la dévala

néantissement de
constitue

un

ce

qui

tissu social et

culturel

populaire. L'unitaqui caractérise le sys¬
tème semble aujourd'hui
atteindre son paroxysme. Il
s'asphyxie lui-même parce
qu'il ne prend pas en
compte ce qui est en dehors
de lui-même, et qu'il a pris
soin, par exemple, d'identi¬
fier de façon péjorative en
risme

inventant et

excluant par
là même la fameuse "pro en

vince".
On

en

arrive ainsi

à la recherche de la collec¬

à des situations

tivité de référence. La

où les

française ? la ville ?
l'entreprise ? l'association?
la famille ? Quelle collecti¬
vité pour quelles solidarités
et quelle aventure ? De ce
point de vue, tout est deve¬
nu plus flou,
avec aussi le
développement extraordi naire des moyens de com¬
munication qui rapprochent
ce
qui est loin mais éloi -

le

ubuesques
jurys des "grands
prix littéraires", devant la
rareté de
à

se

l'offre,

en

un

on a vu

en

prenant en compte la popu¬
lation, et d'un autre côté
une
ne

partie de la population

trouvant

d'autres solu

disputer les quelques
imaginées à partir

d'autres horizons où il y a
de la matière. Dans

encore
un

domaine

proche, le

con¬
tenu et le rôle de la télévi¬

sion et de

l'image n'ont
jamais été autant remis en
question, avec de grands

-

tions que l'utilisation des
courroies les plus corpora¬
-

les habitudes ont

eux-mêmes été induits par
le système centraliste : le

regard tourné vers le cen¬
tre, elles en espère considé¬

élus est

un

des symp

socialement actif
un

adversaire

tôt

ou

comme

qui aura(it)

tard l'ambition de

prendre

sa

place dans la

hiérarchie, lui qui a la
chance d'être

plus près

d'un Centre valorisant ;
d'où le peu d'empresse

qu'il va mettre à sou¬
citoyen en question
dans son action. Un projet
législatif de conseils de
quartier élus vient ainsi d'ê¬
tre torpillé par le "lobby
tenir le

des maires". L 'écart

se

les

symboles des années
d'expansion sont devenus

comme

encombrants

nombreux sont certaine

:

les structures nationales,

empreintes de centralisme,
sont aujourd'hui comme
des

carcasses sans

ressort,

à

-

ment

creuse, avec

-

-

frappants de la mala¬
die. Tout élu qui a quelques
responsabilités s'empresse
de percevoir le citoyen

ration et avantages.
Dans ce contexte,

boles d'une

quelques sym¬
autre époque

les Conseils Géné¬
le

raux ou

Sénat, dont
-

les habitants

qui ne
qu'ils existent
ou ce qu'ils font. Et l'on
voit des problèmes qui sur¬
ment

savent

pas

viennent dans

milieux

qui échappent les aspira¬
tions de la société populai¬

fermés où l'on est tenté de

re.

s'autoriser des

l'expansion urbaine a créé
des banlieues conçues

illégales.

-

comme un

prolongement

de la ville et

manoeuvres

D'un autre côté, la
sur

se laisse aller
des considérations que

la
-

d'hui d'avoir à faire à des

ghettos exclus de tout où se
cristalisent bon nombre de

problèmes.
La société "of fi

ces

population

non comme

des entités autonomes,
d'où le sentiment aujour

arrivent

oeuvres

ses

tomes

plan sociorécem ment le système s'auto-bloquer avec, d'un côté un
pouvoir national incapable

politique,

ment et

logique, sur
la même pente. Le déve loppement du chômage a
accentué la précarité, la
paupérisation d'une partie
de la population, ce qu'il
est convenu d'appeler

sur

à leur donner.

tistes dont le fonctionne

-

75, symbole de la fin des

nation

sens

d'élaborer des réformes

province" la
:

mental des années 1974-

La notion de soli

questionnements

pensée dominante fait
économiques, alors
que l'essentiel est d'abord
croire

ailleurs. Nombreux sont
par exemple aujourd'hui
les artisans qui ne trouvent

cielle" propose

pas d'apprentis, ou les pos¬
sibilités de travail (en parti¬

une

culier dans le secteur

que

-

des outils et
pensée, ne concevant
la hiérarchie, la verti -

calité,

avec

Centre

pour sommet

qui ne corespond
plus aux aspirations et s'é¬
loigne chaque jour un peu
plus de la population. Le
divorce entre le peuple et
un

com¬

mercial) sur lesquelles peu
de candidat se présentent.
Cet apparent paradoxe est
fait une illustration par¬

en

faite du

problème de fond
qui est celui de l'envie de
travailler, l'envie d'évoluer

�Imaginòt

Linha

Citoyenneté
1r trimèstre de 1996

et

de défendre

son

créés les

avenir

dans la société

qui est
devant sa porte. Les ci¬
toyens rêvent une vie plu tôt qu'ils ne se battent pour
la vivre, avec l'impression
que ce rêve est à portée de
main (à travers les médias,
la publicité, etc). C'est bien
sûr particulièrement vrai
pour les jeunes qui peuvent
préférer se droguer plutôt
que de se battre quotidien¬
nement pour

progresser
dans la hiérarchie sociale
comme ce

fut le

cas

leurs parents ou

pour

leurs

grands-parents. S'ils ne le
c'est qu'ils n'ont
plus de repères, d'objectifs,
de buts vers lesquels tendre

font pas,

dans

stimula

contexte

un

-

Le travail, tout com¬
l'achat ou la procréa -

teur.
me

tion, nécessite

un

contexte

être réalisé. Les solu¬
tions aux chômage ou à la
pour

baisse du taux de natalité
sont donc pas

tech
niques : il s'agit "simple ment" d'un manque de
conception de société et du
ne

rôle de chacun.
Dans cette situa

tion, le Front National

-

a

réussi le tour de force d'ê¬
tre

le

parti du peuple face à

la nébuleuse médiatico-

politico-sociologico-boursière. Et

comme

leuse l'exclue de

la nébu

-

jeu
parce qu'elle n'a plus de
réponse aux questions qu'il
pose, elle le renforce dans
son

rôle. C'est

son

comme

par

hasard le

parti qui s'inté plus aux cultures
qu'il appelle régionales, lui
qui travaille d'abord sur ce
qui est populaire.
resse

le

C'est aussi dans
cette

logique

que ce sont

nouveaux groupes
de nationalistes occitans

qui ont pris la culture occi¬
tane comme prétexte et
font de l'activisme anti¬

nébuleuse et donc à ten
dance anti-tout, par
tion primaire.

réac

-

-

Les cités des ban

-

lieues sont des lieux sym

-

boliques du tournant de
société qui est en train de
s'opérer. C'est là où la fis¬
sure entre la population et
ceux
qui sont censés la
représenter ou être à son
service, est la plus criante. I
Le contraste est saisissant
avec

nombre d'élus et de

ser

«

I

le monde rural où le
-

1
Jean-Marc Buge

vices

publics par habitant
est le plus élevé. Il est clair
que la société a mal géré le
passage de l'après-guerre à
la fin du siècle

avec

les

bouleversements

démogra¬
phiques et d'occupation du
territoire qui ont caractérisé
la période. Les habitants
des banlieues sont parmi
ceux qui ont le plus à in¬
venter d'autant qu'ils sont
plus jeunes que l'ensemble
de la population et que la
banlieue n'a pas de passé
ni surtout de reconnaissan¬

(comme "la province",
elle est définie par rapport
à un centre). Rien ou
ce

n'a été prévu pour
(simplement un loge -

presque
eux

ment souvent

sommaire)

les centre-villes et ceux
qui détiennent les pouvoirs
par

de tous ordres. Ils ont à

faire face à toutes les sclé¬
roses

de la société

débarrassée d'eux

qui s'est
un

peu

rapidement. Ceux qui se
battent pour construire ont
souvent tout contre eux.

Ceux

qui sont moins aver-

qui devraient être
parmi les premiers concer¬
nés, mais qui sont aveuglés
sans le savoir
par le centra¬
lisme, n'ont que dédain
pour toute pensée extérieu¬
ceux

Un centralisme

aussi exacerbé
ne

peut pas

disparaître
sans

forte

re

rupture

et

donc remettant

cause ce

acteurs-là
tis

en

centralisme. Ces
ne

comprennent

préfèrent se battre phy¬
siquement par réaction
compréhensible contre les
rares
représentants de la
collectivité : de plus en
plus souvent la seule poli -

plus rien aux aspirations
populaires et à l'évolution

ce.

ble que la société va conti¬
nuer à évoluer sur la même

Il

n'y

de rai¬
pour que la situation
s'inverse par l'action
mesurée des acteurs en pré¬
sence, vu la non prise en
compte systématique par le
a pas

son

Centre et
alliés

sans

sa

nébuleuse,

le savoir

aux

petits intérêts provinciaux
et aux corporatismes en
tout genre, des différences
et des identités qui s'expri¬
ment

dans le pays et en

particulier à la base. Même
18

de la société. C'est notam¬
ment très

clair pour

l'actuel

pouvoir national.
Il est donc

proba¬

pente jusqu'à la rupture. Il
faudra aller
se

jusqu'au bout,
l'impossi -

trouver dans

bilité de faire autrement,
être devant les faits, dans

l'urgence des choses à
quand
la rupture peut avoir lieu et

faire. Reste à savoir
comment.

Quand ? il est

probable qu'il ne faudra
pas attendre vingt ans. Au
train où vont les choses, le

septennat présidentiel ac-

�Linha

Imaginòt

Citoyenneté
1r trimèstre de 1996

tuel

pourrait voir la situa

-

tion suf fisamment mûre
pour que la rupture ait lieu.
Comment ? Les ingrédients
sont

en

place, ils vont

se

la Linha Imaginòt,
pour la pensée anti -centra¬
liste, pour la culture occita¬
ne
qui a permis cette pen sée et apporte aujourd' hui
pour

renforcer. Nul doute que le
Front National sera de la

des solutions. On voit l'ur¬

partie, lui qui a su exploiter
départ les failles du
système. Il sera là pour
faire pression sur l'esta blishment. La rupture qui
s'annonce risque d'être très
forte, plus proche de la
chute du système sovié tique (autre type de centra¬
lisme) que de Mai 68 qui
finalement n'a été qu'une

tés, de construire demain,

dès le

crise d'état d'âme
d'incidence

sur

avec

peu
les struc

-

tures mêmes du

pays. Au¬
jourd'hui les fondements
de la république sont remis
La crise de Dé¬
a

montré les

prémices de la rupture,
répétition. Le
ras-le-bol de 1'"arrogance",
le sentiment d'être "mépri¬
sé, pris pour des imbéciles"
par "des gens d'un autre
monde" s'est exprimé clai¬
rement. On ne peut s'em¬
pêcher de faire un parallèle
avec la chute du régime
soviétique. Dans les deux
cas, la population a choisi
la rue pour s'exprimer
pacifiquement mais avec
détermination, jusqu'à ce
qu'elle obtienne satisfac comme une

tion. Marcher ensemble
dans la

avoir quelque chose à

proposer au moment venu,
il fallait avoir quel¬

comme

que chose à proposer dans
la débâcle de 1940. Face au

système soviétique, les
peuples ont opposé les na¬
tionalismes. C'est la solu¬
tion

proposée en France
par le Front National avec
des provinces aux accents
du pétainisme. Les autres
nationalismes ne sont guère
développés (d'ailleurs à
notre

prévu de mouvement parti¬
l'Hexagone)
hormis peut-être en Corse
ou au Pays Basque. Il est
donc ur gent d'apporter
d'autres réponses.

rue

telle est la dernière métho¬

peuple pacifiste face
pensée

avaient élaboré des pro¬

tections sociales

perfec tionnées grâce à leur
développement industriel

pari de la démocratisation
globale de l'humanité.
Dans la seconde moitié du

XXe siècle

on a en

ef fet

assisté à la décolonisation,

puis à la disparition du
monde soviétique. Petit à
petit les dictatures mus clées laissent la place à des
pays plus familiarisés avec
les élections démocrati¬

même si le mouve ment n'est pas uniforme ni
dépourvu d'accidents. Mais
la démocratisation globale
s'accompagne d'une multi¬
plication des échanges met¬

vu en

possible que ce soit sur la
question des protections
sociales que s'opère la rup¬
ture prévisible.

ments

bouleverse

-

importants.
Les solutions

aux

problèmes et la société de
au plan

demain sont donc

local, dans l'élaboration de
réseaux transversaux de

solidarité respectant les
identités et la pluralité, se

Le

citoyen au centre

des démocraties d

;

mettant

au

service du

citoyen et des initiatives de
base. C'est le

XXle siècle

sens

démarche Linha

de la

Imaginòt,

du décloisonnement, de la

multiculturalité, de l'action
Le

pari porte sur l'étape suivante :
celle du citoyen. Malgré la
présence insupportable en
France de la pensée unita riste, le citoyen du monde
n'a jamais eu autant d'in¬
formations à sa disposition
ni été dans la possibilité de
gérer ses propres af faires
tout

sur

dans tous les

domaines, de

développer plusieurs

immédiate, de la proximité,
contrairement

aux

idéolo

-

gies d'antant que l'on
essayait d'appliquer à l'é¬
chelle d'un pays. On ne
prétend pas connaître la fin
de l'histoire, mais on con¬
naît la démarche et la réso¬
lution des

problèmes du

moment

dans l'action, sui¬

vant une

analyse cohérente

cen¬
véri

pour laquelle le citoyen et
son environnement sont au

petite entreprise (on
pourrait citer certaines évo¬
lutions récentes de la légis¬

centre, avec les plus gran¬
des ambitions pour pouvoir

tres

d'intérêt

ou une

-

table

lation allant dans
voire d'avoir

une

ce

sens),

double

vie. Aussi de plus en plus
d'initiatives sont à mettre à
l'actif de

citoyens se re¬
groupant au gré des cir
constances et en

tection sociale, avec ce que

associations

-

l'a

Décembre 1995, il est bien

pays et par là même leurs
différents systèmes de pro¬

enjeux

-

et créer des

on

centraliste.
On voit donc clai

on assiste au niveau
mondial (voir p. 15) et qui
sera une des caractéris

auquel

nients. Comme

tant en concurrence

rement où sont les

un

d'ensemble

aujourd'hui face à des pays
qu'ils doivent considérer
dans des rapports beaucoup
plus équilibrés, avec ce que
cela comporte d'inconvé -

à la dictature de la

les

mouvement

à cette

se retrouvent

culier dans

C'est d'abord le

frontières, et c'est bien à

tiques du XXle siècle. Face
perspective, la
France a le lourd handicap
du centralisme. Ces logi¬
ques antagonistes ne peu vent que générer de pro fondes remises en question

antérieur,

connaissance Hélène

ques,

jusqu'à ce que
les maîtres du pouvoir
décident de jeter l'éponge :
de du

pour

de créer des solidari¬

ce,

Carrère d'Encausse n'a pas

en cause.

cembre 1995

gence

cela suppose de tensions.
Ceux qui, comme la Fran¬

structures

19

aller

plus loin.
La suite est à in¬

venter, à écrire, à construi¬
re. Nous y travaillons.

J-MB
-

dehors des

établies. Les

dépassent les

�Linha

Imaginòt
Musica

ïr trimèstre de 1996
Entre 84 et 91, année de leur

Le

portugais,

le gascon
et le basque.

a&gt;
umÊm

3

2
5
E
LU

a&gt;

premier essai sur scène, Manu, Nico et Chico
remplis la tête de reggae et de ragga. Émissions de radio, "Cool run
ning" et "Ragga &amp; co", collaboration avec un groupe de reggae, Manu , gui
tariste, Nico et Chico au staff de l'organisation...
Double Embrouille prend le temps de réfléchir, de peaufiner des textes...
«En fait, on a eu trois grandes inspirations : les DJ's jamaïcains, Massilia et
un Sound System de Londres: Big Brother Cassove rencontré à Bordeaux.
Entre eux et Massilia, on avait le truc» précise Nico.
Nous les avons rencontré à St Antonin, au festival "Les ber ges en fête"
(Juillet 1995).

3

o

Û

ouvert à

Dans votre

apéro-swing,
j'ai entendu que vous
disiez : «être de quelque
part...», parlez-moi de
votre quelque part.

Y-a-t-il

Manu

Notre

équipe de
rugby à Merignac ?

crits dans des

Chico

Une

:

équipe qui a
grâce

subventions de la

aux

décidé d'aimer

toires. Puis la mairie

centre

de notre

,

c'est le

petit

mon¬

de.

en

com¬

mettant

beaucoup d'argent. Elle a
récupéré trois ou quatre
mercenaires sur quinze, ce
qui a créé beaucoup d'his¬

spontanément des équipes.
On voudrait accompagner
ça par une sonorisation des
terrains avec du reggae,

faire

un

On l'a

truc à notre

déjà fait

une

façon.
fois...

Par contre, dans notre ap¬

décidé de s'en détacher, et

on refuse le truc
des banlieues; ça gomme

maintenant, c'est

une

d'affaires

un

a

hom¬

qui dirige

ça..

C'est notre

capitale.
Merignac et Bordeaux,
c'est pas pareil. Bordeaux,
:

donc

mune,

me

Nico

équipes, ni

division B, C ou corpo,
mais des gens qui montent
en

quelque part,
c'est Merignac, une ville
mitoyenne de Bordeaux.
C'est là où l'on a grandi,
où l'on vit tous les jours et
c'est la ville que l'on a
:

des gens qui, gé¬
ne sont ni ins¬

néralement,

une

tourné. Tout d'abord

Manu

On

proche,

partie de l'histoire,

c'est nul, nous on préfère
réfléchir plus petitement, à
notre

espace. Sur la communauté
urbaine de Bordeaux, on

approche
"mérignacaise". Elle est
différente, par exemple, de
celle de Massilia qui, eux,
sont très près de leur foot¬

représente 60 000 habi tants, et c'est étiqueté com¬

ball. Nous, on est assez dis¬
tant de ces choses là, ça

peut-être qu'il y a des gens
à Merignac qui étaient
géniaux, dont on ne sait
rien, qui n'étaient pas por¬

c'est moins vert

qui

tête;

au

niveau

ville dortoir. C'est

me une
ce

6

sont

se

prend le plus la
qui nous donne

nous

ce

envie de faire des choses
dedans. Avec 60 000 habi¬
tants, il y a

potentiel

quand même un
bouléguer.

pour

Si tu veux, Bor deaux en Gironde joue un
Chico

:

:

a une

inspire pas, on les
côtoie pas, c'est pas notre
réalité... On aime le foot
nous

qui

on

de

la découvrira, au niveau
son histoire.
Après tout,

tés à la connaissance de

pratique d'une cer taine façon, le foot convi vial de la cité, du quartier;

tous, et ça, on va
chercher...

celui là, oui. C'est pour ça

Cette envie de fouiller

qu'avec notre asso "Rock'
n'ragga", on souhaite orga¬

dans cette mémoire

niser

Linha

se

une

manifestation

annuelle

vie, c'est pas la même qu'à

(ou même deux
fois par an) qui s'appelle rait le "ragga-club foot -

Bordeaux.

bail". Un tournoi de sixte

peu le rôle de Paris sur la
France. Au niveau de la

portée, par la ville de
Merignac. Au plus on saura
qui est Merignac, au plus

20

relie

au

ment

aller le

vous

mouvement de la

Imaginòt. Com¬
vous

connectés

êtes

avec

Fabulous...

vous

Massilia,

�Linha

Imaginòt

Musica
1r trimèstre de 1996

important quand on sait
que ces trois langues sont
liées. Notamment le gas con et le por tugais; les

plus grands linguistes
portugais disent qu'on ne
peut comprendre le por¬
tugais si on n'étudie pas

suis né

en

France, à Bor

-

deaux ; mais

quand je re¬
garde un peu d'où je viens,
il y a tellement de richesse,
et

trouve

on se

tellement à

c'est naturel
procéder à cette démar¬

travers ça que

de

che

le gascon...
Nico
Manu

Il y a

plein de
qui sont très proches
entre la musique au Portu¬
gal et ce qui se fait ici ; et
c'est vrai que quand on
parle le portugais, l'occitan
:

trucs

comprend,

on

arrive à sui¬

Chico, Manu et Nico

qu'on

a

Les

premières fois
entendq parler de
la Linha Imaginòt, c'est par
tout ce qui tourne autour de
Massilia, de par nos con¬

la Linha

Imaginòt,

on

un

s'est

an, on

lu divers trucs, et là, on a

des émissions de radios, on
leur envoyait des disques,

pensée, cette
pouvait dé¬
couvrir beaucoup de choses

passait leur CD... On les

on
a

tenu

au

courant

de

ce

qu'on faisait, on leur en¬
voyait des cassettes. Quand
ils sont vu qu'on était un
groupe qui pouvait assurer
des concerts, des tournées,
des premières parties, ils
nous

ont

refilé des

On travaillait

avec

plans.
"Torna-

vers

cette

vision-là,
sur

on

soi-même et découvrir

d'autant

plus de choses que
organiser dans les
quartiers.
l'on peut

Maintenant, nous, à notre
niveau, on est très loin de

qu'on désirerait,
c'est toujours très difficile ;
on a des idées, beaucoup,
tout ce

vira",

mais malheureusement, par

sur

rapport à tout ce qui se
concrétise, il y a un énorme

ce

ce qui a débouché
plein de contacts. Par

côté

qu'il

y

là,

on a

avait

en

découvert

France

un

mouvement concerné par
ce

et

qui se passait chez eux,
qu'il y avait des gens qui

étaient bien

en

Généralement

eux-mêmes.

t'apprend
à penser que Tailleurs est
toujours mieux. Donc à
force de

se

on

connecter

avec

décalage dû

Nico

:

Je viens du médoc.

les a depuis tou¬
jours dans la tête, chaque
fois que je vais aux fêtes...
Chico encore plus, car lui
au pays basque... C'est des
génériques officiels du sud-

e

je dirais que
ça a à voir et ça n'a rien à
voir... Il y a une matrice

on

musicale commune, de
rub-a-dub et après ce

aime à rire, elle aime à

y met dessus. Gé¬
néralement les bonnes

le aime à danser

chansons

sion de minuit, pour aller
me saouler la gueule au

populaires ont

fond de folklor
vous revenez

tre manière sur la

lie. c'est

vo¬

Pitcho-

fantastique,

revient
aux

e.

à

on

spor

t, aux

joutes, au

quar¬

au

tier, à la bagarre...
Manu
se

:

C'est

un

renouveler à

nos

racines,

notre

21

Ils

à voir. Plus

en

français, mais aussi en
portugais, en gascon, en
basque. Ce qui est très

ouest

J'affirme que ça n'a rien

Quand

spectacle,

tout ça, on

Manu

en

toastez, chantez

sent, comme la Pitcholie et

dent

jeux,
Dans votr

Embrouille, j'en¬

c'était la même chose.

un

de
travailler à

Lespanne St
l'on se

Double

qu'on

au manque

moyens pour
notre aise.

vous

le

Julien, Les airs que

quelque chose de
très important, contraire¬
ment à ce qui se disait
dans le public : cer tains
faisaient l'amalgame avec
Massilia présent ici l'an
dernier et pensaient que

-

c'est le bon terme- ça allait
vachement loin ! Qu'à tra¬

ans.

amène
palombes. Nico, quel¬
est ta Gascogne ?

Votre force n'est-elle pas
dans ce pluriel ? Dans
tends

découvert que la pensée
localiste je ne sais pas si

depuis deux ou trois
A l'époque, on faisait

tacts,

Les ramages, ça
aux

l'aliment. De

abonné. Pendant
a

plein, de ramage...
C'est 100 % ramage.

Les tourterelles et le vin,

vre...

:

Double Embrouille,

très abordable, on le

est

Manu

:

c'est

ce

désir de

partir de
qui fait

aboutissement. Je

:

nous

correspon¬

complètement, mais
est obligé de les réadap¬

ter.

Ce sont souvent des

chansons à boire

boire...»,

on en a

«

fait
».

mère m'a donné la

Pitcholie...»

Elle

: «

El¬

«Ma

permis¬

on en a

fait

«Ma mère m'a donné la

permission de minuit, pour
prendre le micro et animer
la partie...». Donc, on le
modifie, on l'adapte à notre
personnalité. Comme on
n'est pas des gros consom¬
mateurs

d'alcool, ça nous

gêne un peu de
chansons à but

chanter des
alcoolique.

�Imagiriòt

Linha

Musica
1r trimèstre de 1996

Dans

un

Il

bars musicaux, mais nous,

pas ragga; c'est autre cho¬
se. Ce qu'il y a de super
intéressant dans Fabulous,

pour avancer , on utilise
l'identité mérignacaise.

c'est que c'est hyper-riche
en tout. La démarche en

ça

Mérignac est une ville plus
aérée, les gens s'y connais¬

elle-même, de chanter

dins... Bon, cela dit, il y a

contexte comme

Merignac, la perte d'identi¬
té fait qu'il y a plein de
gens qui se reportent sur la
défonce, et les exemples de
gens qui boivent autour de
nous ne nous ont pas incité
à reprendre la promotion

quand même

de l'alcool...

uns

sent

plus, on se voit
les autres grandir,

plus ils gèrent des business
pas possibles. Mais la plu¬
part des exemples qu'on a
eu,
un

c'était des caves. Ils ont
bon fond, mais l'alcool

les met dans des dimen

sions pas

-

les
c'est

vibration dif férente.

une

Chico : Les gens, on les
connaît... Bon d'accord, en

mal de

pas

C'est celle que

l'on expri¬
un jour
il y a des gens qui se reven¬
diquent de Bordeaux, de
leur quartier, on sera les
premiers à aller chanter
Maintenant, si

me.

avec eux.

est

C'est évident. On

fois pour
Alors

parlons de Bor

deaux. Lubat dit

:

«Bor

deaux, c'est derrièr
nous on

-

Bordeaux et aussi
Merignac.

pour

e,

regarde devant».

Lubat, comment
percevez

vous

le

Manu

?

:

C'est

un mec assez

Oui, c'est ça. C'est
pas nos mots à nous, mais

perché, qui est dans une
dimension, qui doit avoir

ça résume bien la situation.
Il y a tellement de raisons

une

assez

élevée. C'est

qui expliquent pourquoi

tateur

au

dans notre démarche, on
fait une dif férence entre

lage. Le rencontrer est

Bordeaux et

Quand

:

Bordeaux, c'est

qu'on

a

Toute

sa

une

.

communication

pue, tout ce gros business
autour du vin, ça pue, c'est
nul à chier; les sapins à 7
000 F à Noël, au coin des
rues...
ce

Vergogne,

vergogne,
machin... C'est une ville

qui s'enferme dans
délisme

comme

un borParis

s'enferme dans

son

nisme... C'est

une

odieuse dans

politique
historique. Tout ce qui se
rapporte à l'esclavage est
gommé, on a mis devant le
business du vin, les giron¬

:

Double Embrouil¬

le, c'est... Imagine un lac,
clame, et
dans cette eau calme, ce

avec une eau

faire qu'un mix
génial. Sicre, on le voit
comme un
personne très
instruite, très cultivée. Ça

hyper calme, tu as
qui arrive avec un
gros pavé, il le balance,
plouf... Dans l'eau, ça fait
des vagues. Ça n'a pas fini
de se calmer, qu'un autre

aussi, c'est bien.

arrive, balance

ce

qu'il

se passe

chez lui et

ça ne peut

paysage

un mec

me

J'y ai vécu

par pé¬
riodes successives. Faut
:

pavé,

encore

deuxiè¬

plus fort.

Voilà, ça fait double em¬
brouille, oblitérée...

basque, là-

Et le pays
dedans ?

un

le basque, c'est
patois : à une
certaine époque, c'était
interdit de la parler dans les

Chico

Au début, Double

Embrouille, ils étaient
deux, Manu et Nico, puis je
suis arrivé, un an de souf¬
france avant de saisir...
Nico

écoles... C'était avant la

:

L'embrouille, c'est
direct, des fois, on s'en met
:

putain, si les mecs
étaient des localistes, et

qu'ils

fête, les bals, etc.... C'est là

aussi

que j'ai commencé à faire
connaissance avec l'alcool,

musiciens hautement cultu¬

il est très

et

niveau de

agi¬

son

vil¬

on passe,

quand

on

villes, que tu
passes dans des bleds, tu te
dis:

se mettaient à faire
des rub-a-dub de quartier...

Ah, là, là, cette richesse
monstrueuse...

c'est

un

Uzeste,

village comme il
avoir beau -

guerre, ma mère
conté ça. Sans le

présent

,

au pays

coup.
Et Fabulous ?

autres

vous

toaster

ques
Nico

:

sens

l'intention de

sur

des rondos

Pas ragga dans le
où leur musique, c'est
:

:

Embrouille, c'est

aussi le moyen

de commu¬
niquer dans les cités, les
quartiers, on communique
par l'embrouille. C'est un
moyen d'échanger, c'est
truc qui brûle. Embrouille,
avec

rels, bon,
nous

des milieux

eux,

c'est le lac,

les deux

pavés.

parlé.

ça

magnéto, c'est
l'embrouille... (rires)

ou

musique folklori¬

Propos recueillis
Jacme Gaudas

?

C'est difficile à dire
Manu

Manu

Manu

laisses ton
Avez

sa

entre nous...

Voilà, bon maintenant tu

basque...

devrait y en

parisia¬
ville

vient d'où. Double de
quoi ou de qui ?

m'a ra¬
vouloir
quand ils sont montés à Pa¬
ris, une partie de ces gens
n'ont pas eu le réflexe
d'apprendre la langue aux
enfants, aux gens de ma
génération. J'ai donc vécu
le pays basque par inter mittence, pour moi c'est la

un

traverse les

ville

du mal à sentir

connaissance musicale

énormément enrichissant...

Merignac.

proche dans l'esprit du

ragga jamaïcain. Le DG
culturel de base qui raconte

savoir que
comme le

Vous le vivez comment ?
Manu

enrichissant. C'est à fond,

Chico

-

Alors Double Embrouille,

Manu

obligé de faire cette

démarcation. C'est bon à la

possibles.

piller, l'exem¬
ple de Lubat est à suivie..

sur

des tambourins ; tout est
très

faut

vous

:

Oui,

on nous en a

par

�Linha

Imaginòt

Musica
1

groupes "rock-créent" dans
la cité ! Le rock thionvil
-

Aca-Jazz

lois manque pourtant cruel¬
lement d'espaces d'expres¬

Compil'

sion. A l'heure où

Rock à

Jeprétentiard.
déteste l'académisme
Pas l'acadé¬

Thionville

misme du pauvre, du fai¬
ble: une faiblesse. Par-don-

95

prétentiard. Le
déjà-vu déjà-entendu qui
voudrait répéter à vo-lonté,
nous jouer ad libitum le
numéro de l'insu et de

l'inoui. La différence entre
les voix du blues rural et
celles du

jazz et du rythm'
blues/gospel de la varié¬
té noire (et pis les épigo nesses françaises) : d'un
côté il y a celles d'une aventure qui dit, qui peut se
répéter mais qui reste tou¬
jours aventure d'un dire ;
de l'autre celles qui se
complaisent dans la con¬
templation d'elles-mêmes,
de leur propre virtuosité, de
leurs émotions. L'orgasme
public chaque soir à 22
nd

heures. Rien à voir

avec

le

professionnalisme. Du
d'opéra. Qui ne
veut pas nous faire croire
qu'il ne travaille pas. Le
mystique du chabada. Mer¬
de l'académie du jazz. Qui
chanteur

a

trouvé

un

filon

:

il est le

swing, le rythme, le noir

.

Les mineurs sont morts. Ou

ailleurs.
Claude Sicre

groupes n'a¬
vaient été réunis sur une

plusieurs

même
tant

production présen
la musique rock à

-

Thionville.

a

été sommé de

renon¬

sa

Avec

peu

de 40 000 habitants,

ville est

moins

regroupant des passionnés

-

pil' est l'une d'entre elles.
Ce premier éventail de huit
groupes où sont volontaire¬
ment réunis

débutants et

vieux routards, constitue en
même temps une carte de

point de

un

départ.

Thion¬

Comme

un

pre

l'Empire franc - Charlemagne aimait y séjourner et

Jo Nousse (Tùtti Futti)

Puces (du

-

pavé dans la Moselle..

Tuurm") que nous avons
choisie pour

illustrer la
pochette de ce CD. Thion¬
ville apparaît aujourd'hui
comme la "Métropole du

décident de créer

une

association internationale
à fond de fond du reggae.
Dès 1992, le RAW

composé d'une centaine
(groupes,
sound systems, radio DJ's,
producteurs, labels, journa¬
listes ou simples reggae
lovers) venant pour la plu¬
part des différents lieux des
Etats-Unis mais également
d'Europe, surtout de London Town. Après trois an¬
est

de membres

nées

d'existence, le RAW

organise chaque année
Compil' Rock à Thion¬

août

ville: 80,-FF / 23,-DM.

trois

Réseau Rock et

Las

17

rue

Régions

de la Perdrix F- 57

100 Thionville.

une

en
conférence de

jours sur le reggae à
Vegas. Cool si tu peux

avoir

billet d'avion gratos, ou alors, dans la soute
à bagages ! !
un

Fer" déchue. Pourtant la

Personnellement,
le RAW m'a fait découvrir

sidérurgie a réuni ici des
de toute l'Europe, du
Maghreb et de l'arrièrepays rural. Langues, cul tures, accents et musiques

et connaître

gens

des boulé

-

pas trop

à travers le monde
entier, des gens habités par
la même passion (et le mot
est faible). Alors, collègue,
viens grossir le posse du

pouces
coudes !). Ici, le rock est à

RAW... Inna différent sty¬
le!!

l'image de cette interculturalité multiple. D'après
Cathy Poncelet, de Radio

Prince

gueurs

cohabitent à Thionville, et

mal (serrons les
et serrons-nous les

Thierry.

Chourmo 42

Beffroi, certainement la
mieux

Jazz

a

bientôt 400 membres et

our aux

francique "Pëtz-

Rastaman Nané à Las V e-

balbutiements. Des initia

mier

c'est la célèbre T

nous !) : Papa Pilgrim à Sait-Lake City et

gas

ville de para doxes. Ancien haut-lieu de
une

(comme

ville-rock ? Pas encore,
nous n'en sommes qu'aux

visite rock et
un

Alors, lisez bien...

non...

deux fadas du reggae

à

Alors, Thionville

en

R.A.W.

bassador W orldwide), ô

ville

tives naissent, et cette com¬

effet

Connaissez-vous
le
(Reggae AmAu début des années 90,

modeste program¬
mation mensuelle...

Cette
est une
compil'Jamais
première.

i 996

tion, le seul bar-rock de la
cer

nable. Le

tri mèstre de

collègues de la boulègue ?

nous

présenta¬

concoctons cette

r

cesse

ques

R.A.W, PO BOX 34 387

placée car sans
à l'écoute des musi¬

Las

de la ville, plus de 50

Vegas

4387

23

-

USA

-

NV 89133

-

�Linha

Imaginât
Musica

1r trimèstre de 1996

Zebda
Ouvrezaprès
les écoutilles
et virez
les étiquettes.
Deux
"L'arène de
rumeurs",
Zebda revient
ans

sur

les ondes, à la tête

d'un album (be) mitonné au
dans une cocotte minute. Zebda, issu

De faire

une

recherche

soi, de savoir

ce

sur

qu'est
de

deux ans, ça a

com¬

contente pas de dénoncer comme on l'entend
vent sur la planète hip hop, mais propose des

quelque chose
qui est amené par chaque
élément du gr oupe. Avec
du trad', j'ai entendu de

d'avant, et mainte

-

histoire, ce disque;
deux ans de maturité, de
travail, ça s'entend, ça a
été prolifique finalement..

Ça n'a rien d'extraordi

Magyd Comme le dit si
bien Joël, on pensait l'avoir
fini les trois premiers mois
de 94, puis il a fallu deux
ans pour le faire.

envie folle de suite faire le

:

-

naire...

Moustapha : On avait tel¬
lement joué, on avait une
second album.

Disons
ment

qu'on avait vrai

envie de définir

une

identité Zebda, musicale.

-

fallu

adopter une manière
qu'on a réussi
à trouver sur la période des
six derniers mois, qui a été
la plus efficace. Ce qui est
un
peu dur à gérér par rap¬
port à ton histoire de per de travailler

sonnalités différentes, c'est

justement tous

ces axes.

J'ai entendu

un

l'écriture

sur
au

moment où

travail

important
on

est

en

tivement

au

ples, c'est
Cette

parce que c'est parti un peu
dans tous les sens, qu'il a

train de reconnaître enfin

tent du résultat. Les

mais locomotives.

Ça a duré
été long,
parce que ça a été difficile,

nant, je sens arriver effec¬

pistes de
quotidien sur le tep
rain (l'asso Vitecri et le festival "Ça bouge au Nord",
manifestation très mal comprise par Dominique Bau- la cabrette.
dis, maire provincial s'il en est). Toulouse n'échappe
Joël : Le fait d'utiliser des
pas à la problématique du mal social que l'état centra
samples à la place des cla¬
liste n'arrête pas d'alimenter par des discours et des
viers, ça a vraiment facilité
actes irresponsables (le discours de Chirac sur "Le
la tâche dans ce sens là.
bruit et l'odeur" est un modèle du genre. N'est-ce pas
Dans les premiers mois on
le même qui aujourd'hui...). "Ce groupe est indestruc¬
avait repris la formule pré¬
tible, je vous le dit..." Pourquoi ? Parce qu'il a un
cédente : on n'était pas con¬
sens. Liberté ! m'ouais,
Egalité ! Bof! Fraternité! Lo¬
caux

s'adapter à

aux gens, au

Toulouse, différents

Uzeste, Fabulous T robadours à T oulouse (ArnaudBernard), Double Embrouille à Mérignac. Zebda ne se

au

musical

fonctionnement.

da

réflexion tirées de leur travail

vue

l'histoire,

Zebda. C'est sept mecs

petit feu et pas
me il est pas permis de
des quartiers nord de Toulouse enfonce le clou de l'i¬
l'être. Trouver ce que musi¬
dentité d'appartenance et fixe la revendication ci¬
calement on pouvait en
toyenne sur le mescladis musical où le traditionnel,
faire naître. On a trouvé
funk, raï, rock, rap'n'ragga font le ménage dans les
méninges, Clash sur les Clash et flash sur les samples quelques pistes.
avec l'arrivée du célèbre Jean Valjean, ex-Bouducon
Comment ça s'est passé?
Production et grand trouveur de bidouille. Sans aucun
doute, sa participation a changé la donne musicale de Chacun a amené des idées
des musiques? Il y a du
groupe. Par là même, le travail sur l'écriture de Magyd prend une autre dimension. La parole devient pre¬ changement, Ce qui fai sait que Zebda était for t,
mière, plurielle. Zebda parle, tchache, œuvre depuis
c'est ce style que je r eToulouse, cité épicée depuis la nuit des temps. "Ma
trouve pratiquement que
rue", "Matabiau, ma gare, mon escale près du canal,
dans
"héréditair e" qui
en bas de Marengo..." Ils se situent au sud de la Linha
ressemble le plus au Zeb¬
Imaginòt, comme Massilia à Marseille, Lubat à

trop sou¬

de

sam¬

un panorama

rap

cette façon de faire

réfléchir les gens sur l'é¬
criture. Me Solaar , est
reconnu,

très

il

a un

travail

proche de celui des

troubadours, et là les tex¬
tes ils sont ciselés, ils sont
vraiment... intéréssants.
Vous

ne

dites rien d'autre

qu'on entend
beaucoup, mais vous le
transformez. Le rap et le
ragga servent à transfor que ce

mer.

V ous transformez

depuis Toulouse.

musical, des rythmes diffé¬
rents, des rythmiques qui te
viennent d'ailleurs. Donc,

Magyd : Je dois reconnaî¬
tre quand même que com¬

qui t'amènent des idées
nouvelles, ce genre de ger¬

l'idée de l'écriture, c'est

me.

Moustapha : C'est comme
Valjean, c'est quel¬
qu'un qui est sur la place,
et qui a bien su d'un point

Jean

me

Massilia... Moi, tu vois

quand même de dire qu'on
est de quelque part. Pouvoir
se situer dans un lieu quand
on est
pas forcément beau
et riche, ça me donne une
arme

vis-à-vis d'une près-

�VOIBÊNSprésentent

LES

Hhs$e*&lt;T

ZeôpA

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9 'ocovPeur Ves CaHìus
Ov&amp;RneR. '

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ri'tceS, t'es co.ozcAM'seyr tes fçstc/als
"Ça Bowse A/y own'ens t/otzp"

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Too'ei

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Px*é7l0-

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.

65"-

euwnj

�Linha

Imaginòt

m

Musica

i

.

Ìr trimèstre de 1996
...Cortetas...Cortetas...

4

sion, d'une société qui est
dure. Quand on est fils

d'immigré
Vu. Suite

au

dernier

méro de la Linha

nu¬

Imaginòt,
-

raient

comprendre le jeans,
l'Amérique
Monde. Apparemment

donc la France,

ce ne sera

pas encore pour
cette fois-ci. (J-M B)
Nice.

Le Club de Loisir et

•

d'Action de la Jeunesse de
Provence

Alpes Côte d'Azur

-

plus, bon ben
Magyd

En Suisse, il m'a

pris

loin que

une

: J'irai
toi.

pas

aussi

qui met à votre dispo -

sition des

centres d'ac¬

cueil et

chaque fois qu'il me croi¬
sait, j'avais un livre ouvert
et il faisait : « Ah putain,
tu... mais putain...» (Rires)
Ça permet d'être un peu
prétentieux sur les textes
quoi...

Après y'a le texte du
bilan aussi, tu te pr oposes.

C'est

une

action de

cités durant

laquelle des
jeunes ont pu échanger
leurs expériences, leurs
points de vue et leurs pro¬
jets. Ces rencontres pour raient

se renouveler, et
c'est ici que pourraient
avoir lieu les 2es rencon¬

tres de la Linha

Imaginòt.

(J-M B)
CLAJ PACA

-

Relais Inter¬

national de la Jeunesse 26
av.

Scudéri 06100 Nice T

:

L'utilisation du discours

Magyd : En tous

de

réfléchir...

Chirac, ça plante aussi

par

jours parler de lui. "Des
Beatles au répertoire des
apaches du pays nissard,
avec un
gai détour par les

que vous
à côté. Est ce que

Zebda et les actions

leur

fié d'"inclassable". Avec

ment par

les

du
Peut-on

l'artistique et tout le
après ça ne dépend
nous.

Je

ne

dissocie

pas tant que je sais qu'à
l'intérieur du groupe on

peut être

capable à

bientôt

aux

la Linha

rencontres de

Imaginôt. (J-M B)

Niss'art Production

-

La

Tranquilité 52 bd Saint Roch 06300 Nice T/Fax
93 89 92 02.

de

On est

situez, dans le

dans le

ment de la Linha Ima¬

l'élite est
peuple...

le

bougé

concept de

dans le

sens

de

ça

ar

au

n'a

pas

nord ?

tiste,

repeindre, il
peint et après il va jouer
Par ailleurs, j'aime le tex¬
te de "Voyou" que je con¬
mani

feste, dans lequel il y a
beaucoup de réponses
aux pr oblèmes que le

-

-

: On est du côté
sud de la Linha. Disons

que j'ai abrégé, mais on est
du côté sud. La direction

qu'on donne à la motiva tion du groupe parce qu'on
est fils d'immigrés ; la do¬
minante de lutte, l'axe, il
est dans ce sens là. Ça fait
déjà beaucoup de choses à
dire, et c'est la priorité, i
veu
s

:

On était fatigués;

s'est remis

nous a

au

demandé

de sacrifices. On

oi,

,

boulot

'album

beaucoup

sur

le

e

crois
il

o

propos

n'empêche
l'action

it

"Ça bouge au
nord", c'est beaucoup de
boulot, et puis le un man¬
que de reconnaissance visà-vis de la municipalité à
pesé. Il faut qu'on fasse

motivation

a

sur

bien pour la ville mais avec
des miettes, c'est pas posssible...

de la Li¬

pas que

dans

tout se retrouve

mais c'est

26

e

gne Imaginôt, y'en a pas.
C'est pas la priorité. Ça

travaillé

des mois

le

ue sur

_e —s„ccor„s.... ar exem¬

quand même. L

mais s'il faut

comme un

on

des

"qui tient

la maison". Il est

mouve

Magyd

ple
sur

situez, si tant est que
ayez envie de vous

montrer que

Magyd

sidère
:

e

artistes.

artistes-tauliers. T aulier

que de l'Académie Charles
Cros. En espérant les voir

vous

Et cette année, ça

un
moment donné d'être des

Lubat, il appelle

enregistré "Colline" qui a
le grand prix du dis¬

vous

manièr

tu

Gianluigi Trovesi (clari¬
a

une

restez artistes.

.

: Je ne pense pas.
Si à l'intérieur du groupe,
on sait faire la dif férence

de

vous vous

ginôt ?

Magyd

entre

vous

Magyd : J'ai un souvenir
particulier de Noir Désir à
"Ça bouge au nord" C'est
un
groupe reconnu qui
pourrait se permettre de ne
pas faire ce qu'ils ont fait
pour nous, à savoir de ve¬
nir plusieurs jours, de vrai¬
ment essayer de bâtir un
contact avec les gens. C'est
une
option de l'artiste
qu'on aime bien.

gens

groupe sont liés?
les dissocier?

nettes, saxophones) le trio
reçu

Comment

qui

sont menées individuelle¬

tarentelles

transalpines",
style est parfois quali¬

citoyen, plus t'es

voyez, comment vous

les actions

menez

que
Le duo

Riccardo Tesi/
Patrick Vaillant fait tou •

un peu ce

cas pour

l'aspect politique, l'enga¬

reste,

93 81 27 63.

général, et c'est

dans l'élite.

C'est

rencontre des

c'est le
l'axe

Plus t'es

disponibles.

à l'intérieur du gr oupe

une

un sens.

êtes

seul ou en

1995

de lui donner

que tu dis quand tu dis que
l'élite est dans le peuple.

Mais

en

nous

Je crois que le sens,
côté citoyen, c'est

troubadour; c'est à dir e,
que tu pr oposes une ré¬
ponse, que tu as. V ous

gement que l'on retrouve

groupe. Le CLAJ a organisé

retrouvent dans cette

idée de contestation. A

d'hébergement à
Nice, au Cap d'Ail et à
Valberg en toute saison,
que vous soyez

acte...

un

: Je crois que tous
les bénévoles du festival
se

crise de lecture. Pascal,

est une structure associa¬
tive

C'est

Magyd

là-

certains lecteurs aime

et le

en

gouvernement est inca
pable de résoudre.

une

sortre

de

...

Quelles sont un peu les
suites envisageables à la
sortie de l'album? Une
tournée?

Magyd

un

:

clip?

Pour l'instant,

c'est tournées, tournées,

�;

-

:

;

:

.

; r

•

'

.

-

;■

■■

•

:

Imaginòt
■..

:

.

'

.

Musica
:

■

Linha

1r trimèstre de 1996

fait longtemps
qu'on n'a pas joué. Quel¬
ques date en Suisse cet été,
trois quatre dates dans la
région. On a eu tellement
de mal à faire ce disque,
parce qu'on avait jamais
fait de disque nous-mêmes.

c'est intéréssant de pou
voir continuer...

A la différence de

ment

qu'on

celui-là,
mêmes,

travers de

va se

on se

parce que ça

a fait nous
du début à la fin. On
retrouver

la scène dans

sur

élément

qu'on commen¬
çait à maîtriser quand on a
arrêté et qu'on recommen¬
ce à maîtriser
aujourd'hui.
Y'a quand même quelques
surprises. Pour nous, c'est
complètement différent sur
scène. Autrefois quand on
manquait de punch et
qu'on savait pas à quoi se
un

raccrocher, on accélérait le
tempo. Là, c'est beaucoup
plus posé, donc il faut que

lement nous on s'est mis à
chanter dans Zebda, par
action sociale, c'est quasi ,

plan

Vitécri, et puis
des

gens expérimentés qui sont
des super musiciens qui
font ça depuis longtemps.
On peut aboutir la relation
des

collègues...
Ce qui est intéréssant dans
les collègues, c'est que tout
au travers

le monde à

sont

son

truc et que

du coup, il y a une espèce
de récréation décontractée

On

Posse

déterminant.

Un groupe

de Gagnac
(quelques kilomètres
de Toulouse). Chantai
Marty (Comité d'Orga¬

soit mieux.

locaux :
Spook and Guay, Massilia,
Fabulous, Zebda... Le bat¬
teur a

nisation du Carnaval

plus
proche des Spooks par le
style sica, reggae, ragga.

d'Arnaud-Bernard) les
fait rencontrer Claude

Sicre,
seils

pour

des

con¬

Quels sont

l'écriture des

sur

textes. Interview

re¬

Chantai

Marty.

roule, c'est parti.

Comment

vous

êtes-vous

créés ?
Tu

t'occupes principale

-

comment sont amenées

les

musiques ?

Magyd : Tous ces concerts,
le speed et la nervosité, on
essaie de gérer le bonheur
sur

Magyd : De toutes les ma¬
nières possibles. Jean avec
ses samples, il avait des
rythmiques qui faisait dé¬
marrer des
musiques, sa
petite mélodie de voix. En
fait c'est plus difficile pour
nous vu
qu'on est des mau¬
vais chanteurs, de s'adapter
sur des
musiques qui sont
déjà là.

scène, de

se

dire ten

tons le

bonheur

est sur

scène, la sérénité,

quand

-

on

de se
retrouver en regards com plices, l'unité tu vois... On
sent les trucs, qui viennent
petit à petit
comment essayer

C'est

une

force...

Magyd : Ouais, et la séré¬
nité, faut de la force pour
l'avoir.

Par contre, vous êtes de
bons parleurs.

Propos recueillis

Moustapha
ont

du

coeur.

:

Ouais. Qui

Toulousains.

me

trois

collègues,

en

secondes, ça aussi

vos

projets ?

Faire de la scène.

Incorporer le côté tech
nique du rap pour le cla
-

-

-

Gaudas

par

Jac-

Trouver

un

local où

on

peut laisser le matériel

en

permanence.

On s'est

connu au

lycée.

Nous avions envie de
ter un

mon¬

On a com dans un ga¬
s'amuser. Mais
bon. Alors il y a

Votre lien

avec

Arnaud-

Bernard ? Votre

vue sur

groupe.
mencé à jouer

Arnaud-Bernard ?

rage pour
c'était pas

Arnaud-Bernard, c'est la
musique, de nombreux
groupes sont attachés à ce
quartier. C'est le quartier le
plus humain de T oulouse,

environ

un

an, on a

deman¬

dé à la mairie et à la MJC
de

prêter le local des
jeunes. Au début, on était
assez nombreux à répéter,
un
noyau est resté : 7 mem¬
bres (+ un trompétiste qui
vient d'arriver). A l'origine
on n'était
que trois à savoir
jouer (le bassiste, le guita¬
riste et le clavier) mais cha¬
nous

cun

avait des idées, donc

pour

les compositions

mu¬

sicales, tout le monde s'y
mis

(au départ, c'était
pas mal de boeuf). Par
contre, les paroles, c'est
est

Et alors les

été influencé par

Massilia. On le sent

vier.

Donc ça

ment des textes mais

été

a

Tous les groupes

-

coeur.

nous

Quels gr oupes de musi¬
que vous avez écouté?

-

ce

:

en commun.

parle de sujets qui
préoccupent. Le local

*

cueillie par

qui donne une certaine
énergie, qui fait chaud au

écrites

Kétamct

comme ça au

met à rencontrer

David et Patrick

les chanteurs. Parfois elles

Moustapha : C'est le pro¬
longement de Zebda, fina¬

un

surtout

►

-

qui bouge
ciatif.

au

niveau

asso¬

�Linha

Imaginòt
Musica

1r trimèstre de 1996
Clail

car

trop tard. Autre

bon moment, la soirée H3P-

Futur, Zébra, Joni Bob et la
Galette.

HOP à

"Trans "

qu'on a

ce

retenu

Une équipe
marseillaise
transportée
à
s'est

(facile à dire,

Rennes

moins à faire
kms AR
à

ce

!),

vu

pour

gré la pluie). Peu importe si
Bretagne est une Zone
Humide (BZH), on sait que
la

les 2200

les bretons

participer

c'est pour ça qu'on y re¬
tourne si souvent ! !

fameux festival des

sont à

fond, et

show ; ils sont braves ces

Transmusicales. Dès le 30

novembre, c'est

pucins"

que

aux

"Ca¬

Blaze, Shar MC, Boomer,
Tatou, Gari et Goatari se
sont retrouvés pour

les bretons
tem

aux

initier

sound Sys¬

sauvage...

Et

ça a

répondu direct

: ça jumpait
tellement que le patron du
bar a flippé pour son plan¬
cher ! Trois soirées inou
-

bliables
ses

ont

car

molon de pos-

pris le micro libre,

tchatchant

sur

les versions

remixées de l'Estudio Zé¬

On

donc pu

apprécier,
plus des toasters mar seillais, les prestations festives des Raggamins, des
Sai Sai, des Raggaëlic, de
Guirec-le-voyageur, et de
ro.

a

en

bien d'autres inconnus...
Inutile de

véritablement adoré l'am¬
biance des bars, et le public
aïolisé

qui est venu boulédu ragga (mal¬

guer au son

le célèbre

System. Pour illustrer ce
concept, la compi¬
lation
Ragga Balèti

craoudeur et

Volume 1

halus

quasi-totalité des DJ' s

nouveau

rassemble la

sa¬
tellites du label, sur les ins¬
trumentaux de l'Estudio
Zéro. Le RP

Sound, c'est

Dub. Avec, en plus
du Oai (le vrai), l'axe

Marseille/Bretagne a
depuis longtemps fait
ses
preuves à ce sujet.
Mais bon, les

jeunes,

ne croyez pas

que nous sommes
restés débonzés qu'a¬
Gari Grèu

les RP Sound, on
s'est boulégué pour
vec

meilleurs

a

,

label de Massilia Sound

pour ce hâvre de con¬
vivialité et de Rub a

vrac, on commence

festival. On

Promocion

mis le feu ; normal

Comme

ce

Zéro, le studio de Roker

line ! Les RP

du RP Sound

valeur de

les nouvautés de 1 "Estudio

Sound ont vraiment

voir

quoi, le concept
(1) s'expor¬
te bien (surtout dans les
bars). D'ailleurs, c'est ce
côté underground qui fait la

(1) Issu de la tradition

jamaïcaine, le RP Sound
est un sound system jouant

Elle a raison Caro¬

dire que
c'était chaud dans la place.
vous

Gégé

ricains. On (s'est) a fini à
la Rave, guidés par l'Enses champ(il ne pouvait rien
nous ariver), et c'est com¬
me des
poissons dans l'eau
que l'on a alterné salle

Caroline B.

Jagdish, Toko

l'Omnisport, rem plie au tiers (grève SNCF +
prix d'entrée trop élevé =
degun = normal), domma¬
ge car c'était sûrement la
soirée la plus intéressante
avec les Sud Af. Prophets
of Da City, 5 phénomènes
du Hip-Hop, et les ritals
new-yorkais Lordz of
Brooklyn qui ont balancé
des canettes pleines dans le
public pendant tout leur

quelques concerts
:

tout

..

en

par les
d'abord la

soirée "ON-U Sound", le
célèbre label

anglais, à la

Cité, pour écouter du reg

-

gae sonorisé par des mains
de maître (pour une fois)
avec : Little Axe, Akabu,

Bim Sherman, et malheu a raté Gary

reusement on

-

Massilia Sound System Photo Patricia Boissier

techno et salle house, en

donc le collectif des DJ's et

mettant

des MC's du label Roker

point le concept
de la danse itinérante, à
savoir le parpanhas en file
indienne, l'Arnalh de l'an
2000. Allez, on y reviendra
de toute façon, même s'ils
au

arrêtent les Trans l'année

prochaine (rumeur ?) car
à Rennes, on a plein
de collègues. Spécial
XXX: Ludo, Claire, Arno
nous,

Promocion.

Articles parus dans
Le
courrier de Roker Promo¬
cion

n°3

�Linha

Imaginòt

Mnsica

1r trimèstre de 1996

chanson

Massifia

comme

extraits de l'interview donnée à La Ducasse

ne

15
:

'Italie,

te au 3ème

CD, par ce
qu'ils abandonnent Bondage, symbole d'indépen¬
dance, etc... Vous répon¬

jouez souvent,

y

comment cela

Tatou

L

:

se

passe

?

Si tu veux, l'Italie

n'a pas

subi le centralisme

comme

la France

la des¬

et

truction totale de

folk¬

dez

quoi ?

Tatou

:

parler que pour
%, 5% ou qu'à ceux qui

Bondage
notre label.

lore donc

n'est pas
Notre label c'est Roker

les

Promocion.

ont

à

son

automatiquement
Raggamuffin's italiens
une

tendance naturelle

piocher dans leur tradi

-

tion, dans leur dialecte,
chose que nous, on fait
d'une façon voulue. C'est
ce qui est très intéressant
avec les italiens, c'est
qu'eux nous amènent une
pratique réelle du folklore,
mais

c'est

qu'on apporte
pourquoi on fait ces

nous ce

choses-là

car eux

le font

tellement naturellement

qu'ils n'ont

pas

dialecte c'est

une

démarche volontaire

mère,

car

épicier ne le
parlaient pas ! Eux ils
m'apportent le miroir d'un
ma

mon

folklore vivant

qu'est-ce que c'est
quand cela existe
réellement dans

une

société ! C'est pour
cela que c'est intéres¬
sant
entre

la confrontation
l'Italie et

Bondage était
là pour la distribution, ne
pas comprendre ça, c'est ne
rien comprendre.
Gari

: Bondage
c'est plus
Bondage ! Au départ, c'é¬

tait les Bérus, Marsus ! Au
niveau des idées, de la pri¬
se

de

risques, de la volonté

nous.

Sound

moins le Bac alors

n'est plus ça. Notre
combat est de rallier tout le

internet'

monde à l'anticentralisme,

ional

ce

pas

seulement les

mecs

qui lisent

Libé, Le Monde ! Ça
finalement
ralliera

en

soi

sera

que l'on
dernier car fina¬
eux

lement c'est presque eux
les responsables du centra¬
lisme.

Tornavira, Ròker promo cion, le Café Julien et les
Internautes Associés
retrouvent une

fois pour vous présenter, au
Café Julien à Marseille à

Rappelons (Ll n°23) que la
Ducasse est l'association

la promotion locale
(Douai) de la Linha Imaginòt et qu'elle publie
Le
pour

partir du mois de janvier
1996, des soirées placées
sous

Enfin, pour conclu¬
à ceux qui disent
que le Massilia a
"trahi", la grosse tê¬

le double thème du

Sound

System et du réseau

Internet.

Associer dans

Pont d'où sont tirés ces

une

de faire du boulot

extraits. On trouve aussi

c'était

dans le dernier numéro du
Pont des

formation les

eiFicace,
plus ça, les gens de

Shaman

sont 100

fois

plus

compétents !

présentations

des Femmouzes T, du rap,

tag et graf, de l'opération
Tatou
drais

Dès que tu

devien¬
grand public alors tu
:

deviendrais l'ennemi ?

Non, le grand public c'est
ou plutôt les
gens avec qui tu dois être,
pour qui tu dois être, une
les "victimes"

citoyenne) etc. Abonne¬
ros.
ros :
rue

:

50 F/an

Deux

:

5 numé

but de

nos

devaient
-

premiers numé¬
Théry 59500

Douai T :27 88 07 91.

se

rencontrer

un

jour et c'est de Marseille
que l'idée est lancée.

15 F. La Ducasse 268
Paul

tel est le

soirées. L'art du

Sound System et le monde
cybernétique d'Internet

Chico Mendès (écologie
ment

plus perfor -

mants du moment,

Bien entendu, tout
ça se passe

à l'heure de l'a-

péro,

parce que chez nous,
c'est le meilleur moment
pour tout faire !
Mercredi 20 Mars
à 18 H 30 Café Julien 39

Julien 13006 Mar

cours

seille T

-

:

91 47 09 64. En¬

trée 40 F

(réduction à 30 F)

Web

re,

se

nouvelle

même soirée deux moyens
de communication et d'in¬

de ré¬

flexion par rapport à leur
dialecte. Moi, si je parle
mon

ce

au

disant pensant,

D'abord

Cyb'RP

à

commences

vouloir

ont
vous

Parpa-

la base ! c'est-à-dire tout le

monde ! si tu

La Ducasse

le

nhàs ça vise ça, et qui fait,
vit les choses importantes,

http://Iia.imtmrs.fr/cybercafe//Massilia.

html.

:

�Linha

Imaginòt

-

---

~

,

.

.

.

;

-

Poesi
1r trimèstre de 1996

f

..Cortetas...Cortetas.

Tours.

L'ace

Ça bouge dans la

ville du groupe

de ragga

Ode à l'Attentat

crème

Wadada. L'association
va chier des bulles
fait feu de tout bois :

Ça

radio, expositions, musi¬
ques, cinéma et
fanzine. (J-M B)

Noël Godin, né à

bien sûr

1

en

1945

en

Pâtissier (1981)

Liège

hurlant "V

ive

Ça va chier des bulles, 7 ; Ravachol". Collabore fourberue

Ballanger 37000

Tours T

:

Edicion.

47 41 56 01.

•

Le 50e armi

i ment à de nombreux

Il

;
I

Tuons donc

pério diques : Les amis du film, Ciné revue, La revue belge du

paraît que, c'est sûr, le ridicule tue.
sans
pitié, du premier au dernier,
Les emmerdeurs fliqueux, les gagneurs de deniers,

Les intellos foireux

\ cinéma, Actuel, Visions, et à

-

versaire de l'IEO fait

Tuons

Qui voudraient de l'ennui être les

Tuons tous

salauds, ces castrateurs, ces rats,
présent tous ces vils scélérats,
Tuons les cons, les flics, les collecteurs d'impôts,
Les juges, les bourreaux, les suiveurs de troupeaux,

Felip Martel, Joan Fou- j liste du gag désolant : lâcher
rié, Max Roqueta, Félix- ! de hargneux volatiles pendant

Henri

rue

Rous-

Le

colloque "Huit siè¬
i
mathématiques

Occitanie

-

De Ger-

a

donné lieu à la

;
publication des actes. On !
y retrouve les interven
tions de

en

-

i
Felip Carbo-na,

Jean

Cassinet, Pierre
Riché, Ahmed Djebbar,

j

!

Mariano

Hormigon, Guy ;
Beaujouan, Jacques Se- !
siano, François Pic, Mi¬
chel Guillemot, Moha¬

t

militants, des vachos
nos

de

aux cocos,

idéaux
qui montent vite et haut.
Envoyons en passant la calotte au poteau :
Curés, rabbins, pasteurs, tuons ces zigotos
Ainsi que leurs alliés soi-disant marginaux
Dont la stupide foi d'esclaves
paranos
Insulte nos raisons de seigneurs
surpuissants,
pauvres

désirs

Nous

qui sommes tous dieux dans notre propre sang.
Tuons évidemment les gardiens de
prison,

balistique de Georle
gloupier
ges
le célèbre
entartreur de Marguerite Duras, Maurice Béjard, Jean-Luc
Godard, Bernard-Henry Lévy
(qui a épousé Arielle Dombasle et qui depuis, est devenu philosophe).

Tous les

politiciens, tous ceux dont l'horizon
Est de borner le nôtre à de strictes limites

,

Qui donnent à bouffer la liberté

aux

mites.

N'épargnons point, non plus, messieurs les militaires ;
Immolons ces guignols et faisons-les se taire.
N'oublions pas, mourdious ! de tuer les
psychiatres
Qui de

nos

Tuons tous

Laurent Sinturel
Rigatelli, A.K. Taha, RayMasse-Cassinet,
Jean Dhombres, Guy
Terjanian, André Dupuy
et Georges Passerai. Prix Ì (à lire de Noël Godin : Anto150 F. (J-M B)
\ logie de la subversion carabi CIHSO 39 allée Jules
1 née, Ed. L'âge d'homme)
Guesde 31000 Toulouse

également les patrons les suppôts
font, pour trahir, délégués syndicaux.

Et freinent

exercice.
Est soupçonné d'être le

med Souissi, Laura Totimonde

cancrelats trouons vite la peau.

Qui prônent pauvrement

d'une

Ì conseillé

bert et des Arabes à
Fermât"

au cours

messe de requiem à la cathé! drale Ste Gudule, de seaux de

cles de
en

préenregistrés

se

ces

Tuons les

; colle à tapisser sur l'une ou
1 l'autre sommité pédagogique

sais 75 014 Paris
•

Qui

j

Jeanjean, Robert

Marti, Bernard Manciet.
IEO Paris 14

De tous
Tuons

; le final des oiseaux d'Hitch1 kock, de pataraboumants pets

;

ces

Tuons dès à

:

Lafont, Pèire Bec, Alem
Surre-Garcia, Michel
Valière, Ives Roqueta,

théories obtues.

plus tarder les sales moucherons
chaperons.
Tuons les empêcheurs de rigoler en rond,
En carré, en ovale, en ce qu'il vous plaira.

quelques émissions paraculturelies de la KTBF.
cial de la revue Estudis ;
Anime des spectacles de
occitans (n° 18) : L'IEO e
l'occitanisme dempuèi 1 guignol misérabiliste pour
1945. Aqueste numéro
; jeunes lardons caractériels et
d'un as 120 paginas es
! vieux croûtons d'hospice, et
vendut 70 F (abonament
1 s'affirme comme un spécia 4 n°
110 F). Autors :
!

l'objet d'un numéro spé¬

Marcel Castan, Robert

aux

sans

subconscients

se

déclarent les pâtres.

qui croient qu'un bulletin dans une
Changera le merdier qui nous casse les burnes
Tuons qui se complaît,
pourvu que l'on surnage,
Dans un monde vaseux
qu'en vain l'on aménage
Tuons ce qui concourt
par de pâles réformes
A garder nos vécus vassaux des vieilles formes.
Il

ceux

faut, pour réussir, donner à not' révolf
d'impact de cent milliards de volts.
Libérons nos passions ! Soyons
paroxystiques !
Exigeons des plaisirs hautement frénétiques !
Détruisons et brûlons tout ce
qui nous empêche,
Une force

30

urne

�Linha
v

-,

-:-&gt;D

'

Poesia/cançon

.

'

Imaginòt

x,

,

-

«

1r trimèstre de 1996
De

quelconque façon, d'avoir toujours la pêche ! (...)

En leur

flanquant des coups plus forts

que ceux

d'Hercule,
Le travail est

un mal, cultivons la
paresse :
travailler, couvrons-nous de caresses !
A bas le dévouement, le goût du sacrifice,

Des coups sans

A bas la modestie

Et Laurel et

Au lieu de

sur

A moi Pieds

laquelle je pisse !

Rions, baisons, vivons, et à bas l'ascétisme
Qui mène tant de gens tout droit au crétinisme !
Mort

Se

institutions ! Redevenons sauvages

!
pisse-froid décidons le carnage !
Apprenons aux enfants à brûler leurs écoles,
A copuler entre eux, à boire de l'alcool !
Allons d'un pas coquin faire mille conquête
Chez les vieux occupants des maisons de retraite
aux

Placée entre

De tous les

Avec

:

ferons de folles

bacchanales,
Mettant la joie au coeur, ainsi qu'au trou de balle,
De ces aïeux chenus qui si près de la tombe
Rigoleront enfin tout en faisant la bombe.
eux nous

Pour combattre l'ennui soyons des flibustiers :
A son abolition donnons-nous tout entier !
Avec

acharnement,

ruons

dans les brancards

rémission : des coups de ridicule.

Nickelés, Abbott et Costello,
mes amis, mes poteaux !

Hardy,
vos

mains toute tarte à la crème

magiquement en une arme suprême.
Rondid'jiu ! gloire à vous et gloire à Mack Sennett !
Vous avez inventé,
je l'affirme tout net,
L'attentat culturel le plus croquignolet,
Le plus fort-boyautant, le plus ollé-ollé,
L'attentat le plus gai auquel on s'est hissé :
C'est à vous que l'on doit l'attentat
pâtissier,
mue

Cet attentat

farceur, cet attentat de rêve,
jamais, ne se relève.
N'importe quel crétin, lorsqu'il est entarté,
Est comme mort, occis, à
jamais écarté ;
Il est atteint, de fait, au point le plus sensible,
A savoir son honneur, qui a servi de cible.
Cet attentat dont nul,

:

La guerre est déclarée contre tous les tocards !
Mais n'acceptons jamais de marcher au

martyre :
qui rêvent de souffrir !
N'omettons point, crénom ! de jeter bas les grilles
Qui depuis deux mille ans constituent la famille,
Non plus que les ghettos de rigueur carcérale
Que sont les prétendues communautés tribales !
Proclamons qu'à tout coup la femme devient moche
Quand elle est transformée en pondeuse de mioches ! (...)
Il arrive parfois que lors de
quelque crime
De son propre bourreau complice est la victime ;
N'ayons donc en ce cas nulle pitié pour elle,
Qui n'est à ses dépens qu'une bête cruelle.
Nous n'avons pas en nous les élans masochistes
Zut à tous les hérds

Des libéraux tarés et des sots humanistes

:

Soyons intolérants ! Vive le terrorisme !
Nous irons jusqu'au bout de ce jusqu'au-boutisme,
Balayant devant nous ceux qui n'ont d'autre envie
Que de s'enquiquiner en disant : "C'est la vie !"
Nous voulons que la vie, justement,
soit la fête,
Et pour y parvenir nous ferons place
nette.
Nous sommes impatients, il est
urgent de vaincre :
Nous n'avons pour l'instant
pas le temps de convaincre.
Haro

sur

Pas de

l'ennemi ! Sautons-lui

sur

le râble !

juste milieu ! Soyons déraisonnables !

Je crains que sur ce ton je ne m'égare (de l'Est)
Oubliant de lâcher, si j'n'y prends garde, du lest.
Il

me

semble évident, pour

abattre la bête,

Qu'il faut soigneusement la viser à la tête.
Il est donc décisif que les
prioritaires,
Parmi tous les gredins qu'il faut jeter à
Soient
De les

terre,

qui voudraient bien penser à notre place.
tuer d'abord, ceux-là, ayons l'audace (...)
ceux

J'ai pour ma part, ma foi, voici quelques années,
Entrepris vaillamment une ferme croisade
D'attentats, pâtissiers teintés de rigolade.
Ceux qui furent visés reçurent sur le nez,
En public, brusquement, une tarte à la crème.
Que j'ai tenu, bien sûr, à leur lancer moi-même.
Aucun ne s'en remit ; on chercherait en vain,
Parmi ces entartés qui sont dix-huit ou vingt,
Lequel a survécu à son entartement :
Tous sont morts désormais, définitivement,
Etouffés ou broyés par tant de ridicule,
Mieux enterrés

sous

lui que sous un

monticule.

J'ai entarté d'abord Margerite Duras,
Dont les livres m'ennuient et les films

m'agacent ;

Elle est vouée, depuis, pis qu'à l'anonymat,
Momifiée par les pieux Cahiers du Cinéma.

J'ai frappé peu après, pour me faire la main,
Un prénommé Henri dont le nom est Guillemin :
Ce radoteur savant, dans ses livres d'Histoire,
Prenait trop, pour mon goût, ses lecteurs pour des
poires:
Depuis lors la télé ne le montre plus guère.

�Imaginòt

Linha

Poesia/cançon
1r trimèstre de 1996

C'est oublié

qu'il gît ou que, spectral, il erre.
Agissant une nuit au nom de Terpsichore,
D'un chorégraphe odieux le bec j'ai voulu clore.
C'était

stalinien de Maurice

ce

Aux entrechats balourds autant que ceux

d'un jars

soucie (ou là) que Béjart vive encor
Ou que les asticots aient boulotté son corps ?
Autre exemple au hasard, sachez que j'ai bien
Qui

:

se

En entartant le

C'était
Et

Diga me mon grand

Béjart,

sous

Diga

grand,
charri aquesta lenga ?
anem, diga me mon grand,
qu'es aquela que me fau aprendre ?

ri

groin de Marco Ferreri.

le soleil, au festival de Cannes,
Fa de temps en temps
mai que de sègles, pichôta

grondait, ouvrant toutes ses vannes,
Contre le cinéaste ayant fait à l'esbrouffe
Un certain bruit bidon avec sa Grande Bouffe :
Ferreri illico, malgré sa vaste panse,
Sous l'outrage crémeux retomba en enfance,
Il ne balbutie plus, conspué des badauds,
Que ces séniles mots : "Pipi-caca-dodo..."
Si vous les aviez vus, ces pantins culturels,
Ces Duras étriquées, ces Guillemin solennels,
Ces Béjart chichiteux, ces Ferreri ventrus,
Plus grotesques encor que nul ne l'aurait cru,
Si vous les aviez vus dégoulinants de crème,
La pâte du gâteau souillant leurs faces blêmes,
Si

mon courroux

les aviez

vous

vus

despuèi que bofa lo ven
despuèi que l'equirôu sauta
que l'òme dau miejorn
aquèu dau mistrau
despuèi un bèu jorn
ben avant lo mau
a dins lo prigond

de sa boca
paraula dau solèu
plantada coma una vielha soca
la

emai la nebla dau cèu.

Diga me mon grand,
qu'es la nebla dau cèu ?
anem, diga me mon grand,
avem lo temps, es lèu.

demeurer, ahuris,
auriez ri !

Bras ballants face à moi, oh ! que vous

Lei trobars

Sachez-le, sacrebleu ! c'est bien de ridicule
Que sous mes coups tarteux sont mortes ces crapules.
Mais il

Dormir

Je vais

faudrait

ne

sur ces

non

point,

lauriers

:

car ce

cantavon

i

serait dommage,

seulement repartir en croisade,

a

des bornes

sur mes

qu'amavon lei lagremas
pas força la libertat,

10 ris

Diga

e

lei fremas.

grand,
dison a l'escola ?
Anem; diga me mon grand,
me mon

que me

ma

mèstressa

es

fòla ?

Entremitan de muralhas,
i a ta paure mèstressa
ma es

:

pas sa

pichôta

fauta

dau nord lo riou creisse
11 dièu centralisacion

la capitala
just beson
de rompre lei muralhas,
lei pantais pôdon lo faire,
aurem la reconeissènça,
lo paisan amb son araire
reviudarà la terra, l'essència ;
aurem lo coratge e la vigor
a tu pichôta d'esclairar l'ombra
tôt

per

aqui,

Mais si

malgré cela quelques crétins s'avèrent
encor châtiment
plus sévère,
Ma fureur désormais n'aura
plus de limite :
J'emploierai des gâteaux truffés de dynamite !
De mériter

avem

de faire trionfar l'amor
de tornar la colomba.

Noël Godin

sur un

tomba

ma

plus utiles
chers projectiles.

(archives Laurent Sinturel. A chanter
de votre choix)

la colomba...,

arrivavon dei soldats

Et d'onctueux étrons seront bien

Chantilly

;

d'eternau.... !

per cavar nostra

Je prendrai aussitôt le taureau par les cornes,
Que de la

a ren

Acabat lo temps de
de l'escur dau laus

aussi, ferai-je un gage.

suffit pas, ma patience

eron proche dau fuoc
l'òli, lo vin, pichôta

l'amor, nostra terra seca
ma era qu'una epôca....

Frappant ici et là au gré de mes balades,
Provoquant la terreur très pâtissièrement
En lançant mes gâteaux impertubablement,
Mais je vais de surcroît multiplier mes cibles
Et m'en prendre à tous ceux que j'estime nuisibles.
En toute heure, en tout lieu, je
surgirai de l'ombre
Et jetterai, vengeur, des tartes en
grand nombre.
Je frapperai partout, nul ne m'échappera.
Je serai sans pitié : on verra c'qu'on verra !
Si ça ne

me mon

perque

Salib,

rythme ragga

32

one

trobar

�•

Mb,

■

Linha
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'.ïnm*.

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.LÉfcuii

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Imaginòt

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-

JPOGS ICI/ CCifXÇO ïî
^

trimèstre de 1996

1r

de

Pas

Pas de Landés

ci,

pas

Pas de

sens pastis
pastis sens Marselha

ça...

Seguida

Sang métis et tous pareils.
Arr.

Agen

sans

VSWB (extrait)

Pas de ci...

Pas de Jaunie
Pas de pruneau

Pas de conte

cachon

sens

cric-crac

sens

Pas de Serres sans Garonne

Pas de gata sens minon

Pas

Pas de truc

d'Agen

sans

Pas d'E.O.E.

ara

sens

trône

Esquiu
pinpin

sens

sens

Pas de dicò

sans

sens

Pas de Perlim

Jasmin

son

Pas de Montcrabeau

Pas de

aquiu
Rapin.

Pas de

Pas de ci

patac

un

sens

jambon

Bayonne
Pas de Bayonne sans fêtes
Pas de fêtes sans gueuleton
Pas

de

Arr.
Arr.

Une attente de

Pas de Marselha sans métis

de

sans

gralhon

mamèta

sens

Au

matin, la bleuie, la tendre en déroute
multiple aux désirs appuyés
La rouge, l'encrée, l'ocre des îles
La jeune aux chevaux, la vieille des oreilles de
La souveraine

l'aube,
Elle

Crie

ses

légendes

vomit le ciel

comme on

Sa cruche d'eau et

de miel

ses sources

Sa démarche de haut sourire

Epissure de mots sur

mon

sa rare

corps

blanc

De qui suis-je la page ? De possibles étoiles
Aux baisers sidéraux Dune comète rêveuse

Pas de ci...

Qui s'en

....

retournant d'oasis

va

oasis

en

Un

Pas de Gascon
sans

Marmande

Pas d'Alhambrà

Pas de d'ente

sans

la prune

Pas d'Ibère

Pas de
Pas

Lague sans légende
de magouille sans tune

Ibèr

sens

Pas de tomate

les Maures

sans

Berbère

sans

Pas de Babà

Pas de poma sens amor

Pas

Pas de

Pas de Tato

sens

Jali

Pas d'aioli

sans

peuchère

cava

Buset

sens

Pas de

pinha

Pas de

guit

pinhon

sens

Dicò

Pas de

Montanou

sans

nounou

bébé

sans

Pas de dròlles

poutous

sans

Champagne

Pas de bulles

d'Eglise

Pas d'atome

Pas de D.R.A.C.

sens

Pas de nucléaire

Pas

la cultura

d'agri

sens

Pas d'occitan

paisan

sens

Pas de culture

Pas

de Golfech

Pas de

rejet

sans

bombe

sans

chabrot

sans

sans

calotte

oiseau

sans

Pas de Nadau
Pas

de

jôc

sens

sens

Nadau

joguet

los chivaus

sens

Pas de noga sens

noguèr

culotte
Arr.

son

Manhon

fresques sans Lascau
Provença santon
sans

sans

un

le

pilar

Pas de

ci...

Bordeaux

sens

Marti

Pas de Corbièras

sens

Pas de

Midi

Pas

rubi

sens

d'Imaginòt

Pas de Beire

sens

sens

Pilar

sens

Lacassanha

sens

sens

tollé

mesclanha

sens

Pas d'Arcaishon

Arr.

Massilià

Pas de ci...

Pas de contes
Pas de Badér

vinha

linha

lo Pech

polkà

Bladér

sens
sens

Pas d'Auvernha
Pas de

Pas d'ôme d'àc

Pas de vin

Pas d'abus

olhèrs

Pas de ci...

Pas de

corrida

Pas de oai

ors

le lait

sans

sans

Pagalhôs

Pas d'imortèla

peish

Zebda

sans

Pas d'ollé

sens

gojat

Pas de

Pas de beur
Pas de crème

Pas de càr

sens

bon

Pas de ci...

gat

sens

sans

Arr.

Pas de Glan

Pas de hilha

Pas de Crô

arrivera.

les protéger

Pas d'estiva

sans

sens

sans

un

pipe

Pas de briu

Pas d'ours

bastida

Pas de forêt

un

discutida

sens

Loubère

sans

sens

sens

sens

Pas de

Pas de Gralant
Pas d'Abriu

Pas de Pirinèus

mirga

Pas de chabrot

aux

hécatombe

:

Pas de ci...

Pas de Viana

Pas de tourin

Une attente de verre de Michel Ducom est

Pas de

sens

enfances

pape

Pas de ci...

Pas de G.A.T.T.

Arr.

sou,

danger

censure.

Arr.
Arr.

le pape

la mule

sans

Pas de centrale

bulles

sans

sans

Pas d'étourneau sansonnet

occitan

ses

Editions Cadratins 1 allées Jean
Bagnères de Bigorre. 64
pages. 80 F.

sans

Pas de pape sans
Pas

les galaxies

Jaurès 65200

Pas de ci...

Pas de ci...

d'Agen

avec

Michel Ducom

publié

Pas de
Pas

luisant

un ver

Alibert

sens

sens magret.

Arr.
Arr.

confondre

Dormeur léger, roulé parfois dans
Oublieuses.

Ali

sens

Homme apte
A

d'Ali San Salvador

Pas

Touareg bleu regarde le sourd fracas du sang
de l'oeil qui signe nos nocturnes

La rayure

sans

sans

Pas de danse

sans

Pas de fêtes

sans

Pas de Carnaval

Gasconha

bourrée

Pologne
boulègue
danser

sens

fèca

Pas d'amoureux s'enlacer.

s'embrasser
Jan-Pèir

Miner

�Linha

Imaginòt
PoesiaJcançon

1r trimèstre de 1996

l'opération "Repas de quartier dans toute la
France" du 9 Juin 1995, Fernando a réalisé un tour de France des
quartiers pour faire passer ie message.
A l'occasion de

Quartiers de partout
(sur l'air de laveka,

Repic

Iavekapa des Fabulous Trobadors)
LYON c'est le

:

pais des canuts
triture le textile

Quartier, quartier de là-bas,
Même si c'est difficile

On y
Carnaval monte dans les

Y'a bon au-delà de ça,

Ses habitants le font fertile

Y'a bon de

se

Ça monte et descend tout le temps

rencontrer

les
Repas, repas de quartier
Même si c'est pas facile
Y'a bon y'a bon quoi con dise
par

Y'a bon de les

rues

organiser...

Salut à tous écoutez bien

Mais chacun le fait

en

chantant.

STRASBOURG

émerge de l'Alsace
phare avant les récifs
Prévenant que tous sont en place
Récupérant les indécis
Les quartiers attendent et signalent
K'aimer sa ville c'est capitale.
Comme

un

La

parole de Fernando
ceux qui
pensent demain
De la France j'ai fait lo giro
De mes rencontres dans les quartiers
Maintenant je vais vous causer
Grâce à

BEZIERS réouvre
Se mettant

sur

On t'accueille
Ses

ses

Repic

te

RENNES m'a reçu comme un prince
C'est vrai qu'un petit peu je le suis

Repas de quartier ben alors mince !
Toutes les filles ont souri
Alors

j'ai sorti ma sardine
ce soir je
dîne.

Et dit ici

Sur la Linha

Imaginòt

Y'a de hauts lieux à la

ligne

J'en pêche un dans mon chapeau
Qui me conduit quartier St Michel
Dans la ville de BORDEAUX
42 de la

rue

des

Vignes.

Dans le

petit BAYONNE grand
petits dressent les tables
Repas de quartier c'est souvent
Que personne roule sous la table
Ici pas d'hôtel t'as la rue
Zé

TOLOSA

j'en parlerai pas
tout petit peu
Par rapport à tous les départs
De Matabiau pour d'autres cieux
Dans ses appartements roulants
Y'aura des repas de quartier émouvants.

parainne

Ou alors

quartiers font du bouche à bouche
d'autres solutions

Que de servir ton ambition.
MONTPELLIER

qui n'est pas très loin
Boulègue dans le quartier gare
Où le préfet serre les poings
Et impose la bagarre
Mais les quartiers qui sont malins
rues

Repic

Repic

arènes

Son maire n'a pas

Ouvrent leurs

qui n'est ka quelques bornes
sa capitale
L'Estaminet porte des cornes
Café des héros de la place
Odji envahie par les rats
C'est eux qui feront les repas.
Ne sait rien de

Car les rebelles sont bienvenus.

la liste rouge

on

ARRAS

un

Repic

Vicente Fernando

à leurs voisins.

MARSEILLE c'est pas que
Besse

Fernando

la bouille à

T'as ka demander à

Djali
quartiers se baissent
C'est pour faire monter l'aïoli
Que t'étales sur des tartines
En croquant de douces sardines...
Là-bas kan les

NANCY m'a fait lever la teste
Comme celui

qui cherche midi
Dans les quartiers la table mettent
Beaucoup de gens qui se sourient
Les garçons sifflent les filles qui passent
Mais autour de moi elles

Repic
TOULON marine
Son maire

se

garde-à-vous
dit quelle aubaine
au

LILLE

me

se massent.

reçoit à Roubaix

Mad Massilia vient dans la danse

Mettre la ville à genoux

Me font visiter les

quartiers

Il pourra

C'est du désert

abondance

Mais
Tous

le faire

Le Pen
il faudra compter avec
les quartiers
claquant du bec.
sans

Ici

en

y'a beaucoup à créer

Ou bien tirer

sa

révérence.

34

Prochaine

opération "Repas de
quartier dans toute la France" :
Vendredi 7 Juin 1996. Rensei¬

gnements : Carrefour culturel
Arnaud-Bernard 1 rue de
l'Hirondelle 31000 Toulouse T
61 23 58 55.

:

�Linha

Imaginòt

1r trimèstre de 1996

A ..Cortetas.-.Cortetas..

Brel et

Droits. La société civile

Les F...

pour

l'administration des

droits des artistes et

?

quoii

siciens

Messieurs les

une

Il y a trop

trimestrielle.

Flamingants j'ai deux mots à vous dire
longtemps que vous me faites frire
A vous souffler dans le cul pour devenir autobus
Vous voilà acrobates mais vraiment rien de plus
Nazis durant les guerres et catholiques entre elles

Claude Sicre

Vous oscillez

du fusil

sans cesse

au

mu¬

interprètes publie

lettre d'information

ADAMI

10A

de la

rue

Paix 75002 Paris T

40 15 10 00 Fax

:

:

(1)

(1) 40

15 10 30.

missel

Vos

regards sont lointains votre humour est exsangue
qu'il y ait des rues à Gand qui pissent dans les deux langues
Tu vois quand je pense à vous j'aime que rien ne se perde
Messieurs les Flamingants je vous emmerde
Bien

Trouvé en lisant textes

de Brel rencontrés par
hasard au CFMI de L yon,

quelques perles. J'en

con¬

naissais une, et le ton
ral. Mais j'ignorais

géné¬
les
détails. Brel anti-flamigant.
Ça me gêne. Marx et En¬
gels : "des peuples entiers
réactionnaires". J'ai viré de
chez moi, un

jour un co¬
pain juif qui disait que le
peuple autrichien était un
peuple de racistes buveurs
de bière

,

et roteurs

de flon¬

flons (la vanne est de moi
mais c'était l'esprit). V ariante du
Du

génie des peuples.
caractère des langues.

Nationalisme. Racisme, au
sens

moderne du terme.

Présent partout. Intégré par
les consciences. Honte de
son

accent. De

la Flandre

juge
Voyez la mer du Nord elle s'est enfuie de Bruges
Cessez de me gongler mes vieilles roubignoles
Avec votre art flamand italo-espagnol
Vous êtes tellement tellement beaucoup trop lourd
Que quand les soirs d'orages des Chinois cultivés
Me demandent d'où je suis je réponds fatigué
Et les larmes aux dents "Ik ben van Luxembourg"
Et si aux jeunes femmes on ose un chant flamand
Elles s'envolent

en

mais

rêvant

aux

oiseaux

vous

rose et

Et je vous

interdis d'espérer que jamais
A Londres sous la pluie on puisse vous croire anglais
Et je vous interdis à New York ou Milan
D'éructer mes seigneurs autrement qu'en flamand
Vous n'aurez pas l'air con vraiment pas con du tout
Et moi je m'interdis de dire que je m'en fous
Et je vous interdis d'obliger nos enfants
Qui ne vous ont rien fait à aboyer flamand
Et si mes frères se taisent et bien tant pis pour elles
Je chante persiste et signe je m'appelle Jacques BREL

action alimente la ré¬

flexion.

(J-M B)

GSED 11

rue

Saint

Vincent de Paul 13004

Marseille
♦

Une initiative de

l'agence A+

avec

l'édition

du numéro 1 d'Art Plus,

bimestriel couleur

gratuit

consacré à l'art à partir
de Toulouse. Une infor¬
mation bien

présentée,

des

questions sans
réponses : quel public
visé ? quels objectifs ?
avec

Peut-être

un

éditorial

explicatif dans le n°2. A
suivre.

(J-M B)

A+ 29 Gde

rue

Saint

Nicolas 31300 Toulouse
T: 61 59 34 48 Fax

:

61

59 27 42.

Le Pen lui rappelle
ignoblement) (mais NE

Lu... La...

•

professionnel du
lycée de Caussade (82

Quand je serai vieux, je serai insupportable
Sauf pour mon lit et mon maigre passé
Mon chien
Toutes

sera

mort,

mes morues

J'habiterai

ma

barbe

sera

minable

m'auront laissé tomber

quelconque Belgique
Qui m'insultera tout autant que maintenant
Quand je lui chanterai Vive la République
Vivent les Belgiens merde pour les Flamingants..
une

La... la... la...

Les élèves de Première

bac

occasion

qui que ce soit, voilà le
but). En finir avec ça. Donc
le critiquer toujours et par¬
tout. Chez Brel, aujour d'hui. Je le laisse parler (je
souligne) :

l'argent. Mais à lire leur
journal L'Intersyndicale,
on ne sent pas qu'une

Art.

que

à

pose beaucoup de
questions sur le rôle de
l'Etat et le pouvoir de

blanc

son nom

cette

l'Economie Distributive
se

Vous salissez la Flandre

(Bruel honte de Benguigui,

PAS fournir

Syndicat. En dehors des
grandes centrales, le
Groupe de Salariés pour

300) ont écrit des textes à

partir des impressions
laissées par des toiles ou

sculptures d'artistes es¬
pagnols (collection du
FRAC Midi-Pyrénées).
Résultat de grande valeur
méritant d'être
Une

connu.

publication "La porte
présente les oeu¬

du ciel"
vres

et les textes. Pour

décloisonner les disci

plines. (J-M B)

-

�Linha

Imaginòt
Lecturas

ìr

trimestre de 1996

Les bonbons 67
Je viens rechercher

mes

D'Uzeste à Bazas
De Vautrin à Amette

bonbons

Vois-tu Germaine

j'ai eu trop mal
Quand tu m'as fait cette réflexion
Au sujet de mes cheveux longs
C'est la rupture bête et brutale
Je viens rechercher

mes

bonbons

Jean-Paul

Damaggio

Maintenant je suis un autre garçon
J'habite à l'hôtel Geores-V
J'ai

perdu l'accent bruxellois
plus personne n'a cet accent-là

tribuer à l'art de

Deux romans vien -

D'ailleurs

de passer par
Uzeste et Bazas.
nent

Sauf Brel à la télévision
Je viens rechercher

mes

bonbons

de

mes

match que
roman,

bonbons

Germaine j'écoute pousser mes cheveux
Je fais "glouglou" je fais "miam miam"
Parce

qu'enfin j'ai

Je viens rechercher

au

mes

le soleil et les

nua¬

sens

dans Province

objets les plus divers " dé¬
clare le héros de Amette (p.
184).

les nuages

comptant la présence de

bonbons

deux mots peut paraître
une lecture réductrice.

matique entre les deux
romans en recoupe bien

Et

Sur la

Voilà. Brel était raciste. Un
vrai. Certainement pas
contre les Juifs en 1940

(trop petit, c'était pas son
problème) ni contre les
esclaves noirs

U.S.A.

1850 ni contre les viet¬

en

namiens
contre
en

aux

au

V ietnam, ni

qui ne le gênait
rien. Au contraire là il
ce

gratte, là où il y a des
enjeux concrets, tout chan¬
vous

C'est là

que je juge,
d'abord. Brel était RACIS¬
ge.

"Depuis l'o¬
re froide,
jouer
les tam j'écouterai
bours, les accor déons de
Lubat. Au son du fifre à six
trous, j'écouterai passer la
ripataoulère d'Uzeste Mu¬

-

TE.

(en fait, vous êtes-vous
posé des questions sur
l'origine stratégico-culturelles de la mode des his
toires

Mais CHEZ lui, là où
une

on a

responsabilité, là où

ça

Léo

com

perdre aux
formes présentes du roman
le caractère anecdotique
qu
ce
ve

'on prête généralement à
genre littéraire. " obser¬
Amette à la page 213.

elle

C.S.

et

à faire

La crise du

devait

prendre des poses.
De généreux humanitaire
cosmopolite troulalaïtou.

belges ?)

-

mencent

sa

crise

roman
en

serait-

tant que

genre ? Rendant compte du
livre d'Amette dans
Le

Monde, Josyane Savigneau
retient aussi cette citation,
en

36

pensant

qu'on peut l'at¬

:

ter

sical. " Citation

le

roman se

un

moment

qui rappel¬

émouvant

d'un

fossilise un peu tr op ces
temps-ci, je tr ouve. " dit
Vautrin. "Anna

Uzeste, Jean

sur

reiller de la

conception

"Le

roman :

-

vie dans les

ma

Vautrin écrit

d'autres.
du

de

romans en

opinions

apporté des bonbons...

l'homme renaît à

49 à 9. Par contre chez
Jacques-Pierre Amette

Pourtant cet écart mathé

ai

comment

par:

Oh, mais ça c'est votre jeune frère, Mademoiselle Germaine

vous

une

velle inutilité. Per dre le

à 22. Lire des

qu'est flamingant

conception
toujours eu
envie folle de raconter
"J'ai

:

voit la victoire du soleil

C'est celui
Je

Sur la

de la vie

l'espoir" avoue Vautrin.
"Moi je cherche une nou

la Sympho¬
de Vautrin

prennent une revanche : 49

Vietnam,

mes

pleine
jaillit. Dans le
se livrent en tout

ges, le cas de
nie Grabuge

Et tous les samedis soir que je peux

Je défile criant Paix

sens en

avec

délices.

Une confrontation

Quand père m'agace, moi
je lui fait zop
Je traite ma mère de névropathe
Faut dire que père est vachement bath
Alors que mère est un peu snob
Mais enfin, tout ça hein c'est le conflit des générations
Je viens rechercher

qu'elle évoque

art

auteuç

son

spectacle d'Uzeste
quand Laure Dutilleul lut
-

un

texte

ressemblant

à

frère à cette

com¬

partie
(indiquons que
quelques lignes de ce ro¬
me

un

du livre

man

sont

dites dans le CD

de la

Compagnie Scatrap
Jazzcogne). Tandis qu'Amette écrit

"La

journée
glisse dans le ravin. Atten¬
tat des dévots, pierre polie
par les car esses, le tom :

beau de Clément V à Uzes¬
te a été
au

graffité. On a écrit
fusain : Je dis que l'air

�Linha

Imaginòt

Lecturas

1 r trimèstre de 1996
est frais

bien

ou

:

Silence

pied d'un pape !" A-ton graffité à cause d'un
autre grand moment d'Uzeste Musical : Eddy Louis
au

Bernard Lubat faisant

et

trembler la

charpente de la
Collégiale ?
Bref

un

homme du

côté de la

vie, de l'action,

de la farce

:

De

tique littéraire

au Point et
préfère aux références ita¬
liennes, l'hypnose alleman¬

de si

suite à

sance

livre

un

le

sur

ainsi

"L'oeuvre

:

imposées à moi,

la pré

et

d'Holderlin

1966, alors que je venais
de France, de Normandie

de la perte :
Amette.

plus exactement. J'avais
vingt trois ans et, pour la
première fois, je dé¬
couvrais une petite

Province

Symphonie
Grabuge

:

raconta un

de

e

l'italien Rober-

trouve

comme

confident

pour son héros, un évêque
de Bazas du XVIème siè¬

-

son

en

sous

naissance de Jean V autrin

chronique dans le

journal communiste Réroïds"

,

"Carnets Pola-

ne

:

"Victoire,

J'ai fait le détour
par le roman d'Amette car
je n'ai pas d'espace à me
construire (comment cons¬

truire du vide ?), car la pro¬
miscuité n'a rien de ce

qu'ils imaginent dans le
Monde des Livr es, car il
faut se frotter à l'invrai
semblable pour

principe se retrouve dans
Symphonie Grabuge ce
qui fait regretter la dispari¬

:

-

nique.

Roquefort en agenats. Une
soirée gastronomique et
musicale par mois, avec
pour la fin de la saison
Court Métrage (nouvelle

musique acoustique) le 23
Mars et le duo J-F Vrod et
F. Aurier

(musique tradi créations) le 20

tionnelle et

Avril.
Danielle Ginchelot Le
T

:

Roquefort

53 67 89 05.

Montagne

.
En 1989,
quelques amis monta
gnards faisaient découvrir
les espaces majestueux de

la haute

montagne pyré

11/11/95, Bruniquei,
J-PD.

Bref tout

se

tient et

introduction à la cri

dicapés

accidentés de
à dos
d'hommes. Depuis nom breux sont ceux qui se
sont joints à l'initiative. En
la vie,

ou

en

les portant

1993, 600 personnes ont

participé à
tion
rem

sur

ce type d'opéra¬
3 sites, et Y arriva -

fait de

plus

en

plus

d'émules. (J-M B)

Jacques Safon
rem

-

-

Y arriva

-

575 chemin de

Peyrelong 31840 Aussonne
Espéranto. La langue
Zamede faire
bouléguer à travers le
inventée par le Dr
nhof ne cesse pas
monde.

SAT-Amikaro

(Espéranto Informations)
publié à Paris, fait le pont
tous les mois et donne de

multiples informations. 11
est bien sûr possible d'ap¬
prendre la langue à l'aide
de livres

ou

de cours, de

connaître toute la littératu¬
re

disponible en espéranto
les groupes de

ainsi que

musique chantant en espé¬
(J-M B)
Espéranto-Informations 67
av.

T

:

Gambetta 75020 Paris

(1) 42 97 87 05 Fax

:

(1)

Rok-gazet' (EsperantoMuzik-Magazino) Eurokka
FR-31450 Donneville

-

-

néenne à des enfants han¬

47 97 71 90.

qui s'étonnera donc de
cette

musicas

ranto.

sa

tion brutale de cette chro

,

pertot, au château de

-

crier avec
J'épouse le so¬

leil".

Musicas d'aici

ses

fouet de la vie. "

Vautrin

carnets dont le

voit

quelle force vivante dans
les yeux ! Parmi les 52
références au regard ou aux
yeux je retiens celle évo quant Victoire, la femme

à Heidel-

le masque de son héroine ?
J'avais fait la con¬

:

jour partit de

jamais... les

yeux,

voluion

un

yeux. An
contraire chez V autrin

sur

berg et Tublingen. "
Jacques-Pierre se

cle.

Jacques-Pierre Amette
(peut-être un habitant de
lados) joue le rôle de cri -

qui

Normandie exactement,
une école du r
égard. En

l'avait emmenée

serait-il caché

mentor

mette

Cortetas... Cortetas..

Château 47310

voudra faire de l'art d'A-

de Vautrin

par une

Jacques-

Province." L'article

yeux,

prof d'allemand qui

Grasset

de

Pierre Amette por tant un
titre peu engageant à leurs

donc

aile

Elle avait séduit

Rosselini et le deuxième

oman

monde de haut et

grand poète souabe,
grand théologien).

me

r

"Anna

dissertation

vacances

son propre

souvenir

mande (Holderlin,

to

l'anony
mégapoles, où l'on

effet, il s'agit d'un regard
scolaire qui regarde le

la littératur

roman

bien dans

peut construire

le

lycée, grâce à

une

-

devraient quand
même faire un détour par

dans

retrouve

des

..

de

espace,

bingen..." Holderlin
se

premier, malgré
ses
origines peu gasconnes
écrira quelques paroles en
"patois". L'autre en restera
à la "pureté" du français.
Je n'ai pas été étonné si le premier a com¬

-

ville allemande, Tu-

Jean Vautrin

aversion pour

de promiscuité même - et
de lourdeur ; ceux qui se
mat

juillet

homme du côté de la mort,
de la saveur de l'inutile et

une

trouvent

se sont

en

parue dans A
"Tout ceux qui

:

la
province, pour ce qu'elle
porte en elle de proximité

voyage d'Holderlin en
France et qui commence

l'autre,

Le

ont

classique dans la

sence

Jacques-Pierre

Le Monde

France de cette fin de siè¬
cle. J'avais fait sa connais¬

Jean Vautrin.
un

tique du livre

T/Fax: 61 81 95 65.

�Emir

KllSturuo

à Toulouse

Le cinéaste Emir Kmmka a présenté

à Toulouse, le II octobre dernier, en mrnf première
nationale : "tindéiiground" Palme d'Or ù Cannes, le lendemain, il donnait me conférence à
HEP. Pourquoi Toulouse ? Pour remercier k professeur Serge Regourd, Directeur du centre de
Recherches de Droit de la Communication, qui a soutenu son film, pris au coeur d'une

polémique. Explications.
■

Opinion Indépendante : Quelle
la signification de la venue

de stalinisme

est

ou

de

maccarthysme

:

interdit des gens ou des oeuvres au
nom de valeurs
politiques. Il y a des

on

d'Emir Kusturica à Toulouse ?

films américains, par

venue,

exemple, qui
peuvent véhiculer des idées contraires

se

à

Serge Regourd : La genèse de sa
c'est à la suite de la controver¬
sur son film.
Quelques jours après

la Palme d'Or, un article de Finkielkraut dans "Le Monde" et un autre de

Lévy dans "Le Point"
attaqué le film sur des postulats

politiques

en

l'accusant d'être

pro¬

serbe, ce qui m'a paru profondément
injuste. J'ai répondu dans "Le
Monde". A la suite de cela, j'ai été
moi-même insulté par Michel Polac à
la radio
gens

et

sibles à

mon

SR
à

ceux

Il faudrait poser la question
qui ont jeté l'anathème sur le

SR

Michel Polac, entre autres,
m'a insulté. Je l'ai vécu comme la
confirmation d'une injustice. Il m'a
SR

:

écrit de "lepéniste". Je

la réponse est

ne

qui parlent toujours au nom de la
bonne cause, de l'humanisme, des
Droits de l'homme et qui créent des ef¬
fets pervers inquiétants. Dès qu'il y a

jette l'anathème

une censure

c'est

litique

une

sur personne mais
accusation grotesque. J'ai

une

sensibilité de

cuse

par avance

:

film. Mais je crois que

:

Que représente pour vous

porain ?

traité par

Selon vous,

pourquoi cette
polémique autour du film ?
:

pas

Kusturica dans le cinéma contem¬

rencontrés et

se.

■ OI

■ OI

et Kusturica ont été sen¬
intervention. Nous nous

Kusturica, en
signe de sympathie, a proposé de
faire l'ovant-première du film à Toulou¬
sommes

faut

te.

dans "Charlie-hebdo". Les

du film

ne

mélanger et cela ne m'empêche
pas de les considérer parfois comme
des chefs d'oeuvre. L'art échappe à
un
jugement politique. Toute censure
politique d'une oeuvre d'art est néfas¬

Bernard-Henri
ont

convictions, mais il

mes

tout

gauche, mais je ré¬
toute espèce de dia¬

bolisation de qui que ce soit. On ne
me verra jamais
signer une pétition

d'art,

on

création,
en

politique,

une

logique

po¬

apprécier une oeuvre
porte atteinte à la liberté de

pour
en

plus d'une

plus

cause

de l'homme. C'est

revendiquant
juste : les Droits

en se
une

nouvelle forme

cette

:

Si

je suis intervenu dans

polémique, c'est

au nom

beauté du film. Pour moi, c'est

de la
un

des

plus grands cinéastes contemporains.
"Underground" est un des meilleurs
films que j'ai vu. Il va rester dans l'his¬
toire

du cinéma.
•

Propos recueillis

par

Christian Authier

(1) "Film de pute" selon la prude

Claude-Marie Trémois de "Télérama".

�simple. Le film porte indirectement sur
la guerre de Bosnie. Or, Kusturica ne
prend pas parti, mais pour les Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy et consorts,
c'est-à-dire pour

l'opinion dominante

aujourd'hui, la Bosnie est une histoire
simple : il y a les "méchants serbes"
qui sont des "salopards" intégraux et
en face les musulmans
qui seraient les

pas

te,

d'accord avec l'opinion dominan¬
est marginalisé.

on

S OI

:

Kusturica

a

o

a

&amp;

été traité de

Le débat des idées est

prend

assassins"... Pensez-vous

insidieux mais efficace.

"victimes musulmanes bosniaques"
dos à dos et donc qu'il était pro¬
serbe. Il me semble que c'est un as¬

puisse aujourd'hui aimer et dé¬
fendre une oeuvre d'art sans subir
l'opprobre d'une certaine intelli¬
gentsia ?

mesure

où le film

ne

pas parti, on a considéré qu'il
renvoyait les "bourreaux serbes" et les

pect de l'aveuglement qu'il y a sur le
conflit bosniaque. La présentation do¬
minante est d'un simplisme absolu. En

professeur de Droit Internatio¬
nal, j'ai étudié l'histoire de la Yougos¬
tant que

lavie

et des balkans, cela ne relève
d'un, schéma hollywoodien avec
les gentils cow-boys et les méchants
indiens. Je comprends que pour des
raisons médiatiques et pour des rai¬
sons qui tiennent
à ce que sont ces
gens -Lévy, Finkielkraut etc- ils se fas¬
sent de la publicité à bon marché en
prétendant être toujours du côté de la

pas

défense des Droits de l'homme. Dans

optique, il faut choisir un camp,
il faut schématiser, mais ils ont été
cette

aveuglés et ils sont de mauvaise foi.
■ 01

:

Vous avez été violemment

pris à parti par le microcosme des
intellectuels parisiens. Comment
avez-vous ressenti ces attaques ?

SR

:

C'est

trouve très
rance

qu'on

exactement ça que

je

préoccupant. Cette intolé¬

fait peur. Il y a des gens est des humanistes et des pro¬

me

qui plus
gressistes- qui emploient les mêmes
méthodes

qu'ils reprochent par
Front National -et Dieu
sait que je suis aux antipodes du FN.
Le terrorisme, dans la pratique poli¬
tique -de la part de pseudos-intellectuels- m'effraie. Ce qui est grave, c'est
que ces gens tiennent les médias. Ils
écrivent à jets continus dans "Le
Monde", dans "Le Point", dans "L'Evé¬
nement du jeudi", ils ont des tribunes
à la radio, à la télévision... C'est vrai
qu'il y a une forme de terrorisme des
penseurs officiels, des gens de la
bonne conscience. En plus, cela re¬
exemple

couvre un

nages

au

certain

politiques,

S

«

I

"diable", on a parlé de "clichés
criminels", de "film de pute"(l), il
a "mis en
musique le discours des

victimes. Dans la

«
CD

interdire ceci ou cela. Ces at¬
taques en disent long sur cette forme
d'intolérance qui fait que, si on n'est
pour

nombre de person¬
du type Kouchner,

aujourd'hui confisqué en France par une caste de faiseurs
d'opinions&gt; une petite troupe d'intellectuels fourbus qui font régner un terrorisme mou,
communauté

qui leur tienne chaud. Quel
désolant tableau que celui de nos gens
de plume qui se métamorphosent en fu¬
rieux bellicistes ! Après avoir combattu
le diable Saddam -de leurs salons pari¬

La poléexemples
mique vaseuse autour du
film de Kusturica

est un

des der¬

niers

du diktat que fait
la "police de la pensée" et ses
zélés gendarmes : Bernard-Henri Lévy,
Alain Finkielkraut, Michel Polac et
autres inquisiteurs. Ces intellectuels, en
mal de causes à défendre, n'ont que le
peser

siens

pieds nickelés de la bonne

plats- les voici

"liberté" à la bouche mais leurs
têtes ont la forme de prisons. Avec ces
mot

l'approbation est obligatoire,
impossible. L'errement
politique de nos intellectuels n'est pas
un
phénomène nouveau. Néanmoins,
depuis quelques années un manichéis¬
me, sans cesse grandissant, semble
guider nos clercs qui enfilent les idées
simples comme d'autres les perles. La
guerre du Golfe, ou plus récemment le
conflit en ex-Yougoslavie, nous offrent le spectacle d'enga¬
gements -discutables comme tout engagement- instituant
une
pensée officielle. Le Bien, le Mal, les "gentils", les
"méchants", voici leur grille de lecture où l'amalgame se
marie aux apparences qui abusent. Enflés de la nullité de
leur grossier moralisme, c'est dans un indigeste mélange
de bons sentiments et d'intérêts bien calculés que le parti
intellectuel établit le politiquement correct.
Ivres de leur logorrhée, ils crient dans le noir et cherchent
des semblables contre lesquels ils puissent se blottir, une

car ces

conscience sont avant tout

contre les

des

pieds-

maléfiques

serbes. La Bosnie est sauvée ! Prenons
un des chefs de meute :
l'inepte Bernard-

Henri Lévy. Comment oublier une de ces
escapades à Sarajevo où il se faisait in¬

censeurs,,

la contradiction

terviewer devant les caméras, accroupi,
sans doute menacé
par les "snipers" ?

Quelle surprise -et
le

quel fou rire- quand

plan s'élargit et lorsque l'on voit les
habitants
vaquer à leurs
du courageux

occupations

tout autour

philosophe I
Représentant de l'intellectualisme le plus
éthéré, c'est avec la soyeuse stupidité d'une génisse et
l'aplomb satisfait du robuste crétin que BHL pérore. Mais
les grotesques pitreries de ce mercenaire de l'humanitaris¬
me à bon marché ne doivent nous faire
perdre de vue l'es¬
sentiel, à savoir que lorsque les réquisitoires et les verdicts
remplacent le débat, la liberté est menacée. Prenons

garde à

ce que ce nouveau confort intellectuel -aspect
bien-pensant
la bêtise- ne se transforme en totalitaris¬

Çû

de

me.

• Christian Authiier

Çù
CQ
Vendredi 20 octobre 1995

-

N° 2168

L'Opinion indépendante

�Linha

Imaginòt
Lecturas

1r trimèstre de 1996

Les trois mues du FN
PAR MICHEL WIEVIORKA

Libération
Vendredi 4 Août

à l'état des sociétés locales, la corruption fait son che¬
poli¬ min, maladie sénile de ce clientélisme qui peut aller
tique, en suscitant un mélange confus d'accusa¬ jusqu'àl'assassinat; en même temps, les identités lo¬
tions et d'auto-accusations plus qu'en relançant la cales se brouillent, et monte le sentiment qu'une certai¬
ne France, à laquelle beaucoup s'identifiaient, se défait.
réflexion sur les sources du phénomène. A gauche, on
s'est interrogé sur la stratégie électorale suivie, sur la
A Mulhouse, où la crise économique est plutôt moins
façon dont a été voulue et mise en œuvre la défense de forte qu'ailleurs en France, elle se conjugue avec la dé¬
la République dans les villes où une triangulaire ris¬
composition de la culture alsacienne, plus avancée que
quait de faire le jeu du FN, mais aussi, parfois, d'un ad¬ dans d'autres villes d'Alsace, et avec les incertitudes
versaire de la droite classique qui ne semblait guère va¬
pour l'identité nationale que suscitent la situation fron¬
talière de la ville en plus de la présence de l'immigra¬
loir beaucoup mieux. On s'est demandé s'il fallait ou
non boycotter Toulon, Orange et Marignane. Et aussi
tion ou des perspectives de la construction européenne.
on
s'autocritique vaguement, pour ne pas avoir adopté Le vote FN,. surtout dans les régions éloignées du
assez tôt sur l'immigration des positions qui sont en fait
centre, n'est donc pas exclusivement nationaliste. Il
celles de la droite, ou encore pour avoir trop diabolisé
comporte des dimensions sociales où prime la chute,
ou la hantise de la chute, plus que la grande pauvreté ou
le FN. Ceux qui ne se satisfont pas d'une explication
politique cherchent parfois un bouc émissaire dans la l'exclusion achevée. Et il implique une forte dimension
sphère des idées et de la communication. Les ayatol¬ de localisme, combinant appel à une identité culturelle
retrouvée et désir de retour à un système politique doté
lahs de la République accusent ainsi les intellectuels ou
d'une certaine autonomie par rapport au centre. Ce
le SOS Racisme de la fin des années 80 qui ont plaidé
qu'apporte le FN, c'est plutôt la perspective d'une re¬
pour le droit à la différence d'avoir mis en danger l'uni¬
naissance ou d'un maintien de ce 'oralisme, lui-même
té politique du pays, et, avec d'autres, font le procès, fa¬
cile, des médias et des journalistes.
conçu comme fonctionnant en correspondre avec
une certaine image de la nation.
A droite, mais moins explicitement, on découvre que ni
Deuxième constat: le vote FN n'est plus seulement pro¬
la politique de fermeté national-républicaine incarnée en
son temps par le ministre de l'Intérieur Charles Pasqua,
testataire, sorte d'appel à ce que les partis classiques se
ni le clientélisme localiste dont le Parti républicain, en
ressaisissent, réaction chaude qui se contente, de façon
Provence, est le champion, ne constituent un barrage ef¬
plus ou moins instable, de l'expression occasionnelle
ficace devant la poussée du FN, et si l'on s'en préoccu¬
qu'offre une élection. Le FN en effet se structure loca¬
lement, commence à s'implanter sur le terrain, dans les
pe, c'est surtout pour se demander comment faire transi¬
ter les élus de ce mouvement, ou ceux qui en sont
communes, dans les quartiers, dans les universités,
idéologiquement proches, vers les partis de la droite dans les entreprises. Sa représentation institutionnelle
s'ébauche, il s'installe dans le paysage politique com¬
classique.
me une force dont il faut
Tout cela en réalité n'est que la marque d'un change¬
prendre au sérieux non seule¬
ment les projets et l'idéologie, mais aussi la capacité de
ment profond, la prise de conscience, encore superfi¬
les incarner concrètement, de les mettre en pratique, ou
cielle et maladroite, que la situation n'est plus la mê¬
me: le FN d'aujourd'hui
n'est plus celui du deuxième d'entrer dans des stratégies de négociation qui leur ou¬
vrent un espace tangible.
septennat de François Mitterrand. Et si l'on souhaite

Les scores électoraux duFrontnational ont intro¬
duit

1995

Michel

Wieviorka,

sociologue,
dirige le
centre

d'analyse et
d'intervention

sociologique
(Cadis). Il
travaille

sur

les acteurs
sociaux des

sociétés post¬

communistes,
et

s'intéresse à

la violence et

racisme.
Dernier
au

ouvrage paru
sous sa

direction:
Racisme et

xénophobie en
Europe. Une
comparaison
internationale.
La

Découverte,
1994.

une

l'affronter

curieuse inflexion dans le débat

sérieusement, il faut évidemment ne pas se
d'une

autocritique incantatoire ou d'accu¬
sations qui passent à côté de l'essentiel, il faut se pen¬

contenter

cher directement

pulaires,
et

son

sur ce

mouvement, ses sources po¬

idéologie, le rapport qui y lie l'électorat

les activistes.

Premier constat: le vote FN n'est jamais aussi fort que
dans les situations où se combinent des difficultés so¬
ciales et économiques, un vif sentiment de menace sur
l'identité nationale, un sentiment non moins aigu de
ou régionale, et une crise du
système politique local. Aucun de ces éléments, pris
isolément, et même s'il est alors exacerbé, ne suffit à
alimenter le vote FN. En particulier, celui-ci n'est pas
particulièrement élevé là où dominent avant tout le
chômage et la pauvreté. C'est lorsque le fonctionne¬
ment local de la vie politique cesse, tout à la fois, d'être
en correspondance avec les demandes sociales de la
population, de représenter une culture, un mode de vie

crise de l'identité locale

associés à des traditions et à

une

histoire, et d'être en

un sentiment d'appartenance quasi naturel¬
le à la nation que la réponse fusionnelle qu'offre le FN
suscite le plus d'adhésion. En Provence, les systèmes

phase avec

clientélistes,
par

comme

celui mis

en

Gaston De (Terre à Marseille,

ne

place

en son temps

correspondent plus

40

Troisième

constat:

il existe

une

tension entre l'idéolo¬

gie de l'appareil et des dirigeants, et l'électorat. L'ap¬
pareil est structurellement antisémite, comme 1 avait
établi une enquête menée à l'occasion du Congrès de
Cannes du FN, il est imprégné des valeurs fondamen¬
tales de l'extrême droite française, tandis que l'électo¬
rat n'est pas
idéologiquement structuré, l'électeur pou¬
vant aussi bien être profondément
raciste, antisémite,
d'extrême droite, que simplement soucieux de faire
connaître son désarroi social, ses peurs, son désir de
voir les partis les plus classiques se
reprendre. L'erreur
serait d'opposer la base et le sommet, tout autant que de
les confondre; l'important est de percevoir l'existence
d'une dialectique, dans laquelle le sommet capitalise
les affects populaires, mais aussi les informe et les sti¬
mule constamment, avec pour principal effet de dis¬
soudre les tabous éthiques, de banaliser le discours du
mal et de la haine, et de rendre légitimes des proposi¬
tions qui, en d'autres temps, seraient peut-être plus
clairement perçues comme autant d'atteintes à l'Etat de
droit: les propos sur la «préférence nationale» et son
application éventuelle à'Vitrolles, tenus entre les deux
tours des élections municipales par
Bruno Mégret sont
de ce point de vue singulièrement suggestifs.
Menace pour la démocratie, plus encore que pour la

�Liriha

Imaginòt

Lecturas
1r trimèstre de 1996

Commentaire

:

Et voilà Wieviorka

qui essaie maintenant d'aller plus vite que sa
plusieurs années de bévues en conseillant au&gt;
qu'il n'a jamais fait : réfléchir en profondeur sur le pro

bêtise. De rattraper

République, le FN est entré dans

nouvelle phase
trajectoire politique. Il a été longtemps
groupusculaire, puis dans

de

Le Front national

d'aujourd'hui
n'est plus celui du
deuxième

septennat de

Mitterrand. Pour

l'affronter, il faut
se pencher sur ce
mouvement,

ses

sources

populaires, son
idéologie, le

deuxième temps po¬

puliste et protestataire, il
maintenant à la croi¬
sée des chemins, à l'aube
d'une nouvelle ère. Cer¬
est

tains,

en son

sein mais

dehors, peu¬
vent penser que s'ouvre
pour lui une période
surtout

au

d'institutionnalisation,
dans laquelle il s'intégre¬
ra au jeu
politique en se
comportant de façon plus
ou moins
respectable,
si les thèmes de
la nation et de l'immigra¬
tion n'avaient été pour
comme

rapport qui y lie
l'électoral et les
activistes.

un

une

sa

lui,

en

définitive, que des

ressources

culturelles

,

accéder à des posi¬
tions de pouvoir politiques. Les plus nombreux en
son sein, et, au dehors, les
plus réalistes peuvent plu¬
tôt considérer qu'au sortir de sa phase protestataire, il
va se
préparer, en s'appuyant sur un appareil de plus
en plus consistant et
présent sur le terrain, à de nou¬
pour

veaux

combats contre la démocratie, combats pour

lesquels un leader charismatique est moins décisif
dans la phase populiste antérieure •

que

autres

ce

blême du F.N. Festival de banalités, à mon sens. Et de confusions
Où on ne sait pas, parce que le contexte brouille le sens, au lieu dt

l'éclairer, ce que signifient les termes sociologiques usités. Où tou
dit, mais où rien ne ressort.

est

Dire

le FN

été

groupusculaire, il est à l'aube d'une nouvelle ère
mues c'est
quoi : la T rinité, une réminiscence
des Contes ? Qu'est-ce que le localisme ? (et "fute dimension" ?).
Le ridicule achevé : "Le FN n'est jamais aussi fort que dans les
:

a

c'est néant. Les 3

situations où
un

se

combinent des difficultés sociales et

vif sentiment de

menace sur

économiques,

l'identité nationale, un sentiment

moins

aigu de crise de l'identité locale ou régionale, et une
système politique local". Tout quoi, ou plutôt tout ce que
Wieviorka peut imaginer. Mais pour qu'on puisse juger (qu'il a été
moins fort d'autres fois) il faudrait que W ieviorka nous dise
quand, d'après lui, ces divers contextes n'étaient pas réunis. On
peut rire aussi de ce pseudo "sentiment non moins aigu de crise de
l'identité locale ou régionale". S'il est si aigu, ce sentiment, pour
quoi Wieviorka ne lui a pas consacré une étude (on serait cu¬
rieux...) ?
Le bouquet : "Ce qu'apporte le FN, c'est plutôt la perspective
non

crise du

d'une renaissance

ou d'un maintien de ce localisme, lui-même
fonctionant en correspondance avec une certaine
image de la nation." Tout est dans tout, dans le système de Wie¬
viorka. Une pensée complexe. Par accumulation, au même niveau
d'indices flous, d'explications vagues, de raisonnements ambigu;
et de constatations banales. Clichés. Moins
parlant que des photos.

conçu comme

Claude Sicre

MICHEL SERRES

philosophe p^pi

"Maintenant, c'est le savoir qui se dépla ce vers ces personnes.
L'agriculteur de¬
puis sa ferme peut apprendre, l'électri cien depuis son atelier pourra devenir
électronicien, le retraité depuis chez lui,
accéder à la culture."

Commentaire
LE MAGAZINE DE

MIDI-PYRÉNÉES

-

N° 40 OCTOBRE 1995
-

:

Michel Serres croît que la culture c'est des
choses auxquelles on accède. C'est un grand

philosophe,
aux
une

reconnu mondialement, il enseigne
U.S.A. et tout et tout. Et il pense comme

savate.

Les élites

nous

lâchent.

(C.S.)

�Lecturas
1

r

trimestre de 1996

Les ilotes et les élites
PAR JEAN BAUDRILLARD

charlatans, aux prédateurs, aux spéculateurs, sans
compter les philosophes aux lèvres de cire.
De cette leucémie du politique, l'épisode socialiste au¬
aux

Nous vivons dans une réalité politique parfaite¬
ment

dissociée. D'un côté, la classe politique,

micro-société parallèle secrètement en chômage
technique, évoluant impunément et vouée semble-t-il à
l'unique tâche de se reproduire, dans une confusion endogamique de toutes les tendances - cette alliance in¬
cestueuse de la droite et de la gauche n' étant pas sans
provoquer toute une pathologie et une dégénérescence
caractéristiques de la consanguinité. De l'autre, une so¬
ciété «réelle» de plus en plus déconnectée de la sphère
politique. Toutes deux, s'éloignant l'une de l'autre à
une vitesse
grand V, semblent plus ou moins destinées
à dépérir ou à se désagréger chacune dans leur coin
maintenue sous perfusion par le seul cordon ombili¬
cal des médias et des sondages. La virtualité, au sens où
la volonté politique n'opère plus que sur l'écran mental
des télévisions et par sondages interposés, a fait de la
fonction et de la scène politiques des vestiges quasi¬
ment inutiles. Aucune dialectique, même conflictuelle,
ne maintient plus les deux pôles en interaction.

plus belle illustration..La volonté politique
en friche et la pôle position du pouvoir
virtuellement vacante (depuis 68 peut-être?), la gauche
s'est précipitée pour le prendre et s'est immédiatement
désintégrée dans le vide. (De la même façon, la pôle,
position masculine étant virtuellement inoccupée - le
privilège de l'homme ayant disparu -, le féminisme n'a
rien de plus pressé que de l'investir et, bien sûr, il tom¬
be dans le piège qu'est lé vide du pouvoir lui-même.)
Il faut d'ailleurs féliciter Mitterrand d'avoir accompli
une bonne partie du travail: d'avoir assuré, par une sorte
de balayage posthume, la
étant tombée

-

Jean
Baudrillard

.

.,

,

en

sociologue. Il
une

chronique
dans
Libération les

premier et
troisième
lundi du mois.
Dernier
ouvrage paru:
Le Crime

parfait,
Galilée, 1995.

de tout le système politique, mystifié et balayé

,

toute la sauche divine!
-

Si
la gauche s'est effon"
drée ainsi bien au-delà de

•

son

nnlitimip pntrp

poillique, eilli e
côté, des lambeaux de production et d'économie les ilotes et les.
réelle, de l'autre, de gigantesques circulations de capi¬
élites, il est vain
taux virtuels dont les péripéties - krachs boursiers et
autres débâcles financières
n'entraînent même plus ridicule de
On retrouve d'ailleurs la même situation

corruption en profondeur

Dans cette fracture
entre la société
civile et la sphère

économie.

D'un

est

tient

été la

ra

'

déplorer
la
'A'v/ A

gradation générale sont sans conséquences décisives
dans une société dissociée où la responsabilité (la pos¬
sibilité pour les deux parties de se répondre) ne fait
plus partie du jeu.
Cette situation paradoxale est donc en quelque sorte
bénéfique: elle protège la société civile (ce qu'il en res¬
te) des vicissitudes de la sphère politique comme elle
protège l'économie (ce qu'il en reste) des aléas de la

masses

,

Bourse et de la finance internationale. L'immunité de
l'une crée l'immunité réciproque de l'autre - une indif¬
férence en miroir. Mieux: là société réelle se désinté¬
resse de la classe
politique tout en s' en donnânt le spec¬

tacle; Ainsi les médias servent-ils enfin à quelque
chose et la «société du spectacle» prend tout son sens
dans cette ironie féroce: les masses se donnant le spec¬
tacle des

dysfonctionnements de la représentation à tra¬
vers les aléas de la
corruption de la classe politique. Il
ne reste plus à celle-ci que l'obligation de s'autosacrifier pour assurer le spectacle nécessaire au plaisir du
peuple. Car si le principe du pouvoir impliquait jadis
un
risque de mort, le degré zéro du pouvoir, lui, n'im¬
plique plus que l'autodafé artificiel. Encore une fois,
grâces soient rendues aux politiques, qui nous délivrent
de l'obligation fastidieuse de gérer ce liemvide qu'est
devenu le pouvoir - comme il est dévolu à d' autres de
gérer l'argent, les affaires, le loisir, la morale, la cultu¬
re. Toutes tâches
superflues heureusement dévolues

qu

reurs

'

...

que les
intellectuels.
i

.

^

avancée elle n'a pas été
-i

pouvoir est un lieu
vide, corrompu,
i

sans

mais c

décalcification historique

«éclaires», C[ue le
-

fatales (elle n'a mal-

«aveugles»: heureusement accumulé
que desest
erreurs banales)'
que, maigre sa

elles voient mieux

espoir...

capable d assumer cette
indifférence et cette inertie

du
cotpssocial-Dans
un
sens, c'est
à son
presquê

honneur

pour
en

d'être

tombée

n'avoir pas su, tout

ayant renoncé à son

idéal, s'en débarrasser définitivement. La droite, elle,s ' identifie spontanément à ce fantôme inerte du corps
son ressentiment profond à l'égard
du poli¬
tique. En ce sens, elle est moins politique que transpoli¬
tique, c'est-à-dire alignée sur le plus petit commun dé¬
nominateur d'une société politiquement désaffectée.
C'est donc elle qui tire les fruits de cette désaffection.
Mais comme elle est aussi sa perspective politique, les
défections de la gauche et de la droite se conjuguent har¬

social et à

monieusement.

Qui a parlé de l'imagination au pouvoir? H n'y a jamais

d'imagination au pouvoir..

Quant au type d'événements que produit cette société
dissociée, l'Europe en est un bon exemple. C'est le ty¬
pe

même d'événement contemporain, d'événement

Libération, Lundi 4 Septembre 1995

42

soitelle
inapte
à cehti-ci ou
ait commis des er-

'

+

./

et avec

voir-, ce n'est pas qu'elle

StUpluIlG Q6S

■

-

f,lle
toust.les rêves
de
r imagination
au pou-

et

-

l'effondrement des économies réelles, tellement elles
sont dissociées l'une de l'autre. Il en est de même pour
la sphère politique: les scandales, la corruption, la dé¬

déclin réel

�Linha

Imaginòt

Lecturas
1r trimèstre de 1996

sous

Cependant, il est tout aussi incon¬

ra eu

testable que nous ne supportons
pas cet état des choses, ni Berlus¬
coni, ni Le Pen, ni la déliquescen¬
ce actuelle du
politique. Il faut
donc tenir compte de cette évi¬
dence contradictoire que nous

vide, de fantasmagorie sous vide. L'Europe n'au¬
lieu ni dans la tête, ni dans les rêves, ni dans l'ins¬
piration naturelle de qui que ce soit (du moins dans son
projet actuel) sinon dans l'espace somnambulique de la
volonté politique, des dossiers, des discours, des
pro¬
grammes et des calculs - et dans la synthèse artificielle
de l'opinion qu'est le suffrage universel sévèrement
orienté et contrôlé selon l'idéalisme rusé des
et des experts. Telle qu'elle se
profile,

avons

politiciens
l'Europe est en
quelque sorte un modèle de simulation projeté en plei¬
ne désertification sociale
une réalité virtuelle
obliga¬
toire, à enfiler comme une combinaison digitale (on
nous avait
déjà refilé la guerre du Golfe comme une

son cours.

L'information

conséquence. Le

est

consensus,

totale mais

la lâcheté col¬

lective trouvent leur alibi dans cette information géné¬
rale. Celle-ci joue le rôle d'un scalpel séparant à jamais
les juntes au pouvoir, dans tous les pays du monde, de
toute volonté collective et cicatrisant comme au fer
chaud les contradictions qui peuvent en résulter.

.

me

électoral,

comme on

l'a fait récemment

intolérance, il

ne

l'est

toujours

dit rien

nous

dit rien
une

:

sur sa

sur ce

que
réaction non-vis

quelque

les

yeux). C'est un bon résu¬
sa pensée, aussi hési¬

mé de

tante et immobile que

de Buridan.

C.S.

reconnaît pas

le même fond d'un nouvel

ordre mondial indifférent. Y a-t-il

place

encore,

dans le cas de l'Italie et de Berlusconi, ou chez nous
dans le cas de Le Pen et des municipales. Tout cela té¬

un

les deux pour
profane de la liberté? •

encore entre

usage

moigne d'une analyse myope et conventionnelle de la
politique. Au fond, tout se passe comme si les
masses «aveugles» avaient une vision
plus subtile que
les intellectuels «éclairés»: à savoir que le pouvoir est
un lieu vide,
corrompu, sans espoir, et qu'il faut y
mettre en bonne logique des hommes de même
profil
vides, bouffons, histrions et charlatans qui incar¬
nent idéalement la situation. Berlusconi, par
exemple...
Le monde politique tel qu'il est correspond au seul
«réel» possible, même s'il n'est pas rationnel. Si on
veut changer quelque chose, il faut attenter à la réalité
tout court, ce qui est une autre affaire. Berlusconi, Le
Pen, eux, sont ce qu'ils sont, et toute récrimination
contre les masses «irrationnelles» ne procède
que d'un
illuminisme naïf (aussi rusé que politiquement correct).
raison

-

-

Lu

Photo

un

sur

aux

Dépêche

»

Thierry Bordas

en

rêvait

:

Toulousain l'a fait

Bernard Meffreentreprise
heureux.vient
est un homme
Ce
toulousaine
PDG d'une

,

apprendre

La

Sony

L'oeuf de Christophe Colomb (Sept Couleurs, Paris,
1951) de Maurice Bardèche.
Il faut lire Bardèche. Et les autres (Brasilach, Hitler
etc). J'ai déjà parlé de Maurras qui nous intéresse plus
que tout autre, par la nature de notre engagement occitaniste. Bardèche à 5 F

«

de

prendre

une longueur d'avance sur ses
japonais. Il lance, en effet, le dis¬
que numérique le plus puissant du monde, as¬
sorti du lecteur le plus rapide.
concurrents

Puces. Pas cher pour

la France des militants nationaux. (C.S.)

La

43

-

part à je ne sais quel propos
précis (j'ai pas le texte sous

davantage le droit moral'et poli¬
tique d'exister. Les deux opérant
sur

Mais

toujours été

insoluble" écrit-il

quelles valeurs se vouer et auquel
l'autre, l'intégrisme populiste et
islamique, sert de cible providentielle. Mais.auquel, avec une éga¬
le

Dans cette fracture entre les ilotes et les élites, il est
vain et ridicule de déplorer, en se drapant dans les plis
de la gauche divine et de son arrogance démocratique,
la stupidité des masses victimes des médias et du systè¬

.

cérale anti-masse. "Dilemne

l'autre libéral, élitaire, celui de
l'universel et de la démocratie
forcée.. Un fanatisme des- Lu¬
mières qui ne sait plus au fond à

tigateurs (dont nous étions d'ailleurs), et pourtant l'af¬

a

nous

serait

lorsqu'ils.font allégeance aux
masses)? Il n'y a pas de solution.
Nous sommes pris entre deux intégrismes: l'un populiste (ou isla¬
mique et fondamentaliste) et
tout

saturés. On l'a bien vu au Rwanda: tous les
médias disaient clairement où étaient les tueurs, les ins¬
suivi

an-

il être du côté des masses débiles
des privilégiés arrogants (sur¬

sommes

choisir

il ne
critique
de l'idéologie universaliste
française, à part qu'il n'est
plus tout à fait d'accord avec
ses petits
copains, et il ne

ou

dépit de tout sentiment contradictoire. Les dé¬
cisions continueront de se prendre, circulant parmi les
élites, les experts et les stratèges, sans égard à quelque
opinion collective. Notre impuissance est totale, mal¬
gré ou en fonction même de l'information dont nous

a

et il

culture, anti-nomenklature. Faut-

façon, elles suivent leurs

pas

dans l'erreur du même côté

Mais une réaction tout aussi vis¬
cérale anti-élite, anti-caste, anti¬

cours en

sans aucune

Baudrillard

ti-beauf, anti-France profonde.

virtuelle).

faut

ne

fait la

deux dans l'erreur

système que nous méri¬
du fait aussi peu négli¬

réaction viscérale, anti-masse,

:

nous

ilotes et élites, tous

entre

geable que nous ne le supportons
C'est là une forme de dilem¬
me insoluble. On
peut avoir une

Nous n'y échapperons pas plus qu'à l'Internet, la mon¬
naie unique ou les chaînes d'aliments congelés. Ces

faire

leçon. Il

pas.

vide, à enfiler elle aussi comme une réalité

choses-là ont lieu de toute

Baudrillard

le

tons et

-

guerre sous

Commentaire

Dépêche du Midi, Jeudi 28 Septembre 1995

l'âne

�Linha

Imaginât
Lecturas

1r trimèstre de 1996

Le

langage
Heidegger
d'Henri Meschonnic

Livre occulté par

la critique parisiennne

De même, une

géophilosophie : la carte de la phénoménolo¬
gie allemande en France effaçant, sous le mépris, la philosophie
française. Ajouter : universitaire, comme si l'autre ne l'était pas,
universitaire, c'est-à-dire académique. La carte (ou les cartes
successives) des effets Blanchot, Barthes, Lacan, Derrida (le
déconstructionnisme américain), Heidegger. J'ai été dans un
petit nid de heideggériens où s'était donné le mot d'ordre de ne
pas lire mon livre Le Langage Heidegger supposé un tissu de
mensonges. Il y a des « philosophes » pour donner de tels mots
d'ordre, et des imbéciles pour les recevoir. Il y avait donc tant
que cela à défendre... C'est la carte des modes. Rorty com¬
mence une carrière française.
Henri Meschonnic

Disponible à IEO Musica 42
...

rue

Politique du rythme

p.

590

de la Banque 82000 Montauban. 50 F

+

15 F de port

Cortetas.., Cortetas...
faitement le

français.

Recherche.

D'après une
neuropsychologue québé -

Le réseau des cafés-

coise, Breuda Milner de

musiques

Montréal, le

bilinguisme

fait travailler

une zone

lettre, pour échanges, ac¬
tualité, infos pratiques et

du

a

maintenant sa

Tactique

.

Imaginez

un

les et

avec

paro¬

Editions Jean Sueur, Les

lisée

lorsqu'on parle sa
langue maternelle. L'expé¬

musiques, Délégation Dé¬
veloppement et Forma¬

autre ville. C'est

rience concernait des su¬

tions, Sébestine Tarcius 2

tres: Denise Luchon 9 rue

(1) 40 15 78 57.

1994

passant le relais à

en

:

en

musiques (samba,

slow, cha-cha-cha, Charleston, polka, valse, etc)

autre comité dans

Jean Lantier 75001

écrites

change à chaque numéro,

Réseau des cafés-

Paris T

Jean Sueur

de rédaction (et les moyens
du bord) qui lui-même

tribune libre.

rue

.

publie des compositions

cerveau particulière, le
putamen, qui n'est pas uti¬

jets de langue maternelle
anglaise connaissant par¬

Ambiance

journal gratuit, réalisé avec ce
que reçoit le comité

Une adresse

44

Tic-Tac.

parmi d'au¬

Passet 69007

B)

un

une

Lyon.

(J-M

Gardelles 46120 SaintBressou

�Linha
Lecturas

Imaginòt
' % /4'í' f§ *' Rgpj

f x&lt;'^7

1r trimèstre de 1996

M.-A. Lescourret*«Levinas résumait

ainsi sa philosophie :

A ..Cortetas..Cortetas...Cort

Après vous»

■ Emmanuel Levinas est mort hier à 89 ans ■ L'auteur de
commente la disparition du philosophe le

Confidences
Propos de
Joseph Xabé (ancien abonné
de la LI), rapportés par Lisa
Avinenc: "Finalement, je cri tique ce que vous faites sur la
.

biographie
jour de la Nativité.
sa

Linha

vous avez écrit
que,

de par son
parcours biographique, Levi¬
nas a
appris à vivre dans la co¬
existence des opposés. Est-ce
ainsi qu'il faut interpréter son
admiration pour

Heidegger,

qu'il

France?

a

introduit

M.-A. L.

en

Heidegger, c'était une
autre façon de
philosopher, une
autre compréhension de l'être,
qui
a permis à Levinas de donner un
:

contenu philosophique à sa com¬
préhension du judaïsme. Levinas

été très ferme dans sa condam¬
nation des errements
politiques
de Heidegger, mais très ferme
dans sa fidélité à la pensée heia

deggerienne. C'est

un

dont on doit lui 'savoir

et

InfoMatin

l'oeuvre revenait à tomber dans le même

piège,

construire l'articulation qui les
relie. Que Meschonnic étudie dans/par le lan¬
gage. Celui qui fait ce qu'il dit ou ce qu'il ne
ne pas

dit pas.

S'appuyant,
en ce

domaine,

sur

pour une

moderne action

le Contre Sainte-Beuve de

Au passage, nous remarquerons que

procédé de rapprochement des auteurs par
génération, cher à Félix Castan, est dévalorisé
par Meschonnic (qui n'y voit que sens sociolo¬
gique). Castan devra répondre (quand il aura
pris le temps de lire un peu plus Johny). (C.S.)

L'académisme

donc contraint à la médiocrité. L'anti-art

foyer d'académisme : l'urinoir de Duchamp est la fon¬
taine où coule la reprise indéfinie des intentions, du délibéré, du
simili qui a transformé les défis et la dérision en marché de l'art.
L'académisme n'est pas un phénomène local, ou régional.
L'opposition entre Paris et province. À laquelle ne croient plus
que quelques provinciaux. La parisianité, au contraire, ce pro¬
vincialisme propre à Paris, en est le chef-lieu.
Commentaire

Politique du
rythme
p. 594

Car

que vous

parabole !! C'est pas
signaux et fumée
électroniques de Dr Sicre (re¬
encore

les

cette dans
on

s'en

mon

roman) mais

approche. (C.S.)

Centralisme. On savait que
l'ancien préfet de Paris, Mr

Poubelle, avait donné

son nom

récipient qui reçoit

au

nos

qu'un
préfet de Toulouse, Mr

Bedos, avait lui aussi donné

l'effipìríque est irréductible au binaire. Le binaire est la
forme suprême de la Bêtise, du forçage fait au multiple. La tota¬
lité contre l'infini. Sur ce théâtre allégorique, Guignol et GrandGuignol - l'hémoglobine n'est pas épargnée - la dualité bâtonne
la pluralité.

mêmes réci

son nom aux

pients de la ville rose :
las
bedosetas. Le préfet parisien a
finalement
nous

des

eu

le dessus, et

tous

aujourd'hui
des
Dommage ! (J-M B)

avons

poubelles et

Internet. La

non pas

lenga occitana
bolegar dins

contunha de far

e

a un

Occitanet

força informacions

sus

la

lenga e las adreças utilas.
Vaqui una adreça electronica :
http: / /bambi.lptl.jussieu.fr/u
sers/van Den Bossche/X. E
tanben
lista

l'adreça d'un especia

-

imaginòtista

: Mathias
Van Den Bossche 1 ter rue de
Verdun 94270 Le Kremlin Bi-

cêtre. Massilia Sound
es

pourrait dire plutôt : A laquelle ne croient plus que
quelques parisiens. Dont Meschonnic lui-même, qui emploie
"provinciaux". (C.S.)
:

ce

Vive la

tanben

:

On

Binaire

faire, c'est

Internet. Ara i
est

n'ose

faites."

bedosetas.

est un

Politique du
rythme
p. 558

vrait

ancien

le

Meschonnicismes
:

on

ordures. On sait moins

Proust.

26 décembre 1995

Académisme

parce que

faire pareil. Ce qu'on de¬

pas

qui fera plaisir à Meschonnic
(Johny) qui a montré (dans
Le langage
Heidegger) comment interpréter l'œuvre par
la biographie de l'homme ou séparer l'homme

courage

d'Emmanuel Levinas,
Flammarion, 450 p., 150 F.

:

Voilà

gré.

Propos recueillis par Natacha Wolinski
*
Auteur d'une biographie

-

Commentaire

Imaginòt

les Catalans,

nous,

sus

System

Internet, web

:

http://lia. imtmrs.fr/cybercafe/Massilia.html. (J-M B)

Bretagne. Le prmier motier de
galo (le premier dictionnaire de
gallo). Montant : 130 F + 20 F
de frais de

port.
Bertaeyn Galeizz. Didier
Auffray Le bourg 35160 Le
Verger T : 99 07 45 22.

�Imaginòt

Linha

1r trimèstre de 1996

«Créer 100000 emplois-ville
et lancer un concours de talents»

A ...Cortetas...Cortetas..Cort
Créole.

Jaglish qui a enregistré

Roker Promocion

avec

naire de l'île Maurice. Il a en

S Secrétaire d'Etat

chargée des Quartiers en difficulté, Françoise
de Veyrinas parcourt le terrain et peaufine ses projets de rentrée.

projet un CD 8 titres 100%
créole

:
Ragga créole.
Jaglish 41 rue Ferrari

MC

•Avez-vous un projetpré¬

Pour
ère foiests
la premi
depuis
qu'elle

cis à ce sujet?

ministre, Françoise de

F. de V. : Dans le cadre du

Veyrinas ne se déplacera
pas en banlieue la
semaine prochaine. Trêve
du 15 août oblige. Mais
hier, la secrétaire d'Etat
chargée des Quartiers en

national
d'intégration urbaine,
nous allons développer
les emplois-ville. Cela
agents d'ambiance, des

Bondage. C'est

difficulté s'est rendue sur
le terrain. Dans le Vald'Oise, à Cergy, Saint-

médiateurs ou des mères
de famille qui pourront,

ciatif

Christophe et Persan..

des enfants après l'école
le soir jusqu'à 20 heures

Sur

une

base de loi¬

sirs, au milieu des jeunes,

programme

consiste à embaucher des

par

Françoise de Veyrinas observe les initiatives

exemple,

pour

qu'ils

accueillir

ne

la

sur

compll' Ragga Balèti est origi -

traînent

locales positives afin de les étendre.
elle pratique la démocra¬
pas dans la rue. Nous
tie directe : « Si vous aviez deux ou trois demandes
viserons en priorité les jeunes et les chômeurs de
à faire au gouvernement, quelles seraient-elles ? »
longue durée auxquels cé type d'activité redon¬
demande-t-elle à un groupe de jeunes. « On voudrait
nera confiance en leur conférant un rôle social.
des motos neuves », répond l'un d'eux.
Quels sont les objectifs ? Les moyens ?
Dans une régie de quartier, un habitant lui dit très
F. de V. : Nous pouvons, à terme, développer au
simplement ; «Quand on a planté des rosiers, ils moins 100 000 emplois-ville. Ce ne seront pas des

13003 Marseille T

:

91 47 09

06/91 56 08 62.
Alternatif.

•

Crash est né

au

printemps 1994 à l'initiative du
groupe Raymonde et les
Blancs-Becs et d'anciens de

un

label

asso¬

qui a pour ambition de
juxtaposer diversité culturelle
et engagement social en partant
du constat qu'"un discours un
tant soit peu rebelle est con¬
fronté à des

problèmes de dis épi neux" ainsi qu'à un "véritable
ostracisme de la part des mé¬
tribution et de diffusion

dias". Crash est ouvert à toutes

•

n'ont pas

été arrachés. » Le ministre enregistre et

écoute tout en préparant le programme national
d ' intégration urbaine, qui sera présenté à la rentrée
en collaboration avec Eric Raoult, son ministre de
tutelle. Françoise de Veyrinas applique une for¬
mule simple : s'appuyer « en levier » sur les actions

positives. Et révèle deux projets : la création des
emplois-ville et le lancement du «concours des
talents».

InfoMatiit : En arrivant au gouvernement, vous avez
promis de visiter un quartier par semaine. Pourquoi?
Françoise de Veyrinas : J'ai tenu ce pari de passer au
moins un après-midi par semaine dans les quartiers

je déteste les voyages éclairs, ces visites vite
faites-mal faites qui ne riment pas à grand-chose.
Je prend le temps de rencontrer des habitants, des
élus et des représentants des administrations.
J'observe les actions positives pour les développer
à plus large échelle. Après tout, je ne fais que rem¬
plir ma mission.
La politique du gouvernement, en matière de res¬
tauration de la confiance et de la qualité de la vie dans
les quartiers, s'appuie essentiellement sur la politique
locale. Chacun de mes déplacements comprend deux
thèmes forts : ici, dans le Val-d'Oise, ce sont les opé¬
rations «ville-vie-vacances» et les régies de quartier.
Il ne faut jamais perdre de vue que la première cause
des explosions dans les quartiers c'est le manque
d'emplois et de formation.
car

petits boulots, il ne faut pas le voir sous cet angle,
mais de vrais emplois à plein temps. Nous allons
financer cette opération à partir des lignes budgé¬
taires du revenu minimum d'insertion (RMI) et
des contrats emploi-solidarité (CES). Les départe¬

les

tack"

Commentaire
donné 6 mois.

:

-

Bouducon Produc¬

Sicre et Daniel Loddo,

( J-M B)
Crash 21 ter

complément.

Paris T

Avez-vous une autre idée en tête ?
F. de V. ; Je vais proposer à la rentrée
•

le lancement

Hypnotik

Gang, E=2MC, Spicy Box, etc...

ments, l'Etat et les offices HLM apporteront le

rue

Voltaire 75011

(1) 43 72 71 60 Fax :
(1) 43 72 71 61.
Dans le même ordre d'idée, le
:

•

d'un «concours des talents» dans les quartiers dif¬
ficiles. Il existe de vraies richesses culturelles dans

Réseau de l'Economie Alter¬

les banlieues,

22) lance

exploitées. Les plus talentueux
seront primés de manière intelligente. Prenez
quelqu'un qui aime la sculpture : s'il prouve qu'il
a du talent et l'envie d'en faire un métier, il
pourra
gagner une bourse pour l'Ecole des beaux-arts.
Une fondation va être créée : des entreprises sont
prêtes à sponsoriser ce concours.
non

Etes-vous partisane, comme Eric Raoult, de
cer les familles difficiles ?
•

dépla¬

F. de V. : Je n'y suis favorable que s'il s'agit d'attri¬

buer un logement correspondant aux besoins de
ces familles ; elles doivent être
repérées par les
offices HLM et les travailleurs sociaux qui enga¬

geront une action spécifique. On peut envisager, par

exemple, le déplacement dans une maison isolée ou
qui corresponde le mieux

dans un petit immeuble
à leur mode de vie.

Propos recueillis par Christophe Dubois

11 et 1 2 août 1 995

native et Solidaire (voir LI

tous ces beaux

un

débat

en vue

réalisations concrètes

sur

projets à l'eau ! Quel
46

n°
de

l'éco¬

nomie alternative et solidaire

en

matière de culture. Le REAS
constate que ce

qui est vrai

dans d'autres domaines est
moins

pertinent dans le secteur
culturel, et fort de son expé rience, il souhaite définir les
moyens

à mettre

en oeuvre

pour développer des pratiques
alternatives et solidaires : mu-

tualisation des

ressources,

for¬

mation, créaton de réseaux de
distribution indépendants,
etc...

REAS

(J-M B)
-

Marielle

Victor

Topelet - 61
Hugo 93500 Pantin

T: (1) 49 15 04 03 Fax

A Sud-Radio, lors de sa nomination, Dr Kachou lui avait

Ça aura été 5 mois. Et
dommage ! (C.S.)

avec

tion, les Femmouzes T, Claude

rue

InfoMatin

musiques et vient de sortir
compilation "Tchatche At-

une

15 04 14.

:

(1) 49

�Linha

Imaginòt

Lecturas
1r trimèstre de 1996
Occltanle
La vérité ne

change pas la vérité, j'entends par
là qu'annoncer des vérités comme : " la télé

manipule "

Louis Pastorelli

a
compris que ce n'est pas dans les
le peuple qu'on doit travailler. Il
raison de préférer le bar de la
Tranquillité aux

vernissages mais dans

" les Kurdes sont opprimés par les
Turcs " bien que ce soit la réalité, n'arrête ni la
manipulation à la télé ni le peuple Kurde d'être
ou

a

vernissages du M.A.M.A.C.

ùa*

opprimé.

Ca aide peul être à une
prise de conscience mais
ça ne change rien. Il faut donc trouver autre chose.

Michel Baille

Ben
touours
aussi
confus.

Post¬
confus.
Confit.
Post-res¬
tant.

Timbré.

Artiste,
quoi.

(C.S.)

toujours

temps à faire de la revendication

il faudrait faire un
travail constructif. Pour lui le travail le
plus
constructif ce sont les Calendreta. Voici comment
ça se passe :

C

Comment ouvrir

&lt;0

1) Quatre

une

Calendreta ?

cinq parents d'élèves vivant dans un
un même village se réunissent. Ils
association de la loi 1901 qui
stipule

ou

même quartier
fondent une

qu'ils veulent que leurs enfants apprennent la

langue du

partout.

vous

voulez aider les Calendreta

néanmoins

en fabriquer une - il suffit de devenir
membre et ça vous coûtera 50 F par mois. Mais
pour sauver la langue qui redonnera du

dynamisme, qui créera des emplois el enlèvera la
frustration ça

vaut le coup.

Occltanle
C'est ce passage que

j'ai écrit dans la lettre

qui m'a valu le plus de réactions

no

7

:

Occltanle
C'est une question de simple logique :
d'ici à deux
ans tous les mouvements occitanistes sans
exception auront le choix entre disparaître ou
devenir nationalistes. Ainsi devront faire l'IEO, les

félibres, les traditionalistes, les archéologues, les
socialistes Occitans, les communistes
Occitans,
les Castaniens, les Sicre. les rappeurs..
Occltanie
De

plus en plus d'Occitans ont envie de faire
quelque chose pour voir leur pays vivre
mais ils ne savent pas quoi. Certains ont
l'impression que la chape est trop lourde, que les

%

médias manipulent et désinforment trop. Ceux là

Castan,

Occltanle
Une certaine analyse dit
que c'est que si les
jeunes Occitans se mobilisent, c'est parce qu'ils
regardent ce que les jeunes Beurs font.
Occltanle
Le réveil Occitan est commencé
rien ne l'arrêtera plus.

qui

se passe

que ça
peu

—

—

-

en

Occitanie pays du Sud il y a encore
!

Occltanie
Ousitanio Vivo s'ouvre à la
politique internationale
avec une pleine
page sur le conflit bosniaque

W

carte à

avec

C

l'appui.

Occitanie

Bon

Ca bouge fort à Toulouse. Deux
nouveaux
groupes se mobilisent : Les Patriotes Occitans et
les Ultra qui se baladent avec
T-Shirts
"indépendance". D'après ce qu'on m'a dit ce serait

0

O

une tendance occitane
jeune, forte et nationaliste
qui ne fait pas de confusion comme la bande de
Sicre. Même le groupe Chourmo de
Marsilla

commence à les citer et à être

o.

n'ont
ce

3

impressionner.

Ils

pas l'air d'enfants de choeur. C'est peut être
manquait à l'Occitanie.

qui

Lugar n' 53
répète je pense que le Lugar doit rester bi¬
lingue car il a une vocation internationale. A ce
propos je pense qu'il faudrait que le
Lugar se
divise en deux. Un
Lugar politique intérieure et un
Lugar politique extérieure.
Je le

x
3
(0

Occltanie
Une certaine
analyse qui court c'est que Félix
Castan et Sicre jouent une carte occitane

stratégique. C'est-à-dire qu'ils

sont

beaucoup plus

pro-occitans nationalistes qu'ils ne veulent le faire
croire. Leur

stratégie : réunir

autour d'eux ceux qui
ont peur d'une Occitanie
indépendante et les y
amener par le côté. Par moment
ça me semble tout
à fait possible. Si vous ouvrez Internet
et que

vous

demandez

Occitanie, dans netscape search
Minnesota il
possible d'écouter du Massilia Sound
System et du Fabulous Troubadours.
du serveur USA dans le tin fond
du
vous sera

Occltanle

a&gt;
"O

Massilia Sound

System ont fondé

Chourmo qui dans

sa

petite

revue

un groupe
Vé qui y'a

pose comme première question à leurs futurs

adhérents

:

quelles sont les langues, dialectes, patois que tu
parles ?
et plus loin :
quelle émission de radio (locale) écoutes-tu ?
-

o

-

Occitans
Pour combattre le confusionisme
et clarifier vos positions
posez-vous des
sur ce que vous

Au pays de Cocab
Reçu de la place Arnaud de Toulouse

questions

êtes et

ce que vous

voulez.

0)

NtCE Nux Vomtca ont enfin sorti leur
premier CD il est
bon il s'appelle "Nissa
Independenta' le son est bon.
Un enthousiasme passe II va
beaucoup faire pour la
culture à Nice. On va voir si
fip Radio Côte d'Azur lait
son boulot et le
matraque un peu au lieu d'être à la botte
des parisiens cosmopolites

Il faudrait prendre deux des
airs de ce disque pour le
prochain carnaval de Nice. Les trois
premiers titres de
CD sont tes meilleurs. Il faut trouver
des chanteurs

nissads.
En fait ce qui est vrai c'est
que ce n'est pas la

qui m'intéresse

mais ce

ïlfol *r1

qu'elle véhicule.
-

"Au pays du cocab" petit
journal confus.
Toulouse c'est le melting pol de la confusion.
Ben sur Ben

Je

ne dois
pas gêner beaucoup si je gênais il
longtemps qu'ils m'auraient neutralisé.

y a

Ben sur Ben
J'ai trop dépensé en
conneries
mais les conneries font travailler
les chômeurs
j'ai donc aidé à combattre le
chômage.

ce

musique

Ben sur Ben
Le temps de faire refaire le

carrelage
je pourrais écrire dix poèmes.

CMÎZéÔ OUJAJ,

Qu'est-ce qui vaut mieux ? refaire le
carrelage ou

écrire des poèmes ?

47

et

Le

O
a

m

o+nxLÀ acoV*»

—

beaucoup de mouches

3

£
0)

sur ce

Occitanie

sans

-

de Michel

Félix Castan tait une conférence
pour expliquer la
différence entre centralisme et centralisation. Il
continue à enculer les mouches. Ceci
dit continue

l'état

Si

raps et

réagit toujours. Michel dit
«qu'il pense entre autres choses : que mon

ce

télé.

mou

nani

c) vous procurer les livres et le nécessaire pour
que vos enfants, au minimum 5 ou 6 puissent
apprendre la langue de leur pays.

ses

Michel Serres
a raison mais il est mou

pays.

2) Ils écrivent à Jean Louis Blenot 16 cité Benoit,
34000 Montpellier. Tel 90 51 71 13
qui est directeur du théâtre de la Rampe et co¬
président de l'Association Calendreta
3) Celui-ci rentre en contact avec vous et il vous
aide à :
a) trouver un local
b) trouver l'argent pour un professeur payé par

recueil de

expositon à Sérignan était vraiment nulle parce
fait vingt ans que je mets les mêmes
pièces un

o

passer son

un

pour ou contre mais
la pensée et la
peinture
dans le monde existe. Il

00

D'après Reyssaire, plutôt que de

édité

quelques dessins. Je trouve que c'est peut être le seul
artiste en France qui réagit à l'actualité. On
peut être

Occltanie
Dans la vieille ville La Galla el ses amis vont au
cours de Nissart. A Sasserno Fruchier
enseigne
l'Occitan el aussi le Nissart à des
jeunes de 18
ans
qui ont l'air d'avoir la tête sur les épaules.
Occltanie

a

£0)

�Linha

Imaginât
Courrier

1r trimèstre de 1996

^ . .Cortetas.. .Cortetas.. .Cortetas.. .Corte
i
'

Es totjorn amb
amb autantlasdegalinetas
plàsèr que
legissi aquelsuisjornalissimo.
còp
qu'espelisson
rosièrs de la Al
prima
que ven

totas

ivèrnenca cargats

de totas las colors de la planeta de l'esper.

Claudi Gaz

-

Sant Africa

(12)

Agen. Le Florida, institution culturelle de la
j
j
!
Ì
'

j
|
\
1
!

Vôstre trabalh es mai enjoinemai util,
la GRQM enfin
unadebona idea, ai i15
m'estramborga
força
ans

siau

encara

ben

saupre que

e

a

vôlon bolegar, dins mon vilatge m'en vau per començar a
quauquaren se pôdi trobar d'amies per me seguir. Fau si mandar a

de gens que
faire

l'aiga !
Silvan Chabaud

Tourrettes

-

(83)

La Linha Imaginôtqui's
un ihôc
ecambiquaucôm
doncas unnau!bocin de Libertat entà
vòlend'hargar
las consciéncias

Chère

-

j

geante ? (J-M B)

I

Image /imatge. Les rencontres photo-ciné

I

Faunes (31)

Quelques nouvelles des musiciens sétois de la linha : Rex Mundi.
Nous fîmes partie du festival de Larrazet en invités de dernière
minute et fûmes espantés de l'ambiance sympa et sincère qui régnait.
Nous

depuis ce jour, impliqués à part entière
dans la linha, à laquelle nous faisons toujours référence dans nos inter¬
ventions dans les médias (cf : RAGE dans son prochain numéro et toutes
nous

les radios locales où
Nous

sentons,

nous avons

parlé).

confirmer notre
appartenance à la linha (un cinquième de notre répertoire est en lenga
nôstra le reste étant exclusivement francophone).
Nous espérons pouvoir jouer dès que possible pour la linha et,
pourquoi pas, une aide, des conseils et d'une manière générale toutes les
possibilités que vous nous offrirez pour sortir de la merde.
nous

proposons pour tout ce

A dreit anar,

qui

pourra

volem viure de nòstra musica

Ensemble, podem tocar lo melhor de
charà Rex Mundi de trobar dins la
En esperant que

lo cèl

nos

de nôstra trobar.

e

nosautres. Zo ! Res

lenga nôstra !
sia bon, A lèu ! amies de la linha !!!

Rex Mundi* c/o Inocents Recoros 20

d'Augier 34200 Sète T : 67 53 69 97
*

Rex Mundi était le

ni degun empa-

-

rue

Prévôt

67 74 18 49

ancêtres cathares à la

que donnaient
conception qu'avaient les catholiques de Dieu, soulignant par là leur
(aux cathos) vision hégémonique et matérialiste de la religion. Nous
sommes

nom

de

sa

ma

forme. Le

|
1
Ì
i

leur 15e anniversaire du 27 au 31
Mars.
C'est chaque année l'accueil de photographes, cinéastes et créateurs d'images et de
sons attachés à leurs origines parce que la

i

création est

]
j
!
!

inséparable d'une véritable culture de l'image et que rien ne remplace la
relation humaine directe.

Image/imatge 7

av.

Francis Jammes 64300

OrthezT: 59 69 41 12

I

I

I
i

|
|
Ì
!

Hyères. Le Son du Marché est le groupe de
ragga de la ville. Ils sont présents sur la
compilation Ragga Balèti de Roker Promocion et ils sortent un CD Maxi 5 titres :
Ragga Fada Hala. De plus ils sont sélectionnés pour le printemps de Bourges. Aquô

| bolèga. (J-M B)

I

!

Gasconha. Un CD de 16 cançons

|
]
I
I
!
Ì

naus gasconas

i

j
;
J
!

qui on a imposé le Rex Mundi comme schéma
malgré tout libres du contenu de notre poésie

du groupe

n'est pas l'expression d'une mégalo¬
manie délirante, mais la réponse d'un peuple qui ne se soumettra
jamais.
nom

-

audiovisuelles d'Orthez fêtent cette anée

tradicio

Rodèus, branlos tà las

cançons a dançar e

cants de tribalh o de regaudenças, ambe
Joan-Francés Tisnèr cantaire e musician
biarnés professionau, Crestian Vieussens,
musician professionau que tòca aici les flabutas traversèras, e Mixel Etxekopar enen haire de xirula en Sola per jogar de txistu e

de xirula.
Domenja Lekuona
Haust T

:

-

Maison Pistà 64110 St

59 83 13 44 Fax

:

59 83 10 09.

Pour sauver

l'agriculture

en

Pour

sauver

la culture

Pour

sauver

la nature

MidiPy
MidiPy,

en
en

Censi, Censi
Cultivons la sensi.

t

-

deu Bearn e de las Lanas.

des troubadours à

de survie. Nous resterons
et

nos

Octobre 1995 mettait "les pieds dans le

j
]
j
1
1

I

Linha, cher Claude,

"semaine toulousaine" avec notamment les
Fabulous Trobadors et Zebda, ainsi que des
débats. Mais l'institution ne fait pas l'unanimité et un article paru dans La Feuille en
PLAT" (Paysage Local Artistique et Théâtral)
en critiquant vertement ce qu'il considère
comme un jouet politique : "C'est aseptisé,
canalisé, comme jamais un art authentique
n'acceptera de l'être... Ces braves gens ne se
rendent même pas compte qu'ils font du
prêt-à-porter culturel pour leurs adminis très". Il est vrai que le Florida n'est touours
pas abonné à la Linha Imaginôt. Trop déran-

i

Joan-Pau Becvòrt

ville, accueillait en Novembre dernier une

(C.S.)

MidiPy

�Linha

Imaginòt

Courrier
Ìr trimèstre de 1996
Papier demandé à C. Sicre par Libé après la mort de Mitterand. Sicre ne respecte pas la consigne : il écrit épitaphe au
lieu d'article. Donc papier ne passera pas, après longue dis cussion à la rédac. C'est dommage. Les papiers passés (ceux
de Poivre d'Arvor, Bruel, etc) sont très mauvais. (C.S.)

Laidonc

sera un

pauc

de fems

Entre quatre pèiras,
Dins la terra que n'avia pas besonh de sa carcassa
Per far sa corsa (1) (je suis juste curieux de savoir comment

entretien avec Ch. de G., qui ira le premier
Vautre, etc, etc) (faudra-t-il que Dieu en personne inter vienne pour organiser le face à face ?) (mais non : le général,
la cigarette aux lèvres, d'excellente humeur il vient de
déjeuner avec Gandhi, Alexandre de Macédoine et Jacques
Duclos s'approche pour serrer la mano au nouveau venu).
se

passera son

vers

-

-

Trist

Achu

Le dernier livre de Félix-Marcel Castan La

jeunesse des troubadours est
disponible aux Editions Cocagne /

Carrefour d'Occitanie BP

814 82008

Montauban Cedex. 80 F Franco.

eo

neuse,

labour (2) (par contre, quand il va voir Attali et
Séguéla à la télé, il va s'étouffer de rire : "Et dire que c'est
MOI qui les ai mis là /").
Senhor, fètz que montant al cap dau mast,
Tròbe lo jaç de la patz (3) ( et la causette avec Jaurès, les
longues promenades à pied en compagnie de Marx ou de
Robespierre, et puis un jour, presque par hasard, la ren contre avec Tocqueville - qui entretemps aura lu Gastan et
Meschonnic et la stupeur, en comprenant enfin que "la
grande affaire du septennat" était en fait, de la France, la
GRANDE AFFAIRE tout court, et la maigre consolation de
se dire que les bavards vivants n'y entravent que pouic, et le
geste de se pencher sur Fabius avant qu 'une voix tonitruante
ne lui rappelle : "On ne souffle
pas /") (comme dit le prover eo e

-

L'asso.
Mescladis
de La Sala-Decazeville,
qui connaît
bien des
actuellement

ennuis

administratifs ayant pour origine la sous-pré¬
fecture de Villefranche de Rouer gue, a du annu¬
ler

sa

fête "Comme pour une Sainte Barbe" du

16 Décembre 1995. Elle

bâtir

une

prépare, toutefois, à

se

nouvelle manifestation importante

vers

Mai-Juin 1996. Bon soutien de la

dans

cette

tation

débordant cependant, ils ont apparemment
d'autres chats culturels à fouetter en priorité

qu'ils aillent d'échec

venir contiendra

une

en

échec). La fête à

intervention musicale des

enfants de l'école primaire du Sailhene
tier de la
et

ville)

en

collaboration

les Bouilleurs de

heureuse

new civilitatis
Condamus fundamina ! (5)

presse

population, soutien officiel de la mairie et de
sa commission culturelle (sans enthousiasme

bien

Et Franciae

Claude Sicre (Fabulous Trobadors)

crise, important sentiment de frusmanifestations de solidarité de la

et

be: u biscottu vene à chi ùn hà denti ! (4))
Immo gentis resurgentis
Prima simus semina

et

son

:

une

avec

collaboration

riche entre Mescladis

des écoles de

ce

(quar¬
Turjman

et

le comité

quartier

(1) Alors il

sera un peu

de fumier

Entre quatre pierres,
Dans la terre qui n'avait pas besoin de sa carcasse
Pour poursuivre sa course, (en occitan)

(2) Ce n'est

pas

Il

son

a

achevé

triste,
travail, (en breton)

(3) Seigneur, faîtes que montant

au bout du mât
séjour de la paix (en occitan)
(4) Les biscuits ne tombent qu'à ceux qui n'ont plus de

Il trouve le

dents,

(en corse)
(5) Mais d'un peuple qui renaît,

Soyons les premières graines,
française

Et de la nouvelle civilité

Bâtissons les fondations !

Jean-François Mariot

(en latin)

�Linha

Imaginòt
On the Linha

1r trimèstre de 1996

Concerts

A ...Cortetas...Cortetas...

:

Marseille.

Toujours dans

concert : 15 Mars à Sète (34) La Passerelle, 16 Mars à Valence (26)
Halle Jean Bouin, 4 Avril à Dijon (21), 13 Avril à Castres (81) Salle Gérard Philippe, 19 Avril à
Bourges (18) Le Labo, 20 Avril à Toulouse (31) Le Bikini, 23 Avril à Tours (37) Le Bateau ivre, 25
Avril à Creil (60) salle Georges Brassens. Renseignements : Ròker Promocion 6 bd Bouès 13003

cion, Hypnotik Gang au¬
toproduit son premier CD

Marseille T

4 titres dont le

Massilia Sound

System

en

91 957 500.

:

la bande à Roker Promo¬

dit

nom en

Fabulous Trobadors en concert : du 6 au 9 Mars à Paris

long sur les ambitions du
groupe : Génération Troba-

Toulouse T

muffin. (J-M B)
Hypnotik Gang

(75) salle Valencia, 13 Avril à Castres
(81) salle Gérard Philippe. Renseignements : Anne Brunei 19 place Arnaud-Bernard 31000
:

61 21 33 05.

-

Mars

Lamama Production 44

rue

Compagnie Lubat de Gasconha en concert : 6 et 7 Mars à Paris (75) Le Petit Opportun, 20
Mars au Blanc-Mesnil (93), 21 Mars à Chateaudun (28), 4 Avril à Béthune (62), 18 Avril à
Bordeaux (33) C.N.R., 10 Mai à Saint-Louis du Sénégal. Renseignements : Compagnie Lubat

Sainte

33730 Uzeste T : 56 25 38 46.

Rouen. Une

Double Embrouille Sound

rap-ragga sort du studio :
Dans ta face !, avec-des

System en concert : 9 Mars à Castelmoron d'Albret (33) cafémusique, 12 Avril à Fléac (16) Gainsbar, 13 Avril à Moulierne (49), 30 Avril à Castelmoron
d'Albret (33) café-musique. Renseignements : Rock'n ragga BP 206 33708 Mérignac Cedex T :

Françoise 13003

Marseille T

:

91 91 91 67.

compilation

groupes de la région Le
Cercle vicieux, BAST,
Natifs de l'Ombre, Attack

56 55 90 77.

Musical, VAD, Kool Sys¬

(31) La Loupiotte, 7 Mars à Bedous (64) café
Handaye, 8 Mars à Agen (47) Chambre de Commerce et d'Industrie, 14 Mars à Marseille (13) au
Balthazar, 15 Mars à Arles (13) Cargo de nuit, 20 Mars à Toulouse (31) La Loupiotte, 23 Mars à
Fabas (09) OCVOC, 2 Avril à Paris (75) Le Moloco, 3 Avril à Paris (75) Horse Mouth, 5 Avril à
Paris (75) Guinguette Pirate. Renseignements : Laurence Larrouy, Willing Productions 17 rue

tem, Equinox Sound, Tripolaire, Homicide Volontai¬
re, 2KC, E=2MC, Captain

Valentin 31400 Toulouse T

ciation Mix'Cité lieu d'é¬

Femmouzes T

en

7 Mars à Larrazet

concert

6 Mars à Toulouse

:

:

61 53 85 06.

(82) : table ronde : "Les

la culture 82500 Larrazet T

:

nouveaux

et le village". Renseignements : Maison de

63 20 71 22.

17 Mars à Toulouse
ra.

(31) : tournoi de football brésilien, apéro-concert et démonstration de capoeiRenseignements : Carrefour culturel Arnaud-Bernard 1 rue de l'Hirondelle 31000 Toulouse T :

Korias, Timide et Sans

Complexe, grâce à l'asso

changes et d'expression de
la culture hip-hop. Les
groupes y croniquent la
réalité de la répression, du
racisme et du mépris. Prix:
90 F.
On

61 23 58 55.

-

a

faim ! Label BP 166

86004 Poitiers Cedex.
20 Mars à Marseille

(13)

-

Café Julien

:

Cyb'RP Sound Internet'ional

avec

Massilia Sound System

(voir p. 27).
22 Mars

en

Avignon (84)

-

théâtre des Carmes : André Benedetto joue Congo. Renseigne¬
place des Carmes 84000 Avignon T : 90 82 20 47.

ments: Théâtre des Carmes 6
23 Mars à Penne

(81 ) - salle des fêtes : conférence de Michel Monestiés "L'histoire des cathares"
Renseignements : Association Bonnan Fabre de la Grange 81140 Penne du Tarn T : 63 56 36
14.

Enseignement. Le Groupe
Français d'Education
Nouvelle est toujours à la
pointe de la recherche sur
l'écriture et l'enseignement.
Le groupe de Bordeaux
organise un colloque sur
"les représentations" du 12
au

23 Mars

Avignon (84) - théâtre des Carmes : André Benedetto joue Acteur-Loup.
Renseignements : Théâtre des Carmes 6 place des Carmes 84000 Avignon T : 90 82 20 47.
en

14 Avril

avec

Gérard de

Vecchi, Patrick Lacoste et
Alain

Mourjou (15) : Dimanche de langue occitane avec Félix Daval et Bernard Giacomo :
pratique orale et formation à la lecture et à l'oral. Renseignements : IEO 9 cité clair vivre BP 602

Dallongeville, ainsi
qu'une série de soirées thé¬
matiques : "Ecriture et
psychanalyse" le 21 Mars

15006 Aurillac Cedex. T

avec

24 Mars à

:

71 64 34 21.

Odette Anna Toulet,

"La violence à l'école" le 28
24 Mars

en Avignon (84) - théâtre des Carmes : André Benedetto joue Acteur-Sud.
Renseignements : Théâtre des Carmes 6 place des Carmes 84000 Avignon T : 90 82 20 47.

Mars

avec

le 11 Avril

26 Mars

Avignon (84) - théâtre des Carmes : André Benedetto joue Nous les Eureupéens.
Renseignements : Théâtre des Carmes 6 place des Carmes 84000 Avignon T : 90 82 20 47.
en

en Avignon (84) - théâtre des Carmes : André Benedetto joue Rigoberta
met les voiles.
Renseignements : Théâtre des Carmes 6 place des Carmes 84000 Avignon T : 90 82 20 47.

50

avec

Patrick

Tort.

GFEN
33130

29 Mars

Eric Debarbieux

et "Darwinisme et société"

90 rue Faugères
Bègles T/Fax : 56

49 48 04.

�Linha
On the Linha

Imaginòt

1r trimèstre de 1996
30 Mars

Avignon (84) - théâtre des Carmes : André
joue Nous les Eureupéens. Renseignements :
Théâtre des Carmes 6 place des Carmes 84000 Avignon T : 90
en

Benedetto

82 20 47.

Mai : sortie du premier CD 7 titres de Fin'amor : Joi d'amor
(chants des troubadours) Renseignements : Fin'amor (Pascal
Caumont et Bénédicte Primault) 8 rue Mondran 31400

Toulouse T

:

61 53 11 58.

30 et 31 Mars à Pierrefort

traditionnelles

(15) : stage de musiques et danses
auvergnates et catalanes. Renseignements :

Ostal occitan 32 cité clair-vivre 15000 Aurillac. T
31 Mars

en

:

71 64 34 21.

Mai-Juin à Decazeville (12) : fête Mescladis avec Turjman et
les Bouilleurs de son. Renseignements : Mescladis BP 26
12300 Decazeville T : 65 63 41 37/65 63 32 08.

Avignon (84) - théâtre des Carmes : André

Benedetto joue Rigoberta met les voiles. Renseignements :
Théâtre des Carmes 6 place des Carmes 84000 Avignon T : 90

Mai-Juin à Marseille

82 20 47.

organisés

Avril-Mai à Larrazet (82) : présentation de l'ouvrage
"L'expérience de Larrazet, contribution à la recherche sur les
identités communales". Renseignements : Maison de la culture
82500 Larrazet T : 63 20 71 22.

par

vallée du Louron (65) : rencontre du groupe "Mémoire
des vallées". Renseignements : Perspective 65240 Estarvielle T
: 62 99 66 09/62 99 64 25.
en

5 Mai dans le Cantal

(33)

L'Amac : biguerie (ragga balèti) avec
System. Renseignements : Rock'n
ragga BP 206 33708 Mérignac Cedex T : 56 55 90 77.
-

Dimanche de langue occitane avec
: pratique orale et formation à
à l'oral. Renseignements : IEO 9 cité clair vivre BP
(15)

:

Félix Daval et Bernard Giacomo
602 15006 Aurillac Cedex. T

:

71 64 34 21.

11 et 12 Mai à Marcoles

de
4 Avril à Talence

l'association Lo Liame. Renseignements : Bar

musical L'Intermédiaire/Marc Bonnet 63 place Jean Jaurès
13006 Marseille T : 91 47 01 25/91 93 52 82.

la lecture et
Avril

(13) : concert et débat (Corrent

Revolucionari Occitan, Claude Barsotti, Linha Imaginòt, etc)

(15) : stage de fabrication d'intruments
musique à partir d'éléments naturels. Renseignements :

Ostal occitan 32 cité clair-vivre 15000 Aurillac. T

:

71 64 34 21.

Double Embrouille Sound

15 Mai à Marseille (13) - Café Julien : Cyb'RP Sound
Internet'ional avec Massilia Sound System (voir p. 27).

6 Avril à Camarès

(12) - Château Rachou à 18 H : soirée litté¬
exposition, contes (avec Terèsa Canet), débat et
musique avec Pierrot Peckey. 60 F repas compris, (illustration
de Michel Julliard page 52). Renseignements : Les vraies folies
bergères Mairie 12360 Camarès T : 65 99 82 97/65 49 50 27.
raire

avec

10 Avril à Marseille

(13) - Café Julien : Cyb'RP Sound
Massilia Sound System (voir p. 27).

18 Mai dans le Puy de Dôme (63) : fête de l'association
Carabosse (concert, art, etc). Renseignements : Carabosse c/o

Juge Jean-Philippe Guesles 63290 Paslières T : 73 90 40 24/73
94 17 21.
2 Juin à Toulouse

12 Avril à Montricoux

(31 ) - place du Capitole "Prima de las lengas" (Printemps des langues) avec Félix-Marcel Castan, Henri
Meschonnic et de multiples associations culturelles.
Renseignements : Carrefour culturel Arnaud-Bernard 1 rue de

sition-

l'Hirondelle 31000 Toulouse T

Internet'ional

avec

(82) - Maison de la spéléo : soirée expo¬
projection-débat "Connaître et protéger les chauves-sou¬
ris" avec Frédéric Boyer. Renseignements : Association Bonnan
Fabre de la Grange 81140 Penne du Tarn T : 63 56 36 14.

Aurillac. T

:

61 23 58 55.

7 Juin

de
13 et 14 Avril à Thiézac (15) : stage de danses traditionnelles
auvergnates et d'accordéon diatonique et chromatique.
Renseignements : Ostal occitan 32 cité clair-vivre 15000

:

partout où ça vous chante : opération nationale Repas
quartier dans toute la France Renseignements : Carrefour

culturel Arnaud-Bernard 1
T

:

rue

de l'Hirondelle 31000 Toulouse

61 23 58 55.

Le secteur animation de l'Institut d'Etudes Occitanes

71 64 34 21.

propose :
•

20 et 21 Avril à Maurs

tiques

avec

(15) : stage de pratique des jouets rus¬
A. Bonnefous. Renseignements : Ostal occitan 32

cité clair-vivre 15000 Aurillac. T

:

71 64 34 21.

26 Avril au 18 Mai à Uzeste

(33) : Printemps d'Uzeste Musical
soirs, dimanches après-midi et
jours fériés. Renseignements : Compagnie Lubat 33730
tous les vendredis et samedis

Uzeste T

:

56 25 38 46.

Séjours adolescents
du 8

:
22 Juillet à Saint Antonin Noble Val

(82) :
séjour théâtre et musique conclu par un concert des par¬
ticipants avec les Fabulous Trobadors et les
-

au

Femmouzes T.
-

du 11

au

25 Août à Uzeste

(33) : séjour autour du festi¬

val Uzeste Musical.
Juillet : descente de l'Orb (Languedoc) en canoé.
Séjours 6-13 ans : 2e quinzaine de Juillet et 1re quin¬
zaine d'Août à Andernos (Landes atlantiques) et
Peyrebrune (Périgord) sur les thèmes de la préhistoire,
du cirque et de l'écologie
-

en

•

27 Avril à Larrazet

(82) : Soirée locale. Renseignements

Maison de la culture 82500 Larrazet T
27 Avril

en

:

:

63 20 71 22.

Avignon (84) - théâtre des Carmes : conférence de

Félix-Marcel Castan "Actualité du baroque" à 16 H. Renseigne¬
ments : Théâtre des Carmes 6 place des Carmes 84000

Pensatz

Avignon T : 90 82 20 47.

IEO Animation

a

las vacanças dels
:

57 95 80 44.

joves!

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F

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Imaginât publicacion trimestriala del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans e de la GRQM
publicacion : Claudi Sicre
Cap de redaccion : Claudi Sicre
Redaccion, composicion, mesa en pagina, administracion, difusion : Joan-Marc Buja
Comitat de redaccion : J-F Blanc, J-M Buja, J-P Damaggio, J. Gaudàs, L. Michòt, C. Sicre, P. Venzac, J. Vilòta.
Adreça : 42 carrièra de la banca 82000 Montalban T : 63 63 08 58 Fax : 63 66 76 76.
Estampaire : Médiations S.A.R.L. 1 carrièra Bourdelle 31300 Tolosa T : 61 42 88 55 Fax : 61 42 96 81
Depos légal : lr trimèstre de 96
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N° ISSN

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�</text>
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          <name>Description</name>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Gaudàs, Jacme</text>
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              <text>Damaggio, Jean-Paul</text>
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          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, KI 5</text>
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      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
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