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                  <text>Publicacion del sector musica de l'Institut d'Estudis Occitans

e

de la

GRQM. Trimestral. Junh de 1996

Forum des

langues du
monde

Dimanche 2 Juin 1996
Place du

Capitale

Toulouse

la nécessité d'allaince
sus

La conversation de ce dimanche 2 Juin 1996 poursuivra
celle que nous avons tenue

l'an dernier en ce même lieu,
objectifs, méthodes et intervenants principaux seront les

mêmes.

Rappelons
manifestation

:

daient de lancer

en

en quelques lignes l'historique de notre
1984, certaines "minorités" d'Europe déci¬
fête des

langues "minoritaires" qui devait
se tenir
chaque année à la même date partout en Europe,
chaque communauté linguistique célébrant sa propre langue.
Nous nous accrochâmes à cette idée mais
pour prendre à
contre-pied sa stratégie : nous appuyant sur le message antiunitariste de la littérature occitane, mis en lumière par Félix
Castan, pour considérer que nous ne pouvions efficacement
défendre la langue d'oc qu'en défendant toutes les langues,
menacées ou déjà victimes d'occultations, nous décidâmes à
Toulouse, à partir de 1987, de fêter les langues opprimées, puis
à partir de 1993, de fêter toutes les langues du
monde, quels
que soient leurs statuts.
En érigeant comme principe fondateur de la Prima le
radicalement pluraliste et, dans ce pluralisme, la parité de
toutes les langues et cultures sans
eception, l'occitanisme,
guidé par sa littérature, montre la voie à toutes les philosophies
culturelles et, au passage, trouve le message universaliste
concret que s'épuisent à chercher en vain les héritiers des
Lumières et de la pensée française.
En organisant Prima, Toulouse se campe comme
capi¬
tale de la philosophie de la pluralité :
face à Paris, capitale de l'idéologie francophoniste
qui, devant la domination de l'anglais, a joué longtemps la
carte de la défense du seul
français ; et qui aujourd'hui, sentant
-

une

avec

d'autres langues contre les proces¬

d'uniformisation, voudrait prendre la tête d'une croisade

pour le pluralisme alors qu'elle ne peut aller jusqu'au bout de
la revendication de pluralité sans remettre radicalement en

politique multiséculaire de minorisation de ses
langues indigènes ("langues régionales", comme elle dit), de
ses créoles et des
langues de ses anciennes colonies. C'est à
dire sans remettre radicalement en cause ses propres fonde¬
cause

sa

ments.

face

Etats et

communautés

culturelles,
du monde entier, qui ne défendent jamais
que leurs propres cultures, contre d'autres.
La conversation de 1995 (1) nous a permis d'avancer
dans la critique des arguments de tous les nationalismes (ethnismes, régionalismes, intégrismes, populismes) qui s'appuient
-

minorisées

de

ou

aux

aux

non,

prétendus caractères des langues, ou des peuples, soit
défendre - légitimement - contre toute invasion, soit
pour justifier de façon pseudo-scientifique leurs racismcs ou
leurs enfermements. Mais c'est aussi avec de pareils arguments
(la "clarté" du français, langue de la Révolution et des Droits
de l'Homme ; le "pragmatisme" de la langue anglaise...) qu'au
nom d'un universalisme
purement abstrait, certaines civilisa¬
tions justifient leurs suprématies et s'empoisonnent lentement
elles-mêmes (2).
Contre ces arguments qui, mis en avant ou voilés, cir¬
culent dans nombre de théories contemporaines, Félix Castan et
Henri Meschonnic essayeront de rétablir la primauté du dis¬
cours sur la langue, du rythme sur le sens.
Contre les forma¬
lismes, scientismes, essentialismes, historicismes ou sémiotismes, essayeront de dire, sur la place publique (3), la place du
sujet, de la poétique, de l'histoire, du politique.
Contre la folie de l'Un, essayeront de dire la vérité du
pluriel (4).
C.S.
sur

pour se

�Linha

Imaginòt

Tolosa

2e trimèstre de 1996
(1) Les actes de la première ren¬

Présentation de l'édition 1995

Rencontre au sommet :
Henri Meschonnic

-

Félix Castan, Henri Meschonnic : deux penseurs que leur

modestie, autant que l'extrême sérieux de leurs travaux, éloi¬
gnent des projecteurs. Deux géants : l'un de l'action culturelle
à la base de la société ; l'autre de la critique en milieu scienti¬
fique. Leurs aventures n'ont en apparence rien de commun, et

Carrefour culturel

préjugés, de leurs racines comme

les écrivains occitans entreprend son oeuvre.
l'écrivain occitan ne trouve qu'ignorance, dans un

Face à lui,
peuple, et,
dans l'élite, certitudes crasses, incompréhension agacée,
mépris, suspicion, au mieux - et c'est le pire - sympathie
condescendante ou tentatives de récupération notabiliaire. Il
n'est pas de meilleure situation pour l'obliger - sa vie même
d'écrivain en dépend - à combattre tous les préjugés anti-plu¬
ralistes, et à chercher l'origine du consensus unitariste partout
installé en France depuis trois siècles. Combat de David contre
deux Goliath qui occupent le terrain de leurs chamailleries,
mais sont en réalité des alliés objectifs : universalisme abstrait
et régionalisme (populisme, ethnisme, nationalisme). Au
David

occitan, il faut, dans le même mouvement, se défendre
contre l'accusation de régionalisme que porte contre lui l'universalisme abstrait, et se défendre contre le régionalisme, qui
l'accuse d'élitisme. Accusations

qui, pour des conclusions
inverses, procèdent à la même instrumentalisation de la langue
et de la culture. En inventant le concept de posture (d'une litté¬
rature), en opposant l'identité linguistico-littéraire à la notion
inerte d'identité linguistique (individus collés au sol par leurs
racines, disparaissant derière le jeu des structures formelles),
en démontrant, contre toute
apparence, que "sans littérature, il
n'y a pas de langue occitane", Castan donne un excellent
exemple du rétablissement de ce que Meschonnic appelle la
"primautédu discours de la langue".

actuelle de civilisation".
C'est

conception du langage, une autre
conception de la culture, une autre conception du politique qui
sortent des travaux de ces deux écrivains. Renvoyant à la
maternelle ceux que les rumeurs médiatiques et universitaires
présentent comme les "grands esprits de notre temps". Privant
d'arguments les idéologies qui empoisonnent le monde.
Ouvrant d'infinies possibilités à la pensée et à l'action. C.S.
une

autre

:

formule de

"A la folie de l'Un,

mûrement réfléchi que nous avons

anti-régionaliste), Cocagne, Montau-

choisi la

ban, 1984.

place publique pour discu¬
ter, avec la plus grande ambition
intellectuelle, des problèmes les plus

SOMMAIRE
Tolosa
lengas

au

►

sommet

H. Meschonnic

:

-

Félix Castan

Nice
En

me

3

baladant...

4

Nux Vomica

Débats
Lettre à Claude Sicre

6

-

Réponse à Pascal Régis

7

Sur l'anarchie

7

Soyez réalistes, demandez l'impossible

7

Aragonés, Casteliano, Catalan

8

Un buf novèi

9

Citoyenneté
10

Miramas, c'est ma vie, c'est ma ville I
Carnaval

es

10

acabat

Et Voilà !

—_

10
11

Cher

Gugu,
Apèu revòlucionari, bilingue et multiculturel
Pourquoi les travailleurs sociaux...
Musica

11

12

Un matériau

d'nalyse des situations d'interculturalite

14

L'IEO Musica

a :

18

Teatre
18

Graine de femme

Contes
L'art de conter

19

Le drac de la font de Nîmes

20

Rétablissement dont toute l'oeuvre de Meschonnic

justifie l'exigence. Car, avec le discours, c'est le sujet, et l'his¬
toire, que Meschonnic remet à leur place, face à tous les for¬
malismes, les scientismes, les historicismes, les régressions
rhétoriciennes ou sémioticiennes, qu'il traque dans les théories
contemporaines (hegelianisme, heideggerisme, marxisme, sur¬
réalisme, structuralisme, lacanisme, telquelisme, post-moder¬
nisme, etc, etc). Concluant quelque part que, "semble-t-il,
l'état des sciences humaines n'est pas étranger à la crise

Félix Castan

l'Occitanie oppose la vérité du plu¬
riel" in Manifeste multiculturel (et

bourgeons.

Rencontre

tous

sationnelle elle-même.

(3) C'est, bien sûr, dans un dessein

de leurs

Prima de las

convenu), raisonnable, prometteur d'une carrière ou de
la plus petite réussite mondaine, que Castan, comme

aujourd'hui à

4) Pour paraphraser la

au

jamais croisés. Leurs conclusions les
rapprochent, et Toulouse - celle qui veut faire l'histoire - les

C'est à contre-pied de tout ce qui est convenable (et

se posent

(2) L'oeuvre d'Henri Meschonnic est
la critique la plus margistrale de tous

commander

leurs chemins ne se sont

réunit.

qui

la civilisation

Arnaud-Bernard.

bientôt disponibles. Les

ces

Félix Castan

cruciaux

française : notre volon¬
té de pluralisme et de démocratie
s'éprouve dans la démarche organi-

contre seront

Poesia/Cançon
Nîmes, juin

22

Gloire à l'assassin

22

Calandreta

22

Mont

Lausèra,

23

—■

Lecturas
L'animation du rural

24

J'ai legit

25

Transparence truquée, et commentaire

—

25

Combien faudra-t-il de dérives..., et commentaire

26

Le 1er Mai

26

Sur la

27

plus unitaire..., et commentaire
tactique du Front National
—
Aucun des camps.,., et commentaire
———De legir
—-——
Courrier
—;
On the Linha
——

28

29
31
34

�Linha

Imagiriòt

Nice
2e trimèstre de 1996

En me baladant..

Nux

Big Ben

Vomica
...en

plein centre de Nice, je

décide d'aller faire

un

tour

à

l'apathie généralisée, et
puis le soleil, les saisons et
leur éternel retour. Alors

disquaire de la ville,
dégoter quelque
nouveauté directement impor¬

Nissa

tée des U.S.A. ou de Grande

discours

chez

un

histoire de

ce

independenta, derrière

slogan provocateur, pas de

importé de St. Roch, le quar¬

régionaliste démesu¬
juste une attitude
quelque peu teigneuse, tou¬
jours rigide face aux pouvoirs
de toutes sortes, politiques,

tier d'élection de Nux

"bâtonniers", audio-visuels.

Bretagne, et j'en ressors fort
satisfait, très fier de mon
achat

album directement

: un

Vomica. Je tiens
carré et c'est

délivrait

son

ce

petit objet

comme

s'il

me

histoire, toute

proche et liée à més propes
souvenirs. Je me rappelle du

M;
v

s

Louis, comment ça a com¬

de

mencé Nux Vomica ?

la

l'ouvrir

ré mais

Mais

qu'on écoute l'album et

c'est surtout l'ambiance bon
enfant

tutélaires

que

pe, et

groupe de
peintres, qui s'étaient réunis
parce qu'il n'y avait pas
d'espace d'expression à Nice,
c'est à dire qu'il n'y avait pas

qui
hors
français
du

Comté de Nice

en

la

leur

mon¬

fessier,

trant son énorme

de

ou

ou

nissard, et enfin,

dernier héros

en

Massilia et des

Capitan Nissa,
symbole et synthèse de tous
les lieux magiques de Nice et
de tous les gens festifs qui les

Fabulous Trobadors... J'étais

animent... Au cinéma, en ce

allé

moment on

taine,

Brooklyn Boogie, des new-

remplir un bidon à la fon¬
sur la place St. Roch,
pour servir le pastis des mar¬
seillais au public venu nom¬
breux, et la voix, les tambou¬
rins de Claude Sicre et Ange

leur

quartier de Brooklyn.
passionnant et ça inté¬

C'est

monde

tout le

resse

quartier. Je me rappelle des
carnavals indépendants, des
fêtes tardives à l'Auberge de

international. Car le centre du
monde est partout, et sa cir¬
conférence (la "province")

la

Tranquilité, des repas de
quartier, et j'y pense avec
plaisir, sans aucune nostalgie
car, même si le hangar St.
Roch n'est plus qu'un amas

nulle part.

de

qu'on n'a pas rêvé.

décombres, tout le reste

continue de
reste

c'est

:

plus belle, et le
de

les gens, ceux

Nux Vomica, et tous les
autres

qui essaient de résister

Nux

:

mais rien
au

en occu¬

passait, donc,
critiquer, il fallait
avec

les moyens

qu'on avait. Ça c'est donc
passé à Saint Roch, qui est un
quartier qui culturellement est
resté assez niçois. Il fallait y

vérifier

amener une

titre que

activité,

au

même

toutes les activités

quartier, une activité quo¬
tidienne, qui était la peinture.
Aussi pour essayer de sortir
du

,

:

-

ne se

lieu de

Construire

(Article paru dans Nouvelle
Vague février 96 - BP 62 06142
Vence Cedex T

plus

faire l'inverse, contruire.

il suffit de descendre
pour

un peu

populaire (Saint Roch). Un
endroit qui permettait de
regrouper un peu tout le
monde. Les gens étaient dans
leur coin, ils critiquaient,

Avec ce disque de

rue

Après, il y a eu un tas
peintres qui ont fait
d'autres trucs par la suite.
Une fois qu'on a
bien avancé cette activité, on
a

commencé à faire

93 58 51 51)

3

"portes

ouvertes". Au lieu d'organi¬

vernissage, un truc
on avait envie
faire la fête. On a pensé
un

assez

faire
et

coincé,

une

fête traditionnelle,

la célébrer à notre manière.

En

prenant le Canaval, la

fête

des mai.

Mais,

hangar, dans un quartier

Vomica, c'est bien la
chose, mais dans notre

dans la

essayé

peu,

pant un endroit. C'était un

même
cas,

et moi.

de

de

un

avait Momo (Maurice

Maubert), Jean-Luc Migliore

monde s'en foutait

tion, elle s'est faite

c'est

B. résonnaient dans tout le

il y

ser

on a

les gens, en

sur

mélangeant les gens. Aussi
bien les critiques d'art que les
gens de la Villa, ou la femme
qui en faisant ses courses
venait voir, entrait. Au début

spécialité c'était les
affichages sauvages. Tout le

de construire. La construc

yorkais parlant simplement,
humour et amour, de

dans les milieux officiels.

donc,

peut voir

avec

représentation d'une cer¬
galeries

Notre

date, le très

"fantastic"

concert des

un

taine réalité, dans les

Ratapinhata, sorte

de Batman

je trouve dommage

Nux était

divinités

aux

préciser
Nux vomica est un grou¬
veux

qu'on ne soit pas tous là pour
parler. Je vais essayer de par¬
ler au nom de Nux. Au début,

Catarina Nissa

:

fit fuir les

encore

Je

qui ressort...

Invocations

ce carcan, de ce milieu de
peinture hyper fermé, et de

on

a

été

confrontés à la

musique.
Quelle musique faire à Saint
Roch, en 1990, qui cornes ponde à ce qu'on aspirait,
c'est à dire parler aux gens,
raconter ce qu'on vivait, utili¬
ser la Langue (niçoise). Parce
que dans la peinture, on peut
utiliser tout un tas de signes.
Ici il y a une esthétique, ici il
y a la couleur. Mais pour la
langue, le meilleur, c'est de la
parler ou de la chanter. Avecla musique, avec les textes,
on
pouvait traduire tout ça.
C'était

un

autre moyen,

quelque chose de supplémen¬
taire. On cherchait donc une

�Linha

Imaginòt

...Cortetas...Cortetas...

f
1

autre

musique,

et on a trouvé.

I

C'est

une

base

pré- j
cèdent n° le la L.I., page 7, j rythmique, et le
la partie soulignée de
j témoignage
Rectificatif

:

dans le

l'article de Claude Sicre
était "nécessaire et admi-

j
!

"nécessaire

1

rable", et

non

et admissible".

i
I
I
I

Nice. Le
Roch

quartier Saint

a vu

31

mars

calen - i
fabrica- j

(30 F). Le j

dernier,

un

repas

priorité à la
parole, au son et

seulement musi¬
cal. C'est

quartier était l'occasion !
de voir les photos, diapos !
et vidéos du carnaval. Zou

■

anime aussi un

'
I

atelier de

peinture qui a j
reçu récemment la visite ]

un

esprit.

J

de

Mai Nissa

redonner la

1 plus qu'à quel¬
! que chose de

Nissa
qui a organisé en
février le carnaval, financé

tion artisanale

d'un

moment. C'est

J à
l'ambiance,
|

naître Zou Mai

par la vente d'un
drier hérotique de

sonore

Tout
en

continuant la

peinture,

on a

|

|

commencé à

|

faire des

£

con-

Louis Pastoreiti

certs. Et

puis il
les repas

aide, on l'aurait acceptée.
L'aide, c'est seuleument un

J y a eu
fini ! de rue, tout ça. Le but n'est
de faire parler de lui.
! pas de recréer un centre à
(J.M.B.)
Saint Roch, le but c'est de
Zou Mai Nissa
6 rue
j dire aux gens de se prendre
Fornéro Menei 06000
[ en main.
Essayer de se ren¬
Nice. Tél : 93.08.47.55 / ;
contrer. Aujourd'hui on a ten¬
93.55.30.13. Fax : 93. 27. i
29. 26.
1 dance à rester un peu cloison¬
de Félix Castan. Le quartier Saint Roch n'a pas

,

1

I

moyen, comme l'argent. Mais
le moteur principal, c'est la

quoi. Autre chose.

volonté de faire.

Qui compose ?

Les repas
semble

né chez soi. C'est

de

aux

rue, ça res actions de Sicre,

à Toulouse.

I

j pour que les gens se parlent,
GRQM n'ait pas encore j pour que différents milieux se
beaucoup d'adeptes sur les \ croisent, les jeunes, les vieux,
bords du Rhin, saluons le ! ceux
qui aiment le rock, ceux
bar-musique Noumatrouff '
qui
n'aiment
pas le rock, ceux
à Mulhouse qui vous
i
qui
aiment
çi
ceux qui aiment
accueillera avec plaisir si 1
ça.
Tout
un
tas
de gens diffé¬
vous passez par là : une
;
rents ont été appelés à faire le
bande de copains qui a
J
monté cet établissement à 1 carnaval, pleins de gens se
la force du poignet.
Il fal- 1 sont reconnus, associés, et
Mulhouse. Bien que

lait

oser

un

la

venue

!

maintenant le

Imaginât dans

1

le Carnaval de Saint Roch.

proposer

de la Linha

la

séminaire de l'Institut

Universitaire de Techno-

institutions

qu'on les a vus. C'est
bonne idée, on l'a repri¬

une

se.

Le

but, c'est de créer des

dynamiques. Lancer quelque
chose, et ensuite, c'est les

qui le continuent. La dif¬
C'est
pour ça qu'il faut batailler
gens

ficulté du truc, c'est ça.
tout le

J Pour redonner aux gens
[ l'envie de faire

logie de Mulhouse sur la Ì
culture dans la politique !
de la ville,

Oui, bien sûr. C'est
là-bas

carnaval, c'est

temps.

Nux Vomica

par eux-

qu'ils soient pris
en charge par une structure, la
au milieu des !
Mairie ou autre, mais qu'ils
politico-cultu- ;
mêmes. Pas

a

beaucoup

; proposent eux.
opposé. Un signe: j
Noumatrouff (alsacien) se 1 Vous avez eu des aides offi¬
dit Zou Mai à Nice. (J-M B) 1
cielles, pour vos réalisa Noumatrouff 57 rue
! fions?
T

:

romanes, une
mune.

Non, il y a des
mois pour
a

(rires) Non, person¬
ne.

Mais s'il y

avait

Sauvaigo. Dans le disque, il y
du français, du Niçois, de
l'Italien, du Portugais.
Eléonore qui chante aussi
avec nous fait un parallèle
entre la culture Niçoise et le
Brésil. Il y a des mythes qui
se ressemblent. Elle
parle de
ça. Il y a une similitude, un
lien entre ces langues
a

Sicre

dours, mais

histoire

com¬

parle des trouba¬
au

Brésil aussi, il

des troubadours. Ça
s'appelle là-bas le Repente.
Les types parlent sur le même
principe, en vers.
y a

moments. Là on a mis trois

j

89 32 94 10.

mal de textes. Il y a aussi
deux textes de Jean-Luc

musical, ça représente
toujours toute cette mou vance, ou vous n'êtes plus
que quelques-uns ?

discours

Mertzau 68100 Mulhouse

En gros, chez nous,
qui font les chansons les
chantent. J'ai signé la presque
totalité des musiques. Et pas
ceux

évolué. Au niveau du grou¬
pe

relies, pour entendre un

musique. Maintenant, ça va
continuer, je ne sais pas sur

faire cet album, on
fait que ça. Mais Momo

prépare

une

exposition. Les

derniers mois, c'était

eu une

4

sur

la

Tu chantes

langue
Niçoise. C'est quoi pour toi
le régionalisme ?
en

�Linha

Le mot

régionalis me, c'est un mot qui ne me
convient pas du tout. Je parle
du lieu où je vis, et le niçois,
c'est une composante du lieu
où je vis. Donc, ici, ça existe.
Donc je le prend en compte.
On ne peut pas ignorer tout ce
qu'on se prend dans la tête
de l'extérieur. Le

venant

mode de

qu'on a vécu,
ce qui a existé. Si tu t'inté¬
resses un peu à l'endroit où tu
vis, aux gens qui ont vécu ici,
aux mélanges. Je le parle en
termes

vie,

ce

affectifs, pas par rap¬

port à un discours politique
administratif. Je fais bien

Propos recueillis auprès de

(Sound
A
System), et on a trouvé que !
pour raconter ce qu'on vivait, j
là où on vivait, c'était la
!
musique qu'il fallait. On a •

Louis

commencé à chanter, à

Récife, de Salvador. Je suis

plus proche de ça que du rap
ou

du ragga.

Pastorelli, Janvier

1996.

Massilia

connu

La chanson Roma

plait
m'intrigue. J'ai voulu en
savoir plus. J'ai téléphoné à
l'auteur, Vincent Calassi.
Quelques minutes d'ue sin¬
me

et

cérité hors mode.

Michelle,

sa

;

y

femme.

la

Les gens que je ren- ;
contre ont l'air d'être embal- !

disais des choses

langue que j'ai toujours

peinture. Maintenant, je dis ;

entendu chez moi. C'est

les mêmes choses

important. Ce n'est pas
qu'avec mes parents je le
parle, parce que je le parle
mal, mais je retrouve mes

musique.

esprit, mais on est
différents. On garde nos dif¬
férences. On est égaux, mais
différents.

racines à travers le Sicilien.

Quand

Mais le

l'étranger, la vision du fran¬
çais qu'on me proposait, je ne
m'y retrouvais pas. Je parle
de l'endroit où je vis.
Les Marseillais

ou

les Toulousains travaillent
dans cet

un

Alors, c'est du

Plus
vous

définissez votre

musique, c'est du Ragga¬
muffin ?

Non, c'est pas vrai¬
ment ça.
ment

Je

ne

sais pas com¬

la définir. On

va

dire

c'est le même principe
(que le ragga), au point de
vue
mélodique. Mais c'est
surtout une base rythmique
plus italienne ou nord africai¬
que

ne

et des recherches sonores.

Quand

on est

confrontés

aux

qu'à travers le Niçois.
Niçois est aussi
important pour moi. Dans
cette chanson, il y a aussi
beaucoup d'interventions en
Napolitain. C'est culturel,
pour moi. Le Sicilien, c'est

comme

polyphonie. Le Napolitain,
c'est plutôt ce que chantait
mon père pour les chansons
d'amour. Je trouve ça beau et
en

mélodieux. Je

qu'en Français,
Niçois.

c'est différent. Je dois

Tu étais

comme

ou

même

I

Nîmes

;
!
|

beaucoup
parlé du Sicilien et du

;

j'aimerais dire que pour moi,
ce qui est important, c'est
l'endroit où je vis, où je travaille, et que pour moi, Nice,
ça compte beaucoup. C'est

;

avec

Je t'ai

kespeare)
Quand tout le monde
deviendra quelqu'un, Degun ne sera plus personne.

J

la

!

Dans le rapport

" l'I.E.O. doit évoluer,
la "Linha Imaginot", dans un esprit "d'ou¬
que :

comme

verture". Une manière de
reconnaître des erreurs

comme une

!
■

!

Je sais que c'est une ville qui !
a des défauts,
qui n'est pas au &lt;

la ;

plus belle.
I
1

a réalisé une casset¬
te-démo et un press-book
de

qualitat ! Ils ont joué à

la fête du livre le 17 mars

à Montolieu (Aude). Seule

critique

:

bon pour

début, j'ai
grand hangar.
On voulait toucher un plus
grand nombre de gens. On a
au

c'est

l'intégration !! (P

.

L'hebdo¬

madaire "Elle", du 26.02

aux

n°29 Janvier 1996
blanche 12

au

:

V)
Paris (France)

(Article paru dans Scènes d'azur

Oui,

Duran et Papillon
mélanger plus

devraient

Michel Bianco

gamin ici ?

Louis

rock
Novèl

french et occitan
I

en

peinture?

Le groupe

.

minimal occitan

J Optic

histoire d'amour, j

top, mais pour moi, c'est

Rodés

.96, fait

Tu fais aussi de la

de

l'I.E.O. il est mentionné

aux

connu

.

l'Assemblée Générale de

d'appréciation et des juge¬
Napolitain. J'ai un peu délais- i ments ringards ? A 50 ans,
sé le Niçois. En fait, plus que | il est
temps de rajeunir un
le Niçois, plus que la langue, 1
peu... (P V)

ça

Oui, à Nice.

jorn

sociologues

; (Claude Sicre)

I

t'avouer que

je ne sais pas
très bien ce qu'est le
Raggamuffin. Pour nous, il y
a plein d'autres idées musi¬
cales. Ça se rapproche plus
du Repente brésilien. Je
connais plus la musique bré¬
silienne, genre Gabriel
Pensador, la musique de

la

avec

trouve

me

mieux à chanter

qui font vraiment du
Raggamuffin, on voit que
mecs

le Piémontais, c'est

enregistrer avec
(C.S.)

les Famosas.

n'atteindraient pas une
conclusion. (William Sha¬

parents sont Siciliens, c'est la

Quand j'étais à

Uzeste, Mr Palomar de

peinture j
musique ?
!

lés. Mais

quelle langue ?

ser

Nice. Et

étaient mis bout à bout, ils

Sicilien. Parce que mes

la différence.

festival de

!

Comment tu vois ça, cette
bifurcation de la

1

en

au

Si tous les

I

Roma. C'est chanté

Juillet

Pensadas d'un

I

son

en

I

je reste avant tout
peintre, quand même. La
musique, je prends ça comme
un amusement. Avant, je

ou

Le Trio de Bahia viendra

1

vers

Vincent, j'ai écouté ta cha-

.Cortetas.. .Cortetas...

Montreux. Pourrait intéres¬

avait d'autres !
personnes : il y avait Thierry, ;
qui est peintre aussi, et
\
l'époque, il

..

Imaginât

Nice T
36 44)

:

rue

-

La maison

Cafarelli 06000

93 4443 44 Fax

:

93 44

un

banc d'essai

Fabulous Trobadors et
Massilia Sound

System.... Photos, textes
comparatifs : "Toulouse
contre Marseille". Même les

françaises ont cet esprit
macho et colonisateur

:

l'hexagone d'abord ! Alors
méfi de l'héxagone !! (P V)

�Linha

Imaginât
sait (avec Mitterrand) : "c'est
une lutte entre tribus, il n'y a

Lettre à Claude Sicre
réponse aux pages 38
dernier "Linha imaginât".
en

ni bons ni

méchants, laissons

les s'entre-tuer" et

et 39 du

dis

ce

-

peinard seriné par les
plaisait à tout le

cours

médias

monde. SAUF

-

les voilà

-

B.H.L, Finkelkraut et d'au¬

Pascal

Régis

tres. Pour une

los

profitaient de leur audien¬
pour crier bien haut la

ce

Personnellement je

connais peu le problè¬
me de l'ex-Yougosla¬

vie. Mais

j'ai pris l'habitude
forcé) les

d'entendre (un peu

déclarations de B.H.L.,
Finkelkraut
propos.

et autres à tout

Et je sais qu'eux ont

TOUJOURS TORT. Sur

TOUT, systématiquement".

(C. Sicre, La Linha n°25).
Moi, je trouve que tu
vas trop loin et te laisses
emporter par ta hargne anti¬
centraliste dans des raisonne¬

raisonnables:
connais pas le problè¬
me yougoslave alors tu ne
peux pas juger des positions
de ces gens, même si, à part
ça, tu es en parfait désaccord
sur ton sujet : l'anti-centralisments

si tu

pas trop

ne

extrêmement har gneux. Là encore, j'ai l'im¬
pression que le dégoût qu'ins¬
pire (justement) un guignol
tel que B.H.L. fait dévier le
propos et l'accuser de bien
des maux alors que c'est pro¬
bablement la première fois
qu'il fait quelque chose de

Idem pour

l'article

que

cites, extrait de l'Opinion

Indépendante (journal que je
ne connais
pas) : je trouve

vérité

Je

dans
des

ce

et

être Croate

teurs.

ttttm r?

áíiiïLoMpf/

\3e

sûrement

peu de ça, mais
moins le mérite de

un

a eu au

coura¬

adressé)

de N

cher

wonfneUJùuha
\a
de

P°rtQ9

de

_

Wotre prise

avoir
inòt"

Wouse ,

.

\

étècordvai
sens^

\

P°sit^n-

Wous ■

SerQe
Wive rsiie

Re9 ourd

'"c, Social

interlocu¬
la pensée
unique, c'est
la pensée de

ce n'était pas du tout
"dans le vent". Mais le per¬

Attention, je ne dis pas loin

sonnage est

de là que

l'accorde. Je conseillerais

plus tous des enfants de
: ils n'étaient
pas de
toutes façon enfermés
pour ça
mais parce qu'ils étaient juifs;
de même, les Bosniaques sont
persécutés, chassés "épurés"
non
pas pour leurs opinions
mais pour leur prétendue
appartenance ethnique.
Ce n'est que devant la
non

choeur

de

quoi je parle
toi qui luttes
contre le cen¬

se

qu'a¬

chute de Srebrenica

l'été der¬

les

nier et la

et devant

témoignages accablants
le dis¬

contre les Serbes
que

chute de Sre-

cours

officiel

a

viré de bord et

brenica, tout

commencé enfin à

le monde di¬

Serbes.

6

longtemps,

quand

nés à Auschwilz n'étaient pas

parler de pen¬
sée unique
(ou officielle

TouJ°use"

Science5

les Croates et les
Bosniaques sont tous des
gens charmants et démo crates, mais les juifs extermi¬

:

vant

poser
Malraux ? Il y a

en nouveau

portant
le e-iques
U9nes
merci des «
demment.

ses

trouve

pour

demi-

\\e

et

tralisme), il

manoeuvre

parler de lui, pour

"sicre

Merc^

argument

et tu sais

une

?") puis contre les

r^oauûe

pensée unique". Et

C'est facile

la

crème). Le film de B.H.L.
faire

moi ? Alors tu

descendre

ment assez des tartes à

Bosniaques.

de "pensée unique". C'est
le mot à la mode."Tu n'es pas

pour

mon

un philosophe (ou un
penseur), l'autre est un bouf¬
fon du show-biz (dans les
manifs, il défile avec un
garde du corps : il en a sûre¬

prendre une position
geuse il y a

re

toc. C'est le dernier

l'un est, à

;

avis,

est-il

livre "Comment peut-on

D'abord cette histoi¬

avec

et B.H.L.

(Finkelkraut, dès 1992, dans

méchants, là je m'énerve.

fais de la

mot et

il

cherche

conflit des bons

un

:

serbe contre les Croates

son

ne

maux

ge

c'est

pouvoir
(et centralisé)

communiste

parlerai pas du
film Underground (je ne l'ai
pas vu, et toi ?), mais quand
l'Opinion Indépendante
déclare que c'est la pensée
unique qui accuse les Serbes
de tous les

:

je
je trouve domma¬
d'amalgamer Finkelkraut

lutte

AGRESSION du

une

Or, s'il faut

~~V

n'est pas une

intestine entre barbares

l'autre.

WE

: ce

correct.

d'accord

me.

tu

tout ça

fois, des intel-

Encore

calme

me

charger les

douteux, je

vous

bien

plus "Veillées d'Armes",
Ophuls qui
apporte une vision bien plus
clairvoyante.
Voilà, ça fait du
film de Max

bien

en

le disant. Je suis très

intéressé par votre

journal et
(et les Fabulous !)
mais là, je voulais réagir.
Votre combat est juste, les
amis, ne vous trompez pas
vos

actions

d'ennemi.

P.R.

�Linha

Imaginòt

Débats

Sis

2e trimèstre de 1996

A

Sur l'anarchie

Réponse à
Pascal Régis

Votre théorie
de l'identité
pratiques
qui
et les

découlent

en

me

semblent

hyper-importantes et

me

font

thèses avancées
par Lévi-Strauss, dans Race
et Histoire, sur la
propension

deman¬

uniformisatrice des sociétés
et la nécessité de la différence

dez

penser aux

1) Il n'y a pas de hargne anti¬
centraliste

contre

B.H.L.

et

autres. Il y a,

parfois de la
hargne, vite passée, surtout de
l'action critique contre des
gens qui font profession de
penseurs intermédiatiques et
qui sont, à mon avis, nuls.
L'anti-centralisme n'a rien à
voir

avec

ça

(sinon indirecte¬

ment).
sais pas,

j'ai dit "peu".
3) Je maintiens que B.H.L. et
certains autres ont toujours
TORT

sur

tout. Par

le fait de

leur posture :

ils jouent
l'autorité, condescendante.
Quoiqu'ils disent, leurs pro¬
pos sont marqués par leur
posture (où, quand, comment,
pourquoi, en vue de quoi,
dans quel contexte ils par lent).
4) J'ai publié cet article parce
qu'il me semblait mettre le
ouaï et attirer des

réponses,

provoquer un débat. J'ai pas
dit que

j'étais d'accord. Le

débat arrive

avec

toi et

d'autres, tant mieux.
5) Ton argumentation
semble
devrais

pour

un

vivre et avancer.
Pourtant, dans l'é¬

mission Le cercle de minuit

l'occitan, Félix Castan

sur

comme

peu courte, tu

développer. Prouver

que ton avis est fondé sur une
bonne connaissance du sujet.

Répondre point par point à
Regourd. La Linha Imaginât
n'enterrera pas le débat s'il
continue. D'où qu'il vienne.
6) Je sais faire la différence
entre B.H.L. et Finkelkraut,
j'ai été très rapide okey.
7) Merci pour l'information
sur le film. Merci
pour l'inté¬
rêt porté à nos actions. A
bientôt. (C.S.)

Anarchie. Le groupe
Proudhon de la Fédération
anarchiste (voir article ci-

contre)

cément

l'impos¬

sur

tion de

esprit

mon

fabula¬

une

que

de

vouloir voir dans l'anarchis-

possibilité d'actuali¬
sation de la pensée occitane ?
me une

Peut-être

est-ce une

facilité

de

langage qu'a choisi Félix
ne critiquant pas pour
autant la philosophie sociale
en

butte

contre les

anarchistes ? C'est à
ces
questions que j'aimerais
que vous répondiez en espé¬
rant trouver des points
d'accord réciproque puisque,
comme je l'ai dit, votre posi¬
groupes

tion

me

dure. J'aurais la dent de

tout son

réalisa¬
tion d'un être ensemble, sans
s'aliéner, possible.

pouvoir, à toute

sa

liberté. C'est s'inféoder. Le
connard

d'utopiste

est

avec

raconter que

eux, ses

maîtres lui don¬

neront tout.

construction de la société

rêvée, dû semble-t-il à des

positions radicales sur des
questions plus politi ciennes

supposées régir la

société. (J-M B)

Groupe Proudhon CESL
BP 121 25014 Besançon

Loisa Paulin. La
tarnaise

a

Talvera

va

! Autant

les jeunes de la J.C. qui
lune",
c'était le slogan de leur A.G.
nationale. Tant qu'ils sont
occupés à ça, ils dérangent
pas les riches et les puissants.
Nous, oui. Tous les jours. Et
en plus faut qu'on se batte
que

veulent "décrocher la

les conneries des faux
et de la J.C.

nent la tête

de

raient venir

nous

qui pren¬
qui pour¬
rejoindre.

Brésil

avec

tion.

:

Bonne ques¬

J'espère que Félix répon¬
dra. Pour ma part, je le ferai
dans le prochain numéro.
(C.S.)

des instru¬

d'Afrique. Le
disponible en
C.D. (120F) et K.7. (90F).
ou

résultat est
Une vidéo

gistrée

a

aussi été enre¬

pour

la C.U.M.AV.

du Tarn (120F+

16F de

port). (J.M.B.)
La Talvera B.P.40 81170

Cordes

.

T

:

63.56.19.17.

C.S.A. C.U.M.A.V. du Tarn
28

car.

Maillot 81100

Castras.

ceux

Art. Michel Battle mène
affaire

son

(C.S.)

avec

Circuit fêtait

ténacité.
Articide

son

n°13

en

septembre 95. 32 pages
avec

Commentaire

en

musique par le groupe La

Son fanzine

Fred Groupe Proudhon de la
Fédération Anarchiste

poétesse

été mise

ments d'ici mais aussi du

Esclave,

contre

manque apparent de
concrétisation pour la

Cedex

s'il
suffisamment exigeant
se

rejoignent tout à fait ce
que l'on peut trouver sur
la Linha Imaginât. Reste
un problème
majeur : le

se recon¬

naît des maîtres et ensuite
essaie de

anars

sa

à

qui demander ?
Rien que l'idée de demander
à quelqu'un c'est renoncer à

semble intéressante et

importante quant à

pen¬

dant les grèves de décembre
95. Les imbécillités ont la vie

Castan,

de l'anarchisme ? Peut-être

sa

car

Underground ou
pétition anti Front

la

National de Charlie Hebdo

Ce vieuxréapparition
slogan de 68 a
:

le cliché habi¬

les anarchistes.

Kusturica

sible !

même

avec

sur

Certaines prises de posi¬
tion sur le film d'Emir

toujours opposé
centralisme (1er point de

Peut-être est-ce

correspondant pas for¬

ne

tuel

fait

où l'on

trouve d'excellents débats

chisme s'est

convergence) en mettant en
principe d'organisa¬
tion fédératif respectant les
entités culturelles, le pluralis¬
me organisationnel, l'autono¬
mie des groupes affinitaires,
géographiques ou de produc¬
tion (2e point de convergen¬
ce), l'internationalisme et la
lutte contre l'esprit de clocher
(3e point de convergence).

périodique

Drapeau noir

sordre, de chaos. Or l'anar-

avant le

nous transmet le

n°7 de leur

de dé¬

synonyme

êtes-vous
me

a

employé le terme "anarchie"

au

2) J'ai pas dit que je connais¬

Soyez
réalistes,

...Cortetas...Cortetas...

de

dessins et chansons

Battle.

(J.M.B.)

Chapeau !
Michel Battle.

Fax: 62.18.03.97.

�Linha

Imaginât
m g

1996

2e tri mèstre de

...Cortetas...Cortetas...

Catalan

Per los oceitano-

.

Débats

parlants, lo C.A.O.C. orga¬
nisa un estagi d'una

&amp;

d'à nuestra comunidá. Por ixo

creigo que si queremos
construyir una soziedá estraficán y solidaria con otris ye
nezesario que tamién en siga-

Aragonés,
Casteilano, Catalán

mos con os

setmana d'iniciacion al

catalan

dins la 2ème

:

quinzenada de Jullet 96:
lenga, istòria, exercis praticas....Prètz : 300F l'estagi
(repaisses e albergament
en sus). (J.M.B.)
Contact
3

Christian Duthil,

:

plaza del Porge, Fer-

rières. 09120 Rius, de Pèla
Porc Tél

:

Tolosa.

•

ment les

61.67.51.94.

Les

galeries fer¬
après les

unes

Le musée d'art

autres.

contemporain reste une
promesse. Mais
l'art
demeure. Le "Bond de la
Baleine à Bosse" (B.B.B) a
ouvert
rue

un

des

local

nouveau

Anges

aux

Mini¬

Des artistes rémémistes y
aussi la

exposent. A voir
boutique-galerie

"Arsenic",
côté du

rue

du Taur à

Capitole

Ghis et
Christian Culos y montrent
le top de l'art plastique du
coin

:

Van, Raid Baron,

:

Joap Ramon, Bobo Salvat,
Isat Verot et même...

Venzac !

Objets dingues,
bijoux d'artistes aux cou¬
leurs positives.

VRAIMENT MA VILLE EST
MON PLUS BEAU PARK. (P

V)
•

Du rock, du rap,

en

mos

Felis A. Rivas.

occitan,

en

ton, catalan,

du folk
basque, bre¬

corse...

c'est à

la Tuta del Drac. On

peut
lire livres et revues,
y jouer ou y manger.
aussi y

Conférences-débats le pre¬
mier vendredi de
mois.

chaque

(J-M B)

La Tuta del Drac, Casai

catalan 7

rue

de Novaro

31300 Toulouse T
61 02.

:

61 59

aspeutos

á

escomenzipieenchegar ambitos cul¬

turels do

cultura, á

los

Antiguos Danzan-

un pais que ye por
definizión mezclicho, plural y

tes

de las Tenerfas"

diberso. Y ye una

En opasau "Homenaje a
d'as fiestas d'o Pilar 1995

fortuna
porque ista dibersidá ye una
d'as guaranzias que deben fer
infesable cualsiquier mena de

un

chiqet feito me per mené
prou. Y no yera la primer
begada que lo alufraba. A la
fin d'à berbena popular un
sozio de

nazionalismo inestraficán y
insolidario

espontanias, agradexió á
os asistens a suya presenzia y
despidió l'auto con unas
breus parabras en aragonés.
mesmo en

casteilano y de contino en
catalán. A mia permenadura

mientres iste
despediba en
catalan, se podión sentir por
toda la plaza bels chilos y
cuan,
mesache se

chuflius

en

autotona

que luitar, sino una bariedá
un sinal más rica en matizes.
Ta yo, en

contra d'ista

Aragon tenemos
dos fablas bernaclas, crexidas y formadas

por un costau

pensaba, solo

catalán,

en

d'à
cultura tradizional y o folclore
d'Aragón y ixos chilos
podeban entender-se como
chicota

que amans

rel

tau,

o

o

y, por atro cos¬
casteilano que dimpués

as

diferens collas de

poblazión

y redoladas d'o territorio, estoi que puede consi-

catalan.

derar-se tamién

como

atra, a

terzera por a suya

calendata
d'arribada, d'as lenguas
d'Aragon.
((Que qué quiero
dizir con tôt isto ? Quiero
dizir que cal que mos secutamos ya de denzima toz
os
prechuizios y os complexos
d'inferioridá que continamos

lenguas
d'Aragón ye masiau enreli gau ta poder aclarexer cualcosa en bellas
ringleras como
istas pero no quereba dixar
pasar ista enchaquia sin adibir
entre as très

mia bisiôn arredol d'istas

relazions.
Estoi que en

pertenexer á una

y o

d'as cualas,

d'Aragón

entre

de retruque contra

tenemos a gran

una

sieglos de presenzia en
Aragon, anque desigualmén

Y sé que iste tema
d'as relazions "sozioloxicas"

a

pais, l'aragonés

de

buena parti da

soziedá zaragozana y aragonesa contra la cultura de
Cataluna y

o

l'aragonés, ye antimás un
aulentico "endemismo" cultu¬

muestra d'un

refus presén en

tierra,

discriminada por a

fabla, tamién, nuestra. A yo
mi parixió mesmo más grau
porque alli bi yeranos, me

una

nuestra

d'os

uno

mui

De contino fazió lo

en a

periglos y piors
reyalidaz gtiei diya en
Europa.
Por suerte, me pienso, en Aragon no tenemos
solo que, por una parti, una
fabla imposada dende difuera
y refusable u refusata dende
asti y, por l'altra, una fabla

l'AGA, de trazas

plegó

mes.

nuestro

minorizaus y

Aragon
fortuna de
tierra, á una

très

as

fablas d'o

pais puedan

manifestar-sen

en

crexer y

libertá,

bibir y combibir y, asinas,
continar enriquexendo con a

suya esistenzia a reyalidá cul¬
turel aragonesa.
Os/as que es esfendemos y empentamos a
ra

cultu¬

tradizional aragonesa

podemos fer un truco en iste
quefer, y ista rebisteta ye una
d'as primers propuestas en
ixa endrezera promobendo a
esprisión en as très lenguas
nuestras, pero encá queda un
camatón de cosas por prexinar, por prebar, por fer. Y, cal
parar cuenta, ista faina ye responsabilidá tamién, más que
más, d'as instituzions publicas que dizen (deberfan)
representar-nos á toz y a
todas, charremos

en a

fabla

charremos.
Faigamos o que
podemos fer por a perbibenzia de l'aragonés y d'o
catalán en Aragon, construigamos espazios de combibenque

zia entre

fablas de

très

as

Aragon, disfrutemos de
conchunta d'istas riquezas
culturels propias y oframos o
goyo d'ascuitar charrazos u
de loyer literatura en cualsiquiera d'istas très lenguas tan
nuestras, millor en as très de

bez, á toz os ziudadanos y
ziudadanas d'o mondo. Au!
FA. R.

(Article paru dans : Gaitaros De
Aragon - "Revista de Música y
Cultura Tradicional, Otono-

endurando y reconoxcamos y

Invierno 95

mos reconoxcamos en a

Rusinol, 17, 1° Izda. 50002

lidá rica y

8

nuestro

reya-

dibersa, trilingue,

-

cl

Santiago

Zaragoza - Espagne.)

�Linha
Débats

Imaginòt

2e trimèstre de 1996
La section

départementale de l'Institut d'Etudes
Occitanes est depuis vingt ans dans le cantal un acteur
culturel important par les initiatives prises et le travail
accompli dans de nombreux domaines. L'association fai¬
sait récemment le point sur son action. L'article ci-des¬
est paru

sous

dans son bulletin Va-I Qu'as Paur !

desvolopament (gestion A ...Cortetas...Cortetas...
performanta) e lo vivièr (le
son

terreau

militant). Cal bastir de

las plancas per accedir al
militantisme. Lo monde

devon

se

Zine. Notez

reconéisser dins las

practicas localas (la lenga) e
aver

d'amiras pus
L'I.E.O.

Un buf novèl

largas.
se

proposa

de prende del temps per lo

questionament, la discussion
e
per poder tornar
définir las prioritats de l'associacion, donar a restructura
professionala e permanenta
interna

L'I.E.O. Cantal a plan

desvelopat son accion
culturala gracia res¬

tructura

permanenta e l'inves-

tissament fort de
miltants

qualques

administrators.

o

d'un debacte interne, d'una

implicacion dels aderents.
L'I.E.O. deu èstre catalisaire
de las energias individualas e
dins lo

meme

temps aveire

l'eficacitat d'una

estructura

Pr'aquò lo renovelament

culturala permanenta de qua-

associatiu

litat.

e

desirar. Per

militant

se

fa

L'orgasnisme

es neces-

tota sa

plaça sens que prenga
plaça dels militants, distingar las activitats de prestacions que demandan una
remuneracion justa per aveire
dels professionals al servici
la

sari per pausar d'amiras occi-

de la cultura occitana

associativa de basa ? Es la

tanistas mès

activitats militantas.

question qu'una còla d'admenistrators se pausét i a pas
gaire.
Qualques desfaus

d'un militantisme occitanista.

Los militants devon

Lucha per l'ôc a la télévision,
a l'escòla.... mès tanben

presidir a la causida de las
prioritats artisticas e politicas

lo desmainajament del
territòri, per la vida del pais.

abans d'essèr los manòbres

de vida

manca

semblan d'evitar

:

la

manca

dispensa

pas

contra

de l'estructura

de sociabilisacion de l'asso-

militantisme dels ade
rents e

accion cultura

La societat evoluis
atanben

sens nautres, reagis a
las evolucion générales,

seguis lo balanç culturel,

"labellisée" occitana

relacion directa amb l'accion

lo monde

cion

:

la

que

parlèsson. Aten-

lenga es vector de la

cultura.

sens

que podem aver. L'I.E.O. deu
èstre dins aquel corrent, èstre

nir suis

federativa per
evitar l'atomisacion de las
idèas. Cadun deu se situar

fons de la societat

d'un biais militant dins

una estructura

L'I.E.O. deu interve¬

questionaments de
:
regne del
tôt économie, l'ôme al centre
de la societat,
respecte de las

las

sociabilisacion de la

Riscam, se contunham
atau, d'arribar a una cultura
sens

:

accions que fan vertadièrament avançar la

assumir
ta.

cal définir dels

qualitat o de
seleccion per nòstra

sociabilisacion de la
sens

-

critèris de

démarcha de

lenga e
l'intergeneracion
donar d'imatge passeïs-

professionala.

pagats per reviscolar lo

patrimoniala. Lo reviscòl de
l'ôc passa per los que parlan
(mès qu'an pas de consciença
occitana) o per dels publics
novèl s que parlan pas (e
qu'an besonh d'apprendre) ?
una

las

Los permanents son pas

ciacion (o de sociabilisacion
de la lenga ?), una démarcha

Cal aveire

e

monde de

son

lenga, lor compatibilitat
possible
del monde (permanents o
aderents). Per aquò donarem
amb investissament

una

autonomia de trabalh als

permanents en partir d'orieti tacions de trabalh
claras
definidas pels aderents per
coda

sector

d'activitat. Una

grilha de reparticion de las
tascas e un novèl
organigrame son
disponibles

trabalh, social,

familhal... Los

diferéneias. Mès nos cal far
s'endevenir una volontat de

sus

politica culturala reconeiguda
(per la societat) a la nécessitât

la part entre

socials récents

movements

nos

questionan

nòstre militantisme.

Nos demòra de faire

l'otis cultural

e

Rendut- compte : B.
Forestier, B. Giacomo.

sur vos

tablettes:

"Armageddon Zine" est deve¬
nu Armanzine, fanzine musi¬
cal concocté par Didier
Duyats (avenue du Marensin
40170 Lit et Mixe). Associé à
"Amanita" ( label et studio) et
à "Forceps "(asso. organisant
concerts et expos). Ils
publient un bulletin d'informa¬
tions des musiques contem¬
poraines. Disponible chez
Didier Duyats. (Contre une
enveloppe timbrée à 3f.)
(J.M.B)
Zique. Amanita sort une com¬
pilation CD Pechnovibes de
musique contemporaine et
propose aux groupes qui le
souhaitent d'enregistrer cet
été. (J-M B)
Hop atac ! Didier Duyats, cidessus.

Bordeaux
On apprend
grâce à "Armazine" - ci des¬
sus nommée
que "Bordeaux
Massine" est une compil'
.

-

d'une douzaine de morceaux
de la scène rap, ragga, et
funk de la

région bordelaise,
Djangu Ghandhal,
Soul Disciples, Da Brigade,
Ced-Rick, Moyen-Age-Un,
Génération 5 F etc.... (J.M.B.)
avec :

Contact:
T.I.O.F.Internationnal c/o
Cédric Bardon 32 rue
Permentade 33000 Bordeaux
Tél. 56.31.38.88.

Objection. "Le Réseau
d'Information

aux

Réfractaires

(RIRE) est né de la volonté
hommes et de femmes de

perpétuer et renouveler les
luttes pour l'objection de
conscience"... RIRE est aussi
un périodique bimestriel avec
rubrique juridique, interviews,
débats, comptes redus...
(J.M.B.)
RIRE, 33 rue Coustellerie

13003 Marseille.

�Linha

Imaginòt
Citoyenneté

ma

2e trimèstre de 1996

met à danser ! Toute

Miramas,

Carnaval

c'est ma

es aca-

vie, c'est

bat.

96,

Du 19 au 23 février,
a

investi la

M.J.C. de Miramas pour

ini¬
quinzaine de jeunes
aux
techniques vocales et
musicales liées au Hip-hop.
Par l'intermédiaire de Jagdish
( sur la compilation "Ragga
Balèti" titre "Légalizé" pour
tier

de l'an de

une

l'écriture

et le

roll (ils doivent passer Jerry
Lee Lewis à la radio parce

voilà !
Une fois de plus, je suis
j'ai

s'arrête et

claqué la porte avec les clefs

fenêtre

assez

grâce.

fière de moi

Akim, chez

du boulot

ma soeur...

groupes se sont rapidement
constitués et ont mis chacun

Jahgrand, s'il n'était
je serais
chez lui,
on aurait trinqué à
la Chourmo che fan avan, Ça, c'est un
projet qui n'a jamais pu se
faire. Compatiteci, parce
qu'ici même l'apéro c'est un
projet ! Bref, me voilà toute

point leur premier mor qu'ils ont enregistré en
public le dernier jour. La
a

s'équiper d'un
échantillonneur pour pouvoir
continuer le travail entrepris,
avec

la

médiathèque de Miramas va
en place pour facili¬
ter la recherche
discogra phique liée à la programma¬
tion musicale Hip-Hop.

être mise

"Concernés,

nous sommes

tous concernés par
notre

cité, pour

demande
nous

aux

l'avenir de
cela on

élus d'arrêter de

prendre

du cul. Alors

des trous
prêtez-nous

pour

attention afin d'être

reconnu

dans cette nation..." extrait de

manteau
Leaprès
avoir d'Arlékino
enveloppé
Toulouse

pendant sept ans
sous la puissan¬
te poussée culturelle de ces
citoyens et a recouvert la cité
d'un cape blanche. Le ren dez-vous populaire "la festa
c'est retourné

dels fols"

a eu

raison de tous

détracteurs, de tous ses
abandonnistes, ce mardi fût
ses

gratiné
tout le

- les cocus brandirent
long du défilé - Jamais

il n'avait vécu carnaval

sous

seule assise
mon

sur

l'escalier de

immeuble, devant

violent quand même ! De là,
au

...

Viva Carnaval.

tout

des autres... Mais Chourmettisez-moi cette ville, ou ils
vont tous mourir d'avoir pas
assez

rigolé !

Deis sorrisi... E dei baccioni
per

centanaia, alla Chourmo,

nazione mia ! Aïoli !

Perrine, Chourmette 261.

(article paru dans Vé qui y'a n°9

cin¬

Massilia Chourmo 6 boulevard

Bouès 13003 Marseille T

56 00)

quième, dans la cuisine, je
vois ma vieille voisine qui se

STOP
t h

e

"MIRAMAS".
Vicente Fernando.

( Le courrier de Roker promocion, n°6 )

kUIIU
ÊVi U

avec

qu'ils ont
le temps peur du regard

et sur la

neige, même
Hollywood et ses stars (sans
les narguer) n'ont su en
concevoir la projection...

fer¬

eux-mêmes parce

-

je vois tout dans l'immeuble
,

en

ma

porte, qui se la joue videur au
"Divan du Monde", en moins

d'en face et tiens !

parce

maison, ils font les fous

le dodo... Je

pas rentré au païs,
allée boire l'apéro

au

décidé de

et

pense à

ceau

réussite de l'animation fut

le métro

avoir honte

porte s'est arrêté de
quand il m'a croisé
dans les escaliers, il est deve¬
nu tout rougeot, le pauvre !
Voilà, c'est ça Paris... Les
gens ne se laissent aller que
quand ils sont tout seul,
enfermés dans leur petite

exemple, c'est intervalle

entre

me remar¬

chanter

tard, entre 20h05 et 20hl0,
par

dû

mant sa

mais

System) pour la pro¬
grammation musicale. Deux

a

tais "Petit Gonzalès"

ici c'est Paris et il
n'y a rien que des répondeurs
pour me dire de rappeler plus

(Oài Star chez Massilia

elle

ne veut plus danser ;
le voisin du dessus qui chan¬

heures à attendre il fratello
va rentrer

:

qu'elle

les gars,

maniement du

collaboration

quer et

Chormetta ! Encore des

(c'était pour la rime), ou
peut-être je peux aller au
chaud chez Sonia, chez

Sound

et une

Mais, je la vois qui
qui regarde par la

:

à l'intérieur... E viva la

chi

microphone, et de Gari Grèu

totale, d'ailleurs la MJC

qu'elle tourne, elle roule du
bassin et tape partout avec la
cuillée en bois). Incroyable
d'assister comme ça à du live
Rockeuse!

Février
Tornavira

Et

seule,

reine du rock n'

in direct madame Lechu-la-

ville!

ma

comme une

V JC i¥S E SM

#

:

91 64

�Linha

Imaginòt

2e trimèstre de 1996

4

Cher

Se

-

tous,

(extraits)
MAIS ALORS QUE

jets d'action et les réussir
pour prouver à soi-même et
aux autres qu'on peut simple¬

Contre les

grands
blablas je propose les petites
actions qui au moins ont le
concrètes et
humaines - plus

efficaces

-

:

-

intègres - facile¬
adaptables aux réalités

Organiser des
quartier, ou ago¬
pour parler et régler entre

ras,

hommes et femmes des pro¬
blèmes locaux et nationnaux.

facilement
de chacun
tout le

-

réalisables par

monde

-

coûteu¬

peu

ses.

Exemples d'actions :
Individuelles

Commencer par

-

s'assumer soi-même.

Etre joyeux et
communicatif, même avec les
cons, comme ça ils le seront

à l'armée

armes.
Insoumission totale

.

Boycott de la télé¬

-

vision.

Boycott des
amendes, des taxes, impôts,
parkings payants... (enlever
-

les amendes

le pare-brise
bagnoles). Toute action d'échange,
bénévole (par ex. filer des
cours à ceux qui savent pas
lire), et de manière générale
communiquer avec les autres
humains pour prouver qu'on

dial

en

terrains

Refuser

tout

police (sans qui
n'y aurait pas d'héroïne), et
récupérer les milliards
engloutis dans ce "martinet
modèle planétaire" pour
envoyer les chômeurs en mis¬
il

sion culturelle et éducative
dans les quartiers et pays du
tiers monde.

Exiger

-

nelle (on y sera tous
un

-

aux autres

Rêver,

s'arrêter de rêver.

ne

réalités.

jamais

d'ici

e d'alhors ; omes,
fremas dau monde terrian.
Face à la

pourriture sociala
fa nostre desespèr plus
qu'une seule solution se troba
possible : fau agantar la
paraula, les politiques croient
pouvoir tout maîtriser ; ils ne
que

maîtrisent rien, son

endralhats
per l'argent. Acabat lo temps
dei

utopias, passons à l'acte,
agissons d'abord chez nous
dans notre quartier, nostre
vilatge, fan denonciar lo sistèma centralisaïre, émanciper
nos idées qui raisonnent dans
les partidas de Rap, Ragga c
força autrei musicas. Ecrire
colors aflamadas des mots
rebelles sur lei muralhas

en

"Chasse-Marée/Ar-

est

Men"

qui publie le pério¬
dique "Chasse-Marée",
(histoire et ethonologie
maritime), mais aussi

un

catalogue avec des livres,
des dossiers de construc¬
tion de bateau, des cas

-

settes vidéo, des couteaux,

des vêtements de

mer,

des

C.D. de chants de marins
et

des

musiques de

Bretagne, des posters et
cartes postales, et ArMen
l'encyclopédie vivante de la
Bretagne et des pays cel¬
tiques. (9 n° : 440F) (J-M
B)
"Chasse-Marée/Armen"Abri du marin, 29177
Douarnenez Cedex Tél.
98.92.09.19

.

Fax

:

98.92.80.11.
-

sions.

J'appelle à la révolu¬

Rebonds. Le

roman

Surre-Garcia

d'Alem

Antonio

Réquisitionner les
lieux publics abandonnés
pour les rendre au public, et
faire beaucoup la FETE, LA

gnons

-

MAYONNAISE DU

Voilà,

j'espère

choupit'a plu, à
j'attends des
et critiques
mon

que ça

Samedi soir et
dans

les mots, repei le tableau. Lo jorn onte

lei carrieras de cada villa,
cada

vilatge, cada masatge

coneissaràn un mistrau
d'estrambòrd venu d'un

peuple enfin décidé à ne plus
se laisser faire, un peuple

une autre

ombre, bisoux

tolérant, conscient de
identité et de

son

son

avenir ;

pròva que lei
pantaïs pòdon devenir realialora

aurem

la

tat.

Silvan Chabaud du
Olive

(article paru dans
L'Ombre, journal épisodique,
n.P. Chez les gens, La Combe
26560 Montfroc).

et

a

fait

l'objet de deux

Jean-François Blanc sur

la L.I.

en

1994 et 1995 (n°

20 et 21). Il se trouve

(hasard ?) que le roman a
aussi fait

l'objet d'une cri¬
tique de Franz Peter Kirsch
A la

recerca

dans

d'Antonio Vidal

la Revista occitana

(n°3 Avril de 95). Rappe¬
lons que
tion a été

le livre
publié

en ques¬

en 1983 !
Alem Surre-Garcia pourra

toujours se vanter d'être

partout.

-

confronter

bins, Allemands, Eskimaus,

sent bien la mer. Preuve en

(on en est très loin).

obligés,

jour où l'autre).
Voyager pour se

Maghré¬

Mer. Les bretons connais¬

révolte par

commentaires

Apprendre à rédui¬

Gascon, Limousin bref

articles de Laurent Michot

même dans la nécessité.
-

participation des
quartier et de
professionnels du spec tacle. Longue vie à l'auto¬
gestion. (E F)
habitants du

Vidal

net,

consommation person¬

la

avec

Provençau,
LenEscotelz
gadocian,
Auvernhat,

pâles, miroirs d'une vie
comatique, clafida d'illu

télévision locale

d'une

multiculturel

une transpa¬

totale du gouvernement

rôle

sa

bilingue et

tion CULTURELLE ! La

rence

travail

aux autres

re

édifices)

S'unir contre

-

qui porte préjudice
(militaires, huis¬
sier, contrôleur, vigile...),
ou

et en

les sans logis, les mos¬
quées et synagogues aussi.
"Et oui monsaigneur tayot ! ".

PEUPLE.

est un.
-

Saccager tout étala¬
de luxe, belles bagnoles,
belles villas privées, espaces
modes, bateaux privés, jets
privés.
Réquisition immé¬
diate des églises du bon dieu
(plus gros propriétaire mon¬
ge

sur

de toutes les

en

cionari

gens

-

l'armée cl la

après.
Boycott des
-

réémetteurs télé.

pour

-

-

Détruire les

-

-

(Charité bien ordonnée com¬
mence par soi-mcme).

moins

organise dans
plusieurs cafés de l'arron¬
dissement la projection

,

Occitans ! Ecoutez

café,

Paris XXe,

-

réunions de

La Flèche d'Or

T.V.

ment vivre ensemble.

FAIRE ?

ment

Apeù révolu-

mélanger avec

habiter ensemble, parta¬
ger les frais, s'engueuler, se
réconcilier, monter des pro-

Gugu.

mérite d'être

...Cortetas...Cortetas...

Collectives.

groupe de
Falhencenc

Rap et Ragga
Xenofil

en

avance sur son

temps.

(J.M.B.)
La revista occitana. Joan-

Pau

Brenguièr ; 8, carrièra
l'Avesque
34000 Montpelhièr. Abode la Sala de
nament:

200F).

�Linha

Imaginòt
■\j-

i
2e trimèstre de 1996

discours réactionnaire.

Pourquoi les travailleurs sociaux
doivent se préoccuper de

En

opposition, il faut

dans le

oeuvrer

d'une

sens

décentralisation culturelle qui
favorise

décentralisation culturelle !

l'échange, le brassa¬
le métissage des cul -

ge et

dans la

tures

compréhension

et la tolérance.

Christian

Il

Dequesnes

que les peuples de
la nation se réalisent dans le
sens

La décentralisation

culturelle

C'est

quoi ?
Pourquoi ? Comment ? Les
risques ?
:

le

plus effective mais sous cet
angle, on constate après plus
de dix années que la décen¬
tralisation n'a pas rempli son
rôle ;

essentiellement elle

a

turelle propose

de prendre en
compte et de favoriser toutes
les émergences d'initiatives,
d'actions concrètes qui peu¬
vent offrir aux citoyens en
autres formes

au profit des élus, spé¬
cialement des exécutifs,

s'ouvrant

la culture française
n'en est pas une et qu'elle ne
peut être légitimée autour
d'une langue unique mais
qu'elle est constituée de la

davantage qu'aux citoyens
(que l'on a que très rarement
consultés).

aussi variés que

richesse, de la reconnaissance

des conseils élus
précise l'article 72
de la Constition Française, il
apparaît légitime dès lors que
le pouvoir issu de la décentra¬

La décentralisation

culturelle serait l'officialisa¬
tion que

des

multiples cultures issues

des identités vivantes

territoire

sur

le

français.
Historiquement, en

France, la notion d'état est

plus ancienne

celle de la
nation ; et l'état Français a été
forgé par un agglomérat pro¬
gressif de territoires, de popu¬
lations et de langues : des dif¬

joué

Les collectivités
locales s'administrant libre¬

de

lisation soit confié
En

que

un

aux

élus.

revanche, il est

fait dans les collectivités

locales

comme

dans toutes les

institutions humaines

:

l'ex¬

aux

riches et
complémentaires qui oeu
dans le

vrent

démocratie locale effective et
active.
En fait, dans cette

optique, il s'agit d'accepter et
de permettre la création
d'espace de parole et
d'actions issues de la base

populaire, reconnus et légiti¬
més par les élus. Ce qui, outre

cès du

tence, recréeront de réels

rois et celle des

décentralisation

sans

fonctions. Nous

la révolution et la déclaration

à

des Droits de l'Homme

d'affaires de

si

a

une

avons

importante
corruption met¬

l'égalité devait succéder à la
hiérarchie, la démocratie à
l'absolutisme, le centralisme

élus du

entre

régions et pouvoir

cen¬

entre les

une

véritable dichotomie

politiques et les
citoyens, ces derniers sanc¬
tionnant les autres par leur

faveur de la décentralisation

absentéisme électoral

avaient pour vocation da
rendre de l'autonomie, du

vote-sanction
droite et

pouvoir

sécuritaire.

au

département et

collectivités locales

son

vers

ou

un

l'extrême-

projet de société

et par

Afin de faire contre¬

là, rendre la démocratie loca-

poids, la décentralisation cul¬

aux

institutions

solides afin de

lectivement

avec

des bases

sur

pouvoir col¬

oeuvrer au

pro¬

de

progrés social, éco¬
nomique et culturel de la
cessus

nation.

jeté sur la classe politique
française en période de crise
socio-économique, on assiste

populaires et élus politiques.
et les

nos

dialogue

condescendance

Il est

Le discrédit étant

à

1982, la réforme
réglementations en

nombreux

peuple.

tralisé à Paris, entre bases
En

assisté

succession

tant en cause de

n'a fait que se redéployer en¬
traînant distance et rupture

favorisé le

cumul des mandats et des

qu'on peut le penser, malgré
:

Nous

venons

de le

majeurs de la décentralisation
était de rendre du pouvoir aux
citoyens, de permettre à la
démocratie locale de
ser.

se

réali¬

Il convient de revenir

sur

deux concepts : le citoyen
la démocratie locale.

ces

et

Le

citoyen : person¬
enregistrée
parmi les membres de la
officiellement

communité
ment les

politique que for¬
habitants d'un pays,

soit parce

qu'elle est née dans

pays, soit en vertu d'un
acte de naturalisation- (défi¬
nition- Larousse 91).
ce

liens sociaux, du

sont moins fortes

locale

-

culturelle de leur exis¬

sance

pouvoir par défaut de
contre-poids, surtout que la

successives

individus,

des minorités la reconnais

d'une civilité soli¬

Citoyenneté et démocratie

ne

de redonner à des

et

daire.

voir, l'un des objectifs
-

d'une

sens

férences entre la France des

républiques

d'une inter-culturalité

effective

culture, dans des projets

ment

par
comme le

s'agit donc

d'accepter

revenir

sur

le

important de
point - s'affir¬

mer au travers

culture
aux

-

autres

de

tout en

sa
propre
s'ouvrant

formes de culture

cette condition est
non

afin dè mettre

-

sine-quaen avant

l'aspect universâtiste

doit
prendre itt décentralisation
culturelle, pour éviter les
pièges de régionalismes fana¬
tiques ou d'intégrisme cultu¬
que

rel, identitaire fortement tein¬
té d'obscurantisme et de

12

la

Citoyenneté
qualité de citoyen.

:

qui

a

Au delà de cette

définition classique ce qui
nous intéresse surtout c'est le

visage que doit prendre la
citoyenneté dans le cadre
actuel de la mise en place des
politiques. Je souscris après
reflextion volontiers à la
théorie que développe Sai'd
Bouamama dans ces ouvrages
notamment :

" Vers

une nou

velle

citoyenneté. Crise de la
pensée laïque. "
On peut

résumer sa
pensée ainsi : la nouvelle
citoyenneté permettrait un
réel progrés de société et la
naissance d'un

nouveau

-

�Linha

Imaginòt

2e trimèstre de 1996

contrat

social. A savoir

une

qui privilégierait les
bases d'une citoyenneté de
chacune et chacun qui conju¬
guerait altérité et civilité, à la
notion

ciations, groupes locaux,
quartier, etc...

comités de

La démocratie reste
du

au coeur

d'une manière

geable

en

non négli
faveur de la démo¬

cratie locale.
sera

porter le regard sur l'expé¬

d'informer, aider à pennettre

rience de pays

voisins pour
prendre conscience que la

pour des groupes d'usagers
de se réunir, de réfléchir, de

plus possible directe et égalitaire, à rencontre de nos
actuels modèles inégalitaires,

dimension locale de la démo

nationalitaire, unitaire, capacitaire, et unicitaire qui ne

des

s'organiser, de se fédérer
autour de projets collectifs,
aider à ce qu'un cadre "péda¬
gogique" se structure, au
"leader naturel" d'émerger et

fois

au

niveau local mais

aussi universel, à la fois le

font que servir les raisons
économiques et technocra tiques de l'état et de son sys¬
tème politique.

cratie

France

en

a encore

des

progrés à faire par rapport à
pratiques étrangères.
Les pays d'Europe
du Nord, de Norvège, Suède,
Danemark par exemple, ont

d'entraîner le groupe.
L'autre fonction

importante est
celle de média¬

Mais force est de

parole, de vec¬
teur "du lien

populaires,

cité et de la

mettre

-

per

-

aux

débats d'être,
aux

laquelle déconcentra-,
pouvoirs et décentra¬
lisation des compétences doivent s'épauler
réciproquement afin que
s'érige dans l'équilibre et la

les pou

publics,

dans

'échange.

tion des

clarté l'édifice neuf d'une vie
locale

démocratique ; une vie
au sein de laquelle les
élus et spécialement les exé¬
cutifs mettent en place des
politiques de la ville et terri¬
locale

toriale réellement à la
des attentes, besoins
par

mesure

la mise

se

effet

pratique locale
politisée,
plus proche des réalités et
peut-être plus naturellement
démocratique que la France.
nettement

en

la cité.

Concrètement

sur

le

terrain, les techniques,
actions à employer vont au

l'indispensable

naissance

et

moins

recon¬

soutien / aide

qu'il faut apporter

aux asso¬

-

de

:

Création de comité

quartier

en

faveur de l'ani¬

mation, de la vie culturelle,
de l'environnement.
Création de comité

-

de défense des locataires.
Le rôle des travailleurs

Création de comi¬

-

l'imagine aisé l'optique de ce qui
d'être évoqué : les tra¬

service de cette

sociale définie

en

terme

de

gestion de la vie sociale, et
plus particulièrement de trai¬
tement, de contrôle de ces

phénomènes d'exclusion,
marginalisation.
Il est du devoir de

vailleurs sociaux peuvent
directement

ou

indirectement

prendre l'option de jouer un
rôle important, dans la mesu¬
re ou ils sont en prise directe
avec des usagers concernés
par leur problématiques aux
politiques de la ville et terri¬
;

voir de

penser

gestion avec les élus

rendre

solutions d'aides

locaux.

Création-reprise
d'espace de parole, d'expres¬
sion : journaux de quartier,
-

intercommu
émissions de radios

communaux,
naux,

-

locales.

ve

13

beaucoup d'autres ques¬

en

terme

économique social, si globa¬
lement en parallèle d'un point
de

vue

les

culturel,

on

poursuit

politiques actuelles. Cela

nous

renvoie à

un

autre

débat,

je ne développerai pas
cette fois-ci. N'est-ce pas le
savoir qui donne du pouvoir ?
Peut-il y avoir pour un indivique

Bien-sûr, cela soulè¬

les travailleurs

sociaux peuvent oeuvrer

Comité de liaison,

-

s'interroger et de
qu'il ne suffit pas de
juste l'accès à des

chacun de

jets jeunes.

ment dans

toriale

au

reconquête, c'est sur le
champ philosophique, voire
éthique, se positionner pour
une pratique professionnelle
qui peut aller à rencontre de
certaines conceptions glo baies et étatiques de politique

dantes et autonomes, aux pro¬

vient

la vie de la

nation, et que

tés, d'associations indépen¬

sociaux

On

place de réels
espaces de consultations,
d'expressions et d'actions
autour de la vie publique de

delà de

une

exprimés

faire, il faut

d'actions ponc¬

tuelles
en

les citoyens.
Pour

Exemple

(au centre) avec Tatou et Gari
(Massitia Sound System)

Christian Dequesnes

sur

l'enjeu est bien de s'interro¬
ger et de permettre l'émer¬
gence d'une reconquête d'une
citoyenneté participative.
Envisager que l'un
des aspects du travail social
doit être

consensus

de s'instaurer

selon

-

social", rôle de

voirs locaux

neuve

peuvent-ils intervenir
au nom de qui ?
Par qui seraient-ils
mandatés et qui décide, légiti¬
me, un tel rôle ? Les subven¬
tionnées (élus) '? Les quar¬
tiers eux-mêmes ? (qui pour
l'instant, du moins technique¬
ment, n'en n'ont pas la capacicité).
Des questionne ments qu'il convient de poser
mais qui mettent surtout en
avant le fait qu'il y a bien eu
ce que je nommerai confisca¬
tion des pouvoirs décision nels, des identités de cultures

"régulation" s'il
y a désaccord
avec

le ?
Une théorie

de porte-

teur,

la décentralisa¬
tion telle qu'elle a été effec¬
tuée jusqu'à ce jour a plutôt
transféré le pouvoir aux élus
du suffrage universel plutôt
qu'aux citoyens et n'a pas
toujours permis à la,démocra¬
tie locale de se développer.
Que doit-on
entendre par démocratie loca¬
constater que

Les travailleurs

-

sociaux

Leur fonction

sujet. Il suffit de

tions.

�Linha

Imaginòt
Musica

2e trimèstre de 1996
du

un

pouvoir de progrés réel

de

sa

condition humaine s'il

n'a pas

Quelques pistes de recherche sur le
statut de l'étranger, du provincial et
de la culture d'oc dans l'idéologie
française

accès au savoir qui

peut nourrir sa dynamique de
ou si l'on ne
reconnaît pas son savoir déjà

changement
présent ?

Je crois donc

qu'il
primordial, fondamental

est

(Colloque L'interculturel en éducation et en sciences
humaines Université de Toulouse Le Mirail Juin 1985)
-

de favoriser toutes les émer¬

d'initiatives, d'actions
qui peuvent offrir
citoyens à la fois la possi¬

gences

concrètes

organisateurs
colloque pour la place
qu'ils ont faite à la culture
occitane. Ce qui n'allait pas

époque dans la vie sociale et
économique des Français (et
dont une des conséquences
les plus importantes est une
plus grande unification de la
vie nationale) ont des réper¬

aussi variés que

de soi. Notre contribution

cutions dans le domaine artis¬

complémentaires.

sera

aux

bilité de s'affirmer
de

au

Nous tenons tout

d'abord à remercier
ici les

travers

propre culture tout en
s'ouvrant aux autres formes

de

sa

de culture

;

dans des projets
riches et

Dans cette

optique,
c'est permettre la création
d'espaces de parole et
d'actions qui redonnent à des

sur

avec nos

limiterons à

O

^

dérer d'une part que l'idéolo-

sans

qu'il

ne soit plus question
soutien d'un tiers, ni de

y

_

du
la

notion de

gestion de l'exclu¬

sion "des

publics

^

difficul¬

—

o

en

difficultés devant être bannie
et celle de

gestion se substi¬
de
de progrés réels en
économique et socia¬

tuer à celle de processus

le.

gie française,

devenir
actif

au

citoyenneté peut
quotidien un agent

prendre en compte l'existence
historique, au sein de la
nation, de cultures non-fran¬
cophones et, d'autre part, le
fait que la chanson est un
outil privilégié de cette idéo¬
logie.
française

l'exclusion, l'injustice
inégalités. C'est ainsi
que les trois mots Egalité,

siècle s'affirme

et les

dans

Liberté et Fraternité

son et

y

Solidarité) inscrit si fière¬

ment au

fronton de

nos

insti¬

tutions républicaines et

démocratiques peuvent
retrouver leurs significations
profondes qui plus que gal¬
vaudées sont de nos jours
totalement reniées

et

bafouées, tombées dans le
non-sens.

C.D.

un

tique, et Paris est
toutes

en

France,

même mouvement,

la

au coeur

de

les nouveautés, de tous

les événements. La vocation
moderne de la chanson est
inscrites dans
tions

ces

transforma¬

qui lui ouvrent

ché national

:

un mar¬
rôle de l'inter¬

prète (généralisation des
tournées de gala, du modèle
du caf' conc'), importance de
la chanson de danse (le

musique populaire
parisienne, s'impose nationalement avec l'accordéon),
musette,

réduction du texte et

recherche des formules-choc,

pouvoir grandissant de son
impact idéologique (la T.S.F.
et le disque joueront là un
grand rôle), vitesse de rota¬
tion des oeuvres, adaptation
aux

Au début du XXe

contre

(ajoutons

au

XXe siècle

faveur du combat

en

matière

que dans une histoire qui doit

La chanson

La

en

d'identité, n'est saisissable

tés", la notion de publics en

lutte et

nous

réel lien

un

des bases solides

matière

nous

:

institutions

ainsi de recréer

social

modeste

repérer quelques
exemples et, par leur com mentaire, à tracer les grandes
lignes d'un travail restant à
faire. Travail qui partirait de
la problématique qui est la
nôtre pour cet article : consi-

individus, des minorités du
sens culturel à leur existence,
et

ce

formules orchestrales

existantes, rôle de la SACEM
(la vente directe ou par cor¬

respondance des partitions est
plein essor), etc...

en

vocation moderne de la chan¬
la vocation nationale

Paris, le provincial, l'étran¬

de la chanson

parisienne.
Jusque là les provinces et les

ger

campagnes, même si elles
étaient nourries d'apports

Le folklore parisien,
lequel puise abondam¬
ment la chanson populaire, va
alors venir dans les provinces

parisiens (mais par des inter¬
médiaires nombreux, lents et
créatifs) vivaient d'abord sur
leurs propres traditions cultu¬
relles. Les profondes muta¬
tions qui interviennent à cette
14

dans

concurrencer

locaux

les folcklores

qui ont assez peu
souffert, jusque là, de la cen¬
tralisation culturelle, si ce

�Linha

Imaginòt

Musica
2e trimèstre de 1996
n'est dans leurs rapports avec
les cultures savantes de leurs

valeurs que la chanson pari¬
sienne lui désigne en négatif

aires d'existence

(vertus de la vie à la

(la culture

française n'a jamais pénétré
provinces que dans
sa rigueur scolaire, universi¬
taire, législative, administrati¬

dans les

ve,

littéraire). Temps de

l'exaltation de Paris (les
chansons

qui lui sont consa¬
inombrables), qui
devient "Panam" (dans un
langage codé qui écarte enco¬
re plus les "provinciaux"), du
parisien, "titi" ou non, et,
crées sont

souvent, de ses trottoirs, de
ses

rues,

de

ses

mauvais

gar¬

cam

-

pagne ou en province, en tous
loin de la grande ville).

cas

Dans les pays

d'oc, paradoxa¬
lement, c'est en français
(langue dans laquelle ils se
banalisent) et non en langue
d'oc (dans laquelle ils gardent
leur mystère) que va s'exa¬
cerber la recherche de la dif¬

férence. Le paradoxe

n'est
qu'apparent : c'est pour Paris
et par derrière pour tout le
-

reste de

la France, voire pour

l'étranger - qu'apparaît l'exo¬

çons,

de ses bars et de ses
bals mal famés. L'argot pari¬

tisme. L'illustration la

sien devient d'ailleurs

est à chercher en Provence.

sorte

une

de référence de la vul¬

garité dans les régions où le
français se châtie même dans
les faubourgs (lj et où
d'autres langues, qui ne
connaissent pas les hiérar chies internes du français,
servent à l'usage populaire
par la francisation de leur
vocabulaire et de leurs tour¬
nures

(cette "vulgarité" du

langage populaire parisien est
encore de nos
jours perçue
par la population méridiona¬
le). D'autre part cette chan¬
son va faire siens, stéréotyper
encore
plus et iffuser large¬
ment en "province" et le
thème de l'opposition ParisProvince/Parisien-Provincial,

qui est certainement un des
thèmes les plus caractéris tiques de la vie culturelle
française (on sait qu'aucune
autre langue que le français
ne connaît de terme
générique
pour désigner ce qui n'est pas
la capitale) et les images déjà
caricaturées des diverses pro¬
vinces et de leurs habitants.
Face à

ce

mouvement, la

chanson

"provinciale",
qu'elle soit en français ou
dans les autres langues de
l'Etat,

images

va

renchérir

ou se

sur ces

crisper

sur

les

meilleure de

ce

phénomène

ailleurs). L'étranger

que

connaît, fête et caricature
Paris, c'est l'étranger à Paris,
celui

qui est

qui a un
marginal (oisif,
millionaire, exilé, artiste,
aventurier), qui est coupé de
venu,

statut social

son

milieu habituel et de

ses

références, qui parle en fran¬
çais (ou avec un "accent") et
qui, souvent, finit par s'instal¬
ler et par devenir plus pari¬
sien que les parisiens. Si nous

une

intéressons par

exemple
argentin, qui connaît
grande vogue dans la dif¬

nous
au

cas

fusion des tangos, nous pou¬
vons cerner les mythes avec
trois ou quatre chansons qui
les résument toutes

touristique est
ancienne, le félibrige a contri¬
bué à mettre en place les ethnotypes et à la fonder comme

l'Argen¬
tine y apparaît comme le
royaume des gauchos qui le
soir, dans la pampa brûlante,
dansent le tango avec leurs

lieu

amantes autour du feu de

Sa vocation

privilégié de l'ailleursen-France (2), la littérature
française a donné et donne
encore ses

lettres de noblesse

mythes (Daudet, Giono,
Pagnol). Très nombreux
seront les chanteurs (Andrex,
aux

Alibert, Fernandel, Félix

Paquet, Marcelle Bordas,
etc...) qui y commencent leur
carrière pour aller la conti¬
nuer à Paris en se spécialisant
dans un style où le Provençal
se conforme à son
image
mythique et l'exagère. Ce
dialogue "truqué" ParisienProvincial s'enrichit parfois
d'un troisième

interlocuteur,

l'étranger, venu en nombre à
Paris qui est à cette époque
perçue comme une capitale
internationale de la

culture,

seconde

patrie pour cer¬
(J. Baker "j'ai deux
amours"). Interlocuteur dont
on
parle plus qu'il ne parle :
la chanson populaire en est
pleine. Des stéréotypes se
dessinent, mais il ne s'agit
plus de ceux que l'on tirait
des récits des grands voya¬
une

tains

geurs

(l'autre dans

son

:

des mando¬
L'Argentin est soit un
riche et prodigue amoureux,
soit un gigolo ex-gaucho

Bretagne pour aller à Paris
(banalité sociologique) tenter
de réussir dans la chanson et
la danse

Deuxième temps : il
présente pas à Paris
comme breton, il se contente
de chanter par onomatopées
(évitant ainsi de se dévalori¬
ser en tant
que provincial par¬
lant français avec l'accent des
bonnes ou en tant que demeu¬
ré bretonnant), et de montrer
ne

se

un
pas sans indiquer son ori¬
gine (une vieille dans e bre¬
tonne devine-t-on) (3).
Troisième temps :
les parisiens trouvent ça très

beau et

en

vient de

("Nuits d'Argentine" de
l'opérette "Déshabillezvous", de Vorelli, "Les pou¬

pées de Minuit" de S. Quen¬
tin, "Duelo Criollo" de

Chanflaury et Liogar, etc). La
province consomme les cari¬
catures mais souvent,
met à

si l'on

part le cas de Marseille

qui s'aligne

l'image de
Paris comme ville cosmopoli¬
te ("Sur notre vieux port" de
l'opérette Nine par exemple),
elle apparaît comme le lieu de
l'irritation

sur

contre

les modes

concluent que ça

l'étranger (sous-

entendu "c'est beau parce que
ça

vient de l'étranger"

encore

"ce

beau si

on

ne

ou

serait pas

savait que

jugé
c'était

breton").

Quatrième temps

camp et au son
lines.

(surprise).

il obtint

un

succès

mais il connaît

:

foudroyant

ses

limites et

continue à
par
sous

répondre à tous
onomatopées, en riant
cape.

Cinquième temps :
étrangers trouvent ça très
beau et en concluent que c'est
parisien (inversion du troisiè¬
me
temps, d'où l'on peut tirer
déjà plusieurs morales ou
les

conclusions

phète

:

"nul n'est pro¬

pays", "le juge¬
ment esthétique ne dépend
pas de l'objet présenté, mais
de l'identité de celui qui le
présente, en fonction de la
en son

mode").

étrangères, de la défense du
français et des antiques
valeurs françaises, voire des

Sixième temps : le
jeune breton n'est pas un

rêves de revanche. Il faut ici

comme

s'arrêter

sur une

chansonnette

comique, "Youp ! Youp !
Youp !" (paroles de R. DorinSalabert, 1929) qui est très
significative à cet égard.
Premier

temps

: un

jeune homme breton quitte la

individualiste (sous-entendu
le sont les autres dan¬

chanteurs), il prévient
qui sont "les
Bretons" (la communauté
bretonne existe) et qui vien¬
nent par milliers s'enrichir à
Paris (renversement de la
seurs et

ses

amis

situation réelle des bretons à

Paris).

�Linha

Imaginot
WfC:

v "î?;-=:Ì-::ìí

;

2e trimèstre de 1996

Septième temps :
morale et autre conclu¬

autre

sion

long¬

ensemble et pour

temps dans l'idéologie

française.

:

a) Les danseurs
mondains

L'accent et la

nant à

des chanteurs de varié¬

qui savent mainte¬
qui ils ont affaire
(sous-entendu le triomphe des
irréversible), par¬
tent, écoeurés, pêcher la
bretons est

morue

en

Bretagne (puni

-

tion).

b) Et après tout, ce

"ce n'était pas plus bête
le fox-trot, le shimmy, la
java" (sous-entendu : "mais
quel détour il a fallu pour le
prouver !")
pas,
que

Nous

attardés

sur

nous

sommes

cette chanson

qu'elle nous semble
présenter très bien la situa¬
tion, mais, à notre connais¬
sance, elle est originale dans
la production de l'époque : en
fait, l'intellignece des modes
parisiennes de ce jeune pay¬
parce

san

breton est rare, en

quelque sorte très parisienne
(la chanson vient de Paris).
Et il faut bien voir

tés

langue

françaises d'origine

méridionale
Nous trouvons là

une

grande variété d'atti tudes, depuis le jeu de
cache-cache
cent ou

avec

l'ac¬

l'utilisation à

éclipses d'un vocabulaire
méridional (déguisement
de la voix ; exagération

3

caricaturale ; perte pro-

|

gressive et retours occa- |
sionnels, etc...) jusqu'à |
l'utilisation de l'accent
comme

matériau essentiel
dans l'histoire littéraire fran¬

revendication d'identité

d'Hélène", "Le petit joueur
de Fluteau", etc...) avec ceux

(Claude Nougaro). Tout au
long du XXe siècle la contri¬

d'une campagne d'opérette
vue de Paris, ceux du Moyen-

pose l'existence de
dition ne sont pas

bution des méridionaux à la

Age (influence de Villon, de
Rabelais : usages fréquents
des "avecques", "ma mie",
"marauds", "donzelle", etc...)
et ceux du vieux Paris (dans
la plupart des chansons).

nombreuses

de

l'esthétique

toute

en

dehors de

française a été
importante (4), et il serait
bon, pour mieux connaître

chanson

son

de rapporter ces

contenu,

que

là aussi, Paris tire les
jusqu'au bout : ce
sont les chansonniers pari siens (la presse, les écrivains)
qui construisent les carica tures des étrangers et qui les
diffusent en province, ce

diverses attitudes

ficelles

des chansons où elles sont

seront d'autres

exemple, deux auteurs-com¬
positeurs-interprètes de deux
générations successives,
Georges Brassens et Pierre
Perret, et ce, seulement à pro¬
pos de leur langue. Nous

chansonniers

parisiens (d'autres journaux)
qui, divisés sur la question
des étrangers, polémiqueront
en se référant
systématique¬
ment à "la province" de leur
mythologie, soit pour la citer
en exemple face à la décaden¬
ce
qu'ils constatent dans ce
Paris interlope, soit au
contraire pour la railler et
faire du "provincial" le type
même du conservateur ridicu¬
le

du farouche

gardien
"pureté".
Prisonniers de cette logique,
les statuts de l'étranger et du
provincial sont ainsi posés
ou

d'une suspecte

aux

thèmes

Dans "La Ronde des

utilisées, à leur stratégie de

Jurons" il

diffusion et

sa

aux

personnages

leurs auteurs/
interprètes (5). Nous nous
incarnés par

arrêterons ici

constatons

sur

chez

deux

ces

deux

chanteurs le même

emploi
d'un
argot
systématique
de
convention, livresque, sou
vent très

-

vieux. Cet argot, ou

avoue

lui-même et

çaise et les questions que
cette tra¬

moins
lorsqu'on a évo¬
qué Malherbe et l'Académie.
En

se

limitant à réfléchir ici à

l'inscription dans cette tradi¬
tion de deux chanteurs

contemporains d'origine
méridionale,

on se

rend

compte qu'elle semble témoi¬

l'argot, et
ses sources purement livres¬
ques. Pierre Perret suivra un
peu la même route que
Brassens (dont il dit qu'il est
un de ses
premiers modèles) :

de l'existence de situa¬
personnelles d'accultu¬
ration orale (l'argot vivant est
parisien, le vocabulaire des

d'ailleurs

volonté de création à vocation

fascination pour

sources

littéraires

-

souvent communes aux

deux,

gner

tions

racines vient de l'occitan

occulté) confrontées à

une

nationale (ce que ne peuvent

réactualisation d'un vieil

offrir ni

argot ("ce soir ma plume est

vocabulaire méridional des

alerte/elle redore le blason

racines, limités sociologique-

des mots/un peu

géographiquement) et
qui correspondent à un tour¬
nant de la culture française où
disparaissent les références

usés, galvau¬
dés, certes/mais qui n'ont pas
dit leur dernier mot...)(6)
mais il ira

beaucoup plus loin

l'argot vivant, ni le

ment et

plutôt ces argots, sont bien
sûr en rapport d'induction
réciproque avec les thèmes de

dans le travail du vocabulaire

aux

et des

dition orale et où

s'impose

nationalement

folklore

l'oeuvre. Brassens par

personnelle plus
systématique. Le recours à un
argot livresque, la création
argotique, sont une tradition

exemple, mêle la langue et le
folklore des vieilles chansons
de France

("Les sabots

expressions avec des

emprunts plus diversifiés et
une

16

création

cultures vécues de la tra¬

un

d'origine parisienne qui reste
abstrait pour la majorité des
"provinciaux". Il n'y a pas de
solution, pour trouver l'ossa-

�Linha

Imaginòt

Musica
2e trimèstre de 1996

composer son propre langage
inimitable". Derrière

l'Occitanie "incrée"

commun et

l'est celui de l'oralité

l'humour

"incrée" de l'histoire officiel¬

d'un

turc

langage populaire
imagé comme

(dont il
doit donner l'illusion) que le
recours

ancien

à
argot assez
(celui des morceaux
un

choisis de la littérature ensei¬

gnée à l'école, par exemple),
argot encore plus coupé de
toute situation réelle que le
français châtié dont il est
censé corriger l'ahstration,
ou, quand l'auteur est assez
connu pour que son univers
soit partagé par le public, la
création personnelle (Perret
écrira

dictionnaire de "son

un

argot" (7)

cf, aussi le

;

cas

de

San-Antonio dans la littératu¬

policière), mais ces solu¬
qui sont trouvées par
les chanteurs dans la pratique
de leur art et qui expriment
bien, chez Brassens et Perret,
le génie français - sont celles
d'un problème qui n'est
jamais posé comme tel par la
critique, bien au contraire :
re

tions

-

dans l'article

cité
en

sur

Pierre Perret

plus haut,

une biographie
bande dessinée illustre

bien

sa

confusion face

blème de la
voit Perret
note

au

pro¬

langue (8) ; on y
gamin prenant en

les conversations de

quatre personnes jouant aux
cartes dans le

café familial

(scène très pagnolesque),
dont deux

parlent

en

"chara¬

bia" occitan, l'une en

"bara¬
gouin" breton, la dernière en
arabe (?) avec le commentaire
suivant : "Les premières
années de la vie du petit
Pierre

se

bonheur

déroulent dans le

et la

quiétude du bis¬
trot familial (à Castelsarrasin)
où passe, jour après jour, une
clientèle

au

langage coloré

cache là

et

l'anecdote

un

se

l'incompréhension des faits
langages et de cultures
dans la France contemporaine
qui est celle de la pensée cen¬

Et tout

traliste

un

de

commune.

L'émergence de la chanson
en
langue d'oc

pensée centraliste.

passe comme si
l'incompréhension des véri¬
tables rapports qu'elles entre¬
se

tiennent les enchaînaient dans

perpétuel dialogue de
: à cet occitan qui se
lève réplique aussitôt la
"bonne conscience" de l'universalisme

Dans les années 60
et 70 s'élabore dans le

Midi

nouvelle

réponse des
créateurs aux limites (parisia¬
nisme ou provincialisme) qui
leur sont assignées par le cen¬
tralisme culturel et qu'ils per¬
çoivent comme telles. La
chanson en langue d'oc va
jouer un rôle prépondérant
dans la popularisation des
une

"occitan"

termes

nie"

et dans la

et

"Occita-

chez les

jeunes. L'usage de la
langue d'oc, à lui seul, consti¬
bouleversement

français, par
par la voix du

sétois G. Brassens

("ces
jeunes cons qui sont de
quelque part"), ce Brassens
qui a pourtant écrit une
"Supplique pour être enterré à
la plage de Sète".
Pour terminer

nous

dirons

l'étude du statut de la
nous paraît
importante pour la compré¬

que

culture occitane

hension des situations fran¬

formation

d'une conscience occitane

tue un

exemple (9)

com¬

"petainistas" borregats
!/... Marti. Avançam sul bon
camiri). Mais la distance qui
sépare les méridionaux de la
culture occitane
dans le

va

s'abolir

mythe des retrou

-

vailles d'un peuple avec sa

langue et sa culture "mater¬
nelles" ("naturelles", "eth niques", "nationales") et de
ce fait, ne pourra plus être
pris en compte, alors que sa
mesure est le prélude à tout
travail de création, alors

attention tous

de l'Occitanie

se

histoire de

çhante

sa néga¬
l'histoire de France
(cf. M. Burg "l'étrangère"),
comme

tion par

française" n°ll de Mòstra,

La Cavalerie, 1983.

(5) L'origine méridionale de ces
chanteurs n'a jamais fait l'objet
d'un regard d'ensemble ; néan¬
moins certains, qui ont chanté
dans des langues latines autres
que le français (espagnol, corse,
occitan, basque) ont été parfois
classés dans ce que la presse et
les professionnels ont appelé les
"chanteurs à accent" (André
Dassary, Tino Rossi).
(6) Cité in "Pierre Perret, l'ami
public n°l", Paroles et Musiques
n°37. Février 1984.

(7) "Le petit Perret illustré par
l'exemple", Editions J-P Lattès,
Paris.

(8) Il est vrai que dans son intro¬
duction au "Petit Perret" (op.
cit.), Pierre Perret lui-même
"charrie"

pas

prêtant à sa mère
du genre "faudrait

en

des propos

attiger, fiston..." pour expli¬
d'où viennent ses influen¬

quer

razin" Pierre Perret

çaise choisirait de l'extérieur,
vertu des considérations

joué un rôle interne dans la
formation de la pensée fran¬
çaise des rapports entre cul¬

cha/e

son

la science interculturelle fran¬

de censura/totes

bufar/manarins de la riva gau-

Castan in "Le Sud dans la chan¬

ces.

plet de l'échiquier culurel
("tu qu'as décidât d'escriure/de dire o de cantar/ton pais
en occitan/cubriste : vent freg
van

.

çaises d'interculturalité, non
comme étude d'un objet que

en

ensems

amours

(4) Cf. la liste dressée par F.

sourds

qu'elle est le seul lieu de la
liberté esthétique. L'histoire

ces jargons
pitoresques, enregistrés sans
rien dire. Tous ces patois
fleuris lui serviront plus tard,
en une magistrale synthèse, à

répond

écho à cette France

le et de la

modèle de

venue

des quatre coins de la
France. L'enfant écoute avec

en

d'exhaustivité, mais comme
étude de
re

ce

qui, dans l'histoi¬

de la culture

occitane,

en

un

Castcl-sarglissera

quelques mots de ce qu'il appelle
le "patois" placés dans la bouche
de sa grand-mère (vérité d'un
pittoresque qui revient de loin).

a

tures. L'histoire de la chan¬
son

(9) Dans "Je suis

France n'a, à notre

connaissance, pas encore été
abordée dans cette

probléma¬
tique, et nous avons essayé de
dire qu'elle méritait de l'être.

Discographie
La
contenant

plupart des disques

les chansons anciennes

citées dans cet article sont diffi¬
cilement accessibles, sinon à la

phonothèque nationale. Les par¬
titions (musiques et paroles) peu¬
vent être consultées à la

Documentation musicale de
l'Institut d'estudis occitans,

Espace St Cypien 31300
; à l'exception de
"Nuits d'Argentine" de Vorelli
(éditions Bosc, 1929) et de
"Nine" de Scotto (éditions
Vincent Scotto, 1935), elles ont

Toulouse

Notes

(1) Cf. J. Seguy, Le français
parlé à Toulouse, Privât,
Toulouse, 1978.
(2) Cf. R. Lafont, Mistral ou
l'illusion, Vent Terrai, Energas,

toutes été

éditées chez Salabert.

(3) Il arrive que la Provence

qui concerne les chan¬
sons en langue d'oc, on se repor¬
tera utilement à la "Discographie

essaie de lancer de nouvelles

Occitane" de A. Zerbi-Cros,

dances, cf. "La Petoulette" de

publiée en 1979 par le Centre
International de Documentation

1980.

l'opérette "Marseille

mes

Pour

ce

�Linha

Imaginât
MusicalTeatre

2e trimèstre de 1996
(CIDO, Béziers).

Occitane

L'IEOMusica
-

Bibliographie
BARD F. et

CARLOTTI J-M,

Antologia de la nova cançon
occitana, Edisud, Aix-enProvence, 1982.
CASTAN F-M, "Le Sud dans la

fançaise" in Mòstra

chanson

Cavalerie, 1983.
CASTAN F-M, Manifeste multiculturel (et anti-régionaliste),
n°l 1, \jà

Cocagne, Millau, 1984.
CARPENTREAU .T. et VER

-

françai¬
Que sais-je ?, PLTF Paris,

NILLAT F., La chanson
se,

1971.

chansons
chanson

ou

des

Introduction à la

populaire française, col¬

lection des Cahiers du Rhône,
Editions de la Baconnière,
Neuchâtel et Editions du Seuil,

Paris, 1944.
LAFONT R., Mistral ou l'illu¬
sion. Vent Terrai, Energas, 1980.
Paroles et

Musiques n°37,

Février 1984, Paris.

contact OK-OC et
oc

-

rencontré Ciaz Mathias,

Paris, 1975.
PECOUT R., La musique folk

peuples de France, Dire,

Stock, Paris, 1978.
PERRET P., Le petit Perret illus¬
tré par

l'exemple, Latès, Paris.
SEGUY J., Le français parlé à

niçois,
copain de Pastorelli, venu à
Paris pour ragasser. A tchat-

ché

avec

Valencia. Devrait contacter

Massilia

et

gistrer. Contact : 36 av.
Philippe Auguste 75011 Paris
T: (1)40 09 0439.
rencontré Valéry Appert,
qui fit ses études à Toulouse
et qui avait bossé avec le
Journal de

où elle

Toulouse, à Paris

journalise tous azi

muths. Bon contact 46
des Saules 18ème. T

-

rue

(1) 42

:

23 01 51.

(réédition).

Chanson des Famosas

SICRE C., "De la chanson à la

vention de

-

+

inter¬

SICRE C. et VIDAL X., Les ins¬

Quetama + paroles
nouvelles (sur II faut payer) +
enregistrement. Si l'IEO
n'était pas là, faudrait aller le

truments de

chercher.

musique", in Amiras n°8, Juillet
1984, Edisud, La Cavale, Aixen-Provence.

musique dans la tra¬
populaire du Lauragais,
en

Sciences Sociales, Toulouse,
1983

femme

Roker pour enre¬

Toulouse, Privât, Toulouse, 1978

Ecole des Hautes Etudes

Graine de

Fabulous à la Salle

arrangé l'histoire de la
musique au péage de Roques.

dition

d'eux-mêmes, dans le courant
tumultueux de l'existence,

chanteur des M.E.L.,

C'est
un c'est
poème,de c'laestvie.du
talent,

-

PECOUT R., Claude Marti,
Poésie et chansons, Seghers,

des

en

(pourquoi pas un
jour colo oc en Oklaoma ?)
(Maïdou pourrait s'occuper de
ça)
mis en contact Quetama
Posse (Gagnac) - jeune grou¬
pe de raga, voir LI n°25 - fréquentaire d'Arnaud-Ben (AliBernard) avec Mourad, jeune
sinthetisaire du groupe de raï
Islane, qui fréquente aussi le
quartier. Pour de fructueux
mélange raga-raï à venir.
-

DAVENSON H., Le livre

mis

les colos

a :

(cf. le chapitre consacré au
répertoire).

mis

en

contact Fred

Juillet 96 à St

maintienne

en

Antonin

attendant

en

approf-

fondissement bientôt.
L'avenir est là.
mis

rapport Lisa Avinenc
(ex Radio Asso à Montauban)
-

un

comme

en

et Radio Mon

Pays pour une
Imaginât sur

émission Linha

la Haute Garonne.

1'

"théâtre de
a

gens"

écrit récemment

Libération), qui va à la ren¬
contre de

l'amateur éclairé

aussi bien que du consomma¬
teur venu là par hasard pour

s'en

jeter un. Car la pièce se
joue dans un café, en alter¬
nance dans des rades pitto¬
resque-attachant comme il
n'en existe plus guère à Paris
(/' Oreille Cassée
la
Patache, la Folie en Tête).
,

Au milieu de cette

faune où le

prolo cotoie son
que ça vire à la
foire d'empoigne, où le
taulier

Boyer
(Bonan, Penne), Mai (colocs),
J-C Drouillet (OK-OC) et
d'autres pour qu'un truc se
-

C'est

sans

rêveur lunaire lève le coude
le

poivrot caustique, la
comédienne, Valérie Leboutte,
avec

est

parmi

Blonde à la
beauté farouche et sensuelle,
elle interprète la femme éter¬
nelle, celle que tous les
hommes se représentent
quand ils sont seuls, qu'ils

veaux

qu'ils redoutent de rencontrer
tant elle les emportera loin

nou

-

mondes, des soleils

radieux.
Le texte est

magni¬
fique, je n'hésite pas à le dire,
un monologue
écrit par
Patrick Gratien-Marin, qui
puise sa force dans la vie des
femmes, servit par une actrice

qui

du coeur et des tripes. Il
du Casssavetes dans ce
personnage de "Juliette",
déchirée par ses passions
mais qui ne baisse pas les
a

y a

bras,

au contraire, porteuse
d'humanité, elle les reven -

dique.
J'alerte les per

-

suspectibles d'accueil¬
lir ce spectacle dans un lieu,
un café, (aucun investisse ment), pour qu'il puisse tour¬
sonnes

ner

car,

dans le Sud

ailleurs,
m'ont-ils-dit, leur voeu le
ou

plus cher serait de

passer au

festival d'Uzeste.
Paul Montalban

eux.

subliment secrètement mais

18

leur fera découvrir de

Contact

Compagnie"

"Ecume et
:

4, impasse

Grimaud 75019 Paris. Tél.
Fax

:

42.45.13.23.

et

�Linha

Imaginòt

Contes
2e trimèstre de 1996
Babet Gineste

"Le

con teur

est

île

une

:

si l'île est

bateaux viendront y accoster

belle, les

! "

( Henri Gougaud)

L'art de conter (extraits)
Jean-Claude Renoux

ous

V

née parce que celui qui devait
le faire n'était pas là ; à

voulez conter,

Lancez-vous !

Je

ne

voudrais pas

paraître pontifiant : ce n'est
pas là mon défaut majeur ;
d'un autre côté, je pense que
quelqu'un qui a acquis un
savoir, un savoir-faire, a le
devoir de les transmettre.
N'oubliez pas que

je parle par
expérience, principalement
par expérience : une expé rience de cinq ans de pratique
intensive du conte dans les
écoles maternelles et

pri

-

maires ;

j'ai effectué un stage
de trois jours avec Henri
Gougaud, ce qui constitue
bonne base, une référen¬

une
ce

;

l'essentiel de

ce que

je

sais, je l'ai appris par moimême, sur le tas, en acceptant
les

critiques, les encourage¬
gérant au mieux mes
échecs, mes succès. Aujour¬
d'hui encore, je ne cesse
d'apprendre, auprès des
ments,

enseignants, des enfants... Je
ne
prétends pas avoir la vérité
révélée : le chemin qui m'a
mené jusqu'à prétendre parler
en

été

connaissance de

cause a

parsemé d'embûches, de

l'époque, je me voulais écri¬
vain ; je me défendais d'être
conteur : j'invoquais la timi¬
dité,

une certaine tendance à
bafouiller, à mal articuler, à

parler dans le nez... Il me
manquait du temps ; le temps
que ma parole devienne paro¬
le de conteur, parole d'UN
conteur ; j'admets parfaite¬
ment qu'il puisse y avoir des
idées divergentes, complé mentaires, une vue plus géné¬
rale, plus globale, plus élabo¬
rée, plus scientifique ou
universitaire, plus systéma¬
tique que la mienne, avec
d'autres références que les
miennes ; ma parole ne pré¬
tend être qu'une contribution
à une recherche, une préoccu¬
pation, une vision de l'éduca¬
tion, pour un nécessaire déve¬
loppement d'une culture de
proximité, pour un meilleur
devenir social... Un point de
vue non pas militant, mais
citoyen : s'il y a un titre que
je revendiquerais aujourd'hui,
c'est celui de citoyen-conteur,
citoyen-conteur français
autant que citoyen-conteur du

doutes, de crises, de colères...

monde. Vous connaissez

J'ai failli

plus d'une
fois. J'ai déjà écrit dans quel
engrenage j'ai été pris, un
beau jour de juin 1992 : lors

peut-être ma formule : "

de la foire des enfants d'U-

enfants d'Uzès, lors de la

zès, j'ai conté toute une jour¬

création du personnage

renoncer,

vivre

ensemble, il faut rêver

ensemble"
y

pour

je l'ai énoncée il
a cinq ans, après la foire des
;

du

et de l'associa-

A

...

Cortetas.. .Gortetas...

Arts et Créations

tion

Populaires de l'Uzège ; je
crois être assez intelligent
pour changer d'opinion
quand l'épreuve des faits
m'impose un point de vue
contraire : toute ma pratique,
ma réflexion
depuis cinq ans
n'ont fait que me conformer
dans ma conviction qu'il faut
développer des lieux de ren¬
contres, de paroles, entre les

Veille. VECAM s'est donné
comme

objectif de favoriser

l'utilisation de multimédias

les citoyens autrement
qu'en consommateurs à un
moment où de gros intérêts
économiques risquent de
marginaliser un usage
par

social et culturel de
nouveaux

ces

outils. VEille

Citoyenne et européenne
sur

les Autoroutes de

habitants d'une même cité,

l'informations et le Multi¬

d'un même

média (VECAM) regroupe

nies

village, entre eth¬
différentes, entre généra¬

plusieurs associations et
travaille à la mise

tions...

réseaux d'acteurs.

Le meilleur, le pre¬
mier conseil que

je pourrais

VECAM

donner, c'est d'être gen¬
til, et de conter, de conter, de

Eur 99.VP

ment ;

Arménie. Si

grande
qui accueil¬

medi,

un groupe

le catalogue de
correspondance
Jappel, où vous trouverez :
compact-discs, cassettes
vidéo et livres... (J.M.B.)
Jappel. 20, rue Jules
procurer

vente par

départe¬
le

voulez

nienne, vous pouvez vous

semaine, les enfants
ou

vous

goûter à la culture armé¬

sur une autre

le mercredi

sa¬

d'enfants

motivé par l'écoute et les
créations de contes ; un soir

Guesde 94140 Alforville.
Tél

par

: (1) 43.53.27.84. Fax
(1) 43.53.21.49.

ter; certains soirs, des veil¬

Cathares.

lées,

du rock puis

semaine, une école du
conte pour apprendre à con¬
des papets, des

avec

qui viendraient

mamets,

Brassens

ra¬

c'était,
Nîmes, le Gard, avant, les

qu'on racontait,
qui
présenteraient leurs contes,
des conteurs qui passeraient

au

(chant), est accompagné
d'Eric Bois

ami, des ména¬

(claviers) et Philippe Murru
(batterie, percussions).

(J.M.B.)
Antoine Garrido, 7
du

de colifichets

qui
parleraient des griots, du
Mali, de l'Afrique, des contes

Minervois

Malves. Tél

africains

19

(guitariste,

basse), Bertrand Villeneuve

fur et à mesure,

J-C R (Nîmes le 18/02/96)

consti¬

Cathares. Antoine Garrido

des vendeurs ambulants de
montres et

a

l'aide du Centre d'Etudes

gères marocaines qui raconte¬
raient des contes de là-bas,
quitte à ce que le fils, la fille,
traduise

Barbara,

Les Héré¬
tiques qui a mis l'aventure
Cathare en musique, avec

mais aussi des enfants

en

et

tué le groupe

histoires

voisin,

:

Après avoir fait
chanté Ferré,

Antoine Garrido

conter comment

en

:

@ globenet. gn.

apc. org.

Mon rêve ! Je rêve

des écoles de tout le

Fax : (1)
/ E. Mail

45.78.34.02.

d'une maison du conte, à

: en

21 bd. de Gre¬

45.78.34.05

d'essuyer avec une
égale sérénité les compli ments, les critiques !

lerait

:

nelle 75015 Paris. TéL. (1)

conter,

localité du Gard,

(J.M

.B.).

vous

Nîmes,

en

f

:

impasse

1 1600

68.77.04.75.

�Linha

Imaginòt
Contes

2e trimèstre de 1996

Le drac de la

avec

un conte

en fan

les

Un beau matin de

Babet.

Gineste,

comme

droit

Magne,

I

un

( 1 ),

sortit à la fraîche devant

échoppe de la
tours. Notre

savait pas

Pissagnelles.

sez

ni l'aventure du Babet

( Si

son

entre-les-

rue

cordonnier

travailler

sans

ne

sif¬

survola

gorges

son

vent, ses rochers blancs
des chevaliers en

toutes les souris

des courants,

pressaient autour de lui
l'écouter

;

les chiens

bliaient de courir

se

pour
ou¬

après les

chats, les chats de courser les
rats, les souris, les oiseaux...
Tout à coup une
ombre extraordinaire obscur¬
cit la courette du Babet ;

les
chiens, les chats, les oiseaux,

fouillis d'arbres

qui dévalait jusque dans l'eau
et qui bruissait au moindre
comme

d'Uzès

il

quelque temps les
du Gardon, avec ses

falaises,

armes

;

il plana en s'aidant
au-dessus d'un

océan de

garrigues grises et
par-ci par-là un
maset, une capitelle, une oli¬
veraie... ; il parvint enfin aubleues,

autre

ville

délicatement dans

Maison Carrée ; entre deux

; un

s'envola de

ses

serres,

nouveau.

début notre homme eut

la vallée de

coquillage
gris, la porte Auguste, la
comme

un

Au

battements d'ailes

un

gagna une tour quillée sur
une colline dominant une

peu peur, puis il s'émerveilla
de contempler Uzès comme

jamais humain

brune

l'avait vu :
l'Eure, au pied de
ne

l'aigle

rivière,

qui coulait comme une
non loin du temple de

Diane

:

source

il était à Nîmes, et

leuvre dont les écailles noires

l'aigle s'était posé sur la tour
Magne ! L'oiseau restait là,

scintillaient

sans

cité, ressemblait à
entre

de marronniers

une cou¬

deux haies

géants, il vit

la ville hérissée de tours

pelote et reconnut
château, la
lenestrelle de la cathédrale, la
tour des consuls, celle du roi,
celle de l'évêque... En deux
comme une

la Bermonde du

manifester

sivité

envers

tout à coup,

aucune

agres¬

le cordonnier ;

Babet entendit
une musique cristalline qui
provenait du ventre de la tour
et, se guidant à l'oreille, il
s'enfonça dans le bâtiment,
de galeries mystérieuses en

les

hors les

murs

demoiselles

des cités. Ces

sortent à nuit

tombée pour faire

la fête,

non

pas en buvant du vin, mais de
l'eau car elles sont amateurs

d'eau de
boit

source.

beaucoup...

Quand

on

on a envie

de

faire pipi ! C'est pourquoi

au

matin la campagne est

mouillée ;
rosée

; en

on dit
réalité

:
ce

c'est la
sont les

Pissagnelles qui ont festoyé !)

distingua les

arènes accrochées à la ville

bien vite

qui
Pissagnelles.
Figurez-vous que ce sont des
fées, tellement nombreuses
qu'on les dit plus nombreuses
que les feuilles des arbres, et
qui habitent le moindre trou

remparts, percée
de part en part d'un canal qui
s'écoulait à l'air libre (2).

s'éparpillè¬
aigle gigan¬
tesque saisit le cordonnier

les rats et souris

Vidourle (3), vous ignorez

sont

entourée de

Babet

connais

celle de Moulézan et de

avec

dessus d'une

vous ne

Gineste et de la Merlusse, ni

d'ailes à

le Pont-Saint-Nicolas ;

fler, et il sifflait si bien que
tous les chiens, tous les chats,
tous les oiseaux, tous les rats,

la

des

Approche Babet,
Pissagnelle, l'aigle
qui te mena jusqu'ici est un
aigle de mes amis : c'est à ma
demande qu'il t'a conduit à
moi,

car tu me

vois là

en

grand embarras...
Mais écoute

plutôt le

récit de la rencontre que je fis
à la font de Nîmes, et tu sau¬
ras pourquoi je suis retenue
prisonnière : depuis quelque
temps on murmurait parmi les
fées, les lutins et les animaux

des bois que
tour

les oiseaux de la
Magne, les poissons et

les canards de la font de
Nîmes

voulus

disparaissaient
en

toute une

20

;

je

connaître la raison ;

journée durant je

pas un

-

le plus
petit poisson pour s'en venir
gober les moucherons à Heur
d'eau entre deux nénuphars ;
sur le soir je m'assis sur un
nénuphar pour mieux réflé¬
chir ; c'est alors qu'un
monstre surgit de l'eau et,
avant que je fusse revenue de
ma surprise, il m'attrapa entre
deux griffes, m'arracha ma
baguette magique et se la
fourra dans l'oreille gauche ;
je reconnus Grabillas, le drac
de la font de Nîmes, doté
d'un caractère de cochon ; un
être

laid, vert, à pois bleus,
des

algues en guise de
qui lui tombent sur
de petits yeux rouges ; on le
croyait disparu depuis long¬
temps : eh bien pas du tout !
Il avait pris un siècle ou deux
avec

cheveux

de

vacances

en

enfer, et le

voilà revenu,

plus affamé que
jamais : figure-toi que ce
drac-là a toujours faim et
qu'il gobe tout ce qui passe à
sa
portée, le moindre oisillon,
le plus petit poisson, un
canard par-ci, un cygne parlà... Il s'apprêtait à faire de
même avec moi quand, sur¬
pris, il suspendit son geste :

"

lui dit la

les abords de la

et la colline :

chant d'oiseau, pas

une

Naigagne, la reine

reconnut

peine
perceptibles, l'aigle glissa
vers

trésor et

un

de libellule dans le dos, et il

Rouget de Lisle à Nîmes.

juin le

et

font

se

suspendue au plafond
par une chaîne ; dans la cage
il vit une petite femme gras¬
souillette, guère plu grande
que le pouce, avec des ailes

ts de maternelle et de C.P. de M.

mouvements

rent

parcourus

salle où

une vaste

cage

crée le 30juin 1995

Patrick Fauché, de l'école de la tour
rue

jusqu'à

atteindre

trouvaient

font de Nîmes
D'après

couloirs secrets,

mes

ailes

en

frottant l'une

contre l'autre venaient

d'émettre

un son
agréable à
l'oreille, semblable à celui
d'un violon... J'improvisai un
petit air joyeux qui plut assez
au drac
pour qu'il acceptât de
me retenir
prisonnièredans les
profondeurs de la tour Magne
plutôt que de me manger,
pourvu que j'acceptasse de
jouer pour lui chaque fois que

l'envie lui
me

en

viendrait ! Je

désolais dans

ma

cage,

poursuivit Naigagne, quand je
vis venir à moi un aigle qui
me dit : "N'aie crainte,
je ne
te veux aucun

mal, d'abord

parce que j'ai mon nid tout en
haut de la tour Magne et que

�Linha

Imaginòt

Contes
2e trimèstre de 1996

j'apprécie de t'endendre jouer
des

ailes, et ensuite parce que

si

j'attrape de temps à autre
oisillon par-ci, un petit
poisson par-là, ou encore un
lapereau, je prends soin de
prélever seulement ce qui est
un

nécessaire à

me

nourrir

de

monstre

ce

Naigagne ! Une souris qui
terrait dans

: je suis tout aussi habile
musiquer que mon amie
Naigagne, s'empressa d'ajou¬

ter le

Babet Gineste !

de

Grabillas."

L'aigle s'efforça
de bri¬
ser la porte : sans succès,
c'est alors que je me dis qu'il
y fallait un humain, et que je
pensais à toi! "
de décrocher la cage,

Le Babet Gineste

Vraiment ? Eh bien

-

je

Le Babet siffla
comme

jamais il

le fit, et

ne

le drac s'assit pour

mieux

l'écouter, il siffla si fort et si
bien que les chiens, les chats
de Nîmes, qui ont l'ouïe plus

de la fée

cage

;

celle-ci

tremblait de tous

Font-Chapelle, de la

Font-Baumettes, des JusticesVieilles, de l'Eau-Bouillie, de
la Planète, de Ventabren, du
Mont du Plan, du village de

en

cochon

(rappe¬
dit qu'il

:
je vous ai
avait le caractère ! ) ; un
cochon vert à pois bleus avec

soirs, selon comment

le vent tourne, on entend de
pro¬

monument.

de Nîmes

\hf'

il:

mwmm
l'aigle

ne me

laissa pas le

temps de prendre quoi que ce
soit ! " Malgré quoi il tenta
d'arracher la chaîne, de
défoncer la porte : sans plus
de succès que l'aigle ! Tout à

Vistrenque... De galeries
mystérieuses en couloirs
secrets, ils déboulèrent dans
la salle du trésor, et sautèrent
le drac ; dans

la bagarre
générale, Grabillas perdit tout
ce qu'il avait soigné (6) dans
l'oreille gauche : un jeu de
sur

avec

les chiens, les

toujours

pas

de chant

d'oiseau, toujours pas le
moindre

poisson pour gober
les moucherons à Heur d'eau
entre deux

nénuphars... Le

siffla, il siffla long temps ; à nuit faite on vit un
oisillon voleter autour de lui,

puis deux, puis trois, puis dix,
puis cent... ; dans les eaux de
la font de Nîmes, un petit
poisson se poussa du museau,
puis deux, puis trois, puis dix,
puis cent... ; Naigagne, de
contre l'autre ses

regardait de

ses

petits

yeux

rouges, en passant sa grosse

langue bleue
lèvres

sur ses grosses
"J'adore les

vertes :

jaunes d'oeufs (4), et je n'en
ai jamais vu d'aussi gros ! ",
plaisanta-t-il.
"Ne

et du lard

autre

Pissagnelle surgit, puis

boite de
de pêche,
trois allumettes usagées, un
dé à coudre, une aiguille et du

chiens, les chats, les oiseaux,

fil mauve, une

la souris... et les canards

clous,

frits,

une

un noyau

pipe

en terre

gné

par

des Pissagnelles, les

de Saint-Quentin la poterie,
un hibou empaillé... et la

haut de la tour

du

baguette magique de

veillait

ce

que je peux

croque pas

faire

en

sif-

une

deux, puis trois, puis dix, puis
cent... ; Babet dansa toute la
nuit, sous la lune, accompa¬

trop vite avant d'avoir enten¬

me

ailes,

arrivaient à leur tour

sur

qui

conte

du

Petit Babet et Le
et

la Merlusse ont

montreur

autres contes

les

sur

Le

d'ours, et

de Provence et du
aux

Editions

(2) Il s'agit de l'Agau,
berges duquel étaient ins¬

tallés les métiers du cuir

les

:

tanneurs, les teinturiers...
L'odeur était

(3)
Vidourie,

a

épouvantable !
Moulézan et

été édité in Le voya

du Paillassier, et autres

ge

contes

de Provence

Languedoc

aux

et

du

Editions

l'Harmattan.

(4) Babet Gineste est
toujours tout de jaune vêtu, et il
doit

son surnom au

fiché dans

son

fait de porter
un brin de

bonnet

genêt, qu' on appelle la gineste en
provençal.
(5) Il s'agit là des 5
quartiers constituant la ville de
Nîmes au moyen âge, Méjean
étant le quartier des arènes qui
abritaient les chevaliers des
arènes.

(6)

Occitanisme

:

rangé.

; tout en

Magne, l'aigle

la fête!

;

été édités dans le recueil

Babet

contentement, frotta l'une

une poule qui s'enfuit
piaillant avec ses douze
poussins, un oreiller pétassé
(7), une poêle avec des oeufs

la foire des enfants

d'Uzès 1992

P Harmattan.

en

le drac le

crée pour

là ;

cartes,

;

Le Babel Gineste et la Merlusse,

Languedoc

dire, le voilà ficelé

sur son

sa

chats et la souris ; le soir était

main verte s'abattit
épaule ; en moins de
temps qu'il n'en faut pour le

coup, une

juin

(1)

perdit

Babet Gineste

Lorsque le Babet et
Naigagne regagnèrent la font

■

Jean-Claude ReNîmes-Uzès le 30

noux

certains

viennent du

//

Et cric et crac, notre
histoire est finie.

Le Babet Gineste
bosse lors de sa ren¬
contre avec Naigagne (que
j'appelle parfois Naigouagne) la
reine des Pissagnelles, in le récit

Courbessac, et même de la

&gt;

comme

1995.

algues qui lui coulent de
la tête jusque sur de petits
yeux rouges ; un cochon qui
se vit si laid qu'il décida de
ne plus jamais quitter les pro¬
fondeurs de la tour Magne :

"Il

y

Magne s'en

des

petits grognements qui

"V i} v
•
/ (\pa t J-'û: &gt;//s;

line de la tour

", dit-elle. Voilà le drac

transformé

ani¬

de la font de Nîmes et la col¬

jamais !

âme !

les

se sont

jamais autant amusés que
cette nuit-là, que les nîmois
n'ont jamais si peu dormi... et
qu'au matin, les Pissagnelles
ayant tant festoyé, les abords

veux

Saint-Cézaire et de celui de

me

ne

trouvèrent mouillés

pois bleus : "Je
que tu ressembles à ton

lez-vous

enclos, des écluses, de
Castanier, du Pueeh du Buis,

mem¬

On dit que

de Nîmes

maux

bres verts à

en

qu'on croit, arrivèrent de
part : de Bouquerie, de
Corcomaire, de Garrigue, de
Prat et de Méjean (5) ; des

ses

écarta les

bras, impuissant :
faudrait des outils, et

se

puis elle se tourna vers le
drac qui saignait partout et

toute

la

se
de la salle

du trésor, dominant sa peur
des chats, trottina jusqu'à la

fine

e

un trou

délivra, elle libéra le Babet,

t'écoute ! "

; ce

goinfre de drac, en bâfrant
tout ce qui passe à portée de
ses griffes, menace ma propre
existence : je n'ai plus rien à
me mettre sous le bec et je
vais devoir partir bientôt ! Je
ne demande donc
qu'à t'aider, afin que tu nous débar¬
rasses

fiant

à

(7)

qui

on a

Occitanisme

ajouté des pièces.

:

à

-

�Imaginòt

Linha

Poesia/cançon

2e trimèstre de 1996

Gloire à
l'assassin

Nîmes,

Calandreta

juin.
Assassin de secrets
Ils

les

ouvert

ont

tel était son métier.
se:

pierres au soleil:

d'hommes.

dieux.

Leur appartenance

Ils ont

regardé dans

la lumière d'où vien

ne
-

drait
:

sont

se

de

ne

pas

de

ne

rien voir.

des autres

'est

visages,

soumissions, destruc

Ils ont abandonnés le

tions.

mystère,

Résurrections ?

gardant que l'éclat

d'un rire

Ils ont

:

et leur peur

qu'ils
croyaien t enfouie,
ressurgie,
à chaque angle de
ven

celles

Ils

ont

-

ils les

cachés

on t.

té de sang.

Pas ceux de nos enfances

(Liza)

inventés la mort pour

restèrent

des

païens.
Ni

orgueil, ni détres¬

en

n'Avinhon

Cromparem de caliçon.

coeta

Canta, canta calandron

Quand ton can fa la moron
Ton farro lo lop-garon

Parla, parla calandrica
Dins ta lenga electronica
Parla, parla l'occitan

profit
l'exploitation
puis celui des conflis
issus des suspicions.
S'attaquant aux mafias
qui parlaient charabia
il perdit des amis
puis tuant l'académie,
il retrouva l'envie
d'ne plus être asservi.

A tomber sous sa hache.
Ils gisaient là à terre

Que sauras lo catalan,
L'italian, lo brasilian,
Lo roman, lo galician.
Printra, tinta Calandreta
Viuràs dins

un

coloret

"Dinga-mirgas" bigalhats
Cotigas de mirgalhats
Taribolas de credons
Bimbarolas de cartons.

sans

Tusta, tusta, calandrin

car

Tusta

le moindre panache
ils ne savaient pas

que

coûte une guerre.

le teu tamborin

Tàca lo tamborn de

masca

Du fond des mélodies

Fa

déontologie
m'empêche de dire son

Molina los Trobadors.

Libre-à-vous de l'trouver
si vous y arrivez.

coma

los Fabulos

Chuca, chuca calandura
Le solelh de l'aventura
I

a

un

monde

a

desfiar

-

Sachez tous à la fin
ils

De Gordon

le secret du

nom.

la connaître.
bras
grands

ce

deman farem la festa
Vola, vola calandron
De Bordeu cap a Gordon
que

Joga al cotelon-morron.

ma

violen

Vòla, vola Calandreta

Inventa rimas fantascas

ignorés,

ouverts sur la

deman.

Et pour bien débuter
il se mit à buter

Vint le tour des beaux

les

escòla per

Quand ton gat leva la

ce

contournés,
pas

n'a-

occitan

Calandreta, Calandreta,

Canta, canta Calandreta

mots

autres :

soleil écla

ont

qu'ils

vaien t pas.

tre

comme un

déposés les

armes :

-

Calandreta,

en

assis,
les secrets adéquats
qu'la société conçoit.

né de

invasions, voyages,

dessus du Gard

escàla

Il fallait tuer à six

mais ceux d'Ia bienséance.

:

passages,

loin, '

quelques cibles.

et surtout pas

leur histoire.
Toujours, un peu celle

leurs
regards qui portaient

Les

l'on parte

pas

têtes ;

un

avec ses

Leur histoire, ce n

décapitant

ne

l'on

loin.

Us ont déshabillés les

Ils

que

alors pour commencer,
il s'est mis à son compte.

La solitude profonde
du résistant de fond
était incompatible

'importe où,

pourvu que

savoir,

statues de leurs

d'içi:

N'importe où,

Ils ont criés leur peur

leur

n

Société Anonyme
voulait pas l'embaucher,

un

Il n'était pas tout seul,
debout sous son tilleul.

vienne de loin.

éblouis de chimères.

ne

de

peut être que

pourvu

l'avenir

au

impulsions

des

ville chassa les

la

Calandreta,

que le secret se crée
et que le sien enfin,
je peux le dévoiler,
Assassin de métier
tel était son secret.
Jean-Paul Damaggio

Te daisses pas enganar
a

resplir

Te daisses pas

amudir.

I

a

un

pàble

Claude

Sicre

�Linha

Poesia/cançon

Imaginòt

2e trimèstre de 1996

Cal andr eta
Calandreta, Calandreta
Une école

en

occitan

Calandreta, Calandreta
Une école pour demain.
Vole, vole Calandreta
Demain

nous

ferons la fête,

Vole, vole calandron
De Bordeaux à Gourdon
De Gourdon en Avignon
Où

nous

achèterons des

calissons.

Calandreta, Calandreta
e okitaneg
Calandreta, Calandreta

Luna Tenchada, tunèl teune per sebe
lir las iranjas pebradas

Ur skol evit warc'hoazh.

E totas las icònas de las
das

Nij, nij Calandreta
gouel
Nih, nij Calandreta

E totes los Tibets que
las planèsas

Eus Bourdel da

de

Warc'hoazh

e vo

Eus Gourdon da

Madigoù

Gourdon,
Avignon

Kan, kan Calandreta,
Pa

sav

da

Pa

vez

mouzhet da

gazh e lost
Kan, kan Calandreta

museau

Ton

bâtard, le loup garou
au

" cotelon-morron".

Liesgwad,

ar

Peins, teins Calandreta,
Tu vivras dans

une

senhorejan

bleiz

0 c'hoari "cotelon-morron".

enfantejairas de gavas semenalas.

Komz, komz Calandrik,
En da yezh elektronik.

Laniera estacada, a la camba, per
melhor far dançar dins lo fanal luna

Komz, komz

ri

okitaneg
katalaneg
Italianeg, brasilianeg
Romaneg, galisianeg.
e

Ha ganit e teuio

las divèsas

Vinhamala

inagantablas - Arri !
e Aragon ensucats de

torrada.

bande

dessinée

Liv

"Saute-souris" bariolés

En

Chatouilles de mille

"Dinga-mirgas" marellet

Mercantor,
Lobatièra ensolelhada,

Hilligadennoù liesliv

còsta de las olivètas.

Lammoù kreionoù

Lavanda

cou¬

leurs

Cabrioles de crayons
Eblouissements de cartons.

hag arliv Calandreta,
ur

vandenn-dreset

a

vevi

cière
Invente des rimes fan¬

Sko, sko calandrin
Sko

war

da dadoulin

Sko

war

da daboulin

tasques

Ijin ritmoù sebezus

Fais

Gra evel Fabulous

les Fabulous
Passe les Trobadors à la
comme

Milin

an

Le soleil de l'aventure.
Il y a un monde à défier
Te laisse pas piéger
Il y a un peuple à faire
revivre
Ne te laisse pas fermer

Ev,

sun

Heol

calandura
a zo

Diwall d'an

tas

Una pichòta crotz enbartassida

da zefiań

toull-grip

Ur bobl

a zo

Frankiz

war ar

Qu'agachon dos uèlhs-escotelaires

da zihunifi

la

e

l'aupina solesa.
Ejos aquelas escaraunhadas insolen

Trobadors.

an awen

Ur Bed

cima de la

panats al bel miralh
blau que vèn de son marin emplenar
de mel lo cròs de las espatlas de

sorserez

moulinette.

Tchuque, tchuque calandura

a

farigola dins l'escur d'una
aurèlha de filha
Lhabra plena del chue e del most

Trelladurioù kartofisoù.

Tape, tape calandrin
Tape sur ton tambourin
Tape ton tambourin de sor¬

sus

los contrabandièrs
anialats darrèr quauquas ròcas

gi

)

Parle, parle Calandrique
Dans ta langue électronique.
Parle, parle en occitan
Tu sauras le catalan,
L'italien, le brésilien,
Le roumain, le galicien.

flors passi

Cevena, d'Auvernha, e tota la
carapassa cropuda
que aplana mon païs devèrs la bisa.
Peirasorda,
Lenha copada, a l'espéra, que tòrnen

a vo ganeomp.

queue.

Joue

Linha Tibada, tudèl tebe per engolir
las nivoladas vispi'as

Ur skol

Chante, chante Calandreta,
Quand ton chat lève la
Chante, chante Calandreta
Quand ton chien fait le

Mont Lausèra,

Cal andr eta

gomz

que me

ganti.

pensi,

son

los d'una peira

asclada

gueule.

per
(Traduction

en

de Fafich Le

Henoff)

los de

ma

chorma.

breton

Jean-François Mariot
23

�Linha

Imaginòt

! ; '"w' &lt;" Ò"

i-'f*Hv^"S

Lecturas

&lt;

2e trimèstre de 1996
Le contenu confirme
bien des notions que

L'animation du rural

définis¬
publications. Sans

sent vos

s'arrêter

sur

chaque phrase

(on pourrait, par endroit) je

Jean-Marc

reprend ce qui
plus significatif.

Buge

me

parait le

savoir venu d'ailleurs, pas de
quoi fouetter un chat. De là à
prendre son avenir en main et
de devenir

une référence pour
le pays, cela ne fait pas partie
des aventures que Noël

Bouttier peut

objectifs

M essieurs,

hommes font fi des considé¬

Page 3, pour
"convivialité,

rations

esprits, sont

statistiques.
Animation. Le

-

terme suppose

Vous m'avez fait

parvenir le numéro spécial,
"Culture et Territoires" et

bien fait, tout

vous avez

moins si

au

acceptez la cri¬
tique. Le mouvement culturel
vous

"Linha
vers

Imaginòt" a, au tra¬
du travail de terrain, des

qu'il

y a

d'un

un

Comme si

ces

absentes,

sans

comme

créer

caractère anormal. On voit

une

autre côté des personnes ou
autres choses à

animer, les

quel regard l'auteur per¬
çoit les villageois. Dans le

secondes ayant à priori besoin
des premières pour donc

même article

"s'animer". On voit

sortent de leur

avec

"des

cendante (même

internationales".

définir

vos

Aussi c'est

critique

avec un

les

oeil très

je perçois ce
numéro spécial, d'autant plus
critique qu'il concerne des
acteurs qui a priori sont
pleins de bonnes intentions
vis à vis du sujet qu'ils trai¬
tent. Une grande exigence
dans ce que l'on fait est aussi
que

dans

nos

deux

mots cités :

Commençons par les
Rural. Je fais

partie
de ceux qui pense que "rural "
ne veut
pas dire grand chose
lorsque l'on a des ambitions
pour le lieu où l'on vit à une
époque où les populations et
les modes de vie

sont

très

mobiles et

mélangés. Cette
notion n'apporte vraiment
rien à l'action. On
sé par un
sonnes

qui

est

mobili¬

lieu, et les per y vivent, pas par

le "rural". Les notions de

de village, de
quartier, de ville ou de vallée
commune,

sont

beaucoup plus perti

nentes

Et les

exister

-

dans celte

perspective.
échanges qui peuvent
entre

que

on

sonnes

ou

pables de
et

se

prendre

en

de créer des activités

des lieux et des

aux

tants

de nouveaux
horizons

dont la vie

tante avant que

le festival et

"compétentes".

n'arrivent. L'as¬

débat est

Cuiîm eiìémtòires

C'est faire peu
cas des habi¬

main

notions le

sociation Dialoc

-Villages, veut
"être au plus
près des gens" :
toujours le re¬

déjà très mal engagé
placé sous le signe d'à
priori très forts dépourvus de
fondements pour des actions
ambitieuses. L'intelligence, le
savoir faire, les potentialités
des principaux concernés sont
d'entrée de jeu mises en
question, et les perspectives
affichées ne dépassent pas de
toute façon l'ambition de

dant...

créer

Central." Certes Noël

une

"animation" puis¬

Il
France est

est vrai

que

gard condescen¬

TDûNfDIIDA

M. ÊfjkJÊwMWjm,■m.

Page 5 : "s'initier à l'art de la
calligraphie arabe et prendre
part à un débat sur l'Algérie.
Tout ça en plein Massif
Bouttier dit bien que

qu'il s'agit de culture.
la

empreinte de pro¬
vincialisme inculqué par son
système culturel centraliste,
unitariste jusqu'à l'excès.
Mais la façon que vous avez
d'aborder les problèmes et les
personnes n'est vraiment pas
le contre-pied de cette mala¬
die française.

public,"développer la diffu¬
"participer avec
dynamisme". On voit que les

de

Mr. Bouttier

ces

de

sion" et

réalités

l'intervention de personnes
Par

ne s'agit que
"sensibiliser" un

pour

semble inexis¬

sans

Page 7, il

"ouverture

-

des lieux inca

car

habitudes.

-

avec toutes

l'on voudra)
envisage a priori les rap¬
ports. Il y aurai donc des per¬
nuances

une

"provin¬

ce".

:

villages

d'animation

qui semblent
publications.

un

avec

sé les notions de rural et

cés, depuis longtemps dépas¬

le festival,

si elles avaient

côté des personnes

qui vont
animation, et d'un

tion" et "conviaiité", bref le
rôle de décor de la

notions étaient

langueur"

des concepts avan¬

et

:

rendez-vous".

au

quelle désinvolture on se
place vis à vis des secondes et
dans quelle posture condes¬

débats

festival

ouverture des

envisager. Les
"anima¬

ne sont que

"provoque des
mais

on a

parisiens",
l'impression qu'il y

découvrir

que

avant les autres la

province. D'ailleurs il
s'agit que de "s'initier" et
de "prendre part", c'est à dire
recevoir sans prétention un
ne

Page 8,

on vient lui apporter
de l'information au public : le

degré 0,1 de la culture.

veille, dans les salons

parisiens, et qu'il n'a fait
belle

perspectives accordées à ce
"public provincial" ne sont
guère ambitieuses. Pourvu
qu'il comprenne ce que l'on
veut lui apporter, le public...

cela

sarcasmes

dans les salons
était la

animer

Page 9 : toujours de la pro¬
grammation pour le brave
public. Mais on met l'accent
sur la qualité, comme si
c'était

un

lité

campagne

en

événement, la qua¬

de Meurthe

�Linha
Lecturas

Imaginòt

2e trimèstre de 1996
et Moselle.

français qui hiérarchise la
culture et les citoyens. Le

Page 12,

même festival à Paris est

sur la culture régio¬
nale. On a besoin de mettre

elles, elles

elle

de cet étonnement

fait où ? Devinez.

se

Page 13, là
annonce

moins

au

on

la couleur d'entrée

"Peuple et Culture" est là
éviter "les pièges du

pour

localisme

et de

l'amateuris¬

"faire appel à çlcs pro¬
fessionnels". Il faut bien jus¬
et

tifier le rôle de

"Peuple et

Culture", les subventions
autres conventions. De

aurait-on l'air entre

et

quoi

amateurs

? La caricature !
J'ai gardé le meilleur
la fin : le plus symbo¬
lique vient de Noël Bouttier,
encore lui, en
page 3. Il a
remarqué : "Jean Niarquin
préfère raconter en picard les
histoires du pays. Pourtant,
depuis quelques années, il est
pour

un

"accroc" du festival

local... Festival

étrangers etc...

avec

et vos

publications s'étonnent aussi.
Si c'étaient aussi évident pour

parleraient

ne

pas

européen du

cinéma du Vermandois". Si
Noël Bouttier connaissait

spécial

ne

des

ans

citoyens

y

des actions et des

traite

20
élaborent
analyses

équivalents et n'ont pas
besoin d'intermédiaires para¬
sites pour faire déplacer uni¬
sans

versitaires, journalistes et
autres intellectuels qui vien¬
nent y prendre des
leçons (et
non pas en donner)
pour peu
qu'ils aient l'esprit ouvert.

servent

d'autres
d'autres

qu'il sait d'où il
vient (sans idéologie nationa¬
liste) qu'il est d'autant plus
curieux des

autres

cultures

et

fier d'accueillir des

étrangers

chez lui. Il

que cette

est vrai

attitude banale prend pourtant
le

EDITORIAL
PAR

aux

prochain

sera

les identités communales"

qui servira
à

un jour

de référen¬
l'université. Quand elle

sera au

Libération.
Mercredi 17
Janvier
1996

quatre

présentée à
Larrazet la publication "
L'expérience de Larrazet,

ce

DUPUY'

citoyens dans
lieux,

coins du pays.
Un exemple : Le 25
mai

GÉRARD

Transparence

de références à

sur

pays,

proxime !
Claude Sicre

jouent
aujourd'hui le rôle des deux
capitales culturelles
puisqu'elles élaborent des
concepts et démarches qui

tant" mais "donc". C'est

son

Alla

Uzeste et Larrazet

contribution à la recherche

de

des années

Verheggen devrait faire de la chanson (française) : il
a plus d'idées et il écrit mieux
que la plupart des minus qu'on y
admire. Je suis sûr qu'il réussirait (avec l'aide des
quotas, il
pourrait même en vivre très bien). Ce qui ne changerait rien au
problème qui nous occupe, dont nous avons parlé ce jour-là
place des Tiercerettes. Pourquoi cette impasse de la poésie fran¬
çaise ? Justement parce qu'Artaud Rimbur. Mais va plus loin,
Verheggen, encore un petit effort ! Pourquoi Artaud Rimbur ?
Chacun doit s'interroger. Je vais pas refaire un
long exposé his¬
torique et théorique. Juste une piste : est-ce que, par hasard,
Verheggen n'aurait pas quelque langue flamande qui lui dòl ?
(cf mon dernier article sur Brel). Je parie que oui. De là, on
peut tirer les fils. Essayez ! Si vous avez le courage.

pas de Larrazet (82) ni
d'Uzeste (33). Là depuis

quelque chose à la culture, il
n'aurait jamais écrit "pour¬
PARCE QUE Jean Niarquin
connaît la langue et la culture

turalo-marxismo-psychanalyso-franchouillardisme

Pas étonnant que
votre numéro

une

60-70. Ce

:

dans la rue"... Heureusement

me"

des

pas

du GFEN

qui m'a passé ce livre à une conversation Poésie
( 1er Mai, place des Tiercerettes). De la critique ; auto-, d'abord,
la meilleure. Qui vaut encore mieux
pour les autres "Pas facile,
pour un poète en herbe, d'être un poète de ce niveau." ("nos
mythes de litterartund ou de litterarthur !). Pas mal pensé/dit.
Le reste est très bite-con-cagagne
etc genre le poète est un
enfant au pot dont la poésie (pot-et-zizi ?) mime le lacanisme
mimant lui-même l'inconscient dont on sait
qu'il est structuré
comme un
langage (Lang ? Age ?). Ridicules avatars du struc-

mais, du
contenu véritable qui se
joue
dans la culture içi et là.

"Peuple et Culture fait DES¬
CENDRE l'art contemporain
que

de Jean-Pierre

ne

le". On s'étonne que des
"provinciaux" peuvent avoir
des relations normales

legit

bonne vraieQuecritique
Il y a un peu deVerheggen.
dans ce Artaud
je connais
c'est Rimbur
copi¬

considéré "manifestation
internationale" et dans
l'Aisne "manifestation loca¬

qualificatif au mot culture,
parce que celle dont on parle,
ce n'est
pas la vraie. Sous
entendu : une sous-culture qui
par définition ne peut intéres¬
ser que les gens de la
région
qui ne sont que des régionaux
(variante de "provinciaux").
Et la culture pas régionale,
un

J'ai

service des

citoyens.

L'effort de transparence fait par Mitterrand

quand il a décidé de publier ses bulletins de santé
venait de son indignation à l'attitude de
mensonge bétonné et cynique adoptée par
GeorgesïOmpidou. Et pourtant, à l'ancienne
tromperie, bomée et auvergnate, s'en est
substituée une nouvelle, contresignée
par un
médecin et parée des attributs de la science.
Mais une transparence truquée peut être
pire
qu'une simple obscurité: elle bafoue un principe
au lieu de s'en cacher. En levant
publiquement le
secrej médical sur sa personne, Mitterrand a
moïïlié d'une autre main tout l'intérêt de celui-ci
dont il s'est aisément prévalu pour mener ses

-

affaires.

contre-pied du centralisme

25

Comme
ntaire

:

Pas

besoin
de souli¬
gner
"auver¬

gnate".
Le racis¬
me

est

partout.

(C.S.)

�Linha

Imaginòt
Lecturas

2e tri mèstre de 1996

Combien faudra-t-il de dérives

taires, d'intégrismes paranoïaques, de
et de racismes meurtriers pour que

défendre la laïcité comme facteur de

communau¬

nationalismes

chacun veuille
paix ?
Commentaire

:

Le drame de

l'Algérie, de la Bosnie et d'ailleurs,
nous renvoie sans cesse, ce constat affligeant mais
vieux comme le monde, que la tolérance n'a pas que
des ambassadeurs. L'obscurantisme nous oblige
donc à répéter les valeurs de la laïcité et le projet qui
les accompagne. Le droit à la différence, la garantie

Pierre Izard

campione de la communication
(communicacione). Il est, lui, au-dessus de la mêlée. Dés
dérives

communau¬

obscurantisme. Face à tout ça : la laïcité. C'est une clef, un
talisman. Facile à définir en négatif pour se situer. Plus diffici
le à définir en positif. En quinze lignes on doit résumer. Ce
sera

notre société moderne.

donc

:

droit à la différence, liberté, solidarité et tant

d'autres principes
dans l'etc

une

force, pacifique et légale,

contre

pour reprendre les termes de Jean Jaurès. Une
force porteuse d'espoir qu'il convient d'enseigner
aux

:

taires, intégrismes paranoïaques, nations, races, Alg, Bosnie,

pratiquée et tant
principes doivent constituer les bases de

La laïcité est

un

mêlées. Toutes. Donc de la. Fourre-tout

de toutes les libertés, la solidarité
d'autres

es

position. Critiqué depuis belle lurette (85, 86) par ses amis du
Vilipendé par S.O.S. Racisme. Qui ne le distinguent pas
du concept d'altérité. Mais Izard n'en sait rien, ou fait comme.
Tricherie. Ou ignorance, qui est une forme de tricherie quand
on est Président (socialiste) de Conseil Général.
Le droit à la différence : droit métaphysique, premiè¬
re revendication de TOUS les nationalismes (qu'Izard dénonce
quelques lignes plus haut). Droit qui s'oppose à l'identité
comme concept de l'histoire et à l'altérité comme nécessité

j'ap¬

porte au colloque proposé aujourd'hui. A l'heure, où
dans notre pays, certains défendent encore des
valeurs de conservatisme et d'exclusion, toutes les
intiatives qui vont dans le sens du progrès social et
politique doivent être saluées.

?

le droit à

P.S.

jeunes générations.
Je tiens à confirmer tout le soutien que

(c'est moi qui souligne). Le vague se perd
ce qui le rend plus vague encore. Par
la différence est bien là, clair, en première

énumératif,

interne à l'identité.

Malinerie, naïveté ? Il y a des deux certainement.
Qu'il lise Castan, et Meschonnic ! (Voeu pieux)
C.S.

l

Pierre Izard

LA DEPECHE

président du Conseil Général
de la Haute-Garonne

Un ler-Mai
en

plus unitaire

province qu'à

Mais les défilés rassemblant la totalité des
Commentaire

JEUDI 2 MAI 1996

syndicats ont été

rares

:

Gros titre de La

Dépêche ce Jeudi 2 Mai 96. Qu'est-ce qu'il nous apprend sur les manifs du 1er Mai ? A peu près rien
(nombre, fréquence, etc). Par contre il nous dit qu'en France il y a la province et Paris. Ce que démolit tout l'article, en rentrant
dans la pluralité des faits. Encore un exemple. (C.S.)
26

�Linha

Imaginòt

Lecturas
2e trimèstre de 1996

Sur la

tactique du

Pour conclure, je dirais que la Provence,
l'Occitanie sont encore des entités
culturelles vivantes. Mais en danger. Elles
sont
menacées
ethniquement
et
culturellement. Dans le premier cas, par

Front National

Le Parti Nationaliste Oceitan
toujours là pour
pris est
dans
"Lo alimenter
Lugarn"

c'est normal et

(n°53),

de

les débats. Il s'en est

l'apport des populations allogènes qui, et
logique, ne font que peu

sa revue

au nouveau maire Front National d'Orange, Jacques
Bompard, qui a utilisé sa "défense de la culture provençale"
parmi les thèmes développés pour son élection. Jacques
Bompard répond dans une lettre qui confirme que son différent
avec le P.N.O. s'inscrit tout de même dans la même
logique
nationaliste et qui nous permet de mieux cerner la "pensée" du
Front National sur la question occitane. Quelques extraits :

culture planétaire qui n'est rien
qu'une sous-culture américaine
qui détruit les peuples, arase les autres
cultures, massifie les âmes.
On ne sauvera pas l'identité provençale

sans sauver

nationalistes

ne

doivent

donc

pas

s'opposer, mais s'additionner. La théorie
de François Fontan est juste, car elle
prend en compte les forces vitalistes de
l'histoire : besoin
d'appartenance,
d'enracinement, le pouvoir (concept non
asexué) et la lutte des classes qui existe,
mais pas dans la perspective marxiste
holiste à savoir : tension
intérieure du même corps communautaire.
La théorie de FONTAN est néanmoins
mais

au

sens

imparfaite

car

identités, tous les

au plus petit.
Dresser un nationalisme contre un autre,
c'est soit être un réactionnaire archaïque,
soit être un collaborateur du Système.

Jacques Bompard
Maire d'Orange

Si le P.N.O.

jusqu'au bout de

son idée fixe, le
lui des différences entre les cul¬
qui doivent "s'additionner", mais
il y a les ennemis héréditaires comme les "populations allo¬
gènes" et la "culture américaine".
Cette pseudo-analyse n'a d'autre fin que faire fructi¬
fier une boutique et d'engranger des voix aux élections. Elle
crée des fractures là où ça arrange le Front National et déve¬
loppe un discours autour, sans autre fondement que des réac¬
tions épidermiques qu'elle se plait à développer.
Selon cette pseudo-analyse :
va

Front National crée quant à
tures. Il y a les nationalismes

les différentes cultures seraient des ennemies de

-

l'identité

française ("populations allogènes" et "culture améri¬

caine").
-

Les

toutes les

peuples, du plus grand

Vous écrivez
en
parlant de
Voccitanisme politique qu'il est un
nationalisme de libération. En effet, le
nationalisme de libération est une bonne
chose car le nationalisme est par essence
libérateur. Mais qui occupe, selon votre

souveraineté. Les deux sont soumis à la
loi
des marchands de la finance
internationale. Ce n'est pas CHIRAC qui
gouverne la France ou l'Occitanie, c'est
New-York, ce sont les places de change,
les banques, ce sont quelques centaines
d'individus répartis à la tête des trusts et
des banques.

de la Provence. Dans le second,

par la
d'autre

5)

terminologie, aujourd'hui, l'Occitanie ?
Officiellement, l'Etat Français. Dans les
faits, l'Occitanie comme la France ne sont
que des colonies. Il ne faut donc pas voir
l'opposition France-Occitanie comme une
lutte entre oppresseur et opprimé car les
deux n'ont plus ni liberté politique ni

cas

les nationalismes seraient des alliés, alors que par
nationalisme est exclusif ; toute l'histoire de

nature tout

l'humanité le démontre.
C'est très exactement le contraire que nous

dévelop¬
pratique sur la Linha Imaginòt : la multiculturalité et
l'opposition à tout nationalisme. Quel parti politique français
pons en

(et occitan) est aussi clair sur le fond et dans les actes concrets

quotidiens
nal? A

ma

sur ces

questions essentielles

connaissance

pour

le Front Natio¬

: aucun.

Jean-Marc Buge

le sacré est absent.

27

�Libération

,

12 et 13 Août 1995

«Aucun des camps n'est en situation de faire la morale»

Pour Max

Simeoni, tous les nationalistes, empêtrés dans la violence et la clandestinité,

Fondateurde
frère Edmond,
l'Union
du peuple depuis
corse (UPC)
avec pris
son
Max Simeoni
longtemps
a

ses distances avec les nationalistes et a même condamné
les dérives des anciens dirigeants, et désormais ennemis

tiers-mondistes à la réalité corse. En cher¬
chant à s'installer par la force et par la peur comme puis¬

tion

sance économique,
il l'a fait au détriment des Corses
eux-mêmes et des institutions, mêmes imparfaites, dont
l'île est en train de se doter. La Corse n'étant pas histori-'

jourd'hui engagé

mouvements

mortels, du FLNC. II s'exprime ici à titre personnel.
Le FLNC-Canal historique a lancé de graves accusa¬
.quement comparable à l'Algérie du temps de sa lutte
tions contre Alain Orsoni et plusieurs membres de
d'indépendance nationale, tout cela ne pouvait que dé¬
sa famille, et aussi contre Pierre
Poggioli. Sont-elles boucher sur les dérives que nous constatons aujourd'hui.
à votre avis fondées?
C'est la première fois que la loi du silence est bri¬
Pour beaucoup, il ne fait aucun doute que Pierre Poggio¬ sée, que des noms sont prononcés, des gens clai¬
li en tant qu'individu est un homme intègre. Qu'a-t-il fait rement désignés... Est-ce une étape
nouvelle dans
et couvert lorsqu'il dirigeait le FLNC d'antan? Je ne le
l'affrontement?
sais pas exactement. En tant qu ' organisation militaire et Vous savez, ici, ces révélations ne constituent
pas un
clandestine, le FLNC levait l'impôt révolutionnaire. scoop. L'omerta est levée, c'est vrai, mais uniquement
C'était une impasse, et une erreur, qui a probablement pour le continent,
pour la presse française, nationale;
ouvert la porte à beaucoup de
dérapages. Il fallait trouver
de l'argent et, pour y parvenir, tous les moyens étaient
INTERVIEW
bons, même les pires... Seulement, ceux qui l'accusent

aujourd'hui étaient alors à ses côtés, impliqués dans les
mêmes pratiques. Ils ne sont pas les mieux placés. Au¬
cun des deux
camps n'est en situation aujourd'hui de fai¬
re

la morale à l'autre. Concernant Alain Orsoni et

sa

fa¬

mille, les éléments dont je dispose né me permettent pas
de trancher définitivement. On dit maintenant que son
frère Guy, son oncle et son cousin germain dirigeaient ou
dirigent encore un vaste réseau de trafic de drogue. Je no¬
te tout de même
que ces accusations viennent bien tard.
Et puis, lorsque Guy est mort, les mêmes en avaient fait
à l'époque un martyr de la cause nationaliste.
Notre position en tout cas est claire: nous avons toujours
dit que le FLNC s'était engagé dans une impasse dange¬
reuse en voulant
appliquer les méthodes violentes de

pour nous, c'était déjà fait. Depuis longtemps déjà, des
tracts anonymes circulent avec les mêmes accusations.
Les initiés ne.découvrent rien en réalité. Et cela fait dé¬

avec

des mafias

se

valent.

étrangères, italienne

notamment.

Est-ce tout le mouvement nationaliste qui est au¬

On

a

sur

cette pente?

d'un côté le Canal

historique, qui dit continuer à

lever l'impôt révolutionnaire, avec toutes les bavures et
dérives inhérentes à cette pratique, et, de l'autre, le Ca¬
nal habituel sur lequel pèsent désormais de graves

Faut-il en accabler un plus que l'autre? Ce
qui est important, c'est qu'ils comprennent l'erreur de
base qui nous a conduits là où nous sommes. Ce qui est
eri cause, c'est la clandestinité politico-militaire dans
un contexte qui ne le nécessitait
pas. Mais croire, com¬
me on le lit
quelquefois, que seuls les nationalistes
corses ont dévié vers la
délinquance classique, c'est
soupçons.

faux, archifaux. Qu'a fait l'ETA...?
Vous déniez

aux

deux tendances le droit de dénon¬

des faits dans

lesquels ils ont tous été impli¬
qués. Qui peut le dire, alors? Le mouvement natio¬
naliste a-t-il besoin d'une grande lessive?
cer

Vu la

complexité de la situation corse, je ne crois pas
Propre. Il faut
jà un bon moment que nous avons franchi cette étape. attendre que les militants sincères - il y en a, je vous l'as¬
Les morts sont nombreux désormais...
sure
ouvrent enfin les yeux. Mais je ne suis pas opti¬
Les deux principales tendances de l'ex-FLNC s'ac¬ miste pour les mois à venir. Il y
aura d'autres morts. Les
cusent mutuellement de dérives mafieuses... Le
deux camps sont dans uhe phase d'exclusion absolue, je
terme vous semble-t-il exact?
ne les vois pas
dialoguer en ce moment. Nous sommes
Nops avons beau être «initiés», nous n'avons pas pour tous en stand-by. Les jeunes ne se reconnaissent plus dans
autant de moyens d'investigation nous permettant de
un nationalisme borné, mais
je ne suis pas sûr qu'ils écou¬
tout connaître avec une totale exactitude. A
priori, les dé¬ tent beaucoup ceux qui, comme nous, prônent un natio¬
rives du mouvement nationaliste correspondent plutôt, nalisme ouvert, de
dialogue, avec le reste du monde.
me semble-t-il, à celles d'une mafia territoriale. Je ne
Nous sommes trop vieux. Franchement, je ne sais pas ce
suis pas sûr qu'ils se soient vraiment structurés en rela¬ qui va se passer •
Recueilli par A. L.
franchement à la solution d'un monsieur
-

Commentaire
est-il

:

Il

avance,

Simeoni. Mais pourquoi

toujours nationaliste lui-même ? (C.S.)

�«

Bonjour tristesse » de Francesa SAGAN

Edicions

«

Lo libre de Pocha » N° 772. Primièra
Julliard en 1954; 180 paginas

edicion: René

I

a

Al moment de mas vacanças

40

eslivalas, trapèri per asard un

cal creire qu'en 1954, la literatura francesa èra plan paura
far del primièr libre d'una jove borgesa de 19 ans, un afar
mediatic montât en espilla de cap en cima. S'arrestar als
quasèrns intims d'una adoiescenta desvariada per ne far
l'eveniment artistic de l'annada, caliá un côp de mai que lo
parisianisme sia en manca d'originalitat. Francament en defòra
del romantisme trebol qu'acompanha tôt passatge dins lo monde
dels adultes, la jove Francesa nos porgis pas res de mai. Plan lo
contrari que sos questionaments, sas observacions, sas sentidas,
son d'una banalitat a se i endormir dessus. Es çò que
me fa
escriure
naut
que
pus
siem mai en preséncia d'una
d'autobiografia del genre casern sentimental que d'una
vertadièra ficcion.

per

r*.

?
6

dire de "Bonjour

tristesse". Una
paire veus e una mica
femaassièr. Aqueste bulineja (coma se ditz ara) de mièjamondana en mièja-mondana fins al moment ont una femna de
sen, amiga de longa de la familha. s'entracha de se lo maridar per
lo "rambar". Plan solide aquò se fa pas sens trebolar la vida
domeslica
e
afectiva de la drôlla, ela-meteissa en
plena
descobèrta de sa femenitat. I a pas aqui de que ne far un roman.
INFOC

Plan se'n

n°144

De

o

mens

causa

a

complicia de

son

manca.

mai

ai

relevât qualquas maladrechas dins l'escritura.
especialisla
de la lenga francesa (que demorarà per
1995-98
ieu una lenga estrangièra). se trapan dins "Bonjour tristesse" las
av. de
imperfeccions d'una pluma jove. Aquô rail que son pas aqui que
Lespinet pecats veniais
de novelaris e que Francesa SAGAN provèt
31400
posieriorament qu'avii las qualitats d'una autora requista
Toulouse
menrejant plan sas arts e son escritura.
T

Décembre
M

grand

pas

jovenla mai

eiemplar d'aqueste "famós" primièr romanòt de Francesa SAGAN.
Dins lo calimàs pesuc de mas jornadas caumadas èri. o cal ben
dire, prèstc a legir que que sia almens foguèsse a posita. La sòrt
volguèt que tornèssi legir "Bonjour tristesse".

■S
o

Anar querre quicòm que flaire de prèp o de luènh a
l'escandôl, amai foguèsse pas que literari. me demandi ont los
critiques e jornalistas parisencs trapèron aqui dintre una
noveltat o un chic d'immoralitat. Segur qu'a l'epòca las joventas
de familha aviân pas de publicar lors pensaments del malviure.
Lo mai de 68 èra pas encara passât entapr'aqui e alavètz, se en
1954 se parlèt fòrça de la parucion del libre, es justament en
causa
de sa soia
publicacion. A mon vejaire, l'escandolet
residissiá dins l'acte de publicacion, es a dire de rendre public
d unes sentits, o puslèu d'unes sentiments que la pudor
d'alara
cornandava de se gardar. Subretot quand ôm èra una drôlla
jove.

:

Sent

esser un

61 53

81 02

Tôt comptât e rebatut urosament que per aquesta obreta de
pas res SAGAN portèt saganh (me desencusarètz per l'aisidesa)
dins los mitans literaris e artistics. Se s'èra pas fach de bruch a

l'eniorn del roman primièr de la domaisela. provablament que
Francesa SAGAN auriá caisut dins lo desbrembièr universal amb

"Bonjour tristesse". Aquô's aquô l'anament en literatura: un
prinièr roman mancat equival sovent a l'asortament d'una

son

n'es de
"Bonjour tristesse", i a pas plaça pel social. Tôt i es pas que
sentiments. Sos personatges son cobèrts d'aur e lo debanar de la
narracion se passa en vacanças sus la còsta
provençala.
Evoluisson coma de mariòtas movebudas. per de ficèlas que se
sonan amor. ànsia, gelosia, passion, amistat, òdi, trebolèri, e ne
passi per mallia. Se'n'encara las ficèlas èron pro finas!
Malurosament es pas totjorn lo cas. Quelques côps on se creirii
quitament dins un marrit telefelbeton american. Fin finala se
poriá escriure que Francesa SAGAN faguèt aqui una òbra a
l'adreiça de las mistolhetas de son edat. Las que de son temps
deviin esser abonadas al selmenari "Nous Deux".
Dins

t
y
t
t
t
t

lo

monde de

l'autora,

almens

per

çò

que

vocacion naissenta.

Francament, estimais legeires d'INFOC, s'avètz mai de 15
desaconselhi de vos lançar dins la legida d'aqueste librôl
(encara qu'una orada bastèssa per aquô far); fora s'avètz l'anma
d'una eternala mistolheta. plan solidel Cal d'ôbras de tota mena
per far un literatura. La literatura francesa es somesa ai
fenomèna tal coma las autras, ni mai, ni mens...
ans. vos

Sèrgi VIAULB.

ISÎ

&lt;D

3
o&gt;'
w
r*4=

CD
Q.
(D
CD
CD
OV

G)

13
G)
(Q

�LA

Notas

1995

Martes 26 de diciembre de

Un fabuloso trovador occitano tras las
Por Alicia

NACION/Pàg.7

huellas de Gardel

Dujovne Ortiz

(Para LA NACION)
TOULOUSE.

-

mito o abrirse a la
is the question. Al
,

acunado en la lengua de los trovadores. Por perdida que esté la inemoria del trovar clos, el aima

iAferrarse àl
leyenda? That

enterarme de

pasa a través de la lengua, y en la
voz de Gardel hay un hilo que nos

la -ventoiina levantada entre los
"los hombres sablos" por un sim¬
ple trabajo periodistico publicado
en estas mis mas páginas, y ai saber que una

nostalgia de una
patria perdida mucho an tes de

conecta con la

que

sobrina de Berta

aqueste tango fai./ Per te pariar e
fa la féu/ D'un autre biais,
dins to lenga

Simm

m

también el

nacieron

Desde decir "Guarda, no te metas
con Gardel", hasta responder:
"Mal que les pese a sus guardianes, yo a Gardel lo miro por-

otro can-

Claude Nougaro.
parte, el otro Claude an-

tante francés.

Por

su

gelical, Claude Sicre.

novelista.

di bu jante, miisico y musicólogo,
anima desde hace arios el barrio
de Arnaud Bernard, organizando
inmensos

banquetes callejeros en

cada vecino, ya sea un
viejo anarquista espartol, un inlos que

i

migrante árabe, una abuelita toloo un joven artista inglés,
comparte su comida y su botella

;

con

sana

ei prójimo. Es

el creador de

ft£(§Nœ
tiempo sus Iazos con la

latinidad

y se ha quedado sin folklore. Esa
es la razôn del amor que los tolosanos sienten por América del
Sur y en especial por el tango: restablecer la conexión perdida con
ebmundo latino al que alguna vez

!

de folklore tolosano y
universal. Fabulods Trobadors,

pertenecieron, borrada por el
triunfo del universalismo abs¬

I

cuya

especialidad, el "rap occitano"" (una miisica de suburbio
marginal cantada en la lengua de
Mistral), expresa" un mestizaje
cullural casi tanguero. También
apoya los bailes de tango que realiza en la calle la asociación tolosana Tangueando y organiza carnavales cariocas frecuentados por

tracto de Paris. Los languedocianos occitanos y gascones han

un

j

grupo

documenconsagradaá a

Jorge Amado o muy
tadas exposiciones
GardeL

Argentines y franceses
iPor qué? "Porque el pais de la
lengua.de .Oc. ha. cortado.Jiace

Ar¬
los

significados del apellido
en lengua occitana (o de
Gardel, que pertenece al mismo
grupo y quiere decir lo mismo):
guardar. vigilar, protéger y mirar, Cada lector puede elegir el
que mejor le suene. Personalmente. prefiero mirar. Pero es
claro que el nombre da para todo.
cuatro
Gardés

m

Greenwich Village de Nueva

ańos de distancia.

festejar/ De
lengua natal/

que dejaste en tu barrio de
naud Bernard." Y ei segundo.

mm

York y Rambla de Barcelona.
Ademâs. a pocos métros y al-

que

Para hablar con vos y
otra manera. en tu

de los ba-

él Carlos Gardel y

de (leó/ Aquela

daisseres, al barri Naut Bamai.
'"A vos, Gardel, este tango sin saW

Arnaud Bernard

más cosmopolita. Se dice que está
llamado a convertirse en una
mezcla de Barrio Latino de Paris

gunos

e

en

anar

conquistara Occitania so pretexto
herejia aibigense. es decir. con ei duaiismo
câtaro. Situado detrâs de la célé¬
bré basilica românica de Saint
Sernin. llamada por los poetas

en

barco

De despedida, Sicre me dio dos
regalos. El primero es ta letra que
escribiô para "Tolosa Tango*", dedicado al "Zorzal": A tu Gardel,

de terminar con la

con

a ese

gentino.

iban a visitar al conde
de Toulouse, antes de que Francia

el más tradicional
rrios de Toulouse, y

subieran

qué pueblo real y de que tradición
espiritual venia ese cantor tan ar-

damas que

es

se

1893.-De las Cortes de Amor a las
cortes del tango: quizâ séria
bueno. justo y hermoso sentir de

comprendi que yo también necesitaba una manito angélica y me
fui a ver a Claude Sicre, ei ángel
de Arnaud Bernard.
Arnaud Bernard es un barrio
tolosano que se extiende junto a
la antigua puerta por donde antańo pasaban los caballeros y las

"flor de coral".

los dos inmigrantes, madré

hijo,

Gardes se proponia demostrar.
"con ayuda de los ângeles", la flllacidn paterna de "El Mudo",

perdido toda referencia a su propia cultura. Hay algunos que siguen

hablando la lengua original,

hay

muy similar al catalán, y
otros que là estudian, pero no

es

suiieiente: necesitamos recibir el
aporte de una cultura latina tan
viviente como la argentins, que se
ha creado a si misma."
No la de Esparta ni la de Italia
ni la de Portugal, sino concretamente la nues ira, porque esos très

países europeos están

llenos

hasta el borde de

su'propia cul¬

tura, mientras que

nosotros

hemos tenido que forjarnos una
civilizaciôn hecha de memorias y
de olvidos dispersos. Es curioso
pensar que mientras los argen¬
tines suspiramos por Europa, los
occitanos tienen nostalgia de no¬
sotros. Quizâ ni Espańa ni Italia
ni Portugal nos extrańen como
este sur de Francia:. obligado a in¬
ventaire a si mismo tai como no¬
sotros lo hacemos cada dia.
"Pero ustedes también necesitan a la Francia méridional

Sicre- Los argentinos se
han dejado fascinar por el éxito
-agrega
en

Paris y por un

folklore eiitista

parisiense que ha matado el folk¬
lore del Sur. Sin embargo, ignoran la Francia real y desconocen
al pueblo francés, un pueblo que
ha luchado, que ha logrado éxitos
en el campo de la democracia y
que

tiene unidad dentre

de.sûs

contradicciones. El primero que
habló de la nacion francesa fue un

gascón, Pei de Garros. Yo soy
francés. pero un francés más rico
porque cuento con una doble mirada, francesa' y occitana. asi

El nombre de Gardel

ustedes, los argentinos. son
ricos porque disponen de la doble
mirada del hijo de inmigrantes. A
Francia le hace falta latinidad y a
como

Argentina le hace falta el pue¬
blo de Francia. Por medio de una
cultura francesa más popular,
más amplia, que tome en consideración la literatura occitana y la
la

poesia de los trovadores, podriamos establecer una relacidn

profunda y fructífera. Esto ya lo
dijo Jean Jaurès, que era de esta
región. cuando Rie a la Argentina.

sus

que no es propiedad
para eso tengo ojos".
Lo cuai

a

plicación de miradas y verdades
puede libérarnos del "universa-

de Charles Romuald Gardes, por¬

lismo abstracto" y de la estrechez *
de la razón. Todas las versiones,
son ciertas porque todas, al expre-

que los documentos administra¬
tives tenian que estar en francés.
En occitano y en su casa, otro era

sar un

el cantan para sus compatriotas
tolosanos. el futuro Carlos Gardel
no se .llainaba Charles Gardes
sino Caries Cardés. "Berthe no
pudo hablar en francés con su
hijo --agrega Sicre-, o. si lo hacia.
era deiante de la gente y en mal
francés, porque en 1890 todo el

El consideraba una idiotez que
Francia cortara con sus raices oc-

pueblo de Toulouse, sin excepción, hablaba occitanoCarlos
GardeL o Caries Gardés, pero de
ningûn modo Charles Gardes, se
expresaba en un francés defec-

citanas,. porque de esa manera.

tuoso porque su

madré lo habia

no

hacia una ûnica verdad. Sicre sostiene que se es mas rico cuando se
cuenta con dos miradas. Yo me
animaria a afirmar que la multi-

GardeL nuestro ángel nos aclara que el nińo fue anotado por su madré con el nombre
Volviendo

de nadie y

implica que la mirada deba ser una sola ni dirigida

lazos con América del

cortaba
Sur."

mensaje, abren

un

abanico

de sentidos. Cuantos más padres
y

patrias tenga Gardel, más opu-

lentos seremos en el terreno de la
leyenda. Lo que nos paraliza no es
la leyenda, es decir, la imagina-

ciôn, sino el mito inmdvil. posesivo, celoso, cerrado y vigilante.
Una cosa es un ángel guardián y
otra un carcelero. Es maravilîoso

pertenecer a un pais con ángeles,
condíción-de ser tan libres, liicldos; desasldos y Ueno3 de distancia como ellos.-. ,&lt;c) La Nacion
a

.

�Linha

Imaginòt

Courrier
2e trimèstre de 1996

..

Salut les gars,
Je

La Normandie est

J'ai

fais parvenir ce message

d'amitié et
plus précisément du quartier
de l'Eure sur le port du Havre où nous tentons avec
1"'A.S.A.P.A.C.", association de quartier, de mener
notre révolution à l'échelle de notre park.
vous

de soutien du Havre,

Nous souhaitons

nous associer

à votre pro¬

Nous le faisons d'abord

en nous

revue.

Pour la suite, nous attendons votre

Nous

prêts à embrayer

beaucoup apprécié
ton article "Pour y voir
clair". Je pense aussi,
contrairement à Mr

d'abord l'existence de

militant

abonnant à votre

réponse.

:

cm

,

13

rue

la décentralisation

culturelle y marque

des
points. A noter tout

Wake-Up, fanzine lié au
milieu rap, ragga et reggae
de la ville d'Evreux et de la

a pas peur

Christian Dequesnes

du débat, y compris avec le
Front National. La ville du

(Douai

Havre volt

-

59)

quant à elle la

création de l'ASAPAC,

sur vos proposi¬

association de

qu'aviá d'uelhs blaus

responsable de

,

:

région. On n'y

A Pascala

l'A.S.A.P.A.C.
Havre. Tél.

un

amer.

tions. Amitié.

Laurent Bihel

ébul-

en

lition

Bigot, que tu n'es ni
journaliste frustré, ni

jet de Grande Révolution des Quartiers du Monde.

sommes

.Cortetas. ..Cortetas...

Jean-Marc,

tant lindes

du docteur Lecado 76600 Le
e

35. 41.10. 88.

de tant

polits pels
roges

quartier
GRQM (voir
ci-contre). Et à Bayeux,
sensible à la

Guillaume Dancel lance le
fanzine Rebessin, "le

jour¬

nal libéré anticentraliste,

pluridisciplinaire, muticulturel entièrement réalisé à

Lire

la

Linha

La

LINHA

m'apporte, en plus du

chemin.

compte-rendu

Chemin

des

"réalisations concrè¬

marcheur

tes", l'espoir et la moti-

de

uation pour

tiers

imaginer et

réaliser les uéritables
solutions

"

"

aux

pro¬

plus

fait

la main" et

Improvisacion davant un
veire de Guiness

faisant,

un

les

sur

après

un concert dels
Fabuious Trobadors

sen¬

"débats-tu

d'ébat'eu
des

son

?"

sus

plan la flor enversa"

?"

(Pessac

-

Bees

Aquela Pascala,
sabi pas quala pascada
Bonne

!!!

route

farà ;

cada Pascala
que pot far da pascadas
pascalas
mas es

33)
Jean-Louis

Merci pour
ballon
vous

d'oxygène

le

-

que

(Larrazet

Courreau

coma

82)

pas

las de Pascala.

Joan Sibille

Pappola
Ciotat-13)

quement

: une

débar¬
révolution

(J-M B)

Wake-Up Radical Studio,
1 place Kennedy Maison de
quartier 27000 Evreux.
,

rue

13

du Docteur Lecado

76000 Le Havre T

:

35 41

10 88.

Guillaume Dancel 4

rue

Chausey 14400 Bayeux T

:

31 92 25 74.
Littérature.

Le Centre

d'Etudes de la Littérature

êtes I!

Patrick

autre

chose que pour un

Laurent Bihel ASAPAC

blèmes de notre monde.

Stéphane

l'aire de " Ar res-

qui promet. Nul
l'on reparlera de

la Normandie pour

culturelle.

?"

bas tuent

doute que

(Pantin

-

93)

(La

Occitane (CELO)
des

colloques

organise
des

sur

auteurs, des thèmes ou
des textes et

publie les
:
Pey de

actes. A son actif

Garros, Michel Camélat,

Aquò's pas de bon
comprene, la pèrda de la
possibilitat de passar al
"Cercle de Minuit" pels
F.T.I?! Mas an pas l'obligacion de se justificar.
Mai d'occitan
la Linha seriá

sur

logic. Non ?

Contanhetz d'atissar I
Adieusiatz plan.

Jean-François Bladé, René
Nelli, Antonin Perbosc,
Guilhem Ader, Bernard

Manciet, Césaire Daugé,
les troubadours, l'Occitanie

Et

de la

haute

conception
rapidité de communication
grâce au nouvel
une

AS/400 Advanced Sériés.
Paul Gineste

Grande Motte

-

34)

(La

Ça voudrait ressembler aux signaux de fumée électronique
de Claude Sicre, mais en vain

31

et

romantique. Les 10

11 Mal derniers, le col¬

loque de Villeneuve-lèsAvignon était consacré au
texte "Lou Pouèmo

dóu

Rose" de Frédéric Mistral.

(J-M B)
CELO

11

rue

64510 Bordes.

du

Bois

�Linha

Imaginòt
Courrier

2e trimèstre de 1996

y

...Cortetas...Cortetas...

Clarmont,
B.D. Un label

indépendant,

Les

Requins Marteaux,
"prendre en main un
travail qui nous tient à
coeur... Il n'y a pas de parti
pris esthétique mais plutôt

engagement". Deman¬
dez le catalogue.
Les Requins Mateaux, 13
rue de la République
81000 Albi

Tél.

63.56.54.29.

of

the

south,

prend

velles
Dôme

de
on

est

Montagne
de

couvert

caille.

se

des

apporte
la

de

nou¬

le Puy
neige et

:

Question

:

+

(c'est à dire
Montferrand, l'équi¬

de
Rugby qui n'a
championne de France

été
y a deux
putaing de

pe

à

de

cause

vous,

pas

Toulousaingz). Clermont-Ferrand

ka, Vinilkosmo, sort

est-elle

Brésil, Ukraine, Zaïre... La
France est

représentée par
System et

(
de

?

été).
la

Dans

article

Fabulous Trobadors mais

quand

un

aussi par

Clermont

toire

Galipote n°83,

l'éventuelle

sur

à

Rémy Walter.

occitane

L'I.E.O. 63 : salle 151 fac
lettres, j'y suis pas encore

dreta

Massilia Sound

ville

une

Aurillac.
ramassage
?

(Super

!

scolaire

autre

Un

occitane

un

calan-

à
à

l'his¬

sur

de

Lo Camèl BP 4040 34545

l'Auvergne,
pichon article sur l'absence
d'émission en langue Auvergnate
(ou en dialecte, encore un faux
débat) sur F.R.3*.
Pas de radio-Oc ici, mais
une
radio Franco-Portugaise
:

Besiers T

Radio-Altitude

Catalogue. La seccion
regionala IEO Lengadoc
recampa tôt
s'interessan

lo monde que
a

la

lenga

la cultura occitanas

e a
lo

sus

catalogue Aici Occitania.
67 28 04 33.

:

un

tés
du

de construire lourd, cher et

mencé

compliqué si cela vous
plait. Vous pouvez aussi
choisir léger, économique

dans

et facile"

c'est

:

ce

que vous

Jean-Marie

Haquette "Archipentier" à
stage "La

l'occasion d'un

construction d'une maison
en
au

bottes de

paille" du 21

23 Juin, du 12

Juillet et

au

Solaires). (J-M B)

Haquette 10
place de la tour 06530 St
Cézaire/Siagne T : 93 60
:

93 60 87 88.

rock

à

le

portugais

Assimil.
bon

un

film

à Toulouse,

passer
Babe

bosser

le

panhàs

cochon

(qui doit
j'imagine),

avec

un

par-

plus

Normalement

Sicre,

vrai que nature.
ça devrait plaire à
puisque
c'est

AmériCKain.

14

Septembre. La
maison de paille est lau réate du Prix Ecologie 1994
(ADEME et revue Systèmes

26 52 Fax

varié¬

et spécialistes
confidentiel. J'ai com¬

Vu

l'intelligence
ce

*(note)

:

pour

envoyer

parisienne;

a

fout

? Est

opinion

une

Ben

mais

degun

le

une

bien

la

a

s'adresser

au

centre

Biaise

3
rue
Pascal,
Joffre
63000
Clermont, ou I.E.O. 43 Centre
Peire Cardenal, Le Puy en Vêlai
ou
15°
43000,
I.E.O.
e
Felibrige d'Auvernhe, 9 cité
Clair Vivre Aurillac

je m'en fous,

15000.

Moi

j'ai pas la télé,

sur

il

mare

sympathique,

chance

prenne

quoi

sans

dans

est

il

aurait
de

que

pas

sérieux,
déjà fini

au

sang comme

ses

collègues Corses. Voilà pour¬
quoi les imaginotistes ne sont
:
pas
nationalistes
ils ont
peur des coups (de fusil).
Impossible de trouver une
croix

occitane

dans

le

coin

;

peut-être
bien
que
MidiPyrénées fait beaucoup de tort
à
ce
symbole en se l'appro¬
priant. Comment se procurer un
auto-collant OC ? Question épi¬
neuse.

Chine",
Brès

à

Besson.

librairie

la

A

trouvé
la

Miréio

Toumbo

Aux

"La

et

de

D'al

1 ' abbat

plaquet¬
te intitulée : Le Tirage ou Les
Sorciers,
"poème
en
langue
auvergnate",
imprimé
par
Auguste

puces,

Veysset,

une

de

rue

la

Treille, dans les années 1830,
et
commence
ainsi
qui
:
"Garçous de tous pais, de toutas
qualitas/ Chi vous voulez
sabei
de
bounas
veritas,/
Veniatz-vant, ecoutaz ce qu'you
voule vous
dire".( Dirian que
quo'i
lo
Sicre que parla).
L'auteur
:
J.Roy, Ancien juge
Paix à Celles.

Ane,

ara

per

ara

!

carte

postale au C.S.A. et
faire respecter le cahier des
charges
de
F.R.3.,
faut
une

B.H.L.

que

avec

l'occitan, lui ?

de

en

Jean-Marie

des

ringardes

Habitat. "Vous êtes libres

propose

avec

unilatéraux

qu'est-ce qu'on s'en

Clermont-Ferrand
Clermont

Compil'. Le label d'Eurocompilation qui regroupe
des groupes et artiste aux
styles variées d'Agleterre,
Italie, Suède, Slovaquie,

part ça,
la Linha me
la
tête
avec
ses

un

débats
Vous

ans

une

des parisiens et séries

que
A

friends

Dear

pour

un

a

américaines.

le 12 març 96,

Joan-Pa

Godonesc

�Graffiti dans le village de Frijillana, près de Matril (Malaga). Photo J-M Fraysse

Précisions

5 Avril 1996, cercle de

:

Minuit

sur

l'Occitanie,

La lettre de J.P.

Goudounesque nous donne
l'occasion de préciser un des
points du "fonctionnement" de la
Linha Imaginòt. Les personnes
dont il est question dans nos
colonnes et en particulier "l'intel¬
ligence parisienne", reçoivent le
numéro de la revue les
nant. Aussi les débats

être très

ne

sont

qu'on
pourrait le penser. Alain Daziron
a depuis longtemps
remarqué
qu'à un article bien senti dans le
journal communal de Larrazet
répondent des silences révéla¬
teurs du bien fondé de l'article.

Les silences font aussi partie du
débat, tout comme les agitations
et les contradictions de Ben.

colère

point où
j'ai sauté du lit pour aller cher¬
cher un papier et écrire.
1°) Cette émission a
donné une image fausse des
penseurs Occitans et de l'Ocen

au

citanie.

2°) Manciet m'a

concer¬

pas aussi "unilatéraux"

(J.M.B.)

J'ai commencé par

semblé prétentieux, jouant les
nombrilistes
à tout

ner

être

en

qui veulent éton¬
prix, il écrit peut

occitan mais il

ne

mesures, des décisions poli¬
tiques pour ça. C'est à dire
une politique dans les
médias, une politique dans

l'éducation nationale, une

politique dans l'environne ment. Et cela le pouvoir fran¬
çais n'a jamais eu envie de le
faire, et c'est compréhensible
quand on connait l'ethocentrisme naturel des pouvoirs. Il
faut donc un combat politique
pour lutter contre cet asser¬
vissement de la langue. Cela
les gens présents n'étaient
pas du tout près à l'admettre

s'intéresse qu'à Manciet. Ses

sauf

jeux de mots et ses boutades
ne pouvaient pas être compris
par des gens en manque de
langue.
3°) Castan, c'était

lous Trobadors ont bien fait

Castan. Il rêve de l'académie

française et du prix Goncour.
80% de ses propres textes et
de

ses

vers

choix ont été faits

en

français.
Le point important

est celui-ci : si on aime la

langue et qu'on veut vraiment
la sauver il faut qu'il y ait des

un.

Sicre, et les Fabu-

de

ne pas vouloir passer. Je
crois que le basque est parti

au

milieu, dégoûté.

Le comble de cette
émission c'était que Laure
Adler semblait la

plus occita-

niste et voulait le débat. Mais

c'était bien sûr seulement de
la manipulation pure pour se
dédouaner par rapport à une
occitanie qui réclame auprès

du CSA

qu'on parle d'elle. Si

elle avait voulu inviter des

33

poètes nationalistes et discu¬
problème occitan c'était

ter du

facile. Elle savait aussi que

j'étais

Paris et que je pou¬
ce point de vue.
Mais cela ni le pouvoir
Français ni le CSA n'en veu¬
lent et ils en ont peur. Il était
facile de faire venir Carlotti,
Cardabella, et n'importe de
ces revues occitanes qui ont
une épine dorsale. Même
Sicre, tout confus et manipulé
par Castan aurait mieux parlé.
Ça, c'était ma colère.
Mais ensuite j'ai
:
pensé grâce à cette émis¬
sion certains ont peut être
compris qu'un peuple qui a
une littérature ne meurt pas et
qu'en fin de compte cette litté¬
rature existe. Un jour le poli¬
tique viendra la seconder
mais pour le moment il faut
continuer à accepter ces
délires de vieils archéologues
prétentieux et croulants.
sur

vais défendre

Ben Vautier

(Nice - 06)

�Linha

Imaginòt
On the Linha

4

î

,

■

iÉÉSëSSÉ

:
2e trimèstre de 1996

Concerts

A

:

Fabulons Trobadors

concert

:

Arnaud-Bernard 31000 Toulouse T
Massilia Sound

System

:

61 21 33 05.

en concert :

Compagnie Lubat de Gasconha en concert : 1er Juin à Chaumont (52), 8 Juin à Lille (59), 15
Juin à La Sauve Majeur (33), 16 Juin à Toulouse - parc de la Mounède (fête de l'Humanité)
(31), 17 Juin à Paris - Petit Montparnasse (75), 20 Juin à Francheville (69), 27 Juin à Blaye
(33), 6 et 7 Juillet en Guadeloupe, 13 Juillet à Germ-Louron (65), 2, 3 et 4 Août à Mhere (58),
du 14 au 17 Août à Luxey (40). Renseignements
: Compagnie Lubat 33730 Uzeste T : 56 25
38 46.

Double Embrouille Sound

System en concert : 21 Juin à Mérignac (33), 29 Juin à ClermontRenseignements : Rock'n ragga BP 206 33708 Mérignac Cedex T : 56 55 90 77.

Femmouzes T

concert

:
1er Juin à Onet le Château (12) Festival
Mosaïque, 8 Juin à
Juin au Plan - Ris Orangis (91), 16 Juin à Toulouse (31) Parc de la
Mounêde, 20 au 22 Juin à Maçon (71), 25 Juin à Tours (37), 28 Juin à Marseille - Le Cargot
(13), 29-30 Juin à Lezan (30), 12 Juillet à Aix en Provence (13), 19 Juillet à Celles sur Blandine
(79), 20 Juillet à Montmartrin (50), 26 Juillet à Gourdeille (24), 1er Août à Bayonne (64), 4
Août à St Pierre d'Aurillac (33), 15 Août à Notre Dame de Mont
(85). Renseignements :

Gardanne

Laurence

-

en

Cortetas. .Cortetas. .Cortet

CCAS (13), 13

Larrouy, Willing Productions 17

rue

Vacanças. Centres de vacanças
per los mainatges :
4-7 ans en Perigòrd ambe shivau, piscina, musicas e danças
tradicionalas. 7-20 de juilhet, 417

21 Juin à Drancy (93), 22 Juin à Lorette (42), 23 Juin à
Avignon (84), 25 Juin à Paris (75), 29 Juin à Vernissieux (69), 4 Juillet à Saint Jean de Luz
(64), 6 Juillet à Argelès sur Mer (66), 7 Juillet à Sommières (30), 11 Juillet à Signes (84), 14
Juillet à La Seyne sur Mer - Rade du port (83), 16 Juillet à Arles (13), 20 Juillet à Marseille Prado Plage (13), 25 Juillet à
Puylagarde (82), 27 Juillet à Draguignan (83), 6 Septembre à St
Jusse (42). Renseignements : Rôker Promocion 6 bd Bouès 13003 Marseille T : 91 957 500.

Ferrand (63).

..

6

Juin à Strasbourg - La Laiterie (67), 8 Juin à Nailloux (31),
14 Juin à Autun (71), 15 Juin à Die (26), 22 Juin à Castelmoron d'Albret (33), 23 Juin à
Aubagne (13), 30 Juin à Saint Martin d'Arrossa (64), 5 Juillet à Aurillac (15), 6 Juillet à
Marvejols (15), 16 Juillet à Arles (13), 20 Juillet à Saint Antonin Noble Val (82) dans le cadre
de "Les col os et les locaux", 26 Juillet à Robion (84), 27 Juillet à Chatillon, 8 Août à Brest (29),
9 Août à Courry (30), 10
Août à Rodez (12). Renseignements : Anne Brunei 19 place
en

Valentin 31400 Toulouse T : 61 53 85

d'agost.

8-12
vau,

ans en

Perigòrd ambe shibricolatge,

escalada, batèu,

lenga
de

e cultura occitanas. 7-27
juilhet, 4-17 d'agost.

10-13

ans

e

13-16

ans

dens las

Lanas ambe shivau, batèu, bici-

cletada, tir

a

l'arc, tenis,

eca.

Cercle occitan de la Lana-Gran
39 route de Hillan 33830 Belin: 56 88
10 05 Fax : 56

Beliet T

88 19 74.

Sète. Encore

un
groupe de
musique dans la ville du vieux
Georges. Celui-là utilise bidons,
mandolines, cymbales, carillon
et trompettes. Il chante notam¬
ment en napolitain. Il a sorti

récemment

CD

un

Pastiglia. C'est
Mandols. (J-M

Pigliate' Na'
Zygomar

B)

Zygomar Mandols 8
34200 Sète T

:

rue Doumet
67 74 39 63 Fax:

67 74 36 37.

06.
I sèm. La Linha

Fin'

concert

14

Juin à Toulouse - Chapelle Saint Nicolas à Saint Cyprien (31) (pré¬
sentation du CD "Jòia"), 22 Juillet au Vieux Boucau (40), 23 Juillet à Dax
(40), 26 Juillet à
Sarlat la Caneda église de la Caneda (24).
Renseignements : Pascal Caumont et Bénédicte
amor en

:

-

Primault 8

rue

Mondran 31400 Toulouse T

:

Internet

:

Imaginât sus
http://bambi.lptl.jus-

sieu .fr / users / vanDenB ossche

/L

inha / arribada. htm

61 53 11 58.
Massilia Chourmo. Nous

Juin : sortie du CD 12 titres des Femmouzes T. Renseignements
Willing Productions 17 rue Valentin 31400 Toulouse T : 61 53 85 06.

Laurence

Larrouy,

pro¬

testons vivement contre l'imma¬

triculation à vie

imposée

par

le

commando marseillais. De tels
2

Juin à Toulouse (31)

place du Capitale "Prima de las lengas" (Printemps des langues)
et de multiples associations
culturelles.
Renseignements : Carrefour culturel Arnaud-Bernard 1 rue de l'Hirondelle 31000 Toulouse
avec

T

:

-

Félix-Marcel Castan, Henri Meschonnic

61 23 58 55.

agissements ne peuvent que
rappeler les heures les plus
sombres de notre histoire. Ligue
contre l'aliénation du chour¬
mo.

4

Juin à Aurillac - centre social de Marmiers (15) : stage "Cuisine auvergnate et santé".
Renseignements : IEO 9 cité Clair Vivre BP 602 15006 Aurillac Cedex. T : 71 64 34 21 Fax : 71

Pour l'art vivant,

64 88 60.

non

et

7

Juin partout où

authentique,

officiel, alternatif associatif

expérimental, ouvert

aux

chante : opération nationale Repas de quartier dans toute la
France Renseignements : Carrefour culturel Arnaud-Bernard 1 rue de l'Hirondelle
31000

artistes du monde entier.

Toulouse

René Maltête du 21 Juin

ça vous

T: 61 23 58 55.

Exposition de photographies de
28

au

Juillet, exposition de peinture in
7

Juin à Aurillac

nelles.
Fax

:

- auberge des Crêtes (15) : initiation et entraînement aux danses tradition¬
Renseignements : IEO 9 cité Clair Vivre BP 602 15006 Aurillac Cedex. T : 71 64 34 21

71 64 88 60.

situ de K.E.J.

du 2 Août

Prieuré 65700 Madiran. T
9

Juin 10H Café Lacombe 8140

la fabrication de

ses

Penne du Tarn

(prévoir pique-nique). Journée d'initiation à
propres jouets nature, jouets rustiques, avec Ariette Bonnefous.

34

au

8

Septembre.
Utopias y copias Gallery, Le
31 93 28

-

62 31 92 50.

:

62

�Linha

Imaginòt

On the Linha
VS~

2e trimèstre de 1996

Renseignements : Association Bonnan Fabre de la Grange 81140 Penne du Tarn T : 63 56 36 14.
11

Juin à Aurillac

-

centre social de Marmiers (15) : stage "Cuisine auvergnate et santé". Renseignements : IEO 9 cité Clair Vivre BP

602 15006 Aurillac Cedex. T
12 Juin

à Marseille (13)

-

:

Juin à Aurillac

-

:

71 64 88 60.

Café Julien : Cyb'RP Sound Internet'ional avec Massilia Sound System. Renseignements : Ròker Promocion

6 bd Bouès 13003 Marseille T
18

71 64 34 21 Fax

:

91 957 500.

centre social de Marmiers (15) : stage "Cuisine auvergnate et santé". Renseignements : IEO

9 cité Clair Vivre BP

602 15006 Aurillac Cedex. T : 71 64 34 21 Fax : 71 64 88 60.
21

Juin à Aurillac (15)

Aurillac Cedex. T
22 Juin
25

:

festa de la musica amb los musicaires de l'IEO. Renseignements : IEO 9 cité Clair Vivre BP 602 15006
:

71 64 88 60.

à Aurillac - la manufacture (15) : stage de bourrées et mazurkas. Renseignments : 71 48 35

03/71 64 34 21.

Juin à Aurillac - centre social de Marmiers (15) : stage "Cuisine auvergnate et santé". Renseignements : IEO 9 cité Clair Vivre BP

602 15006 Aurillac

6

:

71 64 34 21 Fax

Cedex. T : 71 64 34 21 Fax : 71 64 88 60.

Juillet à Camarès (12) : repas de quartiers sur les places et dans les rues, avec
Renseignements : 65 33 82 37.

la participation de "Brancaleone", Tarantelle cala-

brese.

juillet au 3 Août (sauf le 22 Juillet) à Avignon (84) : théâtre : 11 H : René Gouzenne joue "Une trop bruyante solitude" de Hrabal,
: Jacqueline Benedetto joue "Le mystère Vilar d'une anonyme", 18 H : Brigitte Canaan et André Benedetto jouent "Fleur du
béton", 21 H 30 André et Sébastien Benedetto jouent "Rigoberta met les voiles". Renseignements : Théâtre des Carmes 6 place des
Carmes 84000 Avignon T : 90 82 20 47 Fax : 90 86 52 26.
9

15 H

en vallée du Louron. 11 Juillet à 10
décentralisation culturelle et le centre culturel
d'Arreau, concert en soirée avec Bernardo Sandoval et Zebda, 12 Juillet : rencontre Aragon-Gascogne. 13 Juillet : de la communauté
de village à l'assemblée de pays, Bal final tribal avec la Compagnie Lubat et tous les autres. Renseignements : Association
au 13 Juillet en vallée du Louron (65) : 5e festival et Rencontres de Germ et des communautés
H à Arreau: débat avec Philippe Douste Blazy, Félix Castan, Claude Sicre, etc.. sur la

11

Perspective 65240 Estarvielle T : 62 99 65 27 Fax : 62 99 63 22.
14

Juillet

63 63 05
20

des peintres du Sud de la France par Félix Castan, comme tous les étés
lieu-dit Les Infruts 12230 La Cavalerie. Renseignements : Carrefour d'Occitanie BP 814 82008 Montauban Cedex. T :

15 Septembre : Môstra del Larzac exposition

au

depuis 20

ans,

67/65 62 70 93.

colos et les locaux" : stands, expositions, animations, rencontres, concert avec
Moyen Age Un. Renseignements : Frédéric Boyer Fabre de la Grange 81140 Penne du Tarn T : 63 56 36 14.

Juillet à Saint Antonin Noble Val (82) : "Les

Fabulous Trobadors et

15 Août à Camarès (12) : Les

Vraies Folies Bergères. Renseignements : 65 33 82 37.

- lieu-dit Les Infruts (12) à 15 H : débat sur la peinture contemporaine et l'exposition Môstra
Renseignements : Carrefour d'Occitanie BP 814 82008 Montauban Cedex. T : 63 63 05 67/65 62 70 93.

15 Août à La Cavalerie
Félix Castan.

del Larzac avec

au 25 Août à Uzeste (33) : 19e Hestejada de las arts d'Uzeste Musical, grande "Mescla" multiculturelle transartistique de
Gascogne Océanique, sous la présidence de Félix-Marcel Castan. Renseignements : Compagnie Lubat 33730 Uzeste T : 56 25 38 46.

17

Centres de
6-13

vacances

du secteur Animation de l'Institut d'Etudes

Occitanes

ans

20 au 27 Juillet à la mer

(Andernos - 33) : thème "Nature et sports".

préhistoire".
occitans".
(Peyrebrune - 24) : thème "L'écologie".

28 Juillet au 4 Août à la campagne (Peyrebrune - 24) : thème "La
4 au 11 Août à la campagne (Peyrebrune - 24) ; Thème "Les troubadours
11

au

18 Août à la campagne

14-18 ans

Trobadors : musique populaire, expression corporelle et
Trobadors.
(33) : séjour autour du festival d'Uzeste Musical : musique populaire, expression corporelle et théâtrale, anima¬

8 au 22. Juillet à Saint Antonin Noble

Val (82) : séjour concert avec Fabulous

théâtrale, rencontres, nature, concert avec Fabulous
11
tion du

au

25 Août à Uzeste

festival, rencontres, nature.
14 au 28 Juillet en Haut

Languedoc : canoé et rando itinérant : descente

culture, activités artistiques.
IEO Animation 26

rue

Paul Mamert 33800 Bordeaux

T : 57 95 80 44 / 53 31 63 97.

deTOrb en canoé, randonnée pédestre, découverte nature et

�Le Zine D Fans n"3

(Février 1996) - 7

rue

Félix Pécaut 64270 Salies de Béam

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rue

de la

Banque 82000 Montauban

sector Musica de l'Institut d'estudis occitans e de la GRQM
publicacion : Claudi Sicre
Cap de redaccion : Claudi Sicre
Composicion : Liza Avinenc e Joan-Marc Buja
Redaccion, mesa en pagina, administracion, difusion : Joan-Marc Buja
Comitat de redaccion : J-F Blanc, J-M
Buja, J-P Damaggio, J. Gaudàs, L. Michòt, C. Sicre, P. Venzac, J. Vilòta.
Adreça : 42 carrièra de la banca 82000 Montalban T : 63 63 08 58 Fax : 63 66 76 76.
Estampaire : Médiations S.A.R.L. 1 carrièra Bourdelle 31300 Tolosa T : 61 42 88 55 Fax : 61 42 96 81
Depos légal : 2e trimèstre de 96
Director de

N° ISSN

:

N° CPPAP

1166
:

-

8067

76 489 AS

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M.P.U.

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              <text>Linha Imagin&amp;ograve;t (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/20846" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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            <elementText elementTextId="663210">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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