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                  <text>SOMMAIRE

I! est extrêmement

Débats
important..;.
Impressions de Belgique
Le mot séparatisme n'est plus tabou
Il est extrêmement

Finkielkraut et le

piège

6

7

—

Réponse publique à diverses questions
Brell (suite)
au

•

corse

Je pense, je suis, etc...
Pluralité et développement

Intervention

1
3
4
5

en

privé qui

se

recoupent8
9

festival de Germ-Louron

Festival d'Uzeste

13

Une ère nouvelle

15

a

sorti les vaches !

Quand
Balèti

16

Puègeric festeja lo

17

porc...

17

Radio Pais

DesTocqueviile
tout lepensé
mondeà publier
avec
années queet ôjestupéfaction
prends ta jetêten'aià jamais
des extraits de
alors voilà

(je

travaux dans la Linha c'est une vergonha
rends compte que je l'ai même pas cité dans
) (quelle erreur !). (C.S.)

ses

me
Vive l'Ame'ricKe !

17

Des nouvelles du front nord

17

Toulouse

20

:

le nivel

10

De pertot
1ère fête des jeunes locaux-colos à Saint Antonin Noble Val --11
Lo campestral d'Aurevila
12

On

important,
urgent et nécessaire de
mettre un peu de Tocqueviile
dans cette Linha pour relever

carnaval

Pétition

L'ancien

21

régime et la Révolution d'Alexis de Tocqueviile,
chapitre 6 - extrait

Musica
La saga de Nadau
Un Lubat amerlock
Pas de

temps forts

pour

22
27

la bourrée

28

Hommage
Sur la méthode Freinet
Le

temps des

29

Pédagogie

30

Imagination
35

soucoupes

Poesia/cançon

Barri

36

Qu'es-tu devenu ?

36

Tribal Babel Trip

37

Il

n'y

Vis

a pas de

frontière

37

que tu es, et fais ce que
Durs baladins
---r
ce

38

tu dois

38

Lecturas
Alain Finkielkraut

; "Jusqu'au délire", et commentaire
Connaissez-vous le rhéto-roman ? et commentaire

39

Le nombre

40

40

"pi" mis en musique, et commentaire
Interceltique attitude à Lorient, et commentaire
Denis Tillinac

:

"Une élite à bout de souffle", et commentaire

41
- -

42

Le

crépuscule de la culture française, et commentaire
43
Delors stigmatise la "révolution conservatrice", et commentaire 43
Idées fausses, et commentaire
44
Les maires pour un département basque, et commentaire
Apprivoiser la technique..., et commentaire
Andréa Riccardi, la passion du dialogue, et commentaire

- -

44

---

45

45

Les chemises noires de la France verte, et commentaire

46

ProuvènçoAro

46

A 94 ans,

Théodore Monod jeûne

contre le nucléaire •• 46
A. Hayot, et commentaire 47

encore

Extraits du débat J-C Cambadélis

-

L'ouvrier et la sirène aux seins nus, et commentaire

47

Courrier

48

OntheLInha

50

Le
au

pouvoir central

xvme

siècle

en

cette

France n'a
constitution

pas encore

saine

et

acquis
vigou¬

lui avons vue depuis ; néanmoins, comme
déjà parvenu à détruire tous les pouvoirs inter¬
médiaires, et qu'entre lui et les particuliers il n'existe
plus rien qu'un espace immense et vide, il apparaît
déjà de loin à chacun d'eux comme le seul ressort de
la machine sociale, l'agent unique et nécessaire de la
vie publique.
Rien ne le montre mieux que les écrits de ses détrac¬
teurs eux-mêmes. Quand le
long malaise qui précède la
Révolution commence à se faire sentir, on voit éclore
toutes sortes de systèmes nouveaux en matière de so¬
ciété et de gouvernement. Les buts que se proposent ces
réformateurs sont divers, mais leur moyen est toujours
le même. Ils veulent emprunter la main du pouvoir
central et l'employer à tout briser et à tout refaire sui¬
vant un nouveau plan qu'ils ont conçu eux-mêmes ;
lui seul leur paraît en état d'accomplir une pareille
tâche. La puissance de l'État doit être sans limite comme
son droit, disent-ils ; il ne
s'agit que de lui persuader
d'en faire un usage convenable. Mirabeau le père, ce
gentilhomme si entiché des droits de la noblesse qu'il
appelle crûment les intendants des intrus, et déclare
que, si on abandonnait au gouvernement seul le choix
des magistrats, les cours de justice ne seraient bientôt
que des bandes de commissaires, Mirabeau lui-même n'a
reuse

il

est

que nous

�Linha

Imaginòt

de confiance que dans
réaliser ses chimères.
Ces idées ne restent

l'action du pouvoir central
point dans les livres

;

Impressions de
Belgique

pour

elles des¬

cendent dans tous les esprits, se mêlent aux mœurs,
entrent dans les habitudes et pénètrent de toutes
parts,

jusque dans la pratique journalière de la vie.
Personne n'imagine pouvoir mener à bien une affaire
importante si l'État ne s'en mêle. Les agriculteurs euxmêmes, gens d'ordinaire fort rebelles aux préceptes, sont
portés à croire que, si l'agriculture ne se perfectionne
pas, la faute en est principalement au gouvernement,
qui ne leur donne ni assez d'avis, ni assez de secours.
L'un d'eux écrit à un intendant, d'un ton irrité où l'on
sent déjà la Révolution : «
Pourquoi le gouvernement
ne nomme-t-il
pas des inspecteurs qui iraient une fois
par an dans les provinces voir l'état des cultures, en¬
seigneraient aux cultivateurs à les changer pour le mieux,
leur diraient ce qu'il faut faire des bestiaux, la façon
de les mettre à l'engrais, de les élever, de les vendre, et
où il faut les

buer

ces

preuves

Claude Sicre

On continuera

avec

il aime bien les Fabulous et

certains mais c'est pas tout à
fait vrai en tout cas, là ça

qui

socratiques
à

se passe

Arnaud-Bernard et

encore

plus depuis la tarte à Hallier
et celle à Bedos de nos petits
camarades du Cocab (qui lui
envoient Au Pays du Cocab)
(J.M.Buge devrait lui envoyer
la Linha et tout) je lui en ai
parlé je crois que ça lui plai¬
rait beaucoup et même plus
que ça puisque depuis la dis¬
parition de la revue de FI.S. il
y a que ça qui relève le défi
lancé par G.D.). Donc voilà
conversé gentiment devant sa
bière préférée "euphorisante",
nous a parlé de ses exploits à

marché ? On devrait bien rétri¬

plus tard
plus extraordinaires (C.S.).
:

2) Je suis content de mol

les conversations

»

Commentaire

1) Rencontré pour la 2ème
fois Noël Gaudin Fentartreur

et tout ce

inspecteurs. Le cultivateur qui donnerait des
de la meilleure culture recevrait des marques

d'honneur.

encore

mener au

#►

—

des révélations

Nantes et de

ses

échecs pour

Reims

(le pape) et de ses pro¬
jets. Okey pour venir à
Toulouse si

possibilité
d'entartage d'un gros (Juppé,
Chirac, etc...), pour aussi ren¬
contrer la colha Naut-

Bernatesca. Puis discussion
les concepts, une

copine
(Lysiane, pas vue
depuis dix ans) qui pas okey
sur tout pose des questions.
J'ai dit cible = sottise (okey)
+ vanité de cette sottise (ok)
+ publicité de la vanité (=
vanité) de la sottise : OK a dit
Gaudin, ça nous permet de
sur

était là

l'est. Tout ça

grâce à Robert
ce qu'on
autres ça vous enlève

Lafont il faut dire
doit

aux

au contraire, et ça tra¬
vaille bien pour l'histoire.
Grâce à Robert Lafont donc

rien,

et à ses

nie

bouquins sur l'occitaj'ai appris en 76-77 plein

de choses et entre autres l'ori¬

gine des blagues marseillaises
jusque là je ne m'étais posé
aucune
question là j'ai com¬
mencé : qu'est-ce qu'il y
avait derrière les histoires

écossaises, juives
quand elles ont débuté,
où, comment, leur style etc...
Le jour où j'ai entendu des
histoires belges, mon petit
corses,

etc...,

cerveau

tion

et

s'est mis

en

ébulli-

j'ai concocté tout seul

la reconstitution suivante

: on

moquait des belges avec
un accent prononcé, c'-a-d
donc de ceux qui pariaient
français avec l'accent d'une
autre langue. Quelle autre
langue existe en Belgique ?
Le flamand. La langue des
flamands qui, jusqu'il y a
se

trente ans,

étaient souvent les

têtes-de-turcs des wallons
dans certaines

régions.
Agriculteurs, artisans, filles-

trier. J'ai dit Lelouch, il m'a

bonnes

expliqué pourquoi

Bruxelles, parlant pas très
bien le français, seconde
langue pour eux. Donc, me
suis-je dit, tel Hercule Poirot,
les blagues belges ont été
inventées par les wallons

non. On a
bien avancé. Puis il est parti,
il attend
reste.

2

d'habitude diraient

comme

Chirac, la Linha et le

ou

-s&gt;-

vendeuses à

HJ»-

-î»-

�Linha

Imaginòt

Débats
4e trimèstre de 1996

pour se moquer des flamands
francisés. Puis, passant en

France, où on ne connaît pas

problèmes, elles ont
pris TOUS les belges, en
général, comme cibles. Et
même en premier les wallons,
qu'on reconnaît mieux
comme belges que les fia mands : plus nombreux à
venir en France, à s'y expri¬
mer, etc... Donc juste retour
trop ces

provincialisés par - ont appli¬
qué à toute la Belgique un
pseudo-universalisme qui
n'était qu'un ethno-nationaIisme français dissimulé sous
des discours

universalistes.

ces

CAUSE

et

discours, ils

français est la

le MODELE de

les nationalismes

qui se

de bâton. D'autant que pen¬

tous

temps les flamands
bilingues par force et tri lingues (anglais) par entraîne¬
ment, devenaient de plus en
plus forts et fiers de leur cul¬

lèvent contre lui

ture.

critique ? Non ! Il condamne
ces nationalismes qui font de

dant

ce

Alors

petite enquête
faite à Bruxelles, auprès de
wallons souvent réticents à

mais qui finirent
Touché. Comme quoi

avouer

par.

ça,

c'est bien de réfléchir.

corse,

:

flamand,

breton, antillais,

canaque, lahitien, algérien,
etc... Face à ces mouvements,
essaie-t-il de faire

l'ombre

au

son auto¬

sien. D'où raidis¬

Cercle

sement chez lui.

tous les gens

qui travaille à Valen-

de Boston,

ciennes,
et

France

ne

Toujours wallons et fla¬
mands. On parle beaucoup
3)

de sécession future dans les

journaux (Le Soir, un figaro
belge) (mais aussi revues). Ce
qui m'a étonné, c'est l'intercompréhension entre fia mands

et

néerlandais avouée

Les flamands et les occi¬

tans

n'ont

d'exister d'abord face

français, c'est
déjà beaucoup. Mais après ?
La Flandre indépendante,
qu'est-ce que j'en sais, moi,
si c'est souhaitable ou pas, je
nationalisme

français exacerbés ou hypo¬
crites ou abusés (de Le Pen à
l'extrême gauche), des natio¬

"patois". Ben non. Ils ont
appris. Et semble-t-il les fla¬
mands aussi, qui regardent
des films américains

titrés par

sous-

les hollandais, etc...

Les wallons

-

certains

-

se

plaignent du nationalisme fla¬
mand. Le

Wlamsblock,

notamment. Faudrait raconter

l'histoire

je l'ai étudié il
y a quelques années je vous
conseille de vous y intéresser,
(problème d'Anvers contre
tous, de l'opposition néerlan¬
dais-flamands, etc...) Le
truc, c'est que longtemps les
toute

.

wallons

-

tournés

vers

nous sommes,
milieu des nationalistes

nalistes anti-nationalistes

(anars, situs, etc...) et des
nationalistes

anti-français

(corses, bretons, occitans,
antillais, etc...), LES SEULS
à

nous

-

nu

aussi, des

problèmes linguistiques, j'y
viens. J'y viens mais avant je
veux dire ceci : j'ai souvent
déclaré ici et là, à propos de
l'Amérique, que (j'avais lu
une enquête, dans Le Monde,
qui le confirmait) là-bas la
communauté la plus pauvre économiquement - la plus
misérable (santé, analphabétime, etc..) et la plus méprisée
était celle des petits blancs de
l'Alabama ou des Appalaches, (voir Délivrance, d'ail¬
leurs). Hauts cris des blackophiles jazzeux, rappeurs,

France, nous voyons bien

flamand de Flandres dans les

ouvrière" des socio

directe. Mise à

suis loin. Par contre, en

au

trou-du-cul

nulle part en
telle misère. Chez

logues et des intellos de
gauche. Ce n'était pas une
"culture", mais des éléments
culturels, qui ne pouvaient
donc pas construire une
vision du monde, (une straté¬
gie d'action sur le monde)
perdurant à sa fonctionnalité

au

qu'aujourd'hui

une

élever contre TOUS

les nationalismes et à propo¬
ser non seuleument des ana¬

en

de sécession, de

l'esclavage, etc... Oui, mes¬

s'engager.

Aujourd'hui encore,
U.S.A., pour trouver une

tête de turc

Paris et

pas

-

ment que ça -

rien,

en

France ? Vous avez
Charlie-Hebdo

lu l'article de

qu'on

a

publié au dernier

numéro ? Et lisez maintenant

ici le

papier de Tillinac volé
Figaro : vous comprendrez
tout ce qu'il comprend pas,
tout ce qu'il intuite MAIS
QU'IL NE PEUT PAS COM¬
au

PRENDRE.
Revenons à la lan¬
gue. Le prof : "ils parlent un
très mauvais français, il y a
même des mots de
nous sommes

nous

picard,
payés

leur enseigner l'histoire
en français, qu'est
ce qu'il faut faire, il y en
a
qui disent : "J'avons fait ceci
ou cela...", que faire ? ".
pour

de France

Voilà donc. Le fla¬
mand

et

le

picard sont EN¬

CORE VIVANTS dans les

du Nord. (La
langue a survécu à tout, tiens?
Pourquoi les connards de la
sociologie et du militantisme
ouvrier ne s'y intéressent pas,
hein ?).
familles pauvres

Et

vous

voudriez

leur

avec

guerre

une

laquelle

prend

aux

général RIEN

SAVENT

de l'histoire des U.S.A., de la

vers

[D'où d'ailleurs le
Gump (qui en

klux-klan.

sieurs.

anti-racistes et autres. Qui ne

tées et crédibles des

SOLUTION

plouc religieux
parfumé au Klu-

chasseur

apprendre le français,
sans leur apprendre ce que
c'est qu'une langue, sans leur
apprendre ce qu'est CE qu'ils
parlent ? HIMPO -SSIBLE !!
Mais c'est pas une langue :
patois dialecte français défor¬
mé blablabla. Ben voyons. Ce
que QUICONQUE PARLE

lyses profondément argumensituations, mais encore

de NYC), on va

ou

chercher là-bas. Petit blanc

si démagogique le contre-pied)
moi j'ai bien aimé parce que
j'ai compris].
Ça vous rappelle

que

les wallons. Je croyais
qu'ils rangeaient toujours le
par

vu

? Les immigrés maghré¬
petits blancs,
français avec aïeux polonais
souvent ou simplement
picards. Disparition des
mines = disparition de tout ce
qui organisait leur vie de
façon identifiable, sur laquel¬
le ils avaient un poids (tra¬
vail, syndicat, grève, montée
en grade, retraite, avenir des
enfants, etc...). Mais aussi
mise a nu de la pseudo "cul¬

-

tout.

frappé à

Chicago et hispaniques du
Texas

bins ? Non. Les

blêmes sont les mêmes par¬

en commun

matérielle

qui

prétendons

bien sûr, que les pro

-

des familles du

film Forrest

ture

Nous

-

Lille et dans les environs.

vicieux.

pas,

culturelle

bien (bourgeois

surfeurs blonds de

Californie, jazzmen noirs de

France. Nous

en

parle de la misère

Jamais

n'auraient pas généré de frustations chez les flamands. Le
nationalisme

Un enseignant bruxel¬

lois

Nord. Cela m'avait

S'ils avaient été aussi univer¬

salistes,

4)

qui convienne à

d'autres est UNE LAN¬

GUE.

Toujours. PARTOUT.
(Suite page 5)

3

�«Ecran témoin» :

et si

le Nord faisait sécession?

Le mot séparatisme n'est
plus tabou
Et si Flandre his¬

Le Soir du Lundi 30
Septembre 1996

la
sait la voile? Réa¬
lité ou fiction ?
Pour le Sud, en
tout cas,

c'est de¬

venu une
se

hypothè¬

de travail.

1996 à la Cham¬
bre. Les députés
sont en train de
gloser sur la jus¬

Mercredi 10 juil et

Commentai¬
re :

te portée des lois-cadres du
gouvernement Dehaene. Sou¬
dain, excédé par une énième
charge flamande dans les flancs
d'une Wallonie accusée de vivre
aux crochets du Nord, le chef
du groupe PS, Claude Eerdekens, relève le menton, dit son
ras-le-bol des «humiliations»
dont le Sud est l'objet et,
pre¬
nant les menaces indépendan¬

tistes flamandes

mot,

au

en

mand,

1999,

en

au

lendemain

Belgique, elle

d'exister
avant le prochain millénaire.
Nous avons, comme francopho¬
nes, manifestement intérêt à lor¬

grand quoti¬

traditions

La Flandre décrit le

voisin,

démocratiques,

aux

ce

grand pays qu'est la France.

un

Pour énorme- qu'il

soit (aussi
énorme qu'improbable), le pro¬
pos est révélateur. Jusqu'ici,

me

flamande

le thè¬
suscitait

sur

de l'autonomie ne
que des haussements

guère

d'épaules dans l'opinion franco¬
phone, volontiers encline à pen¬
ser que la réforme institutionneF

le de

1993, achevant de trans¬
former le pays en «Etat fédé¬
ral», était

un

comme un

scénario

«

non

souhaité

»

une réaction
possible si les francophones s'opposaient à
accroissement de son autonomie. Photo 'Le Soir».

Ce n'en est pas un. Les
accords
de la Saint-Michel n'ont
été

qu'une étape. Depuis lors

singulièrement depuis

et
cet

les «éclaireurs» du

mou¬

été

—,

vement

i'ébullition

séparatisme

mais comme

cessera

gner vers ce pays

aboutissement.

le

dien wallon

ose

des prochaines législatives. Si
tes Flamands veulent la fin de la

est

débat dans le

l'hypothèse d'un rattachement à
la France. Coup de bluff? Les

nerfs d'Eerdekens ont-ils lâché?
En tout cas, ce 27 septembre,
il
en
a
remis une couche en
(re)formulant l'hypothèse d'un
coup de force institutionnel fla¬

Voilà où

flamand sont à

—

nouveau

sorti des tranchées. Et le
pro¬

pos
une

d'Eerdekens, s'il fut d'abord
réplique excessive à des

procès excessifs, est aussi l'in¬
dice que le discours flamand
n'est plus pris à la légère et
que
la sécession de l'Etat n'est
un

tabou.

L'année 1999

sera

plus

l'occasion

de rebattre les cartes. Mais

qu'où,

au

jus¬
juste? Le discours fla¬

mand de Luc Van den

Brande,

verni

d'ambiguïtés,

pose un pro¬

blème de lecture. Formelle¬
ment, le séparatisme en est ab¬
sent. Mais il affleure. Au détour
du modèle «confédéral»
que

prône le Premier flamand (qui
omet de préciser
que le confédéralisme se définit comme l'as¬
sociation d'Etats indépendants),

il flotte, implicite, comme une
menace, une réaction possible
à l'éventuel refus
francophone
de creuser encore l'autonomie
des pouvoirs fédérés dans le
domaine de la fiscalité ou de la
Sécu (soins de santé, notam¬

ment).

Dans la série que le «Soir»

con¬

sacrait

au mois d'août à l'avenir
du pays
(«Belgique-Requiem?»),
Marc Van Peel, le président du

CVP, déclarait: Le scénario sé¬
paratiste n'est, pour moi, pas
souhaitable. Mais H pourrait

produire

se

sion pure et simple n'occupi
que le côté extrême de l'éventai
des revendications flamandes.
Avec

(notamment) Robert Colh
ministre-président wal¬

gnon, le

de grave conflit lon, et Louis Michel,
présidendont on ne sortirait pas. Ce du
PRL-FDF, l'«Ecran témoinserait une mauvaise piste. Mais de ce soir
(préenregistré
same
c'est une solution possible et di, et dont nous
proposons un
pas seulement théorique, un
compte rendu en page 3), mon¬
scénario catastrophe si on con¬ tre que les
francophones n'ont
tinue de refuser le dialogue.
plus peur des mots. Que l'été
1996 a bel et bien fait sauter le
Rien qu'un scénario
catastro¬ tabou du séparatisme. On en
phe, donc. Mais réaliste? Dans parle, désormais. Pour le faire
tous les cas, deux éléments
cheminer du fantasme vers l'hy¬
(Bruxelles et la dette
pothèse de travail. .On en est là.
publique)
empêcheraient une séparation aujourd'hui. Ni plus. Ni moins.
nette à la
Tchécoslovaque. Mais
en cas

les francophones auraient tort
de miser là-dessus. La séces¬

PIERRE BOUILLON

'Ecran

témoin», RTBF1,20 h 10.

�Linha

Imaginòt

4e trîmèstre de 1996

Patois, dialectes, sabirs,
de jugement
poiitico-culturels. INACCEP¬
TABLE en pédagogie.
Il faut qu'ils sachent
ce qu'ils parlent chez eux,
entre eux pour savoir ce
qu'ils apprennent, c'est le
etc...= termes

Finkielkraut et le
Jean-Marc

pieae corse

Buge

^

B.A BA de l'éducation. D'où

Education Nationale

=

BELLE. c'est la faute

POU¬

au

sys¬

tème, oui. Et à tous ceux qui
le font vivre.
-

les

maghrébins,
les italiens, les portugais,
etc... Les algériens, kabyles
avec

arkis,

ou

famille, savent

en

quelle langue ils parlent. Et
savent leur

folkore, leur

musique, leur cuisine - savent
existe. Peuvent être

victimes du racisme, mais

racisme-là, d'un côté, les

ce

ras¬

leur existence. Ils

quelque chose. Les petits
blancs flamands et picards ou
petits enfants de polonais (la
langue polonaise, où est-elle
?) ne sont que des sous-français.
sont

Bravo l'univcrsalisme.

Crétins de
de

gauche, et

droite, étonnez-vous de la

montée de Le Pen, et prenez
des poses de héros anti-fas¬

cistes, ça vous va bien, et
continuez les mêmes

conne-

ries là où le vrai héroisme est

l'intelligence
dans

vos

dans le
de

au

quotidien,

classes, dans la

rue,

quartier, etc...
Lisez vos saloperies

Nouvel-Obs, branchez-

vous sur vos

merdes de musi¬

métisses, signez de
grande déclaration de résis¬
tance, et si un jour Le Pen
prend le pouvoir, faites

fuyez !

son

pas quelles peuvent être les
limites de ses domaines

-

dernier

maîtres

en

1940

se

rendre compte

se

dans

une

de l'impas¬

bonne

partie du pays
L'impasse est nette¬
visible lorsque Finkiel¬

France.
ment

:

ce

:

des Etats-Unis.

En fait de

de la

Notre intellectuel de

salon

pris soin en commen¬
çant d'expliquer ce qui avait

ceux

qui représentent à son avis
l'élite d'aujourd'hui ou de
demain

plus clairement.

ment ses limites.

se trouve et
lui malheureusement

avec

limite, c'est celle de la pensée
de Finkielkraut qui apparaît le

d'action, allant jusqu'à dire
finalement le problème
du prochain siècle sera juste¬

laquelle il

alors que

la Corse fait partie
République française
depuis toujours et qu'elle n'a
pas de leçon de démocratie à
donner. Il ignore donc appa¬
remment que la Corse a déjà
été indépendante et que sa
Constitution a inspiré celle

que

a

déclenché

sont de toute

son

essai

envie d'écrire

son

sur

le XXe siècle

:

sont les événements de

façon des "délocalisés", "tra¬

ce

vailleurs du savoir" c'est à

l'ex-Yougoslavie. Aussi la
remarque que nous devions
lui faire n'a pas tardé à
prendre corps. Elle commen¬
çait de la façon suivante : Il
est significatif qu'un intellec¬

dire

ingénieurs, cadres, repré¬
sentants de la hight tech,
hommes de communication,
etc.

que Jacques Attali dont il
reprend la formule, appelle la
sur-classe. Hors de question
que ces éiîtes soient prises
dans le piège du localisme
puisque celui-ci, toujours
selon ses dires, ne peut déri¬
ver que sur les nationalismes,
intégrismes, etc.. que l'on
voit partout en Europe. Un
avenir serein ne peut donc
venir que de cette partie de la
population. La technologie
seul rempart contre le nazis¬

tuel

parisien s'intéresse de
prêt à ce qui se passe entre les
différentes communautés

en

ex-Yougoslavie, alors que par
ailleurs on ne l'entend jamais
parler de la Corse, du Pays
Basque ou de la Bretagne. Je
n'ai pas eu le loisir de conti¬
nuer :

brouhaha dans la salle ;

interruption brutale de

-

scandaleux. Et la salle

d'ap¬
plaudir. J'ai vu le moment où
je passais pour un terroriste
alors que j'avais à peine
ouvert la

l'on adhère à

qu'un
développe
l'autre, et qu'il y a un refus de
parler seulement de ces ques¬
tions de la part de ceux qui
fuient le local et leurs respon¬
sabilités.
Grave donc le dis

un

et sa

journaliste qui lui posait la
question de la Corse (une
fois...). Et il nous répète

nées

influence... Quant à

donc:

comme

influer le destin. Ils

problème en
le même que
celui de l'ex-Yougosiavie
(comme si nous avions pré¬
tendu le contraire). En ex¬
Yougoslavie les différentes
communautés ses sont expri¬
mé depuis longtemps déjà,

le

là même
peuple, ses soucis, ses

envies,

ses

actions,

son

parler de
culture, c'est apparemment le
silence. Et de fait lorsqu'il
s'agit d'envisager l'avenir,
l'auteur avoue qu'il ne voit
pas vers quoi peut se diriger
F élite qu'il a définie et le
pays dont elle est sensée
ne

-

a

répondu à

le

Corse n'est pas

voit

5

nationalisme

nationalisme

Une

fois, il

un

On voit bien

corse.

avoir

Il est clair que

bouche. Un intérêt

la question corse suppo¬
se donc, de la part de
ceux
qu'il faut bien appeler des
nationalistes français, que
pour

des
organisateurs. Pour le moins
agacé, Finkielkraut répond.

me...

les terroristes

représentent qu'une
infime partie de la population
et leurs agissements sont
corses ne

mon

intervention de la part

Finkielkraut nie par

ques

comme vos

sentait à Toulouse

kraut essaie de définir

que ça

sure sur

Alain Finkielkraut

livre. Une bonne occasion de

Et revoilà la diffé
rence

Le 5 Novembre 1996,pré

-

l'influence que peut

cours et

tel personnage.

Il
n'apporte aucune perspective
un

démarche exclu des don¬
des

parties de la
population, avec des formules
qui font froid dans le dos
ou

"le XXe siècle

a

été

inutile". Les dérives extré

-

mistes que peut

avoir ce dis¬
répercussions sur
supporters laissent augu¬

cours et ses
ses
rer

de bien mauvais moments.
Raison de

plus

continuer notre action.

pour

�Imaginòt

Linha

Débuts
4e trimèstre de 1996

...Cortetas...Cortetas...

A

Je pense,

Mosaïque. Jean-Luc

je suis etc

Ornont crée et réalise des
espaces en pierres natu relies avec des possibilités

Jean-Paul Damaggio

d'exclusivité.

Mosaïque Concept

-

La

Saulière 82200 Moissac.
T: 05.63.04.72.88.

PS. Lu dans "La

Dépêche
juin 1996

du Midi" du 27
un

article "Le PS défend les

identités

régionales".
Péry,
déléguée aux identités
régionales et de Frédérique

Autour de Nicole

Bredin, secrétaire à la cul¬
le PS réfléchit.

ture.

Extraits

"La civilisation

:

occitane déborde même le

cadre

régional puisqu'elle
31 départements,
déclaré Guy David, coor¬

concerne
a

dinateur de la commission

la défense de la
langue occitane. Il s'agit
de la première langue écri¬
te en Europe après le
pour

latin". "Il existe
de réflexion
des

sur

un

besoin

l'ensemble

sujets de société, a
Pery. La

affirmé Nicole

revendication culturelle est

le

DansLinha,
le dernier
numéro
Claude
Sicrede
la

a

évoqué Yves Berger et Henri
Meschonnic. Pour poursuivre
le dialogue, je dirai de ces
deux écrivains qu'ils inven¬
tent la parole. Ma trajectoire
personnelle me les a fait

me comme

Berger, je

revenais de deux années pas¬
sées

décor du monde.

Quoi, le Livre des livres doit
se lire au son d'une voix qui
parle et qui fait sens parce
qu'elle parle ! Suprême blas¬
phème ! Et tout Meschonnic
renvoie ainsi à une philoso¬
phie. Que la vie batte la

découvrir à des moments dif¬
férents. Pour Y ves

rythme comme sens du
non plus sur le ryth¬

monde et

mesure

!

des textes à la

nie les

minimiser le dur combat à

excommunications). La
Papauté subit elle aussi les
dérives du

vris

siècle,

sans

doute parce

qu'elle
imagine qu'il faut
parler le langage du
temps présent pour se
faire comprendre. Elle
a bien
changé pour

est devenue ma

ans
communiste

de si sales

mener contre

seconde existence). Pour
Henri Meschonnic, je quittais

quinze

préservatifs et l'avor-

parfum. Elle avait un discours
idéologique et elle a un dis¬
cours technique (ceci dit sans

Louisiane

littérature

rugueu¬

excommu¬

tement comme on vend un

quand il
publia, Le ton d'Amérique,
titre générique qu'on lui
applique depuis, un livre que
j'ai dévoré comme aucun
autre auparavant (depuis la
en

saveur

1992 elle

se et en

mieux continuer.

Yves

d'engagement
quand je décou¬

Berger échap¬
à la folie techni cienne qui envahit nos
pe

commun". "Notre ambition

"Modernité, moder¬
livre qui me réconci¬
lia avec l'idéal, celui de

est aussi de relancer la

l'infini du

réflexion

le.

d'une technique asia¬
tique quelconque per¬

Yves Berger a eu
besoin, pour retrouver le sens

mettant un retour sur

légitime

car

appartient

au

sur

la langue
patrimoine

l'ensemble

son

nité",

gestes par l'imagina¬

un

tion

des

sympathisants du PS
en vue de la
prochaine
bataille, a précisé Frédé¬
rique Bredin. Nous com mençons d'abord par des
rencontres régionales. Puis
rassemblons toutes

nous

les

propositions

tembre

ou

en sep -

octobre lors

d'une
ne".

plate forme commu¬
Quid novi ? (J.V.)

Lubat.

Les éditions Princi

Negre réédite Les soleils de
Bernard Lubat (Los sorelhs
de 'N Bernât

Lubat) de
Laborde, texte
biographique et littéraire
Christian

sur

l'itinéraire de l'uzes-

tois le

Princi

plus célèbre. (J-M B)
Negre 3 rota de

Baiona 33830 Belin-Beliet

de la

Jean-Paul

sur

par Rosendo Li
toile 55X48 cm)

remettait
Chez l'un

pas en cause, la cause ellemême de l'étrangeté de son
une

Damaggio

(acrylique

étrangeté qui pourrait friser

humain. Il écrit

Ni

68, ni celle

L'imagination
improvisée quand le

des USA c'est-à-dire d'une

ne

pouvoir.

soi.

parole, d'une indienne

l'exotisme si elle

au

celle de

sujet. D'où la paro¬

comme

chez l'autre,

je ne partage pas
quelques conséquences de
leur engagement mais je
garde "le noyau dur" de ce
qu'ils m'ont appris. Tout
n'est pas dans la fin mais
dans la trajectoire. Par rap¬
port à quelques préoccupa¬
tions de mon présent je dirai
que la Papauté a bien changé

respira¬

tion, le contraire de l'univer¬
sel abstrait parce

qu'on sait
que chaque respiration appar¬
tient en propre à un sujet. Et
la respiration est un rythme.
Celui que met à nu Meschon¬
nic. Comment par le rythme
de l'oralité découvrir dans la

Bible

originale des sens per¬
dus ? En s'appuyant enfin sur

au cours

du siècle

:

elle excommuniait le

6

en

1912

tango en

hasard

se

fait destin.

Henri Meschonnic

échappe à la même folie par
la certitude qu'en chacun de
nos pas réside le
pas de plus
qu'il nous faudra faire. "La
modernité est indéfiniment la

part d'avenir qu'il y a dans le

présent."
Les deux hommes

je
graffiti
dont je ne sais l'origine (mal¬
heureusement) mais que j'ai
les retrouve dans

affiché

dessus de

au

de travail

ce

:

"Le

plus nouveau."

ma

table

nouveau

n'est

�Linha

Imaginòt

Débats
4e trimèstre de 1996
naissance. Les idées géné

Pluralité et

développement

té

Jean-Marc

Buge

Le dernierImaginòt
numéro de la
Linha

accueillait

un

article de

Dominique Pozzo "Aristote à
la rencontre de la différen¬

imposés, en parlant
notamment d'une des pensées
les plus incompréhensibles
qu'il soit en France : la
langue et la culture occitane,
sont

qui peut paraître désta¬
bilisant lorsqu'on développe
les idées de pluralité :

l'anticentralisme. Leur

s'ouvrir à la différence est

marges

ce..."

une

entreprise qui n'est

démarche

se

que

a

peut trouver

pour

l'on

objectif intermédiaire

d'assurer

une

rentabilité éco¬

nomique, c'est-à-dire simple¬
des compensa¬
tions financières à un temps

ment trouver

passer

à développer une

ouverture à la
une

différence et

les directives et
venant d'en

d'être

qui suivent
l'idéologie

cette

Tous les acteurs les

plus impliqués de la Linha
Imaginòt sont finalement
confrontés d'une façon ou
d'une autre à ce problème, et
c'est un des enjeux qu'ils se

lorsque les
acteurs dont l'objectif affiché
est par exemple l'antiracisme

en

tension permanente

C'est peu ou prou une

logique d'entreprise qui doit
imaginer si elle ne veut pas
disparaître. L'imagination et
la création dans une dyna mique d'échanges permanents

avec
ce

sont donc
armes sur

les meilleures

la voie du

Voilà

d'antiraeisme

quent donc de se trouver sur
le même

affichées.

ou

flexions dans

peuvent mettre en place

exemple

ou
d'action. Et

d'autres moyens
ces

derniers ris¬

champ d'interven¬

une

recon¬

France
'

fille ainée de

imagination

pluralité

l'Eglise
culture

Clovis
Jeanne

langues

nation
villes

d'Arc

quartiers

folklore d'aujourd'hui

citoyens

communes

ethnie

échanges

préférence
cultures et

province

égalité
altérité

solidarité
multiculturalité

langues régionales
conservation

folklore de toujours

spécificités

racines

terroirs

Jean-Marc Buge

traditions

7

pluralis¬

me.

-

d'autres associations par

tique quotidienne condition¬
née par des considérations
de

sous

plus en plus d'acteurs qui

qu'ils sont

ou

dialogue et cette mise
qui
place dans des situations où il
faut toujours s'ouvrir à la dif¬
férence et imaginer alors
autre chose que ce que l'on a
fait précédemment pour pou¬
voir passer un cap de déve¬
loppement supplémentaire.
que ce

progressent, c'est qu'il y a de

sensés véhiculer et leur pra¬

ou tel
des ri¬

quelques ré¬
période où
l'on voit chaque jour un peu
plus des crispations bien sûr
nationalistes, mais aussi chez
des partenaires que l'on
n'attendait pas en si mauvaise
posture de par leurs intentions

centralisme

activité, ils peuvent
tomber dans une contradic¬

très matérielles

contradiction

démarche. C'est dans

une

chesses de l'anticentralisme

plus géniales,

Si les idées d'anti

l'anticentralisme, structu¬

tion entre les idées

maillon. C'est

piège que se situe clairement
la stratégie du Front National.

haut.

rent leur

pensée pluraliste.

développement de tel

-

Mais

ou

supposant la pluralité, avec le

idées n'avan¬
si la structure
progresse, quitte alors - et
c'est là que le piège se refer¬
me
à couper les relations
avec d'autres, soupçonnés

les bons vieux postes

de fonctionnaires

l'esprit la diffi¬

culté de la diffusion d'idées

ceraient que

pensée
des outils disponibles,

comme

Il faut donc avoir

clairement à

etc... et que ces

nels aussi bien de ia

que cela comporte
avantages ou incon¬

vénients.

humanistes, progressistes,

premier temps sur les
de la société, quand la
majorité des acteurs préfère

ce

comme

"habité" définitivement par

un

Une telle volonté

avec

de leur structure. Le

ou

les idées les

suivre les schémas traditionn-

contradiction lorsque

de

piège intervient losque l'on a
tendance à croire que les
idées que l'on défend avan¬
cent parce que la structure se
développe, et surtout que
toute opposition supposée ou
simplement critique à sa
propre entreprise empêche les
idées de pluralité de se déve¬
lopper, parce qu'on serait

situe donc dans

jamais terminée et qui, néces¬
site beaucoup de modestie.
une

tion que les premiers, et éven¬
tuellement "en concurrence",

-

pluralité dont ils se
sentent porteurs peuvent alors
leur servir d'alibi pour le
développement de leur activi¬
reuses

identités

�Linha
»§|

I

Imaginòt
HPH

Ipip

,

Débats

4e trimèstre de 1996

sions

Réponse publique à diverses
questions en privé qui se

et le

jour de l'émission.

Le nombre et l'identité des

intervenants. Notre
Fabulous

nous

:

place à

rien à foutre

d'être des illustrateurs musi¬

recoupent

des discours d'autres.

caux

Soit

on

était

au

même niveau

(ce qui était prévu au
début) soit basta, salut. Sans
que tous

problèmes.

Claude Sicre

c)
d'hui (relative). A Uzeste,

1°) Mon agressivité
dans certains débats.

La mauvaise

pareil. Certains qui hier ne le
lisaient pas, font maintenant
semblant d'avoir toujours été
là, et essaient de me discqualifier : trop d'agressivité etc...
oubliant que c'est les quatre
vérités que j'ai osé leur dire
qui les ont fait réfléchir.Tant
pis pour eux (il y a 15 ans ils

foi,

voilà l'ennemi. Mais aussi la

prétention de certains intel¬
lectuels
tie et à

et artistes à

la modes¬

l'irresponsabilité.

Chercher des boucs émis
saires

-

Le

Pen, la culture
américaine, la droite, le capi¬
:

talisme. Ces
combattre

étaient là, d'autres disaient :
"Castan essaye de noyauter le

gens-là sont à

comme

la peste, un

mouvement

occitan

sous

les

type comme Sylvestre, édito¬
rialiste à l'Humanité, toujours

ordres de Marchais"

présent à Uzeste, est un par¬
fait exemple, cumulant manda-fé, irresponsabilité, tru cages, volonté de NE PAS
lire et se cultiver sur les sujets
dont il cause, alors qu'il a un
rôle public important. Il faut

y a 10 ans : "...l'occitanisme

être TRES DUR

ou

à WAP

est là pour

-

ou,

-

à l'IEO

à Uzeste il

réfléchir (quand leur intérêt

FASCISTE, FASCISTE !

personnel ne les oblige pas à
trop de mauvaise foi). Sur le
problème de Castan, puis¬
qu'on m'en parle (Battle,
Gaudas, Bacabe, etc...) je
dirai que si je n'avais
pas été,
depuis 81/82 et jusqu'en
88/89, si agressif, à l'IEO par
exemple, avec certains maridaféistes, il n'y aurait certai¬
nement pas été publié et il
n'y
aurait pas obtenu la recon naissance qu'il y a aujour¬

Dans

D'autant

qu'avec

sera :

BOLCHEVIK ! C'est

PAREIL !
Puis il y a ceux

disent rien. Ils

qui
applaudissent.

Ou ils sifflent. Ils aiment bien

applaudir ceux qui disent :
"On peut rien dire c'est tou¬
jours les mêmes qui parlent".
La revanche des silencieux,
tous

ces

gens ne

réfléchissent

après coup, ils vous haïssent
pendant quelques mois, tant
-

a

blème, il

ne

faut pas rentrer

Manciet. J'ai dit

tout le

bien

j'en pensais mais j'ai
ajouté que pour Manciet il
serait mieux, si c'était pos¬
sible, de faire une séquence à
part, voire l'émission entière
que

2°) Adler.
Adler dit

aux

télé

-

spectateurs "Les Fabulous
sont

intolérants". C'est

génial! Ceux qui n'ont pas le
micro sont les coupables,
celle qui l'a est la victime. On
l'a empêché de parler, la
pauvre ! Génial. On a samplé
le truc (audio, vidéo) on s'en
servira pour disque et clip.
Ceci dit

:

sur

lui et

entière

qui
avons insisté pour
que Castan
soit présent sur le plateau.
PERSONNE n'avait parlé de
lui aux responsables de
nous

l'émission.

50 émissions tout seul. Parce

Castan est un très grand
pédagogue et qu'il mérite 50
que

Et parce que Manciet

est le contraire d'un

ont

éventuels. Les choses

changé entre

mes

discus¬

péda

-

gogue. Brillant, mais serveur
de confusion. Et c'est pas
tout:

après un discours de
Castan, le public a envie de
lire Manciet, et les autres
écrivains occitans.

b)- Personnellement,
on m'a demandé ce
que je
pensais de certains interve¬
nants

sur

plus tard.
Pourquoi ? Parce que Manciet
est un grand écrivain, à traiter
comme tel, parce qu'il mérite

centre.

a)- C'est

une

l'occitanisme

émissions dont il soit le

autre contexte ce

un

puisqu'il n'y

Fabulous.

:

pour

DISAIENT RIEN).

beaucoup, c'est en ne les
ménageant pas qu'on les fait

gens (dur dans les débats, sur
les idées ; polis ensuite avec
la personne).

:

eu ça à la télé, que la
France ne connaît rien au pro¬

2 pages dans l'Huma
Castan. Par Zoe Lin.
Qui s'est justement fâché avec
moi il y a 2 ans parce que je
lui reprochais de pas parler de
Castan. Et qui est la seule
chroniqueuse musicale de la
presse nationale à n'avoir pas
parlé du dernier disque des

N.B.

luttes...", et EUX NE

se

Mon idée

jamais

querelles de factions
ni dans des problèmes com¬
plexes. Il faut présenter un
exposé le plus pédagogique et
le plus clair possible. Comme
nous étions, au
départ, les
premiers invités, j'ai dit :
CASTAN d'abord puis après
on verra. Deuxième
coup de
téléphone on me parle de

vailleurs des véritables

Il y a de ces gens qui
taisent toujours. Le silence,

Au départ

dans des

détourner les tra¬

n'est-ce-pas, en dit plus long;
Sauf que quand ça camphre,
ils l'ouvrent. Toujours dans le
sens du poil. De l'idéologie.
Du convenu. N'est-ce-pas, Di
Donato ? Ils se taisent jusqu'à
ce
qu'ils crient avec le loup :

avec ces

pis - que lorsqu'on leur met le
nez dans leur lâcheté. Qu'ils
sifflent ! Quand je les en¬
tends, je sais que ça marche ;
je suis heureux.

-

l'émission devait porter sur
l'occitanisme en général.

Après

un

discours de Manciet, soit on
est amoureux-fan de Manciet,
soit on se

fout de tout, mais

jamais ça n'ancre
Voilà.

au reste.

�Linha

Imaginòt

4e trimèstre de 1996

Par la suite Adler est

génie

tombée fan de Manciet et
Manciet

a

tout fait pour que

certains soient écartés, nous

Brel (suite)

mener au

tout

mieux

encore

Claude Sicre

seul, ii aurait parié

de littérature et pas

d'occitamieux.
élargi
contre notre avis du départ
(restreindre le nombre d'invi¬
tés pour être efficace). A la
fin, quand on était sur place
ça n'avait plus rien à voir
avec ce que nous avions dit

nisme ça aurait été
Puis le cercle s'est

au

début. Personnellement

j'avais pas envie de discuter
devant je ne sais combien de
gens, de nos débats internes,
de tolérance, de linguistique,
des

troubadours, d'économie

régionale ou autres. Dans ce
cadre ça ne m'interesse pas,
c'est anti-stratégique, on est
piégé. Je pense que dans ces
occasions il faut de la péda¬
gogie culturelle. Le départ de
tout. La base pour ensuite
parler du reste. Certains ont
tellement envie de passer à la
télé qu'ils oublient tout. Pas
nous.

Brel raciste,deça a réagi. à
Mais pas

ma

on

lui-même, ten¬

dresse pour

les flamandes,
incapable de sectarisme, de
violence, de racisme,
chiste

anar

-

grand coeur. Certes.

au

Certainement pour certaines
affirmations. Peut-être pour

d'autres. Mats

mon

propos

maintenant comment

ar ec

qui

de disqualifier
comprendre ce
qu'est le racisme. De le diffé¬

on

fait

:

hommes. Le racisme,

etc) ? 2) pour comprendre

d'après

moi, consiste à prêter à des

tous les auteurs

peulpes (communautés,
groupes d'hommes de toute
nature) des qualités intrin sèques, "naturelles", hérédi¬
taires, biologiques, géné tiques ou culturelles acquises,
qui leur collent à la peau, et à
expliquer leur histoire, leurs
attitudes, leurs conceptions

de

philoso¬
phique. Prêter à une essence
ce qui relève du
comporte -

mépris de classe, de généra-

voulez, mais

1) pour nommer certaines dif¬
férences (couleur de peau,

dans le vocabulaire

du sectarisme, du

vous

se
demandaient s'ils étaient des

par ses qualités, contre l'his¬
toire. Essentialiser. dit-on

n'était pas

Brel. Mais de

rencier

Bon, si

missionnaires, très bons
les indiens mais

le

publie. Des réactions ver baies. Brel généreux, huma¬
niste, grand artiste, "Les
Vieux" leçon d'humanité, il
était flamand

rieure. Pareil chez certains

courrier,

connaissance, sinon

racisme.

Revenons-y. Les
degôche voudraient mainte¬
nant l'aire disparaître le terme
de race. Il n'y a qu'une race,
la race humaine (jusqu'à
maintenant, c'était l'espèce).

par exemple, mais aussi
d'autres. Je pense qu'il a eu

raison, il aurait été

propre, par exemple, est
aberration, qui peut

une

qui ont parlé
jusqu'à aujourd'hui ?
les lit plus ? Les degôche
une
conception magique

races

On
ont

des choses. Le racisme les

gêne ? Supprimer le mot. Ils
croient que les mots sont les
choses. Ils ne voient pas que

qui est important, au
contraire, c'est d'étudier ce
ce

les uns ou les autres ont
appelé "race"jusqu'à
aujourd'hui, et qui rien qu'en
français, a entendu des
conceptions tout à fait diffé¬
rentes. Race a pu être synony¬
me de peuple, d'ethnie, de
groupe culturel, religieux,
politique, chaque auteur l'a
que

étendu

C'est d'ailleurs pour ça

ou

restreint pour ses

besoins. 11 faut

la T.V. nous demande
plus souvent qu'à eux.
que

déjà bien étu¬

dier ça. L'histoire du terme,
l'histoire de la conception des

Enfin quant aux pro¬

sein de

de Ben sur ce sujet :
"...on m'a appelle, j'étais dis¬
ponible etc." je dirai très fran¬

différences

chement

arguments historiques, poli¬
tiques, linguistiques, etc. Et

pos

mandé

:

si

mon

on

sur

sa

participation, j'aurais dit
"C'est
rien

une

Claude Sicre

question" et si
je l'avais vu à Paris je serais
parti encore plus vite, plus tôt
je veux dire.
sur

cette

avec

Claude Marti

tion,
ce

d'individu, de la violen¬

envers

les

uns ou

rnent

donc.

autres; de

l'esprit colonialiste,
impérialiste, etc. Il y a des
exemples de guerres terribles
entre peuples où le racisme
n'est pas moteur ! Des
exemples de très grande
humanité de propriétaires
d'esclaves pour les esclaves
(chez les grecs, par exemple)
mais

ou

comme race

le faire
peuples,

s'attaquer à eux au travers

de certains de leurs attributs

:

langue, par exemple. Telle
langue est ceci, telle langue
est cela. Ce qui est anti-lin¬
guistique. Ça va très loin.
Dire qu'une langue a un

la

inte¬

9

a

ler de racisme, donc on ne

hérédité,

leur nature. On peut
directement pour des

où les esclaves sont

considérés

n'y

expliquer,
Renvoyer les gens à

leurs racines, leur

des

patience. D'ailleurs s'il
qu'une race, la race
humaine, on ne peut plus par¬

historique.
Ne pas

les

avec

de la

:

connerie, il sait

répondre aux

discours racistes

m'avait de¬

avis

au

l'humanité. Et

peu

donc

plus être anti-raciste,
on ne peut plus attaquer

Le Pen

sur ce

terrain

en

lui

reprochant d'être raciste donc
on

se

tait c'est bien

ce

que

certains font, avec leurs hur¬
lements. Ceci dit Brel est

un

grand chanteur francophone.
Qui trouvait, que le flamand
"abovait".

�...Cortetas...Cortetas...

Radio. De

temps en temps
on peut écouter Daniel
Mermet, "Là-bas si j'y
suis", (France Inter

-

A

Par

Intervention au
festival de GermLouron

dans la

(Germ
vallée
du

■

Débat du 11 Juillet 1996

Intérêt

Proust.

"fameux" ques¬
tionnaire intello était posé
:

ce

parallèle

"ados" des
lycéens
de Janson de Sailly
(XVIème.)... à la question :
"Quel est votre auteur de
prose préféré ? ", ces der¬
niers n'ont su que citer :
en

aux

cours

ment leurs volets à des

est

(comme l'a dit Félix Castan,

musiques (exotiques, ça se
vend) qu'on leur impose sans

bien. Au contraire, nous pen¬

festival

est en

chaque festival est unique)
parce qu'il associe plusieurs

suppose

qu'ils l'ont au pro¬
gramme ! }. Si Baudelaire

ville qui fait le

festival. Ici,

n'est considéré que comme

avec

société, la Linha Imaginât,

peut en être que "L'Il"L'Odysée" = la

liade" et

Linha, de toute urgence,
devrait être mise

au

pro¬

gramme des lycéens de
Janson de

Sailly ! !

(Liza)

Racisme

:

encore un

"...Ce

leur demander leur avis.

Alors

sa

avec

les Contrats de

Développement des Terroirs

festival.

(CDT), il faut réfléchir à
Un festival

dehors",

comme

ce

que ce festival peut apporter

qui sait
aussi jouer le jeu "du dedans
et du

moment où

Région met en place une
nouvelle politique territoriale,

plusieurs lieux,
propre dyna¬
mique dans la construction du
chacun

au

dans le

développement local.
Une

dit

précision : ne
pas considérer la culture
comme quelque chose à part,

Daziron de Larrazet ; c'est à
dire un festival qui se fait
d'abord (utilisons ce mot
même s'il est connoté) pour

comme

les gens d'ici et avec les tou¬
ristes. A mille lieux de ces

crates

le font trop souvent

(sinon toujours) les techno¬
qui ne voient que

l 'entrée savante de la culture

l'équipe de France. On y
perdrait beaucoup. En
attendant, lui. Le Pen, il

entraine.

listes que

une occasion de fer¬

cela

Alors si

on

Contrat de

Développe¬

Monde du 27 août

roir de

ment de

fasse à

place.
Quant

sa

rôle des
(et de
l'Etat) c'est d'être au service
des associations, pas d'orga¬
niser à leur piace. Le piège de

ces

toujours présent
(d'actualité aujourd'hui). La
décentralisation culturelle,
première urgence dans ce
pays, c'est d'abord que les
pouvoirs publics soient au
sur

val¬

et

prennent
comme modè¬
le la

l'exclusion", Guy

dont

Bedos et le Ministre de la
culture. (J.V.)

val

façon
cc

se

festi

fait

s'organise.

10

et

le

long terme,

vive leur commune, leur val¬
lée.

élus écoutent

développée à
Vaulx-en-Velin sous l'égide
de la fondation
"Agir

au

collectivités locales

par les habitants eux-mêmes
qui s'organisent pour que

Te-

lées réussisse,
il faut que les

théâtrale

contre

intercommunale le

structure

pas sur le temps électoral des initiatives prises à la base,

le

veut que

porters. D'ailleurs, sou vent, c'est les mêmes !" (Le

ve

-

sa

1996).
Didier
Vignali, metteur en scène
de "Quartier libre", initiati¬

porter

-

les

Texte écrit par

se

service

toutes

grande gueule 1
Car, en s'attaquant au
foot, il a perdu des sup¬

de

niveau

supérieur. Si le
lieu (la commune) le plus
approprié, où les synthèses
peuvent s'élaborer (parce
qu'on est au plus près de la
réalité) n'a pas réfléchi, alors
il serait vain d'espérer que la
un

est

dérives éli

mer

à

l'instrumentalisation de la

de

perdu

commune, avant

culture

Marie Le Pen sélectionneur

a

le débat doit d'abord
dans chaque

que

l'entrée popu¬
avec

nommant Jean-

sons

(et occultent

laire),

en

grand et plus ça marchera

commencer

la

qui est sûr, c'est qu'on
commettrait un grave
erreur

ça avec le dis ambiant sur le dévelop¬

Tout d'abord direparticulier
que ce
Ailleurs c'est

ne

con¬

tout

pement local : plus on est
nombreux, plus le territoire

souvent une

futurs "érudits" de notre

des techno¬

ne

festivals où les habitants fer¬

communes.

les

lieu où,

peut rien se pas¬
synonyme de déclin et de

fronter

Charles Baudelaire (Je

auteur de prose par

vue

un

Alors il faut

Jean Vilotte

aux

"banlieues", et

c'est à dire

désertification.

reportage sur le question¬
naire de Marcel

:

point de

ser,

diffusion d'un

:

rendre

se

plus petite commune
17 habitants) de la

:

crates, il

15h./16h.). Septembre
dernier

exemple, bien

compte que ce festival est né

-

J.V.
Conseiller

Régional MidiPyrénées

�Lînha

Imaginòt

Ml

De

pertot

1996

4e trimèstre de

1ère fête des jeunes locauxcolos à Saint Antonin Noble Val*

Cinéma. Nous mention
nons

récemment les

ren

-

contres cinéma de Gindou,

village du Lot. Il existe
aujourd'hui un bulletin de
liaison de

&gt;.

_—

4 ...Cortetas...Cortetas...

rencontres,

ces

La Manivelle, pour

aller
plus loin dans la compré¬

Sonia et Fred

hension du monde du
cinéma et de l'évolution

1995, l'association

proposé à des jeunes d'ail¬
leurs "les colos" (campings,

Kaléidoscope 82 a

colonies de

En Juil et 1994 et Juil et

vacances :

CCAS,

ture, costumes de sacs pou¬

belle, coiffures d'emballage
divers, une large gamme de

organisé à Saint Antonin

EDF, CE Renault, CE Air

déchets

Noble Val

France, AROEVEN, Eclaireuses et Eclaireurs de Fran¬

chantant et sifflant

Centre d'accueil de la
ville de Montauban, Dynamic
Chantier Sud, 1EO Animation

ve

passant par une descente

de Bordeaux...) une manifes¬

cente

l'Avcyron en
(Délivrance),

tation,

de la cité médiévale.

festival

un

:

"Les

berges en fête", offrant un
super mélange et une grande
diversité culturelle de Massiiia à la

Compagnie Lubat en

de
radeaux rigolo

ce,

un

espace-temps : un

d'échec international et par

une soirée à
inventer ensemble à St An¬

des conférences

tonin NV.

un'tournoi

par

historiques
de J-P Damaggio, jusqu'à un

après-midi et

recyclés, défilant,
aux

rythmes des boîtes de conser¬
et

d'une multitude de per¬

cussions bricolées. Lin

grand

charivari, "une véritable des¬
des favclas"

au coeur

En fin

d'après-midi
un pot de l'amitié a été offert
par Midi-Pyrénées Propre
(Conseil Régional) accueil¬

Louis

lant cette marche colorée et

Sclavis dans l'arrière-cour de

rythmée, qui offrait ses
déguisements à Dame Pou¬

concert mémorable de

la mairie, etc...
Pour diverses rai
sons,

-

le festival 1996 (Kaléi¬

En mai 1996,
cette

nouvelle,

face à

un nouveau

de jeunes s'est consti¬
tué : Miguel, Sonia, Fred,
Erwan, Yann et l'équipe de la
groupe

Après plusieurs ren¬
contres préalables, le samedi
20 Juillet 1996, tout était pos¬

vacance

et tous ceux

qui le désiraient ont pu
s'exprimer sur une scène
ouverte : musiques, chants,
danses...

un

enchaînement de

spectacles inventés
l'occasion par les jeunes

divers
pour

échanger, se
battre, s'amuser, passer un

d'ici et d'ailleurs. Puis dès

colo occitane (1EO secteur

animation, Bordeaux) ont

bon moment ensemble et

entrepris d'organiser une fête
pour combler ce manque : la
1ère fête des jeunes locaux-

envisager l'avenir, le tout

colos. fin d'assurer ainsi

"On the Linha

une

continuité

sous

forme à

festival "made in

ce

St Antonin"
sans aucun

une

la houlette de Frédéric

une

autre

Imaginòt".

jeunes d'ici "les locaux" ont

tribu endiablée des Kétama

Toulousaine. Les 7 Kétama

jours récoltés à la maison, au
camping, à la colo, sur le che¬
min, au bord de la rivière...
Visages barbouillés de pein¬

Pour la 1ère fois des

Kétama Possee. La

déchets de tous les

des

lançait la 1ère fête
jeunes locaux-colos : le

le),

une

•

thème, faire la fête ensemble

carnaval

avec nos

dictions et des débats...

jeunes groupes
Rap-Reggae-Ragga-Ska de la
région Midi-Pyrénées nous
ont offert leur prestation :

débarqué dans les
de l'Aveyron. Ori¬
ginaire de Gagnac City à
deux pas de la capitale

Dès 14 heures, un

vision culturelle

(plus actuel¬
pluralité, des contra¬

22h 30, trois

Boyer de l'association Bonan

autre

qui apportait

doute

sous

qui
support d'un

véritable travail de terrain
toute l'année.

(J.M.B.).

Rencontres

cinéma de

Gindou 46250 Gindou. T

05.65.22.89.99. Fax

Possee

a

gorges

avaient

ce

Banlieues. Le Mouvement
de

l'immigration et des

banlieues est né en mai
1996 afin de rassembbler

énergies pour la justi¬
l'égalité, pour une
citoyenneté active et soli¬
daire, et par réaction aux
procédures habituelles qui
des
ce

et

infantilisent les

jeunes.

l'Immigra¬

tion et des Banlieues

46

rue

Paris T
Fax

:

(MIB)

de Montreuil 75011
:

01.43.72.59.38.

01.43.72.90.90

Masque. Banlieues d'Euro¬
pe organisait du 6 au 8
novembre des novembre

des rencontres internatio¬
nales à Bruxelles. A

priori

intéressant. Meus le

prési¬

dent Jean Hurstel a tombé
masque lors d'un
débat à Montbéliard en

son

avril dernier

un

:

rapport

malsain vis à vis de la cul¬
ture alsacienne

(dont il

parle la langue) pour
laquelle il a moins de res¬
pect que pour les cultures
immigrés. Un de plus !
(J.M.B.)
Banlieues

d'Europe. Centre
Européen de la Jeune
Création BP.

101, 67069

rythme et une envie "vache¬

Strasbourg Cedex. T

:

folle" de s'amuser.

03.88.75.10.05. Fax

:

ment

•

11

soir-là la fièvre du

Spirituals Boys. Un

:

:

05.65.22.88.89.

Mouvement de

sible dans le respect

d'autrui :
connaître, dé¬

devient le

val.

nies de

petits et les grands.

à l'association

rer

(JM.B.)

heures, les jeunes des colo¬

avait fait des émuies chez les

Il est
également possible d'adhé¬

belle, la reine de notre carna¬
Aux environs de 20

doscope 82) n'a pu avoir lieu:
quel dommage ! Celui-ci de
part son esprit et sa qualité

des différents pays.

03.88.75.58.78.

�Linha

Imaginât
De

pertot

4e trimèstre de 1996

trio

rappé de rythme et
tchatche, fabriqué à
Aibi (MJC - Quartier
de

de

Canlepau). Chacun
Spirituals
Boys frôle en moyen¬
des trois

Lo

les 13 ans, 1 m 55

ne

46

et

cam-

kgs. Mais à

l'applaudimètre ils
crèvent le plafond : ils

pestral

remporté le "4e
rap-échange" au Bikini

d'Aurevila

ont

à Toulouse devant 20
autres groupes

à 1500

et face
spectateurs !

Comme

l'intelligence

et le talent n'ont pas

d'âge, ils ont la capacité et la
force de se projeter vers un
avenir meilleur. Sur scène ils
étaient tout

simplement irré¬

locaux de vérifier que des
centaines de jeunes passent

Françoise P., René B., Alain
G. et son collègue, Hélène O.,

dans la

Tonton, Nora, Gérard,
Claude, Philippe, Ali,

région chaque été et
colos qu'elles ne sont pas

aux

ies seules du coin.

nissent leur style comme un

mélange bouillant de Reggae,
Raga et Rock Fiesta

:

influen¬

cés par leurs "grands frères
du Sud" (Zebda, Spook and
the

Guay et Massilia Sound
System). Ils envisagent la
musique et la scène comme
autant de possibilités de
contacts et d'échanges avec le
public. Ils viennent de
Launaguet, ville de la péri¬
phérie toulousaine. La mixtu¬
re

que nous ont servie les Joe

l'aspect

Jean-Marc B., Christiane S.,

mesclan de tractors

festif, cette action citoyenne

Dominique G., Christiane B.,

una

d'éducation à l'environne

Bernard D., l'Eté de Vaour,

l'ARIMP

Jean-Paul D. et bien sûr les

cion dels instruments de

trois groupes
On

musica dins

bon-enfant ! Reste à voir

jamais

-

maintenant

les indivi

avec

dus, les associations et la
refera

en

sous

de côté).

A suivre.

tout en

lui laissant

P. S.

Lors de la mise

:

En

en

l'Ami Sicre (le

Antonin, place du Pradel,

cus

était la bonne recette
pour
une soirée de fête ultravitami¬

avons

convi¬

les côtés"

:

à

plusieurs
voir 30 à 40

reprises on a pu
jeunes s'agiter ensemble
la scène

sur

des bambins de par¬
tout ! Le mot de la fin est
sorti

:

de la bouche d'un ado

"Merci pour ce

:

trement de la

belle réussite

soirée). Celte
permis aux

a

nous.

Nous

:

odeur!

pull

nous

avait

avec son

Sonia et Fred de St Anto.

Nains, oct 96.

pour nous mettre
dans les roues".

Nous tenons à
remercier
ment

les

plus particulière¬

commerçants du vil¬

lage, ainsi
nous

ont

que

aidé

*

Un beau pays entre

les Causses
Quercy et les Gorges de
l'Aveyron, à 40 km de
Montauban, 45 km d'Albi et 80
km de Toulouse.

les amis qui
sur

la fête

l'avenidor de

l'agricultura.
Perceque ai ci, al ras
de Tolosa, onte lo Laurages
s'escampa sus la vila, cadun
a

lo

ens

de las

causas

debate del dissabte. Entre las
evocacions del passât

Laurages
nals, i
tat.

de J.
sus

lo

las preoeupacions
dels socio-professioa

a coma una

continui-

Plan resumida per un

"Avuèi, lo fens den pudir
mai qu'avans, que i a de mai
en mai de monde
que ba me
dison ! ".

du

temps.

sus

jove agricultor, a prepaus de
las relacions vila'campanha :

de

tout

débat

actualas

son

palité qui vont et viennent),
coups de fil anonymes, ragots

obstacles

Dalfin de las Valadas d'Ttalia
e un

Heureusement il

matériel volant

"des bâtons
Malgré ces
était prêt à

l'arquitectura

les Femmosas T., lo

romana,

Odol, autor d'un libre

laissé

marché, etc. En clair les X
(les anonymes) ont tout fait

représenta-

petit fantôme)
qui parle beaucoup mais...

éléments

aux

amitié,

aussi à remercier

(scène et tables de la munici¬

free-time phé¬

noménal, oh ça c'est rare col¬
lègue !" (extrait de l'enregis¬

avec

du lutter continuelle¬

face

ment

réfractaires

viale, ça bouléguait bien de
tous

étaient

la

sus

qu'avançan. Per pròva lo

toute

seuls la météo et les convain¬

et

son auto¬

nomie de création.

n'Jah, le 20 Juillet à St

"L'ambiance de la

l'Office du

la Mairie de St

et

leur aide.
Espérons qu'à l'avenir la
municipalité se mettra réelle¬
ment au service de cette fête,

1997 (nous avons

déjà quelques

remerciera

Antonin pour

municipalité (?) si cette fête
se

assez

Tourisme

-

de musieos.
ne

nous tenons

soirée était chaude

vieihs,

espausieion remirabla de

permis de réunir,
d'impliquer pas moins de 700
jeunes, dans une ambiance
ment a

place de cette manifestation,

née.

s'en fa pas

força.
organisators que

coma

Osca aïs

Au delà de

Joe n'Jah. Ils défi¬

manifestacion

turaia

Myriam, Chioé, Renaud,

sistibles.
•

Lo Campestrai agro-cules una

:

12

J.Vilôta

�Linha
De

Imaginòt

pertot
4e trimèstre de 1996

Apéro-stylo

Festival d'Uzeste

En arrivant à l'apéro stylo,
nous avons

La 19è édition

notamment été

marquée

la réalisation d'un
journal du festival par des adolescents, Ci-dessous quelques ex¬
a

par

traits d'Uzestualité.

été surpris en

voyant des feuilles de papier
suspendues au-dessus de la
tête des spectateurs. Au total,
nous

étions environ 70 per¬

sonnes.

A

les musiciens prépa¬
la
suite du spectacle. Une
femme, ElisaTrocmé, joue de
rer

territoire des solies

sauvages"

leur instrument pour

tout un tas

taine mais par un

prompt renfort, nous nous
vîmes bien plus en arrivant au

premier temps fort".
Il est vrai qu'il nous
a d'abord fallu patienter
quelque peu sous un soleil de
plomb mais le spectacle en
valait la peine.
Guidés par un joueur
de flûte et le rythme du tam¬
bour, nous voilà embarqués
dans une grande aventure
"multiculturelle transartis-

tique à l'ombre des chênes".
Nos pas nous ont d'abord
conduits devant

une

ancienne

ferme.

Imaginez une vieille
bâtisse décrépie, un robinet
d'eau

ouvert et

le chant de

l'eau qui

coule ; dans un coin,
un homme, Louis Sclavis, en
train de lire son journal. Chut,
son

saxo va

raconter

nous

l'histoire de la ferme
cession de

sons

suc¬

graves,

suivis de

presque gutturaux,
notes

:

bondissantes...
Nous reprenons

voici

maintenant devant l'ancienne
menuiserie.

D'après Lubat,

elle serait hantée... Les bruits
qui s'en échappent, musique
des métiers, semblent

d'ailleurs confirmer

ses

dires.

Une voix humaine s'élève,
scande

son poeme .
Sourd à celle qui se

au

...Sourd,
plie au

désir des
dix

ses

lent

hommes, sourd à
", poème viru¬

ans...

l'émancipation fémi¬

sur

nine, un moment

interrompu

Pourquoi ? Pour défendre la
justice, les langues dites
mortes et

pourtant encore

bien vivantes. Le "final"
lieu devant

a eu

maison à

connotation, d'après ce que

haine, de la mort...

nous avons

Toujours guidés

par
le lancinant refrain de la flûte,
nous

arrivons dans

clai¬

une

rière

politique

bois,

à

bourin

il

:

nous

"chanter pour

son tam¬

invite à

cru comprendre,
sombre histoire

d'esprit... Les volets s'ou¬
vraient,

homme et

:

une

d'ancien maire, d'étroitesse

ombragée. Au beau
milieu, près d'une pile de
un

se

refermaient, li¬

vrant successivement
un

clown

passage

saxophoniste, à

des accordéonistes...
Cette

les arbres", à

dition s'est terminée

de communion entre les spec¬

petite

tateurs devenus acteurs. En

nous a

évitant,

comme on nous l'a
conseillé, de "faire semblant

23 août, les voitures mal

d'être vivant" (désolé pour

bon

eu

droit à

un

rant de Gilles

spectacle déli¬

Defacque et

Claude Gudin. Artistes

com¬

plets, musiciens, chanteurs,
menuisiers, ils

nous ont

offert

véritable récital. Leur

prestation

a

d'ailleurs soulev é

l'enthousiasme du public.
Mais
mes
nos

nous

ne

som¬

pas encore au bout de
surprises. En effet, au

détour du chemin, nous tom¬
bons

grand chêne
majestueux. Un homme est
assis sur une planche : il
chante, il parle ou plutôt hurle
sur

un

sur une

de Lubat qui
signalé qu'à partir du

annonce

garées seront verbalisées. A
entendeur, salut ! ! !

qui

ne comprennent pas:
il fallait être là Í), nous avons

:

de

irompette, de la flûte traversière, de la clarinette et de la

guimbarde. On trouve aussi
Papillon qui nous fait une
performance sur des objets
métalliques pour accompa¬
gner Eli.sa. Dans cet apéro,
les spectateurs vont devoir
prendre le rôle d'acteur. En
effet, ils vont devoir, s'ils le
veulent bien, écrire un texte

qui

sera ensuite lu devant tout
le monde, affiché et peut-être
même édité. Au fur et à

joyeuse expé¬

célébrer la nature ; moment

ceux

d'instruments

la clarinette contrebasse, de la

par une condamnation explo¬
sive de la violence, de la

un

notre route et nous

nous

voyons

Expédition dans "le

Nous partîmes un ving¬

1lh.50,

mesure

que

les personnes

écrivent, iis sont interrompus
par des ponctuations musi
cales. Mais à la fin, la

-

musique prend le dessus. Je
pense que ceci a permis à pl usieurs personnes de dévoiler
des talents cachés.

Cécile
Adrien et Antoine

�Imaginòt

Linha

De

pertot

4e trimèstre de 1996
Sur "Les chemins

Opinion sur "Avis de
jazz"

clandestins

musiciens"

Nous peut
sommes
faire
tour alléschapi
un

au
Alban Lubai. Nous

teau

arrivés

sommes

-

pendant la

performance du trio Michel
Graillier, Alby Cullaz, Simon
Courbet. Le premier morceau
était bien rythmé : il était
claie que c'était la batterie
qui dominait. Nous a\ons
d'ailleurs

eu

droit à

un

solo

époustouflant. nous avions
l'impression d'entendre tantôt
le grondement du tonnerre
prêt à se déchaîner, tantôt le
tic-tac d'une montre prise de
folie... Dans le deuxième

la dominante était

morceau,

cette fois-ci

"piartistique". La

lumière bleutée, la douceur
du thème musical récurent,

donnaient envie de fer¬

nous

ser

les yeux

et de nous lais¬
aller, de nous laisser ber¬

mer

cer

des "notes

par

tendresses". Hélas ! Même
les meilleures choses ont

fin et le trio

laissé la

"Ici, c'est

crescendos, de brusques accé-

de notes confuses. Nous

avons

assisté à

"notes". Les

une

orgie de

artistes étaient

complètement absorbés par
leur musique. Un spectateur
(toujours le même, apparem¬
ment en pleine forme ce soir)
nous a déclare que l'on avait
l'impression d'assister à une
"scéance de masturbations

instrumental es

(N.B.

:

s

i m ul tances".

Où est l'orgasme ?).

La batterie

régnait en maître
sur la partition, la contrebasse
grinçait, gémissait et quand la
clarinette est venue se rajou¬
ter, ce

fut le

lumières

se

summum

! Les

sont mises à cli¬

gnoter, nos tympans à v ibrer

persistante. Le
Mhere Quartet a en tout cas
récolté un joli succès auprès
du public : ils ont été très
applaudis, beaucoup de gens
de manière

étaient debout...

Le spectacl
e étaitA 3annoncé
îérations... En tout cas, pleiune
3 heures.
heures
pour
20, toujours rien, il n y a pas
à dire : \ ive la ponctualité :
Heureusement

Cécile

a

chose est sdre

musique. Il bougeajt au rytmne des cordes de
son

la scène
La musique, l impro, l écriture n ont pas que des racines
jazzistiques. C est pour cela
que nous avons invité des
artistes qui pratiquent des
musiques contemporaines,
improvisées et écrites... ". Il
nous a proposé en intro, une
musique d Etienne Rolin
pour le moins étonnante avec
Marion Fnbourg qui alignait
.

même

pian0

se sont

attenlion

re

une

de

s,on

"percurtant"

de

dc

t£

ct

piano

,e

son

du

saxo

de Ja VQ[X

au

droit

amusant, nous avons eu

à

un

"one

man

show" de

Lubat. Celui-ci s'installa

au

piano et fît semblant de jouer.

par com¬

Puis il

se

mit à

tousser

fréné¬

tiquement, bientôt suivi par
tout le chapiteau. Nous avons
également bien aimé la pres¬
tation dc Joëlle Léandre, nou¬
velle

venue au

festival

:

elle

joue de son humour et de sa
contrebasse

les artistes

nous

assassiner ou
s

peut-être tout simplement
nous

.

SQn

supplé.
spectacle. "Les
Alphéides" de François Rossé
interprétées par Marion
Fribourg et Joël Versavaut
ont également été appréciées.
En guise de petit entracte

avions véritablement

nous

ensui-

dimension

unc

mentaire

rapidement com¬
pris ce qu'il voulait dire :

voulaient

a

accompagné par

j,étnmge

ajnsi

crescendos, de dé-

avons

que

chanté

hvtmaine fusionnant, rajoutant

: succès-

Le

l'impression

]a tra_

A la fin

prestatlonj un petlt

sa

LoU)S Sdavjs

: "Maintenant, ça va
être le retour de la noie !"

nous

pQUr m]eux

enthousiaste. Achiarv

prévenu
Nous

^o. jj uqqsc

appiaudissemcnts du public

spectateur installé
derrière nous, nous a alors
mencer.

aitirée

tcmps de silence a pr6cédé les

ça va à 2 à l'heure". La pres¬
tation du Mhere Quartet a

quand même finit

mams

yail,er_ ,a moduler

à la gare,

comme

surtoul été

sa V0]X avee

S£S

bleutée, Patnck Schcyder a

assez

a

Benat Achjarv Cct arlistc
Basque hoR du commun JOUC

lumiè-

suite exécute un solo

long dc

par

suivre une cer-

Dans

uns

l'après-midi. Mais notre

du trombone et la haute tonasaxo.

ainsj succédés les

amres [out au

aux

ligne mélodique donnée
le son grave et pénétrant

hté du

l'impression que le
|e brûlait. Les artistes

avajt

tatne

par

instrument. Un spectateur
même déclaré que l'on

nous a

des mots bizarres semblant
tout de

q vivait

;

ncment sa

3 heures oO,

Lubat débarque sur

en

une

place
au Mhere Quartet. Malheu¬
reusement, le changement de
main ne s'est pas fait rapide¬
ment, c'est le moins qu'on
puisse dire !!! Comme nous
l'a explique un spectateur :
a

amas

55

sortir de notre bien heu¬

avec

dra l'année prochaine.

o

% Cécile

léthargie. Leur musique
était d'après certains, une
sorte de "cacophonie bordélique" (dixit. Malcom), un
reuse

!g

cl
o

"S
Cl

14

talent et

espérons qu'elle revien-

et Arnaud

�Linha
De

Imaginòt

pertot
4e trimèstre de 1996

Une

"Jardins dans tous

explosion de

ses

états" Assier (46)

sons

incompréhensible

Une nouvelle ère

Aprèsréussis
une longue
enfin àattente,
péné¬
je

dans ic

trer

chapiteau Al ban

Lubat, dans lequel va se

Jacme Gaudas

dérouler la "Comédia del

Utopia". J'espère trouver un
spectacle qui mérite cette
attente. Quelle surprise !

Et bien voilà, cettepremière
onziè¬

du vin de

Cette

d'un

Canors, des

représentation

commen¬

(avec une demi-heure de
retard) par un poème sur la

ce

lassitude, récité par une jeune
femme. Puis, Lubat lui-même

apparaît et commence un
chant curieux empli de bruit
bi/arres. Ensuite, il

s'installe

s'acharne quasi¬
ment sur l'instrument„jouant
même avec ses pieds ! Tout à
coup, un homme surgit en
courant et galope sur la scène
au

piano et

me

édition

vie

est la

type de festival
sème, plante, accro¬
che, récolte (un peu) et espère
nouveau

de poire,

où l'on

Cabecous de

(beaucoup). Depuis dix

Cardaillac, des
fruits mûrs,

ans,

des pas

l'égide de Jean François
Pngent, Assier s'est taillé à
coup de risques, d'audaces, de
coups de gueule, d'affronte¬
ments, une réputation interna¬

dans tous

tionale

états

sous

et

trop mûrs, bref
un

matière de "chan¬

en

mûrs

même des

festival

d'âme,

année de

tier cultiveur de

une

mettant tous

transition.

musiques" en
ses
jardins parti¬

ses

culiers dans tous leurs états.

A retenir de

A

vîent de loin
fermés et les oreilles
gourmandes. Ici, c'est le jar¬

ces

apparition, simplement vêtu
d'un short rouge de footbal¬
leur, en portant des torches.
Des pétards explosent sur la

din du Grand Meaulnes où

son

dans flou

artistique la
musique est nette. Et Pngent
s'est pris des vacances. Et

avance

scène

Assier continue. Lilian Alric

val. On

entre dans la danse en fanfa¬

Philippe Descheppers,

Lilian

soit avec

semble pour un soir tous

en

traînant derrière lui

dizaine de boîtes de

Puis,

conserve.

homme fait

un autre

;

l'homme

morceaux

métal

un

Ensuite, tous

son

se met

frapper des
avec

une

à

de

marteau.

se

mettent à

Assier,

fanf are d'acier, fami¬

re, une

mazurka. Le lien musical est

l'homme-conserve.

fort. Les Tortilla Fiat, un col¬

cela,

vidéo

sur

avec, en

fond,

une

l'abattage d'un

de

avec un

lectif de

paso

doble

danseurs de

photographes inter¬

ventionnistes

toulousains,

présent. Leurs

point fort, tomde de ce festi¬
a

entendu

musique-vidéo-sculpture, per¬
formance d'un très grand
niveau
poétique. Michel
Marre est toujours là avec sa
soif de

au

Sardana Jazz est

ses

foule
au

reste

charmée. D'autres,

contraire, quittent le chapi¬

son rêve de poules
jardin des Galinassier;

Patricia Boissier accroche
les

murs

sur

de pierres ses

Polartorrides

musicaux, les

teau, abasourdis.... Tout spec¬

épouvantails hyper-réalistes

tateur

conçoit son propre
style de musique ; pour moi
celui-ci reste incompréhen¬

et

sible....

chef est

situationnistes de Terre

Blanque vaquent à leurs
occupations ; à la cantine, le
aux

musiciens
Guillaume

aux

pianos et les
fourneaux. Au

du chaud, du

froid, du
show, de l'amer, de l'eau de
menu :

sextet de

Tchamitchian, où

installent

s'occuper de
partenaires et pourtant la

grand

dans la grange avec sa

ciens

semble

un

que ce
le très beau

cochon !!! Aucun des musi¬
ne

en

interventions resteront le

ensemble

micro,

Tout

Jacques DiDonato et

collectif de musiciens

Claude

Lubat hurle dans
par

Assier 96

Louzadzak du

et emballe les

relayé

tet de

1

liale, qui swingue l'art-

jouer simultanément (batterie,
guitare électrique, trombone);
son

trois jours :
le Mhere quar-

on y

les yeux

rencontres.
sur

Son

la bonne

la Cobla catalane est
prête à jouer le jeu, à suivre...

du Jardin

Martigoutte
musique bien inspirée
par le quartet de Gérard
Pansanel nous a séduit. Que
dire de la création proposée
par Jean Marc Padovani et
mers

où la

Alric, où l'on

ras

-

les
artistes présents au festival,
pour un hommage à Don
Cherry... Ce fut plus une
récréation qu'autre chose,
dommage.
Voilà, c'est

avec

le

flamenco intimiste de Bemardo Sandoval que s'est clôturé
cette onzième édition où,

la première fois, les

voie,

pour

Henri Texier est toujours en

organisateurs ont installé des
débats en fanfare, ah, la fan¬

forme

fare d'Assier !

et

François Corneloup

(3b) de plus en plus terrible,
Sylvain Kassap est venu
rôder son nouveau quartet, le
tno de François Thuillier (Tb)
a

de beaux

Abdu Salim

jours devant lui,
a

fait

sonner

le

jazz one again sous les pru-

15

�Linha

Imaginòt
De

pertot

4e trimèstre de 1996

On

sorti les vaches !

a

Jean-Marc

Buge

Retenez ce nom : Pui-ché-

ric. Entre Carcassonne et

Béziers, ia viticulture a laissé
la place à un terrain d'expé¬
riences, de tentative de mon¬
trer

que

quelque chose est

possible avec
la société

ceux

(et ce )

quelquefois
laissé sur les marges. La
Talvera, justement : c'est le
mot qui a été retenu par
l'équipe qui a voulu inventer
que

a

arrête pour
réussie sans
un

faire une fête
budget. On lance
défi, 3 jours sur la talvera,
invite dessinateurs,

et on

plasticiens, musiciens, chan¬
teurs, jongleurs, écrivains,
intervievvers, amis d'ici et
d'ailleurs, à venir s'éclater
pendant trois jours, faire ce
qui passe par la tête, faire
les autres, contre les

avec

autres, par

les autres,

pour les
La ferme fournit la

fête. Avec rien, comme
fait Marc depuis quelques

autres.

années

pâté pour trois jours de ren¬
contres, d'échanges, de créa¬
tions, où les dessinateurs cro¬
quent les musiciens, où les

une

déjà. C'est étonnant
ce qui se fait à Puichéric avec
rien. Rien que de la solidarité
et

d'envie de faire. Les ceps

de

vigne deviennent des per¬
sonnages, les barrières muni¬
cipales des vaches que l'on
rentre et que l'on sort, les

et

reforment, où

les instruments

se

bébés des musiciens, les taulards des éleveurs, le presby¬

où les diseurs de

tère

tent leurs mots.

des

auberge de jeunesse,
palettes perdues des

une

Bref, Fernando

la

où les

jongleurs

répondent,

se testent et
texte inven¬

Reste à convaincre

les habitants du

concurrents sérieux sur les

village que
l'avenir passe par tes marges.
Bernard Lu'oat à Uzeste et

autoroutes de

Alain Daziron à Larrazet

murs.

Tadrelanka

et

trouvent là

des

l'imagination.

Finalement, quand

l'équipe de l'auberge de jeu¬
nesse a

voulu inventer

fête, elle

a

fait

comme

une

elle

avait l'habitude de faire pour
le reste. En bricolant, en ras¬

semblant

qui peut ou ne
peut pas l'être. Pas de théorie,
de prise de tête. On fait
d'abord et après on dit ce
qu'on a fait. Quand on a
rénové un presbythère pour y
accueillir des jeunes du
monde entier, quand on a créé
une

ce

ferme éducative là où il

n'y avait qu'un terrain nu,
quand on a entrepris de réin¬

montré que

ont

c'est possible

dans certaines conditions
avec

du temps et

du dialogue.
l'équipe de

Nul doute que
Puichéric ait en main de

nom¬

breux

pers¬

attouts dans cette

pective.
Alavetz
ven.

a

l'an que

les oreilles

gardiens de
agrandie et
hissées

sur

des échasses pour capter

les

se sont

meilleures ondes.

Inutile de

vous

ouvriers et

agricoles ?

dérapants scandés de
rythmes de tous les pays où
l'on mange le piment oiseau ?
sons

Hé bien ! Vous

ne

l'entendrez

plus, c'était hier et ce ne sera
pareil à la prochaine fête.

Y'avaitd'la matière Í

pas

donner échan¬

tillonnage d'étiquettes. Ce qui
passe ici n'a rien à voir
avec l'embouteillage
de pro¬
duits sous cellophane que

Marion

se

faire servir.

Article paru dans l'édition spé¬
ciale "3 jours sur la talvera -

Les

Puichéric 96" du 1er

l'habitude de

vous avez

vous

musiciens, les chanteurs,
danseurs, jongleurs et cassecous ses

seurs

Septembre

1996.

régalés de
pistes de chas¬

ont

brouiller les

de safari.

Nos lurons

gé leurs

en

fête

sauces,

ont

mélan¬

leurs

voyages, leurs rires, leurs
bonheurs et arts de vivre.
Vous n'étiez pas
bien !

tant

La fête

pis pour

se

vit et

pas.
Hé ! Vous

avez

là ?... Hé
vous !

ne se

rapporte

q^
déjà vu,

le
coup de 3 heures du matin,
une

frer

sur

bande de fêtards déchif¬

l'Opéra de quat'sous en
guise de chansons à boire ?
Depuis combien d'années
n'avez-vous pas entendu les

sérer des détenus et des

jeunes paumés, rien

Et du Rock assaisonné de

vaches folies s'est

musique, où les plasticiens
déforment

Puichéric.
La bande de

de

notes

chants révolutionnaires

ge pas

salade, le miel, le gigot et le

dessins font des

Bon ! Voilà,du çacôténe s'dearran¬

ne vous

16

\

*
•"Vêkr.i*.

j

�Linha
De

Imaginòt

pertot
4e trimèstre de 1996

Quand

BaSèti

Puègeric festeja lo

Aujourd'hui,
c'estvientle 25 Tarn
Juillet Garonne,
et ce soir, le Massilia
System
occitane.
Sound

I

porc...

|

Aian Roch

Je
à

mièr

dimenge de janvier

se

teniá la fièra als porcs.

La
municipalitat e las associa cions del vilatge deeidèron en
94 de rcviscolar aquela manifestacion. En aquesta débuta
de 97, lo rendètz-vos

fixât al

es

estât

Per totes los que

n'an
del fetge gras del s
ressopets, se poiràn aqui
congostar de salsissas, sal sissòts, cambajons..., charrar
son

pro

amb los

carnsaladièrs, beure

brave

còp de Menerbés c
qui sap prene part al concors
del crit de pòrc o jogar a trapar lo ganhaire de la corsa de
porcs. A miègjorn, un grand
freginat ( Freginat jamai
degun non escanèl) l'esperarà
un

dins
vial

un
e

dats amb

animacions, contai¬

moments passais amassa, de
dobrir los uèihs suis pro -

ductes del

pais, de s'aerar lo
de tornar trapar lo ritme
sasons...

Los

Linha-Imaginòbenvenguts a
Puègeric, lo 12 de janvier.
taires seràn los

Entresenhas

:

comuna

e

de

rée in

bon ambient convi¬

avec

la canicule, le òai du Tarn et Garonne

manifester à fond ! Autour de

Rode/,

avec

terribles,

on

les Fabulous Trobadors.

Trobador

Jean-Beu 289

Article paru

dans Vé qui y'a

gaujós.

l'occitan

son

pas

Qu'em platz de 1er coneisher aths legedors dera "Linha" ua
modèsta expenencia.

Ua aventura pr'aquô per jo, que mu
Radid-Pais. Radiò nostra ara organisaBearn, en Bigotra, en Armanhac, lèu enas

desempueish duscans
en

Federacion

en

a

Lanas.

Que vòli parlar dera émission "Escrivans" on inviti
qu'escriven pr'ai ci tau, sia en occitan, sia
en francés. Ua émission de mieja-ora tôt diluns,
que tornar
passar eth dimarç. Lin escrivan que pòt, solide, tornar mes
d'un cop se a eneara a diser.
Que son passais en aquera émission ancians coma
Roger Lapassada, Albert Peyroutet, Ramonet deth Pè dera vit,
Elie Boneau, Gaston Abadie, mes tanben eths dera novèla
generacion, Eric Gonzalès, Jan-Lois Lavit, Ivas Capdetrèi,
Sergi Javaloyès, Teresa Cha, e eths animaturs deras revistas
"Per Noste" e Reclams". Gilabert Narioo, Amedeù Cauhapè,
cada setmana eths

-

Massilia Chourmo 6 bd Boues 13003

Marseille

dobli-

Radiò Pais

da

se

Puègeric T : 04 68 43 70 22.

La musica, la paraula

à

quelques pres¬
attend le Commando Fada
; on tchatchc, on discute avec les collègues et là, je retrouve
le Nico de Double Embrouille avec qui on évoque d'excel¬
lents souvenirs du festival des "Berges en fête" à Saint
Antonin Noble Val en 1995. Quelques bières plus tard, il
arrive !!! Mais qui ça ? The Massilia Sound System
surgit sur
le riddim, le òai embaume la salle, l'aioli monte autant
que la
température, ça boulègue surtout devant, alors qu'à Marseille,
c'est autant devant qu'au fond. Le
pastis coule à Ilots dans les
verres, même sur les têtes. Et ça repart à fond, à fond de quoi
? Je suis transporté en Provence, au bord de la mer avec le
flux et le reflux, dans la garrigue avec les cigales qui chan¬
tent en occitan. Vers la fin, Massilia rappelle Positive Action,
le Nico les suit, c'est le feu. On voit une ligne Mérignac,
Montauban, Marseille : la linha Imaginòt est bien réelle. On
quitte la salle, la voix un peu cassée comme dirait Patrick, un
peu tristes de partir mais avec de bons souvenirs, la soirée
était interdite aux cònòs, on n'en avait pas besoin ; bravo à
l'association Sonoton pour son dynamisme et à son village de
300 habitants. La prochaine fois : chronique d'une happy soi¬

rescontre, d'animacion a

de las

dehors

sions franchement pas

(ongan, sera l'Ivcs
Roqueta, qu'cscriguèt una
Messa pels pòrcs, que parlarà
del rei de la jornada).
Aquela jornada del
porc de Puègeric es un bon
exemple d'una jornada de
re

cap,

que

commence

dimension umana, de bons

dimenge 12.

terre

blème, ils connaissent aussi le Massilia Chourmo. Là, arrive
Positive Action de Montauban, la salle commence à chauffer
autant

Puègericfa temps,
(Puichéric)
A (Aude),
lo pri-

et

en

à

Puyiagardc avec deux collègues pour bouieguer ;
l'entrée, je présente la carte "valable de longue", aucun pro¬
monte

Jan

Eygun. Aquò pera lenga nosta. Mes qu'avem recebut
eths qu'escriven en francés, eths dera revista
"Rivaginaire" coma Michel Lac, Pierre Colin, Jacqueline
Saint-Jean, e tanben Claude Brugeilles, David Mata, Mari us
Noguès, que son personalitats afirmadas.
Era votz de Félix Castan, enregistrada a ua serada
tarbesa, que s'i ei faita entene. D'autras émissions que son
coma anologias, dab textes en oc e en francés, Henri
Heuriebise a Bernât Manciet, en passant per René Nelii, Max
Roqueta, o tanplan Serge Pey e quauques autes.
Que i son passais Hugo, Stendhal, George Sand,
Flaubert, Taine, que tant aïmèren passeja's en pais.
Ua émission que's vòu d'escambi e de confronîacion,
e que bcnleù pòt balhar idèas...
encara

Miquèu Pujol

17

�Imaginòt

Linha

pertm

De
4e trimèstre de 1996

le communauté bien loin des

baratins socio-cul habituels.

Des nouvelles du front Nord

Chanson

(section informelle de la G. R. Q. M.)

:

J'travaille dans l'socio-cul
mais

1'politique s'af-fuisse.
sparadrads
sur des jambes de bois
ça sert à rien
c'est là qu'le bât blesse...."
Je colle des

Decoolivier
est

Je sais que vous êtes

impatients d'apprendre
comment se porte le
moral des troupes dans notre
tout petit, si petit "coin de
l'ouest" (Westhoek) flamand.
Eh bien la G.R.Q.M.
se porte bien semble-t-il ; on
a eu des idées
géniales qui
sont la synthèse de pas mal de
travail et réflexion depuis 10
ans, aussi de ce que l'on a
entendu à la radio ("Là-bas si
j'y suis"), dans les concerts
des Fabulous etc...

Pour résumer

:

Profitant de

son

expérience (plus de 10 ans)
l'association dunkerquoise
"Les Rues du Monde" invite

le monde à

tout

se

retrouver

péniche, (répondant au
joli nom de "Mosaïque") tous
sur sa

les 1er. dimanches du

mois,
(à partir de décembre) pour
une

journée organisée

suit

:
-

ex.

en

un

comme

thème est lancé:

décembre

le Mexi¬

:

que, en janvier : le Brésil ou

allé à leur assemblée

ve, on

lOh.

: on se

retrou¬

Collective

tacle,

12h.

:

on

voit un spec¬
diaporama, ou un

ou on

ou un

lilm.
-

un

débat

savent de

avec

13h.30
avec

:

on

lance

les gens qui

quoi ils parient, par
exemple le 1er. décembre on
parie des insurgés du Chiapas
avec un théâtreux-militant
qui

mazouth
un

plat à tourte, un d'hiron

-

delle

Nous

ou une

gamelle,

une

boîte

monté

aux

lettres
une

dans

vieille poubelle, un

piano

à la cafetiè

de

ta

vieille

-

grand méééreu !

le "Rommeltous vos pôles

pot Band Orchestra", sur des

Jouez-en

tambours à friction locaux

les petits et gros
les extraordinaires

:

les

"Rommelpot" (en PVC de
récup - même Emmaëus n'en
voulait plus ! ), on met "en
branle" une rythmique diabo¬
lique sur laquelle tous peu¬
vent venir placer chansons,
bouts de textes, raps, slogans
etc... en utilisant des tech

-

niques d'improvisations, de
exquis et pour pou¬
voir intervenir partout ( fêtes,
expos, manifs), pour dire les
choses là, où et quand c'est
cadavres

tion des

-

des

masses

(pour)

de tubes

titiller

en mas

-

sur

une

gigantesque vibra

tomberont les

murs,

le

mur

premiers

concer¬

-

d'autres gens,

de
politiques et "déci¬
deurs", de dire ce qu'ils ont
rencontrer

:

le

nos

coeur.

la

région et
depuis 2 ans.

On tourne dans

en

Belgique,

du
Je

déconfiture pour tous les cons
la victoire pleine et entière
du pot d'terre contre l'pot
d'fer !

aussi

une

avez eu

que

(Roodcool) lance
BD-Forum.

vous

les anciens numéros

je faisais seul

:

"A Noste

Kee", qui veut dire, "à la pro¬
chaine". Je relance ça

( c'est pas de la branlette

Bref,
avec

n'importe quoi peu faire
l'affaire
un pot d'yaourth, une cuve à

drames

nés, ça fait un bien fou de

turbation

cet été 96.

des extraordinaires

:

misères, ça décape et ça

fanfare qu'on appellera
Rommelpot Band Orchestra !
Unissez tous vos ronunelpots
çaf'ra un sacré melting-pôtes

)

créée entre Robion et Rodez

Fabriquez-vous
des rotnmelpots
des petits des gros

et

fait rire ! Et là encore, pour

"fondatrice" du
trad

l'on

les acteurs,

son

Rommelpot
un air
joué au Rommelpot),

que

la table

met tout sur

une

(ou de les gueuler) avec un
groupe qui peut s'adapter à
toutes les circonstances, à

Orchestra, (sur

logements

attend, que l'on attend... On

tet

lion

"géométrie et nombre

s'appelle "Les Incompris".
Une troupe avec des gosses et
des personnes de 9 à 65 ans.
Les scènes parlent des de
bains surpeuplées, des scènes
de ménage, des embauches
foireuses et de la réhabilita¬

n'importe qui peut faire
l'affaire
faites un duo ou un trio
formule quartet, version sex

utiie et nécessaire de les dire

variables".

avec

quartier "Le Carré de

Vieille", quartier sinistré
s'il en est ! Cette troupe

à queue
Mais touche pas

un

déjà

avons

troupe de théâtre

une

la

re

:

Création Permanente et

Band

on cause.

mange
ensemble, on écoute de la

musique,

16h.30

Voici la chanson

prépare,
-

vers

-

l'Algérie.
-

au

Mexique cet été ( et qu'on
sait qu'il va nous dire autre
chose que des carabis
touilles!). En janvier, une bré¬
silienne qui miiite là-bas,
(occupations de terrains pour
créer des villages).

la

nous rompons

logique de

mais
le biais de rencontres (
dans des cafés ou ailleurs) je
fais parler tout le monde sur
Dunkerque (histoire, situation
par

program¬
mation spectacles pour trou¬
ver des acteurs, des créateurs,

éco., cadre de vie, culture

(surtout pas des pros ! ).

que le plus beau lieu du
monde ?" Il faut savoir que

Renouer

le vrai

"esprit
Folk", ( en ce sens que les
gens créent pour eux-même)
avec

et tenter de créer une nouvel¬

avec pour axe de départ:
"Comment faire de Dunker¬

etc..)

Louis XIV

Dunkerque
"

en

visite

en

1680 à

a tenu ces propos:
Je suis très satisfait, je crois

�Linha
De

Imaginòt

pertot
4e trimèstre de 1996

que tout ira à merveille et
qu'après cela, Dunkerque
sera le plus beau lieu du
monde". Je suis
bosser

en

train de

le numéro

qui
inaugure cette formule BDsur

(A

Forum...

RoodCool et Cie
des nouvelles là aussi

:

notre

flamand, mais

qui passait

un

on va

essayer

feeling trad
peu à l'as sous

le bulldozer du binaire. Faut

qu'ça danse et tape du pied.
De toutes façons, vu que je
joue du folk comme un punk
(paraît-il) le résultat restera :
"Acide folchlorique" et
acaustique. + On inclue des
chansons

en

S

*

r-

Ui

Voilà, c'est tout
pour l'instant sinon, il y a
toujours autant de briques
rouges ici qu'à Toulouse.,
(nous ici on dit pas qu'elles

VI

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VI

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Vu
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flamand dans le

répertoire. Disque en prépara¬
tion pour le printemps.

roses....)

;z

vu

répertoire

de retrouver le

sont

g

duo mais le

sur

VI

HJ-I-

S».

le duo

flamande, irlandaise, écossai¬
se et voi). On continue de tra¬
vailler

v

:

guitariste
est remplacé par Gérald
Ryckeboer : bouzouki, mandole, cornemuses flamande,
reste un

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19

�Linha

Imaginòt
De

pertot

4e trimèstre de 1998

...

Cort et as... Cortetas...

À
i

Nature. Les Amis de

deur nature

;
des soirées-débats, confé- J
rences, ateliers sur l'ali mentation, la diététique et !
tout autre aspect d'une vie '

équilibrée. Ils
&gt;
publient aussi un bulletin: ;
Bonjour ! (J-M B)
Les amis de grandeur
\
saine et

nature 21

avenue

:

/- Jonc
3ai- ic-1

;

\

Beaucoup de

!

réactions orales à notre

I

critique de Charlle Hebdo
dans le dernier numéro de

i
I

la Linha. Personne n'a

j
encore osé défendre publiJ
quement ceux qui prônent [
l'exclusion à leur façon.
!
D'ailleurs c'est fou le
!
nombre de personnes qui
disent avoir l'intention de

■

|
répondre à des critiques et ;
dont on ne voit jamais les |

Imagìnòt !

de bonnes bases.

(J.M.B)

!
I
t

Mexique. Les citoyens
semblent prendre de plus
en plus en main leur avenir sans compter sur les
dirigeants politiques habituels. C'est symptomatique
du mouvement mondial
marche.

en

(J.M.B.)

]
J

J

!

!
■

;

;
1
i

Coopération. Ainsi les
habitants

!

de Sainte

au Québec ont
'
apporté leur soutien au ;
village malien de S an an- ;
koroba, en dehors de toute J
administration et autre
!
organisme. En parlant
!
d'égal à égal, ils les ont !
aidé à se prendre en char- 1
ge en dépassant les cli - ;
vages habituels. Les condi- J

Elisabeth

tions

de vie ont été

considérablement amélïo-

!

rées et le

développement

'

aujourd'hui toute

1

touche
une

région. (J.M.B.)

Service Universitaire

cana-

dien Outre-mer Montréal.
T: 1.514.982.66.22

r/

4

I

a

ou

j
»

articles. La Linha

Quartier

ui c.2.t-ia vaL

!

05 61 25 00

09.
Débats.

oh~

!

des

écoles Jules Julien 31400
Toulouse T

Toulouse

gran- i

organisent

J
!
I

20

/5\ Place
StSernin

�Pétition

soussignés, demandons que ies Lois de la

"Nous,

République Française soient respectées dans le Var.
Or le Préfet du Var a récemment porté de graves
atteintes au devoir de réserve des représentants de l'auto¬
rité de l'Etat, de nature à troubler l'ordre public et la paix

judiciaire.
l'usage du terme "le moindre lien" présup¬
l'affaire aurait pu être instruite dans le sens
par le Préfet sans que des preuves tangibles d'un
enfin

-

pose que
voulu

lien

ne

soient établies.

civile.
Le même

-

effet, le 5 juin 1996, dans une lettre adres¬
sée à Monsieur Bonnaud, président de l'association
TNDI-Châteauvallon, monsieur le préfet Marchiani
En

-

progammation du fes¬
Hop" le groupe rap NTM et écrit :
"en tant que représentant de l'Etat, en tant que chrétien,
en tant qu'homme, je ne peux laisser passer une telle
atteinte à la dignité de la femme et de la mère de famille."
(Var-Matin du 7 juin 96).

demande à celui-ci de retirer de la

tival "Connexions Hip

qu'elle pourrait être de cette nature."
Là encore, avant toute enquête, il y a préjugé,
désignant à la vindicte publique des citoyens innocents
du délit commis. Cette présentation tendancieuse des
faits visait également à orienter les enquêteurs et les
juges sur la piste d'une querelle qui lui est personnelle :
là encore c'est l'homme privé qui s'est exprimé, avec ses
rancoeurs, aux dépends du devoir de réserve incombant à
un

ici une atteinte manifeste à la loi de
séparation des Eglises et de l'Etat.
Il y a

de

apprenons par

La Loi lui donnait le droit d'interdire
l'ordre

"au nom de

public" cette manifestation artistique, mais cette

démarche consistant à menacer
tions d'ordre financier nous

Châteauvallon de sanc¬

apparaît comme un acte de

chantage.
juin 1996, le Préfet du Var réagit à
profanation d'une tombe "commise à deux
cents mètres de la préfecture. J'espère qu'il s'agit d'une
coïncidence avec le retrait de NTM de l'affiche de
Châteauvallon. Si l'enquête démontre le moindre lien
entre les deux faits, ça va faire mal."
Le

-

serviteur de l'Etat.

1905

le journal Var-Matin du 6
juin 96 que le Préfet met en demeure le directeur du
TNDI, Gérard Paquet, de retirer de l'affiche le groupe
NTM, faute de quoi "Monsieur Marchiani s'opposera au
versement de la subvention d'Etat", qui représentait envi¬
ron sept millions de francs en 95.
Nous

-

10

jour, le Préfet déclare à Nice Matin :
riposte, mais je ne pensais pas

"Je m'attendais à une

: "Les gens qui
l'ordre moral, dont je

-Il déclare encore à Nice-Matin
combattent les soi-disant tenants de

portent une lourde responsabilité dans cette profa¬
interpeller tous ceux qui propagent
des thèses antichrétiennes ou contraires à la dignité de
l'Homme et de la Femme en leur faisant prendre
conscience des conséquences monstrueuses qu'elles peu¬
vent avoir sur les esprits faibles." (Nice-Matin du 12 juin

suis,

nation." Celle-ci "doit

96)

dénonçant tous les citoyens ne partageant
conceptions morales et ses convictions reli gieuses, il crée un trouble dans l'opinion publique, attise
les antagonismes religieux et prend donc le risque de pro¬
voquer des violences civiles. Il néglige encore une fois de
respecter la Loi de 1905.
En

pas ses

l'annonce de la

Il y a

critiquables
-

dans cette déclaration plusieurs

éléments

:

proximité de la préfecture
profanation, comme s'il était visé en per¬
qui est la preuve d'une appréciation erronée de

le lien établi entre la

et le lieu de la
sonne, ce

conséquence, nous demandons la révocation
de ses fonctions de Préfet du Var
et du corps préfectoral, et que dorénavant les Lois de la
République soient respectées et appliquées par tous les
représentants de l'Etat dans notre département.
En

de monsieur Marchiani

l'événement.

l'usage du procédé de rhétorique, l'anthiphrase,
son auditoire à penser qu'il existe réelle¬
ment une coïncidence entre les deux événements, est de
la manipulation d'opinion, ce qui est inacceptable de la
part d'un haut fonctionnaire chargé du maintein de
-

afin de conduire

Les

-

la

menace

"ça va faire mal", qui

préjuge de

Toulon C'est Nous Aussi,

Publique, LCR Var, MRAP 83, Mouvement des
Citoyens Toulon, LDH Toulon, Cercle Jean Rostand, PS
Toulon, MJS 83, U.D. CGT du Var, C.A.P., Radical Var,
les Verts.

commentaire

-

: on

a

répondu et fait passer. (C.S.)

brancher l'adresse

Pelloutier 83000 Toulon.

fait pas

04.94.02.47.31.

21

:

Travail rue Ferdinand
Tél. 04.94.92.70.62. Fax :

Turbulences 83, Bourse du

l'action du

juge d'instruction démontre que le Préfet ne
sienne la règle de séparation entre l'exécutif et le

:

Place

Pour vous

l'ordre.

signataires

Quartiers en éveil, Turbulences 83. Rassemblement des
Citoyens Toulonnais pour la Démocratie, C.A.F.A.R.,

�Linha

Imaginòt
Musica

4e trimèstre de 1996

Salies
en fête!LeUna
Hesteà quibarriques,
Plaça
du Bayaà
les étals
de Béarn
ne manque
pas de sel.
dressent,
à l'usage.
prêts est
caviste
la garbure
fleure
le chou
et le petit
salé, se
la
ses

fontaine

Jacme Gaudas

3

a
"D
O

sanglier, animal totem d'ici, coule son eau douce. Sous la plaça est le lac salé. Une
plaque de fer nous sépare de l'escalier descendant à la barque. «Seuls quelques privilégiés peuvent y
aller» confie un élu. Les camions ouvrent leur gueule et des piles de chaises en
plastique rouge et
bordeaux sont dépliées. «Il ne manque plus que la bière...» Jean-Michel Espinasse vient de balancer,
Pierre Micouleau lit la République des Pyrénées, Yan et Ninon font leurs essais de voix. «Je veux être
rock'n'roll ce soir...» Sacré Jean-Michel, va! Pour être
précis, il faut savoir que le sanglier, blessé il y
a mille ans, lors d'une chasse
seigneuriale, et retrouvé mort quelques jours plus tard, les poils
recouverts de sel, est partout
à Salies. Je ne résiste pas à faire le parallèle avec cette culture d'oc
de la civilisation des troubadours, blessée
par le centralisme seigneurial français mais néanmoins
présente et active. Donc la Heste de la Saù accueille les Nadau et coule le jurançon ! L'élan musi¬
cal que los de Nadau ont insufflé en
Gascogne, en Béarn, au Val d'Aran est encore, vingt-trois ans
après, toujours porteur, portable, exportable. Din lo cel d'Aqui sont al Zénith de Pau samedi 23 et
dimanche 24 novembre en compagnie de l'Orchestre
Symphonique et bien d'autres chanteurs et
au

chanteuses. De la matrice mère, seuls Yan et Ninon sont
Nadau. Autour de

sur

le 23 !

remonte les

s'arrête

pas utiliser pour me par
1er... Marti donne pour la
ne

sur

o

la

chiffres

case

-

première fois une dignité à
cette langue, il dit: "Pour¬
quoi ne m'ont-ils pas dit à

et

73, année

où Yan de Nadau est nommé

l'école?", il révèle, raconte
histoires, il est en train de

Pour nous c'était une réap propriation. Toute la langue,
chaque tournure, chaque pas
de danse, chaque air de
musique appris, je me les suis
gagnés... Tout ça fait partie
du fil et du tricot.» Voilà

à l'école normale de Tarbes

des

recycler des instits en
mathématiques. A cette
époque, Marti et Patrie tour¬

sabrer le livre d'histoire... On

comment le 10

allait

Los de Nadau entament leur

pour

nent et

lycée à St-Gaudens,
la grosse insulte c'était "pay sans". On n'osait pas dire
qu'on venait d'un village, on
disait qu'on était de Luchon...
Heureusement qu'on avait la
blouse (le blues ?). Et puis
brusquement, il y a un type
qui me raconte qu'il faut être
digne, qu'il y a tout ça qui

touillent la chanson

occitane.Sorti de 68,

on

arrive

impasse because la

sur une

co

sont les

rencontrez les Nadau.

Et la roue tourne, la boule

O
O)
O

deux ils

pivots de la cornemuse contemporaine en la présence des frangins d'Auch, coupables du fameux
Trad'envie de Pavie, les Espinasse. Vous rajoutez deux techniciens, un camion, une sono et vous

Flash-back

&lt;D
"D

encore en cours. A eux

parents les enfants sont venus avec guitares électriques, claviers, basses.
L'oncle Gilbert pose sa batterie comme au bon vieux
temps des Chaussettes Noires et en avant la
musique populaire (au sens du peuple), polissonique, polyvocale. Les Nadau c'est plus de vingt
ans de
rencontres, de bals, de Hestes, de vendanges, de dépiquages, de manifestations d'actions
sur le terrain,
toujours prêts et disponibles. Six de base, comme une équipe de basket, plus deux
ces

révolution est terminée. Sous

les

pavés il n'y a pas trop de
plage, tout rentre dans un cer¬
tain ordre, les révolution

-

naires
la

qui voulaient changer
vie militent dans des syndi¬

cats. D'autres vont

babas

en

chèvres

au

existe même si

faire les

Donc la

font des cuirs et

peaux. «Tout le mouvement
des années 70, ça ne me cor

respond pas... Nous, on est
originaire d'ici, la première
fois que j'ai entendu Marti,
j'ai fait le lien directement
avec ma famille. Marti, pour
moi, c'est ma grand-mère qui
parlait, mais d'une autre
façon, en langue d'oc, cette
mairale qu'elle s'obligeait à

n'en

a

jamais parlé à l'école..»

Ariège, élèvent des

ou

on

-

épopée à Tarascon sur
Ariège. «On n'était que deux
à l'époque, Yackesh (Roth) et
moi. On

se

avec

Martina de Peire. C'était

parti»
Au
toire

début, le réper¬

divise

deux

grands

thèmes, des chansons

reven¬

se

en

dicatives Mossu le

régent et

des chansons d'amour Arrron

guitare. "Jo¬

d'aimar

va

commencent

bouteille, sacrée bouteille"
vite rentrer dans les ordres.
L'amour du chant chez un

sortent

de suite

et

d'occuper le ter¬

rain par capillarité. «Je me
souviendrai toujours de la

Commingeois comme chez
les Bigourdans, les Béarnais
ou les
Basques, c'est fort.

seconde soirée

faite à Pau...
Régent
où
à la fin le gosse dit:
"Peut-être que j'irai en transi¬
tion mais je parlerai toujours
On chante Mossu le

une rencontre avec

,

Gilbert Navroo, écrivain,

poète occitan, Yan retrouve la
langue d'oc. «On la connais
sait très peu, à
part Ninon qui
la parle
depuis toute petite.

-

22

retrouvait

Marti, Eric Fraj, Rosina et

lie

Suite à

février 1974,

,

gascon". Les classes de trait l'époque, je ne sais
pas si tu te souviens... Et là
sition à

�Linha

pleine chanson, toute la
salle éclate d'applaudisse ments, quelque chose d'énor me se passe, pas du tout un
en

triomphe pour nous,

c 'est pas

ça, les gens attendaient qu 'on
dise ça, qu 'on dise : "bon, ça

suffit". Donc il y
re avec

ruptu

-

la chanson tradition

-

nelle qui parle
la bergère...»

a une

faite durer
vingt secondes mais elles
étaient longues ces secondes
et puis tout d'un coup un ton nerre d'applaudissements. Il
y a bien là une rupture poli tique. La chanson engagée,

une publication : elle
quotidienne pendant la
durée du banquet et
s'appelle Corbières Matin.
(J.M.B.)

est

Dona Ninon

avance

Arrive 1980 et la

création de la

sa

cinéma, concerts... Et bien

la vie des gens.»

en

sûr
Et l'histoire

encore.

poursuit

disait, arrive

Béarn.»

du berger, de

L'Elan musical

été un long i(t ...Cortetas,..Cortetas...
cheminement, ça fait vingtAude. Les éditions Verdier
trois ans. Je m'aperçois
organisent au mois d'août
maintenant qu'il y a des
un "banquet" où détente
jeunes à notre spectacle.
et philosophie prennent
Déjà leurs parents venaient à une large place : randon¬
l'époque, on a accompagné nées, ateliers, colloques,
Pour mus, ça a

minute. Je l'ai

comme on

Imaginòt

première calan-

Et bien oui vieille"
elle est la
Nadau, "la
elle dit

com¬

rigolant. «J'y
étais au début, j'y suis ton jours...» Ninon est de Monein, le cœur du Jurançon,
me

en

vin si subtil

avec le foie gras
de canard. Oui, en Béarn, le

canard est roi, même

l'aire de

Corbières Matin.

Le

Marque-Page 11220 Lagrasse T : 04.68.24.05.75.
Internet.

L'adreça de la

Linha

Imaginòt a cambiat.
Ara : http://www. mygale,
org / o9 / simorre / arribada.
htm.

l'autoroute

s'appelle "ma¬
gret". En bons Béarnais, chez
Ninon, ça chante le folklore,
ça baigne dans la tradition.

Presse. Vacarme veut faire

circuler les idées, créer des

échos, promouvoir des

«J'arrivais à chanter à peu

expériences des idées, des
analyses, faire se croiser

près convenablement bien
que le premier concert a été

ceux qui ne se croisent
jamais. Vacarme est

un

désastre. Julien Clerc à

côté c'est rien,

ce que j'ai pu
chevroter, mais bon je me
suis lancée.» Ninon est la

bimestriel. Abonnement
200F /

an.

:

(J.M.B.)

Vacarme 54 bis

rue

de

,

troisième larronne.

Depuis
vingt-trois ans elle chante en
béarnais. Aucune concession.
Le choix de la

saga

dreta, école publique où

en

l'enseignement se fait en
langue d'oc. Une étape
importante. «Un acte de
révolte, d'autonomie. Après
on a fait "qu'em ço qui em!"
(Nous sommes ce que nous
sommes). Les gens s'y sont
reconnus. Aujourd'hui je
dirais plutôt "qu'em ço qui
hem!" (Nous sommes ce que
nous faisons) car il ne suffit
plus de faire des déclara -

de concerts et de scènes
ruptures. Los de Nadau

franchissent
en

un nouveau

1975 à Siros, la

de la chanson

seuil

Mecque

béarnaise,

devant

cinq mille personnes
plus d'un millier de chan¬
teurs traditionnels. Ce jour-là,
cinq républicains espagnols
et

ont été
a

fusillés à l'aube...«On

chanté Victor Jara, mort au

stade de

Santiago en 73 et
demandé, à la fin de la chan
son, une

-

lions. A

minute de silence à

la mémoire de

ces

républi

-

cains. Ici, c'est une

de faire ça,

hérésie
c'est un païs très

politiquement
style là... Je me sou viendrai toujours de cette

conservateur,
c'est

ce

un

moment donné il

faut des actes concrets. Je me
souviens de Claude Alranc

langue est une
posture face au monde.
«Même avec mes petitsenfants, très souvent je chan te, c'est toujours des chan traditionnelles

sons

occitan,

en

en

béarnais.. Je

ne

Sur le pont
d'Avignon, Frère Jacques ou
Au clair de la lune. Ça ne me
vient même pas à l'idée.»
a

aussi

ce

côté

01.42.38.08.32.

rassu¬

rant, c'est elle

qui gère les
déplacements et ce n'est pas
rien. «Quand on était que les
trois Nadau, je m'occupais
déjà des comptes. Yan fait ses
chansons, eux se sont calés

Contes.
a

Margrethe hojlund
quitté le Danemark pour

s'installer

en

France. Elle

fait connaître les contes

inuites, tradition orale peu
connue en France, les
contes

Scandinaves, mais

sieurs

plu régions françaises.

(J.M.B.)
Hippocrène. Place du Vieux
Marché 69380 Chasselay.
T

:

04.78.47.38.83.

Paix. Non-violence actualité
est le mensuel de la résolu¬

non-violente des

tion

conflits. Il traite de culture,

d'éducation, de géopoli

Non-violence actualité BP
45202

241

très bien. Je commande et ils

Cedex T

lier, tout seul avec les
couilles monumentales...

font

je demande
(rires)...» Nadau fait le choix

-

tique, etc... (J.M.B.)

qui s'enchaînait aux grilles
de la préfecture de Montpel¬

23

:
:

01.42.72.57.79.

là-dedans et s'en trouvent

ce que

Fax

aussi les contes de

chante pas

Ninon

Lancry 75010 Paris. T

Fax

:

:

Montargis

02.38.93.67.22

02.38.93.74.72.

�Linha

Imaginot
Musica

4e trimèstre de 1996
de passer l'argent gagné dans
l'achat de matériel sono, un

super camion qui marche,
because leur plaisir est d'aller
chanter et, plaisir suprême, de
le faire le

possible,

plus facilement
des

comme

ama

-

heureux. Pensez, tous
les Nadau travaillent à côté. «
teurs

Tout le monde

a

sa

paye ou

pratiquement. Le problème de
l'argent ne se pose pas chez
nous... Quand on a de l'ar¬
gent on achète ce dont on a
besoin. Quand on n 'en a pas,
on attend, on
fait comme les
vieux,

on met

des

la chaussette et

achète». Ninon
dans

sous

après

est

cpopcc musicale, clic en
tire des enseignements d'une

tu

as

chan

-

meilleure humeur pour partir

D'ailleurs, depuis que je
fais de la scène, je ne suis pas
pareille face à mes élèves.
L'école est quand même une
scène où il faut faire son
cinéma, faire rentrer quel¬
ques choses et je pense que
c'est important quand tu es
enseignant de faire ce ciné
ser.

Pour la bande son,
Nadau n'ont que l'embarras
du choix. Ils connaissent à
ma».

on

content. Il

faire évoluer

faut tout

avec son

temps.»
«Les chansons accornpa

-

gnent la vie des gens»

pui¬
sent savamment,
rajoutent des
instruments contemporains.

au

fur

et

à

les
années, s'explique aussi par
les thèmes qui peuplent les
paroles des chansons. «Cette
"Cançon d'adieu précise
mesure

que passent

occitane, gasconne, béarnai
essaie

de ta

faire vivre aujourd'hui.
Elle a des musiques qui
sont
des blues fabuleux.
Quand,
quelquefois, on les chante a
capella c'est génial. Pour¬

pour

train, les autres restaient

sur

le

quai... Elle est aujourd'hui
très jouée dans les enterre ments. L'Immortelle est jouée
dans les baptêmes, les noces..
Les gens croient que c'est
une

chanson traditionnelle

Carrefour ou dans le train,
la sifflent, ils ne
savent pas qui
l'a faite et ça
n'a pas d'importance. A ce
moment, je revendique le litre
de chanteur populaire, à
qui accompagnent la vie
Et l'histoire roule

toujours. La longévité des
s'expliquer par le
fait qu'ils se produisent sur
un
espace géographique lin¬
guistique bien délimité par
cette Gascogne qu'ils servent
Nadau peut

si bien mais l'écho de leur

on ne

musique dépasse les limites
prédilec¬
tion. L'Espagne, l'Allema¬
gne, la Provence sont sillon¬
de leur territoire de

-

chaque fois c'est le

dans les formes

aller

fait de la variété, on fait de la
variété. Il n'y a rien qui me
gêne parce qu 'on a cette
espèce de sérénité. C'est quoi

Québec

au

en

faire une
Bretagne, se frot ou

Bretons. Je crois que

faire un jour et on
très contents. Notre

ça va se
sera

spectacle
Nadau

ne

ressemblent à
Le

définir je

l'essentiel?»

c'est à toi de le
'est pas du folk, pas de
la variété...»
c

Je dirais que

c'est un
de l'hu¬
mour, c'est pas des sketchs,
c'est un peu tout ça à la fois
et le terme
"variété", au sens
de varié, est celui
qui con¬
vient le mieux, le
plus juste.
«Je
revendique totalement ça.
les mots sont piégés mais
je
vois que tu
précises. C'est
vrai qu'on
essaye de varier, il
y des chansons très douces,
mescladis, c'est

Deuxième

période

ne

saurais pas,

dire,

on

est bien à nous, les

aucun autre.

-

thèmes que

musicales. Alors bon, si

ter aux

des gens

des chan

nées et à

même succès ...«On aimerait

tournée

béarnaise. Quand tu vas à

des gens.»

-

-

dire adieu à quel qu'un qui mourait mais qui
partait quelque part, avec un

sons

«Cette chanson traditionnelle

les utilise pas
Regarde les Noirs améri
cains, ils ont utilisé leur ira

cette

savoir que ce sont

fond leur folklore, ils y

quoi

on

bien

est

ment

ça...

à l'école. C'est vrai
que c'est
un bon
moyen de décompres -

se, comme tu veux, on

sabots, maintenant

machine à laver et

en

une

Yan, elle n'était pas foncière

de

es

était
a

,

justesse telle qu'on rêve
quand tu

très bien à Uzeste. Il

aussi croissante

cette

«Je matin,

fabuleux... Lubat le fait
prend sa
culture et la fait avancer, on
ne vit plus au
temps où on
ça

on

village, et depuis
vingt-trois ans qu'elle vit

te' le week-end

-

monde trouve

Le phénomène
popularitéNadau,
toujours

institutrice

comme

faire des chan

et tout le

dans

son

d'une maîtresse

dition pour
sons

pas

c'est varié. Autant dans les

Bon,
juste.
Le
pèrej'ai
Yanpiqué les
poulets
met

bien à

plat sur le barbecue, la
jeunesse arrive, la table est
dressée, le

vin est

tiré, allez, à

la santé de la culture d'oc! La
"new génération" est là,
l'électricité branche les gui¬
tares, les cornemuses, et

"Pengabclòt, Pengabelòbene"
tourne son
reggae béarnais.
Depuis le début de leur his¬
toire, les Nadau se sont adap¬
tés aux situations politiques,
culturelles tout en gardant
leur personnalité (ce qui ne

�Linha

Imaginât

Musica

4e trimèstre de 1996
manqua pas de leur valoir
quelques critiques acerbes de
la part de certains occita nistes). Et si dans les années

coulaient parce que c'était
une chanson
engagée, mili

70, il suffisait de chanter

marche

Voient vivre al pais pour rem¬

tout

plir une salle, et ils étaient
nombreux à le faire avec plus
ou moins de bonheur, à
partir
des années 80 ce n'est plus la
même histoire

:

un

bon

nom¬

bre de chanteurs occitans dis¬

paraissent en même temps
"Ventadorn", cette mai¬

que

de

disques tant aimée,
trop mal aimée à l'époque.
Aïe, aïe, Yan se remonte les
manches, chez "Ventadorn"
son

Los de Nadau étaient
Marti

et

avec

Patrie les loco-émo-

tives... Alors bon. «Oui, à la

grande époque de "Venta¬
dorn", on était peut-être un
peu sectaires. "Ventadorn",
pour nous, c'était résevé aux
chanteurs occitans, pour la
chanson occitane et il n'était

question

pas

mettent
nom

de

le

que

les autres y

nez...».

ce

sacré

C'est

au

règlement

Joan-Pau Verdier s'est
vilipender, et en plus, ò
sacrilège, est allé signer à
Paris, chez Phillips. «Verdier,
nous on est arrivé
après, mais
c'est vrai qu'à l'époque, Yves
Rouquette disait qu"'à partir
du moment où on a ce qui
faut chez nous, pourquoi aller
que

fait

à Paris, dans

une

boîte de

disques, H faut faire tout pour

tante,

qui n'était pas forcé

ment mauvaise mais

sinon par

PNO, LO, tous

me.

sur

présente partout. Tu vas à
Pau, dans le quartier de
l'Osse des Bois, ils
pas en

ne

béarnais, il

parlent
des

y a

Arabes, des Noirs, toute

une

mosaïque de gens qui parlent
en français. Nous, quand on
fait un spectacle, on essaye
de mettre

en concurrence

français et l'occitan,

en

le

expli

quant que certains mots sont
intraduisibles. Alors
dit

comme

on

les

ça

monde. Avec le recul du

a

qui arrivent. «Tu

il y en

-

on a

bassiste. Si la

réussi à

au

tion...» Jean-Pierre

enfant

Medou,

baigné dans

l'environnement musical des
Nadau. «J'allais les voir

en

mobylette quand j'avais seize
ans. J'ai toujours écouté
ce
qu'ont fait Nadau, humaine des gens qui

de métier à côté. «Je

donne aussi des cours, ça se
passe bien. En
m'intéresse le

fait, ce qui
plus chez
Nadau, c'est le chant. J'y
trouve beaucoup de plaisir,
j'ai découvert beaucoup avec

la

-

une place
importante que jouer de
guitare». Et puis il y a

teur

ce qu'on
appelle une rythmique soli de...», précise Serge. «Lui ne

-

d'occitan, c'est l'ancien bat
teur des "Chaussettes noi¬
res"

d'Eddy Mitchell». Yan

a

le sourire et les yeux

grands
comme
ça ! Il faut dire que
Bastélica en action, ça met de
l'énergie. Il sait tout jouer,
prêt à rattraper le moindre
dérapage. Faut signaler qu'il
a des heures de musique au
compteur. D'ailleurs, il com¬
pose par ailleurs, il est vivant,
quoi ! «Il nous raconte les
délires de l'époque, en 62, en
Algérie, en pleine guerre où
ils jouaient devant 20 000
personnes avec, au bord de la
scène, les militaires, mitrail¬
lettes au poing... Et tout ça ça
fait les Nadau, des gens qui

ment ce sont

m'intéressaient». Donc Jean-

viennent d'horizons géogra phiques d'ici à l'exception du

des groupes

Pierre déboule

batteur... On s'entend bien.

Nadau. S'ils

de rock, dans les
bistrots, les plages en été, ils
ne sont pas en rivage incon¬
nu, Nadau, ça fait longtemps
qu'ils en entendent parler.

de chanteurs occitans de

l'époque "Ventadorn" qui

maison mais

je n'aurais

électrique,

avec sa

guitare

ne sachant pas

exactement ce

faire pour

qu'il allait
cohabiter avec les

cornemuses

; sur

morceaux une

tourner sa roue. «A
trouves

25

certains

vielle venait

force, tu
ta place. Le plus difft -

-

de choc, c'est

connaissait pas un mot

pianiste, un musicien qui
jouait à l'oreille. Après le
départ de Yakesh, je l'ai rem placé au pied levé, je me suis
mis à la cornemuse, j'ai
écouté beaucoup de musique
trad pour m'imprégner. Je
m'aperçois aujourd"hui que
c'est la musique que j'ai tou jours entendu mais je n'y fai sais pas beaucoup atten
lui aussi, a

exercer

Gilbert Bastélica. «Un bat

maintenant.» Pierre
est aussi un

des

aussi

faire

Nadalet. «Je suis le petit voi
sin, ils avaient besoin d'un

de rock, Jean-Pierre
rares du groupe à
vivre de la musique sans
groupe

est un

le chant. Créer des harmo

mélange qui commence à
prendre une forme assez inté ressante

ses

nies vocales lient

un

Micouleau

Aujour¬

pose moins de

Les jeunes intègrent
jouent dans

«Mes parents écoutaient ça,
on avait tous les disques à la

as un las

autres, et

cornemuses.
on se

un son

les guitares

questions, chacun connaît

il s'est pris au

cornemuses,

les

entre

marques». Alternant Nadau et
les "rock'n'roll animais", son

jeu. «L'amalgame s'est fait,
j'ai trouvé ça intéressant, on
s'est impliqué, moi et les

vit et

est

un

et

d'hui

au fur et à mesure de
l'évolution, de l'intégration
des guitares électriques, des

une forteresse, on ne
transigeait pas avec Paris ou
avec des chanteurs
parisiens,
c'était le gauchisme des
années 70... Aujourd'hui,
avec l'âge, je me rends
cotnp te qu'il y a des réalités histo riques, des réalités identi taires et puis des réalités
sociologiques qui font que

se

-

départ,
-

"Ventadorn", pour nous,

Le rock et la country

sont venus,

recherchait

motivation était mesurée

ces

le nationalis

Occitanie, elle

diffé

la musique que
j'entendais chez mes parents»
Serge Cabos arrive chez Na¬
dau par l'intermédiaire de
Pierre Micouleau, le groupe

c'était

cette

peu

absolument pas ce milieu

on va

Dans le monde occitan,

vieux débats

un

harmonieux

rock, des groupes français,
ne connaissais

prendre
des musiciens qui viennent du
rock et surtout on va changer
notre façon de voir. J'avais
un héritage de soixante-hui tard qui était un peu... intolé -

tu avais le

cile est d'arriver à

jour

rent, dans le domaine du

petit à petit,

parti à Paris, il a eu, c'est
vrai, les foudres de tout le

encore

univers musical

anglais. Je

rant.

un

J'arrivais d'un

-

plus. Les gens, sur les jeunes, attendent
autre chose. A ce moment-là,

aider "Ventadorn"...", et
donc comme Verdier était

tres

imagine jouer

avec eux...

ça ne

dans les deux
langues. Disons que l'on est
beaucoup plus tolérants».

temps, c'était profondément
ridicule». Avec le recul, on
voit le gâchis. Depuis
ces
vingt ans, qu'en reste-t-il...
Les bons ont tenu, les autres
sont plus ou moins là, d'au¬

jamais
-

Parfois les Espinasse nous
apportent leur savoir sur les
cornemuses ; les gens
nous le
rendent bien, tu parles à un
chanteur occitan heureux».

-

�Linha

Imaginòt

Musica

4e trimèstre de 1996

4 Vingt

...Cortetas.-.Cortetas...
Duos. Les Femmouzes T

jumelles ! Notre confrère
Télérama présentait récem¬
Belles
Accordéon pour

le CD des

Lurettes.

l'une, tambourin pour
l'autre. Elles travaillent sur
France et elles créent leurs
chansons

des airs de

sur

valse, java ou tango,
reste

il ne

plus à quelque orga¬

imaginòtiste qu'à
provoquer la rencontre.
nisateur

(J.M.B.)

de l'avènement du tradi

le à mettre

-

Kuhlmann 59000 Lille. T

:

un

bien

que l'on trouve sue
la carte de visite de

joli mot

Prigent, ajouté à
la présentation de ses acti¬
vités : artiste peintre,
sculpteur, photographe,
styliste, designer. (J.M.B.J
Florence Prigent BP 54
Florence

29286 Brest Cedex.

face de Paris et
avec tous

les autres, attaquer

le centra¬

base de tout, elle est avant

l'éco nomie, ce sont des gens qui
ont des idées mais tu fonces à
partir de ta culture, des bis cuits que tu as à l'intérieur

danseurs

Regarde la boha, le dernier joueur de cor landaise

est mort en

annonce

venir dans la

tous les

le mois à

région, et

ce

depuis 1992. Disponible
sur les lieux de musique à
Montpellier (6F) ou par
abonnement (84F/an).

(J.M.B.)

Amalgame, 37

rue

Paul

sont en ver¬
sion espéranto sur la com¬
pilation Vinilkosmo- Kompil - Volume 2 d'Euroka
avec d'autres
groupes de
différents pays

d'Europe,
d'Afrique et d'Amérique. La

distribution est assurée

Scalen Distribution.
(jr.M.B.)

par

mêleront.

Zénith laisse voir l'état

une

t'es rien.
Imaginôt,

Patrice Bianco à

'est

c

Toulouse, qui ont fait
vaux

des tra

-

monumentaux, ce sont

des types qui sont déposi taire s de la culture du monde

vées. En

bien le

quartier, j'y ai habité
quand j'étais étudiant à

monde. Le Zénith est dans les

Toulouse. Ils

obsession.

un

rural,

ont

avec mon

transformés
jambon... Dans toutes mes
chansons, il y a un peu le côté
country, ce sont les chemins,
la rivière et

un

chemin de

cornemuses, ce

important. Les Nadau parlent

héros

des

sont des
mecs-là. Il y en a

chemins, si la vie de

tains c'est le

le quar

-

très bien... Dans
l'Immortelle, il y a le chemin,
ve

dit "la liberté c'est le che

on

System, Femmouzes T. qui

min". Une

avec

calendreta. C'est très

étonnant, d'une culture qu'on
disait rurale, pour les pay sans,

de voir que les trente-

cinq calandretas, aujour¬

-

phrase simple, un
peu naïve, ça voulait dire
que, et là j'en reviens au côté
politique des choses, l'impor tant n'est pas la fleur qu'il y
a au

bout mais le chemin

pour y aller. Chacun son che

26

devant. C'est aussi

sympa.

Ma seule appréhen

concerne

-

l'orchestre

Dans le fait de

prendre le Zénith, Nadau
démontre que les artistes d'ici
sont capables, quand ils sont
bons, ambitieux, de rassem¬
bler, de s'approprier une

ça

Troubadours, Massilia Sound

lieu où tous les

symphonique...»

Arnaud-Bernard, je trou

ou

un

sonnes

-

virage Nord du

stade vélodrome
lier

cer

n'est pas une

grands passent, alors oui
c'est bien mais ce n'est pas le
genre de choses que je re¬
cherche forcément. J'aime
autant aller jouer dans les
petits villages avec 400 per -

s ion

montagne, pour moi, c'est

ce

Serge était déjà là
premier. «C'est quand

même

attendent d'être

ronds de subvention, pour
continuer à fabriquer leurs

viennent de la ville mais aussi

au

voisin

parle béarnais tous les
jours. Ici ça sent le cochon, à
cent mètres. Il y en a deux qui
en

les Fabulons

têtes mais

leur culture,

on

fois ils sont dans un
petit atelier minable, ils s'en
voient pour avoir quatre

avec

de 2000

'est

Arnaud Bernard. Je connais

et des

ces

dates, plus
places sont réser fait, ça va faire du

A deux mois des

System

Marseille, Sicre

-

d'avancement des locations.

culture des villes,

les Massilia Sound
c

évolution

Fabrègues.

04.67.85.55.85

se

c'est

deux groupes

:

confronteront,

Même l'orchestre

voir Kachtoune des
Perlinpinpin se mettre à
fabriquer une 'ooha. Aujour¬
d'hui, il doit y en avoir 150200 qui tournent, ça donne
une idée... Il y a des types
pour

Fabulous-Massilia. Les

T

se

Bon, cette Linha

qui sauvent les bébés pho¬
ques, eux ils ont sauvé la cor nemuse landaise. Chapeau !
Après, il y a une deuxième

Doumer 34690

accordéons, flûtes et violons

sinon tu fonces pas,

suis

vous

participeront à la

fête. Tambours, cornemuses,

attendre les années 76, 77,

même s'ils sont invisibles,

différente de la mienne. Je

et

chanteurs, musiciens et

sympho
nique de Pau y sera. Aux
murs du salon, le plan du

pendant trente ans il
y a eu un trou, plus une cor nemuse landaise. Il a fallu

Conservatoire Occitan de

concerts pour

ans

de las calandretas" où trois

l'économie. Ce qui fait

Nerac, Bernard Desblanc au

l'actualité, interviewe

après leur passage
remarqué de novembre 93, ils
remettent ça avec la "Heste

danse, dans la recherche des

est le fanzine de toutes les

beaucoup les musiciens,
vous offre des
pages de BD

la scène du Zénith de Pau.

recherche musicale, de

peu

Montpellier. Amalgame

sur

Samedi
dimanche
24
23 etNadau
novembre,
revient
sur

cents

un

Zénith

au

sérieux et autant dans la

keux.

fol Après il est devenu plus

comme

musiques. Il vous informe

Nadau

qui nous ronge jusqu'au
plus profond de nos êtres...
«Oui, tout à fait. Je
crois que la culture est la

années 70, il était

de Femmouzes T.»

amoureux

lisme

tionnel. Au début, dans les

1955 et

Inventrice. Voilà

heureux, tous les Nadau sont

Trois

nemuse

03.20.30.15.89.

en

monoculture et,

sa

-

instruments.

Les In-Ouïes 39 rue

décentralisateurs de la

Imaginôt, qui de Nice à
le
pari d'une Occitanie culturel¬

te

reux

le folklore du Nord de la

position avec les ac¬

teurs

Uzeste et au-delà, prennent

Imaginôt et le bordeaux

calfa lo cap et on
tchatche... «J'ai été très heu

d'hui

les
j'en suis très

Femmouzes T.,

linha

rôtis, je ne te dis pas,
l'Occitanie, l'occitanisme, la
linha

min. Au Zénith il y aura

d'hui, sont en ville». Et toc !
Yan de Nadau prend aujour¬

d'évolution

Leexcellent,
foie de canard
est
les poulets

(voir LI n°27) ont leurs

ment

ans

-

structure

faite très souvent

pour les autres. «C'est aussi
participer à la défense de sa
culture». Ninon est bien luci¬
de

projet. «On le fait
prouver qu'on
existe, que la chanson occita sur ce

car on

ne

veut

tient la route. C'est

une

�Linha

Imaginòt

Musica
4e trimèstre de 1996

4 ...Cortetas... Cortetas..

expérience fabuleuse parce
qu'il y a les autres, tout ce
public, c'est une rencontre,
tout

le monde chante

nous...

Il y a

des

gens

Un Lubat amerlock

de la

montagne, qui ne vont jamais

sauf quand tu vas
dans leur village, qui vien lient là. Ils se sentent partie
prenante de cette culture.
Quand on a fait le dernier
au

Félibrige. Le mouvement
créé en 1854 par Frédéric
Mistral et ses amis poètes
provençaux, fait toujours
parler de lui. Mais la nos¬
talgie provinciale est plus

avec

Claude Sicre

concert

Zénith,

on est

rentré à la mai

-

il y avait une dizaine

son,

d'appels

sur

le répondeur

:

"Allô, c'est Céline de
Castillon... bravo les petits et

et des

viers pour

le leader, perçus en
sax-batteriebasse) (lui a quelques trucs de
+
j'y reviens), et mêmes dis¬
cours sur certains sujets.
11 s'appelle Fram
tout genres,

jours, puis Sting... En

lancent le

pari de fêter leurs
de chansons, de
scène, de galère. Après avoir
chanté partout, sur les chars à
foin, sur les scènes de village,
ils disent à leur public :
«Ecoutez, pendant vingt ans,
ans

Lewis. Inconnu

jazz américain connu par
français ou les médias. Il a
pourtant signé des tubes
(funk/soul/rap) mais sous des
pseudos. Même un standard
de country. Attends, un jazz¬
man qui compose de la coun¬
try, t'es louf ???
Je disais même dis¬

ont

pris le car
de la montagne, ont fait des
merveilles et des crêpes pour
manger sur le parking, avec

le

panier, le saucisson et ils
sont

se

retrouvés 4500 à chanter

l'Immortelle. «Ça

fait quel¬
que chose. Ils étaient tous là,
il y avait le grand-père de
chez moi, là-bas... Donc, ils
sont

là, ils viennent, alors

s'est dit

on

qu'on allait recom

mencer».

J. G,

Discographie sélective
-DE CUU AU VENT 2DNG
-PENGABELOT

(1994) 2DN7
-SAVI SABUT (1995) 2DN8

bataillon

les

chanter

les bouteilles de rouge,

au

du

quelque chose, venez nous
chanter quelque chose à votre
tour et puis on va aller au
Zénith». Et ils

façon

te), mêmes instruments (cla¬

novembre 93, Nadau arrivent,

vous

(béret

jouer (free/folk/ acid country/jazz-grass à la moulinet-

4000, l'autre 5000 personnes.
Cabrel venait, remplissait

on est venus

plus grand, plus foncé, et
américain. C'est à peu près
tout ce qui les différencie,
d'importance.

de

émotions,

Johnny
Hallyday, Sardou, l'un fait

vingt

Plus vieux que

des Panthères), même

c'est la scène des

deux

Rencontré en Belgique.
Lubat,

-

cours.

Même

Sort pas

attitude,

en tout

de son Texas et
même de son bled près
d'Atlanta (sauf Belgique fla¬
mande d'où est originaire son
épouse). Plein de jazzeux
viennent lui piquer des plans
depuis 30 ans (même MILES
DAVIS). Et des acid jazz rappeurs. Il connaît ça depuis le
début, lui. Le critique belge
qui m'a raconté tout ça saute
partout : "Tu sais pas la chan¬
ce que t'as de voir un type
comme ça, il se montre nulle
part, si on veut le rencontrer
faut pérégriner jusqu'au fond
de l'Amérique et jouer dans
la rue de son bled jusqu'à ce
qu'il te remarque, il se fout
cas.

Discours

politique

réformiste mais ultra. Fait les
bals de

rendez-vous

au

l'imagination. (J.M.B.)
Félibrige Parc Jourdan 8
que

de tout".

Même look

reposez-vous bien, c'était très
bien». Le Zénith c'est des
souvenirs

souvent

son

bled et des bleds

alentours

(blues, new-orleans,
soul, quadrille (vous avez
bien lu), valse, swing, rock,
samba, rap, tout mesclé).
Lui, claviers, trom¬

bis,

04.42.26.23.41.

outre

une

et

acolytes. Ange
"J'hallu¬

B. n'en revient pas :
ciné ! ".
Il

joue deux soirs en
Europe, dans une cave, il a
2.000 propositions de con¬
cert, il s'en fout !
Textes : j'y com prends cuts, le belge me tra¬
duit des bribes : jeux de mots

concerts et

ses

souhaitez

organiser
paraît
qu'ils n'apprécient pas
quand on critique Charlie
Hebdo. A suivre. (J.M.B.)
Le Guingois rue Ernest
soirée. Et il

Montusès 03100 Montluçon

T

04.70.05.88.18

:

Jouets.

En

publiant 2

ouvrages sur les façons de
créer des jouets avec des
éléments naturels, (Jouets

rustiques et Jouets d'autre
fois), l'Ostal del Libre
d'Aurillac

a

fait

-

mal

un

-

heur dans les librairies.

Elle récidive

avec

fois-ci Jouets

Serge Durin,

cette

de

sonores

pour appren¬

et

dre à découvrir

tchatcheur,

et

politique (intelligent). Le
un jeune, enthou¬
siasme la jeunesse mais
quand Lewis rentre avec lui
c'est le délire, ils se répon¬

son

bar, peut vous accueillir si
vous

Minvielle

:

:

Café-musique. A Montluçon, c'est Le Guingois qui,

voix. Puis

leur/hurleur. On dirait Lubat

Fax

04.42.27.52.89

pette en plastoc, mirliton et

guitare-basse-batterie (il se met à la batterie
parfois). Un mec, platines/
samples/percus électro niques/clavier plastoc. Un
espèce de fou rappeur/sou -

Jules Ferry

avenue

13100 Aix-en-Provence. T

aux petits
plus grands.

aux

(J.M.B.)
Ostal del Libre, IEO
602

BP

32 ciutat "Clair Vivre"

15006 Orlhac

Cedex

dent, s'insultent, déconnent à

04.71.48.93.87.

mort, fabuleux.

04.71.64.88.60.

T

Fax

:

:

J'ai

de

jamais rien vu
pareil. Sur le cul. Ce type

vaut 1

milliard de dollards ET

lance
-

RIOUE. Si Lubat le voie il
laisse tout tomber et passe
mois par an

6

à Atlanta. Et

Lewis 6 mois à Uzeste. Je

comprends plus rien. J'ai
même envie d'abandonner le

tambourin et de
mirliton et de
sur

27

me

ne

mettre au

jouer QUE

la Place Arnaud-Bernard.

Requins Mar¬

célèbre équipe de

teaux,

dessinateurs

il le sait ET il s'en FOUT.
C'est lui la vraie AME

B.D. Les

albigeois,

trimestriel de

un

B.D. de 48 pages

nible

en

-

:
Fer¬
initiative à

raille. Belle

laquelle

dispo

kiosque

peut que

on ne

souhaiter

longue vie.

(J.M.B.)
Requins Marteaux, 13

Les

rue

de

la

République

81000 Albi. T
71.31. Fax

Ý 74.

:

:

05.63.38.

05.63.38.24.

�Linha

Imaginòt
Musica

4e trimèstre de 1996

Pas de
pour la

que la nuit tombait, il se ren¬
dit chez le cordonnier.

temps forts

"Montrez-moi comment

vous

dansez la bourrée, avec vos

bourrée

souliers ailés

!", lui demanda-

t-il. Le cordonnier
son

appella
fils, qui jouait la double

flûte, et dansa. Le lendemain
soir les trois

fringaïres se
jeune
fille pour y subir l'épreuve.

Claude Sicre

retrouvèrent chez la

Le ménétrier désaccorda

MT

a
a

bourrée, danse lour¬

jL/c
de
Voilà

ce

à trois

temps".
qu'annoncent, sans

fatiguer,

vos souliers doivent
avoir des ailes", dit le cordon¬
nier. Et ils

ne

purent lui tirer

crainte du ridicule, les ma¬

aucune autre

nuels de

rent tous les trois dans

musicologie. Qui¬
conque a vu la bourrée dan¬
sée par de vrais danseurs de

parole. Ils parti¬
les

violon

-

un

neveu

son

teau

-

et Aidé ! en avant la

souliers neufs

bois et revinrent le lendemain

aux

chargés de

aussitôt à sauter

fringaïres
se

mirent

bourrée, dans l'Aubrac, par

d'ailes d'oiseaux des bois. Le

partout, à
frapper du pied et à sauter

exemple, ou en Ruthénie, sait
que la bourrée est tout le

cordonnier vida les

comme

sacs

remplis
sacs

dans

contraire d'une danse lourde.

la cheminée, en trois tas, fit
brûler les ailes et récupéra

Dans

trois

pays les anciens
justement sur le fait
pour bien danser la bour¬
ces

tas de cendres. Dans

insistent

chaque tas il enfouit une paire

que

de souliers et il dit

rée il

ne

faut appuyer aucun

danser la bourrée

:

"Pour

sans se

fati¬

que la course
parallèlement au
sol, comme si les pieds vou¬
laient le raser sans jamais s'y
poser. Et à ce propos ils

guer, vos souliers doivent
avoir des ailes". Les trois

racontent dans les

veillées

donnier répéta la même

l'histoire suivante

"La fille

pas,
doit

ni sauter,

se

faire

:

d'un ménétrier avait trois

fringaïres. Tous les trois vin¬
rent le même jour demander
sa
préférence. Le père leur
dit: "Je vous jouerai la bour¬
rée trois jours et trois nuits et

comme

les deux autres. Il alla

s'asseoir

sur

fameux pont

le pont

-

d'Entraïgas

le

et
resta là à réfléchir, la tête
dans les mains. Puis, alors
-

recomman¬

enfants, malades,
faibles d'estomac, sourds,
aux

qui craignent le mal
et la jacobinite.
Magique et Universel, il
faut l'écouter quand il
pétille. N'ayez pas peur de
ceux

de

mer

vous

mouiller le

sition

:

et de

nez

monter le volume.

Compo¬

de Bòssa-

sucre

glucose, R'

n' R'

tartrique, R &amp; B
citrique, bicarbonate de
Salsa, Raspa d'essence
naturelle de Nissa.

12

chansons inédites

de

Barbajoan L. Sauvaigo,
arrangées par Alan
Carletti. 60mn. 120F.

la Pibola. La Marda 06670

dans tous les sens. Tout
juste s'ils ne sifflaient pas. Le
fringaïre aimé, lui, dansait
tranquillement sans lever les
pieds. Il semblait glisser à
cinq centimètres au-dessus du

Colomars.

noyer

soi. Et

au

bout de la nuit il

la cheminée". Bien entendu

cor¬

dé

ler, à battre des bras et à tou-

rent avec leurs sacs et

opé¬
ration. Ce jour-là le fringaïre
aimé ne partit pas à la chasse

Banhanas est

Ontario/C. Nesci. Quartier

chasse et le lendemain revin¬

le

.Cortetas.. .Cortetas...

s'il voulaient s'envo¬

dansait encore, tandis que les
deux autres ronflaient près de

fringaïres repartirent à la

..

Nòva, Blues de

le lui

empruntait régulièrement
pour aller jouer Lulli au châ¬
bourrée. Les deux

4

les gens

du pays n'eurent
jamais besoin d'histoires
aussi idiotes pour s'appliquer
à danser la bourrée

comme

faut. Même à la sale
du bon vieux

il

époque

temps.

Provence. Plusieurs
ciations

se

pour créer un
Centre
d'Craiité de la langue d'Oe
à Aix-en-Provence afin de
transmettre

(1986)

le

vivante par un

langue
travail de

collectage et d'archivage
puis par un enseignement
et une mise à disposition
de la langue d'oc vers le
public le plus large.
(J.M.B.)
Col'

oc

Oustau de

Prouvènço 8bis av. jules
Ferry 13100 Aix-enProvence. T

C.S.

asso¬

sont mobilisées

41.

:

04.42.26.23.

Fax:04.42-27.52.89

celui

qui s'écroulera le der¬
nier épousera ma fille". La
jeune fille prit à part le frin¬
gaïre qu'elle aimait et lui

Je

abonné à

macions del Partit Occitan.

C'est triste.

conseilla d'aller à

Entraïgas,
chez un cordonnier qui fabri¬
quait des souliers miraculeux
avec lesquels on
pouvait dan¬
ser la bourrée autant
que l'on

(C.S.)

sommaire

n°98

:

Calandreta, la Setmana, lo

congrès, estagi d'estiu e
congrès "Régions et peu¬
ples solidaires", Res publica, Régionalisation Acte II,

voulait

sans jamais se fati Le fringaïre s'en fût à
Entraïgas. Arrivé chez le cor¬
donnier en question il eut la
mauvaise surprise d'y trouver
les deux autres prétendants.

C.Bourdeî, Cercle de
Minuit, Tibet, Montalban,

guer.

"Pour danser la bourrée

suis

Occitania, jornal d'infor-

Un servici per

la lenga.

Occitania BP.28
St.

sans

28

81370

Sulpici la Punta.

�Linha

Imaginòt

4e trimèstre de 1996

À ...Cortetas...Cortetas...
Gascohna.

Lo 3au CD del

grop Verd e Blu
sortir

cantas

de

ven

o sor ? 11
4 musicas, inspi-

Ompra

:

e

rada de la tradicion

o

escriutas per Joan-Francés
Tisnèr. "A esperit fantasiós,

tradicion vitèca"

(arreproèr

chinés) CD: 120 F K7: 65 F

Domenge Lekuona 64110
St Haust.

Hedge Hogs

en CD depuis
l'été dernier. 4 titres de
chansons traditionnelles
pour 20mn. de musique.
Andréas Wendler. Cambou
82330 Verveil

sur

Seye T

:

05.63.65.48.32

pour reconnaître les chemins

dirai même criminels,

de traverse pour

passer le girobroyeur, les
boulons qui le maintenait au

du centralisme

ment

tracteur

Les effets néfastes, je
sont encore

à l'ordre

français
du jour

Gascogne, à savoir le sui¬
cide d'un père de famille qui
après avoir passé sa vie à

tranquille¬
à ce qu'il ferait à
pied d'oeuvre.
Nous étions

en

chercher

faille dans

pétant à chaque souJ'appris à cette
occasion à bouger les
pierres.
Sa tâche accomplie,

penser

début

au

de l'automne 93, et les

bressaut.

pluies

venaient pas, la terre cra¬

ne

le vieil homme

nous narra en

gascon

dans la fatalité que : quand on
devient vieux on n'est plus

quelait et l'herbe jaunissante
aurait un drôle de goût dans
la puissante mâchoire des
chevaux. Depuis une décen¬

boeuf. Je découvris à cette

qu'un poids

nie

plus
qui
les longeait semblait pauvre à
pouvoir irriguer une telle

occasion la richesse de

lesquelles la jeunesse n'avait
qu'à venir puiser pour se

immensité.

construire et continuer le tra¬

pour
hectares. Le tracteur

ignorance culturelle dans
laquelle le centralisme m'a
piongé.

système

une

a

ce

finalement sombré

pour

la société (il

n'avait pas encore 4 fois 20

ans), alors qu'il était une de
ces

mémoires culturelles dans

vail

jamais fini des généra¬

tions précédentes.
La dernière fois

qu'il

tracteur,
c'était pour nous venir en
sur

lanka,

les terres de Tadre-

car

La

parcelle choisie
les pâturages est de 10

suit

rait la jeunesse, il me

moi

mal barré devant

sa

voyait
l'exigence
trou¬

à lui

à

en

son

me

bas de la colline allant

il s'adressa à
s'il était à côté,

encontre ;

comme

voix portait

ricocher

sur

fort loin, allant

le flan de la colli¬

retombant

le centre, et

répondre que :
"qu'est-ce que j'ai à perdre ?"

enfin s'étallant dans la vallée.

il monta

La circonstance était de

sur son

tracteur et

prit la nationale sur 20 km. Il
roula

sur

le

centre

prudem

-

ment, fouillant sa mémoire

ne

sur

première
luxembourgeois est
enseigné en France, dans
deux écoles de la région de
fois, le

Sierck-les-Bains, depuis la
rentrée 1996.
Wéi

laang nach ? 5 rue du
Manège 57100 Thionville
T: 03 82 53 94 93.

son

sa

mémoire et combien il

plaisir à

se

prenait
souvenir. Je pris

aussi conscience de

lit

de Biran,

Le vieil homme

conviction que de prendre la
friche (tant qu'il y en a) servi¬

vant

se

village
flanqué sur les hauteurs qui
permet une vue jusqu'aux
Pyrénées par temps clair.

commune

s'il respectait ma

de l'effort à fournir. Ne

et le ruisseau

entendre dès l'entrée dans la

est monté sur un

aide

terres n'étaient

ses

travaillées

la période de sa vie où
père l'avait initié au
labour en compagnie du

Lorraine. Pour la

Le vieil
avant

de

don par

se

homme

tuer demanda

par¬

écrit.
Le don de

de

mon

ne

ma

part

plus d'ardeur

aux

côté des occilanistes qui
construisent demain. Car je
sais

aujourd'hui CE
perdre.

bonne augure car ii m'invitait
à m'apprendre à poser le

Européen pour les
langues vivantes Mozarthof. Schuberstrasse

29 A

que

j'ai à

A ièu.

Vicente Fernando

29

8010 Graz T
:

+43-

:

+43-

316-322 157
Visa

permanent, la lettre
musiques de l'espace
francophone, nous parle
des sud et de la francopho¬
nie du Nord. Nord de qui ?
Sud de quoi ? Les cloison¬
nements font bien partie
des

de l'identité franchouillar-

de

.

(J-M B)

Zone franche

17

rue

du

faubourg St Martin 75010
Paris T
Fax

pâturage. Il fallait d'abord

-

pas me

Je vais combattre
avec encore

Centre

316-323 554 Fax

laisser
noyer. Je vais nager jusqu'à
toucher terre puis me nettoyer
de cette vergogne dont je suis
englué.
sera

Rythme. Combien sont-ils
à revendiquer la diminu tion du temps de travail ?
Et si tout se jouait sur la
question des rythmes de
travail ? La vie, puisque vie
il y a, mériterait qu'on y
pense un brin ! (J-P D)

:

:

01

42

40 70 98

01 42 40 23 74.

�Linha

Imaginòt
Pédaaoaie

4e trimèstre de 1996

enfants libres,

En 1953, suite à une
rupture avec l'Edu¬
cation

Nationale,

Célestin Freinet,

Christian

âgé alors de 39

Dequesnes

officiellement

ans, ouvre

son

école à

Vence, école ouverte

sans

d'origine sociale
privée puisque le Minis¬

témoignent
plus d'une sophisti¬

pas non
cation

ou

ne

d'une modernité à

outrance.

l'école...

C'est
classe

-"L'école Freinet

élève de la

une

CM1-CM2, Romy, qui

prend rapidement,

Ce n'est

notre

Lionel

centre de notre

école, il y a un

grand chêne de plus de 50
l'appelons le chêne

d'étudiants

peu

arrivée, notre
en

après

groupe

charge pour
proprié¬

de papa

Freinet. C'est un jour
important pour celui qui
arrive à y grimper pour la
première fois..."
très

-"Nous

la

avons

de l'Education Nationale du

effectuer la visite du

forêt

gouvernement socialiste de

taire.

écureuils, des insectes

La rencontre

les élèves

avec

d'Etat.
ce

Les enfants, les

temps

vécu et survécu. Elle continue

élèves de l'école Freinet que
nous avons rencontré en toute

à être

liberté, directement dans les

et

depuis, l'école de Vence

a

quotidien le témoi¬
vivant et concret de la

au

pour tous ceux qui, venus au
monde entier, s'intéressent et

privilégiés, j'ai,
personnellement, pu appré¬
cier la qualité, l'attention de
leur accueil, ainsi qu'une
vivacité d'esprit rare ralliée à
une grande sensibilité.
Lors de ma première
après-midi à l'école, alors
que j'étais arrivé en "parfait
petit reporter", magnétophone
portable en bandoulière,

s'interrogent
gie.

spontanément à l'abri et
l'ombrage de quelques pins,

de vivre et le droit à la
connaissance dans

une

même

action éducative, au sein de la
nature et de la communauté

humaine." L'école Freinet de
Vence continue d'être

une

école de

lieu

référence,

un

historique et culturel français

sur

la pédago¬

avec

Rencontre

avec

l'école de

Vence

Lors de

visite

notre

de

Romy et quelques

ses

camarades,

sommes

retrouvés pour

ter, pour

échanger,...

discu¬

d'emblée
premier abord, par
la similitude, la fidélité entre
ce que nous avions déjà pu

questions classiques

au

entrevoir

au

travers

de

nos

lectures, travaux de documen¬
tations

et

la réalité. Outre le

cadre extérieur très

ver

doyant, bucolique et les
locaux,

nous trouvons

les

-

:

des
"d'où

avons un pou¬
nous

occu¬

avons

aussi

nous

chaque jour."
-"Nous

théâtre

plein air pour la
d'expression, un ter¬
en

rain de foot,

un autre pour

jouer, un bassin avec des
nénuphars. L'été, nous man¬
geons dehors."
-"Nous n'apprenons
pas en écoutant les leçons du
maître

de

:

mais

nous

travaillons

façon autonome, c'est-à-

dire de

nous

même

en

déci¬

dant, en recherchant et
organisant notre travail."
-"Nous

avons

en

une

salle de conférence dans

laquelle chacun présente le
sujet sur lequel il a travaillé.
Par exemple : les cristaux, la
2ème Guerre Mondiale, les

insectes, la Bretagne, la
mythologie. Nous projetions
des documents sur un grand
écran grâce à un épiscope."

Leur curiosité d'en¬
fants les amènent à poser

groupe est

uns

nous nous

de l'école Freinet de Vence,

frappé,

pons

liberté

moments

"Concilier le droit

lailler dont

le parc

Freinet

:

y promenons, nous y

jouons. Nous

un

pédagogie
nouvelle qui a pour vocation
de poursuivre l'oeuvre entre¬
prise par Elise et Célestin

Haut-lieu de la

et

plantes. Nous

faisons des cabanes. Nous

salles de classe, la

pinède et
verdoyant,... ont sur¬
pris notre groupe par leur
spontanéité, sens de l'initiati¬
ve, la pertinence de leurs
questions. Lors de deux

gnage
méthode de Célestin Freinet.

notre

y

nous

Durant tout

des oiseaux, des

avec

toutes sortes de

l'époque, déclare l'école
Freinet : Ecole Publique

se

situe à 4kms de Vence. Au

ans, nous

tère refuse de la reconnaître.

qu'en 1991 que
Jospin, alors ministre

parlent d'eux et de

sent,

L'école, les locaux, loin
d'être vétustés

distinction
mais

l'imprimerie,

le théâtre de verdure...

"Nous

répartis
notre

sommes

trois classes, selon
âge de trois à douze
en

viens-tu ? C'est où Douai ?

ans.

Que fais-tu là-bas ? As-tu des

notre

enfants ?" Le

de travail, chacun se fixe des

magnétophone
et le micro
intriguent :
"Comment ça fonctionne ? A

Nous

avons

la liberté de

travail. Grâce

limites à atteindre

au

plan

de voix. Les enfants s'enre¬

s'organi¬
Chaque
semaine, nous jugeons notre
travail. Chacun dit ce qu'il
pense mériter et la classe

gistrent, s'écoutent, s'amu¬

donne

quoi il te sert ?" Démonstra¬
tion, fonctionnement, essais

se comme

son

et

il veut.

avis

:

c'est l'auto-

�Linha

grillages

et

Entretien

au

fond du ravin.
Cet

Imaginot
avec

Madame

Berteloot (Vence le

épiso

-

ï4/04/95)

de-anecdote té¬

moigne, outre

Au

l'attachement dét¬
erminé des enfants
au

projet de vie de

leur

établissement,

surtout des dan

-

de normalisa¬

gers

tion, d'assimila

-

évaluation. Nous

gistrer plus tard, des poèmes

travail scolaire,
l'esprit d'initiati¬
ve, de camaraderie, la partici¬
pation à la vie de l'école dans
laquelle toutes les responsabi¬
lités sont partagées. Par
exemple : mettre la table, la
vaisselle, balayer, etc."
-"Les gens de tous
les pays qui s'intéressent à la
pédagogie Freinet viennent

issus de textes libres. A regar¬
der vivre les enfants dans

pas que le
mais aussi

de tous les coins du monde
pour

visiter notre école. "
-"Pendant les récréa¬

tions,

nous prenons

tives. C'est

l'école

un

des initia¬

que

salle de conférence."

-"Dans

école, il apparaît qu'on

demeure proche de

notre

école,

l'esprit

initial de la méthode élaborée

Célestin Freinet. Même si
parfois, certains détails pra¬
tiques ont pu évoluer.
Toutefois, l'école
par

sembie aussi vivre
de

son

au

niveau

raconté.

Freinet, suite à
aux

une

et

recommandations de

qui
peut présenter un danger. Le
griilage est posé, sans qu'il en
soit discuté avec les enfants,

voudrais" et tout le monde

contrairement

discute
de

au cours

en

de la réunion

coopératve".

aux

en

sent, et

échange
émergera aussi l'idée d'enre¬

ve,

au

sein

vantes à

partir du moment où,

Agée de 75 ans, elle
aujourd'hui dans l'arrièrepays de Vence dans une mai¬

comme

à

son

pédagogies nouvelles et inno¬
Vence, elles sont

vit

reculée

sur un

terrain

intégrées à l'Education

dont l'environnement

Nationale, à des institutions

richesse de celui de l'école

traditionnelles.

Freinet de Vence. Madame

son

état actuel,

Berteloot joue

la

a

toujours

rôle actif et militant

au

un

sein

du mouvement Freinet.

titutions traditionnelles refu¬

La

pédagogie Freinet est-

seraient, tenteraient d'annihi¬

elle

toujours d'actualité ?

sont tout à

fait infor¬

du

pédagogique
établissement qui
vécu

comme une

contrainte mais perçu comme
un

lieu où ils sont avant tout

acteur pour y

faire l'appren¬
tissage de la lecture, de l'écri¬
ture, des mathématiques,

habitudes

projet

mais aussi de la vie

l'auto-diseipline
en
vigueur depuis toujours et
qui a permis d'éviter tout

antérieure. De cet

avoir été de nombreuses
du mouvement Freinet.

n'est pas

ravin

cette

avec son mari, Mauri¬
Berteloot, qui a dirigé
l'école de 1967 à 1976, après

années des militants

de leur

avec

accident. Devant

propos

-

Vence

pose le problème des garan¬
ties et de l'indépendance des

fonctionnement

contradiction

d'enfants, divers
aspects que l'on avait pu voir
dans la présentation théorique
ces

un

de vie collective et

d'école,
aussi

On retrouve là dans

d'isoler

expé

més de l'histoire ainsi que

afin de délimiter matérielle¬
ment et

le

ce

l'éducation nouvelle. Cela

enfants

l'Inspecteur d'Académie, des
consignes sont données pour
l'installation d'un grillage

règle pas les problèmes en
se
bagarrant, car nous avons
un tableau mural. Celui
qui a
un problème écrit dans la
colonne "Je critique" ou "Je
on

toutes

riences issues de

quelles raisons ?
Quoiqu'il en soit, on
peut constater et affirmer
qu'à l'école de Vence, les

l'école
visite

et une

nous avons,

ler... et pour

Quelques temps
avant notre venue à

formatrice,

insitutrice à l'école Freinet de

quelles différences, jugées
subversives, éducation et ins¬

Nationale, un
malaise que les enfants nous
ont d'ailleurs les premiers

tion, 7 élèves stagiaires des
C.E.M.E.A. d'Arras

que pédagogie et
école traditionnel¬

ment, dans

indépendance vis-à-vis

dans le cadre de notre forma¬

jour, été reçus par
Madame Berteloot qui a été

Plus fondamentale¬

de l'Education

travail utile

chacun fait
de lui-même sans
qu'on lui
demande : ranger les outils,
arroser les
plantes, préparer la
pour

cette

notre

dernier

sur

jugeons

ne

de

tion, de
conformisation

le peuvent exercer
L'école de Vence

cours

séjour à Vence, dans le
déroulement du stage tcch nique que nous avions monté

en

collec¬

Mme Berteloot
nir à

il faut

reve¬

l'importance qu'on
au phé¬

accorde actuellement

nomène de la création. L'acte
créateur étant

reconnu

départ du tâtonne ment expérimental, qui est à
la base de tout apprentissage.
C'est là-dessus qu'actuelle¬
comme

ment,

fonde pour

on se

confirmer l'actualisation de la

pédagogie Freinet. Beaucoup
de personnes, parlant de la
pédagogie Freinet, nous

tivité, du respect d'autrui et

disent

de ia liberté.

amusée

avec

commisération

"C'est

dépassé, ce
langage de Berger du 19ème
:

siècle". On

initiati¬

:

a

même dit de

"rebouteux" de la

pédagogie.
langage d'une
époque.... c'est dépassé, mais

les enfants s'auto-organi-

C'était le

surpris à leur insu, les
piquets

adultes découvriront

31

�imaginot
'

■

'

■

■'

■

■

Linha

"

v

i|

■;

■■■';:

Pédagogie

■■

4e trimèstre de 1996
maintenant ?

Or, i! s'avère

qu'actuellement, beaucoup de
neuro-psysiologistes, de cher¬
cheurs

Monol, Chan-

comme

geux et d'autres encore, sont
en train de démontrer qu'à
travers les

découvertes

qu'ils

poursuivent sur le fonctionne¬
ment du cerveau, que les
hypothèses émises par
Freinet, et qu'il a eu le génie
de mettre en pratique, telle la
globalité de l'activité de
l'enfant, se révéleraient scien¬
tifiquement j ustes.
C'est-à-dire que l'on
actuellement la

rencontre

démonstration que, dès qu'un
enfant se dirige vers l'acqui¬
sition d'une connaissance,
tout se met en

seulement le

branle,

social,...

fonctions sont sti¬
même temps.

Tous
ces neuro-physiologistes
expliquent comment un
enfant se construit à partir de
mulées

en

une

faire. Ce savoir-faire, l'enfant

ne

pas se l'approprier tout
de suite. Il y a d'abord un
résultat heureux mais fortuit

les savants

ne va

dont il

ne se

sent presque pas

responsable. C'est là qu'ap¬
paraît toute l'importance du
groupe. C'est là que se font
les échanges enrichissants.
Les questions posées par le
groupe amène l'enfant à une
prise de conscience de ses

Tout

ce

tâtonnement

qui s'effectue entre l'enfant et
le groupe fait qu'il constitue
peu à peu pour lui et autres,
un

savoir-faire. Et

ce

savoir-

devenir pour

rieure, souvent inconsciente,

qui dépend de notre environ¬
nement, de notre pensée, de
notre

histoire, de notre vécu;
Pour que

i'on puisse
connaître cette pulsion,
qu'elle soit révélée au vu et
au su de tous, pour qu'elle
soit concrétisée, qu'elle pren¬
ne une forme opérationnelle,
il faut que le milieu organisé
techniquement autour de
l'enfant lui fournisse
il
en

a

besoin

au

ce

moment

dont
où il

exprime le désir, ce qui

organisation for¬
pensée.

suppose une
tement

Ainsi

nous

le répé¬

concrétisation va
prendre une forme opération¬
nelle. En ce sens, elle va exi¬
ger de l'enfant à travers un
tons, cette

tâtonnement constant de

conclusions
celles que
Freinet avait
déduites de

pratique
d'enseignant.
Ajoutons que
sa

employée. Il lui sera demandé
: "Là qu'est ce tu as voulu
dire, exprimer dessiner... ton
dessin "dégringole" par ici,
pourquoi ? Dans ton texte
libre, tu as rencontré ta mère
au coin du bois, qu'est ce que
tu faisais par là ? "

Dans toute les situa¬

résultat d'une

dans leurs

le tâtonne

pulsion inté¬

création, dans tous les
domaines, est d'abord le

rejoignent

ment

lui et
certains autres, quand ils
vont pouvoir le reproduire, en
être responsables et le trans¬
mettre, un véritable savoir,
base de tout apprentissage.

l'acte de création. L'acte de

-

tâtonnements, de la technique

cognitif, mais

aussi l'affectif, le
toutes ces

non

praticien¬
que l'on
peut dire que

l'expression d'un savoir-

faire

va

pour

tions,

se

l'enfant

constitue pour

un

réseau de relation

qui est l'ossature de la
construction de
situe

au

son

milieu de

une

son

cercle

signe à
environnement (il "émet
action" disait mon mari)

famille-école-société- groupe
de

mental que
l'on

permet à

l'enfant dans

l'organisation
Céîestin Freinet

de la classe,

pour qu'il
aille jusqu'au

élèves la société dans

bout de sa créa¬
tion, serait aussi calqué sur le
tâtonnement expérimental
basé sur le processus de vie.
Dans la formation des

ce!

-

Iules, des neurones par

exemple,

en rapport

à la for¬
parle

mation du cerveau, on

de la relation à
me, comme on

l'hologram¬
en mathé¬

dit

matique.
"Tout est dans le

ce

pairs. Il en reçoit une
réponse qu'il va par un mou¬
vement réflexif, emmaganiser
et en même temps, émettre un
nouveau signal... Ainsi se
créent les circuits dont je
vous ai déjà parlé.
Ainsi se

dans la

partie".
qui expliquerait le

caractère de l'activité de

entité intellectuelle

conditionnée par

ou

verba¬

l'évolution

économique et sociale.

qu'un des enjeux très
point de vue
des pédagogies nouvelles
n'est pas de rendre une
vraie citoyenneté participa¬
Est-ce

en ce sens

du tout rétro

ou

n'est pas

du 19ème

Est-ce que

siècle, mais tout à fait

des

d'actualité ?

finalement l'une
conséquences de la
pédagogie Freinet n'est pas
de tendre vers un change¬
ment de société ?

C'est

ce

qu'on essaye de faire

Mais il y a une diffé¬
aujourd'hui : les gens
de ma génération ont d'abord
eu une pratique dont ils ont
senti la nécessité, puis est
venu le temps de la théorisation. Or actuellement, chaque
fois que je rencontre des
jeunes stagiaires, je les sens
rempli d'un même savoir
quant au développement de
l'enfant, quant à son organi¬
passer.
rence

Freinet disait
nous

:

"Ce n'est pas

à

de dire à l'enfant si telle

société

est bonne ou

telle est

mauvaise. Il faut lui per

-

mettre, à partir du moment où
il s'est formé, d'avoir la

force, les moyens assez cri¬

ce qu'il n'y ait
de circuits manquants.
C'est là je l'expli¬
que sans doute maladroite ment, car je suis avant tout

tiques,

-

morale humaine n'est pas une

Freinet

construit-il harmonieusement
si l'on veille à

historique. Néanmoins, la

tive à tous et le discours de

l'enfant.

ses

pas

pédagogique

est un non-sens
et

laquelle

aimerions les voir vivre,

intéressants du

tout et tout est

C'est

nous

le, mais elle est hautement

être. Il se

de vie. Il envoie un
son

-

expéri¬

qu'il juge de la
qui lui conviendrait...
avant d'aller plus loin", voilà
ce que disait Freinet. Préten¬
dre définir à l'avance pour les
société

pour

sation intérieure. Mais hélas,
souvent,

les grands principes

�Linha

Imaginòt

Pédagogie

4e trimèstre de 1996
retrouvent pas dans îa
pratique et bien souvent, ils
ne savent pas qu'en faire
quand la pratique se présente.
Là se retrouvent en général

manière de "tel

les schémas de l'école dite

dont

"traditionnelle".
Par contre, les

gner.
de la

Freinet

Mais cela n'a rien à voir

ne se

enseignants
qui pratiquent la pédagogie
ont

souvent, sans
attendre des directives d'en

de musées qui ne

retour,

en

ou

essayé de l'impré¬
Certes l'enfant est sorti
classe, ça change des

congé pour confronter
expériences, analyser

leurs
leurs

réussites, chercher le

pourquoi de leurs échecs.
"coopérativement",
à la manière de ce qui se fait
dans les classes quand
l'enfant présente au groupe
son travail et que
s'organisent
alors les échanges intéres Tout cela

C'est le fondement

sants.

même de cet

organisme
important fondé par Freinet
l'Institut Coopératif de

pédagogie Freinet renver¬
système de vie instauré
dans une classe quand elle est
appliquée dans toute son
ampleur. Elle change les rela¬

:

l'Ecole Moderne dont le

signe est I.C.E.M. (2)
Mais il y a

tout de même

enseignants, les
éducateurs, une remise en
question, des expériences ?
Des

réformes, des tentatives

de faire autre chose ?

Moi, je dis que s'il
remise

en

y a une

question, c'est bien

souvent une

révolution d'éti¬

quette, mais pas une révolu¬
tion sérieuse. C'est
choses-là
Toutes

toutes ces

qui sont

ces

graves.
actions que

Freinet

appelait des ersatzs
qui ne sont pas vraies, qui ne
sont pas authentiques, que
l'on retrouve parfois dans la
pédagogie Freinet actuelle
soumise

aux

contraintes de

l'institution. Je
contre ce que

me

bats

j'appellerai la
fausse culture, celle qui naît
d'une expérience induite par
l'adulte. Je pense à ces visites

a

-

été la

-

tu

l'as dit "on

spécifique qu'il doit pou¬
voir exprimer librement dans
un milieu organisé technique¬
ment qui sert l'enfant et que

méthodes actives. Apparem¬

voie

qui a
l'adulte... Ce

été pensée

par

sont là les

ment, l'enfant agit, va et
vient... il vient... il apprend
sans

Alors naîtront

authentiques qui

s'inscriront dans le processus
de création dont on a parlé

doute mais il

ne

"... regardes
pourquoi la pédagogie
Freinet n'est pas plus utilisée
nous

registres
d'expression. C'est la voie
véritable pour accéder à la
culture. Le reste... c'est une
sortie... c'est

un

changement

dans les habitudes de la clas¬

enfants

nous ont

l'école et

raconté à

transportons-la à

un
adulte dans la situation où il

Oui, mais quand même ça

change au niveau des

subvention arrive... C'est ça

classes

le

C'est

que j'appelle
d'étiquette".

ce

"révolution

maternelles, ils ont

maintenant

accepté la

méthode Montessori, de
mettre tout à la portée de

pédagogique de
l'adulte, quel doit-il être ?

Dans la

pédagogie Freinet,
l'enseignant est un adulte. Il
élément du groupe

chaque autre élément
Il est celui qui sait
plus, qui peut élargir, infor¬
comme

du groupe.

mer.

Il est là aussi pour per¬
favoriser à chacun

mettre et

de réaliser. Mais pour
faut une organisation
reuse

et

cela, il
rigou¬
pensée à laquelle les

enfants eux-mêmes ont

envisager tout de
la pédagogie
ne convienne
pas à

tous les enfants ?

Non, je suis contre cette idée.
Comment veux-tu si tu
admets

qu'il existe des
qui
président à la construction de
démarches fondamentales
tout être

humain, si tu admets

la pédagogie Freinet res¬
pecte ces démarches, com ment pourrait-elle être
que

contraire à certains enfants ?

n'a

plus de travail. Ça veut
dire qu'il peut, qu'il va
s'organiser, car il y a tout un
apprentissage, il ne va pas
attendre que l'allocation, la

se.

Le rôle

:

danger par rapport à l'adulte
qu va devenir l'enfant...
Reprenons l'exemple du
grillage et des piquets que les

les

la pédago¬
de Paolo Freire

subversives !

même que

dans toutes les écoles et le

tous

ou

piré... sont considérées
comme

Peut-on

toi, et tu
dans

la nôtre et

dont il s'est énormément ins¬

réponse.

d'entre

rendues". Ceci est valable

et ça

pour une

contribué.

se

senti les mêmes choses que
a

gie Freinet

Freinet

il les

comme

construit pas... Non ! Enfin il
faudrait un peu nuancer cette

Intervention de l'un

plus haut et là seuleument on
pourra dire : "Nous allons à
tel musée, on y verra les
oeuvres d'un maître qui a res¬
verras comme

société

dangereux

c'est pour cela que

est un

détermine l'enfant dans

une

ture

c'est très

Autre ?

on

oeuvres

les aides

vont être actifs

Guide ? Endoctrineur ?

que, généralement, on rejette,
on considère d'un oeil amusé,
car l'enfant possède une cul¬

des

attendre que

à réaliser des

...

ficité de la culture enfantine

sert.

rester à

ment

éduque". Chez Freinet,
"l'enfant s'éduque" !
parce
que là, on éduque, on forme,

permet de connaître la spéci¬

l'enfant
chez les

Mme Montessori

Comme

les adultes, elle

avec

s'appelle méthode acti

silencieux, sont amenés
progressions
d'exercices établis par des
adultes en s'appuyant unique¬
ment sur ce point de vue.

le

tions

Freinet ?

disant libre mais extrême

La

se

avec

première à mettre les gens en
garde face au respect de la
personnalité de l'enfant.
C'est là que Freinet a puisé
au
départ. Mais le dommage,
c'est ce qui suit : c'est que les
enfants, dans un espace soi-

mécanisme

décidée.

forment "sur le

arrivent. Ils

ve.

avec

de

se

pareil
Cela

on a

tas", prennent sur leurs jours

mains... Ils

écrire, revendiquer, ne plus

face à leurs difficultés

tel maître"

habitudes traditionnelles.

ce

éduquer.
Pourquoi ils n'ont pas fait

"création" à la

une

qui sous-tend
le processus de créativité, qui
réclame liberté, coopération,
échange-activité choisie,

haut, pris leur destin en

l'enfant pour

répondent
forcément à un désir de
l'enfant à qui il est demandé,
pas

va

danger. Ça veut dire qu'il
trouver toutes

les per

-

qui sont dans la même
situation, ils vont pouvoir
sonnes

33

Intervenant

:

"Car il

des enfants qui ont déjà
été éduqués dans une famille,
une autre école où il y a déjà
eu un passage très fort, une
empreinte... Et d'un seul
coup, il arrive dans un autre
milieu, de parole, d'expres¬
sion, etc... qu'il n'a jamais
y a

�Linha

Imaginòt

4e trimèstre de 1996

connu.

maux,

à la nature, à

une

tech¬

brebis que le loup va dévorer.
Et puis voilà que viennent des

nique que l'enfant préfère). Si
Attention ! Tu

l'air de

as

senter ce nouveau
comme

un

milieu

pré¬

milieu

qui serait

agression de la liberté.

une

Non ! C'est le respect de cha¬
cun ! L'intervention de
l'adulte

dosée, adaptée à
ce
que demande l'enfant en
respectant ses désirs, ses
est

refus. Moi

qui

j'ai

eu un

il réussit alors
lui

enfant

une

se

libération.

accumulée

se

produit

en

L'énergie

libère par ce

Freinet appelle "la

que

Je

ne

discours était

que
ferai rien ! "

:

je travaille.

Alors durant

une année,
j'ai
permis qu'il reste en "jachè¬
re", c'est-à-dire qu'on le lais¬
se se reposer afin
qu'il se
débarasse de ses parasites,
qu'on le laisse "dormir" mais
quand il a été imbibé de tout
ce que se faisait, de tout ce
qui se passait, j'ai senti, petit
à petit, qu'il venait à ceci, à
cela et brusquement, un jour,
il y a eu le premier texte libre
et un énorme succès
parmi le
groupe et hop ! c'était le

déclic !

la détresse actuelle des

tère,

jeunes, tout est dit !

gie tourne

rond, autrement
dit rupture des circuits
que
l'enfant a établi sur le monde.
A

en

moment-là, cette énergie
inutilisée s'accumule sans
porte de sortie. C'est le bloca¬
ge. C'est alors qu'il faut offrir
ce

à l'enfant dans

nement, un
ra

se mettent en mouve

marchent

-

que Freinet appelle "la
surcompensation dyna mique". C'est ce qui fait que
l'enfant débloqué va de nou¬
veau agir dans la même ou
une autre
discipline, car il
aura aussi joui et comme le
ce

dit Makarenko

son

recours

environ¬

(il choisi¬

dans la gamme de recours

offerts, celui qui lui convient
le mieux à ses possibilités :
recours à la danse, aux ani¬

on songe

se

:

l'organisation de la clas¬
le matin, quand chacun
"Moi, je fais ça" et ça

dit

pe, vont au bout d'un moment
lui signaler ce qu'ils

individuellement... Le temps

:

fort où l'on vient retrouver

l'adulte par exemple
"Maurice ! A quelle heure

la même chose".

Là, le coup
de pouce vient de la reflexion
du groupe. Jamais l'adulte
présent qui, souvent malgré
les efforts d'assimilation du

d'autres disciplines.
organisé et
prévu. Si quelqu'un a décidé

important pour l'enfant.
Rogers dit bien que l'attitude

de

neutre

qui reçoit

sans

je

moi pour

Tout doit être

écran

fabriquer

un totem, par

exemple, il inscrit cette acti¬
vité à son plan de travail. Il

commentaire. Bien souvent,
des enfants n'ont pas eu le

faut aller chercher le matériel

temps d'aller jusqu'au fond

poser et réaliser le travail.

d'eux-mêmes. Ce
enfants

sont

des

qui ont perdu leur

chemin intérieur

et

c'est là le

problème. Souvent quand je
parle à des camarades, je cite
Julos Beaucarne

:

"...Sur le

(décharge

est

culminant. Le

bilan, c'est le moment où
l'enfant peut dire : "J'avais
prévu ça et ça dans mon plan
de travail, mais à la place, j'ai
voulu faire ça...." C'est une
et les enfants

auto-évaluation
sont

très, très sévères

avec

eux-mêmes. Souvent, on doit
leur dire : "Non, sois juste,
là

fait ça et ça
c'est là que se pren¬
les notions de citoyens,
tu as

aussi...
nent

et

des responsabilités dans
toutes ces réunions de coopé¬

ratives, d'organisation de la
classe, de l'école. Dans le
respect, toutes ces détermina¬
tions d'emploi du temps,
mais entendons bien, emploi
du temps dans lequel chacun
trouver sa

place et toujours

mouvement

ce

d'individu

incessant

groupe et du
groupe à l'individu. Arriver à
au

que, finalement, le groupe
devienne un être collectif et
ce

cet

être collectif

a

d'autant

plus d'unité que chaque indi¬
vidu a pu y participer en étant
tantôt

même,

un

un

élément tantôt lui-

individu existant

devant les autres.

autres), l'entre¬

Pendant trois, quatre

jours, il
l'on appelait
"isolé" : moi je ne suis
pas là
en classe,
je fais ou on fait tel
ou

tel travail dont il

ne

compte qu'au bilan du
di.

fragiles et doux

C'est

des

ou

est ce que

bord du monde, il y a des
enfants qui marchent. Ils sont
comme

travail est aussi suivi d'un
bilan : le bilan de soir et de

va

peux te voir pour les maths T
"A 11 heures". Ils savaient
alors qu'à telle heure il
pou¬
vait voir Maurice en maths ou

groupe, représente un avis

de l'adulte doit être celle d'un

à

un

arrêt. Mais les autres, le
grou¬

prennent

le plan de
l'emploi du

-

fin de semaine. Le bilan du

dans

stagnation "Ecoute,
assez, tu fais toujours

commu¬

temps qui est d'en haut et
auquel l'enfant n'a que peu
de participation. Le plan de

car

jouir longtemps de sa
répétition
de l'acte réussi qui se
produit
dans le tâtonnement expéri¬
mental par une sorte de palier
qui semblerait traduire un

l'enfant

au groupe

samedi

Quand

Attention, la plupart des
élèves n'ont pas un texte libre
tous les jours. Mais ils ont
d'autres pôles d'attraction et
d'expression. Puis tout est

laisser

on en a

nique

mêmes... ".

sceptique : l'expression,
la liberté, le texte libre etc...
D'accord, mais... l'enfant a
besoin de règles, de
repères?

réussite". C'est la

et com¬

il ne faut presque
rien pour les faire tomber
dans l'abîme hors d'euxet

Oui, mais moi je reste

"il faut le

:

Sur le bord du

peu

pour une

Freinet, dans son essai de
psychologie sensible, parle de
ce qu'il
appelle "la brèche".
Parfois l'énergie qui est en
chacun de nous, que Freinet
appellait "l'élan vital", se
trouve dérivée par des pertur¬
bations (problème relationnel
parental, échec... ). A ces
moments là, toute cette éner¬

travail diffère de

monde, il y a des enfants qui

duit

son

enfants peu à peu se noyent
dans la mer de la marée rai¬

phénomène physique qui se
produit lorsqu'on enfonce le
pouce dans un tas de sable :
un trou se forme, mais en
même temps, tous les petits
grains qui sont autour du cra¬

finalement

veut

moment où

sonnante.

ment, c'est alors que se
pro¬

"Maman

troupeaux d'endoctrineurs, de
télévision, d'instituteurs et les

brèche" qu'il compare au

été confié et qui
détestait ce que sa mère lui
imposait tous les jours et
nous a

besoins de l'enfant

porte en même temps le

travail est fondamentale.

34

velles pour un

pédagogies nou¬
élève-citoyen"

rend

same¬

L'importance du plan de
ce

(1) Extraits du dossier de
recherche "Des

qui émerge des

(2) 1CEM
rue

-

Pédagogie Freinet 18

Sarrazin 44000 Nantes T

40 89 47 50 Fax
91.

:

:

02

02 40 47 16

�Linha

Imagination

A

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Imaginòt
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ý-

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p

4e trimèstre de 1996

Le

temps des

cial volant au-dessus du villa¬

Autant

ge. C'est bien

suite.

vu

!

Alors comment est-

qu'on va appeler ces
engins de demain ? La sou¬
coupe, c'est sympa. Je ne sais
pas pourquoi ça me fait pen¬
ser à ma
grand-mère et ses
soucoupes de tasses à café ou
ses petits
plats à mettre dans
les grands. On imagine les
ce

soucoupes
Jean-Marc Buge

conversations
ta

Vous savez quoi ?

L'époque de la voitu¬
re

que nous vivons

n'est

dehors de ça, on a bricolé
des ULM pour nos loisirs qui
en

adroits

Mais bien sûr ! Il suffisait

a-t-on

d'y

penser à deux fois. Nous
tellement collés

sommes

sol dans

au

petites habitudes
à quatre roues qu'on
n'avait
pas oser l'envisager sérieuse¬
ment.

nos

Mais

en

fait c'est bien

plus facile de

se

déplacer

dans les airs que sur le
cher des vaches. Et en

tures avec leurs airs mal

l'air

BD

et de

bien

science fiction

sera

accidents de

objectif collectif consciem¬

avions pour¬
très évolués

sont

plus

rares : on est libéré

des contraintes du sol.

Remarquez que le
mode de déplacement en voi¬
ture a évolué.
Aujourd'hui la
vitesse de déplacement est
plus élevée. Les
les

autoroutes et

ronds-points

courbes et

sont tout de
d'iniléchissements

qui évitent les chocs frontaux
en

assurant des vitesses

inimaginables il

y a un siècle.
Nos véhicules prennent des
formes de plus en plus aéro¬

dynamiques

et arrondies pour
mieux s'affranchir des
contraintes naturelles.
La

importante

prochaine étape
sera

décollage. Vous

donc le
me

direz

appel inconscient
avenir plus facile.

ment

réfléchi,

faire

en

en

ce

jusqu'à

nos

comme

si

s'avouer

n'osait pas

quelque chose

aux

inconsciemment.

en

ont tou¬

ture de leur journal le Trait
d'Union, Guilhem Dangas a

bruit

dessiné

nécessitent des infra¬

structures considérables. Et

un

millénaire

: sur

la

couver¬

Larrazet du 4e

avec un

engin spa-

le côté.

citadins de

les

dynosaures d'antant,
plus utile. La post¬
histoire plutôt que la préhis¬
avec
ce

serait

toire.
On peut monter une
société dont les actionnaires
seraient sûrs que leurs actions

prendraient de la valeur,
puisque de toute façon ça se
fera un jour. D'ailleurs, les
spécialistes ont déjà inventé
des avions au décollage verti¬
cal sans parler bien sûr des
fusées, voire des feux d'artifi¬
de Patrick Auzier.

ce

Tout cela

donc

est

en

quitter de plus
-

dans les pays

plus développés, les autres
étant à l'étape précédente

des concentrations urbaines.
Finies donc les
routes et autoroutes ! Et les

ponts ! Quand on pense à tout

qu'il fallu faire comme
chantiers et empiétements sur
ce

a

la "belle nature. Elle pourra

reprendre

ses

droits. Les

beaux ouvrages seront

perspective de société

teiie

qu'on peut en imaginer
Imaginòt ! Les
autoroutes de
l'imagination
sur

la Linha

son!

plus souvent les villes
ailer se mettre au vert

tout au moins

les

de i'aeronotica

train d'avance

se

immeubles, et
feront par le

pour

jours été prompts à décoller, à
embrasser l'univers plutôt
qu'à se regarder le nombril.
An sentit dempuèi
longtemps
lo novel vent bufar, e ara i a
al sud de la Loira una capitala
e de
l'espaça.
Aquela capitala serà de segur
una bona caria
per deman.
Remarquez qu'à
Larrazet, ils ont toujours un

ou sur

des

campagne, accentuant ainsi le
mouvement actuel qui permet

vers

lequel notre civilisation tend
Les occitans

on

qui va bien sûr
réduire encore plus les dis¬
tances, et chacun pourra bien¬
tôt vivre de plus en plus à la

oreilles). C'est

on

des

soucoupes miniatures à col¬
lectionner. Au lieu de le faire

une

justement,

Voilà

n'est pas arrivé

sou¬

d'en bas. Et puis pour garer

haut

façon, cela se fera un
jour, personne n'y a pensé

des

coupes pour financer les pre¬
mières recherches, puis

les soucoupes

les entrées

sachant que

avec

simplement une question de
temps et de volonté. Voilà

maisons ou

de toute

(ou alors

aussi bien d'en haut que

pourra utiliser les toits des

un

On pourrait vendre
des tee-shirts

bouleversée puisqu'on le

verra

un

qu'on vole déjà. Oui mais
regardez : on utilise des
avions collectifs qui font du
et

immeubles feront moins peur.
La perception du paysage

soucoupes volantes des mar¬
tiens ou des prochains siècles.
vers un

pro¬

quelques étages. Les hauts

imaginé les fameuses

Comme

vont

bablement grimper de

ont

Mais de là à

nos

hauteur. Les villes

suspendus à deux ailes, avec
un moteur à l'arrière (1)
?
Bon, les amateurs de

plan¬
plus,
c'est moins dangereux. Les
tant pas encore

monde ! Une véritable révo¬
lution culturelle. La civilisa¬
tion humaine va prendre de la

-

bruyants. De quoi
avec nos sièges

et

"Où t'as garé

changements de la vision du

rappellent les premières voi¬

qu'une étape intermé¬
diaire bien peu réjouissante.

:

soucoupe ? etc."
Et puis tous les

de

commencer tout

visités

les touristes comme le
pont du Gard aujourd'hui.
Bon ben alors,
qu'est-ce qu'on attend ?

bien

marche. On

en

pourra aller de quartier en

quartier en soucoupe volante.
Donc i-a-plu-ka. On
en parie autour de nous et on
se

rancarde ici même dans les

prochains numéros. Si
attend après les

on

politiques

pour s'en occuper, ça va
encore traîner
pendant

quelques générations. OK ?
Bon il faut que je
vous laisse. Je dois
changer
les pneus de ma voiture.

Quand je pense aux veinards
qui nous suivront et qui pour¬
ront traverser
en un

les continents

clin d'oeil et

sans

chan¬

ger de pneus ! La Grande
Révolution des Quartiers du
Monde
cer

ne

fait que commen¬

!

par

(1) Bien qu'un montalbanais
vienne d'inventer
forme d'un avion
prouesses.

35

un

et

ULM à la

qui fait des

�Linha

Imaginòt

4e trimèstre de

1996

Barri
parèt que tornèron pintrar la setmana passada
porta alandada de! garatge de l'ostalissa
Sus un cadièron mofle, ajocada e redda per cambalevar pas
Los pelses tirats en rè, Fatima, del ventre gros
La camisa dels pèses blus conflada pel redond de uèch meses
Jos sa falda de plècs roja, s'engulha un mistralet sec e caud
Ja se sentis maire, senhorejant sul vonvonadis a sos pèds
La

La

d'i calinar lo ventre,
A un sorire trufarèl coma totjcrn e ta escacalassar sos pendents
Los nenes que repetan la cançon que cantaran totara sus l'empont
Las trapan polidas, totas las doas, las sòrres bêlas de Akima
Lina-finta las cambas desnudas de Milèna, esclapadas dins lo mèl
Milèna blonda, unas popas totjorn dins la bolèga, un còs dins la dansa
Karima s'es metuda darrèr e se carra

d'angèl, çô dison los que quitan pas de l'espepissar
jos sa cabeladura claurada, tusta sas paumas
De veire lo traire d'Akima correr per la venir potonejar
Milèna, pesuga, mas lo morre comol de gracias, pessugada pels agachs
que detautan
A enveja de parlar mal de Milèna mas un quìcòm dens la garganta
Desvia sa paraula e li fa gaireben aimar la falda corteta de l'autra.
Una cara

D'uèlhs negres

Una mobilèta passa
Paco assapa las clucas negras de sa sèrre
Sa sèrre voldria ben çaquela qu'e! li tornesse son

tee-shirt
bêla que sas amigas s'es jaauda dins
l'escur del garatge, un jove, dins lo recapti
de son caud n'es tôt espantat e planta sos
uèlhs un bocin bisques dins la cara perfiècha de la dròlla
qu' ausa pas d'agachar.
N'i a un que passa, trastejant una caissa de beure
e que dis que n'es solide
La testa del barri, sera una capitada aquesta annada.
Una

pichona

pus

Qu'es-tu devenu ?
Qu'es tu devenu ?
image de l'errance
les trottoirs de

sur

l'odeur est amère,
Les

Toi

les

tu

sans une

voyais,

voix

eux ne te

voyaient pas.

Eux ils

passent

et dans

le fleuve de leur indifférence

Tu t'effaces.

Qu'es tu devenu ?
faufilais à travers les

Tu te

tables des bars,

entre les

ruelles

sous

les tonnelles

tu

souriais de ton sourire édenté

tu

souriais et eux ils pleuraient,

ils pleuraient ils

pleuraient

sur

;

leur sort

de larmes.

verser

sans

Plainte inaudible,

invisible, égoïste.

Qu'es tu devenu ?
Je m'étais dit qu'il fallait que je te parle
qu'enfin je puisse te regarder droit dans les yeux
sans frémir,
sans fléchir
que c'était trop bête
oui trop bête d'être comme les autres ;
et puis tout est de ma faute.
Tu es parti avec la dernière pièce
que je t'ai laissée
et moi

tout seul

notes

tes

Joan-Francés Mariôt

regard,

un

ville

passaient devant toi

gens

sans

ma

rance.

sont

ne

je reste

plus là

pour me

bercer.

Qu'es tu devenu ?
Tu

es

parti

parce que
ce

monde

mais

pour partir
plus loin ça ne peut pas être pire
n'est pas fait pour toi

est il

Ce monde de

monde

sans

fait pour

moi ?

building, de voitures...
âme, sans culture...

de n'avoir pu te dire quelques mots
sortir de la masse.
ça aurait tout changé,
tout changé de se parler
on a tellement besoin de se parler.
Je regrette

de n'avoir pu

Qu'es tu devenu ?

CHEB

Photo Sébastien Pèlerin

CHAB

(chourmo 327).

�Linha

Imaginòt

Poesia-cançon
4e îrimèsíre de 1996

4 ...Cortetas...Cortetas...
Tribal Babel

Trip

( Parole: Jo Nousse. Musique

:

Ecologie. En Midi-Pyré¬

Bob Baueri

nées, les militants des
Verts sont

T'es pas in, t'es pas pop
Pas branché, pas câblé

Mais le fin du fin, la totale Platt-culture

T'es pas sex, t'es pas
Pas à jour, décalé

bois

Tu

en es encore

Mais tout

là

C'est

chic-

: au

Pour
bleu- blanc- rouge

bouge, tout bouge
bouge

Tout, tout, tout

I] te faut bien connaître le minimum vital

Entre Frensch et le Lëtz, de notre

d'embarquer
assurer

une

nickel,

moeuf au fin fond des

sans

déconfiture

Faut un'

phrase en entier qui saute à la figure.
La formule magique qui emballe qui excite
Répète après moi, c'est facile je t'explique :
"Geescht De mat

an

de Bësch Voule fànken ?...

langue tribale

Coblence, Sarrebruck, Arlon, Thionville, je
t'invite à marcher
Dans l'arc-

en-

pieds

ciel de

Tribal Babel

nus
Platt-bandes

trip
Platt francique, c'est choc, c'est ;chic
Tribal Babel trip
Platt tonique, c'est rock, pas toc
Tribal Babel trip
Platt francique, c'est choc, c'est chic

nos

Tribal Babel

trip
francique, c'est choc, c'est eliie
Tribal Babel trip
Platt tonique, c'est rock, pas toc
Tribal Babel trip
Platt francique, c'est choc, c'est chic
Tribal Babel trip
Platt tonique, c'est rap, pas toc
Platt

Si tu blufles,
Si tu

Tribal Babel trip
Platt tonique, c'est rap, pas

toc

Si tu

un

qui pend

"Ratz" bien

fripon,

ca

s'annelle

Toulouse T
15 Fax

:

:

05 61 32 81

05 61 53 40 02.

Poésie. J'ai

toujours aimé

les chansons de trouba

dours du XlIIe siècle

-

elles

:

exprimaient déjà l'essentiel
une

forme

poétique

Des

gens

Brassens
eux

aussi

ou

puisé

En même

temps, je suis passionné
par les recherches sonores
de certains producteurs de
rap, comme Dr Dre. Dans
le rap. il y a des artistes
qui sont l'équivalent des
grands solistes de jazz.
Quand j'écoute Snoop

En arabe, je le sais, ça se dit "Lachnouna"
T'es pas volant, alors on dit un "Ratz"
Mais

00 bd des Récollets 31000

là-dedans.

rhume, t'es bien "schlass", tas la

"Schnudel"

Vert contact Midi-

Prévert ont

t'poiles, c'est un' "Witz" qu'on raconte
perds, c'est la "Sehlaag" que tu prends

T'as le

1996

comme

c'que tu dis c'est du "Bins"

nature

Pyrénées. (J-M Bj
Vert contact Midi-Pyrénées

admirable.

tchatches, c'est ta "Schnëss" qu'est exqui¬

tous les ter¬

risque quelque chose. Ils
soulèvent des problèmes ici
et là : déchets, patrimoine
naturel, pollution, schéma
d'aménagement, citoyenne¬
té. Ils publient depuis Juin

dans

se

Si tu

sur

où dame

rains

un

"Raudi"

Doggy Dogg,

par

exemple,

je pense au phrasé de
Charlie Parker. Jean-Louis

II

n'y a pas de frontière.
Il n'y a pas de ville frontière.
Il y a seulement des gens qui habitent d'un côté on de l'autre.
Des Pyrénées, du Rhin, des Alpes, de l'Atlantique etc....
Il n'y a pas de frontière, twns ne sommes tous que des voisins.
Il y a ceux qui habitent en Bretagne, en Vendée, en Cimentes à Strasbourg,
...où quelque part, forcément.
Il n'y a pas de frontière.
La langue, c'est du vent, elle vole, sans frontière.
La langue, c'est du vent, qui traverse, perturbe, s'incline à la migration des hirondelles et des
cicognes.
Le vocabulaire "définitif" d'une langue ne peut être qu'inventif,
sinon il se claustrophobe,
une
langue appartient à ces langueurs : ceux qui la parlent ;
une
langue appartient à ses fautes d'orthog aphe,
qui demain deviendront des mots, à part entièr e.
Et ceux qui me diront, il faut "dire", ou ne "pas dire", ceux qui s'énervent pour un accent occi¬
tan, me désolent dans leur mutisme linguitisque sédentaire.

Murât (Télérama n°2435.
Il

Intellectuels. Vient de

sor¬

tir le Dictionnaire des intel

lectuels

français. Devinez
qui n'y est pas ! L'Evéne¬
ment du Jeudi a remarqué
l'absence de Pierre-Yves
Bourdil

qui à ses yeux

"incarne à lui tout seul la

revanche de la
sur

province
plus

Paris". Si même le

provincial n'y est pas, ceux
qui incarnent i'anticentralisme ont peu de chance de
figurer dans la deuxième
édition. (J-M B)
Dictionnaire des intellec¬
tuels

français

sonnes,

:

les per

Jacques Julliard et

Michel Winock. Editions

y du Seuil.

37

-

les lieux, les

moments, sous la direction
de

Liza

Septembre 1996)

-

�Linha

Imagiriòt

4e trimèstre de 1996

^ ...Cortetas...Cortetas...
Vis
et

ce

que tu es, et

tout

fais ce que tu dois,

Bretagne. Un livre qui fera
date : Musique bretonne.

ie reste viendra de soi,

viendra de toi.

Histoire des sonneurs de

l'abstinence individuelle, où chacun doit être tout le monde, pour ne

A l'heure de

il

est

de toute

ressembler à personne,

première nécessité, de leur signaler qu'ils n'existent pas, en dehors de leur conformisme.

tradition.

L'ouvrage traite
musique depuis les

de la

bardes de la société cel
A l'heure des

sous-bois, qui sentent la framboise, je sais qu'ils n'y seront pas.

tique jusqu'aux sonneurs
actuels,

A

l'heure, où tout se tait pour tout se dire, je sais qu'ils parleront encore, pour ne

rien dire.

avec

ments. leur

leurs instru¬

répertoire et la

vie de ces musiciens
A i'heure

où je te parie, je sais

qu'ils n'entendent pas.

filantes invisibles, je sais qu'ils ne les voient pas.

qui

mariages et fes510 pages 24X31

animent
tou noz.

A l'heure des étoiles

-

590 F.

cm.

Chasse-marée Abri du
A l'heure où le temps

s'est arrêté pour mieux le secouer, je sais qu'ils regarderont leurs montres pour

mieux le remonter.

Marin 29177 Douarnenez

Cedex T
Fax

A l'heure de la nonchalance,

s'égayant

sur une

épaule

nue,

:

:

02 98 92 09 19

02 98 92 80 01.

je sais qu'ils ignorent la tendresse.
Contes. Le Centre des arts

A l'heure des caresses

A l'heure

imprévues, je sais qu'ils rengainent leur désir dans l'étui ciré de ieur notabilité.

magique qui féconde l'imagination, ils dorment.

A l'heure de

l'insolence, revêtue d'indolence, je sais qu'ils jugent, critiquent, et s'insurgent.

A l'heure où

je te parle, je sais qu'ils n'entendent pas.

A i'heure de la

récit propose

différents
stages sur le développe ment
personnel, le champ
professionnel et action
artistique tout au long de
uu

l'année 1997. (J-M B)
Centre des arts du récit
Couvent des Minimes

liberté, enfin avouée, je sais qu'iis sont désorientés.

-

rue

du Docteur Lamaze 38400
A l'heure du

Saint Martin d'Hères T

bonheur, enfin retrouvé, ils n'y seront pas.

04 76 51 21
A l'heure où

82 Fax

:

:

04

76 51 71 23.

je te parle, je sais qu'ils n'entendent pas.

Contes

Tu m'ccoutcs ?

-

bis.

Les contes

raconte vont, vien¬

que je

nent en toute liberté sur le

fil du

champ et de l'espa¬
ignorants des tranches,
découpages, frontières et
ce,

Durs baliadins sont deux

joyeux mutins
pardes d'airainet tambourins en mains
inventeurs et trouveurs de chants coup

de

poing
ils s'en vont faire la

nique

aux

Durs baliadins sont deux épiques lutins
identique au gioupier Noël Godin
qui frappe lui à grand coup de vacherin
Bedos ou bien quelque "Finkielkr'hautain"

cniraquiens

Durs baliadins les deux Aédes

Durs baliadins deux last poets
chent

ils font tilter les élites

sur

attaquent
flasques
puis ils dispatchent d'intelligentes claques
à ceux qui disent "tous les chiens qui
chient, raquent"
aux cerveaux

qui tchat-

chemins et routes et même

itinéraires balisés. Ce sont
des voyageurs

solitaires en
quête de rencontres, de
retrouvailles.

Nathalie

Thomas 9

Cornillon

38120 Le FontanilCornillon T

en

4X4

qui toujours voyagent de Paimpol à Nérac
avec moult demoiselles, sans peur du
trique trac*

rue

:

04 76 75 47

34.
Carcassona

: le
groupe de
Lhubac, Banda Sagana a

fait

un

tabac

au

festival

d'été. Ils

Guy Roots
Chanteur

paradisiaque

*

trique trac, n.m. (populaire) : peur de la
défaillance qui saisit l'homme avant une pre¬
mière étreinte (voir une espèce de "pas nique")

38

jouent fort du
trad mesclé de jazz
jusqu'au free. Décapant
pour les cages à miel !
Sortie

en

Octobre de leur

premier CD illustré par
Pèire François. (P V)

�Linha

Imaginòt

4e trimèstre de 1996

Le

Alain Finkielkraut

Jusqu'au délire

«

:

»

Pour le philosophe, le projet Toubon obéit à la même
inspiration que Pantiracisme américain.
,

Le

«

combla

selon Alain

»,

Finkielkraut (1), serait

journaliste

que

Jean-Marie Le Pen puisse

poser en victime d'une législa¬
tion

qui crée

nion

ment le délit

délit d'opi¬

un «

en

«

L'effervescence et la

taire Le Pen. Cette envie est
car

Il Se retient encore. Quand il

l'air de

monde

lorsque le

tique

laisse aller,

se

rée,

non

Idéologie structu¬
d'une

réaction

conjoncturelle.
Cette

mdlns

une

loi

a-t-elle

vertu

au

pédago¬

gique ?
Elle n'a aucune vertu. Les

meilleures Intentions

ne

justi¬

le rétablissement du
d'opinion en France. Car
pas

c'est bien ce que

dans la confrontation
Pen. Sans lui, il
a

n'y

Jeur appartenance

»,

il

Ce que

Alain Finkielkraut : « Le
projet de loi Toubon eomble
le désir de faire taire Le Pen. »
(DR.)
haine raciale. Un tel texte, s'il
voté, inscrira dans notre
droit l'antiracisme américain, au
est

nom

duquel est inculpée toute

la culture occidentale, d'Aristote
à Husserl, et au nom

duquel,

aussi, sévissent

sur

des codes de

langage

tesques et

«

les campus

orwelliens

gro¬

».

L'attrait
du fruit défendu
«

»

qui pour¬
qu'une mi¬

tel climat. Dans la course-pour¬
suite que le droit a lancée
contre

nolndre manquement au resreét égal que nous devons à

discours présentera, de sur¬
croît, l'attrait du fruit défendu. Il

'eints

d'atteinte à la dignité de
Islam et les poursuivront de-

liSit

les tribunaux pour provoou implicite à la

tlon Indirecte

Commentaire

:

Voilà

on

car

elle

plus beau cadeau qu'on
puisse lui faire.

défini¬
tion du racisme. Peut être dé¬
sormais qualifié de raciste le

outes les communautés, toutes
as; différences, toutes les culures. Les partisans du foulard
jlamlque à l'école accuseront
leAialn les proviseurs intransl-

de cette aliénation

rer

norité se fait d'elle-même se¬
ront bannis du vocabulaire
pour
éviter les ennuis. Le Pen a tout
à gagner à l'instauration d'un

de

Le

plus de

est le

sage portant atteinte à la
dignité, l'honneur ou la considé¬
ration '» d'un « groupe de per¬
sonnes, à raison de leur origine
ou

avec

repères. Par lui, le monde est à
nouveau
simple et la vie
semble enfin rejoindre
la
grande Histoire. Il faut se libé¬

Tous les mots
raient heurter l'idée

élargit jusqu'au délire la

intellectuel et média¬
sont pas du meilleur

des gens, semble-t-il,
qui n'existent politiquement que

fait le garde
Sceaux, en réponse à une
Intense pression médiatique.
Soh projet ne permet pas de lutterlcontre le racisme. En réprlma'nt la « diffusion de loul mes¬
des

ne

aloi. Il y a

a

déchaîner, Il reste
très en deçà de ce qu'il pense
vraiment. Rien de ce qui est
fasciste, ni même nazi, n'est
étrànger à cet héritier direct de
la droite révolutionnaire. Il ést
factieux, raciste et antisémite.
Sop racisme est d'ailleurs bien
plus virulent que celui de son
électorat, voire de ses militants,
car II s'agit chez lui d'une ob¬
session, non d'une exaspéra¬
se

tion. D'une

»
surex¬

citation antifascistes qui ré¬
gnent aujourd'hui dans le

-

compréhensible,
président du FN

Poses

avantageuses

-Alain FINKIELKRAUT.
Non, Il comble le désir de faire

délit

d'opinion.

».

LE FIGARO. - Le pro|et de
loi Toubon comble-t-ll un
vide juridique ?

fient

train rie l'intervie¬

qu'il fallait être très attentif
à ne pas rétablir
subreptice¬

wer

se

lui, il

aura

toujours

sous-entendu d'avance et

Incarnera, ce qui est vraiment
un comble, la résistance du
franc-parler à la » novlangue »
antiraciste.
Le racisme de Jean-Marle Le Pen est-ll déterminant
-

pour ses électeurs 7
Il faut avoir évidemment
des tendances racistes pour
-

disait

-

bien

-

voler Le Pen, mais la
xénopho¬
bie vient de leur mal de vivre.

Elle n'est pas une vision glo¬
bale et
paranoïaque du monde.
De toutes
façons, en démocra¬

tie, on n'a pas le choix : on ne
peut pas dissoudre le peuple, ni
rayer d'un trait de plume 4 mil¬
lions de gens. Il incombe aux
hommes politiques de les réin¬
tégrer dans l'espace républi¬
cain, et non de transférer le lieu
de la démocratie

judiciaire. A

sur la

scène

de faire front
contré Le Pen et de montrer
eux

qu'on peut parler de la nation
autrement que

pas,

lui.

Comment expllquez-

-

vous

qu'ils n'y parviennent
et qu'Us aient toujours

recours

à des parades non-

politiques 7
Il est

-

légitime, face

au

Front national, d'utiliser toutes
les armes à notre disposition,
mais il

qui

ne faut pas en Inventer
se retourneraient contre la

liberté

d'esprit et favoriseraient

du même coup

je dis vaut plus pré¬
encore

pour cette

fraction de la

gauche mondaine
juvéniie que le mitterran-

ou

un
son

cisément

dlsme

ce n'est pas la
meilleure
de lutter contre lui.

Les
comme

Albert

façon

scientifiques
Jacquard qui

nient la notion de « race » par
antiracisme servent-ils vrai¬
ment la cause

qu'Us préten¬

dent défendre ?
Ce n'est pas

à la science
qu'il revient de combattre le ra¬
cisme. L'égalité n'est pas
-

scientifiquement démontrable,
c'est un principe tout à la lois
biblique et républicain. Je ne
sais pas si les races existent,
mais il est absurde de vouloir

frapper de nullité
rences

que

les

les diffé¬

perçoivent
avec leurs
yeux. L'Insulte au
sens commun ne
peut pas faire
progresser la cause de l'antira¬
cisme, au contraire.

l'expansion de

ment. L'autre jour, au journal
de 20 heures, c'est le ministre
de la Justice qui rappelait à la

vidée de toute sub¬

qui ne retrouve un
semblant d'Identité qu'en pre¬
nant des poses
avantageuses
face au fascisme renaissant.
Avoir ainsi besoin de Le Pen,

gens

Propos recueillis

par
Judith WAINTRAUB

ce

mouvement. Cela dit, les
médias n'ont pas vraiment
laissé le choix au gouverne¬

a

stance et

(I) Dernier ouvrage paru
L'Humanité perdue - Essai sur le
XX" siècle Le Seuil. 192
pages,

francs.

du mal de Finkielkraut dans le dernier numéro ; là dans le

Figaro il

89

se

rattrape un peu. Toujours ce ton compassé, cette pose de philosophe désabusé, cette absence remarquable de
profondeur mais, concurrence aidant, quelques réflexions intéressantes. (C. S.)

39

Hgaro

�Linha

Imaginât

4e trîmèstre de 1996

Connaissez-vous
le rhéto-roman ?

Bêtises
en

Un auteur suisse à découvrir défend le charme
des petites cultures. Et les invite
à ne pas se prendre pour desgrandes.
Au fond, le philosophe, qui

SILS-MARIA
OU LE TOIT DE L'EUROPE,
d'lso CAMARTIN,

Éditions Zoé, Genève,
120 F.

204 pages,

vante, dans ce livre, les quali¬
tés affectives d'un rhéto-roman

parlé aujourd'hui

par moins de
50 000 personnes, n'est pas
loin de penser, comme Diderot,
que

Le promeneur qui pari de
Saint-Moritz pour découvrir les
chemins de montagne

de l'Engadine, tombe inévitablement
le site poétique de Sils-Maria. C'est là que Nietzsche éta¬
sur

blit

retraite. Cocteau, voya¬

sa

européen, raconte avoir
mangé, avant guerre, un peu
de la neige amassée sur le
geur

le principal,

en ce

monde,

est moins d'enrichir les senti¬
ments

des hommes que de

(aire progresser leur intelli¬
gence. On trouvera dans cet
essai une défense imprévue
des Lumières. Le sentiment

ne

raisonne pas. Il s'aveugle sur

qu'il aime. L'individu, pour
s'accomplir, doit apprendre à
choisir ce qui lui est donné.
ce

seuil de la petite maison. On

C'est vrai de notre environ-

déconseille au visiteur exalté
de se risquer aujourd'hui à la

nement, de nos mœurs et
môme de notre langue. Chacun

mémo expérience

bien entendu, ses mots qu'il
préfère à d'autres, donl il se
sent plus proche. Mais l'essen¬

est

cours

la pollution

:

partout et le Club Méditerra¬
plus très loin.

née n'est

a,

Commentai
re:

El voilà.

(C. S.)

tiel n'esl-il pas, en matière

d'expression, d'adapter le

LA CHRONIQUE

Jean-Philippe Fontanille

mieux possible l'outil à l'objec¬
tif. à l'information, au concept
que l'on veut transmettre ? En
ce

sens, aucun idiome local

Le nombre « pi » mis en

ne

vaudra

une langue éclairée
par
plusieurs siècles de création èt

de culture. Les minorités lin¬

d'Alain-Gérard

guistiques qui

SLAMA

en

Il faut croire que,

ravages
masse, ce
sa

malgré les

du terrorisme de
lieu n'a rien perdu de

magie, puisqu'un professeur

suisse d'un talent éclatant vient
de lui dédier un essai qui nous
invite à faire avec lui de SilsMaria le « toit de l'Europe ».
Entendons le symbole de cette
union

qui se cherche el qui
sous un jour de plus
plus conflictuel, à mesure
que l'échéance de la monnaie
s'annonce
en

unique

rapproche.
iso Carnartin, qui porte un
nom charmant,
enseigne la lit¬
se

térature et la culture rhéto-romanos à l'université et à l'École

polytechnique de Zurich.
notice biographique nous
prend

Sa
ap¬

né en Suisse ro¬
il fait autorité sur les
questions des minorités cultu¬
relles et linguistiques ». Or, s'il
que,

mane,

«

est

bonheur que nous ap¬

un

porte son livre, c'est bien qu'on
y trouve aucune trace de ce tri¬
balisme identitaire qui tend à
devenir, justement, la plaie de
l'Europe.
Si toutes les minorités cultu¬

relles, si tous les défenseurs
d'Idiomes locaux étaient tels
que ce brillant anthropologue
les médite et parfois les rêvo, il
est évident que nous

plus de problèmes

n'aurions
avec

les

mouvements

régionalistes

basque

ou breton. Peut-

corse,

être faudrait-il suggérer au mi¬
nistre de l'Intérieur de leur dis¬
tribuer gratuitement son livre ?
Iso Carnartin appartient en
effet à une espèce de communautarisles que nous n'avions
encore

jamais rencontrée

:

c'est

un

individualiste foncier.

Rien

ne

l'exaspère autant que

la littérature lolkloriste qui
confond les cultures et les sub¬

cultures, qui valorise les
chaïsmes

au

ar¬

détriment de toute

modernité, et qui recueille pieu¬
sement le moindre proverbe
comme un trésor de sagesse

populaire, alors
de

ces

ne

sont pas

que

la plupart

sentences, quand elles

niaises,

gine savantes.

ne veulent pas

mourir doivent le

sont d'ori¬

Musicien, professeur de guitare, Jean-Philippe Fontanille a tou¬
jours été fasciné par les étranges rapports qui existent entre les

comprendre

s'adaptant.

En somme, loin d'éloigner
rie ia nation, un particularisme
bien compris peut en rappro¬
cher. Il peut même l'ouvrir au
monde, en faisant découvrir
aux individus une notion cen¬

et la musique. Ainsi, constate-t-il, « l'harmonie
n'est rien d'autre que la suite des nombres premiers, avec les inter¬
valles 3, 5, 7, 11, 13... » D'où son idée d'explorer musicalement

mathématiques

trale que

Carnartin emprunte à
et qui est l'idée de voi¬
sinage. Certains êtres ont le ta¬
ne

fameux

sont

pas le plus grand nombre. Les
autres, tous les autres, ont be¬
soin d'incarner leur culture

dans du réel. Et c'est de la
confrontation de ces réalités
que naissent soit les contlits,
soil, à la longue, la tolérance.
On ne refusera certes pas à

Carnartin l'Idée selon laquelle
l'acceptation des différences
est une école

d'intelligence.

Lévi-Slrauss l'a dit longtemps
avant lui

:

les

peuples qui n'ont

plus rien à échanger sont
voués à la décadence. L'Eu¬
rope devra, à coup sûr, « main¬
tenir la
et la

complexité des intérêts
pluralité des solutions

contre

toutes les absolutisations. les rétrécissements, les
éliminations que nous opérons
par les recettes simples et fon¬
damentales ».
1
Mais les archaïsmes résis¬
tent. A la différence de l'univêrsalismo - que les peuples colo¬

nisés, naguère, retournèrent
contre les colonisateurs - ils ne
comportent pas, en euxmêmes, leur propre antidote.- Il
faut bien de l'optimisme pour

croire,

comme

Carnartin, qu'il

suffise de faire appel à la sa¬
gesse Individuelle pour les do¬

miner.
Les Lumières comportent
part de combat. Nous au¬
rions fort de croire que leur
une

triomphe soit irrésistible.

Le

progrès de la civilisation im¬
plique, de la part de ceux qui en
ont la charge, une certaine
dose d'Intolérance. Iso Carnar¬
tin, de toute évidence, répugne
à l'admettre. Mais ce Suisse

atypique est
l'angéllsme

assez
pour

éloigné de
que

l'on

puisso espérer qu'il s'en fasse,
un jour, une raison.
A.-G. S.

qui constitue « le » nombre magique par excellence, le
pi = 3,1416..., afin de voir s'il n'aurait pas des
vertus esthétiques cachées.Comme il n'y a que sept notes
dans la gamme, et non pas dix, la première étape a consisté
à convertir pi (habituellement exprimé en base dix)
,4U"
dans le système numérique de base sept. Ce qui
donne : 3,066365143203..., etc. Ensuite, il ne
restait plus qu'à associer chacun de ces chiffres à une
note : 0 = do, 1 = ré, 2 = mi, 3 = fa, et ainsi de suite
jusqu'à 6 = si. Oui, mais que faire de la virgule ? Jean-Phi¬
lippe Fontanille a trouvé une solution : « Afin de donner au chiffre
situé avant cette virgule l'importance toute particulière qu'il mérite, la
note qui lui est associée (un fa) détermine non seulement le premier accord
de ce morceau, mais également la tonalité dans laquelle sont écrites ses
dix-huit premières mesures, toutes en tonalité de fa majeur. » Ainsi, ex¬
plique le musicien, « bien que les décimales continuent ensuite d'égrener
les accords qui leur sont associés, elles restent néanmoins sous la " tutelle "
de ce 3 dominateur qui, mystérieusement d'ailleurs, semble vouloir confir¬
mer par lui-même son
autorité en réapparaissant plus fréquemment que
toute autre décimale tout au long de l'introduction ». Le résultat est un
très agréable morceau pour guitare électrique, intitulé « Harmonisa¬
tion de pi », d'une durée de 2 minutes 30, et prenant en compte les
65 premières décimales. Le nombre est ainsi réellement « entendu »,
le musicien s'étant même interdit les développements trop agréables
que suggéraient naturellement certaines « belles successions d'ac¬
cords », afin de « coller au plus près du matériau original ».
Bien sûr, l'œuvre pourrait être allongée indéfiniment : pourquoi se
limiter à 65 décimales, alors qu'on en connaît aujourd'hui plus de
6 milliards ? Mais Jean-Philippe Fontanille craindrait sans doute de
lasser ses auditeurs. D'ailleurs, il a d'autres projets en cours : il pré¬
pare actuellement la mise en musique de la racine carrée de 2...
ce

Simmel.

lent de l'universel. Ils

musique

Le

Figaro

Jeudi 8

Août 1996

40

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E
05

d)

Interceltique attitude à Lorient
Festival

interceltique de Lorient

juiqu'à dimanche soir

Depuisvendredi dernier et jusqu'à
dimanche, Lorient vit la vingt-

sixième édition du festival intercel¬

tique. Durant dix jours, le port devrait voir
déferler plus de 300.000
personnes.
Concerts, parades dans les rues, exposi¬

tions, spectacles, ateliers, conférences, bars:
le menu de la fête égrène les occasions de se
laisser envahir par la
les lieux.

«celtitude» qui baigne

«C'estleparadis, ici. Personne ne nous regar¬

de de travers parce que nous sommes en

cos¬

traditionnels et que nous jouons de la
s'enflamme Calo, l'un des
membres du groupe Banda Gaites Naranco venu d'Oviedo, dans les Asturies. Pour la
tumes

cornemuse»,

trentaine d'Espagnols du groupe, le festival
est une véritable aventure. Certains des ba¬
dauds qui cherchent le soleil de cette fin

d'après-midi sur le port de Lorient décou¬
vrent l'existence

de ces cousins celtes venus
du Sud. «On se sent celtes avant d'être
espa¬

gnols», poursuit Calo. Une antienne repri¬
se par tous ceux
qui sont venus ici pour re¬
trouver leurs cousins
éparpillés: Irlandais,
Écossais, Cornouaillais, Gallois, Galiciens
ou Bretons, tous
revendiquent leur parti¬
cularité. Mais quelle est-elle? «C'est dans le
cœur», balbutie Calo avant de
reprendre sa

S

cornemuse.

Mardi soir, à la tombée de la nuit, le stade
du Moustoir accueille plusieurs milliers de
personnes pour

la deuxième des quatre

«nuits magiques» du festival. Une com¬ convivialité. On
écoute de la musique, on
plainte en gaélique s'élève. La foule réunie boit, on partage une émotion», sourit cet Ir¬
écoute religieusement. Derrière la chan¬ landais arrivé en
Bretagne en 1982 en en¬
teuse, bientôt remplacée par le son des cor¬ courageant la
vingtaine de musiciens qui
nemuses et des tambours des
pipe-bands animent l'endroit avec fiddles (violon),
d'Écosse, des Bagadous de Bretagne ou des flûtes et harpes. Ce «ofl&gt;&gt; de Lorient réunit
bandas de gaïtas d'Espagne, défilent sur avec bonheur les Celtes de
racines et les fes¬
écran géant des mégalithes, des navires ou tivaliers en
pleine «celtisation».
des croix celtiques. Nourri de
mythes et de D'autres noctambules ont opté pour un
légendes, l'imaginaire celtique envahit le fest-noz au gymnase Carnot. De 7 à 77 ans,
stade. Après le spectacle, nombre de festi¬ on s'initie à la
gavotte, à l'andro et au laridé.
valiers se retrouvent au «Pub»,
grande ten¬ Les musiciens se succèdent pour entraîner
te installée

dans le centre-ville où l'on vide
des futs de bière en chansons. Accoudé au

plique Michel, un Brestois venu passer la
semaine à Lorient. Depuis, il s'est mis au
fiddle et profite du festival pour progresser,
grâce aux conseils d'une Irlandaise. Tous les
après-midi, des petits groupes de quatre ou
cinq personnes s'initient sur les pelouses de
l'école primaire Bisson aux techniques
du
violon, de la bombarde ou de la uillean pi¬
pe. A quelques mètres de Michel, un sexa¬
génaire écossais apprend à la petite Lucile
comment placer ses
doigts sur une flûte
pour en tirer le son de son pays. «C'estplus
un millier de
personnes dans une farando¬ joli que À. la claire fontaine qu'on
apprend à
le effrénée. «Je me sens celte. Ils sont tellement
l'école», explique la blondinette de 8 ans.

O

Commentaire

a

1996

Et maintenant la "celtitude". Les

Lorient)

organisators de Lorient ont dû balancer ça dans le service de presse et tous les journalistes recopient (cf ici
autres). De la gêne parfois, c'est pour ça qu'on vous montre Libération, le
plus gcné. Mais aucune critique. Ils montrent qu'ils voient pas où ça flanche.
que nous. Et Meschonnic, bien sûr, le grand foudroyeur de tous les essentialismes. (C. S.)

Libération
Y

:

9 Août

comptoir, Alain, un jeune Lorientais de 25 ouverts», affirme Tomasz, un Polonais de Cette convivialité culturelle sans cesse affir¬
ans, sirote une Guinness en évoquant les
passage en pleine leçon de costar c'hoat. mée, Gwenael Guillouzic, le
korrigans et les druides. «Les Celtes ont le «C'estplus difficile que la gavotte, les jambes breton, et Huw Davies, le photographe
peintre gallois, la
sens du
magique», sourit- doivent bouger très vite», poursuit-il avant revendiquent pleinement. Ils se sont ren¬
«C'est dans le
il. Au fil de la discussion, il de se laisser entraîner dans la ronde
par une contrés par hasard à Cardiff il y a deux ans.
Connemara
s'agit d'éviter les mots qui grand-mère bretonne. D'aucuns s'imagi¬ Et depuis, ne cessent de
que mon cœur
partager leurs émo¬
blessent. Notamment, le nent
s'est mis à
que le fest-noz est désuet? A en juger tions artistiques. A Lorient, ils
exposent en¬
battre en
triste «folklore». «Ça par le nombre de
jeunes qui sarabandent semble et mûrissent un projet commun.
breton.»
évoque une culture morte. chaque soir, les raves n'ont pas contaminé «L'unité celte est unefiction. Nous sommes si
Michel, un
Je préfère utiliser le mot tout le monde. Même si Sophie, une Lo- individualistes
Brestois
que nous refusons toute in¬
tradition. La culture celte rientaise de 18 ans, concède
que les Bretons fluence extérieure, même de son voisin de vil¬
est bien vivante:»Vers 1 heure du
matin,la ne sont pas différents des autres jeunes: lage. Mais c'est
justement dans cette fierté et
tente est pleine à
craquer. Un Écossais hur¬ «On fait aussi des soirées avec de la dance et cet
esprit d'indépendance que les Celtes se re¬
le au sacrilège: la Guinness est servie dans delatechno.»
trouvent», précise Huw. Ce sentiment de li¬
des gobelets en plastique et tirée en d'un Nombre de Celtes avouent
avoir redécou¬ berté, tous
l'évoquent avec passion. Avec les
seul trait. Direction: le
Galway, un pub ou¬ vert leur coin de paradis après une visite mots, la musique, la danse. Et à en
j uger par
vert jusque tard dans la nuit.
Padraig, l'Ir¬ dans une autre nation celte. «C'est comme l'enthousiasme avec lequel les festivaliers se
landais propriétaire des lieux,
une
sorte
d'écho.
y sert des
Après un voyage en Irlande, jettent dans la fête, c'est toute une ville qui
pintes de stout avec amour, sous les por¬ je me suis rendu compte de tout ce qui nous bascule dans la «celte attitude» •
traits de William Butler Yeats et de James
rapprochait. C'est dans le Connemara que
FLORENT LATRiVE
Joyce. «La base de la culture celte, c'est la mon cœur s'est mis à ba ttre en breton», ex¬
(envoyé
à
spécial

&lt;§*

Libération
Vendredi

entre

�Imaginòt

Linha

4e trimèstre de

Lecturas

1996
Le Pen,

Commentaire

:

Alors lui ! Trop

couillon ! Et voyez comme

en

il

proviser

quelque chose : son appel
au mauvais goût provincial
montre qu'il renifle où est le pro¬
blème. Mais il est trop bête, trop
petit bourge provincial. Enfin
Buge n'a qu'à lui envoyer la
sent

masser

une
des

loi anti-FN ou ra¬
spécialistes de la

danse

du ventre politique
Soisson et Stirn. Non,
si l'on souhaite un axe symbo¬

comme

lique de réconciliation, que l'on
confie un grand ministère des
Réformes à Nicolas Sarkozy,
plutôt que mettre de vieux cau¬
tères sur une jambe de bois ! Je
ne dis pas pour autant que
cette hypothèse m'exalte.

Linha. Ou Gaudas lui demander
un

remobiliser les Fran¬

ce n'est certainement pas
allant bricoler le scrutin, im¬

çais,

interview pour nous, ça serait

rigolo. (C. S.)

il y a

aujourd'hui une
une morosité
dans le pays, que certains at¬
tribuent, en partie, à Alain
Juppé. Vous pensez, vous
aussi, que c'est Alain Juppé
le problème ?
Ce n'est pas vrai. Si Sé¬
guin, que j'estime beaucoup,
-

désillusion,

£

1 §
S4

&lt;§
^

&amp;

S

I3
Q

-5*
?-&gt; "te

§

1

-

Ce que je crains, c'est que l'UDF devance le RPR
1998. On aurait alors une cohabitation molle. » (Photo Le Figaro.)

Denis Tiilinac
en

-

H

S

«

une

ne suis pas le moins du
poujadiste, mais la cam¬

pagne présidentielle a porté sur
ia nécessité de renouveler les

«

5

•S 1

■s*
$
1
ci *S

élites.

Jacques Chirac avait rai¬

de le dire, il faut mainte¬
nant le faire !
Les socialistes peuvent-

son

-

ils remporter ces élections ?
La majorité gagnera les
-

élections, même si elles sont
anticipées, ce qu'à titre person¬
nel

je souhaite. Je n'ai vraiment
pas peur des socialistes. Je les
connais bien, ces anciens trots¬
et autres
communistes soi-disant rénova¬
kistes, maos,

I

I

=3 I
te

ï
"te

|? &lt;•»

CD

q3

•Si

nouvelle ver¬

Tous pourris » ?

Je

monde

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C'est

-

sion de

: «

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9j

^ *1

teurs.

«

situs

»

Ils avalent vingt ans,

comme

moi,

en

ont été tellement

3r

Si

»5

l'UDF devance le RPR en 1998.

On aurait alors une cohabitation
molle. Ce serait aussi catastro¬
On l'a bien vu du temps du sep¬
tennat de Giscard I Mais ce que
un essor
-

g

SI

du Front national.

"S.S»

.■§1

mais

musculéux

de

l'Alle¬

faut cesser d'obnubi¬
gens avec cette obses¬

magne, Il
ler les

sion. Le week-end entre Chirac
et Kohi intéresse moins les

que leurs difficultés.
Je souhaiterais par ailleurs

Français

qu'autour du bloc gaulliste au
sens large les Français aspi¬
rant à bâtir une France

diffé-

ne

-

clariez être

«

enfin bien dans

chiraquisme ». Au¬
jourd'hui, diriez-vous ia
votre

même chose ?
-

Je suis bien dans mon chi¬

raquisme, et je suis mal dans
ma société. Jacques Chirac a
montré qu'il était un très bon
président sur la scène interna¬
tionale. I! a fait de l'Elysée, qui
était une espèce de sérail flo¬
rentin, une maison de famille
où les gens

travaillent avec

ar¬

Une maison normale

deur.

fantasmes de basse mo¬
narchie et de courtisanerie.
sans

Il faudrait peut-être un peu
de mauvais goût provincial »
«

rente se retrouvent. Il serait
souhaitable que se dégage une

majorité présidentielle qui per¬
mette à Jacques Chirac de ré¬
former. Dans une hypothèse
idéale, cette majorité irait de
Jean-Pierre Chevènement à

Philippe de Villiers inclus.
Là,

parlez en votre
du président
la République ?
Je n'engage évidemment
-

vous

-

En

changeant de compor¬
tement. Il y a chez certains une
forme de mépris pour Le Pen
qui n'est qu'un mépris de
classe maquillé en cause hu¬
plaindre. Dans le populisme de
Le Pen, ce qu'ils craignent en
fait, ce n'est pas Le Pen, c'est

!"i.

de

-

que moi.

-

ce

Jacques Chirac et Alain
Juppé y semblent disposés,
mais

avec

-

En continuant de lui dire

lui dit.

Par

exemple ?
Que des changements
très profonds restent possibles
et qu'il est le seul à pouvoir les
-

-

réaliser.
-

«

Vous voulez dire

autre

politique

»

qu'une
est pos¬

sible ?
Plutôt

nouveau

un art radicalement
de gouverner, je le ré¬

en suscitant l'émergence
de nouvelles élites.

pète,

Jean-Pierre Sois-

Propos recueillis par

son...

Le

42

ouverture,

quoi pouvez-vous
Chirac ?

que personne ne

-

Cette

En

être utile à Jacques

nom ou au nom

maniste. Ils font semblant de le

¥

de la France n'est pas seule¬
ment dans les bras amicaux

Comment contrer sa

montée ?
-

autre discours. Ils se

un

foutent des diktats de Trichet
ou de la Bundesbank ! L'avenir

vénalisés par

je redoute bien davantage, c'est

■Si -5*

tendre

-

phique qu'avec les socialistes.
A

médiatique et politique. Je crois
que les Français veulent en¬

place d'Alain
changerait rien.
Il ferait la même politique et ie
potentiel de dissidence qu'il in¬
carne serait ruiné en quinze
jours.
En mars 1995, vous dé¬
Juppé, cela

mai 1968. Ils

jetons de pré¬
sence, planques voitures à gy¬
rophare ! Les Français n'ont
pas la mémoire si courje. Non,
ce que je crains, c'est que
Mitterrand

le peuple. Ce faisant, ils font
évidemment le jeu de Le Pen,
comme l'ensemble de la classe

était nommé à la.

Si

on

veut

Figaro

-

se

battre contre

Lundi 30 Septembre 1938

Anne FULDA

�Linha
Lecturas

Imaginòt

ty \\;71'**Û"'V t- 'i£

?-;

'pí

; .; # - f, , &lt; -&lt;

4e trímèstre de 1996
Le crépuscule de la culture française de J-M Domenach
Pion, 1995.

Cette

fiction

Le

s'est

incorporé les techniques de
prive ni du ludique, ni du
grotesque : un type qui dévore une auto, Jésus-Christ
kidnappé, des personnages illustres surgissant à
l'improviste, etc. On reconnaît ici cette veine typique¬
ment américaine,
qui, en France, a dépéri après Rabe¬
lais
mélange de naïveté et de ruse, audace de
l'extravagance, alacrité qui fait croire à l'incroyable et
nous renvoie aux sources du conte et de
l'épopée, avec
ses
géants et ses monstres, ses farces et ses pièges...
Place donc à la fiction.
Anarchiste qu'elle est, instru¬
ment et revers du
pouvoir, elle ne cesse de souligner
les artifices qui font "tenir" notre monde, lui donnant
«

l'audiovisuel,

et

»

elle

ne se

—

«

sa

cohérence

nier

avatar

et

la variété de

ses

sens2.

»

du roman, ou annonce-t-elle

Figaro

Delors stigmatise
la « révolution
conservatrice »
Une faut pas laisser le monopole
de la révolution à Le Pen », prévient Pancien
«

président de la Commission européenne,
Mais, dans son discours de
clôture du colloque organisé ce

résurrection

Europe ?
Lorsqu'on parle de la culture américaine, les fantas¬
mes
surgissent aussitôt. Sa suprématie est attribuée à la
puissance de l'argent. Mais, ce qui est en partie vrai
du cinéma ne peut l'être du roman, qui n'a
pas de
Hollywood à sa disposition. Parmi les raisons qui ren¬
dent le roman américain plus entraînant,
plus inventif
que le nôtre, l'une, préalable, tient précisément à la
dispersion des capitales intellectuelles, qui donne plus
de liberté aux critiques et aux auteurs.
Lorsque, pour
déjeuner ensemble, il faut faire mille ou deux mille
kilomètres, on y regarde à deux fois. La vigueur que
les lecteurs français (les passionnés de Paul Auster en
premier rang) aiment dans les romans américains,
n'est en rien un effet de la puissance financière,
poli¬
tique et militaire des États-Unis ; elle ne fait qu'un avec
cette puissance car elle
procède de la même histoire
et du même
tempérament

Lundi 23 Septembre 1996

Devant le club Témoin

Est-elle le der¬
sa

-

week-end par les clubs Té¬

en

moin, l'ancien président de la
Commission européenne s'est
surtout livré à une analyse glo¬
bale des mentalités politiques.

On relèvera son plaidoyer en
faveur du « maintien de l'ex¬
ception française », sa défense
de l'idée de nation, « facteur
de cohésion sociale », son

éloge quelque

peu inattendu

de Tocqueville, libéral et dé¬
centralisateur. Il est vrai que

Jacques Delors a changé de
statut depuis, le création de Té¬
moin en 1992. A l'époque, il
pouvait laisser croire qu'il se¬
rait candidat à la présidentielle.
Aujourd'hui, dégagé des res¬
ponsabilités européennes et
d'un destin national, son pro¬
pos est plus

théorique.

■

Henri PAILLARD

Commentaire

:

Té ! Delors découvre

Tocqueville. Dans 20

ans

il

nous

rattrape ! (C. S.)

Commentaire : Bon c'est pas bête. 11 aurait dû nous lire, il
irait plus loin. Mais déjà ça, y a plein de nos
collègues qui le

comprennent pas. (C. S.)
Devra-t-on maintenant modifier le texte sublime
de la dernière citation

(posthume) du « Héros lé¬
gendaire tombé en plein ciel de gloire », Georges
Guynemer, au motif qu'il y est fait mention •&lt; des
plus pures traditions de la race... » ?
Alain de
06270

Le Figaro

43

-

BOISBOISSEL,

VHieneuve-Loubet.

Lundi 30 Septembre 1996

�Linha

Imaginòt

Lecturas

4e trimèstre de 1996
Le

A ...Cortetas.-.Cortetas...

Figaro

i

Lundi 23

La lutte contre le

racisme

l

Septembre 1996

Idées
fausses
Jean-Marie Le Pen vient de

c'est pas ce

Bien

Mais

vu.

qu'il croit. J'attends

texte avec

ce

:

ravissement. Je

pouvoir enfin faire interdire
tout Céline, Huysmans, Libé
quand il parle d'avance auver¬
vais

prendre la classe poli¬

Ce faisant, il n'espérait sans
doute pas obtenir un tel résultat. Une fois encore, la
maladresse de ses adversaires a représenté son
meilleur atout. Elle le replace au centre de l'actualité.
Avec le bénéfice insolent de gains dans les sondages

tique dans ses filets.

gnate, etc, etc.

GENIAL ! (C. S.)

et dans les urnes.

Sa dernière divagation sur « l'inégalité des
devait être dénoncée. Elle le fut avec force.

races »
Le pre¬
mier ministre lui-même a dit son fait au provocateur.
Fallait-il poursuivre Jean-Marie Le Pen en justice ?
La loi Pleven de 1972, qui réprime la « provocation à la
discrimination, à la haine ou à la violence raciale », ne
le permet pas. C'est du moins l'avis du garde des
Sceaux.

Français d'Education
Nouvelle propose

BAYONNE

tional.
Les leaders de la majorité ne s'y sont pas
Michel Péricard, président du groupe RPR à
blée nationale, dénonce une erreur et Pierre

trompés.
l'Assem¬
Mazeaud

craint que le législateur donne « une fois de plus l'im¬
pression que le monde politique est à la remorque du
Front national

».

Outre l'auréole du martyr qu'il conférerait à
Marie Le Pen, ce texte restreindrait la liberté

Jean-

d'ex¬

pression. Or la confrontation d'idées reste la règle
fondamentale de toute démocratie. Elle ne supporte
pas d'accommodements. On ne lutte pas contre le ra¬
cisme au moyen d'un arsenal judiciaire. On le combat
en démontrant sa perversité. Aux idées fausses, on
oppose le bon droit. Les Français savent discerner la
vérité du mensonge.
Certaines maladresses du pouvoir restent le
meilleur tremplin de Jean-Marie Le Pen. Pour s'en

convaincre, il suffit de se rappeler qu'après la mal¬
heureuse affaire dé l'église Saint-Bernard, le prési¬
dent du Front national a gagné 5 points dans le baro¬

Sofres-Figaro Magazine, tandis que Jacques
perdait 9.
A la lumière de ces observations, on s'interroge :
est-ce une simple coïncidence, si le gouvernement re¬
lance l'idée d'une modification du mode de scrutin qui
introduirait une dose de proportionnelle et offrirait au
Front national la possibilité d'obtenir une représenta¬
tion parlementaire en rapport avec ses suffrages ?

mètre

Toubon en

C. R.

pensée écrite,

se sur

-

1

prendre sur le chemin de

;
J
I
ì
!
1

la création, découvrir la
capacité de chacun à enrichir l'autre.
GFEN 90 rue Faugères
33130

Bègles T/Fax

:

05

56 49 48 04.

;

i

Plus de 63 % des maires du
faveur de la création d'un dé¬

partement basque, lors d'un vote
à bulletins secrets organisé par
l'assembléfe des

région

: cent

maires,

sur un

communes

de la

cinquante et

avant.

un

C'est

une

date im¬

portante dans la vie du Pays bas¬

déclaré l'ancien minis¬
Inchauspé, député
RPR de la 4e circonscription des
Pyrénées-Atlantiques. M. In¬
chauspé avait relancé l'idée d'un
département basque, qui faisait
partie des propositions du candi¬
dat François Mitterrand, en
que », a
tre

Michel

1981.
Le ministre de l'Education na-,
tionale et président du conseil

général des Pyrénées-Atlanti¬
ques, François Bayrou, s'était
prononcé, avant le vote, contre
l'idée d'un département basque,
de même que les maires RPR de
Bayonne et Saint-Jean-deLuzJean Grenet
liot-Marie.

44

for the

modem

j
)

démocratie state . Its
publication : Culturealert.

;

Culturealert EFAH c/o

J ECAS 1 rue Defacqz B
Ì 1050 Brussels T : 32! 2/534 4300 Fax : 32-

T

-

2/534 5275.

total de cent cin¬

quante-huit. ont participé au vo¬
te. Ce scrutin, qui n'a qu'un ca¬
ractère consultatif, a cependant
permis aux maires de la région
de s'exprimer sur un sujet resté
longtemps tabou : la scission des
Pyrénées-Atlantiques en deux
départements, Béarn et Pays
basque.
« Vu le résultat, rien ne sera
plus
comme

duties

I

Pays basque se sont prononcés
en

Culture. The European

| forum for the arts and
| héritage believes that the
1 respect for the cultural life
! is at the heart of the

Les maires pour

■

Toubon n'entend pas en rester là.
Puisque l'arsenal législatif se révèle inadapté, le mi¬
nistre de la Justice vient de saisir la commission
consultative des droits de l'homme d'un avant-projet
de loi, qui élargit le champ des poursuites, et fait du
racisme un délit de droit commun passible de deux
ans d'emprisonnement.
Venant de Jacques Toubon, qui en son temps
s'était élevé contre la loi Gayssot punissant le « révi¬
sionnisme », cette initiative surprend. S'il était voté,
son texte apparaîtrait comme une Ici anti-Le Pen. On
imagine le bénéfice que pourrait en tirer le Front na¬

la

i

I

département
basque

Mais Jacques

à

| Bordeaux des ateliers
J d'écriture pour prendre le
! risque d'écrire, se donner
! des pouvoirs et du plaisir.
! travailler les processus de

I

un
PAR CHARLES REBOIS

Groupe

Ecriture.

:

i

Commentaire

Le

i

et

Michèle Al-

Commentaire

:

Ne serait-ce

là le nationalisme
basque qui fait une appari¬
tion, à sa façon ? La réaction
de François Bayrou montre
qu'il ne suffit pas de s'inté¬
pas

resser

à la culture occitane

avoir une réponse ori¬
ginale à apporter autre que
le nationalisme français.
Malgré un passage à
pour

l'Institut d'Etudes Occitanes,

François Bayrou n'a pas
approfondi la lecture de
Félix Castan. Dommage.
(J-M B)
La

Dépêche du Midi

Jeudi 31 Octobre 1996

�Linha
Lecturas

Í%

!||pÉÌP/^%

Imaginòt

îïfj-'

-'t'}', /,' fiì ifjl

Ìl||ÉÉi|l
lllìt |Ifí| k &amp; í^^'fv
4e trimèstre de 1996

',

la lettre

2e

tri

m.

1996

APPRIVOISER LA TECHNIQUE...
Victor

dienne. Comme autrefois, les

recherche

visites

Scardigli, directeur de
au CNRS, travaille sur
les rapports entre les nouvelles
technologies et la société.
m.

jn

A.

Le

:

téléphone,

comme

inventions, a-t-il créé de

ne se

faisaient qu'à cer¬

taines heures de la journée, on ne

téléphone pas à n'importe quel
moment ; des rites de politesse, des
rapports de dominance s'instau¬

d'autres

rent...

nouveaux

besoins ?
V.S.
pas

: La
technologie ne change
la société, elle accompagne

son

évolution. La transformation

des cadres sociaux conduit à

un

isolement
une

progressif des gens et à
individualisation croissante

Commentaire : Ainsi donc la "technologie" ne
change pas la société. Ça alors ! Heureusement
qu'il y a le CNRS ! (C. S.)

des modes de vie. Cela crée de

besoins

auxquels
répond le téléphone. D'autre part,
nous avons tendance à
reproduire
les usages de la sociabilité quoti¬
nouveaux

LA VIE N* 2666

-

3 OCTOBRE 1996

Figures libres
POUR

QUOI

ILS

VIVENT*

Commentaire

:

Et voilà. La

Andréa Riccardi
la passion
dialogued
Andréa Riccardi, universitaire
italien ët historien de quarante-six
ans, est le président de Sant'Egidio. Et le symbole même de cette

passion du dialogue qui motive
ces

hommes et

maintenant

ces

un

femmes

depuis

La droite

raciste, xénophobe, lepéniste,

exprime le village qui se ferme, non la ville
ouverte ; ce n rest pas l'esprit de Rome ou
de Paris, ni celui de Milan

quart de siècle.

45

ou

de Madrid.

ville contre le

village. Où il a
pris ça, Riccar¬
di? Dans l'his

-

toire du fascis¬
me,

du nazisme,

du pétainisme,
du franquisme,
du

peronisme,

du salazarisme ?

Cliché, qui em¬
pêche de penser.
(C. S.)

�Linha

Imaginòt
Lecturas

4e trimèstre de 1996
Libération
Jeudi 24

Leôdiemiôesncimdela

Octobre
1996

Fmnoeverie
L'historien
américain Robert
Paxtcn a retracé la

genèse des «Chemises
vertes», mouvement

néofasciste et
paysan qnin'apas
réussi à prendre
racine dans les

campagnes

françaises, entretien

Pourquoi vous êtes-vous soudain inté¬
ressé aux révoltes paysannes des an¬
nées 30, après avoir passé un quart de
siècle à étudier la France de Vichy?
Pendant vingt ans j'ai dirigé, à l'universi¬
té de Columbia, un séminaire sur le fas¬
cisme, et j'ai constaté qu'Hitler et Musso¬
lini avaient commencé à recruter dans le
monde agricole. Or, en France, on étudie

toujours le fascisme en tant que mouve¬
ment urbain ou intellectuel, alors que la
moitié de la population française était
alors paysanne. J'ai voulu comparer avec
l'Italie et l'Allemagne.
En France, à la différence de l'Italie et de

l'Allemagne, la République a tenu le choc
face à l'extrême droite qui montait Pour
quelles raisons?
Dans les campagnes, il y avait d'abord une
vieille tradition républicaine solidement
établie. Ainsi le Midi, le Sud-Ouest sont
restés fermés aux discours de Dorgères. Et

puis l'Etat, même dans les années de dé¬

République, a continué de
fonctionner. Sous Léon Blum, le gouver¬

clin de la IIIe

nement envoyait les gendarmes briser les
grèves de paysans. Les milices comme les
Chemises vertes -qui se disaient le
meilleur rempart de la France contre les
Rouges - ne pouvaient pas jouer le même
rôle que les Chemises noires de Mussolini,
qui luttaient effectivement contre le
désordre dans les campagnes italiennes.

Enfin, les notables conservateurs ont gar¬

Les syndi¬
agricoles étaient tenus par des no¬
tables qui n'étaient pas républicains, mais
partisans de l'ordre. Leur leader, Jacques
Le Roy Ladurie (le père de l'historien,
dé le pouvoir chez les paysans.
cats

NDR), défini

comme un «étonnant
conspirateur», a fait un peu de route com¬
mune avec Dorgères. Mais il a fini par le lâ¬

cher pour préférer

constuire un mouve¬

corporatiste à l'intérieur du système.
Tout cela ne laissait pas d'espace pour un
ment

mouvement de masse

fasciste rural.

: Voilà de quoi, encore, casser le binarisurbain/rural, les mythes des anti-pétainistes centra¬
listes et ceux de nombre d'anti-occitanistes. (C. S.)

Commentaire

Prouvènço Aro

me

Mesadié d'enfourmacioun

reçois plus ou moins régulièrement depuis une quinzaine
(on devrait aussi faire échange avec la Linha).
Toujours extrêmement intéressant (actualité provençaliste, his¬
toire, littérature, folklore). La pauvre Provence, si mal-traitée
par les francimands de toutes origines, a bien besoin d'un tel
journal qui défend- bien - ce qu'il peut. Avec une conscience
plus intuitive qu'intellectuelle - les universitaires n'ont en
général que mépris pour lui - et c'est bien ce qu'il faut, AUSSI.
La graphie mistralienne n'est pas une gêne pour les gens de
bona fé (bouno fado, avec le jeu de mots). Je sais pas comment
j'aurais agi dans les années 30 ou 50 où le problème se posait
peut-être plus gravement, mais je crois que j'aurais fait comme
aujourd'hui : foutre de ces histoires de graphie. Tenter de
convaincre, peut-être. Excommunier : jamais. J'engage tout le
monde à s'abonner. (C.S.)
Je le

d'années

L'air du temps

À

Théodore Monod
jeûne
encore contre le nucléaire
Comme
94 ans,

chaque année depuis 1982, Théodore Monod a
faim de quatre
jours avec une vingtaine de militants de mouvements non
violents. Installé dans la salle des fêtes de Taverny (Vald'Oise), le géologue-nomade amoureux du Sahara proteste
ainsi contre l'arme nucléaire, dont le commandement des
forces stratégiques se trouve à proximité. Il réclame de plus
que soient étudiés les effets des essais nucléaires.
entamé, depuis mercredi, une grève de la

LA CROIX

Contact abonnement

n°279681 R Marseille

VENDREDI 9

AOÛT 1996

150 F pour

:
-

Tricio

11 n° - CCP Prouvènço d'aro
Dupuy 18 carriero de Beyrouth 13009

Marsilho

Commentaire

:

Il

se

tient

en

bonne santé, tout

simplement. Tout le monde devrait jeûner. (C.
46

�Linha
Lecturas

Imaginòt

4e trimèstre de 1996

Extraits du débat Jean-Christophe

se croire au coeur

Front National

Cambadélis

- Alain
Hayot sur le thème :
Faire reculer le Front National Regards

malin

n°18, Septembre 1996.

Alain

hommes

et

:
Nous, nous sommes des
des femmes de
gauche, donc antiracistes.... Je crois

qu'il faut garder au débat politique
Commentaire

:

...

son rapport

que

me.

Il suffirait

Dans Linha
effet de

haine vis à vis d'autres

ou,

plus

plus rien exprimer du tout.
Les appellations "gauche" et "droite" créent
des cli¬
vages quand il n'y a pas de raisons d'en rajouter. On
peut alors
ne

12

cohérent.

Les protagonistes du débat sont donc
aliénés par

des
(gauche, communiste) auxquels ils essaient a posteriori de
donner un sens ou une définition, et
qui les empêchent d'appré¬
mots

couramment, de

LUNDI

:

placé

ment très

d'exprimer

catégories

Hayot

avancer la

parler du sujet. Il est vrai qu'il ne s'agit que d'"avancer la
perspective" et non pas de construire. Pas d'engagement donc,
alors qu'il y a le feu à la maison. Tout
cela est malheureuse¬

des

sa

dit "ni de droite, ni de
gauche" (J-M B)

pour

se dire de
gauche pour être habité par
qualités ou de bonnes opinions, les autres étant de fait des
imbéciles, et par exemple de possibles racistes.
L'étiquette
"gauche" permettrait ensuite en bonne conscience
en

se

Commentaire : On voit mal comment Alain
Hayot pourrait y
arriver puisque ce n'est
pas lui qui pense mais "le communiste
qu'il est". Il est dominé et aliéné par un mot, et donc mal

gauche-droite...

Imaginât n°23, Claude Sicre avan¬
l'expression "peuple de gauche" est un trait de racis¬

çait

il

Le communiste que je suis est convaincu
qu'il
perspective d'une société débarrassée de
l'exploitation, de la domination, de l'aliénation...
faut

Jean-Christophe Cambadélis

:

du débat politique
quand on n'y est plus. Le
qui lui fait vraiment de la politique, est bien plus

hender les réalités de devant leur
porte et de chercher sereinedes solutions concrètes. (J-M
B)

ment

AOUT

\ retour sur

199

6

_

1 4

Libération

w les lieux des premiers ccngéò
payés

L'ouvrier et la sirène aux seins

La Seyne-sur-msr

envoyé spécial

Pour les gars
des chantiers
navals de
les congés,

c'est la tjête.
Certains
découvrent
même le

paradis,

une

île de nudistes
à quelques
milles au large.

Pour l'occasion, des «société d'excursionnistes» se
créent, on enfourche des motos, des tandems, on cra-

pahute. «Ça a donné un regain de vie aux patelins varois. Les gens revenaient aveedesfruits, des légumes. Les
paysans étaient heureux», sourit Marius Autran, alors
instituteur de 26 ans, aujourd'hui historien local. Et
puis, en cet été 1936, pas question de partir loin: ilya
fort à faire dans la rade. Les «ffançiots» débarquent.
C'est ainsi qu'on les appelle, alors, les touristes venus
de Lyon, ou de Savoie, par vélo ou par train, ces «va¬
canciers à l'accent pointu» aux
dires de l'historien

Commentaire

47

:

Intéressant, "franciots". (C.S.)

(7)

nus

�Imaginòt

Linha
4e

Courrier

trimêstre de 1996
...Corietas...Cortetas...

auen* sur la
ceo»

4

tlllïia

Poésie. Les éditions

ro4st»

ou'

pe«»roe"

*

aue^'Ct."»9008'"
u*». •• "% » &lt;»«* ^;-...

Cadratins viennent de

publier Sierra mauve, le
matin de Michel

Cosem.

poèmes sont des
notes de voyage. Ils ponc¬
Ces

tuent des rencontres,

«UV°S

; l0

sensations, des

des

images. Ils

fondent aussi la mémoire

Cftouri"0327
CVs»ft "

où souvent la
sa source.

poésie prend

Ici l'Andalousie,

la Mancha et la Galice sont

vécues et traversées. Ces
terres

Déjà fin août et mon abonnement Imaginât est achevé ! Paisan isolé sur quelques
arpents de terre que je cultive en agrobiologie sur l'Agenais ; les effluves festives de la Linha ont eu du mal à m'atteindre.
Aussi

je

réabonne à ma bulle d'oxygène enrasigada dins

me

lo païs. Il était

rencontre.

temps !

paraisse parfois inégale elle a le mérite d'exister et de
révéler les initiatives de bolegaïres testuts. Je me sens en plein accord avec la
démarche décentralisée de la Linha, avec sa volonté constructive de réseaux et
d'échanges. Et ça urge ! A l'heure où je vous écris on matraque des Africains
dans l'église St.Bernard. Aujourd'hui citoyen ! Demain Africain !

Quoique la

revue

me

Ecoute Ecoute tic tac

Ecoute Ecoute tic tac

l'heure proche des matraques

attaque attaque toc toc toc

Editions Cadratins 1 allée

Jean-Jaurès 65200
res

de

Bagnê-

Bigorre

OCVOC. L'association

organise toujours des soi¬
rées repas-concert. Au
programme de la saison :
Maoajit le 21/12/96,
Philippe Sahuc le 18/
01/97, Ravi Prasad le

ces

portes fermées

15/02/97, Patrick Vaillant

aux

idées de liberté

le 01/03/97, Vicente

l ' égal

i té f rate rni té

ils s'en

Christian

Pradal le 12/04/97 (sous

réserve), Rene Sète et
Rosina de Peira le 10/05
/97, Les Biroussans le
14/06/97.

moquent...

juste un extrait de l'une des chansons que
Crouzet

-

j'écris à temps gagné.

Ste Colombe de Villeneuve Ç47)

Les veillées de
Fabas T

A Claude Sicre
...

Là, on galère vraiment... disons que

expérience qui me rend enco¬
plus méfiant vis à vis de ces "techni¬
ciens du social" qui mettent à profit
c'est

Amie,

une

re

Au bistrot littéraire de

Florange, Ben Bachir, le
guitariste de Tutti Futti, a soufflé un contre-exemple
à ton constat du rock en langues * qui ne marchait
jamais dans les annnées 70 - je pense que c'est le
seul contre-exemple d'ailleurs - le succès phénomé¬
nal de Magma et son "kobaien"... inviterez-vous
Christian Vander à la prochaine Festa de las lengas?
Laisse-moi te dire quand même que je ne
partage absolument pas ton analyse, ta crispation
sur le "rock" en lengas. Je ne me suis jamais senti
en porte-à-faux vis-à-vis de ia zique des Trobadors
et des Massiiia, plutôt en phase, même beaucoup, et
surtout plus qu'avec la quasi-totalité des groupes
rock. Sauf les Zebda que j'adore. Comme toi
...

d'Espagne conju guent en quelques sorte
leurs propres mots et leurs
propres couleurs à ceux
du poète qui est allé à leur

d'ailleurs

:

le rock

ne

te serait-il donc comestible

qu'avec le bruit et l'odeur de Toulouse ?...
Jo Nousse

(Tutti Futti)

-

Thionville (57)

les possibilités de mise en
place... (dans le cadre des nouvelles
politiques de la ville - comme ils

pour eux

disent!)... des structures

-

dites

-

inter¬

médiaires, d'insertion par l'écono¬

mique etc... etc... pour personnes en
difficultés pour
dent être

au

lesquelles ils préten¬

service.

Encore pour moi, un

épisode
qui a le mérite de me donner force et
conviction de persévérer, poursuivre
personnellement dans le sens de la
dynamique que propose le concept de

Fax

:

Peyre 09230

05 61 96 46 05

:

05 61 96 42 36.

Aveyron. Le groupe FaiLum présente en 1996 so
dernier spectacle : Passejadas en cançons , hu¬
mour, chansons traditionneles, créations, chansons
avec

enfants...

Jean-Louis Courtial 12290
Le Vibal T

:

05 65 46 81

08.

Arnaud-Bernard. Les

jeunes du quartier toulou¬
sain reprennent le bar des
Quêteurs qui devient Chez
Fernande dans un esprit
associatif,
ture

sur

avec une ouver¬

les

problèmes et

ies envies des habitants du

la "Linha"...

quartier. {J-M B)
Christian

48

Dequesnes

-

Douai (59)

�Linha

Imaginòt

Courrier

4e trimèstre de 1996

A ..Cortetas..Cortetas...Cortetas..

Quelques extraits du courrier Internet

Cannes. Art Jonction été 96 c'est

..

.

Ici

mais

on

elle

une

langues du cantonnais gui ne sont pas
intercompréhensibles ; il y a aussi
des patois, des langues secrètes des
Triads.

Il n'y a pas

d'Académie

can¬

?

Et

rapport

par

langues et
partie de
cantonnaise, la
base d'une autre culture de
Chine,
juste comme la langue/les langues de
la culture d'Occitanie donne la
possi¬
aux

autre France..

et

à

Nice

-

i

sonque

Imaginôt
que se

qu'es
:

questio, es pot veure un inici de crisi del
model d'estat-nacio jacobi nascut de la revolucio francesa—

pòt dire

localistas"

cac'a 'òc
Pascal

pensi
sense

,

es a

dire

causissi

vida....

Thomas

Sept" 1996' 17 H 31

Sept. 1996,11 H 40

un

émission scientifica. Malurosament eri tardier

canal italian per agachar una
lo filme sus la vida dels ani¬

e

mais avia

deja començat.
Al cap d'un moment me maineri que lo monde
parlavan occitan dins lo film.
Amai, parlavan exactament lo Carcinòl conegut dins ma familha.
Efectivament, al cap de 5 minutas ôm vesia lo personatge principal passar
pel pont Valentres de Caus (Cahors). Eri plan surpres de veire aquel filme
aviai pas finit de m'estonar.

Fogueri estabosit quand entenderi qu'un dels personatges s'apelava Boisset
coma ieu e qu'aquel Boisset avia una
camba copada, coma mon pépin ! Aqui
ai

mancat

lo generic del filme

cal trobar

aquel filme per lo mostxar a ma
Lo filme conta l'istôria d'un tesson
(porc)

sabi pas cossi s'apela. Mes me
familha i
e

qu'una drolleta li durbis la porta
sortis la nuèch per anar manjar las trufas negras (les
truffes, pas les patates) dins los camps del vesin.
de l'establon

e

que

Se coneissetz aqueste

Maxime Boisset

filme,

vos en

en

2

:

au

sud de

l'Aveyron,

un

gros bourg. Le 15 d'agost 20 000 per¬
sonnes

font les

Vraies

Bergères. Spectacles de

Folies

rue, expos,

bonne bouffe et délires

jusqu'à 4
L'équipe à Julliard
joue de plus en plus l'attout occitaniste. Novel Optic y
a obtenu plu sieurs rappels mérités après un
par¬
heures du mat' !

cours

vieux de trois ans. Camarès

c'est 1200 habitants mais pour le
repas de rue début Juillet (ils avaient

trop de choses à faire le 7 Juin !) ils
étaient 450 barges pour la fête frater¬
nelle. (PV)
Cannes

encara : Art Jonction le
jour¬
je reçois le n°d'avril/juin (ils doi¬
vent avoir des sous à dépenser !).
Même soupe snobinarde parisianiste
qui se lamente sur le manque de

nal

vigueur de la créativité française
dénoncé par des journalistes améri¬
cains. Dans

l'édito, Hélène JourdanGassin crie à "l'inculture américaine"
on pouffe ; si elle lisait leurs livres de
critique d'art (je lui envoie la liste)
elle comprendrait mieux "la terrible
évidence" le bel art français ne peut
pas toujours être au top ! Les alle¬
mands, les anglais, les américains,

les italiens, les catalans et... les occi¬

tomberi de chol (cuol) ! Era pas de creire !

Malurosament,

"du

mégalo et démago.
aquò's "Art Pognon" e baste!

Alara tôt

pas

mas

^

En el fons de la

mes

:

grand argentier de la ville de
Cannes". Le plus navrant c'est Ben
qui y écrit une rubrique style cota¬
tions boursières en
essayant d'être
subversif alors qu'il n'est que passif

la Linha

he estât veient per TV l'espectacle
antropologic de
qu'encoratjan la presa
n'Umberto Bossi a Venecia aquest cap de setmana. Jo em dp
ronsripnria dp la
pensava que despres de veure l'Ange! Colom d'ERC ho
vg|or de cada d
havia vist tôt pel que fa a politics mesianics I

italiana,

magouille

valeur", "Ben s'affiche et Combas
mène le bal", "rencontre avec le

Camarès
a

,

la télévision

le lieu

(PV)

nacionalista

"

a

sur

:

une

Bon dia gent,

occitan

foire d'art

très smart ! 2) un
promotionnel aux titres qui
vacances

sentent le fric et la

(06) 23 Août

vergonha per eles que
son " regionalistas"
o

e

une

beau monde", "les éditeurs mis

1996, 13 H 32

Gregory Lee, Lecturer in Comparative
Literature, University of Hong Kong.
21 Juin 1996, 5 H 11 '

L'autre jorn aluqui la télévision

1)

(un has been)
Ben Vautier

...

18

journal

même malhonnêtes..,,

..

Domenec-Sos-Valles

de leurs

langue occitane
positives et importantes, je les
considère au point de vue rai¬
sonnement tous utopistes, irréa¬
listes, confusionnistes et parfois

cultures du nord, elle fait
la culture linguiste

bilité de penser autrement,

contemporain parisienne

culture et la

tonnaise, mais la/les langue/s cantonnaise/s, et en Chine et à Hong Kong,
et même au Canada, est/sont
vivante/s,
non

deux choses.

Entre moi et

Castan, Sicre,
Sauvaigo, Péglion, Battle,
Massiiia, Louis Pastorelli et
d'autres c'est toujours le même
débat. Tout en considérant leur
défense et leurs actions pour la

langue cantonnaise
comprend des dialectes/
a

...Débat Ben Castan etc...

supliqui. Digatz-me cossi lo trobar !

tans font l'art parce

dent pas

qu'ils

Béarn. Marilis Orionaa vient de sortir
son

dernier CD

Ça-i /16 titres issus
lesquels le Béarn

de Balansun, dans

toute sa place avec toutes ses
dimensions. Une voix incontournable
a

de la chanson occitane.

8 Sept. 1996, 19 H 52

49

ne regar¬

leur nombril ! (P V)

(J-M B)

�Linha
"í-s

Imaginât

V-&lt;\

,

Pierre Mendès-France : Bal de

:

:

Du 8 Janvier

1er Février à Paris

au

-

2 Mars dans la
Renseignements :
Laurence Larrouy, Wilîing Productions 17 rue
Valentin 31400 Toulouse T : 05 ńl 5.3 85 06.
Sentier des Halles, du
Drôme

-

5 Février

au

tournée chez l'habitant.

midi

la Caneta, dançarètz ^

flamenco ! Stages de danse l'après-

occitan, cajun et
Femmouzes T

sevil:Ostal occitan 9 ciutat clar

(Mazurka, Two-steps, Rumba flamenca et

lana). Renseignements
viure BP 602

15006 Orlhac Cedex T : 04 71
Gauzens (81) :

7 Décembre à St

Tchatche

64 34 21.
sur

l'avenir

Michel Salmona, auteur de "Les
français, le travail, les métiers, la tradition,

de la campagne avec
: 11 Janvier à Thionville (57) Casino
municipal, 24 Janvier à Piittlingen Saar (Allemagne)
Bahnhof, 6 ou 13 Février à Pirmasens (Allemagne) Parkplatz, Février en Hongrie (tournée), du 2 au 9
Mars à Sarreguemines (57). Renseignements : Tutti
Futti 17 rue de la Perdrix 57100 Thionville T : 0382

Tutti Futti

-

54 43 95.

paysans

les savoirs", Alain Daziron animateur
de la culture de Larrazet et auteur de

de la Maison

contributions
dans "L'expérience de Larrazet - recherche sur les
identités communales", Geneviève Rey agricultrice
engagée dans un plan d'agriculture durable.
Renseignements : Pierre Serres Labarthe 81140St
Beauzile T

6 Décembre à Montpellier (34), 7
Décembre à Narbonne (11) - Palais des évèques,
Décembre à Pczenas. Renseignements : Fin'amor
rue Mondran 31400 Toulouse T : 05 61 53 11 58.
Fin'amor

:

05 63 331147.

8
8

System avec Jali et Lux B du Massilia Sound
System : 3 Décembre à Toulouse (31) - 3 petits
cochons, 4 Décembre à Bordeaux (33), 5 Décembre à
Nantes (44) - La renardière bellevue, 6 Décembre à
Rennes (35) - Le B'52, 9 Décembre à Lille (59), 10
Décembre à Paris (75) - Le Cythéa, 12 Décembre à
Strasbourg (67) - le Molodoï, 13 Décembre à Lyon
Renseignements : Ròker
(69) - le Chantier.
Promocion BP 70 13 303 Marseille Cedex 3 T : 04 42
10 70 93.

21 Décembre à
Rieumes (31) - café du commerce. Renseignements :
Café du Commerce de Rieumes T : 05 61 91 80 53.
Double Embrouille Sound System :

7

Avignon (84) - théâtre des Carmes
chercheur et pocte, spécialiste des

Décembre à

:Claude Gudin,

algues microscopiques, du langage des fleurs, des
langues de bois, etc.. Renseignements : Théâtre des
Carmes place des Carmes 84000 Avignon T : 04 90 82
20 47 Fax

04 90 86 52 26.

:

France 3 Midi-Pyrénées : reportage
Imaginôt dans le cadre de l'émission
Viure al pais à 11 h 48.

8

Décembre

sur

sur

la Linha

Théâtre des Carmes :
les victimes des
grands fléaux sociaux. Renseignements : Théâtre
des Carmes place des Carmes 84000 Avignon T : 04
9

Décembre à

Avignon (84)

tentative d'écriture

90 82 20 47 Fax

-

de stèles pour

04 90 86 52 26.

:

: Catinon e Jacotin par le
Rampe. 1ère partie : La crotz erbosa.
Renseignements : Yvonne Caillau Notre Dame 82600
Verdun/Garonne T : 05 63 02 56 75.

13 Décembre

à Grisolles (82)

théâtre de la

Compagnie Lubat : 7 Décembre à Paris (75) Vidéothèque, 19 Décembre à Paris (75) - Institut
National de la Propriété industrielle, 10 Janvier à
Chcvilly La Rue (94) - festival Sons d'hiver, 1er
Février à Pierre Bénite (69). Renseignements :
Compagnie Lubat 33730 Uzeste T : 05 56 25 38 46 Fax
05 56 25 36 12.

Et

..

.Cortetas.. .Cortetas...

Toi osa. Fin Juin la fête de

peinture à Arnaudorganisée trop
rapidement n'était pas
super. Peu de gens pei gnaient et peu d'oeuvres
d'artistes pour une vente
la

Bernard

aux

enchères bâclée et
Seul point

tristounette.

positif par rapport à l'an
passé : la bière était
fraîche. Joap Ramond faut
revoir ta copie ! (F.V.)

:

Sound

:

theLinha

On

-

1996

4e triméstre de

Concerts

-,

puis :

5e Hiver
Musical, le Vendredi et Samedi soirs et

au

d'Uzeste

31 Décembre à Uzeste

(33)

:

après-midi, "les cultivatures transartis¬
tiques vitales vivantes de la Cie Lubat de Gasconha
et ses invités associés". Renseignements : Compagnie
Lubat 33730 Uzeste T : 05 56 25 38 46 Fax : 05 56 25

Dimanche

303 Marseille Cedex 3 T

:

04 42 10 70 93 Fax

:

04 91

957 980.

14

Décembre à Bourges (18) - salle Germinal :
avec Marousse et Barking Dogs.

concert

Renseignements : Emmetrop 26 route de la Chapelle
18000 Bourges T : 02 48 50 38 61.

parc de
cagnasse

au

la Mounède une

ambiance sympa.

une

aveyronnais et
exposaient
sous chapiteau et autour
n'importe comment :
aucun nom mentionné le
Peintres

toulousains y

public se demmerde
comme ça ! C'est BatUe qui
"organisait ce Sarajevo de
l'art"

avec

artistes à

bar des

son

côté (faut bien se

payer). Il s'explique en par¬
lant d'opportunité... Bien
vu car il y a 10 ans lui et
Ben

se

foutaient de la

gueule des artistes com

-

munistes dans la revue

Flash-art ! Il
Du 13

3612.

Depuis le 12 Novembre : sortie du premier CD live
du Massilia Sound System On met le ôai partout - 17
titres. Renseignements : Rôker promocion BP 70 13

Fête de l'Huma

n'y

a pas que

certains occitanistes
ont

un

qui

train de retard...

n'est-ce pas

JMB ? {P. V.)

Toulouse/Garonne

:

2

ème essai encore peu
concluant pour le "festival
Garonne". La musique avec

Nougaro and friends
(Fabulous Trobadors,
Zebda, etc) c'était bien.
Mais le

Dunkerque (59) - Péniche Mosaïque,
quai de Leith (voir page 18) : repas-débat sur le
Mexique et les insurgés du Chiapas, improvisations
avec le Rommelpot Band Orchestra. Renseigne¬

1er

Décembre à

ments: Les

rues

du monde 77

rue

de Soubise 59140

Décembre à Decazeville (12) : Comme une sainte
Barbe 96 : video-film "Chemins de traverse", apéro-

21

Barbe, concert
polyphonies occitans et méditerranéens de
Martisur et Kamjar'oc. Renseignements : Mescladfs

swing, repas-discussion de la Sainte
avec

BP 26 12300 Decazeville T

Dunkerque T : 03 28 21 18 31.

:

05 65 63 41 37.

public n'a rien vu :
trop basse
vraiment à l'image de
l'intérêt porté à la culture
par la municipalité.
Toulouse ville, ose ! (PV)
la scène était

Radio Occitania
Décembre à Ramonville Saint

Agne (31) Péniche Chèvrefeuille : "lonesome griot" par Claude
Sicre. Où va Toulouse ? Où va le monde ? Rap-sodie
blues with racontes, messorgas et cansongs ont se
parlarà de tutti on the linha Imaginôt.
Renseignements : Péniche Chèvrefeuille, av. des
Sables 31520 Ramonville Saint Agne. T : 05 62 19 08
6 et 7

08.
7 Décembre à Auriliac

(15)

-

Décembre à

Avignon (84) - théâtre des Carmes :
Le banquet de Macbeth. Renseignements : Théâtre
des Carmes place des Carmes 84000 Avignon T : 04

28

90 82 20 47 Fax

:

04 90 86 52 26.

parle à

Toulouse de folklore et de

carnaval dans
sion

son

émis

aïeux" le lundi de 14 h
Décembre à

Avignon (84) - théâtre des Carmes :
banquet de Macbeth. Renseignements : Théâtre
des Carmes place des Carmes 84000 Avignon T : 04

à 12 h.

90 82 20 47 Fax : 04 90 86 52 26.

Toulouse.

auditorium du centre

50

à

15 h et le Mercredi d 11 h

Le

31

-

"Pas d'ici sans nos

On y prépare
notamment le carnaval de

(J-M B)

�Linha
On

Imaginât

4e tri mèstre de1996
Janvier : sortie de la cassette 4 titres de Double Embrouille
Sound System.
Renseignements : Rock'n ragga BP 206 33708
Mérignac Cedex T : 05 56 55 90 77 Fax : 05 56 99 18 05.
5

Janvier à Dunkerque (59)

péniche Mosaïque, quai de Leith
(voir page 18) : repas-débat sur le Brésil, improvisations, etc..
Renseignements : Les rues du monde 77 rue de Soubise 59140
Dunkerque T : 03 28 21 18 31.
-

^

,.

.Cortetas.. .Corteta.. .Cortetas... .Cortetas.. ..Cortetas,..

Nissa insolite bouffée d'air pur
entretien en corse et en occitan

Nux Vomica

s'y épanche ; seul FtMC les a diffusé et peu de gens
comprennent qu'ils sont un mescladis de pintres-musicianspoliticous-romantics ! Il conclut navré avec un "Que pati !" qui
en

dit

11

Janvier à Thionville (57) : 6e festival Rock et Régions
(Casino municipal) avec E V, La strada et Tutti Fuiti.
Renseignements : Rock et Régions 17 rue de la Perdrix 57100
Thionville T

:

03 82 54 43 95.

Janvier à Puicheric (11) : fiera dels porcs (veire pagina 17)
ambe congostacions, concors del crit de
porc, corsa de porcs,
musica, contes d'Ives Roqueta, eca. Entresenhas : comuna de
Puègeric (11700) T : 04 68 43 70 22.
12

19

26 Janvier à Aurillac : dimanche de
langue occitane.
Renseignements :Ostal occitan 9 ciutat clar viure BP 602 15006
eu

Orlhac Cedex T
21

:

04 71 64 34 21.

Janvier à Avignon (84)

-

théâtre des Carmes

:

Bégaiements

de et par Gilles
Defacque/Prato-Lille. Renseignements :
Théâtre des Carmes place des Carmes 84000
Avignon T : 04 90
82 20 47 Fax : 04 90 86 52 26.
2 Février à

Dunkerque (59) - Péniche Mosaïque, quai de Leith

(voir page 18) : repas-débat, improvisations, etc.
Renseignements : Les rues du monde 77 rue de Soubise 59140

Dunkerque T : 03 28 2118 31.
8 Février à

Avignon (84) - théâtre des Carmes : Bégaiements de
Gilles Defacque/Prato-Lille. Renseignements : Théâtre
Carmes place des Carmes 84000 Avignon T : 04 90 82 20 47

et par

des

Fax: 04 90 86 52 26.
11

Février à Toulouse

val des enfants

:

avec

carnaval

(veire pagina ), et aussi

Renseignements : Toulouse Organisation Carnaval
Vicente 17

rue

carna¬

la calandreta Sant Çubran.
-

du Canon d'Arcole 31000 Toulouse T

Fernando
:

0561 23

22 68.

21,22 et 23 Février dans ie Cantal

:

estagi de formacion "escotat-

ge e contage" animat per Terèsa Canet. Entresenhas : Ostal
occitan 9 ciutat clar viure BP 602 15006 Orlhac Cedex T : 04 71
64 34 21.

en

Terèsa Canet

:

de Pierrefort (15) : veillée-spectacle de
Bestiaire occitan. Renseignements .-Ostal occitan
pays

9 ciutat clar viure BP 602 15006 Orlhac Cedex T

:

long

l'ignorance aveugle hexa

sur

Tolosa. Last but not least...
Occitanie

se rassure

lo Sicre

conne...

(P V)

Que tous les Pastorelli déçus
a

troubadorisé

une

solution

:

en

créer

une
grande revue sur la création à large diffusion et pour le
grand public en french et en oc. Avec 1e soutien des régions du

sud, elle aurait

aussi une vision

critique sur ce qui se passe de
qu'en Occitanie. Que ceux, plasticiens et artistes
qui veulent soutenir et participer à l'aventure de nostre magazi¬
ne m'écrivent pour le soutenir et donner leurs idées : Pèire
Venzac IEO sector plastiea, 109 carrièra de
negrenèis 31200
valable ailleurs

Tolosa T

:

05 62 72 04 68.

Mouxjou dans le sud du Cantal fin octobre c'est la Fièira de la
Castanha spectacles de rue, expos, produits à base de châ¬
taigne (faut goûter le Pèlou Tonic à l'apéro swing). Beaucoup de
monde cette année mais côté musica ce fut faible y
compris pour
le Macareî show de la Comedia del'oc pourtant très décapante et
délirante. Musiciens d'Occitanie allez castanher à Mourjou !
(écrire à l'association du Pèlou, mairie 15340 Mourjou) (P V)
Môstra del Laxzac. Pour la 3e année consécutive de "l'Ecole de
Rodez" qui s'appelait cette année la "Contre école de Rodez".

Expo pius ramassée, plus synthétique que les
Aidant la démonstration de Félix Castan qui

précédentes.
considérait 6
grands courants plastiques en Occitanie : l'école de Nice,
Supports-surfaces, la Figuration libre, l'hyper abstration toulou¬
saine, Sed contra de Bordeaux et l'Objectivité limousine aux¬
quels Castan adjoint à présent la Contre école de Rodez. A noter
l'apport des peintres de Nice proches de Nux Vomica avec leur
énergie spontanée découlant d'un travail collectif d'atelier. (René
Durari)
Uzeste reste

un rendez-vous free jazz où la culture occitane est
présente. Free jazz avec cette année l'intrusion de l'acteur
Philippe Caubère disant Aragon pendant 12 heures. Des débats

très
et

22 Février

dans Air Jonction le journal, un
:
Maglioli et Pastorelli. L'âme de

une

soirée terminale "rock"

avec

Fabulous Trobadors, Novel

Optie, Articide, Baron de gouttières et Compagnie Lubat. Novel
Optic y a fait bonne impression. (R D)

04 71 64 34 21.

Géopolitique. La

revue Limes sort son premier numéro en
Novembre 1996. Déjà présente en Italie avec un gros

Secteur Animation

France

de l'institut d'Etudes Occitanes.

tirage, elle essaie de dérider le cartésianisme français. Quatre
partie : Les limites de l'hexagone ; Comment peut-on être fran¬
çais ? ; Europe, France. L'anarchie géopolitique ? ; Economie et
géopolitique ; regard d'Asie. D'après les responsables, il est clair
que "personne n'est capable aujourd'hui de prévoir ce qui peut
se
passer dans les semaines à venir". Les prochains numéros
devraient laisser plus de place à un "regard Linha Imaginòt". A

Stage de formation B. A. F. A.
ses

pour développer
capacités à l'animation à travers ie savoir, le

savoir-faire et le savoir-être. Du 26 Décembre au

3 Janvier 1997 à Mazamet

(81).

Stage d'approfondissement B. A. F. A. du 14

au

suivre.

en

(J-M B)

19 Avril 1997 à

Lacapelle Marival (46)
Estagi de formacion B. A. F. A. del 12 a! 19
d'Abrial 1997 a Lacapelle Marival (46)
lEOAnîmaclon 26 rue Paul Mamert 33800
Bordeaux T : 05 57 95 80 44.

Formacion. Lo Cercle occitan de la Lana Gran

qu'organisa estagis de melhorament BAFA deu 26 au 31 deceme a Vilamblard en
Peirigôrd. Tanben cors publics d'occitan (parlar gascon) a BelinBeliet (33). COLG 3 rota de Baiona BP 2 33830 Belin-Beliet.

51

�du

(^Ke.'Ta
Linha

FrcuncSt-S

)

e

publicacion : Claudi Sicre
Cap de redaccion : Claudi Sicre
Composicion : Liza Avinenc e Joan-Marc Buja
Redaccion, mesa en pagina, administracion, difusion : JoanMarc Buja
Comitat de redaccion : J-F Blanc, J-M Buja, J-P Damaggio, J.
Gaudàs, L. Michòt, C. Sicre, P. Venzac, J. Vilòta.
Adreça : 42 carrièra de la banca 82000 Montalban T : 05 63
Estampaire
Tolosa T

:

:

N° CPPAP

Médiations S.A.R.L. 1 carrièra Bourdelle 31300

:

:

:

100 F
400 F

Adhésion à l'IEO (sector Musica), abonnement

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à la Linha Imaginòt et Occitans ! compris

Adresse

-

8067

76 489 AS

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05 61 42 96 81
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100 F

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4e triraèstre de 96

1166

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Coupon d'abonnement

Imaginât publicacion trimestriala del sector Musica de

l'Institut d'estudis occitans

r^vxdJvc,^

Banque 82000 Montauban

�</text>
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          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
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              <text>Linha Imaginòt</text>
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              <text>Musique -- Occitanie -- Histoire et critique</text>
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          <name>Description</name>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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          <name>Contributor</name>
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              <text>Vilotte, Jean</text>
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              <text>Damaggio, Jean-Paul</text>
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              <text>Buge, Jean-Marc</text>
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              <text>Gaudas, Jacme</text>
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              <text>Roch, Alan</text>
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          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, KI 5</text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Portail</name>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Sous-Menu</name>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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      <name>Musica occitana = Musique occitane</name>
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      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
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