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                  <text>Publicacion del sector musica de l'Institut d'Estudis Occitans

e

de la

GRQM. Trimestral. Març de 1997

SOMMAIRE
Dans

un

article du numéro 3...

1

Débats
Accords/Désaccords

2

Remarques sur la Linha Imaginôt
4
Remarques parallèles
—
5
Petite réponse de Claude Sicre aux trois articles précédents 6

Dans

article du numéro 3 de la

un

revue

électro-

confusionniste

Claude
Salut Claude !

6

Parabole de la cheminée

8

Interférences consacré aux graffi¬
qui couvrirent récemment les murs de NewYork, le sémiologue Baudrillard s'étonne que
ces
graffitis, une profusion de noms de guerre,

Androna occitana ?

9

de

Aragon plural
L'interprétation des

11

7

12

raves

De pertot
La

Sala, Decazeville et Mescladis

14

A propos du film Chemins de traverse
20 ans on the Linha

15

Une expérience originale : la galerie des Commun'arts...
Raid à Sainte Radegonde
Les lettres de mon Poulain

16
--

16
17
18

Fais

gaffe à ton voisin
La capoeira

19
19

Interviews
Massilia Soud

System

20

Uzeste raid

23

sur

de

code,

ne

veuillent rien dire. S'ensuit

long questionnement qui voudrait nous per¬
suader que "la manipulation totale des codes et
des significations" constitue "le vrai terrain stra¬

un

tégique", qui voudrait nous convaincre donc, de
l'importance de la maigre spécialité universitai¬
re, gagne-pain de Baudrillard. Ce genre d'imbé¬
cile ne trouverait pas un arbre dans une forêt.
Ce que disent les jeunes Noirs et Porto-Ricains
auteurs de ces inscriptions, c'est qu'ils n'ont rien
h dire et que ça les scandalise de n'avoir rien à dire.

32

TAIRES ET LES "ARTISTES MODERNES"

36

S'ACCOMODENT SI BIEN DE N'AVOIR RIEN
A DIRE QU'ILS EN FONT UNE PROFESSION.*

Poesia/cançon
questions

noms

ILS NE SONT PAS COMME LES UNIVERSI¬

Paysans
Avec les paysans et au-delà d'eux-mêmes
33

tis

l'art de demain

Tant 2 N
Auvèrnha

36

QUI

37

Lecturas
Ah ! le rural

38

Le métro des sables
Les aventures d'Alice

38
au

pays des merveilles

La vox

populi réinventée, et commentaire
citoyenneté, et commentaire
Les samedis soirs de Montparnasse
Per la conservacion del patrimôni lenguistic
Quelle place pour l'histoire des peuples ? et commentaire
Nouvelles de Bretagne
La

••

39
39
40
41
41
42
44

Les oies et les canards sont victimes d'un atroce gavage...

45

La

46

La

musique traditionnelle et l'éveil musical à l'école
musique techno expliquée aux parents

48

Courrier

50

On the Linha

51

(Extrait de Une enquête sur la Nature et les Causes de la
Voyer - Champeur Libre, 1976)

Misère des Gens de J-P

*

C'est

nous

qui soulignons.

�Linha

Imaginòt
Débats

1

r

trimèstre de 1997
Cubaynes a poussé l'expé rience à ce degré de plénitu¬
de, graine d'humanité jetée
dans l'univers, pour peut-être

Accords/Désaccords

y germer.

Félix-Marcel Castan

que

Il
Les

Je n'aurai garde d'interve¬
nir dans

un

débat

sur

l"'agressivité", sinon
pour rappeler que ce qui est
excessif est insignifiant.
J'approuve beau coup d'idées exprimées dans
la Linha Imaginòt, et je la
soutiens, quoique je préfère
en
général plus de tenue dans
l'écriture : simple souci de
méthode, si l'on

ne veut pas

désassembler les

énergies
engagées dans l'action.. Je ne
comprends pas, d'autre part,
pourquoi il faut que mon nom
soit mêlé à tant de

sauces.

Certaines idées qui
précisent maintenant dans
ce journal me paraissent erro¬
nées. Il y a "binarisme" et
se

décentralisation

intelligence de la situation,

ment, en

rectitude.

qu'indirecte¬
renforçant les liens
des villages et des quartiers
avec la ville dont ils dépen¬
dent. Ce qui compte ici, c'est

"élitiste", parce
que personnelle : il n'y a pas
oeuvre

de culture

sans

bon aloi. C'est la
en

élitisme de

leçon issue,

la mise

Occident, des Trouba¬

dours. Au

en

mouvement de la

peuple de suivre, et
parfois de pressentir. Quant à

jeunesse, prenant en charge le

l'animation, elle

responsabilités collectives,
recevant des générations
anciennes de legs d'un

en

ne

règle générale des

destin de tous,

crée pas
oeuvres,

mais de l'éducation.
Le mouvement occi¬
tan n'est pas

sorti d'un élan
populaire. Mais de la décision
de quelques intellectuels, qui
ont pris sur eux de répondre à
un problème de société, dans
la France contemporaine.

accédant

aux

au

ne s'agit pas de
hasard des pseu¬

do-capitales au petit pied...
Mais bien plutôt d'établir des
ponts et des réciprocités entre

historiques. L'objectif est de

tincts, entre les "villes et

dialectique, la bonne et la
mauvaise. Cela dépend du
point d'application. Il est
regrettable que le mouvement
occitan n'est pas un seul lieu
pour un vrai débat critique,

transmettre à

capitales" d'un côté et les
"villages et quartiers" de

ou

la

d'organiser une telle ren

l'initiative part

de l'individu,

de l'autre elle part de la com¬
munauté. Les Surréalistes

n'ont pas

fait de référendum
pour écrire leur manifeste.

l'expression, pour leur ôter
toute apparence définitive. Je
suis prêt à en changer au
constat
ce

de la moindre éviden¬

contraire.
C'est vrai aussi que

Autre

avec mes

thèses dans

Parti

binarisme, qui

greffe sur le premier : la
stratégie concernant les villes
est une stratégie décentralisa¬
trice, qui vise à faire émerger
des foyers culturels de haut
niveau, capables de dialoguer
avec toutes les capitales de

quiconque
puisse penser tant soit peu
qu'il en est le héros et le
centre. C'est ce qu'ont ensei¬
gné Perbosc, Cayrou et sur¬
tout Cubaynes et Girard.
Cubaynes, dont je ne partage
pas la foi, ne se considère pas
narcissiquement comme indi¬
vidu, mais comme une per¬

où elles étaient condamnées

animée d'une sympa¬
thie universelle, et chargée de
fonctions responsables.

France et du monde. En

Beaucoup croiront qu'ils
pèsent le même regard sur
eux-mêmes... Mais

2

ni

dans le mouvement occitan

sonne,

revanche, l'animation n'a pas
de visée décentralisatrice,

unanimement contestées,

trop sérieux, trop impor¬

tant, pour que

-

se

action/animation. D'un côté

en
diversifier constamment

je n'avais pas beaucoup de

Le combat occitan
est

socio-culturelle.

mort !

Je crois à la binarité

m'ingénie moi-même à

Communiste où elles étaient

intellectuels. Le rôle

contre, entre l'oeuvre des
intellectuels et l'animation

stérilité et le désordre, le

Toutes les

discuter, et je

certains milieux, ni au

débat

débat

coeur...

sont à

succès

de l'action militante est

la

l'autre.

objectives qui,
toutes, tendent à empêcher la
rencontre de cette population

ailleurs, Claude Sicre et moi,
mêlant parole et silence... Le
ou

l'autre, dis¬

tiennent à

idées

propagation de
qui me

conditions

avec ses

dogmatisme, le débat

contribué de manière déter¬

mière idée. Cela dans des

comme nous en avons connu

et le

niveaux, aussi néces¬

tous

auprès de lui.
Je trahirais Cubay¬
nes, à qui je dois mon entrée
en occitanisme, si je me lais¬
sais prendre aux phrases dont
tant de rappers me gratifient.
C'est vrai qu'ils ont
minante à la

saires l'un que

l'académisme

sommes

certaines des idées

constituer

population une conscience
dont celle-ci n'a pas la pre¬

Nous

en

des marchands,

réactualisant la conscience

citoyenne. Il

l'ensemble de la

personne ne peut rivaliser
avec lui en humilité et en

savoir-vivre-ensemble et

actuelles et de connaissances

ou

nous, et

font

binarisme, le bon et le mau¬
vais, comme "dialectique" et

l'écoute,

à

maïeutique
d'échanges, et elle ne sert la
n'étant pas

les deux

sur

est notre Socrate

peintres ne demandent
pas leur avis aux gens du
pays avant de peindre... Ils

Porteurs à la fois de solutions

ordonné, basé

Propriétaire des
langue. Rien
les mots et leur syntaxe.

seuls mots de la

non

! Seul

et

rejetées, ni dans la ville de

Montauban où
raient

comme

on

les considé¬

dangereuses.

Pourquoi en était-il ainsi ?
Explication assurément sim¬
pliste, mais rassurante : si
elles n'avaient pas paru sub¬
versives, si elles n'avaient
pas géné, été combattues,
c'est que je serais passé à
côté de la réalité,

dans

un

provincialisé, sinistré, et
trop souvent content de l'être!
Changer l'ordre des choses
est un rude projet. Le minopays

�Linha

Imaginòt

Débats
1r trimèstre de 1997

taure se

défend.

Les idées

ne

sont

rien. L'oeuvre et l'action

Celles-là ne peu¬
tenir lieu de celles-ci,

sont tout.
vent

n'en étant

gies concrètes dont elles sont
nées, qui posent problème, et
appellent contrôle... Les faits
ont peut-être un autre sens
que celui que je leur prête,
car on ne sait jamais parfaite¬
ment ce qu'on fait soi-même.
L'occitanisme

qu'un reflet unila¬

téral. Elles peuvent introdui¬
re à l'être concret, non le

a, au

histoire, accu¬
mulé la mémoire de luttes

cours

de

son

l'énergie du militantisme
occitan, et renvoyer à leur
insignifiance les bricolages
décoratifs, dans lesquels on
prétend deci-delà enfermer
quelques plasticiens égarés. On continue de

même,

en

affron¬
le pré le

d'invoquer la
baroque, sur la

Synthèse du Baroque de
Montauban n'en avait pas

fait

justice, et s'appuyant sur
siècle de culture occitane,

futur. L'é¬

un

clairage cri¬
tique, qui

n'avait pas refondé la science
d'une civilisation de la plura¬

sou¬

défaut,

besoin de

ne

de¬

dis. Je

lité,

sur

de nouveaux

concepts et une

méthodolo¬

gie enfin cohérente... Les
cloisonnements du mouve¬
ment
toute

occitan compromettent
réflexion critique et

champ de
ruines, des dogmatismes
maintiennent

un

mortifères.
Un

sou¬

point de désac¬

haiterais

cord fondamental : la

qu'on voie
ce que je

sion

fais... Tout
un

de

pan

occitanisme

est oc¬

confu¬

fréquente de deux

concepts distincts,

décentrali¬

sation et démocratie. On peut

concevoir des

régimes autori¬

peut aussi

concevoir des

culté, dans le cas contraire, et

démocraties centralistes.

éviter les dérives. Et même

la réflexion

L'histoire

rappeler à l'ordre, mais non
prétendre endoctriner les
gens, attenter à leur liberté.
J'ai mené quelques
actions, poursuivi plusieurs
expériences, toutes au servi¬

d'autant.

ne

sont pas mes

qu'on doit juger en soi,
opposer à telle idéologie :

idées
et
ce

sont les

réalisations,

l'expérimentation, les straté¬

amputée

Le travail

critique a
besoin, pour ne pas s'égarer,
de prendre en compte la
somme des expériences, dans
le temps et dans l'espace.
Mes actions font partie du
laboratoire... Je constate, par

exemple, qu'on ne raisonne
jamais à partir des résultats
de la Mòstra del Larzac qui,
liant d'ensemble la créativité

artistique du territoire, a
refondé

sur

des bases

non

linguistiques l'identité occi¬
les portes du
ghetto où sa langue enferme
tane, ouvrant

et de leurs

invités des 23 et
1996 au

doute dans les mémoires. Le

plaisir d'une culture et
d'une langue, l'envie que ce
soit la fête de tous,

en

montre

des

le décloi¬

disciplines,
quelques unes des

sonnement des

étaient

sensations de
Les Béarnais

instants.

ces

qui jusque là

enclins aux
échanges, ouvrent aujour¬
d'hui un peu les portes de
leur paradis. On aura
remarqué un hommage au
semblaient peu

travail fait à ArnaudBernard et

on

sent que

quelque chose peut se pas¬
ser, avec

de nouvelles vibra¬

plus difficile :
(J-M B)
CD de Nadau en companhia
(110 F - chèque à l'ordre de
Sté Pyrène) : Nadau 64170
Labastide-Cézeracq

tions. Reste le

inventer demain.

La vidéo de Nadau en com¬

panhia (180 F

-

chèque à

l'ordre de Ràdio Pais)
Pais 64230

taires et décentralisés. On

représenter. Parfois encadrer,

d'ombre. Ce

Béarn. Le concert de Nadau

si le Centre International de

qu'on croie
ce
que je

pleine lumière pour être
jugées, avec leur face

là, c'est rigolus.

(C.S.)

bagage

mande pas

exposées en

allé manger

C'est notre

Je

elles sont

Antique. Suis

Zenith de Pau restera sans

perspective
historique.

:

de la Rome

base de concepts périmés,
flous et inefficaces, comme

a

tifs

gastronomie

NVM cuisine et

orientées...

vent

de l'occitanisme... Je ne

Gastronomie. LE LVGDV-

civilisation

fait si

m'étonne pas, quand on porte
sur elles des jugements néga¬

.Cortetas... .Cortetas....

diversement

sent et

ce

..

24 Novembre

ter

Rosendo Li

magnifique ^

une

littérature. C'est doubler

divers lieux,

pour

Félix Castan par

fatalement

La rue,

: Ràdio
Poey-de-Lescar.

macarèl ! C'est ce

s'est dit Bernard
Cauhapé de la troupe

que

exemples... A l'intersection

Comedia dell' Oc. Avec ses

situe le

quatre compères du Macarèl
Show il met le oaï partout :

des deux idéaux se

projet jamais parfaitement
réalisé d'une culture vivante
et

aléatoire, dans laquelle
des deux concepts ne

aucun

s'abolit, aucun ne cesse
d'être actif et nécessaire.

mimes, danses, chansons,
autodérision... "On s'amuse,
les

gens le sentent et s'amu¬
On sent

sent avec nous...

mieux la chaleur du

Il y a

public.
longtemps que l'on en

avait envie ! " Le théâtre est
dans la rue, pour

de tous.

le plaisir

(J-M B)

Comedia dell'Oc. Ferme

Farrayrolles 12550 Martrin
T

:

05.65.99.83. 01

�Linha

Imaginòt
Débats

1r trimèstre de 1997

Remarques sur la
Linha

j'ai
vieux d'ici qui
jouaient du violon sur deux

extrêmement intéressantes et

cordes

de nature très diverses. Je n'ai

lanière de

malheureusement pas pu par¬

plastique, avaient un peu la
gueule de leurs homologues
des prairies du grand ouest

Imaginât

ticiper aux débats de la fin, et
n'ai de toutes façons pas dû
pénétrer tout à fait dans les
discussions (ou entre les dif¬
férents monologues) des jour¬

Pierre Chevrier*

nées

J'avais l'an passé complète
comman¬
dé la collection

de Linha

Imaginât ; il est bien
évident que je n'ai pas tout
lu, malgré ma forte curiosité ;

sée

donc, et même sentiment

reconnaît pas

avoir

qu'on ne
tout à fait

D'accord

-

conclusions,

Abonné et lecteur de la 1ère
heure et lecteur assidu de la

J'ai retrouvé

-

une

un

mations de Charb

débattons

d'un élitisme

Poitou, que nous

tortillons la tête et la

langue
patois
/pas patois, folklore/pas folk¬
lore, développement, colonia¬
dans les réflexions

complexe d'infériorité, ruralité, etc.. et tra la la...
Notre réflexion

a

peut-être

eu une grande
influence sur le mental de nos

dirigeants, car au terme de
cette période de militantisme
intense,

nous nous retrouvons

dans le sud de la Vienne
avec:

la centrale de

Civaux, le

circuit Formule 1 du

et Val

différence culturelle

-

renommée de B. Lubat

nous

atteigne quand même

mais

nos

associations

assez

ne

;

sont pas

riches pour se payer

Compagnie lors de

nos

la
mani-

(que j'avoue mal connaître) ;
chaque fois qu'il est
cité, je trouve cette pensée

simple

pour ne pas

novateur

locale, ni dans les pro¬

pos d'Alain Daziron (clairs
mais c'est tout) ; que de la vie

semble toujours

confuse, à la lecture des
documents, il y avait par
contre à cette rencontre de

pessimisme de façade ha
ha..) je continuerai à lire évi¬
demment (et avidement) la
Linha Imaginât sans aucune
un

forme de doute intellectuel...

même si

:
.

Je

ressemblent

deux

ans

Poitiers

aborder

et médiati¬

ser cette

"autre"

auprès de

nos

ans

pensée
partenaires de
et d'action ? Ça fait
35
que j'ai chanté moi aussi

de

lis pas facile¬
(après pourtant

ne

d'oeil à initiés

vie

4

Cela dit (et malgré

-

l'occitan

comment

aussi

festations.

ment

plus à des clins
qu'à des vraies
passerelles explicatives.
J'ai lu son bouquin
(Vive l'Américke! ) acheté
(cher) au stand de l'IEO (à la
fête du jeu de Sarlat), j'ai lu,
coché, relu... et n'ai pas rete¬
nu grand
chose d'important
que je ne sache ou ressente
déjà confusément... Alors,

réflexions entre les acteurs de

me

pas

peu

tions des articles de presse
cités dans Linha Imaginât qui

Idem : j'ai passé
jours à Larrazet en
Novembre 95 et n'y ai pas

la vie

sujet et
d'être

ce

péremptoire et laco nique que dans les apprécia¬

deux

souffle

un

plus pédagogue à
aussi

-

un

condescende à être

ne se contente

dire bana¬
le ; mais promis je lirai (j'ai
peut-être besoin moi-même
de simplifier ma pensée).

senti

P. &amp;'■/ésty&amp;erz.

Disney ou la bouffe améliorée par Mac-Do ; il faudrait
que le professeur Sicre

mais à

les "identités communales"

Familiarité de pen¬

r

des écrits de Félix Castan

déchets nucléaires et...

-

-

Toi 1

espèce de respect religieux

sympathique et "normale",
comme ailleurs et pas plus
qu'ailleurs. Si la pensée sur

à primates ! Mais le
département est riche ! On
parle même d' "Eldorado" !

qu'est-ce qu'on fait, doc ?
A mon grand
regret, je connais mal ce qui
se fait à Uzeste, bien que la

M0Ì-MÎME

ru RE

Je saisis mal cet

Bordeaux et

parc

sauvage...
Alors maintenant,

au nom

ligne à haute tension 2X400
000 V, un futur dépôt de
un

en

fi JE FAÌÏMA

historique de la
pensée "française".

éblouissant, ni dans les

une

les mythes détériorés par

en

qui

Vigéant,
la décharge contrôlée du
Vigeant (encore !) qui
accueille 30 bennes par jour
venant d'Angoulème, de
d'ailleurs,

a

archet

à scories

sac

flinguent complaisamment la

:

lisme, centralisme, identité,

"l'Américke"

avec un

sottisier des affir¬

grande familiarité de pensée
avec notre quotidien ; ça fait
plus de 30 ans que nous nous
en

que

génération "ancienne", je
dresse

bien

veux

autre chose à nous proposer

critique de Charlie-Hebdo.

temporaires et révisables
(comme nous tous !).

remarques et

Je

admettre que

la

avec

trouvé que nos

retour).

100 fois ressassées,

quand même...

semble

(j'étais aussi très crevé,
bornes à chaque bout - et
migraine de 3 jours au
-

à peu

me

une

l'impres¬

:

sion de rencontrer des idées

près saisi la ligne, la sensibili¬
té politique et intellectuelle ;
je me permet donc quelques

mais il

400

de "bordel" intellectuel à la
lecture des textes

du folk et du blues et que

journaux locaux à laquelle
j'ai participé, présence
d'expériences de vie locale

cours

avec

le

à la fac de

professeur

Bec).
.

Si

on

y rencontre

beaucoup de fautes d'orto graphe (française) (dynosaure, c'est pour faire plus
"dynamo" ?...), on y trouve
par contre peu de dessins... Il
n'y avait quand même pas
que Prada pour dessiner en
Occitanie...
*Centre culturel "La Marchoise"
16 route de Civray 86160
Gençay T : 05 49 59 32 68.

�Linha

Imaginòt

Débats
1r trimèstre de 1997

celle d'une collectivité. Il

ne

fait pas descendre ni ne
condescend : il développe des

Remarques parallèles

identités. Et plus le
concernera

sujet

la communauté de

base, plus l'identité sera forte.
Il est

symptomatique
qui
ne se sont
pas mis dans la
situation qui est la nôtre, à
l'échelon de nos concitoyens,
n'arrivent pas à comprendre

*■

Jean-Marc

de notre société que ceux

Buge
Décembre 1996,

Les observations et ré¬
flexions de Pierre

Chevrier

sont

d'autant

plus

intéressantes que des remar¬

similaires parviennent
régulièrement à nos oreilles.
ques

Il arrive souvent

en

des interlocuteurs

effet que
ne com

-

prennent pas l'originalité et la

pertinence des idées dévelop¬
pées autour de la
Linha
Imaginât. A nous de nous
poser la question du pour quoi.
Il apparaît que ce
type d'observations est sou¬
fait de personnes qui

vent le

sont pas impliquées dans
le domaine social ou culturel,
ne

ainsi qu'une

grande liberté de ton dans le
journal en général. Mais les
analyses avancées sont très
souvent en rapport avec les
élus et les pouvoirs locaux,
qu'il critique ouvertement

Pierre Chevrier tra¬
vaille

depuis 30

ans

tefois la lecture du

boîte alerte
centre

journal La
(publication du

culturel "La Marchoi-

se") et

témoignage à
donnent quel¬
ques explications. Un seul
mot pourrait presque résumer
la position de Pierre Chevrier;
Larrazet

son

nous

il l'utilise dans

un

éditorial du

son

il est payé

pour. Il faut lui reconnaître
une certaine clairvoyance sur
le fonctionnement (ou

un tel ou

untel,

commune

en

fonction de

dans le chantier

international. Il

besoin (Bernard

a

besoin de

savoir comment pensent tous

jour : "J'ai fait

ceux

Uzeste Musical pour sauver

peau"), qu'il

a

qui s'est passé avant, de ce
qui peut se passer après, et
des ambitions qu'il s'est
donné et qu'il a donné à sa

concert, un col¬

un

tout

ce

de quartier,
des partenaires de

en a
Lubat a dit

ou

pertinence pour son
village ou sa ville, a besoin
plus que quiconque de savoir
pourquoi il va faire venir

lieu de vie, il le fait parce

qu'il

festival

manifestation dont il

mûri la

un repas

etc, avec

de notre part

autre

plus concernés par
la Linha Imaginôt ne définis¬
sent pas en premier lieu ce
qu'ils font par le mot "anima¬
tion". Quand un citoyen orga¬
nise en dehors de ses obliga¬
tions professionnelles, un

de

erreur

monter un

effet que les

acteurs les

n°28 (Octobre 1995) : il fait

"l'animation", et sauf

qui ne se passe pas : le
plus important est d'abord de
faire quelque chose, voire
d'en donner simplement
l'impression. La gestion
passe alors très facilement
avant le sens, (voir l'article
de Félix Castan page 2)
Celui qui a entrepris
avec quelques collègues de

Nous pensons pou¬

loque,

d'un pou¬

venues

ou ce

laquelle il se place. Ce n'est
pas la nôtre.

un

qui empêche
qu'on reçoit des

qui empêche
de voir le rapport entre des
idées et des actes. Quand on a
pour mission rémunérée
d'animer une population (des
électeurs), on ne peut pas
avoir la même urgence de
comprendre ce qui se passe

définit ainsi la posture dans

festival,

en

s'il y

voir. Un écran

politiques et intervenant
qui
n'ont pas court sur la Linha
Imaginòt. Pierre Chevrier

en

comme

écran

directives

idées". Voilà bien des notions

voir écrire

un

de voir dès

de hiérarchie liées à des pou¬

dans le

domaine socio-culturel. Tou¬

avait

les désirs et descendre les

dans le domaine culturel

C'est

somme.

parler de culture.
Et quand il définit les qualités
des professionnels de la cul¬
ture payés "à la tête des
grosses manifestations ou des
équipements importants ou
stratégiques", il écrit bien
qu'ils doivent "faire monter

voirs

pluralité,

de la vie bien vivante

passer pour

sont pas

démarche anti-centralis¬

te, démarche de la

certes, mais dont il ne peut se

ou

plus généralement qui ne
(ou ne sont pas pla¬
cées) dans le besoin de com¬
prendre la société dans
laquelle elles vivent et d'agir
pour lui donner plus de sens.

notre

à

qui il s'adresse : les

musiciens, les universitaires,
sa voisine, les nationalistes, le

le non
fonctionnement) de la culture

c'est utile à

dans le sud de la Vienne,

voire

maire, les militants associa¬

exprimée dans le n°33 de

met

tifs, les commerçants, sa

ma

sa

pense que

communauté,

important pour elle. Il
en jeu son identité et
5

femme (ou son

homme), le
général, les techni ciens de la sono, les agricul¬
teurs, etc. On peut voir alors
que tous les actes de la vie
quotidienne sont liés à des
pensées, à des idées, voire à
des idéologies. Chacun agit
conseil

en

fonction de

ses

idées, de

sa

façon de voir le monde. Les
personnes à qui il s'adresse et
la façon dont il le fait sont
évidemment liées à

sa

vision

de la société. Il faut tenir

compte de tout cela lorsqu'on
agit là où l'on est et que l'on
a

des ambitions pour ceux

qui

composent la communauté de
base. Le besoin de

compré¬
les
objectifs et la nécessité de
faire au plus juste, avec les
moyens du bord, qui sont for¬
cément les moyens des conci¬
toyens armés alors d'un sens
hension est dicté par

à leur action.
Dans le n°29

vier 1996)

(Jan¬
de Là, boîte alerte,

Philippe Compagnon exprime
bien le dilemne dans lequel
sont placés les animateurs du
culturel "La Marchai-

centre

se"

en

rendant compte

l'Assemblée Générale

:

de
"La

discussion

principale du
signifier
qu'une fois de plus, nous
sommes bien gentils avec nos
propositions, qu'on les étu¬
dierait, mais qu'il y a quand
même des choses plus impor¬
tantes, notamment la pression
débat...

a

voulu

de l'électeur..." Alors lors¬

qu'il

se propose comme

Bernard Lubat de "mettre le

feu", répondant partiellement
à la

question de Pierre

Chevrier "Comment aborder
cette

"autre" pensée ?", nous
envie de conseiller la

avons

PREMIERE des conditions

:

laissez tomber les élus.

Ensuite, étudiez Uzeste,
Arnaud-Bernard, Larrazet,
Decazeville, Saint Roch, et
éclatez-vous !

�Linha

Imaginòt
Débats

1r trimèstre de 1997

Claude,

réponse de Claude
aux trois articles précé¬

Petite
Sicre

Bonjour ! Juste un mot pour te remercier de la maniè¬
évoques la Flandre, la Picardie et sa "misère" ( Linha
n°28 page 3/5)... tu ne peux pas savoir comme cela est juste !
Je déplore d'ailleurs de plus en plus l'existence des DESCHIENS... cette utilisation médiatique de personnages très
typés (mais attention ! ils existent bel et bien !) de cette pauvre¬
té Cht'i-Picarde ; cela ne fait que renforcer sur le territoire
national et à Paris (où les spectacles de Jérôme Deschamp sont
très appréciés) les caricarures/images d'Epinal qui circulent au
sujet du peuple Cht'i-Picard. Cela a pour effet - entièrement
d'accord avec toi de faire des petits blancs flamands, Picards
ou
petits enfants de polonais... des sous-français.
C'est d'ailleurs une des raisons qui m'avait fait écrire
il y a quelques années un t'iot texte : "Lion des Flandres" :
re

dents

Te partage

_

beaucoup de

J points de

sur

vue de Buge
la lettre de Chevrier mais

je la trouve

un peu dure. Et le
conseil de la fin en arrive à

dément, certaines gens voient
partout des gens qui ont un

un

excellent article

férence à faire

animateurs, et il faut travailler

sens,

avec

les élus. C'est

une

utopie

de penser

"les laisser tom ber". Ce qu'il faut repenser,
c'est le rapport des anima teurs avec le public et les
élus. Au service du public
auprès des élus, pour un tra¬
vail que le public ne peut
faire. C'est complexe.
•

Encore

ces

histoires. De

"respect religieux

pour
Castan" chez Chevrier. De "si

je me laissais prendre aux
phrases dont tant de rappers
me gratifient" chez Castan.
Bon Dieu mais quand arrêterez-vous

autre

? Chevrier

ou

un

pourrait très bien lire

un

"respect religieux pour
Cubaynes" dans l'article de
Castan, s'il l'y met. Sans vou¬
loir faire de psychanalyse à
cinq sous, je commence à me
demander pourquoi, profon¬

sur

tu

-

"respect religieux" pour
d'autres. Meschonnic a publié

judicieux : il faut
comprendre la posture des

être peu

dont

la dif¬

entre "maîtri¬

Lion des Flandres *:

se" et "autorité". C'est, à mon
le !
•

Lion blessé

la référence. Critiquez(le lire, avant).

On

ne

Par tant d'amis sournois
Par tant de

paroles acérées
cupides, les envieux
voles encore et toujours plus haut
que gronde ta saine fureur
que rugisse ton juste courroux
qu 'enfin maîtres et dieux

peut pas, chaque fois

laisses les

qu'on écrit, publier les livres
auxquels on se réfère.
L'impression de "laconisme"
vient du fait que chaque phra¬
se, chaque concept porte avec
lui des synthèses de lectures
théoriques. Pour ma part, je
cite toujours généreusement
les auteurs auxquels je me
réfère, c'est tout ce que je
peux faire (et on voit un "res¬
pect religieux" là où juste ment je respecte le lecteur).
Pour le concept de binarisme,
je l'ai déjà dit, je me réfère à
Meschonnic, qui l'a produit.

entendent, le cri de

qui refusent la soumission.
(1984).
Par "icht'i" donc tout reste à

faire, à inventer... c'est
cela que je trouve ce "vieux" texte (mais cruellement
moderne d'actualité) l'Invinçion d'El Picardie incontournable
à qui se penche aujourd'hui sur notre réalité culturelle Cht'ipour

Picarde.

Pour J.Brel

je suis entièrement d'accord aussi la "mal¬
ces textes à propos des peuples fla¬
mands, belges, bruxellois etc... n'a fait qu'accentuer des que¬
relles intestines inutiles et stériles... depuis Arno a eu une
démarche inverse (même si il reprend Brel/"Le bon dieu") pour
le plus grand de la Belgique.
(Uzeste devrait inviter Arno).
Nous on continue à "La Baraque Dueasse" à creuser
adresse" de certains de

Il faut donc le lire. Comme il
vaut mieux lire Castan

ceux

pour

parler du centralisme de façon
intéressante.

"notre humble sillon" mais institutionnel de rien du tout, (et on
tiens à le rester), ce n'est pas simple ! On a donc besoin de

C. S.

votre

éclairage et amitié imaginotisque.
(*) Curieux ! L'emblème/Blason du Nord

Calais c'est le Lion des Flandres !

...

Alors que

+

Pas de

Lille/Douai

Valenciennes/Arras/Lens/Densin/Calais/St.Orner...
Picardes

historiquement ! A Dunkerque

certes ! mais aussi

plus exactement
P.S. Au

et

parle Flamand

Picard, cela prouve que par icht'i on ne sait

notre identité... reste la-les

langues...
sujet de Brel je tiens à préciser que ces propos

dans certaines chansons

Flamands*

on

sont

ont même

alimenté le "feu" entre

Wallons.

(*) Tous les Flamands

ne sont

pas réacs

! (et vice-

versa)
Christian

6

Duquesnes

�Linha
pp:

MM

■■■■■■

musique, sont absolument
persuadés que tout ce qui est
bien est américain, et qu'il

Salut Claude !*

n'existe absolument rien
France. J'ai

Alain Swietlik

Merci pour ta lecture
Mais t'avais fumé

quoi ? Tu défends mordi¬
cus les USA alors que tout le
monde peut voir les films
consacrés à la guerre du
Vietnam, alors que tout le
monde peut consulter les
ou

partout américain. Mon fils
Dimitri

est en ce moment au

Wisconsin

et me

dit découvrir

le

"fromage indifférencié en
spray". Tu es sérieux ou tu te
voiles la face ?
Tu crois pour
tant que

surer en

te ras¬

musicien,

exactement comme

les

articles concernant la guerre

Calchakis

économique, alors que tout le
monde peut constater la poli¬
tique culturelle mondiale des

m'écrire, que les modes sont

USA... Tu rêves

quoi ? La manipulation
médiatique et la récupération
politique, tu fais impasse ? La
mode n'est jamais faite par le
public, mais dictée par des
impératifs économiques. Le
public n'aime que ce qu'on
lui propose. Et on ne lui pro¬
pose que ce qui peut se révé¬
ler juteux. Le rock est-il une
révolte de la jeunesse ?
Superbe ! Comme il y a des
millions de jeunes, on va leur
fourguer à tous des disques,
des fringues, des boissons,

ou

tu ne

connais que

le show-biz ?
c'est vrai que je parle de
beaucoup de choses et que
par endroits tu as bien vu que
ça pouvait être mélangé, mais
mon

article insistait

sur un

aspect essentiel que tu
occultes

complètement.
Le chapitre sur la

colonisation des USA et le

plan Marshall n'est pas de
moi, mais de Jean-Bernard

Vighetti, et peut se vérifier
dans tous les bouquins d'éco¬
nomie politique et dans de

qui viennent de

faites par le public et que
médias suivent. Tu rêves

obliger à

soir

mes

courses

dans

un

Carrefour et

j'ai trouvé un
bouquin sur la bouffe : il
mentionne et explique large¬
ment la politique mondaiale
alimentaire des USA. La
Wheat Associates

pratique
exactement la même politique
que Coca-Cola ou que
Dysney. Promouvoir le sand¬
wich

en

Chine. Vêtir partout

américain, faire bouffer par¬
tout américain, faire écouler

•

.......

•••

,

toutes les

peines
persuader du
Quand je leur parle

dans toute la

en

faisant

du pos¬

le banaliser.
capitale-isme de région
exposé comme une origi¬

nalité dans Télérama exacte¬
ment comme

le droit de

péage dans je ne sais plus
quel village imaginaire de
Bretagne qui a fait l'objet du
dernier "poisson d'avril" du
même Télérama : indépen dance bretonne
et
ce

ridiculisée. Tu

marginalisée
as

conscien¬

de ça ou pas

?
Pourquoi proposes-

les rênes des médias,

impose ses produits. Et
pour imposer ses pro¬
duits il est prêt à inves¬

m lwmiœ...

tir des milliards.

■*-

A

Chacun peut voir com¬
ment sont fait les

articles de presse et

les
clips télé. Ce n'est pas
le public qui a inventé
les Calchakis

mais

A.Ségal. Ce n'est pas le
public qui a inventé
Richard Clayderman,
mais O.Toussaint. Le

public

ne peut goûter
qu'on lui sert. Si
on ne publiait que des
Pygmées, qu'on ne fai¬
sait la promo que des
Pygmées, et qu'on ne
diffusait que les
Pygmées, les gens
n'aimeraient que les
Pygmées et rien d'autre.

que ce

Toi même, d'une

musée du rock.

certaine

façon, tu as été récu¬
péré. Toute velléité d'origina¬
lité, d'indépendance, de sub¬
version, est banalisée pour
être annihilée et récupérée.
On quintuple le temps

dépensé des
milliards pour promouvoir
Jurassic Park en Europe.
Presque autant que pour faire
le film. Coca-Cola fabrique
des feuilletons coca, et en fait

tu de

"Rien à cirer" pour

les es¬
souffler et les neutraliser. On

ses

pubs.

fait

Mes

élèves, qui
n'entendent qu'une seule

une

pub TFl-Virgin pour
qui

Survival International

7

reproduire mon papier
Linha Imaginât ?
papier, étant publié par

dans la
Mon

Ecouter-Voir, devient pro¬

priété à'Ecouter-Voir

: moi je
suis tout à fait d'accord, mais
l'autorisation
que

d'antenne des subversifs de

cadeau à certaines chaînes

imposer ensuite

mesure

Se débrouil¬
loi sur les
quotas soit inopérante. Ce
n'est pas le goût du public qui
est récupéré par le show-biz,
c'est le show-biz qui tenant

Les USA ont

télé pour

est

ques françaises.
ler pour que la

subversion sociale
un

d'un

sible la diffusion des musi¬

faim. Une fois que le monde
entier est atteint, enterrer le
sa

ou

Breton, ils pensent que je les
trompe. Les abreuver à fond
d'américanisme, interdire

consommer les pro¬
duits du rock jusqu'à plus

rock et

publicité pour une gazinière à Coffe pour le ridiculi¬
ser. On interviewe Sicre dans
une

le métro pour

des idées, des revues, des

Pourquoi dis-tu que c'est
complètement faux ? Jette un
oeil ne serait-ce que dans les

en

Ton

ou

émissions, des chanteurs. Les

ce

'

défend les minorités pour leur
fermer la gueule. On donne

contraire.

les

nombreux articles de presse.

manuels scolaires. J'ai fait

■

trimèstre de 1997

r

du monde à les

d'un Clastrier

papier.

■

ÏÏËMËWÛ

1

mon

■

■

Débats

de

Imaginòt

«

ne peut venir
à'Ecouter-Voir.
Bref, je ne serais pas

du tout contre le fait de discu¬
ter de tout cela en

toi,

au

public avec

contraire, mais à

condition que tu

lises mon

�Linha

Imaginòt
Débats

ir trimestre de 1997
propos pour ce qu'il est : une
atteinte aux médias (à la pres¬

se) et à l'impérialisme cultu¬

économique américain,
spécialement au showbiz. Ce qui se passe en musi¬
que en France est exactement
ce qui s'est passé pour l'in¬
rel et

et non

La parabole de la

d'une maladie

pubs dans les

super

Damaggio

un numéro spécial
Dysneyland, a fini par
publier ses publicités !). Le
plan Marshall, le plan Juras¬
sic, le plan Dysney, le plan
Coca, le plan Jeans, le plan
Rock, le plan Wheat Asso¬
ciates, le plan Real World, le
plan sono mondiale, bouffe

contre

mondiale, boisson mondiale,

musique mondiale, idées
mondiales, le plan Guerre du
Golfe, le plan MacBurgcr, le
plan anéantissement de toutes
les minorités, de tous les

peuples qui bouffent pas, boi¬
vent pas, écoutent pas, pen¬
sent

pas comme nous, tout ça
sont des choses que tu nies

ce

envers

et contre tout.

Il y a pourtant

peuples
toute
est

des

crèvent. Et
la jeune génération qui
qui en

contaminée. J'ai

tout le

courage que tu me prêtes et
celui que je me crois, mais
pas contre un
silence.

tel

passage sous

Tout ça est connu, a
été dit et

répété. Et peut se
jours en

constater tous les

allumant

une

ouvrant un

radio

ou

en

hebdo. Ou

en

regardant les

panneaux
citaires dans la rue.
*

Suite à

un

publi¬

article de Swietlik

dans Ecouier-Voir

fait de même

-

consacré

a

Même à
la campagne il est diffici¬
le de faire comprendre pour¬
sur

quoi le choix du chauffage au
feu de bois est de nature phi¬
losophique. Hier, tout le
chauffait de

se

mazout, le gaz ou

qui

puis est arrivé le
"mieux"
l'électricité. Voilà que depuis

un

vieux pay¬

solitaire de 70

ans avec

remis à vendre du bois. "Le

fortune. Etrange

feu de bois est vivant"

! Qui veut
voir le changement de statut
du chauffage au feu de bois ?
Le plus souvent il est devenu
un chauffage d'appoint. En
conséquence la discussion ne
devrait plus opposer les
défenseurs d'un camp à ceux
de l'autre puisqu'il s'agit de
complémentarité (de pluralité
j'aime aussi dire). La concur¬
rence est plutôt au sein du
camp "gaz, mazout, électrici¬
té" qu'entre lui et celui du
"bois". En conséquence la
discussion n'a pas davantage
à éviter l'analyse des diffé¬

me

répondit-il. Drôle de
? Mais

remarque n'est-ce pas

le feu de cheminée vit

non,

et

chaque jour. Il faut

meurt

s'en occuper.

Le matin il faut
ce point les
autres moyens de chauffage
ne sont
plus en concurrence :
le rallumer. Sur

ils "vivent"

en

feu continu.

Vous appuyez sur
et votre
en
ne

geste sera

le bouton
éternel si

pressant à nouveau vous
l'arrêtez pas. D'un côté on

dans la discussion, c'est

rythme humain et donc
que peut jouer
un musicien) et de l'autre un
rythme linéaire (celui que les
boîtes à rythmes peuvent
vous
répéter pour l'éternité
grâce là aussi à l'électricité).
Je pense qu'EDF
peut lancer
comme
pub : même si vous

quand

mourez votre

rences.

Mais malheureuse

a un

cyclique (celui

-

ment, dans notre fichu pays,

analyser les différences
conduit immédiatement à les

opposer.
on

Le plus bel élément
veut s'en tenir à la

dimension

économique du

nuera

feu de bois. Dimension certes
matière de

sur

récupération de chaleur. Mais
car

de

radiateur conti¬

vous

chauffer. Et

suite à cette
remarque,
tôt la discussion va

indispensable d'où les
en

le

les

aussi¬
repartir
avantages des uns

contre les

d'un

inconvénients des

autres. Parce que personne ne

8

comme

les

gamins qui ne veulent pas
céder. On l'aura compris,
pour moi le retour du feu de
cheminée c'est le symbole de
la mutation positive de nos
sociétés. Dans les campagnes,
l'arrivée des citadins est du
même ordre. Si par

malheur
de
alors
les
l'incompréhension
guerres féodales vont prolifé¬
brise pas

on ne

vendeurs de cheminée font

dimension seconde

ici.

bois chez

nous avons parlé du mag¬
dalénien, je lui ai posé la
question du pourquoi il s'était

le début des années 80 les

débat

en cours

mon
san

recherches

de C. Sicre

En allant chercher

cette

manière

et une répon¬
trop longs pour les
publier et qui n'ont pas une
importance majeure pour saisir le
se

point de vue strictement éco¬
nomique la cheminée est
condamnée d'où sa dispari¬
tion pendant les années 60.
Alors pourquoi son retour estil de nature philosophique ?

Larraazet, dans des journées

monde

:

connue

refuge dans l'unique (la vie
est jouée contre la mort
même quand on sait que la
vie vient de la mort). Chacun
s'areboute sur sa pierre et en
conséquence l'interlocuteur

boissons, vêtements, chaus¬
sures,

une

tion assumée mais le virus

Park

marchés, etc.) et pour Disneyland (Télérama justement qui

a

qui n'est
pas le fruit d'une contradic¬

cheminée

Jean-Paul

complé¬

mentarité. Chacun

"identité" à défendre

troduction du film Jurassic

(steaks-dinosaures, pou¬
pées, badges, jeux, clips,

veut discuter sur la

rer.

Et briser

consiste

en

le

ce

carcan

carcan

DEUX choses

elles aussi

complémentaires
(toujours penser par les deux
bouts) : admettre le débat
franc

et clair sur les

rences

pour

diffé

-

issues de l'histoire

faire naître les complé¬

mentarités du futur. Par cet

effort

nous

ferons

civilisation
humains

car

surgir une
digne des

elle

saura

briser

le

pouvoir des psychopathes
pensée unique qui ne
sont pas toujours parmi les
élites mais qui savent à pré¬
sent rendre complémentaires
de la

leurs deux alternatives

jungle et le zoo.

:

la

�Linha

Imaginòt

Débats
1

Atac

hors seguents qu'ftbran a liberar lo pais del "peilh lops" e

patologic de literaturita

qu'atau òbran a demesir lo
poder d'aqueste caplop. En

Androna occitana ?

fin

finala, Arnaud, lo darrièr

dels senhors de Lobatèrra dis¬

r

trimèstre de 1997
la

complir ; i càmbia
e d'identitat.
Arnaud es pas mai Arnaud e
lo narrador es pas mai tes -

sat a

d'aspècte

timòni de

fisica

►

Laurenç Michòt
la dominacion dels

En 1987 l'I.E.O. pubii-

lops.

Joan Ganhaire ; Lo darrier

lop, infernósmitic que maula dins l'encontrada tant qu'i es la familha

dans LobaUerrcis. Roman cort

de Lobatèrra.

quèt dins la colleccion
"A tots", un roman de

Subretot d'un

d'aquestes
senhors, es de lutar contra los
lops, amb los òmes ; o de
daissar los lops dominar lo
pats. En fait, l'ensemble dels
lops es pas l'enemic de
l'ensemble dels

l'esperit d'un òme, que fa pas
pus parlar d'el. Lo vilatge de
Lobatèrra es ja estât abandon¬
nât pels sieus abitants e progressivament, de nonent, los
lops abandònan la forèst alen-

tic, dins lo còrpus literari
collectiu e oral occitan, es

D'un latz, lo
dels òmes

e

de Dieu

mond
; de

considérais

come

umans.
aus

umans,

opausats

incompa

-

tibles amb eles, antago-

nics per esséncia. Los
uns e los autres pòdon

conviure ni coëxis-

pas
tir

e es una

en

patz.

Aquel libre

es

lo

senhor de Lobatèrra,

èsser
un public que lor
legir un roman

quai que siasca segon lo
sègle o segon l'epòca
dins lo sègle. Luta entre

trop long.
La

grafia me sus m'estona encara.
Mai que la grafia es l'accentuacion qu'es estranha : "dar¬
rier" a lòga de "darrièr",
"terra" a lòga de "tèrra",
"troba" a lòga de "tròba".
Benlèu es atal que dison en
Peiregòrd ; benlèu tanben que
Joan Ganhaire se'n preocupèt
pas trop, s'estacant mai a
e

e a

lo senhor de Lobatèrra

grand lop gris, que
totjorn lo meteis
durant los sègles de
l'afrontament. Quand
e

l'accentuacion dels mots.
Lo libre

es une cro-

tant los

senhors de

Lobatèrra. L'Enemic

es

lop faitilhièr, benlèu

reencar-

caractérisât per

aquel

nacion d'Arnolf, l'ancessor
mitic dels senhors de Loba¬

tèrra, aquel
que,

lop que tua, o
magicament, causa la

mòrt brutala de totes los

sen¬

de l'encontrada. Sus la paur

de mai

en

mai suscitada per

mai

lop. A tengut, la paur afecta lo narra¬
dor, Joan de l'Arribièra, amb
de moments de paroxisme.
Sovent tanben, ne pâtisson lo
mond que son confrontât aus
lops, au grand lop gris o a
mai

coma un

Arnaud. Mas nosautres los

legidors, i demoram estrangièrs. Es pena amor que capitam pas a dintrar dins lo
roman. Partejam pas, pas
plan, pas pro, los sentiments
que vivon las gents que partecipan a l'accion o qu'i assistan. Probable qu'es amor
d'aquela fraitura, d'aquela
mancança, que passam, que
lo sénher Ganhaire ditz e

tral sul personatge complidor
de la reconciliacion. Tant

dels senhors de Lobatèrra-

Disi pas que lo libre es
solament lo relat

tuan

la paur

d'aquel conflicte, mas es cen¬

antagonistas, reconciliats, dispareisson e
l'istòria s'acaba tanben.

Tanpauc o es pas, cap d'aqueles lops ordinaris coma ne

sus

pel grand lop gris,
senhor de totes los autres lop
suscitada

repetis que tal o taies a paur o
an
paur. Capitèt pas, èra
impossible en se o trop dificil
per el, a comunicar la paur
que suscitan aqueles très protagonistas. Benleù ça que la,
que soi ieu que capitèri pas a
percebre una sensacion que
totes los legidors ressenton.

dos

de Lobaterra,

tes senhors es

es

s'acaba lo conflicte, los

nica de la vida dels senhors

principalament
sul personatge d'Arnaud, lo
darrièr eiretièr que se manda
pas e a pas d'enfants.
Lo pais fèu d'aques-

lo

el,

la sieuna formula-

cion, mai qu'a l'ortografa e a

narrador escriu

en

partit dels lops e del
los personatges veson la situacion. Tôt
au long del libre, los lops son

apreciat

l'istòria

Es

diable. Es atau que

relat de la luta entre lo

prenguèt

gaujós. Aqui n'es pas.
inspirador d'espaventa. Lo

sovent

Arnaud, que se porta de

fòrt bona causa, atal pot
per
costariá de

hor de Lobatèrra. Lo fantas-

l'autre lo

de las veitanta quatre.
Roman cort

marcat per

lop, d'Arnaud, lo darrièr sen¬

tom.

sibla de cadun

es

la dualitat fantastica, òme-

lo cap lop. A totes dos, fan un
èstre amb lo fisic d'un lop e

La sola causida pos-

de veitanta quatre

paginas,
mens très paginas d'a-vant
prepaus e très paginas de pòst
faci, fan setanta vèit paginas
de roman. Son qu'aquelas sèt
paginas encastran 10 roman,
que ne son un alibi istoric,
que lo presentan coma un tèxt
del segle dotze. Donc, lo
roman es de setanta vèit
pagi¬
nas mas l'òbra es pas complé¬
ta se comptam pas la totalitat

benlèu mentala amb

e

androna.

una

Lo ton

parais dins una union-mescla

Lo récit

res.

s'acaba dins

qu'aquesta es pas volguda e
capitada, avenon de causas
que son contadas. Mas quand
Arnaud comprcn que la sieu¬
rega, la sieuna destinada es
aqui, es irresistiblament posna

Arnaud, lo darrièr
tèrra dels

lops, pas dels
se porta de
mai en mai come un lop. Tant
talament qu'a la fin del sieu
sejorn en Palestina, tua los

òmes? Arnaud

soldats enemics, los sagatant

�Linha

Imaginòt

amb las dents. Los tua

en

lor

talhar la garganta a

còps de
dents. Atanplan, a la fin del
roman, qu'es lo primièr senhor de Lobatèrra que se senta

enemic del grand lop gris,

pas

sieus

abitants, lo monastièr

la forèst de Feitaud. I

a

cap

Arnaud

grand lop gris a pas servit
qu'a privar los umans de la
cooperacion del sieus "descendents". Pel mens d'aqueles que se dedicavan a renfortir l'empresa dels òmes sul
pais, demesissent lo poder
dels lops. Sembla pas qu'aja

lo sol

qu'aque cap
lop considéré pas ni coma un

traïdor ni

coma un

mol,

coma

Es lo primièr que
volontàriament sul terren d'aquel lop ; un ensemble
megalitic - plan simbolic
un

pauruc.

venga

d'una civilisation que coneissèm pas e que nos es estran-

gièra

-

un

lòc chòp de magia

rescut.

Lo

pas

respectât e crent dels autres,
cap de totes los autres lops.
es

qu'es tant vulnérable dins lo
roman mas qu'encara vivèm
dedins mentre que los dos
contreròis diabolics an dispa-

qu'èra lo centre intellectual e
esperital del pais, lo monatièr
de Merlanda se rcplega sus el
meteis, enfin los lops daissan
de ganh

per degun.
Tota la luta del

lop. Tanben

nonent

lo

n'es

dels

uman

S'estrenhon

se

en un

bâton pas.

jòc-major e

mesclan l'un amb l'autre.

se

E de tôt

çò que pòt avenir
aprèp, lo narrador ne ditz pas
res

coma

n'es pas pus tes

-

timòni. A l'edat medievala,

l'insertion

grand lop gris dispareis e los
lops s'en van. Arnaud
part d'una autra situacion mas
autres

la certanetat de

lo sieu caminament lo

vint

e

escriu

coma un autor

de

la fin del

segle vint. Es pèrda
que la fin siasca pas al meteis
nivôl que lo roman en géné¬
ral. Coma

se

mascanhat per
na

l'escrivan aviá

acabar la sieu-

òbra.

Aquò pausat, trobèri
fòrt plan escrit aquel relat.
Son que regreti que la fin
dòbra pas sus cap contunha ni
sus
cap començament novèl
de res per degun. Arnaud es
desparescut, lo grand lop gris
tanben, lo vilatge de Lobatèr¬
ra es estât abandonnai
pels

fins

au

mond lobenc

Mas

s'arrèsta. Lo

tota accion

èra pas indispensable d'aver
la prôva materiala per aquesir

quicòm. E
cossi qu'ane, èra impensable
d'acabar pas un récit. L'inexplicat podià pas existir, a tôt
se podiá trobar
d'explics. E
una persona
que disiá que
sabiá pas, èra una persona
qu'aviá de rasons pro lortas
per diser pas çò qu'èra o
podià èsser. Mas Jan Ganhaire viu a la fin del segle

fòrta

s'acaba. Dins los dos cases, i

la direccion del pais,

reconciliar amb lo

se

lop gris

a

mena a

grand

e a

volença de sortir de la

societat
aucun

umana.

i

a pas
mai.

l'ambicion

res

De

pòst

fin lo

cas,

de bastir

Mas dins

roman, es

que,

produit per
la dualitat "òme-lop" d'Ar¬
naud e per la dualitat "lopòme" del grand lop gris.
Fantastic causai per la magia,
que los dos n'usan, totben
que sembla pas d'aqueste us
siasca plan volontari quand es
lo fait d'Arnaud. Fantastic

inesplicats.

complida, que ne pòt far ?
Se tròba dins una androna
problablement pas
es

la

mort.

destabilisar lo mond

Aqueste mond

uman

au

o

temps que
temps de

au

amb çò que pensan

androna,

mena a

una

pòt entendre tan¬
plan considerar

se

ben que eau
las finalitats

e

las modalitats

de l'action occitana

-

lo per-

qué e lo cossi - per nos cunhar pas dins quauque andro¬
Nosautres sèm pas

na.

victimas de cap

de malesida e
enferrats dins cap de
fatalitat, au contrari del
sèm pas

"Darrièr daus Lobatèrras". Se
Joan Ganhaire aviá pensât

que

la nòstra lenga

es

condemnada, auriá pas escrit
occitan.

que

L'occitanisme

causis e seguis cada
aquò que diferéneia

Se'n

pòt desdusir

la situacion d'occitania

assimilation Occitaniaandrona ? Probable que seriá

de Lobatèrra.

abusiu

Lobatèrras

una

lo

c

précipitât. Ça

roman es en

nòstra
tania

lenga

es.

En

occitan

que
e es

la,
la

que fa qu'Occilanç de lutz, pri-

mierament, Occitania

na

dels

mista

e

pilas, los

que sostenon l'edifici

d'òc. Joan Ganhaire, dins
aqueste roman, relata cossi lo

10

fort inte-

tempses d'à uèi. Es
siasca tant pessinegatiu. Avèm be-

comunitat de las gents que
causisson d'èsser occitans e

las

es una

tastic dins la literatura occita¬

que

son

la

exploracion del fan¬

ressanta

pèrda

es

e

Lo darrièr daus

la

pilars

es

actor. Es

escrivans

a

cultura nòstra

viu l'escrivan e/o

que ne pòt

per

tendon

relacions amb l'estat de la

pas una fatalitat per degun.
Encara mens n'es l'estrategia

Es pas

uman.

qu'avem dins una encontrada
de lenga d'òc, es pas sens

en

que parlan e/o legisson e/o
escrivan en occitan. E los

escrit que son causats
l'un o l'autre. Tôt çò
qu'es dit es qu'avenon e que

Lo contcngut de cap
d'istòria, escrita en occitan e

es

lo fantastic que

domina. Fantastic

dels eveniments

la sieuna finalitat

coma

sortir. Lo sola sortida
a

andro¬

a una

l'occitanisme

una

dintrar dins lo
sieu còrs. E entre qu'a complit aquò, la sieuna istòria

a

nisme menariá
na?

del mond uman, que

quand i es, sembla que
regreta d'èsser pas pus òme.
Arnaud ven lop
amor qu'o vòl a que lo grand
lop gris o accepta ; e qu'aqueste lop gris a los poders
magies qu'o permeton. Mas
quand es lop, Arnaud es despoderat de las abiletats fisicas
que ne gausisson los umans.
Li demòra pas que la magia.

qu'es

pòt pas pus
despetegar. Alavetz, l'occita-

limit, amb

mena

au

una

obratge de
promocion de la cultura d'òc.
Ça que la, lo ligam es sovent
malaisit de définir e precisar.
Aci, se podèm legir que

atirança lobativa, del mond

lops. Quand capita

a climinar la familha de Lobatèrra

la sieuna destinada

s'anar forrar dins

l'istòria,

dins la societat umana, pas
una luta per bastir res
per Lus

amb Arnaud

pas una

a

l'autor del nòstre

dels senhors de Lobatèrra

contra

biografia

li es impossible d'i escadegun lo tua pas.
Quitament, li es impossible
d'i voler escapar. Descurb
progressivament la rega que

"rejaume dels lops". Es
luta

lo

tin

es

pel des¬

androna de que se

par se

dels

arribar,

una

central

irresistiblament butât

que

una

per

es

es

contra

epopèa. Relata pas lo compli¬
ment de cap de finalitat per
cap d'eròi. Arnaud, lo personatge central, descurb de

lobativa. Quand lo mèstre

lops acaba

es una

d'Arnaud. Mas

la mendre ambicion de talhar
un

roman

de la luta

crontca

sieu personatge

sonh que

los romans nos preimatge positiu
d'Occitania e que nos indiquen de possibilitats d'ac¬
tions que serián apreciadas
per las gents.
senten

un

�Linha

Imaginòt

Débats
1r trimèstre de 1997

pelaje

en

permanentes roces y

Aragon plural

complejo,
multiple y

con una
en

identidad

constante vitali-

dad.

En el debate actual sobre la
reforma del Estatuto de

culturel

necesaria. Nada peor que
dejar en manos de "técnicos"
y "politicos" la elaboración
de normas y leyes que van a

ciones,

nuestra vida en los

marcar

próximos

homogeneización
que nos asedian y por

armoniosamente diversas cul¬

hemos defendidos la cul¬

eso

y

Aragon debe seguir
avanzando en esa busqueda
de civilización, entendida
como capacidad de intégrer

intentos de

Aragon la opinion de lodos
aquellos interesados por la
cultura aragonesa es obligada

tura

^ ...Cortetas....Cortetas..

rebatinas. Hibrido, mestizo,

popular

abanico de

y

sus

como

tures,

el variopinto
manifesta

razas,

giones...

lenguas, reli

; en esa

mezcla

-

e

intercambio de

pueblos, de
gentes, de experiencias radica
el germen de la cultura, la
convivencia pacifica y la

-

caldo de cultivo

de

opciones expresivas realmente libres. De igual manera
que en el reducido ámbito de

libertad.

la música tradicional, estamos

Européenne des Citoyens
donne la possibilité de
s'abonner à la Lettre des
de la presse
d'extrême droite et du
extraits

Front National

(Présent,
National, Hebdo, Minute,
Rivarol, Action Française,
lettre de J.M. Le Pen,

Français d'abord). Parution
tous les 15 jours.
500F. / semestre.
AEC Jean

Brugié 21 ter

Voltaire 75011 Paris.

rue

T. 01.43.79.09.23.

Fax

:

01.43.79.32.09.

Tampoco

logrando

Extrême. L'Assemblée

se nos es-

capa que la diversidad es una
clara amenaza para los que

St.

agravios
más exaspérantes que cabe
despejar en el nuevo, estatuto

romper con el
monolitismo de la jota como

identificación musical de

absolutizan el sentido, de

numéro 27 la Charte de la

nacionalidad y para los

está el

lo

citoyenneté communale.
L'Association des Usagers

anos.

Entre los

no

reconocimiento de

los derechos de los aragone-

sohablantes y

catalanopar libertad y dignidad en su propia
lengua. Hasta el présente,
desde el poder politico y cul¬
turel, se ha ignorado la pluralidad linguistica de nuestra
tierra, en la que conviven très
lenguas, castellano, aragones
y catalán, vivas a menudo en
lantes

a

expresarse con

forma de dialectos locales.
En las
esta revista

páginas de

hemos defendido

la convivencia naturel de las
très

lenguas, dentro de

una

tierra, debemos hacer-

nuestra
con

el del castellano

relativo

a

la

en

lo

lengua.

Multitud de pueblos
cultures han acrisolado un
Aragon complejo y rico en
y

diversidades. Ya

en

la

antigiiedad, las tierras
articulan

en

que se
torno al valle del

Ebro han sido vereda y

hogar

más adelante vendrian
nos,

Africa

en

busca de pan y
una

de

vision

voz a un

filosofía común de respeto a
la diversidad. Es nuestra

uniformizadora de nuestro
ser, vemos un

el falso democratismo de los

voluntad romper con

de

grandes medios de comunicación y los âvi-

los

Aragon hijastro
padres del más diverso

du

Grand St. Etienne

mention des initiatives

prises dans chaque quar¬
tier, notamment en matière

logement et d'urbanis¬
A signaler que Radio
Dio (89.5 Mgh.) répercute
me.

cette actualité.

Association des

pais
plural. La convivencia de
très lenguas en Aragon es
todo un lujo culturel que
debemos preservar. Tarea
dificil si pensamos en los
enemigos que nos acechan :

nos... ; ahora mismo, en la
actulidad, llegan gentes de

dignidad. Lejos de

de lo diferente ? Soló los

Demos

-

Idos patriotas,

defensores etno-

maniacos de la

unidad culturel.

jjI* Article et

photo

parus dans Gaiteros de Aragon
cl

Santiago Rusinol,
17, 1° Izda E
50002

Zagaroza

-

(J.M.B.)

Usagers du

Grand Saint Etienne,
rue

18

Bossuet, 42100 Saint

Etienne.

Hip-Hop. Down with this
se

définit

comme

fanzine

underground hip-hop fran¬
çais, 100% contre la police.
40 pages de qualité s'inté¬
ressent aux groupes du
rap et au mouvement hiphop. Le ton n'est pas sans
rappeler les fameuses pa¬
roles du groupe NTM. La
viomlence exprimée et les
boucs émissaires choisis
ne

sont-ils pas à comparer
la démarche du terro¬

avec

risme corse,

produit du
système français ? (J.M.B.)
Down with this, C/O Down

Productions, 16

avenue

du

Belvédère 93310 Le Pré
Saint Gervais. T. 01.48.57.

82.65.

11

Nous

publie Le Journal des
Quartiers tirés à 15000
exemplaires. Il y est fait

tan.

roma-

judfos, moros, occita

.

delentadores del poder (locales,
régionales, nacionales... da
igual), deseosos de contar con
una
grey uniforme, lo más
parecida posible a un rebano
de corderos. &lt;; Quién teme a la
complejidad, quién se asusta

esperitus medrosos o los
interasados en que éstos exis-

pueblos ibéricos, vascopirenaicos e indoeuropeos ;
para

Etienne

publiions dans notre

�Linha

Imaginòt
Débats

1 r trimèstre de 1997

L'interprétation des
raves
»

Stéphane Hampartzoumian

"Les

poètes savent une
chose: le présent est la sour
ce de toutes les présences".
Octavio

Paz, "La quête du

présent".

(usines désaffectées, hangars
abandonnés, parkings.... )

plutôt que dans des lieux
attendus (salles des fêtes,
boîtes de nuit... ). Ces lieux
communs du quotidien se
alors exorcisés, ré¬

trouvent

Une sociologie qui se
voudrait sensible

aux

moindres frémisse¬

ments de

la réalité sociale,

pour en ressentir et pressentir
les subtiles mouvances, cette

sociologie là et nous la reven¬
diquons, ne peut pas ne pas
être interpellée par l'épipha-

appropriés, ré-enchantés à
travers le
rave

tion, sonorisation). Il se pro¬
un basculement, et
lieux extra-ordi

propre

Ces endroits clan

destins

d'observer

nous pro¬
ces

pra

vent

a

le phénomène dans
plutôt
que l'attentisme d'une sage
sociologie post-festum (4)
nous nous
risquons à une
impatiente sociologique intrason

immédiateté. Aussi

qu'une

rave

?

Un lieu.

La
est

géographie d'une
délicate, parce

qu'elle

va influencer sensi¬
blement l'ambiance de la

rave.

On

ses

effets

sur

l'audi¬

se

retrouve dans

des

lieux hors de la ville, détour¬
nés de leur fonction
première

Une communauté

émotionnelle.
La
nement

rave est un

qui ressemble

évé¬

ponc¬

toire, elle doit porter, trans¬

tuellement (9) des individus,

porter, plutôt que dire,

sur

contrairement

d'agrégation, esthétique plus

au

rap.

Une drogue.
L'ectasy est

un

mode

particulier

qu'éthique

-

rave.

Comme si la

rave ne s'offrait pas à la
consommation, telle une mar¬
chandise, mais se méritait tel
un

trésor.

musique.
La musique techno¬
logique) (6), que l'on peut
techniquement et historique¬
ment rapprocher du rap, est
une
musique radicalement
nouvelle. Elle procède à la
fois d'un minimalisme instru¬

(disques et informa¬
tique) et d'un maximalisme
de l'amplification. Le Discmental

ou politique. La
réalité sociale structurante et

molécule de synthèse "psy¬

déterminante cède à

sociabilité mobile, fluide,

ainsi que la définit Alexander

éphémére. Les sourires rem¬
placent les mots, la rave se
répand par contagion. Il y a

Shulgin (7),
Une

une

chédélique et récréative",
son

inventeur.

Couramment associée

-

rave

cacité de

tester la motivation des candi¬

dats à la

-

ce

-

ravers

de piste imposé
principalement pour effet de

festum.

Qu'est

drogue par les jeunes,
parlent pas de l'inquié¬

suffire, mais souvent il

le lieu. Ce jeu

pagner

puis¬

ne

l'utilisation abusive

pas

Il

s'agit

en

de la

et

tenter d'en

évaluer la portée.
de chercher à accom¬

quantifie

ment de

-

faudra chercher et découvrir

posons

(8), qui revendiquent un
apprentissage du produit.

se

(kilowatts), en durée
(nombre d'heures), et par son
rythme (b.p.m. = battements
par minute), comprenons que

pur

à la fête.

-

sociologie de la pré¬

(3), que nous

sée, elle

les raves ne sont pas le
produit de l'ectasy,
comme l'affirment, sans
appel, les médias. A entendre
les journalistes, il est évident
que les raves se réduisent à
une foire à
l'esctasy. Mais si
les médias parlent abondam¬
que

-

tiques contemporaines, pour
en saisir la
signification et

sence

tude réelle de certains

sance

l'ectasy est au moins
produit des raves

que

naires, des lieux transfigurés

incongrus ne sont
directement accessibles, il
faut s'informer (bouche à
oreilles, minitel). Parfois les
indications du fyer (5) peu¬

difficile

formelle ; elle-même numéri¬

lieux ordinaires devien¬

nent des

nie de nouvelles formes fes-

tives telles que les rave-par¬
ties (1). C'est à travers une

-

duit alors
ces

ils

ser

autant un

la techno est dévouée à l'effi¬

cérémoniel de la

(décoration, illumina

Jockey, bricoleur plus que
musicien, dispose de tout un
appareillage de haute techno¬
logie pour produire une
musique aussi puissante qu'
élémentaire et répétitive. La
techno exploite l'art du
remixage, sorte de recyclage
musical perpétuel, c'est à dire
la (re) combinaison, (re/dé-)
composition d'anciens mor¬
ceaux afin d'en produire de
nouveaux. C'est une musique

raves, cette

aux

pilule chimique

permet comme

son nom

l'indique, l'extase, le dépas¬
sement de soi, elle a
principa¬
lement pour effets de repous¬
ser les limites de la
fatigue,

littéralement

une

consensus.

Cette

expérience de rupture, vécue
en commun et
partagée fonde
la communauté émotionnelle

(10) (Gemeinde),
la tribu (11).

de neutraliser les instincts

ou encore

La

rave

procurer une
intense sensation de joie de

comme

ue

révélation.

effet

peut dire qu'elle est

vivre.

l'occasion à

agressifs, et de

Nous aimons à pen¬

on

apparaît

travers

communauté

se

En

laquelle la

dévoile à

�ÌIi

j

Imaginòt
HHH § !

^psP|í?í^$á

1

elle-même, elle est la mani¬
festation en acte de la tribu

(12).
Pour

théorie des

une

raves

Un lieu, une

musi¬

internes

(15).

bant toutes les variantes de

Difficile d'aller

genre

plus
loin, la rave ne signifie rien
de plus en elle-même, elle ne
peut se poser le problème de
sa finalité, car elle relève de
l'ininstitué.

que, une drogue, une commu¬
nauté... La décomposition

En

guise de conclusion

analytique de la rave en ses
parties métonymiques ne doit

occulter l'unité de l'objet.
Car c'est justement dans la

pas

confusion de tous

ses

élé

-

constitutifs que réside
l'épaisseur de la rave. Nous
pourrions considérer la rave
ments

comme un

fait social total

Les
un

raves

événement

constituent

(16) dans toute

ampleur, qui nous
revisiter les théories

invite à

de la fête. Car

chaque

son

nues

recon¬

fondamentalement

rave est

l'occasion d'une véritable
fête

moment de destruc

:

(13), ramené aux dimensions

tion/(re)-création du collectif.

de la communauté des ravers;

Prétexte à penser

c'est à dire noeud

nous

gordien
d'une (contre/sous)-çulture ;
mais en deçà du sous-système
culturel ainsi produit, en
amont

en

du discours des

eux-mêmes. La

sur

scène

elle

ravers

rave

met

rupture radicale,
une brèche béante ;

une

ouvre

les raves,
voudrions que ces

quelques lignes permettent
d'inaugurer une réflexion sur
un objet d'investigation
sociologique, pour qu'enfin le
sociologue soit de la (rave-)
partie (17).

te aux limites d'une
sur

les

raves

la fête

sur

rave

(14), puisque la

n'est finalement

H., étudiant

S.

maîtrise de

qu'une

.

provient du vocabu¬
labeur et signifie littéra¬

mot délirer

laire du

lement "sortir du sillon".

met

jeu un mécanisme tout
puissant, contenu dans le
social, que l'on pourrait nom¬
en

mer

me

faute de mieux, le

vitalis-

du collectif. Un processus

infra-rationnel de déstabilisa¬

provisoire de
la réalité sociale, l'organisa¬
tion symbolique rigide et fixe
tion/dissolution

d'un mode de relations à soi,
aux autres et au

monde. La

destruction de cette réalité
sociale (monde des

besoins),

laisse entrevoir le réel social

(monde des désirs). Il peut
alors s'opérer une recomposi¬
nu

tion du collectif de manière

aléatoire, ondulatoire, mou¬
vante selon des

lois propres,

4 ..Cortetas....Cortetas..
I

de productions musicales
(ex : hard-core, trance, dance... )
j
(7) cf. l'article "The Man who J
made Ecstasy" dans "The Face" J
n°15, décembre 94.
I
(8) cf. Christian Perrot "Under¬ Ì
ground 94 : dans la tête d'un
raver
mystique" dans "Actuel"
I

Nord. Sur le bassin
d'Arras-Béthurne, l'assodation Culture Commune
regroupe différentes communes,

individus pour une

1

en

n°40, avril 94.
(9) la fête dure généralement une \
nuit et un jour ; le temps de la |
I
rave et celui de l'after, littérale¬

l'après-rave.
(10) cf. Max Weber, "Economie
et société", 11, Paris, Pion, 1956,
p.475.
(l 1) cf. Michel Maffesoli, op cit.
(12) cf. Emile Durkheim, "Les
ment

associations et

i

commun

mise

de moyens.

Elle traite de théâtre,
danse, concerts, cirque,
expositions, ateliers, stages, et elle publie un journal d'informations quatre

!
!

fois par an.

i

(J.M.B.)

J Culture Commune, 27
; route de Béthume 62160
J Aik-Noulette. T.
formes élémentaires de la vie Ì 03.21.72.49.30. Fax :
religieuse", Paris, P.U.F 1912, ! 03.21.72.02.00
I
p.537. "Un jour viendra où nos
société connaîtront à nouveau Ì
Langues. Le Bureau Eurodes heures d'effervescence créa¬ !
péen pour les Langues
I

trice

au cours

desquelles de nou¬
surgiront(...) et ces

Répandues est un
promotion et de
heures une fois vécues, les
;
défense
des différentes
hommes éprouveront spontané¬
j langues et des droits linment le besoin de revivre de
1 guistiques de leurs locutemps en temps par la pensée,

veaux

idéaux

c'est à dire d'en entretenir le

souvenir au moyen de fêtes
en reviifient régulièrement

qui
les

i

Moins

i

outil de

!
!

teurs. A cet effet il in ter -

'

autorités, il est

vient

auprès de toutes les
un

vecteur

p.611
j d'information avec son
(13) Marcel Mauss, "sociologie ; centre de documentation.
et anthropologie", Paris, P.U.F. !
Outre sa revue, Contact
1950, p. 275.
I Bulletin, il publie des
(14) cf. l'article de Dominique
documents généraux ainsi
Grisoni dans "Esquisse pour une
que des informations sur
théorie de fête" revue "Autre¬
ment", 7/76, p.231. Et aussi Jean | les régions ; à ce jour :
Duvignaud "Fêtes et civilisa - | Langues d'Ecosse, Frise
1 Septentrionale et Satertions", Arles, "Acte Sud", 1991.
(15) collectif nomade contre col¬ ! land, Vallée d'Aoste.
lectif sédentaire, pour reprendre ! (J.M.B.)
I Bureau Européen pour les
la distinction de D.Grisoni.
i

(1) de l'anglais to rave = délirer
et party = fête
Notons que le

tentative actualisée de (ré-)
rave

&lt;

trimestre de 1997

'

activer la

fête). La

en

sociologie

théorie

(et d'une théorie

1

fruits."

elle est subversion pure,

elle
est transgression gratuite. Et
c'est bien là que l'on se heur¬

-

ce

r

ffjillll '

i

Linha

(2) cf. Edgard Morin, "Sociolo¬

gie", Paris Seuil, 1984, p.213.
(3)

nous

propre

considérons notre

implication/conversion

(ce que l'on ne man¬
certainement pas d'épingler), non comme un signe
d'aveuglement, mais simplement
comme un signe parmi les
aux raves

quera

d'autres, de la force d'attraction

l'objet en question ; qu'il
s'agit justement d'assumer et de
comprendre.
(4) cf. Michel Maffesoli, "Le
temps des tribus", Paris, Le
Livre de Poche, 1991, p.12.
(5) de l'anglais flyer - prospec¬
de

tus, tract ;

c'est

un programme

annonçant la rave, se distribuant
de soirée

en

des enroits

soirée

ou

bien dans

(16) "l'événement doit être

premier chef comme
une information qui fait irruption
aussi bien dans le système social
que le système mental du socio¬
logue." Edgar Morin, "Sociolo¬
gie", Paris, Fayard, 1984,p. 160.
(17) "Pour que les intellectuels
cessent de jouer les puritains
conçu au

indifférents, seuleument pour ne

Langues Moins Répandues- rue Saint-Josse 49
B. Bruxelles. T. (+ 32. 2)

1

|
|

218. 19. 74.
I
I

J Agriculture. Nature et
J Progrès rassemble produc! teurs et consommateurs,
! agricultures et citadins

pour le développement des
leur inculture, leur
|
produits de l'agriculture
pratique technicien¬
; biologique. Les normes
ne. Lorsque nous avons besoin
d'eux, de leur oeil, de leurs vis¬ ! Nature et Progrès sont
cères." Sylvain Desmile "Dixit" ! plus strictes et complètent
I la réglementation CEE.
dans "Digraphe" n°68, mars
! Nature et Progrès, 1 av.
94,p.l2 édition Mercure de
i

pas avouer
manque de

France.

j

;
;

convenus.

(6) par terme techno, nous enten¬
dons un terme générique englo¬

I

t
13

Général de Gaulle 84130
Le Pontet. T. 04.90.31.00.
42. Fax:04.90.32.43.91-

�Linha

Imaginòt
De pertot

1r trímèstre de 1997

...Cortetas...Cortetas...
Cafés. A Toulouse JeanPaul Griso
des

a

lancé le Café

citoyens. Tous les jeu¬

dis à 20h.30, un débat a

lieu

au

Moncaf. Il

A

cats,

La

Sala, Decazeville

gèrent JeanFrançois, Dominique, Didier
et leurs collègues, pour

et Mescladis

porte

des

intervenir, pour y
per une

dévelop¬

Monvcaf 20 Place du

Capitole 31000 Toulouse T:
05 61 23 14 07.
A Toulouse
mémées

même les

aiment

lire

Castan.

(C.S. d'après Joap
Ramond).
Lozère. Comme les

Avey-

ronnais, les Lozériens ont
des amicales

tout, et

une

un

peu par¬

fédération qui

les regroupe. Celle-ci édite
une revue Lou Païs
qui
rend

Jean-Marc

compte de l'actualité

d'autres horizons

décembre

tains
se

débats, mais le

dit

cer¬
revue

"régionaliste" et

on

s'y considère "en province",
d'où un manque d'ambi tion pour un département

fait à Decazeville

depuis 2 ou
c'est un
cas à ce
jour à peu près
unique d'un travail sur une
petite ville on the Linha
Imaginòt. Et c'est d'ailleurs
un destin très particulier
que
cette

de celui qui l'a porté.
population est venue de
partout : des régions environ¬
nom

nantes, mais aussi de

nom

vements de

communautés

a

été

une

des

On

a

trop souvent l'impres¬

sion que ces acteurs se

posent les mêmes pro

-

blêmes et de la même

façon que les élus et les
partis politiques. Il ne nous
parlent pas de leur quar¬
tier.

(J.M.B.)

AEC 21 ter

rue

75011 Paris.
09.23. Fax
09.

:

T.

bien sûr le travail de la mine
solide

sidérurgie, avec une
implantation ouvrière.

(re)naissance a finale¬
jeté les bases d'une
remise en question profonde
et rapide lorsque l'industrie
dominante a péréclité au XXe
siècle. Tout ce qui avait fait
la force de la ville a été quasi¬
ment anéanti en quelques
décennies, l'essentiel du
passé d'un tissu urbain dispa¬
raissant presque aussi vite
qu'il était apparu. La popula¬
ment

citoyenneté.

Voltaire.

01.43.79.
01.43.79.32.

ville jeune.
C'est dans

breux pays. Aussi la juxtaposition des différentes

Cette

,

cinéastes, tous sont invités
aux

-

Réseaux. Le bulletin de

fait part des diffé rentes initiatives des mou¬

actions entreprises et
perspectives avancées.
Les associations, les
mineurs, les pompiers, les
musiciens, les peintres, les
sportifs, les écoles, les spor¬
tifs, les écrivains, les
les

La

et de la

nous

sont les

dernier à partir

Multipliants, 34000 Mont¬
pellier T. 04.67.60.46.56

européenne des citoyens,
citoyens

repousser les limites du pos¬
sible ici et maintenant, telles

de l'extraction minière. La

caractéristiques de la villechampignon ; une autre étant

Réseaux de

demain à Decazeville, pour
décloisonner les pensées et

ville bâtie essentielle¬

ment au siècle

qui en a pourtant besoin.
(J.M.B.)
Lou Païs, 7 rue des

liaison de l'Assemblée

du

3 ans, d'autant que

Sala est devenue Decazeville

développer

musique, de la citoyenneté,
syndicalisme, etc. Se par¬
ler, échanger, inventer
ensemble pour construire

une

sainte Barbe ), il faudrait par¬
ler sérieusement de ce qui se

du

essaie de

réussites)
(Toulouse,

dans le domaine de la

A la suite de (Comme
la fête du 21

Lozère

culture, économie,
environnement, etc.... Elle

oublier de

Marseille, Paris...) que ce soit

de l'association et de la
:

sans

même surtout des

Buge

parole de citoyens.

(J.M.B.)

synergies,

confronter les gens du cru
avec des
expériences (et

des

questions d'actualité,
avec un invité qui a étudié
le sujet. Chacun peut

toute une savante

alchimie que

les faits de société et

sur

corporations, artistes,
C'est

etc.

tion n'a bien sûr pas

forcé¬
ment d'autres possibilités
économiques à une époque de
crise et de chômage accru.
D'où l'interrogation de cette

contexte

qu'est née

aventure

:

ce

une autre

celle de Mescladis.

Mescladis parce que bien sûr
Decazeville est un mélange
de cultures et de

communau¬

tés. Mais aussi parce

qu'il est

devenu urgent de faire fructi¬
fier le mélange à une époque
où la tentation

peut être gran¬
de du chacun
pour soi voire
de la haine de l'autre.

Situation

exceptionnelle où

l'handicap d'un jour
devenir

une

peut

chance pour

demain. Le travail de

Mescladis

est en

effet dans

un

premier temps de revivifier ce
qui a fait l'identité de la ville,
inventant des fêtes mesclées de tous les matériaux

qui la composent : différentes
langues, cultures et musiques,
:

écoles,

associations diverses,

syndi¬

14

dynamique

qu'elle dépasse largement la
ville et

commence

à faire

bouléguer sur une bonne par¬
tie du département.
Le travail de fond

entrepris est indispensable
pour pouvoir bâtir d'autres
projets plus particuliers et
ambitieux. Déjà Mescladis est
un sérieux point de repère
pour la jeunesse et de nom¬
breux acteurs. La multiplica¬
tion des intervenants dans le
mouvement

permettra sans

doute de faire germer
d'autres ambitions. Des idées
aucun

circulent, et parions

que

Decazeville-Mescladfs

sera

l'avenir

en

différents partenaires

défis. La

créée est d'ailleurs telle

un

à

caírefour culturel

incontournable

A

signaler lors de la fête du 21
marseillais
Kanjar' oc qui a fait forte impres¬
Décembre le groupe

sion.

�Linha

A propos du film
Chemins de traverse*

un quart
d'heure avant de les
virer et de leur suggérer
d'aller voir Franco.

Pour

plus se
poser la question "Decaze
qu'est ce qu'on va faire de
toi, quand on bouchera les
-

trous ?

ne

"

fantôme ? N'existe-t-il que

Ce filmje vois,
ça faitet dedeuxplusfois

dans la tête du

plus je l'ai dans la tête, il

Dans la mienne ? Dans la

en

que

y a

des moments

qui remontent à
la surface, des bouts de
mémoire, des flashs

qui
étaient qui prenaient les
tripes, mais qui n'avaient pas
eu le temps de
faire rouler les
idées

comme

dirait Bichon.

La référence

anciens, la mémoire de clas¬
se, la mémoire des luttes, ça
m'a fait ressortir du brouil¬
lard le gardien de Bouquiés
avec ses

rires d'enfants

nôtre ? Attends, mais

plein

n'est-

combat d'arrière
garde ? M'enfin. on dirait que

ce-pas un

tous ce mois de
sont devenus

décembre ils

fous à vouloir

faire rouler les idées !

M'enfin

aux

guardien ?

je

!

une

sa

cuisine entre

en

chanson de Renaud et

un

discours de Marchais Geor¬
ges. Le gardien de Bouquiés
garde avec ses chiens, ses
son jardin, garde la
cité fantôme des familles des

poules,

mineurs. Cité fantôme insa¬

lubre, mais
taire

sa

avec encore,

soli¬

mémoire de la mine,

ce

on a

reconductible ? Le rêve
A

vie, quoi ! ! Entre charbon et

ils étaient tous.

avec

convivialité
avec

foule

cet

esprit né, tiré

la mine, crée par

cette

nous

ouvrière", les prolos. quoi ! !
Cet

esprit de classe,
toujours

de solidarité est-il

dans le brouillard

avec sa

cité

plement née de
en

Pour

ne

plus voir

pleurer Mr. Ahmed devant la
photographie de la dernière
coulée de l'aciérie... ce jour là
Rital, Polak,
Rebeus, Franchutti, Maca¬
ques tous, tous
-

ensemble.
ne plus

Pour

entendre raconter que pen dant la guerre d'Espagne, un

limonadier decazevillois lais¬
sait

peut-être

rêve... reconductible ? ? ?

est là.

poireauter les espagnols
de vino pendant

pour un vaso

15

sim¬

ça, pour ça,

tout cas dans ma tête c'est

tout cela. C'est

de le saisir ! !
-

bigarrée que d'aucuns

nommeraient "la classe

Noire n'est-elle pas tout

pas

les polonais, les
espagnols, les italiens, les
maghrébins, les pêtes de rires,
les larmes, les moments de
lutte, moment de deuil. La
cité,

Est-ce-que Decaze,
la vraie Decaze, la Belle, la

coup

de la vie familiale dans la

sera

ville ?

fait la révolu¬
ci, eh oui il faut
adhérer dans les syndicats
pour que l'on ne nous pique
pas les idées qui roulent, eh
oui le plus dur nous attend !
Attention aux loups, aux
hordes sauvages, aux affa més, nous on est gentils, mais
bien sûr que cela ne peut pas
continuer comme ça ! Rêve
tion

d'Austerlitz à Paris. Contact

ça

le

:

Benoit Cornet et Benoit Rouvier
T

:

01 4040 43 17. Film

dispo¬
(150 F) à

CEMEA NTC 76 bd de la

à

jamais
noyé dans les galeries sous la

chent le RMI ? Et la révolu¬

tion, jghjgui., le mot est lâché,

veux-tu,

1996 à Decaze ville, et qui a fait
l'objet d'une version courte pour
Arte quelques jours auparavant.
Il témoigne des grèves de

Découverte

suis pas née
la part du
On en fait
quoi : des écus pour la bour¬
se? Des yeux de larmes de
bois pour les copains qui tou¬

eh oui

en

fête Mescladis du 21 Décembre

nible

ne

anecdotes,
voilà, dans

et

projeté lors de la

dans les volutes de la

pour produire, et
rêve dans tout ça !

la cabeza, des histoires, des

Film de Sabrina Malek

Arnaud Soulier

Décembre 1995 à la gare

Est-ce-que cet es¬
prit qui tourbillonne dans le
brouillard de Bouquiés et
-

Dominique Marty

*

Imaginât

sur

cassette VHS

Villette 75019 Paris T
43 53.

:

01 40 40

�Linha

Imaginòt

20

ans on

expérience originale : la
galerie des Commun'arts à

Une

the Linha

Montauban

Amis
imaginotistes
quelques
lignes ces
saluer et

vous

vous

pour
soutenir

copine fêtait

pris

contre le centralisme. Je suis

sur

animateur

il demandait

Je désire

sur

le

une

: "que fait-elle comme
étude ?" Ou alors "a-t-elle des
des

copine tenait

bien ? " etc... et

savais quoi lui
proposer. Nous marchions
dans Agen en quête d'une
solution quand soudain
j'entends derrière nous la très
belle

et motivante

chanson

des Fabulous "Ma ville est le

plus beau park". Je tournais la
tête et ô surprise je vois arri¬
ver

le camion extraordinaire

des Flibustiers annonçant
animation brésilienne

leur
a

"l'Artothèque". Franchement
j'en suis rester sur le cul, tel¬
lement c' était beau et simple
pub en même temps
qu'il faisait celle d'Agen
capitale. Quand la musique
s'est arrêtée j'entendis leur
voix haranguant la foule pour
plus de convivialité et de
citoyenneté c'était enivrant
de poésie. Ils ne cherchaient
pas à paraître, ils sont vrai¬
ment au service du plus grand
nombre. Nous décidâmes
donc de passer

la soirée

en

leur compagnie. A peine instalésr autour d'une grande
table

un

invita

des tchateurs

a nous

mélanger

se

et se mirent à

vinrent manger avec nous en
toute

écrire

sur

monde chantait

une

simplicité. Quand
j'annonçais joyeux que ma

si
le

aubade

anniversaire.
Ma copine m'avoua
plus tard qu'elle se rappelera
longtemps de cette soirée et
qu'elle aimerait que vous
pour cet

reveniez souvent

nous

voir à

Agen.
Quant à moi, je
encore à eux. Us m'ont

pense
dit que ce

"Raid

on

n'était qu'un petit
the linha", que

durant les

y

périodes festivals il
avait encore plus fort :

Uzeste, Larrazet, Marseille,
Rodez, La Mòstra, Tolouse et
son carnaval, la G.R.Q.M.
etc... etc...

c'est formidable.

moins seul et je
pourquoi. Viva la Linha
Imaginòt et encore merci au
Je

me sens

sais

Flibustier Sirventés.
A très

bientôt, salut

Nicolas Vich

C'est sous le nom

pour l'artiste, 1/3 pour les
frais de fonctionnement

qu'est repérée la Galerie des
Commun'Arts, 23 rue des

d'Afrikaans Baaz'art), prélé-

Soubirous Bas. Ce lieu

vendues. Le "Loto de l'Art",
manifestation annuelle (les

d'Afrikaans Baaz'art

d'exposition est le centre vital
de l'association qui regroupe
23 artistes. La moitié d'entre
eux oeuvre

dans la

région

vé

sur

le montant des

oeuvres

prix sont des oeuvres d'art) et
quelques modestes subven¬
tions complètent ce dispositif

montalbanaise, le reste étant

financier.

réparti principalement dans la
grand sud-ouest.

structure réside dans le fait

Cette association

les

nappes d'autres couplets
bien qu' à 2H. du mat tout

avec

connaître, puis ils

com¬

improvisait
plus belle. Il semblait
inépuisable d'invention
quand il s'arrêta pour faire un
"stick ganja" les gens autour
de la table prirent des stylos

nous

d'autres clients manière de
mieux

frères,

de

à observer. Ces artistes fai¬
sant leur

soirée",

style

soeurs et

ne

se

information

la "reine de la

les Flibustiers Sirventés. Ma

nale, et je

le
leva,

ans

boîte de sardine et
chanson impro
sujet : de temps à autre

entama une

a fester son
anniversaire de manière origi¬

20

sa

(je m'abonne) dans le combat

sportif dans Agen.
témoigner que ven¬
dredi 06.12.96 j'ai été agréa¬
blement surpris de rencontrer

ses

Flibustier "Fernando"

d'artistes, créee

en

1983,

se

L'originalité de cette
rarissime du regroupement de
23 artistes gérant directement

de ré¬
flexion et d'actions pour les
peintres ou des plasticiens

leur

confirmés

verte, Afrikaans Baaz'art per¬

veut être un espace

ou en

devenir.

Ses choix
sont

artistiques

franchement orientés
l'art

contemporain.
et la gestion de
la galerie est pratiquée direc¬
tement par les artistes, dans
l'esprit d'une coopérative.
Cette galerie, point de ren¬
vers

L'animation

contre, est

une

véritable pas¬

serelle entre les ateliers et les

visiteurs intéressés par l'art
d'aujourd'hui.
Depuis sa création 7
expositions personnelles et 13
expositions de groupe ou à
thème ont été organisées,
dont 5 hors les

murs

:

Sète,

St.

Antonin, Chemin des
Toiles, Montauban...
Pour les artistes,
l'accès à ce lieu d'exposition
se
pratique par le mode de la
cooptation et par l'intermé¬
diaire d'un comité de sélec¬
tion. Son fonctionnement
linancier

est assuré par le
biais d'une quote-part (2/3

16

un

galerie, permettant ainsi

contact direct

public et

eux.

entré' le

Lieu de décou¬

met aux artistes de la

région
présenter leurs travaux, ce
qui était très difficile pour la
plupart d'entre eux.
de

En 97 la Galerie

organisera des expositions
personnelles : Tison, Daunat,
Serves, Bonetti,
avec

la

en

alternance

présentation de

l'ensemble du groupe, com¬

plétées par quelques actions
externes : "Grands Formats"
en

et

février à l'Ancien

Collège,
"Musique et sphères" au

Théâtre de Montauban

en

mai. Lieu de croisement entre

plusieurs expressions artis tiques, lieu de recherche et de
confrontation,

un

lieu à

découvrir.

René Bonetti

�Linha
De

Imaginòt

pertot
1r trimestre de 1997

voiture F3 Sud est bien

Raid à Sainte

le

sur

bord de la route. On y est. La
Nause c'est comme le Saloon

Radegonde

de Miki le

faux dur

Ranger. C'est du
image de

avec une

vrai bois à l'intérieur. C'est
comme une

Jacme Gaudas

cinquantaine de cousins,

Ros, les Flibustiers Sirventes

répondeur est clair: «Les
Flibustiers pourraient-ils être
là pour faire les liens entre les
groupes à l'enregistrement

de la Linha

des "2500 secondes de Ste-

fermés,

Radegonde"? On enregistre le
3 janvier et c'est Jacques
Mitsch qui réalise». Macarel !
J'appelle Fernando, «OK, on
part à quelle heure ?». Bon, il
faut dire que les Flibustiers

lundi.

mon

Vivre al Païs * prend
des

risques et, à la

demande de Benasech

Imaginot ont
répondu présent. De quoi
s'agit-il ? Per commençar
l'annada 97, lo Benasech se
mouille auprès de la direction
de France 3 Sud et, avec la
confiance totale de

ce

bon

Maurici
une

Andrieu, il embarque
équipe technique au

grand complet with le car
régie et tout le bataclan dans
l'Aveyron à Ste-Radegonde, à
côte du

Saloon, la Nause, ça

s'appelle. Le message

salle des fêtes,

un

long bar, une scène, des
espaces, des recoins et une
mezzanine. Le pied ! 11 h.

sur

ont commencé l'année sur les

chapeaux de roue. En effet,
l'Argonostra, qui sillonne la
ville depuis belle lurette, était
à Oh pétante sur la croix occi¬
tane de la place du Capitole
avec, autour de lui, une cent

Les frères Aussibal balancent

des cités pour sonner la
bonne année. Toulouse était

déserte

Et

on

nuit-là, bistrots
se serait cru un

cette
on

se

Benasech

met au
me

travail.

teur, le
noms

plan pour y aller et les
des artistes et groupes

Privât

Fernando... On

préparer notre
intervention», Sirventes obli¬
Et nous
the

mais rien

-

viaduc du
on est

de

réveille,

pluie

cam

-

de SteRadegonde

pagne
est

on

loin, manger sera le bienvenu,
ne sais pas, faut voir
Misclos...Elle a dû pré¬

où ? «Je

voir...».

Papillon vont déjeû¬
copains, il ne
plus que les frères

Duran et
ner

chez des

restait

Aussibal, venus de Millau;
Jacme Privât, je ne sais pas
d'où, Renat Jurier, en état

belle.

Comme il

l'avait dit, la

au

Saloon. Bel établissement de

campagne,

le blues ici doit

être blien. On y

dans

Rodez est
la

regarde et

bustiers. Nous arrivons

A

Barraqueville,
la neige nous

et

on se

enrhumé, et nous-même fli¬

voir que ça

la

mon

scène à 13h30». Avec

ne

En passant au
chantier du

sous

la contrée, il

faut ouvrir le bal...

Euterpe, force et
l'épure de
ces textes, Jacme Privât, c'est
un
signe, le joue en trobadorisque. «OK, on la refait et
puis on va manger, faut être

avec

mission.

avance.

tourne». Dans

rit. Le café de Toulouse est

pouvait arrê¬

contents

vous y

au

top du mau
vais temps

Viaur,

ses

Fernando,

météo est

ter la

pres¬

évocations du jour,
allez, on fait
une répet'». Jacques Mitch a
sorti la casquette rouge. «On
place

en

La

bien sûr

sous

lumière trouvées à

voit

on

film. Benasech est

sion, René Duran met en

côté de chez

demain pour

road.

des camé¬

pauvre, que vont-ils nous
raconter? Mettre le rock du

«Allo

se

a

Enfants de Rodez

dell'oc, Jacme

et d'autres.

voilà

17

jom'", il y

partout, on entre dans le

nous

présents à l'histoire. Luc
Aussibal, Maoajit, Renat
Jurier, Nouvel Optic, La
Comedia

ras

«Bon,

faxe le conduc¬

ge.

Free folk final

"Cada

venus

un

entre comme
saloon, l'accueil est

dans Lucky Luke,
grandes tables sont dres¬
sées, l'une occupée par l'équi¬
pe technique, fourchette en
main et magret dans la sieste,
comme

deux

l'autre est libre. Et
nons

nous

pre¬

place, nous sommes

�Linha

Imaginòt
De pertot

1r trimèstre de 1997

huit. «Vous faites
F3?». «Oui,

te il

partie de

on est

là pour

arrive pour

Fernando et

l'émission...». Etonnée la

sa

chanter...»

boîte de

sar¬

vée...Je regrette...». Bon, on
arrête de se regarder, on

sensation, Renat
lance son cantique vocal, dins
la lenga de Jurier, et je
pense
à Riga Raga. Dans la mêlée,
quand souffle le vent d'Autan,
qui Ben nous l'apporter, il
s'appelle René Duran...Son

demande où

foc

Daisy ! Chez F3, ça moufte
pas trop, on se regarde, cer¬
tains

tassent sur leur cadie-

se

«Cette table est réser

ra.

-

trouve le res¬

se

taurant le

plus proche, Benaje sens que
parle... Misclos vient à
et nous dit de lui

nous

au

de

faire

ira.. .Et nous
village, "Le Relais",

restaurant, salon de thé,

dépôt

l'Hérault F

rocke fort vvith

-

en

Et ça

déménage. La force des

textes

de Joan Maria Piere, le

tchache s'installe. Les pein¬
l'Ecole de Rodez évo¬

tres de

quent bien sûr Castan, la
Mòstra. Aussibal parle de

service

l'urgence de la remise

suis pas sur la Linha»
déclare Privât. Pourtant, on

marche. Et ça
bien, les pitchons de
Maoajit sont au premier rang,
les yeux et les oreilles en
action. Entre Riga-Raga et le
hardeore, Nouvel Optic ça
passe, ça touche, ça détonne,
pas étonnant que Lubat, Di

est tous

Donato

de la

tuit

état

en

toiture, et c'est pas gra¬

S.O.S mouvement,
on fait un raid on the Linha et
la Mòstra Arts-Nouveaux.
et...

Sicre est aussi
«Je

sur

le

tapis.

ne

d'accord pour jouer le

còp de mai. On l'a fait.

jeu, un

Nous

avons vu et

joves

de "Maoajit",

entendu los
un

pari de

son

en
sur

borne

Elektra, guitare, syn-

thés... Le final frec d'oc
toute la

bande n'a fait

avec

flipper

il y avait
des purs et durs dans la salle.
personne, pourtant

Puis la Comedia dell'oc entre
en

scène à défaut d'être

swing. Si elle
rel" bien

se

avec

Cauhapé et

son

"show

en

maca-

Bernât

compère le

encore

du travail pour
que

le CD de Banda

les Lhubac de Cournonterral

qu'an fach petar

un

chibalet

devant les vieux mézois guet¬
tant le

planton dans l'ordre
!

des f igures

qui bouge dans l'Aude !
!), on a même fini en

dansant les Fécos de Limoux.
-

Le Cercle Occitan

de

Montpellier bolegue e
bolegue mai ! A convidat
Sagana per una festa de
Nadal

:

3H.30 de concert et il

n'y avait toujours
morts

pas

de

dans la salle ! Il faut

ponh de Cournonterralais les

du

costumes de

Mescladlis à Decazeville

jazz et de

aux amateurs

de

d'hiver, d'été et
l'Aveyron
boulègue sur le chantier.

toujours

est

action. On a vu ce
bon Wallie (il mène bien sa
barque with Boucherie
Production), Gérard Marty
s'est amusé à étirer les bras de
ses

-

en

personnages

rés de la

dans les

cuisine,

en

car¬

direct.

janvier, Richard

Les Calandretas

fleurissent ici
sur

comme un

acné

la tronche d'une future

nonne :

Candolle à

lier ( où les

Montpel¬

Calandrons,

pent en cévenol

sur

rapCD de

Sagana), Gignac, Sète, Pézenas,

( a

mon

cuol i mettras

Vincent était là et, à la télé, le

ton nas, on

5 tout le monde l'a

ici!) et ara : Aquela de Mesa !
Le parrain, c'est Patrie
("t'aurais pu chanter quicòm
à
l'inauguration, le 17 jan¬
vier!") et l'ambiance c'était

vu.

la

machine batte bien. «Dans la

chapelle le curé vient St
Jurier et juste après la cabret-

sur

Sagana, décidément, qui n'y
est pas sur cette galette ?) et

Osca

les scènes

sons

C'était le 3

mime Marceu de NaueelleGare à l'accordéon, il
y a

Ceux-ci ont

sardinade

avait fait bailer le zouk, le
rondeu et la java !

tous les

les

et

l'Ostal Sirventes, pen¬

Milhau, le détonateur du pro¬
une recette de

jet (il tchatche

d'ailleurs. Voilà,

Bodon, ils fouillent, pillent
vieilles

donner de

complices, òsca ! ), Jaumet

préparation
l'été, nouveau spectacle
"Oper' A.O.C." sur le thème

rock. Avis

ragassent
cabrettes et sur la

ce

Il

encore.

venant

voix ! Profondes, balancées et

dire que le public s'était
entraîné lors de la Castanhada
du même cercle = un plan

des festivals de

Benasech. En bon enfant de

grands-pcres,

toutes

au

mon

tion à Alan Roch, MC de tout

ça

parlent

en

la voix

superbement renvoyé l'ascen¬
seur en rythmant le concert
de Sag' sur les gradins de la
Barbacane ! Merci Joap
Ramon, Peyre Venzac ; et
tous les autres (spécial men¬

et les autres trouveurs

les faut

crust' "

sona.

fait du

d'Uzeste

a

tans de

et comme lui connaît

blues,

Sagana

dant le Festival de Carcas-

sauvage et bien en place
Papillon, batteur, sculp teur, tapeur, cymbaleur
métallo et la grande présence
scénique de Duran, personna¬
lité assez fascinante, genre
d'outlaw d'oc, grand rocker au

Jorge,
portugaise. Et la

Aquest estiu Banda
joué le "plan en-

vernissage de
l'expo des plasticiens occi¬

de

chez Maria Candida
cousine

L' Auboi se déchaîne dans

jeu

pain, épicerie, journaux,

une

Poulain,
(qu'es tojorn de Pesenas !)

évoca¬
tions, il occupe tous les
fronts, minimaliste on the
Linha, te vaqui nouvel optic.

note, que ça

une

voilà

en oc

Papillon, de quilles

sech est debout,
ça

Les lettres de

dines font

*

NDLR

Sud

sur

:

émission de France 3

la culture occitane

dit

comme

ça,

Décembre Blu (ça, c'est des

18

-

En

pour

par

...

vin, bien sûr ! Avec

vignerons revus
Pierre François, "son -

neaux

de vin" (manucubes

amplifiés) permettant de
chanter dans la rue. Une ven¬

dange de

? Une inaugura¬
gloire
du raisin ? Une dégustation
désopilante ? Une intronisa¬
tion du

rue

monument à la

tion classée X ? Avec le vin,
est chauvin. Les 9 de

on

Sagana et les 5 de l'Art à
Tatouille proposent un événe¬
ment dans votre cité ! Cal
telefonar al 04.67.S5.32.22.

J.M. Lhuhac

�Linha

Imaginòt

De pertot
1r trimèstre de 1997

Fais

A

I Tango. A Toulouse, Claude

pas bien.
Elle pourtant
n'avait sûrement
choisiC'était
son jour,
tombait

Immédiatement

samedi de

portée à Rangueuil. II était temps.
Mari-A. a vingt ans, la joie de vivre
dans les yeux et la vie à vivre. Conséquence

et

ça

un

mois de

juillet. Beaucoup
étaient partis en vacances. Presque le calme
plat dans le quartier. Dans la maison peu de
voisins..., ou, les présents, ceux qui ne
s'occupent pas des affaires des autres.
Et pourtant, en passant dans le cou¬
loir du premier, Nadine entend des gémisse¬
ments, des râles. Elle s'approche de la porte
de l'appartement qui donne sur la cour, elle
comprend, à l'intérieur, quelqu'un ne va pas
bien. Inquiète, effrayée, elle descend chercher
du

secours.

ce

Avec

elles remontent

une autre

voisine. Ensemble

premier, elles essaient
d'entrer, impossible. Elles essaient de faire
parler cet être qui émet toujours des sons
inquiétants. Elles décident d'appeler les pom¬
piers et le SAMU * ceux-ci entrent dans
l'appartement encombré de paquets et décou¬
vrent Mari-A. dans le canapé, inconsciente.
au

La

une

culturelle, éducative, créatrice et

mar¬

tiaux, la Capoeira utilise la pratique d'exer¬
cices physiques à des fins spirituelles et phi¬

:

Ce

i

c'est que

|
[
!
!
!

musette du Tarn et Garonne et ailleurs le Tango
se

qu'il

jamais
dans les
bals

ne saura

danse toujours et pour

longtemps, loin des modes
parisiennes. (J.P.D.)
Tours. Nous

avons

'

| Echanges. Depuis quel| ques années se dévelop | pent en France les SysI tèmes d'Echanges Locaux
! et les Systèmes d'Echange

pas de dominer l'autre, mais
contraire de savoir accompagner son

"compagnon de jeu" dans son mouvement, de
le surprendre et de le comprendre, de
une

autant avec

le

harmonie,

une

cohérence tout

partenaire qu'entre le jeu et la

musique.
La

Capoeira est une excellente ini¬
musique et au chant : accompa¬
gnés d'instruments, atabaque, agogo, bérimbau ou panofoneiro (le célèbre tambourin),
ceux-ci rythment et dirigent le jeu des capoeiristes.

César Do Mercado
Né

en

1958 à Salvador de Bahia, César

pratique la Capoeira depuis l'âge de 14 ans.
Nommé "Maître" de Capoeira en 1989 après une
première formation à Salvador et un perfectionne¬
itinérant à travers tout le Brésil, il vil à

depuis 1992 et organise ou participe à de
spectacles en Europe.

nombreux

Articles parus dans le Bulletin du comité de quartier d'Arnaud-Bernard à Toulouse

19

Réseaux. Besoin de rap-

■

en

|
;
|
!

ports humains, de solidarité, de pouvoir d'achat : les

le but du

capoeiriste n'est

Toulouse

A Paris, je vois bien ça !"

i

i

Capoeira est ainsi une excellente
qui développe la créativité, le courage,

la confiance et la maîtrise de soi

ment

va passer

les modes !

déjà
| signalé de bons bolegaires
; dans la ville de Tours.
! Aujourd'hui c'est l'ouvertuÌ re d'un lieu : Utopia. On y
I trouve disques, cassettes,
fanzines. On peut y organiser des débats, apprendre
| l'italien, emprunter des
| livres ou les consulter,
| boire et manger, rencontrer
Ì du monde, etc... (J.M.B.)
I Utopia 32 rue Carnot
i 37000 Tours

La

camoufler.

Bahia.

comme toutes

I

tiation à la

musique et le chant au jeu de mouvements
d'attaque et de défense. Une autre différence,
c'est au Brésil l'art des plus pauvres, et non
celui d'une aristocratie : la Capoeira est tou¬
jours apprise et pratiquée dans les rues de

"Une mode qui

un grand connaisseur d'Amérique Latine
est interrogé sur le Tango.

I

construire

La Capoeira est un art martial origi¬
nal, très diffèrent des arts martiaux asiatiques,
dans la mesure où elle allie la danse, la

Couffon,

'

Angel' de Caro

au

i

|
|
!
|
I

I

capoeira

pour sa gran¬

dans d'autres arts

mal

Merci Nadine.

artistique, enseignée et pratiquée dans les
écoles et les universités, la Capoeira fut pour¬
tant longtemps cachée, interdite et réprimée :
développée au premier temps de l'esclavage
par les noirs africains déportés par les coloni¬
sateurs portugais, c'était une technique de
combat qui assimilait la danse pour se

comme

ce

toujours, elle était désespérée.
En ce moment peut-être, quelqu'un
pas loin de chez toi est dans le même état de
souffrance intérieur qui le pousse au déses¬
poir. Un sourire, un bonjour, quelques mots
gentils et le processus d'autodestruction ne se
déclenchera peut-être pas.
Fais gaffe à ton voisin.

école

Mais

entrepri¬

main chaude. Mari-A. voulait s'endormir

Nordeste brésilien.

aujourd'hui

est

Elle est trans¬

pour

losophiques.

Reconnue

coma.

qui ronge
quand on ne peut même plus appeler au
secours, quand on est seul et personne dans
ce désert de fantômes,
personne pour tendre

art martial des

de valeur

réanimation

de la solitude, crécendo de

A la fois lutte et danse,
et musique,
plus chant
originaux,
issu du
un

une

Mari-A. est dans le

se.

...Cortetas....Cortetas..

I

gaffe à ton voisin

raisons ne manquent pas.
(J-MBj

1

! Citoyenneté. Le mouveLes

Périphériques
parlent organisait une
; manifestation du 22 au 24
J novembre 1996 pour les
Ì Etats du devenir. Mouve1 ment intéressant car,
! contrairement aux partis
i

ment

1

vous

i

politiques, il prend

|
j
J
Ì
I
i

considération la philoso

|
|
!
i
!
Í

f

en
-

phie et la culture. ("Nous
appelons citoyens ceux qui
ne renoncent pas à penser
par eux-mêmes"). Il leur
faut

creuser

:

ce

n'est pas

encore l'extrême périphérie
qui parle. (J.M.B.)
Les Périphériques vous
parlent, BP 46. 75468
Paris Cedex 10. T
66.48.61. Fax

00.07

:

:

01.43.

01.44.83.

�Drapeau Noir n°9

Périodique du groupe Prudhon de la Fédération Anarchiste

-

Tatou

: Ils n'arrêtent
pas de nous parler de
nation. Nous, on veut bien se reconnaître dans
une nation mais il faut
qu'elle soit comme ça,
une nation telle
que l'ont imaginée nos ancêtres

CONCERT

qui sont montés à Paris
Nous

Moulin, à
Brainans, pour assister au concert des
allés

sommes

Massilia Sound

au

System, occasion de

fête, de rigolade, de joie Mais la fête
est aussi associée à la lutte : lutte pour

le rapprochement des gens, pour la
connaissance de l'Autre, lutte contre la
morosité et la pensée unique. C'est cet

aspect que nous avons développé dans
l'interview, réalisée conjointement avec

journal d'information culturelle local
gratuit, Grain de Scène (#) Massilia
a assuré un spectacle pluri parlant (fran¬
çais, occitan, espéranto), pluri-culturel
et inter-agiste. En effet, des jeunes et
des vieux de toute origine sociale, de
un

et

tout

horizon, s'éclataient ensemble,

partageait l'espace, le pastis ou le joint.
Vous

en saurez donc plus sur ces «occitans excités à l'idée de participer à la
révolution des quartiers du monde

entier»

Grain de scène
le troubamuffin.
propre
Tatou

avez

fait naître

est votre

en

C'est

simple, c'est troubadour
raggamuffin, donc notre définition

et

:

ressemble

à

Raggamuffin
a

Vous

quelle
définition ?

ce

car

délire

de

mots.

c'est le truc qui

nous

flashé, c'est le reggae, c'est le style

lequel
reconnaît Trouba¬
dour parce que c'est ce qu'on injecte
dedans. C'est simple si tu sais ce qu'est
dans

un

.

on se

troubadour. Nous, on se sent res¬

ponsable des troubadours, d'une cer¬
taine façon de voir les choses : pour¬
quoi on écrit des chansons qui parlent
d'amour, le rapport entre l'amour et la
chanson, entre les gens et les chan¬
sons. Trouba, ça veut dire à la fois
trouver et écrire des chansons. Pour
nous,

c'est un acte de prise en charge

de notre culture : dire s'il y a

des gens

qui doivent parler des troubadours
aujourd'hui, c'est pas des intellectuels
poussérieux dans les facs, c'est nous.
Lux B

:

Le

«peuple»

: Non pas le peuple, nous, en
temps que pratiquant de la chose. Après

16

ils ont

débit

un

rapide.

Drapeau Noir J'aimerais insister

véhiculez dans

que vous

ce

sur

les idées

chansons, notam¬

un

gag.

française et ils parlaient tous provençal, il n'y en
avait pas un qui parlait français.
D N
Justement, en parlant de nation, vous
êtes aussi en opposition au nationalisme même
occitan.

((raggamuffin local est international» estexpliquer cette dialecti¬

Tatou

la décentralisation culturelle

?

Lux B

à attendre

que

quel¬

Tatou : Le plus facile, c'est de l'expliquer comme
on l'a ressenti Nous, on l'a fait sans savoir que
c'était cela. D'un seul coup, on a reçu un truc qui
venait d'un tout petit endroit du monde, qui

s'appelle la Jamaïque. C'est tout petit et cela
nous intéressait, nous parlait. On avait l'impres¬
sion que c'était à nous. A partir du moment où on
s'est demandé pourquoi on avait cette impres¬
sion, qu'est ce qu'on avait à voir avec eux, on est
vachement loin et pourtant c'est le truc dans
lequel on se réalise. Une fois que l'on avait
répondu à cette question là, on avait répondu à

:

Oui, et

au

régionalisme aussi.

: Ce que
je viens de t'annoncer juste
avant, ça fait blanchir la barbe des occitanistes.

Lux B : Nous, ce n'est pas
une frontière que l'on
veut. C'est culturel : c'est que l'on reconnaisse la
culture de tous les pays
de France, pas des

régions. La province,

ça

n'existe

pas pour nous.

Tatou : Après c'est une autre histoire. Si il y a 95
% des habitants de l'Occitanie
qui ne se recon¬
naissent pas, qui disent «c'est pas vrai, on est
pas français, on a rien â voir avec la France»,

peut-être qu'on

sera

autonomiste. Mais là, c'est

pas le cas, c'est pas vrai. Et c'est d'autant moins
vrai que la chance des occitans, c'est de ne pas
avoir fonder d'Etat. Cela n^us

permet d'échap¬
per à tous ces concepts en bois de défense de
la langue, défense de la culture.

toutes les autres. On avait

GdS

nous

quez d'un côté l'antirégionalisme et de l'autre
le fait de chanter occitan, n'y a-t-il pas un

compris que si eux
parlaient directement, c'est parce qu'ils
nous parlaient de leur
tout petit endroit, c'est le
fait de parler de ce tout petit endroit qui fait qu'ils
sont universels et qui rassemble tous les gens

Dans les deux choses que vous revendi¬

paradoxe ?

reconnaître que leur
vient de là. La sclérose de la
France vient du fait que c'est un rapport

Lux B : Non, aj contraire, car ce n'est pas la
frontière d'un pays que l'on veut, c'est une
frontière culturelle
c'est même pas une fron¬
tière. En fait ce qu'on veut, c'est qu'on recon¬

différent de lui sinon il s'en bat les couilles de toi,
et toi aussi parce que tu penses pareil. Si tu n'as

breton, l'alsacien,

autre

sujet qui soit presque radicalement
opposé à lui, tu n'es pas intéressant. Après il se
trouve qu'en France, il y a une situation politique,
une structure étatique (car ce n'est pas une
histoire de partis) qui renforce le centralisme. La
pensée unique en France est une idéologie de
gouvernement, une idéologie d'Etat. Après,
comme je te l'ai expliqué pour le monde, tu
l'expliques pour la France. Ce qui est intéres¬
pas un

sant dans le fait d'être

français, c'est que l'on ne
tous pareils, c'est qu'il y ait des français
qui parlent occitan, des français qui parlent
français, des français qui parlent arabe, etc.

soit pas

:

Il faut être

plusieurs à décider dans

un

...

naisse les cultures, que ce

soit l'occitan, le

Ce n'est pas du tout régionaliste ou nationaliste. On veut que l'on recon¬
naisse que l'histoire de France n'est pas l'his¬
toire de la France.

franco-français, il n'y
plus de

Moyen-Age,

par exemple les troubadours, on
que c'était ces concepts, cette
civilisation, que veut dire le mot amour, que
c'était un truc en avance sur son temps, c'était
un

ce

message de convivialité.

Lux B
défaite.

:

Tatou

On

à

:

a plus d'apport,
qui se castagnent dans les

gens

idées.
:

La France est le seul pays

d"

Europe qui n'a pas signé la charte des
langues minoritaires. On est le seul en
Europe.
:

Dans le cadre de

l'occitanie,

c'est même

pire que celà. C'estlà où on
peut pas être nationaliste : tu peux
l'être quand tu es corse ou basque
parce que tu représentes un truc tout
ne

petit sur un territoire très étendu. Qu'estce qu'a laissé la culture corse à la
culture générale française? Pratique¬
ment rien. Nous, on a sept cents ans
d'histoire avec les français. Depuis septs
cent ans, on

Parfois

fait des choses ensemble.

forcés, mais

pas

le plus

sou¬

vent, ce n'est pas vrai. Les occitans ont
adhérés à ce truc là, on a vraiment un
dialogue. La plus grande référence fran¬
çaise, souvent c'est les occitans, Mon¬
taigne parlait occitan. C'est d'autant

plus débile...
Papet Jali (arrivant)

:

Bonjour les débi¬

Que Charles

a une

LuxB : Voilà la vieille garde... La charte,
c'est que l'Etat reconnaisse qu'il n'y a
pas qu'une langue sur son territoire. La
France a dit : non, il n'y a qu'une seule

langue, c'est le français.

...

Tatou : Je ne réclame pas d'avoir un passeport
occitan. Ce que je réclame, c'est que tous les
enfants de France, quand ils apprennent le
leur dise

pas

carrence

les associés.

Après le centralisme, c'est
chose, c'est typiquement français. La dé¬
marche générale, c'est comprendre que si tu
veux dialoguer avec quelqu'un, il faut que tu sois

de tous les endroits.

pays.

veulent

Tatou
Que tu n'ais pas

:

qu'un parle à ta place.

Lux B

culture, elle finit par crever
aussi, c'est pourquoi ils sont au plus mal
et qu'ils font pleins de trucs sur
l'excep¬
tion culturelle, les quotas. En fait, ils ne

Lux B
Lux B

sur

que vous pouvez

que

pour virer le roi en 92.
C'est à dire ils ont viré le roi au nom de la nation

Vous

ment
dîtes

vos

sinon, on s'en branle

Tatou

troubamuffin c'est aussi

Lux B : A Gêne, il y a le tralalamuffin, c'est une
forme de chant. Avec leur voix, ils font un truc
vraiment spécial, ils tchatchent aussi en génois,

A force cette

nation

Martel, ça a été une
avec

plusieurs cultures

l'intérieur, c'est idiot de ne se servir que d'une.

D.N Pour rester

au niveau

gue, du réapprentissage
il me semble qu'il y a les

de la lan¬

de la langue,
calandrettas,

qui sont des écoles où l'on parle occi¬
tan.

Tatou :C'est des écoles

privées. C'est
bien, en plus, c'est des écoles
bilingues, et même plus que bilingue
parce que dans ces écoles, on fait des
cours dans toutes les
langues des en¬
fants présents. Le plus important, c'est
que tu ais besoin de la parler cette
langue.Tant que tu n'en as pas besoin,
je ne vois pas pourquoi tu devrais la
parler. Donc il faut créer des besoins,
des domaines où cette langue soit insuper

�contournable. Si tu veux aller au top
dans ton sujet, tu es obligé de passer
par là. C'est bien aussi pour que les

jeunes puissent aussi faire ce que l'on
fait, puiser dans ce truc qui est derrière
eux, prendre ce qui les intéresse de¬
dans.

Tatou : On est même fier d'être fier
maintenant.

Ca. je n'en doute pas. quelle

GdS

vision

avez-vous de

Tatou : C'est la
Lux B

Marseille?

plus belle ville de monde.

Etre marseillais c'est vouloir

:

marseillais, même si tu n'y es pas
l'on est bien dans cette

né. C'est que
ville.

Tatou

:

avec

je trouve

habiter dans l'endroit que

que

c'est la

je trouve le

plus joli du Monde

dans «On a faim» dans
laquelle on vous demande si c'est dif¬
parue

ficile de

vivre

très facile de faire

de

pied-noirs pas possi¬

préférence

dans

une

ville où il y a

89.

l'époque, il

y en

avait plus, ça

un peu

Tatou : Tu

ne

le vois

pas, ça

arrive de

faire

un peu

Tatou

: Nous, on est
parti de ce qui se passait en
Jamaïque. En fait, on a tout pomper sur les
jamaïcains en essayant chaque fois de voir
pourquoi leur solution nous paraissait valable. Il

bouger ces gens là en parlant
français car ils se disent :

revenir sur

votre groupe

de musique avec nous.

\li

'M

'■

'

ilil

En

ce

que

:

C'était ça

où il n'y avait rien. Même à

voulait de

nous.

entendre

parler de rap ou de ragga.

A

l'époque, personne ne voulait

On était

obligé. C'était intéressant aussi
l'on ouvrait,
pas tout à lait comme la scène, on se lançait
car

c'était le deuxième chantier que

dans

un autre truc.

y

avait aussi le travail de label différent de ce qui
faisait ailleurs. Là bas, les types travaillaient

se

seul

sur un

duire

son. La

production importait : pro¬
beaucoup de gens pour créer une dynami¬

que autour. Cela aussi nous a
label.
: Peux-tu
baletti ?

D.N

nous

poussé à créer un

parler du phénomène ragga

Lux B

: Il y a plein de
groupes que l'on a
rencontré, qui ont fondé des sound System. Par
exemple des mecs de Beaurepaire, des mlnos
de 17, 18 ans qui nous ont vu en concert et
qui
reprennent des chansons des Massilia et font

leur truc à

eux.

C'est

important.

Tatou : Cela apporte des résultats. Une fois que
le tchatcheur a compris que si il a une base chez

lui,

sa

vision du monde change complètement.

Il devient réellement

un

mec

comme

les DJ

jamaïcains. C'est difficile et à la fois enthousias¬
mant. On est pas des curés. C'est militant
quelque part mais c'est efficace aussi. En tant
qu'artistes, on voit i'efficacité de ce qu'onchante,
fait et produit.
D.N

Est-ce

qu'on peut parler d'un réseau en
vue de la G.R.Q M (Grande Révolution des
Quartiers du Monde) ?
:

LuxB

J'espère qu'un jour ça fera un réseau. Le
problème pour l'instant, c'est que c'est restreint
au

:

milieu musical. Il faut que ce

niveau

plus

des chansons

con¬

un

Peut-on parler d'une forme

mêmes,

de démocratie directe ?
Tatou

D'une forme de bon

:

sens

pour

résoudre les

problèmes du quartier. Il
y a des trucs, c'est évident qui pour¬
raient être réglés rapidement. Les gens
ne le font pas parce
qu'ils pensent
qu'ils ne peuvent pas le faire, qu'ils ne
sont pas responsables de ça.

pourras voir aussi les
problèmes de ton quartier. A Marseille,
il a des quartiers «à risques» qui se
sont pris en mains pour résoudre les
problèmes. Ils n'attendent pas que la

l'on disait tout à l'heure

Paris, ils ne voulaient pas de nous. Per sonne ne

vous avez

tre les politiciens, pour la prise en
main des problèmes par les
gens eux-

problèmes, tu

concernant le centralisme.

Tatou

global,

: Dans ton immeuble
déjà, si tu
essaies de voir avec tes voisins les

fondé votre propre label Rocker
Production Est-ce que c'était une nécessité
par rapport à la frilosité des maisons de disque ?
C'est

Justement, à

:

Lux B

vous avez

Lux B

baisse

: Oui. Surtout, cela nous a
permis de faire
compil qui s'appelle Ragga Baletti avec
pleins de groupes de la France entière. C'est
tous des collègues. On a vu
qu'ils étaient à fond
une

pour

univers complet.

pas ton

?

Lux B

aux

J'aimerais

permis de garder vos propres

D.N

oui, c'est moi, on a trimé pour ça. » Ils ne savent
plus où ils sont, qui ils sont De la même façon,
les provençaux ne savent plus qui ils sont.

beaucoup d'idées FN
Lux B : A

GdS Ca vous a
choix artistiques

«

Lux B

D.N Et la vie à Marseille ? Il y a eu la
manif du FN Je me rappelle de l'inter¬

j

des accents

bles, des accents corses Et, c'est toujours un
problème car ce n'est pas par hasard que ça se
passe chez nous : c'est un endroit où les gens
viennent s'intégrer, ils morflent beaucoup pour
être français
Les premiers italiens qui sont
arrivés, ils ont brouté pour être français, donc
pour eux c'est une richesse, quelque part c'est
leur retraite, ce qu'ils ont acumulé. Donc, c'est

GdS

Il faut que

plus belle ville du Monde, sinon je vais

view

mecs

..

Vous êtes fier d'être marseillais?

GdS

être

temps en temps mais ce n'est pas ça qui fait la
vie. C'est très marrant, j'ai écouté un reportage
sur la manif et il n'y avait
pas un mec interviewé
qui parlait français, disons français du nord
comme un présentateur TV.
Il n'y avait que des

soit dans tous les

ville viennent les aider. Si, par exem¬
ple, l'assenseur tombe en panne, ils
vont voir le réparateur car il y a des

qui ont 9 étages à monter. Ils
essayent de faire des trucs avec les

marnas

minos. C'est sûr que les minos, ils
s'emmerdent. Si tu leur donne un cen¬
tre social avec un baby foot et des
caites, ils vont dealer du shit. C'est

normal, je les comprends. Qu'est ce
que tu crois, les parents, ils triment
pour 5 000 balles et eux en deux jours
ils

se

font

Mais les

un

bâton. Je les

mecs

comprends.

essayent au moins de

leur

parler en leur disant : «moi aussi
j'habite dans ce quartier. Toi, tu souf¬
fres. Moi, je souffre. Alors on va es¬
sayer de faire quelque chose ensem¬
ble.» C'est ce qu'on fait avec la
Chourmo. C'est un fan club de Massilia.
La Chourmo essaye de créer des ras¬

semblements, des

concours

de pétan¬

des lotos pour reprendre les fêtes
de quartier, reprendre dans la tradition
ce qu'il y a de bon et faire la fête avec
que,

les gens.
D.N

Comme

en

Espagne où il y a des
qui organisent des

comités de quartier
fêtes
Lux B

Oui, ça, ça manque.

:

Papet : Dans certains endroits, il y a
des chourmos qui organisent des

apéros guidés. C'est génial.

domaines

qu'il y ait ce truc là, qu'il y ait de l'anticentralisme partout. Sinon, à nouveau, tu n'as

Lux B

:

Canal B, c'est une radio à

�Rennes

qui fait

un

apéro itinérant. Ils

vont clans un bar et disent

qu'ils met¬
musique, qu'ils foutent le
ouài : «si vous voulez, venez, l'apéro
est moins cher ! ». A côté de ça, il y a
des chourmos qui se sont délocalisés.

tent de la

La Chourmo est née à Marseille. Main¬

tenant, il y a des gens
décentraliser

:

il y a

qui essayent de
la section Rhône-

Alpes. Ils essayent de faire des réu¬
nions, des repas, manger ensemble,
faire la fête ensemble. Après les gens
se

connaissent.

Tatou : Ce qui est ridicule, c'est de voir le monde

découpage. Souvent, avec des actions très
simples, on peut virer ce cloisonnement des
en

choses.
GdS

Quels sont

:

vos

projets ?

Lux

Lux

: Niquer tout le monde
(rires). Vivre dans la
galère. Les chourmos ça veut dire les rêveurs de
la galère. Bon, on a plein de problêmes mais on
essaye de faire la fête, de trouver des solutions.

Trouba,

comme on disait tout à l'heure, ça veut
dire trouver. Faut pas se prendre la tête en se
disant jamais on y arrivera, il faut chercher.

Cela doit vous plaire l'esprit des
fanzines qui s'adresse au local ?

Trouver la

Tu peux faire
l'international aussi.

seille, est-ce que vous avez fait des concerts de

GdS

Lux B

:

Tatou

:

du loc il mais de

L'important, c'est que quand tu

penses que tes idées sont bonnes, il
faut les faire partager par les plus

grand nombre de personnes, donc faire
tout ce qui est possible pour faire des
ponts entre les gens. Par exemple
quand la chourmo fait un loto, c'est un
pont car tout le monde sait jouer au
loto. Les vieux savent ce qu'est le loto,
les jeunes jouent de façon plus mo¬
derne. Les vieux et les jeunes se re¬

D.N

fête, c'est facile.

Pendant les manifs de décembre à Mar¬

soutien ?
Lux

Non,

:

on

était en concert, loin de chez nous.

D.N
Donc vous n'avez pas participé aux
grèves Là il y avait un sentiment d'être-ensem¬
ble
Lux : Y'en a qui ont essayé de nous récupérer.
Dans le journal, tu voyais : la CGT ou le PS fait
sa

campagne sur

l'air de Massilia. On

a

fait

un

: Massilia roule pour degun (personne).
Qu'ils s'en servent, c'est normal mais qu'ils ne
mettent pas qu'on roule pour quelqu'un. Bien

erratum

trouvent dans un endroit où ils ont les

sûr, les gens peuvent faire ce qu'ils veulent avec

mêmes chances de

comprendre les

nos

chansons. C'est sûr

qu'on

choses et d'intervenir

sur

les choses. A

pas

dans un truc du FN

ou

partir de

ce moment là. ils ne se voient
plus comme des extra terrestres. De
la même

façon, quand on chante en
patoi, un mec qui ne connaît même
pas le rock, s'il écoute du rap, il se
fermerait tout de suite. Là, il y a une
ouverture. Il se dit que c'est une musi¬
que de sauvages mais la langue qu'on
utilise, c'est celle qu'il utilise au mar¬
ché. De la même
se dit que c'est la

façon, le petit fils qui

langue qu'utilise son
grand-père. Son grand-père qu'il a tou¬
considéré
jours
comme le dernier des
cons, c'est plus tout à fait le dernier des
Et quand l'autre voit que son petit
fils lui demande quelques mots en
cons.

patoi, il se dit : «Putain, mon petit fils,
il est pas aussi con que je croyais».
Lux B : C'est contre le racisme entre
les vieux et les jeunes. Dire qu'il y a une
musique de jeunes et une musiques
de

vieux, c'est ridicule. Nous,

que
fête

la musique c'est fait
avec

on

pour faire
tout le monde. Tu vois, à

mino de 5

ans.

.

Un petit mot pour

retrouvera

nous

du RPR.

Mégret et

son copain

Papet : Qu'ils restent chez

Lux

eux.

Qu'est

ce

que

Leur politique ne nous intéresse pas.
est tellement conne. Oui, je vais réagir. Le
c'est

tu

qu'on leur dise ?

veux

:

Elle
Pen

enculé.

Mégret c'est un enculé mais je
peux te dire Gaudin, etc..., tous. Tous ceux qui
sont au pouvoir, ils nous ont mis un gros doigt.
Les charters, c'est pas les fafs qui les ont
un

inventés. Pour le sida et les transfusions

sangui¬
fasse pas rire ! Et on
les laisse encore parler. C'est eux qui dirigent le
pays. Ils s'amusent entre eux. De toute façon un
maire, s'il est maire c'est qu'il veut être ministre
et après président, gagner plein d'argent et
nes,

pareil ! Alors qu'on

la
la

me

monter à Paris. 11 s'en bat les couilles de

sa

ville

et de son quartier. Il se montre quand il faut. Moi,
je connais pas de politique honnête. C'est mon

avis

Non, non, moi j'aimerais bien être un
politique, (rires...), gagner de l'argent
plus facilement, voler l'Etat, faire des fausses
factures
Ca me changerait, c'est quelque
:

homme

...

Cohn

Bendit, peut-être...

Papet : J'ai l'impression que le monde va là où

le pousse, personne
n'essaie de le faire
est toujours livré à sa désorganisation
naturelle. C'est peut-être bien, je n'en sais rien,
ce n'est plus de la
politique, c'est de la philoso¬
on

infléchir, il

phie. La politique, cela

ne

se

nombrilistement chez toi.

réfléchit pas

en France car on est
six milliards. Donc, ce n'est pas avec des solu¬
tions spécifiques relatives à ta spécificité de
français que tu vas régler le problème des
croates ou des libanais. Il faut trouver des con¬

cepts, des vrais concepts humains. Là effective¬
ment, nous on pense que dans la culture occi¬
tane, il y a quelque chose à chercher. On est à
l'écoute des gens qui pensent
aujourd'hui
l'occitanie dans ce qu'elle
a d'universel. Par
exemple, Félix Castan, ou le travail que fait
Claude Sicre, ou d'autres. Quand tu dis : la
Grande Révolution des Quartiers du
ne

faut pas que ce soit des mots

Monde, il

qui restent des

mots et

qui vont se galvauder comme n'importe
quel mot. il faut savoir ce que cela veut dire. Une
recherche d'identité dans le lieu où on est mais
dans ce qu'il a d'universel, pas de restrictif. La

politique, c'est

une

n'est pas de la
Ce n'est pas de
de

pratique de bas étage,

ce

stratégie humaine, humaniste.

politique que l'on a besoin, c'est
philosophie. La politique, c'est de la techni¬

D.N.

Jaimerais que vous

qui ne connaissent pas,
lmaginot.(**)
Tatou

éprou¬

insistiez, pour ceux
travail de la Linha

sur le

plus grande association culturelle occitane, et
qui rassemble les gens qui ont entrepris un
travail anti-centraliste, pour se réaliser chez eux.
C'est une tribune, une confrontation d'idées, de
vécu surtout.

ce

que l'on appelle, la fabrication du
folklore, c'est trouver des moyens. Par
exemple, une partie de boules, un loto,
le sound-système, aller au stade, faire
des repas de
quartier, faire des débats
socratiques sur la place du quartier ou
du village, tout cela, si tu le fais réguliè¬

rement,
un

se

folklorise et arrive à avoir
autonome, une démar¬

processus

che et aussi des produits. Parce
qu'un
débat socratique pour un débat socra¬

tique sur la place du village ne veux rien
dire, il est nécessaire de le pratiquer
régulièrement au départ comme n'im¬
porte quel sport pour en connaître les
rudiments, à la limite sur tout et rien. Et,
un beau jour, si l'expérience est me¬
née longtemps, les gens, avec une
pratique, se créent des outils et com¬
mencent à pouvoir gérer le problème
de l'épicier, ou du SDF, ou de
çi ou de
ça. Il faut partir du principe que l'on ne
sais pas pratiquer la vie de la cité, on
ne sait plus la pratiquer du tout et tout
est à réinventer alors autant y aller
gaiement. Ca, c'est le but, le projet de
la Linha Imaginot : l'aventure devant
chez toi. Quelque chose que vous
n'avez jamais fait ! (rires.. .) Quand on
le fait, on s'éclate et c'est ce qu'il y a de

bien.
GdS

Vous

avez

Donc c'est difficile d'en

des

projets à l'étran¬

Lux : Le 12 octobre, on va à la Réu¬
nion. On était en Suisse le week-end

dernier, et on

La Linha

:

peut être infini, mais au passage, après
avoir enlevé les scories, tu peux laisser
des trucs utilisables. Donc, entre autre,

ger ?

Imaginot, C'est le journal d'une
partie de l'Institut d'Etude Occitane, qui est la

parler

cela car c'est un truc ouvert, c'est un lieu
de débat. C'est important car nous, on se situe
dans un lieu urbain et grâce à la L.L on rencontre
des gens qui font des choses dans des
comme

Papet

On

va souvent en

Italie.

des

propositions pour
l'Afrique du Sud, si cela se concrétisé,
on

:

a

ira volontier.

Lux

:

On

Papet

:

va

On

jouer partout.
va

jouer où

mande si cela fait

on nous

de¬

notre affaire.

Lux : Enfin, ici, ça va,
belles...

les filles sont

villages

donc

on va piquer des idées. On va se dire:
«Tiens, là, peut-être que ce qu'ils font chez eux,
ça va marcher chez nous.» Encore une fois,

c'est

Papet

:

que, et on les connaît toutes, elles sont
vées depuis cent ans.

Jean-Marie.

dit

Chourmo, il y a une mère de 80 ans et
un

GdS

chose que je n'aurai
jamais le droit de faire,
(rires). Non, mais Lux a raison, l'un, l'autre, c'est
pareil. Moi, depuis que je suis né, j'en ai vu
défiler des tonnes et cela n'a rien
changé.

une

histoire

d'échange, échanger des

ex¬

périences.
Papet
faire

:

Expérimenter la théorie

avancer

la théorie. C'est

un

un

maximum,

chantier

qui

(*) Grain de Scène, 16 rue des cordeliers, 39000 Lons le Saunier
(") Linha Imaginot- l.E.O,42 rue de la
banque, 82000 Montauban

�Linha

Imaginòt

Interviews
1

trimèstre de 1997

r

Samedi 14 décembre, 13 h. Nous voici en route pour Uzeste. Le distributeurde bil ets visité,
l'auto roule

on

the linha. Je souris

et me

"Flibustier-Sirventes". «Il faut marcher

me"...». Radio-Volvo est

Jacme Gaudas

(D
co

&lt;D
N

sur

rappelle des paroles de Fernando, cousin

la route et

se

dire"Je marche

sur

le centralis¬

la

fréquence culture, les shamans sont appelés à l'antenne, les civili¬
sations se redécouvrent et le hasard n'y est pour rien. Chez Esso, je fait le plein de GPL because
les points. En passant à Montauban, je pense à Félix Castan, à toutes ses actions, ses combats
contre le centralisme français. Anti-centraliste, anti-régionaliste, anti-provincialiste, la théorie du
TGV (Très Grand Valable) prend de plus en plus de relief sur les chantiers ouverts là à Larrazet
avec l'extraordinaire boulot de recherche mené par Alain Daziron et tous ses copains sur les iden¬
tités communales, à Uzeste par la Compagnie Lubat, à Marseille, à Toulouse...A Golfech, les
cheminées de la centrale relâchent leur vapeur d'eau bleutée sur fond de ciel gris. Les pylônes
déploient leurs grands bras et Bernard Manciet occupe ma réflexion. L'ome de Sabres, poète gas¬
con international, est là avec sa posture impériale et ses provocations jubilatoires qu'il sait lancer
ça et là. «J'aime ces grands crucifix de fer...» Paris vaut bien un enterrement! En laissant Agen, je
me dis
qu'Astaflort roupille dans son village et que les Perlinpinpin n'existent plus, qu'ils se
cachent derrière les coteaux de Tenarèze pour ne plus faire de bals. Quel recul! Putain, c'est qu'ils
sont tous là, assis sur la banquette arrière, avec Rita, ce qui fait râler Manciet et sourire Castan.
Pat a ciré son cuir et chaussé ses trappeurs. Les munitions HP5 400 6X6 sont dans le sac, dans la
malle avec les "Sclavis" enveloppés dans un drap blanc. Va comprendre, toi! A Langon c'est le
payage et Lavaud me revient à l'esprit. Il m'a téléphoné la semaine dernière pour me proposer,
pour le festival de Germ-Louron, des papis musiciens malgaches et Eric Manama. Sacré Patrick,
toujours à la recherche d'être atypique. Je lui dis d'en parler à Lubat et lui cause de la fête de
l'Alose de St-Macaire chez Bizu...«Alors, soixante-quinze, quatre-vingt et vingt qui font cent.
Bonne journée!» A chaque voyage, c'est pareil, dès que je vois le panneau "Uzeste-12 km», il se
passe un truc qui me saisit très fort, qui me lâche dès que je vois poindre la flèche de la
Collégiale. Va comprendre, toi! Ce soir c'est la "Nuit Blues". Le 5è Hiver Uzeste Musical est en
showffle, le Café des Sports attend "L'apéro-blues des villes et des champs" et l'Estaminet reçoit
les Bordelais du Passant Ordinaire et des auteurs de la série noire pour un dîner débat dont le
thème est: "Bilan d'une société qui a des cadavres dans les placards et autres intrigues nauséa¬
bondes. Le roman noir est-il la littérature du blues social et politique? Un romancier triste est-il
un triste romancier? Où l'on découvrira sans doute que les romanciers noirs ne sont pas tristes."
Dans la cuisine de l'Estam, Janine est au piano, Marie Lubat pèle les patates et le père Planton au
bar sert le Sauternes. La soirée sera "Polartorrides" avec bal final et toute la Compagnie.
Dimanche 15 décembre, 11 h 30. Je m'enfonce dans la forêt jusqu'au moulin et arrive pour
prendre le café et tchatcher avec Bernard.
A

sur

C'est

Bordeaux, il n'y a pas

qu'en football qu'ils
blent

se

sem

-

la fermeture de l'Estaminet

Ils ont

Ce sont les pre

:

miers Borde-lais

qui viennent

eu

pendant le festival : ils y
L'un dans

Et

Des

sont des

jeunes?
jeunes, oui, qui sont

ce

venus cet

par

été. Ils

sont venus

la photo, par l'écriture,

par le bulletin culturel du PC
de la Gironde, par le stand de
la CGT aussi. Evidemment ce
ne

sont pas

déclarés

la médaille d'or de

étaient tous à 6h. du mat'.

vers nous.

ou

des communistes
à l'ancienne mais

je crois quand même que ce
sont des jeunes qui sont poli¬
tiques.

faire

l'autre,

on a

voulu

quelque chose avec eux
ouvrir cet hiver. Tant

pour
mieux si Bordeaux
vre un

se

décou¬

endroit à côté, il n'est

jamais trop tard pour bien
faire. Il faut dire que ces

mecs-là, il y a 20 ans, ils
n'étaient pas vieux... Il y a des
mecs de 20 ans, de 25 ans,
40, 50 ans, là-dedans. En
y a des gens qui
Ce que j'aime bien

plus, il
vent.

c'est que ce

23

mais
ment

-

réveiller?

B. Lubat

posé de suite dans leur

revue

écri¬
aussi
sont des jeunes

qui ne sont pas, com¬
dire, des branleurs réus¬

sis. Ils ont des

problèmes,

quoi.
Ils sont

prêts à

pleins d'énergie et

avancer.

Voilà. Dedans, il y en a qui
écrivent, qui font de la photo,

qui font du théâtre. On ne sait
pas ce que ça va donner mais
ça me semble une bonne
chose. C'est la première fois
20

des rapports
dirait
l'autre, jouissifs avec Bor¬

en

ans

qu'on

constructifs,

a

comme

deaux. 11 était temps que ça

arrive, quand même. Je crains
que ce ne soit pas
faute. Bordeaux est

de notre

très

pas

spéciale, c'est

une

ville

Tou-

�Linha

Imaginòt
Interviews

1r trimèstre de 1997

louse, c'est pas Montpellier,

à devenir

c'est pas

Marseille. Je connais
mal parce que, depuis mon
enfance, Bordeaux qui était à
côté je n'avais pas du tout

te.

envie de la connaître bien.

outil

un

qui s'inven¬

En mettant les tables

ça, il y a la scène, la
lumière, les projections, il y a
l'ordinateur, on écrit sur
comme

Donc, je fais l'impasse, je fais

l'écran. Il y a une table qui a
des micros et en même temps

Uzeste-Paris direct. A

des micros

de

dans les autres tables à

partir
là, je n'ai pas du tout suivi
ce
qui pouvait se passer à
Bordeaux. Uzcste a grandi
comme ça, s'est poursuivi à
côté de Bordeaux dans, com¬

dire, pas une espèce

ment

d'ignorance

rance entre les
les autres mais pas

uns et

loin.
Bordeaux est

intéressant

écrivains de

roman

noir. Et

puis le feu s'est foutu partout
jusque dans la cuisine chez
Jeanine qui était complète ment débordée parce qu'elle
n'avait pas ses fils pour l'ai¬
der. Elle pensait que ce serait
une soirée intello et
qu'il n'y
aurait personne, que ce n'était

niveau de

musical et que ça ne boulèguerait donc pas... C'était
un peu "Il nous fait chier un
peu Lubat avec sa probléma¬
tique"... C'est drôle. Alors je

culture occitane, parce

qu'on est là-dedans aussi
même s'ils sont Anglais. Je
crois, par exemple, que
Manciet va pouvoir rester
tranquille maintenant qu'il
mis les Parisiens

sur

le

cul... Mais les Bordelais

découvrent Manciet aussi.
Oui parce que Paris l'a décou¬
vert. C'est leur problème à
Bordeaux. Ils l'ont pas
vert à Uzeste où il est

quinze

de celle de base

baladent
partir
menée par les
se

quand même

au

l'identité, si on regarde les
identités qui apportent à la

a

qui

décou¬
depuis

C'est pas grave
pour nous, plutôt pour eux. Et
puis, qui le découvre Man¬
ciet? L'intelligentsia bordelai¬
ans.

pas

lui ai dit: «C'étaient aussi les

clients

pendant le festival. Ils
là, au café.» C'est à
qu'il y avait un malenten¬

étaient
dire
du

assez

ment.

Ils

intéressant finale

-

pensaient pas du
ç'allait être intéres¬
sant et qu'il y aurait du
monde. C'est tout le problème
d'Uzeste, qu'on travaille plus
que jamais cet hiver, qu'on est
ne

tout que

allé chercher

au

Café des

sports. Mardi c'est la langue
et la mémoire.

Alors la

désespérément provincialiste,
y compris de gauche, d'ail¬

langue, c'est à partir de ma
mère parce que ma mère sait
la parler mais pas la lire ni
l'écrire. J'ai envie qu'elle voit

leurs.

sur

se, somme toute, est assez

un

tableau comment

s'écrit

Alors

vient dans le

noir,
parler noir, c'est

on

dans le

bien. Il s'est dit des choses

intéressantes hier soir.
Ce

qui était surtout intéres¬

sant

hier c'était la forme.

Après, il y avait

qui se
qui s'est
fabriqué pour le faire ça, le
repas qui parle, de toutes les
ce

disait mais l'outil

tables

au

fond

sans se

C'est l'Estaminet

voir...

qui continue

"messatge" ou "goyat"
parce qu'elle ne le sait pas. En
même temps, il n'y a qu'elle
qui sait le dire. On va tra vailler sur ce problème entre
ceux qui savent l'écrire, ceux
qui savent le dire, ceux qui
savent le lire et en même

temps on va lancer le chantier
de la mémoire

en

marche. On

enquête; une fois
par mois, on va demander aux
gens de venir avec leur
va

faire

une

Nuit du blues

avec

!

passant ordinaire

mémoire pour qu'on fasse un
livre "C'était quoi Uzeste en

convaincre Jeanine

1950 ?"

n'est pas

Hier après-midi, dans la
cuisine, j'ai eu une discus¬
sion avec ta mère et Jea¬
nine. Sur cette

histoire,

Jeanine avait pris l'exemple
de Manciet en disant: «Oui,
cette

langue, c'est la même
qu'on parle ailleurs». Ta
mère lui expliquait que non.
Elle lui disait: «Moi quand
je te parle tu me comprends
mais il y a des mots...». Elle
a mené un travail
incroya¬
ble. D'ailleurs elle m'a dit:
«C'est tout
la

ce qui me reste,
et
langue le couteau.»

Par rapport

à ça, Jeanine a le
réflexe, qu'ont plein de gens,
de faire mine,
je dis bien,
c'est un jeu, de ne
pas vouloir
comprendre ce qu'on ne com¬
prend pas. Je prends l'exem¬
ple de Jeanine mais on est
tous comme ça

A

quelque part.

quelque niveau
tous

que ce

soit,

frein-là. C'est pas
mal d'ailleurs
parce que c'est
on a

aussi

ce

une

résistance. Com¬

ment on en

ça

joue de ça, c'est
qui est humain et intelli-

gent. Nous, notre jeu sera de

qu'elle
obligée de se faire
croire que ça ne l'intéresse
pas. Ça, ce sera mardi pro¬
chain. Mercredi

tiendra

se

grande réunion du conseil
municipal parce qu'un mec a
une

démissioné à

cause

de

nous.

Il avait

rédigé sur le bulletin
municipal 40 pages sur le fes¬
tival. J'ai
merci

ciens,

aux

vu

le truc, il dit

artistes,

aux

techni¬

organisateurs. La
municipalité a sucré ça et n'a
gardé que 2 lignes. Donc le
mec démissionne. Le
sujet
c'est ça plus le projet
Compagnie Lubat. Ils ont
reçu le pré-projet de scène
aux

nationale
ses

en

milieu rural

implications,

quences...Enfin,
ce

à lâcher le

qu'on

a
réfléchi

ses

avec

consé¬

on commen¬

morceau

de

ce

pensé, de ce que j'ai
aussi, à propos de ce
va devenir ici. On l'a

que ça
lancé dans la discussion, dans
la réflexion

publique, au
niveau d'Uzeste et même au
niveau des quatre cantons du
Sud-Gironde qui sont les

quatre cantons complètement
rétamés, où il n'y a plus rien.

�Linha

Imaginòt

Interviews
1r trimèstre de 1997
On

peut pas tomber plus bas,

gosses

faites, ça sert à rien,
pourquoi vous faites ça». Et
puis on a commencé élitaire.

à 12. Ça fait mal.

point de vue population,
emploi. Il n'y a pratiquement
plus rien. Que des retraités...

C'est d'autant

Plus de forces vives, tra

fants.

vous

au

-

sant

qu'il

y

plus intéres¬
a plein d'en -

maintenant, il y a quand
même la relation des faits. On
est allé au devant de

C'est là la force.

On fait

enfants. Vendredi

pas

forces

l'instit'

laire

tout de suite.

on va préparer
des concerts des enfants, c'est

je

sais

pas pourquoi on se
serait déclaré nous-même

l'avais

demande des gens, dont
les enfants font de plus en

peur.

plus de la musique. Ils disent
tous que c'est le bain du festi¬

populaire. Par humilité et par
justesse, on s'est d'abord dit
élitaire pour tous. Moi, j'ai
déjà dit que je ne voulais pas

uns

En même temps,

peu réactionnaires.

ie

Je crois que c'est une néces¬
sité urgente.

demandés, poul¬

printemps

une

dans cette
région, les projets font très

On

plein de trucs avec les
prochain

nous a

val.

qu'il n'est pas
question qu'ils les maîtri -

Ils sont nés dedans.

sent dans la réalisation.

Des mères de familles et des

Surtout dans le

sens

où ça

mamies

allait.

Quel était le chemin
fatal, vers quelles identités
communales

on

c'est-à-dire des retraités,

ne,

des gens

qui, malheureuse

-

ment, souvent confondent

Gascogne et propriété qu'ils
ont achetée. Ils ont acheté un

terrain dont ils sont

proprié¬
taires. Ils ne savent pas quel
quartier ils habitent, ce qu'il y
avant.

a eu

tiers

ont

Souvent,

ces

quar¬
nourri la moitié du

village pendant huit siècles. Il
y a un déficit là-dedans qui
est aussi de notre responsabi¬
lité puisque nos anciens n'ont
pas su dire non plus ce qui
arrivait. C'est pour ça qu'on
va

lancer

un

travail dans

tous

les villages, des réunions
publiques "Apportez vos

mémoires". On

d'enregistrer

va

essayer

d'écrire et de
faire un genre de livre-témoi¬
gnage de chacun qui dit
"C'était quoi Uzeste dans les
ça,

ne

ont

donc de¬

un

en

des enfants. J'ai dit: "Super"

nous

C'est d'autant

plus super
c'est automatiquement

que

les communes en tant que
territoire. C'est bien là-des¬

qu'il faut qu'on réflé¬
chisse parce que ce mot,
"territoire", est utilisé à
tort et à travers, trop vite.
sus

On arrive de "territoire" à
"tribu".
Il faut réfléchir parce que jus¬
tement on a été accusés d'être
une

tribu. C'est très mauvais.

Tant

qu'on est accusable
d'être une tribu, c'est qu'on
n'est pas bien. Comme j'en
vois d'autres qui sont la tribu
des écolos du coin

ou

la tribu

des alternatifs. Tout ça, ça
rétrécit au lavage. J'ai remar¬

qué une chose: ici, des
jeunes, des écolos, des instits,
des mecs un peu branchés
politiquement, socialement,

chef de file,

D'ailleurs

un

porte-

parole et que je ne voulais
jamais devenir un porte-paro¬
le. Déjà qu'on ait la parole qui
porte... En ce moment il est

mandé de faire des concerts

allait ? C'est

fléau.

Ça devenait homo¬
gène mais défensif. Homogè¬
un

nous

fait le

pari de l'élitaire,
d'être représentatif, popu¬

a

être

Et oui, parce

train de

se
passer par chez
beaucoup de choses
parce que les mélanges, les
problématiques sont en train
de se confronter par capillari¬
té, par horizontalité, par verti¬
calité, partout, dans tous les
sens,
avec

donc, c'est des réunions
les maires, tous les mecs

qu'on allait chercher, ques¬
tionner il y a dix ans, ils pou¬
vaient pas nous recevoir. Il
faut le comprendre ça aussi. Il
a pas
fallu faire de mépris
avec ça. Il a fallu travailler. Il
faut du temps. Et en même
temps, je remercie cette diffi¬
culté parce que si on n'avait
pas eu ce temps de résistance,
nous non plus on n'aurait pas
su prendre le temps.
Le

temps de rencontrer des

Larazet, Castan, tout ce
mouvement

qui est venu làc'est

dessus. Castan dit que
un

laboratoire. Et

un

labo¬

mis à défendre le

ratoire, c'est quelque chose

qui est ouvert par excellen¬

années 50 parce que c'est une

quand il a été atta¬
qué. C'est bien mais tant
qu'ils n'étaient pas attaqués,

année charnière

ils n'avaient rien à

été

allait bien. Nous,

années 50 ?". On

a

choisi les

puisque ç'a
changement radical :
c'est passé de 800 habitants à
350 en 20 ans. Donc, plus
d'agriculture, plus d'artisans.
L'école est passée de 80
un

ne se

sont

pays que

dire, tout

pendant ce
temps-là, la Compagnie, on
était déjà là depuis vingt ans
alors que tout le monde nous
disait: «Mais qu'est-ce que

on

de partout à peu
près. C'est pas triste. J'en
rigolais puisqu'on se retrouve

vaillant, réfléchissant, portant
le pays. Ce ne sont que des
un

tout,

s'est fait jeter

ce.

hier et puis ça
Ça va aller dans les
villages. C'est tout ce que
j'espérais et ce dont je rêvais.
Il a fallu beaucoup de patien¬
ce et il va falloir continuer à
en avoir beaucoup. Mais
C'était ça
s'ouvre.

25

au

bistrot. On était des déran-

mais petit à petit, je
prédit, il fallait
attendre que la situation des
geurs

et des autres...Nous à

15,

20 ans, on disait :

«Ça va
Personne n'était obligé

pas».
de

nous

croire et c'est très

bien. En attendant, mainte

-

qui ne va
pas. Nous, depuis le temps
qu'on dit que ça va pas, on a
appris à travailler le "ça va
pas" et avoir des réponses à
des propositions.
nant, c'est le pays

Ce que

tu appelles "tra

vailler le

-

pays".

Exactement. "Travailler le

pays" et pas uniquement "tra¬
vailler au pays". C'est pas
tout que de chanter ou d'écri¬
re au pays. Avec ça, il faut
travailler le pays. Et travailler
le pays c'est faire chier le
pays. J'étais parti d'ici faire le
tour du monde, je retrouve un
pays constipé, donc je le fais
chier. On dirait que ça va
mieux

en

ce

moment,

il y

moins de ballonnements.

Le pays

danse.
révélé et réveillé

Ça

a

on

disait

une
certaine lutte des classes dont

plus,

que

qu'elle n'existerait
la société serait

libérale et avancée à la pen¬
sée

unique, mon cul, oui ! En
on participe d'une
réidentification des probléma¬
tiques de chacun : citoyen,
politique. Peut-être avec nous
et aussi en partie à cause de
nous, on va pouvoir reparler
effet,

des idées et des confronta

-

tions d'idées.

Faire

ville

un

débat

sur

Tocque-

�Linha

Imaginòt

Oui, par exemple. On nous

prenait pour des marginaux
jusque là. Il fallait surtout pas
le rester, s'en

nir des

satisfaire, deve¬

marginaux de luxe,

subventionnés par les pou
voirs publics parce qu'ils

-

chercher, ils avaient arrêté.
Quand on a commencé à bos¬
ser,

La

qu'on avait une effica¬

re.

cité... Maintenant, il y a une
vraie envie de bataille. Les

on

quelque chose
plus.»

avaient découvert avant les
autres

j'ai dit: «Si

sait

les
à

pas

y remettre, on se remet pas
nous non

jonction était obligatoi¬

C'était

municipalités de Capsou,

capital. On n'aurait pas
fait cette histoire. La légitimi¬
té, pas uniquement être

d'ailleurs, pour les corridas...,

reconnus,

demandent de passer

nous

de

se

le devoir de

avec

pour

c'est

avec eux,

veulent discuter. Alors

nous

l'ont donné.

faire quelque chose,
qu'on
était à Capsou il y a trois ans,
parce qu'il y a un cinéma làbas, à faire un spectacle avec
des films et de la musique; on
a fait huit entrées. Trois
jours
de boulot, huit entrées. Les

venaient pas. Mais c'est
en faisant
ça que tu te rends
compte pourquoi ils ne vien¬
nent pas. C'est
pas parce
qu'ils ne venaient pas, qu'ils
n'étaient pas intéressés. Par¬
fois je pense qu'on a plus
d'influence sur ceux qui ne
viennent pas, en tous les cas
qu'il y en a une. Le tout n'est
pas de venir. Ce n'est pas que
quantitatif. Je le vois par ce
que me disent ma mère, les
gens. Ils commencent un peu
gens

à lâcher le morceau,

à

reconnaître
se

c'est

battre
eux

qui

Auzier dit

qu'ils ont monté
la Com¬
pagnie comme ils montent
une palombière.
C'est pour te dire qu'on n'était
pas si loin des gens, même
avec nos bruits
d'avant-garde
ça avec vous, avec

soi-disant, et tout le bordel.
Peut-être que celui qui mon¬
tait la palombière, il a mieux
entendu la

musique dodécaphonique de la Compagnie
Lubat alors que des tas
d'autres pensaient que c'était
pas du tout populaire. Quand
je vois les images d'Uzeste, il
y a quinze ans, des bruits, des
sons qu'on faisait, c'était
bizarre

et tout le

bordel.

dire, vue la situation sociale,
locale, nationale, à voir des
choses, à comprendre, à avoir

Quand tu regardes ça, tu te
qu'on était peut-être plus
proches de la tradition des
carnavals, des charivaris que
des tas d'autres qui n'en fai¬
saient que des reproductions.
Nous on était en plein carna¬

envie de discuter

val et charivari dans

nous

dire les choses dans les coins.
Dans les

villages autour, les

gens commencent à nous

sur ce

à

quoi

Il y a un

fait et

on

avec

nous

travaille.

travail qui a été

qui

va se

révéler

maintenant. C'est le travail
des papys.

On

va

voir

exac¬

tement le rôle des

dars. Par

pinha l'image Cazaubon

revient à l'Estam.
Si

on

on ne

senti

au

début,

on est

allés les

là-dedans
ça fait jazzer toujours...
Ça devait pas normalement.
Mais quand je vois Jeannot
Pascual hier, je me dis c'est
ça le jazz. Il y a un jeune sax
qui débarque. Ça y est, ils
rappliquent quelque chose.
On a fait beaucoup de volon¬
tarisme pendant longtemps,
on en a fait trop, on a fait
toutes

les

n'en

erreurs, on

a

évité aucune, on n'a pas fait

exprès, on
de ce qu'il

fait toute la liste
ne fallait pas faire,
tout ce que font les gens qui
apprennent. Maintenant il y a
la dialectique. Par rapport au
local et au quotidien, on est
passé en deuxième après
avoir longtemps roulé en pre¬
a

mière. On s'améliore.

C'est

perceptible et ça res¬
la musique.
Manciet passait pour un
avant-gardiste tonitruant il y a
encore
six-sept ans à Uzeste.
Maintenant c'est plus pareil
on
s'interroge, on se deman¬
de. J'apprends qu'il est lu à
sort par

Uzeste. Certains
trent. C'est un

me

le

mon¬

rapport avec le

nos

têtes.

recon¬

il

se

fait,

avec

perceptions et

influences du monde entier et
même temps
local.

en

celles du

Uzeste

pendant trois

il

ans,

était moniteur d'auto-école, il
a fait tous les métiers. 11 faut
que

je lui fasse raconter

sa

vie

parce que c'est trop beau pour
être vrai. Un beau jour, crac,
il entend à Uzeste Archie

Shepp,
sax.

ça le tue, il se met au
Prêt à bosser six heures

par jour pour travailler avec
la Compagnie. Avant ce
genre

de choses n'arrivait

J'allais

au

pas.

devant des choses

et

je me plantais parce que je
pensais que les mecs vou laient jouer avec Lubat pas à
Uzeste Musical, pas jouer à la
Compagnie, à la Gascogne.
150 musiciens sont passés
comme

ça en

été jetés par

dix

ans et ont

la force centrifu¬

ge. Ils n'ont pas tenu la route.
Ils se vont vite organisés pour
monter des groupes par
ailleurs mais malheureuse
ment ont souvent mal

finis

-

et

devenus des ani¬

naissance d'en haut.
Ils
J'étais

festival de

jazz de
Berlin. C'était effrayant, c'é¬
tait

un

au

festival

au

troisième

âge. J'avais tous les copains
d'il y a vingt ans, les mêmes,
ils n'ont pas bougé d'un poil.

disant free

comme

fronter. Ce petit mec qui est
au sax il était roadie à

arrivé

sont souvent

la

charivari

fait,

entendre, à partager, à con¬

mateurs.

avec

toujours aussi
modernes, toujours aussi soi-

se

verticalité à conduire. A faire

temps, qui n'a pas grand-

On n'était pas dans la repré¬
sentation d'un carnaval, d'un
et je le vois sur les
images. On faisait déjà du
jazz sans le savoir mais du
jazz dans la philosophie du
jazz, du jazz qui se fait où il

plus
plus d'ailleurs. Comme si,
entre être savant et primitif
(pas primaire), il y avait cette

en

chose à voir

dis

toutes les

l'avait pas fait avec eux,
l'aurait pas fait. Je l'ai

Bud Powell, le blues, de

L'histoire du jazz

Ils sont

et

ils

sont restés là.

enseignent, quoi. Quand
faire, tu ensei¬

tu sais pas

gnes.
C'est ça, souvent,

En fait les musiciens amè¬
nent leur désir d'avoir peur.

Hier, quand il est sorti,
c'était incroyable...
Hier il répétait dans la cuisine
avant de jouer. Ma mère nous

Nous, on est arrivés sur scène
avec Auzier,
Minvielle, avec

dit: «Vous

les boîtes de

recrue»

conserve et tout

le merdier, je n'étais plus le
même qu'il y a vingt ans.

Heureux, quoi ! Ouf ! En
même temps j'avais
l'impres¬
sion de continuer le jazz. En
relation avec Kenny Clarke,

oui.

même pas

cuisine

avez une

nouvelle

alors

en

qu'on savait
qu'il était dans la
train de répéter.

C'est là que Minvielle a rai¬
de continuer à s'obsti¬

son

ner

�Linha
1

r

V-

•

,

•

-

■

-

■

Interviews

Imaginòt
-

trimèstre de 1997

construction du théâtre natu¬

re-culture à Uzeste,

avec

l'agrandissement de
l'Estaminet, l'aménagement
du Café des sports qui
marche à fond la caisse, un

jour

on y fera peut-être du
cinéma. Les gens qui vien¬
nent à Uzeste

dans quel-que

temps pourront perdre leur
nuit dans

un

village qui s'en

occupe. Lan-cer aussi des
idées de week-ends théma

-

tiques nature-culture pour
faire des billets New York-

Uzeste, Ro-me, Berlin...
Conti-nuer à délirer

avec

l'utopie d'être, de vivre. Cela
se

dou-ble d'un autre travail

l'on fait en ce moment

que

dans les banlieues
Paris pour
avec

au

sud de

"Sons d'hiver"

les tambours

com-me

Ça s'appelle la
Transartistique Tambour avec
100 tambours, des jeunes, des
Beurs, des Maghrébins, des
gens de la cité. Après on va
faire ça dans le nord aussi, en
Seine Saint-Denis, on veut
préparer une grande carnavalvecteurs.

cade
Bernard Lubat

Tu sais, on est

plusieurs qui

devont continuer à avoir rai¬
son

et avoir tort.

Tout

se

fait

vaut

le coup. C'est pas de
en disant

finir. Je déconne
que ce

n'est qu'un combat,

aussi violemment que
20

quand t'es où t'es, monté sur
table

une

jusque là parce que
c'est anti-capitaliste le temps.
Ça va pas du tout avec le
libéralisme et la production à
outrance. Le temps ça n'a pas
de prix donc ça pose problè¬
me avec l'organisation du tra¬

j'étais à l'Estaminet comme
au début il y a vingt ans en

C'est

vail, de la société...

Ça a fini avec tout le monde

Du

qui dansait...
On a joué comme des rois.
J'attends beaucoup de tout ce
travail de fond qui va repartir
dans le pays mais cette fois ce
sont les gens qui nous deman¬
dent. On a passé le cap de
nous y aller, de provoquer, de

le

temps, le temps c'est

interdit

en

temps libre
ce qui se met
en bouche,
cerveau, il faut des années.

Je

ne

Tout

sais pas

moi, les généra¬
tions spontanées ça n'existe
pas. Le mec qu'est savetier,
celui qui travaille la terre,
tous ces

métiers, il faut cin¬

train de

me

dire: «Putain,

marcher?»...
Petit à petit le puzzle s'est mis
en place.

comment ça va

(comme Sicre

fâche,

quante ans pour

vexer

pour

j'ai craqué comme ça dix fois,

comprendre,
apprendre. C'est ça qui

se

lui en

ans...). Tu peux craquer

continuons le début. Hier,

avec

avec

10 000 tambours

pour la Coupe du monde de
foot. Tout ça va rebondir sur

(à droite) et Jean Pascual

un

micro à la main.

en

train de s'articuler.

Avec le

rugby, le foot aussi,

pompiers... c'est passion¬
nant, là j'ai dix ans de chan¬
tier. L'année prochaine on va
lancer la lecture de la parti¬
tion de cette rivière, partition
historique, politique, gascon¬
ne, géologique, naturelle, cul¬
turelle... et on va partir lancés
sur dix ans un parcours de la
les

source

à l'embouchure de la

rivière pour

faire

parcours tous

un

mètres d'histoire, de
à

bout du

les ans, 15 kilo¬
partition

déchiffrer, à retraiter, à

interpréter. Ça sera un point
d'approche dialectique avec la

27

Uzeste parce

qu'on va passer

des contrats

avec

toutes les

municipalités de toutes les
balieues de Paris pour que
des

jeunes, ouvrent ici des

aérés, des centres
sociaux, achètent des mai

centres

-

municipali¬
tés on puisse travailler, rece¬
voir les jeunes de la banlieue
sons.

et

Qu'avec

travailler

ces

avec eux sur

huit

jours nature-culture-artpêche-faune-flore-bouffecochon-lapin-musique-improvisation-groove... Que d'un
seul coup Uzeste puisse tra¬
vailler à être capable de pro¬
poser une alternative aux pro¬
blèmes de la ville et que nous
reçoive ici les

problèmes
qui nous fassent
comprendre mieux que la télé

on

de la ville

�Linha

Imaginât

1r trimestre de 1997

évidemment. C'est à la fois du

Compagnie,

quantitatif et du qualitatif.
Pas par hasard on a plus vite
des rapports avec Paris
qu'avec Bordeaux. Ça démar¬

dedans,

re.

Et les Nadau ? Tout d'un

il y a une ouverture là
qui s'est faite. Pour la

nuit de l'an

2000, ils ont

retenu le Zénith. Ils veulent

relier, Pau, Marseille,
Uzeste, le virage nord, avec

tout

les satellites...

travailler

val de Pau. Ils

on va
sur

y

le

nous

Ça

aller,

carna¬

ont

demandé de travailler

avec

être un bon chan¬
tier pour le Palois de la
Compagnie Lubat, pour Mineux.

va

vielle. On

va

ce

aller travailler

de l'intérieur. On

va

voir

blématique, j'ai

des rencontres le soir. Ce côté

cros...

grande scène, on l'a tous senti
cette année, ça crée des para¬

retrouver, comme ils font
dans les raves mais pas avec

techniciennes aussi, de

de trucs.

Un truc

l'idée à

eu

bien à l'Estaminet c'est que
un théâtre où tout est en

c'est

le bar, les

tables, la
musicienne, les mi¬

:

C'est ça que

je

veux

idéologie de la daube.
l'espace et de la démulti¬
plication, du mouvement dans
l'espace. Il y a tout à revoir, à
cette

De

repenser pour proposer aux
comme

Articide

jeunes une autre alternative
que celle de se défoncer la

qu'elles
restent au Nord, ces problé¬
matiques. Ça m'emballe pas
des masses d'essayer de refai¬
re

comme

ils font là-bas.

Pagalhós,

n'est pas que sur
des scènes avec des lumières.
En tout

ce

cas

pas

uniquement

modité de moyens.

ger'

s'interroge, on en
chapiteau qui crée

qui pourra bouléguer

scène

J'ai

choses. Je préférerais

un centre repérable. Il faut
qu'on réfléchisse autrement
surtout qu'il y a
l'espace. En
même temps, c'était par com¬

on

du

scène

il y aura aussi

reproduction des schémas.
Alors qu'au Café ou dans les
parcs il peut se passer plein

de

grande scène avec des
lumières pour reproduire le
show magique. On va y réflé¬
chir, c'est plus compliqué que
ça et ça m'intéresse que ce
soit plus compliqué que ça.
Par rapport à l'espace et l'his¬
toire d'Uzeste, on va gamber-

festival,

une

nos,

Marseille, c'était pas un cha¬
piteau, ça reproduisait les
paranos de beaucoup de

Massilia,

a marre

acteur, où
scène

l'Occitanie de recevoir,

trer avec ces

ment. Je pense
que c'est pos¬
sible et que ça fera du bien à
tout le monde. Par
rapport au

cause

petit merdier.
partir de mon
petit théâtre d'enfants avec les
jouets et les casseroles. Faire
ça en grand. Ce que j'aime

rencontres-forum,

vu cette

touts, de mon

de chapiteau plus petit,
un chapi¬
teau où ça va parler dans le
village de toile. Organiser le
village de toile autour d'un
chapiteau ouvert sur les
côtés, un chapiteau parleurgenre

prendre ces lieux mais à
Uzeste pour travailler la pro¬

Rencontrer Nadau,

on va

plein

chapiteau. Je ne voudrais pas
tomber justement dans ce
côté Zénith. Ça n'empêche
pas qu'un jour, il faut les

comment on

peut se rencon¬
Béarnais, à quoi
apprendre à jouer, com¬

en

n'est pas avec un

année notamment à

C'est bien. Nous
on va

était

boulégué la problématique.
Par rapport à l'Occitanie, le
boulot qu'on a à faire à
Uzeste,

coup
aussi

on

était les agents de
liaison entre tous et on a bien
on

sur une

!

S

Ça

aura aussi permis que
des oreilles découvrent des

En

partout. J'ai vu Francis

choses. Il fallait aussi

^

Lassus l'autre jour, il

|

en

ce

moment ça

gamberge s

passer par là.
Oui. Mais il y aura toujours
des endroits où on va décou¬

continuer d'avancer. Il fait

cette

vrir des choses. On

des

ça va mais sur scène ça ne
passe plus. Alors que Duran

chir comment

se

va

réflé¬

dispatcher

dans Uzeste. Il faut faire
autrement, par rapport notam¬
ment à ce

qui s'est passé à la

fête de l'Huma

cette année au

stand des Amis. Pendant trois

jours

ça a tellement boulégué
entre le jazz, la
littérature, les

intcllos

et

le

peuple, les

artistes. Il y a eu un sacré
coup de ramdam. Nous, la

panique en
qu'il

parce

ce moment
a

tentatives, des trucs..
Il apprend quoi. Il va appren¬
dre à ragasser, il va même
apprendre qu'il avait appris
pas mal ici et qu'il aurait
peut-être dû continuer à

apprendre

Marie Lubat

décidé de

Mais c'est
pas grave c'est très bien. Il est
parti avec ses raisons. L'im¬
portant est qu'il foute la
merde où il en est capable.
On va essayer de monter un
un peu...

année, à l'Estaminet,

(Nouvel Optic) sur scène ça
été parce qu'il a eu la
sagesse de maîtriser le

a

temps.
La grande scène crée toutes
les paranos: son, balance,
représentation... J'ai un projet
pour le Zénith à Pau : faire
une

ode à la bouffe autour de

la cuisine,

28

en

partant des fai-

tête

écoutant

musique
qui fait poum-poum-poumpoum... Ça m'inquiète ce
poum-poum toujours le
même pendant six heures. Je
sais pourquoi ils ont besoin
de ça. On en a vu plusieurs
en

raves.

une

Dans le même espace,
bande d'allumés

toute la

qu'on est, à ces mecs on leur
aurait proposé autre chose...
Ils auraient besoin de prendre
moins de bonbons et plutôt de

�Linha

Imaginot

Interviews
1r trimèstre de 1997

boire

un

d'avoir

de pinard et
de jam¬

coup

un

morceau

bon à bouffer

avec un

coup

de

pâté. Quand on joue, on
trimballe un truc qui déborde.

A

moment donné il faut

un

presque

allumer la salle. A

côté tu

as

orchestres
mais à

le défilé des

qui jouent très bien
moment donné ça

un

finit par être
changent
de ville et reproduisent tou¬
jours le même truc.
se

culturise. Ça

"culturé". Les

mecs

même temps

la relation avec

les villes à fond la caisse

qu'on serait cuits sans
relation, enfermés. Il
faut la confrontation avec la
vie

désolé mais les gens

dans

d'aujourd'hui. Je suis
vivant
agissant luttant ils sont en
ville. Les campagnes c'est ou
les week-ends
ou

sin si

au

on ne

tourisme

fait pas
fait pas

agri¬

assas¬

gaffe. Le
vraiment

tourisme

ne

avancer

le niveau de la

ville de foire.

qu'on invente des
jeux, des propositions pour
que le mot "tourisme" ne soit
même plus prononçable.
Ailleurs il peut continuer à
Nous il faut

festival de

jazz, j'ai
de
voir
un vieux
l'impression
truc, zéro. Ce sont des éti quettes qui ne font plus l'af¬
faire. Je
ancien

devenir

veux

comme

un

Manciet

Castan, pas un vieux. Je

ou

vois

plein de vieux qui débutent
jeunes. Devenir ancien c'est
se

confronter

arrêt à des

sans

problèmes passionnants que
tu arrives à

résoudre

sans en

fromage. Il suffisait
de les poser et d'un seul coup
ils se résolvent. Ce qu'on a vu
hier. Ils ont une place à
prendre dans le festival, à eux
faire

un

de la gagner, en nous propo¬
sant des choses, avec leurs

écritures, leurs photos, le
roman noir, tout ça... Je pense

l'avenir d'Uzeste serait
davantage fait de ça. Comme

que
on

est en train

de bien s'enra¬

ciner historiquement, on peut
bien donner des responsabili¬
tés à

qui nous montrent
qu'ils sont capables de les
ceux

assumer.

ma

mère me

aussi.

ils ont
l'a dit. Bon

les Bordelais ici c'est
ils

on va se

qu'il n'y ait
pas besoin de l'employer.
Quand on te traite de touriste,
c'est pas sympa. C'est une
démerder pour

bonne insulte. Tout ça se

dans une fragilité
incroyable. Ça coûte du
pognon. On est en situation
délicate, on ne s'est pas payés
depuis six mois. Tout le
pognon gagné à Berlin, en
passe

Hollande,

en

Autriche... est

un

peu :

débarquent, ils arrivent

chez les Zoulous

;

mais ça se

gouffre d'ici
pour que ça y soit. La suite
c'est

une

reconsidération

d'Uzeste par

les élus locaux,
ça y est, c'est parti, pour qu'ils
puissent mieux comprendre
les conneries qu'ils font par
ailleurs. Des putains de festi¬
vals clé en main pour les tou¬
ristes de l'été, qui ne fondent
rien, ni réflexion, ni pratique.
Ce n'est que de la frime.

C'est bien aussi

tent, ça

qu'ils exis¬
fait du relief.

Ça pose le problème de la
critique.
C'est un sport qu'on ne savait
plus pratiquer. Du coup on
supporte plus d'être criti cables. Je me suis arrangé
pour dire que j'étais un artiste
discutable
rester.

et

complais bien le

Etre criticable c'est

produire du libre-arbitre. Il y
a

les bonnes et les mauvaises

chanter, c'est tellement vieux,
hein. A

ne

Shepp c'est vraiment un
j'aime pas le jazz
actuellement surtout le jazz
français.
D'où cette ouverture
On

va

aller, les rencontrer
huit

y

mois de mars, passer

au

jours à New York. On va
aller voir tous les mecs, voir

action crée des racines dans
le pays,

devienne une tradi¬
tion, il faut que ça chie.

chés de la

Toutes les traditions

est

problèmes profonds, pas de
trucs

de surface.

sur

New York

nous

loin, elles viennent de

confondre

ancien. Moi

où ils

qui arri¬

pas

les anciens. Archie

critiques, ça dépend des
années, peu importe. C'est
garant d'un enracinement his¬
torique. Tu t'enracines pas
historiquement comme un pet
de nonne. Pour que cette

vent de

alors d'aide-

le privé. Qu'estce
qu'ils font tous ces festi¬
vals de jazz ou d'autres ?
Avec l'argent public, ils font
marcher le privé. Moi, ça me
gonfle. Ceux qu'ils font jouer,

avec

sont. C'est un peu ce

en

qui nous est arrivé à Berlin où
toute une

bande de musiciens

allemands

nous

est tombée

dessus. Ils voulaient voir

faisait mais ils

comment on

sentaient tellement déta¬

d'être

problématique

grands ou petits... On

arrivés là-bas

comme

sur

scène

à l'Estam'. Auzier

commencé

un truc

a

de trombo¬

infernal, c'était génial.

ne

pleine charnière.
Ça va faire du travail...
De notre point de vue, l'année
prochaine on va carrément
doubler les emplois parce que
On est

en

les subventions vont augmen¬

arriver à la pré¬
paration du vrai chantier. Je
me rends compte qu'on était
devenus des marginaux de
luxe. Les pouvoirs publics
ter, et on va

nous

Cette frime est vachement

avaient

reconnus.

11 fal¬

l'on montre par nousqu'on s'auto-institu-

Dans le

il

Landerneau, Auzier
à faire peur.

commence

La bonne peur.

l'apparition du gonze
qui débarque. Ah, il est pas
allé à la même école que les
autres, c'est sûr... Mais alors,
dis donc, quand il joue... Plus
ça va plus il prend confiance.
Et puis il commence à s'en¬
tendre. Il s'était pas écouté, il
pensait pas qu'il était écoutable, il pensait même pas
qu'il était visible à la télé dans
C'est

nombreuse.

lait que
mêmes

Maintenant il y a

tionnalisail. Par là, les

cet

politiques devaient se mouil¬
ler par rapport à leur fonction
d'élu et leur philosophie de
gestion de la société. Pour
montrer qu'on peut faire, avec
de l'argent public, plus que de

Pinhadars. C'est la force et la

des festivals
partout. C'est pour ça que le
terme j'en voulais pas depuis
le début. Il faut voir

ce

que

soigne. Nous on est partis

c'est. Souvent des tas de pro¬

dans l'aventure du monde

jets ont une origine alternati¬

rural. Mais travailler en

cadre.

ce

ou

tombé dans le

Ils ont été très bons

par rapport au village
Ils se sont faits repérer,

parlé,

servir mais ici

a

aurait pu

les retraites

ou

l'ancien monde rural

cole, voué

Ça

l'animation
garage pour

détruit de l'énergie qui
être utilisée plus à
propos, peut-être même

réflexion...

terme

un peu

parce
cette

Je préfère le concept de
Moi, j'en peux plus. Déjà le

vals municipaux. C'est
dommageable.

ve

et sont

devenus des festi¬

exercice. C'est

faiblesse de

comme

los

pays : il a une
putain de férocité d'expres¬
sion tellurique en lui mais,
comme

ce

dit Manciet,

laissés abaisser, il

on

s'est

n'y a plus

�Linha

Imaginòt
Interviews

1r trimèstre de 1997

de culture,

plus de

paysans,
d'artisans. Tous les cafés fer¬
ment, les maisons sont vides.
En même

temps qu'on est là

capacité d'espérance
positive, ça
continue à se perdre et la
mémoire avec. L'an prochain
on va faire un texte
pour dire
ce qu'il
y avait sur le terrain
avec une

d'offensive

et

sant parce

par on ne sait qui. Comme le
coin est devenu attractif pour

que ça prouve

qu'on n'est pas seul au mon¬
de, qu'il y en a plein d'autres
qu'on ne connaît pas qui boulèguent. J'ai appris aussi qu'en
Russie, on va y aller aussi, il
y avait des pénibles, ils nous
cherchent un peu aussi. Ils

des tas de gens qui viennent
s'installer ici pour la fin de

leur vie, et qui ont peur des
jeunes, des Arabes, des
Grecs, des Moldaves...

veulent venir à Uzeste ouvrir

«On n'est pas venus

campagne pour

à la
entendre du

ce

chantier, ils nous ont vu à
la télé, d'autres nous ont vu

bruit» Ils sont

venus

y a eu pendant mille ans.
Les anciens du village le

Américains d'accord mais pas

du festival. Ma mère sait

qu'il

savent encore: c'était

la

la

plus riche du coin

plaine
qui

et

nourrissait Uzeste. C'est

curieux que

l'on soit là. Il faut

remonter cette

redessiner
On est

mémoire pour
c'était.

comment

passés d'Uzeste

Musical à festival d'Uzeste.
Mais

ceux

qui le disent vont

l'oublier très vite parce que
ça ne

vient

pas

de loin.

un

Allemagne... Les

en

ter le silence."

comme on a

Au lieu d'être 200

Repartir

c'était

tout neuf.

connaissait pas le mot "heste-

l'abordage. Il n'y a que ça
d'intéressant. L'arrivée c'est la

Ma mère,

mort. Pas

mais par rapport

der.

j'en parle beaucoup
à notre tra¬
vail elle est un lien incroya¬
ble. Avant-hier quand les
"Passants ordinaires"

ont

fait

leur

journal parlé, assis à des
tables, ellle était au premier
rang alors qu'on lui avait pas
demandé. Elle sent qu'il se
passe des choses, Uzeste fré¬
mit.

la

comme

peine de précé¬

Lubat

le carnaval de canton, les
gens

le demandent. Nous

allés

est

au

devant des

on

trucs

trop tôt, on a été trop volonta¬

me ren¬

ça "on fait un
des vedettes de

avec

5000 per¬

ont

Ça
aussi ça joue. Ils ont vu qu'on
n'était pas que là pour réussir
ou se prétendre meneurs d'un
truc.

Si

on

avait été

crus tout

pas nous

bien

se

sortir du coin où c'était

pratique d'avoir été mis

Castan dit: «Il faut repen¬
ser

la nation»

Elle

moment, tu retrouves des

les

trucs

journaux, à la télé locale,

à la télé nationale,
disque... Sur le prochain
un

peu

va

mettre toute la

sur

on

et pas
détriment du mouvement
musical. T'as vu hier avec le
au

saxophoniste, c'est pas de la
musique de danse au rabais.
Pour moi la musique de danse
a jamais été au rabais.
Après
elle a été
fabriquée au rabais.
La musique en direct chez les
gens c'est pas au rabais. Hier
en même
temps devant les
gens on a appris 2-3 mor -

30

civilisation.

menuiseries, dans la rue, dans

fait danser. Férocement

nous

continuer à être là.

qu'on va à Paris, il se passe
quelque chose. On réfléchit.
Je repère les lieux, j'ai trouvé
plusieurs endroits possibles
où jouer le lundi et mardi,
sortant de ce qu'on fait ici le
reste de la semaine. Il
y a les
banlieues aussi qui me tra¬
vaillent. Avec la langue, la
tchache, les relations multiculturelles. Quand je leur dis
que je suis gason, paf, il y a
un vrai truc fondateur, c'est
performant au niveau de la

jouer avec
banlieues,

moitié raté mais ils
vu

qu'on nous le
chaque fois

ç'aurait été le carna¬
ge. Là ils nous voient bosser
dans les villages, dans les

balistique
du bal, en la
trafiquant, la
mettant destroy. Tous les
morceaux avec
lesquels on

doit

Je vais

avec

jugé aussi à ça, ils
ont vu qu'on faisait des
choses, qu'il y avait pas beau¬
coup de monde, que c'était à
ont

Pas du

tout.

était arrivés de

on

comme

sonnes,

américain qu'a trouvé
Sicre?

seigner (rires). C'est intéres¬

début

la chanson"

sûrement aussi relancer

qui devons être crus
c'est le pays qui doit se croire,
qui doit se mettre en lui, qui

ce

au

vale, ça boulègue.

de suite, on était cuits. C'est
Tu le connaissais

belliqueux, ils sont
humbles, peut-être
un
peu trop parfois. Ils nous
ont mis à l'épreuve aussi. Si
même très

A Toulouse aussi ça carna-

va

ne

sont pas

festival

On

comme ce sont

natifs, des anciens, ils

Paris

nous

Oui ça y est. Il va falloir
qu'on bosse, on a un chantier
qui nous dépasse. Le chantier
avec les tambours
prend des
proportions telles que je ne
sais pas jusqu'où ça va aller.
Ça t'oblige à réfléchir le tam¬
bour, ta tête, ta langue, tout.

Mais

nous.

Repartir à

ristes. Finalement les gens

Vous êtes à la menuiserie.

mardi. Parce
demande. A

des

si

pour la rentrée à Paris où on
foutre la merde le lundi et

va

Evidemment les anciens

quand ils voient des maisons
qui ont été des fermes collec¬
tives, des jardins transformés
en
pelouse avec balancelle,
ils ne disent rien mais je sais
ce qu'ils se pensent. Je
pré¬
tends qu'on a toujours eu la
majorité silencieuse pour

sera

2000.

puis la télé. Et

concerts, des bals, des spec¬
tacles le lundi. On prépare ça

les barrières autour de la mai¬
son.

débuté.

on

Ça commence à être en
bouche, (...) ma mère ne

jada".

Le silence et

n'importe lesquels, Archie
Shepp, ce mec là, les malades
ceux
qui en ont gros sur la
pastèque... Les touristes, ceux
qui viennent faire de l'esthé¬
tique en Europe, se faire un
peu de pognon, ceux-là on
aura
pas le temps...
Le prochain c'est le 20è, ça
fait un tour, on va essayer de
repartir

écou¬

ceaux qu'on a répétés. Tu dois
jouer tout le temps devant les
gens. Je pense que ma vie est
de jouer tous les jours. J'ai
pas le temps de répéter à la
maison. C'est pas à la maison
que ça se passe c'est avec les
gens tout le temps. Un jour
j'espère qu'on fera des

est

là la nation. (...) A
ces
au

jeunes des
bout d'un

savants du

Brésil,

d'Afrique. T'as le marqueur,
le contrepointeur, l'improvi¬
sateur, l'accompagnateur qui
un jour en a marre et devient
marqueur. Tout ça par la pra¬
tique. Chaque atelier dure 5
heures. On est cuits de swing,
de

vie, de discussions. Par

contre avec

le Conservatoire

ç'a été l'échec. Ils n'ont pas
voulu participer à ce travail

carnavalesque charivaresque,
ni les élèves, ni les

profs, ni
institutions, c'est trop
grave pour eux. Les garderies
explosent. Le 10 janvier on
les

fait l'ouverture des "Sons

d'hiver". Après on fait la fête

�Linha

Imaginòt

Interviews
1r trimèstre de 1997

de la
deux

jeunesse à Ivry pendant
jours. On va gérer l'es¬

des tambours, des
rappers, des taggers. Il y a 20
000 personnes par jour pen¬
dant deux jours. Après cette
pace avec

transartistique tambour arrive
Toulouse aussi.

à Uzeste, à
Ce

qui devrait contribuer,
j'espère, à énerver beaucoup

été

délogés par la force, que
existait vraiment contre

connaissais pas, c'est tout.

eux.

C'est ça que ça veut dire. A
mon avis c'est intéressant de

C'est marrant parce que

continuer à

quand je les vois jouer dans la
rue je me dis ils font comme
nous il y a 15 ans. Mais
nous
on n'a pas attendu d'être atta¬
qués. On a attaqué.

connaître. Faut pas

ça

Manciet; quand je joue avec

gne,

d'Aquitaine et d'Occitaripper ce pro¬
jet. Je voudrais monter un
grand orchestre avec des
cuivres, des percussions, qui
serait capable aussi bien sur
scène que dans la rue d'être
primitif et savant, d'être bouléguant, déstructurant, re¬

l'attaque.

lui

nie. Pour faire

C'est

structurant, délirant, construc-

ai

tif... Une

énergie qui est là à
condition qu'on se réunisse et
qu'on se foute sur la gueule.
De là naît une esthétique, qui
n'est pas rapportée, de l'inté¬
rieur. Pour ça, les outils c'est
les carnavals, faire reprendre
conscience à tous
que

c'est

dans la

que

rue

ces mecs ce

jouer dehors,

de la cité, avertir

quelques-uns qui sont un peu
moins cons que d'autres, qui
sont en passe de devenir
vieux. Le jazz français en ce
moment c'est un désastre

qu'il vient des écoles et
n'a jamais joué dans la rue. Il
parce

des trucs vache¬

nous raconte

du pays
découvert une
politique parce
qu'ils ont été attaqués, c'est
très bien. Mais j'ai constaté
que nous, je sais pas pourquoi
peut-être parce qu'on est des
artistes œuvriers-tauliers, j'en

se sont
conscience

marre

aussi de penser

qu'"artiste" ou "créateur" sont
des mots qu'il ne faudrait pas
employer parce qu'ils sont
trop présomptueux, mon cul!
Moi je suis artiste œuvrier
taulier créateur fondateur

organisateur poil au moteur...
Ce qu'on est en train de pré¬
parer avec les jeunes des cités
sur la transartistique tambour,
il y a des moments où on fait
une musique d'avant-garde. Il
arrive des écritures qui
n'étaient pas prévues au pro¬
gramme qui viennent d'une
boulègue générale. Quand on
en a marre de la boulègue
générale, là, paf!, ça com à

diviser, à s'atomi¬

ment savants mais ça

mence

pas. Il y a un manque,

complexifier. Et puis
quand y'en a marre ça revient
dans la boulègue et puis ça
explose encore. C'est ça la
dialectique. C'est l'accordéon
diatonique. C'est pour ça que
je suis marxiste-diatonique.
C'est ça le free; c'est pas le
free-jazz avec sa façon consa¬

tent sur un

Souvent le

suffit
ils sau¬

pied les mecs.
droit, d'ailleurs.

Hier

j'étais content de voir
les mecs
qui manifestent et qui occu¬
pent. C'est le meilleur spec¬
enfin les ASSEDIC,

tacle

qu'ils ont fait. Mainte¬
qu'ils ont fait ça est-ce
que la prochaine fois ils vont
attendre d'être attaqués pour
nant

se

crée

à

se

se

comme

toutes les choses

terminées. Non, c'est "free-

dom", c'est l'exploration de
chacun, c'est la pratique. Tu

réunir ?

Ils tournent

ser,

en

rond

moment. Ils ont

en

ce

pris
conscience, parce qu'ils ont

te

pratiques, tu te perds, tu te
surprends, tu

music

d'aqui et d'ailleurs,
concerts, bals et
apéros. Afro Baleti ,

pour vos

Johanna Plraino 63 bd
Bisch off sheim 06300

avec

La meilleure défense c'est

qui

rock-musette, de la world

capitaliser
sinon ça ballonne ça reconsti¬
pe. Il se faut se poursuivre et
pour ça à mon avis il faut en
rencontrer d'autres qui sont

de tambourineurs de Gasco¬

les gens

Nice. Afro Baleti fait du

pas trop se

ne

différents. Comme

comme

4 ...Cortetas....Cortetas..

Nice. T

je ne peux pas jouer de
mambo de chacha de free de

Trad. Le Centre d'Informa¬

rien. Il

tionnelles et le Centre

tion des

m'oblige parce que
c'est un autre. L'autre jour on
a
joué d'un seul coup on s'est
envolés on ne sait pas où on

sources

faire

On

danses traditionnelles
l'évolution actuelle,

a

des bandes il faut

détaillées par secteurs
d'activités et des docu

pratiques (forma législation, etc). 352
pages. 150F. IRMA distrib.

tion,
21

l'Estaminet

musique
nou¬

Max

1994

cat en
sen

libre del licèu de la

:

Enfansas. Es a l'entorn
d'aquela tematica que sèt
grands noms de la literatu¬
ra

occitana d'ara an flsats

vèit tèxtes

J.P. Creissac,

:

J.C. Forêt, J.

Gros, J.

Peladan, R. Pécout,
R.Roche
Trobaretz

M.

e

uno

Rouquette.
revirada

en

francès. Lo libre conten

L'économie c'est pas caca,

tanben de tèxtes

qu'on en fait. Sans ça
autres.

Sorgi Gros, publi-

1995, aqui un tre-

literatura occitana

plein d'arriérés,
de trucs à payer, c'est très dur
à tenir quand même.Chapeau
bas au bureau, à tous ceux qui
bossent à cette probléma tique, faut pas les mépriser,
faut s'en emparer de ce
savoir, de cette compréhen¬
sion, de cette faconde.
on a

aux

Paraulas per una

Camarga consacrai a la

On attend les subventions en

le laisse

e

ciutat de

n'avais
même pas prévus. Maintenant
on a un peu mieux les outils.

on

Aprèp Un
quatre istorias de
Roqueta, paregut en

mas...

horizons, de défricher

ce

01.44.83.10.30

:

Publication.

des terrains que tu

c'est

de Paradis 75010

Fax: 01.44.83.10.40

arrière. Donc

possible d'ouvrir de

rue

PAris T

qui ne sont
consacrées de

avant ou en

-

ments

devant des gens

retard,

un

annuaire de 500 fiches

pas les presses
la conscience de la

,

points de vue sur

l'a ramené du nir¬

un

veaux

des

avec

on

et il est né à

c'est

-

publier Trad'97, le
guide des musiques et

disque avec ça aussi.
Un disque qui va peut-être
apparaître d'avant-garde parce
qu'il y a des formes bizarres

en

res

les musiques

de

compris, tout le monde a
senti, quelque chose de plein
qui est arrivé. Il est parti
vana.

pour

-

actuelles (IRMA) viennent

est allés. Personne n'a rien

Manciet,

musiques tradi

d'Information et de

per

Tout

nas.

fargats
los escolans. 162 pagi¬
17x23

cm.

120F. M.J.

se

joue là-dedans : les em¬
plois, l'embauche. Pour des

Verny, 12 rue de la Salle
l'Evêque 34000

métiers et des nouveaux

Montpelhièr.

métiers.

retrouves, tu te
te dis:

04.92.04.95.66

:

«Merde!», tu te

t
31

�Linha
:

Imaginòt

:
v

•&gt;'

'

•

;

Paysans

1r trimestre de 1997

ue ce

O

soit

d'être réécrite pour que

cha¬
dignité. Par
exemple en 1848 il y eut
autant de paysans révolution¬
naires que de citadins révolu¬
tionnaires. Je suis prêt à le
démontrer pour le Tarn-et-

clair, le

(paysan
dont je
'

Jean-Paul

Damaggio

parle est le petit et
moyen paysan

Le Sud-Ouest de
la France est très représentatif
de cette réalité qui,
long temps, fut seuleument un
espoir avant de devenir
aujourd'hui un poids (pas
toujours cependant).
propiTOfcce.
proprilWkii £.

Garonne. Je

Voici deux citations

connus

préfère taire le

micros) qui répon¬
dirent aux injures par des
injures. Ils furent encouragés
à la faire par tous les adeptes
du vieux principe : "diviser
pour régner". Que les fausses
querelles ne nous masquent
pas les vrais problèmes et

dont je

nom par res¬

sein de la civilisa¬

tion".

entre autres les vrais pro

Il faut avoir
connu

les paysans

cette année

blêmes que posent

français de

rendre compte de toute la
force de leur incurable stupi¬

commence

La

de l'histoire que

Les deux citations

Q. (D

ne sont

que gen

tillesses dans le flot

par

le

-

des

injures subies par les pay¬
sans depuis des décennies.
Pourquoi de telles injures ?
Jusqu'à quel pont furent-elles

construisait la culture

se

n'était pas parti¬
culier mais universel dans le
où bien des

sens

légendes se
planète,

ressemblent

sur

dans le

où tous dansent

sans

pour

sens

la

qu'il n'y ait eu personne
"animer" cette activité

etc.

Sans tomber

jamais dans la

nostalgie
Laissons les ré¬
sur

le bon vieux

teurs. Si

je veux réhabiliter le

ce n'est pas pour me
délecter du souvenir. Quand

passé

Tout le monde le sait, les

je vois des bucoliques
d'aujourd'hui pleurer sur la
belle odeur du fumier, je sais
qu'ils ne rêvent qu'à cause de
fausses représentations. Le

étaient analphabètes,

monde actuel vit de fausses

j'appelle de
mes voeux
je propose de
l'entamer à partir de la cultu¬
re.

constant

ce

-

Cette réconversion

ci-dessus

langues et

temps d'autrefois aux rado¬
Et tout

plus difficile

san

et leurs

flexions

dité."

représentation du pay¬
et les raisons des injures

fêtes

n'était pas résiduel mais la
base indispensable sur laquel¬

les fausses

qurelles.

1848 pour se

légendes, leurs chants, leurs
poètes, leurs danses, leurs

savante. Ce

ils n'accédèrent que rare¬

Oui, les

paysans avaient leurs

le

ment aux

_

au

pas cau¬

moindre campagne.

cours

car

pect pour eux.
"La classe paysan¬
ne, celle qui représente la bar¬
barie

ne veux

la lutte des classes traversa la

tionner pour autant

les dis¬
paysans (ou le plus
souvent prêtés aux paysans

de 1850 de deux personnages

mondialement

y retrouve sa

cun

paysans

sales, vilents, écrasés par le
travail, égoïstes etc...
Barbarie que

Mais

représentations qui perpétuent
ainsi les divisions d'hier

en

fantasmes de demain.

tels

La

méritées ? Les paysans ne

schématique, certains
esprits sont plus condescen¬

profonde coupure
historique imposée par ce
siècle suscite la nostalgie qui

firent-ils pas

dants

a

de même contre

propos.

ne soyons pas

pas

comme

Yves Jean, uni¬

les citadins ? Comment cette

versitaire spécialiste des

vieille histoire aurait-elle de

questions rurales : 'Tradition¬
nellement chaque société
locale était pourvue d'une
culture spécifique, d'un
patois, de coutumes, de rela¬
tions de voisinages et d'une

l'intérêt

au

coupures

moment où les

ville/campagne

se

réduisent ?
Ce n'est pas parce

qu'on guillotine un roi que le
principe du roi quitte les têtes
et ce n'est

pas parce que

le

monde paysan

s'intègre aux
règles fixées par l'industrie
que meurent les vieilles
incompréhensions. Au con¬
traire.

Donc disons-le net¬
tement l'histoire a besoin

ses

mérites

comme

qu'il
et je
me régale à entendre les
anciens rappeler leurs souve¬
faut cultiver la mémoire

nirs. Il est des civilisations où
les personnes connaissent par
des tas de chansons.

coeur

vie collective très fortement

Les limites c'est

influencée par les agricul
teurs, ce qui donnait leur

éviter de croire que
était uniquement le

-

homogénéité à

ces sociétés."
(1996). Les condescendants

aiment

toujours évoquer
l'homogénéité ancienne face
à la dispersion actuelle : ils ne
savent pas que

32

ses

limites. Le mérite c'est

de tout temps

que
sans

plus
car

l'on

qu'il faut
le passé
souvenir
Parler des pay¬

en a.
conduit très souvent à la

perverse des nostalgies
le souvenir du passé

n'existe que

dans peu de
livres, de films, d'archives

�Linha

Imaginòt

Paysans
1r trimèstre de 1997
On peut

etc.

difficilement

rendre

conditionne bien des activi¬

soumis

tés. Il faudrait que les
jour¬
nées de Larrazet vivent sur ce

et de ce

rythme

débat

truquées
par les paysans eux-mêmes
qui se méfièrent toujours des

amorphes, obéissants,
et fatigués. On com¬
prend pourquoi : la logique
économique qui nous domine
appelle toujours plus de
misères pour le plus grand
nombre et plus de prouesses
pour les nouveaux féodaux.
Alors il faut prévenir la révol¬

traces écrites.

te.

confronter

une

mémoire orale

des documents écrits (voir

et

l'histoire de l'introduction de
la pomme de terre). Et si
documents il y a, souvent ils
émanent de

En

sources

conséquence le

mieux est de

se

tourner

acti¬

vement vers le futur.

pour

être modernes.

J'ai tendance à pen¬

le rythme de chaque
par la parole
et si vous
pensez que je suis
loin des questions paysannes
je vais y revenir au rythme
ser

que

époque circule

face-à-face (paysans-citadins)
malentendu tient sans

doute

au

fait que c'est un

qui n'oppose

ment les

pas

individus

seule¬

et les

sociaux (rurauxurbains) mais qui divise aussi
groupes
chacun

en

son

for-intérieur.

Deux

Ce que j'appelle "le
futur à inventer" c'est celui

lent de la conversation de

temporalités écono miques, deux modes de vie
s'opposent là où chacun

l'homme

cherche confusément le

qui sortira de

J'aurais pu choisir un autre
thème comme l'interrogation

des flux monétaires

de la

liés

nos

mains,

pas

ou

avec son

cheval.

propriété, de la liberté

des biocarburants mais

pour une fois j'ai préféré
m'en tenir à l'essentiel. Je

laisse apprécier ma

vous

conception de l'essentiel.

miroir de

aux

son

désir. D'un côté

accélérés,

instances territoriales

abstraites

(l'Etat, les grandes
villes, le capital...) de l'autre

des

cycles très lents, à la fois

discontinus (les saisons, les

rythmes du travail) et inscrits
une
temporalité très
longue où se conjugent les
rythmes de la transmission
patrimoniale et de la biolo¬
gie."
dans

Le

rythme

paysan

L'invention de

l'agriculture brisa le rythme
du nomade pour créer celui

vée

plus l'interminable et hasar¬
deux voyage dans l'espace

banalisée par

mais l'interminable et hasar¬
deuse installation dans le

temps. Vous le savez, l'heure
est à la

mobilité

ce qui, loin
originalité françai¬
se, correspond au crédo des
managers made en USA. Le
rythme paysan d'ici ou

d'être

une

d'ailleurs, comme celui des
amérindiens, est un rythme
Ouvrons

un

chantier

profi¬

table à tous

sa

sa

valeur, il reste à

réalité et

en

mieux inventer le futur.

Soyons clair, le futur
qu'on nous prépare dans les
cabinets d'experts en farces et
attrapes, je le vomis par avan¬
Des

sont

sommes

colossales

investies pour nous

nous

offre

comme

Claude Sicre serait

saisir la

logique millénaire et à voir en
quoi, au moment où les pay¬
sans perdent leur rôle de pay¬
sans, elle peut nous aider à

ce.

qu'on

sucette. Et pour

inventer,
il faut toujours inventer un
rythme et la conscience du dit
rythme.
une

La culture paysanne,
fois admise

une

celui

mieux

placé que moi pour
évoquer la question et sans
doute le ferait-il tout autre¬
ment. Le rythme n'est pas la
pulsation cardiaque dont je ne
sous-estime pas l'importance

mais

un

mouvement et un

L'industrie est arri¬

du sédentaitre. Sa vie n'était

circulaire dicté par le
des saisons et qui n'a

retour

rien à
l'horlogerie. D'où
les historiens qui nous répéte¬
ront que l'histoire se répète. Il
ne s'agit pas pour moi du
rythme naturel mais du ryth¬
me du travail : parfois à la
campagne il faut faire la
pause et parfois il faut donner
un coup de collier. Un rythme
complexe avec des accéléra¬
tions. Il me semble que Cl.
voir

avec

livre

rythme linéaire
la chaîne de
montage. C'est le rythme de
l'accumalation, du "toujours
plus", à savoir toujours plus
vite, plus fort et toujours plus
avec son

riche. En seulement deux

siècles, l'industrie
culturellement

ceux qui pensè¬
la classe ouvrière
allait remplacer la classe pay¬
sanne, la logique économique
actuelle (et ça dépasse le fait
qu'elle soit capitaliste)
répond que si en effet la dis¬
parition en nombre des pay¬
sans fait
penser à la fonte des
neiges au printemps, les
ouvriers ne prennent pas leur
place car les machines sont là
pour les écarter.

Donnons-nous du

La civilisation à

Saint-Antonin dit l'essentiel

mier

du

Celle

33

phénomène :
"La répétition de

ce

rythme

bâtir doit retrouver

Harmelle dans

sur

épuisé

rent que

moment collectif. Il

un

a

force de

novation. A

de

n'y a rien
plus rythmé aujourd'hui
que le journal télévisé, ryth¬
me qui s'impose si fort
qu'il

sa

en

pre

-

l'éloge de la lenteur.
qui obligea le paysan à

attendre la récolte. Pensez à

�Linha
1

Imaginòt

l'investissement que ça

repré¬

sentait 6.000

Jésus-

Christ, de

Manger

ans

avant

des graines !
jour le jour en sui¬
la chasse et la
semer

au

vant par

d'une nouvelle manière,
glo¬
balisation sans laquelle on

perdrait toujours plus le

sens

du réel. Ce double
respect

cueillette les nourritures sal¬

peut conduire à la création
des diverses identités indis¬

vatrices n'avait rien à voir

pensables

pour

actions de

points de repères

efficaces

identité culturelle

le

projet agricole globa¬
lement annuel au départ (les
premières cultures furent les
céréales). Pour l'art de la len¬
avec

les cultures paysannes

teur
ont

beaucoup à

dre

et à

nous appren¬

partir d'elles

La civilisation à

bâtir doit chercher la

plurali¬
jour un technicien
soviétique crut utile de décla¬
té. Un

"Il n'existe pas de diffé¬
rence de nature entre indus¬
rer :

trie et

agriculture et en
conséquence les techniques
industrielles

sont

transpor tables à la campagne." Il ne
faisait que répéter le discours
classique aux USA où l'agri¬
culture est par tradition une
branche de l'industrie. L'uni¬
formisation du monde à

ses

avantages mais les appela

Roquefort permet de
rir d'histoire
ment

Les

de

se

et

se nour¬

pas seuleu-

remplir l'estomac.

savants

de Bruxelles

ten¬

tèrent d'éliminer les "mar¬

ques" agricoles au moment
même où,
industriellement,
des marques se protègent des
contre-façons. Il faudrait que
le jambon de Bayonne
puisse
se produire à Munich mais
que les chaussures Nike ne
puissent se copier.
La civilisation à

bâtir doit respecter à la fois

temps qui

nous

ce

vient de la

nature

(peut-être s'agit-il de
la respiration) et celui
produit
par l'histoire des hommes (on
dit qu'il vibre en
numérique).
Ce double
respect doit faire
reculer l'atomisation des

choses pour globaliser la vie

nos

personnelle. Le rythme
appelle inexorablement le
besoin de communauté qu'il
faut détourner en identité.
La civilisation à
bâtir doit

se

saisir de l'indé¬

pendance. Mais sur ce point,
il faudrait interroger le
rap¬
port spécifique des paysans à
la propriété. J'entends
par
indépendance la capacité pra¬
tique de chacun à participer
ou pas au
rythme social
recherché. L'indépendance ne
fut pas celle de tous les pay¬
sans mais celle du
propriétai¬

-

vail et du lieu
vie. On

La civilasation à
alors
elle oscillera entre la jungle et
Et là aussi

ou

le monde paysan est source
de réflexions fondamentales.
Un beau

jour à Paris, rue de
Lappe, des Auvergnats firent

novembre. Je retrouve

Monsieur Astoul,

seurs

inépuisables. Ils

Oran, le Raï

a

suivi le même chemin sauf
que la ville a su

récupérer
la garder
vivante alors que Paris après
avoir profité de l'accordéon a
organisé son enterrement.
Chez les paysans indépen dants (les plus pauvres ne
pouvaient rien et les plus
riches ont toujours préféré
singer la ville) la culture fai¬
sait partie intégrante du tra¬
cette

musique

pour

nouveaux
;

activité-

en

construction.

réfléchir au temps
en

terme de

-

vomisse ? Je crois

1789

Sicre que
sans

n'en faut

tout à

la culture

comme

fait

sans

faire du

le blé. Même s'il

plus qu'un, il faudra

toujours le cultivateur de blé.
En ce vingtième, siècle, des
folklores sont nés de par
le
monde, le jazz ou le tango. A
nous de nous
rappeler que le
futur n'est pas l'impossible
et
que la vie mérite qu'on la cul¬
tive

avec

des charrues élec¬

troniques s'il le faut. Pour le
bonheur

commun.

et ceci

dans

tous les vil¬

lages de la région. Sa décou¬
verte

démontre la contradic¬

tion

flagrante entre la
méconnaissance du phénomè¬
ne et son

ampleur extraordi¬
plus complet
et le plus beau sur les
"Paysans en révolution" a été
écrit par le soviétique Anatoli
naire. Le livre le

Ado

mal fou à trou¬

et a eu un

ver un

éditeur

en

France alors

que tout le monde reconnaît

qu'il est d'une valeur
plaire.
-

19 octobre

Montauban, dans
ami

34

professeur

d'histoire, qui parle du sujet
qu'il adore : l'organisation
des paysans en syndicats
avant même la Révolution de

pain

naient de leur campagne avec
un accordéon et faisaient du
musette. A

culture

folklore c'est

ve¬

possible

rythmes du travail à moins
qu'on ne veuille intensifier le
travail jusqu'à ce qu'on
avec

le bonheur quotidien de dan¬

Voici brièvement

quoi

avan¬

sédentarité-mobilité)

;

ne pas
de travail

interroger

sont parmi

nous

Quel type de tourisme,

les rythmes
(travail-vacances

entre

et la

zoo.

Les paysans

d'emploi, d'habitat ? Pour¬

une rencontre

le.

le

jamais

quelques échos de mes activi¬
tés récentes témoignant de ce
que je comprends sous le
vocable "paysan".
28 septembre : A
Larrazet réunion de prépara¬
tion des journées du 9 et 10

cer

retraite

culturelle

bref, de la

re-virtuose. Mais il faut

faut aussi la volonté culturel¬

sera

et en

retrouvera

la culture-verni s ou'la cultu¬

Cependant l'indépendance ne
découle pas mécaniquement
d'un statut économique. Il
y

bâtir

ne

interférence qui évitait

cette

celle de l'artisan.

re comme

-

tions contrôlées aussi. Le

:

munir

et

nous

du travail pour

les
transposer dans notre présent.

avons

Paysans

wÊIÊÊÊKKÊ

msSMm

trimèstre de 1997

r

m'indique

un

exem¬

:

A

débat,

un

que pour par-

�Linha

Imaginòt

Paysans
1r trimèstre de 1997
1er de 1936 il

ne

faut pas

oublier le

poids colossal à
l'époque de la paysannerie
réactionnaire. J'ai alors

répondu

évoquant le

en

ne m'étonne
plus
La Havane ait été préféré
à Santiago de Cuba comme
capitale.

cas

-

22 octobre

d'un paysan

Montauban

du

des

révolutionnaire
Lot-et-Garonne, Renaud

Jean

qui bien que communis¬
te et bien que vivant dans une
circonscription paysanne fut
élu au premier tour en 1936.
Personnage extraordinaire à
qui on doit l'Office du blé
absent des livres d'histoires.

J'aime le portrait

qu'il fait de
(j'aurais été triste si
je n'avais rien dit en quatre
pages sur la paysanne) : "Je
revois ma mère un jour d'été
lorsque j'avais déjà dix-huit
ou
vingt ans. Nous ne nous
levions guère avant l'aube
mais à peine debout, elle était
à l'ouvrage. Soins à la volail¬
le pendant que chauffait la
pâtée qu'elle portail ensuite
aux cochons. En
temps de
moisson, nous partions aux
champs tous ensemble. Elle
avait une faucille plus
légère
que les nôtres et cependant
nous ne la distancions
guère.
mère

sa

d'elle,

on

qui lisent
cette
texte

sur

l'une

voit Sicre et Marti
une

au concert

avec une

pendant

père allait à l'étable,

mère cuisait

en

bon et les oeufs

fait les

hâte le
ou

ma

jam¬

réchauf¬

quelques restes de la

veille..."
-

Cordes

20 octobre

:

A

homme

parle
d'une musique qui s'appelle
un

le "son cubain" et dont il

indique qu'il
ment de la

est au croise¬

rumba, du boléro

et de la

des

musique paysanne
petits propriétaires pay¬

sans.

La Sierra Maestra de

Cuba

est à la

fois le lieu des

petits paysans indépendants,
la base de trois révolutions
le

creuset

et

d'une invention

biblio¬

Slaves, 1985

vignerons en
1976. Il aurait voulu le savoir
conserva

l'émancipation

la

sans

et

1970

photo sur les révoltés du
Chiapas, cette région du
Mexique où des hommes
masqués inventent une révo¬
lution. Qui sont les zapa -

4- Collectif

-

2 novembre

:

A

Bruniquel, je vais chercher le
bois chez un paysan de 70
ans qui vit seul depuis
tou¬
jours et qui pourrait être
l'archétype du sauvage. Il
s'agit tout au contraire de
quelqu'un qui connaît un tas
de choses, qui est abonné à
plusieurs journaux et qui est
ouvert au monde

par

l'inter¬

médiaire de la télévision
choisit

(il

émissions). Il ne
se souvenait
plus dans la
conversation, du nom de la
ses

période ayant précédé le
magdalénien. Il parle toujours
occitan et n'oublie jamais de
se réapprovisionner en
eau de

18- Collectif

Dictionnaire des

:

idées reçues sur

l'agriculture,

Syros 1993
19- Michel Launay : Paysans
Algériens, Le Seuil, 1963
20- Daniel Tacet
sans

paysans.

Un monde

:

Pluriel (Hachette),

1992
21- E. Grenadou

Grenadou,

:

paysan français, Le Seuil,
22- Balzac : Les paysans,
23- Zola : La terre, Folio

1966
Folio

Eugène Le Roy : Jacquou le
Croquant, Livre de poche

26- Louis Molinier

Un militant

:

27- Philomen Mioch

:

agricole,

1984
Les pay¬

28- Yannicx Le Bourdonnec

Des paysans

29- Louis Malassis

Nourrir les

:

hommes, Flammarion, 1993

1983

30-

France d'un

:

Le tour de

écologiste, Seuil,

Jacques Chauvin : Naissance
divinités, naissance de l'agri¬

des

culture, CNRS, 1994

1993

31- Gérard Belloin

6- Emmanuel
Face à

Maffre-Baugé :
l'Europe des impasses,

iriivat, 1979
7- Gilles

32- Jean

Allaire, Michel Blanc

:

:

sannes

Lespiau

Luttes pay¬

:

landaines, MODEF, 1995

34- Daniel Fabre et

Olivier Orban, 1991

Lacroix

9- Jean Cazalbou

:

Fos mémoire

village pyrénéen, Privât,

33- Anne Rassat

19 ème siècle, Hachette, 1973

Laffont, 1978

Barry Commoner : L'encer¬

est

la nôtre, Presses Pocket, 1982

13- Manuel Plana

:

Pancho Villa,

:

Caminarèm, Robert

36- Sandino

(du Nicaragua) :

Pensée vivante, La Brèche, 1984
37- Michel Ragon : Les coqueli¬
cots sont revenus,

38- Bernard Revel

les

Loubatières, 1996
39- Jean-Paul

autrement

dite, Foyers Ruraux,

1989

Roy : Les agricul¬
françaises, Armand Colin,

15- Pierre Le
tures

1993
16- Nikita Harwich

Histoire du

chocolat, Editions Desjon-

quières, 1992

Montredon

Damaggio

:

Des

paysans sont de sortie, 1995
40- François de Ravignan :
L'avenir du désert, Atelier du

gué, 1996
41- Anatoli Ado

:

:

vendanges du désespoir,

14- Collectif

La campagne

Albin Michel,

1996

Casterman-Giunti, 1993
:

Jacques

35- Claude Marti et Jean-Pierre
Chabrol

clement, Le Seuil, 1972
12- Clause Michel et : Cette terre

Fille de labou¬

La vie des paysans au

:

10- Norman

1964

:

(deux tomes), L'amitié des
livres, 1984
reur

1982

Wyner : Harry
Ferguson, Desclée de Brouwner,

Renaud

Jean, le tribun des paysans.
Editions de l'Atelier, 1993

Politiques agricoles et paysanne¬
ries, Le Sycomore, 1982
8- Philippe Simmonot : Ne
m'appeliez plus la France,

11-

:

heureux,

Flammarion, 1994
Les campagnes

:

5- Fabrice Nicolino

35

Les tribu¬

:

françaises, Editions Sociales

d'un

:

Traquet Motteux, Le Temps
qu'il fait, 1994

lations d'un ouvrier

la lutte des classes, Seuil

Castres, je découvre une expo

tistes? Des paysans et un

Vers

Editions Sociales, 1952

A

:

:

paysanne,

3- Bernard Lambert

29 octobre

Des pay¬

languedocien raconte, 1979

2- Walbeck Rochet

feuille.
-

:

Armand Colin, 1993

25- Jean-Louis Trassard

paysanne :

révolte des

la cruche d'eau fraîche et que
mon

ma

1- Basile Kerblay : Du mir aux
agrovilles, Institut d'Etudes

les musiciens.

maison pour le

thèque

Claude Marti donnera lecture

mais il

Gabriel Audisio

24A titre indicatif voici

émotion intense

j'allais chez le voisin remplir

rentrions à la

manquent pas. Ils me font

d'un texte à la mémoire de la

par coeur

-

sans,

sourire.

les Fabulous l'accompa¬
gneront à leur façon. Et le

premier
déjeuner. Nous n'avions pas
encore de puits. Pendant
que

nous

ne

que

soir

A

fessionnels de l'étude rurale

feuille. Que dit
feuille ? Il s'agit d'un
que Marti se propose de

lire le soir

:

Guerret, haut lieu de révoltes
paysannes, je participe à un
colloque syndical (le SNUipp) sur l'école rurale, ouvert
par Cl. Julien. La place me
manque pour en rendre
compte. Sachons que les pro¬

je vais chercher
photos prises à Lagrasse

dans l'Aude et

17

8 novembre

-

A

:

point c'est tout. Sur une
photo, la plus belle à mes
yeux, on voit quelques
couples de danseurs qui évo¬
luent dans la selva. Dommage
le photographe n'a pas pris

A 7 heures

vie de prune.

musicale. Je

que

: Paysans en
(1789-1794), Société
Etudes Robespierristes, 19%

révolution
des

�Linha

Imaginòt

1r trimèstre de 1997

33 Questions
1

-

L'art de demain sera-t-il

une

l'art de demain

sur

évolution logique de l'art d'aujourd'hui ?

2- L'art de demain sera-t-il humaniste ?
3- L'art de demain sera-t-il essentiellement mental ?
4- L'art de demain sera-t-il asexué ou fera-t-il bander ?
5- L'art de demain saura-t-il toucher tous nos sens en même
6- L'art de demain sera-t-il international,
7- L'art de demain sera-t-il religieux ?

cosmopolite

8- L'art de demain trouvera-t-il d'autres critères que
9- L'art de demain sera-t-il

un

retour

en

temps ?
pluri-ethnique ?

la modernité

pratiqué individuellement

10-L'art de demain sera-t-il

ou

,

ou en groupe

?

arrière ?

11-L'art de demain sera-t-il seuleument l'émanation de la pensée occidentale?
12- L'art de demain saura-t-il transformer les concepts d'art et d'artistes ?
13- L'art de demain sera-t-il réalisé en d'autres techniques que
14- L'art de demain sera-t-il avant tout écoiologique ?
15- L'art de demain aura-t-il un pouvoir politique ?

celles d'aujourd'hui ?

16- L'art de demain sera-t-il social ou capitaliste ?
17- L'art de demain sera-t-il considéré comme de l'art ?
18- L'art de demain sera-t-il héroique et mythique ?
19- L'art de demain sera-t-il pratiqué comme
n'importe quel autre métier
20- L'art de demain sera-t-il macho et
misogyne ou pratiqué que par des
21- L'art de demain sera-t-il

?
femmes ?

hyper-technologique ?
critiques d'art ?
sera-t-il anti-institutionnel ou domestique ?
pourra-t-il exister hors du champ des médias ?

22- L'art de demain aura-t-il des

23- L'art de demain
24- L'art de demain

25- L'art de demain combatra-t-il les médias ou sera-t-il lui même un média ?
26- L'art de demain sera-t-il essentiellement décoratif et uniforme ?
27- L'art de demain sera-t-il universaliste ou spécialisé ?
28- L'art de demain sera-t-il prédateur ou non violent ?
29- L'art de demain sera-t-il anonyme ou
égocentrique ?
30- L'art de demain sera-t-il un art d'initié réalisé
par des sectes
31- L'art de demain sera-t-il l'art académique de l'art

élitistes ?
précédent ?

32- L'art de demain sera-t-il

une

33- L'art de demain sera-t-il

gratuit

recherche du beau et de l'harmonie et quel
ou objet de spéculation ?

beau ?

Michel Batlle

Tant 2 N
Pourquoi tant de hyènes aux sourires morsures ?
Pourquoi tant de bennes quand on couve nos ordures ?
Pourquoi tant de gêne ?

Pourquoi tant de naines qui
leur

moue

cachée

se prennent pour
de baleine à la bedaine obscène

sous

des reines

Pourquoi tant de peine dans

nos chromosomes

X, Y, Zen ?
Et pourquoi tant de scènes qui déboulent
symptômes

hors de nos veines ?
Oui pourquoi dans nos gènes ?

des chaînes

puritaines ?

Pourquoi tant de

Qu'on me comprenne :
l'erreur est humaine
men

mais la

perpétuer

mâchent-

tuer tuer

ils leurs

draconienne

maux

quand on sait que les hommes

nous rend la vie chienne,

crachent des crocs-mots ?

Jean-Bernard Thomas

36

en

autant de

�Linha

Imaginòt

Poesia/cançon
l

1

i'

3

IJ!

I (

i

!

"

-

3"! ?

A ...Cortetas..Cortetas...Cortetas
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l

r

Auvèrnha, esquina redonda d'una terra sens nom
pradassa nauta de l'erba rasa
tropelada de vacas rojas de l'uèlh rasat de frèsc
monasteri perdut dins los vents de glas

esquilada geologica de campanètas vespralas
messas basalticas als dins acossomits pel puèg escantit
filha rossèia,

parèlh d'esclôps dins la man drècha
una bilhèta de trén dins la d'esquèrra
dins l'espéra vana qu'un brandon reviscòle
e prenga lenga dins
sas cotilhas esquiçadas
e sas carns grapinhadas
MAS,
un

artistes de se rassembler et de

s'autogérer. Le collectif a imaginé un
projet de centre artistique pluridisciplinaire, lieu de création, de
travail et d'échanges dans tous les
j domaines (peinture, bijou contem! porain, musique, photo, vidéo,
; sculpture, design, danse... ). Lieux
Ì ouverts sur la ville, les "friches" per! mettent à tout un chacun d'appréi

i

hender

'

ment.

I

i

deI fuelheton,
de se sarrar dins

de barèna

s'engulhar la clòsca
un rosari manja-vida
qu'un còp de mai va repapiar
e comptar los jorns d'aqui a
a

|
;
I
i
!

un

art vivant et en

mouve-

Le but de RAKAN est de

réinitier des pratiques culturelles
plus citoyennes. La mairie a décidé
de prêter un ancien local commercial. Aujourd'hui existe une démothèque, et un fanzine a vu le jour :
(Le rat kagneux) pour nous tenir

informés de l'actualité du RAKAN.
Bravo ! (J.M.B.)
RAKAN 9 place Gabriel Péri 30000
Nîmes T

:

04 66 67 86 69 / 04 66

36 09 61.

I

I

dins

I

ï ACOSSOMIDA DEFINITIVA ?
Caldra lèu tustar suis calhasses desnusats
sul cuol del bestial cofle d'herba grassa
suis canals tellurics que montan del trefond
tornar far

d'aquèia terra una princèssa
l'agach pesuc e maurèl, que de sos braçes
mirgalhats de peçucs de brèn, s'espose totes los
pindolasses cramats de solèlh que davalan a la mar.
Venga leù aquèla dròlla celta e capuda
que de son autar vèrd de salva e blu de lausa neblada
sia prompta a s'escampar dins la chompa salada
que l'espéra, despacientada, per i pagar
un aperitiu milenari.
e

tions Kulturelles et d'Artistes Nîmois
(RAKAN) est né de la volonté des

'

|
!
!
I
1

tomba l'ora calabruna del molzèr,

los recaptes

;
|
I
Ì
!

Nîmes. Le Regroupement d'Associa-

de

Jean-François Mariot

; Montesquieu : "En France il n'y a
| que Paris et les provinces éloignées
! que Paris n'a pas eu le temps de
Í dévorer."
I
I

!

4 Février 1997. Nous apprenons

■

que

Noël Gaudin, entartreur devant

j l'éternel, vient d'entartrer Nicolas
| Sarkozy, maire de Neuilly. Certains
[ ne vont pas manquer de dire qu'il y
! a d'autres tartes qui se perdent sur
! la même commune. (J-M B)
I
I

'

Rectificatif. Contrairement à

ce

que

dans notre précédent noméro, la revue de géopolitique Limés en restera aux shémas
classiques de la pensée centraliste,
L'université française reste fidèle à
son histoire, non sans rappeler les
| propos de J-P Voyer publiés en pre! mière page. R.A.S. donc. (J-M B)
;
|
Ì
!
ì

nous annoncions

'

I

I

; Idée. "La conscience bourgeoise est
; l'idée que l'on pourrait avoir seul.
! C'est l'onanisme de l'esprit." (J-P
I Voyer). C'est cette phrase qui m'a
inspiré le refrain de Pas de si : Pas
d'idées sans être deux. Ceci dit, je
répète que je n'ai rien contre la masj turbation, intellectuelle ou physique
J (les deux bien liées d'ailleurs). (C.S.)
'

i

'

I

¥
37

�Linha
'

--

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x

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1

s

Imaginòt
:

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'T

^

'

.

'

f^pfftrAC
i^ct(iiru9
'

.

"

1r trimèstre de 1997

Ah ! le rural
Le

avec

d'Optimum MidiPyrénées, association qui fait
le lien entre "des porteurs de
projet et des communes
rurales". Elle lance la publi¬
création

cation trimestrielle Ruralement

vôtre ("l'outil du déve¬

volonté d'éviter

certaine

une

langue de bois, mais en même
temps de croire que tout va
mieux dans le supposé
consensus au sujet de telle
initiative ou de tel village. Il
est intéressant de souligner,
le fait Caroline

comme

loppement rural en MidiPyrénées") pour faire part des

Castagné, l'absence de la
Direction Régionale des

différentes initiatives

Affaires Culturelles

et

don¬

des informations pra

ner

tiques

en

-

direction des acteurs

val de Germ Louron

1996, mais

en ce

en

qui

nant, et ce n'est pas en

effectivement
on

peut

s'interroger sur les idées de
fond qui prévalent dans
l'entreprise, et notamment la
fameuse distinction du rural,
comme s'il avait son autono¬
mie. On sent à travers le pre¬
mier numéro de Rurale ment

vôtre

beaucoup de bonne

volonté, mais aussi

une cer¬

prochaine fois
d'un
au

remors.

"rural is beautiful",

au

service

duquel pourrait
l'urbain,

sans

se mettre
bien sûr appor¬

ter ses inconvénients. En tous
cas

le fait d'isoler le rural

laisse pour le moins une

ambiguité, alors que l'avenir
passe forcément par une dia¬
lectique. On le sent d'ailleurs
très bien dans le compterendu d'une expérience de

souli¬

sinon

en resterons

va

les relations

et les tranver

-

sales dans le cloisonnement

français, de faire
et de passer

mouvement

. c'est un journaliste spor»
forme éblouissant© II .vSbtionho tel une

«

-

de

là,

l'étape.
Le Dakar, c'est le moite des sables à six heures, te ticket

finir par

coûte

un peu
plus cher qu'à Paris mais ce n'est pas telle¬
plus dangereux qu'un voyage en banlieue.
On Se distingue pas
grand-chose : des bolides qui tltenl,
d autres qui sont arrêtés. Cols fait
beaucoup de poussière
pour rien, comme- dirait Shakespeare. Il fatrt aimer les pro¬
blèmes mécanique* : ce n'est: pas donné a tout te monde. De
temps é autre, il y a un coureur qui se disloque l'épaule ; ça

ment

distrait

Les pey&amp;ngoc un A mó'wfortes : oq
te

«t«i

u! sans,

coup ! te-

soleil

Quand

fiifet

en

rnppakipi.

Il

dirait

y a de

une playe, sans
quoi attraper un

ei. mourir idiot

arrive a Tombowcrtoo - pur exemple
on fait
pause culturelle, op visite une mosquée. Ce n'est pas
très crédible. C'est comme st. soudain, on demandait aux vaon

une

lises d'ouvrir PceiL

B, &amp;. V.

Optimum Midi-Pyrénées 55 ave¬
nue Louis Bréguet 31400
:

une

ping poug et n'utilise que
superlatifs. On dirait
(fteure do» solde-:, dans un grand magasin, fi, i eiv
tendre, îé'ul est extrême », r faramineux », * génial » .* c'est
i'apocíiíỳpse ■"
Il y aussi de» vanteras, de» micros et des enfants hilares.
Si on veut être seu! - revendication
qui parait légitimé dans,
te désert
c'est raté. Parfois, il y a même tellement tie
monde sur le parcours qu'on est obligé d'annuler- une partie

Jean-Marc Buge

Toulouse T

dans

le -quart

restauration à Pailhès dans

l'Ariège, où la complicité
ville-campagne est le moteur
de l'affaire. Alors pourquoi
isoler le rural à une époque
où il est urgent de multiplier

il oci

balte de

-

croire
que nous démolissons les
jeunes initiatives. Notre
objectif est simplement
d'ouvrir les yeux encore plus
grands à ceux qui cherchent.
Une dernière suggestion :
faire très vite un dossier spé¬
cial sur la langue d'oc sans
laquelle on ne peut com prendre le "rural en MidiPyrénées" et son avenir.
on

eu

Gérard Holfe les
accompagne
îïi.

prendre les enjeux de la cul¬
ture en France, et tout ce qui
se joue justement à la cam¬
pagne et dans les endroits
supposés les plus "reculés".
Nous

dans, te désert, lis le traversent a toi rte
auto, en camion e| même parfois à pied

sont

nais.

prise
Il faut aller plus
com

moto,

.

parce que

fond des choses,

spôriils

en

quand ils. n'ont plus d'essence.
Comme il n'y a pus de feux rouges, Ils appellent cela
l'aventure ; comme lis sorti mal rasés, Ils se prennent pour
Lawrence d'Arabie
comme c'est la modo, Il y a des
termites comme cela ressemble è la guerre, il y a deç
.Japo¬

gnant cette absence que la
DRAC (urbaine ?) viendra la

taine

idéologie du "small is
beautiful" ou plus exactement

Les

allure

elle n'a rien d'éton¬

dans

est

Le métro des sables

Juillet
nous

concerne

ce sens

sm FRANCE 3

festi¬

au

concernés. Toute initiative

bienvenue, mais

&amp;JEOTRÂND ^ SA8NT WNÇENT
«JLE JOURNAL DU DAKAR »

AWU

:

Nouvelle
initiative enla
Midi-Pyrénées

Figaro

Mercredi 15 Janvier 1997

Elle est touchante la

05 61 80 22 05 Fax:

05 61 80 15 61.

au-delà des spé¬

cificités ?

38

�Linha

Imaginòt

Lecturas
1r trimèstre de 1997
Alice poussa un soupir de lassitude. « Je pense,
dit-elle, que
auriez sûrement mieux à faire que de perdre votre temps à

vous

des devinettes auxquelles il n'y a pas de réponse1.
vous connaissiez le
Temps aussi bien que je le connais
moi-même, dit le Chapelier, vous n'emploieriez pas, pour
parler de lui, l'adjeétif possessif. Le Temps n'eit ni à moi, ni à
vous. Le
Temps n'eft à personne.
Je ne vois pas ce que vous voulez dire, répondit Alice.
Bien sûr que vous ne le voyez pas », répliqua le Chape¬
lier en hochant la tête d'un air de souverain
mépris.
J'ajouterai même que vous ne lui avez jamais parlé, au
Temps.
Peut-être bien que non », répondit, avec prudence,
Alice, « mais à mon cours de musique on m'a appris à mar¬
quer le temps2.
Ah ! dit le Chapelier, voilà qui explique tout. Le Temps
n'admet pas qu'on le veuille marquer comme le bétail. Alors
poser
—

Les aventures
d'Alice au pays
des merveilles

Si

—

—

«

—

—

que

si seulement

ferait faire

aux

vous

étiez restée

pendules

en

bons

termes avec

tout ce que vous

lui, il

voudriez,

ou

presque.

CULTURE

Libération
Samedi 25 et Dimanche 26 Janvier 1997

Orientée parPaôclini vers la chamon populaire italienne,
GicvannaMarini mêle chantô et ccnteô dam ôonòpectacle pariòien.

chanson.

La vox populi réinventée
Départs

positions créées

rue

toutes

dei Abbessei. Parii XVIIIe. A

20(130. jóu4&lt;|« 'au S

Bien qu'intitulé Dé¬

parts, cela ressemble
à

un

retour. Un re¬

tour sur

soi,

sur ses

premières planches (napoli¬
taines), sur ses virées avec des

copines, sur les passions ita¬
liennes, sur le meurtre du juge
Falcone. Un retour sur ces an¬
nées italiennes où il ne s'est pas

passé un seul jour sans qu'elle

Giomnnà Marini Sur scène, trois voix féminines

demande ce qu'il aurait dit,

l'accompagnent.

ordinaire d'un beaujeunehom- trois filles
l'accompagnent
qu'il aurait pensé, lui. Lui, me à côté de moi II m'a deman¬ (Francesca Breschi, Patrizia
c'est Pasolini, le poète cinéaste dé si je ne connaissais pas autre Bovi, Patrizia Nasini). «Ce ne
disparu il y a vingt-deux ans, à chose, m'a chanté un chant du sont pas des "marinettes", rigo¬
qui est dédié ce spectacle qui Friouhje lui ai chanté une ber¬ le Giovanna. Mais des profes¬
alterne chants et contes, déli¬ ceuse de mon grand-père... Il sionnelles
qui travaillent toutes
vrés par quatre voix féminines m'a parlé de culture orale, ça me dans des directions
différentes. »
et une
guitare.Autre motiva¬ semblait incroyable, Inculture Cela s'entend dans leurs inter¬
tion du projet, la révolution orale... C'était en 1958, mapre- prétations,
libres et joueuses.
culturelle de cette fille de mu¬ mière rencontre avec Pasolini. » Selon leur humeur, elles aigui¬
siciens élevée chez les sœurs. Chamboulée à jamais, elle se sent, nasillent, grimpent ou
Sur scène, Giovanna Marini fera le chantre d'une musique
dégringolent, commedes monraconte. «C'était lors d'une
populaire, recueillie des Dolo¬ dine, ces femmes des rizières
de ces fêtes de l'intelligentsia mites à la Sicile.
du Piémont Les lamentos suc¬
romaine où il y a beaucoup Elle est une conteuse truculen¬ cèdent aux madrigaux, illus¬
de fête et peu d'intelligence. Je te, qui, en quelques anecdotes, trations sonores des histoires
jouais consciencieusement du donne des nouvelles de l'Italie de Giovanna. Quelques mor¬
Bach sur ma guitare classique. (et d'elle-même) de ces deux ceaux extraits du
patrimoine
J'avais remarqué l'écoute extra¬ dernières décennies. Sur scène, populaire, et surtout des com¬
se

"artistes"
par

mêlent dans

un

traditionnel.«Mu premièrefor¬
mation est classique, dit-elle.

man.

ce

39

:

Les

elle. Qui
joyeux
irrespect le contemporain et le

Création de Giovanna Marinl.
Théâtre de la Ville. tesAbbeaei. 31.

Commen¬
taire

J'attrape des musiques popu¬
laires qui m'ont apporté des
émotions. Ça sonne populaire
dans la façon d'utiliser les voix,
pourtant tout cela est réinventé.
On dit que dans mes chants, on
entend l'Italie profonde, mais
c'est autre chose.». Les polypho¬
nies revues par Marini n'ont
pas la vocation du sacré, elles
explosent comme des chants
de vie, tour à tour moqueurs et
graves.
Une ironie saine

et décapante.«Indispensable devant la
situation d'aujourd'hui, ditelle. Il faut aussi en rire. C'est
grâce au rire que nous avons
tenu notre école depuis 1976. En
Italie, on a vécu ces vingt ans in¬
tensément mais de façon déses¬

pérée. Nous nous sommes re¬
trouvés submergés par la bêtise.
Et ce gouvernement Andreotti,
lié à la Mafia, n'y était pas pour
rien... Au moins, aujourd'hui,
on a un
gouvernement où l'on
ne reconnaît
pas le visage d'un

mafieux»•
ANNICK PEIGNE-GIULY

veulent

ne

pas m'en tendre. Elle
le dit ellemême:

"création".
A

partir de.

Et d'une

formation
savante. Ne

confondons
pas tout.
Voilà.

S.)

(C.

�Linha

Imaginòt
Lecturas

1

r

trimèstre de 1997

La

citoyenneté

I. Réalités

La société

d'aujourd'hui rencontre
des problèmes importants. Il est évi¬
dent que l'on ne peut pas les résoudre,
on les accroît même, en divisant et en
séparant davantage les gens selon les
traces que laissent les conflits cultu¬
rels, affectifs, symboliques ou reli¬
gieux.
La demande de citoyenneté qu'expri¬
ment, parfois confusément, au moins
autant les jeunes que les adultes,
s'appuie sur une double volonté :
•

celle de

trouver un consensus et un

remède au mal vivre avec les autres :
la citoyenneté joue ici un rôle immu¬
nitaire

c'est

et

en

fait la notion de

demande de civilité

qui apparaît pré-

cisemment ici.
•

et

celle d'établir une structuration
: ce sont les notions de
cadrage

car

il

en

caines de

liberté, d'égalité et de fra¬

fonda¬
teurs de la société française, que
les
dérives autoritaristes qui ont d'ores et
déjà dépassé la ligne d'horizon.
La demande de citoyenneté renvoit
ternité,

en tant que concepts

souvent

ces

différentes notions.

L'identité, c'est la recherche des
semblances
entre

ou culturelles
les individus. L'identité renvoit au

singuher, au culturel, au symbolique
particularisme.
La citoyenneté, au contraire, constitue
des individus égaux en droits, chacun
étant une composante égale à toutes les
et au

de la communauté nationale

de la Loi démocrati¬

respect

semblance

à la

quête de l'universel.
citoyen, ce n'est donc pas seule¬
ment appartenir passivement à une
et

Etre

communauté nationale.
En

fait, la citoyenneté est une construc¬
qui le libère de
l'ethnicité, de l'esprit de clan et de la
propension à consommer des avan¬
tages catégoriels. A cet égard, la laïcité
tion de l'individu

citoyenneté pleine et entière ne se crée pas dans
par quelque directive. Au contraire, c'est dans
qu'on a des citoyens forts.
se

telle

ou

pas

l'Etat

ou

un

"remède

au

mal vivre

avec

les autres"

le trouver dans la confrontation. Ce n'est

telle instance qui le sort de son chapeau.

Définition de l'identité

: on

reste sans

voix, tellement

c'est énorme.
La

Serait-on

et

quement établie. La citoyenneté ren¬
voit au poHtique, au juridique, à la res¬

Une

Pour trouver

res¬

ethniques

consensus et

c'est à chacun de

IV
la

les notions

d'identité, de citoyenneté et d'appar¬
tenance nationale. Il importe de cla¬

des idées.

l'adversité

publiques

Identité, citoyenneté,

On confond

rifier

opératoire

pour

que puisse s'exprimer la volonté géné¬
rale dans le respect des libertés

et

des droits individuels.

l'essence même.

Commentaire : La citoyenneté ne se demande pas. Elle se
prend. Il est surtout important de créer les conditions (psycho¬
logiques, intellectuelles...) pour que les citoyens aient envie de
jouer leur rôle pleinement. On est loin d'atteindre tout ce que
permet la loi en France. Le problème se situe surtout au plan

le

constitue le concept

nationalité

et de règles communes dont se dote
la société. C'est la notion de civisme

ce cas.
demande est ambiguë car
elle concerne autant la reconnaissance
de la primauté des valeurs républi¬

est

III.

tenue au

cette

Initiative Républicaine n°15-16 Décembre 1996

politiques. Le caractère subversif de
la citoyenneté ne doit pas être masqué

autres

qui apparaît dans

:

secondairement aux rapports de vio¬
lence sociale et aux rapports de force

sociale

Mais

IR

citoyenneté serait ensuite contraire à l'identité.
citoyen sans exister ? Pour écrire au-dessous que la

Pour

•

L'exercice de

citoyenneté

cela, il faut apprendre à maîtri¬

les

règles de fonctionnement et les
outils de la société dans laquelle on vit
et s'inscrire dans la dimension histo¬
ser

rique de la Nation. On définit ainsi
une
attitude qu'on peut avoir
n'importe où, même quand on n'est
pas dans le pays dont on a la natio¬
nalité. Il faut aussi apprendre à évaluer
les productions culturelles par
rapport aux valeurs de référence de
Liberté, d'Egalité et de Fraternité
afin de dépasser les malentendus cul¬
turels. Le citoyen ne se contente pas
de consommer des droits, il participe
à leur exercice. Il doit prendre part à
leur élaboration

et

à la mise

en

pra¬

tique des décisions qui relèvent
d'un processus de délibération
démocratique.
Secteur formation

"citoyenneté renvoit à la ressemblance" comme pour l'identité
juste au-dessus. Quel merdier la formation à Initiative
Républicaine ! En fait ils ne savent pas comment éviter le
piège de l'ethnie dans lequel ils sentent bien qu'il ne faut pas
tomber. Us prennent tellement de précautions qu'ils se coupent
de tout, même de la culture qu'ils cantonnent à des
"produc¬
tions" (?). La Nation et ses "règles de fonctionnement", voilà
alors la solution. Bonjour l'idéologie nationaliste préfabriquée!
Quand on sait qu'Initiative Républicaine va présenter
des candidats aux prochaines élections (et
que par ailleurs le
fameux 29e congrès du Parti Communiste Français n'a pas
parlé de culture), il y a du soucis à se faire du côté des républi¬
cains. Le nationalisme français se porte malheureusement
encore assez bien,
qu'on se dise de gauche ou de droite.
(J-M B)

40

�Linha
1

r

Imaginòt
trimèstre de 1997

Notre feuilleton

Paris/province
continue

Les samedis soirs de
ON comprend, à la lecture

de

Le Monde

23 Février 1990

son

des Lettres de Simone
de Beauvoir à Sartre et
Journsi de guerre, quelle

séduction la vie de

jeunes
1939)
pouvait exercer sur nos adoles¬
cences provinciales. A l'inverse,
dira-t-on jamais assez ce que,
pendant des générations, la
pensée et la vie intellectuelle
françaises ont dû au puissant
ces

intellectuels (même fin

d'air montant vers Paris
du fond de l'abandon provin¬
cial ?
courant

Pour

qui venait alors de la
« province »
(comme nous, à
vingt ans, dans le début des
années 60, comme d'autres
avant nous), la province n'était
pas une catégorie de la géogra¬
phie ou de/histoire : c'était une
catégorie de la pensée, une
région de l'être. Vivre à Paris,
ce n'était pas élire un lieu
contre un autre :

si l'on choisis¬

Montparnasse

sait de vivre à Paris contre tous
les
bonheurs
possibles

d'Angoulâme
c'était

ou

de Barbezieux,

la certitude que, à
Paris, il ne serait pas nécessaire
pour vivre de renoncer à la pen¬

sée

avec

livres, ni non plus,
à la pensée et
livres, de s'écarter de la vie
et aux

pour se consacrer
aux

ordinaire.

L'émerveillement, • c'était de
découvrir à Paris

un

accord

secret entre la culture et la vie

dans les quartiers populaires,
entre les bords de la Seine et
les abords de la bibliothèque

Sainte-Geneviève,

entre

les

petits crèmes au
comptoir, entre le monde des
musées et celui des concierges
et des chats, entre les petits
livres et les

métiers et les bonnes causeries
sous

les

ormes

(disparus

eux

confondre avec « la vie haute »
en
devenant quotidiennement
une

vie

avec

la

pensée.

Qu'en reste-t-il aujourd'hui ?
D'où les générations montantes
recevront-elles désormais cette

poussée nécessaire, si les diffé¬
rences s'estompent
entre un
Paris progressivement acquis à
la vie de province jusque dans
ses zones
piétonnes, et ce
qu'on nomme pompeusement
les régions, ces communautés
fières de leurs particularismes
locaux ? Comment n'y pas son¬
ger, en ces
de

tristes samedis soirs

Montparnasse où,

dans le

« centre

ville

de Toulouse, les autos
quatre files engorgent les
rues monotonement dédiées à
toutes les formes du loisir
lon

ou

sur

tarifé ?

aussi, disparus). La « vie ordi¬
naire » à Paris pouvait se

Danièle Sallenave

Athman

*

Per la conservacion del

patrimòni lenguistic : En 1870, Charles de Gaulle,
grand-oncle del futur General e Président de la Republica, escriviâ dins una adreça al
Corps Legislatiu :
"Pour que la décentralisation administrative ne soit pas un vain mol, on reconnaît la
nécessité d'émanciper les provinces de l'exclusive domination intellectuelle de Paris,
qui absorbe à son profit toute la vitalité nationale. (...) A ce titre, quel plus puissant
instrument de décentralisation intellectuelle que la conservation des langues provin¬
ciales ?

longtemps on n'a voulu voir dans ces diverses langues que des patois
informes, indignes d'être cultivés et d'attirer l'attention du savant. S'efforcer de les
détruire, de les supprimer, telle était la préoccupation exclusive du législateur, trop
ami de l'uniformité. En demandant pour ces langues le droit de garder leur place au
soleil de la grande patrie, nous ne prétendons, du reste, porter en rien atteinte à la
suprématie acquise par la langue française.
La sagesse de la politique ne consiste-t-elle pas à résoudre les questions avant
qu'elles aient passionné l'opinion publique ? Celle des langues locales se posera tôt ou
tard. (...) Que l'administration en renonçant franchement, radicalement aux abus du
système centralisateur, achève de dissiper les derniers soupçons et d'enlever tout pré¬
Pendant

texte aux

récriminations..." Charles de Gaulle

-

1870

comme

de Tou¬

»

Amen

:

Ahmed, Merci làhaut, Petite bulle
de l'Islam.
Voici trois

pièces
de...

musicales d'un groupe

"raïpeurs", tels

que se

défi¬

nissent les Athman.
La musique est ner¬
plus élaborée qu'il n'y
paraît au premier abord. Les

veuse,

textes sont

résolument anti¬

cléricaux, "antimoines" et
"anti barbus".
Une réserve cepen¬

malvenu
jeunes
Maghrébines mulsumanes de

dant

:

il est

un

de demander

peu

aux

déchirer leur voile et

"d'ouvrir leurs cuisses à
Lo Grelh

roergàs n°28 (Juin 1996)

l'Occident" si elles n'en ont
pas envie. Le conseil est
donc discutable (et un autre

regard sue les femmes
s'imposerait, peut-être).
Jean-Luc Casamian

41

�Linha

Imaginòt
Lecturas
Ì997

1r trimèstre de

QUELLE PLACE
POUR L'HISTOIRE DES
"

OCCITANIA "

a

rencontré

Philippe MARTEL à
l'Université Occitane d'Eté qui
se tenait fin août à Nîmes. A
l'issue d'une conférence sur les
minorités et la Révolution

Française, il a aimablement
accepté de répondre à nos
questions. Historien, P. Martel
est chargé de recherches au
C.N.R.S. Montpellier. Sa thèse
d'Etat portait sur le Félibrige.
Auteur de plusieurs ouvrages
et articles notamment dans

l'Histoire d'Occitanie (IEO-

Hachette), il a participé au
colloque de Rennes Histoire de
France : Mythes et réalités (éd.
Erès 1995) dont

parlé dans

nos

nous

avions

colonnes.

Occitania: Les Occitans
vent-ils opposer à l'histoire

ne

peu¬

officielle
française qu'une histoire de la mê¬
me veine, utilitaire, servant à
justi¬
fier un système ?
Ph. Martel
éviter cela

:

Il vaudrait mieux

des raisons prati¬
ques (nous n'avons pas les moyens
d'imposer quoi que ce soit à la so¬
ciété occitane) et surtout pour des
:

pour

raisons morales
pas

:

nous

obligés de faire

faire

sommes

ce que nous

comprendre

dé¬

qui s'est
passé dans cet espace, et qui condi¬
tionne notre présent. Cela doit per¬
ce

mettre de mettre à mal au passage
la mythologie traditionnaliste en

France. Et de

:

Que

pensez-vous

de la commé¬

moration de Clovis ?
P. M.

Beaucoup de mal, Clovis ne
que ceux qui se po¬
sent des questions sur les invasions
barbares ", et l'interaction entre
leurs traditions politiques et le sou¬
:

peut intéresser

point de vue, notre
apport peut aider, en France, à une
réévaluation critique de tous ces
mythes : tout le monde y gagnera,
ce

alors que personne ne gagnerait
rien à nous voir défendre des

France

qu'à sa mort son royaume
disparaît au profit d'entités créées
pour ses fils et héritiers. Pourquoi
veut-on
à

ce

"

venir des institutions romaines

:

après tout, c'est dans le cadre
romain " que Clovis se situe ( il a

"

ne

nonçons chez les autres. L'histoire
de l'espace occitan, ça doit servir à
nous

Oc

été " fonctionnaire " de

ce qu'il res¬
l'Empire avant de jouer son
jeu). Son adhésion au catho¬

tait de
propre

nous

raconter des histoires

sujet ? J'ajoute, à titre person¬

nel, que le côté religieux du mythe
de Clovis, fondateur de la France
chrétienne m'indispose énormé¬
ment. La France catholique, c'est
fini, depuis 1905 au plus tard. Elle
n'est pas près de renaître. •
Oc

Comment vous, historien,

:

licisme, c'est aussi l'adhésion à la
religion officielle de feu l'Empire.
Quant à créer la France, ce n'est
pas son problème, encore moins ce¬

jugez-vous la remontée d'un natio¬
nalisme français d'exclusion ?

lui de

té des références rituelles

ses

successeurs.

gne lui-même n'a
restauration de

Charlema-

d'autre but

que

la

l'Empire romain
d'Occident. Il faut attendre les Ca¬

pétiens

pour voir se poser la ques¬
tion de la " France ", tout simple¬

qu'ils n'ont pas le choix,
incapables de restaurer
quelque Empire romain que ce soit.
ment parce

P.M.

:

L'affaire Clovis

seul intérêt

—

—

c'est

son

montre bien la vani¬
aux va¬

leurs républicaines telles qu'on les
voit

reprendre par les hommes de
qui nous gouvernent. Car en¬
fin, Clovis, ce n'est pas la " Républi¬
que ", pas plus que le millénaire
capétien célébré en 1987, par les
droite

contre-mythes aussi grotesques que
ceux d'en face,
mais purement

étant bien

mêmes d'ailleurs. La mémoire répu¬

occitans ceux-là.

Clovis fonde d'autant moins la

blicaine, le discours de la gauche
sur l'histoire nationale s'appuie sur

42

�Linha

Imaginòt

Lecturas
1r trimèstre de 1997

Commentaire

:

Voilà

un

article pas

mal.
.

Et même bien.

Mais

un peu

trop modeste, à mon goût. L'occitanisme doit avoir plus

d'ambition. (C.S.)
le souvenir de la

Révolution, celui

notamment de la Fédération de

1790.

Auparavant c'est l'histoire de
monarchie, du gang Capet, si
j'ose dire. Mais en face de cette mé¬
moire, il y en a une autre, celle des
quarante rois qui firent la Fran¬
Clovis a sa place dans cette
ce
la

"

mémoire-là. Mais

on

voit bien

qu'elle n'est pas républicaine,
qu'elle considère la Révolution
comme une

rupture,

une

catastro¬

phe qui interrompe le travail de
construction de la France entamé
par par nos

bons rois

avec

l'aide de

française. Clovis, Jeanne d'Arc
antidote aux ghettos
et aux ratonnades en quelque sorte.
Ce point de vue me paraît à la fois
naïf et dangereux.
Nulle mémoire historique, trafi¬
quée ou non d'ailleurs, ne peut as¬
ciété

and

la troi¬
Ferry,

Lavisse (et Michelet avant) on a
y

concilier

compris à gauche, de ré¬
ces

deux mémoires, au

profit d'une geste de la France
éternelle couronnée par le triom¬
phe de la République. Le but de
l'opération n'était pas historique,
mais politique : réconcilier les deux
France, celles de droite et de gau¬
che, autour de la vision moyenne,
centriste et conviviale, d'un passé
commun, fait pourtant de conflits
sanglants. On pourrait voir là le si¬
gne de l'affadissement des convic¬
tions démocratiques de l'aile droite
de la mouvance républicaine, de sa
composante la plus bourgeoise, si
l'on peut dire, celle qui est au pou¬
voir aujourd'hui. Mais c'est un au¬
tre débat.

ici, c'est que cet¬
ne peut qu'être
illusoire et incomplète, les deux
France demeurant, chacune de son
côté, dans leur antagonisme sé¬
Ce qui compte
te réconciliation

des

sé¬
Jean-

gens

rieux et sincères, comme

Clément Martin, ( (dans un article
du Monde consacré à Clovis juste¬

ment) semblent croire qu'il est né¬
cessaire de donner à tous les jeu¬

compris ceux des banlieues,
mémoire " nationale " commu¬

nes, y

ne

société si

lités sociales, de

l'intolérance et de
l'exclusion, les mythes de l'école
républicaine ou non sont de faible
efficacité.

simple fait

que

le

travail de l'historien n'est pas d'être
le pourvoyeur d'une espèce de nou¬
vel

opium du peuple, mais d'être
qui éclaire le présent par le
passé, sans complaisance ni fioritu¬
res. C'est valable pour les histo¬
riens occitanistes, je l'ai dit plus
haut. Mais ça l'est tout autant, si¬
non plus, pour leurs collègues fran¬
çais.
celui

Oc

Y a t-il

:

une

place pour ce qu'on

pourrait appeler par commodité la
contre-histoire, l'histoire des peuples
dans l'enseignement universitaire et
scolaire ?
P. M.
leurs
aux

Bien sûr,

le travail a d'ail¬
déjà commencé : je renvoie
:

travaux de Suzanne Citron

afin d'éviter la cassure de la so¬

n'était pas

la France qui était res¬
ponsable ! (Qui alors ? des Patagons
venus en

charter ?) Et surtout, il ne

fallait pas

rouvrir de vieilles blessu¬
il fallait savoir " oublier ". En
bref, on revenait à ce que je disais
plus haut : un discours lisse et pro¬
pre sur l'histoire nationale, où rien
ne devait dépasser, afin de fonder,
ou de refonder, un consensus autour
res,

de l'idée de la France (avec bien sûr
une

justification

laisser

au

en

béton

: ne pas

seul Le Pen le soin de

parler de France et de Nation).
Si on se laisse glisser sur cette
pente savonneuse, si on cache aux
gens la réalité de l'histoire de Fran¬
ce, qui est conflictuelle parce que la
société française (nous compris) est
conflictuelle, on ne fait pas un tra¬
vail d'historien

—

et

on ne

lutte

bien évidemment pas contre l'extrême-droite
je dirais même
—

qu'on joue

son

jeu.

Le travail de l'historien

critique,

c'est justement de ne pas se laisser
aller dans cette direction, mais de la
combattre. A lui tout seul, ce travail

réglera rien, bien sûr c'est ail¬
règlent les conflits poli¬
tiques et sociaux. Au moins, il per¬
mettra à ceux qu'il touchera de ne
pas avaler n'importe quelle faribole,
ne

leurs que se

si bien intentionnée soit-elle.
Les historiens et amateurs d'his¬

(L'histoire de France autrement,
Editions Ouvrières, par exemple).
Ce travail, c'est de démonter les

toire d'Occitanie

mythologies

d'autres, minoritaires ou non. Mais
je crois qu'à leur niveau et avec
leurs moyens, ils ont leur rôle à
jouer. Il faudrait voir, sur place,

place (y compris
mythologies occitanis¬
tes). C'est aussi du même coup dé¬
en

d'ailleurs les

terrer les cadavres

draper dans

au

lieu de les

tricolore opaque
j'ai assisté aux
Entretiens de Pétrarque " tenus à
Montpellier sous l'égide de France
Culture. Il y était question de la
France, avec des historiens en géné¬
ral bien pensants, de centre-droite
ou de centre-gauche. Chirac venait
de parler de la responsabilité de la
un

L'année dernière

culaire.
Je sais bien que

une

objectives de cette
concorde n'existent pas dans cette
société. Face à la réalité des inéga¬

En dehors du

Je sais bien que depuis
sième République, Jules

une

la concorde à

surer

les conditions

l'Eglise.

essayé,

co comme

"

France dans la rafle du Vel d'Hiv.
Tous

ces

gens

étaient horrifiés : ce

43

ne

sont pas

les

seuls concernés ; au passage, ils
auraient intérêt à discuter avec

comment les occitanistes ensei¬

gnants d'histoire voient la chose, et
comment ils

drait

se

débrouillent. Il fau¬

échanger des idées à

ce

sujet.

Affaire à suivre.

Propos recueillis par
Joan-Francés SAISSET
Occitania n°99

-

Septembre/Octobre 1996

�Imaginât

Linha

Lecturas

1r trimèstre de 1997

alors que dans les
musiques continentales, les
coupes sont franches. De
même les approches ternaires
et binaires se mélangent en
musique celtique".
superpose,

Nouvelles de
Jean-Marc

Bretagne
Buge

Les

La revue de la SACEM

/SDRM, Notes, ouvrait
intéressant dossier

un

sur "le retour de la vague

celte" dans

son

musical, ethnologique. On

convaincre tous les

parler de la
musique celtique comme de
la musique des pays cel tiques. Pour ma part, j'estime
qu'il y a une musique cel tique et j'entends par là une

je sais qu'il faut
Français,
la planète entière.

voire

Démontrer
et la

numéro de

au

les interviews de Gilles

Servat, Dan Ar Braz, Tri
Yann et Alan Stivell

(pour ce
dernier reprises de OuestFrance, Télégramme de
Brest, Guitare Planète,

monde l'intérêt

richesse de

notre réper¬
qui se passe
actuellement est réjouissant,
il faut aller encore plus loin,
atteindre un point de non
retour où la musique celtique

toire. Si tout

Septembre-Octobre 1996,
avec

cences,

ce

serait définitivement établie
comme un

genre

à part entiè¬

même titre que le jazz.

"

peut aussi

communauté, des points com¬
muns

entre les

musiques de

pays. Mais ce n'est pas
évident de comprendre quoi.
ces

rave-noz

C'est Jacques

qui a
C'est très intéres¬
sant. J'ai toujours été pour
que tout se croise, pour faire
disparaître ces coupures

Abalain,

mon tourneur,

monté ça.

idiotes entre les différentes
formes musicales. Je suis
assez

curieux de

ce

que

"jamais entendu",
mélanges sonores inédits.

donne le

Ce

les

la

C'est d'ailleurs

qui est important n'est pas
forme, mais cette façon que

?

comme

ça

Bulletin, Nouvel Observa¬

re, au

teur...). Il est clair que ce

Car les

qu'ont à dire ces artistes est
plus intéressant que le dis cours des régionalistes bre¬
tons. Pas d'idéologie mais
plutôt du "comment ça

tion

possibilités de créa¬
qu'offre cette musique

les Bretons et les

Toute la culture du monde a

sont

infinies"...

général ont de transformer la
musique, de déformer les
choses qui viennent de l'exté¬
rieur. La tendance, par rap¬

gens plus sincères que
d'autres mais, qu'on le

marche".

cesse

A la

question "Com¬
expliquez-vous, face au
succès phénoménal d'un fes¬
tival comme l'Interceltique
de Lorient, le peu de cas
qu'en fait le métier ?", Gilles
Servat répond "Parce qu'il se
sent à l'écart, pas concerné.
Ce qui se passe à Lorient ou à
Quimper, c'est entre les
ment

Irlandais, les Gallois, les
Bretons, les Ecossais, les
Galiciens... Donc
de la

en

"Ma démarche est

d'aller de l'avant, de montrer
que

la musique celtique ne
d'évoluer. Il faut du tra¬

ditionnel, mais pas seuleu ment. Je suis de plus en plus

persuadé que le rock et la
musique celtique partagent un
territoire

l'époque yé-yé ont
emprunté à la tradition du
folklore des Celtes.... ".
"

j'aime le côté
aventureux, les situations
limites, l'utilisation d'instru¬
ments prototypes...."
...

son

terme

clair que

terme,

que

à

te",

universel et futuris¬
éclaire dans sa stra¬

tégie qui n'est pas pour nous
déplaire : "Pour convaincre
les Bretons de l'intérêt des

musiques celtiques,

pour

faire

tomber leurs dernières réti

toute

sur

J'ai

veuille

-

non, on va

vienne. Le "tuilé" est aussi

de la

une constante celtique, qui
correspond au fait de ne pas
aimer les limites, même celle
entre les phrases. On aime
bien que se soit un peu liqui¬
de, que tout se croise, se

un

soi-même, bien armé ; être
pour

voie

sans

mélange

Peut-on

chose d'arrêté net ? C'est

Alan Stivell

frontières, où
en

apportant

personnalité. Cette
médiane me paraît être
sa

la seule viable".

la

44

se

chacun

le

simplement la musique de
compositeurs qui ont leur
carte d'identité française, ce
qui ne veut pas forcément
dire grand chose sur le plan

l'uniformisation totale
planète ; ou vivre dans

monde

l'on

musique celtique :
toujours utilisé ce
même si les musico¬

sens.

ou

aujourd'hui vers le "village
global". C'est un défi. Et là, il
y a trois voies : se replier sur

parler de
musique française clas sique comme de quelque
deux

démarche, il y a des

exemple d'enlever
quelques notes et d'aller vers
le pentatonique. Les Celtes
ont tendance à "pentatoniser"
une mélodie, d'où qu'elle
par

ne sont pas toujours
d'accord. On peut lui donner

Notes qualifie de "pré¬
nous

"

sentiment

les choses avancent.

toujours bougé ainsi. Dans

logues

donner, Alan Stivell

curseur,

port à la musique populaire
européenne "normale", c'est

que

de

Sa remarque recoupe
celle de Dan Ar Braz : "Il est

sens

en

Enfin Alan Stivell
donne

la Bretagne a un
problème avec la France. "
Pour ce qui est du

Même les

airs de

dehors

production parisienne."

commun.

Celtes

�Linha

Imaginòt

Lecturas
1r trimèstre de 1997

Le Nouvel Observateur du 19 au

25 Décembre 1996

Commentai¬
re :

Dans l'hebdo

gauche caviar,
une pub anti¬

SNDA^p

Les oies et les canards sont
victimes d'un atroce gavage

foie gras.
les salauds
-

de paysans

pour

du

Sud-Ouest qui

gavent les
à

consiste à saisir ces animaux par le cou, à leur ouvrir le bec,
gosier un tube d'environ 20 à 40 centimètres et à

à leur enfoncer dans le

leur faire avaler de force une grosse

oies.
-

Le gavage

ia production du foie gras
quantité de céréales

que,

libres, les

ne mangeraient pas : c'est le « supplice de l'entonnoir », répété 2
3 fois par jour et qui dure de 2 à 4 semaines. Pendant cette abominable
torture, on ôte aux oiseaux toute possibilité de se dégager en les

animaux

cause

ou

d'eux les

avec la main ou avec un ressort passé derrière leur tête.
Après le gavage, les animaux sont atteints de tremblements. Suite à
ces cruautés, des oies et des canards ont le jabot qui éclate, d'autres
meurent d'infection, de blessures, d'étouffement, de congestion, de
maladie cardiaque ou de cirrhose. Après de longs jours de souffrances, le
volume de leur foie plein de graisse étant devenu de 5 à 10 fois plus gros
que la normale, les animaux restant en vie, devenus impotents, transpirant
abondamment, laissant échapper par leur bec une sorte de râle, sont

immobilisant

petits enfants
souffrent de la
faim.
-

la S.N.D.A.

est

raciste.

Elle compare
les enfants et

palmi
pèdes.
les

"Encore

-

un

abattus moribonds.
Pendant la période de gavage, les oies et les canards, terrorisés à
l'approche du gaveur. sont enfermés dans de petits réduits ou dans des
batteries de cages individuelles de contention - sortes de carcans d'où les
volailles prisonnières ne peuvent plus jamais bouger.

imaginons nos souffrances - si nous-mêmes étions
supplice de l'entonnoir » - le corps déformé, avec
devenu énorme, de 5 à 10 fois plus gros que la normale...

Pour comparer,

vilain cliché à

victimes du

la con".

notre foie

«

Guy Roots

j
Un animal est un
Doublement inadmissible :

être

qui vit, qui pense, qui souffre

alors que partout
dans le monde
des êtres humains

s.v.p.

souffrent de la faim,

cette

des animaux souffrent
de stéatose hépatique
(maladie provoquée,
par le gavage, pour

Signez

pétition

pour la défense
des animaux

obtenir le foie gras)

PÉTITION
AIDEZ-NOUS

I

BULLETIN DE SOUTIEN
OUI, je

□

100 F.

O

a

veux

Je

(facultatif)

Je souhaite recevoir

gratuitement une feuille de pétition à faire signer

Les- noms de nos

-

aux

B.P. 30

autorités)

Prénom

actions contre la souffrance infligée aux animaux. En
de soutien, vous recevrez un reçu pour réduction fiscale.

I

Adresse

je demande l'interdiction de
la production de foie gras.

donateurs ne sont pas communiqués à d'autres organismes.

Association sans but

lucratif - Créée en 1972 - Reconnue d'utilité publique

postale : SNDA

-

B.P. 30 - 94301 Vincennes Cedex - Bureaux à Paris

45

^

94301 Vincennes Cedex

-

M. Mme Mlle

1

SOCIÉTÉ NATIONALE POUR LA DÉFENSE DES ANIMAUX
Adresse

|

d'utilité

publique de poursuivre ses
envoyant un don

SNDA

la.SNDA

Seuls les dons et les legs permettent à notre association reconnue
nous

à renvoyer à

OU!

aider la Société Nationale pour la Défense des Animaux par un don :
□ 200 F. O 300 F. □ 500 F. □ autre
F.

joins un chèque bancaire ou postal à l'ordre de
Merci de votre générosité

(destinée

■

Code postal

Localité
Signature :

�Linha

Imaginòt

1T trimestre de 1997

rxic^anari,
LA MUSIQUE TRADITIONNELLE ET
L'EVEIL MUSICAL A L'ECOLE
MIKEL IRAOLA AIZPURU

Bregnier-Cordon, 6 Novembre 1992. Stagiaire du
Centre de formation de musiciens intervenant à l'école

nération, mais représente

ciens. La difficulté est de décider où
tre ce qui est folklore est ce qui est

où l'arbitraire n'est

re

qu'est-ce

À première

nous avons

je n'avais aucun in¬
c'était "la boîte noire"

vue,

tendance

c'est

txistu et

mon

tambourin,

repondis-je.
-

et c'est

toute

l'Europe. Originaire du Pays
Basque. Il nous interesse ici, car s'il est

considéré

tionnel,

comme un

instrument tradi¬

son évolution au cours

l'angle du folklore mécon¬

sous

ce qu'elles ont de vivant
plus ou moins ouvert aux change¬

ments, à côté d'éléments proprement

peroli pan

folkloriques et traités à quelque dégré
comme tels

kendu neutsan buztan bat

ipiâi neutsan beste bat
errota

par les intéressés.

Propre à un groupe donné, dont il
marque la singularité, le folklore est
tout naturellement appelé à jouer le rôle
de signe distinctif ou de drapeau.

topa neban asto bat
J'aurais du, mais je n'ai pas pu (su),
lui dire que le txistu c'est une flûte à bec
à trois trous, comme il en existe dans

txikiria, plist plats.
Une industrialisation même limitée
entraîne

(Chanson infantine basque)

un

sérieux recul de la culture

traditionnelle,

pour diverses raisons

du siècle

vont de ia tendance à

-utilisation du fer dans la facture de l'ins¬

des différents de travail

trument, enseignement inscrit dans

un

classique au conservatoire, création de pièces dans
lesquelles il intervient à côté d'instruments d'orchestre...cursus

peut faire douter de cette considération. Certes, Sébastien
n'avait que faire de tels propos, ce qui
n'enlevait rien à mon

angoisse, d'autant plus que je me demandais toujours
qu'est-ce que je pourrais bien faire avec lui et ses camara¬
des. La plupart des pédagogues
me conseillaient, pour ce
travail d'eveil, d'utiliser la
"musique populaire" (chant, dan¬
se, instruments) comme outil
principal: "KODALY disait que
la chanson populaire est la
langue maternelle musicale de
l'enfant, et de la même manière que celui-ci apprend à par¬
ler, il doit l'apprendre dès la première enfance.
Naturellement, pour les enfants hongrois cette langue ma¬
ternelle est la musique traditionnelle
hongroise et son édu¬
cation musicale doit se fonder

en elle. " Mais pour
Sébastien cette chanson populaire est-elle du côté de "frère
Jacques" ou du côté du dernier tube de Dorothée?

FOLKLORE, TRADITION ET CULTURE

VIVANTE

Nous admettrons que le folklore est ce
qui, dans une
est non seulement transmis de génération en gé-

société,

en¬

mesu¬

Atxia motxia

errotara ni noaiala

un txistu?

situe la frontière

a

loppés"-

nire semea errotan

quoi

se

tradition, dans la

jamais exclu de

et de

mon

un en¬

naissant alors

qui l'attirait.
-

culture

cette décision. Ainsi
considérer les cultures différentes
de la notre -et, notamment celles des
pays dits "sous-déve-

que cette boite noire?

térêt à ces yeux,

sa

façons de faire ancestrales, donc
les éléments traditionnels par excellence. Il
s'agit d'une ca¬
tégorie particulière de la tradition, laquelle englobe la totali¬
té de l'héritage culturel que les
jeunes reçoivent des an¬

(Lyon II, Université Lumière), j'arrive à l'école primaire du vi¬
llage pour "faire de la musique" avec les enfants. Dans mes
bagages, {'inévitable guitare, un txistu, son tambourin et
une bonne dose
d'angoisse. Mon premier interlocuteur du
haut de ses huit ans m'interpella:
-

l'intérieur de

a

semble de savoirs et de

nouveaux

qui
adopter de mo¬
à l'apparition de

besoins. Les cultures pro¬

pres aux sociétés non industrialisées paraissant donc
pro¬
mises soit à la transformation, soit à la
disparition pure et

simple, faut-il
comme

travailler à ce qu'elles subsistent du moins
folklore dans la nouvelle société, faute de
pouvoir

faire plus?

D'autre part, l'industrialisation
ment de

ce

que

s'opère aussi au détri¬
l'on peut nommer les "arts libres". Ceux-ci

effet, deviennent dans les sociétés de consommation un
ce n'est une matière a
spéculation financière, au lieu
de constituer un secteur où
l'imagination des hommes -soit
en

luxe si

usagers, soit agents- peut s'exercer sans nulle contrainte.
Ce n'est que dans ce dernier cas
que ces arts deviennent
des véritables
moyens d'éducation.
Il semble donc
qu'il n'y ait pas lieu de s'attacher au
maintien des manifestations du folklore si nous
considérons

celui-ci comme de la tradition
tations ont leur valeur mais

pétrifiée. Certes, ces manifes¬
risquent, à ce jeu, de perdre
leur sens originel
(traditionnel). En revanche, on pourrait
envisager les moyens qu'il y aurait de sauvegarder, au prix
bien entendu d'une
adaptation, l'exercise de la fonction au

�Linha Imaginòt

second

dégré par laquelle le folklore éduque, socialise et
favorise les activités de création.

-

-

on

-

son

que,
dont le

nous

pensons que
être l'un d'eux.

peut noter:

ci-dessus, nous avons attribué au
garant n'est pas la musique tradi¬
ce

sens

le musicien intervenant à l'école

doit

là
en

perte de l'habilité manuelle,

LE MUSICIEN TRADITIONNEL INTERVENANT A L'ECO¬

perte de la mémoire dont sont doues des nombreux in¬

LE ET LA PRATIQUE MUSICALE INFANTINE

dividus dans les sociétés qui ne possèdent
pas l'écriture,
-

dégré

tionnelle mais le musicien traditionnell. Dans

Parmi les pertes qu'entraîne ou à chance d'entraîner le

développement industriel

deuxième

au

folklore, fonction

perte de la connaissance directe

Le musicien intervenant à l'école dévrait donc être for¬

du milieu naturel,

perte des techniques très poussées

mé à la recherche

ethnomusicologique pour comprendre la
manière dont les cultures traditionnelles
intégrent la créa¬
tion et la diffusion de leurs pratiques musicales. Dans cette

de contrôle de

propre corps,

recherche plusieurs axes

perte de certains modes de création et de diffusion des
"arts libres", entre autres la
musique.
-

suis

toujours au même point, à savoir; que dois-je lui faire
faire? Votre rôle est de les éveiller à la
musique, me dit-on.
ne vais

quand même pas

pour

directement:

(magique, pédagogique, ludique, etc) du

musicien,

Pour revenir à Sébastien, qui se moque de tout cela, je

Certainement, je

rôle social

-

nous concernent

importance de l'oralité, comprise

-

absence d'ecriture mais

me

en

seulement com¬
mémoire (corpore¬

non

tant que

lle, auditive, mentale),

les endor¬

mir!

importance de la pratique musicale collective,

-

L'éveil suppose un projet. On nous
propose

deux. Le
prémier conduira -ou ne conduira pas- Sébastien à une ap¬
proche de la musique tonale et de son écriture, le second
donnant la priorité à la recherche et posant la
musique
comme un jeu (jeu sensori-moteur, jeu
symbolique, jeu de
règles) l'amènera vers un souci de recherche et de créativi¬
té proche de la musique contemporaine. Prenant Sébastien
par la main, l'esclave se dit que peu importe le projet pour¬
vu que la voie
(méthode) l'amène à le réaliser. Ces méthodes-là devraient être centrées

sur

importance de l'improvisation

-

comme moyen

de

créa¬

tion.

La

compréhension des "musiques de monde" exige que

chantiers de la recherche s'ouvrent aussi

ces

aux

musi¬

ciens intervenant à l'école, pour dépasser la simple

indique de

écoute
musiques et pouvoir profiter de leurs enseig¬

ces

nements.

l'exercice de la fonction

Lyon, Juin 1993

Argitaratzailea Euskal Herriko Txistularien Elkartea

P K 1518 Donostia 20080

Cortetas...Cortetas...Cortetas...Cortetas...Cortetas...Cortetas...Cortetas...Cortetas...Cortetas...Cortet
Belgique. Le Centre cultu¬
rel francophone de

dans une ancienne
chapel¬
le de maison de retraite,

Agnes Negre 35 barri
05.61.65.55.55.

part des différentes mani¬

notamment le soutein
des familles de Brel et
Brassens qui ont

USA. "The American

festations culturelles et des

Elucubrations.

la collection personnelle de

Folklife Center

Fabulous Trobadors

activités des associations

twentyyear rétrospective" tel était

Watermael-Boitsfort publie
Fréquence Vénerie qui fait

avec

complété

Planissolas 09100 Foix

American Folklife Center
T.

Washington DC 20540
4610

:

a

locales.

Serge Urso, poète et
cologue. (J-M B)

le thème du numéro du

ASBL La Vénerie Place

Comme leurs

Musée de la chanson fran¬

1er. semestre

Gilson 3

Durs Balladins,

çaise. 8

Folkife Center News. Le

-

1170 Bruxelles.

T. 672.1301 Fax

:

672 14

rue

musi¬

Paul Joyau

44140 La Planche.

39

centre

Mémoire. La chanson

Afrairament. Lo Comitat
d'Afrairament Occitano.

française

Catalan

musée. "Ça
ne m'étonne
pas" diront
certains. En tout cas Brel,
Ferré, Brassens, Ferrât et
a son

les autres ont élu domicile

après avoir

été

un

sor

collègues les
ils ont

repris un air bien connu
(de l'océanique Antoine)
pour des (post) Elucubra¬
tions (restantes) d'actuali¬

de

repas

collectage et d'archivage
sont aujourd'hui dispo -

47

(J.M B.)
library of Congres-

-

CD deux titres.

té. On notera aussi (et

The

bessonas.

tent

Les

par le Festval of
Américan Folklife. 20 ans

inspiré

nibles.

mens

effet été créé
décision de

al

per

en

Gérald Ford,

1976

tòca de
desenvolupar los ligams
entre los paises catalans e
occitans que lor
lenga son
a

a

1996 du

sur

en

.

.

enfin)

une

chanson

sur

les

de quartier. (J-M B)

�Linha

Imaginòt
Lecturas

1r trimèstre de 1997

MUSIQUE Avide de rythmes et de décibels, la génération Internet s'éclate
dans des rave parties auxquelles les adultes n'entendent rien. Pourtant, ce
genre
musical a ses codes, ses artistes et ses modes. Mais d'où viennent donc ces sons
dont même la pub s'empare ? &gt; Florence Mendel

La musique

techno

expliquée aux parents

Grand rendez-vous
en France : tournée
des raves Sir-Cus

Cybernaut System,
plateaux de
DJ internationaux,
avec

espace Internet
de 40 PC, etc.
A

Marseille, le
28 octobre, au
Palais des sports ;
à

Strasbourg, le 31,

au

Rhénus

le 25
au

; à Lille,
novembre,

Zénith Aréna.

Les Transmusicales
de Rennes clôturent
les rencontres par
une

soirée Planète,

le 2

décembre,
au parc
des
Expositions.

Pour certains, elle est

«

la

musique classique du IIIe millé¬
naire ». Pour d'autres, elle repré¬
sente

siècle

«

la survie dans

»,

«

une

cette

musique

en

fin de

phase

l'ère des ordinateurs ». Un
univers interplanétaire, cyberné¬

avec

tique, grâce auquel les frontières
abolies. Longtemps rejetée,
maltraitée par les médias, associée
uniquement à une mode, à la
drogue (ecstasy) dans les raves
(fêtes), la musique techno fait hur¬
sont

ler les parents. Au contraire, les

jeunes, lorsqu'ils l'évoquent,

&gt;La

musique

grands

Essentiellement
sans

message,

tout un

travail

instrumentale,
la techno est avant
sur

le

son

électro¬

nique ; elle est composée au moyen
d'un synthétiseur, d'une boîte à
rythmes et d'un échantillonneur
(ou sampler). Le tout sous-tendu
par un beat (boum, boum, boum,
boum) plus ou moins rapide,
autrement dit le BPM (battement
par minute) - on peut rencontrer
jusqu'à 180, voire 200 BPM.

courants

-

en

dehors de la

généralement réservée aux
boîtes de nuit. L'ambient : musique
nouse,

climatique et d'atmosphère, ou
expérimentale. Brian Eno fut l'un

des précurseurs. A écouter chez
soi. La trance : née en Allemagne,
elle marie des rythmiques rapides
et des mélodies
synthétiques pla¬
nantes. Très prisée en
France, elle
est

celle qu'on entend le

les

raves.

Le hardcore

plus dans
:

version

speedée, ultrarapide

et industrielle
de la techno. Comme le hard rock,
il sert d'exutoire, permettant de se
défouler à l'extrême.

Historique de la house-techno
a vu le jour au
rance, créativité, nouveauté, fête.
80, dans un club
Le phénomène ne cesse de
du ghetto black de Chicago, le
&gt;Les artistes, compositeurs
s'amplifier. Les labels se multi¬ Warehouse (L'Entrepôt), où pour ou disc-jockeys (DJ)
plient, la pub s'en empare, les la première fois les disc-jockeys La musique de ces « bruiteurs futu¬
raves s'officialisent et
partent en
mélangent des rythmes disco, funk ristes » est le fruit d'une chaîne col¬
tournée. Une génération avide de
et jazz avec des sons
électroniques. lective musicale. Le compositeur
sons et de transe
rythmique est en La techno, elle, en provenance de crée en direct sur ses machines
train de se construire. Avec ses
Détroit, présente une influence électroniques, puis la musique est
codes, ses tribus, ses modes, ses plus froide, inspirée des morceaux pressée sur vinyle,
pour arriver sur
musiciens, ses différentes formes de groupes allemands comme les platines du
DJ, qui - c'est là
d'art. Explication.
Kraftwerk (musique indus- tout son talent mixe les
rythmes
trielle).Très vite, le genre déferle en et les sons, les superpose, bref, fait
Europe, via la Grande-Bretagne, la naître un nouveau morceau. « Un
Belgique, l'Italie, l'Allemagne, les bon DJ, c'est quelqu'un qui
Pays-Bas, pour arriver enfin en raconte une histoire et joue avec
France. Aujourd'hui, la techno est
son
public », dit Laurent Garnier,
le terme générique
l'un des seuls Français à être cité
regroupant
toutes les
dans les top ten étrangers. Malgré
musiques électroniques.
une volonté
d'anonymat, d'anti&gt;Les
noncent

les

mots

pro¬

liberté, tolé¬

&gt;

La house music
milieu des années

-

différents courants

La

musique évolue très vite et
revendique l'excitante fugacité de
ses tendances. De
plus, chaque
pays, chaque tribu puise dans ses
propres racines culturelles, appor¬
ainsi

une diversité de sons de
en plus riche. Pour simplifier,
peut actuellement noter trois

tant

plus
on

L'EXPRESS 26/10 95

48

starisation, certains noms émer¬
gent de cette nébuleuse créatrice.
Tels Manu le Malin, Stéphanovitch, Pacman, Daft Punk, pour la

France,

sans

parler des grands

ciers internationaux

comme

sor¬

Cari

Cox, Damon Wild, Cari Craig, etc.
Les filles s'y mettent aussi : la pion¬
nière est Miss Marilyn, style trance

�Linha

Imaginòt

Lecturas
parfois négligents, elles ont
perdu de leur fraîcheur et sont de

.

&gt;La mode

teurs

plus
la

happy

viennent ensuite Roussia,
Laura Palmer, Ilana, que l'on peut
;

entendre

Rex Club.

au

se sont

développées

Universe,

&gt;La drogue
Le problème

de la drogue dépasse
largement l'univers de la techno.
nie

l'importante
d'ecstasy dans les

ne

doit contrô¬
ler le phénomène », affirme la nou¬
velle génération des organisateurs,
qui se disent prêts à dialoguer avec
les pouvoirs publics, qui, jusqu'à

présent,
&gt;Les

Vêtements

amples, casquette ou
béret, à l'envers, vissés sur la tête.
Un lieu obligé à Paris, le Shop
(ancien Who's Next), 3, rue
d'Argout, dans le IIe arrondisse¬
ment, où l'on retrouve toutes les
dernières créations du street wear.
Motifs visuels en flocage sur les

tee-shirts, robes

en

Lycra

mousse

vinvle. Avec, en
prime, des
concerts de DJ. Bref, l'univers
techno sur 2 000 mètres carrés... •
et

d'interdire

se contentent

les fêtes.

Allemagne, en
grands

Suisse et aux Pays-Bas. Les
rassemblements européens

Day,

police...

par

consommation
raves. « On peut et on

extraordinairement
en

plus souvent interdites

Personne

&gt;Les raves, ou fêtes techno
Le moyen le plus sûr
pour faire ses
premiers pas dans la musique
techno.' Apparues à la fin des
années 80 en
Grande-Bretagne (où
elles ont été interdites depuis), les
raves

en

ïr trimèstre de 1997

images

L'effervescence

May
Energy -

graphique va de
la superproduction musi¬
travers des flyers - cartons

pair

accueillent environ 20 000 per¬
sonnes. En France, ces soirées
(Gaia) réunissent entre 500 et
2 000 ravers. Toutes classes
confondues. Age moyen : de 17 à
25 ans. Avec une seule idée en tête :
faire la fête dans un lieu insolite.

avec

cale. Au
d'invitation

aux

raves

des

-

pochettes de disques, des logos,

des vidéos, des décorations
murales dans les soirées, place au

recyclage et au détournement ! Uti¬
lisation de l'imagerie psychédé¬

Les

premières ont'eu lieu dans des
forts, des usines désaffec¬
tées, des carrières, ou en pleine
forêt. Succès oblige et organisa¬

lique, gothique, religieuse, orien¬

châteaux

tale,

Naissance

etc.

des

vidéo-jockeys, qui animent les
fêtes à coups d'images de synthèse.

...Cortetas...Cortetas...Cortetas...Cortetas...Cortetas...Cortetas...Cortetas...Cortetas...Cortetas...Cortet
Nouveau. Il
mot pour

manquait un
qualifier une

les réunions du comi¬

sur

té, les événements

et

sentation commode pour

des tenants du

tisme contre les défen
taires ". Bruno

partie de notre action.
Alors voilà : citoyenniste

l'actualité du quartier, les

l'utilisation, (collection Lo
Biais). Chansons d'amour,

(ciutadanista

projets et rapports

chansons pour rire, chan¬

institutions. Les habitants

en

occitan).

(J.M.B.)
Femmes. La

avec les

sons

sont

première

ren¬

contre entre les deux duos

féminins Femmouzes T

et

aujourd'hui mobilisés
par une enquête sur la
façon de réaménager le
place Arnaud-Bernard qui
déplait beaucoup dans sa

pour

des valeurs identi

seurs

-

à danser, etc... il y en
a
pour tous les goûts, et
les origines dépassent lar¬
sons

Band

:

The Sideburns. Ska

instrumental qui n'a abso¬
lument rien à envier à ses

tes avait elle aussi fait

l'objet de revendications

Rappelons

Se canta... Les amateurs

la

tout à fait

les

(C.D.).

eu

lieu à Lille le 1er Février
1997 à l'occasion du festi¬
que c'est Liza
(une femme bien sûr) qui a
senti la première le
rappro¬

chement des démarches.
Qui disait que la Linha

Imaginòt n'est
ne

?

pas

fémini¬

{J-M B)

forme actuelle.
que

Rappelons

la place des Tierceretde

part des habitants qui

sont arrivés à

années

d'opiniâtreté. (J-M

B)
Président
mian

15

et la Linha

doit
velle

Imaginot lui
beaucoup. Une nou¬
génération a pris les

commandes du comité et il

publie un bulletin tous les
deux mois environ, avec

beaucoup d'informations

index des

sources

écrites

et orales. La seule fausse

homologues jamaïcains
outrebritanniques, ils ont
une touche
originale

même

personnelle.

Akikokato 1.37.11 Takata
Toshima-ku. Tokio 171

Japan.

note concerne le titre de la

Jean-Luc Casa-

:

bd Lascrosses

Bât E 31000 Toulouse T

Arnaud-Bernard. Le Comi¬
té de Quartier d'ArnaudBernard à Toulouse a
aujourd'hui plus de 20 ans

plus férus trouveront
également un précieux

quelques

résultats après plusieurs

:

05 61 21 99 35

Chansons. L'Ostal del

dernière des pages, la page
301. Les 300 premières

Echanges. A l'occasion
d'un stage d'initiation à la

sont excellentes.

composition musicale,
dans la

BP.602, 32 ciutat "clair

Claude Sicre

vivre" 15006 Orlhac Cedex.

aux

T

excellent ouvrage

04.71.64.88.60

de chansons est donc

retranscrite

paroles et
musique, dans une pré avec

(J.M.B.)

Ostal del Libre, IEO

Libre vient de

publier un
Chan¬
sons
d'Auvergne résultat
de vingt ans
d'enquête et
de pratique. Une multitude

:

04.71.48.93.87.

Fax

:

Front National. "L'affron¬

région de Béthune,
a

proposé

habitants du quartier

Arnaud-Bernard de Tou¬
louse d'aller
leur

témoigner de
expérience auprès des

tement

habitants du Nord de la
France, notamment dans

n'est

certains quartiers dits dif¬

politique principal
plus celui du socialis¬

marxiste contre le

capi¬
talisme libéral, (mais) celui
me

49

-

Mégret.

Reçu du Japon ! Single et
premier album CD du Ska-

val Chansons de sortie.

a

-

les enfants,

chansons à boire, chan

gement l'Auvergne puis qu'on y retrouve des clas¬
siques : Joana d'Aimé, Le
Cant del lauraire, Lo boièr,

Les Belles Lurettes

cosmopoli¬

ficiles. (J.M.B.)

�Linha

Imaginòt
Courrier

1r trimèstre de 1997

A ..Cortetas..Cortetas.Cortet
Monsieur Roland Dordhain, France Inter,
"C'est

en

France, c'est en Europe".

Chorale.

Dans le

giron

d'Uzeste, l'influence de la
Monsieur,

Compagnie Lubat de fait sentir.
C'est le

A

l'heure de l'avancée dans la construction d'une

élargie (Pays de l'est),
est éludée.

S'il n'en est

Europe Unie et
la question de la compréhension entre peuples
pas tenu compte l'identité culurelle de chaque

à peu remise en question, comme l'ont été les iden¬
régionales, occitane, catalane, bretonne, basque,
francique, corse, flamande, etc... (langues, littératures, musiques,
traditions, coutumes, cuisines, etc... ).
Ne serait-il pas temps de s'en alarmer ?
Au lieu d'un multilinguismes utopique et onéreux, ne vaudrait-il
pas mieux étudier et mettre en place des solutions plus adaptées, afin
de préserver tout le patrimoine linguistique qui fait la richesse cultu¬
relle de cette grande Europe ? Laissant ainsi le choix à chacun
d'apprendre les langues selon l'envie et non plus l'obligation.
L'espéranto (la Langue Internationale), par sa neutralité,
n'appartenant à aucun pays, à aucune puissance économique, politique, ni
religieuse, ne serait-il pas le plus indiqué pour cela ?
Les propositions de 94 parlementaires
Européennes en faveur de
1'espéranto ne conviendraient-elles pas pour protéger les langues régio¬
nales sur leur territoires ainsi que les langues nationales dans le
leur, l'espéranto servant de pont linguistique entre les unes et les
autres, sans plus ?
Nous vous remercions de permettre une telle réflexion
qui est au
centre de tous les acteurs et défenseurs culturels d'une
Europe des
Peuples Unis.
Bien européennement vôtre.
pays

membre sera

tités

peu

culturelles

M.

Floréal Martorel

para'ssent.

a

pleine de vie : "Bien
agiter le vocal... avant d'ouvrir".
Apparemment on ne s'ennuie
pas à St. Macaire. Les mélan¬
ges des styles et l'innovation
sont au
programme chez les
amis de Jacky Gratecap qui
aiment aussi la bonne chère.

(J.M.B.).
Chorale de l'école de

Auvergne. Suite à la campagne
du comité Auvergne-Velais
de
l'audio-visuel réclamant des
émissions
sur

"Zírp«;;:r,,a
"
Cc,ia" « moJer
^'ab0~
ma,

*

,a

,enga

en occitan

le

Conseil

Supérieur de l'Audio-visuel
(CSA) a répondu que le "cahier
des charges de France 3 ne
comporte aucune obligation
chiffrée" allant dans

ce

sens,

et

sur

France3 Sud

notamment". Lo colectiu "tira la

se

consolar

dire

en se

Marselha

o

se

qu'a
pòt aga-

char de las émissions
tan...

en occi¬

" Manifestacion

inter¬

régional lo dissabte 5 d'avril
Clarmont d'Auvernhe.

a

(J-M B)

Colectiu Auvernhe Vêlai de

Bonnet

disi sul

pic : poirai

legir vostras responsas, c,

o que me fa

dol, mas vos
voliai senhalar un autre cas de "racisme" contra los Gascons. Es plan conegut pels matematicians que Descartes diguet de Peire de Fermât "el es Gascon, e ieu o soi pas" (doni
pas la citacion d'origina, per que sembla que foguet pas qu'un troc, de conversa racontât
per un amie olandes sieu, Franz van Schooten. mas risolier (o escandalos, coma voletz) es
que dins lo libre plan serios de Michael Sean Mahoney, -The Mathematical Career of Pierre
Fermât-, (Princeton University Press, 1973) aquela frasa es revirada per "Fermât is rowdy,
and I am not". L'adjectiu angles "rowdy" vol dire batalhaire, que se ten pas coma cal, desordonat... Mahoney sembla pas saber que "Gascon" dénota l'origina (dins quin diccionari
anet cercar, macarel ? ), emai que cite los trabalhs giografics sus Fermât publicats al
segle
passât per un conse de Beumont de Lomanha que se sonava... Caries Taupiac ! Aval, es
vertadierament lo Taupiaquistan, coma o disia Matthias.
Amistats,

régulières

France 3,

l'audiò-visual, BP 602. 15006
Orlhac Cedex. T. 04.71.64.34.
21. Fax

o

:

05.56.62.27.36.

Tolosa

totes,

Vos

musique,

Ardilla 33490 St. Macaire. T

de

,

Sus Internet
Adissiatz

une

casette

conclusion que telespectators
auvernhats e vellaves an que

"Tï««'„»Z""«««
;tûl
«

musique

Ardilla vient de sortir

émissions...

l'Esperanto-Kultur-Centro.

a

à St. Macaire où la

qu'"il apparaît que France 3
respecte son cahier des charges
en diffusant
régulièrement des

responsable d'Eurokka
vice-président de
_

cas

chorale de l'école de

e

bona annada

pas

:

04.71.48.19.63.

:

Pais Valencià

Le Grup de
Cançons d'Alacant
publie les actes du colloque
.

Danses i

Cultura

populari tradicional

valenciana

comme

premier

numéro de leur revue, à l'occa¬
sion du 7é centenaire (1296-

1996) de l'incorporation
d'Alacant à la

couronne

d'Aragon.
Grup de Danses i Cançons
d'Alacant, c/Pintor Antoni
Amords, 4,4,4 Dta E- 03015
Alacant (l'Alacanti).

Pascal Thomas.

50

�Linha

Imaginât

On the Linha
1r trimèstre de 1997
Concerts

Vous aimez dessiner, et vous voulez aider la
Linha Imaginòt. Alors envoyez vos idées

:

Femmouzes T

:
4 Mars à Porte les Valence (26) - Le train
théâtre, 7 Mars à St Quentin (33), 8 Mars à La Courneuve (93) Centre culturel, 19 Mars à Nanterre (92) - Chorus Hauts de
Seine, 21 Mars au Havre (76), 27 Mars à Cahors (46) - Festival
"Le chaînon manquant", 3
Avril à Montpellier (34) l'Antirouille, 10 Avril à Mende (48) - Festival accordéon, 11
Avril à Paulhan (22) - Rencontres méditerranéennes, 17 Avril à
Bourges (18) - Le printemps de Bourges, 24 Avril à Lavelanet
(09) - Horizon culture, 28 Avril à Rennes (35) - L'Ubu, 29 Avril à
Caen (14) - Big Band, 30 Avril à Allonnes, 2 Mai à Reims - Les
pirates de l'art, 3 Mai à Montbéliard (90) - Palo Palo, 7 Mai à
Limoges (87) - Centre John Lennon, 17 Mai à St Astier (24), 24
Mai à Thiers (63), 27 Mai à Saarbrucken
(Allemagne) - Festival
Perspective, 30 Mai à Strasbourg (67) - La Laiterie. Laurence
Larrouy, Wiling Productions 17 rue Valentin 31400 Toulouse T :

pour un (ou des)
à : Didier Duyats

11,12 et 13 Avril à Labesserette (15) : stage de formation d'ani¬
formateurs "Jouets rustiques". IEO Cantal 9 cité clair

mateurs et

vivre BP 602 15006 Aurillac Cedex T

Sagana : 7 et 8 Mars à Tournai (Belgique)

-

:

04 71 64 34 21 Fax

:

04 71

48 19 63.

12 Avril à

tien

Avignon : Mumia Abu Jamal, avec le comité de sou¬
prisonniers politiques, théâtre des Carmes place des
84000 Avignon T : 04 90 82 20 47 Fax : 04 90 86 52 26.

aux

Carmes

13 Avril à Marseille

(13) - rue Pasteur : repas de quartier, débats
l'habitat, la communauté kabyle, la musique... Emission dif¬
fusée en direct sur Marseille ('Télé d'un jour"), et également sur
Internet. Olivier Lucas T : 04 91 69 68 67 / 04 91 91 07 20.
sur

05 61 53 85 06.

Banda

tee-shirt(s) Linha Imaginòt
40170 Lit et Mixe

Carnaval, 15

Mars à St

Jean de Védas (34) - Carnaval, 16 Mars à Martigues
(13) - Carnaval, 21 Mars à Montpellier - théâtre d'O, 22 Mars à
Lavaur (81) - Carnaval, 5 Avril à Berre
l'Etang (13) - Carnaval,
19 Mai à La Rochette (74) - fête votive, 31 Mai à Vauvert (30) Diableries. L'Auboi 45

rue

Léon Blum 34660 Cournonterral T

19 Avril à

Carmes

04 90 86 52 26.

:

20 Avril à Castelsarrasin (82); Le théâtre de la Rampe joue
Cayrou et Galtié dans Cabaret Gabach. IEO ancien collège

04 67 85 32 22.

Tutti Futti

:

Florange (57)

2
-

82000 Montauban T

9 Mars à

Sarreguemines (57), 26 Avril à
centre culturel. Tutti Futti 17 rue de la Perdrix
au

puis

:

05 63 63 08 58.

25 Avril à Larrazet (82) : L'actualité de
débat de Jean Golfin, passionné par la

57100 Thionville T : 03 82 54 43 95.
Et

Avignon : Stèles, écriture (entrée libre), théâtre des
place des Carmes 84000 Avignon T : 04 90 82 20 47 Fax :

Maison delà culture 82500 Larrazet T

:

»

15 Mars à Larrazet

(82)

:

soirée locale (19e édition)

:

:

la Chine, conférence-

Chine depuis 50 ans.

05 63 20 71 22.

VT

26 Avril à

Avignon : Nous les Eureupéens. théâtre des Carmes
place des Carmes 84000 Avignon T : 04 90 82 20 47 Fax : 04 90 86

contes,

théâtre, poésie, musique, chant... par les diverses générations
village. Maison de la culture 82500 Larrazet T : 05 63 20 71

52 26.

du
22.

27 Avril
15 et 16

Mars, 18

au 23 Mars à Avignon : La dégustation aux
pièce qui manquait à la civilisation du vin") Carmes place des Carmes 84000 Avignon T : 04 90

flambeaux ("la
théâtre des
82 20 47 Fax

:

04 90 86 52 26.

Carmes

au Pontet (84) : Nous les Eureupéens, par le théâtre des
place des Carmes 84000 Avignon T : 04 90 82 20 47 Fax :

04 90 86 52 26.

30

'

Avril, 1er et 2 Mai à Montpellier ; Nous les Eureupéens, par
place des Carmes 84000 Avignon T : 04 90

le théâtre des Carmes
21 Mars à

La Saga de Banda Sagana au théâtre
d'O avec Pierre François, Jaumet Milhau, Yves Rouquette,
Eléonore Jourdan, Pierre Fonda, Edmony Krater, la calandreta
Candole, les vignerons de St Jean de Buèges et bien sûr Banda
Sagana. L'Auboi 45 rue Léon Blum 34660 Cournonterral T : 04

Montpellier

:

67 85 32 22.

82 20 47 Fax

:

04 90 86 52 26.

3 et 4 Mai à Labesserette (15) :

stage de fabrication de jouets
rustiques. IEO Cantal 9 cité clair vivre BP 602 15006 Aurillac
Cedex T

:

04 71 64 34 21 Fax

:

04 71 48 19 63.

: Forum des langues de Prima de las lengas,
place du Capitale, avec Henri Meschonnic, Félix Castan et Serge
Pey. Carrefour culturel Arnaud-Bernard 1 rue de l'Hirondelle

18 Mai à Toulouse

21 et 22 Mars à Toulouse : On faites le

Irouze
tion

-

Katertone

-

et visuel

Port de

printemps, (lieux dit

l'Embouchure). Univers d'installa¬

projections sur murs d'eau, intervention
de plasticiens, musiciens, performeurs, conteurs. Toute proposi¬
tion bienvenue. Jardin d'enfants. T : 05 61 13 84 89 / 05 61 41 72
sonore

:

31000 Toulouse T

21 Fax

:

04 71 48 19 63.

:

05 61 13 68 23.

Montauban, fête interculturelle

les différentes communautés de Montauban et sa

IEO ancien
5 Avril à Clermont-Ferrand : rassemblement "amb l'occitan mai
de colors !", pour l'occitan à la télévision sur France 3
Auvergne.
IEO 9 ciutat clar viure BP 602 15006 Orlhac Cedex T : 04 71 64 34

05 61 23 58 55 Fax

25 Mai à Montauban : Plnète
avec

15.

:

région.

collège 82000 Montauban T : 05 63 63 08 58.

en France : repas de quartier dans toute la France.
Carrefour culturel Arnaud-Bernard 1 rue de l'Hirondelle 31000

6Juin

Toulouse T

51

:

05 61 23 58 55 Fax

:

05 61 13 68 23.

�Toulouse -1992

Linha

Imaginât publicacion trimestriala del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans e de la GRQM
publicacion : Claudi Sicre
Cap de redaccion : Claudi Sicre
Composicion : Liza Avinenc e Joan-Marc Buja
Redaccion, mesa en pagina, administracion, difusion : Joan-Marc Buja
Comitat de redaccion : J-F Blanc, J-M Buja, J-P Damaggio, C. Dequesne, J. Gaudàs, L. Michòt, C. Sicre, P. Venzac, J.
Director de

Vilòta.

Adreça : 42 carrièra de la banca 82000 Montalban T : 05 63 63 08 58 Fax : 05 63 66 76 76.
Estampaire : Médiations S.A.R.L. 1 carrièra Bourdelle 31300 Tolosa T : 05 61 42 88 55 Fax : 05 61 42 96 81
Depos légal : lr trimèstre de 97
N°ISSN

1166

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N° CPPAP

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-

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de la

Banque 82000 Montauban

�</text>
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              <text>Linha Imagin&amp;ograve;t (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/20846" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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