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                  <text>Publicacion del sector musica de l'Institut d'Estudis Occitans

e

de la

GRQM. Trimestral. Junh de 1997

Editorial
SOMMAIRE
J'ai vécu

avec

des gens

de lettres...

1

Décentralisation culturelle

Contre-capitale

J'ai vécu avec des

2

gens de lettres,

Débats
Lettre d'un animateur... professionnel ?
Ciutadans del monde...

7

Eloge de l'état sauvage

8

7

Contre le discours des racines

9

Espéranto pour l'Europe. Pétition
Réponse de Claude Sicre
Côrsepoesia
Langues - culture - territorialité - identité

12
15
16
17

Interviews
Rencontre entre les Belles Lurettes et les Femmouzes T
Femmouzes T une mise au point

--

20

22

.

De pertot
Quoé qu'cha n-n'ét qu'ech picard ?
Quo qui di Desire Ducasse a che moetes ?...
Quo qué ej pinse ? D'échi parlache ? d'echl série ?
Raid on the Linha

25
27
28

Adissiatz de Mexico

32

a

31

todos los Cabrones

Coup de colère !

32

Chers tous sur la Linha
Vu des administrations parisiennes, la Bretagne...

33

L'Europe qui respire !!!
Trois jours sur la talvera à Puichéric (11): mode d'emploi
Vent

■ •

34
35
36
37

nouveau

Program de sortida...
Quel lien y a-t-il entre la vache et la coccinelle ?...

37
38

Poesia/cançon
ChésGran.nes
Mon arma

es

40

-

charrar !

40

Lecturas
Jeu/Devinhòla

41

La guerre

des mots et commentaire —
Cinq grands témoins s'adressent aux communistes...

41
42

Neuf tribus, et commentaire

42

Les juifs en France
Michel Winock est historien...
Volem la finala !, et commentaire

-

42
43

44

La sélection des Ouistitis

44

Courrier

---

On the Linha

trompent.
Je hais, pour ma part, ces systèmes absolus, qui font
dépendre tous les événements de l'histoire de grandes causes
premières se liant les unes aux autres par une chaîne fatale, et
qui suppriment, pour ainsi dire, les hommes de l'histoire du
genre humain. Je les trouve étroits dans leur prétendue gran¬
deur, et faux sous leur air de vérité mathématique. Je crois,
n'en déplaise aux écrivains qui ont inventé ces sublimes théo¬
ries pour nourrir leur vanité et faciliter leur travail, que beau¬
coup de faits historiques importants ne sauraient être expliqués
que par des circonstances accidentelles et que beaucoup
d'autres restent inexplicables ; qu'enfin le hasard ou plutôt cet
enchevêtrement de causes secondes, que nous appelons ainsi
faute de savoir les démêler, entre pour beaucoup dans tout ce
que nous voyons sur le théâtre du monde ; mais je crois ferme¬
ment que le hasard n'y fait rien, qui ne soit préparé à l'avance.
Les faits antérieurs, la nature des institutions, le tour

des

esprits, l'état des mœurs, sont les matériaux avec lesquels il
compose ces impromptus qui nous étonnent et nous effraient.

43

Aprèp la letra del ministre
"Le rock sans le roll ne m'intéresse

qui ont écrit l'histoire sans se mêler aux affaires, et avec des
hommes politiques, qui ne se sont jamais occupés qu'à produire
les événements sans songer à les décrire. J'ai toujours remarqué
que les premiers voyaient partout des causes générales, tandis
que les autres, vivant au milieu du décousu des faits journaliers,
se figuraient volontiers que tout devait être attribué à des acci¬
dents particuliers, et que les petits ressorts qu'ils faisaient sans
cesse jouer
dans leurs mains étaient les mêmes que ceux qui
font remuer le monde. Il est à croire que les uns et les autres se

pas", et commentaire

--

45
48
50

Alexis de
Souvenirs

Tocqueville

{1893), Editions Gallimard 1942, pp. 71-73.

�Linha

Imaginât
Décentralisation culturelle

2e trimèstre de 1997

Une ville depensée.
l'importance
Toulouse
a naturellement
vocation depatholo¬
capita¬
Qu'elle de
à le croire
évidemment
hésite
est
signeune
le de la

un

gique... Son histoire la justifie, et veut qu'elle affronte le présent la tête haute.
Félix-Marcel Castan
Genèse du centralisme

royale, pourtant si fragile en
temps-là, et si contestée
par les grands féodaux. Elle
ce

Les nations

se sont

formées dans des conditions
très diverses et

se

consolida

siècle suivant,

au

de

l'empirisme, des accidents

renforçant la sacralité de
Philippe-Auguste et de Saint
Louis. Louis XI reprit en
main l'autorité royale, après
les guerres anglaises. C'est

de

l'évolution, des aléas, du

avec

plan
préalable. Leurs structures
sans

différentes n'ont

aucune

rationalité. Elles sont le fruit

hasard des

passions collec¬

que

tives.

aptitude sans égale à
organiser leur destin, à croire
en

l'Etat devint loi suprê¬
L'unitarisme trouva

me...

Mais elles portent en

elles

Richelieu et Louis XIV

une

leur étoile

:

elles

se com¬

chacune à

sa

la loi du centre

Le

:

fort n'a

ver

était dans le

mais le centralisme

au

sens

Par elles passe de
plus toute légitima¬
tion des actions et des projets
qu'elles voient naître à l'inté¬

des deux
l'identifie

sa

-

Bonaparte... On
souvent à l'esprit
parce qu'il radicali-

la Révolution. Ce n'est pas

aussi

pose un problème fondamen¬

les Jacobins ont

tal.

idée de l'unité nationale

Je m'en tiens

culturel, et

au cas

au

que
haute
:

tou¬

déjà ins¬

Constituants, qui supprimè¬
rent les vieilles provinces et
leur substituèrent

de la

consensus

Nous connaissons

eu une

crite dans l'action des

France.

France

simple. Il est vrai

tefois cette unité été

plan

immense

dans le pays.

La

en

un

mystique jacobi¬

de l'unité fut

phénomène qui n'a
guère d'équivalent dans le

ne

monde. La nation

conséquences : elle justifia,
par exemple, l'anathème
lancé par l'abbé
Grégoire
contre les langues des
peuples... Ceux-ci avaient un
droit imprescriptible à

un

a

démis

sionné, elle s'est laissée pha¬
gocyter : toute vie culturelle

dépendante de la ville
centrale, et c'est la capitale
qui décide des légitimités, à
la place de la nation.

est

conserver

Les mécanismes du
centralisme

se

sont

mis

peut-être

leurs richesses.

Toute

langue est le

véhicule d'une culture irrem¬

en

place peu à peu, de siècle en
siècle. Les premiers signes
apparaissent au Xlle siècle,
quand Suger, abbé de St De¬
nis, théorise la suprématie

du

Sous le Second

Empire, le centralisme prend
un caractère organique, péné¬
trant l'économie, le commer¬
ce, les échanges, les trans ports. La Province est exclue
de la vie culturelle... Seul

Paris

a

droit de cité dans la

poésie de Baudelaire, tandis
que Flaubert dénigre son
propre milieu, discrédite et
ridiculise l'insignifiance pro¬
vinciale. Aucune forme

d'expression ne trouve grâce
capitale, qui contrôle
le bon goût et trace les lignes
hors la

de l'avenir.
-

du XIXe

A

partir du milieu

siècle, les méca

nismes du centralisme sont

-

en

place et ils n'ont pas régressé
depuis. Mécanismes terrible¬
ment tyranniques... La poésie
de Mallarmé a été l'expres¬
sion d'un totalitarisme intel¬
lectuel

précédent, d'une
utopie langagière visant à
sans

plaçable, et la condition de sa
pérennité.
A partir de 1791, la

réduire la diversité des choses

Commune de Paris était inter¬

dés",

venue, pour

2

seule

d'armée.

excessive dans certaines

-

une

Même emploi
temps, politique de chef

triomphé qu'au

rieur de leurs frontières. Cela

et du désordre ?

:

tête pensante.

fruit

jacobin,

au

vraiment

quand Napoléon
territoire français

impose

XIXe siècle. Il est l'œuvre

Qui donc, en droit, confè¬
re la légitimité et décide du
juste et de l'injuste, de l'ordre

commence

dans la

bunal de la conscience

en

univers, cette cuve, ce
romantique démesuré,
sera poétisé
par Alfred de
Vigny, par Victor Hugo et
Eugène Sue.
Cependant le centra¬
ventre

Classicisme

citoyenne.
plus

d'un

mystère de

cet

lisme

français, comme
philosophie des

comme

univers à part. Le

réellement

Cartésianisme, dans le

-

tri¬

en

Sébastien Mercier dressent le
tableau de Paris

dans le

érigées,

manière,

Bretonne et surtout Louis-

expression chez Malherbe et

Lumières.

portent en personnes respon¬
sables. Elles sont

son

tairement le processus révolu¬
tionnaire... Restif de la

impulser autori¬

et des

êtres, le hasard impré¬
visible, par un seul "coup de
une seule pensée, une
parole arrachée à l'éternité,

�Linha

Imaginòt

Décentralisation culturelle
2e trimèstre de 1997

dant

au

Paris de

ments.

Baudelaire, l'é¬
Une idée

popée d'une

toujours

neuve

Provence labo¬
Du fait que

rieuse. Aubanel

d'Oc n'a

dépit de la satire
ricanante de

conscience nationale propre,
ni par conséquent la volonté

Flaubert, le clair

de construire

visage d'un

tout

pro¬

vincial admi

-

rable. Bref, la
tane
un

s'était fait

devoir de

dire haut et

fort,

sa

ma¬

nière de renaître
et de crier sa rai¬
son

rès, contempo¬

à concrétiser.

rain de Paul Cézanne et de

Stéphane Mallarmé

L'homme

au

d'être. Fou¬

s'avère,
contraire, condamné à

s'adapter

recevait le mardi les lettrés de
Paris dans

son

salon calfeutré

s'isolait, le dimanche, dans

au divers, à "l'ère
successive" (Paul Valéry), et

et

la fascination

l'opposé, s'élève la grande
voix protestataire du poète

promethéenne
de l'UN n'est qu'un leurre. Il
n'est pas de culture authen¬
tique et viable qui ne se livre
au risque du multiple.
L'humanité est embarquée
sur l'océan infini de la plura¬
lité, et c'est ainsi qu'elle se
ressaisit dans

sa

vérité... Mais

les conclusions des

sa

yole de Valvins... A

occitan

Augute Fourès, jour¬
:
l'âpreté
du combat pour la survie
porte, au-delà même de sa
langue, la révolte du poème.
naliste à Toulouse

Fourès est

avec

Mallarmé et

Lautréamont, mais

aux

anti¬

poètes
n'intéressent pas les poli tiques. Les intellectuels euxmêmes ne tirent pas les
conséquences qui convien draient des expériences de la

podes, le plus grand poète de
sa
génération. C'est le peuple
de France entier qui s'expri¬
me par ses mots aigus comme

littérature. On continua à

scène de l'histoire. Ce que

pilonner la Province au canon
lourd du mépris... On sophis¬
tiqua de plus en plus, on affi¬

poètes français n'osaient pas
dire, ni même penser, Fourès
changeant brusquement de
langue en 1875, à l'âge de 27
ans, le proclame au nom de

na une

artillerie moderniste

qui devint éblouissante pour
le monde entier : la province
déclara forfait ! C'est notre

des

flèches,

un

peuple qui

refuse d'être éliminé de la

tous les muets de son

Mistral avait

érigé,

les

temps...
en pen¬

tombé

la

a

siècle, le

déconfiture. Les

en

Religion en furent
conséquence... Une nouvel¬

le société était

en

train de

organisation éta¬
tique plus forte, un gouverne¬
ment plus responsable, un
peuple plus conscient de ses
pouvoirs : le nom de nation,
au

sens

actuel, n'était pas

prononcé... Mais il s'agissait
déjà de l'émergence d'un
Etat.

Gabriel Fauré, un

peintre et
un compositeur
occitans,
scelle d'un sceau glorieux la
signification nationale de la

lui

des fils d'Henri II, était

naître. Une

C'était

héritage.

Au XVIe

occultait et

toile de honte.

Etat pour

pouvoir royal, entre les mains

Guerres de

recouvrait d'une

un

eu

toujours été dans son esprit
une pensée altruiste.

contre-point,
ce
que la littéra¬
ture française
en

impossible à concevoir,

jamais

seul, l'idée nationale

littérature occi¬

mais

le peuple
de

avait révélé, en

de

ses

Henri IV, avec l'aide
lieutenants, sut prendre

la tête du
en

nouveau

utiliser les
à

royaume,

leviers, s'adres¬

peuple, avec lequel

Renaissance occitane... Son

ser

imaginaire dresse le mythe
épique du géant laboureur et

il devait compter, qu'il devait
séduire et dominer. Un royau¬
me national s'ébauchait : il

de la moissoneuse nue, allé¬

gories cosmiques et popu laires. La symbolique de son
premier poème (l'Abécédaire
du grand déluge) est claire :
sous

les

du centralisme,

eaux

il

repêche et ranime lettre à
lettre, par les mots de sa
langue, la réalité ressuscitée

Et restitue du
pluralité cultu¬
linguistique ! Le

du pays réel.
même coup la

relle et

décor structurel d'une décen¬

tralisation est

planté.

La force de l'histoire

Clivages créateurs...
possède un pasé
prestigieux. Capitale d'une
expérience pleine d'enseigneToulouse

était

son

porté par les armées gas¬

connes...
en

Au même moment,

parfaite synchronie, les

intellectuels de

ces

pays

qu'on disait gascons, et qui
ne l'étaient pas tous, don naient l'exemple d'une activi¬
té intense

: Nérac, Pau,
Montauban, Bordeaux, Tou¬

louse furent des

foyers nova¬
qui n'avaient guère
d'équivalents dans le Nord de
la France. De grands écri vains en sortirent, qui donnè¬
rent l'impulsion décisive à la
pensée moderne, en latin,
Cujas, Michel de l'Hospital,
Muret ; en français, La
Boétie, Montaigne, Pibrac, du
teurs,

Bartas ; en occitan,

Garros,

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Imaginòt
Décentralisation culturelle

2e trimèstre de 1997

Galhard, Belaud de la Belaudière, etc...
Ils traduisent
termes

Toulouse capitale romane
L'Occitanie

en

parfois indirects,

par¬

fois direct, la formule éta

-

tique qui se met en place. Les
écrivains latins fixaient de
nouvelles

pé

par

re une

catharisme, envahit toutes les
classes de la société. Tou¬

a occu¬

deux fois dans l'histoi¬
position dominante. Ce

fut le cas, comme nous

voir, au tournant
XVIIe siècles, sur le

XVIe et

Croisade contre

règles de droit. Les
poètes épiques (Du Bartas et
ses disciples, d'Aubigné, de

seuil de la civilisation

vaincue,

baroque,

propres

Scorbiac et l'Occitan

fait national. La nation paci¬

traduisaient

Ader)

l'énergie des

avec

fique conçue

la montée du

Pibrac même, concevaient les

les Occitans
nations belli¬
queuses partout déchaînées
en
Europe... Ç'avait été le cas
déjà à la grande époque de

responsabilités politiques et

l'Art

temps nouveaux, la finalité
des forces

qui s'éveillaient.
Montaigne,

La Boétie et

morales des

nouveaux

ci¬

toyens. Les poètes occitans,
Garros en tête, inventaient un
nouvel ordre, qui tendait à
mettre la

s'opposait

roman

nation,

Richelieu

et ses successeurs,

pendant quatre longs siècles.
unie, mais plura¬
liste, et qui ne violente pas les
populations qui se sont don¬
Une nation

nées à elle.
Le

concept national

plus large, le plus exem¬
plaire qui ait jamais été pro¬
posé... Un modèle pour notre
action décentralisatrice.
L'antithèse exacte du modèle

français périmé,
combattons.

que nous

1789,

siècle Baroque et la Fête

recherche des fondements

indépendante
idéologiques
politiques, et posa les prin¬

cipes d'une création autono¬
me. La première,
dans le
monde, depuis l'Egypte à
afficher

une

sensibilité

cos¬

mopolite.
L'Eglise romaine
souffrait
Elle

ne

trouva alors

prise en
qui lui
échappaient : la Sicile de
l'Empereur Frédéric II et
l'Occitanie
pays alors sans
se

étau entre deux pays

,

La Cour de Palerme

nom.

a

appris de l'Occitanie les pra¬
tiques sacrilèges de la poésie
et de

l'Amour adultère, et elle

entretient des relations

cou¬

pables

avec

avec

les infidèles,
se

fait

un

jeu

de narguer
mœurs

Félix Castan (à

droite) face à Bernard Manciet (à gauche)

dissidence...

aucune

l'Islam. Frédéric

le

forces et élimine le

en

citoyennes du

poésie et de leur
musique. En cette première
phase de l'aventure médiéva¬
le, la jeune aristocratie de ce
pays se consacra à la

ou

par royaume, ou

En 1600 et

les actions

Dieu, des Troubadours, de

idées soufflait du Sud,

baroque ? Nullement la na¬
tion que nous ont forgée

libère par ses

leur

des contraintes

s'agissait d'une France baro¬
que : celle qui précéda la
France classique du RoiSoleil et de nos Républiques.
Que faut-il entendre

La dualité d'aujourd'hui

et de la Paix de

reconquise... Le vent des

créait la nation moderne. Il

il

par

d'une culture

pouvoir central. L'Occitanie,
par la pensée et par la force,

:

terres

ces

d'hérésie. Toulouse, d'abord
se

destin

son

n'est pas de ville qui ait, par
deux fois, regardé plus en
face sa vérité capitale.

aux

société, la ville et
l'Etat, au service des hom¬
mes, de ceux qui produisent
les richesses, et de la Paix

accompagnant le progrès des
armées, qui rétablissaient le

capitale de subver¬

sion, de plus en plus arrogan¬
te. Au début du XlIIe siècle,

l'Eglise déclenche une

de le

venons

louse est

lent... Méditons

le Pape par ses
orientales. En Occi-

chef

ennemi, Simon de

Montfort... Toulouse

valeur de symbole : c'est
l'anti-Rome ! Elle est célé¬
brée dans

grandiose
poème épique, où s'exprime
une
philosophie laïque du
Droit, supérieur à la force,
cela en plein régime féodal,
qui ne connaissait que le droit
du plus fort : ce défi à
l'Europe, à la Chrétienté
entière, ne pouvait s'imposer
définitivement, mais il avait
un

tanie, les choses sont plus

fixé dans l'histoire le

sérieuses

d'une

encore :

la civilisa¬

tion d'amour, dressée dès

l'origine

la noblesse
contre le magistère de
l'Eglise, est adoptée par la
bourgeoisie toulousaine, et
une
authentique hérésie, le
par

eut

La Toulouse
de Pierre

siècle,

visage

cité-symbole.
Cardcnal,

et la Toulouse

de Pierre

Godolin,

romane

au

XlIIe

baroque

au

XVIIe

siècle, si dissemblables, ne
sont pas de celles
qui capitu¬

révolutionnaire de la Fédé¬
ration

ont

atteint leur but,

structurant la nation. Elles ont

été consolidées par

des
celles des
dernières guerres : les ten dances régressives, d'origine
politicienne, ont échoué avant
même de prendre corps dans
le peuple.
épreuves

comme

Reste

une

dualité

culturelle, et l'exigence d'une
décentralisation.
Dans la France

temporaine,

sans

con¬

Renaissance

occitane pas de Décentrali¬
sation, et sans Décentralisa¬
tion pas de Renaissance ! Les
deux actions, les deux projets
se tiennent
"par la barbichet¬
te"... La Décentralisation est
le sésame de la Renaissance,

�Linha

Imaginòt

Décentralisation culturelle
2e trimèstre de 1997

et la

Renaissance le sésame

est

d'entrer

faite.

clefs ouvrant les portes, dans
ce mur ensorcelé auquel
heurtent.

Soit la

locuteurs valables du Centre,

comme ses

capacité d'intervention
La littérature

Paris/Occitanie

:

on ne

peut

imaginer des foyers de pensée
plus différents, plus étrangers
apparemment l'un à l'autre.
Et pourtant, ils ont un point
commun : un manque... Deux
manques dissymétriques : des
bi-faces qui auraient perdu
leur

verso

!

La création

parisien¬
ne est toute entière gouvernée
par la centralité d'une ville
qui se veut unique. On y
pense l'UN, tandis que la
nation ne fournit qu'une

occita¬

acquiert son unité dans

l'action décentralisatrice : la

qu'elle propose

théorisation

vise à rassembler les forces,
les coordonner, à

à

fixer des

objectifs. Il ne s'agit pas de
guerre... La principale forme
de combat consiste à

des villes,

mer

sur

transfor¬

qui ont une

pied d'égalité, selon trois

voies

chaque disci¬

pline, paraissent à Toulouse

vie, interdite d'existence.
Les écrivains fran¬

çais, où qu'ils habitent, parti¬
cipent d'une seule gravitation
centrée sur Paris, se situent
par rapport au même système
mêmes
débats internes, aux mêmes
de référence, aux

Toulouse,dans le

désordre, des œuvres de
valeur. Tant qu'une Critique
digne de leurs recherches ne
s'en saisit pas, elles n'attei¬
gnent pas leur but... Une
Critique décentralisatrice
pose le problème de l'œuvre
décentralisée

:

ter en termes

doit-on la trai¬

vaguement

impressionnistes,

sans

lui

chercher

système relationnel... Mais
c'est au risque de tomber
dans un égal abîme ! Les écri¬

un sens fort, sans la
replacer dans son contexte,
son système ? doit-on lui
appliquer mécaniquement les
critères éprouvés de la
Critique parisienne, comme si
elle appartenait à l'orbite du
Centre, la soumettant ainsi à

vains occitans ont des diffi¬

la loi du Centre et la détour¬

critères. Seuls les écrivains

langue ont la
d'échapper à l'orbite, et

d'une autre
force
de

se

constituer

cultés à

se

voir entre

en

un

autre

rejoindre, à conce¬

nant de ses vertus

décentrali¬

véritable

satrices ? Doit-on

se

eux une

conten¬

ter de

par

jugements
dogmatiques, sans rechercher

la culture

le débat, la contradiction des

union, constamment guettés

la dispersion. En somme,
parisienne a des
difficultés quasi-insurmon¬
tables à sortir de la "penséeunique", à retrouver le sol du
multiple ; tandis qu'à l'inver¬
se

la culture occitane a

quelques difficultés (mais
non insurmontables) à penser
l'unité du multiple dont elle

points de vue, qui est la
marque des vrais foyers de
pensée ? Doit-on s'en tenir à
une analyse étroite, ou au
contraire

en

faire l'occasion

et le ferment de

pensées plus
larges, capables d'émigrer
vers

match de

administrations, ni les pou¬
voirs, qui produiront de telles
avancées

:

ils ont

soutien ! Le

rôle de

un

cerveau

d'une

capitale réside chez ses créa¬
teurs et ses acteurs,

au-delà

règles et des conventions,
affrontant le chantier plané¬
taire, où les capitales sont
représentées par leurs émi nents interprètes. Il ne suffit
pas de mettre la barre à hau¬
des

teur

d'administration, il faut

que

chacun s'exprime à hau¬

teur

d'homme. Il faut d'autre

protégé

la nation : chaque ville est
égale à la première des villes
et non dépendante d'elle. Les
contre-capitales, en ressusci¬
tant, restaurent la nation, la
libèrent de l'emprise de la
super-capitale usurpatrice, et
par

Le travail

Dans

un

rugby... J'institerai sur un
point. Ce ne sont pas les

part qu'on se sente

critique

et autour de

sa non-

rappeurs.

L'organisation
Le travail

de résonance,

s'était ensevelie dans

chanteurs, rockers

:

chambre d'échos, une caisse

jamais source
d'altérité authentique : Paris,
seul, comme si la nation

et

dans

comme

avec

attitude de victimes, en inter¬

Une

ne

bipolarité

dialogue

foyers, où l'avenir de
la création et les questions de
l'époque sont envisagés
autrement ? D'une Critique
active, on peut attendre la
résurrection d'une capitale de
pensée... Il est, par exemple,
de la responsabilité d'une
Critique toulousaine de
mettre en évidence, parmi les
plasticiens, une tendance abs¬
traite, qui donne un visage
original à Toulouse, et lui
assure un statut de capitale,

depuis plus d'un siècle l'une
et l'autre se

en

d'autres

de la Décentralisation, seules

d'autres centres et

critique
appelle des formes organisées
de débat : colloques, ren contres, revues, invitation de
spécialistes étrangers, partici¬
pation à la recherche nationa¬
le et internationale... Mais je
pense surtout aux structures

elles sont

en

retour

émanci¬

pées par cette nation qui

de monstration et de sélection

retrouve son rôle sur son ter¬

d'une Occitanie

ritoire.

sans

fron

-

tières, qui ne fut jamais intro¬
vertie, qui intervient toujours

Les données

pour faire éclater les limites
et abattre les remparts. Les

historiques

Toulouse, comme

qui ont mission de
dignité à une capita¬
le qui avait perdu son chemin,
au cours des siècles derniers.
Cette capitale en sera une, si
elle se comporte en contrecapitale, libre et polémique,
capable de faire avancer les
affaires du savoir et de la philisophie, de l'art et du langa¬
ge, si elle a la volonté de por¬
ter une conception du futur
sur la scène pensante de son
temps. Les conquêtes de la
pensée parisienne ont stérilisé
le travail des autres villes.
Elles le féconderont, si la

Marseille, Montpellier,
Bordeaux, donne l'image

nation demande à toutes ces

serait de

structures

rendre

sa

d'une

pluralité de capitales

occitanes, chacune ayant son
destin

personnel, ses tro pismes, sa sensibilité. Ce
peuple parle majoritairement
non sa langue historique,
mais la langue d'importation.
Il s'exprime en parts sensible¬
ment égales dans la littérature
qui lui appartient en propre,
et dans une littérature qu'il
partage avec le reste de la
France. Ces faits disent peu

dynamiques décentralisa¬

les

trices, mais la grande erreur
ne pas tenir compte
faits... Décentralisation

villes et à toutes ces

de

de rivaliser

et renaissance

cultures
d'audace et de

bal¬
de mains en mains,

ces

passeront par
concentration des forces

contestation, pour que le

une

lon passe

dans la

capitale. Les villes

�Linha

Imaginòt

2e trimèstre de 1997
...Cortetas...Cortetas...
Musette. En

1899, 1'

A environnantes doivent

au¬

répendue hors de Paris,
qu'une Décentralisation
formelle a été proclamée et
voulue par le pouvoir... En
fait, on peut vérifier sur le
terrain le bien fondé de la
et

j conscience : tirer de leur fond
vergnat Antonin Bouscatel,
I historique des actions
patron de bal et joueur de
! capables d'alimenter le débat
cabrette (ou musette) le

plus réputé, demande à j identitaire. Tarbes est la pépi1 nière d'où sont sortis
son gendre, l'italien Char¬
les Péguri, de l'accompa¬
Lautréamont, Jules Lafforgner à l'accordéon pour
I gue, et Camélat, l'auteur
faire danser sa clientèle
! occitan qui conclut leur expérue de Lappe, à Paris. La
| rience, et de surcroît des pergrande histoire des bals 1
sonnages tels que Foch, le
musette commançait...
chef d'armée, et Jacques
Aujourd'hui, le groupe
Dénécheau Jase Musette 1 Duclos, le chef de Parti ;
! Carcassonne est la ville
propose des concerts
retraçant l'histoire du
; d'Auguste Fourès, de Charles
musette, depuis les bals 1 Cros, de François-Paul
auvergnats cabrette-accor- j Alibert, de Pierre Reverdy, de
déon, jusqu'au musette ; Joë Bousquet, de
René Nelli,
contemporain.
1 comme du peintre Laugé, du

se

tion,

Ousitanio vivo est le

et ses

i

la culture de

nourri Jaurès et Toulouse-

Roccabruna (CN) Italie-

Tél/fax

:

0171/918971

Valades Ousitanes
film

est

documentaire

un

sur

l'Italie occitane, traitant

1

ne

serait

capable de briser l'unitaris me. Ainsi
je me suis engagé
dans le militantisme occitan,

fondé

sur l'interprétation
d'une des grandes traditions

en

Puis
nécessaire de mettre

cru

relation l'intervention
avec toutes

Larzac, dans les pires diffi

durant à Montauban

seront mieux

lais

nationale. Mais décentralisa
tion

armées pour

ne

France. La culture occitane

Ben Vautier

; ment, honnêtement, les forces
| décentralisatrices qui existent
! et ne demandent qu'à servir,

logue des capitales.

Chacun

est

; et d'abord les capitales de
! l'esprit....

relie

Disponible en
(140F.).

de la nation culturelle

Décentralisation cultu
ont

généralement

caractère abstrait

F-MC
P.S. 1

(J.M.B.)

-

On

-

un

et uto

-

objectera

! que, depuis quinze ou vingt
ans, une activité culturelle

te.

i

6

Pourtant

que

tout le monde

a

point d'appui pour
il ne s'agit pas
d'imposer à qui que ce soit
une
langue, une culture...
un

libre de

ses

choix:

dans cette liberté réside

le processus
décentralisateur n'est qu'un
vœu, il n'est pas réellement
engagé. L'expérience n'y
parle pas son langage réalis -

cassette VHS

(voir Ousitanio Vivo, cidessus).

la

pique, c'est

Ì

-

P.S. 3- Les débats
sur

-

signifie pas une
absurde bi-partition de la

l'arrogance centra Une nouvelle définition

s'ensuivra, fondée sur le dia

-

quelques résul indiscutables, de portée

:

.

et au

cultés. Avec

l'action

d'ouverture.

-

de vitalité de Marseille, Lyon,
Lille, etc... Les métropoles

ne

liste.

d'autres partenaires prô¬
nant d'autres idées

les disci

peut que souhaiter le retour

fournit

l'abscence

persuadé que le
possible grâce à

l'intervention occitane, seule

résister à

constate

par

salut serait

Ì Tout le monde veut la Décenque des aspects socio-éco¬
! tralisation : si l'on ne réussit
nomiques On y parle bien
sûr de la partie française. ; pas à la faire, c'est parce
Dommage qu'on y retrouve 1 qu'on n'utilise pas simple parlant de
François Fontan qualifié
de "père de l'occitanisme
politique", et que l'on

j'ai,

plines où s'exprimaient la
créativité de ce pays. Quand
je parle de décentralisation,
je parle de cette expériencelà, poursuivie quarante ans

qui pourront faire état d'une
participation, aussi infime et
symbolique soit-elle, en
langue occitane établiront
des rapports de solidarité, et

guère concevable...

Ils m'ont

occitane

diviser, à

P.S. 2- Toulouse

| jour la théorie, sans laquelle
1 une action décentralisatrice

aussi bien de la culture

et à les

-

-

hasard, découvert quelques
poèmes occitans modernes.

culturelles de l'Europe.

loi néo-centraliste

combattre les velléités

| telle expérience, critique,
! organisationnelle et histo i rique, se renouvelle chaque

Au même moment,

j'ai

une

-

traliste, pour sauver les
citoyens de l'enfer provincial.

ni les créations individuelles.

d'indépendance.

Sur la base d'une

Foglienzane-41.12020

manquent pas,

authentique... Il fallait réfor
mer cette nation
hyper-cen

Mais

annexer

i

b.ta

-

de la conformité et de l'uni
formité continue à les

écrivains occitans Perbosc et

zone

Ousitanio vivo,

administrations gou

ressources ne

parfois oubliée. [ Cayrou, et les poètes français
On y rencontre malheu - 1 Georges Herment et Jean
reusement trop souvent
| Malrieu... Ce sont nos réfédes notions nationalistes J rences. On ne
peut agir sans
comme "allant de soi".
interroger les acquis de l'his(J.M.B.)
J toire.
cette

les littératures

le Centre,
n'encourage pas la résurrec tion d'une pensée originale et
d'un public responsable. Les

partie italienne
; Bourdelle et Abbal, et une
de l'Occitanie. 8 pages
de ! série de
grands peintres, les
grand format vous infor sur

-

vernées par

suel de la

ment

allogènes,

parallèles, en une langue dif férente, seules capables de
fonder une altérité, et sur sa
consécration. Le quadrillage
régional, avec ses frontières

; Lautrec et une Ecole de pein1 ture ; Montauban a donné

men¬

sur

santé, revenir de Paris, où

exclu de la vie culturelle
-

décentralisés par construc

; compositeur Déodat de
Ì Séverac ; Castres ou Albi ont
01.45.84.
■

centre n'a pu

mènes culturels

Dénécheau Jase Musette,
51 rue Jeanne d'Arc:

nouveau

constituer, faute de

s'appuyer sur des phéno

■

76.90

de

je préparais Normale Supé¬
rieure : j'ai compris d'un
coup que désormais je serais

thèse que nous avançons.
Aucun

'

75013 Paris T

vécu concrètement quelque
expérience irremplaçable.
Pour ma part, à 19 ans,
j'avais dû, pour des raisons

s'est

! concourir à la prise de

pré

cisément la décentralisation,
une liberté
que ne respecte
pas

le système centraliste.
interprétation est

Toute autre

erronée.

*

Intervention

au

Café des

Citoyens. Toulouse, le 16 jan¬

vier! 997

-

�Ú- :■

'■,■&lt;■-.'&lt;
:

&gt;

■'.'' :

&gt;í l-'ru /;
■■:.

'

Débats

'

:

Imaginòt
■

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' " .:

.

■

Linha

&lt;'C

'

VwUÍ

,

2e trimèstre de 1997

Lettre d'un animateur...

Ciutadans del

professionnel ?

monde...

J'aimeFabulous,
ia Linha Imaginòt,
les

que

Femmouzes T. et Félix Cas-

les

les

tan. Je ne

bien

avoir tout
compris du discours de
pense pas

Claude Sicre et de

ses

enfin, mes jeunes (ça y
!) sont responsables et que

responsables de mon asso¬
ciation (oui!) ont compris ce
que je faisais.

(mais ça m'interpelle, comme
dit).
Alors voilà, mon

métier c'est animateur.

jeunes". Dans
petite ville aux environs
de Toulouse je m'occupe de
jeunes souvent en difficulté.
Je leur propose un lieu pour
"Animateus
une

ÇÒ que s'es passât en
Sèrbia

meses

Et bien non,

les

o

dempuèi qualques

pòt pas daissar indefe-

jeunes ne sont ni citoyens ni
responsables (ou alors quand
ils y trouvent un intérêt).
Et bien non, le prin¬
pour
les membres de
cipal
l'association c'est que "ça
marche".

très meses

de manifesta

-

pacifistas e quotidianas
per far reconéisser per un
poder politic qu'a oblidat las
réglas democraticas, las résul¬
tas d'eleccions localas : aquò
es a respeclar.
Vesèm aqui un
l'evolucion
aspècte de
dins
cions

Pour revenir à la

Imaginòt, si j'ai bien
compris le message (je sim¬
plifie pour aller plus vite), il
faut que les gens deviennent
acteurs. Qu'ils se prennent en

monde. D'actes

coma

aqueles

possibilité de travailler pour
se payer un camp de vacan¬
ces. Quand je lis dans la
Linha qu'il ne faudrait que
des animateurs bénévoles, je
comprends, effectivement

Linha

inventent leurs propres

l'irrespectuós Milosevich. Un

cela serait l'idéal ! Mais

projets... Bon. Moi avec mes
jeunes c'était "qu'est ce que

escenari atal auriá existit fa

jeunes c'est la galère.
un peu assistance
sociale, un peu éducateur, un
peu trou du cul (avec les élus)
et un peu niais pour penser
que ce que l'on fait va trans¬
former l'avenir des jeunes.
Une fois que l'on a été tout

main,

Oui voudrait être
bénévole ?

Malgré ces difficul¬
tés j'aime mon métier. Je suis
d'accord avec vous quand
vous parler du FAIRE. L'ani¬
mation c'est faire. Moi qui ne

"fut-fut", j'apprends
beaucoup au fur et à mesure
des projets que je mène.
suis pas

Notamment, à force de baffes

prends dans la figu¬
quand je me prends à rêver

que je me
re

évidents fa quau-

força observa tors avián pen¬
sât a una

pas

reaccion violenta de

Linha

Imaginât : l'anticentralisme
es pas sinonime de democracia. L'exemple rus n'es
malaurosament l'illustracion.
Las mafiàs localas mancan

de comblar un eventual
espaci voide dins la democrapas

cia.

Als que penson que
tôt

çò que se pòt decidir loca-

podèm far
empacha
pas que la pena de mòrt
foguèt decidida al nivel del
barri. Es pas necessari de
mòstrar los problèmas que i
auriá dins aquela ipotèsi.
lament

deu far,

se

remarcar

que ren

L'exercici de la

gaire de temps. Ara la

pren lo melhor. Es ela qu'aviá
fach tombar lo sistèma sovie-

l'accion d'un
grop militar o pochista coma
se vesiá fa quauquas decen-

l'interès dels trabalhs

choses sont réalisables. Mais

nias. Es ela tanben que se

comunalas

vite... Bon, pour¬
quoi cette lettre ? C'est pour
dire (mais ça vous devez le
savoir), que la citoyenneté,
l'anti-centralisme, le rap occi¬

desvo'iopa un pauc pertot a

l'engolidor de la França e de
son universitat dins aquel

tan, la démocratie et tutti

Tocqueville i aviá pas trop

quanti c'est bien à partager
avec les gens qui s'y intéres¬

pensât. Aviá ben vist los
limits dels régimes démocra¬
ties, e entre eles los mai centralistas coma en França, mas

grand choses... Maintenant

(des fois) la recon¬

mens

quas annadas, e encara mens
lor reiissita. Es per aquò que

alertar dins lo

donc al centre dels débats.

Il faut être

naissance des jeunes.

èran

nos

democracia locala

vous

on a

de

darrièr numéro de

delerminacion dels ciutadans

voulez faire ? ". Pas

mer ces

cela

rason

l'accion de ciutadans dins lo

réunir, des activités et la

voilà, la réalité c'est que ani¬

Demòra la question
seguida a balhar a
d'accions atal. Fèliç Castan a

de la

rent de ciutadans-actors. Dos

amis,

on

se

est

c'est

"On fait ! ". Cela

:

mieux.

va

Depuis que des

tic

actions ont été menées ils
commencent à

croire que

des

ça va pas

sent.

Pour les autres,

e non

pas

travèrs lo monde.

Aquò es ben una
evolucion recenta perque un
observator atentiu coma

c'est

plus dur... il faut expliquer.
C'est pour cela qu'on paie

manifestacions de centemilièrs de personas
dins las carrièras fasent camlas

des animateurs.

nats de

biar de

Frédéric Miquel

còps radicalament las
poders elegits,

décisions dels
es

un

escenari qu'aviá pas

envisatjat.
7

es e

serà

Aquò permet de mesurar
coma

lo

de la maison de la cultura de
Larraset

sus
e

las identitats
de l'autre costat

domeni. Lo trabalh

manca

pas.

Joan-Marc Buja

�Linha

Imaginòt
Lfh

Débats

7

2e trimèstre de 1997
...Cortetas...Cortetas...

Paysans. La dernière
publication de Jean-Paul
Damaggio, Quand les pay
chantaient est

sans

nous

éclairent

monde

sur

qui

un

nette voie de dis¬

en

parition. L'ouvrage four
mille d'informations
sait les

me

-

dénicher

mettre en lumière

Jean-Claude Drouilhet

com¬

l'auteur, qui a l'art de
ces

petits faits qui font
l'Histoire. Les textes sont

juxtaposés à une série de
photos de 1' Association
Photographique-CréationCommunication qui donne
dimension

supplémen¬
taire à l'ouvrage. (J.M.B.)
Jean-Paul Damaggio82800 Bruniquel. T :
une

Eloge de l'état sauvage

comme

suite de tableaux

une

A

05.63.67.29.72.

'H

recueil de textes

:

courts, inédits. Chacun est
suivi d'une auto-interview

de l'auteur. Le premier

numéro

(50 pages, 20F.)
le récit d'un fils
pendant la der¬
nière guerre. D'autres sur¬
prises attendent le lecteur
avec les
cinq auteurs :
débute par
de collabo

mian, Claude Sicre et
Frédéric Ducom (directeur
de
au

pubication). Longue vie
Corbeau. (J.M.B.)

Editions Corbeau Produc¬
tion : 53 rue Lejeune

31000 Toulouse. T

:

05.61.62.83.54.
En

Auvergne. La Galipote

est le

journal critique de¬
puis 17 ans. 5 numéros
par an. On y parle des dos¬
siers qui peuvent intéres¬
ser le
citoyen. Voilà une
information parallèle bien
documentée. On aimerait
retrouver
cation

type de publi¬
peu partout.

ce

un

(J.M.B.)
ACAP,

rue

du Commerce

63910 Vertaizon. T

68.08.83

:

04.73.

faisant

génocide. N'y voyez
de la méchanceté. Ce sont
d'étranges connivences
acquises inconsciemment sur
pas

le terreau de la bêtise stéréo¬

typée, elle-même véhiculée
la force de frappe des

électroniques
imprimés.

et

Il est difficile de

se

déplacer accompagné
d'Indiens d'Amérique, dans
ce beau
pays de France, sans
subir ce genre d'apostrophe,
horriblement
celui

vexante

Dessin de Sean

pour

un

qui en est l'objet et ter¬
qui

sens.

premier est bru¬
tal, cruel, stupide, irrécupé¬
rable. A détruire. Plus, à éra¬
diquer, comme une mauvaise

m'accompagne m'a quand
appris beaucoup de

herbe.

même

Le second est bon,
doux, poétique comme une
prairie de (leurs sauvages,

choses à moi, le "civilisé".
me

double

Le

en est le témoin.
Le "sauvage" qui

Sans entrer dans les détails,

Standing Bear, Osage Ogkia, directeur du musée
de Pawhuska (Oklahoma)

tribal osage

riblement embarrassante pour
celui

Jean-Claude Fabre, Pauvre

Martin, Jean-Luc Casa-

en

un autre

médias

Corbeau

en

geste ambigu qui rappelle

quartier Arnaud-Bernard à

Le

l'enfant

finalement l'adulte
un

par

s'appelle

Wouh,

Wouh... " fait

déplaçant la main devant sa
bouche. "Hugh !" prononce

Corbeau. Le dernier né du
Toulouse

ou,

je

contenterai de citer

inoffensif

quelques domaines : agricul¬
ture, médecine et pharmacie,
psychologie, philosophie,
politique (mais oui : la démo¬
cratie irrxjuoi.se, voire osage,
via Montesquieu et Tocqueville), je m'en tiendrai là pour
aujourd'hui. En revanche il
est vrai, je lui ai apporté une
technologie en avance de
quelques siècles sur la sienne
qui m'a permis, dans un pre¬
mier temps, de le vaincre puis
d'en faire mon esclave, moins
qu'une tête de bétail.
"Sauvage", le mot a

comme

un

petit

lapin... sauvage.
lui

ne

semble

se

prêter à

équivoque. Ce noble

mot

exprime le but à atteindre
lequel me porte le pro¬
grès. Grâce à lui j'ai vaincu la
vers

variole

et la

c'est vrai. A

poliomyélite,
de lui j'ai

cause

quand même aussi détruit
Hiroshima

d'autres porce¬
laines. Voici donc le retour de
et

l'équivoque...
Lorsque je
scotche

8

sur ma

avec avec

de

sa

les autres membres

communauté ?

L'anonymat, terrible
isolant du monde civilisé, estil

"Civilisé" quant à
aucune

ordinateur, seul avec des vir¬
tualités et des certitudes, suisje plus civilisé que le sauvage
d'Amazonie qui partage
presque tout, son temps, son
savoir, les biens matériels

télé

préférable à la complicité
'? Dans quel
type de société voit-on pros¬
pérer la violence, la lâcheté,
la criminalité, l'irresponsabi¬
de l'état sauvage

lité ?
El si cette nouvelle

civilité dont
d'autre
vage

me

qu'un nouvel état sau¬

?
Alors, je voterais

Sicre !

ou mon

parle si bien

Claude Sicre n'était rien

�Linha

Imaginòt

Débats
2e trimèstre de 1997

une

laïque, opposant A ...Cortetas..,Cortetas...

identité

l'amour humain à l'amour

Contre le discours

divin. Les

jeunes poètes en

pour opposer aussi
la liberté de la jeunesse à la

profitaient

des racines

loi des anciens

joi ejovent,
amour et jeunesse. Leur dame
:

était à la fois le subsitut de

Dieu et du suzerain féodal.

Claude Sicre / Félix-Marcel

C. S.
des

:

Contre le discours

racines, de

ce

tu

appelles le "primitif", tu
affirmes que la littérature
occitane
sa

se

structure/trouve

pertinence/sa stratégie

face à la littérature
se.

Peux-tu

françai¬
l'expliquer ?

Castan

toujours des grincheux
pour crier à la trahison, dès
que le rapport à la littérature
française fait rebondir et
régénère l'identité occitane.
De toute part environnés de
culture française, ce n'est pas
aux cultures espagnoles ou

y a

L'exemple de René Nelli,
que tu a pris récemment,
est-il (et en quoi) particuliè¬

italiennes que nous avons

rement

nère nullement de

F-M.C.

significatif ?
:

Le "discours des

çaise. L'Europe ne nous exo¬
ce

combat

:

l'Europe ne peut nous être
favorable que dans la mesure
construisons notre

racines" est à la fois le

où

stérile et le

identité moderne. La trahison,

plus
plus faux. Quand
le Félibrige s'est formé, les
"troubaires" reprochaient aux
jeunes novateurs d'imiter les
auteurs français. Mistral,
Aubanel et leurs amis les

lisaient

en

effet

:

par cette

appris à être
eux-mêmes, à faire une litté¬
rature plus originale, plus
authentique que leurs détrac¬
teurs. Le même reproche a été
lecture ils ont

Félibrige
poètes occitanistes qui lisaient les surréa¬
listes : ils allaient, croyait-on,
perdre leur identité. C'est le
contraire qui s'est produit.
Plus on s'isole, plus on tombe
dans des poncifs. L'identité
se forge à chaque époque
dans le rapport à un partenai¬
re, dans la présence au débat
contemporain. C'est la grande
leçon des auteurs qui, ayant

formulé par un
vieilli contre les

nous

c'est de

négliger cette loi fon¬

damentale et de végéter dans
les miasmes du néant... Selon

Lafont, l'épopée française et
l'épopée occitane ont une
source commune, au Xle
siècle, en Navarre dans les
colonies

monastiques dépen¬
l'abbaye de Conques.
dès cette époque, la diver¬

dant de

Or

l'épopée
française exalte Roland, le
héros guerrier. L'épopée
occitane lui préfère un héros
marqué du symbole de paix,
Olivier, et punit l'arrogance
gence est nette :

de Roland
réfère à
Paix de

:

l'Occitanie

se

idéologie de la
Dieu, support de

son

notre art roman.

-

Toute notre histoire
cette vérité

angulaire : mais il

d'un

contestataire

incité celle-ci à

sursaut

doublement libérateur. Ainsi

identité culturel¬
le. Robert Marty a raison
quand il dit : "notre littérature
nous sert de patrie, de fonde¬
se

forge

ment

une

identitaire" (Le Monde

15-03-1996). Il faut partir de
Que s'est-il passé par la

là.

des XVIe-XVIIe siècles a
possible parce que les
écrivains occitans ont adopté
un point
de vue directement
inverse de celui qu'adoptaient
les écrivains de langue fran¬
çaise, lussent-ils occitans
d'origine : La Boétie et
Montaigne pensent la nation
que
été

d'en-haut. Garros et ses suc¬
cesseurs

arriment leurs voix à

la ville dont ils sont

citoyens
(Lectoure, Aix, Montauban,
Toulouse, Béziers, Nîmes,
Avignon, etc...) et conçoivent
la nation d'en-bas. Leur moti¬
vation

:

une

mettre au

nation devait

se

service des ci¬

toyens, et non les citoyens au
service de la nation ou du

le veut
l'esprit centraliste. Et elle
devait maintenir la paix des
peuples. Ces idéaux restent
monarque, comme

les nôtres...

L'identité occita¬

c'est-à-dire sa littérature,
se constitue au XVIIIe siècle
sur des bases dialectiques

ne,

comparables : les occitans
font subir à la poésie, telle
qu'elle s'écrit en langue fran¬
çaise, et dont ils partagent les
objectifs, une révolution
copernicienne. Ils affirment

antithèse des ensei¬

instincts de la chevalerie avait

Félibrige, ont

ethnique, mais

gnements de l'église elle-

confirme

au

Sound System ne sera
finalement pas en concert
le 5 juillet 1997. Le 6

revendication

dent la littérature occitane

même. La condamnation por¬
tée par l'Eglise contre les

tourné le dos

concerts, cinéma. Massilia

Au Xlle

retrouvé l'âme de l'Occitanie.

le foyer rural de
Capestang (Hérault) sur la
culture occitane pendant
un mois : expositions,
jeux, sports, danses,
pose

devenue l'instrument d'une

siècle, les Troubadours fon¬
comme

la manifestation que pro¬

Bref, leur langue n'était pas

suite ? La Renaissance baro¬

affaire, mais à la culture fran¬

Capestanejades. C'est

Les

développer
9

juillet sera une journée
consacrée à la littérature
occitane avec des confé¬
rences

de

Philippe Martel,

Amalvi, Forêt, Claude

Alranq, Hammel, Georges
Peladan, René Duran,
Claude Sicre, Philippe
Cousinier, Pech. René
Duran et Claude Sicre
liseront une

réa¬

animation

en soirée. (J-M B)
Foyer rural, place Gabriel

musicale

Péri 34310

Capestang. T

:

04.67.93.40.90.
Picardie. Parmi les

publi¬

incontournables

cations

comprendre la cultu¬
picarde : L'Invention de

pour
re

la Picardie, revue semes¬

publications spé¬

trielle et

ciales, et Le Jardin Ouvrier,
revue bimestrielle. (J-M B)
Ivar Ch'Vavar,
Jeanne d'Arc

-

45 rue
80000

Amiens.

Montpellier. D'après Le
Rat Kagneux, le fanzine du
RAKAN de Nîmes (voir L.I.

n°29), "une librairie-biblio¬

thèque, Scrupule, vient de
s'ouvrir à Montpellier, on y
trouve

les écrits (livres,

fanzines, revues etc...),

indispensables pour déve¬
lopper un esprit critique
sur

le monde, ses us et

Scrupule propo¬
chaque vendredi

coutumes.
se

aussi

une

rencontre-débat

sur

des thèmes variés et alter¬
natifs.

c'est

rue

saint

Sépulcre à Montpellier."

�Linha

Imaginòt

2e trimestre de 1997
s'il intervenait, se

des Trouba¬

comme

dours avait

trouve en

confirmée,

est

cosubstan-

création littéraire et elle

tielle

promet, brise les bases de

au

En

me.

l'action militante.

un

l'expérien¬
surréaliste

ce

de l'incons¬

cient, il pro¬
duit

com¬

attentif

mot,
à

poè¬

porte-à-faux. Elle
impuissante à expliquer la

une

poé-

C. S.

Tu dis

:

qu'en

ce sens

la littérature occitane est

cosmopolite. Peux-tu préci¬
ser ta pensée ? A quoi
s'oppose ce cosmopolitis me?

sie de

l'hyper-luci¬
dité. Ainsi la

mopolite s'oppose à l'ethnocentrisme. Les Troubadours

français,

pensée de même
général que la pensée
"catholique". Les baroques ne
pensent pas la séparation des
peuples, mais leur union dans

avec souvent

un

général

-modèle de
son

que les valeurs poétiques ne
résident pas dans une rhéto¬

rique normée et artificielle,
mais dans le génie d'une
langue librement puisée à la
source.

Les Félibres

ont

une

lui, à sa psychologie profon¬
de, aux richesses de civilisa¬

critique n'a pas pris la mesure
de ce phénomène, qui n'est
pas un fait de conscience,
mais plutôt d'inconscience.
L'Ecole occitaniste, s'installe
dans un champ littéraire
auquel elle ne pourrait accé¬
der autrement. De pseudo¬

qu'il véhicule, avec son
langage inventif, socle de la
culture... Ces acquis de notre

méprisé notre poésie du

histoire,

XVIIIe siècle

éclairent les démarches

ce

:

il faut réviser

jugement et apprendre à la

lire

comme

anthithèse de la

poésie française, et

sans

doute aussi de la rationalité
étroite des Lumières... L'anti¬
thèse

prendra des formes
diverses : les grands poètes
Navarrot et Gélu, au XIXe

siècle,

se

réclament de

Béranger, qui fait pâle figure
en

face d'eux. La littérature

félibréenne, je l'ai dit, se
situe en posture antagoniste
par rapport à la littérature
française. Un seul exemple,
qui vaut pour la totalité de
l'expérience : deux conteurs
de la même génération,

Maupassant
Bessou

en

français,
(qui ne lui
pas inférieur)

en

occitan

est assurément

modèle

culture. Bessou s'identifie à

tion

ces

valeurs actives

contemporaines. Mais il y a
plus. L'identité n'est pas un
héritage. Elle se prouve
chaque jour. Nelli founit des
preuves, il n'est pas le seul,
mais peut-être est-il particu¬
lièrement signifiant, en raison
de son rapport au Surréalis¬
me. Il fut fasciné par le
Surréalisme au point de s'en
croire le plus fidèle des
adeptes : or sa poésie pourrait
être considérée

comme

par¬

faite condamnation du

Surréalisme

parisien, fondée

sur

les données du Surréalis¬

me

même. Très construite et

travaillée, étrangère à tout
hasard et tout automatisme,
elle comporte une part impor¬
tante de raison démonstrative.

tracent

du paysan des por traits radicalement inverses.

pas à une
vision du monde cohérente,

Maupassant le ridiculise, le
caricature, et l'exclut de la

ni

Elle

ne

a une

renonce

morale, à

de vérité que

une

vertu

la fréquentation

autorité éblouissante. La

écrivains restent hors du

champ

cos¬

tane se trou¬

réaliser l'anti

(1906-1982)

La conscience

:

poésie occi¬
ve en

René Nelli

F-M.C.

: ce sont

les patoi

-

érigent

une

horizon

réseau de villes et de

nations. La Renaissance félibréenne tend
conscience

vers

une

cosmique, dont
les héritiers. Le

nous sommes

prévaut sur la partie. Il
l'accidentel, il
l'intègre.
tout

n'efface pas

C. S.

La littérature fran¬

:

çaise serait donc, d'un cer¬
tain point de vue, ethniste ?

sants, les chantres des

racines, dont l'oeuvre n'éveil¬

F-M.C.

le

n'est pas

aucun

écho, à

aucun

niveau... Dès

l'origine, la lit¬
occitane se présente
une
expérience de

térature
comme

laboratoire. Les
tures
ce

traduisent

autres
une

littéra¬

conscien¬

politique, effective

potentielle

: non

ou

la création

Non.

:

Quand elle

nationaliste et

guer¬

rière, elle croit à un universalisme abstrait, incompatible
avec

la

pluralité des points de

discours de

l'exclusion,
cosmopolitisme
polycentrique que nous pré¬
vue :

l'antithèse du

conisons.

occitane. Celle-ci emprunte
d'autres voies : des voies lit¬

C. S.

téraires. Elle

acquiert là sa
signification la plus haute.

de la

L'identité naît d'une dialec¬

sort-elle de la littérature

tique intérieure

d'Oc ? Par des textes

téraire

:

au

preuve

à celle de

champ lit¬
in vitro

Cette

"philosophie"
pluralité, qui s'oppose
:

.

tifs,

l'unité, comment

Ailleurs, le fait politique

d'ensemble

brouille les

que tu

significations

: en

Occitanie, il n'intervient pas
spécifique. Notre
Critique, quand elle raisonne

de manière

10

objec¬
logique
historique -

ou par une

F-M.C.

-

révèles ?

: Tout d'abord, bien
sûr, par la logique d'ensem-

�Linha

n'est pas par

ble, puisque pour elle tout est

fixé

partenariat : son identité n'a
jamais été que le résultat d'un
partenariat, d'une dualité sur

hasard si Girard, fondateur du

la scène de la littérature.

D'autre part, notre

littérature
ne relève pas du discours, de
la déclaration, de l'éloquence

ses

buts,

ce

occitaniste, se
réclamait de l'un et de l'autre.
Camélat me disait à Arrens,
un an avant sa mort, à mon
mouvement

sophie, y compris la culture
française pour guérir de la
"pensée unique", et toutes
peuvent greffer leurs problé¬
matiques propres sur cette
prise de parti initial, commu¬
à toutes. Nous

grand étonnement, que le
poète qui l'avait le plus mar¬
qué était Verlaine (ce n'est
pas un poète des racines).

ne

qu'elle dit que par la manière

C. S.

Quels sont ces au¬

le

et une forme

teurs

qui pensent la nation
baroque, et comment en

le

parlent-ils ?

occitane force à

tonitruante et de la tribune. Sa

philosophie s'exprime indi¬
rectement, moins par ce

raffinée, par son

esthétique. Elle n'est ni nar¬
cissique, ni dominatrice.
Concevant le langage sous les
espèces concrètes de la
langue, valeur primordiale,
elle s'en prend naturellement
à l'utopie du Langage univer¬
sel, du Langage unique, sur
laquelle se fonde volontiers la
littérature française. Il n'y a
que des Langues. L'universa¬
lité réside dans les échanges
d'identités : un dialogue égalitaire. Deux auteurs, Perbosc
et

Camelat, projettent une

lumière décisive

blème. Ils ont
l'autre

le pro¬
l'un et

sur

connu

une sorte

de révélation

:

Tous les écrivains

:

1897-1898, Perbosc

l'Occitanie pour en
finir avec le localisme, sans
nomme

pourtant rompre avec

des

oeuvres

est

homothétique

nation-royaume qu'ils
conçoivent comme une et
de la

général. On admet que
jeu dialectique est un fac¬
en

teur second :

ce

a

publicat

prèp de 200 expressions
sus lo porc, benlèu per
mòstrar que i a res de perdut dins aquel animal. Vos
soetam

d'estre "uròs

pòrc

i

un

j

(J.M.B.j

a

coma

l'engrais" î

; I.E.O. B.P. 105 - 11022
le J Carcassona Cedex.

l'expérience
renverser

I

I

à considérer
Ì
facteur comme premier.
vue et

Après avoir créé
première édition de

Parcours.

'

la

se

choisit

livres occitans, dans les

'

I

un par¬

années 1960, après

1

avoir

tenaire inconsciemment

i

: une communauté
de villes. La conscience

plurielle

chée et bientôt rééditée à

&gt;

créateur. La littérature occita¬

l

municipale y est très forte et
joue un rôle allégorique. Elle
l'emporte sur la pensée natio¬
nale, qui apparaît néanmoins

;
ne, c'est la performance de la
J
création individuelle, à
!
l'échelle d'une littérature
I
entière, c'est l'emblématique !

nécessaire, instrument

de l'altérité, porteuse

d'ordre

théorie

de paix. L'idée de
d'autant plus remar¬

et

quable

que

l'époque

quelles les villes

se

a connu

trouvaient

mêlées.

la
C. S.

Cette

l'Occitanie

elle à toutes les cultures du

comme

l'I.E.O de l'Aude

qui J amassé des documents
lui permet d'affirmer son
! pendant 50 ans, après
altérité. Il appartient au cri¬ ! avoir publié la première
! encyclopédie occitane
tique de déceler les dialec aujourd'hui très recher tiques profondes de l'acte

philosophie de
pluralité, si elle existe, est
UNE. Un ensemble qui
organise des principes, des
valeurs. En quoi convient-

sentant

empêché d'atteindre),

'

sommes

nation unitariste. La structure

(dialectique de l'un
et du divers), puis il écrit
Guilhem de Tolosa, petite
épopée humoristique, imitée
du Moyen-Age français, pré¬

diversité

i

Incapables de penser une

beaucoup de rébellions pay¬
sannes, d'origine fiscale, aux¬

vers

J Porc. A l'occasion de la
! fête du cochon de Puiehe1 rie (que le verglas nous a

intellectuel,

Descartes dans

:

1

Tout auteur, tout intervenant

éblouissante, comme St. Paul
sur le chemin de Damas, ou

poêle

I

des XVIe et XVIIe siècles.

ville est

son

...Cortetas...Cortetas...

1

conduits à contester la con¬ ;
|
ception qui a ordinairement !
cours, de la littérature, de la !
création artistique et culturel¬ !

point de
F-M.C.

A

Imaginòt

:

la

d'une
originale de la vie des

Genève, après avoir par couru toutes les routes
d'Occitanie pour vendre
ses ouvrages, après avoir
entamé l'édition d'une

'

quinzaine de fascicules sur

1

le pays

de Lomagne à la

! richesse inégalée en
n'affirmons pas une convic¬ ! France et sans doute en
! Europe, à près de 70 ans
tion personnelle. Mais sim¬
1 et avec toujours autant
plement le sens d'une expé¬
d'enthousiasme, André
rience, la leçon d'une
| Dupuy, fils de paysan et
littérature. On observera
; autodidacte, revient s'insd'autre part qu'il n'est nulle¬ ! taller à Lavit de Lomagne
ment question de ce qu'on a J pour y créer la Maison de
appelé parmi les occitanistes ! la Lomagne. Chapeau !
i (J.M.B.)
une position "succursaliste" :
André Dupuy, rue Pont
c'est exactement le contraire.
littératures... Le disant, nous

i

i

s'agit pas de relayer la j des Chats 82120 Lavit de
| Lomagne.
pensée du centre, mais de la
contester, de manière enfin 1
Breizh Positive : nom de
Il

ne

1
I

une

conquête personnelle de

monde ?

radicale.

Guilhem à l'intérieur et dans

l'étoffe de

l'Empire cosmo¬
polite du fils de Charlemagne
(cosmopolitisme polycen trique). Vers 1913; Camélat
écrit sa grande épopée Morta
e

viva

tité

:

morte l'ethnie

(l'iden¬

ethnique) et vivante la
culture (l'identité culturelle).
Perbosc et Camélat ayant mis
sur les rails, le train occitan et

F-M.C.

:

défendent le

(7 février 1997)

principe de la
est impos¬

sible dans la France unitariste
voix

qui
la voix la plus
haute des philosophies.
ne

une

1

|
I
!
!
!

diversité infinie. Il
de faire entendre

la fête de création du

! réseau des collectifs de

En défendant leur

culture, les militants occitans

'

serait pas

jeunes sur la Bretagne qui

lieu à Kawan dans le
Trégor les 28 et 29 sep a eu

tembre 1996.
Collectifs Breizh Positive, 7

plasenn Santez Anna

-

j 35000 Roazhon. T : 02.99.
; 79.00.97. ; 06.82

Toutes les cultures du monde

i

peuvent adopter cette philo¬

?
11

Fax : 02.99.63.

�Linha

Imaginât
Débats

2e trlmèstre de 1997

Espéranto pour l'Europe
Pétition
2-

Faisant usage de notre
droit de

pétition,

nous

soussignés adressons
Européen les

Parlement

au

doléances et demandes expo¬
sées

ci-après.
Dans

article 10,

son

Accepte t-il que
lorsque plusieurs moyens

l'apprentissage d'une langue
se révèle vain pour la com¬

sont

munication si les interlocu¬

dre

teurs n'ont

disponibles pour attein¬
but, il faut encourager
l'adoption de celui qui pré¬
sente, pour le maximum de
personnes, le maximum
d'avantages et le minimum
ce

Européenne de
sauvagarde des droits de

d'inconvénients ?

l'homme

la Convention

3- Est-il pour

lui

damentales

admissible que, dans un
continent qui se dit attaché

de la liberté

la diversité

"ce droit

choix de 90% des

et

des libertés fon¬

précise, à propos
d'expression, que
comprend (...) la

liberté de recevoir

ou

de

com¬

à

culturelle, le

jeunes

concentre sur une

se

seule

Or, les citoyens ne

langue, l'anglais, ce qui
aux anglo-saxons une
influence culturelle dispro¬
portionnée et limite grave -

peuvent exercer pleinement

ment les chances de connais¬

muniquer des informations
des idées

(...)

sans

ou

considéra¬

tion de frontières".

droit que

ce

s'ils disposent

confère

sance

mutuelle des cultures ?

d'un moyen de communica¬
tion linguistique facilement

admissible que

accessible à tous,

nent

quels que

soient le niveau d'instruction
et le niveau

socio-écono

-

mique. Il n'est certainement
pas dans l'esprit de la
convention de réserver

droit, de facto, à

une

ce

élite.

Afin de clarifier le débat

nous

serions reconnaissants

au

Parlement européen de bien
vouloir

prononcer claire¬

se

ment sur les

questions sui

-

lui
conti¬

dans un
dit attaché aux
valeurs démocratiques et à
l'égalité des chances la popu¬
lation

qui

se

se

trouve de

facto divi¬

sée entre

anglophones et nonanglophones, entre personnes
ayant les moyens de bien
apprendre l'anglais et per sonnes dépourvues de ces
moyens (étant entendu qu'il
s'agit ici aussi bien des apti¬
tudes intellectuelles et de la

disponibilité en temps,
des moyens financiers) ?

vantes :

1

Juge t-il impor¬
tant pour l'édification de
l'Europe, de permettre à tous
les citoyens de communiquer
entre eux

4- Est-il pour

5- Reconnaît-il que

-

"sans considération

de frontières"

avec une

aussi

aisan¬

que

si le choix
massive

se

porte de façon

l'anglais, c'est
le désir de commu¬
niquer sans considération de
frontières implique que tous
optent pour une même langue
si

sur

parce que

proche que possible
celle qu'ils ont dans leur
langue maternelle, quelle que

(Autrement dit, reconnaît il

soit cette dernière ?

que tout

ce

que

commune

mé dans les structures

?).

6- Reconnaît-il que

la maîtrise réelle de

innées de l'être

nerveuses

humain ?

l'anglais
portée de la majo¬
rité des Européens (1), (sur¬
tout dans les pays où l'on ne
parle pas une langue germa¬
nique) ? S'il conteste ce fait,
qu'il veuille bien nous donner

(4). S'il conteste ce
fait, qu'il veuille bien nous

la référence de l'étude

l'enfance stimule

est hors de

laquelle il fonde

sa

sur

position.

7- Reconnaît-il que

les

langues nationales sont
difficiles qu'après

donner la référence de l'étude

laquelle il fonde

sur

l'étude

de

sa

ou

sept

nous

incapable de com¬
muniquer sur un pied d'égali¬

té

avec un

interlocuteur de la

langue qu'il

apprise ? (2).
ce fait,
qu'il

a

S'il conteste
veuille bien

donner la

nous

référence de l'étude

laquelle il fonde

sur

position.
8- Reconnaît-il qu'à
nombre égal d'heures hebdo¬
madaires, un an d'espéranto
confère une capacité de com¬
munication bien supérieure à
celle que l'élève moyen a
atteint dans la langue choisie
au

sa

terme de six

ou

sept

années

laquelle il fonde

11- Reconnaît-il

que, d'une manière générale,
les personnes qui ont appris

l'espéranto ont

les personnes qui
appris aucune langue
étrangère ou qui n'ont appris
que l'anglais ? S'il conteste
ce fait,
qu'il veuille bien nous
n'ont

donner la référence de l'étude
sur

laquelle il fonde

position.

cette

rapidité d'accession à la

maîtrise tient

12

au

fait que

sa

posi¬

tion.
12- Reconnaît-il

le confirment
qui ont étudié le

que, comme
tous ceux

milieu

espérantophone,
pratique de
l'espéranto ne présentent
aucun inconvénient ? (6)

nients

sa

meilleure

tures que

la référence de l'étude

9- Reconnaît-il
que

une

connaissance des autres cul¬

l'étude et la

laquelle il londe

facilite

position.

d'étude, au point que
l'espéranto n'est plus ressenti
comme une
langue étrangère
? (3). S'il conteste ce
fait,
qu'il veuille bien nous donner
sur

et

donner référence de

sur

années scolaires l'élève

moyen est

l'espéranto dans

l'acquisition ultérieure
d'autres langues ? (5). S'il
conteste ce fait, qu'il veuille

quatre heures hebdomadaires

pendant six

posi¬

10- Reconnaît-il que
l'étude de

bien

cours

sa

tion.

toutes si

de communication ?

effort investi dans

de langue

pas

l'espéranto suit de plus prés
que tout autre langue le mou¬
vement spontané de la verba¬
lisation tel qu'il est program¬

.

S'il conteste

ce

veuille bien citer
et

fait, qu'il
ces

inconvé¬

donner la référence

de l'étude

fonde

sa

sur laquelle il
position.

13- Reconnaît-il la

supériorité de l'espéranto par

�Linha

Imaginòt

Débats
2e trímèstre de 1997

rapport aux divers autres
modes de communication uti¬

ments de

conversations, étude

de textes

demandes,

comme

demandons

dépouillement de magazines,
comparaisons de traductions,
expériences pédagogiques,

dité d'accesion des parte naires au niveau de commu¬

Telles sont

tions. En préparant vos

leur demander de

précision,
économies
ampleur des
réali¬
sées, abscence de fatigue ner¬

réponses, vous constaterez
que les chercheurs et auteurs
divers qui ont étudié la réalité

considération

nication voulu,

veuse,

aisance dans l'élocu-

tion, expressivité affective,
facilité de rédaction, égalité
entre

partenaires, spontanéité,
d'expression, réac¬

richesse

etc...

nos ques¬

sur

le terrain aboutissent à

une

conclusion unanime, à

savoir que, de tous les sys¬
tèmes de communication uti¬
lisés

entre

de

personnes

supériorité, qu'il veuille bien
sur

jours abouti à

divers modes

cation, y

compris
l'espéranto, et
que le conte¬

communication internationale

nu

de

pair avec un
particulièrement
marqué à la culture locale
ainsi qu'avec un renforce souvent

attachement

ment du

sentiment d'identité

régionale ou nationale ? (8).
S'il conteste ce fait, qu'il
veuille bien

nous

réel de leur droit à la

com¬

-

les

citoyens à apprendre
et à pratiquer l'espéranto ;
c)- d'inviter les Etats à étu¬
dier la possibilité d'introduire
l'enseignement de l'espéranto
comme première langue
étrangère à titre de prépara¬
tion pédagogique à l'étude
ultérieure d'autres langues;
d)- d'appeler l'attention des
populations sur les dangers
que la place prédominante
faite à l'anglais dans la vie
ment

rience des

privilégié de

au

b)- d'encourager expressé

des a-prioris.
injusti¬
fiée dès lors que le correspon¬
dant ou le pétitionaire est
compétent,
ayant luimême l'expé¬

l'espéranto

moyen

-

répan¬

munication;

fin de

Pareille réaction est

14- Reconnaît-il que

va

ce

a tou¬

de communi¬

le choix de

l'im¬

sujet de l'espéranto,
qui ont pour seul effet de pri¬
ver les Européens de l'exerci¬
dues

motivée par

laquelle il fonde

contrecarrer

cieuses couramment

nonrecevoir exclusivement
une

de

vue

pact des affirmations falla

écrit

prendre en
l'option "espé¬

ranto". Leur démarche

position.

comme

en

Parlement Européen, pour

donner la référence de

l'étude

Bon

:

citoyens de
l'Union Européenne connais¬
soit à la Commission, soit au

etc...) ? (7). S'il conteste cette

sa

Doléance

au

Nous

:

Parlement

Européen :
a)- d'entreprendre une action

nombre de

sant bien le dossier ont

tion immédiate à l'humour,

nous

Demandes

:

littéraires,

de
langues différentes (anglais,
traduction et interprétation
simultanée, baragouinage,
gestes, etc...) pour l'ensemble
des critères pertinents : rapi¬

lisées entre personnes

suit

internationale fait courir à la
diversité culturelle de

l'Europe, à la démocratie (11)

de la

l'enracinement dans

réponse révè¬

et à

le la totale

identité locale

incompétence
du signataire
quant à la

gers

une

précise, dan¬
qu'une vaste diffusion de
l'espéranto permettrait d'évi¬
ter.

question trai¬
tée

donner la

: ce

Acceptez-vous ces

signa-

taire n'a

propositions ? Si ce n'est pas

manifeste¬

le cas,

15- Reconnaît-il que

ment aucune

sur

les

jeunes défavorables à
l'espéranto émanent toujours
de personnes qui ont omis de

expérience de
l'espéranto,
n'a jamais

vérifier les faits et de compa¬

rien lu de

référence de l'étude

sur

laquelle il fonde sa position.

l'espéranto, dans la pra¬
tique, aux autres méthodes
appliquées à la communica¬
tion entre personnes de
langues différentes ? (9). S'il

sérieux à

rer

conteste cette

observation,

qu'il veuille bien nous citer
des auteurs portant un juge¬
ment dévaforable à l'espéran¬
to sur la base de faits précis :
étude du milieu espéranto phone, observation de
séances, analyse d'enregistre¬

L. Za mon hof

(1859-1917)

:

créateur de l'esperanto

sujet, et

jamais

l'a

com

-

langues différentes, l'espé¬
ranto est celui qui présente,
pour le maximum de gens, le
maximum d'avantages et le

paré dans la pratique, aux
autres moyens opposés à la

minimum d'inconvénients.

avec

(10) C'est donc

d'autrui et de rigueur

fon¬
dant sur une étude objective
des faits que, conformément
au droit de pétition, nous for¬
en nous

mulons notre doléance et

nos

avec

-

son

ne

veuillez nous indiquer
quoi se fonde votre refus.
Il nous importe en particulier
de savoir en quoi vous jugez
ce refus compatible :

Cette
de
faire
façon
incompatible
barrière des langues.

les traditions de respect

intellec¬

mutuelle des cultures

euro¬

péennes,

l'obligation morale
qu'ont les "états de faire le
meilleur usage possible des
sommes que leur versent les
avec

-

contribuables,
-

avec

le droit, reconnu à tous

citoyens à l'Art. 10 de la
ention précitée.

tuelle

les

de

conv

qui ont fait la grandeur
l'Europe.

le discours officiel

exaltant la connaissance

Affirmer

un

refusant d'informer

droit

ses

en

béni-

�Linha

Imaginòt
Débats

2e triméstre de 1997
ficiaires

sur le
moyen le plus
commode de l'exercer c'est

Notes

de

Babylon : Towards a single
European Language ?", History
of European Ideas, 1991, n°3,
pp. 201-202. Une enquête effec¬
tuée par Lintas Worldwide révèle
que 94% des habitants de
l'Union européenne sont inca¬
pables de comprendre un spéci¬
men d'anglais courant. En

l'hypocrisie.
Monsieur Delors

disait

:

"Si l'on veut que

l'Europe reste fidèle à

ses

grandes traditions - ce qui fait
sa force, ce
qui a fait notre
fierté dans la passé- il faut
absolument changer d'attitu¬
de" (12). C'est ce que nous
vous

demandons respectueu¬

sement :

un

changement

d'attitude conforme
tions

aux

tradi¬

européennes de respect

mutuel et d'honnêteté intel¬

lectuelle, laquelle interdit de
porter un jugement avant

-

:

1) cf. Mark Fettes, "Europe's

France, 82% des standardistes
d'institutions
contactées par

et

d'entreprises
téléphone n'ont

pas su répondre à une question
élémentaire posée en anglais ("
Une

enquête exclusive Multilignes-Actiphone/Challenges - La
standardiste file à

l'anglaise",

Challenges, février 1995, p.80)

d'avoir étudié le dossier.
Nous
vous

espérons

que

voudrez bien donner à

chacune de

questions une
réponse sans équivoque. Si
vous ne fournissez
pas les
réponses demandées, nous
comptons que vous aurez à
cœur

nos

de motiver votre

non-

réponse d'une façon convain¬
qui ne témoigne
d'aucun a priori.
cante

Nous
le droit de

nous

réservons

publier la présente

pétition ainsi
réponses.
Nous

que vos

re,

vous

vous

remer

-

prions de croi¬

Monsieur le Président à

notre très

même
té

reconnu

qu'il

l'énorme difficul¬

à utiliser la langue
d'un autre peuple : "Quiconque
s'est donné la peine d'apprendre
une
langue étrangère sait que le
vrai multilinguisme est chose
rare. En règle
générale, la langue
y a

maternelle est la seule dont
maîtrise toutes les

nuances.

profond respect.

Education et recherche, 1986

-

on

Nul

doute que

l'on est politiquement
plus fort lorsqu'on parle sa
propre langue." (Parlement euro¬
péen, Rapport sur le droit à l'uti lisation de sa propre langue, 22
mars 1994
A3-0162/94,

-3) Helmar Frank, "Empirishe
Ergebnisse des Sprachorientierungsunterrichts", Zeitschrift flir
Phonetik, Sprachwissenschaft
und Kommunikationsforschung,
1983, 6, pp.684/687. "Bien qu'il
ne soit
pas une langue maternel¬
le, il n'est pas non plus une
langue étrangère. Chez l'espérantophone mûr, il n'est jamais

-4) Explications détaillées dans
Claude Piron,
Le défi des

Ottawa,

colloque

paraître,
provi¬
soire, p. 76/77). Voir également
L'espéranto comme langue auxi¬
liaire internationale. Rapport du
secrétariat général adopté par la
Troisième Assemblée (Genève :
résumé dans le document

Société des Nations, 1922).

idiome étran¬

-8) Claude Piron, "Espéranto :
l'image et la réalité", Cours et
études de linguistique contrastive

:

langues (Paris : L'Harmattan,
1994), chapitres VI et VII.

et

appliquée, n°66 (Paris :
8, 1987),
voir le premier paragraphe de la
page 15 et les références p.41.
Université de Paris

-5) Les enfants dont l'espéranto
est la

-

première langue étrangère
langues
à un meilleur niveau que leurs
camarades, comme le confirme,
par exemple, le groupe de travail
sur l'espéranto du Ministère fin¬

La comunicazione internationale

landais de l'éducation

tra

arrivent dans l'étude des

résultats

:

giques montrent,

"Les

des élèves dans

langues étrangères".
(Opetusministerion Tyoryhmien
Muistioita, Opetusministerion
Esperantotyoryhman Muistio,
Ministère de l'éduca¬

tion, 1984, p. 28). voir égale¬
ment: Helmar Frank, "Die
Wesensmerkmale des Paderborner

e

pregi dell' espéran¬

politica e glottodidatlica
(Milan : Marzorati, 1987), p.
121.

d'espéranto

l'étude des

:

9) Alessandro Bausani,

to", in Andréa Chiti-Batelli, réd.,

entre autres

cours

ment le succès

Helsinki

-

"Funzione

d'expériences pédago¬

Modell fur den

-

10) Andréa Chiti-Batelli, La

politica d'insegnamento delie
lingue nella Comunità europea
(Rome : Armando, 1988),
notamment pp. 142-156.
-11) "Les "élites" ne semblent
guère troublées par la "langue
des maîtres", l'anglais. Elles s'y
retrouvent, dans le cercle fermé
de

l'argent et du pouvoir"
(Bernard Cassen, "Le mur de

Sprachorientierungsunterricht" in T.
Carlevaro et G. Lobin, réd.,
Einfuhrung in die lnterlinguistik

l'anglais", le Monde Diploma¬
tique mai 1995).

(Alsbach ; Leuchtturm-Verlag,
1979). On peut demander à

-12) ARTE, 26 Avril 1994;

l'Institut de

Cybernétique de

l'Université de Paderborn

une

importante bibliographie sur ce
point, intitulée Propadcutischcr
Wert der "Internacia

espéranto

les Nations Unies,

Faculté de Droit, 1995 (
des 25/27 mai 1995, à

sur

"Teaching the Interlanguage :
Experiments", Lekios
(Louisville : Modem Language
Association, 1975), p.68.

organisé dans une optique propédeutique améliore considérable¬

en

lingistiques, "Une solution à étu¬
:
l'espéranto", Vers un agen¬
da linguistique : regard futuriste
dier

Some

PE 207.826/déf, p. 10).

ger." (Pierre Janton, "La résis¬
tance psychologique aux langues

Revue chinoise

choix dictés par la

-7) cf. Centre canadien des droits

p.

choses, qu'un

comme un

rare, aux

mode.

11/39 ; Richard E. Wood,

DOC.FR/RR/249/249436.MLT

ressenti

psychologico-social qu'il

peut y avoir à préférer la vérité
aux idées
reçues et un choix
satisfaisant, mais relativement

lui-

a

-

cions de l'attention que vous
voudrez bien accorder à notre
envoi et

-2) Le Parlement européen

nient

construites, en particulier
l'espranto", Journée d'étude sur
l'espéranto, Paris : Université de
Paris 8, Institut de linguistique
appliquée et de didactique des
langues, 1983 -p.70). Sur la faci¬
lité de l'espéranto, voir égale¬
ment : Norman Williams, Report
on the teaching of Espéranto
from 1948 to 1964 (Manchester
: Dent on Ergeton Park county
school, 1965) ; Claude Piron,
"L'espéranto vu sous l'angle
psychopédagogique", Bildungsforschung und Bildungspraxis/

Lingvo".

-6) abstraction faite de l'inconvé¬

,

�Linha

Imaginòt

^ ...Cortetas...Cortetas...
Rosina de Peira

Duo.

Réponse de Claude Sicre

e

Martina sont bien connues

dans la chanson occitane.
Sur leurs traces il y a

aujourd'hui Béatrice et
Marie-Ange Lalanne et leur
duo De maire en filha :
deux voix de femmes "a

ai bien reçu votre

l'Amérike

pétition et je

1988.

vous en

remercie. Vous

savez

je suis attaché à la
promotion de l'espéranto.
Néanmoins je ne peux signer
cette pétition, car je suis en
désaccord avec plusieurs
articles. Pour que nous puission en discuter, je m'expli¬
combien

que :
Je suis
nombre

tion

okey avec
de points à l'excep¬
•

5ème

du 3ème et du

me parais¬
être nés d'une mécon :

ces

points

naissance

complète des pro¬
cessus qui ont amené
l'anglais à devenir si fort

de concert

nale

pas. A suivre. (J.M.B.}
Béatrice et Marie-Ange

en

Du

point 9 : je n'ai
Piron mais s'il dit ce
que vous semblez dire qu'il
dit, alors c'est grave. Il n'y a
pas de "mouvement spontané
•

pas

lu

ce

d'une

en

concours

un

A

dénué de

contre-linguistique. A

anthropologie.

d'aujourd'hui
(dont beaucoup de caractéris¬
tiques ont été inventés par les
américains U.S.), (les anglosaxons

ne

sont pas un

peuple). Et non le "désir de
communiquer sans considéra¬
tion de frontières". Qui, si
l'anglais ne s'était pas impo¬
sé, aurait pu se porter sur une
autre et peut-être, devant les
difficultés (concurrence, poli¬
tique) sur l'espéranto. Mieux
vaut savoir cela pour inventer
une
stratégie meilleure. (On
en
reparle quand vous vou¬
lez).
Etudes sur lesquelles
je fonde mon opinion :
-

bord

:

Linha

les miennes d'a¬

cf. articles dans la

Imaginât

et Vive

Je fonde

régio¬
j'aimerais
bien savoir sur quelles bases
et sur quelles études précises
des enjeux des batailles fran¬
çaises en ce domaine (décen¬
tralisation culturelle, problè¬
me des langues minorisées,
etc...) ils fondent leur posi¬
tion, (je crains le pire).
ou

nationale"

Le

culture, donc d'une

langue, et il est donc ridicule
d'affirmer que l'espéranto
"suit de plus près que tout
autre langue" ce mouvement.
C'est

-

dehors

américaine

dans le monde

entendent renforcer les

Amérique", réédition
poche.

contre-histoire, à contre-

efficacité

l'espé¬
plutôt les espéran-

sentiments "d'identité

démocratisme de la culture

son

ou

-

tistes

dans le monde. C'est le

qui explique son

"culture locale" et si

Tocqueville, "De la Démocratie en

Alexis de

-

sens.

inventivité et

-

ranto

de la verbalisation"

:

sent

Publisud, Paris

-

capela" qui ont déjà séduit
plus d'un auditeur puis qu'elles ont enregistré leur
premier CD "sur comman¬
de" et que les propositions

position
sur tous les grands auteurs de
la linguistique contemporaine
et moderne: (Saussure,
Bcnveniste, Meschonnic), ( à
l'exception de Chomsky) et
ma

point 15
me
justifié. Beaucoup
de gens disent du mal ( des
bêtises) à propos de l'espé¬
ranto, alors qu'ils n'ont pas
pris la peine de s'y intéresser
de près. De même les espésemble très

au

êtes cordia¬
Forum des

Langues de Toulouse, le 18

(auquel collaborent des
espérantistes toulousains).

siècle. Attention ! S'il y a

des

Salutations.

langues qui sont plus près

que

mai

le relativisme culturel

d'autres de

ce

Linha
pe

à

Imaginât

Ducasse et son fanzine est

devenu grand et s'appelle
Quoé qh' cha n-n'ét. L'émis¬
sion Baroque Bordello, de
Radio C. complète le dispo¬
les ondes. Vous

sur

d'ailleurs envoyer
productions écrites ou

pouvez

à la Baroque
qui travaille beau¬
coup sur la langue et la lit¬
térature picardes .(J.M.B.)
La Baroque Ducasse
/Christian Dequesnes 268
rue Paul Théry 59500
sonores

Ducasse

Douai T

03 27 88 07 91.

:

biadas

d'abord à

cion: BP.70 F

points 13 et
langue ne sert pas

mo:

Massilia Chour¬

71.17.

Massilia Sound
:

http

:

//

lia.int-mrs.fr/Massilia.
Allo! Commando Fada....
04.91.62.70.00

qu'est

06

B.P.122 F-13303 Mar¬

System web

Langues", Carrefour
pas ce

:

04.42.

.

Culturel, Tlse.

b) je ne sais

:

seille Cédex 3. T: 04.42.89.

Pour cela cf. "Actes du Fo¬

des

13303

-

Marseille Cédex 3. T

des

"communiquer"

an cam-

Roker Promo¬

.

08 99 59 22 Fax

une

dévelop¬

point que l'on commence à
avoir du mal à gérer toutes
les informations à temps. A
Douai, la Baroque Ducasse
a remplacé La

89.74.24.

rum

se

vitesse V., à tel

une

Massilia Chourmo

suit.

a)

05.61.

de Ròker Promocion et

fameux "mou¬

spontané", alors il y a
des sauvages, des langues
inférieures et tout le reste qui

14:

:

Marseille. Les coordonnées

vement

•

Pateur

Nord. Le front Nord de la

vos

tous : vous

rue

52.36.43.

tique ou d'identité "régiona¬
le". On peut changer tout ça
par le débat intelligent entre
lement invités

manquent

31400 Toulouse. T

sitif

d'un honnête homme du XXè

sur

Lalanne, 12

rantistes disent de grosses
bêtises en matière de linguis¬

nous

ne

une

15

�Linha

Imaginòt

Débats

2e trimèstre de 1997
...Cortetas...Cortetas...

Bolegadis. Spécialiste des

Còrs

poesia

e

Banda

animations de rue,

la clau d'un monde
virtual, lo nonres de nòstra
meuca,

A

realitat.
Caldra benlèu passar

Sagana proposait un
concept au théâtre d'O de
Montpellier le 21 mars
avec

l'experiencia de la prison,
supression del monde
tactil, per n'arribar coma

per

de la

les enfants de la

calandreta Candole, Yves

Rouquette, Edmony Kravignerons de St.
Jean de Buèges et Pierre
François. Démarche de
pluralité qui rappelle ce
qu'ont proposé les Fabu-

Genêt, a tornar viure lo Désir
viure, pas una estrategia de

Claudi Molinièr

de

fugida del monde

ter, les

lous Trobadors à la Cité de

Musique à Paris en

la

février dernier

avec

notam¬

ment le

groupe marseillais
Empega, et ce que
pratique de plus en plus
souvent la Compagnie

Uèi la poësia va de mai
visible cap

cap al cap que jòga
los trapèsis del circ.

avec

entre autres los

Pinhadars et tout

qu'elle
peut entraîner. (J.M.B.)

Loisirs et d'Action de la
Jeunesse (CLAJ)

Provence
relance

de

Alpes Côte d'Azur
son

bulletin

Les

Nouvelles de ClairvaUon

volonté de se retrouver
d'échanger. Sont re¬

par
et

transcrits les informations
et les

rue

T

Scuderi

-

jeunesse, 26
06100 Nice.

04.93.81.27.63. Fax

:

Ronsard

es

del còrs

amoros

Baudelaire

fait

un

nos

mélancolie,

es

:

tabac dans leur

caminaments dife

de cambiar

met en situacion

monde, nos baila per aquò
la clau de las colors que passan

per

las vocalas

;

sicilien. Barbara, Manu, et

Samuel, piliers de Gacha

Empaga, privillégient la
voix et n'ont pas peur de la
travailler dans tous les
sens.

Une

valeur sûre du

cal

tornar a una

votz.

Es

a

lo cap que

ara

a sos

"caprichos".
d'unes
blanca

o/a d'articulacions que son

palpitacions sonòras de las
campanas cerebralas, coma
aquel brave Mallarmé, e
d'autres n'arriban

far la

a

daissar

pluma, l'estilò, la tinta

que menan coma un nen

tèrra,

coma

ambe

son

causas

venguda esplech
en plena sus-

91.91.62.25.

04.

las

ambe lors for¬

un

sômi, la quista
son aqui, mas demorem los
pès sus la tèrra, en luòc de
nos
escampar jos lo capitei
del circ per far de trapèsi.
Aquò vòl dire de tornar
implantar lo désir dins lo cors
e non pas de lo laissar, solet,
als capricis de l'esperit.
Paradoxalament
ca, es

:

lo còrs

pes e

Lo

realitat !

04.91.91.29.88 Fax

-

claus de l'amor.

pel

l'estrategia del
demiurge nos tòrna menar al
punt de partença : los nonres

-

Jean Genêt que
cerca dins lo cèl,
demest las masts, las

inutil. Sém ben
Aital

cregut als especialis-

pauc

aquela

Manu Téron, 26 bd des
Dames 13002 Marseille T:

an

; çò que vòl pas
poësia realista !

turalité.

man

mia,

la

gas, que pegan a

folklore et de la multicul-

(J.M.B.)

cregut

que pron naut lo mot se podia
liberar e prene son autono-

reali-

Gaitatz

cerebrala. Lo còrs

an

a

definida per
d'amiras mai pesu

la.

poësia
perdut sa

D'unes

tat

dire

a una

pulsions se dire, far

montar lo mot del dedins.

A l'ora d'ara

mas

conquista menta-

Es aital que
n'arriban a la pagina

corse ou

parallèls
aquela dralha.

elemental fa naisser los élé¬

s'adona

Musique à Paris en
Répertoire proven¬

del buf

laissar las

trapariam de

rents mas

ments de la

lous Trobadors à la cité de
février.

tota, al nonres
d'una estrategia tecneta

nica. E

garison, - aqui començam a passar al sômi - mas lo
grand pas es Rimbaud que lo
fa, el, que se sona "Petit pocet
rêveur", es mai que mai lo
fachilièr sens lei ni pietat,
Rimbaud es estrategic, nos

Passam

toujours. Ils ont

çal, mais aussi

nos

aqui bailat un
de la poësia francesa,
qu'es benlèu exemplaria, mas
se podria
segurament far
ambe quina que sia de las lengas del monde que se trapan
uèi confrontadas, sus la plaparcors

de la

prestation avec les Fabula

ditz

la malautia,

Avèm

ditz del còrs malaut, lo sòmi

04.93.53.35.88
Marseille

elegiac,

lo

débats, courriers,

réalisations .(J.M.B.)
CLAS PACA : Relais inter¬
national de la

es bucolic,
ditz lo buf de la Tèrra,

ce

Echanges. Le club de

demest

Virgil

nos

del còrs

que nais de la manca
de sa calor !

o

al monde

virtual, del nomenable cap al
simbòl, del còrs que respira

Gacha

Lubat

mai del monde

en

mas una

reintegracion carnala ; en
luòc de partir sus d'excitacions psiquedelicas, de sons,
de colors, de jogar la tecnica
neuronala, séria melhor de

es

la mecaniaqui que se sarra la

cors que passa

mecanica. En defòra
sia libertat.

es

l'illu-

L'estrategia rim-

baldiana pot èsser sonca una

16

démiurges ! Sera aqui la
leiçon del sègle XX. Es en
bas, dins lo prigond e lo fosc
que se jôga l'avenidor de
l'especia. Es aqui que cal totjorn tornar se ôm vol pas se
perdre dins los espacis intertas

siderals.
A tôt prene

val mai

la nuèch de la bauma uterina

la que lo bigbang escampèt dins l'univèrs : avèm dins
aquel peçue de calor l'esper
que

de viure.

�Linha

Imaginot

2e trimèstre de 1997

sociolinguiste et je réflé¬
sur la langue à un autre
niveau. D'abord je vise à sai¬
pas

chis

Langue

-

culture

-

territorialité

sir la nature et le fonctionne¬

identité

de la

"langue" au sens
guillaumien du
terme. Ensuite je m'intéresse
à l'articulation entre la pensée
et la langue, donc au position¬
nement de la langue dans le

ment

saussurien et

Jacques Coulardeau

fonctionnement du
humains

Depuis la nuit des

temps, la question de
savoir quelle est la
relation entre la langue et la

culture

se

pose

à tous ceux

qui étudient ce que certains
ont appelé les superstructures,
le

devrions appeler
champ de la représentation

et

de

ce

que nous

l'imaginaire.
On sait que

le débat
qu'Althusser a mené en son
temps autour de ce qu'il
appelait les Appareils idéolo¬
giques d'Etat qu'il considé¬
rait

comme

des institutions

qui géraient justement le
champ des représentations et
de l'imaginaire. Dans la
même période, surtout après
1968 où l'idée que la langue
était un carcan et la grammai¬
re un esclavage avait été
développée, est réapparu le
débat de fond
sa

sur

la langue et

débat qui avait été

nature,

largement faussé par les déci¬
sions prises au niveau de
l'URSS, décisions qui avaient
eu des effets pervers dans le
monde entier, et en particulier
dans le champ marxiste.
D'abord celle impo¬
sée par Marx qui, appliquant
de façon étroite une approche
socio-économique, faisait de
la langue l'outil de domina¬
tion d'une classe sociale. Et
on

touche là le

damental

:

problème fon¬

la langue transpor¬

te du sens et ce sens est

idéo¬

logique, donc lié, mais de
façon souvent indirecte et
contradictoire, avec les repré¬
sentations que divers groupes

se

font du monde.

Mais c'est réduire le

problè¬

de dire que la langue
idéologique. On ne peut
pas dire que l'allemand est
une langue kantienne, hégé¬
lienne ou marxiste, puisque
me,

que

est

c'est

en

allemand que ces

philosophes ont écrit. De
la même façon, on ne peut
pas poser le français comme
trois

étant
ou

voltairien, rousseauiste

bachelardien. Il est absolu¬

ment

emprunté

au français, mais
inventé ou, le plus souvent,

approche largement enrichie
aujourd'hui par la biologie

récupéré dans des lexiques

moléculaire, et dans le fonc¬

anciens.

tionnement du
D'autre

part, le rejet
approche par
Vinogradov et Staline (1952),
qui, pour des raisons plus
politiques que scientifiques,

de cette

ont récusé

le caractère super¬
structurel de la langue, ou

plutôt des langues, car on ne
parle ici que des langues dans
leur utilisation, dans leur

nécessaire de faire la

dis¬

interviennent dans la vie et

parle donc du dis¬
plus que de la langue,
des discours qui se disent ou
s'écrivent dans des langues
nationales ou ethniques diffé¬

l'évolution de la

rentes.

différence entre la langue et
l'utilisation que l'on peut en
faire. Et pourtant, les élé ments

socio-économiques

langue.
Ainsi, l'anglais est né de la
créolisation de l'anglo-saxon
par le français normand du
fait même de la conquête de
l'Angleterre par Guillaume le
Conquérant et de la juxtaposi¬
tion de groupes sociaux de
langues différentes devant
apprendre à vivre ensemble et
à communiquer entre eux. De
même, le picard a été large¬
ment modifié par l'industria¬

cours.

On

cours

Il semble d'ailleurs

que la reconnaissance du
caractère non-superstructurel

sidérur

-

lution du

langage sur une
conception sociologiquement
fondée de la norme linguis¬
tique dans une société et
transmise par la classe

il l'appelle,
appareils comme

moyenne, comme
et des

l'école

ou

les médias.

Si

on

veut com

langues ait été une façon
de satisfaire certaines reven¬

-

-

-

entre la

ment.

des

qui se
dans cette

La

langue

dications nationales

faisaient jour

région.
C'est dans cette

que des linguistes
Michel Pêcheux, Ro¬

et

ou

inspirée de Jacques Lacan et
donc de la psychanalyse du
symbolique ; d'autre part une
dimension inspirée de Wil¬
liam Labov qui articule l'évo¬

langues comme le géorgien,
ou les langues du Caucase, et

de langue picarde
dans les villes. On peut même
nettement opposer les picards
leur lexique qui
varie énormément, puisqu'il
intègre une portion importan¬
te de vocabulaire technique,
pour la plus grande partie non

:

langue et la culture, ou les
cultures, il est nécessaire de
définir la langue correcte -

bert Laffont,

par

directions

et il en existe une

fait du transfert radical de

gique

ou

part, une dimension

caractère identificatoire des

période

mineur, textile

d'une

psychisme du
deux grandes

prendre la relation qui existe

qui en a fait une
langue d'usine, ouvrière, du
paysans

sujet, avec
dimensions

que ce retournement de situa¬
tion ait été imposé par le

lisation du Nord et du Pas de
Calais

cerveau,

On dit que le fran¬
çais est une langue. C'est le
premier sens de la langue,

mais celui-ci

ne

m'intéresse

dans le détail

Je n'entrerai pas
de ces débats,

directement. C'est pour¬
tant cette langue que l'on
enseigne directement quand
on enseigne le français. Mais
très vite apparaît un autre
sens de la langue. L'approche
première en est la grammaire,
que ce soit des règles d'usa¬
ge, ou que ce soit des règles
explicatives de ces usages.

qui durent toujours. Je ne suis

On découvre alors que, sous

comme

Louis Guespin,
quelques autres ont intro¬
duit des approches sociolo¬
giques du langage et dévéloppé une sociolinguistique
française se différenciant des
sociolinguistiques anglosaxonnes.

pas

�Linha

Imaginòt
ìSmMimsísmm

Débats

2e trimèstre de 1997

langue, il existe des
que certains ont
appelées profondes (Choms¬
ky) ou que d'autres ont
cette

structures

décrites

comme

des systèmes

abstraits (Saussure, Meillet,

Guillaume, etc).
C'est de
des

ce

niveau

systèmes abstraits qui

sous-tendent et permettent le
fonctionnement de la langue

premier

au

sens,

la produc¬

tissage de cette langue parti¬
qu'il parle.
Mais cette approche
nous permet de poser une
articulation

avec

qu'on commence à le
comprendre. Le cerveau est
l'organe qui, à l'origine de
l'humanité, a produit la
langue profonde sous-tendant

ne

beaucoup

plus juste - au "discours",
bien qu'il eût du dire les "dis¬
cours". En fait le singulier
reflète chez Guillaume

une

approche normale en son
temps, à savoir l'approche de
la seule langue écrite, du seul
discours écrit, c'est-à-dire en
définitive du discours normé,
même quand celui-ci est oral.
L'anglais permet d'éviter
l'ambiguité de ces deux sens
de "langue", car la première
sera
"language" et la seconde
sera "langue". On notera
alors que l'anglais a une nou¬
velle ambiguité, car
"langua¬
ge" correspond en français à
"langage" et "langue" (au
premier sens de ce mot).

Si, ainsi,

sous

on

pose
les discours divers des

qui parlent une même
langue, un "système de sys¬
tèmes abstraits", comme le
dit Antoine Meillet
repris en
cela par Gustave
Guillaume,
gens

on

est en

comme

droit de le poser
on décou¬

"un". Mais

rapidement qu'un sujet
quelconque ne possède prati¬
quement jamais la totalité de
cette langue
profonde, mais
seuleument une partie, plus
ou moins vaste,
qu'il a inté¬
grée au cours de son appren¬
vre

sa

l'Idéal du Moi.
Idéal du
Moi

autre

:

:

besoins,

vision

pulsions

prospecti¬
du Moi

ve

les discours nécessaires pour
la communication

communication, qui m'inté¬
ressent. Cette profondeur
sys¬
tématique et abstraite est
appelé "langue" depuis
Saussure, qui l'oppose à la
"parole". Guillaume l'oppo¬
et cela est

se

représentation
du monde, et sa propre repré¬
sentation prospective de luimême ; ce que Lacan appelle

le cerveau,

sable à la survie de

-

construire

tel

tion de discours et donc la

sera

institutions) et de

et leurs

culière

indispen¬
l'espèce,

serait-ce que pour la trans¬
mission du savoir, dans la

pratique même de la
nication. Le

Moi

Autre

:

plaisir

Appareils

commu¬

idéolo¬

giques

cerveau est

pables de l'expliquer de façon
cohérente
On voit bien ici que

de discours oraux,

la

langue, toujours au sens
linguistes, est en articula¬
tion, par ces deux intermé diaires, avec ce que l'on
appelera la culture, c'est à
dire l'ensemble des représen¬

puis écrits, divers et sous
l'impulsion de besoin de
communication et d'intégra¬
tion des savoirs. La langue
profonde est donc, et doit
donc être, en phase avec le
cerveau et

ment. Ce
se

son

fonctionne

des

tations du monde
que

-

raisonnement pous¬

à penser que,

puisque
langues diverses du
monde sont compatibles avec
le cerveau humain qui est
globalement le même partout,
toutes ces langues diverses
ont une langue profonde
unique.
Cette approche per¬
d'articuler

et

de la vie

chaque sujet et que la

société toute entière portent
en

toutes les

met aussi

eux.

Mais, même si la

langue

va

de

fonctionnements sé¬

ses

intégrer

au

niveau

mantiques, de ses systèmes
sémantiques, de telles repré¬

fonctionnements formels

Si

écoute Fran¬

on

l'enfant. Et là,

certains de

son

carré de la

personnalité, est
des plus enrichissante. Elle
permet de poser la langue
profonde comme la langue
usuelle dans l'Autre, le pôle
de l'autorité, du symbolique,
et de la
poser comme le
moyen que le sujet a, en
l'assimilant, de se construire
lui-même

au

contact de

l'Autre (la famille, la société

savaient pas

ses

élèves

lire

ne

correcte

ment, en classe de

-

première,

le mot

"archange", mouillant

le "ch"

comme

la

il

se

langue française,

conclure,

comme

doit dans
on

peut

l'auteur,

que ces élèves n'avaient cer¬
tainement pas intégré l'idéo¬

logie, la représentation chré¬
tienne du monde dans

laquelle l'Archange Gabriel,
par exemple, joue un rôle par¬
18

une langue
étrangère, même quand c'est
l'anglais, langue où les deux
voix sont pratiquement superposables à celles du français.
Il faudrait avoir l'esprit assez

déformé, même tordu, pour
interdire la voix

çois Bayrou (1996) qui expli¬
que dans son dernier livre que

Jacques Lacan, et de

mêmes voix dans

la

construit peu à peu au
cours de la croissance de

l'approche de

claire. On s'a¬

vie, cela n'empêche que cette
langue profonde au niveau de
n'a que peu à voir avec de
telles représentations.

cette

et

perçoit de cette limite (la
conscience du système) dès
qu'on travaille avec des lan¬
gues étrangères, car un enfant
qui emploie de façon correcte
les deux voix dont je parle, en
français, est souvent, le plus
souvent, perdu devant les

sentations du monde et de la

ses

langue avec la structure psy¬
chique du sujet telle qu'elle
se

important. Bay¬
élèves
avaient un handicap face à la
culture française. C'est évi¬
dent. J'en conclus que le mot,
même s'il porte en lui cette
représentation idéologique,
n'implique pas que le sujet
qui l'emploie a intégré, raison
de plus accepté, cette dite
représentation. Pourtant ces
élèves avaient probablement
tous intégré la structure active
et structure passive qui relè¬
vent du système de la diathèse dans la langue
profonde,
conclut que ses

même s'ils n'étaient pas ca¬

d'Etat

l'organe qui intègre la langue
profonde au cours de l'ap¬
prentissage qui se fait au
contact

:

autorité,

ticulièrement

rou en

langue

passive dans
cela fait du sujet
complément subor¬

car

agent un
donné, soumis. En 1968, en
Chine, certains ont proposé
d'inverser des feux tricolores
pour que

marche

le

en

rouge

signifie la

avant. On serait

plus ridicule si on pro¬
posait ainsi d'idéologiser les
structures syntaxiques d'une
langue.
Et pourtant il existe
dans le monde des langues
qui varient en fonction de la
position de classe du locu
encore

-

teur.

Mais

en

fait,

ce sont

les

discours

qui varient plus que
langue abstraite. Il est vrai
que le système des pronoms
personnels, et le système de
la

l'adresse à l'autre peuvent

�Linha

Imaginòt

Débats
2e trimèstre de 1997

òZA

modernistes

tures

de la Bible

qui sup¬
priment "thou" au
profit de "you" ne

'cfiíem ^ m^W
SUI
-

iv

"

rien

sont en

une

victoire démocra¬

tique, mais simple¬
ment un

souci de

communication, et
donc d'influence
des

églises sur la

société. C'est la
même raison

qui

a

fait abandonner le
latin dans les

églises catholiques,
et qui a permis la

des variations

selon les

discours,

des variations
se

situent

au

qui

niveau

du poids relatif de
chaque système ou
sous-système dans
chacun des dis
cours

-

concernés.

Ainsi le

de deuxième personne

du sin¬
gulier "thou" qui ne s'em¬
ploie plus que dans le cadre
religieux. On notera que ce
décalage n'est que le résultat
d'une évolution de la langue
sociale générale, qui a suppri¬
mé "thou" au profit de "you",
donc un décalage relative ment récent. Mais les

rééeri-

dans

passif est
plus présent dans
les langues de spé¬
cialité techniques
et scientifiques que
la langue littéraire.

aller

beaucoup plus loin.

Mais, il

nous

faut

Certes il est nécessaire de

ne

pas refaire l'erreur,
consisté à poser une

Mais il est aussi nécessaire de

vers

poser une
toutes les

langue unique

mais

pas par un proces¬

pour

langues du monde,

de réduction

commun

niveau du

on ne

doit ni

l'enrayer, ni l'empêcher. On
doit reconnaître à l'intérieur

natio¬
nal, la diversité linguistique,
et donc la présence de plu¬
sieurs langues d'usages et de
d'un territoire, disons

plusieurs langues abstraites
leur correspondant.
Mais
ment n'est pas

au plus petit
dénominateur, mais

chaque groupe

physique que la
langue devait décrire. Il
n'empêche que l'on doit
poser en langue profonde un
système des couleurs com plets et que les langues que je
viens de citer compense leur
manque par emprunt. Certai¬
nes langues techniques,
par
exemple de la peinture, vont
démultiplier au contraire les
noms de couleur pour coller à
la multiplicité qu'elles doi vent couvrir. Cette procédure
a largement été employée
pour reconstituer l'indo-euro¬
péen ou le proto-germanique.
On voit alors que dans cette
perspective la langue répond
à des besoins spécifiques et
surtout qu'elle est une langue
de groupe et donc qu'elle a
une

sus

continue, et

fonc¬

et du lieu pour

qui a
langue
unique pour toutes les lan¬
gues du monde comme une
boîte noire innée (Chomsky).

non

au

lexique. La différenciation

ce

seul

mouve¬

au

avec

le pronom

différences, et pas

seuleument

ler à la réalité

profonde et
est posée
comme
propre à
chaque langue,

avec

de fortes

que trois couleurs et les viet¬
namiens deux, c'est pour col¬

abstraite

de cela

picard des sidérurgistes et le
picard des mineurs) avaient

Les différenciations

sont alors faites en

tion des besoins du moment

angloVIIIe-IXe

gue

vance

ou de Lens, et pour¬
leurs deux langues (le

Martin Luther.

se

Cette lan¬

décalage social entre les deux
personnes qui se parlent. On a
encore, en anglais, une survi¬

tant,

humain. Si les Irlandais n'ont

en

saxon au

fonction du

cerveau.

Denain

siècles, bien avant

Bible

en

langue qui
opérations
possibles, et dont chaque lan¬
gue profonde sous-tendant
chaque langue du monde, et
dans cette langue chaque dis¬
cours, ne réalise qu'une por¬
tion des possibilités. Dont par
un processus d'abstraction
croissante. C'est l'approche
de Saumjan, par exemple ou
même de Greenberg. On peut
poser une telle langue unique
parce que l'humanité n'a eu
qu'un foyer de naissance et
parce que l'homme n'a qu'un
comme une

contient toutes les

suffisant. Il est
nécessaire aussi de poser la
nécessité, quasi-obligatoire
pour tous, d'un bilinguisme
ou multilinguisme, pour sim¬
plement survivre, que se soit

traduction de la

ainsi varier

plutôt

européen, ou au ni¬
français, ou même au ni¬
veau d'une zone linguistique
donnée en France, ce qui im¬
plique la défense des langues
de quelque niveau que ce soit,
veau

même si les besoins socio-

économiques exigent des
langues véhiculaires en nom¬
bre limité. Benoit Broutchoux

défendait dans le Jeune

Syndicat des Mineurs du
la
classe ouvrière devait parler
français pour assumer son
rôle et sa place internationa¬
liste et il refusait conséquemment d'utiliser le picard, ou
patois, pour le fonctionne ment syndical. Il accusait
Nord Pas de Calais que

même les réformistes de le
faire par

valeur identificatoire.
Mais la démarche de

remontée

niveau mondial, ou au

niveau

vers une source

on

opportunisme. Mais
un autre problè¬

aborde là

me.

unique, doit être doublée
d'une démarche de descente
une

différenciation

en

fonction du territoire, du
groupe, des besoins sociaux.
Ainsi le sidérurgiste de

Denain

parlait la même

langue que le mineur de

19

(à suivre...)

�..

.Cortetas.. .Cortetas.

Rencontre entre les Belles
Inédits de Massilia Sound

Lurettes et les Femmouzes T

System disponibles aujour¬
d'hui

en

grâce au

cassette

Massilia Chourmo
94

=

48mn per

-

"84-

trobar"

:

60F.
Massilia Chourmo

BP 122

:

13303 Marseille Cédex 3.

Les Belles Lurettes, les
Lorraine. Le

premier

publié en France
sur la langue et la culture
francique, La Lorraine
ouvrage

Francique
- culture
mosaïque et dissidence lin¬
guistique - de Daniel
Laumesfeld, est disponible
pour 170F. (port compris).
Wèi Laang Nach, 5 rue du
Manège 57100 Thionville.

Hyères. Le groupe de
ragga de la ville, Le Son du
Marché,

a

sorti un CD, 3

titres. 3 Dee

Jay's du sud

et crée des solidarités
aux

(aide

jeunes, repas de quar¬
une zone où

Femmouzes

T.,

et de

reggae ne sont pas tou jours tolérés par les pou¬

donc c'est une démar¬
qui nous intéresse. On
s'est téléphoné, échangé les
disques mais on ne s'était pas
nelle ;
che

encore

comparable,

cette formule duo

choisi cela

pourquoi,

83400

04.94.57.50.38

Martine

qu'un
tambourin,
n'apparail que fort
Nous

:

on a

accordéon, pas de
dernier

Minorités. The

European
Minority Issues,
(Centre européen des ques¬

ce

Centre for

timidement

tions concernant les mino¬

mai dernier lors de la

rités)

des Femmouzes T.

a

mener

pour objectif de
des
recherches

interdisciplinaires sur les
questions liées aux minori¬
tés en Europe (jusqu'à
l'Oural) : banque de don¬
nées, groupe de travail sur
tensions interethniques,
informations, séminaires,
etc...

Eropean Centre for
Minority Issues, Schifïbrucke

-

12

24939

vous

Champagne, 11
:

(kompagnietor) DFlensburg T/Fax : +

49.461.2.9728

tambourin et

plus le texte, tout va
là. Le produit est
différent, c'est la démarche
qui est identique.

dans

ce sens

C'est

quoi cette démarche ?

sur une

de notre CD. Mais

chanson

j'ai vu en
au

venue

Kamé-

Françoise utili¬
se le tambourin et j'ai dit
j'arrête ! Jamais je ne pour¬
léon comment

rais faire cela !

Mathilde

:

l'autre.,

Un pas

:

et

devant
déjà pas mal?

c'est

chant/

tambourin/accordéon,
comment ?

Hyères. T

en

Martine
Formation

avez

-

danser. Mais notre travail,
c'est

C'est

;

Rita

:

Pour

ma

brésilienne et

part, je suis

j'essaye de

transformer, d'emprunter un
peu de ma culture, de ma tra¬
dition. Avec Françoise on
tente de faire

d'autre,

une

quelque chose

T. ça donne
sentiment d'avoir

vraiment le
un groupe à

deux voix, un

accordéon et un
L'aspect ryth mique, dansant est vraiment
très très présent. Pour les
tambourin.

forme de danse.
Brésil,

avec

le

parfois l'accor¬

déon aussi.

Il y a donc un rapport entre
la culture du Brésil et

l'Occitanie ?

un

accordéon qui est là

accompagnement, en sou¬

Rita
ce

:

Oui, il y a une influen¬
qui est

dans la littérature

passée par le biais des portu¬
gais qui étaient eux impré gnés de ce lyrisme de la poé¬
sie occitane. Depuis le Brésil
a

subi trois siècles de métis¬

sage,

de présence africaine,

indienne, l'Orient même,
donc

musicalement, c'est

un

grand mélange mais

j'amène beaucoup de chan¬
sons traditionnelles qui ne
sont pas la Bossa ou la
Samba, cet exotisme que les
gens ont l'habitude d'enten¬
dre et qui est leur seule vision
du Brésil, ce que j'apporte de
chez moi ce n'est pas cela.

l'influence occitane demeure
au

niveau littéraire, dans les

sujets, la façon d'écrire, de
faire des joutes verbales... et
d'improviser finalement
beaucoup !
Les Belles

Lurettes,

vos

influences ?
Peux-tu

parler de la
musique de chez toi qui se
fait sur les places et qui se
rapproche de l'esprit des
chroniques sociales du
nous

Mathilde

:

Elles viennent de

partout, on ne les choisit pas,
on ne

Pour

dit pas ça va
nos

être cela.

racines, c'est vrai

Blues traditionnel ?

qu'on est toutes les deux du
on

est même nées dans

Rita

la même

ville, ça, on ne l'a

Nord,

Belles Lurettes, nous avons

en

chantant

en

Etant du Nordeste du

Avec les Femmou¬

zes

juste

rime,

vraiment rencontré.

urgence d'agir. (J.M.B.)
allée des Pinsons

peu

plutôt la
qui est similaire
alors que le produit, en lui
même n'est pas du tout com¬
parable. Il est vrai que ce
qu'elles font est très rythmé,
ça emballe, ça donne envie de
Martine

Françoise : Oui, on s'est parlé
au téléphone en fait, car on
était intrigué qu'il existe un
autre duo avec 2 filles qui uti¬
lisent l'accordéon, qui chan¬
tent et, habitant Lille qu'elles
aient ce rapport là à la
musique populaire tradition¬

un

l'héritage de la culture occita¬
ne
qui d'ailleurs est vivante
au Brésil jusqu'aujourd'hui.
Ce sont des gens qui vont au
marché, ce sont un peu des
"journaux ambulants" qui
parlent du quotidien, des
sujets de l'actualité, et tout ça

démarche

voirs locaux et où il y a
Arsenic et

troubadours, c'est

rythmique.

vous vous

connaissez ?

tier...) dans

les concerts de ragga

tien

:

Oui,

un peu

des griots

africains aussi. Ce sont des

pas

choisi tout

comme on a

�Linha

Imaginòt

Interviews
2e trimèstre de 1997

pas
nos

choisi que ça passe
chansons.

dans

notre

musique qui n'est pas

Qu'est-ce qui fait une bonne

4

...Cortetas...Cortetas...

chanson ?

calculée.

Dictionnaire. Christian

Martine

Nous, notre propos,

:

il n'est pas

dans le côté
langue ch'ti, du patois, notre
propos, il n'est pas là du tout,
effectivement,
une
re

région fortement populai¬

essort

a eu

vente

Jenlain

c'est

on ne

pas forcément
ou le Maroille.

Mathilde
un

:

Si

on

hasard,

Lurettes. Pouvez-vous nous
en

parler, la démarche de

Martine

En fait

:

la

on est en

ouvrier, le troisième la
mémoire des mouettes et des

marins, le littoral. En fait,

l'a

pas

trois secteurs d'activité

Calais. Ce second CD

région, c'est
conséquence.
de notre

en

sera la mémoire du
monde ouvrier du bassin des

Françoise : Je ne crois pas,
autant pour les BeHes
Lurettes que pour nous, que
-

giques, calculées. Tu vois le
côté, la forme au Brésil très
métissée, des joutes verbales
qui s'apparentent aux trouba¬
dours occitans, ça, je ne le
savais pas avant de commen¬
cer, c'est venu en jouant
spontanément, les influences
inconscientes qui sont là
depuis que je suis gamine
apparaissent selon les intérêts
de la création du moment, en

jouant avec l'autre il y a des
mélanges qui donnent à la fin

inspiration à partir

du monde ouvrier,

Françoise : Voilà, c'est vrai,
peu importe le reste.
conclure, l'accordéon,

votre commentaire ?

Martine
une

Je pense que
tradition populaire,
:

c'est
uni¬

mondiale, il y en a

partout.
Même

au

Brésil, c'est

un

:

Nordeste du

instrument
traditionnel Pourtant ce n'est

regard

pas

général posé car on a vécu
trois mois et demi dans le
bassin minier dans le cadre

contres.

mais
ren

-

Là, tu me poses la

question et émue je revois des
visages, leurs histoires et des
intérieurs, je revois tout cela
et ça m'émeut... oui c'est tout
ça.

fin 1997 à 160F.

vers

I.E.O Tarn BP.6

-

81700

Puylaurens.

est né là où l'on

n'attendait rien (comme

d'hab.), c'est à dire entre
Auxerre, Sens et

Troyes,
plusieurs communes,

c'est

mois d'août et il y

au

de la chanson, de la

musique, du théâtre, des
expositions, des stages
pour tous les âges, etc...
(J.M.B.)
Festival

Othe BP14

en

Fax

42.70.63.

là que j'ai appris à en
jouer, c'est à Toulouse....
(rires)

plein de

il est
souscription jusque

en

10130 Auxon. T

Martine

c'est surtout

D'environ 600 pages,

a

c'est

d'une série de concerts,

d'environ 32000 entrées.

sur

Rita

Il y a un

en

Othe

juste un regard ou c'est
plus ?
:

Français-Occitan
languedocien central

tionnaire

Bourgogne. Le Festival en

de cette émotion.

verselle et
Cette

Laux est l'auteur d'un dic¬

de la fredonner à

nouveau,

paration

une

démarches sont straté

qui

donnent envie de l'entendre à

Pour

pré¬

mines du Nord-Pas-de-Calais.

nos

mémoire et

en

qui

le Nord-Pas-de-

couvrent

empreinte

qu'elle soit à chan¬
qu'on la
retienne parce qu'elle passe,
une émotion, des choses qui

cause

choisi. Maintenant que nos

ce

n'est pas

bassin minier et le monde

chansons aient

Je pense que pour

:

chanson, l'essentiel,

restent

ici,

une

une

tryptique,
c'est à dire le premier volet à
la campagne, le second le
un

est nées

on ne

Martine

ter ou à danser mais

Drocourt, Méricourt ?

train de faire

un

considérable, mais

c'est inconscient et

prochain CD des Belles

dans

on est

où le musette

Le

Il y en a

des
slaves, il y en a en Argentine,
partout, c'est vraiment l'ins¬
trument populaire traditionnel
par excellence, léger, trans¬
portable, maniable, c'est un
piano. Rita, comme moi, on a
commencé par le piano, et
voilà, aujourd'hui on est à
Malthilde

:

l'accordéon.

:

: 03.25.
03.25.42.

70.64.

Ardèche. La Fédération

Départementale des Foyers
Ruraux lance la Gazette

des

Villages qui a pour
rôle d'instaurer des
échanges et de mieux faire
connaître les différentes

locales. En

initiatives

vedette dans le n°l de

jan¬
village de
Chanéac, ainsi que les
bouilleurs de cru. (J.M.B.)
FDFR
Le village 07200 La
Chapelle sous Aubenas .
(Abonnement : 60F./an).
vier

1997

le

:

-

Quartiers. La Fédération
Nationale des Maisons des

Et personne ne

peut

Potes

organise les Etats

empêcher à ce moment là
Rita de fredonner "..

Généraux de la culture des

accord... accordéon... "

Ferrand du 28

quartiers à

Clermontau

31 mai.

Toutes les formes

d'expres¬
sion artistique sont atten¬
dues. De plus 14 festivals

Propos recueillis par
Christian Dequesnes / La
Baroque Ducasse

se

déroulent dans diffé

rentes villes

jusqu'au mois d'août.
Fédération Nationale des
Maisons des Potes,

de

21

62 bd

Strasbourg, 75010

Paris
Les Belles Lurettes

-

de France

T

:

01.40.36.40.84

�Linha

Imaginòt

2e trimèstre de 1997
F

point

Femmouzes T : Une mise au

Chacun le fait d'abord

:

pour
Le

lui-même.

problème du rattache¬

ment à la culture

prêtes à casser la baraque sur la scène du printemps de Bourges et d'ailleurs,
Françoise Chapuis et Rita Macedo poursuivent leur chemin de musiques avec des désirs de plus
en plus avoués. Sorties du
mouvement imaginàtiste, elles sont aujourd'hui à un croisement,
devant un choix artistique de plus en plus avoué. Alors, qu'en est-il aujourd'hui de leur engage ment ? Quels sont leurs rapports avec le mouvement et comment le vivent-elles ? Quel sera leur

travers les

futur? (J.G.)

ce

Elles sont là,

Est-ce que

la Linha est un

problème ?
F

R

Maintenant,

:

non, on

l'a

définie.

nous

associe

nous

on

Ça dépend.

:

standard. Pour

qualifier,

aux

Fabu¬

F

Pour toi parce que

:

exactement de

lous, Toulouse et la Linha

mais tout le monde

Imaginòt.

pas.

Finalement, c'est
pour ceux

me

un

qui

problè¬

vous en

tu sais

quoi il s'agit
ne

le sait

Donc il y a un manque
d'information.

parlent ?
F

plus ?

un

peu

F

Oui, c'est pour ça que j'en

problème. Je com prends qu'on ait besoin de
repères. Ça devient probléma¬
tique si cela ne va pas au-delà
de ça. Je n'ai pas envie que
l'on me dise que les Fem¬
pas un

:

parle. Ce n'est pas un problè¬
la Linha, c'est une solu¬

me

tion.

En tant

qu'artiste, tu le vois

vraiment

comme une

solu¬

tion ? Dans ta mission si
tant est que

F

Je

:

ne

tu en aies une ?

sais pas

d'office

si j'en ai

tout cas.
La mission, c'est bien quand
elle te choisit, pas quand tu te
une, pas

mouzes

sont les exécutantes

de la Linha

Imaginôt, par
exemple. C'est ça qui peut
me gêner et c'est la manière
dont eux l'amène. Ça, ça me
gêne.

l'obligation de le faire.
important de le faire si
sent que c'est ça dont on a

C'est

besoin. Je

ne me sens aucune

mission

adjugée d'office. Ça
arrive par les Fabulous cet
amalgame-là : il y a une fa¬
çon de militer. En même
temps, on se trouve confron¬
tées à la comparaison. "Clau¬
de Sicre fait le repas de quar¬
tier à Arnaud-Bernard et
vous,

qu'est-ce

faites ?"
nha

que vous
C'est là que la Li¬

qui l'utili¬
d'autre repère.
D'une certaine façon, ce
qu'on fait n'est pas dans le
se

personne

n'a pas

leur

en

donne pas.

R

J'ai

toujours voulu être
joue depuis
longtemps. La Linha m'a
appris à avoir le goût de faire
quelque chose, de prendre
cette position d'artiste, d'a¬
voir une mission pour dire
quelque chose qui va être
utile à l'endroit où j'habite.
:

musicienne. Je

F

: Est-ce
que tu as
la Linha pour ça ?

besoin de

R

Ce n'est pas une

général, oui. Mais ils
de la
même façon. Il y en a qui se
renseignent plus sur la Linha
Imaginôt avant d'en parler. Il
y a aussi ceux qui nous inter¬
viewent aux concerts et qui

autres.

ne

En

:

:

l'amènent pas tous

voient les choses de manière

Tu

es

arrivée, du Brésil,

sein du mouvement,
de

pluralité. Je

pas.

Lubat, tu

as pu

des choses
à

envie
partie d'une armée de

ne

Ne serait-ce

de faire

suis pas

ce

qui

que

gêne
chez

rencontrer

qui ressemblent
chez toi.

se passe

soldats où tout le monde se
et

fait la même

R

:

Tout à fait. Même tous les

concerts que nous

chose.

faisons
Imaginôt me
ramènent à l'esprit qu'il y a
chez moi. Je le fais peut-être
égoïstement en fait (rires).
avec

Cette
se

de

sur

J'ai

passé ma petite enfan¬
J'ai changé sou¬
vent de repères, puisé des
choses dans chaque endroit et
:

à voyager.

maintenant le dominant est

quand même Toulouse
puisque j'y vis depuis des
années. Que je dise ou pense
des choses avec des spécifici¬
tés toulousaines, je le pense.
Est-ce que pour autant il faut

image-là c'est l'inver¬
ce que Castan a posé

la décentralisation et le

pluralisme...
22

sentir investi d'une mis¬

sion ? En

la Linha

plus,

on voyage pas
rend bien compte

et on se

qu'il

y a

des choses diffé

-

rentes, même à 500 bornes

d'ici,

sans

faire d'exotisme.
troubadours, je

La culture des

la connais parce

qu'on m'en a
parlé, mais ce n'est pas
quelque chose qui m'émeut
profondément. C'est quand
même inscrit dans le passé. Je
comprend que ça puisse être
jubilatoire pour Sicre de
forme de ça au

Brésil parce

qu'il a une for¬
musicologique. Moi,
ça me surprend, ça m'amène
après sur d'autres questions,
d'autres cultures, à quelque
mation

chose de très actuel. Je n'ai
au

pétrie

étonné que ça ne te

différente. Je n'ai pas

ressemble

F

retrouver une

question
de besoin ou pas. Je dis que la
Linha m'a appris ça entre

F

vis-tu ?

mal

Quand tu dis "eux", tu veux
parler des journalistes ?

peut devenir gênante.

Quand la

ne

en

sens

on

On

:

Non, pour eux, ce n'est

:

conscience ? Comment le

se

F

Françoise, tu dois en savoir

occitane, à

arts, en as-tu

patience ou une moti¬
vation suffisante pour aller
écouter des chants de trouba¬
pas une

dours

ou

m'intéresser à la lit¬

térature occitane.
sentir

essayer
mon

Après, res¬
spécificité ou
de l'exprimer arec

ma

tambourin

ou

dans la

façon d'écrire un texte, ça,
par contre, c'est plus ma
place. Il n'y a pas longtemps,
le tambourin passait pour un
instrument des plus ringards.
On

se

demandait comment

on

pouvait faire de la musique

�Linha

Imaginòt

Interviews
2e trimèstre de 1997

ça. Avec l'arrivée d'une
nouvelle génération, il y a un

meme...

chamboulement concret.

F

avec

C'est

peut-être

pas

grand

chose, de petites préoccupa¬
tions de musicienne mais je
l'assume tout à fait.
Cela dit tu as aussi des

pré¬

occupations d'auteur
puisque tu écris des textes.

j'écris, je lis
davantage, je fais plus atten¬
F

:

Depuis

tion

aux

que

textes. Ce

rapport

langue, l'écriture, je
toujours eu, déjà au lycée.
Un truc bien écrit, je peux
ressentir un plaisir physique à
le lire. C'est presque de la
perversion. L'artistique, dans
l'écriture, m'émeut terrible¬

avec

pose pas

Oui. Mais ça ne

:

peut pas

parler de la même façon
c'est souvent en
je ne le parle pas,

me

parce que
occitan, et

ment. Un truc

bien écrit

ne

on

lit

ce

qu'ont écrit
la façon

notamment dont ils ont

structuré leurs textes, ce
n'est pas

rien quand

mieux.

un

certain nombre de

plexes

com¬

l'on a tous à un
donné, ça m'a fait

que

moment

Tu

comptes aborder les
d'aujourd'hui, te
tourner davantage vers un
thèmes

côté social ?

val... Un texte

ou une poésie
la
perd à traduction. Les gens
vraiment émus par les textes

autre angle. D'où la
grande reconnaissance que
j'ai pour des gens comme

des troubadours sont des gens

Castan. Pour Claude, c'est de

: Je suis plus confiante
qu'avant. J'ai moins peur de
faire des erreurs. Je suis prête
à les faire. Ça dépend. Ça

qui parlent occitan. Quel¬
qu'un qui ne le parle pas peut
être ému par une ambiance ou

m'avoir donné

vient

une

musique...

Il existe

quand même de

très bonnes traductions,
pour

les écrits de Manciet

notamment.

Moi, au

sous un

image
positive digne de la culture
occitane. La philosophie des
troubadours représente quel¬
que chose d'unique, qui s'est
passé ici, le lieu où je vis. Ça
m'aide après à me dire que ce
n'est pas parce que je suis de
Toulouse,

contraire, je trouve les
oeuvres des troubadours

cela doit

très actuelles.

C'est

:

Comme

beaucoup de

qui ressurgissent du
passé, tu peux toujours dire
que ce n'est pas démodé.
Cette question, de toute
façon, est stupide. Je ne me
choses

une

une

avec un

accent, que

F

en

réaction à des choses

qui nous touchent, que ce soit
des histoires politiques, des
phénomènes sociaux. Je suis
assez friande de tout ce qui
est des idées préconçues :
c'est

comme un

colat, tu

éclair

au

cho¬

vraiment envie de

as

les manger.

m'empêcher d'aller
ailleurs.
évidence. Pourtant,

chanter à Paris

ou

premières fois que j'ai
chanté à Paris, dès que je pro¬
nonçais un mot, on se mo¬
quait de mon accent. Pour
eux, c'est exotique. On ne
parle pas du même lieu de la
même façon. Enfin, mainte¬
les

F

les troubadours,

nant, ça va

découvrir la culture occitane

peut pas ne rien vouloir dire.
Quand

comme

occitan médié¬

et même en

la

l'ai

le problème

Je suis consciente que cela
existe, ça m'aide à dépasser
ça.

Et la

F

:

Musicalement, on est

aussi
est

musique ?

train d'évoluer. On

en

dans

virage.

un

c'est un enrichis¬
sement, une variante, un
Est-ce que

apport ?
R

Je pense que
un enrichisse¬

:

c'est

ment. On va pou¬

voir

jouer sur de
grandes scènes
avec des gens qui
dansent. Il y a la
technique qui nous
aide.

La

technique

n'est-elle pas
une

R

aussi

prison ?

Ça peut le deve¬

:

nir si

ça.

on ne

fait que

On le voit plus

comme

ment,

un

instru

un

-

appui.

Est-ce que

les gens

dansent à vos

spectacles ?
R

23

:

De

plus

en

plus.

�Linha

Imaginòt

2e trimèstre de 1997

F

Ça dépend des publics.

:

Comment
contact

R

quand je danse à un concert,
j'aime bien avoir les baffles
devant moi, ressentir la pulsa¬
tion des graves. C'est un
aspect important.

mûrir de

D'un côté, on est considé¬
comme faisant de la

:

rées

chanson

française, de l'autre
nanas qui ont la
pêche et qui font danser les
gens, d'un autre encore
comme du rap occitan... Tous
nos morceaux ne

donnent pas

forcément envie de danser.
J'ai

:

gens

:

On est

plutôt envie que les
dansent à nos concerts.

ce

en

ont

envie, il faut

qu'ils puissent.

Minvielle,

rugby,

avec un

nous

paraît

match de

assez juste.

F

On

peur mais en même
temps cette peur est stimulan¬
te. On n'est pas sereines sur
de grandes scènes, mais qui
:

a

l'est ?

Ça va venir. Cet été, il y en
a
quelques-unes de prévues.
F

:

On les

prépare. On tra¬

vaille. On

va

Juliette

festival "C'est

au

dans l'air" à

rencontrer

Paris,

Juillet. On

en

a

déjà

Lavilliers, on a fait
choeurs, le duo des espé-

rencontrer

Tu

:

aucun

dit que tu n'as
rôle à assumer, aucun
as

message

à donner.

Je n'ai pas

:

me

sens

un

dit ça. Je ne me
obligation. Si, je
rôle. Tout le

se sent un

Moi

:

je

musique

rôle.

j'aime

que

les

même

gens on

sur une

la
à quelque

veux que

serve
chose. C'est pour ça que

parce que
c'était pas tellement mythifié.
En fait, on se rend compte

sentir engagée. Je
que je joue un rôle
quand je parle à un public
me

d'une centaine de personnes.
F

Ça te sert à toi, à ton
cheminement. Mais
peut-être qu'on ne sert à rien.
Déjà le fait d'avoir un autre
rapport à la musique, d'arri¬
:

propre

R

:

Les rapports sont

quand

même différents. Il y a une
autre

il

disponibilité. Par contre
n'y a pas de balance (rires).

ver

à faire chanter et danser

les gens,

F

Mais

laisse beaucoup
d'énergie. Donc on ne le refe¬
ra pas un mois d'affilée...
:

on

y

F

le

Imaginòt qui ramène
le lien avec le portugais, tu
ne dois pas te sentir dépay¬
sée ?
Non. J'ai

quelque chose à
rapport à ça. Rien
que pour rendre aujourd'hui
ce qui a été un jour amené au
Brésil... et qui fait partie de
ma culture... Le
quadrille, la
Saint Jean... Pourquoi toutes
:

ces

choses-là, si festives et si

:

C'est

vrai, c'est d'ailleurs

de la

plupart d'entre
typiquement fran¬
çais. Je me suis baladée de
droite à gauche et j'ai écouté
ce qui passait à la radio :
c'était les premiers disques
cas

nous.

C'est

des Beattles que mon
m'achetait...

C'est

père

peut-être là

que votre
détonnante,
quand je parle de l'inven¬
tion d'un nouveau folklore,
ça prend tout son sens...
rencontre est

les

ramener

ici ? Nous

vous

F

les

avons entretenues et

enri¬

supporter le folklore qu'on

chies.

Moi, je ne pouvais pas

:

présentait. C'était des
images qui ne me satisfai saient pas du tout, c'était des
me

à

Non ! D'ailleurs

trucs très conservateurs,

les
folk, et je n'en avais
pas envie. A l'époque, j'avais

je me
beaucoup plus à l'aise à
chanter en occitan qu'en fran¬
çais ; c'est beaucoup plus
proche de ma langue... Il y a

quand j'entendais

ça,

disais

?

même

Chose

:

sens

un

texte

d'une trobaritz

lequel j'ai fait
une musique. C'est l'occitan
du Moyen-Age, mélangé avec
anonyme sur

catalan, c'est encore plus
proche du portugais, c'est
quelque chose de très bien
que d'avoir fait une musique
sur ce

le temps d'une soi¬
rée, c'est déjà une grande
ambition. Après les choses
qui serviront ou pas, ce n'est
24

envie d'écouter le rock et

d'où ça sort

je

me

qu'il n'y avait pas

chez toi à

Bahia,

car

finale¬

ment la

guitare électrique
ça n'a pas posé de problème
folklore.

au

R

:

Ben non, ça

Ta même

enrichi...
F

F

:

texte.

sens

les rencontre

scène.

Françoise...

Brésil. A l'intérieur de la

du
R

non

d'accord.

Tu viens du Nordeste du

R

R

Oui, ponctuellement c'est

Oui et

on est

n'est pas

années

monde

:

quoi

Tu n'a pas de difficultés
chanter en langue d'oc ?

(rires).

sens aucune

Ça démythifie...

peut choisir de

on

tu es
folklore, ce qui
le cas de

quotidiennes, pourquoi ne pas

au

Trianon, et aussi Cesaria

F

bien.

sur

dire par

tant" c'est

:

Mais

:

dire

R

Et les "concerts chez l'habi¬

quelque chose
que vous voulez continuer ?

nourrie de

Linha

ses

important de
faire danser les gens. C'est le
piston des concerts. La com¬
paraison, faite par Lubat et

est naturelle parce que

qui le dirons.

qu'il

scène, comme
Bourges, je suis mal à l'aise.

ranzas

F

côté-là. Dès

Voilà. C'est

:

F

train de

y a une grosse

Evora

S'ils

encore en

deux

comme

F

pas nous
R

R

R

passe le

le show-biz ?

Ça dépend de la taille de

:

l'endroit aussi. Moi-même

F

se

avec

Paradoxalement, notre tra¬
vail évolue parce qu'on a des
démarches presque inverses.
C'est moi qui suis préoccupée
par la modernité et Rita par la
:

:

Nous

on

n'a pas eu ce

pont, il faut qu'on se le
fabrique... Et quelque part,
chez les Femmouzes, c'est
Rita

qui Ta.

transmission de folklore.
R

:

cer
sur

J'ai besoin de

me ressour¬

par ce travail de recherche
le folklore.

C'est aussi

un

acte de

modernité ; cette recherche

Propos recueillis par Jacme
Gaudas

�Linha

Imaginât

Quoé qu'cha n~n'ét qu'ech picard ?
Quoé qu'cha n-n'ét qu'ech picard ?
Qu'est-ce que le picard ?

Ch'ét chéle

lainghe qu'os pœprons ichi, intàr nou-z œtes, ou qu'os pœproènmes...

langue que nous parlons ici, entre nous, ou que nous parlions...

C'est la

Mè, "ichi", i fœroét pétète dire
Mais, "ici", il faudrait peut-être

d-u

dire où

d-u qu'ch'ét au-jusse... d-u qu'cha qminche é-pi

ça se

trouve'exactement... où ça commence et

qu'cha s'arte.

où ça

finit.

Jou qu'ech poé:i d-u qu'ch'ét qu'o

dvise picard, ch'ét prope el mènme eque

le pays où l'on parle picard, c'est exactement le même que
"la Picardie" ? Pi au-preunme, quoé qu'ch'ét "la Picardie"

Est-ce que

"la Picardie" ? Et

d'abord, qu'est-ce que "la

?

Picardie" ?

Àrbéyéz chéle

suiyant d'qué point

carte : os vou-z apàrchuvréz qu'el Picardie,
Regardez la carte ivous vous rendrez compte que la Picardie, selon le point
d'vue

de

vue

qu'o s'plache, aie canje innsécanmint d'fidjure, pi a n'ét janmoé

choisi pour

la considérer, change considérablement d'aspect, et qu'elle n'est jamais

l'mènme...

la même...

"région administrative" lonmèe Picardie. Mè ndin o treuve in séquant
région, on trouve plusieurs
poé:is d-u qu'o n'aù janmoé dvizè in picard, pr'éxinpe ech Valoé...
Y'aù chéle
Il y a

la "région administrative" appelée Picardie. Mais à l'intérieur de cette

pays où l'on n'a jamais parlé picard, comme par exemple le Valois...
Y'aù chéle Picardie "historique", o-z apéle conmo
Il y a

la Picardie "historique" : on appelle ainsi la province

chéle proùvinche Picardie

Picardie

qmint qu'aie étoét du tènp d'chés roés. Os povéz vir qu'a
telle

qu'elle était à l'époque des rois. Vous pouvez voir qu'elle ne recouvre pas

d'achteure, é-pi qu'granmint
actuelle, et que de nombreux pays où

ed chéle

n'àrmuche mie l'réjion
la région

d'poétis d-u qu'o palhe picard is réstoè't' in-dwor

l'on parle picard restaient en dehors

proùvinche-laù.

des limites de cette

province.

y'aù chéle Picardie "linguistique" : laù d-u qu'chés jins

Pi

Et il y a

i-z inchiyoè't' conme

la Picardie "linguistique" : là où les gens utilisaient comme

lainghe ech picard, in "dialecte" qu'i àrsanne a ch'frainchoé,
langue le picard. Un "dialecte" qui ressemble au français, mais avec toutemènme granmint d'diférinches... Chéle Picardie-laù, aie

mè acq quand-

vaù dusqu'in hœt

fois

beaucoup de différences... Cette Picardie-là, elle va jusqu'en haut
d'chéle carte, vu qu'ech Nord pi ch' Pas-de-Calais is n-in
de la carte, puisque le Nord et le Pas-de-Calais en font partie, et même aussi
in bout d'Béljique étou...
un

petit

morceau

de la Belgique...

Ch'ét pu conplitchè qu'os n'cruyoètes, amon
compliqué que vous ne pensiez, n'est-ce pas ?...

C'est plus

25

?...

foè't' pairtie, pi mènme

�Linha

Imaginòt

2e trimèstre de 1997

IfLE DOMAINE LINGUISTIQU

£â!ùii;

PICARD

Flamand j

I ! l:| I I I I i

Bruxelles

i-n i i 111

\vValion\

Mouscron

g&amp;lPAS-DE-CALAISi&amp;è
pouàti
"'NORD
N

'Carrw•

Abbevius*
A

-i-T ï

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t

Rouen
le aorname

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vv

I iinguistiaue

;—"7—"] région de
transition

IMormand\hu\r^ diaiecte
canal

(

Soisson.

ICharnpenolsj \
•

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riviere

—-

taon

:Cobipiegne

I

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picarc

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Se n lis

Reims

\Fr ancien

ou riviere

canansee

limite

i

aepartementale
nmi'.e regionaie
ta
jmmmtmz-

picaraie

de

actuelle

frontière

Source

Carte établie par René Debrie selon les données
de

Jules Verne, 1985, éditions A.E.C.R.P).
• • • • • modification
apportée par Maurice

Raymond Dubois, réalisée

Lebègue

en

199b.

26

par J.

:

d'après les données de l'ouvrage

Désiré pour l'Atlas de Picardie (Amiens, Université

�Linha

Imaginât

De pertot

2e trimèstre de 1997
"

Une nation

qui refuserait les langues, les cultures, les identités vivants sur son territoire se
qu'elle inscrivait aux frontons de ses

existence

condamne elle-même. Elle trahirait les idéaux d'humanité
monuments

plus digne.

Souvenons-nous !
C'est "ichti"

Félix

-

Marcel Castan

qu'à la fin
a pu voir
fleurir ces panneaux "touris¬
tiques"... "Le Nord-Pas-dedes années 70

Quo qui di Desire Ducasse a che
moetes ?
El' Grante picardie aile
est jolimint thiote pou' s' nache !

Ni spécialistes, ni his¬
toriens, sociologues

ou

chercheurs

en

sciences
ment

politiques ; simple¬
enfants de Gayant, des
des campagnes

corons,

Picardie

travail"...

Revendiquer
culture et

tion des langues, dialectes,
patois régionnaux et aussi des

est bien

plus vaste,
complexe et riche ; les jeunes
générations d' "ichti" seraient
bien prétentieuses de croire,
d'affirmer qu'elles sauraient

minorités

est d'un

enjeu

faveur du "combat" pour que
la nation française accepte de

crucial.

considérer enfin

naissance véritable de toutes

non

picardes... serons-nous
capables de faire entendre
pourquoi nous croyons qu'il y
a un enjeu
d'importance,

réellement, correctement la
culture du pays (2) où elles
vivent.
S'il subsiste

ler, tomber dans l'oubli ? Ne

d'actualité, moderne

tidien

guère
passéiste, non seuleument à
s'intéresser à la question de la

culture de "La Grande

au

quo¬

quelques pratiques
patoisantes, ce ne sont géné¬
ralement qu'utilisation/scorie,
pauvres, faibles images suc-

sont

retenus, affichés dans les
vitrines médiatiques que des

stéréotypes réducteurs, lieux
communs simplistes. Pour le

Picardie" (1) mais surtout a
être les acteurs de cette pro¬

cintes. Rendons-nous à l'évi¬

Nord-Pas-de-Calais

dence, forme

motion, voire de

sont loin d'être à la hauteur

Corons, Terrils, Cafougnette,
Maroille (3), Capenoules...

son renou¬

à pouvoir pratiquer,

veau,

comme

fond

des richesses initiales de la

maîtriser le(s) patois de nos

langue picarde, ni surtout

aïeuls

mesure

(le parler mais aussi
l'écriture).
Première interroga¬
tion : Quelles sont les struc¬
tures, les outils
existants

pédagogiques,

et accessibles

Question majeure

en

?

effet.

Où ? Comment ?
Le

quidam intéressé

peut-il apprendre la Grande
Picardie ?

d'être force

en

novatrice,

innovante que

une

identité

régio¬
nales, c'est aussi par les
temps qui courent (à condi¬
tion de ne pas tomber dans le
piège du repli identitaire/
régionaliste-séparatiste-intégriste) se positionner en
une

seuleument moderne mais

Historiquement, on a
pu voir, et ne regarde-t-on pas
encore ? progressivement les
spécificités culturelles s'étio¬

et

on

Calais Terre d'accueil et de

...

la dimension de la Grande

le bord du

sur

réseau auto-routier

ce

sera

une

recon¬

les identités culturelles vivant
sur son

territoire (bienvenue

derniers arrivants ! ) en
mettant concrètement à dis¬
aux

position les outils techniques,
pédagogiques nécessaires au
mainteint, à l'épanouissement
des richesses des identités
culturelles

(ne sommes-nous
pas là dans le champ du res¬
pect de la Déclaration

qui dans l'imagerie populaire/
populiste française et jacobi¬

Universelle des Droits de

finissent trop souvent par
faire passer le citoyen des

tiers de la

ne

l'Homme si chère

aux

héri¬

République, Révo¬
Française ! ).

légitimement
langues/écritures régionales

cités et campagnes

doivent insuffler dans leurs

gions pour

d'un véritable

pratiques

de main¬
tien, de (re)construction

me

inter-culturel, issues d'une

d'identité culturelle pour
l'ensemble d'une population

champs

pour sa
démonstration de

vivant

sus

en terme

sur

le territoire d'un

au

de

nos

ré¬

une espèce d'hom¬
sous-cultivé (remercions

Des¬
cuisante

passage Jérôme

avec

ses

ce

proces¬

Deschiens-

Picards).

pays.
Une

lution

C'est de l'exercice

pluralisme

réelle

dynamique de décen¬
l'on
peut espérer l'émergence
tralisation culturelle que

d'innovations culturelles,
sociales pouvant

Il faut

conscience, dénoncer cette

vraiment dans le contexte de

situation et

recueillir de

l'Etat actuel ?) de revendi¬

vaux,

d'autres ambitions cultu¬
relles donc sociales que celles
préconisées par la vision
unique et jacobine d'une poli¬
tique culturelle décrétée offi¬

rendre la culture, l'histoire,
l'écriture et la langue picarde

valeurs institutionnelles et

hautement

républicaines.

juste

cielle.

notre

En effet

basant

fiable

sur ce

en

que

me

j'ai

pu

documents, tra¬
livres de référence

au

sujet de l'histoire de

la culture, des langues et des
littératures picardes, je

découvre l'absccnce de
tures et d'outils

giques. Pourtant,

struc¬

pédago delà des

au

apparences et lieux communs,

quer

Dès lors

on

peut

appréhender combien la

ques¬

prendre

répondre
positivement à l'abscence de
civilité solidaire qui fait tant
défaut en cette période de

région est plus
qu'en droit (mais le peut-elle

oeuvrer

afin de

plus visible et à la

mesure de ce qu'elle est
vraiment ! Il y a même urgen¬
ce,

d'autant plus que c'est sur
Terre-Carrefour que

bien des

peuples sont venus
l'espoir d'une

s'installer dans

27

remise

en

cause

de

nos

Certains diront que

je les mène bien loin de la
question des langues et
notamment cht'i picard mais
j'enfonce le clou ! Je ne peux
souscrire à l'idée d'une

�Linha

Imaginòt
De pertot

2e trimèstre de 1997

langue unique pour une
nation soit une idée juste.

fois à l'intérieur et à l'exté¬
rieur de la Grande

Cette notion entraine fatale¬

faut chercher, et trouver col¬

ment la

lectivement le terrain à fertili¬

tés

régulation des identi¬
régionales au rang de cul¬

ture de

"seconde zone", de

"seconde

ser

(et y rester !) pour faire
nouveau cette

"Forêt invisible"

l'accès véritable à

l'identité de la Grande

une

culture

régionale à condition d'ac¬
cepter le je/jeu identique pour
une

lilé effective

inter-cultura-

et

solidaire.

Néanmoins

je ne suis pas
dupe : les eccueils à éviter
sont importants.
Essentiellement,

ce

que nous apprenons dans le
fort instructif essai d'Olivier

Engelaere Le mouvement
picard en France du début
des années 70 à la fin des
années 80 est un âpre état
des lieux.

Finalement, il nous
enseigne le risque de voir très
tôt, de l'intérieur même de ce
type de mouvement,
cessus

aux

yeux

de

Passée, présente et à
venir ? La réalité culturelle de

Picardie, elle
mais soyons

nous attend,
modestes !

Laissons-nous
inventer par cette

forêtarbres mul
tiples, pluriels et visibles.
soyons-en ses

EL'

autour

(éfant de Gayant ed l'invinsion d'el Picardie).

de

œuvrer

la cause unique de leur
propre vision, théorie.
pour

cet

1) pour l'ensemble de
écrit, il parait judicieux

qu'il faut
par cette notion de
ce

Grande Picardie. C'est

en

fait

l'ensemble des territoires de

langue picarde (par ailleurs
jamais réunis historiquement
sous un même pouvoir).
2) entendre ici par
pays la notion de province et
non

Dès lors les volon¬

tés, énergies, richesses

Eric Wattiez (de Blaton,

avec

entendre

amener,

croiser, de se rencon¬
Découvrir, sympathiser

se

trer.

Notes:

de nation.

3) pour
le

fromage qui

ne pas

pue

!! !

dire

de Florian Duc) (1).
déjà beaucoup ! Mettre
des visages sur quelque(s)
nom(s), notamment Ch'Vavar
ça compte ! Mais hélas !
Après coup, table ronde
comme spectacle patoisant du
pays
C'est

soir

me

une

té nécessaire

érudits

qui

les

non-

se trouvent

à la

envers

exactement ? C'est entendre

dire par un monsieur

âgé féru
patois cht'i et très sérieux
(fort élégant au demeurant de
sa personne) :
"quand Renaud
chante le patois cht'i, c'est un
de

honneur ! ". Cette vision

peine,
sous

me navre

re.

une

comme

littérature,
culture à part entiè¬
une

En 1963, l'écrivain tour-

naisien Géo Libbrecht (2),

adopte le picard

sert la

ce qui des¬
"picardité". Toutes ces

son oeuvre

poétique

.

C'est la parution de
M'n
Accordéieon. Géo Libbrecht

revendique le mot picard ; il
dit : " Ce que j'écrit c'est du
picard ! " Il amène "la picardité"... d'ailleurs il publie
.

28

et scènettes à

chansonnettes
la

nostalgie pleurnicharde ne
font que servir l'idée qu'il
faudrait regretter l'époque où
les molettes (3) tournaient. Il
y avait certes du travail pour
tous mais au

fond de la

quel prix ? Nous

tous combien

conditions y

les

étaient inhu

-

rnaines, assassines. La mort
en

suspend

pour

nourrir, élever

pour pour¬

me

même ! Cela

entend tout

savons

véritablement

langue,

une

suivre

Pour avoir

arrière

donné, rendu un
territoire ; il a
ouvert l'espace à la Picardie.
Mais aujourd'hui qu'en est-il
a

espace, un

vécu

ment, ne défendre que

action efficace et la crédibili¬

un

Libbrecht

mine... à

donc

locales et individuelles.

laissant

son ouvrage
suivant à Amiens. Géo

goût d'amertume ; en effet je
n'ai guère pu cerner une quel¬
conque voie qui permette
d'envisager qu'aujourd'hui le
picard puisse être reconnu,

s'affrontent, s'émoussent, se
gomment. Ce n'est plus
qu'un challenge entre "élites"
pour, à l'intérieur du mouve¬

des
particularités bien trop

du thème

"Langue et littérature
picardes". Seul mérite ? Non,
pas vraiment, l'événement a
aussi permis à des personnes

Désiré Ducasse

départ, assister à des luttes,
querelles intestines entre les
"érudits/spécialistes". Trop
de protagonistes, sur leur
propre territoire bien trop res¬
l'autre, à

cer¬

tain de la table ronde

du 22 mars, autour

d'introduire ici

trictif, cherchent à

symboliquement

D'être une première
voilà, le mérite

PROHTAPE A TERTOUS !

d'une volonté fédératrice de

coloniser

Dequesnes

GRANTE

PICARDIE INNE AFFAIRE

d'asphyxie, voire
Hélas ! C'est

Christian

-

un pro¬

d'auto-destruction s'installer.

qué ej pinse ?

D'échl parlache ?
d'echl série ?

toutes et de tous.

les autres minorités. C'est là

promouvoir

Quo

émerger à

importance".
Par conséquent, il ne
peut être que salutaire de sau¬
vegarder l'enseignement,

musée de la

A propos du 22 mars au
mine de Lewarde

Picardie, il

avoir droit à

une

famille.

Il faudrait

regretter

cela ? Il y a

quelque chose
qui ne va vraiment pas ! (Qui
ne tourne pas
rond).
C'est même
bonne affaire
soient arrêter
lettes. Ce

une

qu'elles

ces

foutues

se
mo¬

qu'il convient de

�Linha

déplorer c'est que le progrés,

aussi. Ch' ét vré,

modernisation industrielle et

chti-lal ! La

technologique n'ont pas été
en mesure d'apporter de
réponse en terme de création
d'emplois et de lutte face à la
massification du chômage et
des processus d'exclusion.

ch' qu'i dit,

question des
outils pédagogiques... Faut
commencer par former des
enseignants, et pour ça, il y a
déjà des choses, "La forêt
invisible", l'expo que tu as pu
voir à Léwarde... il existe

Alors la démarche (encore

même

mille fois trop

picard, publié (ech picard bèl
é rade l'ortographe doit être:
ech pikar bèl é rade, en fait).

frileuse !) de
Dominique Cool (jeune
auteur-compositeur du Pas de
Calais qui chante en
"Rouchi") qui ce soir là tape
"le blues du chômeur" est à

bien plus hono rable, louable que le CD du
patois liophylisé de Renaud.
(Sauf que ce n'était pas dans
la forme du blues, juste un
mes

yeux

rock'n roll faiblard ! ).

Là, accordée
non? C'est la

ou

question du

droit à la modernité, à

l'invention, par les anciens à
la

chanson/poésie/littérature
picardes. Si cela peut vous
rassurer et en chagriner
d'autres, Killer Ethyl ou les
Pâquerettes Marginales n'ont
attendu d'autorisation de per¬
sonne

pour graver

quelques

trop rares rocks saignants en
cht'i

picard. Mais c'est sur¬
poésie de Ch'Vavar,

tout la

Pierre

Garnier, Konrad

Smichtt (4)

qui ouvre la voie
l'exploration
d'une autre pratique littéraire
et artistique du picard.
et nous invite à

au

moins

un cours

de

-

Je dis "au moins"

un cours

parce qu'il me semble qu'il
en existe aussi à Boulogne, à
Tournai...
La table ronde de

Lewarde

a

surtout montré

l'incroyable retard d'informa¬
tion, (si on peut dire comme
ça), des gens du nord pour ce
qui concerne leur langue. J'ai
été réellement stupéfait
d'entendre un picardisant,
quelqu'un qui écrit en picard,
déclarer que "le patois est du
français déformé". Abasour¬
di, j'ai été. Il faut effective¬
ment prévoir des "outils
pédagogiques" pour ce type
de personne : c'est urgent ! Il
faut qu'ils aient un livre qui
leur explique ce que c'est que
le picard, qui leur en fasse
découvrir la syntaxe, le
lexique, les grands textes. Je
parle en ce moment des patoi¬
sants, de ceux qui écrivent en
"patois". Il faut qu'ils aient

pas

poète crée une
langue en créant son oeuvre,
un grand
écrivain invente sa
langue, il la découvre, la met
à jour ! " (Ch'Vavar -97).

Castan le dit

solution..."

Pour le reste

plus
saurai le
faire voyez cet extrait de la
lettre que Ch'Vavar, illicopresto m'a fait parvenir suite
éloquent

au

22

pour

que

je

ne

ech

mars...

"Garchon,... merci
Désire Ducasse, encore

veux

:

avec

quel

Et

donc, tu as raison,
il faut aussi, il faut d'abord,
les outils

pédagogiques. Je te
existe, mais je me
suis rendu compte à Lewarde
que ceux qui existent ne sont
sans doute
pas adaptés pour
des gens comme ce poète de
la fosse Dellaye, et une bonne
partie des écrivains patoi sants. Il y a beaucoup à faire,
dit

patoi¬

du picard correct, je

dire

penses un peu

travail c'est !)

il faut leur
ces

picard, pinse in molét qué
ch'ét ! (pour le

picard,

même chez les

goût, à

il y a tout un

ouvrsche eque

(si possible signalant
syntaxiques et les
défauts de vocabulaire, qu'on

sants,

:

travail à faire, pour parvenir à
écrire en occitan... alors, pour

les fautes

:

qui peut le faire ? Pour
plupart, nous sommes déjà

saturés de

zone,

donner le

mais

dans une langue qui n'est
pas enseignée, pas "fixée".
pas

un
recueil de bons textes de cette

meilleurs auteurs

s'impro¬

la

très vite des manuels de

trouve

on ne

vise pas écrivain, et surtout

picards des mines, et
"Le

linguiste,

Imaginòt

la vraie syn¬

la syntaxe françai¬
se, et avec des mots picards
partout où il existe des mots
picards, pas des mots de fran¬
çais ! ).
On ne s'improvise
taxe... pas

29

qu'il

en

fatigue... Je

travail, et de
ne

vois

pas

Pour conclure,

développerai cette
que j'ai faite le 22

de
je

remarque

mars : "la
France est le seul pays de la
communauté européenne à ne
pas avoir signé la
internationale des

charte
langues
minoritaires". Reprenant
Jacques Landrecie, (il m'a
semblé qu'il acceptait ce
constat avec une espèce de
fatalité), précisait que c'est de
fait dû à l'héritage du cadre
législatif et constitutionnel
propre à notre république... et
puis !? Le débat ne s'est guè¬
re engagé, je le déplore,

�Linha

Imaginòt

2e trimèstre de 1997

c'était fin de table ronde, fin
du

temps imparti, conclu

-

sions!
Néanmoins

telle

une

position de la nation France,
(berceau des droits de
l'homme), est la démonstra¬
tion d'un paradoxe fonda mental, de la franche inadap¬
tation du cadre législatif,
constitutionnel de notre répu¬
blique à pouvoir réellement
reconnaître les identités cul¬

turelles vivants

terri¬

sur son

toire, (ce qui nous renvoit
bien sûr à F-M Castan). A

partir de

face à la
conception d'un modèle unicitaire pour une identité cul¬
turelle française, quelles stra¬
tégies ? Quelles alliances ?
ce constat,

Pouvons-nous collectivement
travailler pour

faire

plus !
(2) Geo Libbrecht, (18911976), ce tournaisien d'origi¬
fut d'abord avocat,

ne

qu'à l'âge de 47
commence

puis

de

ses

qu'il

ans

à écrire. La liste

d'abord

oeuvres,

plus riches de la littérature
belge contemporaine d'ex¬
pression française. En 1963,
alors âgé de 72 ans Léo
Libbrecht publie M'n Accordéïeon, son premier recueil
en picard tournaisien, ce qui

lexique.

constituer

un

faire date

re,

le

concerne

renouveau

du

des

de la

avec

leurs

P.S.

Grand bravo à Marie

:

Engelaere,

chevilles ouvrières de

cette

première "Quo qui di".

Notes

(1) né en 1905,
Florian Duc, comme Jules
Mousseron, a travaillé au
fond, mais de l'autre côté de
:

la

frontière, à Blaton, dans le
belge). Il a produit un
texte éparpillé dans une dou¬
Hainait

zaine de recueils mais c'est

indéniablement
roman

un

lequel tout un
époque peut être ressusci¬

té. Florian
ne

un

là,
monde,

pour
une

livre,

que cette somme

Duc,

sont pas sans

avec

son oeuvre,

similitude

le travail.de l'illustre

denaisien J. Mousseron, pour¬
tant avec une

:

quable
de

de manière
avec

remar

-

les contributions

Jacqueline Pinoche et
Jacques Darras pour le
Moyen-Age, René Debrie
pour le moyen picard, Pierre
Ivart pour le picard moderne
et contemporain. Edité en
1985 par la Maison de la
:

Le Jardin Ouvrier,

Jeanne d'Arc,

80000

-

Série

discussion

:

veillée

:

In molét

un

:

Ouvrache

peu

travail

(exemple :
el CD live ed Massilia Sound
:

"Di-

conteux", natif du hai-

belge, entre Tournai et
Wattiez a passé

:

"Jeann'

:

System ché
ouvrache!)
Accordéïeon

:

un

accordéon

Boudenne

:

Garchon

garçon

:

Ducasse

biau

nombril
fête foraine mais

:

aussi dédicasse (en fait "el
ducasse ed gayant" : la fête
dédicassée à gayant)

Gayant : géant
Einfaint

: enfant (orthographe
Dousisienne/Théophile

Denis). Comme de nombreux
autres mots du vocabulaire

picard selon les villages, les
clochers, l'orthographe peut
être différente... aussi

folk

Tère

:

aussi

"El warou".

se

Diseux, Eric adore
produire seul pour

trouve aussi

Chti-lal

celui-là

:

R'naud
Waron

renard

:
:

le

Villache

:
:

notamment El Roman De

Tardiole

R'Naud,(Le roman de renard)
qu'il a entrepris de traduire
en
picard. Artiste sincère,
simple, il participe active -

Tirlibibi

ment dans une

clokette

démarche de

trouvère moderne

Culture d'Amiens, édition des
Trois Cailloux. Contact

que.

Maison de la culture

d'Amiens, 02 Place Léon
Gontier. B.P. 0631- 80006Amiens. Cédex.

qualité littéraire

30

on

éfant, infant.

terre

:

chanter, raconter des histoires

qui privilé¬
gie la convivialité au renou¬
veau de la
pratique de la
langue picarde. Contact : Eric
Wattiez, 07 rue Valéry
Mathys - 7020 - Niny - Belgi¬

:

penser

Schrapnel Binde",
(ils ont un CD en prépara tion), et d'un combo rock'n'

picardie".
incontournable, plus

qu'une introduction à la
Picardie, véritable outil pédagogigue, érudite anthologie
de la littérature picarde "La
forêt invisible", ouvrage de
500 pages, conçu et mis en
oeuvre

:

Elizabeth

publications/réalisations de

Rappel

et

:

Parlache

mation folk

dans les

"L'invention de la
Ginet et Olivier

coses)

"

de la littérature

familiariser

taines

Pinser

son enfance à Blaton, pays du
poète picard Florian Duc,
(qu'il a eu la chance de croi¬
ser !).
Aujourd'hui basé à
Niny, Eric Wattiez est un pur
nord- boudenne", qui col¬
lecte des histoires, les chan¬
sons et les spo d'villaches,
(cf: "on l'a spoté = on l'a sur¬
nommé"). Musicien, il joue
de Tépinctte au sein de la for¬

picarde. On peut depuis 1986
oeuvres, entre autres,

Gayant"

nault

lexique pour
comprendre
(Tiot lekquesique pou
mi on compreindre cer¬
mieux

de surcroit à

avec

fort instructif

Eric Wattiez
seux

authentiques figures

renouveau

rue

-

Amiens.

picarde.
(3) Molette, le nom donné à
ces roues
gigantesques en

se

C.D. / "Einfaint ed

47

littérature

unes

"Tiot"

Mons ; Eric

(4) Ch'Vavar, Pierre Garnier,
Konrad Smchitt : quelques

,

un

Contact

qui

haut des chevalets des mines.

"Quo
qui di" n°2, s'impose donc
afin de poser, espérons-le, ces
vraies questions !

la fin

choc salutai¬

en ce

de Pierre
a

n°8 du Jardin Ouvrier/

Juillet 96

vement la

Une édition

ment

en

:

français, est vertigineuse.
C'est l'une des figures les

va

:

El tére

bêtes, (La
terre des bêtes). Du poète
spatialiste (mouvement qu'il
a fondé), les écrits en picard
qui lui manquait. Un petit
recueil de poèmes - supplé¬
Granier

homme d'affaires. Ce n'est

(re)connaître et vivre effecti¬

picardité ?

A lire

en

loup
village
boîte à

:

musique
jeu de hasard

sur

les fêtes foraines
Tiot

:

on peut aussi
(exemple : thiote
petite clochette)

petit,

trouver thiot
:

�Linha
De

Imaginòt

pertot

2e trimèstre de 1997

Tolosa, La vaut,; Estarvielle

Raid

grand rond point central, les
fécos musiciens se répendent

Jacme Gaudas

NAVAL. Après avoir marqué

Samedi 15 mars 97 9 H.

les traces de pas géants dans
la cité, la semaine dernière,

gonflés de conjonctivite
je rejoint l'équipage du jour

les jeunes de Lavaur, (quasi¬
ment tous les élèves d'Alain

Fernando

Daziron, prof au lycée de
Lavaur) se mobilisent pour
débusquer Mr. Carnaval et le
présenter à la population.
Autonome et responsable, la
new génération vauréenne

des Feuillants. Les

rue

yeux

Jean-Claude

et

après le café croissant
Siècle,

voici

nous

en

et

au

route

en

direction de Lavaur où les
Flibustiers Sirventés

sont

attendus pour aller à la
recherche de Mr. Carnaval.

Après avoir acheté du collyre

le chantier et tous

oeuvre sur

sont

redonner

pharmacie du Fer à Cheval

de rencontre, carnaval est la

roulons

a

travers la cam¬

pagne fleurie. "Oyez
Flibustiers Sirventés
pour

tchacher,

on

voici les
on

vient

débusque le

tradition séculaire
entre les

Roi

est en

vautré

vient de Toulouse, on
relie Garonne à l'Agout. Oc
Lavaur
guer

,

on

oc

navaler...

est là

pour

boulé-

Lavaur à toi de
avec

car-

le trio de quar¬

tier, sur l'ouvrage on met le
métier, salut à toi ô Jacque-

sur

toutes

la

manoeuvre.

entre

Guiraude !!" Et vas-y que
Ton mémorise ces couplets

sur

aises

ARLEKINO

dans la danse, CHI

NELLO

voix, les musiciens
sa

le

-

trio, la batucada entame

mercat

hebdomadaire "oc

Lavaur c'est à toi de
ler". Des sourires
nous

son

accueillent,

sateurs.

c'est la

ouvrent la voie et en

et des saluts

bulation

sonore et

les

organi¬
En fait, aujourd'hui
deuxième étape de
avec

nous

nouvelle. La déarn-

rejoint le

l'aventure LAVAUR CAR-

tout en

parlant

est

la
aux

arbres. En arrivant à Toulou¬
ville. Place du

s'emmerdaient pas les papis

terrasses

et les

pleines de consommateurs
qui lézardent au soleil, on
passe à l'ostal chercher
Patricia. On est déjà bien en
retard mais on prend le temps

mamis, pas étonnants
qu'ils soient tous sourires à la
vue

de cette

s'adresse à
chansons

en

jeunesse qui

eux

avec

des

"patois". Lo type

que vendia son miel, se metet
a cantar lo babau amb nos

fait le parcours centre

se, on

de boire

Capitole les

des cafés

un

sont

bon café (sur

recommandation de Bois-

coloriée

éclaire les

sourires,

fenêtres

ne

aux

sont que

des

bonjours à deux mains,

aux

ce

terrasses des

cafés les

verres

lèvent

trinquent

sur

le

Le Trio fait halte

au

se

passage.

et

o

's
m

.5
'S
CD

a
o
o

s

L'argomostra

autres,

uros coma un

jove.

the Linha

sier!..) et

en route pour la
Vallée du Louron où nous

arrivons à l'heure du dîner.
La réunion de

l'IEO dans le Tarn est pro¬

fond, les traces de Padena

sur

son

cap.

Le travail de

à bon compte, "Vilotte

le site de la tour de

Génos-Louden-vielle.

n'est pas

Jacques Brianti, Balbi-no

des

Giner, Loréto Carvalan,

là ? " "On le voit
fois les week-end, encra-

vatat coma un ministre... ".

Silvio Brianti ont bien bossé

Bon l'aliment est

sur

servi,

on

le

le

projet à réaliser. Le

boit, on va manger chez
Nedelec, la festa continue,

Festival

et

Germ

Vallée du Louron

dans la cuisine

est à sa

l'équipe de

France vient de marquer un

essai

31

on

l'après-midi
portait sur la signalitique du
festival, la communication et
l'intervention des plasticiens

sont

là...". Les agents de police
avant la

parvis de la cathédrale lieu de
rendez-vous

est

carnava-

on

conduite

assure

longtemps... Et bé ça n'a pas
beaucoup changé, ils ne

bon

carambole de

danse danse carnaval

pénétrons la ville et

le Louron
Bon, le retour

anciens parlent, racontent
comment ils faisaient il
y a

ric, de cadoulle, sont connec¬
tés à l'histoire, carnaval tient

montent

branche la
nous

show. Fernando

et les

Voilà Lavaur prête à devenir
TOC TOC, Philippe et Frédé¬

s'empare du porte-

circonstanciels, Fernando
10h.30

mémoires fonctionnent

sur

au

rythmes et
"danse danse charivariva,

et à

Cap

qui permet

ses

-

res¬

ponsable de l'économique
propose des badges de souteins "Lavaur Carnaval", les

et

pyramide de bois
hissé sur la remorque tirée
par le tracteur rouge de chez
Fergusson. Les Fécos l'entou¬
rent, Jean-Claude Nedelec, un
ancien toujours en service et
au service, occitaniste, mène

mar, allez sonne donc sans
retard, et quand la ville fait
ribaute, du puit ressort Dame

sono

et ren

contres du Germ.

générations. Et le
place, bien installé,

sommet de

nous on

ration du festival

le mieux les liens à retisser

carnaval, afin qu'il vous
bal. TOC TOC

souffle de fêle

un

amène

au

Estarvielle,
Pyrénées, à la prépa¬

dans les

bien conscients que pour

et des lunettes de soleil à la

nous

La section

faut aller à

nous

l'information circule, "ren¬
dez-vous samedi pour faire
carnaval... "

L'Argonostra débouche

sardine. L'heure tourne, ils

dans les traverses du mercat,
la tchache s'installe, et

the Linha

on

à 3. Fernando est déchaîné et

aux

écossais

et

mène 16

en

Rencontres de

sixième édition

en

et

depuis Tan dernier, l'inter¬
vention des plasticiens prend

�Imaginòt

Linha

2e trimèstre de 1997

place importante et com¬
plémentaire à la progammaune

tion musicale. Cette année
c'est le chanteur

Achiary qui en sera le
président d'honneur et la thé¬
matique retenue est "Au fil de
nat

l'eau". Le dîner terminé, l'é¬
de

fatigue aidant, Fernan¬
do perd ses couleurs et va
roupiller dare dare. Demain
tat

farà solelh. A 1 Ih. du mat

j'emmerge. Fernando est déjà
sur pied et a brossé son projet
qu'il compte mettre en place
avec les enfants pendant la
durée du festival (11 au 18
juillet). Un camp itinérant
bivouac tous les

avec

aventure le

une

Neste

soirs,

long de la

liaison

en

avec

les

associations résidantes dans
la

Vallée, tout

un programme

alléchant et
12h.

dynamique. A
embarque toute la

on

Adissiatz de México

basque Be-

todos los Cabrones

a

A d'arquitectura.
qui que soi dempuei
5 meses
a estudiar
Un còp
far
de Marti
per

tomar la

lenga e 25 adelente ! Peure parisenc
que soi ! Aqui a Guadalajara i a pas granda
còla que bolega per la GRQM. Cal dire
qu'aqui la repression es violenta a còps de
fusilh dins lo cap e subretot en las comunitats
autoctonas. Ara soi trabalhent dins un
te de construccion de Talhier

da

projecmigrafia en

las montanhas al sud del estât de Ja'iisco
conunitat Nahua. Amb

viure ailà per construir y far
Talhier. Trabalhem amb una

î'Argonostra et
partons pique-niquer au site
sur

de cette tour du 12ème
bâtie

sur

la

au

d'ardoise,

pied du lac, où les plasti¬

ciens installeront leur travail
et où

les

musiques seront plu¬

rielles. On attend, les Femmouzes

rée

T., les Nadau, la soi¬

"Free-song"

au

Louron

Sclavis, Doneda, Di Donato, Xavier Charles, Desavec

chepper, Pey, Nouvel Optic,
Achiary, Les Gnawas Diffu¬
sion et le Band de Michel

Macias.
nous

Bon, il est 16h.30 et

voici

en roule

Tadrelanka où

nous

pour

allons

rendre visite à Nadia et

se

désaltérer de menthe à l'eau.
20h.
nous

on

rentre à

faut pas

Toulouse

et

il

beaucoup de

temps pour se retrouver dans
les bras de

Morphée. La
chargée et

semaine s'annonce
samedi 22

mars on

sera au

carnaval de Carbonne
Mais c'est
un

Coup de colère

siècle,

Pouylle, juste à

côté des carrières

une

autre raid.

autre

(31).
histoire,

Lejouer
26 avril
1997, Nux Vomica
devait
venir
à Fayence,
première
partie,
en

Xénofil,

de jeunes tchatcheurs de la
région, devait pour la première fois découvrir
les plaisirs de la scène et chanter leur village,
leurs quartiers en occitan comme en français.
Depuis plusieurs mois, la soirée se préparait
dans la joie et la bonne humeur, jusqu'à ce
que dix jours avant la date prévue, Monsieur
Truc (ce n'est pas une blague), Maire de
Fayence, annonce son refus et annule le
concert pour des raisons de sécurité aber¬
rantes. Selon lui, la salle n'est pas dans les
nonnes et la jeunesse incontrôlable risque de
groupe

s'abandonner à des actes de violence. 11
oublie que

lors des soirées disco et autres ren¬
contres, la salle présente les mêmes inconvé¬
nients et les mêmes risques. Ce n'est pas le
lieu qui est hors normes, c'est la culture rap
et ragga parce qu'elle représente cette jeunes¬
se qui porte un
nouveau message de tolérance
et revendique sa différence, sa propre riches¬
se

occitans in nahua

espanol

o

y contes

occitan. En fin sabi pas de trop
seia de monde. Per nos ajudar dins

nahuatl
mes

en

aquesta ideia que se boleguen ! Per fin

totis

qu'an d'ideias o que volon ne saber mai
qu'escriben, que fasan o que vengen. Se
podria trebalhar amb una calandreta, far un
cambi e perque pas un bessonage.
Sale pues nos vemos î
los

Cyprien Belcour e David Hassoun

un

famille Morinière, parents,

enfants,

contes

en

colega anem
fonccionar el
organisacion
non gobernamental del vilage tendencia
FZLN (Frente Zapatista di Liberacion
Nacional) y arnbe l'universitat. En cort,
una

volem far un cooperativa de migrafia amb la
joinesa del vilage. Anem construir lo Talhier
en Terra (adobc) e al meteis temp ne far marchar un provisional. M'agradaria fa de libròts
de contes ilustrats pels mainatges nahuatl
espanol, e tanben, cal veire, occitanespanol/occitan nahuatl. Se podria traducir

5561 volcan Malinche

el

-

Huentitaw

44250 Guadalajara Mexico- Fax e
tél. de la Vaci (organisacion) : (00.52.36.)
826.79.46. Email : Cesard @ udgserv. cencar.
udg. mx
bajo

-

qu'il dérange et renverse les préjugés d'une
société qui pourrit dans le cocon du capitalis¬
me. De plus, cette décision est digne des
délires fascistes des mairies d'Orange, de
Toulon, de Marignane ou de Vitroiles.
L'ordre, la sécurité, le conformisme

: ces

rescapées de la triste époque de
Franco, Pétain ou Hitler s'installent peu à peu
trois notions

et

se

banalisent. Monsieur le Maire peut

annuler autant de concerts
mettre

qu'il veut et

nous

constamment des bâtons dans les

roues, nous,

Xénofil,

nous

voulons qu'il
prêts de nous

sache que nous ne sommes pas

taire, et qu'au contraire, nous revenons de
plus belle, enrichis d'une nouvelle expérience
de la vie. Un concert

privé, sur invitation, va
organisé afin que nous
puissions tout de même nous exprimer, le
nombre de spectateurs ne pourra excéder 120
personnes, la date n'a pas encore été arrêtée

être normalement

mais si les Chourmos sont intéressés el dési¬
rent nous

tout

soutenir, je leur laisse, avec un aïoli
mon numéro de téléphone, ainsi

naturel,

que mon adresse : Silvan Chabaud (Chab.) Les Colles Mériodionales- 83440 Tourettes.
T. 04.94.76.11.05.

culturelle. Pour les concerts du groupe

les rencontres des
bridge, la sécurité n'a plus
d'importance. Le rap est mis en retrait parcefolklorique fayençois

ou

Cheb

Chab, Chourmo 327

vieux du club de

32

Article paru

dans Vé qui y'a

-

Massilia Chourmo

�Linha
De pertot
*

Imaginòt
IÊÊÊÊÈÍÊ

&gt;

2 e trimèstre de 1997
forme dans

Chers tous sur la
Linha

ce qui reste la
plus grosse ambition à ce
jour: HOUFASTIVAL, un

nous ayons retenu, de cette
deuxième expérience, des

festival de fin d'année que

renouveler.

nous avons

déjà organisé

Raphaël Mesonero

Cela fait deux ou trois
que par l'intermé¬
diaire de Massilia et
ans

des

mêmes...

nous sommes passés
des erreurs, des digres¬
sions qui pourtant ne nous ont
pas freinés dans notre motiva¬
tion. Désormais, nous agis¬

par

Fabulous, j'ai découvert
pensée(s)
et d'article(s) qui m'enthou¬
siasme : vos créations, vos

les idées des

prises de position et votre

La mairie est sympa,

un

mouvement de

ouverture sur l'autre

par des
réalisations concrètes

m'apparaissent de plus en
plus nécessaires à la vie en
société.
Il faut faire
état

vivre

cet

d'esprit, et votre action

contribue

en

-

bouger !
Aussi, je vous écrit
en tant
qu'ambassadeur (d'un
instant) de l'association
se

HOUFA établie à Saint-

Orens, juste à côté de
par une poignée de potes,
agrandie et enrichie au gré
ans

des rencontres, cette associa¬
tion s'est donnée des objectifs
contre avec son

lointain

à la
proche

pousser

ren¬
ou

;

favoriser l'instaura¬

tion d'un

échange d'idées et

de connaissances ;
pratiquer
des activités gratoches choi¬

sies

créées par qui le veut ;
faire la fête avec un maxi
-

de monde... La liste

envies et selon

nous avons

nous

expérience pour base et
l'espace comme champ
d'action (à investir par toutes
les idées exprimables)...

sous toutes ses

longs mois

galéré de

avant de savoir ce

que nous voulions nous-

et encore à la munici¬

organisation
principe d'action se
notre

et notre

nous

nous

donnant

sont pré¬
un recul

remettons en

question
s'il le faut, toujours à l'affût
de nos (encore nombreuses)
erreurs. Cette démarche
prend

juin

avec

De

A côté de tout
ça,

signe

un

la première expé a
beaucoup
appris, et cette seconde édi¬
tion a été marquée par un
énorme progrès. Le site (un
champ très agréable prêté par
EDF) reste le même mais est
occupé jusque dans ses
moindres recoins (peintures,
décos, graffitis sur du carton
accroché aux arbres...).
L'entrée est toujours gratuite,

pro¬

plus nous partici¬
pons, par des stands, par des
animations, à des manifesta¬
tions locales quand l'occasion
se
présente (la dernière en
date : la journée de
l'Afrique
à St. Orens).

restauration,

pétition (demandant

rience

place quelques ateliers :
jonglerie, répétitions de musi¬
ciens, arts plastiques du
dimanche, cours de djembe
(payant mais pas cher), un
animateur vient de

la mairie

Houfastival 1996, le
29

:

nous

à l'affiche

tacles

ce

d'échange et

(des acteurs sociaux, cultu¬
rels, associatifs de St.Orens

pourtant l'ani¬
inexistante, hormis

palité) peut faire croire à
semblant d'organisation.

mis

moment un lieu

de rencontre, entre les locaux

a

table où l'on

une

encore

en

bien que nous croyons à
avons

seule

nous

bien fonc¬

et le stand de

une

même formule, mais

voulons aussi faire de

200/300 personnes

la scène prêtée par

Depuis septembre

que nous n'avions pas : nous
discutons régulièrement, nous

formes. Nous

mation est

ça.

cisées,

longue, mais ces
quelques exemples montrent

et

sont venues,

nouveaux venus.

serait

l'échange

tionné

elle
nous prête
un local préfabri¬
qué tous les week-end et plu¬
sieurs jours dans la semaine
si nous le désirons, on ne peut
rien y stocker mais c'est déjà

et

mum

bouche à oreille

poser de monter une troupe
de théâtre vivant, avec son

Toulouse. Créée il y a trois

:

nos

1996, donc,

suscitant la

voque aussi une furieuse

ambitieux

selon

y

réflexion... Mais, elle pro
envie de

sons

:

petit coin de ver¬
dure à St.Orens, avec une
entrée gratuite, et de la bouffe
et de la boire à
petit prix. La
fête est déjà là avec une scène
et des groupes de
musique
jouant bénévolement. Le
sur un

nous sommes

train de

préparer la troisiè¬
me version d'Houfastival,
que nous espérons pouvoir
mener sur deux jours (l'avant
dernier week-end de juin
1997). Nous reprenons la
en

Houfastival 1995
c'est

Aussi,

en

1995 et 1996...

►

et oublis à ne pas

erreurs

:

des spec¬

(troupe de combats

mais aussi de

tants...) et

c'est à dire

des gens

qui veulent se bou¬
ger,... le projet est ambitieux
mais nous avons largement
assez d'énergie
pour en filer
aux autres: viva
l'optimisme !
Donc

:

INVITA

TION GENERALE ! Ne

-

vous

privez pas (l'entrée est gratui¬
te, pub terminée, merci) et
sachez que vous serez ac¬
cueillis à bras ouverts. Notre
idée est que vous
des pensées, des

emmeniez
projets à

construire ensemble
festival

ou

à

sur

le

plus long terme,

mais vous pouvez sans pro¬
blème venir les mains aux

poches.
Nous aimerions

d'autre part que des gens de
la Linha viennent "élever le

médiévaux ; la Fée Verte,

nivel"

au

perçus de feu) ; des
concerts animés par désir

flexion

en

avec ses

simples habi¬

nous,

cours

d'une ré¬

d'éclectisme (le KMP, Syndic

plein air sur, sans
doute, la pratique de la
citoyenneté à travers l'action

de la rue,

concrète. Cette rencontre

Tommy, Ewando's,

Joé n'fah,

Kiowas, Sweet

serait

Apple lie... tout ça de 20b. à
5h. du mat' !) ; des ateliers de
peinture et un coin lecture ;

un grand moment,
puisque nous voyons les imaginotistes s'agiter depuis
longtemps et avec de nom -

rencontre de football dans le

breux trains d'avance

champ... 700 à 800

terrain de l'action

personnes

sont venues faire la fête pen¬

cussion

dant tout

de vie

toute une
sommes

ble avait

33

une

après-midi et

nuit. Nous

en

hyper fiers, l'ensem¬
une

cohérence, mais

avec

:

sur

une

le

dis¬

des inventeurs

possible, "profession¬
nels" face à nous jeunes ama¬
teurs, nous ouvrirait de

larges/nouvelles perspectives.

�Linha

Imaginòt

2e trimestre de 1997

Vu des administrations

parisiennes,
Bretagne c'est le Far-West !

la

Des

La

banges pierreuses telles

que

les nappes de granit sillonnent la région.

Bretagne forme lin bras qui donne dans la Manche.

Là Bretagne se distingue tíu teste de le France bar sa besition eu bord de le mer.
Les vaches à
dont

de la proximité de la mer donnent du
fait le délicieux beurre Breton pré-salé.

cause
on

lait salé

Les bovins fournissent de boHs produits textiles.
Les

montagnes ont été usées,par les invasions des Maures.
La

Il y a

La

Bretagne est

d'élevage : bovins, oursins.

d'importantes usines d'extraction de granit dont

Bretagne, selon les anciens,

se

Dans

En

un pays

serait détachée de l'Amérique il
ce

pays

on

fait l'aluminium.

y a

plusieurs millions d'années.

les sabots sont de rigueur.

promenant, on peut voir les fameuses femmes bretonnes avec
et des calvaires qui prouvent que nous sommes dans une région
se

leurs chapeaux de dentelles
moyenâgeuse et calcaire.
a boouiatlon bretonne ne se compose que de quelques fermiers.

Le

bocage breton est formé de haies de cyprès qui protègent les cultures du mistral.
Les problèmes bretons ne sont pas seulement du domaine de la fatalité

34

�dtr1im9eest7r

Imaginòt

2e

Linha

35

m

c

o

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�Imaginòt

Linha

^ 'N

De pertot

ÌllÉÌÌÌÌỳ

2e trimèstre de 1997

...Cortetas...Cortetas...

A

jours sur la talvera à
Puiohéric (11) : mode d'emploi

Trois

Espéranto. Un congrès
mondial doit

se

tenir en

Montpellier. Aussi
espérantistes ont créé
bulletin Espérantòc pour

1998 à
les
le

une

liaison entre l'occitan

et

l'espéranto. Cada artcle

es

escrit dins las doas len-

Franck Levin

gas. (J.M.B.)

Espérantòc

Daniel

-

Pfeiffer- Munsterer Strabe
5 D-60326 Frankfurt T

:

0049.69.73.66.50. Fax
00.49.69.7588.2389

:

En ces temps ou le cul-

turellement correct n'a

fonction sociale
que la justification d'un mode
d'être et pensée uniforme ; la
création, et l'imaginaire qui
l'alimente, sont progressive¬
pour

Baroque. Alem SurreGarcia, Guy Cavagnac et
Michel Dieuzaide sont les
auteurs de

Baroque
Occitan (Ed. Privât), qui
inventorie quelques uns
des joyaux de l'art baroque
de la

ment bannis

nomique. En effet, à moins
d'être un produit conçu pour

région de Toulouse.

Si l'Italie,

l'Espagne ou

l'Allemagne sont des pays
baroque est recon¬
Félix Castan a montré

Sud de la France

a eu son

rôle durant cette

période.

une oeuvre ou
action culturelle n'ont
chance d'être écono¬

miquement rentable. L'équa¬
tion est simple : PAS
DE
=

ciation
se

Forceps qui organi¬

1996. D'autres sont
vues

en

pré¬

plus simple est
pour atteindre le

:

réduit, il

77.13.

principe 100% libéral
multiples, et bien sou¬
financées

en

tout genre,

donc

de

récemment

Massilia

.

gauche. Paradoxe ? Meuh
non : pour avoir bonne cons¬
cience, il faut considérer que
c'est l'unique solution, et sur¬
tout ne pas réfléhir plus.
La plus perverse

Sound

est le subventionnement : en

t-il

adaptant un projet au cadre
fixé par "les décideurs", dans

System et a sembleapprécié. Rien n'est
perdu. (J-M B)

vue

rel,

d'un point de

strictement socio-cultu¬
ne servent

plus pénible est
système D : en passant des

mixées et la

com¬

position du mélange permet
assez précisément
les objectifs de son (ses)
auteur(s)...
En

La

diffé¬

de définir

à rien.

récupé¬
rées, ont fini par une corde
très solide, mais qu'on peut
utiliser

comme on

oeuvre ou une

veut. Une

manifestation

Cette solution

sensations

Espoir. Bernard Lesfargues, écrivain et éditeur
périgourdin, qui n'a que
Linha
mépris pour la
Imaginât, a découvert

d'exister mais,

tions et de créations basées

par une tranche de la popula¬
tion avide d'expériences et de

05.58.42.

manifestation

subventionnées ont le mérite

réalisées ainsi sont totalement

vent cautionnées et

de Marensin 40170

Lit et Mixe. T

créa¬

d'augmenter la valeur
(marchande !) du dit produit.
Les exemples de manifesta¬

sont

! (J.M.B.)
Hòp Atac ! Didier Duyats

vous

avenue

le nombre de

sur ce

1997. Inscrivez-

ou une

une

ces

possibilités sont

les 3

jours

ce

sur

qui concerne
la talvera (cf.

article de JMB dans la Linha

d'Organisation Elastique
(COE) au sein de la maison
d'accueil-auberge de jeunesse
de Puichéric (11), le dosage
expérimenté se compose de
50% de système D et de 50%
de non-production.

:

suffit

en

tion

clair,

rentes

n°28) créés par un comité

consommateurs est

(Pechno vibes) est sortie

pratique, en
première solu¬
tion qui permet à elle seule un

dehors de la

des bouts de ficelle

tous les

compilation. La première

l'économie

le

seuil de rentabilité d'un pro¬

sur une

mais il reste étroitement lié à

Dans la

La

de donner la

leurs titres favoris

ce

la

Quelles solutions ?

duit alors que

possibilité à
groupes qui le
souhaitent d'enregistrer

lité,

pour

heures à attacher ensemble

l'élitisme

des concerts. L'idée est

questions de rentabi¬
qui est très intéressant,

dant des

PAS

DE FINANCEMENT.

l'asso¬

apparemment indépen¬

savamment

Hòp Atac ! est
discographique

des Landes, issu de

donc

l'amateurisme)

décideurs. En

spectaculaire

CONSOMMATION

label

revaloriser l'imaginaire et
fête.

tion de

consommation

Solidarité.
un

identité initiale... Il devient

culturelle

auto-financement,

aucune

(J.M.B.)

sion de dévaluer la

puisqu'il doit cor¬
respondre à un besoin des

une

depuis longtemps que le

sortes, est

Economique qui les fait
vivre, il peut être en partie
financé, au détriment de son

s'inscrire dans le cadre de la

(cf. Deleuze),

où l'art
nu,

de la société éco¬

peut-être l'occa¬
pratique
(par la généralisa¬

l'intérêt de la société

hors de

l'économie, et moti¬

vent une

nient de
mént

est la

a

l'inconvé

consommer

-

énormé-

d'énergie, voire d'épui¬

ser son

(ses) auteur(s).
La plus utopique

non-production

: une

manifestation culturelle
n'étant rien d'autre

qu'une

rencontre et une oeuvre

l'expression d'une idée, la
culture n'est pas un produit et
ne peut pas s'intégrer au sys¬
tème économique. La société
des loisirs, qui promet d'être
régulée par la surconsomma¬
tion de passe-temps de toutes

36

D'abord, les musi¬

grande imagination.

ciens, plasticiens, dessina teurs, et autres créateurs de
tous bois sont invités (dès

aujourd'hui !) à s'intégrer au
COE

en

dehors de tout

con¬

professionnel : pas de
scène, pas de répertoire, pas
de commande, autrement dit
texte

de spectacle et ... pas de
cachet, ni de défraiements !
Us sont invités à faire la fête,

pas

à

improviser et se rencontrer.
à
un intermittent à qui il
manque 8 cachets pour bou¬

Amusez-vous à raconter ça

cler

son

dossier dans le mois

�Linha
De

Imaginot

pertot
trimestre de 1997

qui suit : il se redresse, vous
regarde de haut et vous
explique que sa crédébilité lui

fêtes.

interdit de

est crée

produire sans
cachet. Mais justement, per¬
sonne ne

se

lui demande de

se

"produire", alors il vient, il
passe 3 jours à essayer des
à faire des rencontres,

trucs,

projets, et repart avec un
léger mal de tête (because la
sangria...) et plein d'idées.
Ensuite, qui dit pas
de spectacle dit pas de specta¬
teurs ; alors ceux qui ne sont
ni musiciens, ni plasticiens,
des

ni...

,

-

Enfin côté bizeness,

soit

en

les achetant

place (40F. les 4).

monnaie interne à la fête

Voilà, tout est dit, à

depuis 1996 : l'UTIL
(Unité Temporaire d'Intérêt
Local). Elle permet essentiel¬

part la date c'est les 29-30 et

une

lement de

se

ravitailler

dant les 3
sieurs

A bon

en

jours, et il y a plu¬

façons de s'en procu¬

rer:

soit

s'intégranl
au COE pour participer acti¬
vement à la fête (musique,
dessin, déco, gaffophone,
repas, distribution, journal,.. )
-

-

dès

soit

en

en

aujourd'hui

entendeur,

F. L.

çés,

secrétaire de Aude Gamme,

a part eth raconte de
"Jan de l'Ors" (en generic) e

association créée

quauques mots, e

depuis jan¬

Eths

Vivant".

dera monlanha conseranesa,

déjà les
Musiques Vives à Lézignan
Corbières et organise les 3
jours sur la talvera à

en contactant

Aude Gamme

Puichéric. Contacts

Gamme, 2

les yeux

fête

gonflés (sangria for
ever... ), avec plein de
contacts pour de prochaines

(30F. les 4), ce
le mérite de soutenir la
et de simplifier des ques¬

a

11700

rie

-

rue

:

Aude

du Château-

Comigne

-

Tél

:

04.68.79.23.66

tions inextricables de trésore¬

tots

més

ses

3

ne

sur

seuls. Sans quoi ils n'existeraient
sans doute pas. Il faut aussi parler du
GRECA, une association de LézignanCorbières qui a à son actif 10 concerts
Musiques Vives de recherche et de création,
sans moyens : traditionnel, classique, jazz,
acousmatique... Lors du dernier concert, le 31
Mars 1997, on a entendu une mise en son de
textes de Joë Bousquet, des hautbois catalans,
une pièce acousmatique, des improvisations
piano-saxo, du flamenco joué et dansé.

eths occitanistes de sostié
Un film

dera

T: 04 68 27 1452.

Josèp le Gavach, Les
d'Affiac 11160 Peyriac Minervois T:

Laurent Cavalié

04 68 78 .17 07.

Francis

a

sabut deishar par¬

comprener

endormida,

ua

-

perduda, ua vergonha james luenh...
Que son previstas
discussions en plan de locs.
A lèu !

Miqueu Pujol
Du 28 Mai

Toulouse

au

3 Juin.

cinéma Utopia

24
Montardy. Foix, Scène
nationale (056 027202), 20
:

rue

av.

du Général De Gaulle.

(81) (0563400981). Ramonville St Agne (31), cinéma
L'Autan.
Du 4 au 10 Juin.
Toulouse, cinéma Utopia.

jours avant, le groupe Josèp
relançait sa nouvelle démarche par
un concert-rendez-vous. Bonne surprise là
aussi puisque le violon et la cornemuse
venaient se faire chatouiller par les cuivres et
de multiples percussions. Un vent d'Uzcste a
le traditionnel

a

lar. Insèrts deth "orsalhèr"

Tarascon/Ariège. St Sulpice

Mirepoix (09). Salles ciné 32
(Gers). Bastide sur l'Hers le
4 Juin. Ginabat (09) le 5

le Gavach

:

modeste, sincèr, fait

paraula deths que

memoèra chic

Excusez du peu.
Et trois

soufflé dans la salle

u.

fiertat chic

Groupe Recherche Et Créations
Acousmatiques (GRECA) - André Dion 22
bd Marx Dormoy 11200 Lézignan Corbières

Tuileries

aqueth.

coma

qu'ajudan
quin eth cinemà
pot desvelhar en un pais ua

Vent nouveau

Puichéric et

que sor-

film

un

Que cresi que s'aunorarian

a

sont pas

qu'ei deja bèth

teishe

deth Jean Flcchet

(cf. système D)

L? Aude s'éveille à jours
la pluralité.
En effet
la talvera

eth accent!
personatjes qu'aurian
podut parlar en gascon

vier 97, pour la démystifica¬
tion et la promotion de i'Art
Soutein d'ores et

les achetant

...derh film deth Francis

Fourcou, La vallée des mon treurs d'ours... Film en fran-

qui

curiosité, et ils repartent

sortida...

salut

les oreilles bourdonnantes et

par

Program de

31 août 1997 !

boissons et victuailles pen¬

ne se sentent pas

concernés sauf s'ils viennent

sur

Juin. Massat

(09) le 6 Juin.

Castelginest (31) le 13 Juin.
Du 11 au 17 Juin
Toulouse, cinéma Utopia.

senti

Tournefeuille le 12

l'air du

large. Laurent Cavalié, Franck Levin
et André Dion : voilà des hommes avec qui il
faudra compter. Dans l'Aude aussi, il y en a
qui cherchent et qui trouvent.

Juin.

Bagnères de Luchon. Tour¬
née du Parvis

en

Hautes-

Pyrénées

Du 18 au 24 Juin
Toulouse, cinéma Utopia.

Hautes-Pyrénées. Haute-

Jean-Marc Buge

Garonne.

37

Áriège

�Imaginòt

Linha

2e trimèstre de 1997

Pour

Quel lien y a-t-il entre
et la coccinelle ?...

la vache

nous

conclure, qu'est ce qui
fait courrir ?

Ce

projet s'inscrit
d'agricul¬

dans la démarche

de personnes,
conscients de nos richesses
teurs et

dues à notre environnement,

s*.

notre

Françoise Serres

espace et notre

de vie. Il
une

autre

hender le monde rural

découverte,

Un terrain de
un

terrain d'aventure

re

giques.
de

Istricou, il y a des
vaches, des moutons, de la
volaille, des champs, des
bois, de l'espace.
A

lieu avec
des matériaux et des outils

ayant des savoirs et

aujourd'hui,
plus proche d'un respect de
l'environnement, peut être un
terrain d'expérimentation, de
démonstration, d'apprentissa¬
ge, d'échange et pourqoui pas

Il y a

aussi des gens
qui vivent sur cette ferme.

plus, il

nous un

sonnes

des savoirs-faire

s'investir

en

fonction de la

s'agit donc de
s'appuyer aussi, sur ces per¬

nible. Il

terme d'ouverture

sonnes en

de savoir d'individus issus de

et d'animation.

région, et de savoirêtre de personnes façonnées
avec sa propre histoire.
Au
rentes

de

vu

nos

diffé¬

expériences proies

-

racines, de

sionnelles, de

nos

notre choix de

vivre à la

prêt à

demande, et du temps dispo¬

Riches de savoir-faire paysan,
la même

d'animation. En effet, la

y a autour
réseau de per -

De

:

approche nous
semble importante dans la
où le lien entre les

accueillis

et

la localité doit

se

faire dans les deux sens, à
savoir

une

:

ce

moins courant

de formation ?

Toujours dans le

Cette

mesure

construction de

cadre de l'accueil

sur

devient

ouvrir les

venant

Ce

pagne, nous avons réfléchis
sur les notions d'espace, de

reste.

rapport à l'autre, d'identité,
de manière de vivre, de

sance

de

Dans
nous

est

se
ce

apparu

divertircadre là, il

qu'à partir de

la ferme, il existait

mille et

Et comment ?

un

sensibiliser,
apprendre, échanger autour
de ces multiples thèmes... et
agir.

Aujourd'hui plu séjours ont été réalisé

moyens pour

sieurs
avec

des enfants de 7 à 14

ans, sous

toile, d'une durée

de six

Connaître l'ici par

('ailleurs

et vice-versa....

jours en moyenne.
Mais, il n'y a pas le nécessai¬

accueillir tout le
un peu plus de
confort et surtout par tous les
temps. L'objectif est bien de
pouvoir accueillir une palette
de personnes très différentes,
tout au long des saisons.

re

pour

chacun
participe à la vie de la ferme
telle qu'elle est, car il ne
s'agit pas de créer une struc¬
ture ciblée sur un type de
public mais bien de s'appuyer
sur le cadre offert par la
ferme pour expérimenter de
nouvelles approches pédago¬

Sur la
te un

ferme, il exis¬

qui peut être
cette étape est pour

terrain

construit ;
nous un

moyen

au

L'accueil durant l'été

moyen

d'actions

ayant pour optique
de l'environne ment, de la différence et de la
le respect

solidarité.

d'enfants reste pour nous une

priorité. Notre volonté est de
préparer avec les enfants ce
séjour dans la mesure du pos¬
sible (rencontre, courrier,
échange... ), de manière à ce
que la prise en charge de tous
les aspects de la vie quoti dienne et collective dans le
coin d'un

bois,

au

milieu

d'une ferme deviennent

un

plaisir, un moyen de décou¬
vrir et de jouer à son rythme.
Faire

en sorte

que

chacun

participe à l'organisa¬
tion de son séjour est un
moyen d'éviter des comporte¬
ments de consommateurs

inactifs,

ce

podes de

supplémentai¬
38

qui est aux anti¬
pourquoi nous

ce

ouvrons ce

"Convergence"

Istricou 81140 Cahuzac/Vère
T et minitel

:

05 61 44 52 65

Fax:05 6178 15 49-

97, de petits groupes

monde dans
Pour que

un

Association

projet de

construction n'efface rien

consommer,

jours à venir. C'est aussi
de participer à une
dynamique locale et d'agir
sur notre localité, au travers
des

opportunités

des personnes mais
aussi une meilleure connais¬

région dans tout
qu'elle est avec ses habi¬
tants, son histoire, sa vie...

jouer son rôle et

pouvant être force de proposi¬
tions quant à la construction

de rencontres et d'évolution.

connaissance du lieu de pro¬

ce

vant aussi

ce chantier
outil ponctuel

un

cam¬

de la

comme

entité bien vivante pou¬

l'exploitation,

meilleure

venance

une

qualité

s'agit de proposer
manière d'appré -

terrain d'aventure.

�Z4ne fcrme

*"&gt;

immense terrain île jeux

Comprendre une région au rythme de la découverte
ballade en charrette, randonnées, jeux d'orientation.
Découvrir la vie de la ferme

:

Vacances à la ferme

:

participer aux soins des animaux, découvrir le matériel, les
produits de la ferme, l'histoire de ce métier de paysan.

pour

les 7 à 14

ans

,

filles et garçons sourds et entendants

Apprendre à vivre

en groupe :
le choix d'un effectif réduit ( max.

de

20 enfants) permet à chacun
participer à l'aménagement du lieu, aux réunions régulières.

Développer l'autonomie des enfants :
gestion du matériel collectif et personnel, gestion du budget et
des repas
Un lieu

d'échanges et de rencontres entre les enfants
quotidien
entre les enfants et les adultes, entre les sourds et les
entendants au travers les repas, des soirées, des jeux...
Apprendre
entre

un autre

au

mode de communication

les sourds et les entendants

avec

l'apprentissage de la

Sur

un

terrain d'aventure

pour
partager
et vivre à son
au

milieu

la vie collective
rythme ses vacances

d'une clairière

sous

tente.

langue des signes française.

Dans

une

ferme

magique
pour découvrir
et sentir un environnement, au milieu d'un riche
patrimoine historique, géographique et culturel
mille et
laissant
une opportunités
de découvertes
un

moyen

�ttention

projet

on a un

en

Les Grandes (extrait)

Chés Gran.nes

B
ton

C
une

maladie

contagieuse

tous ensembles on va

lù-z onpes

D

barquer dès la fin de l'été
E

politiciens et les économistes

les

.

açons

"ï
ies en

;G

rontologie c'est lé lëur place
H
eval

sur nos

concrètes et bonne humeurvenu

le

cassant les veines

lùz-z onpes

bleuses, euleuses é-pi 'rjéres

temps de bouger, de

une

fauchent l'herbe

is

et

falije a 'b bassè-ye, grichonante
foeq'të 1' : érpe rétuse
p'is glinch'të tièdes d'ichi a chès
mie

janmoé is n' plonq'të din cho'r

institutions, de donner des
idées au lieu de

pàrsil broulè-ye acq du napalm"
: ej su pétète
tchèche qu'ej reuvoé qu'ej sroé in labeu
rafuleu d'hoà-ye !
chés pléjis dech kalé.idoscope pi dé
boèt'mints d'clincorne ed tûtes pitites
cayéles din ch'mitan d'cho'g gan.ne
acoutéz-më

V

Dès

caclicqs : "choie

lainque
ch'ét du

L
nos

géter.
aujourd'hui il nous faut
M

asculer les consensus,
mettre toute notre

N

teurnante

le monde entier.

0
Itureile.
sera une a

ation pour ton esprit,
ça mettra ton coeur en

jusqu'à

en

éthanisé.
Que tu sois
U
que tu sois rural,
dans ton esprit tout ceci
ou

il faut que
soit gra

V

lèvres

que

collines et leur

odeur d'ânesses

o

tant !

canmint !

joueurs de cornemuse marchent dans
jaune couleur !
et les marguerites les pis les
prés la poussière

et les

la

de l'été.

(paru dans "Couleurs cyclistes"-

1990- L'invincion dél Picardie)

W
-

o

pi chés jeueus d'pipassaù is mairch'të din
cho'g gan.ne couleur !
pi chés magrites chés tètes chés
pâtures é-pi 'p poure
dechl étè-ye.
Ch' Vavar

que cette

lèvres

bleu ciel

gringoles acq lù

bleu ciu

être

yeux et mes

aux

baignent

qui les rend plus foncées sous le

qu'i z'zé rind pu fonchè-yes in.nzou ch'

li

T

local est international

te fasse provoquer

canard du doute

CH' MON.NE I ET VERMOUTH, pace

sinteimint d'boedes

S

rité

tournante et bleue.

LE MONDE EST VERMOUTH, parce

eque

R

jaune

chaussée,

loupes
ed vermouth d-u qu'is s'boèngn'
të més zius pi més loupes

ainète dech doute a

ration petit doigt pour grand avenir,
c'est faire avancer une société multi

de minuscules

chaises dans le milieu de la

mes

P

rbain

boitements de traviole

de vermouth où

é-pi bleuse.

O

Tu danseras

dans la rose

escargots : "la langue
persil brûlé au napalm"
écoutez-moi : je suis peu-être
qui je rêvais d'être un idiot
peigneur de haie !
les plaisirs du kaléidoscope et dé

coechie,

ergie pour faire bouger

Ce

mais jamais ne plongent
battante-tremblante.
écoutez les

acoutéz chés

K

à

colifichets

est

goter, de faire
les

jolie
glissent tièdes d'ici aux

*

batlante-tran.nante.

J

ca sur

huileuses et légères comme
falaise à l'horizon, frissonnante

leurs ombres bleues,

ène

mè

les ombres bleues des

poussière du sang suivant le sillage

la

casvél ed chés vèn.nes

rose

I
l'est

bleuses

cho'p poure ed sang suiyant ch'wache

màrli fiches

principes-actions

sous

Grandes

conme

lestfe la scène

envoyons

flairant

natchant nzou, chés Gran.nes,

des

-

r...

Mon

X

verbales, et que tu fasses trembler

jusqu'à l'orthodox
Y
Tous ensemble, soyons

les

zorros

du XXIème siècle et gravons
dans les esprits un grand signe

ZI

...inspiré des Fabulous Trobadors,
Merci à AngeB peur ses

arma

charrar !

es

M'a près

l'enveja de chachar

Charchar

sus

un

beù riddim

quauquei rimas
causit l'imaginacion
Per tôt faire petar, a de bon !

Desvechar

ame

Ai

encouragements de cet été.

Lo
Paru dans Breizh Positive 7

sound system

Xénofil. FLFT Posse ÇFront Libérateur

Fayençois Tourrettan).

plasenn Santez Anna 35000
Roazhon

Paru dans Vé

qui y'a !

-

Massilia Chourmo

40

�Linha
Lecturas

Imaginòt

2e trimèstre de 1997

La guerre des mots

Jeu/devinhòia

Par Hervé Le Bras.
Directeur du laboratoire
de démographie historique
à l'Ecole des hautes études

Quel
-

-

est le quotidien français qui :
n'a pas parlé de l'album des Fabulous Trobadors lors de sa sortie
n'a parlé d'aucun de leurs concerts depuis deux ans même quand

chez
-

-

eux ou

c'est près de

sur

sciences sociales.

A la manière des sectes, le
FN investit les

organisé par eux ou qu'ils parlent des copains,

n'a rien fait
se met

en

Français

de l'intérieur. 11 s'insinue

l'événement de La Villette,

par des slogans,
des lieux communs et surtout
des mots. Il les conduit à
réagir comme il le désire parce
qu'il a installé au centre d'euxmêmes, dans leurs cerveaux, les
termes et les références qui
composent son discours.
S'opposer au FN signifie d]abord
s'opposer au vocabulaire du FN,

■m

en eux

par
par

donc dans la merde.
Il

s'appelle l'HUMANITE. Je suis vraiment très content de les déranger
chipoterie "on a changé blabla ouverture etc" (voir ailleurs leurs
grands témoins Todd le nationaleux, Kristeva la truqueuse etc bon dieu quelle
dans leur

misère).

particulièrement

aux termes qui
éveillent des associations d'idées

L'Humanité, qui, le lundi 24 mars 97, suite au week-end de "mobilisa¬
tion" (emploi-formation, hôpitaux, anti FN) titrait en 1er page et en gros :

incgalitaires et racistes. Sans s'en
rendre compte,

Un week-end

offensive pour

remplacer le terme
d'intégration par celui
d'assimilation, le terme de
groupe, de communauté ou de
région d'origine par celui

jeans tonique

d'ethnie,

encore...

La guerre

(même jour)

des mots

:

France par
souche.

-

(je suis pardon), bien okey avec Le Bras sur certains points
(ethnie français de souche). Mais attention : kabile n'a aucune "portée scienti¬
fique" ? Alors qu'est-ce que la science ? L'époux du pouvoir d'Etat qui occulte
la langue berbère ? Et les kabyles, apparemment, se libèrent en
prenant
conscience d'eux-mêmes, je ne vois pas qu'ils s'enferment, eux, dans l'Algérie
d'aujourd'hui. Alors, s'il vous plait, M. Le Bras, un peu de relativisme et d'his¬
toire, feront du bien à ce label de "scientificité" que vous pensez pouvoir déli¬
vrer du haut de votre chaire. Quant à la notion
d'assimilation, je comprends
qu'elle vous gêne. Mais il n'y a pas mieux pour désigner le processus qui fait
de tout les gens habitants en France (plus ceux demeurant dans ses ex. ou néo
colonies) des descendants de gaulois blonds à moustaches.
Je le dirais plus fort : ethnisation. Vous êtes ethniciste M. Le Bras, qui
cette

assimilation. Derrière

notion de Français

nés en
celle de Français de

Reprenons chacun de ces
l'assimilation

est une

termes :

notion

biologique, indiquent les
dictionnaires. Elle représente un
«

processus par

lequel les êtres

organisés transforment en leur
propre substance les matières
qu'ils absorbent » (« le Robert »).

discours,qui renvoie tout
mouvement de prise de conscience d'identité / altérité culturelle (sauf celle des
français du Québec, je présume) à un enfermement, se profile l'universalité de
la langue française, les obscurités des Lumières,
Hugo qui voulait que le monde
entier parlât français et tout le reste. Qui donne des armes aux racismes.
votre

C. Sicre

41

progressivement l'individu dans
culture, voire une biologie.
qui utilisent
pourtant des classifications
ethniques ne vont pas aussi loin
que certains chercheurs français
car, s'ils demandent dans leur
recensement une appartenance
ethnique, ils laissent'libre la
une

Même les Etals-Unis

réponse.
Mais le terme le

plus détestable

est sans conteste

celui de

Français de souche. Le Pen,
Mégret et leurs sbires le
reprennent à qui mieux mieux
pour marquer une différence
essentielle entre
ceux

qiii sont

ceux

venus

d'ici et

d'ailleurs.

Souche, comme racine, est
typique du répertoire de
l'extrême droite, par exemple
chez Maurice Barrés. Le terme

évoque l'incrustation biologique

dans le

sol, l'immobilité
l'archaïsme du bois

paysanne,
noueux

béton

dans

et

un

siècle

d'acier, de

d'électronique. Il

On assimile des substances

évoque surtout une origine. La

nutritives et, autre exemple, avec
l'assimilation chlorophyllienne, le
rayonnement solaire brut est mis
au service du vivant. Celte

souche est donc

signification s'insinue quand on
parle d'assimilation des immigrés.
Elle laisse entendre que l'immigré
est un produit grossier
qui sera

On est,

niez la réalité de

et la

dont les parents sont

Libération, qui longtemps a fait ses unes avec des calembours
meilleurs que celui-là, a abandonné ces bêtises systématiques. L'Huma les
ramasse à la
poubelle. Un abonnement gratuit à qui nous dira le sens profond de
ce jeux de
mots (gin-tonic, se réfère à quoi ?). Minables, vraiment. (C.S)

L'Humanité

certains

chercheurs et intellectuels
véhiculent et parfois tentent
d'imposer de tels termes. Celalest
particulièrement net dans le
domaine démographique des
migrations où l'on assiste à une

qui çi'ont au.cun.contemj
scientifique, mais enferment

entièrement absorbé et
1
transformé par un organisme

évolué, sans que subsiste une
de

trace

souche d'une famille noble, c'est
son fondateur. Un Français
de
dont la souche

qui forme

un

Français

un

est

française,

ou jusqu'au premier Homo
sapiens sapiens.
On ne plie pas une langue à ses
propres fins, on ne l'utilise pas,
mais on est utilisé par elle. On

état initial. La transformer
en un clone soumis dont la seule
contribution à la France est

doit alors la traiter

numérique : donner au

prudence

son

pays un

habitant supplémentaire.!.

Imaginons un instant ce qu'aurait
pu signifier l'assimilation de
Marx ou de Lénine quand ils
résidaient en France. Demandonsnous aussi quels
Français doivent
être considérés comme assimilés?
Ceux qui obéissent sans
aux ordres du
capital

broncher

international?
Le terme d'ethnie est tout aussi
malencontreux. Au lieu de

désigner les étrangers par le

pays

dont ils proviennent, de pai 1er des

les démons enfouis

trouvera des

en

exemples dans le
6,1996, de la revue
»). On glisse ensuite
â des spécifications telles que
«
kabyle », « kurde », « peuhl »,
n°
&lt;&lt;

Futuribles

détour de

qui

biologiques. Ils orientent l'esprit
vers l'idée d'une ethnie
française
dont l'ignoble D'Montandon,
exécuté par la Résistance, avait
fait son cheval de bataille. Ils

immuables
Algériens, Français, Kurdes,

groupes
—

Portugais, Espagnols — entre
lesquels aucun métissage, aucune

perte de son

algérienne,

réveiller

souche » sont trois termes
ravivent les fantasmes

serait îolérable

espagnole ou portugaise (on

au

chaque mot. Or, « ethnie »,
« assimilation » et «
Français de

Portugais, des Espagnols ou des
Algériens, on utilise maintenant
d'ethnie

avec

pour ne pas

les

termes

ce

cercle vicieux, car

le fondateur avait un père et une
mère comme tout le monde, et
ceci en remontant jusqu'à Adam

mixité,

aucun

seul choix

intermédiaire ne
:

la valise

ou

la

identité, voilà le

qu'ils offrent à
l'étranger séjournant dans notre
pays. Lutter contre le FN, ce
n'est pas vous battre à coups de

poings, mais d'abord écarter son
langage de votre propre cerveau.

�Linha

Imaginòt
Lecturas

2e trimèstre de 1997

/

la^

Publication dm secteur culturel de
N'

neuf
tribus

Fédération de la Gironde du PCF
15,

39-FÉVRIER-MARS 1997 ■ S F

Furtado

rue

-

33800 Bordeaux
m

P

'

3

Cinq grands témoins
s'adressent

communistes

aux

Franchie tir l.a Goice

des

plus

:

pauvres sont nos
linliuid Castro : Et si on

Les espoirs

espoirs
refaisait le

L'es/iril de révolte est
indispensable à la personne humaine
et à une politique de la morale

■lulia Kristeva

:

Emmanuel Toild

:

Contre la monnaie

unique, le choix de la nation et
sens

.

du bon

économique

Slénlinne llor.cs
se

Commentaire
On

monde ?

:

Les citoyens doivent

a eu

:

les

Commentaire

mêmes dans

:

Merde, "Tribu". Encore

des ethnicismes. Feraient mieux de réflé¬

l'Huma.

musique et sa fonction que de
chercher des intitulés idiots. Ceci dit,

chir à la

Témoins de

quoi ? Merde.

que je connais valent
mieux que ce slogan. (C.S.)
ceux

(C.S)

réapproprier le destin de leur pays

beaucoup

2000

qui ne s'est que récemmentsoudée.

Les juifs en France
Histoire des juifs de France, Seuil,

convaincus d'appartenir à l'aristocratie, ne serait-ce que

Le travaild'
stherBenbassa,directeurderecherche
CNRS;Emobilise
de nombreux travaux et do¬

bu dejuda, et rejettent lesjuifs allemands et polonais en
raison de leur prétendue arriération.»
Sous la Révolution, les juifs revendiquent en ordre

Esther Benbassa,
373 PP

au

cuments et restitue une histoire

plurielle, scandée sur
les ex¬
pulsions, les destructions... Le déroulé de cette his¬
toire, depuis l'époque gallo-romaine jusqu'à nos
jours, révèle quel'histoire des juifs de France est mul¬
tiple et différenciée; l'histoire des juifs du Sud-Ouest
diffère ainsi de celle de l'Est et de Paris. A l'époque gal¬
lo-romaine; les juiïs jouissaient en Gaule des privi¬
lèges attachés à leur citoyenneté romaine; pour des
raisons théologiques, l'Eglise finit par rogner peu à
peu ces droits. Vers le XIIe siècle, le prétexte théolo¬
gique céda la place à la froide raison économique; le
XIIIe siècle marqueun tournant dans les dérives anti¬
judaïques.. Bien qu ils eussent brillé en philosophie, en
exégèse théologique et mystique, entre autres, les juifs
fond d'amour pour la France, par laprécarité,

ont été

maintenus à l'écart de la Renaissance en Eu¬

rope.
Sous l'Ancien régime,

si, dans de nombreuses villes
françaises, les juifs ont droit de cité, à Paris et jusqu'à
1789, ils sont interdits de séjour; on y dénombre toutefoisla présence de quelques 500 à 600juifs clandes¬
tins, venus de Bordeaux ou de Saint-Esprit-lèsBayonne. Cette histoire n'est pas dénuée de clivages,
voire de luttes intestines: «Les groupesjuifs eux-mêmes
portent les uns sur les autres des regards divers. Les juifs
de l'Est dénoncent la tiédeur religieuse de leurs coreli¬
gionnaires du Sud-Ouest, tandis que ces derniers seju¬
gent plus avancé dans leurs mœurs et leur culture,

dispersé leurs droits; ce sont les «Portugais» (du sudouest de laPrance) qui réussissent les premiers à ob¬
tenir leur émancipation. Sous le Second Empire, l'in¬
tégration commence à devenir une réalité. Jusqu'à
l'affaire Dreyfus ( 1894-1906), les juifs jouent un rôle
éminent dans la société française en occupant de
prestigieux postes de responsabilité, mais cette accul¬
turation ne s'est pas effectuée au prix d'une totale déjudaïsation. Le nazisme afféctala«judaïcité» françai¬
se; de citoyen, le juif devint paria. Après la guerre et le
génocide, le «relèvement» fut laborieux. Pour l'auteur,
la naissance de l'Etat d'Israël constitue un tournant
dans la judaïcité française: Si les juifs française sont
montrés peu sensibles au sionisme, les guerres entre
Israël et ses voisins arabes, notamment celle des six

jours, ont créé une soudure presque sans faille parmi
eux. Aujourd'hui, s'il y a un «renouveau
juif&gt;, il n'est
pas exclusivement religieux, souligne l'auteur; «c'est
dans la pluralité que s'esquisse

le devenir desjuifs de

France». Dans l'imaginaire de ses citoyens juifs,

mais
également dans celui d'autres diasporas, la France a
valeur de paradigme; elle représente la liberté, les
droits de l'homme; dans leur mémoire, elle est asso¬
ciée aussi à l'affaire Dreyfus, à Vichy ainsi qu'aux sou¬
bresauts xénophobes et antisémites. Image double, et

troublée, que restitue avec netteté le travail d'Esther
Benbassa*

Libération Lundi 24 Mars 1997

42

maati

kabbal

Commentaire

:

N'y aurait-il pas
quelque devoir
occitaniste à lire
livre ? (C.S.)

ce

�Linha

Imaginòt

% "}&lt; m

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.

il! mm.mm ■" 'mmm »«1 *

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-

:

■

Lecturas

:

■

/

v vu-

-

•

2e trimèstre de 1997
Nous ne parlions
que de l'immi¬
gration clandestine. Si nous parlons
de l'immigration en général, Barrés,
Drumont et quelques autres ont
énoncé des théories xénophobes et
antisémites, qu'il ne faut pas
confondre avec des mesures législa¬
tives ou administratives que la Ré¬
publique française (et pas seule¬
ment Vichy) a décidées dans les
périodes de crise économique, no¬
-

Michel Winock
sans
historien.
celaest
qu'il
parle de C'est
façon inté¬
doute pour

ressante, dans le Monde du 27/02/97, du rap¬

port des intellectuels et de la population à pro¬
pos des manifs anti loi Debré. Plus intéressante
que

les éternels sociologues convoqués ici et là
jacter de nada avec des mots creux.

pour

Pourtant l'interview sachève

sur une

bien triste

note :

tamment

w

des armées 30. Il
des renvois d'ouvriers

au cours

alors,
étrangers dans leur pays. Il ne
s'agissait pas de théories xéno¬
phobes, mais de politique empi¬
rique assez sordide. Parallèlement,
les doctrinaires de la xénophobie et
y a eu,

de l'antisémitisme ont
nuateurs.

Pen

ou

eu

des conti¬

Les propos de MM. Le

Mégret

en

la matière

sont

dans le droit fil de la tradition

fantasmatique du nationalisme
fermé.

»

Voilà du

nouveau :

le "nationalisme

fermé". Peut-être que

dans son livre
(.Parlez-moi de France), Winock
explique ce qu'est un "nationalisme
ouvert" ? J'ai bien peur qu'il n'ait
pas trouvé ce concept dans son
labeur historique. Ça m'a l'air plu¬
tôt d'une notion tombée de l'air du

temps, qu'on emploie pour cacher
son incompréhension des faits. Un

les ethnologues ont
en avant la notion
d'"identité fermée", incapable
qu'ils étaient de poser et d'utiliser
le concept d'identité tout court.
Espérons que Winock lira Meschonnic, c'est tout ce qu'on peut
faire pour l'instant. (C.S.)
peu comme

naguère mis

Rugbi

Volem la finala !
A Paris la F. F. R. tornèt

elegir lo
bigordan Bernât Lapasset amb
un escôre que fa semblar la republica
d'Ovalia a una republica bananièra

L'associacion escriurà

tôt parier a las
competentas.de la heineken
cup per que la probabla finala inter-occitana de la copa d'Euròpa se fasca al pais.

autoritats

d'America centrala.

Per l'exercici

En Occitània, a Tolosa dins l'encastre
del Casai Català l'associacion occitana
del retorn de la finala del campionat de

frança de rugbi dins lo grand sud teniá la
sia segonda amassada generala.
L'associacion

se

vòl lo recampament

dels suportaires del rugbi del sud de
Testât francés dins sas très compausantas
sus

basca, catalana

e occitana. pr'amor
aquelas tèrras lo rugbi irriga la vida

sociaia.

Marselha o a Lion seriá la
reparacion d'una injustícia esportiva e
culturala que dura dempuèi 22 ans.
Après la re-eleccion del sénher Lapas-

Montpelhièr,

e

mai

al sénher

président dels clubs professiotornar demandar lo retorn de la

finala.

L'associacion se regaudis de veire lo
challenge Yves du Manoir venir una vertadièra copa e soetariá que la formula
s'espandiguèsse coma pel fotbôl a totas
las pichonas colas.
Çaquelà quicôm la carcanha es l'eventualitat de la perennisacion de la finala
del du Manoir a Paris çô que privariá
encara un côp los suportaires dels clubs
occitans de la cerièra

sus

la

una

pas

encara) de la pèrda

:

Gèli Gran¬

de vòl la finala. Moi

je crois
qu'elle est mieux à Paris.
Depuis qu'elle y est, le
rugby s'est popularisé beau¬
coup plus dans toute la
France. Enfin ça peut se dis¬
cuter. (C.S.)

seca que

représenta per Teconomia occitana una
finala

a

set l'associacion li tornarà escriure

1997 l'associacion

campanha de larga popularisacion al prèp de totes los clubs
(pichons e grands) dels comitats del
sud, al prèp de jogaires (ancians o enca¬
ra en activitat)
e al prèp de personalitats
célébras. E mai siaguèsse vengut professional lo rugbi a tostemps besonh de
moneda publica. L'associacion escriurà
als elegits de las vilas qu'an una cola
professionala per los assabentar (se o
son

Tôrna afortir que la finala très côps
sus quate al pais, a Bordèu, a Tolosa, a

nals per

menarà

Commentaire

se

debanant

L'associacion

a

Paris.
al punt una peti-

a mes

cion

pel retorn de la finala dins lo sud
mandada a totes aqueles aderents o non a l'associacion que la vòlon
signar e far signar. L'associacion comercialisa una casqueta portant lo logo de la
sià revindicacion, que côsta 30 francs. Se
i a pro de demandas ne farà estampar en
que sera

occitan.

L'associacion contunharà d'èsser pré¬
la porta dels estadis e de publi4 numéros de la Mesclanha per an.

senta
car

a

(L'òm s'i pot abonar sens aderir a l'asso¬
ciacion).
Ass. del campionat de França de
3. P. Il, 33035 Bordèu cedex.
Tel.

:

05 56 86 03 71 e

rugbi dins lo grand sud.

05 56 97 99 58.

GÈli Grande

coca.

43

La Setmana
del 26 de deceme de 1996

�Imaginòt

Linha

2e trimèstre de
Financement

Lecturas

1997

public refusé

pour

des hebdomadaires

en

langues

régionales

La sélection des Ouistitis

La Setmanaft
En 1995, le gouvernement

Culture, décida de

français,

par

le biais de

des subventions

verser

son

aux

ministère de la

hebdomadaires

il le fait pour les quotidiens. Pour cela, un budget de
5 millions de francs français fut alloué. Le 16 mai dernier cependant, le
Journal Officiel français a publié un décret selon lequel une des condi¬
tions requises pour obtenir ce soutien financier était que le journal
devait être rédigé en français. Les journaux en langue régionale n'y
avaient donc pas droit.
Le seul hebdomadaire français entièrement rédigé en une langue
régionale est le journal occitan La Setmana qui, à la suite de ce décret,
ne
peut plus recevoir une aide financière de l'État. Ce journal, qui a été
fondé en 1995 et est lu par environ 1000 personnes, a pour objectif de
fournir des nouvelles et des informations en occitan. Il a deux employés
à temps plein et plus de trente correspondants. Son rédacteur en chef,
David Grosclaude affirme: « Nous ne pouvons accepter la discrimina¬
tion fondée sur des critères linguistiques; la liberté d'expression, ie plu¬
ralisme et la liberté d'informer ne vont pas de pair avec une politique
qui nie la diversité linguistique et culturelle".
Des décisions telles que celle-ci refusent tout soutien à un service qui
en a
grand besoin; à savoir une presse régionale dans la langue
régionale. Il y a seulement trois ans, l'hebdomadaire bilingue à succès
de la Catalogne du Nord, El Punt, a dû cesser toute publication en rai¬
régionaux

son

En

comme

de difficultés financières.

dépit de

cette

madaire pourra
lecteurs.

récente déconvenue, on espère toutefois que l'hebdo¬
continuer à fournir des nouvelles en occitan à ses

Contact bulletin

Automne 1996

-

Premsa

|ÉÉjl Es

França. Es

tors de La Setmana

d'Estat. Avèm pas pausnt

d'expiicacions sul decrèt relatiu
premsa

a

la

setmanièra.

Regretam força que los poders
publics pòscan mandar informacions
non

verificadas

la que

ditz

coma

per

exemple

aque-

nôstre jornal pareis pas
mai de cinquanta còps l'an.
Mas los arguments del ministre sul
papièr jornal » o l'interès categorial
que representariá un jornal en occitan
que

«

cambian pas res.

lo Conselh d'Estat

Nôstre
coma

recors

devant

los dos autres

anullacion contèslan la

recorses en

com-

patibilitat del critèri iinguistic del decrèt
amb los tèxtes basics del dret francés
los tèxtes internacionaus

e

signats per la

de

un

premiers rayons
verdure friteuse dynamique !
mieux votre montée de sève, voici

cliché mais c'est vrai

soleil, on a tous une pousée de

Pour accompagner au

quelques suggestions musicales totalement subjectives
revendiquées comme telles.

sus

lo ministre

aquô que deu argumentar
per davant lo Conselh

lo problèma
sonque per poder tocar una ajuda pichona, volèm que siá réglât lo problèma de
Ions. Es justament a aquela question que
respon pas directament Philippe Douste
Blazy, a saber se considéra normal qu'un
jornal, per èstre en occitan, pôsca pas
èstre considérât

coma un

autre.

nous

livrer

un

album "

en

(ONB) vient de
concert" aussi carré que souple ! Ça

une mixture de différents styles issus de la tradition
magrhébine (chaâbi, musiques gnawas, raï) accomodée à une
sauce moderne (tendance reggae, funk, rock, jazz... ) miam!
On reste un peu dans le même esprit avec l'"Algeria"
de Gnawa Diffusion. Ici encore, des musiques traditionnelles
côtoient des rythmes plus modernes. L'alchimie est moins sub¬
tile que chez l'ONB dans le sens où l'on fonctionne plus ici
dans un registre : un morceau-un style. C'est comme vous pré¬

joue

férez.

pochette de l'album laisse présager le pire ; un
large dos sur lequel est tatoué en gros caractères hard coreuxgothique le nom du groupe : Sublime. Heavy doom core ?
Grind métal new school ? Que nenni les amis, Sublime est un
groupe de punk rock décontracté et ouvert. Quelques tranches
de speed bien sûr, mais également de larges influences ska,
groove, reggae. Les guitares acoustiques aèrent considérable¬
ment cet album qui aurait pu proposer de la fusion indigeste,
La

c'est

au

contraire

une

balade dans

96-410

qu'an

»

pas

univers riche et varié.

L'orchestre National de Babès "En concert"
Gnawa Diffusion

(Virgin)

"Algeria" (GDO/Mélodie)

Sublime (MCA)
Mass

Hysteria "Le bien-être et la paix" (Yelen/Sony)

Row, Chourmo 283, Canal B, Rennes
Paru dans Vé qui

y'a !

-

Massilia Chourmo

qu'es important per tota la
produccion en occitan de far pression
sul ministre, pr'amor deman sera un sector autre que lo de la premsa que sera
tocat e victima d'una politica de discriminacion ; pr'amor coneissèm pas

los critèris de

seleccion de nôstre ministre.
La Setmana

e Social de Bretanha a adoptai lo 13 de genièr un
demanda la supression de la « clausa discriminatòria del decrèt
a l'ajuda a la premsa setmanièra. Encara qualques personas
la meteissa concepcion de la discriminacion coma lo ministre !

relatiu

un

qui sonne : Mass Hysteria. sur une base
groove métal sans fioritures se pose un chant qui n'a pas peur
du français. Du coup, on comprend les paroles ! Dingue ! Ça
cause
positif, construchf, parfois limite naïf mais c'est assumé.
Là-dessus, des samples alternent entre pilornage (?) rythmique
techno et des décorations d'influences vvorld. Une formule qui
Autre groupe

Pensani

d'autre mot per définir

mais

L'Orchestre National de Barbés

Lo Conselh Economie
tèxte que

: aux

fait mouche.

Aprèp la letra del ministre
una vertadièra ciruclara que
foguèt mandada a totes los lecqu'avián escrich a!
ministre de la Cultura per deinandar

C'est

10 F

JORNAU OCCITAN D'INFORMACIONS

La Setmana

44

-

23 de

genèr de 1997

�Linha

Imaginòt

Lecturas

2e trimèstre de 1997

Van Morrison
Une voix

irlandais,

au

carrière exemplaire. Le monument du rock
bout de trente ans, a toujours le blues. Et un sale caractère.
en or, une

"Le rock sans le roll

m'intéresse pas"

ne

Van Morrison est immuable. I a beau

répéter qu'il faut se méfier des mythes,
on ne parvient pas à le prendre pour au¬
tre

tile

1965.

Them,

la

sous

houlette d'un Van
Morrison hirsute et

déjà

pas commode

(en bas à gauche),
s'Imposent comme les
cousins des
en

Stones,

pius teigneux.

chose. Réticent

médias,

aux

entretiens, hos¬

tif qu'agressif.

chanteurs du siècle. Cette voix

chemins

guerre

miraculeuse,

entre

psalmodie et imprécation, tigre rugissant et lion
blessé, qui transporte l'auditeur comme nul autre
chanteur opérant dans la sphère binaire, sortirait
donc bien du même larynx que celui de ce gros
ours mal léché. Un monstre
d'aigreur à qui l'on
pardonne ses vilaines manières au nom de l'ex¬
cellence constante de sa musique depuis plus de
trente ans. Car qui d'autre
peut se vanter, d'avoir
signé en 1964 le classique Gloria, en 1969 le pro¬
digieux Astral Weeks, l'album le plus couramment
cité (avant Blonde on blonde, de Dylan) comme
le plus grand disque de l'histoire du rock, puis en
1974 It's too late to stop now, l'enregistrement
public qui sert de modèle à tous les autres ? Et de
n'avoir pratiquement jamais déçu ses fans avec la
production pléthorique qu'il a sortie par la suite.
Van Morrison

a

raison. Il faut

se

méfier des

légendes. Lorsque, légèrement anxieux, on
sente

à lui

sur

se pré¬
la terrasse ensoleillée d'un hôtel

de Palma de
reur

n'est

replet,

aux

Majorque, on découvre que la ter¬
réalité qu'un tout petit bonhomme
gestes furtifs et au regard inquiet, l'in¬

en

carnation même de la timidité. Le timbre est doux,
comme son accent

irlandais, le

méfiant. Mais Van Morrison

ton juste un peu
paraît bien plus crain¬

Tout

musique qui nous parle à ce
touche au plus profond ?
De la boule d'énergie rouquine qui crachait ses
tripes au sein de Them, dans les années 60, à l'aus¬
tère pépère qui n'en finit pas de revisiter ses pre¬
mières amours musicales. Van Morrison n'a guère
changé, n n'a cessé de nous faire arpenter les rues

cation

en

*

l'auteur d'une

sur

perpétuelle contre le
show-biz, l'Irlandais ombrageux soigne sa légen¬
de. Lorsque, dans un suprême effort pour assurer
la promotion de son dernier album, The Healing
Game, il consent à recevoir un journaliste alle¬
mand, il ne peut s'empêcher de le virer au bout de
deux minutes. Le malheureux avait posé la ques¬
tion qu'il ne fallait pas. Laquelle ? Mystère...
L'incident suffit pour raviver tous les préjugés
que l'on s'est forgés sur l'un des plus grands
aux

Sa hantise, c'est de se livrer.

dans ma musique », se plaît-il toujours à dire.
Justement. Comment ne pas vouloir en savoir pius
est

point, qui

nous

de Belfast

et

ter

les contrées

d'Irlande, de

les musiciens de blues
enfance

son

et

et

nous racon¬

de jazz

qui ont bercé
poètes qui ont nourri son édu¬

les

d'autodidacte, de

nous

entraîner

sur

les

mystiques de son étemelle quête spiri¬
tuelle. Fauve indomptable, il s'est heurté tout au
long de sa carrière aux marchands du temple rock
qui cherchaient à faire d'un Irlandais bourru au
gosier magique une poule aux œufs d'or. Mais
Van n'a pas

cédé. C'est au prix de son intransi¬
qu'il doit à présent sa chère liberté. Celle
d'enregistrer ce qu'il veut quand il veut, c'est-àdire souvent, et de s'exprimer dans les médias
quand ça lui plaît, c'est-à-dire presque jamais.
Ce jour-là, à Palma, le climat et peut-être la
perspective d'un concert qui allait se révéler électrisant le soir même aidants, le peu loquace Mor¬
rison s'est presque montré disert.
geance

TELERAMA

:

Vous

venez

d'enregistrer

John Lee Hooker...
VAN MORRISON : C'est un ami. On

un

album

avec

se

voit moins

depuis que je n'habite plus aux Etats-Unis, mais
on se téléphone. Je n'ai pas débuté en chantant du
folk ou de la country. Dès mon plus jeune âge, le
blues m'a captivé plus que toutes les autres musi¬
ques. Les bluesmen sont les premières personnes que
j'ai désiré rencontrer. Ce sont un peu mes ancêtres
musicaux, mes parrains. J'ai fait la connaissance
de John Lee Hooker dans les années 60. à Londres.
Il

été le

premier à dire que le blues n'avait rien à
la couleur de la peau. Un seul mot résume
l'essence du blues : vérité. Ensuite, on peut tou¬
a

voir

avec

jours appeler cette vérité l'âme ou l'esprit.
TRA

chez

:

C est à

rock'n'roll ?
62

Télérama N» 2464

-

2 avril 1997

de ces racines que vous affi¬
certain mépris à l'égard du

cause

toujours

un

�Linha

Imaginòt

Lecturas

WÈÊÊËÈÊÊÊm

2e trimèstre de 1997
V.M.

Attention, je n'ai jamais

:

monde écoutait cette musique. Ce
discutant, plus tard, avec des types
de ma génération que j'ai réalisé que c'était hors
du commun. Alors, oui, j'ai certainement eu une
chance de grandir baigné dans un tel environne¬
ment musical. Ailleurs, les gens ont été formés à
la musique en entendant les disques du hit-parade.
que tout le
n'est qu'en

renié le rock'n'roll.

rhythm'n'blues sont aussi
mes racines, ma famille musicale. Ce que j'ai tou¬
jours dénoncé, c'est ce qu'on a appelé parla suite
le rock. Le rock'n'roll, c'est Fats Domino, Little
Richard, Cari Perkins. Cette musique était une
force libératrice pour le corps et l'âme. Il suffit
d'écouter Jerry Lee Lewis ou Little Richard se
libérer littéralement par le chant. Mais le rock n'a
plus rien à voir avec ça. C'est une musique d'en¬
treprise, récupérée, avec des lignes et des règles
clairement définies. L'esprit original a totalement
été effacé. C'est simple, lorsque que le rock a
perdu le roll, cela n'a plus eu d'intérêt pour moi.
Le rock'n'roll et le

TRA

Ça

me

que

pour

des avis plu¬
tôt tranchés sur la musique...
V.M. : Le rock ne vit que de mythes et
de fantasmes créés par quelques jour¬
TRA

: Tout ce que je sais, c'est que ce sont les
disques de ces artistes de blues qui résonnent à
l'intérieur de moi chaque fois que je les entends.
Mais c'est comme la peinture. On ne cerne pas
toujours pourquoi une œuvre vous émeut plus
qu'une autre. On m'interroge toujours comme
une sorte de savant, de musicologue, alors

V.M.

était passionné de blues...
paraissait normal. Petit, j'imaginais

je ne me suis jamais arrêté
analyser, pour réfléchir. C'est une
question de sensations, d'irrationnel...

W*-

est

Voire père

:

V.M. :

musicale

: Pensez-vous que votre sensibilité
le résultat de cet environnement ?

TRA

Pourtant,

:

vous avez

nalistes défoncés à la fin des années 60.
Ils ont commencé à lire toutes sortes
de messages cachés et profonds dans
des chansons qui n'en comportaient

je me suis
phénomène.
J'ai essayé de comprendre comment
était né ce mensonge. En tout cas,
lorsque je me suis penché sur mon écri¬
ture pour essayer d'y retrouver d'où ve¬
nait mon inspiration, je ne suis jamais
arrivé aux mêmes conclusions qu'eux.
Pour moi, c'est une sorte de théra¬
pie. J'essaie de reconstituer mon puz¬
zle personnel. Un jour, je discutais avec
Allen Ginsberg, et il m'a dit : « C'est
normal que Kerouac te touche. Tout ça,
c'est celtique. » Petit à petit, on se rend
compte qu'on n'apprécie pas les artistes
par hasard. Kerouac, c'est le Beat, la
poésie, les origines celtes. Une sorte
de logique se dessine peu à peu.
autorisée, c'est celle de

Et Dylan,

:

V.M.

:

tre

de 50

Dès

ses

ce

il vous a inspiré ?

impressions, quelques idées. Mais ce
n'est pas fréquent. Parce qu'on a tous
les deux la même tendance à travailler

énormément, à

préférer nous exprimer
à travers la musique. Il est perpétuel¬
lement en tournée, et moi, je n'arrête
quasiment jamais. En deux ans, j'ai en¬
registré plusieurs albums, les miens et
ceux auxquels j'ai participé. Et puis il
y a les concerts, épisodiquement. J'ai
besoin de préserver un équilibre en-

On

ne

fait pas le

création, l'écriture,

et

la scène, où ma voix

prend le dessus.
Mon groupe est toujours sur le qui-vive,
opérationnel. C'est vital d'être toujours
animé par une envie, un besoin...
TRA
votre

Comment avez-vous découvert

:

voix, puisque vous avez

commencé

d'embrasser telle

ou

telle

des gens, on

est ce

qu'on lit.

début des années 60, avec

institutions. Les musiciens étaient des

Mais c'est le résultat d'années

imagine toujours - en¬
mythe - qu'on se réveille un
jour avec une voix exceptionnelle. On
me dit souvent que j'ai de la chance.
Je veux bien admettre que j'avais cer¬
taines prédispositions, mais c'est tout.
Dieu nous donne peut-être un peu de
talent, mais ce n'est pas grand-chose
si on ne le développe pas. On ne me
croit pas quand je dis que je fais un
métier comme un autre. Je suis quel¬
qu'un de très laborieux. Mon outil, c'est
la voix. Réécoutez mes enregistrements
avec Them, on croirait que ce n'est pas
la même personne qui chante.
TRA

:

Vous

avez

hérité de votre mère

goût pour le spirituel...
V.M. : Hum, je ne décrirais pas ma mère
comme étant quelqu'un de religieux. Je
pense même que ça la chagrinerait. C'est
une libre-penseuse. Et mon père était
athée. Mon sens religieux ne vient pas
de l'Eglise mais de la musique : Mahalia Jackson, Sister Rosetta Tharpe, le
gospel. C'est une spiritualité beaucoup
plus universelle. Par la suite, je me suis
documenté, seul, sur les religions. Si ma
famille avait été très religieuse, ça ne
son

m'aurait

sans

doute pas

marginaux, des solitaires. Cette force
brute initiale

son tour une

mes

parents

forts pour ne pas

servi

institution. Je crois que

l'Amérique qui lui a volé son âme.

c'est

Il

fallu que vous allie: en Amé¬
déchanter...
V.M. : Je n'ai pas découvert l'Amérique
en y allant. Les artistes américains que
j'admirais, je les avais déjà rencontrés
en
Europe. Le blues a toujours été beau¬
coup mieux reçu ici qu'aux Etats-Unis.
Tous ces types traînaient à Londres,
c'est là qu'ils trouvaient du boulot.
Lorsque je discutais avec le producteur
de mes premiers disques, l'Américain
TRA

:

rique

sion était immense, il fallait faire par¬
tie de Tune ou de l'autre communauté.
samment

a

rébellion a été digérée, calibrée, « marketée ». Et la musique est devenue à

plutôt

Dieu merci,

réellement existé,

a

de moteur à tout un mouvement musi¬
cal. L'ennui, c'est que, très vite, cette

intéressé. J'ai

jeune, à Belfast, j'ai vu tellement de
types, catholiques ou protestants, pour
qui la religion était un fardeau. La pres¬

Eglise. Dans cette société où l'on vante
la curiosité et le savoir, pour la majorité

au

core un

:

soif de connaissance. Mais
dès qu'on vous voit avec un ouvrage
théologique à la main, on en déduit que
vous venez

démarré

de travail ! On

V.M.

religions m'intéressent, par cu¬

Les

été pour vous une culture
plutôt que l'expression d'une révolte...
V.M. : Je ne sais pas, parce que je per¬
cevais quand même la rébellion. Je res¬
sentais très vivement la musique que
j'aimais comme une forme d'expres¬
sion unique, différente. Lorsque j'ai
les Monarchs

du saxophone ?

une nature à rejeter ce que Ton
cherche à m'imposer. Lorsque que j'étais

riosité, par

même métier."

t-il, toujours

puis Them, à jouer du
rhythm'n'blues, c'était une musique qui
puisait son énergie dans un rejet des

par jouer

débuts, Dylan a été une

figure très pertinente. C'est un artiste
qui dégageait du sens. Quand l'occa¬
sion se présente, on échange quelques

ans.

le travail de

La seule analyse que

aucun.

TRA

I

"Bowie pourrait venir d'une autre galaxie...
Je n'ai rien à voir avec ce genre d'adolescent

étaient suffi¬
s'y soumettre.

: Contrairement à la plupart de vos
contemporains, la musique a, semble-

a

pour

Bert Berns

-

il avait travaillé

artistes noirs

comme

Solomon Burke

-,

il

avec

les Drifters

me

des
ou

disait que les

gens comme Sonny Boy Williamson,
le bluesman, ne l'intéressaient pas. « Ce
n'est rien, ce type. Aux Etats-Unis, on
ne sait même pas qui c'est. » C'est ainsi
que j'ai compris le décalage entre le bu¬
siness et la musique. Berns, qui avait

façonné des grands disques de soul, ne
pensait qu'en termes de ventes, de con¬

Lorsque je suis parti aux Etats-Unis
60, je ne me faisais
donc déjà plus beaucoup d'illusions.
trats.

à la fin des années

TRA

:

Vous adaptez souvent les chansons

des autres, mais jamais

de récen-

TRA

Télérama N° 2464

46

-

2 avril 1997

Van Morrfson,

aujourd'hui.
«

A

l'origine, ma

musique était faite
pour

danser. Ça n'a

Jamais été mon
Intention de jouer
pour

être écouté,

observé, détaillé.

»

�Linha
2e

O

3

Les chansons doivent-elles

tes.

toujours

vous ramener en

chanter

gaélique, à employer des
influence énorme sur la

V.M.

beat

le

scène musicale irlandaise.

: Quel sentiment cela fait d'avoir
signé Gloria, un des rares authentiques
classiques du rock, à un si jeune âge ?

TRA

: Vous voyez comment on peut
réécrire l'histoire. On présente Gloria

V.M.

de génie, la naissance
spontanée d'un classique. Tout d'abord,
Gloria n'amême jamais été un single !

comme un

coup

C'était la face B. Secundo, Gloria n'a

tains pour
cun

nous

hommage à Muddy

à Bo Diddley. Simplement,
étions entrés dans cette période,
et

musique de
jeune un peu crue était qualifiée de rock.
J'ai la chance de ne pas exister que
par Gloria. Ce n'est qu'une des deux
cent cinquante chansons que j'ai com¬
posées. Je me préoccupe davantage de
ce
que j'écris aujourd'hui que des titres
qui ont plus de trente ans. Je ne suis pas
vers

1964-1965, où

comme ces

toute

artistes condamnés, pour

survivre, à jouer la carte

nostalgique.

: Vous nie: souvent l'aspect auto¬
biographique de votre œuvre, comme

TRA

:

jouer

allait de

cet

Vous

disques, cha¬
ballade irlandaise...

sur ses

sa

avez souvent

vouliez écrire

déception de
étendre à
68

:

New York découvre le

déclaré

que

phénomène.

V.M.

:

ou

ne pas

ces

avoir réussi à vous

autres

domaines ?

n'ai jamais cher¬
à créer l'événement
nom. Mais il fut un

Pas du tout. Je

ché à être connu,

si

vous

te

les

étiez gêné par le fait qu'on écou¬
paroles... Doit-on recevoir vos
disques comme ceux d'un Nusrat Fateh Ali Khan, juste pour la voix ?
V.M. : Ce n'est pas à moi de définir
comment ma musique doit être perçue.
Les gens écoutent des disques pour des
raisons différentes. Gloria, dans mon

esprit, c'était de la dance music. En ces
temps-là, la musique ne servait qu'à
ça, à s'éclater en dansant. Nous avions
davantage la fonction de DJ que d'ar¬
tistes. Lorsque j'ai commencé à faire
de la scène

Waters

Après

donner des cours.
Votre énorme activité discographique
actuelle sert-elle à compenser une
vous

exercice

un

y

TRA

ou

rhythm'n'blues,

a eu une

album, tout le monde voulait les Chief¬

jamais été

une chanson de rock'n'roll
de rock. Pour moi, c'était du pur

trlmèstre

instruments traditionnels. Irish Heart¬

arrière ?

: J'ai tendance à me plonger
dans
passé. J'ai besoin de remonter à la
source de ce que j'entends. Je n'y peux
rien si les vieilles chansons populaires
ou de jazz me parlent cent fois
plus que
le rap ou la pop moderne. C'est terrible
de se dire que, par exemple, j'ai peu de
chance de voir arriver quelqu'un qui sur¬
passera Miles Davis ou John Coltrane.
En fait, j'ai très peu de patience pour
les musiques qui ne sont que de plus
ou moins habiles
recyclages. Je ne crois
pas que la progression pour un artiste
consiste forcément à s'imprégner de
l'air du temps. Pour moi, progresser,
c'est aller toujours plus loin dans ce
que j'aime, ce qui me touche.

en

Imaginât

aux

Etats-Unis, c'était

un

complètement nouveau. Pour
la première fois, je me retrouvais en
train de chanter pour des gens assis ! Ds
ne dansaient pas, ils m'écoutaient ! J'ai
mis longtemps à m'adapter, car cela
n'avait jamais été mon intention de jouer
pour être écouté, observé, détaillé...
enregistré avec les
album de folk tradition¬
nel, Irish Heartbeat. en 198S...
V.M. : Ce disque n'avait rien de nostal¬
gique. C'était un acte militant. Il avait
pour but de secouer l'industrie phonographique irlandaise. Avant, la musi¬
que populaire irlandaise n'était que de
la soupe pop. Personne ne songeait à
TRA

:

Vous

Chieftains

ave:

un

de

autour

temps où je

mon

n'avais

le choix. Je n'ai¬

pas

pas jouer aux anciens combattants,
mais à l'époque de Them, nous étions
me

à la merci du manager ou

de la maison

se pliait aux ordres ou
bien on ne touchait pas sa pitance en
fin de semaine. On suivait un program¬

de

disques. On

imposé, de tournées harassantes en
promotionnelles épuisantes.
Trente ans plus tard, je fais ce que je
veux. C'est peut-être pour ça que l'on
ne me propose pas de faire des col¬
loques. Le monde du business n'a pas
me

séances

envie de m'entendre lui dire ses quatre
vérités sur ses manières de procéder. Je
voudrais seulement faire partager mon

expérience. Mais qui a envie d'enten¬
dre quelqu'un qui sait de quoi il parle ?
On préférera toujours le mythe, la vision
MTV du rock. Encore aujourd'hui, les
gens veulent des paillettes, du rêve, de
l'illusion. Alors, je suis tout de suite
cantonné
TRA

au

rôle de vieux râleur.

Vieillir

:

ne vous

inquiète pas ?

Absolument pas.

Mais c'est une
du mal à passer dans le
milieu du rock, où subsiste ce mythe
ridicule de l'étemelle jeunesse. Voilà
pourquoi, une fois de plus, je n'ai vrai¬
ment pas l'impression de faire partie
de cette famille. Un type comme David
Bowie pourrait venir d'une autre ga¬

V.M.

:

notion

qui

a

laxie. Je n'ai rien à voir avec ce genre
d'adolescent de 50 ans. En tout cas,

le même métier.
change au cours
de son existence. L'enveloppe charnelle
se modifie, mais la personne que l'on est
au fond de soi est toujours à peu près la
même. Ce qui importe, c'est de rester
enthousiaste. Je ne veux pas être blasé •
Propos recueillis par
nous ne

Je

Commentaire

: Les deux premières
réponses, je pourrais
signer. Et d'autres trucs, pas tout. Et la dernière, sur le mythe
de la jeunesse, vraiment impeccable. Merci Laurent Sinlurel,
qui nous a envoyé ça. (C.S.)

ne

faisons pas

crois pas qu'on

Hugo Cassavetti
Astral Weeks, Moondance (Warner) ; It's too late to stop
now, Veedon Fleece, Irish Heartbeat
(Polydor). Compilations : The Best of
Van Morrison, volumes let2 (Polydor).
Disco sélective :

47

de 1997

�Linha

Imaginòt
Courrier

2e

triméstre de 1997

Saiut ta Linha,

parlé mais la Linha est ce
faut à tous, alors on la lit. On est heureux et

...On n'en

a

....

pas encore

qu'il nous
intéressés de la lire. On fait aussi lire

aux

J'ai fait le choix de vivre dans un

quartier doré, une vraie banlieue

autres, à

avec

57 nationalités différentes.

entier.

C'est

passionnant ! Et j'aimerais

Depuis trois ans, la découverte des Fabulous puis
dans la foulée l'abonnement à la Linha, la compagnie
Lubat, le Massilia, Uzeste l'été dernier puis enfin les
Femmouzes live samedi 12 à Oupia, village voisin, notre

vraiment être en lien avec d'autres

Béziers, à Paris, à Strasbourg pour grqmiser le pays tout

cerveau

vivant la même expé¬
rience, pouvoir partager quoi !
personnes

fume.

faire bouger le pays dans lequel on
journal, "la semaine du Minervois". Il
tout se passe bien.

Alors pour

habite,

crée

on

I sabelle Massar t- L aluc

un

sortira fin mai si

112

av.

St

Exupéry 69500 Bron

Sylvie Abbal et Philippe Keller
La Semaine du Minervois Chemin du Tribi 34210
Cesseras T

:

04 68 91 25 58 Fax

:

04 68 91 12 14.

Il est extrêmement

important de
mettre un peu moins de Sicreries dans
cette Linha pour rehausser le Ilivel
qui boulègue, la Linha a aussi ses travers. L'un
est que son Cap Redactor est omniprésent, omnipotent, et qu'il se
sent toujours obligé de commenter quoi que ce soit; tant que c'est
argumenté, ça enrichit le débat, mais souvent le Docteur Gachtou
n'en reste qu'à des aboiements pour la forme. Il rie faut pas
s'étonner que certains contestent cette attitude de centralisme
monarchique du débat d'opinion.
Docteur Crachòu a réussi à faire son Charlie Hebdo, et il violente qui
il veut quand il veut où il veut.Y' en a marre de la chronique de la fin
où Sicre nous bassine avec B.H.Lévy et autres chroniqueurs de Libé
ou de l'Express. Y' en a marre des réponses nulles, comme celle
qu'il fait à Castan la dernière fois; le coup de gueule hyper
systématique c'est chiant. Il est donc urgent de mettre un peu moins
de Sicreries arriéres pour que ça Buge un peu plus et que le débat
soit plus constructif; le tout dans une ambiance de Féiixcité.
Comme toute idée

Dans les années 70,

l'Occitanie c'étai

Le poine levé, camarade!

Je rentre de trois mois

passés
boutz

en Israël dans un kib¬
(c'est un village com¬

munautaire où les gens
vivent et travaillent en com¬
mun, C'est utopique mais ça
fonctionne), Là-bas, je tra vaillais six heures par jour, et
en échange, j'étais nourri,
logé, blanchi avec cinéma
et boîte de nuit gratuits plus
un peu d'argent de poche.

C'est

un

moyen

excellent

pour voyager pas cher et
rencontrer plein de jeunes du
monde entier. Avant de

ren¬

allé quinze jours en
Egypte où flotte un parfum
de Jamaïque, temple millé¬
naire, hôtel à cinq francs et

trer, je suis

descente

en felouque sur le
trois jours/cent francs !
Alors, si parmi les chourmos,

Nil

:

certains veulent
un

"emporter

bout de Marseille et

ner un

rame¬

bout d'ailleurs" pour

forger la culture occitane, j'ai
plein de bons plans et de
bonnes adresses pour là-bas,
Contactez-moi via la
Chourmo, Aïoli sur toi et
tout le posse

Avant, l'Occitanie c'était:

sur

toulousain !,,,

Les poings dans les poches, coni

Olive, Chourmo 532
Aujourd'hui, l'Occitanie
Le poing

sur

ia gueule,

avec

un

Claude Sicrc c'est:

poing c'est tout!

jj)

Paru dans

Vé qui y'o !

Massilia Chourmo BP
13303 Marseille Cedex 3

48

122

�Linha

Imaginòt

Courrier
2e

Je

me

suis

"Ligne Imaginaire",
je l'ai trouvé intéressant, mais beau¬
coup de confusion s'est installée dans
ma

tête... A propos de ce
que

Claude Sicre

A ...Cortetas...Cortetas...

procurée le dernier

numéro de votre

sur

Félix

dit

Castan et

Monsieur,
Province. Lancement d'un
Suite

Roots,

page

Imaginôt,

commentaire

au

nous vous

rectification.
"Foie

?

gras

SNDA n'est

la vie,

elle lutte

frances

infligées

disent les
groupes musicaux... Personnellement,
par goût, je préfère la musique des
Lubat et

ce

que

Compagnie,

ou

celle des

Femmouzes, plus "musicale" si on
peut dire, que celle des autres groupes
de votre

Ligne, surtout les rappeurs.
Les Massilia dégagent beaucoup
d'énergie, mais c'est un peu une messe
pour les " chourmeurs" ; les Fabulous
sont trop rudimentaires, c'est
peutêtre très bien pour chanter dans leurs
repas de rue, avec les voisins autour,
mais à quand un travail d'orchestre ?
Ce que je voudrais dire c'est que

mal¬

gré ça les Troubadours Fabuleux ont
intérêt

au

delà de la musique.

un

Ce prin¬

et

Plein de bonnes intentions

à

la

l'article
.

Non

pour développer une pen¬
sée critique. Mais on

la

raciste, elle défend

pas

incite

adressons cette

merci"

parallèle

Guy

nouvel hebdomadaire pour
la rentrée : L'insoumis.

de

Suite

Non

de

Linha

45 du n°29

Bernard Manciet, je voudrais faire un
avec

trimèstre de 1997

l'être

les

contre
aux

apprend au bout de
quelques lignes de présen¬
tation que L'insoumis se
veut provincial (vous avez

souf¬

êtres faibles

humain

à

les

res¬

pecter.

Pourquoi mettez-vous tous
paysans du sud-ouest dans le

les

bien lu) et international, et

même

panier ? La SNDA ne fait pas
cet amalgame, elle fait confiance à
l'intelligence humaine, n'allez pas

tion est

vinciaux et de Parisiens" !
La

pensée unique ne
risque pas grand chose.
(J-M B)

lui donner tort.
La

personne

commentaire

dont

qui
il

écrit le
s'agit
ne

a

Association des

serait-elle pas elle-même raciste en
écrivant des contre-vérités ? Notre
association à but

apolitique,

non

non

lucratif

"le conseil de rédac¬
composé de pro¬

que

Haxe 75020 Paris T

est

tion,

veuillez

01

agréer.
nos

reçoivent bi-

rétablis¬
publica¬

mensuellement Le Petit for

Monsieur,

des adhérents du Centre

mat, la lettre d'information

salutations dis¬

de la Chanson
sion

.

temps et cet été, j'ai vu la plupart des
groupes de la Linha et j'ai remarqué

:

confessionnelle.

Souhaitant que vous
la vérité dans votre

l'expression de
tinguées

-

42 17 45 53.

Les Fabs
siez

démo

crates déchaînés 33 rue

d'Expres¬

Française. Contact

:

Centre de la Chanson
SNDA

d'Expression française.
24 rue Geoffroy l'Asnier,

les Troubadours étaient les seuls à
parler de ligne, des autres groupes, de
Castan, des associations occitanes, ce

99. Fax

sont

vraiment, plus que des musiciens,

fos

des

propagandistes. Quand

tes), les sorties de disques,
de livres, les concours et

que

écoutés,
autres

on a

(ça

on

les

Paris 4. Tél
4

a

envie d'aller écouter les

net

térature occitane

ou

et

01.42.72.28.

ou

8

pages d'in¬

les concerts (da¬

sur

festivals, les

peut-être les vexer,
mais c'est un compliment), d'acheter
des livres de Castan, de lire de la lit¬
va

:

01.42.72.92.19.

:

revues, inter¬

contacts.

Bien

faites, précises et pas mal

rangées, à part l'horrible
partage Paris (Ile de

arabe, peut être

France)/ Province. Les

s'occupent-ils trop de ça et pas assez
de musique pure, ils sont
pédago¬

chanteurs

d'expression

occitane, bretonne, corse
etc ne se

giques, je dirais.

manifestent pas

trop, ils devraient, on
rait ce que la lettre

Les autres groupes

(Lubat,
Femmouzes, Lhubac, Nouvel Optic,
Zebda, Test, Los de Nadau, Massilia,
Jean-Marie Carlotti) que je suis allée
écouter ne font pas ça. Alors, musique
pédagogique ou musique esthétique,

ver¬
en

dirait. Outil interressant, à
ces

réserves

près. (C.S.)

Internet. Las novelas
novelas

Linha
monde

faut-il choisir ?

adreças de la

Imaginôt dins aquel
:

http: / / www. mygale .org / 0
Jane

9/simorre/linha

Bragexrac (Limoges)

http://altern.org/linha
Lors de la manifestation "Amb l'occitan mai de color" à

Clermont-Ferrand le 5 Avril 1997

49

y

-

�..Cortetas..Cortetas..Cortetas..Cortetas
Jeunes.

Le cercle occitan de la

9 séjours pour enfants (à
ans) et adolescents (jusqu'à 16
propose

Dordogne ou dans les Landes.
tives et découverte

Concerts

Massilia Sound

Lana-Gran

partir de 4
ans) en

Activités spor¬

de la culture occitane

(jeux, musique, danses...) sont au programme.
(J-M B)
Cercle occitan de la Lana-Gran 3 rota de
Baiona BP 2 33830 Belin-Beliet T : 05 56 88
10 05 Fax 05 56 88 19 74.

Bousquet, handicapé à partir
première guerre mondiale, a passé de
longues années de sa vie dans sa chambre à
Carcassonne. C'est là que sont venus de nom¬
breux amis (François-Paul Alibert, Claude
Estève, Pierre et Maria Sire, René Nelli,
Ferdinand Alquier...), et la chambre devenue
haut-lieu culturel est aujourd'hui inscrite sur
l'inventaire supplémentaire des Monuments
Historiques. La Maison des Mémoires abrite
aussi le Groupe Audois de Recherche et
d'Animation Ethnographique dont le président

Mémoire. Joë
de la

fondateur fut René Nelli. (J-M B)
Maison des Mémoires 53 rue de Verdun
11000 Carcassonne T

:

04 68 71 29 69 Fax

:

04 68 71 20 75.

Les ennuis commencent, CD "Tacos and

Burgers". 100 F. Rock n'roll, Decazeville.
Mélanges et ouvertures à partir d'un rockabilly/ flamencabilly revisité, avec la participa¬
tion de Philippe Gilard, René Duran,
Benhaïmouda père, Didier Blanc, Don Joc...
Membres originels du groupe : Ben (guitare,
chant) ; P. Bony (basse) ; Patrick alias Boum
Boum alias Papèt (batterie) ; Menhy Delmas
(tambourin, palmas y huevos) (J-F M)
Contacts : Hadj Benhaïmouda, Bât E n°3, cité
de Trépalou 12300 Decazeville T : 05 65 43 41
29.

Talhs, recueil de poèmes de Jaumes Privât,
éd. Jorn, par un
(il est sculpteur,

des piliers de l'école de Rodes
aussi). Duèrb talhs, coma se
n'era pas dubèrt dempuèi bèl brieu dins
l'escritura poetica d'òc. Quel rythme, me
damne ! Ça saquèja l'endedins et ouvre un
ce

fait, il est désormais

URGENT

qu'un MAX de monde vienne s'y
engouffrer. (J-F M)
Editions Jorn 34 rue de la Dysse 34150
Montpeyroux.
Jaumes Privât, Les Taillades

12440 Lescure-

Jaouls.

System : 24 Mai à Cissac (33), 6 Juin à Cestas
- Yellow. Rock'n Ragga BP 206 33708 Mérignac

Double Embrouille Sound

(33), 20 Juin à Toulouse (31)
Cedex T

05 56 55 90 77 Fax

:

Nux Vomica

:

19

:

05 56 99 18 05.

Juin à Nice (06)

06304 Nice Cedex 4 T

:

Théâtre de verdure. Nux Vomica BP 201

-

04 93 62 23 58 Fax : 04 93 80 63 03.

Compagnie Lubat : 31 Mai à St Laurent d'Aigouze, 6 Juin à Lille (59) - Le
Prato, 7 Juin à Bagnolet, 11 au 19 Juin au Maroc, 28 Juin à Tarbes (65), 26
Juillet à Bourg en Bresse (01), 3 Août à Aiguillon (47). Compagnie Lubat
33730 Uzeste T

:

05 56 25 38 46 Fax

:

05 56 25 36 12.

Compagnie Vieussens : 4 Juin à St Symphorien (33), 14 Juin àBègles (33), 17

Juin à Grezillac, 20 Juin à Bordeaux (33) - FNAC et l'Avant Scène, 5 Juillet à
Toulouse festival Garonne, 22 Juillet à Quimper, 24 et 25 Juillet à Joyeux
(01), 26 Juillet à Castets en Dorthe, 30 Juillet à Bordeaux (33) - bassin à flot, 2
Août à Blaye, 30 et 31 Août à Luchon (31). CIRMA 9 rue d'Aulède 33490
Saint Macaire T/ Fax : 05 62 65 72 02.
-

Mai à Toulouse Mirail, 7 Juin à
Comminges (31), 9 Juin à Tournefeuille (31), 8 Juillet à
(34), 12, 15 et 18 Juillet à St Julien (30), 20 Juillet à Pézenas (34).

Fin'amor

30 Mai à Verfeuil (31), 31

:

Sauveterre de
Pézenas

Fin'amor 8

rue

Animations

Mondran 31400 Toulouse T

:

05 61 53 11 58.

:

31 Mai à Vauvert (30), 7 Juin à Sérignan (34) (Sem de
- port, 17 au 23 Juin en
Belgique, 28 et 29 Juin à Moussoulens, 17 et 18 Juillet à Avignon (84) - festi¬
val off, 27HJuillet à Embraud (03) (Sem de Fôra), 4 Août à Treilles (11), 6
Août à Montredon, 10 Août à St Laurent le Minier (30), 15 Août à Jansay
(86), 16 Août à Poitiers (86), 17 Août à Parthenay (79) et Coufoulins (79) 19
au 21 Août à Ceilhé (34), 22 au 31 Août en Hollande. L'Auboi 45 rue Léon
Sagana

:

fòra),12 Juin à Balaruc (34), 15 Juin au Grau du Roi

Blum 34660 Cournonterral T

Musicote

:

:

04 67 85 32 22 Fax

:

04 67 85 08 87.

31 Mai à Allanche (15), 5 et 6 Juillet à Riom-ès-Montagnes (15)
: 04 71 48 93 87 Fax : 04

1EO 32 ciutat clar viure BP 602 15006 Orlhac Cedex T
71 64 88 60.
Et

puis

:

Juin à Mur de Barrez (15) : dimanche de langue occitane, oral et écrit.
Renseignements : 04 71 64 34 21.
aux

élections

Grande-Bretagne et en France.
signe du développemet
citoyenneté active en Europe. (J-M B)
en

C'est un nouveau
d'une

: 24 Mai à Le Perreux (94), 27
Mai à Saarbrucken
(Allemagne), 7 Juin à Paris (75) - Trianon, 20 Juin à Fiers (61), 21 Juin à Blois
(41), 24 Juin à Loches (37), 27 Juin à Chalons sur Saône (71), 4 Juillet à St
Gaudens (31), 5 Juillet à Rions (33), 11 Juillet à La Rochelle (17), 12 Juillet à
Luz Saint Sauveur (65), 17 Juillet à Niort (79), 18 Juillet à Arles (13), 24 Juillet
à Vonnas (01), 25 Juillet à Amberieux (01), 27 Juillet à Nyons (Suisse), 3 Août
à Ambert (63), 15 Août à Béziers (34), 21 Août à Ceilhes (34), 23 Août à
Auxon (10), 28 Août à Brest (29). Laurence Larrouy Willing Productions 17
rue Vaientin 31400 Toulouse T : 05 61 53 85 06 Fax : 05 61 53 92 52.

Femmouzes T

1er

Elections. Record de candidats

législatives

Bessilles (34), 7 Juin à Soulac (33), 10 Juin

System : 6 juin à

(86) - Le Confort Moderne, 14 Juin à Carmaux (81) - parc Jean
Jaurès, 19 Juin à Nice (06) - Théâtre de verdure, 20 Juin à Avignon (84), 27
Juin à Montgiscard (31), 28 Juin à Digne (04) - palais des Congrès, 3 Juillet à
Pamiers (09), 4 Juillet à St Martin d'Arrosa (64), 11 Juillet à La Grande
Combes (30), 26 Juillet à Manosque (04). Rocker Promocion BP 70 13303
Marseille Cedex 3 T : 06 08 99 59 22 Fax : 04 42 89 74 24.
à Poitiers

Banda

chemin où de

:

6 Juin partout en France : "Repas
Carrefour culturel Arnaud-Bernard 1
05 61 23 58 55 Fax : 05 61 13 68 23.

50

de quartier dans toute la France".
rue

de l'Hirondelle 31000 Toulouse T

:

�Linha

Imaginòt

On the Linha

2e trimèstre de 1997
17 Juin à Auxon (10) : soirée contes avec Claire
Descamps à l'Artothèque. Festival en Othe 195
rue

des Croisettes BP 14 10130 Auxon T

42 70 63 Fax

:

:

Txaomin et Pascal

Indo, Michel Macias,

Gnawa Diffusion.

Estarvielle T

03 25

03 25 42 70 64.

Perspective 65240

05 62 99 66 09 Fax

:

:

05 62 99 64

^ ...Cortetas...Cortetas...
Per-Jakez Helias

cra

21 et 22

Juin à St Orens (31) : Houfastival (voir
page 33) : concert, expostions, débats, etc.
Raphaël Mesonero - Floufa - 17 av. des
Améthystes 31650 Saint Orens T : 05 62 24 49
11/ 05 62 24 9193.

9

au

en

23 Août en

Bourgogne : festival

en Othe et
Armance, avec l'Orchestre national de

Barbès, Sorties d'artistes, les Nonnes Troppo,
les Yeux Noirs, Beethoven, Shakespeare, expo¬
sitions, accueils chez l'habitant, journée de
toutes les passions des amateurs, rencontresdébats, stages de musique, théâtre et cirque,

Juin à Mérignac - cité Tiriot : Ragga Cup
Football, tournoi de football, concert et repas
de quartier. Rock'n ragga BP
206 33708
Mérignac Cedex T : 05 56 55 90 77 Fax : 05 56
28

etc. Festival en Othe 195

28 et 29

Juin à La Sala / Decazeville

Stromboli
tière

A fond

:

rue des Croisettes BP
03 25 42 70 63 Fax : 03 25 42

(rock), Lula Familia (balkanik fanfare), et

autres. Deux créations

: Mise en
swing de 50
publique du Sailhenc (chants
de mineurs...) par Turjman et Pertus, et Decaze
à vif, création électroacoustique sous la direc¬
tion de Cuy Raynaud, avec Ben, Papillon,
Jaume Privât, etc... Performances avec boules
lyonnaises et voix dans ses états, Macarèl show
et les Kluks... Expo de l'école de Rodez.

enfants de l'école

Mescladis BP 26 12300 Decazeville T
41 37.

:

tois),

animacion musicala

e

Claudi Sicre

e

en

Renat Duran. IEO Erau T

:

:

18

18

au

24 Août à Uzeste

las arts

avec

(33)

notamment

:

20e

une

hestejada de

nuit Linha

Imaginòt. Pressentis : Claude Nougaro,
Massilia Sound System, Fabulous Trobadors,
Nux Vomica, André Benedetto, Femmouzes T,
Double Embrouille Sound System, Claude

Alranq, Félix Castan, Banda Sagana, etc.
Compagnie Lubat 33 730 Uzeste T : 05 5625 38

04 67

Juillet dans la vallée du Louron (65)

6e festival et Rencontres de Germ

en

46. Fax

:

05 56 25 36 12.

au 31 Août à Puichéric (11) : trois jours sur
la talvera : improvisations musique, arts plas¬

:

vallée du

page 36). Aude
du Château 11700 Comigne T :

tiques, contes, etc... (voir

Louron

: ouverture à Ainsa
(Aragon) avec
hommage de Benat Achiary à Julio Llamazares
(écrivain, poète), film, expositions, création
"Môstra du Louron" avec Sylvio Brianti, ren¬
contres-débats, Duo Piques/Pailhès, Maojit,

Gamme 2

rue

04 68 79 23 66.

long de sa vida. Ne profi-

presentacion de qualitat.
Quicòm que manca dins lo
panoramà de la premsa
occitana... (La Setmana)
Abonament

29600 Montroules

au

d'ailleurs vient de naître
Auteurs en scène.

-

à

est consacré

:

Le pre¬

mier numéro de 144

pages
Max

Rouquette et son oeuvre,
avec notamment la publi¬
cation de La Pastorala dels

volurs (et sa traduction en
français). Interviews, por¬
traits, analyses permettent
de combler

vide

un

sur

le

théâtre d'oc. Sont

prévus
dans les prochains numé¬
ros (2 par an): Joan dau

Manciet...

(J-M B)

Les Presses du

Languedoc
Rigaud 34000
Montpellier T : 04 67 06 18
17

vacances
-

-

Eté 1997

rue

20 Fax

04 67 58 79 96.

:

Bal. Comme

secteur animation

le

chaque année,
grand bal de l'Europe

aura

lieu à Gennetines (03)

du 15

à Gramat (Lot)

revue consa¬

théâtre d'oc et

Charles Galtier, Bernard

Venètz descubrir la lenga e la cultura occitana
ans

198F/an Skol

Alranq, Yves Rouquette,

institut d'Etudes Occitanes

6 -13

:

Vreizh 20 Straed Kersko

Melhau, André Benedetto,

Philippe Deschepper, Serge Pey, Michel
Doneda, Nouvel Optic, Ninh LéQuan,

•

marquèt la litera-

la cultura bretonas

e

Robert Lafont, Claude

Nadau, Brancaléonne, ateliers d'écriture du
GFEN, Jacques Di Donato, Louis Sclavis,

Centres de

tura

crée

29
au

contaire, autor drama-

tic... que

Théâtre. Une

28 04 33.
11

re,

05 65 98 15 24/05 65

49 50 27.

serada ambe

Per-Jakez

trimestrala que prepausa
numéros tematics dins una

gères 12360 Camarès T

6 Juillet à Capestang (34) : Capestanejadas
ambe Claudi Sicre (rescontre Brasil e rappa -

a

prendre la
mesura de l'òbra d'aquel
poèta, romancièr, cronical-

15 Août à Camarès (12) : Les vraies folies ber¬

Talvera et Hors Strate. Les vraies folies ber¬

05 65 63

n°36

son

Hellas per

70 64.

:

gères : expositions agricoles, artisanat, marché,
"la brebis, le téléphone et l'insecte", spectacles
agricoles (sculptures, brebis en folie, quilles de
huit), musiques de rue (Camparsa Real,
Fanfare Eole, La Talvera), spectacles de rue,
concerts avec Glory Hogs, Michel Macias, La

Rafite et les

Dupuiz (raï),
(salsa), Maòajit (oc), Baron de gout¬
:

La

tam per senhalar la qualitat d'aquela revista bretona

1410130 Auxon T

99 18 05.

Decaze. Concerts

.

revista Skol Vreizh consa¬

12.

20 au 27 Juillet ; Sur les traces des hommes préhisto¬

riques

au

20 Juillet. Il y a

bien sûr des bals mais
aussi des

spectacles, des

ateliers-rencontres, des
•6-13

ans

à Laruns

(vallée d'Ossau

-

64)

-

3 au 10 Août

:

la montagne et sa culture.

rencontres-débats,
toutes

•13-16

dans le parc

régional du Haut-Languedoc - 20 Juillet au 3 Août : canoëkayak, randonnées pédestre, course d'orientation, musique, vidéo...
ans

IEO Animation 26

rue

Paul Mamert 33800 Bordeaux T : 05 57 95 80

51

44.

sur

les

musiques et
danses d'Europe. (J-M B)

Le

grand bal de l'Europe,

les Gauthiers
Gennetines T
33 Fax

:

:

03400

04 70 42 13

04 70 42 14 42.

�Le dernier

message

Pour une France multicolore et multilingue
contre le chauvinisme et le nationalisme français

qui reste à

universel

la France

mflllIFESTHTian monSTBE

H PARIS
Notre Forum est, au Monde,

(ministère de la Culture - ministère de l'Intèieur)

la première Fête

Langues à poser en pratique (stratégie de présenta¬

des

promotion) comme en théorie (Saussure,
Benveniste, Meschonnic) l'égalité culturelle de fait de
tion et de

samedi 21 février 1998

langues du Monde (plus de dialectes, plus de
patois, plus de "petites" langues opposées à de
"grandes", plus de non-sens linguistiques dictés par le
politique) :
ruinant ainsi les fondements idéologiques de
toutes

les

A

francique...), mais aussi avec ceux des langues
pays ou/et

-

tous

et

là même à construire cette
philosophie radicale de la pluralité culturelle qui est,

occitan,

France (berbère, pataouète, frioulan. frison, ourdcu.
yiddish...), ainsi qu'avec des groupes anti-racistes

anti-nationalistes de toute l'Europe.

Carrefour Culturel

l'écrit Félix Castan, "le seul message pouvant

d'en hisser la bannière, et d'en faire une
comme

à l'extérieur de

pourra jamais en trouver

ses

politique,

frontières

:

Arnaud-Bernard. 1 rue de l'Hirondelle,
T

Linha Imaginôt

accepté et repris par toutes les cultures du monde".
Il revient à la littérature occitane d'avoir forgé
message, dans la clandestinité. A la France mainte¬

à l'intérieur
ne

langues

immigrées, minorisées dans leur

Entresenhas :

être

nant

et du collectif Linha Imaginôt

contribuant par

-

ce

mal respectées en

araméen, arménien, vietnamien,

les nationalismes, ethnocentrismes, ou racismes ;

comme

l'appel du Carrefour Culturel Arnaud-Bernard (Tolosa)

qui ont déjà noué des contacts non seulement avec des représentants des
et cultures de France (corse, basque, catalan. Ilamand. alsacien, breton,

elle

de plus grande, de plus

:

0561 23 58 55

(revue) : 42 rue de la Banque,
T

:

-

F 31000 Tolosa

F : 0561 13 68 23

F 82000 Montalban

0563 63 08 58

je suis convaincu que ça sera ça et rien
1789. Proposé, sans forcer, à WAP
(depuis 1983), IEO, POC, autres. Ce tract pour prendre date.
Il y a 15 ans environ que
d'autre. Correspondra à

Affoler benlèu certains. Faire réfléchir. On

généreuse.

verra ce

qu'on en

fera, et ce que ça fera.

C. Sicre

C. S.

Imaginôt publicacion trimestriala del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans e de la GRQM
publicacion : Claudi Sicre
Cap de redaccion : Claudi Sicre
Composicion : Liza Avinenc e Joan-Marc Buja
Redaccion, mesa en pagina, administracion, difusion : Joan-Marc Buja
Comitat de redaccion : J-F Blanc, J-M Buja, J-P Damaggio, C. Dequesnes, J. Gaudàs, L. Michòt, C. Sicre, P. Venzac,

Linha

Director de

J. Vilòta.

Adreças

:

42 carrièra de la banca 82000 Montalban T

:

05 63 63 08 58 Fax : 05 63 66 76 76.

http://www.mygale.org/09/simorre/linha
http://altern.org/linha
Estampaire

Depos légal
N°ISSN

:

Médiations S.A.R.L. 1 carrièra Bourdelle 31300 Tolosa T
de 97

:

05 61 42 88 55 Fax

:

05 61 42 96 81

: 2e trimèstre
1166 - 8067

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N° CPPAP

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A retourner à IEO Musica 42 rue de la

Banque 82000 Montauban

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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Molinier, Claude</text>
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              <text>Castan, Félix-Marcel (1920-2001)</text>
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              <text>Coulardeau, Jacques</text>
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              <text>Gaudas, Jacme</text>
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              <text>Buge, Jean-Marc</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, KI 5</text>
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      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Contributeur</name>
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