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                  <text>Publicacion del sector musica de l'Institut

d'Estudis Occitans

On

Langues
ne

de la GRQM. Trimestral. Agost de

Henri Meschonnic

SOMMAIRE

On

e

1

peut pas nier...

ne

Débats
Arrêtez tout !

5

Elections législatives
Car "Amie"

6

parenthèses,
Tout s'ankylose, bouge un peu !
Réponse à un abonné qui ne nous a pas écrit

7
8
8

Interview de Claude Sicre
J'ai un grand respect...
Las très fonccions de l'institut d'estudis occitans

Apondons au texte : las très fonccions de
Langue - culture - territorialité - identité
La commune et l'intercommunalité
De pertot

l'IEO

9

11
13

15
17
21

J'ai visité Libercourt

23

description d'un repas de quartier
Ça boulègue en pays varois
Divendre 6 de junh a Falhença : repas de quartier
L'interview de l'Esquitcho Bignette Aveyron... Avairon... Roergue
Poesia

24

A tous ceux nés dans un western...

28

D'ûs'etoùç'

28

Cominch'mint

28

Tentative de

24
24
25
26

Lecturas
en

i§mÉZfERs)*ê)

peut pas

nier...*

7

Amies sans

Ercé-Manhattan

1997

29

ligne directe
commmentaire - GATT est un dino¬

L'Américain Jack Valentin estime que "le
saure"

30
30
30

Langues régionales et démocratie
L'arabe, langue délaissée
Avec Gérard Bapt, et commentaire
Le bonheur économique

31

XXIe siècle

33

Faut-il défendre les espèces

y

ait des langues qui sont devenues des langues

exemple. C'est impossible de ne pas se rappeler la Révolution
française, l'Abbé Grégoire, c'est-à-dire la répression des patois
pour que la Révolution passe. Il y avait au moins huit ou neuf
langues en France en 1789 et l'Abbé Grégoire a travaillé à
réduire ces langues et toute la Révolution française est passée
par là parce que sinon l'idéologie ne passait pas. Et donc on
est, avec la réflexion sur la pluralité des langues, immédiate¬
ment devant un problème politique. Je crois que la première
chose à faire devant un problème aussi long, aussi difficile,
aussi fort, ce n'est pas de reculer mais un peu comme dans
l'apologue de tout à l'heure, avec cette vieille histoire biblique,
de faire comme Moïse devant le buisson ardent, il faut tourner
autour pour

réfléchir.

la question de la pluralité est elle-même
question plurielle, multiple. Si on réfléchit sur le politique,
sur le rapport entre les langues et le politique, il faut dire tout
de suite que le politique n'est pas le seul, que les questions des
langues sont des questions d'histoire, de culture, collectives,
individuelles, et aujourd'hui qu'on entend tellement parler de
communication, le danger est précisément de restreindre les
langues et le langage à la communication. Et donc il y a une
dimension anthropologique, une dimension linguistique, artis¬
tique, littéraire, bref une dimension culturelle dans tous ces
problèmes, et avec les problèmes culturels, ce qui est enjeu ce
sont les rapports entre l'individu et la société.
Je crois que

une

La sélection des ouistitis
Les enfants et le maître ensorceleur, et

...qu'il

d'Etat et que d'autres n'ont pas eu la chance politique de deve¬
nir de telles langues nationales ou des langues qui bénéficient
de tout le pouvoir de l'Etat. Il s'agissait des patois, par

32
33
33

menaçantes ? et commentaire 34

Intégration : le modèle français montré du doigt
Lully
The French, Rude ? Mais Non !

35
36
38

Courrier

40

On the Linha

43

principe que si on oublie dans la réflexion
la pluralité des langues une des dimen¬
sions, on méconnaît gravement tout le problème. Donc par
exemple on fait du politisme, c'est-à-dire une réduction poli¬
tique de même que l'économisme est une réduction à l'écono¬
mique. Et donc c'est une pseudo-radicalisation. Ça veut dire
Je pose en

sur

les langues et sur

�Linha

Imaginòt
Langues

3e trimestre de 1997
réfléchir sur les langues,

que

les sociétés,
l'ensemble des concepts

c'est réfléchir
sur

sur

des notions

lesquels
représente une société.
Et si on oublie ce qui a l'air
d'être dérisoire du point de
vue
politique, si on oublie la
littérature et l'art, on oublie la
pensée du langage et je crois
qu'on peut constater aujour¬
d'hui qu'au XXième siècle la
pensée du langage a pris une
importance qu'elle n'avait
et

avec

on se

jamais

eu auparavant et en

tout cas,

par

exemple, pas

dans les années 20-30. Si

on

oublie la

question du langage,
on peut voir ce que donnent
comme représentation de la
société

certain nombre

un

d'anthropologues, de socio¬
logues, de philosophes, que
c'est toute la

pensée de la
qui est atteinte et on a
affaire à des mannequins
idéologiques qui justement
opposent l'individu et la
société

société.

première chose
l'identité, c'est
certainement, et on est en
plein dans un problème fran¬
çais, la notion de génie des
langues, la notion de clarté
française en particulier. Je
crois que dès qu'on
envisage
cette question on voit très vite
combien la clarté

française

est une construction

mytholo¬
gique très directement poli¬
tique qui s'échaffaude au
XVIIe siècle, qui est un mon¬
tage avec un prétexte pure¬
ment linguiste. Au XVIIe
siècle, ça démarre comme
l'illusion que l'ordre français

trait mais

en

fait

qu'on pourrait
dans toutes

je

pense

proposer que

questions de
langue, de destin politique
des langues et de pluralité des
langues, il y a une masse de
problèmes plus ou moins
naïfs, plus ou moins familiers
que tout le monde a en tête :
c'est par exemple la notion de
difficulté des langues, la
ces

notion de beauté des

langues.

Je crois

qu'à travers ces ques¬
qui se joue c'est un
rapport, en n'oubliant pas le
politique, entre identité et
ce

altérité.
Je crois que

la ques¬
tion de la pluralité des lan¬
gues est d'abord une question
d'identité. Donc cela deman¬
de de réfléchir sur ce
que

toriqueurs.
Je

ne

veux

pas entrer
dans le
détail de

l'histoire
littéraire

mais je
pense quand
même qu'il
faut donner
des

exem¬

ples très
concrets. Il

chez les
grands rhétoriqueurs
y a

une sorte

de

c'est l'ordre même de la rai¬

poésie qui

naturelle, c'est l'ordre
sujet, verbe, complément,
d'où par exemple la question
de l'inversion qui est débattue
dans L'Encyclopédie de

manifeste à

son

Diderot
un

et

d'Alembert. C'est

montage qui démarre

d'abord du

politique. Si on
regarde les préfaces des édi¬
tions du Dictionnaire de

Ça peut paraître abs¬

tions,

La

concernant

l'Acamédie
tout un
cette

à

française,

on a

échelonnement de

construction. Ça aboutit

représentation de la
langue et de la culture. On ne
peut pas séparer langue et
culture, c'est pourquoi je ne
crois pas aux langues qui ne
seraient que des projets de
communication. Cette simpli¬
fication aboutit par exemple,
en

une

1904, à

un

livre

sur

Le

français de Maurice
Grammont où pour lui le
symbolisme est le fait des
métèques et de mauvais plai¬
sants. Mais le "génie de la
langue française" n'aime pas
non plus le naturalisme, il
n'aime pas Monsieur Zola,
peut-être parce qu'il est d'ori¬
gine italienne et parce que le
vers

la fois
sens

un

du

co¬

mique et du
tragique de
la langue,
Henri Meschonnlc

de la situa¬

tion du

sujet. Et il y a un
livre, qui est encore un clas¬
sique, un livre de 1910 de
Henri Guy sur la poésie des
rhétoriqueurs. C'est un livre
extrêmement documenté qui
manifeste

dégoût,
de

en

une

même temps un

haine complète

propre objet. Il a fallu
dada et les surréalistes pour
retrouver le sens poétique des
son

grands rhétoriqueurs. Cela
montre bien qu'on ne peut
pas séparer les représenta tions de la langue des repré¬
sentations de la culture

identités

et est une

attitude

complètement identitaire. Ici,
je pense qu'il faut faire une
distinction extrêmement
féconde entre altérité et diffé¬

Si on pense l'histoire
stratégies d'antiracisme,
d'anti-xénophobie, on voit se
succéder deux stratégies. Il y
a eu une
stratégie qui disait
rence.

des

"tous les hommes

sont sem¬

blables", elle n'a

pas tenu

beaucoup
elle

se

car manifestement
heurtait aux évidences:

les hommes

ne

sont pas

é-

ne sont pas sem¬
blables. L'échec de cette stra¬

L'identité, c'est l'an¬
nexion, c'est-à-dire le colo¬
nialisme directement, le colo¬
nialisme primitif, celui qui se

tégie antiraciste, anti¬
xénophobe, a donné la place à
une autre argumentation :

faisait

rents". Je dirais presque que

la littérature.

sur

le thème "nous

apportons la culture, nous
apportons la civilisation aux

sauvages". Il y

gaux et

ils

de

et

"tous les hommes

sont

diffé¬

c'est

plus catastrophique
que la première straté¬
gie. Si on pose que tous les

encore

naturalisme c'est sale. Mais il

a toute une
radicalisation de l'annexion à

c'est que l'identité, les for¬
mes diverses de l'identité et

élimine

également toute la
poésie baroque du XVIe et du

quoi

on a

opposé une radica¬
lisation de l'altérité, c'est-à-

différents, ce
qui est une évidence égale¬
ment, on aboutit précisément

les formes diverses du conflit

XVIIe siècle. Il élimine le

dire

une

à faire des isolais d'identité et

entre

identité

et

altérité.

Moyen-Age et les grands rhé-

forme

d'opposition
qui linalement oppose des

hommes

donc

on

sont

tribalise le

problème

�Linha

Langues
de la différence culturelle.
nous

3e trimèstre de 1997

Ça

vient des Etats-Unis, ce

étonnant, et c'est
qu'on voit que l'his¬

n'est pas
bien là

toire des rapports

entre

langue et culture est insépa¬
rable de l'histoire d'un

peuple. L'histoire de France
depuis que les Romains ont
colonisé la Gaule, c'est bien
une histoire de métissage sans
arrêt, c'est une histoire de
mélanges. Les métissages ne
sont pas des influences, ce
sont des échanges. Donc, si
on prend cette notion, on voit
bien que la différence en ellemême est

une

mauvaise

notion pour

défendre les rap¬
ports entre les peuples, entre
les cultures. Plus on multiplie
la notion de différence, plus
on multiplie les identités.
C'est ce que sur un mode
bénin Freud appelait "le nar¬
cissisme des petites diffé rences". Mais ça c' est sur le

langue et des faits du poli tique. Je prendrai comme pre¬
mier exemple ce que l'on a
appelé le primitivisme en
Europe. Le primitivisme est
préparé par les anthropo logues, les ethnologues et
d'abord les explorateurs. Le
privitivisme, c'est l'invention
des pemiers peintres qui dès

tion,

1904 reconnaissent comme

gues et je pense que c'est gra¬
duellement la reconnaissance

les

objets, les sculptures
qui viennent d'Afrique et
d'Océanie. Le fait qu'ils les
art

reconnaissent
a un

comme

effet immédiat

pas une

de l'art

qui n' est

influence mécanique,

sauf dans certains débuts

:

Maintenant

c'est-à-dire l'illusion du natu¬

quelque chose de très para¬
doxal, c'est que - ça tient
dans une formule très simple

rel, c'est-à-dire l'effacement

l'identité n'advient que par
I'altérité. L'identité ne

fait

se

-

s'oppose

pas à I'altérité.
Quand on oppose l'identité à
I'altérité, on se met dans le
mythe de la pureté et on sait
très bien ce que toute cette
notion de pureté a pu faire de
catastrophes depuis l'Inqui¬

rai

comme

des différences

linguistiques,

culturelles, historiques. On
comme

si

ce

qui était tra¬

duit était écrit pour vous,
dans votre langue. Le comble

que représente un théo¬
ricien américain qui est un

est ce

dans

cette

réflexion

non seu¬

politique direct
également les éléments
de la culture. J'en prends
deux exemples pour montrer
que les faits de culture sont
inséparables des faits de

entre

les lan¬

affaire à des discours
seulement à des lan¬
gues. Autrement dit, traduire
de l'anglais en français, ce
n'est pas traduire de l'an¬
glais en français, c'est tradui¬

qu'on
et

a

rences.

Si

on

les diffé

-

prend les

transformations de la traduc¬

alors il faut

que sur ce plan, il n'y a pas
de meilleure relance de la

réflexion que la fameuse
onzième thèse de Marx sur

des textes, des

philosophes n'ont fait qu'in¬
terpréter le monde de diffé¬
rentes manières, ce qui
importe c'est de le transfor¬
mer". Je pense que cette phra¬

en

discours, de

français.

La réflexion

se
sur

les

que

reste fondamentale. La

première

remarque : ce

n'est

recevoir quel¬
chose de fondamental de

pas parce que le marxisme
d'Etat a disparu avec la ter¬

l'art et la litté¬

qui n'est pas finie par¬
n'est pas parce qu'il y
a eu ce qu'on veut nous faire
croire qui serait la fin des
idéologies, comme s'il y avait
une chose telle que la fin des
idéologies, c'est-à-dire l'é¬

sociétés peut

sur

peut pas passer sans réflexion
le langage et les langues.
Et on ne peut pas séparer la

sur

réflexion

sur

reflexion

sur

les langues
le langage.

de la
Cela
suppose un travail à contrecourant. Si je regarde ce qui
se
passe dans les universités,
autant que je connaisse dans
ma
spécialité, c'est-à-dire
dans les rapports entre lin guistique et littérature, je
constate que le mythe de
l'interdisciplinarité, c'est-àdire des

reur

tout,

pense que cette
réflexion sur la société ne

passerelles, des

une

ment de toutes

ou

Feuerbach, exactement "les

à

sion du naturel, c'est l'efface¬

la société

que

ne

pas

d'abord des textes

l'illusion du naturel. L'illu¬

important de faire intervenir

décentrement

les textes de la Bible étant

mais

Il est tout à fait

change, c'est

sens

échanges entre les disciplines,
a complètement cédé la place

lement le

jusqu'à la Yougosla¬

le

bibliste, Eugene Nida, qui tra¬
duit des textes pour convertir,

religieux à
cet usage-là. Il prend l'exem¬
ple de la réaction d'un sauva¬
ge - j'emploie exprès ce mot d'Amérique du Sud qui dit
"je ne savais pas que Dieu
parlait ma langue". Ça, c'est

vie actuelle.

pensée, la réflexion

rature. Je

lièrement le rôle de l'art, c'est

réalité, ça nous donne ce qui

que

la réflexion

passe dans l'ex-Yousgoslavie. Ce que peut montrer
l'histoire culturelle et particu¬

mode de l'humour et dans la

admettre d'avance que réflé¬
chir ne sert à rien. Je pense

traduction

l'anglais

art, a créé l'art du
XXe siècle en Europe.

l'on admette

parce

avec

les

des autres. Mais si la

unes

de l'art

comme

aussi que

de l'identité et de
I'altérité change. Et donc on
passe à ce que j'appellerai le

entre

langues. Les langues sont
toujours aussi différentes les

re

européen en moderni¬
té. Et donc il y a réellement
un échange. C'est l'art afri¬
cain et océanien qui, reconnu

n'a rien à voir

la
soient
pas simplement un exercice
platonique, un exercice qui ne
sert à rien. Ça met en jeu le
rôle même de la pensée dans

ça

les différences

c'est la transformation même

je prenexemple la façon
dont la traduction change au
XXe siècle. Ce que conti nuent d'enseigner les profes¬
sionnels de la traduction, je
pense que c'est l'annexion,

sition

Imaginòt

professionnalisation,
spécialisation, comme si

une

ce

croulement du messianisme
communiste ; ce

n'est pas

raisons que cette
phrase a perdu sa force et sa
beauté. Je pense par exemple
à un critique, penseur améri¬
cain, Kenneth Burke qui, en
pleine Guerre froide en 1952,
disait : "ce n'est pas une rai¬
son pour cesser de lire Marx".
Les raisons sont chaque fois
différentes. Si je reprends la
force de cette phrase, je suis
obligé d'ajouter, du fait que
la pensée du langage s'est
pour ces

XXe siècle,

la scientificité consistait dans

transformée

au

le rétrécissement maximal de

pas partout

de la même

la réflexion. Du coup,

évi

-

demment, il n'y a plus de
réflexion à l'intérieur même

tout le
monde, que là où Marx, dans
manière et pas pour

sa

rhétorique de polémique,

de

inverse les choses, par exem¬

philosophie, anthro¬
pologie, etc.. Cela suppose

ple transforme le titre de
Proudhon, Philosophie de la
misère en Misère de la philo sophie, là où Marx se débar¬
rasse du langage des philo-

chaque discipline, sans
parler du fait qu' il n' y a plus
de rapports entre les disci plines, entre linguistique, lit¬
térature,

�Linha

Imaginot
L

v,

i§

3e trimestre

A sophes

périodique comme le nôtre
ont été multipliés par 3
depuis le 1er. mars 1997.

pour vouloir postuler
politique de la pensée, en
même temps il se débarrasse
de la philosophie du langage.
Se débarrasser de la philoso¬
phie du langage, c'est patent
chez Marx, ça le mène à ne
pas avoir de pensée du langa¬
ge. Et si on n'a pas de pensée
du langage, on n'a pas de
pensée de l'art, on n'a pas de
pensée de la littérature, on n'a
pas de pensée du sujet. Le
résultat c'est déjà qu'en 1920,

La Rédaction

en

...Cortetas...Cortetas...

distinguer discours et langue

déjà faire de la théorie.
J'ajouterai pour transformer
la pensée de Marx que ce
n'est pas seuleument les philosohes qui sont ici en cause,
mais quiconque pense et tra¬
c'est

une

Moneda. Vous

avez

peut-

être

remarqué que votre
périodique préféré vient
d'augmenter ses tarifs. Il
faut savoir qu'après un
accord intervenu entre les

représentants de la presse
(?) et dame La Poste, les
tarifs

postaux pour un

Allègre, à Culture

Matin (10.04.97)

Culture

-,

-

France-

"Je suis contre

une

son

identité."...

plus tard

"Ne

:

bien la réaction
soit par

prenez pas pour un
nationaliste étroit et traditionnaliste". (NLDR

terreur. Ce

en

tout le

société, c'est pourquoi je

ter, c'est une

exemple d'inter¬

un
;

des hommes dans

par

une

société

s'il

n'y a pas de pensée du
sujet. C'est pourquoi, et c'est

absence, de la relation entre

:

rôle des intellectuels dans la

rythme parce qu'il n'y a
pas de pensée du langage et

chaîne,

présence, soit

Conseiller Général du

pensée du langage, pensée du
sujet (le sujet est une fonction
de l'individu, ce n'est pas l'in¬
dividu), pensée de la société.
Si on requiert un rôle d'inter¬
vention pour la pensée dans

Langueoc-Roussillon, et

la société, il

proche conseiller de Lionel
Jospin depuis longtemps.

qu'interpréter c'est déjà agir,
c'est aussi agir, c'est tra -

F. B. le 10/04/97

vailler à transformer la pen¬

l'homme

sée. Ce

y a eu la mort des structures.
Ce sont autant de mythes,

mais

peut-être

pour un
nationaliste moderne ? ).
Claude

Allègre est direc teur du labo de géophy sique du globe à Jussieu,

(NDRL

depuis Claude
Allègre est devenu ministre
:

me

de l'éducation nationale.
Dans

une

allocution

publique à Montpellier, il a
marqué son peu d'intérêt
pour la langue occitane, et
souligné une plus grande
urgence pour des langues
plus "sérieuses")

assez

taires,

un

C'est

outil mis

un

mort du

initiatives

et solidaires en

Place

http

:

41

rue

Greneta 75002

Paris T.01.53.00.10.20

|
1
1
;

Fax: 01.53.00.10.02
I

sujet et puis il

par rapport

grands inventeurs de religion
sont des gens qui ont trans¬
formé l'interprétation. Et
donc interpréter, c'est agir sur

des

lieu d'être

Dans toute action

sens.

De cette

rique,

une

a

été

inflation théo¬

ce que
à l'heure actuelle,

monde peut

le consta¬
séparation. Les
spécialistes qui pensent la
politique doivent trouver
complètement dérisoire qu'on
leur suggère que la pensée de
l'art et de la littérature devrait

jouer un rôle dans la poli tique. Les spécialistes de
l'éthique, c'est tout à fait
comme disait Péguy, "ils ont
les mains pures mais ils n'ont
pas de mains". L'éthique
seule c'est ce que d'une cer¬
taine façon Sartre appelait "le
abstrait", c'est

démocrate

l'abstraction même. Quant à
la poétique seule, c'est un
formalisme. Quant à la rhéto¬

rique seule, c'est un cata logue. Le problème, c'est de
penser ensemble et insépara¬
blement, pour moi, l'ethique,
le politique, le langage, l'art
et la littérature, c'est je pense
le travail à faire aujourd'hui
pour que la pensée des
langues ne soit pas une abs¬
traction

comme

l'est la notion

de communication par exem¬

ple.

contraire une
extraordinaire perte de théo¬
au

rie. Je pense par

exemple à

qui était chez Aristote, il
2500 ans,

une

ce

y a

implication

réciproque, une interaction
entre ce qu'il appelait la rhé¬
torique, qui n'a rien à voir
avec le
catalogue des figures,
qui était la façon d'agir par le
langage sur les gens, l'éthi¬
que et la politique. Je me dis
que transformer la pensée du

façon,

qui oppose les
.paroles ne porte
sur le langage mais sur le

le vieux cliché
actes

dis que,

spécialités dans la pensée,
chose qui a été
complètement perdue, ce qui
fait que le structuralisme, au

en

dans le

me

à cette séparation

il y a une

jeu c'est aussi le sens du
citoyennes f sens, c'est-à-dire à quoi sert
France.
[ le sens et qu'est-ce qu'il y a

publique

et le

évidemment. Je

au

/ /www -place publique- tr.

structuralisme, c'est-

l'observation constante de

I

aux

-

une

structuralisme aurait tué

humaine, la question du sens
est fondamentale. Dans la

site Internet dédié 1

dans

à-dire que nous suivons un
double cortège funèbre : le

qui était de l'idéalis¬
pour Marx est en réalité

sens.

un

période qui succéderait à la

publique \
service ! question du sens, il n'y a pas
des associations et des
! seuleument le sens des mots,
acteurs de la vie sociale. ! le sens des phrases, ce qui est
est

nous sommes

l'histoire de l'humanité. Les

le

Internet. Place

curieux, à entendre

certain nombre d'universi

faut poser

pensée des langues et du lan¬
gage, la pensée de l'art et de
la littérature, l'ethique et la
politique. Ce qui signifie que
chacun des quatre doit trans¬
nous avons

du

qui montre

interaction entre la

spécialement la question du

qui empêche de penser, il y a
toute la pensée du langage à
transformer et donc la pensée

la collectivité". Donc,

une

former l'autre. Or,

vention

avoir le collectivisme

ait

lument chacun. C'est aussi

je pense qu'aujour¬
d'hui, contre la spécialisation

c'est la

me

dans tous
dit abso¬

prends

sans

dilu¬

France, de

les sens, autrement

article intitulé Le

:

tion de la

au sens,

Russie, Mendelstam, dans

on va

l'Europe

sur

contribue

rythme
et l'Etat, disait :"si on néglige
l'organisation de l'individu,
un

Claude

vaille dans la société et

langage, la pensée des lan¬
gues, du rapport entre les
langues et la culture, c'est lut¬
ter pour que, de nouveau, il y

elles

pas
discours. On voit bien ici que

t
4

♦Extrait des actes du Forum
des

langues de la Prima de las
lengas - Juin 1996. Carrefour
Culturel Arnaud-Bernard 1
rue

de l'Hirondelle 31000

Toulouse T

:

05 61 23 58 55.

�Linha

Imaginot

Débats
3e trimèstre de 1997

4 ...Cortetas...Cortetas...
l

Arrêtez tout !
Bert

est

Bert, Chourmo

numéro

je sais
plus, qui vous

parle. Devinez d'où j'écris et
où je suis né : à Toulon. Eh
oui, je suis né à Toulon, je
suis toulonnais et j'en suis
fier. Alors, je voudrais pous¬
ser un grand coup de gueule
contre tous ceux qui balan¬
cent contre les toulonnais.

Parce

qu'il faudrait tout de
même pas oublier qu'à Tou¬
lon, sur les 300.000 habitants
de l'agglomération, seuls
30% des gens qui sont allés
voter, ont voté FN

aux

muni¬

cipales. Ouais, je l'écris en
gros et vous savez pourquoi :
parce que 90% des gens qui
vivent dans les quartiers ouest
et nord, bref les immigrés, ne
font rien pour se mettre en
situation régulière (et ce

depuis bien avant l'arrivée du
FN), ne font rien pour s'ins¬
crire

évidente

au

FN.

que j'y suis à balancer, je
voudrais dire que l'action

directe

sur

gros que

niste dans l'âme
de

et

Provençal

souche, je suis très attaché

au

civisme

et

j'estime que

trop de gens sont morts pour
le droit de vote et à

cause

du

ses

politique que la majorité
perçoivent même pas
(dédicace à cette connerie de
Ras l'Front qui envoie les
gens se faire frapper sur la

tourner vers

ne

les

tronche dans le seul but de

chose

se

qualités des hommes,
vielhs, qui hèn, vei lo dia,
quels qu'ils soient, et non
J
vàler la nostra lenga."
vers la
pourriture qui évolue ] Abonament : 125F./an
'

secrètement. Sachez

une

aujourd'hui on aboie,
mais le jour où il faudra mor¬
dre et envoyer nos enfants
dans une vraie guerre civile
contre le fascisme (à cause de
nos conneries) ça sera pas le
même fromage (cf. guerre
d'Espagne). Voilà, j'en ai

rapporter des subventions et
de

l'argent, ainsi que du pou¬
aux dirigeants). En clair,
quand quelqu'un meurt de
voir

faim, il vaut mieux lui

apprendre à se faire à manger
plutôt que de lui donner à
manger tous les jours et
quand quelqu'un se trouve
dans un pays qui n'est pas le

:

fini!

Aïoli pour

les

valables.

comme

Article paru dans Vé
Massilia Chourmo

qui y'a !

-

le font

certains artistes que pourtant

que

j'ai entendue

sur

rock, Akhenaton envoie

répondre à Caro, chourmette

180F.)

carrèra Louis Barshou
64000 Pau.

1
'
I

;
|
!
!
!

Publications. Parmi les

dernières publications de
Cantalausa, bilingues
occitan/français, on relè:
Letras de meu
molin/Lettres de mon mou

ve

| l'oncle Joa.net/ Contes de
; l'oncle Jeanot de l'abbé
! Bessou, Le roman du lièvre
roman

de lebraud, de

I

Francis Jammes, et La vie

i

privée des animaux

de

■

Cantalausa, traduit de

|
;
Ì
!
I

l'occitan par l'auteur.
(J.M.B.)
Culture d'Oc. 31 av. de

l'Abbaye 12000 Le Monastère.

massiua

GHOURflQ

un

l'Aveyron,

se

mobilisent

contre la réalisation d'un

parc animalier de plus de
40 hectares, sur un site

"51% de fils de pute à
Vitrolles ! " Là non ! Putain,

exceptionnel. Ils ont créé

431, à qui je fais de grosses
bises, mais dont je n'apprécie

je sais

liberté" et

pas le fait que rue
soit pour elle une

Vilrollais cotisent à la Sécu,

rue

rigolote,

avec

de Toulon
plaque de
son allusion

l'association "Causse en

si on s'en rend
compte mais ces 51% de
pour

pas

les allocs chômage,

-

lin, d'A. Daudet. Contes de

tants de Mondalazac dans

Sky-

second. Je voudrais aussi

:

Na Susans Biray 25 bis

Environnement. Les habi¬

j'admire (Akhenaton et MC
Solaar), de tirer sur ceux qui

serve

(estrangèr

/ Lo

grer

arrêter,

1
!
!
!

&gt;

sien, il vaut mieux lui

votent FN. Dans une chanson

pas

actions, i tors desiran "que posquiatz
! aimar, estimar aqueths
i autors navèths, joens e

idées, réfléchir à

fascisme pour

qu'on ne se
du premier contre le

I

le combat doit

il faut

del Teatre al Carrer de

I

-

(tout en conservant ses
différences), plutôt que de
l'envoyer dans des manifs qui
ne font que l'exclure encore
plus (et qui font de la pub au
FN). Pour finir (vraiment !),

inscrits, ils ne vont pas
voter : je trouve que ça c'est
plus que lamentable. Commu¬

Catalogne la 17ème Fira

qui veut dire en J de Musica Viva de Vie du
les immigrés, le plus ! 26 au 29 septembre

ment

lorsqu'ils peuvent, et
pire, lorsque par hasard, ils
sont

des artistes catalans en
France. A signaler aussi en

soigner leurs enfants, c'est
grâce à ces personnes. J'espè¬ | Revista. Reclams présenta
re que le message est passé :
J una navèra formula de
il faut être objectif dans les J publicacion. Que los redac-

l'occurence
immigrés et tous les antiFN), c'est mieux que d'en¬
voyer ces gens dans des
les

apprendre comment s'y inté¬

même

Catalane (COPEC) publie
régulièrement un agenda

! (J.M.B.)
chômage, peuvent manger et ! COPEC. T : 01.42.6060.42.
! Fax:01.42-60.42.24

concernées (en

les listes d'électeurs

sur

de Promotion de la Culture

;
|
J
!
!
!

souvent malheureusement au

les personnes

manifestations à but pure

Catalogne. Le consortium

&gt;

| Tàrrega du 11 au 14 sepj tembre et le 9ème Mercat

le RMI, ce

Enfin, tant

i

une

fête de

l'expression citoyenne avait
juin. (J.M.B.)

lieu le 15
Causse

pour

en

liberté, 12330

Y Mondalazac.
5

�Linha

Imaginòt

Débats

3e trimèstre de 1997

ELECTIONS LÉGISLATIVES DU 25 MAI .ET DU 1er JUIN
2e CIRCONSCRIPTION DE LA GIRONDE

1997

Jacques DELMAS
Candidat de l'occitanisme
Unitat

politique

d'ÓC AQUITÁNIA

Suppléant :
Gilles GRANDE

Bordelaises, Bordelais, votants de Gasconha
Ma candidature est celle que

l'on ne vous a jamais proposée; se dire Occitan est une façon de
pratiquer l'action politique autonome : trouver une dynamique propre à la Gascogne / Gasconha.
Nos propositions sont simples, claires et s'adressent à tous les citoyens ou citoyennes des deux
côtés de la Garonne / Garona.
Le centralisme d'Etat nuit à

l'Aquitaine; l'Europe à la méthode jacobine sera un monstre sans tête.
nos régions est une réponse de bon sens : c'est celle de
l'Europe des peuples. Tous nos pays voisins l'ont bien compris. L'autonomie régionale permet une
meilleure gestion des budgets publics, une meilleure répartition de l'investissement public et privé,
Un fonctionnement autonome de

et la

responsabilisation de tout le personnel politique; l'autonomie permet un contrôle proche du
peuple.
L'argent régional investi en Aquitaine sera créateur d'emploi.
Cependant les Régions autonomes ne peuvent être conçues sans institutions démocratiques et
sans identité régionale fortes. Unitat d'Óc Aquitánia recherche les voies les plus raisonnables
pour le développement des ces éléments au niveau Aquitain :
Un statut de Région Autonome libre de l'usage des budgets publics et de ses choix de politique
locale. Ce statut se fera en accord avec les peuples voisins.
Une officialisation de la langue occitane et de la culture gasconne. L'égalité des langues est un
droit universel (français/occitan pour l'Aquitaine). Il faut en finir avec la honte de l'emploi de l'oc¬
citan de Gascogne

-

•

•

français, Unitat d'Óc Aquitánia agira pour la création d'un droit
toutes les langues historiques de l'espace français actuel : breton, alsacien, néerlandais,
corse, créole, catalan, basque et occitan.

Au niveau de l'Etat national

pour

Dans la 2im'
votez

circonscription vous votiez Jacques CHABAN DELMAS, simplifiez-vous la vie :
Jacques DELMAS. Vous votiez pour Paris, votez pour le Pays...Occitan !

Votatz entau

Votatz Unitat

pais !
d'Óc Aquitánia

Occitans per

natura

j

ï

�Linha

Imaginòt

Débats
3e trimestre de1997

A l'atencion

dévoués, cultivés, qui pourraient
être d'une grande efficacité sur
le terrain, se perdre dans des

Amies

d'En

Claudi Sicre

sans

parenthèses,

emmerdant tout le monde. Et, de
Bien reçu votre

tract et
l'accompagnant. J'ai
bien aimé (le reste sans grand
intérêt) l'humour de J. Delmas/
la lettre

Legiguèrem l'article
que "Le Monde"
(...) te consagrèt.
Dins nôs-

Chaban. Mais combien de voix
faisait Chaban, combien avez-

barris fasèm çò

fait ? Peut-être que

les

mauvaise bonne foi,

simplifier le
problème occitan jusqu'au sim¬
plisme. Dommage ! !
Je pense que

souvent
(en Alsace, parfois en Proven¬
ce), le vote F.N. est un vote anti¬
-

centraliste

podèm per far
passar lo tieu messatge : l'égalité des
Tangues est un droit

n'aiment pas les simplificateurs?
Ceci dit, quelques mots

qui ne se connaît pas
tel (3), et que la décen¬
tralisation culturelle, avec une

pour

répondre à vos sous-enten¬
dus, jamais, donc, argumentés

universel. Pensam

prise en compte (étude) des
langues et cultures de France,

(j'attends toujours un long
papier critiquant nos positions ;
nous le passerons (1) ; par contre
la presse régionaliste ou nationa¬
liste occitane ne publie jamais

serait le meilleur rempart contre
F extrême-droite. Je pense ça et

que

tanben

qu'avèm pas

besorrh de

-nos ama-

-gar.

Sèm pas darrièr

los

partits naciona-

listas franceses de

dreita

d'esquerra.
E pensam atal melhor acarar las aigas
nacionalisme

francés.
Ambe sim-

plicitat tôt aquò se
passa en Occitània,
a

nos

thèses)

o

trebolas de l'extrema

vous

Bordèu dins la

segonda circons
cripcion, la tieu
compatriòta : en
Alain Juppé.

Delmas, Gèli
Grande, per Ives
cher que

e

Alan Ro¬

partejan lo

nòstre biais de veire.

-

vous,

rendre les

Bon travail !

Claude Sicre

(1)

Regardez la pochette de

-

dernier C.D. et

mon

vous verrez,

dans le commentaire de

la chan¬

"Bonne Année", que je
remercie Fontan et le P.N.O.
son

monde.

sais pas

français, et je les com¬
bats tous sur ce sujet.
-

Je

ne

les combats pas

qu'ils sont français (j'ai le
respect de tous les peuples), (et
je suis français moi aussi, com¬
me vous), mais parce qu'ils sont
parce

Nationalistes.
Et que - la preuve les nationalismes (2) sont

tricheurs, aliénants

soi et pour les autres, op¬
presseurs dès qu'ils ont le
moindre pouvoir. Le nationalis¬
pour

me

bouffe la tête des nationa¬

listes eux-mêmes. Si

ce

n'était

montrent si obtus et si réacs

quand il est question de culture
occitane, corse, basque, etc... Le
nationalisme occitan n'échappe
pas à la règle et on voit des gens

ou

je

ne

quoi.
Appeller Castan un
Saint de la Résignation prouve
que vous ne savez rien de lui. Et
que vous ne l'avez pas lu. Vous
avez certainement trop peur de
ne pas pouvoir, en le faisant,
garder longtemps vos illusions ?

et

J'apprends partout moi,
je lis mes "adversaires".

-

En fait, vous

-

la-Résignation.

passar

je le fais savoir partout où je le
peux, dans des grands médias
nationaux aussi, ce dont on
devrait (vous aussi) me féliciter.
Alain Juppé est aussi
votre compatriote. A quoi vous
sert de nier que vous êtes de
nationalité française, ce qui est
marqué sur votre carte d'identité
et partout ? Sinon déchirez-la,

qui pourraient
plus grands services à
notre cause, (qui est la plus belle
aventure qu'on puisse vivre ici
et maintenant) s'obstinent à ne
pas lire sérieusement ceux qui
les dérangent dans leur clichés.
Très dommage !!

comme

fonctionnaire de l'Etat

Goró Saint Félix-de-

faràs

Sabèm

comme

conclusion, je répé¬

terais que je trouve vraiment que
c'est du gâchis que des gens

LISTES

lo
messatge al tieu
que

En

à vous de

l'extrême-droite, NATIONA¬

le cas on ne comprendrait
pourquoi, en France par
exemple, des gens par ailleurs
intelligents, généreux et désinté¬
ressés (il y en a beaucoup), se

*

vous

pour m'avoir appris certaines
choses sur les peuples du

menteurs,

Rauzier

sur un plateau,
débrouiller !

refusez de travailler comme

tous

Jacme

pas

partis nationaux.
Pour ma part je n'ai jamais
adhéré à aucun. Et je considère,
d'accord avec vous sur ce point
précis, qu'ils sont tous, à divers
degrés, de l'extrème-gauche à

salutacions castanhencas.*

ne sommes

"derrière" les

-

Coralas

:
nous

-

gens

apporte un grand

vous

public

utopies démobilisatrices et

Car "Amie",

tres

? On

vous

-

(et tous

les nationalistes, découverts ou

crypto) devriez être très content
de nôtre travail. On vous

rabat

(2)

Quand

-

vous

ferai

un

voudrez je
papier sur la dis¬

vous

tinction à faire entre nationalis¬
me

et

patriotisme. Dans votre

presse.

(3) - Un journaliste du Monde
(en début mai), rapporte qu'un
alsacien lui a dit, de ses compa¬
triotes alsaciens votant F.N. :

façon qu'ils ont

gibier. On amène des dizai¬
nes voire des centaines de mil¬

"c'est la seule

à s'intéresser à la
langue et à la littérature occita¬

pense ça très juste, et ça ferait du
bien à tous les pseudo anti¬

du

liers de gens

pas

ne.

pas

à

A

vous

d'aller voir ces gens,

qui nous avons fait taire le pre¬

mier pas,

celui qui coûte, celui

qui remue tout (non

l'occitan

ringard, ni passéiste, il
a de grands auteurs, etc, etc...)

n'est pas
y

trouvé de voter contre Paris". Je

racistes would-be héros antina¬

risque,s de se pencher
sujet. Mais il faudrait
qu'il renoncent à leurs clichés
cultures "régionales" = conser¬
zis

sans

sur ce

vatisme/fascisme. Il faudrait

convaincre de la justes¬

qu'il fassent, eux aussi, l'effort

analyses. Pourquoi
s'en prendre à nous ? Vous vou¬
driez qu'on défende vos thèses à

de lire Castan. Mais ils savent

et de les
se

de

7

vos

tout

déjà.

�Tout s'ankylose,

giques sont au service de l'immobilisme.
multiplication des télés et des radios
ne fait
que réduire la diversité des pro¬

bouge un peu !

grammes et des informations.
Réduction des informations au

La

Qui marche à pied, voit le Qui
mondefoncese
transformer à

chaque pas.

point qu'on peut les mettre en boucle et
les servir à longueur de journée à la
radio ! A la télé, plus de 5.000 films par
d'un seul pays et pas un

seul film de

dans le couloir aérien, sur autoroute ou

an

voit plus rien du tout
changer. Il croit qu'il va très vite alors
que le coma le gagne. Ça coince de par¬

plus 180 pays ! Dans toutes les courses
on ne voit toujours
que les premiers pen¬

voie ferrée, ne

Avec la faim même chez nous,

Rien

ne va

vraiment aussi vite

&lt;}u'on voudrait nous le faire croire.
Vitesse jf-est.qu'une illusion. C'est
l'immobilisme qui gagne du terrain.
Notre société angoissée fait du sur-place.
Toutes les possibilités technolo¬

chômage qui s'aggrave, la précarité
qui nous guette, les vieilles maladies de
retour... la pétrification nous gagne peu à
peu, et l'horreur.
Ma chère amie, mon cher ami,
où que tu sois, toi là oui toi, bouge un
le

Fais quelque
la bouche. Dis

petit mot, un petit pas. Tout
s'ankylose, bouge un peu.
un

mot. Un

L'avenir

a

des blocs de béton

fois que tu te remues,
tu résistes et
même chaque fois que tu viens au
théâtre, tu empêches le monde de se géli¬
fier et de couler à pic. Tu le sens bien!
aux

pattes. Chaque

que tu protestes un peu, que

l'urgence du pro¬
paralysie. Le
froid de la tombe nous gagne. Bouge
vite! Un petit mouvement individuel =
une grande espérance pour tous. Il reste
la question du sens. Dans quel sens fautil bouger ?
La rentabilité,

fit

dant des heures !

tout.

peu, si peu que ce soit.
chose. Fais un pas. Ouvre

nous

mène droit à la

André Benedetto

qui peut l'analyser. Ni l'ethnologie
l'anthropologie. C'est uniquement la
théorie de la culture. Car la division qui
se voit entre fans du rap et non fans du
rap n'est pas déterminée par autre chose
que le rap lui-même et ce qu'il présente
comme horizon, devenir, à son public ou
non-public.
Le fan de rap n'est pas une
catégorie "sociologique" : ce ne sont pas
ses revenus, son lieu d'habitation, les
ressources de sa famille etc... qui expli¬
quent/déterminent son comportement
culturel. D'autres sont placés dans des
conditions équivalentes, qui préfèrent
Johny, le techno, le raï, la dance ou je ne
sais pas... A réfléchir.
etc...,
ou

Réponse à

un

nous a

abonné qui
pas écrit

Un desociologie
nos abonnés, lequi faitsiune
j'ai thèse
bien
de

sur

compris,

rap,

produit devant nous, au cours
d'une conversation, le raisonnement sui¬
vant : les Fabulous Trobadors (et les
a

de la Linha, Massilia,
touchent que la "petite
bourgeoisie". Je pense qu'il voulait dire
par là (d'ailleurs je pense pas, je sais, il
l'a dit) que nous ne touchions pas beau¬
coup les jeunes des banlieues (ni leurs
parents, peut-être, mais je doute qu'il ait
pensé à eux) qui, en règle générale, pré¬
fèrent le rap (ou le funk, la dance, etc).
Sur ce point, notre abonné a raison :
c"est vrai que les Fabulous n'ont pas,
dans les banlieues, le succès qu'ont
N.T.M., IAM, etc... auprès de la jeunes¬
se, même s'il nous arrive d'y réussir des
autres

groupes

Lubat, etc...)

ne

concerts avec du monde.

.

immigrés (ou enfants de) d'autres
origines : portugais, espagnols, italiens,
turcs etc... ; les ouvriers et les employés
d'origine française ; les agriculteurs,
pêcheurs, artisans, artistes, smicards
etc... ; tous les chômeurs qui n'ont
les

jamais eu de gros salaires ou qui n'en
ont jamais eu du tout (ça fait un paquet)
d'origine française ; tous les Rmistes,
S.D.F.

C.Sicre

etc...

fait, la catégorie petite-bour¬
geoisie de notre sociologue est bien
large. Aussi large que le public des
Fabulous Trobadors, diraiton. Et il ne semble pas que
En

cette

catégorie s'oppose,

comme

autrefois, à celle de

prolétariat. C'est une nou¬
velle division. En réalité
cette

division existe, il

passe qui consiste à ranger tout ce qui
m'est pas jeunes d'origine maghrébine,

son,

mais elle n'est pas

africaine, antillaise

donc pas

asiatique dans la

"petite-bourgeoisie" et même : tous les
immigrés de ces origines, mais non
jeunes (qui ne sont pas fans de rap) ; tous

Photot Patricia Boissier

dans la tête de ce garçon,

Mais examiner le tour de passe-

ou

ne

a

rai¬

d'ordre "social". Ce n'est

la sociologie, avec
petite panoplie, fut-elle
plus complexe que "bour¬
geoisie, petite bourgeoisie"
sa

8

Claude Stcre entre Laurent Sinturel (à gauche) et Jean Vilotte

�Linha

culturel.

Interview de

A

N'est-il pas difficile

de
revendiquer l'Occitanie

Claude Sicre*

sans

passer pour un pro-

régionaliste ?

littérature et de culture

Que peut apporter la con¬
naissance de la culture occi¬

occitane. Pourquoi ?

tane ?

Vous

parlez beaucoup de

l'Occitanie. Je ne
suis pas un revendicateur, je
ne revendique rien, je propo¬
se

des choses. Je

le

politique, et elle pose
le problème de l'altérité cul¬
turelle dans une nation qui est
unie politiquement
Est-ce
qu'il peut y avoir plusieurs
littératures, plusieurs langues
et cultures sans qu'il y ait de
re

et

.

revendication socio-écono¬

mique, c'est à dire sans qu'il
y ait de marginalisation poli¬
tique ? La France, pendant
des siècles, a répondu non.
Elle
sont

dit

tous les

citoyens
égaux politiquement et

a

:

donc ils doivent avoir la

langue, la même litté¬
rature, la même vision, le
même rapport au monde.
Aussi, la littérature et la
langue occitanes ont été com¬
plètement occultées, margina¬
lisées alors que les citoyens
même

L'idée de démocratisation de
la France, avec

des français

de

plus en plus intelligents,
passe nécessairement par la
compréhension de la littératu¬
re occitane parce qu'elle a un
point de vue sur la France qui
est unique et qui change tout.
Moi, je suis plus intelligent
depuis que je connais cette
littérature car je comprends
mieux la France. Elle

de nombreuses

questions

que

apporte

réponses aux
l'on peut se

poser.
Par

exemple, nous
répondre
à Le Pen, sur le terrain du
nationalisme français. Car
pour attaquer de front et à
fond le FN il faut attaquer les
sommes

les seuls à

fondements du nationalisme

français, ce que ne font pas
les autres partis politiques car

du sud de la France étaient

ils sont d'accord

citoyens français comme les

fondements. Et même

autres.

qui s'opposent à ce nationa¬
lisme français au nom d'un
autre nationalisme (les Cor¬
ses, les Basques, les Catalans,
les Bretons...) partagent les

A cette même ques¬

tion, la littérature occitane
répond oui et, en répondant
oui pour elle même, elle
répond oui pour toutes les

mêmes

avec ces

ceux

valeurs, à l'envers,
sont les mêmes

cultures du monde. Une cul¬

mais

ture n'a

besoin de
s'appuyer sur une demande
d'indépendance soco-économique ou politique pour pou¬

valeurs. Nous, nous sommes

voir exister librement dans le

qui nous permet cela car elle
critique les fondements du
nationalisme et pas seuleu-

pas

cadre d'une nation. Donc
c'est le

problème de l'altérité

ce

critiques de tous les nationa¬
lismes,

sans

exception. Et

c'est la littérature occitane

problème de

culturelle que l'on pose, audelà des problèmes de mino-

ment

sur

le problème de

risations

la relation du

politique et du

politiques.

race,

par un

mais

ne reven¬

Le
discours et
ma théorie, je casse les fonde¬
ments de sa pensée. Par mes
Pen

Cette littérature pose la ques¬
tion du rapport entre la cultu¬

pas

dique même
car

pas contre

par mon

manifestations

et

par mes

actions de tous les

jours dans
quartier, je démonte la
théorie sur laquelle repose
son idéologie.
Donc en fait, je ne
parle pas de l'Occitanie, je
parle de culture et de littéra¬
mon

ture

occitane. Deuxièmement,

je suis anti-régionaliste, dans
mes

Cortetas., .Cortetas...

Formation. Les écoles
maternelles et

primaires de
langue occitane, las calandretas, se multiplient dans
le sud de la France. Le

Premièrement, je ne reven¬

dique

...

Imaginât

discours,

mes

chansons

action, car le régiona¬
lisme, c'est toujours un petit
nationalisme. Comme l'uniet mon

fait,
toujours, l'expansion d'un
nationalisme à l'étranger.
versalisme, qui est en

Centre de Formation Péda¬

gogique de Béziers forme
les futurs maîtres, et l'évé¬
nement du 29 mai dernier
a

été la

écoles occitanes,

aux

basques, bretonnes, cata¬
lanes et peut-être alsa ciennes. La

avez

dit que

l'Occi¬

tanie, c'était pour vous une
source

et

non

des racines...

multiculturali¬

té et l'anticentralisme
créent des

emplois. (J.M.B)
Aprene. Foyer de Jeunes
Travailleurs, 24 bd. De
Lattre de

Tassigny, 34500

Béziers. T. 04.67.35.84.37.
Fax

04.67.35.84.34.

:

Douleurs.
ans,

Depuis quinze

les suicides de jeunes

sont en constante

National.

Rappelons que
l'augmentation des
suicides qui avait notam¬
c'est

ment alerté

Hélène Carrère

d'Encausse

sur

"alors
vous recherchez vos racines".
Je suis contre car les racines,
me

disent

:

quelque chose qui
attache au sol, qui fixe, qui
c'est

reste

dans la détermination.

plante qui ne bouge pas.
L'identité des gens se forme
Une

en

coupant les racines. Toute
action est contre les

bientôt le tour de la

Vème

république française.

(J.M.B.)
Rhizome

a

pour

l'autonomie
lieux

en

culture musicale

américaine,

créant des

propices aux échan¬

ges, expériences, débats, à
l'acquisition de savoirs.
Rhizome aide à collecter
les fonds nécessaires à leur
réalisation. Trois sites font
actuellement

parmi tant d'autres.
Ma première source,
en tant que musicien, c'est la

l'im¬

l'aventure de

tentent

réseau

occitane, c'est une source

réseau

plantation de groupes qui

racines. Par contre, on peut
s'abreuver à toutes les

humaines. La culture

objectif de
en

et surtout faciliter

mon

sources

l'explosion

prochaine de l'URSS. Ce

fédérer, mettre
Certains

augmen¬

tation, tout comme le Front

sera

Vous

signature d'une

convention pour un Insti¬
tut de formation commun

:

partie du

la fameuse com¬

munauté

Longo mai

en

Provence, La ferme du

Hayan en Belgique et
Grain de Terre dans le

Tarn.

Rhizome, 04300 Limans.

�Imaginòt

Linha

de 1997

3e trimèstre

...Cortetas...Cortetas...

c'est

A

minant

! est un

Presse. Presto

avez

numéros
CD.

existe

qu'il
une

tra¬

dition littérai¬
re,

artistique,

total et à un

A.A.T.A.C.Q.

une

tra¬

Langues. Mediterranèa fa

dition

que

musique des USA... Je
qui est
plus démocratique du

défends cette culture
la

monde. Contre tous les anti-

parlan l'occitan dins la

américanistes, merci l'Améri¬

vida vidanta.

merci le blues, le rock'n'
un grand merci à
leur donner, plus qu'à la litté¬
rature française... Je m'abreu¬

Mediterranèa, 6 carrièra

que,

Gay Lussac 31300 Tolosa.

roll... J'ai

T. 05.61.59.05.70.

Multiculturel.

Après le
Langues de la
place du Capitole à
Toulouse, la première de

Forum des

Planète Montauban

a

attiré la foule. Preuve s'il
en

ve

à toutes les sources, au

en Afrique, aux Indes,
chaque nation porte un
message au monde qui est
unique.

Brésil,
car

est du besoin de la

maison France en mal

d'inspiration. Reste aux

Peut-on bâtir
avec

montalbanais à élever le
niveau de leur ambition.

(J.M.B.)
IEO Ancien

collège 82000

Montauban T

:

05 63 63

Toulouse. Dans le

un

citoyenne¬
journal vient de

naître à Toulouse

:

Le

petit citoyen, "petit mais
citoyen" comme le dit l'édi¬
torial. Le n°l d'avril 1997

parle de nationalité, de
l'Afrique, du peuple Berbè¬
re,

des banlieues, d'inter-

culturalité et de cuisine, (8

pages, grand format). Le
"journal du grand Toulou¬
se" Jette les ponts là où il y
en a besoin, alors souhai¬
tons

un

nation

mélange de lan¬

?

Bien sûr, la

concept

nation est

un

politique. Ce que la

Petit

citoyen de
devenir grand. (J.M.B.)
Le petit citoyen, 23 rue de
au

œuvres, c'est l'idée
nation
doit avoir une
qu'une
seule langue est stupide. Une
nation est une entité poli tique. Le culturel ne doit pas
être à la remorque du poli¬
tique. Sinon, le culturel et par
conséquent l'artistique est
instrumentalisé par le poli tique, ce qui se passe en

dans
mouve¬

ment actuel de

té,

gues

une

littérature occitane montre

08 58.

Grasse, 31400 Toulouse.

des courants

a

la

Tnlnsa 1ns estu-

estrangièrs

une tra-

qui
bouge car il y

bibliotèca
sonotèca occitanas de

diants

pas.

ses

France, et on se retrouve avec
une culture en décadence.
Existe-t-il

une

culture fran¬

çaise ?
Elle existe, pas

parce

simplement

un livre qui
"Chronique dels
Happy Jours in Toulouso,
Francia"... Quelques mots ?

de fixité,

plutôt

la creacion de la

Tanheri a.

s'il

faut que je change une ligne
de mes propos, je ne signe

s'intitule

sens

ireirgas rtet mond.

disques... De

suite, je signe. Par contre,

Vous sortez

C'est

Mediterranèa -convida

millions de

culinaire, etc...
dition pas au

tas

qu'elle me massifie...
Fabulous Trobadors, vingt

losophique,

BP1112, 59012 Lille T.
03.20.17.06.91. Fax :
03.20.17.06.92.

e

bien

musicale, phi¬

(J.M.B.)

Presto !

impor¬

parce

droit à 14

au

déter¬

mais aussi

tant

grand format qui
parle de musique sur la
région Lilloise. Interviews,
concerts, disques : tout y
est. Et pour 115F./an,
mensuel

vous

un

C'est

livre qui a rapport
pluralité en général et

un

avec

la

c'est

un roman sous

forme de

chroniques dont l'héroïne est

de

Toulouse. Mais c'est

d'identité culturelle

roman

pensée qui nous parlent
française
fixe, immuable. Elle a une
grande richesse, elle est sin¬
gulière par rapport à son his¬
toire. Elle
son

a

aussi

ses

défauts,

défaut c'est la peur
pluralité. Mais elle a
de grandes qualités.

gros

de la
aussi

Notamment l'élévation a

de

un

bizarre, traitant de
décentralisation, de l'avenir

plein de
bouquin,

du monde. J'invente
fêtes dans mon

j'invente plein d'emplois
aussi.. Six millions d'emplois
et des

milliers de métiers

nouveaux, pour

donner aux

jeunes l'idée de chercher eux

exemple, l'idée des

grands concepts tels que la

aussi. Par

déclaration des droits du

repas de quartier tel que je les
ai lancé à Arnaud-Bernard et

citoyen, empruntée aux anté¬
cédents des USA et de la

qui ont été diffusés dans toute

Corse, mais qu'elle a su élar¬

la

l'homme en général.
Elle a pris des influences
qu'elle a porté plus haut.

De même pour

Est-ce

refusé. Pourtant d'autres

gir

a

qu'on ne risque pas

d'arriver

vers une

démobi¬

lisation totale de la culture,
vers une culture de masse ?

France, sort de

maires ont

bien aussi, il

masse

ne

rivari... sortent du

culture de

10

masse

roman

et se

réalisés.

c'est

faut pas non

plus le nier. Les livres de
poches par exemple, c'est
bien. Et je dis : vive l'Améri¬
que, qui a inventé les livres
de poches ! Sinon, petit, fils
d'ouvrier, je ne n'aurais
jamais eu l'occasion de lire
des livres. De même pour les
cassettes audios, qui ont per¬
mis à des musiques de voya¬
ger sur toute la planète...
Dans ce cas, je suis pour la

qnlelle est en français,

repris l'idée... Le

bâton du roi des fous, le cha¬
sont

La culture de

mon roman.

la fête des
langues ou pour la plage du
Capitole qu'on a failli faire,
mais en son temps le maire a

et

j'aimerais

♦Interview

publiée dans

J'ouvre l'oeil n°18 - J.O.E.
57 rue du Coin de la Moure
31500 Toulouse

�Linha

Imaginòt

Débats
3e trímèstre de 1997

J'ai

un

Ú

grand

Í

,!Í:

r

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si

'Il

s

-S-i
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respect.

!

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Claude Sicre

:

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J A" j| 14

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T4

1^1 "S
1

-

,4
'Í

...pour Philippe Martel, homme et
historien. Je ne le crois pas capable

T

de commettre de mensonges idéolo¬
giques. Alors comment interpréter j
l'erreur grossière qu'il commet
dans sa "Chronologie de l'histoire
de l'IEO" (n°18 à'Estudis Occi- '■
tans) où, page 9, il écrit : "1964 : à
l'assemblée générale de Decaze- ;
ville, affrontement violent entre les j
partisans d'une ouverture de l'IEO
sur les problèmes économiques et
j
politiques, et ses adversaires :

•

j

•

-

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'

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J

•

-4

Manciet et Castan, les hommes du
manifeste de Nérac,
Ismecl Girard, le

Vaincus,
nent...

ces

rejoints par
"père" de l'IEO.

derniers démission

-

il

*

3

s

".

S S

Où Martel a-t-il

pris ses
informations ? Quel mur de silence,
bâti par qui, a pu l'empêcher
d'accéder à la vérité ? Et en quoi
cette vérité est-elle si importante
qu'elle soit si soigneusement

'M

a

J

Ck_'-

a

-ë

J

-g

,

^ Cû

Q

-

Jx

cachée ?
La

vérité, c'est que Félix

Castan, lors de l'assemblée

générale

du 11 avril 1965, a été exclu du
Conseil d'Etudes de l'IEO (ce qui, à

époque et vu les statuts,
l'IEO). Et
que le docteur Girard fut "considéré
comme démissionnaire" et proposé
à un poste honorifique. On peut
apprendre cela en lisant le cahier de
l'IEO (ou en parlant avec les
témoins de l'époque qui veulent en
parler, ils sont rares).
Voilà la phtocopie du texte

IL P

cette

revient à dire exclu de

á:-i 4 ^

^ sá 1 -psi ^
.á

s

:

s

ICI I
^ ^
^

Ì 5

i'I
^ X.

\1

�Imaginòt

Linha

3e trimèstre de

Débats

1997

r

Ayant parlé avec Castan et lu le

depuis longtemps. Mes ques¬
présents à cette séan¬

cahier, je savais

tions à certains anciens

'jì úáỳjftit-di-- lìÁCl/àjÁpy.íitby. St4A. Cfclai A

r_

dkj.C!hiiÌUuJ'^À-£4tí&lt;lullÌu^ka ■'
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[iaáa^OMMJ'd!Sùlti^v.Jd^'ÙL^^'dìé^M».tàuh.ju,
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O^luú^m. cÚM't'Uza., ;. j' ;. _...„
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UiMu-tzllOÍj dí. &gt;il MláuL Í0j Jj-iojjut. ÔCU/, 'r

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Tíbíu.

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kdj)j\jZi&lt;ỳ dut ÇûÀycUd&lt;jdIiAU dí-„\.
ba/^ai^bm __ .£. -lÇuij-..jJ.fítí • FÎIÚÌ-t.
.

f-

FdÁ^-F-

S~5.

&gt;mìMu

-

faire) qui confirme ce que m'avait dit

Castan.

/HuiaiL. CÀJyl^JiïJàiÙlùJá:(jMúÌ^ls. f#/| aj-ŷx-ÙJojJííJm:^
.1
.-.' ' '
r

sans

Yves

•

IÀj!M&amp;mi''SuÂ &amp;»' (kcHti/rlu

&gt;..

restaient

réponse.
Rouquette, seul, s'est un jour
confié à moi pour raconter sa version (il la
racontera à tous s'il le veut, c'est pas à moi
ce

. _

,_L

'&amp;alìa.juM . Áiíiúí. Tjcbud.

Okey, me dira-t-on. Mais quelle
importance ? C'est du passé, ce sont des
détails, ne remuons pas les vieilles histoires !
A quoi je répondrais :
1) S'il ne s'agit que de détails, pour¬
quoi certains les ont-ils cachés si soigneuse¬
ment que même l'histoirien de l'IEO ne les
connaît pas ?
2) L'histoire n'est faite que de
vieilles histoires.

3) Si l'on

ne veut pas que ces

jour, donc non analysés,
jour ou l'autre manipulés
par des idéologues et les rumeurs, il faut par¬
ler aujourd'hui clairement et sans passion.
4) Je pense que ces "détails" empoi¬
sonnent la vie de l'IEO depuis 1965. Et qu'ils
expliquent en profondeur beaucoup de que¬
relles postérieures à l'intérieur de notre
Institut. Et que c'est parce qu'au delà des
problèmes anecdotiques, ou de personnes,
nous ne nous penchons pas sur ce qu'ils
signifient en profondeur, que nous sommes si
fragiles, et si divisés aujourd'hui.
Quelles stratégies s'affrontaient en
1965 ? Cet affrontement est-il toujours
d'actualité ? J'ai mon idée. Mais j'aimerais
"détails"

non

mis à

refassent surface

un

bien écouter celle des autres.

1(ÚJD

C.S.

PultCĹUvh âdriMUt/dicUd.
'

dx i'l.L-.O.

:

!
-

..

.Cortetas. ..Cortetas...

amateur est en
cence.

efferves

théâtre donnait la

conteur

lité d'utiliser

possibi¬

André Maurois, appt.30,
31100 Toulouse. T. 05.61.

langue
que l'on aime et dont on a
besoin, mais que l'on n'ose
pas utiliser dans la vie

44.63.16.

courante. Il y a

Contact

:

13, passage

une

(J.M.B.)

Normandie. Le fanzine La

BD et les

naissance du Rebessin

une

poursuit sa route à

Bayeux. Rappelons qu'il se
pluridisciplinaire,

collages y ont
place favorite. Le n°15
était en partie consacré
aux élections législatives

veut

de 1997.

là quelque

multiculturel et anticen¬

Guillaume Dancel, 4 rue

idéo¬

traliste, et croit qu'il y a
une vie après- le débarque¬
ment et la tapisserie. La

de

chose à creuser. Les

Teatre. Une chose est
sûre: le théâtre occitan

sés ?

C'est comme si le

Abdou Oumar

Goye est
/griot sénégalais.

-

I

logues occitanistes serontils une nouvelle fois dépas¬

12

(J-M B)

Chansey, 14400
Bayeux. T. 02.31.92.25.74

�Linha

La primiera

Se ne cresèm l'edito-

Narioo dins lo n° de

Pais

desvolopament de la lenga e

riau de Gilabert

décembre de

Joan Sibille

Gascon, tôt se debanariá au
mielh dins lo melhor dei IEO

de la culture occitanas

possibles e se caudriá subre-

difusion de

mesftsar deis iniciativas

tot

intempestivas que poirián
venir trebolar la força-tranquila que pauc a cha pauc,
pèira a cha pèira, es a bastir

favorisant la creacion

e

Es aisit de

en

la

"produchs" culturaus ò
pédagogies. Aquesta
primiera fonccion passa mai
que mai per l'usatge de

vais o

La segonda

a un

d'un

publicar, coordonar lei
recèrcas e d'assegurar un

a

Iiame entre lei cercaires e lei

de vista estonant. Siam mai

(emai mai que mai d'un)
- maugrat lei esfòrç fachs per la còla actuala
qu'an permés d'avançadas
importantas - la situacion de
pensar que

es la d'un organisme
marginalisât dins la societat e
en via de marginalisacion
dins lo quite occitanisme

l'IEO

(sensa que, pasmens, ges

d'organisme unificator novèu
lo vengue remplaçar).
L'acamp que se tenguèt l'estiu passât a Usesta,
lei textes que lo preparèron e
lo que ne sortiguèt, represen-

militants culturaus de terren,

de sensibilisar.

la situacion actuala, es pas

possible d'establir de priori -

d'autreis activitats, un sector

tats entre

entremitan d'autrei sectors, es

urgent.

perqu'es la recèrca que per¬
met la legitimacion de la

l'IEO, sola la primiera fonc¬

revindicacion occitana. D'a-

lei fonccions fonda-

deu de complir l'IEO per realisar sa tòca
d'aparament e de desvolopament de la lenga e de la cultu¬

i a pas
recèrca

n-aquelei

aver

de recèrca fondamentala

de recèrca

publicacion

Aquestei fonccions
fondamentalas

fonccion passa,
contexte e

l'usatge de l'occitan ò
(ò de l'angles ò
tota autre lenga).

dau francés

La tòca de la tresena

gogie»
-

-

comunicacion)
l'espandiment e la "banali-

fonccion (la
es

sacion" de l'idea occitana
tat e sus tôt

la recèrca

la connnncacion

e

péda¬

jaças de la socie¬
l'espandi territo-

qu'aflaquiguèron l'IEO e
faguèron aparéisser coma
l'expression d'una tendéneia
ideologica dau movement
occitan un organisme qu'auriá jamai degut quitar de ne
recampar totei lei forças
vivas.
La redinamisacion

desvo¬
dei
lopament
fonccions de
de comunicacion.

recèrca

e

Mai

ai ich mai d'un côp

-

o

mai cresi que

fonccion passa mai que

l'usatge dau francés
(n'ausissi ja que me fan dire
çò qu'ai pas dich : ai pas dich
que se deu jamai far servir
mai per

l'occi-tan-pe-kr-6©«HH&gt;iea

tòria, ai scissions successivas

de l'IEO passa per un

riau de Testât francés. Aques¬

son très :

l'accion culturala

segond lo

lei circonstàncias

per
de

l'empenta dins de condicions
tras que malaisidas e an fach
lo maximum de çò que podián far. La fauta n'es a l'is-

los especia-

d'obratges de vulgarisacion...). Aquesta segonda

ta
-

aplicada, de

per

listas ò

dins totei lei

d'Oc.

que bailejan actua¬
lament l'IEO, prenguèron

tota recèrca sus es tanrecèrca per (mai i pòt

mentalas que se

re

complida d'un biais

recèrca per e una

una

e

nas son

es

queste ponch de vista

de l'occitanisme.

lo
texte d'Usesta foguèt fach a
gacha empega e me sembla
necite de lo precisar, de
l'aprigondir, e de lo matisar.
A vans d'aquò far,
m'esfòrçarai de precisar qui-

cion

satisfasent. La fauta n'es pas o tòrni dire un côp de mai - a

;

que

elei que tôt es

Actualament dins

lo fondament de tôt çò aure,

una

es

Aquestei fonccions
complementàrias e, dins

occitanista, la recèrca es pas
activitat entremitan

ben

Vertat

son

una

ne tornar

tentativa de

un

so-

culturaus.

segond de modalitats qu'avèm assajat de définir autre
part. D'un ponch de vista

organisme pluralista e
recampaira dei fòrças vivas
far

e

La tresena s'adreiça
public desoccitanisat, 5
quitament non occitan, qu'es
majoritariament indiferent a
l'occitanisme e que se tracta

tan, de

sus

tan una

s'adreica

al cercaires ò als eleits

La segonda fonccion

ciaus

ponch

sensibilisais.

l'occitan.

es de favorisar la
recèrca sus lo domeni occi¬

Tròbi aqueste

remarcar

qu'aquestei très fonccions an
pas per tòca lo meteis
"public".
La primiera s'adreiça a un public occitanoparlant
(Ò au mens "occitanocomprenent") ò a de monde ja moti¬

(reçèrca)

l'Occitània de deman.

&lt;D

cion).

fonccion

(accion culturala e pedagogica) consistis a assegurar lo

Imaginòt

-

pas

n'i a que o an
ausit - pot pas èsser ques¬

lei mejans
(financiers) existents a naquelei doas fonccions, que
tion de consacrer

seriá la

primiera que ne pati-

�Imaginòt

Linha

francés

en

fonccions de recèrca e de

mai

mai d'Occitans !, per

comunicacion vòu dire que

un

riá. Adonc,

desvolopar lei

caudrà trobar lo biais de
financiar aqueste

desvolopa-

en

plaça d'Occitans !

public diferent de lo
d'Occitans ! (deplòri d'aver a
o
rapelar).
2

La dobertura de

l'IEO, lo desvolopament dei
fonccions de recèrca e de

comunicacion, la continua cion dau trabalh fach per
Robert Marti e la còla actuala

çò que tòca, mai que mai,
primièra fonccion, passa
per de mesuras que d'unei
son estadas propausadas a la
reunion d'Usesta (de côps
d'un biais que s'amerita
d'èsser précisât o matissat).
Aqui, completada, la
tiera d'aquestei mesuras.
per

la

-

Crear de

mejans de

comunicacions de

massa en

francés per assegurar

çò
qu'ai apelat la tresena fonc¬
cion. A Usesta foguèt propausada la creacion d'una revista
culturala trimestriala
cés

en

fran¬

(mai que mai ; sens fôra-

bandir

completament l'occi¬
personalament aviáu
propausat, dins lo texte preparatôri, l'edicion de brocaduras sus de subjectes basics
tocant a la lenga e a la cultura
tan)

gurar l'independéncia de la
comission scientifica) es que
tôt

;

occitanas ; lei dos son pas

incompatibles. Quina que
siegue la propausicion que

-

Dobrir lo Conselh

elegit
la

i ague dedins una mai
granda diversitat de compe-

comission, valent

que

téncias
dei

e

de sensibilitats. Un

mejans d'aquò far seriá

d'introdurre, per la designacion d'una part (que demorarìá minoritaria) dei membres
dau conselh d'administracion,
de modalitats diferentas dei

modalitats actualas. Per

de biais l'amassada
generala poiriá elegir membre

de ges

de la comission

que li seriá pas
la comission.

una

persona

presentada per

presentarián una lista
que seriá puèi sotmesa a
l'amassada generala. Los
CA que

d'aquelei associacions, serián
vòte de
(lo texte
d'Usesta parlava de "mem¬
bres de drech", aquesta apelacion conven pas e, d'efèt,
aquò foguèt mau interprétât).
leis autres serián elegits per
l'amassada generala.
-

un

dins lo temps

Crear

son

-

una

comission

permanenta que

ròtle seriá de définir

financiament, pasmens es pas
una rason per renonciar.

botar

Nòstrei accions

cion

ôbra la

en

e

de

politica

scientifica de l'IEO. La

crea¬

d'aquesta comission qu'assegurariá lei fonccions

nécessita

un

necessariá

a) Lei

(per exemple 9

de l'IEO

menas

de sôcis

Caldrà tanben fixar
un

efectiu minimum

an

sols lo drech de vòta ais

generalas, lei

efectiu maximum. L'efectiu

membres aderents pagan

minimum

l'escotisson mai vôtan pas.

poiriá èsser de 20 ò

25. L'efectiu maximum

Dempuèi 1977 l'IEO

es

talament important en se,
çô important es que ni ague
un, e que siegue pas trop
gros, per evitar la dériva que
pas

consistiriá

a

far intrar lotei lei

scientifica (coma es estât fach
per lo Conselh d'estudis dins
l'encastre dei estatuts ac-

tuals); poiriá èsser de 120 ò

foncciona mercés
que

consistis

més

au

coma o

ministre de l'interior

impausan lei estatuts.

de

essenciaconciliar la

causas

mes au

tuts

.

reforma
brandisson la
menaça de la perda de
la reconeissença
d'utilitat

a

ponch en 1991 d'estatipes novels e encoratja la

litat

son

de

Aquô sus
reglament interior qu'existis pas en tant que
reglament interior de l'IEO,
d'abôrd qu'es pas estât sot-

texte d'Usesta

Tre que se parla de
dei estatuts n'i a que

coma

la basi d'un

conformitat deis

mesa en

anteriors

l'impausa
Reformar lei estatuts

considerar

Lo Conselh d'estat

balharàn pas per tôca

-

artifici

membres titularis.

150 estent entendut que se

4

a

a un

totei lei aderents

los estatuts

las. Lo biais de

cooptats e

membres titularis

amassadas

e un

lei membres

lei membres ade¬

e

rents. Lei

reeligibles).

practica ;
a dos

constituisson lo Conselh

l'efectiu minimum.

an
jamai pro¬
pausat de far una revista en

:

d'estudis

lei membres sortents

es¬

pas en

d'efet, dins lei estatuts i

aplicat) sensa pas¬
mens deténer tôt lo poder s'impausa d'abord que siam
aqui dins un domeni ont
l'independéncia e la collegiapas

son

3

ans e

juridi¬

Actualament lei
tatuts

estatuts

(qu'es

l'encèp

rasons

titularis que son

estent

a

cas :

da, am'un efectiu vesin de

e

ni pro

ara

La reforma dei esta¬

d'estudis de l'actual estatut

son

fins

(destornament d'argent
public, malversacions...).

scientificas dau conselh

Sovent

que

pas estada utilisada que
dins de cas excepcionaus

ambiciorealis¬
tas, ni pro ambiciosas.
Una précision :
contrariament a çò qu'es estât
escrich dins de publicacions
occitanistas, lei signataris dau

l'encòp realistas

sas.

a

e

es

de'i
agrandir, la comission fonccionariá, au mens a la debu-

e

revindicacions devon èsser

décret (1) en

Conselh d'estat

conformitat amé la

mandat limitât

aderents dins la comission
3

reconéissença
publica qu'es una
procedura distincta que
d'utilitat

la comission podent
èsser renovelada per terç cada

la tiera

déterminais per un
l'amassada generala

e un

retrach de la

per de rasons juridicas e per
de rasons internas a l'IEO :

ans,

e

lo Conselh d'estat d'una

per

tuts es

balh

dins lo limit de 4,

eventual refus

fica permanenta séria fisada a
una cola de 3 ò 4 personas

recebrián

significatiu dins l'occitanisme, representadas per son
président ò una persona mandatada per el. Lo nombre,

un

ciala de la comission scienti¬

membres de la comission

un

iiame entre

La constitucion ini-

maximum de quatre
associacions que fan un tra¬
-

scientifica

nòstrei

dire que

permanenta

-

la dificultat

de trobar de

a

competentas causidas per lo

prioritària, aquò se farà
pas dau jorn a l'endeman que
es

sus

exemple, sus 21 membres i
poiriá aver :
4 o 5 membres causits per la
(futura) comission scientifica

serà fin finala considerada
coma

l'amassada genera¬
presentacion de la quite
per

d'Administracion per tau

publica. Aquò a ges de fondai a ges de

ment seriós que

reforma dei estatuts

membre novèl de la

comission scientifica siegue

ment.

1

e la cooptacion
(qu'es indispensabla per asse¬

democracia

a

1991 amé

tipes (emai
l'ocasion de cada

a
modificacion d'estatuts).
Un

de l'estatut

ponch important
tipe novèl es que

totei lei membres que pagan
l'escotisson devon

aver

lo

�Linha
Débats

i iH si®i

WmSmlìm

4

*

s

'

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&gt;

s

s

M.

Imaginât
ili

$ 1

i-&gt;/ m

1

3e trimèstre de 1997

la comission scientifica dins

rôtie dei seccions

generala. La modificacion de

l'estatut per ne

l'estatut de l'IEO va donc

l'independéncia

dins lo sens d'una mesa en

e

depertamentalas, ai
ges de leiçon a li
donar sus çô que
devon far, son elei
que coneisson lo

drech de vòte

a

l'amassada

conformitat amé la

practica

per assegurar un equilibri
dei poder dins l'associacion.

e

Si que non

tanben dins lo sens d'una

lei causas poirián

terrenh,

fonccionar d'un biais infor-

conformitat amé

mesa en

e

garantir
la perenitat

tipe novèu recomanlo Conselh d'estat.

tant que

l'estatut

mau

dat per

consensus

per

i auriá un
aquò, mai lo

accion

a

jorn que se manifestarián de
tensions, la comission scienti¬

terrenh.

comission scientifica

fica

pas

èsser creada per

da

rason

de

es que

la

Una autra

reformar l'estatut

pòt pas
lo sol regla-

interior, deu èsser marcada dins l'estatut (sus aquesment

te

ponch ai consultât lo burèu

poiriá èsser marginalisaprivada de sei atribu cions ; antau seriam tornamai
partits per de dérivas coma
aquelei que conegueriam per

quitament de
sol totei
lei questions. Mon
propaus èra pas
pausar tôt

comission informala,

poder reau que a tôt
moment poiriá èsser tenguda
a l'escart, ò suprimida per un

sens

l'amassada

vòte dau CA ò de

culturala

Apondons au

Propausi, dins
l'encastre de l'amassada

generala venenta que deu elegir un CA e un président
noveus, que sieguen presas
lei décisions seguentas :

generala.
projecte de lei de
reforma de la reconeissença
d'utilitat publica (RUP) es en
cors de preparacion. Poiriá
passar davant lo parlament
Un

este

prevei que la RUP
mai pernianenta mai

séria pas
séria reexaminada cada cinc

jorn que la RUP de
l'IEO serà reexaminada, tant
ans.

Lo

vau se

presentar amé

confòrmes

a

la

ais estatuts

una

deis

demanda de modificacion
estatuts coma

condicion

de manten de la RUP.

Enfin

es

-

Creacion d'un poste

de

segretari generau adjonch
cargat pus particulierament

indispen

l'IEO

rasons

Es necite de marcar

-

Ontpréner l'argent ?
Lo

redreiçament

administratiu

l'IEO

(en responsa a

de

questions que me
son estadas pausadas)

l'IEO

es

e

estât

financier de
fach,

sector

edicion-difusion

-

Sus

çò que mon texte ditz

son

aviadesa supela marginacongreiar una dinamica

passar a una

seguida de quauquei propausicions que, pensi (pensam),

sortirent

de 1998.

3

-

Mesa

en

plaça d'una

comission scientifica permanenta per un grope

de trabalh

de 3 ò 4 personas competentas mandatadas per lo CA. La

presentada a
l'amassada generala de 1998.

riora, per sortir de
Ai

jamai pretendut

de

van

dins lo

sens

dau desvolo-

pament de l'IEO.
que

i

a pas

Disi

pas

d'autrei causas a

far.
Siáu ni ensenhaire ni

tiera dei membres de la
comission seriá

pedagôg, donc me senti pas

e

a

l'occita-

nisme. S'avèm pas

d'ambi-

cion, s'imaginèm pas de sor¬
tir de la marginalitat, ne

jamai. Cresi pas que
l'argent siegue un problema,
s'avèm de mejans umans, de
volontat e d'ambicion, trobarem l'argent. Es la manca
d'ambicion que tuarà l'occitanisme, pas la manca
d'argent.

vejaire pertinent dins aqueste
domèni. Caldrà assajar de

3

définir lo rôtie de l'IEO en

rala

l'articulacion entre IEO e

ministre.

litat

compétent per balhar un

matèria d'ensenhament, e

(1) Rapeli qu'un décret es un
acte signât per lo primier

dau

es una

retinidas per

reforma dei estatuts amé

l'estatut
generala

ben

capitada vertadiera. Lei

sociala favorabla

mandat de presentar
novèu a l'amassada

e

fach. Lo desvolopament

presentar un programa
exaustiu e detalhat, es un
texte de reflexion generala
sus lei orientacions de l'IEO,

sens

inter¬

2

fondamental.

pas :

-

:

aspecte

Constitucion d'un grope
de trabalh cargat ete la
-

cambiar lo mode de designacion d'una part deis

nas a

lei très

condicions

per

qu'ai propausat.
b) Lei

:

fonccions de

1

sable de modificar l'estatut

membres dau CA dins lo

texte

de la comunicacion.

d'esta¬

practica e
tipes. Si que non
s'expausariam, senon a un
retrach de la RUP (çò qu'es
pasmens possible), au mens a
tuts

1

2

la fin de l'annada.

avant

l'aspecte accion
e pedagogica, mas es évident qu'es un
sus

Joan Sibille

reglament interior demorauna

solucions

ni

nimai de m'estendre

cada dins leis estatuts ni dins
riâ

d'aportar tôt sol

totas las

e

de l'interior). Una comission
scientifica que seriá pas marlo

n-aqueste

Pretendi

lo passât.

dei associacions dau minitèri

e que

pôdon adaptar son

d'autreis

organisacions que

s'ocupan d'ensenhament de
l'occitan (CREO, FELCO,
Calandretas, CRDP...). Per ío

15

-

Sus la

propausicion de

creacion d'una revista

cultu

-

enfrancés ?
La question dei
finançaments es una question
vertadiera pasmens

cresi pas

siegue lo problema màger
(veire çai-subre). Am'aquô,

que

dins lo

cas

d'una revista de

�Imaginòt

Linha

3e trimèstre de

1997

granda dit'usion cresi pas que
la melhora solucion

siegue

que l'IEO la prengue en carga
directament, lo rôtie de l'IEO

puslèu de far far que
non pas de far. Per quant als
mejans umans, existisson,

seriá

una

prestes a

collaborar

a

la

versitat

pedagogica

e

mai

es,

occitan...
Se tracta tanben de

de competéncia
far
la
per poder
critica dei trabalhs que se fan dins l'unirecampar pro

d'autreis orga
nismes de recèrca.

que

crear una

francés

es

question centrala

revista culturala

5

-

Lo rôtie de la comis¬
sion scientifica tau

coma

qu'avèm propausat d'estudiar, mas pretendem pas que
siegue una solucion miracle, i
pòt i aver d'autrei mejans,
benlèu melhors.

Universitat, CNRS,

tat

•

fica permanenta.

vesi

lo

de far de
per aquô d'orga¬
nismes especialisats que sieguen d'organismes nacionals:
es

pas tant

recèrca, i

a

tres: futur

o

d'au¬

institut occitan de

cas

de far, per començar :

aital d'èsseren

mas

poiriá dire tanben espandiment. Se tracta segur, de

tans..., en mai dei cercaires
institucionaus i a tanben de

dins la

comunicacion institucionala,

personas que

de comunicacion evenimen-

ciala, de mediatisacion, mas
pas

sol amen t. Au délai dei

tecnicas de comunicacion, se

tanben de comunica¬

tracta

cion dins lo

sens

de comuni-

nôstrei ideias ai gens per
cambiar son biais de pensar ;
car

per

cambiar sei concepcions

de la

nacion, de l'identitat...

per tau

de congrciar

una

a

l'occitanisme.
de trabalh

o

Aquesta mena
fa per exemple lo

puslèu de far far,
valent a dire d'agir per tal que
leis organismes oficiaus de

nisats ;

parli

o

desoccita-

dei endrechs
public occitanofòne important). La tresepas

onte i a encara un

na

fonccion, la definiriáu

aquô : mediatisacion,
lobbving, "trabalh social".
coma

comunicacion (o tresena

fonccion)

es

mai que mai tôt

d'èsser membre de la

comission. La comission

es

donc

de

pluridisciplinaritat), publicar
mesura

fasent

ne

Pasmens siáu d'a-

côrdi per

dire que eau pas
la reforma dei estatuts
per constituir la comission.
Sufiriá que l'AG de 1997 se
pronôneie sus lo principi de
esperar

la reforma dei estatuts

(lei

estatuts nous estent votats a

1998). Antau la

l'AG de

poiriá començar de
fonccionar tre la fin de 1997

comission

ô la débuta de 1998.

dei mejan

una

vertadiera

6

Sus lei relacion entre

-

l'IEO

lo Conselh de la

e

lenga occitana.
Lei relacions entre

l'IEO

lo Conselh de la

e

lenga occitana son de precimai aquô despassa lo

scientifica (un comitat
de redaccion seriá causit

sar,

recèrca prenguen

entremitan de la comission, lo

castre de

compte

comitat de lectura

poiriá èsser
de la
comission), crear d'Annals de
linguistica occitana, per tal de
porgir ai cercaires en linguis¬

fica

constituit per l'ensemble

l'AG. A la reUnion dau

tica occitana

lo Conselh demandèsse

mai en
lo domèni occitan

emai de conselhar

e

d'enco-

ratjar los cercaires isolats.
Lo rôtie de la comis¬
sion scientifica séria tanben

(organisacion de
collôquis), de coordonar, de

d'animar

e

urbans

e

en

occitan, n'es complemene ne permet lo
desvolopament (mai que mai dins de

contextes

amira de sintèsi

tifica seriá

far

tari

(collôquis concebuts

una

de tèsis, cercaires isolais...) ;
lo rôtie de la comission scien¬

Claudi Sicre. Es pas contradictôri amé l'accion culturala
en

d'"animacion" de la

e

qu'aurem sensa esperar de
financiaments ipotetics, per
exemple en donant mai
d'ample a Estudis occitans e

fan de recèrca
(occitanistas o autres que fan

dina-

mica sociala favorabla

de far¬

d'accions de coordina-

dins

se

mesura

de programas de recèrca,

gar

internacionala d'estudis occi¬

terme

far¬

gar de programas d'edicion,
far l'inventari de las mancas e

Carcassona, Associacion

emplegat lo

de comunicacion

problèma per trobar de
monde compétent qu'accep-

reunidas.

organisacion interna, serà
quita comission,
en ligason amé lo CA. Pasmens i auriá de causas practi-

recèrca

Ai

reunidas serà pas un

son

lo rôtie de la

cion

:

an ai près
lei condi-

son

de

Centre d'estudi catars de

Çô que vàli dire per

cion

e se

ja virtualament constituida, mas lei condicions de
sa mesa en plaça son pas

Pau, futur CADO (ex CIDO),

-

comunicacion

Dempuèi mai d'un
de contactes

ten

lo programa
trabalh de la comission ni

menar

4

-

ieu de défi¬

Es pas a

Sus la comission scienti

en

qu'una modali-

pas

o

de l'occitan.

tala revista.
La

comission que demorariá
informala séria pas credibla.

nir dins lo detalh

la de la comunicacion,

es

lei estudis sus lo domèni

mai, çô que passa per l'usatge

coneissèm de monde que
serián

çô que s'adreiça a un public
larg e desoccitanisat, donc,
fin finala, tôt çô que passa per
l'usatge dau francés.
Alara que la primièra fonccion, o accion cultura¬

se

crear

rescontrar lo

de

revista

de botar en ôbra de partena¬
riats, d'assegurar un liame
entre los cercaires e los mili¬

terrenh, entre l'IEO e
lo mitan universitari e antau
de tornar a l'IEO una credibitants de

fargar de
de recèrcas que
poiràn èsser propausats ais
organismes oficials de recèr¬
ca, ais cercaires institucionals
o non, ai "tesards", ais estudiants... per tau de desvolopar

supôrt que

La tôca de la

crea-

cion de la comission scientifi¬
ca es

tanben

e

far tornar dins

l'IEO de monde que ne son

partits fa d'annadas

e que
demandarián pas que de i tor¬
nar, baste l'IEO acceptèsse
d'evoluir un pauc e lor porgi-

litat scientifica, de

guèsse

programas

crédible.

un castre

de trabalh

D'aqueste monde
n'avèm besonh per constituir
la comission. Es per aquô que
la creacion de la comission
es

indissoeiabla d'una

reforma dei estatuts

16

,

una

la comission scienti¬

concernis lo CA

e

Conselh de la

(que
de

ne

lenga occitana
siáu membre) dau 8

junh,

l'IEO

lormanca...

monde, de

sinergias, de recèrcar

un

e

mena

es estât

e au

de

question

GIDILOC

que
a

una

reconeissença "ofi-

ciala". Per ieu, se l'IEO tôrna
una credibilitat en
matèria de recèrca e se tôrna

acquesir
un

organisme federator de

l'ensemble dei corrents de

l'occitanisme, a n-aqueste
moment, auriá vocacion a
absorbar lo Conselh de la

lenga occitana.

�Linha
Débats

Imaginât

:

-

3e trimèstre de 1997

Langue

-

culture

-

territorialité

catholique en Auvergne.
Nous n'allons pas entrer dans
détails, mais, donnons

les

-

quelques éléments. Ce culte
qui se développe largement

identité

du Xle
a

(deuxième partie)

au

XlII-XIVe siècles,

profondes.
celtiques d'abord

des racines très

Des racines

dans les Déesses Mères des

La culture comme bouillon

de culture
Nous
dans

sommes

tout autre

un

là

domaine,

culture n'a pas néces¬
sairement les mêmes fron -

car une

qu'une langue, car la
culture n'est pas la langue. Et
le premier exemple que nous
prendrons est celui de la reli¬
gion.
La religion chrétien¬
ne s'est répandue sur une très
vaste zone et a tenté long temps de maintenir son unité
idéologique en s'accrochant
au latin. On notera que les
tières

textes fondamentaux sont

écrits, les officiels

comme

les

apocryphes, dans une multitu¬
de de langues. Mais la Bible a
été ainsi passée au hachoir du
latin pour unifier la vision.
Cette idéologie religieuse a
alors pu se répandre sur
l'entier de l'Empire Romain.
Pourtant on voit des cas pré¬
cis où le latin est suppléé par
une langue vernaculaire,
comme en Angleterre par
exemple. On sait aussi les
sommes

de recherches faites

pour retrouver le sens originel
du texte dans sa langue origi¬
nelle. On sait que des défor¬
mations importantes ont été

Jacques Coulardeau

Gaulois, déesses de la fécon¬

■M

dité. On voit le

expression. On sait enfin
que lorsque l'église catho lique a abandonné le latin
comme langue liturgique, des
efforts importants ont été faits
pour mettre la liturgie en
langues vernaculaires sans
qu'aucune ne trahisse le sens
telle

de la lettre latine.
Autant ces débats

linguistiques sont importants,
autant la religion ne peut pas
être réduite à
même

idéologie couvre ainsi

zone

une

débats. Une

ces

ensemble

très vaste et

religion,
poser

yougoslaves ne sont
des éléments entre beau¬
coup d'autres. Même les élé¬
ments linguistiques n'ont
qu'une position en définitive
seconde. Cette culture reli -

droit de "Common Law"

gieuse chrétienne traverse les
langues et s'accommode des
différences linguistiques. 11
est vrai que certains concepts
de cette religion ont beaucoup
de mal à être exprimés dans
certaines langues, et que les

alors que le catholicisme est
resté ancré dans le domaine

fois déformantes.

Cependant

du droit de la "loi

des solutions sont

trouvées ici

romaine",

solutions trouvées sont par¬

là, surtout d'ailleurs par

napoléonien n'est que l'ulti¬

une

naculaires. Et même

tion

sur

le

sens

réel de telle

ou

-

que

du

langues orginelles
on sait
que des débats impor¬
tants peuvent se développer

diffé

conflits

question de savoir si ce sont
les différences linguistiques
qui les ont déterminés, ou si
ce sont des catégories, des
problèmes d'un autre type. Il
est assez clair que le protes¬
tantisme s'est répandu dans
une zone géographique qui a
des traits socio-économiques
et culturels particuliers : c'est
par exemple le domaine du

latin, et ensuite dans le passa¬
ge ultérieur à des langues verniveau des

ces

on

-

et

au

sourdre de

rences, ou

de la "loi de code". Le code

commises dans le passage

périphériques, même si
de religions peu¬

la

des schismes, des diffé-

se

religieuse

fort noyau
unitaire et des différencia a un

du moins s'en
drapper. Il est assez clair que
les éléments religieux du
conflit irlandais ou des

rentiations, des particula
droit de

La culture
chrétienne

vent

Lorsque l'on remar¬

est en

second.

des guerres

linguistique très

rismes dans cette

la

langue qui les a fondés. C'est
l'histoire, une notion hélas
assez vague. Là où les deux
traditions juridiques se ren¬
contrent (le Canada par
exemple), des problèmes de
correspondances juridiques et
linguistiques se posent. Mais
le linguistique ne vient qu'en

tions

un

diversifié.

que

monumentaux, ce n'est pas

me

réalisation de cette tradi¬

adaptation de la religion

à des éléments

culturels

.qui n'en restent pas
toujours périphériques.

juridique qui remonte
Romains, et même peutêtre au-delà. Or, même si ces

locaux

deux types de
des problèmes

Vierges Noires qui sont un
trait original de la religion

aux

droits posent
linguistiques

Prenons le cas

17

des

point commun
la Vierge. Puis ces pre¬
mières Déesses Mères ont été

avec

intégrées

au

culte de Mérée

des Romains et donc des

Gallo-romains. Mérée était
elle aussi

une

déesse de la

représentation
déesses est en général

fécondité. La
de

ces

assise et tenant un

enfant de

façon frontale très centrale
par rapport à sa poitrine. Or
c'est justement cette repré sentation que les Vierges
Noires vont reprendre. On
sait que quatre conciles
(Arles 452, Nantes 660,
Tolè e 681) ont or onné
l'éradition des cultes païens
et de celui des Vierges Noires

particulier. Pourtant la
légende dit que c'est
Charlemagne qui lui rend un
début de légitimité, même si
sa Vierge Noire est plutôt
en

reliée à des déesses de la vic¬
toire

(gauloise

celte

:

:

Andarta,

Andrasta, bretonne :

Andarte). Il ne faut d'ailleurs
pas

être un grand linguiste

pour

voir que ces trois

déesses de la victoire ont des
noms

très

proches, et sont

donc issues d'un même creu¬

set, d'une même religion,
d'une même culture religieu¬

ensemble linguis¬
tique à la fois différencié et
commun. Le pèlerinage à la
Vierge du Puy est bien plus
ancien que la Vierge Noire
que Saint Louis aurait rappor¬
tée d'Egypte au retour de sa
première croisade.
se,

dans

un

On
ment

a

bien là

un

élé¬

culturel ancien, de reli-

�il
1997

3e trimèstre de

gions anciennes, repris et
récupéré par la religion chré¬
tienne. Et cela a quand même
pris plusieurs siècles.
On retrouve
travers

ainsi, à

le monde, des pra

-

tiques spécifiques dans le
religion chrétien¬
ne, mais ce sont des pratiques
cadre de la

culturelles anciennes et

non

pratiques linguistiques.
L'erreur faite par beaucoup
de colonisateurs religieux, les
Jésuites en particulier, a été,
pour exprimer des concepts
chrétiens qui n'avaient pas
d'équivalents dans les
langues de certaines zones
géographiques qu'ils évangélisaient, de ne pas créer un
mot nouveau qui aurait désar¬
çonné ces populations, mais
des

it" (id.3/6), "so

they sewed
fig leaves together to make
themselves loincloths"

(id.3/7). Or aujourd'hui on ne
parle que de cette pomme, et
n'est le résultat que

ce

translation

l'innommable,
soit dit

en

comme

Dieu,

passant, si ce n'est

par l'intermédiaire
feuilles.

de

ses

On pourrait, pour
prendre un autre exemple,
longuement discuter de la
façon dont Mao Tse Toung a

traduit les textes marxistes et
se

demander si le communis¬
maoiste est le résultat

d'une

impossibilité de tradui¬

Marx

chinois,

si

nisant ainsi des

re

anciennes. Leur seul souci

c'est le résultat de la mise du

était d'être

marxisme

compris, même si

lent, mais la recherche reste à
faire, que dans le texte origi¬
nel de la

Genèse, le fruit

n'était pas une pomme

mais
figue, vieux symbole

une

en

ou

formes d'une

aux

été

préfère qu'on lui fasse

l'on

violence et distorte

un

fonctionnements

normaux.

peu ses

de "la veille où Grenade fut

et

qui permettent à la langue
d'exprimer la culture, en fait
ces

deux mouvements sont le

même. La différence est que
la langue dépasse sa concep¬
tualisai on par des systèmes

abstraits profonds

qui lui per¬
mettent d'exprimer des
choses de plus en plus com¬
plexes. La culture, si elle veut
se développer, ne peut que
dépasser cette langue, car
autant cette langue est son
outil privilégié d'expression,
autant elle risque d'imposer
des

limites, des carcans,des

préfabriqués. On sait
Hugo em¬

prunte sans vergogne
sait comment

des

langues. On

Montaigne

en

prise".
Il faudrait

mais cela est

clair, insister

humaine, peut exprimer
plusieurs cultures : la reli gion, les religions, l'athéisme,
le matérialisme,

l'idéalisme,

etc... Mais cela

représente

porte déjà largement

une

ouverte, sauf bien sûr pour les
normativistes qui veulent à

prix que la France n'ait
qu'une culture, que l'Europe
n'ait qu'une culture, que le
monde n'ait qu'une culture.
tout

Mais
dès
mal

couture

cultu¬

barbarisme est hélas

ce

plus commun dans pas
d'esprits. L'école trans¬
culture,

met LA

nous avons

ministère de LA culture, et

on va

dures de haute

plus

le fait

ou

les

de Time

sur

même communauté sociale

un

marxistes. Méditons

ensuite,

encore

qu'une même langue, à une
même époque, dans une

fait autant. On sait comment

poètes, de tous temps,
empruntent des mots, des
images, des expressions, et
les dépassent dans des procé¬

français" d'Aragon
parle

dans le Fou d'Eisa, où il

identifiante d'autre part,

mots aux autres

concepts
ce titre

Ou si

pouvoir conceptuel d'une
part, et la vision classifiante

d'une

chinoises des

fonc¬

peu ses

normaux.

grâce au pouvoir
conceptuel de la langue. C'est

comment Victor

à la fois masculine et fémini¬

un

Nous connaissons tous la

philosophie chinoise plus

philosophie chinoise
plus ancienne que le marxis¬
me (vision positive). Mais on
sait la très grande créativité et

distorde

"faute de

ancienne (vision réductrice),
ou si c'est la récupération

inventivité des traductions

Quand et où cette figue a

vision qui découpe le
en entités qu'elle

et

tionnements

monde

schémas

méditerranéen de la sexualité,

ne.

une

ce

peuples.
Quand et où ? Question tou¬
jours ouverte. Cet arbre et ce
fruit semble plutôt être

vision du monde,

part d'une

culture de certains

me

c'était par une approximation.
Certains me signa¬

qu'un seul point commun
avec la langue, c'est qu'elle

nomme

dans

populations, péren¬
pratiques

Mais, la culture n'a

sémantique pour
mieux coller à la réalité de la

d'utiliser des mots existants
ces

d'une

tuer.

même

parfois plus loin

posant que l'on doit appor¬
ter aux populations, jeunes ou
vieilles, LA culture française,
en

quand

n'est pas LA culture

remplacée par une pom¬
Question ouverte entiè¬
rement. Et pourtant la Bible
de Jérusalem, version anglai¬
se, apporte un élément qui va

Magazine : "Deng
Xiaoping as past and pro logue, Like rulers and statesmen before him, he grafted

dans

ce sens

culture". On sait aussi que

dénominateur culturel d'un

avant, ce siècle où l'humanis¬
me a commencé à émerger,

fruit

ne

léninisme est

donné. Il est évident
que ce serait avoir une vision

universel et

me?

"the

:

l'arbre

sont pas

tree of

the

et

le

nommés

:

knowledge of

good and evil" (Genèse,
2/17), "the fruit of the tree in
the middle of the garden" (id.
3/3), " the tree vvas good to
eat and pleasing to the eye,
and... it

was

désirable for the

knowledge that it could
give"(id, 3/6), "some of its
fruit" (id. 3/6), "She gave
some also to her husband
who

was

with her, and he ate

western

ideas onto chinese

le
l'intégration du

marxisme dans

une

tradition

inté¬
gration qui mènera facilement
ensuite à la position du com¬
russe ou

slave propre,

munisme dans

un

seul pays.

je crois avoir
suffisamment posé le point
que je peux démontrer. La
culture n'émerge pas de la
langue. La langue n'est que
l'outil que la culture utilise
pour se répandre ou se consti¬
Mais

relle. Si

veut, mais cela est
terriblement réducteur, la
on

langue pourrait à la limite
être le plus petit commun
groupe

très étroite et irréaliste de la

la langue produit
jours des choses qui
n'ont jamais été dites aupara¬

langue,

car

tous les

vant. Ces

choses nouvelles

sont des éléments de

culture,
parfois purement individuel¬
le, et la langue se plie aux
besoins de

l'expression des
ces choses, même si parfois il
faut qu'elle se fasse violence

ce

tout court. Cet

universalisme

culturel remonte

au

Siècle des

Lumières, et même peut-être

humanisme

qui se voulait
qui a si bellement
inspiré les colonisateurs fran¬
çais qui ont apporté LA cultu¬
re française, LA religion
catholique, l'école laïque,
gratuite et obligatoire, l'his¬
toire de France posée comme
un

l'histoire du monde etc...
Nous
France

en

sommes

en

retard d'une très

longue période d'obscurantis¬
me

culturel. Nous

en sommes

�Linha

Imaginòt

Débats
3e trimèstre de 1997

ne.

où la conscience du

vivent

nomme.

une

vague

d'immigration qui
la plus impor¬

tante de leur
re.

histoi¬

La France est

complètement en¬
goncée dans sa
vision jacobine et
même capétienne
d'une homogénéi¬
sation nécessaire
pour construire
l'état. Nous refu¬
sons

Guy Dupont - Jacques Coulardeau

soulèvements de 1968 et du
mouvement
nat
sur

hippy, l'assassi¬

d'étudiants contestataires
le campus

de Kent

de l'Université

1969, la défaite du
Vietnam, le mouvement de
libération des femmes, les
en

immenses luttes des noirs

leur libération et avec

pour
une

ribambelle infinie de vic¬

times, puis encore les luttes
des homosexuels, et encore
celles

qui ne font que com¬

mencer

nous

l'extérieur, les

à la vision du creuset

les Américains ont depuis
longtemps abandonné; Il aura
fallu pour cela, aux USA, les

ainsi, et

craignons toujours,
les apports de

Où les enfants ne sont plus que des chenilles

que

nous

comprenne
luttes des classes

bien. Les
Etats

aux

Unis, ont permis d'imposer la

dont

nous

parlons ici permet¬

tent d'élever cette société de

consommation de

son

modèle

homogénéisant à un modèle
qui prend image dans deux
expressions ; "the rainbow
alliance"

et

" the salad bowl".

c'est la

multiplicité des
choses qui font leur richesse.
La chute du creuset

Unis

aura

aux

été facile,

Etats

si l'on

les absorber

que ce

au

monde extérieur

sujet saisit, analyse,
Cela

commence

vingt-quatrième
âge
auquel le sujet acquiert
l'audition et problablement la
vision. Il faudrait ajouter
aussi, et cela depuis encore
plus longtemps ce que ce
sujet perçoit des états d'âme
de sa mère, des atmosphères
extérieures que sa mère réper¬

de l'humiliation, de l'asser¬
vissement.
Il

définir

nous

reste alors à

pourquoi la culture ne
qu'un tel bouillon

peut être

de culture et rien d'autre,
sinon

au

risque de se suicider
plaque irré¬

par sclérose en
versible.

baleine

comme

la

pleine mer :
quand elle s'échoue sur une
rive, elle meurt.
en

Quelles sont les
racines de la culture ?

première racine
est l'imaginaire individuel.
Soyons clair. Qu'il s'agisse
de culture scientifique, de
culture technique ou techno¬
logique, de culture sportive,
de culture

littéraire, de cultu¬

artistique, ou de toute autre
culture, il y a toujours et
re

avant tout cette

première raci¬

l'imaginaire

collectif. Cette racine n'est

chiques et psychologiques de
mère. Il faudrait aussi

ordonnancement collectif de

cette

le sujet. Tout cela
démultiplié après
la naissance, puisque les mots
prennent des référents, et
l'enfant a une autonomie phy¬
sique et physiologique qu'il
va construire peu à peu.
Toutes les représentations
que ce sujet aura ultérieure¬
bien sûr est

dépendantes des
représentations qu'il se
ment seront

ce

moment là.

Avant la naissance tout est

non-informé par

le langage,

qui n'est que du bruit, des
sons d'une nature spéciale.
Après la naissance, une por¬
tion importante de cette saisie
du monde se fait hors langa¬

soit parce que c'est du
qui ne contient pas du
langage, soit parce que le
sujet ne verbalise pas son
expérience. Les primo-expé¬
riences qu'il accumule ainsi
pendant cette période sont
essentielles pour construire la
vision du monde que le sujet
aura, et donc aussi la vision
ge,

La

la racine de

nécessairement verbale.
ce qui entoure le sujet et
qui relève d'une saisie et d'un

construit à
La culture est

des

La deuxième racine

pas

sa mère et pro¬
blablement des états psy -

nant par

dire carrément de l'humilité,

comme

langues séparées (d'où le
bilinguisme, au moins)
jusqu'à l'âge de trois mois. Et
pourtant l'enfant ne prononce
pas un seul mot à cet âge-là.
Ensuite, cette capacité ne sait
que décroître.

nourriture de

la discrétion,

pourquoi ne pas

ture se construira à

elle, du flot nutritif
qui varie en fonction de la

la saisie du monde environ¬

pureté et si nous

acceptons la différence,

comme

est

cute en

c'est

des mutations. Nous

cherchons le

continue à la défendre.

Mais les luttes culturelles

semaine de la grossesse,

s'ouvre

dans le cadre du silence et de

amener

société dite de consommation
et

donc dès la

prospective, et la cul¬
partir de
cela. Notons que certains
pensent que l'enfant a la
capacité naturelle de distin¬
guer plusieurs langues et de

ajouter que le rythme car diaque de la mère, fortement
dépendant des émotions de la
mère, joue une influence sur

hybridations, qui peuvent

des Indiens, et bien

d'autres événements. Qu'on

apparaît dès l'instant
sujet

c'est
pays d'immi gration massive et
depuis dix ans, ils

est

encore

Elle

peut dire, car

un

monde

de lui-même,

19

sommative

Tout

l'univers

préhensible par

l'enfant, entre dans ce domai¬
ne. Ainsi il y a les tenues ves¬
timentaires, les éclairages, les
couleurs, le mobilier, les

jouets divers, et bien d'autres
éléments qui constituent
l'environnement inanimé ou

plastique de l'enfant. Il
le cycle de la nuit et du
jour, le cycle des repas, le
cycle de la propreté, et tous
les cycles sociaux fondés,
plus ou moins, sur des cycles
naturels. Il y a bien sûr aussi
le langage en réception, qui
animé
y a

est à

la frontière entre de

l'individuel ( au

niveau du
producteur du langage) et du
collectif

:

les intonations, la

gestique qui l'accompagne,
les niveaux de voix, etc..
Dans

ce

cadre vont entrer très

les
mythes, qu'ils soient l'inven¬
tion du sujet raconteur, ou la
simple lecture ou reproduc¬
tion par le sujet raconteur.
Ces mythes contiennent des
éléments d'imaginaires col¬
lectifs, autant d'ailleurs que
des éléments d'imaginaires
individuels (ceux du racon¬
teur), sans que l'enfant puisse

vite les histoires, et donc

faire la différence. Mais par

�Linha

Imaginòt
k exemple le loup

...Cortetas...Cortetas...

l

I

Lorraine. "Marcel Adam...

j
;

qui se produisait depuis
plusieurs années... avec un j
répertoire de chansons en J
allemand et français... s'est 1
enfin lancé dans la créa- Ì

personnelle, et dans i
sa
langue maternelle de |
surcroit. Depuis qu'il
j

tion

être doté
par le raconteur d'une valeur
qui va dépendre totalement de
la façon de le raconter, de le
présenter, de le faire vivre par
le récit et le gestique (au sens
le plus large : expression du
visage, mouvements du
corps, intonations de la voix).
va

Cette deuxième raci¬
ne

est alors

réinvestie dans

et

platt, les deman- J
Aujourd'hui | investie par la première. Ici la
il sort un CD "Gonz elâhn": ! culture du sujet commence à
13 titres en platt, 2 en
' se construire par un va-etfrançais, 2 en allemand" j vient entre ces deux racines
(Gewan).
qui s'enrichissent l'une et
Marcel Adam, 10 rue
J
l'autre et qui se prêtent
Albert 1er. F. Grosblieder J
mutuellement du sens, et le
stroff; T. 03.87.09.26.07.
i
chante

en

des affluent...

journal gratuit du
même nom à Trélazé près
d'Angers. 4 pages à la
recherche de compréhension du monde et d'exprèssion libre sur le quartier, la
blie

un

rue

Trélézé T

:

Choral

[

Rag Unit d'Uzeste a
-

son

tudes
cette

nécessai¬

que

mouvements :

restructuration

l'imaginaire individuel,

en

:

ou

"papa", remplacé par le
prénom de son père, équili¬

autorité,

brant ainsi les deux parents.
On voit que ces

premiers élé¬

de langage révèlent
immensité de profondeur

ments
une

qui dépasse, et de

culturelle

loin, le simple langage. Or,
comme

sujet construit
de l'antécé¬
peut conclure que cet
tout

enfant

aura une

culture binai¬

difficile, et entrera donc

conflit

en

toutes les institu¬

avec

qui poseront un binarisme simple. Mais n'est-ce pas
aujourd'hui le lot le plus
tions

commun,

du moins

en

Fran¬

une

omniprésente,

soumission à la dite

reconstruite ensuite pour éli¬
miner

rébellion contre

une

autorité

ou

l'abscence de

conscience de l'autorité ainsi
diluée. On voit alors

l'enjeu
pédagogie centrée sur
l'apprenant, qui est la péda¬
gogie émergeante depuis
vingt ans. D'une part elle per¬
met aux "rebelles" de ne plus

de la

subir

autorité permanen¬

une

puisqu'il devient le maître
jeu. D'àutre part, elle per¬
met aux "soumis" de conqué¬
rir

une

autonomie nécessaire.

Enfin, elle permet aux
"inconscients" de réussir
éventuellement

en

s'appuyant

d'autres motivations que
l'autorité. En d'autres termes,
sur

d'éducation de

! construction permanente,

ce,

à la fois de poser un binarisme simple, et d'avoir une

toute structure

I

primo-expérience qui mène à

du, quel que soit son âge, qui
reste centrée sur le maître, et

Polyrythmie Ì

laissé des traces indélé

mère et "papa" pour
père. Cette triade sera

pour sa

re

pas

I

Voix. Le feu

"lulu"

le langage, qui va jouer
certes un rôle de plus en plus
!
grand, n'est pas le seul acteur
;
dans ce domaine. Il y a deux
|

Ì
!

signifie

1 sous l'influence de l'imagi¬
! naire collectif, et
crystallisa-

02 41 69 74 94.

dames de la crèche,

vaste environnement

un

plus sa concentration
sur une seule personne. Cela
ne peut mener qu'à trois atti¬

du

de

des Métiers 49800

pour qu'il se construise alors
la triade "marna" pour les

et non

une

dans

dent, on

sens ne

dillution de l'autorité

à

J rement du sens linguistique,
| sémantique. On voit bien là

ville, la vie. (J.M.B.)
Sans-Faux-Semblant 34

d'aujourd'hui sont confrontés

introduire un
diminutif du nom de sa mère

te,

«

Sans-Faux-Semblant pu-

de personnel mascu¬

lin. Il a fallu

l'ultérieur à partir

I

Jeunes. L'association

nait pas

!
•

tion de

duel

l'imaginaire indivi¬
l'imaginaire

Quatre des membres j
de l'ancien groupe ont par- |
ticipé à l'éclosion des
J
Manufactures verbales !
qui travaille sur la voix et I

Si

nous

allons

un

Mais dès que l'en¬
fant est socialisé, il est con¬
fronté à des

ronnement

Appareils Idéo¬
logiques d'Etat, en premier
lieu la famille, puis la crèche,
se définit lui-même comme ■
"un chantier permanent de &lt; puis l'école maternelle, etc...
recherches harmonique, ; Que dire de l'enfant prématu¬
polyphonique, de construc- j ré qui grandit en couveuse
tion collective, de création". Ì pendant plusieurs semaines ?
"Les voix explorent là tous ! La famille ne saurait être pre¬
les aspects de nos vies, de ! mière.
Quelles sont les consé¬
nos
passés et de nos ave- &gt; quences sur la psychologie et
nirs en
égratignant les ; la culture du sujet ? Nous ne
petits travers de nos
J le savons
pas. Mais je cite
simples réalités. Du quoti- |
dien le plus anodin, aux ! toujours le cas de cet enfant
instants les plus riches et ! qui a appris à parler en milieu
vraiment importants"
"bicéphale" : la famille et la
(J-M B)
Jakes Aymonino, 24 che- J
min Moulette 33830 Belin- J
Beliet. T. 05.56.88.02.21.
!

ternarisme minimum ?

plus loin et que nous
essayons de répartir les rôles
"socio-parentaux" sur l'envi¬

collectif.

l

biles.

un

sur

crèche. Il est alors arrivé au

couple "marna" pour toute
personne soignante et nour¬
rissante, y compris sa mère,
et "papa" pour son seul père,
du fait que la crèche ne conte¬

peu

de l'enfant, on

des pro¬
blèmes. Le rôle nutritif est
rencontre à nouveau

réparti entre les dames de la
crèche, la mère et éventuelle¬
ment

le père, s'il est

quelque

part moderne. Le rôle soi gnant l'est aussi. Ces deux

premiers rôles ne permettent
plus de différencier l'environ¬
nement. Le

davantage
sur

la mère

d'autorité

rôle d'amour

ne se
et le
va

va

répartir que
père. Le rôle

lui aussi

se

répartir, probablement de
façon inégale, sur l'entier de
l'environnement, et non, bien
sûr, le seul père. Cela probla-

l'enfant,

donc

ou

même de l'indivi¬

pédagogie auto¬
peut que provoquer

sur une

ritaire,

ne

des

catastrophes : manque
d'autonomie dans les sujets
"composants", comme les
appelle La Garanderie, enfer¬
mement dans une révolte qui
refuse le savoir pour les
"opposants", comme les
appelle le même La
Garanderie, et démotivation

les "inconscients" pour
lesquels l'autorité n'est pas
une catégorie agissante, et La
Garanderie n'a pas de nom
pour

pour eux.
On voit bien ici que
ces

deux racines de la culture,

qui peuvent, certes, utiliser,
ici et là, du langage, ont beau¬
coup plus à voir avec des élé¬
ments non-langagiers.

blement détermine de l'évo¬
lution des

générations

actuelles. Les enfants

J. C. (à suivre)

�Imaginòt

Linha

partenaires, dans la lisibilité
des intentions et l'adhésion

La commune

(et d'abord l'information) des

populations.
C'est d'ailleurs

l'intercommunalité

et

Alain Daziron

"L'intercommunalité est
service de la commune

doit pas se

ne

fondre dans

l'intercommunalité".

responsabilité

La

au

qui

grande (pour ne pas dire
historique) et il n'est pas
anormal qu'elle n'ait tenu
qu'à un fil après beaucoup
d'incertitudes.

Ces quelques lignes

l'expression d'un
doute critique, ou
plus, d'une interrogation
sont

constructive.
Elles

constituent

ne

jugement catégo¬
rique encore moins définitif
puisque tout est à faire dans
ce projet
intercommunal dont
en

rien

un

la lisibilité n'est

guère per¬

ceptible, pour le moment, par
les habitants de la

Lomagne.

J'espère que chacu¬
ne

de

nos communes en sera

quelques an¬
il fau¬
drait partir d'un bon pied.

fortifiée dans

nées, mais pour cela

Pour l'heure la com¬
mune

de Larrazet vient d'a¬

dhérer à la communauté de
communes

des cantons de

Beaumont

et

de Lavit de

Lomagne (3 communes gar¬
il

s'agit de
Sérignac, de Maubec et de
dent leur liberté

:

Castera Bouzet).
Entre la scéance du
23 mai 1996

au

cours

de

laquelle le conseil municipal
prononcé
défavorablement par 8 voix
de Larrazet s'est

contre

7, et celle du 9 mars

très attaché
à la souveraineté municipale
(qui doit toutefois toujours
être motivée et comprise), je
pense très fort que l'adhésion
Bien que

ou non

à la Communauté de

n'était pas (vu ses
enjeux multiples et ses incon¬
nues) du seul ressort du
conseil municipal.
communes

A défaut d'un

réfé¬

rendum communal (par
ailleurs tout à fait possible et

ment sur tous ceux et

fonctionne

comme une

n'a pas

"on

le choix, il faudra y
jour ou l'autre".

qui était ressorti du conseil
municipal du 4 mars 1997 qui
ne voyait pas les raisons de
l'empressement à boucler le
projet. L'extrême prudence
est de mise dans la plupart
des cantons du département
où l'on avance pas à pas
(contrat de préfiguration,
SIVOM tout au plus) sans
compter ceux qui, pour ne
parler que des voisins, sont au
point mort (Saint-Nicolas,
Montech, Verdun) et ne sem¬
blent pas en souffrir exagéré¬
ment.

Cette "fuite en

avant" (que l'on me pardonne
si l'expression est forte) n'est
pas forcément la meilleure
manière de mettre sur les rails
une

coopération entre com¬

munes :

c'est

un

immense

chantier, d'une redoutable

exigence, qui ne peut vivre
que dans la confiance entre

gran¬

intercommunalité subie beau¬

choisie et

Une

plongée dans
quand on sait que
ni les visées du projet, ni les
compétences, pas plus que les
prises de décisions ne sont

:

passer un

plus forte rai¬
son lorsqu'un choix concerne
son être profond.
On pourrait résumer
d'une phrase : on vit une

contours de

municipaux

moindre enthousiasme

celles

sir".

doute la

qui ont votés favorablement,
l'on fait apparemment sans le

de famille et à

coup plus que
construite.

sans

laquelle, même

les conseillers

qui font vivre le village.
La position du
conseil municipal en serait
sortie renforcée et légitimée.
Il faut toujours
veiller à ce que la commune

prononcé pour
9 voix contre
6, il a été dit que : "Larrazet
avait choisi de ne pas choi¬
l'adhésion par

C'est
raison pour

judicieux), il aurait été bon de
dégager un "consensus larrazettois" en s'appuyant notam¬

l'inconnu

1997 où il s'est

transparentes ni maîtrisées.

était

la fiscalité et des

21

ce

Le choix est pronon¬

cé, il engage de

fait notre

commune.

C'est
une

de celles

buer le

plus,

au

demeurant

qui peut contri¬
par son

expé¬

rience de la vie collective et
son

aptitude à l'ouverture, à
une libre coopéra¬

faire vivre

tion entre communes

(en

�Imaginòt

Linha

1997

3e trimèstre de

Lomagne et bien au
nous

delà) que

découvrons pas

ne

d'aujourd'hui.
C'est

pourquoi, il est
délégués

Communauté de com travaillent en étroite

munes

concertation

avec

les associa¬

l'infor¬

tions locales pour que
mation et les

projets circulent

dans les deux sens.
En défendant notre

Mongaillard, de
d'Esparsac dont il
ignore tout ou presque (et
inversement).
de Lavit, de

n°6/février 97) qui
lement menacée et

n'est nul¬
qui n'est
liée à une décision admi¬

Faudoas

pas
nistrative.

*

à souhaiter que nos
à la

Débats

nale

L'identité

Plus les

commu¬

seront

préserve pas (ce

ne se

ou

communes

elles-mêmes, plus la

pierre précieu¬
se), elle se construit tous les
jours et elle n'appartient qu'à
l'énergie lucide et au désir
imprescriptible des habitants

coopération intercommunale

à s'inventer leur avenir.

deviendra vite

n'est pas une

Ce

sera source

d'émulation et de

Si la structure

convergences.

place des communes, elle
parasitaire et
fera fausse route en crispant

tentations centrali¬

communal ( c'est à

s'appuyant sur le
seul principe qui vaille, celui
de l'équité.
Il est impossible de
dégager en quelques lignes la
voie d'une question aussi
complexe. On se contentera

municipale, qui doit effecti¬

libertés

ou
en

seulement de mettre

évi¬

en

quelques principes
d'action qui, pour aussi évi¬
dents qu'ils soient, ne devront
jamais être perdus de vue
dans l'ère nouvelle qui
dence

s'ouvre.

vement être

défendue et élar¬

pour

on

projets qui
la plupart resteront dans

les cartons,

il faut d'abord

soutenir et fortifier

ceux

qui

partout à l'œuvre dans
chaque commune et qui ont
fait leurs preuves (ce que les

sont

je

versales

(la voirie, le développement
économique et touristique,
l'aménagement de l'espace,
l'habitat) des compétences
qui relèvent exclusivement de

foyer de
proximité et de créativité qui
est, peu ou prou, dans le cœur
de chacun, dans lequel "il
faut se le gagner", où ce que
l'on fait

et

dit

se

voit

La

commune est

centre et le cœur

car

tout

d'elle et tout passe par

le

part

elle : il

pas de "sauvegarder
l'identité communale" (cf.

ne

Lomagne Vivante

Plus largement, nous
crise de la fonc¬

vivons

une

tion élective

ou

ne

intercommunales

l'action.

ments de

Dans
comme

seule la

une commune

Larrazet par

exemple,

large palette associa¬

dialectique féconde, une
qui occu¬
pe de larges plages de l'année
et répond, somme toutes
assez bien aux préoccupa tions de toutes les généra tions. Qu'en serait-il si tout
était bouclé et monolithique ?

élus des

la règle d'or est l'émula¬

malaise et

aussi désarmés que

d'invention
de

ou

de mise

en

pratiques nouvelles
citoyenneté dans un

œuvre

de

monde

nouveau.

Le déclic et le

Dans la vie collecti¬
ve,

ce

les
citoyens) mais d'un déficit
sont

renouveau

de la démocratie

tion car elle démultiplie les
énergies et fonde la pluralité.

viendront, me semble t-il, le
jour où les uns et les autres se

tive.

Elle est l'essence même du

mettront

L'autonomie

munale,

ce

com

-

n'est pas qu'une

question de cœur ou d'appar¬
tenance, c'est aussi que la
cellule communale épouse le
mieux la réalité du vécu et

de

l'action.
Comment un

s'agit

éditoial

des années lumières du

réel).

la vie communale et associa¬

et se

jauge. Les 36.000 communes
sont la plus grande chance de
la république et de la France.

sont à

frent autant de

On doit (et

cratie et de

un

vouloir faire descendre des
directives et des programmes
venus d'on ne sait où et qui

activité communale

*

dable invention de la démo¬

C'est

perspectives (s'appuyer sur
les structures implantées dans
chaque commune au lieu de

une

terrain).

doute pas que le bon sens
l'emporte) distinguer nette¬
ment les compétences trans¬

hommes.

jeu et parce qu'il faut
radicalement inverser les

du

coû¬
cher (ils sont bénévoles) et
ne

particularismes locaux ou la
peur du voisin) mais la
simple et bonne raison que la
commune est la plus formi¬
l'implication des

les associations étaient

hors

ils connaissent la dure réalité

ter

là (les

plus nombreux que
plus fort et
plus dynamique. C'est même
souvent une plus grande force
d'inertie qui est la meilleure
manière de figer l'initiative et
d'amortir les libres jaillisse¬
est

car

tive permet, par une complé¬
mentarité bien comprise et

appellent les
"porteurs de projets !" : il y
en a beaucoup qui travaillent

technocrates

d'un énorme

ou

regrouper n'est pas une fin
soi. Ce n'est pas parce que

concrétisent.

se

rôle que n'a pu jouer
réellement Lomagne Vivante
ce

(qui isole les
citoyens et avance
souvent en aveugle) ce qui
alimente un profond malaise
de la démocratie et de la poli¬
tique.
Je ne suis pas sûr
qu'il s'agisse d'un problème
de pouvoir (car les élus souf¬

pas

avancées ici

Se regrouper pour

l'on est forcément

ils ont le

sons

se

der d'aléatoires

double mérite de

sens, non

traversé des siècles).

en

dans les communes,

problème de
point pour les rai¬

dire les
communales qui ont
*

Avant d'échafau-

souffre de toute évidence

L'intercommunalité

immédiatement le sentiment

gie.
*

du terrain afin que les
projets s'élaborent à la base,

acteurs

C'est

la souveraineté communale et

satrices

de la structure élue et des

mûrissent et

à la

qui est en cause
aujourd'hui c'est uniquement

dérives

C'est pourquoi il me
paraît fondamental de créer
un espace de concertation
souple et ouvert à la charnière

intercommunale veut décider

ils les défendront
toutes, ils éviteront toutes

commune,

en s'appuyant sur les
forces vives de la Lomagne.

réelles

un

élu

ou

habitant de Larrazet pour¬

rait-il intervenir dans la vie

libéralisme que sur
les libéraux

ont

le terrain

pourtant une

d'une

naturellement autour

table,

fonction

ou

sans

titre

qu'aucune
protège,

ne

fâcheuse

dans la recherche contradic¬

dance à

toire et

et inexplicable ten¬
perdre de vue.
*

J'ai la conviction

que tous les
consistent (à

Je

efforts actuels

plus forte raison

non

écrite à l'avance,

des voies de l'avenir.

ce

soit

ne

crois pas que

utopique.

à l'échelle de 29

à travailler les

communes)
articulations, à

susciter des convergences

22

A.D. Avril 97

�Imaginòt

Linha

Depertaê

3e

trïmèstre de 1107'

A ...Cortetas...Cortetas...
l
i

J Roubaix. Le Comité de
| Quartier de l'Hommelet a
! son mot à dire sur ce qui

J'ai visité Libercourt

'

se

bulletin Hommelet-infor
mations, avec l'aide de

;
;

Anne Brunei

Il y a quelques mois,
Commune

a

fait appel à

Claude Sicre pour développer
une action dans la ville de
Libercourt. Lors du week-end
du 25-26 avril, nous sommes
allés à la rencontre des diffé¬
rentes

par ce

personnes

concernées

projet.
Libercourt est

une

d'un peu rńoins
10.000 habitants, proche

de
de
Lille, et dont l'activité princi¬
pale fut l'exploitation de la
mine. Le dernier puits à été
commune

fermé très récemment.
Nous

avons rencon¬

porteurs de ce projet
qui sont tes gens de Culture
tré les

Commune. Il

s'agit d'une

associaient

dont le but est

d'aider les

communes

ployeurs : travail, habitat,
chauffage, loisirs... Face à
cette situation sinistre, la mai¬
rie

a

pour

projet, dans un

quartier particulier "La Fosse
V", d'améliorer les condi tions de logement, mais aussi
de relancer les initiatives, car
ne pas avoir
d'interlocuteurs ! et donc de

elle souffre de

pas avoir de dialogue
les habitants de la ville.

ne

avec

Elle propose donc
Libercourtois ce stage
d'écriture et de musique,
aux

conduit par Claude, en vue de
recréer des échanges, des
liens. Celui-ci s'adresserait

principalement aux jeunes,
mais aussi à des jeunes
parents, à des femmes ma¬
ghrébines...
ensuite

ne

qu'il

1

entre les

habitants et les élus,

'

mairie

qui veut recréer le
dialogue, et c'est positif. Il lui
faut simplement savoir que le
dialogue, c'est fait de débats..
J'espère qu'elle l'apprendra.
Et il y a les jeunes,
qui ne se plaisent pas là où il
sont, et qui doivent se rendre
compte qu'ils peuvent et
qu'ils ont les moyens d'agir
une

début.

beaucoup à apprendre de
Libercourt, et Libercourt
d'Arnaud-Bernard.

Libercourt, dont l'ambition
est

grande, même si eux-

mêmes
comme

la pense pas
telle.
ne

Il

s'agit de recréer
dynamique dans cette
ville. En effet, depuis que
une

l'activité minière

a

cessé il y

beaucoup de chômage, de
problèmes de logement (les
cités appartenaient aux
concessions minières qui ne
a

projet. Il ne
d'une animation

a

bien situé

s'agit

le

en

pas

l'air, mais

d'un travail pour

créer vérita¬
plu¬
sieurs, desquels sortiront des
compositions, qui feront de la
scène (un concert est prévu
blement

en

un

groupe, ou

mine ayant

textes, d'autres encore par

toujours été pris
charge par leurs em-

Arnaud-Bernard

a

portait des soi-disant propos ou analyses de Félix
Castan. Le PNO veut
l'indépendance de l'occita-

;
|
[
!
!

nie, mais fuit des

thèses

'

qui ne lui sont pas favo&gt;

rables, et

J
!
!
I

pas aux

ne se

présente

élections. Le

nationalisme a peur de la
pluralité et du débat.
(J.M.B.)

i
i

J
!
!
!

Corse. Le même Lo
Lurgarn du même PNO
produit un intéressant

'

son

dossier

sur

n°60,

la Corse dans
la plume de

sous

élargir les j Patrici Giuge. Nous avons
choses que nous voudrions | cru y déceler un intérêt
! populaire vis à vis de la
aussi, si c'est possible, faire
! langue et de la culture
C'est pour

les habitants
d'Arnaud-Bernard et de
rencontrer

Libercourt.

!

corse, en

■

tions

Ì

dans le Bulletin du
quartier Arnaud-

Article paru

comité de

dehors des ambinationalistes. (J.M B)

j Lo Lugarn c/o Joan-Lois
J Veyrac 30130 St.Paulet de

Petit à

d'initiatives, les gens de la
en

leur lieu de vie.

octobre).

petit, l'intérêt
s'est développé et un tel avait
déjà un texte et voulait faire
de la musique, d'autres
étaient intéressés par les

__

'

initiative la mairie de

Claude

I

J Censurée par le Parti
pour que ces derniers se met¬ ! Nationaliste Occitan, une
tent au service de la popula¬ Ì réponse à Geli Grande
(dans lo Lugarn,(n°59) le
tion.
trimestiel du PNO) qui rapA Libercourt, il y a

sur

trentaine, et

sant, expo-photo. (J.M.B.)
Comité de quartier

■

combien il est néces¬ ;

présentation du pro¬
jet étaient plutôt réservés au

une

devant la

mois d'août, Hestival, avec
concert Hip-Hop, thé dan-

saire pour tous

place leurs
projets culturels (progammation, animation, échanges...).
Elle accompagne dans cette

étaient

habitants. Le CQH organise aussi un festival au

Hommelet 222 av. des
qu'il y ait des | Nations Unies 59100
échanges entre les gens pour i Roubaix T. 03.20.73.19.
! 17. Fax : 03.20.73.67.78.
que se créent des projets,
montre

Nous

jeunes. Ils

distribué

[
|
Le projet, qui s'ins¬
!
crit dans du long terme, est !

rencontré les

avons

l'aurez

i

cri tes.

très intéressant parce

compris ! ), bulletin
gratuitement aux

i

qu'il est, une quinzai¬
de personnes sont ins - |

l'heure

adhé¬

rentes à mettre en

-

j l'association "Bienvenue
! rue de la Banque", (pas
I celle de Montauban, vous

^

l'association Culture

dans son quar publie le

passe

tier. A cet effet il

i

Bernard 31000 Toulouse

Caisson.
F.N. "Le Front National

améliore

ses

positions par¬

tout sauf à Paris".

Si

ce

des consé¬
quences du centralisme,
cela y ressemble. (J-M B)

n'est pas une

l'organisation de concerts... A
23

�Imaginòt

Linha

description d'un
repas de quartier

Tentarive de

(rue St. Charles à Arnaud

Ça boulègue en pays varois

Bernard)

s le cantondudeComité
Fayence
s'anime Citoyenne
de fête et repas
quelques
l'impulsion
quartier
sousmoi
d'Initiative
BP3
qui grignotent,
qui DepuisFayence.
Ceux
chantent,
qui buvotent,
ceux
qui ceux
savent
peignent,
ceux qui
de

ceux

découper le poulet, ceux qui mettent un loup sur
leur visage quand ils mangent du mouton, ceux qui
gobent les oeufs, ceux qui avalent les boeufs, ceux
qui ne font rien de tout ça, tous ceux-là et beaucoup
d'autres entrèrent fièrement dans la rue St.Charles

83 440

-

1er Mai :

pique-nique à la maison du SIVOM (100 per¬

sonnes)
repas de quartier à Fayence (250 personnes) (Merci à
Daniel Mermet pour les deux annonces sur France-Inter)
27 Juin : repas de quartier à Montauroux (100 personnes)
-

6 Juin

:

-

les graviers, tous ceux-là se bous¬
culaient, se dépêchaient car il y avait un grand repas
de quartier en cette rue dont le sol venait d'être fraî¬
chement repeint par Pierre Soulages, et qu'on avait
en

faisant craquer

entablée

bon kilomètre.

sur un

C'était véritablement délicieusement char¬

goût si sûr que lorsqu'arriva Jacques
Chouvy, tenant en laisse 534 tortues pêchées à la
mouche dans les eaux cristallines du lac CompansCafarelli, ce fut du délire. Croulant sous les ova¬
tions, le Ministre de la Pêche, en un tournemain, te
nous embrocha et grilla les 534 exemplaires de cette
gente reptilienne (et néanmoins succulente).
Les bourgognes, les bordeaux, les tokay et
les champagnes frappés coulèrent à flots (télégram¬
me à Philippe Albarel : tous ces vins n'ont pas été
payés STOP N'oublie de présenter la note au maire
comme convenu STOP signé
JLC).
Puis, comme la nuit était encore jeune et
les esprits stimulés (par la chère et les spiritueux),
des petits groupes très mixtes se formèrent ici où là
pour échanger des mots doux et des recettes de cui¬
sine. Enfin, les musiciens enfourchèrent en titubant
leurs instruments et se lancèrent dans des improvi¬
mant et d'un

juste après un bel orage.
plaisirs différents rythmés par les "tchatparticipé au concert
de Nux Vomica à Golfe Juan. Superbe.
Des élus locaux dans leurs petits souliers, débordés par l'inté¬
rêt que suscite le mouvement. Alors toi qui passe près de chez nous,
n'hésite pas. Viens. Prochain repas : à Callian le 25 Juillet, place St
Trois initiatives, trois

cheurs" chourmo de Xenofil. Le 9 Juillet Xenofil a

Roch.
E. B.

(04 94 47 76 29 / 04 93 63 48 28)

*
Divendre 6 de

junh a Falhença :
repas de quartier

Lerendez-vous,
6juin au matin, la pluie
arrêtée,
le soir,ettoutla fête
le village
est au
la s'estles
tambourins
commence.
on sort

sations inouïes.

d'ailleurs

Physiquement présent mais moralement
(car il prépare
activement son improbable réélection), le président
provisoire du comité de quartier (nous ne le nom¬
merons pas ici)
multipliait tous azimuts révérences

débiter des rimes

très loin de cette fiesta mémorable

et

courbettes. Certains d'entre

s'égarer dans les
à la recherche
rameur assure

nous

le virent même

Rancy et Pétrarque sans doute
de fantomatiques électeurs... mais la
qu'il rentra aussi bredouille que dépi¬
mes

té.

Et la nuit s'acheva (ainsi que tous ses parti¬
cipants d'ailleurs) aux environs de 4 h du mat'.
A la prochaine.
Jacques Prévert et JXLYZC.
Article paru dans le Bulletin
Arnaud-Bernard Toulouse

du comité de quartier

sono,

citoyens d'aqui et
la tchatche de Xenòfil, toujours là pour
improvisées. Tout le monde se déchire les poumons

La terrasse du bar Kiki s'anime et deux cents

en

criant

se

un

laissent bercer par

"Aïoli!!!" à briser toutes les barrières. Autour d'un repas

partagé dans la joie et la bonne humeur : les sourires s'installent, les
éclatent, les discussions s'enchaînent ; les jeunes et les anciens
sont tous présents pour démontrer que le bonheur est ici dans leur quar¬
tier. On chante avec une puissance poignante le superbe "Se canta" et le
fameux "Copa Santa" avant de laisser nos jambes suivre des rythmes
africains, maghrébins, bref des sons que l'on partage avec tolérance et
qui dessinent la toile d'une nouvelle façon de vivre. Même les élus ont
bu le rosé de l'amitié surpris d'être emportés par les ailes de la Linha
Imaginot.
Pas besoin de longue lettre, le seul mot qui me vient pour cha¬
cun : regala-ti ben! ! ! Monta lo son trobar d'encuei ! !

rires

Chebchab, chourmo 327 et Eric, mon
colega, totjorn aqui per faire bolegar son vilatge

-

Article paru dans Vé qui y 'a

-

Massilia Chourmo

�Linha
Db

pertot

Imaginòt

3e trimèstre de 1997

Y'A ENCORE DU BRUIT AUJOURD'HUI H

L'ESQUITCHO BIGNETTE

L'INTERVIEW DE

Ces

mois-ci, l'Esquitcho Bignette ( dans le texte

.)

Citoyenne du pays de Fayence, sur les « fameux »

et

«

extraordinaires

E.B

:

-

Repas de Quartier...

»

Alors, tu les

as

Mes voisins je sais pas, mais
gens qui voulaient les rencontrer.
E.B

:

-

-

Mais ça sert à

ces

j'ai rencontré des

Repas de Quartier ?
habitants d'un village

Oh ! Juste à montrer aux

qu'on n'est
tu

quoi

?

pas

obligé de s'enfermer chez

soi. Et puis,

l'habitude de manger
ils peuvent ensemble trouver

sais, si les gens prennent

ensemble dans la rue,

quelques solutions.
E.B

:

-

Des solutions ? Mais à

quoi ?

sur

Et c'est quoi les critiques ?
Le 1er Mai au Sivom, c'était la première
alors les gens ont été un peu dérangés par la
E.B

:

-

fois,

musique, certains trouvaient étrange d'associer
musique et pique-nique... Le 6 Juin à Fayence, les
gens ont pensé que c'était réservé aux membres de

l'association... Le 27 Juin à Montauroux, c'était
différent; il avait plu toute la semaine et beaucoup de
gens pensaient que le repas serait annulé. Nous nous
sommes retrouvés une centaine, et là, c'est la

musique qui a pris le dessus. Le repas s'est
en fête improvisée, beaucoup ont

:

-

E.B

Et la suite,

c'est quoi ?
si le CIC veut continuer dans cette
voie, on peut envisager d'autres repas dans le canton.
Et sur l'idée des Repas de Quartier, on peut
déboucher sur des soirées improvisées où chacun
:

-

Je sais pas,

pourrait prendre la parole

Et

acceptant celle des autres

participent à

l'argent, vous en avez ?
Non, à chaque manifestation on met une
cagnotte en espérant que chacun mette une
-

Et

:

-

Mais le CIC c'est politique ?

Oui dans le sens où tout est politique. Si tu ne
t'occupes pas de la vie de ton canton et de la façon
dont les Municipalités gèrent les villages, comment
s'étonner de certains excès ? Je ne dis pas de faire la
Révolution, mais de dire ; je vis ici, c'est mon village,
c'est l'avenir de mes enfants, et j'ai le droit de savoir
ce qui s'y passe. S'il y a quelque chose qui me
semble contraire à l'intérêt des habitants, je n'ai pas le
droit de me taire. C'est cela la démocratie. Et de plus
en plus de gens s'organisent pour pouvoir intervenir

décisions.

sont éloignés de la politique, il y a eu

qu'il est temps pour les
d'avoir une attitude citoyenne et responsable. Je
pense même que c'est dans l'intérêt des Municipalités
en place, de développer une citoyenneté active.

gens

E.B

:

-

Et comment cela se

passe-t-il

avec

les

Municipalités ?
-

Pour ce

qui concerne les Repas de Quartier à

Fayence comme à Montauroux, des tables, des
chaises et de l'électricité nous ont été mis à
par la Mairie. Par rapport à ce que j'avais
lors de l'organisation de la Fête de la Musique
à Golfe Juan en 1996, j'ai apprécié la coopération

disposition

de

Quartier n'est pas fait pour gagner de l'argent. Si on
veut faire rentrer de l'argent, c'est une autre
démarche. Il faut organiser de A à Z, ne pas laisser de
détails de côté, demander une participation et gérer
une buvette. Mais c'est autre chose, cela n'a rien à
voir avec un Repas de Quartier.

Le

Repas de Quartier. Et puis. Comité
ils se

-

municipale.

-

pièce ou un billet, mais ce n'est pas grave, du
moment qu'on en perd pas. J'estime que le Repas

un

d'Initiative Citoyenne ça leur fait peur. Aussi
disent c'est politique, il faut faire attention.

connu

:

s'exprimer. Tu sais

beaucoup d'abus, je pense

-

E.B

pour

voisins c'est super, mais ils ne viennent pas. Ils
ont peur du regard des autres et d'être jugés s'ils

Les gens se

tous...

qu'est-ce que tu peux faire pour améliorer ?
Je ne suis pas sûr qu'il faille se creuser la tète
pour faire plaisir à tous. On n'est pas là pour ça. Des
critiques, il en faut, il y en aura toujours, c'est bien.
Aux gens qui critiquent, je réponds qu'ils ont le droit
de ne pas apprécier ceci et critiquer cela; et je leur
dis : venez avec nous, avec vos idées, vos envies.
C'est fait pour ça le Repas de Quartier, pour que
chacun vienne apporter sa touche personnelle en
E.B

de Quartier.

dans les

transformé

pas

Foyer Rural de Fayence que je remercie au
toutes les familles qui suivent
sont mobilisées à chaque Repas

passage, ainsi que
XENOFIL et qui se

E.B

-

apprécié,

bouger, qu'ils ont toujours répondu présents à nos
demandes, et donc la sono dont ils disposent est celle

ses

Des solutions à toutes sortes

apprends des infos

-

bien, souvent les gens disent que l'idée de rencontrer

de problèmes, tu
ton village, sur le canton. Tu
discutes avec des gens qui n'ont pas les mêmes idées
que toi, tu écoutes les critiques.
-

;

-

du

rencontrés tes voisins

-

Ef*a sono ? Comment cela se passe ?
Là ! C'est super parce que les jeunes
tchatcheurs de XENOFIL ont tellement envie de
E.B

les

initiales seront E.B, ceci pour simplifier les choses.
nous a interviewé un membre du Comité Initiative

Figanas
25

�Imaginòt

Linha

Ml «

v,,v.v-v.^4^&lt; 7," '^-L,""L \w-- "&gt;-^ \-

WiiÊKÊJSIÊËSÈÈ
^V-V,

-

-

De

li^ìllil

*»$

i

pertot

1997

3e trimèstre de

...Cortetas...Cortetas...

4

Chanson. L'association
Chant'Bssonne promouvoit la

chanson sous

Elle

toutes ses formes.

Aveyron... Avairon... Roergue

organise des veillées et
publie un bulletin d'infor¬
(J.M.B)

mations.

Chant'Essonne. La Colom-

Maréchaux
91640 Briis sous Forges.
T/Fax : 01.64.90.50.07.

Jean-François Mariot

bière. Launay

:

spécial (n°31,

numéro

un

interessantas sian

réalisé

Pouvoirs Locaux a

conegudas causas

ue

Publication. La revue

la
"nations".

décembre 1996) sur

Chòs&amp;s intéressantes

France et ses

Aveyron, tout plein, des fais,
de melons, il y en a. Non pas

guillemets utilisés

Les

l'hési¬
éditeurs et

dans le titre montre
tation des

auteurs sur les

concepts.

appré¬
ciable de distinguer les
notions linguistiques et

S'ils ont

soucis

un

culturelles des

questions

en

leur seule addition, pour
une comptabilité qui
déjà serait d'un intérêt consi¬

par
en

tenir

dérable. Mais davantage par
leurs imbrications,
sances

leurs puis¬

à décloisonner les

disent rien. Mais eux, les

Rodés. Et loin d'être anecdo-

"écoliers", les maîtrés, les
gafèts, les dix ou quinzeciples de Rodés (de Milhau,

tique, c'est porteur de dyna¬
mique, bien au-delà des arts
plastiques (il y a toutefois
quelques exceptions, mais ce
que j'ai décrit concerne la
majorité de ces artistes).
Impossible, en effet, de disso¬
cier le Privât sculpteur du
Privât poète (basta de lire
Talhs, ce recueil qui révolu¬

et

de La

Sala-Decazeville,...

pareil... ), ils se sont vu
dans la parole castanienne. E
òc, vu devant chez eux à
tout

ramasser

les matériaux de la

proximité, à couper l'herbe à
nourrir les voisins, à bricoler

les minots
quartier, à monter des
totems pour leur communauté

tionne l'écriture occitane, en

communale communiquante,

mis

des cabannes pour

sortant

juste d'une expo où
a allongé, appuyé,
coin, juché ses pièces

les styles, à fomenter
un
; un mescladis
qu'es a naissèr aqui, ara (et
un mescladis c'est bien plus
qu'un gros pastis !). Donc ce
n'est pas tant le foisement qui
prévaut, plutôt la posture
(voilà qui devrait alerter posi¬

du

quer les pattes dans un même
camboui. Viscéralement et

nous une

tivement les faiseurs de

animalement universels, scru¬

matériaux

monolythes !). Castan
sur le plan des arts plastiques,
bien placé comme il est en

puleusement et foncièrement
locaux : voilà de quoi ren voyer dans leurs placards à
images jaunies les uni versa-

noués, asclés, enfagottés, talhassés, tôt pariu ; et cette

observatoire/laboratoire

listes et localistes associés et

de la Mòstra del Larzac, l'a

réunis, juste bons à borborygmer

Comité Flamand de

qui prend
au mot ce qui n'était qu'une
boutade (mais jamais de bou¬
tade sans feu éclaireur !) de

France:

Michel Batlle et invente,

politiques et territoriales,
la condescendance les

empêche généralement
d'être pertinents dans
leurs analyses. (J.M.B.)
Pouvoirs Locaux

:

2

rue

des

Longs-Prés, 92100
Boulogne-Billancourt, T.
01.47.61.92.48.

Fax

:

01.47.61.92.47.
Flandre.

Le

Comité

Flamand de France fondé

1853, étudie, renseigne

en

documente

et

sur

la

Flandre. Il

gère une biblio¬
thèque à Hazebrouck et
promouvoit aussi le musée
Jeanne Devos (demeure

traditionnelle) à Wormhout.

(J.M.B.)
rue

des

Augustins

genres,

mescladis

Lènha/Linha contre tous les
hivers

son

bien

vu :

c'est lui

Nord

questionne, met en débat le
concept d'"école de Rodés".
Ecole, non au sens habituel,

Nord!

d'un rassemblement de créa¬

59190 Hazebrouck.
Nord. La Maison du Grand

publie Le Grand
poézine trimestriel
et abrite également les édi¬
tions du Rewidiage. Une

teurs

d'un

mel, dit-il

;

point de vue for¬
mais plutôt à par¬

belle illustration de la

tir du non-dit de leur œuvre à

richesse de l'écriture dans

chacun ; de

la

bel just.

région lilloise. (J-M B)

La Maison du Grand Nord,
67

rue

de

Lompret. T
Fax

:

l'église, 59840
:

03.20.08.92.

03.20.08.92.45.

leur posture, tôt

Et les ainsi estampilhats, de consentir, còp sèc.
Pendant que (comme d'hab !)
une poignée d'observateurs
ricanent, rictussent, moquent

etc...
son

chacun, à

sa

manière, à

son style mais
même fièvre à flan¬

rythme, à

avec une

Jaumes P.
en

saisir ce que je veux
dire, pour voir que par deux
biais il réussit à semer en

pour

même

pulsion dans

les reins où les mots et les

organiques sont

sortie du

Papilion, Duran, Marty,
Castagnon, Fau, Aussibal,

bouquin, sous le
ample d'une arrièresalle municipale de Decazeville, avec l'équipe de Mes¬
cladis, entre une demidouzaine de rockers pas vrai¬
ment occitanistes de prime
abord et musique électroaccoustique, entre chansons

Mascles, etc, etc, etc, à voir

réalistes franchimandes et

quelques parasites pous¬
sifs dans les discussions vrai¬
ment

intéressantes. Privât,

cet été à la

Mòstra

sur

le

Larzac.
En revanche, ce que
Castan n'a pas vu,

et c'est
pourtant loin d'être secondai¬
re, de mon point de vue : tous
ces

plasticiens

se sont

munis

d'autres outils, d'autres
formes d'expression, et ce

faisant, ils continuent, prolon¬
gent, mettent en perspective
la posture de l'école de

26

néon

espètes de rire macarèl-show,
entre collages duranesques et
performances destroy-rurales
(sic !), sans oublier ce long
poème-effluve-au synthé
brassant les

sons

des

zones

sinistrées, questionnement
fondamental qui s'étira le

long de la soirée à propos du
devenir de La Sala/Decaze à

remplir les yeux du quartier
de larmes adultes). Et

�De

pertot
tendance rockabe

met à

se

faire

que personne
aurait pensé
ce

qu'ils fissent un
CD qui accoste
en 97, au prin¬
temps, dans l'es¬
prit rock Otaké,
qui t'héberge en
son sein, le plus

aventures. Duran, n'aurait
jamais pensé voir imprimées

naturellement du

monde, la voix

Raynaud l'électro-accousticien, Papilion le sculpteur

de Duran dans

montent sur

imcompa

une

René Duran n'est pas

vraiment un poète

vraiment un plasticien
pas vraiment un chroniqueur
pas vraiment un musicien...

pas

choisir entre le batteur tustant

sculptures, et le,sculp¬
teur aprêtant sa feraille pour
le baptême du son. Et Duran?
Comment en parler sans
l'appréhender tout entier
(n'ouvrons pas la parenthèse
aujourd'hui, c'est trop, une
autre fois promis-juré, -vous
en voulez de la posture ?!).
sur ses

Ben

pour une

sonne,

à l'heure actuelle,

d'aller coller

quelque étiquet¬
te formelle sur ces gens-là, et
surtout pas dans les lieux
qu'ils participent à fnictifier
(Mescladis à La Sala-Decazeville, Mosaïque à Rodés,
Folies Bergères de Camarès,
et bien d'autres). De la postu¬
re, macarèl ! a bodre, à t'inventer

des

tas

de trucs, sans

plus de retenue...
Et puis,
la vitesse. Vous

ça
en

prend de
voulez,

des nouvelles fraîches ; alors,

parmi tant d'autres

:

"Les

Ennuis commencent" groupe
de rock'n roll

decazevillois,

sa

cuisine

ça

s'appellera "Decaze à vif'.

Local ? Universel ? Les deux

ne

vas voir combien tu as
davantage raison, bien plus

C., tu

mais c'est dit

en

premier lieu,

bled,

les
à la maison.
pour

600 personnes,

organisée avec Mescladis,
entre tremplin des mômes de
La Sala en repèt au garage,
Mourad d'Onet le

Château, héros du reggae
ruthénois converti en chan¬

mariage, à te sortir du

avec

en

bord de scène

trombone, accordéon,

entrelaç d'arabe, de
français et d'occitan, un
Duran et un Papilion en
Novèl Optic, etc, etc, etc...
Quelques mois à attendre, et
Privât qui ouvre un chantier
inattendu : un texte au sujet
des papes du Viaur (lire ou
dans

que tu ne

n'est pas

au

début, il

question d'addi

Alors, retenez bien :
chantier multi-forme, des

des organisateurs
proximité,
épaules larges comme
sémaphores dont la

créateurs,

touche-à-tout, de
aux

des

sous

la

présidence de

lisation culturelle au servi¬

développement

du

ce

local?" Les actes de ce

aujourd'hui dis¬
ponibles pour la somme de
40 F

+

15 F de port.

Perspective
: 05 62
99 66 09 Fax : 05 62 99 64

Association

65240 EstarvieUe T
12.

Lyon. Le cercle occitan des
PTT de Lyon Un còp de
mai,
se

boulègue pour faire

rencontrer les occitans

Lyon. Il organise notam¬
fes¬
tivités, et il multiplie les

de
-

tion).
un

1996

débat sont

clada, sortie mondiale du dit

de

11 Juillet

Félix Castan "La décentra¬

vrai Elvis, bref,

Khaled assis

5e festival

de Germ et
des communautés en val¬
lée du Louron, un débat

habitants du Bassin Houiller,

comme
Bufa lo vent de î'entremes-

teur

06.09.20.58.10.

nel du chanteur

rock d'ici même, en train de

un

St.Louis, route de Pézenas
34500 Béziers T:

la voix du pater¬

croies. Una mescla,
comme qui dirait super-imaginòt, lève comme la pâte
aqui, ara. Et si j'avais plus de
place.... gardons en pour une
autre fois (ils sont nombreux,
ceux dont je n'ai pas parlé,

avec

CD. {J-M B)

et rencontres

faire autrement ? Félix

CD

un

Actes. Lors des

par

général, comment tu

copains,

plastique ; impossible,
impossible, etc, etc...
Dans l'Aveyron, il
ne viendrait à l'esprit de per¬

molon de textes rassemblés

veux

cien Aussibal

che

scène, avec un

faisait que
ça, ce CD ?!), du rock du bas¬
sin houiller d'aqui, ara et
Ben, figure emblématique du

pour son

de

L'art à Tatouille. Domaine

Mostaganem,

Comment dissimuler le musi¬

-(sur des textes
Privât) derrière sa démar¬

28 et 29 juin 97 à
Decazeville, Ben le rockeur,
coup. Les

avait eu lieu le

(et... s'il

d'inventer

-

fabriquée à partir de sons
captés dans le quotidien des

mélopée algérienne

un

boulègue du côté

jonglage et tours de inagie.
Le groupe vient de sortir

création musicale entièrement

des environs de

devenir

Tatouille

l'autre éditent René, coup sur

mon

etc, etc

L'art à

Animation.

tiques, tziganes, et aussi

chant de buro

direct de

en

.Cortetas.. .Cortetas...

danses occitanes, cel

pérégrinations de proxi¬
mité... deux assos, l'une après
ses

Los Montanhòls,
-

..

de Béziers avec chants et

Privât, c'est un festival
Mescladis, et dedans, une

niers d'Aubrac,

(extrait de {d'après moi circuit} éditions Ecoute voir)

Papilion ? Impossible de

-

rable version de

Vraiment un critique

pas

Cauhapé, metteur en scène, A
Papilion en percu-ferrailleuracteur, Savignoni désormais
disponible pour toutes les

ment des cours et des

échanges au-delà de Lyon.
(J-M B)
Un còp de mai 39 avenue
Jean Jaurès 69007 Lyon T:
04 78 78 39 02.

Arnaud-Bernard. Change¬

marche du monde a tant

ment d'ambiance

besoin.

certains observateurs,

Dins lo

un

quite ventre

del Roergue.

côté de

relire Catòia de Bodon), avec

Guy Raynaud, musicien élec¬
tro-acoustique, Bernard
27

du

qui est devenu le

quartier mythique de
Toulouse. Il devient bon de
se

J-FM (mai de 97)

ce

d'après

de

montrer dans les repas

quartier, comme pour
pèlerinage... Et les
débats ne semblent plus
avoir cours. A suivre. (J-M
B)

un

�Linha

Imaginòt
Poesia

3e trimèstre de 1997
A tous ceux nés dans un western

A se

Au fond du sud profond

Au lait entier

De

Nos

profundis, de profundis.
sans aucun

profondes pensées

Avec des réverbères sans

A tous ceux terreux du cul

Enfantés

clignotter nos blues

Avec des

galon

profundis, de profundis.
qu'on veut
Bien gentils, dociles, simples
Et sans complication
De profundis.
A tous ceux qu'on veut
Bien éduqués, élévés, depuis les beaux
De

A tous ceux

D'ûs' et où

Géantes tonitruantes et joufflues
Je

D'ûs' que te viens et où ç'que t'vas,
i n'a personne qui te l'dira

tape enswingant mes décors
en hurlant ma langue dénouée
la travertissant de milas peIhas
en la mescladissant de toutes les
en

profundis.

Tes yeux de merise, sirène voilée
Fille guide, donnant la vue aux hommes
éberlués

Eternellements

Tu

et belles décisions
Qu'on a prises en leur nom
Je lape, je lape, à fond de viande, à fond

Les

de fond

Je

Donner la vie

Pour les sages

ne

prends la main, tu ne lâches plus
épices montent au nez

Je réfléchis dans ma maison

En direct

Et cela résonne dans tout l'horizon

Avec

Je bâtis de jolis murs à ma
Leurs couleurs s'enlacent

quatre feraiIles torturées
cramés
Avec quatre totems miniers
Avec quatre étals du marché
Je tape, je tape
Avec quatre travers

Des

mes

ma

tape

De

le jour imaginées
profundis des profondeurs
De profundis des profondeurs...

Au jour

bourrées,

Jean-François MARIOT
(écrit en octobre 96)

sans

Des bébés taguent dans la fumée
Qui monte de la belote de leurs pépés

cortège de couleurs

(à partir d'un accrochage-photos de Domi
Marty rapprochant photos de Decaze-LaSala et photos de Cuba, d'Istanboul et
soirée "sortie au recueil de J. Privât,

Je tape, je tape

Bali

De

'Talhs" intitulé : "A bèls talhs La Sala"

profundis, des profondeurs
Je tape au monde entier
Des profundis, des profondeurs
Je tape, je tape
Des appels de phare
Des appels du pied
Des appels

faire Sainte Nitouche
"posér dés problèmes".

Geo Libbrecht

tipis plantés sur la chaussée

Inondent le

nous

(wé : oeuf - clouche : poule couveuse)

quoi février sera-t-il fait ?

la tchatche armée des DJé, je tape
Des tams-tam dans tous les quartiers
Sous commandant de décembre
forêt

ét

murs

De

pour remettre la tournée, je tape

Des

maison

De nos ambitieuses séries B

monnaie

Avec le blues des noires

N'allé po

Du monde entier
C'est décembre demain c'est janvier

châtaignes saignées, je tape

Avec le reste de

Cominch'mint

L'prumyèr wé ch'éteot ène douche
é i s'a peondu li-même.

A celles

suie délavée

Avec les lauses du clocher,
la terre des damnés, je

d'ailleurs,

q't'ortournes, cha ch'est seur.

Ma sœur, tu es

dures

Sur ta carte des décors mineurs

ch'est là

Des vieux barbus dans le bazar

Je4ape-,je~tape;suf ma boîte de
conserves, à fond de fond
Des telex sauvages, en direct des bor¬

Un télégramme caverneux depuis le fond
Citoyen d'un trou en pointillé
Sur la carte d'état majeur
Citoyen des automnes rouillés

penn'tièrre,
qu'elle orcait par tièrre.

(t'rues eine penn'tièrre : tu lances une
pomme - orcait : retombe - Adont : Alors)

te suffit plus

belle quand tu es.
capte, je capte
Les carrefours des îles du large
Le gamelau est prêt à me sonner
Les coqs sont endimanchés pour la fête
de Bali, de Cuba
de l'Orient extrrême et rapproché
Je capte, je capte
Je renvoie et je reçois
Je happe et je lappe à la fois

ma

i-est certain

Adont, puisque te viens

Muets
Se signant
Du bout de leur langue coupée
Reconnaissants

Avec

Mais si in l'air t'rues eine

brises
Que je commence à capter
Je capte, je capte, je capte

A tous ceux

ç'

Des allées et des venues

salons
De

cerbère

repères démesurés

-

octobre 96)

28

en

�Linha

Imaginòt

Lecturas
3e trimèstre de 1997
ont tait leur vie aux

Ercé

Manhattan

-

tout est

ligne directe

en

pieds des

gratte-ciels.

navsans

relief

L'impression que
possible pour des
vallcens Drend

particulier

un

l'anec¬
aventurier.
Lorsqu'il arriva à New-York
pour la première fois, il se
perdit malgré les indications
qui lui avaient été données
pour retrouver ses amis. En
essayant de se repérer dans la
avec

dote contée par un

Jean-Marc

Buge

foule des transports en com¬
films

es

long métrage

des

ser

ours

afin de les

dans les foires

mon¬

à

traitant de la vie d'une

trer

vallée

d'autres occasions. L'idée

pyrénéenne (ou

d'autres lieux de France) et

était bonne et elle

produits dans

avec

une

ville

com¬

se

ou

répandit

gnards, un succès tel qu'il
fallu importer de jeunes ours

suffisamment

à élever et créer

Toulouse,

en

rares

pour
saluer l'initiative de Francis

Fourcou, producteur de La
vallée des montreurs d'ours*,

film-reportage
du Haut

sur

la vallée

Salat, dans le Couse-

ariégeois. Outre le lien
particulier du producteur avec
rans

les habitants de

ce

coin de

paradis, on comprend que le
sujet donne l'envie de faire
un film de la
part de per sonnes

attachées à la culture

occitane. D'ailleurs
pas

ce

n'est

le premier film

montreurs

sur les
d'ours de la vallée.

Jean Fléchet avait réalisé

fiction

en

occitan

la vie d'un

en

1982

une

sur

jeune montreur

Alors de

quoi s'agitau juste ? Le milieu du 19e

siècle

un ours en

a vu une

démographie

record dans bon nombre de

campagnes françaises. Or
dans les vallées de l'Ariège,

l'espace exploitable pour
l'agriculture n'est pas exten¬
sible. A partir de cette pério¬
de, la préoccupation de nom¬
breux jeunes hommes était
donc de savoir comment

hasard
idée fut
ariégeois : dres¬

gagner leur vie. Au
des rencontres, une

donnée à

un

école de

laisse. Si les arié¬

geois pouvaient avoir jusque
là des complexes provin ciaux, voilà des aventuriers

qui vont ouvrir les horizons
ces

hommes. En effet les

orsalhièrs vont ainsi ouvrir
bientôt la voie à d'autres

entrepreneurs pour qui NewYork n'aura plus de secrets :
ce

sont des restaurateurs

vont dans un

qui

deuxième temps

partir à la conquête des
nues

ave¬
de Manhattan et faire

venir leurs parents

d'ours.

il

une

dressage. Et à partir de ce
moment, les pyrénéens se
mirent à parcourir la France,
l'Europe et l'Amérique, avec

de

(frères,

cousins...) pour se lancer dans

l'entreprise de la restauration.
Alors que le dernier orsalhièr
a vécu, ces ariégeois-là sont
toujours en activité, et autant
dire tout de suite que le repor¬
tage de Francis Fourcou à
New-York est le
de

moment

fort

film. Le

provincialisme
français prend là une belle
gifle. Le passage des alpages
pyrénéens aux buildings de
ce

de la

Manhattan décloisonne les

esprits et on découvre que des
étrangers arrivés sans un sou

mégapole, il voit

deux hommes
au

le

coin d'une

patois de
A

succès chez les monta¬

dehors des
institutions habituelles, sont

me

mun

ne

en

son
ce

avenir pour

le petit territoire,
les
objectifs que se fixaient les
jeunes d'antant. Il a en effet
beaucoup de mal à échapper
est moins ambitieux que

regard des anciens campa¬
gnards partis à la ville proche
pour "réussir". Le change ment de regard serait indis¬
pensable pour avoir quelque
ambition pour la vallée, et le

au

réalisateur semble oublier que

l'Ariège est aujourd'hui

discussion

moins autant

Ils

d'immigration

parlent
village !

rue.

montagne, l'essai qui est fait
pour tenter d'envisager un

moment

là,

on

une

que

au

terre

d'émigra¬

tion, et que ce sont souvent
les

nouveaux

arrivants

qui

peut s'empêcher de

penser au personnage du
Catèt de Macaturras

inventé par

Frédéric
Cayrou dans son roman
Lo voiatge del Catèt de
Macatuuras

inspiré
aventure

de

en

America,

par sa propre
de l'autre côté

l'Atlantique. En effet,

le Catèt tombe

(au

sens

propre comme au sens

figuré)

nez

de

cousins

à nez avec un
lorsqu'il
débarque dans le premier
hôtel venu près du port
ses

de New-York.

Si

Frédéric Cayrou a imagi¬
né cette scène pour
mieux continuer

son

histoire,

le film de Francis Fourcou

prennent les choses en main

confirme que

dans les hautes vallées, avec

tout à

des

la situation était
fait plausible, vu le

nombre d'occitans dans le

milieu de l'hôtellerie

ou

de la

restauration à New-Y ork.

repères autres que ceux
passées. La
leçon des montreurs d'ours
n'en est que plus d'actualité,

des décennies

remercions tout de même

Après de telles pers¬
pectives, la dernière partie du

et

elle
retombe facilement dans la

mise

film est décevante car

nostalgie sur la belle vallée
pyrénéenne. Il est vrai que les
aventuriers n'ont guère envi¬
sagé d'autres entreprises en
Ariège. Mais s'il est toujours
agréable de suivre les saisons
sur la faune et la llore de la

29

Francis Fourcou de l'avoir

*

en

lumière.

Les

images et le montage sont
Thierry Maybon qui avait réa¬
lisé le film sur la première

de

Aventure musicale en Occitanie,
en

1986 à Larrazet.

�Linha

Imaginât
Lecturas

3e trimèstre de 1997

Les enfants

La sélection des ouistitis

sur la compilation
Déjà repéré imparable
"TchatcheSergent
attack"
"Salsamania",
avec

son

propose ce coup-ci un véritable disque
plein de morceaux dedans et un trou dedans et un
trou au centre. Le Sergent adore mixer raggamuffin
Garcia

et salsa.

nous

Alléchante recette si l'on sait bien doser les

ingrédients... et le bougre s'y connaît ! On se
déhanche sur des rythmes salsa tout en ondulant à
l'appel des vibrations reggae. La formule, quoique
pouvant lasser sur la longueur d'un album, est
immédiatement accrocheuse et servira

sans

et le maître

ensorceleur
«

», lance un jeune Noir des cités de
Nîmes à Bedos après l'un de ses spec¬
tacles ; «Arrêtez de nous caricaturer », lui
balance un Corse quelques jours plus
tard. L'atmosphère est un rien crispée, le
fantaisiste a le visage défait. Il avoue
aimer les hiatus, il est servi. Son regard
trahit un doute. Inquiet et poli, il esquisse

nul
une

copains. Ces sept gaillards évo¬
luaient jusqu'àlors dans un registre de musiques de
l'est "modernisées" (évoquant parfois les Négresses
Vertes). S'éloignant des recettes qui ont fait leur
succès, ils développent sur ce premier véritable
album leur fascinante particularité. Des paroles
alternent du lipomgalien (langue imaginaire) au
français tendance surréaliste, tandis que la musique
se prend à fricotter avec le dub et des sons venus
des quatre coins du monde. Objectif : créer, je cite,
"une sorte d'imaginaire ésotérique où dégoulinerait
un folklore fin de siècle,
baroque, minimal et vio¬
lent, teinté de transe initiatique et de dub mystique".
Un groupe à la démarche farouchement originale, ce
qui peut rendre pour certains cette musique ardue
d'approche. Faites un effort, vous ne le regretterez
pas !
Âsian Dub Foundation : du positif, en
veux-tu ? Du positif, en v'ia ! Ce groupe fait vrai¬
ment plaisir. A entendre, déjà, puisqu'il confirme ici
tout le talent flairé sur le premier album. Une com¬
binaison de samples judicieux, basse ronde et énor¬
me, guitare sonique et tchatche bondissante et
bande de chouettes

revendicative. Ça démarre souvent lancinant groove

puis là, bing ! explosion jungle là-d'dans ou
orientalisé.
Impossible de rester de marbre. Soulignons pour
finir, qu'ADF, loin de se la jouer exploitation des
clichés de la musique indienne, ne prétend qu'à
faire évoluer naturellement et spontanément la
musique de leurs ancêtres. Tran'quille...
et

envoûtement dub, ou encore ragga

Pierre, Row, Chourmo 283. Canal B (Rennes)

Sergent Garcia, ""Viva et sergento" (Crash/PIAS)
Namas Pamos "L'odeur d'un cri" (Autoprod-rens :

Article paru dans

riposte, abandonne la pirouette pour
justifier, dissiper tout malentendu.
Mais, réflexe : il retourne trinquer avec un
groupe de lycéennes, groupies acquises à
une
se

Commentaire

:

Voilà

l'entartreur Fred Ducom

sa cause.

Confidences à Mireille Dumas

les autres

:

manquent, néanmoins j'ai
besoin d'être seul, épisodiquement, dans

épaulé ! (C. S.)

ma

38

me

chambre. Les héros sont

Le Monde

fatigués.

• Télévision ■ Radio ▼ Multimédia

Dimanche 22

-

Lundi 23 juin 1997

L'Américain Jack Valenti estime
que « le

Gatt est un dinosaure »

JACK VALENTI, PRÉSIDENT DE LA MPA (Motion Picture Associa¬
tion), a déclaré, samedi 22 février au Festival de Berlin, qu'avec le dé¬
veloppement du satellite, la compression digitale et la multiplicité des
choix audiovisuels, la question des quotas sera « dépassée » dans les
dix ans à venir. « La bataille du GATT, estime l'Américain, est une his¬
toire vieille de trois cents ans. Le paysage a tellement changé en quatre
ans. Il y a une nouvelle génération de cinéastes qui réalisent que leur
avenir dépend de la façon de raconter une histoire et non de barrières
artificielles. Dans ce monde qui évolue si \dte, le GATT est un dino¬
saure. »

Evoquant les accusations d'hégémonie du cinéma américain, le pa¬
tron de la MPA, qui regroupe les grands studios de Hollywood,
s'étonne que les Européens ne s'unissent pas pour créer « l'équivalent
des sociétés américaines ». « Pourquoi ne faites-vous pas plus d'efforts
pour pénétrer le marché européen ? », a demandé M. Valenti. Il estime
que les films français pourraient doubler, voire tripler leurs entrées en
Europe. - (AFP)
Le Monde
Sans commentaire.

02.40.46.66.33.
Asian Dub Fondation "R.A.F.I."

Vos sketches sur le racisme ne m'ont pas

fait rire

doute de bande-son idéale à votre été 97 !
Les Namas Pamos sont avant tout

ZTL"

(Labels).

Véqui y'a - Massilia Chourmo

30

(C. S.)

�Linha
V

M

Imaginòt
-

Lecturas

3e trimèstre de 1997

m

illotin Automne

1996..

Langues régionales
et démocratie
Ils

probablement peu nombreux les lecteurs des journaux qui se
interrogés sur le communiqué paru récemment dans la presse à
propos de la ratification par les Pays-Bas de la Charte européenne des
langues régionales ou minoritaires (v. CB 13.2). On sait que cette
charte émanant du Conseil de l'Europe, instaure une remarquable pro¬
tection et une toute aussi remarquable promotion des parlers de moin¬
dre expansion utilisés dans les pays européens qui ont signé puis ont
ratifié ce document. Les Pays-Bas sont, après la Finlande, la Hongrie
et
la Norvège, le quatrième pays à ce faire. D'autres sont
prêts à les imiter
et on les attend avec
impatience car cette charte n'entrera en vigueur
lorsqu'elle aura été ratifiée par cinq nations membres du Conseil de
l'Europe.
sont

sont

Une histoire

On

belge

pourrait s'interroger

sur

l'attitude de la Belgique

en

la matière. La

Comrńunauté française a fait œuvre de pionnière en reconnaissant, par
le décret du 14 décembre 1990, l'existence des langues régionales
endogènes à côté du français, idiome officiel de la Communauté. Mais,
il faut savoir que nous vivons dans un pays aux institutions complexes
et lorsqu'il a été
question que la Belgique signe ce document si impor¬
tant, on a demandé aux trois communautés ce qu'elles en pensaient. La
Communauté française a bien sûr marqué son accord puisque ce texte
est fort proche de la philosophie qui est la sienne en matière de langues
régionales. La Communauté flamande a fait savoir qu'elle ne s'opposait
pas à un document qui ne la concerne pas puisque, à ses yeux, on n'use
pas de langues régionales sur le territoire où elle est compétente mais de
dialectes, dialectes qui ne sont pas pris en compte par cette charte.
Quant à la Communauté germanophone, elle a tenu à peu près le
même discours puisque seul \z Hochdeutsch existe à ses yeux. Quant aux
autorités fédérales, elles ont émis quelques réticences qui émanaient
plus particulièrement du ministère de la Justice où quelques juristes dis¬
tingués se posaient la question de savoir ce qu'il conviendrait de faire si
quelqu'un demandait d'être jugé én picard ou en wallon. En fait, à part
quelques objections fort peu convaincantes, il n'y a donc pas d'opposi¬
tion à la signature de cette charte par ia Belgique, mais plutôt une
forme d'indifférence. Il faut d'ailleurs croire que ceux qui n'osent plus
ouvertement
s'opposer à nos langues régionales ont adopté une attitude
actentiste, se disant que ces parlers archaïques finiront bien par ne plus
être utilisés et que la patience est une meilleure arme que 1a contradic¬
tion

en cette

Il y a

langue

matière.

et

langue

Nos voisins du nord
ont

'

avec

leur

décidé d'aller de l'avant

pragmatisme
et

de ratifier

leur

cette

sens

de ia démocratie

charte

en

y

inscrivant

le bas-saxon. Pour ce qui con¬
cerne le frison, on ne s'étonnerait guère de l'y
voir figurer; c'est une
langue parlée au nord des Pays-Bas, et dans quelques ilôts linguistiques
en Allemagne. Mais
le-bas-saxon! II est certes utilisé à la frange orientale
du territoire néerlandais mais c'est surtout en Allemagne qu'il est parié
et, là, comme un simple dialecte. Et nous retombons dans une situation
quasiment ridicule où un parler est considéré dans un pays comme une
langue régionale -donc digne d'être protégé par la Charte- et dans un
autre comme un dialecte tout juste bon à périr avec ses vieux locuteurs.
comme

langue minoritaire le frison

et

et

pian linguistique de la langue officielle de 1 'état. A titre d'exemple, on
qu'en France, le basque, le breton et le catalan sont nettement
perçus comme langues régionales alors que le picard et le gallo sont
considérés comme des dialectes français ou, ce qui est plus grave encore
comme des dialectes du
français;, dans les deux cas, ces parlers n'ont pas
le statut de langue et ne peuvent donc bénéficier des mesures de
protec¬
tion et de promotion prévues
par la Charte. Un rapport dont l'objeccif
est «d'établir la situation actuelle de ces
groupes en détérminant leur
capacité de production et de reproduction ainsi que des difficultés qu'ils
rencontrent lors de ces deux
processus» vient d'être publié par la
Commission européenne (v. page 7). Le rapport intitulé Euromosaic est
constate

révélateur:
On peut trouver

curieux, en effet, d'y voir figurer le corse et pas le
d'y relever la sympathique présence du mirandais mais pas celle
de l'aragonais ou de I'asturien. Gardons pour la bonne bouche le
comique, une langue du groupe celtique sortie de l'usage au XVIIIe siè¬
cle et que quelques passionnés des Cornouailles britanniques ont voulu
reparler. Ils sont 200 ou 1 000. Si l'on rient compte d'une langue de ce
type, on devrait aussi penser au wallon, au picard, au jurassien et au
normand, qui sont encore pratiqués par des centaines de milliers de
locuteurs naturels, qui ont une production littéraire abondante, des
organisations représentatives bien structurées qu'on aurait pu consulter
sicilien,

au cours

disons
dans

de l'élaboration de

cette

qu'il s'agit d'une lacune

un

avenir

étude. Soyons béatement optimiste et

tout

à fait involontaire qui

plupart des pays européens,
langue régionale ;Vdes idiomes qui

En effet dans la
statut

de

ce

Au

fait,

ne

pas rendre hommage à nos voisins des Pays-Bas pour
linguistique bien compris? Ils viennent sans le vouloir

faut-il

leur libéralisme

pacifique, de
on a

comblée

Si l'on multiplie le nombre de langues régionales, où va-t-on s'arrêter
s'interrogent d'autres défenseurs des 'vraies' langues régionales?. Et le
pire est à venir, à leurs yeux, lorsque les pays de l'Est seront de plus en
plus nombreux dans les instances européennes. En cette occurence, on a
l'impression d'avoir laissé l'affaire à des manipulateurs de calculettes
plutôt qu'à des militants linguistiques. Quelques beaux esprits se sont
gaussés de l'appellation de langue régionale endogène; pourtant cet
adjectif-utilisé dans toutes les sciences y compris ia linguistique- a le
mérite d'éviter le mot dialecte dont la polysémie est fort dommageable.
Il permet aussi à ce qui veulent continuer à parler la langue «de leur
coeur» de ne plus
développer le complexe d'infériorité du dialectophone
qui a fait tant de tort à notre patrimoine linguistique.
Certes ceux qui parient les langues collatérales-à quelques exceptions
près- ne revendiquent pas l'usage de ces dernières dans l'administration
ou la justice. Ce sont des hommes et des femmes qui réclament simple¬
ment le droit d'user de ces parlers à leur guise, de les lire, de les écrire,
de les entendre; des locuteurs qui revendiquent simplement le droit de
transmettre leur
patrimoine langagier à leurs enfants et, cela, sans se
soucier de sémantique, de politique fiction ou encore d'une revan¬
charde réparation historique. Souvent ils se refusent à intervenir dans
les affaires linguistiques des autres et, dans la plupart des cas, ils mani¬
festent leurs revendications sans acrimonie pour la grande sœur. La plu¬
part de ces locuteurs sont bilingues; ce qu'ils souhaitent c'est que ce
bilinguisme ne se transforme pas en diglossie qui mène inévitablement à
la disparition de la petite soeur. Admettre cette réalité, c'est faire preuve
de démocratie mais il semble bien que certaines personnes, si soucieuses
de présenter une image de tolérance et d'ouverture en toutes circon¬
stances, témoignent, dès qu'il est question de langues, d'une attitude
autoritaire basée sur des préjugés ou, plus grave encore, sur le mépris de
qui n'est pas, à leurs yeux de non-linguistes, la norme.

peut-être, d'allumer une mèche ou, si vous
Euromosaic

sera

proche.

pousser

préférez

une

image plus

le premier domino...

tendance à accorder le

sont nettement

distincts

au

31

Jean-Luc Fauconnier.

�Linha

Imaginòt
ISsííîïïrAÍa s

3e trimèstre de 1997

L'arabe, langue délaissée
On enseigne peu l'arabe à
l'école. Un paradoxe quand
sait que de nombreux ara¬
bophones vivent sur notre sol
et que la demande émanant
des francophones n'est pas
négligeable. Pourtant, quand
elle a lieu, cette expérience
pédagogique se révèle très
féconde. Explications avec
Marie Lorenzin, professeur
au lycée Louis-le-Grand.
on

du portugais présente un cas de
figure analogue. Alors que les élè¬
ves pourraient choisir entre 22
langues, ils apprennent majori¬
tairement l'anglais en sixième
pour faire ensuite un peu d'alle¬
mand ou d'espagnol. L'arabe est
réduit à la portion congrue pour
toutes sortes de raisons qui ont
l'apparence de l'objectivité.
Qu'est-ce

qui vous permet

de dire cela?

Marie Lorenzin est un cas.

Elle se trouve à la tète
d'une section d'enseigne¬

Entre le moment où

émet le

souhait

l'arabe et celui où

on

un

élève

d'apprendre
lui donne

un

Les

blocages institutionnels
également liés à certains re¬
gards portés sur la langue arabe
en tant que mythe et outil. Je vous
sont

renvoie

au

maine et intellectuelle très riche?

L'enseignement de cette langue,
très éloignée de la nôtre, démul¬
tiplie les capacités intellectuelles
par l'enrichissement culturel et
l'ouverture d'esprit qu'elle ap¬
porte, par le développement des
capacités cognitives.

discours d'un ensei¬

gnant de Dijon, dans le journal de
établissement, qui y parle car¬

Vous disiez que vos meil¬
leurs élèves ne sont pas for¬

rément de l'invasion de « hordes
». Cela en dit long
sur un certain état d'esprit, tan¬

cément

son

musulmanes

dis que la majorité de la popu¬
lation est, au minimum, indiffé¬
rente à cette question. Seul un

petit nombre de personnes juge
important de laisser se dévelop¬
per ce désir d'apprendre l'arabe.

Dans

arabophones ?
un

cours

de niveau

avancé, deux francophones four¬
nissaient les meilleurs travaux. La

légende veut que l'arabe soit une
langue impossible à apprendre.
C'est faux, pourvu qu'elle soit en¬
seignée avec prudence et atten¬
tion. On apprend l'alphabet entre

ment de l'arabe de

la rentrée et la Tous¬

265 élèves

saint, comme du des¬
sin. Depuis les années
80, nous avons mis au
point des techniques
telles qu'en trois ans

au

sein du

lycée Louis-le-Grand,
à Paris. Les effectifs

prévus sont large¬
ment dépassés et se
maintiennent chaque
année

nos

ne

80 % d'une page ex¬
traite d'un journal ou

fait pas

école !

D'ailleurs, si
elle existe, c'est que
précisément des élè¬
ves

ont accès

langue écrite. Ils
peuvent comprendre

publicité. Et pourtant,
cette école

élèves

à la

sans aucune

d'un

roman.

Les Tuni¬

siens, Marocains et

de 117 établisse¬

Algériens

commen¬

ments doivent venir

cent d'ailleurs à s'in¬

chercher entre

téresser de

établis¬

près à
façon d'ensei¬
gner l'arabe comme
langue étrangère.

profes¬
ly¬
cée Louis-le-Grand,

Quelles sont les
motivations de vos

la tradition de cet ap¬

élèves ?

murs

ces

prestigieux

cette

ce

qu'ils ne trouvent pas
dans

leur

sement
seur

: un

d'arabe. Au

Les arabophones re¬
prentissage est bien
fusent d'être privés
ancrée, puisque c'est 265 élèves sont inscrits à la section de langue arabe de Marie Lorenzin au lycée Louis-le-Grand.
là qu'est né, dès
de cette partie de leur
Louis XIV, l'enseignement du
Peut-on apprendre l'arabe en
lieu et un horaire, il se passe beau¬
identité, les autres souhaitent la
découvrir parce qu'ils ont des co¬
turc, de l'arabe et du persan, qui
primaire ?
coup de choses. Subitement, on
donna naissance à l'école des
Une expérience a eu lieu en
manque d'argent pour financer les
pains arabes depuis la mater¬
cours moyen, à Montpellier, dans
nelle. Les deux cas de figure se
heures du professeur, on conseille
Langues orientales.
une classe comptant des Arabes,
à l'élève d'apprendre autre chose.
trouvent en banlieue et dans les
des Berbères, des Asiatiques, un
Pourquoi les établissements
Dans l'académie de Lille, un prin¬
centres-villes. Par ailleurs, on ob¬
qui enseignent l'arabe sontserve une demande très impor¬
Turc, un Réunionnais, et un
cipal a fermé des classes de col¬
ils si rares ?
Mécropolitain. Elle a été propo¬ tante de la part des post-bache¬
lège malgré un effectif très
liers et des adultes pour les cours
Aujourd'hui, nous ne répon¬
important. Les demandes d'ou¬ sée en enseignement obligatoire
dons pas à la demande de nom¬
à tous. Non seulement les parents
verture en lycée, tout aussi im¬
de langue arabe, à l'Institut du
breux élèves, qu'ils soient d'ori¬
ne s'y sont pas opposés mais, à la
monde arabe ou dans les uni¬
portantes, n'aboutissent pas. L'or¬
fin de l'année, l'avis rendu par les
versités. Autant d'éléments qui
gine arabophone ou francophone.
ganisation pédagogique laisse
Cette demande est, du reste, sou¬
font regretter la rareté d'un en¬
professeurs de l'école aussi bien
également peu de place à l'étude
vent occultée. Le cas extrême est
de cette matière si on la choisit en
que par les parents a été très fa¬
seignement de proximité comme
celui d'académies, comme Créteil
vorable. Nulle part ailleurs, pour
troisième langue : quand 30 élèves
celui que nous dispensons a
et Lyon : les arabophones sont
le moment, on n'a pu faire ouvrir
l'étudient en seconde, ils ne seront
Louis-le-Grand.
très nombreux, mais on manque
de telles classes. Pourquoi priver
Propos recueillis par
plus que six à avoir le temps de la
les enfants d'une formation hu¬
travailler en terminale.
MARIE-CHRISTINE JEANNIOT B
pourtant d'élèves. L'enseignement

32
LA VIE N° 2682

-

23 JANVIER

1997

75

�Linha

Imaginòt
'

.

Lecturas

W$ WÍW^^Ù

3e

Un
un

emploi,

trimèstré de 1997

-míÂuêMiméìM

logement,

un

avenir pour

1 f| ||g|pl|j§

tous

Commentaire

: Après ça, ils s'étonnent que
le Front National progresse, et ils font mine

de

s'y opposer. C'est une honte ! (J-M B)

Livre. Uneó&amp;aiprendàrebrcime-poil
lej idées reçues sur la mondialisation.

Le bonheur économique
Erik Izraelewiczi «Ce monde

Pour Erik Izraelewiez, celui-ci tient en deux mots:

peurs

mondialisation, c'est-à-dire l'entrée dans le marché

qui nous attend, les
françaises et l'économie», Crauet, 263 pp. 125 F.

XXIe siècle
La

mondial d'une nouvelle fraction de l'humanité et
multimédia l'intégration des technologies de l'in¬
formation dans l'économie réelle. Du choc de ces
deux événements majeurs est née ce qu'il appelle la

n'établit pas la vérité. Il paraît
assez évident que les premières
années d'une décennie, d'un

«médialisation», une avancée comparable, selon l'au¬
teur, à la révolution industrielle du XVIIIe siècle. Là
où la plupart considère cette révolution comme l'une

et 1001, Et les dernières"an¬

-

Il aurait pu s'intituler «Le bonheur économique»,

-

car c'est une
réponse virulente au best-seller de Vi¬
viane Forrester, L'horreur économique (le «bon¬
heur...» figure juste sur le bandeau rouge qui ceint

l'ouvrage). Il aurait pu s'appeler «Vive le monde!»,
mais l'auteur, journaliste au Monde dêpuis dix ans,
n'a pas osé. Erik Izraeleivicz a donc préféré un titre
sobre, Ce monde qui nous attend, pour cet essai animé
d'une grande ambition: prendre à rebrousse-poil
toutes les angoisses du moment, démontrer que la
mondialisation est une bonne nouvelle, tenter de gal¬
vaniser «cette France paralysée par sa proprepeur dans
un monde en pleine évolution».
Tout part d'un souvenir: «C'était en 1986: la centrale
nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, venait d'exploser.
Balladé au gré des vents, un nuage hésitait sur son par¬
cours (...). Le gouvernementfrançais d'alorsfit unedé¬
claration qui mérite encore aujourd'hui une profonde
réflexion: "Nous arrêterons le nuage de Tchernobyl, il
ne
passera pas sur la, France!" C'est toute l'exception
française et sa prétention à maîtriser le monde qui
transparaît dans cette anecdote.»
Dix ans plus tard, le constat est presque pire encore.
Quand Tony Blair apporte un souffle d'air frais en
Grande-Bretagne, la classe politique française conti¬
nue de planer son nuage et n'a qu'un souci: «Le mon¬
de change, ne changeons rien!» Dans cette nouvelle
économie, qui est celle du mouvement, «la France vit
toujours avec les structures et la culture d'une économie
-

de l'immobile».
On ne doit pourtant pas

Libération

-

des causes de l'exclusion et du chômage, Erik Izraelevicz y voit, lui, le moyen de s'en extraireLa médialisation aurait pour principal effet, affirme-

t-il, de transformer des mécanismes de solidarité qui
ont

-

largement fait la preuve de leur inefficacité. En

permettant de «concilier mobilité, cette exigence du
nouveau monde, et sécurité, cet héritage précieux de
l'ancien», en offrant «des marchés, pas des cadeaux»

«plus qu'une raison
valeurprofonde àlaNation». Carmondialisation n'est pas synonyme d'yltra-libéralisme, pré- aux

pays pauvres, en redonnant,

d'être,

répétition d'une

siècle, d'un millénaire sont,-res¬
pectivement les années 1,101
nées d'une décennie, d'un

siècle, d'un millénaire sont, logi¬
quement, les années 10,10d et
1000 respectivement.
Aussi, contrairement à ce
que répètent à satiété et ayec
assurance, tant de gens sur
lès ondes et dans les Journaux,
le XXI' siècle et le III' millé¬
naire ne commenceront paslle
1" janvier de l'an 2000, malade
1"

Janvier de l'an 2001.

une

vient l'auteur. «Face à l'instabilité croissante qu'appor¬
te le marché et le multimédia, la présence renforcée de
l'Etat devient même plus nécessaire que jamais». '
Le bonheur économique, à l'en croire, serait donc à

portée de main, pourvu que les hommes politiques
aient le courage de réveiller la France.

«On ne bloque

pas auxfrontières d'un pays la "médialisation", le nua¬
ge de cette fin de siècle. Incapable de l'arrêter, tout au¬
tant que de
s'y adapter, la classe politique française, à
gauche comme à droite, lui fait doncpofter la respon¬

sabilité de toutes les dijfiadtés du pays. L'élevage inten¬

sifdu bouc émissaire est devenu l'une de ses activités
principales.» A bon électeur, salut.., •

désespérer du bonheur.

ALEXAŃ DRA SCHWARTZBROD

Jeudi 29 Mai 1997

33

erreur

Claude

;

ALBEROĹA,
Pqrls.

ce

(Nombreuses lettres Sùr
thème)
Le

Figaro

�Imaginòt

Linha

Leciuras
3e trimèstre de 1997

&amp;&gt;pèce&amp; ménaçanteô?
PourJean-Jacqueò Pauvert, la liberté d'expreòòicn aujourd'hui
comiâte aussi à ne pas censurer les négatimnistes ni le Front
National et à pointerles dérives de la lutte contre la pédophilie.
Libération
Jeudi 24
Avril 1997

ean-Jacques Pauvert a tou¬ bunal: «La seule évocation des
jours lutté pour la liberté thèses révisionnistes étant un délit,
d'expression, éditant Sade et M. Faurisson et son avocat allaient
des textes pornographiques très probablement l'encourir de
à une époque où ça ne se fai¬ nouveau. Mais le président lui-mê¬
sait certes pas. Rétroactivement, ce me ne sombrait-il pas dans la délin¬
combat apparaît d'une justesse quance en rappelant les faits?»
évidente. Mais les mêmes qui N'est-ce pas la fin même de la li¬
considèrent ses acquis comme al¬ berté d'expression quand on n'est

J

lant de soi ne seront pas forcément
d'accord avec Jean-Jacques Pau¬
vert dans ses constatations d'au¬

pas en droit de mettre en cause
«une vérité historique définie par un
tribunal militaire», en l'occurrence
celui de Nuremberg?
Le Front national. «Pour les livres

jourd'hui. «Les gens prétendent
toujours qu'ils sont contre la censu¬
re. Mais, dans les
faits, ils s'en ac¬ erotiques, il n'y a jamais eu de pro¬
commodent très bien», dit-il. Par

exemple, sur les trois points
contemporains suivants.
La loi Gayssot. Cette loi, qui tient
son nom du député communiste
qui l'a initiée, date de 1990. Elle in¬
terdit de défendre le négationnisme. Elle est généralement mal per¬
çue par les anticenseurs. «Les
historiens français, dans leur écra¬
sante majorité, refusent aux tribu¬
naux le droit de faire l'histoire»,
écrit Jean-Jacques Pauvert dans
Nouveaux

sages

(et moins nouveaux) vi¬

de la

censure

(Les Belles

lettres, 1994). Il évoque d'ailleurs

problème juridique, quand un
négationniste est convoqué au tri¬
un

Commentaire

:

rais envie de le publier.

La liberté
d'expression, c'est une question
d'écologie. Il y a des espèces mena¬
cées qui sont venimeuses. On les
manipulé peut-être avec répugnan¬
ce mais il faut les préserver quand
même.»
La

pédophilie. «Il est impossible

que la société admette tout. Il faut
donc qu'il y ait des réprouvés. Ça se
concentre sur la pédophilie. Tout le
monde est d'accord d'une façon extraordinairement suspecte. Si on
aborde une fille dans la rue et qu'el¬
le vous dit qu'elle a 17 ans et demi,

blème avec l'extrême droite. C'était
le Parti communiste qui luttait
contre dans les commisswfff&amp;e cen¬
sure des années 60 et 70. Je suis
pour

on

les publications degauche dans les
villes d'extrême droite, les publica¬
tions d'extrême droite dans les villes

le droit de faire ce qu'on veut chez
soi, si personne neseplaint. Mais on
va devenir anglo-saxons. Mainte¬

s'enfuit en courant. Le dangereux
de la lutte contre la pédophilie est la

privation de ItBerfé àTaquelle on va
arriver. Il y avait en France une li¬
défendre tout ce qui est en danger: berté de comportement sexuel: on a

nant, les gens qui sont chez eux et re¬
gardent des cassettes pédophiles
vont tomber sous le coup de la loi.
qu'on mettait Le Pen en prison et Les articles dans les journaux sont
qu'onempêchait l'extrême droite de autant des incitations à la pédophi¬
s'exprimer, je serais bien embêté. Si lie que ces cassettes, et on nevapas
un texte dé lui m arrivait dans ces
supprimer les journaux On arrive à
conditions, ma première réaction quelque chose d'ahurissant. »
serait de le publier. Et plus il lui se¬
rait difficile de s'exprimer, plus j'au¬
RECUEILLI PAR M. L.

qui les interdisent. Cela

me met
dans des situations inconfortables.
Si on interdisait le Front national,

Ben voilà

un mec avec un

34

vrai

discours,

sur son

sujet. (C. S.)

�Linha

Imaginòt

3e trimestre de 1997

Dan

un

rapport du Haut

Conseil présenté hier au

gouvernement

Intégration : le modèle français
montré du doigt
Affaiblissement
du discrimi¬
lien so¬
cial, hausse des

ploi, le logement, les lieux de loi¬
sirs, ajoute le Haut Conseil, ins¬

nations, enfermement dans les
particularismes : le rapport pré¬

tance

senté hier

au

gouvernement par

le Haut Conseil à

l'intégration
trace un tableau peu reluisant du
«modèle français» d'intégra¬
tion des immigrés. Composé de
huit « sages », personnalités is¬
sues de diverses familles politi¬
ques, à l'exception du FN, le
Haut Conseil à l'intégration,
présidé par Marceau Long, re¬
grette notamment que des fac¬
teurs culturels et

socio-économi¬

ques défavorables « aggravent
les tensions entre les popula¬

tions

en

mars

1990 par

de

zones

ciles,

urbaines

réputées diffi¬

banlieue parisienne,
dans la région lyonnaise et dans
en

l'agglomération Lille-RoubaixTourcoing a notamment été à
l'origine de la rédaction de ce
rapport, fruit d'un travail de ré¬
flexions et d'enquêtes mené de¬
puis novembre 1995, à la de¬
mande du gouvernement.

L'école

:

élément essentiel

».

L'étude

« L'affaiblissement
du lien
social conduit des personnes de
couches de plus en plus frag¬

mentées, effrayées de ne plus ap¬
préhender clairement leur identi¬
té collective, à s'affirmer contre
les autres », souligne le rapport.

Une multiplication
de discriminations
De telles évolutions débou¬

chent

créée

Michel Rocard. L'observation

sur une «

multiplication de

discriminations
La

»,

dans l'em¬

a

été conduite selon

quatre angles :

l'intégration et la

vie

urbaine, l'intégration dans
les établissements scolaires, les

pratiques sportives et l'intégra¬
tion, le milieu pénitentiaire et
l'intégration. Si le travail et le
service militaire ne sont plus des
éléments intégrateurs puissants,
l'école reste

un élément essentiel
du creuset traditionnel de l'inté¬

gration, estime-t-il.
Outre leur rôle de transmis¬
sion des savoirs, les enseignants
sont

amenés à

enseigner des rè¬

gles élémentaires (relations de
groupe, respect mutuel, commu¬
nication par la parole plutôt que
par des actes de violence) qui « à
d'autres époques, étaient déjà
acquises par les élèves », consta¬
te le rapport. Le Haut Conseil es¬
time qu'il convient notamment
de favoriser la participation des
parents, de limiter la taille des
établissements et de préserver
l'ordre du milieu scolaire.

La place considérable
du sport
« Le
sport a une place consi¬
dérable » parmi les activités et
les institutions succeptibles

d'apporter aux jeunes les élé¬
ments

nécessaires à l'assimila¬

tion des

repères nécessaires à la

construction de

son

identité. A

propos, le rapport cite l'exem¬
ple de la mise en place par cer¬
taines communes, ayant à faire
face à des populations en diffi¬
culté d'intégration, d'un « enca¬
drement adulte des sports de
rue », et celui de la réussite no¬
toire de champions de boxe, ju¬
do, football ou bien encore rug¬
by, également issus de milieux
ce

défavorisés. Le Haut Conseil dé¬

Dépêche du Midi -18 Mars 1997

35

par ailleurs le milieu pénitenciaire où ont tendance à « se
nonce

reconstituer les

phénomènes de
ségrégation et les conflits de
l'extérieur». Malgré les efforts
des équipes socio-éducatives,
qui manquent d'effectifs, et des
associations, la participation au
sport, à la mise à niveau scolaire,
à la pratique culturelle passe par
une adhésion des détenus
qui
«

se

révèle difficile à obtenir

».

Le

rapport déplore par ailleurs que
la

prison semble exercer une
ambiguë souvent né¬
gative sur les chances d'intégra¬
tion des jeunes ». Concernant
«

influence

culture »,

le rapport

conclut que « son

affaiblisse¬

«

notre

ment ne

faciliterait

gration

».

vent
nos

faire

en

rien l'inté¬

Les arrivants « doi¬
l'effort de s'adapter à

institutions, à

nos

lois,

aux

règles de vie commune ». En
contrepartie, ajoute le rapport,
qui souligne « la réciprocité né¬
cessaire », les gestes et attitudes
des citoyens du pays d'accueil
doivent « inspirer aux accueillis
la volonté

et

le désir d'être aussi

près que possible de ceux qui les
reçoivent et d'arriver même à se
confondre

avec eux ».

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3e trimèstre de 1997

Lully Depuis le temps que j'en parle, voilà une petite historique
publiée en 1937 par les laboratoires
recueil de réclames. (C. S.)

G. Beytout (de Paris) dans un

évoquait, nous dit Lionel de La Laurencie, « un robin retors
dyspeptique ». Un buste de Coysevox, malgré sa stylisation
indulgente, semble bien établir que cette description n'était pas
poussée au noir.
Tel est l'étrange cadeau que le Chevalier de Guise, chargé de
ramener, dans ses bagages, un joli petit Italien, fit à Mademoiselle
et

et

à la Cour de Louis XIV.
En

réalité, la libéralité était magnifique. Lully

a joué, dans
rôle d'une importance
extraordinaire. Car ce ne fut pas comme importateur d'une esthé¬
tique étrangère, mais comme Français plus royaliste que le Roi,
que cet habile homme défendit notre patrimoine national. Lully
incarnait au plus haut degré toutes les qualités de souplesse, de
vivacité d'esprit, d'adresse et de rouerie de la race italienne.
Possédant une faculté d'assimilation remarquable, il
s'adapta à
toutes les circonstances et sut se tirer des difficultés les
plus
redoutables. Entré à la Cour par la petite porte, il ne tarda pas à
y devenir l'arbitre du goût musical. Mademoiselle avait fait de lui
un aide de
cuisine, mais ayant constaté les dispositions de ce mar¬
miton pour la musique, elle lui fit donner des
leçons de violon.

l'histoire de l'art

J.-B. jLULLY.

—

Dessin Je Cocbiii.

IL y a deux siècles et demi, exactement, un compositeur qui
conduisait l'exécution d'un Te Deum

qu'il avait écrit tout
spécialement pour remercier Dieu delà guérison de Louis XIV,
battait la mesure avec tant d'énergie, à l'aide de la longue canne
dont on se servait alors pour marteler le plancher, qu'il s'écrasa
un orteil. La blessure s'envenima et,
quelques semaines plus tard,
victime de ce curieux accident professionnel, le. Surintendant de
la Musique, Jean-Baptiste Lully, rendait le dernier
soupir. L'art
français perdait, ce jour-là, l'un des plus brillants combattants
de sa légion étrangèreGiovanni-Battista Lully, bis de Lotcnzo Lulli et de Caterina del Sera était, en effet, né à Florence, le
29 novembre 1632,
dans la paroisse Santa-Lucia sul Prato.
Mais, depuis l'âge de
douze

ans.,

il habitait Paris.

lyrique français,

un

II se trouvait dans un milieu où l'art était honoré. Made¬
moiselle entretenait, pour son usage personnel, un
sextuor d'ar¬
chets et deux chanteurs. C'est là que
Lully fit la connaissance de
l'excellent musicien Lambert qui lui donna des
leçons de compo¬
sition et, un peu plus tard, lui accorda la main de sa fille.
Le Florentin

disent les

uns,

quitte bientôt

sa

protectrice, volontairement,

honteusement chassé, prétendent les

autres, parce

qu'il avait composé un refrain incongru sur « certain soupir
échappé à la Princesse ». Arrivé à la Cour, il ne perd pas une
minute, pour faire son chemin dans le monde. Il entre dans la
troupe des Violons du Roi, et s'y fait remarquer par sa virtuosité

Vouloit reconstituer avec exactitude la
biographie de Lully,
c'est mettre en lumière la difficulté d'écrire l'histoire. Tous les

spécialistes qui

ont voulu nous retracer 1 existence
du musicien florentin nous
apportent des

dictoires

aventureuse

témoignages

et

des

hypothèses inconciliables. Il

ne

contra¬

faut donc pas

exiger trop de précision dans le détail de cette destinée étrange
et de cette carrière
surprenante. Ce qui semble indiscutable,
c est
que le jeune Lully fut cueilli a Florence, au cours d'un
voyage, par le Chevalier de Guise à qui Mademoiselle, fille
de Gaston d Orléans, avait confié la mission de lui
ramener,
à son retour de
Malte, un petit Italien « s'il
rencontrait

de jolis

en

».

Il faut croire
que

.pendant
portraits
s

le jeune Lully

eut un

physique plus agréable

enfance qu'à l'époque de son âge mûr, car les
que nous possédons de lui sont assez sévères. On
accorde à nous le présenter comme « un
petit homme d'assez
son

mauvaise mine

et

d'un extérieur fort

négligé. De petits

yeux

bordés de rouge qu'on voyait à
peine et qui avaient peine à

voir, brillaient d'un feu sombre qui marquait tout
enscmbjç
beaucoup d esprit et beaucoup de malice ; sa figure ■ entière
respirait la bizarrerie ». Son biographe le plus indulgent nous
avoue
qu il était « courtaud, tassé, avec un gros nez, une
grande bouche aux lèvres lourdes et sensuelles, un masque
grimaçant labouré par la vie, strié de plis profonds en lesquels
persistait comme le rictus de l'ancien bouffon ». Des arcades
sourcillieres d un vigoureux relief et fortement embroussaillées
lui donnaient 1 air d'un « oiseau de
proie nocturne ». Une
en désordre, une tenue débraillée, un air maussade,
malpropreté légendaire, des vêtements souillés de tabac
priser, complétaient l'aspect inquiétant de ce
personnage qui

perruque
une

à

Scène de

triomphe, dans

un

opéra.

d'exécutant, de compositeur et de danseur. Bientôt, le Roi crée
spécialement pour lui une nouvelle troupe de violonistes dont on
lui confie la direction et
qui ne tarde pas à éclipser la célèbre
Bande des Vingt-quatre. Louis XIV raffolait de la joyeuse humeur
de ce jeune baladin. Il dansait en sa
compagnie et Lully en profi¬
tait pour

consolider,

entre son

souverain

et

lui,

une sorte

camaraderie

de

professionnelle qu'il exploita pendant toute sa vie,
de la façon la
plus méthodique et la plus fructueuse.
Alors, commence pour notre musicien une existence de
labeur acharné, d'activité
frénétique et de diplomatie savante qui
va le conduire à la
plus éclatante réussite. Lully possède deux

36

-► -*■ -►

�Linha

Imaginòt

Lecturas
3e trimèstrë de 1997
chances

exceptionnelles de succès : il est très intelligent et com¬
plètement dénué de scrupules. Avec de telles armes, il se fraye
rapidement un chemin dans la troupe des courtisans qui entourent
le Roi-Soleil. Ce n'est pas un être servile et
plat, s'humiliant sans
cesse devant les
puissants de ce monde. Il est souple, mais il ne
rampe pas. Il a, au contraire, une sorte de spirituelle imperti¬
nence qui, parfois, ne
manque pas de courage. Il a le franc-parler
d'un bouffon qui connaît fort bien les
privilèges que lui assure
sa réputation d'amuseur et
qui sait exactement jusqu'où il peut
aller dans l'insolence et l'irrespect. Il est
dangereux d'être son
ennemi, car le Roi lui donne toujours raison.
On la accusé de

Evidemment,
vous

dira

toutes sortes

de félonies'et de bassesses.

prête qu'aux riches et la sagesse des nations
qu'il n'y a pas de fumée sans feu. Ses biographes
on ne

s'efforcent de l'innocenter d'un certain nombre d'accusations

graves. Mais ils sont bien obligés de convenir que cet
profondément immoral avait la conscience lourdement
chargée.
Incapable de résister à ses instincts, il résumait en lui tous
les péchés capitaux, hormis la
paresse. Il était d'une avarice sor¬
dide ou, plus exactement d'une rapacité calculée. Sa
gourmandise
et son
ivrognerie étaient légendaires. On l'appelait le Glouton.
C'est lui que La Fontaine désigne clairement sous le raccourci
Le Glou ». Il était naturellement envieux et
prenait facilement
ombrage de tout ce qui représentait, pour lui, une menace de
rivalité. Il était orgueilleux de nature. Il cédait à de violents accès
de colère, en cassant fréquemment des violons sur l'échiné de
leurs propriétaires. Et il- trouva le moyen de scandaliser
par ses
capacités luxurieuses un siècle qui, sur ce chapitre, ne s'étonnait
pas facilement. Il menait de front des liaisons fructueuses avec
des actrices et de jeunes seigneurs de la Cour. Tout lui était bon
pour arriver et pour satisfaire ses passions.
Lorsque la vogue des ballets de Cour, où il excellait, fut mise
en
péril par la fondation d'un Opéra français créé par l'abbé
Perrin et son associé Cambert, Lully huma le vent avec inquié¬
tude, puis se rassura vite, en déclarant que les Français n'étaient
pas assez musiciens pour s'intéresser à un genre qui ne pouvait
s'acclimater qu'en Italie. Mais, contrairement à ses prévisions,
assez

être

Illuminathn de l'entrte de YOpira.

succession extrêmement avantageux.

Il prit le titre d'escuyer,
puis, malgré l'opposition de Louvois, il se fit nommer secré¬
taire, charge qui lui conférait la noblesse. Il était Surintendant
de la Musique et directeur de l'Académie Royale. Conforta¬
blement installé dans sa propriété de La Ville-l'Evêque,
père de six enfants dont l'aîné lui donna bien du tracas, colla¬
borateur des plus grands écrivains de l'époque, le petit marmi¬
ton de Mademoiselle avait
gravi un à un tous les échelons
de la gloire. Et il était dans tout l'éclat de son talent, de sa
renommée et de sa fortune, lorsque le coup de canne malencon¬
treux dont nous avons parlé tout à l'heure,- mit fin à sa brillante

«

carrière

Jusqu'à la dernière minute, il trouva le moyen de rester
sa politique de ruse et d'astuce. En bon Italien, il dosait
d'une main preste, dans le cocktail de sa conscience, les pires
bassesses morales et les pratiques les plus théâtrales de la
dévotion. Jusque sur son lit de mort, il essaya de « rouler »
son Créateur.
A la suite de sa blessure, il avait été atteint
de gangrène, mais n'avait pas voulu se laisser opérer. Tout
'au plus, avait-il accepté l'intervention d'un charlatan dont
les pratiques de « guérisseur » furent inefficaces. Se sentant
perdu, Lully fit venir son confesseur qui, avant de lui
donner l'absolution, exigea la destruction de l'opéra Achille
et Pclyxène qu'il venait d'achever, car le clergé commençait à
trouver dangereuse pour la morale,
la mode des spectacles
lyriques.
Notre Florentin désigna en soupirant un tiroir où se
trouvait la partition. Le prêtre la livra aux flammes et
libéra le Florentin de ses péchés. Un des jeunes princes qui
admirait la musique de Lully s'indigna de cet acte de
vandalisme et reprocha au compo¬
fidèle à

la tentative réussit brillamment.
On sait dans

quelles rocambolesques circonstances a été fondée
Musique qui fut tenue sur les fonts
baptismaux par toute une bande d'aigrefins et dont le père passait
le plus clair de son temps à la prison pour dettes. Notre Florentin,
après avoir laissé tous ces malandrins essuyer les plâtres, surgit
au bon moment,
pour s'emparer de l'affaire, lorsque la réussite en
fut assurée. A travers les barreaux de la prison où languissait
le pauvre abbé Perrin, il se fit transférer le privilège du fondateur
et se mit à
organiser sa victoire avec une sagacité de brasseur
notre

Académie Nationale de

.

d'affaires.

Lully, devenu directeur de l'Opéra, se fit accorder un contrat
jouissait d'une autorité absolue, non seulement dans
son théâtre mais dans toutes les organisations musicales qui
auraient pu lui faire concurrence. Lorsqu'une ville de province
voulait monter un spectacle lyrique, elle devait lui payer
d'importantes redevances et il avait eu l'audace de faire insérer,
dans son privilège, une clause interdisant à tous les directeurs
de théâtre de Paris, d'employer dans leurs comédies plus de
deux violons et de deux chanteurs. On voit que cet Italien
prémussolinien avait réalisé, chez nous, à son profit, une véritable
dictature de la musique.
Il l'exerça avec une autorité attentive et une volonté

siteur de l'avoir laissé commettre.

draconien. Il

inflexible. II

ne

confiait à personne

Mais

Lully, clignant de l'œil avec

Paix, paix,
Monseigneur, j'en avois une se¬
malice, lui répondit : «
conde

copie
Ce qui

».
ne

l'empêcha

pas,

le

A R MI DE
TRAGEDIE:/:

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M

ï S E

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.

L©'.:

MUSIQUE

EN

TAE MONSIEVK DE LVUT. ESCVTEt. CONSEILLEE
X, tf}, iJ-fie, C~r~~ X irewt er
tf

S~.tmelme X U M-Si"

i/ja tUtm'n,

X S&lt; OCrfi. £ -"i ;•

lendemain,
nous le
conte Lecerf de La Viéville, de
se
montrer « fécond
en raffi¬
ra¬

comme

nements

faire
corde

le soin de diriger ses affaires.

s'occupait de tout avec une vigilance, une clairvoyance et
une
perspicacité stupéfiantes. Méthodiquement, il se faisait
donner par le Roi des titres et des grades. Après ses lettres
de naturalisation, il obtint, de Louis XIV, un dispositif dé:
Il

au

cou,

honorable

et

votement

l'air

pécheur».

37

de

coucher

de se
la cendre, la

pénitence,
sut

de faire amende
de composer dé¬
:

X

rluiXwk

IIW-

Il faut mourir
Frontispice de l'édition originale d'Armide
(s 686).

�m

ÉÌfeÉilÉÉ!

: v&gt;

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'

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;

L'œuvre de cet écornifleur

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■

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».

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»

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.

MfâÉlSBttMi
Q-o

4b.- Srtuî '!.

*

de génie dont nous possédons

peu de manuscrits autographes parce qu'il se contentait généra¬
lement de dicter ses mélodies à l'un de ses deux secrétaires, est

Elle se compose d'une trentaine
d'ouvrages de musique religieuse, d'une trentaine de ballets de
Cour, de nombreuses comédies-ballets et pastorales et de seize
opéras écrits en collaboration avec les plus illustres auteurs de
son temps. Il composa ses
premiers ballets avec Benserade, puis
travailla avec Quinault qui lui a fourni les sujets du Temple de
la Paix, des Fêtes de l'Amour,, de Bacchus, de Cadmus et
Hermione, d'Alceste, de Thésée, d'Atys, d'isis, de Proserpine, de
Persée, de Phaéton, à'Amadis, de Roland et d'Armide. Avec
Thomas Corneille et Fontenelle, il nous donna Bellérophon,
puis
la tragédie de Psyché qu'il ne faut pas confondre avec la
Psyché
qu'il écrivit en collaboration avec Molière et Pierre Corneille.
Racine lui fournit le thème de l'Idylle de Sceaux et de la Paix et
Campistron celui d'Acis et Galatée et Achille et Polyxène.
d'une abondance surprenante.

Une tentative de collaboration
de suite. Le Bonhomme

avec

O)
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2
G

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c

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c

La Fontaine n'eut
pas

ami Boileau

z

gardèrent une
vengèrent par de nom¬
breuses épigrammes dont Quinault fut, d'ailleurs, la
principale
victime. VEpitre au Florentin est un carquois rempli des flèches
les plus acérées...
Par contre, Lully trouva en Molière un associé fidèle. On
appelait les deux collaborateurs « les deux Baptiste » et on les
réunissait dans la même auréole de gloire. Avec Molière,
Lully
écrivit Le Ballet des Ballets, le Mariage forcé, l'Amour Médecin,
la Pastorale Comique, Le Sicilien, Les Fêtes de Versailles,
Georges
Dandin, Monsieur de Pourceaugnac, Les Amants magnifiques, Le
Bourgeois Gentilhomme et Psyché. Cette longue collaboration
n'eut pas une fin heureuse. On a pris beaucoup de peine
pour
défendre Lully contre une accusation assez grave portée
par un
de ses biographes. Si l'on en croit Senecé, c'est Molière
qui avait
eu, le premier, l'idée de prendre la direction de l'Opéra, en asso¬
ciation avec Lully. Ce dernier, mis au courant de ce
projet, aurait
devancé Molière à Versailles et se serait fait donner à lui seul,
le privilège convoité. Le trait manque d'élégance, mais
il est bien
dans la manière de Lully.
D'autre part, il est indiscutable
que le Florentin n'hésita pas
à ruiner le théâtre dirigé
par Molière, en faisant introduire, dans
son contrat,
la clause qui supprimait pratiquement le droit de faire
de la musique de scène ailleurs
qu'à l'Académie de Musique. Les
preuves de la mauvaise humeur de Molière sont très visibles,
puisque, à partir de cet instant, il rompt toute collaboration avec
Lully. Enfin, dès que Molière fut mort, Lully fit mettre ses comé¬
diens sur le pavé, pour
s'emparer du Théâtre du Palais-Royal. On
aura décidément
beaucoup de peine à faire, de Giovanni-Battista,
un
petit saint.
Mais il est impossible de nier
l'importance de l'intervention
de Lully dans l'histoire de l'art du Grand-Siècle. A la Cour de
Versailles, il a exercé une action aussi décisive que Colbert ou
et

son

rancune assez tenace au

musicien

Le Brun. Il

forme solide

jusqu'ici

influence à
fut

sans

a

donné

assez

une

confuses de

l'étranger,

limites. Un

comme

Erlebach,
débiteurs.

et

(0
(0

en

s'en

5

précise à des aspirations
esthétique nationale. Son
représentant du « style français »,
et

notre

un

Bach,

et un

Hxndel

ont

été,

plus d'une fois, ses
La musique de
Lully, par son opportunisme même, constitue
une
synthèse parfaite de l'art officiel de son temps. A ce titre, le
souvenir du Florentin demeurera indissolublement lié à l'évo¬
cation du.siècle de Louis XIV,
parce que cet habile homme, tout
que de papier à musique, fut,
historiographe du Roi-Soleil.

en ne se servant

fidèle

en

*

'

s

■

réalité, le plus

Emile VUILLERMOZ.

38

t*

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MzêÊÊêỳ #ìt!,' Ìfl ï$

3e trimèstre de 1997

bathe yourself?") She laughed inexplicably. An hour after hanging up, I real-

Freiich

ized what I'd said.

derstand." It is neither rude nor hos¬
tile. Children respond to teachers
and parents with it. It is utterly unrelated to our "raspberry," which is

FRENCH, From El
it's full of subtie and

irregularities. For instance, they don't pronounce the "f' in
oeufs (eggs); for deux
oeufs you have to say "duhz uhh."
numerous

significance.
French people, from elementary
school onward, learn their
languagç
in an atmosphère of intimidation. As

corporal punishment
um

in which

Latin,

so

our

was

the médi¬

ancestors learned

humiliation is the médium

in which the French learn French.

As

a

resuit, they associate speaking

badly with stupidity. At
ty recently,.

by

a

no means

a dinner parFrench friend who is
pedantic told me she

couldn't drink another glass of wine
because it would cause her to make
mistakes in the subjunctive.

"PHGFPGHFPFRRRT."

spelled
The

made this gesture because
he was a prisoner inside the difficult
French phonetic system, in which
Noder Daaame cannot by any
stretch of the ear and brain be transformed into "NuhtrDom-uh."

French is hard to articulate. The
French mouth is far more tense than
the English, and makes its sounds farther to the front, where seemingly minor errors can create
major shifts in

man

"Okay,"

you answer.

Well, France has been invaded

that is

a

central fact of their national his-

çois Mitterrand and

foreigners, but it

is'a far-right xénophobe. But they
share

one

attribute: They are able to

employ the imperfect subjunctive spontaneously, in public speeches. It's a
risky business; errors will be reported
in the press. But doing it wins them re¬
spect and even votes.
'
In any given year, the French middle-schooler will have one course in
French orthography, one in French
grammar and one in French literature.
Ail are hard, and ail présent the risk of
humiliation. One reason the French are

generally not good at foreign languagand avoid learning them is that they
have no desire to suffer the agonies of
Frènch dass ail over again in another
tongue. The vast majority—who by
es

the way are not Paris waiters—are

shy about speaking English because
they fear they will sound funny.
A French académie I know (he's

Spanish professor) told

me

a

the story

confrontation he witnessed in
Paris. A retirement-aged American

of

a

couple approached

a

Parisian and

asked him where "Noder Daaame"
was. The man responded by shrug-

ging his shoulders and making a
sound that I'm going to spell
"PFFFFFT." Then he walked away.
Now, first of ail, "PFFFFFT" is
part of the French language. It
means "I don't know" or "I don't un-

lot.

garian migrations, followed by the Vikings, who stayed a century. And let's
not forget three modem German inva¬
sions within a period of 70 years. Sometimes it is difficult for people whose
country has never been invaded and occupied to understand people for whom
tory. It is not admirable

Jesse Helms respectively. The two
men are politically opposed on
every
count: Mitterrand is a socialist, Le Pen

a

Caesar arrived in 52 B.C. Then there
were a half-dozen Germanie and Hun-

Two of the best speakers of the
French language in public life are Fran¬

Jean-Marie Le
Pen, who correspond roughly in our
political system to George Bush and

"He didn't

understand and he said 'I don't
know.' But why did he walk away instead of trying to help?"

the French that

they

are

the part of

on

not crazy about

runs very, very

deep.

Hence, when the French insist

on

answering our noble efforts at their
language by speaking English, we
should be more forgiving. First, these
are tired people
trying to get through a
day's work with dead-end jobs in the
tourism.industry. Second, they are
sparing us from looking ridiculous, and
thus embarrassing them in turn.
Early in my own sojoum in France,
when I was by no means linguistically up
to snuff, Lfound myself in the express
lane of a grocery store. A tall young
man
challenged me—I didn't catch ail
the words—for being in the'wrong lane.
I stammered out

an

answer,

replied, "Oh, M'sieur,

to which he

vous ne

parlez pas

Français" ("You don't speak French").
Instead of

letting it go, I said, "Mais, essayez-moi" ("Try me"), unaware that the
phrase is a standard homosexual comeon.
Only his wife derived any enjoyment
from the scene, and her "Oh, JeanPierre, oh la la la la la la!" will stay with
until I die.
Once I

me

inadvertently told

family gathered

at the

a

French

dinner table that

mother used to make wonderfui jellies and she never put condoms in
them (les préservatifs). Once I phoned
my

a

neighbor

to ask directions to a fa-

chateau and, wanting to know if
was worth a visit, tried
to ask, "Vous l'avez vu?" ("Have you
seen it?") But the American
phonetic
system (and my untrained mouth)
mous

she

thought it

couldn't
ent

said

distinguish

among

French U's, and
was

the différ¬

what I actually
"Vous lavez-vous?" ("Do you
so

39

Just leaming the body language to
enter and order

something in

a

bakery

in France is a smali challenge. Some-,
how we Americans never know where
to stand. We end up dead center in the

store, with everyone staring at us. I
can offer some advice for
negotiating

small shops.

Begin with "Bonjour, " foliowed alby "M'sieur" or "Madame."
("Bonjour" by itself is rather
abrupt—even, well, rude. In fact, I'd
bet that that retired American couple
ways

approached that Parisian in

a mannen

that seemed

awfully brusque by his
lights.) When you are handed your bag
of croissants, say "Merci, M'sieur, " or
"Merci, Madame. "And always say "Au
revoir" or "Bonne journée" or some¬
thing équivalent when you leave. If
that's ail the French you ever speak,

you'll be thought of

as an

intriguingly

polite American.
And if you want to try the lan¬

don't do it in the American
Express office in Paris, for heaven's
sake. That poor guy may have spent
the last six hours in that cage. Get
guage,

out of Paris, off the beaten track,
where the people don't speak Eng¬

lish, and where

some

of them will be

delighted to chat with you. Try re¬
tired people: They've generally got
the time, and therefore the patience,
to let you practice.
If you need a subject, ask a question
about food—or wine. Here's

a

sure

thing. Ask if the région produces good
asparagus—or, if you're near the
coast, good oysters. These are ques¬
tions so subtie, so complex, so rife with
possibilités for a Frenchman to display
a Cartesian clarity, that you will likely
have a full hour in which you won't
-have to do anything but listen. If you
want to say "Ah, bon?" ("Oh, really?")
once in a while, go ahead. It's thought
to be encouraging.
It pleases me to remember that the
story I used to tell most often in con¬
versation with
tances was the

French acquainabout the grocery

new
one

store, the "essayez-moi" story. I sup¬
pose

I

.was

it endeared

shrewd enough to
me

to them, It

was

see

that

the sort

of moment that they, as French peo¬
ple, feared the most. It is hard to ex-

plain, but it got
made

me

me over a

bridge. It

human, rather than another

bossy, abrupt American. "Oh, le
pauvre!" they would say—"Poor
thing!"—laughing in genuine sympathy.
Joseph Voelker, a professor of
English at Franklin and Marshall
Collège in Lancaster, Pa., is the
author of "Art and the Accidentai in
Anne Tyler" (University of Missouri
Press).

�Imaginòt

Linha

Courrier

1997

3e trimèstre de

A Claude Sicre

SORS DE TON TROU....'

Sâlaam'

ou

alek

ou m

!

grand merci à toi pour tout ce que tu fais
Carcasonne* a été pour nous une expérience inou¬
bliable, une véritable "aventure". Et les gens qui étaient là-bas (de
toutes régions de France, des Dom-Tom et même du Québec),
n'attendent plus pour faire de "leur ville" le "plus beau park" et
effacer dans leur mental toutes sortes de préjugés "arabophoAvant tout un

pour nous.

biques".
Le St.Deek 2

L'Art-U (un nom difficile à prononcer, mais

très bon à voir). Le St. répond à l'infaillible maxime de
grands-pères : "reste tranquille", nous disaient-ils pour nous
mettre en garde. La notion de Syndic souligne l'aspect revendicatif
de notre groupe.Au travers de notre culture musicale nous avons
découvert et assimilés des notions essentielles telles que l'assujétissement des individus vis à vis de l'Etat, le centralisme et tout ce
groupe

un

nos

...VIENS A

PARIS

í

i qui fait entrave

DU

ÎF-C-P-O
i C-fRûHt

If a.fr.y.DÉ...&lt;S{c8£.. '

î&gt;'£XT£fh-vNATu&gt;N

/?|

OC£ifAns)

;■£,££ fAKftHOS

3

tour

-

La place du Tortro

La

•

| S

_

P FPFI0-S°Î

PARIS ET SES MERVEILLES...
L'orc de triomphe de l'Étoile • La Pyramido du
Louvre (orchitccie looh Ming Pei - Établissement

public du Grand Louvre)

E.M.Ê4

système (qui sont les prolétaires, les ouvriers, les sans-le-sous...)
l'importance de la culture, de l'éducation qui permettent de
mieux apréhender les actes de leurs dirigeants. Actuellement
toutes les minorités ethniques ou sociales constituent une majorité
dans notre France à double vitesse. Le "centralisme" est donc à

:

de

combattre

erf

Eiffol.

traités
Photo du haut: Franck LECHENET/ALTITUC'E
Photo bas droite: P. VIARD

démocratie, et à la com¬

ce

:

TouLftuse.

?lî

à la bonne marche de la

préhension des problèmes minimes et mondiaux. Nous avons donc
décidés de sensibiliser et faire prendre conscience aux victimes de

que

puisque les tiers-mondistes et les quart-mondistes sont
des "citoyens de seconde zone", tout comme ceux

comme

"provinciaux", c'est à dire nous !
Syndics sont souvent subventionnés par l'Etat et assu¬
stabilité de celui-ci. Mais nous en tant que dissident de ce

l'on

nomme :

Les

3 '050810 101005

rent la

système, nous refusons une aide de l'Etat, qui ne voudrait que
mieux nous amadouer pour mieux nous assujetir. En se procla¬
mant

Bonj
ment à Claude

our

à tous

et notam¬

Sicre,
hier

un

débat Jean Nouvel,

Jean Baudrillard où

ce

dernier

J'ai

vu

a

été d'une

platitude incroyable, d'un mépris pour son
public (il n'avait rien à dire, rien préparé),
s'est contredit plusieurs fois, n'assume
même pas ses écrits antérieurs ("j'ai écrit
ça moi ? " ), enfin le parisianisme dans ce
qu'il y a de plus pitoyable (apologie des
monstres

l'unique Syndic de la rue, nous défendons dans nos chansons
qui arpentent chaque jour le

les droits de toutes les personnes

Courrier Internet

urbains, la ville

comme une

pavé de l'autoritarisme. La rue permet de rassembler les per¬
sonnes. Elle a gardé ce côté populaire, cette authenticité de l'ordi¬
naire, de la simplicité. En faisant de notre St. Deek, la voix des

trouvés une arme dans l'Etat, contre
lui-même. La tchatche sera par conséquent
fort dérangeante vis à vis des dirigeants. Cette tchatche est pour
nous un art qui ramène les opinions à l'unanimité. Cet art unani¬
me nous l'avons nommés l'Art-U, d'où le St.Deek 2 L'Art-U.
Au travers de nos morceaux, criants de vérité, nous
mêlons virulence avec truculence, cynisme avec lyrisme et la ryth¬
révolutionnaires,

nous avons

le

par

système établi

mique est assurée par Béna aux "platines DJ". Le titre
"Arabophobiques" traite du racisme ambiant encouragé par le
plan "vigi-pirate". d'autres morceaux comme "Hypo-Creazy", "Les
Tentacules"", sont assez revendicatifs, nous rendons aussi homma¬
ge au courage

de

nos

proches

Je te remercies

ambiance...).

en

Algérie dans "Paix à mon pays".

encore

Hi' lélika !
Ilocine Koof 5

Que pense Claude de ce type ?
*

Benoit Imbert

NDLR

Local

40

:

Assemblée

rue

d'Australie 81200 Mazamet

générale de l'Union Nationale pour le Développement

�Linha

Imaginòt

Courrier
3e trimèstre de 1997

Ben lo

bonjorn en totei !

Vos mendi

una

casseta de nôstrei creacions,

enregistrât 5 cansons nostras

ame un

Avem

s@7&lt;ms tes i

matérau modèst, es

nostre biais de faire tremolar l'occitania. Xenàfil

es una

chôma

joines (17 ans) que partejan una passion comuna : lo HipHop e lo Raggà. Avem agut quauquei problèmes ame la
municipalitat de Falhença (nostre vilatge) qu'a anulat nostre
primer concèrt I! (Veire "coup de colère" sus lo "Vé qui y'à"
n°16 et lo damier "Linha Imaginât"). Xenàfil e seis amies an una
tàca = faire sorcar lei gens sus lo problème dau centralisme e
de la pluriculturalitat. 4 demonstracions publicas e força
rescontres ame d'autres colas de musica nos an fach evoluar.
Ame "Eric Bourier", occitan imaginotiste de Falhença _avem
organisât 2 repas de quartier, mon pais boiega e siam aqui per
cada bolegadissa, nos agrada força la famossa frasa de l'IEO :
La fe sens àbra morta es", alora fan crear, en musica, en
poesia, en dansa, en cantant, en bramant, en escotant breù
fau faire e se bolegar lo tafanari I! Coma lo canta Rocca
(rapeur parissian) : "le monde est devant toi n'attend pas qu'il
débarque...". Espéra ren dei politicians, deis autre e pren ti en
man colèga I Anam mostrar ai desalhòlisats çà que podem
de 5

*

faire.
Cheb Chab. Xenèfil.

(voir page 24)

Silvan Chaba'ud Les colles méridionales 83440 Tourrettes

Amies

PROPOS|T iONS

Amigas,

P'AVÉWÎR pour

Merci pour

votre envoi (K-7 + textes).
votre travail de bonnes qualité et inspira¬
choses à ajouter : - on serait content de vous rencon¬

Félicites pour
tion.... Plusieurs

NON

SEQUITUR

trer...
-

contactiez, pour tourner : IEO Aurillac : 04 71
Mescladis à Decazeville : 05 65 63 41 37, Germ-Louron : 05
09, Uzeste : 05 56 25 38 46, Claude Molinier : 04 67 31 16 46.

Il serait bien que vous

64 34 21,
62 99 66

et tournée : Jacme Gaudas, 05.61.59.06.42.
échanger idées avec autres groupes de Hip-Hop raga
occitan : Moyen-Age 1 : (voir Florida au 05 53 47 59 54), Double
Embrouille : 05 56 55 90 77, Ange B. (Bouducon Prod.) :
Pour avoir presse

Pour

05.61.23.88.07.
Pour

musique occitane : J.Marie Carlotti : 04 90 93 68 54

(fax), Gacha Empega : 04 91 91 29 88.
pour la musique ce serait peut-être bien d'inté¬
des trucs provençal ou occitan (samples, breaks, intros, riddims
etc...) et par delà des trucs des musiques trads du monde...
pour les textes : excellentes trouvailles (par exemple Boom
Back mon cant es acabat, énumération Ragga Baleti, Cercle des
poètes ressuscités (ça très bon, ça devrait être votre nom), etc...), mais
peut-être un peu trop de trucs déjà vus, trop simples/directs (capita¬
lisme, liberté etc...). A mon sens mieux vaut chercher du côté repas
de quartier (manifestation concrète), citations détournées (Verlaine),
mélange des langues et traducs, adresse au maire (pourquoi pas citer
son nom ? ), trucs concrets de chez vous.
Ceci dit

:

-

grer

-

Amistats. A leù, I

hope.

Claude Sicre

P.S.

:

lire Castan serait une bona

ideia, profitable.
41

WBKm

�Linha

Imaginòt

3e trimèstre de 1997

A Claude Sicre

Cher

Monsieur,
Dans le n°35 de
lettre du REAS - Eté 1996

-

J'ai lu avec vif intérêt votre
entretien avec Marielle

Topelet. A maints égards vos
conceptions me sont proches
et chères, notamment quant à
l'art populaire.
"Il faut le réinventer

je

car

pense

avoir d'art

qu'il ne peut y

sans

folklore" dites

De

longue date j'en suis
convaincu et je crois aussi
qu'il faut le réinventer. Mes
efforts en ce sens auront pris
vous.

toute autre tournure. Le rap

occitan, je ne connais pas, et
pour cause, je vis en répu blique tchèque depuis 5 ans.
J'ai vécu et bossé jadis en
Provence et je goûtais fort les
sonorités de la langue occita¬

mais je n'y ai pas séjour¬
né assez longtemps avant
d'oser l'apprendre. J'aurai
appris la langue bretonne en
retournant au pays natal.
Après une overdose de cen¬
tralisme français j'ai choisi
l'Europe centrale où un tel
type de concept est étranger.
C'est reposant ! La culture
populaire s'y exprime avec
davantage de diversité qu'en
ne,

ambigu. C'est dû au vécu his¬
torique et surtout au contenu
sémantique de la langue.
"Folk" ou "Volk" d'origine ger¬
manique se traduirait ici par
"Narod" et qui possède un
sens plutôt national abstrait.
Art populaire est "Lidova
Uméni", au féminin d'ailleurs.
La racine Lidi ou Ludé est plu¬
riel de Clovek

=

catégorie de "l'art savant". La
"peinture de chevalet" n'y
échappe pas. En France, seuleument 3 ou 4% visitent des

expositions. Ici peut être
davantage. Allons, mettons
10% et n'en parlons plus !
Cela n'est pas sans évoquer
quelque péché originel qui
vous classe dans les rangs de
collabos de tous pouvoirs.

être humain.

En

te création hors de tout

sions. Ce formidable brassa¬

large assistance. De
temps à autre, selon un coup
de grogne ou un accès de
bonne humeur je m'amuse à
composer des textes de chan¬
sons, sans autre prétention
que de rigoler. Tantôt seul, en
français, tantôt en tchèque

me

une

ge d'influences de tous hori¬
zons aura

engendré

une

culture d'une

rare fécondité.
Ce métissage a produit de
très beaux enfants que la

Bretagne, trop excentrée,
pourrait lui envier.
"Si la musique popu¬
laire n'est pas fécondée par
l'ensemble des acteurs,elle se

fige et devient

une

musique

savante". C'est si bien dit en
raccouci. Merci ! Je le formu¬
lerais autrement : "un art qui
ne crée plus est un art foutu".

le

avec

concours

de

ma

femme

qui, par bonheur, ne
parle pas la langue de

ple", entre la massifiante
homogénéisation et le particu¬

souci de

larisme exacerbé, dans une

petit manifeste, sans réel
l'imaginer en votre
répertoire. Simplement pour

dire son nom ? Il est d'ailleurs
ici perçu et détourné baro -

Claude Duneton "Parler

longs dialogues entre

assistance et orchestre la
césure entre public et acteurs
est abolie. A noter aussi que,

lors des pauses

d'orchestres,

forment spontanément des
chœurs a capella.
se

Vous prenez parti
pour le vocable "folklore" et je

comprends. Ici il possè¬
de un sens un peu décalé et
vous

quisme français. Si cela vous
amusait, j'aurai bien des
choses à

vous

dire à ce

sujet.

Professionnellement

parlant je me retrouve dans la

est

public

de

mes

sachons rire

aspirations. Le but

unissons

"Grain

fou-rire"

Storning" tous azimuts
inventer le "poétique -

pour
ment correct", insaisissable,

irrécupérable et insolent. Une
sorte d'anacadémie

ou ânacadémie internationale du lan¬

néologismes farceurs et
démistificateurs, en une sorte
de sabir ou yiddisch euro péen, voire mondial, hisurte et
bigarré.
eu

le

plaisir de lire l'ouvrage de
cro¬

quant", qui brosse de l'avène¬
ment du centralisme français
un tableau des
plus précis et
édifiant. Un régal ! Cet occitan
décrit
tie

42

un

minu¬
irrémédiable saccage

avec amoureuse

et

sachons

sourire,

serait une sorte d'interminable

J'ai récemment

et nous

appelle, "

belle

de

niveau à peine imaginable. En

"L'art

déconneurs est la plus chère

gage, penchée sur la création

de

Moarch Eleno

le cafard n'a

populaire.
Le classicisme français n'aura-t-il pas été une sorte
d'imposture, une tentative,
hélas "réussie", de farder et
détourner un authentique
baroquisme qui n'osait pas

un

déclarations.
Cordialement.

sourire amical.
La création d'un
réseau international de
un

intimement tissé dans la

Ici cela atteint souvent

d'apprendre à vivre ensem¬
ble, d'où que nous venions.
Veuillez me pardon¬
ner d'avoir ainsi accaparé lon¬
guement votre attention. Je
ne sais pas être bref. Merci
encore pour vos généreuses

si peu fran¬
cophone, ont bien peu de

dans le contenu du mot "peu¬

conciliation harmonieuse de

systè¬

existant. Le but est

Voltaire et Boileau. Les chan¬

chances de vivre leur vie. Je
vous soumets un détourne¬
ment du "Chant du départ" en
chanson à boire en guise de

L'enjeu actuel est

ralisme est affaire de constan¬

sons, en ce pays

trame de la culture

"... le

langue occitanes. Cependant
je n'ai pu adhérer aux thèses
séparatistes qui n'aboutiraient
qu'à reconstituer en plus petit
ce qui est reproché à plus
large échelle. Le véritable plu¬

activités plus accessibles à

Bravo, c'est tout à fait cela !
Quelle joie de lire ces lignes.

sont quasiment incon¬
principe même de
la musique populaire est le
principe de la pluralité
y

nues.

truction de la culture et de la

J'essaie de m'en évader par
la décoration murale et autres

d'action et de fécondation."

qui

magistrale
démythification j'aurai, avec
sympathie navrée, mieux
compris le processus de des¬

quelque sorte donc "art
des gens" ou "art des bonnes
gens", sans restrictives exclu¬

polarités complémentaires.
"En France, la cultu¬
re savante a toujours tué la
culture populaire comme le
classicisme a toujours tué le
baroque". Le contenu de cette
phrase est si riche que j'ose à
peine le commenter tant il
implique de complexes
arrières plans.
Le baroque est ici

France et sous des formes

des langues de l'hexagone. A
travers cette

plus la part

nous

dans le

�Linha

Imaginòt

the
Linha

On

3e trimèstre de 1997
Concerts

"Avoir

:

vingt/Jazzcogne", entretien sur la musique cubaine, concert "La
"Bégaiements" de et par Gilles Defacque théâtre

mémoire du tambour",
Double Embrouille Sound System : 14 Août à Ares ou

du

café de la

Edelin quartet,

Grand Crohot piscine ou la piscine, 15 Août à Montalivet (33) - Pub aérodro¬
me, 17 Août à Lesperon (40) - festival Furia off, 28 Août à Morieux (22) La Crinière, 29 Août à Plogoff (29) - Le Galion, 30 Août à Riec sur Belon
(29) - Le Kergon For, 5 Septembre à Marmande (47) - Stop hypocrisy fes¬
tival, 26 Septembre à Mazère sur Salat (31) - Quai 136, 27 Septembre à
Mirepeix (64) - salle des sports. Bi - Bip Production BP 206 33 708
Mérignac Cedex. T/ Fax : 05 56 55 90 77.
Massilia Sound

System : 17 Août à Cordes sur ciel (81), 22 Août à
(56), 29 Août à Lillers (62), 6 Septembre à Saffré (44), 13
Septembre à Paris (75) - Fête de l'Humanité. Ròker Promocion BP 70
Muzillac

13303 Marseille Cedex 3 T
Fabulous Trobadors

:

:

06 08 99 59 22 Fax

:

04 42 89 74 24.

31 Octobre à Libercourt

Prato, "Ionesco" atelier théâtre, Jazztitudes avec Cie Lubat, Michel
Archie Shepp quartet, Taxi Driver avec Ad Lib Driver,
ateliers du GFEN, entreien sur la biologie, entretien "Les nouveaux
troubadours" par Félix-Marcel Castan, "promenade
daires" par Claude Gudin, cinéma avec RentTVautier,,

de rêveurs soli¬
apéros musicaux
et cavalcades,une
journée de théâtre par le théâtre des Carmes d'André
benedetto, trio Blondy/Lasserre/Chiesa etc, et puis plus de place, voir :
Compagnie Lubat 33 730 Uzeste T : 05 5625 38 46. Fax : 05 56 25 36 32.
16 et 17 Août à

Lesperon (40) : Hest-ival furia off avec scène ouverte,
video, animation skate, peinturlu-fresques, débats/tchatches ("C'est la
fin du monde !"), concerts avec Racine Bled,
Andy's Car Crash, The
Incredible Sinalco Bums,

(62). Aedes d'Oc 9

Spasm, D'nog, Double Embrouile Sound
System, Hydro disko, Stéphane, tournoi de foot, concours, improvisa¬
rue

tions, stands... T : 05 58 42 77 13 / 05 58 89 48 33.

Arnaud-Bernard 31000 Toulouse T : 05 61 21 33 05 Fax : 05 61 22 08 80.
Nux Vomica

:

6

Septembre à Toulouse (31) - festival Las Mondinas. Nux

Vomica BP 201 06 304 Nice Cedex 4. T

:

04 93 632 23 58 Fax

:

04 93 80 63

03.

Animations

:

Banda "Sagana :

14 et 16 Août au Futuroscope de Poitiers (86), 15 Août à
Gençay (86), 17 Août à Parthenay (79) - festival Bouche à oreille, 5 et 6
Septembre à Saint Gaudens (31) - festival traditionnel, 19 au 21
Septembre à Bagneux (94) - carnaval des vendanges, 13 et 14 Septembre
à Bruxelles, 9 et 10 Octobre à Marvejols et Mende (48) - Le temps des
livres, 18 et 19 Octobre à Oureillan (11), 25 et 26 Octobre à St Pons de
Thomières (34). L'Auboi 45 rue Léon Blum 34660 Cournonterral T : 04
67 85 32 22 Fax

:

04 67 85 08 87.

Musicote : 24 Août à Lacapelle-Viescamp (15), 28 Septembre à Blot
l'église (63). IEO 9 ciutat clar viure BP 602 15006 Orlhac Cedex T : 04 71
64 34 21. Fax: 04 71 48 19 63.

Et

puis

débat Vendredi 15 Août à 15 H. Môstra del Larzac

Les Infruts 12130 La

-

Couvertoirade T : 05 65 62 70 93.
23 Août

Bourgogne

festival

Othe et

Armance, avec
Troppo, les
Yeux Noirs, Beethoven, Shakespeare, expositions, accueils chez l'habi¬
tant, journée de toutes les passions des amateurs, rencontres-débats,
stages de musique, théâtre et cirque, etc. Festival en Othe 195 rue des
au

au

de

rue

Bourges (18) : Ziva festival de l'autrement

avec

théâtre

(Cie Tout Samba'l, Gatâo, Cie du Tapis franc), débats ("encore
plus de bruit contre le SIDA", "enfants et orphelins de la France", "Pas
seuls en SEL"), expositions, videos, contes (Ali Hadjar, Hélène Touzel),
concerts (Fabe, Koma, Morad, La Rumeur, Exode, DJ's Duke, Zenzile,
Pablo Master, Detrimental, Musafir, Chaba Zahouania), danse (Cie
Illicit Dance), concours de street-ball, ateliers et stages (sports, danse).
Emmetrop 26 route de la Chapelle 18000 Bourges T : 02 48 50 38 61 Fax :
02 482055 01.

24 Août à Ceilhes

(34) : 3e festival des rencontres de Ceilhe.
gratuits (Trio Sagana, Tripod, Regg'lyss, Amigos, Les mar¬
chands de casseroles, Claudine César trio, Le Fada et les no-mads,
André Ceccarelli trio, Jonquilles Senteur, Gospel Train, Barrio Chino,
Bawawa Son, Duo Thorel-Levréro, Rachel Tchoungui, Adama Drame,
Pérès verts peppers), stages dirigé par Adama Dramé, séminaire de bat¬
terie animé par André Ceccarelli, expositions de Label Hélène et José
Escudéro, débats (Faire l'oc, café littéraire, initiatives solidaires), ateliers
de créativités, animations... Foyer rural de Ceilhes et Rocozels 5 chemin
du Peyral 34260 Ceilhes et Rocozels T : 06 09 20 90 74 Fax : 054 67 23 44
21

au

Concerts

:

Jusqu'au 31 Août à La Couvertoirade (12) : 29e Mòstra del Larzac
"L'école de Rodez et le Sud", exposition de 35 peintres et sculpteurs,

9

23 Août à

16

en

:

en

en

l'Orchestre national de Barbes, Sorties d'artistes, les Nonnes

Croisettes BP 1410130 Auxon T

:

03 25 42 70 63 Fax

:

03 25 42 70 64.

au 31 Août à Puichéric (11) : trois jours sur la talvera : improvisations
musique, arts plastiques, contes, etc... Aude Gamme 2 rue du Château
11700 Comigne T : 04 68 79 23 66.

29

Septembre : sortie du CD de Massilia Sound System : Aïoliwood. Ròker
Promocion BP 70 13303 Marseille Cedex 3 T : 06 08 99 59 22 Fax : 04

18

Octobre à Biran (32) : raid on the Linha en

(12) : Les vraies folies bergères : expositions agri¬
coles, artisanat, marché, "la brebis, le téléphone et l'insecte", spectacles

agricoles (sculptures, brebis en folie, quilles de huit), musiques de rue
(Camparsa Real, Fanfare Eole, La Talvera), spectacles de rue, concerts
avec
Glory Hogs, Michel Macias, La Talvera et Hors Strate. Les vraies
folies bergères 12360 Camarès T : 05 65 98 15 24/05 65 49 50 27,

Tadrélanka. Oyé ! oyé ! le

rendez-vous tam-tam-tendu es arrivât ! En effet à l'occasion de la gran¬
de révolution des friches du

15 Août à Camarès

42

89 7424.

monde

en

action,

venez

bouléguer pour 12

stop de sound-system, code rural-balèti. Foot à l'ail débat,
Pas de cirque sans chevaux, Qui dit quoi aqui, Boxe de gaucher, Repas
de friches, Sound System. Repas et restauration sur place. Tadrélanka,

heures

non

Vicente Fernando

-

Murrarque 32350 BiranT

:

05 61 23 22 68 / 05 62 64

63 76.

Octobre à Loos en Gohelle (62) : salon du livre avec ren¬
contre/débat organisé par la Baroque Ducasse "Le picard est-il encore

18 et 19
16

24 Août à Uzeste

(33) : 20e hestejada de las arts avec tournoi de
soûle, showbal Gasconcubin Sauvatje de la Cie Lubat; résidence-atelier
musiques frappantes, randonnée pédestre Nature/ Art/Culture, Michel
Portai l'intégral, de Schumann au jazz, expo arts plastiques, "Uz'in
Art/Longwy 1997" avec débat sur l'éradieation de l'industrie du fer,
entretien d'Uzeste "Avoir vingt ans dans les oreilles", récital Jeanau

Claude Pennetier

(piano), récital poiésique Bernard Manciet/Bernard
par le Centre
Dramatique des Landes, Compagnie Vieussens, Compagnie Lubat
Lubat, contes de René Martinez, "Candide" de Voltaire

(culturellement) d'actualité ?" La Baroque Ducasse 268 rue Paul Théry
59500 Douai T

:

03 27 88 07 91.

: rencontres "L'actualité de l'occitaet approfondissement pour les autres de
l'aventure millénaire de la civilisation occitane. Plusieur acteurs engagés
dans le renouveau contemporain de l'occitanie interviendront. Concert
avec Nadau et Gacha Empega le Samedi 15 Novembre. Maison de la
culture 82500 Larrazet T : 05 63 20 71 22.

15 et 16

Novembre à Larrazet (82)

nie", découverte pour

4d

les

uns

�^

-l'-fouM dM

rr^+viaÂC /fuxJw^
^VXAKC^ OM %&amp;&gt;oÌA, eÁr 4*
tcfc

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Imaginôt publicacion trimestriala del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans e de la Grande
Quartiers du Monde.
Director de publicacion : Claudi Sicre
Cap de redaccion : Claudi Sicre
Composicion : Liza Avinenc e Joan-Marc Buja
Redaccion, mesa en pagina, administracion, difusion : Joan-Marc Buja
Comitat de redaccion : J-F Blanc, J-M Buja, J-P Damaggio, C. Dequesnes, J. Gaudàs, J-F Mariòt, L. Michòt,
C. Sicre, P: Venzac, J. Vilòta.
Adreças : 42 carrièra de la banca 82000 Montalban T : 05 63 63 08 58 Fax : 05 63 66 76 76.
http: / / www. mygale, org/ 09 / simorre / linha/

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Révolution des

http://www.altern.com/linha/
Estampaire : Médiations S.A.R.L.
Depos légal : 3e triimèstre de 97
N° ISSN

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1 carr ièra Bourdelle 31300 Tolosa T : 05 61 42 88

55 Fax : 05 61 42 96 81

82000 Montauban

150 F

�</text>
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      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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              <text>Linha Imaginòt. - Annada 08, n° 31 agost de 1997</text>
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              <text>Linha Imagin&amp;ograve;t (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/20846" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Meschonnic, Henri (1932-2009)</text>
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              <text>Daziron, Alain</text>
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              <text>Mariòt, Joan-Francés</text>
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              <text>Buge, Jean-Marc</text>
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