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                  <text>SOMMAIRE

Les tribulations d'un

Souvenirs
Les tribulations d'un
"Avoir 20

ans

parisien

en voyage
Usesta

dans les Landes

--

1

parisien en voyage

3

dans les oreilles"

Oyez !

5

Un zeste d'Uzeste

6

dans les Landes

Uzeste, 20 ans déjà
Fin de cycle ?

7
8

(vers 1860)*

De pertot
Artrouv'mint/Aube nouvelle
8
Lou-lou ! Pérli-coco ! / O la ! la ! c'est magnifique !
8
Le théâtre en breton pour les enfants
9
Un été très Kervelia
——----------- 10

10
11

Collòqui occitan de las capestanejadas
La capitada de Carcassona

6ème festival et rencontres de Germ en vallée du Louron --12
interview

14

De Germ Louron à Uzeste

Biographie
Rolande

20

Trempé
Débats

Claude Sicre a de ces raccourcis
Une stratégie pour l'IEO national (et
Je suis ravi...

22

22

international)

26

Culture - Territorialité - Identité
L'occitan sans a priori
Préserver les lieux où peut se créer le lien social
Langue

Charra
Dix

28
31
32

-

-

Un dels fondaments d'Occitania

34
34

ans...

Le cliché

35

Lecturas
Avèm

rason

37

!

Les campagnes

du général Pimpaneau

40
41

Monsieur,
Monsieur le rédacteur

en

chef

Pourquoi le communautarisme peut sauver la planète ?

—

42
43
43
44

Commentaire
Petite note
Un scandale ?

Prendre le temps de penser

41

ensemble, et commentaire ---44

Bonnes et mauvaises nouvelles

45

Monsieur,

45

Lu

45

Midi-Pyrénées, terre de rencontre et de création

46

Des extraits du dernier Meschonnic, et commentaires

50

Courrier
On the Linha

53
55

Les Landais sont, nul n'en peut douter, de malhonnêtes

gens, et le paraissent d'autant plus que, malgré leur air
de naïve bonté, ils n'ont aucune expérience des dehors

lesquels l'homme civilisé enveloppe son escroquerie. Le
quand il vous a caressé du regard;
il ne sait pas orner la marchandise qu'il débite, ni faire passer
pour bon ou convenable ce qui est en réalité détestable ou
indigne. L'homme civilisé possède merveilleusement cet art.
Le Landais, lui, nature stérile comme son terrain, a tout simple¬
ment entendu dire qu'il se formait sur la côte une ville d'étran¬
gers et de malades, que les étrangers et les malades étaient des
gens qui payaient bien et faciles à tromper, et il s'est informé
de l'argent qu'ils dépensaient pour leur dîner. Là-dessus, et
sans réfléchir à la différence qui existe entre une gousse d'ail et
un perdreau aux truffes, il demande pour la gousse d'ail ce que
Véfour demande pour le perdreau
J'ai eu la sottise de m'aventurer dans ces régions par
un beau jour de février. Comme je ne crois pas qu'aucun tou¬
riste ait jamais accompli un voyage semblable au mien, j'ai
pensé que la relation valait la peine d'être écrite, et conservée à
la postérité.
sous

Landais croit avoir tout fait,

Les Landes sont d'ordinaire d'immenses déserts

où

grouillent à peine quelques arbrisseaux chétifs. La monotonie
ces
plaines fatigue à la fois le regard et le pied du mar¬
cheur. De temps à autre, des forêts de sapins (sic) surgissent à
l'horizon, mais sans varier le paysage, toujours immobile et
triste. Vous feriez parfois vingt lieues sans renconter un être
vivant, sans voir le toit d'une habitation humaine. Si un berger
conduisant un troupeau de moutons blancs comme le lait, vous
apparaît, grimpé sur de giganstesques échasses, tout à coup, à
votre approche, il s'évanouit comme une ombre.
des

La Teste est

un

village très laid, et horriblement sale.

�Linha

Imaginòt

Souvenirs

4e trimèstre de 1997

premier abord, on s'ima¬
gine que ce village a été spé¬
cialement conçu pour les
vaches, et que les hommes,

Une

Au

en

minorité d'ailleurs, ne sont

les humbles serviteurs de
jour¬
née les vaches se promènent
dans les rues, mettent le nez
aux fenêtres, et paraissent si
bien jouir du droit de proprié¬
té, que je faillis m'adresser à
l'une d'elles pour connaître
que

ces

dernières. Toute la

mon

chemin.
J'eus lieu de

me

repentir de n'avoir pas suivi
cette primitive idée...
(L'auteur après avoir deman dé son chemin à des habitants

vache, pour suit son voyage et arrive
enfin à Cazeaux dont il désire
voir l'étang.)

plutôt

qu 'à une

entière ignorant

La

Devant cette cheminée, une

de la

Témoignages siur

vieille femme, affreuse et

nationale.

deux mille ans d'Histoire

déguenillée,

Aujourd'hui
qu'il est de mo¬

80 TEXTES HISTORIQUES
DE BORDEAUX AUX PYRÉNÉES

se

de ras¬

sembler

sous un

cela, vieilles femmes, enfants
et chaudière, avait l'air

bien

légitime
que les Landes

d'accomplir l'œuvre sans

appartiennent à

nom

nous

c'était deux

:

m'enseigner

nos

têtes. La
est

celui-là

; nous

fatigue ;
auberge.

nous

savoir s'il est

se

Cette

leva. Elle

rencontre, et se

une

PER NOSTE
I. E. 0.

la France.

assez

nuit-là, je ne

J'allais, cherchant des yeux,

prendre

ces sortes

d'enseignes bran¬

lantes

de bouchons de

ou

:

"Ecole Primaire".

prit

pas.

Cet instituteur doit savoir

cherchions

son

discours

tacle... L'homme

-

parlait
que le patois. Il baragouina
quelques mots et s'enfuit de
toute la vitesse

ne

de

ses

m'eurent bientôt convaincu

qu'il n'y avait rien à espérer.
Je rejoignis ma compagne,
qui, par bonheur, avait eu la
prudence de demeurer dehors.

n'y avait

aucun

espoir de rencontrer un autre
habitant. II fallut frapper aux
maisons.

ne

m'entendait

;

nul

ne se

faisait entendre de moi. Dans
A la

tous les

première chau¬
répondit pas ;
je poussai la porte, et je me
trouvais jeté soudain dans une

pays étrangers que
j'avais visités, j'avais rencon¬
tré des gens qui parlaient peu
ou prou le français. 11 m'était

scène de Walter Scott.

réservé de découvrir, en

on ne me

sa

ce

Heureux

voyait rien de drôle dans mon
odyssée, je ne m'expliquais
pas le nouvel effet que je pro¬
duisais. II

se

tournait

vers sa

femme, à qui, soit dit en pas¬
sant, il n'avait pas non plus

enseigné la grammaire

; et,
riant de bon cœur, il lui tra¬

duisait la narration de

nos

exploits...

pas une

comme un

qui rencontre
2

qu'il n'y résiste¬

pays

médio¬
cre surprise. Ayant heurté, je
surpris I'éminent fonctionnai¬
re
occupé à souper avec son
épouse. Je ne m'étais pas
trompé ; cet homme savait le
français. Il le savait mal, mais
enfin, il l'avait appris.
ne me causa

plus de succès aux habitants
de cinq ou six autres maisons.
Nul

ici un instituteur...

maître d'école dans

Je m'adressais sans

échasses.

a

grammaire... Mais ou il négli¬
ge de l'apprendre aux enfants
qu'on lui confie, ou on ne lui
confie pas d'enfants du tout,
ce
qui ne m'étonnerait pas.
La présence d'un

déraisonnable,

moment

chaise, et je crus

enseigne de ce genre
quand, à la clarté de la lune,
je déchiffrais sur un mur ces
-Sauvé ! m'écriai-

fin, son air

sur sa

un

que sans

sans

des envies de

comme

rait pas, et qu'il allait danser.
Pour moi, qui ne

étions morts de
une

avait

argent, et je ne découvrais

deux mots

doute, elle ne com¬
Ses gestes multipliés,

grand intérêt à ce
brillaient de
joie ; il saluait chaque mot
par un signe d'assentiment ; il
un

récit. Ses yeux

bondir

asile pour son

aucune

la
phrase,

Kamschatka, je lui racon¬
nos aventures, et il parut

tai

trouvera

auberge ?

au

m'en demandais pas tant.

paille qui, dans les bourgs,
indiquent au voyageur qu'il

bonne pour

fin de cette modeste

menaçant et

Il

façon, je

voudrais bien

je... Il y

Ici, nouvel obs

mière

même

Elle n'attendit pas

telle

qu'ils ont toujours l'air de
s'esquiver : nous arrêtâmes

spectre
qui

boire de la

-

toit au-dessus de

l'Histoire

demandent à

pérorer dans un dialecte
inintelligible, et, je le crois,
inintelligent. Rien ne prouvait
pourtant qu'elle ne maudis¬
sait pas le profane introduit
au milieu des mystères.
Madame, dis-je,
seriez-vous

Sources
de

tous ceux

Lorsque j'entrai, la

échasses. Un homme rasait le
défiance des Landais

même

de Macbeth.

accourut à ma

Gascogne

de de réunir les
races, et

éparses, qu'on eût dit parfai¬
inhabitables, point de

devant

langue

rythme monotone et bizar¬
re. Deux enfants, également
accroupis, et plus semblables
à des singes qu'à tout autre
type de créature, flanquaient
chaque côté de la mégère.
Leurs regards ne quittaient
pas une énorme chaudière
suspendue sur le foyer. Tout
un

mit à

plus sombre dans le village
que dans la lande. Cependant
un bruit
vague se fit entendre

tenait à crap-

petons, rongeant ses poings
décharnés, et chantonnant sur

village, un village hâve,
décharné, quelques masures

lumières. L'obscurité était

MICHEL GROSCLAUDE

profondément
le premier mot

immense cheminée.

une

vieille femme

tement

population

une

n'était éclairée que par une
faible flamme, mourant dans

Nous entrâmes dans
le

France même,

grande pièce,

ayant pour plancher la boue,

un

Parisien

compatriote

*

Article

publié dans
La
- Témoignages sur

Gascogne
deux mille

ans

d'histoire

de

Michel Grosclaude,

repris de
l'ouvrage Arcachon, promenade
à travers

bois, des éditions Le

Chevalier à Paris

�Imaginòt

Linha
Usesta

4e trimèstre de 1997

exacte, la fierté intacte,

"Avoir 20 ans
dans les oreilles"/#;

tousser

poïétilisée,l'oreille sans pitié,
l'improvisation sans piétié,
l'organisation dédramatisée,

asphyxicateurs devant le
souffle majeur mineur moteur
moqueur des utopies en piste

des

Avoir pendant 20 ans

foutu le souk, filtré le

fiché le trac,

fondé le pack,
stoppé les mises à sac, argu¬

places est trop cher...

C'est élitiste... C'est
te...

au

tac,

tchatché

dit morts d'oc pas

mots

d'acc!
Avoir

depuis 20 ans
pais", sans lui
voler son avis, sans qu'il ne
nous ait jamais rien demandé,
sans qu'il ne nous ait jamais
"travailhar lo

rien remercié !

Quelle beauté,

populis¬

C'est"bordéliste"... etc...
Uzeste Musical c'est

forcé le gnac,
menté du tac

depuis belle "lunette", toute
l'année, toutes les idées,
toutes les identités, toutes les
solidarités, toutes les réalités,
toutes les complexités pos¬
sibles rassemblées, critiquées,
entremêlées, garburées, c'est
24h,

à l'ouverture 24h. sur

c'est à

l'attaque du matin au

soir, c'est à l'usage années

quelle fierté, quelle gratuité,
quelle crudité, quelle lucidité.

après années !

Quelles conséquences,

grands méchants Mous

quelles influences ont-elles su
par capillarités- se pro¬
pager, se partager, se déve¬
lopper dans la cité, dans la

ennemis de la vie

ainsi

-

société, dans l'amitié, dans
l'adversité, dans l'inimitié,
dans la

concitoyenneté î
Souvenons-nous

y a

20

ans

-

le culturel,

-

il

encore

Merci à tous les

en

-

marche,

ennemis de la mémoire

en

marche, ennemis de l'autre,

qui
nous ont méprisés, jugés,
dénoncés, condamnés, quasi
excommuniés (à défaut de
nous critiquer de face, en face
de l'outre,

de l'entre

-

abyssinale réactionnalité nous
a définitivement encouragé

jamais nos braves indigènes
et puis ces artistes sont des
sauvages, ils ne sont pas cor¬

lettre), ils nous ont invités

(citation d'un hobereau
élu local).

rects"

Souvenons-nous
encore

en

hormone,

projet sans borne, une
émancipation lente, profonde,
patiente, jouissante, aimante,
le refus d'empiler, d'empo¬
cher, de s'empiffrer, de fri¬
mer, le dégoût de dauber,
clientiliser, viriliser, capitali¬
ser, le désir intact de se culti¬
ver, la joie de chercher, de se
chercher, de se trouver, la
responsabilité de créer de
nouveaux métiers, la capacité
de produire une nouvelle éco¬

du lamento de certains

petits et grands commenta¬
teurs de l'époque : "Uzeste
Musical ? Toujours les
mêmes... les copains de
Lubat... Lubat se paye de
mots... C'est pas du jazz... Ça
commence toujours en
retard... Ils mélangent l'artis¬
tique et la politique... Le prix

dans

nos

facultés d'avoir

eu

raison d'avoir tort (et avant la
enfin

sans

devenir

nomie locale, le

associés invités.
La

le savoir à

ne

comme eux, un

pas

tanti¬

culot de

se

plus un objet parachuté, pré¬
fabriqué, un conglomérat programmatif opportuniste, électoraliste, "touristriste", la
Fête des Arts à l'œuvre est
être vivant

un

sensible, tran

-

quille, lucide, fort et fragile.
Sa conception s'élabore au
quotidien toute l'année, dans
un mouvement perpétuel ins¬
crit

au cœur

des lieux et des

liens des habitants et des

C'est

autres.

partager, la volonté
de discuter, l'orgueil de ne

découvre

raison de

Hestejada de las

Arts d'Uzeste Musical n'est

planter où il fallait, la passion
de douter, de comprendre, la

une

alchimie

citoyenne "créatrice" qui
en

permanence ses

jamais fayoter, l'indifférence

facondes, ses propres
stratégies, et jusqu'à la der¬

devant les dévots (et autres

nière minute seconde (1ère

propres

suppôts de satin),

partie du pourquoi du retard

geance

de l'édition du programme !).
Uzeste Musical, on

l'intransi¬
devant les ethnicismes

sans finitude, des cagades
destroy rurales, des engueulades théâtrales, des fâcheries
sans

répit, des ennemis per¬

sonnels bien choisis, des amis
chers pour

le monde !). Leur

et devant

l'artistique n'entraient
pas dans les mœurs rurales,
prétendaient certaines édiles
locales... " Ça n'intéressera

moins

nanti

croissance

un

Bernard Lubat

les moralisateurs

communalisée, la conscience

une

suc,

( les cons tenus) à leurs
incontinences, laisser glapir

nants

l'humour rentier, l'audace

la vie.

Le talent de ne

jamais croire, le génie de pra¬
tiquer, le savoir être, l'insou¬
ciance de paraître, le pouvoir
de savoir le perdre - finale¬
ment nous sommes parfaits !
Vendre

sans

jamais le faire, on
apprend toujours à le faire,
l'improvis'action est un art,
pas du pâté, pas un pis-aller,
savoir être capable de tout
pouvoir changer à tout instant
dans un cadre économique

ne

sait

étroit, turgescent.

Hestejada de las
Arts 97

:

être "vendus",

Budget général :

haineux, peureux, frileux,

passer, transmettre sans paternaliser, innover sans prophé¬

déçus du spec tacle, déçus d'eux-mêmes,

tiser, proposer sans "démagocider", risquer sa misérable

déçus du jazz, déçus de leurs

carrière, survivre à ce que
l'on est né, survivre à ce

350 000 F

qu'on est pas, survivre à ce
qu'on est nase, ignorer le
crédo centraliste, provincialiste, patoisant, passéiste,
libéraliste, faux-cul capitalis¬
te, crétiniste, résister à toutes

(voyages, hébergements,
restauration, droits d'auteur)

net

paresseux,

20

ans...

Uzeste Musical est
devenu ainsi et au-delà un

espace/volume/carrefour cri¬
tique, critiquant, critiquable,
critiqué, discuté, discutable,
démocratique, citoyen.
Avoir 20
les oreilles

ou

ans

dans

l'ambition

les formes convenues en

continu, renvoyer les conte¬

1 750 000 F

Budget artistique :
1) Achat de spectacles :
2) frais artistiques annexes
:

450 000 F

Budget technique :
(équipement, accueil, sécurité
du village - Uzeste 350
hab.) : 580 000 F
Budget de fonction-

�Imaginòt

Linha

Usesta
4e ' trimestre de 1997

370 000 F.

nement :

(2ème partie du

pourquoi nous pouvons diffi¬
cilement éditer
ment !

conformé¬

-

longtemps à l'avance

-

le programme des Hestejadas,
désolé pour les festivaliers et

spécial dédicace pour les
médias qui le comprennent
assez bien en général à une
légère exception près.)
20 ans que ça dure, à
l'ouïe et à

l'œil, à la dure et

dare-dare, et pourtant nous
n'en

toujours pas
certain âge, il
: accepter de

avons

Passé

marre.

un

faut choisir

devenir

un

vieux

con ou

der le réflexe de
pour apprendre à
ancien : nuance !
On

se

gar¬

battre

devenir

un

peut mesurer le

pas

là

pour

ment amuser ou

simple¬

divertir,

moins pour

mépriser
exploiter, nous ne sommes
pas là pour imposer du haut

encore

ou

vers

le bas les mieux-disants

bienfaits de la culture bien

faite,

nous ne sommes pas

là

faire croire à quoi que ce
soit, père noël, père sévère,
père des peuples, nous
sommes là pour créer de
l'expression artistique con¬
temporaine vitale vivante
dans notre peuple, dans notre
cité, dans notre société. Que
cela choque ou non, nous ne
sommes pas des curés, ni des
pasteurs, ni des élus, ni des
pour

édiles,

nous

besoin ni de

déplaire,

n'avons donc

plaire ni de

nous sommes

des

artistes techniciens œuvriers
créateurs fondateurs

associés,
responsables, ni
dominateurs, ni diminuateurs:
libres et

créons,

explorons,
expérimentons, nous
cherchons, nous trouvons,
nous

nous

nous

nous

partageons, nous propo¬
diffusons, nous

sons, nous
avons

destin). Nous

la conscience

non

tran¬

ne sommes

des donneurs de

ni

leçon, ni des

vendeurs de solutions, tout le
monde sait que nous

serions
plutôt fauteurs de problèmes,
empêcheurs de tourner de
dauber

en

rond

("un cercle

parfait ? caressez-le, il de¬
viendra vicieux"). Personne
n'est obligé de nous croire,
nous sommes des
passeurs,
des rassembleurs, des incita-

exprimons
publiquement, debout, sans
teurs, nous nous

filet,

sans

filer,

Bernard Lubat

nous ne

pigne, saigne, swingue, pleu¬

des modèles, ni
des exemples (surtout pas) à
suivre, ceux qui nous imitent,
sommes

chemin parcouru et celui qui
reste à parcourir. Nous ne
sommes

quille du rôle que nous
devons jouer dans notre
société contemporaine (au
même titre que n'importe
quel citoyen acteur de son

pas

rit, déconne, raisonne,
l'Art est le vivant symbole du
re,

tent, ceux que nous

influen¬

savent nous

qui rend la vie plus
l'Art"

les

dire

en

confondre

marche et marché de

La

critique est natu¬
la santé !
(nous ne nous en privons pas
en privé ou en
petit comité),
critiquons-nous donc les uns

les flatteries crapu leuses, les intégrismes inté¬

grés, fonder une population
élargir le

devant les autres, ça nous ren¬
dra plus lucides, mieux argu-

de mélomanes,

cercle des connaisseurs, évi¬

mentés, mieux charpentés.

à voir
public

Agora

pas logorrhée, citoyen¬
neté pas réactionnalité. entre

consommatoire. L'Art à

le désir et le désert, if

n'a ni

n'y

a

qu'un

pas, se divertir, c'est
bon, ça calme, ça console, ça
distrait, ça facilite ; se culti¬
ver, se réléchir, se penser, se
travailler, c'est difficile, c'est

ni vérité révélée
(laissons cela aux religions
qui s'y acharnent). L'Art
n'exprime qu'un point de vue
particulier, personnel, subjec¬
tif, sur le monde, l'existence
du monde, la mort du monde,
message,

passionnant, infini, c'est
sonnel, c'est collectif,

s'échange et

per¬
ça

fatigue.
Apprendre à s'apprendre, à

console pas, ne

drogue pas, ne drague pas,
n'oblige pas, ne domine pas,
ne s'abaisse pas, ne se plaint
pas, l'Art hurle, crie, râle, tré-

ça

lire, à écouter, à entendre, à
écrire, apprendre à douter, de
soi, apprendre à se douter de
soi

4

-

conflits, les désaccords, à
ce

ser ce

relle et bonne pour

sesses,

usées, vieillies, branchées,

(Robert Filliou).

l'art.

(et les nôtres) sans cesse, sans
faiblesse, refuser les bas -

ne

ce

à

intéressante que

Art

les défis, relever les niveaux

l'Art

apprendre à parler, s'expri¬
mer, à dialoguer, à monolo¬
guer, apprendre à affronter

cesse

Ne pas

l'opportunisme, ça se sent,
personne n'est dupe. Relever

l'œuvre à l'air libre,

l'Art n'est pas pour tous,
l'Art est pour chacun, "l'Art
c'est

le

disons, et s'agissant d'action
culturelle, quand elle pue

demment ça n'a rien
avec la fabrication du

nantes, courantes, admises,

sans

çons savent le reconnaître et
le disent, ceux qui nous

influencent le

perpétuel, liberté
reconquérir,

mouvement

s'évitent, s'assèchent, s'effri¬

comprises - apprendre à trom¬
per les apparences (trom peuses par essence) domi -

certitudes incertitudes

sur

la

l'on pense, à pen¬
l'on dit, à penser
pensée, apprendre à
que

que

vivre, à rire, à survivre, à
souffrir, à jouir, à mourir,

apprendre qu'il y en a marre
que cela soit toujours la faute
des autres, et ainsi de fuites
de jazz !...
Apprendre à lutter
pour ses droits, apprendre à
prendre conscience de ses
devoirs, apprendre à pouvoir
refuser d'être

un

salaud,

apprendre le courage d'af¬
fronter la peur, apprendre
l'affrontement

avec

le vrai, le

faux, le bien et le mal, le
mien et le bal, apprendre à

produire des richesses,
apprendre à les partager,
apprendre à demander (c'est
plus facile que de donner).
Laissons pousser

les

oreilles.
Faisons les
pas

la

guerre.

bourgs

�Linha

Imaginòt

Usesta
4e trimèstre de 1997

par

leur cabei des bruits de

Uzeste.
D'où vient cette

Oyez !

oy«z.

bouigue de cuir ? Comme
tout ce qui faisait partie hier

foule,

dernier numéro,

courses

Escourdes de tous horizons !

laire, et qui a pratiquement

du

En cette année 1997 les culti¬

disparu de nos jours, il est

nom

difficile de retracer

allés à la rencontre des culti¬
vateurs de cultures
teur de

produc

-

"cultivatures", autre¬

ment dit les auteurs du

"manifestf du sous-réalisme

destroy-rural" réunis en
Compagnie Lubat dé
Gasconha. A l'Estaminet, la

joute commence par un espè¬
ce de maul de comptoir puis
se concrétise par une mêlée
de table. Les échanges de rus¬
ticités fusent à gorges
comètes crachées par un
Auzier sauvatje. Quelques

plus tard, la

Soule-musicà accorde tout le

monde. La

joute est là. Les
affamés de tous poils, de
soûle et de musique se jettent
dans un jeu de anches, de
mains, d'épaules, de mollets,
mauls et bémols. Le repas se
termine sur les dièses posés

par

de Dieu.

On

his¬

une

Janine Planton, noste

mèste cosinèira. La panse

bondée, chacun repart avec le
souci de rebondir, tel un porc

ne

consomme

des fêtes saisonnières. Les

mais

formes de

tances.

jeu sont diverses
régions mais l'on
retrouve toujours une balle
disputée par deux équipes

beaucoup d'accoin
En

Soûle

dont le nombre de joueurs

peut varier de une à plusieurs
dizaines. Le but étant

simple¬
ment de porter la Soûle en un
point donné. Il n'y avait
aucune règle, aucune limita¬
tion d'espace ou de temps. La
Soûle était un jeux de l'excès
où chacun se débondait plus
ou

moins violemment de

tabous. Il allait de

est

se

redonne

un

ne

une

foire

d'empoigne pour tous les gais
larrons, pour tous les allumés
du bocage.
Les Soûles de

ses

Lascazères 95, Cestas 95 et

pair avec

facile de

renaissant, la

La Soûle est

Labatut-Rivière 96 ont été

les bombances de table.

Il

-

esprit.
s'impose pas de
règles figées, elle s'imprègne
plutôt des valeurs évolutives
qui sont celles de ceux qui
participent à chaque nouvelle
joute : les Souletimbanques.
Elle

des réussites chacune à leur-

com¬

souhaitables, la Soûle fut

objectifs.
plus grande réussite étant
que l'existence d'au moins
une grande joute annuelle
devienne indispensable aux
yeux du plus grand nombre
des participants. La Soûle, ça
fait tchatcher, rire, chanter,
courir, ripailler, ça fait vibrer
les tripes, les peaux, les
porte-voix, les touches et les
accords plaqués d'un com -

ge de curieux des villes et de
curieux des champs. Il n'est

enterrée.

mun

donc pas étonnant que la cul¬
ture extensive et vagabonde

qu'ils ressentaient un manque
que deux gars de RivièreBasse se penchèrent avec
curiosité sur ce jeu sauvatje.
L'idée seule du jeu faisait

épique qui
jeu.

serait piqué

se

La Soûle est

un

au

fruit

subversif. Nous pouvons
l'affirmer sans détours nous

Souletimbanques dé Gas¬
conha. C'est
tuition
détient

priori

a

une

essences
se

sans

doute l'in¬

que cette

séditieuses

rallier tous les

de la Soûle,

figue

forte teneur

ans

en

qui fait
davanta¬

telle que nous

l'avons relancée

en

1995 à

Lascazères dans les Hautes-

Pyrénées, passe aujourd'hui

niveau suivant leurs

prendre pourquoi ce jeu a dis¬
paru. L'affirmation de nations
fortes avec leurs pouvoirs
centralisés imprimant leur
marque sur tout un pays afin
de le rendre
a eu

raison,

un

La

et indivisible

avec

l'aide de la

morale chrétienne, des parti¬
cularités rurales encore atta¬
chées à l'ancien monde

païen.

Les bacchanales n'étant

plus

C'est bien parce

accord.

erreur

s'est

une

glissée dans la

réponse de Claude Sicre
indiquant le numéro de
téléphone d' Ange B .
(Bouducon Production). Il

précise de la.
Soûle. Les premières traces
de jeu de balle en Europe
opposant deux équipes
remontent au temps de
l'Empire Romain (ce jeu
aurait été importé de la
Méditerranée). La Soûle
apparaît et se pratique régu¬
lièrement au moyen-âge lors
et

suivant les

déployées, pareils à des

bohats de cervèla

jeu faisait vibrer les tripes

pas la Soûle, on s'y consume.
On ne joue pas à la Soûle
pour passer un moment mais
pour habiter le temps et
l'espace. La Soûle n'est pas
un sport pour se maintenir en
condition mais pour se décon¬
ditionner, on ne s'entraîne
jamais, on se projette. On n'y
voit guère de performances

toire continue

.Cortetas. ..Cortetas...

Rectificatif. Dans notre

folles, débridées. L'idée seule

Souleversifs sont

..

fugitives images de

de la culture rurale et popu¬

vateurs

4

des échos de rires, de chants,
de tchatches, de ripailles, de

s'agit du

05.61.23.68.07

:

Identité. Victoire d'un
candidat du Front National
dans

une

élection cantona¬

le à Mulhouse.
les

sur

Interrogé

de cette vic¬

causes

toire, le maire de Mulhou¬

Jean-Marie Bockel,

se,

Un tel refus d'aborder ces

questions en
nationalisme

dit long

sur

le

français et la
condescendance qui ont
cours

dans certains

milieux.

(J.M.B.)

A Uzeste, ils croient enco¬
re

être à l'extrême Ouest de

la Linha

Imaginòt. Certes
collègues d' OnesseLaharie et de Mérignac
les

font moins de bruit mais
ils sont

plus jeunes et ils

travaillent

sur

de bonnes

bases.

Coup de chapeau
donc à ceux qui se bagar¬
rent pour leur village lan¬
dais

ou

leur cité de ban

lieue bordelaise,

-

en

espérant que bientôt pour
parler de l'Ouest de la
Linha Imaginòt, il faudra
parler de l'Amérique.
(J.M.B.)
Alsace. La création de
l'association ABCM

-

Zweisprachigkeit en 1990 a
marqué un tournant dans
l'évolution du bilinguisme
en

Alsace. Jean Petit, psy¬

cholinguiste en conte la
saga et il expose ses
options pour l'enseigne dans

son

un

ouvrage

reconquête de
bilinguisme qui fait

L'Alsace

a

également

la

un

rappel histo¬

rique.
Salde, 31
67000

5

-

d'origine identitaire.

sons

ment

immédiatement naître dans

a

évacué d'emblée les rai

rue

Oberlin

Strabourg.

�Linha

Imaginòt
Usesta

4e trimèstre de 1997

son

et

Articles parus

dans Un zeste d'Uzeste,
journal quotidien du festival d'Uzeste 1997,
réalisé par une équipe d'adolescents

Chronique de la
nuit des soli

de l'accordéon

fait chanter

Un

poète

un

a retenu

a

enchanté

public ravi.
l'attention

de toute l'assistance

en

contant la voûte céleste.

sauvages

Après un long che¬
parsemé de stimuli provoqant l'éveil successif de
min

Le

nouveau

nous nous sommes

dès l'entrée du
village où nous étions : le
aperçus

monde dans les rues, les

sculptures, les photos et pein¬
tures posées ou suspendues
un peu partout, les stands, le
châpiteau etc... bref une
ambiance de fête.
Lucie

Le rendez-vous
de

marche, depuis une demij'écoute Aline Pailler
députée européenne. Au
départ, j'étais partie pour voir
en

heure

film à la menuiserie de la

Cie. Lubat

(parce que je dois
avouer
que je ne suis pas très
"débats") et puis sur la route
j'écoutais la radio d'Uzeste
dans

mon

que mes
ser.

"walkman" parce

amis devaient y pas¬

Le débat était retransmis

radio UZ. Sur la

sur

route

j'ai changé de direction, je
me

suis retrouvée

sous

cette

grande tente écoutant Aline.
J'ai été totalement privée
dans

ce

débat. J'ai 17

L9 idée originale.
de ce spectacle
est
En effet
très

sur un

fond de

musique

variant du très doux

au

très

rapide (interprétée par la Cie.
Lubat qui s'est surpassée !),
un homme
tape sur son ordi¬
nateur relié à un écran géant
des phrases concernant un
point précis ; ici Lubat. Ce
spectacle est donc un culte
voué à Lubat

comme

ans et

moi la politique me
passe un peu "au dessus de la
tête" (pour le moment). Mais
là, je dois avouer que j'ai été
emballée. Les sujets étaient
pour

ce

ces

citations

:

tières...". L'homme écrivant

phrases

comme

un

nous

décrit Lubat

être à

trale d'André Benedetlo

nous

permis de comprendre un
mieux ce qui devait nous
attendre. Ce spectacle de
bonne qualité plein d'impro¬
visation fut cependant gâché
par la présence d'un public
un
peu trop nombreux.
a

peu

Sur le chemin

qui a fait du
temps son désert et l'espace
sa folie", "effaçant les fron¬
ces

cer¬

tain qu'une fois les guichets
passés, la surprise fut totale.
Une prestation théâ¬

le

"c'est celui

la maison de la mémoire

pour

nous était proposé comme
une traversée nocturne des

qui

alentours d'Uzeste. Il est

démontrent

l'Europe

Je me trouve aujourd'hui à

un

moment

musique

Jeudi
21 août, lors de notre
arrivée,
tous

11 a fallu attendre
un long
accéder
à

Soirée boîte à

village

part, alors

l'est sûrement pas.
pu lire sur le grand
écran : "il s'invente pas à pas
un pays, un tombeau pour
capitale, une émancipation du
musicien qui s'affranchit de
tout système et de conven -

sinueux à

travers

la forêt,

pu découvrir suc¬
cessivement une peinture

vrîmcs

un saxophoniste
perché dans un arbre, des
explosions de sable et un cas¬
seur de briques (à défaut d'un

qu'il

ne

défonceur de portes ouver¬

Ainsi

on a

tes).
A

l'approche d'un

ferme occitane, une douce

musique

nous a

accueilli. Le

jeunes acteurs dans

volonté de rendre intense le

moindre, le plus fugace signe
de survie. C'est un aspect

plutôt positif qui, d'après
moi, relève le niveau de cet
hommage rendu à un homme
qui n'en mérite pas tant !

une

pièce

très forte.
Un

d'arbre

spectacle de

d'un pauvre tronc

massacre

nous

d'attendre
d'artifice

un

permis

a

très beau feu

bord de

l'étang.
longue marche
agrémentée par le délire d'un
organisateur nous a lentement
entraîné à assister à un jet de
au

Une

tomates. Ce

fort de

fut

un

moment

cette soirée car

d'émotions

et de

chargé

revendica¬

tions.
Le

clamé

sa

poète nous a
détresse et celle des

peuples qui souffrent encore
de nos jours. Il a su nous
émouvoir et nous a surpris
par un hommage à une jeune
infirmière turque torturée.
Le dernier spectacle
encore plus bruyant que les
précédents a eu pour effet de
nous

réveiller (ou de nous
assommer

Si

tion", "il établit de nouvelles

règles...". Cependant, l'auteur
de ce texte souligne un aspect
chez Lubat qui lui donne la

-

ribambelle de

une

nous avons

d'ombres,

décou

tous nos sens, nous

!).
cette

promenade

a

été

très riche et surpre¬

nante, les presta tions musicales

(mis à part l'accor¬
déoniste) n'ont pas
été à la hauteur des
conteurs et des
acteurs rencontrés.

Julien

variés. A la fois sérieux et

Thomas, Nicolas,
Evelyne, Pierre,
Jérémie, Soizic et

cools

Héiéna

avec

des

pointes

d'humour, j'ai beaucoup
apprécié, je pense y revenir
demain.

Lucie

�Linha

Imaginòt

4e trimèstre de 1997

taines personnes

et agace également les habi¬
regrettent dans le déroulement des dif¬
férentes activités la trop grande implication de
tués. Ils

Lubat

plus fort
que la Mairie ?

la

politique et la discrétion de la musique, qui
principale place de ce

à notre avis doit tenir la

Uzeste,
20

ans

déjà

festival.

Cepremiers
matin nous
avonsduétémaire
reçusd'Uzeste
par les trois
adjoints
afin
de connaître leur
rencontre

fut

opinion

assez

interlocuteurs

sur

le festival. Cette

surprenante. En effet, nos

sont montrés

critiques vis-àvis de l'événement principal de l'année (en ce
qui concerne leur village).
A notre grande surprise, ce festival
semblerait être une source d'ennuis pour la
commune

;

se

ainsi

ce mouvement ne

leur rap¬

aurait le don

d'argent. De plus ce festival
d'agacer certains Uzestois.

Beaucoup de

personnes pensent que

porterait

que peu

cette

manifestation
vraie

produit plus de bruit que de
musique (jazz).

D'un autre côté, la mairie se trouve
entraînée "de force" dans ce festival. En effet,
la fondation Lubat "ferait soit disant

pression"
grâce à des relations politiques. Ainsi
Lubat "pourrait" contraindre la mairie à accep¬
ter certaines choses en la menaçant de couper
sur

elle

toutes

Dans le

sont pas

ainsi le

durée du festival. Ce

geste de protestation n'a
gêné le bon fonctionnement du
village puisque plusieurs dépôts ont été
ouverts (boucherie, épicerie, café du sport...).
La mairie refuse de juger les raisons de ce
départ.
Les adjoints constatent également que
le public ne se renouvelle pas et que l'on assis¬
néanmoins pas

te à un

vieillissement de celui-ci. Une chose

est sûre :

"le torchon brûle" entre la mairie et

la fondation Lubat.
En tant que
écrit les idées
sommes

journalistes,

sur

cette

"affaire". De cette

espérons poursuivre ce débat
qui nous paraît très intéressant dans un pro¬
manière,

nous

chain numéro.

également à remercier
adjoints du maire de nous avoir accuellis
Nous tenons

D'autre part,

n'ayant aucune couleur
politique, la mairie craint que le festival "lui
colle une faucille et un marteau" sur sa façade.
De plus les adjoints s'inquiètent du fait qu'un

politique puisse choquer

les

Repic

:

Pim Pam Pom
c'est ton anniversaire
Pim Pam Pom
Uzeste donne des

verres

Pim Pam Pom
c'est ton anniversaire
Pim Pam Pom
Uzeste

remplis les verres !

nous avons

nous sont parvenues. Nous
maintenant près à entendre l'avis de

qui

monsieur Lubat

subventions.

festival aussi

village, tous les habitants ne
d'accord avec ces journées musicales,
boulanger a préféré émigrer pendant la

aussi chaleureusement.

Elisabeth, Paul, Sébastien F. et Yann T.

Uzeste tu

as

20

ans

c'est l'aurore

Mais 20

ans

Tu les

pour un an

Mais

a

y'en aura encor

Par contre maintenant
Veilleras-tu

au score

A faire que dans 20 ans
tu sois plus jeune encor

I

Repic

cerTuas construit et

régis
Depuis pius de 20 ans

8^

Je te dédicace ici

Lubat

plus fort que la
mairie, la suite !

Des

municipal. Il aura ensuite le
maire au téléphone qui lui expliquera que son
article a été tout simplement supprimé. Cette
affaire aura pour effet la démission de ce

jeunes

conseiller.

Du

dans le bulletin

fort
Ala suite
de notre article "Lubatl'avis
plus d'un
la mairie",
que
nous avons eu
ancien conseiller. 11 nous a affirmé que
rie était

la mai¬
antipathique au festival. De plus, ce

monsieur

nous a

raconté

une

anecdote

sur

le

fait que

la mairie n'aime pas le festival.
Imaginons que nous sommes en septembre 96,
notre

interlocuteur

est encore

conseiller muni¬

cipal. Mais il est déjà mis à l'écart à cause de
quelques articles dans les journaux. Nous voilà
début octobre 96, notre conseiller pense que le
festival se fait oublier un mois après sa fin.
Donc il

pépinières de talents

Gratitude

a l'idée de faire un petit article d'une
quinzaine de lignes de remerciements à tous
les festivaliers (organisateurs, bénévoles,
artistes, techniciens, pompiers....) dans un bul¬
letin municipal. Mais à sa grande surprise,
notre homme ne voit pas son article paraître

journaliste, je pense
que c'est la censure (manque de liberté de
presse et de l'expression d'autrui) et un
manque de respect vis à vis de cet homme. Je
remercie notre homme courageux qui s'était
dérangé en plein spectacle pour nous apporter
ces précisions.
Autre précision : un conseiller de
l'opposition nous a dit que la mairie se permet
de faire des critiques sur le vieillissement du
public alors que les adjoints au maire ne se
donnent même pas la peine de se rendre au fes¬
tival et de se rendre compte de l'âge du public
Moi,

en

anciens

Qui creusent le sillon
Pour que

quand on déjeu

ne

poulet on ait le pilon.

tant que

Yann T.

7

aux

Repic

Vfcente Fernando

�Linha

Imaginòt
De

pertot

4e trimèstre de 1997

Fin de

cycle ?

Su

Jean-Marc

Buge

d'Uzeste Musical laisse

les spectateurs qui ont consta¬
té un certain appauvrissement

des

et

Si le 20e festival
souvenirs, ils

ne

du même type que
Beaucoup de
critiques ont en effet émaillé
seront
ceux

ce

pas

du 17e.

festival, et notamment la

sur-représentation de l'appa¬
de

ses

"filiales"

avec

plication de débats

regretté des éditions

le feu d'artifice

débridé

semble-t-il

l'atmosphère. Cer¬

festival

la multi¬

en

dehors des

le

a

débats,

avec sa

programmation bien rangée.
Parmi les paroles et

même ton. Plus que jamais,
on se serait cru à une fête du

modes

PC

base de la société délaissés

plus qu'à

d'Uzeste

un

festival

et on ne

peut

Uzeste,

par

s'empêcher de remarquer que
a
correspondu à un

après

constat de censure lors des

dernières années, alors que ce

débats,

moyen

être

ne

"Printemps des
langues " du monde
comme

tout

J'éto ureu

Moi boule de

Ed vir Claudi in dalache

picarde

neige

"Arnaud Bernard" in foufièle

j'étais heureux

Sylvie éyé Christine in-n
"espéranto"
Magali à l'coyète in chino...
Taint é-pi taint ed lainghes

De voir Claude

dech

ranto"

monne

folie

Sylvie et Christine
en

Tant et tant de

é-pi l'rinde

action

"Arnaud Bernard" dans la

Magali à l'aise

caro

en

nerveuse

en

"espé¬

chinois
langues du
....

A l'abe carnéval dé

monde

"Calendretes"

Faire

D'inné istoére nuève

Cette Picardie ! et la rendre

Por

A l'arbre carnaval des

Ed

éstampé basié ech'l'

surgir de l'anonymat

alouettes

"petites

apprenties"

D'une histoire nouvelle

"prima dé las langas"

dech

Pour droite embrasser cette

monne.

aube nouvelle

remarqué
raggamuffin,
rapport délicat ces

cela

ce qui ne s'était peut
jamais vu dans le cadre
du festival (rappelons-nous
de l'époque où c'était le festi¬
val qui était interdit). Il est
évident que ce n'est pas bon
signe. Le PC et sa clique ont

Toulouse était beau

on a

l'absence du
un

langas" duch monne
Tolosa y' éto bio corne tout
Mi bourlot arzin picard

artrouv'mint

d'expression de la

place du Capitale

Pêle-même !

Chèle Picardie !

les autres,

comme

Sur la

l'plache dech Capitale

Boûchi-boula ! "Prima de las

Défuté ed

tains n'hésitent pas à dire que
le festival d'Uzeste devient
un

sur

pas¬

sées, hormis le dernier soir où

et

reil du Parti Communiste

Aube nouvelle

Artrouv'mint

Du

"printemps des langues"

du monde.

(Douai / 21 mai 1997

-

orto

-

graphe Ch'Vavar).

d'expression citoyen¬
responsable progresse

et

indéniablement dans le Sud

Lou

de la France, en dehors des

Pérli

idéologies. Ce sera certaine¬
des enjeux des pro¬

O la la ! C'est

!ou !

-

coco

-

magnifique !

!

ment un

chaines années. Le chantier

Lou-Lou !

O la la !

besoin d'Uzeste pour essayer

d'Uzeste sera-t-il de la

Thiote pionne

Petite

de

A voir.

Dviz'ries

Confidences et effleure

comprendre quelque chose
au
pays, mais on voit mal
comment ils pourraient y arri¬
ver,

tellement le réseau

replié

sur lui-même.
Il est clair

est

qu'on est

à des années-lumière de

ce

Le 20e d'Uzeste

était

doute

plus tourné
vers le passé que vers l'avenir
(anniversaire oblige ?), et
chacun attend avec impatien¬
ce la prochaine édition, car
sans

chose est sûre

les pro¬
pos d'Henri Mesehonnic dans

une

le rapport

reviendra pas

que peuvent apporter

culture/langue/poli¬

tique (il nous dirait peut-être
que la langue de bois va de
pair avec la censure). Et
comme

Mesehonnic n'est pas

dans le

giron du PC (et pour
cause), il y a peu de chance
pour qu'il soit un jour invité à

partie?

:

d'Occchitanie
Chucartes éyé copernique

Sucreries et alcool

qui enivrent

Culbutes dans ta douce
attention

Péreu

Pereux

Mi

Moi

j'é riv'té et' douche pio

Grémion

Ej t'é àcouté oute ezz
inblaves
Ninoches poùrmënaches

de l'autre

-

Sur la terre d'Occitanie
d'absinthe

-

clot'mint

qu'il ne
à Uzeste ; des

venus

ments

Cutournios din tinn ami

personne

pivoine

Dzeur chèle tère

qu'i soul't

n'a envie de dire
festivaliers

é-pi riv'taches

j'ai effleuré ta douce

peau
Petit cailloux
Je t'ai écouté

au

delà des

propos inutiles
Innocentes promenades

côté du pays peuvent s'y sen¬
tir chez eux et discuter avec

din Tolosa

Pérlicoco éyé tés maclotes

dans Toulouse

tout le

Belle

pionne

Jeu d'enfant et ta chevelu¬

Lou

lou I Pérlicoco !

re

de

monde, et ça n'a pas

prix.

-

démêlée

Belle pivoine
O la la I c'est

(Douai

Uzeste.

-

21 mai 1997

orto

graphe Ch'Vavar

Côté

artistique,
beaucoup de déception chez

Christian Dequesnes

8

magnifique !

�Linha

Imaginòt

De pertot
4e trimèstre de 1997

Le théâtre

langue dominante, retrouve sa
: accent
tonique,
expressions locales, tournures
du pays... L'utilisation d'une
langue plus proche du breton
parlé lui permet alors d'être
écouté par les anciens du
pays (théâtre dans les mai sons de retraite,
par exemple)
saveur

breton pour les

en

enfants
Quand

une

langue prend la parole...

et sort de

l'école.
Dans

Fanny Chauffin
des trombes d'eau

quand
jeunes du collège du
Releg Kerhuon tiraient la

d'enfants (entre 12 et 30) de
trouver chacun un rôle dans

nelles et amateurs. Du côté

charette emmenant les morts

toire des deux bossus, très

des

de la

souvent mise en scène

sous

Le théâtre en breton
compte quelques
troupes profession

les
-

enfants, il semblerait que

le théâtre

en

breton soit

actuellement

l'objet d'un
développement important.
"An aluzenn, mar
plij !". Iona, Mélody, Morgane et Thomas implorent à
genoux des passants indiffé¬
rents. Les

archers les bouscu¬

lent, le marquis de Pontcallek
les

rassure.

La dernière scène

l'histoire. Par

peste d'Elliant ). Puis ce
au théâtre de Morlai.x,

sera

sonorisa¬

tion,

déroulement de l'histoire.

craquer, et enfin à la
fête de l'école. Enfants plus à
scène et dans la vie,

sur

ayant, grâce à Goule'han
Kervelia

permet

jouer un nombre
indéterminé de korrigans. Des
sketches ont également été
écrits pour les enfants et
imprimés par l'éditeur
Bemdez. Quelques pièces
existent, peu nombreuses,
mais la majorité des metteurs
en scène s'accorde pour dire
que les enfants ont un plus
grand plaisir à jouer s'ils ont
une participation dans le

plein à
l'aise

exemple, l'his¬

de faire

et à son

équipe, pro¬
enseignement de
qualité, et d'un matériel pro¬
fessionnel généralement
réservé aux adultes (éclai fité d'un

rages,
cos¬

Ensuite, c'est la qualité de la
mise en scène, des conditions

tumes,

décors...).

matérielles

qui permettent à
la magie de s'installer et au
public d'en redemander...

Grâce à
Goule'

Le breton est la

han, mais
aussi
ce

à

langue de l'école pour plus de
3.000 enfants aujourd'hui en
Bretagne, sans compter les
20.000 qui la pratiquent dans

grâ¬
une

poignée
d'ensei¬

gnants d'écoles bilingues
motivés, le théâtre en breton

représente l'éxécution de
Pontcallek par des bourreaux
alors que le rideau se ferme
sur la musique de
Gwerz

d'année, certes, mais aussi

Marv Pontcallek chantée par
Gilles Servat.

festivals de théâtre pour des
enfants et adultes (Kann al

Loar, Sked, Taol Kurun,
Kerhervy, Pont l'Abbé...).

manoir de Kernot

sont

1995

mai

(pebezh glav ! les mille
spectateurs et les 250 enfants
qui jouaient s'en souviennent
encore, alors que la nuit tom¬
bée, le spectacle dut s'arrêter

d'autres établissements

séjours de
vacances (An Oaled, la
Chapelle Neuve, Had'ti...),
elle est la langue des loisirs.
Avec le théâtre elle devient la

"langue du cœur, des émo tions", elle est alors apte à

Les thèmes abordés

traduire des sentiments

variés, souvent inspirés

abordant

de la littérature bretonne. Le

Le "breton de

Luzel, le joueur de flûte de
et

en

Diwan" souvent accusé d'être

adaptés

"aplani " à cause du français

permettent à une classe

9

des

troupes d'enfants, des ate liers, naissent en langue bre¬
tonne, avec des enfants prati¬
quant cette activité sur le
temps de loisirs et qu'il existe
des

rencontres

de théâtre

amateur en breton et

d'autres

dans

langues minoritaires

(le théâtre est cruellement
absent de

grandes manifesta¬
Spézet ou
Lorient). La multiplication de
tions

comme

lieux (en

été, mais aussi pen¬
l'hiver) où les enfants

dant

peuvent jouer permettra à ce
théâtre de gagner encore en

qualité et en popularité. La
fréquentation de lieux le plus
diversifiés possibles (salles
modestes, maisons de
retraites, marchés,...) permet¬
tra à
sur

la

langue bretonne d'être

scène,

reconnue au

même

titre que

les autres arts
(danse, musique...).
On observ e aujour¬
d'hui des concerts
fest-noz

ou

des

précédés d'une pièce

de théâtre. Redonner à

ce

mode

d'expression artistique
toute sa place, créer des
troupes où enfants et adultes
jouent ensemble (comme
Strollad Ar Vro Bagan depuis
de nombreuses années), déve¬
lopper le public bretonnant,
sont autant d'enjeux pour
l'avenir de la langue.

vocabulaire

qui
du registre de

un

n'est pas
l'école.

Barzaz Breizh, les contes de
Hamelin sont souvent

sco¬

laires. Avec les

fait des émules. Fêtes de fin

joueront
à trois reprises cette pièce, la
première fois en plein air au

Les enfants

en

l'avenir, il

serait souhaitable que

F.C.

14/08/97

�Imaginòt

Linha

De

pertot

4e trimèstre de 1997

Un ete très Kervella

dont 30 enfants et 20 comé¬

velle pièce de théâtre pour le
jeune public, en breton et en
français...
Alors que d'autres se
plaisent dans des espaces

diens

clos, le théâtre de Strollad Ar

âges
Réunir vie,
les différents
les faire jouer
de la

scène ensemble

sur

(dans

Guerre et Paix, 120 acteurs,

professionnels),

ras

-

sembler des milliers de spec¬

(plus de 350.000
depuis la naissance de la trou¬
pe) sur des sites naturels,
tateurs

dans

un

château,

ou

dans les

salles de fêtes de toute la

rents

niveaux où M. Barbier
femme n'en finissent

Ar Vro

pas

en

n

u

de

se

en

ner

itinérante

et

Théâtre

facha

populaire ?

dans

comédie humaine et les

contemporains.

famille, il lui écrit des

textes à sa mesure,

joue des
Le regard

attentif, aiguisé par des
années de professionnalisme,
il est partout :
éclairages,
décor, costumes, accès soires...

L'été 1997, la troupe

joué trois spectacles

;

neuf

fois le grand spectacle Guerre
et Paix

Mestr

Rosmor),
dis

dans le

C'est la conclusion du spec¬

tacle de

Kerjean. Théâtre en
français et en breton (tous les
comédiens le parlent) qui pri¬
vilégient la matière bretonne
(le roi Marc'h, Amoko 2, Ys
la maudite, la Passion

Celtique...). Théâtre populaire
qui remet le breton sur scène
et qui donne la parole (et sou¬
vent la plus belle) aux enfants
et aux

té bretonne

et tous les vendre¬

elle-même

Sagesse d'une socié¬
qui s'interroge sur
en

même temps

qu'elle s'ouvre au monde et
aux interrogations fondamen¬
tales de P homme.

F.C.

de

:

chis

a

e

aqui caplevèt lo ridèu
de la scèna per mostrar consi
darrièr, actors e autors se
laçan dins la formacion d'un
public e butan per l'institucionalisacion d'un

teatre

occitan.
Jòrdi Peladan

sos

Felip Martèl,

faguèt

siá dins l'encastre de las animacions

organisadas

per

l'IEO (coma lo recent
rescontre ambe lo

de

son

C.A.O.C)

o

ensenhament de la

matematica

en

occitan als

estagiaris de las Calandretas :
l'amira de tôt aquò es de sor¬
tir l'occitan de

sa

clausura.

Dins la tantossada,
Renat Duran nos faguèt
l'inventari dels

movements

d'arts

tornar considerar.

e

d'estructuras necessarias.
Joan-Claudi Forèst !

ans

literatura occitana

en

doblidar lo rotle de Félix

-

Marcèl Castan.

Tenguèt l'escomesa de parlar
de l'abotiment de mila

plastics "del sud". Aqui
dempuèi 30 ans la
supresa ven de la vitalitat
d'aquela creacion. De noms :
Ben, Soulages, de grops :
Support Surface, Fluxus, sens
tanben

clartat, lo messatge
Calandreta, que siá dins la
formulacion d'una volontat,
que sia dins la mesa en plaça

de

qualques minutas. E interpèla
los legeires per
ensajar de
comprene aquela experiéneia
en plena vitalitat alara
que tôt
sembla jogar contra sa capita-

10

balh remirable d'Alranc
encara

mai que mai part de sas experiéneias d'òme de terren que

Felip Hammel
faguèt passar ambe força

da.

Joan-Loïs Blenet
que remplaçava Claudi
Alranc metèt en abans lo tra¬

mas es

totjorn onèst e serios dins son
trabalh, aguèrem drech a
l'autopsia menimosa del
"cadavre" tirât del gabinet de
l'istòria de França. Un biais
de dire que cal tornar prene
los enonciats d'aquela stòria e
los metre en question. E
Martèl desplega aqui, ambe
discrecion e intelligencia, una
tièra impressionanta d'aprò-

anciens.

Léon, Ar
(pièce de Naïg

intrigue policière Les
mystères de Kerjeau jouée à
six reprises dans la soirée à
travers les différentes
pièces
du château. Et en
préparation,
pour janvier 1998, une nou¬
une

plan pron,

Ambe

mettre en scène la

a

que

iimits...

théâtrale

rôles secondaires.

e

aquf onte se trapan

enracinée,

travers de nos

simpatisants. Ça

e

la, la comunicacion foguèt

ayant pour but de dis¬
traire, mais surtout de

Cette

aderents de l'IEO

autres

emme¬

et de sang

aventure

regrèt : l'absenCapestanh e
Besièrs, parlera pas dels

rares

quereller, site de

toute la famille de

cœur
une

:

evidencia dins la discutida.

de

lière, Brecht et Ariane
Mouchkine, l'avaient
fait avant lui

e

mes

Un

Bertheaume à l'entrée de la

Shakespeare et Mo¬

tenguda de

las intervencions

cia massiva de

rade de Brest...

scène/comédien/auteur.

devenir

punt força positiu :

la nauta

l'interès de l'assistencia

fenêtres de château à diffé¬
et sa

en

qu'es aquel camin ?"

Bagan, s'installe dans les
grands espaces naturels :
rochers du Korrejou avec les
bateaux qui croisent au large,
éclairés par des torches,

tidienne du théâtre de Strollad
han Kervella est le metteur

"Occitanle

Vro

Bretagne, c'est la réalité quo¬
Bagan, dont Goule'

Collòqui occitan de
las capestanejadas

Claudi Sicre

nos

faguèt una explica afogada e
ponchuda de la situacion
musicala francesa que condiciona la nòstra. De la cort
versai hesa, ambe Lulli,

partiguèt lo centralisme musical
qu'a despolhat França e sas
provincias de lor musica
populara. E ara que la glèisa

�Linha
De

Imaginòt

pertot
4e trimèstre de 1997

familha gaita la
las lestas son sonorisadas per CD e caissetas,
demòra pas gaire de luòcs per
tampa, que la

télé

e

Nodau

companhià

en

que

capitada de Carcassona

La

descobrir la musica.

cantar e

De que pensar de la "fèsta de
la musica" per aquò o de

l'escòla ? Ça que la, i a un
fum de grops que reviran dins
la musica

una

►

Alan Roch

convivialitat de

-«

vesinatge e vòlon autra causa
que nòstre estetisme musical
orquestrat.
trèt la

Felip Cosinièr mospresencia del vin dins

la consomacion facia
autras

bevendas. E

a

las

coma

faguèt lo ligam ambe la
cultura en s'apejar subre son
La

e

del vin".

desgustacion foguèt

pas

doblidada !
Per acabar Patrie

Beziat, que remplacava a pè
levât Rémi Pech, faguèt una
analisi de las très fasas toristicas

de la

réisser

région per far apa-

una

evolucion pas

obligatoriament negativa. A
condicion que lo monde del
luòc se vòlgan plan desrevelhar per descobrir l'importancia de çò qu'an davant los
uèlhs cada jorn, e de citar las
pinturas del Castèl de
Capestanh e lo Canal del
Miègjorn.
Una jornada que
s'acabèt ambe lo "ròc mini¬
mal" de

Papilhon

Renat
Duran e ambe la prestacion
de Claudi Sicrc en granda
forma. Era las vacanças, fasiá
pas trop caud, Capestanh èra
en fèsta. Mas los
qu'esperavem
venguèron pas. Coma
disiá Béziat, caldriá que los
occitans sortiguèsson de lor
letargia...
e

mesclant cants

organisaires del Festenal de

vinhas dins las annadas

d'Aragon (amb

Carcassona avián contactai lo

los novèls

presentèsse
l'espectacle al grand Teatre
de Ciutat. Aquò foguèt fait lo
dimenge 13 julhet, amb una

esvelhar

Aprèp las doás seradas

se

deu

"lexic de la vinha

qu'avián vist Los de Nadau
venir portar la solidaritat
montanhòla al pòble de las

de novembre passât
al Zenith de Pau, los

grop per que

version mai cantada

e

mai

musicala, mens esperpalada
qu'a la tardor, recentrada sul
torn de cant de

pertinentas
de l'orquèstre de Pau, de la
bandà de Mugron, de las
coralas de Bearn

e

de Bi-

dins la nuèit carcassonesa,

davant

A la diferéneia d'un

Eddy Mitchell que lo teatre
èra plen tre la dobertura de
las locacions,

o

de I Muvrini

passèt l'an passât tôt
aureolat de sas prestacions
parisencas e d'un batatge
mediatic, la question se pauque

anfiteatre

un

plen,

Mas
amb lo

vam

menaire de

foguèt plan mai

de Jan,

vertadièr

jòc, que sapièt

prene la mesura de las muralhas per balhar un Joan Petit

plorar,

Imtie a la Jòia
d'un grand ample, una mitica
Immortèlci represa per tôt lo
public e aprèp doás oradas
d'un espectacle total, embeliun

-

presa en man¬
e

dossièrs als
aderents de

la

premsa
nala e musica¬

la, a d'associacions,... Caliá
a

l'encòp

ramosar

moviment occitan
sai

: capitali¬
simpatia
pel plaser d'una nuèit

lo corrent de

afortit

estivenca.
De notar que
la musica

lo cant,
parlan al còr, aquò

compren pas çò que ditz lo
cantaire... Saludant lo biais de

regio-

(la letra de l'IEO Erau
d'agost de 1997)

parla força ara a Carcassona,
i èran pas.
Aquel eveniment balha una
responsabilitat novèla al
amai los que

général a la sortida del Teatre
abans que la nuèit se per sègue dins los cafés de Ciutat

potrèt son sos-

a

qualitat de la
prestacion foguèt una sospresa reala per una
granda part
del public que se precipitèt

esvita al monde de dire que

de de l'IEO

l'IEO,

La

lo monde, un Se Canta

nant

public. La

dant corrièrs

Tunas

procurar CD, caisseta o
videos... Una afar que se'n

ganhada.

de la

l'entre

unas

passatge).

l'escomesa èra ja

personas,

seccion d'Au¬

ten a

de

sul taulièr de l'IEO per se

constitucion
del

danças de

amb mai de dos milierats de

a ne

gòrra...

sa

primièras notas montèron

Nadau, amb

las intervencions

sava

las

70),

los que caliá
curiositat. Quand

e

e

Bearn, de Lengadoc, de
Catalonha, de Bigòrra e

los

"ancians" (los

Nadau

11

la

còlha, avèm pas notât del

�Linha

Imaginot
De

pertot

4e trimèstre de 1997

monde las tradicionalas fra¬
"Mas

parla pas coma
journalistas de la premsa locala copièron pas frasas totas faitas e
sotalinhèron la qualìtat e
l'estrambòrd de I'espectacle :
sas sus :

aici..." De mai, los

"Tranche d'Occitanie

le

:

6ème festival et rencontres de
Germ en vallée du Louron
du 11

au

18 Juillet 1997

triomphe de Nadau" ( La
Dépêche ), "Nadau enchante
la Cité : pro-fête en son païs"
(.Midi-Libre ), "Le public
été enthousiasmé par

tacle,

le

a

*•

Jacme Gaudas

spec¬

fête totale" {L'In¬

une

dépendant ).
Lo sol

Chantier à ciel ouvert,
transartistique et

accueillant le jour du 14
juillet l'étape du Tour de

repròchi ausit
concernis lo mestrejament de
la sonorisacion, un pauc fòrta
dins la primièra part. Ça que

transfrontalier avec les
vallées du haut Aragon, le

France, tout mène à penser
que tout va bien dans le

festival

meilleur des mondes. Et bien

et rencontres de Germ

vallée du Louron

il n'en est rien. Considéré par

balades-rencontres

au

fil de

l'eau et de l'histoire. Et

puis il

y aussi les entreliens, «Germ

village en chantier, quelles
perspectives ?», «Quel avenir
pour le bénévolat ?», «La
un

la, la mèscla entre gropes

en

divèrses

e

les bornes identitaires. Pour

la

diferents

se

la sixième année consécutive,
l'association Perspective

seule manifestation transfron¬

de païs,

talière de

réactivées

genres musicals

faguèts dins

una

granda armonia, lot naturalad'explica

ment, sens besonh
o

de teorisacion dins la

cha generala de

L'engèni

es

mar¬

l'espectcle.

tanben dins la

sortida finala de totes los
actors e del

public, amassa,
grand moment : aquò
évita lo jòc ipocrit dels rapèls
per un

e

de las frustacions del

public, remplaçats

per
comunion del Se Cailla.

ans a

Puègnautièr, al

prend tous les risques à son
compte et s'embarque dans
une manifestation qui
peut
paraître démesurée au pre mier regard mais qui n'en est
pas moins courageuse et
audacieuse pour peu qu'on s'y
penche plus profondément.
«Nous voulons valoriser la

la

Nadau èra passât fa
dos

boulègue

ras

recherche, dit Frank Morinière, valoriser l'histoire, les
pratiques, les ressources et les
potentialités valléennes.

de

Construire

dabans

flexion

Carcassona, formula grope
una sala
plena de cent
personas : la correnl s'èra

pendant, ouvert à tous. Ac¬

establit entre cantaires

cueillir

èsser

tant

fort dabans

un

lieu de ré¬

d'expression indé¬

chacun, partager et
célébrer un grand moment de

e

public. Es benlèu aquò la
força dels artistas occitans

et

:

rencontre et de

fête. Produire

de

région comme un festival
pilote, dans le sens où il est la

Midi-Pyrénées, le

96 et dont le thème était

Germ n'est

toujours pas pris
en
compte par les territoriali¬
tés locales, quasiment ignoré

dérange¬

«Quel accueil touristique au
Louron ? Quelles clientèles ?
Quelles pratiques ? Quelle
finalité ?». Consciente qu'on
n'a jamais raison tout seul,
l'équipe de Perspective en
appelle aux autres pour
confronter sa stratégie dans la

rait-il ? Mais que cherchent

vallée. En posant toutes ces

donc

interrogations sur les places
publiques ouvertes à tous, ne
va-t-elle pas dans le bon sens
d'un développement harmoni¬
sé dans lequel chacun peut et
doit amener sa participation à

du Conseil Général des

Hautes-Pyrénées et très
soutenu par

peu

le service de la

Direction des Affaires
Culturelles. Germ
ces

organisateurs qui

fait le choix de rester

ont

libres face
ont

décidé

toutes

aux

politiques qui
fois pour

une

de

s'occuper de tout, y
compris dans le domaine de
la culture ? Mais
que veulentils, où veulent-ils

en

venir

leur programmation ico¬

avec

realisacions ambiciosas per
d'unes iuòcs d'Occitania
que

local

ganharián

reçaupre espectacles dels creators d'Occi¬

et

contemporaine ; en ouvrant,
pour la deuxième année
consécutive, une Môstra col¬

tania.

blottie

a

et

universel...» Voilà les

principaux enjeux du Festival
Rencontres de Genn. Dans

cette

vallée des

Pyrénées,

entre Luchon et St

Lary, classée d'un trait de
plume par un Premier
Ministre mettant fin au projet
du passage d'une THT redou¬
tée; boostée par le tournage
du dernier James Bond et

pratiques valléennes
depuis l'édition de

chantier festival forum de

l'économique et des
emplois. Ouvrir de nouveaux
sillons dans le champ culturel

una

pichona sala, dins un vilatge
e, a 1 'encòp, saupre
proposar

fonction d'un festival», et la
remise au jour des assemblées

noclaste allant de la

traditionnelle à

musique

cette

élite

l'édifice ? Ils

sont

fous

Louronnais ? Non ils

ces

sont

lucides ! Face à la

multiplica¬
(trop sou¬
vent calqués sur modèle auto¬
stars) il leur apparaît urgent
de poser la question essentiel¬
tion des festivals

le de leur fonction. A l'heure

lective réunissant les

photo¬
graphes Tortilla-Fiat, les plas¬

économique mythe du tout
culturel, il est urgent d'être

ticiens Balbino Giner,

vigilant. Vole vole festivole
qui n'a pas encore son festival

Jacques Brianti, Rémy
Trotereau, Patricia Boissier et
ses

Polartorrides

bien

;

maintenant

sûr un après-midi pour
les enfants et installant des

? Et la machine est

marche. C'est pas
mais presque. Les

apparaissent

sur

en

la chaîne
étiquettes
les kits prêts

�Linha
De

Imaginòt

pertot
4e trimestre de 1997

à vendre. En rayon il y a du
jazz, du rock, du classique, du
trad, de la country, du tempo

latino, des

lumières et

sons et

des

poussières. On vous le
livre où, quels jours et à quel

compositeurs). Benat
Achiany (voix), président

Achiary, metteur

d'honneur, fit merveille à
Ainsa, journée d'ouverture en
Aragon, où s'est mis en place
un comité
d'échanges trans¬

l'ambition posée. Ce ne fut
pas le cas, dommage ! Le 18,
Gnawas Diffusion mit le feu

culturels

de folklore vaudou islamo-

nes

d'un

avec

soir, soit

leur

en scène A ...Cortetas...Cortetas...
niveau de

au

musique pigmentée

leurre... Et bien non, il y a
festival et festival. «Un festi¬

avec

val

de Murica "Castillo de

Michel Macias Band fit

tion rénovatrice du territoire.

Ainsa". Avec Michel Eiehe-

ner

Il doit

copar (IL alboka, tum tum) et
Jean Schwartz (électro-acous¬

tout ça sous

situe dans l'axe de l'ac¬

se

percevoir autour de lui

les vents de l'histoire et les
mettre à

la

profit pour accélérer
navigation. Il est d'abord

et un

futur jumelage

le festival international

tique) leur création
labours de mai

bambara du Maghreb et
le bal et les rondos.

tour¬

Voilà,

la pluie, le froid,

le brouillard

comme sait
pro¬
duire aussi la montagne.
Heureusement le chapiteau...

Les

résonne

Presse. L'Institut Culturel
de

Bretagne publie 5 fois

de presse
regroupant des articles sur
la langue bretonne et sur
les langues minorisées en
France, en Europe ou dans
le monde. On y trouve
par an une revue

aussi bien

pédagogique que
articles du Monde

encore sur

des

Les Femmouzes T. et Nadau

leone et les Flibustiers-

(16)

Sirventes de la Linha

Servij

Imaginot, le Car

Uhel

populations mal prépa¬

rées, décervelées,

ne

le

recon¬

naissent pas d'emblée pour
leur.

L'objectif ? Rendre

peu

rencontrés

se sont

sommet des

Côté

Mayor.
au

folklores occita-

apéro-swing, Branca-

musica,
ont fait très fort. A la sortie,
en attendant l'Euro, les mil¬

no-nordestin brésilien, réunis¬

a

à peu, patiemment ces popu¬
lations à eiles-même.» (Félix

sant les anciens et les

dans la même foulée. La nuit

lions s'additionnent

en

Marcel Castan,

du

free-songs ( 17) eut le culot
d'être tentée. Un manque de

traction et passe le
France à bicyclette.

Tour de
Sport et

préparation évident laissa
beaucoup de gens sur leur

culture sont reliés

faim. Réunir

est à

Manifeste
multi-culturel et anti régiotta liste ). L'urgence est à l'ur¬
gence et ça urge. L'action cul¬
turelle n'est pas qu'une partie
de plaisir, c'est un match viril
mais régulier, sans conces sion. L'équipe du Louron joue
en première division
dans le
championnat des jeunes festi¬
vals. Le local est internatio¬
nal.

Depuis ici

on

parle

au

sur

Xavier Charles, Michel

Doneda, Ninh Le Quan,
Philippe Deschepper, Domi¬
nique Regef, Serge Pey,
Nouvel Optic, Txaomin et
Pascal Indo était

monde.

jouable mais
encore

dant de

la même

scène, ensemble, Louis
Sclavis, Jacques Dt Donato,

monde, depuis ici on reçoit le

Ludique, polysoniste,
politique, civique, s'y pique,
dynamique, inso¬
liste, multi-pistes,
l'amusique court

jeunes

un

se

en

connecter.

construire, il

ne reste

plus qu'à l'équipe de
Perspective à travailler le
pays plus en profondeur et
aller plus souvent dans les
fêtes des villages de leur val¬
lée. C'est là que sont tous les
païs.

pari

pour le gagner,
eut-il fallu que Befiat
Photo Patricia Boissier

-

Germ Louron 1997

et sonnez sonnez

huit

jours,

ar

ar

(J.M.B.)

Brezhoneg

-

Cedex T
Fax

02.99.87.58.00

:

(Abonnement

lOOF/an).

:

Pays basque. Avec plus de
70 associations affiliées,

l'Institut Culturel

basque

soutient et aide les initia¬
tions

en

faveur de la

langue et de la culture
basques depuis 6 ans.
Institut culturel

basque,

Lota BP6 64480 Ustarite T:

05.59.93.25.25. Fax

les
ses

mœurs

et travers

contemporains, on
dans leurs

chansons. Amour virtuel ?

nous

Vache folle ? Krach bour¬
le

Dans
spectacle de Roody
Krampeut alternent rage
iconoclaste des gueux de

ration toulousaine

l'étonnant

l'été

Piques-Pal hes

1566,

verve

(ai-caus¬

tique d'un Thỳi Uylen-spiegel, irrespect carnava lesque d'un James Ensor,

(dm, st) et
un grou¬

mesclant le
rock, l'impro et le
pe

humour décalé d'un Marcel
Broodthaers...

lolklore d'oc.

(Journée des jeu¬

05.

Roody Krampeut. Ce duo
folchlorique (acide) de
Flandre française ne se
met pas de cuillères en
bois dans l'chapeau pour
faire "typique à la
Brueghel". Pas besoin. Le
regard perspicace et iro nique que le peintre jetait

sier ? Tout y passe.

Maoagit,

:

59.93.06.84.

du la New Géné¬

duo

-

02.99.87.58.08

:

avons vu et enten¬

avec

Skol

1 straed Raoul

vro,

le retrouve

ces

des

Ponchon 35069 Roazhon

de

tes sont ouvertes.

de

beau travail.

sur

carillons, les por¬
cours

atten¬

L'avenir

contre la montre

Au

sous¬

des
ou

dépêches de l'AFP. Un
regard d'ensemble sur
l'actualité des langues. Du

conscient d'un lieu, même si

la Plaza

lettre de

une

démission d'un conseiller

Roodcool

Sculpture de Rémy Trotereau "Comme une feuille arrachée au bloc"
Jacme Gaudas : L'ardoise hier, l'art se doit aujourd'hui

13

:

8

Morne 59240

rue

Wisse

Dunkerque.

T. 03 28.64.44.07

�Imaginât

Linha

Interview
4e trlmèstre de 1997
Les débats ?

Entretiens on the Linha

Très difficiles parce que

De Germ-Louron à Uzeste
Les Flibustiers-Sirventes de la Linha

Imaginot ont rallié, à bord de l'Argonostra,
imaginotistes. De la vallée du Louron aux Landes giron¬
dines, Fernando Vicente et ses complices se sont mis au service de la cause, en
posture culturelle, oeuvrant sans compter et n'hésitant pas à porter la contradiction
dans les débats quand le besoin s'en faisait sentir, au risque de déplaire. De retour
à Toulouse-capitale, une analyse critique s'imposait. (J.G.)
les chantiers culturels

Comment as-tu ressenti le

festival de Germ ?

accepté de monter,

on a calé
les chaises, on a mis le son et
on

Fernando
c'était
nous

:

Cette année,

peu spécial pour
les Flibustiers parce que
un

pour la première ibis
avait
bon contrat, une bonne
on

un

est descendu toute la

née dans le

village

en

vallée du Louron et donc

le lien

l'Aragon. Ensuite

avec

l'Argonostra bien équi¬
pés et donc au service. On

du Louron où il y

s'est retrouvés directement

France

Aragon, il faut savoir que
l'Argonostra est un monu ment, un vaisseau spatial,
de trucs, et

avec tout un tas

quand on a traversé le tunnel
d'Aragnouet, on ne savait pas
trop si on allait arriver au
bout. Et

arrivés à

on est

Ainsa, où

on a

flashé déjà,

vallée

est revenu vers la

on

en

avait le tour

de France. Ce fameux

qui

a vu

tour

six cents vélos

je crois ou
davantage, dans tous les sens
dans la vallée et

nous

avec

l'Argonostra

en train de mon¬
ter, de descendre, de traver¬
ser.

Comme disait Léo Ferré

«Il

n'y a que les poissons
qui suivent le courant».

Et bien

nous on

était vraiment

bien

T., Gnawa et j'en passe et

une

fait

lieu. Les Polartor¬

là je fais
parenthèse, c'est tout à
mon sens,

nouveau et me

semble

être de

:

morts

pas mort.

ce

de

les amateurs,

parce que les Polartorrides de
Patricia Boissier marquaient

rides, à

ce

6ème Festival et Rencontres

commande. On est arrivés
avec

jour¬
l'in¬

pour
formation musicale de

Bon, un bon plateau

d'artistes, Nadau, Femmouzes

des

meilleurs. Le site du château
de Genos est

un

très bel

endroit, je pense que dans les
venir, c'est là qu'il

responsables de l'organisa¬
tion, cette espèce de difficul¬
tés à appréhender tout ça
comme

si la finalité était uni¬

quement de faire rentrer des
lunes plutôt que de se mettre
au

de l'extérieur. Cela dit,
je comprends qu'on soit un
peu prisonnier de cette néces¬
sité de mettre toujours l'ar¬
gent en avant. Peut-être qu'il
y a un travail à faire avec les
gens de la vallée, notamment
avec Jean-Luc Morinière, qui
gens

de la vallée, du
plus vieux au plus jeune.
Bon, ça n'a pas été trop perçu
parce qu'on en est encore à
faire la fête en proposant à
boire et à manger plutôt que
de partir calmement sur
quelque chose de plus pro¬

Brancaleone. On

Après, il y a eu durant le

rence,

déroulement du festival de

accueillis

grandes difficultés de coordi¬

dû l'être.

pépés sur le camion, c'était
première, et ça s'est très
bien passé. Les musiciens ont

une

semble fonda¬

tous les gens

des

mis les

me

mentalement intéressant pour

service de l'acte culturel.

a

en

ce

était

à la subvention

pour avoir les tunes on
prêts à mettre tout un tas
de choses qui ne sont pas au
est

nation

entre

les bénévoles, les

Quand
tier

on

est dans un chan¬

comme

ça, on se

rend

compte, dans l'action, que les
choses

ne sont

si faciles.

pas

Tu

as eu

des gens

des contacts

de la vallée?

Oui, notamment
cher

avec tous

qui voulaient aller

ceux

avec

mar¬

suivant l'eau. Je les ai

en

fallait faire... Donc

semble être bien

direction

course

mais bon c'est la difficulté.

l'eau. Cela

me

place dans

fond. Mais nous, comme on

et que

longue que le débat
plus son sens. Peut-être
qu'il faudrait arriver à faire
une présentation bien com¬
plète sur les intervenants et
après ouvrir le débat mais tel
que ça s'est passé, ça n'a pas
permis vraiment d'avancer
n'a

travail des
mémoires, comme ce moulin
de Saoussas, ce travail sur

lui

contre il m'est apparu que

c'est la

lement

transportés sur l'Argonostra,
c'était sympa mais bon j'ai
pas eu trop le temps puisque
j'étais au service des organi¬
sateurs. J'attendais qu'ils me
disent, là le matin, ce qu'il

années à

la
prise n'était pas très
nette, on a l'impression que

tation des intervenants est tel¬

service de la vallée et des

première importance
dans l'alliance de la technique
de la photographie et la tech¬
nique de la peinture. Ça m'a
beaucoup marqué. Donc on
est arrivés là, les
organisa¬
teurs sont arrivés, on a tchatché puis on a commencé à
bouléguer avec les musiciens
de la bande à Vitalone,

faut travailler aussi mais par

les
dans la pro¬
grammation et les contenus
c'est pas tout à fait ça. On est
pris par le temps. La présen¬
titres proposés

complètement indépen¬
dants, on n'a pas subi ces dif¬
ficultés qu'ont rencontrées les
gens qui ne l'étaient pas,
notamment les artistes qui
s'étant mis

au

service pour

prix défiant toute concur¬
n'ont pas forcément été
comme

Ça c'est

faut réfléchir.

ils auraient
un truc

qu'il

on a

fait

beaucoup d'information. Je
pense qu'il y a un truc impor¬
tant à voir, c'est de travailler
d'abord

avant tout avec

les

de la vallée avant et
après le festival avec des
choses simples, en demandant
l'opinion aux gens, et d'euxgens

mêmes ils

se

mettront au ser¬

vice, plutôt que de penser à
leur place ce que peut être le
festival. Non, je crois que ça
c'est

qu'après
qu'il n'y a
pas assez de gens. Pour que la
population vienne, il faut
d'abord qu'elle soit investie,
une erreur

on se

parce

rend compte

faut d'abord leur demander

d'être des
travail
née.

acteurs.

Ça c'est un
qui se fait toute l'an¬

�Linha

Imaginòt

Interview
4e trimèstre de 1997

as ressenti que
faisait pas assez...

Tu

cela

ne se

comme

d'un festival ?", c'est le ras¬

en

semblement des gens

ça, en acteur culturel
demande de participation

collective

Oui, cela n'a pas été assez

pris

considération et je
que c'est à cause de

en

pense

à la subvention.

cette course

Il faudrait
une

à

qu'il y ait, non pas
mais

course,

pied

avec

une

marche

les habitants de la

vallée.

avec

en

les gens

premier lieu
de la vallée.

mais de
quels gens, d'abord les gens
du village. Le politique va

Alors là, il faut trouver les

donner

formules, c'est eux qui diront
«Nous, on voudrait faire telle
ou telle chose». Il faut se

les

mettre à leur

service

avec

une

direction, mais si

acteurs culturels décident

de

ne pas suivre cette direc¬
tion et bien, les politiques se

soumettront, seulement ce

cation, tous les artistes que

n'est pas ce qui se passe.C'est
comme si on n'avait pas fait

tous les moyens

de communi¬

l'on connaît et

le recensement de

nos

Ce n'est pas

venir,

culturelles. Donc

je pense

loir

même si

le fait de vou¬
grandir trop vite aussi ?

vite... mais c'est
l'argent qui mène la danse.
Les organisateurs sont prison¬
niers de ça. Si derrière il n'y a
pas le chiffre, ils vont plonger
et l'année après ce sera encore
plus et donc on ne peut pas
continuer comme ça. Il faut

Grandir trop

savoir dire

non

se

qui sont prêts à
laisser guider par ça

l'impression
qu'ils vont rabâcher des
choses, que c'est un peu rin¬
gard, et tout ça, ce n'est pas
grave... Après, une fois qu'ils
se seront vidés de tout ça, ils
on

a

forces

qu'il faut travailler dans ce
sens-là, il faut
le

ment

au serv

amener

absolu¬

politique à se mettre

ice du culturel. Il faut

les acteurs culturels
tapent bien sur la table et
que

mêmes. Sinon c'est

une ren¬

des gens

qui ne
sont pas forcément concernés
par le truc, alors...
La

journée de Germ, au vil¬
lage, c'est peut-être vers là
qu'il faut tendre ?

en

été

en

contact,

le curé. Il était

bas du site, on a discuté

expliqué ce
qu'on venait faire et il s'est de
avec

lui,

on

lui

a

suite mis à notre service

Germ-Louron 1997. De gauche
Louis

qu'il voyait que là on ne
lui imposer
quelque chose. C'était nous
qui étions en demande. Je
crois qu'il faut le poser

à droite

:

René Duran, Jacques Di Donato,

ce lien avec
l'Aragon où là on a été plon¬
gés complètement avec une

aimé, c'est

dimension culturelle

qui n'a
de fracture. Les gens
parlent leur langue et n'hési¬
tent pas à rester sur leur
langue même si nous on ne
comprend pas.

pas eu

c'est la langue
espagnole et non pas la
langue aragonnaise qu'ils
parlent en Aragon...
on a

rencontre

des

ce

truc-là... Mais

gens qui sont autour de
l'organisation du festival de
Germ, qui ne sont pas des
cons, qui commettent des
erreurs

Sclavls, Philippe Déschepper

mais c'est

en se

bat¬

qu'on se rend compte des
choses, sinon on ne peut pas.
tant

seront

plus près à écouter, il

pourra y

qu'ils l'imposent absolument.

rencontres

Le terme de

où ils

pas peur

dans les villages
parleront, où ils se sen¬

combat, tu n'as

de l'utiliser.

sement et une ouverture.

tiront souverains de leur

devenir,

ce

qui n'est

pas

du

Ah, non! C'est vraiment un
combat pour demain. Ou
demain se fera avec l'opinion

tout le cas.

il se fera avec
politiques.

Mais il y a

des gens ou

face

l'avenir des

avec

aussi ces face-àles décideurs, les

politiques. Dès que le poli¬
tique rentre quelque part,
ça devient un problème
quand même...

Et là,

premier combat, dans la fête
de l'été,
débats il

d'ailleurs dans les
v avait "Fonction

Il y a une
mence

à

grand danger. On a qu'à
qui se passe ailleurs,
dans ces festivals pebrons où
on arsouille les gens, où là il
n'y a pas de problème, le poli-

15

constituer, des

jeunes, et des moins jeunes,
qui habitent la vallée et ça
me semble très important...
Et bien

ce

tinnr

équipe, qui com¬

se

il y a danger.

Très
voir

Oui mais il faut se battre. Le

dans les années
qui viennent, dès l'année pro¬
chaine, il y aura un éclaircis¬

Je pense que

avoir des débats, des

parce

venait pas

combat titanesque,

c'est
d'aujourd'hui que ça se
passe. Moi, ce que j'ai bien
un

pas

ces

de qui ? C'est une ren¬
contre dans la vallée du

on a

-

culturel, c'est

bon, il y a quand même, faut
reconnaître le mérite de tous

contre

avec

ment un acteur

maintenir

plus groupé,

choses viendront d'elles-

d'entrée,

l'ambition d'être vrai

Oui mais

Oui, plus serré avec les gens
de la vallée et après les

Oui. Nous

a

jeunes qui parlaient l'aragonnais, ce n'était pas de l'espa¬
gnol... et ils continuent à

plus serré ?

avec

on

à ça en

peut-être
plus long mais, au moins, ce
sera plus
solide à la base.

Louron

lamentable. Quand

trouve ça

Sauf que
iwi

sachant que ce sera

Il faut faire

qu'il va retrouver trois fois sa
mise et il se fout complète¬
ment de ce qui se passe. Je

pnvnie de l'areent. il sait

voilà, c'est ça qu'il

faut. Et

puis l'alliance avec
Toulousains, qui sont en
avance là-dedans... Toulouse,
les

c'est vraiment là que se

chit cette dimension
le

avec comme

réflé¬

culturel¬

point de base

�Linha

Imaginòt
Interview

4e trimèstre de 1997

Printemps des Langues. Je
pense que tous les gens qui se
Le

lancent dans

culturels

chantiers

ces

doivent de venir à

se

l'école du Printemps

des
Langues en premier et puis
après, partir, alimenter leur
chantier avec ce qu'ils
apprennent à Toulouse. Si on
se coupe de ce qui se passe à
Toulouse,

on va

mettre trois

fois

plus de temps pour être
en posture et pendant ce
temps-là, on sera en dette, à
crédit, en leasing...

Seulement, quand on est arri¬
vé, ça a été une autre histoire.
Je m'étais

mis

d'accord

qui il faut répondre. Donc
n'y a pas eu la nuit de la
Linha Imaginôt mais par
contre, la puissance de la

avec

Bernard pour pouvoir être sur
le site et puis également
savoir

j'avais à y faire.
qu'il vien¬
drait me dire à quel moment
je pourrais agir dans l'intérêt
ce

que

Il m'avait confirmé

Imaginòt" - quand
le camion, il y a
Linha Imaginât.

inscrit

Y

avec

t-il malaise entre le

a

une

théorie de la Linha

a

le festival. Elle

fait Luxey

rendu

a

duré tout

hommage à

un

Uzeste, à la dernière chanson.

les techni s'emparent des com¬

Juste avant que
ciens

ne

modités du

et

partent
ailleurs, c'est la Linha

"Linha

j'arrive

et en ce

il

et elle a

du combat que nous menons
ensemble. Bon, moi, j'arrivais

son

Imaginôt qui a parlé. Et elle
n'a pas parlé alors de "Raid
on the Linha", elle a parlé de
la spécificité, de sa posture
dans et

compagnie Lubat et la

avec

Uzeste.

Linha ? Je me souviens

qu'au printemps, Bernard
m'avait parlé d'une éven¬

Tu reviens de la

de las Arts d'Uzeste musi¬

cal. Comment l'as-tu vécu
tant que FlibustierSirventes de la Linha
en

Uzeste,

:

Avant d'arriver à

on est

allé

aux

directions, artistique et poli¬
tique, et à chaque fois, on a
expliqué qui nous étions, ce
que nous faisons... Dans l'en¬
semble, on a été là où il fallait
à dire être

pu
en

travailler. C'est
contact avec le

peuple français dans sa diver¬
sité. La première rencontre
avec

Bernard Lubat s'est faite
la

place publique de
Luxey où il jouait de l'accor¬
sur

déon. Là, il y a eu un sourire,

grand salut, il semblait
content de nous voir. Donc,
j'ai dit à l'équipage : «C'est
bon, je pense que ça va bien
se
passer à Uzeste.»
un

arrivé

bureau de la

au

com¬

en

avec un

badge artiste autour du cou.

pagnie, André Minvielle

Une reconnaissance de la

m'a dit

part de la Compagnie...

année,

«T'as vu,

:

cette

squeezé la
Je lui ai répondu:

on a

Linha...»

vous

là,

est d'autant plus que

êtes

sur

la Linha...»

trois

duite le dernier soir. Là, on a
été confronté à toutes les

on a

très vite retrouvé

Mieux, quand je suis

elle y

jours du festival "Musicalarue" de Luxey, où la
Compagnie Lubat s'est pro¬

être et

lieu.

«Non ! La Linha est bien

ímaginòt ?
Fernando

pour les vingt ans
d'Uzeste et elle n'a pas eu

Imaginòt

Hestejada

Tu étais

déjà venu à Uzeste
1993, et je me rappelle
que tu avais amené Chico.
Or, quand Chico est arrivé
pour cette vingtième, il s'est

tuelle Nuit de la Linha

U zeste

On

ne
peut pas exclure la
Linha, c'est quelque chose qui
nous

dépasse complètement.

Claude Sicre

a eu une

idée de

disant que c'est les
autoroutes de l'imagination.
Ça suffit pour comprendre
qu'aucun individu, quel qu'il
génie

en

soit... C'est

comme

carnaval,

la Linha
pas

Imaginòt, on ne peut
l'empêcher, ça fait partie

de notre culture maintenant.

Donc, quand c'est inscrit sur
faut pas

le camion, il ne

perdre conscience de ça. Je
fais un travail quotidien,
seconde après seconde, quand
je suis sur l'Argomostra, et je
fais la différence entre
camion normal
tra car on ne
tout

ce

tout ce

et

un

l'Argomos¬

peut pas

oublier

qui est inscrit dessus,
que les gens y voient

Oui, et à l'époque, j'avais pris
la précaution de le tremper un
petit peu dans la forêt, sur les
terres de Tadrelanka qui est—
et je peux le citer là car je ne

changerai

pas

d'avis jusqu'à

ma mort—un

lieu de défor¬

mation

aux

métiers pour

l'aventure. Alors

noter

le

bien, voilà la vocation de
Tadrelanka, le monde entier
peut y venir (NDLR, c'est à
Biran dans le Gers, Tel 05 61
23 22 68). Et Chico,
qui bouléguait déjà dans le quartier
Arnaud Bernard, s'est retrou¬
vé là pendant trois semaines à
grimper aux arbres, à dormir
dans une caravane, à se
demander quelle heure il est,
à voir la nuit succéder au
jour
tout en restant

illuminé, sans
froid, avec des
gens résistants, capables de
tenir le jour et la nuit, avec
des animaux, des chevaux,
etc... Donc, d'autres formes
de vie que la forme humaine
avoir trop

16

qui le concerne lui,
forme humaine toujours

et à

combat,

en

opposition.
trempé trois
la non-position

en

Chico, là, il
semaines dans

a

et il s'est mis côte à côte.

Quand il est arrivé à Uzeste,
il s'est retrouvé
comme en

un

petit

peu

Tadrelanka, il n'a

été dépaysé. Parce qu'il
être décalé, entre sa
vie au quartier, la ville avec
le béton et puis Uzeste, avec
pas

aurait pu

la nature naturellement natu¬

relle. Mais il ne l'a pas été, ce
qui fait qu'il a pu avancer
sans s'arrêter jusqu'au micro.
Et quand il l'a pris, on a été
effectivement obligé de
reconnaître que Chico était
une personnalité, quelqu'un
qui s'est vraiment fait tout

seul,

avec toutes

les difficul¬

tés que

l'on rencontre politi¬
quement : immigration, sanspapier... Lui, il a fait comme
Mick Jagger dans son dernier
clip avec les Rolling Stones,
il a enjambé tous ces pro blêmes, il n'a pas essayé de
les régler en acceptant n'im¬
porte quel travail pour avoir
des papiers et rester là. Non,
il a surmonté ça tout seul,
dans l'ombre, il devait lut ter... Et s'il a pu le faire, c'est
parce qu'il s'est retrouvé dans
un

monde d'hommes libres,

de

pionniers, de mecs qui ont
couilles, qui se battent

des

vraiment

le

peuple tout
partie. C'est pas
des catholicons, pas de l'assistanat, pas le Secours
Populaire ni l'Armée du
Salut, la Linha Imaginôt.
avec

faisant

en en

Chico

s'est retrouvé

sur

les

autoroutes de

l'imagination
collègues qui lui ont
dit : «Tu veux dire ça ? Et
bien nous, on te dit ça ! Et
toi, qu'est-ce que tu dis ?» Et
voilà, les années ont passé et
avec

les

Chico

a

avancé

en

renvoyant

le ballon. Il s'est retrouvé là
comme on

peut se retrouver à

�Linha

Imaginòt

4e trimèstre de 1997

mière

s'est

on

retrouvé tout

un

tas d'acteurs
avec un

travail

chacun ap¬
portait pour le
que

mettre

ensemble

service d'une

au

grands trucs - à la télé, au
cinéma, n'importe où(- parce
des

imprégné

Minvielle est très
de la culture

d'oc, du chant,

de la

qu'il est sur la Linha Imaginòt
tel qu'il est et qu'il n'y a pas

langue. On l'a bien vu
dans son travail qu'il a pré¬
senté sur trois jours à la

de concessions de

Maison de la Mémoire

de la nôtre. Il sait
côte à côte,

sa

part ou

se

mettre

redescendre de la

grande scène et chanter avec
les Flibustiers

comme on

l'a

fait le premier soir après le
spectacle du chapiteau.

Que s'est-il passé ce soir-là?

marche,

un

a

invité Chico. Je

viens, il est
UZ

nous

venu

dire

:

lequel il
me sou¬

à Radio

«Si

très bon,

là

on

est allé vrai¬

assez court. Les gens
sont sortis frustrés. Chico, qui

ment du folklore le

faisait

plus réelle. Minvielle a ce
rôle aussi, cette force qu'est
la Compagnie Lubat, cette
année je l'ai perçue diluée,

Ça a été

partie du

coup, m'a
«Je voulais toaster mais
pas pu.»
en

dit:
j'ai

D'autres sont venus

ralant et là, sur la Linha

s'est mis côte à
imaginé comment
on allait diluer tout ça dans
Uzeste. Il n'y a pas que le
chapiteau à Uzeste. On sort,
on est ici à côté de la
magni¬
fique palombière réalisée par
l'équipe à Auzier. Dans la
compagnie, il y a Auzier avec

Imaginôl,
côte et

on

on a

les artifices, la nature.

11 y a

beau à

sa

plus

transformation la

plurielle. Cette vingtième a
en quelque sorte, une
première.

été,

Oui c'est ça, une

première,
avec, à mon avis, la Compa¬
gnie Lubat qui apporte sa par¬
tie, vingt ans de travail et puis
tous les autres acteurs qui
sont, en France, en train de se

dignement,
ne pas être des salauds,
pouvoir être aimés de

la batterie,
le tempo, le piano, le melodica. Il
y a Minvielle avec tout
ce qu'il
apporte, c'est un plus
qu'il peaufine encore davanta¬

battre pour vivre

ge...

ç'a été abordé. Dans cette pre¬

Lubat

avec

le jazz,

pour
pour
nos
eu

femmes, d'ailleurs il y a
sur les femmes,

des débats

niveau de

travers

au

de la

musique, il

des milliards de kilo

avons

prémices,
ce

se

ne

mettre au

truc

ne

le

vraiment
assoiffés de pouvoir
le prennent pas afin de
service. C'est

d'altérité,

Faudrait

un

fait.

en

peut-être Mes-

soit à Uzeste
parce que de par l'histoire de
chacun, et en ce qui concerne
Lubat, la politique est là.

chonnic à Uzeste ?

Donc c'est extrêmement diffi¬

dire que

hasard que ce

ils

dans leurs tribunes,

qui

en

-

Le problème est
qu'entre lui et les autres là,
qui sont dans leurs stands,

nous

les

sa

personnelle et col¬
lective, il doit la transmettre

portent pas. J'ai vu

que ça va être et
ce n'est pas par

Ce n'est pas

le moment.

Meschonnic à Uzeste ça veut

avant, c'est pas une

les autres sont lar¬
gués cent ans en arrière. Non
il ne manque pas, on peut
parler de ce malaise que nous

modèle

ressentons

cile, d'autant plus que ce qui
vit à Uzeste, ça n'existe pas
ce

mais c'est

vous

Chico, dites-lui de
venir me voir, je voudrais
qu'il participe...» Et ç'a été
voyez

au

réflexion

des gens

en

chantier

vocal'chimiste dans

chemins, il est dans

avance

relle et bien là,

l'esquisse de
dans

une

politique cultu¬

vu

la fête de L'Humanité,

malaise. Il défriche de

nouveaux

mètres de ça.

besoin, en
France, d'une

la route

ce

lement mala.de.

avons

sur

peut pas et n'a pas à porter

est à

nous

mais Lubat

ne

France culturel-

Seulement

Vfcente Fernando

débordé partout

quête de
qui se passe là-bas
l'impasse.

mais prenons

le

temps vraiment de le mettre à

plat.
Peux-tu

préciser?
Peux-tu aller

plus loin ?

Nous voyons que

le politique,
en voulant être premier, crée
l'impasse. Qu'au lieu de se
service de la cultu¬

quand les politiques l'ont fait,

il l'impo¬
se par son ignorance, par son
provincialisme alors il est
englué. Le politique s'est

ils disaient

habitué à être malsain et il ne

sonne

demande même pas,

le voit même pas.

Il s'en va

vers

la victoire

vers

la mort, alors que ce

en

chantant,

qui

rend l'homme beau, c'est le
combat et

non

la victoire. Et

cette

la fin d'être

malade. A

Uzeste, ils l'ont

imposé. Ça a

en

Or, per¬

dehors de la

problématique, que l'on
à gauche et notamment

trouve
au

PC est le résultat de l'his¬

fond

peut-être un petit peu
gagner...». Voilà : gagner la
fin de ça, c'est-à-dire gagner

n'est

vie que nous menons, du bon¬
heur et du malheur. Alors

«Alors, il faudrait

:

«C'est la faute du

mettent en dehors.

quand j'entends Pierre Zarka,
qui disait à Castan et à
d'autres

:

peuple, vous ne faites rien...»
mais, eux, ils s'oublient, ils se

toire

17

coupables, on

il demande à la culture, il

mettre au
re,

On cherche des

dit que c'est la faute de l'autre
et durant ces moments-là,

qu'avaient les commu¬
nistes, qui étaient à fond de
comme

on

dit

aujour¬

d'hui à Marseille. Mais ils
n'ont pas

été obligés comme
Massilia, qui eux
choisi d'y être. Les com¬

le font les
ont

munistes n'ont pas

choisi, ç'a

�Linha

Imaginòt

été ça devant eux ou mourir.
Donc ils ont été obligés de

son

frayer là-dedans, dans ce fond
de monter
une théorie de possible poli¬
tique avec ce qu'ils avaient.
Et ce qu'ils avaient, c'était

ce,

de fond, essayer

bon

au

moment

où ils

mis

plus besoin, ce n'est pas
qui sont aujourd'hui diri¬
geants du Parti Communiste,
qui peuvent nous dire : «Nous
n'avons plus besoin de ça»
c'est le citoyen qui se lève,
qui prend sa part dans le com¬
bat qui dit : «Ça, moi, je n'en
ai plus besoin.» Il dit : «Moi,
je n'ai pas besoin de vivre
avec des bougies au fond de
la campagne en ermite parce
que la société ce n'est pas
a

ceux

,

sait combien
il est

carac¬

tériel mais

l'est
pas dans le
village ?
ne

Dans

ce

entendu

beaucoup de
choses, l'é¬

quipe tech nique du fes¬
tival

tous les

jours, à la fin de
leur travail sur les coups de

se

et avancer. On est à l'heu¬

d'Internet, c'est une victoire
d'ailleurs, une victoire du
re

possible technique. Seule¬
il faut s'en emparer,
se former et cela

ment

donc il faut
ne

peut pas venir que des

gens de l'extérieur. Nous les
Flibustiers avions cette postu¬
re-là dans Uzeste mais même
Lubat

a

été

dépassé

événements. Durant
s'est

passé, il n'a

par
ce

les
qui

Fernando

venait,

la télé est à jeter, que ça
prend la tête... On n'a plus
besoin de ça si on se lève

vir

-

quenté, où
j'ai vu et

5h du

dans le combat, on a besoin
de la technique pour s'en ser¬

lieu,

bien fré

bon.» Il faut arrêter de dire
que

servi¬

à sa ma¬
nière, et on

qui

l'avaient, aujourd'hui on n'en

et s'est
au

matin,

se

restaurer et

détendre...

Justement, et

que je veux
rajouter à ce que tu dis, c'est
comment ça s'est vécu. Ce
n'est pas par hasard que Joël
pouvait apprécier de faire une
omelette à ses copains de la
technique, nous, nous ne
sommes pas des gens gentils,
ce

les actions que nous menons
ne sont

basées là-dessus.

en

arlequin, entre Jean-Marc Enjalbert (à gauche) et Jacme Gaudas

pour

chez

de

là, très vite

Joël faire l'aubade et

les autres. Tout ça part
l'esprit de la Linha
Imaginòt, je pense que les
Flibustiers l'ont bien compris,
ils ont pris le temps, ils ont
bien compris ce possible et
comme ça répondait à une de
leurs manières d'agir, c'est-àdire prendre ce que personne
ne veut faire, ils ont
pris de se

«Hep, toi là-haut...» en
ignorant de te nommer par
le nom qu'il connaît, râlant:
«Tais-toi, tu nous déranges,
pas de off ici !» Bon, je dois
préciser qu'effectivement, à
cette heure, une pièce de

mettre au service vraiment

théâtre allait, voire était

mais attention, ils ne restent

commencée, mais

seuls très longtemps. Au
fur et à mesure que les jour¬
nées se font, ils rencontrent

confirmation par

pas

on a vu

André Minvielle

on a eu

d'autres gens et ça s'en
clenche. En fait, Joël avait

Oui, Minvielle était là

Louron dans la posture

depuis longtemps envie de

ture de

des
techniciens qui venaient le
voir quand il était derrière le
fourneau. Pareil à Luxey où il
était,

Pascal et Bizu,

mettre au

se

service d'Uzeste,

seulement la confrontation
avec

le

politique

pouvait

ne

:

des spec¬
tateurs qui y étaient, qu'on
dérangeait nullement...

Joël, je l'ai rencontré à Germ-

pas

arriver
criant

en

soumission

en

au

pos¬

poli¬

tique,
en

un être culturel qui est
soumission au politique...

Qui dit, le parc Daudet, patin,
couffin... Telle heure, donc

décoller de ça parce qu'il est,
lui aussi, communiste. Nous

train d'accrocher les lumières,

pas lui permettre de le faire
mais là, il a été confronté au

toute la

culturel. Dedans il s'est

un autre

assistons vraiment à l'ouver¬

guinguette des Flibustiers à
leur faire l'omelette, lo còp de

reconnu,

il a vu ce qu'il pou¬
faire, donc il a pu ouvrir
ça en sachant que si le poli¬
tique est contre lui, le culturel

lui

vait

tromper dans l'action, de la
faire culturellement, sans

ture d'une

pas pu se

politique culturelle

dont la théorie prendra nais¬
sance

à

Uzeste, peut-être...

Il y a eu cette

année à
action, peut-être
la plus forte d'ailleurs dans
l'esprit de l'action culturel¬
le, c'est l'ouverture du lieu
Uzeste

une

"Question d'éthique" par
Joël Boudé. II a ouvert la
cour,

très belle, de

sa mai¬

avec

en

nuit, et moi dans la

vin,

avec les intempéries,
l'orage, dans cette postu¬
re de technicien
qui vient
demander à l'autre un peu de
réconfort, de manger, de
boire, d'être bien. II n'y a pas
sous

de hasard mais des rendezvous

et nous avons su

sir dès Germ, où

les sai¬

chacun est

passé aux Flibustiers, dans ce
demain il pouvait faire

que

est avec

lui.

Je revois

encore

le

jour de

l'inauguration, montée

par

les Flibustiers. Il
y

avait la
parade musicale qui entraî¬
nait le public vers le
parc
Daudet, l'Argonostra a

bifurqué et est
18

venu

devant

tous les

a

problèmes...Et puis
qui

être culturel mais

décidé de

ne

pas se

autorisation de

quiconque, en
position d'artiste. On s'est
rendu compte à Uzeste qu'il
fallait gagner d'être artiste,
qu'il fallait gagner son art. Il a
rencontré Fernando qui lui ne
gagne pas parce qu'il l'a
gagné depuis longtemps, il le
distribue

et donc

voilà, il s'est

dévoilé. Quand on est sur la

�Linha

Imaginòt

Interview
4e trimèstre de 1997

Linha

du Passant ordinaire

Imaginòt de cette

manièrc-Ià, et bien

démasque. Mais ça

duquel ç'a été chaud,

cours

on se

ne veut

au

show?

dire qu'on va reconnaître
quelqu'un qui est méchant,
qui est contre nous, non, ce
n'est pas ça ! C'est qu'on
décolle l'idéologie qui nous

des micros,

bouffe la tête, le provincialis¬

entre nous,

pas

du relief, on se
qu'il est élas tique, que si on le lâche,
scwing... Il va recoller. El
bien, quand il y a rencontre,
comme ça entre Minvielle et
les Flibustiers, ce qui se passe
c'est que ça s'étire et les
me, on y met
rend compte

Sachant la

puissance de l'or¬

on s'attendait à
des commodités techniques,

ganisation,

pouvoir parler

savoir si le vin est

bon, parler de ce que nous
dans l'assiette, nous on

avons
a

l'habitude des repas

quartier,

on

sait comment ça
rencontrer son

commence...

voisin,
on se
un

se

détendre... Quand

détend

peu,

de

bien

et

on

s'étale

physiquement et

Flibustiers tranchent. Et cette

intellectuellement... Et bien là

partie que Minvielle a tiré, il
va pouvoir la jeter à la pou¬
belle, il se désenglue. Parce
qu'à la finale, au dernier
moment, quand Fernando
quitte la scène et que Min¬

on

vielle dit

:

«Adissiatz

a tôt

lo

monde», qu'on se retrouve
dans les

loges, qu'il voit
Fernando arriver pour boire
une coupe de Champagne, il

n'a pas pu le faire.
D'entrée on a été dirigés par
le

politique qui a monté une
tribune... Je voyais le côté
très archaïque du PC, son
dogmatisme étalé là, en plus
avec une femme qui tombait
dans le piège, Aline Paillier,
et moi je me suis rendu
compte, en vérifiant avec elle,
je l'ai invitée à danser, je l'ai

Lubat. Ils

ont écrit un truc,

vite fait,

qui ne veut rien dire
sinon qu'ils n'ont rien compris
et qu'ils
ne connaissent pas le
personnage et ce dans son
dos. Je suppose que s'il avait
été là il leur aurait dit

ça va,

les

:

«Bon,

donnez à

gars,

boire, le pâté qui c'est qui l'a
fait ?!...» plutôt que «Oui,

je
plus beau, je suis dieu,
suivez-moi...» alors qu'il
s'évertue à dire toujours le
le

suis

contraire. Donc là aussi il y a
des impostures, des assos qui
viennent

frayer sur le festival
qui amènent ça. A un
moment donné, Michel
Ducom a pris la parole. Faut
dire que Malorie, c'est le nom
du mec, pour espérer me faire

et

taire m'a dit

«Bon, le folklo¬

:

re, ça va... Ça fait chier, par¬
lons sérieusement...» Quand

tient de tels propos, ça

on

où l'on

se trouve...

Et là

Michel Ducom,

avait envie de dire... Donc, à

menées,

a su

ce

repas, on se retrouve avec

II arrive

sur

le site, mais lui il

va

prélever, dans les

réussi à la

as

je

pas te dire «C'est
nue de faire
ça».

ne

pouvais

bien, conti¬
A la finale,

le culturel s'est retrouvé et

fait

un

bras d'honneur

au

a

poli¬

tique. Il faudra bien com prendre, une bonne fois pour
toutes, que demain c'est le
culturel

et c'est culturellement

cela se passera, c'est-àau plus bas, à côté de
l'eau, au plus bas de la planè¬
te, avec les gens qui sont
autour et qui dépendent de ça,
qui s'en nourrissent, c'est-à-

que
dire

dire le folklore.
Et

puis il

y a eu ce repas, ce

dîner-débat

avec

l'équipe

et en

fait elle

ne

à la tribune deux

train de tchatcher
au

pébrons

en

et de dire

bout d'un moment

:

«Mangeons, parce qu'il va
falloir qu'on se régénère...»
Que le peuple est tellement
bête qu'on a perdu d'avance et
qu'eux ils vont nous dire ce

femme usée,

où tout

fait autour d'un bar

se

un hyperdans le temps, elle
préférait les débuts quand...
Bon peut-être qu'il y avait les
rapports avec son mari, qui
n'est plus là. Lui, j'ai regardé
les photos, ça devait être un

à

consommations,

bar et que

drôle de boute-en-train, il
devait faire monter l'aïoli

dans la casa,
J'ai

parlé

bonjour (rires).
elle de notre

avec

manière de voir les choses,
elle voit le festival mal barré,
la suite des événements très

pourquoi autant de faste pour
se parler simplement, pour¬
quoi autant d'argent dépensé
pour manger, pourquoi besoin
de boire pendant des heures
et des heures et oublier ce qui
est dans les placards, tout ce
que nous avons encore à

t'ai rencontré,

«Finalement tu

mo¬

une

fatiguée d'avoir tous les ans
sous les yeux un bar avec des
gens qui ne parlent pas, où il
n'y a pas de vraies rencontres,

ce

partait
jamais. Elle était engluée
avec les mêmes gens
qui lui
permettaient de dire ce qu'elle

rencontrée à certains

ments, à chaque fois elle me
disait : «Non, je vais partir...»

:

J'ai trouvé

mal emboutie, comment

qu'on méprise tout
qui se passe dans l'endroit

prendre cette scène...» Et ça
se
passe de commentaires.
Cette phrase suffit comme
étant «Bravo» de l'avoir fait,
mais dans le moment où je

le salue, se met en posture

pense

veut dire

qui le con¬
naissait, lui a dit : «Là, je
crois qu'il faudrait que tu te
taises parce que tu dis n'im¬
porte quoi. II se dit beaucoup
de n'importe quoi ici...»
Chaque fois, Michel Ducom,
à travers les actions qu'il a

culturelle et lui dit

de sa vie... Nous, on
toujours ça, on se dit
tout ce bien qui est développé
ça doit regicler sur les
parents, et bien pas du tout.
tout ça,

sait

qu'il

être imaginatif.

rencontres autour

la vibration

de lui, dans

collective, pour

qu'il dit, que
tous capables
d'imaginer, être mieux
alimenter

ce

nous sommes

demain.

trop parlé
as pu t'en-

dire,

table. C'est

mettre sur la

ce

qu'elle me disait, bon, je le
dis à ma manière mais je
pense que je n'exagère pas et
ça la minait un petit peu...
parce que la vie est dure, il en
faut toujours davantage et
voir son fils, qui n'a plus trop
le temps, en fait, d'amener
vraiment

ses

amis et les gens

qu'il rencontre et qui se bat¬
tent, parce qu'on est autour du
combat, puis c'est communis¬
te là-dedans, elle sent bien
que la jeunesse s'en va vrai¬

qu'il faut faire. Au bout d'un
moment, je me suis levé et
j'ai dit : «Ça va ! Manger c'est

Si tu n'as pas

acquis, on est en France,
on fait partie des plus puis¬
sants de la planète, partir de
là...» Ils m'ont jeté. Ça a com¬

Marie Lubat...

ment dans

Elle est

elle. C'est-à-dire que,
quoi qu'ils fassent, ils vont
devoir être politiques avant

mencé comment ? Le Passant

on a

Ordinaire

à trouver une femme conten¬

un

a

commencé à

sculpter une branlette à

avec

Bernard, tu

tretenir

avec sa

mère,

un

truc

malsain

pour

table

un

venue

ma

parlé. Moi je m'attendais

te, vu ce que

19

s'asseoir à

soir à l'Estaminet et

fait

son

fils, et

d'être culturels.

Cette

année, Serge Pey a

�Linha

Imaginât

»

■

j

beaucoup donné à Uzeste.
Je t'ai vu beaucoup parier

public qui devient de plus en
plus exigeant, arrive à recon¬
naître telle

lui...

avec

aime

ou

Avec

plaisir chaque fois
que je le vois. Bon, il ne faut
pas croire, on est tous plus ou

il dit

fait

me

moins

le cul entre deux

chaises à

certain moment,

un

mais lui il saute de l'une à
l'autre

gardant le tempo.

en

Son attitude vis-à-vis de

Jacques Taris en est la preu¬
ve. Ce Serge Pey est un cri¬
tique troubadour. Bon, Castan
dit que, par rapport à l'histoi¬
re, il n'y en a plus et c'est vrai
mais quand même... Ce que
j'aurais aimé développer avec
Castan et je le ferai dans les

telle

ou

pas

Rolande

forme, il

mais reconnaît.

Trempé'

«Mais il souffre

:

cet

homme!» II exorcise. Dans
propos, le public a la pos¬
sibilité de saisir un thème de

ai

méditation

très pauvre

ses

qui

va

aussi à souffrir

l'amener lui
qu'il

pas... On ne veut pas
souffrir, on veut rester dans le

plaisir, dans une illusion de

orpheline de

-

chement attachée à

enfance

guerre

-

Pourquoi étais-je "inter ne"? (c'est-à-dire pensionnai¬

deux enfants

à

Tu

parles d'illusion de cul¬
ture. Bon il y a un projet,
l'avenir d'Uzeste passe par
une future scène nationale

charge exerce un métier "dit
féminin" (repasseuse !) très
payé et m'a confiée à sa

mal

cialisée, avec beaucoup
d'argent, de l'argent public.
Lubat dit que subvention =
impôt républicain, alors
qu'aurais-tu envie de lui
dire ?

dans

aristocrate, donc pour pouvoir
parler de cette civilisation
d'amour, mais je crois que les

ingrédients restent et que le
peuple s'en empare. Il y a des
gens, dont Serge fait partie,
qui s'emparent de ça sans se
revendiquer troubadour pour
ne pas provoquer l'amalgame
mais par rapport aux ingré¬
dients,

on

s'en nourrit. Donc

nouveaux

mangeurs

troubadours, les

de

nouveaux

mangeurs d'amour,

je ne sais
pas, c'est toujours actuel et
avec Taris,
Serge a été
confronté à ça. Profession¬

gagner ce combat
et bien laisse tout,

politique,
prend ton

turel

qui

se

donne complète¬

ment et comme
sauter

scène, chaque fois qu'il

parlait, il
me

lui, il peut

d'une chaise à l'autre.

disait

y
:

avait
«Et

un mec

qui

celui-là, tu

crois pas

qu'il est fada...», un
vieux qui ne comprenait pas
et à qui je n'ai pas répondu
mais

son

étonnement...? Le

-

un

milieu totalement

sans aucune

activité culturelle, et

je parti¬
cipe très tôt, dès 10 ans, à
tous les travaux des champs.

matos, va-t-en dans la forêt,
dans les

villages, joue
tranquillement, assis avec les
papys, sans même dire ton
nom

autres

et là tu seras

tu as à

reliement. Tu

tie
un

dans

ce

que

faire vraiment et cultu-

gagné la par¬
politique, sois maintenant
as

être culturel.

Mon

adolescence, 1929 à

1939

:

elle

se

passe en pen¬

sion

(je suis interne à l'Ecole
supérieure de Melun puis de
Rouen...

et à

l'Ecole Normale

de Rennes

jusqu'en 1938).
C'est-à-dire que j'ai été pri¬

vée de tout contact

avec

la vie

politique et la vie réelle de 13
jusqu'à 22 ans ! (car le régi¬

nellement d'abord. Donc

cachet, argent, politique, ce
n'était pas prévu alors non je
ne le fais
pas. Mais ensuite à
qui j'ai affaire? A un être cul¬

-

apolitique, et
Bernard, quand tu auras

me

Propos recueillis par Jacme
Gaudas

un

établissement

d'internat était loin d'être

sco¬

laire). Ma mère, faute de
possibilités financières, n'a¬
vait pu

devenir institutrice,

années durant pour que

suis d'accord

avec le fait qu'il
n'y ait plus de troubadours,

dans

aussi, elle

temps prochains c'est : «Je

rural, donc offi¬

re

mère.

en

milieu

indé¬

(1914-

d'origine ouvrière : ma
veuve avec

son

pendance de déplacement et
d'opinion.

mais

:

18).
mère

culture."

une

heureuse

et c'est ça

ne veut

eu

je suis élevée par mes
grands-parents maternels,
ouvriers agricoles en Brie (50
km de Paris !) dans un petit
village.
je suis entourée par l'affec¬
tion des mes grands-parents

Sur

» iU/flt.

Pey, il ne reconnaît
rien, il s'en prend plein la tête,

Serge Pey l'innommable. Lui,

les

~

triméstre de 1997

4e

il

*

sacrifia des

se

je

fasse des études. Par ailleurs,

j'étais boursière... J'ai donc
préparé le Brevet élémentaire.
J'eus le brevet supérieur... et
comme ma mère "était logée"
et ne pouvait me garder avec
elle, je fus mise en pension.
(J'avais si peu d'argent que je
ne
pouvais même pas prendre
le train aux "petites vacan¬
ces" et donc je restais seule à
l'internat dans l'école vide !).
Néanmoins, je précise que si
j'étais décidée à travailler
pour échapper à de telles
contraintes, je n'étais pas
aigrie, car je n'étais pas
envieuse, et de plus j'avais
d'excellents camarades pour

m'épauler et m'aider. Mais
j'étais bien décidée à m'en
sortir seule, par mon seul
effort et non par la séduction!

celui

d'aujourd'hui, il était
impossible de sortir, d'aller
au

bal

moins

ou au

aux

cinéma,

réunions

encore

poli

-

Cette

période

celle de
non

de

ma

a

donc été

formation, mais

mon

engagement.

tiques!). Mais je mettais à

Formation intellectuelle et

profit les vacances (les gran¬
des, j'y reviendrai). Malgré
cela, j'ai énormément souffert
d'être privée de liberté et

culturelle, politique aussi...

d'être soumise à

certaines étaient des mili

ne

discipli¬

inquisitoire, humiliante,

je devins

20

une

une

et

"rebelle" farou¬

sous
-

de

influence
mes

:

études elles-mêmes

et de mes camarades dont

tantes de
-

-

gauche.
professeurs mili-

de deux

�Linha

Imaginot

Biographie
4e trimestre de 1997

tantes et

la directrice de

routes.

d'internés, accueil enfin des

des formes variées

La misère

prisonniers et déportés, en
transit par Charleville gare

débats, articles, livres,
cinéma, et je suis d'autant

frontière. Mais

plus active que je suis à la

l'Ecole Normale de Rennes

(apôtre de la laïcité en plein
pays breton).
d'anciens combattants, diri¬

(sinon les hor
reurs) de la guerre...

princi pales associations d'anciens

l'anti-fascisme
à

poussèrent
joindre la résistance à mon

combattants

retour dans

d'excellents

alors

qui étaient
républicains,
laïcs, radicaux et radicaux
socialistes,
Front
cistes

interdite

-

-

avec

occupation allemande
plus dense qu'à Paris où
j'étais réfugié l'hiver 1940une

très

en tout cas

me

les Ardennes

en zone

Populaire et anti-fas¬
convaincus. Ils me pri¬

cette activité

dans le cadre d'un

l'amour de la liberté et

-

-

geants de l'une des

-

retraite.

parti tour¬

court en raison d'un

na

conflit

avec

la direction du

P.C.F.

(trop d'indépendance
part, d'indiscipline,
d'esprit critique !)... Je quitte
de

Rien au départ ne
pouvait laisser prévoir ce que
je suis devenue.

ma

les Ardennes fin 1947 pour
Toulouse.

Livres et articles

affection et m'aidè¬

que "pupille de la
nation". C'est grâce à eux que

rent en tant

j'ai pu, au-delà de Brevet
supérieur, préparer le profes¬
sorat de lettres, et c'est ainsi
eux qui m'initièrent à la vie,
ils

me

mières

donnèrent

mes

pre

-

responsabilités (co¬

direction de la colonie de
vacances

des Anciens

Combattants, dont je fus suc¬
cessivement élève, monitrice,

puis co-directrice de 1930 à
1939).

faire de la résistance,
j'ai adhéré au P.C.F. (qui était
clandestin et illégal depuis
septembre 1939), grâce à un
de mes amis, ancien profes¬
seur, ancien combattant aussi
et inspecteur général de
l'enseignement.
je fus dans la résistance,
comme la plupart des
femmes, agent de liaison
(inter-maquis et interrégioanle) et aussi agent tech¬
nique (reproduction des
pour

-

En

juillet 1939, je fus reçue
au professorat et prête
à ren¬
trer dans la vie active, mais

j'avais sauvegardé mon indé¬
pendance et refusé d'adhérer
à aucun parti. C'est alors que
la guerre éclata et m'enleva la
possibilité de jouir enfin de
ma liberté et de mon indépen¬

Ma vie

professionnelle

Les trois batailles du charbon.

1948-1984. Elle
l'essentiel de

ma

va

occuper

vie

en

élèves.
à l'Université de Toulouse

-

tracts).

convictions et ma vie
politique passée : les mineurs
par mes

Malgré bien des
imprudences, beaucoup d'in¬
souciance en ce qui concerne
les dangers, beaucoup de

de Carmaux et Jaurès retien¬
nent mon

attention. Devenue

professeur d'université, je vis

ma

-

nommée

toire et de

professeur d'his¬
géographie dans

les Ardennes, zone

(d'où

nous

d'office
cours

en

de guerre
fûmes évacués
mai 1940). Au

de l'évacuation

je

découvre la misère et le dé¬
sarroi des

populations chas¬

sées de leurs maisons,

leurs

de

villages - échoués et
désemparées tout au long des

La création de la

1968, sans penser
les étudiants qu'il

(col
loque de St. Etienne) : La

mineurs et des électriciens (col¬

loque de la Napoule). La Sainte
BarbeHistoire de la résistance:
réalisation de deux cassettes

-

vidéo

comme

"Camps de femmes" et une

s'agit d'une révolution... mais

émission

confiées

seulement d'une "révolution

dans la résistance à F'R3

culturelle"

Toulouse.

sans

par

jamais être

la police.

qui reprend le

intense

période
politique et sociale

:

électorales : je
passionnant
de l'action politique.
responsable et créatrice de
campagnes

-

-

à l'histoire du mouve¬

ment

ouvrier et

particulier

travail des femmes, et je

milite
au

en

en

dehors de tout parti,

syndicat et dans le cadre

l'Union des Femmes Françai¬
ses dans les Ardennes : orga¬

d'associations diverses :

nisation des actions sociales

des femmes

défense du droit

-

faveur des

prisonniers et
des soldats jusqu'en mai 1945
tournées de propagande et

politique

-

collectes de vivres

avec

"Amies du Front", aide
femmes de

les
aux

(parité).

rôle des femmes et des

-

sur

conseillère

-

Lyon" /

le rôle des femmes

étrangers dans la résistance.
rôle et action syndicale,
luttes actuelles et défense de

:

historique du

tacle de théâtre

sur

spec¬
Jaurès réalisé

à Carmaux : "Ils ont tué

conférence

-

sur

Jaurès".

la verrerie et les

verriers à Albi et

une

autre à

Castres, etc...
En

préparation :
"Histoire de la M.O.I. dans la

-

en

"La M.O.I. à

riers du Tarn
-

ment

au

:

Histoire des mineurs et des ver¬

éteint par la guerre.
enseigne

-

Nationalisation des mines et de

grande
témérité, j'ai accompli les
missions qui m'ont été
une

découvre l'intérêt

vie.

:

activement

chance aussi et

Je consacre mon

l'orientation du reste de

l'Institut d'Histoire Sociale

l'électricité et le statut des

d'activité

et

(rôle des étrangers)/
étrangers la M.O.I.

Rôles des

thèse dont le choix est orienté

trop vite

engagement politique

la C.G.T. Centenaire de la
C.G.T.

P.C.F. et distribution de

La guerre

mon

aux activités de :
l'Institut d'Histoire Sociale de

-

directives du Front National

flambeau allumé de 1936,

-

sociale.

Sécurité Sociale Minière

La libération est une

:

:

Participation

Minière

inquiétée

détermineront

La protection

-

-

ensuite.

(C.C.A.)

Les Bourses du travail.

-

-

d'apprentissage comme pro¬
fesseur de pédagogie, je
découvre l'enseignement
technique, ses problèmes, ses

1).

Dans la collection "Racines du

futur"

deux temps :
à l'Ecole Normale Nationale

dance financière.

et la résistance

La France ouvrière (tome

-

Incapable de me
limiter à mon activité profes¬
sionnelle, je prépare une

et du

(2

volumes) 1848-1914

1941.
-

:

Les mineurs de Carmaux

-

-

rent en

confé¬

:

rences,

région Midi-Pyrénées" et peutêtre l'histoire des camps de
femmes de Rieucros-Brens.

-

la

protection sociale.
Je milite aussi sous

prisonniers et
21

*

Publié par le
Musical 1997.

festival d'Uzeste

�Linha

Imaginòt
Débats

4e trimèstre de 1997

Point de

vue

Une
Claude Sicre
ces

(et international)

René Duran

Claude Sicre

publiée par la Linha
Imaginòt n° 31,

Claude Sicre insulte les mili¬

l'émancipation des

peuples,

basques,
catalans, bretons. En y affir¬
mant que ces militants parta¬
gent les mêmes valeurs que
Le Pen. Lequel combat pour¬
corses,

tant les revendications des

peuples dominés de l'hexago¬
après avoir été partisan de
l'Algérie française et proche
de l'O.A.S. pendant la guerre
d'Algérie. Tant que Claude
Sicre y est, il devrait traiter
de lépénistes les résistants
contre l'occupation alleman¬
ne,

de durant la dernière guerre.
Claude Sicre met dans le
même

sac

l'IEO national

de

raccourcis

Dans une interview
tants de

a

stratégie pour

les dominés et les

dominants. Il dit n'importe

pas,

armée. D'autre part,

A). Mon expérience
(musique, Linha
Imaginòt, quartier Arnaud-

se

tons, contestent l'action

propre

dis, que ce public ne "trouve"
je sous-entends qu'ils

chercheraient. La

majorité

je préci¬
mal de luttes
d'émancipation nationale
n'ont pas sécrété une société

Bernard, intervention de col¬

"cherche" rien. Mais elle

loques et autres sur problème
des banlieues des villes, de

offre. C'est dire que

totalitaire

l'art

que pas

ou

raciste. Je cite

et du

Forum des

trois exemples

civique etc...
Langues du

parmi d'au¬
tres: la Norvège qui a obtenu
son indépendance au début du
siècle face à la Suède par la
non-violence, la Catalogne
d'aujourd'hui dont le proces¬
sus reste
progressiste, et la
Sardaigne à quinze kilo mètres de la Corse qui possè¬

Monde, etc... ), et diverses
expériences que j'ai pu voir
de près (Calandretas, colonies
occitanes, festivals : Uzeste,
Germ, Decaze, Rodez,
Louron, etc... ; conférences
(Félix Castan), Mòstra de
peintures, fêtes locales),

de

m'ont convaincu d'une cho¬

un

gouvernement autono¬

depuis l'après-guerre sans
problème avec l'Italie. La
liste pourrait s'allonger. Point
me

de
la

vue :

Claude Sicre fait de

démagogie.

se: il est dans nos
régions
occitanes, dans toute la
France, en Europe, dans le
monde, énormément de gens
curieux ou plus désireux de
s'emparer, de la culture occi¬
tane, pour diverses raisons,

prête à recevoir si

on

ne
est

lui

la balle
est dans notre camp. C'est à
nous d'offrir,
pas d'attendre
que le public vienne deman¬
der.

B). Par ailleurs il

se

trouve :

1) Que le milieu
occitaniste

fabrique, organise,
édite,
produit,
beaucoup de
choses

( œuvres littéraires,
dictionnaires, grammaires,
livres d'histoires,
es^fc,
concerts, manifestations,

) souvent de
qualité, mais qui ne
touchent qu'un public réduit,
parce que, le plus Souvent,
elles ne s'adressent qu'à un
public, soit déjà convaincu,
revues, etc...

bonne

quoi.

diverses utilisations... Or

Actuellement dans le
monde de nombreux
peuples

public (très large) attiré

cette culture à l'occasion

déjà dans des travaux spécia¬

continuent de

d'expériences ponctuelles,
éphéméres, trouve difficile¬

lisés.

ment, par la suite, des choses,

occitanistes

des gens,

pas toucher un public plus
large ; mais qu'ils ne savent
absolument pas (trop occupés
pour y réfléchir sérieusement)
comment toucher ce public...

leur sol

contre

se

battre

sur

l'oppression

d'autres, c'est certain. Ce qui
bien sûr ne va pas nous empê¬
cher de savoir que tout mili¬
tantisme peut dégénérer. Que
toute action armée

rendre fous

ses

si cette action armée

te, elle met
une

peut

membres. Et

l'empor¬
place

souvent en

société totalitaire. Claude
ne doit
malgré tout pas

Sicre

ignorer que des militants,
corses, basques, catalans, bre¬

ce

par

des lieux, des cir¬
constances, des livres, des
films, des émissions, des
B.D., des revues qui pour¬

raient, en partant de ce qu'ils
sont (et de ce
qu'ils ignorent),
les conduire

à-dire

plus loin, c'est-

: vers une

connaissance

approfondie de la culture
occitane (et plus tard un mili¬
tantisme, pour certains).
Remarque : quand je

22

soit

assez

motivé pour entrer

2) Que les œuvriers

totalement

se

désolent de

démunis,

ne

sans

solutions réelles
sent

forger

par

qu'ils puis¬
leur réflexion

et leur

travail, certains se
rabattent sur des illusions, des
rêveries

compensatoires : l'un
s'imagine que tel nouveau

�Linha
Débats

-'VmM»

&gt;

,

"?

Imaginòt

mII|$ifitìlfjl hil§l ; f^ÊÊSíŷ.|$f1§1 » f'v, &lt;r;

dâMwTM.
» 4?u1i

4e trimèstre de 1997
ministre, qui "parle la

la culture occitane

langue", de ceci ou cela, un
autre nous parle de l'Europe
qui obligera la France à cela,

avoir des idées différentes

d'autres attendent presque
tout

des Conseils

Régionaux,
parler d'autonomie,
de politique régionale, de
régions solidaires, de l'Euro¬
pe des peuples, etc..., comme
si tout ça pouvait se faire tout
seul, sans que le public, qu'ils
ne savent pas convaincre d'un
minimum de choses, l'intérêt
et de te

de l'occitan par

exemple, n'y
force les régions, l'Etat ou
l'Europe.
C). Quelle est la

solution ?

diale

et tout ce

que vous vou¬

drez. Associer l'occitanisme à

politico-économi¬
précis, c'est diviser
(d'où l'échec des partis poli¬
tiques occitans).
Notre devoir, seul et

unique, est de créer et de
satisfaire la curiosité des gens
sur

la culture occitane. Parce

qu'ils

ne savent pas.

Quand

ils sauront, ils se feront une
idée ou des idées sur le lien
avec

l'actuali¬

té

viens de faire, brièvement

socialo-économico-politique. Pas avant.
II y a encore des mil¬
lions de gens (en occitanie) et

mais sûrement.

des dizaines de millions (en

nature et

la

problème

:

entre le

mesure

c'est

de notre

ce que

je

2) Bâtir des ponts
public qui est "poten¬

tiellement" demandeur
œuvriers occitanistes

et les

qui

sou¬

haitent être demandés.

teurs de

:

les divers

sec¬

l'IEO, les secteurs et

les

sections, l'IEO et les asso¬
ciations de base, occitanes ou
non, l'IEO et les institutions.

Que peuvent-être

une

littérature millénaire...,

qui

3) Bâtir des passerrelles entre

France) qui croient que
l'occitan c'est pas le patois...,
qui ne saven^ pas qu'il y a

ces

ne connaissent pas l'his¬
toire de la langue et de la cul¬

ture

occitane..., qui ne savent

rien de

actualité, etc...
ignorées par le
plus grand nombre. Notre tra¬
vail ne doit pas être idéolo¬
gique mais pédagogique.
Les bases sont

ponts ?

b) Définitions des
Ces

services que

ponts sont les

public. Il faut définir l'IEO
comme un
sa

ponts.

l'occitanisme

peut mettre à disposition du

bâtir

son

Service Public, et

stratégie à partir de

cette notion.

Définition concrète
des services.

a) Attendu. Le
public n'attend pas une idéo¬

logie (politique ou culturelle).

Prenons des

exemples :
Exemple n° 1 :
Massilia Sound-System
donne un concert à Apt dans
salle

(1.200 personnes)
joue dans un festival d'été
à Rennes (7.000 personnes).
Le public entend parler
d'occitan, d'occitanie, des
une

ou

Le

troubadours, de Castan, de
décentralisation, de Marseille,

idées variées

de

public potentiel a des
sur le monde, la
France, la politique, etc...
Ce qui le rassemble,
c'est une curiosité (plus ou
moins grande) sur la culture
occitane : les gens attirés par

vin, de pastis, etc... Ce
public adhère à de nom breuses idées. Mais après le
concert, pour la grande majo¬
rité, il

ne

reste pas

grand'chose. Très

peu

iront

sur

qu'il y ait, dans le lieu
du concert, une table avec des
nant,

un contenu

co-social

librairie pour

cher¬ A ...Cortetas.-.Cortetas...
l'occitan,
et ceux qui y iront ne trouve¬
í Sabias que el primer
texto en aragonés
ront pas forcément quelque
común
se escribió en el
chose qui les branche.
siglo XTX ?
Segurarnerit, aquel fue el
Imaginons mainte¬
une

cher des livres

sur

l'Europe, la sécurité sociale,
l'immigration, la chasse,
l'entreprise, l'économie mon¬

de cette culture

1) Prendre bien la

dans

peuvent

livres, revues, T-Shirts, pegasolets, etc... Les T-Shirts et
pega-solets se vendent pas
mal (mais on pourrait moder¬
niser, imaginer mieux). Les
livres et les revues présentées
sont :
-

soit

en

occitan

:

il

en

faut

primer paso para hacer
posible que nuestra lengua
sea
algún día patrimonio
de todo

réalité écrite de la

langue, et
les curieux prêts tout de
suite à des efforts (1% du
public 7).
soit en français : monogra¬
phies sur des thèmes spéciali¬
sés, sur des régions, méthodes
scolaires, livres d'enfants,
opuscule universitaire ou
para-universitaire, essais... Il
faut absolument, pour les
gens intéressés (5% ?).
Que manque-t-il ?
Les ouvrages, livres,
pour

-

livrets, B.D.,

revues,

y que

hablarla libremente. Con
este

objetivo trabajamos

también

en

nogará, una
aragonés.

asociación del
Cada ańo,

organizamos
aprendizaje de la
lengua, jornadas de senside

cursos

absolument, pour montrer la

Aragon,

cualquier aragonés o aragonesa pueda conocerla y

bilización social, seminarios

de

preparación de

educadores, y diversas
actividades
Escuela

nuestra

en

videos, peńa

:

popular, titeres, bailes,
tertulias, excursiones,
revistas, música, rondas,...
Asómate

nogará y...
Trestallo Postal
4.141 E. 50.080 Zaragoza.
T : 976.39.07.08
E_Mail :
nogara @posta. unizar.es
Web : www.geocities.com
Nogará

a

:

-

-

/Athens/7463

vidéos,

qui, réalisés/conçus dans
un esprit
proche de celui du
concert, pourront attirer la
curiosité vague du plus grand
nombre, ignorant de presque
tout, répondre à certaines de
ses questions souvent naïves,
etc,

Méhari Dolores

,

récit,

Editions "Les Oniroman-

tiques". Texte

:

B. Cham-

pey. Illustrations : J.
Chauchard. De l'Auvergne
aux

Corbières, les

tures

aven¬

picaresques d'une

Méhari allumée

:

"Je suis

et les conduire en douceur

l'héroïne

dans la bonne

chevrons ardents et refuse

des

(et
humeur) vers
ouvrages plus profonds,

plus spécialisés. Il faut des
ouvrages qui leur donnent
envie d'aller plus loin.
Types d'ouvrages :
Petit livre Bouges î
-

de FOccitanie

:

abécédaire

ou

qui vit

garage".
Goûté à Montréal. Restos

végétariens top-niveau.
Choix surabondant. Prix
abordable. Le

répondant sans sectarisme,
dans une logique d'ouverture
(et non de revendication) aux
questions les plus simples...

Commensal

conver¬

sation rapide et amusante
(avec dessins), traitant de

mec qui
France fait

monte ça en

fortune.

Manuel de

les

obstinément la voie de

autre, amusant, illustré,

-

sur

=

4 à Mont¬

réal, 1 à Québec. Et ail¬
leurs. A Montréal, une
adresse
T:

:

2115 St. Denis.

(514) 845.26.27.

Sicre)

(C.

�Linha

Imaginât

4e trimèstre de 1997

sujets d'aujourd'hui (et
20

avec

de

ans

pas

retard) dans

l'esprit défini.
Vidéo d'apprentis¬
de la langue, dans le
même esprit.
Songs-books bilin¬
gues (ou trilingues, ou quatrilingues).
B.D. pour adoles¬
sage

-

-

même

adultes, dans le

genre, vous

bilingue

aussi. Il faut

en

catalogue, discuter,

un

Conversation rapide et

déjà

dans la tête, il lui suf¬
fira de discuter

quelques heures
d'ici

certains

pour noter

idées

avec

et de

quelques

habituelle, bien sûr.
Mais aussi tables à
tenir dans concerts et

manifestations

autres

grand public.
Buge se
pas mal de

avec

leurs concepts dans un pre¬

paye

mier temps, avant

de laisser

concerts toute

travailler les auteurs/dessina¬

A

teurs...

être aidé

Remarques
Je

:

dis pas que

ne

mon

l'année.

etc...

sable

:

partici pent à une discussion généra¬
le de stratégie, sur ce
sujet,
précédent la conception des
ouvrages. Ça leur fera le plus
grand bien de rencontrer et
d'écouter ceux qui sont en
prise avec la jeunesse ou le
public néophyte. Comme ça
fera le plus grand bien à ces
-

que tous

derniers d'écouter les anciens
ou

spécialistes.

que certains de ces
spécialistes s'engagent dans
le travail. Ils sont nécessaires

le résultat. Et les

contres de travail

Uzeste,
Germ-Louron, Decazeville,
:

ren¬

peuvent être

font absolument

aucun

constatation

vrai

s'impose

: eux-

mêmes passent

beaucoup de
temps scotchés devant leur
télé. Et

ce

hasard si

un

les

n'est donc pas par
on

ne

les voit pas

grandes fêles occitanistes

ouvertes sur le
teuses

chant

monde, por¬
d'espoir parce que tou¬

un

large public

sur

des

argent", qui les
passer leur temps à

sans

d'eux

ou

à attendre

et à

nous

dans la

façon

les débats.
être précis et

posons

Autant il faut

fond des choses

au

avec

militants, et exiger de
ceux qui parlent en
respon¬
sables de l'occitanisme, une

gémir qu'on
ne les écoute
pas) : remar quable, l'absence des ntili

connaissance des dossiers

tants

vement

occitants

au

Forum des

Langues du Monde,

eus¬

Certains voudraient
bien avoir du
mais

quand

on

(l'ignorance de beaucoup
concernant

l'histoire du

occitan

et de

mou¬

l'I.E.O.

est

par

exemple (où pourtant ils
sent pu être très utiles).

effort

télés, de radios ou de
livres/revues nationales, une

aux

débouché pour leur travail.

faire

-

grand public
leur amène, ils

catastrophique), autant il
pédagogique/didac¬
tique avec les nouveaux
venus. Je crois
que les deux
choses vont de pair : les nou¬
faut être

veaux venus

peuvent être très

le reconnaissent
pas. Ils
voudraient des jeunes, des

intéressés par les débals de
fond. Pas par les querelles

curieux, mais ils les

byzantines.

ne

vou

-

draient déjà au courant de
tout, parlant et comprenant

ple

l'occitan, partageant leurs

1997. Je fais

angoisses

expliquant l'origine du fo¬
rum, l'origine du concept de

certain nombre d'émissions

ça ne

ils trouveront là

aller

lécher les élus

personnel pour se mettre à
l'écoute, au service de ce
public. A les entendre criti¬
quer avec tant de détails un

très fécondes.

Et, quelquefois,
les obligera pas à un
grand travail. D'autres fois,

qui contredit leur idéologie
des "moyens", "on peut rien
amène à

d)- Certains occitanistes, qui se plaignent de
leur manque d'audience
auprès du large public et qui,
par suite, se plaignent des
gens ("on ne peut plus sortir
les gens de chez eux") de
l'Etat français ou de la socié¬
té moderne (télé, etc... ) ne

nouveaux venus

dont

tout

de

-

pour

service. D'autres devraient

et réalisées avec

System

minimum de moyens (ce

un

ment) pour ça. Car il est le
seul à nous rendre ce type de
aussi l'aider à fond

que ça puisse intéresser cer¬
tains. Mais il est
indispen -

idées fortes

(et même financière¬

l'IEO doivent laisser tomber
leurs œuvres en cours pour
tâche. Encore

Massilia Sound

avis il devrait

les historiens, linguistes, écri¬
vains et autres spécialistes de

celte

-

sion des ouvrages est
à réfléchir. Diffusion

Jean-Marc

s'atteler à

là

c'est basta.

et

trier. Et élaborer ensemble

-

un

C) la diffu

Revue

illustrée (dessins, photos), sur
sujets d'aujourd'hui.
Je peux vous sortir
plein d'autres idées dans ce
faire

sur

amusant. Il a tout

esprit.
-

linguiste.

un

Manuel de

-

cents et

Prenons

Travaillant

est

ou

leur valeurs. ïl

donc très difficile, après

quelques expériences malheu¬
reuses, de

pouvoir ramener
ces gens à
l'I.E.O, qui ne
voient là que "secte". Pour
moi il n'est pas
question de
taire de la
avons

Mais
tion

24

démagogie

à tirer

vers

avec une

: nous

le haut.

grande atten¬

pédagogique

pour

les

:

Je prends un exem¬
Forum des Langues
une

introduction

pluriculturalilé/plurilinguisme
défendons : c'est en
sur la pensée de
Félix Castan et sur ce qu'il
disait de la langue d'oc :
que nous

m'appuyant

"c'est

en

défendant

toutes

les

langues et cultures du monde
que l'occitan se défend".
Castan prend la parole et

�Linha

Imaginât

4e trimèstre de 1997

explique ce message qu'il a

etc...). Les occitanistes

bien oublier leur histoire,

découvert dans la littérature

aveugles sont inconscients de

Seul

occitane. Il y a un

ces

grand
public autour de nous. Gens
intéressés par des langues en
particulier, ou toutes, gens
intéressés par le plurilinguisme,

la défense de toutes les

cultures du monde. Ce
se

dit

public

"Ah ! les occitans

:

trucs, ils

ne

voient pas

quand, où et comment les
choses se passent, ni leur res¬
ponsabilité.
Autre preuve, pour

moi, du manque d'écoute du
terrain : le nombre ridicule de
militants de l'IEO abonnés à

s'est levé

sommes

et nous a

C'est

faisons.

exactement la même

après.
exemple. J'ai
proposé il y a deux ans

avancées et erreurs,

revue en

fran

-

en

sujet, internationalement
posé, du plurilinguisme. Sur
les problèmes de chaque
langue. Sur l'union que doi¬
vent faire toutes les langues

mouvement nouveau

Un exemple : j'ai
lancé l'idée d'une manif à

qu'est-ce qu'on a à
: qu'est-ce
qui est le plus utile, donc le
plus favorable, à qui, com ment, pourquoi, dans quelle
stratégie, avec qui etc ? Faire
appel, aussi, à toutes sortes de
professionnels au service
d'un militantisme. J'analyse
ce projet ailleurs, s'y reporter.
4) - Les passerrelles.
Je ne veux pas redire
ici ce que j'ai pas trop mal dit
ailleurs, (rencontre de
Montpellier), s'y reporter.
Simplement, les pas¬

Paris

serrelles doivent être conçues

des occi-

menacées. Ce sont

Les services peuvent
être autre chose que des

qui prennent la paro¬
le. Vont-ils ouvrir le débat

Ils peuvent être des
manifestations (conférences,
colloques, traductions, etc...).

largement,

Pensés collectivement

tanistes

teur de la

situation, des

enjeux. Non. Ils
dans

un

à la hau¬

se mettre

se

croient

débat à l'IEO

l'AEIO où à l'université

littérature occitane

toujours

ça,

ne

Boudou

ou

" la

:

dit pas
a

été

nationaliste, etc... ". L'occita¬
nisme, organisateur d'une
rencontre

internationale

et

poseur des enjeux à l'échelle
de la planète, se prend pour

objet du débat,

au

lieu d'en

rester le maître d'œuvre et

l'élément fédérateur. Le

grand public est déçu. (Les
deux premières années, 95 et
96, les choses s'étaient bien
passés, en l'absence des mili¬
tants occitanistes aveugles).
Le journaliste du Monde,
venu

pour nous

article

en

faire

1ère, page,

un

attiré

rôle fédérateur
("l'occitanisme pose une

par notre

question importante pour tous
les pays"), se retrouve dans
une

réunion de militants

ouvrages.

être

conceptualisée

en

1998

avec

et

anti-assimilationistes de

rer.

Je n'ai reçu aucune

réponse de l'IEO. Pourtant, si
ce n'est pas l'IEO qui contri¬
bue à monter ça, qui ce sera ?
Ne sommes-nous pas, là, dans
une claire logique de ser vices? Répondez !
Je

me

première manif
à la

souviens de la

pour

l'occitan

armes

sa

sont issus

80. Tout le monde

ce,

ne

Même

nir maintenant,

l'IEO et

comme

s'en

des

poissons dans

sec¬
Tonton

son

faim

:

la fanfara
de sortir

segond dise mesclant

aires de musica de carriè-

d'Occitania, d'Espanha, d'Italia e autres : Huit

ras

organisatrice.

et Demi,

Vous lirez par
ce que je pense de
nécessité d'inclure des

a

carcassonesa ven

Les

Copains

d'abord, El paso del Ebro,
L'Estaca, A Hard Day's

la

Night, Aragon et Castille, Le

membres de droit à l'intérieur

lion est mort vesinan amb

fau¬

adaptacions
[Il pleut
Félix Bergèze, La java à
tonton, Lo café de la plaça).
Disponible en CD e caisseta (cò de Pacò Lapenà, 5 creacions

drait aussi dans les sections).

o

del Mans de Breish

Bon ciao.

:

voudraient pas

-

protégés par le silen¬
"parmi les masses

l'eau".

WAP, le PNO,
les personnalités. Ils

était contre

et où ils évo

luent

dans le cadre de
en

Les

Lalin font

comme

le lien entre la révolte de

télé, proposée par Badie

et moi

révolte est individuelle

l'individu et de la lutte que
mène la société dont ils

Cela demande une réflexion

en

son

moteur collectif.

associations de base.

(il

l'humi¬
épouse ;

pour venger

rebelles

les secteurs et les
institutions ; entre les sections

du C.A. national

-

mais devient très vite un

les associations de

ailleurs

jour

longue résis

liation faite à

base ; entre
et les

la

niçois." (Extrait du prièred'insérer). Voici l'histoire
d'un rebelle qui prend les

de l'IEO ; entre les

les

de Robin des

tance des Barbets du pays

sections ; entre les secteurs et
teurs et

ou

nouveau

faire des liens : entre
l'IEO et le public ; entre les

les sections ; entre

à la prépa¬

Mandrin

bois et éclaire d'un

pour

née, mais pour faire réfléchir
à la nécessité de cette manif,
pour commencer

le, François Fulconis, dit
Lalin, héros digne de

dire ? En termes

secteurs

.

remet en lumière un rebel¬

termes

France. Non pas pour qu'elle
se fasse à la date que j'ai don¬

court au centre du

pour

tous les

militants anti-centralistes

WAP

cas

pour que

tout ce que nous entrepren¬
drons soit jugé à cette aune.

revendicatifs, et m'explique
qu'il ne pourra pas faire le
papier prcvu (il fera un article

journal).
d'autres (RFI,

comme

services, c'est-à-dire que le
mot, l'idée de service doit

termes de services. Pas en

Sauvaigo

:

Dessins : E.
Baudouin. "Cette épopée
tragique retrace un épisode
mal connu, parce que long¬
temps censuré, de l'impé¬
rialisme français. Elle

chissent. Mais il faut réfléchir

qu'ils pourraient corriger

l'idée de décentralisation.

J.L.

-

tue

l'occitanisme culturel, de

(Fernando)

Edition "Z'éditions". Texte

,

çons le débat. Les questions,
les idées du public. Sur le

- un
de

plus

que nous

Lalin, bande dessinée.

Autre

çais. Bordée de refus.
Aujourd'hui certains réflé

-

en

ce

ans

l'idée d'une

lan¬

plus

emportant la décision : Laval.

ils

nous

de

conscients de

chose 17

est en

déclin parce que nous

soutenu,

la Linha

l'occitanisme". Et

.Cortetas.. .Cortetas...

Le centralisme

Bravo ! c'est

Imaginòt. Pourtant
pourraient apprendre dans
cette revue, tout ce qui consti¬

..

j'étais d'accord sur pas
grand-choses, par ailleurs,

défendent toutes les

langues !
intelligent,

fa

garçon avec qui

un

carrièra Armanhac 1ÎOOO
Carcassona. T

souve¬

.56.84.

ils aiment

t
25

(A.R.)

:

04.68.71

�Linha

Imaginot
Ì

■

ff;j®

Débats

4e trimèstre de 1997

c'est

quand même de poser le
problème de l'identité et de la

Je suis ravi...*

décentralisation, les deux
concepts étant évidemment
liés.
dans

sommes

centralisé comme
l'est. J'ai parti¬
cipé hier à un débat sur la

Félix-Marcel Castan

pays

aucun

C'était

...d'être... (au

festival et

ren

-

années

nous

avec

Communautés

festivals, à

Louron)

en

vallée du

je ne connais¬
jusqu'ici et que je
que

sais pas

découvre. J'ai travaille dans
festival

pendant vingt ans,
conséquent j'ai une petite
expérience des festivals. Tous
un

par

les festivals sont
faut insister

idée. Il

différents, il

toujours

sur cette

a pas deux festi¬
vals au monde qui se ressem¬
blent. Ils ont tous des problé¬

n'y

nous

réfléchi,
responsables de
avons

d'autres

ce

problème, et
réussi à

n'avons pas

d'accord, à
mettre sur pied une définition
des festivals authentiques.
Cela veut dire que le problè¬
nous

me

mettre

est très

difficile. La gran¬

de

dérive, c'est précisément
qu'il ressemble aux autres.
La deuxième dérive,
mais je crois qu'ici on est à
couvert, serait qu'on n'y

matiques différentes. Par
conséquent, je serais mal
placé pour parler du Festival

réfléchisse pas, que ce soit
une action sans rélfexion.

de la Vallée du Louron

avions créé l'idée de festival-

le connais pas
de l'intérieur et
l'intérieur qu'il faut

puisque je

ne

assez, pas

c'est de
en

parler.
La

Nous, à Montauban,

nous

forum. Le festival d'Uzeste

sembler à

original, à

ne res¬

autre.

C'est

dans le mal

une

entre

débattre, il faut

en com

-

Il y a,

fraternité
l'Argentine

et la France : ce sont des

pays
dont il faut briser le centralis¬
me.

Nous étions bien

d'accord

avec cet

intervenant

qui est peintre, éditeur, une
personnalité très remar quable, pour parvenir à briser
ce centralisme néfaste
qui est
Ce

problèmes. Ils ne se résolvent
pas tous seuls, il faut en

festival doit veiller à être

j'ose dire,

intéressant ici, dans

les idées que

val ressemble à d'autres. Un

absolument

était peutcas.

réfléchit

pose le festival. Une action
culturelle pose forcément des

mon

que l'Argentine
être aussi dans ce
-

an ti -culturel.

principale dérive,
avis, serait que le festi¬

à

est

comporte toujours des
forums, des lieux, où l'on
sur

val,

comme

qui

me

paraît
ce

festi¬

dans tous les fes¬

tivals, c'est qu'il y a une ini¬
tiative locale. Cela permet de
penser la culture, non pas à
partir du haut mais à partir du

tellement vrai que l'on a

prendre le sens par consé quent il faut des débats, il

bas. La grande révolution cul¬

observé que

faut faire

et à

le sien

parallèlement aux actions. Je
dirai plus : il ne sert à rien, ou

aucun

les festivals
depuis que Jean Vilar a crée
1947,

multi plient dans la France entière.
en

se

avancer

du moins il est très insuffi¬

Le terme même de festival

sant, de faire

s'est terriblement dévalué. On

même

emploie le mot "festival"
pour qualifier n'importe quel¬
le manifestation culturelle, ou
peu culturelle souvent. Nous
avons même
essayé de nous
demander

comment

faire

pour créer une définition

authentique, créer

un groupe

de vrais festivals, par
opposi¬
tion aux faux.
Depuis des

les idées

une

action si

en

temps on n'explique
pas cette action. Si on n'en
donne pas

la théorie, les gens

comprennent pas vraiment
l'importance de l'action
qu'on est en train de dévelop¬
per. Ce sont peut-être les
ne

deux idées

qui me paraissent
importantes pour qu'un festi¬
val poursuive de grands buts
et le grand but d'un festival

val, est devenue l'expression
centralisme, le centralisme

d'enseignants et il y avait des
représentants de tous les pays
d'Amérique Latine, de par¬
tout, du Caucase, etc... Alors,
je me suis aperçu - je croyais
que la France était la seule
nation centralisée à l'extrême

turelle que nous avons à

faire

laquelle les festivals

par

excellence doivent contri

-

buer, du point de l'orientation
et de la
perspective, c'est de
renverser l'optique. C'est ce
qui s'est passé déjà à
Avignon avec Vilar qui a fait
son festival et
qui est parti de
Paris. Pour la première fois,
on
voyait une initiative de
grande envergure culturelle
qui ne venait pas de Paris
mais qui naissait sur un autre
lieu dans la périphérie de la
nation. L'expérience d'Avi¬
gnon suscite

une

autre

s'aperçoit

L'initiative d'Avi¬

du

un

on

gnon, aussi grand soit le festi¬

stage international

si

ce

que personne ne peut mener
une décentralisation seul.

pays ne

décentralisation à Marseille.

contres de Germ et des

grand acte
décentralisateur, je m'en sou¬
viens, pour nous c'était un
espoir extraordinaire, mal :

heureusment
Nous

un

réflexion

capable de tout récupérer.
grand problème.
C'est-à-dire que s'il n'y a pas
C'est le

combat anti-centraliste lié à

l'émergence d'identité, si ce
n'est pas dans une perspecti¬
ve de combat
que le problème
de la décentralisation est pris,
le centralisme par sa

nature

dévore tout et

change en sa
substance tout ce qui se crée à
l'extérieur. Avignon n'a pas
pu résister. Seuls peuvent
résister de grandes métro pôles qui ont la capacité de
créer un langage pour dialo¬
guer avec Paris, de résister à
la direction de Paris non pas

abattre Paris (rien n'est
plus important que la présen¬
ce de Paris, nous ne contes¬
pour

tons en rien ce

que Paris a
apporté à la France et au
monde) mais il faut, pour
qu'il y ait décentralisation sur
le territoire national, d'autres
voix que celle de Paris qui
puissent intervenir et dialo¬
guer avec Paris. Pour moi,
seules les grandes villes peu¬
vent s'ériger à ce niveau pour
créer un dialogue avec Paris.
Mais je crois que même les
grandes métropoles, c'est-àdire Marseille, Toulouse,
Montpellier, Lyon, etc..., ne
peuvent pas arriver, tellement
la centralisation
et totale

a

été violente

dans la nation fran¬

çaise, à se créer ce langage
dont elles ont besoin s'il n'y a
pas référence à des cultures
allogènes.
Le centralisme

a

lement détruit les identités

tel¬
sur

�Linha

le territoire

français que
seules subsistent des cultures
appuyées sur une langue dis¬
tincte, donc irrécupérables
par le centre. Seules des cul¬
tures de ce type sont capables
de servir de point d'appui, y
compris aux métropoles pour
équilibrer la puissance du

cela que

vail. Aussi bien le centre

mon

national, que la région, le
département, les villes doi

j'ai fait, à partir de
expérience occitane, un

travail dans les autres disci¬

vent

plines culturelles.
Je pense que

dans

un

occitan dans

son

ensemble, la

sonnellement

vement occitan est

un

écrivain occitan. Un écri-

mou¬

de créer,

de s'intéresser et de

-

service de

par essence, non pas

d'origine politique, non pas
d'origine administrative,
ministérielle, mais qui est
faite par les acteurs, sur le
terrain, qui sont eux seuls
capables de promouvoir une

esprit critique

mission essentielle du

je suis devenu

qui est,

dis

concernant le mouvement

centre. C'est pour ça que per¬

mettre au

lors d'un débat,

prendre

culture

nou

-

velle.

vu

une

sur

-

le

-

trouve dans

Toute la vie

d'élaborer

l'obligation

une

littérature

est une contre-littérature

qui
de

Paris, de la littérature françai¬
se, pas
se

battre,

du tout
me

dans le
se

ce

situe

sens

où on va

tuer, ce n 'est pas

je veux dire. Je
plan intellectuel.

que

au

La littérature occitane, par
essence, se servant

d'une au¬

langue, se situe dans des
postures inverses à celles de
la culture française. Et cette
littérature occitane, par excel¬
lence, plus sans doute que les
tre

culturelle, c'est-

à-dire dans toutes

ses

disci¬

plines, de façon à réaliser la
synthèse, à en catalyser la
synthèse de façon à créer en
face de Paris un pôle culturel
capable de résister à
l'influence du centre. Je
pense que

c'est la vocation du

action per-

l'ensemble du territoire

où elle

nationaux, des intérêts de

devons engager un com¬
bat où peuvent être entraînés

seuleument des gens de

non

mais des

nos

leurs

France entière, y

risques et
périls, pour
perspectives nou -

pays

gens de la
compris de

Paris.

velles. Voilà comment, à par¬
tir de la culture

pense

occitane, je

qu'on doit envisager

l'élaboration d'une décentra¬
lisation nationale. Mais,

je
*

voudrais dire autre chose
avant de passer
tous : en

posons

réalité

la parole à
quand nous

le problème de la

décentralisation,
pas

des quéman

qui disent : "Il faut
qu'on nous aide à vivre".

problème

donner le support

capable de
à une dyna¬
mique nouvelle, une dyna mique décentralisatrice.
Personnellement, c'est pour

avoir des aides dans

des

27

nous ne sommes

service du

outil

au

ment

local ?", tenu lors des 5ème

des Communautés
-

des gens

Nous posons un

Extrait des actes du débat "La

décentralisation culturelle, un

développe¬

festival et rencontres de Germ et

nous ne

revendicatifs, nous di¬
sons: "La culture française, si
elle continue sur son chemin
centraliste, est faite pour
décliner". Je me souviens
avoir dit ceci à Beaubourg

tra¬

décentralise pas,

sonnelle, à

deurs, nous ne sommes pas

ce

se

nous

qui s'en¬

pôle culturel en face de la
capitale nationale française.
Ce qui ne veux pas
dire que nous ne nous adres¬
sons pas aux politiques pour

de France, est

ne

vidus

national,

minoritaires

dîtes la

la culture dans la nation que

relle, de création d'un anti¬

autres cultures

vous

rêts

vocation du mouvement occi¬

politique. C'est une vocation
culturelle, de synthèse cultu¬

raison,

le fait d'indi¬

sommes

n'est pas une vocation

:

culturelle est

mouvement occitan et la

tan,

dire

dans la vie

une

charge la vie culturelle

se

vers moi pour me
"Non seuleument vous

agit, est une culture
qui s'appauvrit, qui décline.
C'est donc à partir des inté¬

progrès

gagent dans

tout entière de son pays.

entière,

précipiter

sur

tout

construction, par situation, se

turels de la France

Toute situa

nou

tion nouvelle,

créer des

la

plan culturel.

velle

en

eu

commencé". Une culture

si¬

une

tuation

vain occitan par nature, par

déclin. J'ai

qui
qui
n'accepte pas qu'il y ait des
dialectiques contradictoires-

créer

(à gauche) avec André Benedetto et Aline Paillier

vers son

surprise de voir que toutes les
personnes qui étaient là et qui
étaient des responsables cul¬

vérité mais ça a commencé,
ce n'est pas dans le futur que
le déclin va venir. Ça a déjà

on

administration

Félix Castan

irait

avez

Jamais

n'a

je craignais
parisiens pré¬
sents ou les gens d'autres
régions, je disais que si la
culture française n'acceptait
pas de se décentraliser, elle

de heurter les

cette action décentralisatrice

la

vocation, par ailleurs, je le

se

Imaginòt

pas

en

vallée du

Louron. Actes

disponibles pour
40 F + 15 F de port à l'associa¬
tion Perspective 65240
Estarvielle T
Fax

:

:

05 62 99 66 09

05 62 99 64 12.

�Linha

Imaginòt
Débats
1^97

4e trimèstre de

re

Langue

Culture

-

-

des actions par un contact

tactile, parfois

Territorialité

-

par

l'intermé¬

diaire d'un outil (souris,

trackball, clavier même). Le
langage est peu important.
L'iconique consiste à voir des
images et à les identifier en
actions. Le langage est peu
important. Le systémique
consiste à comprendre le

identité
(Troisième partie)
g*.

Jacques Coulardeau

fonctionnement abstrait d'un

système. Alors, oui, la
conceptualisation des objets

La troisième racinede la
culture

beaucoup
plus réfléchie, pensée,
est

structurée. L'enfant la

ren

-

contre à

certaines couleurs. Et systé¬

verbalisera

démontré que l'enfant devait
se construire une vision com¬

cette

culture. Mais l'enfant la
verbalise-t-il ? Même lorsque

plète de F espace-temps du
jeu pour pouvoir simplement

l'enfant sait le

ambitionner

matiquement

partir de l'école, à
partir donc de l'âge de deux
ans
partiellement, mais de
façon lourde à partir de l'âge
de cinq ou six ans. Dès que
l'enfant quitte le cercle, en

ment

définitive culturellement

dère

étroit, de la famille et de la
crèche (étroit car il n'agit pas
sur ce cercle, mais
simple -

dans

l'approprie, tandis
dès la première année de

ment se

que

l'école maternelle il devra

agir dessus, faire des actions
pilotées en vue de produire et
non
simplement d'assimiler),
il

est

confronté à

une

culture

structurée

qu'il doit investir,
assimiler et avec laquelle il
va devoir
apprendre à agir.
On ne va pas plus
simplement
mettre

dans

son

environne¬

ment

l'image d'un chat

objet

en

devoir

ou un

forme de chat. Il va
apprendre à chercher

des chats là où il n'en voit

pas : dans des livres d'ima¬

dans des boîtes pleines
d'objets, etc. L'action de
ges,

on

tion des actions et donc leur

fait-il vraiment

mise

action,

mots?

serait-ce

cia

donc leur mise

fait-il

simple¬
plaisir ? Vygotski consi¬
que l'enfant emploiera
ou se

un

premier temps du

langage égocentrique, une
ce qu'il fait

verbalisation de

lui- même. Puis, ce lan¬
gage égocentrique s'intériori¬
sera pour ne
plus être audible.
Piaget considérait que
l'enfant perdait alors quelque
chose, était d'une certaine
façon violenté par l'école. En
fait cela semble n'être qu'un
phénomène nature de déve¬
loppement mental. Mais cette
pour

verbalisation est-elle vrai
ment

nécessaire ? Prenez

jeu électronique. Mettez
enfant dessus. Il

est

-

un

un

vrai que

dement
de

plus

vers

plus abstraits :
classer des formes, des cou¬
leurs, classer la taille de cer¬
en

taines formes

et

la

nuance

de

n'arrivait à faire cela

qu'avec
un
crayon et du papier, du
moins à l'âge de cinq-six-sept
Par

ans.

avoir
tant

vu

expérience,

pour

et entendu tant et

d'étudiants

en

informa¬

tique industrielle, je peux
assurer qu'il en est encore de
même à l'âge de 20-22 ans.

écou¬

te deux enfants

en

car tout

langage, même ne
qu'informatique, et
en

syntaxe,

langage formel

a une

syntaxe, et donc une deuxiè¬
me

articulation. Alors oui, le

langage est nécessaire, car le
langage est le modèle même
d'un système syntaxique. J'ai
peur cependant que ceux qui
identifient le langage à la cul¬
ture

fassent l'erreur d'être des

Et la difficulté d'un intellec¬

intellectuels de la culture

tuel habitué à manier le lan¬

non

gage avec de tels techniciens

justement que le premier
comprend pas les explica¬
tions et que les autres se

simplement étudier les
fonctionnements immédiats
de la culture. II

ne

besoin de

moqueront de lui en lui repro¬
chant d'être aveugle, "puis¬
que je te

et

de

est

une

bière

rer une

n'y

mots pour

belge

a pas

aimer
ado¬

ou pour

fourme fermière. Et

l'avais montré".

deux choses sont, au plus
haut niveau, d'ordre culturel.

Dans

Il n'y a pas

ou au

on

simple pointage, remplace le
langage qui se réduit à : 'Tu
appuies là". Or Patricia
Greenberg de l'Université de
Californie à Los Angeles a

le fera

L'expérience de Patri¬
Greenberg est que l'enfant

nomination. Mais si

démonstration, et même de

on

des

avec

rais tendance à dire
que

rapi¬

va

un

jeux insistent sur le
langage qu'ils réduisent par¬
fois à de simples mots de

des classements

classement
nécéssité. Et

donc

certains

la culture adulte. On ira

et

une

langage, dont la
conceptualisation est la pre¬
mière action, est important.
De plus le systémique exige
de comprendre la formalisa¬

une victoire,
plaisir. Et le jeu est
d'abord jouissif. L'enfant le

agir en fonction des
classements adultes, donc de

devenir

actions est nécessaire,

mot du "rose",
quand il joue avec ses pein¬
tures pour produire des roses
différents, verbalise-t-il son

jouer
ensemble et l'un expliquer à
l'autre ce qu'il peut faire,
celui-ci emploie du langage
déictique, où la gestique de

recherche

et des

et donc le

ce

langage

j'au¬
le
handicap,

sens,

est plus un
moins un obstacle,

ces

besoin de langage

pour éprouver une émotion
forte face au château d'Aulte-

ribe, à la vieille ville de
Billom, à la Vierge Noire du

qu'un avantage. Jérôme
Gruber a montré que les trois
niveaux psychologiques de
l'enfant, ou de l'individu, à
savoir le
kinesthésique, l'iconique et le systématique,

vieux port de Bor¬
mine de lignite à
ciel ouvert en Allemagne de
l'est, à une femme noire qui
pile le manioc, à la sonorité

interviennent simultanément

fabuleuse d'une

et non

irlandaise,

l'un après l'autre
processus de croissance

maturation. Le

en un
ou

de

kinesthésique

consiste à toucher

et à

produi¬

Puy,

au

deaux, à

une

cornemuse

etc. Or tous

ces

éléments font partie d'une
culture
même

ou

d'une autre, et

probablement de la

�Linha

Imaginòt

Débats

4e trimèstre de 1997
culture d'un homme, et si
cela fait partie de la culture
d'un homme, cela fait partie
de tous les hommes.
Il

n'y

a

d'ailleurs

culture que dans la mesure où
celui qui la reçoit est actif.
C'est
ment

position parfaite¬

une

réactionnaire

et conser¬

vatrice, toujours homogénéi¬
sante et

uniformisante,

que

de

viser à propager la culture. Le
Festival Les Automnales du
Conseil Général du

Puy de
Dôme, s'il ne vise qu'à
apporter de la culture là où il
n'y en a pas, est à la fois une
perte de temps, une perte
d'argent et un leurre. D'abord
parce qu'il n'existe pas un
seul groupe humain, un seul
individu sans culture, quelle
qu'elle soit. Ensuite,-si une
action culturelle peut et doit
exister, elle doit toujours
viser à faire que le public
devienne actif, s'approprie
forme culturelle par une
action volontaire qui mette en
une

jeu

ses

couches les plus pro¬

fondes de personnalité. Il est
vrai que beaucoup de cultures
sont, pour des proportions
énormes de gens, de simples

produits à consommer frais et
bien agités. Même quand
c'est du sport. Et le choix

couches les

nos

fondes d'émotion

universel

comme

un

acteur

visionneur

actif et

non un

passif, de s'inves¬

tir dans cette culture. Mais

c'est là

l'objectif ultime.
On

peut en rester à
objectif moins ambitieux,
qui est la couche première de
tout rapport d'un individu à
un

une

culture. On

retrouve

alors

Freud, Jung et Lacan. Il n'y a
dans la mesure où
le "produit" émeut en nous
des éléments qui remontent à
culture que

vrai

pourtant utiliser le mot. Ils

lent par exemple qu'une
femme soit une femme et non

hurlent le sentiment de liber¬

formes déstructurées que
Picasso produit.
ces

Les

jeunes ont des
cultures musicales qui décli¬
nent sur tous les tons les

rythmes les plus violents et
les plus entrelacés, et les har¬
monies les plus hisurtes et les
plus défrisantes. Mais c'est
une

culture pour eux. En fait
une constellation de cul¬

c'est

tures, chacun, et

chaque

grou¬

forme. Mais

phénomène
musicale de la jeu¬
ce

l'a montré

telle

:

dans

ce

ses

parents, que de la musi¬

classique, ira

un jour
"soirée", même
bien lavée, et décou¬

dans

une

clean

et

vrira

une autre

musique,

au

lycée,

ou
ses

deviendra fétiche.
Si

mal que

ceux

ture

système

On pourrait

meme raisonne-

ment avec les couleurs

jeunesse. Et pourtant, la jeune
fille qui fait de la danse clas¬
sique, et suit ses cours de
conservatoire, et n'écoute,
chez elle, c'est-à-dire chez

ce

que je viens de

dire est vrai, il est donc nor¬

.

latre le

des cul¬

premiers émois dans une
chanson, ou un genre qui lui

ou

ne peuvent pas

entrer

avec

musicales de la

radio, à la télé,

majoritai¬
produite par

des limites

immédiat qui n'a peut-

ailleurs. Et elle investira

intervalle. Universel,
avec

ment

aura de toute façon
entendue dans la rue, à la

telle émotion
rement

culturels de leur environne¬

qu'elle

numérique est
a

Notons

les sujets soumis risquent
fort de céder, un certain
temps du moins, aux goûts
que

que

Daniélou, des valeurs
physiques objectives
analysables en éléments
numériques de base, et
la présence de tel ou tel
associable

savent si bien le dire.

tures

les intervalles sont,

élément

ignore peut-être tout du
poème d'Eluard, et si nous le
leur proposions, ils risque raient de nous dire que c'est
de la "merde", comme ils

seul objectif un seul
genre, un seul style, une seule

nesse révèle, s'il en était
besoin, les rapports nouveaux
que la jeunesse entretient

comme

mais

pe, ou sous-groupe, ayant
pour

et

té, le désir de liberté, la forme
de liberté, la forme liberté,

être rien à voir

de culture

de valeurs

soi

est

fondeurs culturelles qui veu¬

musique est fondée sur un
système sonore, la gamme,
universelle, même quand elle
est incomplète. Certes

tant il

vraiment appro¬
priation de cette culture que
si on essaie de la produire, de
l'intégrer en soi, de faire de

-

psy¬

faux à la fois. Certes la

qui

a

et de

chogenèse. Il faut que l'objet
culturel plonge dans ces
racines profondes que nous
avons identifiées plus haut, et
rien d'autre. S'il ne plonge
pas dans l'imaginaire indivi¬
duel et collectif, dans l'imagi¬
naire génétiquement indivi¬
duel et l'imaginaire collectif
intégré par l'individu, ce pro¬
duit, d'aussi bonne qualité
qu'il soit, ne sera pas culturel
pour le sujet donné, pour le
groupe donné. Et il sera reje¬
té. En ce sens, la prétention
de Kant de poser le beau

révélera les couches pro fondes de l'individu. Et pour¬

n'y

plus pro

Glaise épaisse, lourde et qui,
de la gorge, se

comme un cri au fond
torture de formes tordues et corrtor-

sionnées. Tristesse du verbe interdit.

LeProphèîe bronze de Sylviane Léger.

:

le rouge ressort, le bleu
enfonce l'espace, etc. Un

magazine à couverture rouge
augmente ses ventes, quel
que soit le contenu. Et pour¬

l'autorité,

une

autorité

communs

apparaissent dans des zones
géographiques comparables,
selon certains paramètres, et
pourtant fort éloignées les
unes

avec

des éléments de cul¬

collective

des

éléments

autres. Ce sont les
et

paramètres

com¬

tellement diffuse dans le

muns

monde, qu'elle croit en être
asservie, étouffée, tuée. Cette

naturels

ou

duisent

ces

tant on ne

musique est un acte de révol¬

tout le

te contre cette

rels. Il est donc naturel que la
culture vampirique existe

tout le

peut pas poser que
monde, absolument

monde, éprouvera

émotion
selles

en

d'Avignon,

éprouver

une

face des Demoi¬

une

car pour

émotion, il faut

l'objet culturel s'articule
sur les profondeurs du
sujet,et
dans ce cas précis, des proque

autorité omni¬

de

ces

présente que certains appel¬

dans des

lent fasciste. C'est aussi

totalement

environnements

sociaux qui pro¬
éléments cultu

zones

-

de montagne

monde. Ce sont des généra¬
tions entières de jeunes qui

coupées de la mer,
des raisons purement
scientifiques car le vampiris¬
me est une maladie parfaite¬
ment identifiée aujourd'hui et

hurlent

connectée à de telles zones, et

un

cri pour

la liberté qui n'a
jamais eu d'égal dans le

29

son nom,

sans

jamais

pour

�Linha

Imaginât

4e trimèstre de 1997

donc que l'Europe centrale en
soit pleine et que le Massif

pourtant la révolution musi¬

temps, une autre java bleue,
quelques autres choses de

cale

l'implosion. N'est-ce pas
ce que Lubat a fait?

et

d'ailleurs

ce

genre. Autant je suis pour
qu'on garde le souvenir des

Nous vivons le monde du

Baron de Combrelles dans le

qui compte dans ce
20ème siècle finissant, c'est
bien celle du jazz, du blues et

Cantal du

Moyen Age n'est
rien d'autre qu'une version
auvergnate du Baron Dracula

rock. Pourtant la révolution

formes culturelles anciennes,

voir que

plastique qui compte dans

autant

de

bien celle

Central

fait autant. Le

en

Transylvanie. Et le fait que

l'Américaine biculturelle

franco-anglo-saxonne Anne
Rice positionne l'origine
humaine de son vampirephare, Lestât de Lioncourt,
dans un château d'Auvergne
vingt ans avant la Révolution
Française, n'est que l'hom¬
mage à ce fait-là.
Mais la reprise telle
quelle, même, et hélas, réécri¬
te au 19ème

siècle, du Baron
de Combrelles, n'est pas un
acte culturel, car il ne nous

parle plus. Il faut lui rendre
ses

lettres de noblesse cultu¬

relle et donc

l'investir, le
réinvestir, dans le monde
actuel. C'est là justement le
rôle premier du créateur :

prendre ce qui vient du plus
profond de sa culture indivi¬
duelle et de
tive et le
faire

sa

culture collec¬

dépasser

une œuvre

parle à tous

pour en
nouvelle qui

ceux

qui dans

ce

monde veulent bien l'enten¬
dre. Siménon

a

fait

une œuvre

culturelle plus immense que
le poète maudit qui écrit pour
dix personnes, car il a touché
des dizaines de millions de

gens : il les a fait vibrer,

s'émouvoir, s'ouvrir à une
vision du monde, de leur
monde, à laquelle ils n'a¬
vaient pas pensé. Peut-être
que le poète maudit apporte
quelque chose d'immense au
niveau du dépassement de
certaines limites de la

ce

20ème siècle finissant, c'est

je suis pour qu'on

retrouve et

réutilise

ces

formes culturelles anciennes,

du cubisme
plus abs¬
trait, tou tautant problable ment que celle qui va du ciné¬
ma à la
publicité. Un film de
Schwarzenegger joue un rôle
plus important dans l'imagi¬

grand public, autant je suis
pour que de vrais créateurs se

naire individuel et collectif

lèvent et fassent, de ces cultu¬

le film le plus rare vu par
quelques dizaines de specta¬

relles anciennes,

qui

va

à l'art moderne le

je suis pour qu'on pro¬
tège les formes rares et nou¬
velles qui n'ont pas encore
autant

trouvé leur chemin

que

vers

de

ou

formes culturelles

le

ces

blanche

un

peu

Comment voulezvous

être

entendu, simple

-

lez pas

pouvez

belles fleurs, et les belles

œuvres

natures mortes, et

Tant que nous aurons une

les beaux

coins d'herbe, d'eau et de

pierre, si beaux et si belles
qu'on croirait que c'est des
calendriers des PTT (tant pis
pour l'anachronisme). Clint
Eastwood a plus marqué son
temps que l'auteur secret
d'un boudoir hollywoodien
ne le fera
jamais, c'est bien
celle qui va du surréalisme à

leur langage ? Vous
toujours en revenir au
langage des gestes, mais le

approche archéologique des
œuvres folkloriques, nous les

monde est irréversible. D'ail¬

tuerons. Tant que aurons une

des mots

approche religieuse des
classiques, nous les

bœufs

tuerons. Tant

anciens combattants de toutes

que nous aurons

leurs

ajoute tous les

on

au

t-on enfin

quitter les chars-àmérovingiens des

les guerres

culturelles, pour

et

finalement

monter dans le

approche révérencieuse
passéiste des œuvres de la
culture de quelque groupe
que ce soit, nous les tuerons.
Tant que nous aurons une
attitude médicinale d'assis¬
tance à personnes en

supersonique du siècle
prochain ? Nous vivons, de
façon cyclique il est vrai, une
gérontocratie culturelle qui
voudrait étouffer le monde

musique actuelle. Le rap et
tout ce
qui tourne autour du
rock aujourd'hui a plus de
poids culturel pour les jeunes,
y compris en les amenant à
apprendre des façons diffé¬
rentes de parler ou d'agir, que

dites de
l'avant-garde, nous les tue¬
rons. Il nous faut voir ce qui
fait qu'aujourd'hui vibrer la
fibre profonde de l'individu,
des groupes, des masses, et
des sociétés, pour essayer
d'investir là-dedans des

passer une

toutes les chansons

de

moderne, à la pop-

folklo

-

riques du monde.
On

me

dira que

j'ou¬

pour

les

danger

TGV

entier. Et

la chanson

œuvres
ne

œuvres

de tradition que nous

dépasser,

pouvons que

grâce d'ailleurs

aux œuvres

l'avant-garde. Le raï est un
scandale avec les intégristes
parce

qu'il introduit dans la

polka polonaise du XVIIè

introduire dans nos cultures
traditionnelles pour leur

rythme. Peut-être que le

siècle,

musicien maudit

relles le feraient
comme
une

ces

industries cultu¬
avec

elle l'ont fait

un

fermant

joie

rendre la force

et

avec

d'une tempête

qu'il faudra
pour récolter

certaine valse à mille

ensuite

30

ans

dictionnaire. Va-

une

la

fait

sur une

incontournables

œuvres

dans le

d'évolution. C'est ce ferment
d'évolution que nous devons

en

fondé

endormie ?

public d'aujourd'hui.

tableau

travail

turelles. Je dirai que s'il y
avait du fric à faire avec la

niveau des sons, des
harmonies et des rvthmes. Et

sourd
fibres
psychologiques et charnelles,
que l'on doit en revenir au ba-b-a du rythme à deux temps

énigmatiques et hermétiques,

comme un

ou un

Peut-être que le peintre mau¬
dit en fait autant au niveau de

au

convaincre des gens qui
de leurs plus profondes

des

Tout

culture arabe

autant

cri de révol¬

un

Comment voulez-vous

te.

plas¬
tique de Vasarely ont plus
d'influence aujourd'hui sur la
façon de voir des gens que
tous les petits inconnus des
salons d'été de nos villages
qui font encore dans les

teurs.

de Picasso

langue.

et du

monde, c'est

ment, de ces gens qui errent
dans les rues, si vous ne par¬

encore

blie le rôle des industries cul¬

couleur, de la forme

baby boom et de 1968, sans
le cri premier de ce

semer

la violence

nous nous

étonnons

que le monde entier nous
crache à la
sons

moulin
ge,

gueule. Nous fai¬

lire Les lettres de
aux

alors

mon

enfants de collè¬

que nous savons per¬

tinemment

qu'ils sont près à
nuit blanche,

même avant

un

contrôle, pour

regarder les aventures libidino-sanglantes de je ne sais
quel Silence des agneaux.
Mais comment peuton

alors

sauver

les traditions

et leur rendre une

vigueur

culturelle que chaque minute
leur enlève ? C'est là que
nous

abordons

une

question.
(à suivre)

autre

�Linha

Imaginòt

Débats

4e trimèstre de 1997

k

L'occitan

sans a

priori

...Cortetas...Cortetas...
Massilia. Si
tez

tee-shirt

Sound

Je suis une étudiante amé¬
faire

mes

études à Toulouse.

Avant de

venir, je ne savais
pas qu'il y avait en France
des langues autres que le
français. Je n'avais jamais
entendu parler de l'occitan et
l'idée que la France n'était
pas autrefois la France m'atti¬
rait tellement que
de faire une étude

j'ai décidé
sur le sujet

de l'Occitanie.

appris un
peu d'histoire de la région :
les troubadours, les Cathares,
Simon de Montfort et l'arri¬
vée de l'école

laïque, gratuite
obligatoire de Jules Ferry

de voir la

région ne faisait pas toute
partie de la France. Certains
avec qui j'ai parlé étaient
enthousiastes quand j'ai parlé
de mon projet, mais d'autres
ont fait une grimace : "Quel

des gens

tout le monde était très atten¬

tif,

français

une

très forte envie

d'apprendre l'occitan mais
qui ne pouvaient pas trouver
des gens avec qui le parler.
J'ai parlé avec des gens qui
s'occupent de l'école où les

maternelle, ou au
l'université, dans des

en

occitan. J'ai

avec des gens qui
avaient appris l'occitan à

la
lycée, à
cours

privés, par correspondance ou
de leurs parents, grandsparents et même de leurs
petits enfants.
J'ai assisté à des

maisons de l'Occitanie. J'ai
trouvé des gens

qui voulaient

l'impression

grand effort pour com
prendre. C'était évident que
même les personnes qui ne
comprenaient pas l'occitan
avaient un grand respect pour
ce qui se
passait sur la scène.
Je pensais aux enfants que les
grands-parents obligeaient à
écouter, ils recevaient le mes¬
sage que cette pièce était
quelque chose d'important.
C'est cela qui m'a frappé
pendant cette pièce, j'ai com¬
pris que dans ce petit village
comme dans beaucoup
d'autres, que l'Occitanie
n'était pas une chose du
passé. Ce n'était pas du
patois, c'était du théâtre. Ce
n'était pas quelque chose de
vieux, c'était pour tout le vil¬
lage, et surtout pour les

vieux

avoir de l'occitan à la télé, à
la radio et dans toutes les

même fait taire les

qui ont appris l'occi¬

parlé

Certains voulaient même

on a

que

terre et de par¬
ler patois"). J'ai visité de

qui disaient : "je ne suis
pas français, je suis occitan !"
et d'autres qui disaient:
"l'Occitanie c'est du passé, je
suis français !" J'ai discuté
avec des
gens qui disaient :
"je ne parle pas l'occitan, je
parle le patois du coin !" et
avec d'autres
qui ne parlaient
pas le patois mais l'occitan.

un

J'ai aussi rencontré

de cracher par

gens

en

grand nombre de personnes
qui comprenait toute la pièce,

l'école, et d'autres qui

tanie.

n'y avait pas

enfants. J'avais

tan à la maison et le

avaient

pièce de théâtre

même s'il

l'intérêt ?".

études sont

J'ai rencontré des

la chance

occitan. J'ai remarqué que,

(et la phrase :"il est interdit

villages et des châteaux
cathares et j'ai appris les
règles du rugby. Mais le plus
intéressant pour moi était de
parler avec des gens de la
région qu'on appelle l'Occi¬

eu

de venir à la soirée locale et

savaient même pas que cette

à

Alors j'ai

et

l'Occitanie soit un pays à
part entière et d'autres qui ne

de Larrazet. J'ai

que

est

activités organisées par des
"occitanistes" où il y avait un

esprit de convivialité qui était
partagé par beaucoup de
monde. J'ai

vu

avait plus de grandes
intentions que de spectateurs.

tout le monde faisait

langue morte, comme disent
certains, mais

grandes idées et de
grandes visions, de bons pro¬
jets pour l'Occitanie, et
d'autres qui auraient été aussi
contents de n'avoir jamais
entendu parlé d'Occilanie.
Un de

mes

mon

souvenirs

étude vient

une

langue

vivante.

de Stop

(J.M.B.)

Roker Promocion BP 70
13303 Marseille Cedex 3
La Sauze

concert

en

Je
cier pour

veux vous remer¬

tout ce que j'ai

appris chez. vous.

:

enregistrât long de doás
seradas l'ivèrn,

passât a
(Menerbés), aqui lo
CD esperat d'un cantaire
que maneja amb talent
lenga, umor e poësia e que
présenta sos tèxtes mai
coneguts e unas novèltats
Malhac

(ÎOOF. + IOF. de pòrt,
ACPO, A. Sauzel, car.
Pasteur 11590

Ovelhan).

-

(A.R.)
Concèrt

a

Carcassona, lo

8 de novembre

da dins la

:

sason

programadel Teatre

Municipal de Carcassona e
rescontrant la tenguda de
l'Amassada Generala de
l'IEO dins la vila, la serada
del dissabte 8 de novembre

permetrà d'aplaudir los
Josèp Le Gavach (musicas occitanas e
miègterranencas

de tradicion

creacion)
menât

e

de

e

lo grop Fai Lum

pel Joan-Lois

Cortial. Entre-senhas

:

04.68.25.19.78. (A.R.)

Mescladissa, la revelacion:
Lo novèl
renc

de

grop montpelhiejazz-rock occitan

Mescladissa, bastit

a

l'entorn de la cantaira
Isabèla Francés,

pòt èsser

considérât

la revela¬

coma

cion de l'annada.

J'ai rencontré des gens avec
de

un

enfants. Ce n'était pas une

des soirées où

il y

préférés de

ou

suffit d'envoyer un chèque
de 77F. à l'ordre de Ròker
Promocion.

qui avait ce
semestre le plaisir de

de Massilia

System

the Cònò movement, il vous

Kate Daloz

ricaine

souhai¬

vous

porter un magnifique

de cant

Un torn

vam, amb
de tèxtes tot-enòc dels trobadors

plen de

o

de la Crosada

e

d'orginals escrits per
l'Isabèla. Una musica, una
votz

Article paru dans le Trait
d'Union Maison de la culture de
-

Larrazet.

31

e una
preséneia sus
scèna que vos emporta sus
son revolum Un CD
ja

paregut per poder descobrir lo grop.

(A.R.)

�Linha

Imaginòt
Débats

4e trimèstre de 1997

coopération intercomunale.
Actuellement dans les textes

Préserver les lieux où peut
se créer le lien social

et

les

pratiques il

ambi¬

y a

guïté. Deux mots sont à expli¬
citer : coopération intercom¬
munale ou supracommunalité
La coopération inter¬
communale regroupe

des uni¬
qui, ensemble,
à égalité de responsabilité,
s'engagent et décident.
Comme les agriculteurs au
tés autonomes

Raymond Lacombe

sein des CUMA où
réseaux.

Depuis 40 ans, l'admi¬

million d'habitants

nistration centrale

française

essaye, par

ne

l'est

doit

pas.

1)

-

Je crois que

Une communauté de vie

divers moyens, de réduire
fortement le nombre de com¬

Les valeurs de la

me a une

cette

voix,

avoir,

sein d'une

au

structure de

coopération

première réflexion est fonda¬

intercommunale,

mentale

quel

moment

où, de

hom¬

un

une commune

une

voix,

République auxquelles tous
nos concitoyens sont mainte¬

toutes

36000 communes, pour elle,
c'est un non-sens, d'où cet

nouveaux

repères de vie

soit le nombre de ses
habitants ou son potentiel
économique. Il n'y a pas

nant attachés se vivent et

commun,

au moment

subordination de l'une à

acharnement, direct

s'appliquent d'abord à

désintégration sociale et cul¬
turelle est un danger pour la
République et la Nation,

commune

revenir à

Elles sont le fondement de

munes

dans notre pays.

rect, par la

voie législative,

administrative

vouloir

indi¬

ou

ou

imposer

l'échelle de base de la

financière à

munauté des hommes

une autre

terrain

voie.

sein de la

: au

com¬
sur

le

commu¬

ne.

Actuellement,
semble-t-il, un projet de loi
est de nouveau en préparation
à l'initiative de M. Perben.

Aussi, il

paraît utile de
préciser quelques lignes de
me

réflexion

sur

le fond. Pour

éclairer le débat, il

me

semble

judicieux de distinguer des
niveaux de responsabilité qui
interfèrent et qui s'inscrivent
sur des territoires
pertinents.
Ma réflexion est

s'exerce d'abord là. Là où les
gens se connaissent, où ils se
reconnaissent différents et

complémentaires, là où
l'auto-contrôle est quotidien,
même si quelques fois cela ne
se fait
pas sans heurts.
Cette première com¬
munauté humaine de quel¬
ques centaines d'habitants,
qu'on appelle la commune,
est le premier échelon vital,
essentiel à

milieu rural

C'est

communes.

C'est là où les

orientations à venir

auront le

se et

en

notre

démocratie.

quelque sorte l'assi¬

la sécurité de la

République
communauté

se

rode,

se

aux

Mon propos s'articu¬
le autour de la nécessite de

car on

distinguer trois degrés de

avec

communautés

réflexions. C'est là où

:

-

la

commu¬
com¬

frotte

réalités et s'humanise,
ne

la communauté de

gestion, celle de la coopéra¬
tion intercommunale
-

ses

présent
possibilités et
se

crée

le lien social.

projet, celle du pays

voyons bien des diffé¬
rences du vécu local entre les
nous

communes

la communauté de
ou

des

gnent avant de délibérer sur
de nouvelles contraintes tech¬

nocratiques incomprises du
plus grand nombre.
La

commune

chelle humaine

à é-

est donc à

rurales et les

grandes agglomérations
urbaines. Une

commune

de 1

que

l'autre. Les valeurs de la
de base restent

déterminantes
cette nouvelle

et décisives.

entité. La

cette

coopération interne
leur source unique¬
ment dans les compétences
des communes. Il n'y a pas
délégation de compétences,
trouvent

mais mise

en

commun

intercommunale
du terme.

structure

clé de la

République. II est indispen¬
aujourd'hui que l'on
réhabilite et que l'on recon¬
naisse ce premier degré de la

de

compétences, c'est de la
coopération, de la solidarité

C'est

une

légi¬

timité, la raison d'être de

sauvegarder et à faire vivre.

La

au

vrai

sens

supracommunali¬

sable

té, c'est la délégation définiti¬

communauté nationale.

compétences à une
qui a ses
objectifs et ses règles propres.
Ainsi, les décisions sont
prises par un conseil propor¬

2) - Une communauté de
gestion

peut pas ignorer

Ceci est si vrai que
-

de bon

simples mais solides, est
impératif.
Il est temps que les
élus de la Nation s'en imprè¬

ve

de

structure nouvelle

tionnel
de la

l'autre. Il est trop

mune

ces sources

en
où la

là où la vie en

;

plus d'incidence.

nauté de vie, celle de la

parts, on recherche de

sens,

La démocratie

bien sûr

plus orientée sur le
qui constitue la
grande majorité des petites

au

Etant fortement im¬

prégné de

ce

qui précédé,

on

peut ensuite débattre de la
nécessité de la vie en com¬
mun

de

ces communes.

ne

au

nombre d'habitants

commune.

Une

commu¬

importante peut quasiment
majorité de direction
détriment des petites com¬

avoir la
au

munes.

Leur

D'autre part, dans ce
supracommunalité, les
publiques favorisant

petite taille rend difficile la
gestion de nécessaires équi¬
pements lourds et de certains

cas

services. C'est là où il faut

plus importantes que l'on
retire de compétences aux

s'entendre

sur

la notion de

de

aides

cette orientation sont d'autant

�Linha

Imaginòt

Débats

4e trimèstre de 1997
c'est

un

lieu de

4

pouvoir.
Pour élabo-

1

Espagne. Manuel Azańa
fut le dernier président de
! la république espagnole

i

projet de
territoire, il faut

;

fédérer

j

rcr ce

et

réunir

beaucoup de
sonnes

...Cortetas. ..Cortetas..

!

!

per-

de bonne

volonté. Il faut

'
l

avant la

guerre civile et

l'arrivée de Franco

au

pouvoir. Il dû alors
s'enfuir

en

France et

après

J deux années
d'errance, il

se

doter de moyens
humains indis
-

'

mourut à Montauban le 3

j

novembre

pensables et de 1
règles de fonc - '

lieu

tionnement. Il y a ;

Azańa

ì

des lieux où l'on
fait des proposi-

;
lions, des lieux où 1

1940. C'est

dans cette ville
un

qu'a eu
colloque sur

en

1990. Les actes

retracent le parcours de
cet intellectuel et notam¬
ment les années

1930

au

desquelles il joua
l'on négocie,
&lt;
un rôle de premier plan
enfin des lieux où j
dans une Espagne en plei¬
l'on décide.
1 ne turbulence.
(J.M.B.)
C'est une nouvelle j
Bibliothèque Antonin
façon de vivre en commun ! Perbocs, 2 rue Edouard
qui s'ancre par le bas et sur- ' Herriot 82000 Montauban
tout par le haut. Pour mettre ; T : 05 63 91 88 00.
cours

as

d'origine.

communes

vraie coopération des
elles, à éga¬
responsabilité.

par une

Autrement dit plus on sèche
les attributions de la commu¬
nauté locale

d'automne 1994

communes entre

lité de

plus l'argent

abonde. On

constate

aujourd'hui, les incidences
financières attendues, lors par
exemple de la création des

3) - Une communauté de
projet
Elle trouve

son

dement dans la loi

sont déterminantes dans la
décision des élus. Si bien que

nagement et le développe
ment du territoire dans la

celte sorte de "carotte allé¬

notion de

chante" occulte
ment

les débats

complète
sur

les pers¬

pectives de projets et de
gestion commune de ces pro¬
jets. Par ces deux voies, à
terme, insidieusement, on
vide la commune de base de
toute

vie

publique.
Chaque mot déter mine une orientation. Coopé¬
ration intercommunale

ou

supracommunalité : deux
politiques locales différentes.

l'amé¬

contractuelles fondent les

réalise

se

Midi-Pyrénées

par

des réseaux de villes

moyennes.

déstabiliser

Ici, le projet et les
réseaux priment, le territoire

nir

ce

projet

commun,

faut relier les élus
milieux

Ici,

éteint la vie communale loca¬
le et éloigne les populations

contracter.

de la

faut surtout pas
liser comme on

cratie repose

donc bien

sur

A

ce

a

tendance à

l'autonomie communale

le faire

trop souvent

actuelle

France,

sous

renforcée, complétée

ne

institutionna¬

prétexte

Cedex. T: 03.88.75.10.05

; Fax: 03.88.75.58.78
Trad.

nouveau.

peut-être là, dans

ces

solutions.

Torre et Daniel Frouvelle.

Dany Benhaim, Christian

les

niveau là, il

&gt;

I

il faut

socioprofessionnels.
parle de fédérer et

supracommunalité étouffe,

on

et

BP101 67069

repères solides, 1

enracinement

C'est

d'activités. Pour défi¬

et

d'Europe :
Strasbourg

J

Tres-sièis puise son
|
J répertoire dans les
Hautmusiques du
communautés de base
Languedoc avec des ins¬
vivantes et réelles que se
;
truments traditionnels
trouvent certaines des vraies I
revisités par Javier de la
un

représente
critique de popula¬

relier les hommes, leurs acti¬
vités et leurs associations, il

participation. La démo¬

cherche des

Mais le territoire
une masse

peu

ce pays et ses populalions. Plus que jamais chacun

multipolaire
s'organise autour du projet.

tion

encore un

plus

forcément

renforce, appuie la vie com¬

déploie les possibi¬
lités de participation des
populations locales, autant la

règles de fonctionnement.

notamment

Autant la coopération interne
munale et

; tier" qui ont lieu à
J Strasbourg les 25 et 26
Puissent les élus que ! avril 1997, avec des expé¬
riences de France,
vous êtes, en sages de la
|
Allemagne,
Irlande, Italie,
République, vous imprégner !
Pays-de-Galles...
(J.M.B.)
de ces valeurs afin de ne pas
; Banlieues

en

par la politique des "terroirs".
Elle se réalise dans d'autres
cas

sur

I

-

"Pays".

Elle

-

sur

s'appuyer

fon¬

communautés de commune,

le

projet, il suffit de '
les communes ; Europe. Un numéro spé¬
cial de la lettre de
ou les structures de
coopéra- 1 Banlieues
d'Europe rend
tion communale existantes !
compte des rencontres
qui ont vocation à être maître [ "Parades, nouveaux car¬
d'ouvrage. Ici les relations 1 navals et fêtes de quar¬
en œuvre

Marc et Laurent Guillot

R. L. président de Sol et
Civilisation, ancien prési -

complément le groupe.

dent de la Fédération

Musique et de Danses du

Nationale des

Tarn,

Syndicats
d'Exploitants Agricoles.
14/4/97

en

que

33

Ecole Nationale de

12 bd Mendès-

France 81100

-

Castres

T: 05.63.59.84.00

.

�Linha

Imaginât
vYX

Débats

4e trimèstre de 1997
...Cortetas...Cortetas...

A

Le tambourin, c'est aussi

Dix

sport pratiqué en équi¬
pe de 5 joueurs et qui
s'apparente un peu au ten¬
un

nis. La balle est

renvoyée à

...au moins

l'aide d'un tambourin. La

1870.

Montauban, Uzeste Musical,
Villefranche, ADDA 31 et

(J.M.B.)

82, etc... de monter un col¬

34071

semble
Et
Marmande, dans tout ça ? Il a
peur ? Ou il est trop blasé ?
loque Panassié. Ça

Montpellier Cedex 3

Un dels

belge, Yves Le Manach a
publié plusieurs petits fas¬

fonda-

éditions

aux

Artichauts de Bruxelles,

lesquels il fait part de
expériences et de ses

dans
ses

réflexions

sur

la nation, les

droits de l'homme

ou

Artichauts de Bruxelles,
41

rue

de Moranville B.

.1090 Bruxelles

L"

charra

pour les notables subventionnaires des festivals qui s'ins¬
es

tallent partout

(contre quoi ?),
plusieurs je-nesais-pas-quoi (dont certains
aspirent à devenir cautions en
grandissant), l'explication est
de l'autre

pel fait de

charrar. Produsi-

Danses.

da
lar

Françoise Farencpropose des
animations et des stages
de danses traditionnelle de

Gascogne, Pays Basque ou
Languedoc sous des
formes à déterminer, pour
débutants ou personnes

expérimentées. (J.M.B.)
Françoise Farencrue

Marcel

Paul 31830 Plaisance-duTouch. T: 05.61.06.52.05

Corse. Un certain désarroi

pel fait de parsens

mai de

nécessaire.

finalitat que

lo
plaser de parlar.
lo désir d'emetre

tra

satge pòt venir mas es pas
primièr, ni causal.
Cau plan diferenciar
"parlar per díser" e "parlar
per parlar". Aqueste darrièr

en

"charrar". E la charra

occitan. En catalan

an

semble habiter les intellec¬

"xerrada". En castelhan

tuels

"charla". En

corses. La disparition
plusieurs revues de
langue corse est sans
doute symbolique d'une

de

situation

difficile,

malgré

les initiatives de la nouvel¬
le université Corse. Dans

contexte, on peut tout
de même saluer la nouvelle
ce

formule d'A

Messager a,
magazine trimestriel
d'information culturelle,

qui avec un regard journa¬
listique, essaie de créer
des ouvertures et des
débats d'idées.

(J.M.B.)
A Messagera, 4 rue Major
Lambroschini 20.000

Ajaccio. T: 04.95.50.03.00

es en

la

an

la

portugés an lo
"tagarelice". E en francés an
lo "bavardage".
Es la "charra" que fa
fonccionar la nòstra

lenga

pendent lo temps lo mai
important de çò que vivèm
cada jorn.
Se l'occitan èra pas

la literatura,
mòrta. Per
comunicar, l'occitan pòt pas
competir amb las autras lengas que servon a uèi dins los
paises ont èra parlât en ôc au
temps vièlh. Es la "charra"
que, quantitativament, es lo
utilisât que dins
seriá una lenga

primièr de la nòsparla. Lo plaser de parlar
ôc es la pila que sosten

l'edifici de le cultura occitana.

E, la "charra", que
noiris la literatura, tanben

se

noiris de literatura, coma de

pintura, de politica, de patin
de cofin. E amb la

e

"charra",

pel biais de la "charra", tôt çò
qu'es pas occitan ne pòt ve¬
nir! Amor que cada locutor
pòt parlar en occitan de tôt çò
que vòl, quitament se coneis
pas tôt lo vocabulari que voldriá far servir. Tôt discors

en

ôc

intégra lo sieu subjècte (e
mai que lo subjècte) a la cul¬

tura occitana.

Qui d'entre
? Tous ?

introduire

mon petit sujet :
d'Alain Daziron un
gros livre illustré de Christian
Sern intitulé : "Hugues Pa¬
nassié, président du Hot-Club
de France". Il y a des tas et

j'ai

reçu

des tas de documents

Laurenç Michôt

lettres de jazzmen,
chronologies, pub, poèmes,
textes de pochette, dessins,
photos... un vrai concert
baroque) où on apprend beau¬
coup.
Donc ceux qui par¬
lent/jouent du jazz et n'ont
pas les foies peuvent faire
appel à ce Sern pour grande
expo de ces documents autour
du lieu de débat.

(Ci-contre un
exemple (entre 50) d'un
article propre à lancer les
débats).
C.S.

34

(revue

de presse,

DURE LA

CHARRA!

Fax: 04.95.50.03.01.

eux a

Voilà. Tout ça pour

constituent
un mes-

es

peur

Caligrafia executada pels Forestiers

Pendent la char¬
ra,

jazz

certaine caution culturelle

'accion pro-

dusida

d'autres, il

est devenue d'un côté une

tania

a

comme

n'en voit pas l'intérêt.
A l'heure où le

d'Occi-

Vieussens

Vieussens, 9

Peut-être,

ments

la

place d'un ouvrier dans la
société. (J.M.B.)

ne

n'interesser personne.

Breton, devenu travailleur

cicules

que j ai suggéré a

plusieurs festivals : de

forme actuelle du jeu a été
établie vers les années
FFJBT BP.5526

ans...

�Linha
Débats

Imaginòt

4e trimèstre de1997

« Les fausses opinions ressemblent
à la fausse monnaie qui est
frappée d'abord par de grands coupables et dépensée ensuite par
d'honnêtes gens qui perpétuent le crime sans savoir ce qu'ils

font

».

Joseph de MAISTRE
(Les soirées de Saint-Pétersbourg).

Depuis plus de vingt
ride. Partout

on

ans que les besogneux de la plume se le repassent, il n'a pas pris une
le rencontre semblable à lui-même, triomphant dans sa juteuse .satisfaction.

Il n'a pas de père ou plutôt on lui en connaît plusieurs. Il fut
signé successivement de
plusieurs patronymes qu'aucun Panthéon n'ambitionne.
Il est sur le marbre depuis des années, on le réchauffe de temps à
autre, on l'époussette,
on le ranime, on le ressuce avec
volupté et on se le revomit dans la bouche l'un de l'autre, il vole
de Paris à Lausanne, de Lille à Bordeaux, de Bruxelles, même, ò justes
cieux I jusqu'à Aurillac :
« La venise de
l'Auvergne ! ».

On I entendit même proférer, Dieu me
pardonne, avec l'accent marseillais d'un
de spectacles méridional ! Il l'avait
appris d'une Algérienne experte,

évêque Hollandais, qui affirmait l'avoir lu dans une
ne sais plus quel oh ! derrière !

przoblèms di Jazz » de je
Le Cliché-Panassié !

souteneur

laquelle le tenait d'un
édition moldo-valaque « d'hommes et

Oh ! il ne demande pas une bien excitante débauche
facile à retenir, à dégorger, à réingurgiter
par d'innombrables

d'imagination ! Mais

comme

tel

gogos pour sauver les

impuissants
que l'ombre gigantesque de PANASSIE effraie. Ceux qui voudraient se
soulager en paix sur le
compte du Jazz que ce Paladin impavide défend avec truculence du haut de son Moustier
gréé
en donjon et lesté de Jerez au fond des cales.
Le Cliché-Panassié !

C'est une espèce d'oratorio, périodiquement exécuté par les
eunuques du stylo à bille,
lorsqu'un événement imprévu défonce l'épaisse muraille de silence patiemment élevée autour du
satrape pour l'étouffer. « L'aventure du Jazz » obtient un considérable
succès, montrant
Hugues PANASSIE, acteur, expliquant le Jazz à 40 millions de possibles spectateurs ! Alerte !
l'heure est grave ! il convient d'éclairer les
populations : la vieille chronique est prête où il est
invariablement notifié dans toutes les feuilles de chou du Nord au Sud de
l'hémisphère que :
« Panassié est sectaire,
dépassé (variante bordelaise : c'est une vieille croûte !) pour lui le Jazz
s'arrête en 1940 ou en 1950 ». Celui-là, c'est le plus beau ! Je ne sais
qui a pondu cet œuf, mais
il faudrait lui élever une statue... dans le gouffre de Padirac !
Comme il refleurit périodiquement sur les lèvres, qu'on
espère chastes, de candides
puceaux, lesquels n'ont jamais vu PANASSIE, jamais lu le moindre de ses livres, ni de ses
articles, mais qui croient dur comme fer à ce sommaire catéchisme de la renardière Zazotteuse,
il n'est pas inutile de le débargouiller une fois pour toutes.

1) PANASSIE EST SECTAIRE
Ouvrez
« ...avec

pratiquement

La bataille du Jazz » page 10. Monsieur Clergeat (Jazz Hot n° 115) disait ceci :
l'orchestre Kid ORY, déception totale : c'est une musique qui ne
swingue
pas, dans le sens du moins où je l'entends. PANASSIE et moi n'en avons

«

certainement pas la

même conception. »
phrase typique de l'état d'esprit de tant de Blancs devant la musique des Noirs.
Il n'existe pas de « conception PANASSIE » du swing. J'ai
appris peu à peu au contact des
Noirs, ce que c'était que le swing, un point c'est tout. Ensuite dans mes livres, dans mes articles,
j'ai écrit ce que j'avais appris, j'ai essayé de transmettre le plus fidèlement possible ce que les
Noirs pensent de leur propre musique ».
Qui des deux est le sectaire ? Celui qui avoue humblement s'être mis à l'école des Noirs
comme ceux-ci l'ont confirmé PUBLIQUEMENT bien des fois - n'avoir rien
inventé, mais
transmis ? Ou celui qui prétend avoir une « conception «.personnelle du swing, conception qui
ne repose donc que sur son auto-suffisance et n'a d'autre autorité — par conséquent — pour
s'imposer, que la contrainte et les moyens de pression d'une secte ? La cause est claire et les
preuves écrites formelles !
Voilà

—

une

�Linha

Imaginòt
Débats

4e trímèstre de 1997

2) PANASSIE EST DEPASSE
Par

qui, on aimerait le savoir — probablement par tous les autres : le cliché étant l'unique
obligatoire du catéchisme progressiste. Cependant qui fut le premier au monde à
pénétrer, à étudier, à lancer le Jazz des années 30, à fonder la critique de Jazz ? Qui a
proclamé le premier le génie de Louis ARMSTRONG et Duke ELLINGTON ? Qui de retour
des USA en 1938 a aiguillé les amateurs vers les formes nouvelles des John KIRBY, Count
BASIE, Jimmie LUNCEFORD que d'aucun avaient déjà flétri du qualificatif -de
« commercial » ? Qui le
premier a dénoncé la fausse route du Be-Bop, bientôt confirmé par le
fonds

créateur du Be-Bop lui-même ? Qui
années 45 à 55, les Eroll GARNER,

a soutenu contre vents

et marées les vrais innovateurs des

Ray CHARLES ? Qui a découvert dix ans avant tous, les
merveilleux Wes MONTGOMERY et Jimmv FORREST, Wallace DAVENPORT et Ahmad
JAMAL ? Et oui encore, aujourd'hui découvre et lance les talents nouveaux et divers
dont
personne d'autre ne parte comme Junior WALKER, Bill HARRIS, un des musiciens les
p|Us
originaux de l'histoire du Jazz. Monty ALEXANDER et surtout l'incomparable
George
BENSON, un aes plus prodigieux musiciens de tous les temps à la fois par la pensée musicale et
par le style d'exécution ? Et qui nous a fait connaître tous ces chanteurs de blues dont
les
amateurs se régalent aujourd'hui, et dont personne ne soupçonnait l'existence, ni le
talent il y a
vingt ans ? Qui se démène pour faire publier les enregistrements de ces fabuleux (à tous les sens
du mot) bluesmen que sont Bill GAITHER, Casey BILL, Roy BROWN ? Qui a été à
l'origine
de cette prooigieuse réussite de « l'aventure du Jazz » ou pour une fois la libre parole a
été
donnée aux créateurs du Jazz ? Qui enfin, a su procurer, auprès du grand public le succès
qu'ils
méritaient à Earl HINES, Big Bill BROONZY, Sister Rosetta THARPE, Art
TATUM, Milt
BUCKNER, Jo JONES, Charlie SHAVERS, Memohis Slim, tant d'autres encore, en favorisant
leurs tournées en Europe, les organisant s'il le fallait, en parlant de leurs disques, les
faisant
aimer aux amateurs ? Y-a-t-il un seul critique, un seul amateur de Jazz, un seul « promoteur »
un
seul spécialiste, qui puisse afficher un pareil palmarès ?
Dépassé Panassié ? Mais lé
« Panassié original »
comme ait Thomas WHALEY, est en avance de vingt ans sur tout le
monde : et s'il n'était pas là où il est, comme il est, aucun de nous — et aucun de ceux qui
l'injurient et le pillent — ne seraient où ils sont.
3) PANASSIE S'ARRETE
EN 1940 OU 1950

On rougit

après ce qui précède d'avoir encore ça à réfuter ! Cette stupidité « A faire
tapirs » comme aurait dit Léon BLOY, suppose que le Be-Bop né aux alentours de
1945 serait l'unique voie du Jazz. Or, voyez comme c'est curieux ! Partout le Be-Bop
proprement dit a disparu, plus personne ne le joue, les plus enragés disciples de PARKER se
prétendent « Cool », « West-Coast », « Free », « Free-Pop », etc... Or, les musiciens qui ont
débuté ou sont devenus célèbres APRES 1940 sont légion dans la vraie tradition du Jazz, et
c'est justement PANASSIE qui les a constamment soutenus et encouragés. Qu'il suffise de citer
en vrac les noms de Eroll GARNER, Lucky THOMPSON, Paul GONSALVEZ,
Ray CHARLES
Ray BRYANT, Eddie LOCKE. Walter WILLIAMS, Philipe GUILBEAU, Eddie DAVIS, Jimmy
FORREST. Oliver JACKSON. Clark TERRY, Jimmy WOODE, Jimmy JOHNSON, Joe
BENJAMIN, Sam WOODYARD, Rubv BRAFF, Harold ASHBY, Al GREY, Buster COOPER,
Al HAYSE, Eddie CHAMBLEE, Jay PETERS, Jimmy SMITH, Hank JONES, Willis JACKSON,
Wes MONTGOMERY, Benny GREEN, Frank BUTLER, Noble WATTS, George KELLY.
Lacern BAKER, Aretha FRANKLIN, Jimmy DAWKINS, Chuck BERRY, BB KING... Et qu'on
ne vienne pas nous braire qu'il s'agit de musiciens jouant des « styles d'avant 40 ». La simple
audition d'un disque ae Jimmy DAWKINS, de Monty ALEXANDER, de Buster COOPER ou de
George BENSON est ce qu'on peut imaginer de plus « moderne », actuel, contemporain, subtil,
et on attend encore les progressistes qui pourraient leur arriver à la cheville ! A tous points de
vomir des

vue.

qui ne s'est pas arrêté : ni « en 1940 au Bop », ni en 1950 au
1970 au Pop, et qui reste à L'AVANT GARDE DU JAZZ.
Je dédie cette mise au point nécessaire à tous les castrats de la pseudo-critique qui se
gargarisent du « cliché ». Il ne peut plus servir de rien aujourd'hui.
En réalité, c'est Panassié

Cool, ni

en

1960

au

Free, ni

en

Alexandre BARIVAULT

36

JAZZ

CHORUS

1972

�Linha
mm

Lecturas

-

-

'

Imaginòt

W;î$M§ iiPliP &lt;
ps 's"-}?,
Si
wp»«
'% i'jíí» A/' Z

hK'Ail

4e trimèstre de 1997

Atac

de la vida

patologic de literoturita

Avèm

qu'avián au temps
vièlh, pèrda qu'es pas estât

compensada per l'abondé que
gausissèm a uèi.

rason !

seissanta

Enlançde lutz, avant de
aqueste article, pregui

lo doctor Ganhaire de descncusar

los dobtes

(de pronon-

contes.

de tèxtes. De tèxtes que sen

Un

Micheu *

"Lo darrier daus Lobaterras".

dins

A la

de 1966

pagina del n°29
(escrivi pas "numéro") de la
Linha Imaginât, fasquèri de
remarcas a prepaus de l'ortografa e de l'accentuacion
qu'utilisèt lo doctor. Lo
Micheu Chapduelh (M.C.
Professor) a las paginas 9 e
38 de las sieunas Coleras,
explica que son pas de decas,
que las reglas que regisson lo
novena

lemosin

son

dits oralament, au cors de

seradas, seguent una cronolo-

gia

determinan
lengaocian. Las
vocalas que son obèrtas o-e
que son tonicas en lengadocian, provençau, gascon, ne
son pas obligatòriament en
occitan del nòrd, auvernhàs,
daufinés, lemosin. Alavetz
regreti amarament la mieuna
error, me flagèli la culpa e
tanben la colpa. E se lo doc¬
tor Ganhaire tròba qu'es trop
pauc, se pòt rebussar las margas, se prene los instruments
que li saurà ben d'utilisar e
venir completar la castigada

pas

l'IEO

publiquèt très libres del

famosisme

autor

Micheu

Nòstradamus, escaissat
Micheu Platini, chafrat
Micheu Chapduelh mas que
totes coneissèm

coma

révélât.
Quand

los sieus

mas

me

très libres

Dieu
que m'a

que

mandèt

per que ne

parle dins la Linha, lo M.C.
Platina lor junhèt una letra
per me diser : " Mercés de
ne'n far la critica (mai si logicament pòt pas qu'èsser desfavorabla)." Çò que pòt significar que eau que la critica
siasca dura. O benlèu significa
que çò qu'escriurai a pas
cap d'importància, amor que
ne parlar
es senhalar qu'existon e la reputacion de l'autor
sufis per que totes los consideren

coma

la Linha

insufisenta.
En Genièr de 1997

frequéncia

coneis, solide,

diferentas de las

nòrmas que
l'escritura del

e una

es

ne

bons. Bas ta que

parle.

Un temps per viure
dominât pel regret e per la

nostalgia. De trenta e cinc
tèxtes, sonque quinze son
caracterisats per eles mas
aquò sufis per balhar lo sieu
ambient

au

libre. L'autor i

planh la pèrda de la qualitat

e un son

Nòu

de deman¬

oral, nòu
es

casuda

e

la
en

-

amb la "e" tonica

la "à" atonica.

Aquesta "a"

finala atonica, contràriament
a la
"à", permet tanben

pichon

de creacions.

us

e

un mot

d'escriure "paranòia" o lo

descripcion de la
subrevivença anec-

dotica d'un

(qu'es pian

nòu

son

son

sus

es una

d'adapta peças del patrimòni

cions de

a

que son pas

cine tèxtes,

Grizzly John

fasquel paréisser

datats, benlèu
son anteriors). Los tèxtes
insèrts dins Grizzly John, en
mai d'èsser de parucions
revistassièras, son de contes
a

e

colleccion de detz

dotzena de revistas,
1996 (ça que la n'i

una

dels

das.

signicacion de "plalina" dins
lo diccionari de Lois Alibèrt).
Publiquèt Un temps per viure,
e Coleras, e
Grizzly John.
Los très son de compilacions

"dot-tes"), los dobtes
qu'emetèri dins lo comentari
qu'escriguèri sul sieu libre
çar

la "i" de "paï-

"cinéma"

e

i vivèm dedins.

De seissanta

redigir

sus

la "u"

societat que

mulacion de denóncias dels

començar de

"poësia",
san"

la "e" de

maufonccionaments de la

es una acu-

disfonccionaments

M.C.Platina (trobaretz la

l'occitan, coneissèm l'us

de la dierèsi. Sus

d'"enqiièra"
occitan,
tôt ben que siasca gascon).
Adonc seriá pas impossible
d'abreujar "cinematograf" en

Coleras

Laurenç Michòt

de

de la societat

nom

"Vanessa". Çò

que nos estauviariá los farlabics que son "cinemà", "paranoià" o " Vanessà". Ça que la,

(...sospir...) son pas enqiièra
los païsans que hen de poësia
hens de taiies au cinéma. E es

passada.

pas

Çò mai important
que notèri dins las demonstracions d'aquestes très libres,
es
que nosautres occitanistes
AVEM RASON ! (M.C.
Scienciaire, Coleras p. 8b).
Quicòm que planhi,
es la
preséneia de gallicismes.
Parli pas aci dels mots septentrionaus qu'an una sonorital prèpa de la qu'an los mots
franceses. De "chançon"

Platina d'èsser lo sol

voler far

"cançon"

es una co-

mots lemosins

Ihonada. Los

question d'encusar M.C.

qu'escriga "radiò", "meteò",
"fotò", "cinemà" en francés
dins los textes occitans que

legèri. Totes los occitans de
Testât francés fan atau, quand
ben serián nacionalistas.

Totes los autors occitanistas
que

han,

vivon sul soi francés bansaussan, amaseran

lenga d'wil (d'oïl). Totes
son tocats
d'wilitge (oïlitge)
que lor carguèron quand lor
ensenhèron
que

perfieitament injustificat
lengadocianir per francofobia. Lo mieu problèma es
pas aqueste. Mas trobèri
"radio" quand dins las lengas

fluéncia...

es

la vocala "a"

qu'es tonica. Quauque còp,
pòt èsser la "i", mas i a pas
qu'en francés qu'es la "o". En
occitan

coma en

catalan,

l'abreujament de "radiofo nia", es "ràdio". Meteissament per "meteorologia" e
per "fotografia", legissèm
"meteò" e "fotò" que son illo-

gics

en

occitan. A l'enta que
simple d'escriure

séria tant

"meteo"

e

"loto"

; e

de pro-

a

gardèron

de los

romanicas

parlar en wil e
òc. Que l'in-

en

Lo fantastic

occitana d'à uèi
Platina

pro

e

M.C.

pondèt d'exemples
e de bon legir
dins aquestes très libres. Dins
Un temps per viure, lo fantas¬
tic pòt èsser subordinat a un
regret mas coma los regrets e
las nostalgias son pas numericament primièrs ; plan de
côps es a un soscadis filosofic, a una especulacion filosofica qu'es subordinat lo fan¬
tastic. A bèls côps tanben,
aquestas réflexions sul mond
que vivèm, son pas acompane

interressants

nhadas per res, se

Per acabar ;

sonque son

37

es

de mòda dins la literatura

nonciar atonica la "o" finala.

dins l'escritura

dins

la

omofônes de mots franceses,
es

autor

sufison,
exprimidas amb

�Linha
^

gg §» -s - ;

Imaginòt

«iWB i » wi &gt;

w$w &lt; j 'MWÊ P-

-

Lecturas
4e trimèstre de 1997

un soeit esletic. Ça que la,
dins lo recuelh de contes enti-

tolat

GrizzJy John, lo fantastic
subordinat a cap argu¬
mentation teorica, çò que vòl
pas dfser que los contes siascan voides de tota significa¬
tion. Aquel fantastic es pré¬
es

pas

sent dins totes los contes.

N'i

que presentan una istòria
versemblanta que lo fantastic
a

i interven dedins

e

ben que relatan de
tastics avenent dins

fantastic. Per

n'i

a tan-

faits fanun

mond

exemple i tro-

bam de vents individualisais

qu'executan d'actions volontàrias amb

una

finalitat. Totes

los relais presentan un costat
fantastic. Amar o sorisent.
Amar

e

sorisent.
Dels très libres

men-

hat? M.C. Platina escriu pas
cap

entitolat

1970

e

quinze tèxtes

fòrt ben dins lo

seissanta

entre

i son recampats,
siasquèron escrits

1973

e

1985. Los dotze

autres son mai récents, un es

de

1991, lo darrièr escrit,

siasquèt
tèxtes

en

son

ne

1992. Aqueles

totes de reflexions

podon qualificar de
filosoficas amb, ça que la,
una cèrta
preocupacion esteti-

que se

ca.
an

Los tèmas

divèrses,
pas la classificacion rigoson

qu'implicariá una
duction sonque teorica

pro¬

dins l'ensemble trobam

una

rosa

mas

analisa de la nòstra societat
s'i sent

e

atmosfèra

simpatica, qu'i fa bon estar. Quinze
d'aquestes tèxtes exprimisson
de nostaigia o un regret de çò
que fasiá plan au temps pas¬
sât e qu'a uèi avèm
pas pus.
Perdut o abandonat. Aquestes
tèxtes son pas majorilaris mas
sufison per comunicar aus
legidors, la conviccion que lo
libre es nostalgie. Aprèp
l'aver legit, la gent an lo sen¬
timent qu'avèm perdut una
grandisma quantitat de bonas
causas.

una

E de que

avèm

gan-

occitanistas

tampariam
sul lengadòc amb una parla

ro"

numéro

80

(escrivi "numé¬

pas "numéro"), d'aque¬
les seissanta e cinc tèxtes,
e

e un son

cias d'usés

o

de denón-

de preocupa

-

cions d'ara.

Aqui un segond
temps de l'analisa començada
dins lo primièr libre. Totjorn,
aquelas denóncias son plan
justificadas e totjorn banhan
dins l'umor. Aquel umor es
mai

o

mens

fin

sovent

-

pro

fin, ça que la. Plan de còps, es

prèp del "nonsense" anglés,
qu'es pas gaire eslunhat de
l'umor qu'avèm acostumat de
gostar dins los contes dels
païses d'òc. Força vetz.es, e
aquò's mai modem, l'umor

nos

estandardisada, tota la gent

reconeisson pas coma
lengadocians refusarián de
que se

demorar

l'IEO,

a

coma

aderir. S'Occitania

d'i

occitans

ven

coma

los

auvern

hasses. La

gasconindepen
dent-tissa a pro de temps e
pro de vam per que domine

excepcions) n'es pas qu'una
estimacion, vaga ; parlant per
aquelas gents, explica pas.
Explica pas qu'un sistèma de
comunicacion

-

-

e

sistema oral

un

es una

d'expression,
escrit

e sovent

lenga quand

es

utilisât

per un grop uman que se
reconeis coma grop. L'identi-

produsi's la lenga. E

tat

Iemosins

sonque lengadociana, los
Iemosins refusaràn d'èsser

que ne

D'aqueles seissanta e cinc tèxtes,
que Fèrrand Deleris ne parla

lengadocentris-

que se's cargat 1TEO...
Vertat que dins lo cas que los

me

coneissi pas lo temps.

tèxtes que
très

denóncian lo

Coteras. I cabon

d'Occitans !

e

von

quaranta nòu tèxtes datats de
1988 fins a 1996, un tèxt de

çonats, lo que me paresquèt
mai ancian es Un temps per
viure. Dels trenta e cinc
vint

trobèri pas l'annada) promòla diversitat d'Occitania e

ganh. Ne senhala pas
cap. E aquò pòt significar que
la massa dels ganhs es irrisôria, ridiculament pichona,
comparada a la massa de las
pèrdas. A la ueitanta ueilena
pagina, escriu que regreta pas
lo passât amor qu'à uèi a "un
pauc mai de qué". Mas en
defòra d'aquela pichona prosperitat, sembla pas qu'aja
ganhat res.
Lo segond libre es
sus

se

se

consideran

los

coma

occitans, la(s) parla(s) lemosina(s) es (son) occitana(s).
La(s) suprimir es diminuir lo
patrímòni occitan. Mas es
possible que la gent lengado-

lo tescut occidental entre
Micheu

qu'i sera un chic butada pel
centritge montpelh-tolosan.
L'argument val tanben per
Provença tôt ben que la
parla provençala siasca
considerada coma mai prèpa
de la parla lengadociana que
totas

las

Cliapduelh

Grizzly-John

autras formas

regionalas de l'occitan
(sovent apeladas "dia lèctes"). Una granda Victoria
de l'exagonalisme es d'aver
claufit de centralisme lo

cer-

vèl de la

màger (?) part dels
occitanistas, qu'atal lo
pòdon pas pus contrar
sonque velleïtosament, sens8
gaire d'eficacitat. A l'ocasion
de la Prima de las Lengas
d'ongan, Piere Corbefin
entrevistèt Claude Sicre qu'es

IEO!
ciana

reconesca

pas

la lemo-

sina

coma

que

M.C. Repotèc reprocha
Iengadocianistas,

aus

gent occitana. E çô

occitans

reconescut coma teorician de

es

résulta d'un encadenament

l'eveniment. De l'entrevista

logic butât fins a l'absurd. Se
comparant amb lo primièr
libre, Un temps per viure ;
long d'aqueste sabèri pas trobar qu'una nota d'umor.

resultèt

parla lengadociana. Gardarián
tôt l'espandi geografic,
aqueste es pas un problema
se parla
lengadocian. E la
forma lengadociana de l'occi¬
tan, fan tôt çô que pòdon per

"...Auvir l'ombra d'un tin

dar..."

(p.3b),

-

jòc de mol
coma se'n fa pas en francés,
part qu'excepcionalament,
un

per astre, un autor

lo tuste

endacòm mai.
Dos tèxtes que me

fasquèron tibar l'atencion (un
es

datat de 1995

e

de l'autre

un

document que

siasquèt publicat pel
Caireforc Cultural de NauBernat. Lo Claude Sicre i

explica plan qu'i a pas de len¬
gas que siascan superioras ni
inferioras

a

d'autras

mas

explica pas çò qu'es una
lenga. O sap. O explica pas
aqui mas o sap ; es el que m'o
diguèt quinze ans a. O sap
mas parlant
per de gent que
quand an quauque idèia de çô
qu'es una lenga, totiorn (part

38

de redusir Occitania

a

la

l'eslandardisar, unificar,
redusir

aus mots que totes utilisan, que son comuns a totes
(occitan blues). Ne résulta

qu'Occitania, proprietat len¬
gadociana,

ven una

causòta

rebrugada, apichonida e apetilada que degun es pas pus
trop intéressât per n'èsser. Ne

�Linha

Imaginòt

Lecturas

4e trimèstre de 1997
résulta tanben que los ensenhaires d'occitan an pas res
de

plan intéressant a enseaujòls an quitat de
parlar occitan aprèp la guèrra
de cent ans, es pas lo còr que
nhar. Mos

fa escriure

me

en

ès d'Occitania

òc. L'inter-

es

qu'es

un

univers d'invencions possiblas

a

partir d'un patrimòni.

Ma familha

es

eissida dels

despartiments de Peitiu que
son pas mai de cultura occitana.

L'afectivitatconcernis pas

mai

força mond (per
respondre au tèxt p. 142 dins
Coteras del M.C. Gemegaire) mas los occitanistas peace
and love de las annadas
setantas sabèron pas

trobar çô
qu'importa per atirar los
joves : l'invencion !
Sonque acabi de tornar
legir una intervencion del
sénher Barnabeu SOVINESTIRAT ( e sabètz. que

quand Son Vin Es tirât, li eau
o beure).
Aquesta interven¬
cion
p.

me

fa

remarcar

(Coteras

103) que lo fait de far

au

fil de

un

autre

e

aqueles auto¬
grafes. Aqui Michel Chasle
siasquèt rassegurat. Çô que
sabiá pas, es que Caries
Magne viviá dins una région
qu'a uèi es au Nederland. E
que parlava franc, qu'èra una
lenga germanica. Parlava pas
un

de l'estafa
professor Michel
Chasle (p. 130), ai un pichon
complément d'informacion.
En lanç de lutz, inicialament,
Vrain Lucas se fasquèt plan
considerar coma una coja que
li seriá pas estât possible
(quitament degun o auriá pas
pensât) de guilhar un grand
matematician. Segondament
segon lo text que me passèt
per los mans, M.C. Autograf

francés

mot de

lo

las denóncias de las
Coteras, pot pas qu'arribar a
de prepauses per que deman
siasca melhor qu'es a uèi. Ça
que la es un chic d'abora
sant per

las darrièras denóncias

de 1996

son

e

caudrà ben

mièg parelh d'anna¬

das per que

siascan escritas
aquestas suggestions.
Lo terç libre, Grizzly
John, es pas una sintesi dialectica dels dos primièrs. Es
una pila de contes
que lo
M.C.Platina ditz

a

las entas,

li daissan la
paraula. Cronologicament, es
pas posterior aus dos primièrs
que lo tèxt lo mai ancian
aus

moments

(1966)
que

es

que

mai vièlh de sèt

ans

lo primièr datai d' Un

temps per viure e lo mai
recent ( 1995) a enquèra un an
,

de mai que

mai tardivas.

mal

John

Lo libre

e

es un

l'autor, trobadas per sa
sôgra, trobadas per quai que
siasca, ai pas éléments per o
acertar mas es probable
que
siasca M.C.Professor que los
trobèt amor que coneis pro
plan lo patrimôni per los
fagar.

qu'a la mort.
Çô que nos demôra
per far viure la lenga nôstra
es l'imagenacion. A
partir
dels contes patrimoniales, lo

D'aquestes

contes,

M.C.Contaire fa de monolo¬

suscitèron mai
particulièrament lo mieu

gues plan adobats per èsser
dits d'un empont, a un public

interès.

qu'escota sonque. La partecipacion del publis aus contes
es absoludament
pas necessària. Pôt èsser simpatica a bèls
côps, ocasionaalament, mas
es
pas cap indispensabla a
l'espectacle. Cada tèxt es una

n'i

Grizzly

ensemble de detz

nôu contes. Nôu

son

d'adaptacions modernas de
pèças del patrimôni oral. Un
es la descripcion d'un us cos¬
tumier de la societat peiregôr-

a

dos que

Lo

primièr qu'es lo
mai espés de totes, que fa una
trentena de paginas, es lo sol
que siasque redigit coma un
vertadièr, amb

conte

un

contaire

qu'es un personatge,
el meteis, e qu'es (ça me
sembla) completament diferent de Micheu Chapduelh.
Lo sol conte es Grizzly John,
totes los autres

relats

monologues mai

son

de

de
d'aquel

que

contes.

L'univèrs

conte es

l'west american d'un

parelh de segles a. Aven pas
ni ara,

ni

en

tèrra d'ôc. Es fort

plan escrit, solide qu'es fort
plan contât, es en ôc, es pré¬
sentât coma un collectatge
mas es un conte

american,

es

pas un conte occitan. Es una
version americana de "Joan
de l'ors" que pot pas

èsser

narrada dins las condicions
normalas que
conte ! 1 a pas

suscitan lo
d'intervencion
del public amor, d'en primièr,
que la scèna o fa èsser mai
dificil e amor subretot qu'a
public li es présentât un mond
que li es perfièitament estrangièr tôt ben que siasca fort
agradiu.

memôrias s'atudan, contun¬
har obstinadament de cercar

pôt

pas menar

ôbra

d'artista, cadun

es

l'ôbra

d'un individu (e eau pas

diser

"individu").
Lo fantastic

es

pré¬

sent dins totes

aqueles
monologues. L'umor n'es
tanben dins una granda part.
M'agradèt força lo conte "Lo
Faseire de plueja" que la gent
d'un vilalge peiregôrd, adop¬
tant un us de l'Africa anteco-

loniala, per far plaure, i sacrifican

un

torista.
Lo

subjècte dels très
Peiregôrd a cada
côp, lo biais de véser es diférent. Se'n segufs que la des¬
cripcion e l'analisa son diferentas. Adonc Peiregôrd
libres

es

sembla diferent.
Mas soi pro

decebut
lo M.C.Platina
regreta çô qu'èra bon e
qu'avèm pas mai, denóncia
amor

que

las peguesas e las estafas que
los poderoses nos servisson a
uèi

ai pas

tacles del M.C.Contaire.

vist que nos
mond que séria
de bon viure deman. Qué
devriam recuperar e cossf ?
Qué devriam aquesir e cossf?

Coma dels autres, l'umor ne

Cossf

Lo darrièr conte

las Coteras las

(un ancessor de M.C.Platina)
s'avisèt ben qu'èra pas nor¬

qu'escriben en francés
Cleopatra, Juli César, lo profeta Mohammed (escaissat
"Maomet" pels francimands),
Vercingetorix e totes los
autors dels 27000 autografes

coma

francés existissiá pas.
Partent dels regrets
d'Un temps per viure e pas¬

atendre

au

francés

médiéval totes

pel M.C.Platina me permet
pas de los criticar. Sonque
pòdi lausar e encensar I'Obra

infligida

en

patrimôni qu'es possible de

recampar ; e que contunhar la
cèrca dins un temps que las

per

li

mas

Alcuin aviá virât

coma

A prepaus

res

lo

de creacions. Trobadas

son

escriguèt
autograf, d'un religiós que li disián Alcuin.
Aqueste Alcuin viviá dins
I'entorn de Caries Magne, lo
primier "emperaire francés",

una
Crilica dels très libres escrits

del M.C.Professor.

da tradicionala. Nôu contes

("autôgraf" es enquèra un
gallicisme). Trobèt qu'èra pa
normal e ne parlèt a Vrain
Lucas, lo sieu vendeire.
Aqueste respondèt qu'èra pas

d'aqueste libre, es probable
que clauga tanben los espec-

sord. Un
chic
una

umor

amar. E mai que mai, es
denóncia del collectatge

d'ara. Ara que

39

fort fin, un

coneissèm tôt

mas

prepausès

nos

un

cauriá bastir lo

mond ?
*

Sen Micheu, de confondre pas

amb Sent Micheu,

qu'un mai.

qu'es qu'au-

�13

3
&lt;D'

Petites histoires de France

M

û)

0&gt;

Les campagnes
En
LAFAT

:

En

jean délavé et

en sa¬

bots, en costume de ville
uniforme de

disponibilité de l'armée de l'air, le maire veutpréserver le monde de Lafat, petit village de Creuse.
pimpant !) entend bien

trois châteaux

cher

mune

ou en

général de bri¬

gade de l'armée de l'air, JeanGérard Pimpaneau, cinquantedeux ans, a une lubie : il ne

supporte pas que les ruraux
agonisent dans l'indifférence

en

un spécialiste
les élus et les re¬
présentants des services de
l'Etat) des problèmes liés à la
ruralité. Le préfet l'appelle
sans hésiter pour ses conseils

comme

défenseur de l'aménagement

à Saint-Sébastien

par

Sur tous

les fronts
A la tête-de

retraités

»

commune

rain et mettent les

464 habitants ;

ses

sta-,

pieds dans

les candidats à la dé-

putation le veulent comme
ses adniinistrés lui
téléphonent à n'importe quelle
heure du jour, voire de la nuit,
pour une fuite d'eau, une
panne de tracteur, une facture
de téléphone incompréhen¬

suppléant,

sible, ou un vêlage qui s'an¬
délicat.

Maintien

athlétique et éner¬
gie à revendre, Jean-Gérard
Pimpaneau (dont le nom en
patois limousin signifie gai et

dont la grande

majorité est âgée de plus de
60 ans, le général en disponibi¬

maisons

Jean-Gérard Pimpaneau,

intrépide défenseur de
l'aménagement de sa région.

1992. Alors il faut
•

sur

Ainsi,

réagir et

tous les fronts.
une

se

»

amie pa'risiehne

ayant des racines creusoises
trouvant

chômage, sou¬
haitait il y a quelques années,
se

au

dans le bureau de

rant de la commune.

de repas

Las, la

pesanteur administrative
dait difficile, sinon

ren¬

impossible

l'acquisition de la fameuse li¬

un

IV. Revêtu de

la

regroupés pour
place des services
et de soins à domi¬

encore

cile, d'aides ménagères avec
l'aide du conseil

général. On

essaie de recréer des condi¬
tions de vie les

Hauts-de-Seine ! »
Parfois Pimpaneau
cache pas sa

fierté. Avec

ses

est l'une des meilleures races
à viande du monde ?) « L'an
avons

réuni plus

», se

félicite

bureau bric-à-brac encom¬
bré de souvenirs et de cartons

cien ambassadeur des Etats-

partance pour le Came¬
Car Pimpaneau le Creu¬
sois a aussi la tête en Afrique.
Mais la campagne de Lafat

Unis

demeure sa base, son

Autre

fait

d'armes

:

le

France, aujourd'hui
sa retraite à
Lafat, plutôt que de s'en re¬
en

disparu, de bâtir
tourner

aux

a

population

Elu

Etats-Unis.

«

Sa

converti toute la
au

whisky

avec un

»,

large

se

sou¬

même à Pimpaneau d'assurer,
en

tant que

laïc, les

blées dominicales
curé

à

se

assem¬
sous

l'église, depuis

la

le
de Dun-le-Palestel peine
partager entre huit lieux
que

en

roun.

fief,

sa

préoccupation de retraité du
ciel. ••■Les communes rurales y
couvrent 80 % du territoire
mais

possèdent que 20 %
population. C'est tout le
problème. Il faut bien recon¬
ne

de la

naître que nous ne sommes

républicain, il arrive

voûte de
ne

chaque été, le maire organise
un repas
champêtre autour de
côtes de bœuf... à volonté (ne
dit-on pas ici que la limousine

son

maire aux étoiles avait réussi à
convaincre Lowell Bennett, an¬

rire.

Depuis, Pimpaneau s'ef¬
force d'attirer •&lt; au pays » des
originaires de la région. Des

disparition de
d'emplois.

Côtes de bœuf

souvient-il

l'établissement.

rencontres, le club des aînés
expose désormais régulière¬
ment tableaux et toiles et

Jean-Gérard Pimpaneau, dans

exemple, 55 kilomètres de voi¬
rie. J'ai calculé que la charge
par habitant est de 1,8 m'
contre 18 cm pour les habi¬
tants du riche département des

juillet 1993. L'affaire
se conclut finalement et le pré¬
fet en personne vint inaugurer

café-restaurant,
d'échange et de

de 600 personnes

lors de la cérémo¬

nie du 14

Dans le
devenu lieu

dernier, nous

est énorme. Nous avons, par

se

avec

Pimpaneau lit donc
l'Evangile le dimanche, distri¬

bue les hosties consacrées et
entoure les familles de sa solli¬
citude lors des enterrements.

l'annonce de la

sou¬

on

santes

Fursac,

13

&lt;£&gt;
CD
-vl

de culte.

centaines

présence

son

l'emploi comme ce
lors du démantèle¬

l'entreprise textile lo¬

plus satisfai¬
possible. Mais le défi

esclandre dont

vient

uni¬

ment de

poste local.

Au niveau du canton, nous

cas

cale Monsieur de

délivrance de billets SNCF

mettre en

forme, le général impétueux fit

blics fondent comme neige au
soleil. Notre école a fermé en

volets fermés. En

nous sommes

cence

jeu. Dans nos
campagnes, les services pu¬
en

aux

rouvrir le dernier café-restau¬

vie

battre

com¬
revivre des

partenariat avec La Poste et la
SNCF, il prépare un projet de

«

(Photo Michel Hermans.)

lité croit surtout en l'efficacité
de l'action : « C'est notre sur¬

qui est

fut le
et

quelques jeunes couples

giaires de l'ENA pour qu'ils se
collettent véritablement au ter¬

avisés, lui envoie

reviennent

mencent à faire
sa

ou

Souterraine, le lendemain aux
grilles de la préfecture pour la

du territoire creusois.

qui s'étend sur trois mille hec¬
tares, il dispose d'un maigre
budget de 1 million et demi de
francs et d'une équipe de onze
conseillers municipaux - « de
droite et de gauche, et ça se
passe très bien », tranche-t-il.
Au service d'une population de

nonce

les voies ferrées pour le
maintien d'une gare SNCF
sur

fants, est devenu l'intrépide

Creuse, il

»,

précise le maire que l'on trouve
un jour en train de manifester

nique, père de six enfants qui
lui ont donné huit petits-en¬

devenu

la boue,

Cela coûte à l'utilisa¬

&lt;•

défense de

Dun-le-Palestel

com¬

propre distri¬

2,50 francs du mètre cube

teur

l'armée de l'air, marié à Mo¬

«

d'eau, la

sa

contre 13 francs à Guéret

commandant des écoles de

depuis 1989 de la pe¬
commune de Lafat, près de

(convoité

assure

bution.

guèrent déjà en ces lieux
sous... François I". Cet ancien

Maire

est

mar¬
les traces

sur

ancêtres, qui se distin¬

générale.
tite

fierté

avec

de ses

Alain LONDEIX

du général Pimpaneau

a
(6

pas beaucoup entendus. Alors
il faut occuper le terrain, sans
cesse, ça les fait réfléchir... »,
assure

faits d'armes

?
o

A.L.

f*

Pimpaneau,

brillant de

ses

l'œil

municipaux.

12
Le Figaro

-

Mercredi 23 Juillet 1997

3

�Linha

Imaginòt

Lecturas

4e trimèstre de 1997

l'humanite/jeudi 24 juillet

rnmfimmêmtm

Lettres d'un

militant

1997

port singulier à la France, et

Nô mais Kézako?
De l'un de

nos

au

SERGE REMY

envovés

spéciaux.

inconscient, des porteurs de
ces
langues : le plouc, le pro¬

A l'Humanité

Au

Figaro

vincial.

Monsieur le ré¬
dacteur

Monsieur,
(mais régulier) de votre jour¬
nal, je désire le rendre
meilleur. C'est pourquoi je
vous signale, dans l'article
"Petites histoires de France",
(signé Alain Londeix) du
23/07/97, ce qui me semble
une très grave faute : ligne
"un

dernière, 1ère colonne

:

patois limousin".
On reste ahuri. En

1997, des gens cultivés
emploient toujours le mot de
patois, qui est anti-linguis tique, et qui interdit toute
compréhension, non seule ment de cette

tout

langue, mais de

qui va avec et aussi à
l'encontre. La France tout
ce

simplement. Je
faire

vous

Je

me

ne

un cours

vais

pas

spécialisé.

chef,

ment dans une revue :

que vous

Je voudrais

-

vous

semble être

une

ce qui
très grave

langues,

à la France

ce

portées
qui donne,

sus-décrite,

un

çaises sont le produit (repro¬

Qu'es aquò que ce
késako ? Ce "késako" est

l'ortographe "fantaisiste" de
l'expression occitane "qu'es
aquò" que l'on peut traduire
par "qu'est-ce" ou "qu'est-ce
que c'est que ça".
Cette "fantaisie" est-

fantaisiste, c'est-à-dire

due à la belle humeur d'une

-

d'une tradition

française d'inculture spéciali¬
:

méconnaissance des

d'elle-même.
Ces traditions fran¬

ducteur) du nationalisme

français, tel qu'il s'est déve¬
loppé à partir du 19ème
siècle, (même s'il s'appuie
sur des idéologies préexis tantes) ; tel qu'il a obscurci la
quasi totalité des cerveaux
français pendant 2 siècles ; tel
qu'il sert de soubassement, de
fontaine, aux idéologies de la
plus grande partie de l'extrê¬
me droite actuelle ; tel qu'il
n'a pas encore été critiqué
sérieusement (la preuve !) par
ceux qui se réclament de la
lutte contre le racisme, le

langues de France,

méconnaissance de leur

sta¬

linguistique, de langues.
acceptation active
(et reproduction élargie) de
leur statut, idéologique, de
"patois", ("idiomes", "dia lectes", "baraguoins", "chara¬
tut,

-

alors?

des cultures

"Nô mais kézako ?".

autres

M. Alain Londeix
ne justifie pas son
"patois" en
disant que c'est comme ça
que les gens là-bas disent. Le
rôle du journaliste est péda¬
gogique, non ? Ou quoi,

direz
voulu...

grand retard (par rapport à
nous), dans la compréhension

Non ! Elle est la rançon :

que

pas

faute, commise par M. Serge
Rémy dans la page culture de
votre journal daté du 24
juillet : il titre son article :

sée

:

par ces

signaler aujourd'hui
me

(Bien sûr,

n'avez
blablabla...).

Imaginât.

Bonne lecture.

P.S.

mais le cliché.

Linha

imagination individuelle ?

Claude Sicre

routinière, ancrée. En

employant le "késako", ce
n'est pas vous qui parlez,
c'est pour ça que vous

l'Humanité

Bonne réflexion.

de ha¬
l'étran¬
Devant
patois.
d'une

quoi je le félicite quand il y a
lieu, selon moi, et je le cri¬
tique pareillement, notam -

elle si

sujet.

attitude

rendre meilleur. C'est pour¬

envoyer la photocopie d'une
lettre que je viens de faire à
le même

n'y a pas
sard : face à l'étrange,
ger, on singe le plouc.
le Nô, on emploie le
Mépris inconscient,

Lecteur occassionnel

contente de vous

sur

I!

(mais régulier) de votre jour¬
nal, je veux contribuer à le

Lecteur occasionnel

avant

en

sité que

rez-vous.

un rap¬

l'on peut avoir

envers eux

sée

:

est

d'emblée faus¬

d'où la méconnaissance

de l'identité berbère

et

de

son

rôle dans les guerres d'Algé¬
rie (y compris celle d'aujour¬

d'hui), par exemple, que l'on
peut constater dans l'intelligentzia française, (y compris
votre journal), l'incompré¬
hension de la Corse, (le natio¬
nalisme

français, conscient

ou

inconscient, est producteur du
nationalisme corse), du pays

basque, de la Catalogne, du
Rwanda, de la Tchétchénie
etc, etc... Non pas que les

problèmes soient partout les
mêmes. Au contraire

:

c'est le

nationalisme

français qui
empêche de voir les pro

-

blêmes dans leurs histoires.
Je vous encourage à
prémunir contre d'autres
dérives, et à critiquer ce
nationalisme, dont je veux
bien croire que vous êtes les
victimes, (vous, M. Rémy, et
vous

M. le rédacteur en chef,
qui êtes responsable de ce
qu'à écrit M. Rémy), en lisant
vous,

sérieusement. Je
conseille

vous

:

Félix Castan, (il se
qu'il est communiste) :
Manifeste Multiculturel (et
Anti-Régionaliste), aux édi¬
tions Cocagne, 30 rue de la
Banque, 82000 Montauban.
-

trouve

-

xénophobisme, les inté grismes et les extrémismes.
Tirer tout ça d'un
simple "kézako", m'objecte¬

Henri Meschonnic:

nombreux ouvrages

(Verdier,

P.U.F., Gallimard).
Voilà. Considéra¬
tions.

Eh bien oui. Rien

Claude Sicre

n'est innocent, surtout pas
notre

langage. Le monde, et

rapport à lui, se joue
dans les moindres évène -

bias" etc...).
d'une tradition

notre

française de mépris (produit
producteur de l'inculture
sus-nommée), conscient ou

ments, les

-

français qui fonde

port aux autres (peuples,
langues) que toute la généro¬

moindres

propos.

Derrière l'ignorance

et

de

ce

a une

41

qu' est ce "kézako", il y
posture : celle d'un rap-

Serge Rémy aurait pu titrer :
: comment ?", (au double
sens de "de quelle manière"
et de "commentaire"). Mais
l'anglais, et cette trouille
"Nô

qu'on

en a...

�Linha

Imaginòt
Lecturas

4e trimèstre de 1997

CULTURE IDEES

«

CHARLES TAYLOR
Pourquoi le communautarisme
peut sauver la planète »
Inspirateur de Tony Blair, des époux Clinton, de Michel Rocard
Aubry, Charles Taylor est le théoricien du nouveau communautarisme.

de Martine

et

que ce communautarisme, dont
êtes l'un des inspirateurs philosophiques et

Edj : Qu'est-ce

Qu'y a-t-il de commun

Tony Blair, Jacques Delors,
les époux Clinton,
Michel Rocard, Martine Aubry,
le politologue israélo-américain
Amitaï Etzioni et le philosophe canadien
Charles Taylor ? Bien peu, apparemment. Ces
néopoliticiens anglo-saxons et nos socialistes
démocrates-chrétiens puisent pourtant
aux mêmes sources
philosophiques :
entre

celles du communautarisme.
Un courant de pensée qui ne cesse
de gagner en discrète influence

qui est une des raisons

et

du succès de Blair

et

de Clinton.

Car le communautarisme d'un

Taylor
ne signifie nullement le
retour à de vieilles
communautés effrayées par la modernité.
Il est d'abord une réponse à 1'« intégrisme
libéral », l'atomisme politique de
F ultralibéralisme qui réduit la société
à un agrégat d'individus en concurrence tous
contre tous. Au

rebours de

cet

individualisme

égoïste, la famille, l'association,
syndicat, le quartier, la région, l'Etat,

le

les communautés où se retissent
les solidarités. Et les devoirs.
sont

Car, pour les communautaristes, l'homme
n'a pas que
«

Sans

est

des droits, il a aussi des devoirs.
responsabilité, une société libre

condamnée

»,

écrit Bill Clinton.

vous

qui influence Tony Blair, Bill et Hillary Clinton (2)
ou le vice-président américain Al Gore ?
Charles Taylor : D'abord, il y a deux sortes de
communautarisme. Certains « communauta¬
ristes » sont favorables à une floraison de com¬
munautés de base, locales, souvent culturelles,
à l'intérieur d'un Etat. Et puis, plus proches
de moi, il y a ceux qui appliquent l'idée de com¬
munauté au niveau de l'Etat entier. C'est

peut-être un phénomène très anglo-saxon, une
réaction à la vague néolibérale qui a déferlé sur
ces sociétés. Le néolibéralisme voulait réduire

partout le rôle de l'Etat, ce qui a ébranlé, sinon
aboli, les mécanismes de solidarité et l'Etat-pro¬
vidence

au

profit de « l'idéologie des droits » et

faisant silence sur les solidarités.
C'est la réplique à Margaret Thatcher, qui avait
dit : « La société n'existe pas, il n'y a que des in¬
dividus. » Quelqu'un comme Etzioni (3), un
Israélien installé aux Etats-Unis et qui juge la
culture américaine dangereuse,'cherche le
en

de faire admettre aux gens que la res¬
ponsabilité et la solidarité demeurent impor¬
tantes, que des droits sans responsabilité, ça
n'existe pas. Il prend comme exemple le fait
que, si tout le monde a le « droit » d'être jugé
par ses pairs, par un jury, il faut accepter la res¬
ponsabilité de servir comme juré, sinon ce droit
n'a plus aucune consistance.
moyen

un refus
de la société du « moi d'abord ».
Dans la Liberté des modernes (1), son
dernier livre, Charles Taylor démontre que
c'est son appartenance à des communautés,

A l'intérieur du

à la communauté

villiens et d'autres

Le communautarisme est aussi

identité

nationale, qui établit son

fonde sa liberté. « Aide-toi et
la société/communauté t'aidera » pourrait
et

être le

slogan des communautaristes,
qui veulent donc dépasser « l'Etat-providence
passif », comme l'appelle Tony Blair.
70

L'EDI

DU 3

AD

9

JUILLET

« communautarisme », il y a
donc le courant de la communauté au niveau
de l'Etat tout entier et d'autres se situant au ni¬
veau de communautés partielles de base. Parmi
ces

derniers, il y en a qui sont plutôt tocque-

sans

plutôt nostalgiques, parti¬

de communautés très étroites, culturelles,

religieuses, etc. Bizarrement, en France, c'est ce
dernier courant qui semble avoir percé. Et le
fait qu'on utilise le même mot pour ces cou¬
rants

très différents

1997

42

brouille les

cartes.

Edj : C'est pour cela qu'en France on ne comprent
pas ?
C.T. : Je serais surpris qu'un Premier ministre

français puisse

prononcer

la phrase de That

cher, alors que, dans le monde anglo-saxon
c'est une position qui est parfaitement com¬

prise depuis deux siècles. C'est pour cela aussi
que le communautarisme à la Blair n'aurai;
guère de sens en France, car ce contre quoi il st
fonde n'existe pas.

Pourtant, en France, il y a aussi remise er
des solidarités, du lien social.
C.T. : Oui, je ne dis pas que la France ne vil
pas la crise de l'Etat-providence, mais les me¬
sures qui portent atteinte à la solidarité er
France ne sont pas justifiées au nom d'un ato
misme politique. Elles ont d'autres justifica¬
tions, économiques ou budgétaires.
Edj

:

cause

Etzioni-Blair se si¬
longue tradition à l'intérieur di
monde anglo-saxon. La solidarité y avait trouvi
Le communautarisme genre
tue

un

dans

une

fondement dans la création du

ouvrier

au

xix"

siècle,

une

mouvemen

espèce de culture d&gt;

la solidarité, qui s'est ensuite conçue comiru
une culture de classe mais qui voulait s'insère
dans la nation entière. Ce fut la base, pour uni
bonne part, de la création de l'Etat-provideno
en Angleterre. Et c'est ce qui a commencé ;
s'écrouler à la fin des années 70, avec le nou¬
veau

développement de l'économie de marché

l'effritement de cette culture de classe.
Le New Labour de Blair est une tentative de re
trouver une nouvelle base intellectuelle, rao
et

raie,

avec

des attaches et des

sources

profonde

dans la culture

anglaise. Il défend un nouvc
Etat-providence, de nouvelles politiques de so
lidarité, en ayant accepté d'enterrer le premie

Labour, fondé sur la culture de classe. Pour e;
arriver là, il a fallu d'énormes défaites du mou
vement travailliste. C'est un peu différent au:
Etats-Unis, mais l'enjeu est aussi de récupéré
des valeurs antérieures sur de nouvelles bases

�Linha
Lecturas

Imaginòt

4e trimèstre de 1997
Commentaire

Eh voilà !

:

missime

La culture

n'apparaît chez
Taylor parlant des commu¬
nautés qu'avec les adjectifs
"locale" et "étroite",
comme

accolée à

ou

une

Lévitan

bien

classe

ne peut que
leur
souhaiter (lui et ses con¬

Hubert Bonisseur
ri

U

d'avertissement bénin à

seillés) d'avoir un jour, pour
détourner une expression de
Michel Serres et consort,
"accès à la culture", c'est à
dire

en

fait avoir accès

au

envies, ses créa¬
tions, sa vie, excusez du
peu... Regard condescendant
qui aimerait que chaque
groupe humain reste bien
déterminé, avec sa petite
(sous ?) culture dans ses
placards, à ressortir de
temps à temps ("récupérer
des valeurs antérieures"!)
Ça ne vous rappelle rien ?
Terrain pour le moins glis¬

peuple,

ses

sant.

Quand on met ce
discours en parallèle avec
les propos d'Henri Meschonnic publiés dans le pré¬
cédent numéro de la Linha,
on mesure le chemin qu'il
leur reste à parcourir.
Notez également
1'"appartenance à des com¬
munautés" établissant

l'identité. Un tel regard très
conservateur a été battu en

brèche notamment par

Daziron
sur

grâce à

son

Alain
travail

l'identité communale*.

Ce

qui reste à acquérir de la
part des principaux leaders
politiques occidentaux est
donc d'une importance
déconcertante.
Pendant

temps
les démagogues gagnent du
terrain, et Taylor leur four¬
nit des
*

armes.

ce

L'expérience de Larrazet

Contribution à la recherche
15 F de port.

ils

rien à

Notes, la revue de la
Sacem, est consacré

aux

"Joueurs de mots"

duisez

enfants

les

paroliers de poin¬
française les
plus portés sur l'harmonie
:

En d'autres

te de la chanson

imitative, le calembour, l'alli¬
tération, le chiasme, la réver¬
sion, l'assonance etc...). Ce
numéro hors-série est

agré¬

menté d'interviews touffues
en

foi

forme de
et

professions de

d'extraits de chansons

que l'on a voulus représenta¬
tifs. Le premier tiers de la

flapis de papi Jean

Bruce *.

(tra¬

termes et

d'autres vocables, les

sous

se

ressemblent

tous

par

-

production, s'entend - à
croire qu'ils se copient les
uns les autres) nous offrent
du Trenet très

relâché, du

Vian totalement viandé, du

applaudirons des deux mains
jusqu'après notre mort :

Gainsbourg bougrement dis¬
tendu, du Boby Lapointe
assez peu
pointu et du SanAntonio salement fatigué.
Qu'on en juge plutôt à travers

Charles

une

revue

traite des

anciens,

grands

ceux que nous

Trenet, Boris Vian,

Claude

Nougaro, Serge
Gainsbourg, Boby Lapointe,
Jacques Prévert, Jacques
Lanzmann, tous les panthéonisés à

juste titre

; les deux
présentent
fièrement leurs supposés héri¬
tiers
la jeune garde, quoi !
Las ! nous avons porté à cet
objet toute l'attention qu'il
paraissait mériter à première
vue (c'est-à-dire une lecture
des plus attentives), mieux !
nous l'avons épluché avec
les
instruments adéquats (à
autres

tiers

nous

-

savoir

une

breuse), et
sommes

méditation
par

ainsi

nom¬

nous

fondés à déclarer

hautement et néanmoins

ces

en

lieux les enfants turbu¬

lents de

Serge Gainsbourg et
Nougaro seraient
âprement déçus, de fait ils ne

més de la

sélection de titres

rue

de

dire,

on la boucle.
-3) Comme disent

leur

amis anglo-saxons :
"Depuis longtemps la françai¬

nos

se

chanson

est dans le malaise."

H.B.

:

"Seuls les tilleuls mentent",
"Faux

rêveur", "Envie
d'ailes", "D'un coup d'elle"

(!), "Pagaie la pagaille", "Les
filles électriques", "L'automodébile", "L'indépendantriste", "Europe et haines",
"La maladie de la mélodie",
"Tes états d'âme Eric",

"Vague à l'homme", "Le
guépard", 'Ta page
nocturne", "Heureux qui
communique", "Sous le saule
music", "Homlet", "L'adju¬
chant du

dant

Gereux", "Léon Camé",

"Psy cause", "Solide Terre",
"Climats

cléments", "Les

portes du

pénis entier",

"Messieurs d'âme", etc....
Foutrebleu ! C'est à
vous

-

sur

Maison de la

culture 82500 Larrazet

jeunes paroliers de chansons
portraiturés par Notes (nous
n'en désignerons aucun tant

petits MallarLappe) :
-1) Le jeu de mots,
si génial soit-il, ne saurait être
une fin en soi,
excepté pour
les pâteuses conversations
d'après-boire ; il n'est qu'un
moyen parmi d'autres, une
force d'appoint (tout au plus).
-2) Quand on n'a

feraient que croiser, au détour
d'un couloir furtif, les petits-

Le dernier numéro de

cidement que ceux
s'attendraient à rencontrer

les identités communales, 70 F
+

l'adresse des

pla¬
qui

(J-M B)

"Un meuble

garanti

pour long¬
temps", nous sommes assez
proche de l'admirable :
"Comment vas-tu... yau de
poêle ? Et toi... le à matelas?"
Conclusion (en for¬
me de rappels
rapides et

Petite note

sociale. On

:

est

faire regretter

barbifiante chanson

la très
engagée

d'antan !

Enfin, si nous
loin du subli-

de Claude

sommes encore

43

*

Jean Bruce

:

auteur de

d'espionnage très en
vogue dans les années 60. Les
plus chenus d'entre nous se
souviennent probablement de
romans

lui et

savent aussi que son
anticommunisme gros grain
et son érotisme à l'arraché

firent moins pour sa

gloire

que les titres éléphantesques
de ses ouvrages, dont le plus
beau fleuron demeure
conteste

Singapour.

sans

Cinq gars pour

�Linha

Imaginòt
Lecturas

4e trimèstre de 1997

Un scandale ?

Ce livre va faire scanda¬
le. A

façon

sa

: un

scandale silencieux.

Car il y a gros

à parier que
l'intelligentzia mondaine va
se
dépêcher de ne pas en par¬
ler. Et qui pourra briser
l'omerta ? Tous les idéo

-

çaises sourdaient du français,
langue de la clarté, langue de
l'ordre "naturel" de la pensée
(suj et-verbe-complément),
langue de la lumière (d'où,
justement, les Lumières),
langue de l'universalisme. On
ne peut pas plus caricaturale-

Festival d'Avignon • Débat nourri à l'initiative des communistes
confronté leurs opinions • Le « off» continue.
«

logues habituellement en
concurrence médiatique sau¬

l'envers. Dans

avec

ront se serrer les

est son travail le

coudes, face

essai, qui

plus acces¬
large public,

entreprise qui ruine les
fondements théoriques de
leur pensée, donc aussi leur
bizness. Quant aux pros de la

sible à

dénonciation, l'enfer leur

d'aujourd'hui, et les plus
grands, médiatiquement ou
éditorialement (tirages) par¬
lant. Avec une profondeur
d'analyse (et donc de dénon¬

une

échappe

: ici pas de maî tresses secrètes ou de finance¬

ments occultes dont on

rait révéler

pour¬

spectaculairement

un

très

ciation, et donc

publier les photos crous tillantes d'une grande faillite
intellectuelle, qui marque

creux

indélébilement

dans le monde...

).

Pourtant

chonnic,

que

depuis 500

les hommes de culture fran¬

çais couchent
me :

avec un

fantô¬

celui du "caractère" de

la

langue française, notion
vide de sens sur laquelle s'est
construit

non

seuleument

toute une politique linguis tique, littéraire, philosophique
et plus largement culturelle,

interne à la nation, mais aussi

système de justification de
empire. C'est encore
aujourd'hui dans cette fable
que s'ancrent les ambitions
de rayonnement universel de
la culture française (cf. l'idée
un

notre

de

-

la gauche

ces

femmes exclus

politique française. On

alternances-sanctions dans l'ur¬
ne. En 1983, la rigueur est mise
en place, suivie en 1986 par la
première cohabitation avec la
droite, puis c'est 1988 ; alternan¬

en

ce-sanction

de

avec

la victoire des

socialistes, puis en 1993 nouvelle
alternance avec Edouard Balla¬
dur. Et Chirac qui fait campagne
sur le changement l'emporte sur

rival, qui mène cette année
gauche doit
gouverner en tenant compte des
nouveaux rapports avec les ci¬
toyens, c'est-à-dire gouverner
autrement pour faire en sorte
que cesse ce zapping électoral.
Sinon ce sera pain bénit pour le
Front national. Quant à la cultu¬
re, puisque nous sommes à Avi¬
gnon, le nouveau ministre,
M™ Trautmann, a envisagé de
nouvelles orientations, notam¬
l'alternance... La

Une faiblesse cepen¬

dant, à

mon sens,

et que

je n'ai

pu voir que grâce à ce que
Meschonnic m'a appris dans ses
:

la sous-estimation du rôle

repoussoir qu'ont joué les
langues dites "régionales", et au
1er. rang desquelles l'occitan,
dans la formation de cette idéo¬

logie du français et de ses pra¬
tiques (Académie Française, épu¬
ration, peur de l'étranger, etc... ).
Au 17ème. siècle, le latin

le
Paris et la
même temps

rééquilibrage entre
province, mais en
elle confirme d'im¬
portantes suppressions de cré¬
dits. Sérieux problème. Douche
froide que n'ont pas appréciée, et
pour cause, les professionnels. Il
ment sur

n'est

plus l'adversaire - Malherbe le
: "il faut dégasconniser la
cour ", (après
Henri IV). Derrière
le gascon, c'est l'occitan qu'il
dit

faut voir, et des milliers de gens.
une civilisation. Dommage

ne

Et

que

expliquer cette situation. Il faut
également lutter contre. Mais

Meschonnic n'est pas pris la
de ça. C'est notre faute.

mesure

seuls. Il faut se demander
qu'elles peuvent être les ressour¬
ces qu'on peut dégager
pour que
la puissance publique assure sa
mission, pour que soit mis en
place, non seulement avec le 1 %,
iihé véritable politique culturelle.
pas

Henri Meschonnic

:

suffit pas de se référer aux

gouvernements antérieurs pour

De la

langue française.

francophonie).
Les valeurs fran

que

côté la crise de la
citoyenneté, une sorte de zapping
électoral, avec la multiplication
de plus en plus en plus rapide des

de

ans,

ce

™.™undi 2* juillets

note, à

ceux

même si

rapports

son

livres

peut
apprendre, en lisant Meson

de la vie

Claude Sicre

notre histoire

jusqu'aux problèmes les plus
aigus du moment, (Europe,
immigration, domination de
l'anglais, rôle de la France

-

de penser ensemble

les citoyens

hommes et

ces

proposition) stupé¬
fiante d'intelligence.
-

nouveaux

Il faut voir

idéologies du passé, s'affron¬

l'existence. Pas possible de

culture, citoyenneté, changement • Optimistes et inquiets ont

peut faire et cotmneilt motiVef '

Meschonnic, au-delà des
te directement à

menu,

Bernard Vasseur
De

à

Au

Culture, citoy enneté, changement »

Prendre le temps

ment mettre les choses à
cet

•

(voir extraits page 50)

44

Commentaire

:

Bernard Vasseur, membre
du Bureau

politique du PCF
responsable du secteur
"culture intellectuels", s'in¬
quiète pour "la province".
et

Pas étonnant que son

inquiétude s'exprime dans
le cadre du festival

d'Avignon (voir ce qu'en dit
Félix Castan dans

ce

page 26).
condescendant

lui

ro

encore

ment

numé¬

Son regard
ne

a

pas

permis de lire juste¬

Félix Castan

et de

comprendre

que le contraire
du centralisme n'est pas "la

province", mais qu'il s'agit
du même phénomène. A
partir de là, il est impos sible que son "rapport avec
les citoyens" soit très "nou¬
veau" puisqu'il ne peut voir
que des "provinciaux".
(J-M B)

�Linha

Imaginòt

4e trimèstre de 1997

Eric Holcter

Michel Serres

et

Bonnes et mauvaises
nouvelles

Lu
"Midi-Pyrénées,

terre de ren

-

contre et création". Les Assises de la

Culture. Editions Privât.

La brièveté est un art où excelle l'auteur de
où s'exerce, à ses risques et périls, le

« Jours en douce »
philosophe d'« Hermès »

et

ichel Serres

oral,

comme on

stade

: sa

le dit du
sensualité passe par

populaire à la
agenais ajoute à ses ti¬
écologiques colore, au pastel, ses vi¬
brants plaidoyers pour le métissage. L'homme
porte l'épée avec le panache de Cyrano et
s'enflamme à la manière de Nougaro. C'est un
Gascon cathodique. Chaque fois qu'on lui
offre un micro et une caméra, ce croisé de
rades

accent

et

Navale

et

de Normale

a

la

vertu

Il faut lire

de rendre la

prendre

métaphysique sympathique, les mathéma¬
tiques humaines et l'amour universel.
Pour des raisons paradoxales, Michel Serres
contrarie, dans ses livres, sa nature prodigue, sa
bonne humeur et sa fonction
pédagogique. Ce
contempteur des cuistres a souvent la plume
lestée de plomb. Il parle comme un conteur des
Causses à la veillée, mais il écrit dans un sabir
où la métaphore clinquante le dispute à la réfé¬
rence tape-à-l'œil. Ses auditeurs sont sous le
charme, ses lecteurs sous perfusion.
On espérait qu'en s'aventurant sur le tard,
et après une trentaine d'essais, sur le terrain de
la littérature, l'auteur du « Tiers instruit »
sacrifierait ses maniérismes et allégerait sa
prose. Malheur, il en rajoute ! Va-t-il se pro¬
mener

à Belle-Ile

au

mort

Pivot, dans
nous

sa

»

pas

osé

infliger pareil baragouin.

C'est que

Michel Serres ne veut pas faire
-êver, il veut épater. Il sort son vocabulaire
M. Homais exhibe son mémoire
sur le cidre et sa croix d'honneur : en bom¬
bant le torse. Ici, on est donc prié d'admirer
des « émaux champlevès », d'écouter « la mutité
comme

de la montagne »,

d'observer des bœufs qui
soc défonce les
sillons de ce boustrophédon dont [sic] les zigzags
tissèrent l'écnture primitive » [pauvres bêtes !] et
d'apprécier, tout en pagayant, « les appoggiatures »
d'un torrent musical. Quand le cruciverbiste
est à sec, l'imagier prend le relais. En comparaison,
Luc Besson, c'est Jean-Marie Straub. Dans les
pi.ys froids, « la glace miaule comme une femme
qui se plaint de l'amour » et, plus loin, * les glaciers
vêlent leurs icebergs ». On conviendra que le
tirent

« une

charrue dont le

m I LE NOUVEL OBSERVATEUR

manqué.
grandeurs

d'établissement,

cet académicien avait l'occasion
d'écrire un livre joyeux et limpide. Il a préféré ici
mettre du strass sur ses souvenirs de
voyageur et de
la morale de pacotille dans ses nouvelles, où le
corps

des

sienne
ment,

Même Bernard

dictée annuelle, n'eût

les édi¬

ces

Actes pour com¬

qui se passe dans les têtes :
Beaucoup d'idées chez les gens
du terrain, mais qui ne vont jamais
jusqu'au bout, c'est-à-dire qu'on aligne
les petites bonnes idées - et bonnes cri¬
tiques - partielles sans jamais construire
une stratégie qui les relie les unes aux
autres et qui leur donne une efficacité
d'action. Comme s'il n'y en avait pas
besoin. Comme si on n'était pas dans un
système particulier, avec ses grandes
logiques qui déterminent les petites, à tout
moment. Le système qui régit tout est
inaperçu, donc incritiqué, donc irréfor-

est douloureux et le rendez-vous
Car à 67 ans, ayant fait le plein des

spectacle

mois de décembre que,

des vivants.

ridicule,

ce
-

pensif face à l'Océan, il note : * Par la lessive
pérenne des amours interfaciales que la mer fait au
■roc et au sable, Vesvran découvre
l'émergence et
ennoie la

titre

nous

Région Midi-Pyrénées dans l'année 1996.
Plusieurs ateliers, (arts plastiques, audio¬
visuel, culture et territoire, langue et cultu¬
re occitane, lecture,
patrimoine, spectacle
vivant) + compte-rendus des assemblées
plénières.

devenu

télévision, où son

ce

présentent les actes des
Assises de la Culture, organisé par la

philosophe

!;J
la bouche. Il doit d'ailleurs
la d'être

\J
f

g
i"

est un

Sous
tions Privât

paysans est « héroïque », où la vie pari¬
comédie hypocrite », où la presse

est « une

où la ville détruit, où le progrès menace et
se méfier des «
faux dieux de la richesse, de

où il faut
la

puissance et de la gloire ». C'est que Michel Serres
les temps d'avant l'électricité et la télévi¬
sion, quand « l'humanité habitait le monde, terre ou
mer » ; il a le
regret poussif et le poncif pompeux.
JÉRÔME GÀRCIN
Nouvelles du inonde », par Michel Serres, Flamma¬
rion, 272 pages, 100 F. «Jours en douce », par Eric

mable. Des souhaits...

regrette

Les politiques, souvent de
bonne-foi, sont perdus. Ils se noient dans
-

«

l'évaluation de la faisabilité des idées

Holder, Flohic, 96 pages, 98 F.

venues

du terrain, ne théorisent rien, ou

plutôt, laissent théoriser à leur place (idéologiser), leurs spécialistes, leurs grands

A Mr Jérôme Garcin

noms.

Monsieur,

article

Voilà, on vous a pris cet
qu'on trouvait bien (sur

Serres).
C'est

dommage

aussi

que vous

(et clair)
attaquer à d'autres (qui
entourent, pourtant).

soyez pas

en verve

pour vous
vous

Claude Sicre

Les

spécialistes, eux, sont plus
de la marche du systè¬
me
auxquels ils sont totalement acquis,
(c'est leur formation, leur savoir-faire,
leur gagne-pain). On est atterré par les
conclusions qu'ils tirent des débats. Le
pire étant Marc Bélit et surtout, plus naïf,
Jacques Rigaud, choisi comme personnali¬
té patronesse, qui enfile les clichés comme
des marguerites à pourceaux.
-

au

fait des ravages

Petit extrait de l'atelier Culture et
N.B.: Vous aussi, vous auriez
besoin de lire Meschonnic (cf
pages

précédentes

et

suivantes).

45

Territoire où je

suis intervenu

:

C.S.

�effectués dans cet
abordé justement le pro¬
blème de la formation qui est essentiel pour pouvoir, en MidiPyrénées, préparer nos enfants à cette initiative de créativité, et
faire que demain ils soient capables d'affronter et d'aborder les
Donc dans les travaux que nous avons

atelier Culture et territoire, nous avons

cultures internationalement.

lettre de l'Off
qu'il y a un élément du débat sur le territoire
qui existe aujourd'hui et qui, je crois, est un enjeu central. Les
réseaux qui maillent le mieux le territoire aujourd'hui, ce sont
l'école et la télévision. En quelque sorte, à partir du moment où
l'on se pose des questions sur la culture dans le territoire, il faut
peut-être aussi se demander ce que l'on attend de la télévision et
Pierre-Yves Monin, La
Il

me

de l'école

semble

en

matière culturelle dans ce territoire.

suis pas d'accord avec Mme Yanne
n'est pas fabriquer des produits,
la culture
c'est peut-être plutôt développer une pensée autour de la culture.
Il y a universalité de la culture et je me demande si la bonne ques¬
tion n'est pas la formation à l'histoire de l'art pour faire en sorte,
non pas que demain les individus soient capables de fabriquer de
la compétitivité internationale, mais de se positionner par rapport
Il

me

Rebeschini,

au

En Atelier

Midi-Pyrénées, terre de rencontre et de création

100

semble, et là je
que

ne

ce

monde.

Jean

Gibergues, association culturelle en Aveyron
Je voudrais revenir sur les fonctions culturelles dont

parlé tout à l'heure.Vous les rattachez au schéma d'une
étoile à partir de Toulouse qui diffuserait dans les différentes
directions de la région. Je ne voudrais pas que ce schéma soit le
schéma directeur de notre action culturelle sur le territoire. Dans
la fonction création, il peut y avoir d'autres centres que celui de
Toulouse, et ceci dans les différents domaines de la culture. Dans
la formation il peut y avoir différents centres qui ne seront pas
forcément toulousains. Je crois que c'est très important. Et pour
la diffusion, j'y vois la difficulté d'avoir simplement un centre de

vous avez

création

et de

exemple

en

101

mi

diffuser partout la même création. Il y a, par
matière de spectacles vivants, d'autres scènes, dans
d'autres villes que Toulouse qui peuvent être un point de création
et diffuser à leur tour. Voilà ce sur
quoi je voulais attirer l'atten¬
tion : ne pas rester sur un schéma avec un centre et des rayons qui
partiraient dans toutes les directions, mais penser que d'autres
centres de création et de diffusion peuvent
se trouver dans la
région, et dans différentes disciplines.
Marc Belit
L'atelier
c'était

ce

a

dit, très précisément là-dessus, que la logique,
en étoile et
que le souhait, c'est effectivement

schéma

d'établir des réseaux

et

d'avoir des têtes de réseaux.

Simplement
lorsque l'ensemble des ressources, des artistes, des
moyens et des équipements se trouvent dans une ville centre ou
dans une capitale. Comment faire pour que cela circule ? C'est là
un vrai problème. C'est le débat
qui a eu lieu au sein de l'atelier.
comment faire

Martine

Coste, Compagnie II était trois fois
Depuis quelques années, je fais un travail en milieu rural
essentiellement. Pour rejoindre ce qui a été dit par rapport à la
centralisation, si je puis dire, de la ville de Toulouse, nous
sommes confrontés à un problème.
Par exemple, je viens d'ap¬
prendre que Toulouse va se doter d'un nouveau théâtre, alors que
des départements n'en ont pas. Dans le Lot, il y en a deux, et l'un
est fermé pour cause de travaux, dont on ne sait
quand ils vont
commencer.

On

parle de diffusion par rapport aux scènes nationales ;
important, mais le travail en milieu rural, étant donné le peu
de structures au niveau du département, est très difficile. Nous,
par exemple, opérons essentiellement l'été mais nous aimerions
beaucoup pouvoir opérer aussi tout au long de l'année...
c'est

Marc Belit

Est-ce que vous voulez soulever le
ment en milieu rural ?

problème de l'équipe¬

■mmm

mm

�S
102

Midi-Pyrénées, terre de

de création

rencontre et

En Atelier

Martine Coste
Problème

sommes

d'équipement oui, mais aussi le fait que le dépar¬
au sein de la
région Midi-Pyrénées.
pénalisés en raison de notre éloignement par

rapport à Toulouse.
Bruno Boutrolle, maire adjoint de Moissac
Vous avez évoqué à plusieurs reprises le rôle de Toulouse
dans

région. Je voudrais vous rappeler le rôle des petites villes
que sont nos villes de Midi-Pyrénées entre 10 000 et 15 000 habi¬
tants. Elles jouent un rôle très important en matière culturelle
pour la commune et pour un certain nombre de villages environ¬
nants. Que seraient ces campagnes sans l'école de
musique, sans
la bibliothèque, sans le théâtre, sans le cinéma quand il existe ? Et
évidemment toutes ces petites villes ont beaucoup de mal à faire
vivre ces équipements lourds sur les seules finances communales.
Aussi, si la Région devait réfléchir à une redéfinition de la façon
d'irriguer et d'aménager le territoire en matière culturelle, je
sa

voudrais attirer

son

3

Marc Belit

tement du Lot est excentré

Nous

103

attention notamment

sur

l'aide à l'installa¬

tion, à l'amélioration de petites salles de spectacles, et aussi
le domaine du cinéma. Car le cinéma

en

milieu rural

sur

est aussi un

élément

important de la culture. Nos cinémas se meurent les uns
après les autres ou sont repris par des collectivités locales. Ce
n'est pas forcément bien. Lorsqu'un privé se bat pour faire vivre
son cinéma, on est souvent bien démuni
pour l'aider à passer le
mauvais cap.
Claude Sicre, Institut d'études occitanes
La

première chose que je dirai c'est que vous recevrez à
tirage d'un journal spécial qui sera distribué à toute
l'assemblée, pour les Assises de la culture mais aussi pour le
14 h le

mouvement des intermittents du

spectacle. Je dirai tout de même
que je viens d'entendre de votre part, M. Belit, un discours
provincialiste dans le contenu et l'attitude...

6

C'est le compte rendu du travail d'un atelier.
Claude Sicre
Je maintiens qu'il s'agit d'un discours
provincialiste
puisque nous savons très bien comment le rapporteur et les
responsables de la présentation influencent eux-mêmes le
discours. C'est très

net

montre tout de suite. Ce

dans la présentation. D'ailleurs,
discours

est

provincialiste

je le
la

parce que

région, dans votre discours, est tournée vers elle-même. Elle se
regarde elle-même et essaie de voir ce qu'elle pourrait faire pour
elle-même. Nulle part, il n'a été question d'ambition nationale
sauf à un certain moment, en ce qui concerne des
individus, où
vous regrettez qu'il
n'y ait pas assez d'artistes qui portent loin la
parole de la région.
Vous n'avez pas parlé du rôle de la

région en France.
Quelle est donc votre conception de la culture ? La culture n'est
pas quelque chose qui se fabrique et se construit partout sur le
territoire et qui ensuite fait des synthèses dans les
capitales, mais
c'est une culture déjà faite et qui se diffuse. C'est une
conception
très ancienne, qui a été portée par Malraux dont on
parle
beaucoup aujourd'hui. Je vous rappellerai le discours de Malraux
à Grenoble, lors de l'inauguration de la maison des
jeunes et de
la culture, en 1966. Il a dit que toute son action visait à faire
disparaître dans les dix ans le mot « hideux » de province. C'est
l'ambition suprême, c'est l'horizon que Malraux nous a donné.

13

Cette conception se retrouve

lorsque l'on pose la question
de l'irrigation. Mais en posant cette question, on
risque de
provoquer des discours localistes, parfois ruralistes, de personnes
qui vont se sentir condamnées, occultées ou méprisées par ce que
l'on appelle la capitale régionale, c'est-à-dire Toulouse. Cela
risque d'entraîner des discours de petite concurrence. Je pense
qu'il faut renverser les choses. Premièrement la culture n'est pas,
comme vous le dites, une chose, il
n'y a pas d'accès à la culture

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�Midi-Pyrénées, terre de

104

rencontre et de création

la seule raison que la culture c'est un rapport. Si on
comprend que la culture est un rapport on ne peut plus parler,
comme on parle ici et ailleurs, d'accès à la culture. Si on ne parle
plus d'accès à la culture, et si on sait que la culture est un rapport,
on ne parle plus d'irrigation.
pour

Au lieu de faire la division entre

Toulouse, les départe¬
ments, les petites villes et toutes les actions, on fait l'union en
disant que la culture se construit partout mais qu'elle a besoin de
centres, notamment pour irriguer les provinciaux, parce que tous
les gens de la région, où qu'ils soient, sont porteurs de la
construction de la culture

française et qu'ils ont besoin de centres
pour
rassembler, pour parler, pour se confronter tout
simplement. Hélas, ici les discours tenus datent d'hier et cette
conception veut, au contraire, que l'on prenne les choses qui
existent déjà et qu'on les donne au petit personnel. C'est une
politique de provincialisation. Elle était peut-être valable il y a
quelque temps, mais aujourd'hui ce n'est plus possible. Monsieur
Claret a parlé de la mondialisation, mais ça fait longtemps que
nous y sommes, longtemps
que avons des disques et des livres du
monde entier, ça fait longtemps que l'égalité de la confrontation
aux œuvres est faite. Et ce n'est plus la peine maintenant de
parler en termes de diffusion et d'irrigation comme ça, il faut
parler en termes contraires, et se demander : qu'est-ce que
Moissac, qu'est-ce que Toulouse, qu'est-ce qu'Albi apportent à la
culture française et qu'est-ce que Toulouse doit faire dans cette
stratégie ? Eh bien, Toulouse doit aider à faire la concentration,
la réunion de ces esprits pour faire des synthèses qui ne
s'opposeraient pas à la culture nationale. Car la culture nationale
ne doit pas être qu'une. Si elle est une, on en arrive à la pensée
unique. Il faut que la culture française soit nourrie de divers
affluents. Midi-Pyrénées doit faire des synthèses qui tendent à
l'universalité. Pas l'universalité simpliste qu'on nous propose,
déjà faite, mais celle que feront tous les acteurs de la région
ensemble. De cette réflexion, de ce constat sortira le reste,
se

En Atelier

la

105

formation, l'observatoire culturel, les équipements. Ils sortiront
pensée où ils seront réunis avec de grandes ambitions.

d'une

Marc Belit
Il y a

des choses intéressantes dans
en discuter posément
plutôt

vaudrait mieux
une

ce

dites, il
lancer dans

que vous

que

de

se

polémique.

Claude Sicre
Les textes que vous
ou

ailleurs

écrivez, les propos que vous tenez ici
développent des concepts que je ne partage pas.

Marc Belit
Je suis

prêt à

discuter avec vous mais pas maintenant.
Assises, je ne fais que rapporter les travaux
d'un groupe de travail où beaucoup de personnes se sont
exprimées. Vous avez dit des choses intéressantes et vous avez été
Dans le cadre de

en

ces

entendu.
Gisèle
«

Lacombe-Bistour, enseignante à l'école

La Calandreta
Je vais être

»

un peu moins directe, et je
regrette, par rapport
j'entends, que l'enthousiasme de Claude Sicre ne passe
pas. Quand j'ai lu que la culture est avec l'école l'un des enjeux
majeurs de la République, c'est une chose que je peux penser
aussi et je rappelle une phrase : la culture se construit partout. Il
se trouve que nous avons construit les écoles Calendretas en ser¬
vice public, gratuit et laïque. Nos trois axes de travail principaux,
dans ces écoles Calendretas sont : la langue occitane et la langue
française, et la séquence Lenguos (en occitan) pour le monde
entier. Je crois que nous sommes une composante positive et
créatrice originale dans le système de l'école de la République, et
je voudrais dire qu'aujourd'hui nous ne sommes pas reconnus
comme composante de cette école. Et par mon intervention
aujourd'hui, je souhaite que l'ensemble des personnes, pas

à

ce

que

�Midi-Pyrénées, terre de

106

rencontre et

En Atelier

de création

seulement occitanes, mais l'ensemble des personnes veuille
bien reconnaître notre travail sur le terrain et que nous soyons

Marc Belit

totalement composante

comme

de cette école de la République.

Vous voulez dire

vous

107

qu'ils pourraient être d'autres instances,
ou de Conseils
généraux. C'est ça que

des élus de ville

voulez dire ?

Renaud

Carrier, historien du droit
Les problèmes qui ont été évoqués jusqu'à présent font
penser à certaines problématiques importantes : la culture
officielle nationale, les risques d'une culture officielle régionale,
et il me semble que l'objectif de ces Assises est d'éviter de dévier
vers ces cultures officielles régionales. L'un des problèmes
majeurs des différents inventeurs de la culture, des auteurs, des
artistes, c'est celui de se faire entendre, c'est le problème du
financement, et ce financement est divers : par des subventions
communales, départementales et régionales. Il me semble qu'à
partir des projets qui semblent se dessiner à la suite des premières
réunions, il y a la question d'un observatoire culturel. La question
d'un lien entre les différentes institutions qui financent les projets
permettrait de limiter les risques de culture officielle régionale,
départementale ou communale, et permettrait sans doute de créer
une sorte de dynamique et de respecter des traditions locales et de
mettre en jeu la diversité. C'est donc le problème de ces liens
entre les institutions, entre les politiques, les associations qu'il me
paraît important de mettre en place.
Marc Belit

préciser votre pensée, ça veut donc dire que vous
la Région a un rôle à jouer, des initiatives à prendre
dans la convergence des moyens et dans la convergence des
approches et des différentes collectivités. C'est ça que vous
Pour

pensez que

voulez dire ?
Renaud Carrier

Il

semble qu'à l'intérieur d'un observatoire culturel, il y
place aussi d'une commission avec des élus et des
associations, mais des élus qui n'appartiennent pas uniquement à
la Région.
me

aurait la

Renaud Carrier

Oui, il faudrait créer des liens entre les acteurs et les
financeurs, les mécènes — même s'ils sont institutionnels.
Marc Belit

Est-ce que vous avez en tête la création d'un centre de
ressources ou

simplement

un

outil administratif ?

Renaud Carrier
Un outil de

dialogue

pour

tenter de respecter la diversité.

Marcel

Garrigou, CIC Toulouse
n'y a pas beaucoup de chefs d'entreprise dans la salle
mais, si vous le permettez, je voudrais revenir sur le thème
culture et territoire pour donner une information à certaines des
personnalités qui sont là et pour rappeler que, à mes yeux,
lorsqu'on dit culture et territoire, je suppose qu'il s'agit
Il

d'activités culturelles et de territoire, la « culture » étant un thème

quasi philosophique.
Je voudrais

rappeler

que

la chambre de

commerce et

d'industrie de Toulouse, depuis dix ans, a créé une
dite Économie-Culture car nous pensons que dans

commission
les années à
venir les activités culturelles vont prendre une importance consi¬
dérable. Ces activités vont être une des clés du développement
économique. Ceux qui ont assisté au septième forum internatio¬
nal du décloisonnement économie-culture à l'Hôtel de Région,
les 21 et 22 octobre 1996, ont entendu de très nombreuses
interventions, y compris celle de notre ministre, pour indiquer à
quel point le développement des activités culturelles était lié au
développement local, c'est-à-dire à l'aménagement du territoire.
Je n'ai pas assisté aux ateliers préparatoires et ne sais
pas si ces thèmes ont été évoqués, mais je pense que dans des

�comprendre le rôle de l'impérialisme culturel français
(universalisme) sur le nationalisme pangermain. (C.S.)
De notre intérêt à

La diffusion du

Europe, au grand xvifXVIIIe siècle, et surtout les guerres de Napoléon suscitent une
réaction identitaire, ce que Baudouin de Courtenay a appelé
divers " panismes " agressifs, du genre pangermanisme,
panslavisme, panpolonisme 43 ».
français

en

«

Le thème initial

est

la succession dans l'élection, l'inver¬

sion

messianique du sommeil en éveil, vers la revanche d'un
peuple. Pour l'Allemagne, deux textes sont fondateurs : la
Germanie de Tacite, dont le manuscrit est découvert dans un
couvent allemand en 1455, et la traduction de la Bible
par

Luther, qui donne

messianique à cette langue
comme à cette nation 44 ». Le
peuple allemand devient un
Gottrèigervolk, un peuple théophore. Porteur de Dieu. Leibniz
écrit : « Que l'Ecriture Sainte puisse sonner en quelque langue
au monde mieux qu'en allemand, c'est
ce que je ne puis imagi¬
ner 45. » Herder
réagit dans plusieurs écrits contre l'aliénation
de sa langue par la langue française. Rivarol n'en voyait que
l'effacement :
C'est des Allemands que l'Europe apprit à
négliger la langue allemande » (p. 44/132). Mais pour Her¬
der, « la langue française est, de toutes, la plus rigide, impuis¬
sante
qu'elle est pratiquement à traduire, à se prêter aux
autres ; langue éternellement infidèle46 ». Le rapport à la
langue est inséparable du rapport à la littérature et à la
nation. Il produit vite un nationalisme linguistique, qui
exclut les autres langues : « Chaque homme n'a qu'une mère,
il lui suffit d'une langue maternelle 47 », écrit Friedrich Ludwig Jahn. Jahn est proche de Fichte. C'est le Volkstum
(populisme) contre le cosmopolitisme. Le mythe de l'alle¬
mand, seule langue philosophique après le grec, cette captation du génie philosophique, est une forme de grammatisation de la guerre des langues. Le thème est
plus occulté
qu'exorcisé par la philosophie contemporaine .
«

« un statut

Intéressant pour nos nationalistes occitans, ce passage. Je suis en léger
désaccord avec Meschonnic : "il y £ des natipns à plusieurs langues",
écrit-il. Je dis moi que TOUTES les nations ont plusieurs langues. Ce

£

n'est pas une

(D-

exception, c'est la règle. Historique. Caché par les idéolo¬
gies nationalistes, justement.
Par ailleurs (et donc) surestimation (chez Saussure, etc) du
rôle de la langue dans la formation/le développement/la reproduction
de la nation. Qui est dans la logique du P.N.O. Mais qui est anti-histo¬
rique : les nations à plusieurs langues (toutes), les diverses nations de
même langue (Australie, Grande Bretagne, Irlande, U.S.A. ; Espagne,
Colombie, etc). Meschonnic en parle plus loin. (C.S.)
La

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langue-nation

LANGUE, se prend aussi quelquefois pour Nation. Ainsi en
parlant des différentes Nations de l'Ordre de Malte, on
disoit, La Langue de Provence, La Langue d'Auvergne, La
Langue de France, d'Arragon, etc. » — cette indication
curieuse, particulière, du dictionnaire de l'Académie dans sa
cinquième édition, de 1798 18, indique pourtant un rapport
général, massif, unificateur, de la langue à la nation, de la
nation à la langue. C'est par ce rapport que la
langue est une
notion politique.
«

Quand Benveniste écrit

:

«

les signes de la société

peuvent être intégralement interprétés par ceux de la langue,
non
l'inverse. La langue sera donc l'interprétant de la
société 19 », il prend la suite — tout en disant
beaucoup plus —
de Humboldt, qui définit la nation comme « une forme spi¬
rituelle d'humanité caractérisée par une langue déterminée et

qui s'est individualisée en relation avec une totalité faite
d'idéalité 20 ». Une réciprocité : « les langues quant à elles ne
sont
produites, consolidées et modifiées que par les nations,
la distribution de l'espèce humaine en nations n'est rien

d'autre que sa distribution en langues 21 ».
Vérité schématique. Il y a des nations à plusieurs
langues. Mais il reste, généralement, qu'il y a une même his¬
toire, un lien fondamental entre une nation et sa langue : « la
force qui pousse à former telle nation déterminée ne peut

parvenir, intérieurement à se développer, extérieurement à se
communiquer, que dans la langue coextensive à cette nation,
dans telles sonorités, telles liaisons analogiques, telles incita¬
tions symboliques, telles lois déterminantes 22 ». Cette rela¬
tion est une tension, entre « une aspiration à l'unité et à la
totalité 23 » et, chez Humboldt, un rejet de toute téléologie,
un
rejet du théologique.
Ce qui ne l'empêche pas de tomber dans le piège d'une
pensée analogique, quand il rapporte la prononciation

&lt;/&gt;

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�242

DE LA LANGUE

anglaise

FRANÇAISE

de la liberté politique des Anglais : « L'into¬
indiquée si fortement [...] sans cesse élaborée
s'accorde ainsi parfaitement avec l'effort
par la nation
soutenu très tôt et tendu vers la liberté
politique. [...] Car la
promptitude de la décision et, ce qui s'y accorde si étroite¬
ment, la sagacité de l'entendement dans la discrimination des
objets qui sollicitent l'attention, la circonspection devenue
habituelle des pensées et des impressions et toutes les dif¬
au sens

nation étant

férences de nation à nation sur ces
questions, tout cela se
manifeste d'abord et surtout, au sein de la
langue, dans le
rapport que l'intonation entretient avec le reste de la pro¬
nonciation 24.

»

Mais rien

ne

peut

établir

une

relation

entre

trait

physique de la parole et un effort vers la liberté poli¬
tique. Cette psychologie collective vaut ce que vaut une psy¬
chologie collective. On ne sait toujours pas penser une rela¬
tion entre la langue et la
politique telle que Humboldt
un

voulait la penser.
Saussure parle en termes
font barrage à cette

de « rapports réciproques » qui
analogie : « Les mœurs d'une nation ont
un
contrecoup sur sa langue, et, d'autre part, c'est dans une
large mesure la langue qui fait la nation » Toute détermi¬
nation de la langue par la mentalité étant exclue 26, mais en
gardant deux forces : « la force d'intercourse et l'esprit de
.

clocher 27

».

C'est de

multiples manières

la langue ne coïncide
pas avec la nation. Par l'histoire politique, comme pour la
Pologne, du temps qu'elle était démembrée; par l'histoire
géographique, comme pour le français du Québec, ou de
Belgique ; par son expansion, comme celle du français dans le
monde; par l'élection individuelle, quand Nabokov ou
Conrad choisissent l'anglais ; quand
Miiosz (Oscar Venceslas
de Lubicz Miiosz), Beckett ou Cioran choisissent le
français;
quand un peuple est petit mais que sa culture est grande, et
déborde la nation ; le grec classique n'a
jamais été parlé à la
fois par un peuple plus nombreux
que les Suisses ou les
Danois 28 », comme c'est le cas aussi des Hébreux
par la
Bible dans un vieux fabliau le renard dit du
rossignol, après
l'avoir mangé, que seul son chant était grand; quand l'unité
culturelle s'est faite, comme en Italie,
par les écrivains
(Dante, Boccace, Pétrarque) bien avant que se réalise l'unité
«

-

que

LE

GÉNIE DE LA BASTILLE

243

Le mot à!illustration, si associé à Du
Bellay, qui l'a
rendu emblématique, unit un volontarisme littéraire, cultu¬

rel,

et un

volontarisme politique. Il semble que ce soit Jean

Lemaire de Belges, que
mier donné cette valeur
tion que nous puissions

la Pléiade admirait, qui lui a le pre¬
La première et plus digne illustra¬
faire à notre nation Gailique, c'est de
monstrer
l'exposition de ce noble terme Gallus 29. » Où le
mot est lié
symboliquement au mythe gaulois. Thomas
Sebillet l'avait employé dans son Art-poétique, en 1548, en
parlant des traducteurs « qui s'éveillent d'heure à autre en
l'illustration &amp; augmentation de notre langue Françoyse 30 ».
C'est sur le mythe
gaulois que Du Bellay termine sa Deffence
avec la
métaphore d'une nouvelle invasion de Rome par les
: «

Gaulois (la vraie, celle de 390

av.

l'épisode des oies du Capitole)

: «

J.-C., est fameuse pour
Ne craignez plus / Ces

cryardes31.»
Languet1 Patrie se. motivent l'un l'autre dès la dédicace
de Du Bellay à son livre : « la Deffence &amp; Illustration de
nostre Langue Françoyse, à
l'entreprise de laquele rien ne
m'a induyt, que l'affection naturelle envers ma Patrie ».
Henri Chaniard a noté que le mot patrie, employé entre
1537 et 1547 par Etienne Dolet, Maurice Scève, Rabelais et
Guillaume Budé, est « très fréquent chez les poètes de la
oyes

Pléiade 32 ». La rivalité avec Rome, et avec l'Italie, anime ce
« sentiment
patriotique » : langue, littérature, nation - une
seule ambition dans la Pléiade. Jean Dorât, dans son épi¬

graphe en
celtique »,

à La Deffence, faisant 1'« apologie de la langue
reprenait d'un vers d'Homère l'idée que
combattre pour la langue de la patrie est le plus grand hon¬
neur ». Sur huit vers, la
patrie et l'amour de la patrie sont
grec

«

nommés six fois.
Du Bellay espère « que- ce

noble &amp; puissant Royaume

obtiendra a son tour les resnes de la monarchie 33 », il veut
dire la domination de la France sur le monde. Quant aux
« meilleurs
poètes Françoys », il déclare « qu'ilz ont illustré
notre

la France leur est obligée34 ».
politique est première ; « quand la
de force et d'unité [...] la maturité du
celle de la nation arrivèrent ensemble » (p. 69/

Langue,

que

Pour Rivarol, la
Monarchie acquit plus

langage

et
149). Après la paix de Vervins,

en

1598, qui

met

fin

aux

�■t*

244

DE LA LANGUE

FRANÇAISE

lettres commencèrent

sa
gloire » (p. 76/154). Puis, c'est «la
française» (p. 93/164-165) qui a «souverainement
besoin de clarté », non plus seulement la langue.
Une phrase de Rivarol mérite
qu'on s'y arrête : « Il faut
donc que la France conserve et qu'elle soit conservée »
(p. 62/144). Curtius lui donnait un sens messianique. Riva¬
rol oppose la France à
l'Angleterre maritime, commerçante.
La France
agit contre ses intérêts et méconnaît son génie
quand elle se livre à l'esprit de conquête ». Rivarol a une
vision statique de la France : elle tient déjà « dans ses mains
la balance des empires », « par sa juste étendue elle touche à

nation

«

ses

véritables limites

».

Condamnation,

et

inutilité, d'une

politique coloniale : « c'est plutôt l'Angleterre qui inquiète,
c'est plutôt la France qui domine ». Il oppose donc la paix à
la guerre : « quand on règne par l'opinion, est-il besoin d'un
autre
empire ? » C'était après la défaite française au Canada.
Il est curieux de noter que — toute proportion gardée - Hei¬
degger a la même réaction en 1943 dans son cours sur Héraclite : la victoire politique ne passe plus par la victoire mili¬
taire, mais par la victoire des poètes et des philosophes.
Curtius citait Michelet : l'Angleterre est un empire ;
l'Allemagne, un pays, une race; la France est une personne35 », pour illustrer la force du motif de l'unité en
France
L'unité du peuple français ne réside pas dans la
«

y,
Nï

:

GÉNIE DE

&lt;D

245

LA BASTILLE

3

primordiaux de la patrie. [...] La langue s'explique histo¬
riquement : vérité scientifique, qui implique un devoir. Car
la langue est un héritage [...] sur lequel la race ou, mieux,
chaque âge a mis son empreinte. [...] Notre voyage [...] nous
apprendra, chemin faisant, nos devoirs envers notre langue,

&lt;D'
(A
1-4»

a
a&gt;

enfants. Nous d'abord : donner le bon
exemple ici comme ailleurs. Que la famille ait conscience de
son rôle [...] » — nationale,
patrie, devoir, race, famille. L'Aca¬
démie française y mettait une couronne.
Quelques années plus tard, sans grand changement,
pour nous et nos

Léon Bérard

:

«

qu'elle tient de

Par

sa

constitution même

et

io
co

les caractères

histoire, la langue française nous incite et
nous aide à " bien conduire notre
pensée ", comme dit le
philosophe. [...] Nul doute qu'il y ait là comme une disci¬
pline donnée par le bon génie de la nation et bien propre à
assouplir et affiner les esprits 39. » On ne sait plus si la langue
veille sur la nation, ou si la nation veille sur la langue. A en
croire le philosophe, la langue est le génie tutélaire de la
son

France.

Michel Serres

:

alors ça,

c'est rigolo,

ce

qu'il dit, cf l'article

sur

lui du Nouvel

Obs, page 45 de cette revue. (C.S.)

.

inséparables dans la conscience française. Ils font
partie intégrante d'une expérience unique 37 », et la nation
est « une communauté formée, à travers les siècles,
par
l'action combinée de l'histoire, de la langue et de l'Etat ».
L'histoire, la langue, l'Etat sont des parties constitutives de la
termes sont

nation.
En 1943, Dauzat, dans

l'avant-propos au Génie de la
langue française tenait un langage qui avait le ton moralisa¬
teur et les mots de
Vichy, où travail-famille-patrie avait rem¬
placé liberté-égalité-fi-aternité: «Après nos désastres, nous
nous
efforçons de nous retremper aux sources de notre vie
de renrendre roncri»nre d»

noc

t-rn.-Lrir.ne

T

i

Michel Serres 9 aussi aime le cliché comme on aime une
belle chose. Parlant des philosophes de langue française :
« Nous avons
pu autant de fois vérifier le cliché courant sur

langue

de la Renaissance à

siècle [...] tous
ils traitent, sans rodo¬
compliqué, avec élé¬
gance et clarté, précision et pureté » (p. 86). Et c'est plus
qu'un éloge des philosophes : si « nul en France n'écrit
mieux que ses philosophes » (p. 48), c'est que leur « travail
acharné sur la langue » est inséparable (mais comment?) des
vertus
de la langue : « Originalement, notre langue
recommande la prose abstraite, vive et claire, où la spécula¬
tion se fond dans la narration, indissociablement » (p. 59).
Cette inséparation est « la ligne originale de notre langue, la
prose abstraite, instruite et belle » (p. 60). Où s'entend une
nostalgie des Lumières.
notre

:

écrivent, par respect de la chose dont
montades théoriques ni maniérisme

notre

û)

&lt;D

«

mais dans la nation
» Deux formulations successives
révèlent le rôle de la langue et de la nation l'une dans l'autre ;
« en
France l'idée de nation et l'idée de civilisation coïn¬
cident exactement. [...] L'Etat, la nation, la culture, ces trois
race,

nationale,

LE

3
su
(Q

�Linha

Imaginòt

Courrier

4e trímèstre de 1997

Les chants de fa liberté
Un C.D. de chansons subversives.

tion,

Le disque compact "Les chants de la liberté", actuellement en prépara¬
entièrement composé de chansons révolutionnaires issues de détour¬

sera

nements

divers, en prise critique sur les réalités de notre époque qui tolère, au
sein de la pseudo-abondance marchande, des dizaines de milliers de sans-abri
et des millions de personnes
Le détournement

précarisées, entre autres joyeusetés.

considérablement aggravé les conditions d'oppression. Monde qui
s'efforce par ailleurs de le récupérer à des fins confusionnistes intéressées.
Le détournement est victime de contrefaçons diverses et grossières.
Il s'est vul¬
garisé et banalisé au point de devenir l'inverse de ce qu'il était à son origine :
une critique radicale de la société marchande. En effet, en vidant le détourne¬
ment de sa dimension subversive, en le dotant d'un contenu réactionnaire ou
réformiste, journalistique, prosaïquement publicitaire, comique télévisé ou de
scène (souvent vulgaire), satirique humoreux, etc... on aboutit à son contraire, la
parodie-spectacle, marchandise culturelle à la mode, vecteur de la fausse cri¬
tique et de la fausse conscience, langage figé de l'idéologie qui espère être
confirmé par sa référence au détournement. Le spectacle parodique est telle¬
ment "amusant" et "branché" qu'il est devenu le piment nécessaire à la soupe
artistique modernisante devant divertir le spectateur télé moyen (entre autres).
C'est contre cette récupération que s'élèvent résolument "Les chants de la liber¬
té", en rétablissant la vérité subversive du détournement.

çô

era

que

Aureilhan (65)

-

Mi tèrni abonar, dins

d'occitan,

dins

normau

l'espèr de legir mai
de francès (aquò sariá

e mens

revista dicha

una

"IE0").

a

Un C.D.

(11 titres) de chansons détournées

Ceci lia

Margaiilan

:

Remarca

:

Les doléances de la

Valeta

Perque los qu'escrivon

en

occitan, escrivon pas mai dins la Linha ?
La redaccion.

Courrier Internet
Enveja de tornar charrar la lenga.
L'ai ja sus la lista

fa

Quand eri drollet,

et

La

-

(83)

quauques meses, mas o

escriure perque pot esser

jeunesse (d'après une chanson du 17ème siècle) ; révolte
poésie modernes en crescendo ; blues-rock.
De la Chiragnole à la Jospignole (d'après la Carmagnole) ; le monde politique
et ses grands guignols en 15 couplets enlevés et incisifs chantés dans un bar ;
chanson populaire.
Aux armes, citoyens ! ( d'après la Marseillaise) ; la Marseillaise dynamitée, sur
-

possible de deishar
lenga se volem encara boladar
voletz boludar...

caijer

Miqueu Pujôl

Le détournement et la chanson radicale reviennent en force. Et avec
la critique sans concessions de tout ce qui nous aliène et nous empêche de
vivre. Le détournement - ou parodique-sérieux - n'a pas encore dit son dernier
mot dans un monde qui non seulement n'a pas
changé fondamentalement, mais

plus

No cresi cap que si a

aujourd'hui.

eux

de

Qu'ac sabetz, qu'aimi era discutida, era
reflexion, eth "non-correct", mes que
trôbi que i poiria aver un chic mes (un
chinchau mes) de "occitan" ena "Linha".

a

torni

intéressant.

l'escàla,

a

Colomiers (prep

de ToJosa), i avia de corses d'occitan "tre mieg-

jorn e doas oras" per los que volian aprene la

lenga.

-

-

rythme rap.
Le chant des

un

grévistes (d'après le Chant du départ) ; rock-chœurs.
La complainte de Mandrin l'insurgé, célèbre bandit de la fin du 20ème siècle
(d'après La complainte de Mandrin) ; humour noir/jazz-swing.
Réformisme blues ( le blues-surprise...).
Ça ira prolétarien (d'après le "Ça ira") ; tout un programme... à mettre en pra¬
tique dès que possible ; sur un rythme rap.
Chirac et Jospin s'en vont en guerre (d'après Malbrough s'en va t'en guerre) ;
ironie et ludique, en fondu-enchaîné ; caraïbes-ragga.
La complainte des sans-abri (d'après une chanson royaliste de 1793) ; chanson
de rue pleine d'émotion et de révolte.
Le temps de la grève (d'après Le temps des cerises) ; la fête et la révolte, le
drame, l'humour et l'espoir, en 4 couplets pleins de poésie ; piano-chant.
-

-

-

Aneri

còp

m'agradan las lengas... i
amb un paisan que
parlia d'agricultura, puei un disque amb una
cançon sus un cat. Torneri pas jamai an aquel
un

perque

avia

una

cors.

Perque ? Perque çô qu'aviai escotat era pas

banda magnetica

gaire intéressant.
Tôt

aquô per dire qu'una iniciacion obligalôria
totjorn una bona ideia... cal veser çô que
podriá agradar als drôlles.

es

pas

-

Gianni Vacca

-

-

-

(CD en souscription à 80F. (+10F. de port). Chèque à l'ordre de l'A.A.E.L.
Association pour l'Art et l'Expression Libres - Souscription du CD "Les chants de
la liberté" - 8, impasse de Bagnolet 31100 Toulouse ).
,

Commentaire

Compreni plan çô

que conta

lo Gianni, que

pauc

cultura

çô meteis

era

pas

per

ieu

:

la de Paris.

2) qu'un collega me passe en 92 la caisseta d'un

venia de sortir (los FT) per me
l'occitan era quicòm que pòt
portar un fum de causas al monde. Que per ieu,
era estât fins aquel moment sonque lo patoes
grop tôt

nôu

que

far comprene que

dels vesins que compreniai, segur,

projet généreux et ambitieux. Nous sommes heureux de nous en
faire l'écho. Même si la présentation nous fait craindre un peu... On verra.
(C.S.)
:

53

era

l'occitan del Liceu
(de Mureth), m'agradèt, m'atirèt pas jamai.
Me calguèt :
1) partir en exili a Paris per me mainar que ma
un

m'atirava pas

mas que

força.

Mathias

van

den

Bossche

�Linha

Imaginòt
Courrier

4e trimèstre de 1997
...Cortetas...Cortetas...

A
Salut les fabuleux Fabulous !

Chanson. Pour aider les

compositeurs et inter prêtes, Francis Cabrel a

Excalibur Picardia propo¬
se Chés Dessaquaches,

Salut, et encore beaucoup d'encoura¬
gement pour que le travail qui se fait
sur la Linha puisse continuer.
Publication qui à mon avis est une des
rares, honnête et intelligente, empê¬
chant de trop désespérer de cette
époque un peu trop économiste et sans

Nous sommes deux saltimbanques et
depuis trois ans nous organisons dans les
Trièves, un plateau ( où il n'y a pas que des fro¬
mages) au sud de Grenoble, une fête enga¬
gée: " pour un monde meilleur", Au départ,
c'était l'envie de faire connaître la pétition de
Charlie Hebdo pour la dissolution du F.N. et
puis très vite nous avons élargi l'esprit de la
fête à toutes sortes d'associations, d'idées qui,
pour nous,contribuaient à faire un monde
meilleur : associations locales, associations plus
vastes de Grenoble ou de Lyon... En même
temps, nous n'oublions pas la musique et le
plaisir d'être ensemble : plusieurs groupes vien¬
nent jouer en acoustique, il y a des activités
pour les enfants l'après-midi et nous faisons un
casse-croûte végétarien avec de bons pro¬

duo del bleuze

mémoire.

duits.

crée les rencontres Voix
du Sud dans

d'Astaffort.

il y a

longtemps

village
Aujourd'hui

je voulais m'abon"pensée" qui corres¬
que je cherchais !

Enfin

ner...

son

pond à

ce

que

une

note d'information

une

Magati Azema

Journ'Halle est éditée pour
continuer à échanger.

Toulouse (31)

-

(J.M.B.)
Journ'Hall d'Astaffort C/O
Voix du Sud

1,

du

rue

Plapier 47220 Astaffort T

:

05.53.67.16.52. Fax :05.
53.67.05.51

picard eé-pi
punkisme rural. K7 de

ed

démonstration 8 titres

Nicolas Furstenberger

plus traduction des

Argenteuil (95)

textes...

timbre de

contre

15

F

Cette année, le thème de votre
disque "Ma ville est le plus beau park" nous a
paru évident et nous voilà lancés !...

-

en

Françoise Rochette/Patrick Delaby

poste ou chèque

Crest (26)

-

à l'ordre de La Ducasse.
Christian

Dequesnes, 268
Thery 59500 Douai.

Tamazgha. Afin de rendre
hommages aux militants
engagés dans la lutte pour

...Comment se prononce Linha
Imaginôt ? Linha , c'est clair, c'est
comme
en
portugais = Linia. Pour
Imaginôt, j ' ai tendance à tchèquiser
en
"Imaguinott". en tous cas le
contenu me plait beaucoup et corres¬
pond tellement à mes idées et expé¬

la culture, de l'identité et

riences

de la

collègue qui donne dans le même sens
et pas tout
seul. Ah, quel dommage
que tu sois si loin !

P.

rue

T

:

03 27 88 07 91.

langue Amazigh, une
équipe de jeunes toulou¬
sains, pour
issus de

la plupart

l'immigration,

a
décidé de créer l'associa¬
tion du

printemps berbère
Tafsut. Ses objectifs sont
liés à la défense de la cul¬
ture

Amazigh, à la promo¬
au
développement

tion et
de

son

identité et de

sa

langue. Le but est de sen¬
sibiliser tous les Imazighen

"La

drons

la

Lybie, l'Egypte, le Niger,

le Mali et le Burkina

Fasso.

Tafsut, 24

avenue

de

Fronton 31200 Toulouse.

un
une

un

=

lage
clair!

de

l'étais et le

une

cette

contrée,

sa

entrée anonyme,

lité,

tout,

avec

(Nous revien¬

un

Restituer à tous la créativité

trop longtemps confisquée pour des
fins rentables, de pouvoir, d'assu¬

jettissement et de massification,
pâte à pain sur la planche
et de quoi longtemps se tremper la
liquette. "Socrate n'a pas quitté
voilà la

"Nous

Je

passionnément,

jour sur ce déca¬
sémantique). Voilà qui est

Athènes"...

amoureux.

encore,

domokracie.

peut être

mis d'être
suis

folklorique." En lisant ça, je me
prends un de ces pieds ! Quant aux
considérations qui vont avec c'est
bien mieux que du petit lait, c'est
comme
un généreux pinard qui te met
les papilles en liesse. Le folkolre
comme art et culture d'avenir,
comme
authentique base de démocratie, plus
même

Maroc, l'Algérie, la Tunisie,

est

entrée savante et

dont est victime le

réunit les îles Canaries, le

Quel bonheur de découvrir

culture

aux

problèmes actuels
peuple
Amazigh dans toute la
région de Tamazgh, pays
des hommes libres qui

.

j'ai pu, aussi longtemps que j'ai pu,
jusqu'au ras-le-bol. Le contenu n'en
était pas la cigiie, c'était de l'eau
de boudin, jusqu'à overdose. C'était
une belle somme de projets et actions
avortés et foires,
si prometteurs
pourtant. Une belle collection de
naufrages, ma foi. Sans regret j'ai
quitté le sol natal. Mais il est per¬

ses

bonnes

avoir honte

culture,
gens.

d'avoir

sa

Je

déserté.

pour

menta¬

devrais
Je

pas.

qu ' en France....

Cordialement.

faisons partie de

qui boiront la cigiie..." combien
je comprends ! J'ai résisté tant que

ceux

54

n'y

Mais il faut aussi des
hors venus pour pimenter la sauce.
J'en fais partie et voilà tout.
"Ma
ville
est
le plus beau park"
est
mieux qu'un manifeste. Superbe !
"Chronique dels happy jours in
toulouso, Francia". Rien que ce titre
me ravit,
à maints égards. Ce mélange
de vocables de toutes les langues est
aussi ma longueur d'ondes, ma yaluka
yato (tchachka tchayou = cup of tee,
en
russe).Faudrait en reparler. Quant
au repas de quartiers, voilà une idée
à faire connaître ici, même si la
convivialité n'y est pas si amochée
parviens

Moarch Eveno

-

République Tchèque

�Linha
On

Imaginòt

theLinha
4e trimèstre de 1997

Concerts

et Vitrac

:

Massilia Sound

System : 1er
Nov. à Marmande (47), 8 Nov. à
Biars (46), 16 Nov. à Tourcoing
(59)

(15)

Koldo

avec

veillées contes

:

Amestoy et Thérèse

IEO BP 602 9 ciutat Clar

Canet.

viure 15006 Orlhac Cedex T : 04
71 64 34 21 Fax

04 71 48 19 63.

:

Décembre à Nice (06)

:

publica- ^

Mai

Dimitri

Coliopoulos 49 rue
Bonaparte 06300 Nice T : 04 93
-

55 70 85.

Le Grand Mix, Ròker

-

Promocion BP 70 13303 Mar¬
seille Cedex 03 T

:

Femmouzes T

2

06 08 995 922.
10 Nov. à

au

15 Novembre à Nice (06) : repas
de rue avec Zou Mai - Dimitri
06300 Nice T

:

Bonaparte

rue

04 93 55 70 85.

3

au

31 Décembre à Nîmes

(30)

:

exposition de designers.
RAKAN 9 pl. Gabriel Péri 30000
Nîmes T

La

Réunion, 13 Nov. à Chailles
(41), 14 Nov. à St Jean de Ruelle
(45), 15 Nov. à Carpiquet (14),
16 Nov. à Roubaix (59), 20 Nov.
à St Michel (73), 21
Nov. à
Cavaillon (84), 22
Nov. à

..Cortetas. ..Corte

J-Marc

bien

Buge s'est
planté, à propos

de

Limés

de

et

Korinman

Coliopoulos 49
:

.

lion du calendrier 1998 de Zou

:

04 66 36 01 61 Fax

04

:

66 216311.

:

rencontres

"L'actualité de

l'Occitanie". Les messages

histo¬

riques et actuels de la littérature
occitane par Félix Castan (15/10

chose de cette

tiste

7 Décembre à Vic-sur-Cère

(15)

:

revue.

Le nouveau n°

Limés est

15 et 16 Novembre à Larrazet

(82)

quand il
disait qu'il ne fallait
pas espérer grand-

crypto, bien

-

sûr,

de

imaginò-

au

moins dans

dimanche de langue occitane
sur le thème de la maison de

la

l'eau. IEO BP 602 9 ciutat Clar

dire

viure 15006 Orlhac Cedex T

la Linha. Mais il est

partie que nous
lu.

avons

Je

veux

qu'il ne cite pas

Chambéry (73), 23 Nov. à Die,

à 14

28 Nov. à

Empega et Nadau suivi d'un bal
avec
Riga-Raga (le retour !)

71 64 34 21 Fax

(15/10 à 21 H), itinéraires et

12 Décembre à Larrazet

horizons du

concert avec la chorale Radost

ont

"La

joie" (38 jeunes filles de
Moscou) et initiés de la région.

fruits. Sur l'Alsace,

Rencontre interculturelle

vote F.

Jonzac (17), 29 Nov. à
Lanester (56), 30 Nov. à Le
Guilvenec (29), 3 Déc. à Rennes
(35) - Transmusicales, 5 Déc. à
Bessines (79), 6 Déc. à Angers
(49), 9 Déc. à Castres (81), 11 au
21 Déc.

au

Sénégal. Willing

Productions 17

31400 Toulouse T
06 Fax

:

Valentin

rue
:

05 61 53 85

05 61 53 92 52.

H), concert

Gacha

avec

contem¬

renouveau

porain table ronde le 16/10 à 14
H

Franck Bardou, Alain

avec

Raynal Jean-Claude Serres, Félix
Castan, Nadau, Gacha Empega,
Georges Passerai, Alem SurreGarcia, Frédéric Figeac, Claude
Sicre et

Minvielle et Bernard Lubat.

à Douai

ture 82500 Larrazet T

Alain Daziron Maison de la cul¬

(Belgique). Christian Dequesnes
268 rue Paul Théry 59500 Douai

7122.

T: 03 27 88 07 91.

18 Novembre

Nîmes

Et

puis

(30)

au

:

05 63 20

2 Décembre à

exposition de 3
peintres nîmoises. RAKAN 9 pl.

:

:

Gabriel Péri 30000 Nîmes T
1er Novembre

(15)

:

à

Molompize

veillée contes

avec

viure 15006 Orlhac Cedex T

71 64 34 21 Fax

:

66 36 01 61 Fax

:

:

04

04 66 21 63 11.

Joan

Guers. IEO BP 602 9 ciutat Clar
:

04

04 71 48 19 63.

18 Novembre et

plus ; exposi¬
Langue et culture picardes
à Villeneuve d'Ascq. Christian
Dequesnes 268 rue Paul Théry
tion

1er Novembre à Massiac (15) :
randonnées découverte des

59500 Douai T

"Palhàs" et de la tradition des

21

04

:

04 71 48 19 63.

(82)

:

03 27 88 07 91.

à Cadratins Editions 1 allées

relie centralement

Jean-Jaurès 65200 Bagnères de

les autres compo

Bigorre. (75 F jusqu'au 31/12

santés des raisons

minorisation de la

au

25

Janvier à Nîmes (30)

Gabriel Péri 30000 Nîmes T
66 36 01 61 Fax

:

:

04 66 21 63 11.

Janvier à Aurillac (15) :
dimanche de langue occitane
sur le thème des
jeunes et de
25

04 66 36 01 61 Fax

22 Novembre à Nîmes

(30) : soi¬
africaine, gastronomie et
musique. RAKAN 9 pl. Gabriel

7 au 14 Novembre à Giou de
Mamou, Chalinargues, Champs

Péri 30000 Nîmes T

:

04 66 36 01

61 Fax: 046621 63 11.

55

tés

-

donc

l'occitan.

IEO BP 602 9 ciutat

Clar viure 15006 Orlhac Cedex
04 71 48 19

:

n'est

ce

gens-là qui

Beau résultat
-

voir la suite.

quand Castan

dans

Limés

? On

peut raisonnable

-

ment

penser que
c'est inévitable.
Peut-être

contre

une

ren

Korinman

Castan

le

-

-

15

Novembre à Larra¬
zet? (O.S.)
*

Janvier à Nice (06)

:

fête du
lo

palhasso qui est en vous) place
Zou mai

06300 Nice T
rée

-

auraient été sollici¬

A

Coliopoulos 49 rue Bonaparte

04 66 21 63

:

04

34 21 Fax

:

qui

6

exposition peinture de JeanMichel Vincent. RAKAN 9 pl.

St Roch.

04 71 48 19 63.

celui

née dernière

exposition de jeunes auteurs de
avec performance musicale
le jour du vernissage. RAKAN 9
pl. Gabriel Péri 30000 Nîmes T :

:

comme

pas ces

Palhasso (venetz estramasser

BD,

raît

du vote F. N.* L'an¬

IEO BP 602 9 ciutat Clar viure
15006 Orlhac Cedex T : 04 71 64

17 Novembre à Nîmes

bretonne, qui appa¬

/97).

Jarry, Paulin Belvezet, Ida Cros.

au

s'étendent

problème de la

culture alsacienne et

(30):

5

le

Janvier 1998 : publication de
Peuples sans écriture
de
Dominique Barberet-Grandière,

26

04

:

sur

63.

:

N., les té¬

retenus

Leod, Annie Kiss, Terèsa Canet,
Michèle Bouhet, Jean-Claude

04 71 64 34 21 Fax

Bretagne et le

de la culture 82500 Larrazet T

Bruno de la Salle, Fianna Me

:

la

05 63 20 71 22.

Cedex T

71 48 19 63.

sur

porté leurs

moins sollicités et

T: 04 71 64 34 21 Fax

IEO BP 602

au

aiga de

comme

ròcha que notre tra¬
vail et nos propos

surprises. Alain Daziron Maison

9 ciutat Clar viure 15006 Orlhac

en terrasse.

:

avec

23 Novembre à Aurillac :
festival Rapatonadas avec Joan
dau Melau, Sarah de Neyman,

cultures

clair

réserve André

sous

Chés Dessaquaches : 18 Nov. à
Villeneuve d'Ascq (59), 22 Nov.

(59), 9 Déc. à Antoing

:

:

-

Dimitri

04 93 55 70 85.

Nous reviendrons

plus tard

n°,
n'avons
pas fini de lire.
Limés, revue françai¬
sur ce

que nous

se

de

géopolitique,

Gallimard, Paris,
n°2/1997.

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Imaginât dDireector :redacion CLomip:zsican Redacion, dComeita 4Adr:e2ças w . Esta:mpire 4lég:eal 1:6- 47CP8:6A9P
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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