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                  <text>Publicacion del sector musica de l'Institut d'Estudis Occitans

de la GRQM. Trimestral.

e

Febrièr de 1998

SOMMAIRE
1

Rimbaud...

Rimbaud,...

Musica
Le Massilia Soud

2

System

Massilia, la France, la Provence

4

(Los de) Nadau

5

Gacha

6
8

Empega in Larrazet
Riga-Raga (the return of)
Novel Optic : un groupe aiguillon

9

Les Batzaldi mènent le bal!
Marilis Orionaa

:

le Béam est vivant ! C'est

un

chant.

9
10
12

Adiu !

Larrazet
Bleuze-istoêtre dech

gremion din tolosa
jour...
Une leçon d'Occitanie
Quatre rencontres pendant notre séjour à Larrazet

12

C'était par un

13
14

J'ai visité le chantier occitan

15

De

pertot
16
17

Rural balètï
Occitanitude manciétude
Transmediad'oc : "Je vins,
sur Marseille
De la République

15

je vis, je vainquis"

18
19

Cap

Tchèque

22

Poesia/cançon
11/19 Blues

25

Vaqui

26
26
26

L'oeil

perd...

se

Black land's beat/Se lo negre es pas un pais, demòra...
Exister en dehors du centre, autrement dit de la norme

26

Débats
27

Lettres de mon
De l'Alsace à

poulain
l'Algérie

Les cònòs sont

28
30
30

partout !

Messieurs,

Langue

-

culture - territorialité

-

31

identité

De Massilia à Marius et Jeannette : la

nouvelle mission...

37

Lecturas
Paris, une vraie pluie de talents ch'tìmis ! et commentaire
Lu, Pierre Poggioli...
L'homme qui a "trahit" l'Opéra pour Disney, et commentaire
Villefranche de Panassié, et commentaire

38

De la

francophonie
Chlodwig dit Clovis était déjà bilingue

42
43

Corrent revolucionari occitan

44

SOS

45
45
45
46

A

Racisme, et comentaire

Interview de Bob

Dylan

Ne cherchez pas ailleurs, et commentaire
Corrier dels legeires... Castan ou l'imposture,

Lu, L'islamisme en face
Lu Le

crépuscule de la culture française ?

Lu Le sentiment national en

Interview de

Allemagne
Marie Rouanet, et commentaire

L'oreille du métro

Johnny Hallyday - Autobiographie
Coutumes et superstitions, et commentaire
Tillinac : se "dépêcher" d'en rire... &gt;
Prise de

son

Courrier
On the Linha

et commentaire

39
39

...dans Une saison

écrivait

:

"La

en

race

enfer, dans "Mauvais sang",

inférieure

a

tout couvert

-

le

comme on dit, la raison ; la nation et la scien¬
ce" et "Je n'ai jamais été de ce peuple-ci ; je n'ai

peuple,

jamais été chrétien
dans le supplice."

;

je suis de la

race

qui chantait

la nature
peut-être quand
l'histoire est comprise comme une menace pour la
nature. La politisation du thème, chez Maurras, est
exemplaire. Maurras n'admet pas la doctrine de
Gobineau, non pour l'inégalité en elle-même, mais
parce que, selon lui, il est "extravagant de dire que
les Germains sont la fleur des races européennes" *.
C'est le Latin et le Français qui montrent "l'évidence
de leur supériorité sur le Germain" (ibid., p. VIII).
Contre "l'autolâtrie germanique" (p.255) pour laquel¬
le, après Fichte, "l'Allemagne équivaut à l'humanité"
(p.286).
La

et

race

est

un

rapport instable entre

l'histoire. Le racisme

commence

40

Henri Meschonnic

48

*

50
51

Germains, Latins, Chronique

51
51

l'Allemagne éternelle, Gaulois,
d'une résistance, Ed. "A l'étoi¬
le", 1937, p.l (la plupart des textes sont de 1914 - 1915).
Charles Maurras, Devant

52
52
53
53

54
55

Extrait de Le langage

Heidegger. P.U.F.

�Linha

Imaginòt
-

•

r-

* \

í"

(

'iéìi

&lt;

&lt;

"

;

.

2-j

;

-

-■

4 §fli\ r ' J-

-

Musica

V ' f '%&lt;£ i

v

1èr trimèstre de 1998
Là-bas, les gens s'en ser

-

donner les infor¬
village. Et puis
cette façon de tchatcher sur la
musique est devenue une
façon de chanter.(3).
vaient pour
mations du

Le Massilia Sound

System *

Musique commu¬
nautaire à l'identité très mar¬
-

Nathalie Boudé

64

Sicre est

I

parti de la tradi-

^«✓tion
troubadours,

donne toutes les

C'est le ragga

orale des

nous

du ragga, mais on
même route et on

du rap et

roule sur la
se rejoint",

seulement, leur

non

de chanter

leur

B. du Massilia Sound

propre

"C'est

grâce

aux

que nous ne sommes pas une

pâle copie des Jamaïquains,
grâce à eux que nous avons
compris a posteriori ce qui
nous

avait fait flasher chez

les rastas."

(1). De

Claude Sicre relie

son

côté,

rencontre des Marseillais. Ces

derniers les

ont

introduits

auprès d'un public plus jeune
et plus urbain, comme lui les
a introduit
auprès de son
public plus vieux et plus
rural.

Enfin, c'est grâce à
cette rencontre, à la fin des
années 80, que la Linha a pris
sens

et

a

corps. Entre deux

grandes capitales du sud de la
France.
Les membres du

en

qui,
permis

avoir la

culture et de leur
propre langue. Même si au
départ, en 1987, la démarche
était instinctive. Démarche

d'appropriation d'un "outil"
culturel qui leur semblait très
proche bien que provenant
d'un pays lointain.
Le sound

c'est

system,

platine, des riddims
(2) et un micro ouvert. Ver¬
sion jamaïquaine et créative
du

une

karaoké, née de "l'idée

géniale de
avec

une

presser

les disques

face instrumentale

pour que chaque type puisse
délirer dessus lui-même, en

fonction du moment, du lieu,

etc," qui a plu aux mar
seillais, parce qu'elle mar

le"

leurs, ils n'étaient même pas

d'une chambre fermée

musiciens. Jali

monde.

fai¬

poursuivie en se grattant
l'ego dans le confinement

saient de la

radio, Tatou
aussi, après avoir été institu¬
teur. Gari était étudiant. Le

sound system

les a rassem¬
blés, pour les premiers il y a
dix

"-

A

un

moment

Tatou.

tu veux

tombes

t'exprimer
sur

le ragga

et tu

qui te

Ça

nous

vrai contrairement

paraissait
aux

chan¬

françaises qu'on enten¬
dait à la radio", renchérit
Gari. "Ça avait une fonction.
sons

Seulement, pour que
le ragga

Les DJ

jamaï quains parlent le créole, leur
patois comme ils l'appellent,
on a pris le provençal, c'était
naturel, explique Tatou. Ils
leur délire,

ont

s'est fait le

on

nôtre. Avec les mots de Mar¬

seille

déjà... "Y'a pas d'arran¬
gement", par exemple: on a
fait

une

chanson là-dessus

c'est une expres¬
qu'on entend de longue

parce que
sion

(4) dans la rue."
A Marseille, cité des

paradoxes où si l'occitan en
lui-même a beaucoup reculé,
il a marqué de son empreinte
la langue (française) quoti entend effective¬

acquière ici sa propre
dimension folklorique, pour
qu'il devienne le fond com¬
mun que tout le monde peut
s'approprier, bousculer, faire
évoluer, il ne suffisait pas de

dienne,

lancer

Canebière et d'ouvrir le

qui sont devenus des cris de
ralliement particuliers.

micro à l'ombre des

Scander

un

riddim

sur

fond de

quartiers

nord.
"-

tion de

La vraie révolu¬

musiques là, elle
l'expression. Mais
pas dans l'expression qui tou¬
cherait que les jeunes de ban¬
lieue. Non : dans l'expression
qui touche tout le monde. En
Jamaïque, le sound system
touche aussi bien les pépés de
80 ans que les gamins. Même
s'ils ne vont pas aux mêmes
sound system, même s'ils ont
chacun leurs DJ préférés,
ces

est dans

même s'ils

ment

on

des mots

"degùn" (5), "le
les Massilia
certains

un

donné pour
et

degùn", c'est leur façon de
protester contre l'exclusion et
le racisme. "Cònò", c'est un

qu'ils ont attribué aux
fachos. Ils sont d'ailleurs à
mot

l'origine d'un mouvement
bapti¬
sé "Stop the cònò".
anti-fasciste marseillais
"-

Le "oaï" par

exemple, c'était
tôt

un ternie plu¬
négatif. "Avoir des oaï",

c'est avoir des ennuis ;

"mettre le oaï"', c'est mettre le
bordel. Et bien nous, on lui a

monde, faire

une

interprétation posi¬

tive. C'est-à-dire
se

:

secouer

le

télescoper les

idées et les gens.

sont", poursuit Gari.

Le

Pour trouver leur

ont

les oaï",
auxquels

"on est tous des

:

dialoguer

parce que c'est
dans le même créneau qu'ils

ou

nouveau sens

donné

ne

comme

"à la rasbaï"... Mots

pensent pas
pareil, ils peuvent continuer à

folklore,

ce

n'est

puiser autour
d'eux, dans la culture mar¬

du revivalisme. C'est de
la réappropriation et de
l'invention. Quand tu es
coupé de ta culture, tu utilises
des mots sans plus savoir ce
qu'ils signifient. Le oaï, les
gens finissent par croire que
ça vient de l'anglais (why) ;
moi, j'ai longtemps cru que

seillaise.

"à la rasbaï", c'était

Dans le sound

chose, tu la fais évoluer", dit
"-

donné t'as des choses à dire,

au

system, tu reprends tout, tu
rebondis sur telle ou telle

ans.

"-

-

une rupture avec ce

Massilia n'ont pas fait de
recherches musicales. D'ail¬
et Lux B.

-

qui
se faisait
jusque-là en France.
Voilà qui sortait enfin de la
"course à la création origina¬

quait

ensuite."

montré l'intérêt de leur

l'envolée

médiatique des Fabulous à la

sans

a

formation, mais qui en plus

disent Tatou, Gari, Jali et Lux

System.
Fabulous

solutions",

dit Tatou.

quée, avec son langage spéci¬
fique, le créole, et son délire
particulier, une espèce de
cosmogonie que les jamaï quains se sont créée, elle
comblait le manque de folklo¬
re chez nous", reprend Tatou.
"C'est ce qu'on a compris

"-

propre "créneau communau¬

taire", les Massilia

se sont

inspirés de la démar¬
jamaïquaine. Quand ils

encore

che
en

ont eu assez

comme

le

de "faire

modèle", ils ont

commencé à

pas

de

�Linha
Musica

Imaginòt

wmmÊ: i

1èr trimèstre de 1998
Photo

l'arabe

Philippe Albarel

A ...Cortetas...Cortetas...

"allah

:

rasbaï" ! Et bien
non,

Zoo bizarre

c'est du

provençal et ça
signifie "à la
volée". C'est

tif à Bordeaux

ce

d'un bar associatif, d'un

n'as

Zoobizarre, 58 rue du

à

Mirai! 33000 Bordeaux. T.:

petit
fil, tu

un

bout du

05.56.91.14.40
Edition. Les éditions

qu'une en¬

vie, c'est de dé¬

occitanistes, anti-centralistes,

pelote. Et ça sert pour tout. A
savoir pourquoi l'Estaque
s'appelle l'Estaque !;Ët ainsi,
de fil en aiguille, c'est toute
la ville que tu te réappropries.
le

en

même temps, comme

provençal n'est plus parlé,
il

représente pas
un Etat, comme il n'a pas
d'Académie, tu peux t'en ser¬
comme

vir

tu veux.

inventer et c'est

Y'a tout à

superbe
d'intégration dans la

source

une

ville."
Les Massilia

heurtés à

se

sont

beaucoup de diffi¬

cultés, entre le moment où ils
se sont

lancés

tines dans la

avec

rue

deux

et la

pla¬

notorié¬
- ils

té. Difficultés matérielles
vivent de leur

musique que
depuis peu de temps ; et

ne

morales

:

peu

de

autonomistes, très

gens comprennent.

Etre

un

groupe

marseillais, ce n'était déjà pas
facile, dit Tatou. Faire du reg¬
gae ne l'était pas non plus.
un

groupe

marseillais

de reggae

faire chez nous, à notre
et ça

qui

donne
faire

va

un
ses

façon,

minot lillois
recherches

régionalistes du

lité

imaginòtiste

génial dont il n'a
jamais entendu parler à
l'école et la prendre pour lui.
Quand on joue en Alsace, à la
fin du concert, y'a toujours
deux ou trois jeunes qui vien¬

été

soigneusement évitée. Il
vrai que les autoroutes
l'imagination ne croi -

vent

est un

groupe

régionaliste

notamment."
Mais la

grande fierté

de Tatou est de raconter

les

d'un type

"Quelle bon¬
m'avez donné ;

dire

ambitions que la démarche du
Massilia Sound System com¬

nent nous

muniqué aux "minois" :
"- Parce
qu'on chan¬
te depuis Marseille, en tant

je vais chanter en alsacien".
Et ces jeunes qui parfois ne
parlent plus avec leur grandpère vont aller le voir et lui
demander quelques mots de
patois pour inclure dans leurs
lyrics. Et le grand-père ensui¬
te, il ira au concert du minot.
Et le minot ne regardera plus
son grand-père comme un
type d'une autre planète !"
Musiciens profes sionnels se produisant désor¬

marseillais, qu'on utilise
notre propre langue et notre
propre univers, parce que, dès
le départ, le grand truc qu'on

que

avait à dire,

c'était

:

Mar¬

seille, c'est aussi important
que Paris ou New-York,
n'a pas besoin d'habiter

et on

Paris

New-York pour culturellement être au top. Parce que

paroles, il y a tou¬
jours ça de sous-entendu,
c'est à dire, quel que soit le
dans

nos

lieu où tu es, si tu

t'investis, il

ne

idée

mais

vous

avec

:

leurs propres com¬

positions dans de grands
concerts (7), les Massilia ont
perpétué cependant le systè¬
me

s'emparent aussi bien des
chanteurs en herbe profitant

Quand

font ça

sommes

des

Parti Occitan. La sensibi¬

découvrir l'histoi¬

re

bel endroit du monde

: nous

tion

chez lui, et

pensée française qui
Donc les médias écri¬
n'importe quoi, qu'on

peut devenir pour toi le plus

dit

Chemins

d'Occitanie, sous la direc¬

veut ça.

qui chante en pro¬
vençal, qui veut défendre les
paysans et les ouvriers et qui
veut jouer pour tous, y com¬
pris pour les vieux, c'était dur
à faire passer ! Et ça l'est tou¬
jours malgré la notoriété.
on

publié un

ouvrage collectif,

C'est la

ou
"-

Alors

mais pas

ne

comme

l'Harmattan ont

Jaii et Gari

vider toute la

Mais

en

magasin associatif (dépôts
de livres, disques, démos..)
et d'un atelier de sérigra¬
phie. Vous pouvez adhérer
à la journée (5F) ou à
l'année (50F).

(6). Or, quand tu
tirer

inauguré

juin dernier. Il est composé
d'une salle d'exposition,
d'une salle de spectacle,

qu'on disait en
lançant le piou
(jeu provençal
qui existe aussi
dans la région
niçoise et se dit
là-bas le pilou)
commences

est le nom

d'un nouveau lieu associa¬

que tu

sois obligé de te faire

reconnaître là-bas Ou
sans

sans

passer par

ailleurs,

le filtre cen¬
jeunes qui

tralisateur... des
nous

écoutent

se

disent

:

s'ils

à Marseille, on peut le

est
de

sent que

a

bien sûr

rarement les che¬

mins d'Occitanie1 et
irì ^rvlí^irfì

i ao

leurs

f.Y tx/T Y8 1

ADEO BP.28 81370 St.

Sulpice.
Troubadours. Un libre de
369

paginas sus la poetica

dels trobadors drns lor

politic,
Elizabeth

encastre social e

L'autor n'es

Aubrey, directora de musicologia a l'Universitat de
Lowa (US) "authour of
many scholarly artides on
the troubadours, an active

musician, she

sings and
plays médiéval and
Renaissance music in con¬

cert".

dept. Indiana
University. Press 601 N.
Morlon St.Bloo Mington IN
47404 3797 T : (800) 8426796 Fax : (812) 855-7931
Order

du micro ouvert dont

Bretagne. La rentrée 1997
a vu les effectifs des écoles
bretonnes Diwan progres¬

dévoiler
ser de 17% par rapport à
des textes préparés de longue
1996, tous les niveaux
date, que des fêtards pour le
confondus entre la mater¬
nelle et la terminale, (1.750
plaisir de lâcher quelques
rimes improvisées. C'est f élèves). (J.M.B.)
de

l'occasion pour

�Imaginòt

Linha

Musica
1èr trimèstre de 1998
...Cortetas...Cortetas...

marient le 31

Janvier

1998 à Montauban.
meilleurs

Nos

voeux aux nou¬

épous, La redaccion

veaux

Massilia, ia France, la Provence

Betty Daël

Félix Castan et
se

A

Sortir/brandir le drapeau français en
laisser

se

faire huer par

studio de Ròker Promo-

quelques nationalistes occitans et, pour
différentes, par les anars et les
anti-Le Pen d'opérette étudiante. Puis expli¬
quer que le drapeau français est aussi "à
nous". Brandir ensuite le drapeau provençal,
dont on explique que Le Pen veut le "récupé¬
rer" en Provence, mais dont on explique qu'il
est à tous les provençaux, quelles que soient
leurs origines. Attitude d'un courage extraor¬
dinaire, d'une lucidité politique indépassée
jusqu'à aujourd'hui. Et d'une haute pédagogie.
C'est vrai qu'à Toulouse (si loin de Vitrolles et
de Toulon) le public a mal compris. Mais il
est parti avec des questions qui mineront
toutes ses certitudes (clichés anti-racistes, cli¬
chés anti-français, clichés anti-provençaux).
Massilia ne nous avait pas habitué à une telle

cion,

refuge à La

lucidité

Ciotat. L'absence de stu¬

dans le

Fréquences Libres

Radio.

est le mensuel des radios

libres, de leurs animateurs
et de leurs auditeurs.
trouve des
sur

On y

compte-rendus

différentes villes, inter¬

dossiers, informa¬

views,

(J.M.B.)

tions etc...

Fréquences libres, 42 rue
du Fg Montmartre Passage des deux sœurs 75009 Paris T
79.94.99. Fax

01.44.

:

01.42.47.

:

09.12.
Massilia.

Après le départ

de Vitrolles dans les condi¬

l'on connaît, le

tions que

va

trouver

dio n'avait pas empêché
Massilia de sortir l'album

Aïollywood

fort apprécié,

mais l'aide à d'autres

jeunes groupes sera plus
facile
son".

avec

outil "mai¬

un

(J.M.B.)

Ròker Promocion BP 70
13303 Marseille Cedex 3 T:

06.08.99.59.22

des raisons

matin

aux

Réfractaires

ambiante, ils s'affirmaient

comme

le

chanson

l'information internationa¬

Toulouse, Jacme Gaudas,
Fabulous Stories, Ed. Ostal del

le.

Libre 1995.

l'Internationale des Résis¬
tants à la Guerre.

RIRE, 33

rue

(JM.B.)

Coutellerie

13002 Marseille

04.91.56.52.19

T/Rép.
-

:

Peace

News
Internationale des
Résistants à la Guerre, 5
-

Calédonian Road London
NI 9 DY Britain.

-

d'un

monde entier. On retrouve par¬

critique musical de

tout

principe d'un support
qui sert à véhiculer des
infos au quotidien".
(4) - expression marseillaise qui
signifie : à vie, en permanence.
(5) - des degùns : des pas grandchose. Y'a degùn : y'a personne.
(6) - pièce percée dans laquelle

sur

est

étaient

eux

nouée

laquelle
lon,

des bases funk et

qui ensuite a
donné le rap", racontent Manu et
Nico, du groupe Double
Embrouille de Mérignac, qui
soûl, et c'est

ce

musical

face instrumentale d'un
disque de ragga (reggae fait à
partir de synthé et d'ordinateur)
(3) - "Le mouvement est parti
des DJ jamaïquains et ce sont
eux qui ont influencé les améri¬
cains. Leur façon de tchatcher
sur des instrumentaux a été repri¬

là-bas

se sont lancés dans la
les mêmes motiva¬

avec

les marseillais. "Et ce
qui est intéressant, disent-ils
aussi, c'est que cette façon de
chanter rejoint les folklores du

(2)

se

qui

dans Numéro especial n°2

tions que

citation extraite du livre

et une ouverture

flexions et il est associé à

Claude Sicre

les grands

radio et

Lux B. et Gari ont intégré
groupe !

ce

au

un

Partit

à sortir de leur

position de spec¬
quand on veut
être des musiciens folkloriques
et faire "bouléguer les col
lègues", quand on a acquis une
certaine notoriété et donc je sup¬
pose une certaine liberté de
choix, il est dommage de ne pas
aller jusqu'au bout, c'est-à-dire
jusqu'à changer les règles du
concert façon star-system, avec
tateurs

attentistes,

l'énorme scène et la foule entas¬
sée devant, foule
un

dirigée comme

troupeau de moutons.

avec

joue comme au bal¬
pied, au genou, à la

main...

*Extrait de Les bâtisseurs de la

(7)

marge

-

il y a d'ailleurs quelque

-

De l'exclusion à la

chose de contradictoire entre le

réconciliation, Voyage initia

message, le désir que ces "tchat-

tique à travers des réseaux de

cheurs" veulent

citoyens.

ment.

4

chiffon et

-

on

communiquer et
lequel ils s'expri¬
Quand on appelle les gens

le cadre dans

aussi des animateurs

libéraux et des crétins

TOUTES les chaînes le soir du 14 Juillet.

Article paru

d'ailleurs de cette manière

ou

"citoyens du monde"), et lui laissent donc le
champ libre.
Ce geste de Massilia devrait être
offert à tous les Français à 20 heures sur

occitan

(1)

de la société. Il est le reflet
des actions et des ré¬

fédéralistes

bien-pensantes. Mais là ils jouent fort. Très

par une nouvelle maquette,
des dossiers plus complets

RIRE lutte contre

nalisme

fouteurs de ouaï dans les têtes franchimandes-

a

l'armée et la militarisation

qui, adversaires déclarés du natio¬
français sous toutes ses formes, jettent
la nation française avec le nationalisme fran¬
çais (je parle là des nationalités occitane, bre¬
tonne, corse, etc, ainsi que des européanistes
coup ceux

piège anti-parisien (confondu avec
l'anti-centralisme) ou celui de jeunes-de-partout-contre-la-connerie ou indépendance mar¬
seillaise. En prenant peu de risques, mais en
provoquant par leurs chansons l'idéologie

rénové sont bimestriel Rire

vers

interdit de le contrer. Il DENONCE du même

ils tombaient souvent, en concert,

:

que
RIRE. Le Réseau d'infor-

avec des drapeaux est difficile.
Casse-gueule au possible. Ils ont osé. Et ils
ont fait le geste le PLUS SIGNIFIANT qu'on
puisse faire aujourd'hui en France pour s'op¬
poser à TOUS les racismes, tous les nationa¬
lismes (régionalistes ou pseudo-universalistes)
qui, en occultant les cultures indigènes de
l'Etat français, renforcent le nationalisme/
chauvinisme français et qui, en niant juste¬
ment son histoire nationaliste empêchent que
ses
origines, ses causes, son dialogue et son
mouvement soient connus, compris, ce qui

fort. Jouer

concert. Le

-

�Linha

Imaginòt

Musica

_

;

1èr trimèstre de 1998

sûr, pas dans un sens guer¬
rier) la Gascogne, dans

(Los de) Nadau*

Camelat. Difficile de
ainsi

sans

parler

heurter certaines

sensibilités. Pour autant

je
problème
(occitan) est là, et aussi celui

crois que notre

Claude Sicre

peuple au service
duquel, en militant, on s'est
placé. Et vu de loin, ces avan¬
cées à petits pas semblent
parfois des reculades, ou du
sur-place. Il faut y voir de
près pour savoir.
ments

Il

de Nadau.

Nadau vérifie

Même s'il ne s'est

jamais vraiment
exporté hors de
Gascogne, le succès chez lui,
depuis plus de 20 ans, du
groupe Los de Nadau poserait
des questions à n'importe quel
amateur de musiques ou à
n'importe quel curieux de la
culture

en

France.

forte raison il

en

A plus

pose

à des

occitanistes musiciens.
Los de Nadau n'est

de recherche ni
d'avant-garde, question musi¬
que. Proche du folk-song
acoustique à ses débuts, dans
pas un groupe

une

version béarnaise faisant

folklore** local, ce
n'est que depuis 7 ou 8 ans
qu'il s'est "rockisé" ("électrisé") de la façon la plus "nor¬
male" qui soit, rejoignant
ainsi ce que font les

appel

au

Américains, les Irlandais, les

Basques, les Hongrois, et
plein d'autres depuis belle
lurette. Ce n'est donc pas

dans
son rapport aux modes musi¬
cales qu'il faut chercher la
permanence de son succès. Et
qui de sérieux irait chercher
la permanence dans la mode ?
Ailleurs, donc. Pour
moi, c'est dans le rapport que
le groupe
base d'une

entretient, sur la
musique de qualité
mais sans nouveauté, avec la
prise de conscience béarnaise,
gasconne et occitane de leur
peuplé. Rapport entretenu, au
delà des textes et des chan¬
sons, par une

posture

militan¬

postulat). La
deuxième qualité de cette
posture me semble être celle
qui les a mené à faire, tout
compte fait, le bon choix dans
ce

les luttes. Los de Nadau a

prioritairement les
Calandretas depuis leur origi¬
ne. C'était, pratiquement et
théoriquement, choisir l'ac¬
tion (pragmatique, et très
politique dans le concret)
contre l'idéologie (inscription
dans la politique partisane ou
les utopies néo-régionalistes).
soutenu

mais dans le
même mouvement, ils ont su
se lier, (de façon transversale
Par ailleurs,

-

et donc

transcendante

-

aux

corporatismes et partisâneries) aux diverses catégories
du public béarnais et gascon
(jeunes/vieux, ruraux/urbains,
enfants/adultes, etc). Ce qu'a
montré la qualité et la diversi¬
té du public lors de leurs deux
grands concerts au Zénith de
Pau.

Une attitude

qui
peuple
avant de le chanter (les chan¬
teurs occitans idéologues ont
fait long feu). Je vois aussi,

revient à écouter le

militantisme pour
calandreta, un autre choix :
celui de l'Occitanie, non pas
dans

ce

contre, mais au-delà de la

Gascogne. Castan nous expli¬
que que la Mòrta e viva de
Camelat est une parabole : la

(occitane, ici, mais il
s'agit de la culture en général)
est (re)vivante lorsque meu¬

culture

déterminations eth¬

te dont la

rent les

la

niques, régionales, ou régio-

qualité première est
persévérance (à mon avis,

dans tous les domaines, cette

nalistes. Pour Castan, c'est

qualité prime toujours sur les
autres, et je pense que Los de

l'Occitanie contre (au sens de

du

Le renforcement (ou
maintenance) d'une sensi¬
bilité (de la conscience d'une
identité) gasconne ne mène
pas forcément (et même sou¬
vent, entrave) la prise de
la

me

semble que

Los de Nadau sont dans ce

chemin, patient, persévérant
et respectueux d'une histoire

conscience d'une identité

gens. Je ne manquerai
de leur dire (c'est mon
rôle) comment je pense qu'ils
pourraient aller plus vite sur

occitane. C'est contre certains

certains terrains*** et ceci vu

aspects (pas forcément ce

qui

paraît le plus ancien)

est ou

régionale
provinciale, où tout se

d'une cons-cience
ou

mêle

et des

pas

de Toulouse.

Mais je

les

écoute, les écouterai et

essayerai de les comprendre
s'ils m'expliquent les mul -

(langue,

solidarités tra¬

ditionnelles,

po-litique
socio- écono¬

mique)

que
l'identité occi¬
tane, basé sur
un

message

-

littéraire et

philosophique
-

transhisto

-

Nadau et Rita Macedo

rique et

lève et s'affortit.
peut s'agir d'un
combat de front : les pseudos-

tiples comments de leur com¬
bat sur place, face aux mul¬
tiples pièges - parfois
d'apparence contraire - que
tend partout l'unitarisme et le

valeurs modernistes en guerre

centralisme c'est-à-dire, à

moderne, faisant face à la
France et au monde d'aujour¬

d'hui,

se

Mais il

ne

dits-ringards pas¬
profonde,
on sait où ça mène. Au Front,
justement. Il s'agit d'un com¬
bat subtil, nuancé, de tous les
jours, qui ne vise ni à donner
des leçons (sauf aux puis sants) ni à juger ou à condam¬
ner autre chose que des
dérives individuelles, ni à
vouloir imposer des modèles
d'une quelconque manière. Il
faut aller doucement, profon¬
contre les

mon

séistes de la France

de la

dément, en inventant, certes,
mais

toujours, même dans

en

mieux

5

qu'on peut les mouve¬

France.

*Paru dans le Trait d'Union

-

Maison de la culture de Larrazet
**

Je prends folklore au sens que
je lui donne moi, c'est-à-dire
apports anonymes du peuple,
toujours changeants et actualisés,
dans sa diversité, à la culture. Et
non au sens de l'idéologie fran¬

çaise, hélas partagé par nombre
d'occitanistes : patrimoine ou
semble patrimoine figé.
***

l'invention, en écoutant du

"prendre la place de" bien

avis, les pires ennemis
démocratie aujourd'hui

Si Los de Nadau se mettent

au

reggae,

la

baraque.

à mon sens, ils cassent

�Imaginòt

Linha
A

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-

I*$

Musica

*,

1èr trimèstre de

1998
Mais

on va

enregistrer ; nor¬

malement le CD devrait sortir

Gacha

Empega in Larrazet !

On

signé chez
"L'empreinte digitale", qui
depuis un bon moment enre¬
gistre des groupes à tendance
en

mars.

a

méditerranéenne et c'est dis¬

Empega, loin des Nadau (géographiquement et culturellement), c'est la
jeunesse occitane de la grande mégapole (Marseille) dont les racines sont le rap,
le ragga, le rock et qui en vient aux vieilles chansons provençales dans un choix
d'identité culturelle contre ses racines urbano-franco-américaines. En étant passé,
Gacha

fascination pour les chants berbères, corses, italiens, ou
La démarche inverse de celle des Nadau, mais dans un but, un horizon

chemin, par la

en

cosaques.

communs....

(C.S.)

ALarrazet, meetling-

pot de l'Occitanie, les
Gacha-Empega

étaient à coup

sûr "la cerise
sur le gâteau" ! Les Gacha
Empega, ils sont de
Marseille, ce sont trois voix
"a capella", avec tambourins
parfois. Après le concert,
dans les

coulisses, rencontre.

Barbara

provençal ?
C'est Samuel, et puis
aussi le fait qu'on apprenne

fait deux

l'occitan. On s'est aperçu

été

qu'il y avait beaucoup de
textes, tout un répertoire, où
personne ne va puiser, et où il
y a des choses merveilleuses
à exprimer. Alors, on a déci¬

vis de la

dé de s'en servir.

pas

Manu

:

depuis juin 96, on a com¬
mencé à Marseille. Au départ,
étaient deux

Barbara et

:

Sam

:

a

chanter
à

une

demandé s'il voulait
avec nous.

condition

chanter

:

Il

"Je

a

dit oui,

ne veux

qu'en provençal". Ça

j'ai commencé à

j'ai
chanté le flamenco. Puis, je
me suis dit, bon, je ne suis
pas gitan et peut-être que j'ai
une expression à trouver qui
me soit plus propre. J'ai ren¬
contré des gens, (comme

envie de faire

un

Qu'est-ce qui vous a donner
le déclic pour chanter en

qu'on est

deux voix

faut

Oui, oui ! Dans ma
sur scène, c'est
pas forcément nécessaire... de
toute

façon

on

est devant, (ou

en avant), sur scène par
la voix. C'est tantôt la mien¬

celle de Sam ou de Manu.
Ça tourne... mais l'autre est
toujours présent... c'est pro¬
gressif.
ne,

qui soit

vraiment de chez nous.

Est-ce-qu'il
Ce

soir, vous êtes sur la

nète Larrazet, sur

de CD

pla¬

Imaginòt, com

ment êtes

vous

avec

des projets
par exemple

y a

Rocker Promocion ?

la planè¬

te Linha

nous

çal : moi, je suis d'origine
normande, Manu, il est pas
vraiment provençal, et
Barbara, elle est corse. Mais,
comme les immigrés qui
s'intéressent à la culture du
on décide
quelque chose avec

lieu où ils vivent,
de faire

l'endroit où l'on est, et de se

revendiquer de cet endroit,
toutes

est

on

-

Sam
avec

6

les influences

chargé et porteur.

Par rapport à Castan, à sa
théorie, à la Linha Imagi¬
nât, comment vous situezvous

?

Barbara

:

J'ai essayé

de lire
raide !
C'est davantage Sicre qui m'a
amené vers une idée d'enga¬
gement politique à travers la
musique...
Castan

:

:

c'est

un

peu

Revendiquer ce réper¬
provençal, pour nous qui
ne sommes pas de Provence,
ne peut être qu'un engage ment politique, à travers le
chant. C'est une façon de dire
à tous ceux qui se revendi¬
queraient d'une Provence
"pure" où tout le monde
Manu

Non,

pas pour

l'instant

Rocker Promocion.

:

toire

serait habillé

en

arlésienne,

la Provence,
aujourd'hui, ce n'est pas ça.
que non,

moi, la Linha redonne
impulsion de vie, une
impulsion culturelle, à des
régions qui seraient parfois
Pour

une

arrivés là ?

n'est proven¬

:

plus

des noëls, des chants à dan¬

des chants que l'on a

C'est vrai

:

cuisine. Pas

provençal.

truc

de

aucun

formation de trio, mais le

Barbara

Carlotti), et de là on a eu
puiser dans ce réper¬
toire marseillais et

transformés.

scène, tu te

Il t'arrive de chanter seule?

envie de

Moi, au départ, je faisais du
rock, je jouais de la guitare
électrique... mais j'avais

ser,

sur

d'hommes. Je pense qu'il
laisser une place à ça.

en

on

l'époque
commençait à s'intéresser
et à apprendre cette langue.
De là on a monté un répertoi¬
re où on a mis de l'occitan, et
surtout du provençal. Il y a

toujours

surtout avec

tombait bien, car à

çal, mais en changeant le
rythme, en les rendant
contemporains. Pourtant,

avec

duo c'est aussi intéressant,

Pour le trad... bien, tout

d'abord

anciens du folklore proven¬

Parfois, Barbara, tu n'es

Barbara

écoutant du flamenco, et

lui

engagement.

Harmunia Mundi.
s'est fait un
répertoire basé sur les chants
Pour ça, on

dont

en

d'un peu partout, mais surtout
des chants de Sicile, de

on

a

déclic. Un déclic vis-à-

un

notre

quoi ?

avoir envie de chanter

beaucoup de Tarentelle... et
puis on a rencontré Samuel et

Claude

toi, Sam, le "trad", ça

veut dire

moi. On chantait des chants

Corse, de Calabre. On fasait

avec

langue, un déclic
politique, un déclic dans

te

on

qui on a
trois concerts.

ou

retires, pourquoi ?
Pour

Notre formation exis¬

:

C'est Claude Sicre

Cette rencontre

Depuis quand existez-vous ?
Manu

:

des Fabulous, avec

tribué par

�Lin ha

Imaginòt

Étude. Le premier travail
complet sur la
Linha
a été réalisé par
Nathalie Boudé pour son

Imaginât
enquête

sur

les réseaux de

citoyens Les bâtisseurs de
la marge - De l'exclusion à
la réconciliation
(Voir
.

extraits pages 2 et 26). Un
travail remarquable. A édi¬
ter.

(J.M.B.)

Nathalie Boudé, Massial
07200 St.Michel de Boulo¬

gne. T :

04.75.87.13.24

Frontière. Ça y est ! Le
Parti Nationaliste Occitan
entre en conflit avec

Umberto Bossi, inventeur

qui prend sa

de la Padanie,
Gacha

laissées de côté.

aussi,

nous

cette

on

J'espère que
sert un; peu à

impulsion.

fois, avec les
Massilia, vous avez partici¬
pé à des concerts, qui
avaient une certaine impli¬

Plusieurs

cation

Sam

politique., comment?
On

:

a

été amené

a

parti¬

ciper à des manifestations

Empega

source

pourrait, faire autre
chose, car Sam joue de la gui¬
tare, moi je joue du clavier,
Barbara joue de la trompette ;
mais ce qu'il y a d'important
dans la musique vocale c'est
qu'elle réveille des pulsions,
que la musique instrumentale
ne vient pas forcément nour¬
rir. Et ces pulsions qui sont
libérées par la voix sont
importantes au niveau du dis¬
choix. On

biologiquement construit.
C'est en toi, tu peux pas le

en zone

calfeutrer.

pas

Quand

vous

êtes dans un
êtes

Gacha

On

:

a

qu'on peut le dire avec sa
voix d'une façon plus ferme,
plus appuyée. La voix, c'est
l'instrument que je respecte le
plus. La voix a ses faiblesses
et ses forces, même si parfois
ce n'est pas grâcieux pour

plus facilement que sur scène,
où le public est assis, il est

l'auditoire, elle raconte la vie

concerts l'ouverture

de la personne.

velles Calandretas sur

nous

c'est important,

qu'en tant que groupe régio¬
nal, on soit présent pour dire :
attention, à Vitrolles ils récu¬
pèrent les cultures régionales
; mais nous aussi, pas de la
même façon. Car pour nous
cette culture régionale elle est
vivante, brassée... c'est une
culture d'ouverture.

Dans la voix, il y a

D'ailleurs

nous,

quand on
inspiré du
Maghreb, du flamenco, etc...

Sam

chante,

est très

l'accent, la langue.

Au niveau instruments,

chantes. Avec

vous
ce

êtes très

"léger". Est-

c'est volontaire ?

que

Manu

on

:

Pour

ma

part c'est un

:

C'est
pratique du quotidien
qui transpire quand tu

toute

on

on se

soutient,

met une

de mettre

Les Gacha

accueils,

on

sur

Mana 290 av.
Robespierre - 83130 La
Garde. T : 04.94.01.74.60.
Fax : 04.94.01.74.61. Email : ifh @ usa.net

plein de pro¬

Rex

nou¬

chante les

Mundi

troubadours mais aussi

Mar¬

des chants traditionnels ou
les textes de félibres.
ont

appartement,
bien pour la
chanson pour la

chansons. (J.M.B.)

propres

Rex Mundi.

télé faire une

Athénée 26

Espace
Maurice
Clavel, 34200 Sète. T :
04.67.53.69.97. Fax :
04.67.74.20.98.

qui passerait entre
chaque info sur le 20h... à
suivre... A léu !
Linha

(Propos recueillis par
et Fernando)
7

Ils

aussi créé leurs

ils voudraient

viens, parce que le timbre
c'est un truc culturcllement et

une

Internet.

dans les bars, en

caches pas, on te reconnaît.
On reconnaît l'endroit d'où tu

créé

IFN, Espace

seille, ils font des veillées
dans les villages, ils chantent

ne te

a

importante banque de don¬
nées

jets: ils soutiennent par des
de

relation pour

échanges, des
des voyages, des

festivals. IFN

ambiance

Empega, ils sont

partout, et ont

en

favoriser des

loin...

la

la voix, tu

suit,

,

Réseau

Folkloriques et il a pour
objectif de promouvoir et

situations de

des Baléti

(J.M.B.)

International des Groupes
et des Festivals de Danses

plusieurs
spectacle.
Quand on est sur scène c'est
une chose, je suis un peu plus
en "retrait". Mais quand il y a
Barbara

dispute
pierres des montagnes !
nationalisme, c'est la

Danse. IFN est le

se

Pour

n'est

compatible avec

guerre.

individuel ?

faut être costaud... alors

on a

Le

Empega, ou plutôt

Vomica etc.. contre Le Pen.

tous les

Si

cours.

les

Rural Baléti, vous

groupes : Massilia,
Double Embrouille, Nux

forme de fêtes. Avec

linguistique occita¬

Et la Padanie

l'Occitanie ! On se

quelque chose
à faire passer, on peut le faire
avec une guitare, c'est sûr... il

sous

ne...

à la source du Pô,

Liza 1

ý

rue

�Linha

Imaginòt
Musica

1èr trimèstre de 1998
Lafitte (anches,

flûtes,

per¬

cussions).

Riga - Raga
(the return of)*

Un concert est

monté

sur

la base du disque

mais allant

encore

plus loin

dans l'introduction d'instru¬

simples et leurs liens

ments
avec

Claude Sicre

méditerra¬

Fondé au printemps

1977 par C. Sicre et
Luc Charles-Domini¬

juste avant qu'ils n'en¬

que

trent au

Conservatoire Occi¬

le groupe Riga-Raga

tan,

en

Mars 79

recherche

comme une

autre univers

vers un

ge de primitif/savant), très
bruitiste (le seul instrument

Christophe Montpeyssin
(vielle à roue, flûte traversière) et, pour certaines tour -

cabrette, le reste étant voix,

nées, de Claude Roméro

aucun

(accordéon chromatique). Bal
folk tous terrains, mais

pe

contestation de la forme

aca¬

démique du bal folk

C.

:

mains, etc)

l'introduction par

Sicre (accordéon

diatonique,
guitare) de nombreux gadgets
(flûte à coulisse,
-

d'autres musiques

te

certaine distance sourian¬

vis-à-vis du folk

mais

nationale (Télérama,
Sauvage, Le Monde etc)
qui se laisse un peu avoir par
l'exotisme fabriqué (mais qui
est un art, ayant la qualité

aussi

né résolument

79, le groupe

vers

"l'eth

-

à

(violon, bodega,
boha, hautbois)
Jean-Pierre

8

suite

est

facile à connaître.
C. S.

(octobre 97)

tous
-

sépare,

piste : L. CharlesDominique (violon, hautbois)

Xavier Vidal

puis enfin de

toujours, ne
musiquant plus que pour lui ;
O. Laurent, parti 1 an avant
du groupe, ne s'intéresse plus
à la question, plus de nou velles de Montpeyssin depuis
plusieurs années.

d'anima¬

employés (sinon sala

propre

(vielle

voix) et de Rcnat Jurié (voix).

ou

poste d'ingénieur à

Paris où il est

milieu scolaire dans le

Le groupe se

roue) puis de

l'entrée dans le groupe
d'Olivier Laurent (cabreta,

trouve un

-

Voilà l'histoire. La

en assurant un tra¬

crise, de façon très
consensuelle, en 1982. Désir,
chez chacun, de suivre sa

s'étoffe de Saïd
El Fassi

récemment ; Saïd El Fassi

sans

de mesures à prendre
les cultures régionales.

A par¬
tir de l'automne

nique artificiel", si on peut
dire. Christophe
Montpeyssin
ne voudra
pas suivre. Préparé
par C. Sicre et L. CharlesDominique, ce disque verra

les

propos

Eté 78 c'est
déjà la
préparation d'un disque tour¬

nous

populaire et

riés).

du Conservatoire Occitan à

pour

en

sont

nationale
ira si fort que le Conseil des
Ministres en arrivera à parler

(1)

simples (roseau) avec les
quels il a sorti un disque

cadre du C.O.A.T.P où

rumeur

du musette.

le babau lui pique
s'accompagnant d'un seul
tambourin, croyant dur
comme fer
que l'avenir est là
(dans la continuité du disque
Riga-Raga) ; J.P.Laffitte se
spécialise dans le jeu, la
fabrication et la pédagogie
en

un

vail de recherche

tion

en

chanter que

Vallées Occitanes d'Italie,

la presse

d'ouvrir les oreilles, et

plus

des instruments à anches

etc), tout

Le

côté,

musique
plus "roots" (voix,

votives, fait très

(Nord, Paris, Provence,

ouverture), très bien par

esprits). La

(harmonica, guimbarde,
mélodica, sanza, bendir, derbouka, etc) permet de prendre
une

(les folkeux occita-

l'aiment pas, mais
les militants de base voient là
une

a ouvert

sépare, de ce côté là aussi, de
l'univers du folk. Cependant
que C. Roméro va créer Lo
Jaç suite à sa rencontre avec
J.C.Maurette, Riga-Raga
tourne beaucoup dans la
région et même plus loin

ne

son

vers une

monde de la baloche

occitanisme

reprenant

niste, il est très mal reçu par
le monde du folk, de façon

nistes

typique, nous
au

important qui renforce

mitigée par le mouvement

typique, le groupe est
demandé pour de nombreux
bals de village mêlant "trad"

ments

ne

qui,

ouvrant tous au musette

et des fêtes

styles que le grou¬
joue en bal, et très occita-

et le

poêles, sifflets, cornes,
coquilles, etc) et d'instru

aussi

des

occitan

musicaux

et au

percussion, guimbarde,

Roméro introduit le musette

et musette ;

nous

reperé "trad" qui joue est la

s'étoffera très vite de

influences des structures

l'influence de C. Roméro

musical (mélan¬

qui lui, de

s'orientera

violon). C. Sicre veut aller

gaises, etc) (2) mais, par
ailleurs, reste marqué par

Conçu

R. Jurié ; ce

Le

traditionnelles arabes, portu¬

aux

avec

de

orientale).
bal s'arrange lui aussi

sous

Editions Révolum.

intéressant

néenne mais aussi

(arrangements des morceaux
Il sortira

rejoindre Lo Jaç (avec
lequel il tournera jusqu'en
1993); X. Vidal se consacre
au collectage, à la pédagogie,
à des prestations tous azimuts
et à un duo éphémère mais
Renat

les voix (travail de

chœur d'influence

►

ira

(1)

-

Ce qui vaudra à ce dernier

d'être bien suivi par les minis¬
tères dans les années suivantes.

(2)- Le disque de soutien à Serge
Viaule (79) avec la Talvera,
montre bien

ce style (alternance:
voix/instruments).

*Pour la soirée du 15 Novembre
1997 à Larrazet

�Linha

Imaginòt

Musica
1èr trimèstre de 1998
de

l'importance

nous

Novel

Optic :
groupe aiguillon

un

pour nous :
invitons par hasard un

musicien différent

sur une

chanson à chacun de

nos

concerts.

René, tu chantais dans

Novèl Optic est unRené
duo
rock formé par
Duran et Papillion. En

définissent

se

fait, ils

vus

sur

les scènes toulou

saines tout

comme

-

dans des

les

rès, Mescladis de Decaze-

ville, Mosaïque de Rodez.
Leurs

prestations à Uzeste

l'an dernier

Louron,

ou

cet été à Germ

ne sont pas

Peut-on
ge sur

en se

:

occitane reste

épine dor¬

son

René

la culture

musicaux. Occitan

Novèl Optic se
produire depuis plusieurs
années, quand le groupe at-il démarré ? Dans quelles

sonnes

les

attitu¬

:

Nous

venons

du

vous

habitez

ils n'ont qu'un an d'existence, pas de

de C.D. Mais derrière eux une longue expérience
musicale au travers des bals, des mariages, des fêtes. Dans
leurs veines c'est toute la tradition du chant et de la musique
basque qui coule. Mais, si leur répertoire est profondément
ancré au pays de la pelote, les Batzaldi vont à la rencontre de
toutes les cultures, sans en dénigrer aucune. Un soir, à Dunes
(Tarn et Garonne), c'était en novembre, c'est un véritable
bal/festival, occitano/basque qu'ils ont fait "péter". Ça secoue,
ça rythme, c'est joyeux, ça éclate, ça danse !
Chant (en basque), tambourin, accordéon, basse, gui¬
tare et batterie, un mélange qui fleure bon un "trad" revisité
par le punch du rythme. Les cinq garçons qui composent le
groupe Batzaldi, (limite d'âge : super jeunes !) : ils ont chacun
une approche de la langue basque différente : l'un de part ses
parents, l'autre prend des cours du soir, celui-là grâce aux
classes bilingues... où il regrette d'ailleurs que les heures
cassette, pas

uns

:

Nous

nous

trouvons

Riga Raga pour le côté
musique ancienne occitane de

la

rue

pour

et entre le hard-core

l'attitude face au monde

actuel.

variaient

vis-à-vis des autres.

préparions souvent
Novèl

Papillion : Nous aimons éga¬
lement le

son

des cloches des

vaches dans les

prés, Lou

Reed, Joan-Maria Pieire, les
chants traditionnels

en

géné¬

ral, les arts plastiques, la
danse.

Papillion, tu étais intervenu
dans Opticien Diplômé ?

Papillion : Mais il faut noter
que depuis deux ans nous
avons institué une règle qui a

Les Batzaldi, vous
ne lespart
connaissez
sauf si
quelque
du côtésûrement
du pays pas,
de Luis

inté¬

Optic est un duo stable mal¬
gré les inventions dont parle
Papillion.

pendant l'été 93.
Nous jouons en duo.

Les Batzaldi mènent le bal !

Mariano. Et pour cause :

nous

la veille. Au contraire,

mal occitan, pouvez-vous

: avec une

pivots, Jean-

l'avait traversé. Nos

Nous les

Rouergue où Novèl Optic a

Rock

entre

deux

eu

concerts, du coup,

conditions ?

commencé

:

René

avait

grions temporairement des
gen ; une quarantaine de per¬

Nous voyons

savoir davanta¬

Opticien Diplômé qui

avait duré de 1976 à 1981,
Luc Fau et moi. Et

sale.

Vous dites que

René

:

en

la démarche de Novèl
Optic ?

servant

du minimum d'éléments

inaperçues non plus.

préciser ?

plus, là je me suis mis à
sculpter ma batterie ou à
battre le rythme sur mes
sculptures, comme on veut.

Optic ?

René

est un groupe

Puis René m'a stimulé pour
remonter sur la scène. En

était-il différent de Novèl

passées

Novèl Optic
de rock mini¬

J'avais été

que

un regard qui ont quel¬
chose d'adolescent et
aussi de prolétaire. Minimal :

plusieurs
de rock.
sculpteur ensuite.

groupes

de et

événements

aveyronnais tels
Folies-Bergères de Cama-

autres

Opticien Diplômé groupe
punk occitan voici une ving¬
taine d'années, en quoi

traduire la chose

comme un

groupe de rock minimal occi¬
tan. Nous les avons pas mal

fait le batteur dans

Propos recueillis par
Florence Costecalde

Papillion

:

Non. Mais j'avais

Paru dans Numéro

Especial n°2

au basque soient trop rares (lH.à 2H./semaine)...
Quand on leur demande : "Pour vous être Basque, c'est quoi?",
les réponses fusent, différentes : "... c'est appartenir à une cul¬
ture, une langue...", "... c'est une évidence... j'y suis né, ce
sont mes racines...". Quand ils ne sont pas en train de faire
danser les gens des villages, les Batzaldi sont dans les bars,
pour chanter avec les copains, les anciens. Comme dit JeanMichel, le chanteur du groupe : "...chez nous le chant ça vient
tout seul, c'est d'instinct...". Le coach des Batzaldi, c'est Patxi
-Perez, un accro du folklore basque, occitan... un remuant !
Dans l'immédiat, pas de cassette ni de C.D. en vu,
d'abord jouer, jouer à fond... se faire connaître sur le terrain,
sur les scènes de bal, voilà pour les projets à court terme du

consacrées

Pour l'instant pas de création à leur répertoire, des
reprises revisitées façon Batzaldi : chansons basques, valses,
fandangos etc... Ces cinq garçons très dans le vent, veulent
avant tout chercher, connaître, apprendre et passer l'énergie.
Attention, les Batzaldi se bougent. Si vous voulez
rentrer en contact avec eux, pour qu'ils viennent faire la fête
chez vous, avec vous : Thierry Andiazabal, chemin Errecartia groupe.

64200 Basusurri.
Liza

9

�Linha

Imaginòt

v&lt;

víífòíV:', "m.rMWËiïb

Muswa
1èr trimèstre de 1998
...Cortetas...Cortetas...
Turlututù. Enfin des CD
pour

enfants

en occitan

! Il

s'agit même d'un livre
accompagné de 2
CD qui présente un réper¬
illustré

toire de

pièces tradition

i

Marilis Orionaa : le Béarn est
vivant ! C'est un chant.

-

nelles tirées des recherches
de l'association Cordae/La

Talvera dans le domaine
occitan

(chansons, comp¬
tines, danses, jeux) et de
créations réalisées pour la
circonstance par Daniel

Une voix puissante,

Loddo et

rents

pyrénéens

tout

de suite

Thierry Rougier.

Le tout est classé

selon

progression pédago gique, transcrit en occitan
une

avec

traduction

en

fran

-

çais. (230F.)
La Talvera, BP 40 81170
Cordes.

limpide, cascadante
comme

l'eau des tor¬
; une

nous

emporte

Balansun.... le

laient que

Béarn, Marilis
et secret.

cœur

nous

du

l'offre

nelles.

à

tants, de les mobiliser

sur

tel aspect

de la vie quoti¬
dienne, d'exprimer des

locale". Une

vingtaine de

structures audio-visuelles
se

sont

regroupées

ondes, et

un

catalogue de

films et de programmes

réalisés par les adhérents.
La fédération est aussi

membre d'une coalition

internationale, Vidéazimut,
qui œuvre dans 40 pays
pour "une communication

démocratique au service
du développement".
Les Vidéos des

Pays et des
Quartiers, 11 route de
Colognon BP 24 22730
Trégastel, T : 02.96.23.82.
10 Fax : 02.96.15.32.38

Je

me

qu'elle soit

tenir le

un

prix de l'académie

Charles Cros.
Marilis n'est pas une

passéiste, elle vit sa terre,
tous les jours. Sa simplicité
n'a d'égale que sa détermina¬
tion... Rencontre

en

vitrine, dans

musée. Ils voulaient

une langue
plus de gout que le

Parfois, certaines de tes
chansons

évoquent cer mélopées arabes. Estque je me trompe ?

taines
ce

ma

Non, bien sûr, c'est évident...
D'ailleurs

j'aime cette
musique. Mais c'est surtout
ma façon de chanter..., je n'ai
pas décidé de chanter comme
ça, j'ai toujours chanté
comme ça. Avec des chevro¬

voix, ils voulaient que je

tements dans la

chante

mental. C'est tout

ments

surtout tous

les hurle¬

de sauvages que

je sais
faire, ça leur plaisaient beau¬
coup. Et puis, autour ils
auraient voulu

:

a

suis aperçue

la culture occitane à condition

mettre

des

coulis de

reste de

voix,

J'ai

façon de chanter.
beaucoup chanté avec un

chanteur de Vallée

Prix Charles Cros. Pour toi

qui chante dans ta langue,
le béarnais, quel effet ça

Est-ce que

chansons étaient

gens

n'avait pas

as

reçu

le

d'après toi, ces
des maisons de disques
ont vraiment
peur qu'une
langue "minoritaire" puisse
être contemporaine ?

fait?
Je suis reconnaissante, car il y
a encore

beaucoup de malen¬

tendus. Ces gens m'ont véri¬
tablement écoutée. Ce qui

Oh! Oui ! Tout à fait ! Il
y a

toi, sortir

CD ça a été le parcours
du combattant ?
ce

Oui, ça a
Parce que

été très très dur.

l'on n'avait rien,

vraiment il

a

fallu tenir bon.

Avec les musiciens
sé

un tas

de

on a

refu-,

propositions, de

maintenant. C'était

un

pay¬

qui avait des vaches,
pour qui la chanson, et les
san,

son

trésor. Il

de culture généra¬

le, pas de référence musicale,
mais très simplement, très
naïvement il disait

:

" Il faut

toujours des questions larvées
nationalisme, de régiona-

arasbesques... c'est
style béarnais... le béar¬
nais, c'est le style arabe
".
le pur

...

de

nalisme... Alors dans

ces cas

là, je tranche d'emblée !
Est-ce que pour

d'Ossau,

Mesplé, il est décédé

faire des

n'est pas

toujours le cas,
lorsque l'on se présente en
tant que chanteuse béarnaise.

qu'il

concert : ma

Pierre

Cette année tu

en orne¬

ce

traditionnel dans le

synthétiseurs, des
nappes de synthés etc.. bref :
tout ce que je déteste !

en

Pays et des
Quartiers qui publie une
lettre d'information, Micro¬

je chante unique¬

dernier CD, Ça-i vient d'ob¬

Fédération Nationale Les
vidéos Des

vou¬

elle, ciselés de poésie, ornés
d'arasbesques vocales. Son

revendications, d'affirmer
des identités..." pour "une
démocratisation de l'ex¬
pression audio-visuelle

ils

que pour eux, c'est très
dérangeant que l'on chante
des choses contemporaines en
occitan. Ils aiment beaucoup

terre avec ses mots

sa

:

qui
français.

-

ment des chansons tradition¬

nu

Voix sauvage, voix

violence, voix tendresse âpre,
douceur, voix force, elle

tent des télévisions locales

-

voulaient, moi toute seule.

Ils voulaient pas des musi
ciens. Ils avaient tous les
mêmes fantasmes

chante

sensibilisation des habi

crue,

quelque part, du côté de

Télé. Un peu partout exis¬

quartiers ou
pays. Montées à la force du
poignet, elles ont surtout
pour objectif de "participer
au
développement local, de
faire de l'animation, de la

tan), pour moi est

de la
me

voix qui

voix

dans certains

dans le monde
musique.... d'abord, ils

gens connus

Je

comprends rien à l'écono¬
mie, à la politique actuelle...
Ce qui m'intéresse c'est la
poésie, c'est mon message. Il
se trouve, et c'est
complète¬
ment viscéral,
que ça me
touche plus dans cette
langue,
ne

le

béarnais, qu'en français. Le
béarnais, (c'est-à-dire l'occi¬
10

Musicalement, tu as fait un
virage à 90°. Sur scène, un
guitariste et un percusionniste. C'est venu de quelle
volonté ?

Ça fait trois ans maintenant
que je travaille avec ces deux
musiciens. La dernière fois
que tu m'as vue en
j'étais accompagnée

concert,
par une

�Linha

béarnais, et les histoires de frontières
m'intéressent pas
c'est de la géogra¬

ne
:

phie !
Tu

des chansons-

as

envers ce

l'on défi¬
Pourquoi ?

pays que

Oui, j'ai des grosses
colères. Ça a com mencé
en

lorsque juste

face de chez moi

il y a eu un

projet de
décharge sur 200
De gauche à droite : Olivier Kléber Lavigne, Marilis Orionaa, Nicolas Martin - Sagarra
hectares. Et puis des
Béarn, et pas n'importe où du
guitare et un synthé. Et j'en
projets de terres gelées à vie,
Béarn : je suis de Balansun.
avais marre ! J'en avais marre
pour toujours... Je ne suis pas
Un tout petit village, un villa¬
de cette quincaillerie ! Je
douée pour défendre des dos¬
voulais un guitariste acous¬
ge de rien du tout. Ça me fait
siers, des pétitions, alors je
quelque chose d'avoir mes
tique, j'ai trouvé celui-là :
fais des chansons, parfois
Olivier Kléber-Lavigne.
parents là, mes oncles et mes
naïves et maladroites. C'est
tantes, mes grands-parents
écrit comme ça vient. Mais,
enterrés là... Le matin, quand
Tu écris toi-même tes
ce qui
se passe dans le Béarn,
textes. Tu écris directement
je chante, que la brume se
ça me fait mal !
en béarnais ?
lève, je passe un certain
Alors je le chante.
-

Bien sûr,

j'écris directement
en béarnais. De toute
façon,
ça ne serait pas possible,
d'écrire d'abord en français,
puis traduire en béarnais. Car
ce n'est
pas du tout la même
phonétique. Dans mon tour
de

chant, avant

une

chanson,

je donne en français, des
petites clés, pour tous ceux
pour qui la langue béarnaise
est complètement hermétique
:
pour qu'ils puissent rentrer
dans la chanson, pour qu'ils
puissent entrevoir quelque

temps avec eux, avec ces
morts. Pour moi, c'est une
suite.

Pour la promo
tu

de ton CD,

fait le tour des FNAC,

as

entre autres. Comment la

langue béarnaise est reçue
dans ce genre de milieu ?
Eh... bien... ils

Béarn,

au

J'explique
chaque fois d'où je viens...,
j'explique que je suis béarnai¬
se... il y en a que ça dérange...
Je

me

souviens d'une émis¬

avec

venait

me

voir

:

"Oh! là ! là

êtes

Béarnaise, donc
Gasconne, donc Occitane,
donc

le Béarn !

sens

monde, tu te

res¬

comment ?

Je suis

Française, donc
Européenne, donc citoyenne
du monde.... Mais je suis de
quelque part, je suis du

personne :
ma

ni

famille...

parce que chez nous tout le
monde chante ! Il y a des
chorales

partout. On chante
dans tous les villages. Dans le
Béarn, tout le monde monte
sur scène, tout le monde est

vous

Pour
c'est la

moi, le pays,

langue. Plus que le
Béarn, mon pays c'est le

Culture et

proximité est

le trimestriel de l'associa¬
tion OPALE. Sur 68

pages,
part de nombreuses
expériences culturelles en

privilégiant à chaque
numéro une région françai¬
Il

se.

ouvre

aussi

un

dos¬

sier sur un thème

précis et
organise un débat sur des
sujets en rapport avec la
culture. Culture et
té

-

les domaines sociaux

avec

et

proximi

privilégie les rapports
économiques

ment des

détri

-

sujets philoso

-

au

phiques de fond. (J.M.B.)
OPALE 46 rue des Cinq
diamants, 75013 Paris. T
01.45.65.20.00.

Fax

:

:

01.45.65.23.00
Calandreta. Un moyen
d'aider les écoles calandreest de s'abonner ou

tas

d'acheter leurs

publica

-

tions. La calandreta de

Costa

pavada de Tolosa
publica un jornal escolar
Lo pichon occitan de Tolosa.
Se pòt abonar per 3
numéros per 97/98 amb
50F. Se pòt comprar tanben de libronèls documentaris

de la colecion

Fintanèlas. Lo

primièr

es

consacrât als Dinosaures e

lo second
mena

vos

Unafèsta al Pero
dins un vilatge

dels Andes. (16F)

(J.M.B.)

Calandreta de Costa pava¬

écoutent, ils

Portugaise,
Kabbile, Arabe etc...", et non
je ne suis que Béarnaise. J'ai
eu l'impression que pour eux,
ce n'était pas assez exotique,

reste du

voisins, ni

11 carrièra Toulouse-

da,

cherchent à savoir.

Foulquier (FranceInter), où tout le monde

Par rapport au

n'impressionne

vedette.

sion

chose.

Mais, dans le Béarn, je
mes

.Cortetas.. .Cortetas...

il fait

révoltes,
gure.

..

Imaginòt

Lautrec 31500 Tolosa.

Marilis, elle est authentique.
Son
être

prochain CD sortira peuten mars ou

avril. Peu

importe la date, elle l'aura
fait

sans

concession, à

sa

façon. Saluons ici, Olivier,
guitariste aux doigts qui frô¬
lent le flamenco, qui arpen¬
tent les cordes de sa guitare
en fleurtant avec le classique.
Et Nicolas Martin-Sagarras
qui se glisse avec ses percus¬
sions, pour apporter cette
vibration "primitive", sourde
ou aigrelette.
Liza

Au repas
fac de

-de- quartier-deRangueil (Université

Paul Sabatier) de ce

2/09/97, grande

réussite.

pré¬
paré et porté des plats suc¬
culents, ils sont spécialisés
Une association avait

dans le naturaloisme

je ne
plus comment ils
disent ça veut dire qu'ils
sais

font des merveilles

avec ce

qu'ils ont sous la main ou
qu'ils cueillent dans les
prés de la fac. A inviter à
tous les R. de Q.
Assoc.
,

Verelruz, bât 4 R3 LFR. SV
7.

118

av.

de Narbonne

| 31077 Tlse Cedex 4 (C.S.)
11

�Linha
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'í-i.

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/

%T

1èr trimèstre de 1998

Bleuze-istoêtre dech

Adiu !

gremion din tolosa
(histoire blues d'un petit
caillou dans Tolosa) (extraits)

fais de l'écriture

pas

(notes, auto¬
analyse, articles scientifiques,
agenda, c-mail). C'est un ins¬
trument d'organisation. Or,
un "texte",
étymologique ment, n'est-ce-pas, est affaire

comme on

d'organisation.

Je lis Lo Gascon le'u e

pian
(Grosclaude).
Sympathique.
J'ai écouté hier les

Femmouzes T. Pas mal. Voix

timbrées (on chante
parle) ; c'est peutêtre ce style qui le veut.

Le mois

partie le cas des étudiants de

prochain, je
plan musique et
textes. Je vais peut-être leur
lire non pas de la poésie
(ébouriffée-improvisée com¬
me le fera le gars qui a eu
cette initiative, ou pince-sansrire à la Jarry, ou nombriliste
haïssant le style comme la

conservatoire, mais il est

moitié des "écrivains" du

nocif de tomber dans l'inver¬

Canada), mais... de la philo¬
sophie.
Pour le jazz : jam
sessions de plus en plus sou¬
vent, et projet de composer
des choses à rythmes chaus¬

Percussions

Glen

:

Velez, pol y rythmes. Sur la

depuis ma tendre
jeunesse, j'ai entendu des
arguments sur le jeu au feeling, la technique qui des virtuosité

:

sèche. C'est

doute

sans

en

se. Moi, au piano, j'ai tou¬
jours détesté les gammes ;
mais au moins maintenant, je
pratique la technique de
manière créative : en impro¬
visant, je place des motifs
inventés. (Et en jazz, je trou¬
ve qu'il y a rarement des
gammes en tant que telles ;
on est tout le temps en train

suis dans

Toulouse, dans ton

Samedi 8 novembre

un

se-trappes.
Pour le cubain

Un bleu

épais. 4h.
flotte dans
l'épaisse nuit bleue. Une gare
du matin, la gare
flotte

s'}' arrime, il jette en
quelques minutes, sur le quai,
son paquet
de fantômes
hagards. "Gremion" (petit
caillou), je roule d'un com¬
partiment non fumeur (où je
n'ai pu trouver le sommeil)
l'escalier du passage

souterrain,... vers la sortie ; là
tu m'attends, tu t'appelles

per¬

de personne

Occitans, il

terre occitane. Le

en

train

vers

il

n'y a pas que des
y a l'araignée
picarde de Konrad Schmitt ;
enfin... parfois ! (...)
ventre

Toulouse.
:

ici.
J'écoute, je pratique, je me
mijote un deuxième voyage à
sonne

Christian Dequesnes

De loin, sous la

Lundi 10 novembre

Arnaud-Ali-Bernard
est au rendez-vous.

décapité le terril de
faire des
rocades ou une station d'épu¬
ration pour eaux usées... peu
importe Jo ! On a décapité les
terrils de nos pères ! Oui, Jo
a

Germinie pour en

ville où tu

voûte de faïence

cette

nous nous

vit encore,

blanche,
reconnaissons, tu

as

vit

mais évidemment des

bras

adossés à la porte

monstres

ton

-

la Havane à la fin de l'année.

de faire des

"turns"). Bref, voir Lubat

;

Cuba !

polyinstrumentistes

à la Lubat sont, en un sens,
très différents de la

par tout

"musique
le monde" des

Femmouzes. Le personnage

Jean-François El Flaco
Delannoy

et

dans le

rôle de la musique, qui est
démocratique et participative

ëne

cas.

un

Pentium, et l'équiper pour

la

composition (MIDI) et le

traitement audio. Eh

-

c'est

que

d'avoir commencé à utili¬

ser

le traitement de texte il
y

a,

oh, presque dix ans, ça à

beaucoup changé

ce que

je

(lettre à Claude Sicre)

répond "T'ékonj ché nu in

mon ventre te

t'ëme fil, tê

Je vais bientôt avoir

de

premier baiser, j'entends
"Que lo silenci ; anèit, vos
done sa patz bloza, la tèrra
nòstra, sa calor" et l'écho de

musical, dis-je; pas l'idée du

dans les deux

murmure

blantchiri. T'è-t'ëme fil

k'a'p pail'l : déloéyé zz'airinji pi voù anme a's sreu ëne
apoéyéte".
("Que le silence ce soir vous
donne sa voix, notre terre, sa
chaleur"... "Tu es une fille, tu
changes les nuits en blanchis¬
serie, tu es une fille qui parle:
déliez les araignées et votre
âme sera un accoudoir").
12

vécu, elle

mais mal, elle

plisses les yeux, fronces les
sourcils, tu t'assures de ta
vision... puis tu m'ouvres les

de tourner

Il faut

venir ici pour rencontrer Jo
de Pecquencourt... oui, Jo on

sur¬

il le faut, mais elle
souffre en silence. Dans le
car

silence

ses

enfants rouillent,

des cabines
téléphoniques ils attendent
l'appel du dealer ! Jo, je ne te
connaissais pas, "achteure !
t'é min comarste !" (mainte¬
nant tu es mon

camarade).
chez

La nuit tombée,

Claude,
me

fait

sonne sa
en

guitare, il

"tal-kin'blues"

murmuré "11-19 blues".

Toulouse, dans ton blues, il

n'y a pas que Nougaro,
"El Sicre". (...)

il

y a

Mercredi 12 novembre

Fernando, tu
son

as

rai¬

! Hier c'était mieux de

�Linha

Imaginòt

Larrazet
1èr trimèstre de 1998

nous

rendre

sur

le royaume

Tadrelanka, plutôt que de res¬
ter à

Arnaud-Bernard

un jour
pluvieux et
férié, à regarder passer la
Linha Imaginòt. Il y a des
jours mornes, ternes, sinistres

de 11 novembre

à Toulouse. Le mendiant

d'Arnaud-Bernard, n'est ni

plus souriant, ni plus triste
qu'ailleurs, il est mendiant.
Toulouse, dans tes
nuits il

n'y

des feux
d'artifices, il y a des solitudes
et de la triste folie. (...)

ensoleillée,

pagne gasconne

printanière même. Je sais déjà
que tout est passé si vite
depuis l'arrivée, le train, le
quai, le souterrain,
Toulouse... maintenant
Larrazet et
Castan

un

discours de

...où la froidure d'automne

"les messages

his¬
toriques et actuels de la litté¬
sur

rature Occitane". La cerise
sur

à

le gâteau

cause

? Pas vraiment,
Empega.

de Gacha

Plus tard, le repas

a pas que

est

parfait, surtour avec Jean-

Luc et

son

humour à

Vendredi 14 novembre

flâner

jusqu'à

se

au

journée à
rendre à

Montauban, y retrouver

J.M.Buge (tâcheron discret
mais efficace de la Linha) sur
la place baroque chère à
Castan, se parler, s'écouter,
se regarder... être là ensem¬
ble, vivants.
Plus tard, salle du

Temple à Toulouse, soirée de
gala pour célébrer le retour, il
y a 50 ans, des troubadours
sur

sur

le

des Trobadors c'est

eux

trio marseillais, une

prouve.

Montpellier, au large de Sète.
J'avais pris en stop un étu diant. Je l'avais déposé à
Toulouse,

au

passage.

Direction l'avenir.

(Claude Sicre, Alain Daziron,

bruit des montres fantas

à l'Occitanie d'assurer

Fernando, Fred et compa

tiques.

son

tions

Villefranche. Rendez-vous
avec

les "filles" d'Occitanie

gnies...).

rain". A

connaissances et de cultures

cause

de Gacha

Empega.
Dans la
Nadau vient

Empega... ch'éto trop bio.
(...)

...

Bal de clôture

avec

Riga-Raga (...) c'est rural
Baleti-rondeaux et faran

-

doles, mais je ne peux danser
cause

Compagnies de

de Gacha

"inspirés appliqués", il

de

quiétude. Cadre idéal à

l'ambition de décentraliser

tan.

perception.
Si tu

comprends
pas, camarade de gazette, ce
qui me préoccupe, ce n'est
pas grave. Lis ma description
brève et amputée... Si tu ne
vois pas le bleu de ma pensée
démesuré,

ce

n'est pas grave.

de

the Linha

via Larrazet. Place Arnaud-

Bernard les candidats

périple

se

au

regroupent, réparti¬

tion dans les véhicules. On

quitte la ville

pour une cam¬

quartier Arnaud-Bernard

-

loin

comme

trales créations. J'assume

discours,

au

risque du péril
loin

Journaliste. Frimeur
état de

paraître. Editeur
qui chante sa fortune,
littéraire (ou musicale) voici
en

désaxé

mon

article.
Il n'est pas

la mort,

celui de

il n'est pas celui de la

vie mais seulement déclaratif

sais

gens

je porte aux
qui sont humbles.
Car il est très diffici¬

le d'être humble dans l'anar¬

ordre ?

la

Décentralisation cul¬

dérisoire !
C'est, si l'on y prend garde, le
désir de capitaliser sans cher¬
cher à protéger ce capital.
Là où je vis, là où je
turelle n'est pas

ce

central... Dieu n'est pas
de ce symbole.

chie des sentiments

13

-

des

plus dans quel ordre. Quel

Toulouse.

le

de l'amour que

Castan, il s'exprime
l'histoire... Analyse,

action, proposition. Je ne
Paru dans le Bulletin du Comité

au

opère sur ma per¬
images, des gestes
funéraires qui se suivent,
plaisants..., depuis les ancessonne

ne

mais seulement ton doute

comme

on

sa

Je continue...

y
Merlin del bleuze occi¬

résonne

Il

diverses, réunies pour l'occa¬
sion, dans ce fameux village

foulée,

Toulouse, chez tes
troubadours, il n'y a pas que

Raid

-

plein rayonnement dans le
champ culturel contempo -

vraiment... à

Samedi 15 novembre

ici... C'est

Après quelques édi¬
poétiques à Narbonne, à
Lézignan, à Carcassonne et

gars,

m'hallucine !

a un

qui offre sa forme caractéris¬
tique et invariable. Moi, j'ap¬

j'aperçois ma vie, c'est
pourquoi d'ailleurs,
je n'en fais pas une maladie.
A la folie s'ajoute,
l'interdit personnel.
Maintenant, j'ai
perdu carte d'identité, carte
grise, permis de conduire...
Mon lien de société a disparu,
dans l'ombre ("Institute"). Ma
jeunesse se poursuit, plus
sereine, la poésie, ma seule
autonomie, fait que je suis là,
"place de la Comédie"
(recueil paru aux Editions
Moi-même, 1994), je cherche
à comprendre l'inédit. Castan
me et

princesse
leur travail, ces
chants polyphoniques, leur
approche, voilà justement
certainement l'aspect "du
juste aiguillage qui permettra
et 2

compléter la soi¬
rée, l'émotion n'atteint pas le
vertige (...)
à cause de
Gacha Empega.

des

idées de Castan. Lui, il parle.
Moi, j'écoute. Lui, il dénonce
Tunitarisme" ambiant, celui

! Ce

m'hallucine... la
suite, plus dure est la chute !
3 prestations académiques,
ampoulées... parfaites d'ail¬
leurs pour le parterre respec¬
table et maniéré présent !...
Bravo pour la synchronisa¬
tion ! Carlotti qui a ouvert
ouvre

mange - Montpellier- où je
travaille (Montpellier) où j'ai¬

les

C'était donc à

gâteau, c'est à cause de
Gacha Empega. L'actualité
de l'Occitanie, la modernité

la scène occitane. Carlotti

qui

comme

Larrazet. J'arrivais de
Mais la cerise

(...) De-ci de-là,

semble claire

mes

côtés.

bras de Toulouse,

C'était par un jour...

(dans)
composition d'un style...
-

Ainsi, à Larrazet,
Daziron, j'ai entrevu la com¬

position du style culturel
occitan moderne et universel.

Merci

Stéphane Mangion

�Linha

Imaginòt
Larrazet

1èr trimèstre de 1998
Mais

La

regard sur l'histoire
inutile. Il est même

un

n'est pas

leçon d'Occitanie

source

d'entrain.

Pourquoi le peuple
des

occitan n'a-t-il pas eu
actes

de violence contre

ceux

qui le dépouillaient ? Com¬
valeurs de

ment les

sa

culture

ont-elles pu survivre malgré
le déferlement d'insultes, de

Pierre Versavel

n'est pas en ce

idée éternelle de la

justice,

que nous ne savons

où

situer, mais

qu'elle
perpétue la muette hostilité
qui sépare l'oppresseur de
l'opprimé. Elle tue le peu
d'être qui peut venir au
monde par la complicité des
hommes entre

mépris, d'interdits ?

...

Monsieur Félix Cas-

qui

tan

Pour qu'il y ait leçon, il
faut

un

professeur et

un

peut apporter même si c'est
celle d'une nourrice.
Dans

élève. A Larrazet,

Dimanche 16 Novembre, il y
avait

plusieurs professeurs de

renom.

Ils étaient écrivains,

ces

parcours,

tripes, symbole de l'ins¬
tinct et de l'émotion viscérale,
source

de mouvement

musiciens, auteurs, tous arri¬

mais

vés

rivage d'Occitanie.
Quant à l'élève permettez-moi

la réflexion était absente.

de

tait les rives utiles à canaliser

en

le déclarer

me

avec

mes

origines ch'timi et mon émi¬
gration récente.
Qu'ai-je appris ?
En cette seconde
séance

larrazétoise, j'ai

retrouvé l'ambiance de l'an

passé faite d'ouverture, de
richesse et de recherche de
sens.

au

contraire, elle appor¬

les flots de vie. Et de leur

union, naissait
menait à

bâtir,

une

une

sa

Les chemins de l'Occitanie

vies, plus

vit-on pas un norma¬
lien être pâtre et paysan au

rythme de ses coreligion naires en Quercy ou un offi¬
cier haut gardé demander à
vivre avec la troupe au risque
Il est des

méandres dont la courbure
reste

longtemps ignorée du
des mortels. Il

sion à

Université

surprenant et vivifiant témoi¬
gnage. Y avait-il un fil com¬
conducteur ? Il n'est pas
évident à trouver mais il
mun

apparaissait

souvent un

manque, une rupture ou une
blessure. Et quand il s'agissait
de

blessure, il n'était pas
question de celle qui saigne
rouge. Non, c'est de douleur
profonde, aux racines de
l'être, qui ne s'apaise que de
musicalité, de délicatesse que
seule une langue maternelle

est

fait la découverte.
L'incontournable

territoire apporta un

en

bien ainsi pour que sonne
haut le jour où l'humble en

que de table ronde, que firent
les participants sur leur acces¬
ce

rivière qui

culture. Pour la

ne

commun

Le tour de

peut pas dire que

de coercition.

Cette

fois-ci, il
s'agissait de l'Occitanie, de
langue et de l'occitanisme.

Bien

on ne

foulé les chemins et

tanie, apporte une lumière

les

étaient

a

de l'Université et de l'Occi¬

bien chaleureuse

sur ces

questions. La culture occitane
pétrie d'universalité. Le
sens de l'ouverture y est fon¬

est

damental. Et même, l'ennemi

qui vient conquérir le sol et
esprits ne peut faire naître
l'idée de défense, pire de
rejet. Aussi, lorsqu'elle dut
les

céder le terrain, elle trouva

refuge dans un saut vers
encore plus d'humain, plus
d'universalité.
Avec cet état d'es

-

prit, l'occitanisme n'aura pas
grande difficulté à retrouver
les canaux qui drainent son

nullement

té

a ses

être."

Dans le partage

de
l'occitanisme veut
promouvoir, il y a donc place
pour de nombreux courants.
La langue occitane deviendra
alors, pour ceux qui ne la
roule pas encore dans leur
palais, une absence et un
manque auxquels ils voudront
suppléer.
valeurs que

En conclusion de

leçon bercée par un
polyphonique a capella,
me permettez-vous, chers
maîtres en Occitanie, de for¬
muler

nous

simplicité désar¬

mante, les mots d'un homme
L'Université n'est

jamais très loin dans ces
débats et ces leçons. N'est-ce
pas son travail d'élaborer le
savoir pour tous ?
Pour
l'Occitanie, il y a un lourd
passé car cette Université n'a
pas été historiquement neutre
dans le bâillonnement subi
par la langue occitane. Au¬
jourd'hui, elle accueille cette
langue, cette culture. Elle va
même jusqu'à l'enseigner.

qui, né sur une terre d'outreMéditerranée, développa une
Pensée de Midi.

quelques-uns de

Ils
théorie,
système. Ils balancè¬

n'ont bâti
aucun

Voici

ses mots.

aucune

rent même vers sa mère en

délaissant la Justice au jour
d'un choix. Ecoutons Albert
Camus dans

L'homme

révolté:
"Si l'injustice est
mauvaise pour le révolté, ce

14

humain, la

précisément le
pouvoir de révolte de cet

La Pensée de Midi "

écho de

Loin de

limites partout où se

un voeu

l'auteur du

en

revendication

limite étant

chant

Il m'est alors revenu,

une

trouve un être

conquérante semble être le
meilleur gage pour atteindre
le rayonnement que cette cul¬

"

eux.

La révolte n'est

revendiquer une indépendan¬
ce générale, le révolté veut
qu'il soit reconnu que la liber¬

cette

mérite de diffuser.

en ce

de liberté totale...

terroir. L'absence d'ambition

ture

qu'elle contre¬

une

dit

nité ?

soufflé par

premier homme :
Pourquoi ne serionspas complices en huma¬

�Linha

Imaginòt

Larrazet
1èr tri mëstre de 1998

Quatre rencontres

pendant notre
séjour à Larrazet
-

Tout

d'abord, la rencontre d'un homme

tel que Félix Castan, penseur incontour¬
nable entouré par Claude Sicre, Bernard
Lubat et Alain Daziron.
-

Puis la rencontre

avec

la

musique,

celle des Nadau, de Minvielle, de

Claude Sicre, d'Ange

B, et des enfants

de Larrazet.
-

La rencontre aussi

avec

le désir de

chacun de
des

participer à une même chose:
actions concernant la mise en place

de chantiers de réflexions et de struc¬
tures telles
-

Alain Daziron

Et

que

la Calandreta.

enfin, la rencontre avec la Linha

Imaginòt, tremplin de toutes les éner¬
gies réunies.
Voici nos plus importantes rencontres

(à gauche) et Félix Castan

de l'année concernant

nos

ambitions

occitanes.
Barbara / Gacha

Empega

J'ai visité le chantier occitan
tier occitan", soit,

9H.02, mardi 18 novembre
Le train

quitte la gare Matabiau direction Marseille.
St. Charles. Fabulous
Gacha Empega.
Le lien est là, lors de ces 4 jours passés à Larrazet,
Montauban et Toulouse le chantier occitan. On a l'impression
que chacun travaille dans son coin à la construction d'une cita¬
delle universelle, chacun amène sa pierre et son ciment.
Dans le pur style baroque cette citadelle prend forme
à Larrazet autour d'Alain Daziron, une citoyenneté active arti¬
cule le chantier. A Arnaud, la Casa del Barri sert de terreau à

Arnaud-Bernard

l'éclosion de

—

—

nouveaux

chantiers. A Montauban, la Linha

Imaginòt tisse le lien, Castan serai Gandhi, Buge le Rouet ? A
Marseille sur les fondations du Massilia, Gacha Empega pose
sa

pierre, fait

son

ciment.

s'organisent et participent au
qui déborde les limites d'une nation ou d'un
peuple. Dans le même esprit Christian Dequesnes pose les
bases de la citadelle Picarde, partie intégrante à mon avis du
Partout des bâtisseurs

chantier occitan

j'accepte par avance leur critique, critique
qui entre dans la composition du ciment dont nous avons
besoin sur le "chantier". La civilisation occitane et l'esprit
d'amour et d'universalité qu'elle exprime, souffrent de sa lim¬

pidité.
1.000

ans

de servitude et soumissions, conscientes ou

inconscientes, ont amené l'homme à douter de sa capacité à
aimer. 11 vit une frustation et craint que le "chantier" soit
"interdit

au

ce

que

public".

tous, à la Linha, de lui faire prendre conscien¬
l'amour a les limites qu'on lui fixe chacun, tous les
A

nous

jours.
J'écris

mots la tête encore

pleine des débats et
engendrés dans mon esprit durant ces 4 jours.
Citoyen du monde, adhérent au concept de la Linha et respec¬
tueux de tous sur le chantier, vous que je sais nombreux, diffé¬
rents avec d'autres pierres et un autre ciment s'activant sur des
"chantiers" qui doivent aussi rentrer dans notre "champ" de
ces

contradictions

réflexion.

chantier occitan.
Les

Eric Bourlier

puristes contesteront peut être le terme de "chan¬

15

�Imaginòt

Linha

.

Vicente Fernando

ciale

tionner le carnaval. Aussi, en

"le par

-

quets où le pastaga

la vallée de la Baïse, dans

né, qui leur permet

flots. Mais

contrée

la
d'Auch, sentinelle

aujourd'hui d'espérer des len¬

mouvement culturel interna¬

demains meilleurs. Les pay¬

tional

qui depuis trois semaines
voyaient jour après jour

culturellement malade.

l'immense scène de 56 m2

Marin de Vitrolles. Il n'existe
pas en France
table politique

France, voire dans le monde,

prendre du relief, vinrent
nombreux, par curiosité, mais
également par respect, car
eux savent l'exigence de se
genre de travail. Les forces de
l'ordre ainsi que l'administra¬
tion municipale de Biran
jouèrent la carte de la discré¬
tion la plus totale. Ce qui est
aussi un signe de respect. La
gamelle assurée par Sophie et

la

Adélita à bord de leur restau¬

nir. Dans la

deve¬
de

commune

les friches de
Tadrelanka (école de défor¬
Biran,

sur

mation

aux

métiers pour

l'aventure).
Le 18 octobre
est né le

1997,

premier Rural Balèti.

Sur le thème d'un sound Sys¬

stop (12 heures) et,
beaucoup de collègues

tem non

si

étaient absents, et donc excu¬
sés parce que
relle un peu

mission cultu¬
partout en

présence des Gascons et

insoupçon¬

sans

club exclusif

Massilia. Ni l'annexe des tro¬

(à

mon

coule à
sens)

le

qu'il y

a une

des acteurs culturels
service de leur

arborant fièrement le maillot
au

crabe bleu

bien

connu

sur

fond blanc

dans lo

pais et

ailleurs et
eu

qui, sans que j'ai
besoin de leur dire, assurè¬

rent l'accueil des arrivants.

sans

! L'entrée

le Rural

sur

gratuite, donc,
chacun pouvait s'acheter à
manger et à boire en suffisan¬
ce. Beaucoup de nomades
Balèti était

service

Beaucoup de jeunes de la

vinrent

contrée étaient

bénévolement jusqu'au

venus

se

mettre en

pour
voir si lo Massilia serait de la

main. Mais surtout

partie

le soleil étaient au

;

à défaut de les voir,

ils les ont bien entendus, ainsi

d'autres groupes, bien
présents sur la Linha
Imaginòt. Ce fut une véritable
journée de rencontres, où

vous

ou

se

rendez-

monté haut et

au

grain. Avant le bœuf final

autour de

manière culturelle. Les

brûlé la

tous

d'un

minuit,

nous avons

commun

accord

langue de bois dans

une

semaine de festi¬

vités.
Vaste programme

prendra une tout
ampleur si, dès
maintenant, vous consi¬
autre

dérez le calendrier
"carnet de rendez

Fernando

comme un

vous

popu¬

laires", où la date de "mardi

gras"

vous verra

avec tous

organiser

le carnaval de

Vitrolles.
Sans demander les

subventions à quelque pou¬
voir

municipal

mais

en

que ce

soit,

rétablissant la partici¬

dans votre ville, et en premier
lieu les commerçants qui,

Flibustiers Sirvenlès

premier magistrat afin

ville

les
veillent

de redescendre car

au

Vitrollais que
le combat dans votre

pation financière de tous les
habitants, passants, travaillant

:

les fenêtres de

de leur ville. Parce

l'aïoli est
n'est pas prêt

Résultat

du possible
d'occuper les friches de

rendre compte

la lune et

sous

la mairie de Vitrolles pour
demander les clés de la ville

qu'il n'y a plus de
récupération de la sou¬
veraineté populaire,
parce qu'il n'y a plus

lende¬

!

que

chacun eut l'occase de

:

conduira

au

tous les

fabriqués "maison". Le
"lo Bourret"
merci les pay¬

(par exemple : change des rues) en
jnvitant toute la Provence
pour le grand défilé qui vous

village

de carnaval ! Je dis à

vin du pays
coula à flots,

FN

Parce
démission

grande qualité

divers

sponsors... Et surtout, rebon¬
dir sur les coups fourrés du

service de tous et

au

total.

qui firent le déplacement des
Landes jusque dans le Gers

participation, sollici¬

écoles, trouver des

faite par tous.

mexicain ambulant fut de

sandwich, tous les plats très

ter les

de véri¬
culturel¬

très

deux chourmos du sud-ouest

des lotos, demander aux

d'ouvrir

Parlons du Sous-

rant

; aucun

un

chevet d'une France

au

leur désir de

participer furent
Spéciale dédicace aux

ser

possibles

d'argent, style organi¬

ment du nom

le rural

accueil

entrées

Chourmo n'est pas un mou¬

plus précisément de

un

créant d'autres

bars leur

vement fan

Salut à totis ! Voici des

qui est née pour subven¬

panhàs". Regret : je constate
que, malgré tout ça, nombre
de chourmos disponibles ne
sont pas venus. Je leur dis,
attention à l'imposture, car la
exclus, artistes, musiciens et
surtout SDF, trouvèrent dans

nouvelles de Gasconha

en

.

furent les

la nuit dansèrent

capitale

v.

un

grand feu, dont les enfants
gardiens jusqu'à ce
qu'il ne reste que des braises
sur lesquelles les sorciers de

Rural balèti

culturelle et

pertot

1998

1 èr trimèstre de

et

■

De

forts de faire de

l'argent

certes ! Mais ô

propositions et sachez que les
Flibustiers Sirventès, qui pra¬
tiquent ce genre d'attraction
depuis belle lurette, sont à
votre disposition pour soute¬
nir votre combat qui verra des
lendemains meilleurs. A lèu !

V.F., chourmo 390

avec

les braderies de début

Paru dans Vé

d'année, empochent l'argent

Chourmo

d'une manifestation

16

combien effi¬

dans le temps ! Réflé¬
chissez bien à ces quelques
cace

commer¬

qui y'a !

-

Massilia

�Linha
De

pertot

Imaginât

1èr trimèstre de 1998

A ...Cortetas...Cortetas...
Pubication. Andréas Kisters ven d'acabar sa tèsi de

Occitanitude mancietude

sus

occitana

contamporanèa.

Lo libre

titol
».

la musica

doctorat

tar

:
-

es

sortit en 97

jos

que vòl can
Okzitanische musik
Un

pais

Gegenwart als Beispiel
fur regionalismus in der
popularen musikkultur. Le
der

Pèire Venzac

livre décrit l'histoire encore

Bordéu lo 30de novem¬
bre de 1996

à peine

:

spectacle, s'attendant à une

quelques-uns suivirent.

éructation gasconne

Mozart et Bartok ont dû être

sur le bord
des lèvres Garona. Pas loin de
la gare St .Jean, le théâtre du
Port de la Lune. Un lieu cos¬

frisson de l'Histoire

à deux pas, l'école
des Beaux-Arts et une église
au tympan roman rongé par le
temps. Le temps, luù, ne
comptera plus...
Celui qu'il a fallu à
Manciet pour écrire, traduire,
faire publier et... faire monter
au théâtre la pierre d'angle de

moment de

s'il

mique

pleut

;

òbra, 1' Enterrament a

son

Sabres.

L'ouvrage phare effa¬
richesse littéraire

sentirent

d'être

style

musical, d'autres

Uzeste

décrire

en

la mise

en

Convient-il de

long et

en travers

scène ? Seul le

à la phrase pro¬
phétique de René Nelli il y a
plus de 20 ans : "Que se
la culture occitane
tenue." Cette

musique où nulle note
n'est superflue.

Garbas

garbaires."
cerveaux

ligne de huée
gerbent. "

Gerbes qui

qui s'empourprent à la fin du
spectacle.

de

ne

de ventre déversé
que la voix de l'œuvre par le
biais d'Hermine Karagheuz et

plus passer à côté de certains
sommets. Trop d'Occitans
veulent encore ignorer une

déploient
les signes, les linges, les lin¬
ceuls, les ligaments de la

œuvre

chair de l'office des mots.

Boudou ?

Rituel

Notre bête est

sée, parcheminée et
elle
ne

va

tapis¬

latine,

mourir et naître serei¬

dans l'âme tolérante. Si

certains

regrettèrent le ton

monocorde et incantatoire

du

littéraire bâtie

sur un

demi-siècle. Manciet devra-til subir le même sort que
Cette

tragique et tendre,

velouté et violent.

par

L'enterrement à Sabres

le tout auréolé d'une lecture
en

occitan à la

œuvre est

dif¬

ficile, abrupte à aborder,
mais, comme toute grande
œuvre

elle est douce et char¬

traduction

gestuelle. Après 20 mn de
torpeur, troublée uniquement
par une

Il est temps

Mais c'est d'abord

de Bernard Manciet

légitime que le jour¬
nal La Croix ait été charmé
...Il est

gheuz. Imaginez une mise en
scène liturgique sur une poé¬
sie cérémonielle interprétée
par des comédiens affectés,

Trésaus-linhas ahoats

paroles et la
conception musicale se¬
ront analysées à l'aide de
nombre d'exemples en tant
que reflet du mouvement

Analogiquement
chaque

respectif de
la production, de la distri¬
bution et de la réception

fois le contexte

de la Cie Hermine Kara¬

"Esclèr-cervèths

du mouvement occitan.

occitan.

poèsie-là est

une

avec

sur

l'auteur aborde

main¬

haute et ramassée, comme

dans cette subtile couronne

de gorge,

especial n°2

poètes et

sera

exposés

Ensuite les

Partit occitan.

"Lueurs dans les

blanches

se

Paru dans Numéro

lèvent de nombreux

commence

l'histoire
et l'emploi de la langue
occitane ainsi que la genè¬

P.V.

20ème siècle. Comment ne

pas repenser

sentation
deux

la littérature du

Troisième

roses

aussi !

présent à un grand

dépouillement et la lumière
grise s'unissent ici jusque
mortuaire de

anges

celui

:

rant par sa

et humaine.

aux

grand

soir-là le

ce

res¬

jeune de la musique occitanophone des environs
de 68 à nos jours. La pré¬

goutte d'eau qui

venait s'échouer inlassable¬
ment sur

le plateau,

je suis

de cette musique, en
confrontant les sources

contemporaines, les docu¬
de l'histoire, les

ments

recherches actuelles de
l'auteur effectuées sur

place et des multiples pro¬
pos des participants
(musiciens, militants occitanistes, organisateurs de
spectacles, éditeurs etc.)
l'auteur parvient à docu¬
menter de façon évidente
une certaine dépendance
de l'évolution musicale de

l'environnement histo

-

parti. Premier à l'oser parmi

rique, politique, social et

la soixantaine de personnes

culturel. La

présentes, c'était pour moi la
première fois. Développant

de la

un

théâtre d'une richesse

mulliséculaire, la langue
occitane mérite une repré¬
sentation

plus proche de sa

tradition de révolte. Une pro¬
chaine fois certainement !

manifestations de musique

(nòva cançon,
folk, pop, jazz, reggae, hipoccitane

hop) accentue le rapport
entre cette musique et le

régionalisme présent...
comprend une
discographie détaillée. Lo

L'oeuvre
libre

qui veut se taire et
y pénétrer à priori. A Bordèu,
ce soir-là, il y avait un cortè¬
ge simple et superbe que
nelle pour

Paru dans Ekaitza

-

Bayonne.

présentation
genèse des diverses

es

escrich

en

aie

-

mand.
Edition Praesens Postfach
43 A-1166 Wien (120F).

17

�Imaginòt

Linha

De

pertot

1èr trimèstre de 1998
...Cortetas...Cortetas... A
L'Institut d'Etudes Occita¬
est bien vivant.

nes

semblée

L'as¬

générale des 8 et 9

novembre 1997 à Carcas-

tournant
d'une part avec une parti¬
cipation record, de nom breux débats qui ont pré¬
sonne

marque un

Transmediad'oc :"Je vins, je vis,

je vainquis"

cédé l'assemblée, et d'autre

part l'adoption du rapport
d'orientation par

seule

Pèire Venzac

-

ment 58,8 % des votants

la minorité sou¬
qu'une réelle straté¬
gie soit débattue et mise en
place. Certes il y a encore
quelques "bavures" notam¬
ment de la part de Philippe
Car bonne, nouveau prési¬
alors que
haite

dent,

comme une

mise à

l'écart
une

sans explications et
présentation de candi¬

dat fort contestée au CA,
mais

l'IEO tend à devenir

plus
responsable. La

section Haute-Garonne

a

proposé sa candidature
pour la tenue d'un congrès
afin de poursuivre les
débats. A suivre. (J.M.B.)
Histoire.

L'Encyclopédie

occitane d'André

Dupuy a

enfin été rééditée. Cartes,

dessins, gravures,

photo¬
graphies, lexique et index
sont là pour rendre
l'ouvrage le plus complet
possible : "véritable porte
ouverte

sur

la civilisation

occitane". (170F+20F de

port). D'autre part l'Histoi¬
re
chronologique de la civi lisation occitane

en

Au moment d'une cer¬

trois

être éditée

en

milieu d'un

l'âme des "Polartorrides" et

désert d'idées culturelles

peintres du sud tout
cela marche très fort. Déjà
une vingtaine d'oeuvres exis¬
tent (Batlle, Ben, Cambiaire,

finalement le voyage serait
écourté si on devait oublier

retrouvée

au

déboussolées donc normales

pour une

fin de siècle, la

de Transmediad'oc est

plus-value véritablement
majeure. Sans crier au
miracle, il convient de revenir
une

en

arrière dans l'histoire de

cette association.

Au début de

1996, le Transmediad'oc

avec

les

grand public. Les trois
volumes sont disponibles
en souscription au
prix de
200F chacun : des origines

joindre à l'argumentaire,
pensée et l'oeuvre véritable

de Félix Castan, méconnue

français voire même des

Marty, Redoulès...) souvent
exposées en plein air çà et là
pendant des événements cul¬
turels, festivals de musique...

forme des tercets

à tel

point

que

s'agrandir à la poésie ; photos
ei "haïku" (proches de la
L'idée

cela intéresse

occitans).

propulsive du

publiques ! C'est ainsi qu'à la
suite Jacme Gaudas, chauf¬

mémoire

d'un

patrimoine musical occitan.
Mais aussi que les "Polartor¬

route

numérique est une
sinueuse, un travail

son

feur enthousiaste du Trans¬

dépoussiérée d'une
qui est montrée au
quotidien presque "au petit

mediad'oc,

bonheur" à

obtenu de

l'Europe une subvention
significative pour concrétiser
un

de 25

renouveau

ans

rides" aient le meilleur

long et coûteux.

tien de la
Oeuvrer

a

du

Alors comment

agir

ser

avec

des gens com¬

local donc

trouver un

global pour

créneau créatil,

Affirmer le

présent avec

l'inconnu

Aujourd'hui, un
fourneau de projets attise les
braises art'dentes de

l'express

gueurs

prévoient

dans la

zone

être ensuite

retravaillée par

un

tracé

inexplorée de la

Videod'oc (peut-être sectori¬
sé à

l'IEO),

un

raccordement

à l'Université de Toulouse le

Mirail pour la construction

18

qui

ne

pas initiés. C'est ainsi
que l'image de la culture
occitane peut être transfor¬
mée

en un

réel et il

bien ainsi !

P.V.

les "Polartorrides" oeuvres

mélangées partant d'une
photo de spectacle ici agran¬
die et imprimée sur toile pour

tous ceux

sont

Région Midi-

Pyrénées.

malgré tout

civilisation

sou¬

de 1840 à

Lomagne.

la

occitans. Le réseau peut

à 1599, de 1600 à 1839,et

Chats, 82120 Lavit-de-

de

des

jamais vu et attractif au plus
grand nombre. Ainsi naquit

jours.
André Dupuy, 2 Pont des

de

Combas, Duran, Fourcade, G.

Transmediad'oc. Ses boulé-

nos

cas

partie du fonds musical de
Revolum et Ventadorn grâce
à l'aide des régions MidiPyrénées et LanguedocRoussillon. Mais développer
une exploitation dans un but
pédagogique avec la qualité

pétents, et sans avoir beau¬
coup d'argent ? D'abord pen¬

au

grand

la civilisation occitane et

Transmediad'oc, c'est la

le rachat d'une

sur

plus complet, à

jour, de

•

fortement les institutions

démarre

de suite

ce

les trouba-

Berthoumieu fait

1998. Il

civilisation, accessible

sur

monsieur le Recteur

simple photographe de pres¬
se, maintenant c'est elle

s'agit là de l'inventaire le
cette

dours ;

là, de la prise de

conscience d'une identité

une

volumes, du même auteur,
va

d'un CD Rom

artiste occitan. Avant

Patricia Boissier était

venue

dans l'ensemble,

adulte et

un

taine croissance ici et

en

est

�Linha

Dèpertot
Raid

on

1er trimestre de 1998

A la section de

the Linha

Venise

Cap sur Marseille
Jacme Gauaas

Vendredi S décembre 1997

L'horloge bionike me
réveille avant la sonnerie,

les violeuses du som¬
meil et le café chaud opère
ses effets. Bouclage des sacs,
charger le carton, "Manciet",
"le Regard et le Cerveau",
faire le plein de G.P.L: et cap
zappe

Marseille. Linha

en

tête

roulons. Le jour se lève
les tours de la Cité. Les

nous
sur

Corbières sont rouges

à 1'
horizon, Montpellier attend la
coupe du Monde. Viala
s'évoque à Nîmes, Carlotti,
Mistral à Arles, Mireille
hante la Camargue.
Marseille occupe

repérage, il fait froid et
humide et les fly caisses rou¬
lent sur la grande scène. La
bagarre des échelles com en

mence

les électriciens.

avec

A treize heures trente,

pot au
feu de bacalhau à la cantine

pour tous,

cafés et

Ce raid

on

Massilia

le résultat d'un travail de

collaboration et d'échanges
en place depuis Tolosa
Grand Menteur Flash,
alias François Bacabe, et
piloté pour la circonstance
par le peintre toro-machiste
toulousain portugais José

mis
par

Vaz.

Allez,

on

décharge les

les
éclairages médiatiques spor¬
tifs et politiques, l'OM et le
FN, je coupe et j'en remets, la
liste n'est pas bouclée et entre
le show provincial orchestré
par TF1 lors du tirage au sort
des poules de la world cup et

scuds PVC bourrés de

le match nul 0-0 face à

Redoulès-Ben-

Montpellier, la Fête de la
Citoyenneté s'est installée au
pied du stade Vélodrome.

Batlle, l'intrigue

Onze heures. C'est

pe

comme on

avait prévu. José et Muriel
viennent d'arriver, en piste

l'installation. "On a tous
besoin d'idées fortes" est le

pour

Polartorrides, les accrochages
commencent. "Duthilleul",
Télé", "Le Regard et le
Cerveau", prennent place
sous la main courante de la
"La

coursive,
sus

au

est dans

la
pluralité des
peintres, plasti

"Deschepper" éclairent leurs
couleurs fourcaliennes alors

"David S'Ware", dans la
pénombre, veille. Pendant ce
temps José Vaz et Muriel ont
que

déroulé les deux bâches sur le
lieu du forum central.
"C'est
m'

a

celui-là

qui

en

entre

photogra¬
phie et peinture.
C'est un jeu de
nous, joutes.

des Vaz et

on

nous

voici

en

déambulation,
s'égare, je repère une sta¬

route pour

une

tion GPL,

merde il est

en

discute sec chez
Vaz et Muriel, on repart, je
les vois prendre la direction

panne, ça

de l'autoroute

d'Aubagne-

les laissons
le Parc
Chanot où l'hôtel Balladine
fera l'affaire.

Toulon. Bon

nous

et rentrons

vers

Bien dormi. Sur

la

diagonale, 1,76
hip hop et be
bop, "Peter King" et "Marie
Lubat", les patates, la langue
et le crayon de Gérard Marty
n'en perdent pas une et sur¬
veillent la galerie-box-pas-rap
de Vaz. José n'est pas au bout
de ses peines et nous non
plus. L'heure tourne, il est
tard, chez qui on dort ?
assure

Samedi 6 décembre

carré entre

Personne ne se presse pour

Canal+ "L'Enfant Lion"
déroule

Intervention

sa

légende, dehors le
olympien nous

soleil et le ciel

invitent et dans dix minutes
sera trop tard pour les
petits dèjs. Pat saute dans son
cuir et nous voilà en piste. Un
bon quart d'heure et nous
ce

rendus. Dans le hall

sommes

A c'est

l'effervescence des

derniers

-

thèse concrètes

donc l'hô¬

main suit les ins¬

tallations, "La mémoire en
marche" fait face à la scène,
au

sera

on

décidé..." Eric Sanna,

portable

22"

car

-

Gouirand et les autres, enta¬

tions

et

Ce

carte

rigole encore, "c'est
pas loin..., la première à droi¬
te en sortant." Là on ne rigo¬
le plus. Nous suivons la rent-

table par

Sanna, Jean Pierre, Alain

de l'organi¬
copains des sec¬
prennent place, Pat est

Ruralité, "Didonato"

avez une

heures..."

frap¬
des Polartor¬

qu'elle transporte.
Images de syn -

sateur, les

tel. Et

la salle.

fiche pimentée au rouge sur
fond rouge feu. Au P.C., Eric

le parcours

Pat propose de
"Jazz et Vins",

La force de

ciens, écrivains,

ment

oui ! Je leur dis, avant dix

des¬

rides est redou

bleue?

"...vous

chaises de leur piano-bar à
vin "L'Escale Vénitienne".

de l'escalator.

l'af -

rriot d'ordre inscrit sur

répondre. Bacabe n'arrive
pas, le rhum agricole rigole,

Amarades installent tables et

on y

retourne.

est

Martigues,
Provençale, les

leur installer
Polartorride
de circonstance ; en fin de
soirée elle y rajoute "le Crabe
des Citoyens", ultime préda¬
teur après le Ricard. Au bar à
bière jouxtant 1' Espace

►

sur

Imaginot

publique

préparatifs avant

�Imaginòt

Linha

De

pertot

1èr trimèstre de
l'ouverture des portes aux

à

Amarades. Les pompes
bière

s'oxygènent, la librairie

de la Renaissance se livre,

les

après les

électriciens courent

essais de son se
télescopent d'une scène à
spots, les

l'autre, des odeurs d'oignons

s'échappent des cuisines
Vitrolles où
nous installons "Songs" en
frits

de la section de

terrasse.

Au stand des élus,

écoute, étonne,

"Manciet"

; la section du
14ème propose des

ligne

postales

cartes

ciennes
de le

ou en

an¬

train

devenir, des
francs,

livres à trois
des cartes

télépho¬
niques et vous sert
le pastis sur des
nappes en papier. A
l'autre bout Port de

Bouc fête les 70
de

sa

ans

section et met

dérange. Un élu, par ignoran¬
ce l'a décollé du mur et posé

la colombe dans le

la pile de

jaune. Au magni fique bar toile cirée,

là, plié en deux sur

journaux. Après les explica¬
tions éclaireuses de Pat, lui

ciel bleu, blanc et

les "Chichis" de

indiquant qui Bernard Man¬
ciet, qui René Duran, la gasconha, lou Reed, le rock,

Maurici

Bowie etc... L'Amarade élu à

la

moins, heureux de savoir, un

"Point

peu confus, se fit un plaisir
d'assister à la réinstallation de

achève

l'homme de Sabres.

musique se tradi tionnelle avec l'ap¬
port discret, donc efficace, du
sample et d'un musicien tradi¬

J'espère
qu'il fera vivre l'histoire
auprès de ses collègues.
Bon il est pas loin de

sont

sentent et

fichtrement

bons. Alors que sur

grande scène
Comp'l"

treize heureuses,

tionnel et

très soleil et

taises par

dehors il fait
Grand Menteur

Flash connaît

un

resto, à la

pointe de la Pointe Rouge, où
les pizzas
On donne ren¬
...

dez-vous à José

et

Muriel

au

"BD Pirates" et cap au

Prado.
David et les plages secrètes,
les téléthondeurs sont à pied
d'oeuvre pour faire monter la
kagnote et rendre béatement
heureux

ce

crétin de Robert

Hossein à la télé, y a

du

rock, au
kurdes, la

son

stand des

se

danse

en

charen-

de jeunes et beaux

résistants de leur culture en

action. Par moment

on

croyait entendre le rondo.
Faut en parler à Blot et à
Daziron. Et la ronde continue,

copains du Gabon,
les beignets et le piment
chez

s'adul donnent suavement ;

bon... Diaz finit

chant, Les Fumistes de

en

chauffe, c'est pas

la foule mais ça

fonctionne.

Au forum central le débat

les
et

sur

Régionales est vif ardent
les femmes en première

les

photos du centenaire ne man¬
quent pas de lumière, Aragon
squatte un max de spots mais

à la

fête est

les écouter mais...
pose,
son

il

nous

On

se

laisse carrément

appart, et on cause pour

mieux

se

connaître. La bou¬

teille de scotch y

laisse ses
plumes, José et Muriel y
vont, et nous trois poursui¬
vons un peu plus tard.
Dimanche 7 décembre

nos

monde

aux terrasses. Arnaque
Madrague, bonheur à la
Baie des singes. Le Frioul, la
ville blanche jusqu'à l'Estaque, la Bonne Mère la protè¬
ge mais elle a le loup à sa
porte. En retournant au Parc
Chanot je pense à l'OM, à la
future arrivée de Dugarry. La

Défilé de mode à la fête de

son

tour

de

l'Estaque rockent l'opérette
marseillaise façon sit com,
c'est drôlement bien, bien

A neuf heures l'hor¬

devient imbuvable.
A minuit
vous avec

on a

rendez

Alain, c'est chez lui

qu'on dort et il est en partance
pour l'Estaque. C'est con pour
Kanjar'oc, j'aurais bien aimé

tiers-villages, brille de plus
plus, du Stade Théâtre
Antique Vélodrome aux
falaises de l'Estaque, Marius
et Jeannette se passègent,
sont sur les gradins de La
Marseillaise, prennent la
parole, donnent leur avis,
émettent des critiques, propo¬
sent des actions pour et avec
les habitants des quartiers de
en

leur ville. Marseille est en

loge bionike... Petit noir au
café du coin, j'achète La

bouillonnement. A la tribune,

Marseillaise, Alain arrive la

centre,

tête dans le sac, on monte

la

dans la voiture et dix minutes

plus tard on est chez Saïd
pour un petit déjeuner en ter¬
rasse, sous

le soleil

la

avec

large. Jus d'orange,
croissants, chocolatines,
quatre-quart, lait, thé, café,
sourires, nous sommes au
parc Chanot pour le début du
débat "Regard croisé des
mer au

Mory Kante et
sa musique aux milles épices,
à trop vouloir en mettre ça
meilleur que

citoyenneté

Créateurs

sur

leur ville

sur

des chaises, au

Raymond Boni pour
musique improvisée ;
Maurice Vinçon, Akel Akian,
Gérard Meylan pour le
théâtre ; Jean Claude Izzo,
Jacques Bonadier, Philippe
Carèse, écrivains, réalisa -

Paraponaris,
plasticien ; Roger Pailhas,
galiriste et Pedro Hernandez
photographe, brossent un por¬
teurs; Hervé

trait de leurs relations

avec

francs, précis, personne ne

d'aujourd'hui, riche de
quar

fait

elle. Les échanges sont

:

Marseille". Cette Massilia

quelques cent vingts

en

-

prend le risque d'attaquer sur
la politique malgré les ouver-

�Linha
De

Imaginòt

pertot
1èr trimèstre de 1998

du

tures

journaliste animateur

François,

sur

échange avec

un

envisagé pour la

du débat. Jamais le terme

Toulouse

identité, pluralité, ne fut

fête de l'Huma à la Mounède

prononcé, Hervé
Paraponaris mis l'accent sur
l'urgence d'une véritable

en

autant

décentralisation à mettre

en

place, et combien il a raison !
libraire de la Renaissan¬

A la

les auteurs marseillais

ce,

rencontrent et dédicacent

accord
responsable je m'ins¬

leurs ouvrages, en

le

avec

talle à leur table

avec mes

est

Berre la "Ruralité" est en

débats, au Cabaret antiraciste
du MRAP, la groove Music
d'Al Pharou accompagne

pâtisseries et Champagne, et
misère, pour le bon¬
heur partagé, le Secours
Populaire repeint le Père Noël
en Vert, sa couleur d'origine
d'avant le rapt Coca. Chez les
contre la

Amarades du lOeme les col¬

lectionneurs de vinyls sont
la fête et font de supers

ture

Linha

Imaginòt. Entre Jean

Claude Izzo et René Merle,

qui vient d'adhérer à l'I.E O.
Musique et s'abonner à la
Linha, les "Editions du Cor¬
beau" sont encerclées par la
"Série Noire". Un peu plus
loin, au pôle "Anti-Front
National et antiracisme", le
débat donne de la voix

sur

çois! Che France-Cuba deale
les posters et les tee-shirts
d'Ernesto, ceux du 16eme

leur tombola et
près du podium les
capoeiristes phocéens en
font gratter
tout

luttent

au son

te, beaucoup

la grande scène les
préparatifs du défilé de mode
des jeunes créateurs mar seillais se prépare. La fête des

devant la

sourires, les

pitchons entre cinq et sept
ans, habillés par Martine
Matisse, font sourire les
papas et rêver les mamans ;
les grands en prennent plein
les yeux devant la beauté
plastique des mannequins,
garçons ou filles, tous ama¬
teurs et élèves des lycées pro¬
fessionnels La Calade,

Combert, et Mongrand. Mar¬
seille, tes enfants sont beaux !
E la jornada se

la,

en

déva¬
backstage les musiciens

de Tarace
une

à

Boulba, ils sont

quarantaine, se préparent

sonner

des cuivres résonner

fanfare, Serge n'est pas enco¬
re

arrivé de l'hôtel. Bacabe,

Simpson et sa copine se pré¬
parent à partir. Ils ont rendez
vous
avec

à dix huit heures à Sète
le

peintre Pierre

défient et

poin¬
de monde
scène pour le ren¬

ondes de Radio Galère alors

couleurs et des

se

du bérimbal.

C'est l'heure de

les

que sur

à

affaires, demandez à Fran¬

démonstration

dez-vous

avec

le Grand

Serge. En backstage c'est un
peu la confusion because
Reggiani veut passer mainte¬
nant et, ce que vieux le veut...
Etienne Zenone ne profitera
pas du public, le show biz est
tapis dans l'ombre, faut pas le
bousculer, c'est lui qui com¬
mande, là carton jaune aux
organisateurs et envoyez la
gériatrie de la chanson fran¬
çaise. Soixante quinze piges
d'une vie bien remplie ça lais¬
se des traces, d'autant plus
que l'homme est très malade.
Serge Reggiani touche par ce

il est

chanteur
devant
rivés

un

en

..

.Cortetas.. .Cortetas...

Trautmann, la ministresse.
"La

langue corse, c'est une
langue ancienne, c'est pas

en

l'alsacien...". Traut¬

comme

spec- &lt;

en Corse (rap¬
peuvent rentrer chez |
porté par Llbé du 8.12.97).
eux tranquilles, "Vote et tais !
Alsacienne honteuse on
toi !?" Reggiani la recette est ; s'en doutait. C'est elle
qui a
reparti comme il est venu, le ! organisé à Strasbourg la
vieux loup est rentré sur
1 grande manif anti-Le Pen.
Paris, cessez de rire..., Zeno- \ Faire venir chez soi toute la
ne et ses musiciens s'instal- ! racaille médiatique pari -

dixit

mann

tateurs

I

de
lent pour la scène finale, face ; sienne (accompagnée
à eux c'est le vide et le bruit ! gens authentiquement
généreux mais manipulés)
démontages &gt;
parce que son propre
des stands. Quelques incor- |
peuple alsacien vote quel¬
ruptibles restent sur leur chai- ! que peu pour Le Pen, que
se, respectent la musique,
j c'est un aveu d'échec de sa
mais c'est très dur. Dommage. ! propre détermination et
Il suffisait de presque rien...
; intelligence politique, quel¬
Allez, l'opération \ le imbécillité stratégique !
La réponse n'a pas man décrochage, enroulage, entu- 1
qué: aux élections sui bage, des Polartorrides nous ;
vantes, le Front National a
prend une heure à peine, on !
progressé en Alsace.
les charge in the Rent-Car de ;
Evidemment, puisque les
Vaz et on rejoint l'équipe
j alsaciens qui votent Le Pen
dans ce qui reste du Bar
sont ceux qui, comme le
Vénitien de Martigues pour j disait un journaliste du
un dernier repas de fin de
! Monde, n'ont trouvé
des marteaux des

fête. On finit chez Alain, Eric

rejoint sur les coups de
prépare
des pâtes à la tomate, la discussion est sérieuse, critiques
et auto-critiques à chaud. La

"d'autre solution pour

j

nous

J

trois heures, Fatima

!

voter

contre Paris"

(ils confon dent Paris et le centralis¬
hélas ! ). Ceci dit, il

me,

;

paraît que Trautmann a
! des qualités de maire
| (bonne gestion, inventivité,

détermination d'Eric et de ses J etc..). Tant mieux. Peut-

copains sort renforcée de ces !
jours pleins de ren - j
contres. Cette "Fête de la
!
deux

Citoyenneté" marseillaise j
des perspectives amb J

ouvre

Tolosa, match retour les 5, 6,
7 juin au

I

Parc de la Mounède. ;

être mettra-t-elle
tés

au

Mais

ses

quali¬

service du ministère.

sur

les

questions fon¬

damentales, faut rien
attendre d'elle, sinon des
clichés réacs et les actions

qui vont avec. (C.S.)
Vacances. Le Cercle Occi¬

J.G.

tan de la Lana Gran propo¬
se

des

séjours

enfants de 6 à 13

fabuleux

13 à 16

interprète, mais là,

son

^

lui |
bobiné, "Casque !

poussières de stars, les

qu'il fut, à savoir un immense
comédien et

lèvres, le public

voiture Simone. Le ;
film durera une heure et des !

Marches"

"la Revue d'Ecri¬
N°2", et la dernière

toutes les

laisse attraper, comme

d'or" et

Juin. Au bar à bière de

dernières nouvelles "Les 41
,

se

ans

micro, les yeux
prompteur il

ans

du 15

février et du 12

au

et de

au

21

18 avril

équitation, bicyclette,

avec

sur son

pour

atelier échasses landaises,

n'est que l'ombre de luimême. Alors mais c'est bien

jeux, danses, etc...
IEO/COLG 5 rota de

Nostalgie et souvenan¬
"elle au printemps lui en
hiver..", les classiques sont

sur...

Baiona BP2 33830 Belin-

ce,

Beliet. T
Fax

21

:

:

05.56.88.10.05

05.56.88.19.74

�Linha

Imaginòt

1èr trimèstre de 1998
nistratifs figure cet

emblème

écu divisé en
deux lions à queue

du pays, un

République
tchèque
De la

quatre :

aigles. Lions de
Bohême, un aigle pour la
Moravie, un aigle pour la
Silésie. A priori, constitution
historique ternaire. De fait
c'est encore plus compliqué.
bifide et deux

&gt;.

Bohême est au

Moarch Eveno

Il ressort, entre autres, de
la lecture de la Linha

Imaginòt que la prise en
considération des "langues
collatérales" ressemble pré¬
sentement à un beau sac

nœuds. Mettre hors

course

de
les

langues occitanes m'apparaît
tout-à-fait délirant et spé cieux. Un tel arbitraire cadre

pourtant avec une certaine

"logique" teintée de mysticis¬
me jacobin. Cet inamovible
fard de Goutique de "la
Nation" française alimente
les discours de tous les partis
politiques. La langue tchèque
se prêtait
si bien pour un
détournement farceur du

concept jacobinisme. Se dit
ici JAKOBINISMUS (Yako-

souligne ce point car je suis
complètement d'accord.... Il y
a longtemps que je l'avais
aussi remarqué. Ce syndrome
se

retrouve à tout

niveau,

même le

plus infime, de leur
comportement. Un exemple :
l'édification des chiottes

municipales constitue aussi
un enjeu politique. Bref,
tirons la chasse d'eau.

D'accord aussi pour

attaquer les autres nationa-

qui partagent à plus peti¬
te échelle ces valeurs (corses,
basques, catalans, bretons...).
"Le régionalisme c'est tou¬
jours un petit nationalisme à
l'étranger". Bien vu ! Située
leux

deux nationalismes,

entre

Donc cette tendance à tout

slovaques et celui
plus modéré des tchèques, la
Moravie n'a guère besoin de
cultiver le régionalisme.
Moins nationaliste qu'un
Morave, faudrait chercher

relativiser, tout naturellement

loin.

binismouss). Dans le langage
davantage qu' en
français, s'emploie la formu¬

courant, bien

le: JAKO BY

=

comme

si.

copain nous en avons
dégagé le vocable "JAKO BY SMUS". Manière et philo¬
sophie de "faire comme si".
Et, tout compte fait, n'est-ce
pas précisément la base du
comportement de tout homme
politique ?
"... Pour attaquer de

celui des

avec un

être la
cas

de

avec

Ça voudrait peutpeine de comparer le
la République tchèque

celui de la France sur le

plan de l'hégémonie nationa¬
le. D'emblée, ça peut paraître
d'abord le nou¬

coton. Tout
veau

vocable de

Tchéquie ne

du tout à la réa¬
d'ici, c'est une simplifica¬

convient pas

front et à fond le F.N. il faut

lité

attaquer les fondements du

tion réductrice tout comme

nationalisme

français, ce que
ne font pas les autres partis
politiques, car ils sont d'ac¬

Angleterre pour GrandeBretagne. Partons d'éléments

cord

façades des mairies, sur

avec

les fondements".

actuels. Partout, sur les

En cet extrait de l'interview

château de

Prague, au

(NDLR

ment et sur

les

:

vocable étran¬

Ici ça se dit Cechach
(Tchékhakh - kh guttural).
C'est un pluriel ! Comprend 5
cechy (Bohême) : celle du
ger.

de Claude Sicre) je

sud et celle du nord, celle de
l'est et celle de l'ouest et

que Prague - Praha en
la 6ème. D'autre part le

parle¬

papiers admi¬

apprécié ici, surtout en

sud très

de Moravie du

marquée aussi

d'influences magyares. Ce
cas assez curieux de la

Slovaquie mériterait d'être
approfondi ne serait-ce que
pour réfléchir sur le sens de
l'identité nationale et le

peuple.
Les peuples occitans
et tchèques ont en commun
un héritage littéraire depuis le
Moyen-Age et des apports
non négligeables dans la cul¬
ture européenne. A l'inven¬
tion de l'amour courtois et

troubadours

répond la
tchèque.

aux

est

tradition humaniste

tchèque" comme
pour dire "un français", exis¬
te, certes, mais qualifie seule¬
"un

mot

ment

le "cech" habitant d'une

"Bohême", des cechach. Pour
nommer l'ensemble des

populations de République
tchèque il n'existe que
l'adjectif cesky. Donc pas de
confusion hégémonique, ce
qui dispense largement de
réactions régionalistes. Il y
eut

le

cas

De cette fine fleur d'une

lisation les pauvres
vaques, tout comme

histoire. Ne serait-

il pas permis de se demander
si la création de l'Etat tchéco¬

slovaque n'était pas, tout
compte fait, une gaffe histo¬
rique parmi bien d'autres ?
Silésiens, Moraves

Tchèques ont hérité de leur
dépendance à l'Autriche une
et

identité nationale bien affir¬
mée. Libérés de la tutelle

hongroise, les slovaques
n'ont pas encore su dégager
la leur, d'où un balèze de

-

les bre¬

tons entre autres sont

dépourvus.
Pourquoi étaler dans
son jeu des atouts majeurs
comme d'éminents philo sophes, des écrivains, des
peintres, des sculpteurs, des
compositeurs classiques,
donne une certaine assise spi¬
nations. Dans ce

jeu ou cette
compétition les autres pègreleux qui en sont dépourvus
font pauvre figure. Vue sous
cet angle de hiérarchie spiriruelle le "droit à l'existence

peuples" semble placé
des conditions qui pour¬
raient évoquer une certaine
des

sous

forme de terrorisme Iran

-

quille. C'est pas bien fair
play... ou courtois. En cette
compétition il y a toujours la
même poignée de champions
et beaucoup de perdants.
"

complexe d'infériorité et

civi¬

slo

rituelle à l'existence des

récent de la

Slovaquie, mais ceci est une
toute autre

sens

du mot

ment

une

Tous les hommes

égaux mais certains

chatouilleuse irritabilité. ..Un

sont

exemple. En Slovaquie le

d'entre

folklore

ge" disait Georges Orwell,
réadapté par Coluche. Vala¬
ble aussi pour les nations.
Certaines sont légitimes et
responsables, d'autres ne sont
que l'expression d'un fanatis-

est art national. La

place qu' il tient dans les pro¬
grammes de télé est rigoureu¬
sement

le

puis

celle du centre. Certains affir¬

très

cette contrée

inconvevable

France. Cet

art

en

populaire

d'une extrême richesse

est

eux

le sont davanta¬

�Linha
De

pertot

1èr trimèstre de 1998

En clair
disons que

successifs

les

souve¬

dirigeante se fou¬
taient éperdument
d'hégémonie na¬
tionale et culturel¬
le. C' était pas

leur

impôts

fectifs de chair à

plus fiables
que les merce naires étrangers.
canon

Nous
vons

le sort

sa¬
connu

me

nationaliste. Sans

parti d'un bord ou
il est

permis de

si tout

prendre
de F autre
demander

se
cela est bien sérieux et

si, finalement, le problème est
bien

posé. Est-ce qu'il n'y

aurait pas moyen de sortir de
ces schémas et déjouer autre¬
ment

?

les concepts d'Etat et
Nation ressemblent à

de
un

engin vachement dangereux.
Dans bon nombre de

cas

F Etat-Nation ressemble à

un

sauf-conduit pour une

ethnie,
pour ratiboiser toutes les
autres par tous les moyens.
Si la France

a

été le

berceau des droits de
l'homme elle

a

aussi innové

modèle d'orga¬
nisation étatique.
et

exporté

ce

Avoir transformé le

patrimoine territorial monar¬
chique en souveraine Nation
est tout de même un

tour de passe-passe.

drait la peine de

curieux

Ça vau¬
s'y pencher.

cette

Palais Bourbon. En

au

période de crise, même
plus ce qu'il

les mêmes motifs. Ça
n'empêche pas de conserver
bien des sympathies pour
ceux qui sont là-bas et qui se
débattent

tout ce

fourbi.

Ça n'empêche pas de tenter
d'établir

quelques passerelles
échanges. Car
je crois que le meilleur reste à
échanger et que c'est tout-àet

favoriser des

fait faisable.

était !...
Vu le crédit

en

Tchèques, Moraves
ignorent pratique¬

Silésiens

qu'ac corde (Claude Sicre), ainsi
que (se)s collègues de Linha
Imaginòl, au concept de
Nation, je risque de me faire

et

mal voir et même considérer

apprendre auprès de ces petits
pays qui ont appris à survivre
à tout et disposent d'autres
virtualités. Ce pourrait être

comme

suspect de douteuses

sympathies,

en avançant qu'il
faudrait peut-être se pencher
sur le contenu de ce mot qui

des meilleures

ment tout

impulsions alternatives de
F Ouest. En revanche les occi¬

beaucoup à

dentaux ont

une

histoire d'amour. Pour

prête à tous les malentendus.
ce risque et pour¬

l'instant ça

J'assume

t'aime,... moi

confédérale. La

suis.

D'un côté
Tenter de redéfinir

fraction dure des
révolutionnaires considérait

ce

que cela évoquait trop l'orga¬
nisation monarchique et

dans

terme

risque de s'achever

évoque plutôt "Je
non plus !".

une

adoration éper¬

due et inconditionnelle

envers

l'Occident et surtout la

foutu marécage où la
chatte ne retrouverait plus ses

France, de l'autre une indiffé¬
rence, une suffisance, une

offrait trop

petits. Alors pourquoi ne pas

de

chercher carrément

ignorance que des efforts sporadiques tentent de secouer.

ce

de prise au retour
système. Ça n' a tout de

même pas
rechutes et

empêché des
plus même : la

création de deux empires suc¬
cessifs et dont

Accolés ensemble

taires

se marrer

pour

du
plan alternatif
d'organisation
des promoteurs

épouse
Kopabice

les

l'avenir n'est

convenables ef¬

son

catastrophe une loi
langues dites minori¬

voter en

casquent sage

variés et permet¬
tent de disposer de

costumes de

mêmes choses et de

problème. L'im¬
portant était que le
ou les peuples
ment leurs

en

moyen

bouffe trop de temps et
d'énergie, c'est pas rentable.
N'empêche qu'en 1993, lors
de la rupture de ces cochons
de slovaques d'avec les
tchèques, il y eût comme un
vent coulis de panique qui fit
sur

-

de causer enfin de

citoyen et de chaque minorité
ça

rains et leur classe

Moarch Eveno et

Imaginòt

l'apothéose fut
larges conquêtes colo niales. La "très républicaine
de

France" entrait

en compéti¬
britannique
Royaume-Uni et se dotait de
la vocation de champion
cycliste résolu à demeurer
dans le peloton de tête des
"nations développées". Ce
truc là a tenu jusqu' à la 5ème
République où chaque prési¬

tion

dent

avec

a

le

émis le même discours.

exploits exigent bien
des efforts de chaque citoyen
et, disons, "quelques sacri fices". L'hégémonie nationa¬
le, c'est ça qui fait des Etats
forts et compétitifs ! L'épa¬
nouissement de chaque
De tels

un

vocable,

au

un

autre

"Tout le monde n'a

besoin de le

créer? Un terme

plateforme
qui mette tout le monde
d'accord et dissipe les nuées
de flou artistique qui nimbent
tous discours politiques.
Depuis bien des années j'ai
toujours constaté avec stupé¬
faction que le nationalisme

la chance de naître dans
petit pays humilié, bafoué,
vaincu" avais-je écrit il y a

pas
un

publié
ami. Cette boutade,
inspirée de Jules Renard,
n'est pas seulement un aveu
de complexe de Zbojnik ou
six

ans

dans

un

par un

hantait le subconscient de

de Haïduk, ces

larges portions des popula¬
tions du territoire français et

Bois des

même
est

parmi les plus anti. Il
exceptions cependant
plus bienvenues, plutôt
Après une overdose

des

et des

texte

Robins-des-

Carpathes moravoslovaques et transylvaines,
c'est aussi une prise de posi¬
tion pour les petits pays "de
l'autre côté du monde" de

dialogue de sourds je me sens
enfin ici chez moi, en
Moravie, en cette Moravie

qui n'ont pas fondé
d'empire colonial et qui, au
contraire ont payé les pots
cassés. Ils en ont pris plein la
gueule et n'en conservent

tellement anationaliste.

même pas rancune.

Malgré d'énormes difficultés
en langue tchèque il y a

traité de Munich il y eut celui
de Yalta qui offrait à Staline

rares.

d'incommunicabilité et de

ceux

Après le

�Imaginòt

Linha

Tchécoslovaquie en cadeau
porte-clé. Boulette historique
la

d'ébriété de

Churchill ou coup fourré et
prémédité ? L'affaire de la
libération de Prague laisse
bien rêveur à cet égard.
Il est

désormais

question de recréer l'Europe.
Objectif qui en vaut la peine,
j'en suis convaincu de bien
longue date. Mais il ne s'agit
pas d'adopter n'importe quel¬
le solution comme par

exemple de ressusciter un

qui ressemble au
Saint Empire Romain
Germanique où le "lobby des
grands" donne le "la" à tout

modèle

le monde. Dans cette vaste

confédération la notion d'Etat
souverain

perdra de son
importance, deviendra peu à
peu caduque. Du même coup
les nations n'auront plus
autant d'importance, sinon ce
serait la poursuite d'intermi¬
nables querelles et luttes
intestines.

'Tout état est
de

pertot

1998

1èr trimèstre de

dû à l'état

De

un

état

guerre" disait Denis de

Rougemont. J'ajouterai "y
compris de guerre écono mique et de conquête cultu¬

(o;

régit tout.

du ménage à
faire, la "révolution" du

urbain

balais et de la

serpillère.
"Podgruntovat" néologisme

forme de

bricolé

perçu et reconnu ?
J'ai vécu trente

côté là il y a

sur

base de traduction

du vocable

"underground"

totalita¬

risme encore peu

à la cam

mais devenu verbe. De

ans

"under" (dessous) devenu

pagne,

"pod'V'Grunt" très vraisem¬
blablement d'origine germa¬
nique signifie "base", "fonde¬
ment". Mais "gruntovat", en
langage populaire c'est faire
le ménage à fond. Cette trans¬
formation de "ground" en
"grunt" par homophonie à la
tchèque (tendance à réduire
les diphtongues et durcir les

bourg et j'ai assis¬
té, jusqu'au moin¬
dre détail, à la

terminales) offre
un décalage significatif et
dynamique. Concerne donc
un tout souhaitable et large

l'habitude de

communiquer en¬
tre eux. Il y eût

mouvement de remise en

quelques très

consonnes

question
rettes et

au niveau des pâque¬
même au dessous, au

niveau du banal et du

quoti¬

à 2 km du

dégradation, à la
transformation de
ce

biotope. C'est
espèce

devenu une
de

zone

péri-

urbaine où les voi-

sins ont

perdu

tout de même

chouettes tranches
de vie et
contres

ren

-

convivia¬

dien, à l'échelle des micro¬

les, mais je ne

régénérer. Donc,
par exemple la vie de quartier
pour les villes et la convialité
villageoise et rurale d'autre
part. En finir aussi, une bonne

vais pas

cosmes

à

foi pour toutes, avec l'ascen¬
dant naturel et suffisant des

l'égard des pède-

.....

N'est-ce pas une

m'étendre

là-dessus...
Mais

revenons

encore

sur

une

fois
"Chevauchée des rois" à Vionov

le terme

"nation" censé

Les

chapeauter au

dessus de toutes

ces

relations

populations

dites autochtones sont

partout

bel et bien les descendantes

inter-individuelles et leur

relle". Dans le cadre d'une

citadins à

future confraternelle confédé¬

zouilles, des culs-terreux. Il

donner

ration la conservation des

est

qu'en France il en
reste si peu. La langue
tchèque n'a pas une telle

Ce

qui me chiffonne c'est
qu'il y a d'un côté les "ayantdroit", les légitimes enfants

peuples archi-mélangés
qui ont dû apprendre à se sup¬
porter, à se tolérer. Les diffé¬
rences finissent par se résor¬

péjoratifs
pour qualifier les ploucs.
"Chrapoun" est le seul terme
que je connaisse et encore, il
est fort peu employé. Dans
cet équilibre démographique
plutôt à l'aise en ses bottes

de la dite nation et de l'autre

ber toutes

les laissés pour compte.
n'est pas sans évoquer

beaucoup de temps. Les for¬
cer engendre des réactions de

pri¬
vilèges et égoïsmes nationnaux n'a plus de sens. S'agit
de virer la cuti, de passer de
l'adolescence chamailleuse à
l'état adulte. Cela
entre

autre, que

Etats" ont à

signifie,
les "grands

mettre de

l'eau

dans leur vin afin que

les plus
petits puissent mettre un peu
plus de vin dans leur eau.
L'un des plus gros
travers français est le goût
des certitudes, des solutions
universelles. Si c'était pour
marge interne exclusif, ce tra¬
vers serait encore bénin voire

charmant. L'ennui
l'audience
ça au

est que

prend
sérieux. Donc, de ce
est vaste et

vrai

richesse de termes

(car le sabot ne se porte pas

ici)

pas

complexé pour deux

sous.

Jadis, ou plutôt

naguère (il y a quelque 35,40
ans) subsistait encore en
France tant bien que mal cette
bipolarité complémentaire
ville/campagne. L'équilibre a
été rompu.

Seul l'ordre

une

certaine cohésion.

Ce
la
radieuse république athénien¬
ne avec ses libres
citoyens
qui ne pouvaient se passer
d'esclaves, cette force de tra¬
vail indigne d'eux. Et puis il
y avait les barbares. Le modè¬
le est toujours en cours. Les
prolos ont remplacé les
esclaves, puis est venu "le
mal nécessaire" des tra

vailleurs

-

immigrés, et qui ont
figurer sur
un plan
d'égalité avec le
citoyen de la Nation.

un

mal de chien à

de

seules, mais il faut

toutes sortes.

L'autoritarisme

mis un vieux
entreprise
d'homogénéisation artificiel¬

jacobin

en a

coup en cette
le. La facture

en

est lourde,

très très lourde. Dans tout ce
a

été attri¬

buée à l'économie,

la frater¬

micmac la liberté

façade aux droits poli¬
tiques et l'égalité au plan
culturel où la téloche n'a plus
nité de

qu'à passer sa ponceuse pour
un beau fini bien plan. J'exa¬
gère ?

�Linha
\'î&lt; '

'

Imaginòt

:*

Poesia/cançon

1èr trimëstre de 1998
11/19 Blues

Mais

^ ...Cortetas...Cortetas...

tous les

avec

de
moyenner, de faire quelque
chose de potable. Les repas
de quartier sont une bonne
chose pour ça. Ici, ça ne
semble pas autant nécessaire.
il y a encore moyen

restes

L'une des causes toutes bêtes

El solèl i's couque su el carreau d'el fosse 11/19 !
J'el rawisse ! Intre ch'chevalet é-pi ches deux terrils,

déquinds ! i déquinds su l'tière dormoère ed mes tâtons1,
minier. E-pi pti à pti el forche aveucq el
Sagesse ed mes tâtons m'invahit !
D'ènne cainchon2 ch'est el naissainche !
cd min pais

Fihles ! Garchons ' Ed

Si

te

Lens, ed Loos, j'squ'à Bétheùnne !

dos canter, conter t'misère,
d'ouvrache ! El chômage ! Chés

les gens se rencon¬

Nin5

trent en

faisant leurs

Ed tout, ed l'amour et' preume4 histoère
Foét-le in rouchi, dins nos parlaches d'ichi

car

il n'existe pas encore

de

grandes surfaces à la périphé¬
rie des agglomérations.
Autrement il y a une tripotée
de fêtes de toutes sortes aux¬

Foét-le por artrover

Quoe qu'cha n-n'est qu'ech picard
Quoe qu'cha n-n'est qu'ech picard
Ch'est vife su ches tières d'ichi !

tations de vins

Ech povoèr

(valent le
!...), retour du vin nou¬
-

français "le bourru"),
tuerie du cochon, arrivée d'un
ami etc, etc... tout est bon à
fêter. J'ai connu naguère en
Bretagne de ces ruraux de
bonne souche qui avaient de
mait

en

-

la vie

un

sens

•/

•

fraternel et

complètement
sur la même longueur
d'ondes (le contraire serait
suspect) échangeons nos
recettes et nos points de vue,
il finira bien par en sortir du
bon pur jus.
La régénération du
tissu social conçue comme
vaste œuvre d'art multiforme
vaut la

peine d'être entrepri¬
se. Chacun a
quelque chose à
y apporter. C'est de la grosse
ouvrage avec ses aléas et dif¬
ficultés, avec ses déceptions
mais aussi avec ses joies, ses
coups de cœur et ses coups de
gueule.

un

picard... et d'ailleurs,
(reconnue) ou non,
officielle ou pas, du bambara au norvégien, des
améridiens aux langues de
connue

l'Indonésie (200 !) en pas¬
sant par

in berbère

el forche des combaùts ed nos valapes tâtons !

l'arabe et le ber¬

bère, l'araméen, le tibétain
et

le chinois et tant

Ongan, le Forum
le
dimanche 7 juin sur la
place du Capitole, en

est annoncé pour

festivités

ouverture des

Quoe qu'cha n-n'est qu'été picard ?
Quoe qu'cha n-n'est qu'ête picard ?

toulousaines de la
du Monde.

Ch'est rin attinde ed Parts 1

povoèr ch'est ti !

Coupe

(F.B)

Occitan

Parti

contagieuse.
pas

a

stands et

vin,

Quoe qu'cha n-n'est qu'ech picard ?
Quoe qu'cha n-n'est qu'ech picard ?
Ch'est vife su ches tières d'ichi !

Ech

sommes

rassemblé 50
nombre déjà
indéfinissable de

le Forum

d'autres.

ré et cette robuste santé méri¬

nous ne

plus

grand public. L'an passé,

: de France, occi¬
tan, catalan, breton, poite¬

picard ?
picard ?

Ed piau t'a intindu du mal ed ti
Foét-le in vimeu, in flamatnd obin

Ch'est d'ête d'ichi !

Même si

et des débats de haut

niveau accessibles au

assez

Fihles ! Garchons ! Ed Dieppe, ed Calais, j'squ'à Dunkerque !
Si te dos canter, conter ed nos jours ches proùblènmes,
Ches mouettes dins l'goudron, obin qu'à cosse d'ènne coùleur

rigolard. Je le retrouve ici,
quasi intact. Ce mutualisme
n'est pas complètement enter¬
te d'être

?
?

ch'est ti !

Foét-le por artrover

.

langues

gurations, vernissages, dégus¬

d'autres anniversaires, inau¬

le "Burcak" (se nom

re

!

el forche des combaùts ed nos valapes talons !

Quoe qu'cha n-n'est qu'été
Quoe qu'cha n-n'est qu'été
Ch'est rin attinde ed Paris !

veau

rue

Ch'est d'ête d'ichi !

quelles s'ajoutent encore

détour

dealers à'ch bout d'el

lengas Le
langues du
Monde a pour principales
ambitions de présenter le
plus de langues possible,
toutes sur un pied d'égali¬
té, et de mélanger sur la
place publique un forum
de type animation populai¬
Forum des

I

est que

courses,

Prima de las

.

Le

13

1997, le P.O.C
célébrait son lOème anni¬

décembre
Fihles ! Garchons !

edTergnier, ed Blaton, j'squ'à Abbeville !
qui est nin !
Ches caimpagnes in mal ed cultures '
A noùviau chelle misère qui arpinte nos bièles tières
Foés-le dins no patois ed gueux, ed plouc, ed céssiés !
Foét-le por artrover el forche des combaùts ed nos valapes tâtons !
Si te dos canter, conter ech

versaire. Félix Castan a pu

exposer

les leçons poli

-

tiques qu'à son avis livre
l'identité occitane. Et il a
été

Quoe
Quoe
Quoe
Quoe

qu'cha
qu'cha
qu'cha
qu'cha

Ch'est vife

n-n'est
n-n'est
n-n'est
n-n'est

su

qu'ête
qu'ête
qu'ête
qu'ête

surprenant de consta¬
élections
régionales, l'aveu public
des dirigeants d'une hési¬
ter, à la veille des

Picard ?
Flamaind ?
Polak ?
Berbère ?

tation

ches tières d'ichi !

sur

nalisme".

Ch'est d'ête d'ichi !
Ch'est rin attinde ed Paris !

le terme

"régio¬

Quant à l'auto¬

nomie de l'Occitanie, on

Ech

povoèr ch'est ti !
E-pi surtoute honir ech mot Chtimi invinté in 14-18
Par ches gins ed Paris !

n'ose
Le

plus trop en parler...

mouvement Linha

In rouchi, in

Imaginòt n'est pas pour
rien dans ce qui pourrait
représenter un tournant
historique. A quand la dis¬

E-pi pététe

solution du Parti Occitan

Si te dos canter, conter, foét-le

vimeu, dins nos parlaches d'ichi '
d'autes ch'est l'foère in flamaind, in polak.
In italien, in espagnol, in portuguais, in algérien, in berbère...
E-pi mènme in occitainn pi porquo nin in espéranto !
por

Foét-le por artrover

el forche des combaùts ed nos valapes taïons 1
ancetres
"

Auteur

:

Christian

chanson

Dequesnes 3 pas
4

25

première

?

(J.M.B.)
Partit

BP

occitan

3041

31024 Tolosa Cedex Fax

:

05 61 22 52 12. (Numéro

especial n°2

10F, Actes

:

des rencontres

:

50F)

�Linha
1

■■

Imaginòt
S

: :

■■

1èr trimèstre de 1998

Exister

Vaqui

centre, autrement dit
de la norme.

bofada de vent
s'escapa dins lo garagai de meis

Vaqui
que

una

L'œil

uelhs

se

perd

au

détour d'une niée de tris-

kèles

Vaqui un bram de ceù

branda l'arena de

que

Exister

Un tourbillon entrelacé
Trois chemins de mystère

ma peu.

Mille terres de

chagrin
Quelques notes de musique tombent des

Vaqui un lamp de peira seca
que giscla sus l'escuma de ma boca
Vaqui
que

un

cant de silenci

crama au

dintre de

cor.

mon

Vaqui la dansa dau soleù
Vaqui la lus
Vaqui la nuech
E ieu, aplantat
La testa

Silvan
de

Hiérarchie

se

Exister
De le

dehors du modèle

en

norme

Norme économique
Catégorie

perd
Perdre
De

Eloi Le Mouëi

ses complexes
provincial

De banlieusard
De paysan

ÇCheb Chab)

D'iiieiiré

Xenôfil

D'immigré
De

jeune sans qualification

De vieux

Black land's

grossi

Paris,

Statut

plèna dun mistèri de la vida.
Chabaud.

Nombril démesurément

Un ange noir passe
Dans l'idée que l'on se fait de l'horizon.

la cola

dehors du centre

en

Centre de la France

cordes métalliques
Naissance d'une litanie magique
Mer déchaînée qui vient lécher
Les dunes enlunées et froides
Sur le rivage
Et

sus

dehors du

en

beat/Se lo negre es pas un pais, demòra

utilité

sans

un bramai
Retrouver ensemble

Los caumaires de la Sala

Occitans,
Se

o

sabèmben

totjorn de la gara
quitar l'emmascament.

sarran

Per

sa

soit le lieu d'où l'on

Quel que

soit le lieu où l'on

vive
Puiser ensemble dans

Las chiminèias
Dins

nous

quilhavan
quauques libres l'an legit
se

Riche de
De

Que s'estramassan empr'aqui.
petas de rire

ara

ses

différences

histoire

son

Histoire du sol

sur

lequel on se

Histoires

apportées d'ailleurs
Langues
Musiques

bolegar las maissas

Botar fuòc

qui

tient

Los nòstres davancièrs
Caldria

ce

fonde

Communauté hétéroclite

Mas ara, son las romegassas

N'an fâches de

fierté

Quel que
vienne

tanben.

Couleurs
Saveurs

Ajudatz-nos colègas
Vos

Poésie.

ajudarem tanben

Volem

cavar

las idèias

Poésie de l'unité
L'unité du multiple

Una vida inventarèm.
Los caumaires de La Sala
Son cofles del

Choisir

patiment

Ecrire

Tòrnon montar la carrièra

Inventer

Bramaires d'un cant novèl.
Bodon lo ventre negre, te

fotrem

amb lo teu morre, aqui plantada davant la
marcariàs ber. corna eròi r.òstre, e te rnercejar de nos
d'aquel cant, qu'aurem mestièr de lònga d'o tornar petaçar al
nòstrebiais, al nòstre compàs, a las nòstras endevenenças qu'aurem pas manca de ne trobar faisses e faisses,
long del camin.
una estatua

Jean-François Mariot
:

détournement du

texte

mots

histoire

ses

personnages
un livre

Comme dans

Comuna per plan dire al Mond
que
aver balhat lo
picament fèrre

Nota

ses

son

...

Tel est le pari

de la Linha...

Nathalie Boudé
Extrait de Les bâtisseurs de la

original de Joan Bodon, repris dans une chanson de Mans de Breish.

26

marge ciliation

De l'exclusion à la récon¬

�Linha

Imaginòt

Débats
1èr trimèstre de 1998
"dins lo vin" le

Montpel¬
lier, présent sur tout les fronts
(stands, dégustations en oc,
présence chourmesque à tous

Lettres de mon

Poulain

les concerts, castanhadas,
cours

(totjorn de Pesenas)

de

langue, ensemble

vocal...)
Chambre

Economique des
Pays d'Oc, organisatrice du
Congrès Tourisme et Culture
d'Oc, riche et pertinent.

►

Jean-Michel Lhubac

"dins lo vin" Venzac

qui peint le vin

comme,

ban¬

nière,
tchatche de l'Ives

En premier, noter que
changé de

a

coquille,

comme un
Bernard l'Hermite et n'habite

plus à Cournonterral mais
Cabanes du Salaison

aux
-

Maison Farand'oli- 34130

Mauguio
54

-

Tél

:

04.6l29.57.

info pour tous

-

teurs. Merce

-

trouver un

cord

avec

Roqueta,

"dins lo vin" les vil¬

c'était le vin des Coteaux de

lages de Loupian, Sérignan,

la

Buèges, dégustation et lan¬
cement cuvée Sagana, c'était
les Calandrons, intégrés au
concert, Pierrre François, ses

Moussoulens, Mèze, Fiton,
Pézenas, etc qui foncent pour
un Languedoc qui décoiffe,
qui sort tout ce qu'il a dire.

tableaux, ses costumes, ses
décors, des musiciens invités,

"dins lo vin" le
Festival de Ceilhe

les lec¬

qui

découvre cet aspect

plan.

jwjz.

t

..jà

Ensuite, j'aurais
aimé, oui j'aurais aimé

Cort etas... Cortetas...

conceptuel d'un événe¬
ment sur 4 jours et pro¬
met un beau décollage.

s

^4 //V

point de désac¬

"dins lo vin" le

Claude Sicre

Grand Pavois, resto

(pardon, ma langue a fourché) dans sa Stratégie pour

Musique bretonne est le
titre d'un ouvrage collectif
de vingt-six chercheurs.
520 pages. 550 photos. Du
beau travail. (J.M.B.)
Le Chasse-Marée/Ar Men

BP. 159

"dins lo vin" la

l'Auboi

,..

Cercle occitan de

sètois de
ciiis

Lyon !
vin

îo

rieue

29177 Douarne-

Cedex .T

nez

02.98.92.

:

66.33.

Redolons

vòl lo

se

premièr

rendet-vos dels tastaires
de

tripons, especialitat
a
partir de tripas

culinària

dels vedèls

anhèls. Se de

e

banarà lo 29 de març a
Maur dins lo Cantal, ambe

fiera,

jòcs tradicionals,

descuberta istorica, salon
del libre, espausicion, atelhièrs de tasta e de gost,

demonstracions, passeja-

da, partida de rugbi,
conferenci, bal, concert

rap-patai, eca... (J.M.B.)
Cap'animacion, ostal de
comuna

-

Maur. T

:

Fax

:

BP

32_ 15600

04.71.49.00.32.

04.71.49.00.81.

Mistral. L'ensemble vocal
et

instrumental

Tard-

met en
Quand-Dîne
musique 15 poèmes dé

l'I.E.O. Comme ça, pour
croiser le fer, faire avancer

François, peintre C'est

Frédéric Mistral. A l'actif

Toi, racontant toute

le

l'Occitanie

du groupe également des
chansons des troubadours

débat, dialectiser

pauc

un

!

1.000

Mais, pécairé :
pas res ! Je partage tout à
fait

cette

sommes

des clones

Sicre, mais plutôt parce que
l'avons

expérimentée à
reprises.
La plus importanc
étant la Saga de Sagana dont
J.M.Buge s'est fait l'écho.
Les institutions (qui étaient
aussi les payeurs en l'occurence !) ont été surprises
nous

de nombreuses

(interloquées)

que nous pro¬

posions dans leur théâtre offi¬
ciel, non pas un concert, mais
concept occitan. L'Occitanie, ce soir là, c'était la
un

une

et trouvères.

(J.M.B.).
Tard-Quand-Dîne, BP 81
84006

Avignon Cedex 1

T./Fax

:

-

04.90.25.04.21

"dins lo vin" le

aussi celle de l'Auboi dans

nous

depuis

sur

cagette d'huîtres ou un
timbre poste retouché !

position, qui est

l'Hérault. Non pas parce que

ans

Musée de la Sardine à
c'était la Linha,
travers

présente à
J.M. Buge, c'était

"Viure al Fais" FR3, et ce

Banda Sagana.

sétoyant sur le monde, carre¬

depuis les dernières élec¬
tions législatives et son
entrée au gouvernement.
Dans un numéro spécial

four des émotions.
"dins lo vin" Claude
Molinier

-

soutient,

Camel de

Occitan) fou¬

lo fuôc à la Feria !
"dins lo vin" Claude

toujours caracolant pour
Occitanie moderne qui

de leur
on

revue

apprend

Vert-Contact,

différentes
organi¬
parti, et parmi

que

commissions sont

sées dans le

Ecris

elles

une

Espéranto. On peut sug¬
gérer aux Verts de s'inté¬
resser à toutes les
langues.
Cela mérite largement le

porte sa pierre à

l'édifice

mondial.

aussi la Fédé des Caves

Coopératives de l'Hérault,
qui a compris l'enjeu et nous

et son

Besiers (Cercle
tant

Aquòs una vista de
l'occitania "in"
(v)'in "dins lo vin", "dans le vin".
Banda Sagana, un groupe
dans le vin, "dans le vin"

parti politique
parler de lui

Les Verts fait

n'était

qu'un début, le tout
chapeauté (d'où vient le nom:
capitale) par l'intervention de

Verts. Le

Sète, facétieux, populaire,

"dins lo vin" l'Au¬
boi et Banda

pour.

Sagana : on est

une

commission

travail d'une commission.

(J.M.B.)
Les Verts

107 Av.

Parmentier 75011 Paris.

27

�Imaginòt

Linha
l

/it »''v H^fỳ'

L%U,;»jí- Ï|||M11 ■ ÉÌIIÌ &gt;^WÌM-' Ì :

Débats

WmM

IÌ§

1èr trimèstre de 1998
dans

l'esprit de bon nombre

de penseurs en

De l'Alsace à

l'Algérie

France, à

l'université, dans le journalis¬
me ou ailleurs, et notamment
chez les anciens gauchistes

Claude

qui ont vite
fait de se réfugier derrière le
schéma sécurisant Paris/pro¬
vince dès qu'ils se sentent
dépassés dans leurs concepts,
et qui ont encore plus de mal

cevoir le rapport entre des
idées et des actions et le rap¬

des années 1970

Jean-Marc

Buge

à concevoir le

De raccourcis en géné¬
sujet du

les médias nationaux

sur

des

est aussi

Padanie inventée, ou

en

Autriche. On

soient des habitués des

pour

en

peut pas

ne

dire que ces personnages

les articles

Alsace,

de la

stratégie du populiste Haider

contres

l'influence du

bien

question de la
Ligue Nord d'Umberto Bossi
et de l'indépendance de la

sujets parfois décalés par rap¬
port aux shémas traditionnels
français. Dans son numéro 2,
en

de la Linha

ren¬

Imaginòl!

Quant à l'Alsace, Korinman

attendu Claude Sicre
s'y intéresser dès le pre¬

n'a pas

mier numéro, et

à

se poser

Bretagne et à Nice sont fort

quelques questions. Ensuite

intéressants. Il est vrai

Limés

comme

le

souligne Claude
la "minorisation des

Sicre que
cultures alsacienne et breton¬
ne" y
avec

apparaît

notre

-

regard

je précise :
-

Navarre, quand
s'agissait d'une réponse
précise à une personne se
posant des questions dans une
situation précise. Un temps
il

relie centralement les autres

l'habitude de lire dans

Front National

France et de

nions. Claude Sicre "oublie"

géopolitique - elle
déjà en Italie - codiri-

sur

stratégie de laisser

tomber tous les élus de

ainsi de dire que dans le
même numéro de la revue, il

gée par Michel Korinman,
donne la parole à des interve¬
nants que l'on n'a pas forcé¬
ment

comme

me

de

existait

port avec le peuple. Or illico,
Claude Sicre, sur la page sui¬
vante, en déduit que j'ai

été

feuilleton Limés. La nouvelle
revue

qui empêche de per¬

de réflexion aurait

certains débats

au

de la minorisation de la

me

sionnelle

apparaît comme celui qui

mettant en cause.

D'abord

rapport aux

comme

le

facteur qui "relie centrale

-

ment les autres

composantes

des raisons du

vote F.

N."

Mais de là à dire que

"notre
travail et nos propos ont porté
leurs fruits", que "Limés est
crypto-imaginôtiste", et que
je me serais "bien planté" en
n'espérant pas grand chose de
la revue par rapport à nos pré¬
occupations, il y a une marge
que franchit allègrement
Claude Sicre.

Rappelons d'abord

est une revue

de géo¬

politique et sera donc inter¬
pellée de près lorsque la
Linha Imaginòt pourra avoir
des incidences géopolitiques,
ce qui est, espérons-le, pour
bientôt, mais il faudra peut-

D'ici à
ce que
Limés voit l'intérêt et
donne la parole à l'homme de
culture qu'est Félix Castan, il
être attendre

un

peu...

risque de passer encore de
l'eau

les ponts.
Enfin ce sont surtout

sous

les propos de Michel
Korinman qui me font penser

que

certains schémas de pen¬

sée centralistes ont la
et

vie dure

qu'une approche opposée

est très

difficile à faire passer

parachute

sans

culture alsacienne et bretonne

parfois
excessif. Il n'est pas inutile de
sur

Limés n'a pas de posi¬

tion propre par

ce

Sicre),

protecteur ni structure déci¬

sujets traités, et qu'elle donne
la parole à différentes opi -

Sicre est

revenir

que

militantisme en

qu'eux-mêmes
ont vécu. Il y a fort à parier
que Korinman et ses amis
n'ont pas vu que "le problè¬

dehors de

ralisations, Claude

les moyens de ne pas avoir le
choix" (la formule est de

sans

doute

profitable.
Alors

comparées à

débats malheureusement

composantes des raisons du
vote F. N.", et en tout cas

ces

qu'ils ont beaucoup de mal à
concevoir une autre problé¬
matique que le régionalisme
sur ces questions. Rappelons
qu'ils ont refusé un article
traitant de la Linha Imaginòt
et qu'ils n'ont surtout pas
compris le début du commen¬

taines

parfois confidentiels, cer stratégies proposées
par Claude Sicre sont pour le

moins contestables, et il n'est
pas

inutile de le souligner

De Gaulle aussi avait

défauts.

-

ses

Rappelons-nous du
Linha

numéro 20 de la

quoi
s'agissait-il ? Pierre Chevrier,

Imaginât dans lequel il pro¬
pose de résoudre le problème
de l'Algérie. Celui de la
France n'est pas encore réso¬
lu, mais pour l'Algérie, les
choses seraient plus faciles.
Le problème étant tragique¬
ment toujours d'actualité,
cela vaut la peine d'en repar¬
ler. Rappelons donc la
"géniale solution radicale à
tous les problèmes de
l'Algérie : 1000 bateaux dans
le port de Marseille s'apprêtant à appareiller pour Alger,

animateur

Oran, Annaba

l'anticentralisme.

cement de

Et Korinman n'était donc pas
à Larrazet les 15 et 16
Novembre

comme

osait

l'espérer Claude Sicre. La
condescendance qu'il a adop¬
té vis à vis de la Linha

Imaginòt le laisse
moment à

pour un
l'écart de l'essen¬

tiel.
Autre réaction discu¬

table dans
ro

un

débat du numé¬

29 de la Linha. De

au centre

culturel

ou

Tamanras-

emplis jusqu'à ras-bord

"La Marchoise" dans le

set,

Poitou,

de volontaires démocrates et

tions de

posait des ques compréhension vis-àse

vis de l'anticentralisme et de

pacifiques, la grande majorité
des familles algériennes

la Linha

vivant en France et

conseillais pour ma part

triés de 1962,

Imaginòt. Je lui
de
changer de posture : il n'y a
rien de tel pour comprendre
notre problématique
que de se
positionner dans la situation
de ceux qui "se sont donnés

28

des rapa¬

enrichies de

quelques milliers de curieux
(ça ferait donc à peu près 3
000 000 de personnes),
bouillant d'impatience de
relever le pays en modernes

�Linha

Imaginòt

Kl

Débats

1èr trimèstre de 1998

riennes ont

qu'on

effet de
réagir les
Algériens

sous

pour
faire

contre les pro¬
moteurs

de

l'idée,

ima¬

on

gine assez bien

^

ce que pour raient être les
réactions à

qui

ce

serait

ne

tout

avant

s'est bien

En

revan¬

che dans le
même
un

Claude Sicre "chef du
monde"

comme

il

se

plait à le

rêver dans le même article
ne

précise

arriverait à

-

pas comment
statut

ce

-

ce

il

il

serait

déjà assez difficile), on aurait
donc 3 millions de personnes

pleines de bonne volonté arri¬
vant en Algérie. Le moins
que l'on puisse dire est
qu'elles ne passeraient pas

inaperçues...
Dans cette situation
il est clair que la première
réaction serait un rejet de la

Algériens. Rien de
avoir l'air de les
prendre pour des imbéciles
que d'envoyer des mission¬
part des

tel pour

naires
au

surnombre

en

temps de la

Ce serait

en

comme

colonisation.

fait

un

bon

souder les
Algériens entre eux : ils

moyen pour
auraient

un

bouc émissaire

Déjà que les
simples intentions de se mêler

commun.

aux

affaires intérieures algé¬

article,

peu

plus

loin, il est

une

partie fort intéressante qui
mérite d'être republiée ici
tant il est vrai que depuis
Décembre 1994, la situation a
peu (ou mal) évolué et qu'il y
a là des idées à exploiter au
sujet des immigrés et fils
d'immigrés :
"L'intégration ne
doit pas être l'assimilation.
Les intellos français confon¬
dent les deux. Quand on leur

parle de pluriculturalité, ils
agitent l'exemple nord-améri¬
cain. Mais notre rôle est

D'INVENTER
forme

une

autre

d'intégration

milation et

des racines et

d'appartenance
ethnique, et c'est souvent la
guerre. Lorsqu'en 1984, un
projet de loi (je n'étais pas
OK

sans

sans assi¬
repliements

ethniques. SOS Racisme s'est
battu contre l'idée de pluri¬
culturalité. Ils veulent faire

jeunes d'origine maghré¬
sous-français mal
dans leur peau qui ne peuvent
pas discuter avec leurs
grands-parents et méprisent
des

bine des

certains attendus,

justement, de ce
projet, mais avec les actions
décidées oui) a été proposé
pour le respect (l'enseigne¬
ment) des langues et cultures
indigènes ou immigrées de

bougé
le petit doigt, trop occupés à
traquer les racistes qu'ils
reconnaissaient parce qu'ils
ne
portaient pas leur badge
"Touche pas à mon pote"
(une sorte d'étoile jaune à
l'envers). Ce serait normal
que tout le monde en France,
puisse s'initier aux langues et
aux

cultures arabes et ber

bères. Et

en

-

premier bien sûr

les enfants des

...

Cortetas.. .Cortetas...

Entendu. De la
élu

au

part d'un

Conseil Général du

Tarn-et-Garonne, à l'occa¬
sion d'une remise de

prix

poésie occitane (Prix
Nadal Rey), l'évocation
de

d'un "... musée des mots

occitans..." !
une

Pourquoi pas

réserve, d'occitans et

occitanes, visitable du

printemps à l'automne !
(Liza).

Question. Quotidienne¬
ment, sur les ondes de
France Inter,

dans

émission diffusée
14h. et 16h,
au

une

entre

(pas trop nulle

demeurant), "l'habille¬

ment

musical", pour ne

dire le "jingle", est
signé Bernât Lubat et

pas

André Minvielle.

Bravo

! Les paroles, (sur
repic d'Indifférence),

pour eux
un

souligne avec élégance la
valeur de cette "station" au

immigrés
maghrébins. Des stages obli¬
gatoires devraient même exis¬
ter pour les enseignants et

service du public. Alors
pourquoi, de leur part, tant

animateurs des écoles et des

serveurs

quartiers où la population
maghrébine est nombreuse.
Si

on veut

avoir des

rapports pacifiques et

étroits

avec

l'Algérie, il faut ça.

Vous

vous

rendez compte, si

petits fils d'Algériens du
Mirail apprenaient la dignité
de la langue berbère et de
l'histoire kabyle à l'école,
s'ils pouvaient quand ils veu¬
lent aller apprendre au bled,
ce qu'ils nous apporteraient à
les

Ils deviendraient
AUTANT DE PONTS entre
nous.

civilisations." (Claude
Sicre, Linha Imaginât n°20 Décembre 1994)

deux

d'indifférence pour
Linha ? Ces deux

raient,

la
grands

de musique pour¬
pourquoi pas,

concocter une chansonnet¬

bien sentie, qui souli gnerai avec virulence la

te

nécessité de celle-ci, et dif¬
fusée

quotidiennement sur

les ondes

d'une radio

nationale. (Liza).

Spécial aïoli à Eric, de
Fayence, qui lui n'hésite
pas à squatter ces mêmes
ondes de France Inter, en
investissant totalement le

répondeur de Daniel
Mermet (Là-bas si j'y suis),
avec une

chanson "a cap-

pela" spécialement et entiè¬
rement

dédicace à la

Linha. Il faut le faire ! Si
tous

les

"chourmos" et

"chourmettes" faisaient

pareil, je n'ose espérer du
résultat ! Eric, continu !
(Liza)

l'histoire de leurs ancêtres.

.

ignominie. C'est le
plus grave de tout : couper les
gens de leur histoire. Quand
on s'amuse à ça, l'histoire
C'est

avec

ethnistes

France, les anti-racistes auto-

arrivent.

soit

jour A

déclarés tels n'ont pas

planté. Ce sont
des choses qui

Supposons que ce
réalisable (même avec

un

forme de revendication

humaine.
Claude Si¬

d'y penser !

caché revient

qu'une marée

cre

PIONNIERS..." Il suffisait

a

une

29

�Linha
;

Imaginot

"

«
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-

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•

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11

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VA. ç

Débats

&amp;gp$p'4-Î^v1'ps§fa

1èr trimèstre de 1998

Les cònòs

sont

partout !

Je feuillette leje magazine
tombe
"Groove" et

une

sur
interview de Joey Starr et

Daddy Nuttea. Sans crainte,
je commence à lire, et les

du leader de NTM sur
tardent pas à me
faire bouillir, je cite : "Le
ragga est une musique
typique. C'est pas du racisme
ou quoi que ce soit mais
quand je vois des blancs faire
du ragga... c'est comme si je
voyais des antillais faire de la
musique.... bretonne par
exemple. Sérieusement, ils
prennent un accent et des
mimiques qui ne leur corres¬
pondent pas. Ils nous singent.
(...) Le ragga ne s'improvise
pas ! Le problème c'est qu'ils
essaient de jouer de renoi.
Avec un accent du Périgord,
je ne suis pas sûr, tu vois ?".
Encore un qui n'a
pas compris que les confron¬
tations, le mélange des cul¬
tures a priori différentes font

Messieurs,

propos

le ragga ne

siècles

Merci de nous avoir
fait

parvenir l'Echo

des Côtelettes *

la situation ainsi créée est de

alternatif

plus en plus mal ressentie, de
façon plus ou moins cons¬
ciente pour bon nombre

Aussi

quelle n'a pas
surprise de voir
rédaction présenter

été notre
votre

Scalen Distribution

comme

un

"distributeur national basé

en

et

paraît-il respec¬

tueux de certaines

identités et

certaines cultures. Comment

peut-on être respectueux des
identités et utiliser le mot de

civilisations. N'y a-l-il pas

monde, et du monde très

assez

de

ghettos ? Faut-il

en

créer de surcroît dans le

domaine musical ? Il y aurait
tant à dire pour démonter ce

diversifié, qui a part cela n'a

point commun ?
objectif du mot est
beaucoup plus péjoratif et
pas de
L'autre

discours qui ne tient pas

introduit

debout mais

valeur basée

ter cool et

centralisme

je décide de res¬
je poursuis ma lec¬

nition,

ture....

Valou, choumette 585

une

différence de

sur

l'échelle du

français. Par défi¬

on ne

voit pas ce qui

peut sortir de bon de la "pro¬
vince". La preuve : vous vous
étonnez qu'on puisse y trou¬
ver un distributeur national.

Quelle belle négation des
identités ! L'invention de ce
Paru dans Vé
Chourmo

qui y'a

-

Massilia

Et cette

province". Etonnant de la

articles et interviews.

à fait
système bien français qui a
valorisé depuis plusieurs

Vitrolles ont choisi Mme

Mégret. Eux aussi ont eu
envie de dire "Merde !" à

re.

part d'un milieu qui se veut

grand intérêt
que nous avons lu certains
avec

artistiques et plus
généralement de toutes les

formes

seul centre, une

négation a
conséquen¬
ce de créer de toute pièce par
là même des citoyens de
seconde zone : les "provin¬
ciaux". Nous sommes quel¬
ques uns à penser que ce
contexte est aujourd'hui un
handicap pour la France car

n°9 et c'est

"province" dont le premier
objectif est de désigner sous
un seul mot tout ce qui n'est
pas Paris, ce qui fait du

la richesse de toutes les

un

langue, une seule cultu¬

seule

entre autres pour

d'habitants. Et la perte
d'identité peut alors avoir

de

fâcheuses

conséquences par
qu'elle engendre.
voyons la principale

les réflexes

Nous y

raison du vote Front National.
Alors

quand votre
journal, quelques pages plus
loin, se fait une gloire de rela¬
ter les événements autour

qui les prenaient
des "rien-du-tout", des
"provinciaux" de nulle part.
Dans ce pays, on leur a tou¬
jours appris à avoir honte ou
à avoir peur des autres cul¬
tures que celle de l'Académie
française. Leur vote est la
seule réponse qu'ils peuvent
trouver aujourd'hui à la ques¬
tion : quel citoyen suis-je ?
Alors Messieurs qui
tous ceux

pour

voulez défendre

une

certaine

conception de la culture,
soyez cohérents et n'em¬
ployez pas n'importe quel
terme. Le concept de "provin¬
ce" n'existe qu'à Paris. Et
Scalen Distribution est à
Toulouse et nulle part

ailleurs.
Salutations.

du

café-musique "le Sousmarin" de Vitrolles, nous
avons

Pour

envie de dire

:

Jean-Marc Buge

Merde !

qui vous prenez vos lec¬
Ça devient très bran¬

teurs ?

ché de défendre le Sousmarin. C'est très facile pour

les rédactions

parisiennes qui
ne se
posent pas trop de ques¬
tions et qui ont là un symbole
tout trouvé. Vous pourriez
intéresser

raisons

concept correspond tout

vous

au

qui ont fait

que

moitié des

votants de

30

aux

plus de la

*

Bulle

au

thym des quatre labels

de Boucherie Production.

�Linha

.

v.

.

::ULÝ;:

.

:

.'ï..:

.

Débats

Imaginòt

1èr trimèstre de 1998
graphique, climatique ou de

Langue

-

culture

-

territorialité

relief. On

a une

culture de

des traits spé¬
cifiques à ce type de relief et
qui se retrouvent dans toutes
les montagnes du monde ou
presque. On a des cultures
tropicales ou équatoriales qui

-

montagne avec

identité
(quatrième partie)

ont

On

Jacques Coulardeau

ou

aussi des traits propres.
des cultures insulaires

a

maritimes. On

a

des cul¬

du Grand Nord, ou des

tures

cultures sibériennes. Il est

que

d'hybridage, d'assimilation,
de dépassement, etc. "La cul¬
ture est ce qui reste après
avoir tout oublié", disait une

un

citation ancienne. En fait la

Culture et territorialité

l'histoire

comme

définition de

base de

les éléments
qui sont entrés ont laissée

géo¬
graphique. On a ainsi la litté¬
rature française, ou québécoi¬
se, ou allemande. L'histoire a
fait ainsi des coupes dans des
zones linguistiques plus
vastes. Cette histoire peut

vie culturelle. La culture des

dans la mémoire du cerveau

ainsi déterminer des

hommes de

de l'individu. La culture indi¬

géographiques beaucoup plus

nécessairement

réduites. Certains arts fonc¬

Une culture n'existe

dans la mesure où elle a
territoire. La culture latine

n'a

plus de territoire, sinon
les classes de lycée, c'est-àdire la négation même d'une
Cro-Magnón n'a
plus de territoire, si ce n'est
un territoire archéologique et
muséique. Et pourtant la cul¬
ture

latine est à la base de
culture

notre

juridique. La

culture de l'homme de Cro-

culture c'est la trace fonction¬
nelle que tous

viduelle est

customisée pour

l'individu

fonction de

racines per¬

sonnelles

ses

profondes et

en

faites

avec

en

qu'il
les Autres qui

Magnon est à la base de notre
culture picturale. La culture
grecque antique est à la base
de notre culture philoso phique et théâtrale. La culture
égyptienne ancienne est à la

l'ont entouré. On notera que

base de notre culture

extrêmes. Mais là, nous

cosmo¬

cette culture

peut-être saisie
le sujet comme très néga¬
tive, ou comme très positive,
par

et avec tous
entre ces

positions

graphique et cosmologique.

considérons l'Idéal du Moi de

Lacan, c'est à dire la vision
nous

faut définir le

territoire d'une culture pour
en

saisir

sa

vigueur et sa

force.
bord

a

d'a¬

un

individu. Ce

territoire individuel

ne

saurait

être conçu de façon fermée.
En fait ce territoire est, nous

l'avons montré,

largement

ouvert à L'autre

de Lacan, et

un

qu'il faut concevoir
multiple. Ainsi le ter¬

autre

comme

ritoire de
duelle
et de
ture

cette

culture indivi¬

est un lieu

de rencontre

croisement, et cette cul¬
individuelle est un lieu

de
de

sa

au

a

en

peinture.

l'école de Vienne

en

musique. On a l'école de
Moscou ou de Prague en lin¬
guistique. On a l'école du
MIT en linguistique, cela
n'empêche pas les échanges,

qu'un pays où l'en¬
neigement bloque complète¬
ment la vie pendant six mois,
disons, développe des traits
spécifiques et que l'on retrou¬
ve ces traits spécifiques dans
normal

d'autres

zones

per un

dévelop¬
langage particulier :

l'extrême richesse du vocabu¬

neige ou du sable

laire de la

dans le Grand Nord ou

égyptien respective

ment.

Parfois

sont

en

même temps qu'à un

ainsi une
grandes plaines
d'Amérique du Nord, au
culture des

conceptuelle et
méthologique qui font l'origi¬
aussi des territoires géogra¬
phiques qui sont déterminés
en fonction d'un élément géo¬

-

cultures

trait de relief. Il y a

centration

a

ces

reliées à la faune et à la

flore,

niveau des

écoles. Mais on

le

désert

mais cela donne des éléments

ces

du même type.

Cela d'ailleurs peut

Indiens, avec une
le buffalo et ses

sur

migrations. Mais certains de
ces

traits

se

retrouvent natu¬

rellement, même si sous des
formes différentes, dans la
culture de

ces

mêmes

grandes

fur et

vie et de

ses

rencontres.

La culture

territoire individuel.

un

Elle vit dans

a

s'est construite
mesure

Une culture

prospective que
lui-même et qu'il

sommative et
le Moi

"écoles". On

l'école de Paris

nalité de

Etc.
Il

en

zones

de stabilité

les échelons

deux

a

On

fonction des rencontres
a

tionnent ainsi

cet espace

a un

terri¬

toire

géographique. Il s'agit
de l'étendue de l'espace dans
lequel cette culture vit. Cet
espace peut être large ou
étroit. Mais chaque forme de
culture a un territoire géogra¬
phique propre. Ainsi on peut
prendre la langue comme
base de cette définition. On

ainsi la littérature
ne,

a

francopho¬

Une maison coloniale de Caroline du Nord qui se fait l'écho d'un temps
esclavagiste et d'une guerre cruelle pour couper court à la Sécession. Les
cris de Walt Whitman n'y suffiront pas pour l'humaniser
Dunn, North Carolina

l'art radiophonique fran¬

cophone, etc. On peut prendre
31

�Linha

Imaginòt

1èr trimèstre de 1998
plaines au niveau des coloni¬
américains. Les

sateurs

Indiens de

plaines étaient
des migrateurs qui suivaient
les troupeaux. Les pionniers
dans ces plaines ont souvent
été des migrateurs, avec leur
ces

ribambelle de villes fantômes,
villes abandonnées, etc. La

culture du western

reprend
beaucoup de ces éléments, en
les dépassant avec les élé ments propres à la culture
d'origine, les cultures d'origi¬
ne des nouvelles
populations.
Les Indiens ont exploité les
troupeaux de bisons, les colo¬
nisateurs les ont exterminés,

more,

le monument taillé

dans la montagne à la gloire
de la démocratie américaine,

plein territoire sioux, dans

los. Cela

il

ce

rent

vrai,

est

toujours à l'initiative des
Indiens eux-mêmes, on a

ge

du bison et

sa

commerciali¬

aussi dans la roche,

lui aussi

construite

indienne

avec

buffalo

et

re

du temps

sens

commémoratif de la

re

de

nale

origi¬
qui est née dans ces
grandes plaines. Le culte du
gratuit. Et pourtant le
cheval a été introduit par les
Espagnols ou les Français,
adopté par les Indiens qui en

pour

zone

n'est

pas

d'un discours

européen
homogénéisant et uniformi¬
sant. Cela
s'appuie sur le dis¬
cours

humaniste ancien d'une

culture humaniste universelle.
Cela nie les différences
nom

des

points

ont

leur culture transformée, et

l'on peut trouver à lire

le font volontiers. Ce fermier

est devenu

livre, voir

américain

vrai

accepté, dans son
élevage de buffalos, de mettre
à part et d'entretenir, aux
frais il est vrai des Sioux, la
femelle blanche qui est née il
y a quelques années, femelle

fait leur mode de vie et

aujourd'hui

un

symbole de ces plaines
avec tous les mythes culturels
qui s'y raccrochent : les cowboys, les ranchs, etc.
Remarquons que les grands
troupeaux de bovins qui tra¬

Cela nie surtout le

un

un

au

communs.

visiter les deux sites, et les
touristes américains ou autres

a

et de

l'utilisation des

culinaire

cheval dans cette

cam¬

session

Quelques tutus, quelques chaussons, quelques pas de deux et quelques farandoles.
Egdar Degas : Danseuses.

tif de la renaissance des

partir du camp de
ping KOA juste à côté

un

de la

Sioux. On remarquera que
des bus réguliers sont organi¬
sés à

XVir siècle (le loup

par un chasseur, donc
noble : privilège de la pos¬

western avec

mort

revendica¬

au

totems, la cultu¬

tales, et la cultu¬

un sens

tique

est tué

le

transcontinen¬

mais aussi

politiques. On
parle aujourd'hui de culture
européenne. Cela n'a de sens
que dans le cadre d'un projet,

dimension aristocra¬

avec une

les

de formation, etc)

Sioux,

de prendre en comp¬

critères

française on le raconte du
point de vue de la petite fille,

qui

premières lignes

chef et des

te des

il est nécessaire,

de Grimm. Dans la culture

allie la culture

(arts divers, médecine, centre

ce

bien sûr,

domaine

Buffa¬

:

culturel

prend, un

de la culture,

ce

géographiques

au¬

construction des

développement

des territoires

petit chaperon
Perrault est bien dif¬
petit chaperon rouge

tour de cette

lui aussi d'un énorme centre
en

temps une vie nouvelle à

Santa Fé. Dans

rouge de
férent du

restaurants s'est

les vieux trains

cœur

en

disait lui aussi la même
chose. Le

Une chaîne de

des montagnes
sacrées des Sioux, entouré,
au

d'ailleurs rendu

communs, mais

mont-Ferrand.

lo Grill,

Crazy Horse, ce
chef abattu par les améri cains, à à peine quelques kilo¬
mètres du précédent, taillé lui

son

a

points

des différences. Lévi Strauss

relancé l'éleva¬

culture

Mémorial à

fondement
Sioux,

pourtant aujourd'hui, et pas

avait

colonisateur. Le

diffé¬

grandes
plaines. Ce territoire culturel
survit même au génocide et
réapparaît dans des condi tions toujours nouvelles. Ils
ont détruit les troupeaux de
bisons (merci Buffalo Bill), et

leurs montagnes sacrées,
un sens

des

de la culture des

un contexte

sation. On peut

imprévus appa¬
raissent. Ainsi, Mount Rush-

disait Saussure, ne vient pas

à

même de la culture des

ainsi, dans

ainsi manger du
bison à Cler-

maille à

versaient les

grandes plaines
pied vers les abattoirs du
Midwest, n'étaient que la
reprise des grandes migra tions des troupeaux de buffa¬

partir

eu

croisements

en

qui a pour les Sioux
valeur sacrée, reconnaît

une

les bisons. Parfois des

les deux ont
avec

blanche

plaisir

à

ses

du

un

Voilà

film, regarder

français, plaisir qui ne peut se
construire qu'à partir des
traits originaux de ces
œuvres, originalement alle¬
valeur,

sion très

que

tableau allemand pour un

mands. La

oblige) ou une dimen¬
agricole au
XIX°siècle (le loup est tué
par un bûcheron). Mais j'ai
connu un
professeur d'uni versité allemand qui racontait
armes

comme

enfants

point de

ce

même conte

vue

du loup.

biais que certains
diront fort allemand. Et enco¬
un

peut imaginer deux
points de vue du loup : le
point de vue culinaire ou gustatif avec le seul plaisir de la
chair fraîche qu'il va dégus¬
ter, après la chair rance de la
re, on

�Linha

Imaginòt

Débats
1èr trimèstre de 1998

grand-mère, ou bien un point
de

tout à fait différent,

vue

typique d'une femme comme
Anne Rice, qui descendrait
dans les profondeurs psycho¬
logiques et historiques du
monstre pour

monstre

montrer que ce
n'est peut-être pas ce

l'on veut bien qu'il soit.

que

La culture

aussi

Français normands d'Oil,
puis la soumission violente et
brutale de cette Occitanie par
la croisade des

par

Albigeois et
les Guerres de Cent Ans.

La colonisation de l'Auver¬

se, pour

colonisation,

historique qui défi¬
période temporelle dans
laquelle elle s'est développée,
et dans laquelle elle a vécu.

d'où la

prolifération d'un

nit la

nom

culture médié¬

a

vale,

ainsi
une

une

culture renaissance,

culture

une

culture

classique, une
romantique, pour faire

vite. Pourtant la culture

romantique par exemple a des
territoires géographiques ou
linguistiques qui dépassent
l'univers français. Romantis¬
me
anglais et romantisme
allemand, par exemple. Et on
pourrait affiner en opposant
le romantisme littéraire
romantisme

au

ou archi¬
tectural. Walter Scott a peu à
voir

avec

pictural

on

est bien dans un même

mouvement.

Ici des territoires

géographiques traversent le
territoire historique.
C'est ici que je pose¬
rai le territoire occitan. Il

a

des racines

linguistiques : la
langue d'Oc, territoire lin guiste fort varié cependant. Il
a des racines historiques : les
types de colonisation romai¬
ne, les types d'invasions ger¬
maniques, les institutions
politiques ou culturelles
mises en place dans les temps
anciens, les relations avec la
Couronne de France

ou

Papauté de Rome

d'Avi¬

gnon,

te,

ou

la

la colonisation violen¬

ou non,

vendéen

comme

Coular-

d'une partie de

française, et

l'inver¬
les gens bien édu qués), que ce soit divers mou¬
vements de

la gauche

révolutionnaire

qui depuis

dans cette

longtemps,

étudier

cette

siècles

région. Il faudrait
précision les
du commerce triangu¬
avec

se saisissent de
revendication pour

développer des mouvements

laire colonial et de l'indus¬

de remise

trialisation pour montrer
comment il y a bien eu tenta¬

voirs établis ici et là,

tive d'effacer culturellement
cette culture. Il

faudrait

plon¬

ger dans les cogitations par¬
fois légiférantes de la Révo¬
lution

française contre les
patois, ce qui visait à éradi¬
quer la langue occitane, entre
beaucoup d'autres. Il faudrait
dépouiller la période de l'ins¬
tallation de l'éducation avant

montrer comment on a

utilisé

laïque, gratuite et
obligatoire comme outil
d'uniformisation, d'intégris¬
l'école

culturel. Il était

en cause

fois

des pou¬

mais

le

cynis¬
me de rester jacobins dans la
fibre mentale profonde. A
quand un PC occitan, un PC
encore une

breton,
rain,

un

un

avec

PC alsacien ou lor¬

PC picard, etc... ?

Probablement

jamais. Je
prends le cas du PC car c'est
l'outil politique qui se veut et
se dit le plus près des gens, et
qui est souvent engagé large¬
ment après 1968 dans certains
mouvements occitans au
nom

identifier, selon un graffiti
clermontois, comme suit :
"Globalisation

du mot d'ordre, à la fois

démagogique et irréaliste, à la
fois passéiste et archaïque, de
"vivre au pays" qu'il a tenté

"grands maîtres" de
la dialectique matérialiste
scientifique, il y a pas mal de
choses à apprendre, encore.
Nous noterons

pendant que, dans le domaine
qui auront
fait le plus, et le pire, pour
l'homogénéisation, sont ceux
qui définissent des formats
absolus à ne pas nier, à res¬
pecter sans le moindre déca¬
lage. Anormale la politique
des éditeurs français qui ont
une fois pour toutes, c'est-àdire pour la durée évanescente d'une mode de quelques
années, déterminé le format
obligatoire d'un roman, d'un
roman pour la jeunesse, d'un
recueil de poésie, d'une nou¬
velle, etc. Dans ce domaine,
jamais vraiment soutenu par
une quelconque étude de mar¬
ché (sauf peut-être Bayard
Presse) - et une telle étude de
marché des goûts et des
désirs d'un public quelconque
est très sujette à caution -, car
on se contente de dire que tel
encore faut-il qu'il soit
le marché avant de se

-

mis

sur

France de

savaient que ce

devait être
une dialectique contradictoi¬
re, mais beaucoup n'utili -

vendre

dans la

cour

de récréation

mot

dans les années 1960. Il fau¬

saient

drait s'immiscer dans les

comme un

d'alcôve,

secrets

ou

de bou¬

doir, ou de buanderie, ou de
souillarde des médias moder¬
pour montrer comment on
utilise ces outils de communi¬
nes

cation pour
zone

normaliser une
qui reste, quelque part

ce

d'ordre que

drapeau rouge à
croix occitane jaune, ou un
drapeau rouge et or dans le
Pas-de-Calais, ou un drapeau
breton en Bretagne, ou un
drapeau corse en Corse, etc,
sans abandonner le moins du
monde l'idée que tout devait
faire à Paris, au centre.

rebelle. Il faudrait montrer

se

comment certaines forces

Cela d'ailleurs nourrit de la

politiques s'emparent ici et là

même

restes d'une conscien¬

les
Anglais, eux-mêmes issus

ces

ce

d'une invasion, violente

assurer

occitane pour appuyer et
leur pouvoir, que ce

celle-là, de l'Angleterre
anglo-saxonne par les

soit la droite

qui fait de la

démagogie régionaliste,

que

toute
au

façon une hostilité à
évolution européenne

niveau

politique ou écono¬

mique, et même une

opposi¬

l'on appelle la
globalisation que l'on peut

tion à

33

ce

que

vend

se

pas

punir les élèves qui
parlaient picard ("patois")

vend

livre

de nationaliser. Certains

encore

ce¬

des cultures, ceux

courant dans le Nord de la

me

piège à cons".

Pour les

pas

1968, parfois depuis plus

de

cette Occitanie par

donc

deau (cultivateur de collards)

Ferry, puis après Ferry, pour

Victor Hugo ou

Goethe et Schiller. Pourtant

qui fait dans la culture à deux
vitesses, comme la droite,
mais avec plus de cynisme (la
culture populaire pour les
pauvres gens et LA culture,

issues de Vendée pour mener

territoire

On

gauche réformiste

sous-entendue universelle

cette

un

soit la

les Bourbons et
l'implantation de familles
gne par

à bien

a

ce

-,

ou

de

ture et

ne se

pas se vendre
des règles d'écri¬
présentation des

de

on pose

ou

ne

livres incontournables. On ne

mélanger les genres.
doit pas dépasser telle
telle taille. Le livre doit se

doit pas
On
ou

ne

décomposer en autant de cha¬
pitres, .ETC. Et on vogue
ainsi de romans historiques
en romans

avec

de

mœurs,

mais

des interdits très forts

sujets : on sait
exemple que les enfants
n'ont pas de sexualité, et que
tout ce qui touche à la sexua¬
lité doit être si retenu que cela
ressemble plus à un sonnet du
Bourgeois Gentilhomme
qu'à la pratique réelle de

contre

par

certains

�Linha

Imaginât

1èr trlmèstre de 1998

A

...Cortetas...Cortetas...
Rumeur censée. Des

gues font
rumeur

lan¬

circuler la
quoi un

comme

de la

des musiciens

Compagnie Lubat tourne¬
rait

sur

Toulouse

ou

y

société. Au temps où la
pornographie, et parfois la
pornographie criminelle, se
développe aussi vile qu'un
orage en été en montagne, au
temps où Benetton met ses
chevaux sexuellement empi¬
notre

lés l'un

résiderait.

Après réflexion,
c'est pas impossible, El
Chico est toujours là, à
fond, même qu'il se met à
la batterie. ?! (J.G.)

officielle doit

(1755) qui

dota la Corse d'un outil

nous

temps

bombarde

cerveau avec

et

des

interdit dans la littérature

officielle la moindre mention

les démo¬

nouvelle directrice

Maryse
Delente, récupère largement

de statut

les danses traditionnelles

structure

d'Italie,

plus élevé, dans une
de dimension supé¬
rieure, dans une ville de taille
de

plus

plus importante,

en

Paris étant le

summum

des mineurs, comme si les

donc de les

Corse

enfants n'avaient pas

niveau de diffusion

sexualité,

re.

a

donner pour

pu se

en

plus difficiles, la justice et
l'intérêt général, pourquoi
difficile certes,

lui serait-elle à jamais
mée ?"J.M.B.)

quelconque,
a à voir avec

de
regardaient
pas la télévision. Mais nous
revenons là à l'idée précéden¬

des temps bien

cette voie,

quand il

ou ne

te.

fer¬

Les deuxièmes

cou¬

pables sont

ceux qui ont
construit dans ce pays (cela à
Commencé avec Jean Vilar,

Langues. Les dernières
publications du Bureau
Européen pour les langues
moins répandues sont :
Les dividendes de la diver

-

sité (sur les

rapports entre
langue, culture et écono¬
mie), Des Alpes à l'Adriati¬
que, les Slovènes dans
l'Union Européenne
et

ment de

,

les médias

sur

dans les

langues moins
répandues. (J.M.B.)
Bureau Eropéen pour les
langues moins répandues,
rue

Saint-Josse 49 B

1210 Bruxelles T

:

+32.2.

rue

est le thème du n°7

d'Imaginé. De nombreux
témoignages et angles de

20

:

:

01.40.53.06.
1

Mais
il

un

territoire universel

tation du Pommier de Misère

tions.

,

et en

enlevant

la force du

en disant, tout aussi
d'emblée, qu'il y a des condi¬

A Santa Fé il y a un

picard Charles

moindre mention

au

modèle,

tout ce

qui fait

conte de Charles

un

théâtre national de

quelles sont les spécificités
culturelles de la région où ces

qui est en fait de la
science-fiction, pour réduire
le spectacle à un brouet sentimentalo-mélodramatique, on
se
pose des questions sur la

on

touche là, au-delà de la

musée d'art indien. On dé¬

ainsi que dans
domaines de la poterie
couvre

mental

jourd'hui largement atteint le
niveau mondial de qualité et
sont capables, sans avoir
jamais trahi leurs traditions,
de pénétrer le marché mon¬
dial de l'art. Cela est

centre

encore

com¬

culturel du

Mémorial de Crazy Horse.
On

découvre,

au

niveau de la

l'abor¬

que tant que nous

cher le niveau mondial. On

cette opéra¬
problème fonda qui ne peut pas être
un

évincé. Mais

der, disons

les

et du
tissage, les Indiens ont au¬

poésie, hélas en langue
anglaise, mais c'est le seul
moyen que la plupart d'entre
nous avons pour la découvrir,
qu'ils sont en train d'appro¬

malhonnêteté de

tion, à

ou

global. Je répondrai d'emblée
oui, mais

Deulin, sous le titre de Le
Poirier de Misère sans la

à la

question fondamentale. Y a-t-

les institutions
départementales ou régio nales, diffuser une pâle adap¬
du nordiste

revenons

mercial du

nationale, ou dans un
zénith, la question de savoir

01.47.64.

pose avec les théâtres,
opéras, les orchestres, etc.
se

région et de ses responsables,
qui manquent peut-être tout
simplement de culture. Mais

scène

52.22. Fax

trouve ici et là dans cette

turelle et de création culturel¬

(J.M.B.).
Imagine, 131

75017 Paris T

tenus par

chorégraphiques,
ou non, que l'on

Occitanie. Et la même ques¬

supérieu¬

Quand je vois tant et tant
villages d'Auvergne, sou¬

-

les

nationaux

plus vrai dans le centre

région, ou dans un centre dra¬
matique national, ou dans une

Cardinet,

centres

et avec

santé culturelle de cette

différents pour "écou¬
ter les bruits de la rue".

rue

un

nelles d'Occitame

des réseaux de diffusion cul¬

dans

vue

de

à

amener

que nous en sommes loin
avec les danses tradition

Deulin

largement financés par Paris
et dont l'objectif premier était
d'apporter la culture aux
publics déculturés de nos
pauvres provinces rebaptisées
régions. Jamais on ne pose

-

niveau mondial. Disons

au

explosé
avec Jack
Lang, qui avait des
intentions pius que douteuses,
jacobines jusqu'au plus pro¬
fond de ses émois personnels)
a

le entièrement contrôlés et

218.25.90 Fax =+32.2.218.
19.74
La

bien moins bonnes

intentions, et cela

Mercaton Media Forum

(volume 2)

qui avait probablement de
bonnes intentions, puis avec
Malraux, qui avait probable¬

péré largement les danses tra¬
d'Argentine, et
ils ont produit des ballets qui
peuvent tenir la tête d'affiche

les

surtout

prédéces¬

ditionnelles

tion

préface, Jean-Marie
Arri-ghi note que "si la

comme son

Alfonso Cata avait récu¬

seur

lopper les cultures de la
France, il aurait depuis long¬
temps instauré des structures
culturelles qui auraient pour
mission de s'appuyer sur les
réalités culturelles profondes
d'une région, sur ses tradi¬
tions même, en vue de les
développer et de les enrichir,

d'un érotisme

fins,

de la

professionnelle. Si

craties occidentales. Dans
sa

lettres de nobles¬

ses

Le Ballet du Nord, avec sa

se.

dire monter dans la structure

Paris voulait vraiment déve¬

on

qui finalement aura des

qu'à monter en grade, c'est-à-

victoire

publicités d'eau de toilette et
sous-vêtements qui font appel
à notre seul érotisme visuel,

fameuse constitution de

sur

rester aussi

culture

crème à la vanille. Au

malaxe le

Marge" ont publié la

incidences

sur ses

capables de rendre à cette

D'ailleurs la plupart des per¬
sonnels de direction ne visent

clean, aussi a-sexuelle qu'une
où l'on

Pascal Paoli

i'autre

affiches, la littérature françai¬
se

Constitution. Les éditions
"La

sur

institutions sont exhilées.

avant de

n'aurons pas dans nos régions
des centres chorégraphiques

découvre aussi
de la fiction

en

qu'au niveau
prose, ils en

nationaux ayant pour mision

sont encore à des souvenirs

de travailler à

du

partir des

danses traditionnelles de

régions,

ces

nous ne serons pas

temps passé, des collec¬
de tradition,

tions de contes

des

explorations du malheur

�Linha

Imaginòt

Débats
1èr trimèstre de 1998

tures qui corres¬

vrais

pondent

gens, ses

aux

racines pro

-

culture de cha¬

montrer comment

de

faire

mal

un

Roman
bis.

poèmes de Conon

profond de leur race, donc
une approche très égocen trique et de l'ordre du témoi¬
gnage. Ils n'ont pas encore
atteint

un

littéraire

niveau de créativité

qui puisse parler au-

delà de leur propre groupe,

et

même ainsi

ces écrits ne par¬
lent dans leur propre groupe

qu'au sous-groupe des gens
qui sont un peu enfermés
dans

approche passéiste.
La jeunesse des Indiens quitte
une

les réserves,

va

dans les uni¬

versités, abandonne

ses

langues, oublie ses cultures,
et peu d'entre eux sont
capables de se les réappro¬
prier et pourtant, dans cer tains domaines, par leurs
propres efforts, ils sont en
train d'atteindre

un

niveau

pour l'univers entier. Sepultura utilise les musiques indien¬
de l'Amazonie,

des millions de

qu'ainsi
jeunes du

monde entier découvrent.

hébreux anciens. Dans i~a

ration et de transformation de
formes musicales tradition¬

nelles, folkloriques ou clas¬

siques, liturgiques ou laïques,
s'observent tous les jours.
C'est donc dans la diversité

international.
Ce territoire univer¬

des éléments utilisés que

l'on

global ne peut pas se
définir par la recherche des
plus petits communs dénomi¬

peut créer une véritable uni¬

nateurs. Il n'est

selle à des éléments locaux

d'en faire

pas possible
outil d'homogé¬

que l'on peut
balité.

sel

ou

un

néisation, d'uniformisation,

melting-pol qui ne produi¬
qu'un bouquet fade. Il ne
peut donc que répondre à

un

rait

deux dimensions

.

D'une part

reprendre dans les traditions
multiples tout ce qui peut être

versalisation. C'est
nant

une

en

don¬

dimension univer¬

atteindre la glo¬

Mais comment cela

peut-il se faire ? Et c'est là, la
deuxième dimension.
Ces

etc.

même

siens, atteint un autre niveau

œuvres nou

:

en ce

moment. On

gentil. Mais on doit viser le
grand public et donc poser
que ce grand public a une cul¬
ture et donc poser

création doit

s

que notre

articuler

sur

culture, et tout cela dans

la diversité la

plus vaste des
styles. Stephen

King avec ses vampires
reprend le mythe sans le
changer. Le vampire est un
monstre qu'il faut abattre.
Mais il l'injecte dans un style
et un monde qui est le nôtre.
Il quitte les problématiques
de Nosferatu, le vampire
étant une nouvelle peste dans
des villes du Moyen Age, ou
de Dracula, le vampire est un

gain facile, adultes lâches,
Anne

Rice,

avec

dépassement. Elle prend le
point de vue des vampires,
qui vivent en société plus ou
moins lâche, mais qui devien¬
nent

les témoins de l'évolu¬

tion de l'humanité et les

garants de la liberté de cette
son héros prin¬

évolution. Et

cipal nous fait traverser des
siècles et des siècles, mais
pour donner de la profondeur
au temps moderne où i!
devient l'image du jeune
révolté, qui utilise la musique
rock la plus métallique qui
soit, à la fois pour perturber
et décanter

le monde des

vampires, et pour agiter le
monde social et donner de la
force

au

désir de liberté de la

jeunesse. Les styles ne sont
bien sûr pas

les mêmes :

Stephen King emploie
d'abord et avant tout l'écritu¬
re

nel

du

roman

aux

social tradition¬

USA, et ailleurs, en le

des éléments
fantastiques qui s'enchâssent
débordant par
dans

ce

discours réaliste.

prend le style du
personnel, ce qui lui per¬
met d'approfondir la psycho¬
logie des personnages et de

ennemi à traquer comme une

il vient chasser sur
les terres neuves des grandes
villes modernes (chez Bram

récit

Stoker, le Londres de la fin
du XIX° siècle). Le vampire

mêler les référents

bête

car

alors

injecté dans une ville

-

moyenne
velle

formes, des médias, des fac¬

35

typique de la Nou¬

Angleterre, avec ses

les

de

Anne Rice

est

velles doivent utiliser des

dérangés,
portés sur l'argent et

le

références et

musique rock, des phéno mènes d'emprunt, de récupé¬

alcooliques, adultes violents,
parents incestueux, adultes

Béthune lui-

et

cette

des

néga¬

enfants battus, parents

adultes

trouveront cela très bien fait

Stephen King utilise les
mythes de Dracula, des vam¬
pires, des morts-vivants, des
loups-garous, etc. Anne Rice
utilise les mythes des sor cières et des vampires, et
maintenant les mythes

par

que ceux
de Conon de

quelques adeptes qui

aura

:

sexuellement

quel est l'éditeur
qui en publiera
cent cinquante ?). Soit dit en
passant l'échantillonnage in¬
formatique nous y aide terri¬
blement

tives

plus beaux en¬

courageux

création d'une culture riche

qui s'expriment

attitudes socialement

core

authentifiés

utilisé dans la visée de la

nes

de Béthune

(il n'en a
excroissance de joie fait que douze,

Façade d'Amsterdam

-

peut toujours

Ou refaire des

de rêve

les vie

times du

vampire sont ceux
qui ont, au plus profond
d'eux-mêmes, des forces du

nos

de la Rose

ou

des voitures, mais de

mettre

sociétés. On

façade que nos yeux émerveillés parfois gondolent d'une

ne

fondes de la

cun et

Tout n'est que

il

problèmes, ses vrais
vraies structures. Et
s'agit pas seuleument de

culturels

pris au monde entier et à
l'histoire entière. Stephen
King enferme le problème
dans

une

ville moyenne, pour

�Linha
M

Imaginòt

'

Débats
1èr trimèstre de 1998
...Cortetas...Cortetas...

A l'ouvrir, à la fin,

comme

la

luée à 6 millions de francs,

qui pèse sur les deux
héros qui ont fui. Anne Rice
lui donne une dimension pla¬
nétaire, tant dans l'espace que
dans le temps. L'un comme
l'autre produisent des œuvres
qui atteignent le territoire uni¬
versel (géographique, média¬
tique et social), en partant
pourtant de mythes classiques

afin de

et anciens. On retrouve même

menace

Révision de la constitu

-

tion? Et si l'on

reparlait de
2 ? (J-M B)

l'article

La sortie de Souillac, sur

l'autoroute A20, se verra

sculpture

ornée d'une

monumentale (arches de
10 mètres de hauteur) éva¬

symboliser la Porte
puisque l'on se

du Midi,

chez Anne Rice

situe à ce niveau sur le

tion de la

45ème

anciens

commentaire.

tre: pour

nous

au¬

tous ceux qui ont

du mal à

se

faire

recon

-

phrase à
faire méditer à ceux qui
vous font
caguer : "Quand
naître voici

on

une

n'a absolument pas

envie d'entendre

parler de
quelque chose on lui nie
toute valeur et toute origi¬
nalité"

signé Andrei
Markovits, politologue
américain...

(P.V.)

Polartorrides two.
les Polartorrides

en

Après

collabo¬

ration avec des peintres,
plasticiens, la photographe
Patricia Boissier lance
nouveau

tion des

chantier

en

un

direc¬

poètes, écrivains,

journalistes. Jaumes
Privât, Bernard Manciet,
Jacme Gaudas, Fred
Ducom, Andrée-France
Baduel, René Merle ont
donné leur accord à cette
nouvelle aventure.

(J.G.)

Mobilisation. Le

congrès

de l'I.E.O. national
dra à Tolosa

en

se

tien¬

Mai 98.

Une mobilisation des

forces

Imaginòtistes est

souhaitable,

un

et

porter la transformation
dont la nation

a

besoin

:

la

le dise. Et si la sorcière

qui l'on crève les yeux, et
celle à qui l'on coupe la

langue,

parlent, c'est
que ces deux mythes sont
universels, en ce sens qu'ils
représentent deux ablations
fondamentales pour l'homme:
ils représentent la remise en
cause

nous

de deux dimensions

place d'une véri¬
décentralisation cul¬

turelle. Contact: 05 61 08
86 84.

(J.G.)

dimension régiona-

passéiste

presque peur que ce
revienne

ne

l'on

que

a

monde

jamais comme

dans La nuit des louves de
Pierre Rétier chez Lucien

Souny. Rares, très rares sont
les œuvres qui approchent
une

dimension

qu'on dira

universelle. Et le merveilleux
livre de Marie-Claire Ricard

Hervé Monestier, Villages
d'Auvergne, aux éditions du
Parcours, fait plus pour don¬
ner de l'Auvergne une image
et

fascinante que

les livres
j'ai cité précédemment.

que

Oui, il est de la

res¬

ponsabilité de l'Etat d'avoir
une politique de protection (je
n'aime pas le mot) et de
développement des cultures
de France. Or cet Etat
que

ne

fait

peu de choses. Il est
responsabilité de toutes

très

de la

les assemblées territoriales de

lesquelles l'homme n'est
pas. Ce sont bien sûr des tor¬
tures aussi vieilles que le

se battre pour que l'Etat, et
elles-mêmes, fassent leur
devoir, mais nous sommes

monde. Ce sont bien sûr des

très loin de cet

horreurs aussi

proches de
nous que la Yousgoslavie,
l'Afghanistan ou l'Algérie.
Le territoire universel est

atteint,

car

le livre, d'une

façon ou d'une autre, peut
parler à tout le monde
aujourd'hui, et parlera à tout
le monde pour encore pas mal
de temps. Christine parlera au
monde entier tant que la voi¬

objectif, mal¬
gré quelques points positifs
ici et là. Il est aussi de la

res¬

ponsabilité de chacun, qui vit
dans telle ou telle région,
d'intégrer la culture de cette
région et d'exiger qu'elle ait
les moyens de se développer
et

de s'enrichir. Mais

encore

faudrait-il que les créateurs
soient les premiers dans cette

ture sera un mode individuel

quête et croisade. Trop, beau¬
coup trop de créateurs se

de

contentent de faire

transport et donc de réali¬

sation

"phallique" et "féti chiste" pour les jeunes d'au¬
jourd'hui, bien que cela ne
soit pas vrai que des jeunes.
Je lis énormément
de

littérature, dite régionale,

du Massif Central. Soit
des

romans

cres comme

La dent du

de Denis Humbert
Presses de la Cité,
des

on a

sociaux médio¬

loup

aux

soit

on a

compilations de souvenirs
mal digérés qui prennent

ce

pour

quoi l'Etat et les élus territo¬
riaux les ont installés, et cela
est pour l'essentiel
d'apporter
LA culture à ces provinces
démunies. Quand on regarde
le monde et qu'on cherche les
créateurs français qui ont
atteint ce niveau universel, on
trouve Jules

Hugo

Verne, Victor

et Siménon,

lequel

d'ailleurs n'est pas français.
On

pourrait ajouter Jacques
Brel, qui est aussi français

36

le Roi des Belges. Ceux
qui visent une dimension uni¬
que

verselle

sont

trop souvent

obligés de fuir les structures
françaises et d'aller aux USA
faire la carrière qu'ils au¬
raient pu faire en France, si
nos

autorités

s'étaient pas

ne

engluées dans des défenses de
LA culture française, pour le
moins un peu frigides. Et on a
la même chose à l'intérieur
de la France. Combien

d'artistes des

provinces

n'arrivent vraiment à percer,
à faire leur trou, que quand ils
montent à Paris.

sans

mise en

table

une

liste si

à

vent de

jeunesse doit souffler

réutilisa¬

mythologie des
(grecque en particu¬
lier), sans bien sûr qu'elle ne

parallèle. Sans

Planète culturelle et

une

alors

créateurs

Certains

province (je n'ai
pas dit de province) n'ont
pour tout objectif d'ailleurs
que de créer la pièce qui
montera à Paris, que d'écrire
le livre qui montera à Paris,
que dejouer le rôle qui mon¬
tera à Paris, les télévisions et
les radios dans les provinces
sont particulièrement à blâ¬
mer par leur politique cultu¬
relle d'un autre âge, et qui est
toujours, ou presque toujours,
d'apporter aux populations
déculturées des provinces LA
bonne culture, qui d'ailleurs
en

semble avoir dans certains
domaines

(la musique par
exemple) des pignons bien
multiples sur des rues bien
différentes.
Je défends ici

non

pas le concept de métissage
qui est fortement critiquable,
mais le concept de dépasse¬
ment à base locale multiple et

visant l'universel.
Et il reste
un

pourtant

point essentiel à voir.
(à suivre)
J.C.

�Imaginât

Linha

de 1998

1èr trimestre

phale. Et Marseille enfin
capitale. Et donc la France
qui change en profondeur.

De Massilia à Marius

Je pense ça

mois

Jeannette: la nouvelle mission

nent de voir

Jeannette

trouvée

de la France enfin

Marius et

chez la mienne.
côp que je vois

C'est le 1er

filles si enthousiastes.

Elles

nous

Claude Sicre

racontent tout.

de

a

réfléchir (tout,

Je ne parlerai pas ici de

l'exploit bandiérant des
Massilia Sound System
sur scène, j'en ai parle ailleurs
(cf page 4-). Mais je le suppo¬
se connu des lecteurs, à qui
cet article manquerait pour
bien comprendre celui que
j'entame ici.
En fait j'ai tout
découvert 1) au concert de

aveuglée par sa vision de
Marseille. L'opérette ragga
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le Midi

mande.

d'opérette franchi Qu'est-ce qu'un très

grand théoricien écrivait il y a
plus de 10 ans dans un essai
sans cesse

transformé ?

sages

08

de certains

58).
Voici donc la recet¬

te: que
ses

Massilia intégre toutes

tout son spec

tacle

Massilia à Toulouse (Novem¬

temps, nous nous

mîmes à

c'est bien

bre

récit que mes

recenser

97) 2)

au

qui, dans la
orale, ressemblait le

filles m'ont fait de Marius et

tradition

Jeannette.

plus

promis à Massi¬
lia que je leur donnerai par

blues songs et

écrit la recette définitive pour

nous nous

leur succès mondial. La voilà.

avait. Mais
qu'en faire, sinon les montrer
aux copains pour leur faire
croire que nos ancêtres

J'ai

Je l'invente pas.

C'est eux qui

l'ont faite. Intuitions, pragma¬
tisme. Mais il faut la penser
comme

telle. L'étendre, l'or¬

donner, la structurer. Aïol-

lywood : les Massilia se
déguisent, se distribuent les
rôles, jouent, miment et se
répondent en chantant. Et
c'est le TOP. Ça coule, ça
intègre tout, ça fait rigoler, ça
dramatise, ça structure, ça
rythme, ça fait tout ressortir.

plein bonheur.
Aihollyvvood exactement.
TopOpéra. TopOpérette.
On nage en

L'histoire de Massilia s'y

retrouve, ce n'est pas un
hasard. (Aie de son prénom).
Mais l'histoire occi¬
tane

aussi, et

lien est très

Marseille qui
regarde pas assez la

important,
ne

ce

pour

aux

blues de là-bas,
fields-hollers

de notre début du

siècle, et

aperçûmes que

finalement il y en

étaient des

nègres et pas ces

nom) dans

On le savait, aucun

public

n'avait envie de venir écouter

qui voulaient lui tirer
des
petites misères du passé
(même et surtout lorsqu'ils
s'accompagnaient, pour ce
faire, de vielles électroniques

ceux

des larmes à propos

et de tams-tams

De là

se

branchés).

rendre compte que,

justement, notre vraie négri¬
tude présente, passée et à
venir était dans l'opérette.

foutent le bronx dans la
salle de Toulouse

qui

seule
a

osé

une

Aïoliwood, avec

arguments chiadés, décors et
costumes chan géants, parties

parlées, interven¬
tions d'acteurs

pros et

de figu¬

rants,

grand

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fond de

filmés, cages de foot
pour démonstrations in scéna¬
rio, intermèdes, entr'acte,
chocolats glacés et coetera.
Pagnol, Mistral,
Gélu, Roumanille et autres
revisités à leur sauce. Avec le
concours de scénaristes inter¬
nationalement marseillais (M.
Corbin, Spielberg, Guédiguian, etc).

liards de feuilletons télé) ?

sur

opérette appellée

(relayées aujourd'hui par tous

grands films genre Martin
et des mil¬

(sinon

son

paysans d'opérette des
reconstitutions folkloriques

s'en va-t-en guerre

taires

-

écran

ces

de commen¬
la eonnerie
spectateurs qui

craquer pas

va

(désormais

premier

tout ce

vus). Quelques jours avant
elles sont allées voir ma Ci T.

chansons,

un

"Dans

mais des pas¬

particulièrement bien

l'opérette par l'opéret¬
te." (C. Sicre, Vive VAméricke, Ed. Publisud, Paris 1988)
(derniers exemplaires en
vente c/o J-M Buge 05 63 63
Contre

Ce

fait rire (des tonnes
vannes), ce qui les a fait

qui les

l'Occitanie, pour
la France sourde à l'occitan et

leur mother.

avec

On mange

mes

Provence ni

et un

après mes filles revien¬

en

scène pour pas

Claude Sicre

-

sages

Un sosie de
et un

Raimu

de Fernandel pour

le

l'un, occasionnellement.
TOUT Y EST. A eux l'Amé¬

de specta¬
tournée triom¬

rique. Des millions
teurs

37

pour une

film et a fait
gratuit tous les pos-

programmer ce
rentrer

sees).
Mes

parents ri go

-

lent, et l'évidence éclate : il y
a en France une tension qui

qui

se

caricature,

se

monte,

systématise, se
binarise bête¬

deux civili¬
complexe,
plurielle. L'unitarisme ne veut
en voir qu'une, monolithique.

ment. Il

n'y a
sations, mais

Alors
se

une

pas

une,

seconde essaie de

constituer, rassemblant

contre la

première tout ce
qu'elle peut.
Face à

l'unitarisme

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«

dans Nous mqonutree leNord quoi, in sesont
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Voix

La

Les

brile usennt à étaient àse àLedoyen sociatn atein dl'eentrée

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ils

soir,

la

de

Un
«

mais

de

peu

surpi gionalste dteendsre dustrie,

ques dent l'on platslaine dent

e picard.

14- 8 minateur
en

té

�Lu

Poggioli
I

(et passé à Vilotte)

"Pour la
acteur

Pierre

Poggioli

bord d'un nationaliste
document.

Journal de

:

corse.

L'Aube

(140F.)

Jean-Luc

première fois,

ne

dit

pas tout. Pas
un honnête

d'effet révélations. Mais

un

essentiel du nationalisme corse,
introduisant à un conflit chaque

en nous

jour plus tragique, nous permet de com¬
prendre cette situation et ses dérives".

journal de bord. Qui nous aide à com¬
prendre l'impasse du nationalisme corse,
si l'on l'ait

un

effort de réflexion.
C. Sicre

Choplin, responsable des cérémonies de l'an 2000

E3SI1113I Il voulait "réconcilier la culture et le populaire" : il a quitté les
petits rats

pour

l'empire de la souris. Et a appris à bichonner le public.

l'Opéra
,JM

Disney

pour

ean-Luc Choplin, qui fut admi-

H nistrateur de la danse à l'Opéra
jm de Paris (palais Garnier) pendant
S2r cinq ans avant de rejoindre Euro-

TRA

disney, est responsable des cérémonies
du millénaire pour Disney aux EtatsUnis. D vit

et

travaille

en

Comment

:

ont-ils accueilli

collègues français
choix de travailler

Disney ?

pour

J.-L.C.

Californie.

vos

votre

:

En France,

on

enferme les gens

dans des

catégories. J'appartenais au
milieu de la culture, donc j'ai « trahi »
ce

milieu et vendu

mon

âme

au

diable

Commentaire

:

C'est clair et net

hommes (et

:

si les

les femmes) de

(y compris les occi

-c'est

culture

gens

tans) s'intéressaient au public,
la culture en France en serait

en tout cas ce que beaucoup de
m'ont dit à l'époque. Aujourd'hui,
ça pose moins de problèmes : on a
compris qu'Eurodisney ne menaçait
pas la culture française...

TRA

chez

Qu'est-ce
Disney ?

:

J.-L.C.

:

que vous avez

L'attention

au

appris

public. Dans le

monde de la culture traditionnelle, on
ne se

préoccupe pas du spectateur :

l'auteur fait

son œuvre,

il délivre

son

message, et si ce dernier n'est pas com¬
pris, tant pis. Chez Disney, l'attention
au

public est

une

préoccupation

tante. J'ai aussi

cons¬

beaucoup appris sur
l'organisation et le comportement des
employés... Quand je compare la ré¬
ception des visiteurs à Versailles et à
Disneyland-Paris, je me dis que les
Français ont beaucoup à apprendre
ce qui ne signifie pas que la métho¬
de Disney soit universelle.
-

Télérama du 29/10/97

bien

changée. (J-M B)

-

�Linha

Imaginòt
Lecturas

1èr trimèstre de 1998

Panassié, la suite
Commentaire

Musique et Patrimoine

Panassié

Villefranche
de Panassié

et le

:

A travers

débat entre lui et

Delaunay, c'est toute la société
française, dans ses recoins
secrets, que l'on verra s'agiter.
(C.S.)

du fondateur du
A

première

vue,

«

Hot-Club de France

».

la partie la plus précieuse

de la collection semble être constituée des

enregistrements sonores, le plus souvent
des matrices d'origine, voire des exem¬
plaires d'usine inédits, et des rééditions en
petites séries, introuvables aujourd'hui,
d'enregistrements réalisés en 78 tours. En
réalité, de l'avis même des responsables
actuels du lieu, il semble qu'une explora¬
tion plus approfondie des ouvrages et
périodiques invite à rectifier ce jugement,
et à considérer comme tout aussi
impor¬
tants, au plan de l'histoire du jazz, les fonds
imprimés qui nourrissent le fonds d'ar¬
chives sonores. Les chercheurs français et
étrangers ne s'y trompent d'ailleurs pas,
qui font régulièrement le voyage de l'Aveyron, pour y trouver une documentation
unique et riche de possibilités; thèses, tra¬
vaux universitaires, recherches
iconogra¬
phiques, monographies de musiciens sont à
l'origine de la plupart des demandes.
une étude détaillée sur l'histoire et
les campagnes publicitaires de la manu¬

Ainsi

facture Selmer a-t-elle pu

aboutir, de
la requête de la rédaction de
Jazz Hot, soucieuse de combler les la¬
cunes de sa collection. Il est
précieux de
savoir qu'à Villefranche de Rouergue,
on peut disposer d'une série
complète
même que

Un fonds d'archives

exceptionnel...

ou

la mémoire de Panassié

en

Aveyron.

soit 7 500 titres

/In'est pas rare d'entendre une

négresse chanter la même mé¬
lodie pendant une heure, mé¬
lodie souvent poignante et
d'un dessin aussi pur que n'importe quel
beau récitatif classique, soutenu par un jazz
qui forme un fond de mélodies néccessairement renouvelées. » Ainsi
s'exprimait Da¬
rius Milhaud dans

un

article

l'évo¬

sur «

lution du

jazz band et la musique des
nègres d'Amérique du Nord », édité
chez Claude Aveline en 1927. L'ouvrage
est

consultable à la Maison de la

mu¬

sique de Villefranche de Rouergue.
Des attaches à Montauban,
une mémoire en Aveyron
Il fait

partie des quelques centaines
publications sur le jazz, soigneu¬

d'autres
sement

classées à côté des

piles de

revues

anciennes, des classeurs d'archives, et,
bien entendu, des meubles à disques

pleins à

qui constituent pour
Hugues Panassié.
Les chiffres sont éloquents : 6 000
disques 78 tours, qui couvrent l'histoire
du jazz de 1917 aux années 50; et 8 000
disques 33 tours qui vont des tous pre¬
miers microsillons aux productions de
l'année 1974. Il faut y rajouter le fonds
sonore de la
Bibliothèque municipale,
craquer

l'essentiel la Collection

La lettre de l'off

supplémentaires riên
la période des
trente dernières années. Le tout est peti¬
tement installé, sans luxe particulier ni
publicité superflue, dans les locaux de la
Maison de la musique qui regroupe, à
deux pas de la Bibliothèque municipale,
l'Ecole nationale de musique, la Disco¬
thèque de prêt et la Collection Hugues Pa¬
nassié proprement dite.
que pour

le jazz,

couvrant

Une documentation

unique...
région
L'histoire remonte à l'année 1979, date à
laquelle la municipalité de Villefranche de
Rouergue décide d'acquérir la collection
discographique et les archives du critique
musical Hugues Panassié. Après classe¬
ment et inventaire, l'ensemble rejoignit la
Bibliothèque municipale, et devint, dès
lors, accessible au public. On doit cette
initiative à Robert Fabre, alors maire de la
ville, qui n'avait sans doute pas oublié les
mais méconnue

en

souvenirs de

lycée qu'il partageait avec
qui s'imposerait plus tard comme le
Pape du Jazz ». A la mort de celui-ci, en
1974, et en dépit des ses attaches montalbanaises, c'est donc en Aveyron que, pour
l'essentiel, ce fonds archivistique docu¬
celui
«

mentaire et

ge, et

sonore est venu trouver

refu¬

maintenir ainsi vivante la mémoire
40

de

revues

Jazz

confidentielles

comme

Aria

Jazz Informations — parues en
France
et consulter le
Melody Maker
anglais ou Jazz Report... Ces quelques
ou

—

Les chercheurs

français et étrangers
ne
s'y trompent
d'ailleurs pas, qui
font régulièrement
le voyage de
l'Aveyron...
exemples soulignent assez l'intérêt à
conserver, en Midi-Pyrénées, une docu¬
mentation de cette importance, dont on
ne trouve guère
l'équivalent sur le terri¬
toire français, hormis la Jazzothèque
municipale de Nice, et la Collection
Charles Delaunay à la Bibliothèque na¬
tionale, à Paris. Cependant, une juste
reconnaissance pour le travail accompli
vient, essentiellement des chercheurs
étrangers et français — une trentaine,
bon an mal an
qui fréquentent les
lieux et des musiciens qui y retrouvent,
au fil des
correspondances échangées
—

�Linha

Imaginòt

Lecturas
■

y-:.-.:

■

•

1èr trimèstrë de 1998

Panassié, des pans de l'histoire
qu'ils ont contribué à écrire,

avec

sicale

mu¬
sans

négliger la presse spécialisée, laquelle,
n'a jamais manqué de se faire l'écho des
richesses

jazzistiques rouergates.

A l'échelle locale

régionale,

ou

en re¬

vanche, ce gisement ne paraît pas susci¬
ter d'intérêt, en particulier de la part des
institutions à vocation
un

il s'appuie sur la présence de la
Collection Panassié. Mais, les relations

nage,
sont
tures

quasi inexistantes avec des struc¬
spécialisées comme, par exemple,

l'ENSAV

l'UFR

ou

dépit de la présence en Midi-Pyré¬
professionnels qui ne
manquent pas de projets.
en

nées de musiciens

de

Musique

contemporaine du Mirail à Toulouse.

permettrait-elle à la Disco¬
thèque de documentation d'accéder aux

Du

Le caractère désormais

historique des
esthétiques .menés par Hugues
son

vivant, exclut toute sus¬

picion contemporaine vis-à-vis d'un pa¬
gisement documentaire. Il faut donc

reil

chercher ailleurs les causes de sa relative
confidentialité. On pourrait penser que

limités de la structure — le
quotidien est assuré essentiellement par
les moyens

des crédits de fonctionnement munici¬
paux, à l'exclusion de tout crédit d'in¬
vestissement — ne lui permettent pas

d'exploiter fructueusement la documen¬
tation concernée. La
ture

prônée

par

démarche d'ouver¬

les responsables pour
jazz de ces trente

couvrir l'histoire du

dernières années,

démontre

que cette

exploitation ne s'enferme pas idéologiquement dans un système de critique
figé sur les positions du « Pape du Jazz »
et l'édition, au cours des années précé¬
dentes, de plusieurs albums à partir des
conservées à Villepermis d'attirer l'attention

archives

sonores

franche,

a

sur

l'existence de

collections. Bien

ces

relayée financièrement par le Conseil
général de l'Aveyron, et soutenue par
l'association «Jazz animation Rouergue
», cette opération a connu un succès
certain, mais s'est avérée difficile à
poursuivre, en raison de la forte concur¬
rence

commerciale existant

sur

le

mar¬

ché de la réédition. Une idée intéres¬
sante

a

consisté

en

la

production de

l'enregistrement du concert donné par
le saxophoniste Guy Laffite, en 1993, à
l'occasion du 10e anniversaire du Festi¬
val des Voix du Snd en Aveyron. Mais on
se

rend compte

qu'il est, là encore, diffi¬

cile pour une structure

attendre.
Charles Schaettel

swing à la véhémence
s'initie

au

jazz

fonde le

et

publie

ses pre¬

1930. Dès 1932 il
Hot Club de France », dont il

miers articles
«

en

présidence jusqu'à sa mort, et fait
paraître son premier ouvrage — La Bataille
du Jazz — qui restera, pendant des années,
assurera

la

référence

en

domaine. Avec

ce

un

communicatif, servi par un
style chaleureux et soutenu par Madeleine
Gautié, son épouse, il va contribuer à sensi¬
biliser peu à peu le public à la musique de
jazz, par ses livres, articles, préfaces qu'il
signe par centaines au fil des enregistre¬
enthousiasme

toujours difficile

Panassié de

informatiques les
plus larges. L'idée reste toutefois tributai¬
re des
moyens nécessaires à une pareille
réalisation. Mais pour l'heure, dans une
région riche en festivals de jazz, la répon¬
se du
public, morcelé par ses goûts et le
découpage géographique, se fait encore

Né à Paris en 1912,HuguesPanassié
la

Une valorisation du fonds

combats

doute, la réalisation de supports

Sans

interactifs

réseaux documentaires

pédagogique.

enseignement du jazz est dé¬
sormais assuré à l'école de musique de
Villefranche de Rouergue, et dans le
cadre obligé des relations de bon voisi¬
Certes,

produire et à diffuser commercia¬
lement, de poursuivre dans cette voie,
tion à

qu'il réalise.

ments

Il

organise des concerts et des séances en
qui deviendront historiques. Un

studio

Etats-Unis, en 1938, est pour
lui l'occasion de produire, pour la marque
Swing, des enregistrements exceptionnels
d'artistes comme Tommy Ladnier, Mezz
Mezzrow, Sidney Bechet, James P. John¬
L'émission Jazz Panorama, qu'il
son.
anime pendant plusieurs années à partir de
1950, devient une tribune où il défend et
fait connaître les musiciens qu'il aime.
voyage aux

Delaunay a écrit plusieurs fois que le Bop était
supérieur au Jazz; Vautre c'est qu'il a écrit et
fait éaire que le Bop était du Jazz. » Avant
de conclure
que

moi

que

:

«

Vous devez savoir aussi bien

le Bop n'est pas du Jazz.

»

conservera toutefois d'Hugues Panas¬
l'image d'un homme convaincu, habité
par une passion communicative, qui a

On
sié

indéniablement contribué à donner à la

Directeur du Bulletin du Hot Club de Fran¬

musique de jazz la place qui lui revient, et

écrits, dans la
bataille pour défendre sa propre vision du
jazz, face à l'évolution des nouvelles pra¬
tiques musicales.

qu'elle occupe aujourd'hui. Sa dernière
apparition publique eut lieu à Montauban

ce,

il s'engage, à travers

ses

En

effet, Hugues Panassié soutient une
conception d'une musique d'inspiration
noire » essentiellement, dont le style et
les sources paraissent, très vite, dévoyés
par l'intrusion des musiciens blancs. L'ar¬

«

1947, style qu'il
récuse violemment, devient en particulier
l'enjeu d'un combat véhément qu'il pour¬
suivra toute sa vie, en radicalisant ses posi¬
tions et celles de ses partisans. Il s'ensuivra
rivée du

style Bop

en

rupture historique avec Charles
Delaunay, autre critique musical et com¬

une

pagnon

des débuts.

«

Je

me

suis contenté de
choses, écrit-il

protester sans arrêt contre deux
au

critique Michel de Villiers
novembre 1953, Tune Fétait le fait que

musicien

le 18

et

qui n'a pas voca¬

41

en

1974. Il devait mourir le 8

décembre,

quelques semaines plus tard. Cinq années
plus tard, la quasi totalité de ses archives
personnelles et sa collection d'enregsitrement sonores était acquise par la munici¬
palité de Villefranche de Rouergue.
Bibliographie

:

Le Jazz Hot (1934)
144 Hot Jazz Records (1939)

La

Musique de Jazz et le Swing (1943)
Musique de Jazz (1946)

La Véritable

Douze années de Jazz (1946)

Cinq mois à New-York (1947)
Jazz Panorama (1950)

Quand Mezzrow enregistre (1952)
La Véritable Musique de Jazz (1952)
Petit Guide pour une

Discothèque de Jazz (1955)

Discographie critique des meilleurs disques de Jazz (1958)
(1959)
(1965)

Histoire du Vrai Jazz
La Bataille du Jazz

Louis

Armstrong (1969)

�Linha

Imaginòt
Lecturas

1èr trimèstre de 1998

De la

francophonie

Peut-on décoloniser
la francophonie?
Par Tîrthankar Chanda

Critique littéraire d'origine
indienne, Tirthankar Chanda
enseigne la littérature
postcoloniale aux universités

Son zw/re, fécondée ■

:arks

de Paris VIII de Marne-ia-

Un entretien

Vallée.

La francophonie nous inter¬
pelle aussi parce qu'elle continue

de véhiculer une vision centrali¬
satrice du monde dans une planè¬
te devenue

multipolaire. Contrai¬
Commonwaelth qui a
su adapter ses institutions à cette
nouvelle réalité, en France, faute
rement au

d'une réflexion sérieuse

sur

le

postcolonialisme, les relations
avec le Sud sont encore pensées
en termes coloniaux, à
partir
d'un

franco-centrisme

devenu

inopérant. Comment s'étonner
alors du bilan désastreux de la

coopération française dans ce
que d'aucuns s'acharnent à appe¬
ler les « pays du champ » (sic) ?
Moins connotée

car

elle

a

été

portée sur les fonts baptismaux
par les colonisés eux-mêmes, la
francophonie n'en perpétue pas
moins une vision coloniale par
références constantes à la

ses
«

supériorité

la culture

»

Wole
Soy
de l'art
à l'indignation

de la langue et de

françaises. Le mal qu'a

aujourd'hui l'ensemble franco¬
phone à établir une convention
intergouvernementale régissant

la libre circulation des créateurs
et des œuvres démontre ainsi les
contradictions d'une francopho¬
nie trop souvent gérée à partir
des salons parisiens.

L'HUM ANHE/SAMEDI15 NOVEMBRE 1997

avec

l'homme fort du Rwanda

Interview de Paul Kagamé
Que
faudrait-il
de
concret pour améliorer les
relations franco-rwandai-

mythes
fricûins, se double

dune

-

ses

tzrtzrr.poraines en
rỳiqiíe. Persécuté par

?

la dictature de son

Nous n'avons pas

-

tude

d'atti¬

pcjs,

négative

envers
la
France. Mais c'est vrai que
nous devons bâtir une relation
tout à fait nouvelle. Une rela¬
tion fondée sur les nouvelles

être la relation d'un serviteur à
son maître. L'ère du paterna¬
lisme est finie. Le Rwanda est
certes un petit pays pauvre
mais ses citoyens sont fiers, ils

aspirent à la dignité. Ils sont
prêts à respecter les autres,
pourvu qu'on les respecte euxmêmes. En ce qui nous con¬
cerne, nous sommes prêts
pour une nouvelle relation
-

la France.
Mais vous n'avez

en¬

voyé au sommet de la fran¬
cophonie d'Hanoï qu'une dé¬
légation de second rang...
Cette conférence, où il
s'agit de faire allégeance à une
langue et à une culture, ne re¬
vêt pas une grande importance
-

pour nous.

à

Le

Figaro

42

pèsent en exil

Catherine Bédarida
Exclu du Commonwealth à
de

cause

dictature, le Nigeria flirte avec
la France, jouant sur les tradition¬
nelles rivalités entre Français et Anglo-Saxons en Afrique. Invité au
sommet franco-africain à
Ouaga¬
dougou en décembre 1996, le géné¬
ral Abacha a déclaré que le français
allait devenir la deuxième langue
de son pays - une promesse irréali¬
sable dans l'état actuel du système
scolaire nigérian et de son petit
nombre de professeurs de français.
sa

Sa déclaration

a été commentée la
semaine dernière, au Sommet de la

francophonie à Hanoï, par le repré¬
sentant

personnel de Jacques
Chirac, Denis Tillinac : « C'est l'une
des meilleures nouvelles de ces der¬
niers temps pour la francophonie »

(Le Figaro du 11 novembre).

22 et 23 Nov. 1997

ie Nigeria, cet

irzileûuel critique vit

réalités régionales, sur le res¬
pect mutuel. Cela ne peut plus

avec

réflexion sur

voies littéraires

Le Monde
21 Nov. 1997

�Linha
Lecturas

Imaginòt

1èr trimèstre de 1998

CHLODWIG

dit

CLOUS était déjà

bilingue

Car il avait tait

ses classes et
pris des galons dans Cannée romaine et avait appris le latin vulgaire au contact
légionnaires. Mais sa langue materneBe était le francique rhénan ( m dialecte ademand).
Voici ce qui aurm't
être son serinent de baptême, en francique rhénan ancien, avec sa traduction en ademand standard.

des
pu

^(ilaubistu

ïn oot fater

IgrôHfriqan ?

IIaÏ-

*

,i

(ifëîllautustu tn Chrtstflotta
\

ri' jpiJìtricntgn

j

f
En réalité

'
JpLgïïalibu.

fgjygQ&amp;L mifljjsj
IwIflUfrlStU tmtm QpfflhrMfrfnpin

ce

serment de

■ntautnf

m_«nïsMS53Âûbiï:

baptême
francique ne

écrit

en

date

sans

doute pas

dutempsdeClovis,
Ce serment

^aufótu^t^uruJtauÇinjft ah
^■aunttoao
ferlftfflila r

été mis par

écrit à
l'époque
de
Chartemaçne qui lui
aussi parlait
le
francique.

^

oiirmhn

sTRijttubiata lit?afttr toft^Tf^iirintm

Mais
Glaubst Ou

an

01i3vb»t Du

an

Gott Vatsr,

don Allitóchtigan?
Chrl-stus, Cottes Sohn, den

Ich

Ich

gloubo.

Ich

glaube.

Retter?

glaube.

Ich glaubs.

Glaubït Dit

an

den'H«ilig«n G»i,rt?

Glaubst Du

an

den einen

Ich giaubs.

Die Taufe
wurden innere

Glaubst Du

(an eir») Leban

ces

etOtfrid...

Les
caractères d'écriture
cette

Puisque nous sommes dans les temps
anciens, profitons de l'occasion pour rappeler
que le premier grand écrivain alsacien et l'un
des premiers grands de la littérature
allemande en général fut
Otfrld von
Weilienburg (IXème siècle), moine à l'abbaye
de Wissembourg fondée au 7 ème siècle;
cette abbaye franque disposait d'un
scriptorium et de l'une des plus grandes
bibliothèques de cette époque.
Otfrida rédigé te "Livre de l'Evangile',
un long poème de près de 15000 vers, dédié
à
Louis le Germanique, petit fils de
Chariemagne, où il lui fait savoir qu'il est de
son devoir de roi d'en
prendre connaissance
et de
le propager
Dans son livre
(Evangelienbuch) écrit en
allemand
(francique rhénan) pour que le peuple puisse
"huer Dieu dans sa langue", il créa une

postérieurs à
époque.

Ich gloube.

nach dem Tode?

Ich gloube.

La carte ci-dessous montre le royaume

des Francs au moment
mai d'ailleurs, puisque, pour
y parvenir, il a dû faire éliminer plusieurs rois rivaux et apparentés.
où Clovis est arrivé

Par la suite il

au

a

pouvoir,

non sans

conquis de larges territoires qui sont dans les états

belge, allemand, suisse et surtout français actuels. Il s'est assuré pour
cela l'alliance de l'Eglise et s'est fait baptiser Un
:
royaume valait bien
une messe.

Si on le considère

comme un

qu'il s'agissait d'un Roi immigré

ou

FrankenkOnigs zum Christentum
Festigung und Ausdehnung seines Reiches

wesentlich erleichtert.

Glaubst Du

on
die Vergebung der Siinden
durch die Taufe?

Ksnig Chlodwigs (496?)

Durch den Ûbertritt des

parlers étaientvoisins.

sont

allmachtigan Gott

in der Dreih«it und in der Einheit?
Glaubst Du an die Heilige Kircho Gottes?

.

a

roi de France .force est de constater

d'un Immigré roi. C'est comme

.

on

veut.

nouvelle

versification

introduisant les rimes

en

"/'oeuvre intellectuelle la

d'après legrand
Atlas de l'histoire

Haut

mondiale,

allemande
fin de

vers

plus importante du

Moyen-Âge" de la littérature de langue

allemande...

(Encyclopaedia
Universalis)

Disons donc
que la

sans

fausse modestie

poésie allemande est née

en

Insistons même là-dessus

au nom

Alsace.

E3

Territoire franc
à l'avènement de

8

qoMipsN

1)338 S|A0|0 SP

j«W8

(OU

Clovis, 486

'

qssjepy»

3,OBB0

cachés.

'

Zweisprachigkeit
Juin-Juillet 1996

43

de

générations d'écoliers alsaciens
qui se sont demandé " pourquoi l'Alsace n'avait
pas produit d'écrivains" et dont la majorité a
toujours ignoré qu'on les leur avait simplement
toutes les

"9sB

en

et créa

Ewaid Erb 'Geschichte der deuischen Litteratur11965

�Linha

Imaginât
Lecturas

1èr trimèstre de 1998

Madame, Monsieur,

Depuis la manifestation pour l'Occitan à la télévision à Clermont-Ferrand et celle du 12
avril (journée des langues minorisées) dans diverses villes de l'Etat français, le mouvement oc¬
citan est face h un enjeu majeur.
est

En effet l'obstacle principal
l'article 2 de la constitution.

à la reconnaissance des langues minorisées dans

l'Etat français

CRÒc (Corrent Revolucionari Occitan) a donc décidé de lancer une
campagne pour la
nous avons
pris cette initiative, c'est dans l'espoir que ce mouve¬
soit relayé par le plus grand nombre d'associations culturelles occitanes.

Le

modification de l'article 2. Si
ment

Nous avons pensé à contacter des
personnes ayant un rôle public afin de rassembler les
premières signatures de la pétition qui .nous, çspérons,créeront l'étincelle d'une mobilisation
plus large et plus massive.
Les

occitans

noms
ou

recueillis seront cités dans notre
le voulant.

Nous souhaitons que vous

mi

vos

connaissances.

Nous

journal Har/ Far ainsi

autres

que

dans tous les médias

utiliserez cette pétition comme un outil, diffusable h loisir

par¬

-

espérons votre réponse quelle qu'elle soit.

Amistats Occitanas.

MODIFICATION DF. L'ARTICLE 2

Le

Parlement, réuni

:

Congrès le 25 juin 1992, a voté à une très large majorité une modifica¬
français selon laquelle "le français est la langue de la
République". Cette modification vient en appui de la loi Toubon, votée elle aussi en 1992 qui pré¬
voit "l'emploi obligatoire de la langue
française" dans tous les domaines de la vie publique.
Destiné à protéger le français de l'anglais, cet article est
dangereux à plus d'un titre : il n'y a au¬
cune distinction entre
langues dites "régionales" et langues étrangères. Cela signifie que, à part une
exception sur l'enseignement, l'occitan est exclu des médias, de la signalisation, de la publicité, bref
de la vie publique. Il est donc, selon cet article, aussi
dangereux pour le français que l'anglais. Ainsi,
non seulement l'Etat français refuse de reconnaître officiellement l'existence d'autres
langues sur son
territoire mais la lutte contre l'anglais devient une excuse
pour étrangler les autres langues. Tout ce qui
n'est pus français est illégal.
C'est bien de cela qu'il s'agit lorsque le Conseil d'Etat refuse de ratifier la Charte
européenne des
langues régionales et minorisées en février 1997. F.n effet cette dernière qui accorde un statut de pro¬
tection à ces langues, serait contraire aux principes de la Constitution et notamment à l'article 2. Plus
dangeureux, cet article peut être utilisé pour refuser toute aide publique aux cultures dites "régionales".
Ainsi, l'article 2 a déjà été employé à l'encontre de l'hebdomadaire occitan la Setmana, privé, à cause
de l'utilisation de langue occitane, d'aide publique à la
presse.
en

tion de l'article 2 de la Constitution de l'Etat

Contre cela, nous demandons sans attendre une modification de l'article 2 afin de :
P&lt; i meure la signaiurc de la Charte
européenne des langues régionales ec minorisées et
un

réel
-

Etat

statut

relatif aux

Continuer de travailler

qui

ne

semble

pas

créer ainsi

langues de l'Etat français.
dans

un

espace

disposé prendre en

44

de droit, sans courir le risque d'être sanctionné
la pluralité des cultures et des langues.

compte

par un

�Linha

Imaginòt

Lecturas
1èr trimèstre de 1998

Commentaire
Racisme

: On
remarque que SOS
emploie le mot de "province". (C.S.)

Circulaire-Compte Rendu
du Conseil National
du 13 septembre 1997
L'HUMANITE/MARDI 21 OCTOBRE 1997
Comités Présents
Province

Musique-café-théâtre

Narbonne

(11), Marseille et Bouches
Besançon (25), Brest (29), Montpellier (34), Rp
Longwy (54), Strasbourg (67), Lyon (69).
:

Ailleurs : dans un autre
lieu (que celui où on est
ou dont on parle). Loc.
adv. d'ailleurs : d'autre

Région Parisienne: Paris XI-XII (7e
Paris XVÏÏI

(75), Paris XIX (75s
(92), Le Raincy (93), r
Fontenay (94).
Seine

Comités Absents

part, du reste; par

o

ailleurs : à
Province

:

I

(29), Ton'
Jura &lt;"

un

autre

de

quoi il s'agit ?
Bon Jovi, je serais incapable de
reconnaître ça (rires)... Bruce, c'est
différent, il est comme un petit

frère pour moi. Il a construit une musique qui se distingue de ce gros
hard-rock qu'on entend partout mais que je n'écoute jamais. Par contre,

je trouve que le rap est plus purement lié au blues que les musiques qui
prétendent découler du blues. Je n'aime pas beaucoup non plus la
nouvelle soul, les chanteurs qui dérivent de Marvin Gaye ou Stevie
Wonder... Pour ce style de musique, c'est encore lui le meilleur,
pas la peine d'aller chercher ailleurs.

biance,
une

un

décor,

une

âme,

avec

clientèle d'habitués, tout en

restant

accueillant et amical

attiré notre attention : car le
monde autour de nous se fond
dans la pénombre quand les

avec

dérision

jours

ailleurs.

mais

Aussitôt franchie la porte de
ce chaleureux café, on retrouve le
cabaret de jadis. Les murs dorés,
recouverts de fresques évoquant
des scènes dramatiques ou des
îles tropicales fantasmagoriques,

plafond étoile et des candéla¬
posés sur quelques tables
Commentaire

:

:

cela confère

une

éner¬

gie contagieuse.... Lulu Borgia
n'est pas le seul talent qu'Ail¬
leurs nous présente : il y en a à
profusion. Ce mois-ci est consa¬

qui pénètrent en ces
lieux pour la première fois? Ne
cherchez plus... Cela existe, et
c'est Ailleurs, situé dans un culde-sac, bien caché, mais dans le
périmètre de la Bastille... En
bref, au centre, mais presque
invisible. A côté, mais enfin,
tous ceux

bres

Inrockuptibles

la bière et la bouffe à

prix de rêve... Sympa. Très
sympa!
Mais ce n'est pas que cela qui

visages sur scène s'illuminent, et
que soudain s'élève, le chant de
Lulu Borgia qui nous captive.
Une voix riche en tonalités, voire
luxuriante, et une interprétation
des chansons (paroles de J.-P.
Joblin) qui balance entre douce
séduction et humour proche de la

un

Les

nomes :

COMMENT trouver un es¬

(mais sûrement lucratives) en
préservant les traditions franco¬
phones qui jouent de leur hérita¬
ge linguistique? Qui a une am¬

Interview de Bob Dyian

floue-

bouffés de
théâtre. Et puis on s'arrête sur le
plus important pour les gastro¬

a

Existe-t-il toujours un caféthéâtre qui résiste aux tendances
d'une américanisation kitsch

Mais admettons que vous
tombiez sur un tube de Bon Jovi
ou de
Springsteen : vous savez

lumière

une

point de vue.
pace qui fait passer des
talents encore peu connus?

Fe-

diffùâant

Tout cela provoque des

cré

aux

Femmes

en

chanson,

déclinées sur tous les tons. Heu¬
reux le spectateur qui croit tou¬

vivants de la
celle qui sait
nous émouvoir, et qui prend la
peine de dénicher les grands de
demain, loin des sentiers battus,
aux charmes
chanson française,

vous savez

où...
ADAM PRIEBE

13,

rue

Jean-Beausire, 75004 Paris.

Renée-Claude Gaumond : lundi 27:
Michèle Atlanti : mardis 21,28; Lulu

Borgia : mercredis 22, 29; Kalifa :
jeudis 23, 30; Zaniboni : vendredis
24, 31; Marie France

Brigitte Comar :

:

samedi 25;

dimanche 26 octobre.

La non-pensée centraliste. Les

méchants envahisseurs américains et leur argent
d'un côté, et la bonne

tradition francophone pleine
mur de Berlin !

de talents de l'autre. Un vrai

(J-M B)
45

�Imaginòt

Linha
g—

hCCtlLT

fH11 i;o £H$àXÉ «fi?Ifel plt M iHi Ifl f^vXVf;
?

1èr trimèstre; de 1998
Lo

Lugarn n°61
Réponse

:

CASTAN

3sàsSsisàs2$!s&lt;!sàsási33s&lt;}s!s2s2s$Silsás!

ou

L'IMPOSTURE.

Jean-Marc BUGE affirme que

Félix Castan
de
la cultura francesa", certes il n'a jamais osé
l'exprimer aussi clairement, mais lors de
n'a jamais

dit "La cultura occitana

es una part

l'émission de Laure Adler "Le. Cercle de Minuit"
l'entendre
du

faut rectifier des propos

écrits dans Lo
Lugarn notamment ceux de Gèli Grande dans le
n°59. Il prétend que Félix Castan affirme que
"La cultura occitana es una part de la cultura
sujet, soit il est de mauvaise foi.
a justement un
message
différent de la culture française et c'est la
confrontation qu'elle exerce face à celle-ci qui
fortifie son identité. Il est absurde de dire qu'une
culture fait partie d'une autre culture.
Là où l'article de Gèli Grande est plus grave,
c'est quand il prétend que la pensée développée
par Félix Castan ferait le lit du Front National. Il
est vrai qu'il ne donne pas le début du
commencement d'un argumentaire. Affirmation
gratuite donc.
En développant l'idée nationaliste le PNO a
lui la même démarche que le FN, en s'appuyant
sur

d'autres

données

nationalisme

avec

plan

nationalismes

et

favorise

de la

1960-1970, Sicre

national

(NDLR

:

français)

l'occitan" et "La fondation de l'I.E.O.

voire

a

été

un

fort pour

la culture française".
Jusqu'à plus ample informé ceci n'a pas été
démenti par Félix Castan. Donc puisque qui ne
dit mot consent nous persistons à conclure que
pour Castan "La cultura occitana es plan una
part de la cultura francesa".
Jean-Marc Buge affirme : "Il est absurde de
dire qu'une culture fait partie d'une autre
culture", mais alors pourquoi continue-t-il à
moment

.

les

vénérer Castan ?
L'ensemble de la
Castan

nous

production idéologique de

incline à penser que celui-ci est un

nationaliste

français, derrière lequel se cache un
vergonhós".
Affirmations gratuites ? voici les preuves !
Dans le n°12 de l'Occitan de SeptembreOctobre 1994 on peut lire ceci :
"Los que se dison o
que se creson
nacionalistas, pr'aquò demandan pas un
referendôm d'autodétermination, per çò que
sabon plan pro -malastre s'èra decidit- qu'un
referendôm farià la prôva de l'inanitat de lor
"nacionalista occitan

la

ces

Jean-Marc BUGE
rue

dans le numéro 32 de

Le même Sicre va beaucoup plus avant au
sujet de la Fondation de l'I.E.O en 1945 et
affirme : "Ces gens ont souhaité rentrer dans le
chantier français de la culture, mais par

actions
sont celles que nous
développons chaque jour
sur la Linha
Imaginât. Salutations
42

encore

international".

toujours), et encore plus la multiculturalité
(quand le FN fuit les "mélanges"). Une réelle
opposition au FN crée des solidarités à tous les
niveaux quand le FN crée des clivages et des
conflits. Une réelle opposition au FN s'oppose à
les

même que
part de la

pense que la démarche d'alors était de "montrer
l'enracinement et la modernité, et l'affirmer au

du FN met la culture vivante en avant (alors que
le FN voudrait la neutraliser, la figer pour

responsabilité des citoyens. Toutes

au

es una

castaniste

Ballets Occitans des années

conséquences que l'on connaît (en quoi est-il
préférable au nationalisme de Le Pen ?).
En revanche une réelle opposition aux thèses

tous

des mortels revient

"La cultura occitana

d'avril-mai-juin 1997, Claude Sicre
castaniste s'il en est déclare : "Il y a toujours eu
des Toulousains qui ont cherché à dire que
depuis Toulouse ils pouvaient penser la France
et le Monde". Un peu plus loin à propos des

culturelles,

corse

:

Plus récemment

ou

le

à

"Pastel"

historiques (comme quoi on peut
faire dire ce qu'on veut à n'importe quoi quand
on
a
une
idéologie préétablie).
Tout
développement des idées nationalistes favorise
les nationalismes en général, le sien ou celui de
la boutique d'à côté, ou plutôt d'en face. C'est
ainsi que le nationalisme français exacerbé
alimente

nombreux

semblables ont été tenus par
Jacques Gaudàs, toujours sur
France 2 en juillet 1996 à l'occasion de l'étape
agenaise du Tour de France cycliste.

sur ce

sûr

été

Et des propos

un autre

La culture occitane

politiques

avons

cultura francesa".

francesa" Soit Gèli Grande n'a ni lu ni entendu

bien

commun

d'affirmer

Castan

nous

dire que

"La culture occitane fait
partie de l'identité française", ce qui dans l'esprit

CORRIER DELS LEGEIRES
Il

2

France

sur

Banque 82 000

sômi".

MONTAUBAN

En

'k'k'k

clair

majoritairement
46

si

les
pour

Occitans

étaient

l'autodétermination,

�Linha

Imaginòt

Lecturas
1èr trimèstre de 1998

Lo

Castan les

admirerez

suivrait

sur

chemin

ce

là.

Lugarn

Vous

de droits

passage le courage politique de cet

au

la

homme ! ! !
Dans

especial AG de l'I.E.O.
illustrait un projet "Per una

de devoirs

qui

conscience

occitane

ce

autrement,

comme

une

catalans

corses et

au

au monde qu'ils ont assuré un
digne à leurs cultures et non pas en
pensant la France ou l'Espagne depuis l'Euzkadi,
la Corse ou la Catalogne.
C'est en assumant un discours positivement
identitaire basque, breton ou corse que ceux-ci

association

parmi
subalterne, un
accident de parcours, important mais pas
totalisant, équivaudrait à le nier, à méconnaître
sa
nature, à manquer le but et la fonction".
Après décryptage Castan est pour un Etat
Occitan, mais il ne faut pas le dire trop fort de
peur que cela s'ébruite.
Il n'est que de lire François Fontan et tous les
écrits du PNO depuis 1959 pour constater
que
nous n'avons
pas attendu Castan pour constater
et

basques,

avenir

structure

la multiculturalité du inonde

peuples de

rapport égalitaire

l'Etat est à la
qu'un instrument,
sa matérialisation, son
incarnation, sa structure
active. Son instauration historique. Le traiter
une

tous les

des deux Empires français et
espagnol
prouvent chaque jour que c'est en pensant
l'Euzkadi, la Corse et la Catalogne dans un

que
conscience des nations. Plus

comme

avec

sein

refondacion de l'Institut d'Estudis Occitans", on
peut lire : "L'Institut d'Estudis Occitans est à la

d'autres,

et

planète.
Nos voisins

"Occitans"

1996

n°61

contribué à tuer dans l'œuf toute tentative

ont

d'implantation du FN chez

eux.

Castan, Sicre, Lubat, Gaudàs. Buge et tous
de

ceux

la Linha

Franchìmandòt

sont

des

nationalistes français qui se savent occitans et
qui ont peur d'assumer un discours clairement

émancipateur pour le peuple dont ils
Nous

sont issus.

leurs "adversaires

prioritaires"
disaient-ils récemment, qu'il sachent que la
réciproque est vraie car ils portent à nos yeux,
une lourde
responsabilité dans la montée du FN
en
Occitanie
et
dans
la
stagnation de
l'occitanisme
politique
à
un
niveau

penser que toutes

les cultures du monde sont

égales.
Simplement en disant qu'il faut penser la
France depuis Bordèu, Tolosa, Montpelhièr,
Marsilha, Niça ou une autre ville occitane,
flamande, bretonne, basque, catalane ou corse;
Castan est pour le maintien du lien
vassalique
avec le grand frère
français dont il ne faudrait
surtout
pas
égratigner le prestige et la
flamboyance.
Le résultat sur le terrain est qu'en agissant

sommes

anormalement bas.
Géli GRANDE
Estiu de 1997

ainsi, Castan conforte de facto le nationalisme
français en Occitanie et son excroissance la plus

NDLR

;

Lo Lugarn est la revue du Parti Nationaliste Occitan.

extrême le FN.
Nous

préférons

l'Occitanie

et

avec
Fontan
penser
rapport égalitaire avec le
monde conformément à la

son

monde, tout le

tradition occitane dont Castan tire de curieuses
Commentaire

conclusions nationales pour notre pays.
Nous

ré

Nous
n'avons pas à chercher à être une partie de
quelque chose qui nous nie. La France existe et
les Français n'ont pas besoin de nous penser leur
pays. Arrêtons de nous croire indispensables à la
sommes

ce

que nous sommes.

prend
serons

Le message

humaniste et pluraliste de la
occitane, la France n'en veut pas et n'en
voudra jamais. Cessons de perdre notre temps et
bercer d'illusions. Consacrons-nous

La haine de Géli Grande,
ne

qui lui

a

inspi¬

semble pas correspondre au

une responsabilité historique. Je pense que nous
bientôt à même de montrer le contraire. Certes le

virage sera difficile. L'identité française est remise en
; mais elle est aujourd'hui dans l'obligation.
C'est toute notre action. (J-M B)

culture

nous

:

nationalisme,

"message humaniste et pluraliste de la culture occitane".
Que d'énergie perdue ! Quand il affirme que de ce mes¬
sage, "la France n'en veut pas et n'en voudra jamais", il

survie de celui-ci.

de

son

question

sans

complexe à la valorisation et à la modernisation
de notre culture, nous n'en serons que plus
respectés par tous les peuples.
Nous n'avons pas à être le supplément d'âme
occitane à l'identité française. Nous ne sommes
ni des Occitans de France, ni des Français de
langue occitane, nous sommes occitans à égalité
47

�Linha

Imaginòt
Lecturas

1èr trimèsîre de 1998

Lu

:

L'islamisme

face, François Burgat, Ed. La Découverte,

en

Paris 1995.
Un bon

livre, très engagé dans la clarification des

problèmes et des enjeux Islam/Algérie/France. Par un auteur
qui s'est fait plusieurs fois traité de "défenseur des terroristes".
Parce qu'il ose dire. Et analyser. A lire. (C.S.)
Quelques extraits :

la tentation autarcique qui guette les moins exi¬
produit bel et bien ici et là
ces demandes incantatoires d'une application littéraliste de la
chari'a. La rhétorique islamiste, dans ce terroir idéologique,
prend indiscutablement alors les traits d'un ethnocentrisme
conquérant et satisfait qui n'a rien à envier à celui qu'il
dénonce. Cet intégrisme-là donne raison à ceux qui voudraient
ne faire rimer « réislamisation »
qu'avec réaction et régression.
Et il constitue assurément le plus sérieux obstacle de la dyna¬
mique de renaissance civilisationnelie qu'il entend précisément
promouvoir pour le monde musulman. Présent dans les compo¬
Reste que

geants des idéologues islamistes

santes traditionalistes

qui refusent

de la société, il fonde les craintes de

logique aussi strictement réactionnaire.
arrière » ne pourrait s'opérer sans
l'appui d'une logistique de type dictatorial. Tel est bien l'un
des enseignements de l'expérience iranienne, dont la phase la
plus radicale a pris fin avec la mort de son principal archi¬
tecte. A défaut de mesurer les ambiguïtés et les limites insur¬
montables d'une telle position, la composante « intégriste » du
courant islamiste pourrait voir se tarir assez rapidement sa
capacité de mobilisation. Dans cette hypothèse, mais dans cette
hypothèse seulement, la poussée islamiste se trouverait alors
ceux

De fait, un tel

cantonnée

dans

«

une

retour en

les

limites de

cette

fonction

tribunicienne

qu'évoque Rémy Leveau
et les bastions où les idéologies
laïcistes, aujourd'hui à la recherche d'un second souffle,
auraient une chance de reprendre l'initiative. Mais le repli figé
sur le mimétisme réactionnaire de l'âge d'or islamique est loin
d'être le seul devenir possible de la mouvance islamique.

10. Rémy Leveau, Les Trajectoires du politique. colloque
de la Fondation nationale
des sciences politiques, Bordeaux, septembre 1988 ; et Le Sabre et le Turban. L'ave¬
nir du Maghreb, François Bourin, Paris, 1993.

l'égard de l'opinion internationale, l'objectif du pouvoir
en effet de faire apparaître l'option éradicatrice comme
la seule viable. Le verrouillage de la presse et le lobbying sys¬
tématique et étonnamment efficace des milieux associatifs et
des médias français ont vite réussi à perturber le flux normal
d'informations sur la structure, la distribution et la logique de
la violence. Pour les manipulateurs de tous bords, la tâche s'est
A
était

en

fait révélée étonnamment facile. Il

sant

longs mois,

double corporatisme va circons¬
les protestations des intellectuels à
pairs, pour autant qu'ils ne soient
pas islamistes. Il était pourtant difficile d'oublier que les cam¬
pagnes électorales de juin 1990 et de l'automne 1991 ne
s'étaient pas jouées à la Kalachnikov ; que les « bons » intel¬
lectuels du RCD et de l'ex-PAGS et que telles militantes
fémi¬
nistes qui allaient ensuite monopoliser les médias français
avaient bel et bien eu l'occasion de s'y exprimer
en toute
liberté. Mais voilà
tout le problème est bien là —, ils
avaient eu également le loisir d'y vérifier
que leur capacité de
communication avec leur propre société était proche de zéro.

une

surenchère de manchettes accusatrices, d'éditoriaux vitu¬

de caricatures définitives. Le FIS

«

« débats » unanimes et
s'en prend à la matière

». Il « refuse l'intelligence » et la « culture ». Il « interdit
de penser». Le 29 juin 1992, Boudiaf est-il assassiné par
ceux-là mêmes qui l'ont porté au pouvoir que les explications

grise

péremptoires fusent de tous bords, y compris bien sûr de ceux
qui, en toute bonne foi, entendent défendre les «droits de
l'homme» et «des femmes» «contre l'intégrisme». «Bou¬
diaf, analyse alors l'un d'entre eux, représentait plusieurs sym¬
boles [...] : celui du héros historique [...] et celui de l'inté¬
grité [...]. C'est ce double symbole qu'il fallait abattre26.»
C'est là un début d'explication puisque chacun sait que l'inté¬
grité est une vertu insupportable aux islamistes. Mais les pro¬
fessionnels algériens de la communication étaient là pour aider
à affiner l'analyse. Boudiaf a été assassiné dans une maison
de la culture ? Ce n'est pas un hasard, vient donc « expliquer »
Rachid Boudjedra aux téléspectateurs de TFI, c'est parce que
«le FIS hait la pensée, l'intelligence, la culture27».
A l'intérieur du pays, la tâche du régime était évidemment
bien moins facile. C'est une population par définition mieux
informée et moins crédule qu'il convenait de détourner par
tous moyens de 1'« impasse islamiste » dans laquelle elle avait
commis 1'« erreur incompréhensible» de venir se fourvoyer.
Les mots, de ce côté-là de la Méditerranée, ne pouvaient donc

un

crire à peu de chose près
la seule défense de leurs

—

suffi de flatter

pérants, de chroniques vengeresses, de

suffire.

Pendant de

a

répulsion très instinctive à l'égard du courant islamiste pour
que l'intelligentsia française, ailleurs si sourcilleuse, se montre
d'une extraordinaire crédulité et que la presse accepte de
reproduire fidèlement les communiqués des services de sécu¬
rité. A la moindre sollicitation de la baguette militaire algé¬
roise, télévisions et radios en tête, journaux réputés « sérieux »
et militants souvent de bonne foi dans leur sillage ont long¬
temps répondu ainsi avec un extraordinaire empressement, fai¬

26. Points, 2

juillet 1992.

�Linha

Imaginòt

1èr trimèstre de 1998
11.
de la

Nord-Sud
La

:

ces formes d'engagement,
qtt'ii leur a fallu reconnaître avant de pou¬
avec ] auteur, et Être musulman en France. Associations,
masquées. Karthala, Paris. 1994). Cf. Tareq Ramadan, Les Musulmans
dans la laïcité ;
responsabilités et droits des musulmans dans les sociétés occiden¬
tales. Tawhid. Lyon. 1995.
Cf. également Bruno. Étienne, La France et l'islam.
Hachette. Paris. I9S9; L'Islam en France, coll. «Études de l'Annuaire de l'Afrique
du Nord», CNRS, Paris. 1990.

militants

dynamique des relations Nord-Sud

et la place que pour¬
les communautés musulmanes vivant dans les
pays de culture chrétienne ne relèvent pas des mêmes caté¬
gories d analyse que la poussée islamiste en terre arabe. La
tentation de connecter les deux phénomènes est
pourtant forte
et les interférences qui en résultent
fréquentes. En Europe, la
«demande d'islam» d'une
partie de la communauté musul¬
mane n'a, à ce
jour, aucune des implications politiques de la
poussée islamiste à Alger. Comme le démontrent toutes les
observations attentives, dont celle de
Jocelyne Césari",
l'aspiration "à l'islam" d'une partie des nouvelles généra¬
tions, encore très minoritaire d'ailleurs, correspond à un pro¬
de reconstruction identitaire qui
cessus
peut prendre des
formes "piétistes" voire "intégralistesl2", mais ne traduit aucu¬
nement une contestation
organisée et collective de l'ordre poli¬
tique français au nom de l'islam. Elle peut certes donner lieu

13.

Qu'exprime
culturelle

et
demeurer ainsi inventifs, créatifs et donc
face à toute concurrence. Mais dans quels livres,
dcvrons'nous donc nous plonger, à l'écoute duquel de nos maî

communautés

musulmanes,

très?

facilités véhémentes de l'anathème,

en

La culture
de sortir du
aux

en

situation de devoir

«

coexister

».

ceux

limite

défen¬

interaction

avec

en

clhnoccntrismc étouffant. Si

nous

nous

hâtons de

ne

nous nous

investissons dans les cultures

et

donc

d'abord dans les

langues des autres au lieu de les maintenir
enfermées dans le placard des folklores et autres exotismes,
sapant ainsi le « monopole d'universel » que nous croyons pré¬
cisément garantir.
La culture française tiendra ainsi son rang lorsque tous ceux

qui font profession de nous parler des Arabes cesseront d'être
aveugles, sourds et muets dans la culture de leur objet d'inté¬
rêt. Elle tiendra son rang lorsque ceux dont c'est le métier de
la promouvoir dans le monde cesseront de l'enfermer dans le
ghetto de la francophonie et de l'autosatisfaction. A l'heure
où, dans telle capitale arabe, le directeur du centre culturel
russe
parvenait à réunir des centaines de jeunes de tous
milieux venus écouter, dans leur langue maternelle, un débat
animé sur la politique extérieure de son pays, son homologue
français, devant une salle clairsemée, inaugurait immanqua¬
blement de maladroites mondanités par un étonnant : « Moi
qui ne connais rien à la langue arabe », qui n'a jamais fait
rire que lui.
La langue et la culture arabes nous font-elle peur? Quel
meilleur exorcisme que d'aller les voir d'un peu plus près !
Veulent-elles sortir du ghetto du thé à la menthe et du cous¬

Un vent frais trouble

l'extérieur,

un

bénéfices. Si

déstabilisante perte
monopole nourrit deux tentations contradictoires : la peur
de prendre froid nous pousse à tenter de calfeutrer la fenêtre.
Sur le registre frileux du repli, du renfermement et de la cris¬
pation. elle nous voit nous accrocher aux anciennes certitudes
à l'ancestral appareil symbolique de leur expression.
et
Prenons garde tout de même à l'impasse intégriste où nous
conduit cette piste-là. En déniant « par principe » à la culture
de l'autre la possibilité de véhiculer quelque chose d'utile, en
toute

communication véri¬

point laisser aux élites du Sud le dangereux monopole de la
vision « plurielle » et d'en capter nous aussi les innombrables

habitudes. En chacun d'entre nous, cette

à

et d'établir une

réciproque avec son environnement. Cette cùi{ure et
qui s'en foqt les défenseurs les plus intransigeants tiendra

rang si nous nous saisissons des « armes » de 1'« autre »
plutôt que de tenter frileusement de nous en protéger. Elle
vivra si nous cessons de nous priver des cultures ou des
langues non occidentales qui nous « menacent » ; si nous
commençons à comprendre ce qui fait la force des élites biculturelles qui voient le monde en relief, par rapport à celles que

de

fermant

cultures du monde

son

chaque jour plus désagréablement la sérénité de nos vieilles

nous

« française » survivra si elle se montre
capable
registre unilatéral et condescendant de sa relation

tablement

plus ce qui est à défendre, en élaborant des tactiques
et des stratégies ouvertes, intelligentes et généreuses, qui per¬
mettraient au mieux d'en tirer parti par un enrichissement
culturel et technique ». « Il est vrai, conclut Rodinson, que rien
de tout cela ne nous garantit à coup sûr contre le pire. »
Qu'est-ce à dire? A n'en point douter, l'Occident a vécu
un
temps dans l'atmosphère confinée de son hégémonie idéo¬
logique et politique. Des fenêtres et des frontières, irrésisti¬
blement, se sont ouvertes. Tout nous appartenait, nous voici
en situation
de devoir partager. Nous étions « tout », nous
voici

année de

intellectuel

quand bien même elle ne s'exprimerait que dans le cadre laï¬
que, pose-t-elle à l'assise identitaire des nations du Nord des
questions qui. à défaut de menaces, constituent bien des
formes de défis. Maxime Rodinson n'a pas tort de dire à
propos des turbulences de notre relation avec le Sud qu'« il
est absurde de nier par principe [les] dangers, particulièrement
parce qu'on a décidé de considérer comme angéliques la popu¬
lation ou la classe dont ils paraissent émaner ». Mais si défis
il y a. reste une fois encore à savoir comment leur faire face.
Des défis qui nous sont aujourd'hui lancés, nous dit Maxime
Rodinson, « il faut essayer [de] comprendre les causes terres¬
tres, d'en prévoir les effets, d'en gérer les situations nouvelles,
aux

hexagonale

en

attractifs

«

sans

fait aujourd'hui le désarroi de Y intelligentsia

à

mobilisa¬
civique et
citoyen ». Assez logiquement, le développement des commu¬
nautés musulmanes en France et en Europe, que les parties
en
présence se représentent comme une « islamisation » du
Nord
va contribuer à exacerber la
crispation occidentale face

recourir

en

ou

religieuses.

A l'Ouest d'Allah. Le Seuil, Paris. 1995.

se renforce, cela risque de se révéler
plus en plus difficile. Que notre culture,
l'opposé de ce que craignent certains '4, continue à exister
et si possible à faire référence ? Que
personne ne puisse lui
faire subir un jour, ni dans le monde, ni a fortiori sur son
propre territoire, aucune forme de cette folklorisation que nous
avons un temps
imposée au reste de la planète ? L'objectif est
plus réaliste. Mais que faire alors pour être sûr que, dans la
grande compétition qui s'annonce, notre patrimoine garde son
attrait passé ? « Nous lever une heure plus tôt », ai-je pris un
jour le parti provocateur de suggérer à des fonctionnaires
chargés de réfléchir à « l'avenir de la culture française face à
l'islamisme ». Mais que faire des précieuses minutes conquises
sur notre paresse matinale ? Les investir utilement, bien sûr,
pour non seulement maintenir mais accroître notre potentiel

d'année

quance et de l'échec scolaire. Mais nulle part ces
tions ne semblent sortir pour l'heure du cadre

dant

Cf. Gilles Kepel.

occidentale ? Que souhaitons-nous ? Que notre nombril conti¬
nue d'être le centre du monde ? Si l'autarcie
linguistique et

à des formes actives de mobilisation sociale destinées à' trou¬
ver des solutions aux problèmes
de la toxicomanie, de la délin¬

réislamisation » du Sud.
Sans doute, l'affirmation des

et

12. C est-à-dire
impliquant le respect non seulement scrupuleux mais littéralistc
formaliste des prescriptions

«

sans

Ccruiins leaders isl.iinisics potentiels trop fraîchement
importés de l'outre côté
constate par ailleurs
Jocelyne CÉSARI. ont mesuré à leurs dépens

Méditerranée,

participer» (entretien

le défi culturel

raient y occuper

à la

«

la spécificité de
voir y

nous

autocritique que la proximité de l'autre
pourrait un jour nous suggérer, nous risquons d'avoir à pré¬
férer pour nos banlieues la drogue, la délinquance et l'exclu¬
sion à l'existence d'une association « islamique » qui aurait
l'insolence de se montrer plus efficace que tous nos travail¬
leurs sociaux. Ou de nous priver un jour de l oxygène d'une
langue étrangère sous prétexte qu'elle mettrait en dan
détournant de toute

? Les « musiciens arabes » veulent-ils redevenir des
«musiciens» et les «penseurs musulmans» des... «pen¬
seurs » ? Qu'à cela ne tienne, il y a de la place pour tous dans

cous

l'universel.

14. Jean-Marie DOMENACH, Le

49

Crépuscule de la culture française. Pion, Paris, 1995:

�Linha

Imaginòt
Lecturas

1èr trimèstre de 1998

Lu

:
Nous

(décédé il

y a

déjà parlé ici de Jean-Marie Domenach
peu) et de son livre Le crépuscule de la culture
avons

française ? (C.S.)
Quelques extraits

:

L'évolution du roman américain, malgré une his¬
toire très différente, avait précédé l'évolution française.
On peut même avancer que dans les années 30
(la

La culture

devenue l'outil

multicolores, cela revenait à exclure de la vie intellec¬
tuelle la

majorité des Français. Étudiant en lettres, en
« Équipes volantes » de l'École
d'Uriage dans les maquis du Vercors, animer des stages
qui comprenaient des veillées de chants et de poésie.
C'est là que j'ai découvert que la
poésie française était
devenue à peu près imperméable à la
majorité des jeu¬
nes Français.
Je n'avais comme ressource qu'Aragon,
et un
peu Eluard. Il restait heureusement les chansons.
Mais, qui chante encore des chansons ?
Ce ne sont pas les Américains
qui empêchent les
Français d'écrire de bons romans. Il y en a quelques1943, j'allais avec les

la Révolution.

Et c'est pourquoi les Etats-Unis n'ont pas connu la
décomposition du récit » (Pétillon), du moins pas au
point où nous l'avons connue en France. Ils avaient un
imaginaire de réserve que les Français n'avaient pas.
Un romancier français, pourtant, a réussi sa conver¬
sion, c'estjean Giono, après la dernière guerre. De Un
de. [Ìaumugìie (1929) au Hussard sur le toit (1951), il
passe de l'imaginaire rural au roman d'aventures ; il
échappe ainsi à la folklorisation et reconquiert le
domaine du récit. Exemple encourageant, mais peu
«

suivi. En

tout cas,

le

roman

ses

couches sociales, ses

uns

en

place,

ses

pouvoirs,

façons d'habiter, de travailler,

de

se distraire, dans une France
qui, en une quaran¬
taine d'années, a basculé d'un monde dans un autre.
Le roman français parvient à décoller du réel, il n'est

pas parvenu

à

à l'infini, les déserts, ont été, récemment encore, des

y rentrer.

Américanisation

ou

«

décréation

»

de bons, assurément, mais sont-ils lisibles ? Le

public américain, lui, n'a pas divorcé d'avec son imagi¬
naire, parce que celui-ci ne fut pas seulement reçu et
enseigné, mais désiré, et agissant ; parce qu'il fut et
reste un instrument d'assimilation, et
pas seulement le
relief d'un passé disparu. Cet
imaginaire est contempo¬
rain de la fondation de la
République américaine,
c'est-à-dire des débuts de la
grande industrie, de la
démocratie, non pas de Jeanne d'Arc ou de Versailles.
Même si les grandes prairies, les
champs de céréales

français n'a pas encore

exploré la société qui s'est mise

ingrédients de l'imaginaire romanesque, les mégapoles
y sont entrées aisément et la modernité technique n'y

?

est

pas

traumatisante

monstre

Les

avatars

cette

sur

«

du

roman

américain donnent à réfléchir

américanisation

»

qui suscite

commentaires imbéciles. Le monde entier

tant
est

envahi

culture de masse dont les techniques ont pres¬
que toutes été inventées puis exploitées aux États-Unis.
Du blue-jean au livre de poche, du Coca-Cola aux reality
shows, il s'agit bien d'une culture, au sens anthropolo¬
gique du mot, qui englobe les mœurs et toutes les
formes d'expression. Les États-Unis ont réussi la
grande révolution culturelle » que les Chinois ont
manquée : faire adhérer les masses à un imaginaire qui
«

celui de la communauté. Y

lisme

démocratique

et la

ont

contribué l'idéa¬

grande industrie.

—

50

bulldozer en Touraine est un
là-bas, il s'intègre au paysage.
porte encore son exotisme en elle-même.

menaçant ;

L'Amérique

de

par une

est

française, suivant le

sort de la langue, était
privilégié de la formation du soldatcitoyen et de la promotion des élites. Le pouvoir d'État
n'est pas forcément néfaste, la culture française lui doit
énormément, mais l'université napoléonienne, en fai¬
sant de la culture un instrument d'État, a contribué à
marginaliser la création. Cela pouvait alleV tant que les
neuf dixièmes de la population étaient illettrés, mais,
à l'époque de l'école obligatoire, puis des banlieues

grande époque du roman américain), les thèmes, le
ton, ne sont pas éloignés de ceux du roman français,
et ce n'est pas un hasard si tant d'auteurs américains
séjournent alors à Paris et se sentent proches de
l'Europe. Chez Faulkner, Hemingway, Dos Passos, le
récit est habité par la nostalgie du
Grand Sud, le
remords latent de l'esclavage et le massacre des
Indiens, la violence des pauvres, la haine de la domina¬
tion de l'argent : bref, une civilisation
qui succombe
sous les
coups de la modernité technique apparaît dans
un
crépuscule prophétique. On n'est pas si loin de Ber¬
nanos ou de Drieu la Rochelle. Mais il
y avait un imagi¬
naire de remplacement qui n'était pas — ou
qui ne fut
que peu de temps et pour peu d'écrivains — celui de

: un

�Linha

Imaginòt

Lecturas
1èr trimèstre de 1998

Lu
Le sentiment national

en

par

Allemagne, Maurice Boucher, La

Alain Rémond

Colombe, Paris 1947.

Beaucoup de philosophie (donc trop). Mais des lec¬
petit extrait à rap¬
procher de celui que je donne de Meschonnic sur rapports de
l'universalisme français et nationalisme allemand. (C.S.)
tures

de livres, nombreuses, éveilleuses. Un

1
1®

L'oreille du métro
plus beau que le geste de
Duquesne vers son oreillette. Il y a le
regard de Mireille Dumas vers Patricia. Figurezvous que Mireille Dumas a pris le métro. Et que,
dans le métro, elle a vu des gens. C'est fou ce qu'il
y a comme gens dans le métro. Un vrai gisement
pour Mireille, qui s'en donne à cœur joie. Une
mère et son petit garçon, une autre mère et sa
grande fille, un musicien (saxo), un autre mu¬
Mais il y a encore

Benoît
Cette action, à la
les déceptions de

vérité, sera bien modeste. On peut mesu¬
Arndl en comparant ce qu'il va nous pro¬
poser et ce qu'il semblait entrevoir depuis quinze ans. Fut-il
alors guidé par un 'sens
historique assez sûr ou, au contraire,
fut-il victime de la déformation
professionnelle des universi¬
taires? Ce qu'il préconise, c'est... la fondation d'une « société
allemande
où se grouperait une élite, a 31 faudrait
qu'en
Allemagne des hommes vertueux, énergiques et clairvoyants
s'unissent étroitement pour agir ensemble. » Chacun dans son
propre milieu combattra les influences étrangères et favorisera
ce qui est national.
Cette teutschc Gcscllschajt rappelle singu¬
lièrement la République des clercs qu'avait
imaginée Klopstock, mais elle parait anachronique en un temps où Napoléon
avait voulu persuader aux, hommes
que la politique est la forme
moderne de l'antique fatalité.
rer

«

Cette société

sera

ouverte à tous les

sicien

un bar, Patricia. Là, sous terre, dans une
station de RER. Une forte femme, la langue bien

Allemands de tous les

pendue, qui,

au fil des années, s'est fait sa clien¬
tèle d'habitués. En fait, Mireille s'aperçoit qu'elle
les connaît tous, Patricia. Pas juste de nom, de

s'éten¬
puissantes
protectrices. » Son but sera plus précisément de « chasser
et de détruire les manières
françaises et la langue française;
de vivifier et d'entretenir les manières allemandes et
l'esprit
allemand; de ranimer les anciens et récents souvenirs qui sont
la gloire de notre histoire ». Elle se réunira dans toutes les
grandes villes, partout où il y aura un nombre suffisant d'a¬
dhérents, c'est-à-dire d' « hommes cultivés... qui soient capa¬
bles d'être, des conducteurs et des chefs, d'animer et d'enflam¬

visage. Mais vraiment : elle connaît leur vie,
leurs problèmes, leurs soucis, leurs histoires de
famille, de couple. Simplement parce qu'elle est
là, tous les jours. Et qu'elle les écoute. Elle est
leur copine, leur confidente, leur mère à tous.
On peut tout lui dire. S'arrêter chez Patricia, c'est

».

se
on

faire du bien

moral. Et là, d'un seul coup,

: ce

de Mireille Dumas cette ré¬
qu'elle fait, c'est exactement comme

moi. Patricia, c'est la Mireille Dumas du métro.
Accoudés au comptoir, entre un café et un verre

Interview de Marie Rouanet

de rouge, ses clients viennent lui confier leurs
secrets. Comme à Mireille. Sauf que c'est pas

L'Opinion indépendante du 20 Juin 1997

pour la télé, pour passer dans l'émission de Mi¬
reille Dumas. C'est la vie, des relations qui se

Que représente l'Occitanie aujourd'hui pour vous ?
■ MR : L'Occitanie c'est surtout la langue. Le grand problème de l'Oc¬
citan c'est la langue. Quand il n'y aura plus de langue vivante, le pro¬
blème se posera d'une situation géographique provinciale par rapport
à la Capitale. La Langue d'Oc, malheureusement, me semble en mau¬
vaise posture. Au grand enthousiasme des années 70 a succédé une
désaffection véritable. On s'est retrouvé dans la même situation
qu'avant la grande mode. C'est un peu triste. J'écris maintenant en
français mais cela ne veut pas dire que je n'éprouve pas de plaisir à
:

lire des textes en*Occitan. Ce n'est pas parce que je
ne chante plus en Occitan que je l'ai abandonné. Il
vie, de ma richesse intellectuelle. Il est là en moi et je
ver comme une mauvaise dent.

au

lit dans le regard

vélation

01

conducteur de métro, une

SDF,

tient

et

les foules

un

une vendeuse de journaux,
policiers RATP... Que d'histoires, que d'his¬
toires ! Et puis Mireille tombe sur Patricia. Elle
un

des

pays d'Allemagne et sans distinction de religion : « Elle
dra aussi loin que l'aigle impérial ouvre ses ailes

mer

(guitare),

contrôleuse,

n'écris plus

ou

fait partie de
n'ai

pas

tissent

au

métro,

sous

fil des

jours, des mois, c'est dans le

la terre, pas sous les spots, pour la

caméra. Et puis c'est pas à sens unique : Patricia
joue le jeu, elle aussi, elle se raconte, elle s'expo¬
se, elle se découvre, elle assume sa part de risque.
Est-ce que je me trompe :
de Mireille Dumas comme

je vois dans le regard
une

secrète envie. Ah,

qui se racontent si naturellement,
si simplement à Patricia, derrière son bar, à Patri¬
cia qui n'est pas une star. Envie de passer de
tous ces gens

je

ma

l'autre côté de l'écran, de sauter dans la vraie
vie. D'ouvrir son bar, comme Patricia... •

à l'enle¬

Commentaire

: Après Rouanet et sa jeunnesse (avec
Rouquette), l'Occitanie décline. Aveuglement, vieillissement ?

C'était

une

Télérama N° 2493

"mode" ! ? (C.S.)

51

-

22 octobre 1997

�Linha

Imaginât

1èr trimèstre de 1998

.Cortetas...Cortetas...

Bilinguisme. Après les
calandretas, écoles

-

(taux de

réussite

exceptionnel),
espagnol, italien et portu¬
gais. Et l'Institut Supérieur
des langues de la Répu¬
blique Française forme
aujourd'hui à Béziers des
enseignants occitans, bre¬
tons, basques, catalans et
alsaciens.
Le

(J.M.B.)

coquelicot, bimestriel

Toulouse,
un

«

mains dans les poches et un chagrin d'amour dans le
cœur. C'était il y a longtemps, au xvnF siècle, quand

pouvait

ouvre son n°12
compte rendu de

encore

marcher

vers

l'Ouest, fonder des

villes. Cadillac a fondé Détroit, la capitale des
moteurs et du rock 'n' roll. Ce n'est pas un hasard,
c'est le destin. Aujourd'hui, des voitures portent son
nom et les limousines
s'appellent limousines parce

c'était le

que

retrouve

est

nom de la langue qu'il parlait. On
aujourd'hui sur des voitures le blason que

ancêtres avaient ramené des croisades. Le

ses

un

mots,

cœur

il invente des rêves, des

musiques, des
des villes et invente le futur. Cadillac est le père
moteur

:

fondateur du rock 'n' roll. »
Texte sublime d'Etienne Roda-Gil

qui donnera son
enregistré à Paris, au studio Gang,
entre janvier et mai 1989. Après Michel Berger et
Jean-Jacques Goldman, Roda-Gil accepte en effet de
travailler pour moi. J'en suis ravi parce que Étienne
est l'un des auteurs français les plus doués...
nom

de l'Alternative Libertaire

avec

Cadillac, lui aussi, avait insisté...
Cadillac est parti un jour du sud de la France, les

on

17 élèves. Au pro

gramme : anglais

Johnny Hallyday
Autobiographie. Tome 3. Michel Lafon Editeur

en

langue occitane, c'est le
premier collège francooccitan qui vient d'ouvrir à
Lattes près de Montpellier,
avec

A Extrait de

à cet album

la Prima de las

Lengas.
Malgré quelques clichés
traditionnels,
travers les

présentées,

on

Tiré de Coutumes et superstitions par J-C.

Dupont. Editions Dupont. Sainte-Foy

sent à

16 pages
une

bien
volonté

-

Québec.

d'ouverture, de recherche,

LE MONTREUR D'OURS

et d'action

qui mérite d'être
saluée. (J.M.B.)
Le Coquelicot BP 4078

L'été, au moment où l'on
entrait dans la maison en criant :

31029 Toulouse Cedex 4

De toutes les

Fax

:

veut un
production
d'idées pour continuer à
inventer des
utopies
concrètes, pour participer
à la reconquête d'un vraie
liberté de la presse et du
droit à l'expression des
citoyens.
Les amis de l'impossible,
se

30 bd. de Charonne 75020
:

01.45.08.16.77.

Commentaire

:

Les gens

des "vieux
pays" criaient dans une
"langue étrange" : l'oc¬
citan. Pour réfléchir. Et
à faire lire à Fourcou.

(C.S.)

Aussitôt, à une certaine distance se formait un cortège d'enfants et de
grandes personnes qui partaient à la suite des ours. Comme d'habitude, ils
savaient que le montreur s'arrêterait dans le centre du faubourg pour donner son
spectacle. Arrivé là, il traçait un grand cercle sur le sol avec son bâton, pour déli¬
miter l'espace que les curieux devaient respecter. Puis, après avoir fait résonner
son cor à quelques
reprises, pour avertir les curieux, il muselait ses ours et les
libérait de leur chaîne. Aussitôt, il criait des ordres et ses ours se levaient debout
et se mettaient à marcher en rond et à gronder.
Les bêtes montaient dans

un poteau ou un arbre, plantaient « casse-cou »,
et soudain, leur maître commençait à lutter avec elles pour finale¬
ment réussir à les coucher par terre. Après les avoir fait danser sur un air de
musique qu'il jouait avec son cor, il donnait son bâton à l'un des ours qui se
mettait à marcher debout, en s'y appuyant, à la façon d'un berger. A la fin, un
des ours imitait un prêtre qui faisait un sermon, puis il s'emparait du chapeau du
se

Bolegadis. L'association Le
16ème. ciel, a pour objectif
de

portes, on voyait surgir-les gens qui se

diffuser, promouvoir, et

colletaient,

développer la pensée, la

dompteur et s'approchait des curieux

connaissance et la

bout de bras.

créative. C'est

pratique

diagonal,

transversal, pluri-eth

-

nique, interurbain, plané¬
galactique. L'asso¬
ciation publie La gazette

taire et

du 16ème ciel.
Le 16ème ciel

Méthout 36

-

Jean-René

av.

d'ours

d'un

laboratoire de

Paris T

membre de la famille
qui s'en vient ! »
précipitaient pour voir le
un

un montreur

C'était toujours un homme au teint basané, venant des « vieux pays », muni
long bâton, portant une veste et un chapeau de carabinier, des longues bottes
de cuir et un cor au cou. Il s'avançait lentement, criant à ses ours des ordres dans
une
langue étrange. Les bêtes muselées, au nombre de deux, rarement trois, tenues
en laisse
par une chaîne, se déplaçaient pesamment en regardant les gens postés
le long de la route.

Le courrier de

l'impossible

Hé ! t'oilà

spectacle.

05.61.25.73.71.

Presse.

s'y attendait le moins,
«

Franklin

pour ramasser

les

sous

qu'on lui tendait à

Ils se remettaient en marche sur la route poussiéreuse, s'arrêtant.ici et là,
long d'une clôture ou d'une digue de roches, pour manger des fraises, des
bleuets ou des framboises, selon l'avancement de la saison. Lorsque arrivait la
nuit, le montreur d'ours et ses bêtes couchaient dans une vieille grange aban¬
le

donnée

ou

ils dormaient à la belle étoile.

Quelques rares Québécois

se

faisaient aussi montreurs d'ours,

car

il arrivait

qu'un chasseur capture un ourson qu'il élevait et domptait. Plus tard, à la manière
des gens de cirque, il le promenait dans une cage, s'arrêtant dans les villages pour
lui faire exécuter des prouesses.

93100 Montreuil.

52

�Linha

Imaginòt

Lecturas

1èr trimèstre de 1998

Prise de Son
TILMNAC

:

Laurent

S

a

uinie

r

SE "DEPECHER"
D'EN RIRE...

Pas
P'een en Corrèze" c'est le premier livre de Denis Tillinac et sa
maison

MM

/ H ff

d'édition, La Table

Ronde, vient de le rééditer. L'ami

^

et conseiller du Président Chirac

y

raconte sa vie de "localier" de "La Dépêche du

Midi" en Corrèze, à Tulle.
Voici donc le récit,

Denis 'I ilJijiat:

jour le jour, des petits
événements

-

SI'LREN EN COKKKZË

défilé de

majorettes, réunion d'un
syndicat paysan, commé¬
morations diverses...

qui font la vie de

-

nos

provinces.

"Spleen en Corrèze"
raconte l'ennui et la mé¬
diocrité. Il y a dans ce
livre

un mépris qui n'ose
s'afficher mais qui
jaillit parfois avec une

pas

condescendance surpre¬
nante de la

part de celui
se faire le chantre du pays réel contre

qui aime aussi

l'ENA et le microcosme parisien. Un microcosme pari¬
sien dans lequel Tillinac s'ébroue avec volupté depuis

près de vingt

ans... En Corrèze, notre parisien déraci¬
né broie du noir. En effet, les bleds du coin manquent
d'intellos : "personne avec qui commenter le dernier
livre de Peter Handke ; personne qui soit convenable¬
ment introduit dans l'univers où se rencontrent les
vrais amoureux des mots et des formes". On compa¬
tit. Il es» vrai que ce n'est pas à "La Dépêche du Midi"
que

Tillinac pouvait épancher

soif de stimulation

sa

intellectuelle. C'est là que le récit de Tillinac devient
éclairant, il nous montre comment la médiocrité in¬

trinsèque d'un système, d'une entreprise, contamine
les gens qui en font partie. La démission, le renonce¬
ment, l'asservissement à la nullité moyenne s'érigent
de vivre et en mode de pensée : "Longue dis¬
cussion avec Labrousse (...) sur le contenu de nos
en art

locales. Contenu "débile" selon lui. Je l'ai
pensé à mes débuts. En vérité, je le pense encore ;
jo no conçois plus que les localiors y puissent re¬

rap

neuvième IAM,
éditioquin des
Le concert le plus attendu de la première moitié de cettemarseillaise

FrancoFolies était sûrement celui de ia formation rap
se
déroulait devant un Métropotis affichant complet vendredi dernier.
Évèénement attendu, mais qui aura énormément déçu. En fait, rien ne fonctionne
chez IAM en concert. D'abord, on ne voulait pas voir et entendre les invités, mais
bien le groupe marseillais. Pour ce premier concert chez nous, plutôt que
d'entendre Le Troisième Œil ou autres invités nébuleux, on aurait aimé passer

plus de temps avec IAM pour qu'il nous interprète quelques-uns de ses grands
succès à la Je danse le mia ou Le Feu, restés, malheureusement, inactifs.
Manque de générosité? Égocentrisme?
D'autre part, ce qui fait la force de L'École du micro d'argent, le plus récent
compact d'IAM, c'est ce retour aux sources du rap avec une boite à rythmes bien
présente, des lignes de basse funky et profondes, et des textes lourds de sens.
Cette boîte à rythmes, vendredi soir, semblait sur le mode «repeat». Pas
d'originalité, ni de variations: le même rythme pendant près de deux heures. Pas
une seule chanson interprétée vendredi n'a réussi à transcender la version studio
que l'on connaît.
Ajoutez à ça un D.J. loin d'être à la hauteur de sa réputation. Souvent,
lorsqu'il scratchait, il ne le faisait pas dans ie tempo, relançant le rythme sur un
mauvais temps: ça, ça ne pardonne pas.
La déception était d'autant plus grande que les deux groupes précédents
furent, eux, à la hauteur. Positive Black Soul, rappers sénégalais, et leur trio de
danseurs nous ont fortement impressionnés, tandis que que les Montréalais de
Dubmatique nous ont prouvé que ie show de mai dernier aux Foufounes n'était
pas le fruit du hasard, mais bien celui du travaii, en réitérant ('exploit du sans
faille pour une seconde fois.

pages
mais

médier. La "débilité" de
celle de la vie

locales reflète
plus. Dans ce miroir, les

nos

sociale,

pages

sans
se rassurent et se valorisent. Nous

lecteurs

ne

pas payés pour nous "exprimer", ni pour as¬
de la morale." A défaut de vouloir changer les

sommes
sener

choses,

on projette sa propre médiocrité sur les
autres. Les lecteurs sont-ils réellement si "débiles" ?

Ne seraient-ce pas

plutôt les journalistes, qui

ne

voyant leurs lecteurs qu'à travers leur propre nullité,
sont les seuls

demment
Tout

-

responsables

avec

-

de la médiocrité de leur

leurs patrons évi¬
journal ?

long du livre, d'autres exemples illustrent
de soumission et d'hypocrisie sociale.
L'oxpérionco à "La Dépêche" a sans nul doute façon¬
ce

au

processus

né le mode de fonctionnement de Tillinac. Nous
prenons

mieux pourquoi il

com¬

édité Jacques Médecin

a

Alban Coray, star du porno. Dans ton précédent
livre "Dernier verre au Danton", Tillinac nou» faisait
partager son souci de respectabilité en narrant sa
ou

cour

auprès des universitaires, des journalistes

Heureusement,

jour guidé

phare,

un

une

lumière,

un

astre a

Jacques Chirac. La rencontre
avec Chirac ce fut une illumination, le contact mys¬
tique avec la grâce : "Lui toucher la main, accepter
son sourire, c'est être
déjà à demi possédé. "Oui, et
être à demi possédé c'est déjà ne plus être libre.
sa

vie

:

• UiiMU.fi AUIIIII K

"Spleen

en

-

Si de Larocheilière est vraiment de mieux en mieux sur scène, il faut aussi
souligner la qualité des nouveaux arrangements des chansons, particulièrement
celles extraites de son plus récent compact, Les Nouveaux Héros. Sans claviers,
ni cuivres, ni choristes, les chansons étaient réduites à leur pius simple efficacité:
de belles lignes de guitares (gracieuseté de Marc Pérwsse et Marc Vallée), une
rythmique inventive (Sylvain Clavette à la batterie et Yoland Houle à la basse),
et un de Larocheltière qui s'amuse pleinement.
Question: pourquoi le boudez-vous ces temps-ci?

ou

des libraires. Pourquoi édile-t-il certains livres et pas
d'autres ? Pour donner des gages répondait-il,
d'autres fois "par pitié, par lâcheté". Edifiant.
un

veille, je suis allé voir la Carte blanche à Luc de Larocheltière, à la
Cinquième salle de la PdA. Carte blanche, donc, avec plusieurs invités: Jim
Corcoran, Marie Philippe, Annette, etc. Mais ce qu'on retient, c'est surtout ia
performance du grand Luc, dans un show qui rappelait celui - tout aussi excellent
qu'il nous avait servi à Coup de cœur francophone en novembre dernier.
La

Corrèze", La Table Ronde,
35 francs

collection Lo Petite Vermillon, 159 p,

Avant de me rendre au Spectrum ce

même jeudi, j'ai vraiment goûté les

FrancoFolies. Je sors de la PdA, et sur une scène extérieure chante l'Acadien
Denis Richard. Il présente Cap Enragé, qu'il a écrit avec Zachary Richard. Un
beau moment. Réellement.
Qui n'a rien à voir avec le puissant tordeur sonore des Français de Oneyed
Jack, qui étaient au Spectrum (bien peu peuplé), à 23 h. Ça doit bien faire pas loin
d'une dizaine de fois que j'assiste à un concert du groupe et j'ai enfin trouvé

l'image exacte: la musique de Oneyed Jack, c'est comme un piston hyper-ajusté
qui entre dans ie tuyau de l'oreille. Si vous manquez d'huile, ça peut être
douloureux. Bien lubrifié, c'est assez agréable...
Voir du 7

au

13 Août 1997

-

Montréal

L'opinion Indépendante du 2 Mai 1997
NDLR

53

:

Il

s'agit bien sûr des Francofolies de Montréal

�Linha

Imaginòt
Courrier

i èr tri mèstre de 1998

..

.Cortetas.. .Cortetas...

A

Notre court séjour à Larrazet a été
un grand souffle d'air frais : les
interrogations qui se sont posées sont complète¬
ment liées avec notre action à Saint-Orens, et si
autrefois on ne voyait pas trop pourquoi je
m'intéressais à tout ça, aujourd'hui, à Houfa, on
me demande ce
qu'il s'est dit, ce que j'ai vu. Ça
remue.
Longue, longue vie à la Linha !
...

encore une

Rodés. Un libròt de Duran
vient de sortir chez Elvis

Godart (8 bis rota de
12850 Onet lo

Severac

Castel). Proximité

narre

l'égotrip des pélégrinations
de René à la MJC,

Rodez
Novèl

avec

son

fois

à Radio

Raphaël Mesonero

groupe

Optic... C'est frais

comme une

tomme de fro¬

une

vraie amitié et

râpeux comme un rap
patois. E mai qualquas
fotòs du cru artistico-aveyronnais.
tre.

Urgent à connaî¬

(P.V.)

Carcassona.
1997

:

AG

Novembre

de l'IEO.

Changement de président.
Felip Carbona succède à
ce

vieux routier de Robert

Marti (maintenant il peut
retourner à

ses

fourneaux

Padena !). La jeune
tion occitaniste

généra¬

en

veut

plus mais l'arrière-garde
s'accroche à

ses privilèges.
dommage : on perd
des énergies et on gagne
encara un
còp ce que l'on

C'est

perd. Les provençaux son¬
gent à revenir à un félibre
pur et dur ; c'est que Le
Pen les tarabuste

avec

sa

A Claude Sicre

jonction 97

sur

le

port de Nice en Juin :
bilan, des galeries de 15

pays,

plus de 500 artistes
une foire à fric. Ça

(I) c'est
se

veut now

(!) prétexte
vitalité et

:

(?) un festival
"Défendre la

l'image d'une

côte d'azur rayonnante de
création fertile chère à
tous les artistes
vivent et y

qui y
travaillent". On

jugera... (P.V.)

Mode

d'emploi

1) -Radio

:

Com. Du Lundi

-

au

Vendredi à

8H.45. NT 01.45.24.70 00.

Téléphone dès 7H. et tu poses une
en rapport avec l'actualité. Ta ques¬
doit être simple, courte et peu agressive.

Ex.

plaisir d'avoir entre
les mains une revue de cette qualité et de cette
exigence. On ne dira jamais assez à quel point
vous êtes méritants d'avoir
pris les choses en
main pour que la culture, les idées, les imagina¬
tions soient enfin à la portée de tous, c'est-à-dire
de ceux qui en veulent !
Pour ma part, j'en suis encore au stade
de la découverte et suis comme un gamin émer¬
veillé par tant de bonnes et belles surprises. Ton
article "Une stratégie pour l'IEO national (et
international)" a le mérite, une fois encore, de
proposer l'innovation à partir de la réflexion que
que

différentes manières d'offrir

tu mènes sur les

au

public cette culture occitane qu'il est prêt à rece¬
voir, comme tu le dis justement. Et ce public,
j'en suis, précisément. J'ai trouvé dans ta straté¬
gie bien des réponses à mes questions et mes
attentes...

: Pourquoi le FN peut-il avoir un
syndicat
représentatif aux élections Prud'homales ?

Si tu
et

là tu peux

quand tu

2)

-

es

es

sélectionné ils te

faire

passer

rappellent
l'info de ton choix

à l'antenne.

Le téléphone

Du Lundi

sonne.

Jeudi à

au

19H.20. N° 01.45.24.70.00.
Tu

téléphones dès 18H. et tu poses
question en rapport avec le thème de
l'émission, ta question doit être précise car tu
t'adresses à des "spécialistes".
une

Ex.

:

"Quelles sont les retombées de la
en terme d'emploi ?"

coupe

du monde 98

Ensuite idem n°1.

3)

-

Zin-Zin. Du lundi

au

vendredi à 20H. 10.

N° 01.45.24.70.00.
Tu

technique

téléphones dès 19H.15. Même
le n°2.

que pour

Pierre-André Morales

4)

Tbniga, amie,

-

Toute la vie. Du lundi
Tu

cantar.

Sèt

d'autras

ans

sit

qu'arrestèri de
per far quicòm mai, per viure
o mens

ans

de [a musica

e

sons e

technique

deis mots, per tornar
de iaparauia...

vièrar ai

pûzquèta en quadrieromia que iausenjarià mon perfii ni un dossier

ment

cançons,

novèias e ancianas,

d'un dire renoveiàt. A ièu, de tôt

e

cas.

Jraj

Vigassa 31310 'Aius de 'foivéstre T : 05 61 87 96 97
54

possibi¬

souvent saturé. Même numéro.

Enfin et surtout le
l'émission Là-bas si

répondeur de
j'y suis 17H./18H. de

Daniel Mermet. N° 01.42.30.37.37.

pour te

gnages

ne

!

3 minutes

sur le répondeur
de restriction, des témoi¬
concrets et forts.
as

lâcher,

pas

Allez ! collègue, attrape ton télépho¬
Depuis 6 mois j'ai pu passer 20 fois à

l'antenne
un

'Bric

ie n°2 et n°3.

lité d'accéder à l'antenne mais le standard est

de prensa jnontat sus mesura per vanlar ma votz
couda e mon agait caude. d'os propausi

simpiaia força

téléphones dès 9H.10. Même

que pour

Tu

iZos propausi pas una

mas

vendredi à 10H.

Plusieurs émissions laissent la

Mas Ca

ienga d'Oc es una
e^igenta, que me ten dempuèi 6èi6riu, e
Ca cançon una amorosa fidèCa : aC moment mai
insperat me descuèrisson encara de ùeutats inausidas. Mavetz, tàrni préner [o camin deis récitais,
aventuras...

mestressa

ritme deis

au

N° 01.45.24.70.00.

Ja mai

nies

Nissa. Art

sur

France-Inter !

tion

...Ça fait plus

récup style nos belles pro¬
vinces (lire nos belles colo¬
!!). Affaire à surveiller.
(P. V.)

direct

en

question

mage caillé, parfumé
comme

LA LINHA

en

direct pour

m'exprimer, annoncer
de quartier.

concert, une manif ou un repas

Eric

-

CIC

(Fayence

-

83)

�Linha

Imaginòt

On the Linha

1èr trimèstre de 1998
Concerts

:

tiation

aux

danses traditionnelles.

IEO 9

ciutat clar viure BP 602 15006 Orlhac Cedex.

Compagnie Lubat : 20 Mars à Béziers.
Compagnie Lubat 33730 Uzeste T : 05 56 25 38
46 Fax

:

05 56 25 36 12.

T

04 71 64 34 21. Fax

:

04 71 48 19 63.

:

7 Février à

Avignon (84) : conférence de
Ely sur "La cuisine des
Provençaux", spectacle-repas d'André
Benedetto : La soupe ou les secrets de la
marmite. Théâtre des Carmes 6 pi.
des
Carmes 84000 Avignon T : 04 90 82 20 47
Bernard

Massilia Sound System : 29 Mars à Maurs
(15) - 17 H 30. Ròker Promocion BP 70 13303
Marseille Cedex 3. T : 06 08 99 59 22 Fax : 04
42 89 74 24.

Fax
Nux Vomica

28 Mars à

:

:

04 90 86 52 26.

Fayence (83). Nux

Vomica BP 201 06 304 Nice Cedex 4. T

:

04 93

622358.

Février à Pierrefort (15)

13 au 15

: stage de
Terèsa Canet, et soirée
conte animée par Terèsa Canet le 14 Février.
conte animé

Femmouzes T

2 Février à

Braga (Portugal), 3
(Portugal), 6 Février à
Hagondange (57), 7 Février à Schiitigheim
(67), 10 au 14 Février à Paris (75) - L'Olympia,
22 Février à Cologne (Allemagne), 24 Février à

15 Février à

Izcur

9H

:

Février à Lisbonne

(03), 5 Mars à Toulouse (31) - Palais des
Sports, 6 Mars à Montpellier (34) - Zénith, 12
Mars à Montauban (82), 13 Mars à
Angers
(49), 14 Mars à Poitiers (86), 16 au 22 Mars en
Hongrie, 24 Mars à Sotteville lès Rouen (76),
26 au 28 Mars à Paris (75) - L'Olympia, 3 Avril
à Massy (91), 4 Avril à
Dijon (21), 8 Avril à
Mulhouse (68), 11 Avril à Biars (46).
Willing
Productions 17 rue Valentin 31400 Toulouse T
:

05 61 53 85 06 Fax

:

05 61 53 9252.

IEO 9 ciutat clar viure BP 60215006 Orlhac

Cedex. T

(34), 2

Barthélémy
d'Anjou (49), 7 Mars à Bruges (Belgique), 9
Mars à Dranouter (Belgique),
2 Avril à
Tarascon/ Ariège (09). Marilis Orionaa 64300
Balansun.

System : 7 Mars à
Mérignac (33). Rock'n Ragga BP 206 33708
Mérignac Cedex.
:

13

au

20 Février

Catalogne. Tutti Futti 17
57100 Thion ville

Animations

rue

:

tournée

en

de la Perdrix

T/Fax : 03 82 54 43 95.

:

04 71 48 19

Champs-sur-Tarentaine (15)

-

dimanche de

IEO 9 ciutat clar viure BP 60215006 Orlhac

Cedex. T

:

04 71 64 34 21. Fax

:

04 71 48 19

63.

19

8 Mars à Massiac

Février à Decazeville (12) :

débat/spectacle
René Duran "cinq écrivains du
Rouergue", "un certain regard sur l'Algérie"
de et par

Malek Salah, "Decaze à vif" création élec¬

tro-acoustique en 2e diffusion. Mescladis
26 12300 Decazeville T : 05 65 63 41 37.
21 Février à Decazeville

"Bolegatz
avec

BP

:

fête Mescladis

sens demarcar". Quina-spectacle :
lots revisités par des plasticiens.

26 12300 Decazeville T

05 65 63 41 37.

:

Février à Aurillac (15) : Boeufs gras,

tions musicales dans les

rues.

anima¬

IEO 9 ciutat clar

viure BP 602 15006 Orlhac Cedex. T
34 21. Fax : 04 71 48 19 63.

:

04 71 64

(06) : carnaval indépendant
quartier St Roch. Place St Roch 13 H.
Carnaval financé par vente du calendrier en
niçois de Zou Mai. Zou Mai 49 rue Bonaparte
du

Banda Sagana : 7 et 8 Février à Arbois (39), 15
Février à Roquemaure (30), 23 Février à

Sarreguemines (51), 24 Février à Millau (12)
(Sèm de fora), 28 Février à Turin (Italie), 6 et 7
Mars à Pau (64), 15 Mars à Arles (13), 20 et 21
Mars à Tournai (Belgique), 5 Avril à Mauguio
(34). L'Auboi chemin Louis Roux Cabanes du
Salaison 34130

Mauguio T : 04 67 29 57 54.

06300 Nice T

:

04 93 55 70 85.

(06) : carnaval indépendant
quartier du port, église du port, 13 H. Zou
Mai 49 rue Bonaparte 06300 Nice T / 04 93 55
70 85.

Et

7 Mars à

Avignon (84)

de

Bigorre.

Février à Aurillac (15)

:

04 71 64 34 21. Fax

20 H 30 : soirée d'ini¬

04 71

(81)

Christelle Audard 45

:

carnaval indépendant.

rue

St

Barthélémy 81500

Lavaur T: 05 63 58 24 30.

27,28 et 29 Mars à Avignon (84) : Joue pour moi
jeune fille, spectacle d'André Benedetto.
Théâtre des Carmes 6 pl. des Carmes 84000
Avignon T : 04 90 82 20 47 Fax : 04 90 86 52 26.
28 Mars à
ame

Fayence (83)

Xenofil

:

serada deis ensucats

Nux Vomica. CIC BP 3 83440

e

4 Avril à

Castan

Avignon (84) : conférence de Félix
"La jeunesse des troubadours" à 16

sur

H. Récital de chants des troubadours de

Jean-

Marie Carlotti à 21 H. Théâtre des Carmes 6
:

04 9082 20

au 13 Avril à Biran (32) : rural balèti.
Tadrelanka/Fernando Vicente 17 rue du

11

:

05 61 23

:

04 71 48 19 63.

sonnes

au 25 Avril à
Avignon (84) : stage de
théâtre, élaboration d'un spectacle sur le

21

thème du Radeau de la Méduse. Théâtre des
son

:

Paroles d'Omsk, lettre

frère Michel

connaissant bien la

rieur. Théâtre des Carmes

-

:

64 34 21, Fax: 04 7148 19 63.

carnaval de la Palha.

:

spectacle

de et par Alain Cesco-Resia, à 16 H et 20 H 30.
A 17 H 15 : table ronde réunnissant des per¬

84000
6

(15)

IEO 9 ciutat clar viure BP 602 15006 Orlhac

de Dostoievski à

Michel Lac Motamort aux éditions Glyphes.
Michel Lac 1 allée JeanJaurès 65200 Bagnères

IEO 9 ciutat

clar viure BP 602 15006 Orlhac Cedex. T

22 68.

:

publication du recueil de poésie de

dimanche de

Canon d'ArcoIe 31000 Toulouse. T

Cedex. T

:

la tradition viticole et fruitière.

pl. des Carmes 84000 Avignon T

du

55 70 85.

Février

:

47 Fax: 04 90 86 52 26.

7 Mars à Aurillac

:

9H

1er Mars à Nice

Baticauda : sur les marchés de Nice en Février.
Zou Mai 49 rue Bonaparte 06300 Nice T : 04 93

puis

-

Fayence T : 04 94 84 14 86.

22 Février à Nice

:

(15)

langue occitane animé par Bernard Giacomo et
Stéphane Serre. Rencontre avec les témoins de

21 Mars à Lavaur

(12)

Repas. Concert rapp-rock-reggae avec Sista
Bab, Les Bêtes, Djama, DJ Tom. Mescladis BP

21

Tutti Futti

04 71 64 34 21. Fax

langue occitane animé
par Didier Huguet et Bernard Giacomò.
Rencontre avec Jacques Mallouet, écrivain.
:

loto

Double Embrouille Sound

:

63.

avec

Marilis Orionaa : 31 Janvier à Béziers
Mar s à Bordeaux (33), 6 Mars à St

par

prison de l'inté¬
6 pl. des Carmes

Avignon T : 04 90 82 20 47 Fax : 04 90 86

5226.

55

Carmes 6

pl. des Carmes 84000 Avignon T : 04

90 82 20 47 Fax

:

1er Mai à Nice

:

04 90 86 52 26.
Santa

Capelina, fête des cha¬

peaux inventés par les citoyens niçois qui
amènent aussi un poisson pour la soupe de

poisson. Procession jusqu'à la mer. Zou Mai 49
rue
Bonaparte 06300 Nice T : 04 93 55 70 85.

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              <text>Linha Imaginòt. - Annada 09, n° 33 febrièr de 1998</text>
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              <text>Institut d'estudis occitans (Toulouse)</text>
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              <text>Grande révolution des quartiers du monde (Toulouse)</text>
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          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/89867989be9dd49f4a712df4894d41ca.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>Linha Imagin&amp;ograve;t (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/20846" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>Linha Imaginòt</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Venzac, Pierre</text>
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              <text>Versavel, Pierre</text>
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              <text>Gaudas, Jacme</text>
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              <text>Lhubac, Jean-Michel</text>
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              <text>Buge, Jean-Marc</text>
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              <text>Coulardeau, Jacques</text>
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          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, KI 5</text>
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      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
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