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                  <text>Publicacion del sector musica de l'Institut d'Estudis Occitans

e

de la GRQM. T rimestral. Mai de 1999

Adiu,
final de cette

J'ai lu votre feuil e Linha Imaginòt et votre journal (survolé) le
vendredi soir à Pau
centre

n'êtes ni
votre

au concert

du monde, c'est la

un

revue

du Canarval Biarnès.Vous êtes le

première chose qui vient à l'esprit. Vous
"chefs" de

un syndicat, etc .. Vous êtes en fait les
et à la lecture le nom du gourou apparaît (C.S.).

parti ni

Ouvert, je ne le pense pas trop, lecture quasi incompréhen¬
sible et c'est autour des idées que vous avez qu'il faudrait se fédérer,
? Faire de l'ombre à Claude Sicre

(je lis et j'écoute la
radio), c'est comme si à Pau on s'attaquait à Labarrère (le maire). Il
n'y a de la place que pour celui qui sait, qui a la science, ce sont des
forteresses inattaquables et ils ne laisseraient leur place pour rien au
monde. "Nous sommes sur le terrain jour et nuit" etc
C'est beau,
quel terrain ? Arnaud-Bernard !! Arrêtez, j'ai presque 50 balais et sur
le terrain il y a des gens que vous ne voyez pas. Je suis un sale indivi¬
du avec des idées de (gauche), c'est vrai vous ne faites pas de poli tique. Vous êtes sur le terrain, quartiers, villages, bistrots...
Moi, j'habite sans doute une autre planète ainsi que d'autres
comme moi. On vit petitement, on lutte, on est plein d'espoir, on
essaye de parler normalement avec les gens dans les lieux cités ci-des¬
se

retrouver

..

grande carrière 5200 F, ancienneté comprise.
au chômage. C'est aussi ça la vraie vie, alors pas de
rigolade et de moquerie sur les militants et les organisations. Je vou¬
drais bien savoir socialement à qui j'ai à faire, il ne suffit pas de parler
des quartiers du monde pour faire partie ou comprendre ceux qui y
Je suis

survivent.
Baratiner des

rones.

je ne suis pas très gentil avec vous, mais je suis
qu'avec la disparition de Félix Castan, maître à penser et de
son second Claude Sicre, la ligne n'aura plus de substance et d'imagi¬
nation, et disparaîtra. Qui peut survivre à Dieu...
Pour l'instant continuez à bien vivre, pour les composants de
la Linha et les Fabulous, plus de 20 000 balles plus les frais et les
petits soins à chaque concert, pourvu que ça dure. Et aux militants, de
militer sur le terrain, langue-syndicalisme, calandreta, solidarité de
toutes sortes, international anti-FN, de terrain... Et vive l'Occitanie.
Je sais que

convaincu

Libre !

sus.

Je vais

vous

dire, je crois que l'on doit tout faire pour chan¬

ger les choses là où on vit (ici en Béarn Occitanie), être avec les gens.
Mais ne confondons pas les genres, j'ai travaillé depuis l'âge de qua¬
torze

ans

pour

finir

sans

emploi après 19

ans

phrases incompréhensibles, d'accord, c'est
faire trop chauffer les neu¬

beau la masturbation, attention de ne pas

Adishatz
Alain Berit-Debat

dans la même boite et au

Fabulous Trobadors

�Linha

Imaginòt
Débats

2e trimestre de 1999

La troisième observa

-

tion, d'autant plus importante
-a

Cher Linha

qu' elle justifiait mon dernier
paragraphe, page 103, concluait
ainsi : "Parlant des journalistes
de son pays, un syndicaliste amé ricain a observé : "Il y a vingt
ans, ils déjeunaient avec nous
dans des cafés. Aujourd'hui, ils

Imaginât,

dinent

Serge Halimi

avec

crois donc

des industriels. " Je

qu'en sélectionnant

comme vous

livre qui illustrent
d'équilibre, vous
n'avez pas vraiment rendu comp¬
te de mon appréciation critique
sages

vous

Merci de m'avoir envoyé
votre

dernière livrai

son, que

intérêt. Je

ne vous

tefois que

je suis

j'ai lue avec
cache pas tou¬

un peu

surpris

de

m'y retrouver métamorphosé

en

avocat

d'une démocratie amé¬

ricaine dont
eu

-

j'ai pourtant souvent

l'occasion de relever les très

nombreuses

imperfections.
certain nombre
d'années, j'en suis même venu à
m'interroger sur le caractère
démocratique d'un système qui
s'apparente chaque jour un peu
plus à une oligarchie de fait,
bétonnée par le pouvoir de
l'argent. Je vous renvoie, si vous
le jugez utile, à tous les articles
que j'ai pu écrire sur ce sujet
dans Le Monde Diplomatique. Et
puisque le système politique fait
l'objet de la plupart de vos
observations, à mes articles de
Depuis

un

novembre 1996 et de mai 1997,

qui traitent respectivement des
élections et du rôle de l'argent
dans la vie publique.
J'en viens maintenant

indique

que,

est

la suivante

:

" Noam Chomski

de le

répéter : l'analyse
du dévoiement médiatique
n 'exige, dans
les pays occiden ne cesse

taux, aucun

à la théorie

recours

complot. Un jour, un étudiant
américain l'interroge : "j'aime rais savoir comment au juste
Il

réplique

:

"Comment contrôle-

t-elle General Motors?" La ques
tion

pose pas.

42, était la suivante

:

chiens
d

"Comment

(le journaliste) a-t-il pu imaginer
'un industriel allait acheter un
moyen d'influence tout en inter disant de peser sur son orienta tion. Or rien n'empêchait
d'apprendre que ces proprié tants

sont rarement

des mili

-

de

conservateurs

Nétanyahou

;

canadiens

et

M.

Silvio Berlusconi,

Berlusconi ! Dans

Toutefois, je suis assez surpris

phie du New York Times, Edwin
Diamond explique que la situa tion n 'est guère différente au
pays du "contrepouvoir" : "Les
journalistes croient à tort que la
décision leur appartient. Mais
c'est le journal de la famille
Sulzberger et elle en fait ce
qu 'elle veut sans organiser de
concours de popularité ni collec -

ricain

comme un

même

vous

modèle. Sans

renvoyer à mon der¬
nier article sur le sujet ("le jour¬

nalisme de raccolage", Le Monde
diplomatique, août 1998), je

ter

e

garde

qu

naturellement rien à redire.

garde, et qui
tend à accréditer l'idée que je
présenterais le journalisme amé¬

nouveaux

-

L'élite n'a
pas à contrôler la General
Motor. Ça lui appartient".
La seconde, pages 41ne se

gauche. Pierre Suard et
Patrick Le Lay ont soutenu Alain
Madelin ; Rupert Murdoch,
Margaret Thatcher et Newt
Gingrich ; Conrad Black, les

chiens de

Les

l'élite contrôle-t-elle les médias"

taires-là

nouveaux

Serge Halimi

du

que vous

du choix des citations que vous
avez tirées de mon
ouvrage, Les

mon

bérément m'a-t-il semblé puis qu'il s'agit à chaque fois
d'observations critiques.
La première, page 32,

plus précisément

aux citations
faites de mon dernier
ouvrage pour mieux fonder votre
volonté de refuser 1'"hystérie"
antiaméricaine et de promouvoir
à la place un "recul
intelligent" à
l'égard des Etats-Unis. Etant
moi-même américaniste, je n'ai

("Punch") Sulzberger
confirma : "Si je suis chez moi le
soir et que je découvre que

choix d'extraits, trois passages
de mon livre ont été omis, déli -

de

votre volonté

Arthur

dans votre

l'avez fait les pas¬

une

monogra

-

liber-raisons

d'agir

quelque chose qui ne me plait
pas va paraître dans la première
édition du lendemain, je n 'ai
aucune

desk

hésitation à

et à

leur dire

:

-

du fonctionnement de la presse
démocratie américaine.

et de la

appeler le

J'avoue que je le regrette un peu.
Même si, de votre point de vue,

"retirez moi

la bonne

c'était pour

cause.

ça."
S. h. Le monde

de bulletin de vote " Et

2

diplomatique

�Linha

Imaginòt

Débats
2e trimèstre de 1999

SOMMAIRE

Réponse
à Serge Halimi

Débats
Adiu

Claude Sicre

t

C'est avec grand plaisir

que j'ai lu la lettre
d'Halimi. Enfin une recti¬

fication à
tout

mes

délires. Très bien,

le monde peut

voir. Mea

dans le même

tout

culpa. Oui, je n'ai pas relevé les
points cités par Serge Halimi.
Mais je dois dire que ceci posé,
et Mr Halimi ne risquant plus,
ainsi, de passer pour un américanolâtre, je ne retire rien de mon
analyse.
Par contre j'y ajoute -

pour en

tion américaine est
de

cas.

central. Dont

comme

meileure

américaines

pourrait
guérir. Celui de ne savoir pas
avancer d'explication historique
le

danger pour la République
français : un danger pour tous

: un

12

12

(second part)
Interview d'André Minvielle

18

Folklore

20

gallego

;

Luar Na Lubre
Occitania

solution efficace. Je

Pour la réhabilitation de la pense

occitane,
pensée de l'altérité
L'escrit quand es preparacion de l'oral
De

L'occitan

une

Réflexion

idée.

que

l'accent tchouvache

Manifeste leste d'Uzeste
La

tarisme de la

avec

sagada de Sagana
socratiques

Des conversations

pensée française
qui est en cause et conséquence,
toute une histoire vieille de plu¬
sieurs siècles, dont les étapes
s'enchaînent avec une rigueur

Fabulous de Tolosa

corteta

j'ai piquée dans Le Nouvel

Economiste,
Halimi
fausse
elle

une

un

La

31
31
32
33
33

34
36
37
38

Le métier de barman
P.S. Lisez ci-dessous

22
27

pertot

Basta la confusion

ne

Castan, il faut tout lire pour se

le centralisme, la provincialisation des journaux et des
revues existant hors Paris, l'uni-

goutte et les pleureuses

38

courrier de S.

qui me ravit (mais cette
impertinence, d'où vient-

Lecturas

appeler à lire Meschonnic
Musique contempo, étatlsme, folklore,
avant-gardes et koètera...
La France moisie et commentaire
Pour l'autonomie linguistique de la Kabylie
Giovanna Marini et commentaire
Pour

?).

.

Economiste

J'ai lu

Le courrier des lecteurs
Canal Plus et l'impertinence

petit mot pour vous féliciter d'avoir si
remarquablement exprimé, dans votre article sur
Canal Plus (Le Nouvel Economiste n° 1120),
pourquoi cette chaîne et ses proclamations
d'impertinence me deviennent de plus en plus
insupportables...
Serge Halimi, journaliste au Monde
diplomatique et auteur des Chiens de garde
Juste

8
10
11

Droits et devoirs de tous-

Carnevaù

faire

:

•

minoritaires

vais pas ici faire un long exposé.
9 ans de Linha, les livres de

C.S.

T-»tE»ouva

7

The/an ethnomusicologist and the record business

structurelle à la situation fran¬

çaise

7

Occitan e Frances
La Charte Européenne des langues régionales

lisme et

connaissance des institutions et

et

D'après moi

Sampling, Zemp, Portai, Deep Forest,

conséquence

écrire, que son livre,
excellent à de nombreux égards,
souffre, à mon avis, d'un défaut

moeurs

4

TRATION

nous

des

5

débat

au

Musica

A ne pas voir ça, on tombe dans
le panneau mécaniste CAPIT A LISME/ARGENT/CONCEN¬

rai, et d'abord en direction de Mr
Halimi, qui nous a fait l'honneur

une

Contribution

La celtitude m'emmerde

La situa¬

qui confond centra hypercentralisation,
unitarisme et "pensée unique",
argent et pouvoir, mêlant tout à
la fois ce qui ressort du culturel,
de l'économique et du politique.
Et donc, on ne peut rien proposer

de

2
3

Le nationalisme

extrême décentralisation.

son

1

Imaginât
Réponse à Serge Halimi
Une étape de la démocratie

ou

arriver à la
situation actuelle, très spécifique.
L'Allemagne, l'Italie, l'Espagne,
pour ne prendre que trois
exemples proches, ne sont pas du
mécanique

-

Cher Linha

un

42

43
44
-"45

45
46
47

Ils ont dit et commentaire
Concorde et commentaire

48
48
48
48

Tri Luern Glaz

Corrièr
On the linha

3

40

Prouvènço Aro
Les plaisirs minuscules
Le français au J.O. : un anachronisme !

André Bretheau Quintet "Bon Anniversaire"

(Liber/ Raisons d'agir)

39

49
51

�Linha

Imaginòt

La 7è

terme d'institution

i

...Cortetas...Cortetas...

Une

vague de la Seyne
le Café

Constroy, lieu
de convivialité artistique, cul¬
turelle et citoyenne avec des
ouvre

ateliers de création et de pro
duction de sens (musique,

elle

étape

poids énorme) je reste convaincu
que l'articulation avec la démo¬
cratie économique permet de
toucher plus à nos modes de vie
quotidienne. Pourquoi prendre le
train plutôt que l'auto ou l'inver¬
se ? Pendant longtemps les pays
d'Amérique Latine (qui expéri mentèrent et expérimentent

-

théâtre, image, peinture, écri¬
ture, philo... ), une program -

spectacles, une
cyber-boutique-atelier, et bien

Jean-Paul

Damaggio

bar à vin. (J.-M. B.)
Association 7ème vague café
sûr

un

constroy mouvement 38 rue
04 94 63 63 84

:

e
*"■

se

"

'

'

'

"*"*"■

dans

rées

sur

la

ser¬

drogue et notam

ment le cannabis. Le débat

-

a

besoin d'être alimenté et déve¬

loppé

en informations . Le
Calumet de la paix va même

plus loin dans le souci de
débat puisqu'il prépare une
liste pour les élections euro
péennes. (J.-M. B.)

-

CIRC Provence route de
Guillon Colouzelle 26 230

Grignan Tèl

:

04 75 46 53 51 /

06 15 91 78 99
La

quatrième fête des chants
Paimpol
se

de marins de

déroulera du 30 Juillet

au

1er

août. Elle accueillera les

équi¬
pages des voiliers invités, les
associations oeuvrant pour le
patrimoine maritime et tous
les amateurs de chants
marins. L'accent

sera

les chanteurs de

anglophones, et

mis

sur

"chanteys"

les chan¬
Bretagne.
édition du grand
sur

teurs des côtes de
La seconde
concours

de chants de marins

des pays francophones est
ouverte à tous.
Fête du chant de marin de

Paimpol, Abri du Marin,
29177 Douamenez cedex
Tèl

02 98 92 66 33

:

Fax

Var

:

:

02 98 92 04 34.
La bande

fait de

plus

du coté de

profetica se
plus entendre
Fayence. Jeanen

Claude Bressi, Eric Bourlier,
Véro, Léo et Cathy poussent la
chanson traditionnelle
chanson
sans

française,

ou

la

avec ou

tambourin. (J.-M. B.)

Eric Bourlier, Villa Fabricia

Quartier Ricardenque 83440
Callian
Tèl

:

jour, j'ai

reçu

le

iJ,qui titre "Le triomfe de la

numéro 5 50

d'informations bien

pages

même

***'

son

04 94 47 76 29

les "bienfaits" démocra¬

encore

Berny 83500 La Seyne
Tèl

tirer la preuve de la vitalité de la
"démocratie
dans

un

americaiïie

pays

' surtout

où le dit président

a

20 à 30% des

démocratie américaine" et la

été élu

publicité pour un livre écrit par
Rosendo Li en liaison avec son

possibles (la démocratie
qui décourage les électeurs estelle triomphante ?).

tableau Conquêtes (1). Dans son

avec

votants

L'idée actuelle de

tableau, Rosendo rappelle le
comportement de tous les
conquistadores, à travers le cas

démocratie

de l'assassinat

démocratie

d'Atahualpa, le

dernier roi Inca, assassinat dont
la sauvagerie me paraîtra tou -

jours exemplaire de notre grande
civilisation dite à présent occi dentale (je ne vais pas vous
conter l'histoire). En simplifiant,
disons qu'il y eut en Amérique
deux types de conquistadores, les
latins catholiques et les autres
plutôt protestants, ce qui nous
donne aujourd'hui deux
Amériques.
Celle dont parle

politique ne peut plus

être dissociée du besoin de

économique : voilà
pourquoi je relativise les rapports
entre les parlementaires et le pré¬
sident aux USA. Ce déplacement
"géographique" doit être pris en
compte sinon les conquistadores
modernes feront la pluie et le
beau temps à la Bourse des
VOLEURS et de là ils gouver
nent nos vies.

rences

et

il

Dernièrement, j'ai

américain

vu
me

Pas

pris ses réfé¬

cita le film nord-

Roger et moi

Claude Sicre, dans son article,

Beaucoup d'anti-américains pri¬

c'est

maires

l'Amérique du Nord (en

France, il est entendu

qu'Amérique c'est l'Amérique
Nord). D'après lui, la démo¬
cratie y triomphe car Clinton y
est jugé. Or, c'est moi qui l'ajou¬
te, dans le Chili de l'Amérique
du Sud le pouvoir a du mal à
juger Pinochet mis en place par
les Nord-Américains (quant à la
capacité anglaise de le faire
juger, à ce jour je n'ai pas la
réponse). La force de la démo cratie qui en est la faiblesse c'est
qu'elle ne s'arrête jamais en
route pour se regarder vivre et je
ne suis pas d'accord avec Sicre
sur ce point, la démocratie est un
combat constant car la démago gie qui en est le risque constant.
Par contre je ne peux "sacraliser"
le jugement de Clinton pour en
du

tiques de leur voisin du nord où
vivent les gringos) eurent des
transports en commun, style
trains

ou

ne peuvent imaginer
qu'un film des USA guide, en
partie, la contestation de Pierre

automobiles, unis

tible

le rail ? (sans pour
souhaiter le retour du

capitalisme anglais qui vient de
susciter dans

son

pauvreté totalement
incroyable). Autrefois, on pou vait assurer que la lutte fonda mentale opposait Dieu et le
Diable puis elle opposa Le Roi et
Le peuple. Aujourd'hui je peux
nous assurer
qu'elle oppose une
dizaine de multinationales. Rien
de

décourageant à faire

Roger et moi
met bien en
VALEUR la question clef des
temps qui viennent : jusqu'où le
pouvoir du fric va-t-il pouvoir
pénétrer ? Si je calcule, à la
mode américaine, le prix de mon
sang, je vaux combien ? Je n'ai
pas de réponse achevée aux
formes que doivent prendre les
rapports entre démocratie poli tique et démocratie économique
(il est clair que les nationalisa tions qui devaient régler les pro¬
blèmes n'ont pas réussi) : je sais

enjeux du pré Quant à la démocratie en

pays une vague

de

leviers

sent.

les

avec

autant

constat si

par contre que l'interrogation sur
la seule démocratie
politique

comme

doigts de la main (même s'il
manque deux doigts), et trouvant
leurs Temples autour des Grands
Lacs, n'aiment pas le rail qui fut
l'heure de gloire d'un autre capi¬
talisme, le capitalisme anglais.
La démocratie est-elle incompa¬

Caries, mais l'existence du film

passe à côté des

tramways, et

aujourd'hui leurs villes, les plus
importantes du monde, ont à
peine quelques métros. Les die tateurs du pétrole, du pneu et des

-

demandé à Pierre Caries auteur
du film Pas

judiciaire, si

des références nord-améri¬

caines utiles (n'oublions pas que
la peine de mort y reprend un

de la démocratie

mation de

a

on

ce

veut trouver

les

capables de faire bouger

dans le bon

sens

la situation, là

où l'on est.

J.-P. D.

1

-

Conquêtes, un essai de sym
entre peinture murale et

biose

bande dessinée. Chez l'auteur

Rosendo Li 4 Rue des anciennes
Postes 82000 Montauban. Sur le

site internet

:

perso.club-internet.fr/rosendo

-

�Linha

Imaginòt

Débats
2e trimèstre de 1999

Contribution

politique et le pôle culturel dans
une société sont
indépendants :

C'est là

leurs relations

poraine, et qui bloque la

sont

de l'ordre de

l'aléatoire. Elles sont du ressort,

au

du libre

débat*

autre

identité que

l'identité poli¬
: il suffit de
d'une langue pour

tique est possible
l'existence

soutenir l'intervention culturelle.
Nier l'identité occitane parce

Félix-Marcel Castan
rature

IJe ne peux que souscrire
en

•

tous

points et

sans
réserve aucune, au texte

existe,

qu'on n'observe pas l'identité
politique revient à s'aligner sur
un

se

implantation dans l'espace.
Le paradoxe des ori gines médiévales tient dans le
contraste entre une situation poli¬
tique parfaitement hétérogène,
conflictuelle, contradictoire, et
l'émergence d'une cohérence

occitanistes, ou
ailleurs, où je tentais de dire :
interrogez l'histoire et les histo¬
riens pour leur dire :
la littérature et ceux

interrogez
qui l'élu -

dient, ils constatent une incontes¬
table confluence littéraire, mora¬
le et

linguistique, un sujet
collectif qu'on a le droit de nom¬
mer

relles de Poitiers / Toulouse

points de

Barcelone / Toulouse, les

confrontent nor¬
dogmatisme. On
aurait compris qu'un tableau
politique ne rend pas compte du
vue se

médiévale. Les deux

conscience

registres
ont des logiques différentes...
Mais n'est-ce pas l'évidence de
l'Occitanie contemporaine ellemême ? Si depuis cent ans nous
utilisons systématiquement le
terme qui peu à peu s'est imposé
partout, ce n'est pas qu'il existe
aujourd'hui un Etat occitan, ni
une conscience populaire occita¬
ne
qui fonderait un nationalisme.
C'est, simplement, qu'une litté¬

commune

s'inscrit dans l'histoire, et
dresse le

Occitanie

a-priori du centralisme fran¬
çais. C'est un négationnisme
insoutenable. On doit distinguer
entre deux types d'identité, l'une
politique, l'autre culturelle :
l'Occitanie est l'exemple parfait
du second type, et je dirais
l'exemple de référence.
les

des trouba¬

corpus

niers. Ils ont découvert les lois
du sentiment, de la

psychologie

2. Il nous faut une autre

comme les anciens
Grecs avaient découvert les lois

une

de la raison. Fonction du

profonde,
science,
PHENOMENOLOGIE
CULTURELLE ,que l'Universi¬

française s'est montrée inca pable de constituer : celle-ci est

té

de la société

politique pour
les faits littéraires

exposer
n'éclaire rien, et occulte leurs

prisonnière des schémas d'un
marxisme éculé, selon

aspects les plus significatifs.
L'Occitanie fournit la

que

dont la
jamais eu
d'équivalent nulle part ailleurs,
ils savent qu'ils participent à une
même aventure et qu'à travers
eux progresse une conscience,
une avant-garde, une humanité
en marche, dont ils sont les pion¬
un

cohésion n'a

anthologie de la littérature occi tane, où le parti adopté par les
auteurs de se placer au point de

expérimentale

visage d'une
conquérant.

Tous les Troubadours

forment

volumes récents de Y Histoire et

preuve

-

l'originalité
phénomène, - Modèle
de méthode, auquel il faut
revenir. Ainsi est posée la
problématique, l'événe¬
ment qu'il faut expliquer
une identité culturelle qui

dours. On le vérifie dans les

vue

-

du

ou

tableau culturel de l'Occitanie

sans

-

Nelli définit

que
des

"guerràs baussencas" ou les
jeux de bascule de Trencavel et
de tant d'autres n'expliquent en
rien l'essor de la poésie et de la

malement,

chantier littéraire et

opposant la fin'amor à
l'amour chevaleresque,

tanie, de croire à une histoire de
l'Occitanie, alors qu'on ne peut

étaient des lieux de débats où les

Ces

méthods seraient

les

bilité collective. En

d 'Occi¬

questions de
depuis long temps réglées si les organisations
et les publications occitanes

douloureuses, mais utiles.

:

tion infléchissant, inver
sant le cours de la sensi

moins tendancielle,

repérer que des tropismes ou
fragments d'actions poli tiques éclatées, qui n'ont jamais
pu se relier, ni en réalité, ni en
intention, en un système global.
C'est bien pourquoi ce pays ne
s'était jamais donné un nom, et
les meilleurs historiens, Duby en
tête, refusent un terme politique¬
ment anti-scientifique. Les que¬

voie

dentale. Non pas jeu
: mais interven

la base d'une cohésion

1 ' erreur de 1 ' Histoire

qui
marque exactement son territoire
d'historien, et dit ce qu'il en est à
l'intérieur de son champ de tra vail. On va pouvoir marcher en
terrain non piégé, et démêler
l'écheveau des conceprs. Cela
impliquera des révisions parfois

ouvert la

d'idées

sur

méthodologie.

a

unitaire, échappant
idéologies et
contraintes religieuses,
politiques et lignagières.
La fin'amor et la poé tique qui la soutient ont
marqué la civilisation :
acte fondateur, qui
réoriente la pensée occi -

culturelle foncière. Partout

Et voici Martel

mental de

domaine occitan.

aux

son

au

-

moral

identité créatrice dans le temps et

politique,
qui les
justifiait. Ce fut à mon avis

Occitanie... Problème fona-

un

des structures militantes, une

ailleurs les cultures sont nées

a

Troubadours ont instauré

sujet, justifiant

l'Université de Toulouse, dans

: un

en

L'évidence est là

sentent

responsables

qui

phénoménologique, en proposant
une
interprétation des contenus
de l'expérience poétique, com prise enfin de l'intérieur.
Prendre le phénomène
culturel en soi, avant d'étudier
ses conditions
d'émergence...

phénomène bi-

dont tous les écrivains

article de foi

Nelli

face, linguistique et culturel,

précis et clair de Philippe Martel.
A combien de débats ai-je parti¬
cipé depuis quarante ans, à
les instances

recherche

choix, des créateurs...

L'Occitanie fait la preuve qu' une

un

envahi toute la science contem

le pôle
5

lequel

d'un coté, fonction du

logos
poème ou

de l'autre. Cette découver¬
appartient à une langue et à un
peuple... Une koinè quasiment
unifiée s'est constituée par-delà

canço
te

l'économie engendre la politique

les dialectes. Et l'on peut remar¬

laquelle engendre la culture.

quer en outre que ce

même pays

�Linha

Imaginòt
Débats

2e trimèstre de 1999

...

Cortetas... Cortetas...

^ s'est doté d'une code de notation

tions, l'Eglise, en alliance avec

Trois cultures de classe ( classe

musicale ( dite aquitaine ), utili¬
sée sur toute l'étendue du terri

paysannerie, avait agi selon
moyens : elle avait inventé
une idéologie, la Paix de Dieu,
par laquelle elle espérait impres¬

religieuse, classe aristocratique,
bourgeoise), non cultures
nationales, mais liées par des
liens d'engendrement, en général
conflictuels, qui les rendent insé¬
parables, de sorte qu'elles peu vent être légitimement réunies

la

ses

-

TV

Patrick Le

Lay, P.-D. G.
télé bre tonne bilingue pour l'an 2000.
60 personnes seraient char gées de travailler sur un pro gramme généraliste avec fic¬
:

toire.

Enfin dans les scripto

de TF1, promet une

les autres pays

nation, c' est

-

quai du point du Jour

921000 Boulogne Billancourt
Tèl : 01 41 41 12 34
C. Sicre

(répondant sur
Radio-Campus à la question
Pourquoi ne te voit-on plus à
Uzeste

?)

:

" Castan est pro

-

grammé chaque année à tous
les débats, c'est génial, je me
suis boulégué pour ça, ma
mission est finie mais

je

reviendrai, je vais essayer de
convaincre Lubat d'inviter

Socrate et
Les

Tocqueville..."

Rapsorders Prunefa,

vous

connaissez ? Sûrement pas.

Personnellement, je les ai ren¬
contrés par hasard. Ils inter viennent là où ne les attends
pas. Us ne sont jamais annon¬
cés et ils affectionnent les
contextes

difficiles.

Leur

musique révolutionnaire
n'engendre pas la mélancolie.
L'improvisation est leur
domaine. Imbattables. Mais
n'aurez pas leur adresse.
Demandez-les sur la Linha.
vous

Llengues Vives es lo bulletin
d'actualitat linguistica del
sud-oest europeu. Es bimes comuna

redaccion

una

galego-portuguese,

asturo-leonesa, basca, aragonesa,

trublions. La

nommée par erreur

ne,

une

une

culture d'hori

-

cosmopolite, qui invente un
discours européen et le débat sur
la psyché. Elle élabore ses
valeurs : le travail scientifique a
aujourd'hui pour objet de ies
exhumer, de les interpréter. D'en
fournir une présentation critique,
d'en mesurer la portée, souvent
considérable, sur quoi peut
s'appuyer l'action militante.
Il ne s'agit nullement
de concepts errants (type "la
zon

occitana

Dins cada

e

catalana.

numéro

i

a

articles

culture dont

le même vocable
Elles

un

appartiennent à

même mouvement, à un

conséquences allaient traver¬

même

ser

des siècles. En

audace, à l'origine d'un nouveau
chantier, d'un nouveau monde de

concurrence

la culture

religieuse, ces
"jeunes" fjovesl exclus ne restè¬

la

peuple

mence au

où

l'Eglise s'est
comme

responsable de
l'ordre dans

ce

pays sans maître,
sans roi effectif :
elle fit alliance
avec

la paysanne

s'inquiète juste¬
Philippe Martel), qui mas¬
quent la véritable alchimie de
l'être et la poétique, dont on sui¬
vra les progrès, les ombres et les

( Conciles
de

paix ), alors que
partout ailleurs elle
soutenait la hiérar¬
chie féodale et

lumières, selon les moments et

d'idéologie, mais

sa

pression sur ceux
qui travaillent.
s'enclencha un long pro -

processus daté et localisé, et
l'évidence d'un sujet élitaire, la

rent

rent aussi la

cessus

classe cultivée et

rité de leurs chefs féodaux.

pour une part, la conscience
moderne. Tous les événements

un

aristocratique,
présente sur tout le territoire. A
l'intérieur d'un phénomène plu¬
ridisciplinaire, la littérature joue
naturellement un rôle spécifique
de marqueur d'identité.

pas

l'intimité du coeur, de la vie

fondamental du devenir. L'horlo¬

intérieure, par les moyens du
chants, seule issue pour affirmer
leur dignité.

ge

l'amour et de la morale, des rap¬

décline
la

hérétique, ainsi
li. Nous

se

en trois temps. D'abord
paix de Dieu inspire puissa -

que le note Nelalors vers

pays est

du temps est ici spécifique

ment

culturelle.

locaux"

la théocratie chrétienne constitue
un

facteur de stabilité. Les trou¬

du Xle

siècle, comme paradoxa¬
l'appel de Clermont à la
Croisade. Puis c'est l'explosion

est

lement

d'un conflit social et idéolo

littéraire des troubadours... troi¬
sième mode d'expression, le

crit

née de manière

gique, dans
aucune

F.-M. C.

rie turbulente le conflit était per¬
manent. Pour mettre à la raison

bourgs. Cette approche très sché¬
matique ne tient pas compte des
zones de
mélange et de diffusion
des trois utopies successives.

6

-

un ciel
nation.

originale,
où

ne

s'ins

-

-

princi¬
16 janvier

vrés

qu'en fonc

tion d'elle. L'identité occitane

Larrazet Anne Brenon, se trou vaient principalement dans les

de guerriers désoeu¬
qui multipliaient les exac -

-

Au-dessus du

pouvoirs
(Philippe Martel), seule

pales, expliqua l'autre jour à

groupes

-

"fourmillement des

dite, en
remarquant qu'entre l'Eglise
dominatrice et la jeune chevale¬

ces

le théâtre, quelle

badours n'existent

catharisme dont les bases

l'histoire proprement

ce

que soit leur extension propre,
s'articulent autour de cet axe

l'art roman, le renouveau
musical et les épopées occitanes
ment

revenons

de tensions d'où sortit,

dont

L'identité occitane

-

Ainsi

poètes s'engagèrent, avec la
complicité des épouses des
princes, dans l'exploration de

ports inter-individuels, l'émanci¬
pation de la jeunesse, dans un
monde qui était entièrement
dominé par la pensée de l'Eglise

Barcelona.

à mi-chemin, et secouè¬
discipline et l'auto¬

Contestataires universels, les

Qu'est-ce qui a motivé la clas¬
se aristocratique
pour élaborer sa
propre culture, sa conception de

gnement de l'Eglise qu'elle s'est
dressée, dans un sursaut quasi-

-

rie contre les

ment

romaine ? C'est contre l'ensei

-

moment

considérée

tolérance" dont

les lieux. Pas

grande

avec une

pensée... L'Occitanie com

femme, la démocratie, la ville, la

lenga.
Llengues vives BP 5224 08080

dins cada

une

sous

d'Occitanie...

les

avec

3.

(J.-M. B.)

trial amb

à elle tous les

affichait ainsi

240 000 abonnés.
!

ramener

de la civilisation. Non

celtiques est également pré
vue. L'objectif
chiffré est de
TF1

sionner et

de breton. Une

cours
sur

-

calligraphie occita¬

"gothique"... Tous les instru ments d'expression sont réajus tés, renouvelés, signes d'une
identité qui s'avance sur le front

émissions jeunesse et
musique, magazines informa¬
ouverture

une

fin'amor (joi e
jovent ) apparaît en quelque sorte
comme la contre-idéologie de la
paix de Dieu : la jeunesse indoci¬
le, écartée du pouvoir politique,

tions, documentaires, directs,

tions et

ria, c'est

classe

*

1999

Article paru

d'Union
Larrazet.

-

dans le

maison

Trait

de la culture de

�Linha

Imaginât

Débats
2e trimèstre de 1999

A ...Cortetas,..Cortetas...
l

D'après

Occitan e Francés

moi

enà participar ara discussion

l

\
|
|
]

En 1988, la Maison de la culture de Larrazet avait organisé

1

neurs,

un

Renat Duran

Miquèu Pujòl

(Où ! "La Linha" !), que
vivem, qu'ac volgam o non.
vem

Jean-Marc Buge ici dans sa Bona discutida en darrèr

réponse à Domergue Sumien
indépendantiste du CROC, a
récemment écrit quelque chose
d'inexact d'après moi. JeanMarc Buge y a affirmé que dès
qu'on intervient dans la société,
on fait de la politique, chacun de
ces plans garde son autonomie ;
je dirais à la différence de lui,

présenter à des élections
politiques c'est autre chose
qu'animer un club de foot.
que se

restent

signale

Imaginòt les méchants

les nationalistes. Je

vous

élément au dos
d'anciens Résistants

comme

sier que
mènent

en ce

moment

-

une

bataille
rer

juridique afin de récupé¬
leur sigle d'alors Le Front

National. Ces anciens Résistants

veulent le

reprendre à leurs
piqueurs Jean-Marie Le Pen et
Bruno Mégret. Ce Front National-là de gauche avait résisté
contre les Nazis. Preuve que le
mot nationalisme ne veut pas
nécessairement dire fascisme,

xénophobie

ou racisme comme
certains le martèlent sans cesse
dont la Linha

Imaginòt. Je pense
cependant que les occitanistes
n'ont pas à traîner comme un
boulet l'utilisation contradictoire

de

ce

mot par

intérêt à

les gens, qu'ils ont

contourner

l'obstacle

sémantique. Même si l'enjeu
existe à expliquer que toute lutte
anti-colonialiste

(un de

est

nationaliste

copains disait que
chaque fois qu'on emploie le
mot

mes

Occitanie

lisme).

on

fait du nationa¬

res

-

Aquera istoèra n'ei pas
d'exterior, qu'ôm
poderia prcnc o daishar a volontat : qu'ei
qu'ei
en nosaus
nosaus, que nos a faits. Que nos

ua

quauquarren

sentim eretèrs de 1789, dera

Comuna, de 1936... D'autes que
causiran d'autes

exemples. No i
a cap vergonha a èster occitans,
solide ! mes pas tanpôc a èster
franceses. Quina chança ! Duas
lengas, duas culturas qu'avem, e
quina mutilacion se era ua escanava era auta. Aquô que devem

affirmacion deth

Italiens... L'Occitanie libre, c'est

diser, defene's contra era nega cion dera occitanitat, mes sense

être aussi

proche de Barcelone et
Turin que de Paris." Se prenem
"proche" en un sens geografic,
qu'ei indiscutable, mes en aquera
mestior, era geografia no sufeish
pas, e D.S. qu'ac sap. Co pru mèr, qu'ei ua istoèra, era nostra
istoèra, e tamban era de França.
No podem cap uei d'un còp de
calam denegar aquera istoèra que
nos liga tan pregondament,
Occitania e França, plan mes que
dab cap d'aute nacion. Ara
Catalonha

e ara

balhar chic

Dab

França plan d'autas cau¬
ligat : Occitania qu'a
subit era conquista, solide ! E çô
qu'un R. Lafont aperèc era
"colonisacion interiora" (çô
que's discuta pr'amor eth noste
estatut n'ei pas james estât eth
même que eth deras colonias
d'en-dèra er'aiga...), mes aquô
qu'ei estât de longa intégrât, e

ua

solament

era

mes

d'umilitat quan

cultura francesas que son nos-

lenga e era
cultura occitanas. Eras incanta tras autant coma era

cions

l'intérêt suscité (livre

r

jourd'hui épuisé). La maison

i

de la culture de larrazet envi

i

sage

!
!
[
[
;
]
|
I

com

-

(J.-M. B.)

Maison de la culture 825000
Larrazet Tel

:

05 63 20 71 22

Les

:

!

bâtisseurs de la marge
Nathalie Boudé reprend

i

mois

i

!
]
)
|
[

d'enquête

sur

de
dixles réseaux

de chômeurs, la réalité de
"retour" à la terre, les réus

-

sites de l'économie alternative
et solidaire, et la Grande

Révolution des Quartiers du

1

Monde (Le premier livre sur la
| GRQM). Du beau travail,
Disponible à notre adresse
! (135 F+ 20 F de port).
! (J.-M. B.)
i

e era

lenga de boès

I
1
|
|
|
[

ATTAC est l'Action pour la
Taxation des Transactions

1

taxation des transactions

1

les marchés des

i

aussi la taxation des revenus

i

du

i

financières
Citoyens a

pour

l'Aide

sur

changes, mais

capital, la lutte contre les
paradis fiscaux, contre

!
!
!
|
|
|
]

l'Accord Multilatéral

1

centres

no

aux

objectif la
création d'un impôt mondial
de solidarité prélevé par la
pour

sur

l'Investissement (AMI)...
un même ordre d'idées
différents groupes à travers le
monde invitent à manifester le
18 juin, date de réunion du

Dans

G7, devant les principaux
financiers, pour

'

catalans

o

italians.

..

I
]

M. P.
Aurelhan

(Que fè émissions en occitan a
Radiò-País mes s'i serveish de

d'un Estât,

de tots eths

naishem, parlam, escri

et a

mencé par rencontrer certains
responsables afin de préparer
au mieux ce grand moment.

II est sorti, il est là

i

côps deth francés !)

romanisats. Franceses don-

que

contres en 2000

-

ren-

I

estats solide ! Coma avans èram

cas

de renouveler les

la

coopération dans un monde
pôden cap remplaçar ua réflexion
différent
sus
çô qu'èm. Oc ! Que'm sem¬ ! ATTAC 9bis rue de Valence
bla qu'èm mes franceses que
! 75010 Paris

poples deth
"Exagon". Francisats qu'èm
estats

au-

1

qu'avem pertatjat desempueish
ua longa aventura istorica, que
pas

-

1

jetam anatèmas contra ua lenga e

sas nos an

mes era

era francitat.
Meslèu que ua

utopica
"independencia", benlèu nos
poderiam amassar ena lutar per
ua "autonomia" (en prumèr cul turala) que déjà demandarà un
long camin, quand ôm veg que
plan deths mes nacionalistas de
nosaus no saben parlar e escriver
sonque en francés. No disi cap
aquô coma un reprochi mes
coma un constat que nos deveria

liga
na.

avec

I

denegar

Italia que nos

era romanitat, mes eth fran¬
cés tamben qu'ei ua lenga roma-

le rugby

i

,

Domèrgue : "Je ne vois pas pour¬
quoi nous devrions rester plus
Français que Catalans ou

n'ei
R. D.

(37), bona

ponsa de J.-M. Buge a
Domèrgue Sumien. Que i auria
pl ci ri de causas a diser e, en occ»
tan, tôt a diser ! Puishquet tôt es
dit en frances en aquera revista o
pòc se manca, e qu'èi çô qui li fè
tort ath mièu avis. Sense aquò,
quin plaser !
Que voleria uei sonque
discutar

En dehors de ça, pour
La Linha

numéro

sur

dirigeants... Les actes
avaient été publiés devant

'

■m

colloque

de nombreux joueurs, entrai

-

y
7

Tèl

:

01 43 36 30 54

www.gn.apc.org/junel8

�Européenne
langues régionales ou minoritaires :
un danger pour la République
La Charte

des

———

R. Andrau,

5 Novembre 1992, le

e

L

Conseil de

l'Europe a
adopté une charte sur les
langues régionales et les cultures
minoritaires comprenant 95

articles dont 35

au

moins doivent

être

obligatoirement appliqués
par les Etats qui la ratifient. En
septembre 1996, le conseil d'Etat
l'a jugée incompatible avec notre
Constitution qui déclare le seul
français "langue de la Répu¬
blique", mais ensuite B. Poignant
(Maire PS de Quimper) a remis à
L. Jospin un rapport très favo rable à la signature (1er Juillet
1998). De

son

exige qu'on "encourage l'usage
langues régio nales

minoritaires dans la vie

ou

exprimés par les
pratiquant ces langues"

voeux

groupes

(art. 7). Ainsi seraient constitués
des

"groupes" (?), des

commu

limites incertaines, ce

d'un travail commencé il y a

plu¬
Allemagne.

avaient à

réviser la Constitution pour

l'adopter. La priorité, logique

dont l'unité nationale est souvent

-

ment, est de discuter au fond du

encore

incertaine. La tendance

les

générale de cette charte est donc
de renforcer (de privilégier) le
régionalisme ; elle se situe dans
ce courant politique qui vise à
construire une Europe des
régions plutôt qu'une Europe

étroitement liés à

des nations

-

port Poignant.

dans

ces

Or

ce

qui frappe,

deux textes, c'est que

problèmes linguistiques sont
une
conception
politique de l'Europe et de l'Etat.
Un certain nombre de

ces

articles visent à établir le

droit

d'expression dans une
langue minoritaire dans des pays
où il n'est pas reconnu. Soit,
mais en France on peut parler,
écrire, chanter, enseigner, donner
des spectacles dans n'importe
quelle langue et donc ces dispo¬
sitions de la charte

apportent rien de

ne nous

nouveau.

Par contre la charte

.

contre-courant

avec

et en

du les

armes

théorie

en

politique et qu'elle

a

à la main.

défen¬
Alors,

c'est non au rap
port Poignant.

aucune

étude

les frontaliers ; mais avec

conversation ? Et

ne

de toute notre his¬

serait-il pas

en

même

oublier que

le FN l'encourage
systématiquement dans les mai ries qu' il a gagnées ? Comment

Espagne, Macédoine, Slovénie,
Croatie, Suisse Luxembourg,
etc) on voit bien que le problème
national se pose pour eux tout

oublier les dérives où autono
mistes et nationalistes ont entraî¬
-

né

Qui

une
partie des Corses, des
Basques ou des Bretons ? la
plume de Poignant retrouve

pourrait s'étonner que la France
demande le respect de ce qui
fait son originalité de ses diffé¬

cependant toute

8

sa

apparaît très tôt dans notre
la simple
conséquence des décisions du
pouvoir central ; il est formé et
fortifié progressivement, en
même temps que l'unité poli tique du pays, au cours des mal¬
histoire. Il n'est pas

heurs et des succès de notre his¬

toire

commune.

La

République

a eu le
mérite de l'associer
de la démocratie

:

première
très grand
aux

valeurs

proclamer la

indivisible,
sur l'égali¬
té des citoyens par la suppression
des discriminations et des privi¬
lèges. Cette logique égalitaire
une et

confirmait

une

évolution

com

-

depuis longtemps, l'effa¬
langues régionales
devant le français. Il est remar quable qu'il n'y eut jamais de
mouvements populaires d'oppo¬
sition à cette politique linguis tique ; au contraire les luttes pour
la défense de l'école laïque ont, à
plusieurs reprises mobilisé mas¬
sivement les républicains.
mencée

temps que Poignant ne dit rien
des dangers, pourtant bien réels,
que présente l'exaltation du
chauvinisme régional. Comment

liste des pays signataires de cette
charte (Ukraine, Allemagne,

Le sentiment natio¬

c'est fonder la nation

italien...aux italiens ?

toire que de nous engager dans
cette voie. Si l'on consulte la

-

République

plus simple (et plus sûr) pour un
Corse ou un Provençal de parler
On constate

3

-

nal

quels voisins les locuteurs du
breton engageraient-ils la

Ce serait aller à

autrement que pour nous.

Révolution l'a définie

-

historique
des problèmes envisagés, aucun
effort pour en donner une des cription actuelle. Il ne fait que
reprendre les revendications les
plus discutables des régionalistes
les plus radicaux. Et avec des
arguments d'une indigence stu péfiante : il affirme par exemple
que l'emploi des langues régio nales faciliterait les échanges

nationales existantes.

l'esprit l'exemple de
l'Allemagne où les lander ont
une large autonomie, et des pays
d'Europe centrale, des Balkans

juridique car si
répondait vraiment aux
de notre pays, il faudrait

la Charte

-

contient

de façon permanente, les

en

de ces évi

dences. Or, ce rapport ne

Manifestement les rédacteurs

Nous n'entrerons pas

ici dans le débat

1

sible que
tienne pas compte

en

sieurs années

de la Charte et du rap

incompréhen¬
le rapport Poignant ne

qui entraî¬

Constitution.

contenu

2-11 est

nerait nécessairement des

structures

quand il reprend le thème favori
des autonomistes : la critique du
jacobinisme, qui serait
aujourd'hui dépassé eî devrait
être remplacé par le "choix
girondin" (p 63). Ainsi donc ce
qui est rejeté par Poignant c'est
bel et bien la conception répu¬
blicaine de la nation telle que la

pour nous,

-

nautés transnationales, aux

La charte est l'aboutissement

intérêts

juger les choix des autres pays
européens, nous n'avons pas non
plus à prendre des mesures qui
ne sont adaptées ni à notre histoi¬
re, ni à la situation politique et
linguistique de la France
d'aujourd'hui.
à

considération les besoins et

les

rapport qu' après de subtiles
interprétations juridiques la
Charte serait compatible avec la
autre

histoire séculaire, est erctreme ment forte ; si nous n'avons pas

,

en

? La France est telle

qu'elle est : son unité nationale
et linguistique, résultat d'une

publique eî dans la vte pnvee
qu'on organise " des échanges
internationaux pour les langues
pratiquées (...) dans plusieurs
Etats", et que les Etats "prennent

cause,

un

rences

oral et écrit des

conflits et surtout remettrait

coté, G.

Carcassonne conclut dans

P. Beretti, A. Daspre et X. Giovanetti

vivacité

cement des

4

Il est cependant
dans le cadre répu blicain, les régions telles qu'elles
existent aujourd' hui cherchent à
-

normal que,

�Linha
Deba

Imaginòt

wmsmm
■

2e trimèstre de 1999
définir leur

originalité. Celle-ci
fixée une fois pour

n'est pas

un corps d'interprètes... par¬
faitement inutiles. Ce serait

toutes, elle se transforme, se

bien le comble de l'absurde

construit

! Mais si cette

chaque jour. Ceux qui
donnent à notre région ses carac¬
téristiques actuelles, ce sont les
Provençaux des années 2000,
c'est-à-dire tous ceux, quelles
que soient leurs origines, qui

prendre la connaissance
d'une langue régionale

vivent et travaillent ici.

comme

Or, la population pro
vençale s'est profondément
modifiée

ces

-

dernières années.

située entre l'Italie
du Nord, le couloir rhodanien de
La Provence,

communication Nord-Sud et

une

façade maritime tournée vers
l'Afrique et l'Orient, a toujours
été une région de passage et
d'échanges ; ce n'est pas un
hasard si Marseille, la deuxième
ville de France, est

cosmopolite.

Cette vocation d'ouverture et
d'accueil

se

manifeste

aujourd'hui par l'arrivée conti nue de Français venus d'autres
régions (76 000 par an en
de 1982 à 1990),
d'Européens (29 000), de magh¬
rébins (30 000) et d'autres étran¬
gers (47 000). Si bien que 52 %
des Français vivant en ProvenceAlpes-Côte d'Azur (et 60 % des
actifs) ne sont pas nés sur place,
alors que la moyenne nationale
est de 67 % (1). On sait aussi que
notre région est devenue le
second pôle culturel français
après Paris pour avoir su attirer
des artistes, des écrivains de pre¬
mier plan et que les festivals
internationaux (Avignon,
Cannes, Aix, etc) ont un rayon nement qui dépasse le cadre
européen. Comme notre région
moyenne

celle aussi

qui attire le plus
de touristes, français et étrangers,
on comprend
que, dans ce
contexte, la langue provençale
soit à peu près complètement
sortie de l'usage. Cette évolution
est irréversible et, malgré des
différences selon les régions, elle
est générale (2). Il est bien évi dent aujourd'hui que tous les
français parlent et compren nent le français Pourquoi ces
citoyens emploieraient en public
(comme la charte l'exige), c'estest

.

à-dire
une

au

Palais de Justice, dans

hôpital, une autre
qui obligerait à créer

gare ou un

langue,

ce

SliiUC.nUii
PCP„iai.«

pratique était
pourtant instituée ("encou ragée" par la charte), on en

Info.

(nation

i

Í1 KÍ!»Í-îiï

j

viendrait forcément à

ment

des fonctionnaires

ÌSíS^

v~r» .fc» jr «s.00,0.^«^^

?ÍSI

critère de recrute

: au

publique
nationale, indépendante du
pouvoir politique, on aurait
ce

des

au

Secrétaire Général

I

servi¬
Républicaine.

Sans commentaire...

I

O nr»i

•—«

n/ornomonl

JJ^V.WIUVMIVIH

ee&gt;

nrónpra ò rof i-fîor jo /'Traifé
I
(~M V/^ui

C4

UIIIIUI

les et minoritaires». Contrairement à

-

ir*P&gt;SON « l ÍOOCAlOr. "

IDENTITÉ !

NOTRE

AFFIRMER

"groupes" régionaux.

5

;?«:
v-

mm

éSEP

Gérard CONTREMOULIN

EDITORIAL

lieu d'une fonction

des fonctionnaires

||®É

mm

-

C! îf"

10 w I I Cl II. o ou i u

le rapporteur Bernard POI¬
(député-maire de Quimper), c'est tout le texte qu'il faudra appliquer !
Résultat : obligation d'instituer l'enseignement des langues régionales dans l'école
publique. Le risque est grand de passer de l'enseignement de la langue (option)
à l'enseignement dans la langue (obligation)... Ensuite, à l'exercice du service
public dans la langue, à la justice dans la langue...
Où sera, alors, l'égalité d'accès aux emplois publics sur le territoire, l'égalité
d'accès des citoyens aux service public, etc. ?

Il faut enfin

ce

que pense

GNANT

rappeler que l'enseignement
des langues existe déjà :
dans l'enseigne¬
ment supérieur sont ensei gnées toutes les langues
régionales (une chaire au
moins par région), et bien
-

La république est «une et indivisible». Elle parle le français !

,

entendu, toutes les autres
ni la charte ni le rapport

Poignant
qu' est
une langue régionale ou minori taire. Et pourtant il peut y avoir
sur ce sujet des discussions sans
fin : dans notre région, par
exemple, les débats entre occitanistes et provençalistes durent
depuis des dizaines d'années...
Quant aux langues dites minori¬

langues étrangères.
-

dans les

ne

collèges et

les lycées il y a des professeurs
de corse, de breton, d'alsacien,
d'occitan ou de provençal, de

basque et de catalan. Et d'autre
part, de langues dites minori taires
le

comme

l'arabe, le chinois,

polonais, etc.
On peut

discuter le
répartition de ces
professeurs, mais il est évident
qu'il n'y a aucune opposition
de principe à l'enseignement
de ces langues ; la France n'est
pas la Yougoslavie !
Le primaire est un cas
particulier : jusqu'à maintenant
on n'y enseignait que le français.

taires, comment

nombre et la

Des essais sont

en cours

écoles de

pourra

alors commencer.
En attendant, nous

demandons à

nos

élus

au

Parlement et dans les Conseils

régionaux et généraux de rejeter
concession la Charte du

sans

Conseil de

dresser la

l'Europe sur les
langues régionales et minori

grandes villes des

-

taires.

nationalités

-

( et de plus

amples informations ) voir

Il est inutile de

:

chercher à trier dans cette charte
les articles

R.

qui seraient

conformes à notre Constitution :

pour

ajouter

tions recueillies, un vrai débat

Pour des contacts

6

orientation politique
générale, comme par ses disposi¬
tions les plus importantes, elle
est inadaptée à un pays dont
par son

l'unité natioanle est

particulière¬

forte, et depuis longtemps.
Nous devons écarter aussi le rap¬
ment

port Poignant

qui

ne

un

mérite mieux. Il faut le re-exami-

que

ner

9

à

ANDRAU 8,

Lambert

-

P. BERETTI
Mer

-

place Gustave

83000 Toulon

186, chemin de la

10 Villa del Sol

-

83140 Six

Fours
A. DASPRE 92, rue Ernest
-

Nogré

83000 Toulon

X. GIOVANETTI
Chantai

-

Lot.

98 Allée des

La

Epicéas

-

83130 La Garde

fait

qu'exposer l'opinion des promo¬
teurs des langues régionales.
Schématique et partial, il ne peut
pas servir de point de départ à un
débat ouvert et approfondi. Le
problème des langues régionales

Nationale.
Mais il faut

giques, historiques et linguis tiques conduites objectivement.
Après la diffusion des informa -

différentes ?

dehors de F Education

en

nos

élèves de 10, 15, 20

enseignement de ce genre le
feront

en

ce

liste, quand on trouve dans nos

l'apprentissage d'une autre
langue vivante, parfois même à
partir de la langue maternelle.
Quel que soit le résultat de ces
expérimentations, nous pensons
qu'on ne doit pas créer des
écoles bilingues où la langue
régionale (ou mioritaire) serait
mise sur le même plan que la
langue nationale. Ceux qui sou haitent donner à leurs enfants

disent clairement

partir d'études sociolo

-

(1) Voir Le Monde du 17 Février
1998.

(2) En Languedoc,

par exemple,
comprenaient l'occitan et 9%
le parlaient souvent en 1991, mais
en 1997 les chiffres sont respecti¬

48%

vement de

3 Juillet

34% et 5% (Le Monde,

1998).

�Linha

Imaginòt
prouvé

efficacité face à

son

l'adversaire, mais elle est deve¬

Le nationalisme

français :

nue un

problème à partir du

moment où elle s'est transformée

idéologie et où l'arrogance et
pris le pas
dans le concret quotidien sur les
en

un

danger pour tous

la condescendance ont

—

valeurs humanistes.
Un centre,
une

-►

Jean-Marc

Buge

culure,

devenus

au

une

langue,

idéologie sont

une

fil des siècles et de

façon officielle hermétiques à
toute influence extérieure. Le

de soi, qu'il ne pou¬
pas en être autrement et que

jourd'hui

Dans la mouvance des

républicains laïcs et sans
jusqu'aux extrémi -

vait

va

de

l'Eglise et de l'Etat et où les

conflits armés contre les voisins

tés de Charlie-Hebdo, les natio¬

la fin des

nalistes

français sont aujourd'hui
perturbés dans leurs certitudes.

nationaliste fait des ravages.
C'est comme un destin inéluc

Remercions R. Andrau, P.

table, guidé par la volonté d'une
égalité des citoyens. Tel est le

européens faisaient partie des
possiblités voire du vécu quoti dien, la pluralité culturelle n'était
certes pas en apparence l'urgen¬
ce du moment. Depuis elle l'est
devenue. L'école républicaine a

maître-mot

été

aller

Beretti, A. Daspre et X.
Giovanetti

d'essayer de

poser

calmement le débat.
Il est clair

cependant
que nos républicains laïcs ont
une vision très partielle et super¬
ficielle des questions linguis tiques qui sont aujourd'hui au
coeur

de l'évolution démocra

tique du

-

France. Nous ne
pouvons que les encourager à
"ré-examiner (le problème) à
partir d'études sociologiques,
historiques et linguistiques
conduites objectivement" comme
pays

ils le souhaitent, car une bonne

partie de l'histoire des français
ne figure pas (ou peu) dans les
manuels scolaires de l'Education
Nationale. Les troubadours, les

cathares, les huit siècles de litté¬
rature occitane, le baroque occi¬
tan, le

félibrige (sans parler des
autres cultures de France) ou la
pensée anti-centraliste ne font
pas partie des meilleures pages
enseignées à nos enfants. Quant
aux
langues de France, on pour¬
rait croire

en

lisant Andrau-

Beretti-Daspre-Giovanetti

que
de soi et que tous les
élèves de France ont le choix des
cela

va

langues qu'ils veulent apprendre.
Quand on connaît la réalité, ces
affirmations relèvent du

menson¬

geLes auteurs
sent

nous

bros¬

rapidement un portrait histo¬
rique de la belle "République
une et indivisible",
portrait
quelque peu tendancieux. On
croirait que la France d'au¬

la situation est immuable jusqu'à

temps. L'idéologie

duquel
bien des

au nom

ferait passer
choses. C'est

au nom

-

on

un

formidable outil d'ascen-

nationalisme

français est
aujourd'hui une dure réalité, sans
que les principaux concernés en
âiciît

réellement

conscience.

Toute introduction de la
est

alors vécue

pluralité

comme une

agression, comme la remise
question d'une identité

en

immuable. Pour les auteurs de

de

l'égalité que tous les
citoyens doivent parler
la même langue et uni quement cette langue.
Car contrairement à

ce

qu'avancent AndrauBeretti-DaspreGiovanetti les "langues
régionales" ne se sont
pas "effacées" (!)
devant le français. Il y a
toujours eu une volonté
délibérée d'imposer le
français sur les autres
langues ramenées idéologiquement au rang de
"patois", notamment au
travers

de l'Education

Nationale. Et
est

devenue

l'égalité

en

France

l'ennemi de la

pluralité.
Pour que tous les citoyens du
monde soient égaux, il faudrait
qu'ils ne parlent qu'une langue
(nul doute que nos républicains
pensent alors à l'anglais qu'ils
apprécient certainement dans ce
rôle !). La possibilité de parler
plusieurs langues est considérée
comme un
privilège, qui comme
tous les privilèges, doit être aboli
dans la belle République ! La
"logique égalitaire" est impla cable. Et les auteurs de l'article
de remarquer

qu'il n'y a pas eu
d"'opposition à cette politique
linguistique". A une époque où
le débat portait sur la séparation

cion sociale et

au nom

de cette

réussite,

on a pu faire passer de
nombreux reniements. Des mil

-

lions de

Français ont ainsi mis le
mouchoir sur une partie de leur
identité pour pouvoir participer à
ce

mouvement efficace. Mais la

machine éducative
sûre d'elle et de

sa

française,

réussite,

a eu

beaucoup de mal à s'adapter à
l'évolution du monde

et

des exi¬

démocratiques qui en
quelques décennies, ont subi de
profonds bouleversements. Cette
gences

certitude dans des structures et
des valeurs a été encore renfor
cée par

10

l'article, ce qui est vrai pour les
régions ("leur originalité n'est
pas fixée une fois pour toutes,
elle

se

transforme,

se

construit

chaque jour") ne l'est pas pour la
République Française : "la
France demande le respect de ce
qui fait son originalité, de ses
différences". La France est pla cée au-dessus des aléas de la vie,
du mouvement du

s'arrêtent à

ses

monde, qui
frontières,

comme le nuage nucléaire de
Tchernobyl. L'idéologie apparaît

clairement. Toute intrusion est
alors diabolisée

:

ici la notion de

-

la période gaulliste qui a

"groupe". La charte européenne

�Linha

Imaginòt

Débats

2e trimèstre de 1999
est

alors

le fait d'abandonner la

cer

le

occitane, Andrau-Beretti-Daspre-

soupçonnée de "renfor¬
régionalisme" et le rapport
Poignant de "reprendre les
revendications les plus discu tables des régionalistes les plus
radicaux" et de

ne

rien dire "des

dangers, pourtant bien réels, que
représente l'exaltation du chau vinisme régional". Les exaltés,
ce

sont bien les nationalistes

français qui

ne

voient

pas que

les

mouvements nationalistes

réactions vioientes et idéoio

-

giques. Si les langues, les cul

-

leurs histoires étaient

respectées, cela empêcherait les
extrémistes de trouver des pré textes, et de se monter la tête en
vase clos, car au-delà de la cultu¬
re il s'agit bien du respect de
l'identité des individus. Lçs exi¬
gences citoyennes sont aujour¬
d'hui différentes de ce qu'elles
étaient il y a quelques décennies.
Si les langues de France étaient
considérées comme égales, les
raisons de s'opposer au système
seraient bien moindres.
Au total

nationaliste

l'idéologie
empêche de perce

-

voir la réalité des événements
tels

qu'ils sont et tels qu'ils évo¬

luent les

uns

par rapport aux

autres. Ainsi suivant Andrau-

Beretti-Daspre-Giovanetti, il ne
faudrait pas promouvoir les
langues de France qu' ils appel lent "régionales" parce que le
Front National "encourage le
chauvinisme régional". Si nos
auteurs s'intéressaient

un

sortent

La celtitude

les chiffres

démontrant que

la région
Provence-Alpes-Côte d'Azur est
une terre
d'immigration et de
passage, alors qu au contraire ce
sont très souvent les parents
d'élèves étrangers à la zone occi¬
tane qui sont les plus deman deurs d'éducation

en

m'emmerde

occitan

peu

plus à la question, ils verraient
bien que le FN ne parle de
l'identité régionale (très superfi¬
ciellement) que parce qu'il voit
bien le manque (le gouffre !) sur
ce
sujet dans les autres partis
politiques, alors que la popula tion y est sensible ; mais lors¬
qu'il s'agit de promouvoir une
langue occitane vivante le FN est
le premier à s'y opposer - voir
son vote
négatif au Conseil
Régional de Provence-AlpesCôte d'Azur pour l'augmentation
du budget "culture occitane".
De même pour justifier

malaise
gence
ce

Provence et l'émer

en

Linha

pense

...ude et

des festivals

dans tous les domaines liés

au

nationalisme ont

partie des anciennes

élites, y compris les promoteurs
de T'éducation

populaire" qui

en

invente à la

La celtitude est

pelle

le disent les
et

et

fond dans

ces

ecto

-

se

perdre dans les brouillards de
l'avenir que veulent maîtriser une
còla de celtitudistes. Des chefs.

Des

bourgeois. Des artistes. Des
petits-maîtres de la
gestion, de la com, de la merde
ethnologique, sociologique, lin guistique, économique politique
écrivains. Des

et autres. La celtitude renforce la

francité, cette pute. La celtitude

peuples proches, très bien.

temps et ne les change pas. Elle
n'est rien, sinon l'envie pressante

Reécrire l'histoire-de-la-

de

des

maquille

aux

couleurs du

participer le plus pleinement
possible à l'ignoble ambiance.
La celtitude assassine

ces

de relativisation et d'his-

le combat breton par

toricisation, qui ont justement
pour charge de casser de la natu¬
re, de l'essence, de la tradition,

derrière.
pieds
avant qu'elle n'ait pu terminer
son sale boulot. Parce qu'elle est

du

schématique du transhisto rique, de l'incrée ! Casser tout ce
qui a empéché les Bretons de se

notre

connaître dans l'action, d'entre

tie de la

se

-

servir

dépasser, de se lier avec qui ils
voulaient. Casser tout ce qui les

assignaient à suivre un program¬
me qu'ils n'avaient ni démocrati¬
quement choisi ni pluriellement
mis au point à chaque carrefour
de la vie. Pas de programme pour

11

celtitudiques,

se

avec

de leurs propres ressources pour

J.-M. B.

revues

dont l'horizon à vocation de.

Trouver des solidarités

prendre, d'inventer, de

l'évolution du pays.

pro¬

de Kan-ar-Diskan, la celtitude.

oeuvres

ne

un

gramme, dont l'origine se perd
dans la "nuit des temps", comme

toujours

nationalisme francien. Mais

comprennent plus grand chose à

peuples, mais l'histoire à

en

se

inversé la vision de la société
d'une bonne

des substantifs

...ité nouvellement

Bretagne, il le faut, contre le

au

La République Fran¬
çaise est bien malade. Son cen son

je

plasmes sémantiques. La celtitu¬
m'emmerde, je dois l'avouer.
Pas les Bretons, pas les breton nants, pas les militants de la
langue et de la culture bretonne,
pas les diwan, pas les musiciens
du folklore breton, pas les dan seurs de rondes, pas les chanteurs

support écrit.

tralisme et

que

construire.

de

-

peuple de Provence qui ne peut
guère se sentir concerné par ces
manifestations dont l'objet est
sans rapport avec le lieu et
qui ne
sont que le faire-valoir du centra¬
lisme français. Elles sont
l'exemple même de la culture
considérée comme un produit
d'importation destiné à civiliser
des citoyens de seconde zone, à
l'opposé des besoins populaires.
En revanche la présence de plu¬
sieurs langues créerait des
emplois : des interprètes comme
le soulignent Andrau-BerettiDaspre-Giovanetti mais aussi

ce

dans les clans de l'Identité. C'est

forme

facteurs

d'identité, c'est l'aire injure

savent

un essentialisme qui est
derrière à l'oeuvre. Qui prend

d'Avignon,

comme

en

formés. On

du FN. Quant à la référen¬

Cannes et Aix

les

Les vieux abonnés de la

leurs enfants par souci
d'intégration locale, et qui con¬
naissent par ailleurs les avan tages du bilinguisme qu'ils prati¬
quent souvent eux-mêmes. Nos
républicains ne voient pas que
l'école laïque umlingue ne joue
plus entièrement le rôle d'inté gration (voire plus du tout). C'est
justement l'absence de langue
occitane vivante qui crée un
pour

basque, breton ou corse sont nés
après le français et en sont la
conséquence. C'est parce que la
France est hermétique à la plura¬
lité culturelle qu' elle crée des

tures et

Giovanetti

langue

Nous la foulerons

ennemi, à

aux

nous

aussi,

ren

-

forçant la francité, et donnant des
idées à l'occitanité, cette appren¬

putasserie encore timide
qui ri attend que tels signes
de l'histoire pour aller manger
dans la main des puissants et
entreprendre de nous pondre elle
mais

aussi

C.S.

un

programme.

�Linha

Imaginòt

Sampling, Zemp, Portai, Deep Forest,
droits et devoirs de tous

publication du second volet de cet article, il est
présenter par quelques mots.
J'ai reçu cet article dans un courrier d'Hugo Zemp avec qui
j'essayais de négocier pour le CD On The Linha, un sample de la
berceuse mélanésienne en question, que Zemp m'a refusé.
Je lui ai demandé si nous pouvions publier cet article dans la
Linha il n'a pas répondu. Qui ne dit mot consent.
Cet article pose très bien de nombreux problèmes concernant les
droits des peuples sur leur patrimoine musical, les devoirs des ethPour la

nécessaire de
-

-

-

nomusicologues et ceux des musiciens (et des éditeurs/maisons de
disques) samplant ces musiques.
Je trouverai utile qu'un débat s'engage à ce sujet sur la Linha. J'ai
bien sûr mon avis (que mon rapport avec Zemp a contribué à
mûrir/transformer) mais je préférerai que d'autres donnent le leur
-

avant.

C. S.

the event of your

dise being reis-

sued, you acknowledge the true
creators.

The/an ethnomusicologist
and the record business

I

am sure

that they

would listen to your interpréta tion with pleasure. The LP publi¬
shed

by Vogue is out of print,

but 1 offer you the CD Salomon
Islands : 'Are 'are Intimate and

(Second part)

Ritual Music which includes new

recordings (permitting
appréciation of the twopart polyphony). You will find
the same lullaby, track 11b,
transcribed on page 63. Perhaps
you will discover other pièces
which you would like to include
in your repertoire. In that case,
and if you send the royalties to
stereo

►

better

Hugo Zemp
Published field

r ecor-

Melanesian musicians.

But

owners.

Of course, I do not

on

the moral level ?

Perhaps, over time,
you have become more réceptive
to the claims and moral rigths of

dings in the popular
music industr y and

confuse your work with these
shameless samplers, however on

télévision commercials

your

musicians of oral tradition, and

track Al, you

perhaps you think that it is now
time to pay part of the royalties
(proportional to the length of the
piece in the record, of course) to

A letter to the French composer

and

interpréter Michel Portai
(translation is mine)
21

January 1996

dise jDejarme solo! (23),
have borrowed a
lubally from the 'Are'are people,
which you play very well by the
way, and declared it as one of
your compositions entitled "En
el campo..." I recorded it in 1969
in the Salomon Islands and

Dear Sir,

published it in 1973

Listening to you a few
days ago on the broadcast pro gram'The Téléphoné Is
Ringing" of France Inter, 1

Musée de l'Homme,

record

for several years
concerning the borrowing of
pièces of traditional music from
the Third World by Western
musicians. Our professional
associations of ethnomusicolo

gists are

and more concerned about these questions. The
most scandalous example is
without doubt the CD
Deep
a

business of mil

($) has been made exploi
ting créations of African and
lions

vol. 3, Collection

Vogue

LDM 30106.
At the time when your

journalist
specializing in traditional music
made an inquiry to the SPEDI DAM (French Society for copyrigths) regarding the rigths of
record

was

issued,

a

musicians of oral tradition. The

-

more

Forest where

the

Melanesian Music.

'Are'are

remembered that I had wanted to
write to you

on

-

-

answer

given
that traditio¬

which I could have

him in advance

was

nal music is

matter of the

a

public domain and, conséquent ly, on the légal level, you had the
right to use a tune without
paying royalties to the true

the 'Are'are

people; here

you

will find the adress and bank

of their officiai représen¬

account

tatives

(...)
I add, for your infor mation, that the royalties of the
:

record company

Vogue for the
publication of this record (recordings, photos, conception of the
record, writing of the text) as
well

as

for the two other LPs of

'Are'are music have been

fully
the 'Are'are
people, in particular to its repré¬
sentatives, the aaraha (council
of custom chiefs).
If you décidé to send
to the 'Are'are
part of the royal¬
ties resulting from "your compo¬
paid by

me to

sition", I

am sure

that the

'Are'are musicians will
te

your

appreciagesture, especially if, in

the 'Are'are and

acknowledge
ownership on the
jacket notes of your CD, I think
that they will not be opposed to
it. As for me, if you mention the
exact référencé of the original
CD, recognizing thus the work of
their musical

the researcher, I will not have
any objection either. I hope to
receive an answer from you,
which

saves me

the

publishing of

musical journal
with wide circulation. With your

this letter in

a

permission, I will communicate
your answer to ethical commit tees of our international profes sional associations (especially
ICTM, International Council for
Traditional Music, affiliated with

UNESCO). Several studies
concerning the rigths of musi cians of oral tradition are being
made and will

perhaps lead to an
modify

international initiative to

copyrigths. In closing, I otherwi
se appreciate your compositions,
your improvisations and your

�Linha

Imaginòt

Musica
2 e trimèstre de 1999

interprétations.
Eight months later I
still had not received any written
answer, though I know from a
mutual acquaintance that Michel
Portai did received my letter and
that he said that he was irreproa-

couldn't

chable...

on

recognize any tune on
phone, just the standardized
rhythms tropical of dance music
made by computers and synthesi-

the

zers.

She said that UNESCO

were

willing to grant permission

to use extracts

of several seconds

who informed

me

that young

belgian musicians were going to

Le Chant du Monde, copublisher with the Centre

sériés

National de la Recherche

clearly credited. This

were

would allow the UNESCO

l'Homme" of which I
tor, called me

peoples,
com

-

productions,

we

call in France

are

an

internatio¬

the edi-

to

the

ethnomusicologist who

African musician and

recorded the Tibesti record

Francis
Bebey, whom I had met
only once many years

(Monique Brandily), and she told
me that she sent ail of it (FF
10,000 = $2,000) back to her

the
téléphoné. He said that
these young musicians
were interesting creators

informants and musicians among
the Teda people of Tibesti. The

and asked

Since that initial payment, Celine
Music has made other royalty

ago,

called

me on

me

why I

refused. I told him that I

(photo Patricia Boissier)

am

saying that the
Deep Fotrest CD (24) had used
samples from the record Chad,
Music from Tibesti (19) without
permission. We agreed that he
should try to negotiate with the
record company instead of going
to court and spending money on
lawyers. He made an agreement
with Celine Music, the
Deep
Forest record company, and a
first payment of royalties (FF
40,000 = $8,000) was sent to Le
Chant du Monde. 25 % of it went

public.

composer

requesting any
royalties, since I was not
was

not

the author of the music, but that
the Baule

people from Côte

d'Ivoire should be asked and

other 75% of the initial payment
went to Le Chant du Monde.

payments to Le Chant du Monde,

($7,000) went to our
professional association Société
Française d'Ethnomusicologie to
help young ethnomusicologists
half of them

paid. As I had changed the geographical orientation of my

without institutional affiliation to

research, I had not been back to

was

Africa since 1967 and would not

from

do fieldwork. This

agreement

made with small amounts

answered that he understood my

licensing rights in mind,
usually $200 or $250 for an
excerpt which is republished on
another company's compilation

UNESCO records with African

point of view, but that he

or on a

music which I had

embarrassed since he had

only the

one on
music from Côte d'Ivoire had

raged these

been reissued

African composer

of the

planned CD and made me
on the téléphoné. I

listen to it

slanted toward

know whom to contact among
the Baule people. Francis Bebey

Since

young

Bebey,

was

encou-

musicians.

well known
and musician
(who wrote also a book on traditional African music), gave his
Personal support to the marier, I
a

CD-ROM.13

Since in the

case

of Deep Forest,

the income

was

much larger, Monique

Brandily and 1 will negociate
with the Société Française
d'Ethnomusicologie so that part
of it can be returned to the T eda

people.
13

com

-

productions of World
Music, the magazine has never
printed his article. This

journalist'^
missed

against this kind of exploitation

Some time later, the

démonstration tape

more

mercial

Scientifique and with the

and that UNESCO should pro mote its own records of traditio-

nal

a

and

has since been dis
by the journal, and his

column entitled

the taste of

Aikawa had

article in which he violent-

"Collection CNRS/Musée de

was

mostly mixed
big studios of
European capitals to fit

CD. Mrs.

an

ly denounced Deep Forest. With
its record review policy more

known. I answered that I

the African

in the

on

of

discontinued and

which

pubîished,
Baule vocal

weekly cultural TV magazine
me the manuscript

Télérama sent

column

as

"World Music" and

According to
her, Simha Arom had already
agreed, saying thet these musi cians at least were asking per mission while others would just
pirate recordings. Among the

the

Naturelle of the record sériés

well

which

UNESCO records.

journalist reviewing

Muséum National d'Histoire

as

rather than these

of

ny

A

records of traditional music for

music concerned to the better

Collection

mercial

the Earth, using samples from
African music pubîished on

the director of the record Compa¬

collectors and the UNESCO CD

of the différent

compose music for a CD in
honor of an international Day

the world.
Several weeks later,

agreed and that the
musicians, places of recording,

nal music, which préser¬
ve the cultural héritage

Michel Portai

view,
I said
O.K. on the téléphoné to him.
After ail, I thought, it was for a
justifiable aim : preserving and
protecting tropical rain forests in

condition that the collectors

of the music

Sampling "with the support of
UNESCO" (The Deep Forest
affair)
I was first contacted by
phone by Mrs. Noriko Aikawa,
Chief of Intangible Cultural
Héritage Section of UNESCO (in
charge of UNESCO Collection),

reconsidered my point of
and out of respect to him,

on

-

Traditions has been

replaced by a
Musiques du
Motide (World Music) essentially reviewing CDs of ethno pop.
At my request. Le
Chant du Monde gave me a copy

of the Deep
so

Forest CD, but I was
disgusted by this affair that I

had

no

desire to listen to it. So I

put it unoponed on my CD shelf
and

unwrapped it only when I
a letter from Sherylle

received

Mills, author of an article in this
issue of the Yearbook, asking me
about my

involvement with this

record, and when I received
ther letter fron Australia

ano¬

by a stu-

dent

wanting to write a thesis
problems.
As I opened the packa¬
I read indeed : "...Deep

about ethical

ge,

Forest has received the support
of UNESCO and of two musico-

logists, Hugo Zemp (sic) and
Shima (sic) Aron (sic), who collected the original documents."
To my surprise, I didn't recogni¬
ze any of my original Baule
recordings from west Africa, but
did recognize a sample of a lullaby from the Salomon Islands,
pubîished on the UNESCO
record Fataleka and Baegu
Music (10), and re-entitled
"Sweet

Lullaby."
French Cultural Public

Broadcasting's France Culture
sent a press release to music
journalists, informing them about
a forthcoming program with the
French group Deep Forest on the
treatment of sound (I thought it
was a Belgian group, but have
learned since that the record
mixed in

was

Belgian studio). I

a

quote and translate here from
that release

:

Michel Sanchez and

�Linha

Imaginòt
Musica

2e trimèstre de 1999

Eric

since

Mouquet have combined

their tastes and their talents to

Deep Forest : a music
an enterprise of collec ting, harmonization and diffusion
create

house,

for ail sounds of the world

African musi back to their roots.

Bebey was known to be
interested in traditional African

inspired

music. Bebey thought that this
mixing of traditional music with
modem electronics could inspire
young african musicians to go

He answered "Of course

young

dans to go

not",

was a

a

sample from the recording

Islands and had

published

dise Salomon Islands

saying he understood too late
that this

used

which I made in the Salomon

commercial enter-

prise entirely made for the taste
of the Western public.

:

on the
Fataleka

and

Beagu Music ofMalaita, originaly issued in the UNESCO
Collection Musical sources by
Philips and re-issued by Auvidis-

(Africa, India, Transylvania...)
The song "Sweet Lullaby," from

back to their roots. He had been

their first album, has reached the

record sériés for many years and
knew my african records...when

Culturel Division of UNESCO,

UNESCO (D 8027).

Noriko Aikawa showed me, at

the

the end of March 1996,

copies of
the correspondence concerning
this affair. Among them was a
fax which she sent on 11 May

You usurped my name
declaring that your enterprise
had my support ; I never gave
you my permission for this
recording. Mrs. Aikawa from the

1992 to the director of the record

Culture Division of the UNES

company Auvidis (who reissued
the UNESCO Collection Musical

CO told

Top 50 and the CD has become a

gold record (disque d'or, 100
000 copies sold), Since then, the
two

fellows have combled

shelves of ethnie music

looking
sample (to reuse
with the technique of digital
sampling). "Bohême" their iatest
album, has just been released,
and their are turning toward film
music, of Hollywood !
for sounds to

In France, thanks to
the tune and the voice from the
Salomon Islands

sampled in
"Sweet Lullaby" (indeed sweet
profits), the CD climbed to the
Top 50 and sold 100 000 copies ;
(sweet) incomes also

came

from

selling this

song to a French TV
commercial for Ushuaïa sham

-

poos. But what are 100 000
copies sold in France compared
to the sale in the United States !

"Deep Forrest has been enor mously succesful. It remained on
Billboard magazine' s top album
chart for 25 weeks, sold over two
million copies by May 1995, and
received

Grammy nomination.
Profitable royalties have accrued
as Porsche,
Sony TV, Coca-Cola
and other major companies have
incorporated music from Deep
Forest into advertising campaigns" (Mills 1996 : 59).
This extraordinary
piece of news gave me the final
impetus to request meetings with
the musician Francis Bebey and
a

with Noriko Aikawa from

UNESCO, to find out exactly
what their involvement with this
affair

was.

Francis

Bebey told me
his version of the story. His
embassy (Cameroon) informed
him that record producer had
asked for his téléphoné number.
This record producer, Guilan
Joncheray, invited him to the
office of Celine Music and made
him listen to the not-yet-publi shed dise,

asking his advice,

In her office at the

working with the UNESCO

producer informed him that
"there was a big problem with
Hugo Zemp. How can we résol¬
ve

this situation ?"

^ Bebey

agreed to call me on the télépho¬
né (see supra).
Bebey wrote the
following day, 15 May 1992, a
letter to the producer of Celine
Music (I quote and translate an
excerpt) :
Mr. Zemp, after
making sure that I really belie ved in the value of using his
recordings in the context of a
modem musical création

as

y ours, was remarkably courteous
and understanding. At the end of

téléphoné conversation, he
forty

our

Sources and apparently has the
licensing rights), with copies
sent to Deep Forest' s producer
and their lawyer. In this fax she
wrote that Simha Arom agreed
and Hugo Zemp refused. On 18
May 1992, the lawyer for Celine

ning from him

a

I will send him

a

written answer,
copy of this let¬

ter which I
am

consider, as far as I
concerned, to be permission

given by Mr. Zemp himself.I
hope that this allows you to fini¬
sh your project for The Day of
the Earth succesfully. Yours...
This letter (of which he forgot to
send me a copy) shows that
Bebey was clearly misled. He
thought that this dise for The
Day of the Earth would have a
small
dred

a few hunfew thousand copies, as

printing-run of

or a

UNESCO records have. After

that, the producer asked Bebey to
perform as a musician at a pro -

presented along
with a film about preserving tro¬
pical rain forest (I never heard
Deep Forest

was

of
course not invited to it). Bebey
performed on stage with his
group of three musicians and
about this event, and was

after the intervention of Francis

case,

Noriko Aikawa,

This was, as he

med me, the

infor
only paiement he

asking that

with

tion and invalidate the content of

far

the first

given free of charge or for what
amount.

That is ail I know.
Noriko Aikawa said that she did

never

this letter, that she

confirmed any

ultimately

-

me nor

permission

with UNESCO, as

I know.

The

piece which you

entitled "Sweet

Lullaby" which
improperly credited as your
composition, stealing the tune
wich belongs to the Baegu
people of Malaita, and stealing
the voice of the singer,
you

Afunakwa, has become

an inter¬
According to
article written by an

had any other correspondence
with Celine Music, and that the

national

director of the record company

firmly opposed the
idea of grating permission and
would not hear any more about
this affair. Consequently, neither

American lawyer working on
copyrights, more than two mil lion copies of your CD have
been sold (as of May 1995), and
commercials for Sony TV,

Auvidis

Porsche, Coca-Cola and other

or

Auvidis has

nor

UNESCO received

royalties. This is how mat

ters stand at the moment, as

1

-

am

finishing this article.
In the meantime, I sent
the

following letter to the

two

an

success.

major American companies
undoubtely earned substancial
royalties. I do not know if you
were selling "Sweet Lullaby" for
these commercials

or

other

pièces. In France, however, this
lullaby has been used on a TV
commercial for Ushuaïa sham

-

poos.

Paris, July 30, 1996
Sirs,

received. I asked him if he now

thinks that this dise

as

fax, and inquiring whe-

ther the authorization should be

not answer

non-com

it was never a question of a
recording from the Salomon
Islands, and you know well that
you have no signed agreement

UNESCO confirm the authoriza¬

musicians, Michel Sanchez and
Eric Mouquet (the english trans¬
lation is mine) :
-

"Day of the Earth", making

mercial artistic matter. In any

received their normal fee for the
concert.

me, you
also misled him with this so-calhim believe it to be

any

motional event where the dise

Bebey to intervene with
led

direction of Auvidis wrote to

obtai-

the African musician Francis

Hugo
Zemp had changed his mind

seconds of music taken from his
on

you

Music asked Auvidis to confirm

Bebey. On 19 May 1992, the

-

the

téléphoné that
wanted to make a dise with
African music samples for a
world day to protect tropical rain
forests. It seems that you misled
her on purpose. When you asked
me on

the authorization since

consented to let you use

dise. As I did not insist

in

On your dise

14

Deep Forest you

You have been disres-

pectful first to the musical hérita¬
ge of the Salomon Islands, using
without permission a piece of

�Linha

Imaginòt

Musica
2e trimèstre de 1999
music and

artistic

of your arrangement on

be calculated

notes

coacealing the source
the CD
(you are mentioning only

African sources), and second to

ethnomusicological discipli¬
ne in usurping my name, making
believe that I have given my sup¬
port to your purely commercial
enterprise.
For myself, I do not
ask any financial compensation,
being neither the composer nor
the performer of the lullaby. But
as an ethnolomusicologist, I have
the

to

defend the interest of the

peoples of the Salomon Islands
who allowed

me to

record their

héritage. This part should
proportional to the
income of the piece which you
intitled "Sweet Lullaby" from
the sale of the CD

the

préservation and study.

You write

on

the CD notes that

for

a

an

for

one

you, with the agreement of cultural leaders of the Salomon

Islands, the

tion has scientific and cultural

soon as

I have your

I will cimmunicate to

answer,

name

of

one or seve-

Copies to Mr. Frederico Mayor,

company, answered inat ne
understood. Some time later,

Director General of UNESCO

;

charge

AN ANTHOLOGY OF VOCAL EXPRESSION

OM

really
préservation of

of

our

records, but

on a

small

financial scale), that will be
known by ethnomusicologists,

political leaders and musicians in
India, and future field research
will be

compromised. Ail musi imagine that the huge
amounts of money can be made
with any recording. After discus¬
sion, we ail - including the for mer général editor and founder

dans will

of the record collection who
the

was

this

that he had contacted Geneviève

day - decided
unanimously to reject the propo¬
sai of the American lawyer.
The following day I

Cournon, the collector of the

went to the muséum with

recording, who was much in
favor of making an agreement. In
fact, back from a weekend, I
found on my téléphoné answe ring machine a message from
Geneviève who was leaving for a

firm intention to communicate

month' s travel in Africa, so I

at

on

muséum

the

téléphoné

our

the

négative

décision, when I recieved a new

proposition of
$30,000. The agreement had to
be signed within 24 hours. I
understood that this higher bid
fax with the

because the commercial

finished and had to be sent

Prof.
Dieter Christensen, New York,

substancial donation to the

sion stations. Are the ethics dif¬

Secretary General of the

muséum

International Council for

performed the music, and that as
an ethnomusicologist, I had to
defend the rights of the people

of UNESCO

records)

Traditional Music
for

(responsible

releases of UNESCO

new

CDs

;

by Auvidis)

;

Prof. Max

muséum.

I answered that the

had not composed

curious to know what the

I

of the International Institute for

amount

Traditional Music

tion was, I

(the Institu¬

which issued the

original
Celine Music, Sony

record)

;

and

who created the music. But since

Peter Baumann, Berlin, director

was

of the substancial dona -

asked him. $ 15,000,
had to
discuss the matter with my col he said. I answered that I

leagues, and that he could
me back the following day.
It

the Salomon Islands that
for the

implicated in the commercial
exploitation of our work (there is
aiready some commercial explotation with the mere production

was

Music France, Auvidis.

cares

agreements, half of the amount
had to go to the record compa ny). The cons : if we start to be

lawyer said that the company he
represented was ready to give a

real

cultural/scientific association of

research and efforts to preserve
their music (according to the

could not contact her. The

te

of this music, to a

association, to contribute to their

fessionaly done, showing a
(white) man in the snow with the

one

good words into action and pay
back part of your profits to the
owners

opportunity to send back half

of the money to Rajasthan, for a
scientific/cultural institution or

vidéocassette with the film (pro-

Rajasthan desert in the back ground). He called me again on
the phone, saying that I could see
that they had respected the
music. I answered again that we
had not changed our policy
concerning commercials. He said

VOICESOF THE WORLD

It is time to put your

maybe two weeks, I recieved a
fax from the same lawyer asking
again for the rights and an
express package containing a

music of the narh flûte from the
—r~

com-

do not sell

profits taken from "Sweet
Lullaby."
Waiting for your reply.

LES VOIX DU MONDE

harmony, a harmony often
promised today."

we

rights for commercials. The
gentleman on the phone, a
lawyer negotiating on behalf of a
"highly respected" insurance

TJNE ANTHOLOGIE DES EXPBESSIONS VOCALES

which marries world

minute excerpt

aims and that

ral associations to wich you
could pay back a part of your

L2 CHAUT Dïï MOBDB CMX 374MO.18

treasure

TV commercial the

rights
from a
recording of Rajasthani music
published in our record sériés
(26). I answered that our collec¬

As

Division of UNESCO (in

gathering ail
peoples and joinings ail conti nents through the universai lan guage of Music. Deep Forest res¬
pects this tradition which
humanity should cherish as a

Musée de l'Homme from the

(but, of course,
collector, who was in
Africa). I enumerated what were

riguts for broadcasting and royal¬

transmit

oral tradition

January 1996 I
téléphoné call at the

muséum

the

not

ties from commercials.

as

Mrs. Noriko Aikawa, Culture

a

a

présent the same afternoon

in the

In

recieved

were

in my opinion the arguments for
and against. The pros : this was

well

"The chants of

Deep Forest...
part of this important

TV

U.S.A., asking permission to buy

as

musical inliediance wiîh the aiin
of its

Licence for an American
commercial

call

happened that the

members of our research group

15

was

immediatly to American televi

-

$30,000 than for
$15,000 ? I called the director of

férent for

discuss the
saying that, in this case,
there were two good reasons to
ac-cept : 1) We could send half
of it (50% of $30,000) back to
Rajasthan to a cultural/scientific
our

research group to

matter,

institution (It was of course not
reasonable to send this amount
back to the

one

musician

recor

certainly a big
need for equipment and cash. I
ded). There

was

phoned Folk Héritage of
Rajasthan (formerly called

-

�Linha

Imaginòt

mmë

Musica

2e trimèstre de 1999
Rupayan Sanstahn Institute) in
Jodhpur, which had collaborated

first décision (the

with Geneviève Dournon in

a

making the field recordings, but
the director, Komal Kothari, was

meeting, and 1 added that I
would write about these negotia-

month and could not

tions in an article about ethics to

absent for

a

be contacted. 2)
the other half to

issue of

our

We could use
help finance the

three CD set Voices

which we were
preparing. The foundations we
had asked for grants to make
of the World

,

these three records, to be

able to
price of two
CDs, has refused. I said that the
share for this TV commercial
sell them at the

could

help

us to

make this publi¬

still

collecter was
absent). We informed her in

letter about the results of

be

our

published in the Yearbook for

Traditional Music,

so

that ethno-

musicologists in India who have
a

Liaison Officer to the ICTM

will be informed that

European

concerns

share, if any,
the

years,

for the collecter of
recording ? In our first mee¬
ting, one of our colleagues said
that if we were to get involved in
this kind of business, then only
under the condition that
touch

none

of

single cent. That was
not the opinion of the ethnomusicologist who recorded the music.
The original contract did not
foresee the development of licensing rights, but stipulâtes that
after the first payment, the col us

a

well

the author of the dise as
of the recording, has

as

been treated in such

an

off-hand

by you when you are
posing as a model of ethnomusicological deontology in a journal
or

rences

at international

confe

royalties

fielwork. In this
of

tor

our

case,

the direc¬

research group propo-

sed to remunerate the collecter
with the

same

amount as for a

use

them

;

second that she committed her

-

whom there would be income at

had been since

ail. I

tours

a new

record, this amount would have
to be shared, half for the collec¬
ter,

that

agreed under the condition
this $2000 would be taken

from the share of the record
company, and that the remaining
50% of the share would go back
to

Rajasthan.
The collecter answered

in

a

letter that 10,000 French

francs for her

corresponded to
only 7% of the total amount, and
that she did not agree. In a
second meeting, the members of
our researsh group confirmed our

meantime, Geneviève

In the

published in the
Traditional Music,
supicions about personal

Yearbook for
that

enrichments both in France and
in

Rajasthan could be avoided as
as possible.

compromise, the
question still remains : What is
an équitable share for the ethno¬
musicologist ? Some colleagues
think that if we accept selling
recordings for commercials or
for sampling (and it is not esta a

blished at ail that

we

should

accept), then no profit at ail
should go into the pocket of the
researcher. Others argue that
without their hard fieldwork, the

self since her first field

music would not have been

the agent

recorded, and that it is dévalua

on numerous

around the world ; and

of her recor ding will constitute an unexpected financial contribution of
third, that the

use

stewardship there (in
Rajasthan) would be attribuled to
her and that everyone would find
which the

it normal that she will receive an

équitable share.
During a lengthy mee¬
ting, she said that a fair share
would have been in three parts :
$10,000 for the record company,

-

ting the work of the ethnomusi cologist if he/she had not share
of profits from commercial
exploitations of his/her
recording
New

.

a

JVC records (which I
with the
ethno-musicologist, Miriam
Olsen) ; of 'Are'are music by
young German pop musicians
on

refused in agreement

(which I refused in agreement
song

make him wait

on

purpose,

the

delay was only because of scheduling difficulty ! Although I am
completely green when it cornes
to commerce, I understood now
an offer go higher,
has to make them sweat !).

A few

days later ano
arrived for a TV
on English wool,
sample from the same

-

ther request
commercial

using a
Albanian record. The offer was
£2,000 ($3,000). Trying to get
more was not successful ; the

producer answered that he would
rather newly record the song
with English performers, and
then he would have

no

copyright

payment at ail to make, since the
song was in the public domain !
But the original recording was

apparently worth $3,000 te him,
and

economical than trans-

more

cribing the song, rehearsing it
with a choral group in England,
hiring a studio and a sound engineer,

etc...
The

arises

:

with

same

more

question
the

money, are

ethics différent ? Do

we

have the

right to deprive Albanians of half
of this money (the other half
going to the record company Le
Chant du Monde), while every

-

body knows of the huge dificulties in that country. But to whom
to send the money

? There is

no

contact from Paris the

singers who Bernard Lortat-

slamping ; of Berber music by
Japanese rock musicians publi -

with

with

Jacob recorded in Albania with

record sériés, I received over the
last year several requests for

shing

recording and
colleagues at our next mee¬
ting, and since I did not answer
quickly, the offer went up to
$8,000 (I swear that I did not
collecter of the

way to

Sampling.
As the editor of

($6,000). I said

FF 30,000

that I had to discuss it with the

one

Héritage of Rajasthan, of the
good news, and I too wrote him
an officiai letter, informing him
that an account about this affair

so

Romanian musician

a

that to make

Dournon informed Komal

While this venture

half for the musicians (see
supra). This arrangement was
intended to recognize the work
of the ethnomusicologist without

CD, i.e., 10,000 francs

($2,000), though for

$4,000

that the 50% share for
Rajasthan would go untouched.

ends with

trip to be
of the musicians,
unpaid, of course (her emphasis),
and that thanks to her efforts, the
first festival of Rajasthani music
had been organized, with great
success and important outeomes
for Rajasthani musicians who

new

.

ny, so

-

Rupayan Sanstahn Institute in
Rajasthan, directed by Komal
Kothari, copies of ail her recor dings and photographs with the
authorization to

up

16

du

of the share of the record compa¬

much

with artists of the Third World,
1971 sent back to the former

behalf of the Société

agreed to give

-

lioning in my article as exemplary her harmonious collaboration
noting first that she has since

on

Rajasthan for fieldwork

?" Geneviève Dournon

also asked that I consider men

lector renounces successive

Française d'Ethnomusicologie
for helping young researchers in

to

would be

manner

article

was

a

German rock group. The
offer from this latter producer
for

Kothari, director of the Folk

your convenience, could you
admit that a colleague of 26

What should be the

Finally, she requested $4,000 as
her share from this TV commer¬
cial, and another $4,000
from the
Société Française
d'Ethnomusicologie to go back

Monde

$30,000 of which you dispose at

cation.

behalf of

The director of Le Chant

ethnomusicologists are not
making profit with the music
they were allowed to record.
In a second letter, she
wrote (I translate) : "In this affair
which, after ail.

$10,000 for Rajasthan and
$10,000 for her. That in any
case, $2,000 was not enough.

myself) ; of an Albanese
(28) by a producer on

the collaboration of the Albanian

ethnomusicologist Bernard
Kruta

^,now

make

sure

deceased. How to
no former party

that

apparatchik and/or new business¬
man will put ail the money in his
pocket ? Bernard Lortat-Jacob
proposed personally to carry the
money (50% of the total amount
other 50% going
company) to the

of $11,000, the
to the record

performers in Albania. Le Chant

�Linha
SÈÈSmmm

Musica

lllllll

Imaginât

:;:VÎv-

2e trimèstre de 1999
du Monde

agreed,

of

on my

us

charged to deprive
community of
that eventually cornes in

has been

request, to pay the air ticket from

them and their

its share.

money
thanks to

Another
sists

if there

:

problem

were

contract with the

to be

per

-

our

tional music.

had been

Should there be

for the wool commercial would

$1,500. Those Albanese
performers whose music was not
sampled would receive nothing
at ail. Would this arrangement be
get only

fair ? After ail, if

these two short
excerpts have been chosen by the
rock and film composers, it is

Like it

or

not, both

"the"

ethnomusicologist in géné¬
ethnomusicologist
in particular (the latter being part
of the former) are more and more
ral and "an"

involved in the web of the world
market. It will not

help to seek
refuge in the ivory tower of pure,
disinterested knowledge (if that

professional association ?
Copyright Committee
to members of the society in

sent

1989 a questionnaire about copy¬
right rules and traditional notions
of ownerships (Seeger
1992:346), the results of which
are not
published yet as far as I
know. As I put the last correc -

tions
the

on

CE CHAt.T PU MQXDE LDX

274 722

Ethics Committee pre

TCHAD
MUSIQUE DU TIBESTI

and Customs, misunders

is

:

are we

entitled to debar the

or their représenta tives from financial gain, on ethi-

performers
cal

grounds ("our aim is not to

enter into the business of pop

music

industry and publicity") ?

These ethical

grounds may be
subject of lengthy discussions
among Western ethnomusicologists making a good living as
employées of a university, a
muséum or a

but

are

research institution,

these discussions relevant

people in Albania or in
Rajasthan ? If it is true that,
according to Jean-Michel
Beaudet, one of our research
group in the Musée de l'Homme,
none of us has ever been charged
by the performers to be their
music agent (but Geneviève

to

Dournon asserts that she has

been)...and to negotiate huge
amounts of money on

behalf of

them, I could also add that

none

lized standards of

15. Fax of Guilan

-

on

the

com

-

proposed

MUSIC FROM TIBESTI

scribe to the rules of the ICTM

do field work. Since she had reti-

with

numerous

national

ICTM to
have its own position concerning
the ethics and professional res -

ponsibilities of its members.
Postscript 9 October, 1996 :
One month ago, I phoned Celine
Music, wondering why I had not
received any answer. Celine
Music would not comment,

nation of traditional music...,"

except that I should contact Sony
Music. Sony Music
Entertainment France, to whom I

and whose functions include,

mailed

invaluable

means

to fulfïll this

object, but records are products
of the industry : they cost money
to produce and distribute, they
may also bring profit. In most
cases, a

small business, at least

compared with some
exceptional fees from licensed
and pirated exploitations in
publicity and pop music indus try. In any case, we will have to
when

think about these commercial

implications when we fulfill

our

copy of the letter twice
July and, by registred
mail, on 18 September - have not
replied so far. Unesco neither.
The director of the record com -

on

published

biggest sellers of our
record collection, and that the
the

without institutional affiliation to

représentation

in the

among others, "(d) the issue of
records and films." Records are

CDs which she

were

SEM, the large interan-

whose

"object shall be to assist
study, practice, documen¬
tation, préservation and dissémi¬

two

tional

encourage

existed). Ethnomusicologists cannot complain if the
music they study and love is
nowadays more widely known
and appreciated than fifty years
ago. After ail, most of them sub¬

infra.
Joncheray to
Francis Bebey, 14 May 1992.
16. She argued rightfully that the

royalties paid to the S.F.E. hel ped several young researchers

committees should

ever

Culture which I translate

the final resolution of

resolution. Whatever

-

tanding, and jealousy. The most
comfortable way would be to
refuse ail demands for licensing.
No big money, no big troubles...
But again the question

announcement of Radio France

ment

CHAD

supra), and he also sent me the

pared a négative resolu¬
tion concerning forma-

the members to

provoke administrative
complications, problem with
taxes

letter to Michel Portai (see
-

and con
arguments, and asking

may

our

14. Alain Swietlick. He is the

wards pro

and it

three-CD anthology
expression (25) which
includes new recordings and
already published ones, Le Chant
du Monde proposed to other
record companies $200 for an
13. For

of vocal

journalist whom 1 mention in the

behavior, putting for

funds back to Albania is trouble-

Notes

excerpt.

which I read that the

carrying the
;

this article, I received

January 1996 issue of the

&gt;

it takes much time

H. Z.
-

SEM Newsletter in

contributed. With
only two songs there would have
been no dise, and no sampling.
Thus I proposed to make an
equal payment to ail performers

some :

interna

The ICTM

ail the groups

appropriate.

tional

Conclusion

because there is a dise to which

Of course,

an

-

some

guidelines elaborated by an
ethics committee of

-

stipulating incomes proportional to the recordings used,
the group sampled by the rock
musicians would receive $4,000,
while the other group sampled

the dise.

ned that my position was erro
neous and what they had done

research.

a

Albanese per

formers

on

professional functions in docu menting and disseminating tradi¬

a

31

Auvidis had written on 8
August, 1996, that while Unesco
had been in favor of granting a
license, he had refused permis sion and payment and had not
pany

red from the Muséum, some
money

could help for once an

older researcher to do field work.

compilation Musical
of the world (26)
sold 16,000 copies, and the CD
Flûtes of Rajasthan (27) 6,000
copies, while sale figures of ail
other records generaly range between 1,500 and 5,000 copies,
some years after their issue.
17. The creative aspect of a
sound recording, whatever the
technical know-how, is certainly
limited, and most sound engi neers in a recording studio would
not prétend to be the authors (but
samplers do!). Documentary
Films, as well as fiction films, are
Indeed the

Instruments

in most countries considered true
créations of the filmmakers, and

authorship is recognized
royalties.
Nevertheless, the Audovisual

their

and valued with

signed any agreement. He added
that he was glad about his deci sion. Finally, I received a letter

Center of the CNRS considers

from the
two musicians, Michel Sanchez
and Eric Mouquet, who maintai-

sional research activities has to

dated 1 October, 1996,

that

film

a

researcher who makes a

during his salaried profes

up royalties as author in
favour of his employer, the

give

-

�Linha

Imaginòt
Musica

2e trimèstre de 1999
plus belle voix car il monte le
plus haut. Mais pourquoi ce ne
serait pas celui qui chante le plus
loin, le plus bas, le mieux avec

National Center for Scientific
Research which

belongs to the

Interview d'André

French nation.

In exanche, he was invited

18.
for

les autres ?

Minvielle

six months' stay

in our
the Musée de
l'Homme, financed by the
a

research group at

La création nécessite
une

conscience

qui

d'être confrontée
References cited

Comment la

:

Suite à la sortie de

Coopel, Daniel de, and Hugo
Zemp

peuple mélané musique. Paris : Le Seuil.
Mills, Sherylle
1996 "Indigenous Music and the
Law : an analysis of national anu
international
législation."
Yearbook for traditional Music 28.
Seeger, Anthony
1992 "Ethnomusicology and Music
Law." Ethnomusicology
36(3) :
1978 'Are'are, un

sien et

1990

Issues

"Ethical

in

Ethnomusicological Rlm-making",
Visual Anthropology, 111-1:49-64.
1995 Ecoute le bambou qui pleure.
Récits de quatre musiciens mélané sietis ('Are'are, lies Salomon).
Paris

Editions

Gallimard

(Collection l'aube des peuples).

Recording cited
(23) Michel Portai, ;Dejarme solo!
1979

CY

Reissue

on

Records

733.603.

réalisé

une

Music DAN 4719762.

(25) Voices of the World : An
Anthology of Vocal Expression.
Three

CDs,

Collection

CNRS/Musée de l'Homme 1996
Chant

du

Monde

CNR

3741010.12.

(26) Musical Instruments of the
World. Collection CNRS/Musée de

l'Homme,

Le Chant du
Augmented reis¬
Musiques du Monde

1990

Monde 274675.
CD of

Les instruments

traditionnels

L'album que vous venez

L'apprentissage par la pra tique, c'est ce que tu essaies de
transmettre lorsque tu animes

un

:

Mes parents

café restaurant "Chez

Lamugue" à Pau, un lieu public,
magique pour moi, avec son
aspect d'agora où, tous les soirs,
des clients chantaient. J'y suis
né. Chez

moi, c'était aussi chez

les autres.

J'y ai chanté tout petit,
comme cela se pratique partout
au Béarn, sans jamais apprendre
mais en pratiquant, par mimétis¬
me. J'ai toujours été sensible à
cette transmission particulière du
savoir. Je l'ai interrogée.
Imiter, pour moi, c'est
l'autre,

non pour reproduire mais
éprouver de nouvelles
formes, s'éprouver soi-même et
alimenter son imaginaire. Plus
tard, mes études classiques au
conservatoire m'ont permis de
réaliser que j'avais déjà une tech¬
nique faite du plaisir de chanter
ensemble, "Un peu de savoir,
beaucoup de saveurs" comme l'a
écrit R. Barthe, une technique
que j'ai pensée et dont j'ai fait

pour

un

outil de création.
Mon arrivée dans la

chance et du chaos.

de

Monde LDX 74645.
on

Augmented

CD 1989 LDX 274645.

Polyphony of Albania

Collection CNRS/Musée de

musique qui ne nous
appartient pas exclusivement, qui
appartient à ceux qui étaient là
avant et pour tous ceux qui vien¬

André Minvielle

Chant du Monde 274897.

CNRS/Musée

l'Homme, 1977 Le Chant du

(28)

com¬

d'une

l'Homme, Single CD 1988 Le

Flûtes of Rajaslhan

Collection

reissue

cun

de
publier s'intitule ;Canto! . le
chant, ia voix tiennent une
place importante dans votre
pratique artistique. Comment
avez-vous
appris à chanter ?

Compagnie Lubat il y a mainte¬
nant 15 ans, m'a obligé à
emprunter les chemins de l'ima¬
gination, toujours à la limite de
l'équilibre et du déséquilibre,
entre musique de bai et d'impro¬
visation, entre littérature et oralisation, vivre, à la lumière de
John Cage, la proximié de la

1978 Le Chant du Monde 74675.

(27)

\Canto!, le journal

interview d'André Minvielle de la

aller chercher comment fait

CD.

(24) Deep Forest. One CD, 1992
Celine Music + Snysound/Sony

:

a

dernier album

pagnie Lubat.

tenaient

Zemp, Hugo

sue on

l'Ormée*

son

sa

345-349.

Le

pour

devenir

réalité, à besoin d'être partagée,

CNRS.

Je suis devenu passeur

dront

après.
L'idée, c'est de passer.

des ateliers ?

en cha¬
de nous, en sachant bien

qu'elle ne sera jamais donnée
qu'elle est à prendre comme la
liberté. Je donne des pistes.
J'essaie de mettre les stagiaires
dans les conditions d'une pra

tique où eux
échangerons,
rons, nous

:

Prenons

l'exemple du rythme, il est

par¬

tout.

Malheureusement, ici,

nous

n'en

possédons

pas la culture
contrairement aux Brésiliens où
Cubains où elle est à la fois

populaire et très savante. Nous
l'évitons. J'ai été très surpris de
la manière dont il est enseigné
dans une école de musique. Tout
se
passe à l'envers. On apprend à
le visualiser, à le comprendre
de le sentir.
Or il

s'agit en priorité
l'éprouver collectivement, de
le laisser jouer sans le contenir.
Pour cela, je fais travailler le
corps, ses articulations en propo¬
sant des jeux qui font intervenir
la voix, les mains les pieds à par¬
tir de petites contines, de
petites
métriques frappées. On rentre par
le jeu dans l'improvisation. C'est
de

difficile surtout

au

début. Il faut

multiplier les exercices et parve¬
nir à dépasser l'échec par un
effort partagé qu'on accepte
d'autant plus volontiers qu'il
conduit au plaisir.
Plutôt que la perfor mance vocale,
je préfère déve lopper la capacité à jouer avec
les autres, à jouer avec le temps,
à

l'user, à lui être autonome. Au
Béarn, le ténor est toujours le
leader. Il

18

est

-

moi, nous
communique¬

comme
nous

inventerons. Cela

ne

peut se faire partout. Il faut des
lieux de mémoire. Uzeste

Le chant

notre

avant

autres.

ne

en

s'exprime-t-il

est

pas

souvent collectivement dans

André Minvielle

aux

aux

développer

considéré

comme

la

région,

par

des choeurs,

des chorales ?

André Minvielle

c'est

:

Un choeur

équipe qui joue
ensemble. Comme au rugby, si
elle joue mal ensemble, elle
perd. C'est une pratique qui
t'oblige à résister contre ta natu¬
re,

une

dans

un

combat autant pour,

toi- même, autant
pour, que contre les autres.
Cependant on ne développe pas
assez aujourd'hui dans les cho raies les voix au singulier.
Chacune chante sa partition ou
que contre

simule. 4
un

ou

5 belles voix, dans

anonymat qui ne cesse de

m'interroger (faut-il se cacher
pour être heureux ?), suffisent
souvent à créer l'illusion...pas
longtemps. Le chef dirige. Pas de
place à l'imaginaire, à la liberté
d'intervention, je rêve de cho raies où, tous, chanteraient
ensemble sans chanter forcé

-

ment, tous la même chose.
Je voudrais arriver à
cela lors de

festes

mes

qui dans

tie propose au

d'atelier où le

chants mani

-

sa deuxième par¬
public une forme
chant, qu'il soit

celui des manifestations

ou

des

fêtes, deviendrait chaudron.
"L'Internationale", "Le temps
des cerises", "Ça ira ça ira",

�Linha

Imaginòt

Musica
2e trimèstre de 1999

j'aimerais les entendre chanter
même temps, pour

rire.
justesse m'importe peu ici.

toutes en

La

L'intérêt c'est l'authenticité.
C'est de
se

jouer le jeu, un jeu qui

retrouve

dans les manifs où la

laisser dans
m'interesse

sur nos

uniforme. On peut y

nir,

au

monde, sur son ave¬

luttes,

poésie. Il me
permet de mieux me connaître
ses

sa

moi-même, mieux connaître ce

tout, ensemble.

pas,

qui

rapports aux sons, aux

rythmes,

fort, ensemble mais peut-être

in-fini. Ce

n'est pas

le pro duit fini, mais les questions qu'il
pose sur nos racines, notre
mémoire, la notion de modernité,

résistance collective n'est jamais

chanter,

son
ce

que je

fais.

Chanter c'est aussi écouter ?

contient

beaucoup de consonnes.
granit qu'il s'agit de
faire sonner. Le français, lui, a
un accent. Je l'utilise
pour chan¬
ter le jazz qui est aussi une
musique d'accentuation. Charlie
Elle est du

L'écriture, est-ce
pour vous

André Minvielle

tout le monde. C'est se mettre en
vue, écouter ce que cela dit.
C'est l'entendre, le faire
entendre. C'est un travail très

La

langue occitane fait
partie de mes racines. Je la porte
en moi depuis tout petit. C'est
aussi un apport sensuel avec le
corps. Elle alimente ma façon de

pour moi et très long. Il
renvoie à l'intime. J'ai du mal
nouveau

avec

d'ici

ou

contemporains

d'ailleurs, des

totalement

extérieur,

nous

leur

ou

par

exemple qui

nous

ils

comme un

concret.

toujours au
Le pluriel. Il m'est arri¬

vé de trouver
me

-

ramène

ture te

on

demander

une
ce

mélodie et de

que j'allais

bien

pouvoir chanter dessus.
Rarement, mais c'est arrivé

cœur

exemple pour la
spéculateur", ce
drame d'aujourd'hui, qui peu à
peu s'est imposé sur une
musique du type de celle des
comédies italiennes que j'aimais
comme

ramène à

par

chanson "le

la vie.
J'aime inventer des
à l'aide de

sampleur
qui est un instrument qui
s'apprend et se joue à l'oreille.
Je ne m'en sers pas comme ins sons

car

seul homme à l'abstrait. L'écri

toujours

du battement de notre

suis reconnaissant

en

c'est à dire d'aller

capter des sons imperceptibles,
ceux

chois -

m'ont sauvé la peau en m'empê¬
chant d'aller dans le vocalisme

coupé du monde
pouvons

me

Ce pourrait être une
expérience douloureuse mais je

continue à entendre, dans le noir,
ou

qui

sissent.

sons

qui font voir autres choses.
Même quand on ne voit plus,

les mots, je ne suis pas du
volubile. Je les choisis, mais

souvent c'est eux

d'éduquer l'enfant à aller,
écouter des sons qui sont autres,
à se construire un patrimoine
sonore,
côté es bibliot èques,
il fau rait b tir es sonot èques
non,

Ecrire c'est

le leur.

té

avec ues sons

:

Parker, Thélonious Monk avaient

Il y a nécessi¬

:

travail

fixer les choses et le montrer à

tout

André Minvielle

un

?

mon

»

1

CD

C

1

I

bien.

S

L'écriture m'ouvre

trument de virtuosité mais

d'invention

en

le faisant sonner,

Que! sont

vos

rapports avec

l'Occitanie ?

J'essaie de

à mon enfance. Les

libérer du

carcan

de la gamme fixé une fois pour
toute au 1 le siècle par le moine

bénédictin

Guy d'Arezzo à partir
l'hymne de St Jean. Sur
scène, j'aime mélanger des sons
préenregistrés avec les sons que
j'ai créés. Avec la batterie je fais
du rythme. J'ai les questions à
ma gauche et les réponses à ma
de

droite.

L'album, vous l'avez fait à
votre rythme ?

André Minvielle

:

Ils remontent

premières
j'ai entendu chanter,
c' était en béarnais, une langue
qui n' était déjà plus utilisée, du
fait de l'exode rural, pour le lan¬
gage direct, fonctionnel de la
maison. Mon père ne voyait pas
l'intérêt de me parler occitan.
Pour moi c' était la langue du
secret que l'on parlait quand on
était grand. Adulte je l'ai redé couverte en apprenant qu'elle
possédait une littérature, une his¬
toire qui nous ramène encore une
fois jusqu'au Brésil par l'inler fois où

médiaire des troubadours.
André Minvielle

J'ai

pris mon
temps et en même temps je n' en
ai pas eu assez. Je me suis rap proché le plus possible de l'idéal
que j'espérais. J'ai préféré le
:

La

Quand je parle où

parler quelqu' un en occi¬
tan, j'ai un rapport différent de
celui-ci. Le plaisir de la conni vence
passe avant tout
Attention cependant à
ne pas tomber dans le régionalis¬
écoute

je fabrique de la matière que je
peux étendre au maximun, tra vailler comme la sculpture.
me

voir le monde.

langue c'est

une

musique. Manciet dit que si le
Français est du violoncelle,
l'occitan serait plutôt de l'ordre
du tambour. 11 est vrai qu'elle

me.

Il faut lutter contre tous les

aussi à d'autres formes

d'expres¬
jouer avec les
caractères, la calligraphie, la
sonorité, le sens. Elle reste plutôt
un prétexte. Elle ne dicte pas ma
sion. Tu peux

création. C'est avant tout la

musique, T oralité qui me gui dent, un instinct de conservation.
C'est le fait de me

particularismes locaux ethniques
et ethnicistes.

L'occitan n' est pas

moi un retour nostalgique
vers le passé. S'il était la langue
des grands, il ne doit devenir
seulement la langue des anciens.
Il s'agit encore plus de la vivre,
de la parler que de l'étudier. Ce
qui est à étudier, c'est la civilisa¬
pour

tion de l'Occitanie, voir com
ment elle a

jouer,

au

milieu d'hommes qui

jouent, pas qu'avec la voix
d'ailleurs. Le corps se met en
jeu. T appelle l'oralité, une façon
d'apprendre qui est toujours de
l'ordre de l'inscrit. Inscrit dans
une

mémoire que tu ne peux

écrire.

-

influencé toute la

poésie contemporaine, comment
a transgressé la notion de

Entretien réalisé par

Lionel

Chollon et Michel Claverie

elle

frontière, comment elle peut

^publication du secteur culturel

rebondir. Les civilisations

de la fédération de la Gironde du

s'improvisent, rien n'est donné.

PCF.

19

�Linha

Imaginât
carâcter internacional

musica,

Folklore

gallego

como

en

nuestra

los Chieftains,

Mike Oldfield... Ahora nuestra

:

mûsica está

traspasando fronte habia
conseguido. Al nivel estatal,
pienso que Galicia es el sitio
ras,

Luar Na Lubre*

algo

que antes no

donde más está funcionando este

tipo de mûsica. Mucha gente se
extrana de que Luar Na Lubre

Pedro Vizcaino

lleve doce

anos como

formación

y no se nos conociera en el resto
del estado. Claro, la distribuciôn
Luar Na Lubre

es un

grupo que

los sonitos de

desde hace 12

las raices de la música tradicional

do

su

gallega, ddndole a estas una atmósfera y carâcter
especiales. Su principal reinvìdicación es ser un
puente intergeneracional del folklore de Galicia.
Recuperar o vivir to propio y acercar a los nietos

no

sólo

bucca

anos

en

sus

en

Hablamos
grupo

con

a los miembros
Lubre, procedemos

grupo.

musicales, que van desde la
música mâs tradicional, mâs

principio Luar Na Lubre

no,

pero

no

traducción al castella

una

-

la más próxima séria
en el bosque sagra-

"luz de luna

do de los celtas". Luar
de la luna y

Lubre

es

es una

la luz

palabra

últimamente

y

Bieito Romero, componante

distintas formaciones

étnica y etnográfica, pasando por
la música clásica, hasta gente

procédé de la música latina.
digamos que las influencias
mâs representativas en nuestro
grupo son la clásica y la mâs tra¬
que

Pero

mentación acûstica.

de extremo

Queria preguntar también
del fenómeno que se

denomina el

propuestas de la mûsica tradi¬
cional ? Y por otra parte,
£ cómo repercute esto en el
resto del estado, discográfica mente hablando ?, £ Qué es
esta especie de "movida" folk
gallega ?

"celtismo", la éti¬
queta de la mûsica celta.

En estos momentos estamos

mûsica de los

cal. Mucha gente me pregunta

los rituales.

músicas tradicionales de

qué

Galicia ?

mos a

los druidas, el

extremo.

acerca

nuevas

bosque mágico donde celebraban

encuentro de

a

dentro de esta linea de

Siguiendo con el grupo, £ qué
lugar ocupáis dentro del pano¬
rama gallego ?, £cuál es vues tra propuesta dentro de las

toponimia de un par
séria un lugar de

embargo ahora,

Cómo veis el panorama
actual de la musica gallega

todavia

la

limitada. Sin

£

dicional.

en

discográfica en la compafiia
donde estábamos era mucho mâs
aparté del trabajo constante,
tichar con una gran compafiia ha
significado que nuestro disco lo
pueden comprar tanto en Jerez
de la Frontera como en Lérida,

del

que se esta perdiendo en nuestro
idioma gallego pero que queda
de sitios y que

-

Luar Na Lubre.

de Luar Na

tiene

mâs reconoci

Galicia.

hijos. En cuanto

En

vez

trabajo, lo estân consiguiendo

Para comenzar, cúentanos de
donde viene el nombre del

de muy

abuelos. Cada

viviendo

periodo álgido den¬
que es este estilo musi¬
un

A

si

ver

no me

pierdo. Primero,
es una étiqueta

la "mûsica celta"
creada

a

finales de los afios 60

por la gente como Alan Stivell,
Gwendal... que define un poco la

paises con cultura
celta. Galicia, con un poso celta

toria y

Nosotros estamos encuadrados

sé claramente que no es una

importante, puede asumir clara¬
tipo de etiquetaje.
Antropológica o étnicamente no
puedes hablar de "mûsica celta"
porque no sabes exactamente la
mûsica que hacian tus antepasa-

como

dentro de

moda.

dos, distinta absolutamente de la

Háblanos

un poco de la t
rayéedefiniciôn del grupo, asi
de la procedencia y for -

macion de los distintos componentes.

Bueno,
formé

en

en

principio el

el

ano

86

con

grupo se
la idea de

proyeeto cultural y fue
avanzâdo y enriqueciéndose
ser un

musicalmente. Esta idea todavia

pervive

y trata de recuperar nuestradicional que esta en

tra música
un

momento en el que no

hay un
problema grave de desaparición
porque todavia está muy viva,
pero que al perderse la tradición
oral de padres a hijos corremos
el riesgo de que muchas cosas se
pierdan. Nosotros pretendemos
hacer un poquito de hilo conductor de nuestro
pasado a nuestro
futuro que van a ser nuestros

tro de lo

mente este

es esta "moda" que empezadetectar. Yo escapo, por

supuesto, de esta palabra porque
una

propuesta no

desde el momento
en que
incorporas instrumentes
como la
guitarra o el violoncello,
que no son de corte tradicional, o
los distintos tipos de percusión
que utilizamos, pues ya no se
considéra propuesta purista. Sin
embargo, procuramos mantener
un
respeto hacia nuestra tradi ción, interpretándola de una
purista

porque

manera
uno

dan

acústica.

Quizá seamos

de los pocos grupos que queGalicia de música absolu-

en

tamente

otros

acústica, ya que muchos

incorporan baterias, tecla -

dos, bajos, guitarras eléctricas...
Nuestra

propuesta es trabajar la

mûsica tradicional

arreglos,

con

nuestros

con nuestro estilo, pero
dentro de una linea de instru -

Claro, el folklore siempre esté
ahi, £ no ?

que hacemos ahora. Pero bueno,
lo que esta claro es que este eti¬

quetaje

es interesante para entrar
grandes circuitos que
irlandeses y escoceses tienen
montados en Europa, Islas
Brítanicas, U.S.A. y Canadá.
en

Si, si, siempre está ahi, exacta
mente.

El folklore

moda, ni mucho
si está claro

viviendo

un

-

no es una

menos.

Lo que

es

que estamos
momento idóneo

para empezar a

Quisiera que me hablaras de
vuestra "aventura"

empujar esta

mûsica hacia arriba. En Galicia

llevamos mâs de 20

jando

en

importante
se

anos

traba

con

Mike

Oldfield.

-

musica tradicional. Hay

movimiento folk bastante

un

los

y en estos momentos

está abriendo al exterior
por

En el inviemo del 92 él ténia
novia

gallega

Galicia y, por
ca como

y

vino

una

a conocer

supuesto, su mûsi¬

parte de la cultura de

varias circunstancias

: la
primera,
el trabajo de esos veinte anos
que está ahi patente ; por otro

nuestro

por

mostrar

lado, el interés de artistas de

casualidades fuimos también

pais. Los encargados de
aquello a Mike Oldfield

fuimos nosotros. Por

une

serie de

�Linha

Imaginòt

Musica
2e trimèstre de 1999
nosotros el grupo que

el coordi -

quedó encantadísimo, le gustó

de que si hubiera
apostado por este tipo de
musica antes, hubiera triunfado

mucho el sonido de las

como

nador de

su

viaje escogió

Yo estoy seguro

para

hacer un concierto. Oldfield

gai tas, de
hecho me encargó una, y tiene
una gemela a la mia. A partir de
ahi hemos mantenido la amistad

travès de cartas.
Todo esto se tradujo en que en su
último disco incluyô un tema que
yo compuse, del repertorio más
antiguo de Luar Na Lubre. A
partir de ahi todo se disparó, ya
que la "Warner" se interesó por
nuestra musica y el fenómeno
hasta

hoy

a

Mike Oldfield
en

el

nos

dio

a conocer

el resto del estado, incluso en

lo

dije anos atrás : o sea poder
vender 25.000 copias en très
meses o
que Carlos Nufiez alcanel disco de

platino... Esto ha
sido un éxito muy importante
para este estilo musical.
Cualquier estilo, si esté apogado
y tiene un minimo de calidad,
ce

funciona. Para estas músicas
estàviviendo

Bien, seguimos con el proble

-

de comercialización del

un

se

buen momento

porque hay mucho interés en
conocerlas y tienen espiritii eso
es lo que las hace diferentes de
otras más

extranjero.

ma

está triunfando ahora. Y a

comerciales

o

porque se quiere cambiar no sólo
la forma de nuestro instrumenta,
sino tambien nuestra música.

Quieren cambiar la percusiôn
tradicional por los "premiers"
americanos, que usa la musica
escocesa y se está convirtiendo
en una "pequena Escocia", que
desde Escocia
risa porque es

absolutamente

absurdo. Esto lo
ceses, se

ven

los

esco

-

los explicas y no llegan

entenderlo.

Desgraciadamente,
está muy apoyado por el gobierno
gallego.
a

que al final acaban cayendo por
ellas mismas. El folklore está

O sea,
ros

los "famosos" mil gaiteiahí, £no?

vienen de

y acaba
la gente. Esto,

estas

asturiana

Galicia.

siempre

luchar contra gente que

través de los medios de

Es bastante cordial y

Pues está muy

claro. Desde el
momento en que no estás inte grado en los circuitos corner ciales más poderosos, parece que
no vas a llegar a ningún lado.
Nosotros ahora estamos llegando
a televisiones
y otros medios de
comunicaciôn, antes

nos era

imposible.
Sucede que a veces la gente
escucha esta música y pre-

"oye, esto de dónde ha
salido?" y le encanta, Z no ?

gunta

:

apoyo

Cómo es la relación con los
intérpretes
gallegos ?
más ahora

que todos entendemos que es
decisivo que la música empiece a
salir fuera. Cada uno trabajamos
nuestra parcela. Galicia es un
pais minifundista y el minifundio
en

se

traduce

a

todos los niveles de

la vida.

Z Qué opinas acerca de esa
"reinvención" de la gaita galle-

últimos

muchos ninos están estudiando

demás grupos o

-

Llan de Cubel...

ahi y con tantos medios... se está
extendiendo al resto de la

Z

cornu

tiene

un

presupuesto altisimo. El tiempo
dirá lo que pasa. Con respecta a
lo de Antón Corral y al obradoiro
de Vigo, destacar aquel foco

importantisimo de musica tradi¬
cional. Alli se trabajó muchisimo
y ahora se recogen los frutos de
aquellas semillas. En torno a
aquel lugar surgieron muchos
grupos, propuestas y movimientos musicales. Quizás es la ciu dad gallega donde más propues¬
tas de este tipo hay (Berrogiieto,

decir. En
a

va a

es un

anos

grupo

la musica

tener mucho que

Aragon conozco de
Biella Nuei, conozco a

Ixo Rai, pero ya me parece que
se salen algo de la musica tradi¬
cional... Está tambien
Cornamusa y

conoci a la
Orquestina del Fabirol, tengo
algún trabajo de ellos y poco
más. Pienso que hay un movi miento importante. Tenéis una
revista muy interesante que es
Gaiteros de Aragón y los monográficos de Pliegos me parecen
muy buenos. Es lo mismo que
sucedió en Vigo, vais a recoger
frutos de lo que estáis sembrando
y vais por muy buen camino.

Belladona, Budino, Carlos

*Paru dans Gaiteros de
cl Juan Cabrera

Personalmente, lo de Ourense

Nunez) y es una lástima que no
se hubiera hecho de la misma
manera en otros sitios de Galicia.

parece algo que está haciendo mucho dano a nuestra música

Z

ga por la Escola
d'Ourense ?

-

magmfico, Felpeyu, Lliberdón...
y otros muchos. Pienso que en

sucede con otros estilos
más tópicos o convencionales y
con los que se nos machaca a
nicación ?

excepcio

Desgraciadamente es una escuela
que tiene muchísima aceptación,

hablando, al contrario de lo
que

comercial
importante hace que funcione, y
no hay más vuelta de hoja.
a un

sitio

es un

Llan de Cubel

Siempre quedan pro puestas interesantes, pero sin
poder económico es muy dificil

unido

Asturias

Básicamente,sí.

conectando

con

Cataluna desconozco bastante,

Valencia, Andalucia, por ahi no
conozco nada. En la cornisa,

insulsas,

siempre ahí, está vivo

a

Musgafia, en Euskadi Kepa,
Tapia, Oskorri... que ya llevan
muchos aôs y son gente que trabaja de manera constante.

nal...

partir de la realidad
discográfica en el resto del
estado. Z Por qué créés que
este tipo de estilos no aéaba de
despegar, comercialmente

folklore

del resto del Estado y en
concreto de Aragón ?

Hay propuestas que cstán funcionando y me parecen interesanti simas. En Castilla tenemos La

mucha

se ve con

puestas del folklore y/o el folk

de Gaitas

me

Cómo

ves

las diversas pro

-

20, local
E

-

50007

Zaragoza

Aragon

�Linha

Imaginòt
Occitania

trimèstre de 1999

2e

Pour la réhabilitation
de la

pensée occitane,
pensée de l'altérité
Martine Boudet-Ekue

STATUTS SOCIO-

L'ons'accorde à dire que la
renaissance de l'Occitanie

passe par une démarche
à'inculturation
de réenracine ,

1

_

Dans cet ordre d'idées, si l'occi¬
tan

doit être réhabilité

comme

langue de culture le logos et
Y épistémé en d'autres termes nos
,

modes de rationalisation et de

représentation du monde qui sont
de la langue et l'édifice
culturel doivent être les premiers
objets de nos recherches.

Qtati il rvhilrvcrxrxhini
V&gt;lV4t.V&gt;L

•

dans la culture des lieux.

ment

1

2

-

Rationalisme - humanisme
universalisme abstrait

iû

UV/OV/fJI IIV-JUV/

(Franc-Maçonnerie

-

VERSION
DEGRADEE

COURANTS DE PENSEE
DOMINANTS

INSTITUTIONNELS

Ecole)

Statut socio-étatico-

laïcisme

politique
(Etat-Ecole/Eglise
Etat/région
Etat/citoyen)

-

uui&amp;i moi i io

courant

anticléricalisme

looi H ii/Lri quoi i IO

anti-religieux

républicanisme unitaire

centralisme parisien

individualisme

égocentrisme

francophone

au coeur

L'aboutissement de celles-ci
donnera lieu à

évolution

une

théorique et pratique à la hauteur
des enjeux géo-culturels actuels,

Statut socio-économique
(Economie)

3

-

Statut géo-politique
(relations internationales)

4

-

trois
-

phases

:
l'autonomisation à

doxa

l'égard de la

française.

la reconstruction d'une

pensée
de l'altérité propre à l'Occitanie.
-

-

l'élaboration d'un programme

sociétal alternatif
avec

en

conjonction

les suds.

-

L'autonomisation à

de la doxa

l'égard

française

5

re

-

Le

sceau

identitai¬

actuel de le France

La France est

comme

chacun sait le pays champion du
rationalisme : suite à Descartes,
la

philosophie des Lumières et
expression initiatique la
Franc-Maçonnerie ont impulsé
son

cette

démarche fondatrice de la

modernité nationale
Révolution et
donné

ses

ses

;

la

suites lui ont

titres de noblesse insti¬

tutionnelle

laïcisation progres¬
sive de l'Etat et de l'Ecole, pri mauté de

:

l'enseignement
scientifique et technique à

impérialisme
(néo) colonialisme

-

-

européocen-

universalisme

-

Statut ethno-culturel

universalisme abstrait

ethnocentrisme

(Paris/régions/(ex)colonies)
l'Ecole (en

particulier depuis mai

68).
Ainsi, la laïcité fran

-

çaise constitue un phénomène
d'exception dans le champ géod'un humanisme
fondé

l'occultation des cultures occita¬

régionales, l'acculturation
des peuples francophones
d'Afrique sous l'égide de la
colonisation et de son héritage
actuel (Coopération,
Francophonie) participe d'un
projet sociétal de gestion de la
res publica sous le
signe de la
raison triomphante.
ne

sur

:

promoteur

républicain

l'exercice de la raison

système cultive également son
a permis à
la
France et à son entourage géo¬
politique (l'empire colonial) de
ce

A

occidentalisme

francophone

culturel occidental
I

productivisme/consumérisme

tralisme

liés à la mondialisation. Cette
démarche nécessite la maîtrise de

libéralisme social

ombre. En effet s'il

lutter contre l'obscurantisme

en

et

mer

le

L'on peut ainsi résu
identitaire de la

particulier clérical, il a renforcé
également la tendance scientiste
et hyperrationaliste latente. Et
ceci d'abord pour le plus grand

France (voir tableau ci-dessus).

bénéfice du libéralisme souvent

l'alternatif culturelle

promoteur de l'économie et de la

mologique

détriment de la cul¬
ture. Ensuite pour le renforce ment de l'identité conquérante et

technique

-

sceau

B

-

Le sacrifice de
et

episte-

centralisme fut

légitimé

"mission civilisatrice

par sa
" et

"vocation à l'universalisme

sa

"

:

citoyennté et
nationale) est symptomatique de cet état de fait. En
philosophie sacrifice, de la méta¬
physique au profit de la logique
à l'identité

(en parallèle, dans l'Eglise, sacri¬
fice de la

mystique au profit de
l'éthique) ; sacrifice des humani¬
tés littéraires au profit de l'ensei¬
gnement scientifique et tech nique ; dans l'enseignement du
français (discipline fondamentale
et interdisciplinaire) sacrifice de
l'imaginaire et de la sagesse
populaire (poésie, mythe, littéra¬
ture proverbiale) au profit de la
rationalité (roman, essai).
Dans le prolongement,
la création nationale est désor
mais

au

autoritaire d'une France dont le

de la formation à la

Ce projet s'est réalisé
depuis deux siècles sur la base
du sacrifice
proportionnel de la
part alternative, "féminine" de la

équilibrée

:

-

boom spectacu¬

laire de l'invention scientifico-

culture nationale. L'évolution de

technique et déclin proportionnel
de la philosophie et de la créa tion littéraro-artistique. Le déclin
de la philosophie est à mettre en

l'enseignement (institution-clé

relation

22

avec

la crise des idéolo-

�Linha

Imaginòt

Occitania
2e trimèstre de 1999
gies alternatives occidentales
(humanisme chrétien, marxisme)
et

la montée du néo-libéralisme

Force

:

une

(religion)1
mystique cathare
Eglise

/tolérance
Etat/Comté de

philosophes sont limités à

les

Foi

(politique)

Loi du paratge

tâche de conservation de

toulouse

Fépistémé nationale, dans l'inca¬
pacité qu' ils sont d'établir un
dialogue transformateur au
monde (monde intérieur que
représente l'Occitanie comme
monde extérieur qu' est la sphère
non occidentale).
L'involution de la

Beauté

(poésie-art)
lyrique des troubadours
Ecole/Cour d'amour
tie des comtes de Toulouse et

catharisme mais

parallèle
éloquente : dans le contexte de la
révolution bolchevique, de
l'ouverture au monde (colonies)
et de l'émancipation de la
femme, le surréalisme a été un

Henri IV.

tée

merveilleux feu d'artifice, pro mouvant les lois de F imaginaire.

domaines

Marcel-Felix Castan dans les

exotérisme (toute religion
n'a-t'elle pas un ésotérisme, à

Depuis lors, la création en tout
premier lieu poétique est en
déclin : F absence de pensée col¬
lective constituée (plus d'école,
de mouvement littéraire) création
individualiste morbide (philoso¬
phie de F absurde) ou réduite à
un réalisme-rationalisme plats
(quasi monopole de la forme
romanesque), dépendance gran¬

domaines

fortiori le catharisme

Il faut

laissé

création littéraire est

en

dissante de F art et de la littératu¬
lois du marché

re aux

raires

aux

(prix litté¬

mains des maisons

d'édition, foire

aux

livres et

aux

-

géré de dire que le cadre épistémologique devient progressive¬
un carcan

se

dont la nation

libéré. Pour

ses

intérêts

ment

sation par rapport a

actif de la collectivité

-

la doxa

phénomène paradoxal et inno
nel laïc

-

un

système de valeurs alternatif qui
lui permet de remédier potentiel¬
mal civilisationnel

français. Pour

faire il lui faut
réhabiliter et revendiquer son
épistémé propre, hérité de son
Age d'or médiéval et incarné
tant par la
mystique cathare, par
la lyrique des troubadours que
par la politique de la tolérance et
du pa.rad.ge incamé par la dynasce

sa

métaphy

-

-

le catharisme réduit

un

s'élabore

dans

un

mun

entre les

:

pourtant René

contexte

culturel

com

-

types d'amour

(populaire, courtois, religieux).
comme

une

école

politique. Tout comme la FrancMaçonnerie, école française, est
double (mystique et rationaliste),
sa vocation étant à la fois philo¬
sophique et politique, cette école

lyrique

formalisé le lien existant,

4

nécessité que

Occitanie

le catharisme disso¬

des troubadours
a

une

en

de connaisance propre, héritière
du patrimoine catharo-lyrico-

cié radicalement de la
Nelli

nécessité

de libérer cette
pensée et cette parole à propos
d'une religion qui fut par défini¬
tion mystique et ésotérique. Au

aucune trace
existence ?)

son
-

une

contrario cjuc

delà, c'est

qui n'a

quasiment
3

Car c'est
a

-

le catharisme

phénomène historique,

doit favoriser la confrontation

des deux

logos (du nord et du
sud) et ceci pour une constitution
à venir d'une pensée de synthèse,

révolu, dissocié de la culture

d" un surrationnalisme.

populaire et mythique construite
pourtant dans son prolongement
historique.

II

L'épistémé occitane ou le
règne d'une pensée de l'altérité
-

secundo le titre d'une nouvel¬

est

le

qui est le nôtre ! Ce logo

revue

prometteuse, son dis
situant

au

mystique

(Carcassonne)
joue actuellement un rôle contes¬
table de police des consciences.
Si son apport scientifique (histo¬
rien) est indéniable et considé -

sur

(lyrique,
mythologique...) s'ajoute une
difficulté à problématiser la
question du mal au coeur cepen¬

majeurs

dant du dualisme cathare. Ainsi

formaliser le mode de structura¬

tout discours

tion

mystique tenu sur
rejeté dans

à

:

différentes activi¬

tés intellectuelles

de

par son

ses

(religieuse,
politique et littéraire). Celui-ci
est

régi

par

le chiffre 2,

de la dualité, de

par

la loi

F alternance, de

l'altérité, de F analogie (selon les

disciplines).
Si suite à la numérolo-

identité

propre ombre manifestée par
F existence de certaines sectes

racines

logico-épistémologique

F ombre de la doxa rationaliste

dualiste, le catharisme génère sa

aux

pensée occitane équivaut à

inhérent à

comme

symboles

Retourner
de la

le catharisme est-il

exact que,

question : ce qui constitue
proprement parler une limita tion grave voire une amputation
de l'épistémé catharo-occitane
(et de la pensée de ses continua¬
sur

identitaire occitan

la

monopoliser le discours sur le
catharisme et jeter l'anathème

Le chiffre 2 et la

croix occitane

tout discours non rationaliste

peut pour autant

-

socier le catharisme de l'édifice

maléfique, procédant
d'une tradition soit nazie (celle
d'Otto Rahn) soit "sectaire"
(écoles de la pensée théoso
phique, rosicrucienne...). Il est

ne

A

A cette volonté de dis¬

-

carrefour de

occitane.

rable, il
L'Occitanie recèle

à

visible de

en

vulgarisation de cette
reconquête : le logo "pays catha¬
re" concerne primo un program¬
me ambitieux (économico-touristico-culturel) de plusieurs
conseils généraux (Aude ;
Ariège, bientôt le Tarn ?) reven¬
diquant désormais officiellement
la spiritualité cathare comme

A contrario, le centre

française

au

religieux et poétique,

le catharisme réduit

sique ?)
2

d'études cathares

Nécessité d'une autonomi

lement

Déodat

-

éthique (et

matière de

gestion bien comprise de

-

entre autres

la rationalité et de la

l'universel.
C

:

politique et poétique.
souligner le rôle égale -

cours se

propres comme pour la poursuite
de ses tâches internationales, de
sa

identitaire

1
en une

Roché et René Nelli dans les

varit dans le contexte institution¬

il n' est donc pas exa

doit

balisé le

progressivement
chemin de la reconquête

incapable de tolérer l'existen¬
d'une pensée alternative (de
type mystique).
se

ce

-

tanistes ont

moteur de F identité occitane :

tableaux...).

ment

Les intellectuels occi

réduit la por¬

en

philosophique :

gie, nous sollicitons la symbo lique, nous constatons que
F archétique occitan, la croix lan¬
ment le dualisme du pays.

Nelli). Certes, le CEC réhabilite

gravitant autour du "temple".
garde de ce dernier
ne doit pas nous faire tomber

guedocienne, manifeste pleine

Ceci dit, la

grandement le soubassement
populaire, féminin, l'éthique du

dans l'écueil inverse, celui du
scientisme et de la doxa françai¬

la

teurs

tels Déodat Roché et René

23

Ce

-

symbole concrétise
conjonction de deux forces,
analogique/amoureuse (unitaire)

�Linha

Imaginòt

Occitania

2e trimèstre de 1999

et

ainsi

dualiste/cogràtive (différentia¬

trice). La ramification des
branches/axes de la croix (en 12
boules) symbolise la démultipli¬
cation de ces deux forces en
autant d'activités de l'esprit.
Tout d'abord, le dualisme catha¬
fonde

le

dialogue polé¬
mique entre bien et mal, la
connaissance intime du mal (pôle
alternatif de l'éthique cathare),
son dépassement en conscience
permettant l'accès à un plan
supérieur (symbolisé par la verti¬
calité).
re se

sur

De même, sur

l'axe

met

de même l'accent

sur

s'est construite sur

le dia-

logisme du paradge qui permet
la cohabitation et le partage entre
classes sociales (bourgeois et

chevaliers) ethnies (du nord et du
sud), religions (catholique et
cathare, vaudoise, puis protestan¬
te).
Cette pensée systéma tique de l'altérité postule que la
valorisation

ou

de l'alter ego,
secondaire (le

la connaissance

du pôle dominé,
mal, la femme, la

matière de
religion le monothéisme catho lique et de philosophie la prédo¬
chiffre 1, marquant en

minance de l'universalisme abs¬
trait et de

l'anthropocentrisme

(humanisme lai'c) ; le 1 manifeste
également l'individualisme
rationnel

qu'emblématise la for¬

mule de Descartes "

je pense
je suis " (domaine de la
création). Enfin on le retrouve au
plan politique dans la gestion de
donc

la monarchie absolue

"République

Doétiaue...) est le moteur de la

et

au

puis d'une

une et indivisible
delà d'une Europe et d'une

catharisme, l'hérésie, la forme

horizontal, la Doétiaue des trou-

dernière
la base du

En effet, cette

symbole.
La politique occitane

logos structurant. Sous le signe
du 2, le sud (l'Occitanie) s'avère
le pôle "passif', spéculatif et cul¬
turel, lieu d'expression de la spi¬
ritualité (Eglises) et de la
conscience collective (de type
ethnoculturel et interculturel) : il
est régi par la pensée analogique
et symbolique c' est-à-dire un
logos de type substancialiste.
La symbolique univer¬
selle relie cette dualité anthropo¬
logique fondamentale à deux
énergies ou principes : "animus"
et "anima" (selon la terminologie
de Jung), "yang" et "yin" (selon
(la terminologie orientale). Audelà de la relation structurant

loi de l'alternance et du

loi du dualisme

l'hexagone les relations NordSud, Europe-Afrique occidentnon occident (orient) sont fon -

pluralisme
(convivialité tolérance)

(néo-manichéisme)

déées

religion

politique

sur

cette

dualité. Le réveil

de l'Occitanie (comme

des Suds)

passe certes par la maîtrise de
l'identité du Nord, son alter ego :

développement scientificotechnico-économique est dans
le

cet

ordre d'idées

une

condition

nécessaire mais pas

suffisante à
son rayonnement. Il faut lui ajou¬

poesie
loi de l'analogie

ter la réhabilitation en bonne et

due forme de l'identité d'abord

loi de l'amour
loi de l'interculturalité

spirituelle, littéraire et ethnoculce pays2.

turelle de

principe féminin, contrepouvoir

progrès social et
qui englo¬
be les différents pôles de ces

de l'ordre social traditionnel

axes

(misogyne) est le vecteur. Audelà, se construit la spéculation
sur le langage, sur l'interactivité

lant à

badours
sexes,

du
en

créativité et du

problématise le jeu des

humain. La circularité

la loi d'Amour dont le

sens

et

de la forme, si féconde

poésie occitane. Ce jeu ludi

-

synbolise la synergie préva¬
ce
système de valeurs. La

circulation du

sens entre

les dif¬

disciplines de l'esprit
favorise la conquête du gai
savoir (graal occitan), c'est-àférentes

Francophonie unies par-delà les
diversités. Cette recherche de

III

l'unité

gramme

dégrade sous les
formes multiples de l'athéisme,
de T ego-centrisme, du centralis¬
me parisien, (voir tableau page
de droite)
se

Le

dant

au

symbole

correspon¬

chiffre 1 est celui de

l'homme debout, actif, associé à
l'oeuvre de création.

BIEN

-

Elaboration d'un pro

L'Occitanie
doit

de société
en
en
ne

anima)

ANALOGIE D'AMOUR

9ai savoir

MASCULIN

Le

ying (ou
le principe occitan

en cours

plus généralement
Europe et en Occident. Elle
pourra le faire que sur la base

ment

c

o

o

MAL

une

éthique-praxis-érotique

transcendantale, surrationnelle
Cette

.

pensée globale de l'altérité
s'avère en conséquence le
contre-pouvoir idéologique de la
doxa

française.

son

environne¬

géo-politico-culturel et de
son système de

l'actualisation de

La France regroupe en
fait deux univers dont la

dire

de réalisation

France et

valeurs traditionnel.

FEMININ

&lt;o
c

co-mystique problématise l'arbi¬
traire apparent du signe (utilisé
dans une perspective de commu¬
nication fonctionnaliste) et resti¬
tue l'unité profonde, la motiva tion d'un signe créateur, devenu

:

-

peut et

pondérer, équilibrer le projet

de la maîtrise de
B

-

socieial alternatif (en
conjonction avec les suds)

A

-

Environnement

République régule les influences
et opère la synthèse. Sous
le
signe du 1, le Nord qui com prend la capitale (la "centre" du
pays apparaît comme le pôle
actif, masculin, gestionnaire,
public, lieu de représentation de

de l'Occitanie

l'individu, de l'économie et de
l'Etat (émanation de la société) :
il est régi par la pensée rationnel¬
le et scientifique, c'est-à-dire un

chute de l'empire de l'Est sovié¬
tique (1989). L'Occitanie appa¬

24

La France s'inscrit
bien évidemment dans la

sphère
européenne et occi dentale, sphère dominante et
devenue hégémonique depuis la
d'influence

raît, elle, comme une composan¬
te

d'un sud multiforme

:

régions

�Linha

Imaginòt

Occitania
2e trimèstre de 1999
religion et philosophie
Monothéisme catholique

Politique
monarchie absolue

universalisme abstrait

républicanisme unitaire
(jacobinisme)
Europe et francophonie

anthropocentrisme / huma¬

unitaires

(* athéisme)

nisme laïc

l'hyperlibéralisme et du nationa¬
lisme (culture des droits de
l'ego), voire du racisme et de la
xénophobie (responsables des
grands génocides-ethnocides du
siècle). Ces valeurs sont alimen¬
tées

(* centralisme parisien)

au

contact de

la culture his¬

panique (dont catalane) de la
convivialité et du fédéralisme du

création/art

sens

individualisme, rationalisme cartésien

(* ego/ethnocentrisme)
l'Afrique dont le Maghreb).
Dans la perspective
d'une mondialisation plus har

pays européens (Catalogne,
Espagne), méditerranéen
(Maghreb), d'outre-mer
et

1

\^V UUU J/lvUlVt o U&gt; V1V

J.

pôle alternatif de valeurs
(Catalogne, Espagne) soit un
pôle dominé, victime d'un rap port de force de plus en plus
défavorable (Algérie, Afrique).
soit

-

un

manifester

une

solidarité active à

l'égard de toutes les compo santés du Sud et en tout premier
lieu des pays francophones qui

mondialisation

se

construit

en
&lt;D

depuis 1989 sur la base de

la radicalisation des antago

nismes

sur

WUJVVUl

stratégie est double

uc

la réa¬
lisation effective d'une Europe
des régions (et des nations) mais
aussi d'une francophonie plurielcette

:

Nord rationalisme

Résultante de la fin de la guerre
froide (entre Est et Ouest), la
effet

des

r1» cnr) nlnriol c'oiroro

( A friruip)
yx XX &amp;

la scène

citoyenne en liaison
enjeux géo-politiques
d'envergure.
sur

avec

comme un

tures

dénominateur est le

2

nomisme

nationale, internationalisée par
l'histoire. A ce titre, la France est

système

géo-politique comme en témoi
gnent ses affiliations multiples

-

:

OTAN, Union Européenne,

Francophomie. C'est cette situa¬
tion privilégiée qui explique, par
delà la gestion intérieure de la
vie régionale, le centralisme
exceptionnel et abusif de l'Etat.
D'une manière générale, privilé¬
giant le principe de liberté à ceux
de l'égalité sociale et de
la frater¬
nité, celui-ci agit comme une
sur

l'axe Est-Sud

(relations de parte¬
Etats-Unis, Europe et

comme un verrou sur

l'axe nord-sud
domination à

éco

-

dangereux ainsi qu'à

lective d'un niveau

ECONOMISME
Est

Ouest
«j

libéralisme

communisme

a»

3

(liberté)

(égalité)

3

o

sociologique
(structurel et lié à la nation) à un
niveau ethnoculturel (superstruc¬
turel et propre à une civilisation)
nécessaire à l'ère de la mondiali¬
sation.

Sud

communautarisme (fraternité)
culturalisme

C

Promotion insti

-

-

tutionnelle de l'Occitanie
Promouvoir l'Occi¬

républicaine témoi¬
gnent du travail en France pour
actualiser les trois pôles "liberté,
égalité, fraternité" de la devise

Japon) et

un

stratégie nécessaire
progrès social : il favorise

Deux siècles de

nariat entre

L'interculturalisme

-

En réaction à

l'élévation de la conscience col¬

construction

courroie de transmission

principe de

fraternité.

au

&lt;0

l'axe Nord-Sud. A la

croisement du double

-

commun

lisme est la

E

culturaliste du sud.

au

microcosme de cul

du Sud dont le

1 ' ethnocentrisme, 1 ' i ntercultura -

(raison)
républicanisme

-

problématique socio-économiste
qui prévalait antérieurement
(polémique marxisme/libéralis¬
me), se dessine une probléma tique culturaliste qui oppose au
système libéralo-rationaliste du
nord le système communautaro-

arabo-berbéro-musulman de

l'hospitalité et de la communauté
(la umma), de la fraternité répu¬
blicaine (panafricanisme). De par
le phénomène de l'immigration,
l'Occitanie apparaît en effet

(relations de
l'égard de

tème de valeur mais aussi son

des droits des
peuples et des cultures. Seule en

destin d'aliénation identitaire. Il

effet, la décentralisation aux

partagent non seulement son sys¬

s'agit de sortir du consensus
national tacite ("Qui ne dit mot
consent") concernât la gestion
actuelle de l'empire néo-colonial

le, respectueuse

deux niveaux de l'Etat

cain

républi permettra l'émancipation

effective, interactive de

et de lever la contradiction

l'Occitanie et des pays néo-colonisé du carcan actuel. En fait, à

objective qui fait actuellement du
citoyen occitan une victime du

l'opposé du nationalisme du FN,
ce double projet de société

centralisme national mais

s'avère le

même temps un

en

acteur objectif

(français et européen) de
l'oppression des peuples franco¬
phones (néo-colonisés). Cette
exigence-là sera fondatrice d'une
politique occitane et du Sud,
fondé

sur

le

sens

de la

coeur

du programme

République à venir (6e du

nom).
B

-

Actualisation du

système de valeur traditionnel
1

-

Culte de la fraterni¬

principe de la devise répu¬

(respect traditionnel de l'alter
du pôle dominé et secondai¬
re). Cette démarche permettra

té (3e

d'actualiser

lité occitanes sont

pleinement le princi¬
pe républicain, national de fra ternité et par ce levier d'émerger

blicaine)
Tolérance et convivia¬

des modes de
résistance traditionnels aux
contre-modèles destructeurs de

25

place qu'elle mérite
grandes institutions
ou lieux du pouvoir idéologique :
Eglise, Etat, Ecole. On constate
sa

culture la

dans les trois

récemment une évolution sen
sible à

ce

-

propos.
1

-

L'Eglise

ou

le

devoir de mémoire et de répara¬
tion à

l'égard du catharisme
Dans le contexte actuel

de l'exercice du devoir de

mémoire pour

de l'altérité

ego,

tanie consiste in fine à donner à

les crimes commis

(contre l'humanité noire, juive,

protestante...), il
pape (pétition de
février 1998) de reconnaître les
crimes de l'Inquisition contre
l'Eglise cathare et de lever

arménienne et
est

demandé

au

l'excommunication du Comte de
Toulouse, chef

spirituel et tem porel de l'Occitanie. L'heureuse
découverte du tombeau présumé

�Occitania
...Cortetas...Cortetas...
Es arribat

lo

Nord

A

catalôg de
Aici

creacion occitana

Occitania. Podetz i trobar
tots

(esperam) los autors occi¬
e lors publicacions, las
revistas, las tropes de teatre,

liberté
libéralisme (ouest)

égalité
communisme(est)

tans

cantaires

OTAN

e

Z

en

0
1

de musica, los plasti
cians, los fotografs, los
grops

O

los

&lt;
oc

organismes institucionals
los organismes d'ensenha -

aquò

de

arts, Carrlèra Pau

mente

per

Riquet

Raymond VI à Toulouse ali

par
sée

-

le débat.

(1848-1907) fut

un

2

mieux faire connaître le per

-

généralement

la

sculpture des deux cotés
l'Atlantique, notamment
grâce aux trois langues occi tane, française et anglaise.
Une exposition a ainsi été
consacrée à Augustus Saintde

Gaudens

Musée des

au

L'Etat

le devoir

ou

langue et
(devoir de

L'article 2 de la

fleurs de l'alternance, de

stipule que "lefran gais est la langue de la
République". Cette anomalie
républicaine semble un peu
contrecarrée par la promesse
gouvernementale faite de ratifier
la charte européenne de respect
des langues et cultures minori taires. Ceci dans la foulée de la

décentralisation de F Etat.

Augustins de Toulouse
jusqu'au 30 Mai

3

(J.-M. B.)
Les amis

Tèl

:

devoir

d'Augustus Saint-

Gaudens Mairie 31160

Aspet

Survie est

civique qui souhaite
de la France
ment
serve

que

développe des pays défavorisés
réellement au dévelop¬
au

pement et que la France
réforme
de

son

un

cadre d'un

l'aide

attitude foncière

mépris des peuples afri

-

cains. Survie combat aussi le

risque de banalisation du
génocide et des crimes contre

le

La création des calan

dretas est

mouvement

ou

d'intégration de la culture

dérable, dans
un

L'Ecole

occitane.

05 61 88 40 22/05 61 44

21 34 Fax: 05 61 88 44 03.

-

premier

pas,

ce sens.

-

consi¬

avenue

75014 Paris Tèl
25 Fax

:

:

Dans le contexte de la

d'abord celui de la

gestion
complexité grandissante.
A F intelligence artificielle que
nous offre la technologie
infor matique, il nous faut rajouter
l'intelligence naturelle, car diaque. Le handicap actuel de la
personnalité occitane (alter ego
national) peut être résorbé par un
travail systématique en réseau,

La Charte

Européenne des
langues régionales ou minori¬
taires que s'apprête à signer
la France, est

sur

Internet

http://www.coe.fr/fr/nqur/

:

.

tfrûlnt
tńínìc
Ir&amp;itaistr WW» itiifttin
faCuif&lt; crì'î «itt iimcrtiir »1
ìnV» ¥\enu çmac rùitrm'
wbtifoíu $&gt;»lvr iYqv-

:

1. La terminologie "forcefoi-beauté" est inspirée de
la Kabbale juive qui
construit une anthropolo gie à partir de principes

universels

:

" Geburah-

Chesed-Tipheret" (hébreu
ancien).
2. De même, en Afrique,

véritable des Etats et d'un

mondialistion, le défi à relever
d'une

Notes

tion d'une démocratisation

Conclusion

est

01 43 20 55 58.

M. B.-E.

-

citoyenneté élargie (plurielle),
l'enseignement de l'histoire de la
langue et de la littérature occi tanes s'impose à terme aux édu¬
cateurs de l'école publique.

du Maine

01 43 27 03

analogie.

une

enseignement inter

culturel et d'une formation à

F altérité et de F

r

rbmaUtt- tVmf. %tc ctW

toW'Oivfiw* uómi'm'cih

Ûcr
!
fltir» £r^tonmtMttc cinf
rcim*

authentique développe
ment
socio-économique
ainsi Cheik Anta Diop
(L'Afrique noireprécolo

*

ytit
w

F inculturation est la condi¬

Dans le

l'humanité.
Survie 57

&gt;

binaire, renaîtront les

décentralisation)
Constitution

£

(à la fois

politique, religieuse/philo¬
sophique et créatrice/artis¬
tique). Ainsi, sur le mode

de reconnaissance de la

sculpteur américain d'origine
commingeoise (Pyrénées). Les
amis d'Augustus SaintGaudens ont pour objectif de
sonnage et plus

-

de la culture occitanes

célèbre

Europe du sud

l'exercice d'une pen globalisante, ouverte,

décloisonnée

04 67 28 04 33

Augustus Saint-Gaudens

-

Sud

34500 Besièrs
:

(occitanie
Afrique)

in¬

150
F (23 euros) + 25 F de pòrt.
Lo Camel, 3 passatge dels

Tel/fax

interculturalité

o
z

e

fraternité

Q.

-

cineastas, las associacions,

ment. Avètz tôt

Union Européenne

LU

scèna, los
musieians, los

los meteires

tmnYtti totn

ntsr^itnn

CibpS

tnna ClK

-

]«%i

:

niale, Nations nègres et

]£nui

cultures...) et ses succès seurs
revendiquent l'héri¬
tage de F Egypte ancienne,
patrimoine à même de fon¬

I

der

avec

fini m

la culture orale,

n»rr

populaire actuelle et
l'apport franco-occidental
une identité
post-moderne,
syncrétique.

tucbcúa 'Svuir ì» ttm

í«mcin 6iir m&amp;tp* tirçvtèœ«
'WttZ jfí
26

MIM»

Mâlâbttth

/ni «!•

�Linha
Octítmma

■

:

'

■

Imaginòt

^
2e trimèstre de 1999

Estetica

e

L'escrit

quand es
preparacion de l'oral

se

"disidn" per un public redusit a la familha, e
amies e vesins. N'es plan mens per una

normala dins l'activitat dels contaires que

reunion de soscada que ne
dison un semenar, i deviái expli¬
car

cossi l'escrit

pòt servir per

prestacion orala. E
aquel brabe mond de
Cordas me violán pas virar del
semenat trop rapidament. Que
quand fan de vin, getan pas lo
preparar una
coma

rasim

avant

chue, donc

de n'aver tirât tôt lo

preguèron
d'explicar tanben en que consistisson l'estetica e la poëtica del
conte oral. Ça que la, èri pro
embarrassât amor que sabiái pas
quitament çò que son l'estetica
ni la poëtica. Alavetz me pren guéri la bicicleta e, pédala que
pedalaràs, anèri fins a Leitora per
me

me

far abladar entà de Joan fian¬

cés.

(Bis,

o ter o

De l'ostau fins

a

Leitora

l'an 1872

un

demandi de cantar amb jo :
"Pédala dòla didola

E ara, vau pas pus

-

la critica

matin de

lo sénher Bladèr

e

l'estetica d'un conte

me

Mès
a

demandar

recebèt fort

?
aus
jorns d'à uèi,

a

evoluït ! Pòdes

Meschonnic..

Quai

Meschon¬

o

analisas

Si que de non, Banalisa es
errada o incompleta donc es
tôt.

faussa. L'estetica

es pas un
caractèr del conte, es un mode
d'analisa. Un aspècte sus quai

pôdon assèser Banalisa.
-

T402
1997

mas
a

Mas enfin, se disi lo
que

lo fau avenir

en

Cordas, tendrà d'èsser lo

T402.
-

Oc,

amor

que guar

-

daràs l'estructura identifeada
coma

T402,

enqtiera,
passada

valèva bèth temps a !

que

-

Arribèri

mas

cojonet, creses

-

-

E

redusir

a

la

pa'i !

Alavetz la carpenta

sufis per her un teulat ? Adôbas
la hustaria e pro ! A jo me sem¬
bla que

quand vendra

a

plàver,

cargaràs e beuràs. I seras pas trop
abrigat ! Escota, jo coneissi trop
pauc lo subjècte mès se vas par-

plan, tôt ben que me
conesquès pas ; e tôt bevent un
veirat, li demandèri çò qu'es

nic ?

l'estetica dins lo conte.

deus

Martegue, t'ensenharà melhor
que jo. Estaré ben qu'i arribes

critica.

entre 1970 e 1980.

Aqui arranquèt a rfser

:

-

es

lar amb Joan Maria Lamblard
-

Meschonnic

es un

especialistas mondiaus de la
Aqueth òc, que sap analiun tèxt. Pòdes ben legir los

a

"Huhu...BIuhu....huhu...huhu E

sar

coja ! Ont trobères aquò ? Per
que me demandas sus l'esteti

sius libres. Tôt i es dedins.

l'enche, per diser de me balhar

L'estetica, los autres còps, l'o-

la bicicletada e pédala
pedalaràs de Leitora fins a
Martegue. Enquèra cantatz amb
jo, vos pregui :

ca

-

?"
Risiá

a

ventre desboto-

nat.
"- Es
que ne devi far
presentacion. A Cordas, la
gent de la Tarasca, non la gent de
una

la Talvera
l'estetica

me
se

demandèron cossi

manifèsta dins los

contes e sabi pas

respondre.
Mes paure badamos cas, l'estetica existis pas !
Cau ben qu'existis ca ; tota la gent ne parlan !
-

Ara, brabes amies, vos

quauques que ne parlan
òc ! Mès es una nocion

Enta de Joan Francés Bladèr"

-

guardar la medisha
hôrma. Quand tôrnas diser un
conte entenut precedentament, o
lejut aquô rai, que cambies lo
honz o la hôrma lo public entendon un aute conte. I pot ben aver
d'elements comuns, aquô rai !
Quitament las diferéneias pôdon
èsser pas que subtilas ; s'i a de
diferéneias, i a un aute conte.
Tant vau diser que s'analisas

se pot
sieuna estructura?

quart)

una

càmbias lo honz, es pas pos

qu'un conte

Pédala dòia dilèr

es

sible de

(siasquèt dit coma es dit un conte) a Còrda a
la fin del mes de setembre 1998 au cors d'un
conferença mas lo subjècte me fasquèt consi derar qu 'èra justificat. Aqut la primièra dife "seminari" organisai per la Talvera sul tèma
de l'ôbra orala. Avètz davant, lo tèxt coma lo
rença entre la mieuna intervencion seminario legisquèri enlà, son que lo fait qu'i siasca un sa e çò que vos es présentât ara. La segonda
public, (los autes partecipants que, totes
diferença es que la mieuna reflexion èra pas
completament acabada a l'enta de l'allocu intervenguèron au cors dels dos jorns que se
cion (se'n mancava de fort pauc e aquela per tenguèt aquel grop de reflexion), qu'i siasca
un public m'incitèt a far de jòcs sonores, a
fin èra deduitibla - mas pas dita - de las mieu diser de risalhas, a far de digressions, a utili - nas paraulas). Ara me semblava que tôt i es
mas avètz un escrit qu 'es un chic complicat de
sar de modes d'intervencion qu'èran pas jus tificats que per la presença de tala e tala per - comunicar un messatge oral (dit) dins una
revista (de legir).
sona dins l'assistança. Una tala pratica èra

Aquel còp quevos

coma

obligat que càmbies lo honz. E

aus

parli, era l'annada
qu'i aguèt d'eleccions
en França, deviái
explicar al cors d'una reiinion,

qualitat de l'ua

de l'aute détermina la

matin ! Se càmbias la hôrma

Laurenç Michòt

Lo tèxt que seguis siasquèt contât

La

tat

la qualiqualitat
de la bevenda. E per destriar
l'aiga deu pastagàs, se cau levar

poëtica

-

-

Ne demòran

pausavan au sen. Lo honz opausat a la hòrma. Que los critics
literaris los estudiavan desseparadament

coma

de còr per
que

atau son de mai

comôde examinar. Mès lo honz
shens la hòrma

Tornèrem banhar

pòt

pas

existir. Ni

"Pédala dôla didele
Pédala dôla dilard

la hòrma shens lo honz. Se pot

analisar un tèxt, ni escrit, ni
oral, hesent ua part per l'estetica
pas

part peu sen. Lo honz se pòt
trobar que dens la hòrma e
ua hôrma, quala que siasca, totjorn détermina un honz précis.
Son coma l'aiga e lo pastagàs.

De Leitora fins

a

(Bis, ter o
quart....)
Martegue

Entà del sénher Lamblard"

e ua

pas

I arribèri per una

aprèp-dinnar del mes de mai de
1973. Lo Joan Maria Lamblard,

�Linha

Imaginòt
Occitania

2e trimèstre de 1999
Me sembla

-

Cortetas... Cortetas...

BLADÈR

qu'es lo fait
que quicòm
es polit...

CONTES DE GÂSCONHA

qu'es que fa
que LOS

Joan-Francés
La soucarane est

de théâtre de
se

équipe

théâtre qui
populaire et

rue,

veut vivant,

citoyen. Une de
créations est

une

ses

dernières

l'Ours, lié

aux

légendes pyrénéennes, avec
version pour enfants :
l'ourson. Il est possible de

Bon. E de

-

contes

Darrèra garba

sa

son

polits ?
Es aquò

recevoir le bulletin trimestriel

que vos

Info souk qui

vous informe de
l'actualité de la compagnie.

demandi !

(J.-M. B.)

Bogra de
coja ! La
nocion

Tèl/fax

:

d'estetica

05 61 67 23 00

Littérature Orale

est

centre de ressources, un

e

de critics
que sabián

lieu

sur les
techniques
pédagogiques des civilisations
de tradition orale, un point de

base de dif¬

fusion pour

les réalisations
(spectacles, livres, expositions,
etc...). Le Centre dispose
aujourd'hui de plusieurs
outils : un répertoire et un
réseau de compétences, un
bulletin trimestriel,

un

d'ouvrages, des banques de
données, une équipe de for
mateurs,

un

-

service de distri¬

Martegue es un ôme pro simpatic. Coma fasiá vent, demorèrem

bution.

dins l'ostau

charrèrem

e

un

Sabètz ben, me deman-

Centre méditerranéen de litté¬

moment.

rature

siasquèt lo viatge, se
lo solelh
tustava pas tròp, e d'ont veniái
atal, e patin, e cofin... Ieu li
respondèri que lo camin èra pas
tant planièr coma o aviái pensât,
que quand davant aviái una

dèt cossi

orale, la Touraille

fasiá pas trop vent, se

30520 St Martin de

Valgalgues.
Tèl/Fax

:

04 66 56 67 69

Oïl. "Evaluer la vitalité des

variétés
ne

d'oïl"

Amiens

régionales du domai¬
: ce
colloque réuni à
en

Novembre 1996

a

còsta, la

me

caliá montar

e

que

penda de davalar la
seguissiá. Lo vent bufava exclu-

actes publiés. On y traite
également du franco-proven -

sovent, un

çal, du

sivament dins la direccion opau-

ses

corse,

de l'occitan et

du breton ( 150 F).

sada

Faculté de lettres de

viar lo

l'Université de Picardie, che

-

min du thil 80025 Amiens

estât

Magene

vient

d'enregistrer

un nouveau CD
de 14 chansons en normand

"dauns

prêchi" (CD 110F,
80F, + 10F de port).

men

cassette

Rémi Pezevril La Luzerne de
haut 50260

Brioquebec.

la mieuna

m'estausolelh, çò melhor séria
e

per

de rodar dins la nuèit

mas

çò qu'aviái fait fins aqui.
Li expliquèri tanben
qu'èra lo Joan Francés Bladèr
que m'aviá aconselhat de lo
venir véser per que m'explique
çò qu'es l'estetica dels contes.
Ou dròlle; faguères
tôt aquel camin per te fotre de
ieu, diga ?
es

Le groupe

a

pas

generala per bastar, trop generala
per explicar pro.
E me volètz pas dire
quala es ?
poëtica

cal

anar a

la ponhada de
biaisses que fa servir lo contaire
per que lo sieu relat siaga de bon
escotar. Mas per ne saber mai, te

pas

Mès

de degun,
-

non

non

! Me trufi

!

Alara, ça diguèt, de

poli-

incriminât

es una

-

estafa

e

poëtica ?
Aquò es mai compliben quauque idèa de çô

dòna Meravilha

Cesalièr,

qu'es l'estetica ?

en
-

28

a

a

l'ostal de la

plan.

De ser, te

-

retiri.

Partiras deman al matin

mas

val

melhor

una

bona

anar

veire la

Condat, dins lo

Auvernhe.

Tant de camin !

qu'i arribes per l'armada
1970, que se trigas trop riscas
anar

interviuvar

Sopèri amb la familha

fòrt ben

e

-

bon lhèit daval

un

l'escalier del

granièr

-

l'endoman

i dromèri
a

las cli

-

cavalgavi la bici de

cas

Cesalièr

en

cap entau
Auvernhe. Ane,

ensemble cantam

:

"Pédala dòla dadilha
Pédala dôla dilat

(Bis,

o ter o

quart.)
Fins cò de la Meravilha
S'i

es

enquèra
A

coma

E la

qu'es mas se vois
explicacion, te eau

Va

-

m'adobèron

o non.

-

cat. Ai

Condat,

dòna Meravilha.

Lamblard, fasquèrem un chic de
velhada davant la télévision,

de mai.
-

pas un secret.

es

es

decidir s'una

semblava tant évident. En fin
res

O!

La

tomba.

l'adjectiu "estetic", que vòl
dire "polit", ne tirèron lo sub stantiu "estetica" que significa
"polidesa" sens lo définir de cap
de biais. Sens jamai dire en qué
consistissiá. E degun s'o deman¬
dât pas, ni o demandèt pas publicament, qu'auián agut l'aire tròp
colha de saber pas quicòm que
finala, l'estetica

idèa trop

una

Avián pas de
critèris per

avián

-

-

mot

qu'avètz?

Es

al cementeri dins la sieuna

Aquò's una
pròva de la
granda qualificacion d'aquela
paura gent. Alara coma avián
l'adjectiu "estetic" - vertat qu'en
fiiosofia existis "l'estetica" qu'es
una disciplina
que permet de
determinar çò polit de çò laid,
segon de teorias e d'ensembles
de critèris. Mas tôt aquò, èra un
mond desconegut d'aquestes
"criticòts de premsa" que vulgarisèron lo

E l'idèa

ben de la dever

da

de

se

davant.

òbra èra

fonds

dròlle,

cossi jutjar çò
qu'avián
pas

recherche

une

-

per

un

de formation, un centre de

rencontre, et

es

raptada
vulgarisada

estât

Le Centre Méditerranéen de

-

-

-

min de Barès 09100 Pamiers

veses

-

-

Théâtre de La Soucarane, che¬

T'o

-

vòls pas de responsas précisas a
las tieunas questions, tant me fa
a ieu !

a

Condat"

Condat, m'arrestèri

la

botiga de la pancosièra per
demandar, mas enlà m'aconsea

lhèron d'anar véser

a

la farmacia

que la Maria Aimada i
enquèra. Qu' i èra partida
detz minutas ençà. S'èra crompat
lo pan a la pancosariá e n'èra
sortida per anar quèrre de pontigas a la farmacia. La trobèri, li
expliquèri quai soi e çô que
voliái. Li diguèri que me caliá
aprene çô qu'es la poëtica dins
en cas

siasca

los contes. La Maria Aimada

Meravilha

convidèt per

din enquèra far un
parelh de crompas, me diguèt
que me daissava de despava, que
nar e coma

me

me

li caliá

daissava dins la carricra per

un

momenton

de

nos

e

convenguèrem

trobar daval lo mercat

�Linha

Imaginòt

Occitania
2e trimèstre de 1999

cobèrt. Ela, anèt d'un costat e ieu
tornèri

a

la pancoseriá que i

crompèri una còca. Sabi ben que
"manjar de còca fa levar la
bròca" mès èra dimenge e prenguèri lo risc.
Nos trobèrem

au

lôc

convengut e anèrem au sieu ostal
ont èra tota sa familha aquel

dimenge. La dòna Maria Aimada

se' n seguisquèt
un balafi de saludanças de vôts
de benaiirança e de prosperitat, e
de mòstras de simpatia. Lo repais
siasquèt mémorable mas me
soveni pas de çò qu'aviam per
manjar, ni dels présents que
manjèron amb nosautres, ni de
çô que s'i diguèt. Quand aguè me

presentèt

e

fartar lo bue,
la menina de la Maria Aimada
rem

acabat de

balhèt

nos

cigarro a cadun per
acompanhar lo café e se'n prenguèt un tanben. Auriatz vist
aquela pichona menina darrèr
aquel cigarràs qu'èra mai gros
qu'ela, que n'auriatz badat ! I
avià pas que l'oncle, lo vièlh
Rogièr, que fumava de carbe
marroquin.
Meravilha, dins

sa

familha, dels

dison pas que las
M.A.M. Aquò fa :

noms

inicialas

:

doblan, dison :
Mam-mam'. A la Mam-mam' li
Mam'. E

coma

opinion a
de l'estetica dels contes.
Bassaquèt lo cap e las espatlas,
alonguèt lo morre, rupèt lo nas e
las ussas e me romeguèt una
amabilitat que me fasquèt considerar qu' èra pauc diplomatie
d'insistir. Atanben la preguèri de
m'assabentar sus çô qu'es la
poëtica. Aqui, coma que me fas¬
quèt un grand sorîser, intuïtèri
que la question li agradava mai.
Çô que cal, ça diguèt,
es saber çô que plai au public.
Aquò vòu dire qu'au contaire, li
eau saber quau l'escota e li eau
saber çò qu' aima cadun per
adaptar, al mens un pauc, lo sieu
conte aus gostes de cadun.
prepaus

-

-

lo contai¬
fixât dins la memô-

Mas enfin,

lo conte

ria, aladonc

o pot pas cambiar !
Imagena - te ! Un
gravai sus un dise pot pas
-

conte

o

tau

punt en

cambiar. Mas
contacte amb

un

contaire viu,

un

public, pòt

Pédala dôla dilèda (Bis, o ter...)
Fins cô del Claude Senhôla
A sant

Marçal d'albarèda"

citar de

mimologismes coneguts,
coma lo
pol que canta : "Cacaracà ! Me tastaràs pas!" Pot
inventar de mimologismes, coma
pel traïn que fa : "Pataca-z'ôc,
que put tant que pôt ! Patacaz'ôc, que put tant que pôt !
Pataca-z'ôc, que put....". Pôt
diser o cantar de topics. Pôt dire
"aqui tant i ganharai que m'i
farai de colhas

en aur

!" O tan

-

ben
di

pôt cantar ; mas aqui demanque totes cantetz amb ieu :

Enlà m'arrestèri

un ser

de 1949. Me costèt pas trop

de

trobar l'ostau cercat. Lo mèstre
Senhôla

m'aculhiguèt coma se
desempuèi

m'avià conescut

l'escôla. Me recebèt amb
e escotèt la
demanda. Parlèri pas

granda amb tat
na

l'estetica mès demandèri

una

mieude
sus

la

en tôt li explicar çô que
m'en avià dit la Mam-mam'.

poëtica,

-

La Mam-mam', ça

respondèt, la Mam-mam'
Meravilha t'a plan informat. La
poëtica que pôt far servir lo
contaire dépend del sieu public.
Lo contaire pôt pas donar que çô
que lo public pôt recebre. La

qualas los aquesits culturaus son
pas identics e pôdon èsser fort
diferents. De segur, se pôt pas
parlar d'una quantitat de poëtica,
excessiva, sufisenta o insufisenta, per quauque conte que siá. Es
una question de qualitat, lo conte
es intéressant o n'es
pas. Se pôt
pas tanpauc définir "la poëtica"
amor qu'a una infinitat de situacions correspondon una infinitat
de fôrmas de poëtica.
Tanben me podètz
parlar del tèxt escrit en tant que
preparacion d'una prestacion
-

orala ?

me

"Se canti que

cante,

Canti per un uôu,

Que

sus

la clôsca i piqui

Per veire s'es môu".
La dita

pôt èsser
jôcs de tôt lo còrs.
D'expressions de la cara, de
constëlada de

bruches de la boca, de lofas bor-

robompetantas, de trucaments de
las mans, de traupits dels dos
pès, martelejant freneticament lo
pavat a lo faire fumar. Totjorn lo
contaire deu adaptar lo sieu
contar en fonccion del public.
Aquô's mai aisit per sièis personas que per très milas mas rai ;
totjorn se deu adaptar au public e
au

moment.

demandèri la sieuna

re a

tau

sus

fonccion de la gent dins la sala.
Pòt apondre tala o tala borla. Pot

un

La Maria Aimada
sieus

insistir

-

ca

E tôt

aquô es la poëti¬

Tôt

aquô es la poëti ca, dròlle. E cada contaire bastis
lo sieu contar. E l'adapta a las
-

circonstàncias

coma aus

indivi

-

dus présents a cada prestacion.
Plan segur, eau que l'element

tible amb l'istôria racontada...

Pr'aquô, te eau pas
çô que te disi ieu.
Aquesta nuèit te retiram mas
deman, tôrna prene la bici e vai
t'en a Sant Marçal d'Albareda.
Petaça-te per arribar entre 1947 e
1950, en cô del Claude Senhôla.
-

contentar de

L'endeman,

a

las cli

-

aprèp un brabe desjunar, de
cavalgons - tornar - sus la bici cleta e ardit ! M'encaminèri pel
Peiregôrd. E coma cada côp que
bicicleti, cantatz amb ieu :

cas,

en

"Pédala dôla didôla

anar

pas res
véser lo

clotaire de Sabres dins la

granda

landa.
Lo clotair e?

-

Oc. L'ôme que

-

s'ocupa dels enterraments a

publics diferents - que sián
l'edat, per l'ambient
social, geografic o istoric que
vivon, per lor estât fisic o moral,
quala sián las diferéneias, sens
comptar que lo diseire es pas

Sabres.

a

de

diferents per

exactament los meteis

d'una

prestacion

a

incambiat

l'autra - aque¬

A ôc?

-

Oc. El sap.

-

E hardi t! Très cents

quilometres de bici. Per que lo
temps se fasca cort, en pedalar
cantari
tetz

sauriá ben que can¬

e me

amb ieu

:

la unica estructura narrativa dita

dotge o trenta sièis
publics diferents, farà très, o
dotge o trenta sièis contes dife rents. La poëtica es constituïda
a

très, o

"Pédala dôla didales

(Bis, o ter...)
Peiregôrd fins a Sabres

Pédala dôla danlet
Deu

Enta deu Bernât Manciet"

de totes los elements sonôres,

gestuales tocadisses, olfactius, o gustatius,
qu' utilisa lo contaire per que lo
public comprenga e aprecie la
sieuna narracion. La qualitat
d'aquestes elements pel public -

A Sabres,

subretot

pas en se - détermina la qualitat
del conte. La relacion entre

public e contaire es benlèu çô
mai important. En fonccion del
public, lo contaire causis çô que
ditz. A tengut, totjorn, lo public
eau que comprengaprecie.
S'aprécia pas, es que que com pren pas tôt. E totjorn lo contaire
n'es responsable. La partecipa cion que lo contaire demanda o
demanda pas au public es constitutiva de la poëtica del conte. Lo
public pôt èsser en desacôrd
complet amb lo contaire. O,
pôdon jogar contaire e public.
Tanben, lo public es pas una
massa indistincta : son lo public
de personas

29

independentas de

quand i arri-

bèri, mascanhèri pas plan per tro¬
bar lo sénher Manciet. Totes lo
e lo vilatge es pas plan
grand. Ne coneissi que son mai

coneisson
bèls.

Bernât Manciet me

e

insert dins lo conte per l'adaptar
a la conjoncture, siá ben compa¬

aquô sabi

meteissa estructura narrativa dita

visuales

T

Sus

-

drôlle ! Te cauriá

plan. Acceptèt de me
momentet, tôt ben
que siasquès un chic a las esca nas. Era pas l'obratge que li

recebèt pro

consagrar un

mancava.

Li

expliquèri tôt çô que

m'avián ensenhat los autres, bas¬

saquèt lo cap que li semblava
juste.
Alavetz, ça diguèri,
per analisar un conte, sufis de
-

n'analisar l'estetica ?
Non.

-

-

Es amie deu Félix

-

Castan tu, non
-

bla...

Ça respondèt.

Cossi..

?

Oc., enfin me sem

-

�Linha

Imaginòt
Occitania

2e trimèstre de 1999

^
Cortetas... Cortetas...
Le théatre-forum Pour

est

:

une

le livre d'Yves Guerre

disponible, le concept

revisité pour

comprendre de
quelle manière il est possible
de permettre à tous de se
une

orau,

pas

te

càmbia pas arren. E lo ton

menarà

Atau

o

mèi

;

a

tala

o

tala estetica.

atau muishada. Mès adara

s'analisas

tèxt de

quauqu'un
çô que vederàs purînèr, ei
un

l'estetica. De l'estetica tira lo

■

d'action culturelle doit être

constituer

E jamèi te parlée

J de postura?
Ì
-Simès...
!
- Lo contair, totdia a
I una postura per rapôrt au mond
per quau conta. Li ensenha la trai
dicion o promòu la valença, la
j finesa, l'umor. Ensenha de prin] cipis moraus, o conta sus un pais
! o que te sèi mèi.. La postura deu

pédagogie de la citoyen¬
neté

-

ton. Damb lo ton,

dins lo

casau.

dins los braces

darrèr,

me

pausèt la bici

passant au mieu

fotèt un còp de pè pel
m'enlairèt e venguèri
tombar, aqueste matin, sus la
plaça Sant Miquèl a Còrdas.
me

troberàs la
Ara m'avetz

Plan mercé Mèstre

Bemat. Ara

e

cuol que

postura de l'aulor.
-

Me

voletz

entendut,

Atendrem pas que
cante lo cocut,

explicar

identité, de

E coïc, coïc, coïc,

fournir à chacun des moyens

Lo conte

es

finit.

personnels de comprendre le
monde, d'inventer des outils
pour le transformer, de
contribuer à créer des liens
entre les individus et

au

final,

de construire cet espace

dans

L.M.
Notas

:

lequel chacun puisse
défendre et

développer au vu
ses capacité
de sujet instituant. Le
théatre-forum prétend être un
outil pour cette tâche.

Joan Francès Bladèr,

Arc-en-ciel théatre-forum ville

grand
compilator de contes gascons,
m'a pas poscut parlar coma fan
pas virar las taulas per comuni car amb los défunts Jean-Marie

110 ter

Lamblard, collector de

et

de tous,

au su

rue

Paris Tèl

Mercadet 75018

Le Réveil est

un

café-concert

associatif de Marseille ouvert
du mardi

samedi où

au

vous

pouvez voir

entendre, ou par¬
ticiper à des soirées forum,
cabaret, chant, musiques
nouvelles, improvisation,
théâtre, musiques du monde,
danse, animations par des
groupes de Marseille. Une
mini médiatèque est aussi à
la disposition du public.
(J.-M. B)
Le Réveil 5

rue

Marseille Tèl
fax

:

:

contes a

Martegue, escriguèt amd
Jacques Lacroix un reculh publi cat per Gallimard eb 1979,
"Récits et contes populaires de
Provence". Me parlèt pas jamai,
sab pas qu 'existissi e li deu pas
far de pensaments. Marie Aimée
Meraville culhiguèt de contes
dins lo Cesalièrs en Auvernhe,
aproximadament entre 1940 e

01 42 23 40 30

:

1960.
Las edicions G.-P. Maisonneuve
et

Larose editèron

en

1970 los

"contes

populaires de
l'Auvergne" redigits desempuèi
1955 pel mens. La

de l'Arc 13001

04 91 55 60 70

04 91 48 74 33

dònaMeraville virèt fuèlh en
...Nous

1963.

que les idées
avancent lentement et que ce
sont elles qui sont les
savons

moteurs des

changements
lorsque
que les repré

Claude

Seignole de 1945 a 1947,
ajudat per quauques regents de
Peiregòrd se fasquèt raportar de
contes que de mainatges collec -

réels et profonds,
nous

savons

-

En 1971, G.-P.

sentations ont valeur d'actes

tavan.

et

Maisonneuve

qu'elles doivent donc être
analysées, comme les actes,
jusqu'à leurs ultimes consé quences, jusqu'à leur sens,
jusqu'aux valeurs qu'elles
portent ou qu'elles nient.
C'est

une

affaire de vérité pra¬

tique et de pertinence poli
tique.
Michel Ducom.

-

I contair implica tôt çô que conta.
De'n primèr as de determinar
i

'

cossi

]
]
J
!

contair. E

i

i

se

situis, socialament lo

situacion geografica pòt implicar ua situacion
sociala, que pòt implicar ua
ua

cossi l'escrit

pòt èsser

-

demòra
ton

un

un

sabi pas.

hau pas
poëma,
poëma escrit, damb lo

d'un tèxt escrit Ac didi mès

situacion intellectuala.

ha pas arren. Didi d'escrit. Mes

sabes la postura, as

tu,

Quand
l'arrason que
produsis lo ton. Ton umil o pretenciós, ton grèu o enfatic, o trist
o gaujós... E deu ton ven l'estetica, que ja conèishes. Se vois har
quauque tèxt es la tia postura que

j
|
!
!
! harà lo

ton deu

tèxt. Escrit

o

qu'escrives ua pagina e
enqiiera las regas son pas ben
sarradas ; e damb

d'escrit
es

contas

duas

ua

pagina

oras

! L'òbra

orala, pas escrita.
Demorèri boca badan-

ta. Lo

1
30

Larose los publi

non ac

racion de l'oral ?

Aquò,
jo. Quand reciti

et

quèron en "contes populaires de
Guyenne". D'aquel temps,
Claude Seignole vivid mas a uèi.

una prepa-

Bemat Manciet

me

menèt

Bernard Manciet

-

me parlèt ben còps mas parlèrem fort
pauc e pas suis contes, ni sus cap
de Iitérâtura, ni sus cap d'exerci -

lèu dos

ci literari.

�Linha
De

Imaginòt

pertot

2e trimèstre de 1999

Zou Mai Nissa

Contact Zou Mai

Degun compania

per

Zou Mai

Nissa

Maion de

:

bosinaire 04 97 08 06 40
4 Rue Martin

Seytour 06300

Puort de Nissa

Basta la confusion
Lettre ouverte

m

réponse à Pèire Venzac la

en

M***-

-4

'■«

ife «i

Linhà n°37, p 32
cées et rabattues

Nous nous posions la

question à Nissa, lors
d'une réunion Zou Mai,

s'il fallait pour

intéresser nombre
proches ou appartenant
à la Linha être un groupe musical
édité, gravé, reconnu, vendu.
Pourquoi une telle
interrogation ? Sans doute futelle causée par peu de retour et le
peu d'écho qui ont résulté de nos
efforts pour établir des échanges

Vomica

v

altri,

tenue.

n'est lo

1

-

en

Mai à

peine sèche, les
palhassos dau Festin 1

laisser croire

Le calendrier Zou Mai

de musiciens

micro ?

venus

se

(d'outre Var !)

Par la résonnance du

Pour Pèire Venzac fai

ou

la nécessité d'une reflexion

sur ces

hir de

.

2

-

Les personnes

se

les espaces de la
dérouleront les fêtes à

qui

Cette année des faits

se regrou¬

gaiement un peu d'histoire.
Lorsqu'il évoque l'atmosphère
niçoise hors salades et ses

pèrent sous ce nom sont
aujourd'hui les acteurs de diffé¬
rents groupes ( Zou Mai, Atelier

importants ont marqué la prépa¬
ration du Carnaval indépendant.

acteurs, il oublie d'en citer toutes

la Lanterne, Nux cobalt, et Nux
Vomica actuel ).

truction de l'atelier Zou Mai où

sons

les composantes

chimiques. Nice
bouge, certains en parlent,

3

d'autres

avec vos

tentent de le

Loin de

faire.

négliger le rôle

précurseur de Nux Vomica début
902 au moment de la création du
Carnaval San Roc ( le groupe

vons

plus qu'une partie
originel) nous ne pou¬

cependant souscrire à des

contres vérités

sans cesse

énon

C'est

quoi

que vous
saintes et vos

faites là
capèus

-

,

créer cette fête libre. La

décep tion des gamins devant le tas de
ruines qu'était devenu ce lieu

Es Santa

Capelina !
E, Vè, les pitchons gardent la

-

Ma

celle
-

magique où avec de la colle, du

quelle tradition ? Celle qui

s'invente

carton et des caddies on construi¬

métamorphose,
qui est vivante, donne
ou se

sait

un

char, leur

Y-aura-t-i!

l'envie de la vie.

31

Réponse de Zou
spéculateurs qui détrui¬

un

un

lieu de vie est le second
fut

ments. Ce

de Pantai

interrogation

carnaval cette

-

une

un

:

fut établit

ces

évène

-

forme nouvelle

atelier

sur un

éphémère

terrain vague

proche. Le matériel de récupéra¬
avec l'argent
du calendrier y fut amené, et cha¬
cun put s'attaquer à la création de
tion et celui acheté

ses

charafis.
Ouvert à tous

de 2 semaines
ou

des

sans

que

dégradations

jour et

ne

des vols
fussent

commis. Il était clair pour tous
que cet

endroit appartenait à tous,

comme ces

quartiers qui ne
disposent pas de structures
d'accueil... et les personnes le
désirant venaient préparer et

biscornus ?
-

-

les enfants des

tradition

actuel n'étant
du groupe

-

Premièrement la des

une

nuit, sans porte, sans serrure
donc, cet atelier a fonctionné plus

2

venir'1

initiatives locales.
-

événements avant d'enva¬
nouveau

ville où

à soutenir des

s'impo¬

réponse,

La

aux

point important de

-

groupes
de loin

une

saient

Période clef où

qui veut, à défrayer des
se

exigeait

dants

tambours et des tambourins !

tions de chars et de costumes à

-

solution.

farine des carnavals

indépen qui vole encore (Vola !
Vola !), le quartier St Roc et le
port de Nisse ne résonnent plus
du chant des cougourdors, des

rédigé

année

Mai

estramassés à terre, la

encore

nissart dont la vente sert à

fournir du matériel de fabrica

publiques, fêtes
citoyennes gratuites.

;

ou

du calendrier Zou

encre

l'on agit... la es la vergonha !
Alors que chacun clari¬
fie ses positions et Chanterons
mieux les Cougourdons !

actions

Pantai

est entre¬

que

l'autosubversion qui finance en
partie lo carneval1 et les autres

sans

Zou Mai Nissa

Ne pas

mais faire croire

calendari Zou Mai, outil de

faire entendre

Carnevaù

orga¬

vouloir, ne pas
pouvoir agir sont une chose ;

période de "communication"
n'avons pas su vendre notre
image ?
Non il n'y a pas
d'image de marque sinon un
mirage, un message ! Non nous

Alora comment

traditionnelles^

devenir si la confusion

..

ce

elles fêtes

tagonistes de l'action ludique,
gratuite ; ceci n'est pas un
reproche : Fa c'en que puode !
dit le proverbe, mais cela peut le

(programation de
musicaux, diffusions des

vendons rien si

Nux

nisées à Nice, qu'elle soient le
fait de Zou Mai ou d'autres pro¬

actions locales festives, etc ).
Peut-être en dehors de cette

ne

:

groupe

Carneval San Roc, aux actions
de rue, repas de quartiers, nou -

Provence

e

est un

de
musique et de plasticiens qui ne
participe pas, hormis pour le

culturels entre Nice et la

informations de la Linhà

la Linha de

Ancueil caù dire

d'acteurs

groupes

sur

Massilia à Tolosa, dans la presse
de Libé à Nice-Matin.

carnavals

Indépendants faits de bries et de
brocs pour lequels il avait été
créé.
La fête pouvait battre
plein avec une population
toujours étonnée de se sentir si
libre, sans barrière protectrice (?),
sans entrée
payante ; le boulevard
résonnant des musiques de tous
les groupes venus tant de la
région que de Provence,
son

�Linha

Imaginòt
De

pertot

2e trimèstre de 1999

musiques traditionnelles, techno,
rock, ragga... que chacun fasse
son

Reflexion :

choix et danse...
D'autres carnavals,

plus ou moins aidés et
subventionnés ont eu lieu dans

prise, échange, dialogue et
approbation de la part de ceux
qui a priori rétissants vous
encouragent à poursuivre dans

les

quartiers dit sensibles. L'idée
fait tâche et apparaît comme
pour les repas de rue dans toute
sa
simplicité. Un pas d'imagina¬
tion, d'organisation, de

voie de l'ouverture, de

cette

charivaris

Eclairage sur ce qu'il faut faire, donc
ne pas faire, pour une reconnaissance,
sensibilisation réelles et efficaces en
faveur du

picard

l'innovation. Rien que pour

déjà

nous

cela
devons remercier les

Fabuleux T roubadours occitans
de

permettre à quelques bardes
picards/Trouvères de faire
entendre

avec

vitalité notre désir

conscience, et la ville peut par

de voir reconnaître officiellement

endroit redevenir

notre

un

espace

convivial habité. Alors que
cun

cha¬

continue, innove, tente de

fédérer...

e

d'Insanne

Fait tout à fait sans antécé -

se

dent

VIVA.

qui mérite d'être rele¬

vé dans

L'interdit, le

picard mis à î'honneur sur la
scène de l'hippodrome de Douai
par le duo de choc de folklo-rapoccitan des Fabulous Trobadors
1

Le festin des

palhasso qui a
pour devise "Estramasse le pa¬
lhasso qui est en toi" se déroule
-

un

mois avant le mardi gras.

Tout

que l'hiver a de sombre
ainsi que notre face noire et nos
ressentiments prennent corps
dans

ce

pantin jeté le plus loin
possible de nous.
2

-

ce

Fêtes

prévues
-

Le 1er Mai La Santa

Capelina à Rauba Capeu.
Grande fête des travailleurs de

chapeau, on y vient avec son
capèu (invention de rigueur). La
soupe de poisson y est offerte à
tous (passants, participants...)
par tous. Impératif : amène ton
poisson.
Pour Juin, en prépa ration, Lo Festin de Passagin :
Repas, pêche au gobi, charafis
flottants, pantaïade portuaire et
reconquête pacifique du port de
Nice aux mains de la C.C.I. (

qui le 16 mars dernier au cours
de leur prestation ont rappelé au
public que la langue régionale de
nos départements Nord/Pas-deCalais c'était le picard. De sur croit,

sur

leur invitation

voir Christian

on a

pu

Déquesnes les
rejoindre pendant le rappel pour
déssaquer El Canchon dech'l
araignie au beau milieu d'une
improvisation rap (Quelle joie
pour nous !).
Conséquence :
après cette

création,

son

faveur du

picard.

mars

l'Industrie). Le passagin était
celui qui reliait les deux côtés du
port. On y passait pour un sou.
La date sera communiquée ulté¬
rieurement.

contraire et

fait vivante de

que l'on peut
inventer de
manière tout à
fait comtemporaine en picard,

de nombreux

jeunes (On était
là !) et plus âgés
qui d'ordinaire
-

aucune

sympathie pour
la cause linguis¬
tique picarde sont retrou

vés dans le
taurant

-

res¬

maghré¬

bin du coin
pour

échanger

avec

les

la manière,

concrètement dans l'action le

ce

se

sur

Marion, Vincent, Charles,

Ludovic, Sébastien.
-

tration tout à

n'ont

éclaire

particularisme linguistique
picard.

engagement en

l'esprit de ce qu'il faut dévelop¬
per - donc aussi de ce qui n'est
pas à faire - afin de sensibiliser
celles, ceux, jeunes ou respon sables culturels, qui sont plus
que méfiants vis à vis de la cause
linguistique des identités régio nales, leurs principaux reproches
qu'il faut savoir entendre car
hélas ce n'est pas tout à fait faux
: passéisme, localisme, forcené,
repli identitaire. Mais démontrer

-

Chambre de Commerce et de

démarche de

En conclusion, le 16

démons¬

courte

sur sa

Fabulous

Trobadors et

moult
question au
poser

chanteurambassadeur

32

vous

obtiendrez

sur-

Ages moyens 20 ans-

P.S.
de
an

Il est à noter que

certains
jeunes ont créé depuis un
maintenant une revue de poé¬
:

ces

sie Le Corridor Bleu et que sen¬

sibilisés par Ches Dessaquaches,
ils ont pris l'initiative de publier
des textes
P S.2

:

picards.

Ne disons

plus patois, ni

chtimi, ni rouchi mais PICARD

puisque c'est de ça qu'il s'agit
n'en déplaise à Paris.

�Linha
De

Imaginât

pertot
rwjL'iî

»

L'occitan

ATchéboksar (capitale de
Tchouvachie,
Fédération de Russie),

s'est déroulé du 24

au

25 octobre

1998 ie 3ème Festival Inter¬
national des

Musique au XXIe siècle
musique autrement musique pour tous
Jusqu'où ça commence la musique
C est

2ème

au cours

langues, petit cousin
lengas",

constat à la fois encoura¬

que la surprise est
devant la porte du cours

venue :

d'occitan

se

S

présentées plus

sont

qui les

organisateurs ont dû in extremis
ouvrir la grande salle de concert
afin qu'ils puissent tous satisfaire

geant et surprenant : la langue

leur désir de rencontre

occitane y fut l'invité vedette !
A Tchéboksar, au bord

faite par

de la

Toulouse, fut fait

majestueuse Volga, on
langues de la même

de la

journée

de iOO personnes pour

de notre "Prima de las
sur un

d'Uzeste

Leclercq

la

de il

Manifeste leste

avec

l'accent tchouvache
Jean-Marc

i

avec

la

uccession de rencontres

cuoicuiwxv/w

de la future "Ecole musicale du

sons"

rythme et de l'improvisation

ment

d'Uzeste musical"

Lenga Nostra. La présentation,
Jean-Marc Leclercq de

-

ouverture

espéranto et
par Andréï

listes

uvo

nmiuuvo

wiV/liLV -

compétitives, "musique qui

recule les frontières de l'Art des

(J. Cage). Musique autre¬
dit, mult'immédiate, méta

langage, méga posture. Nouvelle

99). Avis aux amateurs
(les professionnels de la profes -

donne musicale œuvrant/ouvrant

sion ont d'autres carrières à

d'une nouvelle posture univer selle citoyenne multidimension-

rentrée

en

cistes, débarrassées des vieux

dogmatismes esthéticistes, soula¬
gée des pesanteurs culturistes,

praticiens d'ici et
maintenant, jeunes et
anciens, néophytes ci expérimen¬
tés (potentiel de joueurs entrai neurs formateurs imaginacteurs
entre

l'ère du

poïélitique (inspiratrice

aime les

traduite

manière

Ananinn,

fouetter)

ment

rock, de la world, du trad, du rap,
de la techno, du classique ou de

de l'inconnu, du non connu, du

la

méconnu. Une

qu'à Toulouse : on leur
parole tous les ans pen¬
dant 2 jours au cours d'un festi¬
val auquel ont participé cette
donne la

année des intervenants de 21

Le principe est simple :
après la cérémonie d'ouverture,
chaque visiteur peut assister à
une présentation suivie d'un
pays.

mini-cours d'initiation dans
des

une

langues proposées. Il peut

aussi

apprendre les rudiments de
:
"Bonjour, comment allezvous, je m'appelle...
j'habite
à...", ce qui peut lui donner le
goût de continuer. Après chaque
rencontre avec une langue, le
professeur signe une carte mise à
la disposition du participant qui,
s'il possède 6 signatures à la fin
du festival, se voit remettre un
symbolique diplôme de polyglot¬
te. Un débat, un concours de
bases

,

polyglottes,

une

ment ces

agrémentent égale
deux journées.

-

Cette année, ce sont

plus de 500 personnes qui se sont
pressées dans l'école réquisition¬
née pour l'occasion
pour pouvoir
initier à 6 des 23 langues propo¬
sées : du hindi au japonais en
passant par f arabe, le hongrois
et...

l'occitan.

occitan, lui,

en

a

enthou

-

présents,
et c'est avec entrain qu'ils se
sont exercés à interpeller entre
eux
par des "Cossi vas ?" et des
"Va plan" de fort bon aloi. JeanMarc Leclercq, qui représentait
également T équipe organisatrice
de la Prima de las lengas de
T oulouse et qui a participé le
lendemain à

une

rencontre

avec

ce

n'est pas du jazz, du

contemporaine et s'il en reste
quelques traces ou influences ce
n' est pas par hasard c' est par

siasmé les Tchouvaches

nécessité culture sensibilté et
parcours

labyrinthe de chacun.
perd tout se transfor¬

Rien

ne se

me :

transformation du souci

en

souci de transformation.

Texte du manifeste

vu

hellé à

son

arrivée dans

la

langue des troubadours !
Cet échange entre la
fête des langues de T oulouse et
celle de Tchéboksar n'est

sans

doute que le premier maillon
d'une chaîne d'amitié qui com
mence

à

musique ou le
l'emporte sur le genre, la
chapelle la majorité le communitarisme, le ghetto, musique où
l'imparfait du subjectif
(T éthique) renvoie à ses chères
certitudes le parfait de l'objectif
(la morale). Ethique : Art de diri¬
ger sa conduite - donc être discu¬
chacun

autres

Romanistique de Tchéboksar,
s'est

nelle). Musique à la découverte

table. Morale

:

des étudiants de l'Institut de

-

forger entre les deux
multiples points com -

se

Musique mouvement
perpétuel d'une circulation tran¬
sactiviste

(dédiabolisante décul¬

pabilisante dégénéralisante et
décentralisante) c' est-à-dire
étanche entre

ressources

non

voisines

-

:

l'enfer c'est les

donc être indiscutable.

Musique désintégriste en l'uto piste. Musique à laisser pousser
les oreilles Musique à désenra cismer les oreilles (l'exclusion,
le racisme commence par les
oreilles). Oser entendre les

(et pas toujours amies) qui

résonnances de la bruitalité du

quelque part ne demandent pour¬
qu'à s'entreprendre s'entre¬
questionner s'entraîner s'entre -

monde innocenter l'autre,

tant

jouer,

enfancer, apprendre, ignorer avec
l'autre.

Improvisation
Interprétation Conversation

Musique pour apprendre
se jouer
d'apprendre.
pour
Musique
découvrir le plaisir
de (se) découvrir. Musique fon -

s'efforcera dans l'avenir de tisser

Conservation Intuition

datrice d'individus entiers libres

des liens de

Aléatoirisation Préparation

arbitres

Prévision Tradition Novation

lement collectifs et

Ignorance Connaissance

vidualistes

Création Harmonie Désharmonie

Musique d'échange sans le chan¬
ge : gratuit, libre à l'ouïe fine.
Musique pratiquante pas croyan¬
te ni croyable - qui sème se

aux

Il

été

décidé, à cette
occasion, de la mise sur pied
muns.

entier (Cette année, la Calandreta
de Saint-Cyprien a participé) et
un concert

venu tout spécialement
de Moscou. Le cours, entière -

cités

exposition de

dessins d'enfants du monde

en russe

a

d'une association culturelle

plus

en
entre les deux villes.

qui

plus étroits

J.-M. L.

Renseignements

:

Association

T oulouse-Tchéboksar
Tèl: 05 61 44 90 93

mêler s'entre-cultiver

:

Oralité

Ecriture

Métrique Assymétrique Ordre
Désordre Contrordre. Musique

puisée en deça/au delà de
quelque modèle que se soit libé¬
rée de toutes superstitions éthni-

33

sans

fin à

responsables individuel¬
non
pas indi¬
en

collectivité.

suive.

Musique rendant la vie

�Linha

Imaginât
De

pertot

2e trlmèstre de 1999

plus intéressante que la musique.
ce qu il peut devant
ce
qu'il ne sait pas qu'il est !
Musique en chacun, addition de
Chacun fait

chacun, semblables, dissem

-

Musique auto gérée
autogénérée autorisée. Musique
toutes portes ouvertes entre
connaissance et ignorance.
Musique capable de se jouer
avec n'importe qui n'importe
comment. Musique coupable de
se confronter à n'importe quoi à
n'importe quelle, n'importe quel
endroit, quel état. Musique à
égalité des chances - Amont
Amour Avenir. Musique de
sourds et d'aveugles, musique
blables.

d'infirmes et d'informes.

Musique rituel de la peur affronter la peur du rituel - trou¬
ver le courage d'avoir peur, de se
faire peur, de se perdre, de se
retrouver et de faire ça devant
tout le monde, de faire ça avec/à
l'autre, et inversement. Musique
sans

états d'âme

en

état

secours.

sembler

Ce
-

qui peut

nuer, sans nous

nous ras

auto abaisser

qui peut nous montrer
sommes
nous

-

auto dimi

sans nous

semblables,

aider à survivre,

-

La

-

ce

ce

qui peut

ce

sont nos

différences, ce sont nos dissem¬
blances, ce sont nos dissonances,
ce

sont nos

identités

en

Chronique de la vie de
Banda Sagana

marche à

chacune et chacun.
"

Marie-J'osais

En cela, le terme de

-

duits, les suuccès damnés, les

d'introduire de l'altérité

au

sein

du processus de duplication à
l'identité effectué par l'ADN (les
individus

Ah une bête ! Colo-lina,

reproduisent pas,
programmée et ils
disparaîtront à tout jamais ; s'ils
produisent des descendants, ces
ne se

descendants

ne

son

neufs

"Regardons au fond
de tous les grands
poètes occitans de ce siècle et
nous n'y venons d'autre passion
que celle d'expliciter

-

-

due lie et totale du

nient,

'est que

c

l'expérience humaine
doive être faussée
par de contrai
gnantes limites et par
des routines humiliantes.

compris. Musique à prendre le
temps, à perdre son temps, à
maîtriser le temps. Musique des

Les

autres, les

uns avec

uns

dans les

les autres.

Musique cultivatrice de nou veaux possibles, musique son du
corps, musique sans issue de

poètes occitans contempo

rains
une

ne

disent ni

une

nation, ni

ethnie, mais le rapport au

monde, les différentes manières
d'habiter moralement sur la

parmi les hommes, et
d'emprunter à l'univers une
voix". (Félix-Marcel Castan)
terre et

nous
sur

qu'ils

échecs hallucinés, les services

culottes courtes
-

graphiste de Sète. Sète,
cinq minutes d'arrêt !
Sète est une ville qui

qu'ils défendent,
l'intégrité de

ce

en

Pier Frambois notre chroni

queur

c'est

monde,

-

les Pierre et les Saint-Pierre, les
et

chant

sur ses

lettre,

nous

lignes

;

en mar

-

toujours, et la

Méditerranée lui accroche

une

de

Paris,

en

Lozère, née à

enfance à Rodez,

une

Cévenole du

Vigan,

en a

gardé la

comme les pommes
de là-bas. Elle a finalement posé

reinette

peau
sa

malette d"'hanches" dans

un

Nîmes que je vous

décri¬
rai plus tard. Pour l'instant, sui¬
vons là dans une cabine télépho¬
nique :
J'ai une copine de
passage, de pas-sage pour aller
dormir, alors il faut que je la
maset à

tienne

au

courant de heu !...

Bon,
sur

nous

la branchons

la touche "lecture" et

allons boire

un

nous

café bien NOIR.

Après la pause, Djembé reprend

barque rouge d'abord puisqu'une
barque bleue de tribord.
A l'abordage. Anèm
jogar las ajustas2. Met' Gentilhu,
notre patron à tous, embuque son
auboï3 et fait péter la charge des

le volant. Nous n'oublions pas

joutes dans le "midi "-bus, tant et
si bien que l'autoroute nous fait
le gros dos. Contrariés de la sen¬
tir si houleuse, nous stoppons net

SAGANA, "un groupe dans de

-

-

Marje-vole

lettre après

la lançons dans l'eau,

notre mère de

Madame Mado joue

l'auboi elle aussi. C'est notre

-

fend la lueur. Nous écrivons

elle, la funambule,

en

fille AUBOSSAIRE, elle est de

mirettes, observent neuf

petits Pierres
-

lente liberté.

leur vision indivi

sièges. Les
apôtres que nous dessinons

timbanques de l'an 2000, trouba¬
dours ménestrels, poètes et
"pouetts-pouetts" à dérider les
murs de leur ennui, vignerons à
goûter les vins de lune, à saluer

tions intimes et

Ce

d'autres

sur

musiciens cathares de rue, sal

de

concrètes de leur vio

diri¬

les vitres, tant le soleil invite

nos

coeur

sources

énorme bouche ouverte,

bruit, ses deux yeux
inter-planétaires vers le plafond.
Le véhicule glisse vers

sur

leur moi, les condi

joueur de
l'accent

avec

ge sans

les racines de leur

des autres des

madame Mado.

répond

africain. Colo-lina, immobile,

toujours souhaité
chef ni le soldat de
personne " (A. Perbosc)

troi¬

veille

Salomon le

"J'ai

en

Carcassonne où dame Carcasse

sième, Met' Gentilhu

saxofon lui

n'être ni le

deuxième,

quatriè¬
me, Djembé en cinquième, Labès
en sixième, Colo-lina en septiè me, moi-même Pitcholine en hui¬
tième et seize pistes en neuvième
symphonie. On l'appelle seize
pistes parce qu'elle parle plus
que seize magnétophones collés
ensemble. Sinon, son vrai non est

seront pas eux,

Vincent)

en

Jean-Fôl Pâtre dit Momo

dis donc ?

seront autres.

du

suivi de Prise Jack

-

(P.H. Gouyon)
toujours ce thème de l'Autre
déroulé comme un fil rouge sur
les traces du diable"
(J.D.
ils

qui rend service", c'est-à-dire
essence, gosier, pipi. Salomon
est toujours le premier dehors,

végétarienne, hurle à la
vue d'un puceron rond
égaré dans le "midi "-bus1 :
mais qu'est-ce qui t'a"ive là

leur mort est

être et les

uns et

Fages

reproduction est ambigu,
puisque le propre du sexe est

d'homme.

Musique libératrice
d'énergie - jouer sa vie toute sa
vie découvrir, identifier, civili¬
ser cultiver son propre laby
rinthe. Musique inspirant, susci¬
tant, incitant au désir. Musique à
fuir les étagères, les étiquettes,
les genres, les modes et les pro¬

sagada de
Sagana

que nous

sur une

34

aire, direction "la station

que

a encore à
décrire les rayons de sa

Madame Mado

nous

bicyclette mais nous ne voulons
pas arriver en retard au contrat de
Carcassonne,
vin".

nous

BANDA

Djembé joue à Lucky Luke.

Il conduit la bouche
verbe haut, la
du volant.

en coeur,

le

guitare à la place
Nous dansons au ryth-

�Linha
De

Imaginòt

pertot
2e trimestre de 1999

de

me
-

ses

Neuf,

ce

coups

de frein

nous sommes

tive des

bus hurle Salomon, neuf

musiciens

en

quête, neuf cheva¬

liers dans

un

monde neuf à sup¬

bus

Fyord halète et stoppe à
Carcassonne. Neuf girls et cowboys se hissent hors de la voiture
-Ven

elle. Alors

aqui la china !4
prise

avec

Perrette, petite briquette de chas¬
se, mascotte du groupe. On la
nourrit de bourrées et de faran
doles

qu'elle bat de

sa queue

nous

bleu du ciel

qui tombe dans les
vagues de la Méditerranée et qui
s'en va prier à Mèze sur la tête
de la vierge Marie, face à l'étang
qui perd ses dents parce qu' il
grandit. Elle le sait tout ça, cette

déambulons

notre

musique tsé-tsé,
Azigalle, made in Languedoc ;
Tsiganes encigalés, nous versons
le pastis et la Méditerranée cos¬
tumés dans des tissus d'Afrique.
avec

est en

sin, le romarin, la sarriette, le

-

:

Jack

spirale et des escargots, du
6 en
Languedoc, car tout ça c'est du
pareil au même. Elle le sait elle
qui est née dans un village de
garrigue vibré par le thym, le rai¬

Musiciens folko-trash, nous
relions tous les continents grâce

-

de

fait le tour d'elle et

se

l'âme

oran¬

la

canson

e

se

de

passe

-

foudres enlumés de

d'André Calvet

canson

empa-

de las
-

axée

sur

les

cornets de

os

providentiels, les

frites abandonnées,

les miettes à

gâteaux, bonbons,
chewing-gum, odeurs sauvages,
tendres des enfants et

caresses

des

grands. Partout elle colle son
nez. Parfois un mâle
trop insis tant la poursuit :
-

biou !

Je tape sur mon tam bour de brocante. Elle met le cli¬

gnotant avec
museau

notre

sa

queue, son
hume d'autres vents et

petite chienne

blanches

aux

et noires des

couleurs
vaches

suisses tourne à GAUCHE. Nous
la suivons. Elle

a

la

poésie gusta-

paci

-

:

on a pas trop

jouer les musiques de
joutes sétoises.

France.

3. Hautbois traditionnel du

chronique de Banda

ceux-ci tien
un

ins

1. Mini-bus.

a

consisté à

l'origine de

ses

sculptures à travers l'étude des
pratiques musicales des Xle et
Xlle siècles, afin d'apporter des
éléments

aux

contestations

sur

l'authenticité des

sculptures. Ce
travail fait l'objet d'une publica¬
tion De la pierre au son - archéo
logie musicale du tympan de
pho L'ouvrage est en souscrip tion au prix de 200 F (+ 30 F de
port).
(J.-M. B.)
Matin musical, 8 rue de la répu¬
blique, 82000 Moissac Tèl : 05

4. Viens ici la chienne.

din de curé, une femme

6. Le bouvier : célèbre chanson

d'Aveyron, qu'il ne tourne pas
en rond, et qu'il connaît des
chansons aussi belles que le vin
qu'il met en bouteille, qu'il joue
aussi du violon et ron et ron petit
patapon vermeil.
Elle leur parle aussi de

cathare.

5. Joueur de hautbois tradition

:

05 63 04 39 16

Euterpe est une association qui
promotionne les création musi cales indépendantes de tous les
styles et horizons musicaux. Ses
activités s'orientent autour de la

Jack
a des vignes, deux enfants, des
cerisiers, des amandiers, un jar¬

-

nel.

7. Chante la chienne !

production et de la distribution.
La production se concrétise par
des compilations à thème et la
distribution se fait par le site
web et par catalogues.
Euterpe BP 1881 4 - 44188
Nantes Cedex 4

-

8. Souffle, souffle et chante la

http://www.softdom.eom/abo/e

chanson de l'éclair ! La chanson

uterpe

collée à la mémoire, la chanson

35

-

musique. Le travail

reconstituer

Fax

2. Allons

des bêtes

-

63 04 96 71

Sagana.

Languedoc.
Elle dit aussi que

;

tos.

M.-J. F.

Sabal !

des

illustrées de nombreuses

forcés !

parle des "vais seaux sans gains", c'est-à-dire
des intermittents du spectacle.
Elle parle aussi de "Prise jack",
qu' il est prof de latin, grec, fran¬
çais, occitan, AUBOISSAIRE5,
poète et écrivain en patois, la
langue paléolithique du sud de la
-

un

Moissac, document de 192 pages

Elle

Extrait de la

de Saint Jean

trament de

canson

est

nent dans leurs mains

l'éclair et des

fique

avec nous comme

Bureau of Public Secrets PO Box

de Moissac

d'Occitanie

laisse,

France, etc...

grands chefs d'oeuvres de l'art
roman occitan. Il représente
notamment un christ en
majesté
et les 24 vieillards de l'apocalyp¬

crosse

pent neuf musicaires

port. "La china" se déroule, fine
et élancée, en un
songe canin,

en

http:/ / www.siip.net/ -knabb

tympan du portail de l'égli¬

quas8 d'où s'échap -

Jusque là

du

se

BESTIAS totèmi

chienne ?

Rexroth, les années

Le

ria, la

spirale endiablée des rues
gambader, sans

Kenneth

-

gada dins la mémo

dans la

situationist et beau¬

china7, fille de la

vin, la

où il fait bon

a

coup d'autres comics, tracts et
articles sur Wilhem Reich

1044, Berkeley CA 94701 USA

canta

De

recueil des

ge des parfaits
cathares : "canta" la

grand vent,
BUFFA, BUFFA

noeud, elle entraîne le public

I became

des chômeurs

va

marine et résineuse

-

,

de Ken Knabb

qui com¬
prend The joy of révolution, How
oeuvres

Golfe, la récente contestation

couche

du

-

Anthology et de

lèvement iranien, la guerre

pré-chrétiens. Perette

le, prend la

rythmes.
quoi elle parle encore ta

International

Public Secrets

"china", connaisseuse des lieux

rotation créationnel

nos

sélections de la Situationnist

de culte

ramener

à

le Website du Bureau et Public
Secrets présente d'importantes

soixante, les femmes radicales,
les bouddhistes engagés, le sou¬

jusqu' au soir qui

ficelle. Décorée d'un "choli"

...Cortetas... Cortetas...

chiffre 5, du boier

parle de nous à tous les passants
; c'est pourquoi ils nous com
prennent : elle les fait régaler !
il n'y a pas mieux que Banda
Sagana pour festoyer leur dit-

porter leur monture ! Le mini¬

à roulettes

la

plaquettes de chocolat.
Dans ses vagabon dages, notre chienne chamanique

:

neuf dans

totémiques !

�Linha

Imaginòt
De

2e triméstre de 1999

qui revient

Tolosa

nihilistes

Des conversations

socratiques'

même, d'attitudes

poujadistes, et désir
de savoir, de participer), rapport
des gens entre eux (les conversa¬
tions ont généré beaucoup
d'interconnaissance, et de rela
tions qui durent).
Notre persévérance ( 10
ou

-

ans)

semble être une réussi¬
soi, même si on ne peut pas

nous

te en

C. S.

au

pertot

dire

aujourd'hui à quoi elle

ser¬

vira.

Lancées en 1989 par le

discussions), et aux dis¬
cussions, les gens du quartier et
d'ailleurs (tous bienvenus) les

Conversations

plus divers

Arnaud-Bernard, les

ron

Socratiques, fleu-

de notre ambition et de notre

action pour une

France radicale¬
démocratique et radicale ment pluraliste, avaient (et ont
toujours) à la fois pour but et
ment

moyen :

d'élargir le public de

-

certaines de

nos

discussions quo¬

tidiennes de

rue,

bancs

places,

les

sur

moins

régulières

sur

organi plus ou
des thèmes
en

définis ;

jours dehors, au vu et au
tous (habitants du quar¬
tier, gens de passage) ;
et ce faisant la publicité

de donner l'occasion

(lieu, date, horaire, public) à cer¬

nos

su

de

nos conversations

fécondé de
recte

principale
est d'avoir

façon directe

les débats de

ou

rue et

indi¬

les

débats de comité de

-

de

comme nous avons

quartier,
pu le consta-

geas peuvent
tenant à

écouter

en

distance,

partir quand ils veulent,
ne pas se sentir "enfer¬

dans les différentes civilisations,

les découvrions tous dans le

de même très directement des

exemples historiques à méditer,
etc) sans contraintes (ou plutôt

même mouvement et

Conversations Socratiques que

des contraintes moins fortes

mé" d'aucune manière

(topographiquement
mais aussi idéologiquement,

nous avons

remarqué que les deux
agissent l'une sur
l'autre) ;
-

retour à

blêmes

un

moment à

nos

pro

-

(pour éviter les
utopismes et pour obliger les
intervenants à proposer des

choix')

concrets

;

d'user pour ce faire et
la populariser, de la maïeutique socratique, à notre sens
l'exercice pédagogique le plus
fécond pour la participation du
plus grand nombre à l'élévation
-

pour

des

débats^

;

d'associer à l'organi¬
sation (pour les pousser à partici-

d'inviter des

au

ter

nous

même

niveau.

sur

sont

Ce:

divers

sujets précis. C'est

sorties certaines

réponses

extrêmement élaborées

d'horaires

et de
hors-sujet) mais
quand même dans l'idée de

l'imposer, même si nous ne
à l'introduire peu

renonçons pas

manifestations

spécialistes de petite ou
grande renommée pour que

avec

maïeutique.

Les gens n'y sont pas habitués,
et il nous a semblé difficile de

fait toute seule, per¬
sonne n'est écarté, des

tains débats sur des problèmes
qui demandent des conclusions
pratiques et urgentes (au Comité
de quartier, dans les associations
culturelles, etc) et qui font des
débatteurs frustrés, de se déve
lopper largement et de partir à
hue et à dia (tour du monde des
philosophies, religions, réponses
culturelles ou politiques diverses
-

renoncé à la

avons

se

se
-

s'organiser, tou

Dès le début, nous
La réussite

par

de

-

Echecs

Réussites

leurs origines
nationales ou culturelles, leui
niveau d'études, leur situation
sociale, leur âge etc.

de

de café, de

sant des rencontres

Réussites et échecs

per aux

Carrefour Culturel

*

les
aurions dû voya -

pour rencontrer

et

en

même

à peu.

Socrate et

son

attitude

civico-politique sont toujours
restés, par contre, un exemple.
Line référence pour tous.
Les Conversations

temps donnant une attitu¬
problèmes
urgents (par exemple le squatt

Socratiques n' ont pas "révolu
tionné" Arnaud-Bernard : le

pour que ces person¬
nalités rencontrent d'autres gens

des anciens locaux de la sécurité

que les amateurs éclairés et
soient confrontés à des questions

Sylvestre passée
tants/squatters).

faible (20 à 40 personnes
les sujets, deux à trois fois

dont ils ont peu l'habitude ;
de construire ainsi,

n'est pas mesurable ni
spectacu¬

peu à peu, un folklore
de la discussion (un

conscience des gens

gens que nous

ger pour rencontrer,
*

-

civique
lieu
d'échanges et de confrontation
des opinions élaborées ou vou tant s'élaborer, un ensemble
d'habitudes), de la participation
et du contre-pouvoir.

de concrète à des

Sociale

:

nuit de la Saint

Par

laire, il

changé

nous

:

en

famille habi¬

ailleurs, mais cela
semble que

tains auteurs sont devenus des
courantes

:

édiles (moins de timidité

participants est
selon
plus -

pour une conversa

ou, ce

-

le

féminisme) et notre
parti-pris de ne pas faire venir
des "stars" du débat, même de
temps en temps (pour que la star
reste toujours le débat luimême), est peut-être trop raide.
sur

Un échec est celui que
le mou

nous avons connu avec

Platon/Socrate, Tocqueville,
Meschonnic, ...), rapport aux

36

jusqu'à 120
tion

la
du quartier a
rapport à l'écrit (cer -

références

nombre des

-

vement

-

des Cafés

philoso
phiques. Contactés par un de

ses

�Linha
De pertot

Imaginòt

2e trimèstre de 1999
futurs promoteurs en 91, nous
n'avons pas su,
face à la presse,
cificité

et

l'intérêt de

mule, les Cafés

reuse intention, est en
partie une
parfois sympathique (pas tou jours) illusion d'action pour la
démocratie et pour l'éducation.

ni face à lui, ni
défendre la spé¬
notre

for

-

Paris, puis dans
toutes les grandes villes, se sont
développés et ont occupé le ter¬
rain avec des principes qui nous
semble opposés aux nôtres :
réunion de gens en des lieux fer¬
més (interdisant par cela même
l'accès à certaines personnes),
présence nombreuse de spécia listes (pas de rupture avec le
type
universitaire des probléma tiques), thèmes abordés dans la
logique de la philosophie spécu¬
lative traditionnelle, participation
des personnes venues de partout

qui

ne se rencontrent pas régu¬
lièrement sur des terrains où

l'harmonie entre

principes et

actes est vérifiable

(dans un
quartier où tout le monde vous
connaît, on ne tient pas impuné¬
ment

C. S.
1. Nous

samedi 18 février 1989
Salle FMR

obligés tous les
jours d'inventer des réponses pra¬
tiques aux problèmes du monde,
qui se posent tous à leur manière
dans le quartier. Réponses pra¬
tiques qui sont toujours, quelles
qu'elles soient, résultat d'une pos¬
ture générale sur les
problèmes du
monde. Le questionnement à l'infi¬
ni, comme non-réponse, est une
réponse : ceiie du taisser-faire, sur
sommes

9

une

lecture

cienne de Platon

et

discours), aucun
lien entre le questionnement et
des réponses concrètes,
quoti diennes, ou exceptionnelles (cf

non

ENVOLADA

d'imposer).

conversation sur le F.N. à
Toulon où l'attitude de Socrate
face à sa condamnation a été très

"parlante"). Dans la bataille

3. Tel que nous

le connaissons :
endroits
(Toulouse, Paris), articles de pres¬
se, radio, télévision. Mais aussi tel
qu'il se présente lui-même (inter¬
views). Il faudrait voir bien sûr de
plus prêt la pluralité des pratiques.
visites

à

et

plusieurs

Sound

phiques

a

*

philoso triomphé spectaculai -

rement, occultant

au

passage

écrit pour le colloque national
des cafés philosophiques, organi¬
sé à Castres

en

MEMBRES DU Z.F.B.

MASSÉLIA

intellectuelle des années 90, le
cafés

Concert à 20 h 30

Q'LUBAT

:
agora,
discussions,
acceptation de la loi de la majorité,

convaincre

:

TROOBADOORS

la socrati-

sation (vision d'un Socrate démo¬

de

Fredéric-Estèbe
Débats à partir de 16 heures

MBULOUS

crate

volonté

:

ZEBD A

anti-platoni¬

et pour

avenue

MUSIQUES DU SUD

le terrain.

2. Dans

bis,-

TOULOUSE CAPITALE

certains

mouvement des

déjà !

philosophiques,

lancés dès 92 à

et

10 ans

,

organisation:

System
collaboration

janvier 1999.

notre formule.

Il est notable

:

A

que la presse nationale, quand
elle a parlé de nous, nous a
-

confondu

avec ce mouvement ;

formule n'a été, à
connaissance, reprise nulle
part ailleurs ;
que dès la diffusion du modèle
-

que notre

notre

-

Café

philosophique, certains à

Toulouse

ont choisi cette formu¬

le

plutôt que la nôtre : plusieurs
professeurs ou amateurs de phi losophie, des étudiants en philo¬
sophie ou en sociologie, qui
apparemment se sentaient

en

danger devant un public jugé
trop "bigarré" et des contesta fions trop "loufoques" ou "terre à
terre" ont déserté

nos conversa

-

Il est évident pour nous
que

le

mouvement des Cafés

losophiques-^

,

prions et allons voir notre confes¬
café le confesseur
Le métier de barman...
sommes régis
par
le secret du confessionnal. Celui
qui fait ce métier
comme il se doit
respecte trois règles : tout voir,
est fascinant et très enrichissant : on donne beau¬
tout entendre et ne rien dire. En essayant d'écouter
coup de soi et il y a une certaine similitude avec
et de comprendre les
autres, nous nous comprenons
celui des prêtres ; c'est pour cela
que je répète
un
mieux.
peu
C'est
le
grand bonheur de ce métier,
assez souvent que c'est un véritable sacerdoce. J'ai
je ne travaille pas, j'étudie la nature humaine qui
choisi ce métier un peu dans cette
optique.
est sans limite

phi¬

parti d'une géné¬

nous

pour se soulager un peu, au
c' est le barman et tous les deux

..

J'aime la nature humaine et

ce

métier

me

Pour que la vie soit quelque part
"village
prêtre du
quartier" il faut trois éléments : la mairie, l'égli¬
qui doit aller vers ses semblables et pour qui
se et le bistro
qui se trouve en général en face de
chaque jour est une communion. Le matin à l'église
l'église ; ces trois éléments forment une cohésion
nous avons les mâtines,, au café c'est l'heure du
de vie et avec tout cela il faut toujours aussi l'élé¬
petit café.
ment essentiel qui est l'amour
qui fait gravement
Ail heures la grand-messe, au café c'est
défaut et que nous recherchons tous.
l'heure de l'apéritif et du déjeuner. Le soir à
l'égli¬
à bientôt.
se nous avons les
vêpres, au café heures heureuses

permet d'être

un peu

près d'elle

comme une

...

de

fions pour les cafés.

l'église

seur

l'apéritif.
Nous allons à

l'église

pour plusieurs rai¬
sons, de même au bistro tout le monde y trouve son
compte et il nous arrive d'avoir de grandes peines.

37

Guy du San Phi
Publié dans le bulletin du comité de
Arnaud-Bernard (Tolosa)

quartier

�Linha

Imaginòt
Depertot

2e trimèstre de 1999

place, Joan Peire Mader et Jordi Baux ont

Culture est dans la

Entendu au Bikini

amené

avec eux

Spidos, le sonorisateur, a mis le
dépêcher deux caméras...
Comme ils le font à chaque concert, Fabulous invite un
jeune groupe local, en l'occurence ce soir "Avzrin", musiciens et
chanteurs en langue berbère. "Aici sem where we go..."
Et il

Fabulous de Tolosa

le ténor toulousain Ruben Velasquez...

en

rentre encore.

short des beaux jours,

Bonnafous

a

Les Fabulous sont trois. Pour cette tournée internationale,

Hey ! Oc, la vieille il est au plus mal tousse ses bronches,
10 miètge est formel...
Vous soigner comme vous le faites, avec des tresses d'ail, c'est
bon, mais si vous voulez être demain soir au Bikini...
La cortisone, moi je n'ai pas l'habitude... mais il parait que bien
dosé c'est très efficace et qu'il n'y a aucun risque d'accoutumance...
Je le laisse dans son vieux peignoir à carreaux vert, demain
est un autre jour...
Bon, on est déjà demain. C'est le soir, le parking est plein,
11 déborde sur le trottoir, il a du monde partout, la queue à l'entrée
fait la queue, c'est 21 heures, ça va se jouer à guichet fermé. En bas
dans les escaliers le Grand Buge de là a déplié le stand de la Linha
Imaginòt, immuable, "Le Militaire" comme l'appelle Hervé, est
-

-

au poste dans l'angle de tir, un service d'ordre à sa façon...
el, la Rosalinda Filippelli, un'estudianta venguda de Napoli,
que fa son memòria de linguistica sus la lenga e la civilisacion

Fidèl

Amb

dels trobadors e, per
Tolosa...

au

aquò causit de lo far

sus

los trobadors de

Ange B. sont sur les routes avec un plus musical en la per¬
sonne de Paul Gayot, musicien de terrain, toulousain dégagé du
complexe du jazz, un pianiste au swing rural travaillé par la salsa, le
reggae et toute sa cohorte de couleur musicale. C'est force 3.
Folklores, circonstances, fonctions de la musique, Overdrive... on
prend conscience de la force émise par cette formule 1. Comment ne
Sicre et

pas avoir envie de bâtir son Park... Docteur
ordonnances de vie à pratiquer au quotidien,

Cachou délivre des
Hnman Juk-box au
micro claque nos parties gagnantes, plus hip hop que ça y a pas, fran¬
çais, occitan, berbère, portugais, baul, italien, calandretas, mescladis,
le tien c'est le tien et le mien c'est le mien... Deux heures

pleines,

"pas de ticket sur la linha... les élites finissent par s'aligner..."
Après Massilia, Fly, Zebda, c'est autour de Fabulous de
bonder le Bikini. Il ne manque plus que La Compagnie Lubat "on the
line... " Et Padène ?!

Jacme Gaùdas

Et il en rentre encore, toutes les générations bigarrées sont
rendez-vous, La Dépêche est en force, une équipe de France

Entendu

au

Mandata

(Toiosa)

La Goutte et les
Pleureuses

Samedi 27 février

Maòajit de faire des siennes. En
eûmes le plaisir d'entendre Stéphane
Marcailloux et ses cordes, un musicaire bien fou au niveau des
idées. Ex chef de bande de Magister Dixit sur les chemins du blues,
aquel tipa a quicòm dins las tripas. Inventable inventif, musicien
populaire, il tend des ponts d'érables suspendus au bout des folk lores, un cousin aux Maòajit c'est sûr...
première partie,

Complot Ultra Frêle, vient de s'installer trois jours au

Mandata.

nous

La Taverne des Amidonniers est le théâtre d'acte de cette

news-génération
Lo CUF,

c'est autour de

:

aux

de Marcailloux est

nerfs solides et aux désirs hurlants. Bon celui
ta physique, c'est un bon guitariste en

encore met

recherche...

Jeudi 25 février

Première d'une nouvelle formule amb la

venguda
de l'ensemble La goutte. Mas qu'es aquô ? Une panoplie de saxes :
alto, ténor, basse. Deux vibraphones. Une batterie. Des tambourspercussions. Une guitare tellurique.
Sur scène Eric Palhès, Alexandre Piques, Pascal Rey,

Quant aux deux Maôajit, Christophe Rulhe et Mathieu
Blanc, ils poursuivent leurs sentiers battus. Cabrette, clarinettebasse, vielle à roue, piano feinder, cadèiras musicalas, voix... Leur

JulienTaillefer. Music !!!

en

tuyauterie de son saxophone basse et respire
l'apprêt, Alex révèle la vie des tambours, Pascal envoie un beat
rock, Julien électrise sur ses cordes une intro Blues Chicago,
plaintes, craintes, suave, tapage, répertoire, bloc-notes, canevas...
On suit le parcours de la Goutte, équilibriste de l'impro, on va du
cirque à Nino au trash de Manchester...
La Goutte goutte, s'ébouriffe, glisse, sax ténor sous le
réverbère d'un soir de brume. Bleus d'aqui, avec colchique en repè¬
re, ticket-show pour un vide plein d'émotions. La Goutte s'évapore,
silence et latitude, méridien de Greenwitch-village aux

des raconteurs d'histoires de F Aveyron : le
huits clochers à faire sonner, son vélo... lo
trauc de l'ola, de sacrés histoires, légendes collectées auprès des
anciens, comme Monsur Castanher, lo director d'escòla... des sacrés
musiques inventives, mais cela ne passe pas la rampe because la
langue.
Oc ! 11 faut qu'ils passent par l'occitan. Leur blues du dentiste et de
la dent carrier, cabrette-vielle à roue n'attends que ça. Au lieu de
jouer les franchiments, du style "et bien cher public, on va faire un
peu de ruralisme, de folklorisme... Comme on dit en patois de chez
nous", il leur serait beaucoup plus profitable, et à leur public aussi,
de cantar en lenga nòstra, d'autan plus qu'au moins l'un des deux en

:

Eric éole la

Amidonniers.
Vendredi 26 février

: le CUF court toujours et le grand orchestre
complot "Moulijulienne Collectif" s'empare de la scène. Il y
avait encore beaucoup de monde, à ce qu'on m'a rapporté...

tango, composé per Glou-Glou le dindon de la farce est très piazzolien même si Gardés, devenu Gardel à Buenos Aires, nous ramène

Aveyron...
En fait

curé du

a

sont

ses

la connaissance. A suivre...

du

Jacme Gaudàs

38

ce

village et

�Linha
Lecturas
mm—

Imaginòt

1

2e trimèstre de 1999

Même le

Pour appeler

abstrait,

à lire

Il y a eu

début, peu importe, parce que ce qu'écrit Meschonnic, une
litanie anti-essentialiste, anti-idéaliste, anti-historiciste, anti¬
plein d'autres istes, et un playdoyer en rythme pour l'anthropologie
du langage, finit par vous pénétrer comme un refrain-couplet vous
entraînant dans la plus moderne des aventures de l'intelligence.
Quelques extraits, pour vous mordre, de Critique du Rythme, son plus
gros livre à ce jour (Editions Verdier/Lagrasse) vous pouvez acheter
Modernité-Modernité un petit en poche. De la langue française

(Hachette 1997) et plein d'autres.
La théorie du

aussi, dernièrement, Des

mots et

des mondes, que Jean-Marc

Buge (et seulement lui, car épuisé en librairie) vend
50 balles. On y lit des vertes et des pas mûres :

au

prix espouti de

L'exposé classique en est dans /.es Entretien* d'Ariste et d'Eugène
père Bouhours ; « On parle déjà François dans toutes les cours
l'Europe » (p. 58). C'est la suprématie culturelle. Elle vient du
politique et va au politique : le peuple flamand •&lt; apprend notre
langue presque aussitôt que la sienne, comme par un instinct
secret qui l'avertit
malgré luy qu'il doit un jour obéir au Roy de
France comme à son maître légitime » (p. 59). Puis on passe à un
mérite interne :
si la langue Françoise n'est pas encore la langue
de tous les peuples du monde, il me semble qu'elle mérite de
du
de

«

l'être

rythme et politique

La théorie du

rythme est politique. L'empirique, non le monisme,
qui est opposé ici au dualisme du signe. Le rythme déborde la
partition du signe. C'est l'empirique dans son historicité, irréductible
au tout en deux.
Dans l'empirique où est le langage je me situe, le
multiple, l'infini. L'empirique, pas l'empirisme. Le dualisme oppose le
langage à la vie, préfère son ordre, qui lui est sa grille et sa vérité. C'est
pourquoi le rythme lui échappe. Et avec le rythme, un sens du sens et
des sujets où le dualisme ne peut pas aller. C'est le risque de ce livre.
est ce

La théorie du

langage et de l'histoire est aussi une poétique, la poé¬
tique de la société. Si celle-ci est absente, il n'y a pas de théorie de la
créativité, il manque le rapport qui construit l'individu et la collecti¬
vité l'un par l'autre. L'effet de cette carence est présent, par exemple,
dans le marasme, la psychanalyse, la grammaire générative. La prag¬
matique et les « sciences cognitives ». L'analyse de ce qui est signifié

donne
Et dans
à la critique dularythme
Íiarsciences
cette carence
sociales.
sa place, son rôle dans
philosophie.
es

sur

«

►

Urgence il y a. A faire l'ef ort de lire sans comprendre au

déjà histoire. Mais occultée. Combarieu avait insisté

l'origine sociale des mesures. L'ïambe et le trochée venaient, selon lui,
du
rythme des pieds humains foulant le sol. Le spondée est le rythme
des mains frappées régulièrement en mesure. Le dactyle et l'anapeste
sont des mesures (moins anciennes) de travail au marteau, l'artisan
.faisant toujours précéder ou suivre de deux petits coups le coup
principal frappé sur l'enclume. Les forgerons ont là-dessus une
locution significative; ils appellent cela faire chanter le marteau128 ».

Meschonnic
Claude Sicre

plus abstrait de la métrique, les alternances du rythme

sont

&gt;&gt;

Et cet extrait

qui me conforte
"cocktail dînatoire" que tous

dans mon horreur de cette expression de
les crétins des inaugurations mettent sur

leurs cartons.

11 note, à amusoires, « Ces mots en aire sont fort
fréquens
dans les ouvrages de Mr. Scaron, mais passe, s'ils ne l'étoient
que

là,

car les précieuses &amp; les Petits maîtres ont poussé ces sortes
d'expressions si loin, qu'on a vû pendant un tems qu'on ne parloit
à Paris qu'en oire; on disoit l'heure soupatoire ou dinatoire, pour
l'heure du ,soupé &amp; du dîné, &amp; quantité d'autres encore
plus

ridicules.

»

Intéressant pour

les occitanistes celui qui vient

:

ou contre

Parlant du

rythme, c'est de vous que je parle, c'est vous qui parlez,
problèmes du rythme sont les vôtres. La critique du rythme n'a pas
de conclusion. Elle est ouverte sur l'historicité du langage, de la
littérature, de la théorie. Non sur des applications, mais sur des
expériences. La poésie est présente dans la théorie comme une part non
dite. C'est le rythme de la critique du rythme, puisque la théorie,
comme la poésie, ne se fait qu'avec l'inconnu.
les

Et la

musique

L'anthropologie reste tenue par un dualisme qui fait essentiellement
l'objet de la critique de l'anthropologie. Non plus opposer nature et
culture comme les deux faces du signe anthropologique. Mais intégrer
le rythme et le sens, le geste et le langage dans une même historicité.
Qui est toujours une socialité. Même et précisément quand elle est
individuelle, personnelle. Même quand il est une nature, le rythme est
histoire. En faire une nature contre l'histoire est une erreur que
la théorie du langage qu'elle entraîne nécessairement. A la
théorie du langage d'historiciser le corps. Partant du corps, on oublie
une

montre

qu'étant dans le langage, ne serait-ce que pour en

parler,

on est

déjà

Ce n'est

qu'après 1960, selon Alain Rey, que le terme se
système de termes,
de termes. Sens déjà
implicite dans les débats du xvm1' siècle sur les rapports entre la
pensée, le langage et la connaissance. Alain Rey rappelle, dans La
Terminologie (p. 10), que morphologie, créé par Goethe, « science
des formés -, fait le lien entre science du langage et réflexion sur la
connaissance. Conséquence : •&lt; S'il n'y a pas de "linguistique" au
sens moderne, dans la France du xix' siècle (alors que la philologie
est florissante), c'est un peu parce que le français, trop sûr de lui,
n'a plus les moyens de ses illusions » (ibid.). La clarté française.

dédouble pour désigner non seulement un
mais l'étude de la constitution des systèmes

Plutôt, puisqu'il n'y a nulle part au xix1' siècle de
moderne, s'il n'y a pas eu alors en France

linguistique au
la linguistique
historique du siècle, c'est-à-dire la philologie au sens allemand
(grammaire historique et comparative, étude des rapports entre
langue et culture), mais la philologie au sens français — l'étude
des antiquités de la langue française et l'édition de textes anciens
c'est parce que les sciences du langage s'y constituent dans
l'universalité de la langue française, et qu'on s'occupe de la
répandre sur son propre territoire.
sens

—

dans l'histoire.

39

�Linha
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Imaginòt
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N ^

^

*11

I

Lecturas

2e trimèstre de 1999

Musique contempo,
étatisme, fòlklòre,

avant-gardes
et koètera...

à l'exclusion des autres
sous

(Lully

par exemple, la multiplicité des foyers musicaux
garantissait un relatif équilibre. La France est aussi le pays
où s'est jouée, avec le plus de violence, la bataille de
l'avant-garde, celui où elle dispose des plus fortes assises ;
les dogmes de la musique atonale s'y sont opposés tout
particulièrement à une tradition artistique volontiers
claire, séduisante, hédoniste; ce conflit semble avoir

rendu, ici, la rage

pseudo-moderniste plus destructrice

inculture musicale des « éli¬

qu'ailleurs. Enfin, la relative

Claude Sicre

siècle, Meyerbeer
tandis qu'en Allemagne,

au XVIIe

la monarchie de Juillet...),

fascinées par l'argumentation intellectuelle mais
rarement musiciennes (ce que sont davantage Anglais ou
Allemands), les rend perméables à la belle logique du dis¬
tes »,

ai lu

quelques livres ces derniers temps comme d'habitude et
toujours. Celui de Benoît Dutertre Requiem pour un avantgarde (Laffont 1995) dit quelques trucs intéressants mais bien
entendu aucune analyse globale du pouvoir historique de la situation
décrite (comment pourrait-il sans avoir lu ni Castan ni Meschonnic, ni
la Linha ?). J'en extrait pour vous des passages. Les titres sont de moi.
Des

musiques

extra-européennes*

cours

pédagogique progressiste.
U.S.A.

-

Dans certains pays, comme

France

les

États-Unis, le conflit s'est

résolu selon la simple logique économique. L'avant-gardisme visionnaire est demeuré marginal, laissant place à
divers courants dotés d'un plus vaste public, censés recons¬
aux marges de l'industrie, une tradition artistique.
Financés par les circuits du mécénat et de la consomma¬
tion, les musiciens y ont esquissé un compromis, fréquent

tituer,
Fuis, il
ques

se

passionne

pour

les musi¬

extra-européennes, et notamment pour les rythmes

africains

: «

Là-bas, les musiciens ne pensent pas en termes

1! y a un battement continu, immuable, qui
joué, et la musique évolue entre les battements...
Cela évoque une rivière qui ne suit pas exactement le mou¬
vement et peut même sortir du lit. »
de

mesures.

n'est pas

Critique du mécanicisme
Dans

sa

Philosophie de la nouvelle musique, Adorno formule

l'idée d'une « perversité » de la musique néoclassique, liée
à la montée du totalitarisme. Il voit dans le pastiche stravinskien la marque d'une régression historique et dans la
fureur antipsychologique » du compositeur du Sacre
l'expression de la violence qui sera « bientôt infligée
méthodiquement sur le plan politique » ; le tragique
schônbergien constitue, au contraire, la dénonciation de
cette violence et l'expression musicale du progrès
La faille la plus visible du discours adornien est de
réduire le langage artistique à une métaphore immédiate
de la lutte politique. Mettre en valeur les relations qui
peuvent exister, à un moment donné, entre la structure
d'une société et sa technique musicale est sans doute inté¬
ressant. Mais Adorno, pour en venir à son but, appuie
l'opposition Schônberg/Stravinski sur l'analyse extérieure
de leurs œuvres (conditions de leur création, argument lit¬
téraire) plutôt que sur leur substance musicale.
«

L'extrême-centralisation
Par consentement mutuel, la musique atonale est inatta¬
quable. Partout, il importe de répéter qu'elle a un public
et, pour les mieux informés, de faire la sourde oreille aux
sirènes de la nouvelle musique tonale. L'avant-garde, de
plus en plus contredite à l'extérieur, se replie sur ses
moyens de survie et de censure, rendus caricaturaux par
l'isolement intérieur. Cette situation
l'extrême centralisation des pouvoirs et

est

favorisée par

de l'intelligentsia
française. La concentration parisienne de la décision s'est
souvent traduite, dans ce pays,
par la domination d'un clan

dans l'histoire

artistique. Le pays le plus avancé dans

la

moderne, le plus traditionnellement
inculte, est ainsi celui qui a suscité les paradoxes artistiques
les plus forts : tel le génie de la musique noire. La nécessité
d'être entendu semble y avoir entretenu une certaine éner¬
gie créatrice, une certaine urgence de la beauté, quoique
la plus grande partie de la production culturelle y appa¬
raisse particulièrement désolante.
Le conflit a pris un tour différent dans certains pays
décomposition

la France, du fait de l'extrême centralisation des
pouvoirs et de cette chape sociale qui s'y apparente parfois
à une prison pour l'art. Les compositeurs, peintres, écri¬
vains, architectes ont survécu, grâce à une bureaucratie
puissante constituée par leurs pairs. Celle-ci a tenté de
contrôler, d'absorber, de gérer toutes les tendances de la
création moderne, jusqu'aux plus irréalistes. Maintenant
sous perfusion les lobbies d'avant-garde, l'État s'est posé
en défenseur du patrimoine culturel, tout en récupérant
dans son giron les formes répertoriées de la révolte adoles¬
cente moderne :
rap d'État, rock d'Etat...
comme

Littérature
De temps

à autre, les journaux délivrent leurs hit-para-

des des auteurs français les plus traduits dans le monde ;
ils annoncent un éphémère redressement du marché ;
mais de la chute qui permet de tels sursauts, il n'est à peu

près jamais question. C'est une vérité générale et un pro¬
fond secret. Une rumeur à ne jamais énoncer clairement;
une réalité massive
qu'il est de bon ton d'esquiver, en agi¬
tant quelques slogans contradictoires : le « succès interna¬
tional » de Michel Tournier, de Marguerite Duras... La
crise est avérée, mais il est recommandé de ne pas se plain¬
dre. Lorsqu'un sous-secteur économique et quelques salai¬
res sont
enjeu, mieux vaut affirmer que la littérature fran¬
çaise « regorge de talents », qu'elle est victime d'un mal
mystérieux, qui la frappe depuis quelques décennies. Mal
dont ni les auteurs, ni les éditeurs,
ni les lecteurs ne sont responsables.
ne

Une malédiction qu'on
de subventions, de regroupe¬
économiques, d'aides à la traduction...

peut qu'endiguer à coups

ments

ni les commentateurs,

�Linha
■A'":-'.

Lecturas

ce;

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Imaginòt

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:

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2e trimèstre de 1999

Espoir ?
Un néo-roman
Un siècle plus tard, dans le vent de la « fin des utopies »,
la révolution paraît oubliée ; la production est souveraine.

Au confluent des tendances, la
trice s'applique aujourd'hui à

plus intense activité créa¬
l'élaboration d'un néoroman : produit de synthèse semi-littéraire, qui cherche
une apparence esthétique, conforme aux rêveries de la
France déclinante. L'auteur y reproduit, sans grande exi¬
gence, des formes réputées littéraires, esquisse des histoires
supposées littéraires. Ce n'est pas son discours qui doit
emporter le lecteur, mais la conformité de son livre à l'idée
supérieure et légèrement ennuyeuse de l'art. Le roman ne
doit plus surprendre mais être reconnu.
Écrivains et éditeurs s'appliquent à fondre tous les ingré¬
dients de ce succédané romanesque qui allie le formalisme
contemporain, la vieille rêverie esthétique et l'expression
simple des romans à l'eau de rose. De rentrés scolaire en
distribution des prix, les catalogues se succèdent : c'est
l'insondable marais des confessions, la mélancolie des peti¬
tes musiques ; ce sont les fonds vaseux d'opinions, tic sen¬
sations, de désirs ; les villas proustiennes ; les banlieues tris¬
tes, les innombrables dérives qui parcourent la vie sans rien
voir et dont l'ennui nous ennuie ; ce sont des histoires pari¬

accru qu'exige désormais le progrès
technique (qui ne prétend plus même libérer l'homme),
s'oppose aux spectres du totalitarisme, du chômage, de
l'intégrisme, de la guerre généralisée. Il est mal vu de rêver
lorsqu'il est admis, par avance, que tout projet d'un monde
meilleur doit conduire à la dictature. Il est mal vu d'imagi¬
ner une autre perspective pour l'histoire, quand il est
admis qu'il n'y a plus d'histoire, mais seulement « des »
histoires, parmi lesquelles chacun doit naviguer à vue et
travailler pour un progrès sans illusion.
Nous naviguons dans le présent éternel, où l'on n'attend
plus rien que des découvertes techniques, un fonctionne¬
ment plus étendu des droits de l'homme et plus équitable
du marché mondial. Tout s'y compte en francs, écus ou
dollars, de l'épiphénomène social à la catastrophe natu¬
relle. Cet ordre inaccessible, qui imprime réellement au
monde beaucoup de laideur, est la réalité abstraite du
pouvoir », la doxa de la société contemporaine, la triste
perspective par laquelle tout commence et finit chaque
jour.

L'effort individuel

«

se déroulant dans les coulisses d'un Paris immua¬
ble, que chacun est prié de connaître : une foule de sousentendus, animés littérairement par de petits jeux de cons¬

siennes

Ici et là se manifestent quelques élans face à l'emprise
persistante de ce bonheur abstrait sur le monde. Capables
d'insuffler encore une énergie aux langues, de perpétuer
parfois la possibilité d'un quartier, d'une poésie, d'une musi¬
que, les populations nouvelles constituent l'une des sources
vives de l'Europe. Plus largement, tout ce qui dans l'his¬
toire
passée, présente, future — paraît encore inadapté
aux nécessités collectives de l'époque constitue l'horizon
où perdure une sorte de beauté vivante.
La lutte des marchandises n'est ni meilleure ni pire que
le conflit des nations ou des religions. Il s'agit du même
cadre, hors duquel il demeure urgent de se situer. Tout ce
que le XXe siècle aurait pu nous léguer d'éventuellement
élevé dans les conditions présentes — le mauvais esprit, le
sens de l'humour, le goût du plaisir, la fantaisie inventive,
la vigueur intellectuelle, l'exploration de l'ombre et de la
lumière —, cette énergie toujours neuve renaîtra peut-être
dans une rue de Paris ou, plus loin, au fond d'un super¬

truction narrative...

de tous ces sujets est d'être absolu¬
signent des pétitions, se ras¬
semblent pour protéger la littérature française, menacée
par l'illettrisme. Mais jamais leurs romans n'évoquent la
moindre crise de civilisation.'
Le

ment

point

commun

inoffensifs. Les écrivains

—

Cinéma
La

petite société cinématographique parisienne, éclairée

par les projecteurs locaux, est devenue affaire de famille et
de subventions. Ceux qui président depuis tant d'années
aux destinées de la création française s'indignent de la
chute permanente de ce cinéma dans les faveurs du public
et dénoncent les attaques de l'étranger. Entre 1982 et

1992, le montant des subventions

d'État

aux

marché.
Le sentiment d'impasse provoque, paradoxalement,
quelque chose comme le début de l'espoir. La possibilité
de toucher le fond ménage une sorte de rebondissement

filins français

doublé tandis que le nombre de spectateurs de ce cinéma
national était divisé par deux. Mais les responsables n'envi¬
a

sagent comme remède que
de

favorable.

toujours plus de subventions et

sans jamais sortir de leur logique familiale.
Le très Parisien Daniel Toscan du Plantier, après avoir
ruiné la maison de production Gaumont, puis la maison

protections,

de disques Erato, s'est vu parachuté à la présidence d'Unifrance Films International, pour défendre le cinéma fran¬

çais sur tous les fronts, dans un combat luxueux... Avec
près d'un milliard de francs d'aides publiques (en 1993),
la France est le pays où l'auteur est le plus soutenu. La
carrière du cinéaste y ressemble à une course à la
reconnaissance interne, forme de vie artificielle, qui n'est
pas nécessairement propice aux grandes œuvres de l'esprit.

C'est dans

une rue

de Toulouse, où on connait Marseille, Sète, Uzeste,

Bamako et le PelorSinho que cette

1- A

C.S.

41

énergie existe. On va l'inviter.

rapprocher de l'extrait de Meschonnic publié page 38.

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A

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MMB.

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i

Lecturas

«ai*»

2e

trimëstre

de 1999

Commentaire

La France moisie
ELLE

ÉTAIT là, elle est toujours

Pendant

là ; on la sent, peu à peu, remonter
en surface : la France moisie est de
retour. Elle vient de loin, elle n'a
rien compris ni rien appris, son

fois pour toutes

dans

jugés viscéraux. Elle

ses

a

globalement positif, mal¬
gré quelques vipères lubriques.
Oui, finalement, ce XX'siècle a
décevant, on a envie de
l'oublier, d'en faire table rase.
Pourquoi ne pas repartir des ca¬
thédrales. de Jeanne d'Arc, ou, à
défaut, d'avant 1914, de Péguy ? A
quoi bon les penseurs et les ar-„
été très

a

catalogue de clichés qui fi¬

nissent par sortir en plein jour, sa
voix caractéristique. Des petites

phrases arrivent, bien rancies, bien

tistes

médiocres, des formules de rentier

comme

peureux se tenant au chaud d'un
ressentiment borné. Il y a une bê¬
tise française sans équivalent, la¬

Sartre, Joyce, Picasso, Stravinski,

d'autant plus forte qu'elle est ex¬

ceptionnelle.
La France moisie

qui ont tout compliqué
à plaisir, Heidegger,

toujours dé¬
testé, pêle-mêle, les Allemands, les
Anglais, les Juifs, les Arabes, les
étrangers en général, l'art mo¬
derne, les intellectuels coupeurs de
cheveux en quatre, les femmes
a

maine. 11 y a eu trop

danger, vous le connaissez : il
rôde, il est insaisissable, imprévi¬
sible, ludique. Son nom de code

ses

est

ou le social national. Il
y
la version familiale Vichy, la

cellule Moscou-sur-Seine. On ne
s'aime pas, mais on est ensemble.

•

agite le drapeau tricolore. On dé¬
teste son

mais

on

masse

voisin

comme

soi-même,

le retrouve volontiers

pour

des explosions

en

;
1

una¬

nimes sans lendemain. L'Etat?
Chacun est contre, tout en atten¬
dant qu'il vous assiste. L'argent ?

chais.

? Vous n'y pensez pas : ce se¬
rait non, alors que le désir est oui.
rope

i

Faites vos affaires sans nous,
par¬
lons d'autre chose. Laissez-nous à

'

notre bonne vieille routine endor¬
mie.

XIX'siècle,

sauf

a

»,

due, mais

moisi,
un

en euro, ne vaut

pable et

;
'

piller,

nous

dans

un

ce

vient

en

veut

langues. Un Européen d'ori¬
gine allemande vient la tourmen¬
C'est, ici, un écrivain euro¬
péen d'origine française qui s'en

ter?

déjà

félicite.

on va nous

Philippe Sollers pour felîlondr

ef-

rouquin rouge de¬
nous

puis Berlin ? C'est
famille

souveraineté spiri¬

des

nous pousser

asservissement

froyable. Et
venu vert

éliminer,

sa

à peine en convenir,
l'innocence, la gra¬
tuité, l'improvisation ou le don

kopeck. Tout est foutu,

..c'est la fin de l'Histoire,

en¬

intérieur». C'est

elle n'aime pas

.n'est pas de chez nous, et cela
nous inquiète d'autant plus que le
XXI' siècle se présente comme
Le

«

tuelle. Elle a baissé la tête, elle
s'est renfrognée, elle se sent cou¬

Allemand qui revient tous

les trente ans », s'exclame un an¬
cien ministre gaulliste de l'intérieur. Il n'est pas comme nous, i!

plus

ministre de l'inté¬

cette voix-là.
Comme quoi, on peut refuser du
même geste les Lumières et les au¬
daces créatrices du XX' siècle.
Ce n'est pas sa souveraineté na¬
tionale que la France moisie a per¬

l'Apocalypse.

bien aimé le
1848 et la

Commune de Paris. Cela fait long¬
temps que le XX' lui fait horreur,
boucherie de 14 et humiliation de
40. Elle a eu un bref espoir
pen¬
dant quatre ans, mais
supporte
très difficilement qu'on lui
rappelle
l'abjection de la Collaboration.

«

«

plus Voltaire dans

bandit», dans la bonne tradition
syndicale virile. «Anarchiste alle¬
mand», disait le soviétique Mar¬

pourvu que les
choses se passent en silence, en
coulisse. Un référendum sur l'Eu¬

frôlé la mort,

l'existence de La Nausée ou d'Ubu
roi. Qui veut faire cultivé prend
des risques. On n'entend pas non

«

Evidemment,

La France moisie

enculé

a

sphère » de Régis Debray (où se
déplace, avec une aisance imper¬
tinente, cet Ariel de Cohn-Bendit,
qu'il prononce « Bindit »).
Mais d'où vient, à propos des
casseurs, le mot «sauvageon »?
De quel mauvais roman scout ?
Soudain, c'est une vieille littéra¬
ture qui s'exprime, une littérature
qui n'aurait jamais enregistré

ou de Marignane. On se contentera, sur le
«

sympathique : Il

l'intériorité qui s'exprime, ses fan¬
tasmes, ses défenses, son vocabu¬
laire spontané. Le ministre a des
lectures. Il sait ce qu'est la &lt;* vidéo-

du côté de Vitrolles

pédé »,

l'oublions pas.

tendre surtout

grande manifestation patriotique
de l'époque anti-68): «Cohn-Bendit à Dachau I », mais ce n'est pas
l'envie qui en manque à certains,

«

ne

LITTÉRATURE

rieur», I! faut aujourd'hui

sorte de sauvageon. Per¬
n'ose crier (comme dans la

terrain, de

au¬

salles feutrées du Collège de
France. A la limite, on peut dîner
avec lui si on porte le lourd poids

Mais dans

une

sonne

télévisé,

trefois, avec l'abbé Pierre, soit.
Cohn-Bendit, non, cela ferait
blasphème dsns !ss sscristiss st !ss
Avec

blique», laquelle n'attendait pas
quasi au-delà.

68, autrement dit Cohn-Bendit.

c'est

On est avare,
soupçonneux, grin¬
cheux, mais, de temps en temps,
La Marseillaise prend à la gorge,
on

nanciers. Un entretien

cette onction d'un

Résumé de sa personnalité; ces
temps-ci : anarchiste mercantiliste, élite mondialisée, Allemand
notoire, candidat des médias, tru¬
blion, emmerdeur, Dany-la-Pagaille. Il a du bagou, soit, mais

nal social
a eu

manipulateur médiatique et

agent dissimulé des marchés fi¬

il revient du royaume des ombres,
c'est «un miraculé de la Répu¬

ger.
Le

tranquille des villages, la torpeur
des provinces, la terre qui, elle, ne
ment pas, le mariage conflictuel,
mais nécessaire, du clocher et de
l'école républicaine. C'est le natio¬

que

L'actuel ministre de l'intérieur

élémentaire, à la société
policée, à la charité bien ordonnée

sie, rappelez-vous, c'est la force

plômes n'aura droit qu'à quelques
aboiements de chiens de garde.
C'est tout ce qu'il mérite en tant

est

morale

formes. La France moi¬

toutes

Bourdleu par exemple,
avec hauteur une telle
proposition. Le bateleur sans di¬
un

rejette

pluriels,

de bizarreries,

commençant par soi-même.'Ser¬
rons les rangs, le pays est en dan¬

sable,

VIEILLE

de désordres intimes, de singulari¬
tés. Revenons au bon sens, à la

trop indépendantes ou qui
pensent, les ouvriers non enca¬
drés, et, finalement, la liberté sous

pas avec lui, ce serait
lui faire trop d'honneur. Quand on
est un penseur sérieux, respon¬

du passé stalinien, ça fera diver¬
sion et moderne. Nous sommes

Cenet, Giacometti, Céline? La
plupart se sont d'ailleurs honteu¬
sement trompés ou ont fait des
oeuvres incompréhensibles, tandis
que nous, les moisis, sans bruit,
nous avons toujours eu raison sur
le fond, c'est-à-dire la nature hu¬

quelle, on le sait, fascinait Flau¬
bert. L'intelligence, en France, est

dialoguerons

on

que c'est

a son corps,

salons, les ministères, les commis¬
sariats, les usines, à la campagne
son

ce qui a eu
résultat de renforcer le

sommeil hexagonal. New York?
Connais pas. Moscou ? Il paraît

pré¬

dans les bureaux. Elle

l'Europe,

comme

de passe, ses habitudes,
réflexes. Elle parle bas dans les

comme

ans,

ses compo¬

importante et très influente
systématiquement menti sur

l'est de

ses mots
ses

de

santes

obstination résiste à toutes les le¬
çons de l'Histoire, elle est assise
une

quatre-vingts

d'autre part, une

tremble.

narguer de¬

comble, la
Non, nous ne

un

Le

42

:

Entièrement

dans la

Monde, 28 février 1999

lignée de
Charlie
Hebdo, le père Sollers, avec ses
mots à lui, son langage de bour¬
geois. Il préfère le mot "moisie"
aux
injonctions et aux dessins
assassins, mais c'est la même

pensée, la même condescendan¬
ce. Il essaie de faire croire
qu'il
n'est pour rien dans cette situa¬
tion, lui qu'on a jamais vu s'op¬
poser à la pensée nationale. Le
mot "moisi" ne fait que caracté¬
riser l'espace qu'il a laissé se
créer entre lui et le

(J. -M. B.)

peuple.

�Linha

Imaginòt

Lecturas

2e trimèstre de 1999

Ouvrons

ce

débat, il est très important. Lainnick ! (C.S.)

HORIZONS-DÉBATS

LE

Pour l'autonomie
par Salem Chaker

par une série de concessions
bien contrôlées : autorisation des

LES derniers événements
i

associations culturelles berbères
en 1989 ; création des
départe¬
ments de berbère dans les deux
universités de Kabylie, en 1990 et

berbère était et demeure un
enjeu
essentiel dans ce pays, même si le
conflit entre les islamistes et le

pouvoir lui

1991 ;

introduction (à dose homéo¬
pathique) du berbère à la télévi¬
sion à partir de décembre 1991. En¬

fait quitter le devant

a

de la scène depuis le début des an¬
nées 90. Ils ont aussi fait tomber les

confirmant la

masques en

fin, après un boycottage scolaire
de plusieurs mois, création du
Haut Commissariat à
I'Amazighité,
organe de la présidence de la Ré¬
publique, en mai 1995, et, par voie
de conséquence, introduction d'un
enseignement facultatif de langue
berbère dans les collèges et lycées.
Mais tout cela, bien sûr, pour ne

nature

réelle du régime algérien : une dic¬

militaire fascisante, à réfé¬
arabo-islamistes, dont les
modes de gestion se résument à la
manipulation, à la provocation et à
la violence. Un cas banal, somme
toute, dans ce qu'il est convenu
tature

rences

d'appeler le
On

«

monde arabe

en est encore

à

se

rien céder

».

sur l'essentiel. La
Constitution de 1997 l'a durement

demander

par quelle confusion d'esprit et de
valeurs des intellectuels et des
tommes politiques algériens et oc¬

nuances près, les idées et les
objec¬
tifs des islamistes sont déjà au
pou¬
voir en Algérie, et ce depuis belle
ou

d'exister

blanc

bonnet...
Pour les berbérophones, notam¬
ment les Kabyles, la question est

simple et évidente

: «

Etre ou

ne pas

jeunesse, répond réguliè¬
question de la

rement à cette

nême manière

gériens, mais

:

«Noussommes al¬

nous ne sommes

pas

uabes : nous sommes algériens,
nais l'arabe n'est
pas notre langue !
le berbère est notre langue et nous
'oulons préserver notre culture et
i otre

:ette

vé

identité propres ! » Même si

réponse q.'a

une

:ite, ni

pas encore trou¬

formulation politique explimême des relais

organiques

tabilisés.
C'est parce que Matoub était de
:eux qui portaient haut et fort ce
nessage que la jeunesse kabyle est
lescendue en masse dans la rue.
Cette revendication est durable
-'t

tant que

damentale que les autorités

sont

décidées à concrétiser dans la réali¬
té quotidienne de la société, au¬

jourd'hui ou demain.
En fait, l'arabisation est le socle
invariant de la politique algérienne
depuis l'indépendance, tous gou¬
vernements confondus :
depuis
1962,
ne

le

assène que nous
des Arabes, et que, si nous

on nous

sommes

sommes

pas encore tout à fait

Kaby-

parce que berbérophones ou
francophones -, nous devons le
devenir au plus vite.
Après près de vingt ans de

contestation ber¬

contestation ouverte, il est temps
pour les Kabyles de briser le tabou.
11 est temps de cesser de se voiler la
face devant la réalité : l'Etat-nation

profondément ancrée

en

ie, bien que, depuis l'ouverture
'Olitique de 1989, les autorités al:ériennes aient habilement essayé

l'y neutraliser la

en

loir assurer leur survie passe néces¬
sairement par la reconnaissance
des groupes berbérophones en
tant qu'entités

spécifiques, dont les
et linguistiques

droits culturels

doivent être reconnus, assurés et

protégés dans les faits. D'une fa¬
d'une autre, l'autonomie
linguistique et culturelle des réçon ou

sur¬

vie et le

développement de la
langue berbère est celui de langue
propre des régions berbérophones.
Ce qui n'empêche d'ailleurs
pas de
revendiquer aussi le statut de
langue nationale pour le berbère et
le droit pour tout

citoyen d'utiliser
langue berbère, dans toutes les
circonstances de la vie publique,
hors des régions berbérophones.
la

incontournables : défendre la
langue et la culture berbères, vou¬

tels

rappelé, qui réaffirme que l'arabe
est la (seule) langue officielle et na¬
tionale du pays. Et la loi de généra¬
lisation de la langue arabe, frap¬
pant d'illégalité tout usage public
d'une autre langue que l'arabe, est
là pour attester qu'il ne
s'agit pas
d'une vague déclaration de
prin¬
cipe, mais bien d'une option fon¬

être ? » Depuis le « printemps ber¬
bère » de 1980, la Kabylie, notam¬
ment sa

peut assurer concrètement la

Si l'on admet que le combat pour
la survie d'une langue et d'une
culture mérite d'être mené, la si¬
tuation actuelle a des implications

depuis 1962 ne veut pas de nous. Il faut donc
changer le cadre et faire en sorte
qu'il permette aux berbérophones

à quelques

lurette. Bonnet blanc

1998/11

Car la démocratie n'est pas
seu¬
lement un discours sur la diversité
et la tolérance : elle est d'abord
l'inscription concrète dans le réel

»

social des conditions qui
per¬
mettent la coexistence de cette di¬

versité. On oublie trop souvent une

donnée décisive : la langue et la
culture berbères sont désormais
gravement menacées et leur survie

rempart contre les isla¬

mistes. Alors que,

algérien tel qu'il s'est construit de¬
puis 1962 ne veut pas de nous. 11
faut donc changer le cadre et faire
en sorte qu'il
permette aux berbé¬
rophones d'exister en tant que tels.

L'Etat-nation algérien tel qu'il s'est construit

cidentaux, intelligents et souvent
cultivés, ont pu appeler à soutenir
une junte militaire,
présentée
comme un

11 JUILLET

linguistique de la Kabylie

bère,

Algérie

ont brutalement remis les pendules
à i:heure : la question
en

MONDE/SAMEDI

-

est

devenue problématique. Tous

les paramètres traditionnels
qui
ont permis le maintien à travers les
siècles de la langue berbère (isole¬
ment

géographique, organisation
sociale, autarcie économique rela¬
tive...) ont irrémédiablement dis¬
paru. Les

berbérophones

vement soumis à la

gions berbérophones qui le

sou¬

haitent - et c'est à l'évidence le cas
de la Kabylie - doit être assurée.
Même le mot d'ordre du mouve¬
ment

culturel berbère,

berbère,
langue nationale », repris par les
partis politiques kabyles, paraît
dangereux car aisément récupé¬
rable par l'Etat central, si son
contenu n'est pas très précisément
«

défini. Contrairement aux thèses
officielles algériennes qui expli¬
citent une

stratégie évidente de dé¬

possession et de neutralisation, le

sont dé¬

sormais complètement intégrés
dans le tissu national et internatio¬
nal ; ils sont directement et massi¬

scolarisation, à

l'information qui emploient, dif¬
fusent et valorisent d'autres

langues

que la leur.

C'est ce constat qui me conduit à
affirmer très sereinement que si les

Berbères veulent continuer à exis¬
ter, dans un environnement qui
leur est radicalement défavorable,
ils doivent s'assumer en tant que
tels, y compris dans le champ du
politique. Tout le reste n'est qu'il¬

lusion, paroles
querie.

creuses ou escro¬

Le mouvement

kabyle doit aussi

berbère est d'abord la langue des

impérativement

berbérophones : une langue - sauf
s'il s'agit d'une langue morte n'existe pas en dehors de ses vec¬

tradition de lutte pacifique et s'op¬
poser fermement aux dérives et

teurs humains.

raient plonger la région dans un
bain de sang. Car manifestement le

L'objectif, pour le mouvement
berbère, ne peut être que la re¬
connaissance de la spécificité lin¬

guistique et culturelle de la Kaby¬
lie, dans le cadre d'une large
autonomie de la région. L'expé¬
rience la plus intéressante, à ce
point de vue, est certainement
celle de la Catalogne : le statut qui

43

rester

fidèle à

manipulations violentes qui

sa

pour¬

pouvoir algérien n'attend (ou
que cela.

ne

cherche)

Salem Chaker

est

professeur

de berbère à l'Institut national des

langues et civilisations orientales
(Inalco, Paris).

�Le Monde

-

19 février 1999

Giovanna Marini, chanteuse

CHANTEUSE, compositrice,
Giovanna Marini n'a cessé depuis
ses

débuts

au

sein du collectif Nuo-

Canzoniere Italiano, créé dans
la mouvance folk des années 60,
vo

d'explorer le patrimoine musical
italien. Militante « rouge », femme
de terrain, fondatrice de la Scuola
popolare di musica di Testaccio à
Rome, elle enseigne aussi l'ethno¬
logie appliquée à Paris-VIlI (SaintDenis). A la demande de la Cité de
la musique, elle a créé un récital
pour quatuor vocal, Napoli per voi,
qu'elle présentera le 19 février, lors
d'une soirée où elle a également in¬
vité le groupe ouvrier E Zezi. Dans
ces chansons inspirées de la tradi¬
tion, Giovanna Marini commente
la Naples moderne, son histoire, la
situation des communautés immi¬

grées
«

en

de
baldi

bouquinistes, de la via Garijusqu'aux tribunaux, qui ne
désemplissent pas.
Naples n'a pas été conquise
par la consommation, y compris
culturelle. Elle résiste, car son iden¬
et

»

tité est extrêmement forte. En

1547, elle a été la seule ville euro¬
péenne à refuser l'Inquisition en¬
voyée par Rome. Cinq siècles plus
tard, on la trouve à la pointe du
combat antifasciste mené par

le

»

Milan
ou

veut

ressembler

à

à Paris, Naples ne veut

ressembler

via Tarsia, le maire, Antonio Basso-

culturel de

vécue à l'extérieur. Pour une
scène de ménage, on sort. Les

chaises sont dans la

rue

-

les Na¬

politains naissent le derrière collé à
une chaise. Le linge est étendu au
travers du vicolo, mais il y a des
règles de politesse très précises
sans lesquelles on ne peut envoyer
culottes sécher

sous

la fenêtre

de la voisine d'en face. Les gens

du

Iino,

a

sept, dispersées tout autour du
volcan.
On

-

souvent une

a

construit

un centre

Les caisses de courgettes

culturel.

transitent
par les escalators, les vieilles dames
papotent au frais, les jeunes font
du skate-board, et tout le monde
va au cinéma, à la bibliothèque ou
à la médiathèque. Chaque di¬
manche, les Napolitains ac¬
compagnent en fanfare la Vierge
du Vésuve
en réalité, il y en a
-

vision

tn
•Hh

-t. :

syriens-arabo-andalous », qui,
dites-vous, « regroupent une

pagne

multitude de

Quand
Naples ?

«

saveurs

médite¬

Mafia...

tain?

Antonio Bassolino

[maire de

Naples réélu
1997

avec

aux municipales de
73 % des suffrages, long¬

temps membre de l'ex-Parti commu¬
niste italien, ministre du travail de¬
puis novembre 1998], Napolitain
lui-même, a redonné à ses admi¬
nistrés la joie et la fierté de leur
ville. Par exemple, il a détruit la Vê¬
la (la Voile), un énorme édifice de
béton construit illégalement à flanc
de montagne et qui défigurait la
baie, comme une humiliation quo¬

Du point de vue musical, les
Napolitains ont réussi à confondre
tout le monde. Au XIXe siècle, il y
eut une floraison d'opéras, d'opé¬
rettes, qui trouvent: leur source au
-

XVIIe siècle et dans les formes po¬

interdit le stationne¬

pulaires. A la même époque, est
apparue la chanson napolitaine,
qui empruntait à l'opéra et à la
chanson paysanne, de la veine des
O Sole Mio, Santa Lucia, etc. Dès
1908, le festival de Piedigrotta, une
localité attenant à Naples dans le
golfe, organisait des concours de

ment sauvage au centre-ville, res¬
tauré les monuments.

chansons très suivis.
» La
voix .de Muralo, grand

a

On dit

Naples minée par la camorra, c'est vrai. Bassolino ne re¬
fuse pas de parler aux mafieux, il
ne fait pas de déclarations toni¬
truantes anti-Mafia par devant,
pour toucher des pots-de-vin par
derrière. Non, il gagne du terrain.
Par exemple, sous Naples, il existe
une autre Naples souterraine - un
fait commun aux villes qui ont été
longtemps occupées. Ces cata¬
combes servaient jusqu'à une date
récente de dépôt d'armes et de
drogue aux camorristes. La mairie y
a organisé des manifestations
culturelles, des concerts, les a illu¬
minées. Les Napolitains, qui s'en
prennent eux-mêmes à la Mafia
pourvoyeuse de drogue, les mères
en particulier, n'ont rien dit, mais
ils ont très bien compris où Basso¬
»

lino voulait
Vous

en

venir.

qualifiez les composi¬
tions que vous allez interpréter à
la Cité de la musique de chants
-

chanteur

napolitain, qui

dû quit¬
ter l'Italie dans les années 60, l'hu¬
mour caustique du Trio Carosone,
a

le talent de Pino Daniele, celui,
très commercial, de Pepino de Ca-

pri, qui a transformé le jazz blanc
en musique napolit aine, et puis les
Zezi, ces ouvriers de l'usine auto¬
mobile Alfasud qui chantent des
paroles d'ouvriers selon les modes
vocaux très archaïques de la cam¬

Commentaire

Giovanna Marini

napolitaine, tout cela, c'est
Naples.
-

avez-vous

découvert

Dans les années

60, grâce à
l'ethnomusicologue napolitain Roberto de Simone [lefondateur de la
Nuova Compagnia di canto popo¬
lare]. Puis, je n'ai jamais intégré
Naples dans mon répertoire, la
ville est trop forte. Je ne peux pas
la prendre. Je ne veux pas non plus
que mes élèves, qui interprètent
tout, les chants des Pouilles, de
Toscane, de Calabre, de Sardaigne,
etc., chantent la tammuriata [l'une
des formes de chant les plus an¬
ciennes de l'Italie dit Sud]. Elle est
trop liée au dialecte napolitain,
trop identitaire. J'ai emmené mes
élèves à la procession du Vendredi
-

Saint de Sessa Aurunca, c'est im¬

pressionnant. Ce village est près de
Naples, mais aussi de Pomigliano
d'Arco, où se trouve le siège social
du Gruppo Operaio E Zezi. Ces ou¬
vriers de l'automobile n'ont rien
oublié de leurs racines, et ils ont
mis leurs mots d'usine sur des

formes rurales.

»

Propos recueillis par
Véronique Mortaigne

pas que ces élèves inter¬
dialecte napolitain, trop identi¬
taire c'est curieux ! Les chants sardes, de Toscane ou des Pouilles
ne seraient pas identitaires ? Une ville
qui est trop forte, il ne faut
pas la prendre, il faut l'apprendre ! (L. S.)
:

prètent la tammuriata trop liée

&amp;)

a&gt;

rranéennes, tout comme le port de
Naples ». Y a-t-il un style napoli¬

-

13

a»'

folklorique de cette ville tur¬
bulente, polluée, tenue par la

tidienne. Il

peuple.

Naples,

Le schéma

est

ses

kilomètre et demi de librairies

un

vicolo, la ruelle. La vie

Naples

aujourd'hui ?
-

quand ils parlent de
Naples, disent parfois que c'est une
ville diversa, différente - on utilise
ce mot en Italie pour désigner les
handicapés. Mais Naples est l'une
des rares villes au monde où il y ait

qu'à elle-même. Les
Napolitains colorient Naples avec
ce
qui leur passe sous le nez. Sur la

Comment voyez-vous

c'est celui du

nord de l'Italie,

Vienne

Italie du Sud.

3

La ville est trop forte. Je ne peux pas la prendre »

«

Isa

&lt;D

au

ne veut

a
a»
_í

to
CD
(O

3
&amp;
CQ

�Linha
Leeturas

Imaginòt

2e trimèstre de 1999

Delmas), un appel aux pouvoirs publics (Uzeste sur le fil)... Journal
d'Uzeste, donc, bien dans-la-linhée du festival et des rencontres de

J'ai lu

toute

Reçu le n°3 de l'Uzeste Journal d'expres¬
poïelitique de la Cie Lubat de

sion

Gasconha.

Poïèlitiqueje veux bien le jòc de mot, comme ambition, et la

la mienne j'ai Meschonnic, poétique et politique ou plu"et" est abscoii) (gabscon) (gag gascon) toutes les autres
expressions qu'IL a mis en avant (géopoétique, politique du rythme,
etc etc se reporter à ses ouvrages) (et surtout "Pas de larmes
pour la
réthorique" dans la rime et la vie).
Ceci dit l'Uzeste est un beau journal bien fait (12 pages
imprimées papier épais) avec bilan du festival 98, textes de Lubat,
de Benedetto, Duthilleul (poème sur la femme), Manciet, Seguin, un
très agréable journal de Russie de Minvielle (à quand
un gidien
retour de?), un article polémique d'Aline Pailler (Song papier), des
prises de paroles différentes (Didier, Periz, I. Loubère, Lydie
pour

(car

ce

qui ont fréquenté.
Messages politiques on ne peut plus clairs, messages cul¬
turels plus questionnants, décalants, déconstructeurs des vérités
pre¬
mières du culturel dominant. Personnellement j'aimerais autant de
clarté (même après les décoleries) et disons-le autant de
réponses (à
des questions envoûtées) dans le domaine de la culture
que dans
celui du politique. Une grande page de Ch. Sylvestre et peut-être là
pour ça, je la trouve manquée : le bonheur comme objet de la révolu¬
tion (avec rappel de la Coupe du Monde,
68, Lumières, etc...), ne me
dit pas grand chose. Très en dessous des
analyses de la société étasunienne qui met le droit au bonheur dans la Constitution. Et réfé
rences aux grandes
philosophies du bonheur. 10 lignes auraient suffi,
genre édito.
Souhaitons que l'Uzeste conserve cette page pleine et
l'offre à des plumes qui nous diront quelque chose de l'Uzeste pro¬
fond, dont on sent tous qu'il existe. Bon vam pour la suite.
ceux

-

confusion (le oai, ici le oïé) mais dans la tête de l'adversaire,

tôt

l'année, bien dans l'esprit du singulier pluriel qu'on connaît,

du moins

Claude Sicre
L'Uzeste

-

4

rue

Faza 33730 Uzeste

10 Francs le numéro

Noste valènt redatour Ivoun

Prouvenço Aro...

sa

Gaignebet

vous

pourgis vuei

fruchouso rapugo culturalo de l'estiéu :

6 de

jun, Touloun. La chourmo dóu "Massilia Sound
System" óublido pas sis ami de Touloun, vènon canta pèr la
demoucracio, l'amista e la mescladisso dintre li pople qunte
que siegon sis óurigino, si culturo, si religioun. Soun mai de
500 jouine e pas tant jouine, que soun vengu lis escouta. Sus
lou pountin soun plen de voio, nous fan estrassa de rire emé
li braieto, li casqueto, lou pastaga e li "pichot capelet" pèr tout
lou mounde! Retrouban li cansoun li mai couneigudo:

...lo cal

legir e mai s'abonnar, a ieu m'agrado la grafio mistralenco e
parlar de Cherloum Rieu, dels marins prouvençals, de Mèstre
Arnaud, de Carie Galtier, de Camargo e tôt. Saviez-vous qu'il va y
avoir une calandreta à Cuers (Var) soutenu par tout le monde
Félibrige y compris il parait ?
d'ausir

Et le dessin de Gezou habituel
face

au

sur

Mireille l'Arlésienne

monde d'auèi, conneissetz ? Plein d'infos,

d'analyses, d'his

"Chourmo, Commando fada, Le Ouai!" mai tambèn li
en lengo. Siéu urous d'ausi dins lou biais di

cansoun

-

toires, d'anecdotes.
Tè

un

extrait édifiant pour couper court

troubadour:

à des

Raja occitan:

rumeurs

O quant
O quant
De

Coumunica dóu
Lou

Lo soleu fa venir lei filhas

que,

Soleu, fa mi lo
Per que

mi faudra sospirar
mi faudra pantaiar

grand,
vole n'aimar tant

joiosas,

cor

e

tant.

Souvetan

qu'un jour lou "Massalia" recampèsse tôuti si
lengo sus un CD coume lou cantaire Patrie l'a fa.
La cuberto dóu darrié CD "Aiollywood" es un plasè: d'un
coustat se vèi, dins lou port de Marsiho, souto la Bono Maire,
sus un batèu: quatre orne d'equipage: un sourdat rouman:
Marius de segur; un cassaire emé li bocho en man: Tartarin
belèu; un afouga de l'OM: avès que de chausi un Maugrabin
emé un turban sus la tèsto: Zinedine perqué pas.
De l'autre coustat: un tepis-voulaire emé dessus uno fremo e
un orne dansaire ourientau passon davans uno duberturo de
mousqueto e dins lou mitan, la Bono Maire. Osco pèr
cansoun en

espausa à ço que lou Felibrige entamenèsse uno acioun contro
éu pèr mancamen à la lèi felibrenco.
Pèire Fabre

Capoulié dóu Felibrige

aquel de Gaignebet.

Marsiho, ciéuta de la Mieterrano, mescladisso de tôuti si

pople! Poudés coumanda si quatre CD: Parla Patois; Violent;
Chourmo; Aiollywood, encô de Roker Promocion BP 70

Allez abonnez-vous c'est 150 Frs/an
Tricio

encara

Lo so/eu fa venir lei filhas amorosas,

pèr s'èstre
pourta candidat is eleicioun senatourialo dû 26 de setèmbre
passa en fasènt mencioun de sa qualita de felibre majourau sus
li buletin de vote e papié divers, lou Majourau Pau Gard s'es

e

encara

Solelhadis:

Felibrige

Capoulié dóu Felibrige fai assaupre

de tèms,
de tèms,
tei jardins ?

: Prouvenço ciaro
Dupuy 18 carriero de Beyrouth 13009 Marsilho

13303 Marsiho cedex 3.

45

�DU 22 AU 28 OCTOBRE

COURRIER INTERNATIONAL N° 416

1998

ïEnna

uplaisirs
minuscules" d'une nation sur le déclin

Les

L'accueil enthousiaste réservé

2 000

à la Première Gorgée de bière et autres
plaisirs minuscules, de Philippe Delerm,
est perçu par El Pais comme le reflet
d'une France petite-bourgeoise
nostalgique de sa grandeur passée.

C'est le bouche à oreille et surtout

exemplaires clans l'espoir d'en vendre 800.
l'apparition de
l'auteur à Bouillon de culture, l'émission du gou¬
rou Bernard Pivot, qui ont lancé Delerm et son
livre. "C'est un recueil de textes courts, de irritables

petits trésors, je dirais même de petites œuvres
d'art", a dit Pivot. Il venait de déclencher la fièvre

la prorince, ou, à défaut, la capi¬
qu'elle a de plus provincial.
Il est cependant une personne qui fut gênée
par les trente-quatre petites pilules de Delerm,
ces Irenlc-quatre minuscules madeleines de

Delerm.

Proust. "Rarement nos troubles

ELPAÍS

Les

Un petit livre sur les plaisirs quotidiens, la Pre¬
mière Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules,
a inondé la France. Rien d'étrange à cela dans un
pays qui se targue de chérir autant les sens que
l'intellect. Parmi tous les petits bonheurs imagi¬
nables, Philippe Delerm, l'auteur de cet ouvrage,
en a choisi trente-quatre qu'il a décrits avec
beaucoup de lyrisme. S'il avait joué au Loto,
il aurait gagné car il avait fait les bons choix.
En février dernier, un an après la publi¬
000 Français en pos¬
exemplaire, et son succès
laissait prévoir des chiffres de vente encore
plus prometteurs. Quelle était la combi¬
naison gagnante ? Quels étaient ces plai¬
sirs, petits mais irrésistibles ? Mouiller ses
espadrilles, éeosser ensemble les petits pois,
acheter des croissants à l'aube, voir le Tour,
savourer un banana split, écouter la
dynamo d'une bicyclette !
Au début, ni Philippe Delerm, obscur
écrivain de province, ni Gallimard, son édi¬
teur, ne se doutèrent qu'ils avaient entre
les mains l'événement littéraire de la sai¬
son. L'éditeur lança un premier tirage de

critiques et le public se sont eux aussi

abandonnés à l'enchantement de ces trente-

Madrid

-, des thèmes - les petits plaisirs, les ries
brisées, la banalité du quotidien - et un univers :

nisme

quatre textes qui décrivent, en guère plus d'une
page et demie, des plaisirs quotidiens. Aussi¬
tôt, la prestigieuse Nouvelle Revue française créa
nouveau groupe littéraire avec Philippe
Delerm et d'autres écrivains français, baptisé

un

rien". D'après la NRF, tous ont
une forme
leur goût du laco¬

"Les Moins que
en commun

-

cation de ce livre, 300

sédaient déjà un

la campagne ou
tale dans ce

existentiels auront

vertige de. l'insignifiant et
l'ivresse de l'anodin. (...) C'est un profond mys¬
ainsi vacillé entre, le

l'orgasme dans lequel ce petit livre de rien
sur rien du tout a plongé la France litté¬
raire en 1917", écrit Pierre Assouline dans la
revue Lire. Mais les murmures pleins d'ivresse

tère que.
du tout

qui parcourent la France ont étouffé les rares
voix discordantes. Delerm décrit-il des plaisirs
ou des rites ? L'écrivain Jesiis Ferrero penche
pour la seconde hypothèse. "La France est
plongée dans un monde, de petits rituels :
le marron glacé", le croissant", tout ça*.
Mais le. succès remporté par ce livre prouve
que les Français ne se remplissent plus
la bouche de grands mots comme 'désir',
'plaisirs intenses'. En outre, cela se produit
à un moment très difficile, pour l'Hexagone :
sa notion de grandeur* est en crise, et les
plaisirs quotidiens deviennent un refuge.
Ils sont comme une charmante coquetterie
petite-bourgeoise, un discours consolateur",
explique-l-il. "Banal", voilà le qualificatif
attribué par la cinéaste Isabel Coixet à
la Première Gorgée de bière... "Une. bonne,
idée pour un cadeau à des lecteurs occa¬

sionnels. "

Huriu Barrios
*

Intellectuelsfrançais. Dessin paru dans The Observer - i.omjkks

En

français dans te texte.

�langue
Paris

où

se

Le

ménage pas

français
ses

En Australie, le français n'oc¬

cupe plus la place dont il
bénéficiait autrefois. Il y a

choisit de l'étudier. Sans doute parce

le français n'est plus considéré
langue adaptée.
Mais, à Sydney, pourtant, il va
connaître une résurgence aussi brève
qu'importante : c'est, en effet, l'une
des deux langues officielles des Jeux
olympiques, l'autre étant l'anglais. Et,
que nous le voulions ou non, nous
allons en entendre et en voir plus que
que

comme une

de raison.

Tous les panneaux d'affichage et
signalisation des sites olympiques
au cours des vingt prochains mois
seront rédigés dans les deux langues,
ainsi que les informations circulant
dans le Village olympique. Pendant la
durée des Jeux, toutes les annonces
se feront tant en français qu'en
anglais. Pourquoi donc ? A la base,
il y a un anachronisme. C'est le Fran¬
çais Pierre de Coubertin qui a fondé
les Jeux olympiques modernes,
en 1896. Et il l'a fait à une époque où
le français se voulait la langue des
échanges diplomatiques. Par consé¬
quent, cet idiome se trouva gravé
de

dans les JO

comme

dans du marbre.

Depuis, il a perdu de son importance
a

place d'honneur aux Jeux, au mépris
des coûts supplémentaires que cela
implique. D'ailleurs, le français est en
réalité la première langue olympique
et a préséance sur l'anglais quand les
circonstances l'exigent.

deux

générations, c'était une
matière de premier plan dans l'en¬
seignement. Aujourd'hui, seule une
infime partie des élèves (à peine 2 %
au lycée l'an dernier, par exemple)

sur

anachronisme !

efforts pour maintenir le statut de la langue française aux JO. Mais, à Sydney,
tiendront les prochains Jeux d'été, la place qui lui est accordée est considérée comme une relique.
ne

THE SYDNEY MORNING HERALD

encore

aux JQ : un

la scène internationale. Mais il

malgré tout réussi à conserver sa

L'espagnol pourrait revendiquer
une position privilégiée

Autre

question, plus pertinente

deuxième

langue ? Compte tenu de
l'anglais, ne vaudraitil pas mieux que la langue du pays
hôte soit décrétée deuxième langue
officielle, même si, dans le cas de Syd¬
ney, cela impliquait une omnipré¬
sence de l'anglais ?

l'universalité de

Selon

une

source

Le gouvernement français (que la
folie des grandeurs guette toujours

SOCOG, cette idée

dès que

olympique

l'on touche à la langue natio¬
nale) fait tout son possible pour que
cet état de choses perdure. 11 a engagé
de jeunes traducteurs français qui se
rendront à Sydney dans le cadre de
séjours de formation professionnelle ;
il offre des cours de français à
70 membres du personnel du Sydney
Organising Committee for the Olympic Games [SOCOG, Comité d'orga¬
nisation des Jeux olympiques de Syd¬
ney] ; et il prend à sa charge le
déplacement de 24 représentants et

:

les Jeux ont-ils vraiment besoin d'une

se

au

sein

du

heurterait à une

forte résistance dans la communauté
parce que perçue comme

reddition face à

l'impérialisme
anglo-saxon. Pourtant, même
si cela n'est pas faux, si l'on veut trou¬
ver une alternative à l'anglais, pour¬
quoi choisir une autre langue euro¬
péenne ? N'est-ce pas offensant pour
le monde non européen ?
Il y a deux ans, lors d'un sémi¬
naire organisé à Sydney sur les pres¬
tations linguistiques pendant les JO,
0 a été suggéré d'élargir la base des
une

culturel

lari gues

utilisées. Au lieu de l'anglais
langue, il a été
envisagé d'en intégrer quatre ou cinq
supplémentaires, dont certaines
et d'une seule autre

d'Asie. David Reeve, alors directeur
des

départements de chinois et d'in¬

donésien à l'université de NouvelleGalles du

Sud,

a plus particulièrement
approche. L'anglais en
ferait donc naturellement partie. Pour
Reeve, le japonais, le mandarin et l'es¬
pagnol devraient également avoir leur
place. Le français, poursuit-il, devrait
probablement être la cinquième
langue, même si sa position aux Jeux
olympiques tient plus de la "relique".
Le problème, si l'on tente d'éliminer
le français, à en croire Reeve, c'est
que les Français eux-mêmes se sen¬
tiront si profondément insultés que
l'émotion en résultant risque d'avoir
l'effet contraire. Ce serait plus que la
fierté gauloise ne peut supporter.

défendu cette

Philip Dtrrimun

volontaires du SOCOG pour suivre

des

cours en

France.

13

Tout cela est certes très

généreux,
question reste en suspens :
plus d'un siècle après la merveilleuse
initiative du baron de Coubertin, le
français doit-il encore occuper une
place à part aux JO ? Si la réponse
dépendait du nombre de locuteurs de
langue française parmi les athlètes,
ce serait assurément non. Car, sur
cette base, l'espagnol, par exemple,
pourrait revendiquer cette position
privilégiée. Lors des Jeux d'Atlanta,
il y a deux ans, on recensait 1 600 ath¬
mais

lètes

une

hispanophones
cophones.

pour

1 200 fran¬

l\ï

&lt;D

3
0)

&lt;D

Û)

a

(Q

-S

CD
CD
CD
CD

mmtm m

13

O

�Linha

Imaginât

2e trimèstre de 1999

J'ai lu le 1er numéro du nouvel

L'Humanité, 18

mars

A discu¬
si certains veu¬
lent. Une phrase de Hue en
deuxième page n'est pas de
ouverture. On verra.

ILS
ONT DIT...
Robert Hue
«Nous

bonne augure.
Etre moderne n'est pas une

partageons

revendication bien intéressan¬

pour être

lorsqu'il nous préci¬

notre liste pas

moins

communistes,

que c'est : bouger avec la
société. On croyait que le rôle

mais pour

des communistes était de la

communistes

se ce

faire

bouger,

retrouve
avec des accompagnateurs de
changements. C'était vrai dans
les actes, c'est maintenant vrai
comme projet. Super ! (s'il
avait voulu dire autre chose, je
pense

Concorde
Je

:
„

,

on se

être

des

modernes, qui

bougent avec la
société.

: jusqu'où va se nicher l'américanophilie
peuple toulousain ? (C.S.)

Commentaire
du

ter, en tout cas,

te, surtout

1999

mal,

Humanité. Pas trop

»

me

permets de vous écrire

acquis le privilège de chevau¬

pour faire suite à l'anniversaire
du Concorde dans lequel votre

cher la flèche immaculée ont été
entassés dans des autobus et par¬

quotidien a été partie prenante.
Néanmoins,je pense que la fête a
été un peu gâchée car peu de pu¬
blic a pu accéder au bel oiseau
blanc. Pour preuve, le témoigna¬
ge de l'un des pilotes de l'aéroclub dans lequel je vole, sur l'aé¬

qué dans le salon d'honneur de
l'ancien aérogare, sous la garde
étroite d'un important service
d'ordre qui empêchait qui¬
conque de venir troubler les VIP.

de
rodrome
Toulouse-Lasbordes.
Le bel oiseau a snobé ses
humbles admirateurs. Le bel oiseau est allé se cacher bien à

des « Amerloques », mais eux
au moins auraient mis du pana¬

l'abri des regards de la

plèbe.

motif de fierté, d'espoir en

veillé

nir, uii objet de communion.

Des hommes

en armes ont

Triste anniversaire en tous
cas.

che à l'événement. Le peuple au¬
rait été invité à admirer, toucher,
sentir. Le bel avion aurait été un

à ce que pas un de ces manants ne

qu'il l'aurait dit).

viennent

profaner de ses yeux
impies la merveille technologi¬
que des années « 60 ». Les bien¬
heureux qui avaient chèrement

C.S.

La

Dépêche du Midi

-

On peut dire ce que l'on veut

Mais là, pas

l'ave¬

touche, c'est pri¬

vé !

Aéronautiquement vôtre.
Hugues JOURDAN,
PorteL

23 mars 1999

CD

CD

Tri Luern Glaz

Eric Bretheau Quintef

"Bon Anniversaire"
(Dymusic 105)
big circonstance pour Eric
du monde, son
"Motif' devient Ley, John C embruns jazz et batteur au fond des
bois. Tchao Paris, ici il y a tout un vivier, jazzypiscicultures où c'est
toujours "Bon Anniversaire". Montpellier-Capitale boulègue les
rencontres, circonstances ainsi renouvelées elles deviennent fonc tions et quand on est musiciens comme dièse l'autre, on fabrique
Artistes Artisans du Swing roulant à l'octane enrichie, ils se jouent
des matches à la "pleine lune", Mandala de là où se rencontrent les
échagistes d'Euterpe. Appel au voyage. Chacun des marcheurs com¬
poste son bagage. Alain Bruel swingue la plainte du son du soufflet
à boutons, la danse n'a qu'à suivre... Pierre Diaz cisèle au soprano
sax aigu s'il en est, vitrail, lampe tempête, capetaire de haute lignée,
jouglaire. Philippe Soulié converse avec sa "grand-mère", JeanMarie Frédéric es un cercaire à cordes plurielles et sur la route
d'école, jazz, rock, blues sont au programme.
Alors quoi le jazz? Yes ! Tant que vira far lo torn,
l'important est ce qu'on y met dedans. Celui du Quintet d'Eric
Bretheau fait une synthèse, interventions, contemplations, célébra¬
tions, jazz baroque orné d'architectures tant rythmiques que plas tiques, entrées savantes, entrées anonymes, on peut parler de
musiques populaires. Ils n'ont plus qu'à continuer le début... On the
"Les 6

ans

d'Antoine". Une

Bretheau. Musicien à l'écoute des folklores, bleus

Des chants traditionnels de marins au

rock le plus imagi-

natif, la scène musicale bretonne nous offre un fabuleux panel

d'ex¬
qui s'attachent à perpétuer (avec le souci du
détail) une tradition multiséculaire et les explorateurs de nouveaux
mondes musicaux se trouve une pléthore de groupes fades et sans
âme dont fait partie Tri Luern Glaz...
Une guitare, un biniou et un violon que l'on accorde sur
une mélodie plate et un mauvais Kan ar Diskan, et voici de la varié¬
té bretonne tant appréciée par les citadins en manque d'embruns ou
nostalgiques des temps celtiques. Tri Luern Glaz ne fait pas à
moitié dans le cliché puisqu'ils nous offre en exclusivité la 52ème
reprise de Foggy Dew et Maro eo ma mestrez : il ne manque plus
que Tri Martolod et nous voici dans un bien triste Fest-noz... Pour
le reste des titres, ça tangue entre Tri Yann et Malicorne, où sur
des musiques doucement gentillettes nous sont narré des histoires
d'incantations nocturnes de prêtresses sacrées ou de gallo tombant
amoureux d'une laveuse de son village... Bref, la Bretagne éternel¬
le... Pour ceux qui tiennent à commander cet opus, écrire à :
Association Les 3 lunes bleues 75, rue Broca 75013 Paris
pression. Entre

ceux

Malgré ce genre de création, force est de constater que la
musique bretonne ne s'est jamais aussi bien portée : entre autres,
écouter Armens, un groupe de lorientais qui nous présente un rock
recherché et habilement omé d'éléments musicaux armoricains :
original et prometteur...

line.

Benazet Dazeàs

Jacme Gaudàs

48

�Linha

Imaginòt

corrièr
2e trimèstre de 1999

segonda

Ai agut una

Ben lo

bonjorn
totei.

au

mai

Après aguer digerit 4
numéros de la "Linha" leis ai pas
retenguts de testa mai i a un fum
d'ideias, un forum espetaclós
(meme se l'òm ei pas totjorn
d'acòrdi quora son eicessivas leis
atacas personalas entre occitans,
la contradiccion

generau...)

o mens

comerciau amé

especialiste de la communicacion, un estrangier que
coneissiriá la lenga e la cultura
d'Oc, tôt en aguent una amira
exteriora, non sosa, non franchi-

ject

manda. Beleu

Coma faire

conneisse, valorisar

"produch culturau occitan" a
l'auba dau siegle XXI per cam biar en mirgalhadas d'estelas lo
misérabilisme culturau que car

-

reigent desempuei tant d'anna das... Subretot en Provença.
Entendetz aquela votz de cabreta : "Que voletz siam pas
nombrôs, siam pas pron fòrts,
podem pas faire mai (leis occitanistas s'entent)."
Pereu, la cosina, lo corduratge de
vèstis, lo tu-tu pan-pan, la brodariá; amé aquò fasem de bravei
sautibelis per un Museon per clavar lo
siegle XX.
Aici
tats per

avem

de dificul

-

sortir d'un vejaire

Per

sauvar

Provença

rampelada ai s amies

d'endacò mai.
L'òc

se

parle de pro

-

"d'Olimpiadas" o quaucaren coma aquò, entende ja cridar a l'escandale d'aquelei que
vòlon pas dau modèle publicilari capitaliste, e pasmens que
capita !...

phone : ++381 63 25 41 16
: folklors@EUnet.yu

Our E-mail

d'autres fraires fasem que

Joan-Maria Piere

proches dei gents ? de la realitat?
Caumatge, pauretat, materialis me opausat au culturau... La difi-

çar

pus

son

de brad'aire per pas ren. Me sembla
qu'es aquô que leis
"Imaginôtistes" s'escriman de
faire,

occitanitat

la dinamica. tôt lo

es

dins la vida de totei lei

contrari dau

reala

osca

jorns es
d'esquizô frenas anie dós capeus : culturau,
professionau...Subretot que mai
siam

:

o mens

un

pauc

80 dau cent dei membres

de l'IEO

son

beleu foncionaris

de l'Estât francés, anie

aquò tenguts a son dever de RESERVA
(de pas escupir dins la SOPA,
qué) se volon gardar son trabalh.
Coma ne'n siam pereu una de

Alôr dins l'IEO
fora recampar

lei forças

palhadas dins

una

l'occitan

es

de saupre

Per

envers

Indians d'America
:

se

o

lei Tibe-

coma

sabon que nosautres

lei
nòstre PAS passa

présent, se elei coneisson lei
qu'an subit lei
lei

pichòts a l'escòla
la caça dau
"patoes" i a quauquei decenias
(la veleta es pas encara levada
sus aquela perioda negra de
o

e

ne'n

parlan

-

per

-

nosautres

e

farà lo torn de la terra

siam pas conei
guts et RECONEIGUT S per

le

cas

Lo tôt es
e encora
échéant,

siam victimes d'ostracisme

per la cultura franchimanda e
seis esbires. Faudriá beleu anar

piadar sus "seis" terras estrangieras (Quebec, Loisiana, Africa,
eca...) e se balhar lei mejans
d'una LICROAOC (Liga Contra
o

l'Ostracisme

antioccitan) que laissariá ren pas¬
sai deis exclusions, per l'accent a
la TV, la ràdio, dei preferenças

l'exemple contrari dau Pais dei
Drechs de l'Orne de ne'n parlar
aquô sarà beu per elei e beu per
beleu.Tant que

dau francés aquô

verem...

evolucionar

lo Racisme

franchimanda per

sabon

coordinacion

vrai pour toutes les cultures
même la française. Fau veire

leis

se

-

l'avenidor de la cul¬

exagona e

mai revolunar

exemple, una

accion de sosten

espar

Per contre dire que

l'accion

dominanta francesa.

-

Vicios

pieras tornar-jun-

partit
e

per totjorn Sid
Jean-Marc Teyssèdre.

los auvaris de Banhola, era

lacion...

basta, Beleu,

respect de la cultura

es

A, quala conaria, que

o en

"nacionala", mens de vergonha,
mai d'ofensivitat, ocupar lo terrenc, RESISTENCIA a l'assimi-

tura

a

dins l'estelum ennalt

Joan-Maria dei
her

replegament. Alôr,

d'encomailo solet.
Encaria que tan ben
conegut l'ai pas, tôt estabosit

disparession d'apprendre
pèc accident de veitura,
tornar trobar voli lo que l'a tuat,
s'es totjorn viu, peli dire qu'an
pas lo drech qualqu'un de tuar
qu'era estorit pel virus dei sida e
que jamai s'es planhet d'aquela
saloparia, e mai me l'avià mai
pas dich, malurós siu e tan trista
d'estre pas anat lo veire a
sien

sa

dins

un

Villette/Ain.

Que tôrna pausar en
patz ! Ben luench de los que parlavan d'els sins

vergonh

dona

me

con.

Joan-Maria ! De costat

japorla, un ganel, un
Adiusiatz Joan-Maria !
un

publicitaris, eca.. Que de trabalh

taiar. Amistats oc

ben

49

granada

de

qu'escriva en lenga d'ôc, quand
passan a la télévision, e an jamai
fach per el, trista soi, en pauc
envescat dins ma crehença, per-

fariàs de l'accent, dei caricaturas

aqui de pan et bòna annada

e

Montainh, sins meteis dire

de tu soi

!

pensi

ben, lo mai grand novelista pène
roergat de nôstra generacion

parisencas per lo trabalh, dei tru-

M'areste

es

aqui,

! contunham...

foncionari ne'n sabe quaucareu
de l'auto-censura que paralisa

l'escola franchimanda!). Se elei

mocion dau Produch Culturau
occitan

gaire d'adesions de joines

a

Catars

pieger, fan pas que lei
Provençans se troban solets mai
amé totei les occitans, de cotria.

Belgrade
Gagarina 81
Yougoslavia
Our fax:++381 11 177 42 20

secutaments

dau

:

J.

l'IEO ? O autre associacion

son

felibres !

una

Coneisse cjuaiicjnis un

comprenen perque
S AT s'es passât coma

força occitans de Provença son
de còps mai felibres que lei

Secretary
Miljokovic

culturala Oc? Siam pas pron

tans

"felibre" de nôstra cultura. Uei

Es

'

cultat de viure

lo

regards,
General

Our
a

early answering

Association of folk dance ensembles from Serbia

que.

2) I

you

11070 N.

ans in

M'a fach pensai :

Best

Our adress

Perque aguer una ideia

1) L'ideia d'"01im-

Looking

Dusan

eca.

:

piadas" occitanas n'ai pereu pantaiar aqueste estiu après aguer
vist un desplegant fach per lo
Servici de la Lenga Occitana Universitat P. Valéry BP 504334032 Montpellier Cedex 1Langue, Littérature, Civilisation,
Patrimoine d'Oc pron beu fach.

with you.

un o una

l'avenidor de nòstra cultura.
Forra borra

lljan 1999
that our Association have a 67
profesional and amateurs folk dancing ensembles which excelent réfé¬
rencé, ail over in Republic Serbia, and we would like to coopération

a un

Japones(a) de l'Universitat de
Tokyo, un o una American (a)

en

friends,

I would like to inform you

esponsors, eca.. la supervisacion
e la coordinacion d'un tau pro -

La "Linha" tira de marcas per

o

Dear

mai escandalosa
beleu) sarià de fisar d'un biais
ideia (encara

Denys Castanhon

�Imaginòt

Linha

;.V

.í.:.:

2e trimèstre de 1999

J'adore votre revue

Qui a peur du

que je lis de fond en comble. J'adore
aussi Fabulous Trobadors que

j'écoute et fait connaître autour de
moi. mais je déteste que Claude
Sicre se croie obligé de diresans
arrêt son avis sur tout et n'importe
quoi. J'aime les idées généreuses,
les langues, l'ouverture - et je détes¬
te les moi-je, les mégalos et les égocentriques.
Bien à vous,

amistat

débat ?

J'ai été effaré de lire la

derniè¬

que Jean-Marc Buge m'a
faite dans le débat sur le nationalis¬
re

Bonjour Jean-Marc,

réponse

me.

Je

suis aperçu que vous

me

acceptez et
autant de

encouragez le débat. Il n'y a pas
lieux que ça pour la discussion.

Jean-Marc

Buge ne répond
à mes argu¬
contente de dévier le sujet

simplement

tout

ments. Il se
avec

Amistats

pas

(et

des allusions malveillantes

Renat Duran

surcroît) qui n'ont plus
grand chose à voir avce le sujet.
Précisons très simplement :
inexactes de

Marielle Rispaii

1

-

Que je ne suis absolument

pas nostalgique des comtés ou
duchés du Moyen-Age. J'ai parlé

de

ça uniquement pour rectifier une
affirmation fausse de Jean-Marc

Buge, qui voudrait qu'il n'y ait jamais
eu

Office Universitaire de Presse
1

rue

d'Occitanie libre. La vérité histo¬

rique est que les duchés et comtés
occitans étaient indépendants du roi
de France avant le 13e siècle. J'y peux

Crucy

44944 Nantes Cedex 9

rien si notre histoire est faite

Nantes, le 16 mars 1999

et de comtes,

c'est

de ducs

comme ça.

Monsieur,
2
Nous
courrier

nous

avons

faisant part de votre sou -

hait
la

d'intégrer le catalogue OFUP pour
prochaine rentrée 1999/2000 et nous

tenons
vous

à

vous

remercier de l'intérêt que

portez à notre société.
Comme

le

préci sons, l'intégration d'un titre passe tout
d'abord par un comité de lecture. Ce
nous vous

dernier s'est réuni cette semaine pour
étudier toutes les demandes, et pour être

ment pas

n'a malheureuse¬

3

Que le CROC n'a jamais
auprès du bar
"l'Intermédiaire" de Marseille, auquel
Jean-Marc
tout ça,

revues

de votre groupe

semblent plus

adaptées à notre clientèle, nous serons
très heureux de pouvoir y donner une
suite favorable.

Buge fait allusion (mais
c'est très anecdotique).
Bref, ce qui m'intéresse c'est

exemple

que

Je

veux

Jean-Marc Buge (ou

autre membre

de la Linha) m'ex¬

plique pourquoi l'Occitanie aurait
d'avantage intérêt à être rattachée à
la France qu'à l'Italie ou à la
Catalogne... Pourquoi ne pas voir la
recomposition radicale des espaces
européens qui se déroule sous nos
yeux ? J'attends les arguments.

Veuillez croire, Monsieur, à
l'assurance de notre considération dis

-

Cortetas... Cortetas... Cortetas..
Le denier livre de

loir d'une ville"

du travail
une

au

"Manifeste

tion et de

qui

sur

la ville de Montauban. C'est

l'ac¬
portraits. C'est toute une pensée

succession d'articles écrits dans

dévoile pour le plaisir et pour l'ac

se

-

tion

(145F

+

25 F de port). (J._M. B).

télévision occi¬
seuls projets de TV
France). Le site est accessible

Internet aura bientôt sa
tane (un des deux
internet

en

l'équipe passe des accords avec des par¬
tenaires. Si vous possédez des documents
audiovisuels, l'équipe passe des accords
d'Oocitània Télévision est disposée à les
recevoir pour les diffuser (J.-M. B.).
Occitània Télévision, 7 rue Marie Magné
31300 Toulouse Tèl : 05 61 59 27 71.
e-mail : webmaster@oc-tv.net
et

est la vedette

d'Auteurs

en

Presse du

Assistante Commerciale

fait suite

multiculturel" et trace les perspectives
d'une décentralisation culturelle à partir

André Benedetto,

Domergue Sumien

tinguée.
Valérie Simon

Félix Castan est sorti

disponible à notre adresse. "Le vou¬

et est

débat de fond entre nationalistes

et antinationalistes occitans.

un

Nous regrettons de ne pas
satisfaire votre demande mais si d'autres

-

fait de "démarches"

par

été sélectionnée, son lectorat
spécifique par rapport à la

semble trop
cible OFUP.

diversité inter¬

de l'Occitanie, et

un

répondre à plusieurs critères.
revue

Que les nationalistes occi¬

qu'il n'y a pas
chez nous une conception "en bloc"
des ethnies. Ce que j'avais déjà large¬
ment expliqué d'ailleurs...

ne

retenue, chacune des revues doit
Votre

-

tans sont attachés à la

bien reçu votre

Réponse : L'identité culturelle occitane est
indépendante. Etonnant que ce soit un nationa¬
liste qui demande à être "rattaché" ! Manque
de confiance ?

(J.-M. B.)

50

34000

un

scène (120 F).

Languedoc, 17 rue Rigaud

Montpellier

Tel: 04 67 06 18 20
Fax

;

homme de théâtre,

du troisième numéro

04 67 58 79 96

�Linha

Imaginòt

On thelinha
2e trirrièstre de 1999
Concerts

mai à

:

Martigues (13), 28 mai à

Tarbes

Dupain

:

26 mai à

21 mai à Cavaillon (84),
Martigues (13).

Footeuses de Oai

:

15 mai à Pau

(65).

Eric

Fraj : 12 juin à Famiers (09),
19 juin à Colomiers (31), 26 juin à
Rieux-Volvestre (31).

(64), 22 mai à Lavaur (81), 28

juillet à Germ-Louron (65).

Nux Vomica

:

7-10 ans, Radio-Cinéma du 24

de Vareilles

août

septembre (46) pour 1518 ans. Convergences, Candèze
81140 Ste Cécile du Cayrou T : 06

vie à

81 04 99 39.

86 88 30 21.

Et

1er

4

au

puis

:

23 mai à Correns

(64),
(83), 28 mai à La

21 mai à

à Toulouse (31), 23 mai
à Villenave d'Ornon (33), 31 mai à

Massilia Sound

rien des Balkans. T

à Pau

58.

Auch (32) (Minvielle), 12 juin à
Ste-Foy_la-Grande (47), 21 juin à
La Ciotat (13), 27 juin à Lezan

(13).

(30).

(34), 8 juin à Montpellier (34), 21
juin à Saint-Ambroix (30)

Femmouzes T

3

au

juillet à Toulouse (31), 14 juillet à
Puylaurens (81), 18 juillet à
Salanches (74), 20 juillet à
Chambéry (74), 22 juillet à
Thouars (79), 24
juillet dans
l'Hérault.
Fin'amor : 31
Nadau

:

juillet à Galiax (31).

29 mai à Bénac (65), 6

juin à Crampagna (09), 13 juin à
Orthez (64), 19 juin à OsMarsillon (64), 26 juin à Arudy
(64), 10 juilet à Bagnères de
Luchon (31), 31 juillet à SaintGirons (09).
Fabulous Trobadors

12 juin

à
Alençon, 18 juin à Narbonne (11),
19 juin à Monsac (24), 20 juin à
St_Ouen, 21 juin à Clichy-laGarenne, 2 juillet à Perpignan
(66), 3 juillet à Carros, 4 juillet à
Nîmes (30), 9 juillet à Dour
(Belgique), 12 juillet à
Carcassonne (11), 16 juillet à La
Rochelle, 17 juillet à Valence (26),
18 juillet à Thonon-les-Bains (74),
20 juillet à Rodez (12), 21 juillet à
Lodève (48), 29 juillet à Caluire
(69), 30 juillet à Germ-Louron
(65), 31 juillet à Payzac (07)
Mannijo

:

:

13 mai à Sobernheim

(Rhénanie-Palatinat), 23 mai à
Schweich
mai à
11 et

:

(Rhénanie-Palatinat), 24

Volmerange-les-Mines (57),
12 juin à Kobern-Gondorf

:

Banda

Sagana
: 29 mai à
Mondragon (84), 5 juin à Neffies
(34), 5 et 6 juin à Pézenas (34), 26
et 27 juin à St Pierre d'Aurillac
(33), 11 juillet à Montbazens (12),
18 juillet à Frontignan (34), 23 et
24 juillet à Orthez (64).

Sopada occitana d'Uzerche (19) :
cours d'occitan repas et chants les
21 mai, 4 et 18 juin. T : 05 55 27 94
63.

jazz-blues-

Programmation

théâtre-chanson française.

Café
Constroy Mouvement 38 rue
Berny 83500 La Seyne T : 04 94 63

le

spectacle "Très
gouyates" : 23 mai à Rablais (49),
25 juin à Fontanie (38), 1er juillet
à Quaix en

Camps pour jeunes :

vallée du Louron

avec son

festi

au

31

22 août

(Rhénanie-Palatinat), 18 juin à

Neumagen-Dhron (RhénaniePalatinat), 20 juin à Fameck (57),
21 juin à Thionville (57), 4 juillet à
Berus (Sarre), 10 juillet à
Neunkirchen (Sarre), 11 juillet à
Strasbourg (67).

(33) pour 15-18 ans. I.E.O.
Animation 26

rue

33800 Bordeaux T

:

au

chants et danses

avec

traditionnelles (Occitanie,

Espagne, Portugal, Israël...), délé¬
gation indienne (culture, agricul¬
ture...), conférence-débat de
Gilbert Mercadier sur l'enseigne¬
l'occitan, raggamuffin
Digital Unité Sound et

ment de
avec

Positiv'Action. T

:

05 63 63 52 25.

rue

Carrefour
de la

Banque

Barcelone
Pau

ferme du 10

au

20 août (81) pour

régraphique, théâtral, pyrotech¬
nique et festif, d'après une légen¬
de écrite et racontée par Terèsa
Canet
seurs

avec

les chanteurs, dan

et musiciens

du pays.

ciutat clar-viure BP

Orlhac Cedex T
:

:

-

IEO 9

602 15006
71 64 34 21

04

04 71 64 09 07.

juillet dans les vallées de
(Espagne) et du Louron
(65) : 8e festival et rencontres de
Germ, avec rencontres "Pyrénées
vivantes" Benat Achiary, Pedro
Soler, La Orquestina del Fabirol,
Gacha Empega, randonnéesdécouvertes, Michel Etchécopar,
Ken Carter, Michel Marre, Joan-

26

au

30

Gistain

Comelade,
Jazz, Equidad Barès, Arbre,
ateliers d'écriture, débats,
Maria Carlotti, Pascal

Compagnie Passe Muraille,
contes de

Thérèse Pambrun et

6

des

Fabulous Trobadors, Nux

:

05 63 63 05

67.

(écrivain créole martiniquais).

plastiques
Jacques Taris, animations
enfants... Association Perspective

Carrefour Culturel Arnaud-

65240 Estarvielle T

Arnaud-Bernard
31000 Toulouse T : 05 61 12 11 16.

09.

Bernard 5

Confiant

rue

Vomica, créations arts
de

:

05

62 99 66

juillet à Payzac (07) : festival
avec exposition de
Pazanis, débat sur la culture en
milieu rural (sous réserve) théâtre
de rue (Les Sardines Grillées Olof
Zitoun), concert salsa
(Zumbador) concert avec La
Familia, Fabulous Trobadors et
31

juin : opération "Repas de
quartier dans toute la France".

11

Carrefour Culturel ArnaudBernard 5

rue

Arnaud-Bernard
12 11 16.

31000 Toulouse T : 05 61

:

juin à Clermont-Ferrand
Ripalhades repas et festivi¬

Biaise Pascal 3
rue Maréchal Joffre 63000
Clemront-Ferrand T : 04 73 73 44
52 / 04 73 36 69 39.
tés. Païs'Art, centre

16

04 76 44 38 11.

Joan-Loïs Lavit, Tapia eta Leturia,
La Talvera, Footeuses de Oai,
Isabelle Cirla, Fabrice Rougier,
nuit des jeunes compositeurs,

82000 Montauban T

(63)

au

:

Tal

12 et 13

juillet (81) pour 11-15 ans, RadioRoulotte-Cirque du 26 juillet au 6
aoiit (81) pour 9-12 ans, Art à la

: 14 mai à
(Catalogne), 15 mai à
(64), 23 mai à Correns (83), 27

du monde

05 5 7 95 80 44.

Camps itinérants et séjours :

la chanteuse et danseuse

juillet à Saint-Flour (15) :
Cantalàs, spectacle musical, cho¬

Fax

mai à Montauban (82) : Planète
Montauban 3e fête des cultures

Paul Mamert

Radio-Roulotte-Photo du 5

G.E.S.T. le trio brésilien Olinda

30

-

juillet (65) pour 613 ans, semaine provençale du 8
au 15 aoiit (83) pour 6-13 ans,
camp musique-théâtre autour du
val du 17

le trio

gascon

16

tripoux,
pétanque, ateliers
arts plastiques et cirque, PierreMaurice Nouvel, rencontre de
théâtre d'improvisation avec les
Tips et les Chépas, Genre de
Cirque, Maoajit, tango, poésie,
Jimmy Oihid, Sergent Garcia.
Renseignements : 05 65 63 83 45.
de

Henri Meschonnic et

Camps et animation occitane :
Echange Provence-Val Maira
(Italie) du 4 au 18 juillet (83 Italie) pour 13-16 ans, séjour en

en

Louis de Verdal,

juin à Toulouse (31) : Forum
langues du monde. Stands,
animations, chants, débat avec

Chartreuse (38).

avec

Grenoble. T

d'Occitanie 30
et

théâtral

Chartreuse

en

fête de G.E.S.T.

val multicuiturel

de Montauban.

G.E.S.T.

:

03

23 mai à

Juin à Montauban (82) : festival
:

festival d'Uzeste du 8

Gacha Empega

63 63 08

63 84.
Théâtre

juillet à Quaix

:

Sheyla Costa, grand cassoulet
brésilien et musiques latinos.
G.E.S.T. 25 quai Jongkind 38000

concours

Animations

05

:

Capdenac (12) : 3e festi¬
avec sculpture,
BD, fanfare d'Assier, Papillon,

4 juin à Aniane

15

juin au
Québec, 3 juillet à Rions (33), 11
:

Sagana

de l'Erable 89320

avec

et 22 mai

Banda

rue

03 86 88 30 19 Fax

"Très
Gouyates" l'école de samba de

Trinité

System : 15 mai
(64), 26 mai à Martigues

:

Bruniquel (82) - salle des
gîtes : soirée débat sur le Kosovo
avec Marc
Zapim Boulsso, histo¬

Compagnie Lubat : 13 au 15 mai
à Figeac (46), 16 mai à Pau (64), 21

(06).

Brouchoud 3
Vareilles T

(38)

15 mai à Pau

(ou les plaisirsde la
Vareilles). Christine

21

du

51

juin à Vareilles : publication
premier numéro de La puce

La Pleine Lune

Les Pires. Art Scène

-

Payzac : 04 75 39 47 46.

Mairie de

�APPEL DES ORGANISATIONS

NON GOUVERNEMENTALES SERBES
L'intervention militaire de l'OTAN a miné
A

tous les

acquis que nous avions obtenus et mis en
danger la survie même du secteur civique en Serbie.
Confrontés à cette situation tragique, au
nom des valeurs et des idées d'humanisme, en accord

Belgrade, le 6 avril 1999

préoccupés par les destruc¬
épreuves que subissent les
Albanais du Kosovo, nous représentants des organi¬
sations non gouvernementales et du syndicat
"Nezavisnost" (indépendance), exigeons que tous les
responsables de cette tragédie agissent immédiate¬
ment pour créer les moyens de la relance du proces¬
sus de paix.
Depuis deux semaines, sans interruption,
les principales puissances militaires, politiques et
économiques du monde tuent des gens, détruisent des
objectifs qui ne sont pas seulement militaires mais
aussi civils, bombardent des ponts et des voies de
chemin de fer, des usines et des centres de chauffage,
Profondément

tions de l'OTAN et les

des

avec

en

la société civile et d'entrée de la

développement de
RF de Yougoslavie

dans les diverses institutions internationales ont tou¬

jours été soumises aux pressions et intimidations per¬
manentes du régime serbe.
En tant que membres de la société civile,
associations ont combattu courageusement et
rationnellement contre la guerre et la propagande
nos

nationaliste et pour

les droits de l'homme. Nous sou¬
lignons en particulier le fait que nous nous sommes
toujours élevés contre la répression des Albanais du
Kosovo et demandés le respect de leurs libertés et la
garantie de leurs droits. Nous insistons sur le fait que,
pendant toute ces années, les seules formes de
contacts entre les Serbes et les Albanais préservées
ne l'ont été que dans les organisations de la société

au

au

processus

niveau

-

conscience humaine.

d'une médiation interna¬

matière de démocratisation, de

le retour

-

effrayés par les bom¬
opérations militaires du régime
comme
de l'UCK, des centaines de milliers
d'Albanais du Kosovo, en un exode sans précédent,
sont forcés de quitter leurs maisons dévastées et de
chercher refuge dans une fuite tragique et incertaine.
A l'évidence, c'est là le chemin de la
catastrophe, et la solution pacifique et juste du pro¬
au travers

passées, nous demandons :
et de tous

-

Au même moment,

tionale que nous avons soutenue depuis de années,
semble aujourd'hui plus éloignée que jamais.
Les activités passées de nos organisations

activités

-

bardements et les

blème du Kosovo

nos

de paix, avec médiation inter¬
régional des Balkans et européen
ainsi que dans le cadre des Nations Unies;
le partage des responsabilités entre l'Union
Européenne et la Russie et leur contribution à une
solution pacifique à la crise ;
la fin de l'épuration ethnique et le retour immédiat
de tous les réfugiés ;
soutenir les citoyens du Monténégro pour préserver
la paix et la stabilité, résoudre les graves consé¬
quences de la catastrophe qui frappe les réfugiés et
reprendre le processus démocratique en cours ;
nous demandons que les médias serbes et interna¬
tionaux informent le public de manière profession¬
nelle et n'alimentent pas la guerre médiatique, l'inci¬
tation à la haine inter-ethnique, le développement
d'une opinion publique irrationnelle et la glorifica¬
tion de la force comme forme supérieure de la
-

nationale

des réservoirs...

serres et

toutes

l'arrêt des campagnes de bombardements
les mouvements de troupes ;
-

Nous

parviendrons pas à obtenir ces
espérons votre soutien à

ne

revendications seuls. Nous

revendications,

nos

vos

initiatives et

vos

actions

pour

aider à leurs réalisations.

Association des citoyens pour
ce sociale et le soutien aux

la démocratie, la justi¬
syndicats - Cercle de
Belgrade - Centre pour la démocratie et les élections
libres Centre pour la transition démocratique - ToD
Initiatives civiques - Mouvement européen en Serbie
Forum pour les relations ethniques et fondation
pour la paix et la gestion des crises - Groupe 484 -

-

Comité Helsinki des droits de l'homme
Union des étudiants de Serbie
sur

la résistance antifasciste

branche Nezavisnost
noir

-

-

en

Serbie

-

LInion pour

la vérité
Syndicat unifié inter¬

-

VIN-video

news

hebdomadai¬

Comité

yougoslave des juristes
pour les droits de l'homme - EKO center
re

-

Femmes

en

-

civile.

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              <text>Linha Imagin&amp;ograve;t (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/20846" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin du secteur &lt;em&gt;Musica&lt;/em&gt; de l'Institut d'&amp;eacute;tudes occitanes, la &lt;em&gt;Linha Imagin&amp;ograve;t &lt;/em&gt;contient l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation musicale occitane ainsi que de nombreux articles sur les festivals d'Uzeste, de Larrazet et le Forum des langues du monde de Toulouse. On peut aussi y lire des textes de&amp;nbsp; r&amp;eacute;flexion sur la d&amp;eacute;centralisation, la d&amp;eacute;fense des langues et des cultures. La publication est ouverte aux d&amp;eacute;bats et donne la parole &amp;agrave; ses lecteurs dans une importante rubrique &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;, elle comprend enfin une revue de presse et des comptes-rendus de lectures.&lt;/div&gt;</text>
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            <elementText elementTextId="664453">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bulletin del sector Musica de l'Institut d'estudis occitans, la Linha Imagin&amp;ograve;t conten l'actualitat de la creacion musicala occitana e d'articles nombroses suls festenals d'Us&amp;egrave;ste, de Larraset e lo &lt;em&gt;Forum des langues du monde&lt;/em&gt; de Tolosa. Se p&amp;ograve;t tanben i legir de t&amp;egrave;xtes de reflexion sus la descentralizacion, la defensa de las lengas e de las culturas. La publicacion es dob&amp;egrave;rta&amp;nbsp; als debats e&amp;nbsp; balha la paraula&amp;nbsp; als legeires dins una rubrica&amp;nbsp; &amp;laquo; Courrier &amp;raquo;,&amp;nbsp; compren enfin una revista de premsa e de comptes renduts de lecturas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Castan, Félix-Marcel (1920-2001)</text>
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              <text>Minvielle, André</text>
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