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                  <text>INSTITUT d'ÉTUDES OCCITANES
organisme reconnu d'utilité
publique
11 bis, rue de la Concorde
31000 Toulouse

LETTRE OUVERTE SUR

L'OCCITAN
LANGUE NATIONALE
Madame, Monsieur,
L'Institut d'Etudes Occitanes, organisme au service
de la culture d'oc et agissant avec ses 31 sections départementales
et ses cercles locaux sur l'ensemble des pays d'oc a décidé de lan­
cer au cours du deuxième trimestre 1977 une vaste campagne
d'opinion sur le thème L'OCCITAN LANGUE NATIONALE.

�
,',

Notre Institut voudrait associer à cette campagne
de réflexion et d'action toutes les forces vives du pays: personnes
et organismes. Et c'est dans ce sens, et avec l'espoir de vous voir
participer à notre .effort que nous nous permettons de nous adres­
ser à vous aujourd'hui.

�DISSIPER TOUT MALENTENDU
Cette campagne ne vise en aucune façon à remet­
tre en question l'usage de la langue française dans les pays d'oc.
On peut certes condamner la façon autoritaire et pleine de mé­
pris pour les cultures vivantes avec laquelle l'Etat a imposé l'usage
du Français aux populations occitanes. Mais notre Institut tient
cet usage pour un acquis de l'histoire sur lequel il ne s'estime pas
le droit de revenir et dont il ne nie pas les aspects positifs.
Cette campagne affirme le caractère national des
langues parlées actuellement dans le territoire de la République
française. En cela notre Institut est solidaire des efforts des Alsa­
ciens, Basques, Bretons, Catalans, Corses et Flamands pour obte­
nir en faveur de leur langue et de leur culture une politique de
soutien et de promotion digne d'une démocratie moderne.
Nous estimons en effet que toutes les langues et
cultures vivantes dans le territoire de notre République doivent
être reconnues pour ce qu'elles sont : un élément du patrimoine
national. Il faut sur ce point en finir avec toute espèce de discri­
mination : chaque langue parlée sur la terre a un droit égal au
respect et au développement. La doctrine de l'U.N.E.S.C.O. en
matière d'égalité des langues et des cultures est au centre de nos
revendications.
Si nous refusons pour l'occitan, comme pour les
autres langues de France, les appellations dont use le Pouvoir pour
les désigner, c'est parce que ces appellations ne correspondent
nullement à la vérité scientifique. L'occitan n'est pas un patois,
terme péjoratif. li n'est pas davantage un parler local : le terme
pourrait aussi bien s'appliquer au français parlé dans telle ou telle
localité de la Picardie, du Jura ou de la Normandie. Il n'est pas
non plus une langue régionale. Il est, dans son unité profonde et
sa richesse dialectale le moyen de communiquer, oralement et par
écrit, sans avoir rien à modifier au langage de leur lieu, des habi­
tants de régions-programmes d'Aquitaine, du Limousin, de Proven­
ce-côte d'Azur, de Midi Pyrénées, de la quasi totalité de l'Auvergne
du Languedoc, ainsi que d'une partie des régions Rhône-Alpes et
Charente Poitou.

�Il s'agit-là d'un vaste ensemble géographique dans
lequel l'intercompréhension linguistique joue à plein, transcendant
les découpages administratifs.
Nous croyons qu'on peut d'autant plus aisément
accorder à ce moyen de communication l'appellation de langue
nationale que le temps des peuples assimilateurs est fini. Il n'y
avait jusqu'ici que l'Espagne franquiste et la France pour nier le
caractère national des langues et cultures vivantes dans le territoire
de leur Etat. Depuis 1976 la France est le seul Etat d'Europe à
persister dans son mépris des langues et cultures autochtones.
L'Espagne a en effet reconnu au Catalan et au Basque un statut de
langues nationales (1). Nous demandons donc seulement que la
France se mette à l'heure du monde contemporain. Elle n'a abso­
lument rien à y perdre.
Nous croyons qu'au contraire elle doit y gagner en
cohésion si elle se décide à mettre fin, en matière linguistique, à
une politique de ségrégation, à une attitude maladivement sépara­
tiste. La solidarité éprouvée dans le mépris, trempée dans la lutte
en commun, nourrie par l'espoir commun d'une autre politique,
qui unit les Occitans aux autres peuples de France nous para il: être
un facteur d'union et non de désunion. Ce n'est pas en étouffant
les problèmes qu'on réalise l'unité. C'est en les prenant à bras le
corps. Et c'est cela que nous proposons.
Il n'appartient pas à l'Institut d'Etudes occitanes,
organisme culturel indépendant de toutes les formations politiques
de se substituer au cours de cette campagne aux partis et aux, élus.
Quand nous affirmons que le problème de la vie et de la mort de
notre langue suppose la IT!ise en action d'une autre politique pour
la France, nous entendons seulement manifester que c'est par un
ensemble de lois et de mesures budgétaires que la promotion des
langues de France pourra être assurée.

(1) décret du 31 octobre 1975 de la présidence du gouvernement Espagnol. «Les lan­
gues régionales sont considérées comme patrimoine culturel de la Nation espagnole et
ont toutes rang de langues nationales. Leur connaissance et leur usage r.eront défendus
et protégés par l'action de l'Etat, autres entités et corporations de droit public».

�Et c'est à la mise sur pied de cette autre politique que notre
Institut entend collaborer en proposant au Pouvoir, aux élus, aux
partis, aux syndicats et à toutes les associations culturelles un plan
visant à établir l'égalité de chances des langues et des cultures en
France.
Ce plan se situe à deux niveaux complémentaires :
celui des principes et celui des réalisations concrètes.
Il
POUR EN FINIR AVEC LE MÉPRIS
Nous n'insisterons pas sur le fait que, pour des
mentalités modernes, il ne saurait y avoir de sous-langue ou de
sous-culture. Ce serait faire injure à nos interlocuteurs.
Nous passerons également très vite sur l'importance
du patrimoine occitan dans la culture européenne. Cette impor­
tance crève les yeux. Tout le monde sait aujourd'hui que depuis
bientôt mille ans des milliers d'écrivains ont constitué en occitan
une littérature d'un très haut niveau dont la plupart des cultures
européennes pourraient être justement fières. Un tel trésor mérite
d'être mis en circulation publique, étudié, réédité, actualisé. Il en
est de même de la tradition populaire, toujours bien vivante : nos
contes et chansons anonymes, nos danses et nos musiques tradi­
tionnelles sont d'une richesse incontestable. Nous en affirmons l'im­
portance au même titre que les ouvrages signés par les plus presti­
gieux écrivains : des Troubadours à Jean Bodon en passant par Peir
de Garros, Godolin, Ader, Bellaud de la Bellaudière, Gelu, Jasmin,
Mistral, Michalias, Camelat etc. Fixée par une série impression­
nante de dictionnaires et de grammaires, riche de 10 000 au moins
ouvrages publiées, dotée d'une graphie adaptée à tous les dialectes,
la langue occitane est prête à la conquête de son avenir.

�Et cette conquête s'inscrit dans un vaste mouve­
ment d'opinion et de création. Nous y insisterons davantage, car
c'est ce mouvement qui dès à présent interdit de concevoir la dé­
fense de la langue et de la culture d'oc sous le seul aspect de la
conservation d'un patrimoine auquel il faudrait élever un musée
mais comme une promotion d'avenir qui n'est plus désormais l'af­
faire de lettrés ou d'intellectuels seulement, mais qui se présente
comme un phénomène populaire en pleine extension dont il faut
signaler les manifestations évidentes
- nombre croissant d'élèves à se porter volontaires pour les cours
d'occitan donnés dans le second cycle des lycées
- multiplication des cours publics d'occitan pour adultes dans les
villes et les villages
- nombreuses demandes de cours et de stages d'occitan dans le
cadre de la formation continue
- succès croissant des stages, écoles et universités d'été organisés
régulièrement dans tous les pays d'oc
- progrès éclatants de la chanson occitane dans toutes les régions
occitanes sans exception
- vigueur du jeune théâtre
- éclosion d'une littérature moderne abondante, remarquable et
variée, bien accueillie par un public pourtant non scolarisé dans
sa la·ngue
- prises de position en faveur des langues de France de la part des
syndicats ouvriers, paysans, enseignants
- demande incessante dont sont l'objet les chaines de télêvision et
de radio en vue de voir réaliser des émissions régulières en langue
occitane
- énorme succès de librairie des ouvrages publiés en français sur la
matière occitane
- intérêt croissant des universités étrangères pour la culture d'oc
présente et passée (Allemagne, Autriche, USA, Angleterre, Japon,
Italie, Espagne, Hollande, Belgique etc).
Face à cette montée de vitalité, l'attitude du
Pouvoir reste l'indifférence et la passivité.

�Aucun texte officiel ne fait mention de la dignité
.
de notre langue et, dans la législation, l'occitan ainsi que les autres
langues de France, continue à être traité comme un parler «local»
pour lequel aucun effort financier ne mérite d'être fait au niveau
de l'enseignement, de l'animation culturelle ou de la préservation
du patrimoine.
Alors qu'une fraction de plus en plus importante
de l'opinion publique tend à en finir avec le «complexe patois»
(langue inférieure sans passé et sans avenir, sans cohésion ni
intérêt) la lég,islation enferme le mouvement culturel occitan dans
la misère et l'impuissance.
C'est à en finir avec cette pratique d'injustice que
notre institut vous convie à travailler. Nous croyons qu'il faut
pour cela renverser complètement les perspectives. Et seule la
reconnaissance de toutes les langues de France comme langues
NATIONALES nous parait capable de créer le choc psychologi­
que, de poser une nouvelle perspective dans laquelle les langues et
les cultures pourront enfin dialoguer en toute égalité.
Et c'est cette reconnaissance que nous demandons.
Ill
POUR METTRE la PRATIQUE en ACCORD avec
les PRINCIPES
Une telle reconnaissance ne serv1ra1t pourtant à
rien si elle ne s'accompagnait de mesures concrètes.
On ne s'étonnera donc pas de voir notre Institut
présenter ici une véritable plateforme revendi&lt;fative à l'attention
de tous : le pouvoir en place, bien sûr, mais aussi bien à tous les
hommes et toutes les femmes de ce pays, à tous les groupements
culturels, syndicaux et politiques de France en général et d'occita­
nie en particulier.

�Elle portera sur trois points : l'occitan a l'escôla,
l'occitan a la television a la ràdio, l'occitan dins la vida publica.

1 - L'OCCITAN A L'ESCOLA - L'enseignement de l'occitan
est aujourd'hui confiné dans les sections littéraires des facultés
de lettres et dans le second cycle des lycées. Considérant que
l'occitan ne peut être en aucun cas assimilé à une langue étran­
gère, nous estimons normal qu'il serve dans l'enseignement de
toutes les disciplines scolaires de la maternelle à l'université de
façon à favoriser un authentique bilinguisme dans la vie scolaire.
Dans cet esprit notre revendication portera sur deux axes :
1 - l'accès pour l'occitan à chaque secteur de
l'enseignement * Ecole pré-élémentaire : utilisation normale de l'occitan et de
la culture d'oc dans la pédagogie quotidienne
* Ecole élémentaire : à cette utilisation normale de l'occitan dans
la pédagogie quotidienne s'ajouteront 3 heures hebdomadaires de
langue occitane obligatoirement proposées à tous les élèves
* Premier cycle : une heure minimum hebdomadaire d'occitan
sera proposée à tous les élèves de façon à poursuivre l'accultura­
tion commencée dans l'enseignement élémentaire. Cet enseigne­
ment aboutit à une épreuve aux examens de fin de premier cycle.
D'autre part la culture occitane sera utilisée dans toutes les dis­
ciplines chaque fois que l'apport culturel occitan se présente com­
me une source d'enrichissement et de réflexion
* Deuxième cycle : une heure hebdomadaire minimum d'occitan
sera proposée à tous les élèves. Cet enseignement sera sanctionné
par une épreuve à tous les examens de fin d'études secondaires.
Un horaire de trois heures hebdomadaires de langue et culture oc­
citane sera offert aux élèves désirant approfondir leurs connaissan­
ces en la matière
* Enseignement supérieur : l'université doit proposer des cours
d'occitan dans tous les établissements d'enseignement supérieur
et assurer la formation des futurs enseignants
* Enseignement agricole : le ministère de l'agriculture devra éten­
dre aux établissements de sa compétence la législation en vigueur
pour l'Education nationale.

�2 - la formation des maihes et la création de postes
Une telle mise à jour de �'enseignement suppose un vaste plan de
formation des martres déjà en place et des futurs martres. Nous
pensons que cette formation doit être confiée à un organisme ré­
gional associant les représentants de l'administration, les associa­
tions culturelles ayant jusqu'ici assuré la formation des martres, les
organisations d'enseignants et les spécialistes universitaires. A
charge pour ces centres académiques de
» assurer pour les martres en place des stages de formation perma­
nente
» donner aux futurs enseignants une formation complémentaire
d'occitan sanctionnée aux C.A.P., à la licence, à la martrise et à
l'agrégation dans toutes les di�ciplines ; formation donnant droit
à enseigner
» organiser un télé-enseignement à tous les niveaux ainsi qu'un
enseignement de l'occitan par correspondance.
Dans le cadre de ce programme de formation des
maitres et afin de permettre la mise en place rapide d'un corps
d'enseignants de toutes disciplines capable d'enseigner l'occitan,
notre Institut demande la nomination prio�itaire des enseignants
formés à cet enseignement dans leur académie d'origine, ou à dé­
faut, dans une académie occitane voisine.

N.B. Il est bien évident que les heures d'occitan ainsi prévues ne
sauraient être plus longtemps rétribuées selon le système en vi­
gueur des heures supplémentaires ou des activités dirigées, mais
doivent être intégrées dans le maximum de service des maitres.
Cela suppose, étant fait le choix de confier l'enseignement de
l'occitan à des martres de toutes disciplines formés à cet effet,
une augmentation sensible du nombre des postes budgétaires en
relation avec les nécessités actuelles et les progrès de cet enseigne­
ment.

�2 - L'OCCITAN A LA TELEVISION - rendre justice aux langues
de France c'est leur permettre d'accéder aux moyens de communi­
cation de masse et donc à la télévision et à la radio dont l'occitan
est jusqu'ici pratiquement sinon théoriquement exclu.
Le lieu privilégié de l'insertion de la langue occita­
ne est ici les stations de F R3.
Nous demandons e1ue trois heures hebdomadaires
d'émissions télévisées de tout genre (informations - reportages variétés - dramatiques - feuilletons etc) soient réalisées par chacun
des bureaux régionaux d'information couvrant les pays d'oc (Li­
moges, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Lyon) en liaison avec les
centres d'actualités télévisées.
Bien entendu, nous sommes très favorables au
principe d'échange de productions occitanes entre les diverses
stations. C'est là le signe d'unité de l'occitan. Nous souhaitons
également que certaines émissions en occitan puissent être pré­
sentées, sous-titrées en Français, en Bretagne, Catalogne, Pays
Basque, Corse, Flandre, Alsace, et, le cas échéant sur l'ensemble
du réseau.
De même nous insistons très particulièrement sur
la vocation pédagogique de la télévision : un véritable télé­
enseignement de l'occitan doit épauler l'effort pédagogique fait
par ailleurs.
Qu'on ne nous oppose pas le manque de formation
occitane des techniciens. Il existe d'une part de nombreuses fem­
mes et de nombreux hommes de télévision et de radio parfaite­
ment capables de produire et de réaliser des émissions en occitan.
D'autre part un organisme spécialisé dans la formation, comme
l'Institut National de I' Audio-Visuel, pourrait très rapidement in­
clure une spécialisation occitane dans son cycle de formation des
techniciens.

�Si nous avons particulièrement insisté sur un
redressemer:it nécessaire en matière de télévision, il est certain que
les stations de radio régionales ont également un rôle important à
jouer. Trois heures hebdomadaires de radio en langue occitane
nous paraissent un minimum indispensable par station régionale.

3 - L'OCCITAN OINS LA VIDA PUBLICA - depuis l'Edit de

Villers-Cotterêt les langues de France se trouvent interdites de fait
dans la vie publique et les actes officiels. Reconnai'tre aux langues
de France un statut de langues nationales c'est leur permettre de
retrouver leur place dans la vie officielle et publique au fur et à
mesure que leurs usagers en découvrent le besoin, sans hâte et en
toute liberté. C'est contribuer puissamment à leur rendre la digni­
té.

L'Institut d'Etudes occitanes ne réclame pas à ce
niveau de mesures fracassantes. Il demande seulement que l'Etat
laisse la porte ouverte à l'initiative en matière d'utilisation publi­
que de l'occitan aux collectivités et aux individus : tout acte de la
vie publique et administrative devra désormais, sur la demande des
usagers, pouvoir être rédigé ou prononcé en langue occitane.

4 - POUR UNE POLITIQUE DE SOUTIEN INTERRÉGIONAL
A LA CULTURE D'OC - l'Etat a le devoir, selon nous, de pro­

mouvoir une autre politique de la culture dans laquelle les langues
de France se trouvent traitées avec justice. Cela n'exclut pas pour
autant, au contraire, que les collectivités prennent en charge, avec
l'aide de l'Etat, un certain nombre de grands services d'intérêt pan
occitan domiciliés dans chacune des régions-programmes. Cette
proposition a reçu un accueil favorable de la part des présidents
des conseils régionaux de Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon,
Aquitaine, Limousin. Elle vise à la création d'organismes tels que
l'école et l'université permanente occitane, le Centre International
de Documentation Occitane et un Centre de Recherches sur la
matière occitane, un Conservatoire national des traditions popu­
laires d'expression occitane, un centre dramatique national
occitan, un institut national de formation d'animateurs de culture
populaire occitane, un institut de réédition de l'ensemble des
trésors de la civilisation occitane etc.

�Ajoutons qu'à cet effort pour impulser de grands
centres régiqnaux, il conviendrait d'ajouter, venant de la part des
municipalités et des collectivités locales, une politique budgétaire
de soutien à des micro-réalisations culturelles solidement implan­
tées dans la vie locale : cercles occitans, groupements de jeunes,
universités du troisième âge, groupes d'animation et se chargeant
de promouvoir veillées, stages, week-ends de formation, découver­
te de l'occitanie etc.

A toutes ces réalisations l'Institut d'Etudes occita­
nes est prêt à apporter son soutien et sa force d'intervention. Re­
groupant sur 31 départements chercheurs scientifiques, ensei­
gnants, écrivains, musiciens, chanteurs, animateurs de la vie cultu­
relle et usagers de la langue d'oc, notre Institut se croit capable
d'apporter au redressement de la situation d'injustice faite aux
langues de France une contribution décisive.
Nous osons, donc, solliciter, Monsieur, Madame,
votre appui et prêts à dialoguer avec vous-même ou avec votre
organisation et à envisager ensemble les actions à mener, nous
vous prions de croire en notre dévouement et notre sympathie.
le Conseil d'administration de
l'Institut d'Etudes occitanes

�Pour tous renseignements, correspondance et participation à la
campagne, s'adresser à
Yves ROUOUETTE
Secréta ire Général
de l'I. E. O.
2, place du Temple
34500 BÉZIERS

et à

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              <text>1 brochure (12 p.) ; 21 cm</text>
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              <text>monographie imprimée&#13;
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21218" target="_blank" rel="noopener"&gt;Campagne &amp;laquo; L'occitan langue nationale &amp;raquo; (1977)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En 1977 l&amp;rsquo;Institut d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudes occitanes lance une campagne d&amp;rsquo;opinion sur le th&amp;egrave;me &amp;ldquo;Occitan langue nationale&amp;rdquo; et publie une lettre ouverte, envoy&amp;eacute;e aux d&amp;eacute;put&amp;eacute;s et aux groupes politiques, exposant ses revendications. &lt;br /&gt;L&amp;rsquo;IEO affirme le caract&amp;egrave;re national des langues parl&amp;eacute;es sur le territoire fran&amp;ccedil;ais et r&amp;eacute;clame leur reconnaissance comme &amp;eacute;l&amp;eacute;ment du patrimoine. Il refuse les appellations de &amp;ldquo;patois&amp;rdquo; ou &amp;ldquo;langue r&amp;eacute;gionale&amp;rdquo; et r&amp;eacute;clame des mesures concr&amp;egrave;tes concernant l&amp;rsquo;enseignement de la langue, sa pr&amp;eacute;sence dans les m&amp;eacute;dias et dans la vie publique.&lt;/div&gt;</text>
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          <name>Contributeur</name>
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          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Brochure</text>
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          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Bibliotèca</text>
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          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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