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                  <text>Numéro

3

3e

Nòstra

trimestre

1971

Prètz

:

2,50 F

ESTIU 71
FESTIVALS
OCCITANS

MONTALBAN

I I

CASTILHONES
AVIN H 0 N
los

Legissètz
comptes-renduts
en pagina 3
«

M'agradariá de faire

dolor.

»

DINS AQUESTE NUMERO

une

cançon

d'amor

sens aver

(PATRIC)

-

lo besonh de parlar de

«La Cançon de l'Adieu

»

NOUS VOUS PRESENTONS

��c.i.0.0.
BtZIERS

VIDA
Revista

trimestrala

publicada

per

las

Seccions

lengadocianas de l'INSTITUT D'ESTUDIS OCCITANS

NÒSTRA

ambe

la colaboracion dels CENTRES REGIONALS
D'ESTUDIS OCCITANS de TOLOSA, BORDÈUS E
MONTPELHER.

Administration

:

J.-L. DUTECH, CREO, 3,
31-TOULOUSE.

rue

Roquelaine

-

(Permanence : 11 bis, rue de la Concorde,
jeudis, 14 h-16 h - Tél. : 62.70.72
tous les vendredis, 18 h-20 h.
tous les

ENSENHADOR
EDITORIAL
par

:

La

condition

inhumaine,

2

OCCITANIA

CULTURALAS

EN

:

Festival d'Avinhon

3 à 7

vous

présentons

l'Occitanie votre pays

FAITES

8 et 9

AVEC

CONNAISSANCE

recueillis

PATRIC, propos
J.-L. Dutech

par

10

PARLEM OCCITAN
par

Raymond Chabbert.

Vocabulari Occitan d'Andrieu
par

LE

Lagarda,

Charles Camproux

11 et 12

STAGE INTENSIF D'OCCITAN
MOYEN DE LA BRANGELIE

L'OCCITAN A
Cronica

13

adjoints

UMORISTICA
DES LECTEURS

13 à 15

-

Vallon de Vérone

-

:

Responsables départementaux :
Ariège : DELPLA Claude, 8,

av.

-

47-AGEN.

de l'Europe

-

09-FOIX.
Aude : A. ROUCH, Saint-Charles-Pech-Mary
11-CARCASSONNE.
Ou bien Serge GRANIER, 15, av. Pierre-Curie
11-NARBONNE.
:

H. COMBETTES, L'Hospitalet

-

-

-

12-RODEZ.
Cantal : Roseline ROCHE, 7, rue Jules-Ferry
15-AURILLAC.
Gard : Jean JOURNOT, 4, rue Deparcieux 30-NIMES.
Gironde : Cercle dels Joves Occitans,
28 bis, rue Louis-Liard - 33-BORDEAUX.
Hérault: Hélène GRACIA, 51, Cité des Bleuets
34-AGDE.
Lot-et-Garonne : Christian RAPIN, Sauvagras

-

-

-

:
Gabriel CHAPEAU, Inspecteur
Départemental de l'Education Nationale -

Tarn-et-Garonne

B P. 82-CAUSSADE.
PAGINA

»,

47-LAROQUE-TIMBAUT.

L'ESCOLA:

pédagogies

Forges

«

André LAGARDE, 38 bis, rue Lucien-Cassagne 31-CARBONNE.
Hélène GRACIA, 51, Cité des Bleuets - 34-AGDE.
Michel BERTHOUMIEUX, Appt 102, Tour Léon-

Aveyron
Diccionaris,

:

Blum, 15, boul. du Docteur-Messines

QU'EST-CE QUE L'OCCITANIE ?
Nous

Chef

en

Rédacteurs

de Castilhonés.

1re partie :

Rédacteur

René SÉGUY,
47-AGEN.

Festival de Montalban.
Festival

:

CENTRE RÉGIONAL D'ÉTUDES OCCITANES
C.C.P. 1122-23 Toulouse.

René Séguy

MANIFESTACIONS

Abonnements

COURRIER
16

�On nous affirme, et cela doit être vrai, que la condition de l'homme est de
tendre à réaliser, malgré sa faiblesse, et au prix de tâtonnements innombrables,
ce qu'une étincelle — venue d'où ? — lui assure être juste et bon.
Mais il n'est pas

moins vrai que l'Occitan, par la condition qui lui est faite
français, se trouve, lui, engagé dans un réseau de contradictions qui,
malignement, cruellement parfois, l'opposent à lui-même.
dans l'Etat

Jugez-en

:

L. M... est paysan,

héritier d'une lignée de paysans agenais qui lui ont légué
propriété patiemment cousue de lopins assemblés. H aime sa terre. Passion¬
nément. Il a suivi
les conseils des organismes agricoles; s'est modernisé, a
rentabilisé son affaire », décuplé ses rendements. Il ne sombrera pas; iJ a même
pu introduire dans sa maison les marques évidentes du progrès qu'exige notre
société de consommation (télé, congélateur, machine à laver...). Mais au prix de
quel effort ! Combien d'heures de travail par jour ! Que de renoncements ! plus
de lectures, de réunions syndicales, de loisirs, aucune insertion dans la vie sociale,
le mouvement culturel !... D. M... a fait le bilan de sa vie : Il a un fils, passionné
de la terre comme son père. Eh bien ! son fils « passera le Bac » et vendra ses
services à quelque administration. C'est son père qui 'le lui a conseillé. Aurez-vous
le courage de le condamner?
une

«

éditorial

Tel autre

et

le connaissez bien

est intituteur, instituteur laïque, au
apprendre aux petits Occitans que l'Hexagone
est le nombril du monde, que ses rois, ses républiques, ses empires, ses généraux
et ses prélats en ont fait la terre d'élection de la Justice et de la Liberté. Seulement,
il est aussi Qccitan et même écrivain occitan, un des meilleurs écrivains occitans.
Sa vocation est de dénoncer la maladie de langueur qui consume son pays, son
peuple et sa langue. Qu'enseignera-t-il a ses élèves ? Comment concilier ses
obligations et sa conviction ?
—

service de l'Etat

vous

français, payé

—

pour

Que direz-vous de celui-ci ? Il est prêtre; c'est-à-dire soumis à l'Eglise et
obligé de vénérer ses Saints, y compris Louis et Dominique. Mais il
est aussi occitan, poète et militant occitan et, tout aussi nécessairement, se. doit
de réhabiliter les grands Vaincus. Mêlera-t-il ses chants aux « Te Deum » de
Lamontjoie et d'Aigues-Mortes ? Aura-t-il au contraire le courage d'affirmer si
les Français sont descendus en Occitanie pour exterminer l'hérésie : ariens,
musulmans, cathares, protestants; c'est que l'Occitanie prend un visage trop
original, celui d'une société plurale, menaçant l'état monolithique de la France des
rois très chrétiens ». Nous savons qu'il a choisi.
Mais convenez qu'il n'est pas toujours facile d'être Occitan.
moralement

LA CONDITION

«

ilNE

L'ambition

de notre

revue

est

de jeter

quelque clarté

sur

ce

douloureux

problème de l'inhumaine condition occitane.
par

A

René SÉGUY

chacun

courage

de

le

selon

résoudre

ses

convictions,

son

tempérament...,

aussi.

SI VOUS DESIREZ VOUS DOCUMENTER SUR LE FAIT OCCITAN
économie, etc.), nous vous conseillons les ouvrages suivants)

(littérature, histoire, art,

(En vente dans les librairies)
1.

COLLECTION QUE SAIS-JE
La langue occitane par Pierre BEC (N° 1059)
La littérature d'Oc par Jean ROUQUETTE (N° 1039)

2. EDITIONS GALLIMARD

La Révolution
Sur la France

Régionaliste (Robert LAFONT)
(Robert LAFONT)

3. EDITIONS SEGHERS

Clefs pour l'Occitanie
4.

EDITIONS PRIVAT (Toulouse)
Le Sud et le Nord publié dans la Collection « Domaine Occitan » sous la direction de
Michel ROQUEBERT
1907. La Révolte des Vignerons, par Félix NAPO (Coll. « Domaine Occitan »)

Pour de

2

(Robert LAFONT)

plus amples informations, demander le catalogue gratuit à

«

Vida Nòstra

».

son

�ESTIU 1971

L'annonce d'un gros gain au tiercé

précipiter les choses sous l'œil
ironique
d'un
ineffable
facteurfélibre, Jean-Claude Hue.
va

L'orchestre

de

musiciens

que

dirige le maître Pierre Capdeville
compte des virtuoses du piano et de

MANIFESTACIONS

l'accordéon.
2. VIVA EL

CULTURALAS
EN

OCCITANIA

(de Marceau ESQUIEU).
pièce de théâtre traite d'une
campagne électorale dans un village
du Midi; c'est une farce électorale et
républicaine qui permet au public
Cette

d'intervenir

LO FESTIVAL
DE CASTILHONES
15-18 de

julhet

VENDREDI
Débat
vivante

nous

un

Festival

«pas comme les autres»

une

:

le

thème

«

Occitanie

la

avec

de

certains

cerner

Occitans,

pro¬

sommes-

des Néo-Cathares ?
les derniers défenseurs de la

langue d'oc ?
les promoteurs d'un mouve¬
ment de libération nationale ?
—

des réactionnaires ?
des folkloristes ?
des illuminés ?
Tels sont les thèmes qui ont
discutés avec passion au cours
ce
débat.
—

Cet été, du 15 au 19 juillet, un
Occitan s'est déroulé à

Festival

—

l'égide

sous

de

la

Maison des Jeunes et de la Culture.
Les organisateurs ont voulu que ce
soit

ne

pas

un

festival

comme

Dans une brochure, à l'in¬
des touristes, ils affirment,
effet : « Le festival ne commen¬

autres.
en

chaque soir à 21 heures
pour se terminer à minuit. Il durera
en fait quatre jours pleins. Pendant
ces journées vous pourrez discuter
avec
les gens d'ici et les artistes
venus d'ailleurs; vous vous aperce¬
vrez des problèmes particuliers au
cera

pas

Midi

de

la

France

que

vous

été
de

Festival

de

la

chanson

occitan,

Guy Courrèges-CIercq, Marti,

Mans de Breish, Patrie et Seilhan.

DIMANCHE 18 JUILLET
Folklore avec le groupe
«
Terra Mondina ».

toulou¬

sain

ne

soupçonniez peut-être pas en arri¬
vant dans notre Région. »
Voici quel était le programme de
ces
quatre journées.

es

qualqua vedeta parisenca,
operà,
musica

una

somniadissa, i

arcaica

e

gaire que los
melomanas a se mudar, e mai i
galopan pas a massa ! i a forças
cadièras liuras ! Montar un operà,
viétd'ase ! e en occitan ! Aqul volètz
colhonar; degun se mudarà pas !
E si, pr'aquo, se mudèron ! E lo
mai
curiôs,
s'embestièron
pas !
A proba, Jos aplaudiments qu'arrestèron mai d'un còp los cantaires,
los rires quora caliâ, los crits e los
rempèls a la fin.
Cal dire en primièr per compren¬
dre aquel pichon triomfe, que los
a

pas

auditors s'atendian pas a una interpretacion tant qualitosa. Es segur
que

se

voses

trapan

coma

pas

cada jorn

la de Crestiana

o

de
Gui

Corrèjas-Clèrcq. I sèm gaire acosdins la cançon d'uèi, siâ

francesa, siá occitana ! Las « voses
d'aur
»
qu'esperaviam, aqui las
avètz !

Ai entendut dire que se farga entà
Avinhon
un
autre operà
occitan.

Serà segurament quicom

de remi-

rable. An en lai de mejans que
n'avèm pas : un escrivan confirmât,
de deman, an tanben

e

de cantaires

parisencs e tôt ço que cal per far
eveniment

un

&lt;■

ben occitan !

»

mas

pas

cantaire que caçite dins sa
e que crega a ço que dits.
Dirai pas grand causa del libret,
que ne soi l'autor ! Dins un operà
lo libret es pas jamais un cap-d'obra!
jas,

un

lenga

Ai

volgut simplament, sens tombar
l'occitanisme agressiu
bolegar, qualquas idèas simplas dins la
closca dels auditors que sabon pas
dins

res

Ai

Un

vilota
badar

per anar escotar un

dire

a

anar

segur que posquen trapar
un cantaire a la prononciacion vertadièrament occitana coma la Corè-

SAMEDI 17 JUILLET
avec

de

mas

soi

les

tention

cubl

rai !

una

especialista del catarisme d'uèi

—

Castillonnès,

al

dins

Castilhonnés. Per

coma

tumats

qui

?

—

—

ou

moment

participation de
militants d'organisations occitanes.
La discussion a permis de sou¬
»

Nous,

de l'occitanie

tout

16 JUILLET

sur

lever et
blèmes.

A la rencontre

à

espèce de théâtre total bien dans
l'esprit satirique occitan.

culturala

tacion

de l'occitanisme.
causit

qu'es ela

la

télévision, pr'amor
la vida e la

que crèba
civilisacion occitanas.

opéra Occitan

L'escola avià

réussit a desrasigar la lenga,
aquesta, se nos malfisàm pas, aurà
lèu acabat de nos alienar, de nos
aparisencir. L'istoria de la drolla
que vol montar a Paris per i cantar,
del tierçat que nos chuca nostra
moneda, de la télévision que nos
engana, es mon biai a io de pausar
la question occitanista !
Alara, los que penson qu'avèm
pas rason de balhar a nostras ideas
una forma artistica, los que refusan
tôt engatjament que mèna pas cop
sec a la contestacion per carrièras,
que dison qu'avèm pas temps se
pas

JEUDI

15 JUILLET

OPERA OCCITAN: La Télévi¬
sion ». Divinité maléfique qui détruit
la vie familiale et aliène l'homme et
les Occitans en particulier à force
1.

d'inepties publicitaires et

commer¬

ciales
présentées
comme
une
culture par une télévision parisienne

qui étouffe toute originalité provin¬

L'eveniment n'a pas agut tota la
publicitat qu'auriá calgut, e pr'aquo
es benlèu aqul una revolucion que
l'istoria de la reviscolada
d'uèi.
Lo 15 de julhet, dins l'encastre
del Festival Occitan de Castilhonés
se debenèt lo primièr opéra occitan
La Télévision ». Podèm assegurar
marcarà
occitan

«

ciale.
Pour monter à Paris « pousser la
vocalise », la jeune fille (Christiane

que

Courrèges-CIercq)

à la télé¬

que

de vièlhs; los joves mancavan

au tiercé un véritable culte.
Elle abandonne le « patois rustique »
et ne chante qu'en français, ce qui

pas

e

son père, Guy Cour¬
règes-CIercq, attaché à la civilisa¬

qu'om s'i arrèste un pauc. En
primièr, es pas sovent que se podon
apilar tantas gens per une manifes-

voue

vision et

gâte la vie de
tion

de

ses

pères.

que

los quatre cents espectators
l'ausiguèron son pas près

d'oblidar !

E

foguèron

manifestar lor
Lo fenomèn
per

l'amassada
pas

èra

pas

los darrièrs

a

plaser.
es

pro

extraordinari

lenga e nbstre
pople de far de poesia e de musica
e que i a pas qu'a lançar de cridas
en
raspassejant una guitarra, lor
disi qu'aqui soi pas d'accbrdi, o

volèm salvar nostra

3

�E diretz pas que fau de
EL :
demagogia, perqué los morts, se
sap plan que n'i a pas cap que vota,

"Viva El"

...

Un experiment

de teatre populari

total.

e

culpa ! (en vièlh occitan);
gaire al teatre occitan.
Alléluia ! Osanna ! (en plan, plan
vièlh occitan !); soi garit de ma
pas

.

malautia !

Aquela conversion la dibi mai
brave

«

Pichon Paradis

Sautièr qu'avèm jogat una

que
»

de

dotzena

de còps aquesta annada e que
sabèm pas qui s'amusava lo mai
dels autors o dels
espectators !

Aquo
Castillonnès 1971

:

Guy et Christiane COURRE-

Occitanisar, democratisar vol
pas dire, per io, démolir o refusar
los tips los mai nauts de la cultura
e
de l'art, fotre tôt lo monde en
salopetas e trucar sus de pairols !
Aqueles bogres de Chineses son
pas tant pècs qu'aquo! An causit las
salopetas mas alara dison qu'es lo
pòple que vai a l'operà I
Perqué fariàm pas nautres tanben
una
musica de qualitat, per nòstre
pòple ? Se nostra òbra a capitat, es
subretot

a

Capdeville

la

del

musica

Pèire

Tenèm
justament amb el lo compositor, lo
que

o

divèm !

trobador occitan que nos mancava.
Lo Joan Larzac, musicològ saberut
cadun o sap, dins son mèstre
libre « La musica Occitana » a pro-

coma

bat, fin finala, qu'aquela musica
existissià pas ! E ben, maquarèl,
cresi que sèm en trin de la fargar
aquela musica !
Avèm aici un musician de valor,
que sap la lenga, qu'es occitan, que
fait de musica per un operà que se
vol occitan, manegat e cantat per
d'occitans dins un vejaire occitaniste, l'ase me fota se son pas aqui
de critèris d'occit'anitat!

Alara,

demora

a

escotar

la

musica

per saber s'es occitana o
s'es bona o pas. Ai las aurelhas
trop estopadas. per ne decidir, mas
las reaccions espontanèas del vertadièr public occitan que l'aplaudiguèt
pas,

^Castilhonés semblarián far la
pròba que òc !

a

M.

ESQUIEU

N.B. —Les maisons de jeunes, centres cultu¬

rels,

municipalités, etc., qui seraient intéres¬
sées
la rerjpésentation de cette œuvre
par
lyrique, la première du genre, peuvent écrire
pour en

demander les caractéristiques et condi¬

CAPDEVILLE,
47-Vi I leneuve-sur-Lot

tions

à

M.

P.

rue

de

la Prune,

prusinha

qu'alavetz s'en dits e s'en fa

de
VIVA EL »
pensant als autors que m'avian
mai fait rire e pensar a l'escola.

bravas !

nani !

la

donèt

me

d'escriure ieu tanben. Aguèri qu'a
obrir los uèlhs e las aurelhas. Era
lo temps de las eleccions e sabètz

en

Sant-Caramentrant !

s'ausiguèt una votz qu'èra
la d'un actor
segurament pas

Mea

GES-CLERCQ pendant la représentation.
(Photo Section d'Agen.)

a

mens

E aqui,

cresiai

mai al

al

Atal

faguèri

«

lo
Es a dire subretot
Rabelais e lo Jarri !

l'Arittofanes, lo
Vbli pas dire
pr'aquò que i ague cap de^ comparason
possibla de ma peçota amb
lor obra. Lor engèni me fa manca !
Mas ça que là se mon « Viva El »
a
capitat a Sant-Girons puèi a
Castilhonés, es segurament qu'èri
dins la bona mena, la mena popu-

a Vilanuèva, colhonàs,
los morts ?
Séria trop long de far l'exegèsi
d'aquél perpaus mas avèm aqui un
exemple de participacion vertadièra,
de teatre total e populari. Causa
remirabla tanben, totas las inter¬

La votz

E

:

voton pas

foguèran en Oc. Es la
la pèça èra pas compresa del defora !
Cresi que l'ingèni occitan es mai
que mai satiric, coma lo Grèu. Tôt
vencions

pròba

que

vertadièr

occitan

dins

a

l'eime

vesin, de se trufar
de tôt e d'el-metèis; pr'amor qu'es
trop pudic per insistir sus son mal,
l'enveja

a

misèrias.

sas

sus

son

Tanben

se

li

balhatz de

tragedia, val mai que sia
pas la sieuna. Plorarà dels m^lastres
dels autres perqué a bon cor mas
semblant

farà

de

se

trufar

dels

l'endavant se
l'òm vbl que lo teatre populari
capita. Ço qu'ai ensajat dins ma

sieus. Val

mai prener

pèçota.
EL

lo tip dels enganaires politilo modèl dels notablesvque
profeit de la sotisa del pople.
es

cians,
tiran

laria.

La

Ai ensajat de far una satira tant
uflada de colhonaria que sia coma

tanatge de pèls de gats, la musica
al cementèri, la corsa d'ases, son
aqui de promesas qu'avèm pas^finit

una

subra-realitat;

los personatges

pr'aquè,

de monacas eternalas e
mai
vertadièras que
natura.
son

CAGAftlOL,

EL,

PISSA-FRET, COLTORT,

TRUCA-COLHONS, avètz aqui de
noms que parlan a l'esperit, que son
dins la mena popularia occitana e
vendra pas a degun
far la virada francesa !

l'idèa de

ne

pèça es pas pelh-lecada
sabenta, Dieu m^rcé ! Quora

ni

ma

l'Aristofanes

disia

quatre verpople atennian,
sas

politicas al
lo Rabelais se trQfava dels
monges e que lo Jarri fasia lo procès
de la societat moderna, s'i prenian
pas autrament (amb l'ingèni de mai!)
E mon pople occitan a comprés e
s'es escacalassat coma calia. Quand
disi que s'es escacalassat, avètz quà
legir a nauta votz mas asenadas e
comprendretz perqué. Mas a pensât
tanben e aquo, ne soi segur pr'amor
que, causa pro rara per estre dicha,
i aguèt a Castilhonés coma o esperaviam, força intervencions espon¬
tanèas que vènanm'afortir dins mon
punt de vista.
tats

quora

Podi

pas

m'empachar

aquesta, presa sul viu
EL vèn de
conse,

de

comentèri

prepausar

mètre

coma

se

de

de

citar

:

s'es elegit

al
musica
fai en America :

campana,

l'usina

de

e
d'escotar ! Lo pople
ben que cada cop es colhonat
e puslèu que de plorar preferis ne
rire. Aquo vol pas dire ça que là
que
la leiçon sia complètament

d'entendre
sap

inutillav Es ja plan polit qu'ague

compres. Benlèu que se ritz uèi
sovendrà deman ! E i a ataMins

se

ma

Oc !

novèla

far

pèça força
pensar. Ai

podon
biais
los grands pro-

causas

que

ensajat d'un

d'i pausar
de l'orne occitan d'uèi. La
tra'ison dels politicians, la centralicomic

blèms

sacion

parisenca, l'alienacion de la

télévision, lo sos-developament de!
pais occitan, la desertificacion de
las

campanhas,

torisme,

Une

vue

VILLE.

se

l'enganaria

del

savètz legir o escotar, i

de l'orchestre dirigé par

Pierre CAPDE¬

(Photo Section a Agenj

�trobaretz

un

pauc

forra-borra,

de
dins

coma

tôt
la

aquò,

vidanta. Mas tôt aqub dins un
de farcejada coma las aiman

vida

Hommage à Vilar

estil
los

Ta

n'es

cançon

fontassa,

pas

mens

vana,

fonteta

tant e tant de fatorgas
sosc la vidassa
al temps que veirem jamai plus renaisser.
Ailàs ! qu'es aquo sus la paura terra,
s'i sèm per morir de la mort etèrna ?

gaire anats a l'escîtla.
Es aqui un biais de far las revolucions que risqua de desartar plan

que son

pas

que

qu'an embelinat de

Canta ça que là, fontassa, fonteta,
vièlha cançon per io qu'embelinan

ta

sus

mos

ESQUIEU.

camps

reirals

sorgas e

fatorgas:

PERBOSC (1861-1944)

En

soirée inaugurale du
de Montauban, nous
avons le devoir de rendre hommage
à Jean Vilar : le créateur du Festival
XIVe

LO FESTIVAL
DE MONTALBAN
3 de

julhet

Quatorzen Festival
de Montalban

spectacle

un
occitanes.

Comme

de

chansons

l'affirme

Félix

Castan, l'un des organisateurs du
Festival

:

«

regaudiràn

Totes los occitanistas

se

la « Novèla Cançon
Occitana
siá totjorn mai espandida
dins lo grand public. Per aquel biais,
nòstra lenga sortis de la clandestique

»

nitat culturala.

»

Le spectacle,
nombreux public

auquel a assisté un
de jeunes Occitans,
a commencé
par un « hommage à
Jean Vilar
présenté par Félix
Castan. Nous en reproduisons ici
de larges extraits.
»

Si

d'Avignon est

vérité le père de
Après
sa
mort, il faut que cette filiation
reste plus évidente que jamais.
Il n'y a pas deux Festivals qui se
ressemblent. Ils sont faits pour être
dissemblables... Quel festival, dans
sa conception,
s'affirme plus diffé¬
rent que le nôtre de ce qu'avait
imaginé Vilar?
Un spectacle de Vilar se posait
comme
l'ange de la lumière entre
les murs du Palais des Papes pour

tous

en

les Festivals de France.

pouvez

apprendre d'Avignon, qui pouvait
croire ? L'auteur de ce scandale

s'était fait voleur pour transporter
la flamme des rives de la Seine aux
rives du Rhône.
Aurait-il conçu ce projet s'il n'était
né sur les bords de la Méditerranée,
dans un lointain pays profondément

original ?
Ce fut la première lézarde dans
l'édifice de la centralisation cultu¬
relle française.
Par cette brèche, les troupes de
choc de la
décentralisation
sont

passées...
Pourquoi la leçon de Vilar restet-elle néanmoins incomparable ? Estce
parce qu'il fut le premier? L'in¬
l'idée, de Festival, le
venteur de
comédien, le grand régisseur, le
directeur qui mettait hardiment ses
idées en pratique, tout cela ne serait
rien et ne constituerait qu'un cas
parmi d'autres.

converser avec
les hommes
d'ici-bas selon un grandiose rituel,
et le temps s'arrêtait à l'horloge
la vie a
céleste ! Mais en 1971

Vilar seul
a
destin créateur à

et lui-même le
sentait, tant son intuition du deve¬
nir et des instincts populaires était
sûre. La phase héroïque d'Avignon
désormais appartenait à l'histoire.
Pour nous, ici, le théâtre monte
des pavés, ruisselle de l'intérieur

ment

changé de

des

cours,

maisons

sous

ces

arcades

habitées, jusqu'au
milieu de la
Place, où il s'empare de tout ce, qui

bouge, des coeurs qui battent, des
pieds qui dansent, des mains qui se
serrent, en un seul tourbillon de
santé collective,
qui accélère le
Temps.
Malgré cette opposition dans les
buts, nous n'ignorons pas l'audace

êtes adhérents aux Sections

vous

vous

cette

Festival

venir

Pour la première fois, le Festival
de Montauban a débuté cette année
par

à
y

de sembla-revolucionaris.
M.

d'un geste qui mit en cause le tota¬
litarisme parisien en matière de
culture.
Créer un Festival dans l'esprit où
Vilar l'entreprit, c'était organiser le
scandale. Que Paris tout à coup ait

tive

concrète, il

ment

Festival

su

a

d'un

comme

combat,

de

identifier son
oeuvre collec¬
usé de l'instru¬

une

il

a

instru¬

placé

les

son Festival au-dessus
d'un simple théâtre, il a

objectifs de

de ceux
fait triompher le lieu.
Il s'est soumis à la primauté du
lieu.
Pas
de
décentralisation / autre¬
ment !

La soirée d'aujourd'hui est placée
l'invocation
de
l'Occitanie.

sous

Rappelons qu'à Montauban l'Occi¬
tanie

est

véritablement

née

de

la

volonté du

poète Antonin Perbosc,
qui la dota définitivement d'un nom :
ce
pays que
l'on ne savait* pas
nommer
avant
Perbosc, c'est la
source, c'est la fontaine étroite et

Départementales de l'I.E.O.,

bénéficier d'un ABONNEMENT-CADEAU.

(offre valable jusqu'au 31 mars 1972)
(Abonnement à « Vida Nostra pour 1972) 18 F au
l'I.E.O., l'abonnement reste fixé à 10 F (4 numéros).

Adhésion à l'I.E.O.
adhérents

à

lieu de 20 F. Pour les non-

Malgré l'augmentation sensible des frais, le montant de cet abonnement est maintenu le plus bas
aider à faire face, de nombreuses personnes souscrivent des abonnements de soutien (20 F,
30 F, 50 F). Nous les remercions et nous espérons qu'elles seront aussi nombreuses à renouveler leur abonnement
pour 1972 - C.C.P. : Centre Régional d'Etudes Occitanes 1122-23 Toulouse.
NOTA.

-

possible. Pour

nous

s

�insondable
chant

qui se continue un
restitueront de jeunes

en

que

langue

que vous

entendrez ce

authentifiera un engagement
artistique qui se situe sur la ligne
de Jean Vialar, mais dans des for¬
soir

qu'il n'avait pas prévues.
Que ce récital de chansons occi¬

mes

dédié à

tanes soit

Dins la

sa

mémoire...

Perbòsc, aqueste

lenga de

Pierre Doris prouvera
vous,

tement

compatriotes de Vilar.
La

soirées musicales montreront

formes

qu'aux
d'expression les plus direc¬
populaires s'associent natu¬

rellement de hautes méditations.

Se

transportant à Verdun-surGaronne, le Festival ne dérogera
pas à sa mission, qui est de donner
à un terroir le moyen d'exploiter ses
ressources,
tous
ses
prestiges
authentiques et de valeur univer¬
selle.

fe e de fisança dins lo
temps de joventut que s'alarga a la
de

acte

dels cantaires

votz

benastrucs que

lo Festival présenta.

L'aligança occitanista torna Montalban dins sa rega e son estrada.
Auei experimentam l'engenh de
libertat : en lenga occitana nostra
pensada es tributària de cap de
Param la

Paris...

man

a

Paris

sus

pè d'egalitat e nostresv amies
cantan per nosautres los dois que
un

reviran

se

en

victorias.

3-VII-1971.

1971
Le théâtre au milieu du

peuple

Il
Les

peuple dans son pays
et dans son temps

en

France,

le

milieu de la Place. Cette oeuvre
moderne retrouve quelque chose
du théâtre de l'époque dont Mon¬
tauban a adopté le répertoire, l'épo¬
que

mécanismes de la sensibilité et de
la pensée contemporaines. Faisant
écho au puissant renouveau de la

aspirations

brûlantes,

6

leur
Les

logis

les jeter dehors...

pour

fondations de la ville vont
trembler au son de ce cirque inédit,

plein de machines et de lumières.
9-VII-1971.

D'OC D'AVINHON

et vieux retrouvent à ouïr ces nou¬

leur propre voix, l'élan
qui change l'air qu'on respire : ici,
veaux venus

ce

pays

bougent.

Montauban

ne
pouvait ignorer
plus longtemps la résurrection de la

chanson occitane.
En l'espace de

quelques mois se
sont imposées de fortes personna¬
lités qui, par un acte de défi très
naturel, ont adopté la langue d'Oc.
Pourquoi ce changement de langue?
Parmi
les
chansonniers français,
quelques-uns des plus grands sont
justement des
occitans,
Trenet,
Brassens, Nougaro, Ferrât, d'autres
encore.

Ces

3-12

d'agost

où les pierres chantent

contribué

plus
qu'aucun à orienter la chanson
française : et puis tout à coup des
jeunes sont là qui veulent aller plus
loin, approfondir le chant, lui don¬
ner une
plus grande portée. Leur
pays et sa langue leur serviront de
occitans

ont

Un horizon est découvert.

ses

ses

l'actualité de son génie. La recher¬
che de pointe sera confirmée avec
deux
créations
mondiales
des
Ballets dont le grand chorégraphe
international Russillo est l'âme. Les

pouvaient

deviner, tout Montauban serait sur
Place :
la
quartier par quartier,
maison par maison, le souffle de
Jarry arracherait jeunes et vieux de

LO FESTIVAL

une

nales,

d'engagement

Dada.

action

en

dans l'être d'un pays qui n'a pas
fini d'étonner par ses vertus origi¬

et

terre

égards.

Dada vingt ans avant
Si
nos
concitoyens

coup

Quel méridional n'a dans l'oreille
mystérieux vocables
d'une
autre langue, cette langue réprouvée
et terriblement vivante qui renaît
toujours là où on croit avoir coupé

d'enracinement

sans

efficace dans le cœur
et des villages... Jeunes

efforts des écrivains
des villes

de

tremblement

un

choix,

poésie occitane d'aujourd'hui, à son
dynamisme, à sa modernité volon¬
taire, à son étincelante santé, cette
expression
militante
de
notre
Renaissance
prolonge les longs

caisse de résonance.

baroque.

La dimension occitane que Marti
et ses camarades imposeront d'en¬
tée de jeu
marque
une volonté

comme
sans

en

et enfin

Festival de
Montauban suit une ligne précise.
Disposant pour lieu scénique d'une
Place Publique, il s'est fixé pour
but très tôt d'y présenter des spec¬
tacles joués entre les spectateurs :
grâce à l'évolution des techniques
et du goût, nous voici parvenus à
l'heure
qu'il
souhaitait
depuis
toujours. Partout on se lance à la
recherche d'un jeu qui s'apparente
aux
tréteaux de foire, aux scènes
de rue, au cirque. L'immense et
stupéfiante, la « phénoménale »
farce de Jarry, UBU-ROI, sera traitée
dans ce style, la scène étant au
Seul

la

la tradition de la chan¬
français. Cet ami de
Gougaud ressaisit hardiment la
langue des racines, la langue histo¬
pour
rique d'Occitanie
la faire
vibrer sur les notes qu'il invente, la
jeter à la face de son pays, de son
peuple, pour la réinjecter dans les

en

I

à

jamais à extirper complètement.
Chaque fois que l'individu se prend
au sérieux, il devient Ubu : c'est le
tonnerre du néant intime ou collectif
qui menace sans cesse les édifices
de la civilisation, le ver dans le
fruit, la laideur énorme des illusions
humaines dont on sait bien qu'elles
ne
sont jamais
innocentes. Une
farce qui nettoie, la dynamite d'une
stratégie tous azimuts, dont la vertu
morale vient de ce
qu'elle agit

rompre avec

son

tout à

Le

chanteurs

occitans
jeunesse de leur
pays... Le premier, Marti, décida de
jeunes

s'adressent

qu'Ubu, c'est

c'est moi, le Roi, ce Roi que
chacun porte en soi et ne parvient

ces

racines ?

III
Voilà Ubu ce soir et demain sur
la
Place
Royale. Qui est Ubu ?

PALAIS DU ROURE
5-11 AOUT 1971
C'est

sur

une

Provençales et

soirée

sur

un

de Daudet que
deuxième Festival

textes

le

gnon

de

danses

montage de
s'est achevé
d'Oc

d'Avi¬

qui a vu se succéder dans la

du Palais du Roure — du 3
12 août
une série de manifes¬
tations d'un intérêt certain.
cour

au

—

Presque exclusivement consacré
prouvé d'une
part qu'il
existait de nombreux
artistes que la création culturelle en
Français n'intéressaient pas et qui
lui préfèrent la création culturelle
en oc, et d'autre part qu'on pouvait
réunir à Avignon un public pour des
spectacles occitans.
Avec la pièce de Maby « Lou sèti
de Beucaire », déjà connue du
public avignonais (elle avait fait
l'objet de plusieurs représentations
l'année dernière), il est incontesta¬
ble que c'est « Lou darrié moutoun », de Gaston Beltrame, qui a
obtenu le plus de succès parmi les
à la culture d'oc, il a

manifestations théâtrales.
Cette pièce de protestation contre
les implantations militaires du Hautest
Var
un
spectacle complet,

�Etudiants,

Normaliens,

Enseignants,
Festival d'Oc d'Avignon
Une nouvelle chanteuse occitane de Provence
ESTELA

:

Roger BARTHE
Français) au
thème

:

«

l'occitan

(auteur du Lexique Occitande sa conférence sur le
de
linguistique

cours

L'unification

incluant
des
chansons,
d'une
facture
résolument
moderne.
La
dénonciation de la colonisation de
fait que le Centralisme Parisien fait

ensemble composé d'un tambourin,
d'une flûte et d'une guitare.
L'accueil enthousiaste réservé à
une chanson comme
«
Passo toun

peser sur

l'ensemble de l'Occitanie
est radicale... Elle est faite avec
une
férocité qui fait — heureuse¬
une
ment !
large place à l'hu¬

camin

y

recherches dans ce
nature à intéresser le

—

La

mour.

mise

d'André

scène

en

Neyton assurait l'enchaînement sans
failles de séquences pourtant très
diverses.

A

noter

fort bien

païenne

une

:

messe

menée

les

et

talents de la chanteuse provençale
Nicole
dans
l'expression corpo¬

relle^ de
adieu

bonnes

chansons,

dont

» de Dauspectacle d'équipe
mené par des comédiens amateurs
avec beaucoup de dynamisme.
«

paure carnavau

Bref,

mas.

Le

un

d'affluence

record

fut

battu

pad les deux soirées de chansons
occitanes modernes (9 et 10 août).
A côté de Patrie venu de Montpel¬
lier et déjà connu par ses disques,
les deux révélations de ce Festival
d'oc d'Avignon sont certainement
Estelle et Nicole.
Dans

une

chanson occitane pau¬

interprètes féminins, l'événe¬
ment est
important. Estelle nous
vient
de Marseille (de ChâteauGombert pour être précis). Sur des
thèmes composés par elle-même —
quelquefois repris d'airs tradition¬
nels empruntés au folklore — ce
sont des interprétations où l'essen¬

vre

tiel

en

de

dans la modulation
voix. Des textes de qualité,
est

tement

donnent

soutenus

à

par
l'ensemble

prouve

à l'évidence
sens

que
sont

ENSEIGNER L'OCCITAN

des
de

public occitan.

Evgen Kirjuhel, comme son nom
il
l'indique, n'est pas occitan !
apportait le salut de la Bretagne et
toute la révolte d'un peuple éclatait
dans ses chansons pleines de vérilité.
Le 11

août, la cour du Palais du
Roure, trop exiguë, était vouée aux

danses provençales. L' « aparamen »
fit une éblouissante démonstration
d'un folklore plein de vie, porté par
la souplesse et l'énergie d'un groupe

adhérez
Centre

au

Régional

d'Etudes Occitanes
de votre académie

jeune et expérimenté.
Le bilan de ce
donc très positif.

Festival d'oc est

Complété par une
exposition permanente de livres et
de disques occitans, il a donné aux
centaines
de
visiteurs
qui
ont
franchi les portes du
Palais du
Roure une idée de ce que pouvait
être la création culturelle occitane

La cotisation

(portée à 20 F) à partir
de janvier 1972)

comprend l'abonnement
Cahiers

aux

d'aujourd'hui, hors de l'immobilisme
passéiste dans lequel certains vou¬

Pédagogiques

4 numéros par an

draient la maintenir.

Jean-Claude LAGIER.
Festival d'Oc d'Avignon

chanteur occitan provençal, pen¬
dant la représentation de la pièce de théâtre
Lo Darrièr Moton ». (Photo C.C.O., Aix.)

BELTRAME,

Renseignements

:

«

TOULOUSE

:

C.R.E.O., 3,

rue

la

la

discrè¬
guitare,

une

grande

pureté. Plus d'un auditeur s'est senti
transporté au milieu de quelque
démonstration troubadouresque du
XIIIe siècle occitan.
Dans un style très différent, plein
de force et de violence, Nicole, qui

textes elle-même ou
adapte en occitan des poèmes de

compose

»

SI VOUS DESIREZ

(Photo C.C.O., Aix.)

».

MONTPELLIER

Roquelaine
:

C.R.D.P., allée de la Cita¬
delle

BORDEAUX

:

ses

Michel Grange, apporte en plus de
son
talent d'interprète une nou¬
veauté : la qualité et la richesse de

l'accompagnement.

Il

s'agit

d'un

75,

cours

d'Alsace-Lorraine

�QU'EST-CE

QUE

NOUS

L'OCCITAWIE?

PRÉSENTONS...

VOUS

L'OCCITANIE, VOTRE PAYS
Pour le voyageur qui « descend » de Paris, ÏOCCITANIE,
c'est d'abord un paysage et un climat. On vient de quitter les

plaines de la Charente, du Poitou
chonne

qui

extrêmes
aux

constituent,

du

Bassin

selon

Parisien.

abords des monts

d'Auvergne

plaine de l'Europe centrale née
devant
bien

en

les

faibles

Le

au

vallonnements

de la chaîne

de la

ou

les
ou

Bretons l'histoire de
Corse.

Champagne berri¬

géographes,

relief

l'histoire d'Occitanie, pas plus d'ailleurs

limites

les

commence

à

On

s'élever

du Limousin. L'immense
Monts

d'Ambazac

mois d'avance

ou

des

paysans

Nous a-t-on dit à l'école que

dont l'arriération

croit

au

fur

et

à

J trice auront éliminé ces dernières traces de barbarie.
Car, bien sûr,

sait pas à

Paris (et même, à Toulouse,
sait-on ?) que ce « patois • n'est ni un charabia de
campagnards
attardés, ni une corruption de la langue française. On ne sait
pas qu'il est la langue naturelle dont tout un peuple a été
dépossédé lentement, patiemment. On ne sait pas que cette
LANGUE D'OC est, de toutes les langues romanes, celle
qui
est demeurée la plus semblable au Latin. On ne sait
pas qu'elle
fut illustrée par plus de cinq cents Troubadours;
qu'elle fut une
grande langue de civilisation, comprise de Limoges jusqu'à
Barcelone et qu'elle faillit s'imposer dans tout l'occident médi¬
terranéen; qu'on la parlait, qu'on la chantait, qu'on l'écrivait ici
alors

on

ne

les Rois francs encore illettrés jargonnaient un
mélange de flamand et de gallo-romain. On ne veut pas savoir
que seule une conquête brutale cassa son essor et finit progres¬
sivement par la reléguer
dans les campagnes.
Sait-on aussi que « l'accent • du Midi, n'est autre
que l'into¬
que

nation de cette

langue, la musique qui subsiste alors même que
paroles en ont été oubliées et qu'on leur a substitué des
mots étrangers ?
L'Occitanie, est aussi une histoire. Mais une histoire qu'on
n'a jamais songé à nous raconter, car l'histoire
enseignée a
les

toujours été

vue

de Paris. On n'a jamais appris

aux

Occitans

Gascon

ou

Charles Martel, sous prétexte
Languedoc à l'état de

désert ?

ne

.

réjouira peut-être même en pensant que A
dans vingt ans les progrès de l'instruction conformiste unificamesure qu'on
s'éloigne de ce nombril du monde que sont les j
se

un

d'un raid arabe, ravagea et réduisit le

«

ces

roitelet pour

ce

Occitanie.

Lyon à Clermont-Ferrand, ce n'est pas seulement le paysage,
c'est aussi le parler qui change. Sans doute, le touriste distrait
qui roule de poste « ELF » en resto-route ne s'apercevra de
rien. Tout au plus entendra-t-il que la
langue française devient
plus chantante et plus sonore et que les intonations parisiennes
cèdent progressivement la place à - l'accent » du Midi. Parfois
même, s'il tend l'oreille, il lui arrivera de glaner quelques bribes
de
patois » dans telle ou telle épicerie de village. Il ne man¬
quera pas alors d'imputer la survivance de ce patois à la
de

Ta présenté à l'école

nous

Français. Mais quelle impor¬

Provençal ? Clovis a-t-il jamais été le roi des Bretons
Provençaux alors que ses conquêtes n'ont jamais
dépassé la Loire ? Par contre, on n'a jamais parlé à nos écoliers
d'Alaric II, roi des Wisigoths, qui fit de Toulouse sa
capitale.
On ne nous a jamais dit qu'il fut un très
grand souverain et
que c'est à lui qu'on doit la persistance du Droit Romain en

sur

quais de la Seine. Il

on

qu'on a appris aux
Corses l'histoire de la

pour un
et
des

le printemps parisien. Les maquis cévenols
et les monts du Minervois ont des senteurs latines.
De la Charente au Périgord, de la Touraine à la Marche, de

rusticité

parlé de Clovis,

tance peut avoir l'histoire de

pied de l'Oural vient mourir
des

a

ou aux

le premier roi de tous les

comme

Puys. Les routes se font plus
tortueuses. A la grande exploitation agricole succède la petite
propriété de faire-valoir direct. La tuile rousse incurvée remplace
la tuile plate et la lauze volcanique remplace l'ardoise
angevine.
On vient de changer de décor. On est en Occitanie. Mais si
l'Occitanie est le versant montagneux de l'hexagone,
c'est aussi
le versant du soleil. Le printemps
apparaît sur les rives de
la Garonne ou sur les coteaux du Béarn avec parfois un bon
vue

nous

Bretagne

Nous a-t-on dit à l'école que la
s'était pas déroulée sous les

plus atroce des Croisades
de

murs

Jérusalem

ou

de

Saint-lean-d'Acre, mais sous les murs de Béziers. Nous a-t-on
dit qu'elle fit sans doute un million de victimes ? Nous a-t-on
dit que la pieuse Blanche de Castille incita son fils à trans¬
former cette Croisade religieuse contre les Cathares en une
fructueuse opération politique ?
On ne nous a pas dit non plus que la Toulouse du XIIe siècle
était la troisième ville d'Europe et pouvait
prétendre à une
grande vocation de capitale ? On ne nous a pas dit l'art Occitan,
le commerce florissant, l'artisanat... Il y a tant de choses
qu'on
ne nous a pas dites !
Mais à quoi bon ces rappels du passé ? Ne nous
y trompons
pas. Il ne s'agit pas de folklorisme. Il ne s'agit pas de remettre
les

paysans

ni

rouets,

en

même

mette

à

usage

touristique.

sabots,

ni

de

remettre

en

route

d'encourager l'artisanat local

fabriquer des

souvenirs

et

de

pour

fausses

les

vieux

qu'il

vieilleries

se

à

C'est bien plus sérieux.
Un

pays est en train de perdre sa langue, sa culture et
Tant que notre civilisation était encore rurale et
que

être.

son

les campagnes fortement peuplées maintenaient la

culture, tant que les villes
ilôts

encore

langue et la

modestes étaient les seuls

de

désoccitanisation, il était encore possible de vivre
Mais aujourd'hui, face à l'urbanisation massive,
la pénétration dans chaque foyer des
techniques d'infor¬
uniformisatrices, une nouvelle prise de conscience est

dans l'illusion.

face à
mation
en

train de naître

en

Occitanie.

Et puis, il n'est pas seulement question
culture. Qu'on le veuille ou non, tout est

désertifie;

ses

industries

de langue et de
lié.

Le

pays

se

meurent; le

chômage s'installe; sa
population fuit, happée par un Paris hypertrophié, la dépersonnalisation par la touristification avance à
grand pas... Que
restera-t-il un jour sinon des parcs nationaux et des
plages
vouées

Voilà

aux

se

promoteurs ?

qu'est l'Occitanie. Voilà
qu'elle risque de devenir. Ce qu'elle
nous.

ce

ce

qu'elle fut. Voilà ce
ne dépend que de

sera

�QCCÌTA NiEI

cec/

explique peut-être

9

�chanson, seulement, ils sont toujours rattachés à
donc révoltée; ils ne sont jamais isolés
le font certains soi-disant poètes qui n'ont de poète
comme
qu'un certain style de vie qu'ils se forcent à respecter et qui
sont, à mon avis, en retard de plusieurs siècles sur notre
civilisation, ou alors qui continuent à abreuver les gens de
chers à

IF1 -A_ I T lEU S

CONNAISSANCE

mes

réalité

une

vivante

poésie folklorique qui endort autant qu'elle retarde (Je
aux gens qui font des allusions à la Pléiade, au jardin
d'Arcadie dans leurs chansons).
cette

pense

avec

PATRIC

6. J. L. D.

réceptif

PATRIC
les

propos

recueillis

par

J.-L. DUTECH

Joan L. DUTECH

1.

plusieurs

fois

lecteurs de

dans

-

Patrie, tu

Vida Nòstra

«

leur intention,

as

»

te

eu l'occasion de venir
cependant, beaucoup de

déjà

Région;

notre

connaissent

encore

très peu; à

pourrais-tu nous dire quelques mots en guise de

présentation ?
PATRIC

Sète,

J'ai 25 ans, et suis originaire

-

au

bord

depuis 4

ans,

de Mèze, à 6 km de

de l'Etang de Thau. J'y suis resté 20 ans et
je suis étudiant à Montpellier ou je prépare
thèse de Doctorat de 3e

cycle de lettres.
Mais tout cela est insignifiant pour vos lecteurs, et le meilleur
moyen de connaître un chanteur occitan c'est, non pas d'atten¬
dre qu'il « déballe un pedigree » mais d'acheter ses disques
et surtout de lui poser des questions, de discuter avec lui
lors de ses passages dans la région.
en

moment

ce

2.

J.

D.

L.

une

Où

-

et

quand as-tu commencé à chanter

en

occitan ?

PATRIC
J'ai chanté pour la première fois eri occitan au
stage d'Uzès pour Pâques 1969. Il y avait là Broglia, Marti et
-

chanteur catalan formidable

un

J.

3.

L.

D.

:

Ortega.

L'occitan était-il ta

-

langue maternelle ?

PATRIC
Non, mais c'était celle de
qui est originaire du Lot-et-Garonne.
-

L.

J.

4.

D.

-

exclusivement

Pour

mon

grand-père maternel

quelles raisons as-tu décidé de chanter
plupart des repré¬

occitan, comme d'ailleurs la
sentants de la nouvelle chanson occitane ?
en

7.

Nous

-

chantons

en

occitan

(je dis

«

nous

sommes

parce

que

aussi

est

nous

persécutée

que

le sont les conditions de vie de

ce

peuple.
5.

J. L. D.

-

Au

cours

de certains récital, des personnes

J.

L.

D.

—

T'est-il souvent

arriyé de chanter devant un

d'ouvriers et de paysans

? Quelle

a

été la réaction

le public que je connais
les mêmes : enthousiastes!
Moins, certainement moins pour le chanteur lui-même que pour
le contenu de ses chansons, et ceci pour la plupart des
chanteurs que j'ai l'occasion de rencontrer souvent (c'est-à-dire
l'équipe de Ventadorn).
PATRIC

Bien

-

sûr !

C'est

même

L. D.
Dans quelles régions d'Occitanie chantes-tu
plus souvent ? As-tu déjà fait des tournées hors d'Occitanie
ou dans des pays étrangers ? Tu es allé une fois, je crois, en
Occitanie italienne. Comment as-tu été reçu là-bas ?
8. J.

—

le

t'ont

Justement, ta question enchaîne bien ce que je
disais : si je ne chante pas la joie de vivre, c'est que d'abord,
d'autres s'en chargent et puis que, la joie de vivre, nous laissons
ça pour les touristes deux mois d'été; eux seuls y croient
encore;
laissons-les y croire, je crois qu'il n'y en a plus
pour longtemps... Par contre, il est faux de dire que je ne chante
pas l'amour, le ciel ou le soleil, ce sont justement les thèmes
-

»

Etant moi-même du Bas-Languedoc, c'est la région
chante le plus mais je chante aussi très souvent en
Provence. J'ai déjà été à l'étranger : en Catalogne du Nord
(dite française), en Catalogne du Sud (dite espagnole), en
Bretagne...
Oui, j'ai été chanter dans les vallées occitanes du Piémont;
c'était extraordinaire de passer une frontière où il y avait écrit
FRANCE-ITALIA et de rencontrer des gens qui parlaient nordoccitan ! C'est là où je me suis aperçu de la stupidité des
frontières. Bien sûr, notre accueil fut extraordinaire (il y avait
Nicola avec moi), car c'était la première fois que ces gens-là
nous voyaient (ils nous avaient vus seulement dans
l'émission
que nous avions faite pour la Télévision Italienne et dans
quelques entrevues données à des revues italiennes comme
IL BIMESTRE).
PATRIC

où

-

je

Tu devais chanter un jour au Théâtre de Montpel¬
je pense que tu as une anecdote intéressante à
raconter à ce sujet.

9. J. L. D.
lier...

-

Mais

PATRIC

Oui,

c'est

histoire

humoristique : un
animateur culturel de la ville me dit un jour ;
«
J'aimerais
beaucoup vous voir chanter au Théâtre, mais il y a un obstacle
majeur ; les gens ne comprendront rien à ce que vous chantez. »
Je
lui
répondis : &lt;■ Croyez-vous qu'ils comprennent les
chansons de HATAYULPA YUPANOUI (chanteur qui était passé
au Théâtre depuis peu).
Et lui de me rétorquer : « Ah ! mais ce n'est pas pareil,
YUPANOUI c'est un Indien !... »
J'ai trouvé ça très drôle et surtout très significatif.
-

10. J. L.

D.

PATRIC

-

-

une

&lt;k

assez

Quels sont maintenant tes projets ?

de cela ?
PATRIC

10

les ouvriers et aussi

le mieux. Les réactions sont toujours

reproché de chanter la révolte. Certains préféreraient que tu
chantes l'amour, le ciel, le soleil, la joie de vivre. Que pensestu

paysans,

car

»

plusieurs dans le même cas à VENTADORN)
sommes occitans : cela veut dire que nous
appartenons à une collectivité bien définie par sa langue et il
se trouve que cette langue n'est pas le français. Exception faite
des grandes métropoles, bien sûr, nous sommes un pays où le
peuple parle la langue d'oc et il se trouve que cette langue
nous

les

public ?

nous

PATRIC

Certainement

-

étudiants.

auditoire
du

Quel est le milieu social qui se montre le plus

-

thèmes de tes chansons ?

aux

Mes

c'est de chanter dans les villages
fait. Bien sûr, il est inutile de te
dire que maintenant nous chantons tous les soirs. Peut-être
les émissions ou les films que nous avons tournés pour la
Télévision au mois de juin y ont-ils contribué pour beaucoup
car les gens ont vu qu'ils n'avaient pas à faire à des vedettes
fabriquées avec tout un mythe idolisant autour (nous avons
refusé de mettre des titres à nos émissions : il s'agissait avant
où

projets,

cela n'a pas encore été

*

�tout

de montrer que nous étions des artisans de
moderne, c'est-à-dire des gars comme ceux qui
nous regardaient
puisqu'on était des leurs). Mais je crois surtout
que nous avons réussi à persuader le peuple occitan que nous
la

pour

nous

L'un de

chanson

étions sincères, que nous ne nous posions pas en
mais en « révélateur », en « haut-parleur » comme

quent,

travaillent
boulot

prophètes,

PATRIC

-

à

pareil

Alors

nouvelle chanson, tous l'écoutent, criti¬
auditionnent,
écoutent
l'enregistrement,

une

la

pochette,

en

équipe.
que

j'aimerais

moi,

C'est

etc.

merveilleux

faire

de

un

le pari, on va le tenir jusqu'au bout...

vos lecteurs viennent souvent me
discuter et je les remercie d'avoir lu ces quelques
lignes. Pour conclure, je laisse la parole à Marie Rouanet :
Que la partie en vaille la peine, les chanteurs occitans n'en
doutent pas. Ils tentent un pari de vie ou de mort. S'ils perdent,

Comment vois-tu l'avenir de la chanson occitane?

Je suis optimiste pour la chanson, mais je parle
l'équipe merveilleuse que nous avons formée et
qui gonfle de mois en mois : VENTADORN. Nous travaillons
ensemble pour que cette petite « boîte » tourne bien (et elle
tourne bien !) et loin de détruire la personnalité de chacun,
ça
l'enrichit grâce aux contacts permanents que nous avons les
uns
les autres. Ce mot est à la mode : il s'agit d'ECHANGE
-

il

de

surtout

a

Alors, je crois

dit Marti.

voir

11. J. L. D.

nous

proposent,

que

pour

du

restera

moins

témoigner du génocide, demain

pour

dans mille ans, leur cri inoubliable.

J.

PERMANENT !

(1) Occitanie 1970

:

ou

»

L. D.

Les Poètes de la Décolonisation. P.J. Oswald,

p.

23.

PARLEM OCCITAN
francés, assimilats a la primièira conjugason; aital : assistir, corregir, dissuadir,
evencir, influir, preferir, resumir, sucom-

DICCIOIMARIS
L'annada

espelir

escolara

passada

vist

a

esplechas lexicalas per
l'estudi de la nòstra lenga ('). Totas très
en
grafia classica — çò que vòl pas
dire
que,
tôt
còp, i poscatz pas
remarcar
qualques menudas diferéncias

très

pensi que

totas

très

e

calga mercejar los autors.
primièiras son las que mai

:

doas de diccio-

totas

son

mai una se titole pus modèstament lexic. Aviàm despuèi qualques ans
lo gros diccionari occitan-francés de
a

Loïs Alibèrt,

qu'amb la gramatica occiara agotada —
a la basa de tôt çò
que se pòt far
valga al jorn de uèi. Mas nos

tana del meteis autor
son

que

francés existisson de «doblets»;

que, per

exemple,

citron

es

idées

—

»

exprimer le jus d'un
esprimir e « exprimer des
»

exprimir.

»

Poiretz véser

que

sià que
dels dos

«

cular dins cadun.

desfautava un diccionari modèrn francésoccitan. I avià lo Dictionnaire françaisoccitan de Piat, en grafia patesejaira,

Lo lexic de Barta es precedit
introduccion
acompanhada de

paregut

que

corrent

tornat

cambiar

siá.
pas

en 1893 e
éditar sens i

van

d'èsser

qué

que

Rogièr Barta e Cristian Rapin an
aguda l'intencion de publicar quicòm

de tan voluminós coma çò de Piat, ni
de reprene tota la matèria d'Alibèrt. An
volgut balhar als estudiants — e mai
als autres
de libres de bon manejar
amb una seleccion de mots franceses e
de lors équivalents occitans pus emple—

gats

:

es

naturalament

aquela

seccion

poirià discutir.

que se

Dins un tan plan coma dins l'autre,
trobaretz un grand nombre dels vèrbs
sabents en -ir que, a l'epòca modèrna,
son

estats

trop sovent, per imitacion del

Lexique français-occitan,
Collection des Amis de la langue d'oc, Paris,
1970.

Cristian RAPIN.
edicions « Cap e
Andrieu

Seccion

Occitans,
Tolosa,

Diccionari
cap

»,

LAGARDA.

pedagogica
de
Centre Régional

1971.

me

non

BARTHE,

francés-occitan,

Agèn.
Vocabuiari

occitan.

l'institut
d'Estudis
d'Estudis Occitans.

de

la

que

son

pas

renaissença

d'una

longas
trop al

occitana

i

aprendràn força (per exemple sus la crisi
ortografica de Mistral...).
Per començar, lo diccionari de Rapin
dona en 12 paginas l'essencial de la
conjugason, regulara e irregulara; aquò
serà fort util als qu'an pas cap de libre
de gramatica (i manca voler).
Barta nos assabenta sus l'emplec dels
pronoms
(personnals,
demonstratius);
cita d'exemples : « cela est à vous »,
aquô es vòstre; « ce qu'il y a de meil¬
leur », çò melhor; « c'est cela », aquô
es aquô. Dins
Rapin, per contra, força
pronoms i figuran solament pas. Es qu'a
pensât que se poiriàn trapar dins las
gramaticas ? Mas alara perqué servar
«

(1) Roger

los

que

«

ton

»,

»

moi

«

pas

«

te

salvat que França. Cerquetz
Occitània : lo i avètz pas (') !
Aquô, çè que veni de remercar de

»,

»,

nous

«

«

toi

»,

«

»,

«

mon

vous

»

e

e d'autras abséncias, me pensi
pot pas explicar a çè de Rapin

que se
son

que

rièira

per

un

fach

ora

un

rebugatge de la darpauc trop a la galau-

pada.
Per

dins quin

piéger, mendre, quaique son
genres. Mas per jove Barta es sol a o
indicar; çò meteis per màger, e pr'aquò
a
la plupart » totes dos balhan : la
màger part.
Barta e mai Rapin vos ensenharàn
que quand s'agis de l'agent òm ditz
adultèr, omicida, sacrilèg.
Vejam ara çò que i pòt aver de parti-

notas,

F s'es pas

pas

davant,

qu'en occitan

coma en

me

ne

Las doas
se semblan

naris,

bravas

son

—,

bir...
I aprendretz parivament

a

materiala,

que tèca a la presentacion
las edicions Cap et cap an

causit

format

çè
un

plan comède

lo dels

:

libres de pocha. Lo lexic de Barta, mens

espés,

es

los mots i
colonas e

d'un format pus grand. Mas
son
dispausats sus doas

l'estampadura, en tipografia
plan pus neta que sul de
Rapin. Es de plànger tanben que sus
aiceste lo mot diccionari sià grafiat très
cèps amb una deca (cobèrta e primièira
pagina).
Lo tresen obratge, sus polit papièr,
veritabla,

es

vocabuiari ont la matèria lexicala,

es

un

a

plaça

d'èsser

alfabetic,

classada

per

ordre

trèba
recampada
per
centres
d'interès, quaranta cinc entre
tôt (lo temps que passa, la malautiâ, lo
temps que fa, l'ostal, las bèstias salvatjas, los mestièrs, la vila, los viatges,
se

jècs e divertiments, e.c.a.)
Capitol desapartida entre :
locucions.

a

dins cada
adjec-

noms,

tius,

vèrbs

doble
Sens

emplec amb un dels dos autres.
parlar dels servicis que rendrà als

e

ensenhaires,

quai

que

sià

Fa

pas

brica

pot tirar

ne

profièch, quand foguèsse que de mercé
sa
riquesa en locucions de tota mena
qu'èm trapa pas totjorn quand èm las
cèrca

e

qu'avètz aqui

a

posita

:

coneissi

capitols ont i n'a de quaranta a
seissanta, e un que despassa de luènh
cinc

lo centenat

—

rai dins aiceste son com¬

»,

?

Rapin a volgut inserir de noms pròpris
(pichons
noms
de
persona,
vilas,
pais...). Excellents idèa, al mieu vejaire !
Mas pareils anormal que la letra A
n'acaparre la mitât e qu'una brava
partida de l'alfabet demore sens cap :

f1) Pels pichons noms de persona, se pot
io calendièr occitan éditât per la
Seccion de Tarn de l't.E.O., a tanben lo n° 52
consultar

(2en

trimèstre de 1971) dels Cahiers pédago¬
de n.E.O.r; Andrieu Lagarda i baiha
aquel subjècte un complément al sieu

giques
sus

Vocabuiari

occitan.
11

�força advèrbis a locucions advermas que tanplan son bons de
saber
Aici, a l'azard, qualques unas
d'aquelas expressions idiomaticas que
vos dona Andrieu
Lagarda :
Li farián batejar un teule (p. 41).
Lo darrièr lo ganha (p. 49).
Lo teniá a mièg còl (p. 54).
Aver pas vam (p. 72).
Sembla son paire tôt patrat (p. 76).
Jota pèira li fa canton (p. 109).
Que i aja un fons comun a aqueles
preses

gique

indispensable à l'étude de la
langue vivante qu'est l'occitan.
Ce qu'il annonce est également sou¬
ligné à propos par Marceau Esquieu :

—.

libres

très

sera

pas

per

estonar.

vos

Cerquetz dins un o dins l'autre, veiretz
le charpentier » s'apèla lo fustièr,
le trottoir
lo trepador, que malsapiôs
significa « susceptible », que - greffer »
se
dits empeutar e « tout de suite »
sulcôp.
La lenga occitana de 1971 se pòt pas
que «
«

del vocabulari dels pageses
de 1830. Tanben trobaretz dins los très

obratges aterratge per » atterrissage »,
dins Barta e Lagarda refrigidor per
réfrigérateur », dins Rapin abrivaire
e dins Lagarda
abrivador per « accéléra¬
«

teur
«

Barta

dins

»,

cosmonaute

cosmonauta

per

»...

Andrieu
nos

a

Lagarda, tôt particularament,
volgut porgir los mots de la vida

modèrna,
ancians

en

balhant

a

de

vocables

d'accepcions novèlas o en faro calié de neologismes —
a Josèp

gant quand

d'unes que i a los a manlevats

Migòt que i s'èra ja ensajat dins la
Sartan, Actualitat occitana...
Parlatz franglòc ? Non ? Me fasètz
plaser. Alara, Lagarda vos tirarà benlèu
d'en pena mai d'un còp.
Es aital que nos prepausa la

dimenentrelescada, una terrejaira,
la desbridada, lo campatge per çò que
se ditz en francés (!) «
le week-end »,
un sandwich », « un bulldozer », «
le
sprint », « le camping ».
De còps que i a, a volgut daissar

jada,

una

«

causir

los

usatgièrs

:

per

exemple

per

basket-bail » avètz dos biaisses de o
revirar. Panier traucat ditz
plan çò que
«

vol dire. Mas beulèu o aimatz mai en un
sol mot e tendriàtz plaser de i retrobar
la
consonància ?
Alara
desquet vos
deurié rabir. leu me sembla una tròba
extraordinària !
Ramon CHABBERT.

ter...

parfait

Occitan

Cada

dimenge

14 h 20

:

Panorama

14 h

:

Florilegi Occitan

14

30

h 55

:

Cants

Occitan

d'Occitania

position

une

»,

instrument

un

service de la langue

au

voulu,

a

Le besoin crée

l'organe et la nécessité

forge l'outil. Dans le domaine du
bulaire occitan,

voca¬

s'est d'abord attaché

on

à recueillir; d'où l'abondante moisson de

dictionnaires, lexiques, vocabulaires, etc.,
dont on trouvera la liste à peu près
exhaustive dans les 61 pages
aux

patois occitans

«

»

consacrées

de la Bibliogra¬

perdre

».

aujourd'hui

que

le travail de

«

intérêt

autre

un

vocabulaire

au

occitan,

recueil

»

bien

soit loin

d'être terminé et que ce travail de cher¬
cheur et de savant doit être poursuivi.
Cet autre intérêt s'accroît de jour en jour
avec
le développement de l'enseigne¬
ment de l'occitan et le nombre croissant
des occitans qui désirent apprendre ou
mieux connaître leur langue. Il ne s'agit
pas,

pour

richesses

ceux-ci, de
recueillir les
vocabulaire, mais bien

du

d'apprendre à connaître
fonction

en

des

ce

vocabulaire,

réalités

se

tion

de

deux

nouveaux

dictionnaires

richesse,

augmenter

français. Lagarde
corriger et

au

de

propose

revoir,

travail

son

de

base.

qu'il trouve des aides nombreu¬
pour cette tâche et qu'autour de
modeste mais précieuse « base de
»
se constitue à l'intérieur de

départ

l'Institut d'Etudes
Occitanes, et avec
l'aide de ce qui peut exister en matière
d'études occitanes dans l'Université, une
commission du vocabulaire occitan »
désormais indispensable à la rénovation
«

totale de la

langue d'Oc.
répondre immédiatement aux
demandes
de
Lagarde, je signalerai
Pour

brièvement trois points.

Certains
centres
d'intérêt,
comme
l'usine, la pêche, etc., manquent à son
ouvrage. Pour y remédier en partie, il
serait bon de

du

s'inspirer pour commencer
Système raisonné des concepts
servir de
base à la lexicogra¬
de R. Hallig et W. von Wartburg

«

pour

phie »
(2e édition, Berlin, 1963).
En

second

lieu,

pour

combler

les

par

l'auteur

en

signalés

manques
matière

de
vocabulaire
d'avoir
recours
à

avant

il

moyen,

conviendrait

scientifique,
autre

tout

d'orienter

collaborateurs

vers

veux dire maintenant quelques mots,
mais d'un ouvrage extrêmement précieux,

de

«

imprimé

en

oc,

et

pharmacie, des sciences naturelles,

français-occitan, celui de Rapin et celui
de Roger Barthe. Le dictionnaire de Piat
est
pédagogiquement peu utilisable.
Ceux de Rapin et de Barthe, utiles, très
seront

aussi

très

certai¬

critiqués.

pour

ce

qu'il est,
le

et pour
Vocabulaire

ce

qu'il

occitan,
d'Andrieu Lagarda, publié par la section
;

pédagogique de l'Institut d'Etudes Occi¬
Centre
tanes
au
Régional d'Etudes
Occitanes de Toulouse.
Ce qu'il est, Marceau Esquieu le dit
fort bien dans l'Avant-propos : un voca¬
bulaire où les mots sont groupés par
familles de telle sorte que la complexité
et les finesses du langage révèlent la
valeur du vocabulaire d'Oc à ceux qui
traiteraient encore l'occitan de «patois»;
un vocabulaire capable de
faire prendre
à
celui qui l'utilisera
conscience de

l'appartenance à

une

civilisation

origi¬

nale; un vocabulaire soucieux de la
pureté de la langue; un vocabulaire qui
pose les bases d'un langage scientifique

technique indispensable aujourd'hui;

On

souhaite

vivantes

Ce besoin est actuelle¬
ment si réel qu'il nous vaut, coup sur
coup,
la réédition du « Dictionnaire
français,occitanien » de Piat, et la paru¬

d'aujourd'hui.

le

faire

les

qu'en empruntant

cette

s'attache

dans
lui

sans

et, d'autre part,
vocables
nécessaires
pour traduire la vie moderne autrement

ses

Mais

choisir

part,

traditionnel

sa

introduire

romans

des dictionnaires patois gallo(de 1550 à 1967), dans la nou¬
velle
édition
publiée en 1969 à la
Librairie Droz, de Genève, par les soins
de Hans-Erich Keller et Robert Geuljans
qui ont mis à jour la première édition
due à Walter von Wartburg.

d'une

vocabulaire

phie

et
12

lexi¬

ces

«

annonce

Tolosa-Miegjorn-Pireneus

constituent

se

Ce double caractère est souligné par
André
Lagarde lui-même dans son
Avertissement » quand il déclare qu'il

Ce n'est pas de ces dictionnaires que

las antènas de

pour que

fait humain d'aujourd'hui
de départ pour créer «

je

sus

scien¬

«

spécialisés, indispensables à une
langue qui doit exprimer l'intégralité du

Vocabulari

nement

las émissions occitanas

des

pour

ques

certainement,

ESCOTATZ

position de départ

une

tifiques, des ingénieurs, des techniciens
qui pourront être tentés de le complé¬

»

acontentar

vocabulaire qui est un outil pédago¬

un

bialas,

les

le

dépouillement des
ouvrages à caractère scientifique, plus
nombreux qu'on ne pense, qui furent
écrits en oc jadis ; la langue du droit,
par exemple (c'est de l'oc que découle
souvent le vocabulaire juridique français,
comme
l'a souligné W. von Wartburg);
celle des mathématiques (le premier livre

Ce
se

»

en

qui

avec

matière

le

génie de la lan¬

de vocabulaire savant,

permettrait

de

mieux

domaine

de

sciences

le

etc.

permettrait, par ailleurs, de

familiariser

dans

en France le fut
de la médecine, de la

à Nice);

recours

gue
ce

maths

s'orienter
ou

techniques plus récentes : électricité
astronautique, par exemple.

de
ou

Le troisième point serait dès lors plus
facile à mettre en pratique : utliser le
vocabulaire « possible », grâce à la
dérivation des mots, pour la formation
de néologismes immédiatement compré¬
hensibles. André Lagarde a bien vu le

problème;
pensable.

on

lui

souhaite

Charles

l'aide

indis¬

CAMPROUX,

Professeur à la Faculté de Lettres
de

Montpellier.

�d'une
«

importante

dahu

monographie

(du primitif dahutosaure

»

du
aux

variétés modernes, en passant par cer¬
tains dessins inexpliqués de Niaux et

Lascaux)...
Enfin, pour Jacques Surpas, le si aima¬
ble
et
l'accueil

dynamique Directeur et pour
si
agréable : « Un brave

mercè ! Tornarem !
Car

•

stage, nous espérons bien le

ce

recommencer.

L'OCCITAN A L'ESCOLA
Cronica Pédagogica

INFORMATIONS
Deux st

Le cadre du Stage

:

Le château de La Brangelie et

piscine (Photo Denis)

sa

jouste)

ADMINISTRATIVES
(Etablissements d'enseignement
et secondaire)

élé¬

mentaire

LE STAGE INTENSIF D'OCCITAN MOYEN
A LA BRANGELIE
(15-20 juillet)

Recteurs,

aux

aux

Inspecteur d'Acadé¬

mie, aux Chefs d'établissement.
OBJET

-

Enseignement des langues et
régionales dans les

cultures

classes des

premier et second

degrés.
La

circulaire

vrier

L'ancien château des Seigneurs de
la Double, à l'est du Périgord, avec ses
vastes

salles,

longue

sa

assez

tan !

ses

vieilles

cheminées,

voûtée..., voilà

cave

peu courant pour un

un

décor

stage d'Occi¬

Mais le stage

organisé au château
de la Brangelie en collaboration avec
NOVELUM, la dynamique section du
Périgord de l'Institut d'Etudes Occitanes,
était d'un type nouveau.

Regrouper

nombre de sta¬
de 12 à 15), consa¬
crer plusieurs heures par jour à l'appren¬
tissage
de
l'Occitan
moyen
«
apprendre en cinq jours la graphie
normalisée, quelques éléments de gram¬
maire, avoir un aperçu de la richesse
de
notre
vocabulaire :
c'était
déjà
beaucoup !
Mais les organisateurs voulaient un
contact
plus intime avec la langue
parlée; et le château, spécialisé dans
les
stages de langue, possédant un
laboratoire, la méthode Baylon-Lafont
pouvait
être
utilisée.
Laissons aux
spécialistes le soin de dire les qualités
giaires (il y

les

et

un

petit

en a eu

défauts de cette méthode, qui a
le mérite d'exister. Signalons

moins

au

simplement
aimé,
diction

dès

que

les

moins

les stagiaires auraient
premières leçons, une
hachée,

plus naturelle.
Quelques heures

en

une

fin

d'Occitan

à Ribérac, parla
dont les premiers, et
grands, naquirent en terre

les

plus

limousine. Bernard

Lesfargues révéla de
périgourdins, mineurs,

nombreux auteurs

peut-être,

cachant

mais

souvent

des

trésors

insoupçonnés. Dans une autre
causerie, il montra la montée, après le

Félibrige,

d'une

prise

de

conscience

occitane, d'un combat contre l'aliéna¬
tion... L'auteur de « Ni Cor ni Costier »
a su lui-même illustrer cette lutte !

Pour compléter ce

« bain d'Occitan »,
complète, depuis Broglia,
chanteurs; une joyeuse descente

la

collection

de

nos

Castillonnès,

à

avec

en

direct la puis¬

présence de Marti, et les dernières
chansons de Patrie, de Courrèges et du
sante

nouveau

«

»,

Seilhan. Le lendemain, à

la

Brangelie, Delbeau offrit dans ses
chants gascons le charme secret des
Landes, et les » planhs » sur ceux qui
s'en

vont...

Les

stagiaires eux-mêmes nous ont
quel enrichissement ils avaient retiré
ces différentes approches du monde
occitan. Venus de
différentes régions
(deux d'entre eux, même, des U.S.A.)
ils sont repartis pleins
d'idées nou¬
velles, et surtout, décidés à œuvrer à
dit
de

intonation

leur

de

positif, donc ! Tous sont à féliciter pour
leur assiduité, leur intérêt, leur dyna¬

stage

furent
aux
consacrées
particularités
dialectales du Gascon et du Nord-Occi¬
tan.

Les autres aspects de la réalité
ne furent pas négligés ; Jean

tane

professeur

des troubadours,

tour

misme

:

à

côtés.

des élèves

Un

comme

bilan

on

très

n'en fait

plus !
perdant jamais
droits, signalons à côté du stage,

L'humour

occi¬
Roux,

nos

ses

occitan

ne

entre autres doctes travaux,

les éléments

1969

n°

fixé

a

IV-69-90 du 17 fé¬
les conditions dans

lesquelles serait assuré l'enseignement
langues et cultures régionales,

des

conformément

aux

principes posés par

la loi n° 51-46 du 11 janvier

1951,

en ce

qui concerne les académies où sont

en

usage le basque, le breton, le catalan
et l'occitan.
nouveau
Le
régime institué pour

l'épreuve facultative de langue régionale
du baccalauréat par le décret n° 70-933
du 5 octobre 1970 rend maintenant sou¬
haitable un renforcement des moyens
attribués à l'organisation de cet ensei¬

gnement dans les classes du second
cycle des établissements du second
degré.
En conséquence, à compter de l'année
scolaire 1971-1972, les enseignements
de langues régionales autorisés par les
textes

rappelés ci-dessus seront donnés,

dès qu'un minimum de 10 élèves aura
été atteint, dans les classes de seconde,
de première et de terminale, et dans la
limite de 3 heures par semaine, sous
forme de cours inclus dans le service
des professeurs et pouvant donner lieu
éventuellement au versement d'indem¬
nités pour heures supplémentaires au
taux des heures-année d'enseignement.
Dans les classes de l'enseignement
élémentaire
et
du premier cycle de

l'enseignement

du

second

degré,

cet

enseignement continuera à prendre place
dans

le

cadre

conformément
circulaire du
La même
que,

des
aux

activités dirigées,
dispositions de la

17 février

circulaire

1969.
recommandé

a

dans les académies intéressées, les

enseignements du français, d'histoire et
13

�de

géographie, de disciplines artistiques,

donnent

l'occasion d'insister

sur

la civi¬

régionale, considérée à la fois
valeur propre et pour le support
pédagogique particulièrement efficace
que son étude peut fournir. Cette recom¬
lisation

pour sa

mandation

conserve tout son

intérêt.

Le Ministre de l'Education Nationale,

Olivier GUICHARD.

Dans
existe

ce

Se d'unes, entremièg nîistres legeires
regents, se senton venir d'idèas a la

l'occitan,

»,

una

cronica
per
a

pedagogica a partir del numéro 3
donar a la conéissença de la lenga
son
ensenhament la plaça que i
Se sèm totes d'acòrdi per reco-

reven.

néisse

que

capitat quand

la causa occitana aurà
cada Occitan poirà dire

Soi Occitan I

sul

pic, pensi que nos
cal convenirque l'òbra dels ensenhaires
per çò que tòca la lenga, l'istòria e la
geografla économies e umana es majora.
L'ensenhament de la lenga mai que
mai deu esser sistematisat; se cal botar,
d'efèit, dins lo cap qu'Occitània a pas
jamai existit institucionalament e que
sufis pas de parlar de luta de classa o
«

»

de dreit de las minoritats per bastir una
realitat
occitana,
cal
començar
me
sembla per donar a las gents lo mejan
de se reconéisse e la fiertat de son
identitat etnica : praquò lo trabalh dels

ensenhaires
pramor

es

unenc

e

fondamental

aquela presa
sola nos
pòt

permet

que

consciéncia

de

que
far
qu'Occitània se bastiga.
Praquò, cal començar l'ensenhament
de la lenga tanlèu que los nenets pòdon
parlar, es a dire a l'escòla maternala, a
ma
conéissença degun encara s'en es
esperar

mainat : i caldrà venir. En atendent
de regents an jà compres l'importancia
de la causa e assajan coma pòdon
pas

d'anar dins
En aquel

laria,

vos

aquel biais.
période de dintrada

voldriai balhar dos testimònis

qu'encoratjaràn benlèu
eles tanben d'assags
dos testimònis
cadun veja çò

son pro

d'autres a
occitan :

en

diferents

far

los

per que

qu'el pòt far.
ESCOLA
D'AVEZAC
(Capvern-losBanhs) : lo S. Boube Gérard, regent,

nos

escriu

:

Je ne peux pas dire que
j'enseigne
l'occitan car je ne le possède pas suffi¬
samment moi-même. Simplement, si un
élève apporte un texte de tradition orale
ou
inventé par lui-même en occitan,
nous le travaillons avec ceux qui
parlent
«

cette

langue afin de

structure et le

sens.

mieux en cerner la
Nous faisons aussi

effort de traduction pour ceux qui ne
parlent pas.
Sur 26 élèves des cours élémentaires
1 et 2 et moyens 1
et 2, 17 parlent
l'occitan et 3 le comprennent. »
ESCOLA DE MONTVALEN (Rabas-

un

le

tens)

:

experiénça novèla del S. Barthe

Lois, regent

le patois

«

:

Dans certaines

régions on lance des
expériences de bilinguisme.

de

et

Bordeaux

à

stage, je parlais
mais je ne savais

legida

que

La Dépêche

».

Montrer

la langue
beaucoup

patois

enfants

aux

est

et

une

leurs

à

parents que cette langue, qu'ils parlent
ou
qu'ils comprennent, n'est pas diffé¬
rente de celle du village voisin comme
chacun le croit; que ces différences ne
sont, le plus souvent, que des différences
de prononciation analogues à celles qui
existent

français;

en

Leur

apprendre que cette langue
a une orthographe
normalisée, dite clas¬
sique, qui en fait l'unité,
—

qu'elle
700

ans

qu'elle

est toujours vivante
d'interdictions officielles,
a eu

après

qu'elle a toujours des
des hommes de

et

écrivains, des poètes,
théâtre de valeur,

qu'elle est chantée

par un groupe, nom¬

breux, de chanteurs pratiquement inter¬
dits à la radio et à la télévision,

qu'elle est

un des moyens d'expres¬
d'une
culture, d'une civilisation
différente de la France du Nord et des

sion

pays anglo-saxons.
1ro ETAPE : Lire l'occitan.

Moyens employés
1.

disques de

à tra¬

et,

leurs parents, que
considérée
par

eux

populacançons

Miquèl BERTOMIEUS.
enfants

les

de

vivament

RECHERCHE':

Convaincre

e

testimònis, lor conde
promòure eles
una
pedagogia de l'occitan. Se
an jà fait d'ensags semblables,
nos lo fagen saber.

paraissent dans

«

pels dròlles

d'aqueles

selhàm
tanben
d'autres

Quelques travaux
d'élèves
A l'intention de
des enseignants,

jeunes lecteurs et

nos

publions sous
rubrique quelques travaux d'élèves:
deux textes libres et quelques résultats
d'enquêtes consacrées notamment à des
exercices sur
l'origine des noms de per¬
sonnes et à un choix de
proverbes occi¬
nous

cette

tans.

Cette expérience, sans doute bien

modeste
suivie. Il

au

départ, mérite d'être
qu'à vous, amis

ne tient

pour¬

ensei¬

gnants, de la continuer et de l'améliorer;
écrivez-nous, faites-nous part de vos
idées, critiques et suggestions. Afin que
votre travail soit profitable à tous, nous
publierons dans la mesure du possible
un aperçu de ce
que vous aurez réalisé.

Expédier le
vante

courrier à

l'adresse sui¬

:

:

L'OCCITAN A

Imprégnation.

Audition de disques.
Ecoute des émissions
d'Oc de Radio-Toulouse.

CREO, 3,

—

—

en

rue

L'ESCOLA

Roquelaine

-

TOULOUSE

langue

Cette écoute est, jusqu'ici, irrégulière :
les

enfants

ne

possèdent plus

que

la

télévision ou n'ont pas toujours la pos¬
sibilité d'influencer le milieu familial.
—

esco-

rias cantadas

presque rien sur cette langue car ON
ne m'en avait jamais parlé et je déchif¬
frais bien mal les articles en occitan qui

occitane

decidit de durbir

avià tanben de cançons

CREO de Toulouse
Saint-Girons. Avant

un
vulgaire
langue véritable;

a

I

novèlas enregistradas suis
Marti e Mans de Breish.

vers

\

lans.

j'ai pensé qu'il serait inté¬
d'apprendre, puis d'essayer.
J'ai
donc suivi à Pâques
1971 le
stage d'une semaine (5 jours actifs) des

—

e

ditas

comme

VIDA NOSTRA

paire d'un escolan. Aquelas poesias eran
pel mèstre e per quauques esco¬

bilinguisme

Alors

—

TRABALH

le

ressant

BUT

LOS REGENTS AL

région,

notre

l'état naturel.

à

Etude

de

chants

populaires en
langue d'Oc. Il est regrettable que la
radio scolaire qui propose chaque année
des chants populaires du Languedoc, de
Bourgogne ou d'ailleurs n'en propose
jamais une version, même partielle, dans
la langue ou dans le dialecte d'origine.
2. Etude théorique des difficultés essen¬
tielles (cf. disque : « La prononcia¬
tion de l'occitan).
—

3. Etude de poésies ou de textes faciles.
4.

Lecture de textes occitans et traduc¬
tion.
Nous

en

sommes

Prochaines étapes
—

—

DU COMMINGES

Lectures, par le maître, de textes

occitan.

en

UN TEXTE GASCON

là !
:

Parler l'occitan,
Ecrire l'occitan !

»

Aquel text del S. Barthe,
quasèrn

que

es

tirât d'un

foguèt expausat damb los

trabalhs dels escolans per la fèsta de las
escòlas del despartament, a la fin de
l'annada. Era acompanhat de poesias en
occitan

qu'eran

bandas

manheticas

escotar

sus

un

enregistradas
que

cadun

manhetofòn

de
podià

Rencontre dambe
un camarada
còp,

Un
coma anavi a Horgas, es a
diser au
men
vilatge, rencontrèi lo
Gabrièl que s'amusava dambe un balon.
Intéressât per aqueth jòc
pensèi a
damorar
li
entà
ténguer companha.

Quand

estom

un

d'aqueth amusapauc, joguèm a

a

diser que corrèm

pèrder alen. Dincas^aquiu se passée
tôt
plan. Tôt d'un cop la mair deu
Gabrièl nos cridèc entà vrespalhar. La
prauba hemna, quina bona idèa, avèva
hèit pescajons ! Pensstz-vos ! Vueitèm
lo plat i deishèm pas que las micas.
Podèc comprénguer que nos avèva hèit
plaser. En tôt la remerciar me'n tornèi
a

tôt

en

diser adiu

au

Gabrièl.

Enfin, èri plan content d'aver passât
una

tan

bona après dinnada.
Joan-Loïs VILLA

sus

prestat pel

lasses

ment, entà cambiar
la lèbe e au can, es

6e1

C.E.S. de Carbonne-31

�UN TEXTE LANGUEDOCIEN

DU TARN

Val

mas

que

sarda sul pan

una

Lo

qu un

dimècres

brenhat.

23

Avèm

invitât

d'octobre avèm
los

cosins

tu

SAURA

une

sardine

le pain

sur

désigne

tiens vaut mieux que

deux

également un détail
SAURET,
SAUREL,
graphié SAURY, il

Avec
parfois

SAURIN

oiseau qui vole.

(Sens : un
l'auras.)

traduit

physique.

Il vaut mieux

Cara Cristina

qu'un aucèl

vòla.

d'un blond doré.

une personne

PELLETIER représente évidemment un
homme qui prépare ou vend des four¬
rures. Dans le Midi, ce nom est la fran¬

e

qualques amies. Mamá es malauta. A mal
de cap. Es anada vese lo médecin de

PROVERBES GASCONS

cisation du mot occitan

Vabre. Li

Hemnas de gleisa,
Lo Diable a l'ostàu.
Femmes d'église,

VERDIER, ancien mot occitan pour
vergièr : verger (latin: viridiarum).
SUBRA correspond en langue d'oc au
prénom Cyprien. « Lo barri de Sant-

fait

avèm

de dictada
a

9

donat de cachets. A l'escòla

a

las

composicions

de

calcul,

de questions. Ai pas pensât

e

t'escriure. Mas es mon aniversari lo
de novembre. Ai agut una
angina.

Aquò

m'agradava pas trop. Acabi ma
letra pr'amor qu'ai pas res pus a te
contar.
Te
doni
mon
adreça e me
donarás la tieuna.

Brigita C..., 10

Le Diable à la maison.

Subra

Fòrça còps eth que piula que viu m^s
qu'aqueth que shiula.
Souvent celui qui se plaint devient plus
vieux que celui qui
siffle.

ans,

l'origine de votre nom?

nier

jon

dins

fòc, signe de fèsta;
ostal, signe de

un

Trois marmites devant le feu, signe de

fête;

dans

une

maison,

de

et

Saint-

signe

comme

CABET est

CASTEL,

dimi¬
nom a caracté¬
un

se

retrouve dans les

(fourque

LAGAILLARDE.

».

«

CONSI

»

qui

noms

CASTEX, CASTERA, CASTE-

FOURQUET. Provient du
cultivateur

grosse

«

»

Levèze

«

pâturage réservé. L'origine

RAN.

nutif de cap : tête. Ce
risé à l'origine une personne à petite
tête. On trouve à l'inverse le
patronyme
Cabasse formé à l'aide d'un suffixe

augmentatif AS et signifiant

un

château

«

tête

:

désigne

CABOT

»

LADEVEZE. Vient de

Béat.

pèsta.

Trois femmes
de peste.

Toulouse

nom vient de
boujon(qui fabriquait des flèches) (bougrosse flèche).

»

FERRIER FERRER. Maréchal-ferrant et
surtout ferronnier dans le Midi.

Enquête réalisée par les élèves du
de Carbonne, des C.E.G. de la
de

ou

»

BOUJON. Ce

Patte-d'Oie

femnas

Audoin

•

CONNAISSEZ-VOUS

PROVERBES LANGUEDOCIENS

Très

baptême

ESCAZAUX. Le
casau
(ou casai)
désigne le domaine; » es » est l'ancien
article gascon. Ce nom est fréquent dans
la Haute-Garonne (surtout dans la région
de Luchon).

C.E.S.

Très olas davant lo

de

nom

Audouin, lui-même d'origine germanique:
Aldowin (aida : vieux, win : ami). L'étymologie d'Audouy est donc : vieil ami.

région toulousaine.

PROVERBES OCCITANS

quartier

AUDOUY est la déformation de l'an¬
cien

81-MONTREDON-LABESSQNIE

Quelques

Toulouse le

à

Saint-Cyprien.

Ces proverbes ont été recueillis
par
divers élèves d'écoles primaires de la

Escòla de Paulha.

c'est

»,

pelatièr.

gaillard

LEGIR

» :

surnom

:

fourche).

Du

sens

ancien

d'un

de

joyeux et audacieux.

L'OCCITAN

LENGADOCIAN OCCITAN CENTRAL

1.

Le

«

A

»

final

française E

équivalent à la voyelle muette
généralement O.

Ex. : lo mèstre,
la fèsto).

se prononce

la fèsta (prononcez lou mèstre,

Ex.

:
la campana :
pano avec l'accent

la cloche (prononcez la camtonique sur « pa »).
Cependant, dans le Nord de l'OCCITANIE, on
prononce souvent « lo compono ».

2.

Le

O

prononce toujours OU, par contre
surmonté d'un accent grave se prononce O.
«

»

se

3. Le E

Ex.

cor,

se

prononce

Lengadoc,
souciétat).

toujours É

en

5.

toujours É.

Le NH

et

:

je vais (pro¬

le LH occitans équivalent au GN et ILL

français.
Ex. ; la montanha, la filha (prononcez la mountagno, la fillo).

Léngadoc,

Par contre È surmonté d'un accent grave se pro¬
nonce

Ex. : la luna (prononcez la luno).
la nèu : la neige; nou : neuf; vau
noncez la nèou, noou, baou.

occitan.

societat (prononcez

prononce toujours U sauf dans les diphton¬
EU, AU et OU (dans ce cas, il se prononce

se

OU).

la porto).

:

Le U
gues

le O

Ex. : Tolosa : Toulouse (prononcez Toulouzo).
lo cor, la porto : le cœur, la porte (prononcez

lou

4.

6.

Le V
Ex.

se
:

abé;

prononce

Aver
uno

:

avoir;

B.
una vaca : une

vache (prononcez

baco).
15

�PAGINA UMORISTICA

COURRIER
DES

LECTEURS

Un stage occitan raconté
par un parisien
«

Ah !

Dis-donc, dis-donc,

Saint-Antonin !

à

comça !

C'était

gars !

mon

un

peu

Ce qu'on s'est marré

sensass

lavé

!

des

chants

Aquèlos mountagnos » qu'izon chanté. E pis des gus
et pis des pep's et avé des minis et des
panties et qui guinchaient. Pas une danse française par exemp';
pas un rock,
pas un jerk, pas une bossa nova ! Rien, rien que des trucs
-

d'Occitanie !

Seulement

oilà

quand

:

qued's; tu parles ! i jaspinaient
Cé

nòstres

Qualquas letras de
legeires e amies...

en

i

(Ce texte

tous

les

mecs

i

l'ai découvert

«

du Midi

est dû à l'initiative du Cercle Occitan du

»

(J. D..., Père Blanc, Algérie.)

patois !

quaquêm' qu'en Franc'
français ! Non ?... »

pas

demièg /os vòstres abonats...

dégoisaient je pijais

malheureux

causeraient

Cresi ben que soi intéressât pel reviscol occitan ! Es
pr'aquò

«

que me veni escriure

Lycée de

Iqcture dans

Corse d'adoption du fait de

mon

à la

où elle

langue d'oc et
inégalable accent. »

Villeneuve-sur-Lot.)

hasard d'une

au

La Dépêche
devenu

«

article relatif à VIDA NOSTRA... Bien
que

un

»

au

pays

métier, je reste très attaché
exerce le charme de son

(Chef de Bataillon Y. R..., 2e R.E.P., Calvi.)
A NORMALA O ANORMAL?

C'est

«

Un père ayant sa fille à l'Ecole Normale d'Instituteurs
contre un de ses amis dans la rue.
Celui-ci lui demande

le

avec

plus grand plaisir

numéros de VIDA NOSTRA.
ren¬

—

(S. R...„ Milan, Italia.)

:

Es

Je tiens à

«

Normala.

a

avez

—

Ah !

totes

an

bien

remercier pour

vous

voulues

quicom que va pas.

adeptes...

»

l'épreuve d'occitan

QUI ?

Th.

Pendant

la

campagne

délégation de Maires

va

les

pour

élections

législatives,

à Paris pour apporter son soutien

militants d'un parti politique

réunis

«

aux

l'ai l'honneur de solliciter votre assistance pour
la consti¬

des

Maires

ne

maniant

Racine, monte à la tribune

et

très

pas

s'écrie

la

bien

langue de

les

vous sont

acquéris...

L'assistance répond

:

Acquis !... Acquis !...

«

nos

le

»

Comment

répondre

A

«

qui ?

»

tout étonné

Mais à

vous,

à

la

défense

à

et

la

que

notam¬

les organismes

réhabilitation

de

la

langue

»

(R. M..., Chercheur au Centre International
Bilinguisme, Québec.)

de Recherche

sur

*
«•

Et le Maire de

publications disponibles ainsi

travaillant
d'oc.

:

Dans les heures graves que traverse notre
pays, tous

suffrages

fonds de documentation occitane, concernant

tution d'un
ment

L'un

BAC.

au

L...t 12-Saint-Amans-des-Cots.

une

Congrès.

en

que vous

me

Une future candidate à

ACQUIS OU A

les informations

communiquer... et soyez certains que
l'occitan ne sera pas seulement un élément utile à l'obtention
de points au Baccalauréat, mais il représente
beaucoup plus...
La dignité de l'occitan croit à mesure qu'il
gagne de fervents

anormala !

es

(A part). Dins aquela familha

«

j'ai lu les premiers

Que fa ta filha ?

—

«

que

»

Nous

heureux du

sommes

dans VIDA NOSTRA et

:

bien sûr !...

qu'une telle

»

nous

progrès

vous

devait être créée,

revue

que

nous

remarquons

félicitons. Il est certain

en

car

elle correspond à

un

besoin.

nouveau

Pour que la revue

venance

fait

le centenaire de Jasmin
Un

Venons-en

«

des autres

dès

maintenant

particulier, il serait
différents CREO de

disque

a

NOTA.

Silvan Dumont

nous

dit par Marceau Esquieu
:

12 F

voie

pas

son

essor

se

ralentir, il

régions couvertes, mais un effort doit
pour se rapprocher d'un équilibre.
souhaitable d'équilibrer ce qui a trait
Toulouse, Bordeaux et Montpellier.

—

Nous

ont écrit.

remercions

répondre à tous

Ecrire à Vida Nostra

les

nombreuses

L'abondance du courrier
nos

ne

nous

être

En
aux

personnes

nous

en

qui

permet pas de

correspondants individuellement.

prions de vouloir bien

33 t

ne

(Serge GRANIER, Section I.E.O. de l'Aude.)

avec

Mos sovenirs Letra

suggestions.

aux

faut que ce s oit une revue générale et pas seulement une revue
toulousaine. Cela dépend sans doute des informations en
pro¬

Vient de paraître
pour

«

Nous les

excuser.

Sauf indication contraire de la part de nos
correspondants,
nom et adresse ne sont
pas publiés dans la revue.

leurs
Lo

Director-Gerent

;

J.-L.

DUTECH

-

C.R.E.O., 3,

rue

Roquelaine

-

TOULOUSE

-

Dépôt légal

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            </element>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/b8db405baf5c23b25201888558f64339.jpg</text>
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              <text>&lt;em&gt;Vida N&amp;ograve;stra&lt;/em&gt; (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/21000" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce num&amp;eacute;ro de &lt;em&gt;Vida N&amp;ograve;stra&lt;/em&gt;&amp;nbsp;contient un entretien avec le chanteur Patric ainsi qu'une pr&amp;eacute;sentation des festivals occitans de l'&amp;eacute;t&amp;eacute; 1971.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il contient aussi une chronique p&amp;eacute;dagogique et une rubrique courrier des lecteurs.&lt;/div&gt;</text>
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