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                  <text>INSTITUT D'ESTUDIS OCCITANS

DOSSitR

Sector Espandiment
A. Bouras
1920, rota de Montpelhièr

30380 ST CHRISTOL-lez-ALts

§oooooooooooooooooooooooooooooooog
8 L'OCCITAN A LA TELEVISION

8

8000000000000000000000000000000008

Dins aqueste dossièr
p.
1. Les langues minoritaires d'Europe et la radio-télévision (doc.

11

Sabrot) ;

2. Les émissions de télévision dans les langues de France,
Le droit international et la diffusion;

3. La France, Etat multilingue (Le pèlerin)

5. Quelques positions . syndicales (C.G.T., C.F.D.T.)
6. Quelques positions syndicales, politiques : P.C., Etats Généraux de
Drôme-).rdè che;

7. Position du P.S.;
8. La T.V. en Catalonha-Sud,"
9 à 14. Réflexion sur la Com~unicaticn de masse et la T.V.

15. La revindicacion en Bretanha;

16. Document : la palha e la potra (Lo francés en Lo1siana)
17. Les proposi tians de "Fer Neste" (Bea~n) ;
Posicion àe la Seccion Antonin Perbèsc (Tarn e Garona) de 1 1 I.E.O.
18. Preposicion de letra als Conselhs municipals
19. Article perla premsa d'Occitania
20. Adi tiu.
21.

Adi tiu.

22.

Reconnaissance des régions ethniques par le Gl de Gaulle,et autres positions
politiques.

�LES LANGUES MINORITAIRES
ET LA

D'EUROPE

RADIO-TELEVISION

I. RADIO
Une étude très récente de Ricardo PETRELLA, faite à la demande de la Direction Générale de l'Information de la Commission Européenne: "La renaissance des 5
cultures régionales en Europe" (éd. Entente), nous indique que 4 langues seulement
bénéficient de conditions assez favorables à la radio:
a) l'allemand dans le Tyrol du Sud (Italie): 145 heures par semaine;
b) le basque (Espagne): dans la seule province de Guipuzcoa, les 4 postes privés émettent en basque pendant 27 heures et 30 minutes par semaine (en France,
seulement 54 minutes pa= semaine ... );
c) le catalan (Espagne): 36 h par s.amaine üu niveau des 2 principaux émetteurs,
sans compter les radios lccales (eD France, les émissions en catalan ont été supprimées!);
d) le çallois (Gàe-Brstagne): 17 h pè.r semaine sur les 30 h hebdomadaires de
la radio régionale de la EBC.
II, TELEVISION

A la télfvision, le3 la.~gues mino~itaires sont encore plus mal loties. Les
moins défavorisées sont l'allemand au Tyrol du Sud (14 h p~ semaine) et le · gallois ( 13 h par semaine au moins au moins, dont 7 sur les 12 h du programme régional de la BBC - les 5 h restantes étant en anqlais)- et 6 heures sur les 10 h de
la télévision commerciale .•. En ou~re, des émissions de 15 mn par semaine sont diffusées par la BBC sur les pro&lt;F'."aru.ries nationaux. Le 4ème canal de la BBC sera consacré à un service séparé en langue galloise.
En Bretagne, le magazine "!3reiz o -.,eva" (30 min. tous les 15 jours} avec diffusion le samedi sur FR:' et le lundi Eur A 2, et 1 minute et dex:iie tous les mardis
et vendre~is dans l~s Actualités Régionales: des miettes.
La première conclusion à tirer de la remarquable étude de R. Petrella est que
la situation de la langue bretonne est médiocre par rapport aux autres langues minoritaires d'Europe .•. ~e corse n'a droit à ~ucune émissioc de radio ou de télé.
(Extrait d' "Ar Falz, juill.-sept. 77)
III. ET L'OCCITAN?
m 75 mn ?ar semaine sur Radio-Toulouse;
œ RIEN à la Télévision!
a "Rien à attendre pour la télévision dans l'immédiat, et pour la radio peutftre un effort qui reste à déterminer". C'est en substance ce qui fut répondu à M.
C. Laurissergues, député du Lot et Garo~ne, président de l'intergroupe Parlementaire pour le développement culturel des régions occitanes, par le Directeur général de FR 3 en septe:i:bre 79.
~Aune question écrite de M. André Méric, sénateur de la Hte-Garonne, le ministre de la Culture et de la Communication a répondu:
"L' inse.ction d'émissions en lë'.11.gue régionale au sein des programmes régionaux
dont le temps est très limit~, abo•.1tit en réalit.é à les substituer à des émissions
en français. Il y a do~c là un prohl~=e d'équilibre entre les téléspectateurs qui
pratiquent la langue ~-égionale et ceux qui ne la pratiquent pas."
Bien sûr, actuellement pas de déséquilibre au détriment des occitanophones .•.

�LES EMISSIONS DE TELEVISION EN LANGUES AUTRES QUE LE FRANCAIS
Le Samedi à I2 H. émission en alsacien
(Iere cha1ne)
à I3 H. 30: BREIZ O VEVA, en langue bretonne
Le Mercredi à II H. 30: BREIZ O VEVA
à II H.45: DI CASA (pour Marseille, Nice et Corse) en Corse.
OCCITAN: rien, bien que concernant un nombre beaucoup plus important àe personnes.
LE

DROIT INTERNATIONAL ET LA DIFFUSION

L'article Ide la déclaration des principes de la Coopération Culturelle Internation~la de l'UNESCO, en I946, et à laquelle souscrit la France, affirme que:
"toute culture a une dignité et une valeur qui doivent ~tre respectées et sauvegardées" et que "tout peuple a le droit et le devoir de développer sa culture".
La Convention contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement,
(UNF.SCO), signée par la France le I4 décembre I960, déclare qu'il y a "~énocide culturel" chaque fois qu'il y a exclusion de l'école d'une langue parlée par une collectivité", plus généralement quand il y a refus de donner à
une ethnie "LES MOYENS DE DIFFUSION MODERNE DE SA LANGUE ET DE SA CULTURE:
ENSEIGNEMENT, PRESSE PARLEE ET ECRITE, TEBEVISION".
DROITS:
Cette même convention de l'UNESCO et la Convention Européenne des DROITS
de l'HOMME ET DES LIBERTES FONDAMENTALES, signée à Rome le 4 Nov. I950, reconnait aux minorités le droit d'avoir en commun "leur propre vie culturelle
et d'exercer des activités qui leur soient propres, y compris la gestion d'écoles"
CONFERENCE d'HELSINKI (adppte une charte, le Ier aont I975): rappelle
ces principes. Cette charte a été signée par la France.
DECLARATION IIN,IYEPSELLE DES DROITS D,E,,L,'HOMME
Tout homme a droit à la protection "contre toute discrimination", y
compris linguistique; "à la satisfaction des droits économiques, sociaux et
culturels indispensables à sa dignité et au développement de sa personnalité": à "prendre part librement à la vie culturelle de la communauté".
Fin I978, la France a célébré le 30eme anniversaire de cette déclaration.

BRETANHA

Precisions de darrièra minuta:

AN coma television: 3 minutas lo dimecres (I9 H 45), 5 minutas lo dissabte
(I9 H 45) tot aquo sus la 3ene cadena; coma contengut: agach sus l'actualitat artistica, literaria, culturala.
BREIZH O VEWAN es una emission-magasine de 25 minutas lo dissabte a I3 oras
30.
En tot, aquo fai 33 minutas per setmana.

�---~·-. -· ·---1- ·--.-- _. ._,__.._.,__ ----·-.--···· -..... - -.......... _... .. -- -----·-·- ··
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LA
LA

FRANCE,
REALITE

ETAT
DU

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MULTILINGUE
FAIT

POUR

CEUX QUI EN DOUTERAIEin

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Langqes régiona}.es:

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Alsacien, basque, breton, catalan, corse, flamand, occitan. Voilà sept
langues de France sans
compter les innombrables patois plus ou moïns
dérivés du français . Certaines d'entre elles sont
cousines du français,· issues du même latin, d'autres d'origine germanique, d'autres enfin totalement « étrangères ,,.
Sept langues, sept sources de richesses culturelles, menacées de disparaître et pourtant bien
vivantes encore.
A quoi bon · tenter de
les sauvegarder? Que signifient ces revendications des Bretons, des
Basques, des Occitans,
des Alsaciens ? ... Le Pèlerin ouvre le dossier .des
langues régionales.

t Ac.I:r ff

Un pays,
une seule
langue?
Nous
gique.
vennes
messe,

parlions de la réforme liturEt cette paysanne des Cé·
avouait : " Le français à la

on comprend ce que l'on dit.
C'est mieux que Je latin. Mais lorsque
je prie vraiment très tort, je le tais
dans ma langue . ..,

-

.. Dans votre langue ? ..

-

.. Ben, en patois ... ...

Ce jour-là, j'ai su que le français
appris à l'école n'était pas sa vraie
langue maternelle, celle que vous a
murmurée une mère qui · vous pouponne, celle que l'on retrouve spontanément pour exprimer son émotion.
Sa langue. c'était l'occitan.
Ils restent nombreux ces Francais
dont le trancais n'est pas la langue
maternelle. Ils parlent breton , occitan.
basque, catalan, flamand, corse ou un
dialecte
germanique.
Malgré
des
siècles d'une intégration culturelle parfois tyrannique, malgré l'école obligatoire en français. malgré la radio et la
33
·
- -,--...-

�QUESTION : A propos du développement des langues régionales,
nous avons recuellll les deux opinions suivantes. Avec laquelle
êtes-vous plutOt d'accord ?

• Il faut maintenir l'usage de ces langues, car
elles correspondent à des traditions régionales qu'il
faut absolument sauvegarder .. . . . . . .. . .. . ..• . ... . .

• Il faut éviter l'utilisation des langues régionales
ou des patois car cela pourrait nuire à l'unité de la
France ... ... ... . .......... .... . ... .. ....... .• .. . ..
Sans opinion ............ . . . . . . . ............ . ..•. . .

72
17
11

QUESTION : Vous-méme, seriez-vous très favorable, plutClt favorable, plutOt défavorable ou très défavorable, i ce que l'on développe l'enseignement de la langue de votre région dans les écoles,
les collèges et les lycées ?

•

Très favorable ........... . . .. ....... : .... .. .

•

Plutôt favorable ................ . ... . .... . . . 31

•
•

Plutôt défavorable ...... . .. • .... .. ........ .
Très défavorable . .. . . . . . ... .. . . .... . .. ... .

16}

:}

47
42

11

San:- .opinion

Surprenant !
Bien sûr, un patois, une langue
et un dialecte ne sont pas la
même chose. Mais le sondage
réalisé par la Sofrès pour le Pélerin entre le 2 et le 6 juin derniers
auprès d'un échantillon national
de 1 000 personnes âgées de
18 ans et plus mont re que
35 % des Français parlent et
comprennent • plutôt bien ~ ou
• très bien • une langue régionale ou un patois. E! que seuls
52 0/o des Français ne parlent
que le français ! Bien sûr. les pat·
lers locaux sont surtout le tait
des ruraux (50 .0/o), de:s plus de
50 ans (46 °lo). et des agriculteurs
(51 0/o). Mais l'on trouve encore
35 0/o des habitants des villes de
plus de 100 000 habitants à parler
une langue ou un patois. Seuls,
les jeunes de 18 à 24 ans sont
très minoritaires (H 0/o).
Et notre sondage le montre
sans équivoque : l'attachement

34

des Français à leurs langues est
très grand. Oui, disent-ils, il faut
en maintenir l'usage. Non, elles
ne menacent pas l'unité de la
France ! Un sentiment particulièrement vil chez les jeunes (78 %
pour en maintenir l'usagej et chez.
les cadres (80 ~/o), prècisé,.1ent
ceux Qui en ont perdu !'usage
et savent · ce qui leur manque.
Enfin, une quasi-majorité se
dégage pour que l'on fasse réelle- .
ment place à l'enseignement de:s
langues locales à l'école, au collège, dans les lycées. 58 0/a des
jeunes de moins de 35 ans, plus
de 52 0/o des cadres (mëme remarque que précédemment), le
réclament. Finalement. seuls se
montrent un peu plus réservés,
ruraux. agriculteurs, petits commerçants et artisans. On s'est
tellement moqué de ieur • patois •
dans le passé que cela explique
peut-ëtre une telle réaction.

..~,;~~
télé, ces langues ne veulent pas mo :~~:
ri r. Au contraire. Alors qu'on le '·····
croyait réservées à un monde rural
vieillissant, voilà que des jeunes des
villes partout entendent les restaurer
dans
leurs anciennes splendeurs,
qu'ici et là on s'en sert comme drapeau de la contestation du centralisme parisien, que témoins d'un conservatisme traditionnel elles deviennent les armes de I' autonomisme révolutionnaire. A la Cour de sûreté de
l'Etat il y a quinze jours, les autonomistes bretons exigeaient d 'être interrogés en breton ! Voilà bien un suret
d'étonnement pour ceux qui n'envisagent même pas que l'on puisse être
français et parler une autre langue.
Ceux-là sont prompts à défendre
les droits linguistiques de quatre mil- ·
lions de Ouébecois parlant français,
noyés dans un océan d'anglophones,
ils ne font pas le rapprochement avec
ces Basques, ces Bretons, ces Occitans, menacés eux aussi de disparaitre
dans un océan de francophones.

Aussi bon Français que
vous ... &gt;~

«

Commencée sous l'ancien régime.
la politique d'assimilation culturelle
allait, avec la Révolution et la République trouver des raisons idéologiques à l'écrasement des particularismes. Dans une République, une, indivisible et égalitariste, l'école obliga-·
toire se devait d'écraser les différences et d'imposer le • progrès • ,
c'est-à-dire la langue unique. A dire
vrai. à l'exception de la Suisse, les autres Etats d'Europe ne se comportaient
guère différemment. Depuis, on sait
que le bilinguisme naturel est une richesse, le monolinguisme est un
appauvrissement. Depuis, bien des
pays ont évolué ne · confondant pas
l'unité politique et l' uniformité culturelle. Mais pas en France où l'on
estime toujours que l'unité nationale
est ainsi menacée.
C'est pourquoi dans une très large
mesure la revendication pour plus de
responsabilités régionales, pour plus
d'autonomie, s'appuie, là où elles
existent, sur la revendication pour les
langues rég ionales. .. Pourquoi nous
empêcher d'être ce que nous sommes,
pourquoi nous amputer d'une partie
de nous-mêmes, ne comprenez-vous
pas que le tait de parler bretcn, alsacien ou occitan ne nous empêche pas
d'être aussi bon Français que vous .. ,
disent les modérés. A refuser de les
entendre, ne tait-on pas le jeu des
extrémistes ? Détruire un monument à
coup d'explosif est un acte odieux et
imbécile, mais détruire une langue
comme l'occitan qui fut jusqu'à la Renaissance une des grandes langues de
culture de l'Europe, comment cela
peut-il se qualifier ?
Les actions menées toucheront~lles
en profondeur les populations concernées, s'agit- il d'une renaissance ou
d 'un sursis dans une lente agonie ?
Hervé SCHAEFER.

�•

uq10'1

Départerrtent•le

C.G.T

~
QUELQUES ASPECTS DE NOTRE POLITIQUE CULTURELLE

Le quatrième problème
Concerne le problème de la défense et le développement des
cultures régionales et du patrimoine régional.
C'est d'ailleurs à partir de ces aspects fondamentaux qu'il
faut analyser la transcription institutionnelle de la politique
réfionale du pouvoir. Sous couvert de décentralisation, le
pouvoir a, au contraire, renforcé l'appareil de l'Etat en le
déconcentrant au nive::u des régions, il a créé un écran ~upplémenta1re devant la montée des revendications populaires.
C'est ce qui a été fait avec la réforme de 197.2 avec la mise en
place d'un Préfet de région omnipotent, une assemblée régionale non élue sans pouvoir réel puisque sans ressources propres
sauf à lever des impôts supplémentaires.
'
Cette politique, loin de résoudre les déséquilibres. ne pouvait
au contraire qu'accentuer les distorsions et faire entrer les
régions dans des formes nouvelles de crise.
La région est ainsi devenue un nouveau terrain de luttes.
La résion est ainsi devenue un lieu de convergence des luttes
et le fait nouveau, c'est le grand mouvement qui se développ~
pour faire vivre les cultures régionales ( occitanes, catalanes,
bretonnes. corses, basques, alsaciennes, etc... ) de France.
La défense des cultures régionales est aujourd'hui une option
démocrauq ue : tenir compte des vaieurs portées par les cuitures. c'est donc saisir à la fois la situation qui est faite aux
régions par la politique du pouvoir.
A ce niveau. notre démarche est sans ambiguité. Notre terrain
est celui des libertés :
• droit légitime de parler sa langue régionale
* de l'apprendre, d'y créer
* comme il est celui de la culture dans sa diversité de recherche et..14'evpression
• il doit être celui de la démocratie.
Loin d 'ëtre une sous-culture « régionale » et « folklorique ,,
elle est par intégrante du patrimoine national. dont nous
devons tous être comptables et bénéficiaires.
11 ne peut y avoir de véritable politique culturelle s'il n'y a pas
une véritable politique sociale et économique, et des progrès
sur la démocratie, par une véritable décentralisation.
Cette décentralisation devrait comprendre à notre avis :
• une assemblée régionale élue au suffrage universel et à la
proportionnelle.
"' Cette assemblée régionale devrait bénéficier d'un tran.;fert
de compétences de l'Etat.
• Cette assemblée régionale devrait disposer de l'autonomie
de gestion et de l'autonomie financière.
• Cette assemblée régionale devrait définir les choix sur les
problèmes de l'enseignement et de la culture régionale.
* L'assemblée régionale devrait disposer des moyens néces:;aires pour assurer la sauvegarde du patrimoine culturel rég.iom1l.

SAMEDI
FR3

29 DÉCEMBRE

11.55 ÉMISSION ALSACIENNE
(Pour Strasbourg uniquemenr)

Lach d'r e acholla in Weiaaeburgerland. avec les
conteurs.

13.JO BREIZ

o VEVA ( ~u-t it\ha l

Michel PUIGGER VER
Responsable de la Commission
Culturelle de l'U.D. - C.G.T.

)--··--·- ·•··· -- . .
LES UNJONS C.F.ILT. f)'OCr.lT·\"IE Pol H
Les organisations CFDT soussignées
condamnent les manœuvres gouverne.
mentales pour dénier à !'Occitan, comme au Catalan et au Basque, le statut
d'une véritable langue :
- refus par le Ministre de la Culture et de la communication d'étendre
les émissions en occitan à Radio-France
oet FR3 (il répond à un député de Toulouse en ne parlant que du Provençal l
- absence de mesures pour dévelop.
per !'Occitan comme le Basque et le
Catalan tant dans l'enseignement public
maternel. et primaire que dans la presse
- volonté du Ministre de l'Education
de nier l'unité de ! 'occitan comme langue à travers la variété de ses dialectes ;
il parle « des langues d'Oc », encourage
les graphies locales et les particularismes.
- et au momen t où, l'an prochain
(79-80) il y a possibilité de prendre
!'Occitan, le Catalan et le Basque corn·
me option deuxième langue en ~ua·
trième - .possibilité maintenue d ail·
leurs dans la clandestinité - , annonce
par le secrétaire d'Etat à l'Education
d'un projet de réforme repoussant en
seconde le choix d'une deuxième
langue.
C'est clair : le pouvoir craint l'ex .
tension de ces langues, dans lesquelles
nous avons commen('é à dire que nous
voulons « vivre au pays" car chacune
est le ciment d'une identité longtemps
bafouée.
C'est pourquoi, conscientes de la
dimension culturelle de l'aspiration des
travailleurs à « vivre, travailler et décider au pays " , les organisations CFDT
soussignées estiment nécessaire de lutter, à l'occasion de nos actions reven·
dicatives, pour le développement de
!'Occitan - coinme des 'autres langues
et cultures de l'hexagone (Basque et
Catalan notamment) - dans l'enseignement et la vie publique.
Les Unions Régionales IntE'rprofessionnelles CFDT, Aquitaine, Auvenme
Languedoc-Roussillon. Limousin. !VÎidi-'
Pyrénées, Provence-Alpes-Côte-d'Azur.
L 'Union
Départementale
CFDT
Drôme-Ardèche (région Rhône-Alpes)
Les Fédérations : FEP rFédération de
l'Enseignement Privé) : SGEN (Svndicat
Général de l'Education Nationale) :
FTIAAC (Fédération des Travailleurs de
l'Information, de !'Audio-Visuel et de
l'Action Culturelle) .

1:ocr.rT\'I

�PARTI COMMUNI STE FRANCAIS
Projet de loi N° 33I6, dé posé le I2/XI I /77, sur l a création d'un pouvoi r ré gional.
L'article 39 prevoit la création d'une société régionale de radio- t elevision
dont la mission serait:
"la société assurera sa mission d'information régionale en garantissant le
pluralisme par l'expression et la confrontation des courants d'opinion et de
pensée. Elle aura pour mission de favoriser la création culturelle régionale
sous ses diverses formes. Elle permettra l'essor de la culture, et notamment
de la langue régionale conformément aux décisions de l'assemblée régionale".
_ __

_

,,,_,,,_.,.., .,

,..._,"-'"-,..,......... .....,.,. ••• • .:i. • • •• •• • · ~

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.......... . .-_-

,-. •,· · ·

____. .

.,..,,,,

..

~

DROME-ARDECHE
partie culturelle du projet de texte de la déclaration commune pour l 'organisa
tian d'Etats Généraux de l'Occitanie du Nord-est (C.G.T • • F.E,N • • C.F.D.T • • I.E.o.J
"Nous revendiquons
-la reconnaissance officielle du caractère national des langues narlées en
France et en particulier de l'occitan. Il ne s'agit nullement de rêm ettre en
cause l'usage du français, mais de refuser qu'un élément du patrimoine national
continue à itre méprisé,
-le droit légitime de parler la langue, de l'enseigner, de l'apprendre, del'
utiliser dans la vie publique,
-le droit d'expression, de création, de recherche pour l a culture occitane,ce
qui suppose un soutien fi..Dancier des pouvoirs publics à tous les niveaux,
-l(émancipation des moyens d'information des contraintes capitalistes gouvernementales. Nous demandons 3 E. hebdomadaires d'émission en occitan à l a~_r_adio.
et à la tél é vision ••• 11
Cette partie du t exte est approuvée par toutes les organisations ci t ées
plus haut, et on attend incessamment una approbation des organisations d'agriculteurs de la Drôme.
._............-..._,._...._,_,_...___.,_ ___.. _
__,,.._.
... .. ___ . ·.-- --·---·•,- -____ ...

______

___

___ ______ ___

._

;

VOUS avez dit « langues IOCaleS » ?
quelques informations
Langue
Ah ..mand 00
Basque•
Breton
Catalan..
Franco-Provençal
Corse•
N•erlandala••
Occitan•

•1•

..

cc

SGEN- CFDT
Document publi é
top-secret » sur les langues de France ••. en I 979
Zone linguistique

Population totale

, 500 000 km' sur 10 Etats
(15 000 km' en F)

92 000 000
(1 500 000 en FJ

20 000 km' aur 2 Etal a
(3 000 km' en F)

2 700 000
(200 000 en F)

900 000
(100 000 en F)

35 000 km'

3 600 000

1 000 000

70 000 km' aur 3 Etats
(3 700 km' en F)
45 000 km'
(32 000 km' en F)

7 000 000
(250 000 en FJ

6 000 000
(200 000 en F)

?

?

Connaissent la langue
92 000 000
(1 5DD DOD en fi) i

1 700 km'

230 000

200 000

65 000 km' 1ur 3 Etats
(600 km' en F.)
200 000 km' sur 3 Etats
(3 000 km• en Italie
et 8:JO en Espagnel

19 000 000

19 000 000

13 000 000
(200 000 en Il.
et 15 000 en E.)

plusieurs millions
(200 000 en Il.
et 15 000 en Eap.)

..

.L

•
Ont
langues a fflclellea d'Etat, Indépendant,;
· •• ,ont langues afflclellea d ' Etats Indépendants
, NB Il n'est pas tenu compte des diasporas, parfais plus importantes que la population vivant au pays. Le breton est actuellement pan• dans la partie ouest de la Bretagne.

�-27-

N° 3401

PARTI SOCIALISTE: Pro Position de l oi N° 340I, déposée au bureau de l
Assémblée Nationale le ~O décembre '1977

TITRE III
RADIO ET TE:L:E:VISION
Art. 16.

Dans le bt.1t èc donner à l'expression culturelle régionule la place
qui lui revient dnns ks programmes de la rndio et de la télévision, les
représentants de l'Et~t dans les conseils d'r1dministraticn des sociétés
nationalès de programmes (ou de tout org .. nisme pouvant être créé
JJOUr les remplacer) veillent à ce que cet organisme, conformément à
la mission qui lui ri été confiée par la loi n° 72-553 du 3 juillet 1972,
réponde aux be:ioins et aspirations de la population en cc qui · :mcerne
l'information, la culture, l'équcntion, le clivertisser:ient et l'ë-nsemble
des valeurs de civilisation. Au nombre de ces valeurs figurent les langues et cultures minoritaires de France, qui dciv~nt être pleinement
reconnues .oar les différentes sociétés natiom1les de 1....ro~rammes comme
devant ~tre uti!i:-,~cs dans les programmes destinés à « ce::taines catégories de pubiic ,&gt;, ainsi que le précise l'article 2 de ia loi citée, en
l'esp~ce, les populations des régions occitane, basque, catalane, bretonne, c.crse, alsacienne et flamande.
~

Les repré$eni:ants de l'Etat 2u conseil ·d'administratio11 des différentes sociétés de programmes s'assurent :
1° qu'une nppJication correcte de ce droit est faite en accordant
une place suffis2nte à des émissions en langues minoritaires dans ks
programmes diffosés par les émetteurs des circonscriptions concernées;
2° qu'un conseil des émissions culturelles régionales, constitué
dans chaque circonscription de FR 3 et comp:::ena:it les représentants
des assemb1,!es régionales, des mouvements culturels régionaux et
d'auditeurs et tél.:spectateurs, des responsables régionaux de FR 3, est
chargé de faire des propositions relatives à la pkce des émissions en
langues minoi'itaires et de suivre la réalisation des décisions prises à
cet égard;
3° que les moyens voulus sont mis en œuvre par FR 3 dans

ch2cune de ses circonscriptions, notamment par la création de services sp~ciaiisés, pour assurer la production des émissions en langues
minoritnires.

1

�AUJOURD'HUI
PROGRAMME CATALAN A LA
La Télévision Espagnole diffuse ses emissions sur 2 cha1nes. En semaine, les
émissions débutent à I3 H 30 sur la Iere cha!ne et à I9 H 45 sur la seconde.
Le samedi et le dimanche, les programmes débutent plus tOt (IO H. du matin
Iere chaine et I5 H 30 sur la IIeme)
EN SEMAINE (du lundi au vendredi), la Télévision espagnole diffuse 2 H 30 de
programmes en langue catalane sur la Iere chaine, et 30 minutes sur la seconde.
Ainsi, nous avons sur la Iere cha1ne:
de I3 H 30 à I4 H une chronique sportive le lundi
une émission intitulée 11 Les Nostres Cases" qui fait
conna1tre les cultures, les industries, les traditions,
etc. catalanes, le jeudi
des reportages
de l'histoire, etc.
de I4 H à I4 H 30: INFORMATIONS CATALANES
de I6 H IO à I7 H IO: une émission artistique (chansons, théâtre ••• )
ou un feuilleton
ou un documentaire
etc.
Sur la IIeme chaine:
informations en CATALA.i.~
à 23 H I5
informations CATALANES
A noter que ces émissions sont soit placées en début ou en fin de programme, soit pendant les heures de faible écoute.

LE SAMEDI
sur la Iere chaine: I/2 heure d'emission catalane, avec I/4 d'heure de
COURS DE CATALAN de IO H I5 à IO H 30 le matin.
sur la IIeme cha1ne, à 23 H IO un feuilleton de 30 minutes (le m~me que
celui passé sur la Iere chaine le mercredi)
LE DIMANCHE
pas d'émission en catal~n
D&amp;'1AIN
L'article I9 de la Constitution de l'Etat Espagnol reconna1t et protège les
droits à exprimer et diffuser la pensée, les idées et les opinions par la voie
de la parole, de l'écrit ou d'un auelconoue autre moyen de renroduction, à-communiquer ou recevoir librement les informations par un ouelconcue moyen de diffusion.
De ce fait, le statut d'autonomie, voté en Octobre 79 par le peuple Catalan,
reconna!t le pouvoir à la Généralité de créer, de maintenir, de diriger sa propre télévision, radio et presse en général, et en général tous les moyens de
communication sociale.
Une troisième chaine de propriété étatale sera donc mise à la disposition de
la Généralité. En attendant, la 2eme chaine espagnole articulera un régime
transitoire de programmation spécifique en territoire Catalan.
Point négatif: les catalans naieront 2 taxes, celle qui va à la TV espagnole
et celle qui va à la TV catalan~.

�)

CINOC? ••

'

RP.DICC?

1

•

TELÔC ?

•

1

Contunham amb Gui CAVANHAC nàstra reflexion suls mejans de comunicacion

de

massa, particularament la television. Ives Codèrc l'avià entemenada dins lo
n° 8 del SABROT amb un article sus la comunicacion e los poders.
Nos pensam de l'aprigondir amb tot un dorsièr sus l'audio-visual que se publicaria dins lo SABRôT. Totes los qu'i voldrian portar pèira pôdon escriure

a la revista o a Gui Cavanhac, Carrièra Borrèlly, 12200 Vilafranca de Rgue;

UNE LANGUE ET UNE REALITÉ IGNO RÉES
Lorsque vous tr~versez 1~ marché de Villefranche de Rouergue, un jeudi matin,
lorsque vous croisez les fidèles qui sortent de la messe du dimanche à Rieupeyrmrx,
lorsque vous attendez votre tour chez le boulanger de Lanuéjouls ou le boucher de
Rignac ou de Villeneuve ou de Montbazens, vous entendez sans cesse parler occitan.
On·peut dire (modestement,··sans chercher l'enflure ou l'exagération) q·ue dans
une rêgibn comme la nôtre il se prononce environ une phr.ase sur trois en occitan
contre deux en français. Dans un passé tout récent, cette proportion était ;invers~.
Lorsque vous ouvrez votre poste de radio, en dehors d'une émission confidentielle sur une longueur d'onde quasi secrète et de quelques mots aux heures creuses de
FR 3, vous n'entendez jamais d'occitan.
Lorsque vous ouvr8z votre téléviseur ..• n'en parlons pas! Cette fois, non seulement vous n'entendez pas notre langue mais, pire encore et contre toute vraisemblance, s'il arrive que l'on raconte une histoire se déroulant chez nous, on ne
verra de notre domaine culturel que les décors, la surface la plus neutre.
Les personn_a ges de paysans, . de viticulteurs, de bourgeois et d'ouvriers occitans seront joués par des comédiens à l'accent parisien, si toutefois ils ne sont
pas affublés de cet épouvantable accent qu'on ne peut définir (mélange bizarre de
normand, de picard ou de berrichon!) que l'on donne traditionnellement dans . les
fictions françaises au "paysan", et . par extension au "provincial" en général.
Et pourtant, si ma statistique est bonne, un tiers des phrases qu'on prononce
dans ce pays, ça en . fait des mots! C'est une réalité: tout un chacun peut constater dans sa rue, sa forêt ou son village, que l'occitan est vivant (de moins en
moins), parlé (pour le moment), riche (plus pour longtemps) •.• Mais les médias,
et principalement la télévision, n'en donnent pas le moindre écho.
UN REFLET PLUTOT DEFDRM~ DE LA VIE DES GEN S
Or la télévision devrait êt r e en quelque sorte le reflet de la réalité hexagonale. C'est · à ce point que devrait se situer le pa.ragraphe 1 de
son
Cahier des charges.
Plutôt déformé, le reflet! Comment rend-elle compte de ce t~ers de langue vivante dont je parle? Et quand elle m::mtre - comrne c'était le cas il y a · quelques
mois - la µvie" de Peyrusse le Roc ou d~ Montbazens, il n'est question que de la
"vie" artificiellement insufflée par le~ mois de juillet et aoGt, c'est-à-dire
celle qui rend compte des plaisirs de toute une population extérieure à ces villages, et non des habitants eux - mêmes.
Et la difficultg d'être aù pays, qui eh parle? Et l'incapatité de créer
emplois là où les hommes et les femmes veulent · vivre, qui en rend compte? Et
culture, qui la divulgue? et la la ng ue, qui la fait entendre?

des
la

LES PROJ ETS. RE POU SSES PA R LA T ,V,
Je suis bien placé pour affirmer q·ue toutes- les propositions faites
aux responsables des chaînes de T.V . (mon expérience se limite toutefois à FR 3

�et A 2) pour créer des programmes reflétant la réalité de nos pays sont repoussées
ou mises à l'écart, quelquefois même par des personnes qui sont elles-mêmes occitanes. La rumeur circulait récemment que le patron d'une des chaînes, celle qui a
justement une "vocation régionale", aurait dit devant ses seconds: "Tant que je
serai le patron de FR 3, on n'entendra pas parler basque ou breton sur mon antenne!"
Mon expérience propre ne peut que le confirmer. J'ai personnellement vu repousser plusieurs projets où apparaissaient l'occitan (à plusieurs reprises) et le
créole martiniquais (une fois, tout récemment). Non pas que les sujets fussent
plus mauvais que d'autres: quand vous voyez la qualité moyenne de la télévision,
vous n'avez pas à en douter! Leur défaut majeur consistait à véhiculer une culture
encore vivante, à témoigner que cette culture est réelle et à souhaiter qu'elle
le demeure dans le futur.
L'ACC~S DE L'OCCITAN A L'AUDID-VISUEL: UNE

PRîORIT~

Tout cela est connu plus ou moins. Mais que faire?
Je ne cherche pas à extraire du contexte général de la lutte pour la pratique
des langues, le problème spécifique du rapport de l'occitan à l'audio-visuel. Tout
est lié. J'aurais toutefois tendance à dire - chacun appuyant sur le thème qu'il
connaît le mieux - qu'il y a là une sorte de PRIORITÉ à envisager. Et voici mes
raisons:
1) L'audience de la télévision et de tous les médias audio-visuels n'ira pas
en diminuant au cours des prochaines années. Elle est constituée par ceux que,
justement, nous voulons sensibiliser.
2) L'occitan, langue du pauvre, était souvent interdit dans les familles, pour
ne pas gêner le développement du français indispensable aux enfants que l'on voulait "pousser". Son utilisation par les médias contribuerait à lui rendre un
prestige perdu ces dernières années grâce à l'officialisation par l'enseignement,
la chanson et l'édition de livres et de journaux dans notre langue.
3) Il nous faudra des années pour parvenir à nos fins: commençons tout de suite!
RENDRE COMPTE DE LA REALITÉ,

INFORMER,

CREER EN OCCITAN A LA T.V.

Commençons par quoi?
Vous le comprendrez: je n'ai pas de schéma tout prêt
qu'il suffirait de proposer et que l'on réaliserait dans les mois à venir. D'autant que les expériences de cinema occitan auxquelles on peut se référer jusque là
n'ont pas été les réussites espérées par leurs promoteurs.
Or il y a - et c'est déjà considérable - le besoin de prendre en compte une
réalité occitane (puisqu'elle s'est maintenant révélée véritablement), le besoin
d'informer en occitan (puisqu'il s'agit d'un type d'information tout à fait particulier), il y a encore - et c'est tout aussi considérable - le besoin de créer
en occitan. Ce que l'on ne reconnaissait guère jusqu'à présent qu'aux chanteurs et
aux écrivains.
Il est vrai qu'une nouvelle et remarquable génération de jeunes écrivains est
en train de naître. Il est vrai aussi que le théâtre est vivace, Il est moins vrai
que les chanteurs et les musiciens arrivent à trouver un second souffle. On pourfait bien voir se dessiner un mouvement conduit par des gens de l'image •..
Les techniques audio-visuelles étaient, à de rares exceptions près, considérées
comme un relais de l'information, un moyen de faire passer la langue, par la canal
des interviews et du reportage. Aujourd'hui, à égalité avec toute autre démarche,
le cinéaste demande le droit à la création dans sa langue.
Et je le dis bien haut pour éviter toute ambiguïté: relais de l'information,
d'accord; mais pas sans utilisation globale des supports, c'est-~-dire sans la
possibilité de traiter des fictions, de faire surgir tel ou tel univers personnel, je veux dire de créer. La création résidant aussi, bien entendu, dans les

�adaptations possibles de textes.existants. ~ersonnellement, je souhaite adapter un
texte de Bodon ou l'une des superbes fictions de Cordes, qui donneraient d'admirables films ou télé-films
"AIDER LE OéSIR D'UTILISER LES TECHNIQUES AUDIO-VISUELLES
Partout oQ il se manifeste, il faut utiliser le désir de ces techniques sous toutes leurs formes. Mais comme elles sont onéreuses, nous devons regro~per autour des initiatives qui se manifestent toutes les bonnes volontés et
les appuis qui se présentent, même si nous devrons nous cotiser pour assurer leur
développement.
Sachons que lè où l'écrivain n'a guère besoin que de papier et d'un éditeur
pas trop riche, le cinéaste souffre de la cherté de son outil, même s'il peut se
contenter du plus rudimentaire: le Super 8 et le panier de diapositives. Sachons
encore qu'en vertu d'un principe arithmétique qui tient è la nature même du système économique dans lequel nous baignons, plus l'outil de ·fabrication est pauvre,
plus seront réduits les moyens de diffusion du produit qu'e~aura fabriqué.
Et è cela nous ne pouvons rien pour le moment, ni les uns ni les autres. Nous
ne pouvons imaginer de larges circuits de diffusion différents de ceux qui existent. Les installations de radio ou de télé-pirates, aussi intéressantes soientelles, n'offrent que- des solutions partielles et provisoires. Ceci étant évidemment.
G revoir· aussitôt que s'ouvriront (les lois étant changées) de nouvelles possibili- ·
tés de diffusion: monopole entamé, T.V. par c8ble, vente en gr~ndes séries de video-cassettes et de magnétoscopes bon marché, etc. Mais la diffusion, aujourd'hui,
c'est la . T.V. et son total monopole de la diffusion d'une information audio-visuelle.
MAIS ARRIVER A UTILISER LE MEDIAN° 1 ..•
Hors de l'Eglise point · de salut? A part quelques tentatives frag~
mentaires ~t incomp:ètes, il ne semble pas possible d'échapper è . l'utilisation du médian° 1.
Je pense que nous aurions dû commencer depuis longtemps un travail de sensibilisation progressive et de coups d'éclat ponctuals tels que d'autres (par exemple
Vauthier en Bretagne) ont pu l'amorcer, sans grands résultats d'~illeurs. Ce travail
concernerait en premier les élus.
·
REGROUPER POUR FAIRE PRESSION • ..
Il i~ait de la pression faite sur eux ~ar la concertation jusqu'.aux grandes
actions revendicatives, qui en d'autres lieux ont pris par exemple la ~orme de grèves de la faim.
Nous connaissons d'une part les limites faites aux élus dans le contexte parlementaire actuel; nous connaissons aussi leur absence de motivations dans un domaine
oQ ils n'ont pas encore vu que se situait leur électorat; nous ne nous faisons aucune illusion sur leur combativité pour la défense d'une langue que souvent encore
ils savent perler. Nous nous résignons donc en cette matière è de médiocres résultats. Sans toutefois nous décourager: il s'agit d'un travail d'avenir et de longue
haleine. S'il est une certitude que nous possédons, c'est que notre culture sera
forcément reconnue et admise un jour par les médias tels que la télévision. C'est
une affaire de temps. Cela.ne se fera que si nous décidons d'enfoncer le clou sans .
plus attendre, et en faisant en sorte que les coups de marteau s'entendent de loin.
Lè encore, je crois que les regroupements d'individus ou d'associations pourraient exercer des séries de pression plus ou moins accentuées, dont les résultats
se feraient vite sentir. J ' ai pour ma part, l'an dernier, tenté de rassembler autour d'une table tous ceux qui dans l'Aveyron s'intéressent è 1'audio-visuel. Quelques
r~unions suffirent è nous apprendre que les deux associations reconnues, officielles ou subventionnées en matière culturelle dans le département (F.O.L. et CALER)

�DE LA RÉFLEXION A LA CRÉATION ET A LA PROPOSITION
Des propositions tirées de ce qui précède, on pourrait espérer le schéma progressif suivant:
- Des groupes de réflexion sont créés çà et là sur les problèmes ·propres
image et à l'information télévisée;

à l'

- De tels groupes, émanent des ateliers de travail plus approfondi, constitués
par tous ceux qui souhaitent accéder à la fabrication de l'image, soit avec un
désir de création, soit dans un but informatif;
- Une force de proposition est alors suffisamment établie pour pouvoir être
prise en compte. Lui offrirait-on, entre autres, les heures d'antenne auxquelles
elle aurait légitimement droit? C'est un autre problème!
De toute façon, il me paraît urgent de faire dès à présent un travail dans ce
sens, qui pourrait déboucher sous quelques mois sur la réalité d'un groupe de réflexion et de travail auquel il serait un beau jour délicat, voire indécent, de
refuser le droit à la parole.
Mais il faut aller vite .•. Il faut savoir que découragements et querelles classiques de chapelles se mettent régulièrement en travers du chemin,
Il faut savoir aussi que - le combat occitan n'étant pas dépourvu d'ambiguïtés, un travail pour l'audio-visuel risque de recouper celles-ci en quelque endroit.
Le savoir et l'admettre, - dans toute la mesure du possible.
oOo
Posons-nous, en terminant, une dernière question: que ferions-nous, que feronsnous demain de l'outil le plus important en matière de communication, si nous avons
à nous en servir?
J'ai peur de répondre. Peur de dire que notre degré de réflexion est proche du
zéro. Peur d'entendre de belles espicrinas et de beaux espiquers occitanophones et
bien peignés régurgiter les gestes, les voix, les regards de Gicquel et de Poivre
d'Arvor. J'ai vu ça en Afrique, et ça m'a terrifié .••
Peur que nous nous comportions comme ces pays fraichement décolonisés et qui n'
ont qu'une hâte: faire porter à leurs soldats la même casquette léopard de combattant qui affublait les crânes des parachutistes, leurs tortionnaires d'hier •••
Guy CAVAGNAC

out

VÔL DIRE LO VÔSTRE NON?

• TURLAN ven de tora-lora que vol dire "graile, caramèla: hautbois, chalumeau).
Lo turlan èra lo jogaire de tora-lora •
• BOSCARY vende boscarin: lo mascle de la boscarida (fauvette) .
• NOYRIGAT vende noirigat (nourrisson) •
• ASTRUC vèl dire nascut amb un bon astre (né sous la bonne étoile) •
• MERAVILHE ven de meravilha (merveille) •
• ASTIE ven d'astièr: l'ome que fasia picas e landièrs •
• SUBERVIE vende subrevia: l'ostal al dessus del camin •
• PARAYRE

vende paraire: l'àme qu'aprestava los lençèls (foulon) •

• OUINSON

vende quinçon (pinson) •

. PUJOL vende pujal (cèsta, montada).
CANTALAUSA

�· to.
UNE ÉTUDE ::;i=-s Ê:L..2:\/~S HAwTS rONCT JON,,lAlRES 1
(Ei:tr.:i.i.t du MONDE)

~
h

B~n::s~tlt,',,•e-e~~é:a~
~~~;i~~a3 ~ill"'~

• Si l'Etat et les collectivités
publiques ne décident p11.s de

les soutenir et de leur donner
les movens d'un nouveau d•~vcloppément, la langue et la
culture occitanes sont condamnées. n suffit de quelques
années. • Ce diagnostic en
forme d'appel est ln conclusion majeure d'une étude
réalisée :::i:z.r onze élèves de
l'Ecole nationale d'r.dmi11istration pour leur examen de
sortie. en mai· dernier.
L'affaire a fait quelque bruit dans
les milieux gouvernementaux et elle
en fera encore davantage dans les
départements du Midi lorsque le
dossier des énaroues. complété el
enrichi, S&lt;lra publié ~ la rentrée
par les édilio:is Entente.
C'est en elfet la première fois
que des élèves de l'ENA cnoisisser.t
un sujet portant sur . l'Occitanie.
Titre de ieur travail : • L'E:at, la
langue et la culture· occltanes. • lis
étalent neuf, filles et gar:;:or.s, tous
méridionaux, auxque1S se sont joints
un étudiant espagnol et une élève
allemande. L'avenir des cultures
ri,çionales . et plus particulièrement
de la culture occitane, les ;,roccupait. Or ces !uturs fonc!ionnaires de
l'Etat central ont été ctlOGUÉ'S de
cons:ater qu'aucune réflex.ion admi·
nistratlvs n' a été menée sur les rapports entre i'ë!at et les i.:ingues P.!
cuituri?s régior.a1e:. lis on! donc
décide d'en
taire · leur
suje t
d'examen.
La décision, connue à l'automne
1978. suscita l'étonnement de certains maitres de conférences. Michel
Debré. le réformateur de l'école,
s'en émut et songea à peser une
question écrite au gouvernement. Le
secrétariat gànôrai du gouvernement
s'inquiéta auprès de i'écc:13 de la
tene1Jr exacte du sujet. On. rassura
Matignon : des problèmes occitans,
on n'avait retenu ni le volet économique, ni i'aspect aménagement d,,
territoire, encore moin:: les implications politlQues. On se oornerait
à parler culture.

~
~

.

{H.Ji sont tous
Les énarques 3ujo•~rc 'hui dans des ministères ou

des tribunau:o: administratif~ d!"eS•
sent .;•a:,crd un bilan de la réalité

c:.riturellc oc:itane des t:e'lte-deux
déPllrter,,ents concernés. Deux miiiio:,s Cis persor.r.~s ;,arlent encore
la lar.gue, uni; centaine de livres
paraissent chaque .1nn&amp;e, ti:és à
c:en: mi,Je e:(e.~oplaire5. On dénombre un milliC!r d'su:et:rs en langue
d'oc, trois troupr.is de théâ::e, vingt
chanteurs
professlcnne!s
vendan:
près de soixan.a mille dlsques.
Quinze mills e1eves du second
degré ::uivent des cours, hu;t mille
ont pré!:&lt;-:ilé l'éprsuve d'occ,:ar. au
bac 13ia. .Si la culture occilane est
populair,1, si e.!le :ait preuve d'un
étonnant dynamisme. elic est néan•
moins e., péril. Car, depuis la Révolution. l'Eti:t a tout fait po1.:r t'éliminer. ët ia baiss':l de vitalité des
régions méridionales n'a ,as arrangé
les choses.
Or !es é:iarq:.:es consid~rent que

Pour « donr.~r sa eha."lce à l' oc:::itan ., il ,;sr si.:ggérè ce créer -:as
prix !i:tëraires '?t dœ ~ourses, ~e
subventionr.3r des ;iièces et des
eourt! métrages e:, oc:itsn. La
caisse des ,ettr3s « aevrsil mener
,.me politique svsté.,:,atique a·.:ct:at
de livres occitan-. tif ies diffuser dans
ies :Jii:,/ictnèques "· :1 !,a:drai: encore
introduire ces cour., :i' • oc • oans
'es ccneer,etoires :'art dramatiQU!!
et passer oes cor::rats avec IPs cen:res dramatiquef. ,Je province pour
qu'iis présentent des oièces bilingues.
Ces ectiont ne pourraient démarrer, constatent les é!èves de l'ENA,
que l:i les fonctionnaires de la culture, da ia jeunesse ~t ée l'éduca!ion se montraient réc:eptlts. « Il esf
3ignil/C3til qu'une seule cirection
régionale de ia culture ait i!ccepté
de répondre au questionneire &lt;1'11 l ui
e 6té envoyé, obaar,e la rnpport. Les
langues et les c:1/tures r4·:Jfona/es ne
sont pas le SOU[:-produil o·u rur:ilisme d'antan. Il s'agit d'une vérirabts expression culturelle. Voilà. ce
Le dossier, réuni en troi~ ou qua- dont il faudrait convaincre beeucoup
tre mois. oar les élèves, ne contlen: de fonctionnaires de l'Etat. •
en définitive rien qui puisse alarmer
PourQuoi r.e pa:; autcriser las
las autorités. Compte tenu des mai- r~gions à subventionner le fonction-gres inlormations que l'on peut réu- nement C:es actions culture:ies ? il
nir sur le sujet, c'est un excellent laudrai1 w rendre obligatotre Je volet
travail, -:ul, au contraire, devrait les · c:liturel Tians le: c~mrats de pavs
inciter à la réflexion,
et de vf/le moyenna •. La ministère

la cu;ru•" occi,anE, de même que
!es a;.i'.rE:$ culture$ régionales, fait
partie éu pa:rimcine national. L'Elet
·devrait en assurer la con1ervation
au mêms 1itre ::;ue celle . du patrimoine archéologique et ar::nitec:ural.
Au reste, ccn~tatent-ils, le prési-1
dent de ia République et l'ensemble
des forces politiques françaises sont 1
o·ac::ord peur accroitre la place des ·
langues régi onales dans la vie de
la nation. Reste à en trouver l es
moyens. Les futurs hauts fonctionnaires en suggèrent un cetiain nombre.
D'abord dans l'enseignement de la
langue. Celui-cl devrait débuter aussi
iOt que possibie et continuer, à raison d'un petit nombre d'heure par
semaine, tout au long de la scolarité
jusqu'i. et y compris l'univer~ité.
Ensuite la radio et la télévision de- 1
vraient prendre le reiais. Pourquoi j
ne pas envisager. demandent :es
élèves, :a dif/usion sur la troisième
chaine d'émissions entièrement régie•
nalisées et en langue d'oc ?

:le la c:..11ture devrait Ge doter d'une
struc:ur!! dêpertemimtale pour mieux
aider asso;;iations et municipafilés.
_
.a_u:er! cte .i ;ugges!icns des !uturs
hauts fonc:ionnaires oui ;,reposent
que pour en coordonner l'aopJicatlon
on crée Jes • offices culturels régionaux • comr-··~ ce!ui qui est â l'ètur1e
en Lançiuedoc-ëloussillon. e: même
11ne • ccntérence des présidents des
commissions culturelles régiona1es • .
Cc :ouo :le louet aux c:.ittures
régionales · mettrail·l.l en péril le
pays ? w Une identité culturelle régior.::Jie retrcavée, estime le rapport, et
i'esplration ~ une 11{,ritabte démocratie culture/le ne peuvent que
mettre la France en accord avec ses
partenaires eurooéens san:1 menacer
aucunemant /'unité nationale, comme
cer:alns w,u:Jrnlem Je faire croire. •
Les anciens élèves de !'ENA n'en
·~steront pas là. ils sont en train de
constituer u ne • association des
hauts tonctionnaires amis de la
langue et de la culture occitane • ,
l'AFALCO. Objectif : com~ler le fossé
d'in:ompr1h,insion qui. selon eux,
existe .:ct.iellement entre les mouvements occitans et les :onctionnaires,
établir des contacts entre ceux-ci et
ceux-llll à l'occasion de projets
précis ; continuer les études sur ce
sujet et en publier· 199 résultats. ·.

MARC AMBROISE-RENDU.

7:.:: _1 :._·_7 . . · (.'3~r·.:(t~c~~; i~?;-:::to· ·:~-,-::es :·.: :c~itu~= ::;.::-~ e~ ::..J-·./...:.:w1
.. - -- ·-·----- . - ~
C;;tte ~ Histoire C:'Oceitànie .. (H;,cnerreLirtérl!lrure/ est chronolcgiouement. des plus
ouver1es puisque diins 120 p2ges. c1r,q auteurs
étudient 1.1 Situat,on de celle terre• avent !'Occitanie " et que da!'!&amp; ie ci'laoitre v11. rr~is au1eurs. en abord;,int • lr.tégrat1on. marginaiisation ... eu renouveau " vont. ~lus !01n oue ia s,tu~!ion actuelle, s·interrogeant surie~ avenir~
possibles q,Jand !:lien des chAr,ces ont éte gas;:&gt;:llées de par ta concenn,!t:on cap1hliSIP. ou,

L'nistoore de œ pays. 1·occ11an1e. ·11ent de
trouver comme un visage oéflnitif c:ans un
: énorme volume canonné oe 950 pages. Lïnst1, tut d'études occitanes aurair eté londé par
Jean Cassou et Tristan lzara- je n ·a, pes les
· moyens de vérifier ce dire cr Aragon - ma,s il
faut savoir que créé pour défenore er promouvoir la culture occ,tane ,1 est au service de nos
1 camarades de. renseignement :aique dispenen fa:t. · impose œ r ~xtérieur 1e,s t;tio1x @co~
1
sant cette option. C'est sous son patronage
nomiques fondamentaux. " L'é1t1de est d 'une
que des cnercheurs éminent~. des r,,s:omms.
luciOité oui imp11cue 1e couragE oane lécr,ture.
sous la direction ce A. Armengauc et Rot:ert
( • li es: rare que la io91que cap,taliste et ies
Lallon! ont mené cette œu-..re à rres bonne tin. ~~r~t~!es ~~~~~nvergent ,. o 832).
1

Nous avons là, une tois bien admis le fair ouE!
la France est un état pluri-ethnique. une réali- ·
sation qu, va défier :es ans. un ouvrage de réfé· Î
rence - avec ccoieuses 01.bliograpni es et in· 1
C!ex très ccm olel - a1ors oue. bien moaeste· !
mer.:. ies auteurs scuhaitent seulement qu1l !
so,t .. le point oe cépart dï ndispensables re· i
cherches nouvelles. "Cela peut ètre un appel à
:;;es spP.c1al1stes non un,vers,taires qu, n·on t pu j
trouver place dans ia oourtant vaste éQuipe de 1'
rédaction. On ne oeur que sounaiter qu'avec r
d 'autres titres. par exemple la Bretagne. '.
s'écrive ainsi. ce ta meilleure façon. une his·
to1re or '1otre pays.

!

�FRONT

c1r:/ru-:R~

r.::.-:~:~!~=.-~,:::sT.3

.

nrrs:orr

LA REVENDICACION EN

BRETANHA

D:-' f

.-.:J co:;cI:RY\l'? L' AUDIO-VISUEL.

pa r

R~~ic-Tele-BrozhoncG,
SNRT et SFRT CGT de
FR3 Bretagne et Pays de Loi=~

Ifos o:,; ;a:r.:Ls,::,.ti~::1? s 1 6J. èvent contrE: la :!oncrpclisation p~:- le pouvo:.:,:,
central ~es coy:ns do producti cu et de diffusion de la radie et de la
tél ,bi ÜCl:l'
lfous clincr~çans le discours et l?, classe d.oninantc qui l e produit, 1:on
seul c'Jj0c-:if t·~r-:.r..t •-:: unifor:::iser l:t culture :1cs populations rlc 1:
hex~\:;C ~c ,,:: : ..?. :::i.c&gt;.ssifiant au ni•rnau le plus bns.
Nous ::-ef,::;r:::::; ~u·: 1 1 c.::rr.;;:se:ior: :.!c 1 1 ic:enti-:.é cul turclle d:-s pc!]\.&lt;l:'.-ticns éle.s ~~-nq d~p:::~:.~-~- cents bretons scient plus lc-ngt -: z:ps 0~::!':::.cee,
que l3s :Pn;ues pn~l6eE s~~ ce ~crritoi:-e sciant étoufffes a~ profit
:1' u:ie cul -:~).:-e ~~c~.i:i:x.. te
f)

Nous exigcc,r:.s :
Que soit r2d~nn6c _ _ ,, rac~io et à 12. tél6visio·n leur -.:cc.?-tic:i i::iti3.1c
~ans le cadre d 1 un renforcement de la notion :!e service ,,-..:.blic et
_, .,
dans le res:pict ....... ...,. plu:-alisme en !!'.!atière à. ' infcr1::ation 1 ,_1e culture et.
dé· langue.
Que la liberté d! expression soit totala.
Que- scit créée da::is cette optique , une radio-téléi.rision ::-Jsio::::::..le: · -ffus.:i.nt sur cinq ~léparL-e:cients ( 22, 29, 35, 44, 56 )
Véritable centre 1e production géré dé~ocratiquement par un co~3ei: ~:
.:tdministration cor:1p::-enant pour :
- I/3 ics ~cchrJs du conseil régional.
I/_?. :5.es tr.;2.vaillcurs (:.e la ra dio-télévision ( tec:-inicie ns ~
cr k:. tcurs).
I/3 :":.es ,l 6léf;ués représentant les auè.i teurs tél és::,ac-:;ap·
· -teurs ( a.sec-ciations, syndicats, groupes cul turc Le; etc •••

�y • C. o M 6 NT
LA PAILLE ET LA POUTRE

-

G
.

.

Résumé et extraits d'un article paru dans le Dauphiné Libéré le dimanche Iu
Mai I976 avec comme titre et présentation " LOUISIANE : ce français aui vient de
loin ••• LA FAYETTE: ME VOILA l"
M. Préjean, un jeune planteur qui travaille aussi dans l'huile (le pétrole~ m'explique: "Si on nous trouvait dans la cour de l'école en train de parler français,on
était puni. On devait copier 500 fois après la classe " I must not speak french at
school" ••• et bien souvent nous devions rester à genoux pendant toute la récréation"
"Voilà pourquoi si certaines vieilles personnes ont des difficultés à s'exprimer
en anglais, leurs petits enfants par contre, ne savent même plus dire "bonjour" en
français!
"Cependant, très désireux de faire de la Louisiane un état bilingue, ses animateurs (du Codofil, organisme culturel) s'accrochent avec force, multipliant
les
slogans qui peuvent frapper une jeune imagination: "Soyez à la mode, parlez français", "l'homme qui parle deux langues vaut deux hommes", "parlez français, c'est
de l'argent en poche", "l'école a détruit le français, l'école doit le restaurerl"
etc. etc.
La journaliste examine ensui te qui parle encore français en Louisiane ( "six petits noirs pour quatre petits blancs" : descendants des Acadiens qui fuyianent les
Anglais (vers I755), créoles venus de ST Domingue, émigrés fuyant la guillotine •••
et surtout de très nombreux noirs d'origine antillaise, ou anciens esclaves, trop
pauvres pour avoir subi l'influence de 1 1 anglais par la radio et la télévision ••• "
La journaliste est toute émue de retrouver le français dans de nombreux noms
âe lieux de là région (panneaux). :1le arrive enfin à Lafayette, où elle rencontre
un avoc·at parisien qui s'est installé aux Etats unis et défend la cause du français: "Mais, réaliste, il pense qu'elle ne pourra. être gagnée que si le Coda fil arrive à avoir sa propre chaine de radio, et surtout de télévision. Hélas, ce sont
les moyens financiers qui manquent!" (il manque aussi des bibliothèques, un journal).
On se plaint de la faiblesse de l'aide de la France : 5 millions de francs
par an seulement.
On se plaint aussi du fait que les enseignants venus de France ne savent pas
s'adapter aux Acadiens et leur apprennent le français comme en France: "Le gouvernement du Québec qui fait de gros efforts financiers en faveur du français de Louisiane , l'a bien compris. Tous les instituteurs qu'il envoie ont une formation
spéciale, étudiée en fonction de la langue acadienne ••• "
"Le français est le plus bel héritage que nos parents nous ont laissé"
-"Un héritage, cela se transmet, fis-je remarquer."
-"Oui, mais il y a la coupure de l'école et maintenant on apprend à nos enfants la grammaire, à conjuguer les verbes, pas parler comme nous" (déclaration
qui vise les enseignants venus de France)
"Langue seulement parlée, non écrite, le français était donc devenu un
patois".
En seguida d'aquel article escriguère au "Dauphiné Libéré" en demanàant
aue faguèsse parier per l'Occitan, m'an jamai respondut.

�LES PROPOSITIONS de "PER.NOSTE" sur la télévision, dans le projet de
"CHARTE CULTUREL.LE BEARNAISE" présenté a.u Conseil Général des PYRENEES
ATLANTIQUES"
(PER NOSTE est la Section départeaentale de l'I.E.O.)
Cil.apitre "DIFFUSION DE LA LANGUE ET DE LA CULTURE GASCONNES AU TRAVERS DES
MEDIAS11
LA

TELEVISION
-Les actualités régionales émises depuis Bordea\l% ou Toulouse devront
!aire appel excl~sivement à la lan~e occitane. Nous demandons wie vé
ritable décentralisation qu.1 mènerait à la création d'un centre d'informations gasconnes commun aux deux régions programmées.
-Dalls un premier t.e11.ps:
One présence quotidienne sera assurée à une heure de grande écoute
par un !lash incitant à parler et utiliser la langue gasc~nne. Cela
ferait partie d'une campagne de revalorisation et d'inc::..tation en !aveur du gB.Bcon..
Une émission quotidienne sera effectuée en gascon qui sera soit:

J

-!il.JI
-série dramatique
tout cela impliq11e que des cours de
-reportage
gascon seront organisés par les chat
-magazine
nes de TV à des journalistes travail-rencontre
lant dans ces organismes.
La préseJlce à le. téléTision doit être de suite importante. La TV ne
doit pl•s itre llll instrument de niTellement culturel à l'heure où 1 1
on parle de droit à la différence.
L'importance donnée aux émissions de variétés, aux films et séries
américaines montre que la culture qui est djigtillée pour l'adulte o~
l'enfant est pensée en fonction d'éléments budgétaires ·au détriment
de la q11.ali t.é cul tarelle.
Les teaps d'écoute du week-end et du mercredi seront les plus iaportanta.

-Un centre de création audio-visuel gascon doit être mis en chantier
afin de constituer un fonds d'émissions radio et TV qui dépi.asera le d
mo.:ine de l'émission poure entrer dans celui de la diffusion et ~tre en
sui te exp10·1 té ( easset tes -magnétiques ou Tideo) au ni veau:
-d'animations
-de soirées d'information ou de formation permanente
-d'un matériel pédagogique de base.
Ce cèntre ·ae création doit traTailler en liaison avec tout ce qui
concerne l'animation socio-culturelle et la création artistique.
Dans un proche avenir:
révision de l'organisation des chaines de radio et télévision, décentralisation réelle des moyens d'information et d'éducation par la
création d 1 une cha1ne occitane, en occitan.
SECCION ANTONIN PERBOSC (!ARNE GARONA)
ACAMP DAU 2 d 1 0CTOBRE DE I979
"L"absencia de tata ellission en lenga occitana al poste emetor de teleTision de Tolosa (FR3) es de mai en mai sentida coma escandalosament antidemocra
tica. Lo poder o fa tot per escanar la lenga oceitana. Se parlèt d'una eamp~a
de signaturas per demandar d'emissions de teleTision en occitan:
I) I auria una sola signatura per fuèlha, ambe le nome los titols divèrses de
la persona que signa.
2) la compaginacion de la fuèlha seria organisada de tal biais que la mitat de la
peticion seria gardada perla 11 Seccion Antonin Perbosc" e l'autra mitat remeaa
solemnalament a las auto~itats competentas.
3) La remesa de las peticions seria acompanhada d'una campanha de prensa e d'~na
conferencia de prensa.
4) (ligason ambe los occitanistes de la region televisuala de Tolosa, e de Lengadoc Rosselhon. I dau cent dau nombre de gents dau departament = lo lindau de
signature a tocar.

�1 1 I.E.O. (lnstit~t d ' estud.is Occitans)
aus Municipis d 1 0ccitania • .
Objet: campagne po~r l ' OC A LA TELEVISION
Responsable nation.al 4e la campagne:
Alan BORAS, T1ce-pres14ent de 1 1 IEO
responsable da• Seat.or Espandillent
I920, Rota de Kontpelh.ièr, 30380 ·
Sant Cr1stol d'Alès
Depuis sa création, l'Institut d'Etudes Occitanes, association
:ultureiie reconnue d'utilité publique, présente à travers ses sections régionales et départementales sur la totalité de l'espace occitan en France, ainsi que
dans les grands centres d'émigration (région parisienne, Lyon), lutte pour que
nostra lenga e nostra cultura d'Oc aient le droit de vivre et pour que l'on mette fin au mépris dans lequel on les a tenues. Nous réclamons en particulier que
l'Occitan ait une place à l'école, depuis l'école maternelle jusqu'à l'enseignement supérieur et au-delà, dans la formation permanente et même dans les activités du Troisième Age. Nous réclamons les conditions d'un accès progressif del'
Occitan dans ka Tie publique, un accès de l'Occitan aux grands moyens d'information et de diffusion, particulièrement à la télévision.
C'est sur ce point que nous voulons attirer votre attent~on:
vous saTez que de nos jours une langue qui n'a pas accès à la télévision, c'est
une langue que l'on condamne à disparaitre, que l'on étouffe. Vous consta~ez que
la télévision française accorde une place de plus en plus grande à une langue
étrangère comme l'anglo-américain ( à travers la chanson par exemple), mais elle
ignore presque complètement les autres langues de France, et complètement l'Occitan, langue parlée d'après certains certains sondages par au moins 2 millions
de personnes et comprise encore par environ 8 millions de personnes, et cela la
malgré la modestie de nos revendications (voir la pétition ci-jointe).
C'est pourquoi, aujourd'hui, soutenu par de nombreuses associations sympathisantes ou amies, l'Institut à'Etudes Occitanes (I.E.O.) a décidé
à'en appeler à nos élus, et plus particulièrement au niveau de base, celui des
conseils municipaux. Cet appel se renforce de la constatation que not~e reTenciication devient de plue en plus populaire en Occitanie, à l'heure actuelle de
multiples témoignages de cet état de fait nous parviennent d'un peu partout.
Nous nous permettons àe vous informer que la Commission chargée d'apprécier 1a ·qualité des émissions de radiodiffusion et de téléTision,
dans son rapport pour !978/79 a inclus la mention "les régions ne se trompent
pas sur l'importance-~t la valeur ~e telles actions (émission radio régionales).
C'est pourquoi elles demandent que les langues régionales qui font partie dupatrimoine culturel français aient leur place non seulement sur ·1es antennes mais
aussi sur les écrans de FR3. C'est déjà le cas pour l'Alsacien et le Breton ••• "
La commission demande que ce soit le cas pour 1 1 0ccitan et appuie cette revendication qu'elle qualifie elle-m&amp;me de légitime.
D' autre part, M. Laurissergue, député du Lot et Garonne,
président de l'inter-groupe parlementaire pour le développement culturel des régions occitanes, nous précise qu'ayant été reçu à ce sujet par la direction •e
FR3, il s'est trouvé confronté à un refus de !aire quoi que ce soit pour l'Occitan à la télévision. Seul un petit effort pourrait être fait pour la radio.
Ceci nous para1t non seulement inacceptable, mais c'est
une attitude de mépris qui atteint toute les populations des pays occitans (Provence, Dauphiné, Vivarais, Auvergne, Limousin, Gascogne, Languedoc ••• )
C'est pourquoi nous en appelons non seulement à l'opinion
pub11quë, mais aussi à nos élus, en vous demandant d'inscrire cette question à
l'ordre du jour de vos délibérations, et en cas de position favorable à notre
action, de signer et appeler à faire signer la pétition ci-jointe.
Qwe vostre sosten nos sera preciosl
D1 aTança vos ne'n disem: merci!
Nom et adresse pour le renvoi de la pétition et pour faire conna1tre le résœl.tat de votre déliberation:

�{e

vice-président du

secteur Espandiment ( Développement )
Alain BOURAS 1920 Route de Montpellier
30 380 St Christol-l ez-Alès
à

la presse des pays occitans

Depuis sa création, l'Institut d'Etudes Occitanes, associatio~
culturelle reconnue d'utilité publique, présente à travers ses sections départementales et régionales sur l'ensemble de l'espace occitan, ainsi que dans les
grands centres d'émigration occitane (région parisienne, Lyon), lutte pour que
notre langue et notre culture occitanes aient le droit de vivre au grand jour et
pour que l'on en achêve avec le mépris dans lequel on les a tenues. L'Institut d'
Etudes Occitanes demande en particulier ~~e l'Occitan ait une place, depuis l'
école maternelle jusqu'à l'enseignement supérieur et au-delà, dans la formation
permanente et dans les activités du Troisième Age. Nous réc l amons également les
conditions d'un retour progressif de l 'Occitan dans la vie publique et son accès
aux grands moyens de diffusion et d'information. Nous notons avec satisfaction
que de plus en plus la presse rêgionale d'Occitanie s'ouvre à l'Occitan à travers
un certain nombre de rubriques, même si cet effort nous para!t encore assez timide
Mais alors aue la renaissance culturelle occitane est devenue générale sur l'ensemble de l'Ôccitanie, l'Occitall est ignoré par la télévision française. C'est sur ce point que nous voudrions attirer votre attention.
Vous n'ignorez pas l'impact actuel de la télévision dans la t~ans
mission d'une culture, et la promotion qui en résulte pour toute culture qui a
accès à ce ~oven de diffusion oui devrait être démocratioue. Vous constatez que
la télévision- française accord~ une place de plus en plus grande à la culture dominante d'origi~e anglo-saxonne, voire, à travers la chanson, à la langue anglaise ·
?a'!" contre elle ignore presque complète!llent les autres langues de France et complè··
tement l•Occitan, et cela malgré la modestie de nos revendications (voir pétition
ci-jointe). D'autre part, alors que les alsaciens, les corses et ~es bretons ont
droit à quelques minutes de télévision dans leur langue, l'Occitan, pourtant par1~ par un nombre global beaucoup plus i~po~tant de personnes, n'a droit à rien.
Cette situation devi~nt insupportable.
C'est pourquoi aujourd'hui, soutenu par de nombreuses associations
sympathisantes ou amies, l'Institut d'Etudes Occitanes a décidé, lors de son assemblée Générale du II Novembre I979 à Avignon, et sous la pression d'un grand nombre
de ses sec tiens de base, de mener une vaste campagne pour l 'obten tien d'émission
de télévision en Occitan dans toutes l es régions concernées (stations FR3 de
Limoges, Bordeaux~ Tbulbuse, Montpellier, Marseille, Nice, Clermont-Ferrand, Lyon
et Poitiers).
Notre détermination d'obtenir cette élémentaire justice et ce
droit démocraticue se renforce non seulement des multiples témoignages de soutien
que nous recevons déjà, mais aussi de l a constatation que cette révenàication devient de plus en plus populaire un peu partout, et corresuond à une dynamique qui
est actuellement en train de se développer.
D'autre part, nous savons que la Commission chargée d'apprécier
la aualité des émissions de télévision et de radiodiffusion a dans son rapoort
pour I978/79 émi.( un voeu favorable au développement d'émissions dans "le~-langues régionales qui font partie du patrimoine cul turel français ••• ''• Mais M. Laurissergue, député du Lot et Garonne, président de l'Inter-groupe parlementaire
pour le développement culturel des régions occitanes, reçu à sa demallde par la
direction de FR3 s'est heurté à un refus de fai r e auoi que ce soit pour l 'Occitan
en ce qui concerne la télévision. Ceci est inaccentable.
Nous en appelons donc à l'opinion publique, en vous demandant
en particulier de faire connaitre cette situation à vos lecteurs. D'aut r e part,
nous développons en ce moment une campagne de signatures de pé t itions qui seront
remises aux directions des stati ons r égi~nal es de télévisi o~ l ors d'une grande
journée pour l 'OC A LA TELEVISION urobablement en mai I98C. D'ici là, nous aurons
encore l'occasion d'informer la presse de not r e action, en particulier à l 'occasion des réunions et conférences de presse prévues à cet e ff et.
En vos mercejant d'avan~a per v~s t !"a ajuàa,
·
l

)n~µ:!

�De novèlas d'Alsaça:
.. .. , .

·-

--

_ .... .... ~ ...

~

·-1

'
• .,\

ALSACA:

"En télévision, certains magazines de FR3 (I8 H à I8 H 30 ou I9 H 40 à
I9 H.~5) sont diffusés en alsacien: il s'agit souvent de retransmissions
de spectacles.
Par ailleurs, une bonne partiie de l'Alsace reçoit correctement trois
canaux allemands ••• "
(mai precisa pas se podon avedre d'emissions alemandas en "dialecte")
Exemple: setmana dau 7 au I3 de genièr de I980

FR3 Alsace, I8 H à I8H 30: "LACH D'R E SCHOLLE IN WINGEN SUR MODER"
le vendredi II janvier
et à 2I H 30 (sur FR3 Alsace uniquement) : "Z'NAACHT'S AM ZWEI" (a dos
oras dau matin) pèça adaptada en "dialecte alsacien" •••

Recebe un mot de
11 Bonas",
DEBET Michéu
24 350 TOCANE
que me ditz que s'es parlat de la campanha per l'Oc a la television a l ' -

acamp del' IEO Peiregord e que li an demandat de s'ocupar d'aquesta campanha. Ditz d 1 envoiar las afichas!
Doncas fau rectificar per 24, aviai donat lo nom de Surpas,
que m'avia respondut mai per l'espandiment e · non particularament la campanha
per l'Oc;

-

•._. ,J';/

Ji :!,-1

LA Declaracion universala daus Drechs de l'ome ditz
article XIX: "tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression,
ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui
de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière,
les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit ••• "

�PRODUCTION

REc:'IO U ALE'

-------------·----~-----------------·
I - EMISSIONS SPECIFIOUEl.f.ENT ALSACIENNES (TV)

Ces émissions sont généralement d'expression dialectale .
Tout en sachant leur diffusion réduite géographiquement nous
attachons cependant la plus grande importance à cet aspect
de notre mission .
Il y a 80 émissions de 26' par an, elles sont diffusées les
lundi et vendredi de 18h00 à 18h30.
Nous exploitons actuellement les séries suivantes:
li)

i'Art en Alsace: li.rt roman, Art gothique et
l!.rt baroque

B)

Petits musées d'Alsace

C)

Théâtre et Cabaret Alsaciens

D)

Vocation
(Le choix d'un métier avec participation de jeunes)

E)

Chantsurs Alsaciens et Variétés

F)

Tiens Sie redde au elsassisch
(Tiens vous parlez alsacien •. avec Germain MULLER)

G)

Was

H)

Magazine culturel mensuel.

gebt ·s neyes (quoi de nouveau) _.
Emission portant sur des sujets d ' actualité

. .,"':'"'1
.

;: .;;.,, .

�Reconnaissance de régions ethniques oar le Général de Gaulle
"La région apparait aujourd'hui comme l'élément local essentiel. :En effet, son
caractère ethnique et géographique, sa dimension, ses ressources, lui permettent
d'avoir une vie propre et cette vie propre, il faut qu'elle l'aie pour que notre
pays mette en valeur tout ce qu'il vaut dans chacune de ses parties et cesse, en
se vidant lui-m~me d'amasser sa substance à Paris et aux alentours ••• "
Général de Gaulle, discours du 9 septembre I968
C1 est beaucoup de faire renaitre nos anciennes provinces, aménagées à la moderne sous forme de régions, de leur donner les moyens nécessaires pour que chacune règle ses propres affaires tout en jouant son rOle à elle dans notre propre
ensemble national; d'en faire des centres où l'initiative, l'activité, la vie, s'
épanouissent sur place"
Général de Gaulle, discours du 25 avril I969
11

RADICAUX »Ex&amp;xRgRE SOCIALISTES (proches du gouvernement)
"Sur le problème linguistique, le Gouvernement Français, c'est vrai, défend
la langue française, mais cette position, au demeurant légitime, n'est pas destiner à briser les minorités. Vous le savez, il est possible d'opter dans les
examens secondaires pour une langue régionale, et à la radio et la T.V. (sic)
nationales, des plages de temps sont réservées dans chaque région pour des emissions en langue régionale."
"Nous avons la conviction qu'une large décentralisation favorisant les cultures
régionales, est le meilleur ciment d'une société développée, équilibrée, et intégrée au niveau européen ••• C'est donc bien ••• pour la paix civile en France et
en Europe, que nous soutenons le respect des minorités, et que nous agirons régulièrement pour préserver leur personnalité ••• "
Didier Bariani, 20 avril I978
CONSEIL GENERAL DU TARN
adoption d'un voeu présenté par M. Amen "pour que les langues dites régionales
et particulièrement en ce qui nous concerne l'Occitan, obtiennent une augmentation importante du temps d'antenne radio et des heures de télévision"
DEPUTES: J.M. BAYLET, député du Tarn et Garonne, maire de Valence d 1 Agen (radical de gauche): lettre à la direction de FR3 Midi-Pyrénées pour qu'il y ait à
FR3 une émission régulière en langue occitane.
Réponse: 11 Il n'entre pas dans les vues de la Direction Générale de FR3
de produire sur les antennes de la télévision régionale une émission régulière
en langue occitane".
CONSEILLERS MUNICIPAUX: le groupe communiste du Conseil Municipal de CASTELSAR'
RASIN: "Nous vous demandons de créer à FR3 dans le cadre le plus adéquat une
émission qui développe la langue occitane" (à la direction de FR3)

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          <name>Is Part Of</name>
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