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                  <text>ORGANE D'INFORMATION
ET DE COMBAT
DE

«

LUCHA

OCCITANA

»

REDIGE
PAR
DES EQUIPES MILITANTES
Le

LUTTE OCCITANE
ÒMED'OC

1,50 F.

Numéro

AS DRECH A LA PARAULA

Numéro 1

MAI 1972.

C.I.D.O.

LARZAC:
NOUS NE SOMMES PAS A VENDRE
(page 4).

L'éditorial de
(Photos L.O.).

Lucha
occitane »

«

(page 2)

Monde ouvrier
Les

ouvrières

de

:

SAMEX à Millau parlent.
(page 5)

Les luttes

en

:

Occitanie

militaires

Que

:

Occitanie, base de l'Eu¬

la

Informations

Viticulture

Camps
rope de la répression et
des marchands de ca¬

se

passe-t-il

:
en

citanie ?

(page 3)

Tourisme

:

nons

La

La Courtine

pour

Caylus

Provence

Bêdes
Pic Saint-Loup
Albion

Et autour du Larzac
Le Rouergue sacrifié

dernière

couleuvre

peuples à vendre.
:

Cervière

(page 9)

Canjuers
etc...

Larzac

Oc¬

Le "Teatre de la Carriera"
(pages 4 et 10)

en

Bretagne

(page 5)

�L'autre

résidu

est, lui, menacé

de

la

bourgeoisie occitane

la colonisation

par

grands

:

propriétaires terriens, patrons d'industrie
sont

se

bénéfices à l'extérieur.

Editorial

leurs ouvriers

tent

maintenir.

se

;

Aujourd'hui, ils exploi¬
des

comme

Ils

négriers

défendent

pour

les

tous

par

leurs privilèges. Leur intérêt de caste

moyens

vront

ils

rempli les poches, ils ont investi leurs

les

—

occitans

actuellement

pouvoir rentrer
la

—

de la

construction

émigrés

de¬

pays ;

du

pays

s'accompagnera

promotion de la langue et de la création

culturelle

occitanes, aussi bien dans

d'enseignement

me

au

dans

vie

une

un

systè¬

service du peuple que

au

quotidienne ouverte à l'initiative

de tous.

n'est pas le nôtre.
•

UN PAïS

QUE MORÍS ES UN PAïS QU'OM

•

TUA.

Dans

Face

à

la

liquidation de notre peuple, les

d'Occitanie

travailleurs

sont

petits et

moyens

sont liquidés

paysans

les plans du Marché Commun, les produc¬

tions

occitanes,

sacrifiées

(vin,

primeurs,

La condition ouvrière est misérable, le chô¬

effrayant, les dernières industries plient.

mage

Les

circuits de

commercialisation

des

duits agricoles sont aux mains des trusts

Libby's),

fontaines,

pour

Le pays

le Nord,

pour

plans de l'Etat et

aux

occitans

trouveront

fonction

de

que

des

que

Lutte Occitane

»

à

Pâques

®

industrialisation

d'emplois

peu

Le
;

d'Eu¬

des

après la lutte contre

colonisatrice

le

siècles

occitans, après

pays

dirigeantes
notre

après

occitanes,

langue

et

notre

(un peuple qu'on prive de la conscience

de lui-même est

De

quelques
et donc

me,

plus facile à exploiter et réa¬

més

etc...)

a

place dans

sa

qui

nous

dans

en

Marché

luttant

pays

Commun),

d'eux. Il faut

res

quelques mains.
tous

avec

nous

que

libération

qui ont

ceux

Les peuples oppri¬

ils

Nous

par

»

s'en vont

exploiteurs, et

rôle à jouer

dans

cette
un

prise

véritable

plus

docile
ser

plus

en

reconnus

aux

en

«

nationale,

colonisés. Face

comme

l'Etat

se

qu'il est

pour ce

mains des trusts,

:

un

et

de

montre

de

instrument

de développement » la
banques, et de donner du bâton

quand les travailleurs réagissent.
Sur
disant

tenant,

place, les notables
«

de

ils

gauche
ne

maintenir les
du

»

La mise

de

droite

ou

vivant

des

paraissent

la

miettes de
pour ce

soi-

Main¬

se

faire entendre

pouvoir, malgré leurs bons et loyaux
à

place

la pression des luttes

sous

régionales

élues

dotées

et

du

saurait être qu'une reven¬

ne

bourgeoisie
la

:

ser¬

française,

colonisation, ils

qu'ils sont

revendications
intérêt

elles

—

démocratiques

ont

un

:

peuvent

partielles
l'exode

des

permettre

susceptibles

de

conquêtes

freiner la ruine et

;

elles

—

permettent

travailleurs

aux

de

s'aguerrir (grèves, actions de masse), de s'or¬
ganiser en vue d'offensives plus importantes.
La satisfaction réelle des revendications dé¬

mocratiques n'est possible
pouvoir
•

que par

la prise du

le peuple.

par

L'UNITE POPULAIRE.
L'unité nécessaire à

est

gure

leurs
les

toute

action

d'enver¬

voie de réalisation. Des travail¬

en

qui autrefois s'ignoraient, s'entraident

:

apportent aide et produits lors de

paysans

C'est par la conquête

d'un pouvoir populaire

occitan que nous serons les maîtres

La forme

destin.

qu'il prendra

de l'avancement des

luttes

de

sera

notre

fonction

Occitanie et

en

en

Europe. Mais dès maintenant, il faut être clair
les

sur

—

sol

objectifs

les

et

:

à créer, le sous-

richesses, les sources d'énergie, les
grands domaines agricoles, les aménagements
ses

ap¬

des collabos.

les circuits de distribution, les
d'information, devront être propriété

collective du
—

ment

la

peuple

développe¬

économique devront être le fait des

vailleurs,

dans

démocratique
travail
ou

du

sur

le

qui

place,

tel secteur ;

cadre

d'une

tra¬

planification

permette à tous d'avoir du
sans

privilégier telle région

prennent

des

contacts

une arme

de combat.

Dans certains cas,
aux

ordres

base

syndicaux

par

cette unité populaire à la

travailleurs de toutes catégories,

syndicalistes,

immigrés,

jeunes, que nous
les dures batailles à mener.

forts pour

Dans

notables

Mais il est amorcé, il s'amplifie.

entre

serons

les

d'états-majors parisiens freinent le

mouvement.

cette

tâche,

«

Lutte

Occitane

»

est

l'amorce du mouvement des travailleurs et des

jeunes

;

gestion et la direction

ou

luttes, la langue occitane devient

ces

C'est seulement

usines existantes et

moyens

région,

accorder leurs modes d'action. A travers

pour

même plus capables de

emplois et de

vices. Prostitués

en

d'assemblées

ruine d'une

touristiques,

ont vendu le pays.

sont

LE POUVOIR POPULAIRE OCCITAN
ET LA DECOLONISATION.

chargé de dégui¬

opérations

mainmise des

l'occitan

ouvrières ; ouvriers, paysans, petits
commerçants, manifestent ensemble contre la

en

nous nous

à la montée de la conscience de classe
la conscience

pour

grèves

Un peu partout, nous nous sommes

sommes

lutte

le

solidai¬

sommes

qu'ils appuient notre lutte de
Occitans émigrés à Paris,

(les
un

du

pays

exploités

sont

conscience). Ainsi peut naître

la ruine s'accélère,

vergonha

«

nos

les promoteurs.

par

Sur le plan culturel, la

systè¬

ce

riches (France,

même ennemi que nous.

•

Aujourd'hui, alors

réveillés contre

ou

un

NOS ENNEMIS SE DEMASQUENT.

morceaux.

le droit

s'amplifie.

internationalisme.

résignation et la

pour

place, contre les expropriations

sur

l'armée

par

liquide, c'est

renversant

renversement.

travailleurs des

Lyon..., ont

la

plus, les travailleurs luttent

Ces

(Basques, Bretons, Catalans, Antillais,
sont des alliés fraternels. Quant aux

de

colonie.

en

son

liste

fait de notre pays une

et

pays

libérerons

nous

git moins), la concentration industrielle capita¬

•

légaux, sont déjà mobilisatrices.

travail

au

double

système capitaliste qui concentre la richesse

dans

intérêt à

C'est le résultat

Des

mouvement occitan

combat international. Ce

pour nous.

historique.

militaire

(contre les cumulards, les importations

salaires

NOTRE COMBAT EST GENERAL.

Nous
:

démocrati¬

droits

le respect des réglemen¬

pour

pouvoir financier

1971.

«

frauduleuses), dans l'industrie la lutte pour le
respect des conventions collectives, pour des

coloniale.

et

nécessité

cette

les

les

sont même pas respectés. Dans l'agri¬

culture, la lutte

réponse

une

adaptée à l'oppression nationale

:

armées

les

pour

la trahison des classes

a

s'organisant ici

en

colonisé,

pays

tations

ne se

dication transitoire.

Ce n'est pas une fatalité.

culture

En fait, c'est

».

travailleurs

en

En

pouvoir populaire

ce

jour. Des objectifs intermédiai¬

à atteindre.

sont

ques » ne

France soit socialiste, alors tout

maintenant, d'une façon autonome,

et

Atten¬

les jeunes, c'est la déporta¬

militaire

d'un processus
l'annexion

«

«

touristique de luxe de l'Europe

avec

simple appoint

un

la Rhur.

Fos

à

comme

occitanes ont créé

rope ;
—

en

battent; mais, trop
dehors des gens, et

jeunes de toutes les régions

vidé est livré

camp

—

réglé

sera

se

Nord. D'autres prêchent :

la

que

récupèrent

plus d'élus. Certains grou¬

agissent

à celles du

Ils

conquête de

fera pas en un
res

ou

salariés

l'Europe des capitalistes. Il devient
zone

ils

souvent,

dez

luttes

travailleurs et des

quitter, faire la valise

demain pour

—

(Pré¬

richesses du sous-sol

beaucoup de travailleurs

tout

:

l'Etat colonial.

d'extrême-gauche

pes

La

les

partis hexagonaux sont prisonniers du

les luttes pour avoir

C'est

indépendants,

de

les

pro¬

pillées.

Pour

tion

Les

voient les luttes d'ici

élevage, tabac, maïs).

sont

spécifique,
d'une façon nouvelle.

mécanisme de

Les
par

cette situation

s'articulent

passés à la ba¬

garre.

LES MOYENS DE LUTTE.

UNE ORGANISATION OCCITANE.

pour

la décolonisation du

Ce journal
travaillent et
cours

des

se

mois,

réalisé par des équipes qui
battent à la base. Il doit, au
marquer

lutte de libération. Il

ble,

nous en

pays.

est

sera

les étapes de notre
ce

que, tous ensem¬

ferons.
«

LUTTE OCCITANE».

�«

★

BIGORRE

passe-t-il en Occitanie ?

se

se passe-t-il
C^UEmilieu
rural
en

Occitanie depuis deux

en
et

plus particulièrement

en

milieu viticole ?

Cours de rattrapage

qu'on puisse dire c'est que ça
bouge, mais avec beaucoup de contradictions ;
avant de nous lancer dans cette analyse il faut
voir les

la « crise » ; cette prétendue crise écono¬
mique existe par la volonté des pouvoirs pu¬
blics et des trusts européens qui en sont les
quer

véritables patrons.

Prenons la situation de
le

système économique
AMONT

l'exploitation dans

Exploitation

matériel

AVAL
commerce

Là

trouve le commerce et là aussi

on

nombre

au

Vins

de

on

:

la S.V.F. (Société des

de

province. Leurs responsables,

des rai¬

pour

claires, font stationner et même baissent

prix du vin

trusts.

le résultat est facile à concevoir.

liberté

d'entreprise de l'exploitant
choix qu'on lui offre est
si

—

dans le

système des actions des sociétés on
retrouve toutes les marques actionnaires par¬
tout, alors que l'on achète le sulfate truc ou
machin, le tracteur jaune ou vert, les engrais
super ou pas, le bénéfice va chez le même
trust ; de plus, comme la concurrence n'est
que publicité les prix sont en augmentation
constante

Dans

des

hausse, elles aussi (20 %

en

1 an).

—

le

rôle

de

toute

l'administration

dans

quels intérêts défendent la majo¬
conseillers agricoles, pour qui travail¬

du paysan.

travaux

doivent

leur permettre

nécessite

que

l'entretien

de

d'effec¬
leur

ex¬

ainsi

:

Poire

une

enfin,

plusieurs rôles

:

rapidement les agriculteurs qui
le mo¬
faibles
agriculteurs les plus

situation apparemment

un

d'Angoisse.

Le Conseil

permanent du Lycée d'AIbi fait état de
d'épreuve d'occitan au bac technique. Il en
déduit l'impossibilité d'organiser un
enseignement de
l'occitan. Il est vrai que d'après la direction du Lycée,
l'occitan n'est pas une langue utilitaire.
l'absence

★

COMMINGES

contrôle

une

pauvres

:

Les sangsues partent, elles ont tout
Nombreux licenciements et compressions
sonnel
les

:

250

P.T.T.

45

;

emplois à Elf-Ré, de Boussens
à Ugine-Kulmann.

L'avenir de

la région importe

aux

peu

;

bouffé.
de per¬
50 dans

entreprises

nordistes.

★

GOLFECH (Tarn-et-Garonne)
il

de

eaux

:

prévu l'implantation d'une centrale nucléaire

est

à

centrale

une

la

Garonne.

amènera

hydroélectrique

Celle-ci

des déchets radio-actifs

et

sera

utilisant
polluée

donc

réchauffement de

les
par

l'eau

un

une région parmi les plus riches et les plus
pères d'Occitanie qui est menacée.

toute

«

Golfech...

un

pas

de

mai

dins

la

pros¬

colonizacion

»

PARC NATIONAL

★

saine, ce
passivité

DU HAUT-LANGUEDOC.
Il

s'étendra

sur

la région

du Sidobre

:

Saint-Pons,

Le premier pas a été fait pour tuer l'écono¬
locale. Les carrières de granit du
Sidobre, qui

Mazamet.

permanent

de

l'évolution de la situation du monde rural.

pouvoir, lui, tire les ficelles, pond
les lois dictées par les trusts et, dans notre
cas, a suivi deux voies complémentaires.

pas

ture

mie

n'ont pas été exoloitées durant un an, ne pourront plus
l'être ; puis ce sera le tour de l'artisanat et des indus¬

Le

première, c'est le choix de l'agricul¬
agriculture ; ça
un choix capitaliste.

La deuxième, c'est la décision de

ceux

Un exemple : on nous a dit il y a
quelques années : « Plantez des hybrides, c'est
l'avenir ! », et de nous vanter les qualités de
ce
plant ; comme l'information venait des
techniciens, nous avons suivi, et dix ans après
on
nous
dit par l'intermédiaire des mêmes
gens : « Arrachez les hybrides, ça ne vaut
rien ! ». Autre exemple : on nous a dit à peu
près à la même époque : « Arrachez de la vi¬
gne, vous aurez les primes, et plantez des pom¬
miers » ; dix ans après, on touche de nouvelles
primes pour arracher les pommiers et planter
de la vigne. Autre exemple, enfin : la publi¬
cité nous demande (appuyée par les conseil¬
leurs) de mettre sur fil, de planter sous plasti¬

industrielle contre l'autre

c'est

locales, accentuant l'exode des populations.

Le terrain
des

sera

alors prêt pour

le tourisme

au

profit

promoteurs.

faire dis¬

L'ASSEMBLEE GENERALE DE

"LUTTE OCCITANE"

paraître la majeure partie de l'agriculture oc¬
citane après avoir fait disparaître l'industrie
et

la culture. Quelles sont les

fiées et
—

se

ont

le vin, le tabac, les fruits, les

à

été sacri¬

qui, depuis, ont des difficultés ?

PRESENCE INDISPENSABLE DES

•

on

D'abord,

la France est

or nous avons

MILITANTS

ET SYMPATHISANTS

légumes,

regarde une carte, toutes ces
productions sont occitanes, ce qui est la preu¬
ve de cette volonté d'accélérer la disparition
des exploitations. Mais pourquoi ?
teur;

JUIN 1972

TOULOUSE-RANGUEIL

les olives.

Quand

tiendra

les 24 et 25

productions qui,

à l'entrée du marché commun,

perdu

uti¬

appauvrissement en oxygène, provo¬
quant un déséquilibre naturel et de graves conséquen¬
ces pour la faune et la flore. Cette centrale va se trou¬
ver dans
la vallée de la Garonne, à 80 kilomètres de
Toulouse, à 150 kilomètres de Bordeaux. C'est donc

d'Occitània.

avoir

:

La

En effet,

lent les chercheurs ? Certainement

a

qui entraîne pour la plupart
que l'on comprend bien ;

technique.
rité des

travaux du bâtiment.

aux

LYCEE TECHNIQUE D'ALBI

tries

vendre tous ces produits il faut
quand même créer un besoin chez le paysan,
c'est

sont

maintenir les

•

Mais pour

et

★

lisée

moyens ;

—

doit tenir compte

intervenants sont le C.A.M.

lancés à corps perdu dans
dernisme mais qui n'ont que de

aussi
charges sociales qui font partie de la
secteur on

couler très
se

partout.
ce

Montagnarde initie les jeu¬
Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-

des

connaissances

rattachée

:

Le C.A.M.

•

l'on cherche bien

; on constate, en se

derniers

pouvoir

et et

Car

les

lent 27 % du marché à Paris, 80 % du marché

d'après ce schéma elle subit deux sortes de
pressions qui viennent de la même source : les

La

ou

Douvy-Péruvion et Ni¬

colas. Deux autres peuvent être incorporés :
C.O.O.P. et Paridoc. Ces cinq sociétés contrô¬

référant au
schéma ci-dessus, que nous avons une poussée
vers
l'exploitation en amont (augmentation des
prix) et une poussée en aval (baisse des prix) :

n'existe pas car le
une fausse liberté.

Ces

plus importants qui sont

trois

France) comprenant : Margnat, Gévéor, Kiravi, La Vinicole Oranaise, la C.D.C.
(Cinzano, Dubonnet, Cusenier) et aussi :

les

:

:

:

les trusts les

trouve

sons

1°) EN AMONT

Atlantiques
tuer

paysans

O.S. ?

leurs terres achetées à bas prix, ils
pourront utiliser leur savoir à l'aménagement touristique

Les

I

des

pour
un

de leur ex-territoire.

en

engrais
fongicides
charges

3

Société d'Economie

ruraux

ploitation

Préfontaine, D.M.S.,

:

nes

l'Agricul¬

trusts ?

de mensonges pour expli¬

assez

La

m. ou

des augmentations des bénéfices

teur ou

2°) EN AVAL

causes.

D'abord,

3 m., de désherber,
L'intérêt, dans tout cela, est-ce l'amélio¬

etc...

ration des conditions de travail de

Le moins

en

de planter à 2

que,

page

:

comment devient-on

ans

»,

Nouvelles d'Occitanie...

viticulture
Que

LUTTE OCCITANE

colonisa¬
colonies, il

un pays

nos

(suite

page

8).

Le 17

juin

soir au Palais
de Toulouse :

au

des Sports

LES PEUPLES CHANTENT
LEURS LUTTES
AVEC DES

CHANTEURS BASQUE.
OCCITANS.

BRETONS,

�LARZAC:

Nous
La

est engagée depuis deux ans entre Debré
agriculteurs qui représentent une agriculture
jeune, formée au travail de groupe (3 G.A.E.C.S., de
nombreuses
C.U.M.A.) en pleine expansion, liée à
Roquefort.

Les leçons d'une bataille

perdue : CANJUERS

Debré, colhonarás

ENCORE
un désert
: 35.000toutes
ha.,
pâture pour
50.000 officiel
bêtes
pas

—

déclarées

la diversité du terrain, prai¬
collines, permettait d'élever sur place,

ries et

—

que

transhumance. Des récoltes de lavande de

sans

lutte

103

et

La tactique de Debré reste la même : essayer de
Le Préfet exécute les ordres ; Delmas, député

U.D.R.

de

Millau

Gabriac, maire U.D.R. de Millau et
Lapeyre, intendant du camp et maire de La Cavalerie
font

les

Trahison réussie

ducteurs

:

Opération réussie » a dit aux délégués
municipaux U.D.R. de Millau, la municipalité
socialiste de Draguignan. C'est-à-dire que M.
Soldani, sénateur-maire socialiste de Dragui¬
Conseil Général est
gnan et Président du
content
:
la « couillonisation » a réussi, le
chantage à la prospérité de Draguignan a
abouti : une partie des commerçants attendent
encore les deux écoles militaires
promises. Le
reste, c'est des fonctionnaires, ça obéit.
«

Il y a eu lutte : depuis 1962, annonce offi¬
cielle de la création du camp, manifestations,
barrages de routes, grèves administratives des
maires, se sont succédées. Mais, en face de la
trahison des élus et des propriétaires absen-

les

téistes,

paysans ne réussiront ni
leur unité ni à créer une solidarité

d'eux. Et la tactique de
division de l'armée aboutira.
autour

«

On

été vendus

a

C'est

comme

à souder

régionale
grignotage et de

des porcs

à la foire.

manifestent

auprès

—

au

avec

les

(sous-entendu
les
les limites d'exten¬
lève 2.000 ha. au
Mais les paysans

autres

;

de
pro¬

Conseil d'Administration de la Société des
avec

Perrier-Sapiem

;

auprès des notables, et là avec un succès
certain. Une première fois
le Conseil Générai avait
unanimement (y compris MM. Delmas et Gabriac) voté
contre le principe d'extension
Mais c'était le lendemain
des élections de Rodez où un député du centre venait
d'être élu. Un vent de panique avait saisi l'assemblée.
Depuis, les choses ont évolué, et on pouvait voir, à la
dernière réunion, le Conseil Général se tortiller devant
le Préfet et l'idée de conciliation y fait son chemin.
Comme dit l'un de ses membres :
Essayons de tirer
les marrons du feu
Il faut dire qu'il y a eu « Fermes
ouvertes
et la S.A.M.E.X., et cela leur fait peur.
—

«

».

»

agriculteur.

Les conseillers généraux pren¬
nent une position contre
le camp et disent : il faut
annuler le principe. Le Ministre dit :
—Vous m'em¬
merdez, vous ne comptez pas de toute façon et je me
passerai de vous ! et ils restent conseillers généraux,
et ils disent merci. S'ils avaient quelque chose dans le
ventre, ils démissionneraient »
—

2°) CONCERTATION

qu'a dit aux paysans de la déléga¬
tion, un exproprié :
vendus par les élus donc : le Conseil
Général a demandé la discussion du projet
puisque là aussi on ne l'avait pas consul¬
té
mais n'a pas voté contre. Les commer¬
çants et Draguignan ont cédé au chantage ;
vendus par les 900 propriétaires nonexploitants, étrangers à la région, résidant à
Paris ou sur la Côte d'Azur, qui ont cédé leurs
terrains sans hésiter et
l'armée les a payés
ce

—

—

fois

la

a

COLHONIZACION.

=

créé

décision

une

commission

de

concertation,

faire croire à une
collaboration des agriculteurs. Ceux-ci l'ont utilisé
pour
gagner du temps et s'organiser à la base. Cette com¬
mission donne son
rapport le 12 mai 1972 : c'est le
une

feu vert

à

Louis Massebiau

concernant,

:

—

«

disant "J'ai

En

choisi

a

prise,

pour

Debré.

décidé",
souder.
en leur

leur donnant l'I.V.D., s'ils

étaient allés finement, il n'y en a que quelques-uns
qui auraient résisté et ils auraient eu des chances
d'emporter le morceau. Je les félicite pour leur mé¬

y

thode.

Bravo !

»

les indigènes, on monte des
dignes d'un pays de sauvages. A Paris,
Debré et un général d'Armée ;
à Rodez, le Préfet et
seulement un colonel ; le même jour, ils enfoncent le
même clou dasn les cervelles rouergates réfractaires :
l'Aveyron a une vocation militaire.
Réaction : « Ils nous prennent pour des c... ».
Pour impressionner

cérémonies

4°) CHANTAGE.

Chantage à l'aménagement. — « Si vous êtes
aménage. Vous avez l'eau qu'on vous
5 ans, ces usines à Millau que vos
patrons ne voulaient pas, des subventions à la pelle...,
etc.
L'Armée protégera la nature, l'archéologie, favo¬
risera le tourisme, les petits commerces, l'agriculture,
la chasse, la pêche, les sports (14.000 ha.
contre un
toit de piscine, c'est le maquignonage de Gabriac di¬
—

sages, on vous
a
refusé depuis
».

sent

«

»

Le Préfet

les

décisions

Occitans ont appris la dé¬

officielle.

cision

—

de Roquefort en rappelant l'esprit
Crédit Agricole (qui représente les

Caves) dans les luttes

Un

toutes les
le journal que les

Comme
c'est par

promettant un bon prix et en

des
« rentables »
autres ne le sont pas) en modifiant
sion de façon à les épargner.
On
nord, on en reprend 2.000 au sud.

—

C.R.S. et garde-mobiles

la meilleure façon de nous
S'ils étaient allés voir les vieux exploitants

auprès

concernés

comme

Debré

1°) SEDUCTION.
—

l'appareil policier et de gendarmerie est
force de dissuasion, pour démoraliser,
faire pression
pour que les gens n aillent pas aux
manifs, se renseigner et répandre des bruits contradic¬
Tout

—

utilisé

;

missionnaires.

conciliation du

viticoles. Le

3°) INTIMIDATION.

toires, ficher et contrôler. Les
sont installés sur le Larzac.

degun mai.

diviser.

comparable à celui de certaines régions
plus grand camp militaire d'Eu¬
rope y est maintenant installé. Une délégation
comprenant des
conseillers municipaux de
Millau, des commerçants et des agriculteurs
s'y est rendue pour étudier -—- en toute objec¬
tivité
les conséquences sur la vie économi¬
que de la région.
revenu

pas

à vendre

pas

sommes

ne

les paysans.
—

au

Chantage à l'intérêt national.

Conseil Général

:

«

L'intérêt du

—
Delmas déclare
département passe

après l'intérêt national

».
Tous les opposants au camp
patriotes et favorisent le « dévergon¬
dage de la pensée » comme Debré le dit de Mgr.

sont

de

mauvais

Ménard, évêque
attention ! Pour

de

Rodez.

Alors,

braves

Occitans,

qui veulent devenir enfin d'authen¬
tiques « Français à part entière », une seule loi : celle
de Debré. Pour les autres, pour ceux qui se décou¬
les jours

vrent tous

le

chemin de
N.D.L.R.

Yéalisé

ceux

la
—

des colonisés à part entière, c'est

lutte.
«

Un

dossier

Lutte Occitane
les défenseurs du plateau. Il
prochain numéro. »
par

«

»,

Larzac

complet

a

été

collaboration avec
présenté dans notre

en

sera

—

—

cher, ceux-là. Les éleveurs se sont trouvés cer¬
nés par l'armée. Us avaient monté un Comité
de défense
mencé le
«

Nous
•

1.

—

2.

—

3.

—

4.

—

nous

5.

6.

-—

sommes

sa

a

com¬

ferme.

laissés bercer...

(avril 1963).
Pacage et transhumance seront respectés.
Reconversion des expropriés assurée.
Circulation
Haut-Var.

et

tourisme

ajoute

:

«

Vos filles

dans

intacts

Création d'un centre d'activité
dans la région.

Et il

•

notaire à la tête. Il

un

Debré promet

marier

—

avec

premier à vendre

—

le

important

★

MONTPELLIER

Sommes

Pes

mon

-vio lEntts

trouveront à

Au milieu du mois de

se

à

Pompidou promet (octobre 1963) :
n'y aura pas de tirs atomiques à Canjuers. Les tirs auront lieu 60 jours par
an,
quelques heures par jour, avec
préavis.
Le village de Brovès et les hameaux de
la commune de Comps seront épargnés.
Il

page

8).

Montpellier

nous

de

France n'a été satis¬
locales ont été

faite, seules des revendications

mars

1972

a

eu

lieu

grève d'une semain des res¬
taurants universitaires
(250 ouvriers).
La grève, déclenchée à partir du mercredi
15 mars, a été suivie par tous les restaurants
et
par 92 % du personnel
Revendications : jonctionnarisation, réduc¬
tion des horaires de travail,
récupération du
dimanche et deux jours de
repos, prime de
une

transport.
Aucune des revendications

PÎAlo&amp;uE^

venons

semble des C.R.O.U.

:

LA GREVE DU C.R.O.U.

».

(suite

Noo s

concernant

l'en¬

concédées.
La grève

a cessé le 21 mars, la lutte a
pris
forme : reconduction de la grève
chaque dimanche pour les restaurants concer¬
une

autre

nés.
La grève a permis le
renforcement de l'uni¬
té et de la solidarité des
travailleurs
du
C.R.O.U.. A noter la démobilisation de la
part des étudiants,
La C.G.T. n a

plu¬

sauf

militant.
pas soutenu la grève, objec¬
il fallait attendre, pour se battre, un

tant

qu

mot

d'ordre national.

un noyau

�LUTTE OCCITANE

•

&gt;,

page

5

Le "Teatre de la Carrièra"

en

La
Conférence Nationale
ethniques, réunie à Narbonne

Une telle organisation de la tournée nous
permettait donc des échanges avec le public

nier, invitait u'LO TEATRE
RIÈRA » à faire une tournée

des
en

minorités

février der¬

DE

CAR¬

LA

Bretagne. Le
but de cette tournée visait un
rapprochement
occitan-breton, un échange d'expériences sur
le travail culturel et politique, une popularisa¬
tion de la résistance des paysans
du Larzac.

avec

eux

la tournée.

Ils

fixaient 11 représentations (3 en Ille-etVilaine, 2 dans les Côtes-du-Nord, 2 dans le
Finistère, 2 dans le Morbihan, 3 en LoireAtlantique) en priorité dans des petits villages
agricoles afin de « toucher » la paysannerie.
Ils déterminaient les lieux où la troupe
allait être hébergée et nourrie, c'est-à-dire
dans des familles de travailleurs bretons.
Ils mettaient au point un matériel de pro¬
pagande (tracts, affiches, articles de presse)
expliquant à la population le pourquoi de la
représentation occitane, la lutte convergente
que les travailleurs bretons et occitans mènent
pour le droit à la vie et au travail.

Chaque jour de tournée avait la
nomie

tions

physio¬

«

:

par

les familles des camarades
et échanges sur les condi¬

b) La représentation, le plus souvent intro¬
les militants qui nous accueillaient.
c) Discussion générale

avec

le public, puis

discussions par petits groupes.

d) Retour dans les familles des camarades
et dans la mesure du
possible, échan¬
ges des premières impressions laissées par la
bretons

soirée.

Il

va

sans

dire que

le cidre, le vin, les crê¬
humeur n'étaient pas mis en

la bonne

pes et

quarantaine.

POUR TOUS DISQUES
DES CHANTEURS OCCITANS

:

MARTI, PATRIC, MANS DE BREISH,

l'arrivée de la troupe à Rennes un
commun Occitan-Breton était
rédigé, met¬

s'adresser à

parallèle les deux situations et le dé¬
veloppement des luttes. Ce tract, tiré à 4.000
exemplaires allait être distribué durant les re¬
présentations.
En outre, nous discutions alors des éven¬
tuelles modifications à apporter à la pièce. A

:

26, Rue de la Rotonde

—

On voulait

nous

-

34 BEZIERS

acheter par tous

les

usine de fabrication à la chaîne

qu'il

Y.
—

avait 500 pantalons à faire ; le soir, les
femmes d'un certain âge ont été prises de pa¬
nique, elles ont « bossé » tant qu'elles ont pu
pour achever le stock et elles l'ont fini. Mais
une femme
n'y est pas arrivée et elle a été
«

«

y

virée

».

Le

chef

Vous, dehors !

».

est

venu

et

il lui

a

dit

:

Puis il l'a prise à part et

lui a proposé un autre poste. Elle a
refuser : elle est partie et elle a bien

préféré
fait.

Ouvrière à la S.A.M.E.X.
Y.

—

Je suis rentrée à la S.A.M.E.X.

six

après mon arrivée. J'avais unC.A.P. d'em¬
ployée de bureau. Je suis allée à la Maind'Œuvre. Il n'y avait pas d'emploi sur Mil¬
lau. Us m'ont demandé si ça ne me faisait

Séduction.

mois

de
travailler
en
usine.
C'était la
S.A.M.E.X.. J'y suis allée, j'ai été reçue par
un sous-chef. En
principe, l'apprentissage dure
1 mois.
Mais je n'ai fait qu'une semaine.
rien

Après, ils m'ont dit :
Puis, pendant un mois,

Tu te débrouilles ».
ça n'a pas été drôle :

«

marchaient pas bien, il y avait
énormément de retard dans les pantalons.
les machines

ne

Y.
Au début, les licenciements étaient
nombreux et ils ont été à court de personnel.
Les bonnes ouvrières, ils tâchaient de les ama¬
douer par n'importe quel système qu'ils trou¬
vaient bon à leur façon et qui achetait plus ou
moins cette ouvrière. Us ont essayé de m'acheter. J'ai refusé catégoriquement. Quand le syn¬
dicat s'est constitué, ils m'ont dit qu'au lieu
de me syndiquer, je ferais mieux d'apprendre
un boulot et que je
dénonce les filles syndi¬
—

quées

;

moi, j'ai refusé.

Teatre de la Carrièra

».

Intimidation.

moyens.

Au début, une femme a été « virée »
Y.
à la 3me chaîne .Le chef est venu
nous
dire

emploie 150 ouvrières en majorité très
jeunes : 16 à 17 ans.
Une ouvrière et des jeunes travailleurs de
Millau racontent ce qu'est la S.A.M.E.X. et
comment la victoire a été acquise à Pâques.

concrètes. En tant

Les ouvrières parlent

S.A.M.E.X., c'est une promesse tenue,
ça se remarque. C'est le cadeau électoral du
maire U.D.R. de Millau, Gabriac. La première
elle

et

réalisé immédiatement.
Les camarades
bretons qui nous ont accueilli vont le faire pro¬
chainement en connaissance de cause. Nous y
reviendrons.
«

La

;

des discussions claires

être

VENTADORN

S.A.M.E.X.

Millau

chaque représentation participait un pu¬
(agriculteurs et jeunes) qui de¬
meurait pour discuter. Dans le débat
final le
dialogue ne restait pas « spectateurs-comé¬
diens » mais s'instaurait dans le public pour
aborder les problèmes de la situation locale et
les luttes qui s'y sont déroulées.
Toutefois il ne fallait pas en rester à la
simple constatation des faits et à la dénoncia¬
tion des coupables. Il fallait tâcher de passer
à un débat sur la façon de se battre, les ob¬
jectifs à se donner, les possibilités et les im¬
possibilités du syndicalisme, le fait culturel
breton, en quoi il transparaît dans les luttes,
comment il
peut aider l'unité des paysans, des
ouvriers, de tout le peuple. Les grèves de Pa¬
ris (Nantes) et
du Joint Français (SaintBrieuc) tendaient la perche. Trois fois nous
avons
joué pour les grévistes...
Il faut reconnaître que les problèmes évo¬
qués ci-dessus n'ont pas toujours débouché
théâtre occitan nous ne pouvions que don¬
ner des
exemples précisant le caractère spéci¬
fique de la colonisation, des luttes, de leur
organisation chez nous.
Le bilan de la tournée ne pouvait donc pas

en

de

A

que

LONGAMAI,

Dès

-

Vacherie" et de "L'Action Culturelle de Ren¬
nes" sur le travail culturel. Discussion avec les
« minoritaires »
du C.N.J.A. sur les questions
du syndicalisme, etc...).

sur

BELTRAME, DAUMAS, NICOLA,

expériences.

MILLAU

les luttes,

blic nombreux

duite par

Ils nous donnaient la possibilité de rencon¬
des militants ouvriers et paysans pour dis¬
cuter des conditions locales
et
échanger nos

tant

suivante

»

locales, l'Occitanie, les luttes.

trer

tract

et

échanges avec les militants sur
tel ou tel aspect de la pratique militante (par
exemple, discussion avec les camarades de "La

La tournée.

a) Accueil

bretons

les réalités de la colonisation

sur

mais aussi des

bretons. Discussions

regroupaient
des paysans du C.D.J.A., des syndicalistes ou¬
vriers de l'ensemble de la Bretagne et prépa¬
raient

au

en

Préparaiion de la tournée.
Des militants P.S.U.

quelques répliques traduites de l'occitan
français, la pièce était conservée telle
quelle.
part

Bretagne

Un

—

jour, M. Saumelian, le patron de

Marseille,

est venu et nous

pantalons

par

refusé

avons

jour et

et

nous

par

avons

a

dit de faire 550

chaîne. Nous,

nous

saboté les cadences.

On mettait un pantalon sur 2 cases au lieu d'un
dans chaque case. Nous avons fait seulement
500

pantalons et on
Le sous-chef est

s'est arrêté.
venu

me

demander

de

faire ceux
m'a prise

qui manquaient. J'ai refusé et il
dans son bureau. Il m'a fait un gros
sermon. Je lui ai dit
: « Après tout, pourquoi
il n'y aurait pas un tableau pour toutes les
chaînes où serait inscrit le nombre de panta¬
lons faits ». Alors, comme ça, il me dit :
« Pour
qui tu te prends pour me dire ça ? ».
Je lui ai dit : « Pour une ouvrière, je fais mon

boulot, c'est tout

».

Il

voulait

aussi

que

je

dénonce la femme qui avait lancé la pétition
contre les 550 pantalons. Je n'étais pas au cou¬
rant premièrement. Secundo, de toute
façon,

je n'aurais rien dit.
Chantage.
Y

Par

—

voulaient
que

je

des systèmes de fric aussi : ils
faire passer aux ceintures pour

syndique pas, pour gagner plus
puis ils m'ont dit : « A la fin du

ne me

de fric, et
mois tu

me

verras...

».

�«

LUTTE OCCITANE

-,

page

6

A la S.A.M.E.X., c'est un peu comme
à l'Armée. C'est la même façon de comman¬
der : vous vous démerdez, vous obtenez les
résultats. Moi, je ne veux pas savoir comment.
C'est comme ça pour tous les systèmes d'ex¬
L.

ploitation et de répression.
Y.
Oui, un jour on a demandé 10 minu¬
de pause toutes les heures Le chef a dit :
« Il
faut téléphoner au patron de Marseille.
Ici on n'est pas patron ».
—

tes

A part ça, on peut se lever et aller aux
W.C. de temps en temps, à condition de ne
pas retarder la chaîne. Il y a la chaleur étouf¬
fante et la poussière et il n'y a pas de distri¬
buteur de boissons. Il v a aussi un système de

4 minutes de retard, on nous
d'heure de salaire. Et puis il
y a les insultes : les sous-chefs étaient
très
grossiers avec le personnel.
pointage. Si
enlève

«

le

On

un

en a

on a

quart

eu

par

Y.

Quand les filles en ont eu vraiment
ont débrayé avec le groupe des
syndiquées. Moi, je ne suis pas syndiquée,
mais j'ai débrayé comme les autres. Je voyais
que j'étais achetée par n'importe quel moyen
et j'ai débrayé.
Lorsqu'on a commencé ,on avait un cahier
de revendications fait par des ouvrières syndi¬
quées : elles étaient venues une trentaine, elles
elles

arrivées à soulever

cahier,

ce

—

—

au

filles. Sur

:

S.M.I.C.

:

4,45

lieu de

au

;

le droit

syndical dans l'entreprise ;
paiement des congés de 1971 intégra¬
en
congés payés et non pas partie en

le

chômage

par

jour

16 heures.

un

papier dans l'usine

Aussi...

on

nous

avait achetées

au

nous
avait fait faire une lettre
quoi on voulait que l'usine prospère,
et la majorité des filles l'avaient signée. Alors,
ils mettaient en cause cette lettre. Et puis,
dessus, en forme de politesse, il y avait écrit
que le patron nous donnait toute son affection.
Les filles se sont radicalement moquées de ce
papier et elles ont débrayé comme prévu. La
grève a commencé le vendredi à 16 heures.
Elle a duré 15 jours.
Une quarantaine n'ont pas suivi ; les fem¬
mes d'un certain âge,
qui avaient échoué dans
les grèves de 1936 dans la ganterie, une grève
qui a duré six mois. Elles étaient échaudées,
elles avaient été licenciées, et elles avaient peur
d'être « virées ». Les hommes aussi, les chefs,
qui sont pour le patron : ils trouvent anormal
qu'on sabote les cadences. « Comment voulezvous
que le patron, il fasse quelque chose pour
nous ? ». Je leur ai dit
:
« Ce patron, il n'a
jamais voulu s'adresser à nous en face ».
«
Qu'est-ce que vous voulez ,il est timide... »

début,

ont

manifesté devant l'Ins¬

pection du Travail. On a exposé le problème
au Maire ; le Sous-Préfet était moins de notre
côté que le Maire et l'Inspecteur du Travail.
Le Maire a été vraiment pour nous. Il nous a
promis une subvention, car nous avons perdu
près de 300,00 F. de salaire.
Question. — Il l'a donnée ?
Y.
Non. Elle est promise, mais elle n'est
pas encore donnée.
—

La douche écossaise.

On

a essayé de joindre plusieurs fois
il a envoyé promener les gens du
syndicat en disant qu'ils commençaient à l'em¬
merder. Il n'a rien voulu entendre. Quand il
est venu le mardi, il y a eu une première délé¬
gation,. On lui a exposé notre cahier de reven¬
dications. Il y a eu une séance. La première

—

Le mercredi,

n'y est

allées,

pas

on

devait être payées

car

le soir

on

:

avait dé¬

cidé de faire un meeting avec les paysans du
Larzac. On était allé les voir à « Fermes ou¬

On leur avait fait appel pour qu'ils
aident, pour qu'ils nous amènent à
bouffer ». Ils sont venus et ont exposé leur

vertes ».
nous
«

problème.
décidé de se faire payer le jeudi ma¬
Vers 8 heures 30, on est ren¬
trées dans l'usine : la paye s'est effectuée. Des
filles sont allées chercher leurs blouses et leurs
ciseaux. On est rentré toutes en masse.
Le
sous-chef a eu peur, il s'est « foutu » devant
On

a

tin à 8 heures.

une
porte pour nous arrêter. On a ouvert le
guichet d'une autre porte et on a occupé les
locaux. On est restées jeudi et vendredi.
La C.G.T. ne s'en est pas occupé.
Y.
Maintenant, les sous-chefs emploient
le « vous » au lieu du « tu », ils ne gueulent
plus quand on ne veut pas faire des heures
supplémentaires.
—

LA PUNITION.

puisque les autres c'était

Vous connaissez l'aventure du seul ouvrier qui était dans la maison,
soit des Directeurs
L'ouvrier demande
ment. On

a

ou

des sous-Directeurs. On supprime la coupe

les

pour

les

couper

préféré le laisser assis sur une chaise, assis pendant huit jours

a

milieu de toutes les ouvrières à ne rien faire. Mais je vous assure que cet

pourtant
Je

un

homme équilibré,

demande si

me

de 150 femmes
lui

vous

avec un

à Marseille.

papiers de licenciement pour pouvoir obtenir les indemnités de licencie¬

refusé. La direction

vous

me

représentez

papier et

interdisait de lire le

faisait

homme-là, qui est

à la fin. J'avais l'impression qu'il devenait dingue.
que sont huit jours dans une entreprise au milieu de
pour griffonner parce qu'il ne savait pas quoi faire.

peur
ce

un crayon

P .B.

journal.

ça a été le patron entêté qui n'a rien
comprendre, qui a tout refusé, qui a dit
que les ouvriers
de Millau, il s'en foutait
complètement, ils pouvaient crever, qu'il s'en

Z.

partie,

disant que
« les
ouvrières de la S.A.M.E.X. prendraient
leurs responsabilités face à ce nouveau piège »;
qu'une grève sauvage allait se déclencher à
passé

Y.
on

lieu de

au

Le vendredi matin 24 mars, les syndiquées
ont lancé un tract.
Pendant la journée, les
filles ont réfléchi et à 3 h. 1/2 les sous-chefs
ont

Préfet. Des filles

—

on a brûlé les
devant la Chambre de

cercueil et

un

Commerce).

du Maire.

La

—

avait fait

que : on

lettres de licenciement

L'usine est occupée.

première semaine, on est allé voir
l'Inspecteur du Travail, le Maire et le SousY.

On

;

480 à 500

pantalons
qu'exigeait le patron.

—

autres

au

Les promesses

au

lement

550

revendiquait

le salaire

4,20 F.
—

on

les

un

bout
travail.
et

le patron ;

—

marre,

si

que

tellement de chômage à Millau,
type est « foutu » dehors, ça se dit,
de quelques jours, il trouve plus de

Il y a

—

Y.

dessus le bocal » :

débrayage.

sont

L.

—

on

comme

voulu

foutait.

reprise de la séance, le patron a été
un
patron beaucoup plus calme, qui acceptait
tout ! « Vous ferez les pantalons que vous vou¬
drez, à la cadence que vous voudrez ». Mais il
n'a rien signé. On lui a envoyé un télex à
Marseille pour qu'il signe le protocole d'ac¬
cord sur lequel il y avait écrit que le patron
se montrait garant envers le salaire,
le droit
syndical, le respect du personnel...
n'est

qu'après un second télex que le
partir de là, la grève était
principe terminée et on devait reprendre.

patron a signé, et à
en

Mais le patron

savait que si on ne reprenait
perdait le lundi de Pâques.
Alors il a attendu jusqu'au vendredi soir. Mais
les filles ont préféré sacrifier leur vendredi et
leur lundi pour avoir une cause juste.
Seulement, en guise de poisson d'avril, le
patron s'est permis d'emballer le matériel
pas

le vendredi,

on

d'une 5me chaîne et de licencier 25 filles. Nous,
on
a continué
la grève pour ces filles-là et
d'autres filles qui avaient travaillé ont été aussi

virées, et
de
on

on a

continué la grève une semaine

plus. On s'est organisé
fait des « manif. » (il

a

pour

des collectes,
ironi¬

y en eut une

La C.F.D.T.,

Les

au

début, ils voulaient

filles voulaient l'occupation

bouger.

de

l'usine. Eux étaient contre. Us leur di¬
:
« Si vous foutez la merde, vous vous

saient

trouverez

A la

Ce

—

pas

chômage,

en

il faut continuer

à

supporter ». Alors, avoir un syndicat pour ça...
Quand ils ont vu que nous, on allait discuter
avec les filles,
quand ils ont senti venir le pé¬

ril, alors ils ont durci leur position.
Y.
Oui, mais les filles auraient pu aller
contre la façon
que nous faisait prendre la
C.F.D.T., à une seule condition, c'est que ce
soient des filles déjà formées, qui, déjà, s'y
—

alors que là, c'étaient des
moi d'ailleurs, qui fai¬
saient grève pour la première fois, qui s'inté¬
graient comme ça dans la C.F.D.T. parce que
c'était le mouvement qui s'était introduit dans
la S.A.M.E.X. et qui suivaient. Elles savaient
pas trop où on allait aboutir. On suivait.
connaissent

filles,

un

peu,

un peu comme

Le soutien des paysans

du Larzac.

Y. —, Us sont venus le jeudi soir. On leur
fait une démonstration du travail à la chaîne,
on leur a fait visiter l'usine. Le lendemain, ils
nous ont amené du ravitaillement.
a

La victoire.

Y.
Le vendredi soir.
avec
rencontre
Saumelian pour ces lettres de licenciement. Il
—

négociation de trois heures de
à six heures du matin. Après
s'être battu sur le nombre de délégués, il a
tout accepté. Les ouvrières s'étaient
partagées
en
deux groupes, l'un pour occuper l'usine,
l'autre pour empêcher le patron de quitter la
négociation. Le samedi matin il y a eu une
manifestation avec les paysans du Larzac, ve¬
y a eu une

l'après-midi
A la

S.A.M.E.X., avant la grève

•

1

•

Coût d'un

•

Salaire des ouvrières

:

pantalon sortait toutes les 45 secondes.

pantalon

:

Tissu + Main-d'œuvre
:

4 F. de l'heure

Elles ont obtenu la chaîne à 1

mm.

=

22,00 F.

(S.M.I.C.

:

—

Prix de vente

4,45 F.), donc

:

109,00 F.

650 à 700 F.

et le paiement à 4,45 F. de l'heure.

par

mois

nus

avec

des

tracteurs.

(suite page 8).

�«

lOUKISMi:

LUTTE OCCITANE

Provence

La dernière couleuvre pour

»,

page

7

'&gt;

Cervière

peuples

à vendre
Pensant que les Alpes du Sud
sous-développées et malades pour

J. M.
Si ça peut

—

région,

—

J. M.

pour

G. P.

pas contre.

faire vivre la
face, ils

que

ar¬

fric.

au

d'une

—

C'est

d'un

façon, mais

autre

autre

ordre,

que

c'est

encore

Il paraît que le Club Méditerranée a un
encore secret de camp de vacances
Larzac.
L. M.

Là, ce sera plus dur, car les
agriculteurs seront moins sensibilisés, ce sera
un problème plus subtil
: on aura plus de

Mais

ploitation.
P. B.

Moi, je trouve

projet

alors, c'est aussi grave
l'armée ! c'est le même système d'ex¬
—

—

plus vicieux.

s'organiser.

Mais attention ! En
du

avec

n'est

on

aider

nous

on saura

L. M.
rivent

Le tourisme,

—

mal à lutter contre la couleuvre et les sou¬
ris du « Club Méditerranée » que contre les

ça tue

suffisamment
sans résis¬
tance, les technocrates du pouvoir, le député-maire de
Briançon, Dijand, et les promoteurs ont décidé de
priver de leurs terres les petits paysans de la commu¬
ne
de Cervière. Par arrêté préfectoral
du 11-1-1972,
l'Etat ordonne une enquête d'utilité publique
en vue de
l'expropriation des terres les plus riches de la com¬
mune dans le but de créer une
super-station de sports
d'hiver de 15.000 lits. Le Conseil municipal,
malgré les
pressions, refuse son accord. Cervière (111 habitants,
1.650 mètres d'altitude, 10 kilomètres à l'est de Brian¬
çon), qui vit de l'agriculture et de l'élevage, est en
lutte contre

ça tue

quand même.

sabots des militaires.

gros

Les paysans ont occupé leurs terres fin mars,
Ils continuent l'action
contre
ce
projet
colonialiste.
début

—

jour, à l'Hospitalet-du-Larzac, les
découvraient leur pays sur un écran :

Il est beau notre Larzac !
beau pour rester nôtre.
«

Peut-être trop

».

La beauté du paysage,

la réserve d'air, de
santé, d'espace pour les citadins, richesses
authentiques, c'est pour certains le seul moyen
de sensibiliser le maximum de monde

le

sur

Les résidences secondaires du pla¬
les 103 ex¬
ploitations menacées. Il est vrai que, en Aveyproblème.

semblent compter autant que

teau

ron,

on

bien conditionnés à penser tou¬

est

risme. Pour

beaucoup, la « vocation touristi¬
le seul avenir possible en Rouergue.
Comment est-il, ce tourisme ?
que » est

«

Les

Cura-Topinas

C'est

les

».

Aveyronnais

«

montés à Paris

»

pays.

Les

Doryphores

».

ruraux,

V.V.F. (villages

-

vacances -

fa¬

vacances insolites, camping à la ferme,
randonnées à cheval, etc... Source de revenus ?
Pour ceux qui sont capables d'investir et

milles),

d'aménager. Pour les autres, un moyen de du¬
rer
quelque temps, un sursis à l'exode, quel¬
ques emplois subalternes. On ne peut pas vivre
un an sur le gain
de deux mois. Cela favo¬
rise les échanges ? Oui, mais un échange bien
souvent à sens unique, où l'autochtone repré¬
mode de vie pastoral condamné, plus
ou moins
exotique et folklorique, un décor
reposant. Ça change les mentalités dans le sens
voulu par les technocrates : plier les esprits,
les rendre dociles et dévoués à leur progrès,
sente

un

servir. Que ne ferait-on pas
le paysan ne soit plus paysan, 1 oc¬

préparer les gens à
pour que
citan occitan ?

finies restent les
les jeunes continuent à partir tra¬
Les

vacances

retraités, et
vailler ailleurs.

Bien sûr, cela empêche les maisons de tom¬
ber en ruine : « Une pierre qui tombe, c est

de nous-même qui meurt » disait un
pavsan de La Blaquière. Mais pour ceux qui
incitent à ce style de tourisme, il s'agit de
mettre
en
conserve
—
conserve pour mieux
vendre plus tard — quand les hommes seront
partis.
un

peu

«

Vendre

des

vacances

voilà le but des

»,

promoteurs de la touristification. Les pancar¬
tes « A vendre.
S'adresser à Paris, adresse
Untel », pullulent en Aveyron.
Des notaires de campagne ou

mobiliers
rabatteurs

des agents im¬
dans les petites villes, servent de
pour les agences spécialisées en

achat de hameaux, fermes, etc... Pour tous ren¬

seignements, s'adresser à la Maison du Rouer¬
gue à Paris. Les maires vendent les écoles, les
curés les presbytères, à des bourgeois de Tou¬
louse, de Paris ou de Belgique, ou encore à

augmente ses charges, et si les jeunes citadins
comportent parfois en pays conquis. Les ar¬
tisans travaillent pour retaper les barraques...
Et puis, un jour, un jeune agriculteur veut

agrandir

sa

porcherie, et alors l'avocat toulou¬

le directeur de la colonie hurlent à la
« nuisance »
et la loi leur donne
raison. Ou
alors un médecin vide le « pesquier » pour le
et

inonde les pâtures du voisin à deux
jours de la fenaison. A La Roquette, près de
Rodez, la section syndicale locale proteste
contre « les résidences secondaires qui accapa¬
rent les terres
et font augmenter le prix des
terrains ». Alors, on découvre que, en vendant,
s'est aussi vendu.

on

Les

permettant

Cerveyrins envisageraient, eux, une station
nordique contrôlée par la commune, et
la sauvegarde de l'agriculture et de la

nature.

L'« Association
pour
de la vallée de Cervières »
—

tion

l'Etude et la Sauvegarde
dans une péti¬

dénonce

Le

mythe du tourisme brandi comme solutionsous-développement effectif et à la crise
de l'emploi dans notre département ». Rien n'est plus
aléatoire que le tourisme d'hiver, tributaire des condi¬
tions
politiques,
économiques, et météorologiques.
Osera-t-on, sous couvert d'utilité publique, favoriser
une opération immobilière qui
ne sert que des intérêts
privés, ceux des promoteurs et des banquiers ? (...) »
:

«

miracle

—

des colonies de vacances. Au début on est
ravi d'avoir des voisins, même si la commune

sain

avril.

modeste de ski

nettoyer et

C'est les estivants qui envahissent le pays
pendant les trois mois d'été. Pour les accueil¬
lir, on se prépare toute l'année ; les commu¬
nes font des sacrifices, l'imagination travaille :

gîtes

Les Résidences secondaires.

se

qui reviennent traditionnellement se faire nour¬
rir pour les vacances par la famille restée au

«

charognards.

—

L'autre
paysans

les

sont

crever

au

En outre

un

comité de soutien s'est créé à

Gap.

toute l'Europe, montrent qu'une clientèle est
possible.
Déjà, le « Club Méditerranée » étudierait
un projet
d'implantation. Un notable peut tou¬
jours espérer quelque retombée, ou, peut-être,

concilier
a

les

deux.

«

L'Armée

ne

nuit

en

rien

développement touristique d'une région

au

»

dit Debré. Il faut lui faire confiance.

Sur le Plateau d'Albion, les marchés des
résidences secondaires a repris. Là aussi c'est
une mort
qui s'installe, plus hypocritement ;
c'est une vie économique niée pour les loisirs
des riches. Ailleurs, l'Armée loue ses terrains

des aménagements touristiques : vider
de ses habitants et disposer de l'es¬
pace libéré à son profit. Ce sera la fin de la
guerre des vocations pour le plus grand inté¬
rêt de tous, promoteurs et marchands de ca¬
nons, notables et généraux.
En attendant, certains pensent à un touris¬
me « école
de vie » maîtrisé par les agricul¬
pour
un

militaire ?

Occupation touristique ou

On n'en

prise

«

est

pas encore

d'intérêt national

à la grande entre¬

» comme sur

le lit¬

toral. Plus discrètement, ça s'appelle Vallée
du Lot, Vallée de l'Amitié, Lac de Pareloup.
On y organise par tranches successives, petit à

petit, la vente du pays, sans le soutien
de l'Etat. Et les notables

se

massif

lamentent.

Quand on sait combien ceux du littoral se
sont
engraissés en bradant le pays, on com¬
prend leur impatience d'être aménagés. Us at¬

pays

les autres secteurs
teurs, en liaison
avec
concernés. Là comme ailleurs, ils s'opposeront
à

ceux

qui ont décidé le pillage de cette ri¬
profit.

chesse à leur

qui arrosent chaque année les promoteurs du

« Ce
qui arrive à nos compatriotes du
Sud peut arriver à chacun de nous demain.
On peut proposer que la montagne devienne
une réserve à aurochs ou bisons
d'Europe.
Aux Villefranchois, on peut assigner la fonc¬

qui avaient misé à long terme sur la vocation
d'arrière-pavs » se trouvent pris de vitesse

tion de regarder courir des lièvres pour le
plaisir des Toulousains en week-end. Detelles affectations de notre sol, peuvent, de
Paris, paraître tout aussi rentables et tout
aussi justiliées que la stérilisation que l'on
prévoit aujourd'hui pour le Larzac au pro¬

tendent fébrilement

ces

millions de subventions

littoral sans amener un sou aux travailleurs de
la région. Mais, sur le Larzac, voilà qu'un
concurrent
direct se manifeste : l'Armée.
Alors c'est la guerre chez les notables. Ceux
«

par

d'autres qui ont misé

militaire. Mais ils

ne

sur

perdent

l'aménagement

pas

espoir. Cer¬

jouent la carte parc régional contre camp
militaire ; et puis, toute cette publicité autour
du Larzac, ces milliers de lettres venues de

tains

fit des militaires.

»

(Texte appelant à la manif. du 6-11-71).

�«

LUTTE OCCITANE

»,

8

page

VITICULTURE

(suite de la page 3)

d'autres ; voilà pourquoi
dans les nouvelles colonies on fabrique des
bases nucléaires et du tourisme avec folklore,
bien entendu.
faut donc

CANJUERS
•

en trouver

7.

à cause des revendications salariales,
sont obligés de donner des congés, mais
comme chaque fois quand
ils donnent de la
main gauche ils prennent deux fois de la main
droite ; alors ils ont pensé au tourisme, ils ont
pensé récupérer le treizième mois de salaire
«

ils

;

»

des ouvriers.

Enfin, les paysans sont des paysans ;
savent faire que ça. Ce sont donc, s'ils

ils ne
n'ont

plus de travail, d'excellents ouvriers non qua¬
lifiés qui feront n'importe quoi à n'importe
quel prix : excellent volant de chômage pour
d'une part gagner de l'argent, d'autre part ins¬
taurer

la lutte des travailleurs entre

eux.

Et

Canjuers, le Larzac, le Pic
Saint-Loup, la Floride occitane avec la
Grande-Motte, le Cap d'Agde, Barcarès. Que
ceux qui se trouvent entre les deux ne se
fas¬
sent pas trop d'illusions : il faudra des auto¬
routes, des centrales électriques, enfin, toute
une infrastructure qu'on devra placer quelque
l'on voit s'installer

part.
Que nous restera-t-il à nous paysans ?
Aller nous placer comme bonnes ou valets
de chambre dans les hôtels, attendre les tou¬
ristes

aéroports,

aux

avec

des colliers de

fleurs, des fifres et des tambourins,
manœuvres

ou

L'Ecole d'Artillerie de Châlons
de Nîmes viendront s'installer à

—

Le droit de chasse

sera

à tout

Ensuite, il faut gagner de l'argent

devenir

dans le Nord.

celle

et

Dragui-

préservé.

nous

avons

été bernés.

se

traduit dans le concret, pour

la diminution constante de
son revenu ; pour prendre
un exemple, en
1969, on a vendu dans mon village le vin à
un

agriculteur,

89 F. l'hecto,

par

en

1970

à

78 F.,

en

1971

à 70 F.. Pour la fin de cette année

je ne fais
pas de pronostics. D'un autre côté l'augmen¬
tation moyenne du prix de revient est de 15%.

Il n'est plus
d'assurer les pacages.
1.

—

question actuellement
La transhumance a été

empêchée cette année.
2.

—

La

Léon

reconversion.

Maillet

ra¬

agriculteurs remuent, mais d'une
façon désordonnée et, là encore, nous trou¬
vons le
pouvoir qui s'infiltre dans nos rangs
et qui crée la division dans nos villages, le
trouble
dans
les
esprits non préparés.
Il est très difficile aujourd'hui de voir où nous
en

sommes

de

nos

luttes, de définir clairement

qui, dans la profession, est notre ennemi, car
le problème de la lutte des classes n'a jamais
été posé, il commence à peine à émerger ;
beaucoup d'entre nous font encore confiance
à certains notables qui nous ont vendus aux
trusts ; mais ces notables, grâce à une excel¬
lente démagogie, ont réussi à garder un mi¬

aux

citerne
3.

paysans

—

Circulation.

La

route

nationale 555,

de

Draguignan à Castellane, qui mène aux
gorges du Verdon, sera coupée à n'importe
quel moment, été comme hiver, par tranches
d'un quart d'heure. Tous les 200 m., on trouve
des panneaux : « Terrain militaire, circulation
interdite, tirs de jour et de nuit. Danger de
mort, dimanches et jours fériés compris. »
La départementale 25, de Bargemont à Brovès, sera coupée cent jours par an. Le Canyon
de l'Artuby sera dans le camp, donc inacces¬
4.
Pas de création d'emplois sur place.
Le camp où résideront en permanence plu¬
—

Nouvelles d'Occitanie
★

en

deux camarades

reté du territoire,

ac¬

visite

du

commandant du

et

accorder

à

toutes

les

promesses

l'avenir. (...) Les soussignés
plus le renouvellement de
(...) Cet incident ridicule ne fait

d'oc.

pour

ne

ront

tels

cer

'far

peu

—

La Bataille n'est pas finie.

assez

Notre erreur restera de n'avoir pas frappé
fort au début de l'affaire. Nous nous

sommes

leur détermination à refuser

que

tout

laissés bercer

et

faites
tolére¬
actes.

renfor¬

nous

rendons

nous

compte maintenant que nous avons été ber¬
nés ». Mais les paysans du Larzac ne sont plus
les seuls à tirer les leçons. La résistance sur le
Larzac a relancé les luttes à Canjuers. « Can¬

juers, volem
Les

pas

pancartes

rachées,

des

le Préfet

et

«

crebar » lit-on sur les murs.
Terrains militaires » sont ar¬

tracts

distribués

contre

le Conseil Général.

l'Armée,

La visite des

du Larzac a réveillé ceux que l'on
croyait vaincus. Un paysan de Canjuers est
venu
parler au Meeting de Pâques à La Cava¬
paysans

lerie. Une solidarité occitane

crée

se

contre

l'occupant.

Des

compagnés d'une agricultrice de La Cavalerie,
se promenaient
sur le plateau et prenaient des
photos pour une expo-Larzac. Sur une route
du camp, la voiture est arrêtée par une jeep
de garde-mobiles, sirènes hurlant. Confisca¬
tion des pellicules, 18 heures de garde-à-vue à
à la gendarmerie, interrogatoire, fouille, coups
de téléphone tous azimuts à la P.J., à la sû¬
camp

Moyennant 500 F. de droits, avec un
de piston, on peut chasser dans la région.

8.

LARZAC.

vent

déterminer

peuple qui se lève.
peuple que nous pour¬
imposer la loi des travailleurs du pays
nous

trait de la Côte d'Azur.

sa mex

rons

est de

disparaître (70 hab.) et
plus bas, sur la commune de
Seillans. La commune de Comps a perdu la
moitié de sa surface. Comps (400 hab.) a perdu
ou va
perdre ses services publics.
7.
On attend toujours les Ecoles Mili¬
taires à Draguignan,
qui augmenteraient la
population de 7.000 à 10.000 personnes, ce qui
confirmerait Draguignan dans sa fonction de
Préfecture contestée par Hyères. En prévision
de cet afflux, deux supermarchés sont déjà en
place (Leclerc et Prisunic), et trois nouvelles
banques se sont implantées. Il est probable
que les structures d'accueil mises en place par
Soldani ne suffiront pas à contrebalancer l'at¬

«

Ce n'est qu'en tant que

Notre seule issue pour déboucher sur une
victoire et éviter toute récupération politique

ans.

va

reconstruit

sera

».

du général des garde-mobiles venant
intimer leurs ordres aux gendarmes. Alors que
l'accès du camp est un droit. Cet incident ridi¬
cule prouve bien que si les droits des paysans
sur
le camp actuel ne sont pas respectés, les
promesses de
Debré concernant un camp
«
agrandi » ne sont que du vent. Les paysans
ont réagi. Ils sont chez eux sur TOUT le
pla¬
teau.
Ils entendent bien le prouver. Une mo¬
tion de protestation, rédigée et signée par une
centaine de paysans, a été publiée dans les
journaux : « (...) Ce fait brutal donne la me¬
sure exacte de
la confiance que les habitants
du Sud-Aveyron, ainsi que les touristes, peu¬

nimum de crédibilité.

deux

en

Brovès

—

—

du Larzac ce que lui ont
dit ceux de Canjuers
:
« Les
premiers ont
pu acheter à un prix normal. Mais pour
les
autres, les gens ont vu venir et ils ont été obli¬
gés de payer à des prix énormes. Maintenant,
des gars croyaient avoir un peu de pognon
parce qu'ils avaient 50.000 Francs. Le notaire,
déjà, commence à ramasser un bon morceau.
Après, comme c'étaient des types qui faisaient
uniquement de l'élevage, ils n'avaient pas de
matériel, ils ne cultivaient pas. Ensuite, il
faut arranger la ferme. Bref, il a tellement
fait de frais qu'il a dû aller au Crédit Agri¬
cole. Le gars m'a dit : « Finalement, il vaut
mieux
une
petite
source
qu'une
petite

conte

Le dimanche 31 avril,

Alors les

—

6.

»

suivra,

5.
Toujours pas de tirs atomiques à
Canjuers. Mais le périmètre à l'intérieur du
camp est interdit au personnel du contingent.
Mais l'eau de Fontaine-l'Evêque a doublé sa
radioactivité

...Et

sible.

Tout ceci

sieurs milliers de personnes, fonctionnera de
façon autonome. Les travaux sont effectués par

des entreprises de Nice L'intendance
l'armée vit en économie fermée.

Soldani promet :

gnan.
8.

prix

—

(suite de la page 4)

sont

distribués,

autres

ouvriers

tracts

victoire. Les
n'étaient pas

„- «

informés,

ne

»,„

expliquant

la
Millau, qui

de

sont pas venus.

Je crois que même celles qui n'ont pas suivi
la grève, elles
ont
compris maintenant. Ce

qu'on
de

a pas

contacter

fait, qu'on aurait dû faire, c'était
l'usine de Marseille

et

aller voir

usine de

pantalons à Toulouse. Là, elles
font seulement 350 pantalons par jour et par
chaîne. Pour le Larzac, il faudrait discuter
encore
parce qu'elles n'ont
pas
pris encore
conscience de beaucoup de trucs. Y en a qui
doivent monter sur le Larzac régulièrement.
Le Larzac, c'est comme pour nous. Si l'usine
avait fermé, 150 filles dehors ;
où seraientelles allées ? On a pas intérêt à ce que la
S.A.M.E.X. s'en aille et c'est pareil pour le
cette

Larzac.

★

GASCOGNE

:

APRES LACQ, LANNEMEZAN.
Un gisement de gaz a été découvert sur le
plateau de Lannemezan fin avril. On peut être
sûr que comme à Lacq l'exploitation y sera
intensive, la rentabilité poussée au maximum,
le gaz expédié vers le Nord.

marchan¬

dage du fruit de leur patient travail avec l'ad¬
ministration tant civile que militaire. »

Ce
les

sont

profits.

toujours les mêmes qui

en

tireront

�LUTTE OCCITANE

«

D Occitanie à
Etang de Leuc.ate
du

ment

Salses.

et

littoral

—

Montlouis (Cerdagne). —
des intérêts supérieurs de la

Debré : « Au nom
Nation », l'armée
veut
s'approprier les 650 ha. de la forêt de
Barrés. Le problème économique est le même
que celui du Larzac : la transformation de la
forêt de Barrés en champ de tir (utilisé pour

des

pêcheurs et des conchyliculteurs de l'étang de
Leucate et Salses. En effet les vendeurs de loi¬
sirs tentent d'annexer l'étang
pour le nautisme
à voile et à moteur, et de baliser cet
étang
afin de délimiter les zones réservées aux pê¬
cheurs et conchyliculteurs.
Pour

travailleurs il

ces

saurait être

ne

l'entraînement des commandos

ad¬

qu'on balise leur outil de travail
parking et qu'on y crée des cou¬
loirs plus larges que des routes nationales,
sous
prétexte que cet étang est un domaine
public.
comme

pâture serait

un

D'autre part,

cet accaparement

stationnés

au

Mont-Louis) conduirait à la mort de l'élevage,
les
bergers ne pouvant conduire leurs trou¬
peaux dans des zones de tir (le « droit » de

missible

«

accordé

»

dehors des
tenues).

en

ma¬

si les promesses sont

nœuvres...

Quatorze

communes

ont

annulation du décret

déposé

du

s'accompa-

de nuisances professionnelles telles que
moteurs des bateaux de
plaisance,
qui fera fuir le poisson de l'étang, et la pollu¬
tion par l'huile et les essences qui détruira
toute la vie marine,
contraignant les pêcheurs
et les conchyliculteurs
à l'abandon de leur
gagne-pain.
pagne

le bruit des

un

un

23 avril

:
l'ensemble des commerçants de La GrandCombe ont fermé leurs portes cette journée ; un cor¬

tège de voitures a été formé, les manifestants au nom¬
bre desquels se trouvaient les responsables des Mu¬
nicipalités de la région, des mineurs et des commer¬
çants, sont allés déposer une motion de protestation
la

Préfecture de Nîmes. Les mots d'ordre lancés par
Comité de Sauvegarde sont :
Non à la fermeture du Bassin Minier

—

Industrialisation de la

—

★

Plusieurs centaines de personnes s'étaient rendues
1ee mai, au château de
Pignan, où la C.F.D.T.

organisait

fête populaire occitane.

une

Chanteur occitan : Mans de Breish, expositions
diverses luttes menées en Occitanie, chants

les

lutte de camarades Arabes et

:

sous

la

cent

de

département de la clef
porte. Ainsi le présente un rapport ré¬
la Chambre d'Agriculture. Et suit un

triste bilan
sion des

:

«

Terres redevenues incultes, éro¬

sols, abandon

délabrement de

et

nos

villages, urbanisation sauvage des rares villa¬
ges, centres en expansion, un artisanat en dif¬
ficulté, une industrie en crise... A Maralhac,
par exemple, la moitié des maisons sont vides
et
abandonnées, des maisons qui risquent
d'être demain des ruines
•

deux
•

Trois

exploitations disparaissent tous les
jours en moyenne en Aveyron.
Les

terres

exploitations
•

17 % de

en

•

pas
•

et

les

s'agrandissent pas.
plus de 65 ans contre 11 % dans
a

perdu le 1/3 de

moins de cent

Les

DECAZEVILLE
=

sa

popula¬

ans.

jeunes quittent le
d'emploi sur place.

Reconversion

en

devenues incultes

sont

ne

l'hexagone.
•
L'Aveyron
tion

».

pays, car

il n'y

a

:

En 1962, le maire de Decazeville apprend,
ouvrant le journal, que la C.E.C.A. (Com¬

mission Européenne
de fermer les mines,

Charbon-Acier)

décidé
non rentables pour
elle.
Le mouvement de solidarité ocitane, qui s'en¬
suivra, aboutira à des promesses de reclasse¬
ment, opération baptisée « Reconversion ».
a

En 1972, on fait le bilan de cette reconver¬
sion : de 1962 à 1968, 2.000 emplois ont dis¬

Licenciements et réductions d'horaires sont
annoncés dans plusieurs usines du Bassin, usi¬
nes
de reconversion ou non. Une manifesta¬

soulevé

ont

l'enthou¬

foule concernée.

tion, le 3

a rassemblé près de 6.000 per¬
liquidation totale du Bassin semble
Les conséquences dans le contexte
social aveyronais inquiètent les pouvoirs pu¬
blics au point qu'ils ont convoqué une réunion
de la C.O.D.E.R. Midi-Pyrénées à Decazeville
pour dire aux ouvriers
:
« On
s'occupe de
vous ! ». Le Préfet de région s'est
déplacé pour

mars,

AUTOROUTE NARBONNE-LE PERTHUS.
Le

—

—

La
s'amorcer.

aux

projet officiel

:

Le

moins

Le

plus rentable possible.

de

difficultés possible.

sonnes.

dire

Re-rec.onversion.

:

La S.N.C.F. décide à Paris la fermeture

de la

ligne Béziers-Neussargues et des lignes de

raccord,

non

d'améliorer

rentables, bien sûr.

l'exploitation de

des régions de
désenclavement

SOIT
—

—

—

ces

lignes

—

—

Plutôt

que

dans
—

est

A MILLAU, la ganterie est en pleine
cause des importations et parce que

villages coupés de leur retombée sur le lit¬
(Roquefort-des-Corbières, Sigean).
Plusieurs plantations pilotes condamnées (Pesquis).
Des

exploitations viticoles condamnées (Prat-deCest, Caves, Fitou, Roquefort-des-Corbières, etc...).

10% des ressources viticoles de la commune.
10% de la production de vin supprimée (Roquefortdes-Corbières Caves, Fitou).
Les

terres

touchées

Pas

de consultation

Comme

le Larzac

pour

—

L'arrêté

—

La

concession

des

négriers (H.E.N.F.E.R.) et les notables
se
sont
opposés à la venue d'industries nou¬
velles qui auraient fait monter les salaires et
auraient pu relancer à Millau un esprit de
classe
ouvrière.
«
Millau
creba, l'armada

Il

de

transformation.

Mais

on

se heurte au refus
d'organiser le Marché de la
Viande. Par contre, les importations de porcs

représentent les exportations de Renault. Les
subventions vont de plus en plus au tourisme.
Et les quatre nouveaux arrivants du Marché
Commun sont déficitaires en céréales,
excédentaires en production de viande.

mais

n'y

teurs

Les

•

est

tion d'industries

privées

Affaire d'intérêts
—

trons

ont

meilleures

une

région.

directement

gens

les

«

intérêts supérieurs

»,

pays.

préfectoral de mise en exécution du projet
début du balisage du tracé :
de porter plainte.

l'aide de recettes

Sur le

les

arrive 15 jours après le
les vignerons venaient

les patrons gantiers ont refusé de moderniser
les entreprises pour investir dans l'aménage¬
ment
du littoral par exemple. Les petits pa¬

®

préalable des

passent avant ceux des gens du

sociétés

».

souvent

concernés.

récession à

l'acaba

sont

(classes 1 et 2).
C'est l'asphyxie pour l'économie de toute

communication difficile où le

primordial, on préfère les
supprimer et asphyxier un peu plus l'économie
régionale. A côté de cela le Conseil Général
vote 23 millions de crédits
pour éponger le dé¬
ficit prévu de 82 millions de Uni-Air Rouergue
utilisée par les notables et le Crédit Agricole.

:

Des

toral

—

•

paru et

rentabilité.

manifestations
une

a été faite ; le produit en sera versé
grévistes du « Joint Français », en partie
camarades emprisonnés de Millau.

aux

plan agricole, les possibilités en
élevage sont énormes, et permettraient la créa¬

4.000 personnes ont émigré. Seules en
profité les usines pirates attirées par les
primes de reconversion (primes d'installation
-(- primes pour chaque mineur embauché), par
les facilités consenties par les municipalités, et
par une main-d'œuvre nombreuse et facilement
exploitable, usines qui plient boutique quand
les garanties s'achèvent, sous prétexte de non-

de

Espagnols immigrés, jeux

Une collecte

•

Liquidation.

de toute

partie

★
le

sur

divers, buvette, crêperie et stand de livres et de dis¬
ques ; le «Teatre de la Carrièra » a joué «Mort et ré¬
surrection de M. Occitània », évoquant les luttes occi¬
tanes : Larzac, pêcheurs, parcs nationaux.
siasme

LE ROUERGUE SACRIFIE
:

DU 1er MAL

le lundi

en

AVEYRON

;

Région.

PIGNAN, FETE POPULAIRE

Ces diverses

AUTOUR DU LARZAC

Minier d'Alès-La Grand-Combe

Comité de Sauvegarde s'est constitué et
a pris l'initiative de
plusieurs manifestations de protes¬
tation dont la dernière a été
l'Opération ville-morte du

recours

née à résister.

rencontre de la décision gouvernementale quant

1975,

en

13-7-71

qu'aurait l'extension. L'armée veut entrer en
possession de ces terrains quitte à faire quel¬
La population est hostile à
ques concessions.
toute implantation de l'armée et reste détermi¬

pêcheurs et les conchyliculteurs ont déjà
fait des actions (manifs, blocage du port de
plaisance...) et sont fermement décidés à s'op¬
poser à l'invasion estivale des plaisanciers.

A

à la fermeture du Bassin

le

Le Commissaire du gouvernement a deman¬
dé une étude plus précise des inconvénients

Les

LA GRAND'COMBE.

★

à

affectant
la forêt de Barrés au Ministère de la Défense ;
elles utiliseront toutes les voies légales pour
empêcher le projet de se réaliser (application
du code forestier, etc...).

en

9

page

Nouvelles d Occitanie

Catalogne

L'aménage¬

l'existence

menace

»,

a

été

donnée

à

s'indemniseront ensuite
perçues par eiles.
publics ou de gros sous ?

a pas de reclassement
touchés par le projet.

prévu

pour

des

à

les viticul¬

municipalités de la région sont démissionnaires.

A

ROQUEFORT, le trust Perrier-Sapiem

maître

mise

travaux

qui

en

avec

place

une

société, la S.O.D.A.G.R.I.,

le Crédit Agricole qui repré¬
défendre les
producteurs au

par

et
doit
Conseil d'administration de la Société des Ca¬
ves. Diversification et intensification de la
pro¬
duction sont les buts recherchés.
Le Larzac

sente

est,

pour

le moment,

une

publicité

non

négli¬

geable.
Qui est prospère, en Rouergue ? : le Cré¬
dit Agricole, l'Administration, l'Ecole, anti¬
chambre de l'exode. Bientôt l'armée ?

�«

LUTTE OCCITANE

page

-,

10

★

Camps Militaires

LANGUEDOC.

EN

sont déroulées en Languedoc
militaires. But de l'opération :
les exécutants devaient mimer la lutte anti-

Début mai

des

OCCITANIE, base de l'Europe de la répression

se

manœuvres

guerilla contre des éléments subversifs opérant
dans les Corbières, le Massif Central et les ré¬
gions montagneuses de l'Hérault. Des troupes
avaient été parachutées sur la côte, dans le
Massif Central et la bordure des Alpes.

des marchands de canons.

et

LA PETITE GUERRE

Rfc"G»ONAL\

On

connaît pas

ne

le vainqueur !

On peut noter que toutes

/

LACOURTiNE

les régions straté¬
giques de l'Occitanie seraient tenues par l'ar¬
mée, en cas de « danger », et remarquer l'im¬

PARC NATIONAL

de l'emplacement géographique
militaires actuels {cf. carte).

des

portance
camps

Ur2acC^\

/akcacHom

UN0E5^tìpT"™**\ toulouSE r^
JjOj
JtícSf1' i-A&amp;RAN^f
/

Legissètz las revistas occitanas

PARC

Y

Mtòi^ /ÇA Ni

Occitània

reo,onaL^^ete r"10TT5
VoulonW^J
V*y
/'BEZIER'J
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HnKSLvVLXgomxw|tj-^QpE2
FARBÈV^ «Và W^sNARftûNNE
PARN^TÎonal
^^fpOJRT LEUCATE
-AREÇ

NNflTtrr

11 bis, rue de la Concorde,

LEGENDE
IMPLANTATION

C.C.P. A. BRU, 2-944-14 Toulouze
BIMESTRAL

DE L'ARM Et
•

MAINMISE

Nova

31 Toulouze.

/

.

LOUi$

:

6 nos

Abonnement

15 F.

OU CAPITALISME

Viure
devient le plus gros propriétaire
l'hexagone. Les appropriations les
plus spectaculaires se sont faites en Occitanie.
Les autres en Bretagne, Alsace, Catalogne,
dans les colonies de l'hexagone.
L'Armée

foncier de

Pourquoi

en

du G.A.E.C. des Baumes

là qu'on
de France
Un paysan
de l'exté¬

qui, venu
choisi de travailler sur le Larzac, iro¬
nise : « En Beauce, à Roissy-en-France, ils ont
pris 5.000 ha. pour faire un aérodrome. Il n'y

qu'une ferme habitée. Alors qu'on ne
le Larzac est un désert. Bien
sûr, ils disent que c'est rentable. Mais le sou¬
tien du marché du blé coûte plus cher à l'Etat
que celui du Roquefort ou de l'agneau qui ne
sont pas soutenus, et le Roquefort, en prime,
il fait rentrer des devises, ce que ne fera ja¬
mais le blé. Economiquement,
un
camp
en
Beauce serait une économie pour l'Etat, ça
épargnerait les impôts des contribuables... »
« Terrains favorables »
: Uui,
les Causses
sont pleins de trous, on
peut y enfouir dépôts
nucléaires et silos à fusées... Et puis, en cas de
conflit, on sera loin des grands centres indus¬
triels européens, et de Paris. Et puis, pour les
armées coloniales, changer de colonie ne dé¬
payse pas trop... Enfin, l'Occitanie est à ven¬
dre. De gré ou de force. Ici, de force.
dise pas que

L'Europe des marchands de
L'industrie des

canon.

armements est

une

industrie

florissante
ses

aux

connu

:

qui rapporte des milliards de devi¬
capitalistes. C'est le marchandage bien
Un Mirage IV à l'Inde, un Mi¬
«

V au Pakistan, un dose de médicaments
les Bengalis, plus un cri au génocide, et
on recommence ».
Ces canons, il faut les es¬
sayer, et comme ils tirent de plus en plus loin,
il faut de plus en plus d'espace, c'est logique.
Ces investissements pour la mort indignent les
rage

pour

8,

».

collègues du Marché
les guerres à venir seront
des guerres civiles, celles des exploités contre
les exploiteurs. C.R.S. et gendarmes ne suffi¬
ront pas pour mater les révoltes à venir. C'est
la vocation de l'armée de les remplacer.
comme

de la Salle-l'Evêque,

C.C.P. BRINGUIER 1566-54,
Montpellier.

L'Europe de la Répression.
sait

rue

34, Montpellier.

ses

que

TRIMESTRAL
•

20 F.

Abonnement 4 nos

a

avait
nous

cancer

Debré,
Commun,

Occitanie ?

Debré dit :
« Parce
que c'est
trouve les régions les moins peuplées
et les terrains les plus favorables ».

rieur,

populations du plateau : « Ils dépensent des
milliards pour exproprier des populations, et
ils font la quête pour les recherches sur le

CONSI FAR UN CAMP M1LITAR ?

per

Es

se

dificil. Prene un députât ja un
bocin rabinat, s'es possible ;
li far portar la
Bona Novèla. Daissar confir la salça. Al cap
d'un an, cambiar lo prefècte qu'aviá parlât de
concertacion prealabla, far espetar la volontat
divina amb un bocin de pomada : de promessas, ne vos, aqui n'as. Crear una concertacion
pas

Les Hollandais s'entraînent à La Courtine,
les Allemands à Canjuers. Debré loue très cher
le camp du Larzac actuel aux Anglais pour

préparer la répression en Irlande. Demain,
toutes les
armées d'Europe viendront s'ins¬
truire sur le Larzac. Ainsi, on occupe une posi¬
tion-clef dans une région encore trop dynami¬
que, où existe un esprit de résistance toujours
renaissant, au dessus de cette façade méditer¬
ranéenne où des conflits futurs sont prévisi¬
bles, qu'il importe de mater. Cela complète
cette chaîne des camps militaires (Albion, Can¬
juers, Pic-Saint-Loup, Larzac, Caylus, Bèdes,
Landes) qui serpente au cœur de l'Occitanie. Et
on habitue les
gens à l'occupation. Ou on les
hérisse : les plaintes ne se comptent plus en
Rouergue sur les dégâts causés par l'armée.
L'armée en pays conquis. Conquis, mais pas
ecore

abattu. C'est

un

artisan

de

Saint-Jean-

du-Bruel, M. Albigès, qui le dit :
Qui sait si demain, sur le Larzac, ce sera
—

pas une

nouvelle Irlande ? Qui

nous

C.i.ii.O.
8ÊZIERS

le dit ?

trapar de collaboraires e colhonar çò que
pot colhonar. Sufis alara d'una brava intox
plan montada a la T.V. per espaurugar los indigèns, un bocin de cantatge a l'interès nacional per onchar lo tôt, e avètz un polîdet camp
plan aprestat. En cas que sentiguèsse lo cramat, cal aver jos la man, totjorn, qualqua
clocada de C.R.S. per assasonar tôt.

LUTTE OCCITANE
Directeur-Gérant

:

Gaston BAZALGUES
Le numéro
L'abonnement à 12 numéros
C.C.P.

«

1,50 F.
12,00 F.

...

LUTTE OCCITANE

»

Montpellier 1909-37
Adresser tout courrier à :
«

LUTTE OCCITANE »

B.P. 2138
ou

2,

rue

—

34 Montpellier

Alexandre-Fourtanier,

31 Toulouse.
Réalisation

technique

de

ce

numéro

:

GROUPE DE NIMES.
imprimerie

barnier

4, rue des lombards, 30

-

nimes

LE

�</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce premier num&amp;eacute;ro de &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt;&amp;nbsp; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac et celui de Canjuers, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AE V</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Larzac = Larzac</name>
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