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                  <text>LE CATALANISME DEVANT

L'OPINION
L'exil d'Unamuno
dhm déclamchement

été lé' signal
général de la
presse française contre lie Gouverne¬
ment de toutes lies Espagne s. Un jour¬
nal ayant dit — (Paris-Soir, par la
a

plume de Francis de Miomandre) —,
que le directoire espagnol était une
bande de trognes armées prises de
viin. Aucune feuille, n'a voulu demeu¬
retard. Le®"'.« N'ouvelles Litté¬
ont ouvert une liste de pro¬

rer en

raires
le

numé

1" ANNEE, &lt;n&gt;°

10.

l'abonnement

6 AVRIL 1924.

50, RUE MONTAUDRAN,

TOULOUSE

»

toutes'sortes die journaux
qulii s'étaient refusés jusqu'à présent
à donner la moindre {information sui¬
tes persécution® en Catalogne offrent,
aujourd'hui à leurs lecteurs le régal
d'informations qui remontent à trois
ou quatre mois.
Le Times ayant parlé de l'appel' fait
en janvier dernier à
Barcelone par
testation, et

Primo de Rivera

DÉODAT DE SÉVERAC
Lo

primtempsi nos torna çadn an cargat de «Mi.
sovenSr die Mistral. Auei- a St-Félix dell Lauragué® lo

Totara a Maîhana, lo
sovenir de Déodiai die

St-FeliX !

Aquelia anfi'ca bastida, d'ara enla immortaia, pujada en Lauragués, foradà. peli vent e pel soi1, a vist naisc Déodat die SéveraJc ej sauva
auei' io son cras al mitań dois ciprens de! ceimentèri.
Loc sacrat Sf-FeliX, on s'annorren aquefe dells filihs d'Occiitania que
traibalhan a far espelir lo pieu engeni1 die nostra rasa.
Al tendeman die lia mort dlel Mestre, Marc Lafargue escrivia : «
D'aquela
obra trencada, sobraran obras e fracments d'una beliat tala que St-FeîiX
en Lauragué® e Geret en Rosilhon,
que las an visias naise, seran coma
Míaílha na

•e

o

Manlova, loc s venerat®.

Loc venerat proana que
un ensenhament.
Sere facil dfe

■

notabilités cata¬

lanes pour conjurer la crise, peu à
peu chaque journal1 en a dit un mot.
On ne cherche plus à cacher au pu¬
blic

français que cette réunion qui
avait pour but de concilier à la dicta¬
ture l'agrément des
gros capitalistes
catalans n'a réussi qiu'à convaincre
ceux-ci du crétin!sme dfes chefs dont

Séverac.

;

aux

seiguir

»

l'obra d'aqueli

l'Espagne souffre la tyrannie.
Autonomistes et séparatistes, en
Catalogne, sont parfaitement d'accord
sur le
préjudice que cause l'état de
choses actuel' aux territoires occitans
de la Péninsule et sur l'urgence qu'il
y a à délivrer
honteux.

Le

silence

de la presse française
obtenu par fintimidation
(le directoire interdit les journaux qui
acheté

es

anaja que-n®

a

dat

un

exemple

le

travers Tobra de Déodat die Séverac l'esprit que
l'anima, cerCar dins nostres sovenâirs la suas paraulas1 mestra®. Son las
votis de la terra, las causons die la rasa
que: treamudan a son entom.
a

leur patrie d'un joug si1

ou

critiquent), s'explique

encore par

d'autres raisons.

L'opinion française est en garde
ce qui est
espagnol. Elle
n'a longtemps rien connu dfe1 la ques¬
contre tout

tion catalane.
«

Qu'il existe1 quatre pro¬
étrangères1 à l'Es¬
pagne en deçà des Pyrénées voilà ce
que l'on, ignore ici. Les Catalans ont

Causons de la Patria...

vinces radicalement

De nostre Deodat servaretz remembransa.
Vostre siaud

prigond secret &lt;f encantament
a
florit dins son obra ambe tant d'alargansa,
qu'a tremudat son art merabelhozament
en i
fasquent grelhar la vida, lo mistèri
d'un pople, d'un pasat, d'un terraire, d'un cel;
tôt so nostre es aqui, del brezil del auzèl
dusca al sosc qu'espelis suis clots del cementeri...
e

souffert de

l'antipathie
qu'éprouve le Français
tion

en

voie dé

assez

Lo

pruimter aM de lia renafsenSa de la muzica qu'es dins son obra.
: « No sa
qu'unamuzica occitana, corn la Itenga, es en Catalonha
-que s'es conservadia. »
Aquela muzi'ca oocitaîna que s'era manteguda pel® terraires oécitas de
TEinporda, al cor die las coblas, al ritme de las surdanas, qu'era tornadà
,a l'onor dins aquéli larer rescaM'ant ont ensenha lo mestre L'Pui® Millet,
î'Orfeo Gatala, Deodat die Severac a volgut que reconquiste tôt so nostre.
A ueà, gracias al Mesitre, sos escoïans an, tradlurzit aquel exemple en
Una obra majaj que trabalba vertadierament a la reconquista del® trezors
•muzicals dtels nostres païS, la. Corala Deodat de Severac.
L'avenir nos dira/ riïmportensai d'una tala obra e, Iabets, no sera pas
Stonica amiics e1 escolanis que pujarati sols al cementèri de St-Felix, mas tots
las fiïhs d'Oc, qu'auran fach lia ter propria reconquista' en cantaait.
Aquel® jorns las pas tors die las nostra® montanhas sentiran amb las noStras
vots Lo parlar de las serenas dJei liai anar e per nosaltres reviura Torgulh de
"la nostra rasa aruesprezadk.
En aquesie III* anniversari' de lia1 mort diel) Mestre enlairem nostra
pensada !
Qbritm die bat a bat Los nostres: cors e lois nostres cants, tots flliamejanJts,
desbelharan l'aima entìiorniáda dé la terra e del pople d'Oc.
Avia dit

,

Josep Estève.

ou

sur les
France.
C'est ce qu'il y a

d'odiileux dam® î'espriit de la domination'casitffllane. Elle
préférerait voir l'Espagne r^pe"sseijusqu'au Moyen âge elÝées, habita ut s
•descendre idians l'opisííon .eairop-âenne
au-dessus du niveau
-Itenîénldado
de Carmen que de la^s&amp;er .paraître la
moindi-e .estime pour la racexTatalane.
1~?*' ' '
**
_,K&gt;

tend cliaque jour plus irrésistible sur
•le royaume. Sur toute Fétendiie dti
temtoire circulent des feuille® ■ cLandlestihes dont tes lazzi-s vont sifflant
le

dégoût et La révolte.
Enervé par cet état

d'esprit d!e ré¬
probation générale, 1e dictateur ne
discerne plu® de- limite® à son auto¬
rité et chaque jour il aggrave, par sa
légèreté, une situation déjà insoute¬
nable.
L'incident dernier provoqué par
l'affaire de la Gaoba est typique. La
Caoba est une feuïme en vue qui tra¬

fiquait de cocaïne. Primo de Rivera,
sans l'ombre d'une hésitation, intima
l'ordre oral, puis écrit, an juge de la
relaxer. Vous pensez si! L'on a ri !
Voilà l'homme qui proscrit les prédlïcations en Catalan et te port de La

capuche comme subversifs, et qui dis¬
sout lies pomeffs de joventut. L'arche¬
vêque de Saragosse répondant à une
violente diatribe
ma mère
portait

timide de

son

armée.

Le devoir du Catalanisme est

au¬

jourd'hui de se faire connaître, et de
distinguer lé cas de notre pays de ce¬
lui de l'Espagne.
Quinze mille Catalans sont venus
s'enrôler pour la France. Tous Le®
équivoques que l'on a essayé de créer
en les couvrant1 de l'étiquette de vo¬
lontaires espagnols doivent être dissi¬
pée®. Il1 convient même d'ajouter que
se

:

«

Mai® Excellence,

la capuche et je vous
jure que c'était une bien brave fem¬
me » a trouvé te ton
duquel il faut ré¬
pondre à ces gens-là. Lé mépris sou¬
riant .peut seul convenir à de pareilles
ganache®.
Joan GRAU.

décadence, pleine die

public français est à la fois le
plus éclairé et le moins averti.

hommes

,v

C'est bien à cette sotte
morgue cas¬
tillane qu'incombe te ridicule qui s'é¬

ce

soir à toulouse

la chorale déodat
de séverac donne
un

grand concert,

sous

Le

ces

chose® di'Espagne

justifiée

L'opinion n'est pas dupe des con¬
gratulations officie Me®. Les antiennes
•diplomatiques périodiques sur la
francophilie dfAlfonso et sa sollici¬
tude pour les prisonniers de guerre
n'effacent pas Le rôle bien connu dte
l'Espagne pendant la guerre, la ger¬
manophilie passée et présente, inso¬
lente, avouée

l'ignorance
en

pour une na¬

morgue.

»

ils Ont dû servir à 3a' légion étrangère,
mais il m'y a jamais eu un Espagnol
daîns lia légion catalane.La (diplomatie d'Alphonse XIII a
d'ailleurs admirablemént exploité

sont sacrifié® pour que

leur

patrie fut représentée comme
aux délibération® pour la paix
européenne. Ce vœu n'a pas été res¬
pecté. Mais l'injustice devient une
iniquité lorsque ces héros mort® sont
nation

dénationalisés et enrôlés sous la ban¬
nière espagnole.
S'il' y a eu des volontaire® espagnols

la

direction

de

j. fonthernat i
verdaguer.

au

programme :
chansons populai¬
res occitanes et cho¬
rals de j s. bach,
consulter la revisfa muzieala oceitana.

inscrits à l'association des amis du livre occi¬
tan? secrétariat à samatan (gers), chèque postal n° 3862, touloose. — pour
un
prix dérisoire vous aurez les 7 volumes de la tre série «8e la collection
dis aup i pireneu ». navarrot, derennes, delbousquet, camelat, arène, pei-

pourquoi n'êtes-vous

pas encore

«

bosc, bonnet, beaux volumes, éditions définitives.

�itfs

Altres mots sobre

trament, començanf per prescilndtir die
oom escrivia i de corn fou. sa vidla. En

Verdaguer.

aquest asipecte, ell proteg a ta tria de
lies poésies verdagueri'anés, degut a
la pluma dèl dilecte aimic Caries- Rtba,

Verdaguer, ès tant a'bsurd a Oatalunya, colm, a Framça, un retorn a
Victor-Hugo.
AqueliLa borna anima génial, cam¬
élia i movenc die caimperol enlluernat

e!s d'urna

d'aimor devant lia ddtviniltat, cata'Hamt-

D'un temps ençà, Verdaguer, és
altra volta actualll L'aCtuaMat de Ver¬

daguer perô, no ceissarà mai, inentre
catalans. Perqué Verda¬
guer ès tant com un belh caire uni-

exis'teicèn

versail i eternamenit hiutna de la catalanlitat.

Qué

era, en

realiitat, Verdlaguer ?

—

Un esplendlent poeta épie ? — Mes
aviat no. Aixo ès encara, en resum,

castlelanisme, vuitcentbismè.

—

Ver¬

era, i continua essent, un dteils
grans poetes naturais, que ha

daguer
mes

els darrers segles.
l'apefl-lara poelta
priknitiu, en Cl sentit de prrniiithi de
certs pintors italians colm Fra Angélic.
De Verdaguer, no voliem que eins
interesisÎ!, — per huma respecte —
la isevai vida. Per elelgancia cordial,
prodluit Europa
El

en
Gaziel

brîTllant

aviu, estenem
sobre

un

délicat vel de silenci,

lamentable

tantes

coses

dels

contempo r an i s. — Es com un
doit massa recèn. Evitetm amb cura de
s en s

parlar-ne.
Que lia critica quasil ciclica, psicobiologîea, ultra-l'iteraria, illindaint amb

preoiosilstsiona vaior.
L'excelis ipoeta que hi havia en Mos-sen Girito, tè diret, quasi exigeïx, que
per un temps, s'obliddii contrarieftats
de La

seva

vilda.

—

Cal
pensar que un maniés id'aquells Idlililtis, bactaria per a eangraeiar-lb amib
el mes exigent dels homes.

fruits meravelttosos, saona't's, frescals,

perveniid'ors1 i humanissims d'ells Idi-

eordlia'litat i
volttès assolildtes.
Verdlaguer no ès Verdaguer, sino
en
aquelll derretit « amor dful blaiu i
cella rossa », i en aquellies tant humanes cançons, que de lia Verge en fan
d'una,

paiissafge de Gataluinya.
Aquesit Verdaguer, èsi Timmortal,

obstant,
que ulra senyorivol bon gust dirà per
ara i tant, referint se a aquest assiumpte no camode : noli me tangere.
I et!

defugira.

Verdaguer, pot esser considérât al-

LES LETTRES
Editeurs
Editeurs

et

Romanistes

La

Pastourelle.

éditeurs.

et

romanistes.

et

romanistes.

Jean

Audiau.

De-

jeanne.
Jadis la science- était austère. Aur

joutrd'hui elle s'humanise; elle de¬
vient atJtrayante. Quand les romanis¬
tes publiaient un texte ils y ajoutaient
des quantités die notes, mais se gar¬
daient bien de le traddlire. Il faut re¬
connaître que certains: troubadours

laissent expl&amp;lquer que difficile¬
ment. C'est pour cette raison, sans
dbute, qufon a si peu die traductions.
M. Jean, Audiau n'a pas reculé de¬
vant cet effort. Il vient de faire paraî¬
tre La Pastourelle dans la poésie occi¬
tane du Moyen âge (1). Ce recueil con¬
ne se

tient toutes lès

pastourelles des trou-

riinimitabilte, i'auténtic,

—

ell que no

pod'ra mai èsser esltiargit, copiât o pla¬
giat. Es unie. Es quasi to-ta la valor
d'una raça i d'una nacionalitat, en
aquest sector méritai. Un retorn a

«

Les Troubadours excellent dans la
richesse et l'originalité des rythmes.
Jamais on n'a pousisé' si loin la scien¬
ce des vers. Ils donnent, trop souvent,
la sensation que la littérature ne con¬
siste qu'à jouer îâ difficulté prosodi¬

s'en aperçoit dans- les pas¬

Guiraut

M. Audiau a écrit une éLégante tra¬
duction. Elite est suivie de notes et

Finventioln aux troubadour su Maintes
chansons populaires qui onjb gardé le
thème dès pastourelles s'entendent
encore dans quelques rélgionisu

rejeté toutes les piè¬
ces qui n'ont de la pastourelle que
l'amure :général)e ou le début et qui
M. Audiau

a «

sont, eto. réalité; dès sÌTventès, des ro¬
mances, dès panégyriques ou dès pa¬
rodies grotesques ». On connaît le

type classique die la

pastourelle

: uln
poète et une

ui,

Touta

ma

darnieira veta,

sa

mous

fruchs,

terra

e

tout

mas

d'un

glossaire qui permettra à ceux
qui ne sont point familiarisés avec la
langue d'Oc de cette époque, dte péné¬

trer le texte et dé savourer Tart

poésiè. Et
ces
dialogues d'amour, vifs et pi¬
quants, en valent la peine.
Les poésies de Macabru ont été pu¬
bliées

avec

une

traduction,

en

1909,

par le Dr M.-L. Dejeanne, chez Privât.
Il aurait mieux valu que M. Audiau
rien ait pas tenu compte pour sa pre¬
mière pièce. Gela lui aurait évité dè

vient de

aubanel, sa vie et
son œuvre,
par josé vincent, un vol.
librairie aubanel, avignon.
paraître

:

EN AUVERGNE
Je

'demandais pourquoi Delhostali ne collaborait plus à Lo Cobreto.
Dans
YAuvergnat
de Paris dfu
me

16 mars, M.

l'a conté

me s

C. Gandílhon-Gens-d'Ar¬
-avec

humour. Je

regrette

que la place fasse défaut pour repro¬
duite lia lettre spirituelle qu'il adres¬
sait à Lo Cobreto et celle qu'il a en¬

voyée aux « cánìq apôtres du credo
phonétique » qui ont refusé d'insérer
la première. Je nie borne à citer la
note qu'il, ajoute à ses deux épitreis :
«
Ainsi, pour avoir voulu améliorer
l'orthographe fruste et gauche de son
premier livre, Rescouoto, pour avoir
donné à

son

second1 recueil, Los Pia-

meilleure graphie, pouT avoir
repris l'œuvre entamée par Vermeu
nouze, d'épuration de la langue et dè

dos,

une

DeLhosltal! se Voit interdire toute col¬
laboration à Lo Cobreto. (On veuf que
les lèdfeurs ignorent son effqrt). Je
aroils que, secrètement, il souffrira dte
cet o si t racisme. Mais je croisi aussi

qu'avec une1 foeltè persévérance auver¬
gnate il continuera son œuvre réfor¬
matrice, déjà esquissée par Vermenouze

et l'abbé Four.

mauvaise

Leur

»

humeur

enfuie,

gues, Marcenac et Pagés tiendront à
prouver sans, doute, comme l'affirme
la Chanson de Roland, que « Ceux

d'Auvergne,
tois

».

ce

sont les plUs cour¬

■

9

Si en Cantal la graphie donne
lieu à de pareilles manifestations,
dans le Fuy-dè-Dôme on va de l'avant
—

marche.

que la

Nous devons
autres recueils

Estève, par exetoplè,
ébats amoureux d'une

modèle.

Joan

raconte

les-

pastoure et de son atnk
la cruauté

d'intervenir

Et le poète a
au

bon mo¬

pastourelles sont peut être ce
littérature occitane dîu Moyen
âge a produit de plus exquis. On les
lit toujours avec plaisir. En général
Les Troubadours ne dépeignent que

de

16

mars.

Jean-Paul REGIS.

déjà à M. Audiau deux
Les Troubadours et

RECLAMS

sentiments conventionnels, Leur

l'Angleterre, et les Poésies des quatre
Troubadours d'Ussel M. Audiau pré¬
pare une traduction de La Chanson

poésie est factice. Aussi le charme et
l'émotion qui se dégagent d'un Ber¬
nard de Venltadour surprennent d'au¬

dirait d'es'-

M.

pérer beaucoup de ce jeune et sym¬
pathique romaniste.

nous

des

Tout arrive ! La vérité est en

Lévy.
:

de la Croisade. On est

en

dépar¬
Languedoc
à Alger, et,

LE

tion

«

LANGUEDOC

»

Rigal, professeur au Lycée d'Alger,
annonce

d'Action

la création d'une

Occitane

en

Fédéra¬

Algérie

:

réunis, le 7

mars,

conformément à l'avis favorable de

ces^

Amicales, ont fondé une Fédération qui
portera le nom de « Languedoc ».
Le Bureau de la Fédération est

posé ainsi

com¬

:

Président

M.

Rigal, président des
vices-présidents :
M. Bonnet, président des Enfants du
Tarn; M. iRességuier, président des En¬
fants de l'Aveyron; trésorier M, Raoul
de Gallaud, président des Enfants de
l'Aude; secrétaire : M. Bernard, prési¬
Enfants

:

du

Gard ;

dent des Enfants de l'Hérault. Membres
du Bureau : Tous les délégués des Ami¬

cales

départementales.

Le Bureau

a décidé que la première
manifestation du « Languedoc » aurait
lieu le dimanche 13 avril.

JEUX FLORAUX
DE CL'ESCOLA

DE

LIMANHA

Les jeux floraux annuels de l'Ecole de
Limagne sont dès à présent ouverts; les
manuscrits devront parvenir en double
exemplaire et être adressés le lor juin
au plus tard, à M. B. Vidal,
à Billom

(P. de D.).
angue d'Oc et tous les dialectes sont
admis. Poésie : Sujet libre, cent vers au
maximum. Prose et théâtre : Sujet libre.

MM. CourchiUoux, Debrons, Dornmer-

dans les dictionnaires de Mistral et

Certaines s'éloignent de ce

sont

se

régularisation de1 l'orthographe; Louis

ment.
Les

paysanne.

entre Te

Les Présidents des Amicales

«

tementales de la Province du

plus ba'rdiìmeint. M Bénézet Vidal, capïscol 'de l'Ecole de Limagne, vient
d'adopter les principes dte YEscola
Occitana, ainsi que le prouve sa chro¬
nique de La Terre d'Auvergne, du

amoureux

mial,

Lemouzi.

reproduire une légère erreur commi¬
se par Dejeanne. Le mdt verzoig ne
signifie point bêche, mais serpe à long
manche. B est employé couramment
encore de nos jours, sous des formes
différentes, selon les régions. Il: figure

débat

moun

cial.

J.-B. Chèze.

raf¬

finé des créateurs de notre

flours,

moun

(Las babarotas.}

tant

plus. Les pastourelles sont plus
se prête davan¬
tage à laisser passer à travers la mé¬
trique compliiquée et la convention,
un
peu d'air libre. Les personnages
de cesi poèmes isofnt trop artificiels
pouir de vrais paysans. Ils n'en, sont
tout de môme pas arrivés aux fadeurs
dès bergeries dè la littérature françai¬
se. Certaines pastourelles gardent une
allure rustique. Gellels de Marcabru
en est une
preuve. Les propos de sa
bergère évoquent assez bien ceux de
diverses chansons populaires. Cette
vilaine » a la répartie à remportepièce. Elle parle bien la langue du
peuple. On hésiterait parfois à tra¬
duire littéralement ses répliques.

Moun

vivantes. Leur thème

badtours, de Maroabru, Giraut de Bornelh, Gavaudlan, Gui d'Ussel, etc..., à

Riquier.
pastourelle est un d!es genres
poétiques les plus anciens de notre
littéraJbure. On en a parfois attribué

Per desnouar

unai

que. On
tourelles.

La

proumier souspir de souri cor,
frucha de moun ort,
Lous pus bels razins de mas trelhas,
Lou pus dous mial de mas abelhas;
Per un poutou sus sous peds nuds,
Que mais ? o blound filh de Venus !
Lou sang d'un anhelou que teta;

tenidresa, poques

tat, nostre afer. Creiem no

pœta, amb aquelba fi magnifica i
ampTémentt popular, -— no ès, en veri-

Doménec.

de

Touta la

tada en aquéls versos emibribcs, die
sublLms infanti'ldtats, de dielcadèses

del

Cristofor

Pel

Hi's, els can'ts miisltffics i les cançons.
Aixo de mastics, ès un dir. La vera
natura de! -mastic, — i aquest és un
estuidi a fer, — no és pas represeu-

Clara terrerola ca'talana, 'del bon
Jesuseit un nin nostrat i die Judea, un

cientcia, anailiitzi' la dioldrosa vida

la

Verdaguer.

Escouta, Amour, te dounarai,
Si me fas aver per amija
La bruna Matalina, — dija,
Voles, Amour ? — te pourtarai,
Pel proumier rizou de sa pota,
Noun flouretas a poumhadota,
Mas rosas roujas a plen fdis;
Pel proumier « oc » de sa bouchota,

Eli véritable Verdaguer, no ès el
poeta pié d'amargueSa dels •uflltilms
temps, ni rexcessivament pritmitiu
dels primer, s assaigs, ni: eill die La épica
Atiantida, — siïno fautor d'aquests

uina

mi'lTor etmbriaga'r-s'hi — no
— ès imdiefmidamenrti reiterable el gaudimefnt estétic de la prodigiosa ricor lirica depot tenir bis. Ara be,

Epigratmiia.

La reconjstnuccio

anecdôtdca, pot fer-se mes tart.

incomparables,

zada per a

MANTENENÇO DE PROUVENÇO
Pouësio

:

Un

liame

de

trobo

vo

un

pouèmo (obro manuscrito, senoun estampado despeuei lou l8 de Janvié 1924).
Proso : Estùdi sus un di très Troubaire, davancié dou Felibrige (à l'agrat)
siegue Belaud de la Belaudiero de grasso
(1551-15&amp;8), Toussant Gros, de Marsiha
(1698-174S), Antonius Arena, de Souliés
(1508-1570) emé critico, noto biougra-

fìco
de
se

e bibliougrafìco, e de mai chausido
pouësio dóu troubaire. Pèr A. Arena

demando

(prouvençau
laisso de

soun

la

traducioun

mouderne) de
obro poupulàri

en

«

proso

quàuqui
La Mei-

Entreprisa ».
Quau voudra lucha que se presènte e
fague soun mandadis au Secretàri de la
Mantenènço Pèire Grisolle, noutàri à
Cuers (Var) avans lou l8 de Juliet 1924.
Cade mandadis sera marca d'uno deviso
que se legira tambèn sus uno envelopo,
sagelado mounte i' aura dintre lou nonm
de l'autour. Lou gaiardet sera garni- superbamen.
gra

�PER LA LENGUA D'OC

LIGA
Secrétaire

général

:

BIBLIOTHEQUE SCOLAIBE
Barquos de Popiè

Uno barco blortco

possabo
fiol de l'àio, en sautejent.
Mai d'un poisan, en l'ogochent,
L'aurio boulgudo sègre ol pois ount onabo,
Dins los bilos richos d'orgent.
01

Lo

De

verser, renverser.

de couler, rui'sseter; te siens de

soquela trobolha pello glorio,
Oquel mestiè pot pas dura —.

doublets radilar et raiar.

Mainaje, maisnatje; petit enfant; on
dit aussi mainat; du latin popul.

porlabou sons couraje
Bejèrou, de pel cominol,
Lo barco fa l'escobirol;
Ofrountèt pas lo mar, ni lou bent de l'auraje,
Mès cobirèt dins un rojol...

man'sionaticuim, maisonnée, l'en¬
fant étant, en quelque sorte, lia ca¬
ractéristique de la maison, du
foyer. A noter qute' te mot fa/milfa a
pris le même sens, dans la région ;

mainajes,
On de los pajos de cahiè,
Fau de borquetos de popiè
ouomes'des

bilajes

Gustave BESSIERE,
rouer

ouapud(?&gt;.
: mot français, lie vrai' mot occi¬
tan est quadterm, Lat,
popul'. quater-

!num.

Relié

Richos, forme imitée du fenoui&amp;în richas ou d!u français
serait plus rouengat.

riches; ricos

Sougue, déformation dé joube (jouve,
juven'X Mira jiuvenls.
Laujiè, forme évoluée de leujer.
Pendrios, 2° pers. conditionnel pré¬
sent de pendre, forme altérée de
prendre; le 'Iiatiin pnehieraderte, a
donné : prendre, pendre, penre et
préner, tous! usités» parfois simul¬
tanément.

Pu, réduction de pus, plus, très usité
en langue d'Oc et dpOïX
Fau, mis pouir fàun; prononcé ail¬
leurs fôu (Béziers,
FigeaC, Gahors) ;
diu latin fa'ciunt d'où dérivent aussi
les formas fan et fon. On trouve de
nombreux pluriels de Verbes en

àun,

lieu d)e an, on, dans
■la zone qui s'étend de Béziers à Aurilajc et à Moissac. Ex. : àun, où,
ils ont; vàum» vôu, ils vont; faràuin,
farôu, forôix, ils feront,
au, ou, au

Fau est aussi lia' 1" pers.
siilng. dU prés,
die: l'ihdic. die far (faire, fer, fàzar&gt;;
latin facere). On trouve dte' même

je vais; dau, je donne, (à côté
doni, même senls); estau, je me
tiens, je me trouve, je reste et aus¬
si je tarde'; tuau, je tue; etc... Nos
vau,

anciens
vauc,

écrivaient volontiers fauc,
dauc, estauc; il n'y a pas lieu

Belcop, calqué sur beaucoup; à évi¬
ter; dire pl)us tôt : fort, plan (plia,
plu), mult (mollt, mout), etc...
Gonho (ganha&gt;, du vieux germanique
waïdanian qui nous a' dominé gua-

de tes Imiter pour ce 'détail.
Fau est encore le nom du hêtre; te
latin fagus nous a donné fage,

dlaniar, guazaniar et guaniar.
Mait, déformation dte mais, du Iiatiin

Fau est enfin la 3e pers.
sing. du prés,
indic. dé falcr, employé à tort avec
te sens de il faut, falloir, dans tes

niagis, plus. Dans la région, mais est
devenu un véritable adjectif s'accordant en genre et en nombre.
Ex. : Sèm maitos fenraos que d'omies; sèm mai s ses ornes que de
droites» De même prou

fait proUsses et prou'ssos, forço fait forces et
forços (prou : assez, forço : 'beau¬
coup).
Encan, déformation de en qu'ond,
paralèlte à en d'ond (en d'ound!, en
d'unld), aussi usité.

:

Cahiè

gat.

(Mont-Segur, 1903.&gt;

qui a donné fil, fiu, fiel, fieu,
fiai, fiol, etc...
Aio, forme évoluée de aigo, aigua
(aqua).
Sègre, latin populL sequfere; ont dit
aussii seguir (sequi).

y

miliais, indifféremment.
On de : aimb die. On .dit selon tes lieux,
amb et amtoé, oimb et oonbé, alm et
amé, em et emé, damb, ab, ap, diap,
lette... Dériverait diu latin;, ambo, ab

Que bolon fugi lour clouquiè.

fìluui

dit

aquel pairie a quatre diroltes, quatre maisnatjeis, quatre faOn

Ol bord de l'àio lous

Fiol, forme! évoluée dte fil; du Min

ra¬

diare1, rayonner, a persisté dans tes

Coumo

Notes.

delà des

Rojol (rajol, radjol), dte rajar, radjar,
du Mitn radiare, qui a prils lie seins

Lo terro costo de laura;

os

au

Bejèrou (vej èroura);, du latin viderunt,
ils virent, on trouve aussi veguèrouni; die même nous, disons : ajèroun et
aguèroun, ils eurent ; sajeroun et .saguèroun, ils. surent; ctej èroun etdéguèroun, ils durent, etc.
Escobirol et cobirèt, de' capvirar, cha¬
virer (eS-cap-Viir-ol, cap-vir-èt) ; à
rapprocher dte' camba-virola : ca&lt;briolle, de cap-tevar : bascullier, etc...
Synonyme, volcar (vou&amp;cà, bourbà),

Poudem pas

Per dounà de laissous

poundèri, respoundeguéri (et respounguèrî), etc...
Plonjou (plàngioun, plàngiun), diu la¬
tin plàngunt. Pla'ngere. a donné tes
doublets plànger et plànier; dte mê¬
me taugere : tànlger et tàniter, attiragere : aténger, aténiier; spingere :
espénger, e&amp;pénlter, etc... Les formies en ng dominent dans te
langue¬

sens; de boria on' tire
bo(u)rier, bo(u)oire, etc...; de bor¬
da, bordier, etc..., etc...

qui-e mestre de lo borio
Regretabo de demoura;
—

res-

dte même

e

pastro disio : Barco lesta,
Dins lou pois encan tu bas
Los filhos fau pas lou debas;
pu lèdos que iou li fèrou de coupiquestos,
Los que s'en ban s'en plonjon pas.

Lou

faguères, etc..., selon tes

Alpes; tes formes en ni (gn, nh, mj)
partout ailleurs.
Borio (boria) a un parallèle : borda,

Ah ! disio lou
S'èri menut

et

lieux et tes individus; De même

docien et tes dialectes

jougue lauraire,
prou laujiè,
Me pendrios be per possojiè;
Oici trimèm belcop e nous pagou pas gaire;
Se gonho mait o l'estronjiè.

—

L'ESCOLA

M. J. BONNAFOUS, Professeur-adjoint au Lycée Henri-IV, PARIS (V).
fères

Los

A

fàia, à côté die fau;

fayardi

fàja,
Cf. faye et

régions occitanes où Ton franciplus : la hordùre nord-

tmande le

ouest, nord) et nord'-est dés pays
d'Oc et te co.ulbir rhodanien. Les
autres régions n'emploient que ca¬

ler, chaler. Ex. : m'en' cal anar.
Fèrou (fèroun, fèron» férun), 3°
pets,
pl. indtc. passé die' far; forme dite
forte, à côté de laquelle existe une
forme dite faible :
fa'guèron. Nous
avons, parai élément fèri et
faguèri,

se

dit

.eraquadernat, plùtôt que

reMgat.
Laissous, formé évoluée de leiçons,
'latin tectiones.

Clouquiè, cloquier, cloquer, vient dte
cloca, clocha On dirait mieux
panal, comme on dit mieux

cam-

cam-

pana.

Remarquer la confusion des: b et des
v :
boulgudo (volguida), bik&gt; (vi'la,
villa), bas (vas), bau (vaun&gt;, bejè¬
rou
(vedljèrun)1, bilajes (viHatjes),
boilbùi (vôllun) Le rouergat iguoire
te v labdo-dentaiL II ne possédé' que
te b prolpreïmJent dit, lequel s'affai¬
.

un v bi-làbiial! (sorte dte b
inachevé), quand p se trouve entre
deux voyelles. Ex. : beureui de bon
vin; s?articute presque : béourén de
woum M; lo vin es bon : ion wi és

blit en

bon. Cette variation! dépend! die la
phonétique, nulllement dte l'étymoIkygie. C'est un phénomène! commun
à tous tes dialectes dlui sud et du
sud-ouest jusqu'à une ligne géné&gt;raite Libourne, Plomb du Cantal,

Alais;

au

cataUlan du. nord, ainsi1

qu'au .castillan et à ses dialectes,
Il séralilt .dû à l'élément

ibérique

que

coonporte notre atavisane.
La plupart des1 féllbres d)e cette
région rétablissent le v étymologi¬
que afin, de se rendre plUs accessi¬
bles au lecteur limousin^ velave,
provençal, etc..., qui articule 1e v
■bien distinct du b. Tous devraient
te faire.

Reiimrquter la chute dte li'n final1 dit
Ikistable pagou
(pàgoun), fau
(fàun), fèrou (fèroun), bau (bàun)',

plonjou (plôunj oun), porlabou
(porllàboun), bejèrou (bejèroun) ,

laissons

(lalssouns), bolou (hô(bôloun). Toutes tes populations
d'atavisme plus ou moins
gaulois
tou

ont une répugnance
pour ¥n : tes
Francimands. l'étouffent dans leur

gorge; les Provençaux, les Piémonîtais, les Lombard's la nasalisent eń
finale, tous les; autres nous La lais¬
sons tomber, le
plus souvent, à la
fin des mots; les Gascons-Béarnais
et les

Galaâco-PortugaiS l'a suppri¬

ment même à l'intérieur dJe beau¬

coup

de mots. Pour la clarté des

textes II y a

intérêt à écrite tou¬

jours î'n instable comme le font ltes
Provençaux.
Remarquer l'altération de nombreux
a en o très ouvert : los (las),
popiè
(papiè), bliohco (blànca), ol (al)'»
poisan (paisan), ogOchens (agaT
chent), po,ïs (pais), onabo (anaba),
orgent (argent); possojiè (passajiè),
oici (aici), etc..., etc...
Dans certains verbes 'l'altération
va même
jusqupà un ou : pagou

(pagan, pagon).
j
Ce passage de l'a fermé (a es-'
treit)' à Vo ouvert (o larg) est fré¬
quent 'dlans la zone des plateaux qui
s'étaient entre l'a Garonne et le mas¬
sif diu Haut-Midi : Rodez, Cahors»

Bergerac, Péri gueux, Brive, Auri'ltïac. On le retrouve dans tes Alpes
dauphinoises et milanaises, ainsi
que .dlans certains dialectes d'oïl e:t
notamment dianS' l'accent faubou¬
rien :
Epêtont (épatant, chonté

(chanter), j'veux po (je ne veux
pas)1. Comme cet o est d'un effet
peu gracieux et contraire à nos pu¬
res traditions, la
plupart des féltibres des régions intéressées l'ont
abandonné

et

mettent

l'a.

Seuls

persistent encore quéllques rédac¬
teurs die lo Cobreto (lia Cabreta)
id'Aurlltlac et quelques patoisants
au

morcLest dte Gahors et dte' Rodez.

Remarq.uer la dtiphtonguai son de o en
occo dans ouome et
qui est de rè¬
gle dianis l'aire Figeac-Auriliac-Rodez, ainsi qu'à Nilee. Ex. : pouort,
fouort, mouort. Quelquefois même
.dlans la zone Rodtez-Figeae c'et ou'à
est pas'sé à oué. Ex. : rouèso (rosa)
diouèrm, diuèrm .et même dèrîm
(dorm); A rapprocher dpun phéno¬
mène

plUs répandu : podiUlm, podj,
puoch (plioch), puèch, pèch, (pulig
.et puy)1; fdla, fuolha (fulha), fuète
lisa, fèlha.

Remarquer là déformation des particifpes présents, dte ont en ent : sautejent, ogochent mis pour sautejant, agachant. Elle s'explique, soit.
paT contamination du participe hajent dte haber — Cf. trimèm an lieu
de trimam, refait sur hiabëm

■—

soit

par une réaction du
lie roUergat. Les gens

français sur
dU pays ont
remarqué que d'ordinaire tes a et e
sont intervertis dans tes deux Lan¬

gues. Ex. : féhno, famé; (je noite
-lies sons)1; dénit, dant; anà, aié; parM, parlé; émbarcàt, ambarqué..
D'où -une tendance à généraliser et
à dlire ëniMciou» distingà, sautent,,
etc..., au lieu de am'biciô, distingué
ou dilsitikigui', sautant, pour réaliser

^opposition à ambition, distinguer,
sautant.

D'ailleurs des vieux

enn-

p'teienlt encore sautejont, ogochonit»
etc..., ce' qui correspond M'en, vu
Tacicent rouergat, aux formes cor¬
rectes. Phénomène analogue dans
aunour pour honor (ounour), audour pour odor (oudteur), refaits
■par analogie avec dlaurat, dloré;
icâud, chôd, etc..., lai corrélation ha¬
bituelle dte au et de o dans tes dieux
languies tend'ant à dteVenir une rè¬

gle absolue. Les maîtres dlolvent
carfiigeir ces erreurs1 c o m m e 'dès '
barbarismes et des solécismels gra¬
ves.

Remarquer la pureté relative dte là
langue -et FUngéiiiOsité: du syanbote..

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        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>Littérature occitane -- 20e siècle</text>
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              <text>Catalogne (Espagne) -- Autonomie et mouvements indépendantistes&#13;
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              <text>Séverac, Déodat de (1872-1921)</text>
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              <text>Estève, Josèp</text>
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              <text>Bonnafous, Jean (1893-1987)</text>
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              <text>Chèze, Jean-Baptiste (1870-1935)</text>
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          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des articles historiques, politiques, des &amp;eacute;tudes ou des critiques litt&amp;eacute;raires, en fran&amp;ccedil;ais ou en occitan, tous les dialectes sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s, sans distinction de graphie. Une rubrique sp&amp;eacute;ciale est r&amp;eacute;serv&amp;eacute;e &amp;agrave; toutes les questions d'enseignement de la langue d'oc dans les &amp;eacute;coles.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;articles istorics, d&amp;rsquo;estudis o de criticas liter&amp;agrave;rias, en franc&amp;eacute;s o en occitan ; totes los dial&amp;egrave;ctes son representats, sens distincion de grafia. Una rubrica especiala es reservada a totas las questions d&amp;rsquo;ensenhament de la lenga d&amp;rsquo;&amp;ograve;c dins las esc&amp;ograve;las.&lt;/div&gt;</text>
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          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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      <name>Occitanica</name>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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