<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="2212" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="https://www.occitanica.eu/items/show/2212?output=omeka-xml" accessDate="2026-05-30T03:38:00+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="1418" order="1">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/dc80ec0f4191b77370930868a2092df8.jpg</src>
      <authentication>146999704fb8c137a5a2c14612a7e431</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="5">
          <name>Omeka Image File</name>
          <description>The metadata element set that was included in the `files_images` table in previous versions of Omeka. These elements are common to all image files.</description>
          <elementContainer>
            <element elementId="74">
              <name>Bit Depth</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="196089">
                  <text>8</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="75">
              <name>Channels</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="196090">
                  <text>3</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="73">
              <name>Height</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="196093">
                  <text>1131</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="79">
              <name>IPTC Array</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="196094">
                  <text>a:1:{s:11:"object_name";s:14:"1911 15e Anade";}</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="78">
              <name>IPTC String</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="196095">
                  <text>object_name:1911 15e Anade
</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="72">
              <name>Width</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="196096">
                  <text>1696</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
    <file fileId="138303" order="2">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/c05adf07dbb7dc04dd103a7f867cf1b0.pdf</src>
      <authentication>2cb8ce420a28c6b9edecb073d47e6e6b</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="621903">
                  <text>Une Bonne Nouvelle
Mon excellent ami, le Comte de Viforano, membre depuis deux
ans, de l'Escole Gastou-Febus, assistait à notre réunion si brillante
de Salies-de-Béarn en 1909 ; il fut enthousiasmé.
Savant érudit, fin lettré, français d'origine Roumaine, gendre
du célèbre Dr Béni-Barde, qui est venu de Paris, planter sa tente
au château d'Andrein près Sauveterre-de-Béarn, le Comte de
Viforano est devenu béarnais d'adoption et de toute son âme, il
s'est adapté, à notre histoire, à nos traditions, à nos intérêts, à
notre langue béarnaise dont il a bien vite constaté les curieuses
affinités romanes avec celle de ses provinces natales.
Voulant témoigner de façon très efficace à notre œuvre son
admiration et son dévouement, il m'a fait part de son intention de
transformer sa cotisation statuaire de six francs, en une souscription annuelle de deux cents francs.
C'est là un acte de solidarité félibréenne et régionaliste qui
émotionnera heureusement les amis de notre œuvre et qui répondra victorieusement au scepticisme de tant de gens d'esprit qui ne
veulent pas comprendre le but que nous poursuivons.
Aussi, est-ce avec un sentiment de profondé reconnaissance que
j'ai reçu cette importante communication.
J'en ai offert à notre généreux donateur l'expression très vive
que je renouvelle ici, tant en mon nom personnel qu'au nom de
tous mes confrères dont je suis certain d'être le fidèle interprète.
Le Président de l'Escole Gastou-Febus^
Adrien PLANTÉ.

�— 142 —

Réunion de Capbreton
. Quelques avis très importants dont nous recommandons la
lecture attentive aux membres de l'Escole Gaston Febus:
I. — Nous croyons devoir, dans l'intérêt de tous, reproduire ici
les lignes suivantes qu'après la réunion de Salies nous avons
publiées dans le n° du 1er octobre 1909, page 248.
(( La plupart des lauréats de nos concours ne se rendent pas à nos
réunions annuelles pour y recevoir les prix et récompenses que le jury
de nos jeux floraux leur a décernés.
Il s'en suit des correspondances très absorbantes, qui compliquent le
travail du ['résident et entraînent des frais d'envois très onéreux pour
la caisse de la Société.
En conséquence le Bureau a décidé :
1° Que les lauréats sont invités, s'ils ne peuvent se rendre à notre
séance annuelle, à donner mandat à quelqu'un pour retirer, le même
jour, les prix qui leur seront attribués ;
2° Que les lauréats, qui ne pourront ou ne voudront charger personne
de les représenter, seront tenus d'envoyer un franc pour frais de correspondances, emballages, chargement et envois de médailles, livres,
objets d'art et diplômes ;
3° Que le Palmarès étant, le jour même de la distribution des jeux
l'ioraux, envoyé à tous les journaux de la région, les lauréats sont
invités à se les procurer ou bien à attendre la publication du compte
rendu de la réunion annuelle envoyé à tous ceux qui, d'une manière
quelconque, y ont pris part.
Nous les prions instamment de vouloir bien se rendre compte des
complications qu'occasionnent les nombreuses demandes d'éclaircissements, de renseignements auxquelles le Président est obligé de répondre.
II. — Nous prions instamment les concurrents qui, la plupart,
reçoivent comme adhérents les Reclams, de bien se pénétrer des
recommandations qui précèdent; l'an dernier, dans la semaine qui
a précédé et suivi la clôture du concours, un concurrent nous
a écrit quatre fois pour nous entretenir de son œuvre.
Les indications du programme sont suffisamment précises,
pour qu'il ne soit pas nécessaire de fournir des éclaircissements.
Il ne sera répondu à aucune lettre signée d'un auteur prenant
part au concours.

�— 143 —
III. — Nous rappelons encore à nos lecteurs que nòs concours
littéraires sont uniquement réservés aux auteurs écrivant dans les
dialectes de notre vieille langue maternelle (Gascons et Béarnais)
pour la conservation de laquelle notre Escole Gastou-Febus a été
constituée, dans un sentiment filial de décentralisation.
Le concours de Capbreton sera exceptionnellement brillant;
mais nous avons le regret de ne pouvoir y admettre un nombre
assez important de pièces écrites en français.
Dura lex, sed lex.
IV. — Les Félibres sont instamment priés d'arriver dans la
journée du 5 Septembre, afin d'être en nombre à la réception que
M. le Maire de Capbreton veut très gracieusement offrir à l'Escole,
dans les Salons de l'Hôtel-de-Ville, à neuf heures du soir.
Le 6 Septembre au matin à 10 heures. Jeux Floraux et distribution des récompenses à l'Hôtel-de-Ville.
Le bureau se réunira à 8 h.
soit au Café du Balcon, soit
dans le cabinet de M. le Maire.
V. — De plus, nous prions nos amis de se rendre un compte
exact de notre situation vis-à-vis des Compagnies de Chemins de
Fer.
Trop souvent, certains d'entre eux nous demandent des cartes,
au dernier moment, comme si nous en avions à notre disposition.
Il nous est impossible de leur en envoyer. De là, des mécontentements. Voici comment nous sommes obligés de procéder avec les
Compagnies :
Quand nous avons en main un certain nombre de demandes,
nous garnissons des imprimés, qui doivent être envoyés à Paris,
par nous, revêtus de la signature du Président ou du SecrétaireGénéral et marqués du sceau de l'Escole.
Ces imprimés sont envoyés au Siège de la Compagnie qui les
vise en les indiquant valables sur le réseau de tel jour à tel jour,
tant pour l'aller que pour le retour.
Les Compagnies mettent, dans leurs rapports avec nous, beaucoup de courtoisie et nous retournent les imprimés le plus tôt
possible. Mais il faut considérer qu'elles n'ont pas seulement à
s'occuper de nous, il faut dès lors rendre leur tâche facile, et
ainsi assurer le retour en temps utile de ces imprimés.
C'est pourquoi nous ne cessons d'indiquer une date de rigueur,

�— 144 —
passée laquelle il ne sera plus possible de demander les bons de
réduction aux Compagnies.
Sur les lettres d'adhésion, dont chaque membre de l'Escole a
reçu un exemplaire, nous avons mis comme dernier délai le
1er Août, comme tous les ans. Or, à' l'heure actuelle, nous avons
reçu très peu de demandes, plusieurs collègues qui doivent, nous
le savons, assister à la réunion, ne nous ont rien demandé encore.
Nous les supplions de se hâter et pour leur faciliter les choses,
nous prorogeons le délai jusqu'au iO Août. Passé ce jour-là, nous
serons impitoyablement obligés de ne pas répondre aux demandes.
Que nos adhérents veuillent bien se mettre à notre place : il y a
une limite à toutes les bonnes volontés, surtout quand on se
trouve en face d'insurmontables difficultés matérielles.
L. R.
VI. — Horaire d'Été de la O du Midi
Arrimes à la Station de Benesse-Marenne
Trains venant de Dax, Orthez
Pau, Tarbes et Gers

Matin
—
Soir
—

8
10
3
7

h.
h.
h.
h.

36
49
19
17

Trains venant de la direction
de Bayonne, et allant sur Dax

Matin
—
Soir
—
—

6
10
1
4
7

h.
h.
h.
h.
h.

54
58
58
54
25

On trouvera à la gare de Benesse-Marenne, des omnibus pour
Capbreton. (Six kilomètres.)
VII. — Logements à Capbreton
1° Quartier de la Plage :
Grand Hôtel de la Plage ;
Hôtel de la Côte d'Argent ;
Hôtel Pension bourgeoise Bernadet ;
Nombreuses villas où l'on trouve des chambres à louer.
2° Quartier du Bourg :
Hôtel du Balcon et Grand Café en face de l'Hôtel-de-Ville.
Et nombreuses chambres à louer.
Le Banquet aura lieu le 6 Septembre au Grand Hôtel de la Plage.
On est prié de se faire inscrire avant le 20 Août, en s'adressant à
M. Parrain, Directeur de l'Hôtel.

�A trubès \t plégue
L'Atlantide, irle-may(2&gt; dou débisa prémdiou,
oun lou parla dou Biarn é dous Gascouns s'apéye,
én s'éstourssén, ké s'ahouni catbat lou péye
dous tèrre-trémbls é dén lou yènsse ésglas mourtiou.

L'èrbe

— masquéd, ou gous dou méyram, agradiou —
lous bos brouncuds!3), l orgulh dé l'éslou qui-oulouréye
é lés biles d'oustaous chès counde oun sé manéye
lou boun sabé couélhud pr-ung lounq passad grandiou &lt;4&gt;,
tout ké-s' rouyna dén lou déluy é lé gran' maoure l5&gt; :
lés bèstis, lés méysouns, lé yèn ! mé lé palaoure
qui-é yumpe éncouère ung nin(6&gt; én tout barssoou gascoun
ké reboumbe én l'andade&lt;7), à lé coste qui-é régue,
é k'a traouquad i'ama(8&gt;— mourdènteO é bérde plégue
qui-é ba dous glas trouchuds(10) dou Nord à Capbértoun.
L'ARTÈ DOU POURTAOU.

(1) Plégue : linceul ; (2) irle : île ; (3) brouncuds : noueux ; (4) grandiou :
hautain ; (5) maoure : tempête ; (6) nin : petit enfant ; (7) andade : vague ;
(8,1 ama : mer ; (9) mourdente : pesante ; (10) trouchuds : massifs, épais.

�- 146 -

En ta pagâ û déute
Be-béy arribat de b'abisâ quauque cop, en passàn per las prades,
lou loung d û plèch, que û glan qui cât, ou soulamen û bouhét de
bén qui lhèbe ûe. hoélhe mourte que-b descoubrech ûe flou?
Quauquarré coum acô que-m éy arribat, l'an passât, en entran
a Salies, lou die de l'Amassade.
Ue bielhote qui boulé parla dab û maynatye, dus moûts, qui
entenouy en passan, que-m hén broumba û soubenî, arrisoulén
coum ûe flou en mi mémouère, la rencountre qui abi hèyte ù cop,
d'ûe biélhe Salière.
Qu'èri alabéts û maynatye de nàu ou dèts ans.
Que-m en anàbi tout soulét, péu camî de Saubaterre a Salies,
en ta serca séps au bosc de Héurè, quoand, en arriban au soum
de la gran' coste e-m béy biéne de cap ûe bielhote toute crouchide
dap û bastou.
N'èri pas hardit, hardit. Detire qu'abouy pòou, é lou cô que m
batanà quoand, au moumén de-m croutzà, la bielhote se-m planta
au bèth miéy déu camî, ta-m dise en m'espian dap sous ouéllis
hissans : « E d'ount es tu cô ? » (1),
Nou comprengouy arré a la custiou, ë, au loc de demanda û
esplic, que houegouy biste, en gahan la cantère d'eu camî é
m'arrebiràn mey du cop en ta béde si la biélhe e-m seguibe ou
m'arrounsabe lou bastou.
(1) Cô : eBrfaMfT

�— 147 -

Qu'abi pòu alabéts a las biélhes, qu'èy abut pou desempuch
quauque cop a las yoenes, é hoèy qui n'èy goayre pòu ni a las
yoenes, ni a las biçlhes, — arroun tan d'ans escourruts e de camî
courrut, — que-m arrebiri encoère de cap aquére bielhote, més
aqueste cop enta m'en arride tout soulét, e pourtan que m gahe û
crèbe-cô.
Digat-me : N'ey pas ù peccat, d'abé refusât de respoune a ûe tau
custiou, méy hèyte per amistat que per curiousè ?
Més qu'ey û déute qui èy aquiou ! E dounc que-t bouy respoune
hoéy, gaymante bielhote ; qu'as bèth que nou pas paréche mey
per aqueste mounde (qu'abérés plà méy de sent ans!) que bibes
encoère en ta you : pramou que si souy triste dat lou pouète, en
pensan que :
« Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux,
Et le soleil se lève encore ! »

dat éth tabé que m'en counsoli en créden que :
« Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux,
Les yeux qu'on ferme voient encore. »

Qué-t béy encoère espia-m coum labéts, é qu'enteni encoère la
toue bouts gayhasénte qui-in demande en cantan :
« E d'ount ès, tu, cô ? »

D'oun souy aymadoure biélhe? Ah ! ne-t disérèy pas si souy de
Saubaterre, de Nay ou d'Aulourou: aco nou-t pot ha gran'cause ;
més so qui seras hurouse de sabé, qu'ey que souy de l'Escole
Gastou Febus, d'Aquére Escole oun serés biengude si ère estade
ubèrte de toun téms ; més que disi ? que souy d'aquére Escole
d'oun ès tu tabé, défunte Salière, pramou que la nouste Soucietat
qu'éy coum la gran Soucietat déus homis, qui counte méy de
mourts que de bius, pùch que eofinte touts lous noustes payrans ;
qué souy dap aquéth « Gurmeth Saliè » qui amasse touts lous
hiéous de la toue agradibe léngue, aymadoure Salière, d'aquére
lengue qui habem tan de résous de boulé ha bibe encoère, é qui
meritaré de bibe toustém, quoand nou seré que d'abé causit, en ta
nouma lou méy beroy atye de l'homi, lou noum de so que ya de
méy gran, de méy bèth. de méy dibinal en l'homi : lou cô.
Yan de

LABORDE

(Nay).

�— 148 —

Saunèys Daurats
Amigue, lous saunèys daurats
Que soun coum las bères maynades ;
Per lous youens côs soun aperats,
Amigue, lous saunèys daurats.
Lous bielhs ban mey souben birats
De cap a las nègres pensades.
Amigue, lous saunèys daurats
Que soun coum las bères maynades.
Rèbes amistous e gaymans,
Que-n hèn mantu la younésse
Quouaus soun lous qui nou soun gourmans
De rèbes amitous, gaymans?
Mes tout en desglaran (l) lous ans
Que troben n'ey pas que peguesse ;
Lous rèbes amistous, gaymans,
Que-n hèn mantu hens la younésse.
Puch, l'omi ba tout estarit
Carcat de doulous, de tristésse,
Maynade, a tu tout que t'arrit,
Mes l'omi ba tout estarit
Quouans las pênes l'an cô-hérit
E que s'eschale de herésse,
L'omi qu en ba tout estarit
Carcat de doulous, de tristésse.
Amigue, lous saunèys daurats,
Que soun coum las bères maynades.
Lous praubes bielhs que-n soun pribats,
Amigue, dous saunèys daurats.
N'ey pas sounque taus youens gouyats
Qui arriden las bouques aymades.
Amigue lous saunèys daurats
Que soun ta las bères maynades.
A.,
(1) Desglara : desquilha.

BAUDORRE.

�149 —

Despuch l'Escole de Moussu Reyén
A la sourtide de l'escole prumère, se ou men nou-ns ayùen à
quauque aprentissadye, que hèm touts ou quasi touts prou loungue estangue dens lous coulèdyes, lycées ou seminàris. Hens
aquéres bastisses à gran pourtau, oun à despart de las ores mercades s'y enteneré lou bol d'u barbòu, nou esprabam goayre lou
trin-tran dou carriot de la bite, adescats en pinsas, apapuchats en
nenès que y-èm goardats çoume ue plante de hore-pèys ey cauteyade débat lou béyre.
U barreyadis de mestious que soun auherides au nouste cerbèt
prendiu : giafie e istóri, chifres e mourale, dessi e musique. Mes
la coénte que sera ta debèrse e nou sàbi mielhe coumpara taus
maysous segoundàris ou superioures qu'à las cloutades doun lous
arrius-secs prénen l'abourride. Cap bat la mountagne, que-n
debaren las canaus dretes coume u cop de fesilh, au pè qu'ey la
calamitat dous arbes darrigats, de las laurades perdudes. Tan
d'aygue escourrude, tan de force halide ta que beyam per aquiu
ue beroye calhabère !
An per an, la yoentut nouste qu'ey agulhoade d u medich balans
dens lous coulèdyes oun de maynadyes e baderan omis hèyts e
lous mèstes e lous parens que-us y maséden ta la course dous
titres e que-us enguiséren à nou poudé mey. D'ue escole à gnaute
escole que franquiran esprabes e edsaYnens. Toutu se trebuca
hasèn e que lou pargam'n'arribésse pas ?
D'escribe ya s'en biberén, de leyi que passaren yournades e
semmanes. Enhadats qu'an la talén d u disna de rey — dens l'embisagglamen de la yoentut qui nou miraggléye qu'u cop ! — mes

�— 150 —
se tournais ta case dében gaha ta bibe l'aret, la dalhe ou la destrau,
be s'escadera bâche la terre, be-us hara musagagnades lou tribalh !
E atau en France n'an pas encoère troubat de que calé mubla la
yoenésse de quatourze à bint ans, tausqui hilhs de paysas, paysas
bolen demoura. Que batalen d'ue educaciou d'oubrès, d'ue educaciou paysane e, per ma fé, que-n soun à las bahurlères e à las
yemitères.
Anem d'u cop de pè tau Danemark.
Las escoles superioures de paysas, qui despuch 1844 créchen e
se pòplen à bères oelhs-bistes, qu'y soun ço que y-a de mey
curious. Qu'ey drin lous cours d'adulte, drin lou patrounadye e
drin l'unibersitat poupulàri. Lous danés que la realitat gabide
que s soun parlais atau : Hem coulèdyes barrats oun lou pople de
la campagne ayen à bou marcat, nou pas sounque l'enstrucciou
mes l'educaciou paysane, l'educaciou qui-us serbira :
Dinque à Fore insabude oun bam tau clot.
Micoulau Grundtvig (1783-1872), pastou proutestan, istourian e
pouète qu'ey estât lou mayourau ensegnadou de la nabère yeneraciou danése. Patriote ahoecat, aymadou destacat dous bés
aryentius quecouncebou u tau càmbi de l'enstrucciou despuch 1832.
N'abè pas nade ahide dens l'ensegnance dou libe mes dens la
paraule dou mèste e que disè : Qu'ey de bouque à bouque e de
cap, qui eau amucha sustout aus gouyats. Estudia en prumères la
léngue naturau, la léngue mayrane, puch lou passât danés, la literature de la Race, las cansous poupulàris e encoère las leys
escribudes e coustumères. De mey taus garsous lou dessi e l'arpentadye, ta las gouyates leçous de cousine e de cousture.
Ballèu que s'abisèn qu'ue enstrucciou coume aquére que-n
demandabe gnaute drin mey relhebade. Que hén à Askor ue
escole segoundàri oun lous miélhes eslhèbes demouren u pa de
sasous.
. •
Lou prèts-hèyt ta Micoulau Grundtvig qu'ère de ha soubiéne
lous hilhs dous lous pays e ayóus, d'abia lous pays decap aus lous
arrè hilhs ta que la yeneraciou dous aymadous de la tèrre que-s
perloungueyésse sénse èste yamèy segade : Lous pès arredidsats
dens lou sòu oun lous mourts soun emboubuts e Tous oelhs sus
l'abeni la Race.
Gascous abets audit?
Que bin la prumère escole atau coumprése ourbi-s en 1844 e
cade anade lou cusmèt dous educayres e dous ensegnats qu'a
prabat, l'obre qu'a lusit tan qu'à la fi l'Estat qu'ayudè et tabé.
Are que y-a sèt a oéyt mile gouyats ; qu'y soun ta la mieytat de

�— 151 —
l'ibèr e las gouyates ta Faute mieytat, permou que lous estùdis
nou s'y hèn qu'au moumen oun la manobre dou paysantis s es
tangue e oun la néu at abrigue tout.
Ço qui hique adayse lous reyens e lous estudians qu'ey la semplicitat de l'oustau. Qu'y dan l'alodye, la neuritut, lou hoéc, la
luts, l'enstrucciou, mes ta droumi cadu que-s porte lou matajas e
lous linçòus.,
Minyan coume à case lous hilhs de paysa nou destéquen goayre
mey de bint e cinq pistoles per cap e per cinq mesades.
Aquiu dehens, nat libe d'oubligaciou, lou qlii bou qu'estudie
mes touts que-n sourtéchen prèstes au tribalh de la borde e dous
cams sensé lou courounamen oubligat en France de santiflcats e
de titres.
Ue educaciou parièrenou ha goayre de mancats, nou lhèbe nat
pouleticayre. Aquets gouyats drin afinats que saben aboundouna
ue obre chic pagade ta gnaute mes rendable. Que s'ey engountrat
de 1870 à 1880. Las lanes graïbes dou Danemark qu'estén sensé
croumpadous permou que de l'estranyè qu'arribaben aus ports
l'abounde dous blats, dous hourmens e de las cibades à bach prêts.
Aco bist, lou tribalhadou danés nou saumuque pas au darrè dou
Goubernamen, nou miasse pas lou Poudé de Copenhague ; nou,
que hè pradaries dous sous campas, que tire badines de lèyt,
batude que sera burre e moullade que sera hourmadye. Coum las
machines soun de manque e coum l'aryen ey encoère heroudye
hens las bousses, lous pè-terrous que s yunten en sendicats e are
que soun riches permou que-s créden urous e urous permou que
saben èste libres. S'an arregoutit à d'aquére escadénce souheytade
qu'ey permou que n'an yaméy coundat sus l'arrous bé-hasén de
l'Estat mes sus lou coumbat de las loues mas, qu'ey permou
qu'aboun prou d'enstrucciou ta sabé coum eau l'ana dou mounde
e ta tira s d'ahas sénse nat aute ayutòri qu'ets medich.
En aqueste ore nou y-a hens l'Europe autan de leyidous de literature ou" de siénee coum dens lous pèys danés. Au cor de la
seminéye cadu qu'a sus ue tauléte quoate-bints, cent libes d'istòri.
Chic à chic la praubère que bâche el'aysénce que crube.
Aco n'ey pas biengut tout soulet. Lous prumès mèstes escouliats
per Micoulau Grundtvig qu'èren bertadés apòstous.
Lous qui soun hienguts despuch que balen autan e que-p dise
ran : Qu'apreném las biélhes leyéndes aus noustes gouyats, que
cercam a fourma-us. tau die oun nou seram mey hens la nouste
coumpagnie, lous miélhes oubrès, lous lauradous lous mey adrets.
Estacats à la patrie nou l'an coumprése coum s'ère lou braguè
chucous d'ue baque beterère qui goardam recounechens coum

�— 152 —

mey de yus e balhe. Ta d'ets qu'ey estade ue reliyou e qu'an credut
esta-n la luts, lou hoéc sacrât qui nou déu yamey amourti-s. Que
s'en soun estimats lous biradous sénse ourgulh coume sénse
cragnénce, qu'an puyat dinque a béde la loue balou e que soun
debienguls mes balens permou de la Patrie e permou de la Patrie
mes abilles en tout mestié.
Quin ensegnamen enta nous, rnounde de Gascougne ! Nou pregaram pas ta la foundaciou d'escoles de paysas mes tau miélhe
emplec de las qui abém. Quoau ey lou coulèdye qui coumensara
d'abé lou sou cous d'ibèr, de Marterou à Pasques esprès hèyt taus
amies de la Terre mayrane ? Quoaus felibres s'enbouleran carga ?
Be seré toutu parti en arriu-sec e cade de mourresau sòu se lou
Felibridye qui s'ey hèyt prou counéche à ma drete e à ma rebès
per obres literàris nou arribabe per las fis à ha yermia dens lous
terrés de Proubénce, Lengado e Gascougne las espigues arrecades
dou blat de l'abeni !
Que soun, bam, las noustes cansous, lous noustes coundes ; à
que serbéchen lous sinnéts bouharocs de fédéralisme, de regiounalisme e toute la brumouse herrulhe dous prougrams felibrencs ?
Mau-hèyt se per leyi Miréio, Calendau e lous discours de Mistrau,
lou nouste pople nou déu cruba-n que hèstes sénse lendedie,
prouséys e brindes e nou déu puya en richésse gràcis au Felibridye,
en richésse d'entelliyénce e en richésse aryentibe ! Qu'ey la richésse
qui ey la may dous arts e, despuch que lou mounde ey lou mounde
lou tribalhadou encadenat au souc, se n'a pas lou countentè, qu'ey
mourt à la pensade e au gay de bibe.
Que-n se eau pè terrous dous qui sàpien sou cap dou dit l'istòri,
la léngue, lou dcet e lou mestié de la terre, dous qui pousquen
dise la santat miragleyante de la Gascougne e ataca la bite sénse
trop de hidance mes sénse nat mesprèts.
U cop yessits &lt;îe l'escole que-us boulem counténs dous pays, de
las mays e dous lous mèstes, permou qu'en soun d'ets medich e
permou qu'an las cames nerbiudes, la rouye care e l'oelh lusén.
Miquèu

DE CAMELAT.

�— 153 —

A prépaus d'û Mout
A MOUS DE LALANNE
Beyries-en-Chalosse, 10 juin 1910.
Moussu e cher counfray,
Dens lou numéro d'abriu deus Beclams de Biarn e Gascougne,
payes 61 à 66, qu'habetz publicat u artigle intitulât : « E eau dise
Amassade ou Coungrès ? » enta nouma la reuniou ou l'assemblade générale de l'Escole Gastou-Febus (1).
Desirous, nou chens cause, de respoune ad aquet artigle, n'at
ey pas heyt detire ; qu'ey boulut atendé dinqu'après la publicatiou
deu numéro de may, dab l'ahide que dilheu d'autes counfrays y
aberen heyt couneché lur abis.
Aqueste cop ne m'y souy pas troumpat. Que bieni de leyi dens
aquet numéro, paye 84, ue letre deu Louisou de Batcave (enta
parla coum bous, ne l'aperi pas Moussu) au « Meste Capdau ».
Lou passadye finau dequet escriut que mérite d'esta mentabut
assi tout sancé.
« Ne bouy pas [ditz l'escribaa) défende amassade : la gouyate
« b-ha hère de pays, se disetz e b-ey badude yuste maridadére.
« Toutu puch qu'èm parens, çreditur Lalanne dicenti, qu'ep bouy
« mentabe qu'en Marnés amassadis que-s ditz per amas de choses
« en rond (sic). Labets aqueigt mout qu'auré trop hèyt arride lous
« qui nou-s apèren hartanès. Amassât, amassade sustout qu'ère,
« coum lou fumelis, mey galan e qu'ère dou parla d'Orthez. U
« amassât de mayres, escribèn de la nouste hille à l'Avenir des
« Pyrénées, 18 avril 1873.
« Bissè, adare, nat nou cridera : Biahore ! »
Chens yeta u tau crit, e per cause, que declari francamentz que
lou beroy paraulis deu nouste Louisou (atau disi encoère dab
amistance] ne m'a pas coumbertit à soun opiniou : loenh d'aquiu.
N'ey pas sabut debina quin, en biarnés, amassadis se disere per
amas de causes en round e nou pas en carrât...
Ne coumpreni pas tapoc, e asso qu'ey mey hort, quin lou Secre('l) Messieurs les compositeurs sont priés d'observer l'orthographe du présent manuscrit qui n'est pas l'ordinaire des Réclams.
Note de l'Auteur.

�— 154 —
tari-General de l'Escole Gastou Febus a poudut dise de galet aus
lectous deus Reclams : « Arroun aquére létre, qu'ey lou dret,
« coum au Palays, de dise : « La came qu'ey entenude ! »
Au Palays, cher Moussu, — « experto crede Roberto » — n'ey a
que lou Président qui pousque ainsi prounounsa-s, e soulamentz
après habé prés l'abis de toutz lous yudyes qui opinen dab et...
Més aco arré nou he dens nouste amigable counteste.
Parle-m resou adare, bous e you.
Nat, ounque sie, nou pot yamey esta yudye e partide en sa propi
cause.
Bissè, bissè, quoand troupe de counfrays deus mey capurats
p'aberen amasse apelhat d'ue bue d'infaillibilitat, ne bouleretz pas
de segu que toutz lous autes escouliès estoussen tienguts de soumete-s abuglament à u tau artigle de fee...
Aco dit chens oumbre de malici enter counfrays, qu'arribi, e
n'ey pas trop lèu, au subject de ma respounse.
*

En bede lou mout amassade mantu cop emplegat dens lous
Reclams de liiarn e Gascougne, enta mentabe la reuniou ou l'assemblade générale de l'Escole Gastou-Febus, qu'escribouy familièrement, coum en debisa au coenh deu larè, à moun bieilh amie
Adrien de Planté, e lou demandey soun abis sus lous dus moûts
amassade e coungrès.
Dens ma létre, per u double soubeni ded coo, que hasouy
enterbiene d'entrade nouste meste Lespy e puch, entad arride,
« lou nouste Henric ». Qu'ey disouy, enter autes causes, so qui
segech :

« Les compte-rendus des « réunions » de Nay et de Salies-de-Bèarn sont
très bien faits et agréables à lire. Mais, à ne vous rien cacher, la qualification
béarnaise qui leur a été donnée m'horripile, et ne veuillez pas savoir tout ce
que, dans notre mauvaise humeur de purs Béarnais béarnisant, nous en
aurions dit (entre nous, bien entendu) Lespy et moi...
» Oh ! oh ! le mot « roumarage » (employé pour désigner un congrès de
poètes provençaux à Aix, en 1853) peut être bon pour la Provence ; mais
n'entendez-vous pas lou nouste Henric s'exclamer, en se caressant la barbe :
« Ventre Saint-Gris ! amassade, roumarage, qu'ey aco ? Qu'ey coungrès que
eau dise »...
o Ets dequet abis, Moussu lou Président » ?

Au loc de-m respoune et medich e per létre pribade, mous de
Planté qu'a credut debe adressa-s à bous, Moussu lou SecretariGeneral, e carga-p deu soenh de la respounse.
Fort plaà dinqu'aquiu, n'estousse que permou qu'aco, moun
cher counfray, m'a balut l'abantatye de hâ particulièrement boste
agfadable counechence,

�— iss —
Après touts aquets preliminaris qu'ey temps d'arriba à la discussiou. Anem-s y dab ahide, à la boune franquete, en bous
Biarnés e counfrays.
D'entrade qu'em disetz, en u lengadye bribent e flourit :
« A Fabiade que bouleri, Moussu, que-s hicassem d'arcor sus aqueste
bertat, autan bertadere e autan bistable coum l'array dou sourélh e la lugou
de las estéles ; la loéngue biarnése qu'ey ûe cause bibe ; qu'abanse coum
lou sègle; que-s mude coum la yén ; quê puye d'û cabirou ou d'û soulè
toutû coum lous houstaus de nouste ; e que sab, quoand s'cscat, aifèyta-s,
parié coum las beroyes maynades, de jijis e de manigles qui ne counechèn
pas las fumèles mourdentees dou téms passât ; be sabéts quoaus? las qui-n
anaben enta-u marcat dab lous souliès herrats à las mâs e qui ne-s hicaben
û pa de causses que lou die de l'espousaliei ».

E qu'ayustatz, en guise de conclusion, toustem en u beroy style
imatyat :
« L'homi qui ey dou sou téms ne déu pas doun arissa lou pot e ha lou
mus quoand se tume à û mout nàbèth, sustout se aquéth mout e hesè hesougn
enta mentabe ûe cause nabe, sustout s'ey apelhat de la blouse braque e
couhat dou berrét blu ».
A tout aco la mie respounse, per manqua deus liloys de la
poésie, n'en sera pas mench clare e nete : que-m d'acord, en principi, sie sus la cause bibente que debere esta nouste lengue biarnése, sie sus la nécessitât de nabets moûts enta mentabe causes
nabéres...
&lt;
*

_

.

En embita-m à ourbi dab bous, moun cher counfray, lou Dictiounari de Lespy, que m'habetz dit qu'aquet libe « semble esta,
enta you, la ley e lous prouphètes ».
Si habèbi l'haunou d'esta counechut de bous que saberetz que
nou souy pas l'homi deu Magister dixit. Tabee, sie dit en passa,
qu'ey pramou dequero que m'a drin escandalisat lou Creditur doun
p'an gratifiât, coum d'û bèt cop d'ostensoir seu naz...
Tout en recouneche la légitime autoritat doun deu youi lou libe
doun parlam, ne cadi pas de youlhs, en admiratiou lous oelhs
clucats debant aquet Dictiounari. Toutu qu'admiri e que laudi
franquementz sous grans meritis. Ne bey pas trop, chens aufîensa-p,
qui de nous autes toutz, à Febus, habere heyt autant plaa...
Lou Dictiounari de Lespy, publicat en 1887, ne deu pas esta
examinât tout soul, en et medich, separadament de la Grammaire
qui l'a précédât d'ue trenténe d'anades. Las dues editious dequet
prumè libe, publicades en 1858 et 1880, soun dues estapes que
l'autou n'a pas heytes, coum hoey lou die, en a becane » ou en
« auto » ; tant s'en eau...

�— 156 —
Si n'em troumpi, nou y ha goayre que lous amourous passiounats de la lengue mayrane qui counechen à foundz la Grammaire
de Lespy. Que pouch dise qu'ère lou libe de predilectiou de
l'autou, lou qui l'habèbe dat hère mey de tribalh persounèl...
E adare, chens mey tarda, pudique souy metut en demoure de
prouuousa-m sus « la ley e lous prouphètes » si ne'pretendi pas
de segu que tout sie peu mielhou dens l'obre biarnése de Lespy,
ne cragni pas de declaram soun plus fidèl disciple, chens, per aco,
abdica lou dret de libre examen e critique...
Tabee ne-p cachi pas, moun cher counfray, que m'habetz heyt
ha detire « lou pot », ne disi pas « lou mus », en leye dens boste
article d'abriu, à la paye 65 :
« Qutèy dit que l'escribâ qui bùu escribe lou hiarnés de hoèy e demoura-s
Biarn, ne pot pas ha gran foundemén sus lou libi de Lespy. Lou Mèste, ne-b
apreni pas gran cause, qu'a sustout estudiat la loéngue de las bielhes paperolfes cussoades, la dous libis e de la gazétes. Yuste brigue, pramou que nou
poudè ha tout, lou debisa dou puble, la loéngue flouride, tringlaute, briuleyante, de la terre, de l'èr e dou sourélh. Au dise de Gamelat, qu'y a hère,
hère de manque au sou dicciounari : que soun mialés (milliers) lous moûts
moudèrncs qui n'y soun pas ; e.n'ey pas ûe foutèse aque&lt;x&gt; ! »

Hurousamentz qu'autalèu, à la paye 66, coum per ûe sorte
d'arrepèe, que-m disetz :
« Oh ! ne créyits pas que boulhi denienta chéns yustici e chéns counfiénce,
ûe de las mey bères obres qui an bist lou die à l'esguit de l'arrebadude
biarnése e gascoune. Tau coum ey lou libi de Lespy que-m parech coum
l'històri delà loéngue la mey preciouse qui-s pousqui ha ; coum ú mounumén
au peys de Biarn, qui counserbera lou noum de l'autou pa a pa dab lous
grans noums de nouste. Que l'èy leyut e arreleyut, e qu'y èy toustém abut
plasé e qu'en èy toustém tirât proufièyt ».

A la boune hore ! aco, Moussu, que-p hè haunou ; qu'ey plaa
pensât, plaa sentit é plaa dit ; bravo !
Enta qu'ue obre d'impourtence, coum la de Lespy, pouchque
dura dab la counfience e lou respect deus lectous, que eau que
l'autou ey hassi probe de mantues qualitats : la finesse e la penetratiou d'esprit ; la luciditat de las idéos en harmounie dab las
pensades ; la noublesse deus sentiments ; la proubitat literari,
laquoau counsiste principalementz dens l'estudi aproufoundide
deu sutyèt e dens la leyale declaratiou sie deus emprountz heyts
à autrui, sie de l'ayude balhade per la yent coumpetente ; à la fli,
ue redactiou soenhade dab u style aproupriat au sutyèt...
Ne poudem qu'esta d'acord, moun cher counfray, en recouneche
que las qualitats que bieni d'enumera se troben, e pas en petit,
dens la bère obre de Lespy.

�— 157 —
Que m'habetz dit, à moun biu countentament, lou proufièyt per
bous toustém tirât à leye e releye soun Dictioanari. Si n'habetz
pas encoère estudiat sa Grammaire, ne tardetz pas mey ; que
m*en deratz noubèles...
Enta p y engatya, au besounh, ne-p proumeti pas d'abandouna
detire l'orthographe de nouste meste, (aco demande seriouse
reflectiou) ; mes que beyram à l'abiene...
Quant aus « manques de moûts moudernes » relhebats dens lou
Dictiounari, qu'en eymantu cop counstatat. Soulamentz ne diserey
pas, dab mous de Camelat, que sien « mialés »...
A las payes xv-xvi de F « AbertisSement » qui précède lou Dictiounari, l'autou que ditz :
« On sait qu' « il n'y a point de lexique absolument complet ».
Celui-ci ne peut avoir une qualité qui manque à tous les autres.
J'ai fait tous mes efîor-is pour qu'il en eût quelqu'une de celles qui
distinguent les bons ouvrages du même genre. Si j'avais réussi, il
me serait peut-être permis d'espérer que. le Dictionnaire béarnais
ne sera pas sans quelque utilité pour l'étude des idiomes romans, à
côté des grands Dictionnaires de G. Azaïs et de F. Mistral ».
Aquere darrère frase que hè bede lou « caractère » principau
de l'obre qui ns occupe ; qu'ey meylèu ue obre de science que de
vulgarisatiou...
# #

Moun cher counfray, qu'en haberi finit, per aqueste cop, dab
lou Dictiounari de Lespy, si ne debebi respoune à so que disetz à
la fii de boste article d'abriu (paye 66 deus Reclams).
Que y habetz exprimat l'ahide que « lou Biarn saura, de dore ou
de tard, ha û debé qui n'a pas encoère pensât ».
Per you, de tout coo, qu'en accepti l'auguri.
Lespy, badut de parentz biarnés à Pau, lou 6 de heurè 1817, que
y ey mourt lou 24 deu medich mees en 1897, adyat de quoate vingtz
ans e quauques dies.
En aprene la triste noubèle de soun décès, lous très journals
politiques de la localitat s'empressen de rende u yuste e flatous
houmadye à las eminentes qualitaz de l'homi, deu citoyen, de
1 erudit e de l'escribaa, en memori de qui la Bille de Pau a bailhat
lou noum de Lespy à l ue de sas carrères publiques.
Toute sa bite, aquet Biarnés d'esprit e de coo, qu'ha proufessat
lou culte de la petite patrie, chens manca à nat deus debés enbers
la grane, qui l'a dignementz recoumpensat...
1 En 1887, quoand lou Dictiounari biarnés ancien e mouderne anabe
pareche, l'autou quin estou hurous e fier d'en ha la dédicace « du
Pays de Béarnn, en y dise-s e sinna-s: » L'u de souris hillotz qui
l'aymen lou mey / »

�- 158 Qu'habetz fort plaa dit, moun cher counfray, e qu'at repèti qu'aquet libe de Lespy «que-p parech coum û mounumén au pays de
Biarn, qui counserbera lou noum de l'autou pa a pa dab lou grans
noUms de nouste ».
Obee ! u tau mounumén qu'en ápere ugn-aute, au pèe deu quoau
m'habetz heyt u amistous embit, « en despièyt de la peluque Manque »... Be bouleri accepta-u ! mes ne gausi : que souy hoey de
mench e mench segu deu l'endoumaa... A la graci de Diu ! bibiam
e beyam...
#
#

v '
#

--

V

Adare, si nou cragnebi de p pareche quauque drin pédant dab
moun lati, que-p diseri, en estroupia Virgile : « paulo minora
canamus ».
Quin etz arribatz, dab bostes très amies, à emplega lou mout
amassade enta nouma l'assemblade générale de l'Escole GastouFebus? Qu'at sabem d'après boste artigle deus Reclams.
Qu'habets troubat dens lou Dictiounari de Lespy très moûts de
mediche familhe : amas, amassadis, amassa.
Amas s'emplegabe autes-cops enta mentabe ue reuniou ou
assemblade de yens, coum lous judyes e lous juratz.... Mes aquet
mout qu'a gn-aute significatiou.
« En touts lous cors dou Biarn (si disetz), amâ.s que bôu dise
adàre, subèr tout : collection de pus formant une boule, une grosseur
plus ou moins grande sur une partie du corps ».
Que-p pcourdi chens péne « que seretz estats ûe bande de pècs
s'abetz mentabut amâs ou endoun plèy de pousteme Y « Assemblée
générale » de Febus ».
Coum lou mout amassadis ne s'aplique goayre qu'à la pugnère,
au gourrinis e au canalhè, qu'habetz plaa heyt tabee de l'espudi
chens délibéra.
A la fii qu'habetz adouptat lou mout amassade.
Quin e perque ?
Qu'at sabem d'après boste dise qui bau mentabe mout per mout.
« Pudique lou Dicciounari de Lespy ère mut e ne poudè balha-s ayude,
foursats qu'èrem de cerca ou de hargoa. Qu'en anam drin à tàstes. Camelat
qu'auheri lou mout aplegade qui, au sou peys, e bôu dise « assemblée ».
« Que s'en serbim quauques téms. Mes, qu'où troubàbem lèd, esgarrinebat,
desagradiu. U moumén qu'abi pensât, enter you medich, de bouta-u à
l'estuyo e de hica assemblade à la soue place. Malhurousemén, assemblade qu'ey yuste fransés, qu'aura toustém sabé coum ù hum de relyou
batalhère, pramou que lous proutestans qu'apèren atau « la réunion, l'assemblée » qui-s hè tout diménye au temple ; e ne sèy pas qu'aqueth noum qu'ayi
yamèy abut gnaute empléc. Lafore, Batcave, Camelat que-m aydan a tira-m
lou broc dou pè en counselhan lou mout amassade ».
(.4 suivre).

J.-E. LASSERRE

(de Pau),

�Noubèles
Gimount en Armagnac. — Despuch l'abor passât Mous de
Medan, proufessou au coulèdye de Gimount, qu'a sayat d'u cous
d'istòri gascoune e de léngue mayrane ta quauques eslhèbes hilhs
de paysas qui nou dében esta-s au coulèdye que très ou quoate
ans. Abans tout que bôu ensegna la Gascougne aus gascous. Que
s'ey serbit ta d'aco d'esplics de grammatique, de bercious, de
thèmes, de lectures dous autous e qu'a coumensat per lous maynats yoens de ounze à quatourze ans.
Mous de Medan, qui balhe tan boune noubèle dens la Revue de
Gascogne de Yulhet-Aoust 1910, qu'acabe atau lou sou prousey :
« Si l'on veut faire de cette renaissance magnifique des études
gasconnes à l'heure actuelle un mouvement qui dure il faut songer
à la jeunesse des écoles. » Pla segu, qu'ey aquiu qui debém truca!
Abertit de la cause, lou Presiden de l'Escole Gastou-Febus qu'a
proumetut la soue ayude e touts lous amies de la nouste obre nou
poden qu'aplaudi à tan beroy tribalh. A Cap-bretou que s'en y
parlara.
Beziès. — Grane hèste felibrénque de la Cigalo Lengndouciano
au 24 d'Aoust. Lou mayti : bâties d'ue pèyre escribude en l'aunou
dous Troubadous dé Beziès ; ta mieydie, disna au casau de la
Plantade ; ta cinq ores, yocs flouraus e danse de las Trelhes ; à la
noéyt sus la Place de la Citadele, musique e cansous lengadoucianes.
Ue Letre de Mistrau. — Que pescam dens lou n° 67 dou
yournau proubençau « Vivo Prouvenço » ue letre que lou Mèste
escribè en 1853 (qu'abè 23 ans) au pouète de Nîmes, Canonge.
Qu'ey en francés e bou francés e qu'ey boune à este leyide de touts,

�- 160 —

felibres ou nou : « On entend répéter chaque jour que le provençal
se meurt, que le français se répand dans les campagnes, etc.Quand
je lis de pareils paradoxes je ne puis m'empêcher de rire aux
éclats. Moi qui vis depuis ma naissance au milieu de la campagne
et du peuple, je me trouve de plus en plus émerveillé de l'état
florissant de la langue provençale parmi nous et le français, tout
orgueilleux qu'il est, ne jouit en nul pays de France d'une popularité aussi vraie, aussi grande que celle du provençal en Provence.
Ce qui empêchera éternellement le français d'être populaire c'est
sa pauvreté. Chaque peuple compose lui-même sa langue, selon ses
besoins, selon ses usages, selon son climat, selon son caractère,
selon ses travaux, etc. Voyez, les marins ont leur langue à eux,
langue très riche, mais qui ne figure qu'en parcelles imperceptibles dans le Dictionnaire de l'Académie. Les paysans du Berry et
de la Lorraine (pays éminemment français) ont leur langue à eux,
bannie également du susdit dictionnaire. Les Bretons, les Normands, les Provençaux ont leur langue, leurs termes à eux pour
désigner les plantes, les croyances, les cultures de leur pays,
termes qui manquent à la langue française. Les savants, quand
ils ont voulu exprimer leurs idées, ont été obligés, de se former
une langue. Le français formé à la cour, n'a de termes que pour
les choses connues à la cour, et si le peuple essayait jamais de
s'en servir pour les détails de sa vie et des travaux, il se trouverait aussi embarrassé qu'un moissonneur allant à la moisson vêtu
de la robe d'un évêque. Aussi, comptant avec raison sur la force
vitale de notre idiome indispensable au peuple, au lieu, comme
on pourrait le croire, de nous appuyer sur les souvenirs du passé,
nous confions notre glaive, si glaive il y a, aux vents mystérieux
de l'avenir. La littérature, jusqu'ici, comme du reste tous les
arts, a été la part et le privilège de quelques-uns, mais grâce à
l'esprit démocratique qui tend de plus en plus à répandre l'instruction parmi les masses, quelque jour comme chez les Athéniens
elle deviendra le privilège de tout le peuple, et alors le vrai peuple,
qui saura lire et aimer la poésie, aimera, je n'en doute pas, à lire
les œuvres de ceux qui auront écrit dans sa vraie langue. »
L'ESCOLE.

�ACTUALITÉ
L'Union Historique et Archéologique du Sud-Ouest qui,
en 1908, célébra si brillamment son second Congrès à Pau,
a tenu à comprendre parmi ses affiliés, FEscole Gastou
Febus, qui rentre essentiellement dans son programme, par
le culte de sa vieille langue, par l'étude de nos vieilles traditions et par l'amour de la petite patrie.
Notre Escole ne peut donc se désintéresser du 3e Congrès
que l'Union historique et archéologique a réuni à Auch en
Mai et Juin derniers. Nous sommes certains d'être agréable
à nos confrères en leur communiquant! les lignes suivantes
que nous envoie notre vaillant ami M. Bibal, grand partisan,
comme nous, de décentralisation méridionale, et qui nous a,
avec tant d'autorité, représenté à ce Congrès, dont à notre
grand regret une grippe encombrante, nous a tenu éloigné.
A. P.

Les Congressistes d'Histoire et d'Archéologie
à Castéra-Verfluzan et dans le Coodomols
Le 1er juin fut un beau jour qui peut être marqué d'une boule
blanche pour la petite ville de Castéra-Verduzan : jour de foire
utilitaire, où elle eut l'avantage d'avoir les nombreux étalages des
marchands étrangers, ses marchés copieusement garnis, la rue
bruyante et ses hôtels remplis de monde ; jour d'agrément, aussi,
où elle eut la faveur de recevoir la visite des congressistes d'histoire et d'archéologie du Sud-Ouest.
Après avoir tenu, à Auch, leur réunion scientifique, les membres de ces Sociétés, qui désiraient participer aux excursions
projetées, arrivèrent à Castéra-Verduzan vers 11 heures. La mission qui m'avait été confiée par la Société des eaux thermales fit,
précisément, que je me trouvai là pour offrir la visite de l'établissement et la dégustation des eaux aux excursionnistes. Il y avait
notamment, parmi eux, M. Francisque Habasque, de Bordeaux,
président du Congrès ; M. Lauzun, président de la Société archéo-

�— 162 —
logique du Gers ; M. Caraman, de la Société des Archives historiques de la Gironde ; M. Courteault, professeur d'histoire régionale
de la Faculté des lettres de Bordeaux ; M. Pasquier, archiviste de
la Haute-Garonne ; M. Thomas, de la Société archéologique de
Bordeaux ; M. de Bardies, de la Société du Couserans; le chanoine
Pottier, président de la Société archéologique du Tarn-et-Garonne ;
M. Chaux, de la Société des sciences, lettres et arts d'Agen ;
M. Branet, le distingué secrétaire de la Société archéologique du
Gers, et bien d'autres. J'eus le regret de ne pas y trouver mon
éminent ami, M. Adrien Planté, président de l'Escole GastouFébus et président, aussi, de la Société des sciences, lettres et arts
de Pau, qu'une méchante maladie, frisant'celle d'Edouard VII,
venait de saisir et retenait dans sa chambre.
Lorsque les congressistes furent conduits auprès des sources
jaillissantes, ce fut un vrai plaisir de voir comment ces savants se
plurent à déguster les eaux, déjà si renommées, de notre établissement thermal, et puis, à se laisser photographier, en groupe,
sous la vaste colonnade de la façade principale.
Un banquet de 40 couverts environ avait été préparé dans la
grande salle du principal hôtel de Castéra Verduzan. Le vatel du
lieu avait cuisiné les bons mets ; l'appétit et la bonne humeur
firent le reste. La présence de deux dames, Mme Lauzun et Mme
Thomas, qui accompagnent leurs maris dans les excursions scientifiques, ajoutaient un charme de-plus à cette belle réunion.
Me sera-t il permis de dire que la note gaie ne nous fit pas
défaut ? Un jeune congressiste, qui paraissait, d'ailleurs, avoir la
bosse de l'esprit, avait eu l'idée, pendant que ses collègues dégustaient l'eau sulfureuse de la grande source, de goûter abondamment à l'eau de la source Pardailhan. N'en connaissait^ pas les
effets ? Toujours est-il que, pendant le repas, il se tordait visiblement sur sa chaise, comme s'il avait ressenti les piqûres d'une
excitation imprévue. Un docteur qui se trouvait en face et ses
voisins riaient sous cape, le surveillaient comme s'ils avaient
attendu l'événement inévitable. Enfin le patient n'y tint plus ; il
fut obligé de se lever et de sortir. Ce fut un éclat de rire général.
La source de Pardailhan venait de faire la joyeuse démonstration
qu'elle est, pour certains tempéraments, éminemment laxative.
Les deux autres sources, l'une sulfureuse, l'autre ferrugineuse,
ont d'autres vertus. C'est par la combinaison des trois et sous la
direction du médecin attaché à l'établissement thermal, que l'on

�— 163 —
parvient à guérir les maladies de l'estomac, des instestins et des
reins sans compter d'autres spécialisations qu'il serait trop long
d'énumérer. Ces eaux sont connues depuis la plus haute antiquité.
C'est pour elles que les Romains y avaient construit un camp
(Castra, d'où Castéra). En 1746, dom Brugelle disait que, dans la
paroisse de Castéra-Verduzan, se trouvaient des eaux minérales et
médicinales très fréquentées. En 1772, Raulin. médecin de
Louis XV, écrivait : « De toutes les eaux minérales que je connois,
« je n'en ay point trouvé qui ayent des succès aussi fréquents que
« celles de Castéra. »
Il existe bien des eaux presque similaires à Cambo, à Montmirail et à Siradan. Mais celles de Castéra-Verduzan sont les plus
digestives et les plus efficaces, parce qu'elles sont les plus chaudes.
Leur température dépasse, au Castéra, 23 degrés, tandis qu'à
Siradan elle n'est que de 13 degrés. La restauration de l'établissement Ihermal et l'ouverture du chemin de fer à l'exploitation
disent assez au public que le moment est venu pour lui de profiter des bienfaits qui lui sont offerts, à sa portée.
Après le déjeuner, les congressistes allèrent visiter les vieilles
boiseries du Castéra qui sont encore un attrait pour eux, et puis,
la caravane se dirigea, en voitures et en auto; vers le château
gascon de Tauzia,'vieux corps de logis, à quatre faces rectangulaires, flanqué de deux tourelles en ruine. Là, M. Lauzun (lj toujours prêt à donner tous les renseignements, nous expliqua l'origine du vieux manoir, sa grandeur et sa décadence. 11 nous
raconta même comment M. de Tauzia, propriétaire actuel, y avait
trouvé un trésor de monnaies romaines et comment il les fit disparaître, entre les mains de brocanteurs, de la façon la plus
discrète. A ce sujet, il s'éleva, entre les auditeurs, une petite discussion. Les uns prétendaient qu'il n'aurait eu nul besoin de se
cacher, que la trouvaille lui appartenait tout entière ; d'autres
disaient qu'il aurait dû la partager avec l'Etat. Cependant l'article 716 du Code civil est formel : « La propriété d'un trésor
« appartient à celui qui le trouve dans son propre*fonds ; si le
« trésor est trouvé dans le fonds d'autrui, il appartient par moitié
« à celui qui l'a découvert, pour l'autre moitié au propriétaire du
« fonds ». Quand j'achetai les ruines du château de Gaston Fébus
à la commune de Mauvezin (Hautes-Pyrénées), celle-ci eut la préCi) M. et Mme Lauzun sont membres de l'Escole Gastou Febus.

�— 164 —
caution, qui était nécessaire, de se réserver, dans l'acte public, la
demi-propriété des trésors qu'on y pourrait ultérieurement trouver. Hélas ! jusqu'à présent, il n'y a pas eu d'autres trésors, inappréciables d'ailleurs, que les vieilles murailles de 3' mètres
d'épaisseur, témoins des exploits de nos aïeux, et la belle dalle
e
héraldique du xiv siècle, qui se trouve, échappée aux ravages de
la Révolution, dans la courtine de la porte d'entrée, et sur laquelle
on peut lire, incrustée dans le marbre, entre les choux fleuris et
les pampres de vigne, au-dessous des armes de Fébus et au-dessus
d'une chimère casquée, cette chevaleresque devise : « J'ay belle
dame » qui a fait rêver bien des savants.
Du château de Tauzia, les congressistes se dirigèrent vers l'ancienne abbaye cistercienne de Flaran, qui est occupée par un
jeune, encore célibataire, M. Paul Laurans. Cette abbaye est assez
bien conservée par ses soins et attire les touristes ; son histoire et
sa monographie ont été longuement écrites par M. Lauzun, dans
une brochure d'autant plus précieuse qu'elle est devenue bien
rare. Le temps presse ; on visite à la hâte la vaste église qui sert
aujourd'hui de chai, le cloître où les moines silencieux faisaient
les cçnt pas, la salle capitulaire, remarquable par ses voûtes ogivales et ses piliers en marbre de couleur, et le salon du prieur où
l'on voit une fontaine en marbre blanc avec des vasques ornementées.
Ce faisant, Mme Lauzun, qui est une femme des plus aimables
et des plus distinguées, avait pensé au confortable. Le long du
cloître, une table était dressée, couverte de gâteaux et de bouteilles
à vins mousseux. Les congressistes purent ainsi continuer, mieux
lestés et satisfaits, leurs excursions dans le Condomois.
Puissent-ils garder un bon souvenir de leur passage dans le
Gers ! Puissent, aussi, les habitants du Gers, ne pas oublier qu'ils
possèdent chez eux, dans un pays charmant, les eaux les plus
bienfaisantes. Le chemin de fer y conduit ; elles donnent ou
conservent la santé. C'est un trésor qui vaut mieux que les monnaies romaines de M. de Tauzia et dont, malheureusement, on ne
sent le prix que lorsqu'on l'a perdu.
BIBAL.

Lou Yérant

: E. MARRIMPOUEY.

PAU . EMPRIMERIE VIGNANCOUR — PLACE DOU PALAYS.

■

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="266389">
            <text>Aquitaine</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="128">
        <name>Variante Idiomatique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="266390">
            <text>Gascon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="129">
        <name>Aire Culturelle</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="266391">
            <text>Gascogne</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="238239">
              <text>Reclams de Biarn e Gascougne. - Anade 14, n°08 (Aous 1910)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="238241">
              <text>Occitan (langue) -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="238242">
              <text>Littérature occitane -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="238243">
              <text>Gascon (dialecte) -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="238244">
              <text>Littérature gasconne -- Périodiques</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="238245">
              <text>Reclams. - août 1910 - N°8 (14e Année)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="238247">
              <text>Planté, Adrien (1841-1912)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="238248">
              <text>L'arté dou pourtaou</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="238249">
              <text>Laborde, Yan de </text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="238250">
              <text>Baudorre, André (1866-1941)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="238251">
              <text>Camelat, Miquèu de (1871-1962)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="238252">
              <text>Lasserre, J-E.</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="238253">
              <text>Bibal</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="238254">
              <text>Marrimpouey, E.</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="238256">
              <text>&lt;p&gt;Bibliot&amp;egrave;ca de l'Esc&amp;ograve;la Gaston Febus&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.reclams.org/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img style="height: 97px;" src="http://occitanica.eu/images/omeka/gaston_febus.jpg" height="97" /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="238257">
              <text>Escole Gastou Febus (Pau)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="238258">
              <text>Imprimerie de Vignancour (Pau)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="238259">
              <text>1910</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="238260">
              <text>Vignette :&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/files/original/e472a8c919c77eed6b76d1205b58246f.jpg"&gt;http://www.occitanica.eu/omeka/files/original/e472a8c919c77eed6b76d1205b58246f.jpg&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="238261">
              <text>&lt;a class="link_gen    " href="http://www.sudoc.fr/039860345" target="_blank" rel="noopener"&gt;http://www.sudoc.fr/039860345&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="238262">
              <text>Reclams de Biarn e Gascounhe&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2019"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="238263">
              <text>application/pdf</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="238264">
              <text>1 vol. (24 p.)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="238265">
              <text>fre</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="238266">
              <text>oci</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="238267">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="238268">
              <text>publication en série imprimée</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="238269">
              <text>&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2212"&gt;http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2212&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="238270">
              <text>INOC_Y2_6_1910_08</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="266386">
              <text>Domaine public/Domeni public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="266387">
              <text>Certains droits réservés</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="266388">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="815244">
              <text>Reclams. - Annada 14, n°08 (Aost 1910) </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="595378">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="595379">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="595380">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="634971">
              <text>Inoc</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="640794">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="60">
      <name>Béarn</name>
    </tag>
    <tag tagId="402">
      <name>Gascogne</name>
    </tag>
    <tag tagId="376">
      <name>Reclams</name>
    </tag>
    <tag tagId="125">
      <name>Revue</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
