<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="2233" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="https://www.occitanica.eu/items/show/2233?output=omeka-xml" accessDate="2026-05-30T03:37:36+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="1440" order="1">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/4774738e9e2ab9d67cedd731ecad3f90.jpg</src>
      <authentication>146999704fb8c137a5a2c14612a7e431</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="5">
          <name>Omeka Image File</name>
          <description>The metadata element set that was included in the `files_images` table in previous versions of Omeka. These elements are common to all image files.</description>
          <elementContainer>
            <element elementId="74">
              <name>Bit Depth</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="197021">
                  <text>8</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="75">
              <name>Channels</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="197022">
                  <text>3</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="73">
              <name>Height</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="197025">
                  <text>1131</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="79">
              <name>IPTC Array</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="197026">
                  <text>a:1:{s:11:"object_name";s:14:"1911 15e Anade";}</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="78">
              <name>IPTC String</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="197027">
                  <text>object_name:1911 15e Anade
</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="72">
              <name>Width</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="197028">
                  <text>1696</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
    <file fileId="138321" order="2">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/311dc83a3a280c7a800fdcde89bff77b.pdf</src>
      <authentication>8008a5fc7578326c46bab8fe0f44ae54</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="621924">
                  <text>Les Concours óe Versions Scolaires à OOSJSIJ Fioraox
Dès sa fondation, l'Escole Gastou-Febus a voulu intéresser les
enfants de nos écoles à ses concours.
Il y a à cela deux raisons principales.
La première consiste à faire pénétrer la langue- natale dans le
sanctuaire de l'enfance dont elle a été bannie depuis un
demi-siècle.
La seconde a pour but d'associer le parler de nos pères à l'enseignement de la langue française par les exercices de version
gasconne.
Car »i DOUS tenons à sauver les coutumes, les traditions, l'esprit,
l'âme, l'originalité de notre race, nous sommes aussi de notre
siècle et nous voulons que le Gascon parle le français aussi bien
et mieux, s'il est possible, qu'un habitant de l'Ile-de-France.
Nos Inspecteurs d'Académie nous ouvrirent leurs bulletins et
un certain nombre de maîtres leurs écoles.
Plusieurs instituteurs et quelques institutrices, en outre, envoyèrent à nos concours annuels des lots de versions que nous eûmes
plaisir à récompenser par des diplômes, des médailles, des livres
d'histoire et de littérature gasconnes.
La Bigorre, le Gers, les Landes, eurent leur part de succès, mais
c'est le Béarn qui révéla le plus de bonnes volontés et peut-être le
plus d'aptitudes.
Voulant tenter un effort nouveau pour généraliser le goût des
exercices gascons qui semblait se localiser en Béarn, le Bureau de
l'Escole modifia le programme de son concours des écoliers.
En 1909, en effet, on lisait à la page 249 de ses Reclams, l'avis que
voici :
Un prix de 100 fr. en espèces sera attribué à l'institutrice ou à l'instituteur
(Basses-Pyrénées, Hautes-Pyrénées, Landes ou Gers), qui présentera au
Jury des Jeux Floraux, le meilleur lot de cahiers de versions gasconnesfrançaises, faites pendant l'année scolaire 1909-1910. Chaque devoir sera
daté et signé. Le choix des sujets est laissé au maître. Entreront en compte
pour le classement, outre le mérite littéraire : l'écriture, la tenue du cahier,
l'orthographe et la ponctuation trançaises, la régularité et la quantité des
exercices.

Il semble qu'il y avait dans un prix de cette nature, si
modeste qu'en "fût le chiffre, de quoi stimuler bien des activités,
bien des dévouements. Car les instituteurs qui connaissent la
manière de Febus, étaient autorisés à penser que l'on ne
s'en tiendrait pas à cette somme si le concours prenait des

�proportions sérieuses, s'il révélait des efforts suivis, intelligents
et nombreux. Sans être inépuisable, notre caisse se prêterait à
..une saignée double, triple, plus forte même s'il le fallait, et en
donnant l'argent à pleines mains, nous penserions encore, comme
on dit chez nous « avoir fait un bon marché». Eh bien, nos
prévisions, nos vœux ont été déçus. En 1910, comme en 1911, il
n'y a eu que trois écoles béarnaises qui ont pris part au concours
de cahiers ; les trois autres départements se sont abstenus.
Nous avons marché un peu vite, il faut le reconnaître. Nous
avons demandé un effort de trop longue haleine à des hommes
qui sont trop occupés, trop surmenés. Nous allons donc revenir à
notre premier genre de' concours : traduction annuelle d'un
morceau de vers ou de prose dont les Rerlams publieront le texte
_ en temps utile.
Très larges, nous récompenserons tous les efforts, nous
encouragerons toutes les volontés. Aux prix ordinaires, nous
joindrons des livres d'histoire béarnaise ou gasconne, des livres
de littérature populaire écrits par nos bons auteurs dans le
langage béni de nos mères. On les lira avec plaisir, nous aimons
à le croire, au coin du feu. pendant les longues soirées d'hiver et
on les conservera avec un soin jaloux à la place d'honneur dehênè
lou cahmêt de la (latine.
L'anthologie béarnaise-gasconne où chaque écrivain, où tous les
dialectes de nos quatre départements trouveront leur place, aura
certainement vu le jour ávant nos Jeux Floraux de 1912, ainsi
que nous l'avons promis. Ce sera un livre charmant, un livre
précieux : nous nous ferons un plaisir de l'offrir à tous les
maîtres et à tous les élèves qui viendront à nos concours, par le
seul fait qu'ils concourent, sans exclusion de nos autres récompenses.

** *
En demandant à tous les instituteurs d'initier leurs élèves à la
version gasconne-française, nous faisons acte de bon Français.
L'enseignement du français tel qu'il se pratique en ce moment
à l'école primaire donne-t«il des résultats en rapport avec le
travail et le temps qu'on y consacre ?
Certainement non !
Et le mal est si grand que le cercle pédagogique du canton
d'Orthez a délibéré sur cette proposition.
Il faudrait supprimer l'enseignement de la composition française et
la remplacer par la lecture non expliquée ».
Le procès-verbal de la discussion à laquelle cette proposition a
donné lieu, écrit par M. A. Dalès, instituteur à Orthez, a été inséré

�— 303 —
dans la Revue du Sud-Ouest, organe et propriété des Amicales
d'Institutrices et Instituteurs du Sud-Ouest, n° 14, page 456.
Nous y relevons ces affirmations graves :
1° L'enseignement delà composition française n'a pas donné de
résultats ;
2° Cet enseignement est trop élevé pour nos élèves ;
3° Un enseignement plus agréable doit lui être substitué ;
4° La lecture personnelle peut remédier à la crise du français.
Et aussi cette vérité : On aura beau interdire le patois ou le
basque en récréation, on n'interdira pas les fautes de français.
Les instituteurs d'Orthez ont bien raison. La composition
française ne devrait venir qu'en fin d'études, quand l'élève a déjà
un bagage personnel d'idées acquises par la lecture, l'observation,
un commencement de pratique des choses de la vie.
Mais la lecture libre est-elle suffisante pour remédier au mal
dont on se plaint avec tant de raison ? J'avoue que je suis plutôt
sceptique.
Même parmi les paysans et les ouvriers, il n'est pas rare de
rencontrer des gens qui lisent beaucoup, qui lisent et qui
comprennent ; ils ont à s'exprimer plus de facilité que les autres,
mais leurs écrits sont bourrés de fautes, de gasconismes surtout.
La lecture seule ne saurait donc suffire à l'enseignement du
français. Il faut y joindre les exercices de traduction.
J'ai connu quelqu'un, il y a quelques quarante ans, dans un
pensionnat primaire, jeune homme d'intelligence ordinaire, qui
avait une véritable passion pour la lecture, il ne lisait pas, il dévorait les livres. Pendant deux ou trois ans, il avait étudié un peu de
latin et par conséquent fait force thèmes et versions. Eh bien,
sans aucune leçon qui puisse compter, car les leçons de composition d'alors, même dans les pensionnats réputés, ne valaient pas
celles des écoles primaires d'aujourd'hui ; sans leçon donc, pour
ainsi dire, il devint bon en français ; d'aucuns disent même très
bon ; il avait fait des traductions !
Je lisais ces jours-ci dans la Revue Bleue un article très intéressant
de M. Alfred Croiset(de l'Institut) sur l'utilité de la version latine
pour l'étude du français. Je me permets d'y faire quelques
coupures que je soumets à la méditation des institutrices et
instituteurs.
« Quelle est donc l'utilité de la version latine pour l'étude du français?
Elle est très grande et j'y crois, pour ma part, fermement. Mais contrairement à ce que s'imaginent beaucoup de personnes, elle résulte non pas des
ressemblances du latin avec le français, mais au contraire des différences qui
l'en séparent. Le moi, disent les philosophes, se pose en s'opposant. On ne
se connaît bien soi-même qu'en se distinguant des autres. On sait d'autan*
mieux le français qu'on le compare au latin pour l'en distinguer et qu'on

�— 304 —
prend ainsi plus pleinemant conscience de ce qui constitue son génie propre.
Mais ce génie propre du français, ce n'est pas dans le latin qu'on le
découvre : c'est dans le sentiment qu'en possède tout écolier de France ;
sentiment inné, pour ainsi'dire, et qui se développe journellement par la
conversation, par la lecture des textes littéraires, par les
observations d'un professeur éclairé ».

J'entends protester les gens que toute innovation effraie, je ne
veux pas dire les amis de toute routine, fût-elle absurde : — On
n'apprend pas le latin dans nos écoles, disent-ils, le latin est la
langue des riches, abordable seulement pour ceux dont l'éducation se fait dans les collèges ou les lycées. — Ne vous hâtez pas de
triompher, répondrons nous, si la vieille langue morte nous
échappe, nous avons à notre portée, sous la main, dans le cœur et
dans la tête, notre belle langue béarnaise et gasconne que Mistral
et Devoluy ont trop modestement dénommée le latin du pauvre.
Elle peut remplacer le latin, selon les esprits les plus éclairés que
n'aveugle pas la peur des nouveautés ; selon la ììemie Hleue aussi,
qui dit excellemment :
« Chaque langue a son génie, son style propre et toutes peuvent servir à
nous donner par comparaison conscie»ce de la nôtre. Une lionne traduction d'un texte anglais, allemand, italien (sans parler du grec)!.1), va au
même but qu'une version latine, si elle est intelligente et pénétrante. Ajoutons que tout exercice*de traduction est un exercice fécond non seulement
pour l'étude de la langue française, mais aussi pour la culture de la pensée,
parce qu'elle met l'enfant en contact avec une intelligence virile dont il se
pénètre en cherchant à l'exprimer à sa manière. L'effort nécessaire pour y
réussir est une gymnastique intellectuelle d'autant meilleure qu'elle n'est pas
disproportionnée avec les forces de l'enfant. Le latin à cet égard n'a donc pas
de privilège absolu *.

De son côté, le maître de la tribune française, Jaurès, a écrit
récemment dans la Dépêche de Toulouse les lignes significatives
suivantes :
...« Pourquoi ne pas profiter de ce que la plupart des enfants de nos écoles
connaissent et parlent ce qu'on appelle d'un nom grossier : « le patois » ? Ce
ne serait pas négliger le français : ce serait le mieux apprendre, au contraire,
que de le comparer familièrement, dans son vocabulaire, dans sa syntaxe,
dans ses moyens d'expression, avec le languedocien et le provençal. Ce serait
pour le peuple de la France du Midi le sujet de l'étude linguistique la plus
vivante, la plus familière, la plus féconde pour l'esprit... J'aimerais bien
que les instituteurs, dans leurs Congrès, mettent la question à l'étude... »

A l'appui de cette opinion si sage, nous pourrions en citer d'autres tout aussi nettes, mais il faudrait aller les chercher loin de
nous, dans un milieu qui n'est pas le nôtre. Mieux vaut puiser
(1) Ni du gascon.

�- 305 dans un livre de chez nous, le Recueil de versions qasconnes par
Sylvain Lacoste, ancien instituteur landais, (Pau 1902, imprimerie
Vignancour, prix 2 fr.) M. Lacoste, dans sa trop courte carrière
d'instituteur, a journellement pratiqué la version gasconne. Les
enseignements de son livre sont donc les enseignements de l'expérience. On y lit :
« En résumé, soit pour le vocabulaire, soit pour les grammaires, soit pour
l'orthographe usuelle, soit enfin pour le style proprement dit, le gascon
peut servir de point de départ et d'auxiliaire à l'enseignement du français.
Autrement dit, il faut aller du connu à l'inconnu, du gascon que l'on
connaît au français que l'on ne connaît pas... Pourquoi donc le gasçon ne
fourniraît-il pas un bon point de départ à l'enseignement du français?
Pourquoi abandonner ce qui est appris? Pourquoi enfin renoncer à la force
acquise qui permet d'arriver bien plus facilement et plus vite au but ? C'est
une aberration, et il est triste d'avouer que le fait n'existe qu'en Francfc.
Les Belges de Flandre enseignent le français par le flamand et nos voisins
d'Outre-Manche, l'anglais par le welch. Partout, sauf chez nous ce principe
est généralement admis même dans l'enseignement primaire : qui veut bien
apprendre sa langue, doit la comparer à une langue étrangère. »
Plus près de nous encore, sur les murs de toutes nos écoles primaires béarnaises et basques sans exception, s'étale imprimé dans
un article du règlement un témoignage de l'excellence des ~
versions.
Encore une citation et ce sera la dernière. En juillet, j'écrivais
en langue béarnaise dans les Réclams (je traduis presque littéralement) :
« Je ne sais pas, ami lecteur, si l'on sait autour de toi, qu'il y eut en
France deux hommes de province, aujourd'hui couchés dans la tombe que
les instituteurs et tous ceux qui aiment les choses de l'école tiennent pour
deux gloires nationales.
« Je veux parler du Béarnais Félix Pécaut, inspecteur général, directeur
de l'école de Fontenay-aux-Roses, un des plus grands pédagogues des temps
modernes ; et de Jules Ferry, ce mâle Lorrain, auquel l'histoire impartiale
rendra un jour complète justice. Ensemble ils pensèrent à un peuple de nos
montagnes ignorant de la langue nationale, qui s'était battu avec tant de
courage en 1870, sur maints champs de bataille et qui méritait d'être élevé
avec soin pour devenir une fleur de France.
« Et le premier avec son sens pratique des choses proposa; et le second
avec la clairvoyance de son âme patriotique approuva :
L'ENTRÉE DE LA LANGUE BâSQUE A L'ÉCOLE PRIMAIRE,
« Où il pourra être fait des exercices du basque en français
« et du français en basque, dans la limite du nécessaire et
« uniquement en vue d'enseigner la langue nationale ». (art. 15
du règlement scolaire).

�— 306 —
La voilà officiellement consacrée la version scolaire. Voilà, pour
les instituteurs consciencieux qui ont osé dénoncer l'inanité de la
composition française, l'instrument merveilleux qui apprendra le
français à leurs élèves sans effort et comme en se jouant.
Au majorai J. Lhermite qui plaidait auprès de lui l'excellence de
la version provençale, M. Bayet répondit :
« Je ne vois pas pourquoi un inspecteur d'Académie du Midi
« n'en ferait pas l'expérience dans son département ».
Pourquoi ne serait ce pas le Béarn qui ouvrirait le feu ? Certai
nement l'Escole Gastou-Fébus, se ferait un plaisir d'offrir les premiers livres de versions, afin de favoriser une tentative qu'une
question de sous pourrait faire échouer. Qu'ils marchent donc
de tout leur cœur, de toute leur âme, les vaillants instituteurs du
canton d'Orthez. Avec nos vœux, l'aide dont nous pouvons disposer
leur est toute entière acquise.
#

# #

Ceci nous a un peu éloigné de notre concours de versions. Mais
tout chemin mène à Rome, et nous y revenons.
Nous adressons un chaleureux appel aux institutrices et aux instituteurs des quatre départements gascons du Sud-Ouest. Qu'ils
prennent part en masse à nos concours, ils y trouveront honneur
et profit, tandis que leurs élèves s'initieront au jeu de la version
qui ne parait difficile que quand on la regarde de loin.
J.-V.

LALANNE.

Lou Mé hasa
[Medalhe d'aryen dou Councours de Ì9H)

Ah ! quin doù qué m'a heyt, lou mé praùbe hasa,
Quoan a calut balha-u lou cop de ganibete !
N'abè pas lhèu très ans ! Mey la nousté daunete
Qué disè qu'ère bielh... enta-u n'é ha passa!...
You qué l'abi causit au beth miey dé la couade,
Quoan ère pouricot, permou dé-ù mé goarda.
Débat la may, souben, aù loc dé s'amenda,
Qué-s passeyabe fier, la halhotte entufade.

�— 307 Dé plumes e canets à péjies û pelhot
E-u biengouu estuya « ço» per oun réyétabe
U cop plà débergut lou milhoc que mindyabe,
Né sera bouté dounc pas à ha lou hasalhot ! ..
En estiran lou cote baten lasalétes,
Qué s'esprémè ta ha lou sou « quiquiriqui » !
A pênes qué piulabe... E puch aquet couqui
Qu'espernicabe tout dab las soues patetes !
Toutu qué m'agradé, sustout quoan esté gran :
Darré lou cap qu'abè coum û casqué dé plumes
Qui-u biraben lou sou, mey beroy qué las brumes,
. En amuchan tout clâ la race de Houdan !
U péruc dé coumbat, e la couhe en troumpete,
Dus oelhots dé luzer e lou cos pigalhat,
Qué semblabe û dragou, sus las pattes quilhat
Dab espérous aguts coum ue bayounete !
E you qu'aymabi tan d'enténé lou mati,
Aus hasas dé-us bésis, la soue boutz timbrade
Souna coum ûclérou l'ore de la lhébade,
Quoan lou sou hè lusi l'aùbe de blanc sati !
Aù respouné, labets, touts qué s'esganurraben !
Lous ûs en trémoulan, d'autés en s'escanan,
Lous ûs haut, d'autés bach, e lou reste au mièytan !
Dinquo qu'èren arraucs, la bouque nou barraben!
Cabbat dé la parguie, auta fier qu'Artaban,
Qué belhabe dab soegn sus la soue pouralhe.
Arribare l'estoure ? en segoutin la halhe
Qu'é-u cridabe : « Say dounc! si gauses, doubleban! »
E lous hasas bésis ! Quines espérissades,
Quoan biénen ha u puchéù sou cami communau !
Quoan lou déchabe ana, menter-û plà malau,
Qué courrèn estuya's las halh.es esquissades.
Mey, malhurousemen, tout que s'acabe û cop :
Lou mé praubé hasa qué s'a bis acabade
La glori dab la bite, eth qui hasè l'aubade
Despuch belhèu très ans !.. Dounc, bielh n'ère pas trop?
Adare, qu'ey bertat, qu'ère coum ue auquéte ;
Dé las hestes. en nau qué calou lou toupi !
Sou plat e sou boulhou qué-m goardey d'escoupi !
Ah ! b at sabè berroy. couquine de daùnete !
POQUES

[Parla dou Biarn)

de Caubios.

�- 308 -

Abriu - Au Poular Gascoun - L'
fMedallie de Brounze dou Councours de 19ii)

ABRIU
Lou cèu s'esclaris ; à mouméns
Lou sourelh, damb' soun arrajado,
Semblo ha hizé dou bèt tems
A la terro miey déchidado.
Lous bénts bouhon tan amistous,
Que sous coustous e dén las pianos,
Ser touts lous aurés lous bourrous
Pousson à milès coumo granos.
Tridos e merlés p'ous rendalhs
Sajon déjà sas cansounétos,
Dén lous bareyts, lous perdigalhs,
Se respounon damb' las lauzetos.
Sou bord dous téus per sous embans,
Lous passérats e las passèros
S'abourilhon... ah ! lous pacans
E batalon horos entièros !
P'ous barats lous beroys coucuts,
Daubrèchou uelhs plés d'arrouzado,
Luzéns coum' louis-d'or cajuts
D'uo bousso acaramulado.
Lous menlès capérats de hlous,
Las sègos de blan abilhados,
Lous ayrés lénds, cargats d'audous,
Bouton pensiuos las maynados !
Tout ès en joè, bestis e géns ;
Déguén l'oustau, déguénla bordo,
Cadun rèbo dou bèt printéms,
E tout s'esmau, tout se discordo,
*
Quan floucat coum' un dounzeloun,
Abriu pertout jito juncado
E canto la bèro cansoun
Qui ba jumpla la terro aymado !

�— 309 —

AU FOULAR GASCOUN
Beroy foular gascoun oun n'es tu dounc passât
0 tu que ta lountéms an pourtat las aujolos ?
La gens benguts flerots praubet t'an desnegat
E quan parlon de tu s'en arrizon las drolos !
Car glouriusos qu'ous eau chapèus tout capérats
De dèts pams de ribans, de flous ou de berduro,
Qu'auren hounto sigu de pourta desplégats
Sou cap, mouchoèrs de hiu per touto couhaduro
Parlam mé si bou plèt d'aquets bèts mounuméns
Qu'ajargon ser sous péus las maynados pégassos
Qui turbados s'en ban en dé plazé à las géns,
S'agrada de chapèus parèlhs à nis d'agassos.
Aco que n'es beroy, ressercat e coquèt,
Que paréch d'un pauc louy, damb' aco qué soun bèros,
Que nou pas lous foulars qui hèn pas nat effet
E bous balhon ma foè l'ayré de bourdilèros !;..
Pourtan nostos gran-mays, lountéms s'en soun couhados,
Lous galans d'aquet téms jamès las mesprésèn,
Bestidos simplomén èron quan même aymados,
Aneyt n'es pas atau, lou progrè ba soun trèn.
La sédo, lou bélours, las flous e las dentèlos
An ramplassat pertout lou both e lou cadis
Hélas ! que dounc y hè mas bèros damizèlos ?
Que caou ségui la modo ou quitta lou pais !

L'AZÉ
De touts lous animaus, jou souy lou mè pélat,
Lou mè gus e tabén lou mè mau-abilhat,
Estouna-bous aprè sé jamè* nat.poèto,
Damb' sa guitarro d'aur n'es estât pram prou bêto
En dé coum' au chibau, perdébat lou mén nas
Burla d'aquet ensens qu'aymon tan lous pégas

�— 310 —

Certo souy lou prumè per dizé damb' lou moundé
Que carri pas trop bien, bezots souy de boun coundé ?
Moun péu abourilhat es tan si pu trop loun,
Mouu cap mau dégauchit manco de proupourtioun
E lous méns, quan baygouy, dé sas mas bourrélados,
En couhèn d'aurelhos un pauc trop aloungados !
Horomis tout aco séri pas malurous
Sé Tomé quauqué cop èro ménch aboundous
Dous gnacs de l'agulhoun, de las abarroutados
Qui dèchon ser ma pèt d'escouzentos larrados !
E lou mesté au cô dur, sans piétad e bourrut
Es la causo soubén se jou bengui testut !
Acoustumat juenot à la rudo galèro
De trima neyt e jour, counéchi la misèro ;
Qu'au ji lou benté boueyt ou bien que l'au-ji plén,
Enter-miey dus brancars astan que souy countén
E chiri de boun cô la pesanto carréto
Cargado a hè peta lou cué de ma séréto.
Mous jarrets soun d'aciè, mous paoumous soun de fer,
Que hèu, quan rayni, damb' ma bues un brut d'infer
Capablé d échanta qui sapa quan de lègos
Lous auzélots aurius p'ous bruchots e las sègos !
« Cantos faus e trop fort, sa me dizon daubus,
« Per un arré sigu m'apèrérén grahus.
— « Ah ! que canti trop fort ! Digats dounc, géns en blouzo,
« N'ats entenut souben à Bôurdèu ou Toulouzo
« Ténors ou barytouns munits dé calaméts
« Que baloussén lou mén ? N'ats troubat à troupèts ?
« Barloulats s'ats lézé, trufat-zé dou praubé azé
« N'es pas ma fauto à jou sé bous podi pas plazé !
«
«
«
«
«
«

Qu'a calut de tout téms à l'orné un pâliras,
Qu'at say qu'es un malur d'esta bazud praubas,
Mè tabén, dous bourrics, lou Diu qui porto béo
En per que m'a hicat au bèt miey de la réo
La crouts, la bèro crouts, dous brabés, dous baléns
En dé bous much' à toutsqu'èts de machantos gens !
DUGOU.ION,

de Condom (Gers).

�— 311 —

RBSpouDsse à la « Dissertation » Plous ds Laeaze
paride aus « Reclams » de May 1911
«SOMMES=NOUS BEARNÉS OU BIARNÉS la
Loubieng, lou 13 d'Aoust 1911.
Amie e Counfray,
Que-t mandi escuses si souy trop aban-béyt e si bieni bouta lou
naz en lous tous parlatoris dab Mous de Carribe : la boste batalère
que m ey tan agradibe, que-m gabe l'embéŷe de m'y mescla... si
m at permetetz. Si lou cas estousse que nou, e que-b hasoussi
puchèu, qu'en seratz quitis dab u « hè t'em en-la », e nou m'at
calera pas dise dus cops.
Qu'esperabi plà que lou gayman counfray de Nay dab qui t'ères
alalat que-ns balhare tr meste artigle en respounsse a la toue
« Dissertation » sus lous Biarnés. Qu'où bedi deya, agusan lou sou
calam. d'oun abem acoustumat de bede bequia tan sabrous e
aboundous lous trèyts dou miélhe esperit biarnés, qui hèn lou gay
dous leyidous de la soue beroye prose. Més... arrèy encoère !
Que l'an début estramousi la gresilhade e lous aygas dou més
de May, ahouni-u lou milhoc, sega-u la cibade, esbrigalha-u lou
roumént, embasa-u la prade, escatrala-u lou bitatye... Au prêts oun
ey la bioque tau praube mounde, qu'en y a ta s'en da, e nou sab
pas bou d'escribe quoand se dolen de tau miscap.
Lhèu sera estât malau, més n'ey pas goayre de créde : dab û
caddèt goarrut e brinchut coum aquéth (ou counéch ?) lous mètyes
ne hèn pas de grans ahas, si-m pensi. Sounque aye abut lous gats
entecats !... Que-t diserèy que l'interèssen bèth drin aquéths
auyamis e lous malandrès qui s ous poden apourica dessus, coum
serén la « chiatique aux currons », F « estropisie dans le bentre »
e lou « varvarum fliscum ». Qu'éy hère plà capable d'at desbroumba
tout ent'aus balha poutingues, s ous gahe la méndre frèbe, e d'ous
mia t'aus bagns de Salies, si eau, dab la soue « tomobile » ou
« tourroumbiole » ou p'ou cami de hèr.
A l'entertan qui sie drin esbagat e que fat hesqui assabé, que-t
bau, you, abia dus moûts sus la questiou qui-t thepique :
E eau dise Bearnés ou Biarnés ? La respounsse, moun amie,
qu'ey hère ayside : que disen coum bolen, e que s'en tourne au

�— 312 —
medich. Qu'en troubam las probes en la gramatique e lou dicciounari bearnés (ou biarnés) de Lespy et Paul Raymond, e dens las
bielhes paperoles e lous titres antics trigats per aquéts balénts e
sapiénts linguistes: que s'en y bed a pièles e brassats en las
archibes de la Préfecture de Pau, — qui ne-s sount pas toutes
bruslades, hurousemént ! E qu'en y a hens lous cabinets de las
maysous coumunes, en so dous noutaris, e cabbath lous graès de
hères d'oustaus, oun trop soubent lous dèchen arroumega p'ous
arrats, trauca per las arles, empourqui de proube, apriga de tela"
raques e pouyri de cascantisses.
E pertout, que s'y léy aquéste double grafie : Bearn, Bearnés, ou :
Biarn, Biarnés. Mes, per choès, que prounouncien mèy ad arround
(autan bau dise toustémps) : Biarn e Biarnés. Que semblaré que
Bearn, Bearnés, puden drin au franchiman.
Toutû, dens la Satire Ménippée, obre franchimande, coum sabs,
dou sedzau siègle, oun s'y debise dou nouste Henricou, qu'où
bedem coum asso mentabut : « Ce Biarmis, qui faisoit mille tours
de Basque, et qui ne passoit pas si longtemps au Met que Mayenne
à table »...
Adare, que eau remerca ue cause : Bearn qu'a dues syllabes,
Biarn sounque ue ; Bearnés qu'en a très, e Biarnés ne counde pas
que per dues, e tout aco, pramoun que ta qu'ey « diphthongue »
e n'en ey pas ea. Que hè bou abisa-s'y quoand escriben en bèrs,
s'en boleu apita qui sien plà cathoulics (en prose, tout que pot
ana). Aquéth chibaliè de Camelat, — qui s'y counéch s'en y a nat,
— que m'arcastabe, u die, bère manque de prosodie d'aquere
payère : e qu'abè plà rasou, lou hilh de quauque may, e que m at
asseguraben hère d'autés qui s'y entenen tabèy.
Nous auts, Biarnés, que hicam yuste toustémps i oun caleré e.
Dètz e nau cops sus bingt, que disent qui a mode de que.
Que debeiem dise ou escribe : Qu'èy abut so « que » meritabi ;
— escoute so « que » dits lou pay. E que disem, e qu'escribem :
so (( qui » meritabi ; — so « qui » dits lou pay.
Lou tou coumpatriote Despourrins (1) qu'a « coumetut » mant'u
bèrs oun s'y bed qui en places de que :
Ex : « Despuch qui tu fréquentes la yént de coundiciou... »
La léngue biarnése qu'ey soo, — e nou pas bastarde, — dou
francés e de l'espagnòu, oun s'y dits que, « conjonction » ou
« pronom relatif complément direct du verbe », (Drin de « péda(1) Laca/.e est originaire d'Accous.

�gogie » ne goaste pas la sauce !) — Que-m semblaré que ta debisa
de plà, lou biarnés que deberé emplega lou que, en lous medichs
cas oun se hè en francés, e renouncia a dise qui. Més lou pleg
qu'ey prés, e de trop loégn en-la : anatz-y ha !
So qu'ey autan curious, més au rembès, qu'ey de hica e per i.
Au parsâ d'Orthez, la cause qu'ey coumune : a tout pip-pap qu'y
enteneratz a dise se, oun aulhous e disen si : Lhèbe t, se pods ; —
ayaque t, se bos. En la maye partide dou Biarn que disen : si
pods, — si bos.
La cause qu'ey dounc entenude, coum disen aquéths arrebouhiècs de yutyes, quoand sount harts de droumi : d'are-en-la,
que debiseras en bearnés, si-t plats, ou en biarnés, si t'acounténte
miélhe, e arrés ne t cerquera de brut ni ne t hera nat proucès.
Passam a gn'aute questiou qui s pause en la toue létre :
Que demandes — e n'es pas un drinot curious — so que poudè
significa, en permères, lou noum de «Béarnais ». Plà qu'as hèyt
de t'adressa à Mous de Carribe (e mey plà encoère qu'auré heyt
lou felibre nayés de t'y respoune). S'at abès mandat a quauque
docle amassade de linguistes,, de sapientas e d'académiciens,
« chercheurs de petites bêtes», qu'ous aurés f... en pipiatye, e
qu'en aurén a discuti per chèys més ou chèys ans, chens ne tira
nade luts.
llurousemént, que souy aciu enta-t tira de pênes, — si at bos a
de bou, — e que-t bau esclari lou mystèri en u arrebirat de mâ :
A l'origine, le nom « Béarnais » a dû sig7iifier : habitant du Béarn.
N'ère pas mèy malì qu'aquero. E trufandises a part, ne creds
pas que pouch ha rampèu a Christophe Colomb dab sa foutirole de
l'oeù quilhat sus la punte, e ad' aquéth falsur de Sganarelle qui
endebinabe escopemént so qui hasè las gouyates mudes ?
Per aco, que-s pod que la-mie trobe ne t paréchi pas rigoureusement « scientifique » Béth aha ! You que la créy soulide, e
qu'atendi u desmentit ou ue « refutaciou. »
Que cragni que-t sies esbarrit p'ou mièy d'aquéts cercayres
d'« étymologies » atrebits bastidous d'« hypothèses», qui, au tour
dat, après s'abé loungadément turmentat lou cerbèth en boulén
trouba l'esplic de fèyts hère escus, n'arriben yamèy a mete-us au
cla.
D'habitude, lou noum d'ue poupulaciou (lous « poblans », ta
debisa coum lous anciens Biarnés) que s tire dou noum de la terre
oun demoure. Mes que y a excepcious : atâu lous Normands qu'an

�— 314 —
bateyat la Normandie, e dous Parises, qui èren ue « tribu » galoèse,
qu'ey biengut lou noum de la bile de Paris. N'y auré pas dounc
arrèy d'estounant a so que « Biarn » estesse badut despuch
« Biarnés ». Més, d'oun sort « Biarnés » ? Ne-m carqui pas d'at
desnida : la loue questiou que demoure sancére.
E la toue « étymologie ? » — Que eau coumbiéne qu'a coulou,
coum disen per nouste, e qu'ey autan plà cabilbade coum la de
nat sapiént que-y aye. Que t'en eau félicita.
S'abi a-t ha û arcast, que séré a perpaus de la trop grane
moudestie qui-s muche en la toue «Dissertation.» Que diserén
que t largues dab bère bergougne, en hanescuses a la yént. N'abès
pas besougn, — cred me, — de manda û aperet, ta counclusi,
« aux vrais linguistes et aux savants archéologues » — mant'û cop
que-s sount troumpats de camî, — e qu'aurés début menchs
encoère calameya ue chabraquerie coum aqueste : « dont hélas t
je ne saurais être que par une très jaible sympathie ». A qui at bos ha
créde, tu, caddèt de Biarn, double esperoat, e qui as dat las
probes de so qui baus despuch qui ès dous noustes, àVEscole
de Félms.'
Ent'acaba, que-t bau embia ue « étymologie », e que l'acoumpareras dab la toue. Que sera hère a dise si ne t'interésse pas.
Que l'ey troubade en ue estudi sus Bénehnrnum, paride hens la
Reçue de Gascogne, en 1868. Qu'ey estade hèýte per l'abat Lartigan,
ancien caperâ de Bellocq. ouncou de nouste erudit counfray Louis
Batcave, lou felibre e historien de grane balou, doun ey tan fière
nouste Escole.
Coum at sabs, que s'y a hère escriute peleyat, — en baganaut,—
ta destermia oun ère l'antic capdulh dou Biarn. Qu'en y a qui l'an
boulut a Mourlâs, d'auts à Nabarrénx ou a Labastide-Cézéracq.
Scaliger e Perret qu'où hiquen a Orthez, Walkenaër enter Maslacq
e Lagor, Bouilletau ras de Bénéjacq, Marca e la maye part dous
Biarnés à Lescar. Mazure, Faget de Biure, Cénac-Moncaut,;
d'Anville, e d'autés... prudénts e abisats, n'ou gausen pausa en-loc.
Mous de Lartigau, éth, qu'où plante hardidemént héns la soue
parropi, a Bellocq. E la soue « thèse » n'ey pas mèy pègue que
gn'aute,
Qu'en tiri toute nàtre aqueste note : que t'en heras arrabes e
caulets :
« Les vaches étaient les armoiries du Béarn. Voici l'origine de
« ces armoiries :

�— 315 —
« Les peuples de la vieille Aquitaine étaient connus sous le nom
« de Vaccéens ( Vaccœi) ou Vascons ( Vascones), et leur capitale sous
« celui de Vacca ou Vasca. Ce nom venait sans doute à cette ville
« de l'état du pays, dont les collines renfermaient de nombreux
« pâturagas qui les rendaient propres à la nourriture du bétail.
« D'après Marca, Vacca ou Vasca se trouvait en deçà des Pyré« neés, sur le territoire qui s'étend jusqu'à la "Garonne et que l'on
« désigne sous le nom d'Aquitaine. C'était la première dénomi« nation de la ville qui fut plus tard appelée Beneharnvm. En
« indiquant le siège de Benebarnum, nous avons par cela même
« indiqué celui de l'antique Vacca.
« Nous rappelons ici qu'à côté de Lescar et de Hourquet (1),
« nous avons indiqué, entre Bellocq et Lahontan, un monticule
c appelé Poey-de-Basque ; ce qui, dans notre vieil idiome, signi« fie hauteur de Basque. Or le mot basque est la traduction béar« naise de Vacca ou Vasca.
« Nous rappelons aussi que la paroisse de Bellocq, comme nous
« l'avons dit au début de cette étude, est désignée dans les cartu« laires de Sordes et de Dax sous le nom de Sanetus Pctriis de
(( Fachencs: c'est un indice de plus, carie mot de Fackencs nous
semble être le nom un peu défiguré de Vaccéens,
« Les bêles à cornes étaient la principale richesse de Vacca. De
« là, les vaches servant d'armoiries. De plus, le docte Jean de
« Bordenave nous apprend que le vin était un des meilleurs pro« duits de son territoire. De là. les nombreuses feuilles de vigne
« qui sont gravées sur la porte de l'église de Bellocq, à côté des
« vaches traditionnelles,
« Nous ajouterons enfin que d'après M. Guillaume de Humbolt,
« Vibérien, qui était la langue de l'Aquitaine, et l'eusrariin et le
« Basque, n'étaient qu'une même langue

Nous constatons aussi

« que le propre de cette langue est de révéler les qualités des péril sonnes et des choses par le nom qui les désigne. Le nom Vacca
« de la capitale s'explique par cette observation. Et quant au nom
« de Beneharnvm, il est très remarquable qu'en basque Behia veut
« dire vache, Arnoa veut dire vin. Or les deux mots réunis forci ment Behiarnoa, et avec la terminaison latine Behiamum ou
« Beneharnum. »
Qu'ey tout dit, e que m'estanqui aquiu. Que deus abé hartère de
m'escouta.
(1) Lieux-dits de la commune de Bellocq, mentionnés dans l'étude de
l'abbé Lartigau.

�- 316 -

Sies hardit. Si-t sentibes drin feblote la « sympathie », qu'ayes
horte la santat. Soegne-t plâ pendént las bacances : lou bou bî de
la couméte de 1910 que t'y aydera : qu'ey riale per aco, e drin ca,
ne t'ou goastis pas dab aygue.
Dinqu'a las permères, Yausép
J. GARDÈRE.

Aus Counfrays
Que-p pregam de leye dab soegn, so que Mous de Bibal e-s disè
à Maubezi lou 28 d'Aous darè :
« Simili Palay se plaignait précisément, il y a quelques jours,
que les noms des Gascons, même les plus célèbres, se perdaient dans
l'oubli. Et bien, il ne faut pas que cela soit, il faut que les vieux
murs de notre château, désormais à l'abri des ravages du temps
et des hommes, conservent précieusement les œuvres que les
Gascons font et le souvenir de celles qu'ils ont faites.
« Voici ce que je propose pour répondre spécialement à la juste
préoccupation de Simin Palay, qui est celle cle notre Président et la
nôtre : que chacun de nous, que tous les felibres dressent la liste des
gascons célèbres, connus d'eux par l'histoire étudiée ou à étudier, avec
ces renseignements : lieu et due de naissance, date du décès et leurs
principaux faits en une lijne et envoient ces listes à notre
Président et par suite au Bureau de l'Escole,de toutes ces indications
écrites, il sera fait un choix, une condensation : cette condensation, ce
panorama pour ainsi dire, de la de passée de la Gascogne, sera peint
sur des tableaux qui viendront garnir les murs de, notre salle historique ».
Pensats-y, cars confrays, e chetz trop al tende embiat se lous
noums qui counechets e qui soun l'aunou de la nouste bère
Gascougne.
Diarnés, Lanusquets, Bigourdàs, Armagnacais que p'y poudets
hica biste : tribalh aysit, per ma fè ; n'abets pas a cerca hère, que
s'en y trobe pertout d'aquéts grans noums, per boste.
Que-p demandan des bal ha lous noums tau qu'ous porte la
loue graphie ; tau qu'es sinnaben etbs médichs : e las bielhes
paretsdou Casteth rebiscoulat que seran fières d'amucha, aus
qui-ou biénen bésita, la glouriouse sarabantène dou hilhs de la
terre béroye !
Adrien PLANTÉ

�- 317 -

AVJÌS

i°

importants

Les Cartes et recommandation

Les membres de l'Escole, qui, inscrits depuis le mois de juillet
1909, n'ont pas eu leur carte de Sociétaires, vont la recevoir dans
le courant du mois de décembre.
Les autres trouveront dans le n° de janvier prochain, une petite
bande de papier bleu, à l'extrémité de laquelle on aura placé un
petit timbre gonamé portant la millésimme 1912, qu'ils détacheront et colleront sur leur carte à la place de « 1909 ».
On ne peut changer tous les ans les cartes ; mais le millésimme
le sera dans les mêmes conditions que cette année, ainsi que cela
se pratique pour les cartes du Touring-Club.
Nous sommes heureux d'annoncer qu'à partir du 1er Janvier
1912, les Reclams seront imprimés sur papier de luxe teinté, pur
Alfa.
Dans le cas où nos sociétaires remarqueraient quelque interruption ou quelqu'irrégularité dans le service de la poste, nous les
invitons à adresser leur réclamation à M. Marrimpouey, notre
bligeant imprimeur, qui s'empressera d'y faire droit.
Nous les prions, en même temps, et avec la plus vive instance,
de faire connaître à M. Mirrfmpouey les changements d'adresse :
c'est lui qui a, en main, la liste des sociétaires sur laquelle il fera
"es modifications nécessaires, mais encore faut-il qu'il soit prévenu.
Dans ces deux cas spéciaux, que nous signalons, il est inutile
de s'adresser au Président ou au Secrétaire-général : ceux-ci
n'habitant pas Pau, les réclamations ne pourraient que subir des
retards regrettables.
Enfin, nous rappelons, à ceux qui nous envoient des manuscrits
à insérer aux Reclams, qu'ils ne doivent écrire que sur le recto
des feuillets : le travail des imprimeurs est considérablement gêné
et, par suite, retardé, quand on écrit sur le verso.
A diverses reprises, nous avons fait cette observation, dont on
n'a pas tenu généralement compte.
L. R.

�— 318 —

z° Simple mise au point
Il revient à la direction des Reclams que, dans la publication des
articles, une part trop importante serait faite aux Basses Pyrénées
et, on semble ajouter, si on ne le dit pas expressément, que les
autres départements n'auraient pas la part qui leur serait due.
A cette observation la réponse est aisée. Que nos collègues des
divers départements approvisionnent la Rédaction de pièces,
d'extraits divers, de façon qu'il lui incombe seulement de faire le
choix et la répartition. Rien ne sera plus facile.
Au surplus qu'on examine la dernière liste des Ecoliers. Les
Basses-Pyrénées, on le constatera, comptait 290 adhérents, les
Landes 60. les Hautes-Pyrénées 55, le Gers 50. Beste une cinquantaine de membres dont le lieu d'origine n'est pas connu, mais
qu'il n'est pas téméraire de répartir dans la proportion des chiffres
ci dessus. On voit donc qu'en appliquant les idées de proportionnalité, aujourd'hui en particulier honneur, les Basses-Pyrénées
représentent neuf douzièmes des membres de l'Ecole. Le pays de
Gaston Febus se devait bien d'honorer aussi la mémoire du prince
et sa langue.
LA RÉDACTION.

Noubèles
Lourde. — Mous Albert de Despaux, l'amne dou Gurmeth Salie,
que coelh laurès pou sou mestiè de yardinè : Medalhe de bermelh
e report bantayre à la Soucietat d'orticulture biarnese, medalhe
d'aryén à l'espausiciou orticole de Lourde. Qu'où ne hèm amistous
coumplimens.
Aryelès. — L'istourian dou Labeda, Yan Bourdete, qui s'ey
mourt darreramens à Toulouse que s'ey hèyt enterra dens lou sou
pèys natiu, Aryelès. Lou défunt que dèçhe bère trentée de libes
d'istòrie e de mey u cayè de coundilhots hère beroys en lengue
mayrane, qui seran publicats aqueste ibèr.
. Auch. — Que ban quilha l'estatue de d'Artagna sus ue place
de la bile.

�— 319 —
Mountauba. — Aqueste tour qu'an estreat lou buste dou pouète
poupulàri, A. Quercy. Que-s troubèn à la hèste lous mayouraus
A. Perbosc e Ratier, dab lous amies de Toulouse: A. Praviel,
J. Rosés, F. Court. Moussu Rigal, lou président de XEscolo
èàrsinolo que parlé de la bite segade abans d'ore dou cantadou
(1853-1899) e que remetou lou mounumen au mayrede Mountauba.
Lous bilhs de Pouvillon, lou fray, la moulhè e loushilhsde Quercy
qu'èren dens lous escoutayres.
Peyrigus. — Lou mèste roumaniste Chabaneau qu'aura et tabé
lou sou medalhou escultat à Nountrou en Perigord. LovxBournat,
soucietat felibrenque que n'a hèyt l'inouguraciou lou 24 de setéme
darrè. Que y'abou discours de Mous de Aublant, discourse bercets
de Mous de Beneit, lou pouète qui aplaudim en 1907 à^Cautarés.
Mous de Millardet qui representabe la soucietat de Lengues
Roumanes de Mountpeliè, que digou la bite tribalhadoure dou
lenguiste e la soue amistat ta la lengue dous ancèstres. Que balhè
la dedicàci escribudeau cap de la Grammaire Limousine e adressade
per et à la soue may. Lou capouliè V. Bernard, que saludè
Chabaneau au noum de F. Mistrau e dou Felibridye.
M. de C.

AU

MESTE D'AHAS

de l'Armanac dou bou biarnés e dèu franc gascou.

Que disen, per aciu bach, que l'Armanac du biarnés e dèu franc
gascou qu'a parescut a Pau, la bile amistouse.
N'en sabèn pas arrèy, nous aules ! Ne se l'an pas embiat coum'd'autes
cops ! Dus ans a que-s desbroumben, e toutu, qu'abem toustem saludat,
dab gauyou, aquet nabeth badut code cop qu'ey sourtitdou cros !
Anem, moussu lou meste d'alias, nou desbroumbits pas que y a
cauques bous biarnés e quauques francs gascons aus Réclams, qui sèrén
hurous de cabé la badude dou libiot, n'estoussi que ta paya lou so qui
comte.
A. P.

Nabèths Counfrays
Madame Guilhermoz, 35, rue de Villiers, Paris.
M. Daniel Campet, 5, rue Gambetta, St Jean-de-Luz.
Fernand de Cardaillac, 87, Boulevard St-Michel, Paris.

�— 320 —

Les Fêtes Régionalistes de Bourges
Le congrès et les fêtes régionalistes de Bourges des 13, 16 et
17 Septembre ont eu une importance et un éclat inattendus. La
présence d'un nombre considérable de Membres du Parlement,
la réception grandiose qu'à faite aux Congressistes la Municipalité, l'énorme affluence accourue à Bourges, la splendeur du
cortège historique, reconstitution du passé' Berrichon, organisé
par le maître statuaire Jean Baffler, ont fait de ces fêtes de véritables assises du Bégionalisme où les hommes d'opinions politiques et de convictions religieuses les plus diverses se sont fait
entendre tour à tour.
Après Charles Beauquier, Député radical socialiste du Doubs et
avant le marquis de L'Estourbillon, président de la Fédération
Bretonne, le Duc de la Salle majorai du Felibrige a prononcé, au
nom du Félibrige, le discours suivant:
Messieurs,
Au temps où la résistance s'organisait ici contre l'Anglais
envahisseur, où Agnès Sorrel faisait oublier par trop au « roi dt
Bourges » son devoir de « Conquistador » un Auvergnat eut l'honneur de présider en Berry aux préparatifs de cette lutte que la
pucelle allait couronner d'inoubliables victoires.
Louis de Scorailles, puissant baron Cantalien, Sénéchal du
Berry et du Limousin, Capitaine de la Grosse Tour de Bourges,
Conseiller et Chambellan de Charles VII, fut un des plus utiles
artisans de ce relèvement national dont Jeanne d'Arc incarne si
purement l'âme. Les troupes qu'il recruta en Auvergne apportèrent un appréciable contingent à l'armée de la délivrance
d'Orléans et de la marche victorieuse vers Beims.
Cet acte de solidarité, ce nécessaire tribut à la Patrie Française,
alors « en si grande pitié », suivant le mot de la bonne Lorraine,
l'Auvergne l'a toujours acquitté avec entrain, fière de son régiment, réputé entre tous, que le Chevalier d'Assas illustrait au soir
de Cloterscamp avant qu'il ne se couvrit de gloire une dernière
fois grâce à nos immortels Volontaires de 1792.
Dans un tout autre domaine, c'est encore ce même sentiment de
solidarité inter-provinciale qui nous fait répondre aujourd'hui à
votre pacifique appel, nous associer à l'effort que vous souhaitez
promouvoir pour populariser dans de sages et démocratiques limites, l'idée féconde du régionalisme.
Mieux, peut-être, que bien d'autres provinces, nous avons con-

�— 321 —
servé ce qui pouvait utilement l'être de notre physionomie particulière, de nos mœurs, de notre langue. En vain, nos émigrants,
qui se comptent par milliers, sillonnent-ils les chemins du
monde ; à l'automne de leur vie, tous reviennent au terroir natal
s'y constituer les fidèles gardiens de cet esprit ancestral nullement
exclusif, largement ouvert, au contraire, au progrès, irréductiblement réfractaire, seulement, à ce scepticisme générateur des déracinés et des sans-patrie.
L'Auvergnat a le culte de sa terre et de ses morts; il cherche
d'instinct ce terrain nécessaire de conciliation entre la tradition
et le progrès, entre l'individualisme, vers lequel on l'accuse,
mênre, d être trop enclin, et l'associationisme, qui s'impose
chaque jour davantage, bien en dehors des sphères purement
économiques, entre le besoin inné de liberté et les salutaires
entraves de l'indispensables discipline. Son esprit, réputé, ajuste
titre, éminemment pratique, ne fait pas de lui l'esclave aveugle
d'un passé mort, des choses définitivement abolies mais il entend
bénéficier de l'expérience cent fois renouvelée des ancêtres. Si
notre chaîne Cantalienne nous fut, maintes fois, un rempart, une
défense qui nous permit, mieux qu'à l'habitant des plaines, de
nous développer plus à l'aise conformément à notre ambiance à
notre tempéramment, à notre sol, nos montagnes ont aussi leurs
cols, leurs vallées que nous avons suivis, de tout temps, pour
aller chercher au dehors et rapporter au terroir le mieux-être matériel et moral, bénéficier des progrès mieux et plus vite réalisés
chez nos voisins. Mais, de même que notre sol et notre climat ne
se prêtent guère à l'acclimatation de telle culture ou de telle essence, ainsi notre rude bon sens répugne à celle assimilation
outranciére, à ce nivèlement centalisateur exagéré qui fait souvent
trop bon marché des intérêts provinciaux les plus respectables.
Ne sonl-ce pas là les purs desiderata régionalistes qui souhaitent voir s'harmoniser enfin aux nécessités modernes, cet organisme gouvernemental aux rouages par trop multiples et compliqués qu'un Président du Conseil, M. Clémenceau, comparait naguère à la vieille machine de Marly !
Nombre de bons esprits estiment que l'œuvre centralisatrice de
îa Monarchie renforcée par Napoléon n'est plus adéquate à notre
siècle de l'électricité et de l'aviation, que notre division territoriale est par trop arbitraire, ne tient aucun compte de l'homogénité géologique et économique, qu'il est choquant de voir, par
exemple, la Lozère comptant quatorze fois moins d'habitants que
le département du Nord, iournissant cinquante-quatre fois moins
d'impôts, entretenir presque le même nombre de fonctionnaires
pour son administration. Elle serait, évidemment plus ration-

�nelle et moins coûteuse une division plus large qui serait basée
sur la géologie, la climatologie, l'hydrographie, facteurs puissants du genre d'existence et de la vie d'un peuple, qui influent
si fortement sur l'habitant, les migrations, la culture même et
différencient logiquement les groupes ethniques.
Aucune de ces considérations n'est en lignes de compte dan
l'œuvre législative de 1789. La division arbitraire par départements et arrondissements parait avoir été uniquement basée sur
le désir de placer le contribuable et le justiciable le plus éloigné
à moins d'une journée de marche du chef-lieu administratif et judiciaire. L'état, des route, à la fin du XVIII0 siècle, ou plutôt leur
inexistence, justifiait alors cette considération que chemins de
fer, aujourd'hui, aéroplanes, demain, peut-être, rendênt entièrement surannée.
Hommes d'Etat et Législateurs, Economistes et Philosophes
et non des moindres, ont creusé le problème ; les grandes Assises
régionalistes de Bourges ont jeté sur la question un jour tout nouveau. Les infagables apôtres du régionalisme ; Charles Beauquier,
Député du Doubs, Louis Marin, Député de Nancy, mon éloquent
ami Charles Brun, vingt autres encore des plus qualifiés, ( l ) on'
décrit, un à un, tous les aspects, élucidé chaque difficulté, lumi
neusement montré les bienfaits de la réforme régionaliste. Leur
clairs exposés de doctrine, l'étude approfondie des résultats pratiques, réalisables sans heurts, qu'ils nous ont fait toucher du
doigt démontrent surabondamment que, loin d'être un recul vers
le passé, le régionalisme, tel que le comprennent et le propagen*
ses promoteurs, constitue un nouveau et puissant élément d
prospérité nationale, un progrès réel digne de tenter les généreu
ses ardeurs de notre Démocratie si noblement éprise de mieux
être moral et de liberté.
A cet idéal qui n'a rien d'utopique, à la réalisation de ce programme décentralisateur, à ce patriotique régionalisme, génératenr d'une France plus forte, où chaque province apporterait une
meilleure et plus complète contribution à l'indissoluble bloc
national, le Félibrige m'a officiellement chargé d'apporter son
adhésion et ses vœux. Son Chef, le Capoulié Valère Bernard, a
bien voulu me donner missions de vous dire nos chaudes sympathies Félibréennes, vous assurer de notre plus zélé concours.
Majorai du Félibrige, je ne peux vous faire impartialement l'histo(4) Ont pris la parole au Congrès régionaliste, entre autres personnalités :
M. le Maire de Bourges ; Louis Pauliat, Sénateur du Cher; Lefas, Député j
Rolland Professeur à la faculté de Droit de Nancy; Désiré Ferry ; J. Mihura,
Avocat au Conseil d'Etat ; Antonelli et Hertz de " La Démocratie Sociale »; le
Docteur Leprinceé ; H. Laudier, Conseiller Gai du Char ; M. Hervet, Président
de la Chambre de Commerce; Turpin, Président delà Société Historique, etc.

�— 323 —

rique de ce grand mouvement méridional qui a pris naissance sur
les rives du Rhône, au milieu du xixeme siècle, et dont le glorieux
père de Mireille reste le patriarche vénéré : il suffit d'assister à
une de nos réunions annuelles, qu'elle se célèbre au pied des
Alpes ou au cœur des Pyrénées, pour comprendre combien vibre
puissamment le Midi de la Gaule à l'évocation de son passé
glorieux chanté par ses poètes, conté par ses historiens, dans la
langue ancestrale.
Elle est éminemment palriotique1et féconde, comme le régionalisme dont elle est sœur, l'œuvre Félibréenne qui groupe dans un
fraternel coude à-coude tous les fils de la terre Occitane, sans
distinctions de préférences politiques ou de convictions religieuses,
qui fait communier à la même coupe, dans un même idéal un
moine austère et fervent comme \e R. P. Xavier de Fourvières,
Prieur des Prémontés et le fougueux député socialiste qu'était
Clovis Hugues !
Souhaitant ardemment voir grandir cet espoir, ce besoin de
paix et de concorde, s'étendre à tous les fils de la terre française
je lève mon verre à la ville de Bourges, à son premier Magistrat
que je remercie de son»hospilalité flatteuse. Au nom du Félibrige,
je bois à la diffusion de la doctrine régioiialiste, à l'amour de la
petite patrie, au culte de la terre natale, à la gloire de la grande
Patrie.
Duc DE LA SALLE.
Le Président de YEscole Gaston Febus avait eu l'honneur d'être
invité aux fêtes de Bourges. Ne pouvant se rendre à cette flatteuse
invitation, il n'a pu que s'associer de loin aux manifestations qui
avaient pour but la glorification de la Petite Patrie, qui ne peutêtre que celle de la grande tant aimée !
A. P.

RECTIFICATIONS
M. l'abbé Mayraux, curé de Cazères, réclame la paternité de la jolie
Cante dou Papoun que nous avons publiée à la page 2,35 des Reclams
de Novembre dernier. Notre grand chercheur M. Louis Batcave l'avait
trouvée et nous l'avait envoyée : nous aurions dû, en la publiant, mettre
recueillie et communiquée par... Louis Batcave'. Notre correcteur
d'épreuves a oublié cette mention. Notre amin'a nullement voulu s'approprier la paternité de'cette chanson; nous sommes heureux, avec lui, de
rendre à César ce qui est â César, en félicitant l'auteur du succès
de ses œuvres qui sont entrées dans le- domaine populaire : lou Curé
de M ugroun et la Cante dou Papoun.
A. I'.

�— 324 -

M.

BOURDETTE

Nous apprenions, il y a quelque jours, la mort du grand annaliste de la Bigorre, M. Jean Bourdette, décédé à Toulouse.
En 1903, à la Félibrée d'Argelès, ce fut, pour nous, une grande
joie de lui offrir le prix d'hontieur de l'Escole Gastou-Fébus, qui
lui revenait en toute justice, et qu'il voulut bien accepter.
Il avait alors plus de 80 ans et de sa vie si occupée, dont une
grande partie avait été consacrée à l'histoire de la petite Patrie, il
avait gardé l'ardent désir de continuer à cette œuvre les années
qui lui restaient encore à vivre.'
Il a tenu parole : depuis, huit années se sont écoulées, chacune
infatiguablement marquée par un travail nouveau, enrichissant
per amou dou Labeda — c'était sa devise — la bibliographie bigourdanne de documents précieux que, la loupe à la main, il arrachait
aux archives de la région.
Nous l'avons vu dans son laboratoire de Toulouse, envahi de
brochures et de livres, de parchemins, l'œil toujours brillant,
jeune d'esprit,

d'entrain patriotique ; il nous

reçut avec

une

exquise bienveillance que nous ne pouvons pas oublier.
11 avait près de 90 ans, quant il est mort, pour ainsi dire, la
plume à la main, corrigeant, avant de fermer les yeux, les épreuves
de trois ouvrages — deux brochures et un volumes de 500 pages,
sur le monastère de St-Sabin

du

Lavedan,

qui

viennent de

paraître.
A ce grand travailleur, à cet aimable confrère, tout nos vœux
d'éternel et heureux repos :
A sa famille, nos plus vives condoléances et nos respectueuses
sympathies.
Le Président de l'Escole Gaston-Fébus,
Adrien

PLANTÉ.

L'abondance des matières nous force à renvoyer aun° de Janvier une
poésie de Verdaguer, traduite par Camelat, et d'autres très intéressantes
communications.
Lou Yérant : E. MARRIMPOUEY.
PAU,

EMPR1.VIERIE

VIGNANCOBR,

E.

MARRIMPOUEY,

EMPR1MUR.

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="266530">
            <text>Aquitaine</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="128">
        <name>Variante Idiomatique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="266531">
            <text>Gascon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="129">
        <name>Aire Culturelle</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="266532">
            <text>Gascogne</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237627">
              <text>Reclams de Biarn e Gascougne. - Anade 15, n°12 (Decémbre 1911)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237628">
              <text>Reclams. - Annada 15, n°12 (Deceme 1911) </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237629">
              <text>Occitan (langue) -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237630">
              <text>Littérature occitane -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237631">
              <text>Gascon (dialecte) -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237632">
              <text>Littérature gasconne -- Périodiques</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237633">
              <text>Reclams. - Decembre 1911- N°12 (15e Année)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237635">
              <text>Lalanne, Jean-Victor (1849-1924)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237636">
              <text>Poques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237637">
              <text>Dugoujon</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237638">
              <text>Gardère, J.</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237639">
              <text>Camelat, Miquèu de (1871-1962)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237640">
              <text>Duc de la Salle</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237641">
              <text>Marrimpouey, E.</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237643">
              <text>&lt;p&gt;Bibliot&amp;egrave;ca de l'Esc&amp;ograve;la Gaston Febus&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.reclams.org/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img style="height: 97px;" src="http://occitanica.eu/images/omeka/gaston_febus.jpg" height="97" /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237644">
              <text>Escole Gastou Febus (Pau)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237645">
              <text>Imprimerie de Vignancour (Pau)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237646">
              <text>1911</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237647">
              <text>Vignette :&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/files/original/e472a8c919c77eed6b76d1205b58246f.jpg"&gt;http://www.occitanica.eu/omeka/files/original/e472a8c919c77eed6b76d1205b58246f.jpg&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237648">
              <text>&lt;a class="link_gen    " href="http://www.sudoc.fr/039860345" target="_blank" rel="noopener"&gt;http://www.sudoc.fr/039860345&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237649">
              <text>Reclams de Biarn e Gascounhe&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2019"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237650">
              <text>application/pdf</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237651">
              <text>1 vol. (24 p.)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237652">
              <text>fre</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237653">
              <text>oci</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237654">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237655">
              <text>publication en série imprimée</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237656">
              <text>&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2233"&gt;http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2233&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237657">
              <text>INOC_Y2_7_1911_12</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="266527">
              <text>Domaine public/Domeni public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="266528">
              <text>Certains droits réservés</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="266529">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="595432">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="595433">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="595434">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="634989">
              <text>Inoc</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="640814">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="60">
      <name>Béarn</name>
    </tag>
    <tag tagId="402">
      <name>Gascogne</name>
    </tag>
    <tag tagId="376">
      <name>Reclams</name>
    </tag>
    <tag tagId="125">
      <name>Revue</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
