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                  <text>LA LAI
aw f@y&lt;êt é&lt;s

î@us

ceu% qui Usm

Depuis qu'avec quelques « baléns », nous avons réussi à faire
admettre par le corps enseignant du Vic-Bilh et du Madiranais,
cette vérité pédagogique que les idiomes régionaux peuvent être
utiles, non seulement pour l'enseignement de la langue française,
mais comme instrument de culture populaire et même d'éducation
nationale, nous n'avons jamais cessé de constater les bons effets
de l'expérimentation de cette méthode, qui nous permet, à la fois,
de provoquer à l'étude de la langue béarnaise dès l'enfance, et
d'en vulgariser l'usage

pour une fin

supérieure.

Nous

nous

réjouissons d'avoir, ainsi, abouti à intéresser à l'idée félibréenne,
à la fois les enfants, les parents et les maîtres. L'Ecole populaire
n'en sera que plus intimement liée à la vie de famille.
Mais, ce pas étant fait, nous devons rechercher dès maintenant
avec tous ceux qui professent l'éducation du « coin de terre » et
l'étude de la littérature « mayrane » les moyens de continuer
l'œuvre commencée à l'Ecole, et de la compléter, en pénétrant, par
une propagande de tous les jours, jusqu'aux couches profondes,
difficiles à atteindre parce qu'elles sont très souvent rebelles à tout
enseignement tendant à mêler l'exercice de la pensée à l'exercice
du travail quotidien.
La tâche est, peut-être, difficile. Et, cependant, si nous voulons
conserver à notre race son originalité traditionnelle, à notre littérature populaire, — en qui se manifestent le plus pur des qualités
françaises, — l'harmonie dans le style, la souplesse et la verve
piquante qui lui donnent sa chaleur, sa lumière et sa vie ; si nous
voulons, par la pratique des traditions, — en qui survit un peu
de l'âme des ancêtres — forcer au respect des choses du passé afin
de forcer, ainsi, à l'amour, pour elle-même, de la bonne terre
nourricière ; si nous voulons,

enfin, mener à bout l'œuvre de

�décentralisation et de revendications régionales que nous avons
entreprise, nous devrons nous efforcer, mieux que nous n'avons
pu le faire jusqu'ici, de pénétrer le plus avant possible dans la
vie des paysans en éveillant, dans ce but, chez eux, la curiosité et
la sensibilité, profitables à toute éducation.
Loin de moi la pensée de nier l'excellence et l'utilité de l'action
exercée jusqu'ici par les « Reclams » de l'Escole Gastou-Fébus !
La langue se mourait. Les contes, les légendes, les chansons, les
coutumes disparaissaient. Les c Reclams » ont intéressé à leur
renaissance les hommes qui ont un peu de. culture. Par eux l'idée
félibrcenue a pénétré, tout d abord, dans les bureaux des bourgeois lettrés, dans les modestes salons (?) de l'instituteur, du curé,
du professeur, du petit commerçant. Et le bien qu'ils ont, ainsi,
fait, est indiscutable. C'est avec eux, il y a quelques mois, grâce
au concours des félibres généreux et avertis qui dirigent leur
publication, que nous avons entrepris, à notre tour, l'œuvre
d éducation scolaire dont j'ai parlé plus haut. Ils avaient préparé
le terrain. Ils nous ont, encore, aidé à bâtir. En retour, ils ont
gagné à cette collaboration avec nous, de pouvoir se rapprocher
davantage du peuple, qui les ignore, toutefois, encore presque
généralement, parce que leur action, qui s'exerce à des intervalles
trop éloignés, est par cela même insuffisante.
C'est à l'insuffisance de cette action des « Reclams » que les
bons « ahoecats » de « La Bouts de la Terre » ont voulu suppléer
en créant ce journal bi mensuel, tout en gascon. Mais je ne sais
pas s'ils ont fait mieux que les « Reclams ». Ils ont pour abonnés
la même clientèle que ceux-ci. C'est que le peuple, qui a déjà beaucoup de peine à lire le français, lit encore plus difficilement le
béarnais. Et les « Reclams » l'ont bien compris, qui font déjà une
place aux articles écrits en français. D'autre part, l'esprit du paysan n'a plus pour caractère d'être exclusivement attaché au lopin
de terre qu'il travaille, aux traditions qui lui sont familières,
aux faits qu'il connaît, et aux choses qui l'entourent immédiatement. Plus que jamais, il a, au contraire, tendance à s'intéresser
à tout ce qui crée le courant et la fièvre de la vie moderne. Et il
aime à trouver dans les journaux qu'il consent à lire un aliment
à sa curiosité et à la rétlexion qui développera la vie de sa pensée.
Aussi longtemps qu'ils ne lui donneront pas cet aliment. « La
Bouts de la Terre » et les « Reclams » ne suffiront pas à continuer
au foyer l'action vulgarisatrice de leurs fêtes et de leurs concours.
Car l'influence des journaux est limitée à leur développement.

�— 279 —
Alors, pour compléter l'action des « Reclams » et de « La Bouts »,
pour les mieux faire connaître eux-mêmes, pour les aider à
développer, recommander et faire prospérer l'idée félibréenne,
pourquoi ne faisons-nous pas appel à la camaraderie et à la
solidarité des journaux d'informations, qui, eux, pénètrent
davantage jusqu'au peuple et vont jusqu'à lui tous les jours? Déjà,
les journaux locaux « l'Indépendant», le « Patriote », le « Républicain », le « Démocrate », le « Franc-Parler », « La République
des Travailleurs », etc., sont acquis á notre épreuve. C'est déjà
bien, sans doute ; mais combien insignifiant, eu égard à tout ce
qu'il importe de faire ! Nous devrions, ou plutôt nous devons
demander à la Presse régionale — celle qui pénètre vraiment
partout — et obtenir d'elle, qu'elle consacre un quart, ou demi, ou
une colonne entière à la langue de notre pays. Nous forcerons sa
porte quand nous le voudrons. Unissons-nous, tout simplement ;
formons une ligue ; n'achetons plus que le journal qui publiera du
béarnais et du gascon. Il ne s'agit, nullement, ici, certes, d'engager quiconque à changer d'opinion. Que chacun garde la sienne.
Mais, républicain, n'achetons plus que le journal républicain
publiant du béarnais, du gascon ; royaliste, que le journal royaliste publiant du béarnais, du gascon, que dans chaque fraction
des divers partis chacun fasse de même. Et, je le répète, nous
forcerons la porte de la grande presse régionale quand nous le
voudrons.
Interprète autorisé de l'expression du tempérament de notre
région et de son originalité, notre œuvre, alors, sera en même
temps la sienne. En vulgarisant les œuvres de nos savants, de nos
artistes, de nos poètes, elle pourra, mieux que nous n'avons pu le
faire jusqu'ici, faire revivre et vibrer l'âme du pays natal. Et, illuminant d'un rayon de lumière souriante le foyer trop souvent
délaissé, qu'abrite parfois un chaume obscur, elle deviendra le
grand trait-d'union qui gardera les absents de l'oubli et les ramènera plus tard vers le toit paternel.
Appelons-la donc à notre aide. Le Conseil de l'Escole est le
mandataire autorisé de ses membres. Qu'il me permette, au nom
du « Parsà du Vic-Bilh et du Madiranais » de lui proposer de faire
sien et de transmettre aux journaux régionaux le vœu suivant :
« Le Conseil de l' « Escole Gastou-Febus », au nom de ses adhérents
« et des membres de ses filiales, considérant l'utilité de l'étvde des
« idiomes régionaux pour l'enseignement du français et de l'Iiistoire
« locale; l'intérêt qui s'attache à la vulgarisation des traditions avtis-

�— 280 —
« tiques locales; et la nécessité de mettre le peuple à même de connaître
« la beauté simple, pure et gran le des chefs- l'œiore de la langue « may« rane» ;
« Incite MM. les Directeurs des grands quotidiens régionaux à aider
« à cette couvre régionalise en acceptant de publier dans leur texte, les
« communications il'ordre divers qui leur seront adressées en langue
« béarnaise ou gasconne. »

En accueillant ce vœu, la grande presse régionale gagnera d'être
aimée et mieux comprise. Et la langue « mayrane » pourra pénétrer enfin au foyer de tous ceux qui lisent.
DE MEND1RY.
Secrétaire-général du

«

Parsà d i Vie-Bilh et du Mudiranais ».

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se^gs

QyaANT

BE

e&lt;Mj^§ ©ras

Y A ?

Vantou qu'ère ù brabe maynadye, més n'abè pas méy de cap
qu'ûe auque de halhe. Moussu Caperâ, au catrechime qu'où
demande: — Bam, Yantou, quoant y a de bouns Dius ? — Très,
Moussu Curè. — Touslém parié, badoun que fat èy dit e arredit
l'aille die ; anoum arrepénse coum eau, sinou que t bouti dehore.
— Quoant de Dius ? — E doun, quoate ! — Beati pauperes spiritu !
N'éy pas atau. — Cbèys labéts. — Toupi houradat ' — E doun
tiéts, doutze ! — Oh ! fitè ta dehore !
S ou bor dou soula Yantou que ploure. Lou Mayre que passe.
— ?? — N'èy pas sabut quoant y a de Dius. — Tourne entra, maynadye e dits que n'en y a pas sounque û. — Anals-y bous tiéts,
que bals béde quin pe ba alouga ; you qu'en l'y èy fichut ûe doudzéne e que m'a hiquat dehore coum aus cas.
—

«a*e*-

M. Claverie, notaire, à Sauveterre-de-Béarn.
M. Maisonnave, Lucien, 10, rue des Cordeliers, Bayonne.
M. Bobert Fernand, 16, rue Clerc, Paris (vnc).
M. Calestrémé (A.), contrôleur des Contributions Directes, rue
Porteneuve, 29, à Pau.
M. Larradet, Roger, négociant, rue Bernadotte, à Pau.

�— 281

Aguilhounès

ois

Qu'ère la nèit, ûc do las prumères de décembre, tranquile e fréde, oun
lous mile bruts de la terre s'escantissen dens la nature adroumide dons un
soumélh de très mes d'iuèr. La lue nauère ne-s mustraue pas dens lou cru,
et lous lugrans nie bius et méi hissants, touts toucants, que semblauen à
l'estrét dens la capère nègre à forsse d'esta blure. Qu'ère proche lou tems
dous auen's, oun las campanes à la boulade dens touts lous clucbès, anauen
lanssa pendén la nèit, et sous camps et sous prats, et ser toute la campagne
lous trans gayous en d'aberti lou mounde de la bengude de Nadau.
Oueit hores que sounauen à l'arrelotye de la bile coume m'entournaui d'ue
bére bésie. Las darrères

carrétes qu'èren rentrades dempus loung tems

déjà, et s'entenè pas d'aute brut que lou qui baseun lous niés esclops sus la
route, et pcr tems lou laïret de quauque can pou tour de las maysous en
aquéste hore barrades.
Lou paysan assetut au cournè, baseue cose las iroles débat la brase mendre que la may dous droulots adroumits per ser las cadieros, apedassaue
lous debas à la luts de la pousouère.
Un petit alet de bise haseue tremoula lous aures plantats au bord de la
route, et las aurelhes engarransides de fret, qu'aloungaui lou pas en escouta
lous debis de las branques beuses de bouelbes.
Qu'acabaui de mounta la coste dou Duret, d'oun la biste s'éstèn per ûe
bère journade dinc à las Pyrénéos, quand à quauques pourtades de fesilh
s'aluquec ûe luts, et la porte alandade d'ue maysoun que-m semblée un grand
ouélh daubèrt ser la nèit escurouse.
Que besoui deuan la claretat passa quauques oumprères et aquéste cante
d'Aguilhounès retreniscouc dens la neit tranquile dou soum dou Duret dinc
aus bords dou Bergoun.
Ensemble las bouts que cantaouen.
liiliè Hibè sount arribè
Deuan la porte d'un cbibaliè
Lous coumpag'Qous.
Un'auto bouts reprengoue :
Aci que torre, aci que plau
Lous Aguilhounès qu'y sount fort mau
Jeantiu Segnou.
Ensemble :
L'Aguilbounè
Il faut donné
Aus Goumpagnous.

�— 282 —
La bouts :
Se nou boulets pas arré ballia
Mous déchets pas assi canta
'

Au Refri

Se mous boulets balha quau'quoum
Qu'ets e bam canta la cansoun
Jeantiu Segnou.
Au Refri
Qu'éts e souhétem austant de bin
Que d'aygue deuan lou moulin
Jeantiu Segnou.
A u Refri
Que Diu qu'ets balh'autant de blat
Que s'en amasso per Nérac
Jeantiu Segnou.
A u Refri
Qu'aujets graès pies de turguet
Coum en soun lous de Gauarret
Jeantiu Segnou.
A u Refri
Qu'aujets an joue tant de poulets
Que dens las sègues y a broustéts
Jeantiu Segnou.
Au Refri
Qu'aurem besouy un pauc de brén
En de rende l'asou balén
Jeantiu Segnou.
Au Refri
Mous darets pas un pauc de lard
En de rende l'asou oualhart
Jeantiu Segnou.
Au Refri
Prestats mous un grand coutelas
Quou bam coupa la quitbo au ras
Jeantiu Segnou.
Au Refri
S'ats quauque bilh' à marida
A l'Aguilhounè la eau bal 1 la
Jeantiu Segnou.
Au Refri

�— 283 Quc-s continuée la canto encoèro quauque tems, puch la porto que-s
barrée et un silenci pregound coum un silenci de toumbe que tournée engouloupa la campagne, pendén que la gauyouse tronpelade dous Aguilbounès
s'en anaue decap un aute raaysou perségui lous oueous, la harie et toutso qui
eau en de hesteja Nadau et lou nauèt an.
Que m'èri arrestat perdut dens mas pensades qui s'en anauen au rimbès
dou tems, e remountauen la courrude dous sègles passats.
Que seguiui lou dise dous anciens, et que beseui noste peys coubert de
bos, dou houns de las coumes au soum de las coulincs, et las aygues dous
arrius perdudes à trauès dous marés ou per deguen lous pesquès.
Lous nau puples Aquitans qu'abitauen labéts lou peys qui s'esten d'Aulourou à Sent-Lizè et de Bazas à la Teste de Buch. Que beseui nostes prumès
aujols proumena d'un bord et de l'aute lous troupèts doun tirauen la bite et
pous prumès jours de la darrère lue de l'annade, coume s'tscajeue aquéste se,
quous besèui amoulats près d'aei, dambe lous prestes bestits de blanc autour
d'ue gran cassoue qui pourtaué ser sas branques très ou quate grans ilocs
de bes.
Aquét bes toustem bérd qui ous semblaue l'imatye de la bite pernauide per
la prime, quou beseui caje débat lous pics d'ue baucilhe d'or ser linghes
estenuts à terre, et qu'ous enteneui canta l'Aguilhounè capbat lous bos decap
Elusaberris (l'Euze d'adaro), la maje de las biles de labéts, oun anauen escana
quaqu'agnère en l'aunou dou nauèt an.
Que beseui la coustume dous tems antics trauersa lous prumès atjes,
counserbade pous bardes qui la cantauen ser la cruth et mes tard pou
Cercamoun, pou Marcabrun et pous autes troubaires, qui s'en anauen la neit
coume lous gouyats de tout aro, canta deuan la porte dous chibaliès et dous
segnous en s'accoumpagna ser la rotte de l'atje miey ansè.
Que damourei de loungues pauses perdut dens lous soubienis dous pr:mès
tems de l'istori, quand lou pas d'un passant qui-m croutsaue estounat ser la
route, hesouc buje lou sauney, et m'abertiscouc que s'en anaue téms de rentra enta case.
(Parla d'Armagnac)

CASSA

Kl'

Pousouèrc : Candèle de rouseo ; cruth: sorte de lyre qui jouait la mélodie
pendant que les bardes déclamaient le poème; rotte : cet instrument de musique du moyen âge n'est qu'une nouvelle appellation de la cruth que StFortunat évêque de Poitiers et poète latin nommait en 550 Crotta qui est
l'origine de la rotte du moyen âge; s'escantissen : s'éteignent ; laïret : aboiement ; tram : tintement; aures : arbres; alandade : grande ouverte ; engarransides, gercées; Duret : nom d'une colline ; Bergoun : nom d'un ruisseau;
bes : gui ; Coumbes : Combe petite vallée ; Cercamoun, Marcabrun : troubadours des plus anciens de la Gascogne avec, Marcoat ; Aguilhounès (au gui l'an
neuf) vient peut-être du grec — ayxi |voici) — voici l'an neuf cri des enfants
allant la veille du jour de l'an quêter les étrennes, encore appelées aguinettes
dans plusieurs provinces. En Espagne on leur donna le nom d'aguinaldo.

�— 284

Cante Biarnêse
de DESPOURRINS.

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ré-tes,

II
Si bos coque ou milhade,
You t'en harèy ;
Ou si aymes méy la calhade,
You t'en darèy.
Assi, yoéne pastoure,
Pots coumanda ;
50 qui éy, nou demoure
Qu'a t'agrada.
III
Pèr la coste ou la plane,
51 bos maysou,
You t'aufri ma cabane
Dab hère haunou.
Enloc seras plagude
Méy que pèr you,
Ni tapoc recebude
Dab tan d'haunou.

Ja-tri m'aj/^da

�— 285 —

(Armagnacq, Bigorre, Lanes e Biarn)
ï

CANT NOBIAU
Sus anatz hilhas de Laytora
La nobia qui ven arculllif,
Tornatz gojatas de bon'hora
Qui la juncada vatz culli,
Portatz plcas deseas
De verduras phrescas,
E qan' tornaratz,
Man a man juntadas,
Gayas, emphlocadas,
Ua canson diratz.
Sortetz, dauzeras peu dauradas,
Que ta soen vos betz convída,
Sortetz minonas, e paradas.
E no m'hassatz plus tant crida :
Arigan las mes gentas
E mes. diligentas
Aus cams qanteqant.
Mustratz que nobs era
Degva nessera,
D'agulbon picant.
Gorretz desbrancíi la ramada,
Gentius companos boscasses,
Au tornà peu long de la prada
Sautalz gaujos, e folasses.
E mas gens d'entene
Ma paraula, e prene
Lo baussct pruzent :
Lo vent d'alegransa
D'etz lo pas avansa
Ent'au bosc plazent.
Aqi mantuâ Nympha bera
Veyran presta per abrassa
Sa tant amada c impanera
Qui tant que pot s'apropia en ça,
E degua enveja,
Deqià qe nos veja,

N'a de s'argauzi,
Vietz Nympha navera
Prumera, e dárrera,
De l'espos gauzi,
Bohatz mestrés (era es entrada)
Tant que us barqis von poyràn d
Gomensatz de galanta aubada
Las amyânsas saludâ :
Vos siatz ben venguda,
De gay reeebuda
Pblo dessus las pblos,
Dam la gentilessa,
L'hono, la noblessa
Que myâtz dam vos.
L'espos dam sa longa segu.ensa,
En mila plazes convertit,
Per ha la sperada arculbensa
Magniphicament es sortit.
Aqi s'enviroà
La grana coroâ
Deu pople menut,
Aqi de tristessa
La may de viclbessa
Mot n'es entenut.
Espos vosta mieja partida
Que dam vos voletz ajustá
S'es deu loc on era partida
Perque ses vos no pot esta.
0 copia amoroza,
Siatz avtan vroza
Qu'oui ne vie .âmes.
Tant d'anio vos ligue
Que no se desligue

�— 286 —

Qui crenga qui ame
Lo Diu supernau,
Cante, e gloriphique
I.auze, e magniphique
Son som Eternau.

De cent ans ou mes.
Mentre que dure aqet long atge,
Vejatz en gran' prosperitat
Multiplicà voste liatge,
E sia vosta postcritat
Ua yent qui reclame,

Pierre de

CAUOS,

lectourois.

D'après l'édition de ses poésies, donnée à Toulouse par Jammes Colonies,
1567 (Bib. Nat. Réserve Ye 803 et Bib. Mazarine, Réserve, 1091).
Dicciounariot. — Juneada, jonchée ; desca, corbeille ; dauzera, demoiselle d'honneur; angan, qu'elles aillent; folasses, folâtres ; hausset, faucillon ;
pruzent, irrégulier ; companera, compagne ; Barqi, soufflet de forge ou d'orgue, ici puissant; amyânsa, action d'amener; recebuda, réception: nos
vieilles coutumes avaient un rite pour l'arrivée de la nobi ; liatge, lignage,
descendants ; supernau, suprême.
If

ES NOBIS
II bouscassè qué s'èro maridat; et sé de ra nousso que plaçè
darrè et catsè de't 'llet noubiaou es pantalous e u bastou. Et lende
dio can se desbeillè qu'aperè ra suo henno e qu'où disgou : « Henno
qu'ey deya dios e que nous caou lleoua, saoutém de't 'llet, atyéou
qu'aouet es pantalous, hicat-lous-pe ». Ero henno qué l'arrespounou : « You hica-m es pantalous, nou, nou qu'èt bous et mèstre e
qu'ous p'aouet a bouta ». Et home que-s birè alabéts de cap a't
traqué e qu'où disgou : « lan de't Bosc, sios témouègn, qu'as entenut so qu'a dit ero henno, que déoui toûstém pourta es pantalous,
mes si yames s'at desbroumbaouo e qu'ous boulousso pourta, que
t'en soubenguerés, que herés et tué deoué e qu'où crouchirés ets
os ».
NABALHET.
R

(D

DEJEANNE,

111

NADAOU
Gay, gay, Nadaou qu'é déchudat!
D'andyous et d'archandyous aydat,
Et noeyt e your que counde
Sou gran libi dou mounde
La yént coum eau,
Nadaou !

Bigorre).

�— 287 —
Que belheram aquère noeyt:
Le tou misse de mieyenoeyt
Que l'enteneram toute,
Badoun loègn de la route
Qu'habem l'oustaou,
Nadaou !
Qu'a t' saps, aouta praoube com nous,
N'haoura pas lhèou goayre de flous
Le noste église bielhe,
Mais que s'agrade melhe
A nous ataou,
Nadaou !
E quigne hèste p'escouta
Las hilhes de Marie canta
Canla tout dous, parières
Aous anyous en prières
Un bielh nadaon
Nadaou !
Despuch, que heram en thinou
Le hem ne e you de rebelhoun,
E cap a cap dap ère
U petite hartère ;
Oun t'é lou maou,
Nadaou !
Aaouta countens dap ço qu'haouram,
Tranquillots que-s' régaleram
De thithouns et d'iroles,
En boeytan sengles boles
De bin dou naou,
Nadaou!
U cop lou rebelhoun de heyt
A l'hore de bouta s' aou lhéyt
Que hiqueram chens faoute,
Mandian debaigt le haoute
Un esclop naou,
Nadaou !

�- 288 Saps pas, se poudeben chaousi,
Ço qui-s' héré lou mé grasi ;
Le caouse n'é pas care :
Un maynadot adare
A nous que s caou,
Nadaou, Nadaou !
(Parla lanusquét)

LÉO

LAPEYRE.

IV

BETH

TEMS

Beth tems! amies, beth tems ! La brouste qu'ey tranquille,
Lou grigthou criquireye au ras dou cascabeth
E lou crabè floucat, en arribant en bille
Au yoc d ous sept hourats tingle lou pihareth.
Pinte a pinte, a l'estanc de la crabe doucile,
S'es boueyte lou braguè mielhe que lou touneth,
Lou boussicot de couè qu'es plenhe pille a pille,
E lou crabè repren Ter qui semble nabeth.
Musicayreapprentis, coum lou mellou qui chiule
Ue note hardide au troupeth biatyedou
A l'oumpre dous arrams, près del'arriu qui briule,
Pihareth, sus lous pots de Pan, Diu jouguedou,
De las nymphes dou bosc que bis sauta la gayne,
Aban lou tembouri, la bouhe e la sounsayne !

II

Beth tems ! amies, beth tems ! L'auseralhe babille.
Las campanes au louehn tringlen a larye sou,
Lou ceu estarlaquat de nubles, descabilhe
La grane porte d'or per oun entre lou sou.
La brespe que brounech, la garie esproubille.
Ouébérère chens dou. qu'es bourclc chens fayçou.
Aus arrams embaumais la cabale hennille,
Lou boeu bouhe e la greuche entoune sa cansou.

�— 289 —
Lou milhoc que bequie e lou roumen cabeille,
Adiu lou capulet, la guêtre e lou tricot.
Beth tems, qu'ey l'esparanh dou boys e de la peille.
Trempan la mascadure au chue d ou barricot
Lèche prene a l'oubrè qui dehore tribalhe,
L'espartenhe de cambe e lou chapeu de palhe.
Narcisse

LABORDE.

Esplics. — Gayne: jambe du côté de la Chalosse; sounsayne : instrument
de musique au son nasillard ; descabilha: ôter les chevilles; esprabilha :
picorer, rôder ; bourcla : se vautrer ; greuche : grenouille, vers la Chalosse ;
cambe : chanvre.
■

—

Las ÏÏMstaes

'

ÛÙU

EPeys

Quoand passais capbath las carrères d'ûe bile nouste que bedéts
û estatue, que leyéts û noum, ûe date e que passats. Lhèu bouleréts
toutû sabé !
Que credém d'abé troubat lou remèri : que boulém ha dise aus
Reclams l'histori dous homis qui an coelhut l'haunou dou mabre e
dou brounze.
Qu'abém escribut a usquoans escouliès poursi pourla enta-d
abé-n la listre. Quauques ûs que-s respouneran quoand ayin lasé.
Lous baléns qui sèguen que s'an mandat aquéste coummencemén
de listre.
MM. Paul Dufîour de Tarbes e Camelat d'Arrens, ta la Bigorre :
Théophile Gautier, Danton, Baron Larrey, Colonel de Reffte, Mounsegnou Laurence, Despourrins, Russcll, Masseg, Barère, abbé f'edefer,
Estéles : Ycnerau Marensi, Despourrins. M. L. Léon Dufour, de SenSebé, enta Lanes : Yener'au Lamarque, Pascal Duprat, Borda, Théodore Denis, Frédéric Bastiat.
M. Henri Lafïitte, sculptou, de Condom enta l'Armagnacq :
Mme de Roussen, Soûle*, Emmanuel Desbousquet.
M. Lacaze, de Pau, enta u Biarn : Gaston-Phœbus, Henri IV,
Jéliotle, Bosquet, Bourbaki, Depaul, Barbanègre, Navarrot, Lavigerie.
Qu'y a encoère hère de manques : que pregam lous counfrays de
balha-s endiques nabères ta que pousquim apita ûe listre coumplide.

L. B.

�— 290 —

Mile Histoire du Béarn à l'usage des Ecoles primaires
par Louis

BATCAVE

CHAPITRE II
Le Béarn depuis les origines jusqu'à la formation de la Vicomté
Ì. Temps primitifs.— IL Peuples qui ont successivement occupé
cette région. — III. Invasion des Romains. — IV. Voies romaines,
travaux.— V. Commerce, agriculture. — VI. Trace de leurs passages.
I. — Les temps primitifs offrent la trace de l'homme dans notre région: on trouve des outils en silex travaillés à Sordc, Izcstc, Arudg,
Rébenac, Ste Colome, St-Pé de Léren ; Salies, Laba&lt;tide- Villefranche
ont des restes de cités lacustres. Les dolmens, les menhirs ou demeures
des morts de Buzy et du plateau de Ger, les tumulus divers conservaient
des instruments et des ossements curieux.
II. — L'an 600 avant Jésus-Christ, les Ibères occupaient le pays sis
entre les goljes de Gascogne et de Lion. Les Romains en conquérant la
Gaule, (100 ans avant J.-C), les Romains y trouvèrent les Aquitains,
proches parents des Ibères d'Espagne, qui, latinisés, deviendront, après
l'invasion des Vascons espagnols au VIma siècle, (après J.-C), des
Vascons, que ceux de leur race qui résisteront, seront les Basques.
III. — César mentionne les Aquitains ou Ibères, (58-5% avant J.-C.)
comurenant les Illuronenses, (Oloron), les Benearnenses (Héarn), les
Tarbelli, (Dax-Baijonne), les Tarusates, plus tard Aturenses, (Aire,
Turson). En 50, Crassur, son lieutenant, réduisait ces peuples, sauf
peut être les Benearnenses et les Osquidates montani et silvestres,
(Ossau), réfugiés dans la montagne. Dans la seconde moitié du III"
siècle, le nom de Novempopulanie remplace celui d'Aquitaine ibérique
une fameuse inscription d'Hasparren en fournit la preuve. Des cités,
créés seulement en des centres importants, apparaissent : Oloron, mentionné sur une borne miliaerc, (241), Béarn, (Lescar vers 400).
IV. — Des voies romaines parcouraient la région. Une artère principale, de Dax à Toulouse, passant par une station inconnue (Orthez?)
Bencarnum, (Lescar), recevait deux embranchements d'Espagne: 1° la
voie d'Astorga à Bordeaux par Pampclune, Osteriz, Roncevcaux, StJean-Pied-dc Port, (Imun Pyreœum), Garris, (Carasa) et Dax ; 2° la
■voie de Sarago^se à Iknearnum, (Lescar), par Gurrea, (Forum Gallorum), San Juan de la Pend, Ste Christine, (Summun Pgreneum),
Urdos I Forum ligneuns), avec la borne inscrite du Somport et l'inscription delà Pcne d'Escot, Accous, (Xspaluea), Oloron, (Illuro), et Beneharnum.

�- 291 —
Les Romains axaient édifié quelques Ira eaux de fortifications, mais
on leur attribue à tort des camps dits de César ou autres qui
sont dus aux Vascons. — Le maître de l'infanterie résidant à Milan
avait une de ses cohortes à Rayonne (395).
V. —lise faisait un certain commerce dans cette région, car le
terme forum désigne l'agglomération née de champs de foire. Les
Romains en tiraient des produits divers : marbres blancs bien veinés,
blés, jambons « les plus exquis de la Gaule », délicieuses langoustes de
Rayonne, poissons délicats de l'Adour, fromages au goût relevés, cuivres.
Un auteur du V° siècle, Salvien, salue magnifiquement cette terre
d'Aquitaine, a tout entrelacée de vignes, fleuries de prés, émaillée de
« cultures, regorgeant de fruits, récréée par ses bois, rafraîchie par ses
« eaux, sillonnée de fleuves, hérissée de moissons. Voyez-la et dites si
« les maîtres de ce domaine ne semblent pas détenir, au lieu d'unmor« ceau de terre une image du Paradis. »
VI. — On trouve des traces diverses du passage des Romains en Béarn
belles mosa'iques de Bielle, de Taron, du Pont d'Oly, (Jurançon), Mercures de Mendousse (IV0 siècle), de Labastide-Villefranche, bras en
bronze de Taron.

LECTURES
Menjoulet. Loc. cit. L'Aquitaine conquise par les Romains pp. 8-11.
— Novempopulaniepp. 16-18. Ce qu'était une cité pp. 18-21.

INTERROGATIONS
Y a-t-il d'anciennes traces de l'homme en Béarn ?. — Divers peuples
qui ont occupé le Béarn ?. — Les Romains y ont-ils institué des cités. ?
— Quelles étaient les voies romaines de la région ?. — Travaux, marchés, produits du pays ? - Souvenirs romains,

■

«^séí»-»

Si lous escouliès de Febus an prés enta prêts hèyt de lia rebîbe
las biélhes coustumes, de sauba dou desbroumb las tradicious
dechàdes pèr noustes payrans, de lia rebiscoula la loéngue mayrâne, de counserba, en û mout, tout so qui hase, en aquéste corn
de Gascougne, l'enyenie pròpi de nouste race, nou caléré pas toutû
yunta dab aquéres coustumes e tradicious la biélhe routine hilhe
de l'ignourence e... dou feniantè !
Au countràri, lou debé dous felibres qu'éy d'esclarî de méy en

�— 292 —
méy lou cèu embrumât, de ha luts à l'ignourénce, d'amuclia lou
bou camî au biadyedou de la bîte e sustout de coumbate pertout e
touslém las mâchantes routinasses qui hèn coum ûe cléde sou
camî dou prougrès en abiade.
En nouste Biarn que y a hort a d a ha enta segouti l'ignourénce
e la routine dous paysàs en fèyt de ha baslî : encoère au dîe de
hoéy, que bèy d;&gt;b crèbe-co ûe bastisse parti dou mâchant pè, dab,
toustém las mediches fautes, chens tiéne nad coumpte dou prougrès. E toutû qu ey aulan aysit de ha de plà coum de ha maû e
chéns despène mey de dinès pèr aco ; au countràri, lou qui counécu de plà lou sou aha que-s y pot estaubia.
— Bah! — se-b pensât, — nou càu pas esta grand sapiént enta
ha ûe maysou ourdenàri : quoate muralhes, û tèyt, parets e frinèstes
e voilà I — 0 bé quio ! qu'ey permou d'esta tan aysit de basti que
tandes de bielhs oubrès, maçous ou charpentiès, s'an minyat hort
pecétes e pistoles abans d'abé lou mestiè en mâ ! Be soun riales las
maysous hèytes coum càu ! dab crampes beroy clares e sustout
plà sànes, chens humiditat, oun l'ayre blous se passéye per touts
lous estréms chéns pe ha cragne de gaha quauque brounchite
permou d û mâchant courént ! Be soun riales las maysous qui nou
soun couguides de fàutes màyes, mentabudes liens la lèy « vices de
construction » ; oun las charpentes, lous planches, etc., soun hèyts
coum deberén esta.
Qu'at càu dise coum ey e nou pas gnaspa las bertads ; lous oubrès
en bastisses de las campagnes que soun, en partide, demourats
ignourénts ; nou counéchen goayre dou mestiè que lou tribalh de
las màs e nou hèn que repica toustem so qui an bis a d a ha per
lous biélhs, en seguîn toustém lous biélhs usadyes.
Lou paysâ qui a besougn de ha bastî, si s boù estaubia coupecaps, tribulocis e abeyès, que sera abisat de s ha counselha per û
ômi qui sie plà dou mestiè, estruit e entenut. Atau nou cadera pas
liens las peguésses qui-s tournen ha tout dîe.
Nou bouleri pas, de bère pause, abeya lous leyidousdous Réclams,
dab aqueste debis sus û sudyèc Ihèu trop serious. Mes si quauquesûs poden tira proufièyts dous més counsélhs e si-m at permetét,
aquéste artigle « L'Oustau dou Paysâ » qu'abéra ûe seguide hens
càde numéro, e que bederam amasse la fayçou de bastî ùe maysou
dépaysa; de l'apoudya, de ha las muralhes, las frinèstes, lous
soulès, la charpente, etc. Qu'estudiaram quin càu que sîe lou pàti
d'entrade e quin déu esta lou sòu. De quine manière e lien las
bordes e quin caleré qu'estessen : Que caùsiram la place oun se

�— 293

-

déu bouta la bosse dou héms e la hosse enta reccatta lou lichèr,
etc., etc.
E que b'assegûri que la routinasse bastiale n'abera pas beth yoc
en nouste batalère : bous auts, leyidous, nou y aberat qu'a gagna
e you que-m hara gay de sabé qu'èy pourtat ayude au prougrès e
que-m suféch enta m paga de la coénte.
YAN DE LA PLANE.

:

SS*E*-

,

A trwlbès de las (Saséîes
Rtbiste de Gascougne, Noubembre. G. Laurent : Armagnac e pays dou
Yers, p. 386 (la borde, lous arnés, la bite, las persounes) : mes per que apera
lou gascou « patois »? — S. Mondon : Bielhes causes e textes antics de
Bigorre, priv-Iedyes de Gabarnie, p. 401 (explic dous moûts abbadie,
haderne : l'autou n'a pas counecbut lou bielh pount de la Faderne, à Saultde-Nabailhes, mentabut hens lou For antic de Biarn, rubr. 19).
Rebiste historique e arqueologique dou Biarn e dou peys Basque, Noubembro. J. Annal : La Soucietat poupulari a Lescar au temps de la Rebouluciou, p. 481. — L. Batcave : Petitiou d'u Bayounes au Directoire exécutif
de la République Francese, p. 493. — V. Dubarat : Estât dous emigrats dou
département escributs sus las listres yenerales e de supplément (1789-91),
p. 496. — L.Batcave: La Souberanetat de Bedeille en 1789, p. 508 (qu'ère
au rey de Prussel. — G. Beaurain : IIistori dou tribalh a Pountacq : l'agriculture, p. 512 (lous artigaus, qu'ère lou noum ta dise desarriga las terres
saubatyes ; las terres labouradisses).
Chronique médicale, 15 septembre et 1er octobre, Docteur Albarel : Très
rapports medico-legals dou xvie siècle (lirais d'ù bielh libe de Laurent Joubert : lou prumè qu'ey biarnes, de la parropi d'Espoire (e oun ey aquere
parropi ?), qu'ère heyt tad arride).
Lou Courrespoundent: 10 may 1912: A. Filon. Lous S.iint-Gricq e lous
Theis. — Lous Saint-Gricq qu'èren d'Aramits, d'Orthez [et d'Arance, pas
autan antics coum pense l'escriba ; l'u qu'estou menistre dou commerce en
1828. — 10 octobre : ÌMveille: Ghesnelong aus darrès mes de l'Empire.
Era bouts dera mountagne, L. Rivière : Notes sur las limites au lhebant
dou parla gascoun, p. 51-58.
VAbant-Garde de Dax, yuste tout dimenye, que publique artigles d'histori
dou peys sinnats per u homi qui n'ey pas nat pec : Jehan de llongborin.
liens la Nabère Chalosse 3 e 10 Noubembre, rapport beroy adoubât de
Mous de Laborde-Lassalle sus la Désertion de las campagiies, la dépopulation hens las Lannes.

�— 294 —
Lou Glanur d'Aulourou dou 3 que s'ha amassât la prose de Mous de
Laborde-Milaà sus lou tahuc de Nabarrot.
E-p bague d'arride encouère u cop d'aqueigts dialches de Parisiens Toutû,
de quoan s'y hiquen ! liens la lîebiste dous Dus Moundes, dou 1er de Noubembre, u homi sapientas, lou biscoumte d'Avenel qu'estudye las despenses
de las cases autescops. P. 114 qu'escriu : U chibau que poudè au sègle
quinzau pourta ue fourtune ; lou dou coumte de Biarn, en entrant a Bayoune
prese s'ous Angles qu'habe u chanfrein (pèce ta proutetya lou debant) d'or e
de peyres fines de 550.000 liures e la soue cuberte que balè 14.500 Hures.
Pays e mays demandatz au hoste canaille oun ey Bayoune en France ? — Que
s'y ley aciu qu'ey en .. Guyenne. Encouère u cop, oun soun lous Gascous?
La Bouts de la Terre, 15 d'ouctoubre : Tout en loung, counte-rendut de la
hèste felibrénque de Rion d'oun abém debisat deya quauques moûts. Enta
balha a cadû so qui l'éy début, disém que l'abat Daugé qu'éy lou pay d'aquére
hèste e qu'y a batalat beroy, très ou quoate cops, so qui n'estounera pas a-d
arrés ; — 1er de Nonbémbre : La Léngue d'O déns lous Edsaméns primaris ;
— Sus la literature gasconne a créa, ço qu'en dits lou Cascarot, hère beroye
létre a lève e a graba au cap e au cô ; — E poudém boula haut ? Cantes e
Coundes de la Plane, de la Cosle e de la Mountagne ; — L'Armanac déu
Bou Biarnés e déu Franc Gascou, qu&lt;a bint ans adare, que ba doun tira au
sor : croumpa qu'où eau enta balha drin de cabau a qui bataihe.
Vivo Prouvenço ! Qu'en ba toustém en aban ta VEscole e lou Fdibrige.
Aquéste cop que hè cretic de so qui-s passe en las Escoles Nourmales. E
sabéts quine loéngue estranyère e s'amuche a la de Aix ? La loéngue anglése !
S'èren encoère ou l'italiéne ou l'espagnole? Qu'y auré ûe escuse. Tan qu'a la
proubansale, la loéngue de Mireille, qui éy la loéngue dous gouyatots de las
escoles purmères, nou, qu'éy bou aquero enta-d ùe chaire d'eusegnemén
superiou. Que so qu'y hè que lous reyéns ne couprenin pas so qui disen entèr
éths e dab lous de case lous escouliôs lous? Estounats-pé arroun que bibin
a-d espar de las familhes e que quauquo cop qu'ayin desdégn enta la yén dou
puble

A parti dou purmè de l'an,
bèles dous quoate départenténs :
qui poden agrada aus leyedous.
dèts dou més. Doun lou numéro
die au dèts de Heure.

més pèr més, que balheram assiu las nouGers, Landes, Pyrénées Hautes e Bâches,
Aquero que-s empêchera de pari aban lou
hèyt pendén lou, més de Yè, que bèyra lou

A Mous Paul de Foursans, de Lagor, que l'han oundrat beroy la ppulacre

�d'u plapot rouy. Dus aules Biarnes, mestes pintres en ii, de Pau que-s han
gahat l'u lou plap rouy e l'aute la liguette : que soun Mous de Bordes et Mous
de Dabbadie.
Ta Marterou lous anciens sourdats de 1870 qu'han pourtat courounes de
flous aus pès de las estatues de Bousquet, lou manescau, e de Bourbaki, lou
yenerau en pè. Mous de Dufauqu'ha mentabut lou couratye dous dusPaulins.
— Aco, plà, lous Paulins que ban batia ue carrère : Amiral Ducasse. Biarnes,
cap e tout, aqueigt Ducasse que hasou debisa d'eigt au temps de Louis XIV;
qu'en haben heyt u Lanusquet de Saubusse. A cadu lous sous.
L'Académie de Bourdeu qu'ha heyt de hranes hestes, lou 11 e lou 12, en
tau bi-centenari de la soue foundaciou. Toustém esberide, la bielhe ! Qu'ey
debanteyade aqueste an per lou nouste counfray, Mous Paul de Courteault,
proufessou a la Facultat de las lettres. En l'haunou d'aquere heste qu'han
mantus courrespoundents, lous noustes escouliès : Abbadie,de Dax, Batcave,
abbé Dubarat, Comte de Roquette-Buisson
Dans sa réunion du 21 Novembre, à Lembeye, à laquelle assistaient ou
étaient représentés presque tous les délégués du Vic-Bilh et du Madiranais,
au nombre de vingt, le Conseil d'Administration du " Parsà du Vic-Bilh et
du Madiranais ", sous la présidence de M. Haure, après avoir voté l'approbation définitive des statuts, a pris les décisions suivantes :
Le bureau du " Parsà " est ainsi composé pour l'année 1913 : Président,
M. Louis Batcave, président de l'Escole Gastou-Febus ; secrétaire-général,
M. de Mendiry ; secrétaire-adjoint, M. Sarthou, notaire; archiviste, M. Marque ; trésorier, M. Jambes.
Le concours scolaire annuel de jeux floraux aura lieu en mai 1913, à
Morlàas, sous la présidence d'honneur de M. Bibal, conseiller général du
Gers, maire de Masseube, président d'honneur de l'Escole Gastou-Fébus et
de MM. les Inspecteurs d'Académie des Basses et des Hautes-Pyrénées.
Le programme de ce concours sera publié incessamment. Il comprendra,
en outre des épreuves scolaires habituelles, un concours de légendes béarnaises, sur lequel nous attirons spécialement l'attention du public. Ce concours est ouvert dès aujourd'hui. Chacun peut y prendre part. Les seules
conditions imposées aux concurrents sont les suivantes : les épreuves devront
être écrites en langue béarnaise et adressées, avant le 15 Avril 1913 à
M. Michel Camélat, félibre majorai, à Arrens, (Hautes-Pyrénées). Une section
spéciale est aussi créée pour tous orphéons et fanfares de la région (airs
béarnais).
Une exposition d'art local sera aussi organisée le jour de la félibrée populaire, par les soins de la commission cantonale d'organisation des fêtes,
composée de MM. Chaperot, conseiller général, président; Trouilhé, directeur de l'Ecole primaire de Morlaàs, secrétaire ; et Lhept, maire de SerresGastets, trésorier.
Comme chaque année, des prix importants seront mis à la disposition du
jury.
Les têtes de 1914 auront lieu à Garlin (B.-P.).

�— 296 -

L&lt;s&gt;tm§
I. —

JLibì

Counte-rendut dous libis

Chants populaires de la Grande-Lande, recueillis par Félix Arnaudin, Tome i 1 ibe in-16° de LXXXVI e 526 pages, prêts 8 liures. Que-s ben a
Paris enço de H. Champion ; a Bourdèu, enço de Féret et Fils ; a Labouheyre, enço de P. Lambert.
Ballèu miey sècle que lou Lanusquet amie dou temps d'auts cops e de tout
ço qui u broumbe, s'ey boutât en cérques de las cansous, de la Grane e
Petite Lane, dou Born e dou Marensi.
Munit d'ue plée bedace de paciénee, e qu'en eau tau mestié d'amassadou
poupulàri, nou estaubiè ne lous dies ne las pauses ;

qu'ayustè e que causi

dens las garbes lous yences cabelhs. Que hé canta, per lou mendre, dus cents
cinquante personnes doun a emprimat lou noùm : mantue que s'ey mourte
tan que lou libe s'amadurabe.
L'ediciou qui parech qu'ey presentade dali u soegn, u soegn !

Lous mey

aban-hèyts qu'y troubaran tout ço qui denianden, dens l'estat de la science
de las tradicious, tau recoelh d'aquets, l'estùdi de la lengue emplegsrde, la
musique noutade, la rebirade en francés e notes d'esplic.
Aquéste 1* Tome (l'obre sancere que n'abera très) que balhe las cansous
yumpayres, dansayres, enumeratibes e trufandères. Félix Arnaudin qu'acabara doungues lou sou gran prèts-hèyt e nou déu pas è^te sensé u souspit de
yoye e quauques pounchades e estretes au co, qui s'en a bist boula dous sous
cayès las cantes tan de cops entenudes, coupiades, espugades e caressades.
Mes lous amies que demouraben, —que sien de la hèste ! Touts lous gascous que bouleran croumpa lou libe illustrât tabé de quauques fines grabadures qui mustren lous yemès au piada, las hialadoures au cout dou hoec,
dab las llahutes e lous pihurcs qui an hèyt [ilace, dens las danses, a Vaccordeon nasiqueyayre.
M. CAMÉLAT

II. — Petite anounce dous libis
Lycée Théophile Gautier, Tarbes : Distribuciou

solennelle dous prêts.

Tarbes, Dusséqué : Beroy debis de Mous de Labertat sus « la psychologie du
peuple gascon, sa physionomie intellectuelle et morale, l'âme gasconne ».
Abbé Bicaud : Les reclus des Hautes-Pyrénées. Imp. Lesbordes, 1912,
in-8», '213 p.
Abbé J.-B. Laborde : Coutumes et usages béarnais. Les noces de la vallée
d'Ossau. Pau, Lescher-Moutoué, 1912, in-8°, 51 p.
Labasque : Episodes d'un procès de sorcellerie dans le Labourd au xvil°
siècle. Biarritz, Soulé, 1912.
Escolo deras Pirénéos : Armanac d'era Mountanho, 6'"° ansde. — Illustrât. — Emprimario e Librairio Abadie, Sen-Gaudéns.
L. B.

Lou Yérant: E. MARBIMPOUEY.
I'AU,

EMPRIMERIE VIGNANCOUR, E. MARRIMPOUEY

EMPRIMUR.

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              <text>&lt;p&gt;Bibliot&amp;egrave;ca de l'Esc&amp;ograve;la Gaston Febus&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.reclams.org/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img style="height: 97px;" src="http://occitanica.eu/images/omeka/gaston_febus.jpg" height="97" /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</text>
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              <text>Vignette :&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/files/original/e472a8c919c77eed6b76d1205b58246f.jpg"&gt;http://www.occitanica.eu/omeka/files/original/e472a8c919c77eed6b76d1205b58246f.jpg&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;a class="link_gen    " href="http://www.sudoc.fr/039860345" target="_blank" rel="noopener"&gt;http://www.sudoc.fr/039860345&lt;/a&gt;</text>
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              <text>Reclams de Biarn e Gascounhe&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2019"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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